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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 19 juin 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-06-19, Collections de BAnQ.

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êaimfai^M-'^éâaàu iriv, a^üainvi«in .~.i|fl'l,finir,I |M!C|jWl'l[|^Ég»-*m^^ ¦»% IS "Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (ij.x-37) Lord TWEEDSMUIR DEVOIR ^ Woatréof, Jeudi 19 juin 1941 REDACTION (T ADMINISTRATION «JO EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE ! SEUIr 3t6t* SOIRS, DIMANCHES ET FETU Dircctawr-gérsnt i C*or|«i PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RéRscttiM en ck«l i Om*> HEROUX Administration i Rédaction : Gérant : BEIalr 3366 BEIair 2934 BEIalr 2239 Les forces alliées à l’assaut de la capitale syrienne (Lireen page 3) Des choses qui feront réfléchir Berlin manoeuvre du côté d'Ankara Le dernier numéro de T'Action nationale" — La question de l'annexionnisme Points de vue intéressants-Etudes à poursuivre L'Action nationale finit son année en beauté.Elle nous I offre, à la veille des vacances, un numéro spécial qui instruira et fera réfléchir.Il s'agit de l'annexionnisme.Le sujet hante déjà nombre d'esprits.Plusieurs se demandent ce que nous réservent les prodigieux événements qui secouent le monde.Les gouvernants anglais proposaient aux Français voici | tout juste un an une fédération anglo-française.Aux ! Etats-Unis une campagne se mène pour l’union immédiate (Union now) des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.On ne parle que de collaboration plus intime entre Anglais et Américains.Des actes de collaboration sont! déjà posés entre Canadiens et Américains.II n'est pas étonnant que dans maints esprits surgisse cette question déjà ancienne: Quelles seraient les conséquences.du point de vue canadien-français particulièrement, d'une alliance politique entre le Canada et les Etats-Unis?C'est le thème que l’Action nationale a voulu traiter, avec l'ampleur qui est permise aux revues.Ÿ ¥ * Ce numéro spécial contient, ainsi qu’on l’a vu par le Rommaire déjà publié, des articles de M.l’abbé Groulx, de MM.Jacques Perrault, Edmond Lemieux, François-Albert Angers, Jean Nicolet, du P.Jacques Cousineau, £.J., de MM.Burton Le Doux et André Laurendeau.La question est envisagée sous les divers aspects religieux, politique, culturel, économique, etc.(L’article de M.l’abbé Groulx est un rappel de l’attitude traditionnelle des Canadiens français à l’endroit de l’annexionnisme.) Nous ne pouvons songer à analyser ici ces divers articles, pleins de substance.Il y a là plus de choses qu’on n’er a dites depuis longtemps sur le sujet.Il faut les lire et les méditer.L’un des articles les plus curieux est bien celui de M.Burton Le Doux.M.Le Doux est d’origine cana-dienne-française, mais de culture anglaise.Encore qu’il parle le français, qu’il se tienne au courant de notre lit-te'rature historique, M.Le Doux a écrit son article en anglais.Cela lui était plus facile.(C'est donc une traduction que donne l'Action nationale.) Le témoignage de M.Le Doux offre ceci de curieux qu’il est celui d’un homme de sang français, mais élevé, formé dans un milieu anglo-américain, qui a de ce milieu une connaissance directe que possèdent peu des nôtres.Sur l’état d’esprit de nombre d’Américains de langue anglaise, M.Le Doux nous apporte de précieuses indications.Certaines surprendront peut-être.Mais elles méritent d’être connues.Nous ne voulons relever qu’un détail de cette étude que l’auteur a dû forcément tasser, abréger: l’ignorance où sont les Américains du caractère véritable de notre histoire.Parkman domine la pensée américaine, dit l’auteur, et l’on n'a à peu près rien fait pour combattre son influence là-bas.Aucun livre n’a été écrit qui puisse atteindre efficacement les Américains.* * * Ce numéro spécial, outre son intérêt propre — qui est fort considérable, car on y trouve, encore une fois, une très riche matière — devrait avoir un premier et excellent résultat: celui de rappeler notre attention sur les choses américaines.Combien de fois l’avons-nous dit et déploré ici?Nous vivons près des Etats-Unis, nous savons trop peu de ce qui s’y passe, qu'il s'agisse de questions économiques, sociales, intellectuelles ou religieuses.D'énormes mouvements d'idées se développent de l'autre côté de la frontière, que nous ignorons à peu près.Er, pourtant, quelles que soient dans l’avenir nos relations politiques, l’influence américaine pèsera de plus en plus sur nous.La facilité toujours plus grande des communications, la radio y ajoutent quotidiennement.Journaux et revues des Etats-Unis sont en vente chez nous quelques heures après leur publication.Il faut savoir à quoi tend tout cela.Dans la mesure du possible, il importe d'essayer d'éclairer sur notre compte j ceux qui dirigent là-bas l'opinion publique.Nous n'avons le temps que d'indiquer un thème: il y faudra revenir, et l'on fera bien d'y réfléchir profondément.Ÿ ¥ * M.André Laurendeau donne à l'enquête de sa revue une conclusion qui nous plaît beaucoup.Car c’est un appel au travail et à l’énergie.Quoi qu’il advienne, en effet, du po/nr de vue politique, il est certain que les Canadiens français ne survivront que s’ils tendent au maximum toutes leurs énergies.Dans le Canada fédéral ou dans les Etats-Unis, une minorité comme la nôtre n’a chance de survivre que si elle le veut de tout son coeur, et de toutes ses forces.Vérité banale, diront peut-être certains, mais qu’il ne faut jamais perdre de vue.Orner HEROUX 19-VI-Sl I’actualit-c Reste-t-il des neutres?Lu décision du aouvernemeni américain de fermer les portes des consulats allemands, les bureaux de propagande allemande et, par contre, le fait pue, selon un journal de Xciv-York, les Etats-Unis demeurent techniquement les amis des nazis (car l'anlbassade allemande à Washington demeure dans le statu quo), remet en lumière un des aspects pittoresques de la présente, guerre; les subtiles considérations des gouvernements entre Vêlai de guerre complet et une neutralité fort compromise.L’esl encore l’occasion de rappeler le bon mot gui circulait il y a quelques mois: la guerre est inécla-table, on la fait tout simplement.La guerre moderne est à la fois une guerre sourde et une guerre ouverte.Il n’u a que ceux qui ne veulent rien voir pour s'q tromper quand les diplomates nous parlent de neutralité, puis de neutralité bienveillante, d’expédition d’armes aux belligérants, d’amitié technique et antres euphémisme dont les faits ne tiennent aucun compte.Mais chaque âge a ses exigences et je suppose qu'il plaît à nos con-\iemporains de forger les euphé-fmismes d’un vocabulaire spécial pour masquer les violences des gestes.Le droit international, auquel des accrocs sérieux ont été faits durant les derniers mois, aura besoin d'une révision après la guerre.4 g bien songer, il semble impossible d'aller plus loin que nos contemporains dans la voie de la neutralité genre idki.A noire humble avis, on n'y arriverait qu’en changeant radicalement le sens de certains mots.Peu importent, en lout cas, le verbiage des diplomates et la rhétorique des propagandistes; ce qui compte, c'est ce qui existe.Le sage dirige sa barque selon les événements qu'il est a même de contrôler.Le reste est une question d'interprétation et d'opinion; le sage peut être l'objet de la duperie, il la perce souvènt, et s’il est entraîné dans un tourbillon d'événements qu'il ne peut empêcher de re produire, il n au moins la consolation de se dire, qu’il ne marche pas comme, le mouton qui ignore où on le mène avec le troupeau.Allons pour les amitiés techniques, les neutralités bienveillantes, puisqu’on nous y oblige.Maurice HUOT Bloc - notes Le cas Cabot Dans un article qui ne manque pas de verve, un journal montréalais de langue anglaise, le Herald, parle des activités allemandes et italiennes en terre d’Amérique et particulièrement au Canada, au cours des années d'avant-guerre.Il en vient à la conclusion qu'Hitler et Mussolini ont bel et bien ‘’étudié sous tous ses angles” le problème de l’invasion de notre hémisphère.Il rappelle divers faits: l’envolée de ces aviateurs allemands dont l’avion alla s’écraser quelque part au Labrador, qui furent ensuite conduits à Montréal et fêtés dans cette ville; les envolées du Zeppelin perdant sa route en se dirigeant vers les Etats-Unis, faisant des détours au-dessus de l’est du Canada et jusqu’au-dessus de Montréal; l’envolée transatlantique de l’escadrille du maréchal Italo Balbo; les expéditions d’hydrographes et d’ingénieurs allemands à Anticosti, suivies d’une offre d’achat de cette île par des industriels allemands; rétablissement d’un bureau de propagande nazie à Montréal sous le couvert d'une agence de chemin de fer.Le Herald en vient enfin à mentionner l’érection du monument Cabot, à Montréal, place Atwater.Notre confrère anglais écrit à ce sujet: "Vous vous souvenez dans quelles étranges circonstances Montréal s'esl plus tard trouvé possesseur d'une statue offerte par Mussolini, sorte d’affirmation de la prétention de l'Italie sur le Canada par droit de découverte, laquelle statue fut plus tard érigée place Ativater, où elle se trouve aujourd’hui?" Pour notre part, nous ne voudrions pas affirmer, comme le Herald, qu’à l’époque où ces divers faits qu’il énumère se sont produits, Hitler et Mussolini conspiraient et complotaient en vue de l’invasion de l’Amérique du Nord.Si nous avons bonne souvenance, dans ces temps-là, Hitler et Mussolini ont été assez souvent si l’on peut dire à couteaux tirés.Mais ce dont nous avons souvenance, et pour cause, ce oue nous savons, c’est que le Devoir n été le seul, de tous les journaux du Canada, à protester contre l'érection à Montréal d’un monument Cabot, d’un monument tel que le voulaient certains Italiens et, parmi eux, de façon toute particulière, celui qui était alors consul d’Italie au Canada.“Scopritore del Canada" Tous ces Italiens voulaient un monument à “Giovanni Cabota, sco-pritore del Canada, c’est-à-dire “Jean Cabot, découvreur du Canada”.Contre cela nous nous sommes élevés, en démontrant qu'historiquement la découverte du Canada par Jean Cabot, par Sébastien Cabot ou par aucun des Cabot, n’avait jamais été démontrée, pas plus que la découverte par les mêmes ou par aucun des mêmes de la moindre parcelle de terre nord-américaine.Si nous avons bonne souvenance, des journaux de langue anglaise, dont le Herald peut-être, prirent fait et cause pour "Jean Cabot, découvreur du Canada”.Le Devoir maintint son point, jusqu’au bout, et l’emporta, Giovanni Caboto—on ne voit pas pourquoi à celui-là tout seul?— eut son monument et ili'.i encore.Mais après son n un, aucune mention n’est faite.On ne dc-rerne pas au statufié — dont la statut est d'ailleurs assez montrable— le titre de découvreur du Canada, même pas, sauf erreur, celui de découvreur tout court.On avait dit, dans Je temps, que la place nécessaire pour l’inscription omise avait été réservée sur le socle en granit.Simple vantardise sans doute de propagandistes déconfits.La vérité historique Le Devoir, à propos de ce Cabot, a demandé et, fort heureusement, obtenu, que l’histoire fût respectée.Elle l’a été, mais sans que ee fût de la faute, loin de là, de la presse canadienne de langue anglaise.C’est que beaucoup d’Anglo-Saxons, sans motif valable à invoquer, ont toujours réclamé pour Cabot ou le.Cabot le droit de découverte sur Je Canada, en précisant toutefois que Cabot ou les Cabot avaient agi au nom du roi d’Angleterre, en découvrant le Canada et en en prenant possession.Or si le fait de la découverte et de la prise de possession étaient démontré, ce qui reste à venir et ne viendra probablement jamais, le roi d’Italie aurait autant de titres que le roi d’Angleterre.Les documents cabotions, pour ce qu’ils valent, parlent d’une prise de possession au nom du .’oi d’Angleterre! et du doge de Venise, Le Herald parle aujourd’hui du monument Cabot comme il aurait dû le faire il y a déjà une dizaine d’années, à l’époque de son érection.Il ne l'a pas fait, dans ce temps-là.Même, si nous avons bonne souvenance, le Herald, dans scs pages de nouvelles, a donné une sympathique hospitalité aux représentations des amis de "Giovanni Caboto, scopritore del l Canada”.Même à plusieurs années 1 d’intervalle, est-il permis, r propos de faits historiques, de souffler le chaud et le froid, de dire blanc et de dire noir?“Jean Cabot, découvreur du Canada”.Si le monument est à Giovanni Caboto tout court, c’est au Devoir que le public montréalais et que tout le public canadien le doivent.C’est grâce au Devoir, si la vérité historique a été alors respectée.Nous le disons pour que le Herald, et d'autres, le sachent ou s’en souviennent.C’est quand il en était temps encore que le Devoir s’est levé et a su faire échec a la propagande la moins recommandable du régime fasciste d'Italie.Union complète Sir Victor Sassoon, "financier et industriel britannique”, sans doute aparenté à sir Philipp Sassoon, qui tout récemment encore jouait un certain rôle dans la politique anglaise, vient de déclarer, dans un discours qu’il adressait à des industriels américains du cinéma, réunis à Hollywood, que l’Empire britannique.à son avis, “ne peut plus trouver le salut que dans l’annexion aux Etats-Unis”.“Les Etats-Unis, a-t-il dit, ont besoin de l’Angleterre, de l’Australie et du Canada pour voir à la consommation des exportations de l’Amérique du Sud.Et les Etats-Unis doivent consommer ces exportations pour que l’Amérique du Sud leur reste «me alliée.L’Angleterre doit entrer dans la démocratie des Etats-Unis avec les pleins droits d’un Etat souverain.L’Angleterre et les Etats-Unis doivent fonctionner sous un même gouvernement.C’est là l’ultime démocratie de l’avenir, la grande démocratie unie qui arrêtera Hitler.” Ce noble “industriel et financier” n’y va pas, comme l’on dit vulgairement, avec le dos de la cuiller.M.Winston Churchill lui-même, dans le récent discours qu’il prononçait de Downing Street pour être entendu à Rochester, N.-Y., a bien parlé d’union des démocraties anglo-saxonnes mais pas d’une union aussi intime que celle mentionnée par sir Victor.Celui-ci est peut-être plus dans le secret des dieux impériaux que le maître de l’empyrée impérial.De quel annexiomthnie subversif n’accuserait-on pas léXanadicn qui s’oserait permettre les mêmes propos que sir Victor Sassoon?Les gens de la maison-mère ont sans doute des latitudes, quand ils pensent et quand ils parlent, que l’on reprocherait aux simples Colonials.quoi rime le pacte signé hier entre ces deux capitales ?— Londres n’est pas optimiste là-dessus — M.Churchill et la marine marchande britannique — Pat de débat public pour l’heure — Incertitude en Syrie — Comment transportei des milliers d’hommes avec peu de navires ?Manoeuvres conscriptionnistes au Canada ____ __________________ MONTREAL DEPASSE SA PART DE L’EMPRUNT DE GUERRE 19-VI-41 Emile BENOIST Le carnet du grincheux Il y a un mois Encore beaucoup plus récemment, il n’y a pas un mois, le Herald, dans une page qu’il consacrait au tourisme de la province du Nouveau-Brunswick, publiait ceci, en tête d'une notice historique: La côte est de la terre maintenant connue comme te Nouveau-Brunswick fut touchée par les Cabot — Jean et Sébastien — en 1)97.Vint ensuite l’explorateur français Jacques Cartier, en 153â.C’est édifiant de voir ainsi traiter Jacques Cartier de simple explorateur.venu quarante ans après les Cabot.Le confrère ne faisait toutefnis que rééditer là une fausseté qui sc trouve dans la plupart des manuels d’Iiisloire et des publications officielles d’Ottawa qui louchent la période des découvertes, par exemple l’Annuaire du Canada et son résumé.Mais c’est à cause de la répétition ad nauseam de cette fausseté historique que des Italiens, dont plusieurs étaient incontestablement des propagandistes de Mussolini— c’était bien sûr le ras du consul d’Italie —ont voulu, il y a dix ans.élever un monument montréalais à Les médecins américains ont constaté que la peau des nègres subit une décoloration rapide aux Etats-Unis.* * * Cela veut dire que Joe Louis, qui l’a défendu hier, pourra garder indéfiniment son titre de champion de boxe.Il connaîtra un sort meilleur que celui de |ack Johnson.Quand il n'y aura plus de noirs, les préiugés contre les noirs cesseront.* V » Les médecins sociologues cherchent encore une explication à ce phénomène de décoloration.Curieux qu'ils n’aient pas songé au mimétisme qui serait dans ce cas la réation naturelle de la race noire pour se soustraire au lynchage.* * * Et voilà la race nègre qui tardivement désobéit au maréchal MacMahcn: elle ne continue pas.¥ ¥ ¥ Darlan voudrait que la guerre de Syrie fût le chemin de Damas des jeunes gaullistes.¥ ¥ ¥ Bientôt le nègre blanc sera autre chose qu'un nom de pâtisserie.¥ ¥ ¥ Les nègres littéraires n'en continueront pas moins de voir la vie en noirs.* * * Ainsi on ne manquera pas de thé au Canada.Les Anglo-Saxons qui consomment beaucoup de thé, sachant nos facilités d’importation, auraient trouvé en effet que cette disette c’était un peu fort de .café.¥ ¥ ¥ Les bombardiers du Reich semblent avoir besoin de ce viseur à bombes — que les Américains gardent si précieusement — puisqu’ils visent non seu'ement à côté de l’obiectif mais du pays: ils atteignent l’Etre quand ils visent l'Irlande du nord, * * * Il y a tout de même une affaire mondiale de reg'ée: l'affaire entre Joe Louis et Conn.le Grincheux 19-vi-ai L’affaire Hess Londres, 10 (C.P.) — Le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Richard Butler n répondu aujourd’hui aux députés qui réclament depuis longtemps une déclaration au sujet de l’affaire Hess, que* le gouvernement estime qu'une telle déclaration ne serait pas dans l'intérêt public.M.Butler a affirmé une fois de plus que Hess est traité comme un officier et détenu comme prisonnier de guerre.Il a nié les rumeurs qui veulent que le chef nazi se trouve à Chequers, la maison du premier ministre de Grande-Bretagne, ou qu'on lut accorde un traitement particulier et qu’on l’entretienne dans le luxe.L'incertitude continue, quant aux operations de Syrie.Le général anglais Wilson avait fait tenir au général Dentz, commandant des troupes de Vichy, un ultimatum; livrez-nous Damas dès ce matin, sans quoi vous serez responsable des événements qui suivront, mandait en somme Wilson à Dentz.Celui-ci n'a pas répondu et n'a rien livré, de sorte qu'on attend la prochaine manche.D'après des rumeurs plus ou moins fondées, il serait question de relever le général Wilson de son commandement et de remettre la direction immédiate de de la campagne au général Waved, commandant des troupes britanniques dans le Levant et en Afrique du Nord.La politique de Wilson, jusqu'ici, n'a guère donné les résultats qu'on en attendait.Et la campagne de Syrie n'est pas tellement avancée qu'il y ait lieu de croire que d'ici peu les troupes impériales alliées à celles du général de Gaulle auront gagné leurs objectifs immédiats, à moins d'une tournure tout à fait imprévue des événements.En Libye, les Italiens et les Allemands prétendent avoir infligé un assez sérieux échec aux troupes britanniques qui avaient, il y a peu de jours, repris l'offensive, malgré la chaleur intense de la saison.Les Britanniques, pour leur part, disent avoir atteint leurs buts immédiats: reconnoitre les forces italo-ailemondes à proximité de la frontière égyptienne et les empêcher de se Tancer vers, le canal de Suez, comme on croit qu'ils allaient entreprendre de le faire, sons l'attaque soudaine des forces de Wavell.Même si la reconnaissance fut assez coûteuse, dit Londres, elle a donné les ! résultats recherchés.On est plus ou moins inquiet, o Londres, de ce que lo Turquie et le Reich viennent de signer un pacte d'amitié et de non-agression mutuelles.On sait que von Papen, pour le compte de Berlin, travaille depuis des mois à provoquer une brèche entre Londres et Ankara, quitte o l'élargir pour que le Reich profite de •la situation afin d'isoler la Russie, d'abord, et puis, un peu plus tord, afin d'avoir plus facile accès vers l'Irak, Tlran et, peut-être aussi, vers l'Inde, car les projets de Hitler sont immenses.Lo signatuie du pacte en question prend donc des proportions importantes dans le domaine de la diplomatie.Ce qui semble se préparer du côté de la Russie, et dans quoi l'Allemagne tiendrait le premier plan, rend perplexes Londres et plusieurs outres capitales.Jusqu'à quel point les manoeuvres allemandes serviraient-elles de dérivatif à l'attention generale, et qu'y a-t-rt tout au fond des mouvements de troupes germaniques aux frontières russes?Helsinki, en Finlande, paraît fort pessimiste, et il a été hier question d'attaques allemandes sur une quinzaine de points différents de la frontière soviétique.En fait rien de cela ne parait avoir quelque fondement que ce soit, du moins à l'heure présente.Des incidents de frontières restent toujours possibles; l'offaire importante, c'est de savoir si ce ne sont que des incidents isolés ou si, tout au fond, il y a réellement volonté de la part de Berlin d'envahir la Russie.L'opération est praticable, et il est tout à fait probable que si Berlin la tentait, cela réussirait.On n'a qu'à se rappeler de quelle façon la petite Finlande, pendant des mois, eut raison des masses russes, malgré la disparité des forces s'affrontant, pour croire que si des corps d'armées allemandes allaient se mettre en mouvement contre la Russie, celle-ci passerait de dures semaines.Qui sait?Cela pourrait bien marquer l'heure de lo chute de Staline.Berlin aurait-il décidé d'avancer cette heure?Serait-il trop pris ailleurs pour tenter une opération militaire de gronde envergure contre Moscou?On ne sait pas, si plausible que paraisse être ce point de vue, selon lequel Berlin garde pour principal objectif immédiat la conquête de l'Angleterre, ou du moins sa défaite sur les mers.N'importe quoi peut se produire, soit du côté de Londres, soit du côté de Moscou, qu'il n'y aurait pas à s'en étonner.Au Canada, la campagne conscriptionniste crée des embarras à celle du recrutement par le volontariat.Cela est évident et c'est sans doute pour foire rater la campagne du volontariat que les conscriptionnistes s'obstinent a parler de lo nécessité d'une loi de conscription Le vrai, c'est que le Canada eût-il des conscrits pour service outre mer en l'état présent des communications sur l'Atlantique et la rareté croissante des cales pour transport entre les deux continents, — Europe et Amérique du Nord, — il ne saurait ni ne pourrait les expédier en masse outre mer, notamment en Angleterre où il y a déjà sous les armes des millions de soldats britanniques attendant l'heure de se battre.CHOSES D'ANGLETERRE M.Churchill o refusé aux Communes, à Londres, aujourd'hui, la tenue d’un débat en public sur les conditions de la marine marchande anglaise a l'heure présente.On sait que la situation de ce côté est sérieuse, à la suite des torpillages allemands depuis quelques mois.Lo moyenne des pertes de navires marchands britanniques est, d'après de; statistiques officielles récentes, d'au moins 400,000 tonnes par mois; il est évident qu'à ce compte, et si cela dure, la marine marchande a la disposition des Iles Britanniques aura subi une dangereuse diminution, à la fin de 1941, ce n quoi s'emploient activement les submersibles et les bombardiers allemands.La construction navale en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada ne peut suffire a combler les vides pratiqués à l'allure que l'on sait.M.Churchill estime néanmoins que, pour l'heure, ce n'est pas le temps de débattre l'affaire en public, d'autant que les techniciens travaillent à activer les lancements de navires sous pavillon britannique ou américain.Peut-être faudra-t-il en venir un jour prochain à un débat sur le sujet; mais alors il devrait avoir lieu en séance secrète, afin de ne rien révéler qui pût faire l'affaire de l'ennemi.Pour le moment, donc, pas de débat, en public ou portes closes.Mais on sait très bien qu'en l'état présent de la marine marchande britannique, par suite des coulages fréquents des derniers mois, il ne serait pas praticable de vouloir traverser outre-mer des milliers et des milliers de soldats à la fois.Ce serait les exposer à des pertes retentissantes.On a fait entendre il y o peu de temps que des techniciens sont en train de mettre au point une invention qui permettra de dépister de loin les submersibles et de rendre leurs opérations quasi inefficaces, en tout cas moins redoutables; alors seulement il pourrait être question de reprendre des envois massifs de troupes vers le Royaume-Uni.Il ne faut pas oublier que la marine de guerre impériale o fort à faire, ces temps-ci, qu'elle ne peut suffire à tout et que si on la chargeait d'en faire davantage, — ainsi do surveiller et d'accompagner les envois de soldats d'Amérique du Nord vers l'Europe, — on risquerait d'empirer la situation en Méditerranée et sur les mers lointaines, comme sur l'Atlantique même.ANKARA-BERLIN Il n'y a pas à dire, et quoi que prétendent des gens outre mesure optimistes, la signature du pacte d'amitié mutuelle et de non-agression, signé il y a quelques heures entre Ankara et Berlin, est d'assez mauvais présage pour l'avenir.C'est un signe que l'opposition de la Turquie à la politique de Berlin faiblit et que le lien entre Ankara et Londres est exposé à se rompre.La signature de ce pacte correspond aux méthodes ordinaires de Berlin.Jusqu'ici, lorsque Berlin n'a pu décider d'emblée un pays à donner son adhésion politique, Berlin tâche à négocier avec lui un tout petit traité d'amitié.Un tout petit traité qui ne veut rien dire, en somme, sauf que les deux nations s'engagent à ne pas se faire d'ennuis, a ne pas s'attaquer l'une l'autre.Rien de plus.C'est le commencement de l'attaque.Et puis, d'une semaine à l'autre, elle s'agrandit Un traité d'ordre économique suit, simple histoire d'échanger des produits industriels contre des matières premières.Et après cela, des techniciens arrivent d'Allemagne dans l'autre pays pour diriger les échanges, surveiller et puis bientôt diriger la préparation des matières premières.Insensiblement, la technique allemande progresse, se fait envahisseuse, les consuls et les agents commerciaux se multiplient, s'activent, s'infiltrent çà et là.Et puis, un jour, Berlin propose un pacte d'alliance défensive, — simple mesure de précaution contre des influences extérieures.On ne sait jamais, n'cst-ce pas?C'est l'alliance de l'homme et du cheval et Berlin n'est jamais la monture, il tient plutôt les rênes.A cette étape, ou le cheval rue, — et olcj on le met durement au pas; ou il se soumet et c'est U traité d'alliance definitive.La technique a réussi partout en Europe centrale: en Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie, en Slovaquie, et lorsque la Grèce et la Yougoslavie ont voulu résister, on sait ce qui s'est produit.Jusqu'ici, Ankara était plus ou moins resté sympathique a la cause britannique.Maintenant, il y a pacte d'amitié avec Berlin, même si Londres admet que Ig Turquie a franchement prévenu l'Angleterre qu'Ankara allait signer le pacte d'amitié que lui proposait Berlin, par le truchement de von Papen.Le pacte en soi n'a guère de sens, sauf qu'il est, selon les méthodes allemandes, l'amorce d'autres pactes qui conduisent d'ordinaire, soit à des menaces de la part de Berlin, suivies d'exécution brutale, soit à de nouvelles concessions qui aboutissent à une alliance à toutes fins imaginables.Aussi bien comprend-on qu'en Angleterre, même si l'on cherche à se rassurer sur les suites de l'accord turco-allemand, l'on n'y est pas du tout certain que, cette fois-ci comme dans d'autres occurrences, les choses n'avantageront pas Berlin.D'autant que, dans !• cas présent, ce que Berlin vise, c'est autant d'isoler la Russie de la Turquie et de murer Moscou dans le nord de l'Europe, lui fermant l'accès de la Méditerranée, que de se faire reconnoitre l'un de ces jours libre passage à travers la Turquie vers l'Irak, l'Iran, voire les puits de pétrole du Caucase russe: Batoum, Bakou, etc.Un tout petit bout de papier peut conduire loin, parfois.AU CANADA Deux quotidiens à tendances libérales, la "Free Press" de Winnipeg et le "Star" de Toronto (les 16 ei 18 juin) expriment l'avis que toute la tactique de: conscriptionnistes canadiens, présentement, c'est d'enrayer, à force de parler de conscription, le recrutement par le volontariat, afin de forcer le ministère à adoptei une loi de service militaire obligatoire pour outre-mer MM.Bruce, aux Communes, et Meighen, au Sénat, sont revenus sur le sujet en tin de session, malgré la protestation de M.Ralston qui a demandé, aux Communes: "Pourquoi soulever cette question de conscription â r.efte période-ci?" La "Free Press" exprime carrément l'avis que tout cela, c'est pour bloquer le volontariat et l'inscription de 32,000 volontaires dans le délai fixé par le ministère.Le "Star" de Toronto écrit de son côté que parler sérieusement de conscription pour outremer.de ce temps-ci, c'est "poser des obstacles au recrutement alors qu'une campagne de recrutement bat son plein*'.On peut s'imaginer très vite ce qui arriverait à des Québécois tentant d'empêcher 1e recrutement dans le Québec et quelles mesures de rigueur les atteindraient, dans les circonstances.Il ne faut plus trouver que $13 millions et quart de souscriptions pour couvrir dans tout le pays les $60C millions de l'emprunt en cours.Le Québec, appelé a souscrire $160 millions pour sa part, en a déjà souscrit plus de $151 millions, et Montréal a dépassé de pros de $8 millions son abject!' de $117 millions.On compte qu'avant ce soir la souscription dépassera dans tout le Canada l'objectif fixé.— G.P, ll-VI-41 I LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 19 JUIN 1941 VOLUME XXXII — No Ul La souscription Lavoie L« liste* s'allongent toujours Quatorzième liste Cercle des fermières, Saint-Remi (Napierville) .Désiré Lavoie, 1829, rue •• •• * Antoinetle Dupont, 2219 rue ______ Champlain.Voici d’abord le résume des pre-j Rodolphe Laplante, Quebec iniéres listes; Ravary, Limitée, 3767 est, rue Sa‘n,e'^a*^erine •• • Premiere l;ste .j Henri-Paul Bussières, Ver- Deuxième liste .14.00 ! chères.Troisiènao liste .I Paul-Vi« tor LaPalme, 6328, Quatrième liste.17.00 rue Saint-Hubert.39.00 J F .-O.Pelletier.La Cie de peinture et vernis moderne, 4262 rue Ontario Les élèves du collèse Sainte- Marie .Bernard LorauRer, 1337 est, rue Mont-Royal.Théo.Gagnon, .r>966, avenue de Chateaubriand.Héloïse Lortie, Québec .St-Hermas 1.00 M.l’abbé René Pesant, col-Mège de l’Assomption, P.Q.1 M.Roméo Carrière, instituteur, 8400 des Belges, Montréal .Anonyme, séminaire Sainte- •aJ j Thérèse, P.Q.Anonyme, (Québec) .1.00 1.00 1.00 De grandes fêtes a St-Remi de Napierville 1.00 1.00 Cinquième liste Sixième liste .Septième liste Huitième liste Neuvième liste Dixième liste .Onzième liste .Douzième liste .62.00; .37.00! .41.00! .39.tilt .37.19 .53.931 .37.63 8430.92 .,1 j^êoii 'Delphis Nepveu, St-H( \oici maintenan.le detail desi (Deux-Montagnes) .treizième, quatorzième et qumzie- | j^oser Hamclin, HuH.me listes.(Sauf indications spe- i \n(0nj0 l.egault, Victoria-ciales, les souscriptions sont de vj|je Montréal).Treizième liste Mme J.-L.Petitclerc, Giffard, près Québec .Marc Leroux, notaire, 10 est, rue St-Jacques .Mme Hortense Lafontaine, Yerchères .Thérèse Mitlette (3^ ans), 603, rue Valois .Deux jeunes pairiotes.Sanatorium, Lac Edouard .R.Tétreault, appt 4, 2736, boni.Pie IX .Léo-Paul Longtin, Pointe des Cascades (Soulanges) .P.L., Montréal .M, l’abbé William Morin, professeur, St-Hyacinthe .William Morin, médecin, St- Albert Bureau, 5970 avenue rie Chateaubriand .J-M.Ravary, Incorporée, 4041 est, rue Ste-Catherine A.C.J.C.1.00 .50 .50 1.00 1.00 15.70 1.00 1.00 i.no .50 .50 1.00 1.00 1.00 5.00 Deuxième liste Centenaire de l'église paroissiale; cinquantenaire d'ordination sacer- ___ dotale de Mgr J.-Avilo Majeau, 813.00 curé depuis 1909 — Notes historiques H .00 Raoul Lavoie, 5008, rue Coolbrooke .« , ., .50 1 00 Michel Deloi • inter-M ilotte.930 rue Moff.it, appt 7 .50 Abbé Lucien P neault, 1620, .50 avenue de la Salle .2.00 .50 J.-P.Auclair, 1601, rue Fullum .50 Marcel Caron, 1814.rue 1.00 .50 1.00 André Comte, 2284, rue Delorimier .• • • • 1.00 Paul-Emile Robert, 2112, .25 rue Cartier .1.00 ,2o Jeunes Laurentiens, section 2.00 Sle-Marguerite-Marie .1.00 A.-D.A relui m rault.M.D., 4600 Bout.La Salle, Verdun 1.00 2.00 P.G.SI Tile (L avioiette) .25 M.Tabbe Paul-Eugène Gosselin.Presbytère Saint- Zotique, Montréal.1.00 M.l’abbé Aubert Hamelin, St-Bruno (Chambly) .100 Eugène Nadeau, Notre-Dame du Lac (Témiscouatat 1.00 M.le chanoine Cyrille Gagnon, Université Laval, Québec .Un professur de l’Université Laval, Québec .1 00 Un professeur du Séminaire de Québec.
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