Le devoir, 15 mai 1941, jeudi 15 mai 1941
Montréal, Jeudi 15 mal 194! "Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth oritannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ 112-X.S7» Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Dir«ct«vr-g{r*iit i C«or|ti PILLETIIR REDACTION KT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES Telephone t beuii isci* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration s Rédaction s Gérant : BEIalr 3366 BEIalr 2984 BEIalr 2239 (Lire en page 3) es avions allemands arrivent en Irak en passant par la Syrie Ce qu’il ne faut tout de même pas oublier.M.Churchill ajourne son discours sur l’affaire Hess A propos de la ''Semaine de la Mutualité" En dépit de la guerre, de l’affaire Hess, et même de la | servir au bien commun des leurs les capitaux dont ils dis-Ëeauharnois — qui prennent d’ailleurs dans ce numéro posaient.leur ample place—, il faut tout de même souligner un j La liste des oeuvres ainsi menées à bonne fin est lon-fait moins éclatant, mais qui garde un intérêt considéra- I gue; elle est édifiante.* * * Des services de ce genre, les mutuelles (et les compagnies par actions qui s’inspirent de la même pensée) en ont rendus partout.Dans les régions où les nôtres étaient en minorité, les mutuelles ont fait davantage.Elles ont, par exemple, constitué ces merveilleuses caisses écolières dont nous avons plus d’une fois parlé.Elles ont fourni aux nôtres des occasions de ralliement dont nous éprouvons moins le besoin dans les régions en grande majorité françaises, parce que la vie ordinaire nous rapproche quotidiennement.Elles ont provoqué des initiatives, des mouvements fort intéressants.Alors que dans certaines régions québécoises, où d’autres organismes existent, les mutuelles prennent peut-être un aspect plus particulièrement économique, dans les régions où nous sommes en minorité, elles accentuent, par un mouvement naturel, leur caractère religieux et national.On n’a, pour en être convaincu, qu’à suivre avec quelque ble.Il le faut d’autant plus que tout le reste risque de le faire oublier.Il s’agit donc de la campagne de- propagande menée sous le nom de Semaine de la Mutualité catholique et française, aux Etats-Unis aussi bien que chez nous.Cette campagne a été lancée, d’accord avec les principales mutuelles, par le Comité permanent de la Survivance française.C'est dire l’importance qu’y attachent certains de ceux qui suivent avec le plus d’attention le cours des choses françaises en Amérique.* * * Les mutuelles existent un peu partout dans le monde.C'est donc qu’elles répondent à un besoin évident.Chez hous, et nous entendons par là tous les milieux français d’Amérique, leur naissance a été favorisée, exigée, faudrait-il plutôt dire, par des circonstances particulières.Elles satisfaisaient le désir qu éprouvaient les nôtres de se attention ce qui se passe aux Etats-Unis, en Acadie, dans serrer les coudes, d’employer dans le sens qui leur conve nait davantage leurs ressources accumulées; elles facilitaient certaines et précieuses collaborations.Toutes les mutuelles, comme les compagnies d'assurance par actions, se trouvent à disposer de capitaux plus ou moins considérables, garantie des remboursements à venir.Ces capitaux, en attendant l’heure des remboursements, doivent servir.Il est naturel, toutes choses étant égales d’ailleurs, qu’on les emploie dans le sens qui plaît davantage aux maîtres des compagnies ou des mutuelles.Nous ne contestons pas que certaines compagnies, que dirigent des hommes étrangers à notre foi et à notre langue, mais convaincus des sérieuses garanties qu’offraient tels tt tels placements, aient mis d’importantes ressources à la disposition d’oeuvres religieuses de chez nous.Mais ces hommes n’envisageaient, et l’on ne sautait leur en faire reproche, que l’élément sécurité et garantie.Tandis qu’en tenant compte des mêmes facteurs, — qu’ils ne sauraient pas plus négliger que la stricte administration de leurs entreprises — les directeurs des mutuelles et de certaines compagnies par actions visaient particulièrement à faire les provinces canadiennes en majorité anglaises.Entre gens d’une même race, les mutuelles créent des liens, des occasions de rencontre.Elles les créent pareillement entre gens de villes et même de pays différents.Les réunions des grandes mutuelles obligent à se rencontrer périodiquement certains des chefs des groupes français de i Acadie, du Canada et des Etats-Unis.La vie des mutuelles exige des relations constantes entre les groupes, exige aussi des voyages de propagande qui servent indirectement à entretenir la vie française.Certaines, ayant des ramifications des deux côtés de la ligne quarante-cinquième, nécessitent, entre gens de langue française du Canada et des Etats-Unis des contacts qui facilitent la conservation des traditions communes.* * Ÿ Aux Etats-Unis, en Acadie, dans les provinces en majorité anglaises, les journaux, les hommes les plus actifs considèrent les mutuelles comme l'un des meilleurs instruments de la survivance.C'est un témoignage sans prix.15-V-41 Orner HEROUX A Ottawa M.Lapointe et les communistes dans les groupes du travail Le ministre de la Justice explique dans quelles conditions certains communistes ont dû être internés — Leur action subversive seule cause de l’intervention du ministère de la Justice — M.Lacombe et les conscrip-tionnistes — M.Church et les juges membres de commissions extrajudiciaires M.Hanson, l’impôt sur le revenu et M.Church (par Léopold Richer) Ottawa, 15-V-41.— “Lorsque j’ai parlé clans cette Chambre le 30 avril dernier, je me suis élevé contre les prétentions des ultra-loyalistes qui réclament la conscription pour ser parlementaire du gouvernement; mais on n’y a pas donné suite lorsqu’on a adopté la loi”.Esl-ce que M.Charpentier s’imagine qu’Oftawa fait de la législation sociale pour venir en aide aux nombreuses familles de la province de Québec?Est-ce vice outre-mer”, a déclaré hier qu’il pense que les autorités fédéra- bprès-midi à la Chambre des communes M.Liguori Lacombe, député libéral de Laval-Deux-Montagnes.“Cela n’a pas eu l'heur de plaire aux impérialistes invétérés.Au risque de ne pas les convaincre, je considère comme un devoir sacré de condamner une fois de plus la conscription.Les hommes d’Etat de (îrande-Bre-tagne n’ont-ils pas maintes fois déclaré que l’Angleterre n’a pas besoin de soldats, mais de vivres et de munitions?Les vivres, notre pays ne pourra les lui procurer qu’en tant que l’agriculteur, libre de toute contrainte du service militaire obligatoire, maintiendra sa production.Les munitions, le Canada ne pourra les lui fournir qu’en supprimant les abus mis à Jour dans les usines d'armements.Que les pouvoirs publies cessent de courtiser les misérables intermédiaires et le vénal solliciteur de contrats de guerreI Les industries de guerre doivent être assujetties à une surveillance rigoureuse et de tous les instants.Soustraire l'ouvrier à l’exploitation honteuse des vendeurs d’emplois, voilà le devoir impérieux de l’heure”.La loi de l'assurance-chômage En parlant des problèmes de l’après-guerre — la diselte succède toujours à l’abondance — le député de Laval-Deux-Montagnes a attiré l’attention de la Chambre sur une grave anomalie de la loi d’assuran-ee-ehômage.11 a cité, dans son (lis-cours, une lettre de M.Alfred Charpentier, président de la Confédération des Travailleurs catholiques.M.Charpentier souligne un cas qui montre bien dans quel esprit on “fait” la législnlion sociale au pays.Un chômeur célibataire qui recevait un salaire de $20 à $2(i par semaine aurait droit, en vertu de la loi d’as-surnnce-chômage fédérale, à un moulant de $10.20; et l’homme marié de la même catégorie ne recevrait que $12.“Cette disproportion entre les prestations prévues frappera cruellement toutes les nom les ont à ce point le souci de la famille nombreuse?On la trouve bien commode comme réservoir de ressources humaines, surtout en un temps comme celui-ci.Mais à part les sacrifices qu’on lui demande, grands dieux, qu’elle s'arrange! Débot sur l'impôt du revenu Le débat sur les résolutions budgétaires a été terne.On a discuté de l’impôt sur le revenu.M.B.B.Hanson s’est dit agréablement surpris de la façon dont les contribuables avaient accepté les nouveaux impôts.Les individus qui ont des des revenus modestes font de réets sacrifices, a dit le chef conservateur.Pourquoi M.Hanson est-il revenu sur celte question douloureuse?N’a-t-il pas dit, avant même que le budget ne fût déposé, qu’il fallait taxer, surtaxer et accepter d’un coeur courageux taxes et surtaxes?Les gens qui ont des petits revenus n’ont pas l’occasion, comme M.Hanson, de faire de beaux et fréquents discours.Ils posent des actes.N’est-ce pas plus efficace?Quant à M.Herbert Bruce — celui-là qui demandait la conscription lundi dernier — il a conseillé au gouvernement d’étudier de nouveau sa suggestion d’accorder des déductions de l’impôt aux personnes qui hébergent des enfants britanniques réfugiés (M.Bruce emploie l’expression: invités britanniques, car l’ancien lieutenant-gouverneur d’Ontario est un vieux gentilhomme), De l’avis de M.T.L.Church, conservateur de Toronto-Broadview, les augmentations de l’impôt sur le revenu nuiront à l’industrie et aux municipalités.M.kapoinfe et les communistes Le ministre de la Justice a fait une importante déclaration à l’ouverture de la séance au sujet des communistes internés en vertu des règlements de la defense du Cana I Simples rimes d'octuolité Sur Hesse En tombant ainsi du ciel, Hesse A fait un joli tour de presse.Pour l’un ce fut une prouesse, Pour l’autre un acte de détresse; Un autre y voit de la finesse, |eu subtil de nation traîtresse.Berlin plaide folie expresse, Londres voit Hitler qui s’affaisse Et, de juste, crie allégresse ! Cet envol en grande vitesse.Cette chute pleine d’edresse Rendent les sportifs fous d’ivresse.Tel admire la hardiesse De cet Allemand qui professe Certain dédain pour la faiblesse.D’aucuns le blément do bassesse.D’autres y voient de la tristesse Qui s’est résolue, en l’espèce, Par un départ fait de prestesse, Une descente, on le confesse, Pleine d’ennuis et de rudesse.Chaque heure apporte le promesse Du dénouement de cette pièce.Pourtant, la profonde sagesse Vaudrait en définir l’espèce; Mais plus la vérité se presse.Moins il semble qu’elle progresse.Enfin, ce geste du sieur Hesse, Cessera-t-on de dire: qu’est-ca ?15-v-ii Mourice HUOT core de camions couverts, sans doute parce que la ville n’en possède pas en nombre suffisant.Mais on recouvre d’une bâche les camions ouverts.Nous avons suivi le trajet de l’un d’eux ce matin où, il est vrai, le vent ne souffle qu’en zéphir.Les préposés prenaient le plus grand soin d’effacer complètement derrière eux ce sillage de déchets de toute sorte qui marquait autrefois leur passage, Répétons-le, cependant: cet important service, du point de vue hygiène et propreté, ne, sera parfait que lorsqu’on n’emploiera que des voitures couvertes et lorsqu’on cueillera dans tes cours mêmes les poubelles et récentacles de toute description qui s’étalent présentement, pendant des heures de temps, sur les trottoirs, y vomissent leurs contenus repoussants et sont souvent éventrés par des enfants, des chiens ou des chiffonniers.Louis D.Cette affaire de Lachine La Patrie d’hier donnait, après le Star et le Canada, une version qui parait plus détaillée sinon plus précise, de l’affaire de Lachine mettant en cause le conseil, un conseiller en particulier et le chef de police de cette municipalité, M.Paul Lauzon, de même que, d’indirecte façon, l’im des présidents, M.le juge Hyndman, du tribunal institué par Ottawa pour connaître des appels en matière d’internement civil du temps de guerre.Le conseiller Massie, vétéran de la Grande Guerre, veut faire censurer et, apparemment, congédier le chef Lauzon parce que celui-ci aurait rendu témoignage, devant le tribunal présidé par le juge Hyndman, en faveur d’un Italien, résidant de Lachine, interné dans un camp de concentration et subséquemment élargi.Selon la Patrie,' le maire de Lachine, M.Edgar Leduc, dégage, jusqu’à un certain point, la responsabilité du conseil: ü ne s’agit pas de censure pour le moment, le conseil ne prendra de décision qu’après avoir été mis au courant de tous les faits; le conseil a simplement décidé de s’enquérir auprès des autorités (celles d’Ottawa) pour savoir à la demande de qui le chef a été appelé à témoigner et aussi pour obtenir le texte de sa (Suite à la dernière page) On voit dans cetfe équipée une nouvelle tentative de paix allemande — Hitler, inspN rateur de la manoeuvre sensationnelle de Hess — Le but de l'aventure: inspirer une fausse sécurité à Londres — Berlin garde le silence sur tout le projet — Réduction de la ration carnée en Allemagne — La question du beurre — Les élections en Australie — Les Allemands en Irak, par la Syrie?M.LAPOINTE, L'EFFORT DE GUERRE ET LE CANADA FRANÇAIS Le carnet du grincheux era crueiiemcm ‘ol | da, et de l’action des communistes reuses familles de la province de „ ’ 4n \i Québec, quand le père tombera en chômage", écrit M.Alfred Charpentier.Et celui-ci ajoute: “Nous avions fait des représentations à ce sujet l’automne dernier, devant le comité au sein des syndicats ouvriers.M.Ernest Lapointe s’est exprimé en ces termes: (Suite A la dernière page) Bloc notes Bravo pour le Con»eil! Le règlement organique créant le service municipal du bien-être social est adopté, — et adopté à l’unanimité.C’est Je présidcnl du Comité exécutif, M.Asselin, qui l'a piloté en personne.On y a apporté, à peu de chose prés, tous les amendements suggérés par les sociétés bénévoles qui ont l’expérience du service social et qui déploraient les lacunes existantes de notre service de l’assistance municipale (Ne pas voir ici un blâme pour les fonctionnaires chargés de l'administrer et qui ne peuvent outrepasser leurs attributions).La valeur réelle du geste du Conseil se mesurera à la mise en application du nouveau règlemenl.Si on tire tout le parti possible de celui-ci, les cas chroniques de misère seront traités avec tact et intelligence et on aura grand soin de travailler à la réhabilitation des miséreux et à préserver, autant que possible au moyen de l'assistance à domicile, le cadre familial, indispensable à la bonne formation des enfants.L'enlèvement de* ordure* ménagères Nous avons signalé récemment la façon déplorable dont il était fait, notamment rue Saint-Hubert, artère de grande circulation.Signalons, en foule justice pour le directeur des services, qu'on l'a senslble-i ment amélioré.On n’utilise pas en- ta princesse Alice semble avoir pris beaucoup de plaisir à lire une parodie du poème Thre’ll always be an England à un auditoire de Brockville.C’est que l'auditoire était écossais.* * ?Voici, traduite en français, cette parodie : “Il y aura toujours une Angleterre Tant que t'Ecosie tiendra; Ce n’est que grice i la pauvre vieille [Ecosse Que la richesse de l’Angleterre r’étend, “Notre amicale voisine, l'Angleterre, Nous ne cesserons de la défendre; Nous combattrons tous les combats [de l’Angleterre Nous réparerons ses navires cassés “Et quand la guerre sera finie et la [victoire gagnée Nous chanterons toutes les louanges de l'Angleterre Peur ce que “auld” Scotland a fait.” * * ?Il est permis, dans les pays majeurs, d’avoir de l’esprit en temps de guerre et de le faire apprécier par des gens qui s’identifient de près à l’unité nationale.* * w Hitler a adressé i son ami Hess le message cryptique suivant: R.S.T.Toa.Les cryptographes ont découvert que ça veut dire, en français: “Htrr Hes» Taia-Toi!" * ?* Nostradamus, dès 1555, aurait prédit l'énigmatique envolée de Hess.Ce qui s'appelait prévoir de loin, * V V On ne pourra plus dire que ce brave astrologue prédisait sans rime ni bon sens.* ?D'autant plus que ses prédictions ou pronostics, il les mettait en quatrains, groupant ensuite les quatrains par centaine ou centurie.« « « Ce qui pouvait s'appeler mettre d’accord le vrai et le beau.* ?* Le Grincheux veut faire comme Nostradamus : Hess, en Ecosse tombé, S’est bientôt fait ramasser t Par Churchill interrogé Il sera comma écossé.Lo futhror'numéro trois, Sorti do la chicana, — Serait-il chaval de Troi (a) — Coûtera donc la “soupana”.* A A A noter que "soupane” est ci-dessus mis pour porridge, mets d’Ecosse, * V * Mais ça serait vraiment trop pénible, pour le lecteur, d’aller jusqu’à la centaine ou centurie de quatrains.La Grincheux U-T-# Hess messoger de paix pour son propre compte?i Ou pour le compte d'un groupe d'Allemands qui ne | croiraient pas en la victoire définitive du Reich?Ou ! encore, Hess, faux messager chargé de berner l'Angleterre en lui faisant croire qu'il existe en Allemagne un fort mouvement contre Hitler et donc qu'avec un peu de patience, le monde verrait une révolution contre le régime hitlérien, la déposition de Hitler, après quoi la paix serait possible?Autant de points d'interrogation que se pose Londres.La réponse s'en vient.Cela explique que, jusqu'ici, M.Churchill ait refusé de donner son opinion sur tout cela et que, encore aujourd'hui, alors qu'on attendait de lui une déclaration au sujet de cette mystérieuse affaire qui rend perplexe tant de monde, il ait remis à une date ultérieure, qui n'est pas encore connue, ce qu'on croyait qu'il dirait aujourd'hui aux Communes.De même, on mande de Berlin que Hitler ne dira probablement rien aux Allemands, d'ici plusieurs jours, sur l'escapade de Hess dont lo presse allemande, du reste, ne parle plus du tout depuis deux jours.L'affaire en question est arrivée samedi soir, on a eu les premiers indices de la disparition de Hess du Reich lundi après-midi, en Amérique du Nord, et ce n'est que lundi soir que l'on a définitivement su qu'il était aux mains des Anglais depuis sa descente en parachute en Ecosse, à la fin de la semaine dernière.Depuis, hypothèses, suppositions, explications plus ou moins plausibles, jusqu'à hiei soir.On sait maintenant que Hess est passé en Ecosse afin d'y voir le duc de Hamilton, qu'il cannait depuis cinq ou six années, et auquel il aurait dernièrement écrit, parlant vaguement d'une paix possible entre Berlin et Londres.Le duc de Hamilton a remis cette lettre aux autorités britanniques, il n'a pas répondu et Hess paraît être venu chercher sa réponse.Telle est l'explication la plus plausible de toutes celles qu'on a mises d'avant depuis ces quatre derniers jours.On ne sait même pas si M.Churchill a déjà vu Hess, depuis sa descente en Ecosse.Néanmoins et quoi qui se dise à Londres et ailleurs, les mises en garde abondent contre le projet de fond de Hess; et toute l'affaire poroif bien être une manoeuvre pour inspirer un optimisme illusoire aux Anglais C'est ce que fait entendre un Américain en vue du monde diplomatique en Europe.On apprend d'autre part qu'à Berlin, ou l'on parle beaucoup de l'équipée de Hess, si les gazettes n'en disent plus rien, — évidemment sur ordre de Wilhelm-strasse, — on vient d'imposer une réduction de la consommation de viande, dans toute l'Allemagne, à prendre effet du 2 juin prochain.Jusqu'ici les civils recevaient ou avaient droit de recevoir 1 livre de viande par tête et par semaine.La ration hebdomadaire devra tomber à 12V2 onces au maximum.On allègue que cela ne fera guère de différence parce qu'en été l'Allemand mange moins de viande ef plus de légumes; la ration du beurre est augmentée, mais celle d'autres matières grasses, diminuée.L'Allemagne se vante de produire 700,000 tonnes de beurre par an, soit le double de ce qu'elle produisait en 1933 et rien que 50,000 tonnes de moins que les Etats-Unis.Il serait intéressant de savoir combien de ces 700,000 tonnes viennent du Danemark, ainsi que de Hollande et de Normandie, pays producteurs de beurre, en temps normaux, et tous occupés par l'Allemagne depuis près d'un an, même plus d'un an, pour ce qui est du Danemark et de la Hollande.Du côté de Vichy, les choses restent en l'état où elles étaient il y a quelques jours.Peu de neuf dons les négociations avec Berlin.D'après des rumeurs de Berne et d'ailleurs, les Allemands tenteraient de s'insinuer en Syrie, pour se rendre de là en Irak, et aussi pour s'acheminer vers le canal de Suez.On ne sait rien de précis là-dessus, encore à l'heure qu'il est.En Australie, l'élection générale fédérale est engagée et cela explique pourquoi M.Menzies a quitté l'Angleterre pour s'en retourner dans son pays por voie des Etats-Unis, où il est présentement.Le gouvernement qui sollicite un nouveau mandat n'a qu'une voix de majorité et ne peut continuer de gouverner ainsi.Le groupe travailliste a l'air de prendre de l'avance.Un journaliste, John Curtin, qui fut emprisonné pendant la dernière guerre pour avoir fait profession de pacifisme, est chef du parti travailliste.Celui-ci se dit prêt à appuyer à fond l'Angleterre dons sa guerre avec l'Allemagne.Au Canada, l'on entendra ce soir, à 8 heures, un discours de M.Ernest Lapointe, por radio, à la province de Québec, sur la poursuite de la guerre et l'effort miiltaire du Canada.HITLER AU COURANT ?C'est l'avis du ministre du Travail dans le cabinet Churchill, Ernest Bevin, que Hess est délibérément l'agent de Hitler, que Hitler était au courant de l'envolée que se proposait de faire Hess, que celui-ci est un simulateur et qu'il continue de se prêter aux manoeuvres de Hitler pour essayer de tromper l'Angleterre et de l'amollir, militairement parlant, de l'endormir dans une fausse sécurité, après quoi Hitler lui porterait le plus dur coup qu'il lui aurait jamais porté."Hess est un meurtrier, rien que cela", dit Bevin, et il n'y a pas à négocier avec lui.Il est impossible de croire que Hitler n'était pas au courant de ses intentions, non plus que de son envolée en Ecosse", a dit entre autres choses le ministre du Travail, après avoir déclaré que Hess est ostensiblement allé en Ecosse pour rencontrer le duc de Hamilton, qui n'était pas chez lui, et qui a vu, 48 heures plus tard, le délégué de Hitler, alors que Hess était sous garde militaire.Le duc, qui est commodore dans l'aviation anglaise, a été mandé pour identifier Hes», ce qu'il a fait, ainsi que M.Ivon Kirk- patrick, ancien ministre à l'ambassade britannique R Berlin, qui a eu de longues conversations avec Hess depuis son internement.On est de plus en plus porté, dans les milieux officiels ef diplomatiques britanniques, à se méfier de tout ce que pourrait dire ou prétendre révéler Hess, maintenant qu'il est apparent qu'il aurct été de mèche avec Hitler, dans sa tentative, désormais déjouée, à ce que l'on dit, de mystifier le gouvernement anglais et de lui faire croire que Berlin recherche la paix; ce qui voudrait dire soit une paix allemande, soit une paix blanche, ce dont ni Londres ni Washington ne veulent, comme ils l'ont souvent déjà fait savoir.Tout cela explique la prudence de M.Churchill qui, devant parler de l'affaire aujourd'hui, a remis à plus tard de dire aux Communes ce qu'il sait de l'incident et de ses dessous.M.Churchill ne veut pas tomber dans un piège et, bien qu'il soit d'ordinaire vif à se prononcer, cefte fois-ci en particulier on ne le prendra pas sans vert.Londres connaît suffisamment le dossier de Hess, depuis 1933 surtout, pour ne pas risquer de tomber dans le panneau hitlérien.DU COTE DE VICHY Pendant que Hitler envoie un message d'amitié personnelle au président Ismet Inonou d'Ankara, par l'entremise de von Papen — il a déjà envoyé plusieurs messages de cette sorte à divers chefs d'Efaf et dans presque tous les cas, il a fait suivre ces envois de la présence malvenue de ses troupes d'occupation, — les négociations entre Berlin et Vichy inquiètent tant Washington que Londres.M.Eden, il y c quelques heures, o declare aux Communes, à Londres, que le gouvernement de Vichy aurait permis à Berlin de faire descendre par voie du Rhône, vers la Méditerranée, des petits torpilleurs du Reich."Nous n'avons pas encore protesté à Vichy, parce que dans les circonstances présentes ce ne serait pas la meilleure procédure à suivre", a dit le secrétaire de's Affaires étrangères du Royaume-Uni, ajoutant, en marge des prétendues concessions que Vichy aurait consenties ou serait à la veille de consentir à Berlin: "Quelques concessions que l'amiral Darlan ait faites à Hitler, je trouve difficile à croire que même si les Français sont incapables d'empêcher las spoliations qu'exerce le Reich, ils manqueraient à leurs nobles traditions au point de travailler activement pour la cause germanique, retardant ainsi l'heure de leur libération du joug allemand".D'après une dépêche de Berne, donc ^'origine plus ou moins suspecte, il n'est pas du tout certain qu'on en soit encore venu à une entente définitive entre Vichy et Berlin.On parle surtout de collaboration "industrielle", les Allemands libérant le quart de leurs prisonniers de guerre pour qu'ils travaillent aux champs en France, dans les deux zones, ce qui pourrait améliorer la situation générale dans le pays, pourvu que les Allemands n'aillent pas réquisitionner, comme ils le font trop souvent, une partie de la production agricole française de 1941.Il s'agirait d'échanger des produits industriels allemands dont la population française aurait besoin, contre un surplus de production agricole; mais ce surplus existerait-il vraiment, en fin de saison?C'est douteux.Ce que l'on redoute à Londres, c'est que le groupe anglophobe de Paris, qui est une minorité, dit-on, finisse à la longue por recruter des adhérents, prenne le dessus et jette alors la France dans une participation active à la guerre, contre l'Angleterre.On admet généralement que tant que le maréchnl Pétain sera au poste, la France ne se déclarera pas contre l'Angleterre.Mais on entretient des craintes pour l'avenir à supposer que Pétain disparaisse ou prenne sa retraite.Une des conséquences de tout ce qui se dit à l'heure qu'il est, dans certains milieux, c'est que les Etats-Unis, qui étaient en train de ravitailler en certaines matières les colonies françaises de l'Afrique du Nord, viennent de suspendre, dit Washington, tous leurs envois à venir, en attendant ce qui va se décider pour tout de bon quant à la ’collaboration entre Berlin et Vichy".Si l'Allemagne allait obtenir, de façon directe ou indirecte, une influence manifeste dans les colonies françaises de l'Afrique, rien ne partirait plus des Etats-Unis pour cette destination, cor ce serait, déclare-t-on, servir les intérêts allemands, qui recherchent le moyen d'atteindre Gibraltar por ie Maroc et aussi de se servir de Bizerte ainsi que de Mers el-Kébir et d'Oran, en Méditerranée, ce que Vichy a toujours refusé de permettre jusqu'ici.Vichy affirme que, de toutes façons, Darlan suit les instructions d'ensemble qu'il a reçues du maréchal Pétain et que les informations provenant de Berne ou d'ailleurs au sujet de ce qui s'est passé ou va se passer se contredisent et ne sont dans l'ensemble qu'une masse d'hypothèses.Des agissements allemands récents, du côté de la Syrie, continuent d'inquiéter l'état-major britannique, au Caire.On apprend que des avions du Reich seraient rendus en Irak depuis quelques heures, ce qui serait de nature à compliquer la situation de ce côté du Levant.Londres tient Vichy responsable de cette pénétration, A LA RADIO Tout le réseau français de "Radio-Canada", ce soir, de 8 heures à 8 heures 30, irradiera le discours de M.Lapointe aux Canadiens de langue française, discours qu'il fit prévoir la semaine dernière, lors de sa réponse à celui de M.Maxime Raymond, député libéral de Beauharnois-Loprairie à Ottawa.Le "Devoir" a publie tous les textes de ces deux hommes publics, jeudi et vendredi derniers.Il donnera demain le texte, au complet, du discours que fera ce soir le ministre de la Justice, sur l'effort de guerre du Canada et l'attitude qui s'impose aux Canadiens de langue française.—G.F.1S-W-41 R -E DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 15 MAI 1941 VOLUME XXXII - No 112 Lettre pastorale collective De Son Eminence le Cardinal-Archevêque de Québec et 4e Leurs Excellences Nosseigneurs les archevêques et évêques de la province de Québec à Toccasion de l'anniversaire des Encycliques "Rerum novarum" et "Quadragesimo anno" sur la restauration de l'ordre social (Suite) Il—Applications au Canada 42.Il Nous reste maintenant à examiner comment cet enseignement a été suivi dans notre pays et quel nouvel effort nous incombe si nous voulons appliquer aux problèmes d’aujourd’hui, à ceux surtout que va poser chez nous l’aprés-Kuerre.le* directives lumineuses des deux l’ontifes.I—Les résultats obtenus 43.L'Eglise d’abord a-t-elle rem-1 geignement ménager, d’épargne po-nli.au Canada, le rôle que lui assi-l pulaire, de specialisation techm-gnent les encycliques dans l'oeuvre qu?- A deux reprises la lâche n’était pas impossible.Dès lors il se trouva des apôtres pour l’entreprendre.Rien n’arrêta leur zèle, rien ne reButa leur patience.Us luttèrent sans trêve contre tous les obstacles, ceux qu’ils avaient prévus comme ceux auxquels ils ne s’attendaient pas.Le succès couronna leurs efforts.Et au soir de leur vie si bien remplie, dans la paix d’un repos justement mérité, ils ont la joie r ! enseignement que ce qui leur va: 'industrie et le commerce ont mis ]a (1pfpI1SP de la propriété, les droits BRIEN A Montréal.If 13.à 69 ans.Aimiolnr Rivet, épouse dOmer Brien CARDINAL — A Montréal, le H.* *09.Samuel Cardinal, époux de Raehei rtDE5JARDlNS A Montréal.1» 13 A 60 ans.Mlle Albina Desjarttute.DIONNE — A Québec, le 12.à es ans., Ernest.Dlonné, époux de feu Marie l*fran- ' PÔUBERT — A Montréal, le H.à 34 ans.Mme Lucien Foubert, née Aurore Matunn GAGNON A Ste-Scholastique, le 13, a 59 ans.Orner Gagnon, époux d Hélène Mc- f QAMACHE — A Ottawa, le 12.6 76 ans.Gabriel Gamache, époux d Elmlre Du- maARIEPY — A Québec, le U2.à 42 ans.à jour des condilions de travail absolument révoltantes.Le capitalisme dans notre pays exploite l’ouvrier, que protège insuffisamment notre législation.Cependant, Nous sommes heureux de le constater, des efforts ont été tentés, à Ottawa comme à Québec, pour redresser cette situation.Outre les diverses lois d’assurances et d’assistance sociales* notons en particulier deux lois provinciales; la loi des Syndicats professionnels (1924) el celle des con-I veillions collectives de travail | (1934).Celle dernière surtout inno-m 1 vc d’une façon remarquable.Elle inaugure une véritable évolution structurelle de nos cadres sociaux.Par certains aspects, en particulier par l'institution de son Comité pa-rilaire, elle pose très nettement des principes corporatifs et en fail de premières applications.L'oeuvre des corps professionnels 51, Revenons maintenant à l’organisation professionnelle.De quelle façon ouvriers et patrons ont-ils Albert Gftriépy, époux de Mwle-Jeanne ^ répondu à l’appel de Léon XHI?i hevreue.__ ._ ,n * ¦« .Nous devons d’a®ir'r ntréai.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ASSURANCES imctylogra: :es réaliser la fraternité arabe.Il n’exis-., , ., ,• • te cependant pas d’unité réelle.Si agents.La declaration suivante faite î’Egvpte est le plus avancé des Etats Par I émir Abdullah de Transjor- du capital, les devoirs de l’ouvrier, el ignorent tout le reste.56, Aveuglement funeste qui provient souvent, non de rignorance de la vérité, mais des affections désordonnées de Pâme.Pie XI le dit clairement; la principale cause de tout ee mal, c’est “cette soif insatiable des richesses et des biens temporels qui.de tout temps sans doute.a poussé l'homme à violer la loi de Dieu et à fouler aux pieds les droits du prochain, mais qui, dans le régime économique qraderne, expose la fragilité humaine à tomber beaucoup plus fréquemment (à suivre) Oiseaux de mon pays PAR AUGE DLCHESNAY Le livre de Madame Duchesnay, que précède une préface élogieuse du F’rère Marie-Victorin, est une oeuvre de vulgarisation.L’auteur veut faire connaître à tout le monde, petits et grands, cette science ornithologique trop négligée chez nous, qui procure pourtant à ses adeptes tant de plaisirs intellec tuels et artistiques.Oeuvre de vulgarisation, mais, en même temps, oeuvre d’art.Madame Duchesnay n’a pas la science mélancolique.Elle tient à nous instruire en souriant.Chaque chapitre prend la forme d’un conte, d'un territoire.Plusieurs des nôtres, ; dialogue, parfois d un apologue, pressés jiar le besoin d'améliorer j toujours, en ^tous^cassia mauere leur sorl, s’y étaient enrôlés sans ' s’inquiéter des fausses théories qu elles pouvaient professer.52.Comment dans ees circonstances établir le syndicalisme catholique?Pour difficile qu’elle fût, (31 Voir Commission de» assurances sociales, Québec, 1929, et Rapport de la Commission de.» relations fédérales-provlncla-les (enquête Slrolal OUswa.1940.CALENDRIER Imprimés de deuil MfMINTOS — REMERCIEMENTS Imprimé* eu gravé*.lilte d«t pria «4 tpéciman* «ur demande.l'Imprimerie PopufeWe, Limitée 4)0, Notre-Dame ett, Montréal Tét.i BEIair 9S«t nous est présentée d’une façon attrayante.Il existait déjà au Canada des catalogues d'oiseaux.En français, nous n’avions guère que ceux de Dionne ou de Le Moyne.Mais ces ouvrages, bien vieux d’ailleurs, s’adressaient aux spécialistes.Le livre de Madame Duchesnay comble une lacune puisqu’il joint à l’agrément littéraire la sûreté d’une documentation au fait des recherches les plus récentes.On l’adoptera dans les écoles; on le donnera en i prix; on l’emportera à la campagne pour se renseigner sur les êtres fascinants que sont les oiseaux.Il ne sera pas inutile à la ville, car les ! citadins aussi ont leur faune orni* ; Biologique.Madame Duchesnay n’est pas une nlTrnfw'ânîV.Ür‘u K ki inconnue dans le monde de nos let-Nouvel!* tun*.le 2*.k (ih.ism.rtu matin très.Elle a dirigé des revues et les I lecteurs de la Revue Moderne ou de la Revue Populaire se rappeHeu! ses contes aimables, et écrits d’une plume alerte.Son premier livre consacrera une réputation due au seul talent, “Nos émissions sans nul doute, doivent présentement une part importante de leur succès au conférencier disert qui, chaque quinzai-ce volume: De beaux dessins de Mademoiselle Françoise Desrochers ajoutent à l’agrément du livre et à son utilité.Oiseaux de rnon pays, édité chez Carneau à Québec, se trouve au Devoir, Il se vend 75c l’exemplaire Demain: VENDREDI 16 MA» 1941 S, Ubald, évêque et confesseur.I.ever du soleil.4 h.29.Courlier du soleil, 7 h.24.I.ever de 1* lune, matin.Coucher de la lune, 9 h.59 Premier quartier, le 4, * 7 n.49m.du mat.j MAI 1941 Dim l un Mar Mer J»u Ven 9am Y P.Ç4 PL.1l T DQU • Ni.Je 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 13 14 15 16 17 1S 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Egypte est le plus de langue arabe, les nationalistes égyptiens sont plus égyptiens qu’arabes.Il ne faut pas confondre le panarabisme avec le panislamisme — l’unité de tous les pays musulmans —, car il a l'appui d'un bon nombre de chrétiens, mais les deux mouvements se méiangent parfois dans une certain* mesure.Les Etats de l’Asie arabe sont ceux qui sont nés du démembrement de l’empire turc à l'exception de la Turquie elle-même.Ce sont: L'Arabie Saoudite C’est le nouvel Etat formé dans la péninsule arabe entre la mer Rouge et le golfe Per.sique et uniifé par la force de son souverain, Ibn Saoud, qui a gardé une stricte neutralité au cours de la guerre actuelle.La péninsule renferme également l’imamat de Yemen, un autre Etat indépendant oui entretient des relations douteuses avec l’Italie, mais qui est retenu par la présence de forces anglaises dans te territoire voisin d’Aden ainsi qu’en Somalie sur i’au tre rive de ta mer Bouge, L'Irak Cet Etat qui embrasse les vallées du Tigre et de l’Euphrate possède une grande importance stratégique en raison de ses gisements pétrolifères et de sa position comme base de communication aérienne avec l’Inde.Après la dernière guerre, le territoire fut placé sous mandat britannique, mais une violente agitation nationaliste finit par lui valoir la ,souveraineté et l’admission à la Société des Nations en 1932.En vertu du traité d’alliance de 1930, te pays est libre d’administrer ses affaires intérieures, mais la Grande-Bretagne conserve te droit (la situation est sensiblement la même qu’en Egypte), de maintenir des bases aériennes et d’y stationner des troupes.L’Irak a rompu ses relations diplomatiques avec l’Allemagne, mais non pas ses relations avec l’Italie.Les Allemands, opérant de l’Etat voisin de l’Iran, ont mené une propagande très active et constitue des éléments de cinquième colonne dont le travail a abouti au récent coup d’Etat.Lo Tronsjordani# C’est un Etat-tampon entre les autres, de création artificielle.C’est un territoire sous mandat dont les relations avec la Grande-Bretagne sont régies par un traité.Son souverain, l’émir Abdullah, a manifesté des sentiments probritanniques très accentués dans scs récentes déclarations.La Palestine C’est également un territoire sous mandat britannique.Les rébellions arabes qui se sont succédé pour empêcher ta création d’un foyer sioniste dans le pays ont amené en 1939 la tenue à Londres d’une conférence et la publication d’un livre blanc qui définit une politique de cessation de l’immigration juive et de restriction des achats de terres jiar les Juifs, (’.elle concession et les mesures énergiques prises par la puissance mandataire ont valu au pays une mesure étonnante d’unité depuis te début de la guerre en dépit de maux économiques graves.Bien que tes Juifs n’acceptent pas la politique du livre blanc, ils sont résolument opposés aux agressions de l’Axr.Les Nazis 01R cependant réussi à monter une bonne partie de l’opinion arabe en exploitant l’argument d’une “conspiration anglo-juive”.Depuis que les Italiens ont bombardé le port palestinien de Haïfa, tuant nombre d’arabes et détruisant leur mosquée, ta propagande italienne n’a plus guère de poids, Haïfa, où aboutit la conduite de pétroie de t’irak, est une importante base de ravitaillement en .combusjibi* danie en mars est cependant significative: “La Turquie constitue le bastion puissant de l’Orient islamique.Toute attaque contre la Tur- HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Mou* Invitons les Communautés Religieuse» k m prévaloir de nos services particuliers.441, S»-Frjnçoi*-X*vier - Montréal Té».MArquette 2383-2384 AVOCATS o Anatole Vanler.C.R.Guy Vtmler, CM Vanter & Vanler AVOCATS *7 onset, rue Salnt-.ïacque* Tél.HArhour 2841 44 DU NOUVEAU Assortiment complet Underwood Remington.Royal Portatif et Standard Machines k Additionner.Calculateurs.Protecteurs do Chèques.Pupitres.e,c etc Canoda Dactylographe Énr.Nouvelle adresse: 44 St-|acque* O.HArhour 6968 R.-T.Armand, prop Revue frsnrhemeut quétrérotse SOMMAIRE du 15 MAI De hauts personnage* libér»ux tremblent ** terrent L’Emancipation de la femme et les vieux parapluies par Etienne REY L’histoire des “gros char*” d«-puis cinquante ans par Paul DAUTRAY No* jeunes artiste* : l’Exposition des Anciens de I Ecole des Beaux-Arts Passif du point de vue électoral ?Actif du point de vue national ! par Pierre VIVIERS Entrevue posthume avec MH» Augustine Bourassa par Alfred AYOTTE La politique du rasieniblemenf par “CANDIDE” Echos politiques: Québec, Montréal, Ottawa par Louis LAMB7RT Etienne ROBIN |ean-Pierre LORTIl La lutte pour la nouvelle “Toison d’or” par René de BOUR|OLY Le “Petit Septuor de la Bonne Chanson” (reportage illustré! .par LE VOISIN Courrier ex»i ordinaire .par LA FEMME DU POSTILLON Le parti libéral et l'unité nationale par André LAFLECHE Les “Savants de Demain" Cinéma i ifia&tie 4 ’Assmance sur U Vit MONTREAL NARCISSE DUCKÀRME, PRESIDENT !- !- 0 I- e r REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialités : meubles et matelas *ur commande ainsi que réparation».Estimés gratuit» sur demanda.- MAI m 5 lA PAGE EEMINin mant ” g poésie fronçgise Directrice : Germaine BERN'ER L’actualité du poète Mistral a lettre autogrophe de Pie X — Message de Pétain à Mme Mistral — Timbre-poste à la gloire de Mistral — Le vingt-septième anniversaire de la mort du poète — Charles Mourras au service de Mistral — “Métier vaut baronnie" A la mort de Frédéric Mistral, il a vingt-sept ans, la destinée du pète provençal de langue d’oc paissait manquée, malgré le sacre je lui avait conféré avec éclat La-lartine, malgré l’éloquente admira-on que lui vouaient Barrés et aurras.C’est que la veine de Mistral pa-aissait d’un autre âge, et son effort c codifier et de ressusciter la lan-ic française d’oc, une gageure.Et pourtant, depuis la disparition ce “prince paysan”, sa gloire n’a ssé de grandir.Lui-même en se-it surpris, s’il faut en croire sa flexion désabusée, quand, à la eille de sa mort, le saint Pape Pie tint à lui écrire une lettre auto-raphe: “Voilà une bénédiction, it simplement Mistral, qui arrive uarante ans trop tard”.Bientôt l’on vit avec étonnement ue la voix de celui qui s’était îrié: “Redresse-toi, race latine”, vait été entendue non seulement ans les pays latins rie la Méditerra-ée, mais encore dans les jeunes na-ons américaines, de langue lati-e.Chaque année depuis vingt-sept ns, les félibres célèbrent en grande ompe l’anniversaire du patriar-he de Maillane.Et l’on s’aperçoit ue même des gens du Nord ap-rennent le provençal, tel qu’il a lé codifié avec une patience de iboureur, par Mistral, pour mieux outer sa poésie.A Maillane, il arri-ait d’année en année des déléguons d’Américains latins.Comment expliquer ce phénomè-e?Sans doute par la haute valeur ducative de la poésie et de la petite mistralienne.Educative, elle est parce qu’elle est naturellement oble.Voilà ce qu’exprime admira* lement la lettre déjà classique que > Maréchal Pétain adressait, le 8 eptembre dernier, à Madame Missal: ‘M’adresse un fervent hornma-e au poète, l’égal des plus grands, u sage qui ne cessa de répandre utour de lui la contagion des plus autes vertus: courage, optimisme, lâle persévérance, charme des hoses sur la terre et des humbles ites de la vie domestique, culte des utels, des foyers et des tombeaux.;t puisse notre renaissance fran-aise trouver en Mistral son guide et on maître, son animateur et son aspirateur”.Le gouvernement du Maréchal a ait graver un tiinbrc*poste à la Moire de Mistral, homme du Midi.I y a là un symbole de l’unité rançaise puisque le Maréchal, qui auve cette unité, est précisément n homme du Nord, de l’Artois, de ; ioil blond et aux yeux bleus.Et il se iroclame l’ami et le réalisateur des oeux généreux de Mistral.Depuis ue l’on sait que les deux vieillards e connaissaient bien et s’appré-iaient, les libraires ont été déva-isés: on ne trouve plus que diffici-ement les oeuvres de Mistral.Quand on lit Calendal, par ex-mple, on comprend que ce qui, hez un grand poète comme Hugo, mprunte sa puissance aux circons-ances, a, chez Mistral, la pérennité: > n’est pas le nombre Ni Ja guerre et ses ruines Qui tirent un pays du sombre Mais les francs caractères et les [hommes vaillants.Lorsque, avant la guerre de 1870, Mistral lut Calendal à son ami Al-nhonse Daudet, pour la première fois, ce dernier, emballé par les vers merveilleux: “Ame de mon pays, toi qui rayonnes, manifeste.", s’écria, ravi: “Encore! Encore!” Jacques Rainville, par amitié pour Maurras, disciple préféré de Mistral, apprit le provençal et vouait une telle admiration au poète, que lui, natif de Vincennes, dam la banlieue de Paris, apportait à sa fiancée la bague rituelle accompagnée du poème du Rhône, de Mistral.En ce vingt-septième anniversaire de la mort du noète, pour la première fois, à Maillane.se trouvaient réunis l’archevêque d’Aix, son vicaire-général, la haute administration du département, et un représentant du chef de l’Etat.La communion populaire acquérait ainsi une sorte de consécration officielle, spirituelle et temporelle de haute allure.Charles Maurras a pris le bâton de pèlerin pour une série de conférences sur “l’opportunité de Mistral”.11 le fait devant des salles combles et soulevées d’enthousiasme.Tl s’attache à faire ressortir l’étrange prescience de nos malheurs par Mistral, et à quel point son oeuvre semble gloser la nouvelle devise de l’Etat français: Travail, Famille, Patrie.Mistral, dont le nom même évoque un grand vent purificateur, nous rappelle la beauté du travail: “Quelles merveilles vos mains n’en-fantaient-eiles pas! Le vrai travail est une synthèse patiente.” Dès 1867, il écrit “métier vaut baronnie.” Il fut lui-même toute sa vie un grand travailleur.Chaque après-midi, il allait composer ses vers en marchant sur une route et, le soir venu, recru de saine fatigue, il consignait sur le papier sa moisson de belles cadences.Comme fera Péguy plus tard, il célèbre le travail bien fait, jusque dans les parties les plus cachées.C’est ainsi qu’ont été bâties les cathédrales.Tout est parfait jusque dans le plus humble détail.Métier vaut baronnie: Mistral remonte le Rhône à pieds, pour retrouver un vieux batelier qui lui confiera les secrets perdus du hâ-lage qui n’est plus pratique déjà à ce moment-là.Il trouve cet homme qui l'accueille par ces mots: “Je vous attendais”.Mistral, lesté de ces précieuses confidences, les consigne dans son oeuvre pieusement.Rentré chez lui, il apprend que [e vieux batelier, ayant achevé sa tâche, est mort tout de suite après la visite de Mistral.Il a transmis le flambeau, il n’avait plus rien à faire ici-bas.La famille?Le poète en célèbre la beauté antique.Les vieillards doivent être honorés.Pas de lutte entre les générations.La grande affaire est là aussi de transmettre in- tact et augmenté le fidéicommis J des aïeux.Chez Mistral, l’amour ] n’est jamais consommé hors du mariage.Et est toujours bel et beau, même s’il est malheureux, sur cette terre.Si la récompense ne vient pas ici-bas, elle sera plus belle dans l’autre vie.La famille paysanne est la plus enviable, la plus près de la terre: “Sa dure mamelle toujours à l’olivier donnera l’huile fine.” Vingt ans avant les aberrations de l’antipatriotisme, Mistral semble avoir voulu proclamer que les hommes héritent aussi des dettes envers le terroir qui les a vus naître.Comme dit Fustel de Coulanges, “Le patriotisme est aussi l’amour du passe".La terre et le passé ne font qu’un, en effet.Chez Mistral, l’accord de la poésie et de la sagesse s’opère toujours eu toute spontanéité, sans aucun effort.C’est comme !a respiration sereine de sa pensée.Les élans du coeur sont toujours disciplinés par l’esprit.Nulle outrance, nul rêve divaguant.Lorsque l’empereur .»uguste voulut exalter l’âme romaine, il utilisa Virgile pour chanter les origines fabuleuses de la Ville éternelle.Comment les gouvernements de la Troisième République et un lettré comme Raymond Poincaré, ami de Maurice Barrés pourtant, n’ont-ils jamais songé à utiliser l’oeuvre spontanément écrite de Mistral?Ceux qui, comme Poincaré, voyaient fort bien les racines du mal dont soufflait la France ue surent pas administrer le remède qu’ils avaient sous la main.La grande voix de Mistral nous chante aujourd’hui dans l’épreuve: Par la grandeur des souvenirs—toi qui nous sauves l’espérance— Toi, Seigneur, Dieu de ma patrie,— qui naquis parmi les pâtres— Enflamme mes paroles et donne-moi du souffle.Et ailleurs: Sont morts les beaux discours — mais les voix ont chanté.Sont morts les bâtisseurs—mais le temple es* bâti.Maintenant peut souffler — s tempétueuse tourmente.Au front de la tour magne—le saint signal est fait.'’ Les activités féminines Aux anciennes élèves de la Congrégation de Notre-Dame Les ancienne» élèves de la Congrégation de Notre-Dame sont priées de se rappeler que la fête annuelle des Notre-Dame est fixée au samedi, 17 mal, sous la présidence de Mgr C.Chaumont.Le matin, à 8 h.30, grand’messe et communion; petit déjeuner et séance d'étude; Le soir, à 2 h.30, réception officielle.Toutes lee anciennes élèves sont cordialement Invitées.MM.les aumôniers des cercle» d'étude feraient un grand honneur à la maison en assistant & cette réunion de famille.Porter bouton et couleurs des Notre-Dame.Les produits Gatehouse offerts pour demain méritent d’orner la table d’un roi Saumon Doré Maquereau Eperlans Truite de lac Poisson blanc Filets de sole Pétoncles Service des commandes ouvert jusqu'à 7.30 p.m.aujourd’hui.Frais arrivés de l'Atlantique Flétan (tranches ou morceaux) la Iv.35 Filets de flétan .la Iv.40 Jeunes homards frais bouillis, chacun .20 Gros homards frais bouillis, la Iv.45 Toutes les variétés de légumes frais.POIR LA FIN DE SEMAINE Canards domes!Iques, poulets à griller, pigeonneaux, poulets à rôtir, canetons du lac Brome.Retraites à Marie Réparatrice Il y aura des retraites fermées au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 boul.Mont-Royal, Outremont, aux dates suivantes: pour demoiselles âgées, du 5 au 8 Juin: pour Jeunes filles, du 12 au 15 Juin et du 10 au 13 Juillet; retraites de vocation, du 26 au 29 Juin, et du 24 au 27 Juillet.Retraite de dames, du 15 au 18 Juillet.Réunion des infirmières Dimanche prochain, le 18 mal, aura Heu à Marie-Réparatrice, la réunion des Infirmières.Toutes les gardes-malades sont cordialement Invitées.Après la messe de 8 h.30, aura lieu le petit déjeuner suivi de la causerie et de l'échange de vuee.LA FED.NAT.S.-JEAN-BAPTISTE La conférence de M.J.-B.Desrosiers, P.8.S., à l’occasion de la semaine des en-cycUques qui devait avoir lieu à la Fédération nationale St-Jean-Baptiste, à 4 h.30, vendredi, 16 mal, aura Heu à 10 h.30 du matin.Au couvent de S.-Barthélemy En prévision du futur couventum, les Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Ma rie de St-Barthélemy, Berthler, prient leurs anciennes élèves de leur faire parvenir leur nom, leur adresse, la date de leur dernière année d’études.Pour combler les pertes causées par un terrible Incendie, une offrande en faveur de la chapelle qui s'érige en ce moment serait une bonne oeuvre, procurant la Joie bien légitime de voir figurer son nom sur la liste des bienfaiteurs du nouveau couvent.Buves du vin, mais pas trop Le vin stimule les sécrétion* des glandes internes, qui accomplissent ainsi plus allègrement leur besogne — De là, renforcement dans les défenses de l'organisme — L'usage du vin détient une place dans le génie de l'âme française — Le point de vue de l'hygiène Voici l’opinion d’un médecin français sur l’usage du vin a recommander ou a défendre: On raconte qu’il y a quelques années, un médecin d’une station thermale pour nerveux, reçut une lettre d’un maître parisien Jui annonçant l’arrivée prochaine d’un neurasthénique désespérant, Ce malade ne se rendit jamais à cette station.Il s’était, en cours de route, arrêté chez un sien parent, grand viticulteur de la Bourgogne.“De l’eau pour te guérir, jamais!” s’écria Toncle avec indignation.Soumis au régime du vin par autorité avonculaire, ce malade dut vider sa bouteille quotidienne de Beaune.En un mois, un'peu moins de temps que la saison habituelle de la station thermale en question, il était complètement guéri et retourna à ses affaires.Le vin avait fouetté les sécrétions internes, rétabli l’équilibre nutritif, s’était fait tolérer par l’estomac que le changement brusque d’habitudes et de milieu avait rendu moins excitable.Cette action du vin sur les échanges profonds, c’est elle qui convient, ce semble, de surtout mettre en relief.Les buveurs modérés de vin sont maigres parce qu’ils brûlent leurs déchets.Ils n’ont point besoin de graisse pour emprisonner les substances toxiques des nutritions viciées.Ils sont gais, maigres, agiles, prime-sautiers.Que le vin stimule les sécrétions des glandes internes, cela est scientifiquement prouvé.De sorte que les glandes thyroïde, parathyroïde et autres étant chargées de détruire les déchets des mutations organiques, accompliront plus allègrement leur besogne sous le coup d’éperon de légères quantités de vin.De là, un renforcement dans les défenses de l’organisme, une lutte plus efficace contre les auto-intoxications, dépression nerveuse, obésité, une résistance mieux armée contre les infections et surtout les infections bronchitiques, comme le disait le professeur Armand Gautier.A mesure que l’homme avance en âge, les sécrétions internes baissant le ton, le vin intervient pour leur rendre les éclats de voix.Certaines statistiques donnent à penser que la longévité est mieux assurée chez les buveurs modérés de vin que chez les buveurs d’eau.Ce sont les sécrétions internes qui dessinent, de concert avec l’organisation cérébrale, les traits mentaux de chaque individu, En excitant les sécrétions internes, le vin active les associations d’idées et, s’il est consommé à dose faible, il fortifie même le pouvoir des centres d’arrêt: attention, réflexion, volonté, que les doses excessives ou les spiritueux anéantissent si complètement.Notons maintenant l’influence du vin dans le rythme affectif.Nous ne savons si, comme le prétend le proverbe, les méchants sont buveurs d’eau; mais c’est une certitude que l’infériorité mentale de la méchanceté, et celle-ci n’est-elle pas favorisée par l’indolence des sécrétions internes?Le méchant est obsédé par ses rancunes; son horizon est toujours étroit.Les buveurs «le vin valent-ils mieux?Les petites faiblesses où pousse le jeu des intérêts particuliers, les médisances, composent une gamine de vilenies où la dextérité de» buveurs de vin s’exerce aussi.Seulement il en va autrement de la bonté vraie, celle qui s’élance, pénètre et comprend.L’ne telle qualité, la plus noble de celles qui ornent le coeur humain, suppose une vivacité de dons intellectuels, un riche énuili-bre physique que les buveurs d’eau réalisent moins facilement.Si nous ajoutons que les attributs de l’individu fixés par leur passage à travers les générations finissent par constituer les caractères de la race, nous comprendrons la large place que l’usage alimentaire du vin détient dans le génie de l’ânie française.G’est lui qui nous vaut cette combinaison unique des «ions intellectuels et affectifs, où l’imagination brillante est si heureusement tempérée par le sentiment du réel, et vivifiée par les élans du coeur et le courage.Au premier moyen âge, à une époque où les échanges entre provinces étaient rares, quelles sont les régions de France où l’art a jailli dans sa fleur d’originalité?La Champagne, la Bourgogne, l’Ile-de-Krance, pays du vin.* * * Du point de vue de l'hygiène, chez les enfants il est préférable de ne pas donner du vin avant l’âge de huit ans.La plupart des arthritiques et des dyspeptiques supportent mat le vin; à peine peut-on leur permettre la consommation, aux repas, d’un vin blanc léger, non acide, très largement coupé d’eau.Le vin est particulièrement contre-indiqué: chez les rhumatisants, les goutteux, les diabétiques.Les vins vieux peuvent être utiles à certains convalescents.Les vins blancs offrent des propriétés diurétiques qui peuvent rendre quelques services.En cas de diarrhée, le vin rouge, plus riche en tannin, est préférable au blanc.Les vins mousseux et le champagne, grâce à leur richesse en acide carbonique, peuvent rendre des services, pour stimuler le système n veux et combattre les vomissements.Mais ils seront interdits aux goutteux et aux diabétiques.Le plâtrage, le vinage et autres manipulations contribuent à rendre le vin nocif.Le coupage est la seule falsification excusable du point de vue de l’hygiène.Quant à l’excès dans l’usage du vin, il est funeste et détestable.Le Denier national, samedi, le 17 mai : Journée des Roses ______ “Encore une quête”, nous dit-on après la vaste campagne de la Fé- j dération des oeuvres de charité?i Mais oui, puisque la Fédération na- | tionale Saint-Jeau-Baptiste n’étant | pas une oeuvre de bienfaisance , proprement dite mais une oeuvre j de charité sociale, n’est pas sur la ; liste des oeuvres qui bénéficient ! îles souscriptions recueillies par la j Fédération des oeuvres de charité, i et par conséquent doit faire sa pro- | pre quête pour subvenir aux be-*oins de scs oeuvres.Celte quête annuelle connue sous le nom de "Denier national", aura lieu samedi prochain, le 17 niai.Ses recettes tiennent une place importante dans le budget de la Fédération.C’est grâce à elle, en effet, que la Fédération a pu donner tant d’expansion à toutes ses oeuvres et en particulier à ses cours ménagers de coupe, de couture, de cuisine, ses cours professionnels d’anglais, de français, de sténographie, ses cours artistiques de solfège, de chant et de diction.Notons aussi sa belle oeuvre des aides-maternelles, qui a pour but de venir en aide à la mère de famille de condition moyenne au moment si critique de la naissance de ses enfants.Ce n’est là que quelques-unes des activités de ta Fédération, mais elles suffiraient encore pour en faire une des gloires de notre époque fertile en oeuvres intelligentes et efficaces.Il sera donné à tous d’y collaborer quand, le 17 mai, un essaim de jeunes filles sollicitera l’obole du passant.___ _ _____ Mlle Marie-Claire Daveluy à l'Académie du Boulevard EATON A leur dernière séance, les membres du Cercle d’étude de l’Académie du Boulevard avaient l’honneur d’entendre Mlle Marie-Claire Daveluy dans une intéressante conférence sur les origines de Montréal.Mlle Charlotte .Saint-Pierre, présidente du Cercle, a présenté la distinguée conférencière.M.l’abbé Al i de Lessard l’a remerciée.Mlle Ella Dalpé s’est aimablement chargée de l’intermède en chantant: “Après un rêve”, de Gabriel Fauré, et “Chanson de Barberine”, de Léo Delibes.Mlle Madeleine Bélanger était au piano d’accompagnement.Le Cercle d’Elude est profondément reconnaissant à Mlle Daveluy et aux artistes pour une si agréable soirée.I II Ht Vi MHKSMiHSS Vente ! Chaussures anglaises Toujours .la Grande-Bretagne livre sa marchandise ! Fabriqués à Northampton, spécialement pour la maison EATON Brogues et oxfords formes Blucher et Balmoral, en vebu et cuir grené, noirs et bruns.Semelles de cuir imperméabilisées — modèles ville et sport.Pointures 5]Æ à 11 — largeurs B à E dons le groupe Spécial vendredi, la paire 6 Au deuxlèm» 4 89v; 89 89 ilnt.Pap.Ac r*ow pr 641 641 , 64 * 64 Woolworth 27 ^ 27% 2714 27% Kennecott Copper 34% 34 S 34% 341, 33 U sr Loews Theatres .29 L 29% 29% 29% rt BOURSE DES MINES DE TORONTO Court fournit par G.E.LESLIE A Co.360 St-Jacquet, ouett OU Ouv.Haut Shenangp Slscoe E G 2% .IV» 2 Smelt.G 2 St-Plerre Cad 8 Spring Sturgeon 18 Thompson Cadillac 2 ribiemont Island 1 Tonawanda 1 Union M 2% 3% Vai D’Or Mineral* .xa Walker Patricia 1 Wasu .3% 5% wawbano We.L.L .15 1 West Cad 2 Winoga .1 3 Woco .1% 2% Y Davidson 28 .40 10 Pioneer B C.Sfiseoe .Svlvanlte .30 Teck Hughf» .49 Wright Hargreaves 40 Bourse de Calgary Par Geo.BEAUSOIÆtL & Cif.132 ouest, rue Halnt-lacques, membre de la Bourse des bulles de Calgary Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Admira! .Alb Pae.Anaconda .Ang, Can.Brlt.Dom .Calmont .Comman.Commonwealth Extension .Flreatone .Freehold .High Sar.McDou.8e.Mercury .Model .Richfield .Royal Can.Spooner .Spy HU! .Vulcan B .Wellington ___ West Fla.Lethbridge Madtson Offre Drm 4'b 6 7 tU .48 5U .15 ____ 15 ____ 20 I2A 2 1 8 4'i 3 A 12 1 7 3A 9 13 3 lia B'a '3*i 13' 3 DA Hors-liste: 1 2'.1A A I0'j 24 2A 2S D.Dé Group Securities Inc.Par Geo.BEAlIStV.m, Si Cle, 132 ouest, rue Saint-Jacques, membre de la Bourse des huiles de Calgary Offre l»em Acte d’Adro Agriculture Automobile Aviation ,.Construction Prod.cht.Dlst.brass, , Acc élect.Aliment Mach.Ind.Cle plac.Marchand .Mine .Huile Che.fer .Faj.che.fer Acier .Tabac .UUUtée .ent.5.13 4,07 3.44 7.41 4 40 5.27 2.35 6.82 3.52 5.37 2 39 443 4 66 4 14 2 78 3 19 4 29 3 80 336 5 65 4 49 3 80 7 05 4 85 5 80 2.60 7.50 3 88 5.91 2 64 4 88 5 13 4 56 3 07 3 52 4.73 4 1» 3.71 Drêche de la tonne Drèche brasserie, groe Farine (Prix du boisseau en saca de 98 1b* Escompte de 5 sont le sac pour commandes au comptantl (Prix du arcs’ Première patente .5,50 5.75 Deuxième patente .5 00 5 25 Forte K boulanger .4.80 5.05 Marché des changes De la Banque Canwrrnne nationale Service des relations étrangères D'après tea taux de la Banque du Canada, le prix d'achat du dollar étataunlen est de 10 pour cent et le prix dt vente de H pour cent à Montréal aujourd'hui, tan-11a que le prix d'achat de la tlrre sterling est de *4.43 et le prix de vente de *4.47; ’0 franc français n'étalt pas coté.Voici les taux a l'ouverture aur le marché de New-York: Grande-Bretagne L.S CAble *4 03'4 Chèque .pas cote France, franc .pas coté Belgique, franc .pas coté Belgique belffa .jt.pas coté Italie, lire .pas cote Suisse, franc .232'4 Hollande, ttonn .pat cote 19.51 j Norvège, couronne .pas coté 1® ®7 Danemark, couronne .oaa coté Suède, Couronne .2388 ‘3.33 Brésil, mlirns .050.-.' 84 Chine, dollar .2448 Japon, ven.2345 ÿ * Coure tel* que founds à midi par la Canadian Près*: A Montréal: Livre eterltng .»4.43-*4.47 Dollar américain .tuo-ll li Franc .pae coté A New-York: *23: détail.*25 Uvr* sterling .*4.0314 Dollar canadien .87 Franc vrancau .nas -oté Bn or: Livre aterllng .10 eh 1 d Dollar étataunlen .81.06's Douar canadien .&5.06 centa 05 60 2.35 3 05 5.10 Québec Québec I -P -E.no 1 no 2 Mountain.Patates (Prix la poche de Prix d# vente A-grœ A-moyen» A-de poulettes B — .C — ,., Oeuty au comptant: Au wagon ans, 20 20'8 .19»é 20 18 75 Ib." .50-.6(1 40- 50 .75-85 Marche des grains WINNIPEG Petite» ouantués .25 26 24 .25 .23 22', j .24 ! j .21 .22 Fromage pour Oniario, Ontario Ontario.Ontario.du Bros' .15 .15 .1414 MH-.ISH l'exportation (Prix coloré __.blanc .Marché domeetlaue blanc .coloré .Vohiües (Prix le livre aux détaillant» Pour la qualité A La qualité D est de deux sou» en motmO Dindons, qualité A 30 Poulets engraissés au lait, qualité A .28'3, Qualité R .Engrais (Prix la tonne, sacs comprl*.moins 2* sous pour commande au comptant) (Prix du r-o») Gru .2475 Son .24 75 Middlings .27.75 Blé: — M») Juillet Avoine: Mal Frnn.ant.Haut Bas .751» .77 Va .37 Juillet .36’» Octobre .33'» Orge: — Mal .SD» Juillet .AS’, Octobre .441» 753, 7714 37*4 37 34 51*, 4914 46'4 37 V» 38',4 33 Va 51 49 45"» CIAt 75% 77 >4 37% 361* 33% 51 49'.4 45% Mai 66% 66»; Juillet 64% 62% 63»; Octobre .00 61% 60% 60», Uni — Mal 155 155 Juillet .155% 1.86% i.vii» 156» , Octobre 150 CHICAGO 152 150 151», Blé: - Msi .97% 101», 9R 101 % Juillet 98% 100 96% 99», Septembre .96% 100% 97% 100», Maïs: — Mai 72% 73% 72% 73», Juillet 72% 74% 72»» 73% Septembre .75 73», 74»., Avoine: — AIai 39 37% '39 JWllet .35% 36% 33% 36% Septembre .Seigle: _ 36 •35 35»; Mal 49% 52% 50»; S21; Juillet .M% RO .58% 59» i Septembre .80 V* 58% 60% Les nouvelles en raccourci La vente et le vendeur A rassemblée annuelle de l’Ad-verlising and Sales Executives Club of Montreal, hier midi, au Mont-Royal, M.W.G.Stannard, de J.Walter Thompson Co., Ltd., a été élu président en remplacement de M.Bené-B.Perrault, qui a été élus pendant trois fermes consécutifs président de ce club.Les nouveaux officiers sont MM.A.H.Carter, président honoraire; L.W.Vézina, 1er vice-président: M.R.Chipman, 2e vice-président; Gustave Dutaud, aviseur légal honoraire; R.Schur-man, auditeur honoraire.Le bureau de direction se compose comme suit: MM.A.P.Dar’ccl, F.H.Dillingham, J.U,.Emo.R, Y.Graul, A.E.Hyndman, B.W.Keightley, A.!.Keymer, I).0.Riddell, G.H.Roberts, J.A.Shavv.AV.J.Single-ton, G.A.Stemin, H.A.Watts et R, S.White.A l’issue de la réunion, M.Jack Laey, directeur de l’Institut Lacy, de Boston, a parlé de la vente et du vendeur dans les affaires modernes.La vente, a-t-il dit, est un des grands facteurs pour influencer les affaires.C’est une technique et comme toute technique, il faut la perfectionner.Dans notre système économique, tout est changé pour faire face à la production en série, qui pose des problèmes de distribution très sérieux.Le vendeur qui réussit aujourd’hui doit posséder des qualifications que l’ancien vendeur pouvait se payer le luxe de ne pas posséder.Si la vente est importante et si elle doit tendre à être persuasive, le vendeur doit avoir une formation spéciale.On ne s’improvise pas plus vendeur du jour au lendemain que médecin ou avocat.Chez le vendeur, en plus de lui donner une connaissance exacte du produit qu’il vend el de la maison qu’il représente, il faut développer sa personnalité, qui est un facteur très iinnortant dans le monde des affaires modernes.En tenant compte de la personnalité chez le vendeur, disait M.Lacy en terminant, la voix compte pour 75 pour cent du succès.Les affaires Les affaires se maintiennent bien ce printemps et la production sera beaucoup plus élevée cet été qu’il y a un an.Les indices de la fabrica-lion et du volume physique des affaires continuent d’avancer en tenant compte des tendances saisonnières.Comme notre effort de guerre s’accroît sans cesse, pourcentages d’augmentation ront encore plus élevés dans mois qui suivront.C’est ce que le relevé de la Canadian Credit Men’s Trust Association, Ltd., (province de Québec) pour la semaine dernière.L’embauchage et le total des salaires payés continuent d'augmenter et on anticipe une pénurie de main-d'ocuvre sur les fermes.Les industries lourdes continuent de produire à plein rendement.Pour accroître encore la production, Ottawa a annoncé la mise en vigueur d’un système de priorités au sujet des matériaux bruts et des produits ouvrés.Le commerce de gros dans toute la province est considéré comme satisfaisant.Les marchands de gros de marchandises sèches de Québec rapportent que leurs ventes sont meilleures qu’il y a un an et que les commandes sont importantes.Les ventes de ferronnerie sont aussi bonnes dans cette ville.Ailleurs dans la province, les ventes de vêtements pour dames ont été bonnes la semaine dernière, quoique moindres que durant le temps de Pâques.Les chemises de travail et les salopettes pour hommes sont en bonne demande.Dans tout, cependant, on note une tendance à acheter plus que pour les besoins immédiats.A Sherbrooke, les affaires se maintiennent à un bon niveau.Les recouvrements à travers ia province sont très satisfaisants.Les renouevllements de comptes ne sonl pas plus nombreux qu’aupa-r avant.M.L.-N.Nolhonson quitte la présidence de Famous Players Can.Toronto.- - A l'assemblée générale de la Famous Players Canadian Corporation, M.N.E.Nathan-son a annonce qu'il laissait le poste de président, M.J.1.Fitzgibhons a été élu président et directeur gérant.M.R, AV.Bolstad a été nommé vice-président et trésorier, et M.Noel G.Barrow, secrétaire.M.Nulhanson, M.Thomas .1.Bragg, secrétaire-trésorier et quatre directeurs oui démissionné.Anglo Hurontan Aldertnac Buffalo Ank«rlte Btdgood .Beattie ., Bas* Métal* ., Bankfleld ., .Braelorne ., .B.C, Pioneer .Boblo.Broulan Calgary & Edm Ont.Patricia Can Malartlc .Chéatervllle .Conlarum Mines Cochenour-Will Dome Mines .East Malartlc .53 5'< , 174 200 9 350 8 109 3 5 980 .190 7 82 110 165 51 .128 1166 68 .2175 224 53 514 Bas 53 514 CIAt S3 514 109 109 109 980 960 980 Ou».Lamaque.423 Little Long Lac 180 Leitch.46 McWatter* 15 McKenzie Red Lake 107 MacLeod Cockahutt 158 Mining Corp.70 McIntyre 4700 Mac as* a .385 Madsen Red Lake 59 Mai Goldfields 87 Morrl* Kirk., 2 Moneta.43 Haut Bai 180 180 Eldorado.34 Autre hausse des prix du coton à New-York New-York.— Le marché à terme du coton a enregistré hier une autre hausse de $1 à $1.50, alors que te marché a été très actif et que, pour la première fois depuis quatre ans, les prix des contrats les plus actifs, au New A’ork Cotton Exchange ont atteint bien au-dessus ! Harkcr™* de 13 cents la livre.L’approba-1 tion par le Sénat du bill du prêt igricolc, portant le pourcentage à 85 p, c„ a poussé les commerçants et les spéculateurs à acheter.Ce bill toucherait le coton, le blé, le mais, le tabac et le riz.On accordera 16 cents pour le coton.Standard Ol of N J.128 118 2200 224 128 116 2175 220 128 118 2200 220 , Francoeur ! Falconbrldge j God’s Lake .I Golden Gate : Goldale .! Gunnar Gold j Gillies Lake .j Home Oil ; Hudson Bay 1 Howey Gold Hardrockk I Holllnger I Int.Nickel ., j Kerr-AddLson .j Kirk, Hudson ' Kirkland Lake ! Lake Shore 39 39 .230 25 TV, .12 , 25 25 3% 3‘.1656 1656 2400 ,21 70 39 39 25 3'.2 1660 25 3% 160 12' 3100 385 35 18 18\ 71 12V 3112 385 70 70 121 3100 380 , 12% 3100 385 18% 18% 18% Naybob Noranda .O'Brien Gad .Okalta OH .omega ., Pend Oreille Preston East D Premier Gold .Pickle Crow .Pamour ., .Paymaster ., Royallte .Sullivan O Sudbury Basin Sladen.Senator , .Slscoe .Sherrltt Gordon San Antonio .Steep Rock.Sylvantte , .Teck Hughes Tawagmac Upper Can XD Ventures .Wood Cad .Wrlght-Harg Waite Amulet .4c 23 5150 55 45 13 142 290 90 240 106 15 18% 52 no 17 39% 58% 70 215 102 24.5 297 11 190 300 .5 505 325 IS 159 70 4700 390 60 88 43 5175 13 142 290 240 105 52 15 158 70 4700 385 59 87 43 5150 13 140 290 240 106 CIAt 180 II 150 70 4700 390 «0 88 43 5175 13 140 290 240 1066 50 50 39'4 58% 70 215 38% 58 70 215 297 190 297 188 38% 58 70 215 297 188 510 505 510 Les obligations New-York, 15 — Standard Oil of New Jersey a réalisé un profit net consolidé de $123,886,346 ou de $4.54 Faction du capital en 1940 contre un profit net de $89,128,756 ou de $3.26 Faction en 1939.DERNIERS COUR" jH FKRMETLRB DOMINION DU CANADA 1 Otlr* D»n> 2G, juin 1er 1944 100% 101% 2%% Juin 1er 1943 .101% 102% Amendement à l'impôt sur les excédents de profits , 2%% nov.15.1944 .102'» ! 3% oct 15.1942 .1021, i 3% perp.90% 3', oct.1er 1942-52 98% 3% juin 1er 1950-05 .98 103 iü.i 9! % 99 93% 99% 103% 102% 102% 101% 103% 105% 414% tév.1er 1946 109»,; no»; 4*4% 1er no 1946-56 107% 108% 4%% 1er nov.1947-57 .107»» iobi; 1er nov 1948-58 .108% 109% 4%% 1er nov.1949-59 10914 110% 5% nov.15 1941 .101», 102% S% oct 15.1943 107% 108 AVEC LA GARANT1W DE L ET AT C.N.R.2% 1942 10011 101 C.N R 2%, 1943 101% CN.R 2‘ : «y- 1943 101»; 102 C.N R, 2>,' 1946 .101% C.N.R 3% 1944 104% C N R, 3' 0 1945-50 100 C.N.R.3c» 1948-52 98% 99 v; C.N.R.3% 1948-53 98 99 C.N.R 3% 1954-59 96% 97% C.N.R.4' .et 1951 113', 114'.' C.N.R, 4%%, 1950 114»; C.N R iWc 1957 114% 115% C.N.R 4%% 1953 117% CPR 5% 1954 ne»; 117% C.N R.5% 1949-09 117% 118% CNWISS 5% 1955 119 G T.P.3% 1962 97% 99% Mont.Harbour 5% 1949-69 .117% 119 les sc- ies dit 3% Juin 1er 1953-58 .98% 3%% tuln 1er 1946-49 .102% 3%% nov.15, 1948-51 .101% ,312% 1er fév 1948-52 .101% A sa reunion hebdomadaire, hier, ;3H% min 1956-86 .100% le conseil du Board of Trade .de j :::::::::: m% Montreal, a note avec satisfaction j 4%, oct, 15 1947-52 .105% 106% que l’hon.J.L.Ilsley, ministre des ! 4%% i* oct.1944 .10e 109 Finances, avait amendé la Ici touchant les impôts sur les excédents de bénéfices de manière à ce que le nouveau taux ne s’applique pas sur içs profils réalisés durant l’année 1941 et les années qui suivront.Le nouveau faux minimum de 22% sera applicable sur les bénéfices réalisés par une compagnie en tenant compte de la date de la fin de l'exercice financier de cette compagnie.Auparavant, le nouvel impôt était applicable aux profits réalisés durant toutes les périodes financières prenant fin en 1941.Les membres avaient protesté contre cet impôt.M.F.B.Walls, membre du conseil, a été nommé représentant du Board à la direction du Better Bu-1 siness Bureau.International Nickel Toronto, 15.— (P.O.) — I.’Inter- j national Nickel Company of Canada, Limited, et ses filiales ont réalisé un profit net de $9,239,709 pour le premier trimestre de l’année, après avoir pourvu à toutes les charges.Ce bénéfice équivaut, après* avoir défrayé les dividendes privilégiés, à 60 cents Faction ordinaire en cours et se compare avec un profil net de $9,119.668 ou de 59 cents Faction ordinaire le trimestre précédent et de $9,820,114 ou de 64 cents Faction ordinaire durant le premier trimestre de 1940.La réserve pour les impôts, y compris les taxes sur les excédent» de bénéfices au Canada, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, a été de $6,158,473 pour le trimestre contre $3,632,002 le trimestre correspondant de 1940.Les recettes globales ont atteint $18,699.770 contre $10,-070,389 il y a un an.Le bilan consolidé au 31 mars révèle des disponibilités de $102,971,832 comprenant un encaisse de $31,275,058 et des billets du Trésor et des valeurs à court terme au montant de $21,-151,406.Au 31 décembre, les disponibilités de la compagnie étaient de $103,597,701 et comprenaient un encaisse de $31,278,799 et des billets du Trésor et d’autres'valeurs à court terme au montant de $24,-401,802.Le fonds de roulement net s’établissait à $76,920,900 au 31 mars dernier contre $71,999,980 au 31 décembre.“Avec l’expansion substantielle de la production de machines-outils durant les récentes années beaucoup plus d’alliages de nickel servent dans cette industrie," dit le président, M.Robert-C.Stanley, dans une lettre aux actionnaires qui accompagne ce rapport.“Aujourd’hui, ajoute-t-il, les machines-outils sont plus puissantes et plus facilement contrôlables.” PROVINCIALES : Alberta 7% 1954 ., .Alberta 1956 .B.C.4%% 1953 .B.C.5%% 1945 .Manitoba 4%% 1956 ., Manitoba 6% 1947 .N B.1951 .N.B.4%% 1961 .N.S.3'2 1950 .N.S.4%% 1960 .Ont.H 314% 1950-53 .Ontario 3% 1947-50 .Ont.4%% 1949 .Ont.3% % 1949-51 .Prov.de Qué.3% 1951 .P.de Qué 3% 1949 .Prov.de Québec 41i
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