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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 1 mars 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-03-01, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” m-x-sn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Directeur-gérant : Ceorgea PELLETIIR FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX Montréal, samedi 1er mars 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : Rédaction : Gérant : BEIair 3366 BEIair 2984 BEIair 2239 La Bulgarie signe un pacte d’alliance avec Rome, Berlin et Tokyo “Je me souviens”, dit le Québec Sur le ministère que veut Toronto Le ministre de h Justice, M.Ernest Lapointe, a réglé pour un temps, souhaitons-le, le compte de ceux qui préconisent à Ottawa un gouvernement dit ‘‘de la victoire”, qui serait au vrai un ministère de coalition, de fausse union, sinon d’union politique véritable et en ce cas une dictature.M.Manion avait parlé en février et mars 1940 d’un “cabinet national”.11 n’y eut pas alors quarante députés élus pour appuyer le projet.M.Manion même fut battu; après quoi son parti le laissa froidement tomber.Que signifiaient ces faits?Que le pays ne voulait pas du tout de l’idée de M.Manion; et que son parti lui-même répudiait ce plan.Autrement, pourquoi écarta-t-il si vite M.Manion?Double preuve décisive que ni le pays ni le parti toty ne voulaient pour de bon d'un gouvernement national.Et, ces jours derniers, une coterie de députés conservateurs s'empressèrent de déclarer, sous l'oeil narquois de M.Lapointe, n’avoir jamais été candidats d’un groupe dit “de gouvernement national”.Preuve nouvelle qu'il n’en voulaient pas sincèrement il y a moins d’un an.N’importe.Ils en veulent cette fois-ci.Pourquoi?A les entendre parler, à lire la presse qui les soutient et les encourage, il faudrait au Canada un gouvernement national.Qu’est-ce que cela veut dire?Rien; n’importe quoi; ou pis, la dictature.M.Lapointe a voulu écatter le projet.Les tories prétendront y revenir.De même, en décembre 1916, sir Joseph Flavelle, à Ottawa, lançait au Canadian Club l’idée d’un ministère de coalition.Elle parut tomber à plat.Six mois plus tard, en juin 1917, sir Robert Borden la reprenait, l'adoptait, en faisait un programme.Et nous eûmes ce que nous savons: le ministère de la désunion, qui faillit jeter le Canada dans la guerre civile.Pareille aventure aiderait le pays à gagner la guerre en 1941 ?Nous recommencerions de diviser à fond le Canada?Absurdité, folie pure que pareil projet de gouvernement, ces années-ci.POUR LA VICTOIRE.?plus possible de risquer la moindre réflexion, fût-ce de critique constructive, sans se faire dire: “Vous êtes contre nous?C’est que vous êtes contre notre effort de guerre, contre la guerre, contre la cause britannique, contre la cause de la démocratie, de la civilisation, de la chrétienté.Donc, vous êtes traître et déloyal”.De là à marcher à la dictature, sous prétexte de défendre la démocratie, la cité, la foi, la distance serait tôt franchie.Nous en viendrions à n’avoir qu’un seul parti; le gou causé une commotio aux milliers d'amis de l’oeuvre des Soeurs de la Providence, — qui n'est pourtant qu'une portion du vernement d’un parti unique, comme en Russie, en Italie, I champ de leur admirable apostolat Londres rompra ses relations avec Sofia L’actualité L'épreuve des Soeurs de lo Providence La nouvelle, hier avant-midi, que l'Institution des •ypurde&Muctles, rue St-üenis, étailed'j flammes a on bien légitime en Allemagne.Ce serait la tyrannie, la terreur; l’emprisonnement pour qui ne serait pas partisan du régime, tout comme c’est le cas de ceux qui, en Allemagne, en Italie, en Russie, ne sont pas du gouvernement: ne veulent pas servir la cause du régime.Qu’est-ce que le nazisme?Le gouvernement maître de tout.Le fascisme?L’Etat imposant sa volonté à tous.Le bolchevisme?L’Etat niant toute liberté à tous, sauf aux partisans du régime.Et même il y a en Russie des purges périodiques, jusque chez les partisans.Un vrai gouvernement d'union chez nous, ce serait, comme à Moscou, à Berlin, à Rome, la suppression de toute critique; de tous les critiques; l’abolition de toute liberté d’esprit, de pensée, de presse; la dictature absolue.Et c’est cela que nous aurions, que nous voudrions, que nous laisserions faire à un an de distance des élections fédérales, sous prétexte de protéger, de sauvegarder la démocratie?La masse des Canadiens veut le minimum de restrictions à la liberté individuelle, à celle de penser, de dire, d’écrire pour le public ce que l’on pense bon, ce que l’on trouve médiocre, ce que l’on croit douteux, dangereux, ou mal, dans la conduite du gouvernement.Pense-t-on qu’un véritable ministère d’union laisserait longtemps en liberté ses critiques, ses opposants?Avec pareil régime, nous serions vite dans la situation du citoyen italien, allemand, russe, qui ne peut risquer en public la moindre réflexion à l’endroit du chef du gouvernement, de ses représentants, de leurs actes, de leur L'entrée des troupes allemandes en Bulgarie — Que fera la Turquie?Mouvement des armées hitlériennes dans les rues de Bucarest Il nous faut un “gouvernement de la victoire”, disent doctrine politique, sans perdre sa liberté, sans disparaître d’aucuns.Pourquoi un gouvernement de la victoire! Y aurait-il donc ici des partis, des groupes, des clans qui ne voudraient point la victoire?On n’en connaît pas.Même ceux qui eussent préféré que le Canada s’en tînt à un effort de guerre “raisonnable et modéré”, comme dirent pendant des mois tels et tels ministres, et même les abstentionnistes du début des hostilités déclarent aujourd'hui que, puisque nous allons dépenser des centaines, des milliers de millions ces mois-ci, il faut gagner la guerre.Ruiner le Canada et aller perdre la guerre, ce serait une effroyable aventure.Personne ne souhaite, au Canada, que l’issue de notre participation au conflit s’écrive en ces deux terribles mots: défaite et ruine.Tout le monde donc veut la victoire la plus rapide qu’il se peut.Les tories tenteraient-ils de faire croire qu’eux seuls, leurs amis et leurs associés souhaitent de gagner la guerre?Un prétendu “gouvernement de la victoire” mettrait le public sous l’impression que ceux qui s’opposeraient à une telle erreur de désignation ne voudraient point de la victoire.Ce serait risible.Tous ceux qui paient et vont payer cette année des impôts de plus en plus lourds, à ce que nous annonce M.Ilsley, ministre des Finances, ne les paient pas pour assurer la défaite.Ils paient parce qu'ils n’en veulent point.Ni M.Hanson, ni aucun de ses partisans, ni aucun de ceux qui prétendent touhaiter plus que Je reste de la députation ou du corps électoral le triomphe des Alliés, n’a le monopole de la volonté de victoire.Appeler gouvernement de la victoire un gouvernement de coalition, ce serait lui donner une étiquette inexacte, en ce sens que, hors du pays, cela ferait croire qu’il reste des Canadiens hostiles à l’idée de gagner la guerre.11 ne peut logiquement y avoir de gouvernement dit “de la victoire”, parce que cette désignation serait mensongère.MINISTERE DE COALITION dans l’anonymat des camps de concentration.IL N’EN FAUT POINT.Pensons à 1917 et la situation présente s’éclairera nettement, crûment.En 1917, sit Robert Borden fit le régime d’ “union” pour imposer au Canada le service militaire obligatoire d’outre-mer.Ce fut une fausse, une détestable manoeuvre, dont il ne put défendre plus tard le principe, ni le mobile.Car derrière ce mouvement politique, il se cachait toutes sortes d’intérêts peu avouables.H n’est que de relire certaines pages des Mémoires de sir Robert Borden, pourtant réticents, soigneusement expurges de tout détail un tant soit peu indiscret ou trop franc, pour se rendre compte qu’il n’y eut pas au fond de cette prétendue manifestation de patriotisme loyal que le souci de la victoire impériale, de “la guerre pour mettre fin à la guerre” — cet imbécile lieu commun qu’on nous servit de 1916 à la fin de l'aventure, en novembre 1918.Le ministère d'union de 1917-1918 dont M.Lapointe n’a fait, lundi soir, qu’évoquer le souvenir, a retardé indéfiniment, par ses impairs, ses abus, ses exactions, la cause de l'unité nationale.II lui a nui longtemps.Si nous avions en 1941 ou 1942 un prétendu gouvernement de la victoire, de coalition ou d' “union nationale”, non seulement cela aboutirait à instaurer ici la même dictature que nous combattons là-bas; cela bouleverserait les esprits, déjà assez agités; cela jetterait le pays dans un déséquilibre encore plus dangereux que celui que nous connûmes, de 1917 à 1919.ET IL N’EN FAUDRA POINT A«.r premières informations parvenues par bribes, dans les journaux, on ne pouvait laisser de ressentir une poignants inquiétude en songeant aux centaines de pensionnaires d’un genre particulier qui se trouvaient dans les pavillons de l'Institut.Ce fui un soulagement pour tous d'apprendre qu'aucune des protégées des SS de In Providence (en plus des Sourdes-Muettes, il y a aussi tes Jeunes garçons du Jardin de l'Enfance) n’avait reçu la moindre blessure au cours de l’évacuation.A ta fin de la Journée d’hier, toutes les brigades disponibles des incendies luttaient encore sans relâche contre les flammes sournoisement insinuées sous les combles.Grâce aux nombreux coupe-feu, il a été possible d’épargner le pavillon central, situé rue St-Denis, ainsi que la chapelle.Il semble bien aussi, en autant qu'on en pouvait juger vers la fin de l'après-midi, que le Jardin de l’Enfance n’ait guère subi de dommages.Quant au reste — la vieille partie donnant rue Berri et surmontée du clocheton si familier aux citadins du vieux Montréal — les dégâts sont considérables.Le clocheton lui-même (qui ne surmontait pas la chapelle, comme on est porté à le croire) s’est effondré en flammes, ainsi que tout le toit central de cette partie de l'institution.Les tonnes d’eau déversées sans arrêt pendant plusieurs heures dans l’immeuble, la fumée opaque répandue à tous les étages rendront sans doute ce pavillon inutilisable durant quelque temps.Il faudra aussi reconstruire les pièces et le toit directement atteint par le f su.Tout cela, se prod.:ûsanl en plein hiver, — ce qui complique encore les travaux à effectuer, — constitue une fort lourde épreuve pour les Soeurs de la Providence.Cette communauté, bien de chez nous, puisqu’elle a été fondée ici même à Montréal par Monseigneur Bourget et par Madame Gamclin pour le soulagement des plus pénibles infortunes humaines, n'a pas réclamé en vain, à son berceau, la protection de la divine Providence.Elle n’a vas permis que l’incendie d’hier éclatât pendant les heures où dans celte vaste maison plusieurs centaines de pensionnaires sommeillent.On n'ose imaginer ce qui eût pu se produire si le feu, qui couvait de toute évidence dans la toiture, n’avait été découvert qu'à ta nuit.On aurait peut-être eu à déplorer, dans ce cas, une de ces terribles hécatombes, comme nous en avons eu trop souvent dans nos annales.Il n’en est rien, par bonheur, puisque non seulement le person- Belgrade, Yougoslavie, 1er (A.P.) — La Bulgarie a officiellement informé la Yougoslavie qu’elle adhère à l’alliance Rome-Berlin-Tokyo.Le chargé d’affaires bulgare, M.Ivan Stratef, a avisé le sous-secrétaire yougoslave aux Affaires étrangères Smaljanie que la Bulgarie signait aujourd’hui même le pacte tripartite.On rapporte dans les cercles diplomatiques que le premier ministre Bogdan Philof, et le ministre des Affaires étrangères Ivan Po-pof doivent se rendre en avion à Vienne, où le ministre allemand des Affaires étrangères, M.Joachim von Ribbentrop, et l’ambassadeur japonais à Berlin, le lieutenant-général Hiroshi Oshima, sont déjà rendus.Comme la signature du pacte autoriserait automatiquement l’entrée des troupes allemandes en Bulgarie à titre d’alliées, les cercles diplomatiques sont d’avis que la Grande-Bretagne ne peut que rompre ses relations diplomatiques avec la Bulgarie.Un marchand bulgare, qui est arrivé à Sofia tard dans la soirée, a rapporté que des agents agissant pour un client inconnu, vraisemblablement l’intendance de l’armée allemande, ont acheté récemment de la monnaie bulgare nu montant de plusieurs millions de levas.On en conclut que l’entrée des troupes allemandes en Bulgarie ne serait plus qu’une question d’heures.On sait que la Turquie a ren- forcé ses garnisons à la frontière bulgare à la suite des entretiens de ses chefs d’Etat avec le ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, M.Anthony Eden, et le chef d’état-major de l’année impériale, le général sir John Dill.La grosse question qui se pose est de savoir ce que fera la Turquie.En dépit du communiqué publié à Ankara annonçant que la Grande-Bretagne et la Turquie sont parfaitement d’accord sur les problèmes balkaniques, il est peu de diplomates dans les Balkans qui soient prêts à parier que la Turquie s’opposera à l’entrée en Grèce de troupes allemandes par voie de la Bulgarie.I.a plupart des diplomates sont d’avis que l’armée turque restera sur ses positions et qu’elle ne combattra que si ses propres frontières sont violées.La Yougoslavie n’a pas été sans éprouver elle aussi quelque appréhension lorsque le ministre allemand à Belgrade, M.Victor von Heeren, a contremandé, dix minutes avant le départ du train, un voyage qu’il devait faire à Zagreb.On apprend de source allemande que son chef, M.von Ribbentrop, lui aurait donné instruction par téléphone, de rester à Belgrade, en raison d’un changement subit de la situation dans les Balkans.Les dépêches diplomatiques reçues de Roumanie parlent de mouvement massif de troupes allemandes à travers les rues de Bucarest fermées à la circulation ordinaire.On n’indiquait pas dans quelle direction se dirigeaient ces troupes, mais il n’était pas difficile pour les diplomates de déduire qu’elles étaient en marche vers le sud, vers le Danube, où les ponts de bateaux allemands sont déjà en place depuis plusieurs jours.Bucarest n’est qu’à 50 milles de la frontière bulgare.La capitale même de la Bulgarie, Sofia, se trouvait pratiquement dans la situation d’une ville assiégée, au cours de la journée d’hier, entourée qu’elle était d’un cordon de policiers et coupée de toutes communications avec ses propres provinces.Les communications entre Sofia et l’étranger ont été interrompues pendant 23 heures et lorsqu’elles ont été rétablies quelque temps hier soir, on a appris que le premier ministre Philof avait eu de longs entretiens avec le roi Boris ainsi qu’avec les ministres de la Russie soviétique, de la Turquie et de ITtalie.On a rapporté que le cabinet bulgare avait siégé d’urgence cette nuit après une séance extraordinaire du parlement, qui n’aurait duré qu’une demi-heure.On a également rapporté que le corps bulgare de défense contre avions avait été complètement mobilisé.D’autres rapports encore disent que des unités de l’armée bulgare étaient partout en marche à travers le pays et qu’elles se dirigeaient principalement du côté de la frontière turque.Il y aurait eu toute une série d’arrestations à Sofia, notamment des nationaux anglais et de journalistes d’opposition.C’est à cause de cela que M.Lapointe ne veut pas ‘ne/ jir{geant et les protégées s’en entendre parler de gouvernement national.Et il n’est pas le son{ tir'ês indemnes, mais que mê- Faire un gouvernement de coalition?Coalition de qui?Avec qui?De ceux qui prétendent gagner la guerre?On l’a dit, tous veulent cela, dans les partis et hors des partis.Un ministère de coalition, nous savons ce que cela signifie.Coalition d’intérêts; coalition d'animosités; coalition de profiteurs désappointés de ne pouvoir profiter davantage de la guerre; et qui formeraient bloc pout tirer le plus possible avantage de la situation économique, des multiples et coûteux contrats, canadiens ou anglais, pour fournitures de guerre, des dépenses énormes du pays.Certains groupes veulent assurément d'un ministère de coalition.Ce ne sont ni les meilleurs ni les plus désintéressés.La coalition, chez nous, aboutit à l'oubli de l’intérêt public; elle a pour souci le bénéfice des intérêts particuliers.Donc, pas de ministère de coalition, pas plus que de ministère de la victoire.Ni l’un ni l'autre n’auraient en vue le réçj intérêt du Canada, mais celui de combinaisons ou de coteries cherchant l’achat, à coups de millions, de quelque réseau ferroviaire dont la finance serait devenue difficile, après avoir été trop facile.Cela s’est déjà vu.MINISTERE D’UNION D’autres disent; “Il faut un ministère d’union”.Quelle sorte de “ministère d'union”?Et de quelle sorte d’union?Qui unirait-il?A quelles fins?Quel genre d’union préconisent au juste ces gens?Si c’est un ministère d’union afin d’établir le service militaire obligatoire pour la guerre en Europe, serait-ce une véritable union?Non.Ce serait le gouvernement de la désunion, comme nous en eûmes un de 1917 à la fin de 1918: un gouvernement sous lequel il y eut dans le pays une tension extrême; où il se passa dans la ville de Québec et ailleurs des incidents regrettables; où le gouvernement du temps fit contre le Québec l'union des préjugés, des rancunes, des haines de toutes les autres provinces; où l’équilibre du pays fut le plus instable qu’il se pouvait: où il s’en manqua de fort peu qu’il y eût révolte et guerre civile.Cela, un gouvernement d'union?Ce serait presque travailler à détruire le pays que lui imposer cette année une telle formule de gouvernement: si fausse, si trompeuse, si anticanadienne.Ou bien il y aurait à Ottawa une opposition dressée contre un pareil gouvernement d’union; et cela seul démontrerait que ce gouvernement n’aurait pas uni tous les gens, comme il aurait prétendu It faire.Ou il n’y aurait plus aucune opposition.Et alors, ou’est-ce que ce serait?4 UNE DICTATURE Un véritable gouvernement dit d’ “union" viserait en effet à supprimer, il supprimerait toute opposition.Il n’y aurait plus dès lors qu’un parti: celui du groupe au pouvoir.Si tous les partis s'entendaient sur tout ce qui a trait « U conduite de la guerre, qu'adviendcait-il?U ne serait Un porte-parole allemand a démenti cette rumeur.seul à n’en point vouloir.Une masse de gens—les hommes de 40 ans et plus,—se rappellent la sombre période de la fin de la dernière guerre; le vol de l’élection de 1917; les bagarres; la chasse aux jeunes gens; les ordonnances autocratiques d'Ottawa; les menées sourdes d’un Rowell; les combinaisons de coulisse des deux Sifton; le coup financier du Canadian Northern', la servilité des libéraux anglais passant au camp adverse; le lâchage honteux dont sir Wilfrid Laurier fut l’objet de la part de toute une bande des siens qui lui devaient ce qu’ils étaient, ce qu’ils furent jamais, en politique, et qui s’étaient couverts jusque-là de son prestige; les manoeuvres de gens qui parlaient de rcinstaurer la liberté en Europe, cependant qu’ils l’étranglaient brutalement au Canada.Tous ceux qui sc rappellent avoir vu cela, qui ont vécu cette période de répression, de terreut prolongée des mois et des mois, savent trop ce que fut ici le prussianisme de l’époque, pour en vouloir la restauration sous couvert de gagnet la guette.Cela ne serait que prétexte.La guerre peut se gagner autrement qu’avec une dictature comme celle de 1917-1918; une dictature d’ordre matériel et intellectuel, à la faveur de laquelle des coteries financières, des groupes de profiteurs s'en donnèrent à satiété, sir Robert Borden n’y voyant goutte, absorbé qu’il était pat l’idée de devoir sauver l’Empire.Ce gouvernement d’union, au contraire, faillit perdre le Canada.M.Hanson et ses amis sont à peu près les seuls à l’avoir oublié, à se comporter comme s’ils l’avaient oublié.Le Québec n’en a point perdu le souvenir.Le reste du Canada non plus.Si nous allions recommencer l’aventure, cela ne témoignerait-il point d'une extrême bêtise?Le Canada mériterait alors d’être ruiné; que ce fût par la dictature d’ici, ou par la dictature d’Europe, il le serait.Qui voudrait cela, parmi les gens de bon sens dont il y a encore un grand nombre au Canada: ceux qui placent l’intérêt de leur pays avant l’intérêt de coteries, de groupes de toqués ou d'hurluberlus remuants outre mesure, qu'ils soient de Montréal, de Winnipeg, voire de Toronto, cette capitale d’nn ultra-loyalisme affolant autant qu’affolé et dont le Globe-Mail croit être le cerveau?Je me souviens, porte la devise québécoise.i.rn-u Georges PELLETIER A Sofia SOFIA, Bulgarie, 1er (A.P.) — Les communications de Sofia avec l'extérieur, rompues depuis jeudi soir, ont été rétablies aujourd'hui.On n'a pas vu de troupes étrangères dons la capitale.Le bruit courait que 16 camions remplis de soldats allemands étaient passés de Roumanie en Bulgarie et avaient franchi le Danube.me l’évacuation rapide de cette po puleuse famille s'est faite sans la moindre panique.Tout en sympathisant avec la communauté éprouvée, notre population ne peut que se réjouir de l'issue somme toute heureuse, ¦— moralement parlant, — de ce malheur matériel.La supérieure, les aumôniers, les religieuses de l’Institution et leurs collaboratrices ont donné une preuve magnifique de sang-froid en réussissant, en quelques minutes, à faire évacuer tons les pavillons en danger et à loger en lieu sûr, dans le voisinage, tous ceux et relies dont ta garde leur est confiée.C’est là un titre de gratitude de plus qui s'ajoute après tant d'autres à la dette inestimable déjà contractée depuis près d’un siècle envers les Soeurs de la Providence par notre, population et celle de tonte ta province.L’épreuve d'hier devra stimuler encore plus notre générosité future envers l'Institution de la rue Saint-Denis.Lucien DESBIENS 1-111-41 [ w Bloc notes Liberté syndicale Nous relations brièvement, ces jours derniers, le témoignage rendu par un journaliste, M.Westbrook Pegler, devant un comité de la Chambre des Représentants du Congrès des Etats-Unis, qui fait de ce temps-ci enquête sur le inonde du syndicalisme ouvrier dans ce même pays.M.Pegler soulignait le fait qu’un certain nombre d’unions ouvrières, dont quelques-unes affiliées à la Fédération américaine du travail, sont dirigées par des resquilleurs et même des repris de justice et que ces chefs d’unions exploitent odieusement les ouvriers qui sont placés sous leur férule.Et le grand mal, d’après ce nême témoin, provient de ce qu’une loi récemment votée à Washington et qui entre dans le programme de réforme politico-sociale de M.Roosevelt, impose à tout ouvrier l’obligation de s’affilier à une union.Il arrive souvent que le travailleur n’a pas le choix de l’union.Pour obtenir de l'embauchage dans une he- sogne qui lui convient, il lui faut j LettTS d EutODÊ accepter l’union qui existe déjà et | -1__ qui régente à son gré l’embauchage qui l’intéresse.Un autre cas type L'hebdomadaire catholique America, de New-York, dans son dernier numéro, signale un autre genre d’abus, découlant de )a même loi et qui vient de recevoir comme, une sorte de consécration de la part du plus haut tribunal du pays, la Cour Suprême.Le propriétaire d’un salon de coiffure, relate America, eut maille à partir avec une union de coiffeurs et de spécialistes de la cosmétologie, affiliée à la Fédération américaine du travail.Ce patron coiffeur avait seize personnes à son emploi, qui refusèrent toutes de faire partie de l’union en question.America note qu’il n’y a rien dans le dossier de la cause pour indiquer si ce refus de s’affilier leur avait été imposé ou non.Le fait de l’influence même indue n’aurait d’ailleurs pas une grande importance en l’occurrence, ne changerait rien au reste de l’affaire.Le fait qui importe c’est celui du refus subséquent du patron coiffeur de donner l’ordre à ses employés de s’affilier à 1 limon qu’on lui indiquait.Là-dessus, des agents de cette union commencèrent de faire du picketing autour de son établissement.Comme la plupart des agents du picketing n’avaient jamais été à son emploi, il s’adressa à un tribunal de première instance et obtint un bref d’injonction pour faire cesser leur manoeuvre.La Cour Suprême des Etats-Unis, saisie de l’affaire, vient de casser ie bref, sous le prétexte, qui parait assez spécieux, que le maintien de pareille injonction n’équivaudrait ni plus ni moins qu’à une violation de la liberté de parole garantie par la constitution.Porte-parole de ce tribunal de dernière instance, le juge Frank-furter a rendu la décision en formulant cet étrange principe de droit, savoir: “que puisque tousjes travailleurs engagés dans un même genre d’entreprise ont un intérêt, le droit de libre communication ne peut être mutilé en le refusant aux ouvriers, dans une dispute avec un patron, même si les ouvriers ne sont pas à l’emploi de ce patron”.La liberté de l'ouvrier Cette décision, commente America, va donner “un regain de vie à chacune des “unions amalgamées de pickets au pays, organismes qui n’existent que pour harasser des entreprises qu’on leur désigne”.Il est toutefois à cette affaire un aspect encore plus grave et qu’A/ne-rica décèle bien: “Si ce patron avait enjoint à ses employés de s’affilier à l’union qu’on lui indi-quail, sous peine de eongédiernen', on ne l’aurait pas soumis nu picketing.Si telle est notre loi fonda; mentale, qu’advient-il de la liberté du travailleur de s’affilier à l'union de son choix?S'il n’y a plus de .syndicalisme libre, comment peut-il y avoir des négociations collectives?La négociation est la première chose à faire en vue d’un contrat, et la condition sine qua non d’un contrat c’est la liberlé des parties contractantes”.Le syndicalisme ouvrier aux Etats-Unis est en train de subir, achève même de subir, une transformation profonde, dont toute l’économie sociale du pays ne peut manquer de se ressentir et peut-être plus tôt que l’on ne pense.Et cela ne peut, nu Canada, nous ,(Suite à la page 2).Les huit cents ans du Portugal Un triple centenaire — Comment est né le Portugal — Une dynastie française — L'épopée coloniale — Une dynastie espagnole — La Restauration — Le parlementarisme — Le régime Carmona-Salazar — Le Portugal et l'Espagne Le 30 décembre 1940 Un pays qu’on avait tendance à négliger, parce qu’il est petit, peu peuplé et situé à l’extrémité de l’Europe, s’est signalé, pendant l’année 1940, à l’attention bienveillante du monde.Il s’agit du Portugal.Par une coïncidence heureuse, cette année était marquée par le huitième centenaire de la naissance comme royaume de l’Etat portugais indépendant; par le sixième centenaire de la bataille du Salado, où Portugais et Espagnols réunis vainquirent les Maures, et par le troisième centenaire de la Restauration, c’est-à-dire de la libération du Portugal île la domination espagnole, qui lui avait été imposée sous Philippe IL Les Portugais ont voulu célébrer ce triple, centenaire par des fêtes Commémoratives; c’est ainsi qu’a été attirée sur leur pays l’attention du monde extérieur, et, sur leur métropole, l'attention des populations des colonies portugaises.Ce triple centenaire a donné lieu, hors du Portugal, à la publication de livres destinés à le faire connaître, à des articles parus dans la presse internationale et à des conférences publiques.Un événement qui est un malheur pour tout le monde, la guerre, a même servi la propagande dont le Portugal a été ainsi l’objet.En effet, cette guerre a interrompu les communications normales entre l’Europe et les Amériques, en tant qu’elles se faisaient par les ports d’Angleterre, de France et d’Italie.Il en est résulté que Lisbonne est devenu le grand port d’Europe par où se font ces communications, aussi bien pour les voyageurs que pour les marchandises et la poste De cette manière, de nombreux Européens se rendant dans les Amériques ont eu l’occasion d< passer par le Portugal, de visite! les expositions consacrées aux centenaires, d’assister aux fêtes données à cette occasion, et ainsi da s’intéresser à un pays qu’ils n’aii' raient peut-être, autrement, jamais connu.Il est même possible que, la guerre terminée, le Portugal continue à profiter des avantages que lui aura valus, pendant ia guerre, le fait qu’il aura été le lieu de transit entre l’Europe et le Nouveau-Monde.Les trois centenaires portugais peuvent être envisagés en ce qui concerne: t° l’histoire intérieure du Portugal; 2° son expansion coloniale, dans le passé et dans le présent; 3° ses rapports avec l’Espagne, également dans le passé, dans le présent, et même à l’avenir.La commémoration de ces trois centenaires s’est étendue du 2 juin au 2 décembre.(Suite à la page 2) Le carnet du grincheux |ean-Charles écrit dans le Jour: “Voilà pourquoi nous refusons obstinément de rendre hommage au maréchal Pétain .Pétain n’eat pas la France.(C’esf J.-C.qui souligne).S’il était la France, nous ne la reconnaîtrions plus.” * * * Lord Athlone, lui, lève son verre à la santé du chef de l’Etat français qui est Pétain.M.King reconnaît le ministre de la France de Pétain et dit que l’Angleterre le remercie de garder un chargé d’affaires auprès du gouvernement de la France de Pétain.¥ » ?Mais jean-Charles voit plus clair que ces "gérontes".Serait-ce parce qu’il tut autrefois ici l’oeil de Moscou ?¥ ¥ ¥ Dans le même numéro du journal même signature: “M.Gratien Galinas ne manque pas d’esprit, mais il n’a que ça”.Quoi qu’il puisse avoir, il manquera toujours ça à j.-C.¥ ¥ ¥ Du même, plus loin: “Il (M.Célinas) a puisé son esprit dans les sornettes du Grincheux.” Rapprochez cette dernière citation de la précédente et vous verrez que ce reproche ne peut être que flatteur pour le Grincheux.* * * Mais le Grincheux sait bien qu’on ne prête qu'aux riches et ne tient nullement M, Gélinas pour son débiteur.* A A Les électeurs et les admirateurs de M.Hector Perrier paraissent avoir résolu de l’engraisser en le mettant au régime d'un ou deux banquets par semaine.Mais la gloire est viande creuse et c’est bien la seule pièce de résistance au menu des banquets officiels.¥ ¥ ¥ On a eu le marathon, puis le walka-thon.M.Bouchard, en créant l'aréopage des 99 conseillers, a créé, sans le savoir, le talkathon.* ?* La commission et les sous-commissions Gaudin vont allonger ce talkathon de plusieurs heures.* ?* Pourquoi tourmenter M.Godbout sur ce qu'il doit faire au sujet de la canalisation du Saint-Laurent ?C'est visible que M.Lapointe ne le lui a pas encore dit.¥ ¥ ¥ Puisqu'il est question de canal et d’écluses, M.Godbout — soyons bilingues, ne serait-ce que pour lui faire plaisir — est pris de lock-jaw.* * * Quant à la Commission municipale qui doit étudier ce même problème de la canalisation, elle semble coincée dans un dead-lock, * ?* On ne pourra pas, de bonne fo.•*-procher à M.Duplessis et à l’opposh i de ne pas ouvrir les écluses de l'éloquence pour s'opposer au creusage d’un canal.¥ ¥ ¥ La diplomatie de Moscou est très Cripps-tique.U Grinchea* WS-4* \ .tmm VOLUME XXXII — No 49 Lt DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er MARS 1941 Aux Etats-Unis Lettre d’Europe (Suite de la première page) Au point de vue de la chronolo; aie historique, ces (êtes ont été divisées en quatre séries, correspondant à des périodes distinctes de l'histoire du Portugal, ou représentant des aspects divers de son existence comme Etat indépendant.La première série a correspondu a l'époque médiévale; la seconde, a l'époque impériale, c’est-à-dire a l’époque coloniale; la troisième, aux mêmes événements concernant spécialement Madère et les iles Açores; la quatrième, a 1 époque des Bragance., , Il convient de signaler que les Portugais ont mis particulièrement en relief l'aspect colonial, ou impérial” comme on dit aujourd nui, des commémorations qu ils viennent de célébrer.L’Exposition du Monde portugais semble en avoir été la principale attraction.Lela n'est pas significatif seulement en ce qui concerne le passé, mais aussi le présent et l'avenir, car les or-tugais, comme les Espagnols, semblent s’orienter vers une nouvelle politique “impériale’’.TP T* Le Portugal a partagé le sort de l’Espagne Jusqu’au Xlleme siecle.Conquis par les Romains, il avait été latinisé et avait forme la province de Lusitanie.Dans la suite, lors des invasions germaniques, U fit partie, comme ce qui est aujourd’hui l’Espagne, du royaume des AVisigoths.Plus tard, il fut, comme l’Espagne, conquis par les Arabes venus du Maroc, et qui avaient de-barque au lieu qu ils appeleien , du nom de leur chef, “montagne de Tarik”.Djebel al Tarife, ce qui, par corruption, devint Gibraltar.I ou-tefois, le Portugal subit moins profondément l’empreinte musulmane que l’Espagne.Il s’associa a a croisade des royaumes espagnols Services de M.1 abbé Jette JETTE — Pour le repos de l’âme de M.le curé J.-Clément Jetté, on chantera en l'église St-Edouard, le lundi 3 mars 1941, des services a 7 heures, à 8 heures et le dernier a 9 h.30.La translation des restes se fera dimanche après-midi à 4 heures.gleterre.ce pays, de même que l’Espagne, se révolta contre la domination française et s’en émancipa.I.a famille royale resta cependant au Brésil, où le Régent, après la mort de la reine Maria, devint roi sous le nom de Jean VL Du Brésil, il continua de gouverner! nominalement le Portugal; mais le pouvoir de fait y était exercé par un Anglais, lord Beresford.La révolution d’Espagne eut son contre-coup au Portugal.Une révolte écla'ta à Porto en 1820, mar-çorresponuan a ce qu.esi quant ,e début d.l)ne agitation en 1 hui la partie septentrionale faveur de réformes démocratiques.Remerciements PILON.— Les enfants de feu Té-lesphore Pilon remercient sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion de la mort de leur vénéré père survenue le 17 février 1941.necrulogie BKNOIT — A Montréal, le 27 fêv.A l’àire de ~3 ans.Octave Benoit, époux de Dellslca Tremblay., , , , „ CARDINAL — A Montreal, le 27 fév.à l'Age de 58 ans.Aurel Cardinal, époux d'Evaneéllne Sabourln.CARRIER - A Plessisvllle.le 25 fév., a l'Age de 72 ans.Amable Carrier, époux de dame Mary McGraw.CHRETIEN — A Montréal.le 27 tév., a l'Age de 74 ans.Allred Chrétien, époux de feu cordélta Leblanc._ , DESSAINT — A Québec, le 26 fév.a l'Age de 68 ans.Phlllppe-A.Dessaint, époux de feu dame CéUnle Bourque, DORE — A Québec, le 26 fév.A 1 Age de 61 ans.sieur Arthur Doré, époux de Marguerite Chevalier.GIONAC - A Québec, le 26 fév.A 1 âge de 47 ans.Marie Cyr.épouse d'Arthur Oi- KIGRAVEL — A Montréal, le 28 fév.A l'Age de 12 ans.Mlle OUberte Gravel, fille de Gilbert-Alphonse Gravel, et de Juliette Brlsson.,, GUERARD — A Québec, le 27 fév, a VAge de 14 ans.Robert, fils d'Aimé Gué-rard et de feu Amanda Plante.HENDERSON — A Montréal, le 26 fév .A l’Age de 48 ans.Mme Grant Henderson, née Françoise Péloqutn.LAROCHELLE — A Notre-Dame de Chambly, le 25 fév .A l'Age de 77 ans.Arthur Larochelle.époux en léres noces de feu Virginie Bélanger et en secondes noces de dame Marie Plante.LAROSE — A St-Hvaclnthe.le 27 fév.A l'Age de 82 ans, M.l'abbé Victor Larose.LEDUC — A Ville St-Laurent, le 27 fév.A l'Age de 47 ans.Mme Llmlna Lefebvre, épouse d'Arthur Leduc.LEMAY — A Montréal, le 27 fév.Yvonne Lemay.fille de M.et Mme Arthur Le-may.décédés.LEROUX — A Ottawa, le 26 fév., A l'Age de 56 ans.Rose-Anna Poirier, épouse d'Al-dé Leroux.LETANG — A Montréal, le 28 fév.A l'Age de 52 ans, Anna Letang.fille de feu Eustache Letang et de Julie Legault.MAYRAND — A Montréal, le 27 fév.à l'Age de 67 ans, Exephire Lusignan, épouse en premières noces de Théophile Rhéaume.en secondes noces de Joseph Mayrand.MILLETTE — A Vaudreull.le 27 fév.Déltma MUlette.épouse de feu Samuel Sauvé.MORRISSETTTE — A Montréal, le 28 fév.A l'âge de 50 ans.Victor Morrlssette.PERREAULT — A Montréal, le 28 fév .A l'Age de 32 ans.Télesphore Perreault.Ills d'Alfred Perreault, et de feu Alblna Cla-vel.RIOPEL — A Montréal, le 27 fév., A VAge de 46 ans.Roméo-Adalbert Rlopel, époux d’Yvonne Sauvé.TESSIER — A Québec, le 27 février.A VAge de 72 ans.Mme Vvc Isaïe Tessier, née Marie-Louise Belleau.THIBAULT — A Montréal, le 27 fév.A VAge de 80 ans.Patrick Thibault, époux en 1ère noces de J.Authler, en 2e noces de L.Sarrazln.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIIMENTS Imprimés eu gravés.Lisle des prix et spécimens sur demande.L'Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tél.: BEIair 3361 chrétiens pour libérer la péninsule ibérique de la domination arabe.C’est à l’occasion de cette croisade que se produisit un événement qui devait aboutir à la création du Portugal comme Etat indépendant.Le comte Henri de Bourgogne vint dans le pays pour prendre part à la lutte contre les Maures.Il épousa Thérèse, fille du roi de Castille Alphonse VI, qui lui donna comme fief le pays situé entre le Minho et le Douro, sur lequel il régnait, et qui correspondait à ce qui est aujourd’hui la partie septentrionale du Portugal.En outre, le roi de Castille donna à son gendre la permission d'ajouter à ce fief tout territoire qu’il pourrait enlever aux Arabes.Mais, en 1101, le comte Henri s’émancipa de son beau-père, se proclamant comte et maître du Portugal.Après sa mort, survenue en 1112, sa veuve, Thérèse, puis son fils Alphonse exercèrent le pouvoir.En 1139, Alphonse remporta sur les Arabes la victoire d’Ourique, à la suite de laquelle le peuple, en 1140, le proclama roi.C’est le huit-centième anniversaire de cet événement, qui avait marqué la naissance du Portugal comme royaume indépendant, que le peuple portugais a voulu célébrer en 1940.En 1142, Alphonse fut reconnu comme roi par le Pape Innocent IL Ainsi fut fondée, avec Alphonse 1er comme premier roi, la première dynastie portugaise, la dynastie bourguignonne, donc d’origine française.Les cortès de Lamego, en 1143, donnèrent au nouvel Etat son organisation intérieure, et, en 1147, le roi Alphonse enleva Lisbonne aux Arabes.La ligne masculine de la dynastie bourguignonne s’éteignit en 1383 avec Ferdinand 1er.Sa fille Béatrice, mariée au prince héritier de Castille, Jean, aurait dû lui succéder.Mais, par méfiance à l’égard de l’Espagne, les Portugais préférèrent choisir comme roi .leant un fils naturel de Pedro 1er, père de Ferdinand 1er, qui devint Jean 1er.Ce fut le premier roi de la seconde ligne de la dynastie bourguignonne, que d’aucuns voulurent, à cause de cette origine, considérer comme illégitime.C’est à cette époque que le Portugal, pour se prémunir contre les visées du prétendant castillan, fit alliance avec l’Aragon et avec l’Angleterre.Telle fut l’origine de l’alliance anglo-portugaise qui, renouvelée au XVIIIème siècle, s'est perpétuée jusqu’à nos' jours.* Ÿ * La dynastie bourguignonne, sous cette forme, devait durer jusqu'en 1580.Cette seconde phase de son existence fut marquée par l’épopée coloniale, à la commémoration de laquelle les Portugais ont voulu donner une place d’honneur dans la célébration du huitième centenaire de leur Etat.Un des fils de Jean 1er, Henri le Navigateur, donna une impulsion énergique aux acquisitions coloniales, dont les phàses les plus importantes furent marquées par la conquête de Porto-Santo et Madère; de Tanger; de la Guinée; par la découverte du cap de Bonne-Espérance due à Bartholomé Diaz; par celle de la route des Indes orientales, due à Vasco de Gaina; par celle du Brésil, due à Cabrai.Cette épopée coloniale devait être chantée par Camoëns, dans scs célèbres Lusiades.* * * Le roi Sébastien étant mort à la bataille d’Alcazar (contre les Maures), en 1578, il eut pour successeur son grand-oncle, le cardinal Henri, qui mourut en 1580.La dynastie bourguignonne s'éteigni! avec lui.La question de la succession au trône de Portugal était ainsi ouverte.Philippe II, roi d’Espagne, l’emporta parmi les prétendants à celle succession, comme fils rie la sôeur ainée du roi de Portugal Jean III.Comme roi de Portugal, il devint Philippe 1er.C’est ainsi que commença la domination de la dynastie espagnole.Philippe 1er eut pour successeurs Philippe II et Philippe III.Déjà avant 1580, il y avait eu des froissements entre le Portugal et l’Espagne.L'administration des rois d'origine espagnole augmenta l'impopularité qui en était résultée à l’égard de l’Espagne.Les Portugais la rendaienl responsable du commencement de décadence que subissait leur Empire colonial.C'est à cette époque, notamment, que les Hollandais débutèrent dans leurs entreprises contre les colonies portugaises.Le 1er décembre 1640, une révolte éclata contre la dynastie espagnole.Elle fut remplacée par le duc Jean de Bragance.issu de l'ancienne dynastie, et qui devint Jean IV.C’est ainsi que débuta la maison de Rra-gance.C’est ce que les Portugais ont appelé la Restauration.C'est le troisième centenaire de cet événement que le Portugal a voulu célébrer en même temps que le huitième centenaire de sa fondation comme royaume indépendant.T.a nouvelle période qui s'élait ouverte dans l’histoire du Portugal avec l’avènement de la dynastie de Bragance peut être considérée comme s'étant étendue iusqu’au règne de Napoléon Ter en France.Le Portugal étant l’allié de l’Angleterre, celte circonstance devait l’entraîner dans les guerres qui eurent lien entre celte puissance et l'empereur des Français.Le traité de Fontainebleau, de 1807, remporta la déchéance de In maison de Bragance et prévoyait le partage du Portugal entre la France et l’Espagne.La cour portugaise émigra au Brésil, qui était une dépendance du Portugal.Napoléon fit occuper le Portugal.Mais, avec l’aide de l’An- Le roi fut invité par ses sujets à revenir du Brésil au Portugal.Il y consentit.Le Brésil lui-même, comme les colonies espagnoles d’Amérique, s’émancipa de la métropole, en 1825.Des controverses sur la politique intérieure, pour ou contre les idées démocratiques, divisèrent l’opinion au XIXe siècle.Deux cons-titutions furent successivement adoptées et abandonnées, celle de 1822, plus démocratique, et celle de 182(1, plus conservalrice.Ÿ Ÿ * En 1910, le régime monarchique fut remplacé par la République.Le nouveau régime suivit une politique extrémiste, violemment anticléricale.Une première révolte contre cette politique, qui était personnifiée par Affonso Costa, se produisit en 1917.En 1926, elle fut suivie par une nouvelle réaction de caractère autoritaire.L’évolution ainsi commencée aboutit au régime actuel caractérisé par la constitution du 19 mars 1933, substituée à la première constitution républicaine de 1911, et personnifié par deux hommes, le , général Carmona, président de la République, et M.de Oliveira Salazar, chef du gouvernement.La leçon qui se dégage de This-toire du Portugal à l’époque moderne, c’est que ce pays, pas plus que certains autres pays européens, n’a su pratiquer le régime parlementaire qu’il avait emprunté à l'Angle/ terre.Le général Métaxas, le dictateur de la Grèce, a supprimé dans ce pays non seulement le régime parlementaire, mais même lout régime représentatif.Pour justifier celte politique, il a déclaré, dans un des nombreux discours qu’il a prononcés, que ce n’était pas une raison, parce qu’un costume allait aux Anglais pour qu’il allât à tout le monde.S’étant donc rendu compte que le costume parlementaire em-nrunté aux Anglais n’allait pas aux Grecs, il le leur avait enlevé.Seulement, il avait passé d’un extrême à un autre, en supprimant tout régime représentatif.Le problème que se sont posé, dans rertains pays incapables de pratiquer le régime parlementaire sans tomber dans l’anarchie, des hommes d’Etat soucieux de ne pas supprimer la démocratie, a donc consisté à maintenir la représentation nationale sans lui laisser la possibilité de faire ou de défaire le gouvernement selon sa fantaisie.Autrement dit.il fallait éviter que des crises ministérielles fréquentes ne créassent et n’entretinssent l'anarchie.Pour cela, le moyen était simple, quoique audacieux: il fallait que le gouvernement fût responsable devant le chef de l'Etat, et non plus devant le Parlement.C’est sur ce principe qu’a été instauré le nouveau régime au Portugal.A l’occasion des centenaires de 1940, des écrits ont paru, dont les auteurs se sont appliqués à montrer que ce régime n’avait pas le caractère réactionnaire, absolutiste el dictatorial mie d’aucuns avaient voulu lui attribuer.La représentation nationale est assurée par l’existence de deux Chambres: l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel, masculin et féminin, et la Chambre cor-poralive.Le président de la République est lui-même élu au suffrage général et est rééligible.Elu une première fois, le général Carmona a été réélu à cette dignité.C'est dans le cadre de ces institutions, à la fois démocratiques et autoritaires, que le général Carmona et M.Salazar ont entrepris une oeuvre de réparation qu’avaient rendue nécessaire les premiers excès de l’ère républicaine.Le fanatisme anticlérical d’.Af-fonso Costa avait ravagé l'Eglise du Portugal.II avait prorédé comme devaient procéder, plus tard, les “ronges” d’Espagne.Au Portugal, connue plus tard en Espagne sous le régime du général Franco, l’oeuvre de réparation n consisté «à relever ce que le sectarisme avait renversé.Celte oeuvre a été couronnée par la conclusion d'un concordat entre te Portugal et le Saint-Siège.Une des plaies du Portugal, aussi bien sous la Monarchie parlementaire qu'au début de.Tère républicaine, avait été le déficit budgétaire, passé à l’état chronique.En cette matière aussi, l’ordre a clé rétabli.En ce qui concerne la politique d outre-mer, la tendance du nouveau régime consiste à tirer un meilleur parti de ce qui reste nu I ortugal de son ancien Empire colonial.et aussi, imitant l’Angleterre dans ses rapports avec les Etats- Unis, à resserrer les liens qui le rattachent au Brésil, son ancienne colonie.C’est la même politique que pratique l'Espagne nouvelle, soit en ce qui concerne son domaine colonial, moins étendu que celui du Portugal, soit vis-à-vis de ses anciennes dépendances de l’Amérique.A Lisbonne comme a Madrid, on appelle cela une politique “impériale”, terme un peu vague, mais qui laisse entendre ce que veulent ceux qui l’ont lancé.Ÿ * * On aurait pu craindre que Ja commémoration de la Restauration de l(>4t) ne produisit quelque froideur entre Espagnols et Portugais, puisque ceux-ci devaient célébrer leur “libération” de la domination espagnole.Il n’en a rien été, cependant.Les Flspagnols se sont intéressés avec bonne grâce aux commémorations de Lisbonne, tout comme d’autres étrangers.Le sixième centenaire de la bataille du Salado a même donné lieu à une fraternisation hispano-portugaise qui a été d'un bon augure pour l’avenir.A cette époque, la vague arabe qui avait submergé la péninsule ibérique était en pleine régression.Il n’y avait plus guère que Grenade qui y représentât encore brillamment la civilisation musulmane.Mais on allait se trouver devant un retour offensif des Maures.L’émir du Maroc avait promis à son armée de reconquérir Épspagne.11 avait passé le détroit et joint ses forces à celles de l’émir de Grenade.Le roi de Castille, Alphonse XI, fil alors appel à son beau-frère, le roi de Portugal Alphonse IV.Une bataille furieuse eut lieu au Salado, en terriloire portugais, entre les deux rois chrétiens et les deux émirs arabes.A ares des péripéties variées, la victoire resta aux Hispano-Portugais.C'est le six-centième anniversaire de cet événement (jue les Portugais ont voulu célébrer en même temps que les deux autres centenaires.Comme il était naturel, des Espagnols ont été invités à cette commémoration, et les propos échangés à cette occasion ont révélé une réciproque bonne volonté d'entente.On a souligné, notamment entre Espagnols et Portugais, la communauté d’action des deux peuples en matière de découvertes maritimes, et en ce qui concerne la propaga-lion de la civilisalion européenne et chrétienne outre-mer.Pour ce qui est du présent, on a relevé la lutte commune contre le bolchevisme.Le duc de Séville, qui représentait l'armée espagnole à ces fêtes, a fait à la presse cette déclaration significative: “Flnlrc le Portugal et l’Espagne, il n’y a que des raisons d'amitié, et ce n’est que comme amis que nous pourrons, côte à côte, recommencer à combattre comme à la bataille du Salado, si besoin était”.Le traité d’amitié qui avait été conclu entre l’Espagne et le Portugal a été complété récemment par l'adjonction d’une clause destinée à le rendre plus opérant, le cas échéant.Si l’on tient compte de tout cela, et si l’on y ajoute que la similitude du régime politique entre l’Espagne et le Portugal ne peut que favoriser leur entente, on conviendra que c’est rester au-dessous de la vérité que de parler de “nations parallèles”, comme on l’a fait à l'occasion de la commémoration de la victoire commune du Salado.i-m-4i Alcide EBRAY Discours de M.Wheeler devant le Sénat Le bill Roosevelt priverait les Etats-Unis de leurs défenses, porterait le chef du pays à déclarer la guerre, ef insfituerait une dictature Washington, 28 (A.P.) — le sénateur Burton Wheeler (dém.Montana), l’un des adversaires les plus déterminés du hill d’aide à l’Angleterre, a vigoureusement attaqué ce projet de loi au cours du débat qui se poursuit au Sénat sur ce sujet.Le président Roosevelt, dans un discours qu’il a prononcé hier soir et qui était irradié au dîner du cinéma à Hollywood, a déclaré que la défense des Etats-Unis implique la défense de toutes les démocraties de toutes les Amériques, et implique en conséquence l'avenir de la démocratie partout où elle est menacée par la force ou la terreur.M.Wheeler dit, dans le discours qu'il a préparé pour le débat au Sénat aujourd’hui, que le bill d’aide à l’Angleterre aurait pour effet de priver les Etats-Unis de leurs défenses, d’inviter le chef de l’exécutif déclarer la guerre, et de créer une dictature.Il conteste les déclarations que ce projet de loi aiderait à la défense des Etats-Unis, et a proclamé de nouveau sa ferme résolution de le combattre jusqu’au bout.L’opposition au projet, dit-il, représente l’opinion de la très grande majorité des Américains, qui veulent savoir si l’homme oublié de 1932 est destiné à être le soldat inconnu de 1942.Si le bill devenait loi, le pouvoir constitutionnel du Congrès de faire la guerre serait une plaisanterie tragique.Cette loi permettrait au président d’aider tout pays qu’il voudrait aider, même les pays de l’Amérique latine dans | leurs conflits continentaux, ou dans I leurs révolutions intérieures.I Le président pourrait aussi tenter d’élablir un N.R.A.de l'univers, ou un système mondial de supertroc, en prenant les surplus de produits agricoles de l’Amérique du Sud.Il pourrait saisir les navires marchands allemands, italiens ou japonais dans nos ports; envoyer des navires marchands des Etats-Unis dans les ports des pays belligérants en violation de la loi de neutralité; se servir des navires de guerre des Etats-Unis pour le convoi de navires marchands, soit des belligérants, soit des Etats-Unis.M.Wheeler déclare que la très forte majorité des messages qu’il a reçus du public sont contre le bill.Et la minorité des messages favorables au projet révèle que ces gens approuvent le bill parce qu’ils ne le comprennent pas.Us ont été endormis par les déclarations de leurs chefs que le bill nous tiendra hors de la guerre.C’est le premier de deux grands discours que M.Wheeler a projetés pour les derniers jours du débat, et qui sont considérés comme le point culminant de la lutte de l’opposition contre le bill.Avant de prononcer ce discours, M.Wheeler devra attendre que le sénateur F’rancis Maloney (dém.Connecticut), partisan du projet, prononce son discours en faveur de l’adop- POUR VOS PRODUITS LAITIERS cOOPÉîlVt de lait et crème de Montréal t nr tait Pasteurisé Crèma Lait Homogénéisé Beurre Breuvage chocolaté Oeufs Tél.AMherst 2171 tion sans autre délai.Les chefs du groupe gouvernemental organisenl de plus longues séances pour la semaine prochaine dans l’espoir de disposer rapidement des amendements et d’arriver au vote final.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone BEIair 3361 i sent i# mot 25o minimum como-tant i Annonce* raoturéee IHo 1* mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVI CE8 ANNIVERSAIRES.GRAND* • MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET Au^EB 2c par mot.minimum de 50c PIAN CAILLES PROCHAINS MARIAGES *1.‘0 nar TiaPrtloT' COTTAGE à VENDRE COTTAGE 13 pièces, situé é 3815 St-André, Près de l'église St-Louls-de-France et de l'école Cherrler Pas d'agent.Emploi demandé Bibliothécaire diplômé et bien recommandé, désire 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RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 CALENDRIER Bloc notes Demain: DIMANCHE, 2 MARS 1941 î DE CAREME.S.Slmpllcé, pape.Lever du soleil, 6 h.39, Coucher du soleil, 5 h.48.Lever de la lune.8 h.45.Coucher de la lune.10 h, 27.Premier Quart.le 6, A 2 h.43m, du matin Pleine Lune, le 13, k 6 h.47m.du matin Dernier Quart., le 19.à 9 h.51m.du soir Nouvelle Lune, le 27.A 3 h.14m.du soir MARS 1941 1 Dim t.un Mar MPI Jeu Ven Sam : ® @ PL.13 «I 1)019 NL 27 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 (Suite de la première page) laisser indifférents.Trop de nos unions ouvrières, dites internationales, ne sont que des succursales des unions des Etats-Unis.C.P.C.Ces trois lettres, ayant l’allure de sigle, sont la désignation abrégée, en français aussi bien qu’en anglais, du Comité de protection civile, le Civilian Protection Committee.La Gazette d’hier matin, page 20, première colonne, publiait à propos de l’un des principaux membres de ce comité, une petite note que chacun est libre sans doute d’interpréter à sa façon.Le journal relate d’abord que le membre en question du comité, invité à donner une conférence devant un club local, avait fait part à ses auditeurs d'une découverte à donner la chair de poule aux plus braves d’entre les braves civils montréalais.Le gérant d'une usine de notre ville aurait découvert, récemment, que les 79 extincteurs chimiques de son établissement avaient été manipulés par des gens mal intentionnés, qui en avaient remplacé la substance anticombustible par de l'essence fort inflammable.L’entrefilet de la Gazette se ler-mine ensuite par une mise au point que nous traduisons littéralement : Des sources offi- cielles auprès desquelles I on a cherché, hier, à obtenir confirmation de ces fails, ont nié catégoriquement que cela se soit passé "récemment” à Montréal.L'on a ad mis cependant qu’un complot du genre, de bien moindre ampleur toutefois, avait été rapporté au cours de l'autre guerre.Tout en admettant la nécessité de ta préparation contre le sabotage et d’une vigilance de tout instant contre les activités de "cinquième colonne’’, des personnages officiels ont été caustiques quant à l’épisode des extincteurs de la dernière génération.La Gazette voudrnü-elle faire entendre à certains ou à quelqu'un de bien particulier, par exemple celui dont elle donne le nom dans son entrefilet, que le zèle le mieux intentionné peut être intempestif?On le dirait.Auquel cas, nous ne saurions lui donner tort.t-m-4i T B- Avei-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service d* LL oroirie du "DEVOIR" 430 ree Notre-Dame (est), Montréal.h ¦ II sS>^1 J4%i T^\EPUIS plusieurs générations, le monde n’a pas connu l’accumulation de détresses dans lesquelles il se débat.Il faut les soulager, PLUS QUE JAMAIS, puisqu’elles sont plus nombreuses que jamais.OBJECTIF *441,500 NEUVIÈME APPEL du 10 au 19 MARS i ons pouvez fixer vous-même le mode de paiement de votre souscription.SIEGE DE LA CAMPAGNE: 55 OUEST, RUE ST-JACQUES — TEL.MA.8101 U4IF CANADIENNES FRANÇAISES I VOLUME XXXII - No 4* TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA 5,6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press , de r 'A.B.C." et de (a 'C.D.N.A." SAMEDI, 1er MARS 194* TEMPS PROBABLE : BEAU ET FROID.¦-J-'-JLJg La moitié de tout l’or du monde entier enformee dans une voûte souterraine aux Etats-Unis Bombes sur Moite LA VALETTE, Malte, 1er (A P.) ! ______ - Des avions de l'Axe ont jeté de Diminution du nombre des membres bonne heure- hier des bombes sur — Formation de comités et no- cette base navale méditerranéenne.1 La Commission Gaudin minotion de leurs présidents status de la commission Le WASHINGTON, 1er fnars (A.P.) — Le gouvernement des Etats-Unis vient d'expédier de New-York au tort Knox, dans le Kentucky, dans le plus Le bombardement a endommagé plusieurs édifices dont deux églises et un couvent et fait un certain nombre de victimes.Chez les Sourdes-Muettes avTT La commission d’étude du conseil municipal a tenu hier après-midi une séance qui a duré deux heures.On a décidé à l’unanimité que la commission d’étude serait coinpo-| sée de son président, le conseiller; g,o«d «a., J8 500,000,000 « «.La ,oûte «.ata.raine'piégée pa, un armature de Zb pouces de béton et d acier qui se trouve sous le fort ; la liste: sous-comité des répartitions1 , „ .c Knox renferme désormais $14,000,000,000, soit environ la moitié de tout : équitables, président, le conseiller; L Institut des hourdes-Muettes l'or du monde entier.Le gouvernement des Etats-Unis a actuellement JI.eFvé Hricni sous-comité de la re nous communique: en sa possession les trois quarts de l'or du monde entier soit environ : viS|iorî 'l0 ,a c,Kir|lie municipale, pré-! Les élèves du Jardin de l'Enfance 522,000,000,000, soit 50 pour cent de plus que tout le papier-monnaie mité de laCtàxe énrgénéral “présh éprendront leur classe lundi, 3 mars, émis dans le pays.Il y a tant d'or aux Etats-Unis que certains écono-1 dent, le conseiller Arthur Gaudin; l-es Parents des eleves sourdes- j-1—i i_.-.a.- > • ¦ - l *„.,1: ^ Dimanche, 2 mors CFCF-600 kilocycles Midi Mélodies.12.15 Orch Roth.12.30 Novatones.12.45 Highlights.1.00 Nouvelles.1.15 Orch Cugat 1.30 Radio-club.1.45 Master Olngers.2.15 Stories of Life.3.00 Metropolitan Opera dans le Barbier de Séville.6.45 Ski.7.30 The Vass Family.7.45 Revue du sport.8.30 Little Hollywood.9.00 Orch.Miller.9.15 Man and the world 9.30 Bishop and Gargoyle 10.00 Unlv.de Tllllnois, 10.30 Orch.symph NBC.11.00 Nouvelles et sport.11.15 Orch.symoh.NBC.12.30 Orch.Heldt.1.00 Nouvelles CHLP-1120 Kilocycles Midi Heure féminine.12.45 Chansons françaises.1.00 Radio-Journal.1.45 Heure féminine.2.00 Heure 2.01 L’encyclopédie écolière 3.00 Poèmes symphoniques 3.55 Nouvelles 4.00 Chansons françaises.4.30 Thé dansant.4.55 Sommaire.5.00 Heure précise.5.00 Rendez-vous mùslcal 5.30 Radio-spécial.6.00 Méli-mélo.6.15 Nouvelles.6 25 Sommaire.6.30 Musique sur demande 6.45 Radio-annuaire.7.30 Commentateur sportif 7.45 Orchestre.8.00 Radio-petit-monde.8.30 Mélodies.9.00 Gaîté canadienne 9.30 Orch Irwln.9.45 Piano.10.00 Musique.10.15 Nouvelles 10.30 Orch.Pan- 10.45 Just relax.11.00 Danse.Sommaire des postes locaux fe- CBF-910 kilocycles 8.00 Auoade.9.00 Nouvelles.0.05 Intermède.9.15 Les cloches du cloître.9.30 Tone pictures.10.00 Concertos.10.55 Nouvelles 11.00 Quatuor Primrose.11.30 Je chante.12.00 Intermède.12.30 Music and amerlcan youth.1.00 Radio-Journal.1.05 Concert.1.30 Radlo-Clty Music-Hall 2.00 Ernest Bevln.2.30 Les cahiers français.3.00 Orch.à cordes NBC.3 27 Nouvelles.3.30 Tapisserie musicale.5.00 M.Angélus, soprano.5 15 Récital de piano.5.30 Heure dominicale.6.30 Fureurs d’un puriste 6.45 Intermède musical.7.00 La rhumba.7.30 Nouvelles, 7.35 La Croix Rouge.7.45 Nouvelles de BBC.8 00 Ba azet, de Racine.9.00 Radio-concert.10.00 Merry-go-round.10.30 Album de musique.11.00 Radio-Journal.11.30 Musique.C1151-960 kilocycles 8.00 Musique.8 30 Marches en musique.9.00 Radio-Journal.9.05 M.Courboln à Torgue 9.30 Planistes Gene-Glenn.10.15 Opérette.10.30 Honeymoon on wheels.10.45 Concert.11.00 Service religieux.12 00 Nouvelles de BBC.1 00 Hello, children.1.30 Just Mary.1.55 Nouvelles.2.00 Ant It come to pass.2.30 Concert miniature.3.00 Heritage of song.3.27 Nouvelles 4 00 Quiz for the forces.4 30 Musique.5.00 M Angelus, soprano.5.15 Intermède.5.30 Church of the Air.6 00 Old country mall.6.15 Musique 6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Service religieux.8.00 Prog, commercial.8.30 Carry on, Canada.9.00 Bergen-McCarthy.9.30 Theatre of freedom.10 30 Album de musique.11.30 Nouvelles de NB?11 00 Radio-Journal 11.15 Britain Speaks.11.30 Nouvelles de BBC CKAC-730 kilocycles 9.00 Heure.9.00 Le quart d’heure de l’Oratoire.9.15 Orgue.9.25 Nouvelles.9 30 Dimanche musical.10.30 Les grands maîtres.11.00 A Topérette.11.30 Orch.symph.dTndla-napoilt.Midi Mélodies.12.15 Informations.12.30 Amateurs de Soble.l 00 Musique.1.15 Mélodies du souvenir.1 30 Marchands détaillants 1.45 L’Ecole de musique.2 00 L’Heure catholique.2.30 Nouvelles.2.35 Le secret du bonheur.3.00 The free company.3.35 CKAC aujourd’hui.3.45 Siesta.4.00 Orch symph de N.-Y 5.30 Pause that refreshes.6.00 Variétés.6.25 Micrographies.6.30 Mélodies capiteuses.6.45 Nouvelles 7.00 Silver Theater.7.30 Joson et Josette.7.45 Théâtre Lambert.8 00 Savants de demain.8.30 Orch.Clayton.8.45 R.Bédard, chanteur.8.55 Nouvelles.9.00 Major Bowes.10 00 Etes-vous d'accord?10.15 Orch.Hartley.10.30 Journal parlé.10.45 images de guerre.11.00 Allô, les sports.1 10 Nouvelles locales.11.15 Orch.Baron.ù m musicale Sur un article de M.Tabbé Fernand Biron — La musique de M.Gabriel Cusson pour un drame biblique du P.Gustave Lamarche — Arthur LeBianc à Toronto — André Mathieu et Désiré Defauw au gala de la Jeunesse féminine — La poutre et la paille M.l’abbé Fernand Biron — Qui, sauf erreur, est un diplômé d’une couple de grandes écoles européennes de musique sacrée, — a commencé dans la Hevue de l’Université d’Ottawa, livraison janvier-! mars, un travail qui ne verra sa fin I que dans la livraison avril-juin, sur Le chant grégorien dans renseignement et les oeuvres de Vincent d’Indg.L’analyser tant qu'on n'en aura pas la fin et les conclusions est chose bien difficile et, pour le moment, je n’ose l’entreprendre.D’après ce que j’ai lu, cependant, je dois exprimer le voeu que M.l’abbé Biron fasse une édition séparée de son travail.Ce sera un digne pendant de la Conférence qu’a donnée, il y a quelques semaines, le R.P.Jules Martel.sur la Poly- phonie Palestinienne et le Chant d’Eglise, si celui-ci, comme je lui en ai exprimé le désir, se décide à la publier non seulement dans la Hevue de son université, mais aussi en plaquette séparée.J’espère ne blesser personne — je m’en excuse si je le fais, mais il faut bien dire la vérité, — si j’exprime, pour ceux qui ne l’osent pas, une opinion que trop d’écrits honnêtes, mais plus enthousiastes que solides, n’ont fait que développer eft beaucoup de quartiers.Nombreux, en effet, sont les arli-cles, brochures et même livres, qui ont été écrits chez nous depuis la promulgation du Molu Proprio de Pie X sur la Musique sacrée, sous la dictée d’un zèle pas toujours bien guidé, manquant par conséquent de toute autorité en dehors de celle que leur conférait l’état de leurs auteurs et c’est,_ on l’admettra, même si c’est à contrecoeur, insuffisant.U n’est aucunement question, ici, de documentation, telle que celle qu’a publiée, il y a quelques années, le R.P.C.-H.Lefebvre, S.J.: de tels ouvrages tiennent leur autorité de leur matière.Ce que je veux dire, — je cite de mémoire, — c’est que.des I études du Conservatoire.“Il fit i trembler d’inquiétude, dit M.Biron, j certains pontifes d’alors menacés ] dans leur paisible et stupide rouli-| ne”.La réforme proposée par Vin-I cent d’Indy, qui dès ce temps avait i les mêmes idées bien arrêtées que ! dans son âge mûr, prit des années I à s’élaborer et ne fut réalisée que 1 sous la direction de Gabriel Fauré, i Mais entretemps, d’Indy avait fon-! dé la Schola Cantorum et, ce dont le i Conservatoire ne voulait pas, il l’ap-j pliqua intégralement.Le travail de l’abbé Biron, conçu j au point de vue du chant grégorien, se trouve, de par sn portée nécessaire, intéresser toute la musique.Tous les musiciens devraient le lire et le méditer.Les 24 el 2G avril et les 1, 3 et 10 comme soutien de la liturgie dans les offices de l'Eglise.Aussi Pie X se plaisait-il à l’appeler le rempart du chant grégorien.Mais Pie ] mai, les élèves du Collège Saint- XI renchérira sur sou prédécesseur Laurent donneront des représenta- 11.30 Columbia workshop.12.00 Nouvelles, 12.05 Orchestre.CFCF-600 Kilocycles 9.00 Nouvelles.9.05 Trio Peerless.9.15 Cloches du cloître.9.30 Tone pictures.10.00 Church In the wood, 10.15 Pour les enfants.11.00 Nouvelles.11.05 Quatuor Primrose.11.30 Southernalres.Mid.Musique 12.05 Soliste 12.30 Soble et amateurs.1.15 Théâtre.1.20 Orgue.1.30 Seitz, -planiste.1.55 Radlo-Clty Music-Hall 2.30 J Marais 3 00 American Pilgrimage 3.15 Stories of life.3.30 Voice of Memory.3.45 Musique.4.00 Great plays.5.00 Sunday at home.5.30 Behind the Mike.8.00 Planistes Reiser.6.30 Nouvelles.6 45 Pinto Pete 7.00 Bren -er, planiste.7.50 Nouveaux amis de la musique.8.00 Orch Horllck.8.15 Revue du théâtre.8.30 Bourdon’s Quartet.8.45 Revue du sport 9.00 Star spangled theatre.9,30»Unllmlted horizons.10.00 Merry-go-round.10.30 Doctors at' work.11.00 Nouvelles et sport.11.15 Thought barrage.CHLP-1120 ktlocyces 4.55 Sommaire.5.00 Chansons françaises 5.30 For mother and dad 6.00 Emission onmmerrlaie 6.15 Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises.6.45 Chansonnettes.7.00 Philosophe sans le savoir.7.30 En guettant les onde*.8 00 Heure.publications telles que Pic XI, le est impossible d’être plus long Pape-musicien, du R.P.Conrad Latour la conférence du R.P.Martel et l’article de M.l’abbe Fernand Biron, sortent de la classe des amaieurs bien inteniionnés, pour entrer dans celle des oeuvres qui, abstraction entière faite de leur personne et de leur élat, possèdent une autorité intrinsèque, qu’étayent des recherches minutieuses et approfondies., une science certaine et un sens critique évident.J’ouvre une nouvelle parenthèse, pour mettre à part l’ouvrage de mon excellent ami le R.P.Alfred Bernier, S.J.sur Saint Robert Bel-larmiih car c’est l’étude d’un cardinal humaniste qui fut, en même temps que musicien, un des inlel-lectuels universels de son époque et, ce qui passe par-dessus tout, un Docteur de l’Eglise.Sauf les conclusions finales que nous fera connaître l’abbé Fernand Biron quand il publiera la fin de son travail, celles de la première partie nous suffisent pour maintenant.Dit l’auteur: Vincent d Indy, par son enseignement, a donc fait connaître le chant grégorien.Il a aussi travaillé de toutes ses forces à la et tiendra à ce que le Saint-Siège reconnaisse effectivement et publiquement, dans line lettre élogieuse adressée à Vincent d'Indy, le bon travail liturgique accompli par la Schola (Cantorum) sous l'habile et énergique direction de son fondateur.C’est, pour toute la première partie de l’article de l’abbé Biron, l’idée maîtresse, et il en a donné les preuves dans les quelque trente pages déjà publiées.Un travail aussi fouillé — les références et citations en rez-de-chaussée sont au nomine de soixante et une — ne s’analyse pas facilement, ou du moins il faudrait un espace dont je ne dispose pas pour lui rendre entière justice.Je me contenterai d’en indiquer les divisions.D’abord, une introduction qui comprend une courte biographie, trop courte à mon sens, mais qui sera additionnée, sans nul doute, de nouveaux détails dans la prochaine livraison de la Hevue.L’auteur y étudie les leçons qui se dégagent de la’vie et de l’oeuvre de V.d'Indy: leçon de foi, leçon d’espérance^ leçon d’amour surtout, leçon de travail, leçon enfin de courage, malgré tout, et de fidélité ù son idéal fixé.Vient ensuite la Première partie du travail: Le chant grégorien dans renseignement de Vincent d’Indy.On y trouvera à un certain endroit quelques paroles du Maître qui nous feront comprendre la base de son enseignement.En analysant le troisième acte de la Walkyrie, Vincent d’Indy disait: “Il s'en dégage une impression de grandeur parce que tout y est mélodique.Toutes les mélodies se forment et arrivent à être complètes C’est ce qui donne la vie” Mais aussi il écrivait à un ami: “Le premier acte (il s’agit ici du Crépuscule des Dieux) est admirable, lout mélodique, et vous reporte aux splendeurs de la Walkyrie, mais il est impossible d’être plus long et plus embêtant que le second acte, et s’il n’y avait pas eu de beaux effets de décor et de scène, j'aurais été sur le point de m’endormir.Rien de saillant et pas l’idée d’une mélodie réelle” Donc pour Vincent d’Indy et dans son enseignement à la Schola —- la scission ne devait se faire qu’après sa mort, — c’est la mélodie qui fait la base de toute la musique; qu’elle soit la mélodie dç.Gounod ou la mélodie de Debussy, peu importe.Et cette mélodie, M Biron le démontre, Vincent d’Indy allait la chercher à sa source: la nionodie — sans accompagnement — grégorienne , ou populaire, D’aucuns — les gens qui tendent toujours l’oreille vers la dernière mode, vers celle d’après-demain, — diront que Vincent d’Indy est une vieille barbe, un réactionnaire, un fossile.C’est leur affaire, mais les’vrais musiciens les laisseront patauger dans le marais et riront de l’éclaboussement qu’ils se donnent à eux-mêmes.Il n’en reste pas moins que l’enseignement de Vincent d’Indy est le plus solide qu’ait vu la musique française depuis bien longtemps.DTtidy était encore jeune homme quand il présenta à la commission chargée d’éla- mise en pratique de ce chant borer un projet d’organisation des Récollection mensuelle des anciens retraitants du Christ-Roi Demain, le 2 mars 1941, aura lieu à la chapelle des Pères Franciscains, 2010 ouest Dorchester, la récollection mensuelle des anciens retraitants de la Maison du Christ-Boi.Il y aura messe de communion à 9 heures, suivie du petit déjeuner habituel, à la salle Saint-François.La conférence sera donnée par M.Paul Dozois, président de la Chambre de commerce junior.M.P.-E.Côté, député do Verdun, présentera le conférencier et M.Ant.Dcs- 6.00 p.m,.Les auditions dominicales du Metropolitan Opera., 7.00 p.m., L’Heure catholique américat-IIP.9.00 p.m., Programme Chase and San- born., 9.30 p.m., One man’s family.10.00 p.m., Manhattan merry-go-round.10.30 p.m., Album américain de musique familière.11.00 p.m., L’Heure charmante.A WJZ: 1.15 p.m., I am an American.Radlo-Clty Music-Hall.American Pilgrimage.Visite à de Helen Hunt Jackson, su Ondes courtes r PEST — 8.30 p.m.— Orchestre; ncm M.en anglais: folklore hongrois — H\T-4 9 12 még.32.8 m.LONDRES — 8.45 p.m.— Listening post — GSC, GSD.„ , .LONDRES - 9 30 P ™- — Causerie de J TOKYO8—C9.30 renu'- Orchestre — JVZ, 1 Londres25- !o p.m.— The music of Britain - GSC, USD.„ GUATEMALA — 11 p m.— L Heure exquise - TGWA, 9.68 még., 31 m.LONDRES - il Putl- Causerie.Democracy marches — GSC, OSD.GSL.LONDRES — 11.30 p m.— Nouvelles — GSC, GSD.GSL.„ , .LONDRES — 12.15 a.m.— Causerie de Priestley — GSC.GSD, GSL.Principaux programmes américains A WABC: 11.30 a m„ L’Orchestre symphonique dTndlannpolls, dirigé par Fabien Sevltzky.12.30 a m., La famille du major Bowes.Orchestre et chant.1.30 p.m.Choeur et orgue de Salt Lake City._ ^ 3.00 p.m.The Free Company, dans The Mole on Lincoln's Cheek, pièce de Marc Connelly.3 30 p.m.Le monde d'aulourd hul.Emission de New-York et de capiulcs de l'étranger.4 00 p.m., L’Orchestre philharmonique de New-York, dirigé par John Barbirolli.So-1UM, Mlshel Piastre, premier violon.Com- mentaires de Deems Taylor.5.30 p.m.The Pause that refreshes on the air.Orchestre dirigé par Andre Kos-telanetz; solistes: Albert Spalding, violoniste, et Jeannette MacDonald, soprano.6.00 p.m., Design for happiness.L’Orches-tre symphonique féminin de Chicago, dirigé par Izler Solomon.Soliste, Richard Crooks, ténor du Metropolitan Opera.8.30 p.m.Screen Oulld Theatre, avec Bette Davis et Brian Aherne dans: Jane Eyre, d'après Charlotte Bronte.Orchestre Bradley.9.00 p.m., Helen Hayes Theatre, dans: Prison without bars, adaptation de John Houseman, Orch.Mark Warnow.10.00 p.m.Concert dominical Ford, Orchestre symphonique et choeur mixte dirigés par Eugene Ormnndy.Soliste, Lawrence Tlbbett, baryton du Metropolitan Opera.' 11 00 p.m,, Take It or leave It.11.30 b.m., Columbia workshop: Roadsl-de.de Lynn Riggs.12.05 a.m.Meet the music.A WEAK: 12.45 p.m.La musique et la jeunesse américaine.1.00 p.m., Concert, avec Torcheetre 8pl-talny, Emma Otero, soprano dramatique, et Oyanguren.guitariste, 1.30 p.m.Pageant d’art: L'époque d# Ferdinand et d'Isabelle.3 00 p m., L’Orchestre symphonique de NBC.dirigé par Frank Black.3.30 p.m., La Table ronde de l’Université de Chicago.4.30 p.m., Oyanguren, guitarist*.L’Association de politique Tapisserie musicale, dirigée 1.30 p.m.3.00 p.m.la maison Colorado.3.15 p.m., étrangère.3.30 p.m.par Spltalny.4 00 p.m., Great plays: The Climbers, de Fitch.5.00 p.m.National vespers.7.05 p.m.Concert des nouveaux amis de la musique.8.45 p.m., Music for listening.9 00 p.m.Star spangled theatre.10.15 p.m., La famille Parker.10.30 p.m., Irene Rich.1100 p.m., Goodwill hour.Principaux programmes canadiens A RADIO-CAN All A; 5.30 p.m., L’Heure dominicale.Conférencier, le R.P.Francis Coyer, S.S.S.Sujet: Prudence humnlvc.prudence chrétienne; chronique d'actualité religieuse par le Dr Ls-Phtllppe Roy.Journaliste.La chorale mixte de l'Heure dominicale, dirigée par Henri Valllères.M.Henri Gagnon, organiste à la basilique Programme: Finale (2e Symphonie), de Wldor; O bone Jesu, de Palestrina: Fugue en sol mineur, de Bach: Laissez venir â mol les petits enfants, de de la Tombelle; Qu’Il est bon, Paul Ber-thlcr; Grave et adagio (2e Sonate), de Mendelssohn.8.00 p.m., Le Théâtre classique, dirigé par Jacques Auger.Au programme: Ba-lazet, tragédie rte Rarlne.10.00 p.m., Manhattan merry-go-round, avec Conrad Thibault, baryton, et Lucy Monroe, sonrano, un choeur et un orchestre augmenté.A CKAC: 3.00 p.m , L’Heure catholique, sous le patronage de s.E Mgr Charbonneau.archevêque de Montréal Causerie doctrinale: La Journée chrétienne enrichie par le travail, par le R.P.Lorenzo Gauthier.C, S.V.Elle sera suivie d'une allocution de ! M.l’abbé Honoré Slgnorl.vicaire â la paroisse du Sncré-Coeur, qui parlera de 'a prochaine campagne de la Fédération des oeuvres do charité canadlennee-frnnçal-ee» marais, président des Chambres de commerce des jeunes du Canada, sera chargé de le remercier.Tous les anciens retraitants de la Maison du Christ-Roi et de Montréal en général sont cordialement invités d’y assister et d’y amener leurs amish.Qu’on se le dise.Lundi soir, le 3, réunion régulière des organisateurs, ^ ^ (Comm.) M.Taggart Smyth Samedi, de ti b.1r> à 6 h.30, au poste CKAC, M.Taggart Smyth, président de la Banque d’Epargne et la Cité et du District de Montréal, répondra à quelques questions qui lui seront posées relativement aux cantines scolaires.Tl exposera au public radiophile le splendide travail accompli par celle oeuvre, qui est du nombre des vingt et une que soutient de ses deniers la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises.Causerie de Me Philippe Lainesse Dimanche, â 0 h., au poste CKAC, M.Philippe Lainesse, L.L.L., réviseur én chef pour la loi de la pension aux aveugles, prononcera une brève causerie en faveur de l’Institut national canadien pour les Aveugles, dont il est un des directeurs.Celte oeuvre appartient au groupe des vingt et une oeuvres fédérées, en faveur (lesquelles se fera le grand appel à la charité de notre Fédération canadienne-française, du 10 au 19 mars prochain.Une assistante sociale parlera à CHLP Ceux qu’intéressent les activités de nos oeuvres charitables écouteront avec intérêt, a 0 h.15, dimanche, .,11 poste CHLP, un bref exposé du travail de secours et de consolation que poursuit, auprès de nos familles éprouvées, le Bureau d’ns-sistanec sociale aux familles.Mlle Rnrnbê.une assistante soeinle du B.A.F., lira un texte rédigé par la directrice de l’oeuvre, Mlle Robertson.- —— Dans le Dodécanèse Londres.29 (C P.) — Les forces anglaises qui avaient occupé In petite île de Castolloriio, dans le Dodecanese ilalien, l’ont évacuée, "ayant accompli leur mission”, d’après un bulletin conjoint du War Office et de l'Amirauté.lions de Jonathas, du P.Gustave Lamarche, C.S.V., avec la musique écrite par M.Gabriel Cusson.A l’époque où ce drame biblique fut joué au Collège Bourget de Migaud, il y a sept ou huit ans, j’avais fait ressortir la nouvelle et heureuse formule imaginée par le P.Lamarche: l’adjonction du choeur-acteur aux acteurs parlants, comme personnage actif et non figuratif.Le P.Lamarche est revenu à cette formule lorsqu’il a écrit Tobie — que je n’ai pas entendu, s’il a été joué;— il l’a amplifiée en faisant non seulement parler, niais aussi chanter certains personnages, comme l’Ange.A la même époque, d’abord à Ri* gaud, puis au Collège de Joliette, j’avais analysé la partition de M.Gabriel Cusson.Le temps nie manque pour rechercher ce que j’ai alors écrit, mais mes souvenirs sont assez vifs.Pour Antigone (Sophocle), dans sa version française jouée cet hiver au Collège Saint-Laurent, M.Cusson avait aussi écrit une partition, mais il avait voulu — ce qui est un tort pour ceux qui préfèrent une musique moderne omnibus à la reconstitution exacte du choros antique— écrire une déclamation rythmique monocorde soutenue par les battements des tambours et les seuls instruments que connut l’Antiquité: la flûte, le hautbois (ou la clarinette) et la cithare (ou la harpe).Avec Jonathas (comme avec Tobie, d’ailleurs) il ne saurait être question de reconstilution, parce que nous ne savons pas quelle était la musique des Hébreux, que nous connaissons tout juste trois ou quatre des instruments dont ils se servaient, par exemple, le kinnor, qui est une espèce de cithare, que nous ignorons leurs modes, leur échelle sonore, enfin tout.M.Cusson n’a donc pu que recourir à la musique moderne et la faire accompagner par des instruments modernes.Il s’esl résolu à une mélodie simili orientale par l’emploi de la chromatique et de certaines cadences propres à la musique de la synagogue d’aujourd’hui.C’est une musique très obvie, facile à comprendre, quelquefois surprenante, tout .en I étant moins que celle qu’Arthur Honegger a imaginée pour le Roi David.Si celui-ci vent donner une impression de vérité, M.Cusson n’y parvient pas moins, avec des moyens moins barbares que le fait Honegger.Le collège a engagé I’orchcstrc que dirige M.Jean Deslauriers et ce chef prépare aussi le choeur.Les danses reconstituées seront exercées par Morenoff.Faute de pouvoir se servir des décors et costumes somptueux qu’avait préparés le P.Corbeil, C.S.V., pour les représentations de Joliette, le collège fera exécuter les siens sur une même échelle de beauté.Ÿ * # Le 10 février, Arthur LeBianc jouait ù Toronto.Pour l’édification de nos chercheurs de petites bêtes, je citerai ce qu’en ont dit les journaux de la capitale ontarienne.Augustus Bridle (Toronto Star): “En autant que je nie le rappelle, c'est le plus remarmtable violoniste, après Kathleen Parlow, qui soit jamais sorti du Canada.Si Le- Bianc a subi l’influence de quelqu’un dans son style, c’esl celle de Heifetz.Il a la même maîtrise classique de la technique émotive.” Dans (Evening Telegram, Edward W.VVodson écrit; “Un jeune violoniste magistral (masterly), qui joue avec l’ample sonorité d’un Kreisler et d’un Elman et leur art du coup d’archet.Technique brillante, mais jamais ostentatoire ni fantaisiste.Arthur LeBianc peut être appelé un Kreisler en gestation.Le violon d’Arthur LeBianc chante une mélodie de beauté intense, toujours sûre d’elle-même et d’une sereine satisfaction poun l’amant de la musique.” I.e Globe ami Mail (sans signature ni initiales): “Dans un programme varié joué avec une louche adroite et sûre et une riche qualité de son, M.Arthur LeBianc a charmé les membres du Club musical des Dames à la salle Hart House." Bien d’autres artistes se conlente-raient de pareilles appréciations.¥ * * Mardi soir, grand gala de la Ligue de la Jeunesse féminine, présence de Son Excellence le Vice-roi et de Son Altesse Royale la princesse Alice.comtesse d’Athlone, et puis, ce qui intéressera surtout les lecteurs de la Vie.Musicale, un programme exceptionnel que dirigera M.Désiré Defauw.Ce qui sera ce qu’on appelle, je ne sais pourquoi, le clou de In soirée, ce sera André Mathieu jouant un Concertino de sa composition avec l’orchestre des Concerts Symphoniques sous la direction, — ce qu’André rêve depuis qu’il écrit et joue, — d’un des plus prestigieux chefs d'orchestre que nous ayons jamais eus.Ceux qui connaissent M Defauw — je m’honore d’en être — savent qu’il mettra à seconder le pe-til musicien autant de soins, et même plus, qu’il n'en donnerait à un pianiste de haute réputation.On peut donc s’attendre à une exécution du Concertino qui fera époque.Ne fût-re que pour cela, ne manquons pas d’aller en foule au Plateau, car une pareille conjonction n’est pas d’oceurrenre quotidienne.* * * Phrase égarée dans un journal: “Il ne serait pas bête de savoir de quoi l’on parle avant d’en parler.” Medice, cura teipsurn.i-ni-41 Frédéric PELLET'ER rrogumme Semeur* do Caicfc “CHEZ PERRON TOUT EST BON" CKAC samedi 8.05 p.m., heure «vantée W.-H.PERRON fr CIE Ltée Z#tau.*MnÊ Cei 3 radio* Wertinghouie sont équipé* do boutont-pression pour repérage instantané ot automatique des postes.Lindsay vous recommanda et garantit ces radio*.Cette année plut quo jamais nous adoptons comme devisa : Vttesüirëhnnse CHEZ LINDSAY to*»*" «F Un puissant mécanisme dans un modèle de table; 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au contraire, il a tendance à augmenter.L’explication réside dans ce fait qu’une des manifestations du progrès économique est la multiplication des besoins, parce que chaque besoin nouveau fait surgir une nouvelle industrie.En observant séparément chaque genre d’industrie, le résultat suivant s’avère indéniable: Dans l’agriculture, diminution du nombre de tous les établissements, notable pour les grands, insignifiant pour les petits.Dans l'industrie, diminution notable du nombre de tous les petits établissements, augmentation très forte des grands.Dans le commerce, augmentation du nombre de tous les établissements, même des petits, mais beaucoup plus forte pour les grands.C’est là un effet de la loi de concentration de la production qu'on touche du doigt en mettant en regard du nombre des établissements le nombre des ouvriers employés, le chiffre des capitaux engagés et la valeur des produits.On voit alors que tandis que le nombre des salariés diminue dans la pelile et la moyenne industrie, il augmente dans la grande industrie.Sur ce chapitre, Gide est d'avis que les effets de la loi de concen-1 ration, au point de vue social, pour les consommateurs comme pour les ouvriers, sont favorables.Aux consommateurs, dit-il, elle procure généralement les avantages du bon marché et de la rapidité dans la satisfaction des besoins; aux ouvriers, des salaires plus élevés et plus stables, des conditions de travail plus salubres que ne peut le faire la petite industrie.Ceci ne doit pas signifier que la petite industrie soit à dédaigner.Car on doit observer qu’avec la petite industrie la répartition des richesses est plus facile de réalisation, tout comme la paix sociale d’ailleurs.A raison de sa simplicité extrême, le régime de la petite industrie prévient la plupart des conflits entre le capital et le travail.Au point de vue de la production, la petite industrie n’est pas si impuissante-ni si arriérée que d’aucuns ie prétendent.Des producteurs autonomes peuvent s'associer et adopter certains procédés de la grande production et de la division du travail — sans sacrifier leur indépendance, leur initiative, leur responsabilité, leur intérêt personnel, tous ressorts puissants de la production, que l’entreprise collective risque toujours de détendre un peu.Ce que les grands industriels font dans les cartels les pelils peuvent Je faire aussi bien dans diverses formes d'associations coopératives d’achat, de vente, de production, de crédit, qui permettent aux humbles de se procurer certains avantages de la grande production.De plus, il peut s’établir entre la grande et la petite industrie une division de travail, chacune dans sa sphère.La concentration ne semble pas marcher à grands pas dans certaines branches de la production — les mines, les transports terrestres, maritimes et aériens, les banques, la métallurgie, déjà moins dans l’industrie textile.Elle ne se développe aucunement dans l'agriculture.Certaines industries, comme la photo-graphie, 1 électricité et 1 automobile ont fait surgir un grand nombre de petites industries accessoires de fournitures et d’entretien.La stan-dardisalion semble avoir pour effet de faciliter la décongestion ri?l'usine en permettant la fabrication de certaines pièces détachées en dehors de l'usine, à la campagne, dans de petits ateliers, quelquefois à domicile.D’un autre côté, la concentration de la production ne devrait pas dépasser certaines limites.quelques principes d’économie poli er qn’il y a moyen de travailler à notre lelevemenl économique avec des chances de succès que nous fournissent le — •.Nouvelles Raisons Socia.es Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Accélération économique en janvier par rapport au mois précédent D'après les calculs préliminaires, le volume physique des affaires fait une autre augmentation en janvier sur le mois précédent.L’indice du volume physique des affaires et ses composantes sont placés sur la nouvelle base de 1935-1939 au lieu de 1926.Les arrivages d’or à la Monnaie sont de 461,602 onces fines contre 415,065 en décembre; l’indice passe de 118,6 à 120.9.L’augmentaiion des expéditions d’argent est de pro-j portions beaucoup plus grandes.La 1 production de charbon est de 1,- Supcrior Uphohrering Compjny, Samuel Ksakson, marié.Henry Reetaurant, 1030 rue St-Ferdi- nand, Henry Chamberlain, marié.___________________ ^ Saks Drug Store, 5350 ouest, Sher-! y^^ÔÔTônnes contre 1,643,000 ïe brooke, Harry Stein, célibataire.; mois précédent.Service d’Huile de Chauffage Economi-1 La fabrication de sucre tombe que — Economie OU Service, i U/o j jes quatre pre- est, Marie-Anne, Dame Marie-leanne | mjères semaines de l’année.Le dé-Bleau, j douanement de cigarettes monte de 574,800,000 à 623,600,000.L’indus- Lyiter Hospital & Drugstore Supplies Reg’d.Arthur Nelson Lyster, marié.Household Electrical Supplies Reg’d, 5924 ouest.Sherbrooke, ).Smith, marié.Imprimerie Grenier Enregistrée, Marc-Aurèie Huberdeau, marié.jean DE PARIS, Dame Nita de Weaie, épouse de Raoul de Malleville.Victory Clothes, Sam Ray.marié.Salon Frigon, 283 est, Beaubien, Dame Cécile Cuilbeault.Wheatley & Wilson, 480 ouest, Lagau-chetière, Stanley Ernest Wilson, marié.E-Co-No-Mik Cooler Reg’d, Hector Co-miré, marié, et Napoléon lut.ras, célibataire, 2000 est, Sherbrooke.Mrs Luke Reg’d, 530 ave Creene, David Lord, marié, St-jean, Qué.Canadian Beachwear Company, 213 St-Zotique, Gladys Anber, célibataire.Korma Dress Company Reg’d, Haim Harry Maizel, marié.Standard Travel Bureau, Hôtel Ford, Dame Alberte Phaneuf.St-Denis fr Robitaille, Louis St-Denis, marié, et Eugène Robitaille, marié.trie de la salaison est moins active; l’indice des abatages recule d’environ 10 points à 132.4.Les abatages de bêtes à cornes et de veaux sont de 108,107 contre 103,367.La production de fromage de fabrique est presque la même, après ajustement pour variations saisonnières, tandis qu’il y a gain considérable dans la production de beurre; l’in-diec avance de 116 à 123.L’industrie forestière est plus ae-live; l’indice avance de 117 à 126.La production de papier à journal est de 261,298 tonnes contre 252,-827.Les exportations de madriers et planches diminuent pins qu’à l’ordinaire à cette époque de l'année.Il y a, d’autre part, avance dans les exportations de pulpe de bois et de bardeaux.La production d’automobiles est de 23,195 unités contre 23,364 le mois précédent; il y a indication d’un gain considérable après ajustement pour variations saisonnières; les nouvelles affaires de l’industrie de la construction monlenl de 816,900,000 ,826,600,000.Le trafic-marchandises est légèrement moins grand après ajustement, le tolal étant de 228,536 wagons contre 231,271.Les exportations de marchandises, à l’exclusion de l’on, sont près de .889,000.000 contre .898,700,000 en décembre; il y a gain considérable après ajustement.Situation économique en janvier 1941 comparativement à janvier 1940 et décembre 1940, Janvier Marché du bétail Les arrivages durant la semaine finissant le 27 février 1941, sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 1,477 bêtes à cornes, 152 moutons et agneaux, 7,069 porcs, et 2,215 veaux.Aussi 129 bêtes à cornes, 784 porcs furent consignés aux Maisons de salaison, et 24 bêtes à cornes, 6 veaux furent maniés dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.Durant la semaine 11 y avait de très légers arrivages d’animaux vivants sur les deux marchés de Montréal.Voiume physlqu* det al faire» Arrivages d'or Expédition» d'argent Production de fromage de Production de beurre de Dédouanements de cigares Dédouanements de cigarettes Consommation de coton Production de papier à Journal Exportations de bardeaux Débits bancaires 1935-39 à 100 onces fines onces fines fabrique crémerie 1b 1b nomb.nomb.1b tonnes carrés 9000 1941 * 461,802 1,528,932 1,134,724 11,672,247 13,120,418 623.571,303 15.679,582 261,298 249,586 2,941,104 Janvier 1940 113.8 435,621 1,655,741 1,806,159 10,444,589 9,897,643 634,271,934 13,673,514 251,032 173,334 3,674,335 Décembre 1940 128.3 415,065 1,515,441 1,799,325 12,308,237 18,865,691 574.837,242 16.182,308 252,397 83,744 3,208,348 •—D’après les calculs préliminaires, l'indice augmente en Janvier par rapport à décembre du volume physique des affaires A propos des hypothèques Différence entre les prêts hypothécaires urbains et ruraux D’après un rapport de Dominion Mortgage and Investments Association, l’essor économique et l'amélioration des affaires en général a profité dans une appréciable mesure aux prêts hypothécaires dans les villes, mais la situation pour ce qui est des hypothèques dans les campagnes n’accuse pas la même amélioration.Dans les provinces de l’Ouest, la difficulté de vendre le blé et même de l’entreposer à compliqué une situation que la législation ne tendait pas à clarifier.Des interventions de la législature n’ont pu rendre solvables ceux qui ne l'étaient pas.C’est le cas dans le Manitoba et dans la Saskatchewan.Dans l’Alberta, le gouvernement va mê- Cet exposé sommaire de quelques principes d’économie politique h a d'autre but que de rappeler qu’il y a moyen de travailler à notre | élève nient économique avec des chances de succès que nous fournissent les ressorts de la petite industrie, appelées, dans une certaine mesure à completer l'entreprise d’envergure.Celles-là sont à la mesure de notre taille; c est de ce côté qu’il faut, pour le moment, concentrer notre altenlion, nos énergies.i-in-4i Alvarez VAILLANCOURT Les marchés Financiers Lu temps de guerre, i! ne semblé exister qu’une relation lointaine entre l’état général des affaires et par suite les bénéfices des entreprises commerciales et industrielles, d’une part, et, d’autre part, les cours auxquels se traiten! les titres en Bourse.Sans doute se rend-on compte, dans les milieux financiers, île la nature artificielle et passagère d’un “boom” suscité par l’état de guerre lui-même ou par «les préparatifs intensifs en vue «le la défense nationale.On craint, non sans quelque fondement, que la grande activité qui règne aujourd’hui ne soit guère profitable aux sociétés, lorsque le poids des impôts actuels ci à venir se fera pleinement sentir.Aussi avons-nous été à même de constater, au cours du mois dernier, que la spéculation ne manifeste aucun enthousiasme, en dépit des indices économiques favorables et des succès des années alliées.A Wall Street Le début du mois dernier fut plutôt lerne à New-York, mais la fermeté des cours laissait espérer que la traditionnelle hausse de janvier s’amorcerait sous peu.A la clôture de In séance du 11 janvier, l'indicé l)ow-Jones de .80 valeurs industrielles se tenait à 188.59.Dès le lendemain, cependant, la cole fléchit et l’effritement des cours se poursuivit pendant les séances sui-vanles pour s’accélérer par la suite.T.a faible demande qui s’exprimait alors ne suffit pas à freiner la descente.Aussi le mois clôtura-t-il à 124.13.soit une perle de 7 points en comparaison du cours de fermeture, le mois précédent.I.es cours sont demeurés à peu tirés stationnaires, à Montréal, entre la première séance de janvier cl celle du 11 du même mois.Puis, une fois de plus, la baisse de la cote à New-York entraîna notre marché à sa suite.Notre place était d’au-|anl plus vulnérable que, depuis quelque temps, la demande avait été largement satisfaite à même les valeurs mises en vente par le gouvernement britannique.Au 81 janvier, l’indice de vingt valeurs industrielles représentatives se tenait à 61.4, en régression de 3.7 points par rapporl au cours de clôture du 3i décembre.Les obligations Le marctié canadien des valeurs à revenu fixe a été inactif en janvier.La cote a le plus souvent en-registré des baisses qui ont été d’autant plus importantes qu’il s’a- II n’y avait pas de bouvillons de me jusqu’à conseiller de ne pas choix.Les bons bouvillons se vendaient $9 à $9.75 et les moyens de $7.50 à $8.50, les communs furent vendus en partie $6 à $7.25 avec de très communs et ordinaires aussi bas que $5.Les taures variaient de $4.75 à $8.Les bonnes taures en partie $7 à $7.50.Les vaches de boucheries $4.25 à un choix extrême de $7, la plupart des bonnes vaches rapportaient $6.à $6.50 avec les moyennes $4.75 à $5.75.Les payer les créanciers, c'est-à-dire les compagnies d’assurances, les trusts et les compagnies de prêts.Pour se défendre contre de tels procédés, il faut recourir à la prelection des tribunaux.Pour ce qui a trait au contrôle du prix des loyers, l’Association, tout en reconnaissant le droit à l’Etat d’intervenir là où la guerre pose des problèmes particuliers qui méritent une solution immédia- vaches pour la mise en conserve $3 i te« croît qu’à moins d’intervenir avec beaucoup de prudence et une grande sagesse il en résultera des ennuis sérieux qui seront de nature à paralyser l’essor de l’industrie du bâtiment et à compliquer davantage le problème du logement.Production de laine La production de laine au Canada en 1940 s’établit à 18,127,000 livres contre 17,846,000 en 1939.La production de laine tondue s’élève à 13,822,000 livres, augmentation de 253,000 livres sur la production classifiés la nhinart «8 nfl ’ r ~ i de 1939.L’augmentation du nom-¦’ plupart $8.50.I.es bre je moutons tondus est ta cause à $4 et les taureaux en partie $,1 a ; $6.75, quelques ventes de très com-1 muns aussi bas que $4.25.Les vaches allaient de $50 à $100 chacu- j ne.Les veaux de lait fermes de $9 à $13 avec un veau de choix à $13.50.Les bons veaux furent vendus en général $12 à $12.50, et la majorité des veaux de lait rapportaient $9.-50 à $11.50.Les veaux nourris à la chaudière $6 à $8.50 et ceux d’herbe en partie $5.Les agneaux, en partie non châtrés, se vendaient de $8 à $9, non gissait de titres plus spéculatifs.Les obligations du gouvernement fédéral se sont, dans les circons-lances, bien comportées.Quelques-unes.y compris les titres des deux emprunts de guerre, n’ont subi aucune fluctuation; d’autres, telles que les perpétuelles et les 4 1-2, 1er novembre 1956.ont gagné 1-4 de poinl; mais la plupart ont perdu une fraction de point.Les obligations de celte catégorie pavables uniquement en dollars des 'Etats-î ms ont cédé de 1-4 à 3-4 de point à 1 exception des 3 p.c., à l’échéance de 1967 on de 1968, qui se sont relevées d un point.I.es emprunts portanMa garantie de l’Etat ont connu a peu près les mêmes fluc-lualions. Additionner.Calculateurs.Protecteurs de Chèques.Pupitre*, etc.Conodo Dactylographe Enr.Nouvelle adresse: 44 St-jaeques O.HArhoiii (5968 K.-T Armand, oroo _ st/r DEMANDE Protégées en tous oays Demande* le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc MARION & MARION Fondée en 1332 1Î55.rue Université.Montréal ROYAL, REMINGTON.UNDERWOOD silencieux, éguller et portatif Protecteurs de chèques et ameublement de bureau.Machine* A addl-Manner Service.N.MARTINEAU & FILS 1019 rue BI.EURY BE.2311 Entre les ruer Vltr4 et Lagaurhetiér# ENCADREURS INVENTIONS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant dea Brevets, marques de commerce, etc MARION & MARION Fondée en 1892 1255.rue Université.Montréal COMPTABLES Anderson & Valiquette Comptables-Vérihcateurs J.-Charles Anderson.LI C Jean Valiquette.C A.L.I.O.Roméo Carle.L.S.C.C.A.A Dagenal* i, H C.c A Paul Huot.C.A.L.IC.84 Notre-Dame ouest - PL.9709 Wisintainer & Fils 90S BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulure* — Cadre» — Miroirs Réparations do cadre* et miroir* LAnc.2264 IMPORTATEURS J.-A.Bernier et ses fil* Fondée en 1892 C.X.TRANCKEMONTAGNE & Cl Importateurs de tissus et toiles Spécialités pour Communauté* religieuses 459 St-Sulpice Tél.BEI.2531-2 Caron & Caron Comptables Agréés — Chartered Accountants Edmond Caron B A LS.C.CJt Henri Caron.B.A.L.L.L.L.S.C.C.A 59.ru* St-Jacnues HArbour 3635 MONTRRAI 139.ru* Alexandre.TROls-RlvirREM OPTOMETRISTES OPTICIENS Spécialités: HArbour.Sod-l EXAM K X DE LA VUE, ' AJUSTEMENT DE VERRES A.PHANEUF-A.MESSIER OPTOMETRISTES-OPT'.CIENS 1767 Si-Dénis Montréal Position par catégorie Marque de fabrique WlUys Plainsman Milles par Mille* 1 l’heure Milles au gall, par tonne de poids du gallon moyenne véhicule I Willy* Plaimman X 29.06 42.41 48.624 2 Willy* Plainimtn X 28.40 42.41 47.319 3 Willy* 25.18 42.40 41.334 1 Ford 23.05 43.19 49.557 2 Plymouth 21.71 43.22 43.417 1 Nash 600 X 25.81 42.60 48.651 2 Studeb.Champ.X 24.61 42.64 45.003 1 Hudson 6 De L.X 24.96 43.19 50.969 2 Mercury 23.35 42.58 50.895 3 Dodge 22.47 42.32 48.425 1 Studeb.Com.X 24.36 42.84 52.975 2 Nash Amb.6 X 23.16 42.37 51.512 3 De Soto 20.04 46.59 42.632 i Studeb.Pre*.X 22.53 42.32 51.988 2 Nash Amb.8 X 21.18 42.52 48.579 3 Chrysler Royal X 19.71 42.60 44.060 1 Chrysler Windsor X 20.14 43.39 44.988 1 Packard 120 X 19.78 43.41 46.846 2 Huds.Comme.8 X 20.18 43.31 45.906 1 Lincoln Zcph.XX 22.96 42.91 57.749 2 Chry* N.Yorker X 17.47 42.69 42.956 1 Lincoln Cuit.XX 21.03 44.38 57.827 2 Chry.Crown Imp.X 16.46 42.95 46.265 Raymond HURTUBISE Chartré, Samson & Cie Com p tu b en tjlréés — Chartered AccountantB Successeurs de LaRui&Trudt et de Samson Knifth & Cie Maurice fiamson, C.A A.-Emile BeauvniE.C.A E.Harrv Kniph
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