Le devoir, 3 décembre 1927, samedi 3 décembre 1927
Volume XVm.- No 282.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.I RUti-Unis «t Empire Britannieoe .8.00 l'NION POSTALE.Edition hebdomadaire CANADA.J.M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, samedi 3 déc.192' TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MOVTBKAJL.TELEPHONE: • • Main 7460 Service de naît: Rédaction.Main 512) Administration, Main 5153 La dose de strychnine du referendum - - - —- .Le civisme des propriétaires fonciers sera mis à l’épreuve au mois de janvier prochain.On les invitera à se prononcer par referendum sur un em- ftrunt de plusieurs millions, peut-être d’une vingtaine ou davan- age.La charte de Montréal, dans son état présent, donne^ de singuliers pouvoirs aux propriétaires mais, d’un autre côté, les prive de certains privilèges qu’ils possèdent dans d’autres municipalités et qu’ils ont possédés naguère à Montréal.C’est ainsi qu’ils doivent ici se prononcer sur tous les emprunts de plus de cent mille dollars, à moins que ceux-ci ne soient autorisés par la Législature.Québec ne s’est prévalu de «on droit qu’en quelques rares circonstances, comme pour le marché Bonsecours, la construction du tribunal des jeunes* délinquants, la construction du tunnel de la rue Ontario et la reconstruction de l’hôtel de ville.Son intervention est demeurée «ans effet dans les deux premiers cas, puisque le marché Bonsecours n’a pas été agrandi et que le tribunal des jeunes délinquants n’a pas été construit.Seuls le tunnel de la rue Ontario, grâce à une injonction de la Commission des chemins de fer, et î a reconstruction de l’hôtel de ville ont été entrepris et achevés.Avant l’avènement de M.Desroches, à toute demande de nouveaux travaux, on opposait la nécessité d’un referendum .éVon ne tentait pas d’en faire un.Quand la législature donnait une entorse jugee nécessaire, à cause de l’urgence des travaux, a la charte, l’administration ne se prévalait pas davantage, en c ertains cas, du droit qu’elle s’était vu accorder par-dessus la tète des propriétaires.De sorte qu’elle piétinait sur place ou qu'elle tournait dans un cercle vicieux.Ce privilège considérable pour une ville de l’importance de Montréal, les propriétaires n’ont donc pas eu l’occasion de l’exercer.Par contre, la bonne administration a continué de souffrir d’un régime absurde et qui atteint particulièrement les contribuables les plus chargés.Dans certaines villes, dans presque toutes, seuls votent aux élections de l’administration municipale les propriétaires.• A Montréal, tout le monde vote et tout le monde, pour la mairie, n’a qu’un vote.Ceux qui paient leurs impôts comme ceux qui ne les paient pas ont droit égal.L’élection a lieu en avril et le locataire qui doit déménager f ii mai dans un autre quartier vote pour l’échevin du quartier où il n’a pas le même intérêt à peser son choix que celui qui restera.Or la proportion de ceux qui partent ainsi est grande.Dans certains quartiers, elle peut passer le tiers des électeurs.De sorte que le tiers de ceux qui ont voté en avril ne seront plus là en mai, trente jours après, pour surveiller la conduite de leurs élus.On peut même considérer en théorie que ceux qui votent de la sorte peuvent constituer la majorité, car dans certaines élec-lions le nombre des électeurs qui se portent aux poils n’équivaut pas à la moitié des inscrits.En tout cas, ces nomades, ces contribuables qui savent qu’ils doivent quitter le quartier ne peuvent apporter le même zèle dans l’exercice de leur suffrage que le propriétaire qui lui reste.Son 3ote est pourtant aboli par celui de l’électeur nomade, insolvable ou arriéré dans ses paiements.* * 4! Serait-il opportun d’apporter des modifications à ce système?tl serait oiseux de donner une réponse si évidente.Mais quoi qu’il en soit, pour la première fois les propriétaires seront appelés à exercer le pouvoir spécial qui leur a été imparti.Il est à souhaiter qu’ils se montrent dignes du privilège qu’ils possèdent.On leur donnera, nous informe-t-on, tout le temps voulu — quatre jours —- pour voter sans se presser, sans s’incommoder; de plus, ils pourront voter même par la poste à condition que leur bulletin soit contresigné par un témoin.Enfin on leur fournira des renseignements aussi détaillés que possible afin qu’ils puissent prendre une décision après réflexion mûre et éclairée.S’ils prouvent leur obstination, dans l’ensemble, à refuser les améliorations urgentes, qui s’imposent aux yeux de tous, il est certain que la Législature—le gouvernement de Québec tient à ce que certains travaux se fassent dans un bref délai, les déclarations de MM.Perron, David, Taschereau en témoignent — saisira ce prétexte ou cette raison de les dépouiller de leur privi-1 lège en leur reprochant de paralyser l’administration.A moins, ce qui est encore possible, que l’on ne voie dans leur geste un vote de non-confiance dans les administrateurs actuels où encore dans le mode d’administration actuelle et que ce résultat ne fournisse la justification voulue pour changer d’un coup hommes et système; car il est, en effet, douteux qu’un système substantiellement modifié ramène les mêmes hommes à l’hôtel de ville.En élargissant les mailles, on ne pêche plus les memes poissons.Les plus petits ne restent pas au fond du filet.Les propriétaires auront donc pendant quelques jours une influence considérable suv la chose publique, une décision grosse de conséquences à prendre.Souhaitons qu’ils ne se laissent inspirer ou influencer que par l’intérêt général, par le souci du développement de la ville, qu’ils subordonnent à cela les considerations d’intérêts personnels et fréquemment mesquins.* ?Il ne faut pas, cependant, s’abuser, nous le répétons, sur la roideur de la côte à gravir.Chez les contribuables qui réfléchissent et qui s’éclairent, l’ivent^re de la Montreal Water and Power, même après le changement, heureux à ce point de vue, subi par l’exécutif (M.Desroches avait fini par s’écarter un peu de son attitude initiale), inspirera à certains une méfiance insurmontable.D’autres trouveront que le gouvernement provincial tire un peu trop à soi la mince couverture de Concordia.Ils auront sur le coeur les $350,000 annuels de la Commission métropolitaine qui-formeraient l’intérêt et le fonds d’amortissement d’un emprunt de plusieurs millions.Si Québec, par ailleurs, partageait, comme dans d’autres provinces, les revenus de la Commission des liqueurs avec les cités et villes, le fardeau de Montréal serait allégé et ses facultés J’emprunt, accrues.Le referendum, si les propriétaires savent se grouper et motiver leurs sentiments, donnera l’occasion de discuter tous ces problèmes, galvanisera le public paralysé, forcera son attention pendant quelque temps.Et dût cette demande d’emprunt aboutir à une fin de non-recevoir, les dix mille dollars qu’elle aura coûtés, s’ils ont procuré une dose de strychnine suffisante à secouer pour longtemps l’apathie populaire, n’auront pas été dépensés en pure perte.Louis DUPIRE illusion d'optique, à ceux-là qu’ils n avaient pas entendu hurler le demandeur à demi-mort sous un tas de briques, bien qu’ils eussent d'abord fait serment que ses cris avaient épouvanté tout le voisinage.Maître Machin-Chose avait eu raison de la plupart.Mais il était soucieux.Deux témoins étaient restés fermes; plus il les avait questionnés, isant de tous ses moyens d’ordinaire heureux, plus il avait nut à sa cause, jusqu’à ce qu’enfin, de guerre lasse, il' eût masqué dans un mouvement d’indignation accompagné d’un haussement d’épaules dédaigneux son désappointement de ne rien en tirer qui le servit.Néanmoins, le dernier témoin de la demande lui donna de l'espoir, dès qu’il le vit paraître.Homain Ma-ralché, — c’était son nom, —¦ était un petit homme à Vair mi-idlot, au regard torve; il était courbé, mal rasé, et ne savait que faire de ses deux énormes mains velues, couleur de terre cuite.Charretier de son état, dit-il, il parut d'abord intimidé par la solennité du tribunal.Il avait cependant raconté d’une voix grasse et hésitante ce qu’il avait vu.Sa déposition était dangereuse à cause de sa simplicité, de son caractère catégorique, de son manque absolu de passion.Maraiché, évidemment, — le président du tribunal le laissait presque voir, — ne disait que ce qu’il avait vu et entendu; mais il paraissait avoir tout tu et tout entendu.Maître Machin-Chose l’avait écouté.C'était son tour de le questionner.Il se leva posément, rejeta derrière lui, d’un geste majestueux, les plis de sa toge trop ample, passa ses mains sur son front et, soudain, jeta net et d’un ton injurieux cette question, la première: — "Voyez-vous bien clair?Avez-vous de bons yeux?’’ Maraiché répondit avec calme.L’avocat tenta de l’exciter, de le faire s’émouvoir, le harcela de ses interrogations cinglantes comme cent lanières de fouet, tenta cent fois de lui faire dire ce qu'il n’avait pas dit, de lui faire changer le sens de ce qu’il avait dit.Peine perdue.Le témoin, ses grosses mains aux revers de soji veston trop grand pour lui, tantôt répondait en Normand, tar\tôt réaffirmait ce qu'il avait d’abord affirmé, ne s’irritait pas, ne perdait pas le nord, s’en tenait ligne à ligne a sa déposition, dépistait les pièges et les chausse-trapes de Maître Machin-Chose, se faisait répéter les questions les plus dangereuses, rectifiait d’an mot, disait juste ce qu’il voulait, tandis que l’avocat, lui, comntençait de s’énerver, de s’frrl-\ter pour tout de bon, de perdre pted, quoi qu’il fit pour le dissimuler.Deux heures durant, ce duel se prolongea.Le charretier à l’air ml-Idiot avait le dessus, quoi que fit le roué Machin-Chose.Enfin, celui-ci, son vain interrogatoire clos, dit d’une voix qu’il voulait faire aimable et magnanime et qui était aigre-douce: "Maraiché, permettez-moi de vous le dire, de ma vie d’avocat je n’ai jamais rencontré de meilleur témoin que vous." —"Ma foi, Monsieur Favocat, je vous retournerais bien le compliment, 9f je n'étais pas sous serment", dit le charretier.Paul POIRIER A u Palais Sans son aerm sénat l’esprit de résignation que M.Rhodes a forcé d’accepter les conseillers législatifs de la Nouvelle-Ecosse.Pourquoi?La commission fédérale du tarif avise le public que, le 8 décembre courant, à Ottawa, elle entendra la demande numéro 22 de pétitionnaires désireux de faire frapper de droits douaniers temporaires certaines sortes de fruits et légumes importés au Canada, etc.Les Communes et les ministères fédéraux ont coutume, depuis plusieurs années, de ne pas travailler ce jour-lù, qui est fête d’obligation pour les catholiques, et de donner congé à leur personnel.La commission fédérale du tarif est-elle au-dessus des usages ordinaires et est-elle dispensée de tenir compte de la pratique courante des Communes et des ministères, fondée sur le respect des croyances religieuses des contribuables catholiques?Tl se peut que les membres non catholiques de cette commission aient oublié la fête du 8 décembre.Mais ils ne sont pas seuls.G.P.Une bonne nomination Quand nous les jugeons mérités, nous ne ménageons ni nos représentations ni nos critiques a Ja Commission des tramways et au gouvernement provincial envers qui elle est seule responsable; de même nous sommes heureux de les applaudir quand nous croyons qu’ils servent bien l’intérêt public.Depuis quelques jours, une amélioration du service des tramways rue Sainte-Catherine est semble apparente.I/à régnait, plus qu’en d’au-* “ ,1e - - très endroits, >Hce du tram- ¦P.supp way-tcomipresseur.Nous sommes heureux de constater que la Commission a tenu compte des plaintes du puWic-voyageur et contribuable dont nous nous faisions l’écho.Par ailleurs, le gouvernement de Québec sans doute a l’instigation de la Commission, rient de nommer un jeune et brillant professeur de Polytechnique, M.A.Duperron, nu poste d’ingénieur en chef de la Commission des tramways.C’est une nomination qui prouvera, une fois de plus, nous en sommes sûr, que Ton trouve parmi les anciens élèves de cette école subventionnée des compétences pour tous les postes et qu’on est conséquemment inexcusable, dans le domaine fédéral, provincial ou municipal, de leur préférer des diplômés d’autres écoles sous le fallacieux et injurieux prétexte qu’il n’y a pas parmi nos polytechniciens de candidats suffisamment préparés.Dans la plupart des cas, ce qui, manque à l’ingénieur québécois c’est ! ie toupet.C'est là un défaut, quand i on sollicite une place; mais c’est un! avantage singulier, surtout pour le public, quand une fois on occupe ia place.L.D.MORT DU SENATEUR GUSTAVE BOYER Rigaud, 3.— M.le sénateur Gustave Boyer vient de succomber à la paralysie, hier soir, à l’âge de 56 ans.Il naquit à Saint-I.aurent, près de Montréal, en 1871 et fil ses études au collège de Saint-Laurent et à l’Université Laval.En 1967 il avait épousé Pamela Rhénume, qui lui survit.Feu M.Goycr fut conférencier agricole pour le gouvernement provincial et collaborateur ù la Patrie et au Canada.Il fut élu député fédéral de Vaudrcuil-Sou-langes en !»04, 1908.1911, 1917 et 1921, et nommé sénateur en 1922.Maire de Rigaud de 1907 à 1919 .Survivent nu défunt, sa femme, plusieurs beau-frères, dont le Dr P.-Z.Rhéaume, de PHotel-Dieu, Jean Charbonncnu, avocat, et plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu lundi matin, à 11 heures, 6 Rigaud.Le Devoir prie la famille Boyer d’accepter ses sincères condoléances.Route» rouverte» Québec, 3 (D^N.C.) — M.J.-L.| Boulanger, sous-ministre de la voirie, o déclaré, hier, que les routes I fermées nu trnfle lourd, par suite des grandes pluies, mardi et mer- tY • ‘ * - - crvdi derniers.rouvertes.sont maintenant Les conférences LE DOLE D’OXFORD OINS IODISME DE U CIVILISATION MODERNE , De» marchands de sagesse; abordent en Gaule — Gomment fut fondée la deuxième école de la chrétien* té - Admirateurs de «a int Augustin - L’influem* du philosophe arabe A icennes — L’école littéraire de Chartres - Les sciences au moyen âge M.Elienne Gilson a donné jeudi après-midi, à l’Université McGill, une conférence d’un très vif intérêt «ur le rôle de l’Université d’Ox-ford dans l'origine de la civilisation moderne, conférence dont nous avons dû remettre & aujourd’hui le compte rendu.M.René du Roure a présenté le conférencier et a rappelé qu’il est professeur à la Sorbonne et au Harvard et qu’Oxford avait tenu à lui conférer le titre de docteur, en même temps qu’au général roch, oc qui csl la marque la plus insigne de la haute estime où elle tenait M.Gilson.M.GILSON M.Gilson déclare que lorsqu’on lui conféra le titre inattendu de docteur à Oxford, il se demanda ce qui pouvait bien lui valoir cet honneur, fl se rappela alors avoir insisté souvent dans ses ouvrages sur le rôle primordial joué par Oxford dans les origines de la civilisation moderne.Mais dans le magnifique discours latin qu’on lui servit avec ie titre, il n’en était point fait mention, non plus que dans les conversations subséquentes qu’il eut avec les professeurs d’Oxford.M.Gilson s’est alors demandé s’il ne serait pas opportun et utile de rappeler le role joué par Oxford dans l’origine de la civilisation moderne.De par ses origines Oxford s* rattache à l’Université de Paris qui selon de vieux chroniqueurs remonterait à Socrate et c’est le moine franciscain Singal qui dans sa chronique à propos de l'Univarjlté de Paris parle du “transfert” ou transmission des lettres anciennes de la philosophie grecque, aux “modernes” du temps.Dans son histoire du Moyen-Age, Gaston Paris représente Je Moyen-Age comme une époque complètement dépourvue du tens historique et à l'appui de son assertion il rap- Pelle que dans t«s gravures, Ips ommes de l’antiquité gêerqité étaient hubiHés avec les vêtements moyennageux.>ï.Gilson ignore si cette seule preuve est bien concluante dans une chose de telle Importance, mais il est un fait reconnu, indéniable, c’est que le Moyen-Age n eu le sen- timent exact et tri-s vif de la place qu’il tenait dans l’histoire de la ci vlHsntion.Il avait pleinement le conscience d’être l'héritier de la civilisation grecque et latino et du devoir qui lui incombait de Iran1; mettre le flambeau de cette civili sation à ses descendants.UNE GALERE ABORDE EN GAULF Comment la connaissance de L* civilisation grecque et latine était elle venue?Le raoine Singa'l raconte qu au temps du grand roi Charlemagne, une galère aborda sur les rivages de la Gaule.Elle était remplie d hom mes venus de Grèce et de Rome oui portaient avec eux la science et les lettres dés anciennes civilisations.Ils marchèrent jusqu’au village le plus rnpprdché où ofi leur demand.* ce qu’ils avaient à vendre.Ils ré pondirent qu’üs n'avaient rien à vendre mais quelque chose à don ner: ha sagesse, et que si on voulait leur donner le vivre et le gîte, ils donneraient la sagesse et la sclenc* qu’/ls avalent reçues des Grecs ei qu’ils avalent la charge de trans mettre.Comme on savait que le grand roi Charlemagne aimait les hommes versés dans les sciences et les arts on fut incontinent lui rappor ter In chose.Et le grand roi Char lenmgne reçut les étrangers avec beaucoup d’honneur et leur ouvri-i dos écoles.Cette conception de la transmis sion de la pensée grecque et latine n’était -pas unique, mais très courante.Chrcstien de Troye rappelle que “la tradition de science et de chevalerie n été transmise de 1» Grèce a Rome et de Rome à Paris1'.LE "GUE DES BOEUFS” On retrouve le même récit dans la chronique du franciscain anglais Jehan de Galles mais avec cette variante: une prédiction de Merlin l’Enchanteur que la tradition de science et de chevalerie passera de Parts au ”gtîé des boeufs” ou Ox ford.C’est donc une preuve que l’on avait hérité rie la science de* Grecs à Paris et que cet honneu suscitait l’émulation des étrangers particulièrement Oxford.Pourquoi oc sentiment si vif?(Suite a ta page 3' Si vous le vouliez! Comme il serait facile à nos abonnés de donner au Devoir le plus bienfaisant coup de main! — Comment cela ne demanderait à chacun d’eux qu’un tout petit effort! - Nous prions qu’on lise avec grande attention ce qui suit — Les exemples à suivre — Pour ceux qui sont au loin — En temps d’étrennes Oui ou non, croyez-pous que l’oeuvre que poursuit le Devoir soit une oeuvre utile, qu’elle rende service à notre peuple?t Si vous ne le croyez pas, vous n’avez point besoin de lire ce qui suit.Cela n'a pour vous aucun intérêt.Si vous le croyez, nous vous priôns de lire avec une grande — et bienveillante — attention les paragraphes que voici.Vous savez —cela saute aux yeux — qile l influence d’un journal est, dans une large mesure, proportionnelle à son tirage.Les plus utiles articles du monde ne serviront pas à grand’chose s’ils ne sont pas lus! Vous savez encore que le succès matériel d'un journal condition nécessaire de beaucoup de ses progrès intellectuels — est de même proportionnel à son tirage.C’est le tirage qui, dans une très large mesure, commande l’annonce.Avez-vous pensé qu’il suffirait que chacun des acheteurs ou abonnés du Devoir lui amenât un acheteur ou un abonné nouveau pour que son influence fût au moins doublée, pow que son tirage — doublé lui aussi — commandât de nouvelles et abondantes annonces?.A J Ce doublement du tirage— qui n exigerait apres tout de chacun qu’un effort relativement peu considérable — ferait plus que doubler le succès matériel du journal; car certains frais resteraient à peu près les mêmes.Et plus riches, nous pourrions non seulement atteindre plus de monde, mats ouvrir des rubriques nouvelles, multiplier aussi I intérêt dii journal.Voulez-vous nous donner ce coup de main.Si vous êtes un ancien abonné, relisez la lettre que vaut adresse l’administration.Voyez comme il vous sera facile de payer votre propre abonnement en nous procurant des abohnés nouveaux.Qui que vous soyez, regardez autour de vous.V oyez a qui vous pourriez faire recevoir le journal.Vous avez des amis au loin, vous voulez leur faire des étrennes?Quelles étrennes vaudront mieux que.te journal qui, tous les jours, rappellera à vos amis votre souvenir?.Plusieurs se sont déjà rendus à cet appel.Ils nous ont envoyé un, deux, trois abonnements nouveaux.Tel autre a envoyé un don pur et simple, à utiliser au choix de l’admi nistration.SUIVEZ LES BOSS EXEMPLES Et que ceci ne vous empêche point d’utiliser les autres bons moyens d'encourager le journal, de lui apporter des tramux d’imprimerie, (t’acheter chez lui vos livres, de lui donner vos annonces, etc.Le» petits ruisseaux font les grandes rivieres.** l ¦ ’ .4 • ¦ .ÆÂ LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 3 DECEMBRE 1927 -VOLUME XVIII - No 282 Lef conférences (Suit* d l)ans sa leltre Qllébe^* Nl Jf»T » (/inf.s .nes f|u inQnfjp à sauver les passa-1 ,Par JACQUES DEBOUT! S™* frat‘ P,>,ir ra,t, tradeau)."Un régal.Les paraboles de CE- , La résolution pnse par le mimste-Viwqilr sont divines, mais elles sont re démissionnaire est un pas mal-àussi profondément humaines el adroit .Ackward fmaladroit) pour * ' - - - j (/e onward (en avant).fmi.A l’occasion d’une ourade.Widows HP fenêtres) üiies Debout, c'est-à-dire par un pré- L’annonce ajoutait une particula^ tre ù l'Ame apostolique, par un écri- rité qu il est difficile de reproduire vain (i la verve clnglan/r, qui a hé- ici- .rlté de Leon Blog ce qu'il avait de Ce general 'Vhite fut trouvé mort meilleur, la vigueur et fVrim du avec un grand «««t dans la bombe.complete le r théories logiques.Ce tôt lr livre ouvert, on va d'un trait ' n esl pas Francis Bacon qui au Î7e ' jusqu'au bout.Impossible dr faire h* tri siccle proposa celle doctrine do la avec pins d esprit une leçon plus coche Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d'ambulance BéUir 1203 70 Rachel Est faut que l’expérience .lës sens siülë.'alors'on "né "peut s’arrêter.fLlWprd (mot) pour sword (sabre).ibunal pour avoir “manaé’’ un i.ocher de fiacre, qui lui deman- , science expérimentale, mais bien nette et plus salutaire.Peut-être les doit un pourboire.F.aten (mangé) (Roger Bacon, au 13ème siècle abbés de jadis liraient-ils avec effa- ; pour beaten (battu i.(quand il dit qu’en sciences exactes i r'',ne ministre de In guerre, M.Paiinücvé, a admis que son département demandait $40,000,000 de plus mais quê c'était dû aux augmentations de salaires des officiers de son personnel et à la réorganisation de l’armée afin de réduire la liériode de service obligatoire.Ix» gouvernement, malgré J’oppo-«itiog des communistes, socialistes et radicaux, a fait voter des crédits pour apoclcr les réservistes pendant leur période d’entraînement l’année prochaine.La France a réduit son armée de 900.000 soldats en 1914 à 580.000 s n 1928.Lloyd Georgo répond aux attaque* Londres, 3.- Lloyd George est sorti de son silence hier soir et a répondu aux attaques .portées contre lui depuis quelque temps à propros de son fameux fonds politique., glais déclare qu'il n’a pas converti L’ancien premier ministre an-un seul pçncc de ce fonds à son usage .personnel, que ce fonds a été administré pour le bien publie par les fiduciaires qui le consultaient.Lloyd George dil que les articles qu'il publie dans les journaux depuis quelque temps ne lui ont rapporté '-ne ses dix-sept années de politique active.Russie el Angleterre Londres, 3.Le premier mi-mstrr Baldwin avait déclaré mardi dernier aux Communes, que le gouvernement russe ne s’était pas encore conformé à la condition pesée pour la reprise des relations avec l'Angleterre, en donnant l'assurance qu’elle ne se mêlerait pas des affaires internes britonnispics.Maxim Litvinoff, assistant commissaire des soviets, vient de déclarer de son côté que col engagement a été pris par la Russie.New-York.3.Lord Rothcrmere, éditeur du London Daily Mail, est arrivé à New-York.Il se rend au Canada pour y étudier l’industrie de la pulpe et du papier.Le Dr Martin démissionne Québec, 3 (F).N.C.).— Hier soir, le maire Valnion! Martin, nommé chef de la santé municipale, a donné sa démission.Son successeur sera choisi mardi prochain par le conseil.M.Joseph Coulombc a été élu maire suppléant.Le plaidoyer des protestants Londres, 3, (S.P.A.) lyes avocats de la Commission scolaire protestante de Montréal ont commencé, hier, a présenter devant le comité judiciaire du Conseil privé, leurs objections à l'appel des Juifs de Montréal qui veulent se faire reconnaître le droit d’être représentés à la Commission scolaire protestante.Grise politique eu Roumanie Bucarest, Roumanie, 3, (S.P.A.> I/; chef du parti national, le Dr Julius Maniu, après avoir conféré pendant plus de deux jours avec ses collègues du parti, a décidé de rejeter toutes les conditions posées par le premier ministre Vintila Rratiano, en vue de la formation d’un cabinet unioniste.Le Dr Maniu répondra publiquement aujourd’hui aux propositions de Bratiano.Le parti paysan était presque sommé de faire connaître son altitude relativement au retour possible du prince Carol en Roumanie au cas où un cabinet de coalition serait formé avec les libéraux.Le parti répondit que cette question ne pouvait être décidée tant que l’on ne se serait pas assuré du sentiment réel du peuple et de l’armée à l’égard du prince déshérité.M.O vila La plante M.Ovïla La plante, gérant de la succursale Préfontaine de la Banque Canadienne Nationale, n été transporté à l’HôteJ-Dicu hier où 11 a dû se faire amputer une jambe.Il avait cette jambe malade depuis quelques semaines.M.Laplante est un ancien grand chevalier de la Cour Maisonneuve des Chevaliers de Colomb.Le travail dans les chantiers La coupe du Loin sera inférieure à celle de l’an dernier, *emble-t-il Quebec,-3.(D.N.C.) — Les opérations dans les chantiers de cette province, au cours de la prochaine saison, ne seront pas plus actives que celles de l’année dernière, alors que l’on avait une diminution sur l’année précédente.Il semble même que.celte année, la coupe du bois sera encore inférieure à celle de l’an dernier.M.G.*C\ Fiché, chef du service forestier de la province de Québec, nous déclarait, hier, que la crise du bois de aciage, qui existe depuis cinq ans, continue à se faire sentir.De ce côté, il a donc diminution des activités.Quant à la coupe du bols de pulpe, il y eut.Fan dernier, une diminution d’environ 20 pour cent dans la consommation du bois de pulpe, par les usines à papier.Forcément la coupe du bois a été diminuée en proportion.Cette année, les fabriques de papier ont diminué encore leur consommation d’environ 20 pour cent et les opérations en forêts suivront cette diminution.Cependant, certains chantiers emploieront encore un bon nombre d’ouvriers à divers endroits de la province.A V % LE DEV Ont.MON THE AL.^AMEUL3 DKCEMBRE1927 VOLUME Avm — No 28^ LE CUIVRE ET LE FER RESUME DU DERNIER COURS DE MINERALOGIE DONNE PAR LE ?¦ ÏOFESSEUR MAILHIOT.MONUMENT NATIONAL AU Résumé du cours de minéralogie donné lundi soir, au Monument National, par le professeur Mailhiot: LE CUIVRE On trouve au Canada des minerais de cuivre variés: le cuivre natif, la cbalcosine, la covelline, la chaJcopyrite, la bornite, la cuprite, la malachite et l’azurite.1^» minerais sulfurés, tels que la chal-copyrite et la bornite, sont ceux qui ont la plus grande importance economique k l’heure actuelle.La production s’est bornée jusqu'à présent aux provinces suivantes, dan* l'ordre de leur importance: Colombie britannique, Ontario, Québec et Manitoba, bien que des gisement* de minéraux de cuivre soient aussi connus dans les Provinces Maritimes, et dans les régions polaires au nord du Canada.Dans la Colombie britannique, lu principale province productrice de cuivre du Domiuion, le* minéraux cuprifères, principalement la chal-eopyrlte et la bornite, se trouvent en plusieurs endroits, soit isolés, soit, plus souvent, associés à la pyrite, le pyrrhoUne, la bien de, la galène, le mispickel ou autres minéraux.Les gisements sont surtout situés sur la côte du Pacifique et le long de la frontière des Etats-Unis.La raine Hiddeo-Creek à Anyox, appartenant à la Granby Consoli dated Mining and Smelting Compa ny, produit environ les trois quarts du cuivre canadien.Il sort chaque année environ 30 millions de livres de cuivre de cette mine.La mine de la Brittania Mining and Smelting Co.est outillée pour produire des concentrés de cuivre jusqu'à concurrence pour produire 30 millions de livres par année.Rattachée à ses mines la compagnie Granby possède une grande usine métallurgique pour Je cuivre à Anvox, et la Consolidated Mining and Smelting Co.a une fonderie de cuivre et une usine de raffinerie électrolytique à Trail, C.-A.La compagnie Brittania expédie ses concentrés à une fonderie à Tacoma, Washington, E.-U.Dans l’Ontario, il y a de nombreux dépôts connus de minéraux de cuivre, particulièrement dans les districts d'Algoma et de Thunder Bay, et des tentatives ont été faite* pour en exploiter un certain nombre, mais la production actuelle de cuivre dans cette province, est pratiquement toute dérivée des minerais de cuivre,nikélifère des mines de nickel de Sudbury.Dan* ln province de Québec, le cuivre est récupéré à partir des résidus laissés après le grillage des minerais du pyrite extraits principalement pour leur teneur en soufre, au voisinage de Sherbrooke, dans les Cantons de l'Est.L’extraction des pyrites cuprifère* dans ce district s’ést faite pendant bien des années, et il y a une mine dons le comté de Sherbrooke, la mine Eus-tis, qui a atteint une profondeur de près de 40Ôft pieds.Il existe aussi de riches gisements de cuivre dans le nord-ouest de la province, dans le district de Rouyn.Le minerai est habituellement un mélange de chaleopyritr et de blende.La compagnie Noranda, qui est actuellement la plus importante du district, vient d’ériger une usine métallurgique pour l'extraction du cuivre près de sa mine du canton Rouyn.On dit que cette usine commencera à fonctionner vers les premiers Jours de janvier prochain.Toutes les mines du district y enverront leur minerai concentré.Do ce fait, la province de Québec deviendra une province très productrice de cuivre dans un avenir prochain.Dans le nord du Manitoba de vaste* gisements de minerai de cuivre sulfurés à Jmse teneur ont été trouvés par sondage nu diamant sur le lac Flin-Flon, près de Le Pas.On y a aussi trouvé du bon minerai de cuivre à la mine Man-dy, située prè* de Flin-Flon.Les moyens de communication ont retardé jusqu’à présent l’exploitation active de ces gisements.LE FER Bien que le Canada occupe le septième rang parmi les pays qui produisent le fer et l’acier, il n’y a qu’une faible partie de sa production qui soit dérivée de ses minerais indigènes, les hauts fourneaux sur le littoral de l’Atlantique dépendant de Terrcneuve pour leur approvisionnement, et ceux de Pin-térieur dépendant des Etats-Unis.Néanmoins, les gisement* de minerai de fer sont nombreux et très répandus au Canada.Jusqu'en 189;> toute la fonte fabriquée au pays le fut à partir de minerai canadien.Mais dans le* conditions qui existent actuellement, toute* les exploitations sont fermées.Dans certains cas les gisements sont trop petits pour en faire l’exploitation économique, dans d’autres, il* sont désavantageusement situés par rapport aux usine* sidérurgiques, ou, enfin, certains autres sont tellement nvai-gi*es ou contaminés d’ingrédients nuisibles qu’ils ne sont pas appropriés pour l’usage des hauts fourneaux sans un traitement préalable, et, par conséquent, ne peuvent pa* concurrencer avec les minerais à bon marché venant de 1 étran-tfCT.En NouveiUe-Ecosse, l’extraction du fer et la sidérwrgis furent pratiquée* à Londonderry pendant bien des années, et le minerai de fer a été extrait aussi en divers endroits dans les comtés de Annapolis, Kings, Hants, Cumberland, Colchester, Pictou, Antigonish et du Cap Rrebton.Actuellement la grande industrie sidérurgique de la Nouvelle-Ecosse s’alimente de minerai de fer à Terreneuve, aux fameux gisement de l’Ue Bell, connus sou* le nom de "Wabana”.Dan* le Nouveau-Brunswick, un grand gisement de niagnéslte, plutôt de basse teneur, celui de Bathurst, fut exploité pendant quelques années avant 1913.Dans Ja province de Québec, de elites quantités de fonte au charbon de bois d’excellente qualité furent fabriquées à partir des minerais de limonite des allées du St-Lnurent et du Saint-Maurice pendant plus de 180 ans, et un bon nombre de tentative* infructueuses furent faites de temps à autre pour exploiter quelques-uns des dépôts de magnétite et de sables de fer magnétiques qui se rencontrent ça et là dans la province.L’Ontario a produit plu* de minerai de fer que toute autre province canadienne, et la district de Mlchipicoten, au nord du lac Supérieur.a été le territoire le plus productif.Dans ce district la mine Helen, de l’Algoma Steel Co., a donné deux et demi à trois millions de tonnes de bonne hématite avant qu’elle fût épuisée, et la mine voisine, appelée Magpie, appartenant à la meme compagnie, a produit un carbonate de fer de basse teneur qui devrait subir un grillage pour devenir un produit marchand, A Moose-Mountain, dans le district de Sudbury, on a exploité des minerais de fer siliceux à basse teneur, à base de magnétite.La Colombie britannique aussi possède des gisements de magnétite, de limonite et d’hématite.Aucun de ces gisements n’est exploité actuellement.t PITIE POUR MON AVOCATl Ces Jours damiers un criminel, avant aussi peu souci de la Justice que de la dignité du barreau, était traduit devant un tribunal du pays.L’avocat qui le défendait s’acquittait plus mal que bien de la tache qui lui était imposée, au moins scion l’avis de l'accusé.Interrogé, après le discours du défenseur, s’il avait quelque chose à y ajouter, ii répondit avec impudence: — Tout ce que i’ai à demander aux juges, c’est l’Indulgence pour mon avocat.Les nouvelles étrangères REVUE DE LA SEMAINE LUNDI:—En Roumanie, le vent semble avoir tourné contre Carol.Depuis que Bratiano lest mort, les différents partis se disputent le pouvoir ut déJaiSsStîut comiplètenu.la question du retour du prince sur àe trône ou seulement meme sur le conseil de I« régence.VinieOa Bratiano, le premier ministre intérimaire, a déclaré qu il n'y aurait ni révolution, ni guerre, ni trouble d’aucune façon dans son p-ays., , ., Personne ne prend au sérieux ifl note de la Russie à la Pologne à propos de son différend avec la Lithuanie, a déclaré Je ministre polonais à Washington.La I olo-gne n’aurait aucune intention agressive contre la Lithuanie, (xî dernier pays ne renonoe cependant pas à Vilna que la Société des Nations avait accordée à la Pologne.MARDI:—La Société des Nations siégera demain à Genève.On atta-cliie beaucoup d’importance à cette réunion parce que c’est là, croit-on, eue seront réglés certains différends dont ceuui qui divise la Pologne et la Lithuanie, menaçant de rompre la paix mondiale.On apprend que le nrésldent du Mexique, Cal'lès, a fait fusiller 147 prêtres mexicains au cours de l’année qui vient de s’écouler.; M.Chamberlain, le secrétaire des i affaires étrangères, a reçu ce matin al note de la Pologne qui déclare qu’elle n’a jamais porté atteinte à nndépiendance politique lithuanienne de même qu’à son intégrité territoriale.MERCREDI:—A Genève, on répète que la délégation russe proposera des pactes de non-agression entre les différents pays comme le plu* sûr moven de sauvegarder la paix mondiale.Les dernières dépêches disent que la Russie a proposé la mise au rancart de tous le* navires de guer-et la destruction de toutes les forteresses comme le plus sûr moyen de sauvegarder la paix mondiale.Cette proposition a créé toute une sensation dans les cercles diplomatiques parce qu’on ne s’attendait pas à ce que des mesures aussi radicales fussent proposées.En Italie, on parle des changements radicaux que le conseil des fascistes a adoptes et qui seront proposée à la Chambre en février prochain.On prévoit que le composition du nrochain parlement en avril soit conforme à l’idée fasciste.Le» obsèques du cardinal Bonza-no ont eu fieu ce matin en l’église du Sacré-Coeur.Tou* les cardinaux de Rome ont assisté aux funérailü-les.JEUDI:—M.Briand a prononcé à la Chambre française un discours optimiste en réponse aux socialis tes et aux radicaux qui prétendaient que la situation actuelle entre la France et l’Italie était loin d’étre amicale.Il a admis que la situation n’était peut-être pas aussi amicale que le souhaiterait la France, mais qu'il n’existait absolument pas de danger de conflit.La France est toujours prête à s’entendre avec l’Italie et à accepter toute proposition d’arbitrage susceptible de réconcilier pleinement les deux pays.Les Anglais se moquent de la proposition soviétique.Ils disent que la Russie n’a tout simplement que l’intention de les embêter en lançant une telle proposition lorsqu’elle sait bien qu’elle n'aboutira pas.' I^s rumeurs qui voulaient que i Mussolini ait été assassiné ne sont que des canards.Le duce ne s’est Jamais mieux porté.VENDREDI :—Des bandits chinois ont attaqué un navire anglais près d’Ichang, sur la rivière Yang-tsé, et ont tué quelques membres de l’équipage.Ix; département de SK Indispensable î» rjiUiiTïLCTrra ib zszaami FEMMES ELEGANTES et qui veulent rester telles I* “BIEN JOLIE” est un corset qui joint le suprême confort à l’élégance la plus raffinée.Il donne la ligne qui convient à toute taille, et il se vend au prix de fabrication canadienne.ïrenterêGe COJS?, ManafactnrUt* «l Ira d.Conçu 401-403, rue Sainte-Catherine Est Maison fondée en 1878 Angle Saint-Hubert r-r.Ki.ui.«aMll««gglCTB!CTCTinSaiB3^^ > CIGARES Jortuna -le cadeau par excellence l’amirauté a envoyé deux canon-nièers sur les lieux et il dépêchera de concert avec le gouvernement ' chinois, deux expéditions pour punir les coupables qui gardent le capitaine Laior comme otage.J.-L.D.Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste COURS D’INSTRUCTION CiyiQUE POUR LES FEMMES Le cours d’instruction civique pour les femmes inscrit à la section des sciences sociales et politiques de l’Université de Montréal s’est ouvert mardi dernier à 3h.à 4’Univer-sité.Û comporte une série de six leçons qui se donneront en décembre et en janvier.Le cours du mardi est répété le dimanche A 4h.à Ja Fédération Nationale St-Jean-Baptiste, rue Sherbrooke esi.Le public y est admis gratuitement, ___ Adoration nocturne convoqués le 4, à Ste- LA TOOX DE VOS ENFANTS peut être promptement ft efficacement soulagée I» l’aide du PERTUSSIN, cet agréable remède contre la toux, connu et recommandé par médecins et pharmaciens depuis plusieurs années.Ne contenant aucune drogue nocive, PERTUSSIN est le remède contre Ja toux le plus aûr 'full y ait, pour tous les membres de la famille.Dans toutes les pharmacies — Bouteilles à 60 sous et $1.50.Souverain contre la Toux Cartes Professionnelles et Cartes ((’Affaires AVOCATS Al dértc Blaln, L.U.L.Jsan Fauttux, L.L.B.BLAIJM & FAUTEUX AVOCATS frai".Duluth, chambre *1.Main Mil M.rue Noire-Dame auest Montréal COMPTABLES Vanier & Vanier AVOCATS Anatala Vanier, Gar VaaUr.Tél.Harre ÎK41 ST Salnt-Jacqnaa Jacqaaa Caniar.L.LmL.Tél.Lava.Till Jean Victor Cartier, L.L.L.L.-J.Barcelo, L.L.,8.J.-Eog.Ricard, L.L.L.Cartier, Barcelo et Rivard AVOCATS Chambra 703a, Immeuble "Power” »*, ma Craig antal - - Mantréal SI'BERMMtt GUERIN & RAYMOND AVOCATS Tél.Main SI Si 30.ma St-Jacquea P.St-Garmaln, L.L.L.L.Guérin, L.I«L.P.Panet-Raymond.L.LJL.MAURICE DUPRE, LL.LC.R.AVOCAT ET PROCUREUR da l’Etnda nttpatrtek, Dupré, Gagnon «t Parmi Immeuble Morin 111, COTE DE LA MONTAGNE Téléphone»i 313 al SU QUEBEC Main 7(91 ANTONIO ALLARD AVOCAT El' PROCUREUR IS, Notre Dome oneal Montréal Bureau du soin 6138 8t-Danla - - Calumet 8314-J ASSURANCE Normandin & OesRosiers Courtiers en Assurances 232, RUE SAINT-JACQUES TéL Main 39M-4UI Mantréal Art Emporium Limited 1439 Ara McGill College — LAn.3698 Aasortlmant complet de matériaon pour artlitea, ainal que fraTure» et eadrea.1-5-28 LARUE & TRUDEL Çamptahln afrééi—Chartered Accountant, f- *»»¦ U Km.C.A.Eugène TrudoL C-A.{•-Wilfrid Boulet.CJt.Maurlco Chartré.C^A Maurice Saraaon, C.A.Emlla Beau.al», C.A.David Rnblltard, CA.LaRUK.TRUDEL ék FICHER ' _ Syndics at Liquidateur.QUKBEC MONTREAL P.-A.GAGNON Comptable arréé _ Chartered Accountant Chambre 808 Edifiée “Montreal Trait” 11 Place) d’Armoa Tél.Main 4913 Les adorateur* «ont pour dimanche soir, Hélène, rue St-Maurice, pour 7 h.30, à l’office des Quarantc-Henres.L’immeuble à Montréal Ernest Pitt et Cie, courtiers en immeubles rapportent des ventes immobilières cette semaine se chiffrant à 81,210,250.90.La vente la plus importante fut sur l’avenue Bernard et l’avenue Esplanade laquelle propriété fut achetée pour le prix de $97,500.Autres vente* importante* eom-prennent: Rue Notre-Dame, 197-99, $20,000, P.-A.Ehaput à M.Salhany; 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41.01 Newark, N.J 62,049,705.00' 139.25 76.50 47.12 10.72 Montréal,, P.Q.1926.Lovell's Directory., Toronto, Ont.192677 Municipal Handbook.144.425.5l7.70|(i) 158.00 (*) 8.938,722.02 oou.ooo.vov *(,.00 *0.«U JO,865,527.00 31.928,430.00 68.10Î 4.317 729 00 1 6 4 6 1 4 2 4.00 I 1,360,992.00 2,014,835.00 813,589.00 8, _______________l______________6610____________________ ! ’ ’ go oo _____________2.49 3 97 1.48______________ O) Ne comprend pas la delte scolaire.(«) Y compris $1,563,542.05 pour le fonds de réserve et d'amortissement.NOTE—Les statistique* sont pour 1924, les dernières complètes pour toutes le» municipalités.Elles nous ont été fournies par M.J.Schubert, échevin de Saint-Louis.16.96 VOLUME XVIII — No 282 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 3 DECEMBRE 1927 ! LA GRAPHOLOGIE AV "DEVOIR” ROSE:—L’écriture et le caractè-j-k: ne sont pas encore formés: elle ne manque pas de bon sens, elle est intelligente et d’esprit ouvert, mais la réflexion fait défaut: elle est étourdie, distraite et oublieuse.Elle est très indolente et souvent même paresseuse; elle déteste l’effort et elle semble avoir l’habitude de ne pas faire ce qui lui plait.La volonté icst à la fois capricieuse et opiniâtre, et son entourage est fait à des sautes d’humeur soudaines et inexplicables.Caractère un peu susceptible, difficile, tendances aux îscenes, contradictions entêtées et manque die jugement.En somme, elle n’est pas commode et elle requiert des autres toute la raison et la patience dont elle manque totalement.Elle a un coeur bon, chaud /1; l généreux, et si elle était bien dirigée, on en ferait quelqu’un, car j«4e est droite et sincère, bonne et ‘intelligente.Mais elle n’est pas élevée et probablement très gâtée.GAIE LURONNE:—Assez pratique, elle a du bon sens et de la 111 flexion.BMie est gaie, aetive, entreprenante, et elle a ik'aucoup de I confiance en elle-même.Ambitieuse, courageuse, et d’un optimisme réjouissant qu’elle a le don de communiquer.Toujours die bonne humeur, jamais dans rembarras, elle a du savoir-faine et de l’adresse.La volonté est vive, ferme et un peu autoritaire.Elle cultiverait la persévérance existante avec avantage.Un peu d’orgueil mais pas de 'vanité.Impulsive, simple, aimable et d’une parfaite sincérité.Les affections sont profondes, constantes et dévouées.Disposition à discuter et à s’emporter dans la discussion, car elle est ardente, opiniâtre et un eu entière.C’est un leu de paille, une belle flambée, et la jolie bonne humeur revient avec une franchise honnête, prête à avouer les exagérations et les erreurs.Une femme très, très sympathique à tout le monde.DEBUTANTE: Etourdie, inconséquente, elle est gaie, en l’air, vaniteuse et coquette.Elle aime la toilette, le plaisir, le flirt et elle n’a pas pour un sou de sérieux dans la cercelle.Elle est sincère et franche, le coeur est bon et affectueux, niais elle est si irréfléchie, si capricieuse, tellement incapable d’un effort soutenu, qu'elle agit souvent comme si elle n'avait pas plus de coeur que de cervelle.Volonté variable, faible et influençable, avec de gros entêtements de bébé déraisonnable.Quand elle est de bonne humeur et qu’elle veut plaire, rite est très gentille, mais quand le vent change, quelle humeur détestable, quel égoïsme, et parfois, quille dureté! JEANNETTE :—Plus sensible et impresiomiable qu’elle n’aime à le laisser voir, elle a une nature délicate et fermée, une grande timidité et de la défiance qui la rendent cachottière.Elle est lente, routinière, soigneuse ri pas très adrditc.Activité égale et assez de persévérance.Suiette aux préjugés, aux partis-pris oui nuisent au jug.nient et à la justice.Elle s’attriste facilement mais elle a de la gaieté à ses heures, et elle est très sociable.Un grand besoin d’afftetion se cache sous des apparences de froideur.Orgueil raide, hautain et susceptible.Grand dévouement pour les siens qu’elle aime de façon exclusive et sans témoignages extérieurs autres que son dévouement.Volonté énergique comme résistance, beaucoup d’obstination.Elle est une personne sérieure et qui considère toujours la vie sérieusement, PETIT GOELAND Imaginative, légère, un peu coquette, très vaniteuse, elle passe beaucoup de temps à laisser ses plumes.Parlant beaucoup, il lui arrive d’être indiscrète et imprudente.La volonté est fantasque, capable de grand.s faiblesses et de coups de tête: entêtée*, capricieuse, pas travailleuse.L’égoïsme est bien marqué: elle attend tout des autres et file ne se dérange pour personne.La sensibilité est faible.Elle est prompte ci même colère, et elle peut être dure quand elle est fâ-eliér.Cette écriture si artificielle est difficile à étudier et rile a‘probablement plus de coeur qu’il n’en PAGE DES ENFANTS (Suite de la dernière page) ESSAIS LITTERAIRES LA PATRIE Ijii patrie c’est le pays qui nous a vus naître.C’est le pays qui nous a été légué par nos aïeux.C’est le pays dont nous parlons la langue.Nous devons aimer notre patrie parce qu’elle nous a donné la vie.C’est encore elle qui nous nourrit.II est malheureux de quitter sa patrie, car elle est pour nous une seconde mère.Et si elle était attaquée nous devriions la défendre comme notre mère.Il ne faudrait pas avoir peur de verser son sang pour la patrie.Mourir pour la pairie est Tune des plus belles morts.Patrie et religion sont inséparables.Notre patrie pour nous c’est le Canada.Nous devons prouver que nous aimons notre pays en parlant bien notre langue et en pratiquant bien notre religion.L.BERNARD, Ecole Saint-Paul, Viauville.¥ * ¥ LA PRESOMPTION PUNIE Un jour, les parents de Marguerite lui promirent comme récompense une pièce de cinq piastres, à condition qu’elle arriverait la première de sa classe, dans un grand concours d’histoire du Canada.Ah! ricana la petite fille, d’un air convaincu, je suis bien capable d’obtenir ce rang.La veille de l’examen au lieu d’étudier avec application, elle pense aux plaisirs qu’elle se procurera avec l’argent qui, dans son imagination.lui appartenait.Elle sc voit déjà chez le marchand de bonbons, achetant, sans compter, les plus beaux chocolats, les dragées les plus dispendieuses.Une poupée mer-meilleuse, parlant et marchant seule.Puis un polichinelle pour son petit frère et un coffret avec serrure pour mettre crayons et plumes.Vraiment elle se croyait millionnaire, la.pauvrette.Elle passe ainsi des heures à savourer les joies que lui donnera le fameux billet de banque.Pauvre étourdie, tu ne sais pas toutes les désillusions qui t’attendent demain! Mais le lendemain lu triste réalité vint briser tous les rêves de notre “Porrette”! Sa récompense si ardemment désirée ne lui fut pas décernée et son étourderie en fut la cause.Oh! qu’elle fut grande la peine de Marguerite en voyant qu’elle n’était pas la première.Comme la laitière de LaFontainc elle dut dire: Adieu coffret, polichinelle, poupée, bonbons.Ceci fut urie amère et bonne leçon pour l’enfant qui, au lieu d’étudier, de préparer son concours avec soin, avait donné libre cours à la “folle du logis” et bâti tant de beaux châteaux en Espagne qui, hélas! devaient s.’ccrouler si tôt.Désormais, elle sc propose d’êlrc moins présomptueuse, de ne plus compter sur son talent, mais plutôt sur son travail sérieux et constant.Espérons que cette expérience lui soit salutaire, et qu’au prochain concours elle arrivera première et heureuse gagnante du prix convoité.AMIE DE L’ETUDE POUR LES FILLETTES RECETTE Salade de pommes de (erre.— Mettez dans un saladier, avec des pommes de terre cuites à l’eau et coupées en tranches fines: des anchois nettoyés, des sardines épluchées, un oignon et du persil hachés, des olives dont vous retirez le noyau, une pincée d’estragon et une gousse d’ail hachés menu, assaisonnez avec huile d’olive et vinaigre, salez et poivrez.Remuez bien, laissez reposer une heure elj servez.NOUVELLE (Suite et fin.) DI PANIER AU COUVENT Contre l’asthme en hiver Traitement remarquable qui a soulagé dea asthmatiques et enrayé le» pires attaques.— Faitea-en eenlr aujourd'hui un échantillon d'essai gratuit.SI vous .soulTrrz de ce» terrililes alla quea d’aethnic quand il fait froid et humide; si vous suffoquer comme si chacune de vos aspirations d'air était la dernière, ne manquez pu» île faire venir immédiatement de la Frontier Asthma Co., un éclum-tillon d’essai urutult de son remarquable traitement.Où que vous habitiez, et quoi que vous pensiez île tous les remèdes qui existent sous le soleil, faites venir eet échantillon d’essai gratuit.SI vous avez souffert toute votre vie et essayé ce que vous croyiez le plus iff te ne:' contre les plus terribles attaques d'asthme et que vous ayez perdu tout espoir, faites venir cet échantillon d’essai gratuit.C’est le seul moyen que vous puissiez jamais prendre de savoir ce que le progrès accomplit cil votre faveur, malgré toutes les déceptions que vous avez déjà éprouvées eu cherchant à vous libérer de l’asthme.Faites donc venir cet i'-chantlllim d’essai gratuit, et faites-le tout de suite.Nous publions cette antioitce pour que chaque asthmatique puisse bénéficier de cette méthode progressive et faire d’uburil l'essai gratuit d’un traitement que des milliers de geais reconnaissent comme le plus grand bienfait qui leur ait été accordé de leur vte.Envoyez le coupon aujourd’hui même.Ne tardez pas.Est-ce alors qu’on peut aimer véritablement le divin Maître qu’il faut le rejeter?Elle sera religieuse.Le mois dernier, pour la seconde fois.Madeleine-Maurice a donc changé de domicile.Du panier elle avait passé à l’orphelinat, de l’orphelinat elle a passé au noviciat di s Soeurs indigènes de W.Comme autrefois au sortir du panier, en franchissant le seuil du couvent elle n’a pu s’empêcher de sourire.I Ce n’est pas qu’elle soit ignorante, | oh! non.Elle sait maintenant ce que son éducation a coûté de soucis à celles qui l’ont adoptée, et d’argent aux Associés de la Sainte-Enfance, et ce souvenir ne fait qu’augmenter sa reconnaissance.Elle ne croit plus que les bananiers aient des fruits éternels et les rosiers des fleurs qui ne se fanent jamais,1 mais elle sourit quand même parce qu’elle sait désormais où elle trouverai des fleurs et des fruits éternels.Paniers ou châteaux, au fond, le don est le même.Petite Mauricienne, vous avez donné à Dieu votre coeur, il vaut bien un château.Heureuse vierge au panier, souriez toujours! Dans six mois, quand vous prendrez le voile, avec les anges nous sourirons aussi! Mgr ROSSILLON (1) (1) Reproduction de l’idéale jeunesse).COUPON D'ESSAI CRATUIT FRONTIKH ASTHMA CO., chambre 1I51-F, rues Niagara et Hudson, Buffalo, N.-V Envoyez un échantillon gratuit de votre traitement à .Université de Montréal Uoupon bon jusqu’au 10 décembre 1927 A inclun» avec les réponses aux concours, et avec toutes les lettres à “Tante Annette”.Adressez: “Tante Annette”.le DEVOIR.Montréal.parait dans sa vilaine écriture.— 11 serait difficile à un photographe de donner la ressemblance d’une personne voilée.Cette écriture artificielle et compliquée, c’est le voile qui cache votre âme véritable.Ce n’est nas ma faute si l’esquisse manque d’exactitude: apprenez à écrire simplement et revenez faire connaître le vrai visage de votre âme.Jean DESHAYES FACULTE DES LETTRES Horaire (13e semaine) Lundi, 5 décembre — 1 heure 45: Langue grcctiue (chan.Chartier) ; 3 heures: Langue latine (abbé Maurice).Mardi, 6 — 1 heure 45: Littérature grecque (chan.Chartier).3 heures: Géographie canadienne (prof.Lavigne) ; 8 heures: Langue italienne (abbé Jasmin).Mercredi, 7 — 1 heure 45: Littérature canadienne (chan.Chartier).3 heures: Histoire du Cana-da (abbé Groulx).Jeudi, 8 — Immaculée-Concep-¦ tien (pas de cours).Vendredi, 9 — 1 heure 45: Lifté-i rature latine (abbé Maurice) ; 3 i heures: Géographie canadienne j (prof.Lavigne).8 heures: Histoire de l’art — V (prof.Lagaoé).Samedi, 10 — 10 et 11 heures: Histoire générale (prof.Bruchési) j 2 heures 30: Cours de pédagogie — : enseignement primaire (abbé Maurice); 2 heures 45 et 4 h.: Littérature française, (prof.Dombrow-ski); 8 heures: Langue allemande (abbé Jasmin).OBSERVATIONS a) L’ouverture des cours publics en anglais sur l’histoire du Canada (prof.Atherton) est remise sine die.b) Le cours fermé de littérature anglaise (prof.Atherton), interrompu après les leçons de samedi dernier, sera repris le samedi 14 avril 1928.c) lai conférence publique sur Bossuet (prof.Dombrowski), d’abord fixée au vendredi 2 décembre, est reportée au vendredi 23 décembre.Pour inscriptions, s’adresser au Bureau d'immatriculation.1265.rue Saint-Denis.Tout Rhume est dangereux.Commencez dès maintenant à prendre Father John’s Medicine Ras de drogues nocives PLUS DK 70 ANS DE SUCCES antikor-laurence J mm- PRQMPTEÙgNTÏà j uns nRRUEs?Durillons.1 sQ», ,ffflCACt,5AN3 DOULEUR- EH VENTE PMffl)Ur2Sni; FRANCO PAP LA POSTE V Coupon (rraphologltftie ESQUISSE OHAPHOIeOOIQUE de JEAN DESHAYES — AU — DKVOIR” DECEMBRE 1927 Bon pour 2 semaines.Un coupon rnlable 2f« sou* en timbrei-poRte doivent accompagner chaque envol.r Me Tout manuscrit doit être à l’encre, sur papier non rayé.Ne pas envoyer Adressez: Jean Deahayea, le "DeToir”, Montréal.copie, "Leaonisinwa Clark voua aidaromt' Met* ForKf’fMit Fèves», Lard Clark Nourriture savoureuse, nutritive et économique.EATON Seulement 18 jours d’achat d’ici Noël Notre Magasin ferme à 5.30 heures tous les soirs même pour le temps des Fêtes SERVICE DE STATIONNEMENT Pour nos clientes venant en automobile Des chauffeurs prennent les autos à l'entrée centrale de la rue Université et les conduisent à un garage chauffé pour les ramener au moment désiré.De 9.à 11.30 a.ni.— Gratuit De 11.30 a.m.à 5.30 p.m.S."» Entière- ment façonnée v* Pointures 8V2IOV2 BAS DE SOIE CHIFFON pour DAMES Economie de Fermeture à Bonne Heure, lundi, la paire, 1.D5 LA meilleure occasion que nous ayonsofferte dans les bas, car ceux-ci se vendent ordinairement deux fois ce prix et même plus.Ce sont les bas les plus à la mode actuellement sur la Cinquième Avenue à Néw-York.Entièrement en soie, avec entrée entredoublée et renforcée de fil pour plus de durabilité.Semelles, pointes et talons en soie renforcée.Toutes les nuances en faveur: chair, nu, beige, fauve, gunmetal, clair de lainé, et autres avec baguettes de fantaisie.Pointures 8V2 à lO1/» dans le lot.Une merveilleuse occasion que vous ne devriez pas manquer.Achetez de ces bas pour vous-mêmes et pour cadeaux.Mis dans des boîtes de fantaisie sur demande.AU REZ-DE-CHAUH8EE CHEZ EATON — HUE VICTORIA LA “BOITE DE NOEL” pour envelopper joliment vos cadeaux Tout ce qu?il faut — boites, papiers, rubans, fleurs, etc., jolie toilette à vos cadeaux, vous le trouverez à la Hotte rayon des modes, au deuxième étage.- pour faire une de Noël, à notre T.EATON C°u LIMITED! DE M O N T REAL W.CLARK.I Conférences du dimanche au Monument National Dimanche le 4 décembre, à 2 h.l 30 p.m., M.le professeur C.-N.Valin, poursuivant sa série de confé-' rinces sur l’hygiène, traitera dm sujet suivant: "Etude des alimentsI végétaux’’ (suite).Le même jour à huit heures du soir, M.J.-B.I.agacé poursuivant sa série de conférences sur l’His- "'lontréal toire de l’art, traitera du sujet suivant: "La Renaissance française".Ces conférences seront illustrées à l’aide de projections Juin infuses.Conférences sur les mines au Monument National I>a conférence sur les mines donnée habituellement le lundi soir par M.Adhèmar Mail hot au Monument National, sera suspen due lundi prochain, le 5 décembre; mais le 12, les conférences reprendront comme d’habitude.Jouissez de l’été durant toute l’année ALLEZ PASSER LES QUELQUES MOIS QUI S’EN VIENNENT EN CALIFORNIE Allez en Californie, cet hiver.Fuyez les rigueurs de l’automne et de l’hiver qui vont bientôt sévir dans les régions du nord, pour le climat doux, unsaleillé et parfumé des contrées du sud.Vous aimerez votre séjour en Californie.Paysages variés xt d’une lienuté ravissante.La nier, les montagnes et les villes vous offriront des amusements sans nombre.Vous y trouverez un grand choix d’hô-tefs et toutes les facilités pour les sports d’été — golfe, tennis, bains, yacht, promenadies à pied et à cheval.A l’aller ou au retour, passez Vancouver ou Victoria, les jov; de Ja Côte du Pacifique.Voir verrez des paysages d’un éclat d un charme crue vous auriez greflé d’avoir manques.Renseignements complets sur /nufornie, prix de passage, lii d hotels, brochorettes illustn etc., vous seront gracieusem fournis par tout agent du Ca dien National .sur demande, ou bureau des billets en ville, 2 rue Saint-Jacques, Main 4731.(r.Feuilleton du ‘‘Devoir* * Le Château des Tempêtes par André BRUYERE passasses sxxæzxs&æs sæ s*?’! (Suite) Celle-ci sc lève chaque matin ivoc une mine de plus en plus ren-ïrognée, profère tout haut des supplications tragiques vers !o ciel, s’épuise en un dévouement extravn-ipwt et n’est écoutée de personne, i’apa semble toujours sourd quand Mie parie, les grandes témoignent me parfaite méconnaissance de son ( lUtorHé.Charles la martyrise à plaide, et chacun, tout en l’aimant au 1 ond, s’empresse de la fuir.H semble que ses propres petites- j riles devraient lui témoigner pins | 1 égards.Mais comme le soupire la inuvre dame, "celles-là, e’est le hou-tuet".Trois friponnes bien porton-es, bavardes, gourmandes, bruyan- tes, heureuses de vivre, Suzanne.Simone.SybiUe, les Trois, dit Charles, les trois serpents, dit leur grand’mère, on réalité trois bonsj diables qui bouleversent sans cesse la maison d’un tapage sans frein, d’une humeur indomptable ct|des éclats d’une gaîté irrésistible.1 Celles-là ont déjà réglé leur ave- — Nous ne nous marierons pas.les hommes sont trop sots, dit Su-zon (onze ans).— Nous gagnerons notre vie.ajoute Simone (dix ans).— Et nous serons libres et heureuses (conclut Sybille du haut de neuf ans à peine sonnés).Is’ur assurance démonte absolu- ment la pauvre Ma no et je crois bien qu’elle déconcerte un peu papa.Charles est leur dieu, le roi (un roi constitutionnel et souvent bousculé), mains néanmoins reconnu et très aimé.Il prend avec elles des mines de pacha, se fait servir, accepte leurs dons, préside leur clan et en revanche les défend envers et contre tous et toutes.C’est une association de bandits, si l’on en croit Ma no; de roublards, ajoute Gcrvaise qui les estime; de bons petits gosses, complète Catherine, fort maternelle avec eux quand elle y pense.Tout au long des jours, c’est un vacarme perpétuel, on rit, on crie, on chante, on pleure, les porte battent, les chaises tombent, grand’-mère grogne.Papa soupire.Pauvre papa! je crois que je ne suis pas la seule à le plaindre.Son vieil ami, le meilleur, le plus sûr, l’avocat Laurane, un homme célèbre dans notre ville et de plus un rentier fort riche, ne lui adresse jamais la parole qu’avec un ton apitoyé.— Pauvre Jacques, dit-il, tu es trop bon, il t’aurait fallu ma poi- j gne pour mener cette horde.La horde, l’aime bien, malgré ce, mépris affiché, et lui, la gâte.Il est d’ailleurs le parrain de Gervai-se à laquelle il a donné son nom.C’est un homme charmant et égoïste, je crois, qui doit trouver son bonheur meilleur après contact de nos difficultés.Il gâterait volontiers sa filleule, mais il se trouve que la demoiselle ne le permet pas.Elle supporte mal les taquineries de l’éternel railleur et leurs relations sont souvent tendues.Ils s’accusent mutuellement de ne pas sc comprendre.— Parbleu, dit Charles, vos esprits sont aussi pointus l’un que l’autre.Vous vous piquez perpétuellement.Charles adore donner son opinion sur toute chose et ne prend jamais In peine de l’habiller d’une forme courtoise.Maito l’appelle l’Aspic.Il accepte sans sourciller ce nom de guerre et continue sa guerre avec allégresse, peut-on dire.Je me demande ce que sera cel hiver s’il ne retourne pas nu collé-, He.Mais où serons-nous eet hiver?j on ne peut songer à garder ce loyer I trop cher, quand papa aura obtenu sa retraite.Son successeur au bu* renu le prendra probablement et, nous irons planter notre tente ail-: leurs.Le mieux serait que papa, recouvrant son cautionnement, achetât une maison dans la banlieue.Nous aurions plus d’air, Charles et Gcrvaise guéris pourraient continuer leurs études, les petites suivraient un cours et les grandes resteraient dans le milieu qui leur est cher.Catherine et Gllbcrtc ont nombre d’amis et do relations qu’elles ne veulent pas sacrifier, Mano elle-même convient qu’il vaut mieux rester “dans le inonde" en vue de mariages possibles.Même pour toi, m’a-t-clle dit péremptoirement, tu fais trop mine île soeur grise et d’apprentie vieille fille.Trop tôt, beaucoup trop tôt On te dénichera peut-être quelque chose.Gervaisc a répondu pour moi: Entendez donc cette grand’-mère.On dirait qu’elle a ses poches pleines de prétendants.Aucun pour toi, en tou’ cas, dédaigne Mano.Une nouvelle querelle va commencer, je m’éclipse.Je crois que papa déteint sur moi.J’aime mieux passer mes journées entières dans la lingerie avec d’insipides raccommodages que vivre au sein de ma bouillante famille.Ce soir, c’est intenable.La chaleur énerve tout le monde.Dans la cuisine, Mano morigène notre unique bonne, un de ces charmants échantillons qui se succèdent assez rapidement chez nous pour ne nous laisser de toutes qu’un souvenir vague mais désagréable.Après un échange de propos vifs, Mano vient échouer sur un fauteuil auprès de nous.Inouï, nous dit-elle, je crois j que je préférerais faire la cuisine moi-même que supporter plus long temps pareille bécasse.Consolez-vous, chère dame, lance Catherine, nu taux des réfor-I mes que nous annonce papa, nous n’aurons bientôt plus de quoi nous payer une de ces mnritornes.Un lamentable soupir de GHbertc.Que! malheur, la pauvreté! Mano tourne sur nous son ressentiment.- Quel malheur surtout d’avoir des idées pareilles.De grandes filles qui ne rêvent que bals et chiffons.Vous ruinez votre père et vous ne trouverez pas de maris.— Centième édition, murmure Catherine examinant un livre.Mano la regarde de travers.Douze ans de cohabitation ne l’ont nas encore habituée à l’ironie voilée de celle-là.Je voudrais détourner la question, mais c’est impossible.Mano s énerve, Catherine oublie sa correction habituelle, une sérieuse discussion commence.Et voilà que les trois serpents jugent à propos de mêler leurs voix à ce “concert familial”.Cela devient épique.Jusqu à la nuit, cris, querelles et brouille sérieuse.ht c’est au lendemain de ce soir tragique qup papa montra au déjeuner une figure singulière.Si sin-guliere que chacun pressentit quri-que chose de grave.Dès le dessert, il quitta ia table, sans un mot.et les adversaires de la veille se re trouvèrent amis pour discuter leur inquiétude.— Il y a quelque chose, dit net temrnt Catherine.Mano a un cri: - be propriétaire a dû lui donner congé de l’appartement.C’est lu grande erainte de tous L’après-midi est morne.On s’es' réuni dans la salle à manger.II tombe une grosse pluie d’orage.On fait cercle autour de la chaise-longue de Gcrvaise.Seul, Charles manque, Catherine l’a exilé dans sa chambre avec des devoirs et son oeil terrible surveille les trois petites assises sur le tapis et s’essayant à coudre.(A suivre) t* Journet rut mipirme ans Vos .RSHt'i rite Notre-l>«me Est.a M-vitrOl.est ••istriUMEniE rorrt.Amt, , O.M.I.J cmv du Nacre-Coeur d'OUawH, a rhmitéj jvudi «Icrnifr, le service funfchre de Jules-, Tramt/luy.Afniitaleet dans le choeur durant la me»-' sc des funérairiea, Mgr L.-(N.Campeau, I*.A.le H.V K.-X.Marcotte, O-M.L, procureur pravine «1, de Montrent, le Hr F.A.Ray 04* prieur du couvent des Oominicxlns; le 11.I'.supérlrur du rolU'Ke Snint-A ex#ndre, d'kronnude, le eh».mine J.A.Myrand, curé de Sainte-Anne, ie chanoine It.I apolntc, curé de Notre-Dame, le II.R.R.Yiiieneurve, O.M.I., supérieur du vrolnstkat Snirt-Joseph, MM, les «il)hé« Itenusulell el R.(ilaude, les RR.I’l*.1 Renaud et A.I.aelerc, O.M.I., de Ouehcc; les RH.HP.H.Milnt-Oeiila.(.rave!, Dilbot.s.A IV.-letler, Carnelllfr, l-ntullpe, A.Mcrtnwnil Brunet, Martel, et Simard.O.M.L, le 11.1* I-tienne.OM.Cap., gardien, le H.P.Frédéric, supérieur un collège, et M.1 alibé \ Croteau On remarquait dans la nef toutes les élévcs du cours d’inwnatriculallon français loua la direction des RH.NS (irises de !a Oui», «Inst qu'un groispe d'élèves de l'Kco-le Saint-pierre, norompogné également des religieuses enseignantes.On voyait eu outre une vingtaine de Sœurs (irls-s de la Croix.la» chorale paroissiale, sous iu direction de M.Henri IWnbvre, a rendu la messe de Rcqui.m de I’er0J ne figurant l»»s dans les pa-tieuse à l’excès.piers de Noailles, cette partie des Cette excuse ne sera plus de mise désormais: M.Jean Longnon donne aujourd'hui, de ces Mémoires du Mémoires a été, dans cette, édition nouveUe, transcrite d’après l’édi bon de Urouvelle.Grouvellc avait grand roi, une nouvelle édition où 1 lui-même utilisé une copie quel le se trouvent réunies les deux quali- général Grimoard tenait de Louis ï Æ qui d’exiger: elle est établie sur la ré-daebon authentique, la rédaction definitive, et elle est présentée sous une forme à la fois simple et lumineuse, dans l’ordre naturel des années et dans sa belle clarté française.Dans les pages, toutes pleines, et d une erudition précise et sûre, de Introduction, M.Jean Longnon dit 1 origine et les diverses phases de la rédaction des Mémoires et il en fait ressortir l’esprit.L’oeuvre est demeurée inachevée: FI n;a été écrit que le journal des années 1661 et 1662 et le journal des années 1666.1667, 1608.Ces Mémoires ne sont pas autographes.Seules, les notes préliminaires des années 1666 et 1687 sont de la main du roi.La dernière rédaction des années 1661 et 1662 est de Pelilsson et celle des années 1666, 1667.1668, du président de Périgny.“Tous ces textes, cependant, portent 1 empreinte rovale, dit M.Jean 'Longnon: même unité de ton, même vue générale, même genre d’ex- ée depuis.M.Jean Longnon a joint à ces Mémoires trois morceaux: les Réflexions sur le métier de.roi, dictées par Louis XIV, et deux antres morceaux autographes: ]es Instructions au duc d’Anjou et un Projet de harangue, en 1710.Tout au long de l’ouvrage, des notes concises rt substantielles ¦ éclairent, quand il le faut, les faits, les noms, 1 histoire du temps ou celle du texte.L’intérêt principal de ee.s Mémoires, cost qu’il nous donnent le portrait authentique, la vue nette, et qui ne trompe pas, de Louis XIV dans son métier de roi.Nous l’y voyons à son travail, comme uii menuisier à son établi.Nous suivons scs gestes et la façon dont il s’y prend.Artisan ou roi.]’’ travail dépend tout d'abord de l’idée que l'on s'en fait.Quelle idée Louis XIV a-t-il de son métier de roi?Une idée très haute: il se considère comme le qui nous est due.Le s respecls publics que nous rendons à cette puissance invisible pourraient en-tin être nommés justement la première et la plus importante partie de notre politique, s’ils ne devaient avoir un motif plus noble cl plus désintéressé.Gardez-vous bien, mon fils, je vous en conjure, de n’avoir de la religion que cette d’intérêt, très mauvais - quand eue est seule, mais qui d’ailleurs ne vous réussirait pas, parce que l’ar-lificî se dément toujours et ne produit pas longtemps Jes mêmes effets que la vérité.Tout ce que nous avons d’avantages sur les autres hommes dans la place que nous tenons, sont sans doute autant de-nouveaux titres de sujétion pour celui qui nous les a donnés.Mais à son égard, l'extérieur sans l’inté-ri-ur n’est rien du tout et sert plutôt à l’offenser qu’à lui plaire.” Pourquoi un toi est-il roi?Pour j lui?Non; pour son peuple: "Nous devpns, dit Louis XIV, considérer lî bien de nos sujets bien plus que le nôtre propre.Il semble qu’ils forment une partie de nous-même, puisque nous sommes la tète du corps dont ils sont les membres.Ce n'est que pour leur propre avantage que nous devons leur donner des lois, et ce pouvoir que nous avons sur eux ne doit servir qu’à travailler plus efficacement à leur bon-hepr.11 est beau de mériter d’eux le nom de père avec celui de maître, et si l’un nous appartient par ie droit de la naissance, l'autre doit être le plus doux objet (le notre ambition.” S’il à une haute idée de ses pouvoirs, Louis XIV a donc aussi conscience des devoirs auxquels il est tenu, et, justement, s’il écrit ces Mémoires mêmes, c’est parce qu’il y voit une obligation de son état, jointe à “l’obligation commune des pères, qui est d’instruire leurs enfants par l’exemple et par le conseil”.—• “Il nous a semblé, dit-il à son fils, qu’en ce haut rang ou nous sonrmes placés, vous et moi, un devoir public se joignait au devoir de particulier, et qu’enfin tous les respects qu’on nous rend, toute l’abondance et tout l’éclat qui nous environnent, n’étant que des récompenses attachées par le ciel même au soin qu’il nous confie des peuples et des Etats, ce Soin ,n’était pas assez grand, s’il ne passait au delà de nous-même, en nous faisant communiquer toutes nos lumières à celui qui doit régner après nous.” Voilà dans quelle atmosphère de pensée Louis XIV est à son métier de roi.H sait qu’il a des devoirs d’état, et il croit aux grâces d’état.— Comment fait-il son métier?11 le fait, comme tous ceux qui font bien le leur: en s’y appliquant de toutes ses forces.Il est, lui, le roi, le sujet d’un roi et d’une reine, — le travail et la rahson.Il a horreur, tl a toujours eu horreur du nom de roi fainéant.Tra-vail, heure réglée, application longue et certaine: “C’est toujours par là qu’on règne, pour cela, qu’on règne.’ — “Je m'imposai pour lui, dit-il à son fils, de travailler régu-‘ lièrement deux fois par jour et deux à trois heures chaque fois avec diverses personnes; sans compter les heures que je passerais seul en particulier, ni le temps que je pourrais donner extraordinairement aux affaires extraordinaires, s’il en survenait, n'y ayant pas un moment où il ne fût permis de m’en parler, pour peu qu’elles fussent pressées.Un grand travail personnel, la volonté, et une volonté constamment mise en action, de tout voir par lui-même, voilà le premier secret du rot.Le second, c’esl d'écouler attentivement le bon sens, la raison, la sagesse pratique.Louis XIV n’est pas de ces esprits “de peu de lumière”, ces esprits “de paresse” qui appellent k‘urs faute* du nom de malheur et l’industrie d’autrui du nom de fortune”.Il ne “s’imagine pas que le monde se gouverne de lui-même par certaines révolutions fortuites et naturelles qu’il était impossible de prévoir ni d’éviter”.Il s’incline, comme il le doit, devant la puissance supérieure capable de renverser, quand il lui plaira.les desseins les mieux concertés.“Elle peut, dit-il, nous assurer dans k* périls, nous fortifier dans les travaux, nous éclairer dans le doute; mais, ajoute-t-il, elle ne fait guère nos affaires sans nous, et quand elle veut rendre un roi heureux, puissant, autorisé, respecté, son chemin le plus ordinaire est de le rendre sage, clairvoyant, équitable, vigilant et laborieux”.C’est cette sagesse pratique et, en quelque manière, réaliste, qu’écoute et que s'applique à suivre Louis XIV, dans la pratique quotidienne de son métier de roi.Il a pour chaque chose une règle de bon sens.11 ne perd jamais
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