Le devoir, 15 mars 1940, vendredi 15 mars 1940
Montrent, vendredi 15 mars 1940 REDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEIiir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIalr 3366 Rédaction : BEIalr 2984 Gérant : * ‘ BEIalr 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER VOLUME XXXI - No 63 -;- TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $600 (Sauf Montréal at (a banlieue) E.-Unla et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3 00 Funèbre retraite de l’armée finlandaise dans la neige Chez les Franco-Américains L'intéressante initiative de Lewiston Il sc prépare dans le Maine, chez les Franco-Américains de Lewiston, une -— et probablement — deux entreprises d’un intérêt considérable.La première, la seule dont nous voulons parler aujourd’hui,* intéresse très directement la conservation de la langue française.Indirectement, on sait ce que comporte dans ces régions le maintien de notre langue.Personne, parmi ceux qui s’occupent de ces choses, ne s'étonnera qu’on ait voulu utiliser à cet effet la chanson.Dans tous les pays on a, constaté que le chant est l’un des plus puissants moyens de propagande qui existent.Un groupe de là-bas, les Vigilants, a donc décidé d’instituer, pour le 19 mai, un concours de chansons françaises.On compte y faire participer les élèves de toutes les écoles franco-américaines de Lewiston.Déjà plusieurs chorales ont manifesté l’intention de prendre part au concours.Quant à l’effet d’ensemble sur la population, un petit fait permet d’en deviner l’importance: bien qu'on soit encore à plus de deux mois de la date du concours, plus de six mille billets d’assistance ont etc vendus déjà.Il est probable quç ce concours aura un retentissement considérable dans toute la Nouvelle-Angleterre.Les communications sont si faciles qu’on se rendra à Lewiston de bien au delà des frontières du Maine.11 faut espérer que le Canada sera aussi amplement represente parmi les auditeurs., # * * L’exemple de Lewiston ne sera pas sans susciter de nombreux imitateurs.Peut-être cst-cc le commencement de réalisation d’un projet que nous présentait jadis un Franco-Américain, le Docteur Bclhumeur, de Gardner, Mass.— Pourquoi, nous disait ce^ii-ci, n’organiscrait-on pas dans toutes les écoles françaises d’Amérique des concours de chant?Uncertain nombre de thèmes pourraient ainsi devenir familiers à tous.Dans les diverses régions, on pourrait, avec le vieux fonds français, apprendre certaines | des chansons particulières des différents groupes.Comme notre interlocuteur pensait particulièrement alors aux fêtes du troisième centenaire de Montréal, il ajoutait: — Ainsi nous pourrions avoir à Montréal des représen-1 tants de toutes nos écoles et, chantant les mêmes chansons, nos enfants auraient un plus vif sentiment de leur commune parenté.Et nous pouvons dire ceci encore: il s’agir simplement au fond d’une question d’initiative et d’organisation.Le terrain partout est favorable.Il suffit pour s’en convaincre de se rappeler qu’aux Etats-Unis comme en Acadie, les sociétés nationales ont déjà assuré la publication de recueils de chansons françaises.En Louisiane même, on est à refaire une fortune à un vieux chant français, déjà séculaire, le Réveil de la Louisiane, Lors de leur dernier voyage dans le Sud, les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre ont été heureux de le jeter aux échos avec leurs amis de l’Acadie louisianaisc.Ÿ * Ÿ Nous félicitons de leur initiative nos amis du Maine.Leur succès paraît déjà assuré.Nous souhaitons qu'il prenne des proportions qui dépassent même leurs plus audacieuses espérances.Après Lewiston, nous aurons probablement des concours qui embrasseront l’Etat entier, et pourquoi pas ensuite la Nouvelle-Angleterre?Et pourquoi pas, plus tard, des concours entre chorales des Etats-Unis et du Canada?Quant au deuxième projet des Franco-Américains du Maine, nous aurons prochainement l’occasion d'en reparler.Disons, sans plus, pour le moment, qu’il atteste, lui aussi, une volonté de survie qui fait chaud au coeur.O""' HEIl0UX Seconde séance à huis clos du Sénat français sur la stratégie alliée de guerre La chronique de "Paris vit dans une atmosphère de crise politique dont on ne saurait mesurer M.Georges Pelletier les conséquences", écrit Uon Blum Billet du soir D'un air de violon.I La pièce n èlait plus éclairée que par une lampe.Beaucoup d’ombre enveloppait le silence où la pure musique s'élevait.Pour les autres, ce n’était que du Saint-Saëns merveilleusement joué.Seule, la limpidité des notes suppliantes et tendres les touchait.Pour moi, tous les fantômes ne ma jeunesse brusquement surgissaient.Dans mon imagination tout de suite attendrie reparaissaient un salon, un foijcr de marbre blanc avec une grande glace au-dessus, des murs ornés de reproductions de Greuze, quatre hautes fenêtres devoid lesquelles, chaque jour, tout Sorel défilait.C’était l’été.U faisait chaud.Dehors, la nuit couvrait lout.Une faible brise agitait parfois les longs rideaux légers.La rumeur de la vide ou le rri d'une barge pénétraient dans la maison et ajoutaient « l’intimité de l'heure le cadre qui l’entourait; l’image des rues, l'image des quais, de ieau noire, l’image des bateaux blancs ou sombres, leur mâture, le perpétuel clapotis des douces vagues; tout cela qui nous aimions tant.Sur le velours rouge des fauteuils anciens, nous riions toujours beaucoup de jeunes filles en mousseline fraîche, rose, bleue, mauve, jaune.Chacune avait sa couleur.Chacune g restait fidèle, car elle l'avait choisie pour un tcinl qu’il n’était pas encore de mode de refaire à son ÿré.Nous étions silencieuses, une broderie on un livre à la main, écoulant celle qui parmi nous était violoniste.A côté du beau piano où sa mère l’accompagnait, elle se tenait recueillie, lointaine, au-dessus de nous, emportée par celte musique qui la prenait tout entière.Elle n’avait pas d’autre amour.Elle n’en voulait point.Elle méprisait la réalité et tout ce qui fait ordinairement les délices de.la jeunesse: réunions, amusements, mondanités, sports.Seule la plus grande sonorité, la plus grande purclc des notes qu’elle pourrait tirer de son bel instrument importait.Seul ce travail importait.Tout le jour nous l’avions entendue marteler du pied les exercices qu’elle étudiait.Le soir, c’était l'heure du concert, elle jouait alors pour son plaisir et pour le nôtre.Et ta musique berçait les rêves que nous cachions sous nos paupières, baissées pour la medita-tiom.Aussi, pendant que maintenant continuait ce disque de Saint-Saëns, à mesure que pour moi son chant remontait du passé, ce que je rc voyais le mieux de la vasle pièce où autrefois je l’entendait, c'était ic grand tapis de Bruxelles bien bleu et la couleur de ses bouquets.Mais bientôt le disque fui fini, les lumières rallumées cl Ions recommencèrent à parler.Je ne disais plus grand chose.Le passé avait surgi trop vivant.Il oc nie quittait pins.Les longs ri-icaux du salon disparu battaient devant mes yeux.Je revoyais ma cousine et son violon, et le mouvement de sa tête; et cet air toujours 'oinlain qu'ellç avait quand elle louait.Elle était mince, gracile et blonde, et seule auprès du long piano à queue, et seule aussi en.elle-même.Le salon était pourtant un salon heureux et gai.La maison était une maison remplie d'enfanls, et la maison du bon Dieu, car jamais nous n’étions trop, au gré de ses maîtres, autour de la table hospitalière et si joyeuse.Tout cela, elait-ce le bonheur?La violoniste jouait si bien.Elle L’élection du 26 mars M.Cardin et sa dette de reconnaissance envers l’Empire % .S’il avait quelque connaissance de notre histoire politique, le ministre de M.King parlerait bien autrement qu’il ne fait Ce qu’en disaient, du point de vue canadien, M.Ewart et, du point de vue canadien-français, M.Henri Bourassa — “Le Canada n’aura jamais besoin d’être défendu” (M.Fielding) (Par Léopold RICHER) Otlawa, 13-3-40.— "Les libertés religieuses cl civiles dont les Canadiens français ont joui sous le drapeau britannique et sous la protection de la flotte britannique ne pourraient jamais cire achetées au prix des millions de dollars que ce pays a consenti à contribuer à l'effort de guerre de l'Empire”, a dit M.P.-J.-A.Cardin, ministre des Travaux publics, dans son discours à Outremonl, dimanche dernier,* en faveur de la candidature de fM.Thomas Vieil.M.P.-J.-A.Cardin a refait à sa manière la double thèse de la reconnaissance que les Canadiens français doivent avoir pour les libertés dont ils jouissent sous la protection du drapeau et de la flotte britanniques, thèse en vogue pendant la guerre de 1914-1918.Impossible de faire ici une contre-thèse complète et détaillée.Indiquons, seulement les grandes lignes d’une réfutation solide.En 1910, M.Henri Bourassa réfutait les avancés de gens travaillés, comme M.Cardin, par le sentiment de la reconnaissance.Il résumait ainsi l’un de leurs arguments les plus spécieux et les plus fréquemment employés, celui-là même de M.Cardin: "Mais enfin, clament du plus haut diapason de leurs voix les impérialistes sentimentaux et beaucoup de braves gens, simplement partisans de l’intervention du Canada dans la guerre actuelle (1914), ne devons-ncus pas à l’Angiclerre un large tribut de reconnaissance pour la liberté quelle nous a si gcnrreuscniçnt donnée?est-ce pas le moment l nous emportait si loin de cette réalité nn'ellc méprisait! Hélas! depuis, la réalité s'est vengée de ce mépris, l’amour aussi.Ils ont repris leurs droits.Mais rien ne peut effacer le souvenir de ces heures, rien ne peut l’abolir.Tout cela devait être le bonheur.Aujourd'hui, il est vrai, nous ne repensons plus à ce qui, déjà à celte, époque, nous faisait souffrir, à la vie jpii s'avançaif arec ses foies, mais déjà nous louchait de scs tourments.Aujourd'hui, nous ne retrouvons avec les notes de la musique réen-lendne que la jeunesse reparue à des yeux que la cruauté du temps a changés, ta jeunesse reparue avec ses grands rêves, sa confiance tonte neuve, la jeunesse transfigurée par l'auréole du passé perdu.Du passé envolé plulnt.H n’est pas perdu puisqu’il suffit d’un air, d une chanson, /tour qu'il revienne, net, précis, avec toute sa saveur, ramenant jusqu'à l’odeur d’eau d’une petite ville maritime.Michelle Le NORMAND mars.is-xu-w d'acquitter notre dette?'’ Du point de vue canadien, M.Bourassa répondait à cela par la bouche de M.Ewart, autonomiste connu, qui avait dressé la nomenclature des griefs historiques des Canadiens contre l’Angleterre (Henri Bourassa: Hier, Aujourd’hui, Demain, 1917, Le Devoir, pp.60, 61 et 62).La réponse de M.Bourassa Du point de vue canadien-français, M.Bourassa se chargeait de faire lui-même le plaidoyer.II citait un extrait de son discours de 1902 à Montréal: “Nos obligations envers la Grande-Bretagne, disait-il alors (12 ans avant la déclaration de guerre de 1914), ont été et constitqent encore le sujet de disputes nombreuses et passionnées.Pour bien connaître ces obligations et les accomplir, il suffit de lire attentivement notre hisloi-re.Voyons clair dans le passé afin de déterminer nos devoirs présents et nos relations futures.Cette étude nous aidera à constater que l’Angleterre nous a fait beaucoup de mal et beaucoup de bien.Les gens qui aiment mieux la paix que l'honneur trouvent que le bien remporte sur le mal et qu’en nous donnant la liberté politique, la Grande-Bretagne a généreusement racheté ses loris envers nous.Ceux-là oublient que la liberté a été le fruit d’une lutte ardue et prolongée, et que si l’Angleterre nous l’eût refusée plus longtemps, il ne resterait plus un pouce de territoire britannique sur le continent.“En somme, faite sans bassesse et sans passion, cette revue his.o-rique nous amènera à la conclusion que nous ne devons à l’Angleterre ni rancune ni reconnaissance.Un calcul minutieux des bienfaits et des méfaits de la mère-patrie se solderait peut-être par une légère différence au détriment de la justice britannique.Nos conciloyens anglais disent volontiers que nous ne sommes pas business-like.Je veux bien que nous leur en donnions une nouvelle preuve en leur offrant de fermer à jamais le livre des comptes du passé.A ceci, toutefois je mets une condition essentielle: c’est qu’on n’ouvre pas de nouveaux comptes, et que ni l’Angleterre ni nos concitoyens d’origine anglaise ne cherchent à nous imposer des obligations nouvelles.Rien dans le passé, rien à l’heure actuelle, rien à l’avenir ne nous oblige à assumer de nouvelles charges en faveur de l’Angleterre.Et quand je dis: “rien”, je l’entends au point de vqc de nos obligations morales et de nos intérêts matériels.Acceptons loyalement la situation qui nous est faite: restons tranquilles; mais si on nous force à remuer, que ce soit pour aller en avant et non pour marcher à reculons.” (Henri Bourassa: Le patriotisme canadien-français — ce quil est, et Eloigné de Montréal par un deuil de famille, M.Georges Pelletier est obligé d'interrompre momentanément sa chronique de la guerre et de la vie politique.Il la reprendra lundi.Demain, nous publirons un article politique de notre Directeur.DALADIER BOMBARDE DE QUESTIONS PAR LAVAL Les Alliés doivent "trouver un champ de bataille et faire la guerre à l'Allèmagne", tel est le thème de la plupart des journaux français qu’il doit être.Discours prononcé au Monument National, Montréal, le 27 avril 1902).Celte attitude, qui est aussi loin du nationalisme mesquin et rancunier que de la servilité ignorante et satisfaite, n'est-ce pas celle qui convient à nos compatriotes?Elle est faite d’une profonde connaissance de l’homme et des lenteurs nécessaires de l’évolution historique.Elle s’inspire d'une juste fierté.Elle tient compte des progrès dus à l’opiniâtreté de notre vouloir-vivre cl à la perspicacité politique de l’Angleterre.Elle ne fait pas table rase des longs efforts de notre peuple vers la liberté politique.Elle ne loue pas démesurément la justice britannique, ce qui est ridicule même aux yeux des Anglais.Elle s'appuie sur un dur réalisme.Elle vise aussi bien à oublier un -passé trop lourd qu’à protéger le présent et à préparer l’avenir.Malheureusement, ce n’est pas l’attitude de nos politiciens qui ne connaissent à peu près rien de notre histoire.Ils insultent le passé parce qu’ils l'ignorent.Ils ne savent ni ce qu’ils font ni ce qu’ils disent.L'avis de M.Fielding Quant à l’argument que M.P.-.I.-A.Cardin apporte au sujet de la protection que nous assurerait la flotte anglaise,_ il a été démoli il y a au moins 75 ans.Mais pas nécessaire de remonter aussi loin dans l’histoire pour démontrer que les propos de M.Cardin ont leur place toute désignée parmi les mots tout faits qu’on emploie quand on n’a rien autre chose à dire.M.Cardin est un libéral orthodoxe, un pur.11 admet la doctrine de F.aurier et de Fielding.Parce que l’histoire parlementaire et l’histoire tout court paraissent lui être étrangères, M.Cardin sera peut-être heureux de connaître l’opinion de M.Fielding, ministre des Finances sous M.Laurier tout d’abord, puis sous M.Mackenzie King.En 1910, lors du débat en troisième lecture du bill de la marine de Laurier, M.Fielding “s’efforçait de démontrer que le parti libéral pouvait à bon droit réclamer le mérite de tous les actes positifs d’impérialisme, (accomplis au Canada.11 rappelait, pour le conspuer, le refus de sir John Macdonald de faire participer le Canada à la guerre du Soudan.I! tirait gloire, pour le ministère et le parti libéral, de la contribution du Canada à la guerre d’Afrique”.(Henri Bourassa : Que devons-nous à l’Angleterre?1915, Le Devoir, p.220).Que disait M.Fielding?Ceçi: “Par le bill (de la marine) que nous proposons, nous aurons une marine canadienne, qui sera canadienne en temps de paix, mais qui, grâce au moyen que nous nous proposons de prendre, deviendra inévitablement impériale, lorsque l’Empire aura besoin de l’aide du Canada pour sa défense.J’accepte la maxime que lorsque l’Empire est eu guerre, le Canada est en guerre.Le Canada n’aura jamais besoin de défense, excepté lorsque l’Empire lui-même devra en avoir besoin; c’est pourquoi je dis que la marine canadienne, tout en étant en premier lieu pour la défense de nos côtes, n’est après tout qu’une succursale de la marine impériale en temps de paix, et deviendra par-lie intégrante de.la Marine Royale lorsque retentira le cri de guerre”.On comprend que les libéraux n’aiment pas qu’on leur rappelle ces professions de foi d’un homme qui a été ministre des Finances sous M.Laurier puis sous M.Mackenzie King.Mais, encore une fois, c’est de l’histoire.De la véritable histoire.Non pas de l’histoire truquée pour des fins électorales.Le Canada n'aura jamais besoin de défense SOUS — RETENEZ D'AVANCI VOTRE NUMERO. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 MARS 1940 VOLUME XXXI — N# 6i Chez les conservateurs M.Paul Manion parle en français à la radio M.Allan Walsh s'adresse aussi en français à ses électeurs et élec-trices de Mont-Royal Des Trois-Rivières, oil il a pris part à l'assemblée de Me Léon Mé-thol, candidal national-conserva-teur, M.Paul Manion, fils du chef national-conservnteur, a prononce à la radio une causerie dans laquelle il s'est appliqué à monlrer que son père est absolument sincère quand il exprime son opposition à la conscription et qu'il propose un gouvernement national, qui nietle les intérêts de la nation au-dessus des intérêts d’un parti.M.Paul Manion a parlé en français.11 a d'abord rappelé les événements internationaux qui se sont déroulés depuis un an avec leur répercussion au Canada.L’unité nationale, dit-il, ne sera respectée qu'en autant que les chefs serom compétents et qu’ils tiendront compte du sentiment des différents éléments ethniques de notre pays.L’unité nationale exige, en outre, en temps de guerre un gouvernement national plutôt qu'un gouvernement de parti, exposé à tomber dans le favoritisme et à trop suivre les lignes de parti.Le gouvernement national que propose mon père est bien différent du cabinet d’union de 1917.Je connais trop les intentions et les sentiments de mon père pour vous laisser sous l'impression que son gouvernement national sera le décalque du cabinet d’union de 1917.Dans Québec, les libéraux ont voulu agiter une fois de plus la question de ta conscription, mais le peuple ne sc laissera plus prendre par ce fantôme.J’ai interrogé mon père sur cet épineux sujet, et il m’a répondu qu’il est opposé à ec service militaire obligatoire pour la bonne raison qu’il n’est pas nécessaire d’y recourir pourvu que l'effort de guerre du Canada soit bien dirigé.Chers compatriotes, poursuit M.Manion, vous avez entendu en français à la radio ou dans des salles publiques mon père et ma mère; je suis heureux de vous parler moi-même en cette langue, qui est celle de ma mère.Vous pouvez être assurés que dans la famille Manion, où le français sc parle corn animent, vous n’avez que des amis qui vous comprennent et veulent travailler à rendre plus heureuse ta vie de tous les Canadiens.Jservaleur dans le comté de Mont-Royal, s’est particulièrement adressé à ses électeurs et électriccs de langue française et il leur a ourlé en français.M.Victor Archambault Pa présenté.M.Archambault s’esl surtout attaqué au bloc libéral de Québec, qui, à son sens, n a pus accompli le centième de ce qu’il aurait fui faire pour Ja cause cauadienne-rançaise.M.Walsh, en effet, ne craint pas de prendre la parole en français à lu Chambre des Communes duns certaines circonstances.Il se dit à I’in'se'mi milieu des Canadiens français de Notre-Dume-de-Cirâce parmi lesquels il v:1 depuis de longues années.M.Walsh sollicite le vole de ses compatriotes de langue française en leur disant de penser plutôt à leur pays qu’à un parti.11 approuve Je gouvernement national que propose M.Manion parce que c’esl un gouvernement propre à raffermir l’unité nationale que les libéraux sont en train d’affaiblir pour longtemps.Il démontre ensuite que le cher du parti national conservateur, M.Manion, connaît mieux ses compatriotes capadiens-français que n’importe quel chef politique de langue anglaise.M.Walsh fait observer que les libéraux évitent de parler de la canalisation du St-Laurent parce qu’ils savent bien que ce projet n’est pas populaire dans le Québec et qu’il va ruiner le port de Montréal et nos autres ports au profit des ports américains.M.Achille Dubeau Dans son allocution à la radio, hier, M.Achille Dubeau, candidat national conservateur dans le comté d’Hochelaga, a insisté sur la permanence du chômage à travers le pays, notamment à Montréal.Jamais.dit-il.un régime n’a plus foulé aux pieds le droit le plus sacré du père de famille de faire vivre par son travail sa femme et ses enfants.Voilà un gouvernement, le gouvernement King-Lapointe, oui s’est fait élire sur la question du chômage, qu’il promettait de régler, et qu’il a complèlcment négligé de régler.Le problème subsiste dans toute son acuité.A Montréal même, il y a 180,000 chômeurs, soit plus du dixième de la population montréalaise.M.Dubeau appartient au monde ouvrier et estime que les électeurs du comté d’Hoehelaga, en bonne partie formé d’ouvriers, doivent s’élire un candidat de cette classe pour fair eentendre la voix des ouvriers à Ottawa et réclamer pour eux la solution du problème du chômage.Beauhornois-Laprairie Dans Je comté de Beauharnois-Laprairie, le candidat national conservateur.M.Hormisdâs Roy, tiendra les assemblées suivantes aujourd’hui et les jours suivants; Cet après-midi, à 2 h„ à Saint-Matlhieu, et le soir à 8 h., à Sainte-Catherine, Le 16 mars, M.Roy parlera à Saint-Constant clans l’àprès-THER1LN-ARBOUR Samedi, midi et à Dcison le soir.Knfin, le le 16 mars courant, à huit heures, à 17 mars, il portera la parole à La- A Hamilton M.Walsh Au poste CK AC, hier soir, M.Allan Walsh, candidat national con Service anniversaire l’église Saint-Alphonse d’Youville, sera chanté *un service anniversaire pour le repos de l’ânie .de Mme .{.-Alexandre Thcricn, née Arbour, (Juliette).NECROLOGIE SUEE — A St-Vlnccnt (,!{,!{, On nous a demandé au téléphone à plusieurs reprises ces jours derniers quel est le nombre «les sénateurs au Canada.Le nombre des membres du sénat a varié depuis 1867 à mesure que de nouvelles provinces s’ajoutaient aux quatre provinces originelles.La situation actuelle remonte à 1915, alors que la constitution fut amendée à ce sujet.Le sénat est composé de 96 membres, soit 24 pour chacune des quatre grandes sections du pays: Provinces Maritimes, Québec, Ontario, Provinces «le l’Ouest.Québec a 24 sénateurs, Ontario en a aussi 24; ceux «les Provinces Maritimes se répartissent comme suit: Nouvelle-Ecosse, 10; Nouveau-Brunsvick, 10; Ile-du-Prince-Edo’iard, 4; chacune des quatre provinces de l’Ouest, Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie canadienne a 6 sénateurs.De plus, le gouvernement peut, dans un cas d’urgence, par exemple pour faire adopter une mesure qu’il jugerait importante, ajouter quatre ou huit membres au sénat; mais le nombre des sénateurs ne doit jamais dépasser 104.lii le gouvernement nomme «les sénateurs surnuméraires, il doit en nommer un dans chacune des quatre grandes divisions du pays s’il en nomme quatre, et deux dans chacune de ces divisions s’il en nomme huit.H ne peut nommer de sénateurs surnuméraires qu’après avoir rempli toutes les vacances, c’est-à-dire qu’avant d’ajouter au nombre régulier, il faut que toutes les parties du pays aient au sénat tous les sénateurs auxquels elles ont droit.La session provinçiale ajournée en avril Québec, 15.7g!p7) — L’Assemblée législative s’est ajournée au 2 avril, et le Conseil législatif, au 4 avril.Le salaire des ouvriers de la forêt Québec, 15.(D.N.C.) — En vertu de l’ordonnance régissant le salaire des ouvriers des opérations forestières, le salaire des trieurs est porté de $48 à $52 et celui des ouvriers affeetés aux travaux préparatoires au flottage a été haussé de $47 à $50.Québec, 15 — A la fin de la séance de la Chambre, hier après-midi, M.Duplessis, chef de l’opposition, a signalé au président que, l’on avait inscrit comme bill privé, le bill no 130, intitulé “Loi concernant la fabrication et la distribution des produits de la boulangerie”.M.Duplessis croit que c’est une mesure qui devrait être présentée par le gouvernement, puisqu'elle entraînera nécessairement des dépenses par la province, et affectera les autres lois publiques de la province.M.Bernard Bissonnette, président de la Chambre, a déclare qu’il étudierait ia question.M.Paul Bouchard Québec, 15 (D.N.C.).— M.Paul Bouchard, candidat indépendant dans le comté de Québec-Est, a ouvert sa campagne, hier soir.Hiar une assemblée tenue à la salle paroissiale de Limoilou.L’assemblée était présidée par M.J.-Louis David.M.Hoger Véslna et M.Paul Bouchard ont été les orateurs.» “Il y a des gens qui ont déridé de faire la guerre totale, nous, nous allons faire la campagne totale.” C’est par ces paroles énigmatiques que M.Vézina, agent d'élection de M.Bouchard, a ouvert la séance.Les deux orateurs s’en sont tenus à cette ligne de conduite.Le discours de M.Bouchard a été violent.Il a discuté non seulement le problème de la conscription, mais le fait de la participation du Canada à ia guerre.M.Bouchard a déclaré que le parti libéral imposera la conscription si la guerre se prolonge et que les députés libéraux de la province de Québec seront dissidents, tandis que les députés anglais appuieront la conserintion.Tl dit que la “comédie de 1917” se répétera.“La seule façon d’éviter la conscription”, a-t-il dit, “ce serait que Quebec menaçât le gouvernement fédéral de sécession.Pour garder I unité nationale, on ne pourrait pas passer outre à la volonté de 3 millions de Canadiens français, soit du tiefs «le la population canadienne, qui fait vivre avec l'Ontario les sept autres provinces.” Pêcheurs de la Gaspésie Québec, 15 (D.N.C.) — Une importante délégation des pêcheurs de la Gaspésie a été présentée hier matin à M.Pierre-Emile Côté par M.Perreaull-Casgraln, député de Gaspé-Nord.Les délégués représentaient l’Association des “pêcheurï unis”, qui groupe environ 150(1 membres.Cette association a été fondée grâce à l’appui de S.E.Mgr F.-X.Ross, évêque de (îaspé, et ds M.l’abbé Narcisse Rioux, curé de la Rivière-aux-Henards.Ce dernier était à la tête de la délégation et a exposé longuement au ministre de la Gaspésie les besoins de son association.L'an dernier, les “pêcheurs unis” ont mis sur le marché 6,000,000 de livres de poisson.Oc veut prendre des moyens pour aug men 1er le nombre des membres, accroître encore la production et développer de toutes façons les intérêts des pêcheurs de la Gaspésie.M.Côte a fait un chaleureux accueil aux délégués et ces derniers sont repartis enchantés de leur voyage au Parlement, 5105 4 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 15 MARS 1940 VOLUME XXXI — No 63 M.de Maisonneuve et Marguerite Bourgeois 111 " “ ¦" ir J “ r En marge de quelques émissions radiophoniques par Dom Albert JAMET, O.S.B.I Monsieur le directeur.Le Devoir, Montréal.t Monsieur, Les Tableaux de la vie magnifique de M.de Maisonneuve se déroulent à Madio-Canada comme les cent actes divers de l’ample comédie du fabuliste.11 est donc toujours temps d’en reparler.Au début, on doutait que ce fut de l’histoire.Vite, on nous a tranquillisés.— Voici nos sources: Pieces d’archives avec leur cotation complète, dépôt, série, liasse, folio; imprimés anciens et modernes avec la page et presque la ligne.— C’est iplus que de la conscience, du scrupule.Que voudrions-nous encore?En fait, rien.que de l’histoire.L’étalage des sources est une chose, leur emploi err est une autre.Nouvelle question, nouvelle assurance.— Nos documents sont des princes; nous les entourons de la plus respectueuse attention, — Voire! 11 nous sera permis, je pense, malgré tant de bonnes paroles, de passer derrière le paravent, où se fait la “cuisine”.Pauvres documents! Nous n’avions pas tort d’être sceptiques; ce sont de bien piètres sires.On bouscule leur chronologie la plus sûre, leurs données les moins contestables; on les farcit, on les souffle, on les rogne, on les étire, bref on les remet à neuf.Pour parler avec l’auteur des Tableaux, on les romance.Mais au terme de cette opération, qui tient de la chirurgie et de l’alchimie, nous possédons enfin l’histoire exacte, la vérité toute pure.Plus de ces demi-dieux de l’histoire traditionnelle, plus de ces images conventionnelles et inertes, mais des êtres humains, bien vivants, ceux de l’histoire nouvelle, qui nous ressemblent, avec "leurs faiblesses, leurs luttes, leur courage, leurs défaites et leurs victoires”.Quelles faiblesses, quelles défaites?se demandent avec stupeur l’historien ancienne manière, qui sait tout de même ce que portent les documents dont on lui parle, et l’amateur éclairé qui le soupçonne.Question impertinente: c’est-à-dire sans objet.Car l’histoire ne consiste pas à réciler avec plus ou moins de science et d’àme ce qui fut un jour, mais n’est plus.Le personnage authentique est celui qui aurait dû être, non celui qui a été.X nous de l’imaginer et de le faire.Et la méthode pour le tirer de la niche où les doctes le séquestraient consiste à allier le respect des sources à la fiction, à remanier la vérité cl à l’habiller de couleurs plus simples pour la mettre à la portée de M, Toirt-le-monde.Je m’excuse de ce carnaval de mots.Mais je cite, ou plutôt je traduis, sans les poncifs naturellement, le “boniment”, — terme usité à la radio, — qui annonçait dans les journaux les deuxième et troisième skelchs.Nous avons envie de crier au tour de passe-passe, à l’escamotage.Car enfin où finit l’histoire, où commence la fantaisie?Et cette histoire qu'on nous a refaite, que contient-elle d’historique?J’entends la réponse.et tous nous avons pu la lire dans le “boniment” en question: Cette histoire retouchée, rajeunie, romancée comme l’on dit, où l'on ajoute, où l’on retranche, où l’on corrige au gré de ses caprices, cette histoire, faite de fidélité, mais surtout d’infidélités, c'est de la “peinture sincère”; de l’histoire “authentiquement vraie”.On nous le dit avec un copieux pléonasme, pour nous le faire mieux entendre.C’est hardi.C’est surtout une bonne plaisanterie, mais pas assez fine.pour du Courtcline ou du Ca-pn«.cela s'entend.Prêtions quelques exemples, pour nous faire comprendre.Le choix est embarrassant, car la matière est nombreuse, l’ne salle à manger d’auberge pa- on cause, les voisines surtout.On entend des “Passez-moi le beurre”, et surtout un “Passez-moi les olives”, qui dans ce milieu et à cette époque est une perle.Sommes-nous à Paris en l’an de grâeel040, comme on nous l’assure, ou tout simplement en 1940 chez Paul ou chez Maurice?Petit détail, dira-t-on.En effet, mais qui montre comment la couleur locale la plus indispensable est traitée.Treize ans plus tard.A Troyes, dans un parloir de couvent.Maisonneuve est là avec ses deux soeurs, dont l’une entretient la conversation de l’autre côté de la grille.Et le voilà qui pour répondre aux questions des deux dames les lerrifie avec des histoires d’Iro-quois.Même, il en remet.Ou bien un peu prophète, il fait un bond dans le temps, et, sérieusement, en 1653 il raconte le martyre d’un Montréaliste qui n’aura lieu qu’en 1661 ou 1662.Mais à la distance où nous sommes, et pour nous qui savons tout cela, qu’est-ce que huit ou neuf ans de différence?Vous avez raison.En 1670, maintenant.A Paris encore, niais chez Maisonneuve lui-même, et dans la petite cabane “à la façon des Sauvages du Canada”, qu’il a fait construire au fond de son jardin et qu’il met à la disposition de Marguerite Bourgeoys pour tout le séjour qu’elle fera à Paris.Passons sur la cabane sauvage, invention des premières sources imprimées.On est à table.Louis Frin, le domestique, fait le service.Trop lentement, car son maître le prie d’emporter les plats plus vite que ça, et de ne pas “mettre les pieds dedans”.(Oh! la délicatesse du grand siècle!).Mais Frin est un garçon plein d’à-propos ou d’astuce.Pendant qu’il change les assiettes, il jette dans la conversation devant Marguerite Bourgeoys les visites que Louis XIV (sic) fait à Mademoiselle de La Val-lière au Carmel.Encore un coup, nous sommes en 1670, et l’entrée de l’ancienne favorite au couvent, où le roi naturellement n’ira jamais la voir, n’aura lieu qu’en 1674.Mais l’histoire nouvelle a de ces compressions de la durée, de ces raccourcis brusques et suggestifs que Fustel de Coulanges et ses disciples ont ignorés, les pauvres! Je vous fais grâce du ton des conversations, de l’anachronisme intré- A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN AU SAINT-DENIS ET AU CINEMA DE PARIS ST DJEVVI* m j ItHM COM) Les ENFANTS ACCOMPAGNES Mront admit à toutes let reprétentatlont 20 Uns belle scène du film “COLCOTHA”, avec ROBERT LeVICAN dans le rile du Christ, qui prend l’affiche demain au Saint-Denis en programme double avec “POUR LA MOISSON", film qui traite du problème des vocations.A droite, SACHA GUITRY dans “LE ROMAN D’UN TRICHEUR”, en 3e semaine au Cinéma de Paris.Au Cinéma de Paris “Le Roman d’un Tricheur”, de Sacha Guitry, continue à faire des salles combles au Cinéma de Paris.Ce film très original de forme et de fond permet à Sacha Guitry de faire miroiter toutes les facette* de son merveilleux talent d’auteur satirique et d’acteur de premier plan.Les mois abondent, les idées sont nouvelles, les “gags” inédits et durant deux heures on est tenu sous le charme de la parole dî Sacha Guitry qui raconte le roman de son personnage avec une façon qui n’est qu’à lui.Marguerite Moréno, Rosine De-réan, Roger Duchesne, Serge Grave et Jacqueline DduLac contribuent aussi au succès il a cette bande qui ne ressemble à rien de ce que le cinéra nous a donné jusqu’à ce jour.(Comm.* #Mithridate" ou Gesù mettre en scène une tragédie de Racine, au commencement de mai.De ce célèbre auteur, quelles pièces connaît-on?Brilarwicus, Androma-gius Phèdre, et c’est tout.Et pourtant, Milhridale peut certainement être mis sur le même pied que les oeuvres précédentes.Les vers en sont aussi harmonieux, l’intérêt dramatique aussi grand.Aussi, tous voudront assister aux représentations * de ce chef-d'oeuvre: elles auront lieu au début du mois de mai.Pour le récital Martin Anderson MM.Béique et Payne annoncent qu’il reste encore d’excellenles places pour le concert de Marian Anderson, qui aura lieu le 2 avril prochain.Les personnes intéressées à entendre la célèbre chanteuse noire sont priées de s’adresser immédiatement à la chambre 217 de l’hôtel Windsor, LA.1398.Ce concert sera le dernier de la AU LOEW'S Les élèves du Collège Sainte-Marie, désireux de ne pas laisser pïde~dü dTalogüe, de tout ce qui mô- j passer le troisième centenaire /le demise cette histoire vieille (le trois | Racine sous silence, ont déjà, en cents ans pour en faire une histoire ! décembre, rendu hommage au grand série des Concerts de Montreal et d’aujourd’hui, de chez les voisins j classique français.Mais leur tribut | promet d’être l’événement musical d’en face.Il faut en venir à la “pein- ne s’arrête pas là: ils ont décidé de | de l’année, turc sincère” des personnages.Un petit exemple seulement.Sur le déclin de son âge et en proie à de cuisantes peines d’espri.t Marguerite Bourgeoys se reproche ses goûts de jeune fille pour les petits “ajustc-ments” et son entrain avec ses amies d’alors.Peccadilles que ces petites attaches à la parure, — bien modeste d’ailleurs, le contexte est là pour nous le dire, — et même qualité que cette belle humeur qui apporte de la gaieté dans un {groupe d’enfants de Marie.Lieux communs en tout cas de l’hagiographie que cette plainte des Ames qui.dans le voisinage de Dieu, sont déchirées du regret de ne lui avoir pas donné tous les jours de leur vie et toutes les pensées de leurs jours.N’importe, on prend la confidence au mot.A cette apparente coquetterie, l’auteur ajoute un grain de frivolité, de bavardage et l’indépendance de l’humeur, vous monte le tout en épingle et vous en fait un trait de caractère.Pure contre-vérité.Le trait de caractère était tout près, dans le dévouement qui portait Marguerite Bourgeoys à assembler ses petites compagnes dfvis un coin écarté pour leur apprendre à gagner leur vie.C’était, hélas! de l’histoire ancienne et cela manquait totalement de piquant.Le fâcheux dans l’affaire, c’est que l’histoire ne dédaigne rien du réel, mais elle n’a que faire de détails piquants et de petites histoires de roman-feuilleton pour midi-nettes.Rien de drôle aussi comme ce parloir des Congrégantines de CLARK COBLE «f VIVIEN LEIGH, les héroi de “CONE WITH THE WIND” flim qui tiendra l’affiche jusqu'au 21 mars prochain au Loew’i.LAts.risieime du milieu du XVIle siècle.I Troves, un lieu d’élection où nous Maisonneuve est assis à table d’hô- ! sommes ramenés plusieurs fois.II t» avec des voisins et des voisines, aurait fallu croquer sur le vif le ba-Rrirts de couverts, bruits de voix; dinage léger, ton et fond, des reli- i gieuses et de leurs visiteuses.Une - i volière! Détails encore que tout i cela.Oui, mais détails amplifiés nar l’appareil scénique et sonore de la radio, tout ce truquage, qui, psychologiquement parlant, ne vaut pas mieux que la machinerie des anciens, et dont l'artificiel crée une i impression autrement fallacieuse et i durable.Ce que je veux dire, c’est j nue nous sommes à cent mille lieues | du naturel et du sérieux, dans le su-1 ! perficiel, le creux et le faux.Qu’on ne se fâche pas de me voir ] j dire avec si peu de déguisement ma nensée.Le sujet appartient à tout ; le monde.Comme l’auteur des émis-| "dons radiophoniques, qui tente de j faire là-dessus Topirion du populaire et des autres, j’en parle en I toute liberté, et.comme lui.sans en ! avoir été prié, mais dans un autre ! -ens une lui.A ce:’aines époques de j leur existence, nous ne faisons mi’entrevoir Maisonneuve et Mar-'Tuerite Rourgeovs.Ne touchons pas ! indiscrètement à leurs traits indé-¦ nis.crainte de déformer peut-être | à jamais dans l’esprit de ceux qui I nous écoutent ou qui nous lisent leurs traits plus accusés.* * * Demain: Une deuxième lettre de Dom Jamet.» Vient de paraître LA BROCHURE DE M.LEOPOLD RICHER SUR LES EVENEMENTS DE 1917 Nous avons le plaisir d'annoncer que fa brochure de notre imarade, Léopold Richer, contenant les articles qu'il a réeem-nent consacrés aux événements politiques de 1917, vient de paraître.Elle forme 48 pages de la collection du "Document".Elle se vend 15 sous l'exemplaire, $1.50 la douzaine franco; ju Cent $10, plus les frais de port (Les commandes à la douzaine et à l'unité devront être rigoureusement accompagnées de leur prix).Les commandes doivent être adressées au Service de Librairie du "Devoir", 430, Notre-Dame est, Montréal, Canada.Vous intéressez-vous aux ORGUES ?Nous sommes fiers de notre magnifique lot de ces Instruments superbes et nous avons hâte que vous les voyiez, particulièrement » ESTE Y i deux claviers et è pédalier et » “ORGATRON” EVERETT , le plut bel orgue électrique eu monde.Le mode de paiements faciles de Lindsay vous intéressera.LINDSAYS fTrrvt'iitiif'D ut h m1 ii C.W.LINDSAY Ü CO.LIMITED Fold'd 1877 • • • PIANOS* RADIOS’ORGANS * • • |.-A.HEBERT, président et gérant généra! 1112 rue Ste-Catherine ouest (Juste t l’ouest de Peell 6885 rue Sf-Hubert orès Bélancer 580 rue Sfe-C»therin« Est (ancle SI-Hubert) MONTREAL 4232 nie Wellington Verdun Dans le rôle du Marquis de Corneille Lionel DAUNAIS, qui chantera le rôle du marquis de Corneville, dans l’opérette Les Cloches de Corneville, qui sera présentée au Monument Nationale, les 28, 29, 30 et 31 mars prochains, en soirée.Au Festival-Concours Madeleine Lévesque gagne le trophée Joseph Kruger — Autres résultats ' l’horaire des spectacles SAINT-DENIS “Thérèse Martin” 9 h.20.12 h.27, 3 h.38, # .9 h.52., “Pauvre Petite FlUe” 11 h.14.2 h, 23.5 h.32, 8 CINEMA DE PARIS “Le Roman d’un Tricheur” U h.20.1 h.24.3 h.28, 5 7 h.38, 9 h, 40.LOEWS “G.W.T.W.” 10 h.20, 2 h.30, 8 h.Dimanche: 2 h., 8 h.PALACE "Little Old New York” 10 h., 12 h.09.2 h.35, 5 7 h.37.9 h.53.CAPITOL “Swiss FamUy Robinson” 10 h.05.1 h.03.4 h.01, 8 V h.57.“‘Saint’s Double Trouble” 11 h.44, 2 h, 42, 5 h.40.8 PRINCESS “Canada At War” * 10 h.40, 1 h.53.5 h.06, 8 “Fast and Furious” 10 h.58.2 h.11.5 h, 24, 8 “The Earl of Chicaco” 12 h.16, 3 h.29.6 h.42, 9 h.h.37.h.32.CINEMA^PARIS 1ACHA GUITRY roSSnI ÎRiCHEUR ftOSiNf DEMEAN ,X ÏAfiRGUSfi'TB MORENO Jr •JAC.QU6t.NE DELUBÀC SlRoï CRAVE, Cane-Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (Titres et texte enregistrés — Tous droits réservée, Ottawa 1937) Premières "Cinéma de Paris" LE ROMAN D’UN TRICHEUR — Comédie.Auteur et réalisateur: Sacha Oultry., • .; Interprètes: Sacha Oultry, Jacqueline De- L événement d intérêt, hier soir, ubac, Roger Duchesne, Gaston Dupray, au Festival-Concours, fut l’épreuve , serge Grave, Pauline Carton, Elmlre Vau-pour l’obtention du trophée Joseph- ! MMIuertte Meteao’ Pour puüllc Kruger Memorial.Les gagnants des principales épreuves pour piano y participaient.Mlle Madeleine Lévesque, de Victoriaville, gagna çe tro- SCENARIO — Un petit garçon qui vola huit aoua pour louer aux BlHea est privé le champignons.Toute sa famille meurt empoisonnée par lea champignons.Aban-ionné & lui-même, le petit garçon devient 11 reperd tout ce que ses tricheries lui avalent fait gagner.Deux femmes se sont d'ailleurs coalisées contre lui.Ruiné.11 lui reste un emploi, le seul où 11 pourra rester honnête: Inspecteur de police."So in t-Denis" THERESE MARTIN.— Film tourné autour de la vie de la petite sainte de Lisieux, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.Auteur: Dupuy-Mazuel.Réalisateur: M.de Canonge.Interprètea: Irène Corday.Camille Bert, Lucien Galas, Marthe Mellot, Almos, M.Sorla.Pour tous les publics.SCENARIO Evocation de la vie de Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus.Un parallèle est établi entre l’existence de la carmélite et le ma- phee en jouant le Nocturne en ré ' groom, chasseur, croupier nuis tricheur bémol dp ('hnnin MnHplvne (’lif- i Professionnel.Mais quand 11 cesse de tri-oemoi ne L,nopin.Aiaaeiyne cm Cber.quand il prend soudain le vice du ford se classa bonne deuxieme dans j jeu alors qu’il ne louait que par métier, une excellente interprétation du Concerto en ré de Mozart.Les résultats pour les oeuvres musicales originales ont été rendus publics hier, les voici.Composition musicale (amateur) solo de chant: Jean d’Auray Vallerand; solo instrumental pour n’importe quel instrument (amateur): Jean-Paul Lemieux; pour professionnel: J.Mi-lette; pour ensemble instrumental et choral (amateur): Margaret Wims; pour professionnels: J.Mi- lette; arrangements d’une chanson , , - ^ , dp fnlk-lnre• Tptin rl’Anrav Vnllo rl&ge malheureux d une de #e« amie» dont (le lOlKlore.Jean q Auray vaue- le foyer un Instant brlxé, redevient nor-rand.Autres résultats d’hier.Ténors, grade B: André Lesage; ténors, grade A.Edward-J.Wooley et Roger Doucet, ex-aequo.Sociétés chorales, voix mixtes, grade A: Les Disciples de Massenet.Chorales d’églises pour fammes, grade A: Chorale du Très-Saint-Rédempteur, Choeurs pour garçon: Schola du Séminaire de Philosophie.Sociétés chorales, voix d’hommes et de garçons: Société Melodia, du collège Notre-Dame.Choeurs d'églises, pour hommes, grade B: Schola du Séminaire de philosophie.Sociétés chorales, hommes et femmes: Le Septuor de Montréal.0 Hurry/- (o 7 DERNIERS JOURS — L’engagement finit JEUDI, 31 MARS GONE WITH THE WIND Semaine: spectacle continu (10 a.m.à 2.30 p.m., film complet).Tous sièges libres 75c.taxe incl.Soir 8 h.Dimanche mat.à 2 h., tous sièges réservés.$1.13 taxe Incl.Ce film ne reviendra qu’à prix plus élevés, et pas avant 1941.TWl:—¦ AUCt FAIS 4 mCMAtD FAYE • MacMURRAY « GREENE MIN9A JOTCf ANS* MVIMI • MN«f mraiNMH .ItfTI XI» A l’affiche Town* pietents A l’affiche H—U I .H.A.lL-A-jn t .— , ' ¦OBEIT MONTGOMERY, mal par son Influence posthume PAUVRE PETITE FILLE.— Comédie musicale.Réalisateur: Irving Cummings.Interprètes: Shirley Temple, AUce Faye, Claude Gllllngwater, Jack Haley, Gloria Stuart, Michael Whalen.SCENARIO La fille d’un riche veuf, manufacturier de aavon s’enfuit de chez elle et est recueillie par des artistes en chômage.Le charme et le talent de la fillette les font engager à un poste de T S F.Après bien des péripéties, le père retrouvera son entant, et la petite fille un» nouvelle maman."Capitol" MY ! TTLE CHIKADEE — Comédie qui se déroule à l'époque ü l’oueat américain s'ouvrait à la civilisation.Vedettes: Mae West.Dick Foran.Fuzzy Night.Pour public averti."Locw's" GONE WITH THE WIND — Grand Him Chant grégorienLa Srhnla Hu couleurs.D’après une oeuvre de Mar-r a ill ' i V.„1U saret Mitchell traduite en toutes les lan- Grand Séminaire, (moeurs d égh- , gués et qui retrace les divers épisodes de ses, grade A: Association Chorale , 11» guerre de Sécession aux Etats-Unis.Su- Saint-I miis-de-Franre Kr'cmh!»'- i P«rbee paysages de la Géorgie.Vedettes: ^aint i.ouis ae rrance.r.n .cm,,,^., clark 0ab)e Vivien Leigh et une multi- vocaux pour hommes: Le Petit en-.—.semble de Saint-Louis-de-France.Aujourd’hui, à St.James United Church, oit entendra des auditions de piano élémentaire, des quatuors tude d’acteurs et de figurants.Durée de la projection: près de quatre heures.Production MGM.Pour public averti THE STORY OF Dr EHLICHS à cordes et des corapétions pour les ‘ dullet — Biographie fumée du^Dr Paul trophées Samuel Hart, Kiwanis *" Club et Sir Charles W.Lindsay.Flora Robson au His Majesty's Une des artistes les plus distin-guces de Londres apparaîtra pour la première fois sur une scène américaine lorsque le mardi 19 mars prochain elle jouera un rôle important dans la pièce “Ladies in Retirement”.Flora Bobson restera 5 jours à Montréal.C’est Hollywood qui d’abord avait attiré Miss Robson.Elle a d’abord eu des rôles importants dans le cinéma anglais et puis elle s’est laissé tenter par les offres qui lui étaient faites à Hollywood, et elle a traversé l'Atlantique.Depuis son arrivée sur le continent américain on l’avait vue dans un certain nombre de films: dans “Wuthering Heights”, dans “Wc Are not Alone”, dans “Invisible Stripes”, et tout récemment dans j “Sea Hawk”, avec Errol Flynn.A ] présent, Miss Robson a provisoirement.sans doute, quitté Hollywood ; et commence une tournée sur ies ¦ scènes américaines.(Comm.) Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de U-broirie du "DEVOIR" 430, rue Notre-Dame (est), Montréal.Ehrlich, savant chimiste né en 185'’.mort en 1915 et qui fit des recherches fructueuses en bactériologie.Vedette: Edward O.Robinson.Pour tous.IfeEABLot CHIft feNÂDÂ^WAR- Le film tant dtoute _ IJdTTfftTT'Vis^v IMPERIAL Aujourd'hui — Sam.— Lundi Don AMECHE - Andrea LEEDS "SWANEE RIVER" 2ème pièce: "THREE SONGS" Lundi, à 8.30 p.m.: Soirée d’amateurs.!>ibX • xo - * 15* * ** AU CAPITOL "Princess" THE EARL OF CHICAGO — Film Adressa .Echos et glanes Fière réponse Au cours des négociations russo-finlandaises, qu’une attaque armée devait bientôt suivre, Molotow aurait, raconte-t-on, demandé à M.Paasikivi, le délégué du gouvernement d’Helsinki, le nombre de soldats dont la Finlande pourrait disposer.Environ trois cent mille, répondit M.Paasikivi, et Molotov aurait répondu que les Soviets pourraient disposer de plusieurs millions de soldats.Comme M.Paasikivi avait l’air de réfléchir, Molotov lui dit: “Cela te fait peur?” Et M.Paasikivi de répondre qu’il était en train de sc demander comment les Finlandais pourraient trouver de la place pour enterrer une toile quantité de sol dats.On ne peut penser à tout Sait-on qu'actuellemcnt il est au moins une ville anglaise qui soutient deux guerres à la fois?L’actuelle, bien entendu, et.la guerre de Crimée qui dure encore! A l'époque où l’Angleterre et la Russie signèrent la paix (1856), Berwich était “ville libre”, et copie ne lui fut point donnée du traité: ou avait tout simplement oublié de la mentionner nommément dessus! Les Anglais de Berwich connaissent fort bien la situation où cette omission les a placés! De sorte que.récemment, un bâtiment russe, écarté de sa route par la tempête, voulant toucher Berwich pour s’y ravitailler, signala: “Ohé! pouvons-nous accoster ici?” II lui fut répondu par les pêcheurs du lieu: “Arrière! c’est ici Berwich et nous sommes en guerre avec ia Russie !” _ Les oeufs classés par catégories Il y a deux bonnes raisons qui expliquent l’intérêt que porte le Ministère fédéral de l'Agriculture aux oeufs classés par catégories: En premier lieu, c'est au gouvernement qu’incombe la responsabilité de voir à ce que le public obtienne des aliments purs et de bonne qualité, En deuxième lieu, c’est qu’en insistant pour que les oeufs soient vendus d’après la qualité, on sait que le cultivateur obtiendra un prix plus élevé et que l’industrie des volailles en bénéficiera.Les activités féminines Cours dt religion Le R Père Voyer.o.p., continuer* ses cours sur la vertu at force, lundi soir le 18 mars.* 8 h., au Couvent èh Marie Réparatrice.1025, bout.Mont-Royal, Outremont.Il traitera ce noir-là de -La force de Dieu en nous.” Les jeunes filles sont cordialement Invitées à suivre ccs cours.Récollections chex les Franciscaines La récollection mensuelle aura Heu.dimanche le 17 mars, chez les Franciscaines Missionnaires de Marie.120.rue Laurier est.Tél.DOllard 8026 Toutes les jeunes filles sont cordialement Invitées La rècollectlon des Dames, aura lieu mercredi le 20 mars à 2 h.30.Toutes les Dames sont cordialement Invitées.L'aiguille française Le Cercle de l'AisrulHe Française tiendra une réunion lundi, le IR mars, à 8 h- du soir, à l'Union Nationale Française, 42!) avenue Vlxer.Toutes les jeunes filles françaises de Montréal sont cordialement invitée* santsce aux personnes qui voudront t nous faire parvenir à l'adresse c!-d*si des vêtements et des lainages pour réfugiés de la Ligne Maginot.Vient de paraître "Prends la roufe" par EDOUARD MONTPETIT Etude d’un vif intérêt | En vente au Devoir et dans | les principales librairies.Prix: 25 sous Uéducation chrétienne dans la famille Le Pape aux jeunes mariés Suint Jean Bosco est le saint moderne italien le plus populaire.Recevant les nouveaux mariés, au jour même de la fête de ce grand éducateur de la jeunesse, le Pape voulut tirer de l’enfance et de l’oeuvre de ce saint des leçons pour tous les foyers chrétiens.11 rappela d’abord que le jeune Jean Bosco naquit de parents pauvres, et qu’il perdit son pere tout enfant.Mais il avait une mère admirable.“Quand Dieu confie un enfant à des époux chrétiens, continue le Saint-Père, il semble presque leur répéter ce que la fille du Pharaon dit à la mère du petit Moïse: Prends cet enfant et élève-le-moi.(Ex.Il, 9.) Les parents dans le plan divin sont les premiers éducateurs de leurs enfants, il faut toutefois reconnaître que, dans les conditions actuelles de la vie sociale, l’urgente préoccupation du pain quotidien leur rend parfois difficile l’accomplissement parfait d’un devoir aussi essentiel.Telle était également la situation, quand Don Hosco songeait déjà à aider et au besoin à remplacer les parents dans celle fonction si grave qui est la leur.” L'éducation qu'il donna s’inspira de celle qu’il avait reçue, et ainsi, dit le Pape, “la mère qu’il eut explique en grande partie le père qu’il fut pour les autres”.II appela “oratoire” l’oeuvre qu’il fondait, parce qu’il voulait en faire surtout un lieu de prières, comme l’avait été ia maison de sa mère, “maman Mar-1 guerite”.“Imaginez la jeune veuve avec ses trois enfants agenouillés pour les prières du matin et du soir; voyez-les, semblables à de petits agneaux, dans leurs habits de fête, qu’elle a retirés avec soin de l’armoire, se rendre à la bourgade de Murialdo pour assister à la sainte messe.L’après-midi, après le repas frugal dont le seul dessert était un morceau de pain bénit, les voici réunis autour d'elle.Elle leur rappelle les commandements de Dieu et de l’Eglise, les grandes leçons du catéchisme, ce qu'exige notre salut; puis elle raconte, avec la poésie délicate des âmes pures et des imaginations populaires, l’histoire tragique du doux Abel et du méchant Caïn, l’idylle d’Isaac et de Rebecca, le mystère ineffable de Bethléem, la mort douloureuse du bon Jésus, mis en croix pour nous sur Je Calvaire.Qui peut mesurer l’influence profonde des premiers enseignements maternels!.La religion est donc le premier fondement d’une bonne éducation.Mais don Bosco voulait que la raison lui fût associée, la raison illuminée par la foi., qui consiste surtout dans la mesure et la sagesse, dans l’équilibre et l'équité.Serait-il raisonnable, par exemple, de vouloir corriger un enfant des défauts dont on lui donne chaque jour le spectacle?de vouloir qu’ii soit soumis et obéissant, si on critique en sa présence les chefs, les supérieurs ecclésiastiques et civils, si on désobéit aux commandements de Dieu ou aux justes lois de l’Etat?Serait-il raisonnable de vouloir que vos enfants soient loyaux, si vous vous conduisez avec ruse; sincères, si vous mentez; généreux, si vous êtes égoïstes; charitables, si vous êtes avares; doux et patients, si vous êtes violents et vous mettez en colère?” Et le Pape de rappeler encore les exemples d’ardeur au travail que Don Bosco avait reçus de , sa mère, et qu’il avait donnés plus i tard aux enfants qu’il éduquait.“Faire de ia peine à son père ou à sa mère, continua le Saint-Père, c’est la plus grande douleur pour un enfant bien éduqué.” >e souvenant de sa propre jeunesse, saint Jean Bosco “voulait que l’éducateur cherchât son principal moyen d'action dans une sollicitude constante, animée d’une tendresse vraiment paternelle.Les parents doivent donc consacrer à leurs enfants le meilleur du temps dont ils disposent, au lieu de le dissiper loin d’eux, parfois dans des distractions périlleuses ou dans des lieux où ils rougissent de les conduire.| Si l'amour est alnsl_ dirigé par la raison et la raison illuminée par 1 l’esprit de foi, l’éducation familiale : ne sera pas sujette à ces variations qui trop souvent la compromettent : alternatives d’une faiblesse indulgente et d’une sévérité bourrue; passage d'une condescendance coupable, qui laisse l’enfant sans guide, à une correction violente, qui le laisse sans secours.Au contraire, la tendresse expérimentée d un père ou d’une mère, à laquelle correspond la confiance de l'enfant, distribue avec une égale modération, parce qu’elle * est maîtresse d’elle-même, et avec un égal succès, parce qu’elle possède le coeur de ses enfants, les éloges mentes et les blâmes nécessaires.“Cherche à te faire aimer, disait Don Bosco, et alors tu te feras obéir facile- EATON Voici à bas prix pour Pâques Votre paletot de prinremps Vous faites une belle économie en l'achetant samedi ! Lainages riches — tissu “Covert" anglais, genre tweed écossais, étoffe quadrillée.Dessins pour hommes et Jeunes gens — textures unies, chevrons, carreaux, diagonales.* Crii, brun, faon, gris-bleu, vert.* Raglans, modèles droits, cintrés, par plis et balma-caans.* Tailles: 35 à 44.SPECIAL SAMEDI, CHACUN 20 .00 Vêtement* pour hommes, au deuxième. Blanche et le R.P.A.Morin, Eudistes, avec l’approbation de S.E.Mgr (,.O’Brien, D.D., archevêque de Halifax, le Collège Sainte-Anne a accompli, en faveur des populations françaises de la Nouvelle-Ecosse, une oeuvre dont orr ne saurait exagérer l’importance.Le Collège a donné à l’Eglise de nombreux prêtres, au pays de bons citoyens, lous les anciens aimeront revoir leur Collège pour les fêtes du 18, 19 et 20 juin.Le programme plus détaillé sera publié sous peu.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires r A la même heure l'Hon.R.L.Maitland, C.R., chef du Parti National Conservateur pour la Colombie-Britannique parlera de Vancouver du GOUVERNEMENT NATIONAL CIM Montréal, CHLT Sherbrooke, CKCV Québec 10 00 10.15 10 30 U 00 ! 11.05 i 12 00 12.15 12 30 12.45 100 i 1.15 i 1 25 1.30 1.45 ! 2.00 2.13 2 30 2 45 300 I 3.30 3.35 ; 400 4.15 l 4.30 j 4.45 [ 5 00 Ligue d’hygléne du Canada Sons of the pioneers.Brush Creek Follies Orch.de concert Columbia.Causerie agricole.Salle de concert Columbia.Nouvelles.Vera Brodsky, pianist*.Orch Connolly Evénements sociaux.Buffalo présente.Pierre et Pierrette.Heur* du thé.L'emblème d'une BIÈRE MOELLEUSE ^ Avez-vous essayé la Black Hors* dernièrement?Cils est meilleure que jamais aujourd huit ARPENTEURS & INGENIEURS COMPTABLES H.LASRCCQUC._________-Ü: *»f tmuia ¦atOMcrar.M CAl LLOUxI ¦fl.J PAplMtAU fMGÉMiEUJL/ COtl/EIL LL/ IrâMiuft/ amooL/ iMtll gOjg-rT.Mt ?T-JACOUt/-MONTRÉ" PLATLÀU 3451- 3452 - tDIflCE.THÉ.M ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses A se orévalotr de nos services particuliers.441 5t-Frinçoij-Xavier .Montréal Tél.MArauette 2383-2384 P.-A.GAGNON Comptable Agrée Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST.RUE CRAIG Tél, HArbour 5990 LaRUE & TRUDEL Uomptabier t-ircés — Chartered trrountants l.-Arthpr LaRus, U.A.Maurice Jhsrtrt, Li.A.A.-Emile Beauvais, C.A.Jean-Pau Gauthier, C.A.Maurice Boulanger, C.A Jacques URue, C.A n”i|ie Ji2aM1D',P:A- I.ucien-P, 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Tél.PL 1112 y i link Assurance suri» Vk SaubegarW MONTREAL.Rabcissc Oucmarnc PRC8I9EN1 0 VOLUME XXXI — No 63 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 MARS I5»4U M.Cardin à Verdun Participation volontaire et enrôlement volontaire Pas une participation à moitié, mais une participation efficace, convenable et raisonnable — Défense de nos libertés M.P.-J.-A.Cardin, ministre des travaux publics, a parlé, hier soir, à une assemblée régionale tenue dans le sous-sol de l’église Notre-Dame-de-Lourdes, à Verdun.Il a été chaleureusement acclamé et applaudi.¦ Le ministre a répété que l’enrôlement restera volontaire, que personne ne sera forcé d’aller combattre outre-mer, mais que ceux qui .s’enrôleront peuvent compter que le pays les aidera et verra au bien-être de tous leurs dépendants.Parler de guerre et de participation du Canada à la guerre, a dit M.Cardin, ce n’est pas le moyen d’arracher beaucoup d’acclamations dans les assemblées, mais nous avons cru que c’était notre devoir, au mois d’octobre, de descendre dans l’arène et d’expliquer la poii-liquc de participation du gouvernement fédéral.Vous nous avez compris, sans nous applaudir trop, mais vous nous avez écoutés, vous avez réfléchi, et vous nous avez approuvés en élisant les députés du parti libéral.C’est avec la certitude que vous allez nous renouveler cette confiance que nous nous présentons devant vous de nouveau, avec la totalité du programme du gouvernement d’Ottawa.Je suis convaincu que le peuple Vie la province de Québec est encore avec nous, qu’il est encore convaincu que le gouvernement qui peut le mieux diriger les destinées du pays c’est encore celui de ce grand Canadien, Mackenzie King.Participation Le Canada devait participer à la guerre parce que ce conflit n’est pas un conflit de conquête, d’accaparement.ce n’est pas une campagne d’ambition que l'Angleterre et ja France ont entreprise.C’est une espèce de croisade pour préserve! la liberté sur la surface du monde.Si vous n’êtes iras satisfaits de notre conduite vous n’aurez qu’à voter contre nous, niais cela ne changera pas la conviction que nous avons au fond de l’âme d’avoir agi dans votre intérêt.Ce n'est pas une guerre dans laquelle nous n’avions pas d’inté-l'ét.Nous avons un intérêt profond à la conservation de l’autorité de l’Empire britannique et de ia vieille France.Quand ces deux bastions auraient été détruits, qui est-ce qui nous aurait protégés?C’est bien beau de dire: Attendons les événe- * MM.King et Lapointe à Toronto Solidarité du cabinet et du parti Pas un député libéral sortant ne combat le gouvernement -— Québec est avec le reste du pays — Quand l'Angleterre est en danger, le Canada est en danger — Nous des avantages dont nous jouissons sur la terre du Canada.Je n’ai pas l’intention de limiter à quelques piastres la participation que nous avons décidé de faire.D’ailleurs que vaudrait notrfe argent si l’Angleterre et la France étaient anéanties?Que ferions-nous de cet argent s’il nous en restait et si on nous en laissait?Vous voyez le sort de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, vous allez voir demain , le sort de la Finlande.Je n’ai rien à retirer, si vous j votez pour nous vous ne pourrez ! pas dire que nous vous avons trompes.Si nous tombions avec ce flambeau dans nos mains, nous aurions la satisfaction d’avoir accompli notre devoir.La participation du Canada n’est pas celle d’une colonie, elle ne nous a pas été imposée.Nous prenons part à la guerre parce que nous le voulons, qu’il était de notre intérêt de la faire.La participation que nous avons décidé de faire doit être* efficace, convenable, tout en étant roison-nable, et de nature à apporter un appui tel qu’un pays comme le Canada est capable d’en donner.Après avoir répété que l’enrôlement restera volontaire, le'ministre termine en faisant l’éloge du candidat libéral officiel dans Verdun, M.Paul-Emile Côté.L.-J.Comeou Le député de Verdun à l'Assemblée législative de Québbc déclare que c’est un plaisir, pour les députés libéraux de la province, d’appuyer les candidats libéraux officiels.Au mois d’octobre, dit-il, le comté de Verdun s’est débarrassé d’un grand nombre de politicail-leurs en élisant un candidat libéral.Aujourd’hui, la population du comté assiste à une course où tout fait prévoir que le candidat libéral remportera encore une fois la victoire.M.Comeau affirme que les candidats devraient savoir que dans le parti libéral on ne se choisit pas I ans* a aussi pris la parole, soi-même candidat à une élection.| Le parti, compose d’électeurs sé- M.King rieux et honnêtes, choisit son repré- ».sentant.C’est un parti ancien, bien ^ a dit que son gou\ci ré- ordonné et discipliné que le parti uj611* t‘sl ePjre dans la bitte sans libéral, et il faut suivre ses déci-1 flreJremai,1H;- ministre na- sions.Je sais que vous tous, éiec.bandonna le cabinet lorsque la cam leurs de Verdun, voudrez que votre I I,a8nc electorate commença représentant à Ottawa collabore fort de guerre avec le plus d’efficacité.M.Manion essaie de s’écarter du sujet.Le prochain parlement sera un parlement de guerre.La guerre semble devoir durer encore quelques années.L’effort maximum de guerre ne peut être réalisé que si le pays est uni, et l’actuel gouvernement est le plus capable de maintenir l’unité du pays.Une combinaison de tous les par-i tis en un gouvernement national, comme le propose M.Manion, sup-' primerait toute opposition, et ie comptons sur l'Angleterre, l'An-j pays aurait bientôt sur les bras une gleterre doit pouvoir compter sur | ^,erre de classes, une guerre intc- nous M.Ernest Lopointe Toronto, là.(C.l*.) — M.Mackenzie King a tenu ici, hier soir, la dernière de ses assemblées de la présente campagne en dehors d’Ottawa.Il a parlé à Massey Hall devant une salle comble où quelque 3.0Ü0 personnes avaient pu prendre place; 2,000 ¦ autres auditeurs, réunis dans un théâtre voisin, ont écouté le discours par des haut-parleurs.M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, accompagnait le premier ministre et a pris la parole, de même que le ministre de la Défense, M.Rogers.M.Harry Nixon, secrétaire provincial d’Ontario, était le seul membres du gouvernement provincial à assister à la béunion.11 a expliqué pourquoi, après avoir démissionné lundi à cause de l’altitude de M.Hepburn envers M.King, il a retiré sa démission; ce sur quoi il ne s’entendait pas avec M.Hepburn ne concernait pas les affaires provinciales et n’affectait pas la solidarité ministérielle.A la demande de M.Hepburn il a donc décidé de demeurer dans le cabinet.Laissez-moi vous dire sans réserve, a-t-il déclaré, que je n’ai rien retiré' de la déclaration que j’ai faite aux journaux et aux Ontariens lundi dernier.Sir William Mulock, ancien juge en chef de l’Ontario, ami et conseiller de M.King depuis quarante avec le gouvernement dans l’administration du pays, et que, dans ce but, vous élirez le candidat libéral.Le député de Verdun a aussi dit que la charge de député comporte de nombreuses responsabilités, surtout dans le comté de Verdun, qui comprend la troisième ville de la province de Québec, J’ai une tâche très lourde, dit-il, et vous l’allégerez considérablement, si vous élisez un député libéral à Ottawa, un M.Ernest Lapointe, ministre de la justice, a déclaré qu’il tomberait ou resterait debout avec M.King, mais, ajoute-t-il, nous ne tomberons pas.Le Canada, dit M.Lapointe, est une nation unie aujourd’hui.Quelle différence il y a 22 ans, lorsqu'une autre guerre faisait rage.Aujourd’hui, la province de Québec est avec le reste du Canada.Vous en êtes tous fiers, et cet homme, M.King, c«t un des princi-paux responsables de ccl excellent état de choses.Le chef conservateur, M.Manion, a dit que King et Lapointe compromettaient l’unité nationale du Canada.Lorsqu’il dit cela, il devait avoir perdu la tête.Il lui faudra la retrouver quand le moment sera venu de choisir les “best brains’’.JL Lapointe dit qu’au lendemain de l'élection provinciale du 23 octobre dernier dans la province de Québec, lui, M.Lapointe, reçut des milliers de télégrammes de félicitations et de remerciements.Plusieurs de ces télégrammes venaient de Toronto.Et vous seriez surpris si je vous disais les noms de quelques-uns des signataires.Il est possible que je sois bientôt assez indiscret pour le faire.Plus que jamais le Canada a besoin d’un chef que guide la raison et qui ne sç laisse pus emporter par la passion ou la colère.M.King est un homme de raison.Il est stupide de dire que M.King a sabordé Je parlement.Il ne fait que remplacer un parlement dont le mandat est expiré par un nouveau, nanti d’un nouveau mandat populaire.merits, ne nous préparons pas, député qui comprendra vos besoins et pourra obtenir des travaux pour ; le comté.M.Comeau signala, en terminant, I que Verdun est un endroit idéal ! pour construire une plage sur les rives du Saint-Laurent.Nous dispo- ; sons de trente-trois acres de terre ! J cette fin.dit-il.L’établissement | d’une magnifique plage serait de nature à améliorer considérablement notre situation économique j en nous amenant des touristes.laissons grandir la force de l'adversaire; mais que pourrions-nous faire contre l'Allemagne et la Russie, quelle résistance pourrions-nous offrir à ces conquérants?Aucune.C’est le vieux drapeau de l'An-g t terre qui nous a donné les libertés dont nous jouissons.La constitution britannique nous a permit d’être ce que nous sommes: des citoyens libres de culture et de mentalité française sur une terre qui, en réalité, est une terre anglaise.Nous ne pouvons pas rester indifférents à celle guerre.L'effort de guerre La guerre va coûter bien cher.Je ne m'arrête pas à ees considérations.Je ne veux pas que nous ayons une participation incomplète, une participation à moitié.TI importe que nous conservions la Totalité de nos droits, de nos privilèges.On n'a pas le droit de mesurer, de compter quelques piastres.Si vous placez dans un plateau de la balance les libertés, les traditions canadiennes, toutes les choses auxquelles nous tenons, nous, les Canadiens français, et de ¦""dre des piastres, des sous, des rollars, même à millions, vous ne pouvez pas en mettre assez pour balancer le plateau des libertés et M.McDougall M.Stuart McDougall, ancien mi nistre dans le cabinet Godbout, fi électorale commença.- Err 1935, le parti libéral a été porté atT pouvoir avec la majorité la plus forte depuis.la Confédération.Aux cinq sessions qui eurent lieu depuis, le gouvernement n’a perdu aucun partisan.Chaque députe est resté loyal et, de tout leur groupe, il n’en est pas un seul qui fasse opposition au gouvernement.N’est-ce pas là quelque chose qui vaut la peine d’être pris en considération, qui est un actif pour le Canada en une période comme celle que nous traversons?Les électeurs sont invités, à la présente élection, à remplacer un gouvernement solidement uni par un gouvernement fantôme.La patrie et le parti Dans sa propagande électorale, M.Manion laisse entendre qu’un homme ne peut bien servir sa patrie s’ils sert son parti.C’est une condamnation île chaque chef de parti depuis la Confédération, dit Ai.King.Faisant allusion à la prétention de M.Manion qu’il veut imiter sir John Macdonald en constituant un gouvernement national, M.King dit La guerre La question en jeu est tout simplement celle de faire choisir par le peuple ceux que le peuple veut i dirigeaient au Finlande Derniers jours tragiques Revelations émouvantes d'un correspondant de ('"Associated Press", qui a vécu le dernier chapitre de la guerre russo-finlandaise Copenhague, Il (A.I’.J — Par Wade Werner, chef du bureau de ['Associated Press à Copenhague, correspondant spécial en Finlande pendant la durée des négociations de paix russo-finlandaises), * Maintenant que la guerre russo-finlandaise est terminée, il est possible de révéler les plus impérieuses raisons qui ont influencé les Finnois dans leur décision de signer la paix.Pendant que les hostilités étaient encore en cours, la censure officielle exigeait naturellement que l’on supprime ou que l’on diminue l’importance des dommages causés par les raids aériens des Soviets aux usines et aux moyens de transport vitaux pour ia poursuite de Ja résistance armée.La dévastation causée par les bombardiers a été formidable.Pas une seule ville finlandaise de quelque impo: tance n’a été épargnée par les avions de bombardement rouges.Plusieurs centaines de civils ont été tués alors qu’un grand nombre d’autres ont vu leurs maisons démolies et terriblement endommagées.Mais ce qui a surtout brisé la résistance finnoise ce suit les dégâts subis par les- usines et les chemins de fer aussi bien que par les ports.Hanko et un certain nombre d’autres villes finnoises ont pratiquement cessé d’exister.Certains points de transfert des chemins de fer sont presque totalement inutilisables à l’exception de quelques bouts de rails et les mouvements des troupes par ces points de jonction du front étaient une tâche des plus difficiles et dangereuses.A la fin de février, lorsque j’ai passé par la jonction d’Elisenvaara, près de la rive ouest du lac Ladoga, les trains étaient bondés de soldats de renfort dont certains se Rien de mieux que le THÉ VERT "SALADÆ JJKL échecs, le moral des Finlandais a’ continué de se maintenir.Les observateurs militaires étrangers s’accordent généralement à dire que l’armée rouge aurait dû prendre de nombreuses années à conquérir réellement les Finnois si ccs derniers avaient abandonné les villes et fait plutôt une guerre de guérilla à travers les lacs, les forêts et les marais.Le fait que les Finlandais ont calmement opté pour la paix malgré les durs termes de la Russie, signifie seulement, pour certains de ces observateurs, que la Finlande préfère consentir de grands sacrifices pour avoir au moins un espace où respirer et où pouvoir réorganiser la défense de son indépendance sur des bases modernes __ particulièrement en ce qui a trait à sa défense contre les flottilles de bombardement ennemies.Le concours du Mérite agricole pour 1940 Québec, 15.— Le concours provincial annuel d’exploitation de fermes pour obtenir l’un des degrés de l’Ordre de Mérite agricole sera tenu, en 1910, dans la région désignée sous le numéro 1, Ce district est l’nn des plus riches de la province, au point de vue agriculture.11 comprend les comtés suivants: Argenleuil, Beauharnois, Châteaugiiay, Deux-Montagnes, Ho-chelaga, Huntingdon, Jacques-Cartier, Laprairie, Napierville, L Assomption, Laval, Soulangcs, Terre-sud vers l’isthme i bonne, Vaudreuil.voir diriger ses affaires durant la ! carélien, les autres au nord-est du: Les agriculteurs de ces comtés iicita en français le candidat* M.011 nc Peu^ y avoir de comparai- Côté, d’avoir été choisi par le narti libéra), un parti qui, dit-il, a Sonné au pays la meilleure administration qu’il ait jamais eue.M.McDougall dit que le principal enjeu dans celle élection est dp savoir qui va gouverner le pays jusqu'à la victoire des Alliés.Nos adversaires ont beaucoup de difficultés à trouver des erreurs à critiquer dans le gouvernement King.Ne feraient-ils pas mieux de se rap son possible entre M.Alan ion et M.Macdonald, parce que celui-ci n’a jamais déserté son parti.Il resta conservateur et ne fit jamais partie d’un gouvernement de coalition après la Confédération.M.Alanion dit qu’il a initié son mouvement en faveur du gouvernement “national” avec l’approbation de ses partisans aux Commîmes et des chefs conservateurs provinciaux.Al.King dit que lorsque ce autre gouvernement d1580118 et clue» Par consequent, les administrer le pays i partisans de M.Manion n’étaient IM.King et Lapointê l,lus lR,e «l’anêipus députés.De quel «lluln, doulouicu* O peler celles qu’i'.a ont commises en « cnuciis eut lieu, le parlement était 1914?Aucun ne peut mieux que celui de MM._________ .- , ., , qui ont, d’ailleurs, prouvé leur corn- .17’ x-Fonda américain» Farine «Prix du hoi»»*au en aac» de 96 .b* (•compte d» '( voua le eeo pour rommati det au comptant).(prix du r-emie-d raient» Deuxiém» patent» Forte 6 bouianier Avis d'asscitiblce L’Imprimeria Populaire (limitée) I - I.’aMemblé® générele annuelle de» «c-tlonnalre» de llmprlmerle Populelre (U-' mitée) aura, lieu aux bureaux d® le rom-pagnie, 430 e«t.rue Notre-Dame.Montréal.le leiidl 26 mara 1S40 à quatre heure» d» l’aprae-mldl, pour reoejolr le rapport ' annu»! du Conseil d’admlhtatraUon.élire le.i membre.» du Con»ell Pour l’exerrlo® ; 1940 rt - jir généralenvent a'jx autre» affaire.- de la compagarie.Montréal.14 ra*»'’’.1940.¦.’Imprimerie Poptilalrr (limitée) (MgnOi Oeorgés Pelletier.1 Becrétalre.Location—baux et perception des loyers—surveillance et entretien— réparation et assurances—impôts —cotisation et répartitions I.'adniinistration Bastien, Millar, Bcnison et lieremcnt apres leur belle tenue de j Xerriault.mercredi soir alors qu’ils ont blanchi les Maple Leafs par le résultat de 4 à 0, bien qu’ils aient été privés des services de leur solide et rude joueur de défense Marcel Larochel-le, qui a été suspendu.Ce dernier reviendra sur l’alignement pour la joute décisive ce soir.Dave Campbell prclend cependant que son équipe a de belles beaucoup de fil à retordre.Kerr, ; chances de s’assurer une place dans qui est assuré de décrocher le tro-: la finale.Mercredi, son club a affi- Alignement des équipes: TORONTO — Buts: Broda; défenses; Horner et Kampman; centre: Héron; ailes: Kelly et Schriner.Substituts: McDonald, Davidson, Hamilton, Apps, Drillon, Marker, Metz, Langclfe, Goldup.CANADIEN — Buts: Bourque; défenses: Buswell et Young; cenlre: Mantha; ailes: Sands et Blake.Substituts: Drouin, Lorrain, Trudel, Me-ronek, Deniers, Poirier, Goupille.Arbitres: Mickey Ion et Archie Wilcox.Première période 1— Toronto, Apps (Drillon).2— Toronto, Heron (Schriner, Kelly) .Pas de punition.Deuxième période 3— Canadiens, Meronck (Trudel, Lorrain) .4— Canadiens, Deniers (Meronek, Poirier) • .5— Canadiens, Mantha (Blakc, Buswell).6— Toronto, Héron (Schriner.Kelly) .Punitions: Goupille, Kampman Troisième période 7— Toronto, Heron (Schriner.Kelly) ., .8— Toronto, Goldup (Marker, Langelle).9— Toronto, Heron (Kelly) 10— Toronto.Schriner (Kelly, Heron) .11— Canadiens, Meronck (Blake).16.45 12— Toronto, Apps (Davidson).17.55 Punitions: Goupille, Héron.13.14 10.13 G.Il 13.40 15.17 10.09 1.55 7.05 8.16 9.07 phéc Vézina, décerné annuellement au gardien de buts contre lequel le moins de points ont été comptés au cours de la saison, a ainsi ajouté un autre blanchissage à son crédit.La partie fut dépourvue d’action après les deux premières périodes, car aucune punition ne fut infligée et les clubs jouèrent avec beaucoup trop de prudence pour que le jeu fût intéressant.La ligne Watson, Hiller et Hextall fit du beau travail pour les Rangers, de même que les frères Colville et Shibicky.Pour les Bruins, les joueurs de la ligne “choucroute” affichèrent une belle tenue, de même que Bill Cowley.C’est un beau succès pour Cooney remporté un championnat à sa première saison comme instructeur dans la ligue Nationale après une longue et belle carrière dans la N.H.L., au cours de laquelle il clablit le record d'avoir pris part à 73 points au cours d’une seule saison.La séries de quatre dans sept entre les Bruins et les Bangers commenceront ici mardi prochain et la partie nulle d’hier soir assure aux Bruins le choix de la glace pour les deuxième et troisième parties.Alignement des équipes: RANGERS.Buts.: Kerr; défenses: Coulter et M.Patrick; centre: N.Colville; ailes: M.Colville et Shibicky.Subs.: Heller, Watson, Hiller, L.Patrick, C.Smith, Pratt, Hextall, Macdonald, Pikc.BOSTON.Buts: Brimsek; défenses: Clapper et Shewchuck; centre: Cowley; ailes: Hill et Hamrôil.Subs.: Cain, Crawford, Wiseman, Des Smilh, Holletl, Dumart, Schmidt, Bauer, A.Jackson.Arbitres: Stewart et Stephenson.Première période Pas de poinl.Pun.: Hextall, A.Jackson, Hiller, Des Smith.Deuxième période Pas de point.Pun.: M.Patrick, N.Colville, Hollett.Troisième période Pas de point, Pas de punition.Période supplémentaire Pas de point.Pas de punition.ché une piètre tenue, mais le Concordia avait connu la même chose BOSTON.Buts: Frazier; défenses: Splaine et Stubbs; centre: Foster; ailes: Guibord et Thompson.Subs.: Desrosicrs, Allen, Walsh, Anderson, Feeley, Canon, Fitzgerald et Jeremiah.Arbitres: Burke et Shaver.Première période 1.Lachine: James, (Millar et Slater) .6.34 2.Lachine: Hurwitz-Majeau , 9.30 3.Lachine: Tudin-Benison .15.19 Pun.: Pidcock, Walsh.Deuxième période dimanche alors qu’il fut blanchi par 4.Lachine: Bastien-Tudin .17.03 le résultat de 5 à 0.15.Lachine: Hayes-J.Séguin .18.37 La défense des Maples Leafs a été j Pun.: Stubbs, Tudin.faible mercredi, ce qui explique les ! Troisième période nuatre buis obtenus par le Concor-î6.Lachine: Millar-Tudin .dia.Paul-Emile Biheault s’est mon-!?.Lachine: Millar.tré solide dans ses buts et les points j 8.Lachine: Majeau .enregistrés contre lui étaient inévi-i Pun.: Fitzgerald, Splaine tables.] Hurwitz (maj.).Si l’arrière-garde protège mieux 1.06 11.50 15.58 (maj.) Biheault, ce soir, le Concordia aura certainement des difficultés à prendre le cerbère en défaut et l’on s’attend à une joute fort contestée.Petc Jotkus, qui a brillé à l'arrière-garde aux côtés de Guy Fran-coeur, reprendra sa position à l’attaque à cause du retour de Laro-chellc sur l'alignement.Zelis Amhara est furieux de ne pouvoir renconlror Paul Gaudette pour le championnat poids lourds juniors, lundi soir, mais il promet de forcer, le nouveau titulaire à défendre son titre et il se propose de rencontrer le président de la Commission athlétique de Montréal au cours de la journée, pour loger un défi officiel afin que le président Rochon ordonne à Gaudette d'être disponible pour le lundi de Pâques car l’Ethiopicn a décidé de canceller ses engagements aux E.-Unis, à moins qu’il ne subisse un échec aux mains de Madison, dans la finale de lundi à la salle du marché Saint-Jacques.Les amateurs de lutte rapide, scientifique et excessivement rude seront comblés dans cette finale extraordinaire que présente Lamontagne.Tous sans exception connaissent la valeur des deux hommes et savent ce qu'ils peuvent faire dans l’arène.Quatre autres matchs de 30 minutes chacun compléteront le gala de lundi.En semi-finale, le rude gladiateur juif Jack Miller, rencontrera l’Adonis de l'arène, Lucien Leblanc.Aurel Lebcl et Turc Lamy feront les frais du spécial.Lamy arrive d'une fructueuse tournée en Nouvelle-Angleterre et doit y retourner incessamment.Boh Stcclc.Lou Kelly, René Relaie et Kid Hull I.egett seront les autres à faire partie du programme.Le carnaval du Winter Club La Finlande abandonnerait les Olympiades Helsinki, 15.— Les amis de J.W.Range!, membre du Comité international olympique et président du comité d’organisation finlandais, ont déclaré hier qu’ils croyaient que la Finlande ne tiendra probablement pas les Jeux olympiques celie année.La Finlande, d’après les règlements olympiques, a jusqu’au premier avril pour prendre une décision.On déclare que Rangel a donné personnellement deux raisons pour lesquelles les Jeux ne seraient pas tenus: 1.— La plupart des membres du Comité olympique finlandais sont présentement occupés à des travaux militaires.2.— Les Jeux coûteraient énormément cher à la Finlande, spécialement quand tout l’argent à la disposition du pays doit être employé pour des problèmes urgents, tels que l’aide aux familles affligées et la reconstruction des endroits ravagés.ILS Y PARTICIPERONT New-York, 15.— Les Etats-Unis prendront part aux Jeux olympiques, s'ils ont lieu en Finlande, cette année.Les officiers olympiques ont continué 1rs plans pour prendre part aux Jeux, bien que plusieurs sont presque certains que la Finlande ne pourrait pas tenir les Jeux, “Nous sommes prêts à continuer notre travail si nous apprenons que les Jeux seront tenus, a déclaré un officier« Joutes d'exhibition A Fort Lauderdale.Cleveland (A) 011 103000—6 11 1 Syracuse (Int.) 000000010-1 8 4 ' Jungels, Dobson, Naymick et Megan; I ising, Kleinhans et Warren.A West Palm Beach: Philadelphie (N) 000401101—7 7 (I Rochester (Int.) 1210000(10—4 10 1 Mulcahv, Jones, Smoll et Atwood, Milles; Lyons, Drasües, Ryba, Drumbelow et Beal, Klutz.A Bradenton: St-Louis (N) .2100001 — » 12 t Boston (N) .1020003—0 12 0 Cooper, Shoun, Dickson et Owcn, Scheffing; Callah, Lamanna, Eerly, Barnicle et Masi, Andrew.A Lakeland: Brooklyn (N) .002210000— 5 9 8 Détroit (A) .00l03042x—10 12 1 Mungo, Crouch, Kimball et Phelps.Hartie; Bowe, Trout, Smith cl Tebbetts, Parsons.A St-Petersburg: Cincinnati (N) (101000002—3 9 0 New-York (A) 0003100 lx—5 8 0 Walters, Derringer, Turner el Bn Le hockey professionnel et amateur HIER SOIR: L.IQUBI NATIONALE Toronto 8, Canadien 4.Boston 0, Rangers 0 • LIGUE TNT.-AMERICAINE Hershey 2.Pittsburg L Indianapolis 3, Syracuse 2 LIGUE PROVINCIALE (semi-finale) Lachine 8, Boston 0 Lachine gagne la série.2 matches A un.FINALE SENIOR (District d’Ottawal Hull-Volants 4, Smith's Fan* 2 _ Hull gagne la série.2 matches A 1.FINALE SENIOR ( Maritimes) Sydney 12, Moncton 6 — Sydney gagne la série 2 matches ft O FINALE .TUNIOR ?(District d'Ottawa > Perth ».Cornwall 2 — Perth gagne la série, 2 matchs A 0.CE SOIR: LIGUE NATIONALE Chicago ft Détroit.LIGUE SENIOR ' (semi-finale) Verdun va Concordia — chaque club a gagné deux matches dans la série 3 de 5.Q.A.H.A.INTERMEDIAIRE (semi-finale) Québec vs Windsor Mills ft Sherbrooke — Québec mène 5-3 dans la série de 2 matches, total de buts A compter.LE CLASSEMENT LIGUE NATIONALE J O.P.N.P.C Ptr, 5 163 % 65 10 1.16 77 64 6 124 !»9 54 fi 105 J 18 48 H 8« 110 39 4 95 130 32 88 160 25 Indianapolis Hershey .54 krr.Hershberger; Brener, Russo et pjtt'-bîirg Dickev.Boston .47 Rangers .48 Toronto .46 Chicago .4fi 21 io Détroit .46 16 24 Américain .46 h 28 Canadien .47 10 32 LIGUE SENIOR (semi-finales) (série A) Royaux .5 3 2 O 28 17 Cornwall - 5 2 3 0 17 28 Cornwall est éliminé, (série B) Concordia .1 2 2 on it Verdun .4 2 2 0 11 11 LIGUE PROVINCIALE (quarts de finale i Boston .2 2 O O 8 îs Verdun .2 0 2 0 b 8 Verdun est éliminé Lachine ________ .; 2 o o ]s 4 St-Hyarint.he .2 0 2 0 4 15 8t-Hyacinthc est.éliminé.(seml-flnalcto Sherbrooke .4 3 1 017 fi Valleyfield _____ 4 l 3 o 6 17 Vaüeyfieia est éliminé.Lachine .3 2 1 O 14 fi Boston .3 1 2 0 fi 14 LIGUE INT.-AMEIUCAiNE Section est Providence - 52 27 17 8 159 143 New Haven - 52 25 24 3 168 170 Springfield - 53 23 24 fi 1S8 149 Philadelphie .52 14 30 8 122 162 Section ouest 55 26 19 A Son-Antonio: Randolph Air Fields: 10000000(1-1 8 5 St-Louis (A) .OOOOIOiilx—7 8 3 Crostwaite, Jacobs, Colosky, Bo-die et Velork; Harris, Bildilti, Wagoner et Swift, Harshany.A Los Angeles: Chicago (A) .013000300— 7 12 0 Chicago (N) .58000lOOx—1 ! 14 5 Grove, Rnbernir.Eaves et Tresli, Silvestri; W.Lee, Passcau et Todd, Collins.A San-Bernardino: Philadelphie (A) 00000430000003—10 13 1 Pittsburgh (N) : 01301002000000— 7 14 1 Potter.Poindexter, Caster.Beckman et Wagner, Hancken; MaeFay-den, Clemensen.Harrell, Hcintze’l-man, Lanahan et Schultz, Susce, Bcrrcs.Syracuse .54 10 168 133 5 144 147 R 123 123 9 145 128 9 141 164 Au lever du rideau du carnaval sur glace conjoint du Winter Club île Montréal, et du Rotary Club fie Westmount, les 5 et 6 avril, les spectateurs auront l’occasion tie voir en action Ja jeune sportive la plus en évidence au Canada.On a retenu tes services de Mary Rose Thacker qui eut l’an dernier la distinction d’être choisie comme la meilleure athlète féminine du Canada, et qui donnera au cours du spectacle plusieurs numéros individuels.Mlle Thackcr, à dix-sept ans, est depuis longtemps une vedette des galas du patin.Elle est une preuve vivante que le succès est la récompense du travail et de la persévérance.Elle commença à patiner à trois ans, à rendre des numéros individuels à quatre arts, et elle remporta son premier concours à l’âge de six ans.Aujourd’hui, clic détient le championnat du patinage de fan-j taisie de l’Amérique du Nord, et elle est l'une des plus puissantes “attractions” des carnavals sur glace.Mary Rose Thackër a eu l’avantage de naître dans un milieu de patineurs enthousiastes.Alors qu’elle n’était encore qu'un poupon, sa mère était une étoile du Winnipeg Skating Club, et ses deux frères avaient des aptitudes extraordinaires pour le patin.Cependant, c’est Ferdinand G.Chatte, instructeur du Winnipeg Skating Club, qui contribua le plus au succès de Mary Rose.C’est lui, en effet, qdi lui inculqua la connaissance des règles classiques ri ! fondamentales du patinage de fantaisie.Ullérieiucmenl, Mary Rose Thacker étudia sous Howard Nicholson, considéré aujourd’hui comme le meilleur instructeur du patin au monde.Mlle Thacker fut dirigée par Nicholson pendant deux ans, donnant tics représenta lions à Londres et à New York, cl comme bien on le pense elle devint rapidement rune des meilleures patineuses au monde, Mary Rose Thacker est une jeune fille très bien douée.En plus de ses talents pour le patin, clic est une nageuse experte, une écuyère excellente et elle a étudié ta danse de ballet cl l’escrime.Elle a un goût inné pour la musique qui s’exprime sur le violon et le piano; elle prépare actuellement ses derniers examens en vue d'obtenir son brevet de pianiste.Elle parle le français, l'allemand cl l’espagnol.2 j Son activité est prodigieuse, sou-1 vent elle,est levée à cinq heures le «21 matin pour commencer les prati-îj2 j ques à son club de patin, Malgré 36 tout, cite réussit à faire aussi bien que ses compagnes de classe au couvent où clic étudie.J.G.Nelson, Comité de ta publicité.Carnaval sur glare, Winter Uhib-Rotary Club.Le Syracuse est- vaincu Indianapolis, 15 — Les Capitols d’Indianapolis ont augmenté leur avance en tête de la section de l’ouest de la ligue Internationale-Américaine, bier soir, en triomphant des Chefs de Syracuse par 3-2.Première période Aucun but.Pun.: Bush.Deuxième période 1.Indianapolis, Douglas .1.20 2.Indianapolis, Thomson- 1.37 3.Indianapolis, Keating.7.41 Pun.: Jones.Troisième période 4.Syracuse, Cunningham — 5.Syracuse, Bennett .Pun.: Convey.Sfi if.f[- Première période Aucun but.Pun.: Bessone, Tapi», Roulslon.Deuxième période 1.Hershey, Frost (Jarvis).Pun.: lapin, inconduite; fleisch, Bruce, Metz, Mackie sone.Troisième période 2.Hershey, Jarvis (Roulston) 17.31 3.Pittsburgh, Taylor .19.58 Pun.: Kilrca ci Knlbfleisch.7.03 19.53 Boston.15 — Le gouverneur Francis P.Murphy, du Ncw-Hainp-shire, a confirmé hier les rumeurs voulant qu’il ait entrepris des négociations pour l’achat des Yankees de New-York, mais il a dit que plusieurs détails de la transaction n’ont pas encore été fixés.“Oui.nous sommes en pourparlers, dit-il, mais il y a plusieurs obstacles i éliminer avant que la transaction puisse être complétée.” Le gouverneur a dit qu’il avait des intérêts dans l’affaire lorsqu'on lui a demandé quelle était sa position dans la transaction.“Ce n’est qu’un intérêt, a-t-il affirmé, refusant de révéler jusqu’à quel point il était intéressé à Tachai en perspective.” Une nouvelle parue dans un journal de New-York hier, dit que ta transaction est sur Je point d’être complétée et qu’on n’atlend plus que l'assentiment des ligues majeures pour bâcler le marché.Le gouverneur Murphy, qui est un fervent du baseball depuis longtemps, a été défait comme candidat à un siège de délégué à la convention républicaine de Tété prochain, et son intérêt dans la transaction laisse croire qu’il a l’intention d’abandonner la politique pour s’occuper exclusivement de bise-ball.Le gouverneur est propriétaire d’importantes fabriques île chaussures à Manchester, New-Hunipshi-rc.Son intérêt pour le baseball l'a induit à former des ligues industrielles représentants tes divers départements de ses fabriques.Plusieurs étoiles des ligues majeurar.ont déjà fait partie de ses équipes.Eddie Collins, Joe Wood, Dick Rudolph et Tred Mitchell sont quelques-uns des joueurs d’nntan qui ont déjà joué pour des clubs de Murphy.Tony Cluceinelio et Bill Jurges, qui sont encore dans les majeures, ont aussi déjà joué pour lui.Murphy a déjà été propriétaire d’un club dans Timcienne ligue du crépuscule de Boston, et il > n quelques années, alors qu'il était actionnaire des Braves de Boston, il a fait des offres pour acheter le club, mais cette transaction ne s’est jamais réalisée.Le championnat des Maritimes .9.15 Kulb-et cBs- Les Golden Gloves au Y.M.C.A.Trente-six novices subiront ce soir, à la Y.M.C.A., rue Drummond, leur première épreuve du tournoi des Golden Gloves.Dix-huit seront automatiquement éliminés: les perdants.Inutile de dire alors que, tous voulant rester en lice pour les honneurs de la finale, chacun ira de tous scs moyens.Chez les boxeurs d’expérience, il y aura deux rencontres: la première entre Neville Rose, l'étoile de cou leur, et le fameux Paul Lacroix, champion des Golden Gloves 1938; la seconde entre Léo Durochcr, du club Griffintown, et Johnny McKenna, du Square A.C.Toutes les catégories, de 108 à 160, seront représentées ce soir chez les novices, (le sera un programme à l’égal îles précédents qui ont déjà marqué tes débuts du tournoi.Ln première bataille sera livrée a 8 h.30 précises.Sydney, Nllc-Ecosse, 15 — Les Millionnaires de Sydney ont remporté le championnat senior des Provinces Maritimes, hier soir, en battant pour la deuxième fois consécutive les Aigles de Moncton par le résultat de 12-6.l.es Millionnaires, en vérin de ce triomphe, prendront maintenant part aux éliminations pour la coupe Allan.Les Millionnaires rencontrefont ; maintenant les Votants de Huit ou les Mic-Macs de Smith Faits, qui se disputent actuellement le championnat d’Ottawa et du district.Le champion d’Ottawa viendra jouer ici lundi et mercredi prochains.Les deux clubs iront ensuite à Ottawa pour terminer la série de 3 dans 5.Ligue Starr Mercredi soir avilit lieu la première assemblée de la ligue.Plusieurs équipes sc seul présentées.Deux clubs ont déjà été acceptés, le Ville-Emard de M.Monlpetit comme receveur et les Fils d’Italie comme visiteurs.Chaque mercredi soir il y aura assemblée de la ligue de baseball Slarr du Parc LaFon-taine.Pour informations: Gaston Gingras, FA.1184.Faits divers La cause de Smythe en appel Un appel a été porté hier, Cour du Banc du Roi, contre le verdict de meurtre prononcé au cours du présent terme des assises contre Gordon Campbell Smythe, de Verdun, déclaré coupable du meurtre de son propriétaire, M.J.-B.Beau-dry, 71 ans, et qui fut par la suite condamné à mort par le juge en chef Greenshields, le 28 février dernier.Cet appel soutient que l’avocat de ta Couronne déclara aux jurés que le fardeau de la preuve de la folie de l’accusé appartenait à la défense seule et que cette preuve devait être faite hors de tout doute et que l’accusé ne pouvait bénéficier du doute à ce point de vue.Et l’avocat de la défense ajoute, à l'appui de son appel, que le juge aurait oublié de signaler aux jurés que la folie était un fait comme les autres dans la preuve et que le doute sur ce poinl comme sur les autres devait bénéficier à l’accusé.Six personnes blessées dans une collision Six personnes ont été légèrement blessées hier soir, vers cinq heures, au cours d’une collision dî tramways survenue à l’intersection de l'avenue Letourncux et de la rue Sainte-Catherine, dans l’est de la ville.Les victimes sont: Mme Joseph Pclland, 55 ans, 129, 7me avenue, Pointc-aux-Trembles, contusions au nez; Mme John Hood, même âge, 1646 rue Théodore, contusions aux seins; Mme John Hunter, 48 ans, Côte-Nord, Ste-Thérèse de Biainville, blessures à la tête; Mme Robert Herriock, 54 ans, 4475 est, rue Ste-Catherine, blessures au dos et au genou cfroit; Mlle Mary Ford, 14 ans, 4485 rue St-Clément, blessures au corps, et Charley Haley, 14 ans, 4485 rue Sainte-Catherine, contusions au corps.Toutes ces personnes ont pu être transportées chez elles après avoir été pansées.Aucun des employés de la compagnie des Tramways n’a été blessé mais leurs véhicules ont été fort endommagés.Blessé dans une collision M.Jean-Joffre Gourd, étudiant à Montréal, mais dont le lieu de résidence est aux Etals-Unis, a été victime d’un accident d’auto hier après-midi, alors qu'il avait pris place dans l’auto de M.J.-B.Deslauriers, 2110 rue Maplewood.L’affaire est survenue vers 5h.10 quand Tuulo de Dcslauriers se heurta avec un tram au coin des rues Maplewood et Pagnuelo.M.Gourd a subi la fracture d’une jambe et diverses autres blessures mineures.M.Deslauriers s’en est tiré indemne.M.Gourd a été hospitalisé à Thôpital dn Sacré-Coeur.Dom Bellot visite TEcole Technique Dom Bellot, l’éminent architecte bénédictin, qui dirige les travaux de, parachèvement de la basilique du mont Royal, a visité pendant trois heures, hier soir; les divers ateliers de l’Ecole Technique, rue Sherbrooke, en campagnie de M.Beaupré, directeur de l'Ecole.Dom Bellot s’est montré très intéressé à l'organisation de l’Ecole qu'il a trouvée très poussée.Il a neigé au Mexique Mexico, 15.(A.P.) — Pour la première fois depuis trente ans ii a neigé, hier, dans toute la vallée du Mexique.Grand prix littéraire Paris, 15.(P.C.-Havas).- Le Grand prix littéraire de l'Empire fui décerné à François Boniean, pour son derneir roman Confiden ces d'une fille dons ta nuit par 16 voix ronlrr 1 voix à la princesse Makhaii Phal et 1 voix à René Val* nand.Hershey bot le Pittsburgh (Drouillard; ailes: Sherf et Kelly.Substituts: Ayres, Auric, Currie, McManus, Metz.Tapin.Duguid.Taylor, i Arbitres: Smith et Russell.L'emblème d'une Hershey, 15.— Les Ours ont remporté leur sixième victoire consécutive ici hier'soir en battant les Hornets de Pittsburgh par un résultat de 2 à t dans les séries de la Ligue Internationale - Américaine.Cetfc | Bessone, Tapin 2.victoire fait passer les vainqueurs en deuxième position de la Section de l’Ouest de la Ligue.HERSHEY — Buts : Damorc; dc- Premièrc période Pas de point.Punitions: Roulston, Kalbfleisch, Deuxième période t — Hershey, Frost (Jarvis) .fcnscs: Kalbfleisch et Roulston; cen- Punitions.Biure, Mackie, tre: Peltingnr; ailes: Jarvis et Frost.Bcssonr' Substituts: Kilrca, Lauzon, Mackie, Shannon.McCreavy, Reardon, Bruce.McGoldrick.9.17 Metz, Troisième période HERE MOELLEUSE ^ Avez-vous essayé la Black Horse dernièrement?Elle est meilleure que jamais aujourd hui! PITTSBURGH - Buts: Teno; défenses; Blake et Bessone; centre: 2—Hershey, Jarvis (Roulslon).Punitions; Kilrca, kalbfleisch.17.31 WM* Montréal, vendredi LE DEVOIR 15 mars 1940 A Québec Débat sur le bill 9 abrogeant la loi relative à la mise en valeur des ressources naturelles de la province M.Duplessis défend la mesure passée sous son administration— Paroles non parlementaires de M.Paul Sauvé -o Réplique de M.Bouchard Quebec 15-3-40—Au début de la séance, hier après-midi, la Chambre a adopté unanimement et sans discussion le bill no 3, intitulé: Loi modifiant la loi de l’étude de l’anatomie.Cette loi présentée par M.Groulx, ministre de la santé, fait disparaître, pour l’Université Laval, la disposition qui empêchait un inspecteur d'anatomie d’être agrégé à aucune université ou ecole de médecine.Le bill de La Tuque La Chambre adopte ensuite Je bill présenté par la ville de La Tuque.M.Duplessis fait observer que par ce bill on accorde à la Brown Corporation et à la St.-Maurice Power Corporation, une commutation de taxe pour dix années, commutation approuvée par les électeurs de La Tuque.M.Duplessis estime que le ternie de dix années est trop long et qu’on devrait le réduire à cinq ans.Il demande aussi que 1 on inclue une clause pour décréter que la commutation accordée ne vaudra que tant que usines des compagnies fonctionneront normalement quant à l’emploi et aux salaires payés.Le gouvernement ne sc rend pas pux demandes du chef de l’opposition et le bill est adopté en troisième lecture, sur division.La Chambre reprend ensuite 1 c-tude du bill de M.Edgar Rochette • pour rappeler la loi Duplessis qui impose aux compagnies qui exploitent nos ressources naturelles 1 o-bligation de s’incorporer sous 1 empire des lois de la province de Québec.M.Duplessis M.Duplessis, qui avait commencé hier son discours sur la seconde lecture du bill, continue ses remarques: 11 déclare qu’il veut rétablir certains faits avancés la veille par ie ministre des mines (M.Edgar Rochette).Le ministre des mines, dit-il, a déclaré avec beaucoup u emphase et d’audace que l’une des raisons du bill no 5, c’était pour favoriser l’application d’un règlement du Barreau de la province qui limitait aux avocats de la province de Quebec le droit d’agir comme avocats pour obtenir des lettres patentes de la province.Or, comme dit le dicton, 1 iniquité sc ment à elle-même.Le ministre des mines a dit quen 19Jo, alors que, d’apres lui, l étais Panier de la province, j avais lait adopter un règlement portant que les avocats des autres provinces n’auraient pas le droit de demon-der rémission de lettres patente» l’incorporation de compa- pour gnies Or il se trouve que je n’ai été bâ- tonnier de la province qu’on 1937; il se trouve également mic la resolution a été adoptee en alors que non seulement je n’étais pas bâtonnier de la province, mais que je ne faisais même pas partie du conseil du barreau.lions ouvrières.Mais il reste tout de même que l’opposition du temps, qui comprend des ministres d’aujourd'hui, a adopté unanimement la loi.M.Rochette et M.Bouchard M.Duplessis taquine alors M.Bûchette, qu’il accuse de nourrir des ambitions contre M.Bouchard.M.Rochette n’agit pas correctement à l’égard de ses collègues auxquels il est lié par la solidarité ministérielle.Il devrait retirer les accusations qu’il a lancées contre M.Bouchard, savoir qu’il a voté une loi que lui, M.Rochette, estime exécrable et honteuse pour la province.Il y a plus.Le ministre des Mines a dénoncé avec véhémence le second paragraphe du bill no 5, qui donne au lieutenant-gouverneur en conseil le droit d’exempter certaines compagnies de fidéicommis.Mais l'opposition a approuvé ce paragraphe, en seconde lecture.Le ministre des Mines voulait-il insinuer que ses collègues ne comprenaient rien et ne voyaient pas clair?L’argumenlation du ministre contre le bill no 5 est tellement illogique, qu’il admet qu’il est pratique et désirable que les compagnies s’incorporent en vertu des lois de Québec, et ainsi il condamne la loi tout en s’efforçant de l’appliquer.Et puis, est-ce qu'il est devenu honteux de dire que dans la province de Québec ceux qui exploitent les ressources naturelles de Québec devraient obéir aux lois de Québec?Est-ce que nous en sommes rendus à avoir peur de dire que nous sommes maîtres chez nous?M.Duplessis dit que c’est une question trop importante pour la ravaler au rang des querelles de partis, et il demande au gouvernement de réfléchir, et il offre de lui abandonner tout le crédit de cette loi s’il veut revenir à de meilleurs sentiments.Le chef de l’opposition dit qu’il n’a jamais été séparatiste, qu’il veut le maintien du pacte confédératif, l’unité dans le travail et l’effort, mais non pas l’unité dans l’assimilation et l’abandon de nos droits.M.René Chaloult soulève un point d’ordre et prétend que M.Duplessis s’écarte de la question.Le président rejette le point d’ordre.M.Duplessis termine ensuite son discours par quelques remarques supplémentaires.M.Bouchard Je veux rétablir les fails, dii M.Bouchard.Le députés des Trois-Rivières a dit que l’ancienne opposition avait voté à l’unanimité pour son bill.la page 70 des procès verbaux de la Chambre, on voit qu’a la troisième lecture du bill, tous les députés de l’opposition du temps ont voté contre la loi.Le chef de l’opposition a donc dit des faussetés en prétendiUU que nous avions approuvé cela.M.Duplessis intervient dans le Où l’on voit la crédibilité qu’il débat pour prétendre qu’il a dit et convient d’apporter aux déclara lions du ministre.Mais il v a plus.Le ministre des Mines a*déclaré que cette resolution adoptée par le Barreau de la province était une honte pour la reputation de la province, que c’était une mesure tracassière et mesquine.Un bill Casgcoin Or en 193ü, il v a eu un bill présenté dans cette Chambre, au temps où le premier ministre actuel (M.Godbout) était ministre de l’Agriculture, pour exactement la même fin.Or ce bill si exécrable, celte honte de la province, pour parler comme le ministre des Mines, a été présenté par M.Léon Casgrain, député de la Rivière-du-Loup.Et ce bill a etc adopté par le gouvernement d’alors, malgré l’opposition du chef d’opposition (M.Duplessis).Ce bill a été adopté au comité plénier, et s’il n’a lias été adopte en troisième lecture, c’est parce que les Chambres ont été dissoutes subitement.Est-ce à dire que le ministre des Mines a gardé de l'hostilité pour le député de Rivière (Ul Loup?En 1937, le conseil général du répété que Topposition avait voté contre le bill en deuxième lecture, et que c’était en accepter le principe, M.Bouchard déclare qu’il est arrivé plusieurs fois que les député de l’opposition n’aient pu manifester leur opinion.11 est à la connaissance du public que, bieir des fois on a dit “adopté”, malgré les protestations des députés de l’opposition."Lâcheté", dit M.Sauvé M.Paul Sauvé, ancien président de la Chambre, se croyant visé, proteste que le ministre n'a pas le droit de faire une affirmation pareille, qu’il sait fausse, "avec une lâcheté que j’ai rarement vue”.M.Pierre-Emile Sauvé, ministre des Terres et Forêts, de la Chasse et de la Pèche, demande au président de rappeler M.Sauvé à Tordre.M.Duplessis veut parler.M.Côté fait observer que le president doit d’abord décider de son point d’ordre avant de s’occuper de celui de M.Sauvé.M.Duplessis trouve singulier que il l’a fait l’indignation qu’il a res-1 sentie.M.Bouchard M.Bouchard annonce qu’il va se borner à lire les journaux de l’Assemblée législative préparés par l’ancien gouvernement, au lieu de faire des affirmations.M.Duplessis plaide qu’il n’a pas le droit de prendre un moyen détourné pour dire ce qu’il ne saurait dire autrement.M.Bouchard répond que le bill dont il parle est celui de l’imposition de licences, dont le chef de Top-position a dit qu’il avait été aji-prouyé par les anciens opposition-nistes.M.Duplessis prétend qu’il n’a jamais parlé de cela.M.Bouchard rétorque qu'il se rajipelle bien les paroles du chef de Topposition et qu’il faudrait avoir la mémoire bien courte pour les avoir oubliées.' Il continue son exposé et M.Duplessis proteste de nouveau.M.Bisson nette trouve que le rappel à Tordre est nour le moins prématuré.M, Bouchard.—- Je vais continuer à rester dans Tordre en citant les journaux de l’Assemblée législative, préparés par l’Union nationale.Tout ce que faisait l’Union nationale était bien, je puis donc me servir de ses journaux.M.Duplessis proteste de nouveau M.Duplessis proteste encore.M.Bouchard annonce qu’il va continuer sa lecture.M.Duplessis proteste de nouveau.M.Bissonnette fait observer au chef de Topposition qu’il ne peut décider maintenant si le ministre a tort de poursuivre son argumentation.Il faudrait d’abord savoir de quoi il veut tirer argument.M.Bouchard lit donc les procès verbaux et dit incidemment qu’il parlait tout à Thoure de la décision des présidents de comités, sous le gouvernement de l’Union nationale, et non du président de la Chambre.Il est connu de tout le monde dans la province, et des journalistes, que Tancien premier ministre a souvent empêché, par la force de satmajorité, Topposition de manifester son opinion.M.Duplessis prétend que le ministre n’a pas le droit de dire cela.M.Bouchard trouve que le chef de Topposition est bien chatouilleux.Ce sont les élections d’octobre qui Tout rendu ainsi.Et puis, c’est peut-être une tactique.La Chambre doit ajourner vers 5 heures.Si on retarde M.Bouchard, il pourra ajourner le débat.Il n'est pas pressé.On peut bien attendre encore une quinzaine de jours, puisqu’on a réussi à attendre trois ans pour donner un bon gouvernement à la province.M.Bouchard continue sa lecture des procès verbaux de là Chambre, et'dit que les lois de Tancien régime étaient parfois votées non seulement à la vapeur, mais à l’électricité.M.Onésime Gagnon se scandalise de cette allégation.M.Côté fail observer que son collègue n’a rien dit contre les procès verbaux de l’Assemblée législative, mais a simplement fait observer que tout n’y est pas consigné.M.Chaloult M.René Chaloult (libéral, Lotbi-nière) corrobore le ministre."Il y a bien des choses qui se sont passées dans cette Chambre, et qui ne sont pas consignées dans les procès verbaux, heureusement pour les membres de l’opposition actuflle, et dont elle devrait avoir honte!” Un tonnerre d’applaudissements accueille celte affirmation.M.Bissonnette juge qu’il est évident que le ministre n’a rien dit de répréhensible.M.Bouchard poursuit sa lecture.Il lit un paragraphe déjà cité incomplètement par le chef de Topposition.A un certain endroit, il fait observer qu’il y avait une virgule et non pas un point.Finalement, après une plaisanterie qui amuse toute la Chambre, il ajourne Je débat.Alexis GAGNON L'élection du 26 mars (Suite de la première page) A Quélxc Nous regrettons sincèrement que M.Cardin nous amène et nous invite à discuter ces questions, alors que le Canada est en guerre au côté de TAngleterre.Ce sont des sujets délicats à traiter, à cause des règlements de la censure.U nous est cependant possible de les aborder objectivement, d’une façon impartiale, non pas dans le but de reprendre le débat sur la participation à la guerre européenne — ce qu’il n’est plus permis de discuter — mais dans celui de faire des mises au point.Les orateurs libéraux, et tout particulièrement MM.La-pointe et Cardin, dépassent le cadre des discussions permises, iis multiplient les exagérations et les erreurs.La vérité a des droits.Les libéraux, pour exposer leur politique et lui donner un semblant de justification, n’ont pas besoin de massacrer l'histoire ci le bon sens.Qu’ils demeurent dans les limites des sujets dont on peut parler et écrire.Nous souhaitons aussi que d’ici la fin de la campagne électorale ils respectent l’intelligence de l’électeur.Ils doivent comprendre que ce n’est pas ici qu’ils trouveront du mépris pour les lois du pays.Personne n'a le goût de la bravade et des attitudes qui peuvent mettre Tordre en danger.Mais les ministériels ont des devoirs de convenance à observer.M.Mackenzie King expose et défend sa politique: il ne se croit pas obligé pour cela de changer des faits, de faire fi de l’évidence.Que les libéraux du Québec suivent donc l’exemple de leur chef! Léopold RICHER Le congrès de la Saint-Jean-Baptiste L'activité nationale, économique et sociale de la Société — Plus de 5,000 nouveaux membres Barreau a fait présenter le mênic le ministre s’arroge les jirérogali- bill et cette loi exécrable a liasse à l’unanimité en Chambre en seconde lecture.Elle a été votée par Tactucl ministre de la Voirie.Je comprends que le ministre des Mines est surchargé de besogne et qu’il lui manque une certaine expérience, surtout dans son ministère du Travail, puisqu’il ne connaît pas les ques- Adoptes Les CAFÉS, THÉS et CONFITURES de J.A.DÉSY, (Limité*) Qualité supérieure Montreal Le Dr Deslauriers à l'école Champlain ves du président et décide à sa pla ce.M.Côté dit qu’il ne décide rien, qu’il ne fait que rappeler la coutume parlementaire qui veut qu’on décide de plusieurs points d’ordre Tun après Tautre.M.Joseph-A.Frnncoeur (libéral, Mercier), dit qu’en regardant la conduite de ce qui reste des anciens ministériels, il est facile de se rendre compte que M.Bouchard a dit la vérité.M.Bissonnette décrète d’abord que l’assertion de M.Bouchard, en autant qu’elle pouvait viser le jiré-sident de la précédente Assemblée législative, n’était pas parlernentai-j re.Quant aux paroles de M.Sauvé.! elles sont tellement flagrantes qu’il j est évident qu’il doit les retirer, j Pour ce qui est du ministre des Terres et Forêts, il a peut-être mani Le Dr Hennas Deslauriers, député sortant et candidat libéral officiel dans la circonscription de Sainte-Marie, a tenu une assemblée hier soir à l’école Champlain.Il a fait Tcloge de l’administration du gouvernement King-Lapointe, spécialement depuis 1935, et a affirmé que le peuple canadien ne saurait mieux faire que de réélire ce gouvernement.Outre le candidat, ont porté la parole à cette assemblée: Me Roger j Ouimet, le Dr Gaspard Fauleux, le ! Dr Lionel Lafiour et Mme E.-S.Prévost.Me Ignace Deslauriers, avocat, fils du Dr Deslauriers, agissait comme maître de cérémonies.Le Dr Deslauriers, après avoir passé en revue les principaux actes de MM.King, Lapointe, Cardin et Power, a déclaré que le Canada, dans les circonstances actuelles, ne pourrait être mieux administré qu’avec ces hommes politiques et leurs collègues.“Et en outre, dit-il,, .vous pouvez être assurés qu’avec des i heu hommes comme ceux-là la loi inique de la conscription ne sera jamais présentée de nouveau aux Communes.M.Deslauriers a terminé son discours en faisait appel à tous les électeurs et cleetrices de Sainte-Marie en faveur du parti libéral.Aucune autre administration, dit-il, ne peut vous garantir que le Canada < La .Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal se réunissait hier soir, sous la présidence de M.L.-Athana-se Fréchette, au Monument National, jiour son congrès général du mois de mars.Deux fois par année, la Société tient de grandes assises: Je deuxième jeudi de mars et le 3e jeudi de novembre.A part le président général, on remarquait: le Dr J.-Ferdinand Perreault, 1er vice-président, MM.Charles-Auguste Chagnon, 2e vice-président, Rodolphe Dagenais, secrétaire général, Aimé Parent, trésorier général.Les directeurs généraux: MM.Guy Va-nier, J.-Alfred Bernier, J.Ernest La-force, Joseph Dansereau, Arthur Tremblay, Emile Pigeon, Donat Allaire, Hernias Bastien, Raymond Denis, Paul-Emile üstiguy, Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat, Philippe Cusson, adjoint, T.-Auguste Poupart, organisateur-propagandiste, ainsi qu’une centaine de délégués de divers comités régionaux et sections de la Société.Après le rapport présenté par le Comité des lettres de créance, M, Aimé Parent, trésorier général de la Société, distribua aux délégués son rapport financier pour Tannee 1931).Il le commenta et fit remarquer aux congressistés que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal continue de progresser malgré les années difficiles que nous traversons.Ÿ # Ÿ M.Hennas Bastien, directeur du Comité d’action nationale, fait un bref rapport des oeuvres de son comité.Il s’est efforcé depuis Tau-lomne, de répandre chez tous les membres de la Société le goût de la lecture des livres et des revues de langue française.Il a aussi travaille à faire triompher chez les sociétaires l’atmosphère française dans leur foyer.* ¥ # M.Paul-Emile Ostiguy Informé les congressistes que son comité a porté sou effort sur le recensement économique.Pour montrer à tous les membres de la Société à quoi peut servir un tel travail, il a distribué aux délégués des exemplaires de Tenlr’aide de la section Sl-Jean-de-Ia-Croix.Il invite toutes les sections à terminer leur recensement économique et à préparer leur entr’aide, c’est-à-dire, la liste de tous les marchands canadicns-français de leur paroisse.Cette liste est ensuite distribuée gratuitement par le Comité d’action économique et sociale de la Société.M.Arthur Tremblay, directeur du comité de la propagande, révèle aux sociétaires que malgré tous les obstacles survenus pour empêcher le recrutement: déclaration de guerre, élections provinciales el fédérales, la Société a tout de même recruté plus de cinq mille (5,000) membres.11 invite tous les propa-; gandistes à continuer dans cette ; bonne voie.M.Emile Pigeon, directeur du comité des loisirs, rappelle toutes j les soirées récréatives organisées par ce comité depuis septembre dernier et la visite au Musée historique canadien; il demande à toutes les sections de bien vouloir organiser une soirée artistique dans leur paroisse, afin de choisir un artiste que la section enverra à la grande soirée des loisirs qui aura au Monument National, au Au Conseil législatif Le port des lumières sur les véhicules à traction animale sur les routes ouvertes à la circulation automobile ______* Québec, 15.— Le Conseil législatif a siégé, hier»aprcs-niidi, sous la présidence de M.Hector Laferté, après quoi la Chambre haute x’est ajournée au jeudi, 4 avril prochain.Au cours de la séance, la Chambre a passé sans la moindre discussion en première, deuxième et troisième lectures, le bill concernant le budget de Montréal, c’est-à-dire prolongeant jusqu’au 26 mai prochain Tadoption du budget de la cité.M.Brais, leader du Conseil, a donné quelques mots d’explication sur l’objet du bill, de même que M.Martin, qui a déclaré qu’il n’avait aucune objection à cette mesure qui fut aussitôt adoptée.* * * A la fin de la séance, M.Georges-A.Simard a présenté l avis de motion suivant: "Que l’attention du gouvernement devrait être attirée sur l’importance et Turgence de sauvegarder la vie des usagers de la route en décrétant que sur tout chemin public ouvert à la circulation des automobiles, les véhicules à traction animale devront être munis de lanternes ou de réflecteurs approuvés, entre une heure après le coucher du soleil, et une heure avant son lever”.C’est dire qu’un nouveau débat sera déclanché à la Chambre haute sur le port des lumières sur les voitures à traction animale.M.Simard a déjà présenté une loi dans ce sens au Conseil, qui l’avait passée; mais, cette année, M.Simard présente une modification qui serait de nature à enlever, dans Tautre Chambre, Tune des principales objections contre la mesure.M.Simard, en effet, dans son avis de motion, ne fait état que des routes ouvertes à la circulation des automobiles.ÿ ¥ A* Au début de la séance, une vingtaine de pétitions pour bills privés ont été présentées par les conseillers.* Ÿ * A quatre heures, la séance fut ajournée "à bon plaisir” pour permettre la cérémonie de la sanction du bill du budget de Montréal, qui eut lieu à 5 heures, alors que, à l’Assemblée législative, la séance ayant été également suspendue, tous les députés se rendirent dans la salle du Conseil.Puis la Chambre haute s’ajourna au j’eudi, 4 avril.M.Eugène Therrien dans Mercier M.Eugène Therrien, candidat conservatsur dans la circonscription de Mercier, contre le député soVlant de charge, M.Joseph Jean, libéral, a tenu, hier soir, sa première réunion dans le quartier Youville, à l’école Saint-Alphonse.Assistance nombreuse, malgré le temps maussade.M.Robert Manion, fils du leader conservateur, était présent avec sa femme.Quatre présidents d’honneur, MM.B.Tousi-gnant, Jules Gohier, A.Ouellette et Achille Leblanc; un maître de cérémonie, M.le notaire Lalrelle, qui a présenté les orateurs, MM.Belle-mare, Jean-Marie Bériault, Joseph-Léopold Gagné, M.Fernand Chaussé, et le candidat lui-même.M.Therrien s’est d’abord prononcé avec vigueur contre la conscription militaire: "Elu ou pas élu, au Parlement ou en dehors du Parlement.je combattrai toujours la conscription militaire pour les guerres en dehors du territoire canadien”.Il affirme que son adversaire, M.Joseph Jean, est incapable de prendre franchement et sérieusement le même engagement; il affirme de plus que M.Jean, l’automne dernier.dans une réunion à la Pointeaux-Trembles, a déclaré qu’il avait voté pour la participation du Canada à la guerre européenne, qu’il ne lui avait pas été possible de faire autrement.Il ne lui serait plus possible, dans le cas où la conscription serait proposée pour la présente guerre, de voter contre.C’est ce qui ressort nettement des propos de M.Jean.Est-ce un pareil homme que les électeurs de Mercier doivent renvoyer au Parlement?M.Therrien a aussi parlé, longue-ment, du projet de canalisation du Saint-Laurent.Il s’y oppose parce que ce projet est contraire aux intérêts bien compris de Montréal, du port dp Montréal, de toute la province de Québec.Quand il s’est agi de défendre à Ottawa les intérêts du port de Montréal, M.Joseph Jean est resté silencieux, et deux autres députés libéraux de Montréal, MM.Ernest Bertrand et Thomas Vicn, pour avoir voulu élever la voix, se sont fait dire par le mi- cours du mois de mai prochain.¥ * * M.Charles-Auguste Chagnon, president de l’Agence Duvernay, Incorporée, informe les congressistes (pic le .conseil général, désireux de voir augmenter les ressources financières et les moyens d’action de la Société, a pourvu à Torgani-silion d'un service auxiliaire dis- » ___ ,, • que le » .an a na 'raver- lestc un peu d agressivité, mais il S(M;t S.IUS irop ,|(.difficultés la pé- tiuet du secrétariat général, et au-ny a certainement pas lieu de le j riode troublée de In guerre; U faut quel il a confié la îâche de diriger rappeler a 1 ordre.que vous réélisiez un gouvernement I ses diverses initiatives d’un carac M.Sauvé reconnaît volontiers que fort, ayant à sa tête des hommes fia-11ère quelque peu commercial.Pour les règlements de la Chambre ne lui blés et reconnus pour n’avoir jamais ‘ mieux assurer la réalisation de cet permettent pas d’exprimer comme trompé le peuple.objectif, il a été jugé préférable de fonder une société auxiliaire, sous le nom de “Agence Duvernay, Incorporée”.L’agence a commencé ses opérations depuis le 10 janvier 1940, et en plus des tâches à elle confiées jusqu’ici, clic pourra avoir recours à de nouvelles initiatives appropriées à ses fins.Le conseil d’administration de l’agence sc compose de sept membres, dont la majorité doit être choisie parmi les directeurs généraux.MM.Donat Allaire, Rodolphe Da-j gênais et Hernias Bastien qui s’oc-| cupent respectivement des régions ! de Test, de l’ouest et du centre, et M.Joseph Grenier, président du comité régional du nord, ont fait de brefs rapports sur toutes les oeuvres et initiatives de leur région.72e ANNIVERSAIRE HEURES D'AFFAIRES: 9 A.M.à 5 H.30 P.M.Ouverts le samedi soir jusqu'à 10 heures.CHAPEAUX POUR PAQUES Nouvelles nuances "1940" Bleu, vert pâle, vert médium, gris bleu, perle, acier, brun pâle, brun foncé.Genre à bord porté baissé , ou relevé, aussi Humburg.// // DUPREX feutre duvet fini à l’eau et bloque à la main.Calotte plus basse et nouveau bord large à devant baissé.3.65 "VIMY Une qualité supérieure de feutre duvet très souple et léger.Toutes les formes nouvelles v compris: Humburg et tfTE Vagabond.^•5# i DUPUIS rez-de-chaussée (Ste-Catherine) éP!wwis3Ei%nes 1UBEK1 UUPUIS.président.A.-J.DUCAL, v.-p.et dlr -aér.ARMAND DUPUIS, sec.-trés nistre des Transports, M.Howc, de se taire.L’ordre du ministre a même pris un ton assez cavalier: Drop it or get out.Les deux vaillants députés montréalais ont obtempéré à Tordre, ils se sont tus.Les autres orateurs, notamment MM.Bellemare et Chaussé, ont souligné les contradictions connues de MM.Lapointe et Cardin, la non-concordance de leurs actes au Parlement avec les discouis qu’ils prononcèrent, il n’y a pas si longtemps, à Saint-Henri de Montréal et dans Lotbinière.Sous-marin allemand coulé marin et le chalutier était à la veille de couler lorsqu’il est entré au port.Ÿ * * Kingston, Jamaïque, 15.(A.P.) —* Des navires de guerre anglais ont conduit aujourd’hui à Kingston le cargo allemand Hannover, de 5,600 tonnes, que son équipage avait vainement tenté de saborder.Trente-sept des marins allemands ont réussi à gagner la République dominicaine dans des chaloupes et on croit comprendre que les 55 autres membres de l’équipage ont été faits prisonniers.Le cargo allemand "Hannover" conduit à Kingston, Jamaïque Londres, 15.(C.P.) —On apprend qu’un- chalutier anglais a récemment coulé un sous-marin allemand au large de la côte écossaise, après l’avoir poursuivi dix-sept heures durant en échangeant des coups de canon.Le fils du capitaine, le mécanicien George-Leonard Westerden, a été décoré pour être resté à son poste aux machines, après que le chalutier eut été atteint et que la soute fut en partie inondée.On n’a recueilli aucun survivant du sous- TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEIeir 3361 1 cent Je mot.25c minimum comptant.Annonces facturée* U/fcc le mot, 40c minimum.NAISSANCES.SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-MESSES, REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c par mot.minimum de 50c.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES 11.00 par insertion.MAISONS A LOUER Boulevard Pie IX, 1447.1443.2e et 3e.7 et 8 pieces, garages si désirés.HA 5990 Soir; 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