Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 22 février 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1940-02-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Mon trial, jeudi 22 février 1940 RIDACTION ET ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : Rédaction Gérant : BElair 3366 BElair 29S4 SElair 2239 LE DEVOIR VOLUME XXXI — No 44 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 .10.00 Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX (Sauf Montréal et I* banlieue) E.-Unis et Empire britannique UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAt CANADA " lOO E.-UNIS et UNION POSTALE # 00 Les Alliés se tiennent sur leurs gardes dans le Proche-Orient ££ Les propos d’un Finlandais IBukarest mesure au Reich le pétrole qu’exige Berlin Ils ne datent pas d'hier, mais ils gardent une grande actualité — L'exploitation de la forêt là-bas et ici — Le dernier projet du gouvernement provincial Ces propos d’un Finlandais ne sont pas d’hier, et l’homme qui les tenait ne se bat point — la chose, du moins, n’est guère vraisemblable — sur la ligne Mannerbcim.Mais ses paroles gardent tout de même — on le verra — une grande actualité; elles peuvent nous être utiles encore.* # - * Voici donc de cela quelque trente-cinq ans.Nous nous trouvions dans un train du Nord avec un ingénieur finlandais.La route était longue et la conversation facile.Quand il se fut bien convaincu que la vérité ne nous blesserait point, notre compagnon nous fit part de ses premières impressions.— Pour un Finlandais, nous dit-il (il parlait le français avec une grande aisance), ce que je vois ici paraît bien singulier.Vous avez de très belles forêts.Qu’en tirez-vous?Vous avez coupé du bois de charpente, du bois pour les navires, et vous commencez à faire de la pulpe.Mais l’arbre dont vous avez besoin une fois abattu, vous ne paraissez point vous soucier du reste.Vous laissez là les déchets, qui pourraient être transformés, fournir un supplément de richesse; vous les laissez là pour faciliter, dirait-on, au fur et à mesure qu’ils sécheront, la propagation du prochain incendie et la multiplication des insectes qui affecteront gravement, vous le verrez, la santé de vos forêts.Pour des gens comme nous, dressés à tout exploiter de la forêt, à transformer ces déchets, en nettoyant par la même occasion les sous-bois, en écartant les dangers d’incendie et d’invasion des insectes destructeurs, cela paraît presque incompréhensible.Puis, que faites-vous pour assurer la perpétuité de la forêt?Car la forêt, c’est une chose qui se conserve, qui se renouvelle; on ne la traite pas à la façon d’une mine qui n’a pas de faculté de renouvellement.Je vois bien aussi que certains grands marchands passent pour avoir fait des fortunes avec vos forêts de pins; je suppose qu’il se fera de grandes fortunes aussi dans la fabrication de la pulpe; mais quelle place faites-vous dans vos projets aux petits et aux modèles?Quels moyens prenez-vous pour assurer la création de petites industries forestières?En Europe, nous avons des gens qui.du commencement i à la fin de l’année, vivent de la forêt.Songez-vous à créer cette classe de forestiers?.,.* * * Je confesse que, dans le temps, ce discours me fit longuement songer et que j’y ai souvent repensé.Pourrions-nous, aujourd’hui même, donner aux questions de l’ingénieur finlandais des réponses complètement satisfaisantes?On a sans doute travaillé à 1» protection de la forêt; mais a-t-on fait beaucoup pour en assurer le renouvellement?A-t-on fait beaucoup pour la mise en valeur de ses sous-produits?A-t-on fait du moins ce qu’il était possible de faire?A-t-on fait ce qu’il fallait pout assurer la naissance de petites industries forestières?Nous posons ces questions sans intention hostile à l’endroit de qui que ce soit, simplement pour nous rendre compte de ce qui est, pour aider au progrès.Il est un passage du discours du Trône qui paraît s’inspirer d’un pareil souci.On y lit en effet ceci: Une législation spéciale vous sera présentée pour que, dans nos zones de terrain boisé, notre domaine forestier soit exploité au bénéfice de la classe ouvrière et de la petite industrie locale, aussi bien que des colons et des agriculteurs.Nous avons hâte de voir ce que l’on se propose de faire de ce côté.* * * Nous confessons un faible pour les réformes à rayon limité, mais immédiates.Elles ne valent pas les modifications d’ensemble, mais quand elles se multiplient, elles finissent par obtenir des résultats considérables.On les prêche moins que les autres.Parce qu’elles ne suscitent pas un intérêt général, peut-être; peut-être aussi parce qu’elles exigent de celui qui veut en parler, non seulement la connaissance de principes généraux, mais la maîtrise des choses et de* faits particuliers.En tout cas, pour e* revenir à notre Finlandais, si l'on réussit à tirer de la forêt des produits nouveaux, si l’on réussit à en faciliter l’exploitation par un plus grand nombre de petites gens, si i’on réussit surtout à créer une industrie forestière permanente, et non pas seulement saisonnière, on contribuera à garder à la campagne un plus grand nombre de gens, à diminuer d’autant les possibilités du chômage en ville.Et ce sera autant de pris.23-H-40 Omar HEROUX Le carnet du grincheux Le Reich maugrée et menace — L'influence des Alliés et le blocus économique L'aventure des bombardiers russes du côté de Pajala, en Suède, était-elle voulue ?-— Cachin sort malgré lui du Sénat français "NOUS AVIONS PREPARE A FOND LA DEFENSE DU CANADA" (M.King) Cette guerre-ci a toutes sortes d'aspects.Chacun, i reconnaissance au-dessus du territoire du Reich, et sur- à tour de rôle, occupe le premier plan.Depuis quelques heures, le pétrole de Roumanie et de l'Irak coule peut-on dire, dans les dépêches les plus importantes.Tout cela parce que l'Allemagne a besoin d'essence pour scs avions et ses chars d'assaut, que ses réserves s'épuisent et qu'il lui faut les renouveler, alors que la Roumanie hésite à lui en vendre davantage.Du côté de l'Irak et de la Turquie, le même sujet préoccupe les gouvci-nants.Dans le reste des pays, neutres ou belligérants, qui s'intéressent de très près au conflit, les choses ne prennent guère tournure nouvelle, sauf en Suède; les activistes, partisans d'une intervention officielle de leur pays dans la guerre russo-finlandaise, font grand état du bombardement de la ville suédoise de •Hstoire politique M.Borden promit, de 1914 à 1916, lull n’y aurait pas de conscription .Et il Ta fit voter en 1917 — D'autres avaient fait la même promesse que lui et la votèrent avec lui —Comment on trompa les gens au sujet du “service national”, en 1916 — Les conservateurs du temps multiplièrent les engagements contre la conscription — Et ils ne tinrent pas parole .’attitude méfiante de sir Wilfrid Laurier, en janvier 1916 (Neuvième article) (Par Léopold RICHER) Ottawa, 22-11-40.— “Les étu-fliants universitaires de Toronto nt exprimé publiquement, hier oir.les uns leur approbation, les utres leur désapprobation, du : débiscite sur la conscription, rganisé et poursuivi par la Cana-'ian Student Assembly.Les uns nt déclaré que, étant donné que ?s deux chefs, MM.Ring et Manion, e sont prononcés contre la cons-j ription, il n’y a aucune raison e lancer ce plébiscite.Mais d’au-, res ont vivement répliqué que lors e la dernière guerre Lloyd Geor-î e avait toujours exprimé son oppo-j ilion à la conscription, mais que l rois mois après sa dernière pro-i lesse publique il recourait à la ; onscription.De même au Canada, ¦s chefs de 1917 ont promis qu’il ’y aurait pas de conscription, mis à Télé elle était mise en i igueur”.Celle note, transcrite du devoir (16 février' 1940, p.10), exprime la préoccupation de fond de la population canadienne.! Cela tient à ce que.de 1914 à 1917, les hommes politiques ont multiplié' les engagements les plus explicites qu’il n’y aurait pas de conscription au pays, mais qu’au relour de sir Robert Borden de la conféreifce impériale de 1917, le gouvernement du temps, malgré ses promesses innombrables, fit mie volte-face complète, exigea et imposa la conscription.Certes, sir Robert Borderr n’agit pas autrement que ne l’avait fait Lloyd George en Angleterre (on vient de le noter) et que Woodrow Wilson, qui entraîna son pays dans le conflit après qu’on l’eut représenté comme l'homme le plus capable de maintenir les Etats-Unis en dehors du conflit (Cf.Henri Rourassa: L’in-tervention américaine, ses motifs, son objet, scs conséquences.Le Devoir.1917).Il n’en reste pas moins que M.Borden, premier ministre du Canada,s’élait engagé à ne pas avoir recours à la conscription.C’est là L'ictualifc Retour en arrière Les centenaires ne sont pas aussi ares que Von pense.On en ren-1 onlre même sur l’écran, non dans - film policier, mais à la rubrique 'es actualités et qui se prêtent de onne grâce aux exigences de Vin-‘ erview.C’est une scène bien ins-ructive.On voit une vénérable ieule, enfouie dans un fauteuil, à I iquelle un visiteur vient présenter : es compliments.Elle voudrait y ré-; >ondre, mais l’envoyé du cinéma ; >arlant ne lui en laisse pas le temps.Il lui pose aussitôt cent j mestions, et sa vénérable interlo-ulrice, dans l’impossibilité de placer un mot.hoche son bonnet et gile ses mains d’un air de dire: “Comme ce monsieur est ha-7erbe éter- clartés de resurrection vous envi-nel oui l’a anoortée dans le monde ronnent et que l’atmosphère s’est Nous ouvrons nos coeurs très lar- a nui que ue tuasse ne région de Kaisari, en Turquie, ap-1 ges à la vertu de cette prière.Mon- la Royal Air Force ont descendu .pren(1.on aujourd’hui.70 person-™ • ¦ * - deux des avions de bombardement1 - - 1 j nés au moins ont perdu la vie et allemands qui ont attaqué pour la , jus de autres ont reçu des blés .l SV • 1V i «7» tnlc An ?**r\ i c Isic FSA- * _ .deuxième fois en trois jours les na- ! vires le long de la côte orientale ; tTleT'de bétalî'on'rpéri.' anglaise, l un au large de la cote ^ajsar^ dans l’Anatolie nord-est et 1 autre près de St.Abb s j éprouvé, tard hier soir, 18 secous-Head, en Ecosse.Les autorités an- ! .lrf Des dizaines de milliers de La ville de centrale, a glaises affirment que les Allemands se trouvent maintenant à âmes.Nous avons souffert avec ! avoir perdu 41 avions, sans comp- vous dans les cruelles épreuves qui ont sanctifié Votre vie épiscopale.Nous vous avons accompagné dans cette montée de calvaire au sommet de laquelle vous avez si saintement entrevu la croix du Sauveur et la suprême soumission à la volonté divine.Aujourd’hui que des nel qui l’a apportée .ei l’a confiée à une hiérarchie établie par lui sur des principes indéfectibles d’unité et d’infaillibilité.L’obéissance doit nous attacher a une telle autorité, précieux privilege d’une lumière céleste qui grandit le champ de notre liberté.C’est par l’obéissance éclairée, libre, consentie avec bonheur, fidèle jus-oue dans la pensée, généreuse jusque dans l’abnégation que nous voulons.Excellence, vous offrir aujourd’hui en hommage particulièrement sincèçe.Mgr Piette poursuit en ces ter- mes: Il y a pourtant quelque chose de plus parfait encore et de plus intime qui s’impose dans la collaboration d’un clergé avec son eyeque.Une loi admirable et infiniment louchante met à part le gouvernement de l’Eglise parmi toutes ies sociétés de la terre; c’est que, conformément à l’ordre divin, l’on n y peut dominer sans aimer Deus^ cha-rilas est et qu’à l’exemple du Christ l’on n’y peut commander sans servir.Notre-Seigneur n’a confesse sa royauté que devant la vision de soil sacrifice.Il a insisté à se donner la figure du Pasteur.Il l’a consacrée dans son Evangile et l’a léguée à ses apôtres: "Je suis le bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent; et je donne ma vie pour mes brebis .(Jean X, 14).Or ce pallium, ornement de grand honneur, signe de la royauté pontificale associée de très près à celle du Pape, est aussi et surtout le signe de la charge pastorale économe, de l’abbé Henri Deslong- plejnHement acceptée.La formule de champs, archidiacre.Son Exe.Mgr Decelles était assisté de MM.les abbés Ernest La-belle, curé de Ste-Anastasie de La-chute, et John Britt, curé de St-Ma lachie.Les évêques On remarquait au delà de douze évêques, formant couronne dans le sanctuaire, au pied du baldaquin aux colonnes torses: Leurs Excellences Nosseigneurs Deschamps, auxiliaire de Montréal; Desranleau, coadjuteur de Sherbrooke; Langlois, évêque de Valleyfield; Papineau, évêque de Joliette; Forget, évêque de St-Jean de Québec; Don-ville, évêque auxiliaire de St-Hya-cînthe: Turquetil, vicaire apostolique de la Baie d'Hudson; Prud’homme, retiré au séminaire de Pont-Viau; Duprat, évêque de Prince-Albert; Limoges, de Mont-Laurier; Belleau, vicaire apostolique de la baie James; Dom Pacô-me, abbé mitre d’Oka.Dans les stalles, on reconnaissait aussi, parmi les prélats: Mgr Arthui Lane, de Portland, Etat de l'Orégon; Mgr Maurault, recteur de l’Université de Montréal; Mgr Richard, curé à Verdun: Mgr Bazinet, curé à Ste-Agathe; Mgr Dubuc, curé à St-Jean-Baptistc; Mgr Primeau, de Chicago.Dans les stalles, on voyait aussi MM.les chanoines Harbour, Valois, Drouin, Whelan, Dupuis, Alary; l’abbé Henri Gauthier, frère de Son Excellence.Dans là nef sc trouvait Mlle Elise Gauthier, soeur de Son Excellence.Dignitaires laïques Les chevaliers du St-Sépuhsre.revêtus de leur manteau blanc, et des Chevaliers de Colomb, en tenue d’apparat, occupaient une douzaine de fauteuils au pied dc la balustrade.Dans les premiers bancs dc la nef, avaient pris place: M.Henn Groulx, secrétaire provincial; M.Charles-P.Beaubien, sénateur; M.Victor Doré, sùrintendant de l’Instruction publique dans la province; M.J.-M.Savignac, président du comité exécutif; M.Alfre.d Leduc, membre de la Soriété d’administration de l’Université de Montréal.Remise du pallium Après (es dernières oraisons de la messe, Mgr Decelles a remis à Mgr l’archevêque l’ornement sacré qu’est le pallium.De part et d’autre il y eut récitation d’invocations.Puis, Mgr l’Archevêque, revêtu pour la première fois de cet insigne, a donné sa bénédiction à la foule.Mgr Piette Monté en chaire, Mgr Piette, collaborateur de Mgr Gauthier dans la fondation de la paroisse de Saint-Stanislas et dans l’oeuvre universitaire, a prononcé l’allocution de circonstance.Mgr Piette s'unit d’abord à Son Excellence pour adresser au Souverain Pontife la gratitude et la vénération du clergé de la province ecclésiastique dc Montréal.Nous sommes sûrs, dit-il, que le Saint-Père a attaché aux insignes qu'il ^ .vous a envoyés un témoignage per- la bénédiction des palliums par le Pape, chaque année, l'exprime très clairement *;t les croix noires distribuées sur le tissu de laine blanche de cette tunique royale averus- purifiée en bien des domaines, nous sommes heureux de vous être unis dans vos plus chers espoirs.Cher et vénéré Seigneur, à cette heure particulièrement solennelle et mémorable nous vous présentons la puissante armée de votre cierge, des communautés religieuses et de l’apostolat laïque, fidèles à vos ordres, unis à vous d’esprit et de coeur dans toutes les grandes oeuvres de bien de votre diocèse.Reposez en elle votre sereine confiance et recevez l’hommage de son affectueux* dévouement.s Et pour que nos hommages aient toute la dignité que nous souhaitons, qu'il nous soit permis de les associer à ceux de leurs Excellences vos frères dans l’épiscopat, à ceux de S.E.Mgr votre auxiliaire, notre grand modèle de fidélité, et au vénérable chapitre de votre cathédrale.Ensemble, nous faisons les meilleurs voeux pour que le miracle de résurrection opéré dans votre santé se prolonge très loin pour votre bonheur et le nôtre.Dieu verra bien, dans sa grande ce que le soir de votre ter neuf cas douteux, au cours de leurs 72 incursions contre les côtes anglaises.Les avions allemands ont essuyé ce matin le feu des chalutiers qu’ils ont voulu attaquer.On sait que le premier lord de l’Amirauté, M.Winston Churchill, a déclaré récemment que tous les navires anglais seraient désormais armés afin de pouvoir se protéger contre les bombes et les mitrailleuses des avions allemands, * Ÿ * Proche-Orienf Les Alliés se tiennent sur leurs gardes Concentrations de troupes russes dans le Caucase et le long de la frontière de l'Iran (Perse) — La presse rouge attaque la Turquie et la Perse Les fortifications turques du côté de la frontière bulgare — La flotte russe dans la mer Noire Londres, 22 (C.P.).— Le “Daily ses successives.La panique était générale car les paysans craignaient .la répétition du terrible cataclysme j Herald” déclare_ aujourd hui que les de décembre dernier, alors que ! rapports de puissantes concentra-50,000 personnes environ perdaient lions de_ troupes_ russes dans le Gau- la vie.La germanisation de la Pologne Le décret de Goering affecte une étendue de 8,000 kilomètres carrés et huit millions de Polonais oo t s v \ t » ! Paris, 22.(P.C.-Havas) — A la troHer hollandais Ikn ïlaag, de ^n^^nmise^^m^e^la 8,971 tonnes, a été coulé près de la | Xriété^eT Polonais dansïes pr!,-cote anglais par une explosion j vinees ouest de la Pologne incor-dont on n a pas révélé la nature, le j p0r(se au Reich, le rédacteur diplo-15 février dernier.On a retrouve | matique de i*agence polonaise Pat le capitaine et 12 marins gui ; s’adressa aux milieux compé-avaient passe 75 heures dans leur tents polona s qui déclarèrent: chaloupe, mais oit est encore sans “Malgré tout ce que les Allemands nouvelles des 26 autres hommes de l’équipage qui avaient pris place dans deux autres chaloupes.On a affirmé qu’on avait trouvé une chaloupe vide près de la côte anglaise.¥ Ÿ * Londres, 22.(C.P.) — On a appris hier que le cargo norvégien Telness, de 1,694 tonnes, était plus d’un mois en retard et qu’orr le considérait comme perdu ainsi que les 28 hommes de son équipages.*¥**¥**¥* Londres, 22, (C.P.) — Le chalutier hollandais Petten, de 270 tonnes, a coulé dans la mer du Nord après avoir to*ché une mine.L’é- case et le long de la frontière de la Perse, ainsi que la campagne de presse lancée contre la Turquie et fa Perse obligent les Alliés à se tenir sur leurs gardes dans le Proche-Orient.Les meilleures unités de l’armée rouge seraient dirigées vers ces frontières et la presse rouge accuse la Turquie et l’Iran, dont on connaît les riches gisements pétrolifères, d’être les instruments du capitalisme et d’avoir capitulé devant la Grande Bretagne et la France capitalistes.On rapporte des arrestations en masse en Géorgie et en Arménie.Ÿ * * Istamboul, 22 (A.P.).— On ap- prend de source digne de foi que 50 officiers du j^énie anglais, appartenant à l’armee du Proche-Orient, viennent d’arriver à Andrinople afin de procéder à l’inspection des fortifications turques du côté de la frontière bulgare.Les Turcs poussent activement les travaux de fortification de cette frontière depuis quelque temps.Ÿ * *• Berlin, 22 (C.P.-Havas).—L'agence d’information allemande DNB rapporte aujourd’hui que la flotte rouge procède depuis quelques jours à de grandes manoeuvres dans la mer Noire.Les deux tiers des unités qui participent à ces manoeuvres seraient des navires de guerre récemment sortis des chantiers navals russes.bonté, a vie que vous avez peut-être acctp- , „ té trop tôt il y a une couple dan-i qUjp£ge a sfmvé nees soit un long et radieux crépus- ' cule où tout ce que l’on voit encore des choses de la terre est adocuci par un reflet du ciel.Ad multos annos.• S.E.Mgr Gauthier Le service pour lord Tweedsmuir à Westminster Du trône qu’il occupait dans le sanctuaire et revêtu cette fois de la - i n cappa magna, Son Excellence Mgr '-eremome imposante a laquelle os- Gauthier prend à son tour la parole.Après des remerciements au Saint-Pere, aux évêques assembles autour de lui, à tout son clergé et aux fidèles, Son Excellence déclare qu’EUe a voulu, de propos délibéré, donner à cette fête un caractère familial.Bien ne sera changé, ajoute Mgr sent assez le dignitaire que son élc- | l’Archevêque, à la suite de l’imposi-vation dans la Sainte hiérarchie le Bon du pallium, dans nos relations rapproche davantage du Pasteur immolé qui donne sa vie pour ses brebis.Que tout ce symbolisme trouvé son âpre réalisation dans la vie de d’archevêque d’un diocèse comme le nôtre, nous ne saurions en douter à première vue un peu attentive.Mais, Excellence, nous avons eu l’occasion d’y réfléchir davantage depuis que vous en avez exposé les preuves si saisissantes devant la tombe du Pontife vénéré que nous pleurions ensemble il y a quelques mois.Nous avons été profondément émus ce jour-là par les accents particulièrement vibrants de la riche et noble parole que Mgr Bruchési aimait toujours tant entendre.Nous sentions que tout votre coeur y passait et qu’il y avait des souvenirs inévitables de votre propre expérience dans ce que vous avez appelé “l’acceptation des frémissements douloureux dont s'accompagne le gouvernement d’cties humains dont les besoins, les misères, les passions doivent être ramenés à la mesure de l'Evangile, le don de soi dans le service des autres.Plénitude d’autorité, disiez-vous, plénitude de dévouement.L’évêque n’est le chef de tous que pour être le serviteur de tous et il reste qu’il n'est pas dans le monde surnaturel d’association plus étroite au dévouement, et à l'amour du divin Maître”.Excellence, Nous savons que la pitié fait injure à un chef intrépide, nous savons aussi que les consolations d’un évêque sont d’un ordre bien supérieur à la louange des hommes et à ce que le monde appelle la gloire.Et veuillez croire que nos sentiments portent bien plus haut.Nous souhaitons pour le Pasteur que Dieu nous a donné le soutien, les consolations et les nobles joies que le Divin Pasteur a voulu offrir ou accepter lui-même.Lui la force morale suprême et nous désirons y contribuer pour toute notre part.Nous ne songeons nas à pénétrer dans les secrets de l’âme.Mais ce que nous savons du commerce intime de N.S.avec ses Apêitres aux heures de repos et d’abandon, nous permet de supposer que le Divin Maître ménage aux pontifes de son Eglise des heures d’intjmilé et de doux entretiens où un front alourdi par les soucis trop nombreux trouve à se reposer sur un coeur plein d’amitié et de bénédictions réconfortantes.C’est ce qu’il y a de plus précieux et nous tenons à vous dire que c’est surtout cela que demandent tous les jours nos prières unies.Mais il y a autre chose d’assez connexe, voulu de Dieu, et qui dépend de nous.Dans une solidarité et une collaboration aussi intimes que celle d’un évêque avec son clergé, il est juste, nécessaire même, que l’âme de l’évêque puisse sc reposer sur sistent un représentant du roi, le premier ministre Chamberlain et les membres de son cabinet, la fille et deux des fils du vice-roi — Une autre cérémonie funèbre se déroule en Ecosse avec le clergé.Elles demeureront las njus confiantes, les plus cordiales.Elles ont pris un pli qu’elles ne perdront plus.Son Excellence, en remerciant, les laïques de leur présence, remercie particulièrement M.Henri Groulx, secrétaire provincial, qui “nous fait l’amitié de se joindre à nous”.Nous sommes appelés, reprend elle, à collaborer ensemble au règlement de questions difficiles.Ses dispositions sont un précieux réconfort.A l’adresse de Mgr Piette, Mgr Gauthier dit: “Voilà une voix et un coeur que je connais bien.Depuis le jour lointain où nous avons fondé cette paroisse de Saint-Stanislas, j ai suivi sa carrière de dévouement à l’Eglise et aux oeuvres”.Puis, Son Excellence passe à la cérémonie elle-même et dit qu’Elle voit surtout dans cet ornement sacré le symbole de l’unité de l’Eglise.“C’est en vérité la fête de fU-nité que nous célébrons aujour-d’hui”.Le successeur des Bourget et des Bruchési trouve alors dans les Actes des Apôtres et spécialement dans les épitres de saint Paul des passages relatifs à l’unité de 1 Eglise: l'unité dans l’universalisme de la charité et de l'amour.11 reprend l’expression de “corps mystique” de l’Eglise, de la “noblesse commune des enfants de Dieu”, puis il développe l'analogie de l’Eglise et du corps humain, de la dépendance des membres par rapport à la tête, de l’interdépendance d’un membre par rapport à un autre.Cela enseigne la hiérar-chie, autorité et obéissance, humilité, douceur, support mutuel, charité, accueil aimable, poignées de mains cordiales.Mgr l’Archevêque dénonce l’égoïsme, qui engendre des misères pleines de ferments qu’exploite le communisme en vue de la révolution dont il rêve.Après avoir souligné que l'acte capital du règne de Pie XI a été de susciter l’apostolat laïque, l’orateur ajoute qu’il faut des prêtres devenus charité, des prêtres qui épousent la misère pour exercer le ministère partout, notamment dans ce milieu si travaillé qu’est Montréal.Ce soir Le cours de M.l'abbé Groulx — La fin de Talon — L# départ de M.de Maisonneuve Ce soir, à huit heures et quart, salle de l’Université de Montréal, rue Saint-Denis, M.l’abbé Groulx donnera un cours public d’histoire du Canada.Il traitera de quelques aspects particuliers dc l’époque de Talon: points de vue économique et religieux et d’un aspect de l’histoire de Montréal qui intéressera spécialement les gens de notre ville: le départ de Maisonneuve en 1665, ses motifs et sa signification probables.Entrée libre.Dames et messieurs sont pareillement invités, Londres, 22 (C.P., par câble) — L’Empire britannique a rendu un dernier hommage à la mémoire de lord Tweedsmuir, gouverneur général du Canada, décédé à Montréal, récemment, alors qu’un millier de personnes, dont le représentant personnel du roi et le premier ministre Chamberlain, ont assisté à un service funèbre en l’honneur de lord Tweedsmuir, en l’abbaye de Weslminster.La cérémonie a été à la fois imposante et simple.L’officiant au service était le Très Révérend Paul de Labillière, dean de Westminster.L’absoute était présidée par le Très Révérend Cosmo-Gordon Lang, archevêque de Canterbury.La cérémonie s’est faite dans le culte anglican mais on avait cependant invité un pasteur de l’Eglise d’Ecosse, le Révérend Archibald Fleming, du temple St.Coluinba, à Londres, ami intime de lord Tweedsmuir, à lire le texte évangélique de circonstance.Aux premiers rangs de l’assistance, on remarquait: le représentant du roi Georges VI qui était le comte de Clarendon, lord-chambel-lin; le premier ministre Chamberlain et la plupart des membres de son cabinet; le comte Baldwin, ancien premier ministre de Grande-Bretagne; M.R.-B.Benneü, ancien premier ministre du Canada; le comte de Bessborough, ancien gouverneur général du Canada; un représentant du duc de Connaught, gouverneur général du Canada durant la guerre de 1914; M.Vincent Massey, haut-commissaire du Canada à Londres; les hauts-commissaires de l’Australie et de l’Afrique-Sud.A la tête des membres de la famille Tweedsmuir, on remarquait le nouveau lord Tweedsmuir (John Buchan, fils), portant l’uniforme de lieutenant de la première division canadienne outre-mer.Quelque 200 officiers de la division canadienne accompagnaient, au service, le général A.G.L.McNaughton, commandant général des forces canadiennes outre-mer.Tous ces officiers portaient le brassard de deuil.Le deuxième baron Tweedsmuir avait à ses côtés sorç frère, M.William Buchan, sa soeur, Mme Brian Fairfax-Lucy, sa belle-soeur et son beau-frère.On remarquait encore, parmi les membres de la famille, Mme Peyton Jones, belle-mère dc feu lord Tweedsmuir, son fils et ses deux filles.En Ecosse En même temps que le service à Westminster Abbey avait lieu, à la mémoire de lord Twceds-muir, une autre cérémonie funèbre à la cathédrale St-Giles, à Edimbourg, Ecosse.firent déjà en Pologne, on se refu sait à croire l’information annoncée brièvement, il y a une semaine, et qui cependant est devenue un fait accompli: les Allemands déclarè-uue toute propriété privée agricole polonaise sur le territoire annexé par eux est propriété du Reich, En comparaison do cette violation, toute action de germanisation qui avant la grande guerre fut menée par la Commission de colonisation prussienne paraît anodine.On chercha du moins à donner A celui-ci une apparence juridique.Afin de comprendre toute la monstruo-süé du dernier décret de Goering, qui par son caractère purement bolchevique est un outrage au droit international et aux prescriptions obligeant les occupants en temps de guerre, il faut, considérer que la totalité du territoire de la Pologne incorporé au Reich s’étend sur plus de S.UOO km.carres avec pis de huit millions de Polonais en immense majorité cultivateurs.Or, sur ce territoire, y compris la région de Lodz, il y eut seulement jtisqu’à ces derniers temps 400,000 Allemands.Maintenant, on les fait venir en niasses compactes; ils déferlent comme une alluvion sur ces terres qui furent toujours polonaises.C’est de là que sortit l’Etat polonais et c’est sur ce territoire qu’habile l’élément polonais le plus, farouchement patriote, dur, énergique et doué d’un esprit créateur.Ce nouvel acte de pillage des Allemands à l’égard des Polonais, d’une ampleur et d’une brutalité inconnues dans l’histoire des nations non seulement civilisées mais même inférieures par la culture, ne fera qu’aggraver si toutefois c’est encore possible, l’hostilité profonde de la nation polonaise à l’égard de l'Allemagne et des Allemands.Cet acte de spoliation ne manquera certainement pas de soulever la protestation de l’opinion du monde entier, qui ne saurait admettre le re-lour des méthodes de brigandage des “raubritters” allemands du moyen âge.’ Nous sommes profondément convaincus qu’après la victoire des Alliés, le Reich paiera cher pour tous les crimes commis sur la nation polonaise.” Tibet n l .Le couronnement du 14ème dalaï-lama Le nouveau souverain temporel et spirituel des Tibétains est âgé de 6 ans — Fils d'un humble paysan chinois, il a été choisi par "les présages du ciel" — Né au moment de la mort de son prédécesseur Dans les cours criminelles Trois ans de prison pour avoir fraudé les douanes Le Duce ne veuf plus du titre d^Excellence Rome, 22.— Le premier ministie Mussolini, d’Italie, a fait savoir, par un avis de la Présidence du Conseil.publié hier, qu’il ne veut plus •qu’on se serve du titre i’Excellente en s’adressant à lui soit verbalement soit par écrit.Les seuls titres qu’il revendique et auxquels il tient sont ceux de chef du gouvernement.Duce du fascisme ou simplement Duce.Déjà les fonctionnaires italiens et les membres île l’entourage du premier ministre sont dressés à appeler M.Mussolini le chef du gouvernement ou lé Duce, mais les diplomates et les autres étrangers ne l’appellent jamais autrement que Son Exeellcjicc.Ceux-ci ne pourront évidemmeiu, être forcés à modifier leur vocabulaire, mais s’ils continuent à servir de l'Excellence à M.Mussolini, ils sauront qu’ils font un faux pas.Nouvelle-Delhi, 22 (C.P.-Reuters).— Au cours d’une cérémonie d’une très grande splendeur, le nouveau souverain des Tibétains, Ling-Ergh La-Mu-Tan-Chu, âgé de 6 ans, a été couronné, aujourd’hui, 14ème dalaï-lama (ou chef spirituel et temporel) du Tibet, le pays goégraphique-ment le plus élevé du monde.Le nouveau souverain, choisi par “les présages du ciel”, a été tiré de l’obscurité d’une humble famille de paysans chinois de Kokonor.Il est né, dit-on, au moment exact où le 1 Berne dalaï-lama rendait l’ânie.C’était le 17 décembre 1933.Le jeune seigneur et maître de tous les lamas a été conduit en grande pompe de son palais d’été (près de Lhasa) au palais de Potala, tout rutilant d’or et de pierreries, le plus célèbre de tous les palais tibétains.Il a été porté dans un palanquin par des porteurs habilles dc vert, coiffés de chapeaux rouges à longs plumets blancs.Tous les lamas, toute la cour et les officiers supérieurs étaient dans le cortège, montés sur des poneys recouverts de soies précieuses.Séance du cabinet Godbout Québec, 22.(D.N.C.) — Une séance du cabinet provincial a été lenue ce matin, sous la présidence de M.Godbout.Il y avait encore beaucoup de va-et-vient dans les eoridors, mais, à cause de l’ajourne-nement des Chambres, le parlement avait retrouvé un calme relatif.M.Bernard Bissonnette.président de l’Assemblée législative, était resté à son bureau.Les requêtes qui lui sont présentées presque sans interruption le forcent à prolonger ron séjour à Québec.D’ailleurs, au début de chaque session, l’Ora-ii j leur de la Chambre n’a guère de loisirs.Il a un vaste département à administrer et il doit régler une foule de questions de régie interne.Albert Barnabé dit Martin, 2097 rue Delisle, a été condamné ce matin à six mois de prison, pour vol et recel de linge pour une valeur de S600 à la buanderie Shavers.Jean-Marie Roy, 1587 rue Tremblay, trouvé coupable de refus d« pourvoir, a été condamné à deux mois de prison.Morris Witzer, 4316 rue St-Domi-nique, pour possession illégale d’alcool, a été condamné pour sa part à six mois de prison, à $500 d’amende, ou à défaut, à trois autres mois.William-A.Duprey, trouvé coupable par M.le juge Archambault d’avoir fraudé les douanes canadiennes en faisant l’importation d’automobiles, sans en payer le fisc, a été condamné à trois ans de pénitencier.Ce matin, aux Assises criminelles, présidées par M.le juge Lazure, s’est ouvert à huit clos le procès de Fred Kénopa, accusé de viol.Le fascisme Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430, rue Notre-Dame (est)! Montréal La puissance militaire australienne Melbourne, Australie, 22 (C.P.).— M.Menzios, premier ministre d’Australie, dans une déclaration qu’il vient de faire dit que l’Australie appuie l’Angleterre, sur mer, sur terre et dans les airs.Il déclare que l’Australie a envoyé 20,000 hommes en Palestine et qu’en Australie même nn entraîne 80,000 hommes pour la défense intérieure, soldats réunis en vertu du service obligatoire.Le pays a aussi passé un contrat pour entraîner 26,000 pilotes, 24,000 obser-valeurs et membres du personnel d’aviation, sur terre, soit 50,000 hommes dans l’aviation.On établit 31 écoles d’aviation.On construit aussi 19 escadrilles d’avions pour In défense australienne ,et les Etats-Unis sont à livrer 100 bombardiers Htiekheed-Hudon.L’Australie n six croiseurs, cinq destroyers, deux navires de convoiement.Les yeux et la vente A la réunion hebdomadaire de l’Advertising and Sales Executives Club, de Montréal, hier, on a montré à l’issue du déjeuner, un film sur l’art de la vente.Le facteur dominant de ces conseils c’est l’importance des yeux dans la vente, c’est-à-dire l’influence d’une mise eu scène sur l’acheteur.Dans l’application de ce principe général, on montre à l’acheteur en puissance soit l’objet même qu’on veut lui vendre, soit une partie (le cet article; on suscite la curiosité du client; ou encore le vendeur veut se servir de tests pour illustrer les avantages du produit; pour rendre les tests plus efficaces, le vendeur fera bien de faire faire le ( test par le client lui-même, et de se servir pour sa mise en scène d’objets qui appartiennent au client.Chambly-Rouville A l’organisation conservatrice on a ce matin informé les journalistes qu’il n’a pas été question jusqu’ici ne lenir une convention conservatrice dans Charnbly-Rouvflle.Il se fait dans le moment un travail d’organisation d’une convention dans le comté, niais cela n’est pas autorisé par le parti nationnl-cnn-servateur, annonce-t-on officiellement.La façade de l'hôtel de ville On a pu constater que depuis l’été dernier les autorités municipales ont fait restaurer la façade de l’hôtel dc ville.Ce travail est pratiquement terminé, et a coûté *57.000.On avait voté un crédit de $35,000 à cette fin au début de l’été 1939; on y a ajouté $19,500 le 24 août, puis $2,500 le 24 janvier 1940, Le congrès “mystique fasciste” de Milan Observations de l"'Osservatore Romano" Rome, 22.(P.C.-Havas).— “Sur le plan international, le fascisme veut un monde meilleur au moyen de l’attribution des fonctions spécifiques à chaque peuple”, déclara le professeur Niccolo Giani, directeur de l’Ecole mystique fasciste, clôturant le premier congrès national mystique fasciste de Milan.“Le fascisme réaffirme la conception synthétique de la vie dans laquelle l’esprit et la matière ont chacun une place qui leur revient, en vertu de la conception harmonieuse du monde.Sur le plan philosophique, le fascisme reconnaît l’existence dc la tradition italique, antirationnaliste et antiintellec-tueiliste, et proclame la capacité de la pensée italienne de pénétrer de soi le monde”.Exaltant la mys» tique fasciste, le professeur Giani exprima la foi que la société actuelle, au sortir de la crise qui la travaille.se tournera encore une fois vers Rome et “les constructeurs de la mentalité méditerranéenne”.Il conclut: “Cela confie à ntalic une mission universelle”.*¥**¥**£ Cité du Vatican, 22 (PC-Havas) — L’Osservatore Romano s’élève contre certaines considérations de la presse italienne au sujet “du congrès mystique fasciste” qui se tient à Milan et tendant à présente! les mystiques étrangères au fascisme comme “la négation des valeurs de vie” ou “la contemplation ascétique dc la réalité surnaturelle illusoire”, et leur opposer la mystique fasciste “naissant au contraire de l’action, en sorte que la vie de l’individu s’identifie a celle de la nation.” Le journal déclare que cette affirmation appelle des explications et des réserves du fait qu elle porte la négation du christianisme et du catholicisme.“Si ce langage est clair, la nouvelle conception de la mystique serait entièrement orientée vers la vie présente considérée comme réalité unique, mais ces positions sont celles adoptées par le matérialisme et l’athéisme qu’aucune personne intelligente ne peut approuver et qu’aucun Italien ne peut certes désirerjtour son pays.Enfant enseveli vivant sauf son "fort" de neige Grand’Mère, 22.(C.P.) - Le jeune Jean Morin, âgé de 12 ans, de Grand’Mère, a été enseveli vivant, aujourd’hui, sous son “fort” de neige.L’enfant travaillait à sa construction de neige avec utt camarade, René Rousseau, qui lui aidait, lorv que le fragile fort s’effondra sur les deux jeunes garçons.Lorsqu’on est parvenu au premier des enfants, R était déjà mort par suffocation.Quant à l’autre, un passant a réussi à ki ranimer, — 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 44 T RÀDI ZETTE février b-Canada ia Chopdeloine" lelttine est une évocation vl ord canadien, le plus bel éloge fait de» vertu» de notre race, plus grand» roman» de la Uttéra* nçaise.e mettant sur les ondes.Radio-Ca-a cru taire plaisir à un grand nom-de radlophüea canadiens.la Chapdelalne passe tou» .es jeu-à huit heures du soir aux postes du u français de Radio-Canada.L'adaptation radiophonique a été faite par Paul Qury Legourladec.Le réalisateur en est M.R.Daveluy et la distribution comprend quelques-uns des artistes favoris du public, dont Fred Barry, Jacques Auger, Albert Duquesne, Caméllenne Séguin, Bella Ouellette, Albert Lefebvre.Clément Latour, Estelle Mauffette, Marcel Gagnon, etc.Lo college Saint Michel de Buckingham L'orchestre du collège 8t-Mlchel de Buckingham Jouera au poste CKCH de Hull le 22 février A 8 h.30; 11 donnera les pièces suivantes qui ont un si vif succès auprès des amateur»; Marche militaire, de Schubert; Barcarolle, d’Offenbach, Echo* laurentiens, de Laurendeau; Mignonette, de Baumann; Marche des petit» Pierrots, de Bosc.Discours de M.Ernest Lapointe Le ministre de la Justice, M.Ernest La-pointe, prononcera un discours d'une demi-heure.sous les auspices du parti libéral.CRAC, 8 h.ce soir.Le théâtre de chez nous H» ne passeront pas.tel est le titre d’un •ketch dractuallté écrit spécialement pour la radio par Henri l«tondal et qui sera présenté au Théâtre de chez nous, ce soir g CK AC.Au cours de cette présentation, la grande figure d’André Maginot, créateur des merveilleuse» position» défensives »jul portent son nom, sera évoquée pour les auditeurs de CKAC.Vendredi, 23 février Radio-Etats-Unis K ABC — 348 mètres - 8«0 Wiocydes 6.00 p.m., Nouvelles.6.05 p.m., L’aspect humain des nouvel- 6.47 p.m., Aujourd’hui en Europe.7.00 p.m., Amos and Andy.7.15 p.m., Lum et Abner, comédiens.8 00 p.m., L’Heure de Kate Smith.8.55 p.m., Nouvelles.10.00 p.m., Grand Central Station.11.00 p.m., Revue des nouvelles, par Paul Sullivan.1.55 p.m., Nouvelles.WfcAr - 454.3 mètres - 660 kilocycles 6.05 p.m., Revue espagnole.6.15 p.m.Nouvelles.6.20 p.m., Nouvelles.10.30 p.m., Stories behind the news.11.00 p.m., Nouvelles.WJ2 - 384.5 mètres - 160 kllocnle» 7.30 p.m.Les enfsnt» d'hier.’9.00 p.m., Plantation Party.11.00 p.m.Nouvelles.Radio-Canada L'Anthologie du folklore canadien Les Chevaliers du folklore, que dirige Tommy Duchesne et Marcel Gagnon, chanteur, ont inscrit les airs suivants U l’émission du vendredi, 23 février, a 7 h.31 du soir, par Radio-Canada: Turkey in the straw, orchestre; Reel de Rlmouskl, so’.o de violon; Le» amours de Tl-Louts, Mai-cet Gagnon; Reel des récoltes, solo d’accordéon; Quadrille Le Castor."Carmen" Avec Anna Malenfant, Jacques Gérard et Lionel Daunais La Société Radio-Canada irradiera, le vendredi, 23 février, de 8 h.à 9 h.du soir, de ses studios de Montréal, une adaptation de Carmen, le chef-d’oeuvre de Bizet et l'un des opéras les mieux connus du répertoire classique français.M.Jean-Marie Beaudet dirigera cette émission et le rôle-titre sera tenu par Mlle Anna Malenfant, une grande favorite des radlophlles cana dlens.Le rôle de Don José sera tenu par Jacques Gérard, celui d’Escamülo par Lionel Daunais.et Mlchaela par Thérèse Ihouln-Jobin.Ajoutons A ces grand.» rôles un choeur mixte de trente voix et un orchestre de cinquante musiciens.Des narrateurs expliqueront l’oeuvre pour que l’auteur ne perde rien de l en-che.lnement des diverses scènes.Le 1er quatuor en la majeur, de Beethoven Le Quatuor à cordes canadien, composé de Maurice Onderet, de Mme Annette La Salle-Leduc, violons, do Lucien Robert, alto, et de Roland Leduc, violoncelle.Jouera A Radio-Canada le vendredi, 23.A 10 h.du soir.L’oeuvre Inscrite au programme est le Quatuor en fa majeur, opu» 18, no 1.de Beethoven.Sommaire JEUDI, 22 FEVRIER CBF — 329.7 mètres — 919 kilocycles 4.00 Fémina.sou» la dlr.de Mme Pierre Caagrain.4.30 Récial de chant: Marguerite Plllon, mezzo-soprano.4.45 Programme musical.5.00 Or eh Krupa.8.15 Version française des nouvelles de le BBC 5.35 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et Intermède.5.45 La Bourse.6 00 Les plus beaus disques.6.25 La chronique sportive Cblciela.6.30 Radio-‘ournal.6.45 Orch.Trudel.7.06 La Pension Velder.Sketch radlopùr-nlque de M Robert Choquette.7.15 Le» Aventure» de Robin Rood.7.30 Le moulin de la chanson.7.45 Vieilles coutumes, vteiuea choses.Causerie de M.Séraphin Marion.U.oo Marla npapdelalne Sketch.8.30 Orch.Nelson.9.00 Easman School of Music.9.30 Orch.Martin.10.00 Orch.Hopkins.10.30 Concert, sous la dlr.d’Henrv Weber.11.00 Radio-Journal et chronique sportive.11.20 Orch.de danse.CBM — 286 mètres — 960 kilocycles 4.00 Backstage wife.4.15 Putting on a play.Causerie de Mlle Evelyn Smith.4.30 Alex Templeton, planiste.4.45 Nouvelle» de Is BBC 5.15 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et Intermède.5.30 Songs for Today, avec Larry Cios», chanteur; Marjorie Daines, planiste, et Stan Wilson, guitariste.5.45 La bourse de Montréal.6.00 Orch.Hynd.6.15 Les plus beaux .laque*.6.25 Chronique Chiclets 6.30 Radio-Journal en anglais.6.45 Orch.sous la dlr d’Efl.Trudel.7.00 Waltz Serenade.7.30 Caro Lamoureux, soprano.7.45 Parents In their native Haunts.Causerie de M.Ketchum.8.00 Mise Trent’s Children Sketch 8.30 cm Parade La musique des canadlsn Grenadier Guards, sous la dit.du capitaine J.J Gagnler.9.00 Good news of 1940 avec Fanny Brice.Meredith Wilson et son orch.10.00 Le music-hall Kraft, avec Blng Cros-by.Bob Burns; Johnny Trotter et son orch NBO.11.00 Radio-Journal en anglais.11.15 Récital de violon 11.30 Stag Party.CKAC — 411 mètres — 730 kllocyclos 4.00 Ray Bloch présente.4.15 Les événement» sociaux.4.30 Symphonette.5.00 L'heur» du thé 5.15 Pierre et Pierrette.5.30 La ru» principale 5 45 Madeleine et Pierre, 6.00 CKAC ce soir, 6.05 Mélodies A l'orgue.6.15 Oviia Légaré et ses boute-en-train.8.30 Jamals de la vie.6.40 Le ski 6.45 Nouvelles de chez nous.7.00 Amos’N Andy 7 15 Light ÜP and Listen Club, 7.30 Nazalre et Barnabé.7 45 Mémoire» 8.00 Lo théâtre de chez nous.E 30 Les montagnards laureutlens.9.00 Micromante.9.30 Pranco-Swlng.9.45 Le ski.10.00 Rythme et mélodie.10.30 Le Journal parlé.10.45 Chansons.11.00 Alio, alio les sports.11,10 Mélodies A l'orgue, 1.00 Bulletin d'information* CFCF — 500 mètres — 600 kilocycles CFCX — 49.96 mètres — 6005 kilocycles 4.00 Matinee-Club.NBC.4.30 La médecine dans les nouvelels, NBC 4.55 Musique.8.15 Nouvelles-éclairs.7.15 Imperial Tobacco Co.7.45 Sport 7.55 National Breweries.11.00 Dernières nouvelles Molson.1.00 Nouvelles.CHLP — 266 mètres — U20 kilocycles 4.15 Quatuor nègre.4.45 Sommairs - Température — Chan-.„„ IP11?françaises 5 00 Radio-spécial.6 06 '/heure précise, méli-mélo, 6 15 Radio-lournai 6.23 Sommaire.6.30 L'heure précise, e/î Musique sur demande 6 45 Radio-annuaire 7.30 Mme Nlta d'Arcy.7.45 Wm Eckstein.8.00 Jacqueifhe Bernard et ses chansons.8.1a Vieille.- gens, vieilles choses Û.00 Les Débonnctres, 1101 Les aventures de Blanchard.10.30 Quatuor.11.00 Heure.VENDREDI, 23 FEVRIER CBF — 329.7 mètres — 910 kilocycles 8.00 Radio-Journal.8.15 Chansonnettes.8.30 Concert vocal, NBC.8.45 Quinze minutes avec.9.00 Intermède musical.9.03 Happy Jack, chanteur, NBC, 9.15 The band goes to town.9.30 Lea chansons que vous aime*.10.00 Vie de famille Sketch 10.15 Courrier-confidences.10.30 Quelles nouvelles, avec Jovwtte Bei-mer.10.45 Matinée musicale.11.00 Le vieux maître d’école.Bketch.11.15 Musique symphonique.12.00 Le Réveil rural Causerie.12.15 The Vass Family.12.30 Radio-Journal 12.45 Chansonnettes françaises.12.59 Le signal-horaire de /Observatone d'Ottawa 1.00 Spinning Wheel Singer».1.15 Chansonnettes françaises.1.20 Orch.Martin.2.00 Programme musical.2.15 La Rue principale.Sketch.2 30 L'Heure d’éducation musicale, tous la dlr.de Walter Damrobch.3.00 Les chefs-d’œuvre de la musique.4.00 Femlna, sous la dlr.de Mme Cas-grain.4.30 Récital de chant.4.45 Version française des nouvelles de la BBC.5.35 La chronique sur les programmes de la soirée.5 45 La bourse.6.00 Lee plu» beaux disques.f.25 La chronique sportive Chlc-eta.6.30 Radlo-Journsl.6.45 Non, mais est-ce possible?7 00 La Pension Velder.Sketch radiopho- nique de M Robert Choquette.7.15 Chansonnettes.7.30 Anthologie du folklore canadien.7.45 Un homme et son péché.B.00 C'est la vie.Sketch 8.30 Opéra: Carmen, de Bizet.9.00 Heure de ia valse, avec Frank Munn ténor, le choeur Manhattan et orch Lyman.9.30 Sur lee boulevards, avec Lucienne Delval.contralto, José Delaquerrlére.ténor; orch.Durleux.10.00 Musique de chambre.Jean Belland, violoncelliste.10.30 Causerie: Mon métier, par M.Wilfrid Boismenu.Sujet: Le facteur.10.45 Orch.Turner.11.00 Radio-Journal et chronique jporti-ve.11.20 Orch.de danse, NBC.CBM — 286 mètres — 960 kilocycles 8 00 Radio-Journal en anglais.8.15 Do you remember?Oroupe instrumental, NBC 8.30 Marches en musique.9.00 Intermède musical.9.05 Happy Jack, chanteur.9.15 Irvlng Miller et son orch.; Dorothy Rochelle chanteuse.9.30 Trio vocal.9.45 Edward MacHugb, chanteur.10 00 The Man 1 Married.Sketch.10.15 Cordes mélodiques.10 30 Orch.de danse.10.45 Choeur, sous la dlr.de John Metcalfe.11.00 Concert.11.15 The Road of Ufe.Sketch.11.30 Musique symphonique.12.00 Ernest Coulton.baryton A LA SCEHE, AU CONCERT ET A L’ECRAN "Hamlet" de Shakespeare au His Majesty's, le 2 mars Les amateurs de théâtre de Montréal auront l’occasion samedi le 2 mars prochain d’applaudir, sur la scène du théâtre His Majesty's, l’un des plus grands acteurs shakespeariens qui soient, Maurice Evans.Ce brillant artiste nous rendra en effet visite le 2 mars, jouant en matinée et en soirée au His Majesty’s.Pour son court engagement ici, M.Evans interprétera l'un de ses plus grands succès, Hamlet.A cette occasion, M.Evans brisera la tradition qui veut que Hamlet soit joué dans un cos tume noir.M .Evans a voulu en effet déroger à la tradition en interprétant le rôle dans un costume de couleurs.Ne manquez pas de réserver aussitôt que possible vos billets pour les deux représentations de Hamlet avec Maurice Evans au His Majesty’s le 2 mars prochain.Quatrième audition à l'Opéra-Comique 12.15 Radlo-Journsl en snglsls.ooults.l’Observatoire Poris-Mondiol p.m.HEURE NORMALE DE L'EST 8.03 â 8.15 p.fTs.8.15 * 8.30 p.IÎJ, 8.30 à 8.45 p.m.8.45 à 900 p.m 9.00 â 9.13 p.m 10.30 à 10.45 p ni 10.45 k 11.30 p.m 11.30 à 11.45 p.m 11.45 k 1200 p.m 12.00 i 12 15 am.12.15 k 12.30 a.m.9.15 â 1030 p.m.9.15 à 10.30 p.m.GREENWICH 1 03 à us a.m.1.13 â 1.30 a.m.1.30 a 1.45 a.m.1.43 a 2.00 a.m.2.00 a 2.15 a.m.3 30 a 3.45 a.m 3 45 a 4.30 a.m.4.30 a 4.45 a.m.4 45 a 5.00 a.m.5.00 a 5.’5 a.m.5.15 a 5 30 a.m.2.15 a 3.30 a.m.2.15 a 3.30 a.m.Puissance- 100 kw.Longueur d'ondes: 25 mètres 60: 25 mètres 24: 30 mètres 99.Tous les Jours de 17 b.30 A 18 h.Greenwich, soit 12 h 30 p m.A 13 b heure normale de j’Est.Information» et rsvue de la presse en français.HEURE DR PROGRAMMES Informations en anglais Chronique Revue de presse en français Soliste Informations en espagnol Actualités et reportage Musique de chambre Informations en anglais Informations en espagnol Actualités, reportages Informations en anglais (Lundi) Concert symphonique (Mardi) Emission dramatique en anglais (Mercredi) Evocation radiophonique (Jeudi) Radio-reportage musique lég&te (Vendredi) Emission lyrique (Samedi! Evocation radiophonique (Dimanche) Emission dramatique en français avec présentation en anglais * * * LONGUEURS D'ONDES POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DU QUEBEC.Mutual Broadcasting System (MBS) CoiUmb!» Broadcasting System (CB8) Watts Kiloc, CBF Montréal .50.000 910 CBM Montréal .5.000 860 CBV Québec .1,000 950 CBJ Chicoutimi .100 1120 POSTES AFFILIER C.TBR Rlmouskl .1.000 ' 1030 CHNC New-Carllsle .1,000 610 CKCH Hull .100 1210 Mètres Klloe.CBF .329 1 910 CBM .288.960 CKAC .411.Ï30 CFCF 500.60C CFCX 49.98 0005 CHLP .286 1120 CNRD 465.445 GROS 200.1300 CKCV 222.1310 WABO 348.6 J60 WEAF 454.3 360 WJZ 394.5 760 WQY 379 5 700 GEORGES HÊ0N Député d’Argenteuil CE SOIR 10 h.45 à 11 heures CKAC — Montréal CKCH—Hull CHLN CH RC — Québec CH LT — Sherbrooke Trois-Rivières 12.30 La ferme et ses pri 12.59 Signal-horaire de d'Ottawa.1.00 The happy gang.1.30 Music for you.1.45 Words and music.2.00 Concert.2.30 Relais de Londres.3.00 The Story of Mary Marlin.Sketch.3.15 Ms Perkins.Sketch.3.30 Pepper Young's Family.Sketch, 3.45 The Guiding Light Sketch.4.00 Backstage Wife.Sketch.4.15 Romance of lady Douglas.Causerie de Mlle Mabel Durham.4.30 Vie and Sade.Sketch.4.45 Nouvelles de la BBC.5.15 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et intermede musical.5.30 Virginia Fair.5.45 La bourse.6.00 Orch.Uvlngsone.8.15 Alra d’opérettes.6.25 Chronique Chiclets.6.30 Radio-Journal en anglais.8.45 Orch.Agostini.7.00 New World Ballads.7.30 Ethel Starke, violoncelliste.7 45 The Blrhday of Samuel Pepy».Cau- serie de M.Harold, 8.00 Opéra: Carmen.9.0U Heure de la valse.9 30 Sur les boulevard».Orch.Durleux.10.00 Woodbouse et Hawkins, comédiens.10.15 Programme musical.10.30 The Economie Front.Causerie de M.McEaehern.10.45 Orch.Turner.11.00 Radio-Journal en anglais.11.15 Star Dust.Récital de violon.11.30 Le courrier du Nord.CKAC — 411 mètres — 730 kilocycles 7.15 Le réveil de la bonne humeur.7.45 Pot-pourri matinal.8.00 Gazette matinale.8.05 Variétés métropolitaines.8.30 Déleuner musical.8.45 Voisinons 9.25 Conseils pratique».9.30 Nouvelles.9.45 Andante matinal.10.00 Chansonnettes.10.15 Nommez la chanson.10.30 L’heure récréative.10.45 Grande Soeur.11.00 A la guinguette.11.15 Stars of the week and treasure chest time.11.30 Big Sister.11.45 Ufe and love of Dr Susan.12.00 Allons, c'vst parisien! 12.15 Coquetel musical.12.30 Parade du midi.12.45 Variétés Internationales.1.00 Cours de bourse.1.15 Nouvelles.1.25 Musical moment.1.39 Le monde féminin.1.50 Sérénade tzigane.2.00 Intermède.2.15 La famille Gauthier.2.30 Orch.de concert.2.45 Programme provincial.3.00 Au Muslc-hsll 3.15 Quatuor Golden Qste.3.30 Nouvelles.3 35 Uncle Jonathan 3.45 Richard Maxwell, ténor.CBS.4.00 Swlngphonette.4.15 Evénement» sociaux.4 30 Symphonette.5.00 Heure dv thé.5.15 Mélodie» rythmées.5 30 La Rue Prlnclbale.5.45 Madeleine et Pierre.6 00 CKAC ce soir.8.05 Mélodies è l’orgue.8 15 Sans commentaires.6 30 Jamais de la vie.8.48 Le ski.8 45 Les nouvelles de chez nous 7.00 Amos’N Andy 7 15 Light Up and Listen Club 7.30 Nazalre et Barnabé 7.45 Iæ Don Juan de la chanson a oo C’est la vie 8 30 Re.dio-marathon.9 00 L'heure des vedettes.10 00 L’amour voyage.10.15 Lo restaurant Alouette.10.30 Le lournai narlé.10.45 Orch.lÆjote 11.00 Allô.allô, les sportsl U.10 Bulletin d’information*.I 00 Bulletin d’informations CFCF — 500 mètres — 600 kilocycles CFCX — 49.96 mètres — 6005 kilocycles 12.00 Nouvelles.12.05 Musique.1.00 Nouvelles.2.00 NBC Appreciation Hour.3 45 Entre les appui-livres.NBO.4 00 Matmee-Club NBC 4 55 Musique 6 00 Home Sweet Home.6.15 Nouvellea-éclaira 7.00 Rapport sur le ski National Breweries.7.45 Sport.7.55 Stories behind the news.National Breweries 8.30 ,T Eaton Co.8 45 La Ligue du progrès civique.10.00 Combat de boxe: Favis vs Ambers.II 00 Dernlèree nouvelles Molson I.03 Nouveilee.CHLP — 366 mètres — 112e kllocvclee 8.15 Sommaire, température.BstW'Mee chansons françaises 8.30 Réveille-matin musical 9 00 Vos refrain» préférés.9.20 Nouvelles.9 30 Mantovanl et orch, 9 45 Musique classique.10.00 Orch.Meyer».10.30 Chansonnette».10.45 Sérénades.II.00 Valses viennoises.11.15 Orch.Musette.11 45 Salon Bernadette Bolvln.12 00 L’heure féminine, 1.00 Radio-journal.1.05 Heure féminin».2 oo L'heure 2 00 Vague» musicales 2.30 Tin Pan Alley Goes to Town.3.00 Opéra.4.15 Donald Novli.4.55 Sommaire, température.V00 L'heure précise 5.00 Radlo-spéctsl.6 00 L’heur» précis# et méli-mélo 6 15 Radlo-loumal 6 30 L'heure orécls» 6 30 Musique sur demande 6 43 Radlo-annualre 7.30 Le commentateur sportif.7.43 Mon oncle.515 l** Cavaliers de LaSalle 7.30 Radlo-eorr die.9 00 Le planiste du foyer.9 30 Orch 10.00 Le MRT français.10.30 Quatuor.1100 Usure Les demandes d’admission à l’Opéra-Comique de Montréal se faisant de plus en plus nombreuses, cette nouvelle organisation lyrique se voit dans l’obligation de continuer encore quelque temps ses auditions.Ce soir, l’Opéra-Comique de Montréal entendra 17 nouveaux candidats; le jury est composé de MM.A.Lamoureux, Germain Lefebvre et L.-C.Boulanger, trois professeurs de chant fort bien connus dans le monde musical.1* résultat de la dernière audition est très satisfaisant.Le jury, formé de MM.Auguste Descarries, Marcel Valois et Adélard Leduc, a accepté comme sujets qualifiés, sept candidats qui sont maintenant membres de la nouvelle société.L’Opéra-Comique de Montréal a découvert à ces auditions des chanteurs extrêmement doués, chanteurs que l’on produira bientôt, soit aux concerts -adiophoniques, soit sur la scène de Saint-Sulpice.(Comm.) M.Myron Taylor au Vatican Un film sonore reproduira les allocutions de Sa Sainteté et de l'envoyé personnel de M.Roosevelt Cité du Vatican, 22.(C.P.) — S.S.Pie XII autorise la prise d’un film sonore reproduisant la cérémonie de la présentation de la lettre de créance de l’envoyé personnel du président Roosevelt auprès du Vatican.M.Myron Taylor.Le film comportera les allocutions de Sa Sainteté et de M.Tay-0^• _ L'anniversaire du couronnement de Pie XII sera diffusé Paris, 22 (PC-Havas) — Le poste de radio du Vatican diffusera le 13 mars, dans la matinée, la cérémonie pontificale qui aura lieu à la basilique de Saint-Pierre, à l’occasion du premier anniversaire du couronnement de Pie XII.Pour cette circonstance, les chanteurs de la chapelle Sixtine exécuteront pour la première fois la nouvelle messe polyphonique de leur directeur, le célèbre compositeur Pero-si, laquelle sera intégralement radiodiffusée.Séance,ce solide T'Assiette à Musique" Le onzième concert de musique enregistrée sur disques de 1’“Assiette à Musique” aura lieu, ce soir, au salon “F” de l’hôtel Mont-Royal.En plus du programme régulier, Mlle Pauline Mercier dira les vers des poèmes de Verlaine et de Louys, mis en musique par Debussy et Fauré.Le programme comprend les oeuvres suivantes: Quintette pour quatuor et clarinette (Benny Goodman et Quatuor Budapest), de Mozart; la sixième symphonie, de Sibelius; Après un rêve, Fauré Verlaine; La Chevelure, de Louys-Debussy; Clair de Lune, de Verlaine-Debussy; Poème de l’extase, de Scriabin; et Valse Fantastiques, de Turina.L’horaire des spectacles SAINT-DENIS "Rappel ’mmédlat” 12 h.15.3 h.38.6 h.39.10 h.02."Fanfare d’Amour” I h.46.5 h, 09.• h.32.CINEMA DE PARIS “A Louer Meublé” II h.44.2 b.02.4 h.20.e h.3*.• h.56."Le Quai des Brumes” "Le Quai les Brume*” 12 h.20.2 h.33.4 h.56.7 h.14.9 h.32.V O F VV ’ “Gone with the wind” 10 h.20.2 h.30.8 h.Dimanche: 2 h.8 h.PALACE “Th» Shop Around The Corner” 10 h.12 h.23, 2 h.46.5 h.09.7 h.32.9 h.35.CAPITOL “Adventure* in Diamond*” 11 h.43.2 h.42.5 h 41.8 h.40."Remember The Night” 10 h.05.1 h.04.4 h.03, 7 h.02, 10 h.01.PRINCESS "The Big Gny” U h.38.3 h.38.5 h.38.8 h.38."A Girl Must l ive” 10 h.1 h.4 h.7 h.10 h.Au Saint-Denis Ciné-Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui «Titres et texte enregistrés — Tou» droit» réservés.Ottawa 1937) "Entente Cordiale" et "Le Gagnant" à l'affiche samedi “Entente Cordiale”, qui prendra l’affiche samedi au cinéma Saint-* Denis, n’a pas besoin de présentation au public.Cette oeuvre magistrale a déjà fait sa marque et ceux qui l’ont vue disent qu'elle est magistrale à tous les points de vue.Le cinéma français s’attaque icf à l'une des plus grandes pages de l’Histoire du monde, page traitée avec l’ampleur qu’elle méritait.L’amitié qui unit aujourd’hui la France et l’Angleterre n’est pas l’effet du hasard.Un artisan s'est dévoué à cette tâche.C’est à Edouard Vif, pour une large part, que l’on doit cette entente qui a tenu contre toutes les attaques.Le film fait revivre les plus grandes personnalités du 19e siècle.Les plus grands acteurs de l’écran français ont été mobilisés pour la circonstance.Ce sont: Victor Francen, Gaby Morlay, Pierre Richard-Wilm, Jean Galland, Bernard Lan-cret, André Lefaur, Paul Baumer, Arlette Marchai et autres.Le texte est d’Abel Hermant qui s’est inspiré du livre d’André Maurois sur Edouard VIL Le second film à l’affiche sera le “Gagnant”.Une amusante histoire racontant les aventures qui surviennent à un quidam gagnant d’une automobile.René Lefèvre, Odette Joyeux, Sylvia Bataille et Ginette Leclerc ont fait ce film en s’amusant et c’est bien là une garantie que le public s’amusera à son tour en les voyant évoluer sur l’écran.(Comm.) "Jeanne d'Arc au bûcher Premières "Cinéma de Paris" QUAI DES BRUMES.— Drame.Auteur: Prévert, d'après Mao Orlan.Réalisateur: Marcel Carné.Interprètes: Jean Gabln, Michel Simon, Michéle Morgen.Pierre Brasseur, Le Vigan, Aimas, Genln, Delmont.Pour public avert 1.SCENARIO.— Un soldat de la Coloniale arrive au Havre, en camion, et cherche un abri.Sans le sou, 11 échoue, grAce A un sympathique clochard, chez un orlginla: Panama, qui l’héberge, le nourrit.La même nuit, 11 fait connaissance do Michel.j i i r , ., .un peintre singulier, et de Nelly.Nelly grand gala de Jeanne au bûcher, de redoute de rentrer chez elle où l'attend i paul Claudel et Arthur Honegger, A la salle Pleyel Paris, 22.(P.C.-Havas).— C’esl ce jeudi 22 février dans la soirée qu’a lieu, à la salle Pievel, la reprise et l’unique représentation de Lettre au ii Devoir ii Noms ne publions que les (tttrns signées ou des communications accomps-gnées d’un* lettre signée avec adresse authentique.Le “Devoir” ne prend pas la responsabilité de es qui paraît soui cette rubrique.t Dans Matapédia-Matane Sayabec, le 19 février 1940 M.le Directeur, Le Devoir, Montréal.Monsieur, Vendredi, le 16 février, je suis allé à Matane voir les principaux chefs du parti conservateur, qui avait une convention ce jour-là pour choisir un candidat conservateur.Je voulais les rencontrer avant la convention, et je les ai rencontrés; il y avait avec eux le représentant de l’organisation conservatrice de Québec et je leur ai dit ce que je pensais.Le délégué de Québec a tranché la question en me répondant: “Il y a soixante-cinq comtés dans la province, il y aura soixante-cinq candidats conservateurs”.Il n'y avait plus un mot à dire, et je me suis retiré.Les électeurs du comté, à ce compte, devraient choisir entre la gale et la picote, parce que je sais par expérience ce que c’est que de faire une lutte électorale contre deux organisations puissantes, soutenues par les puissances d’argent.On m’a fait payer mon intervention.Le même soir, la radio du ! poste CJBR annonçait que j’avais assisté à la convention de ce parti et que j’avais fait un grand discours en faveur de M.Lame.L’Ac-lion Catholique, VEvénemcnt-Jour-i nal et d’autres journaux ont repro-! duit la même chose.Fausseté.Je | n'ai pas pris la parole à la conveu.i lion, et les conservateurs qui au-Iraient voulu voir un homme du ! comté appuyer leur poulain, et qui n’en avaient pas, ont publié une fausseté à ia radio et dans les journaux.Ca parait bien pour les absents, et comme il n’y avait presque personne — exactement cinq personnes du comté de Matapéaia, y compris le candidat choisi, — leur mensonge avait chance de prendre.J’appuierai donc un candidat indépendant, qui saura respecter la volonté de scs électeurs.Il faut que la province élise des Ions en élire un dans le comté de Matane-Matapédia.Bien à vous, L.-P.RIOUX A la Police provinciale Vingt nouvelles réinstallations annoncées par M.Jargaille M.Louis Jargaille, officier spécial de ia Sûreté provinciale du Québec, annonce vingt nouvelles réinstallations dans ce corps de policiers.Les agents réinstallés ont été assermentés, hier, dans les bureaux de Me Marcel Gaboury, copirnissairc de la Sûreté provinciale 'du Québec.Ces réinstallations sont les suivantes: A la police judiciaire Le sous-inspecteur Raoul Nolet; l’agent Ritcher Danis (classe “A”) ; l’agent Roger Gauthier (classe “B”) ; l’agent Charles Perrault (classe “B”) ; l’agent Paul-Emile Bastien (classe “C”) ; l’agent Laurent Beau-lieu (classe “C”); l’agent Roland Paul (classe “G”’); l’agent J.-Ç.-A, Quenneville (classe “C”), et l’agent Albert Tanguay (classe “C”).Gendarmerie Le sergent-major Georges Shannon, le caporal Joseph Pagé, le gendarme Zéphirin Lefebvre (classe “A”) ; le gendarme Léonide Dorais (classe “B”); le gendarme Lucien Dubuc (classe “D”); le gendarme Lucien Durocher (classe "D”); le gendarme Léonard Norman Nelson (classe “D”), et le gendarme Léon Pronovost (classe “D”).Police des Liqueurs Le sous inspecteur Roméo Reeves.Personnel du bureau M.Gaston Church, commis (classe “B”), ainsi que M.Orner Masse, commis téléphoniste (classe “C”).M.Lucien Desbiens chez les "Amis de la famille" M.Luclens Desbiens, rédacteur au Devoir, sera le conférencier, ce soir, à la réunion mensuelle des “Amis de la Famille ’.Sa causerie portera sur le rôle et les joies du père de famille.La causerie sera suivie d’une discussion.T,a réunion aura lien à “ h.3n a la salle St-Françols, 2000 ouest, rue son tuteur.Cet homme: Zabel, est guetté par des voyous dont le chef est Lucien, un lèche.Jean, le soldat qu’on devine déserteur, hérite les habits et le passeport de Michel.Il va embarquer pour le Venezuela, mal* son amour pour Nelly le retient A terre.Au moment Où U va fuir vers le port, Lucien traîtreusement l’abat de sa voiture."Saint-Denis" RAPPEL IMMEDIAT.— Comédie dramatique.Réalisation de Léon Mathot.Interprètes: Mireille Balin, Erich Von Stroheim, Roger Duchesne.Bernard Lancret, Aitnos, Guillaume de Sax, Claire Gérard.Pour public averti.députés indépendants; et nous al- Dorchester.L’cnlrée est libre SCENARIO Un colonel américain, ancien commandant.a voué sa vie à une ligue pacifiste.Sa femme, Hélène, est vedette de Cinéma.Nous sommes en septembre 1938.Tandis que le colonel va de Paris A Londres, puis en Europe centrale pour obtenir de* milieux diplomatique® que la guerre n’alt pas lieu, Hélène subit l’assaut sentimental de son partenaire de studio: Pierre.Elle lui avoue quelle est de naissance française, comme lui.et ne peut apprendre sans émoi qu’il est rappelé sous les drapeaux.Ils passent ensemble une dernière soirée.Le colonel revient peu après; U a gagné la partie, la guerre n’aura pas lieu; mais son bonheur est peut-être perdu, FANFARE D’AMOUR.— Comédie fantaisiste.Réalisation de Richard Portier.Interprètes: Fernand Gravey, Betty Stocfeld, Carette, Madeleine Ouitty.Gaby Basset, Louvlgny, Larquey, Jane Lamy.Production Solar Films.Pour tous.SCENARIO Après avoir été dans différents orchestres tour A tour nègre*, tziganes, cubains, Jean Rameau et Pierre Dupont se déguisent en femmes pour trouver un engagement dans la troupe des Tulipes.H leur arrive maints avatars, et chacun courtise la belle Gaby.chef d’orchestre des Tulipes en évinçant l’autre dés qu’il veut reprendre le vêtement de son sexe.Mais Gaby saura préférer Jean, et Pierre se consolera avec une petite musicienne quand leur Identité sera dévoilée en plein palace."Capitol" REMEMBER THE NIGHT — Histoire d’un avocat qui tombe en amour avec une Jeune fille qu’il s’apprêtait A envoyer en prison.D’après une nouvelle de Preston Sturges.Vedettes: Fred McMurray Beulah Bondi, Elizabeth Patterson, Sterling Holloway.Pour public averti."hoaw's" GONE WITH THE WIND — Grand film en couleurs.D’après une oeuvre de Margaret Mitchell traduite en toutes les langues et qui retrace les divers épisodes de la guerre de Sécession aux Etats-Unis.Superbe» paysages de la Géorgie.Vedettes: Clark Gable.Vivien Leigh et une multitude d’acteurs et de figurants.Durée de la projection: prés de quatre heures.Production MGM.Pour public averti."Palace" THE SHOP AROUND THE CORNER — Mélodrame qui se déroule dans le décor d’un magasin de nouveauté» de Budapest, et qui présente quelques aspects de ia vie 1 de la petite employée de magasin.Vedettes- James Stewart, Margaret Sullivan.Pour public averti."Princess" A GIRL MUST LIVE — Film qui raconte l’histoire d’une Jeune fille dont les parents sont pauvres ot qui va tmter de gagner sa vie en faisant du théâtre.A cotte fin, elle se fait, passer pour la fille d’une célèbre- actrice .Vedettes: Mragaret Lock-wood, George Robey, LUI Palmer.Pour public averti.Les "Compagnons de saint Laurent", en l'Auditorium dont la création, eir mai 1939, a Orléans, fut triomphale, on s’en souvient.Sans ia guerre, le spectacle eût dû être monté à Paris pour la rentrée d’automne.Ida Rubinstein, inspiratrice et animatrice de l’oeuvre, n’a point perdu son temps depuis lors; mais dans les circonstances actuelles le grandiose et le complexe de la mise en scène n’était pas chose facile.Nous y voici cependant.Aux côtés de l’illustre tragédienne dans le rôle de Jeanne, Jean- Hervé et Madame de Chau-veron, de la Comédie-Française, reprennent les rôle de saint Dominique et de la mère aux Tonneaux.Henri Fabert, de l’Opéra, interprétera Heurtebise, et les rôles chantés ont été confiés à Solange Delmas, Jeanne Montfort, José de Trévi, Josette Barré, Caudhemont et Peyron; cette distribution éclatante est réhaussée encore par la chorale de Félix Bauge).Au pupitre, Louis Fourestier, chef d’orchestre de l’Opéra.CINEMA^PARIS 2ème SEMAINE JlilSJ LUI /WGRHVEY /%ST0CKrElD .fWÉMt LAROuiVc .AU PALACE r- r pÉÉË?«Æ - 1F* Pt 4 Comité Central du Parti National Conservateur Avez-vous besoin de boni livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.V m LOEWS- "GONE WITH THE WIND" Venez entre 10 h.a.m.et 2 h.30 p.m.et vous verrez le film au complet.3000 sièges non réservés à 75c, taxe comprise Soirées à 8 h.p.m.Mst.Dimanche à 2 h.p.m.Tous les sièges sont réservés $1.13 taxe Incluse.PALACE' É %9 |! i ¦ L'inimitable dmstur Fred Astslrs et tlMnor Powell, deux vsdetfc» du Hlm "BROADWAY MELODY Of 1940’*, qui prendra l’aHich* à compter d* demain au cinéma Palace.^ / / “Une chose de fort grand cours, Et de beauté très singulière, Est une pièce de Molière; Toute la cour en dit du bien", , Ceci fut dit en lf>66.Nobles amateurs de la cour théâtrale qui, faute de n’avoir vu le Misanthrope dudit auteur, ne pouvez faire vôtre cette assertion toujours vraie, vous semblez oublier que noblesse oblige.Vous vous devez par conséquent de voir jouer cet inimitable chef-d’oeuvre par les “Compagnons de saint Laurent” qui le présenteront pour vous spécialement, en dernière matinée, samedi, le 24 courant, Vous serez alors de la nombreuse cour qui en dit du bien.Vous aurez en même temps l’occasion d’entendre annoncer le duo-concert de Mlle Marthe Létournenu, soprano, et de M.Jules Jacob, ténor.L’une, vous dira-t-on, est la talentueuse gagnante du trophée du lieutenant-gouverneur, au Festival de Musique de Québec 38; l’outre, mr artiste qui se produit avec grand succè* à la radio, à l’opérette et en de multiples concerta.Vous aurez alors vécu des heures délicieuses en compagnie de Molière cl goûterez d’avance pour ! le 9 mars prochain, un véritable ré-I gai musical.A l'affiche MARGARET SULLAVAN JAMES “(Mr.Smith”) STEWART dans ERNST LUBITSCH’S 'The Shop Around the Corner" avec FRANK MORGAN JOSEPH SCHILDKRAUT ciurny A l'affiche BARBARA STANWYCK FRED MacMURRAY "REMEMBER THE NIGHT" avec BEULAH BONDI Antre pièce “ADVENTURE IN DIAMONDS" A 1'affiche "A GIRL MUST LIVE" avec MARGARET LOCKWOOD RENEE HOUSTON.LIU PALMER Autre Pièce 'THE BIG GUY" Victor McLAGLEN and Jackie COOPER IMPERIAL A lafflch# Dernière Journée ALLAN JONES MARY MARTIN THE GREAT VICTOR HERBERT* Zème pièce au programme PAT O’BRIKN dent "NIGHT OF NIGHTS" VOLUME XXXI — No 44 PAGE FEEIINin Vîyr# en*aimant” J \ Directrice : Germaine BERNIER A Jeanne Le Ber “VUl«-Marie est la fleur de notre passé, Jeanne, Le Ber est la fleur de Ville-Marte." l.a."Chaque point de sa broderie est un élan d'amour." M.B.D’où te venait-il ce coeur de flamme, ce vouloir si fort?Cette immense tendresse qui te garda prisonnière toute ta vie?D'où te venait-il, ce grand amour qui remplaça fortune, famille, amitiés?Pourquoi tant d'amour, d'ardeur et de fidélité, quand tant d’autres, comme moi, n’ont que froideur et pauvreté?Car cette solitude et ce silence, comment n’ont-iis pas, à la longue, écrasé ton coeur et ton esprit?Kous désirons bien aussi parfois la solitude et le silence, mais qui peut dire que ce n'est pas pour rêver ou pour nous souvenir?Rêver à l’avenir que nous voulons édifier.Nous souvenir d’un passé qui ne veut pas mourir.Mais toi, ta solitude et ton silence, c’était le présent et.l’éternel, c’était la double absence du passé, c’était le présent sans avenir, c’était l’attente de l’éternité.Ta solitude et ton silence, c’était une sorte de stratosphère idéale où plus rien du monde ne pouvait t’atteindre, où cependant tu n’atteignais pas encore la région céleste.Comment as-tu pu vivre ainsi si longtemps entre ciel et terre, crucifiant ta chair et ton esprit?Et tu étais si haute, si haute que tu n’as plus jamais regardé nos jardins ni leurs fleurs quand, pourtant, il en tremblait au pied de ta fenêtre.Ne plus regarder les fleurs.ces porteuses de joie et de beauté, si chères aux artistes! Tu te privas même de lever les yeux vers le morceau d'azur que te gardait fidèlement le carreau de là croisée, et l’étoile du berger, toujours en vain, brilla sur l’horizon de tes soirs.tu ne voulais plus la voir.Possédant la Beauté, enclose dans ton âme, tu n’avais plus comme nous à en chercher les reflets dans les choses et dans les êtres.Tu dédaignais les reflets parce que ton coeur, ce pur miroir; réfléchissait toute la lumière du ciel.De cette beauté et de cette lumière, il en passa de ton coeur au bout de tes doigts.Tu brodais.tu brodais pour embellir les autels et leur tabernacle, cellule du plus grand Reclus de l’histoire et des siècles.En attendant les heures d'oraison, tu brodais des fleurs et tu devais prier encore en brodant, de sorte que ces fleurs, ce sont des prières.Elles n’ont jamais eu de parfum sensible, mais elles poursuivent en silence, comme toi, leur cantique d’amour, parce que ces corolles et ces feuillages semblent vouloir ne mourir jamais.Ah! ces fleurs! Si tu pouvais, par un miracle de les anges, si tu pouvais les broder, ces fleurs de foi, sur le canevas nu de mon âme.Pour remplacer la poussière des jours, les feuilles mortes, toute la grisaille qu’y laisse un coeur souvent las.des pas trébuchants.et des regrets humains.22-H-40 CLAUDINE Les magies de la science 5 Un appel téléphonique et des souvenirs “C’est moi!" Dés qu'elle m’interpella, je la reconnus.Ces premiers mots ont fait surgir en mon esprit toute une avalanche d'idées.Pour vous qui ne la connaissez pas, que vous importe! Pour moi, c’est autre chose.Me permettrez-vous un peu d’indiscrétion?Elle est grande et svelte, dans la beauté de Tûgc, à peine trente ans! Caractère gai, pétillante d'esprit, sauce électrique d’un réseau de clle foil la joie de sa communauté.chemins de fer ou d’une centrale! d* Montréal, maintenant Les Américains, amis des réalisa- emmurée dans notre bon vieux lions spectaculaires, ont réussi a faire allumer toules les lumières de l’exposition de Chicago par une Québec.Lorsque, étant jeune encore, elle allait au couvent, valise à la main Faits et glanes Un cimetière tragique Le cimetière de Paracueles, à Madrid, a été bénit en présence des autorités religieuses et civiles.Dix mille personnes sont ensevelies dans ce cimetière; le plus grand nombre ont été exécutées pendant la guerre civile.L'ordre de l'Eperon d'or et l'ordre de l'Annonciode A l’occasion de la visité du roi d’Italie à S.S.Pie XII, le Pape a conféré l’ordre de l’Eperon d’or au comte Ciano et le roi d’Italie a nommé S.Em.le cardinal Maglione, secrétaire d’Etat, chevalier de l’An-nonciade.L’ordre de l’Eperon d’or fut créé au XVle siècle par la Cour pontificale.Depuis 1841, sous Grégoire XVI, il a été très rarement accordé.L’ordre de l’Annonciade est un ordre de chevalerie fondé en 1362 par le duc Amédée VI de Savoie et placé sous l’invocation de la Vierge de l’Annonciation.La décoration, attachée à une chaînette, est portée en sautoir, avec plaque sur le côté gauche.Cette décoration est réservée aux souverains et aux grands personnages; les titulaires sont traités de cousins par le roi.Nouveoux "tuyaux" sur la fin du monde Un statisticien américain, M.Elph Brown, nous prédit — une fois de plus — la fin du monde.Selon lui, elle se produira dans cent trente-cinq années.M.Elph Brown, pour établir sa prophétie, a fait le calcul des terres cultivables à la surface de notre globe.L’ensemble de ces terres, d’après le statisticien, ne peut nourrir plus de 5 milliards d’habitants.Or, d’après Elph Brown, ce chiffre sera largement dépassé en 2072 et l’humanité sera condamnée,à mourir de faim.Triste perspective, en vérité.Mais ce qui nous console, c’est que nous ne serons plus là pour vérifier l’exactitude des prévisions de M.Elph Brown.Débat1 annuel à l'Alliance des Montréalaises Un débat annuel, au profit des missions, entre l’Université de Montréal et l’A.C.J.C., aura lieu sous les auspices de l’Alliance des Montréalaises, à la salle du Gesù, le 6 mars prochain, à 8h, du soir.Le programme musical par Mlle D.Fontaine, des “Variétés Lyriques”, la verve et l’humour des débattants ne feront regretter à personne d’avoir consacré une soirée à entendre discuter des Bienfaits et des Méfaits de la Science.Mlle Antoinette Vaillaneourt, B.A., du Collège Marie-Anne, et M.François Coron, président de la Société des Débats de l’Université de Montréal, sont pour l’affirmative.Mlle Fernande Prénoveau, du Cercle Evangéline, et M.Léo-N.Richard, secrétaire des Jeunesses catholiques, ont accepté de défendre la négative.Pour information: le jour: La.4453, le soir: Cr.0171.La foi de millions de croyants Preuves du catholicisme, par l’abbé John-A.O’Brien.Traduction et adaptation par le R.P.Hilaire-Ma-ric Tardif, O.F.M.Oeuvre indispensable pour les cercles d’études, les militants de l’action catholique et tous ceux qui s’intéressent aux questions religieuses.Un fort volume in-8 de plus de 500 pages.Au comptoir 75s.Par la poste 85s.Service de Librairie du Devoir.L'oeil électrique Dans le crissement brutal de ses freins serrés à bloc, une grande voiture à capot formidable s’arrête le long du trottoir, devant une bijouterie.Deux hommes qui bondissent, le geste d’un marteau levé.et l’énorme vitrine s’effondre, tandis que le crépitement d’un fusil-mitrailleur jette les passants dans les portes cochères.Mais à peine l’un des gangsters a-t-il passé son bras dans l’ouverture béante qu’un déclanchement se produit; un cadre de fer à pointes — la herse — s’abat comme l’éclair, clouant sur place le criminel.Déjà l’auto disparaît, protégée par une dernière rafale, les policeman accourent, pistolet au poing.—Hello, garçon, dit le brigadier avec flegme, en désignant une boule blanche embusquée dans Tan.gle de la vitrine, voilà ce qui vous a fait prendre: l’oeil électrique, photocell! Notre policier new-yorkais serait sans doute embarrassé d’énumérer les merveilles multiformes de ce curieux engin, dernier-né des laboratoires.L’oeil électrique arrête les locomotives en pleine vitesse, au pied des signaux fermés, surveille la fabrication des étoffes, des papiers peints, expédie des photos par radio, répond l’heure automatiquement au téléphone, contrôle l’authenticité des tableaux et des billets de banque, compte les sacs sur les trottoirs roulants, ouvre les portes devant les voitures dans les garages, aiguille les bagages dans les gares; accouplé à une boussole, il guide les avions sans pilote; c’est lui qui entretient, sans y toucher, le mouvement des pendules de l’Observatoire.C’est l’oeil électrique qui est chargé de la surveillance d’incendie à bord de la Normandie, et qui a compté, un par un, grâce à d’énormes “mémoires” additionneuses, les 30 millions de visiteurs de l’Exposition, L’oeil électrique voit tout ce que voit l’oeil humain, et bien davantage; il voit l’infrarouge, la chaleur émanée des corps vivants.On peut construire des automates, de terribles robots à oeil électrique, qui déchargent leur mitraillette en poursuivant leur victime dans l’obscurité.L’oeil électrique permet aux aveugles de lire des livres imprimés, et aux muets de parler à haute voix au moyen d’un clavier de machine à écrire; le re-gretlé docteur Osty Ta employé pour détecter la présence des “fantômes”, en de sensationnelles expériences qui n’ont jamais reçu de démenti.Enfin, il fut l’âme de la télévision et, sans lui, le cinéma sonore n’aurait jamais vu le jour.En vérité, le terme de “merveille” n’a rien d’exagéré.Prenons en main cette modeste bulle de verre.Voici un culot, deux bornes.Toute l’apparence d’une lampe électrique, mais, en réalité, tout le conlraire.Quand vous envoyez de l’électricité dans une lampe, elle vous éclaire; ici, vous fournissez de la lumière et vous recueillez aux bornes de l’électricité.Examinons de plus près notre bulle.Elle est tapissée intérieurement d’une couche d’un métal photo-sensible (potassium, rubidium, césium) laissant une fenêlre transparente; au centre de la sphère, une tige métallique.Quand un rayon lumineux pénètre par la fenêtre dans l’ampoule, il arrache au métal photo-sensible des “grains d’électricité” ou électrons qui viennent frapper la tige.L’oeil fonctionne alors comme une pile à lumière.capable de fournir du courant à l’extérieur.Dire que ce courant peut faire marcher le métro serait farder la vérité.Mais ce courant microscopique (quelques micro-ampères), rien ne nous empêche de l’amplifier à l’aide de ces précieuses lampes triodes qui sont Tftme des récepteurs de radio., Suffisamment renforcé, noire courant va traverser hit petit électro-aimant à palette mobile, ou relais, qui va actionner à son four d’énormes con-tacleurs: ainsi, un faible rayon de lumière tombant sur un oeil électrique déchaînera îoute la puis- étoile.non pas une étoile d’Hol-iou *acJ elf bandoulière, c était en lywood, mais bien un bel astre de la constellation du Bouvier, Arctu-rus.A eet effet, un oeil électrique fut placé à l’objectif de la grande lunette de Yerkes; quand un rayon d’Arcturus, à l’heure dite, vint tomber au foyer, l’oeil déclencha une cascade d’amplificateurs et de relais et toute l’exposition flamboya.Il est saisissant de songer que l’étoile Arcturus se trouve à une distance d’environ 40 années-lumière de notre demeure, en sorte que depuis quarante ans ce rayon cheminait dans l’espace à raison de 300,000 km.par seconde; plusieurs des ingénieurs qui procédèrent à l’installation n’étaient pas encore nés quand il prit son vol vers notre humble planète.L'oeil électrique à la guerre! Sujet passionnant, mais sur lequel quelque discrétion s’impose.On ne trahit toutefois aucun secret en disant que des barrages de rayons infrarouges, invisibles, surveillés par des yeux électriques, coupent les entrées de la ligne Maginot.Une cellule photo-électrique, judicieusement placée au créneau de tranchée, avertissait les soldats, en 1918, quand une tète inamicale se profilait au créneau d’en {ace.Les Allemands ont laissé, dans la forêt de Warndt, un curieux échantillon de leur savoir-faire.C’était une mitrailleuse reliée à un oeil électrique et qui se mit à tirer automatiquement dès qu’on s’approcha.De récentes réalisations, telles que le pétoscope américain de Fitzgerald, permettent d’envisager des gambadant qu’elle arpentait les \ trottoirs de la grande ville.Sa franche gaieté attirait autour d’elle plus d’une amie d’enfance.Une fois l’e-coie terminée, elle reprenait vile le chemin du foyer, an home qu’elle aimait, où elle était si choyée ! S’installant dans un coin de la salle à manger, sur sa chaise préférée, elle dépliait son sac, sortait livres et cahiers, sc berçant avec ardeur avant de se mettre au travail.Croquant alors à pl.ines dents une, deux, et même trois pommes successivement, elle commençait à faire ses devoirs.La pomme, c’était là son fruit favori.Ce n'était alors qu’un tout petit bout de femme et pourtant.elle avait déjà du goût!.Sa grande vivacité lui permettait de faire plusieurs choses à la fois: lire, tricoler, tout en croquant.On surprenait celle jeune écolière d caresser les petits, et même sur la rue, à aborder leurs mamans: "Ohl disait-elle un jour, je veux en avoir beaucoup autour de moi." Dieu l’avait entendue; son désir se réalisa, mais d’une autre manière.De ce petit coeur d’enfant, veritable foyer d’amour, Il fit jaillir de brillantes étincelles, fugitives sans doute, mais qui laissèrent dans sa vie un reflet d'amabilité, de douceur, qui devait se transformer en luttes spontanées.Sa mère, connaissant ses tendances généreuses, lui disait souvent.‘‘Toi, mon Yvette, lu battras le record!” En effet, en s’amusant un jour avec son cercle d’amies, elle se mit à songer: ‘‘Que ferai-je plus tard?Ces jouissances dont je suis si avide procurent-elles le vrai bon- Vente Spotlight EATON d’articles pour hommes En vente aussi à prix très spécioux vendredi: chemises, combinaisons, gilets et caleçon^! robes de chambre, vestes de sport, pyjamas, etc.Cravates “Arrow” et “Forsyth” Une avalanche de nouveaux dessins et coloris pour le printemps.Rayures, carreaux, motifs petits et grands.Nouvelles teintes de bleu, brun, rouge foncé, vert et gris.Doublure de laine.Spécial de la Vente Spotlight vendredi, chacune .44 ST.EATON CS MtftO PC MONTREAL mitrailleuses, des antitanks, des I Non, non, j en veux un autre projecteurs qui demeurent automa- Ç/.us grand.Vous m appelez, lt,on tiquement braqués sur un but mobile et canardent les piétons et les autos sur une route.L’avenir nous dira les possibilités de Toail électrique à la guerre et jusqu’à quel point ces robots de verre et d’acier peuvent seconder les combattants de chair et de sang.Les activités féminines RETRAITES FERMEES Il y aura au coi.-vent de Marie-Réparatrice.1025, OK’d Mont-Royal, Outremont, des retraites fermées aux dates suivantes: pour dames, du 25 au 28 février.Pour jeunœ flllef:, du 8 au 11 mars, du 11 au 14 mars et du 18 au 21 avrU.Pour institutrices, du 15 au 17 mars.AUX TROIS-RIVIERES Au couvent de Marie-Réparatrice.865 Saint-Charles, les Trots-Rlvieres, retraites pour Jeunes filles, du 23 au 26 février, du 23 février au 2 mars, du 8 au 11, du 12 au 15 et du 25 au 28 mars.Pour damee, du 4 au 7 mars.Pour fiancées, du 29 mars au 1er avril.Les bonnes recettes HARENGS FARCIS Prenez six harengs saurs, net-toyez-les et coupez-les en deux dans le sens de la longueur; mettez-Ies tremper deux heures dans du lait tiède.Pendant ce temps, préparez une farce en hachant fines herbes, échalotes, champignons et tes laitances; faites revenir le tout dans du beurre et salez; étendez cette farce sur les moitiés de hareng, roulez, ficelez et rangez dans un plat allant au four.Mettez sur les harengs des fines herbes et de la chapelure et arrosez d’un jus de citron.Gratinez dix minutes et servez brûlant.CANAPES D’ANCHOIS Dans un plat à gratin bien beurré, disposez des tranches fines de pain de mie.Mettez sur chaque tranche deux anchois bien lavés et débarrassés de leurs arêtes.Nappez les capapés d’anchois d’une bonne ) béchamel au fromage et mettez à i gratiner au four vif pendant dix à quinze minutes.BEIGNETS DE BANANES Prendre deux bananes, les couper chacune en cinq ou six mor-! ceaux, les mettre macérer avec un peu de sucre en poudre et, si possible, quelque goutles de kirsch.Faire une bonne pâle à frire, tremper les morceaux de bananes dedans et les mettre à frire.Dieu, je comprends maintenant que vous seul pouvez répondre, à mes besoins".D’une vojonle très ferme, elle quitta son foyer, ses parents, et partit pour le couvent.Sa santé capricieuse lutta sans cesse au prix de continuelles attentions, de soins minulieux.Cette belle âme de vingt ans comprenait déjà que la vie n’est que la préparation à notre éternité; qu’à cette vie, monnaie du ciel, chacun ne lient que par un fil.Ces mille petits riens sont indéfinis, toutes ces choses la firent réfléchir.Depuis ce temps, elle a beaucoup grandi.et douze années de plus ont passé sur sa tête.Son caractère de belle humeur reste toujours égal, quoi qu’il advienne.Son sourire reflète la candeur de son âme; scs sentiments pour le prochain sont sympathiques et bienveillants; ses altitudes pour l'enfance sont celles d’un coeur qui sait se faire aimer.Elle se donne lout entière à l’enseignement; ses loisirs, ses aelivités et toutes ses énergies sont déployées pour la cause de Dieu.Comme Marie, elle a su choisir la meilleure part en embrassant la croix.O vous, soeur que j’estime, vous, Epouse du Christ, qui vous fit un coeur si grand, soyez bénie! Que ce divin Epoux se réserve d Lui seul le soin de le combler! MAMAN FAUVETTE Ce 13 février Nouvelle adresse de l'Aide aux enfants infirmes L’Aide aux enfants infirmes (anciennement à l’Institut Nazareth, 4555, Chemin Reine-Marie), vient de transférer son siège social aux “Buissonnets”, 135, rue Sainte-Catherine ouast.Le nouveau numéro de téléphone est: H Arbour 1786.Rapport annuel des oeuvres de N.-D.de la Merci Le conseil d’administration des Oeuvres de Notre-Dame de la Merci (et principalement de l’hôpital N.-I).de la Merci) vient de publier son rapport annuel pour Tannée se terminant le 31 décembre 1939.Ce rapport révèle que l’hôpital proprement dit a donné 169,076 journées d’hospitalisation au cours de l’année.ï;r \T octobre dernier, après nombre de démarches, de discus- sions et d’assemblées, et avec l’approbation des autorités diocésaines, le conseil d’administration décidait de construire deux ailes additionnelles au présent hôpital du boulevard Gouin.Les travaux commençaient le 4 novembre dernier.Cette construction est devenue nécessaire à cause de l’augmentation croissante du nombre des incurables.Au cours de 1939 la classe des hospitalisés dite “classe des convalescents” a été transférée a la Maison Saint-Jean-Baptiste, rue Boyer, organisée à cet effet en hôpital de convalescence et approuvée comme telle par le ministre provincial de la santé.Le Noviciat et le Juvénat de TOr-dre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu annoncent, eux aussi, des progrès constants.La Maison fgnace-Bourget continue son oeuvre de bienfaisance pour les délaissés, les sans-famille, grâce à l’encouragement substantiel de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises.La.revue officielle des oeuvres de N.-D.de la Merci, Im Voix delà Charité, peut maintenant faire ses frais, grâce à la générosité des abonnés et annonceurs de plus en plus nombreux.Pour une "Province canadienne" Déjà en mars 1939, les différentes maisons canadiennes de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu ont été érigées en délégation générale en prévision de l’établissement d’une “Province canadienne” sous la vocable de “Notre-Dame-de-la-Merci”.Dans son rapport annuel, le conseil d’administration remercie spécialement tout le personnel, médical ou autre, de ses différentes oeuvres, les dames patron nesses, les bienfaiteurs, les journaux, etc.VIENT DE PARAITRE "VITRAI L" j PAR CECÎLlTCHABOT La noble et vigoureuse personnalité de Cécile Chabot, l’auteur d’un nouveau recueil de poèmes intitulé Vitrail (nouvelle édition populaire), éveille chez les amants de la poésie, des résonances à la fois émues et viriles.Ses vers révèlent une pureté simple et un souci peu commun des règles de la poésie, sans toutefois sacrifier la beauté de l’image.Son verbe atteint un mouvement d’ensemble qui ne laisse aucun doute sur son don poétique.Elle chante, avec une souplesse charmante et un sentiment très délicat, des choses du coeur autant que de la nature.Mais si habile qiTclle soit aux jeux des rythmes et ne la prosodie, Mlle Chabot ne limite pas là sbn activité: elle a tenu à illustrer elle-même ses premiers poèmes d’une façon vraiment remarquable, comme on pourra en juger, ce qui achève de nous révéler en elle la vigueur et la noblesse de sa personnalité.Pour cette poétesse, l’amour c’est la chanson de la nature, c’est tout ce qui entoure la vie, c’est la vie elle-même.Chacune de ses poésies est un hymne vibrant au sol, aux arbres, à la mer, aux lacs mêmes, qu’elle anime pour nous les faire adorer.JPitrail est en vente au prix de 81 au Service de Librairie du Devoir.Comment rendre l'argent au peuple?Par le R.P.Thomas-M.LAMARCHE, O.P.3 volumes, (nrès de 700 pages) PRIX 81.50; PAR LA POSTE.*1.65 “.Nul lecteur impartial qui aura assimilé la démonstration logique de celte étude, ne pourra échapper à la force probante de ses triomphantes conclusions.” George-Herman DERBY, S.T.R., Ph.D.LL.D.K.O.S.G.En vente au Service de î.ibrairie du Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.Le Yogourt corrige CONSTIPATION et TROUBLES DIGESTIFS Dis la haul* antiquité, le yogourt était connu pour son action bienfaisante sur l'organisme.Ct produit lacté naturel corriga las troubles digestifs, lu constipation tenace et purifia la eang.D'éminante médecins recommandent la Yogourt du Deiiele, richa an vitamines A.D, at (.Faites-en l'etcoi- Efficace à tout âge, ton usage quotidien ateure eanté at longévité.Téléphones : AM h ers t 0434 * i f| 3 pots 251 • livrés à domicile ; ¦ mmmm Y a-t-il un CONNAISSEUR dans la famille?Si lb rRoMériB n’est pour vous que du fromage, rien de plus, nous ne vous tenterons pas.Mais si vous décide* de goûter au Richkubu vous découvrires une saveur que vous ignories jusqu’ici.Serves-en à tout amateur de fromage fin qui s’asseoit à votre table et attende* sa réaction! La saveur exquise, douce et agréable du HrctuarEU vous vaudra les éloges qui se décernent rarement.Vous pouve* en manger autant que le coeur vous en dit, car le IttcHELisn est facilement digestible et bon pour la santé! C’est un fromage naturel du Québec, fabriqué avec du lait de choix, riche et pur.Ni refait, ni cuisiné, ni mélangé! Kégalex-en votre famille et vos invités.Commande* du fromage Richbued che* votre épicier dès aujourd’hui—en paquets commodes de 45 sous.'âtnOefC HICHELIEU 4,———?Feuilleton du "Devoir L’OFFRANDE par Madame Charles Péronnet 26.(Suite) —Je ne puis supporter que vous vous fatiguiez ainsi; les domestiques qui gardent mon logis prendront soin de vous.Julie vous servira de femme de chambre et vous accompagnera à Fcrvaqucs dès demain.C’était leur première séparation, clle avait lieu dans des circonstances si cruelles qu’elle coûta bien des larmes à la icunc femme.La pensée de rejoindre son mari après une nuit de repos put seule la consoler ; de le laisser partir sans elle.EIJc tenait tant à le soutenir dans le grand chagrin qu'on pouvait redou- Toutefois il était dit que la mère douloureuse serait privée Jusqu’à la fin de toute joie: elle s’éteignit dans les bras de son fils peu d’heures après son arrivée.En l'annonçant à sa femme, Bruno lui interdisait un voyage devenu inutile et qui eût été pour elle la source de cruelles émotions.Pauvre Annie! clle trouvait bien dur de se voir séparée de tous les siens.Ses parents étaient installés à Cannes où M.Caitau s’intéressait à ses nouvelles occupations.Un mot de leur fille eût fait accourir sa mère, toutefois elle fut assez raisonnable pour ne pas écrire, redou-lant pour son père le solitude dans un pays nouveau.L’absence de Bruno ne serait pas de longue durée, d’ailleurs.Chaque jour il annonçait son retour et chaque jour, hélas! il le différait, pris malgré lui, écrivait-il, dans le terrible engrenage des affaires à régler.Fort braves gens, Julie et Prosper se montraient empressés à servir leur jeune maîtresse et celle-ci avait trop l’habitude de s’oublier pour ne pas prendre son abandon en patience.Un joyeux espoir la soutenait, du reste, lui faisant entrevoir dans un avenir encore lointain le couronnement de leur bonheur.Au lieu de la lettre Journalière qu’Annie attendait, ce fut Bruno qui apparut un soir.Elle poussa un cri en se jetant dans ses bras.—Vous venez me chercher, n’est-ce pas?—Hélas! non, ma pauvre chérie, tout est en désarroi là-bas, et vous y seriez infiniment moins bien qu'icl.—Je suis bien où vous êtes, répondit-elle, déçue et les yeux pleins de larmes, Mais déjà la Jeune femme se reprochait son manque de sympathie.Quel besoin devait avoir son mari de parler de la chère disparue, de lui transmettre, peut-être un message suprême.A sa profonde surprise, Bruno sembla d’abord éviter de revenir sur ces scènes de deuil et fut avare de détails.Il était pâle, abattu et plus faligué sans doute qu’il n'en voulait convenir.La pauvre Annie avait le coeur bien gros.—Mais vous me revenez, je pense?—Pas encore, et par intermittences seulement Ma pauvre maman m'a laissé beaucoup d’ouvrage sur les bras ct Je voudrais l’avancer, sinon le terminer avant de quitter Fervaques.Combien vous m'avez manqué, rnoir amie, ct combien vous me manquez encore.Votre ce coup.Je crois que ma présence a coup.Je crois que ma présence a adouci pour ma mère le terrible passage, Elle est morte saintement, abandonnant à son Créateur ceux qu'elle laissait.Elle vous a bénie, chère Annie, et la pensée de noire pcUt enfant a été sa dernière Joie.Puis il n’en parla plus et la jeune femme comprit qu’il ne pouvait encore arrêter son esprit à des adieux si déchirants.Elle s’efforça de l’occuper, de le distraire durant la courte semaine qu’il passa à Paris, aidée en cette tâche par les amis qui s’empressaient autour d’eux.Dès lors, Bruno s’absenta souvent, promet hint toujours â Annie que ce ne serait pas pour longtemps.Quelle hôte elle avait de reprendre leur bonne intimité, cette vie occupée et utile qui leur faisait toujours paraître les heures trop courtes! Faut-il le dire?un secret pressentiment l’avertissait que, du fait de son mari, un changement allait se produire dans leur existence.Jadis elle partageait ses préoccupations, scs projets; à présent, il semblait désireux de les lui dérober et supportait presque impatiemment qu’elle s’en informât.C’était à croire que celle courte séparation avait élevé un mur entre eux, que l'échange constant de pensées et d'impressions qui faisait sa joie ne subsisterait plus.Toutefois Annie mit tous ses soins à chasser ces idées morbides et sc promit de ne pas importuner Bruno par une trop grande sollicitude.M.de Livet était parti du matin quand Mathilde Berville se fit annoncer.De passage à Paris, elle n’aurait pu sc priver de surprendre sa jeune amie dans sa nouvelle dignité.— Quoi! déjà veuve, petite Ariane abandonnée, je n’espérais pas, je l’avoue, la faveur d’un tête-à-tête.— Mon mari est pris par mille soucis, mille affaires aussi.Vous avez apnris quel grand deuil nous a frappés.Il doit sc rendre souvent à Fervaques, d’où un veuvage, comme vous dites, qui nie pèse, fort, je vous Tavouc.— Bahl il faut vous faire une raison et penser, pour vous consoler, que la mort de votre pauvre belle-mère vous enrichit singulièrement.Vous n’nvez pas l'air de vous en douter?Non, certes, Annie ne s'en doutait pas; elle poussa un cri de protestation : — Oh! ne mêlons pas l'argent à tout, Math, Je vous en supplie.— Mais il en faut, chère amie! On a beau vouloir le méoriser, il en faut de plus en plus par le temps qui court.Savez-vous ce que j’ai fait, moi qui vous parte?— Nullement.— Eh bien! ma chère, j’ai sauté le grand pas et franchi délibérément la ligne qui sépare le vrai monde.de l’autre.— Que voulez-vous dire?— Tout simplement que je suis liée maintenant avec ceux qu’on nommait autrefois des parvenus et qu'on appelle à présent des nouveaux riches.Ce sont des gens charmants, non exempts de morgue, par exemple, si l’on ne sait du premier coup les remettre à leur place.Us ne s’entendent pas encore bien à faire voltiger les billets qui leur ont coûté parfois si peu à gagner, et c’est délicieux de le leur apprendre.(A suivre) O* Intimai o#t imprimé au no 430 nw Nou-f-Dam* ait.a Montréal, oat l'Imprl-mari» Pomuairt (S rMomiMbUtté Umliétl.édiuioa-omonetalré — Oéorfoa FoUétMi, T-"’"' / LE DEVOIE, MONTREAL, JEUDI 22 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 44 L'ELECTION DU 2Ô MARS j Le 19 septembre, connaissant 1 mieux leurs plans, nous étions en ; mesure d’annoncer un programme ' d’action plus élaboré.Nous avions alors appris qu’il fallait aux trou-I pes de terre des techniciens^ des de ces renseignements, nous« avons décidé de nous consacrer surtout “Il est parfaitement vrai que nous n’avons pas, en temps de paix, établi de budget de guerre” (m.King) , , .à faire la traversée dès qu’on en au- RÎDOSte à M.Manion - Préparation pour la defense nationale et preparation rait besoin.Le même jour.Je Gou- r i .• r vernement décida d’organiser une pour la participation active- Nous n avons pas, en temps ae paix, eraoii | deuxième division.Afin de consa- de budget de guerre — Nos dépenses militaires du temps de paix visaient exclusivement la défense du territoire — En trois semaines — Le programme impérial d'aviation — Sept millions et demi de contrats d'aviation en quatre mois médecins et des Ingénieurs.Forts j aient d’aviateurs.Le recrutement millions et demi de dollars en con-1 notre défense et à notre préparation trats visant à la construction d’ou-jen vue de la guerre.Nous sommes vrages et d’édifices destinés à l’a- j tout à fait en mesure de faire face viation royale canadienne, et qui I aux exigences qui, en d’autres pays, serviront pour la plus grande part]ont dépassé la capacité des moyens à l’exécution du projet d’entraine- de transport.du personnel des écoles va bon train, ainsi que la préparation des Nous pouvons appliquer les mê- ¦ mes réflexions à notre aviation ci- vile.Nous n’aurions pu faire de dépense plus judicieuse, du point de vue de la préparatior relionaîe, que celle que nous avons consacrée aux lignes aériennes Trans-Canada.Permetter-moi de vous rappeler, en ( Suite à la page sept) j crer nos énergies à répondre aux I besoins des forces alliées de la ma-j nière qu’on nous avait indiquée, le i recrutement d’ordre général fut remis à plus tard.L'UNITE NATIONALE ET L'EFFORT DE GUERRE SONT INSEPARABLES Texte français du discours de M.Mackenzie King, hier soir M.King a parlé hier soir à la radio.Voici la traduction française de son discours lue aux postes du réseau français de Radio-Canada.Le défi de M.Manion “Depuis que je vous al parlé il y a quelque temps, le chef de l’opposition vous a ausis adressé la parole à la radio.Vendredi soir, le docteur Âfanion a exprimé l’avis que le tii présent gouvernement ne mérite m£me j)as {i’exî.stence distincte en plus votre confiance; il a fait por- jemps ,je cuerre.11 en va tout aliter ses critiques surtout sur 1 effort de guerre réalisé par le Gouvernement.Voici ses propres paroles: historiens militaires et les spécialistes actuels conviennent que les méthodes stratégiques de la dernière guerre entraînaient un lamentable gaspillage de biens et de vies humaines.En 1914 nous n’avions pas d’aviation en propre, bien que le tableau d’honneur de la Koyal Air Force doive perpétuer à jamais les noms de milliers de jeunes Canadiens.Notre marine était bien peu considérable en 1914.Elle n’avait “Le Canada se voit en face d une.crise sérieuse.Le gouvernement King est responsable de notre manque de préparation et de la faiblesse de notre effort de guerre.Par conséquent, tous ceux qui aiment notre patrie ont le devoir de s’unir en vue de la défaite de ce regime.“Ces paroles sont nettes.Le Dr Manion désire la défaite du_ présent gouvernement.Il a spécifié l’enjeu de la lutte tel qu’il l’envisage.Cet enjeu, à son avis, c’est l’oeuvre de guerre du gouvernement.Je sms tout disposé à retever le défi.Il a spécifié la question à débattre.Je me propose maintenant d’aborder cette question.“Dans l’exposé que je vais vous présenter je me propose d’appuyer sur les faits importants dont l’énumération va suivre et j’espère que vous les garderez en mémoire.Nous n’avions, mes collègues et moi-même, rien négligé pour que guerre, si elle éclatait, trouvât le Canada aussi bien préparé que pouvait l’être un pays pacifique.Lorsque le conflit devint imminent, nous avons pris toutes les mesures voulues pour préparer les forces de notre défense au service actif.Quand la guerre apparut inévitable, le parlement fut aussitôt convoqué, et le Canada vint immédiatement se ranger aux côté des Alliés de par la volonté des Chambres.Préalablement à la décision du parlement, nous nous étions mis en consultation directe et quotidienne avec la Grande-Bretagne.Nous avons depuis Irement, à l’heure actuelle.La ma rine royale canadienne et le corps d’aviation royal canadien constituent aujourd’hui des services séparés.Ce sont des éléments essentiels de la défense du Canada, et, en outre, des anneaux importants de cette chaîne ininterrompue que forme la puissance des Alliés.L'armée expéditionnaire “Aujourd’hui, nous avons déjà organisé une armée expéditionnaire.Trois contingents ont traversé heureusement l’Atlantique.Les hommes qui les composent devaient remplir les plus strictes conditions, du point de vue de la santé, et ils ont dû subir un entraînement très sévère.La première division achève sa formation en Angleterre.L’instruction de la seconde avance rapidement, au Canada.Quand ces soldats devront affronter l’ennemi, on constatera que, quant à leur état physique et à leur .moral, ils sont les égaux de leurs pères et devanciers qui ont fait du Canada une dation sur les champs de bata.lle des Flandres.Ils seront mieux équipés que leurs camarades de la dernière guerre.“Mais, vous ne l’ignorez pas, le principal théâtre de la guerre n a pas été, jusqu’ici, sur terre, mais plutôt sur mec et dans les airs.En ces deux éléments, la force, l'habileté et, dirai-je, la brutalité de 1 ennemi se sont unies en un vain et-fort pour semer la terreur^ dans le coeur des Anglais et des français.La stratégie n'est pas, aujourd hiu, ce qu’elle était hier et celle de de main différera peut-être de ccl c le le fondement même de notre libre association et de toute collaboration au sein de l’Empire.Ainsi l’a reconnu chaque conférence impériale tenue depuis 1923.“La sécurité du Canada est bien plus menacée maintenant qu’en 1914.A l’est, sur l’Atlantique, nous affrontons un état de guerre.A l’ouest, sur le Pacifique, nous sommes en face du doute et de l’incertitude.Nous devons sans cesse songer à la possibilité d’attaques par les airs, qui pourraient partir de nombreux points de l’horizon, et, par mer, sur l’une ou l’autre de nos côtes.Nos défenses eussent-elles été négligées, l’apport que nous pouvons ou que nous pourrions fournir en dehors du Canada serait grandement affaibli et risquerait fort d’être réduit à néant.Ne perdez jamais de vue cette vente.Préparation Marine et aviation La Marine canadienne patrouillait déjà nos eaux territoriales de même que celles de Terre-Neuve et des Antilles.Elle participait au convoyage des navires, au dragage de mines et à la défense anti-sous-marine.Nous procédâmes sans retard à la construction de vaisseaux anti-sous-marins et de dragueurs de mines.Nous autorisions un plan très élaboré d’entrainement aérien au Canada en vue de fournir des pilotes et des aviateurs en nombre croissant.Voilà ce qui était projeté et accompli moins de trois semaines après l’ouverture des hostilités, à la suite de consultations avec les autorités britanniques et de concert avec elles.Est-ce là, dites-moi, manque de préparation?A vous de répondre.Programme impérial d'aviation - -, .,.d’aujourd’hui.On le saura avec continué ces échanges de vues afin temps.Jusqu’à présent, tout en d’arrêter et de compléter un pro- nous assurant que la venue de l’ar- gramme de collaboration énergique prompte et efficace.Nous avions assuré au pays la sécurité de ses moyens de défense.Nous pouvions donc apporter à la cause alliée une eide immédiate et précieuse.Nous pouvions donc mobiliser la ferme et l’usine, nos hommes et notre argent, pour les mettre au service de la Grande-Bretagne et de la France.Notre prévoyance a rendu possible le développement constant de notre effort national.Elle a permis, depuis lors jusqu’à maintenant, et permettra dans l’avenir, d’assurer l’effort maximum avec le minimum de dépenses.Secret d'Etat "Je ne saurais révéler le détail des plans arrêtés par les Alliés à cause de motifs que vous comprenez facilement.J’aimerais bien a vous renseigner, mais je n’ai aucunement l’intention de communiquer ces données à l’ennemi.Qu’il me suffise de vous affirmer que la plus complète et constante collaboration existe entre nos Alliés et nous.“Durant la dernière guerre, la participation du Canada a résidé surtout dans l’envoi de formations d’infanterie en France.C’est ce que les Alliés demandaient alors au Canada.Tout notre effort militaire tendait vers ce but.La bravoure de nos troupes constituait pour le Canada tm sujet de fierté; pour la Grande-Bretagne et la France, une source de réconfort et pour 1 ennemi, un motif de confusion.Mais les niée canadienne de terre sera reçue avec autant de cordialité, on nous a priés de consacrer tout spécialement nos efforts au perfectionnement de notre marine et de notre aviation et au rendement de nos industries.Vous conviendrez, je pense, que, jusqi/ici, la conduite de la guerre a démontré avec quelle prévoyance ont été établis les plans des Alliés.Différences avec 1914 “Est-il besoin de vous rappeler dans quelle mesure les circonstances de la présente guerre diffèrent de ce qu’on a vu en 1914?Les mè-Ihodes militaires, non moins que les armes, sont neuves et l’aspect stratégique des champs de bataille n’est plus du tout le même.Aujourd’hui, l’Allemagne ne se bat que sur un front.Ni la Russie, ni l’Italie, ni le Japon ne sont nos alliés.Durant les premières années de la dernière guerre, nous ne comptions que sur les navires anglais pour la protection de notre littoral de 1 Est et des eaux du Golfe.Les diplomates avaient rendu notre océan occidental vraiment Pacifique.Notre statut national même a changé.Ee Canada étant devenu nation aux yeux du monde, nous possédons les avantages mais aussi les obligations que cet état comporte.Ea première de ces obligations est celle de notre propre sécurité.Chaque membre du Commonwealth tir i tan-nique a le devoir primordial «l’organiser sa propre défense.Tel est “Le chef de l’opposition accuse le Gouvernement de “im.nque de préparation”.Manque de préparation à quoi?Entend-il le manque de préparation aux fins de la défense nationale, ou bien le manque de préparation, de la part du Canada, en temps de paix, à la participation active à une guerre européenne?S’il entend le manque de préparation aux fins de la défense nationale, ses accusations sont fausses.S’il veut parler du manque de préparation, de la part du Canada, en temps de paix, à la participation active à une guerre européenne, dans son vif désir de condamner le gouvernement, il oublie les faits et se condamne lui-même.En temps de paix, il n’a ja mais prôné la préparation à une guerre européenne.Le gouvernement n’a jamais prôné, non plus, la préparation à une guerre européenne.De fait, on convenait généralement, aussi bien au Canada qu’en Grande-Bretagne, qu’en toute probabilité on ne reverrait pas de corps expéditionnaire du Canada participer à une guerre européenne.“Aujourd’hui, le docteur Manion se garde bien d établir la distinction entre la préparation en temps de paix aux fins de la défense nationale d’une part et, de l’autre, la préparation en temps de paix a l’envoi de troupes outre-mer.Au mois de mars dernier, toutefois, lors de la session régulière du parlement, il se rendait compte de cette différence; il s‘en rendit compte de mars 1939 à septembre 1939 alors que le parlement se réunit en session de guerre; il s’en rendit compte jusqu’à ce qu’un corps expéditionnaire fût déjà en route sur l’Atlantique.11 a gardé le silence en temps de paix, sachant, comme le sait chacun de mes auditeurs, que ni le parlement ni la nation n'eut supporté, en temps de paix, des dépensés destinées à préparer la participation active du Canada à une guerre européenne.“Il est parfaitement vrai que nous n’avons pas, en temps de paix, établi de budgets de guerre.L’eus-sions-nous fait, nos projets n’auraient pas reçu l’appui du parlement.Aux yeux du gouvernement actuel qui a toujours exprimé sa pensée bien nettement à cet égard, la préparation du temps de paix a toujours résidé dans les préparatifs en vue de faire face aux atla-ques possibles contre le Canada en cas de guerre.Le gouvernement a répété à maintes reprises au parlement que nos dépenses militaires du temps de paix visaient exclusivement la défense du territoire.“Je me propose maintenant de vous indiquer, en termes aussi simples que possible, les points saillants de l’oeuvre de guerre du gouvernement.jau recrutement des catégories instructeurs.Au printemps, les cen-! d’hommes dont le*besoin se faisait| très d’entraînement seront prêts à sentir de façon urgente et toute ; recevoir les élèves, particulière.Nous avions déjà coin-1 j mencé à organiser et à entraîner ! Les deux divisions I une division qui devait être prêta | " ‘ J’ai déjà parié du débarquement en Angleterre, le 17 décembre, du premier contingent de la première division dont se compose l’armée active du Canada.Ce contingent était accompagné du commandant, le major-général A.-G.-L.McNaugh-ton, nommé à ce poste le 6 octobre.Le deuxième contingent débarquait les deux derniers jours de l’année passée.Le troisième contingent étant arrivée là-bas dernièrement, il se trouve maintenant une division complète de l’armée canadienne et des formations auxiliaires franchissant les derniers stages de l’entrainement en Angleterre.Ces trois contingents ont fait la tra-versée en toute sécurité et en conformité absolue du plan préparé plusieurs mois à l’avance.Tous nos soldats, quand ils ont quitté le Canada, possédaient tout ce qu’il leur fallait en fait d’habillement et d’équipement.Dans l’intervalle, la formation de la deuxième division se poursuit avec rapidité et il a été décidé de l’envoyer outre-mer en temps opportun.Une escadrille de coopération a aussi terminé son entraînement au pays.Elle rejoindre bientôt la première division.Une seconde escadrille du même genre s’entraîne en vue de la coopération avec | la deuxième division.La marine a été appelée Tarme silencieuse.Il est impossible de rendre compte en détail de ses agissements.Je puis toutefois indiquer que nous lui avons ajouté sans cesse et des hommes et des qnités.Depuis le début de l’année, on a donné des commandes en vue du plus grand programme de construction navale jamais entrepris au Canada.Les puissances alliées ont décerné à notre marine les éloges les plus flatteurs pour la part qu’elle a prise à la besogne essentielle du convoyage des navires marchands sur les foutes de l’Atlantique-nord, artère vitale de l’Angleterre et de la France.Moins d’un mois après la déclaration de la guerre, la conquête rapide de la Pologne avait démontré l’importance décisive d’une force aérienne de tout premier ordre.La signification de cette conquête et les moyens grâce auxquels elle avait été effectuée ne furent pas sans avoir d’immédiates répercussions.Puisque les Allemands croyaient pouvoir gagner la guerre par leur armée de l’air, les Alliés résolurent non seulement de s’assurer la supériorité dans les airs, mais de te faire savoir à l’ennemi 1e plus tôt et le plus clairement possible.Cette volonté bien arrêtée trouva son expression dans la proposition si hardiment novatrice d’un gigantesque plan conjoint d’entraînement d’aviateurs.Le 2fi septembre te gouvernement britannique en faisait part aux autres gouvernements du Commonwealth.L’envergure et tes possibilités de l’entreprise enflammèrent l’imagination de tous.Quel-ques mois avant 1e début de la guerre, nous avions déjà conclu un accord avec l’Angleterre comportant l’instruction supérieure d’un nombre déterminé de pilotes britanniques dans les écoles d’entraînement de notre aviation militaire.Ce fait, joint aux avantages géographiques de notre pays, désignait te Canada comme ie centre logique de cette vaste entreprise.Nous avons accepté le principe de la proposition sans hésitation et sans réserve.Il en fut de même pour la Nouvelle-Zélande et l’Australie.Le 10 octobre, j’étais en mesure d’annoncer que le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande enverraient des missions à Ottawa en vue d’arrêter les détails complexes, d’ordre technique et financier, du plan d’entraînement.La mission britannique, la mission australienne et la mission néo-zélandaise arrivèrent en temps et lieu.Le 27 novembre, nous avions trouvé une base d’entente.Il restait à obtenir l’assentiment des gouvernements de l’Angleterre, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Le 17 décembre, je vous donnais, à la radio, un aperçu du plan accepté par les quatre gouvernements ce jour-là même.Tenant compte du facteur temps et du facteur distance, je tous demande si la signature de cette entente rfe témoigne pas hautement de la vigueur et de l’efficacité de nos actes.LA BONNE CHANSON “Un foyer où l’on chante est un foyer heureux" Personne n'est obligé d'acheter un album de LA BONNE CHANSON, mais ceux qui aiment à chanter peuvent difficilement s'en passer.La collection de LA BONNE CHANSON comprend actuellement 100 chansons différentes et la "Série des Jeunes" (paroles et mélodies).Toutes ces chansons sont choisies avec soin parmi les plus belles du répertoire canadien-français.Une artiste de chez nous a illustré le titre de chaque chanson.$1.00 chacun lieu de $1.50 chacun) $1.50 chacun lieu de $2.00 chacun) Album relié de 50 chansons (2 albums: 1 à 50 (au 51 à 100 Album relié, couverture simili-cuir (2 albums: 1 à 50 (au 51 à 100 "Série des Jeunes", album broché album relié.Ajouter 10 sous pour frais de port dans chaque cas.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS Nos effectifs ^ Aujourd’hui, 70,(MH) hommes sont dans les rangs de l’armé-e active du Canada; le co^ps d’aviation royal canadien en cômpte plus de 9,000; la marine royale canadienne et la réserve des volontaires de la marine rovale canadienne, plus de 6,000.De jeunes Canadiens, par dizaines de mille, hausseront ces chiffres à mesure que progressera l’application du plan d’entraînement d’aviateurs et que se poursuivra 1e recrutement des autres armées.L’oeuvre réalisée par le Canada depuis le début de la guerre, sur mer, sur terre et dans tes airs, peut à bon droit nous inspirer une légitime fierté nationale.Front intérieur M.LAB&tCQUE.Qlloux.I,C PAPlMtAU—_____J.C.«if iH-rux-atomfcTxv I MGEN i EU JL/*: COM.ZE.il.LE/ iHGttfiClft/ AX'OC&Z 0 out/T.KUt SVJACÇMIS-MONTRÎAl PLATtAU 5451-545Z t- Eolrlg- TH£MU COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIC Tél.HArbeur 5990 ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous invitons les Communautés Religieuses ii se nrévalolr de nos services nartleullers.441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2ÎSS-23M LoRUE & TRUDEL Comptable* V ireé» — Chartered Accountant.J.-Arthur LaRue, C.A, Maunoe Chortrê, C.A.A.-Emil* Beauvais, C.A.laan-Paui Oauthiar, C.A.Maunoe BoulSnaer, C.A Jaoquea LaRue, C.A.Lionel Roussin, C.A.Luoîen-P.Bélair, O.A.Dollard Huot, C.A.Paul-E.Brunet.C.A.R.-A.Rondeau.C.A.Montréal — Quiber DACTYLOGRAPHES AVOCATS Rôle du Canada Cherchez-vous un imprimeur?adressez-vous a L’Imprimerie Populaire, Limitée éditrice du journal LE DEVOIR qui exécutera avec art et |j| rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie CARTES DE VISITE Travaux de Ville Menus — Têtes de lettres Faire - part — Factures Prospectus — Programmes LIVRES-AFF ICHES Catalogues- Brochures Périodiques — Journaux VOYEZ-NOUS OU TELEPHONEZ - NOTRE REPRESENTANT PASSERA CHEZ VOUS.430, Notra-Doma est, 1 MONTREAL I AT4M»Immi BEUii Evénements de septembre “Nous convoquions le parlement te 1er septembre 1939.L’Anglelcr-re déclarait la guerre te 3 septembre.Le 1er septembre, j'annonçais que.ndvenant te cas où la Grande-Bretagne déclarerait la guerre le gouvernement conseillerait au parlement de lui accorder l’appui du Canada.Nous n’avons jamais doute que le parlement n'approuvàt notre façon de voir.En conséquence, ainsi que je l’ai déjà dit, nous avons immédiatement entamé des échanges de vues avec te gouvernement anglais afin de poser sans retard les fondements d’une action conjointe.Nous en sommes venus rapi-i dement à une entente quant aux « mesures à prendre sur-le-champ.Je i tes ai énumérées au parlement, le S septembre.Le gouvernement anglais nous apprit que notre aide ne pouvait revêtir «te forme plus utile que celte de la participation à la défense navale el aérienne «le Terre-Neuve, du Labrador, des iles françaises du golfe Saint Laurent, ainsi que «tes Antilles anglaises el françaises.Nous n’avons aucunement tardé à fournir une telle aide.Le gouvernement anglais tenait par ailleurs à nous bien faire saisir l'Importance qu’il y avait à accroître l’entrainement des aviateurs, cl ainsi notre armement naval et aerien, ainsi qu'a envoyer outre-mer te plus tôt possible «tes aviateurs et des machinistes spécialisés.Nous nous sommes rendus à ce désir sans retard.Dans l’intervalle, nous poursuivions, de jour en jour, nos consul Le Canada a assumé la part la plus importante de ce projet vraiment extraordinaire.Vous savez déjà ce que ce plan d’entraînement d’aviateurs peut valoir à la cause alliée.En faisant connaître la proposition le 10 octobre, je signalai l’opinion exnrimée par le gouvernement du Royaume-Uni, que, grâce aux moyens dont dispose 1e Canada, cette communauté d’efforts pourrait bien s’avérer d’un caractère essentiel et décisif.Peu de temps après la signature de l'entente, 1e gouvernement britannique nous fil savoir une fois encore qu’à son avis te plan d'entrainement d’aviateurs contribuerait plus au triomnhe final que toute autre forme d’aide militaire que le Canada pourrait fournir.Le gouvernement britannique nous informa en outre qu’il accueillerait avec non moins de satisfaction les troupes canadiennes te plus tôt possible sur le théâtre «tes hostilités.Vous savez que ee voeu a été promptement exaucé et que les Anglais eurent bientôt après l'occasion de saluer nos troupes chez eux.Le jour même où je vous annonçais la signature de l'entente relative au plan d’entraînement, le premier contingent de la première division de l’armée active du Canada débarquait sur te sol du Royaume-Uni.Sans attendre la conclusion de l'accord, nous nous sommes atla-qués à la réalisation du programme définitivement arrêté.Dès avant la signature «le l’accord, te terrain avait été préparé et la besogne était bien en train.Chaque jour, depuis, a tâche s’est poursuivie avec vigueur cl rapidité.Environ 40 aéroports complets étaient disponible» par suite du développement de l'n-viation civile et 40 nouveaux aéroport» sont aménagés de l'Atlantique au Pacifique.Los fabricants du Canada, do l'Angleterre et des Etats-Unis procèdent activement à la livraison des appareil».Nous recevons, d'autre part, tes avions destinés à la formation supérieure des! aviateurs que le ministère anglais | de l’Air doit fournir.Les usine» du Canada et «le» Etats-Unis ont reçu la commande de centaines d’autres appareils.Contrats pour l'oviotion Du début de la guerre à la fin de Je désire maintenant vous entretenir brièvement de certaines dispositions prises à l’égard de ce cju’on appelle te front intérieur, parce que, à cet aspect de la besogne de guerre, collaborent chaque mineur, chaque cultivateur, chaque pêcheur, chaque bûcheron, chaque travailleur du Canada en somme.Point n‘est besoin de rappeler que l’expédition d’approvisionnements de toutes sortes est essentiel au succès des puissances alliées.Notre tâche au pays est dirigée de façon à se conformer à un plan d’ensemble.A cet égard celles-ci nous ont indiqué leurs besoins.A cet égard, également, nous avons fait te nécessaire pour leur fournir ce qu’il leur fallait.Elle fait tout autant partie des projets des Alliés et elle a tout autant d’importance j que notre participation en hommes j à la constitution des armées.Les étrangers en visite chez nous s’émerveillent souvent de l’immensité de notre territoire.Les orateurs se délectent à rémunération de nos vastes ressources naturelles.On nous rebat tellement tes oreilles «te l’immensité de notre territoire et de nos vastes ressources naturelles, qu’elles finissent par nous laisser indifférents.Aujourd’hui, cette même immensité, ces mêmes ressources constituent un réservoir de force durable à la disposition des Alliés.Le Canada, en effet, demeure, pour l’Europe, la source la plus rapprochée et la plus sûre des denrées sans lesquelles aucune nation ne saurait soutenir une guerre avec succès.Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec Anatole Vanter.C.R.au* Vanler.C.R Vanicr & Vanier AVOCATS ST ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour ZM1 BREVETS D'INVENTIONS DACTYLOGRAPHES Machines à additionner — TOUTES MARQUES — Neufs et reconstruits.Aux personnes hors de la ville nous enverrons, sur demande, notre liste de prix gratis.Typewriter & Appliance Co.750, RUE ST-PIERRE LA.9237 (Entre les mes Craig et St-Jaequw) ROYAL, REMINGTON UNDERWOOD Silencieux, régulier et portatif Machines à additionner.Service.N.MARTS N EAU & FILS 1019.rue BLEURY BE.231S ENCADREURS m 'ALBERT FOURNIER 34 SttCÏffHERINE !2 MqjiwÈAl.COMPTABLES Transports Mais l’étendue de noire territoire et l’abondance «te nos matières premières resteraient sans utilité, fussions-nous dans l’impossibilité de produire et de transporter.A cette heure critique de notre histoire, nous devons nous féliciter de l’im- | portance qu’ont prise chez nous ces deux leviers de commande du service national, tes moyens de production et de transport.Nous sommes susceptibles d’oublier parfois que c’est la voie ferrée qui n permis de fédérer 1e Canada en une nation dont te territoire s’étend d’un océan à l’autre.Dans le domaine du sentiment, nous sommes unis par tes liens du coeur, dans celui de la matière, nous sommes unis par des liens d’acier.Les chemins de fer sont au premier rang de nos organismes de défense nationale.Le gouvernement actuel s’est énergiquement refusé à diminuer les services ferroviaires du pays.Aujourd’hui, tes chemins de fer sont au maximum du rendement.Chaque dollar que nous avons eonsacré à l'entretien de nos voies ferrées a efficacement servi à Anderson & Valiquette Comptable»-Vérificateur» J.-Charle» Anderson L.I.C.Jean Valiquette, L.S.C.CA.LXC, Roméo Carle L.S.C.C.A.A Daeenals L.S.C.C.A.Aurêle Choquette.C.A Paul Huot.C.A.ti.I.C.-a» 84.Notre-Dame ouest - PL.9709 Caron & Caron Compta blés astréés - Chartered Accountants Edmond Caron B.A.CA.^ Henri Caton B A.L LX.LSC„ CA 59.me St-Jacques HArbour 3635 MONTREAL 159 rue Alexandre.TROIS-RIVIERES Wisintainer & Fils 90S BOUL.ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadre» — Miroir» Réoarattons de cadre» et miroir» LAnc.2264 IMPORTATEURS J.-A BERNIER - Fondée en 1802 C.-X.Tranchemontagne Cle IMPORTATEURS Tissus et toiles nour communautés religieuses.459, St-Sulpice - Tél.LA.1344 OPTOMETRISTES-OPTICIENS EU MERE EE3 DE DON GOUT Léon-A.Hurtubisc C.P.A.Comptable public licencié • 60, St-laegut; O.- Montréal Téléphone: HArbour 1553 Spù> lalités.HAiliour '>511 EXAMEN DE LA VT K.AJUSTEMENT DE VEIILLS A.PHANEUF-fl.MESSIER OP1 ÔKlE TRISTES-OPT’Cir NS WG?M D» nr* jVlon'trr.i 1 REMBOURREURS-MATELASSIERS RIMBOURREURS-MATILASSICRS BOYER Limitée Soéclalltés : meubles et raatel*» sur commande ainsi ou» réoaratlon».Estimés gratuits sur demand».3886 Honri-lution - Tél.FL.1112 mir latious avec te» autorités anglaise».[l'année, il avait été adjugé polir ,7 i£nfc Assurance sur Une ubeoam MONTREAL.NaSCISM OUCMMNC PRMI9CN1 VOLUME XXX! — No 44 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 FEVRIER 1940 7 Le discours de M.Mackenzie King (Suite de la page 6) passant, que c’est le gouvernement actuel qui a lancé et entièrement perfectionné ce vaste service national.Au cours des trois dernières années, il s’est établi, en outre, avec l’assentiment et sous la direction du gouvernement actuel, une chaîne de puissants postes radiophoniques.Ce qui est vrai de nos chemins de fer l’est également de nos ports.A Saint-Jean et à Halifax, par exemple, le mouvement du commerce a olus que doublé depuis l’entrée du Canada en guerre.11 n’y a eu ni encombrement, ni délai.Et cela s’est fait sous la direction d’un commissaire des transports, dont l’excellente besogne reste trop .dans l’ombre, comme celle d’autres administrateurs de service de guerre.Bien que tout cela nous paraisse parfois fort ordinaire, je tiens à vous rappeler qu’on y doit voir aussi d’essentiels éléments d’uue économie nationale bien dirigée et bien préparée, mise sur un pied de guerre.Industrie On ne pouvait, il va sans dire, transformer l’industrie aussi rapidement que les moyens de transport.Nous n’avions pas constitué* en temps de paix, de vastes fabriques de matériel de guerre.J’espe-; re de tout mon coeur et vous espérez aussi, je le sais, qu’il ne sera jamais nécessaire d’adjoindre à l’économie du Canada, à titre permanent, un tel genre d’entreprises.Néanmoins, des préparatifs avaient eu lieu en vue de la production de matériel de guerre au cas où la nécessité implacable s’en ferait jamais sentir.Longtemps avant l’ouverture des hostilités, le gouvernement avait fait procéder à un relevé complet des établissements industriels du Canada.De plus, en juin dernier, le gouvernement approuvait l’envoi au Royaume-Uni d’une délégation proposée et organisée par l’Association des manufacturiers canadiens.Cette délégation avait pour mission d’étudier la production de matériel de guerre en Grande-Bretagne, et de faciliter l'adaptation rapide de l’industrie canadienne aux besoins nés de la guerre si elle venait à éclater.Le major-géne-fal McNaughton dirigeait la délégation.Grâce au haut-commissaire du Canada à Londres, elle a eu durant son séjour en Grande-Breia-;gne tous les moyens de s’acquitter de sa tâche.Cette visite a eu pour effet de donner aux gouvernements du Royaume-Uni, du Canada, ainsi qu’à l’industrie elle-même, une aide d’un prix inestimable.Approvisionnements de guerre Vous savez tous que la Commission des approvisionnements de guerre a été constituée, sous la direction d’hommes expérimentés et pénétrés d’esprit civique.Leur tâche, qui était double, a consisté en premier lieu à mobiliser nos ressources industrielles et, en second lieu, à placer des commandes et à adjuger des contrats.Le détail de ces adjudications, dont le total s’élevait à plus de cent dix millions de dollars, a été rendu public m jour le jour.En adjugeant ces contrats, les membres de la commission ont reçu instructions du gouvernement d'éviter* le favoritisme et l’exploitation.Ces membres, : choisis sans considération de parti, ont, je crois, été mus par trois /considérations: honnêteté, efficacité et économie.Le gouvernement est résolu, dans cette guerre’, à ne |pas laisser la cupidité des particuliers l’emporter sur le souci de l’in-.érôt public.Au début, se manifesta quelque impatience du fait que les comman-rdes n’arrivaient pas assez vite.Cet-ilie impatience, bicA que naturelle peut-être, ne reposait sur aucun ¦'fondement véritable, j! Le Canada ne pouvait guère placer de commandes avant que le isjarlement eût adopté les crédits léeessaires ou autorisé la dépense.Sous n’aurions pu en placer au ilioin du Royaume-Uni avant que le «gouvernement anglais lui-même ne fût en mesure d’agir en ce sens.Les puissances alliées possédaient, pour subvenir à leurs besoins immédiats, d’amples réserves d’approvisionnements de toutes sortes.Comme à elles, il nous fallait du temps pour déterminer comment se décomposeraient nos troupes et ce qu’il leur faudrait.En outre, toutes les nations engagées dans la guerre devaient nécessairement attendre les événements afin de se rendie compte de la tournure que prendraient les hostilités.Au cours de la besogne de préparation, nous devions tous garder, présents à l’esprit, de nombreuses phrases et de nombreux stages du conflit, les derniers autant que les premiers.Production agricole Tandis,que la Commission des approvisionnements de guerre mettait nos ressources industrielles eu état de préparation et d’utilisation, deux autres organes du gouvernement s’occupaient de questions qui touchent au bien-être de chacun d’entre vous.La Commission des approvisionnements agricoles travaille sans retâche, se proposant un double but.Elle s’est efforcée, avec succès, d’adapter nos méthodes agricoles aux nécessités de la guerre.Elle a élaboré des plans en vue d’éviter un désastre à l’agricultuie dans la période d’après-guerre.Le cultivateur canadien a énormément contribué au succès de la dernière guerre.Il aide à gagner celle-ci.S’il n’en dépend que de nous, nous entendons qu’il ne perde pas le fruit de son labeur, et qu’il ne soit pas encore une fois, en temps de paix, la victime d’une crise qu’il n’a nullement provoquée.Un autre élément exerce une profonde influence sur le bien-être de chacun d’entre vous, et, surtout, sur la vie de ceux dont la préoccupation majeure est d’acquitter le coût des objets de toute première nécessité.Dès le 3 septembre, le Gouvernement créait la Commission des prix et du commerce en temps de guerre à laquelle il confiait la mission d’éviter, autant qu’il est humainement possible, que de nouveaux fardeaux ne retombent sur les travailleurs du pays.Nous avons accordé de vastes pouvoirs aux membres de cette commission, qui ont accompli d’excellente besogne.Je regrette de n’avoir pas le temps, ce soir, d’énumérer les résultats de leur activité.Néanmoins, je puis vous promettre que, tant que la vigueur et la vigilance ainsi que la punition des coupables pourront empêcher une telle calamité, il ne se produira pas de hausse indue dans le coût des articles nécessaires à la vie.L'oeuvre de 6 mois Telle est, mesdames et messieurs, l’oeuvre de guerre du régime actuel à cette époque critique de l’histoire du monde.Ce n’est là qu’ufte parlie 1 du dossier qui a trait presque exclusivement à la période écoulée depuis le début de la guerre, soit moins de six mois.La dernière fois que je vous ai adressé la parole, je vous ai’ fait voir comment le régime actuel s’était efforcé de réaliser l’unité de l’effort de guerre dans un Canada uni pour venir en aide à la Grande-Bretagne et à la France.Je vous ai dit ce qu’il a fallu faire et ce qu’il a fallu éviter pour en arriver là.Je vous ai dit la responsabilité qui nous incombait, à mes collègues et à moi, de rester calmes et patients au cours des longs el difficiles mois qui ont précédé l’événement tragique.Cette fois-ci, je vous ai indiqué jusqu’à un certain.point l’énergie et la vigueur avec lesquelles, depuis que nous sommes entrés dans le conflit, le Gouvernement actuel a poursuivi l’effort de guerre.L’unité nationale a été maintenue avant la déclaration de guerre et au moment même où débutaient les hostilités.L’effort de guerre a été rendu possible par l’unité ainsi réalisée.N’oubliez pas que les deux sont inséparables.Telle est l’oeuvre qui, selon le chef de l’opposition, constitue l’enjeu de la présente élection.Il vous demande de renverser le Gouvernement à cause ’de l'inefficacité de son effort de guerre.Je soutiens qu’aucun gouvernement autant que le nôtre n’a mérité de conserver la confiance de la population par suite de la manière dont, en temps de 1 guerre, il s'est acquitté d’une haute ! fonction nationale.A tout événe- i ment, il vous appartient d’en juger.C’est votre intérêt et votre avenir I qui, aujourd’hui, sont pesés dans | la balance politique.Mes collègues et moi-même consentons volontiers à nous laisser ju- ; ger par la population du pays.Par bonheur, c’est à votre1 jugement que j nous faisons appel.Le prochain ' scrutin dira qui seront député» ; au Parlement du Canada durant les j prochains cinq ans.Vous avez Toc-1 casion de décider librement et sans : entrave ce qui conviendra le mieux | à vos intérêts.La campagne de la Légion A dote, le Québec a souscrit 85% de son objectif alors que TOntario n’a versé que 30% du sien “Bien que la cadence de la campagne de souscription nationale et provinciale lancée par les Services de guerre de la Légion canadienne, la semaine dernière, se soit quelque peu ralentie, au cours de la journée d’hier, la somme totale recueillie à 6 h.hier soir, pour le Québec, s’établissait à $G9,50ü, soit quelque chose comme un peu plus de 85 pour cent de l’objectif total fixé à $80,000, alors que TOntario n’a recueilli que 3(J pour cent de son objectif, “Ce résultant étant connu, la pro- ' vince de Québec fait donc une concurrence serrée aux provinces du Manitoba, de THe du Prince-Edouard et de la Nouvelle-Ecosse, à sa voir qui remportera la palme dans la course engagée pour recueillir une somme globale de $500,000 à travers tout le Canada, et ce d’ici samedi.Suivant des renseignements, parvenus de Toronto, hier soir, les indications étaient à l’effet que la province du Manitoba avail dépassé son objectif.Dans la Saskatchewan, les rapports sont aussi fort encourageants, mais comme tout le grdî du travail des solliciteurs de la Légion Canadienne s'effectuera dans les centres ruraux, les résultats sont lents à parvenir.On s’attend cependant à ce qu’en cette province, ils dépassent le chiffre spécifié.“L’Alberta a pu recueillir environ 50 pour cent de son objectif, et en Colombie britannique, les régions rurales comptent bien y parvenir, mais par contre, dans cette province, le résultat reste encore problétnaiique.“L’Ile du Prince-Edouard a bien fait les choses et a dépassé son quotient, tandis que la Nouvelle-Ecosse a atteint un pourcentage de 60 pour cent et compte bien percevoir le total qui lui a été fixé.Les résultats (definitifs dans le Nouveau-Brunswick ne sont pas encore complets, et là aussi, le résultat paraît quelque peu douteux, tandis que dans la province d’Ontario, les solliciteurs ont perçu environ 30 pour cent de leur objectif.Des efforts de la dernière heure sont présentement effectués pour que cette dernière province se place au même niveau que les autres divisions au cours de la présente campagne, “Toujours d’après les derniers renseignements recueillis dans lout le pays, une somme totale de $265,-000 avait été jusqu’ici souscrite au fonds national et il ne resle plus que quelqeus jours pour obtenir le résidu de $235,000 nécessaire pour atteindre un total de $500,000.Cependant, à en juger par le progrès réalisé dans' les diverses provinces, on a tout lieu d’espérer que Tobjcc-tif national établi sera entièrement souscrit dans le, temps requis, sinon dépassé”.Funérailles de M.Alexandre Hurhibise La messe papale de Pâques Paris, 22.(P.C.-Havas).— I.a messe papale de Pâques sera célébrée, par décision du Pape, dans la Basilique vaticane et sera suivie, comme les années précédentes, de la bénédiction Urbi et orbi, donnée du haut de la Loggia surplombant la Place Saint-Pierre.Cette décision de Pie XII fut apprise avec intérêt dans les milieux du Vatican où on n’excluait pas que les grandes cérémonies papales de Pâques pussent être supprimées cette année en raison de la guerre, comme ce fut le cas sous le pontificat de Pie XI, lors du conflit italo-éthiopien.Aussi pense-t-on communément que Pie XII voulut, au contraire, saisir cette date pour avoir l’occasion de prononcer une importante allocution sur la situation générale qui gagnerait évidememnt en signification et retentissement d’être prononcée en un tel jour et en un tel lieu.___________ La soqscription des huttes de guerre Les Chevaliers de Colomb de longue anglaise ont recueilli $29,279 Le Montreal Council, seul Conseil de langue anglaise des Chevaliers de.Colomb dans la région de Montréal, a recueilli à date, pour Tœuvre des Huttes de guerre, des souscriptions s’élevant à $29,279.Ce Conseil espère qu’avec les dernières rentrées, le chiffre total atteindra les $3(1,000.On ne connaîtra pas le résultat final de la campagne avant que les six Conseils de langue française à Montréal aient fait leurs derniers rapports.Aux anciens de St-Jérôme C’est le 29 février prochain, à 8 h.p.m., qu’aura lieu, à la salle de l’école Sainte-Brigide, 1224 rue Champlain, une partie de cartes au profit de l’Amicale des anciens des Frères des Kcoles chréliennes.Les anciens de Saint-Jérôme sont spécialement invités à s'y rendre en grand nombre.Pour information, s’adresser à M.R.Charhonneau, DO.2454.Successeur de feu M.Motto, en Suisse Berne, 22, (A.P.) — Le Conseil fédéral suisse a élu, aujourd'hui, M.Enrico Celio, comme chef du département politique de la Suisse, en remplacement de feu Giuseppe Mot la.M.Celio, qui est âgé de 50 ans, est membre du parti conservateur catholique suisse, avocat éminent et directeur de journal.Feu M.Motta, qui est décédé le 23 janvier dernier, avait été prési-dent de la Suisse, à cinq reprises.Débat sur le Conseil législatif 1030 destitués | Vingt-septième liste Voici une vingt-septième liste des I fonctionnaires congédiés ou qui ont | j ‘¦démissionné” depuis le 25 oetobre ! (sous le nouveau gouvernement pro-: i vincial.Les vingt-six précédentes' i comptaient plus de 975 noms.Cette i [ liste nous est fournie par le bureau' (de l’Union nationale: Cour juvénile M.Tessier, greffe, Montréal.Maison de détention Léo Boudreau, ingénieur en chef,! Montréal.Pied-du-Courant | Georges Boucher, Laurent Beau-' .champ, Léo Lussier, vérification des spiritueux, Montréal; Fernande Bover, Germaine Verville, embouteillage, Montréal.Cour supérieure M.Favre, commis aux dossiers, Mon! real.C.L.Q.Jules Descoleaux, comptable, Pied-du-Courant; Mlle Berlinguette, garde-malade, Montréal; M.Lachapelle, Etiquettes et taxes des brasseries, Montréal; Mlle McDonald, sténo-dactylo, Pied-du Courant; M.Munrj, comptable, Pied-du-Courant; Mme Jos.Sl-Jean, Mme Brown, Mme Lemoine, embouteillage, Montréal.Sûreté Provinciale M.Laramée, Montréal; M.Languedoc, Montréal; Philippe Dauplaise, inspecteur, Montréal; Hilaire Beau-regard, inspecteur, Montréal.Circulation provincial# Fernand Boulin, agent, St-Raphael de Bellechasse; Gérard Renaud, offi-cier, Charlebourg Royal; Joseph Plourde, agent, Rimouski; J.-Char-les Laurendeau, af>ent, Ste-Anne-de-la-Pocatiere, Kamouraska; Philippe Martel, officier, Québec; Antoine Martel, agent, Victoriavüic, Artha-baska; Fortunat Dovon, officier Beauceville Est; Paul-Henri Blouin, aRenU Québec; Joachim Gagné, officier, Berthier en bas.Montmagny.Québec-Est Eugène Huot, journalier, Travaux ! Publics, 2 enfants; Paul Desbiens, gardien, i ravaux publics; Philippe Morency gardien, Travaux publics; f nul Lafleur, huissier; Gérard Dubé, journalier, Travaux publics.Colonisation J.-A.Laçasse, inspecteur, St-Ma-iachje de Dorchester; Alcide Bégin, chef de district, Ste-Germaine de Dorchester.Voirio Aimé Breton, cantonnier, St-Za-1 chane; Anrèle Nadeau, cantonnier,1 .Wn,:i":.«“"ion- ! Le thé de qualité THÉ SALAD A! »r Le dernier message de lord Tweedsmuir La lutte antituberculeuse dons Québec — Le comité provincial de défense Son Excellence lord Tweedwnuir, 36« gouverneur général du Canada aoua la régime anglais, laissera un souvenir très vivace dans 1g province d eQuébec.C'est Ici qu’il inaugurait ses fonctions à l’automne de 1935; c'est Ici qu'il aimait passer ses vacance»; ceet Ici qu'il est revenu mou-aamlnistration, il n’a * '-«uiuiiuier, M Léon de Mandon; Rornuald Bilodeau, chauf-ur’er ‘SUore’ Georges Poulin chauffeur, St-Prosper; ,'nselme AU lan, cantonnier, St-Anseline; Léon Marauda, cantonnier, Ste-Aurélie-Claire'6 Laf,amme’ chauffeur, Ste- Chasse et pêche Ernest Drolet, garde-chasse, St-(fnCJ;Üre Ie Dorchester; Adéodut H/]?' asst, garde-chasse, St-Ansel-me cfe Dorchester.%v IL EST ICOiOMIQUE D'ACHETER UN CHARBON GARANTI Profit» de cette solide garantie de qualité et demandez le ‘charbon bleu’ pour vous assurer un meilleur chauffage cet hiver.C’est le seul charbon au monde dont la teinture bleue constitue une protection pour vous.Commandez-en maintenant.dldliltMl bleu' la c ouzr u R GARANTIT la qualité VOUS POUVEZ VOUS PROCURER.CHEZ VOTRE MARCHAND LOCAL.TOUT le ‘charbon bleu’ dont vous avez besoin., , ECOt’TÏZ "LA GAZFTTK MATINALE" tou» le» matin», excepté |e dimanche au Poste CRAC, à 1.00 rire* a.m.Avaz-vous besoin da bons livres?Adresses-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR" 430 nie Notre-Dame (est), Montréal., Québec, 22.(D.X.C.) — La grève commencée lundi midi par quelque 150 fileurs et fileuses employés à la filature de la Dominion Textile Co„ à Saint-Grégoire de Montmorency, prend de telles proportions que le Syndicat catholique national du textile de Saint-Grégoire s’est vu obligé, pour ainsi dire, de prendre la direction de la lutte ppur les ouvriers.Adoration nocturne de Montréal Les adorateurs nocturnes sont convoqués pour les Quarante-Heu-res, samedi.le 24 courant, à Saint-Anselme, 2700, rue Rouen, pour 8 heures p.m.Samedi le 17 février eurent lieu à réalise de St-Clément de Viauville les funérailles de M.Alexandre Hurtubise, dêcé- mo's9 14 février* à 1,488 de ’;'8 ans et 10 Mgr o.h Chartier fit ia levée du corps La grève de Saint-Gréaoire et 1e service fut chanté par le fils du dé- : ** funt.M.l'abbé Gérard Hurtubise, vicaire à St-Edouard, assisté des abbés Antonin Legendre, vicatre à St-Lambert, et Adrien Berthiaume, P.S.8., professeur de philosophie au séminaire de philosophie.Assistaient au sanctuaire: MM.les abbés L.A.Desjardins, curé de St-Clément de Viauville, J, C.Jctté, curé de St-Edouard, H.Boudreau.P.S.S., supérieur du séminaire de philosophie, H.Gagnon, P.S.S économe, R.p.Yvan Forest, Père spiri-dH?1 collè8o St-Xgnace.F.Savignac, P.S.S.Zénon Pherrien, aumônier à St-Jean de Dieu, J.A.Dugal, aumônier des Buls-Oélinas, chapeiain à Ste-Rose, J B.Vlnet, professeur au collège de Montréal, G.Bleau, vicaire à ot-Edouarü, G.McDougall, vicaire jr St-Edouard, A.Do-non vicaire à st-Etiennc.P.-E, Robiliard, vicaire à St-Clément, G.Dumontet, vlcal-£ St-Clément, J.R.Ouimet, vicaire à St-Clément.Etalent présents au service: les RR.FF rvnvf,; tElie' 1 Ma,1',uan- Charles, Fortunat, Od ion-Joseph, Albert et de nombreuses rel gleuses.Des délégations de sociétés religieuses et des Ecoles paroissiales de St-Edouard et de St-Clément.d0 la paroisse de St-Clément et celle de la paroisse de St-Edouard.sous la direction du maître de chapelle de St-ciement, M.René Rochon, exécutèrent la messe de Perosl et le Beatl Mortut de Mendelssohn fut chanté après le service par la chorale de St-Bdouard.‘ Les solistes étalent MM, Paul Valade.O et lea chorales se composaient dé MM.oscar Leboeuf, Paul Chartrand, G Deroy.R MerctI.D.Millard.G.Dcsro-Hï Chevalier, c.St-Amant, L.t*ca-p-„ Bel'thlaume, A.Ues-Jnrdlns, G.Dlonne, Jean Décarie.M.J.j Marchand touchait l'orgue Le deuil était conduit par M.l'abbé t,é.rard Hurtubl.se et MM.Alfred Louis.pm lippe Arthur et Albert, aesf tu ; col Leduc, son gendre; MM.PhlUppe-o S Jean MarCel et Y'’cs HurtUbi'-' Jean-Marlp.’Jacques et Ouv «I.Strvé’BmIow °2rl et P*ul Hurtubise * et iierve Barlow, ses neveux- Ja«u»nh Wurfi.CAay, Walter HênSPh Otorg^, uJS.nTh°mM CftI¦dlna,' coualn9 « sSïwsrvÆ !»; Æé*! L
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.