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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 20 février 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1940-02-20, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 20 février 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t REUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES * Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXXI — No 42 Dircctaor-aérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RédactMr an chai : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unis et Empira britannique 8 00 UNION POSTALE J0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 L’affaire de T’Altmark”—Déclaration de M.Chamberlain La Suide s’agite, vu î’aide que réclame la Finlande -’opinion “des médecins bien pensants” e qu'un chirurgien de Montréal dit de la pasteurisation — Une campagne de préjugés — Le mieux toujours ennemi du bien Un chirurgien montréalais très en vue nous écrit en att du 16 courant: Je teçois à l'instant U dernier numéro de l’Action Médicale dam lequel on vous prend à partie.' Dans une discussion de médecins de l’Est (de Montréal) il y a un an, j’ai moi-même pris la défense du lait spécial.Je reste un partisan du lait spécial, mais reconnais que, dans une ville comme Montréal, il est indispensable de prendre le côté le plus sûr, la pasteurisation.Au début de ma clientèle, j’ai fait usage exclusivement du lait pasteurisé (ici le nom du laitier).Je n’ai jamais eu à m’en repentir.La chirurgie m'ayant pris totalement, j'ai abandonné le traitement des enfants.Je teste convaincu que tous les médecins bien pensants sont de votre opinion.* Ÿ ¥ L’opinion de ce praticien est celle que nous avons xprimée sous diverses formes.L’idéal, ce serait le lait à état naturel, mais dans une grande ville comme la nôtre * manipulation de ce lait présente de si grandes difficul-•s, du moment de la traite jusqu’à celui de la consomma-on, qu’il est moins sûr que le lait pasteurisé.Tous les hygiénistes souhaiteraient assurément que le rit naturel fût à la portée de toutes les bourses et de autes les bouches.Ils souhaiteraient de même que tous les itadins, bien alimentés, n’habitassent que des mai-ans saines, entourées d’espaces libres, dans des quartiers ranquilles et ensoleillés.Mais ils savent que ces idéals que nous ne cessons pourtant de poursuivre ici) ne sera as réalisé généralement tant que les humains ne pratique-jnt, sans jamais regarder à la dépense, qu’une seule indus-ie, celle de la destruction, celle de la mort, celle de la uerre.En attendant l'avènement de l’âge d’or, ils tentent ’adapter le moins mal possible l’humanité à l’âge de fer 1 tâchant d’assainir, par une réglementation tutélaire, le >gement urbain du type courant et en faisant fermer les abitations qui sont un danger flagrant pour la santé de urs occupants.C’est de l’hgyiène négative.Mais c’est icore mieux que rien.* * * Pour revenir au problème du lait, les amis du mieux, ui sont, avec une parfaite bonne foi, nous n’en disconve-ons pas, les ennemis du bien, reprochent deux choses aux ygiénistes qui voudraient la pasteurisation intégrale de >ut le lait consommé à Montréal.La première, c’est d'être s partisans du moindre effort.Ceux-ci trouvent plus mple, disent ceux-là, de généraliser la consommation un lait médiocre parce qu’ils le jugent inoffensif.Le vrai, comme l’indique notre correspondant, c’est le »uci de la prudence et non pas le goût du moindre effort ui inspire les tenants du lait pasteurisé (et non pas stéri-îé, comme on le dit).Ceux qui ont la responsabilité de santé publique souhaitent, comme c’est leur devoir, ré-uire les risques au minimum.L’expérience de notre pro-re ville, qui ne fait que confirmer celles de toutes les Jtres grandes cités, leur sert de guide.Il serait exagéré ’attribuer la diminution de la mortalité infantile uniquement à la pasteurisation du lait; la propagation de l’hygiè-e de l'enfance sous tous ses aspects y a sans doute contri-ué.Mais on ne peut nier que l’assainissement des appro-isionnements de lait n’y ait joué un rôle majeur.Dans telle ou telle crèche, pat exemple, il a suffi d’introduire le lait pasteurisé pour couper en deux les chiffres de la mortalité chez les nourrissons.Il serait souverainement faux et perfide d’accuser le service de santé provincial comme le municipal de négliger la propagande en faveur de l’hygiène, la propagation de l’éducation hygiénique, quand on multiplie les unités sanitaires dans la province et que l’on vient de créer le premier district sanitaire à Montréal.Les officiers de santé ne comptent pas uniquement ni surtout sur l’assainissement du lait pour améliorer l’état général de la santé à Montréal, mais on ne veut pas qu’un lait suspect ou positivement dangereux enraye la réussite des efforts pour la baisse générale des taux de la mortalité.Enfin, le second reproche que l’on adresse aux pasteu-risateurs, c’est de prétendre que la pasteurisation assainit tous les laits, n)ême ceux qui ne le sont pas au moment de cette opération, et de faire boite à la population ce qui n’est souvent autre chose que du jus de fumier ou un bouillon de germes stérilisés.On brime, dit-on, en substance, les producteurs de lait spécial, on les soumet à une inspection tatillonne, tandis que le lait destiné à la pasteurisation passe comme une lettre à la poste.11 est facile de créer un soulèvement populaire en commençant par un soulèvement stomacal.Les propagandistes de l’hygiène n’ont jamais eu une tâche facile.Ils se sont toujours heurtes aux préjugés et ils ont souvent trouvé mauvaise foi et mauvaise volonté où ils auraient dû compter sur une collaboration sympathique et éclairée.La prédication de l’hygiène n’a jamais rapporté de popularité à personne de son vivant Les journaux ne font pas exception à cette règle.S’il est vrai que certains d’entre eux ont réussi à mettre à la mode le souci de la santé, dans les domaines public ou particulier, rares sont les feuilles qui osent contrecarrer les préjugés courants les plus dommageables, entreptendre une campagne, si elle n’est pas populaire, en quel cas elle est superflue comme l’enfoncement d’une porte ouverte.La vérité, c’est que le lait pasteurisé est soumis comme le lait spécial à une inspection régulière et sérieuse.11 suffit, pour le savoir, de consulter les rapports des municipalités à ce sujet.Citons, pour terminer, quelques extraits du rapport sur l’inspection du lait publié dans le numéro de novembre-décembre du Bulletin d’hygiène de Montréal: Nombre de fermes visitées (a) pour lait à pasteurisation, en 1939, 4,076, (b) pour lait spécial, 63.Nombre d’inspection: (a) lait pour pasteurisation, 12,180; (b) pour lait spécial, 567.Nombre d’inspections dans les établissements de pasteurisation à Montréal (il y en a 29), 3,128.Or toutes les inspections, quels que soient les établissements où elles sont faites, visent à garantir la propreté et l'asepsie dans la production et dans la distribution.On voit qu’elles ne sont pas limitées, bien au contraire, aux établissement qui produisent le lait spécial.Nous souhaitons que tous ceux qui ont quelque autorité et quelque influence en matière d’hygiène fassent preuve de la bonne foi de notre correspondant, parfaitement désintéressé puisqu’il favorise, en principe, le lait non pasteu- Bloc-notes L’idée est en marche Le Soleil consacrait hier un nftu-vel article — le deuxième depuis quelques jours — au choix du prochain gouverneur général.On sait que, depuis qu’il était à peu près certain que lord Tweeds-muir n’accepterait pas d’être renommé, on a jeté dans le public de grands noms anglais.On a pa.lé de nous envoyer lord Elgin ou le duc de Devonshire, deux aristocrates dont les parents occupèrent jadis ces fonctions.On a tout récemment parlé du duc de Kent.Le plan paraît assez clair: faire accepter par l’éclat des candidatures la continuation de l’état de choses actuel, en vertu duquel ce haut poste reste l’apanage de citoyens du Hoyau-me-Uni.Le Soleil dit à ce propos: Il se peut, dans les circonstances actuelles, que la présence à Hideau-Hall d'un parent du ftoi où d'un ancien ministre britannique soit particulièrement utile, ne serait-ce que pour ramener certains oulranciers au sens de la mesure dans le zèle impérialiste.Nous nous le rappelons, en WH, Son Allasse Royale le duc de Connaught sut mettre à sa place certain fantoche militaire dont ta discrétion n’élait pas à légal de (Suite à la dernière page) Pourquoi Stockholm ne peut pas intervenir de façon officielle — Le cas de l"/Altmork,, et‘du "Cossack" fait gloser—r Berlin et le droit international -Huit ministres de M.Hepburn pour M.King LA GUERRE COUTERA $500 MILLIONS AU CANADA, EN 1940-1941 (M.RALSTON) rise.20-11-40 Louis DUPIRE actualité Propos en l'oir et à propos de l'air On pourra dire de notre siècle, peut déjà dire de son commen-< vent, qu’il a été un s-iècle pour (moins agité, cl même, rapport à vlon et ensuite à la radio, un cle en l’air.(¦Le transport aérien a fait lelle-•nl de progrès, ces dernières ânes, que l’on a peine à en croire 'i statistiques.Aux Etats-Unis, il n publie qui sont impressionnan-V.Rien que pour l’expédition de r courrier postal par la voie t s airs, nos voisins ont dépensé, 11)39.une somme de 810,000,000 $17,000,000.An prix de l’affran-issement d’une lettre, quelques is, cela doit tout de meme repré-iter un certain volume de cour-r.Mais ça n’est pas seulement pour I lettres et les colis que le trans-j rt aérien a pris des proportions, st aussi pour les voyageurs.Le blic prend goût pour vrai à fcc lyen de locomotion.Il le Irouvc a fois utile et agréable, sans comp-i que la crainte de l’accident dis-jji rail, qu’elle ne lui ferme plus a des airs.Il y a dix ans, U n'y a •me que cinq ans, c’était encore ; r avcijturc que de mouler en ! ion, et de risquer, avec pilule •n entendu, une envolée.On se • niait comme il'unc prouesse d'air reçu le baptême de l’air.\Le prix du voyage aérien coulait cr aussi et celui de l’assurance-'idenl, en pareil cas, cluil in oporlion.Tout cela a diminué, ! * devenu, comme on dit en pu-cité commerciale, d'un ridicule |.n marché.C’est à cet abaisse ||| '/if îles tarifs que l’on attribue.i t Etats-Unis surtout, Vengoue-•ni du public pour le voyage j rlen, quoi que l'on reconnaisse ji s,si que l'augmentation consldê-j Ne de la vitesse des appareils y j 'I pour beaucoup.Vitesse accrue ! , prix réduits, deux fadeurs qui sont pas de mince Importance itr le voyageur qui a un long Ira-| rt franchir.L'envolée d'un océan à t'anlre ( ennlt trente-six heures en 1930; i > en prend malmenant quinze et mi.Le prix était autrefois de pO; U est présentement de $1,10.¦vitesse horaire des appareils 7 passée de 90 rt 180 milles, et les Histoire politique Comment le Sénat vota sur le bill de la conscription (1917) Vingt-trois libéraux votèrent contre la conscription et dix votèrent avec les conservateurs — Les sénateurs français Beaubien, Lespérance, Poirier, Larivière, Bourque, Bolduc votèrent pour la conscription — Plusieurs sénateurs libéraux, dont le leader au Sénat, M.Bostock, abandonnèrent sir Wilfrid Laurier Belle lutte de MM.Belcourt, Choquette et Landry (un conservateur et deux libéraux) contre la loi du service obligatoire (Septième arlijslc) (par Léopold RICHER) Ottawa, 20-2-40~Au Sénat l’etu-de du bill de sir Robert Borden établissant le service militaire obligatoire fut moins longue qu’à la Chambre des communes.Mais les sénateurs apportèrent à la discussion du bill une violence sourde, une obstination farouche, une passion vibrante.La session du Sénat, cette année là, fut marquée par plusieurs débats historiques.M.Philippe Landry, M.N.-A.Belcourt et M.P .-A.Choquette tinrent des rôles de premier plan, toujours sur la brèche à la défense des intérêts de leurs compatriotes.Inutile de dire qu’ils se prononcèrent contre la conscription.M.P.-A.Choquette, qui quelques années auparavant avait averti sir Wilfrid Laurier des dangers de la politique impérialiste du chef libéral, mena une fort belle lutte contre les jingoes à tous crins.Sir James Lougheed Le 20 juillet 1917, sir James Long, heed, leader conservateur au Sénat, proposa et fit adopter en première (Suite à la aernière page) Le carnet du grincheux Coaticook, dans les Cantons de l'Est, connaît l’obscuration parce que sa centrale hydro-électrique manque d’eau.Un autre sale tour des Allemands sans doute! ¥ ¥ V ' Le temps est tout indiqué pour les conseillers de cette petit,?ville de siéger en chambre noire.¥ ¥ ¥ Que les gens de Toronto entendent parler de cette obscuration, .ils turbineront pour en tirer un nouvel argument en faveur de la canalisation du Saint*-Laurent.i * ?"Chubby” Power dit que le gouvernement King a refait l'armée en cinq ans et qu’il bâtit maintenant une aéronautique canadienne."Mitch” Hepburn, “Bob” Manion et d'autres répondront que son aéronautique n’est pas aéro.dynamique.* * *r Pour parler comme il le fait de soldats tous bien vêtus, le ministre de la Défense, M.Rogers, n'a pas dû venir souvent à Montréal pendant le trimestre octobre-novembre-décembre.A * * Les Allemands pratiquent le sabordage et les Anglais, l'abordage tout court.Ils se plaignent les uns des autres comme si leurs manières marquaient pourtant bien plus que la différence d'une lettre.¥ ¥ ¥ En ces temps de guerre maritime, ça n'est pas un vice-roi qu’il faudrait au Canada mais un Viking.¥ ¥ ¥ Le Canada publie la photographie de M.Maurice Lalonde, ancien chef de le police provinciale, à la place de celle de M, Maurice Lalonde.ancien député de Labelle et de nouveau candidat dans cette circonscription.Au vrai, les électeurs de Labelle n’y perdraient pas si le changement était vrai.¥ ¥ ¥ Les Anglais, avaient bien choisi leur bateau, le Costack, pour faire la leçon aux Allemands de l'Aitmark.?* * La Patrie annonçait hier la mort d’un facteur "âgé de 5 ans”.Evidemment il fut de bonne heure aulx) poste (s).¥ ¥ ¥ En réponse, hier, à un questionnaire radiophonique, l'on a cité quelques petits pays qui ont perdu récemment leur autonomie.L’èm aurait pu, du même coup, en mentionner up grand qui n’a pas su conserver la sienne.* * * L’Histoire dira, de Mannerheim, qu’il avait la manière.Le Grincheux 20-11-40 L'Europe s'intéresse aux développements de la | campagne russe en Finlande et à l'agitation qui se manifeste en Suède à ce sujet.M.Chamberlain parle à Londres de l'attitude du gouvernement britannique au sujet de l'affaire de (""Altmark" qui fait rugir de colère et de dépit toute la presse du Reich, depuis trois jours.Quelques exploits de patrouilles en France, d’où les nouvelles sont plutôt rares, et où la censure est vertement critiquée dans certains milieux.Chez nous, la température de la campagne électorale monte de quelques degrés par jour, au fur et à mesure qu'avance la date où les candidats s'afficheront officiellement.Les uns trouvent M.King lent à prendre des engagements nouveaux relatifs à la guerre; les autres estiment que M.Manion, s'il veut être trop habile, courra risque de mécontenter à peu près tout le monde.* * Ÿ En Suède, le roi Gustave V vient d'expliquer, dans un message à son peuple, pour quelle raison son pays ne peut envoyer de l'aide militaire à la Finlande, ainsi qu'elle l'a demandé.C'est qu'en agissant de cette façon la Suède se trouverait d'abord engagée dans le conflit russo-finlandais; et qu'ensuite elle courrait grand risque de se trouver prise dans la guerre où se mesurent l'Allemagne et les Alliés.Ce serait donc choisir de faire d'une conflagration plus ou moins localisée un embrasement général de l'Europe, dit le roi p son peuple.Il ajoute que jusqu'ici la Suède a fait tout ce qu'il était humainement possible de faire en faveur de la Finlande sans renoncer à l'état de neutralité.A ce sujet, un journal new-yorkais, le "Times", écrivait l’autre matin que la Suède, avec une population totale moindre que celle de la seule ville de New-York, a recueilli plusieurs milliers de réfugiés finnois, surtout des femmes et des enfants, qu'elle abrite et nourrit; qu'elle a fourni plusieurs milliers de volontaires à l'armée de Finlande; qu'elle a avancé plus de $25 millions au gouvernement d'Helsinki et à ses administrés; qu'elle leur a librement expédié des marchandises de tout genre pour une somme d'ou delà de $70 millions, sans rien demander en retour; et que, dans l’ensemble, aucun pays n'a fait pour la Finlande ce que le petit royaume de Suède a déjà réussi à faire pour elle, malgré la situation plus ou moins précaire où se trouve la Suède elle-même.Tout'cela est vrai et cela aide a comprendre ce qu'entend le roi Gustave V, quand il dit qu'une Suède neutre est et reste plus secourabie à la Finlande qu'une Suède engagée dans le conflit armé.Cela n'empêche que le groupe activiste suédois, favorable à une intervention armée en faveur de la Finlande, mène une vive agitation et que, même dans le* cercles militaires de Suède, l'opinion interventionniste compte beaucoup de partisans.La Suède traverse de toute évidence une crise intérieure.nefs de demain, déjà en chantier, feront mieux encore.Le journal de Nev-York dans lequel nous trouvons ces renseignements ajoute que la sécurité s’est également accrue.I.cs lignes aériennes n'ont subi, depuis un an, aucun accident ayant entraîné perte de vie.Si bien que l'assurance a rêdnil ses tarifs en proportion.Le voyageur qui se rend de New-York rt Chicago peut acheter une police ne Sô.OOO pour '25 cents.Qui ne voudrait prendre, rt ce pnx-là, le risque de faire des héritiers heureux et riches?Pour le prix d'un passage, simple, en 1H,V), de New-York à la côte PA*Pift»^TSIS^rii iMGÉMiEUJL/* COtt/til U/lHâHiuuy Alette/ iMiu 10 OOt-ZT.RUL ^T-JAC OU MONTRÉ Al PUTtAU M5I-345Z ^offiCL TH£Ml7 COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramway* 159 OUEST.RUE CRAIG Tel.HArbour 5990 BADOtEY — A Montreal, le 17, Mme Harry Badgley.n£e Marle-Lgitilse GéUnas.BARON — A Montréal le 17, a 73 ams, Mme Jeffrey Baron, née Qeorglanna Per- rnÉAUIJEU — A Montréal, le 17.A 65 an?.Mme veuve SInaï Beaulieu, née Délia Avottf*.BOUCHER A Montréal, le 17.à 85 an», Mme Wilfrid Bourher.née Marie Portier.c ADIEU — A St-Martin de Laval, le 19, à 83 ans.Mme veuve Ctiarles Cadleu.née Olvmoe Cousineau.CORBE1L A Pont-Vlau.le 17.A 68 ans.Napoléon Corbell, époux de feu Emilia Dubuc.„ .CORR.IVEAU A Irf>val-des-Rapldrs, le 18, A 45 ans.Arthur Corrlveau, époux de Béatrice Rattey.COUSINEAU — A Outremont, Mme Denis Cousineau, née Isabelle Loyer.DESROCHES — A Ste-Rose, le 18, à 77 ans, Nap.Desroches, époux de Dorlna Be-ItblT CREVIER t- A St-Laurent, le 17.A «7 ans.Aaélle Gaboury, épouse de leu Edouard Crevler., GRATTON — A Htc-BoholaMlque, le 17, h 70 ans, Adélard Oratton, époux de Marie-Louise Fortier.LAURENDEAU A Montréal le 17 A 74 ans Odilon Laurendeau, époux de Phoébê Lacroix.LEROU2ES — A Montréal le 17 A 30 ans.Yvon lA’Rourée.époux de Germaine Vtal.LUSSIER — A Montréal, le 18.A 57 ans.Ferdinand Lussier, époux de Marta Paquette.PETIT — A Montréal, le 1$, A 79 tins, Mme veuve Eugène Petit.PRIMEAU — A Montréal, le 19 A 49 ans.Mme Aristide.Prlmeau.née Irène Trot-t!«r.QUEVILÎjON — A Montréal, la 19, à 81 ans.Eugénie Colomb, veuve d'Henri «ue- '1RASTOULK — A St-ÏU»tache, tc 18, A 70 ans.Mme veuve Joseph Rastouie.née Cor-délia Chartier dit Robert.ROZON — A Montréal, le 17.A 83 ans, Francis Roeon.ROY — A Montréal, le 18.A 54 ans.Emile Roy, époux de Rose Pouilot.SHARING — A Orlando, Floride A 86 ans.B.-B.Sharing., , , , VALIQUETTE — A Montréal, lé 17.A ,2 ans.Wimam Vallquette.époux de Loetrè Meunier.de Boaucc; Jean-Charles Godbout, officier, Saint-Gervais, Co.Belle-chasse; Cyrille DeBellefeuitle,agent, Limoilou.Les brise-glace Les brise-glace vont commencer lundi à frayer une voie sur le fleuve Saint-Laurent, entre, Trois-Rivières et Montréal.Le 26, eeta veut dire une semaine plus tôt que l’an dernier.Ia-s trois brise-glace sont se mettre en t>ranle samedi: le Lady Grey est déjà aux Trois-Rivières; le Mc Lean appareillera de Québec pour Trois-Rivières; enfin le Saurel res Letellier-dc-Sainl-Jusl.Le confércn-: une déclaration sur les approvision-eicr sera, ce soir-là, M.Paul-Marcel ! nemenls de laine, qui tendra à dé-Prévost, qui a choisi pour titre: “Ln i montrer qu'il n'a pas reçu de plain-politiquc de Mackenzie King, pré-i les quant aux prix.sente et future”.On compte, à celle soirée, sur la présence de MM.Eugène Dnrocher, conseiller municipal de LaFonlaine jet dépulé de Saint-Jacques à la f'.ltambre des communes, et du Dr .1.- Eddie Deschamps part pour la Finlande _ » Winnipeg, 20 (C.P.).- Deux avia R.Toupin.député «le Saint-Jacques i Idurs de Yellowknife: Eddie Rcs-à l’Assemblée législative.Le club a champs, 27 ans, cl Evrt Rossinen, également invité M.F.-Philippe 35 ans.sont rr Brais, “leader” ministériel au Uon- pour New-York si Godbout.partis «le Winnipeg .législatif et ministre du cabinet nuit pour ta Finlande.Ils veulent ' ¦ 1 combattre dans l’aviation finlandai- se.Deschamps a dit «pi’il voulait descendre au moins «maire-vingt avions russes.Le jeune pilote est né à Rossland.Colombie eaaadienne, et (C.a fail ses études au collège classique M.Georges Bouchard ne sera pas candidat Ste-Annc-dela-Pocatière, 20 P.), - M.Georges Bouchard, dépulé catholique de Gravclbourg.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du ''DEVOIR", 430, rue N rince de Québec.Depuis quelques années, on livre au provincialisme un assaut formidable.Les forces et les influences conjuguées de ceux c;ui recherchent son anéantissement, augmentent de jour en jou,•.Leurs attaques n’épargnent personne.Après avoir donné contre les provincialistcs du Canada, ne s’en sonl-ils pas pris au Conseil privé lui-même et à ses membres?On leur a reproché, sans plus, d’avoir sebotc notre constitution, d’avoir injustement favorisé les provinces aux dépens de l’Etat fédéral.Provincialisme et séparatisme Que les hommes des provinces aient maladroitement défendu leur thèse, seul un sourd-aveugle le nierait.ils ont péché par exagération verbale.Us firent identifier provincialisme et séparatisme.Deux choses pourtant radicalement distinctes.Alors que le dernier lend à ta solution du lien fédéral, l’autre constitue le seul moyen de le maintenir.Ajoutons que certains politiciens ont nui à la cause du provincialisme.Pas seulement les politiciens du Québec, ceux d’autres provinces aussi.Ils ont oublié que le provincialisme n'est pas un para d’opposition — mais une théorie qui, bien comprise, doit faciliter la collaboration entre le représentant du Boi à Ottawa — et ic eprésen-tent du Roi, dans les capitales provinciales, Ce provincialisme électoral qui fausse le jeu du fédéralisme sain, et le séparatisme qui enlève ! au pouvoir central toute juridiction sur les citoyîhs des provinces, nous en admettons l’illégitimité et nous les répudions.Mais il nous faut établir l'exactitude de la doctrine proposée.Pour y parvenir, je dois faire voir sa conformité à la loi — celle de l’Amérique britannique du Nord, telle qu’élucidée par l’histoire et la jurisprudence.Si je démontre que les rédacteurs de celte loi ont voulu le système que nous défendons, si, de plus, je prouve que seul il peut rendre justice à l’une des parties constituantes de la fédération canadienne, si, enfin, je puis invoquer, pour appuyer mes conclusions, l’autorité d’hommes désintéressés, I i’aurai, il me semble, atteint mon i but.Pourquoi des provinces La première question qui se présente à notre esprit, c’est bien celle-ci: pourquoi y :ï-t-il des provinces au Canada?C’est au passé, évidemment, que nous, devons demander la réponse.Là-dessus, partisans et opposants du provincialisme s’entendent.J’invoque ici, l’avis j d’un des plus éminents membres du j Parlement canadien, ancien minis-! tre, excellent juriste, au surplus.Le ; 8 avril 1928, M.C.-H.Caban, député de Sainl-Laurent-Saint-Georges, prononçait un discours remarquable, à plus d’un point de vue, sur nos problèmes constitutionnels.Il expliquait alors son projet de loi pourvoyant à l’abrogation des appels au Conseil privé.Parmi les griefs qu’il formula contre les décisions des nobles lords, à son sens, trop sympathiques aux provinces, je relève le suivant: "Le Comité judiciaire du Conseil privé, dit-il, a même fait preuve d’une extrême répugnance à se renseigner, et de fait il semble s’être rarement renseigné — si même il ne l’a jamais fait.— sur l’histoire politique et parlementaire de l’Amérique bri-lannique du Nord, comme une aide, en interprétant le sens original et le but de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord”.I Saint-Laurent.Ceux qui-s’y trou-1, __________ , - f .valent, il est vrai, se montraient re-i t?Province française refusait d a cl imuants, agressifs.Mais la sagesse a “n systeroe ?,ollîl£Iue,.de la mère patrie préféra contenter j ,111.a.^raijPas Permis de jouir oe la plusieurs dizaines de milliers de ra5ul*e de se gouverner, sur d | loyaux citoyens, plutôt qu’une poi-! R0*,111* ess*nfÎP,s> a sa satisfaction .g née d’intrigants insatiables.Quest-ce a dire sinon quelle vou- !° lait garder son identité, sans, pour En 1790, la situation s’est consi-i autant, retirer sa coopération aux ; déraillement modifiée.Les nou- ; autres parties de la fédération?Les veaux Etats-Unis ne paraissent pas Canadiens français auraient pour-constituer un danger, pour la colo- ; tant pu accepter l’union législative, nie de Québec, occupés qu’ils sont; en.se faisant donner certaines assu-à ajuster leur nouveau régime cons- ! rances.Ainsi, je crois bien qu’on titutionnel aux besoins de l'heure.| leur aurait accordé, par article de Il vit maintenant, dans la provin- la Constitution, Ja liberté de prove, plus de dix mille citoyens d’o- fesser leur foi catholique romaine rigine anglaise, loyalistes améri-1 partout au pays, le droit d’organiser cains et autres.Ces derniers ne leurs écoles, de parler leur langue, veulent plus voir leur vie sociale " Les éditions du Zodiaque régie par des institutions juridiques, si dissemblables de celtes qui les ont gouvernés jusque là.Aussi bien, réclament-ils un changement de constitution.Les deux solutions qui s'offriront désormais à l’attention des hommes politiques anglais et canadiens sont proposées.Les Anglo-Saxons du pays et de Londres expriment sans ambages leur préférence pour l’unification du Canada.Pitt écarte son orgueil de race Mais Pitt écarte ses préférences personnelles, son orgueil de race, il lutte'pour obtenir la division du pays en deux provinces.Il veut que, dans l’une d’elles, les Canadiens français puissent être libres de se gouverner “à leur satisfaction”.11 l’obtient.Décision à rete nir, qui sert à comprendre ce qui se passera au Canada, dans Ja seconde moitié du XIXe siècle.Oh! je sais qu’on l’a répudiée en 1840.Mais, pendant tout le régime unioniste, les Canadiens français se le rappelleront.Si l’inique constitution qui entra en vigueur le 10 février 1841, fut une si lamentable faillite, n’est-ce pas surtout parce qu’elle avait trahi l’oeuvre de 1791?Vous me dispenserez de vous raconter ce douloureux quart de siècle qu’a duré l’Union.J’en arrive tout de suite à l’année 1864.Vous savez l’impasse où l’impossible loi constitutionnelle de 1840 avait acculé la province du Canada-Uni.Aucun homme, aucun parti ne pouvait plus gouverner.Brown et Cartier Voilà que tout à coup du Haut-Canada, vient une proposition de réforme qui sera peut-être une planche de salut.George Brown parle de constituer une fédération de deux provinces canadiennes, auxquelles pourraient se joindre les provinces maritimes et les territoires du Nord-Ouest.L’idée aguiche Macdonald, Cartier, Taché, Galt.Ils la discutent.Elle les rallie finalement tous.Le 22 juin, M.Macdonald déclare à la Chambre que le ministère soumettra aux parties intéressées des mesures destinées à “unir toute l’Amérique septentrionale sous Ils auraient pu obtenir des garanties quant à leur représentation au parlement, semblables à celles que l’art.80 de l’A.A.B.N.donnait en 1867, à la population anglaise des douze comtés des Cantons de l’Est.Nos pères ne l’ont pas voulu.Pourquoi, sinon, parce qu’ils entendaient rester maîtres incontestés de leur législation, c’est-à-dire d’organiser, sur Je territoire de leur province, une vie familiale et sociale conforme à leurs idéals, à leur mentalité catholique el française, sans entrave, sans danger de voir leurs efforts contrecarrés par une majorité parlementaire adverse?Ce sentiment de fierté nationale, ce provincialisme, si vous préférez, voilà le fondement de la loi constitutionnelle de 1867.Macdonald lui-même ne l’a-t-il pas reconnu, quand il affirmait qu’elle est destinée à préserver “l’individualité de chaque province.” Délimitation des pouvoirs Comment s’y est-on pris pour atteindre ce résultat?En même temps que l’on prévoyait l’organisation de l’Etat fédéral, l’on établissait des “constitutions provinciales”.Leurs rouages nous sont familiers: le Roi représenté par le lieutenant-gouverneur, un certain nombre de conseillers appelés ministres, des députés élus par le peuple, un conseil législatif.La province détient d’assez amples pouvoirs.Leur délimitation, en 1864, donn \:eu à de sérieuses discussions.La tâche, il faut l’avouer, n’était pas facile.11 ne servait de rien de créer une province française, si on ne lui attribuait une autorité assez étendue, pour préserver ce que ses habitants considéraient comme un minimum essentiel.Comme la condition de leur accession au régime fédératif.Dans la répartition des pouvoirs législatifs entre les deux autorités, les auteurs de la loi de 1867 ne se sont pas proposé — ils étaient d’ailleurs incapables de régler tous les cas particuliers — d’enfermer l’avenir dans deux articles d’une constitution.Ils ont évité, d’autre part, de se servir de formules vagues, de principes généraux touchant la liberté, l’égalité du citoyen, la nature de l’Etat central et l’avenir des parlements provin-1 ciaux.Ils risquaient de dégénérer en conseils municipaux.Leurs prérogatives auraient été étrangement restreintes, et auraient dépendu du bon vouloir d’une autorité supérieure.Eût-on admis cette thèse avant qu’il ne s'écoulât un demi-siècle, la fédération canadienne disparaissait, pour céder la place à ce que l’on n’avait pas voulu en 1864: l union législative.Heureusement, j’allais dire providentiellement, il s’est trouvé, parmi les membres du comité judiciaire du Conseil privé, des lords que pareille énormité révolta.Dans toute une série de jugements, ils la démolirent.Et aujourd’hui, nous pouvons soutenir, avec eux, que l’acte de l’A.B.N.a donné aux provinces “des pouvoirs qu’elles n’ont pas à exercer, comme représentants du parlement impérial, une autorité aussi grande, aussi complète dans les limites de leur juridiction, que possédait et pouvait octroyer le -parlement de Londres”.Ou encore, que “sur les sujets de sa compétence, la législature provinciale est souveraine et a la même autorité que le .parlement impérial”.Ou encore “qu’une législature provinciale ne tient pas sa compétence du gouvernement du Canada, et • que son status ne ressemble pas à celui d’une institution municipale.” Aussi souveroine qu'avanl 1867 L’opinion que le Conseil privé écarte là, au surplus, aboutit à la négation du caractère fédératif de notre charte constitutionnelle.Ceux qui l’ont enseignée,—et ceux qui la partagent encore aujourd’hui en font autant, — proclamaient que ‘Tordre des choses antérieur à 1867 était périmé.” Cela contredit formellement la notion de fédération que je vous ai rappelée tout à l’heure.Cela non plus n’a pas échappé à lr.perspicacité de lord Watson.Dans l’un de ses jugements, il rappelle que la loi de 1867 “n’a pas fusionné les provinces”, qu’au contraire elle a laisse à chacune “son indépendance et son autonomie”, que leur législation “demeure aussi souveraine qu’avant l’adoption de i’A.A.B.N.” De là* U résulte une conséquence importante.SI la province est souveraine quant aux pouvoirs que lui reconnaît la charte de 1867, le parlement fédéral ne peut, ni directement ni indirectement, les lui enlever.Il n’a pas la liberté de légiférer sur l’une ou l’autre des questions qui lui compétent, à moins qu’il ne s’agisse d’un sujet spécialement prévu par l’art.91.Le conférencier montre comment le Conseil privé, en précisant la signification des mots “propriété et droits civils” de l’art.92 de la constitution, a épargné aux parlements provinciaux d’être spolié d’une part considérable de leur juridiction.Voilà, sommairement résumée, l’oeuvre du Conseil privé.Avec ténacité, avec méthode, s’appuyant sur la lettre et l’esprit de la loi de 1867, il a élaboré une doctrine que j’ai appelée provincialisme légitime.Qu’on l’attaque, qu’on lui interdise dorénavant d’agir comme Cité du Vatican, 20.(C.P.-Havas).— Les cercles ecclésisatiques et musicaux de la Cité du Vatican s’accordent pour faire les plus wa.i grands éloges de la nouvelle messe M.J.-J Pm ver n p a étc l’nn ! c9mPosée Par ,M8r L°n:nzo per0si, orateurs de la soirée.11 a parlé; du feela ^hap.el| d’abord en français puis en anglais, j et * Sa Sainte! Nous nous trouvons, a-t-il dit, au1 “ll- , .seuil d’une campagne électorale qui! Cette oeuvre, écrite pour^quatr va avoir une importance des plus huit voix, aura sa premiere au considérables pour le Canada.Hldition publique le 12 mars pro jour nous de des provinces.Ils ont exprimé plus un parlement ayant j simptemem ]eur v0}0nté de modeler ,.lse d°rer - pour base le principe fédératif”.; notre régime fédéral et notre systè- arbitre dans nos litiges constitu Fédération, principe fédératif?Ime provincial sur celui de la Grau- honnels, Ion ne pourra pas suppn S’agissait-il d’une nouveauté?Pas d_e*®I^a?Rf‘ jCZiai5iYi:-.aLn„ai’ précisément.L’on connaissait, sur ce continent, depuis plus de trois quarts de siècle, les mots et la cho- ies éditions du Zodiaque se sont taillé une place de choix dans la librairie canadienne Les noms des écrivains, la variété des suiefs traités, la haute tenue littéraire qui forme le ton général, la belle présentation matérielle de chacun des volumes dépasse ce qui s'était vu jusqu'ici chez nous, Tout cela démontre un esprit de suite destiné à forcer le succès LE ZODIAQUE PREMIER Robert Rumilly .Chefs de File.Marius Barbeau .Au coeur de Québec AtgiJius Fauteux .Le Duel ou Canada.Armand La Vergne .Trente ans de vie nationale.Robert Choquette .Le Fabuliste La Fontaine à Montréal.L'abbé Lionel Groulx .Orientations.Eugène Achard .Les Northmans en Amérique.Elphège-J Daignoult .Le mouvement sentinelliste.L'abbé Albert Tessier .Ceux qui tirent notre pays Robert Rumilly .Mercier.Olivier Mcurault.P SS ."Nos Messieurs".ZODIAQUE DEUXIEME (en cours de publication) Voici les titres actuellement parus et en vente: I —L'abbé Lionel Groulx .Directives 2— Lady Tweedsmuir .Carnets canadiens 3— Emile Benoist .L'Abitibi, pays de l'or.T—Robert Rumilly .Mgr Laflèche et son temps.5— Paul Gouin .Servir.I —La cause national*.6— L'abbé Lionel Boisseau .La mer qui meurt (roman saspésien) SOUS PRESSE — Sera en librairie le 16 février Léopold Richer .Silhouettes du monde politique.Eugène Achard .Le Vinlond, terre d'Amérique L'abbé Albert Tessier .La vie canadienne au temps des Patriotes.Eugène Achard , .Les contes du Saint Laurent j édition ordinaire, $0 75.Prix de chaque volume, ^ de |üxe numérofée $l qq On peut s'abonner au Zodiaque Deuxième, édition de luxe, (douze volumes numérotés à la presse) aux conditions suivantes: 1— $10.00, payables sur réception du premier volume.2— SI 2.00, payables $1.00 sur réception de chaque volume.On s'abonne à la Librairie du "Devoir" / ' Il I .n '—S se inventés par nos voisins d’outre quarante cinquième.Après la rupture des liens qui les rattachaient à la Grande-Bretagne, ils avaient senti le besoin de lier les treize anciennes colonies qui formaient autant d’Etats souverains.Ils pensèrent d’abord de constituer une véritable Confédération, régime politique où chaque Etat conserverait la totalité de sa souveraineté intérieure.Ils la tentèrent en 1781.Ce fut un échec complet.Ils résolurent alors de trouver une autre formule, intermédiaire entre l’unifica-I tion et la Confédération, système ; inadaptable aux contrées jeunes, peu populeuses.Réunis à Philadelphie, en 1787, les représentants de tous les Etats délibérèrent durant plusieurs semaines, animés du désir | d’arriver, coûte que coûte, à une solution définitive.De leurs discussions.naquit une forme originale, inconnue jusque-là, de gotiverne-I ment: la fédération précisément.“Grande découverte dans la science politique moderne”, écrira de Tocqueville.Féconde aussi, malgré sa complexité.Et qui n’a pas Encore rendu lous les services que l’on peut en attendre.Je n’en veux pour preuve que les discours des hommes politiques de l’actuelle scène internationale, de M.Daladier notamment, qui rêvent de construire le monde, après la présente guerre, justement sur le plan fédératif.M Binon, dans la Revue des Deux-Mondes du 15 janvier 1940, apprt sans phrases, deux démocraties parlementaires juxtaposées, l’une au centre de la fédération, l’autre en chacune des provinces, pourvues toutes deux de facultés d’agir, déterminées seulement dans leurs grandes lignes.Ils se sont refusés à préciser le sens 'd’aucun de leurs attributs.Us en ont plus justement et plus sagement indiqué les principaux, laissant, comme il convient, aux tribunaux le soin de les interpréter.De l’analyse des articles 91 et 92 de la Constitution, qui contiennent la liste (les objets de la juridiction respective des deux parlements fédéral et provincial, il ressort qu’au premier, l’on a considéré la compétence nécessaire à l’établissement d’une fédération forte.A cette fin, les Canadiens français ont sûrement consenti d’énormes sacrifices.Il est certain qu’ils répugnaient à abandonner le droit de légiférer sur le mariage, sur la faillite, sur les lettres de change, sur l’intérêt de l’argent, sur la propriété littéraire.Ils s’y sont résignés, parce qu’ils croyaient obtenir une large compensation.Laquelle?On leur garantissait, du moins tant qu’ils seraient le nombre dans le Québec, la liberté d’organiser la famille, l’école.la profession, leur milieu social, selon leurs désirs.Lord Wotson et lord Haldane Une constitution ne vaut que par la manière dont on l’applique.Son application, il incombe aux tribunaux de la (liriger.Ce rôle de la jurisprudence s’avère surtout nécessaire, quand il s’agit d’une cons rie favorablement re système.Illtitution fédérative.Deux intérêts, écrit: “l.a forme fédéraliste est son- jeu effet, s’affrontent presque conti-plc cl plastique; elle se prête à dos nuellcment, L’Etat central a ten-combiraisons multiples qui permet- i dance à empiéter sur le domaine lé-tralent, sans èmieltor la force deslgislatif des Etats fédérés.Ceux-ci, a leur tour, cherchent à légiférer sur des sujets qui ne leur appartiennent pas.Chez nos voisins, la Cour suprême de Washington a servi d'arbitre entre les deux juridictions, a Etats, de donner une satisfaction légitime aux aspirations des nationalités et des minorités ethniques”.A la lumière de la Constitution américaine et de celles qui l'ont prise pour modèle, on a défini la formé, depuis sa création, toute une fédération: “un groupement d’Etats ! série de règles qui ont guidé ensuite qui ont gardé une proportion im-1 les intéressés dans les décisions à portante quoique jamais la tolalité prendre.E'Acle de TA.R.N.a été de leur souveraineté interne, mais - interprété, expliqué, clarifié, sur-qul ont renoncé à lonle leur souve- tout par le Conseil privé.Avant ralneté externe au profit de l’orge-! d’apprécier les résultats de son oeii-gane rentrai fédéral.” Qu’on le j vre, je voudrais rendre hommage trouve bon ou mauvais, voilà ce que signifient, en droit international et en droit constitutionnel, les expressions employées pur nos chefs po-litimies qui ont construit l’armature juridique de noire pays.Elles nous révèlent par conséquent, leur inlcnlion.One quelques-uns d’entre eux ensuite, aient voulu restreindre leur portée, cela uc change rien à l'essence des choses.aux savants juristes qui l’ont édifié, à deux d’entre eux particulièrement: tord Watson et lord Haldane.On les a ailleurs si vertement critiqués, qu’ils méritent bien que nous leur payions un tribut de reconnaissance.Ils ont été.Tun et l'autre, des ttfovincialixtes sincères, désintéres-srs.Par différents moyens, — tous d’une parfaits* orthodoxie juridique, — ils ont préservé T indépendance mer ses décisions nombreuses, solidement étayées sur la justice et le droit, sur le bon sens tout court.Elles survivront et continueront, d’éclairer nos propres tribunaux, dans la difficile tâche de départager la juridiction des deux pouvoirs souverains, qui constituent une fédération.Du moins tant que durera notre fédération.Que réserve l'avenir ?Combien de temps durera-t-elle, ainsi que t’ont voulue nos pères?Mystère.Est-il opportun qu’elle persiste encore?Du simple point de vue matériel ou financier, peut-être pas.Car, nous devons l’admettre, à la suite de l’Américain James Beck, elle est un “des systèmes gouvernementaux les plus complexes qui soient au monde”.Pour illustrer cette constatation, pensons qu’il existe au pays dix lois des compagnies à fonds social, plus ou moins différentes les unes des autres.Dix parlements imposent des taxes; cette multiplication de pouvoirs législatifs et administratifs coûte sûrement très cher.La circulation des produits se trouve parfois gênée.Mais au delà des choses matérielles, il y a les biens qu’on ne soupèse pas.Suis-je pessimiste?Je crois néanmoins que le jour où la province de Québec ne pourra plus jouir de loute la somme d’autonomie, de souveraineté que lui ont fait concéder Cartier et scs eollègiuyi, elle perdra peu à peu son âme française.Au lieu qu’elle puisse se donner enfin, une organisation sociale, susceptible de procurer à ses citoyens, une prospérité conforme au génie de la vie.Le cours de ses destinées changera de direction.Son individualité disparaîtra, noyée dans une grande masse anglo-saxonne.Et avec elle sombrera notre régime fédératif lui-même.Mesdames cl messieurs, vive la province de Québec, entité politique souveraine, capable de gérer librement le bien commun de ses ressortissants, dans le cadre de la constitution, nu sein d’une grande fédération canadienne.Comment rendre l'crgent au peuple?Par le R.P.Thomas-M.LAMARCHE.O.P.3 volumes, fnrès de 790 nages) PRIX $1.50; PAR LA POSTE.$1.65 ".Nul lecteur impartial qui aura assimilé la démonstration lo -que de celle élude, ne pourra échapper à la force probante de ses triomphantes conclusions.George-Herman DERRY, S.T.R.Ph.P.Î.L.D.K.C.S.ÇÏ.En vente au Service de Librairie du Devoir, 430 esl, rue Notre-Dame, Montréal* Îii__ ement p discuter et pour vous tie décider des problèmes qui se posent présentement; mais aussi des problèmes futurs parce que la guerre1 va créer des difficultés pour l’après-guerre.Le Dr Manion a été le premier à dire à un auditoire canadien — c’était devant un Canadian Club, — qu’il fallait surtout s’occuper dès 1 heure actuelle des problèmes de l'après-guerre, poser les jalons pour les résoudre.M.Manion est un réaliste, il a posé là la condition d'ane solution de ces difficultés à venir.Vous, les jeunes, qpi avez souffert considérablement des suites de la Grande Guerre, qui avez grandement souffert de la crise économique, surtout ceux de la classe ouvrière, vous qui n’avez pas réussi à trouver du travail, essayez de trouver une solution à vos difficultés par le vote que vous donnerez le mois prochain.Vous devez vous demander ce qu’a fait le gouvernement qui vient se présenter devant le peuple avec un bagage bien maigre.Est-ce qu’il a résolu le problème de l’emploi de la jeunesse?Il a nommé une commission; cela est facile et M.King a pensé que c’était là le meilleur moyen d’éviter des critiques.On a dit que dans la guerre actuelle, si nous n’avons pas la conscription générale, nous en avons ce-pendant une partielle basée sur la force des exigences de la faim, et (lue des jeunes ont été ainsi forcés d’entrer dans Tarmée.Est-ce que M.King n’aurait pas dû prendre les précautions nécessaires pour mobiliser l’industrie canadienne dès le premier moment possible?Est-ce qu’il n’aurait pas dû depuis des années préparer le pavs à ce qui s’en venait?Il ne peut pas plaider qu’il ne le savait pas avec les empiétements répétés d’Hitler.S’il ne le savait pas, il a été bien mal renseigné, mais je ne crois pas que ce soit le cas.Si le gouvernement avait pris les précautions que le hou sens exigeait, l’industrie aurait été mieux adaptée à l’effort de guerre du Canada, et les travailleurs canadiens qui devront payer le coût de la guerre, pourraient au moins aujourd'hui avoir du travail dans l’industrie et obtenir quelque chose en retour des taxes qu’ils paient.Au lieu de parler de l’administration de son gouvernement, M.King parle de Tunité nationale, alors qu’il n’y a pas un seul Canadien qui discute l’importance de cette unité.Je ne sais pas s’il a voulu suivre l’exemple du commandant du Graf Spee, mais M.King a sabordé le parlement que vous aviez élu.Il savait bien ce qu’il faisait, car en agissant ainsi il empêchait tous ses adversaires de lui poser en chambre des questions embarrassantes.Il a sabordé le parlement parce qu’il avait peur de l’opposition, comme le commandant du Graf Spee a sabordé son vaisseau parce qu‘il avait peur de la marine anglaise.M.King n’a rien fait pour résoudre le problème du chômage, il n’a rien donné aux contribuables en retour de leurs millions de taxes.Il y a quelque chose quT ne va pas dans un pays lorsqu’on n’utilise pas la jeunesse, qu’on laisse improductif ce splendide capital humain.Les libéraux accusent M.Manion d’avoir voté la conscription en 1917; c’est un mensonge; M.Manion n’a pas pu voter la conscription parce qu’à ce moment-là il était au front, M.King lui, au même moment, était aux Etats-Unis.Le candidat, M.Patrick Lynch, a dit que le comté de Sainte-Anne a été trop oublié par le gouvernement libéral.Ainsi les travaux pour la gare centrale sont exécutés dans le comté et on n’y engage presonne du comté.Il faut à Ottawa quelqu’un qui soit prêt à travailler pour le comlé, et M.Lynch s’y engage.Il a aussi critiqué le projet de canalisation du Saint-Laurent.Il est ingénieur, il a étudié la question, et il estime que, si ce projet se réalise, ce sera, un désastre pour Montréal; cela voudra dire qu'un chain, premier anniversaire du cou ronnement du Pape, en Téglis Saint-Pierre de Rome.Les criti ques musicaux disent que c’est 1 l’une des meilleures oeuvres jamai écrites par Perosi.Quelque 600 élons jouissent de la -liberté internationale Ottawa.20.— La liberté International est le privilège des quelque six cen* élans ou wapitis, qui passent l’hiver da le parc national des lacs Waterton, sec tion canadienne du parc Waterton-Gla cier, dit de la Paix internationale A cha que automne, ces animaux traversent 1 frontière internationale sans être souml à aucun règlement; c’est une illustratlo de plus de l'esprit de bonne entente in ternationale qui a présidé à la création d ce parc pour commémorer les cent ans d paix entre lea deux nations.Contrairement aux autres animaux sau vages, c'est du sud vers le nord que p élans émigrent à l'automne, sans doute cause de la topographie particulière de ' région, qui fait de la partie canadlenn du parc un centre d'hlvernement id pour l'élan.L'élan est un des plus gros cerfs d l’Amérique du Nord.Il y en eut Jadis d~ milllons.mais la colonisation des praln les décima, et lis furent même un tem en danger de disparaître.On prit toutefo à temps les mesures de conservation op portunes, et des troupeaux nombreux d ces animaux remarquables vivent aujourd’hui dans les parcs nationaux.La croisière (PAnahita PAR LOUIS BERNICC7 Ce merveilleux voyage autour d monde du commandant Louis Eei nicot, seul à bord de son cotr Anahita, est une extraordiniare l çon de courage et d’énergie humai ne, un exemple de ce que ces deu vertus peuvent faire accomplir à u marin, à un Français.Un volume d 175 pages, une carte, trois croqni et un glossaire des termes na.uf ques.Au comptoir ou par la post .90s.Service de Librairie du Devoi EXCURSION S alUr at ratovx «U * MOimtSAL à QUEBEC ÆKS 24 Kvrlet VENDREDI: Gare Windsor 11.45 p.m.SAMEDI: Gare Windsor 9.10 a.m.; 1.25 p.m., 11.45 p.m., Viger 7.20 a.m.; 5.00 p.m., Bonaventure 12.25 p.m., 8.05 p.m.DIMANCHE: Gare Windsor 9.10 a.m.; Bonaventure 12.25 p.m.RETOUR: jusqu'au LUNDI SOIR.PACIFIQUE CANADIEN CANADIEN NATIONAL TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEIstr 3361 cent le mot.2So minimum comptant Annonces facturées l’Ao lo moft.40c minimum NAISSANCES SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.GRANIT-MESSES.REMERCIEMENTS POUR r rT TATHIE8 ET AUTRES.JO car mot, minimum de 50c.FIANÇA ILLES.PROCHAINS MARIAGES SI .00 oar insertion A vendre Orgue d'église, deux clavier pédalier, 12 jeux, soufflerie électr que, haut-parleur si désiré.Occ sion.S'adresser à A.Dumas, 359 rue Ste-Famille, Montréal.Cherchez-vou.un imprimeur ADRESSEZ-VOUS A L'Imprimerie Populaire, Limitée éditrice du journal LE DEVOIR qui exécutera avec art et rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie CARTES DE VISITE Travaux de Ville Mentis — Têtes de lettres Faire - part — Factures Prospectus — Programmes livres-affiches Catalogues — Brochures Périodiques — Journaux VOYEZ-NOUS OU TELEPHONEZ - NOTRE REPRESENTANT PASSERA CHEZ VOUS.430, Notre-Dam* est, MONTREAL .*TéiéphoMt ¦liait 3361 VOLUME XXXI — No 42 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 20 FEVRIER 1940 7 Les nominations DANS LA GAZETTE OFFICIELLE Québec, 20 — Le dernier numéro de la “Gazelle officielle" publie les nominations suivantes: Québec, le 1er février 1940.M.Raoul Polvin, maître de poste et président de la Commission scolaire de Kiskising; greffier des juges de paix à Kiskising, conformément aux dispositions de l’article 366, paragraphe 6, de la loi des tribunaux judiciaires (S.R.Q., 1925, chapitre 145), tel qu’édicté par la ïoi 20 Georges V, chapitre 68, sec-tioi?5.MM.Gédéas Parent, Ludger-P.Bernard, Honorât Lussier, Chartes-E.Payne et Corsini Bourquet, tous du canton Granby: commissaires pour tenir la Cour des commissaires du canton Granby, comté de Shefford.M.J.Eugène Malouin, de la cite de Québec: juge de paix avec juridiction étendue à toute la province de Québec, et M.Albert Drapeau, de Marievillc, Rouville: juge de paix avec juridiction sur le district judiciaire de St-Hyacinthe, tous deux aux fins de recevoir le serment seulement, conformément aux dispositions de l’article 358 de la Loi des tribunaux judiciaires.MM.Raoul Paré, agent d’assurances, Michel Côté, chef de police, tous deux de Thetford-les-Mines: juges de paix avec juridiction suric district judiciaire d’Arthabaska; J.A.Daousl, reviseur de la Commission des pensions de vieillesse de Québec, R.R.No 3, Huntingdon: juge de paix avec juridiction sur le district judiciaire de Beauharnois; lean-Eudes Villeneuve, comptable au département de la voirie, à Chicoutimi; juge de paix avec juridiction sur le district judiciaire de Ghicoutimi; J.Bouchard, 412 avenue Gait, Verdun, Ernest Taylor, 1659 rue Plessis, Armand Des-hamps, 334 Ste-Margucrite, Henri llurtubise, 3715 Mentana, et M.McMahon, 249 McCord, ces quatre derniers de la cité de Montréal, tous inq réviseurs de la Commission les {tensions de vieillesse de Qué-icc; juges de paix avec juridiclion >ur le district judiciaire de Mont-i 'éal; Jean-Bapiste Aubert, employé n la Commission du chômage, 45 de a Capricieuse, Québec, et Wilfrid Martin, garagiste, 35 Samson, Lévis: juges de paix avec juridiction mr le district judiciaire de Québec; l.-B, Rioux, cultivateur, de St-Mé-iard, Rimouski, et Adrien Gagné, nédecin, de Rimouski: juges de taix avec juridiction sur le district j udiciairc de Rimouski: Hector Au-1 hier, revisicur de la commission les pensions de vieillesse de Québec, de Melbourne: juge de paix tyec juridiction sur .le district ju-iiciaire de Saint-François; Chs.sylva Mayer, comptable, 844, Da-aar, et Aimé Laurendeau, 748 Prat-e, inspecteur, du comité paritaire le l’industrie de l’automobile de Montréal et du district, tous deux 1 rOütrertiorrt: juge* de paix avec juridiction stir la province de Québec; E.Guénette.sec.-gérant du co-nité paritaire de l’industrie de l’im-trimerie de Montréal et du district, rt^ Renc-V.Gravel, inspecteur du siêrac comité) tous deux de Monl-•cal: juges de, paix avec juridiction •ur la province de Québec; J.-Her-’é Lacroix, sec.du Comité paritai-e de l'industrie de l’automobile de Montréal et du district, 813, 4e ave, •t Jacques Lafleur, inspecteur du nêrne Comité, 250 Wilbrod, tous ; leux de-Verdun: juges de paix avec .juridiction sur la province de Qué->cc; L.-M.Lymburner, jr., 1245, St-darc, apt.5.Arthur Prieur, 7450, j fenri-Julien, Emile Pomerleau, 370, Logan, U.Roussin, 2241, Darl-; ng, Georges Evans, 1377.Argyle, Ja-, nés Maher, 5152 Fabre, ces six der-liers de la cité de Montréal, et Ro-i and Messier, de Varcnnes, Qué., i ons inspecteurs du Comité paritai-, e de Fndustrie de l’automobile de Montréal et du district: juges de mix avec juridiction sur la provin-•e de Québec.Les juges de paix jhônitnés dans le présent paragraphe e sont aux fins de recevoir le scr-j nent seulement, conformément aux impositions de l’article 358 de Ja i.oi des tribunaux judicaircs (S.R.1925, chapitre 145).Accusé d'avoir enfreint ia loi d'optométrie Accusé d’avoir enfreint la loi des ipliciens de la province de Québec, n colportant illégalement des ver-; es de porte en porte, Joseph Stein-nan, 3441, rue Hôtel-de-Ville, com-! laraissait hier matin devant M.le uge Marin.Le premier témoin entendu i déclaré qu’il avait porté la plain-e en qualité de secrétaire de l’Asso-iation des Opticiens de la province.; 1 s agit de M.G.-H.Hébert.Mc Paul | -eblanc, procureur de la poursuite, i produit des témoins h l’effet que j iteinman avait cherché à vendre les ! -erres en question à domicile.Mc ! Raymond Julien, avocat de la defen-e, a présenté une motion basée sur ; e chapitre 122, arlicle 31, de la loi les opticiens, à l’effet que la plainte ivat été portée sans autorisation et pi’il n’était pas prouvé que M.Hé-! jert représentait officiellement le îollège des opticiens, ce dernier l’avant pas produit de résolution ni {éhéralc ni particulière l’autorisant ii porter ladite plainte.Le tribunal .‘cadra jugement demain sur cette I notion.“Silhouettes du monde politique” Notre collaborateur d’Ottawa, Léopold Richer, publiera cet joun-ci aux “Edition* du Zodiaque" un recueil de portraita politiquat intitulé’ “SILHOUETTES DU MON-DE POLITIQUE’’.C’ait le deuxième.ouvrage du gtnra da l’au-taur, celui-ci ayant publié en 1435 "NOS CHIPS A OTTAWA" volume qui a obtenu un bon *uc-cèt de librairie.Le* "Silhouette* du monde politique" devront racovoir le mémo accusil da le part du public, en particulier en cette période électorale eù l’en diicute Iprement tea doctrine* et la* homma* politique*.A la coriiédrole Le problème du mai sur la terre Le sermon de M.le chonoine Harbour A la basilique-cathédrale, M.le chanoine Adélard Harbour, prédicateur du carême, a envisagé, dans son instruction de dimanche, le problème du mal sur la terre, sous l’angle surnaturel et chrétien de la Providence du bon Dieu.Divine Providence veut dire, dit-il, le soin que Dieu prend de nous et de tout ce qu’il a créé.Mais Dieu s’occupè de nous en tenant compte de notre liberté, des fautes qui en ont découlé et de la rédemption de Notre-Seigneur.Un bon nombre ne comprennent pas les desseins de Dieu.Leur suffisance et leur manque de foi sont cause que Dieu ne daigne pas les leur révéler.Mais vous direz: pourquoi Dieu permet-il que l’homme devienne l’artisan de son propre malheur?S’il est notre Père, s’il sait et prévoit tout, s’il nous aime, comment peut-il laisser ses fils s’entre-déchirer?La réponse à cette question, la voici: c’est que Dieu, pour notre bien, nous a tait un don magnifique qui est à la base de toute notre grandeur: la liberté, et que nous pouvons en abuser, et que nous en abusons pour notre malheur.Le bon Dieu nous fait confiance.Il remet en nos mains la direction de notre conduite.Il nous est loisible de dire: que votre volonté soit faite, ou je ne servirai pas.Ainsi, la guerre est un des effets nombreux de notre libre arbitre mal inspiré.C’est parce qu’on n’observe pas les préceptes contenus d’abord dans les Tables de la Loi, dans le Décalogue puis complétés dans l’Evangile que la guerre se déchaîne sur le monde.Comme l’a dit le grand Pape Pic XI, c’est par la réforme des consciences que la paix et la justice régneront sur le monde.Le prédicateur termine par une page du livre des Macchabées et montre que malgré l’indifférence, l’athéisme et le naturalisme, le feu sacré de la foi et du surnaturel n’est pas disparu de ce monde et qu’il se rallumera comme un immense brasier.Section Crémozie de l'A.P.C.V.Samedi soir dernier, le 17 février, la section Crémazie de l’Association professionnelle catholique des Voyageurs de Commerce da Canada tenait son assemblée régulière en la salle St-Gêrard, 566 est, boul.Crémazie.Une nombreuse assistance était venue entendre M Frs Deschênes, membre actif do la section, commenter la première conférence du cours de vente de l’A.P.C.V., conférence prononcée par M.J.Léonard, de la section Jean-Talon pendant le Conseil fédéral de cette association, le 13 janvier dernier.Ce cours de vente, nouvelle initiative de l’A.P.C.V., est donné dans toutes ses sections._ _ Gare aux pépiniéristes et vendeurs non licenciés! Québec.20.— Le ministère de l’Agriculture apprend d’informateurs dignes de foi que des agents vendeurs d’arbres fruitiers et d’ornement parcourent certains districts de la province, offrant aux cultivateurs des variété» d’arbustes et de plants dont la valeur n’est nullement contrôlée.On affirme également que certains de ces personnages se proclament agents du gouvernement.Les autorités du ministère nous prient d’informer le public, encore une fois, que seuls les pépiniéristes possédant leur permis d’exploitation ou les agents munis d’un permis de vendeur ont le droit de faire le commerce d’arbres fruitiers et d’ornement et autres plantes horticoles.L'école supérieure Sainte-Croix S.E.Mgr Georges Gauthier, archevêque de Montréal, a béni, dimanche après-midi, l’Ecole supérieure Ste-Croix, rue Jarry ouest, dirigée par les Soeurs de Ste-Croix.La fourrure canadienne A Londres et à New-York Le renard argenté reste en tête — La traite dans le Nord-Ouest j Ottawa, 20.•— Le Canada a ex- I porté à l'étranger — Londres et j New-York constituent ses princi- j paux débouchés — pour une valeur 1 de 812,653,355 de fourrures durant ! les douze mois terminés le 30 janvier 1938.La fourrure canadienne | atteint les marchés d’exportation après les ventes à l’enchère de Montréal, de Winnipeg, d’Edmonton et de Vancouver.Les ventes de Montréal ont requis 1,438,101 peaux estimées à $4,992,956.La production canadienne de fourrure a atteint pour la période terminée le 30 juin 1938 une valeur de 813,196,354, si l’on met ensemble les peaux fournies par les trappeurs et par les éleveurs d’animaux à fourrure.La part des éleveurs a compté pour 439c, tandis qu’en 1920-21 elle n’avait été que de 3%.Les peaux de renard argenté ont encore été en tête de la liste en 1937-38, puisque leur valeur de $6,-183,522 représente 479/e de la valeur globale de toutes les fourrures canadiennes.La très grande partie des.peaux de renard argenté est fournie par des fermes d’élevage.Le vison se classe deuxième en importance avec une valeur de $1,-400,587, dont à peu près la moitié provient des fermes d’élevage.Le rat musqué arrive troisième avec un total de 1,748,239 peaux évaluées à 81,320,509.Les autres principales fourrures furent le renard blanc, le castor, la martre, le renard roux, l'hermine, le renard croisé, le lynx, la loutre, le pékan et Técureuü.La traite des fourrures est encore la principale source de revenus des indigènes qui vivent dans les Territoires du Nord-Ouest.Les 523,379 peaux fournies par cette vastfe région en 1937 ont représenté une valeur approximative de 81,311,627 et porté à trente et un millions de dollars environ la valeur totale des fourrures brutes fournies par les Territoires depuis 1922.St-Hyocinrtie-Bogot M.Wilfrid Gaudet sera candidat indépendant Les deux portis politiques à Ottawa se ressemblent comme deux frères jumeaux pour la guerre A la cathédrale, jeudi matin La remise officielle du pallium à S.E.Mgr Gauthier C’est S.E.Mgr Fabien-Zoël De-celles, évêque de Saint-Hyacinthe et son premier suffragant, qui chantera une messe pontificale, jeudi matin, à la basilique-cathédrale de Montréal, à l’occasion de la remise du pallium à S.E.Mgr Georges Gaulhier, archevêque du diocèse métropolitain de Montréal.Cette cérémonie sera la première qui se déroulera dans notre ville depuis 42 ans, alors que Mgr Paul Bruchési reçut le même honneur du Saint-Siège, le 8 août 1898, Le 4 mors à ia Villa Saint-Martin Une retraite générale se donnera du 4 mars, à 8 h.du soir, au 7 mars, à 5 h.du soir, pour hommes de toute catégorie.S’adresser au supérieur de la Villa St-Martin, l’Abord-à-PIouffe, tél.BY 0440.Consistoire secret le 7 mars Cité du Vatican, 20.— Le Souverain Pontife tiendra un consistoire secret, le 7 mars prochain, mais il ne sera pas nommé de cardinaux durant cette séance.La nouvelle .dit que le Saint-Père y nommera i toutefois de nouveaux évêques.I Saint-Hyacinthe, 20 (D.N.C.) — ! M.Wilfrid Gaudet, pharmacien, an-j cien fonctionnaire du gouverne-j ment provincial, de cette ville, a ' été choisi comme candidat indépendant dans la circonscription i électorale de Saint-Hyacinthe-Ba-I got, aux flections fédérales du 26 mars.Il fera la lutte à Me T.-A.Fontaine, c.r., député libéral sortant de charge.M.Gaudet a été choisi au cours d’une convention tenue jeudi à Saint-Hyacinthe, et à laquelle participaient des représentants de toutes tes paroisses des comtés de Saint-Hyacinthe et de Bagot.Au cours de l’assemblée, M.Gaudet a déclaré qu’il était assuré qu’aucune candidature conservatrice ne se lèverait dans la circonscription, pour lui mettre des bois dans les roues.Deux hommes furent mis en nomination au cours de la convention: M.Gaudet et M.Louis Marcotte, de Saint-Simon de Bagot.L’assemblée était présidée par quatre maires de municipalités rurales: MM.Orner Boutay, de Saint-Thomas d’Aquin; Albert DeGrand-pré, de Saint-Liboire; J.-A.Lussier, de Saint-Damase, et Joseph Provost, de La Présentation.Me Jean Fortier, avocat de cette ville, assumait les fonctions de secrétaire.On prit le vote, et M.Gaudet fut finalement choisi comme candidat dans Saidnt-Hyacinthe-Bagot.M.Marcotte assura l’assemblée qu’il se ralliait à la candidature de son adversaire de quelaucs instants, et qu’il l’aiderait de toutes ses forces dans la lutte qui commence.Au cours de l’assemblée MM.Gaudet, Marcotte et Wilfrid Fournier, ce dernier de Saint-Simon, portèrent la parole.Dans son discours, qui fut assez bref, M.Gaudet déclara qu’il étad opposé à la politique de guerre du gouvernement King.Il a dit être opposé à la participation du Canada aux guerres de l’Empire britannique et à la conscription.11 a ajouté qu’il brigue les suffrages comme indépendant, parce que les deux partis politiques à Ottawa se ressemblent comme deux frères jumeaux et s’entendent comme lar-, rons en foire, ou à peu près, dans l’application d’une politique de guerre.M.King, dit-il, lance te pays dans l’aventure guerrière, et M.Manion, chef du parti conservateur, loin de le blâmer, déclare à qui veut l'entendre aue l’effort de guerre de M.King n’est pas encore suffisant.En somme, nos deux partis politiques semblent s’entendre pour traquer la jeunesse du pays et la convertir, en temps voulu, en chair à canon.De 1935 à 1939, les chefs libéraux ont dépensé des millions pour des armements, disant que ces armements ne serviraient qu’à la défense éventuelle du pays.Ils nous ont'Trompés, car, à la première occasion, ils ont envoyé ces armements en Europe.Pour l’instant, les soldats canadiens sont volontaires.Mais quand le volontariat ne donnera pas assez d’hommes, que se produira-t-il?M.Herridge n’a-t-il pas déclaré récemment que la conscription militaire serait en vigueur au pays d’ici un an, quel que soit alors le parti au pouvoir.M.Gaudet dit que la seule participation logique à la guerre européenne serait celle qui mobiliserait la main-d’oeuvre du pays, aux fins d’exploiter nos ressources .naturelles et de fournir aux pays i alliés le matériel de guerre et les denrées alimentaires dont ils ont besoin.Lettre ou "Devoir" Nous m pubiiM* quo too (titra* aigue** 4‘uau lattr* ligné* avec •droit* | autkaatiqua.Lu “D***ir” uu prend pas la rosponubiln* gu eu qui garait auu* cette rubrique.Autre réponse à un vétéran Higaud, 14 fév.1940.Le Devoir, Montréal.M.le directeur.Quand même vous nieriez que vous n’êtes pas indulgent et même très indulgent pour ce qui concerne les lettres au Devoir, on ne vous croirait pas.Preuve: l’opinion personnelle d’un certain vétéran, (c’est le titre qu’il se donne) publiée samedi dernier.Ce monsieur, non satisfait d’avoir conçu dans son esprit une idée contraire au sens commun, demande à un journal de bien vouloir la faire connaître au grand public.S’il est réellement un vétéran, on peut expliquer son égarement en évoquant le prétexte que son intelligence, peut-être pas trop solide d’avance, ait subi l’effet détraquant du vacarme de la mitraille ou des gaz asphyxiants.Dans ce cas, un conseil à ce bon soldat: s’il trouve que le Canada ne va pas assez vile pour combattre F Allemagne, que ne se rend-il lui-même au front?Sans doute il ne doit pas être d’une trop grande utilité, mais il a quand même la chance de se faire tuer à la place d’un autre, sans compter que la perte d’un être inutile, pour ne pas dire plus, est toujours moins déplorable que celle d’un bonheur serviable.Puis ici, au Canada, nous en aurons toujours trop de ces ultra-loyalistes prêts à donner le dernier sou de leur voisin et surtout des Canadiens pour ia cause de l’Angleterre.Heureusement, tous ne partagent pas les idées baroques genre celle de ce vétéran, et surtout parmi les anciens, soldats de 1914, la majorité semblent avoir été satisfaits de leur initiation à la guerre.Les différents partis politiques parlent d’une participation modérée; pour nous, nous espérons qu’elle le sera le plus possible.L’idéal aurait été la neutralité absolue.Maintenant, il est trop tard.Souhaitons donc que le futur gouvernement s’en tienne à la parole donnée et que nous ne soyons pas engagés à fond dans ce conflit, qui nous conduirait à la ruine, laissant toute liberté aux impérialistes d’y sacrifier leur argent et leur vie s’ils le veulent.Quant à l’opinion paradoxale au sujet du débarquement de troupes allemandes sur J’île de Terre-Neuve ou d’Anticosti, il ne faut pas même s’en occuper.Et si, malgré tout, l’impossible advenait, je crois que la conscription ne serait pas nécessaire pour forcer les Canadiens à défendre leur pays.Ils seraient probablement rendus avant ceux qui maintenant parlent de défendre l’Angleterre.Je dis ceci avec la seule pensée de laisser entendre à M.le vétéran que nous ne pensons pas tous comme lui.Un étudiant.M.Eden est revenu à Londres Londres, 20 (CP) — M.Anthony Eden, secrétaire des Dominions, est revenu à Londres, hier, du Proche Orient.Il a été reçu hier soir par te roi au palais de Buckingham.Plus tard le roi a aussi reçu M.Oliver Stanley, ministre de la Guerre.*SACS DE THE OBAMGE PEKOE "SALADÆ * Saveur exquise.EssayezJes Le tourisme au Canada en 1939 Ottawa.20.— Une estimation préliminaire place à $275,000,000 les dépenses totales des voyageurs venus des pays étrangers au Canada en 1939 et à $110,000,000 les dépenses totales des voyageurs canadiens dans les autres pays, -es estimations correspondantes pour 1938 étaient de $283,000,000 et de $121,000,000.La balance favorable du Canada au compte du commerce touristique en 1939 est provisoirement estimée à $165,000,000, comparativement à $162,000,000 en 1938.A peu près tous les genres de tourisme ont été défavorablement affectés par le déclenchement de la guerre, mais en plusieurs cas les déclins ont été insuffisants pour neutraliser les avances antérieures.Les dépenses plus faibles de certaines classes de voyageurs ont été partiellement contre-balancées par les dépenses plus fortes d’autres groupes.Pour l’ensemble de l’année, il n’y a donc pas eu de diminution brusque des dépenses des touristes.L’effet déprimant de la guerre a particulièrement été remarquable dans le cas des voyages en automobiles entre les Etats-Unis et le Canada.Les automobiles de tourisme entrant au Canada avec un permis de 60 jours qui, comparativement à 1938, avaient augmenté de 2.5 p.c.jusqu’à la fin d’août, ont diminué de 5.2 p.c.dans Jes derniers mois.Les automobiles avec permis de 48 heures ont diminué de 2.8 p.c.jusqu’à la fin d’abût et de 8.2 p.c.pendant le reste de l’année.Vers la fin de l’année Ja tendance au déclin avait un peu diminue.Durant toute l’année le nombre total d’automobiles des Etats-Unis entrant au Canada pour fins touristiques est de 4,212,816, à rapprocher de 4,346,445, déclin de 3 p.c.Les automobiles entrant pour une période de 48 heures ou moins déclinent à 2,943,159, err regard de 3,981,559 en 1938; les automobiles avec permis de 60 jours augmentent à 1,267,851, comparativement à 1,263,509; et ceux avec permis de six mois augmentent à 1,806, en regard de 1.577.Les dépenses des automobilistes venant des Etats-Unis s’établissent à 165,000,0(H), contre $178,090,-000 en 1938.Les voyageurs par chemin de fer dépensent 85t),000,0fl0, comparativement à $55,000,000; par bateau, $15,000,009 (à peu près le même montant qu’en 1938); les autres personnes voyageant par autobus, traversier, avion ou les piétons, $21,000,009 contre $20,000,000.Les dépenses estimatives au Canada des touristes venant des pays d’outre-mer en 1939 sont de $13,-000,090, en regard de $15,000,900 en 1938.Les voyages des Canadiens dans les pays outre-mer déclinent brusquement en 1939 et les dépenses qu’ils comportent sont estimées à $15,000,000 contre $20,000,009 en 1938.Oiseaux de mon pays PAR ALICE DUCHESNAY Le livre de Madame Duchesnay, que précède une préface élogieuse du Frère Marie-Victorin, est une oeuvre de vulgarisation.L’auteur veut faire connaitre à tout le monde, petits et grands, cette science ornithologique trop négligée chez nous, qui procure pourtant à ses adeptes tant de plaisirs intellectuels et artistiaues.Oeuvre de vulgarisation, mais, en même temps, oeuvre d’art.Madame Duchesnay n’a pas la science mélancolique.Elle tient à nous instruire en souriant.Chaque chapitre prend la forme d’un conte, d’un dialogue, parfois d'un apologue.Toujours, en tous cas, la matière nous est présentée d’une façon attrayante.Il existait déjà au Canada, des ca-talogues d’oiseaux.En , français, nous n’avions guère que ceux de Dionne ou de Le Moyne.Mais ces ouvrages, bien vieux d’ailleurs, s’adressaient aux spécialistes.Le livre de Madame Duchesnay comble une lacune puisqu'il joint a l'agrément littéraire la sûreté d’une documentation au fait des recherches les plus récentes.On l’adoptera dans les écoles; on le donnera en prix; on l’emportera à la campagne pour se renseigner sur tes êtres fascinants que sont les oiseaux.Il ne sera pas inutile à ia ville car les citadins aussi ont leur faune ornithologique.De beaux dessins de Mademoiselle Françoise Desrochers ajoutent à l’agrément du livre et à son utilité.Madame Duchesnay n’est pas une inconnue dans le monde de nos lettres, Elle a dirigé des revues et les lecteurs de la Revue moderne ou de la Revue populaire se rappellent ses contes aimables et écrits d’une plume alerte.Son premier livre consacrera une réputation due au seul talent.Oiseaux de mon pays, édité chez Game au à Québec se trouve aa Devoir.Il se vend 75c l'exemplaire.Cour Lambert>Closse Ost Jeudi, le 22 prochain, à l'hôtel Peansylvanie que sera donné le septième de la série de diners-caueerles organisés par la Cour Lambert-Cloese de l'Association canado-amérlcaine.M.Ubald Fortin, professeur A l’Ecole Supérieure du Plateau, a choie! le sujet: Relations entre parents et professeurs.Ce dîner sera préside par le major Roméo Tanguay, président de la cour.Ce dernier invite cordialement tous les amis de l'Association canado-amérlcaine.Pour plus d’informations: M.Georges Charbonneau.MA.0730.— Comna.BIÈRE C'EST UNE QUESTION DE MAJORITE A (’intersection Bleury - Ste-Catherinc TRAMWAYS AUTOS de & à 9 H.a.m.Véhicules.400 (49%) Voyageurs.19,971 (97%) de 5  6 H.p.m.Véhicules.410 (31%) Voyageurs.17,677 (93%) 410 (51%) 567 ( 3%) 905 (69%) ,362 ( 7%) A l'intersection St-Denis - Ste-Catherine TRAMWAYS AUTOS da 8 à 9*h.a.m»Véhiculas.194 (22%) Voyageurs.8,077(90%) de 5 é 6 h.p.m.Véhicules.256 (18%) Voyageur*.9,399 (84%) 687 (78%) 938 (10%) 1,163 (82%) 1,823 (16%) * *Û A ('intersection ( de 8 8 9 h.a.m.Véhicules.Voyageurs, da G à 6 h.p.m.Véhicules.Voyageurs.- Ste-Catherine VAYSat AUTOBUS AUTOS 294 (24%) 8,672 (86%) 273 (16%) 10,096 (82%) 932 (76%) 1,426 (14%) 1,458 (84%) 2,249 (18%) CES chiffres, se rapportant à la circulation en une journée ordinaire, font voir dans quelles proportions les usagers de» tramways et autobus l'emportent par le nombre sur ceux des autres véhicules.Il est donc très important, pour cette majorité écrasante de voyageurs, que trams et autobus subissent le minimum de retard aux intersections des rues les plus encombrées.Sur l’espace disponible de la rue, ces gens ont des droits qu’il faut nécessairement respecter.En évitant de passer par ces endroits particulièrement encombrés, les automobilistes s’évitent des retards à eux-mêmes et contribuent à accélérer la circulation aux heures de grande affluence.Au service de *00,000 VOYAGEURS chaque jour LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI 20 FEVRIER 1940 VOLUME AA Al — NO 42 COMMERCE ET FINANCE Nouvelles Raisons Sociales Lts société* et compogn»** récemment enregistrées Pjul Groceries.5! ooest.ri» 0"fiuu.épicier, Paul Vasich, célibataire.H.|.McKoon Reg’d.276 ouest, rue St-lacqurs, agent d’assurance, J.W.jenkins, marié._ La Cio de Serwice de Tontbolai, J.Baillargeon, 6431, ave Delorimier, La Bourse (P>.et P.C.) — La tendance était à la baisse à Wall Street sur un marché peu actif.Vers midi les reculs variaient entre quelques fractions de point et un point en vuon.* * * De faibles gains l'emportaient quelque peu vers midi sur de légers reculs en Bourse locale où les actions privilégiées de Canada Steamship ont touché un nouveau sommet à 23 3-8.Ont quelque peu avancé: Canadian Car, Dom.Steel and Coal "B", Parieur Court.4745 Ch.Reine Ma- International Petroleum, Bathurst, rie, L.-P.Beaudoin, marié.College Shoo Repair, Jimmy Malizia, marié.Stoeblond Lithoplates Reg’d.1010 ouest, rue Ste-Catherine, A.H.Cresthol, célibataire.New Belmont Cale, 368 ave Mont-Royal est, J.Apostolakos, marié.Mercery Sales Company, 359 ouest, rue St-Jacques, E.Davidovitch, célibatai-re.¦ Les nouvelles en raccourci Les obligations New-York (P.A.).— Up groupe de valeur des services publics et des obligations de New York ont avancé hier.Les autres valeurs ont eu une tendance à la baisse, par contre.Les valeurs de Brooklvn-Uuecns City & Suburban 5 p.c.ont avance de plusieurs points.Brooklyn-Manhattan Transit et Kings County Elevated ont aussi avancé.Quelques ferroviaires ont clôturé à la hausse.La majorité des valeurs des sociétés et des pays étrangers ont cloture en baisse de fractions à un point.Les fonds de l'Etat du gouvernement américain ont été ignorés.MONTREAL Les prix ont peu varié, hier, au marché local des obligations.Quelques titres des papeterLs spéculatives ont perdu des fractions de point.Power Corporation et Winnipeg “R” ont avancé légèrement dans le groupe des services publics cf Ended Securities cl International Hvdro ont faibli.Les autres valeurs, y compris les emprunts du Dominion et des provinces, sont demeurées inchangées.Great Lakes Paper Information agricole Bourse de New-York Compilation te U maison L.-J.FOSGET tt CIE, 4U ruo ¦t-Fti-Xavlrr.Montréal Les rendements I Les obligations j ACTION K ORDINAIRES: ! Agnew Sirpiuw 60 Marché aes vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Toronto.— Great Lakes Paper Co.rapporte un profit net tie $23t>,-93B pour 1939.après avoir pourvu à la dépréciation, à l'intérêt, etc., couivalant ;i $1.18 par action combinée “A” et “B” privilégiées, (.en se compare avec un profit net de $134,491 ou de 67 cents par action combinée.Page-Hersey Tubes Toronto.— Le bénéfice net de Page-Hersoy Tubes Ltd, en 1939, a été le plus élevé depuis 1930,; il s’est chiffre à •$1,126,570 on $6,46 l’action, comparé à $763,952 ou $4.23 l’action en 1938 et $1,033,280 ou $5.93 l’action en 1937.Le bénéfice d’exploitation s’est traduit par $1.632,506 contre $891,-768 en 1938; les revenus de provenance diverse ont été de $100,984 au lieu de $172.354.La réserv Canadian Celanese et les actions communes de Canada Steamship.Ont fléchi légèrement: Building Products, Canadian Car privilégié, C.P.R., Brazilian et Shawinigan.* * * Les actions industrielles étaient irrégulières et les actions minièics plutôt fermes sur le Curb.Abitibi privilégié.Provincial Transport et Wood Cadillac ont avancé, tandis que Beauharnois, B.A.Oil, Fairchild et McIntyre ont glissé.Les Britanniques devront vendre leurs valeurs étatsuniennes La Banque de Montréal La (jrande-Bretague vient de nommer la Banque tie Montréal son agent aux Etats-Unis, où les Britanniques devront vendre leurs valeurs mobilières au,prix courant pour consolider l’effort de guerre britannique.Il se peut qu’avant longtemps les Anglais soient dans l'obligation de suivre la même ligne tie conduile au Canada, comme il se peut également que le Canada en fasse autant avec les titres que les Canadiens possèdent aux Etats-Unis.Cette mesure est pour faciliter le paiement des achats et assuerr le crédit.Voici la première liste des litres mobiliers étalsuuiens que les délenteurs britanniques devront vendra au prix courant par l’entremise de )a Banque de Montréal, qui joue celle fois-ci le rôle que jouait pendant la dernière guerre, la maison J.P.Morgan: Allied Chemical and Dye, Allied Stores Corporation, Allis Chalmers Manufacturing, American Can, American Radiator and Standard Sanitary, American Steel Foundries, American Tobacco, American Tobacco “B”, Atchison Topeka and Santa Fe, Aviation and Transportation, Caterpillar Tractor, Cerro de Pasco Copper, Colgate, Palmolive Peel, Columbia Gas and Electric, 6 p.c., preferred cumulative “A ’, Commercial Credit Company, Commercial Investment Trust Corporation, Commonwealth Edison, Consolidated Edison of N.Y., Corn Products Refining, Crane Company, Crown, Zellarback Corporation, Douglas, Aircraft Company, Dupont E.I.de Nemours, General American Transportation, H.L.Green Company, Greyhound Corporation, Ingersoll Hand, Johns Man ville, Kennecoil Copper, Loew’s Anaconda La Coopérative Fédérée de Québec four- i AtchUon .„ nit lee commentaires suivante aur le Baldwin Loco.is3, marché: ! Baltimore & Ohio S' z BKl RRE , ! Bendix Aviation .31J« Nous avons à rapporter un marché d une i Bethlehem Steel .7S’ s tranquillité usez marquée et d'une tenue i Can.Pacific .41, erratique sous le rapport des cotations.Corn.Solvente .13'', Depuis quelques jours, à la suite de la | Chrysler Motors .857s publication du relevé final des stocks ca- | col Qu & Eiec.6'* nadlens, nous avons traversé une période j cons.Edison .32 d'un caractère apathique durant laquelle i Douglas Aircraft le mouvement des transactions fut réduit ' à un volume des plus minimes.Naturellement, dans certains milieux, la situation actuelle est de nature à inciter les distributeurs à écouler leurs approvisionnements sans se soucier d'achats futurs et l'empressement d'un groupe de détenteurs à vouloir se départir de leurs stocks, à brève échéance, contribue a créer une pression de vente excédant la demande qui entraîne inévitablement une baisse des prix.Evidemment, à premiere vue.la présente position de ce marché apparaît quel- _____ _____ que peu incertaine.Toutefois, espérons Packard Motors que les prochains développements permet- ; Pennsylvania R.R.O-v.-Haut Bas Midi te«*Br£w.Air Réduction .MH 513,« «-'U SOU 1 , CortioeUi Allied Chemical .m-, 117% ÏV\a 177% I Telephone American Can .1151, 115% 115 115% 11 A.OU.American Smelting 50% 50% 50 5°3‘ ' 5,,,?^ A»' .American Water W.10 10 Mi ! 2uijf A 'American Tel.& T.171% 172 171% 171% £¦ * ^^ 29% 29% 28% ! Can.Malt.23% 23% 23% 15% 16 15% 28% 23% 15% Dupont General Foods Cor.General Motors .General Elec.minois Central .Int.Harvester .56% Int.Tel.it Tel.Co.3% Johns Man ville .71% Kennecott Copper 36% Loews Theatres .36% Mont.Sc Ward .54 National Biscuit .24% New York Central 16% North American .22 3% 22% 31% 31% 78% 77% 5 4% 14 13% 85% 85% 6% 6% 32 31% 83 82 Malt Can.Celanese .1.00 ! Can.North.Power .1.20 i Can.Vinegars .1.20 1 Can.Bronze .1.50 j Can.Cottons .4.00 René, COURS EN FERMETURE HIER 5 33 I DOMINION DU CANADA: ?“ Offre Dem la% juin 1er 1944 .;.100 101 nov.15 1944 .101% 102% Juin 1er 1943 .102 103 3f> OCt.15 1942 .103% 104% 3^» Perp.3% Juin 1er 1950-55 3 é juin 1er 1953-58 .94 % 95% 4.12 i 2>Zi H?i3%% HJ! 3%% Juin 1er 194S-49 i! Farine (Prix du boisseau en «acs d» 98 Iba 1 Escompte de 5 sou» la cas pour cominan- .des au comptant).| « »«>» i •'.B-Baeon 130-170 Ibs .** Norlake ._•-••• “ Bouchers 120-170 lb» .10% N.a.Molybdenum .30 Légers, 100-120 lb» .10% 1 Obalski .î Lourds.170-200 lb» .f.10 .oklend .°,, PORCS REÇUS VIVANTS, classifciatlon o’Lcary Malartic .2% établie après l’abatage; sur base du bacon, OpemUka Copper .6 "pesanteur chaude" .12.o0c oriole .* PRIX DE REMISE Orplt .?Succursale de Montréal.— Semaine fi- :pan.Canadian Bons .Moyen» .Communs .• POULES ABATTUS.- A-5 Ibs et plus .A-4 A 5 Ibs .B-5 Ibs et plu» .B-4 A 5 lb» .C-5 Ibs et plus .C-4 à 5 Ibs .POULETS ABATTUS A-5 Ibs et plus .B-5 Ibs et plus .B-4 à 5 Ibs.C-5 ibs et plus .C-4 A 5 Ibs 30 j Na*, Breweries .1.75 R Ogilvie .7.00 3 Ottawa L.H.& P.5.00 4% Penmans .6.00 20 j Power Corp.6.00 190 ; Saguenay 1-ower .5 50 2 Sherwin Williams ____ 7 00 3% ! so Can Power .600 8 | Steel of Canada .1.75 4 | Tuckett Tobacco .7.00 16 , Walker Good.1 00 11,1 West Kootenay .7.00 2% j Western Grocerle* .7.00 3 ACTIONS DE MINES: 9 ! Braelorne .80 2% ! cons.Smelting .1.00 6% j Dome .2.00 20 ; Falconbrtdge .30 16 j Hollingcr .65 8 Hudson Bay .1.75 11 .fnt Mining .50 3 ; Lake Shore .3.00 1 McIntyre .2.00 1%'Macassa .20 88 I Noranda .4.00 20 j Perron Gold .16 4 Pickle Crow .40 2 | pioneer B.C.40 I I Slecoe 12 x-Sylvanite G.M.20 Teck Hughes .40 Wf.Hargreaves.40 41 162 102% 131 101 107 % 120 lit 79% 157 20% 125 110 5.41 3.08 3.10 3.01 ti 4a 3.70 492 6.03 3.03 3.34 4.24 5.82 2.21 9.30 5.45 4.44 4.94 4.65 4.83 •3 94 3.87 4.35 6.38 5.61 6 23 5 00 6 06 4.39 6 36 5.03 5.53 5.31 5.94 6.00 4.27 6.15 5.26 6.90 4.52 4 52 7.37 3.51 5.83 4.32 6.52 5 23 5.62 6.15 10 oo 6.19 4.27 4.32 4 83 4.53 5.91 5.13 5.83 541 Alberta 4
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