Le devoir, 17 février 1940, samedi 17 février 1940
Montréal, samedi 17 février 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t tElair 3361" SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BElalr 3366 Rédaction ; BElair 2984 Gérant : BElair 2239 LE DEVOIR Rédacteur en chef s Orner HEROUX VOLUME XXXI — No TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Un!s et Empira britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E-UNIS et UNION POSTALE 3 00 Les Russes annoncent de nouveaux gains en Finlande ££d en Pour un vice-roi canadien.Après "le plus canadien de nos vice-rois" Encore un peu de temps et les cendres de lord Tweeds-muir se mêleront à la terre d'Ecosse sur laquelle John Buchan vit le jour.Et nous aurons un nouveau vice-roi.S’il est vrai, comme l’a dit ces jours-ci M.Ernest Lapointe, que “lord Tweedsmuit fut le plut canadien de tout not vice-roit’’, — et cela est très juste, — ne conviendrait-il pas que son successeur fût, tout simplement, un Canadien, le premier Canadien à tenir ce poste élevé?La transition serait aisée de l’Ecossais de compréhension intensément canadienne au Canadien tout couit, né, grandi, enraciné au Canada.Il nous est loisible d'avoir un vice-roi de chez nous.Rien ne peut l’empêcher, sauf la seule volonté de nos gouvernants.Car c’est eux qui désignent au roi du Canada quel candidat ils choisissent et veulent avoir à Rideau-Hall.Ils n’ont qu’à dire le nom.Et nous aurions le premier vice-roi canadien.Quand sera-ce?Cette fois-ci même, s’ils en manifestent le désir à Sa Majesté Georges VI.Il n’attend que leur démarche en ce sens.H* ^ Un quotidien loyaliste (Globe Mail, 13 février) estime, il est vrai, que le Canada ne gagnerait rien à se donner un vice-roi d’origine canadienne.“Nous perdrions gros, cela est évident, à changer la pratique courante.Lord Tweedsmuir apporta, au poste qu’il occupa si dignement, un rare trésor d’expérience et de culture.Il y donna aux Canadiens quelque chose du vieux pays (Old Land) et qui lestera.Il faut que le représentant de Sa Majesté, ici, continue d’être un homme de Ja vieille terre, enraciné dans les traditions et le loyalisme britanniques”, écrit ce quotidien, d’esprit colonial désuet.En fait, si lord Tweedsmuir fut, tant par la culture que par le tact, l’intelligence et le caractère, au-dessus de la moyenne des esprits, ce n’est pas à dire que tous ses prédécesseurs le furent.Des quinze que nous avons eus depuis la Confédération et qui nous vinrent tous de YOld Land, — si le mot dit quelque chose à tout un groupe d’Anglo-Canadiens, les vrais Canadiens, de quelque langue qu’ils soient, n’ont, eux, qu’un seul pays: le Canada, — un bon nombre furent du type le plus courant de la noblesse moyenne ou de la grande bourgeoisie anoblie.Les uns étaient des hom-, mes d’affaires, d’autres, des propagandistes, quelques-uns des diplomates, certains, des fils de vieilles familles, sans plus.L’argument du Globe & Mail ne tient guère, il ne repose sur rien, que sur le loyalisme le plus béat.Uh 1 Canadien intelligent, probe, cultivé, de langue française ou anglaise, vaudrait tout autant, au poste de vice-roi, qu’un Anglais ou un Ecossais moyen de VOld Land.Cela ne fait aucun doute; à moins que ce ne soit chez des gens atteints, dans le domaine de l'esprit, d’un complexe d’infériorité marqué, greffé sur un sentiment de colonialisme incurable.* * * Donc, si nous n’avons pas de vice-roi né au Canada et qui soit canadien, cela ne saurait dépendre que de nous et de nos gouvernants.La tradition du gouverneur général venant de Londres, choisi par le gouvernement anglais et de fait nommé par lui, n’a plus cours.Londres a compris, il y a déjà des années, que le teibps était venu d'y renon-1 cet.Londres y a renoncé.Depuis lors, nous n’avons plus le gouverneur général que nous imposait Londres, mais un ; vice-roi.C’est le roi seul que représente à Rideau-Hall celui que notre roi désigne, d’accord avec Ottawa et l'ayant ! consulté, pour tenir ce poste.Le vice-roi n’est pas l’agent du gouvernement britannique.Il est le délégué du roi absent.Cela est si vrai que, le roi présent, le vice-roi s’efface.Ainsi en 1939, lorsque le roi vint au Canada, lord Tweedsmuir ne parut officiellement nulle part, en ! tant que vice-roi.Le roi présent, lord Tweedsmuir n’avait plus de raison d’agir-comme son fondé de pouvoirs.D’autres nations de la Commonwealth, dont les prérogatives politiques ne sont pas plus étendues que ne le sont I ccliestdu Canada, — ainsi l’Australie et l’Afrique-Sud, se sont déjà donné des vice-rois de chez elles.L’Australie en eut déjà un.De ce temps-ci, l’Union sud-africaine a pour vice-roi sir Patrick Duncan, ancien ministre du cabinet Hertzog, Sud-Africain de langue anglaise, élu en 1936 à ce poste.Et demain l’Union sud-africaine pourra se choi-) sir, si elle le veut, un vice-roi de langue afrikander, ou hollandaise.Parmi ces trois pays de la Commonwealth, le 1 Canada reste le seul à conserver la coutume.— peu reluisante au vrai, en l’état présent des choses, — d’aller prendre son vice-roi dans le Royaume-Uni.Ne parlons ici que pour mémoire de YEire, Etat libre d’Irlande, où il n’y a ni gouverneur général, ni vice-roi; il les a remplacés, depuis 1937, par un président élu au suffrage populaire • direct et secret des citoyens aptes à voter pour l’élection des ‘ députés au Dail Eireann; les candidats à ce poste doivent être présentés par vingt membres d’une des Chambres du pays.L’amendement 27 à la Constitution du 12 décembre 1936, ratifiée par plébiscite du 1er juillet 1937, “a écarté I le roi d’Angleterre de toutes les affaires internes de l’Etat libre et supprimé le gouverneur dont les fonctions.sont maintenant attribuées au Président de YEire par la Constitution de 1937.” (Annuaire Interparlementaire, Editions Sitey, Paris, 1938, pages 71 à 78.) Ce que l’Australie, l’Union sud-africaine ont fait jusqu’ici, en se désignant des vice-rois issus du pays même, le Canada a le droit identique de le faire.Il peut agir demain, s’il le veut.Londres ne voudrait pas s’y opposer.Le roi ne s’y opposerait pas.Que ne le faisons-nous?A nos gouvernants de se prononcer.Le jour viendra où ils devront agir.Le premier ministre qui posera cet acte ne manquera nullement à la loyauté due au roi; le Canada non plus, s’il réclame et se fait désigner, se désigne son propre vice-roi.Ce jour-là marquerait chez nous une nouvelle étape du sens national.?» » Dans quels milieux choisir ce vice-roi?dira-t-on.A l’heure qu’il est, l’homme qui exerce par intérim la fonction de vice-roi est un Canadien, né au Canada: sir Lyman P.Duff, président de la Cour suprême du Canada.Et cela indique où tracer la voie.Nos gouvernants pourraient choisir le vice-roi parmi les membres du tribunal le plus élevé du Canada, ou parmi les membres du tribunal suprême de chaque province,—ainsi à la Cour d’appel, pour ce.qui est du Québec.S’il veut sortir de la magistrature, le gouvernement canadien peut désigner un homme choisi parmi les chanceliers ou les recteurs des grandes universités canadiennes, parmi les hommes de science ou de lettres en vue, parmi les anciens ministres d’Ottawa, les anciens premiers ministres des provinces, etc.Quoi que dise et pense le Globe & Mail, il y a tout aussi bien au Canada que dans le Royaume-Uni des hommes aptes à tenir ce poste, dont, somme toute, le titulaire n’exerce presque toujours que des fonctions honorifiques et ne peut user de prérogatives exceptionnelles que dans le strict cadre tracé par la Constitution, l’usage et les précédents.Qu’un homme ait de la culture, du tact, de l'intelligence, de l’éducation, et il pourra être à la hauteur.On en a vu qui nous venaient de l'OM Land et qui.Dans quelles parties du Canada choisir le vice-roi?Le pays se divise, pour fins de représentation à la Chambre haute, en quatre grandes régions: les Provinces Maritimes, le Québec, l’Ontario, l’Ouest.Qu’on établisse un tour de rôle entre ces quatre régions et du coup le choix se simplifiera.Le premier vice-roi canadien pourrait venir des Provinces Maritimes, son successeur, du Québec, et ainsi de suite.Et si, quelque jour, le vice-roi choisi dans le Québec allait être de langue anglaise, son successeur devrait être un Canadien de langue française, désigné dans l’une des autres zones du Canada.De la sorte, aucune difficulté ne saurait surgir.Le reste?Questions de détail faciles à trancher, pour peu qu'on y veuille mettre de la bonne volonté, de la diplomatie, du sens commun.Ÿ Ÿ Ÿ A l’heure qu’il est, le Canada est en retard sur les autres nations de la Commonwealth, retard imputable autant aux électeurs qu’aux chefs de gouvernement.Ainsi le Canada n’a pas encore de drapeau distinctif, alors que l’Union sud-africaine, l’Australie, l’Eire ont les leurs, tout à fait distincts de YUnion Jack.Le Canada n’a pas son drapeau parce que nos gouvernants n’onr eu ni le courage ni l’initiative qu'il leur eût fallu pour nous donner un drapeau national.Puisqu’on parle tant d’unité nationale, que ne commencerait-on à la faire autour d’un drapeau qui soir canadien?Le Canada retarde aussi parce qu'il n’a pas encore eu de vice-roi choisi par des Canadiens, au Canada.L’Eire élit lui-même, seul, sans en référer à Londres, son président, qui remplace le gouverneur ou le vice-roi jadis désigné officiellement par Londres.Et l’Eire demeure partie de l’Empire britannique, même si l’Eire reste neutre pendant cette guerre-ci.L’Australie, l’Union sud-africaine ont eu, elles ont ou elles auront d’autres vice-rois choisis parmi la population australienne ou sud-africaine.Londres ne s’en est pas froissé.Londres a trop le sens diplomatique, Londres a trop le sens de la liberté pour se froisser de pareil prcugrès.Egalement, le Canada peut se donner un vice-roi de son choix qui soit un Canadien.Nous ne devrions plus avoir à recevoir, si cultivés, si bien élevés, si riches ou si pauvres soient-ils, des vice-rois choisis en Angleterre ou en Ecosse.Corrigeons cette fausse situation où nous sommes, eu égard aux autres pays de la Commonwealth, de toute l’Amérique même.Ayons à notre heure—et que ce soit tout de suite, —un vice-roi canadien.Hâtons-nous.Le temps est favorable.Pareil choix serait plus digne de notre situation parmi les pays d’Amérique, dans la Commonwealth, dans l’Empire, — s’il est vrai que nous sommes une nation, que nous ne sommes plus, du double point de vue constitutionnel et politique, une simple colonie.Nous sommes un pays libre?Usons de notre liberté.De toutes nos libertés.J7.H.40 Georges PELLETIER Billet1 du soir Un dimanche à Toronto i Quand on veut, chez nous, stig-1 matlser un jour morose, monotone, utntant l'ennui, un jour qui se rat ne aussi péniblement que les lucubrations verbeuses de certains ! orateurs politiaues, on a souvent ! me expression de ce genre: “C’est ; i ontme un dimanche à Toronto”.Toronto n’est pas impeccable i On peut reprocher l’étroitesse de j fciir esprit à certaines de ses gens, j mats je me demande pourquoi nous j crions grief de.sa paix dominicale i 't celle qu’on a surnommée la ville-I 1 eine.Veut-on blâmer les Toron/ois ' ie se pénétrer mieux que nombre.j d'entre nous de la sainteté du jour 1 du Seigneur?Veut-on condamner Sic silence des orchestres de cabaret î|*r la bonne, tenue des hôtels toron-ois, le dimanche?Veul-on cher-[.¦•her noise aux citotiens de Toron-il; o de passer ce ionr-là dans l’ai-mnosphere du foger?Au lieu de mo-! pter et de condamner, nous serions ¦uut-itre, mieux avisés dei [aire comme eux, de réserver à Dieu et à la famille, au repos de l'âme et du corps, les douces heures du diman-che., „ , J’avais l’occasion, récemment, de passer un dimanche dans ta capitale ontarienne, pour visiter un and el ancien confrère de Montréal.Presque à ma descente du train, mon camarade me prit à ta gorge — façon de parler — pour me conduire d la messe de 10 heures, d la cathédrale Saint-Michel, siège métropolitain de Son Excellence Mgr McGutguan, Lors de ma première visite d Toronto, au cours d’une croisière, l’avais vu de Toronto d peine Tune des salles de réception de l’hôtel Royal York où Ton offrait à notre délégation un coquetel; nous eûmes d peine le temps de jeter sur quelques édifices publics un rapide coup d’oeil.Ce fut tout.Je ne rapportais de ma visile qu’une impression décevante, aucun souvenir digne de mention.Cette fois, i’al vu Toronto sous un tout autre Jour, un lour beaucoup plus favorable que le précédent, C’est avec /fi Toronto catho- lique, le Toronto.,, du dimanche (c’est le cas de le dire) que j’ai pris contact; et je n’oublierai pas mon émotion de me sentir, en ce dimanche matin radieuxf ù la fars aussi loin de ma chère ville de Montréal et pourtant aussi “chez moi" dans cette belle cathédrale ontarienne, tant sont ’orts tes liens qui unissent les membres de la grande famille catholique, d quelque race, à quelque langue qu’ils appartiennent.Dans cette vaste église gothique dont le curé est M.Tabbé Gregorp-F.Kelly, c’élait, ce nwtin-lâ, une messe spèciale pour les Guides catholiques (The Catholic Girl Guides).Elles étaient environ cinq cents, dans leur uniforme pittoresque, attentives et pieuses.C’élait un spectacle fort édifiant que d’as-stater à la communion générale de toutes ces femmes de demain, ainsi qu’à la communion des membres de la Confrérie de la Sainte-Vierge (The Blessed Virgin’s Sodality) qui avait lieu d la même messe.J’eus aussi le privilège d'enlendrc une hrèùt ‘àUôciiHôn dû R.P.John Cotter, S./, de Brooklyn, N.-Y., qui La collaboration militaire anglo-française dans le Proche-Orient est aussi étroite qu’en France prêche présentement le Carême à la cathédrale de Toronto.Ce qui m’impressionna le plus, à cette messe matinale du début de février, c’est le chant pur, candide, mélodieux d’une splendide maîtrise d’enfants qui chantait, du sanctuaire même.La tenue admirable, la piété de cette nombreuse bergerie de jeunes fidèles ontariens m’ont permis d'apprécier à sa valeur Tun des aspects — certainement le plus beau et le plus réconfortant — de Toronto.Etranger de passage perdu parmi tous ces priants inconnus, je vécus là une heure à jamais inoubliable dans l’ambiance d’une foi ardente qui, je le sais, n'était qu’une manifestation, entre mille, du foyer intense de la vie chrétienne torontoise.Après le déjeuner, nous nous promenâmes, sans hâte, sur des trottoirs libres de neige, dans des rues calmes et propres aux maisons charmantes égayées par un soleil tiède.J’admirai au passage les pavillons de Queen’s University.Je rencontrai un Toronlois d’adoption qui a encore la nostalgie du Québec et veuf causer des ahoses de “chez nous” avec le visiteur montréalais.Le soir, diner exquis à la Vieille Chaumière, petit coin de France qui ne semble pas du tout éberlué de se trouver dans un tel décor.On m’invita meme — par suite d’une aimable indiscrétion de mon ami — d participer à un programme de radio, le soir même; j'eus, heureusement, la sagesse de me défiler avec prudence.____Le train repartil, un peu avant minuit, pour le Canada français.Mon premier dimanche à Toronto était terminé, comme un beau rêve trop court.Je ne suis pas mort.On ne m’a pas croqué^ tout vif.J'ai pu assister à la messe', j’ai entendu du français.Que demander davantage?Lucien DESBIENS 17-11-40 _______________________ Bloc-notes Un plaidoyer Nous avons publié la lettre de l’un de nos lecteurs français qui, peu satisfait — et cela se comprend! — de n’avoir trouvé chez lui que des coupons d’enregistrement anglais, avait fait part à son député, M.J.-A.Ronnier, de son juste mécontentement.M.Bonnier s’est empressé d’adresser au protestataire la lettre suivante: Je vous accuse réception de voire lettre du 9 février dernier concernant les formules d’enregistrement pour les prochaines élections fédérales.Je dois vous dire, monsieur, que, sur réception de votre missive, j’ai tout de suite pris connaissance de mes propre^ reçus d’enregistrement et j’ai constaté que tous sont écrits en français.Si les reçus qui vous ont été remis sont écrits en anglais, cela ne dépend certainement pas du gouvernement, car il sait que le Canada est un pays bilingue et pour donner justice à tous les citoyens, des copies françaises et d’autres anglaises, furent imprimées.Je crois que cette erreur a plutôt été commise par les registraires (autant le conservateur que le libéral).Ils ont sans doute employé toutes leurs formules françaises d’abord el lorsqu’elles furent épuisées, ils durent se servir de leurs formules anglaises.Comptant donc que vous comprendrez que cette erreur, si erreur il y a, n'a pas été commise par le gouvernement, je me souscris et vous prie de me croire, Votre tout dévoué.» On comprend que M.Bonnier tienne à exempter le gouvernement; mais son plaidoyer offre prise à une riposte qu’il sera le premier à saisir.La juste solution Puisque le gouvernement, à son avis, reconnaît que le Canada est un pays bilingue, la logique voudrait qu’ii prît les moyens de répondre aux véritables besoins d’un pays bilingue.Nous savons parfaitement qu’on a fait imprimer des coupons français et anglais.Ceux qu’on a déposés chez nous étaient français.Mais il n'en reste pas moins qu’à Montréal même, qu’en des villes en immense majorité françaises comme les Trois-Rivières, VictoriavlHe, etc., on a donné à des électeurs français des coupons anglais.Nous n’avons pas entendu dire qu'on ait fourni à des électeurs anglais des coupons français; mais, si lel était le cas, cela ne ferait que fortifier la conclusion à laquelle nous allons en venir.Cette conclusion, c’est que, dans ce cas comme dans tous les .cas analogues, orr devrait fournir, non pas des coupons anglais el français, mais des coupons anglais-français.Ainsi, personne ne risquernil d’être traité autrement qu'il le désire.Déclaration du général sir Archibald Wavel! La Grande-Bretagne et l'Egypte seront peut-être appelées à consentir des sacrifices, dit M.Eden LE CAIRE, Egypte, 17 (A.P.) — Le commandant des troupes anglaises du Proche-Orient, le général sir Archibald Wavell, a délaré hier dans une causerie radiophonée que la collaboration militaire anglo-française dans le Proche-Orient est aussi étroite qu'en France où les deux armées n'en font pratiquement qu'une.Après avoir rendu hommage au gouvernement égyptien de sa loyale collaboration, il a ajouté que les surprises sont possibles, que l'Allemagne ne manquera pas de tirer parti des avantages que lui assurent sa position centrale et sa longue préparation à l'agression, mais que l'issue de la guerre ne saurait faire de doute.Le ministre .des Dominions, M.Anthony Eden, qui s'était rendu en Egypte pour souhaiter la bienvenue aux troupes de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, est arrivé hier à La Valette, Malte.Avant son départ du Caire, il avait déclaré aux journalistes que le moment viendra peut-être où la Grande-Bretagne et l'Egypte devront consentir des sacrifices qui leur ont été épargnés jussqu'ici, mais que l'Empire est uni et que les Alliés l'emporteront.Finira-t-on par y venir?Ou iais-sera-t-on indéfiniment se perpétrer des ennuis et des querelles qu’il serait relativement facile d’éviter?Question de personnes A part la question du document, il y a la question de personnes.II est tout de même plutôt raide que, dans une ville comme Montréal, des énumérateurs puissent se présenter dans des foyers français sans être capables d’y prononcer un mot de français.Nous avons à ce propos des témoignages précis.Dans un cas, cela a même conduit à une erreur de fait qui pourra susciter des ennuis.On a fini, ne comprenant rien à la langue de la maison, par inscrire comme fireman un citoyen qui est tout simplement acheteur, et pas du tout fireman.En un autre endroit, Yênuméra-trice — car il y a des énumératri-ces, et nous possédons le nom et l’adresse de celle-ci — a cru gentil de conseiller à la jeune bonne, dont l’apparente ignorance de l’anglais paraissait lui faire peine,' de se faire un cavalier de langue anglaise, afin d’apprendre ainsi cette langue.Sur quoi la petite bonne, qui avait tout de même compris, demanda à son tour: Et vous, Madame, parlez-vous le français?Ce qui mit fin à l’entretien.Evidemment, le choix des énumérateurs ne dépend pas des ministres; mais ceux qui s’en occupent devraient avoir un plus vif souci du sentiment et même des susceptibilités des électeurs.“Prends la route” Prends la roule, c’est le titre sous lequel vient de paraître, en une éloquente brochure, avec couverture magnifiquement illustrée, le grand article publié tout récemment dans la Revue Trimestrielle par M.Edouard Montpetit.Jamais encore la question du tourisme n’avait été chez nous envisagée de façon plus large.Chacun voudra lire ce texte de M.Montpetit.17-11-40 O.H.Le carnet du grincheux Est-ce la fin de la Finlande, ce pauvre petit pays utopique qui croyait que l’on doit payer ses dettes, se fier à la foi des traités et aux professions de foi de la Société des Nations?Va-t-on y connaître la vraie démocratie, celle qu’on nous demandait d’aller défendre en Espagne rouge, et dont tous les vrais libertaires rougissaient de voir entraver l’action chez nous par la loi du cadenas?* * * Le père de M.Bernard Bissonnette avait été député à Québec.M.Bissonnette succède à M.Paul Sauvé dont le père avait été, dans la même Chambre, chef de l’opposition.Il serait curieux de faire le relevé de tous les députés fils de députés.Certains comme jean-François Pouliot, député à Ottawa, en sont à ta quatrième génération.L’hérédité parlementaire n’existe pas de droit, mais elle existe fichument de fait.* « w L’avènement ere M.Codbout semble vouloir marquer l’arrivée d’un grand nombre de jeunes.La tendance est de se débarrasser des vieux politiciens; ce sera peut-être un jour, en suivant la pente du rajeunissement, de se débarrasser des vieux oartis.4 4 ¥ Selon les dernières dépêches d’Europe, les Allemands doivent lancer des chars d’assaut si puissants que ce seront des forteresses en marche( la ligne Sig-fried qui s'avance, le mur et le rempart qui rompent.Mais combien de temps faudra-t-il pour perfectionner la torpille ou le canon qui annihilera ces croiseurs de terre comme on coule ceux de mer, bien plus formidables?¥ ¥ ¥ James Roosevelt, fils de Franklin Delano, qui inscrit une instance en divorce, avait annoncé, prétend-on, qu'il ne bougerait pas tant que l’affaire de la candidature paternelle ne serait pas réglée.Ainsi en va-t-il aujourd’hui de l’héroïsme filial qui sacrifie un second mariage à un troisième terme.Mais apparemment, ie papa n’a pas voulu tant en demander.¥ ¥ ¥ L’un des chefs communistes aux In- des s’appelle tout simplement Roy, Nom monarchique, mais, aussi nom qui sent son Canadien français comme le tabac quesnel.¥ ¥ ¥ Au fronton du nouvel hôtel de ville de Los Angeles, qui a coûté sept millions, on a inscrit la sentence suivante: The immemorial migrations and commingling of peoples is the root flowering in the highest that man has become.” ¥ ¥ ¥ Cette sentence, les conseillers déclarent qu’ils n’en savent pas l’origine et qu’ils n’en saisissent pas très bien le sens, “mais qu’elle sonne bien.” Le galimatias n’a jamais été si à grand honneur.Le Grincheux 17-11-40 Accord économique franco-anglais Londres, 17 (CP) — La Grande-Bretagne a conclu hier avec son alliée, la France, un accord économique de grande portée qui doit entrer en vigueur le 1er mars prochain.Le nouveau président du Board of Trade, sir Andrew Rea Duncan, et le ministre français du commerce, M.Fernand Gentin, ont mené les négociations.Le nouveau traité supprimerait les entraves au commerce entre les deux pays et préparerait l’après-guerre, en supprimant dans toute la mesure du possible la concurrence économique entre nations.La Grande-Bretagne et la France se partagent les marchés desservis jusqu’ici par l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne en spécifiant que ces marchés leur seront rendus après la guerre.Neutralité absolue de la Bulgarie Sofia, 17 (C.P.) — Le nouveau premier ministre de Bulgarie, M.Bogdan Philof, a déclaré hier soir qu’il resterait fidèle à la politique suivie jusqu’ici par son pays, politique de neutralité absolue.On rapporte que l’une des causes de la chute du ministère Kiosseivanof fut l’échec de sa politique d’apaisement vis-à-vis de la Roumanie qui n’a pas apporté le moindre espoir de révision territoriale en faveur de la Bulgarie.On affirme que l’entrée dans le cabinet de M.Ivan Po-pof, jusqu’ici ministre de Bulgarie en Yougoslavie, ne signifierait pas un rapprochement avec l’Entente balkanique comme on s’est plu à l’affirmer, mais que la présence de M.Pierre Gabrovsky, un grand ami de M.Vladimir Potemkine, pourrait amener des relations plus étroites avec la Russie.Me Philippe Brais nommé ministre et Conseiller législatif Il sera leader du Gouvernement à la Chambre haute Québec, 17.(D.N.C.) — Me Philippe Brais, c.r., de Montréal, a été nommé ministre sans portefeuille, conseiller législatif et leader du gouvernement à la Chambre haute.M.Brais est né à Montréal, le 18 octobre 1894, du mariage de Narcis-se-Emilien Brais et de Blanche Brunet.Il étudia tout d’abord au High School, puis au collège du Monnoir.11 fit son cours de droit à l’Université McGill et fut admis à la pratique de sa profession eu janvier 1917.M.Brais fut secrétaire du Barreau, en 1921, et conseiller de l’Association du Barreau canadien, en 1924, Pendant nombre d’années il occupa le poste de substitut du procureur général, à Montréal.Le nouveau conseiller législatif remplacera à la Chambre haute M., John-Hall Kelly, représentant de la division Granville, qui a été nommé récemment haut-commissaire du Canada en Irlande.Il sera assermenté lundi.Carol à Rome Conférence des Etats Scandinaves, le 24 Copenhague, 17 (CP-Havas) — On a annoncé hier soir que les ministres des affaires étrangères des trois Etats Scandinaves — la Suède, la Norvège et le Danemark — se réuniront à Copenhague, le 24 février.On n’a pas donné la moindre précision au sujet de cette conférence, mais les observateurs étrangers croient comprendre que les diplomates Scandinaves discuteront de la situation créée par l’avance russe en Fftilande, ainsi que des attaques des sous-marins allemands contre les navires Scandinaves.Bon "animal de combat" Quartiers généraux du corps expéditionnaire anglais en France, 17 1C.P.).— Le ministre anglais de la Guerre, sir Oliver Stanley, qui a visité hier les soldais en France, les a avertis qu’ils ne devaient pas sous-estimer la valeur du soldat allemand comme “animal de combat”.Sir Oliver Stanley a félicité les soldats des progrès énormes réalisés au cours des six dernières semaines.Bucarest, 17 (A.P.).— On a appris hier soir de bonne source que le roi Carol de Roumanie avait informé le gouvernement italien de son désir de se rendre prochainement à Rome pour avoir des entretiens avec le roi Victor-Emmanuel et le premier ministre Mussolini.Ce serait le chef des groupements de jeunesse roumains, le général Teo-füo Sidorovid, qui a rendu hier visite mi roi d’Italie et à M.Mussolini, qui leur aurait fait part du désir du roi Carol, qui se proposerait de faire le voyage vers le 1er mars.Convention républicaine à Philadelphie Washington, 17 (A.P.).— Les républicains des Etats-Unis tiendront leur convention pour le choix de leur candidat à la présidence et à la vice-présidence à Philadelphie le lundi 24 juin prochain.La décision a été prise nier par le comité national républicain.Les démocrales ont décidé il y a quelques jours de tenir leur convention a Chicago en laissant au prési dent de leur comité,M, James-A."Far ley, le soin de fixer la date.On croit «pie la convention démocrate viendra après la convention républicaine, Les Anglais pourront combattre en Finlande Londres, 17 (CP) — La Gazette de Londres a publié hier soir un décret royal qui permet aux volontaires anglais de servir dans l’armée finlandaise.Espagne et Allemagne Madrid, 17 (A.P.) — On apprend de bonne source que l’Allemagne songe à transférer à l’Espagne les crédits qu’elle détient aux Etats-Unis et dont elle ne peut se servir en raison du blocus anglais.On dit également que le gouvernement espagnol, qui veut reconstituer sa marine marchande songe à acheter les nombreux navires allemands qui se trouvent actuellement embouteillés dans les norts espagnols.La Grande-Bretagne et la France auraient consenti à la transaction à la condition que l’Allemagne ne puisse faire un usage immédiat des crédits que lui procurerait la vente de ses navires oui ne devront servir qu’au commerce neutre ordh naire._______ Le général Grandcour Amsterdam, 17 (C.P.-Hayas).Une rumeur veut que el général Clément Grandcour, officier en retraite de l’armée française, engagé volontaire à titre de simple soldat pendant la guerre actuelle, assume le commandement de la Légion étrangère finlandaise, qui comprendrait tous les volontaires étranaeM à l’exception des Suédois.P \ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 17 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 40 L'ELECTION DU 26 MARS “Pendant que nous combattons pour que le flambeau de la liberté éclaire l’Europe, nous ne devons pas permettre à M.King de l’éteindre au Canada” Le débat, dans cette élection, est circonscrit aux actes et aux omissions du gouvernement avant et depuis la guerre — Ce que le parlement signifie pour nous-M.King a violé rengagement qu'il avait pris envers les représentants du peuple — Session-éclair- Une vigilance perpétuelle est la rançon de la liberté Le gouvernement King est responsable de notre manque de préparation et de notre médiocre effort de guerre-Qu'a-t-on faij des $188 millions ?— Un incident qui ne sent pas bon-Ni la conscription, ni l'unification des chemins de fer n'est au programme d'un gouvernement national tel que je le préconise TEXTE FRANÇAIS DU DISCOURS DE M.MANION M.R.-J.Manion, chef du parti mtioml-conservateur, a prononcé hier toit son premier discours irradié de la campagne électorale en cours.Il a parlé à Brandon, Manitoba, et son discours a été irradié par le réseau national de Radio-Canada.Voici au texte ta traduction française tue par M.J.-J.Pen-verne et qui a été irradiée par le réseau français de l'Etat : Mes chers concitoyens, A l’occasion de mon premier discours dans cette campagne électorale, j’ai l’impression que le peuple canadien désire entendre du chef de l’un des grands partis politiques une discussion bien nette des immenses problèmes qui se posent, comment les résoudre et du rôle que jouerait un gouvernement national pour effectuer leur solution.Tout en évitant des critiques mesquines, il est essentiel de démontrer au peuple l’incapacité du gouvernement King dans l’administration de la chose publique à cette époque si critique de notre histoire et surtout de faire voir que le présent gouvernement n’a pas su être à la hauteur de sa tâche dans le présent effort de guerre, et comment, enfin, il a manqué d’énergie, de courage et de prévoyance élémentaires, en un mot, jusqu’à quel point il a mal administré.NECROLOGIE ALLAIRE — A Montré»!, le 15, a 55 an*.Henry Allaire, époux d'Ida Créi^au.BENOIT — A Rosemont, le 15, A 78 ans, Alexandre Benoit._7 BIBEAÜLT - A Montréal, le 15.à 77 ans, LouU-Fhiltppe Blfceault, époux de t*u Marie Gauthier.„ CARRIERE - A Montréal, le 18.à 2 ans, Mon'que, enfant de Roland Carrière et de Marle-Roee O’Brien., , , CI.EMENT — A Montréal, le 16.a 30 ans, ans, Henri Clément, époux de Marie-Rose BlCOTE — A Montréal, le 16, A 8 mole, Isabelle, enfont d’Edmond Côté et d OU-vine Destoeiers.DENIS — A Montréal, le 16, A 57 an», Ovlla Denis, époux en 1res noces d Ida Lalande: en 2es, d’Bva Déni».DES HAIE — A Montréal, le 15, A 19 an», Denise Petln, épouse de David Des ^ DES LANDES — A Montréal, le 14, A 60 ans, Mme Stanislas Deslandes, née Alolna BrDUCHBSNE — A Verdun, le 15, A 21 ans, Jeannette, épouse de Rosario Duchesne.DUFRESNE — A Montréal, le H, a 21 ans.Jean, fils de J.-G.-Georges Dufresne cz d’Yvonne Leduc.FAUBERT — A Montréal, le 16, A 12 ans, Denise, fille de Lionel Faubert et de Juliette Brlsebois., OAREAU — A St-Jacques-l’Ach!gan.le 15, A 74 an», Mme Hermas Gareau, née Usa Leblanc, , „ GIRARD — A Montréal, le 15 A 62 ans, Louis Girard, époux de feu Anna Lefeo-vre HUHTUBISE — A Montréal, le 14, Alexandre Hurtublse, époux de feu Marie PftVllIVt GOUCîEON — A Montréal, le 14, A 90 ans, Adolphe Gougeon.époux de feu Dc-Mna Vincent et de Jane Armstrong GOULET — A Montréal, le 16.à 50 an», Mme Oswald Goulet, née Ada Dulude, JEANNOTTE — A Montréal, le i5, Ulrlc Jeannotte LAVALLEE — A Jollette, le 16, a 78 ans, Mme veuve Joseph Lavallée, née Marie-Louise Gervats.T,AVIONS — A Montréal, le 15, A 51 ans, Henri Lavlgne, épouN de Clara Th'bodeau.LEBLANC — A Montréal, le 15.à 90 ans.Eloise Clavette, épousa de feu Moïse Leblanc.MOREL — A Montréal, le 16 à 42 ans, Mme Antonio Morel, do St-Lln, née Hé.e-ne Chaput.soeur de Sr Marle-Eudoxle.supérieur» de l’Académie Marie-Rose, et Je Sr Marie-Horace, supérieure de l’hOpltal St-Jean-rte-Dleu.NOISEUX — A la Présentation de St-Hysctntbe, le 15, l’abbé P.-B.Noi|eux ciïrê, PAQUETTE — A Terrebonne, le i5.à 64 ans.Joseph Paquette, époux en 1res noces de Laura Deceile»; en 2es.de Be.’tha Brlère.RAIZENNE — A Montréal, le 15.A 60 ans.Raoul Ralzennc, époux en 1res noces de Clara Thlvlerge; en ?es.d’Angelina Deragon ROBINSON — A Montréal, le 18 A 33 ans.Marte-Dorothée Béllsle, épouse d'Earle H.Robinson.SIMARD — A Montréal, le 15.A 19 ans, Marcel, fils de Raoul Simard et d'Alice Lavoie.Mercredi dernier, M.King, à la radio, déclara qu’il n’y avait que deux problèmes en jeu: d’abord, le maintien de l’unité nationale, de laquelle il faisait dépendre le second, l’ensemble de la politique gouvernementale dans la poursuite de guerre.Malheureusement pour M.King, il ne lui appartient pas de fixer ainsi le débat.Il est vrai qu’il s’est arrogé le droit de museler le Parlement, un geste à la Hitler, après une séance de trois heures.Mais, il n’a pas le pouvoir de délimiter le débat; ce droit, peuple canadien, vous appartient et à vous seul.Le débat, et le seul, dans cette élection, est circonscrit au dossier du gouvernement King, à ses act* et à ses omissions, tant avant que depuis la guerre.Unité nationale En ce qui concerne l’unité nationale, M.King n’en a pas le monopole, car les citoyens loyaux par toùt le pays, de langue française ou anglaise, veulent le maintien de l’unité nationale.Aussi M.King peul-il se répéter autant qu’il Ta fait l’autre soir, que cela n’en constitue pas pour cela un problème à résoudre, puisque tous, nous désirons l’entente entre les diverses races, croyances et provinces du pays.M.King et ses amis sont certes anxieux de faire oublier leur faillite d’avant-guerre.Mais, cette question doit également être pesée par le peuple du Canada en même temps que le dossier de leur administration en temps de guerre.II est vrai que notre premier objectif doit être de gagner la guerre et de diriger notre effort en conséquence.Je n'ai pas à amplifier aux yeux des Canadiens ce devoir primordial qui exige de la part de tout le pays un effort dirigé avec énergie, courage, enthousiasme et avec In coopération sincère de tous les citoyens d'un océan à Tautrc.Il sera cependant de mon devoir de souligner de temps à autre Tira-puissance du gouvernement King a résoudre en temps de paix les problèmes vitaux du chômage, de l’aide aux sans-travail et du secours essentiel à notre jeunesse, tout en n’oubliant pas la question du travail, des salaires et de la sécurité dont ont besoin tous les membres Du jour de la remilitarisation de la rive du Khin par Hitler en 1936, la France et la Grande-Bretagne virent le danger qu’ils devraient affronter et elles entreprirent dès lors de bâtir leur défense, afin de préserver le système démocratique contre la dictature menaçante.La dictature qui comprend le système d’Hitler et celui de Staline signifie en deux mots l’abolition de toutes les libertés.Hitler en Allemagne et Staline en Russie possèdent en effet tous les pouvoirs et même le droit de vie et de mort sur leurs sujets; il n’existe dans ces deux pays aucune liberté de parole, d’assemblée, de presse et même de religion et encore moins de pensée.Par contre, sous le système démocratique dont nous jouissons depuis si longtemps que nous sommes exposés à le sous-estimer, nous avons, dis-je, une complète liberté dans tous ces domaines: Nous pouvons parler librement, nous pouvons pratiquer notre religion et nous pouvons nous réunir sans peur dans les limites de la loi, et enfin et surtout nous avons un parlement qui représente le peuple et qui doit se réunir chaque année, Le parlement Me serait-il permis en quelques phrases, d’expliquer ce que le parlement signifie pour nous?Les membres du Sénat sont nommés à vie, mais, dans leurs débats, enquêtes et discussions ils jouissent des mêmes privilèges que les membres de la Chambre des Communes.C’est dans cette Chambre des Communes, composée de 245 membres, élus directement par le peuple, que la voix de l’opinion publique se fait vraiment entendre, parce que les députés sont élus par 1» peuple et lui doivent compte de l'exercice de leurs mandats.A la Chambre des Communes et aussi au Sénat, c’est notre privilège de poser des questions verbales et écrites aux ministres et, règle générale, les ministres doivent répondre.Nous pouvons également demander des explications au sujet de certains contrats et convoquer des comités de la Chambre pour faire enquête sur l’administration du gouvernement.En vérité, tout acte du gouvernement, que ce soit pour la dépense de deniers publics provenant des taxes, ou qu’il s’agisse de négociations avec d’autres nations, provinces, municipalités ou individus, tous ces domaines sont susceptibles d’enquêtes de la part du parlement.En résumé, d'accord avec notre Nous avons laissé le gouvernement voter les crédits requis pour assurer la coopération du Canada dans la guerre, d’une façon digne de notre nation.Plus que ça, la session terminée, notre offre de coopération resta ouverte.Pas une seule fois durant les quatre mois et demi qui se sont écoulés entre la session spéciale de septembre et la session éclair de ces jours-ci, ai-je fait un seul discours politique, ou suscité de l’opposition lors des élections complé mentaires, ou même ai-je fait quoi que ce fût pour nuire au gouvernement dans ses efforts visant a la participation à la guerre.Mais, durant les mêmes quatre mois et demie pas une seule fois M.King m’a-t-il consulté ou a-t-il consulté les chefs des autres groupes politiques, quoique en Angleterre, M.Chamberlain consulte fréquemment les chefs de Topposi-tion?Néanmoins je maintins la décision de notre parti de s’abstenir de toute activité politique.Une session régulière Durant la session de septembre, M.King me déclara personnellement, en conversation, qu’il n’avait pas l’intention de procéder à des élections avant qu’il y eût une session régulière de la Chambre et au jour de la prorogation, je lui demandai de répéter publiquement cette promesse ce qu’il fit en pleine Chambre.Il affirma nettement devant la Chambre qu’il n’y aurait pas d'élection avant une autre session du parlement et la Chambre s’en rapporta à Ja parole du premier ministre.Techniquement, il semble peut-être avoir tenu parole en convoquant le parlement le 25 janvier dernier.Mais, lorsque d’un gests autocratique il mit fin à la session à peine trois heures plus tard et qu’il renvoya les députés et les sénateurs chez eux comme des écoliers, il a violé l’engagement pris vis-à-vis les représentants du peuple.Il ne fait aucun doute, en effet, que le sens attribué à cette parole de M.King, par lui-même et par tous les membres de la Chambre, était qu’une session régulière du Parlement serait tenue avant iej élections et qu’au cours de cette session, il serait possible de discuter et de vérifier à fond toutes les activités du gouvernement et qu’au besoin des enquêtes seraient instituées pour vérifier les accusations graves portées contre le gouvernement.Par son geste despotique M King s’est moqué des représentants du peuple qui n’eurent aucune chance d’exprimer leur opinion et d’en que M.King a supprimée, est le gouffre qui sépare notre régime de la dictature .d’Hitler et de Staline.Pendant que nous combattons pour que le flambeau de la liberté éclai re l’Europe, nous ne devons pas permettre à M.King de l’éteindre au Canada.r Si Ton permet à M.King de fermer le Parlement aujourd'hui dans le seul but de satisfaire son but électoral, alors demain, lui ou tout autre, pourra dissoudre le parlement pour toute autre raison, soit en détruisant les droits d’une minorité “soit en imposant d’autres mesures autocratiques”, soit même en supprimant complètement le Parlement.Sons défense Une vigilance perpétuelle est la rançon de la liberté.Permettez-moi de donner, à ceux qui ne sont pas familiers avec nos coutumes parlementaires, deux ou trois exemples d’affaires d’intérêt public qui auraient été discutées sur le parquet de la Chambre des communes — et complètement étudiées aux séances des comités, si nécessaires—si Ton nous avait permis de continuer à siéger.lo Durant la période comprise entre son arrivée au pouvoir eu 1935 et la déclaration de la guerre, le gouvernement King a dépens’’-la somme énorme de 8188,000,000 que Ton était supposé affecter à Ja défense — bien que les préparatifs pour une guerre inévitable fussent honteusement négligés.Je viens de porter une accusation grave mais une accusation qui est absolument fondée, car tous ceux qui ont quelque connaissance dans l’art militaire savent que le Canada était pratiquement sans défense lorsque la guerre fut déclarée.Des informations me furent données par des militaires compétents à l’effet que nous ne possédons aucun moyen de défense contre une Grilles d’entrées .1,400 Murs de pierre .5,000 Courts de tennis et clôture 1,600 Arbres, arbustes, haies fleurs.5,000 Et le dernier article: Fosses à fumier.60 H me semble que le tout était assez odoriférant déjà sans avoir à ajouter le dernier item.Pensez-y, mes amis! Dans un temps où une saine économie est d’urgence au Canada, ce gouverne-1 ment manque de sens commun à un tel point, qu’au lieu de construire un “mess” d’officiers pour moins de $10,000 il exproprie une résidence luxueuse pour la somme de $94,000.Nul ne niera qu’une enquête parlementaire du Comité des comptes publics s’imposait.Les dépendants des soldats 4o.Une autre preuve de l’incompétence absolue de ce gouvernement, depuis le début de la guerre, est le fiasco absolu dans le traitement à accorder aux personnes dépendantes de ces braves qui mettent leur vie en danger.Des mois et des mois durant, des épouses, des mères et autres dépendants ont été privés des allocations auxquet les ils avaient droit.Dix jours avant Noël, j’ai protesté publiquement contre cette injustice.On me répondit par un grand silence.Des hommes qui s’étaient enrôlés près de 4 mois auparavant, quittèrent le Canada avec la cruelle certitude que les êtres qu’ils chérissent le plus au monde n’avaient pas encore re çu l’argent suffisant pour vivre, — soit la moitié de leur solde, habi tuelicment $20.00 par mois.Pour la fin de Tannée, la plupart des cas furent réglés avec lenteur et difficultés.Mais il restait encore plusieurs milliers de mamans auxquelles ce gouvernement refusa de donner un seul sou de plus que la solde attribuée à leurs „ V^aiI aTuMW ! fils.Ces mamans étaient supposées “«UlftTli’SK dû 'p'Sn.l vivre - je devrai, dire pluièi vé- LEURS MIGRAINES • MAUX de TETE • RHUMATISME • NEVRALGIES • MAUX de DENTS • LUMBAGO INSOMNIE KALMlNE RAPIDITE D’ACTION que si une attaque s’était déclan chée dès les premiers jours de là guerre.Un général me disait: “Nos unités antiaériennes n’avaient pas de canons antiaériens, et nos unités de surveillance antiaérienne n’avaient pas de projecteurs”.Nos hommes n'étaient pas équipés.Us n’avaient pratiquement pas de chaussures, d’habits ou de couvertures.Pas de mitrailleuses ni d’équipement militaire.Et ce qu’il y a de pire, c’est que Ton n’avait pratiquement pas de plans pour une production rapide pour pourvoir à ces nécessités vitales.De quelle manière le gouvernement peut-il expliquer celle coirdi- s.fc « manque de préparation, dom nous avons prévenu le gouvernement à la dernière session régulière du parlement, au début de 1939, et dont il avait été prévenu auparavant par des autorités diverses, assuré-aisant pas tenir d’avance, suivant ment, je le répète ce manque de Cet acte fut souverainement in juste pour la députation qui ne s’attendait nullement à cette pièce de rouerie politique.M.King manqua de plus de courtoisie tant à l’égard des chefs des autres partis qu'à mon égard personnel en ne nous de notre nation.Je me propose de constitution, les représentants du revenir sur cette question, parce que je dois, pour l’Instant, plus spécialement m’attarder à certains sujets, au cours de celte brève conférence de ce soir, que je fais pour tout le pays, à Brandon.Avis de décès MORIN—A l’hôpital Notre-Dame, le 15 février 1940, est décédée à Tage de 42 ans Madame Antonio Morin, née Chaput (Hélène), épouse d Antonio Morin, marchand de St-Lin.Les funérailles auront lieu lundi, le 19 février à St-Lin à Téglisc paroissiale, après l’arrivée d’un train spécial quittant la gare Yiger a 8 heures a.m.Le retour aura lieu à 1 heure de l'après-midi.La défunte étail dame de Ste-Anne et membre du tiers-ordre.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.* nm,ni ADMINISTRATEURS DE IP 3503 , PAPINEAU AMHERST 5469 èelBonttfalïtailIfo .Directeurs de Funérailles- Tél.WEllington 1145 sure .octal: mo NOTRE-DAME OUEST La compagnie «’Assurance Funéraire uceci.DCIJRCIE.LIHITCE incorporée par Lettres Patente* de la Province do Québec au capital de 8150.000 ASSURANCE FUNERAIRE BT DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité arec la loi des assurances sanctionné» par le Parlement d» Québec i« 22 décembre 1916 uAbât de *25,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaire» à la disposition du publie.SERVICE JOUR ET NUIT peuple au Sénat et aux Communes ont le droit strict d’examiner toutes les affaires ayant trait à la politique du gouvernement.C’est à la Chambre des Communes que le gouvernement doit faire un rapport annuel de toutes ses activités; et c’est de la même Chambre qu’il obtient les fonds pour continuer l’administration gouvernementale.Et quand ees argents ont été votés il appartient aux membres du parlement de vérifier en détails toutes dépenses passées ou futures, de faire enquête, de critiquer, de soumettre de la législation, eu un mot, d’assurer à la nation le meilleur gouvernement possible.Et c’est pour cette raison que, d’après notre constitution démocratique, le parlement est pour nous la plus sûre garantie contre un gouvernement arbitraire ou autocratique, ou même contre toute forme de dictature comme celles des na-zisles ou des communistes, formules détestées par tous les Canadiens.Après la déclaration de guerre par la Grande-Bretagne en septembre dernier, il y eut une session du parlement du 7 au 13 du même mois, aux fins de donner au gouvernement les pouvoirs requis pour que le Canada joute un rôle aux cû tas de la France et de la Grande-Bretagne.A cette occasion, le parti national conservateur, par ma bouche, assura le gouvernement de notre complète coopération.Nous avons évité toute critique quant au passé et nous avons donné en Chambre et aussi en consultation toute l’assistance dont nous étions capables.Quelle date?Voyez ici : Derniers devoirs .• — Lalssez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.ivamri ii amct SALONS MORTUAIRES SERVICE D AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 c, Vandelac, |r.— Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL— LIMITEE BEIair 1717 1940 OTEVIER 1940 Pim Lun.Mar.Mer.Jen, v>n.Sam.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 U H 26 27 28 29 la coutume, copie du discours du trône.Et pour consommer ce geste à la fois rusé et despotique, M.King débita un discours filandreux et savamment préparé, tentant par là de justifier son geste et espérant sans doute, que tout le monde se tairait.Je fournis ces détails à la population pour démontrer combien cette méthode de M.Kina fut injuste et antiparlementaire et employée dans le seul but d’arracher par surprise au peuple canadien un verdict, sans que le parlement puisse tenir la session qu’il avait promise.Acte d'autocratie Cette dissolution du parlement au mépris des représentants du peuple et sans justification, sauf celle de sa crainte d’affronler la Chambre, fut réellement un acte d’autocratie indigne d’un homme comme M.King qui, toute sa vie, s’est vanté de son respect pour la suprématie du parlement, simplement pour justifier ses indécisions, ses hésitations et ses tergiversations.En résumé, il s’est sauvé du parlement sachant bien qu’une fois le parlement dissous il n’y a plus possibilité d’obtenir des détails sur le travail fait par le gouvernement.Tout’*ceci a été fait malgré notre offre généreuse de coopération pendant et depuis la session spéciale.Cet attentat injuste à escamoter le vote populaire apparaît encore plus frappant si Ton se rappelle que depuis le 13 septembre le public a été inondé de propagande de la part de M.King et de scs ministres: discours à la radio, com-numiqués aux journaux et déclarations publiques, sous le prétexte de tonner des détails sur les activités guerrières du Canada et dont la grosse moitié n’était que de la propagande politique pure et simple.Il est évident, qu’il a dépassé les bornes si Ton constate la fureur qu’a soulevée son geste, même chez ses propres partisans.M.King prétend que son appel au peuple est aussi démocratique que la tenue d’une session.Chacun admet la nécessité finale d’un appel an peuple, mais cela ne détruit pas le fait que la session avait été promise, qu’elle a même débuté et qu’elle aurait dû continuer ses débats et enquêtes après quoi, il aurait été justifiable d’on appeler au peuple.Mais d’en agir de la sorte, constitue la répudiation de tout respect pour le gouvernement parlementaire, auquel M.King plus que tout autre dans Thlstoire du Canada, a prétendu hypocritement se dévouer dans d’innombrables discours.Cette session-éclair fut une farce de quelques minutes pendant laquelle M.King démontra T insincérité de ses protestations en rapport avec ses affirmations antérieures.It faut s'attendre que les amis politiques et les Journaux de M.King soutiennent que l'appel nu peuple dans les circonstances peut se jus^ tifier.Mais, aucun d’entre eux n’admettra ta vérité, c’est qu’aucune information ne peut être obtenue ou aucune enquête instituée durant une élection.Ils savent parfaitement que des accusations sérieuses de favoritisme, de patronage et d’extravagance ont été portées contre le gouvernement King et que ces accusations ne peuvent être étudiées d'une façon satisfaisante ailleurs qu’à la Chambre des communes et par ses comités.En bâillonnant le parlement, M.King a soulevé une autre question à débattre au cours de la présente élection.Notre liberté de diseur.- géter, — avec un montant de $20 par mois.J’ai supplié le gouvernement de régler ces milliers de cas avant Noël, mais mes supplications furent pratiquement sans résultat.Vers la mi-janvier j’ai proteste publiquement contre ces conditions atroces.Et alors deux ou trois jours seulement avant l’ouverture de la session-éclair, le département de la Défense changeait ses règlements, simplement pour éviter la critique.Néanmoins, des lettres touchantes venant de mères demandant que justice leur soit ren sion surtout nu parlement, liberté Serres préparation devait faire le sujet d’une étude sérieuse à la session du parlement que M.Mackenzie King a bloquée si hâtivement.Qu’a-t-on fait de cette énorme somme de $188.000,000?Nous savons tous que des accusations sérieuses ont été portées par un journal financier de haute réputation au Canada; accusations de gaspillage et d’extravagance, de favoritisme, de profits et de patronage éhonté dans l'emploi de la plus grande partie de cette somme.Le même journal impute ce gaspillage à des causes diverses, soit par exemple en donnant des contrats à des favoris du gouvernement qui n’avaient pas la compétence voulue, soit encore en accordant aux mêmes amis des contrats sans prix déterminé, qui laissaient le champ libre à des profits excessifs, soit enfin en payant des loyers exorbitants ou en déboursant des sommes déraisonnables pour l’achat de propriétés.Pas plus M.King qu’aucun membre de son gouvernement n’a répondu à ces accusations terribles de faits révoltants.L’endroit par excellence pour enquêter sur ces accusations était bien le parlement du Canada; et sans doute la raison majeure qui a poussé M.King à dissoudre les Chambres aussi rapidement qu’il Ta fait est qu’il voulait éviter ces enquêtes.Un "mess" à Vancouver 3o Un autre incident qui ne senl pas bon et qui aurait dû être élucidé à fond (“qui ne sent pas bon” est le terme juste comme vous verrez) est l’achat que le gouvernement avait- fait, par voie d’expro-nrlation, d’une résidence luxueuse à Vancouver, nour une somme de plus de $94,000.Celle résidence fui convertie on un “mess” pour les officiers; des contracteurs compétents ont déclaré qu’un “mess” convenable aurait pu être construit pour moins de $10,000 sur un terrain vacant voisin de cette meme propriété.Les faits confirmant cet incident sont indiscutables, parce qu’ils sont tirés d’un jugement de la Cour de l’échiquier du Canada, jugement mie j’ai présentement sous la main.Permettez-moi de vous en donner les détails aussi rapidement que possible.Le prix pavé parle gouvernement fut $94,450, près de $95,000.Cette résidence appartenait à un citoyen bien en vue de Vancouver.La ville avait évalué celle propriété à $49,-150.Deux agents d’immeubles en vue de Vancouver ont déclaré que le prix du marché de cette propriété était de $42,000, soit la moitié du prix payé.Pourquoi un gouvernement percevant chaque année, des goussets du peuple, plusieurs centaines de millions de dollars de taxes et qui, de plus, doit faire face annuellement à un déficit énorme durant toute la guerre, pourquoi, je le répète, ce gouvernement dépense-t-il plus de $94,000 pour une résidence luxueuse, aux fins de la convertir en un “mess” d’officiers qui aurait pu être construit pour moins de $10,-000?Tout ceci pour moi est un jeu de mots croisés que seul le gouvernement peut résoudre.Je répète, pourquoi gaspiller ainsi $94,000?Des item extraordinaires apparaissent dans ce montant, quelques exemples vous intéresseront peut-être: Garage et appartement du chauffeur .$ partis importants de la Chambre des Communes, seront représentés dans ce! gouvernement.Aucun homme compétent, si ses services sont requis, ne sera exclu à cause de ses affiliations politiques.Je devrais meme ajouter qu’il est très possible qu’une femme compétente et au courant des problèmes sociaux pourrait y être invitée.La présence de compétences dans tous les domaines: affaires, industries, travail, agriculture, par exemple, serait quasi indispensable.L’objectif principal d’un tel gouvernement serait l’exécution de la participation du Canada à la guer» re et la préparation pour faire face a nos multiples problèmes d’après-guerre.Les rumeurs lancées par les créatures du gouvernement King à l’effet qu’un gouvernement national est proposé dans le but de passer la conscription ou d’unir nos réseaux ferroviaires sont tout simplement des tentatives malhonnêtes pour retarder le projet.Ni la conscription, ni l’unification des chemins ds>fer n’est au programme d’un gouvernement national tel que je le préconise.J’ai déjà déclaré bien clairement que je suis contre la conscription parce qu’elle n’est pas nécessaire et qu’elle serait cause de désunion nationale qui pourrait annihiler notre effort de guerre.Mais la grande majorité du peuple canadien désire que le patronage, l’extravagance, l’incompétence et les profits excessifs soient éli-l minés de notre vie publique et ré-| alise qu’un gouvernement vraimenti ûSbrr''1'à pl"‘,oir dans i ,ïïiK*c„',rar„s! Quelle honte de voir des mères de soldats dans le besoin, à Cause de l’incompétence du gouvernement King! Quelqu’un oserait-il suggérer — M.King devrait être le dernier à le faire — que nous n’aurions pas été en droit d’attendre une explication de cette situation lamentable à la session du parlement qu'il a torpillée?Je pourrais traiter ce soir de la question du patronage et du favoritisme dont je connais des incidents scandaleux.Mais mon temps est limité.Incompétence Je ne vous ai donné que quelques exemples du manque de compétence du gouvernement qui aurait dû être mis à jour avant que M.King ne torpille la session parlementaire qu’il avait convoquée lui-même.Je pourrais traiter d'autres sujets pour critiquer le record de guerre de ce gouvernement.A mesure que je continuerai ma tournée, je le ferai en temps et lieu.Permettez-moi d’ajouter qu_a cause de ces abus sérieux, que je n’ai fait d’ailleurs qu’effleure" dans cette brève causerie, le recrutement a été retardé — notre peuple étant dissatisfait — notre effort de guerre traînant en longueur — et la critique s’est généralisée d'un océan à l’autre., Avant de terminer je désire vous rappeler que si j’en suis venu à la conviction inébranlable que seul un gouvernement national peut servir efficacement notre pays, le Commonwealth et la Civilisation, devoir qui nous incombe mainte-nantque nous sommes dans cette guerre à côté de la Grande-Bretagne, et de la France, c’est après avqir constaté l’incapacité totale du gouvernement King, en temps de paix comme en temps de guerre, de se montrer à la hauteur de la tâche et surtout, à cause de son manque de compétence pour apporter une aide efficace à la guerre: ces faits sont bien prouvés par Texcrcice du patronage et du favo-ritisme, par les profits excessifs, et l’extravagance dans la dépense des argents destinés à la guerre: le résultat de tout ceci a élé un mécontentement général à travers lè Canada entier.Aucun parti poétique, qu’il soit libéral ou conservateur, ne peut donner satisfaction au peuple canadien dans les circonstances actuelles, car il ne peut_ fournir l’effort solidaire et enthousiaste requis.Gouvernement national Il ne me reste plus qu’à développer un peu mon idée d’un gouvernement national pour le Canada.Depuis que j’ai propose un gouvernement national, mille et une interprétations en ont été données.Par gouvernement national, j’entends un gouvernement où Ton ferait entrer les meilleurs cerveaux du pays; des hommes capables, vigilants et toujours prêts, maigre leurs attaches politiques, à s'unir pour atteindre un idéal chéri d’un peuple démocratique et friand de liberté.Je désire simplement répéter que, lorsque je formerai ce gouvernement, j’espère que les deux vieux partis et, en effet, tous les pour rendre ce grand service.Le Canada affronte une crise grave.Le gouvernement King est responsable de notre manque de préparation et de notre médiocre effort de guerre.C’est pourquoi il incombe à tous ceux qui aiment notre beau Canada de travailler ensemble pour renverser ce gouvernement.Je fais appel à tous les Canadiens sans égards de parti — aux amis du parti national conservateur comme à leurs adversaires, — d’oublier toules leurs querelle^ politiques pour s’unir dans la poursuite de notre oeuvre jusqu’é la victoire complète.Je fais un appel pressant à tous les hommes et à toutes les femmeZ de bonne volonté de joindre leurs efforts aux miens pour servir notre pays et le Commonwealth en sauvegardant les principes de liberté pour lesquels nous combattons.Sommaire des prix des denrées en 19391 Le cours des prix des denrées eiJ 1939 est extraordinairement égal jusqu’au milieu d’août.Deux seï maines avant le commencement deZ hostilités le marchés tournent à fe hausâe et les denrées fondamentaleî avancent continuellement pendam sept semaines, faisant monter de 8.5% le niveau général des prix de gros.De bonne heure en octobre les marchés tendent à se stabiliser mais les indices des prix de gro: continuent de se mouvoir vers lî hausse graduellement jusqu’au dé but de elécembre.Alors, à la suit< des grains, les denrées accusent en core des avances assez importantes L’avance nette du niveau généra des prix de gros en 1939 est de 11.î %, tandis que Paugroentation en re gard du creux de Tannée en août es de 12.8%.Dans îe domaine de?prix de détail, seuls les alirmyits e quelques articles du vêtement s’em pressent de répondre à la hauss< des prix de gros en septembre.Tou tefois, les avances deviennent plu: générales pour le vêtement et le; nécessités de ménage en novembn et décembre.L’indice du coût di la vie en décembre est de 3% plu; élevé qu’en août et de 2.3% plu: fort qu’en décembre 1938.A h fin de l’année les niveaux des pris de gros et de détail sont au-dessui des m oven nés de 1938.Les pris de détail montent irrégulièremen depuis 1933, mais les niveaux de; prix de gros sont encore apprécia blcment inférieurs à leur cime d< 1937.Les deux groupes resten bien au-dessous de leurs niveaux d< dépression en 1929.Canadian Celanese Canadian Celanese, Limited, rapporte un profit net de $1,876,59?pour 1939 contre $1,317,248 poui Tannée précédente.Après avoir dé duit les dividendes privilégiés de $7 par action et après avoir dédui la participation privilégiée équiva lent à $1.16 par action privilégiée le solde des profits équivaut à $4.05 par action ordinaire contre $1.71 par action ordinaire pour 1938, Vient de poroître Ville-Marie ear M.l'abbé CROULX »•••••• «.•.1,200 Noua tommes assurés d» faire plaiiir I un très grand nombre de gau* •il annonçant qu« la texte de la conférence de M.l'abbé Groulx «ur Ville-Martel donné* récemment * Outremont, vient de paraître aux “Editions du “Devoir” en une élégant* brochure de vingt-guatr* pages, qui Inaugure la Coll*cttoi| d* Troisième Centenaire et lui fera,un magnifique frontispice.C’est un texte qui pourra être répandu en abondance, afin do fair* cm naître l’exacte couleur des premiers temps de notre ville.Prixi 10 sous l’exemplaire, $1 la douzaine, franco; $7 lo cent, plac h frais do port.S'adresser eu Service de Librairie du “Dtvolr”, 430, rua Notrr-Dama g i Montréal, Canada. VOLUME XXXI — No 40 CALENDRIER Demain: DIMANCHE, 1* lévrier 1940 Ile dim.Carême.Saint Siméon, év.et mar.Lever du soleil, 7 h.Coucher du soleil, 5 b.29.Lever de la lune, S.23.Coucher de la lune, 2 h 50, Nouvelle lune, le 8, à 2 h.45 m.du matin.Premier quart, le 1S, à 8 h.55 m.du matin.Pleine lune, le 23, a 4 h.55 m.du matin.Dernier quart, le 29, à 9 h.35 m.du soir.DEVOIR SAMEDI, 17 FEVRIER 1940 TEMPS PROBABLE DEMAIN: BEAU Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de T'A-B.C." et de la "C.D.N.A." I * m Finances municipales Déficit prévu pour 1940-41: $6,671,815 Explication du déficit M.le maire Houdc a rémis aux ; journaux l’exposé suivant !»«(’•».MA”)/ \ SULLAVANSTEWART; \IN ERNST LUBITSCH’S' FRANK MORGAN^ » JOSEPH SCHILDKRAUT \' A l'affiche S BMMIA nsi STMIWrCK • MicMUMAT UtMlMBtR m WGt/r -iè BEULAH BONDI ©lAfMOMD* A l’affiche SALLE SAINT-SULPICE, MARDI, 5 MARS 1940 L'Orchestre Municipal de Montréal 45 musiciens — DIr.: Emile CLOSSEY Mme Flor.Blanchard, soprano M.Georges Dufresne, ténor Mie Andrée BaslUères, AIM.Paul Guê-vremont, Guy Saint-Pierre, dans “Une Paire de Gifles”, comédie en 1 acte de Sacha Guitry.Billets en vente chez Ed.Archambault 35 et 50 sous (taxe comprise) A l’affiche IMPERIAL AUJOURD’HUI — DEMAIN DEANNA DURBIN "FIRST LOVE" 2ème pièce au programme "TELEVISION SPY" Lundi, à 8.30: Soirée d’amateurs.DIMANCHE, A 12.30 Emission de notre théâtre meme: “AMATEURS DE KEN SOBLE’’ .V VATIN lAP'IEJ ** 4 fÆs'SOtfc.¦•'7.XO: * * aÇr*4- AU PALACE m Mardi, 20 février, ft 7 h.80 p.ni., ft l’hôtel Windsor, snlon Prince de Galles, le Club musical et littéraire de Montréal donnera le quatrième di ne r-rau série de la saison artistique 1939-40.1,’hôte d’honneur et le conférencier, M.Louis Carrier, éditeur, a intitulé sa causerie: “Les trésors de famille”.M.Victor Morin, notaire, remerciera le conférencier.L’artiste invité, M.Gabriel Cusson, violoncelliste, sera accompagné au piano par Paul Doyon.Ce quatrième diner-eanserie marquera la huitième réunion de la septième saison artistique du Club musical et littéraire de Montréal «H sera présidé par le directeur,, M.Gérard Gamache, pianiste.Tenue de ville.Salle du Gesù Frank 'eSm-, •emmenec ct lamer Slewart. bWGRnVEY /M/STOCKFEID «IPIERRE LARÇUEY^m J) mzwmm AU SAINT-DENIS ET AU CINEMA DE PARIS Mireille Bitin et Reqer Duchetne, ^ant “RAFFIL IMMIDIAT”, film qui commence aujourd'hui te cerrière avec “FANFARE A droite, Michele Morgen dim ., .D’AMOUR” au cinéma St- QUAI DES BRUMES”, la remarquable oeuvre do Marcel Camé en deuxième icmaine au cménu ÈÊ Farte, VOLUME XXXI — No 40 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 17 FEVRIER 1940 ï II PAGE FEHINinê vre en"aimant” Directrice : Germaine BERNIER Une faculté précieuse: le jugement Parn^t les facultés précieuses qui font la valeur d'ün être humain, le jugement droit, le bon jugement n’est-il pas appréciable entre toutes/ El quand on a dit d’une personne: “C’est un homme de jugement droit, c est une femme de grand jugement”, n’a-t-on pas accordé un des plus beaux éloges que l’on puisse faire d’un caractère, d'une personnalité?Celte faculté de bien juger suppose et nécessite tant de qualités d es prit, de conscience et de coeur, qu’il semble qu’un bon jugement, clic doué de jugement, c’est posséder au moins une enviable parcelle de chacune de ces qualités, réunies en un tout solide.Le sentiment juste, l'appréciation juste, l’opinion juste découlent, dérivent du jugement qui est cette faculté de comprendre, de bien comprendre et de bien juger.Le jugement doit être formé de bonne heure chez l’enfant, entretenu dans la jeunesse et conservé toute la vie, même si les responsabilités personnelles sont limitées, à plus forte raison si l’on est responsable des autres.Dans la vie de famille, comme dans la vie sociale, le jugement sûr est inappréciable.Sans doute, il n’est pas indispensable d’avoir un jugement supérieur pour brasser des affaires et faire de l’argent; la bosse de la finance y suffit.Ce qui est très vrai aussi, c’est qu’un homme doué d’un très bon jugement ne sera pas nécessairement un financier.Et l’argent n’aide en rien à juger sainement.Ce qu’il y a de plus curieux encore, c’est que l’instruction non plus, si poussée soit-elle, n’est pas toujours une garantie de bon jugement.C’est exactement comme les gens très “calés”, ainsi que les appellent les collégiens, et qui manquent plus facilement de tact et jie doigté que de simples primaires.L'élude, évidemment, l’étude uniquement livresque et la science mal assimilée ne développent, que le jugement que l’on a; elles n’y suppléent pas.Le talent apporte-t-il infailliblement le jugement?Pas plus.Et là encore il en est du jugement comme du caractère.“On peut avoir de l’esprit, de la science, même du génie”, dit Lacordaire, “et ne pas avoir de caractère”.C'est étrange, mais c’est comme ça.Dans les foyers où les parents raisonnent juste sur toute chose, jugent sainement des hommes et des événements, c’est une bénédiction pour les petits enfants qui se forment auprès de ces esprits.Jusqu’à quinze ou seize ans, l’enfant partage les opinions, les manières de voir et les jugements de sa famille.Si tous les esprits évoluent dans le même sens, celte communion d’idées peut durer toute la vie.H peut se présenter bien d’autres cas.Mais c’est bien triste de constater parfois que les jeunes esprits sont faussés par ceux-là mêmes qui devraient les guider.L’adolescent réagira peut-être et l’homme fait se libérera un jour des idées fausses qu’il aura entendu émettre au foyer paternel.Mais ce n’est pas IA une règle générale.Ordinairement et dans les grandes lignes, l'individu continue de penser et de juger darts le même sens que ses parents.Si, en famille, le jugement superficiel, court, étroit ou dévié était chose courante, cet enfant, même dans sa vie d’adulte, ne prendra qu’exceptionnellement l’habitude d’aller au fond des choses, de considérer un problème sous tous ses aspects, afin de bien comprendre et de bien juger.Et les idées fausses s’implantent à la suite des jugements défectueux.Pour les questions ordinaires familiales ou sociales, quels peuvent donc être les ennemis du bon jugement?On peut mentionner l’orgueil, la rancune, la jalousie, les préjugés, les opinions toutes faites dont tant de gens *e nourrissent l’esprit, toutes choses et dispositions qui aveuglent singulièrement.On ne peut bien comprendre et bien juger des choses, des gens et des événements qu’avec un esprit et un coeur clairs et libres.Et comment peut-on développer et orienter cette faculté de juger et acquérir davantage de sûreté de jugement?L’observation juste, la réflexion, la droiture d’esprit et la sincérité de coeur sont parmi les bons moyens d'acquérir ou de développer cette précieuse faculté.Quelle sécurité pour la famille qu’une femme de jugement à sa tête et quel réconfort dans les tâches difficiles de rencontrer la compréhension et l’appui d’une personne de bon jugement! PRISCA 17-11-40 Variétés Un insecte qui compte L’entomolosiste Delaunay a découvert dans la région de Numera, en Nouvelle-Calédonie, un étrange insecte, étrange en ce sens qu’il paraît savoir compter jusqu’à six et pas au delà.Lorsqu’il se pose sur une feuille, il en fait six fois le tour dans le sens des aiguilles d’une montre et six fois dans le sens inverse.Il se repose quelques instants, puis reprend sa manoeuvre cinq fois dans chaque sens.Nouveau repos, puis le trajet recommence quatre fois dans chaque sens, trois fois, deux fois, une fois.Le naturaliste Delaunay a affirmé, après de longues observations, que cet insecte ne se trompait jamais dans ses calculs et qu’il ne dépassait jamais six allers et six retours.Un lac intermittent En 1873, on signalait dans le comté de Monroe un phénomène extraordinaire.en temps ordinaire, une nappe d’eau parfaitement calme, qui dort modestement au milieu d’un paysage pittoresque.Il lui a pris une singulière fantaisie: il s’est desséché comme par enchantement, laissant à sa place une simple couche de glace pure et cristalline, suspendue entre ciel et terre.Pas hne goutte d’eau, rien qu’une boîte vide renfermant une masse de poissons gelés, reposant sur un lit de sable.Les habitants du voisinage ont fait des trous dans la glace et descendent au fond, pour remonter chargés de poissons qu’ils ont pris à la main.On dit qu’il y a quelques années le même phénomène s’était déjà produit, et que les eaux sont revenues comme elles s’en étaient allées, on ne sait comment.Aussi les habitants sont-ils chauds à l’ouvrage et se hâtent-ils de faire leurs provisions avant que le bassin se remplisse et nue leur Californie soit inondée.Léonard de Vinci et l'astronomie Léonard de Vinci a été un génie universel: peinture, sculpture, architecture, musique, physique, géo Le lac Ottawa (Michinag) est, logic, inventions, toutes les bran- LES JOURS PASSENT Les jours passent.les jours ainsi que les années.Tout fuit comme un brin d’herbe emporté par le vent.Il ne reste en mes mains que des roses fanées.Et me voici, Seigneur, aussi pauvre qu’avant.Je vois fuir loin de moi l’heure impassible et brève Dont mon front affaibli sent peser tout le poids, Et je ne puis, hélas! retenir ie beau rêve Qui glisse comme une eau de source entre mes doigts.Mais tel un voyageur qui revient de voyage, Las de ses vains espoirs et las d’un fol amour, A son calme foyer pose le lourd bagage, Sachant que rien ne vaut la douceur du retour.Je retourne vers Vous, pas à pas, d’heure en heure, Seigneur! Comme le grain qui cherche les rayons, Comme le flot retourne aux grèves qu’il effleure, Je retourne vers Vous comme l’herbe aux sillons.Vous le savez, Seigneur, si ce monde m’enchante, Et si de mon pays je vante la oeautê.Au fond, ce n’est que Vous, c’est Vous seul que je chanle, Puisque tout l’univers vient de votre bonté! Je vous cherche partout.Vers la cime lointaine Où Vous êtes, mes yeux ont brûlé de Vous voir.Je vais rassasier ma soif à la fontaine.Comme un troupeau s’en va, le soir, à l’abreuvoir.• Je retourne vers Vous.Vos plaines éternelles De mon coeur vont combler la faim.Je ne crains rien.Je sais que Vous avez pour mes larges prunelles Un pays sans limite un peu semblable au mien.Un pays sans limite, une accueillante terre, Où sont les lys humains, sous vos yeux transformés.Où je verrai paraître, en la sainte lumière.Auprès de Vous, tous les visages bien-aimés.Blanche LAMONTAGNE-BEAVBEGARD diter et prendre des résolutions pratiques; faites maintenant fayonner vos convictions religieuses.Tout pour la gloire de Dieu et de sa sainte Mère, Notre-Dame-des-Malades.Grand merci, chers malades.Zoël FRECHETTE, pire, AuQiônier diocésain, Sherbrooke.Les activités féminines Cercle d'étude du Pensionnat St-Louis-de-Gonzague Une partie de carte* au profit du cercle Marie-Médiatrice aura lieu samedi, le 24 février, à 3 h.précises, à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 est rue Sherbrooke.Sont cordialement Invitées les amies du Cercle et les Anciennes élèves du Pensionnat Saint-Louis de Gonzague.S’adresser i Mlle Claire Gauvln, 3893 St-Hubert, CH.1480.Partie de cartes Lundi, le 19 courant, à 2 h., aura lieu une partie de cartes organisée par les dames patronnasses au profit de l’Oeuvre de la Réparation à la T.Ste-Face Inc., sous la présidence de Mme A.Bonin, su no 4312 Papineau.Pour informations appeler AM 4959.Bureau de placement gratuit L’Association professionnelle des employées de bureau prie messieurs les professionnels, courtiers, gérants de maisons d’affaires, etc., de vouloir bien s'adresser à son bureau de placement, FR 2865.de 10 h.A midi et de 2 h 5 h.du soir, pour les services de sténo-dactylos bilingues, caissières, comptables, téléphonistes, etc., etc., compétentes et très recommandables La Société des Ouvriers Catholiques A la réunion de la Société des ouvrières catholiques qui aura lieu i manche, le 18 février, la causerie sera donnée par le Dr A.-H.Robert.Il y aura aussi programme musical, tirage d'un prix de présence et salut du Saint Sacrement.On fera aussi connaître le nom de l'heureuse gagnante de la nappe en filet.Cordiale bienvenue à toutes.Jeudi, le 22 courant, aura lieu au Gesù.la séance annuelle organisée par la chorale de la S.O.C.Pour renseignements appeleé AT.7863.Chez les femmes d'affaires L’assemblée mensuelle de l’Association des femmes d’affaires aura lieu mercredi, à 8 h.du soir, le 21 février, à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, 853, est, rue Sherbrooke.H y aura lecture d’articles se rapportant au bon parler français.De plus, les membres procéderont h l’élection du conseil pour l’exercice de 1940.Tous les membres ainsi que toutes les personnes désireuses de connaître 1 association sont cordialement Invités.EATON ches de la pensée et de l’activité humaine ont fixé son attention et ont reçu de lui une impulsion puissante._ .Au temps de Léonard de Vinci* la science des astres était paralysée par bien des obstacles, des idées fausses et préconçues.Le génie de Vinci sut s’élever plus haut et fixer les bases de l’expérience.Il comprit que la terre est ronde, qu’elle est une petite étoile et ou’elle n’est pas le centre de l’univers, comme on le croyait alors; il entrevit que des espaces immenses séparent les astres les uns des autres.Vinci se rendit compte que le soleil, foyer de lumière et de chaleur, est le centre de notre système céleste: à ceux qui disaient que le soleil ne pouvait être très chaud, puisqu’il était blanc.11 répondit que la couleur claire est un signe de plus grande chaleur et que les métaux incandescents prennent la couleur blanche; ce n’est qu’en se refroidissant qu’ils paraissent rou- Il conclut que, si nous pouvions, de la lune, voir la terre, celle-ci nous paraîtrait subir les mêmes phases que nous observons aux différents quartiers lunaires.II affirma également que le scintillement des étoiles est dû à un effet de l’atmosphère.Vinci imagina, on le sait, de nombreux appareils aérostatiques et militaires qui n’ont été réalisés que longtemps après sa mort, telle en particulier la lunette d’approche, dont il donna le principe de construction et dont Galilée se servit bien des années plus tard pour la première observation des astres.Chez les Sourdes* Muettes Sous la présidence de Mme Tancrède Jo-doln, 11 y aura assemblée générale des dames bienfaitrices et du Comité des Jeunes, mercredi, le 21 février, & 2 h.30 précises.Toutes les personnes Intéressées à l’Oeuvre des Sourdes-Muettes sont aussi cordialement Invitées.A Tissue de la réunion, le R.P.Legault, CSC., donnera une causerie Intitulée: Réflexions sur le théâtre, et les Compagnons de St-Laurent Interpréteront quelques scènes choisies de leur répertoire.Le Comité compte sur une nombreuse assistance.Adressez-vous au Service de Li- Avez-vous besoin de bons livres ?brairie du "DEVOIR", 430, rue Notre-Dame (est).Montréal.Archiconfrérie N.-D.-des-Malades Donner au Christ % Toutes nos souffrances.Chers malades; La retraite est terminée: Seigneur, mon Dieu, je vous adore et vous remercie avec tous les natriarches de TAncienne Loi et du Nouveau Testament, et je vous bénis de Tamour que vous m’avez manifesté durant la retraite, particulièrement dans le don ineffable que j’ai reçu dans la sainte communion.En meme temps, je déplore amèrement toutes les profanations et les indi- §nités que vous avez souffertes tant e ma part que de celle des autres malades, durant cette même retraite.Prophtèes: Seigneur, mon Dieu, vous le Père miséricordieux, je vous adore en compagnie de tous les prophètes, et je vous bénis d’avoir renfermé dans l’Eucharistie l’abrégé des délices du Paradis.Je vous demande pardon pour tant de communions, faites dans le passé, sans les dispositions nécessaires ou convenables.Apôtres: Seigneur, mon Dieu, je vous adore en compagnie des apôtres et je vous bénis dans le don remarquable que vous nous avez fait durant la retraite: celui de nous améliorer et d’avancer dans le chemin de la vertu.Martyrs: Seigneur, mon Dieu, Je vous adore en compagnie des martyrs de tous les temps.Plus que jamais, je déteste les amours et les attaches aux créatures, qui m’ont rendu indigne des lumières et des grâces divines.Ayez pitié de moi.Résolution: Nous garderons.Seigneur, vos leçons dans nos coeurs.Le passé a été étudié minutieusement et alors, avec votre secours, l’avenir sera meilleur.Nos sacrifices accomplis nous en donnent aussi l’espérance.Reconnaissance: Notre-Dame-des-Malades n’est pas sans avoir droit à toute la gratitude des impotents.Si des grâces nombreuses ont été obtenues, c’est dû à son intercession et à sa protection.La retraite est finie niais l’avenir s’ouvre devant vous, chers malades.Vous avez voulu écouter, prier, mé- Causerie-concert sur Ravel à la Société d'étude et de conférences Après une relâche de deux semaines, les réunions de la Société d’Etu-de et de Conférences reprennent mardi prochain, 20 février, dans lu salle Prince-de-Galles de l’hôtel Windsor, par une conférence-concert sur Maurice Havel, le grand compositeur français mort il y a quelques années à Paris.Ravel donna un récital de piano à Montréal, au théâtre Saint-Denis, il v a dix ans.Il était alors à l’apogée de sa gloire.Plus récemment, une de ses dernières oeuvres, le Boléro, répandit sa renommée aux Etats-Unis.Cette pièce pour orchestre connut une vogue extraordinaire.Mme Nadia Labarre fera une causerie sur Ravel, lors de la réunion de mardi prochain, et ie Quatuor Jean-Lallemand interprétera des oeuvres de ce musicien.Ce quatuor se compose de M.Maurice Onderet, 1er violon; de Mme Annette LaSalle-Leduc, second violon; de M.Lucien Robert, altiste, et de M.Roland Le duc, violoncelliste.La conférence commencera à trois heures.Le pu blic est invité.On sert le thé.Bons mots —Le docteur a commencé par nie faire montrer ma langue.—Et.comment l’a-t-il trouvée?La rameur publique nrétend que vous l’avez beaucoup trop longue.•Ÿ Ÿ Ÿ —Tu m’as dit: fais-moi de ta bonne cuisine et je te ferai une surprise agréable.—Elh bien! oui, ma chérie, on va renvoyer la bonne!.VENTE SPOTLIGHT au rayon de la quincailleria •|co\鮣« Bien ,s“ comPar' pr,t a S'a i Spacieu* c0: SV Sullivan.Muriel Salvant, Miriar Bonnabcl et Mme Al Davison nou reçurent.On passa ensuite à 1 clinique dentaire où il y avait un cinquantaine d’étudiants à l’oeuvr sous la direction du Dr Dansereai Le R.P.Joseph Wallace, S.J., nou fit aussi visite.Il y a 2,500 élu diants à Loyola.Les professeurs sont au nombre de 189, y compri! 40 Pères Jésuites.Cette université fondée en 1912, est la continuatiof du collège Baronne, fondé en 184Ë Me et Mme Lafargue étaient ai train au départ, ainsi que M.Ar thur Daviau et sa fille, Mlle Violett Daviau, de Waterville, Me., mem bres de la Mission, qui s’en von passer un mois à San Antonie Texas.En gare du L.& N., Me Hen ri Ledoux reçut le télégramme sui vaut de M.le curé LaChapelle d Léonville: “Bon voyage, souvenir inoubliables.Au revoir”.Nous sommes déjà à Biloxi.Sa lut, Bienville! Antoine CLEMENT Funérailles de Mme Bastien Vaudreuil, 17.— Hier matin ont eu Uei les funérailles de Mme François de Sale Bastien, née Masson (Joséphine-Adéle i décidée le 13 février à l'hospice Morin, ; l’âge de 78 ans.La dépouille précédée de trois voiture de fleurs est partie de l’hospice Morin, ar no 8365 rue de St-Valller, pour se rendre , l’église St-Michel de Vaudreuil où le ser vice fut célébré à 10 heures 30 M.le curé J.M.Phaneuf, fit la levé, du corps, le R.P.Guy Laramée, de U compagnie de Jésus, aumônier du régi ment de Maisonneuve, et cousin de la dé funte, a chanté le service, assisté de l’ab bé J M.Phaneuf, curé de la paroisse e de son vicaire l’abbé Léopold Béland comme diacre et sous-dlacre.Dans le sanctuaire, on remarquait le R P.Paul Girard, O.M.I., missionnaire dr Keewatln.dont la défunte était une bien faltrice, M.l’abbé B.Poirier, aumônier üi l’hospice Morin.La chorale, sous la direction de M Charles Boileau, exécuta la messe de F Yon.M.A.Thauvette touchait l'orgue.Le deuil était conduit par les deux fia de la défunte: Mtre J.M.Bastien, avocat M le major J.Paul Bastien, architecte paie-maître , du 85e Régiment de Maison neuve; ses petîts-ftis, MM.François, Ciau de, Jean, Godfrey.Maurice, Gilles et Rav moud Bastien; son frère, M.Raymonc Masson; ses boaux-frères, MM.Ls-Jos.Bas tien et Alphonse Milette; ses neveux MM Maurice, Claude Leroux, André et J Leroux, Maisonneuve Robert.François Rc bert; ses cousins, MM.Paul Bastien L Masson.Dans le cortège, on remarquait: Me Mi réchal Nantel, C.R., bibliothécaire du 3a reau de Montréal.Me C.-E.Lanctôt, C.l M.Louis Dupire, du Devoir, le major L H.DesJardins, V.D.le Dr Louis Franchi re, le Dr Marin Barbeau.Me J A S Pierre, notaire, le major Paul Brosseau, major Jacques Masson, le major Gi Montpetlt, le It H.Masson, le col.J.T 1 Gagnon, Charles-Auguste de Lotbimêii Harwood.J.-c.Brosseau, G.-L.Mon ci Gaston Brousseau Adrien Terroux Josen Bourdon, le It G.F.Charlebois, R.de L< nmier-Harwood, René Guénette, Marte René, Roméo et J.P.Boileau, Me Ayir Fontaine, C.R., Adrien Mercure, ar^hitect t.Marceau, L.A, Faure, Ernest Bois O; car Bourgie.André Pigeon.R.w.Harwooi D Languedoc, Dr E.DesJardins, M.Na: clsse Ducharme, président de La Sauve garde, Alexandre Ducharme, Henri Br, bant, J A.E.Cartier, Hubert Bourass.Marcel Lefebvre, J.O.Valois, H.Dumber-Wllfrid Chevrier, E.-V.Sauvé, J.-P Dun berry, Philippe DeGuire, H.Reed.( Castonguay, c.E.Léger, L.Poirtet, 1 Dumberry, maire de Vaudreuil, Jo.-ep Besner J A.Daly, P.Lalonde, T Lége Antonio Monette, E.Gagné et autres.Exposition de New-York New-York, 17 (AP) —¦ L’Argen Une a décidé de se retirer de l’ex position universelle de New-York Elle n y tiendra plus de pavillon On dit que le Chili en agira d< meme.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Pionniers de l'Uganda L'exploration Stanley iMutesa: Smith, Wilson et Mackay.j Ce dernier, par son caractère en- Dans le courrier que Stanley re- ; treprenant.s’imposa aussitôt à ses mil à Lir.ant de Bellefonds, lorsque collègues et il est regardé par les celui-ci quitta l’Uganda, en 1875, se siens comme la cheville ouvrière trouvait une lettre adressée _ au de l'entreprise missionnaire pro-Daily Teleyraph.dans laquelle l'ex- , testante sur les bords du lac Victo-plorateur faisait appel au prosély- j ria.tisme religieux de l’Angleterre et L'institution qui porte le nom de demandait l'envoi de missionnaires ! Church Missionary Society fut fon-protestants dans un pays si bien .dée en 1799.A l’époque où nous en disposé à recevoir l’Evangile.> sommes arrivés de l’histoire de “Bien que je ne sois pas mission- j l’Uganda, elle avait déjà acquis une i > t.i- j.jongue expérience de l'oeuvre évangélique dans les pays infidèles.Ni le personnel ni les ressources ne lui manquaient; de sorte que le je leur dis: Voici l’occasion que j comité d’organisation, siégeant à vous cherchez; saisissez-la.Un peu- Londres, eut vite fait de mettre sur ! pie du bord du Victoria vous ap- | pied une expédition de pionniers pelle.Obéissez ’à vos généreux ins- d’avant-garde, lincts; et je vous certifie que.en j une seule «innée, vous obtiendrez j Les missionnaires catholiques plus de conversions au christianisme que* toutes les autres missions réunies”.Stanley avait rencontré à la cour de Mutesa des musulmans fanatiques qui cherchaient par tous les moyens à gagner le roi à leur foi religieuse.Mais, en politique soucieux de garder sa liberté, le monarque noir temporisait avant de s’engager.Dans son for interne, il détestait les Arabes et n’était pas mécontent de voir les Anglais arriver chez lui pour contre-baiancer leur influence grandissante.La lettre de Stanley fit sensation en Angleterre et la C.M.S.fChurch Missionary Society) dépêcha dans l’Uganda, dès 1876.huit de ses membres, dont trois seule- naire, écrivait-il, je commence a croire, après mes succès ici, que j’aurais pu l’être.Je m’adresse donc aux hommes pieux de ma patrie et La même rapidité de préparation , fut impossible aux missionnaires catholiques.Les anciennes congré- j galions d’hommes apostoliques non 1 seulement occupaient de vastes ter- j ritoires sur d'autres continents, : mais aussi travaillaient sur plu- i sieurs points de ia côte africaine: | elles n’étaient donc pas prèles pour I celle oeuvre nouvelle.Voici rom- I ment le cardinal Lavigerir résu- ! niait la situation: “Les fils de saint François sont ! dans la Tunisie, la Tripolitaine.| l'Egypte, le pays de Gallas; ceux de saint Vincent de Paul dans l'Abyssinie: les Pères du Saint-Esprit j an Zanguebar.au Congo, dans la ! S^négambie.an Sénégal; les Vis ment atteignirent la capitale de sions Africaines de Lyon, sur les i côtes meurtrières de la Guinée, au Cap, au Dahomey; celles de Vérone, établies par Mgr Camboni, dans les provinces récemment conquises du sud de l’Egypte; les Pères de la Compagnie de Jésus, à Madagascar et au Zambèse; les Oblats de Marie, à Natal; ie clergé d’Irlande et d’Angleterre, dans la colonie du Cap; celui du Portugal, au Banguéla; celui d'Espagne, au Maroc; celui de France, en Algérie.En un mot aucun coin des trois côtes que baignent !a Méditerranée, l’océan Atlantique et l’océan Indien n'échappe à ce siège immense que la miséricorde divine semble préparer pour mettre un terme à la malédiction de la pauvre race de Cham.“Mais si les rivages de l’Afrique sont tous occupés par les messagers de la Bonne nouvelle, hier encore i) n’en était pas de même de l’intérieur qui semblait, au contraire.leur fermer obstinément ses routes.^ Des voyageurs avaient essayé d'en pénétrer le mystère; presque tous avaient pavé de leur vie cette hardie tentative.C’est seulement _ depuis peu d’années que le voile qui couvrait ces ré gions inconnues a été soulevé par explorateurs plus heureux ou plus intrépides., et que l'Association Internqtionale de Bruxelles, ouvrant les roules de l'Equateur africain aux explorateurs et aux marchands, les a aussi ouvertes à l'Evangile".Les Pères Blancs, au centre de l'Afrique • Î'I* Société des Missionnaires d Afrique (mieux connue sous le mni .,^e “Société ris au dépourvu plus tard.Aussi garde-t il tout pour lui.Que les autres se débrouillent comme lui-même s'est débrouillé.Et ainsi va le monde: chacun pour soi.— Bien.Mais pourriez-vous nous citer quelques-unes des oeuvres des coopératives?— Oui, quelques-unes, car il me serait impossible de vous les nom- I mer toutes.En voici tout de même j assez pour prouver que la coopéra- t live est mieux qu'une affaire.La ; première clmsc à laquelle se sont j intéressées les coopératives «le con - I sommation a été la santé des en- | fanls.Elles ont organisé des cote- j nies «le vacances.Fuis vinrent les maisons «te convalescence pour les ) mères, 1rs maisons «le repos pour | les adultes.Table aux pères de fa- | mille en ras de maladie.Dans c?j dernier cas.la coopérative fournit i à la famille du sociétaire malade ; tout ce «tout elle a besoin en pre- ‘ nant comme base la proportion de \ ses achats habituels.De la sorte, te j sociétaire, une fois rétabli, ne se ¦ trouve pas écrasé par les UcIUm.Ml a surtout la certitude de savoir les siens à Tabri des privations.Je mentionnerai également les pensions de vieillesse, non pas nue pension de nécessiteux, mais une pension qui leur revient de droit, une pension qu’ils ont rendue possible en s’approvisionnant à leur propre magasin, en voyant à leurs affaires eux-mêmes.Et c’est ici qu’on sc rend compte des possibilités immenses des coopératives.Une seule coopérative a fait.Tan dernier, un milliard de francs de profits bénéfices.Eh bien, de ce milliard, 3,700,000 francs ont été versés au fonds de pension de vieillesse.— Il s’agit bien de coopératives de consommation?Parfaitement.Ge sont les bénéfices du magasin qui rendent ces nombreuses oeuvres possibles.Et ne trouvez-vous pus extraordinaire que Ton puisse être assuré de son pain dans ses vieux jours simplement en satisfaisant Je plus élémentaire des besoins: celui de se nourrir?Tout simplement en faisant soi-même ses propres affaires, en achetant cher, soi?~ - Je ne saisis pas bien pourtant quelle relation il y a entre ces oeuvres et les Guildes?— J’aurais dû.en effet, le préci- oeuvres, et «-ombien d’autres, ont été fondées par les Guildes ou à leur demande.Ce sont les Guildes qui, par le dévouement de leurs’ membres, les ont soutenues.Et aujourd’hui encore quand les coopératives sont puissantes, tes Guildes en étendent le champ d’action en fondant des oeuvres.— Ce qui s’est fait ailleurs est-il possible chez nous?Les coopérât! ves canadiennes-françaises ont-elles déjà fait quelque chose?—Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pus faire ici ce que Ton a fait ailleurs.Nos coopératives ont déjà commencé leur action sociale.La Paroissiale, de St-Joseph d’Alma, possède une petite caisse de prêts qui permet à ses sociétaires d’emprunter en cas de nécessité.La cotisation n’est que de cinq sous par semaine et le montant de l’emprunt est remboursable sans intérêt.Depuis sa fondation, La Paroissiale a déjà avancé plus de $2,000 aux siens.Elle a maintenant un fonds de $500, qui lui permettra de fonctionner sans remboursement, dans quelques années, si ses sociétaires le désirent.Et La Familiale'}.La Familiale a sa Guilde’des coopérât rices, qui s’est fixé comme objectif la fondation d’une colonie de vacances.Elle a organisé quelques réunions mondaines gui lui ont procuré quelques ressources et elle en organisera bientôt d’autres.Tendant les vacances de Noël, elle a organisé une séance récréative pour les enfants dans la salle du Gesù et tous les artistes au programme étaient des enfants des sociétaires.Le jour où la (iuilde aura un local bien à elle, elle organisera des cercles de couture, un vestiaire pour Jes pauvres.Elle songe à créer un comité «le jeunes mariés.Vous voyez que les coopératrices canadiennes ne tirent pas de l’arrière.Les bonnes volontés sc multiplient tous les jours.Il ne fait donc aucun doute que la coopérative réussira ici comme elle Ta fait ailleurs, parce qu’elle éveillé tout ce qu’il y a de noble, tout ce qu’il a de meilleur dans I être humain.La coopérative est en relation étroite avec la loi divine, elle est régie par cette loi.—Le coopératisme scrail-il un nouvel évangile?—Non.C’EST UNIQUEMENT LA TRANSPOSITION SUR LE PLAN KCOXOMIQUE DE L’EVANGILE DU CHRIST: AIMER SON PROCHAIN.— I)ois:je on conclure que les cooperatives s’intéressent à toutes Jes oeuvres de charité?., 7~Non, ce n’est pas du tout ce que j ai voulu dire.Dans les coopératives, quoique pratiquant la charité chrétienne, nous ne considérons jamais nos oeuvres comme de charité.Ce sont des oeuvres de fraternité, de solidarité, d’entr’aide, de dévoue-, ment.Leur grand miracle est d’amo- ! ner les gens à ne plus penser qu’à eux-mêmes.Un vrai coopérateur est i celui «pii, sans négliger ses intérêts, ; pense en même temps aux intérêts «les autres.Et c’est un miracle qui.! à La Familiale romme dans toutes ! les autres coopératives de la province et d’ailleurs, se répète tous les) jours.Houvellcs Raisons Sociales Les sociétés et compogniés récemment enregistrées Maxwell Credit Houic, 3708 bout.St-.Laurent, Max B.Rosenberg, marié.S.K.Drcts, ch.417 Mayer Bldg, 1449, rue St-Alexandre, Sam K*tz, célibataire, et Clara Perelmutter, mariée.Club Che* Maurice Inc., 1244 ouest, rue Ste-Catherine, Henry Manella, président.Clove Shopper, G.B.Hutton, marié.Canadian Motion Pictures Advertising Co., 2700, rue Masson, John Dion, célibataire.North American Woollens, 1449, rue St-Alexandre, Eli Blitstem, marié.The Main Lunch, 4320, boul.St-Lau-rent.Harry Steinwood, marié.Representations Reg’d, agents manufacturiers, 310, Ed.Ksefer, G.A.Kit-tredge, marié.Pinkerton’s Flowers, 5127 ouest, rue Sherbrooke, J.E.Pinkerton, célibataire.Leblanc & Fils, épicier-boucher, 8468, rue Berri, René Leblanc, célibataire.Avis légal Province real.Cour de Québec, district de Mont-Supérieure, No 215.In rc: Succession vacante FRANÇOIS-GEORGES CRE-PEAU.AVIS est, par les présentes DONNE, pu* l’ai été nommé curateu a la succession vacante de FRANÇOI3-GEOFGES CRE-PEAU.en son vivant, notaire, de la ville d", Laval des Rapides, dans le district de Montréal, en vertu d’un Jugement rendu par l'honorable juge Alphonse Décary, le 12e lour de février, 1940.Toutes personnes ayant des réclamations contre la succession devront les produire dans les QUINZE (151 jours d’aujourd’hui entre les mains du soussigné, et toutes personnes endettées envers ladite succession devront acquitter leur dette dans les QUINZE (1 1 (ours d’aujourd'hui entre les mains du soussigné.Pour Informations, s’edresser à: J.-A.ARCHAMBAULT, Curateur.D.P.C.S.M., 4e étage Annexe, Palais de Justice, Montréal.3 .-.u?,'S Où vouiez-vous demeurer?Nous avons des logements dans tous les quartiers.Modernes, propres, bien entretenus.A loyers variés.Vous en trouverez sûrement un qui fera votre affaire.Signalez: HArbour 3291 et demandez Scrüice de location.* SOCIETE* NATIONALE DE FIDUCIE (I.O.S.-Jaoaues.Montréai-HA.mt JmisT Qénérauhj (ahada 112, rue St - Jacques* - MONTREAL SITUATION AU 31 DECEMBRE 1939 ACTIF Compte capital: Actif total de la Société ™-.$ 1,377,951.02 Comptée garantis 2,302,009.54 C omptes des successions, fiducies .et agences 50,257,500.90 Valeurs en garde 36.874.224.60 • $90.811.6861)6 PASSIF % Compte capital: Divers .25,527.95 Réserves « .45.400.28 Profits et Pertes 202,022.79 Capital-actions 1.105.000.00 Total 1,377.931.02 Comptes garantis - 2.302.009.54 Comptes des successions, fiducies et agences-,™.» 50.257.500.90 Valeurs en garde 36.874.224.60 $90.811,686.06 COMPTES DE PERTES ET PROFITS SOLDE au 1er janvier 1939 $ 196,636.33 PLUS: Bénéfice net des opérations 81.386.44 % 278,022.79 MOINS: Affectation à dépréciation de placements 10.000.00 Dividendes payés aux action- natres) .66.000.00 SOLDE au 31 décembre 1939.- 202.022.79 • E VOLUME XXXI — No 40 ============== cE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 17 FEVRIER 1940 11 LA VIE SPORTIVE A mon avis.r"" 1.'' 9 Les Habitants de Jules Dugal, qui ont réussi à vaincre le Détroit dimanche dernier et qui ont fait joute nulle avec les Eperviers Noirs de Chicago jeudi soir, au Forum, • sont partis ce matin pour Toronto [où ils rencontreront les Leafs ce et Smileu Mcronek accompu-jigne le tricolore dans ce voyage car | il doit faire ses débuts avec le Bleu l.Blanc Bouge contre les protégés de Connie Smythe, Le vaillant joueur du Verdun, qui était en deuxième place chez les compteurs de la Ligue Senior de Québec lorsqu’il accepta les of-: fres du Canadien, aurait déjà participé aux joules du club professionnel si une vilaine grippe n'était pas venue l'inscrire sur la liste des malades mais aujourd’hui l’ancien amateur est complètement l'émis et il aura l’avantage de se faire valoir ce soir contre les équipiers de la Ville Reine.Le gérant Dugal espère beaucoup de l’ancien porte-couleurs du Verdun et, tout comme Tony Demers et Gordie Poirier, ce nouveau professionnel s’efforcera de donner la victoire au Canadien afin que le Bleu Blanc Rouge puisse passer sur un pied d’égalité avec les Américains de New-York à la sixième position de la Ligue Nationale.Sans vouloir prédire une victoire certaine pour nos favrois nom croyons que le Canadien a d'excellentes chances de vaincre les représentants de la province d’Ontario dans le circuit Colder çar ceux-ci seront privés des services de trois joueur ce soir et avec Davc Sein tuer, Sylvanus Apps et Bingo hampman absents de Valignement des Leafs le Bleu Blanc Rouge sem-ble avoir le meilleur.Le record du Canadien contre le I Toronto cette saison n’est pas supérieur à celui des Leafs, bien au contraire, car sur cinq parties jouées à dale entre les deux clubs l’équipe de Connie Smythe a décroché quatre victoires pour ne su bir qu’un seul échec, mais il faut • ajouter qu’à chaaue partie le Bleu Blanc Rouge avajt des joueurs sur la liste des blessés pendant que les Torontois étaient au grand complet.Cette fois c’est le contraire qui se produit.Le Bleu Blanc Rouge a une équipe qui peut compter sur tous scs joueurs et compte dans ses [ rangs de nouvelles fiaures pendant que le Toronto devra se dispenser ' de trois de ses meilleurs joueurs.Les deux mêmes clubs reviendront au Forum demain soir pour continuer la lutte et si nos hoir- • mer, peuvent sortir intacts de la , mêlée de ce soir les vaillants poete- couleurs devraient enregistrer nue entre victoire et améliorer leur sort pour les séries éliminatoires.Deux autres parties seront dis-j, ut ces demain dans le circuit professionnel car les Américains recevront la visite des Eperviers Noirs I de Chicago, au Madison Square \l Garden pendant mie leu Rangers i iront jouer à Détroll contre les Ailes Rouges du gerant Jack Adams.j Les gars de Paul Thompson ont un record plus imposant que celui des , Américains et nous favorisons le Chicago dans cette lutte.La partie a Détroit devrait être la plus con-I testée de la soirée.* Les fervents1 du baseball ne cessent de nous appeler pour nous demander notre opinion sur les chances de succès du nouveau gérant du club de baseball Montréal dans les prochaines séries de la Ligue Internationale et nous posent également toutes sortes de questions an sujet de la transaction entre le président McPhaü cl les directeurs .des Royaux, ainsi que des propriétaires du Stade de l'avenue Delorimier.A entendre parler ces partisans du sport national américain, l’on serait porté à croire que nous sommes dans tous les secrets des dieux et si nous ne répondons pas à ce long questionnaire l’on nous accuse de vouloir cacher la vérité.La direction du Montréal a fail un excellent choix en engageant Clyde Snkeforth comme gérant de notre équipe pour la prochaine saison.Elle aurait peut-être pu faire mieux mais cela aurait coûté plus cher ci sans savoir quel résultat serait obtenu.Pour ce qui en est de notre nouveau pilote, il n’a rien à perdre et tout à gagner.Si notre équipe se classe plus avantageusement que l’an dernier, tout le crédit ira au gérant, tandis que si le Montréal traîne- à la queue, Von prétendra que c’est le matériel qui faisait defaut.Pour ‘ce qui concerne la transaction, nous n’en connaissons pas pins long que les autres et d’ailleurs c’esl une question d’affaires et nous ne désirons aucunement nous ingérer dans la régie interne de tre club.La transaction est bâclée et nous aurons une meilleure équipe que l’an dernier.C'est tout ce que nous pouvons dire pour le présent.X.-E.NARBONNE Lefty Gwynne est nommé instructeur Toronto, 17.— Horace “Leffy” Gwynne, de Toronto, le champion de la classe des 118 livres lors des Olympiques de 1932, a été nommé instructeur de boxe de la Broadview Young Men’s Association, hier.Après les Olympiques de 1932.Gwynne est devenu professionnel et remporta le championnat poids-coq du Canada.Les Québécois ont eu raison du Sherbrooke Québec, 17.—- Les Cavaliers Rouges de Sherbrooke ont eu un excès de confiance hier soir alors que les meneurs de la Ligue Provinciale Senior étaient aux prises avec les Castors de Québec et après un début nonchalant les visiteurs se rendirent comtpe que les locaux voulaient à tout prix gagner la partie car R'S Québécois enregistrèrent deux points au cours de ces vingt minutes de jeu et cet avance était suffisante pour assurer l'échec des visiteurs par un résultat de 4 à 1.Les Castors ont ajouté deux autres points à leur total à la deuxième, après que Burke eut compté le seul point des Cavaliers Bouges.Labrie a compté le premier but et Lepage a porté le score 2-0, cinq minutes plus tard.Sabourin et Théo Hamel ont compté pour Québec à la deuxième période.Emile Fortin et Howie Peterson en sont venus aux coups à la deuxième période et ils ont été punis pour cinq minutes chacun.Composition des équipes: SHERBROOKE.— Buts: Dion; défenses: Bastarache et Tourville; centre: Piché; ailes: Hyan et G.Roy.Subs.: Harris, Forsey, Peterson, Reeves.Burke, Cormier, O’Donnell.QUEBEC.— Buts: McKinnon; défenses: Labrie et Sabourin; centre: Parent; ailes: Paquet et Lepage, Sobs.: Hamel, Tremblay, Poliras, Mentzel, Fortin, David, Bis-son.Arbitres: Leclair et Boucher.Première période 1— Québec, Labrie .10.35 2— Québec, Lepage (Paquet, Parent) .15.54 Punitions: Parent, Tourville.Deuxième période 3— Sherbrooke, Burke (Reeves) .7.31 4— Québec, Sabourin (Mentzel) .4.11.31 5— Québec, Hamel (Mentzel, Sabourin .16.51 Punitions: Fortin majeure, Peterson majeure, Bastarache.Troisième période Aucune but.Punitions: Lepage, Bastarache.Xe Olympique d'hiver à Saint-Laurent1 Ce soir a 8 h.le maître d’oeuvres de la Xe Olympique ouvrira solennellement les portes de l’arène et l’on pourra, en attendant le déroulement du programme se récréer l’oeil d’une singulière réussite décorative.Les animateurs de la Xe Olympi- ' que auront certainement fait avancer l’art des déploiements féeriques et leur nom entrera dans l’histoire.Avec quelques autres, l’hon.Henri Grouix, ancien élève du collège, prendra place à la loge présidentielle aux accords tumultueux des cuivres laurentiens.La joute de hockey, le plat de résistance d’un menu fantasmagorique, mettra aux prises le Vendeur junior et les chandails “Bleu et or.Un autre ancien de Saint-Laurent, M.Fernand Majeau, centre étoile du club Lachine, sera l’arbitre en chef.L’autre joute opposera le collège Stanislas aux chandails “Bleu et or”.Ajoutez à la cela la course des chars romains, la course à relais avec la torche enflammée que l’on se passe de main à main, ajoutez.mais il n’y a rien à ajouter pour l’asssitant, sauf que si l’on veut passer une soirée unique, il faut assister à la Xe Olympique du collège de Saint-Laurent ce soir à 8 heures à l’arène laurentienne.Les amateurs qui cherchent une atmosphère rajeunie seront servis à souhait.—- Une belle chance * pour Concordia Les clubs de la Ligue Sénior de Québec ne pourront jouer au Forum demain après-midi à cause de la joule qui est inscrile pour demain soir entre les Leafs de Toronto et le Canadien du président Sa-vard, mais cependant les partisan^ de cette ligue qui résident à Québec et à Ottawa pourront voir leurs favoris à l’oeuvre, car ce soir les Volants de Cornwall seront aux prises avec les Sénateurs dans la capitale fédérale pendant que demain après-midi le Concordia ira rendre visite aux As de Ouébet.et comme le club de Sylvio Mantha n’est qu’un seul point en arrière du Royal il pourra s’assurer la première position de la ligue en l’emportant sur les Québécois.Le président Azarie Choquet est confiant de voir son équipe passer en tête du circuit afin d’augraenter ses chances au championnat.Concessions aux skieurs Pour la première fois, les skieurs qui se rendront en fin de semaine aux Trois-Rivières ou dans les Can-t ns de l'Est en voyageant avec des billets d’excursions du Pacifique Canadien auront le privilège de faire transporter leurs skis gratui-temenl dans les wagons à bagages.Jusqu'ici, ce privilège n'était pas accordé aux personnes munies de billets d’excursion délivrés à prix réduits, mais la vogue du ski se propage avec une lelje rapidité et d'une manière si générale à travers la province, que les autorités du C.P.R.viennent de décider que désormais on pourra faire expédier ses skis cornn i pièces de bagages même dans 1rs excursions.Cette concession - sera particulièrement appréciée cette fin de semaine par les nombreux scieurs qui se rendront aux concours des Trois-Rivières pour les championnats provinciaux ou encore dans les Cantons de l'Est ou Sutton.Abercom, Cowansville et Richford commencent à recevoir régulièrement d’im-I portants contingents de skieurs.Le festival de l’orphelinat Saint-Arsène Il ne reste plus que deux semaines pour le grand festival d’hiver des écoliers de Montréal et de la banlieue qui aura lieu au Forum, le samedi 2 mars.On sait que les préparatifs durent déjà depuis plus d’un cois et que rien n’a été négligé pour faire de cette fête un événement mémorable dans nos annales sportives.11 y aura un total de 20 numéros à celte fête.Il y aura des joutes de gouret, des sauts de barils, acrobaties sur patins, patinage de fantaisie, coursés pour toutes les classer-, bouffons, sans oublier la fanfare, qui sait toujours égayer de ses notes douces harmonieuses.Il y aura trois joutes de gouret: la première à Ih.entre les écoles St-Vincent-Ferrier et Lajoie d’Ou-tremont; la seconde à 3h.entre les écoles St-Stanislas et St-Arsène senior puis, la classique à 4h.30, entre les écoles supérieures Richard de Verdun et St-Viateur de Montréal.Les courses en patins suscitent un énorme intérêt.Les patineurs (le l’école supérieure St-Henri ont.l’an dernier, remporté le championnat des écoles et le trophée Edgar Charhonneau mais ils s’attendent, cette année, à une vive opposition de plus de cinq à six écoles.On a fixé pour le mercredi 22 février la date finale de l’enregislre-ment des patineurs pour toutes les courses.On s’attend à ce que tout comme par les années passées, l’un des numéros les plus populaires auprès des écoliers soit celui des Bouffons joyeux.Ils nous reviennent avec ues numéros tout à fait nouveaux et inédits.„ Les frères Saint-Gabriel de 1 Orphelinat St-Arsène.les organisateurs de ce grand festival d’hiver, ont à ôoeur de faire encore beaucoup mieux que l’an dernier.Ils ont été agréablement surpris de constater que plus de huit mille personnes leur ont fourni leur appui moral comme financier le printemps dernier, et ils veulent, naturellement, présenter un autre superbe programme, le 2 mars, au Fcrum., , „ , 11 y a donc lieu de s’attendre a ce que le Forum soit pris d’assaut, samedi, le 2 mars, alors qu’on présentera le grand festi val d hiver des écoliers de Montréal et de la banlieue.____ Autre échec pour le Philadelphie Pittsburgh, 17.— Les Hornets de Pittsburgh ont triomphé des Ramblers de Philadelphie par 3 à 2, dans une joute régulière de la ligue Internationale-Américaine, hier soir.Le jeune et rapide Biüy Taylor brilla pour les vainqueurs en obtenant un assist sur le premier but et en enregistrant le but victorieux dans la dernière minute de jeu à la deuxième période.Heron et Kelly comptèrent les autres points du Pittshurhg, tandis que les compteurs du Philadelphie furent Kroll et Gustafson.SOMMAIRE Première période 1— Pittsburgh, Heron (3 aylor) .• w .5.16 Pun,: Ayres.Deuxième période 2— Philadelphie, Krol (Polich et Gustafson) .6.30 3— Pittsburgh, Kellv (Sherf et Drouillard) .11.01 4— Pittsburgh, Talor (Bessone) .19.21 Pun.: Bessone, Levinsky.Troisième période 5— Philadelphie, Gustafson (Krol).12.10 Pun.: Krol et Smith, Conditions meilleures que jamais pour le ski Jamais encore depuis le commencement de cette saison de ski, les perspectives n’ont été plus favorables pour une fin de semaine.La bordée de samedi dernier a recouvert toute h région des Laurenli-des d’une couche de neige nouvelle de 7 à 8 pouces d’épaisseur, de sorte que les pistes n’ont jamais élé plus invitantes.La neige en ce moment est abondante partout et l’on semble être arrivé à l’époque de la saison où les conditions sont vraiment à leur meilleur.Il est juste par conséquent d’anticiper une affluence record sur tous les trains du Pacifique Canadien qui se rendront dans le nord aujourd’hui et dimanche.Au dire de ceux qui observent de près le mouve-mnt des skieurs à la compagnie de chemin de fer, il est probable qu’une douzaine de mille skieurs se rendront en fin de semain dans nos entres de ski les plus fréquentés.— Piedmont Stc-Adèle, Stc-Marguerite.Val-Morin, Stc-Agnthe et le Mont-Tremblant.La fin de semaine se présente sous les meilleurs auspices pour les milliers de skieurs qui veulent profiter d’ici à la fin de l’hiver de toutes les occasions possibles pour pratiquer leur sport.Fête sportive à Jean-de-Brébeuf Les Joueurs de hockey poids-ph*ne attirent de plus en plus J’at-tention du public et des speefa-teurs.Ainsi les Pee-Wee de Saint-Boni-face, Manitoba, se sont rendus en tournée d’exhibition jusqu'à Vancouver, attirant partout plus de spectateurs que les seniors.L’an dernier, à la fête sportive de Jean-de-Brébeuf, la joute des poids-plume a été si appréciée que les organisateurs ont dû la remettre au programme cette année.Le Jean-de-Brébeuf rencontrera donc Sainte-Marie, le jeudi.22 lévrier, à 8 h.15, au Forum, à l’occasion du festival que présenteront les étudiants de l’Université de Montréal et du collège Jean-de-Bre-beuf.Deux joutes régulières des Provinciaux Deux importantes joutes set ont disputées demain dans les séries de la Ligue Provinciale Senior et comme la saison tire à sa fin les clubs aux prises tenteront l’impossible afin de sortir victorieux, soit pour conserver l’avantage qu'ils ont présentement, soit pour remonter le courant ou pour faire oublier les rudes échecs subis au cours de Ja saison.Les Cavaliers Rouges de Sherbrooke, qui ont eu une surprise hier soir lorsqu’ils ont été battus par les Castors abront une occasion de s’assurer la première place lorsqu'ils feront face aux Bouledogues de Verdun.Dans l’autre match, Québec jouera contre les Gaulois à St-Hyaciu-the.Cette joute n’a que peu d importance, comme Québec est relégué définitivement à la dermore place du classement, tandis que St-Hyacinthe est déjà assuré de participer aux éliminatoires.Les Gaulois auront cependant une chance d’augmenter leur avance sur Verdun et Vallcyfield en quatrième place, en battant les Castors.Les Gaulois seront privés des services de Gordie Poirier, qui s’est joint aux Canadiens de la N.H.L.jeudi.Les Rapides de Lachine recevront la visite des Volants de Lull dans une joute exhibition à Lachine.Les Volants, qui n'ont perdu que deux matches cette saison, ont termhiné la campagne avec, une forte avance en première position de la ligue Senior d’Ottawa.La joute commencera à 3 h.Le congrès des raquetteurs Le semi-congrès des Raquetteurs du Canada et des Etats-Unis aura lieu dimanche le 25 février à Drutn-mondville, sous les auspices du club de Raquettes “Les Pieds Légers”, qui celàébrera à cette occasion de 20e anniversaire de sa fondation.Plus de mille raquetteurs sont attendus à Drummondville pour cette occasion; plusieurs trains d’excursion du Canadian National ont été organisés et convergent tous vers Drummondville des quatre points cardinaux.Le programme suivant a été préparé pour la journée: rassemblement des clubs au collège Saint-Frédéric, rue Dorion, à 10 h.15; messe; parade dans les rues; présentation des clefs de la ville pur M.le maire Arthur Rajotte, M.P.P.; banquet des présidents au manoir Drummond.Dans la soirée, à 7 heures, parade aux flambeaux dans les principales rues de la cité, à laquelle participeront tous Jes clubs de raquettes.Le Canadien National fera circuler quatre trains spéciaux en cette occasion.En plus de ces trains, chaque convoi régulier à direction de Drummondville sera attelé d’un ou de deux wagons réservés aux raquetteurs.Voici l'heure du départ ainsi que là provenance de chaque train spécial, et, en plus, la liste des clubs de raquettes tels qu’essaimes autour de chaque train: Un train spécial du Canadien National quittera la gare Bonavcnture à 8 h.du matin, dimanche, le 25 février.Dans ce train monteront les clubs suivants venus de Montréal, d’Ottawa, de Hull, de Vallcyfield, et de Saint-Jean.Puis, le train une fois en route, arrêtera à Saint-Hyacinthe afin de laisser monter le club de raquetteurs “JTnfatigable” de l’endroit.On s’attend que ce gro'upe forme un contingent d eplus de 500 raquetteurs, répartis entre les culbs suivants: de Montréal, Le Laurier, le National, la Feuille d’Erable, le Canadien de Saint-Henri, les Gais Compagnons, le Richelieu, les Coeurs joyeux, le Trappeur, le Montagnard, le LaFontaine, le Boucanier; d’Ottawa: le Castor, le Forestier, le Diable bleu, la Gaieté, IThervilie et le Ccndrillon; de Hull: l’Aigle des Laurentides et les Alpins (ces neuf derniers clubs accompagnés par l’agent des voyageurs J.Ménard, des districts de Hull et d’Ottawa).M.O.-A.Trudeau, agent de district au Canadien National et M.J.-N.Vincent, au service des voyageurs, accompagneront le groupe de Montréal.Un second train spécial du Canadien National quittera Québec le ! même jour, à 7 h.du malin.Dans ce ! train monteront les clubs de Qué-jbec: le F'rontenac, l’Union commerciale, le Zouave et le Dragon; de Lo-retteville: le Loretteville et l’Aiglon; de Lévis: le Voltigeur et le Lévis.Plus de 300 congressistes utiliseront ce train, accompagnés de MM.J.-E.Leblanc, agent de district, et A.-P.Bibeau, agent au service des voyageurs.Un troisième train spécial quittera Sherbrooke à 7 h.le matin du même jour, conduisant à son bord 200 raquetteurs de la région, pilotés par l’agent A.-M.Stevens, de Sherbrooke.Les clubs à bord de ce train seront: la Tuque Rouge, Je Dollard, le Gounod et le Saint-François.Un quatrième train spécial du Canadien National partira enfin, de Vicloriaville, à destination de Drummondville.Ce train sera à la disposition des raquetteurs de la région de Vicloriaville et de ceux des Trois-Rivières; ces derniers n’auront qu’à traverser le fleuv à cet endroit, et à monter à bord du train qui quittera Victoriaville le dimanche matin de façon à atteindre Drummondville en temps pour les festivités.Les clubs de raquettes américains de Manchester, N.-H., Lowell, Mass., et de Lewiston.Maine, ont aussi fait connaître leur intention d’être au nombre des congressistes.Lors du grand Congrès à Lowell, les journaux américains avaient fait particulièrement l’éloge des Pieds Légers de Drummondville.Par la suite, Drummondville a été choisi comme lieu de ce semi-congrès.Aux dernières nouvelles, l’organisation du congrès bat son plein.Tous est mis en oeuvre pour assurer une journée inoubliable aux gais luronsl Le huckey professionnel et amateur HIER SOIR: UQUE PROVINCIALE Québec 4.üherbrooltc 1, LIGUE INT.-AMERICAINE Pittsburgh 3, PhlUdeluhie 2 CB SOIR: LIGUE NATIONALE Canadiens à Toronto LIGUE SENIOR Corwall à Ottawa.LIGUE INTERCOLLEGIALE Q(Men’s A McGill.Yale A Dartmouth.Princeton à Harvard.LIGUE INT.AMERICAINE Hcrshcy à Cleveland.Indianapolis à Pittsburgh.Providence A Philadelphie.Syracuse A Sprtwtfleld.Pittsburgh 3.Philadelphie 2, LIGUE MONT-ROYAL JUNIOR Rosemont vs Lachine.Pte-Clairb vs LguidUe.DEMAIN APRES-MIDI: LIGUE SENIOR Concordia A Québec.LIGUE PROVINCIALE Québec A St-Hyac!nthe.Sherbrooke A Verdun.LIGUE MONTREAL INT.U.de M.vs Jollette.DEMAIN SOUt: LIGUE NATIONALE Toronto A Canadien.Rangers A Détroit.Chicago A Américain.LIGUE INT.-AMERICAINE Cleveland à New-Haven.Hershey A Syracuse.Indianapolis A Providence.LE CLASSEMENT LIGUE NATIONALE J G P.N.P.O.Ptr Ligue Mont-Royal Intermédiaire Deux joutes étaient inscrites au programme régulier de la Ligue Intermédiaire Montréal, hier soir, à l’Auditorium de Verdun, alors que le Don Juan a vaincu l’Université de Montréal par un résultat de 14 à 1, dans la joute finale pendant qu’au lever du rideau le club de la ville Mont-Royal a triomphé du Verdun pur 6 à 2.Composition des équipes: MONT-ROYAL: Buts: G.Haie; défenses; Hemsteud et Vipond; centre: Gilfillan; ailes: Law et Craig.Subs,: F.Haie, Burrows, McGill, Crutchfield, Griffins, Roche.VERDUN: Buts: Masson; défenses: Bessette et Wheeler; centre.Fontaine; ailes: Pouliot et Ville-neuve.Subs.: Montha.Beauchamp, Brosseau, Muddoeh, Rélisle.Arbitres: Lebcl et Ménard.Première période Pas de point.Pun.: Griffiths, Pouliot.Deuxième période t.M.R.: Craig .14.15 2.M.R.: Gilfillan .14.52 3.M.R.: Craig .18.42 4.Verdun: Bessette.19 45 Pun.: McGill 2, Griffiths, Law, Mantha, Bessette.Troisième période 5.Mil.: F.Haie .2.53 6.Verdun: Villeneuve .10.19 7.Mit.: Roche .10.59 8.M.R.: McGill .13.36 Pun.: Luw, F.Haie, Murdoch, Pouliot.Deuxième partie: DON JUAN: Buts: Roberge; défenses: Fillette et Tremblay; centre: M.Lecavalier; ailes: R.Lcca-valier et Booth.Subs.: St-Arnaud, Bouchard, Ferrand, Proulx, Bonneau, Dnlgleish.U.de M.: Buts: Bélanger; défenses: Laverdure et Pouliot; centre: Hébert; ailes: Perras et Dupont.Subs.: Forget, Lecavalier, Brault.Arbitres: Lebcl et Ménard.Skieurs américains à Montréal A l’occasion de l’anniversaire de naissance de Washington, (Washington's Birthday) le 22 février courant, plusieurs, centaines de skieurs et de touristes américains arriveront à Montréal le matin de ce jour.Ces voygeurs viendront en g-nnde partie de New-York, de Boston, de Philadelphie, de Portland et de Berlin, N.-H., tous à destination des champs de ski en bordure des lignes du Canadien National, tels que Saint-Sauveur, Morin Heights et Rawdon.En ce qui concerne le seul groupe do Portland et de Berlin, il so composera de près de 150 voyageurs, et un train spécial sera à leur disposition.Ransters ., .3S 23 7 8 119 64 Boston .24 8 4 130 72 Toronto .17 14 5 96 80 Chicago .37 16 16 5 78 97 Détroit .,.12 20 6 65 98 Américain .11 25 2 79 U, Canadien .35 10 22 3 69 103 LIGUE SENIOR Royaux .,.,, .28 13 7 8 112 79 Concordia .26 12 7 7 97 Br Verdun .10 10 8 89 95 Cornwall .11 14 3 98 103 Ottawa 11 14 2 94 117 Québec 8 14 6 70 78 LIGUE INT.-AMERICAINE f Section eet Providence .40 21 14 5 112 103 New Haven .41 21 39 1 128 139 Springfield .43 18 19 6 129 117 Philadelphie .39 10 22 7 S3 117 Section ouest Indianapolis .43 22 12 7 133 101 Cleveland .29 17 8 99 98 Pittsburg .42 18 18 6 110 101 Hershey .40 17 19 4 86 93 Syracuse .15 19 8 103 117 LIGUE PROVINCIALE Sherbrooke .i x-Boston ,.j Lachine .! St-Hyaeinthe I Verdun .Valleylleld .' Shawinigan .| Québec .i Québec .3 161 117 9 1«X 91 6 130 113 6 122 110 4 143 112 6 118 118 1 120 159 3 117 165 3 113 164 c-A 4 points pour les victoires A l'étranger.LIGUE MONTREAL INT.Vllleray .15 13 ! Joli eue .22 12 Don Juan .13 6 St-Jérôme .20 8 Mont-Royal .12 5 Verdun .13 2 U.de M.11 2 1 76 38 40 4 138 80 28 0 50 56 20 3 95 n 19 1 44 41 IC 1 38 94 O 35 91 LIGUE INTERCOLLEGIALE Toronto ., McGîil .Queen's .Dartmouth Princeton .] Yalo .I Harvard .O 4» 10 12 O 31 17 8 0 35 27 6 0 21 35 4 1 13 30 3 1 9 25 1 0 7 20 0 Elections générales en Alberta le 21 mars Edmonton, 17 (C.P.) — M.William Aberhart a annoncé, hier soir, la dissolution des Chambres.Il a immédiatement fixé la date des élections générales provinciales au 21 mars.Quelques minutes plus tôt le lieutenant-gouverneur J.-C.Bowen avait prorogé la plus courte session dans l’iiistoire de cette province.Cinq joutes en deux jours Les clubs de la Ligue Mont-Royal Intermédiaire seront à l’oeuvre ce soir et demain et les équipes de ce circuit ont l’intention de faire bonne figure dans les rencontres à l'affiche.A l’auditorium de Verdun le club de l’Ecole Technique rencontre ce soir l’équipe du General A.C.tandis que la deuxième partie mettra aux prises les clubs Wing Wheelers et Notre-Dame de Grâce et comme finale les amateurs auront l’occasion d’assister à un duel sportif entre les clubs Saint-Lambert et Rosemont.A Brownsburg, le club de l'endroit recevra la seule équipe cana* dienne-française à faire partie de ia ligue, le Saint-Denis Athlétique.Ce dernier c»ub est touiours à son meilleur lorsqu’il est à l'étranger et il se pourrait fort bien que le Brownsburg baisse pavillon devant le Saint-Denis, ce soir.Demain après-midi, ce sera ru tour du Rosemont à visiter l’autre club du dehors de Montréal à faire partie de la ligue.Les hommes du | gérant John Dunne semblent déter-j minés de faire leurs marques dans la ligue cette année car depuis quel-] que temps ils ne comptent que des victoires.Deux parties pour demain La quatrième position dans la ligue de hockey Intermédiaire Montréal sera à l'enjeu demain, alors que te club Ville dont-Hoyal ira rendre visite nu Saint-Jérôme dans l'une des deux parties au programme à l’affiche dans le populaire circuit du président Alphonse Thé-rien.L’autre ioute mettra aux pries Jes Carabins de l'Université de Montréal et te Joliettc, à ce dernier endroit.Comme les quatre premiers clubs prendront part au détail dans la ligue Montréal, tes deux équipes qui se feront la lutte à Saint-Jérôme se livreront certainement un duel contesté au possible.A Joliette.la partie ne pourra pas affecter la position des clubs, parce que le Joliette est déjà assure de terminer la saison en deuxième place et les Carabins sont éiiminé.s, mais les hommes du aérant Orner DeBonville travailleront certainement avec beaucoup d’ensemble afin de se bien préparer pour le détail oui débutera dimanche le 25 février.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS M LAMtECQUE-.M.CAI LLOU4L-.G J.PAPlfitAU AlflNTlUft -titOMCTIU.' iMQÉiiiEui^ con/tit Ut/ InCEMitU*/ K&oOts Uni Jt/.-MONTJlL-LDIflCE.THlML/ aOUL/T.BUL yi-JACOyt/'HONTfUAt PLATtAU 5451-3452 ^ tDIfl ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua Invitons les Communauté* Rell-Rleuses à se prévaloir de no* «ervlce» particulier*.441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 23*3-23*4 AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rua St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec COMPTABLES Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié 60, St-facque- O.- Montréal Téléphone: H Arbour 1553 P.-A.GAGNON Comptable Agrée Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Til.HArbour S990 LaRUE & TRUDEL Domptable» V trvé* — Chartered Wcountant» J.-ArthurJUiRu*, L’.A.Maurice Jhartrt, G.A.A.-Ëmile Been**!*, G.A lean-Pau Ininhier, C.A.Maurice Boulanger, C.A Jacques La Rue, C.A.Ltonc1 Houssin, C.A Lucien-P.Bélair.ôi.Paul-E Brunet, C.A.Dollard Huot, CA R.-A Rondeau.C.A Montréal — Québec DACTYLOGRAPHES Anatole Vanter.OM.Ouï Vanitr.C.R Vanter & Vanier AVOCATS 37 ouest, rue Salnt-Jacquc* Tél.HArbour 2*41 BREVETS D’INVENTIONS MANUEL oeIINVENTEUR s»nATl
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