Le devoir, 20 juin 1927, lundi 20 juin 1927
Volume XVm.-No 142.Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.f» 00 Ëtits-Unli et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.t».00 Edition hebdomadaire CANADA.\ 2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Montréal, lundi 20 juin 1927.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Service de nuit: Rédaction, Main 5121 Adminlntration, Main 5151 Les intérêts de la famille sur le nez et un dernier coup d’ocil au miroir, elles s’aventurèrent sur le pont, avec leur tonkinois.Le capitaine, lui.se promenait depuis le petit jour sur la dunette, laissant au ._ , .pilote montréalais le soin de nmd- Dans un récent article, nous rappelions les difficultés qu » }yuer les belles eaux vertes du fleuve, a fallu surmonter à Montréal pour obtenir que la Compagnie xles farouches aux étrangers.C’était un tramways, bénéficiant d’un monopole grâce à son contrat avec ^ sei la ville, regie par une commission nominee par Quebec et rele-j le veil( toutes tes mers, te so-vant du cabinet provincial, consentît à accorder aux enfants le ardent des tropiques et celui privilège des billets à prix réduits, le dimanche.! flegmatique et glacial dn nord.Nous y voyions un trait de moeurs caractéristique.Dans 1 Lorsqu u aucun des actes publics, dans aucune des lois portées par les gouvernements, on ne se préoccupe des droits et des intérêts de la famille.Notre législation est essentiellement individualiste.Les grandes compagnies de chemin de fer font un tapage de tous les diables pour promouvoir l’immigration; chaque année le gouvernement fédéral dépense des sommes importantes pour la favoriser.Il ne semble pas, par exemple, venir à l’esprit des gouvernants et des directeurs de ces compagnies que le moyen le plus sage et le plus sûr d’activer une immigration facilement assimilable, une immigration qui ne se serve pas du Canada comme d'un tremplin pour sauter aux Etats-Unis, une immigration qui ne transplante pas avec elle les germes des tares physiques comme morales qui affectent la vieille Europe, dans certaines de ses régions du moins, c’est de favoriser la haute natalité.Sans doute, le seul facteur vraiment efficace pour stimuler la haute natalité, c’est le retour au respect de la loi naturelle et de la loi morale; mais la législation, si elle est mal inspirée, peut jouer un rôle considérable dans le fléchissement de la natalité.De même aussi le corollaire est vrai : la législation bien inspirée peut favoriser singulièrement le respect de la loi naturelle et l'accroissement sain et profitable du chiffre de la population.Le problème a de multiples aspects.En ces lignes rapidement écrites, il ne serait pas possible de les aborder tcu,s- Ce qui nous incline à parler particulièrement, en celte affaire, des compagnies de chemin de fer et de leur attitude envers 1 immigration, c’est un écho trouvé dans le hgaro, de Paris.Nous > lisons que l’on veut demander aux compagnies des transports en commun de la ville de Paris de faire bénéficier les tamilles nombreuses d’une réduction de tarif comme — notez bien ceci c’est déjà la pratique à Lvon et à Bordeaux.Or, au Canada, les compagnies de transport en commun du problème Et comme nous le faisons observer plus haut, l’illogisme des compagnies qui crient à l’insuffisance de l’immigration n’est-il pas frappant et saugrenu?Ne vaudrait-il pas infiniment mieux créer une atmosphère qui encourage la haute natalité que de courir l’aléa d’une immigration transitoire, parfois dangereuse et en tout cas instable, fugace?L’encouragement de la haute natalité au moyen d’une législation favorable est le meilleur moyen de donner au problème une solution complète, une solution économique et une solution satisfaisante.* * * Mais il ne faut pas s’illusionner.La logique a des droits précaires.La cause de la famille nombreuse, si juste soit-elle, ne sera pas gagnée en quelques jours ni même en quelques années, à moins d’un effort concerté et méthodique dont devraient prendre la direction nos sociétés nationales.^ A tous les degrés de la vie politique, on trouve la meme inconséquence, le même insouci des droits de la famille.Les gouvernements provinciaux par exemple — le sujet mériterait une étude à part par un expert taxent les primes d’assurance.Cela ne devrait pas exister.C’est encore un moyén de taxer la nombreuse famille.Il va de soi, en effet, que plus un père de famille a d’enfants et plus il doit porter d’assurance-vie et payer de primes.C’est pour lui un mode d’épargne qui s’impose.Cependant, tandis (pie l’imprévoyant ne paye rien, lui dont les enfants seront à la charge de l’Etat dont il sera lui-même le pensionnaire sur ses vieux jours, le prévoyant laisse à l'Etat un pourcentage sur toutes ses primes.C’est la compagnie qui paie directement ce pourcentage, mais personne ne contestera qu’il ne soit payé en réalité par l’assuré parce que l’impôt se traduit par un relèvement de prime.On pourrait de la sorte multiplier les exemples.Dans les municipalités, notamment, la taxe d’eau est perçue sur la valeur locative des maisons.La base est très injuste.Le père d'une famille nombreuse est obligé de chercher un logement vaste et.par conséquent, dont la valeur locative est plus élevée que le logement d’une famille restreinte.On taxe donc de la sorte la famille nombreuse, tout aussi réellement et tout aussi directement que si l’eau était payée au compteur.Encore, comme nous l’avons souvent dit, ce dernier système serait-il préférable, car il aurait pour effet immédiat de supprimer le gaspillage, il devrait conduire rapidement à une réduction des taux de l’eau.* * * Voilà quelques traits hâtifs qui ne font qu’exposer, très sommairement, certains aspects du problème.Ils n’ont au reste d’autre visée que de l’imposer à l’attention publique.Trop heureux serions-nous si nous pouvions susciter un vement d’ensemble, la constitution d’une ligue des familles Dans i-orsqu il aperçut les deux dames, et leurs deux chiens, il s'avança ; vers elles, roulant sur ses courtes j hanches comme un brick fatigué,} et, sans autre préambule, avare de' paroles comme tous les marins, ill leur déclara, en touchant d’un main sa casquette galonnée et en retirant de l'autre une courte pipe culottée de sa bouche: — Pardon, mesdames, vous avez un permis pour apporter ça avec vous?(ça, désigné par un geste méprisant.c’était les deux toutous.) — Bien, non, captain.— Peiné, indeed, mais vous ne pouvez apporter ça en Angleterre sans permis, ne savez-vous nas?Vous débarquerez ça à Québec, please.Les dames pourparlèrcnt, récriminèrent, se fâchèrent, rien n’y fit.Le capitaine, toujours en routant sur ses jambes, regagna sa dunette.Arrivées à Québec, les deux Anglaises.pendant que le navire embarquait le courrier, sautèrent en taxi et se firent conduire au bureau local de la compagnie afin d'obtenir la permission d’amener leurs chinois avec elles.L’officier leur recommanda de s'adresser à Montréal.Mises en communication téléphonique avec Montréal, elles s’adressèrent à leurs maris, business-inen influents, pour qu’ils fissent des instances auprès du aérant île la ligne.Après bien des démarches, elles revinrent à bord avec la permission verbale du gérant et s’en furent, toute gaies, trouver le capitaine.Mais celui-ci ne l’entendit pas de celle oreille.— Je veux un permis signé, bien en règle, sans cela rien de fail, et sorry, mais si mon bateau est retardé d’une minute à cause de vos toutous, eh! bien, je les tue.Understand?v Les Anglaises ressautèrent en tari et retèléphonèrent à leurs marts, mais cette fois, ceux-ci, excédés, pas fâchés, au fond, peut-être, de la tournure des événements répondirent: — Well, kill the darn dogs! JANG M.' Lapointe et la conférence de Genève Le ministre de la justice s’y rend ces jours-ci - Le désarmement naval du Canada — Ce que sont devenus nos navires de guerre EN MARGE DE LA LUTTE ELECTORALE AU MANITOBA M.Ernest Lapointe, ministre de la justice, s’arrêtera en Europe, à son retour d’Australie, cette semaine, et se rendra à Genève, où doit avoir lieu la éonférence du désarmement naval.A ce dernier endroit, il rencontrera ces jours-ci M.Riddle, notre représentant permanent a la Société des nations, et tous deux surveilleront les intérêts du Canada.Cette nouvelle, annoncée il y a dans les journaux Canada.Notre Rouvcrnement s.v vait dans quel port il mettrait pied à terre et à quelle date, l’n de nos officiers s’avisa que ce personnage verrait en arrivant l’un des navires que l’Angleterre nous avait donné, et qui éljjit mouillé, dans le hâvre, tout monté, rouillé, inhabité, à l’abandon., L’on avisa aux moyens de subtiliser le torpilleur en question.Les uns conseillaient de Je retaper convenable du côté exposé aux regards Le Devoir en Acadie M.Bourassa nous accompagnera-t-il en Acadie ?Réponses à quelques questions — Encore une lettre caractéristique — Une grande industrie — •“ Souvenirs de Chicago et de Détroit 2aUnSL!0aUr*xcüé‘i; vënThüm^ d;as»iquer les cuivres et dc luiàlon-ristique du parti conservateur Bloc-notes Leurs organes, depuis ce temps, se gaussent du cabinet et demandent ce que nous pouvons bien aller faire dans cette galère.Le Canada n’est pas une puissance maritime, dans le sens qu’il posséderait une marine bien organisée et moderne.11 a des milliers de côtes sur l’Altantique, des milliers de côtes sur te Pacifique; mais à l’abri des incursions navales par son éloignement, il les redoute très peu et consacre son argent à des fins plus utiles.D’ailleurs, à très peu de frais, il peut protéger facilement ses principaux ports, Québec, Montréal, Van couver, et construire des barrières qu’il serait difficile de renverser.Des navires de guerre, nous en | avons pourtant.Aux dernières années du régime conservateur, l’Angleterre nous fil cadeau de torpilleurs, de sous-marins.M.Ballanty-ne, à grand renfort d’éloges, annonça cette nouvelle aux Communes alors qu’il était ministre de la marine.La députation, par ses discours, se montra très flattée de “la générosité que l’Angleterre vient de manifester à notre endroit” et sut la remercier en termes solennels.Qu’avons-nous fait de cet embryon de marine?C’est ce que l’on ne saurait dire avec exactitude.On raconte à ce süjet une amusante anecdote.Un haut personnage britannique avait annoncé sa visite nn mouvi On travaillait .Sons ce titre: On travaillait dimanche, M.Henri Lessard, l’un de nos pins estimés confrères, écrivait vendredi dernier, en tète de 5a page de Hull dn Droit: On a vu des employés de la C.te Eddy occupés, ce dernier dimanche, à une besogne de peinturage extérieur aux établissements qui longent la rue Laurier.On ne voit fxis quelle urgence il peut y avoir à exécuter un ouvrage semblable ce jaur-lâ.On doit plutôt en conclure que ces ouvriers et la Compagnie se trouvaient en flagrant délit de violation du dimanche.On ne volt nas bien en effet comment peut se justifier un acte de ce genre, et nous nous empressons de ! signaler au procureur général delà province cette allégation de notre | confrère de Hull.Elle mérite au moins, ce semble, de déterminer une enquête.Et ces abus?Ceux qui s’i.ntéresfeent à cette i question se rappelleront probable- j ment qu’à la fin de son retentissant ' communiqué (publié dans les jour- ' naux du 9 avril), M.Taschereaai i disait: Qu’Il y ait encore des abus dans d’autres trairaux, M.Taschereau i ne l’ignore pas.et il déclare que i c’est l’intention du gouvernement ' d’y mettre fin comme dans le cas des usines de pulpe.Quand le gouvernement (nous serions heureux d'apprendre et de proclamer qu’il 3’a déjà fait) se rendra-t-il à ce voeu?Les élections sont «smc loin, en arrière et eu avant, nous l’espérons pour qu’on ne nous accuse pas de vouloir en revenant sur cette question.faire de la politique électorale.Un hommage unique Une brève dépêche a déjà signalé, de façon assez vague, le remaniement opéré dans la juridiction er-clésiasuque des territoires du nord.Le Patriote de l'Ouest nous apporte à çe propos une note plus précise: l*ar Bref en date du 11 mars, le Saint-Père, sur la proposition de la S.Congrégation de la Propagande, vient de détacher du Vicariat d’Athabaska tout le territoire situé nt f£d£rai qui administre ks ressources naturelles et en dispose, c’cst lui qui a accordé le bail; c’est à lui que l’on s’adresse pour obte-, ,, , nir le bois à papier et qui conduit les les parties de la province ef , O" « beaueoun reparle, à propos | négociations, réunis aux Trois-Rivières pour du réconl congrès des municipali- Vijif f.1ine esnèce d’en- auealTuén^âJèsZvilr rnt^W' ^ " icntc tacitc.^St^rt.TmfiÆ de In rapport sur le tmvatl du dt- Qu’Il y ai» amélioration dans ,cs ! l’intérieur ne dispose jamais de manche, tout en reconnaissant les relations entre les provinces de Qué- ' aussi | _____ ressources naturelles sans avoir ohtr- volontiers el nous en sommes on-i™ « hantés; mais nos voisins de l’On- !,u gouvernemem manitobein.Ce- tario.et parcticnlièrement leurs ^u(v'0irs qui p^ n’ètrc pas gouvernant», devront bien se rarq>e-, .fj js ’SrècMs par la bd nVn 1er que la meilleure preuve de bon-, «irJ.ll.V/L.J, améliorations obtenues par l'ini- bec el d'Ontario, nous le croyons tiative du premier ministre,' croient cependant qu'twe observation idus stricte ae la loi s’impose et que seyl le gouvernement peut l’obtenir.LE NOUVEAU PROVINCIAL DES JESUITES Le R.P.F.Bellavance placé à la tête fie la province de langue française de la compagnie Le R.P.François-Xavier Relia-j Réœllet.le 30 juillet 1894.après v«nre.ancien socius du R.P.Pro-'avoir fait son cours classique au vincial des Jésuites de langue fran-j collège de Rimouakt.çaiae, ancien recteur du collège Après avoir suivi dans la Compa-d’Edmonton, vient d’ê4re appelé par finie la formation ordinaire et a voir le H.P.Général de la Compagnie à été ordonné prêtre, le P.Bellavance la direction de toutes les maison* est allé faire en Europe sa troisie-de langue française de la Compa- me année de probation.A son re-gnie au Canada: il succède au R.P, • tour, il fut nommé socius du R.P, Roncompain.Cette nomination a ; provincial, pour devenir, queJmies été proclamée à midi dans toutes années plus tard, recteur du collège les maisons qui relèveront désor- d’Edmonton, puis, six années apres mais de l’autorité du R, P.Relia- et de nouveau, socius du Provin-vance.,, , clal.Le nouveau Provincial -des Jésui- C'est de ce dernier poste que leire-tes esl né à Saint-Fabien, comté de uéra! de la Compagnie Ta appelé a Rimouski, le 28 décembre 1875.M la direction supreme de la province est entré au noviciat du Sault-aii- française du Canada.ne volonté et d'intelligence de la si- sont "«s moins réel* et importants.M.Menzies.Us demandent au gouvernement progressiste de harnacher lui-même les chutes afin d'as surer à la population nianiiobaine des sourees continuelles d’ètectri-1 cité.Ils donnent pour raison quo la rivière Winnipeg aura fourni ! dans une dizaine d’années, au p'us.rai.L’entreprise paraît vaste pour la province.Ceür-ct conmte à peine plus de population que la seule vil’e de Montréal, et il faudrait d’importants capitaux pour harnacher ces chutes et exécuter tous les travaux nér.asaires.D’autre part.l’Ouest est en général fort favorable à la nationalisation.Les indues arutels ne sont pas Billet du soir Une occasion saisip aux cheveux L'Angleterre.— elle rrnint peut-être pour son bouledogue -n au-mrt que difficilement dm elle les chiens étrangers, même les gentils toutous à sa minière, 1rs beutiT Mal» nous serions heureux de si- j iuaGon qu'il i pùï«7n7Ximér e'est M Stewart, à l’heure présente, ne j '^'mq/dc (tiSîÎTqïfle gnu'- | J’nîfl'Snemen^n' »« .modificalion du régime seolnire1 £"•{* I*»* vernernent provincial, qui doit être très favorables aux deux parti* qui j sé-v par le gouvernement dans 1 abo- „aj fBjt ^ |a minorité (mnco-cann-! lnrn l11!^ ,w!)7'c ¦.*« prévoyant, ferait bien de s’assurer veulent la nationalisation et repro- illtlon de» abus qu il déclarait eut dériver nndien.! «SÆS i - I suMe traitement^îîi cânrïr.^MeCnv LE DEVOIR EN ACADIE rs dans des circonstances *em-1 M'Co' ^ bïnVonVAl^.Robinsonr’ MM." J.T blés, de faux prophètes ont ans- s.)jt.mnn ,p ^ rurp >«pide comme Walsh, c.r., F.1G.Crépeau, N.P., M.surgi et n’ont apparemment eu-' „2.Vincent, (.Saint-Liguori), M Duples- cune difficulté à vendre leurs M vous commencez immédiate-1 sis, J.-A.Bousquet.J.-F.Mongeau ment à employer cette méthode ra- Alf, Cadotte.Jos.Rlrtz “ üSSar-Æ -«¦¦P.» !”> (*ilf fUn«Uft ^ 7—^ Téléphonez à MAin 3329 et nous enverrons un de nos représentants avec nos derniers échantillons.Cie d’Auvents des 76 E., rue St-Paul, Montréal, P.Q.Marchands, Limitée Téléphone: MAin 3329.Caites Professionnelles et Cartes d’Affaires AVOCATS ASSURANCE Aldéilc Blain, L.L.L.Jean Fautcux.L.L.B.BLAIN & FAUTEUX AVOCATS Imm.Duluth, rhambm kl, Main i>42l JO.ru» Natrr-Dam* ouoat Montréal Normandin & DesRosiers Courtiers en Assurances 232, RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 8983-4353 Montréal Vanier & Vanier COMPTABLES AVOCATS Anatole Vanier, Gaz Vanier, Tel.Havre 2841 *7 Saint-Jacquae LARUE & TRUDEL COMPTABLES AGREES "CHARTERED ACCOUNTANTS" J! 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mily, do Montréal.La Société Coopérative DC FRAI8 Pt-NBRATRXS Entrapranoara 4a Pampaa Panâbraa «l Aacsranca Punir «Iras t4t.EST 1235 RUB •AlNTE-CATRBRtNR BAT CRESOBENE CAPSULE A Or4pe«, Rhum*, 1 Tau», Hrvnrhlte, ; Lanrngyt*.Maut .4a Qor|*.htlnc- i «?on 4a Vali, Op- pmatan.AithnM.Msdult Balwml- j 9«* â r«a* nal*.••ni, Criatau, | CiMalyatal, T»r*.I bjn^ ClmtaMen.: Pli» MSrlMm**.| MALADIES de POITRINE Retour, mardi 16 août 1927 — 91£ jours Par trains de luxe — Pullmans tout acier du Canadien National Prix de Montréal — Tous frais compris Lit du haut.$120 Lit du bas.$130 Compartiment MAURICE OUPRE.L.LL.C.R.•= AVOCAT ET PROCUREUR 4a rBtu4« Fltipatrlch.Dupré, Gagnon *t Parant Immaubtr Marin 111, OOTB DB I.A MONTAGMB Tâlâphona 112 et 211 QUEBEC J- Art.La Rue.C.A.Eugène Trudal, C.A.J.-Wllfrid BouletX.A.Maurice Chartré.C.A.Maurice Hameon, C.A.Emile Bctuvali, CJL David Kobillard, C.A.LaRUE.TRUDEL A FICHER Syndic» et Liquidateur» QUEBEC MONTREAL R-A.GAGNON COMPTABLE AGREE (Charterad Accountant) Chambre 315 Edifice “Montreal Trust” IELIEURS ET REGLEURS RELIEURS & REGLEURS VILLEMAIRE & FRERES REGLAGE ET COUVERT A FEUILLES MOBILES DE TOUT GENRE Edifice Chambra da Commerça Harbour 3078-79 17 St-Jacques Main TtlS ANTONIO ALLARD AVOCAT RT PROCUREUR M, Notra-Dama «aaat.Montréal Beraan du aaln (12S St-D«nla > Calumet S214J Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 336 rue Notre-Dame est, Montréal.(Té-li’phnne Main 7460).i»» bronchites, i»» congestions PULMONAIRES^ “ personnes, chacune.$150 cto., font tnmirlr vhnqvia annér dr» mtlllrr» dr malade*! 3 personnes, chacune .$143 Hlrn dr» tnédlrnmcnt» ont été r«u»é» pour rnmhnttr» Ir» IO A 1 • i-e\ malndlé» dr poitrine rt atirnyrr lattr, »ultrn fâchniar».l.é, Oans le Itleme lit) CRESOBENE 3 personnes, chacune-.$150 4 personnes, chacune.$113 (2 dans le même lit) De Lévis et de toutes les gares de l’Itinéraire en bas de Québec: rabais de $5.00 sur les prix ci-dessus.balsamiquK r'"volaTniV.E 8 î^t^’aUMini!plvS , p nonihrp ^88 pince, étant forcément limité, on est prié de s’inscrire nctivua clan» IfA ch$ clhré que * and Western.côté droit, hier, juste au moment où il se rendait à la messe chez les Soeurs de Marie-Réparatrice.Son les forces nordistes sc chiffraient à 600,000 hommes, tous déterminés à combattre les rouges complète extermination.Abonnement de vacances OCCASION EXCEPTIONNELLE Pour nous rendre au résir des nombreuses personnes qui veulent recevoir le “Devoir” à la campagne, durant la sdison des vacances et de l’été, nous faisons à tous l’offre suivante, valable jusqu’au 1er juillet: Pour 91.25 strictement payable d’avance, on recevra le “Devoir” à la campagne, au Canada, une période de 3 mois, sauf dans Montréal et la banlieue.Adresser les abonnements, AVEC REMISE, comme suit: “Abonnements d’été, le “Devoir”, Montréal".état est précaire.Le sénateur Mont- Interviewé subséquemment, il a plaisir est âge de 89 ans et repré- faj| remarquer que les protestn-sente la division de Shawinigan au jjons anticommunistes du général Sénat depuis _____ Kai-Shek, leader des nationalistes modérés, n’étaient pas sincères.Un monument au “Après échange de vues avec ! Chiang Kai-Shek, a-t-il déclaré, nous en sommes venus à la conclusion que Nankin et Hankéou sont des ennemis communs de la Chine et travaillent sous la direction des communistes russes.Le Saint-Laurent, le nouveau navire de la Canada Steamships Unes, commencera son service régulier entre Montréal, Québec et les ports du Saguenav le 21 juin.Il fera ensuite un autre voyage le 24.et le 27, il fera une excursion â Charlottetown.I.P.E., transportant les membres de la chorale de Saint-l-ouis de France.A partir du 5 juillet, et pour le reste de la saison, le Saint-Laurent fera son service régulier.dénique tan-[dem!” Ainsi chantent les collégiens —¦ pas les mamans gui, prévoyant un été pluvieux, s'arrachent les cheveux, même s’ils sont courts.Au contraire de la chevelure à la mode, i les jours pluvieux sont longs, avec ; si peu de terrains de jeux et même i à la campagne, avec trois ou quatre gars dans la maison! Mais se désoler, ce n’est ixis prévoir.Il faut savoir prévoir.Contre la pluie, il y a un parapluie moral comme matériel: c’est le bon livre.Si les ma-1 mans savent se garnir une jolie bibliothèque pour leurs filles et leurs fils, elles auront la paix.Nous laissons nos livres pour jusqu’à la fin de juin au prix exceptionnel des livres de récompense, Sachez-en profiter.Voici une liste de livres pour garçonnets—les Verne, Nous en avons pour les deux sexes et pour tous les âges.Venez nous voir.EDITION DE BIBLIOTHEQUE.— fn-lf) (5% ,r 7), nombreuses gravures, 32 titres au choix, reliure toile rotiqe, tranche jaune, chacun 85s.franco — L’ÀrchipcI en feu — Autour de la Lune — Aventures de 3 Russes et 3 Anglais — Billet de loterie (Un) Capitaine Hatteras, 2 vol.— Capitaine de 15 ans, 2 voL — Cinq cent millions de la Begum — Cinq semaines en ballon — Docteur Ox (Le) — Enfants du capitaine Grant, 3 vol., .— Etonnante aventure de la Mission Barsac, 2 vol.— Face au drapeau — Hier et Demain.Contes et Nouvelles — Ile Mystérieuse, 3 vol.— Indes noires (Les) — Invasion de la Mer (L) — Jangnda (La), 2 vol.— Kéraban le Têtu, 2 vol.— Maison à vapeur (La), 2 vol.— Mathias Sandorf, 3 vol.— Michel Strogoff, 2 vol.— Naufragés du Jonathan (Les), 2 vol.— Nord contre Sud, 2 vol.— Pays des fourrures.2 qot.— Pilote du Danube (Le) — Terre à la Lune (De la) — Tour du Monde en 80 jours — Tribulations d’un Chinois — Village aérien (Le) — Ville flottante (Une) __ Vingt mille lieues sous les mers, 2 vol._ — Voyage au Centre de la Terre.Service de librairie, du Devoir.Un accident du travail DU BOIS D'EBENISTERIE Pour la première fois depuis 15 ans, un navire l’“Atos” est parti de Montréal avec une cargaison de bois marquis d** Montcalm Ticonderoga, N.-Y., 20 — On a inauguré, hier, un monument â la mémoire du marquis de Montcalm.11 s’élève au vieux fort Ticonderoga, à l'endroit même où les lignes françaises avaient été établies.L’historien américain Alexander C.Flick et le comte de Cartiges, chargé d'affaires de l’ambassade française, ont prononcé des dis-cours- ' En pèlerinage Sherbrooke, 20, (D.N.C.) — Un grand nombre de fidèles du diocèse font aujourd'hui un pèlerinage à Sainte-Ann»do Beaupré.Pour les victimes des soviets A l’église russe schismatique, à l’angle des rues Champlain et Dorchester, un service funèbre a été chanté, hier matin, pour les monarchistes que les autorités soviétiques ont fait exécuter dernièrement comme mesure de représailles à la fond lorsqu’il s’est porté courageusement à son secours.L'accident est arrivé sur les bords de la rivière, près des chutes de St-Joachim.On a retrouvé le corps du jeune Simard mais tard, hier| soir, celui de Boulet n’avait pas encore été repêché.Noyé dans un aqueduc Sherbrooke.20, (D.N.C.) — Léopold Brochu.17 ans, fils de M.Alphonse Brochu, 40a, rue Lincoln, s’est noyé dans le réservoir de l'aqueduc municipal.vendredi.Le coroner a rendu un verdict de mort accidentelle.M.le juge Surveyer a accordé dans un jugement qu’il a rendu ce matin.$957 de dédommagement à un jeune homme nommé Frederick Evans qui poursuivait la “Quinlan, Robertson and Janin, Limited , en vertu de la loi des accidents du tra-vail.Evans prétendait que le 18 , septembre 1926, il s’était infligé une de hernie en soulevant une pièce de .- com.d’ébénlsterie.La cargaison ne ;,v; "*v l-Atos ’ se compose de 2,300,000 bois, en tra\ aillant pour la i nnume défenderesse.I n menecin a pieds de pin, de bouleau et d’éplnet- Ragn>f défenderesse.Un médecin a que la hernie du jeune Evans était gleterrr.DES ANIMAUX DE RACE Le "Gracia", de la “Cunard", a débarqué à Québec, samedi, une forte cargaison d'animaux laitiers de race.C'est la première cargaison de ce genre depuis quatre ans.L’embargo anglais n’a été levé que le 7 mai dernier.DES IMMIGRANTS congénitale.Le juge s’est appuyé sur un point de jurisprudence française qui veut que dans les causes de ce genre c’est au défendeur à établir que le mal dont souffre le demandeur n’existait avant nue celui fût entré à remploi du détendeur, pour rendre jugement en faveur de Frederick Evans.Le juge a déclaré nue la défenderesse n’avait pas clairement établi que son employé souffrait de Mort Mibitc Tom Davies, depuis quatorze ans maître d’hôtel du yacht ,S’(r Hugh Allan, de la Commission du port, est mort soudainement à YHoméo- La typhoïde Le "Melita”, du "Pacifique Cana - .dien", a débarqué 303 immigrants a hernie avant le jour de 1 accident Québec samedi.Le “Montroyal” et le “Montcalm", du "Pacifique Canadien" arriveront à Québec en fin de semaine.)(< jK * Parmi les passagers du “Mont-rovnl" se trouvent un groupe de délégués anglais à lu "Conference of Pacific Relations" qui s’ouvrira bientôt a Honolulu.On remarque Le nombre des cas de typhoïde qui ont été déclarés samedi a été de 15 et de 5 aujourd’hui.mr.nm » w.m—, Au cours de la dernière semaine, encore sur la liste du bord les noms j il y a eu 88 cas et 23 décca dus à LE DKVitt, MON iHEAi,.LUNDI 20 JUIN 1927 VOLUME XVIII Choses de France Une recrudescence de l'anticléricalisme s’annonte — Sur quel terrain portera la bataille — “Souvenons- nous Les catholiques de France contl j ffrès diocains?La Llgu?des Droits huent de s'organiser et de manifes de l’homme, les Syndicats d’insti-ter.Mais il va de sol que ceci ne tuteurs et les Syndicats ouvriers ap-va pas sans que les anticléricaux pelés à la rescousse.Voici comme.veuillent défendre le terrain gagné, A Tissue de nos réunions, les mê-Pnur l'information de nos lecteurs, nies ordres du jour sont acclamés, nous donnons, sur cet aspect de la enon*-nou voyage se fera par le Pacifique Canadien et le chemin de fer National du Canada.Tridtium SAUCISSE ¦ a porr frais CONTANT inronteitahlemant la tntlIUur».EXIGEZ-LA Pour nos client» de la camparaai 6S-57 marchi Boneeeour*.On a commencé, hier, dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, un Tri-duum en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus.Il est prêché par le B.P.E.Viltowmve, O.M.T.Le Triduum se clôturera par une communion générale le mercredi matin, 22 juin.Le soir, il y aura procession aux flambeaux dans les rues Drolet.Duluth, Ber ri, Marie-Anne, et Henri-Julien, procession suivie d'un sermon.Un salut du Très Saint-Sacrement dans l’église terminera octie fête.ANTIKOR-LAURENCE quinn nin\ nu tHLtye -PROMPTEMENTp ÇxsVtmiEs sr Durillons .SÛR,EFflCACF.SANS DOULEUR- Y WUIIJU IJMU I I llf» l jmii -C- £H VENTE PARfOUfK^oH.PH*ElAM£HONtR«L> Jour d’actiona de grâces La cérémonie d’actions de .grâces que le comité national désire voir s’organiser à travers tout le pays aura lieu à Ottawa le dimanche, 3 juillet, à 2 h.30 de l’après-midi.La cérémonie débutera par une prière de saint Thomas et se eon-tinuera par différentes exhortations j patriotiques et religieuses de nos poètes nationaux.L’Est et l’Ouest “L’un ne verra jamais l'autre’1 a déjà dit un célèbre auteur anglais, Kipling.Mais l’Est dont il parlait était l'Orient.11 n’en est pas ainsi de l'Est canadien.Au contraire, ; l'Est canadien cherche à se rapprocher de l’Ouest à la recherche 'des plus magnifiques spectacles, de paysages grandioses, et de délicieux amusements.L’un des endroits les plus charmants de l'Ouest canadien est, sans contredit, le Parc National Jasper.Sa superficie est de 5300 milles carrés et il renferme tout ce que la nature a de plus magnifique on fait de paysages alpestres.Il vous réserve, en plus, à ses magnifiques chalets, aménagés pour 425 visiteurs, la plus cordiale hospitalité.Du Parc National Jasper, on peut faire 3e fameux voyage du Grand Triangle en suivant la rivière Skce-nn jusqu'à Prince Hupert, puis par bateau jusqu’à Vancouver et revenir à Jasper en longeant Je.s tumultueuses rivières Fraser et Thompson.Toute la Côte du Pacifique est parsemées de délicieux endroits de vacances.Il y a entre autres, la magnifique région dont Vancouver et Victoria sont le centre.En se dirigeant plus loin, vers le nord on peut se rendre, en bateau, par les mers abritées de la côte jus- 3u’cn Alaska, le pays du mystère et es étranges totems indiens.Pour détails complets quant aux plus beaux endroits de vacances dans l’Ouest canadien, s’adresser à tout agent du Canadien National ou au Bureau des billets en ville, 230, rue Saint-Jacques, Main 4731.(r.) Feuilleton du “Devoir La Belle et la Par Mario DON AL 17 ISuite) Des réflexions lui échappaient qui le montraient en perpétuelle contradiction avec lui-même.Chaque Jour, il brûlait ses dieux de la veille; on eût dit qu’il s’amusait à dérouter le jugement de celles qui discuLaient awc lui.Il soutenait avec une curieuse éloquence le* opinions les plus paradoxale* et les plus dissemblables, et riait dû trouble où il Jetait ses partenaires.Une fois, on annonça M.Faroll.Courtoisement, le docteur venait H'assurrr» de l'état de lord O’Brinn et présenter ses hommages è Mme Fa well.A pas muet*, Ghislaine disparut.Les deux hommes remarquèrent C*tt« fuite e< en éprouvèrent de l’è-Vwinement mélangé che* l’un et lêautre de quoique froissement.F>e docteur songeait: "Mlle de Kerhir me garde rancune do mon Intervention maladroite.Peut-être même a-t-olic répété «ux O'Briaii mon conseil intempestif, ce qui me met ici en très délicate posture.Elle ne tient pas, je le conçois, à se trouver, tout à l’heure, entre l'enclume et le marteau.M.O'Brian témoigne, en effet, un médiocre plaisir de nia visite.Je radote: ce manque de tact est incompatible avec la nature qui se devine élevée de Mlle de Kerhir.” De son côté Philippe marmottait en lui-mème: "Pourquoi Mlle de Kerhir ne veut-elle pas voir devant mol M.Faroil?Ils se connaissent donc?Je les gêne-rais.Sans doute, J’ai fait le jeu de ce garçon m étahlissant ici cette jeune personne.U est d’ailleurs as-' T soz bien tourné pour enjôler une Ame féminine.Que m’importe après tout?Ils sont bien libres de s’aimer et de s’épouser s’ils se plaisent.Je n'aime pas Mlle de Ke.rhir, moi.” Durant que ees pensées diverses roulaient dans la tète des deux hom-mes et glaçaient l’entretien, Ghislaine, fort éloignée de tout calcul, était assise dans une petite pièce précédant le boudoir, et lisait avec un Intérêt souciant un journal français qu’elle avait emporté.Agréablement occupée, elle attendit que la visite prit fin: elle serait courte, car une gêne invincible planait nialgré la cordialité de Tac-cueil de Mme Pawell.L’aimable simplicité de la vieille dame s’évertuait vainement à dissimuler au docteur l'allure gourmée du châtelain, Elle sentait devant elle comme un mur où s’arrêtaient ses efforts."Qu’ontdls donc?«ç demandait-elle Hs se regardent d’étraniD et sournoise façon." Ayant sonné, elle dit au domestique qui se.présenta: — Préparez la table du thé et priez de ma par» Mlle de Kerb’r de revenir au salon.Car elle supposait bien qu* c’é- tait par discrétion que la Jeune fille s’était retirée.Quand celle-ri entra, les deux hommes, nuis pnr ta môme curiosité, la regardèrent.Elle paraissait, et elle était en réalité très calme, ce qui.étant donnée la pente de leurs réflexions, les surprit un peu.' ¦ Voulez-vous bien servir le thé, mademoiselle?dit Mme Pawell.Ghislaine «’empress* «vec son air de dignité souriante qui lui prêtait un charme irrésistible.Lord O'Brian proféra d’un ton un peu dur: —'ll e«t utile de commencer par les présentations, ce me semble.M.Faroll, docteur; Mlle de.Kerhir, amie de Mme Pawell.— Dame de compagnie, rectifia Ghislaine sans embarras.— C’est la même chase, reprit affectueusement la bonne lady.-Oh! nous somme* déjà 'en con-naissanc*, monslerr, expliqua Faroll.— Vous vous èie.vus’’ s’étonna Philippe.— Mais kans doute, reprit m soeur, où avez-vous In tête, mon cher ami?Duran* votre maladie, cet excellent docteur venait ici tou; les Jours.Vous ave* été pour moi d’une bon’é parfaite, AT.Faroll, et pour mon hien-aimé malade d'une sollicitude admirable.Permettez-moi de vous exprimer une fois de plus mon inaltérable reconnaissance.—Je n'ai fait que mon devoir, madame.I^aissez-mol croire que vous y avez mis plus de sympathie que la stricte observance, n’en comporte.[>e jeune homme s'inclina d'un air qui était une réponse affirmative.Il n’y comprenait plus rien.Assurément Mlle de Kerhir n’avait rien dit à Mme Pawell de leur rencontre sur la route, mais die en avait parlé à lord Philippe dont la rancune se manifestait par tous les plis du visage.Faroll accepta une tasse de thé, un gâteau, .puis il se retira en promettant de revenir, tou* en s’affirmant à liikniême qu'il se garderait bien de reparaître au château tant qu’il n'y serait pas appelé.Philippe s'en alla presque aussitôt, maussade et bourru, sans prendre congé des deur dames.Ensuite, Ghislaine poursuivit sa leeturo., 11 ne fut point du tout question de Georges Faroll ce soir-là.El cependant Mme Pawell y pen- sait beaucoup.Fille croyait Avoir démêlé d’une façon très nette ce qui se passait dans l'esprit ombrageux de son frère.Faroll jeune, robuste, de fière nllurc, de mâle beauté, le faisait ressouvenir de ce qu'il avait été et le forçait à une I comparaison désolante.S’il baissait tous les hommes, en général, il exécrait, en particulier, les beaux spécimens de ta race.Il ne prendrait jamais son parti de son irrémédiable déchéance physique.C’était une faiblesse d’esprit qui! lui constituait une autre tare.Bien qu’elle eût pour son frère une tendresse ardente et absolue, Mme Pawell le jugeait sainement et le plaignant de toute son âme.Elle regrettait d’avoir été si acruril-lante pour le docteur auquel Philippe témoignait une antipathie ouverte; elle n'nuruit pas dû l’inviter à a* présenter nu château en dehors det services de sa science.Fatalement, un conflit éclaterait entre 1rs deux hommes.Ghislaine poursuivait sa lecture que Mme Pawell n'écoutait pas.La pensée de la bonne dame était si loins VII —Pourquoi avez-vous filé du salon, subrepticement, à l’arrivée de M.Faroll?( Ghislaine n'avait encore fait que quelques pas dans le cabinet de lord O’Brian lorsqu’il jeta cette question.Il «’efforçait de modérer sa vio.lence, néanmoins il restait dans sa fdirase assez de brutalité pour que a jeune fille s'arrêtât surprise et froissée.- Oui, répéta-t-il, pourquoi?Mais elle avait déjà calmé son légitime mécontentement.Pourquoi?Tout «implement, monsieur, parce que je n’ai pas qualité pour recevoir des visites aux eôtés de madame votre soeur et do vous-même.Que signifie cette phrase amphigourique?J’aime qu’on parie iranr.Je n’v manque jamais, riposta-t-elle.Alors, expliquez-vous mieux.Ma réponse est claire, il nie semble.Je n’occupe ici qu’une situation subalterne et n'en dois pus sortir.Ainsi, je vous remercie.Monsieur, d'avoir bien voulu me présenter comme l'amie de madame votre soeur, mats j'entends que personne ne se trompe à votre hien-veKlîinec.Je suis lectrice et travaille pour gagner ma vie.Je déteste les ambiguités.(.4 suture' S» Journal rat ntipnmf aux Vos JMlStn rur Notre-Dame Est.a Mn,jtr#al.*ar l'IMPRIMERIE POri'LAlIXE.(I raponia-1)11114 limité*).GEORGES PZUXTIRg.airuiolstralruc *l a»cai*a*aa.~ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 20 JUIN 1927 VOLUME XVm — No U COMMERCE ET FINANCE LE MARCHE DES VIVRES Le tableau suivant indique les arrivages à Monlréai d’oeufs, de beurne et de fromage pour la semaine dernière, avec comparaison à la semaine précédente et à la même semaine ' ' Les électeurs de M.Aldéric Blain, gnie McArthur.Irwin, UmÙcd X député de Horion, lui offriront un no 20 rue Saint-Paul ouest î « banquet demain soir.dommages, évalues à $250.000.sont Mo^te^Tn * I compensés par les assurances, 'lî)n
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