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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 5 juillet 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1939-07-05, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 5 juillet 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXX - No 154 Directeur-gérant ; Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Paris est port de plaisance, mais Montréal?.Le triste sort des yochtmen chez nous — Ressources que Ton n'utilise pas Absence d'un plan directeur-Mais faut-il l'attendre?-Il n'y a pas si longtemps les émissaires d'égout crachaient sur les embarcations qui venaient nous visiter Une protestation de la * ‘ je la FranceetflelaP ' .I-, ¦ ü Le lecteur a peut-être vu dans le Devoir d’hier cette dépêche de Havas où on apprend que Paris, le premier port de France, au point de vue du tonnage manipulé, est, depuis quelques jours, un élégant et pratique port de plaisance.Ce port est situé entre le Pont Alexandre III et le Pont de la Couronne.“Tout garni de pelouses, dit la dépêche, le quai s’harmonise avec les verdures de Cour-la-Reine, Il offre des possibilités aux touristes et aux yacht-men de débarquer au coeur même de Paris, à deux minutes de la rue Royale et des grands boulevards.” Toutes les dispositions sont prises pour assurer aux usagers tranquillité et grand confort.L’accès de ces quais est défendu par des grilles métalliques et les préposés, qui veillent de jour et de nuit, ne livrent passage qu’aux membres des équipages.Des fontaines alimentent les yachts en eau courante et des prises de courant électrique ont été installées à chaque poste d’amarrage.Pompe à essence roulante, ligne téléphonique, garages souterrains et flottants, rien ne manque à l’outillage.Le club, qui est à la disposition des touristes, comprend salles de lecture-bibliothèque, salle de carres pour étudier les parcours futurs, salle de bain, restaurant, etc.Le stationnement n’est soumis à la perception d’une taxe qu'au bout de 48 heures.En lisant cela les yachtmen de Montré^ et les touristes qui fréquentent nos parages et y accèdent par voie aquatique en auront, c’est le cas de le dire, l'eau à la bouche.Hélas! il y a bien des années que nous avons réclamé une installation plus modeste pour le port de Montréal.Mais le port appartient au gouvernement fédéral et est désormais contrôle uniquement par lui sans l'intervention d'une commission locale comme il en existait jusqu’en ces derniers temps.Or.ce même gouvernement fédéral, qui s’emploie avec un zèle très louable et de somptueuses dépenses à l’embellissement de la capitale, n’a jamais songé à faire quoi que ce soit à ce point de‘vue pour le port de Montréal.Il n’a même jamais établi un plan d’ensemble pour le développement de celui-ci; et nul ne contestera que nos quais soient enfumés et tristes, sans la moindre pelouse.On n'y prend même pas les soins ordinaires de propreté.En maints endroits, on foule la poussière jusqu’à la cheville et l’on dirait vraiment que l'autorité centrale s’est appliquée avec soin à rendre le port haïssable pour les Montréalais, tandis que ceux-ci devraient le fréquenter, l’aimer et lui faire une utile publicité.Il n’est pas étonnant, après cela, que la manipulation du tonnage soit dans ce port sans cesse en baisse.¥ Ÿ * Quant à la navigation de plaisance, elle fait à Montréal figure d’intruse.Elle se réfugie, en partie, dans une petite anse entre les quais situés au pied du boulevard Pie IX et les usines Vickers.Mais il n’y a pour l'accueillir aucune organisation officielle ni, non plus, aucune collaboration entre les autorités municipales et les autorités portuaires.Les lecteurs se souviennent peut-être de la campagne que nous dûmes mener ici pendant plusieurs mois et même plusieurt années pour obtenir que la ville prolongeât des émissaires d'égout qui se déchargeaient à fleur d’eau et transformaient en cloaque immonde la petite anse dont il vient d’être question.Les embarcations de plaisance, parfois très somptueuses, à la coque d'un blanc immaculé, devaient stationner dans des décharges d'égout.Nous avons là un exemple de cette inconscience trop générale qui nous détourne d’une utilisation sensée de nos ressources.Montréal est, en effet, au point de vue de la navigation de plaisance, dans une situation au moins égale à celle de Paris.Son port est la voie d’accès d'un côté aux Grands Lacs et de l’autre à l'Océan d’une foule de yachts américains qui n'ont pas d’autres débouchés pour atteindre la mer ou le centre même de leur pays.De plus en plus, à raison de l’encombrement des routes, la navigation de plaisance revient en honneur.Or elle amène vers les grands centres des touristes plus intéressants encore que ceux qui nous viennent par automobile ou par chemin de fer.Par ailleurs, il n’est que juste d’assurer aux Montréalais, qui vivent dans une île, même s’ils ne s’en aperçoivent pas souvent, l’occasion de récréations élégantes et saines.•T » * Ce qui nous a toujours manqué jusqu’ici — et cela, ce n’est pas par la faute d’Ottawa —, c’est un plan d’ensemble pour présider au développement harmonieux et rationnel de toutes les améliorations municipales importantes.On est parfois tenté de l’attendre, ce plan directeur, pour entreprendre quoi que ce soit, mais, hélas! cette attente pourrait être longue et vaine.Puisque le pouvoir central se propose d’exécuter de vastes travaux dans la province de Québec, à ce que vient de déclarer M.Rogers, ministre du Travail, pourquoi ne se chargerait-il pas de donner un pendant aux oeuvres splendides comme le Jardin Botanique et la restauration de l’Ile Sainte-Hélène, réalisées par le gouvernement provincial?Ce port de plaisance remplirait cette fonction tout en répondant à une pressante nécessité.Pour emporter le morceau, il serait bon que les divers corps ou associations intéressés fissent des démarches auprès du gouvernement central ou auprès des ministres et des députés qui le représentent dans la métropole.Louis DUPIRE L’actuliaté 'Scripta manent" Un lecteur nous prie de faire une suggestion à Radio-Canada, celle de publier, sous la forme imprimée, certaines des émissions de son poste français de Montréal, CBF.Notre lecteur mentionne, entre autres, /e\ émissions de /’Agora du dimanche, inaugurées l'hiver dernier et qui doivent reprendre l’autonuie prochain, et de S.V.P.U fait observer que te texte des causeries, condimentèes d’interro- \ gatoires, de /’Agora, qui tient scs réunions au Cercle Universitaire, a bien été publié, au fur et à mesure, dans les pages du Devoir, mais que cela ne suffit peut-être pas à tous ceux qui suivent ces débats, g prêtent un intérêt plus que passager.On sail que /’Agora aborde l'élude de questions de haut intérêt national, pour le Canada français et pour tout le Canada.La publication des causeries sous forme de livret et même, après une saison, sous forme de livre, serait certes très utile.Nous savons que Radio-Canada, le printemps dernier, avait un projet dans ce sens.Il n’y a pas donné suite, nous ignorons pourquoi mais it devait avoir de bonnes raisons, sans doute d’ordre financier.Aux Etats-Unis, le Columbia Broadcasting System a depuis longtemps entrepris l'édition livresque de quelques-unes de ses émissions et cela parait avoir remporté un certain succès.En avril 19H7, par exemple.Il publiait le texte d'une quarantaine de causeries qui avaient été irradiées par son réseau, au cours des mois précédents, et se rapportant tontes à une question de grande actualité, ta réorganisation de ta Cour Suprême.Des membres de la Chambre des Représentants, du Sénat, des juges, des avocats et des citoyens en vue, un non moindre citoyen par exemple que le président Roosevelt, avaient pris part à ce long débat aérien et leurs propos respectifs, réunis sous la forme imprimée, constitue un livre de deux cents pages, nue le réseau Columbia pouvait offrir au prix modique de 95 cents, c’est-à-dire à un prix convenant d toutes les bourses.Les Etals-Unis représentent, pour le livre comme pour bien d'autres marchandises, un marché d'une certaine importance, il ne le faut pas oublie’’, Serait-it possible Ou Canada, dans le seul Canada français, de publier à pareil prix un volume de semblable format?C'est peut-être ce qui a fait hésiter les administrateurs de Radio-Canada quant à leur proiet d'édition pour les causeries de /’Agora.Au vrai, nous ne le savons pas au luslc mais la supposition parait raisonnable.Pour ce qui est des émissions de S.V.P., le même problème se poserait mais en plus difficile.Il ne s'agit pas cette fois d'émissions se- lon des textes préparés à l’avance mais de l’interrogatoire, par un maître de cérémonie, d’un groupe de quatre ou cinq hommes, sur les sujets les plus divers.Si les questions sont d’avance prévues, les réponses sont tout à fait improvisées, ce qui donne d’ailleurs son cachet d’agrément à l’émission.Il y a non seulement le public aux écoules qui peut juger mais aussi celui, peu nombreux il est vrai mais public quand même, auquel on attribue le titre de jury, qui est présent dans le studio où se pratique ce genfe de concours d'èrudi lion.D'ailleurs, le nombre de fois que les candidats ne peuvent répondre aux questions qui leur sont posées, certaines sont de véritables c olles, indique assez qu’il ne s’agit pas d’un interrogatoire truqué, monté à l’avance.Dans ces conditions, pour préparer un texte de l'émission qui irait ensuite à l'édition livresque, il faudrait entreprendre la sténographie des interrogatoires, ce qui ajouterait aux frais.Le lecteur qui nous prie de faire à sa place des suggestions à Radio-Canada, ce dont nous nous acquittons, comme l’on voit, a toutefois parfaitement raison quand il nous dit, après lavoir constaté, de même que bien d’autres, que l’audi lion d’une causerie ou de n'importe-quelle émission parlée, à la radio, n’est pas toujours satisfaisante pour le public aux écoutes.Il arrive qu’un bruit de friture, qu'une mauvaise prononciation, qu'un débit trop rapide empêche de saisir un passage précisément important.Dans les interrogatoires de S.V.P., les réponses et les reparties, tant du maître de cérémonie que des candidats, ù l’occasion perdent ainsi de leur piquant, pour l’auditeur aux écoules, va-t-il sans dire.D'où U faut conclure que la radio, malgré scs incontestables qualités, les avantages non douteux qu elle offre, pour le plaisir, l'agrément et l’information du public, n’est pas un moyen parfait de communication.Le complément de la forme écrite lui est nécessaire, lui est même strictement nécessaire pour qu'il vole conférer à ses émissions le caractère d’une valeur permanente.Malgré les pins belles inventions des hommes, le vieux dicton latin est toujours vrai: Verba volant, scripta manent.Cela ne diminue en rien la puissance du verbe parlé et l’on sait le parti qu’en peuvent tirer le talent et le génie oratoires.L’est à la parole, parlée que M.Adolph Hitler attribue le succès de sa doctrine du gouvernement totalitaire.Mais tout de même, sans Mein Kampf, les discours hitlériens auraient-tls été possibles, auraient-ils eu le même accueil de la part des masses allemandes?Les mêmes remarques se peuvent appliquer à propos de la publicité ri la radio, de la valeur de cette publicité en regard de celle dans les journaux.L’une est d un caractère passager, d’essencê pas- sagère, et l’autre n’est jamais dénuée de permanence.Le journal quotidien n’est plus d’actualité après un mois, même après une semaine, mais il peut continuer d’être et être consulté.Pour en revenir maintenant è la suggestion proposée pour Radio-Canada, remarquons simplement que celles des émissions radiophoniques, pas aussi fréquentes qu’on le voudrait, aux postes de Radio-Canada comme dans les autres postes, qui offrent un peu de valeur, mériteraient de n’être pas simplement semées à tous les vents du ciel mais fixées par l’imprimerie pour qu’il en reste quelque chose, Emile BENOIST Bloc-notes Un succès russe Ça ne va pas: l’alliance russo-franco-anglaise n’est pas encore conclue, et certains se demandent même si elle sera jamais une réalité.Plusieurs, d’après les dépêches de ce matin, commencent à croire que les Russes n’y tiennent pas tant que cela et, de propos délibéré, font traîner les choses en longueur.C’est une hypothèse et un point de vue que signalait M.Ebray dans la très remarquable lettre que nous publiions lundi.Une chose apparaît dès maintenant certaine: toute cette aventure constitue, à certains égards, un succès pour les Russes.Leur altitude durant les premiers mois avait laissé croire qu’il1 comptaient plus pour grand e ' se dans les affaires de l’Europe orientale.Certains parlaient même d’eux avec un visible dédain.Voici maintenant qu’on a l’air de les supplier, qu’ils font figure de gens qu’on i tout intérêt à courtiser.Sur le marché diplomatique, leurs actions remontent.En France, on discute furieusement de l opportunité et de la valeur de l’alliance russe.Certains, comme Charles Maurras, la combattent à fond; d’autres ont l’air d’y voir uffe pilule peu agréable, mais qu’Ôn ne peut se dispenser d’avaler; d’autres encore l’appuient a plein.Une partie de la campagne pour l’alliance pouvait créer l’impression que, sans les Russes, les “grandes démocraties de l'Occident” ne pourraient tenir le coup.C’est probablement pour dissiper cet état d’esprit que l’on proclamait hier que la France et l’Angleterre unies *ont invincibles, peut-être aussi pour faire entendre aux Russes qu’à la rigueur on pourrait se passer d'eux.Le juge Fournet Les dépêches de Bâton-Rouge parlaient nier — d’une façon fort honorable pour lui — du juge Four-nel, de la Cour suprême de la Louisiane, ancien lieutenant-gouverneur de l’État.Le juge Fournet faisait partie de la délégation louisianaise au Congrès de la langue française, en 1937.On a peu parlé de lui, dans le temps.D’abord, sot» voyage n’avait été décidé qu’à la toute dernière heure et son nom n’était pas inscrit sur la liste dés délégués communiquée aux journaux; puis, M.Fournet parait beaucoup aimer se tenir dans l'ombré.C’est par une sorte de hasard (pie nous l’avons rencontré.Il faisait figure du touriste curieux, sans plus, alors que tant de ses confrères juristes eussent été heureux rie lui faire fête, s’ils avaient connu sa présence au pays.— On me demande si je parle français, nous disait donc Sf.Fournet.Mais je devrais savoir le français mieux que l’anglais.Il est vrai que depuis des années je vis dans un milieu où l’on parle beaucoup plus l’anglais que le français, et cela doit paraître, mais c’est à l'école que j’ai appris mes premiers mots d’anglais.Je suis de Sainl-Martin-ville et, qirand j’étais enfant, le français y était encore beaucoup plus employé qu’aujourd’hui.Peut-être reverrons-nous Si.Fournet, comme M.Porterie, qui est aujourd’hui juge fédéral, comme M.André Lafargue et d’autres au congrès des juristes français, dans quelques semaines.M.Hoover M.Hoover prend la tête du mouvement d’opposition à toute politique qui pourrait entraîner les Etats-Unis dans une querelle européenne.Les déclarations qu’il vient de communiquer à un magazine américain et que signalent les dépêches devraient avoir un grand retentissement.M.Hoover n’est pas simplement l'ancien président des Etats-Unis; il est probabltraent aussi l’homme du pays qui, avant et pendant la guerre, a le mieux connu FEurope.Il y a vécu, il s’est mêlé à sa vie économique.M.Hoover s’oppose à toute politique d’intervention et à tout ce qui pourrait y conduire.Il signale les énormes conséquences qu’entraînerait pour les Etats-Unis une nouvelle intervention en Europe.Incidemment, avec, l’autorité unique de l’homme qui s’est occupé du ravitaillement européen, il signale les effets effroyables de la guerre sur les non-combattants, femmes et enfants, victimes des difficultés d’alimentation.La guerre a fait là des millions de victimes auxquelles l'on pense trop rarement.Nous nous rappelons qu’un Hollandais, presque au lendemain de la guerre, nous disait: Chez nous, qui ne faisions pas la guerre, qui étions simplement coincés entre deux pays en guerre, le chiffre de la mortalité'par tuberculose a subi une hausse soudaine.Imaginez ce qu’il a dû en être dans certains pays qui ont souffert du blocus ou de la guerre sous-marine.L’article de M.Hoover devra être médité, non seulement aux Etats-Unis mais au Canada.Il faudra y revenir.O.H.L'activité militaire allemande sur le territoire de la Ville libre Les négociations sur le projet de pacte militaire anglo-franco-russe se poursuivent La Letton^ l'Esthonie et la Finlande entendent maintenir leur neutralité LONDRES, 5 (C.P.) — Le gouvernement anglais songe à faire une démarche conjointe avec la France et la Pologne auprès du Sénat de Dantzig afin de protester contre l'activité militaire allemande sur le territoire de lo Ville libre, à ce que l'on dit aujourd'hui dans les milieux officiels.Le cabinet a tenu aujourd'hui deux longues séances consacrées aux problèmes ur- Îjents de l'heure — les négociations avec la Russie et a question de Dantzig.Le premier ministre Chamberlain a déclaré à la Chambre des Communes que les observations soviétiques sur les dernières propositions de pacte militaire anglo-franco-russe fonf l'objet de consultations entre le gouvernement anglais et le gouvernement français.On croit savoir que la Russie soviétique ne veut pas donner de garanties aux Pays-Bas, à la Belgique et à la Suisse en échange des garanties anglo-françaises, à l'Esthonie, à la Finlande et à la Lettonie.Elle exigerait de plus des garanties de la Pologne et de la Turquie semblables aux garanties que lui offrent la Grande-Bretagne et la France.Le premier ministre a refusé de fournir des précisions sur la tournure nouvelle prise par les négociations à Moscou.Au député travailliste Hugh Dalton, qui lui faisait observer que nombre de gens commencent à perdre patience, il a répondu aigrement que ce serait une erreur que de prendre pour acquis que les difficultés proviennent toujours du même côté.Il n'a pas répondu au député qui lui disait que l'on commence à se demander dans certains milieux britanniques si la Russie désire réellement conclure une alliance.Il n'a pas répondu non plus lorsque le député conservateur Vivyan Adams a suggéré que l'on envoie un membre du cabinet à Moscou.Même si tout est calme è Dantzig depuis quelques jours, on estime qu'il importe de faire sentir au Sénat de Dantzig la gravité que revêt l'activité militaire allemande sur le territoire de la Ville libre.Si la Grande-Bretagne et la France décident de faire une démarche en ce sens, elles le feront par l'intermédiaire du haut-commissaire de la Société des Nations à Dantzig, M.Karl Burckhardt, mais la Pologne s'adressera directement au Sénat de Dantzig si elle juge à propos de lui faire tenir une communication.Aux termes de sa constitution sous lo surveillance de la S.D.N., Dantzig est censé constituer une zone démilitarisée, mais un grand nombre de "touristes” allemands sont entrés récemment sur son territoire et les Polonais affirment que l'on a débarqué des pièces d'artillerie de campagne d'un chalutier.On croit savoir que la question dune démarche conjointe a fait l'objet d'un entretien entre le ministre anglais des affaires étrangères, lord Halifax, et l'ambassadeur polonais, M.Edouard Raczyniski, avant le départ de ce dernier pour Varsovie hier.* * * PARIS, 5 (A.P.) — Les milieux officiels français sont fort déçus de la réponse russe aux dernières propositions d'alliance militaire tripartite et les commentateurs français ne manquent pas d'exprimer leur irritation devant la longueur des néaociations.L'ancien premier ministre Léon Bium a déclaré qu'il est temps de répondre par un "oui" ou par un "non” aux questions que posent les négociations.Plusieurs journaux français accusent la Russie d'élever ses exigences toutes les fois que la situation s'aggrave à Dantzig Pertinax écrit dans r'Ordre" que le premier ministre Chamberlain a entravé les négociations depuis le début, qu'il a toujours consenti ses concessions trop tard et qu'il a refusé au début de juin une offre russe qu'il serait très heureux d'accepter aujourd'hui.On apprend que le gouvernement français a soumis à Londres une nouvelle formule d'entente, mais on n'a pas encore révélé la nature de ce nouveau projet français.* * * RIGA, Lettonie, 5 (A.P.) — On apprend de sources lettones que toutes garanties "non sollicitées” pour les Etpts baltes qui pourraient être contenues dans le pacte projeté d'assistance militaire anglo-franco-russe pourrait provoquer de la part de la Lettonie, de l'Es-thonie et de la Finlande la déclaration officielle qu'elles ne veulent pas de ces garanties.Les trois nations baltes entendent maintenir leur neutralité et sont fort irritées de l'obscurité où on les tient sur les négociations de Moscou où il est constamment question d'elles.Trois cents ans de vie canadienne (1639-1939) Les Ursulines et les Hospitalières de Québec Le carnet du grincheux Logique: M.Damien Bouchard a insisté, à Hull, sur le fait que le parti libéral a les trusts contre lui et les a toujours eus.Mais n'est-ce pas M.God-bout qui a reproché publiquement À M.Paul Gouin de tenir sa fortune des trusts?Il semble pourtant que sir Lo-mer Gouin a été quelque chose et même quelqu'un dans le parti libéral.?* Le député de Saint-Hyacinthe est d’avis que le gouvernement Duplessis est corrompu parce qu’il a traité avec une certaine société de construction.Que pensêr alors du gouvernement King et du gouvernement Taschereau qui ont donné l'exemple?* Le Star annonce que le rapport de la commission Sirois ne sera pas à l’eau de rose, mais qu'il recommandera une forte centralisation de l’administration politique du pays.On s'en doutait! * it K La même Commission selon la même source d'informations suggérera les moyens de rembourser la dette nationale.Osera-t-êlle, cependant, p-?esr le seul mode logique et effk .avoir; que le Canada ne dépense que > -ur le Canada et cesse de faire la cnai.ié à l'Empire Britannique q1 ust n-he tandis que le Canada est insolvable?A * * lusqu’ici seuls les politicailleurs avaient le privilège de tripeter dans l’assiette au beurre.Le gouvernement fédéral vient de mettre très démocratiquement les marchands et les chômeurs à même d’en faire autant.Mais il s'étonne, avec une inexplicable naïveté, que cette manipulation se fasse parfois malhonnêtement.¥ * » Le coupon de beurre est devenu une monnaie d'échange avec laquelle on achète de le bière et des cigarettes.C’est en quelque sorte l’application des théories créditistes.?* M.“Bel!*' Herridge annonce qu'il se I (par le P.Léon POULIOT, S.J.) "Quand on vint nous donner avis qu’une barque allait surgir à Kêbec, portant un College de Jésuites, une maison d’Hospitalières, et un Couvent d’Ursulines, la premiere nouvelle nous sembla quasi un songe; mais en fin descendons vers le grand fleuve, nous trouvas-mes que c’csloil une vérité.Cette saincte trouppe sortant du vaisseau, se jette à deux genoux, beny le Dieu du Ciel, baisons la /erre de leur chere patrie, c’est ainsi qu’ils ap-pelloient ces contrées, tout le monde regardait ce spectacle, dans un silence: on voyait sortir d’une prison flotante ces vierges consacrées à Dieu, aussi fraisches et aussi vermeilles, que quand elles partirent de leurs maisons: Tout l’Océan avec ses flots et ses tempestes n’ayant pas altéré un seul petit brin de leur santé.Monsieur le Gouverneur les recent avec tout l'accueil possible, nous les conduisîmes A la Chappelle, on chanta te Te Deum laudamus, le canon retentit de tous cotez, on beny le Ciel et ta terre, et puis on les conduit aux maisons destinées pour elles, en attendant qu’elles en ayent de plus propres pour leurs fonctions”.C’est en ces termes que le P.Paul Lejeune annonçait l’arrivée au Canada, le 1er août 1639, de trois Jésuites, des premières Ursulines et des premières Hospitalières.Comment ce voyage tout simplement héroïque est-il passé du rêve à la réalité?Quelle est son importance dans notre histoire religieuse?telles sont les questions auxquelles nous voudrions apporter un commencement de réponse.Le rêve Quelle consolation et quelle force pour nous que de pouvoir reconnaître, à chaque phase de cette histoire, la manifeste volonté de Dieu! C’est lui d'abord qui fait naître le rêve dans l’âme de la Mère Marie de l’Incarnation.A une époque où l’Ursuline de Tours ne connaît encore le Canada que de nom, Dieu lui montre, dans une vision célè- présentera contre M.King.Le premier ministre regrettera que M.Bennett n’ait pas amené avec lui en Angleterre toute sa famille.La Grincheux hre, ce futur champ de son aposto-laL C'était en 1R33, nous dit-elle.Elle voyait clairement, mais elle ne comprenait pas.Elle attendra encore près de six ans avant de comprendre et d'accomplir généreusement cette volonté de Dieu sur elle.Or, pendant ce temps, qui paraît long, sans doute, à la religieuse Ur-suline, le Maître divin ne cesse pas un instant de travailler à la réalisation du rêve.* * * Déjà les Jésuites étaient revenus au Canada.Chaque année, leur Supérieur de Québec, le P.Paul Lejeune, adressait au Provincial de Paris un rapport, une Relation.Aussitôt imprimée, la Relation était lue avec avidité à la Cour, à la Ville, dans les cloîtres et dans les séminaires.Elle offrait aux lecteurs l’attrait de la nouveauté, le charme d’un style correct, concret, d’une simplicité et d’une sincérité émouvantes avant Père des grands prosateurs.Le P.Lejeune disait les joies et les souffrances du missionnaire, la grande détresse des âmes, l’immense besoin d’apôtres et d’institutions de toutes sortes.Il demandait, en des paroles de feu, et qui nous émeuvent encore après trois siècles, la collaboration de toutes les bonnes volontés pour le salut de tant d’âmes rachetii s par le sang du Christ.Car, aimait-il à répéter, et répétait-i) sans cesse, il n’y a ni Grec, ni Barbare; "en ce bout du monde”, les âmes sont aussi précieuses qu'en Europe, puisqu’elles ont coûté le même prix.L’effet produit par la lecture des Relations fut immense.Nous pou vons en croire le P.Lejeune qui écrivait, après avoir dépouillé sa correspondance de 1636: "J'apprends qu’en l’Eglise de Montmartre, lieu sacré pour les dépouilles de tant de Martyrs et par la presence de tant d’ames espuries, les Religieuses font à leur tour oraison jour et nuit pour solliciter le Ciel A respandre ses saintes bénédictions sur nos travaux.Les Carmelites sont toutes en feu; les Ursulines remplies de zèle; les Religieuses de In Visitation n'ont point de.paroles assez significatives pour témoigner leur ardeur.Celles de Nostre Dame conjurent qu'on leur j donne part aux souffrances qu'il faut subir parmy res Peuples; et les | Hospitalières crient qu'on 1rs lais-¦ se passer Tannée prochaine”.Tant de ferveur pour les missions du Canada remplissait de joie l’âme du P.Lejeune; il y voyait le doigt de Dieu, il en espérait de grandes choses dans un avenir encore imprécis, plus rapproché pourtant que n’osait l’espérer sa foi, déjà si grande.En effet, au printemps de 1637, il ne croyait pas en-core à la nécessité des Religieuses enseignantes.Il écrit: "Je ne diray rien des meres Ursulines, elles m’escrivent avec un tel feu, et en si grand nombre, et de tant de divers endroits, que si on ouvrait la porte à leurs désirs, on composerait une ville de Religieuses, et il se trouveroii dix maistres-ses pour une cscholiere,.Si elles pouvaient apporter des villes toutes fuites et des terres défrichées, je suis d’avis qu’on {restât des vaisseaux tout exprès pour les passer; autrement non, Dieu les entend aussi bien en l’ancienne France qu’en la Nouvelle.Le temps viendra que quelques-unes d'entre elles obtiendront ce que demande une armée.nostre Seigneur en fera le choix".Or, au moment où le P.Lejeune écrivait, Dieu avait déjà choisi, nous l'avons vu, la Mère Marie de l’Incarnation; et à l’insu, contre Tattente même du missionnaire, le rêve d’un couvent d’Ursulines à Québec était en voie de réalisation.Madame de la Peltrie, jeune veuve de grande famille et de grande vertu, avait comme tant d’autres lu la Relation de 1635."Hétas! mon Dieu, avait écrit le P.Lejeune, si les exccz et les super-fluitez de quelques Dames de France s’employaient à cette oeuvre si sainte, quelles grandes benedictions fcroient-elles fondre sur leurs familiesf Quelle gloire en la face des anges, d'avoir recueilli le Sang du Fils de Dieu pour appliquer A ces pauvres infidèles!” Du premier coup, Madame de la Peltrie a compris: elle ne saurait mieux employer sa fortune et sa personne qu’à l’instruction des Sauvages du Canada.Résolution énergique, qui étonne le monde, mais que Dieu confirme dans la prière et que les directeurs spirituels approuvent.Que d’obstacles pourtant se dresseront sur le chemin de la réalisation! C'est d’abord un procès qu’on intente à la jeune veuve, sous prétexte que trop prodigue, elle est incapable d'administrer ses biens; procès qu’elle perd en première instance, mais qu’elle gagne en appel et dans des circonstances où il faut voir la protection de saint Joseph, Patron du Canada.Puis, c'est la maladie: "elle estoil sur le point de tomber I ri Togo nie, dont on n'attendait que ; le premier moment pour luu donner l'habit des Religieuses de saint (Suit* A la paye dents) 9 8855 ^ 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 5 JUILLEI IW* VOLUME XXX No 154 Trois cents ans de vie canadienne (Suite de la première) La tragédie du Jardin zoologique Le$ ours blancs qui oi\t déchiqueté le Dr Germain auraient été rendus furieux par une pierre lancée dans la cage, selon le récit de Mlle Germain, fille de la victime En Chine méridionale H Mm/y 'fût/ - •KMMWOtNUI ifM.: j Aussi est-ce en pensant surtout' à quelque institut de miséricorde j corporelle, que le P.Lejeune aiou-; te, après avoir rappelé les rêves ca-1 nadiens de nombreuses religieuses: "on ne trouvera point quelque brave Dame oui donne un Passeport à ces Amazones du grand Dieu, leur l François, dans lequel elle avait dé- j dotant une Maison pour louer et \ sire de mourir, lors qu'elle se sentit \ servir sa divine Majesté en cet au- , inspirée de faire voeu, en cas qu’il tre monde?Je ne sçaurois me per-plust à Dieu lui rendre la santé, de J suader une nostre Seigneur n’en dis-l s'appliquer encore avec plus de vi-1 pose quelqu'une pour ce sujet.’’ gurur à rompre tous les obstacles! La foi du p Lejcune auait être) qui s opposaient à son dessein, elle , exaucee_ car parmi tant de lettres ' le eonceut dans son coeur, sans que ^ consolantes qu’il recevait au prin-i personne en eust connaissance, en] ,e|nps (le j-3fi ,, y avail cclle de ia mesme temps la fleure la quitta.Le d’Aiguilîon, nièce de Ri-i Médecin ayant appris quelle 71 ! chelieu: * Quebec, o — Mlle Jeannine Uer- loit pas morte, et quelle avait passe , , • main, 23 ans, fille du Dr Joseph doucement la nuit, en fut surpris,] "Dieu m ayant donné le «esir, (jerrnain< directeur de l’Unité sa-veu l’eslat où il l’avoit laissée le jour : d’aider au salut des pauvres sauva- nnaire (]e Rimouski, qui est mort précédent.H la vint voir, et la trou-\ (tes, après avoir leu la Delation que avant-hier soir après avoir eu its vont sans fièvre, lay dit: Madame, je 1 vous en avez faicle, il m’a semblé"\eiix bras arrachés et une cuisse pense que vostre fievre est allée, en 1 que ce que vous croyez qui puisse presque totalement dévorée par Canada: la malade qui ne pouvait ï le plus servir à leur conversion, est j deux ours blancs du Jardin zoo-encore parler leva doucement les] l’establissement des Religieuses lias-, logique de Charlesbourg, a fait, se-peux au Ciel, et fit un petit souris." \pitalieres dans la Nouvelle France:] ion Y Action catholique, le récit sui-Festait à vaincre l’opposition de! de sorte que je me suis resoluë d'y vant de la tragédie: M.de Vaubougon,/'ère de Madame! envoyer cette année six ouvriers] “Xous sommes arrivés au Jardin de la Peltrie, et qui avait sur sa fille J pour défricher des terres, et /aire; zoologique aux environs de 4 h.des pensées tout à fait contraires à! quelque logement pour^ ces bonnes' 45, et nous commençâmes aussitôt celles du Saint-Esprit, nous ap- Filles.Je vous supplie de vouloir, la visite des différentes parties du prend la Relation de 1671-1672.Or, i prendre soin de cet establissement; i jardin.Auparavant, papa s’était pendant qu’avec le secours de M.de; j’ay prié le P.Chastettain de vous] rendu au magasin où il s’était pro-Bernières, Madame de la Peltrie en parler de ma part, et de vous dé-] curé des arachides pour offrir aux «herche à triompher de re dernier ( tarer plus particulièrement mes | animaux.Nous visitâmes ainsi plu- obstaele, M.de Vaubougon meurt intentions: si je puis contribuer! sieurs cages et enclos, pour armer , auestjon ju contrôle oar le pré-fort opportunément.; quelque autre chose pour le salut de finalement n celui reserve aux ours -j f r r Ainsi, l’un après l’autre, tous les! ces pauvres gens, pour lesquels nous'blancs.A nueloues nieds du erilla- Sident t*>i /v 11 î c’rxTsnr»- nr*» n/»*v inni ri p np i nP ip m’P x t i m P- La situation après la prise de Souatéou JttonçMeoo HONGKONG (mû): Vf"'»”- IL ot 1 cdtfiL., IM On "iôTS’M J 215(9/54) EOPRESS Surface noire: occupée par les Japonais.Flèches noires: déoarquements japonais.Etats-Unis Le système monétaire L'état des cultures A travers le Canada obstacles ont disparu qui s opposaient au généreux dessein.Madame de la Peltrie est désormais libre, absolument libre, et c’est beaucoup.Mais ce n’est qu’un commencement, l’essentiel reste à faire: trouver des religieuses enseignantes et les con-] prenez tant de peine, ray bien-heureuse.’ 1 blancs.A quelques pieds du grillage derrière lequel se trouvaient ks /e m’estime \ ours, était une double barre, fa-., j cile à franchir, que papa sauta Le P.Lejeune s empressa de corn-j p0ur se trouver plus près des ani-muniquer celle bonne nouvelle aux raaux a qui il se proposait d’offiir intéressés: i à eux aussi de la nourrilure."Je leur ay faict entendre qu’une "U pouvait être alors 5 h.30.Au duire au Canada grande Dame allail faire dresser une *es _ours se monlrerent tout Par lé P Ponce», qui devait lui grande maison, où on recevrait 'ou*; « fait inoffeusifs.Tout a coup, une * s-*— i„ -idOfi : Jpnre rnnlnripe nn nn ('fill/'h P rni t'¦ compense.Us me respondent avec] ion ne pouvait sortir de son menas-1 la grandeur de cette charité.Lcr- \ jllon avis, le grillage de cette cage j pour une période de deux ans les ère, bien plus s’expatrier sans la \ tes, il n y a rien de si puissant pour jc pius jarge qUe nous ayons pouvoirs de dévaluation du dollar (emission de l’archevêque.Et il | attirer ces pauvres Barbares.’ vu au Jardin.L’ours attira ef fee tir et de maintien du fonds de stabili- s’était engagée entre les deux futu res missionnaires.Et pourtant, ce n’est pas sans quelque inquiétude compense, us me respunuem uucy, ment mise pn colère par le ge;5,e qu’au début de 1639, Madame de la estonnement, que cela va bien, mais dp la fii|etle ja |u-,te ilappa SOu- Peltrie, accompagnée de M.de Ber-; neantmoins je cognais par leurs dajncment ]a’ raajn droite de pa- nières, se rendait à Tours pour la 1 .vousns, qu ils ne croiront point ce!pa aui naturellement de grands suprême entrevue.Il est trop clair, ! miracle que par les yeux, nn un : cfforjs pour se dégager.La bêle en effet, que Marie de l’incarna-1 mo/, ils ne sçauroienl comprendre ^roce avajt d'ailleurs beau jeu, a ?ion —a— j "Mf- /’~ .1ère perm était à craindre qu’à une époque où) c*est ie jr août 4537 qUe ie Con-Je mouvement missionnaire féminin trat de fondation de l’Hôtel-Dieu de, n existait pas encore, 1 archevêque ’ Québec est signé par la duchesse j Proc‘ia aussitôt, et comme papa de Tours ne vit dans le voyage de d’Aiguillon et par les Religieuses voulut se garantir, la bête lui hap- Québec qu’une belle aventure, peu Hospitalières île Dienne 1 a même i P® un «enou quelle broya avec ses compatible avec l’esprit religieux et nHcdel-Dieu Obtenait con-l^- , .„ quil s« devait d interdire.Vaine cession de terrains dans la ville et .,loul ce
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