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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 10 juin 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1939-06-10, Collections de BAnQ.

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Montréal, Mmodi 10 juin 1939 REDACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE > BEUir 3161* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration î BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2934 Gérant: BEIair 2239 LE DEVOIR Rcéaataitr an chat : Omar HEROUX Directaur-garanr : Caorgci PELLETIER VOLUME XXX - No 134 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banliaua) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 On n’“empiète” pas ainsi les vrais Canadiens Les banques et la ville de Montréal (Voir pago 3) Le roi et la reine nous ont conquis; mais non pas l'impérialisme Bloc-notes LA "NOUVELLE DEMOCRATIE' Dans quelques jours, le roi Georges VI et ^la reine Elisabeth reprendront la route de Londres.Notre pays les a cordialement reçus.Partout, des foules les ont acclames, à commencer dans notre province.Ils auront conquis ici tous ceux qui les ont vus, par leur simplicité, leur cordialité, leur manifeste volonté de plaire.Chez leur roi, les Canadiens de toutes races ont trouvé un homme un tant soit peu timide, soucieux de dire ce qu'il convenait de dire, sans morgue, bien qu’il soit le chef d’un vaste empire.Chez leur reine, les Canadiens ont vu la grâce, l’éclat d’un sourire qui n’eut jamais Pair contraint ni forcé; une grande dame, attentive à tous, surtout envers les enfants auxquels elle et son mari ont témoigné d'un intérêt sincère, ce qui n’a pas manqué de leur gagner le coeur des parents canadiens.# * * Nôs souverains, chaque fois que l’occasion s'est présentée.tant en public qu’en particulier, ont parlé français le roi, doutant un tant soit peu de soi, d'abord, puis avec plus d’assurancê; la reine, très couramment, avec un accent des plus agréables.Leur façon de parler notre langue, qu’ils connaissent mieux que la très grande majorité des Anglo-Canadiens, a touché les Canadiens de langue française.Ce français sur les lèvres du roi à Québec, dès le jour de son arrivée, puis au Parlement d’Ottawa; ce français, ces syllabes françaises, coulantes et limpides, sur les lèvres de la reine, à la pose de la pierre angulaire de l’bôtel où logera le premier tribunal du Canada; tout ce français, c’est la reconnaissance royale, il faut le dire, de notre langue au pays.Et cela a remué les Canadiens français.Le cinéma américain eut beau tenter d'escamoter cette attention, d'extirper ce français des actualités sonores, il résonnera longtemps aux oreilles qui l'entendirent, soit sur place, sqit à la radio.A parler ainsi français dès l’arrivée, nos souverains ont dissipé des préjugés, chez certains.Ils ont atteint, malgré la simplicité de leurs propos, à la plus haute éloquence: celle de l’exemple donné à des milliers d’Anglais, d’Américains, de gens étrangers à notre race, ignorant notre langue et qui.avec stupéfaction, en ont entendu les pctles s’égrener de Québec à Ottawa, tombant des lèvres de nos souverains.C’est donc le français que parlent ces Canadiens, puisqu’ils ont si bien compris le roi et la reine et les ont longuement acclamés?Leçon aux snobs, aux dégoûtés, aux sceptiques.et aux fanatiques.Dorénavant nous pourrons dire à tous ces gens-là: “Notre roi parle notre langue, la française.Et le soutire de noire reine a deux fois son prix, quand, elle aussi, elle parle notre langue.Vous l’avez entendue.,.’’ A -cause de notre loyauté innée à nos souverains, dont la dignité de vie familiale transparaît dans l’attitude de l’un envers l'autre, dans leurs attentions réciproques et touchantes: à cause de l’emploi qu’ils ont fait, sans recherche comme sans aucune nuance de condescendance, de notre langue maternelle, le roi et la reine partent chargés de l’affection déférente de tous les Canadiens français.Nous leur avions, dès l’arrivée, manifesté une sympathique et cordiale attention.N’étaient-ils pas nos souverains?S’ils repassaient parmi nous, ils verraient jusqu'où ils ont gagné l'affection de notre groupe.Ÿ * ¥ Du point de vue canadien, ce voyage aura d'heureuses conséquences.Ni le roi ni la reine n’ont fait de discours sur l’égalité dés deux grandes races dominant le Canada.Us ont fait mieux que cela.D’un bout à l’autre du pays, ils ont, sans y paraître, parlé de la part commune que ces races ont prise, prennent et continuent de prendre à l’oeuvre de civilisation au Canada.La reine a rappelé comme quoi le droit civil québécois se rapproche du droit civil de son pays natal, l’Ecosse.Tandis qu’une loyaliste autant que fantaisiste chroniqueuse de Toronto affectait de ne voir dans nos lois que des textes remontant à Louis XV, — et quel dédain de puritaine racornie, envers le siècle de Louis XV, marquait cette sortie déplacée! — la reine, elle, a souligné les origines communes de notre droit privé, celui de son pays, celui du nôtre; et d’avance elle a fait table rase du préjugé selon lequel, ce qu’il y aurait de mieux au monde, ce serait le droit commun britannique.Lé roi, lui, a dix fois marqué la grande place que tiennent dans l’histoire canadienne le fait français, les explorateurs français, la race française au Canada.Autant de coups droits portés aux stupides préjugés de race, à la légende de la supériorité d’une famille d’hommes sur une autre famille d’hommes, au Canada, voire dans tout l'Empire.Dorénavant, à ceux qui, par«uite d'un fol orgueil raci-que.d'un complexe de supériorité stupide, seraient tentés de se croire les plus grands, les meilleurs des Canadiens, parce qu’issus de U Grande-Bretagne et qu’ils parlent anglais, nous pourrons répondre par des textes royaux.Les esprits droits, les gens d'âme loyale, les hommes qui raisonnent bien en viendront à cette conclusion, qui s impose: il n'y ici ni race supérieure, ni race conquise, mais deux grandes races égales, de l’accord desquelles dépend l'avenir du Canada.Ce sera un grand pays, s’il suit la ligne de vie tracée par nos souverains.S'il s’en écarte, ce ne sera qu'un conglomérat de races sans unité réelle, menacé de se fragmenter aux premiers chocs un tant soit peu sérieux.Le roi et la reine nous ont apporté, si l’on peut dire, la juste formule du ciment qui rendrait imbtisable le bloc canadien.A nous de l’utiliser, cet élément de durabilité dans la diversité.* * * On s'est demandé si ce voyage n’était pas au fond mission de propagande impérialisante.C'est d’abord sous cet aspect que l’ont à la vérité envisagé ceux qui en euient l'idée, dans tes milieux politiques de Londres, voire dans certains cercles du Canada.11 s’agissait pour eux d’employer le roi et la reine à une tâche particulièrement délicate; d'en faire ici les ambassadeurs, les mieux vus au monde, de l'idée, du prestige, de l’intérêt britanniques.Ni le roi ni la reine n’ont paru verser dans cette duperie, si l’on peut dire.Le Canadien le plus pointilleux ne saurait rien leur reprocher, même à ce sujet.Us ont été jusqu’ici d’une admirable autant que sobre discrétion.Et de cela tout le monde, chez nous, devra leur en avoir un gré infini.* Un journaliste américain en vedette a bien prétendu marquer, dans une de ses dépêches, montée en épingle (Star et Presse de Montréal, Action catholique de Québec, 5 juin), que parmi les buts déjà atteints de ce voyage il y avait ces deux-ci: la réintégration du Canada dans le Commonwealth des nations britanniques; la consolidation de l'unité de l’Empire anglais, dont le Canada aurait été en train de se détacher, par crainte de se trouver entraîné avec l’Angleterre dans les guerres d'Europe.En fait, si ce que ce correspondant écrit sur l'accroissement de popularité personnelle du roi et de la reine est exact, si ce qu’il dit de l’attachement plus grand à leur roi et à leur reine des sujets qui les ont vus en personne est fondé, le reste est pure hypothèse.Les Canadiens, — du moins ceux de langue française, — ne sont ni plus impérialistes ni plus loyalistes qu’ils ne l’étaient avant le débarquement des souverains sous les murs de Québec.On peut dire cela aussi des plus Canadiens parmi nos concitoyens de langue anglaise.Ils ont vu leur roi, leur reine; notre fidélité à l’égard de la famille royale se nuancera désormais d'un sentiment d'affection ! personnelle.C’est tout.Nul impérialisme ne l'entachera, j Aucun de nous n'est sentimental à ce point que, d’avoir vu dix ou vingt secondes, une ou deux heures durant même, le toi et la reine du Canada, de les avoir entendus, | cela fera que nous nous sentions liés indissolublement et | pour l’éternité à l’Empire britannique, à toute sa politique internationale, à ses aventures bellicistes.Nous distinguons entre le roi et la reine du Canada et Londres; entre le Canada et les intérêts, les complications, les aléas de la politique impériale.Notre roi est roi du Canada, nous sommes ses sujets, loyaux et fidèles comme il convient.Etre sujet canadien, ce n'est pas être serf de l’Angleterre au point d aller confondre les deux.Us ne se confondent pas, nous ne les confondons pas.Le voyage royal, à la veille de se terminer, ne fera pas que nous les confondions.Qu’on ait pu croire en hauts lieux à cette confusion des esprits, c'est l'indice que l’on voulut faire de ce voyage un puissant engin politique, au profit des projets impériaux.On l’a marqué ici même, sitôt l’idée de ce voyage lancé, les impérialistes à longues visées se proposaient un but étroit: et leur presse, ici, a travaillé de son mieux à interpréter à sa manière la façon dont nous avons reçu nos souverains.* * * Les manoeuvres des uns et des autres ont peut-être impressionne dans le sens impérialiste des milliers de gens, — et cela même n’est pas certain, — ailleurs que dans notre province, dans nos milieux.Ce que nous retenons, nous, de ce voyage, c'est la discrétion, la dignité, le charme de nos visiteurs, l’hommage qu'ils ont rendu avec sincérité tant à notre langue qu’à notre race.Us ont droit de compter sur notre souvenir admiratif, sur notre durable fidélité.Quant aux gens qui voulurent manoeuvrer, à la faveur de cette visite, pour avancer les buts de politique extérieure de Londres, leur excès d'habileté n'aura dupé personne, sauf eux-mêmes.Baptiste est hospitalier, accueillant, cordial.admiratif.mais il connaît 1a vieille histoire du cheval de Troie.Dès avant l’arrivée de YEmpren of Australia à Québec, nos gens savaient de quoi il en retournerait.Us ne se sont pas laissé passer au cou les fers du cheval de Troie.Us voient trop clair, et depuis trop longtemps, pour se laisser si facilement empiéger.Ne sont-ce pas des arrière petits-fils de Normands et Normands eux-mêm«s?Georges PELLETIER Le 6 juin! Nous avons déjà nolé que l’on parait ignorer au ministère des Affaires extérieures d’Ottawa que la guerre civile espagnole est terminée et que le gouvernement canadien a reconnu, comme l'Angleterre du reste, le gouvernement du général Franco.Sur les passeports émis par le gouvernement canadien et qui, normalement, devraient permettre à leurs porteurs d’alier en tout pays, on continue d’ajouter, au timbre encreur, la formule suivante: \OT VALID FOR TRAVEL TO SPAIN, THE BALEARIC ISLANDS, THE CANARY ISLANDS, AND TOWNS AND TERRITORIES UNDER SPANISH SOVEREIGNTY IN AFRICA c'est-à-dire qu’on excepte spécifiquement de la formule Tous les pays que porte le passeport l’Espagne et les possessions espagnoles.Cela peut causer au porteur des inconvénients; cela, surtout, est d’une parfaite absurdité.Nous avons sous les yeux, maculé de cette sottise, un passeport daté du 6 juin.II est temps qu’on en finisse avec cette mauvaise plaisanterie.Ou qu’on nous dise si l’on prétend empêcher les Canadiens de visiter les pays espagnols.Alliance Herrlttge - Buck - Aberhart Le danger de cette alliance La crainte des deux vieux partis Le rapport de la Commission Sirois ne sera pas prêt pour le mois de juillet BiH«E du soir Les boîtes à fleurs Parce qu'elle était lasse, après toutes les tâches du déménagement; parce que jamais elle n'avait ellc-méme acheté de plants, elle i onttnuait à ranger dans la maison, il remuer des meubles, mais tout le temps l'idée des boites ù fleurs Vides l'obsédait.Il lui semblait qu'il serait difficile de les remplir.Chez le fleuriste, ce serait trop cher; et revenir du marché avec tant de plants sur les bras, était-ce faisable?.Tant de plants! Tant de plants qu'il faudrait pour cès deux longues holtès à fleurs! Et elle fatiguait tous les matins un peu plus de les voir malgré elle encore vides, èl de n'avoir pas déjà réglé cette question.On lui avait bien dit qu'il était imprudent de transplanter avant l'Ascension.Mais l'Ascension avait passé, et aussi la Pentécôte et la Trinité.Il était temps.Vn bon matin d'ensuite, étant Ou Ptarèhê pour des provisions, avec son sac déjà lourd au bout du bras, elle vil des étalages de capucines, de soucis, de pétunias et elle, décida de s'informer; ers jardi-niert passaient le soir devant chez elle.Si elle retenait des plants, ils viendraient bien les lui livrer,.Le jardinier consulté accéda vile à sa requête.Il crut qu'elle en voulait acheter toute une cargaison.Elle avisa une boite d’un pied carré toute brillante de jeunes fleurs, et elle, dit: —Il y a combien de plants, dans celle-là?—Trente douzaines.Trente douzaines! Mais si c’était ainsi, le jardinier n'aurait donc pas à passer chez elle?Ce dont elle avait besoin, elle pourrait remporter?—Combien vous en faut-il?Trois douzaines.Et dans un tout petit sac qui n aurait pas contenu cinq livres de sucre.elle revint parlant ses plants.Comme les boites à fleurs étaient, à l'heure de son retour, encore à l'ombre, elle put immédiatement mettre tout en terre; et peu de temps apres, tous ces plants grêles mais déjà fleuris .se balancé rent gentiment sous ses fenêtres.Les balles à fleurs étaient remplies.Les boites à fleurs s'étaient remplies presque sans frais: vingt-cinq sous, en tout.Presque sans travail; et cependant, en secret, la pensée de ees bottes à fleurs lavait Ira- ¦ cassée comme un drame, et pen-^ Bravo! Il y a toujours plaisir à souligner l’extension d’un mouvement heureux, — tel, par exemple, celui de l’histoire régionale.A Sainte-Thérèse une société s’est fondée, (jui est en train de fouiller et d'utiliser toutes les archives où Ton peut trouver des renseignements sur la vie locale.Combien de gens, en dehors de Sainte-Thérèse du moins, savent que cette vie locale remonte à plus de deux siècle et demi, jusqu’à la concession de la seigneurie des Mille-Iles à Sidrac Dugué, eh 1G86?Ce travail écrasant, dit de l'enquête entreprise noire confrère de la Voix des Millè-Iles, M.Lionel Bertrand, qui est en même temps secrétaire de la société d’histoire, ce travail écrasant a nécessité de multiples démarches, exigé des soucis et des veilles, imposé des sacrifices et commandé des fouilles qui se traduisent par un nombre très imposant d’heures de travail.D'ici la fin de juin, le travail ne cessera pas, anxieux que sont les membres de mener à bonne fin la tâche entreprise.Les uns à Ottawa ont consulte les archives nationales et y ont puisé des documents d'une indiscutable valeur historique; les autres, dans les voûtes des palais de justice de Montréal ou de Saint-Jérôme, ont tiré de l'oubli et de la poussière de \ vieux contrats qui, en plus de don-1 ner une orientation sûre, deviennent de précieux auxiliaires dans la reconstruction de notre histoire; d’autres ont parcouru tes archives paroissiales, les dossiers du diocèse, les registres municipaux et scolaires pour en extraire une série de documents, de faits et d’événements qui ont fixé la Société sur le développement religieux, commercial, industriel cl civil de Sainte-Thérèse.Le travail est écrasant, mais il a, c’est évident, donné beaucoup de joies à ceux qui l’ont entrepris.II permettra la publication d’une histoire de la paroisse.La société compte dix membres, sous la présidence du curé, M.l'abbé Langcvin-Lacroix, qui n’en esl pas à ses premières armes dans le domaine de l’histoire.A côté de M.l’abbé Langevin-Lacroix, il y a MM.les abbés Henri Lecompte ei Philippe Labelle, MM.les notaires Blanchard et Filiatrault, le Dr Claude Lamarche et MM.J.-Albert Pilon, Analole Déearir, Roland Gadbois et Lionel Bertrand.A tous ees messieurs, nous adressons respectueusement un bravo! Pour les plages dont ces quinze Jours où il lui avait fallu s'occuper d’autre chose, elle les voyait comme une montagne qu’elle aurait à soulever.Maintenant, elle chantait par la maison, elle se sentait légère, comme chaque fois qu’une grande tâche était accomplie.Un poids était enlevé de ses épendes: et ce poids, en réalité, n’avait été qu’une plume.Son imagination lavait seule appesantie.Alors, si elle chantait, c'était prut être surtout en tirant la leçon j des boites à fleurs: en se disant qu'au prochain problème qui, dans sa vie, lui paraîtrait insoluble, clic aurait la sagesse de sc rappeler celui qu'elle venait de résoudre.Et d attendre, d attendre les peines réelles, les véritables fardeaux, avant de souffrir ainsi vainement d'un poids illusoire, El.par anticipation, si inutilement lourd! Michelle Le NORMAND 7 juin mu.“n page 7 : La Vie agronomique, par Armand Létourneau.Chaque année l’on se plaint des scènes qui se passent sur certaines plages, où d’aucuns en prennent vraiment trop à leur aise avec la morale cl les convenances.Le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal rappelle que la loi reconnaît aux conseils municipaux le droit d’édicter des règlements pour interdire les abus.On peut même se procurer le texte d'un de ces règlements au secrétariat du Comité des Oeuvres catholiques, à la Palestre nationale, 840, rue Cher-rier, à Montréal.Aux intéressés d'en profiter.0.H.Ottawa, 10.— Les vieux partis commencent à s’intéresser sérieusement au nouveau mouvement politique lancé par M.\V.D.Herrid-ge, ancien ministre du Canada à Washington et beau-frère de M.H.B.Bennett.Et quand un parti s’intéresse à un autre, ce n’est pas dans l’intention de l’aider mais bien de lui enlever toute chance de faire des gains au point de vue électoral.Aussi n’est-il pas surprenant de constater que la propagande officielle du parti libéral s’attaque à M.Herridge et à ses amis.Elle le fait de façon — que les dieux nous pardonnent — à ne pas nous faire croire tout ce qu’elle accumule sur le dos de cet aventurier politique qu’est M.Herridge, 11 y a, malgré tout, quelque chose de bon, voire d'extrêmement important à retenir des colères de la propagande libérale; c’est que les compagnons et appuis de M.Herridge ne sont pas tous recommandables.M.Herridge qui.après avoir joué un rôle obscur dans les rangs du parti libéral, est devenu du jour æu lendemain premjer conseiller de M.Bennett et ministre du Canada à Washington, intitule son nouveau mouvement: The New Democracy.Ce nom, parait-il, contient un appel nui ne déplaît pas aux Anglo-Canadiens, alors qu’il nous parait absolument vide de sens.La Nouvelle démocratie ne nous dit rien qui vaille en raison précisément des amis de M.Herridge.L'appui des communistes L’ancien conseiller de M.Bennett aura tout d’abord l’appui du parti communiste canadien.Cela seul le rendra suspect au Canada français et partout au pays où Ton envisage le communisme comme l’ennemi îe plus dangereux de Tordre social et de la démocratie.Tl y a quelques semaines le secrétaire du parti communislc, M.Tim Buck, — celui-là même qui posera sa candidature dans Hamilton aux prochaines élections fédérales générales, — a annoncé que son parti appuierait le mouvement de M.Herridge.Le journal communiste de Toronto, The Clarion, met ses colonnes au service du groupe nouveau.Les communistes prétendent que le programme de M.Herridge contient plusieurs articles qu’ils réclament depuis des années.L'appui de M.Aberharf M.William Aberharf, premier ministre de l’Alberta, est sur le point, à ce qu’on rapporte, de placer son organisation politique et son propre parti au service de M.Herridge.Le 12 mars dernier, M.Aberhart disait que le pays devait porter au pouvoif un parti nouveau et progressiste du genre de la Nouvelle démocratie.Le 9 mai, après une entrevue qu’il avait eue avec M.Herridge, M.Aberhart avait été moins catégorique, mais on est porté à croire que lorsque le momenl sera venu, le chef du Crédit social en Alberta n’hésitera pas à servir sous la bannière du beau-frere de M.Bennett.Il en sera probablement ainsi des créditistes fédéraux.C’est dire que, dans le motive ment de M.Herridge, on rencontrera les éléments les plus hétéroclites: communistes, radicaux, partisans de la réforme de la monnaie et du crédit, etc, etc.On ne s’y reconnaîtra plus.Tous ces gens se réclameront de la Nouvelle démocratie.Lorsqu’il y a quelques mois des jeunes gens d’Ottawa et de Hull s’étalent réunis pour discuter de l’opportunité de demander a M.Herridge de diriger un tel mouvement, nous avions prévu les dangers de ces alliances.Mais le seul fait que Tim Buck et son parti sont en faveur de M, Herridge nous rend ce dernier suspect.C’est pourquoi il faut sans retard donner Ta-lerte, lors même que le Citizen, d’Ottawa, n’y verrait que feu et flamme.Les deux vieux partis Où nous nous séparons même de la propagande officielle du parti libéral, telle que présentée dans The Canadian Liberal Monthly, c’est lorsqu’elle invoque pour principal argument contre la Nouvelle démocratie, le fait que le mouvement de M.Herridge a pour objec-iîf la destruction des deux vieux partis; le parti libéral et le parti conservateur.A croire la propagande libérale, les vieux partis sont ce qu’il y a de mieux au monde et il faut conserver, selon l’expression récente d’un ministre.Tordre de choses établi au cours des ans par les vieux partis”.Leur disparition serait donc un malheur irréparable.II faut, de toute évidence, placer la discussion des dangers du mouvement de M.Herridge sur un tout autre terrain, car, à notre avis, la mauvaise politique des deux vieux partis depuis une dizaine d’années est responsable de la naissance d’un mouvement comme celui que Ton s’apprête à combattre.M.Herridge en s’alliant à M.Tim Buck, ou le parti communiste en s'alliant à M.Herridge, tue le groupe avant qu’il ait eu le temps de prendre son essor.Le programme de M.Herridge est encore bien vague, mais ce qu’il contient de plus clair est un tissu de réformes qui, si elles étalent mises en vigueur, risqueraient de mettre en danger le régime démocratique que Ton prétend défendre et sauvegarder.Si l’alliance Herridge-Buck-Aber-hart se consomme officiellement, si les trois groupes unissent leurs forces pour lutter contre tous les autres partis — la CCF comprise — il n’y a pas de doute que cela représentera une certaine force.L« danger dt cette alliance L’alliance, en multipliant les candidats, rendra précaire le succès de maints candidats conservateurs et libéraux.C’est sûrement là l’aspect (Suite à 1* ’âge 3) Le carnet du grincheux ?e- ?McGill gagne-t-il de l’intérêt à tou-(ours perdre son principe’?le le -K M.Roosevelt accueil!* le roi; "Well, at last I greet “you”.C’est très cordial, mais très incorrect.Le roi rétablit tout de suite le cérémonial: “Mr.President, it is a pleasure for Her Majesty and myself to be here.” ?Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont les deux plus grandes démocraties du monde.D’accord, mais la mère seule a gardé un roi et des manières.Elle n’a encore rien de la démocraasie.* ?Le cynique dit: “En Allemagne, tout est défendu de ce qui n’est pas permis.En Angleterre tout est permis de ce qui n’est pas défendu.En France, tout est permis de ce qui est défendu.” * * * M.Herbert Marier n’a pas assisté au diner de la Maison Blanche parce que malade Veut-on savoir de quoi il souffrait?Tout simplement d’avoir pris connaissance du menu, * * » Quand Georges VI aura perdu M.j King, il épousera le malaise de l’homme | qui avait perdu son ombre.* * * Sir Eugène Fiset i Spencerwood! — | (s’il reste encore un Spencerwood I quand il voudra y allerPl C’est une dé- | licatesse de M.King envers les Cana- j diens français qui seraient tentés d’ou- | blier l’un de leur plus beaux titres de | gloire, à savoir que le sous-ministre de i défense, au temps de la conscription, I c’était le futur sir Eugène Fiset.La Grincheux Mme Roosevelt servira des her dogs lors de sa réception au Roi et i la Reine.Pourquoi pas des Boston baked beans pour remplacer un autre Boston Tea Part»?Et pourquoi pas du Pop?* * M.King était à Washington, comme il sera à New-York, comme il fut, au Canada, partout où le roi est allé.Ça n est pourtant pas pourrir ce Kini-lè |sej^ ^ A,cide Ebfay En page 2 : Lettre d'Europe.— A la Société des Nations.— La 105e session du Con- qu’accourent l«i multit i Procession de la Fête-Dieu au village Pieusement, en longue file, Sous le ciel de juin embrasé, La lente procession défile.Sur le grand chemin balisé.Avec son air le plus honnete, — On dirait une sangle au corps, — Simon, le bedeau, marche en tète Dans sa soutane à galons d'or., Suivent en chantant des cantiques.Petits bougons pleins de ferveur, Avec des maintiens angéliques.Deux par deux, les enfants de choeur.Apres —- de plus grandes maniérés — Viennent les filles du couvent; — Celle qui porte la bannière C’est Thérèse à Jean-Paul Durand.Les femmes, jeunes en robes claires Et vieilles en noir mantelel.Le front qui penche vers la terre Et récitant le chapelet; En leurs beaux habits du dimanche, f.es hommes gauches, embrouilles, Suant dans leurs chemises blanches, Le conseil et les marguilliers.Paré, le maître-chantre entonne “Fange” d’une voix de faussé! Et le choeur de chant s'époumonne A le relancer au verset.( eux qui n’ont pu lui faire escorte Pour d’indiscutables raisons A Jésus leurs grâces apportent, A genoux au seuil des maisons.Au grand clocher chantent les cloches: “Simples et rudes paysans, ' Paix en vos coeurs; Jésus approche.“C’est Dieu dans le Saint-Sacrement".Et, dans le pur décor champêtre Que nul fol orgueil n'attiédit.L Ostensoir dans les mains du prêtre Sous Tardent soleil resplendit.¦l'incline mon front misérable Devant les rustres que je vois Et je songe à la pauvre étable Où naquit ihumble Roi des rois.,4 l'or, à l’encens, à la myrrhe, Aux princes venus d’Orient Devant son candide sourire Etaler leurs riches présents.Aux petits à la foi si grande; Ceux qui vinrent en premier lieu.Avec de rustiques offrandes, Offrir leur âme à VEnfani-Dieu; Que, sensible à tous les hommages, Jésus, à ce qu’on peut juger, Mieux encor que celui des mages Aima l'hommage des bergers.Lionel LEVEILLt LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 10 JUIN 1939 VOLUME XXX — No 134 4’ancien système des alliaHces; mais ils peuvent continuer à agir de con-1 I cert avec elle en ce qui concerne la ' , seconde partie de sa mission.Pendant longtemps, l’Angleterre i lavait été le pays qui avait eu le | ; plus foi en la Ligue imaginée par Lettre ^Europe A la Société des Nations — 1 • * » I *» i vj uiv iiis_ ia l CVUA vjmj o waa T -fl S's* 00i 1 ¦ 1 ^ t!^00- LcUç foi était sincere, quoi- paient à leur indépendance.La 105e session du Conseil ^ ^ * -, ^ .',ir la Ll«ue a fs f,"s POhUquef.v avaU deilx aulres objets: la ques- ___a Lit^VeLw pAfomlr.no ! Le gouvernement avait coutume de e( ccjle ties îles’ L’impression produite par cette ; attitude de la Ligue a été peu favorable.Non seulement, a-t-on dit, | elle était incapable de protéger l’in- j dépendance de ses membres, maisl elle n’osait pas même désavouer ca-| tégoriquement ceux qui s’eu pre-1 Les Soviets ou Conseil — MoVsky remplace Potemkine __ Un verdict anglo-français sur la Ligue — Des victimes abendonnées: Albanie, Tchéco-slovaquie et Chine — La question des Iles d'Aland et Tabstention de la Ligue Le 30 mai 1939.j commissaire n'eût pas encore eu le Ta 105e session du Conseil de la j temps de s’initier aux affaires de Société des Nations n'a pas fait [ sa charge, soit que son Ignorance avancer d’un pas la solution des ! de toute langue étrangère dût lui questions pendantes.En revanche, rendre difficile son intervention à elle a présenté un grand intérêt, (ienève, il fut décidé qu'il n’y vien-mais d’ordre négatif, à cause d’une drait pas.Il devait y être remplacé intervention conjointe de l'Angleterre et de la France destinée à définir l'attitude future de ces deux puissances à l’égard de 1 organisme international de Genève.D’autre part, la manière dont l’Union Soviétique est intervenue Nos éptrémérides 10 juin 1791 Notre premier régime parlementaire gou manifester sa foi en la Ligue en mentionnant, dans les discours du trône, qu'elle était le cadre où se mouvait la politique nationale.Mau l’évidence finit par s’imposer même aux Anglais.Ce fut, pour eux, une date déplorable lorsque, pour la première fois, il ne fut pas fait mention de la Ligue dans le discours du trône.Dans la suite, M.Chamberlain a plusieurs fois exprimé son scepticisme à son égard.En France, la foi en la Ligue i avait été ébranlée avant qu'elle no l'eût été en Angleterre.Néanmoins, les deux “grandes démocraties” de l’Occident passaient pour ses plus fidèles adhérents et ses plus sûrs soutiens.Or, des déclarations faites par lord Halifax et M.Georges Bonnet à la 105ème session du Conseil, d est résulté que les gouvernemenls anglais et français se sont ralliés à | l'opinion courante mentionnée plus Lorsqu'on songe aujourd’hui à adoption de l’Acte de 1791, par par M.Potemkine, qui avait déjà rempli ce rôle quand il était ambassadeur à Paris.La personnalité qui représenterait ITTnîon Soviétique à Genève était d’autant moins indifférente „ ________ , que c’est elle qui, en vertu de l’or- à cette session a été aussi l'objet de dr(.alphabétique, devait présider la | quelque intérêt.105e session du Conseil.Le pré-: _ , , * * * «frient du Conseil est, en effet, dé- haut: impuissance de la Ligue en Quand M.Litvinof était commis-1 signé par l’ordre alphabétique, | matière politique; nécessité d agir saire du peuple aux Affaires étran-; tan(ijs que ce|uj de l’Assemblée gé-1 gères de l'Union Soviétique, c’est nérale annuelle est élu.toujours lui qui était à la tête de la j Or, H se trouvait que la convo-rfélégation de son pays.U était gé- ; cation rie la 105e session coïncidait nèralement assisté par l’ambassa- j avec les pourparlers qui se pour-rieur soviétique à Paris.Jusqu’à une J suivaient entre l’Angleterre, la époque récente, cet ambassadeur j France et l’Union Soviétique en était M.Potemkine.Après que ce- vue de la conclusion d'une alliance lui-ci eut été nommé commissaire ; tripartite entre ces trois puissances, du peuple adjoint aux Affaires j \ ia demande du gouvernement so-étrangères, il fut remplacé par M.j viétique, la session du Conseil fut Sourit/, qù’on a déjà vu plusieurs retardée d’une semaine.On admit certaines obligations de caractère particulier, orientées vers des buts .- - -i- - spécifiques et bien définis.Toutes avant été remplacé par M.Molotof.• ment pour que M.1 otenikinc put | ces obligations assumées par nous avoir à Genève des entretiens utiles i uri principe commun: la résis' fois à Genève.I qu’il s’agissait de permettre à ces M Litvinof, tombé en disgrâce, j pourparlers de progresser suffisam- en dehors d’elle, tout en se conformant à son idéal pacifique; mais reconnaissance de ce qu’elle peut faire en matière sociale et humanitaire.Faisant allusion aux “changements survenus en Europe depuis septembre dernier”, lord Halifax a dit.tion chinoise d’Aland HflB _____ La Ligue est saisie depuis assez||es Communes de Londres, on ne longtemps déjà d’un “appel du gou-1 pcut s’empêcher de penser que le vernement chinois" contre le Ja-: Parlement anglais, en adoptant cet-pon.à cause de la guerre non dé-i te mesure qui confirmait aux Ca-clarée que celui-ci fait a la Chine.| nadiens l’usage de leurs droits rç-Le gouvernement chinois n’espère ligieux.civils et judiciaires, avait plus de la l.igue une aide militaire j tenu tête a un groupe de fanati; contre le Japon.Mais il voudrait ques de la province de Québec qui que fussent accordés à la Chine tels; rêvait d’asservir l’élément cana-secours financiers et économiques j dien-français.Sur quel principe que le Pacle prévoit et permet.La s’était basé le vieil instinct britan l.igue a adonlé comme procedure, nique pour passer outre aux pro-sans rien faire elle-même, de re-j testations anglo-canadiennes.Lotti commander à ses membres, surloul ] Grenville le dévoila lorsque la me à ceux qui onl des inlérêls en Extrè- ! sure fut présentée à la Chambre des me-Orient.d’intervenir en faveur de I lords: "La province du Lanada la Chine dans la mesure de leur! (entendez: de Quebec) différé par pouvoir.C’est ce que le Conseil : sa situation des autres possessions qu’ils ont vécu trop longtemps à I étranger.Nombre de Juifs renou-vellent leurs tentatives de passer i la frontière en contrebande aussi longtemps qu’ils n’ont pas réussi ! ou été arrêtés.Les Juifs polonais espéraient que la Pologne adopte-: rait des mesures de représailles : contre l’Allemagne, ce qui leur au-| rail peut-être .o ; demeurer où ils se irouvent, mais j i rien n’indique que le gouverne-1 j ment de Varsovie s’apprête à pren-, dre de telles mesures.Parmi les Juifs dont les nazis tentent actuellement de se débar-1 rasser, il faut ajouter aux Juifs po-i louais et à ceux qui habitent la Prusse orientale ceux qui ont été arrêtés l’automne dernier et élargis après avoir fait la promesse de quitter l’Allemagne.Nombre d’en-j tre eux n’ont pas réussi à obtenir de passeports et la police les avertit aujourd’hui qu’il leur faut redoubler d’efforts s’ils ne veulent pas retourner dans les camps de concentration.vient de faire de nouveau.Il a aussi exprimé le voeu qu’une enquêle soit faite sur les bombardements aériens auxquels se livrent les Japonais.Chaque fois que celte satisfaction platonique est accordée à la Chine, celle-ci l’accente, mais à la britanniques en Amérique.Elle n’est pas une colonie fondée ou originairement conquise par ce pays, et dans laquelle les lois de la Grande-Bretagne pourraient être transportées; mais c’est une pro-.mn„ .vince éonquise sur une autrena- i'Vi n ri i * i (ion, une colonie possédant déjà un ( unui- * > —„ a„ i;r.,»»« în/tiictrio tïorî.DOULEURS migraines névralgies MAUX de DENTS MAUX de TÊTE LUMBAGO RHUMATISME INSOMNIE mx San* annul pour I* coeur ni l'aatomae Rapidité d’action Agent général au Canada t ALFRED OUIMET 84 E rue St-Paul Montréal Effet persistant Economique TOl'TES ~Lfs PHARMaros ' j "• ¦ , ; dans le iiaui-c.anaua une pupiuanw».ment chinois soit revenu déjà plu- d.une différente sorte.Eu egard a ces deux classes d’habitants, on a jugé opportun de diviser la province en deux: le Haut et le Bas- sieurs fois devant le Conseil et qu’il y reviendra sans doute encore.Quant à la question des îles, >1I1LC tl, .j d’Aland, elle oppose l’Union Sovié- ranafla'ona aoueié préjugés l’at- “1 ar suite de ce qui s est passe, tique à la Finlande et à d’autres, lâchement des habitants français nous avons estime devoir assumei Etats de la mer Baltique notamment j ,ju Canada pour leurs coutumes, la Suède.! jeurs i0js et leurs moeurs, qu’ils Ta question se posa de savoir si c’était le nouveau commissaire du peuple qui représenterait l’Union «nviêtimip à la Société des Na- Soviétique à la Société lions.Provisoirement du moins, cette question a été résolue par la négative.résolue Soit que le nouveau Avis de décès DECARY — A Montréal, le 8 juin 1939, est décédé, à l'âge de 65 ans et 8 mois, Joseph-Placide Decary, époux d’Eugénie Morin.Les funérailles auront lieu lundi, le U courant.Le convoi funèbre partira des Salons mortuaires Georges Vaftde-lac.Liée, no 120 rue Hachcl est, a 8 h.15, pour ralliement au no a J ou rue Hutchison, à 8 h.30, pour se rendre à l’église St-Viateur ri (Hure-mont, où le service sera célébré a 8 h.45.Et de là au cimetiere de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d y assister sans autre invitation.NECROLOGIE BEAUDOIN — A Montréal, le 8 X 12 an*.Mme Joseph Beaudoin, née Joséphine Da- EfEEAUREÜARD - A Montréal, le M un».Mme Frédéric Beauregard, née Reglna ^BEm'e-ISLE — A Montréal, le 8.a 23 an" Charles-Arthur Belle-Isle, tils de feu j -A.Bel le-Isle et.de Honibellne OéUn*s.BERNARD — A Montréal, la 8.8 76 ans, Mme veuve Jean-Baptiste Bernard, nee Herménéslme Pelletier., BESSETTE — A Montréal, te 8, à 12 ans.Claire, fille de Georges Bessette et d'Anas taste Ménard.„ , .BRETON — A Montréal le 8, à 20 an» Thérèse, fille d Eugène Breton et de Buy Slieridau.„ ^ ci COUSINEAU — A Montréal le 8.a 57 ans, Mme Arthur Cousineau, épouse en 1res noces de Ferdinand Brochu, en 2es, fions avec les ministres des Affaires étrangères d’Angleterre et de France, lord Halifax et M.Georges Bonnet.Grande fut donc la surprise, et grand aussi le mécontentement, lorsqu'on apppril que M.Potemkine ne viendrait pas, alors qu’on avait ajourné la session du Conseil pour lui permettre de venir.On interpréta l’événement de deux manières: ou bien les pourparlers en cours n’étaient pas suffisamment avancés; ou bien le gouvernement soviétique, en n'envoyant pas M.Potemkine à Genève, voulait garder plus d’indépendance en ce qui concerne ces pourparlers.II fut donc décidé par Moscou que l'Union Soviétique serait représentée à Genève, non pas par M.Souritz, son ambassadeur à Paris, mais par son ambassadeur à Londres.Aï.Mnïsky.Ce choix s’ex-nliqimit par te fait que c’est cet nm-! bassadeur qui avait commencé les i pournarlers russo-anglais avec lord ! Halifax.Mais qu’on remarque ceci, qui a son importance: toutes res consi-: derations n'avaient rien à voir avec l'activité du Conseil rie la Société des Nations.U s'agissait rie ces trae tance à l’imposition de solutions par ta force — qui.si elle continuait, précipiterait nécessairement la civilisation dans l’anarchie et la des- L’archipel des Aland commande à la fois le golfe de Botnie, qui sépare la Finlande et la Suède, et le golfe de Finlande, au fond duquel se trou- préfèrent à celles de l’Angleterre.Je dis qu’un tel attachement mérite un meilleur nom que celui de préjugé.C’est un attachement fon- ve Léningrad, et qui est désormais} cé sur la raison, et sur quelque la seule fenêtre de TUnion Soviêti-1 chose de mieux que la raison, sui que sur la Baltique.Ces îles ont ap- les meilleurs sentiments du coeur partenu à la Russie aussi ionglenipsj humain".La nouvelle (constitution truction.Les mesures spéciales qui rjue ]a Finlande lui a appartenu.I reçut la sanction royale le 10 juin entreprises par le gouvernement Mais, en 1858.le traité de Paris, quij 1791.11 juin 1806 Les débuts de l'industrie forestière de l'Outaouais de Sa Majesté n’ont pas emprunte l’intermédiaire de la Société des Nations.Etant donné les circonstances, cela eût été impossible.Toutefois, tout ce que le gouvernement de Sa Majesté a fait est strictement conforme à l’esprit du Pacte.” Faisant ensuite allusion aux négociations en cours pour la conclusion d’accords internationaux, lord Halifax a dit que, lorsqu’elles seraient achevées, le gouvernement anglais “saisirait une occasion favorable pbur en communiquer le résultat à la Société des Nations.” Discrètement, mais clairement, lord Halifax a indique de la manière suivante la leçon qu’il convient de tirer des derniers événements en ce qui concerne la Ligue: “Je pense qu’on sera, en général, d’accord pour estimer qu’ils ont eu une répercussion inévitable sur l’influence politique et Tactivilé de la Société des Nations.Il ne saurait en être autrement, et nous de sincérité avait mis fin à la guerre de Crimée, avait imposé à la Russie leur démi-litarisation.Cela n’avait pas empêché la Russie de les fortifier pendant la Grande Guerre.La Finlande, à la suite de cette guerre, élan! de venue indépendante, elle reçut les j Lorsque Philemon Wright arriva les d Aland en partage mais avec à Montréal, le 10 février 1800, il ! obhgalion de ne pas les fortifier.| était à !a tête d’une caravane de Celte situation nouvelle est résultée: Cjnq familles dont les bagages r , ,t;a.u.e S1^nc .e,n.1921, mais au-; étaient traînés sur sept sleighs par que! 1 L mon Soviétique n était pas; quatre chevaux et huit boeufs.L** Pa’’be.: curieux convoi prit immédiatement A cause des derniers événe-!la route d’Ottawa et arriva sur le menls et des risques de guerre qui i site de Hull, le 7 mars suivant.On existent, la Finlande a estimé qu’il j se mit immédiatement à l’oeuvre et était nécessaire à sa sécurité que les i l’on éleva quelques maisons.La îles d’Aland fussent fortifiées.E'les> forêt s’étendait sur un vaste terri-s’est donc entendue avec les puis-Uoire et Wright se mit courageuse-sances signataires du traité de 1921, j ment à défricher la terre.Cepen-notamment l’Allemagne, la Suède et'dant, au début de janvier 1806, il le Danemark, et elle a obtenu d’elles obtint la concession de 13,262 acres labons “en marge” de la Société.! manquerions rie sincérité vis-a-vis qui prennent de l’importance au ; ^ nous-memes el du monde si nous noinf d’pcljpser les travaux de la j nous refusions à le reconnaitie.Cç-Sooiété elle-même.de feu Arthur Cousineau.COUTE' A Montréal, le 8, a 70 an».Joseph-Alphonse Coutu, époux en 1res noces de Délia Meunier; en 269, de Marie-Emma Roy.„ .DECARY — A Montréal, le 8, a 6.3 ans, Joseph-Placide Décary époux d’Eugenle Morin.DESFOSSES- A Montréal, le 7.a 75 ans, Thomas Desfossés, époux rte feu Marie-Louise Pelletier.DROLET-MASSUE — A Montréal, te ü.Mme veuve Gustave Drolet-Massue, nee Lucrèce Plante CASCON ~ A Montreal, le 7, a 25 au*.Jean-Paul, fils de feu Napoléon Gascon et de Celtna Lafond.LABELLE — A Montréal, le 7, Mme A.Labelle.née Alblna VaiUancourt.‘ A Montréal, le 7, à 50 A ce pronos, il s’est trouvé un journal suisse pour exnrimer la crainte qu’il no se produisit une confusion.Une alliance, dirigée contre certaines grandes puissances voisines de la Suisse, sorties elles-mêmes de la Société des Naso négociant à Genève, au- tour do la Société, celle-ci ne pourrait-elle pas être confondue avec celte alliance?La Suisse ne pourrait-elle pas être compromise, comme manquant à son devoir de neu- ! pendant, j’aimerais dire nettement que le gouvernement de Sa Majesté s’en tient aussi fermement que par le passé à l’idéal de coopération internationale dont la Société des Nations a été et reste le symbole.” Puis, voici la fiche de consolation en ce qui concerne le rôle positif de lajp'gtf** “Je suis heureux de penser que de nombreuses nations qui ne sont pas membres de la Société des Nations continuent à comprendre pleinement toute la valeur que pré- tralité?Te journal allait jusqu’à en-J sente l’oeuvre humanitaire de la So- visager la nécessité, pour la Suisse, de sortir de la Société,, si celle-ci apparaissait comme devenant l’instrument d'un groupe de puissances.contre un autre groupe.En fait, surtout depuis la démission de l’Espagne franquiste, la Société tend à être l’organe des puis- LAFRAMBOISE — A Montreal, le 1, a au I ans, Mme Anthime-A Laframbo.se, neé sances dites démocratiques ton-Aurlsr Joiicoeur.| tre les puissances dites “totahtai- LAROCQUE - A Montréal.!v 9.à 7b ana.rcs-’ Bernard Larocciue, époux en 1res noces rte : leu EUza Curdtn; en 2e», de Francine Quoi qtl il en soit, nous avons Beauregard.! donc vu apparaître à Genève un LAVAT,LEE — A Ottawa, le 8, fl 78 au», tiersoo 11-id' nouvcui M Muiskv nui Elodie Charbonneau, epous" de feu Leon- pci sonnage nouvt .iu, Al.Aiaisht, qui ce Lavallée.a preside, pas plus mal qu un au TEEPAMER a Montréal, ic 7.a t tre, du reste, la session du Conseil, ans.François-Xavier Trépanier, veuf de ' Wiihelmtne Bazlnet.PEPIN —- A Montréal, le 8, à 69 ans.Louis Pépin, époux d’Adéline Leclerc.FICHE — A Montréal, le 8, à 56 ans, Gédéon Plchè époux de feu Marie-Louise Pelletier.PICHET — A Montréal.le 7, 8 90 ans, Mm3 veuve Napoléon Pichet, hec Elise Arlal PREVOST — A Montréal, le &.A 47 ans, ! Mme Emile Prévost, née Marguerite MU- i c.hell.SAUVE — A Montréal-, le 8, a 79 ans, Isidore Sauvé, époux de feu Adéüne Gué- I sitnalée p]us ,liUlt.SOUMIS — A Jollette, le 8, k 76 ans, Mme veuve Joseph Soumis, née CêUua Notseux.TRUDEAU — A Montréal le 9.A 34 ans, Bernard Trudeau, éppux de Gilberts Cyr.TURGKON — A Montréal, le 8, a 69 ans, Mme veuve Solyme Turgeon.née Rose Racine.VAN UYTFANC — A Montréal, le 8, A 67 ans, Gilles Van Uytfanc dit Franck Dufresne, époux de Phllomène Bulle.Ce (Uplomnte soviétique, comme M.Litvinof, s’est exprimé en anglais, l’tme des deux langues officielles de la Ligue.M.Potemkine, lui, s'exprimait en français, de même que M.Souritz.* W * C’est au début de cette tOôème session que s'est produite l’importante intervention anglo-française ciété, accomplie par l’intermédiaire de ses organisations du travail cl d’hygiène, de son organisation sociale et de ses autres organisations techniques.” En terminant, lord Halifax a exprimé l’espoir que le moment viendrait où toutes les nations collabore- I‘abrogation de la clause de démilitarisation.L’Union Soviétique n’étant pas de terrain dans le canton de Hull.Scs ambitions s’élargirent et il se ____________________livra à l'industrie forestière.Le 11 pas partie au traité de 192L ta Fin- juin 1806, le premier cajeux débou lande estimait ne pas être obligée de la consulter, ni de soumettre la question à ia Société des Nations.Cependant, “par courtoisie”, elle a tenu ,i te faire.Mal lui en a pris, car elle s'y est heurtée à l’opposition de l’Union Soviétique qui craint que, en cas de guerre, une grande puis- Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de U- j brairie du "DEVOIR" 430 rue No- j tre-Dame (est), Montréal.TUE MOUCHES BIDONS DS 10 20 40 60160 01.Brut 1928 Champagne Bsut.$2.75 Havot Expéditeur: Leuit Hevot, Reims, France Politiques!- cha de la Gatineau dans la Grande-Rivières.C’élait le premier du genre à flotter sur tes eaux de la rivière Ottawa.Le trajet de Huit a Montréal prit 35 jours.L’année "suivante, le cajeux de Hull se rendit jusqu'à Québec.L’industrie grandit rapidement.En 1823, Wright déclara que plus dp 300 cajeux salaient Wright, cette industrie contribua considérablement au développement de Hull et de toute la région outaouaise.ri’oùe elle6 p0 l,ar Elle nous rem(>j.en mémoire un propos tombé sentencieusement dès lèvres d'un vlèux campagnard: “tl y a de* maisons où U grêle plus souvent en dédans du’en dehors." (2) Deux Journaux ont accodé beaucoup d'eipace à ce projet: la Gazètte et le Devoir.Dans ce dernier journal, le reportage de M.Emue Benoist aur lés travaux de la conférence et ses commentaires éditoriaux sur lè plàn Chagnon ont été.par l'originalité de la présentation et l’amplitude de l'information, ce qui s'est écrit de mieux dans la presse canadienne.Une vingtaine d'agronomes nous en ont fait expressément la remarque.Prix du beurre «t du fromage durant mars — avril — mai 1939 Daté MARS Bsurro Fromaga i t 22-1/4 v e 11-1/2 M 22-1/4 11-1/4 20 21-5/* 11-1/S 27 21-1/4 11 Date AVRIL Beurra Fromage 3 e 21-1/4 € 10-3/4 11 22 10-3/4 17 21-1/2 10-3/4 24 20-13/16 10-3/a Data MA 1 Baurro Fromage 1 é 20-1/16 e 10-7/16 8 20-5/16 10-1/8 15 20-3/16 9-7/1 22 20-3/16 9-11/16 neüement M.Bracken à l’auteur de ces lignes, onze wagons de volailles de TOuesJ franchissent les frontières de votre province.Ce n'est là qu’un petit fait.” Les chiffres de la production du beurre de là-bas donnent, eux aussi, à réfléchir.La question de la concurrence de l'Ouest se pose donc comme se pose la question de l’aide à l’Ouest.M.Chagnon — que M.Bracken a demandé â connaître et avec qui il s'est longuement entretenu __ est d’avis, lui, que la meilleure aide que nous puissions offrir à l'Ouest est d’acheter une portion du surplus qui congestionne le marché.“En aidant, nous nous aiderions”, conclut M.Chagnon.Son projet, justement qualifié de national, vaut d’être étudié.Relevons-en quelques passages essentiels.C’est un petit chef-d’œuvre d’exposition du sujet auquel il ne manque rien, pas même la note imnérialiste pour avoir l’oreille de certains messieurs.Nous ne pouvons le reproduire ici en entier.Tout de même, ce que nous allons en extraire sera un peu long.Nous nous en excusons, mais, à la lecture et à la relecture, on verra que tout s’enchâlne: 1 — “L’Ouest du Canada a besoin d’une politique de marchés qui soit inspirée par une vue d'ensemble de tout le problème.Des mesures d'urgence, Comme celles apportées jusqu'à ce jour, ne sont que des palliatifs et ne peuvent que remédier au problème sans le résoudre.2 — Celte politique aura pour but d'amener la confiance mutuelle et l’esprit de coopération entre les provinces de l’Quest et celles de l’Est.On ne peut obtenir un tel résultat qU’en adoptant une politique dont toutes les provinces, sans exception, profiterônt et à laquelle toutes les provinces devrniït aussi contribuer, si la contribution (par l’Etat ou autrement) est nécessaire.3 — L’Empire doit, lui aussi, être considéré.Et, à ce point de vue.comment le Canada pourrait-il cire plus utile à l’Empire qu’en lui permettant de compter sur une source d’approvisionnement régulière, fiable et suffisante de denrées alimentaires en temps de paix comme en temps de guerre?Le récent traité commercial anglo-américain justifie amplement, semble-t-il, cette question.Avantages d'une telle politique 1 Une efficace distribution de ces grains à travers les provinces de l’Est constituerait un débouché pour le surplus de l’Ouest.2 — En second lieu, on trouverait là la possibilité d’exporter des produits finis, ce qui est iou-jours plus avantageux, et on contribuerait ainsi à réduire le chômage par suite du travail supplémentaire que nécessiterait d’abord la distribution locale «le ces grains dans l’Est, puis l'alimentation et la préparation du bétail qui pourrait en être nourri.Le chômage est un chancre rongeur dans notre vie natiortale — quelque chose encore plus sérieux que notre problème du blé •— et l’adoption de ce plan pourrait au moins contribuer un peu à la solution de celte difficulté.3 __ Comme autre conséquence de cette mesure, on diminuerait et on arrêterait peut-être même l’exportation de notre fertilité à l’étranger.4 Enfin, on pourrait arriver à développer une agriculture plus progressive dans l’Est du Canada en rendant une plus grande fertilité à nos terres qui en ont tant besoin, et en nous aidant à balancer notre production de cultures fourragères et de graminées, grâce auxquelles il nous serait possible d’augmenter considérablement notre industrie animale.5 — Pour résumer, ce serait là une politique de caractère national, non pas seulement au bénéfice des provinces de l’Ouest, mais encore à l'avantage des cinq provinces de l’Est.Possibilités d une telle politique 1 — L’Ëst peut avantageusement employer le surplus des grains de l’Ouest en concenlrant scs récoltés principalement sur les fourrages et en développant ses pâturages.Les essais tentés sur les fermes expérimentales et l'expérience de milliers de fermiers de loutes les parties de l’Est ont déjà donné sur ce point des résultats décisifs.On devrait exploiter ces possibilités au maximum — et quant aux concentrés supplémentaires nécessaires, on les ferait venir de ces parties du pays spécialement aptes à leur production.2 — Ce que l’on a en vue ici, c’est un vaste programme balancé d’une production agricole pour le Canada considéré comme un tout — un système de distribution du surplus des grains de l’Ouest à travers les provinces de l’Est, grâce à laquelle ces provinces pourraient absorber des millions de boisseaux de grains qui leur permet-Iraient en retour d'augmenter, dans d’énormes proportions, leur industrie animale.3 — On, admet qu’il faudra faire les esprits à cette idée et qu'il faudrail apporter quelques changements dans les méthodes de èultures de l'Est.Mais si l’on venait à adopter une politique qui serait à l’avantage du pays tout entier, on pourrait cerlainement combler sur la coopération active dé tous les services de propagande, des organisations de féemiers, etc., etc, 4 — R v aurait cerlainement bien d'autres détails à régler; il faudrait nrganiser.par exemple, des canaux de distribution des grains à travers les provinces de l’Est, mais le ministère fédéral da l'Agriculture et les autres organisations privées ou publiques ont la compétence voulue pour ce faire.Et l’opinion publique, eroyoris-nous, serait entièrement favorable à un tel projet.” Y’asle problème, on le voit, qui appelle d'amples commentaires.On y reviendra à l'occasion.Loi concernan!' la protecNon dos moul'ons contre les - ' " ^~ ^—chiens- ta*:,-'.,.?,.»; errants ' m HÏÏÏÜÜL.Résumé de la loi de l’indemnisation des possesseurs de moutons But de la loi.Indemniser les éleveurs qui ont souffert des dommages causés a leurs mOutons par les chiens.Application de la loi.A toute corporation locale, sur présentation d’une requête au Conseil signée par au moins vingt contribuables résidents.Obligation* de la muniopahte.1’ Créer un fonds spécial d’indemnité, au moyen d'une taxe sur les chiéns: 2° Payer à même ce fonds une indemnité pour les dommages causés aux moutons La municipalité doit pésser un règlement à cet effet.Durée du règlement.Cinq ans, à moins que la matorité des requérants n’ên demandent plus tôt la révocation.Indemnité réglementaire.L'indemnité est payable à même le fonds spécial d'indemnité seulement.Le montant de l’indemnité est égal aux deux tiers des dommages causés, mais ne peut excéder $15 par mouton.La réclamation doit être faite dans les trois mois.Dans le cas d'un mouton errant, pas d'indemnité.Recours contre le posiesseur du chien.Celui-ci est responsable des dommages causés par son chien.Celui qui obtient une indemnité de la corporation municipale n'a dé recSurs contre possesseur du chien que peur l'excédent des dommages non compensés par cefté indîénmté.La corporation municipale a le droit de se faire rembourser par le possesseur du chien.Corporation an défaut.Si le conseil néglige d’adopter le règlement prévu, dans les soixante jours de la requête, la -poration est ténue de payer l'indémnité à même ses fonds généraux, Punition des infractions.Une amende maxima de $10.le uana Article 406 du Code Municipal Toute corporation locale peut faire amender ou abroger de* réglement* pour tènir les chiens muselés ou attaches; pour empêcher de les laisser errer librement ou sans leur maître ou autres personnes qui en prennent soin; pour imposer une taxe n'excédant pas $2 aux propriétaires de tout chien gardé dans la municipalité; pour autoriser tout officier nommé à caffé fin à abattre tout chien errant non muselé at considéré comme dangereux par cet officier.L'amende imposée pour contravention aux rêglemtnls faits en vertu du présent article peut être reccuvrce, sauf en ce qui regarde la taxe, contré les personnes résidant en dehors de la municipalité et dont les chiens sont trouvés en contravention avec ces règîemsnfs.Au programme • • • Exposition régionale de Lachutf : du 14 au 17 juin.Montréalais qui vous demandez où aller faire une course, poussez une pointe vers Lrtchu-le.Dans un petit pays pittoresque, vous verrez de très beaux animaux, et ee spectacle, tout en étant reposant, est plein de leçons de choses.Quant aux gens d’Argenteuil et des comtés environnants, leur devoir est de contribuer au succès de cette exposition.• • • Pimie-nique des Eleveurs de Holsteins.à Oka.le 29 juin.Y porteront la parole: MM.Elle el Dussault.Le premier exploite un remarquable troupeau de Holsteins : il parlera d’abondance, le second, comme à son habitude, charmera ses auditeurs.•••Le 17 de ce mois, départ d'un groupe de techniciens qui vont éludier sur plare en Nouvelle-Ecosse le développement de l’idée coopéra-liste insufflée nnr le célèbre Father Tompkins, de rtJniversité Saint-François-Xavier, à Anligonish.Pêcheurs, mineurs et agriculteurs sont engagés dans une politique économique des plus curieuses et aussi des plus prometteuses qui soient.L’originalité de leur tentative de restauration sociale — déjà riche de quelques brillantes réussites — consiste dans le fait qu’ils comptent plus sur eux-mêmes que sur l’intervention gouvernementale.Self help rather government help est l'une de leurs formules.Mon Dieu, comme cela nous change! Autre slogan: Not communism but a faith in communal effort.La création d’équipes d’étude est l’un de leurs modes d'action.Certains enquêteurs assurent que c’est l’une des expériences sociales les plus originales poursuivies en ce moment sur le continent.Parmi les voyageurs, en plus rie quelques fonctionnaires du ministère, il y aura des délégués de l’Institut Agricole d'Oka, de IT.'niversilé McGill, de l'Ecole des Sciences Sociales de Québec (le Rév.Père Lévesque, O.P.et plusieurs de ses élèves), de l'Ecole ^’Agriculture de Sainte-Anne de la Poeatière.L’auteur de ces lignes fera, dans La Terre, de Chez Sans, un reportage élaboré de celte misiùon d'enquête.Au ministère • • • Les fonctionnaires du service de l'Economie Rurale mettent à jour, ce temps-ci, 5,564 bilans comptables de fermes exploitées sur les directives du ministère.Nous avons salué au passage deux compilateurs très appliqués à ce travail: MM Des-costcs el Hamelin.Parmi les avantages qu’il y a à s'enrôler dans les concours de fermes, il y a celui de faire établir par des experts une comptabilité sèrrée de toutes les activités.Les chiffres jellent toujours une lumière impartiale et révélatrice.• • • Ces jours-ci, le ministère distribue une plaquette sur la culture des framboises, groseilles cl ronces, plaquette rédigée par un instructeur horticole d'une compétence reconnue par loute la Province, M.Orner van Nieuwcnhove.Demandez-la.• • • L’Office du Crédit Agricole poursuit son travail constructif.Au 13 mal 1939, il avait consenti 13,207 prêts comportant un engagement de $30,771,439.Les titres s’établissent normalement.Le paiement des prêts s’effectue à mesure que les dossiers parviennent à Quétiec.Lors de la compilation de ces chiffres, il n’y a que 24 emprunteurs qui ont excédé le délai de 30 jours dans le paiement de leurs échéances dues au 30 avril 1939.• • • H y a dix bonnes raisons pour que vous répondiez minutieusemenl nu quealionnaire-stalis-tique adressé, ces jours-ci, par le ministère du Commerce et de l'Industrie.Ces chiffres sont recueillis pour que soient défendus plus judicieusement les intérêts de l'agrirulteur.Ils guident le sema’ D'après un bois gravé da Thoraau MacDonald, «production graeiousoment autorité* par 1 ârtlsto.sociologue, éclairent le législateur, inspirent le i technicien.• ••Ecoutez lundi après-midi, le 12 juin, aux ' postes Radio-Etat une conférence de M.J.-H.La-! voie, rhef du service de l’Horticulture.Celte con-i férence est donnée sons les auspices du Révcil-j Rural où le très bon eù mêlé au moins bon.pour : ne pas parler du beaucoup moins bon, comme la | chose est d’ailleurs inévitable dans une campagne > éducative de ce genre.I Petite suggestion au metteur en scène, un des bons amis du soussigné: changer le thème musical indicalif.A midi et demi, ces motifs mélodiques maintinaux font crisper quelques auditeurs.Réveil?Réveil?Ils sont levés depuis six heures.Un cultivateur de Berihier nous dit que cette musiquê l’agace el qu’il n’écoulè que la lecture des textes.A quoi quelqu’un lui répondit: II faut prendre son bien où on le trouve.Certaines de ces causeries ont été fort instructives.Autre suggestion: publier en manière de florilège un choix des meilleurs textes et le distribuer en prix dans les écoles rurales.• ••Quarante-deux pays participeront au congrès mondial nvlcôlè oui sera tenu à Cleveland en juillel-àoût 19.19.Il y a plus de cinq mots que.pour sa pari, notre province se prépare à entrer en licé avec les autres pays cxoosnnfs.Bien des coqs et des poules sont actuellement aux petits soins.On les suralimente, on les bichonne, on les lustre.Ces oiseaux ne savent pas qu'ils vont faire nn grand voyage.Ils seront décorés, admirés, fêtés.Mais reviendront-ils?D’habilude.ils sont vendus aux enchères.“C’csf une fin hril lanle.mais c’est tout de même une fin”, se diront les compagnons de poulailler restés au pajs.Halte ! Ne parle» pas de bit • • • Effronterie ou immoralité.I^s fabricants d'un petit jus baptisé “liqueur douce'', fruit d’une concoction distillée (on aimerait pouvoir dire tramée) dans une sentine.proclament avec aplomb oue leur breuvage "peut remplacer flvantagêusemêrtt le lait, surtout pour les enfanls".Cet “avantageusement" et ce ‘ surtout pour les enfants’' ont quelque chose d'inénarrable.Comme culot, c’est à retenir.La Société d’industrie Laitière va bientôt être saisie de la chose, el il faut espérer que Ton ramener# à la décence ces marchands «le sûus-rinçure.Comparer leur lavasse au lait, c'est raide; affirmer qu’elle lui est supérieure, surtout pour les enfants, c’est impudique, comme dit un cultivateur de nos amis.De grâce.Messieurs, modérez •e lyrisme.On n’a nas objection, parce que ça fait rire (de vous) à entendre clamer que votre | ‘‘breuvage tonique" raïraîchil le leint, raffermit ; le buste, parfume l’halcinc.ou encore rajeunit les i vieillards, console les malheureux et ressuscite ¦ les morts, mais ne faites pas de comparaisons avec ! le lait.• • • Aux termes d’une loi fédérale, il est interdit i de fabriquer du beurre contenant plus de lofe 1 d’eau ou moins de 8(lf'« de gras.I ne firme ma-I nitobaine.la PERFECTION CREAMERIES LTD., i de Winnipeg, vient de transgresser celte loi.f.’avocat de la défense a allégué que la queslion ne ressorlissait pas au pouvoir fédéral.Un pre- I mi ! (leur, | du décret fédéral.• ••Combien de livres de lail on! été pro-I duiles au Canada en 1938?15,770,235,900 livres, autrement dit: quinze milliards, sept cent soixante-dix millions, deux ! cent trente-cinq mille, neuf cents livres.Oue représenté celle somme en dollars?$220,163,627.Nous avons cité ces chiffres à un cultivateur de CharleKhôurg.I! a demandé qu'on les lui répète deux fois, et il a conclu philosophiquement: "Quinic milliards de livres! Çà veut dire pour nous bien des trottes par tous les temps, des milliers d’heures sur le banc à vache, des milliers d'heures à fair* le train, et je vais vous dire, mon bon monsieur, ça fail peu rte profit à l’heure, et si on s’en tient à U raison, eh bien! peu d’habitants ont un salaire raisonnable.” e ressoriissaii pas au pouvoir icucjhi.lier magistrat a donné gain de cause au défendit'.mais la cûur d'appel a réaffirmé la validité Armand LITOURNIAU Un ben voisin est un trésor Un mauvais voisin «st un venin j Québec, le 9 j"'n 1939. LE DlyQIk, MONTREAL, SAMEDI# 10 JUIN 1939 LES LIVRES ET LEURS AUTEURS Un livre lucide et constructif sur notre enseignement ! " fl faut bien se garder de charger notre enseignement, et au premier chef notre enseignement secondaire, de toute la responsabilité de notre enfance, pour ne pas dire infantilisme, intellectuel.A l’origine de ce mal, il n’y a pas que l’enseignement.Et il serait injuste d’en arriver, par une simplification aveugle, à toul mettre sur le dos de renseignement, encore que celui-ci ait lu grande part de responsabili-j ont mené té.Récemment, ('.ritic us tentait, ! le procès dans la lievue Dominici ine, un juste partage en ce domaine, en opposant à la responsabilité de l'éducation, celle du milieu intellectuel, qui résulte d'un» enrichissement millénaire.Ce point de vue, si preferable qu’il soit à celui de l’antagoniste auquel il répond, risque de minim ser l’importance de l’éducation.Après mille ans, un peuple et le climat intellectuel qu’il rayonne vaut, dans son ensemble, ce qu’ont valu son education et son enseignement durant les siècles passés.S’il faut beaucoup compter sur le climat pour la production de chefs-d’oeuvre, il ne faut pas attendre de lui qu’il change l’enseignement duquel il procède principalement.Pour élever le niveau intellectuel d’un peuple, pour lui faire ou lui refaire une élite, il n’y a pas de plus puissants moyens que l’éducation de la jeunesse, ainsi que nous le rappelait naguère le glorieux Hic XI.Et jamais il n’y aura trop d’esprits lucides et constructifs pour coopérer au progrès, indéfiniment nécessaire, de celte fonction sociale dont on ne saurait exagérer l’importance.Nous nous réjouissons donc de l’apport précieux que vient fournir à celle cause un livre canadien-français, qui révèle chez son auteur une si étonnante santé intellectuelle, une vue | si juste, un sens si profond du pro- ! blême de l'éducation que l'on ose a j peine en croire scs yeux.Ce livre est celui que M.Maurice j Lebel vient de pu’ilier aux Edi- ! lions du Lévrier, sous le titre mo- ! deste et peut-être inadéquat de] "Suggestions pratiques sur notre ; enseignement’'.Les positions et i propositions de M.Lebel concer- ; lient surtout et directement notre j enseignement secondaire, mais tous | les artisans des autres étages, pri- j maire et universitaire, de notre en- | seignemeut pourront en faire leur j profit.Plus encore qu’une doctri-1 ne, ils y trouveront un contact, une ] incitation et un exemple.A par-j courir ces chapitres qui cheminent j à pas menus et vifs, tous plus cap- ; tivants les uns que les autres, ils , sentiront te contact d’un homme, d’un vivant, qui semble écrire à re- j gret, sachant combien la parole ; peut être vaine.La langue nerveu- j se et pressée semble nous dire sans j cesse: Trêve de phraséologie et pas- j sons à des actes; cessons de rares-, sety les phrases et les mots comme : si cela était une fin en soi et produisons la preuve certaine d’une volonté de progrès.Entre les lignes de chaque page, de la première a la dernière, on croirait entendro un souffleur obstiné vous répéter inlassablement: “Des actes! des actes! des actes!” (Test que M.Lebel est un vivant, brûlé de feu sacré, et qu’il ne désire rien autant que d'inciter à la vie, que d’allumer partout ce feu sacré qui est à l’origine de toute grandeur D’expression vive et dynamique, le livre de M.Lebel n’est pas que cela, ou mieux, n'est cela que parce qu’il est d’abord autre chose: le fruit d’une observation directe et d’une authentique culture.Actuei- j lenient chargé du cours de grec à 1 l’Université Laval, (poste qu’il o:- ee en demander l’accuseront ne prouveront qu une amour de la paresse et cupe grâce aux titres rapportés d’Oxford et de Paris), Pauteur de "Suggestions j>rati S0Clttt !cleo La "Revue Populaire" , de juin ] M.Gustave Lanctôt, archiviste du Csn* da expose l'origine et le but de la Socleti Royale du Canada, dont le président étal lusqu’en mai dernier, M.Victor Morin i (occasion du Tricentenaire de l'HôteJ pieu de Québec.M.Aimé P'amondon i écrit un hommage aux religieuses de cetü institution.Sur Toronto, capitale du Ca nada anglais, la Revue donne des fait hlstor ques et contemporains.Le docteu Daniel Longpré a écrit une page d'htstolfl sur la Creche d’Youville.Autres articles Visitons leur n Service de Librairie du “Devoir’'.l’hommage de sa vie reconnaissance.Concert ou chalet de la montagne C’est mercredi prochain, le 14 juin, à 8 h.30 très précises, que la Société des Concerts symphoniques de Montréal donnera son premier concert populaire au Chalet de la montagne.Ce concert aura lieu quelle que soit la lempératurc.L’orchestre de 70 musiciens sera sous la direction de M.Alfred Wallenstein, musicien bien connu des radiophües comme directeur du poste WOR, poste réputé pour la qualité supérieure de ses programmes.M.Alfred Wallenstein est né à Chicago le 7 octobre 1898.11 compte parmi ses ancêtres le général Albrecht von Wallenstein, duc de Friedland, dont les exploits inspirèrent au poète Schiller une de ses plus belles oeuvres, et au musicien français Vincent d’indy une très intéressante suite pour orchestre.Alfred Wallenstein commença très tôt ses études musicales, travaillant à la fois le piano et le violoncelle.A 11 ans il était déjà connu comme artiste de concert.A la ans il fut engagé par Alfred Hertz pour faire partie de TOrchestre symphonique de San Francisco, devenant ainsi le plus jeune musicien d’orchestre du monde.Depuis lors.M.Wallenstein a fait plusieurs tournées de concerts comme violoncelliste.En 1917.il fut engagé par la Pavlowa pour accompagner la grande artiste, comme soliste, en Amérique du Sud.11 a fait partie de l’orchestre de Los Angeles et après un séjour à Leipzig où il étudia avec Julius Klenge), il fut engagé comme premier violoncelliste de Torcliestre de sa ville natale, Chicago.En 1929 Toscanini entendit Wal- Le thé à son meilleur THÉ "SALAD A! t»r dans la toilette changeante de ses tous ses comités, associés au Cana- Démonstration de la première machine du genre au Canada ni M.Clarence Gagnon ni nos autres artistes ne s’en offusqueront, à condition qu’on ne fasse point oeuvre déformatrice.De ce point de vue c’est tout un horizon qui s’ouvre devant Tidéal de Tartisie aussi bien que du poète.Nos matins, nos soirs, nos campagnes, nos lacs, nos douces montagnes, nos foyers pleins de paix, tout chez nous peut fournir les plus fécondes inspirations à la peinture, à la céramique, au tissage et à tous nos arts.Car nous n’avons pas encore réalisé de ces créations qui forcent partout l’admiration.Nous sommes encore de pauvres débutants dans les arts.Il est donc urgent que nos talents se développent et s’affermissent.Le comité des fêtes du tricentenaire fait donc oeuvre utile.Il a voulu non seulement faire connaître quelques-uns de nos meilleurs artisans maïs en susciter de nouveaux.Je le félicite et je félicite en particulier son président, dont l’expérience et le goût s’avèrent déjà si efficaces.Je crois qu’ils ont ici la bonne formule.La publicité vivante que vous allez réaliser va contribuer à répandre au loin la renommée de notre artisanat et assurer un marché sûr et lucratif à tous ses produits.Vous faites plus encore parce que, vous élevant au-dessus du motif matériel, vous avez voulu faire oeuvre éducative et encourager à faire bien et beau.C’est là votre grand mérite et je le souligne avec un vif plaisir.Depuis la “vieille marmite” qui chante sa mélodie savoureuse jusqu’aux métiers variés dont le ronron apportera à Toreille le doux écho des travaux d’autrefois, tout ici rappellera ce qui faisait à la fois l’honneur et la joie de nos pères.Vous allez faire voir comme il importe d’imiter leur esprit d’initiative, leurs labeurs, leur goût et leur belle simplicité.Aussi, non content d’admirer Tà-propos et l’efficacité d’un enseignement si vivant, je tiens à lui souhaiter le plus complet succès.* * * M.Patenaude a ensuite dit quelques mots en anglais.M.Trépanier En présence de cette foule im mense, !a plus nombreuse qui se soit jamais assemblée dans Tencein-te des fortifications historiques de Tile Stc-Hélène, au milieu de ce décor éblouissant de lumières, sur ce sol tout imprégné des souvenirs du régime français et du régime anglais, ia Commission du HJe centenaire est heureuse de saluer le re-présentant de Sa Majesté le Roi dans j celle province.En consentant ce soir à inaugurer ! cette exposition de l’artisanat de chez nous, Votre Excellence donne une preuve tangible de l’intérêt qu’elle porte à une oeuvre éminemment patriotique: cette de la renaissance de Tart paysan chez nous.Votre présence ce soir non seulement honore la Commission du IHe centenaire, mais elle constitue un stimulant puissant pour ces humbles travailleurs du terroir, venant de toutes les parties de la province, pour révéler le secret de leur art aux milliers de visiteurs qui déjà y affluent.Nous avons voulu qu’en marge de cette atmosphère essentiellement historique dans laquelle se déroulera celle exposition.îout soit et reste imprégné des traditions et des coutumes de chez nous.En supprimant du territoire de l'exposition tout ce qui n’est pas vraiment canadien, nous avons changé totalement le caractère habituel des expositions.Nous nous réjouissons du précédent que nous ! Plus bMS8 nl *ucun* fV0,?™ ™ avons créé, et nous entendons le j L 'R souT-mUiUtrt.continuer jusqu’à la fin de cette ma-, Minister* de u mreni* nationale, nifestation.• j Ottawa, le 5 Juin 1939.La Commission du IHe centenaire I S 2 Ïm-I-sr désire remercier la cité de Montréal ' ’ et le gouvernement provincial de leur intime collaboration dans Tor-ganisalion de cette exposition.Elle remercie également les membres de lenstein el s’intéressa si vivement à ne jeune artiste qu’il l’amena à New-York, pour faire partie de la Philharmonique de cette ville.Wallenstein démissionna de son poste de premier violoncelliste de cet i orchestre lorsque Toscanini le quit- j ta lui-même.En 1932, Wallenstein retourna à Los Angeles pour diriger Torches-tre où il avait débuté.Depuis lors, il est connu comme Tun des chefs d’orchestre les plus occupés d’Amérique.Tous les lundis et jeudis, les mélomanes écoutent avec infiniment de plaisir sa célèbre “Sinfo nietta”.Il fait de nombreux enregistrements sur disques.Au coûts de la saison d’été i! est un des chefs d’orchestre appelés à diriger les coneerts de la Symphonie de Philadelphie dans le Robin Hood Dell.Le programme que M.Alfred Wallenstein a choisi pour inaugurer les concerts d’été des Converts symphoniques de Montréal saura intéresser tous les amateurs.Réception officielle à la Manécanterie d'Hochelaga Paris, 10 — Lors de son passage à Paris la Manécanterie de la Nativité d'Hochelaga sera reçue officiellement par le ministre des Beaux-Arts, M.Jean Zay est à New-York, le président du conseil municipal de Paris et le cardinal Verdier.ANTIKOR-WURENCE mmm lAURHCE SOUMISSIONS POUR SERGE GRIS BRUN (DRAB) No 31 ET SERGE BLEUE, O R.NO 52 DES soumissions cachetées, portant le* susertptions ‘ Soumission pour serge gris brun (drab) No 31“ et “Soumission pour serge bleue, O R.No 52 ”¦ et adressées eu Directeur des Adjudications.Ministère de la Defence nationale.Ottawa.Ont .seront reçues Jusqu’à midi (heure d été), le Jeudi 29 Juin 1939.pour la fourniture de 54,000 yards de serge gris bnJn (drabi No 31 et 8,000 yards de serge bleue, O R.No 52 à être livrés à Ottawa.Les serges doivent avoir été fabriquées au Canada.Les soumissions ne «eront prises en considération que si elles sont faites sur les formules fournies par le ministère et en conformité des oondltlons qui y sont stipulées.On peut se procurer ses formule», ainsi qtïe le* descriptions et le» échantillons, en s'adressant au Directeur des Adjudications, Ministère de ta Défense nationale, Ottawa Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque visé par une banque canadienne a charte, représentant dix pour cent (10%) du chiffre de la soumission et fait a l’ordre de l’honorable ministre de la Défense nationale.On confisquera le chèque de l’adjudicataire si celui-ci refuse de passer un contrat pour les serges ou s’il omet, après avoir accepté l’entreprise, de l'achever conformément aux descriptions et aux modèles scellés.Le ministère ne s'engage à accepter nl ta Exposition a Maisonneuve ECOLE D’ARTS ET METIERS L’exposition des travaux d’élèves à TEcole des Arls et Métiers de Maisonneuve, tenue sous les auspices du Secrétariat de la province de Québec, ouvrira à 2 heures, cet après-midi.Le public visitera en même temps Técole car les travaux seront disposés dans les divers ateliers: menuiserie, mécanique, soudure, coupe.Plusieurs modèles réduits d’avions, exécutés avec soin par les élèves dans leurs moments de loisir, attireront sans doute l’attention des nombreux visiteurs.La section d’économie domestique aura un étalage où les dames et les demoiselles admireront de nombreux mets préparés par les élèves du cours d’art culinaire.Le public, est cordialement invité à visiter cette exposition aujourd'hui, dimanche et lundi: l’après-midi de 2 à 5 heures, le soir de 7 à 9 heures.L’entrée est gratuite.Nous rappelons à nos lecteurs que TEcole des Arts et Métiers de Maisonneuve est située à 2351, rue Létourneux.Pommade -rfn éiâ eptiçu e.RAMEAU Centra les affection» de le *«ih.Professeurs !- Le chat sauvage ''habille bien”.C’est admis.Il est le complément recherché de toute toilette.Cela aussi est admis.Son prix: prohibitif?Oui, jusqu'à ces toutes dernières années.jusqu'à Tan dernier même.Mais à partir de “maintenant”, son prix est réduit de moitié chez Reid.Portez l’hiver prochain un paletot de chat sauvage qui "habille si bien” en donnant aujourd’hui, demain, ces semaines-ci, votre commande et vos mesures chez J -F.Reid, marchand de fourrures, qui vous fournira sur demande tous autres renseignements désirés.Les prix des manteaux de môme fourrure, pour dames et demoiselles, également de 50% moins chers.M73, rue Amherst.Pour quatques sot».le composé ABEX prévient, combat et soulage le rhumatisme.Avec AREX plu» d'élancement, plus de tiraillement, — la douleur disparaît rapidement.Recourez au composé AREX — 11 vous soulagera très certainement.AREX dissipe aussi ; 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Aux Tissages français Ltd, Louis Muro, Pour assurer le pouvoir d'achat indispensable - -.—.- frid Pépin, Ubaid Croteau.^ ^ Depuis un an environ on entend beaucoup parler, à Montréal et dans la Taverne Belmont Tavern, a., a province, de coopératives de consommation.SalMd^Colffme Andre, 5890 Ave Ver- Des centaines de personnes, pour ne pas dire quelques milliers, savent ; tjun Andrée Keuninck.aujourd’hui qu’une coopérative de consommation, c’est une association libre André Barber Shop, 5890 Ave v'erdun, que forment des consommateurs pour mieux sauvegarder leurs intérêts en pre-1 Paul Fortier.ct- nant en mains leurs propres affaires, lis ont appris que 1 objet de cette associa-1 "a,|ie[ine William Turcotte, don est de procurer à tous scs membres, au meilleur marché possible, tout le : Georges Taylor, General Transport, 6265 nécessaire à leur subsistance.Ils se sont réjouis à l’idée qu’il était facile de se! rue St-Vallier, Georges Taylor procurer tout au meilleur marche possible, en remplaçant les achats individuels Henval^ Holdings Ltd, Lu v acuiegor, par des achats collectifs ou, en d’autres termes, en substituant la solidarité à l’individualisme.On leur a fait comprendre que, grâce à cette formule, qui vise à éliminer les intermédiaires et leurs profits, en concentrant le pouvoir d’achat, on réussissait à abaisser le coût de la vie.Pour d’aucuns ce fut une révélation d’apprendre que l’ambition d’une coopérative de consommation, c’est le contrôle de l’industrie par les consom- ! West Malarfie Mines Ltd., mateurs- En effet, la coopérative de consommation ambitionne de créer une McGill, |ohn A.Coakly.économie nouvelle en faisant passer le gouvernement économique des mains des producteurs à celles des consommateurs dans la mesure ou le permettront i unjver5J| Mail Ordci, |oe Yesin.les progrès de l’organisation, en abordant le commerce de détail, puis le corn- i ( ______ «me de gros, puis finalement la fabrication.Pour saisir parfaitement ce qu’est une coopérative de consommation, il j n’y a qu’à se familiariser avec les six principes fondamentaux que vingt-huit pauvres tisserands de Rochdale, petite ville de Grande Bretagne, ont formulés, ea 1844, en fondant la première société de consommation.Ces principes fondamentaux sont: Vente au prix du commerce: pas de bénéfice au capital; égalité des voix: vente aux sociétaires seulement; vente au comptant et affectation d’une part des bénéfices pour des oeuvres de solidarité sociale.En résumé, une coopérative de consommation vend au prix du commerce pour que scs sociétaires touchent un dividende, appelé ristourne.Ce ne sont pas les actions qui déterminent la ristourne, mais les achats.La ristourne se calcule sur le volume des achats, ce qui revient à dire que plus on achète, plus on économise, quelque paradoxal que cela puisse paraître.La coopérative de consommation vend au comptant pour ne pas amoindrir son pouvoir d’achat, qui est une des principales conditions d’assurer son succès.Tous ceux que le mouvement intéresse devraient se pénétrer de l impor-tance dtr rôle que joue le pouvoir d’achat.Pour le démontrer on n’a qu’à évoquer l’bistoin des coopératives de consommation de Londres.De 1844 à 1910 des centaines de coopératives de consommation ont surgi comme champignons à Londres.Toutes ces sociétés vivotaient, faute de pouvoir d’achat.Vers 1910 elles se sont fusionnées en quatre grandes coopératives.C'était un beau geste, un premier pas vers le succès.Ce n’était cependant pas suffisant.Il fallait plus.Ce n’est qu’après la guerre de 1914-1918 que les coopérateurs londoniens ont adopté, à l’instar des Suédois, la formule qui devait assurer d’une façon défi Marché du bétail Des arrivages durant la semaine finissant le 8 juin sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 1592 bêtes à cornes, 704 agneaux et moutons, 2375 porcs et 5136 veaux.En plus, 53 bêtes a cornes et 769 porcs furent consignés aux maisons de salaisons.170 bêtes à cornes plus 1 char rapporté, furent reçues aux cours pour être exportées en Angleterre, partant samedi le 10 juin sur le Norwegian à destination de Cardiff.Les ventes des botes a cornes étaient très lentes et les pris de stables à 25 sous à la baisse, avec quelques bouvillons autant de :>9 sous à la baisse.Les veaux de lait de qualité moyenne et bonne se maintenaient stables, tandis que les autres catégories étaient de 50 a 7,> sous à la baisse.Les prix des agneaux et des porcs étaient inchangés., , ., Les bêtes a cornes se vendaient ^ lentement durant toute la semaine nitive le succès des cooperatives de consommation.A la faveur du chaos écono- ! et en fin de sc'maiue, il restait en- mique et social qui suivit la Grande Guerre, les quatre grandes coopératives de core près de 50 bêtes à cornes reconsommation de Londres se sont amalgamées pour ne former qu’une seule tetuies Jollr en tom.u .:1 société, la Société coopérative de Londres, qui compte aujourd'hui comme sociétaires la moitié, sinon plus, de la population totale de la Grande-Bretagne et dont le chiffre d’affaires en fait un mastodonte avec lequel il faut compter.Ici, dans la province de Québec, où le mouvement est jeune, il faut se pas de chars uniformes de bouvil Ions supérieurs.Les bons bouvillons rapportaient de fb.oj) à *7 avec les moyens de §o./o a Sb.oU it , les communs de $3.50 à $5.50.Les bonnes tames rapportaient de $t> garder de commettre les erreurs qui ont caractérisé la naissance de ce mouvement ! à gô.SÔ avec les moyennes de i l’étranger.U faut, bien au contraire, profiter des erreurs d’autrui pour en | à $5.50 avec les communes de $3.25 tirer profit.C’est-à-dire qu’il ne faut pas multiplier le nombre des coopératives' à *4.50.Les bonnes vaches lf|PPor-, • * ., r, taient de $:> a So.aO avec les moyen- ne consommation, si 1 on veut éviter des faillites qui seraient de nature a nuire; nes fjP sj §5 ct irs communes de au mouvement.A Montréal, comme à Londres et partout ailleurs, il faut s’en boucherie de $3.25 à $4.Les vaches tenir à une seule société de consommation.pour la mise en conserve donnaient Plusieurs raisons nous commandent de nous en tenir à une seule coopéra*, de $2.25 ^P ** ’ e J ' e§5 "1 n' ' s * 'll on s tive de consommation; mais voici deux raisons qui nous le commandent de j se ' Vendant entre 84.75 et façon impérieuse.On économise sur les frais d’adminislration.sur les frais généraux et on simplifie la comptabliitc, qui est assez compliquée dans une coopérative de consommation.Puis, avec une seule société, plutôt que de diviser et d affaiblir le pouvoir d’achat, en le centralisant, on décuple, on centuple sa puissance.Pour étayer notre thèse nous pouvons citer des exemptes de chez nous.C est ainsi que La /•amtlialc et d’autres coopératives du Québec, notamment celles de la région du lac Saint-Jean, prospèrent parce qu’elles s’en tiennent à une formule éprouvée, tandis que d’autres végètent et sont sur le point de fermer leurs portes, pour avoir préféré la formule dite paroissiale., On aura beau faire et beau dire, la coopérative de consommation, qui ambitionne de créer une économie nouvelle, repose sur des principes que l'expérience met en relief.Si on ne veut pas s'en tenir aux principes fondamentaux ct tenir compte de certaines expériences Irès concluantes, on ne peut prétendre au succès, du moins à un succès satisfaisant, complet.Dans I intérêt du mouvement, on devrait dès aujourd hui se rendre à I evidence ct faire un effort pour s’organiser aux débuts sur des bases solides.F.videmment on peut multiplier ici les coopératives de consommation, mais tôt ou tard il faudra en venir à la fusion.Pourquoi ne pas s’organiser aujourd'hui de façon à n avoir pas à tout recommencer dans cinq, dix ou vingt ans?N avons-nous pas eparpillé outre mesure nos forces et nos initiatives dans le passé pour voir clair cette fois-ci?Il y a des leçons qui coûtent cher, si on n’en saisit pas le sens ou la portée pendant qu'il en est temps encore.Alvorei VAILLANCOURT Coût de la vie sur les fermes relativement aux autres groupes de prix L’indice de ce dernier groupe, parlant d'un niveau légèrement plus bas en 1913, a atteint un sommet de 160.6 en 1920, ce qui est de 10 p.c.au-dessus du niveau du coût de la vie sur les fermes.Le déclin qui a suivi ajouté aux belles récoltes de Depuis 1913, le coût de la vie sur les fermes a été à peu près le même dans Test ct dans l’ouest du Canada, 'particulièrement pour les années d'après guerre.L’indice del relatif du coût de la vie apres la I est a de le plus sensible durant la ; réaction prolongée de déflation qui période de guerre de même que a terminé Tannée.( ne reprise POU?' 'our la plupart de $4.75 à $5.50 avec les sujets communs et légers aussi bas que 84.50.Les veaux nourris a la chaudière rapportaient rie $3 a $4.50, pour la plupart de $3.ou a $4., .Les agneaux d assez bonne a bonne qualité se vendaient de $12 a $13 du cent livres, avec un char d'un poids moyen de 70 livres, réalisant 813.50.Les sujets plus communs se vendaient aussi bas que $10 du cent livres.Les agneaux communs et légers ne sont pas recherchés.Les moutons se vendaient lentement aux prix de $3 a $4,25.11 y avait une bonne demande pour les porcs, les arrivages étaient plus légers et les prix se maintenaient à peu Les bacons réalisaient de $9_a 8J.-.0 nourris ft abreuvés et $9.35 livres par camion.Les choix obtenaient ; le mouvement du “retour à la ter j re”, et cela dans un double but: ce 1 lui d'accroître la culture des pro-! duits de la terre, et celui de résoudre au moins partiellement, le pro-I blême du chômage.La menace d'une guerre interna-; tionale et l’état de tension qui a (existé dans tout l’univers Tan dernier ont eu pour effet de concentrer l’attention du public sur les questions de défense et de force_ armée.Ün a réalisé aussi du même coup qu’une partie de la défense du pays consiste dans sa puissance économique en quelque sorte, c’est-à-dire sou habileté à produire, à satisfaire ses propres besoins.La question primordiale en Grande-Bretagne est celle de l’alimentation et, conséquemment, de la production d'aliments de bouche.C’est la raison pour laquelle on attache à l’heure actuelle autant d’importance aux problèmes agricoles.La tentative de résoudre le problème épineux du chômage en établissant les gens sur les terres est une expérience d'une valeur incalculable pour le pays.Au cours dc« quatre dernières années, des plans ont été ébauchés et mis en pratique grâce à la finance de divers corps publics ct privés, ct des chômeurs ont été établis sur des terres.Une association pour rétablissement des gens sur les terres, Band Settlement Association, a été organisée dans un rien de temps et aujourd’hui cette organisation est devenue de sa propre initiative la plus grosse entreprise productrice de produits alimentaires des lies britanniques.Cette association, fondée dans le but de soulager les misères d'un certain nombre de chômeurs, est devenue telle qu’aujourd'hui elle contribue à assurer au pays sa subsistance en cas d’un danger national._______________ Ventes et achats de valeurs mobilières entre le Canada et les autres pays Il y a entrée nette de capilaux au Canada pour ce qui est du commerce international de valeurs mobilières en avril, comme durant les trois premiers mois de Tannée.Le montant de Tafflux est considérablement réduit, cependant, et contrairement aux mois précédents vient presque seulement de pays autres que le Royaume-Uni et les Etats-Unis, vu que les ventes de valeurs aux Etats-Unis ont été grandement réduites.Les ventes globales du Canada à tous les pays sont d’environ $26,- 703.000 contre $42,949,000 en mars et $20,478,000 en avril 1938.Les achats globaux de tous les pays tombent en avril à $21,601,000 rie $26,457,000 en mars et de $25,376,-000 en avril 1938.Les ventes aux Etats-Unis sont de $18,092,000 rontre $32,942.000 en mars et *14,992,000 en avril 1938; les achats de ce pays sont de $17.- 614.000 contre $19,320,000 en mars et $18,607,000 en avril Tan dernier.Les ventes au Royaume-Uni sont de $3,336,000 rontre $4,323.000 en mars et 83,954.000 en avril 1938.Les ventes aux autres pays sont de $5,276,000 rontre $5,684,000 en mars ct $1,532,000 en avril 1938.Les quatre premiers mois de 1939, le volume du commerce international canadien en fait de valeurs mobilières dépasse $232,000,000, soit prés de $11,000,000 de plus que durant la période ccrrespon-dante de 1938.L’afflux net de capital en 1939 est beaucoup plus fort qu’en 1938.production industrielle a été à peu près la même les deux années, mais il y a eu une plus forlr résistance aux tendances réactionnaires en 1929.11 en résulte que la moyenne de l'indice du volume physique des affaires montre une augmentation de 3 p.c.les premiers mois de la présente année.Un développement intéressant est la hausse de l’indice en mars ct avril après le recul des trois mois précédents.En avril l’indice s’établit à 116.7 contre 112.1 le mois correspondant de Tan dernier.Les prix de gros ont été assez sla Mardi, le 27 juin, tirage au profit de l'église de $50 en argent, don de S.Exe Mgr Lafortunç^A cette occasion, grande soirée sur le ferla fin des opérations les gains s'ef- rain de l’église: amusements, al-façoient quelque peu sous le coup ; bâclions, chants, musique, etc.de prises de profits.- - Parmi les voleurs qui se plaçaient en vedette hier sur ce marché on comptait: Westinghouse, Dow Chemical, Du Pont, Johns-Monville, Eastman Kodak, Montgomery Word, Sears Roebuck, J.I.Case, Chrysler, Kennecott, U.S.Rubber et autres.Sur le marché de Montréal, les Importations de pétrole brut Les importations de petrole brut baissent en avril: 45,213,090 gallons contre 65,425,000 en mars et 51,523,000 en avril 1938.Les ii^ prix s'élevaient aussi avec des gains , portations en provenance des Étals ollant de fractions au point.Na- j F.11*** so.nl de 38,853,000 gallons, di point tional Steel Car et intenyitional Nickel prenaient tous deux un point ________ de Colombie de 3.375,000 et du Venezuela de 2,985,000.blés les derniers six mois.A causé qu'Algoma suivait de près.Sur le Curb, au tableau des mines on lisait une avance de huit points pour San Antonio de trois ô cinq points pour East Malarfie, Slscœ, Macassa et Pickel Crow.du déclin de Tan dernier, particulièrement pendant les mois d’été, le niveau actuel est de beaucoup inferieur à celui des quatre premiers mois de 1938.Les commodités sensibles accusent un gain considérable les dernières douze semaines et l’indice général montre une moyenne plus élevée que pour les quatre mois précédents.Il y a eu beaucoup de changement dans les fluctuations de corn >dités particulières.La tension politique en Europe a entraîné de lourds achats de commodités nécessaires aux armements ct aux stocks de réserve.La plus grande partie des matières premières brutes échangées sur les marchés internationaux montre une avance ces dernières semaines.La stabilité dans le niveau général des prix les derniers six mois a établi une base solide pour une avance possible.L’indice général des prix de gros montre une moyenne rie 73.3 les premiers quatie mois de la présente année, contre 83.2 la période corresjiondante de Tan dernier, déclin de près de 12 p.c.Le surplus des dépôts à préavis sur les prêts courants à la fin d’a- d’immeubles se sont totalisées la se- cüe, et de démonstrations.“La variété des étiquettes particulières sous lesquelles le saumon parvient aux consommateurs limite le choix des méthodes qui pourraient d'habitude être adoptées eu faisant les réclames, conclut le rapport.” Par conséquent, on continue d’attacher de l’importance aux marques sur les boîtes, qui constituent la caractéristique commune de toutes las conserves canadiennes, et le consommateur est invité à les rechercher et à insister pour les obtenir.L'immeuble D’après le relevé hebdomadaire de Real Estate Board, les ventes Lisez LE Faites-en venir un EXEMPLAIRE GRATUIT WALL STREET JOURNAL cour être oarfalternent au courant de toutes les nouvelles commerciales, financières et industrielles Le tournai des hommes d'affaires et des éDarKuan*- orogresslstes.44 Broad St.New York, N.Y.National Trust Co.^ part la nomination de M.?.M.Macdonnet] à la présidence rie la compagnie, la National Trust annonce aussi que MM.W.M.O’Connor.gérant du bureau de Toronto, et Terence Sheard.adjoint au gérant général, ont été nommés gérants généraux adjoints.M.H.A.Clarke succède .à M.O’Connor comme gérant à Toronto et M.H.V.Laughton, C.R., a été nommé gérant des immeuble^, remplaçant M.Clarke.M.vril atteint $883,000,000.Ce montant a été en quelque sorte réduit depuis la fin de février par des gains dans le compte des prêts courants.Ces prêts montrent une avance rienuis le milieu de 1936, le montant à la dernière date de rapport étant de $814,000,000.Les obligations détenues par les banques ont continué d’augmenter ces dernières années.Elles ont pour la première fois dépassé le billion et demi à la fin d’avril.Les prêts sur demande, au Canada et à l’étranger, sont à un très bas niveau.L’avance irrégulière des billets entre les mains du public visible depuis,le commencement de 1938 s’est continuée cette année.Il y a eu un fort gain en mars suivi d’un léger en avril.Les billets entre les mains du public, en dehors des dépôts des banques, s’établissent à $206,700,000,000 à la fin de la période sous revue, contre $204,000,000,000 la date correspondante rie Tan dernier.L’indice du volume physique des affaires montre une moyenne de 113.7 les premiers quatre mois de la présente année contre 110.4 la période correspondante de 1933.Des cinq principaux composes de l’indice, la production manufacturière et la distribution de l’énergie électrique montrent des gains sur les premiers mois de 1938, tandis mie de légers déclins paraissent dans la production minérale et la construction.Les exportations de cuivre et de nickel sont plus considérables.Les facteurs indiquant la tendance du plomb et du zinc sont à un plus bas niveau.Les opérations de l’industrie minière de l’or accusent une amélioration tangible, les expéditions à la Monnaie Royale ct à d’autres points étrangers s’établissent à 1,660,000 onces contre 1,463.000 ii y a un an.augmentation de 13.4 p.c.I) un autre côté, les expéditions 'l’argent sont beaucoup plus basses.Le déclin dans la production de charbon est de 8 p.c.et le mouvement de l’amiante et de la bauxite montre également une baisse.Il en maine dernière à Montréal et dans la banlieue à 156 représentant une valeur immobilière de $692,808, soit 54 venles de plus que durant la semaine précédente et une augmentation de $294,797 en valeur immobilière.A Montréal, 60 propriétés bâties $382,536) ct 35 terrains vagues ($26,498) ont changé de mains, tandis que dans la banlieue 23 propriétés bâties ($250,113) et 38 terrains vagues ($33,662) ont connu de nouveaux propriétaires.Kn résumé, 83 propriétés bâties ($632,649) et 73 terrains vagues ($60,160) ont été ou vendus ou échangés à Montréal et dans la banlieue au cours de la semaine.% VICTOR MORIN, notaire la vlu-piétldMl GUY VANIER, CR.J.-V.ft •kt.piMdml DESAULNIER5, B.A.Importations d'abeilles Les importations d’abeilles au Canada en avril valent $37,959 contre $43,126 le mois correspondant de Tan dernier.I^es Etats-Unis nous les ont toutes expédiées.Abitibi P.& P.Des avis ont été publiés à Teffel qu’une assemblée conjointe des co-miles associés aux plans de réorganisation de TAbitibi Power & Paper, Co.Ltd., aura lieu à Toronto, jeudi, Je 12 juin.Des assemblées à part sont eédu-lées pour le matin et plus tard ks comités se réuniront pour la nomination d’un comité conjoint à qui on conférera l’autorité d’agir dans les négociations futures avec le comité de protection des obligataires.Admin lititttiitt Charles Laurendeau, CJfc.V.-E.Beaupré, A.A.S.Hector Cypihot, M.D.Anatole Lachapelle, CR.J.-Ernest Laforce Aimé Parent Dbccicitf féntnl J.-V.DESAULNIERS Sen-dlitd*» HENRI OUIMET .SOCIETE* NATIONALE DE FIDUCIE 41.0,S.-Jaw3ue«, Montréal - HA3291 ^ VOYAGES SUR L’EAU o*.1 resuite que l’indice de la produc-ition minérale s'établit à 196 contre ! 199.6, déclin de 1.8 p.c.Débouché pour les conserves de saumon "SMll Êmmm )Ü indices respectifs pour Test et l’ouest ont atteint des sommets d'anrès guerre de 14.3,9 et 145.4 en 1920.Depuis cette année jusqu'à 1938 ces deux séries d’indices ne se sont jamais éloignées do plus de 2 points.Us se sont établis à 103.7 et 105.9 en 1922 après un brusque recul les deux années précédentes.Il y a eu alors un long déclin allant jusqu’en 19.33 alors que les indices étaient à 79.5 et 79.3 respectivement.L’indice de 19.38 pour Test du Canada s'établit à 84.3, celui de l'ouest, à 83.2.Rien que le coût de la vie dans les villes ait montré les mêmes tendances générales que le coût de la vie sur les fermes, Taugmcntalion pour le premier a été moins prononcée au cours des années de jtucr.Ceci déroule 1923 a fait descendre les prix de gros des produits agricoles de plus .— - .de 20 p.c.au-dessous du niveau $1 nrévalotr de no* wrvtce» oartl culler* 441 $t-Fra«çoi*-Xavi«r - Montréal Té!.M Arquette 2J8J-33M Léon-A, Hurtubise C.P.A.Comptable publie licencié 60.St-lacque» O.• Montréal Téléphone: HArbour 1553 AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Hcme 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Quebec LaRUE & TRUDEL üompiab e* A^roé» —t;h*u«r , \c.- untanf i.-Artbui L*Ru*.'-.A.Miur.s» Otuotrl.C.A.A.-hnutr Ucauviti*, « A isan-HiolOa.ithiw.(J.A Maunct Rou,an'*r C.A UfiiJ»» URa*.' .A I.icmiv Romain,A I .uct*Bé!» r K.K Dollard Hunt.C.A Paul-.Rnn«, O.A U A B'ïfidwMj, C\ V Ren'*4* Montrêi» — CLAVIGRAPHES 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dans notre régime alimentaire.Les oiseaux de la basse-cour, de même que bien des espèces de gibier â plume, gonflent délicieusement leur de-lâ.C’est ainsi, par exemple, que la Dans un prochain article, je vous) parlerai du rôle nuisible des insec- ) tes.L’abbé OVILA FOURNIER Le scoutisme et la volonté de du soleil.f.es insectes n’ont cessé d aug monter en nombre depuis la fin de j'ère primaire.Pendant que les autres groupes d’animaux ont eu leur apogée et sont, ou disparus ou réduits, la classe des insectes, comme d’ailleurs celle des Mammifères, est florissante à l’arrivée de l’homme.Ce dernier eut d’abord à conquérir un coin de terre, en frustrant les insectes.Cette lutte incessante entre l’homme et l’insecte n’est pas près de finir et peut-être, un jour, le roi de la création succombera-t-il victime de ce qu’il appelle D progrès, alors que la cigale et la sauterelle continueront d’obéir à un déterminisme rigide, en chantant comme toujours leur immuable hymne au soleil.La science de l'Entomologie nous montre la vie dans l’inépuisable variété de scs manifestations; elle nous aide à déchiffrer un peu le li vi e si complexe et encore si obscur de la biologie des êtres vivants.En considérant le rôle des insectes dans la nature, on en vient aisément à distinguer ces animaux en espèces nuisibles et en espères utiles.Le rôle utile des insectes 1 Salubrité publique Ces serviteurs inconscients de dinde prend sa chair ferme et savoureuse avant de glorifier la table de la Noël, et que la poule, si elle peut errer à sa guise, conduit vo BOITE AUX QUESTIONS J’ai vainement essaye me de lontiers sa famille dans les rhau- j procurer chez grand nombre (inclines pour y trouver un supplément boristes une plante que Ion appel-' le vulgairement bois de ooitlard ou bâtard.Aucun d’eux ne connaît cette plante par ce nom.Pourriez-vous me donner le nom scientifique de cette plante?, 1 Cl VIS (Montréal).r,__Je ne connais pas le bois bà-1 tard, mais on nomme plaine bâtarde l’Erable a épis (Acer spicahim).F.MARIE-VICTORIN.vivres de haute valeur.Il ne faut pas oublier le contin-j gent des insectes aquatiques- qui, | pour la plupart, ne sont point in-i différents aux poissons.L’abondan-; ce de ces insectes, adultes ou larves, en certaines saisons, leur don-! ne une importance considérable: ces bestioles forment un riche ali-» ment que les poissons ingurgitent : en niasse.et l’on trouve là.peut-1 être, une explication bénigne des ! succès relatifs de plusieurs cita-ï dins dans le sport de la pêche, i L’assortiment de proies qu’offrent ; les insectes aquatiqu.'s fait que les Poissons boudent aux appâts que la pêche leur tend.3.Produits éloborés Les insectes sont aussi un facteur d’économie à cause de multiples produits qu’ils nous préparent.Sans parler des insectes tinc-j tonaux, comme le Kermès et la Co-! chenille, dont on tire les plus riches couleurs, n’y a-t-il pas les Cy-: nipides qui produisent sur les che-i nés d’Oricnt la noix de galle pour tion en lui prescrivant avant mê- j me la loi scoute”: “Tu seras fidèle à ta foi et tu lui soumettras toute l ta vie”; le devoir du scout com-Enfin le scoutisme forme la vo-1 raence à la maison.Combien ce lonté.il la forme dans sa discipli-j principe est rassurant pour ceux ne qui exige du scoutisme une sou- qui redoutaient que les exubéran- EXAMEN DE LA VUE J.0.Giroux, O.D.Membre de l’A.i.P.O, de Paris Optnmétriste-Opticie* diplômé A.Philie, I.Rodrigue, J.Hotte Optométristes et Opticiens adjoints Spécialistes en ajustement de lunettes SUREAUX DE CONSULTATIONS CHEZ MONTREAL mission de cette faculté aux ordres du chef.Il la forme dans les jeux scouts où toutes les connaissances, les possibilités physiques et intel ces d’un certain scoutisme ne portassent atteinte aux devoirs familiaux.EL cette phrase de Jean Ri-maud nous le prouve bien: ‘‘Dieu lectuellcs sont tournées vers un mê- : premier servi, et la famille après me but: vouloir la première place, vouloir le meilleur résultat possible, vouloir le foulard de l’adversaire, vouloir, vouloir tout simplement.Il la forme encore et enfin dans Dieu; tous deux servis avec cette délicatesse de conscience 'suggérée par la loi scoute.Le scoutisme ainsi conçu, ainsi pratiqué, tient en main tous les ressorts de l’âme et les coalise sous l’impulsion mê- toutes les exigences souvent assez ; me de l’Evangile pdir une besogne Alphonse Sèche Les guerres d'enfer Un livre d’une redoutable actualité, veritable précis de la guerre moderne, "science exacte”.Le livre que tous les hommes conscients doivent lire.Volume de 315 pages.Au comptoir ou par la poste.90s.Service de librairie du Devoir.dures de la vie scoute.Quelle volonté il faut pour faire sa gymnastique journalière comme doit te faire un scout de seconde classe; quelle volonté il faut, dans une délicieuse sieste au camp, pour accourir aux appels du chef; quelle volonté ü faut acquérir pour être prêt à tout moment, en dépit de tous, à obéir aux ordres donnés.Et je viens de vous montrer quei-ques-unes des realisations intellectuelles du scoutisme.Et ces réalisations elles le sont au local, dans les réunions de patrouille, au camp d’amour.” A bas les cloisons étanches marquant dans l’ârne je ne sais quelle limite ou la vie chrétienne finit, où la vie laïquç commence.Et les initiateurs scouts renversent ces cloisons.C’est pourquoi si l’aumônier a le rôle prépondérant dans le domaine moral et religieux, les chefs laïïques ont aussi une large part dans cette formation.Il y a en outre pour nous aider à réussir chez nos scouts cette formation morale, plusieurs moyens MM.les Curés CADEAUX D’ORDINATIONS Qu’y a-t-il de plus présentable et de plus utile i offrir QU’UN BEAU LIVRE ?Nous avons un très grand choix de livres reliés spécialement pour eodeoux.Reliures de luxe ou reliures plus simples o lo portée de toutes les bourses Nous avons aussi un grand choix d'Articles Religieux pour cadeaux d'ordinations - Une visite à nos rayons de livres vous intéressera et vous donnera satisfaction Demandez 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Il nous est particulièrement agréable de vous annoncer que les PRIX du “chat sauvage”, de l’authentique paletot de chat sauvage sont (éduits de MOITIE chez Reid, marchand de fourrures.Qualité: même haute qualité que l’an dernier et ces dernières années.Commandes et mesures prises aujourd’hui pour l’hiver prochain.Pour plus amples renseignements, voir ).F.Reid ou lui écrire; 1473, rue Amherst, Montréal.Téléphone; CHerner 3181, .-, , outre la B.A.et la loi scoute.Je ne Elles le sont grâce surtout, vous ferai >en citer quelques.uns.le devinez grace au jeu.Et voi a rélude de la nature où pourquoi les scouts jouent a la ,es chefs essaient (le faire toucher troupe., .• j du doigt les suprêmes beautés LUes le f qu’elle renferme et de montrer Dieu que.Et voila Pourquoi ils passent ^ les moindres
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