Le devoir, 11 mai 1939, jeudi 11 mai 1939
VOLUME XXX — No 109 Montreal, jeudi 11 mei 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEiair 3366 Rédaction : BEiair 2984 Gérant : BEiair 2239 LE DEVOIR Directeur-gtranr : Ccorgts PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «n chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTS EDITION QUOTIDIENNE CANADA % 6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Si la “Gazette” connaissait La Fontaine.Une proposition stupide et qui rappelle l'ours de la fable — L'accueil aux Souverains — Qu'on nous laisse donc tout tranquillement agir à la manière de chez nous! — Les Souverains ne seront peut-être pas fâchés de voir autre chose qu'une réplique de la foule londonnienne Les propositions de sécurité britannique sont inacceptables sous leur forme actuelle, declare Moscou L« Anglo-Canadiens — ceitains d’entre eux à tout le moins — ont le tort de ne pas lire La Fontaine.C’est du fabuliste que nous voulons aujourd'hui parler, mais ils feraient bien aussi de lire le politique.Celui-ci leur apprendrait, entre autres choses, que le Canada est payt d’Amérique, — ce qui pourrait rectifier leurs idées en matière de politique extérieure; il leur apprendrait encore que le français a dans ce pays des droits égaux à *ceux de l’anglais,' — ce qui ‘leur serait fameusement utile aussi.Mais revenons tout de suite au fabuliste.Si le bonhomme qui a bâti l’article que la Gazette affichait hier en tète de sa première page avait connu les Fables, tout particulièrement l'Outt et l'Amateur de jardins, jamais il n’eût commis pareille sottise.» » » De quoi s’agit-il, en effet?La Gazette veut que le Roi et la Reine soient bien reçus chez nous, et tout le monde le veut avec elle.La Gazette énumère les raisons maîtresses qui commandent cet accueil et, comme bien d’autres, nous les avons nous-même indiquées avant elle.On ne se disputera point là-dessus.Mais la Gazette va plus loin.Elle veut que l’on crie h long du cortège, que l’on crie si fort que jamais Leurs Majestés ne puissent l’oublier; que l’on ne puisse dire que nulle part on a crié plus fort.(Comme VEvening Journal d’Ottawa faisait la veille un appel analogue, on peut présumer que ceruins songent à organiser, à l’occasion de la visite royale, un concours d’acclamations et de cris.) La Gazette, « c’est ici que La Fontaine lui eût donné /une excellente leçon, la Gazette ne s’avise pas qu’en parlant ainsi, elle diminue d’avance l’effet et la portée de toutes les manifestations qui pourront se produire.Elle laisse entendre qu’elles manqueront de spontanéité, qu’i! aura fallu d’avance exciter et secouer les manifestants, leur indiquer un thème, etc., etc.Elle risque aussi de donner à l’attitude de ceux qui ne •e sentent pas le goût de crier, qui préféreront, par exemple, se contenter d’applaudir, une allure de tiédeur, de semi-protestation, etc.Décidément, le fabuliste avait dix fois raison: Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami, * Ÿ Ÿ ‘ Mais il y a autre chose dans ce stupide article: 1 attestation d’un singulier état d'esprit, de cette inaptitude à comprendre que les autres puissent sentir et réagir autrement que soi, qui est cause de tant de malentendus.Pourquoi la Gazette, en somme, veut-elle que les Montréalais crient si fort sur le passage des souverains?Parce que les Anglais de Londres en agissent ainsi.Mais il reste, dit-elle en effet, au peuple, à tout le peuple, aux hommes, aux femmes et aux enfants, d’offrir à Leurs Majestés le suprême hommage de dévouement qui n’est communicable que par la voix.Les Anglais passent pour un peuple qui n’est pa^ démonstratif, et cependant, dans U Vieux Pays, ils crient à s’égosiller (they cheer themselves hoarse) chaque fois que parait U Souverain régnant, et chaque fois qu’ils aperçoivent Sa Majesté la Reine.Nous devons imiter cet exemple (take a leaf out of their book).Nous devons donner au Roi et à la Reine un accueil qui vivra à jamais dans leur mémoire.Il n’est pas passé par la tête de celui qui a écrit ces lignes, ni de celui qui les a publiées avec tant d’éclat, que les circonstances d’abord peuvent être un peu différentes en Angleterre et chez nous; puis, que tous les peuples n’ont pas la même façon d'exprimer leurs sentiments.* * * Tout le monde, dans les milieux politiques, connaît cette histoire de l’ancien ministre des Finances, M.Fielding, à qui l’on voulait offtir, à la suite de la signature d’un traité de commerce, un objet d’art français.— Ah! non, par exemple, s’exclama le vieux compagnon de Lau tier.Je n’irai pas recevoir ce potiche.J’ai déjà embrassé ce monsieur (le Français qui devait lui remettre ce souvenir) une fois.C’est assez! M.Fielding n’aimait point certaines manifestations.Les femmes, les jeunes filles de chez nous peuvent n’avoir pas le goût de s’égosiller sur le passage des souverains; elles peuvent préférer une plus discrète manifestation de leurs sentiments.En quoi cela en atténuera-t-il la ferveur ou la sincérité?La Gazette trouvera vraisemblablement que ceci proove que nous n’avons pas le goût des loyales exclamations; nous garderons peut-être le droit de penser que ce sens de la mesure, et d’une certaine discrétion, est l’un des attri buts de la haute civilisation.Et nous osons croire que les Souverains ne seront pas fâchés de voir dans notre pays français autre chose qu’une réplique des foules londonnienne».* * ¥ La visite des Souverains, pourvu qu’on n'en veuille pas faire le prétexte d’une propagande impérialiste, ne suscitera partout que la plus vive sympathie.Nous savons d’abord ce que nous devons au plus haut représentant de l’autorité civile, au Roi du Canada-, puis le caractère du Roi et de la Reine commande partout un affectueux respect.On leur sait un gté particulier de la noblesse de leur vie, du grand exemple qu’ils donnèrent en acceptant leurs lourdes fonctions.Qu’on laisse donc ces sentiments s’exprimer en toute liberté, à la mode du pays.Qu’on ne cherche pas plus à nous imposer Failure des foules de Londres que la politique de Westminster, -tout ira hour le mieux au pays canadien.Orner HEROUX L’actualité M.Found et M.Pouliot M.Jean-François Pouliot est un habile pêcheur.Comme il vient d’une région où la pêche à l’anguil le est très répandue, il fait spécialité de.la pêche à l’anguille sous ro che.Pêche difficile s’il en fut jamais, mais .la difficulté ne rebule pas le député de Têmiscouata.Pas un des collègues de ce dernier ne surveille de plus.près les agissements de lu commission fédérale du fonctionnarisme.M.Pouliot présidait, l’an dernier, les séances du comité parlementaire chargé d’enquêter sur cette commission, séances souvent houleuses, car le président n’a aucun penchant pour la manière douce, pas la moindre propension à protéger la chèvre et le chou.Il a refusé de présider ce même comité cette année parce qu’on n’a pas donné suite au rapport du cçmitê et qu’il ne lui chant point de frapper des coups d’épée dans l’eau.Mais il est sorti de son expérience de l’an dernier armé jusqu’aux dents.Car il n’y a pas de député dans notre parlement, même dans aucun parlement, qui sache mieux que celui-là compiler des renseignements, les ranger soigneusement, comme on range des projectiles dans un arsenal bien tenu, et les garder sans cesse à portée des yeux et de la main.M.Neil, le long et du reste sympathique député de Comox-Mber-ni, a fait l’expérience de cette preparedness ces jours-ci.Comme on discutait les crédits de la marine, au parlement d’Ottawa, il a eu l’imprudence de sc lancer dans un éloge à fond de M.Found, l’ancien sous-ministre des pêcheries.On a pu lire dans notre journal le compte rendu de l’incident mer.M.Pou-liot a coupé la parole à son collègue parce que l’occasion se présentai! à lui d’enfoncer le trail, de montrer le jeu, souvent cousu de fil blanc, de la camarilla des hauls fonctionnaires.M.Pouliol est d’avis que celle commission est un Etat dans l’Etat.On loue ses services.Elle a été constituée pour priver les députés de leur pal rouage,que,à entendre leurs détracteurs, ils exerçaient avec une révoltante partialité et une tendance nu népotisme.Mais rien n’est changé, sauf que partialité et népotisme, au lien d’è Ire exercés par les (lus du peuple que ce peuple peut rosser à l’occasion.le sont par une junte irresponsable.C’est la thèse de M.Pou-liot et il faut admettre que M.Neil lui a permis de l’étayer avec un cas flagrant.M.Found a un fils.Il voulait lui obtenir une place dans son ministère et l’entrée de tons les postes est gardée par ce cerbère que l’on nomme: la commission .du fonctionnarisme.Qu'c cela ne tienne.Il y a des arrangements avec ces messieurs, bien qu'ils exercent des pouvoirs aussi inattaquables que s’ils venaient du Ciel.M.Found prépare donc les conditions d’examen suivant un procédé classique.Il photographie te fiston, pourrait-on dire, puis il passe ce portrait à la commission.“Voilà, messieurs, ce qu’il me faut comme candidat: uii bon homme qui réponde exactement à ce signalement, celui dont je vous présente la photo ou son sosie, mais un sosie parfait jusqu’au dernier cheveu et au dernier poil de barbe.” Le jeune Found n'avait pas vingt-deux ans quand devait se tenir l’examen.On exigeait donc des candidats qu’ils n’eussent pas plus de 2î ans.Le jeune hound nvait fait des études spèciales sur les huîtres; les candidats devaient donc pouvoir se qualifier en celte science, etc,, etc.Et ces pauvres candidats, qui se menaient en frais, ne faisaient autre chose que de se préparer, comme a dit M.Pouliot, à “courir le poisson d’avril”, puisque aussi bien il s'agissait du ministère des pêcheries.L’examen ayant retardé et le jeune Found ayant dépassé ses 2f ans, on amenda les papiers pour porter la limite d'âge à 22 ans.Inutile de dire que le fils Found fut seul o."se ressembler assez” pour obtenir la palme.Mais le dê-putê de Têmiscouata découvrit l’anguille sous roche, fit destituer le fils et mettre le père à la retraite, C’esi, du reste, là qu’est le hic.Car Found oui, dans deux sens du mot, a maintenant une mission du gouvernement fédéral en Europe et M.Neil, au courant de ces faits et méfaits, se lance malgré tout à faire son éloge, d’où nouvelle anguille sous roche, d'où aussi la colère du député de Têmiscouata et sou intervention en ouragan.Mystère et mystifications du fonctionnarisme supérieur qui a des moyens de jouer les ministres et de sortir des pires impasses.M.Found peut, en somme, faire un pied de nez à son dénonciateur qui veut venger les députés en dèmon-Irmtl que.l’impartialité, l’Incorruptibilité et la compétence de la commission du fonctionnarisme ne sont que leurre et hypocrisie.De Paris, où il a dû apprendre le français s’il ne le savait avani, M.Found, fonctionnaire à la retraite, mais chargé de mission, pourra écrire à M.Pouliol, quand les échos du débat lui parviendront: “J’avais un poste, vou$ nie l’avez fait perdre, j’ai désormais deux cordes d mon qrc.Je louche ma retraite el je louche des honoraires comme chargé de mission.Je m'appelle Found.M.Pouliot, et Found, en français, se traduit trouvé.Mon histoire.elle est, chez vous, classique, on en a fait un dicton (qui est pres- et “colonisation” cela produisit, dans les faubourgs de nos grandes villes.Cela recommence, ou plutôt cela s’accentue.Affolement ?La police impériale, fédérale, provinciale, municipale prend tant* et tant de précautions, de dispositions, multiplie tant de recommandations à propos de la visite à Montréal du roi et de la reine, que le public ne saura bientôt plus quoi faire, où se placer le long du parcours, comment circuler, comment se tenir, comment même se rendre où il voudra aller.Il n’importe; quelle belle organisation de red-tape M.Lebureau aura préparée! Ce sera à ne plus s’y retrouver?Baptiste est débrouiHard.Si par hasard il y fcvait quelque anicroche mardi prochain, à Montréal, ce ne serait pas la faute du public; on l’aura tellement entortillé avec toutes sortes de recommandations, de mises en garde, de précautions, les unes raisonnables, les autres ridicules, que les vrais responsables des incidents susceptibles de surgir, ce seraient ceux qui ont perdu la boule parce que le roi vient.Les journaux publient aujourd’hui la liste des endroits où le public ne doit pas aller, mardi, où il ne pourra pas se tenir.N’allez pas devant le monument à Cartier, à la Montagne.N’allez pas à la Montagne.N’allez pas à File Sainte-Hélène.N’allez pas sur le narvis de l’église Notre-Dame.N’al-lez pas le long du parc LaFontaine, côté ouest.N’allez pas place Beaver Hall.Gardez-vous d'aller pont Jacques-Cartier, de deux à quatre heures de l’après-midi.N’allez pas rue Dorchester, entre les rues Peel et Stanley, N’allez pas rue Stanley, entre Dorchester et Sainte-Catherine.N’allez pas rue Osborne, entre Peel et Stanley.N’allez pas rue des Cyprès, entre Stanley et Peel.N’allez pas rue Notre-Dame, côté nord, entre Gosford et Place Jacques-Cartier.N’allez pas en face de l’église-basilique Saint-Jacques, etc., etc.Il y a une trentaine d’endroits où ne pas aller.Ces rues, ces endroits, ces places sont zones interdites Ou réservées.Ne circulez pas en automobile.Ne montez pas sur les toits, ni sur les ponts.Pourtant montrez-vous en masse, applaudissez, acclamez.manifestez, que diable! Où cela?Attendez que les autorités, de Scotland Yard à la police des ruelles, aient fini de rendre leurs ordonnances.Ce sera peut-être le lendemain du passage du roi à Montréal?On ne sait pas.Et surtout, de l'enthousiasme! G.P.La Russie soviétique insiste sur la formation d’un front commun d’assistance mutuelle comprenant la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Pologne "La frontière occidentale de la Russie ne se confine pas à la Pologne et à la Roumanie"-"Où il n'y a pas de réciprocité, il ne saurait exister de véritable collaboration" UN ARTICLE DHIVESTIÀ" SUR L'ATTITUDE DU KREMLIN man célèbre: “Un de perdu, deux de trouvés.Hommages, M.Pouliot (signé) .Found, found out but back in .Mais, ni Found, ni la Commission, ni même le gouvernement n'emporteront cette affaire en paradis — d'autant plus que le paradis a des complaisances pour M.Pouliot depuis qu’un docteur de ce nom vient de battre à la mairie de la Rivière-du-Loup son vieil cnne-m, pam»'.>au| AN6Ht Bloc-notes Encore d’autres On l’a signalé ici même ces jours derniers, le gouvernement continue sa politique d’immigration, malgré le chômage, la rareté du travail, la pénurie d’emplois pour les jeunes gens qui sortent de nos universités, de nos maisons d’enseignement, de nos écoles.D’avril 1938 à avril 1939, il nous est encore venu plus de 17,000 immigrés, dont la plupart des villes et villages d’Europe; de ces gens, moins que le tiers.— soit 4,824 — ont déclaré être d’origine agricole et vouloir faire ici du travail sur la terre.Et encore; combien, de ces 4,824 “agriculteurs”, étaient au vrai des ruraux, en Europe, ont appris l’agriculture ailleurs que dans les écoles improvisées en Angleterre pour donner quelques notions des travaux des champs aux réfugiés de l’Europe centrale passant par le Royaume-Uni pour s’en venir en Amérique?On peut penser justement que de ces quelque dix-sept mille immigrés quinze mille au moins vont grossir la population de nos villes.Et des milliers d’autres continuent dr: nous venir.C’est cela, de la bonne immigration?Voire! La statistique officielle démontre que moins d’un tiers des nouveaux venus sont allés dans les provinces de l’Ouest; que plus de la moitié de ces immigrés, — soit 9,278 sur 17,128, — sont déjà établis dans les deux provinces urbanisées de l’Ontario et du Québec.Combien à la campagne?Ôn n’en retracerait pas un demi-millier chez nous.Les autres?Ils sont à Toronto, à Hamilton, à Ottawa, il y en a ton! plein à Montréal, — assurément 3,000 des quelque 3,450 fixés dans notre province; el même dans l’Ouest le plus grand nombre sont à Winnipeg, à Regina, à Calgary, à Edmonton, etc.Nos villes sont si propices à la colonisation.des pavés et des ruelles.Cette Immigration doit nous amener, à ce qu’il parait, la fine fleur des réfugies de l’Europe centrale.Rappelons-nous quelle fine fleur, et aussi combien odorante, nous est venue de Galicie, de Russie, de Pologne, après les pogroms d’il y a que un proverbe) el un litre de ro- | quelque quarante ans, quelle belle Le carnet du grincheux Bouts fimés: Quail* est donc cette école Aux examens sans colle?Un collège où, Prétend Codbout, Cancres et ss, Tel Cléophas, Sans mal su ciboulot Passent tous leur bachot?Fameuse institution.Où, cependant, lui-méme, Un des plus forts en thème.Plut encore en version.Taschereau le soufflant.Bloqua piteusement.Lui, le nouveau chef libéral?On s’en souvient, c’était Tout tà-bss, à l’Istet, Au vieux collège électoral.?Le Canada range le Devoir parmi tes journaux d’opposition, à Ottawa.Le Devoir fait toujours opposition aux plant de nègres, noirs, bleus ou rouges.Et le plan de M.King de suspendre la vie parlementaire pendant qu’il fera la mouche du coche royal, était un plan de nègre.* ?* Le premier ministre parle-t-il d’ajourner les travaux de la session fédérale pendant son absence de cinq semaines?Il fait bien, crie le Canada; et d’enguirlander ceux qui trouvent ce projet insensé.Mis au pied du mur, M.King fait volte-face, consent que l’ajournement soit court?Quel homme sage! de s’exclamer le Canada; et d’enguirlander de nouveau ceux qui ont fait changer d’avis à M.King.Il a bien fait, c’est tout à son honneur, “il sait respecter les principes démocratiques’’.Le vrai, c’est que M.King, après avoir piqué une forte crise de superloyalisme, vient de retomber dans l’assiette du bon sens.Souhaitons-lui d’y rester.Le pays en a besoin, de bon sens, surtout ces temps-ci.?* ?La presse loyaliste chante: “Acclamez le ro! jusqu’à enrouement!” Et la police publie une longue liste d’endroits d’où il faudra que le public reste éloigné.Qu'on installe, à ces places, des robots à acclamations mécaniques.Autrement, il y aura des trous dans les acclamations.?s Que le public se rassure! S’il pleut le 15, le rOi ouvrira le parapluie de M.Chamberlain.C’est l’une des surprises de la visite royale.* * * Am due de Windsor: Forcer tout le monde i ** tetra.C'est bon ches le totalitaire: Si B.B.C.vous prive de l'éther, MOSCOU, 11 (A.P.5 — Le journal soviéfique "Izvestia" déclare aujourd'hui que les propositions de sécurité britannique sont absolument inacceptables sous leur forme actuelle.Il déclare en outre que la Russie soviétique insiste sur la formation d'un front commun d'assistance mutuelle comprenant la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Pologne ou au moins les trois premières de ces puissances.On prend pour acquis que l'article d'"lxvestia" reflète l'attitude du Kremlin.Si la Grande-Bretagne et la France veulent obtenir le collaboration russe à un système de sécurité en Europe orientale, dit "Izvestia", elles doivent se dédorer prêtes à combattre pour la défense de l'Union soviétique et non pas se contenter d'inviter l'Union soviétique à leur aider à combattre pour la défense des autres pays qui séparent l'Allemagne de la Russie.On nous affirme, poursuit le journal soviétique, que la Grande-Bretagne et la France défendraient la frontière occidentale de l'Union soviétique en défendant la Pologne et la Roumanie.Ce n'est pas vrai.La frontière occidentale de l'Union soviétique ne se confine pas à la Pologne et à la Roumanie.Sans obtenir un pacte d'assistance mutuelle avec la Grande-Bretagne et la France ni avec la Pologne, l'Union soviéfique devrait s'engager à se porter ou secours de ces trois Etats sans recevoir d'eux aucune assistance et devrait en outre, en cas d'agression contre l'Union soviétique, compter sur ses seules forces.Dons sa déclaration du 10 mai à la Chambre des Communes, le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Chamberlain, a parlé de collaboration, d'une alliance avec l'Union soviétique, mais la collaboration comporte la réciprocité comme fondement naturel.Où il n'y a pas de réciprocité, il ne saurait exister de véritable collaboration.L'ATTITUDE DE LA RUSSIE Voici, d'après le journal russe, quelle est l'attitude de l'Union soviétique; L'Union soviétique a toujours soutenu et soutient encore que si la France et la Grande-Bretagne veulent réellement créer une barrière contre l'agression en Europe il faut créer un front uni d'assistance mutuelle groupant principalement les quatre grandes puissances de l'Europe — la Grande-Bretagne, la France, l'Union soviétique et la Pologne — ou au moins trois de ces puissances — la Grande-Bretagne, la France et l'Union soviétique — et il faut que ces trois puissances liées entre elles par un pacte d'assistance mutuelle, sur une base de réciprocité, garantissent les autres Etats de l'Europe orientale et centrale qui sont menacés par l'agression.Les propositions anglaises qui ont reçu l'assentiment de la France évitent de parler d'un pacte d'assistance mutuelle entre la Fronce, la Grande-Bretagne et l'Union soviétique et prennent pour acquis que le gouvernement soviétique devrait immédiatement se porter ô l'aide de la Grande-Bretagne et de la France si elles se trouvaient engagées dans des hostilités à la suite des responsabilités qu'elles ont assumées en accordant des garanties è la Pologne et è la Roumanie.POSTURE D'INFERIORITE La Grande-Bretagne ne mentionne pas l'assistance que l'Union soviétique devrait naturellement recevoir en vertu du principe de la réciprocité.Il ressort donc qu'en vertu de cet arrangement l'Union soviétique se trouverait en posture d'infériorité tout en assumant exactement les mêmes obligations que la France «t la Grande-Bretagne.Où il n'y a pas de réciprocité, il n'existe aucune possibilité de collaboration véritable.L'ALLEMAGNE ET L'ITALIE Outre le rejet des contre-propositions anglaises, ce que les milieux diplomatiques ont relevé dans l'article d'"lzvestia", c'est le ton remarquablement modéré adopté à l'endroit de ('Allemagne et de l'Italie.A Ottawa Et la session va continuer.M.King abandonne son projet d'interrompre le travail parlementaire tout ie temps de son voyage avec le roi — La Chambre n’ajournera que peu de jours, pendant le passage du roi à Ottawa — Trois séances par jour, à l'avenir — La prorogation d'ici un mois — Des libéraux québécois font du zèle M.Woodsworth leur tient tête et dit ce qu’il veut dire (Par Léopold RICHER) Ottawa, 11.— Le premier ministre a évidemment meilleur jugement que le Canada: cela ne doit surprendre personne.Alors que l’organe ministériel estimait que le gouvernement fédéral avait pleinement raison d’exiger un ajournement de quatre ou rinq semaines afin de permettre à M.King d’ac-rompagner le roi pendant toute la durée de la visite royale en Canada et aux Etats-Unis, le premier ministre a déclaré hier après-midi qu’il préfère un ajournement de quelques jours seulement.Loin de lui, a-t-il «lit en substance, l’idée d’imposer à la Chambre un régime de travaux forcés.Ce qui est intéressant dans les circonstances, c’est de bien noter que pendant que te Canada s’en tenait à la première décision du gouvernement, M.King modi; fiait son attitude hier après-midi et préconisait l’ajournement de quelques jours.Le ministère se rend d’assez bonne grâce à ce que la presse canadienne a demandé.Seul, ou à peu près, le Canada s’en est tenu au -premier ballon d’essai du premier ministre.Ce qui montre bien que la servilité est presque toujour* payée de ridicule.Le Canada changera-t-il d’idée?N.de la R.— C’est fait, ce matin.Creyex-veui libre comme l’air, Car.4e censure, ils n’en ont pas [an Angleterre, Le première démocratie de la terre.* * * Au lieu de Litvinov, kaiser Staline En Poiocn* délèg-e Potemkina : Nous avons ici notre “Pro Tern King” Qui s'appelle Lyon McKcnei* King: Qusnd le roi n> est pas.C'est lui qui a le pas.Le Grincheux Trois séonces par jour En somme, voici ce que propose maintenant le gouvernement.La Chambre (les Communes siégera trois fois par jour jusqu’à samedi de cette semaine.Samedi soir elle ajournera jusqu’à lundi matin.Le lendemain, soir, mardi, elle ajournera de nouveau jusqu’à vendredi, alors que Sa Majesté donnera la sanction royale à un certain nombre de bills.De vendredi prochain elle ajournera jusqu’au lundi suivant.de sorte que Fon peut espérer une prorogation assez prochaine.Celle-ci aurait lieu fin mai ou commencement de juin.C’est ce que nous avons demandé depuis deux semaines.Nous croyions, — le gouvernement nous donne pleinement raison, — qu'il n’était pas nécessaire d’imposer au Parlement un ajournement de cinq semaines.Par ailleurs nous soutenions qu’il était opportun de permettre aux députés d’étudier avec soin toutes les mesures ministérielles, ainsi que les prévisions budgétaires.Voilà une campagne du Canada et de certains ministériels qui aboutit à un éclatant échec.Le débat d'hier Laissons le Canada à ses déboires 11 serait cruel d’insister sur ses malheurs.Parlons plutôt du débat auquel ont donné lieu les deux motions du premier ministre.M.Mackenzie King avait inscrit au feuilleton les motions suivantes; lo Que samedi, le 13 mai 1939, la Chambre siège à partir de 11 heures a.m.et que l’ordre des affaires et de la procédure soit le même samedi que jeudi: 2o Que jeudi, le 11 mai 1939 el subséquemment jusqu'à la fin de la session, la Chambre s’as- semble à il heures de la matinée de.chaque jour où elle siégera, et qu’en plus de la suspension habituelle à 6 heures pan., il y ait une autre suspension chaque, jour de une à trois heures.Ces deux motions, présentées au début de la séance hier après-midi, ont soulevé un débat orageux.M.R.-J.Manion a tenu à dire que son parti ne se rend nullement responsable du retard apporté dans l'accomplissement du travail ses-sionnel.Il a énuméré les divers projets de loi que le gouvernement apporte à la dernière minute.Les remarques du chef du parti conservateur ont été bifcn accueillies de la Chambre.Lorsque ie chef de la C.C.F.a pris ta parole, les députés libéraux, énervés par le verbe *haut et cinglant de M.J.-S.Woodsworth, ont voulu faire un mauvais parti à l'orateur.A tout moment, les cris des ministériel» — nous avons reconnu la voix de déoutés du Québec qui faisaient du zèle, tout comme le Canada — tentaient de couvrir la harangue du leader coopcratiste.M.Woodsworth n’est pas homme à s’en laisser imposer.Tout au contraire une atmosphère orageuse éveille en lui l’esprit de combativité.De sorte que les spectateurs ont été témoins d’une belle scène.(Suite à la page deux) ^ i — -.Le Concours de vacances à la radio Vendredi, à 5 heures, au poste CBF commencera la propagande radiophonique pour le Concours de vacances.M.André Laurendeau dira d’abord quelques mots sur le caractère général du Concours, puis interviouera le jeune homme qui, l’an passé, a gagné le grand prix de Le Concours parait susciter dans tous les milieux une vive curiosité.Les journaux en parlent beaucoup.Nous rappelons que ce Concours est ouvert aux élèves de toutes les maisons d’enseignement de langue française, et non pas seulement, comme certains ont pu le croire, aux collèges classiques.Seuls les universitaires restent exclus.En page 2 : Comment une région de Montréal s'est transformée en 50 ans, par Emile Benoist. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 11 MAI 1939 VOLUME XXX — No 109 Un« autre enquête Comment une région de Montréal s’est transformée en 50 ans La maison des Petites Soeurs des Pauvres, toujours aussi hospitalière à la vieillesse indigente, est maintenant dans un regrettable isolement — Les Montréalais qui peuvent donner se doivent de redécouvrir les Petites Soeurs — En haut de la côte zigzaguante et malaisée de la rue des Seigneurs, en arrière de la rue Dorchester Quatrième article l,c chemin montant, sablonneux, malaisé, du Bonhomme La Fontaine n’est pas du tout impressionnant pour qui connaît la côte montréalaise de la rue des Seigneurs; celle-ci se peut comparer aux meilleures côtes de la ville de Québec.c est-a-dire les plus raides.Elle n’est pas sablonneuse mais pierreuse, zigzaguante aussi, et fort longue, de tous les côtés, quand il fail soleil, au soleil exposée.Pour 1 escalader, de la rue Saint-Antoine a la rue Dorchester, il n’y a que le pas ralenti qui convienne et encore faut-il des Jarrets d'acier, un coeur et des poumons solides.Les asthmatiques V renoncent avant d avoir atteint le viaduc du Pacifique Canadien qui l'enjambe en son commencement., Les Petites Soeurs des Pâtures, avec leur famille de vieux et de vieitTes.la plupart éclopés, ont tente et réussi cet exploit, il y a quarante-six ans; lors de leur déménagement île la rue Forfar dans le Grifflnlown, jusque sur la hauteur ainsi (HIC du coteau Saint-Pierre, ainsi que ^ __________________________ l’on appelait autrefois ce premier , ^ campagnes de la ri contrefort du mont Royal.La Pe- sem^es ,jes pitons tr lite voiture noire des Petites Soeurs - ¦ quêteuses, tirée par un cheval pas fringant et conduite par un vieillard placide, ouvrait sans doute cette procession migratoire, et le non saint Joseph devait assez souven mettre l’épaule a la roue.Aurait-u pu en toute honnêteté, laisser ses protégés en plan après leur avoir dressé un toit là-haut?Dominant deux faubourgs Le déplacement, de toute façon, en valait la peine.La falaise abrupte du coteau domine, en cet endroit, le faubourg SainLJoseph bourg Saint-Antoine; en 1893, ce dernier était l’un des plus opulents de Montréal.Des gens très riches y avaient leurs residences Avis de décès DELORME-MARTINEAU.— A Montréal, le 10 mai 1939, décedee a 54 ans et 8 mois, Eugénie Lacombe, épouse de Georges Delorme et en premières noces de feu Gustaye Martineau.Funérailles le samedi 13 courant.Le convoi funehre par-lira des Salons mortuaires Monty, Gagnon & Monty, 1926 rue Plessis, à 7 h.30, pour se rendre a 1 egUse de rimmaculée-Couception ou le service sera célébré à 8 heures, et de là au cimetière de Lavaltrie, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Bâillement à 7 h.4ô angle Bordeaux et Gauthier.et leurs manoirs, par exemple la famille de M.Charles-Séraphin Rodier, qui fut sénateur à Ottawa et maire de Montréal à plusieurs reprises.Dans leur nouvelle maison, les vieillards se trouvaient non seulement à l’abri des inondations niais installés en un endroit enchanteur, au coeur d'une région de vergers.Les Anglais du voisinage surnommaient parfois Cherry Hill (Côte des cerises), la montée zigzaguante de la rue des Seigneurs, rue ainsi nommée, depuis bien longtemps, par les anciens seigneurs de l’île, les Messieurs de Saint-Sulpice, parce qu’elle conduisait de leur ferme Saint-Gabriel à leur établissement de la Montagne.Les vergers du coteau ne produisaient pas que des pommes, tes Fameuses tant renommées, mais aussi des cerises, sans parler des poires et du raisin.De la maison des Petites Soeurs, du côté de l’est, en regardant vers le fleuve, le panorama s’étend à perte de vue; après les deux faubourgs, par-dessus la Pointe-Saint-Charles, on voit le fleuve, si large entre Verdun et Laprairie; au delà rive sud, par-montérégiens, Saint-Hilaire.Rougement, Saint-Paul et les autres; dans le lointain, par temps clair, la ligue laiteuse des Adirondaks.pour faire vivre leur maisonnée.La règle de leur congrégation leur interdit d’avoir des rentes, un revenu assuré.Il ieur est, à maintes reprises arrivé, tout récemment encore, de refuser, à cause de cela, des legs plus qu’intéressants.Elles restent fidèles à leur constitution, à l’esprit de leur fondatrice, Jeanne Jugan, “la petite chercheuse de pain”: c'est par la pauvreté qu’elles font la charité.Il le faut rappeler au public du grand Montréal d aujourd’hui.Par ce qui précède, l’on voit comment, en moins de cinquante ans, l’aspect d’une région assez vaste de la ville de Montréal a pu se transformer, comment, en faisant l'historique montréalais des Petites Soeurs, c’est aussi la petite histoire de Montréal que l’on aborde., .Le changement de la region montréalaise qu’elles habitent n’a pas été favorable aux Petites Soeurs: elles avaient pourtant fait l’effort d’escalader, avec leur famille d’indigents, dans l’intérêt de celle-ci, la côte plus que malaisée de la rue des Seigneurs.Emile BENOIST pilai Général, 2; Ja division ouest, de l'hôpital Général, 2; l’hôpital Royal-Victoria, 2 et l’Hôtel-Dieu, 2.Il y aura 37 postes de secours d’urgence aménagés à différents points du parcours, qu’on pourra reconnaître au drapeau de la Croix Rouge.En cas de besoin, s’adresser à l’agent de police le plus proche.Il est absolument interdit de présenter des suppliques, des lettres, ou même de lancer des fleurs à Leurs Majestés.Les spectateurs ne devront pas descendre des trottoirs.On leur demande d’aider les agents à maintenir le bon ordre, car il ne sera pas établi de barrages au moyen de câbles à cause des accidents que cela a souvent causés.Enfin la Gie des Tramways, le 16 mai, véhiculera gratuitement les constables volontaires qui porteront brassard.On croit que .'UiPO de ces brassards seront distribués.Et la session va continuer.Le théâtre classique Les “Femmes Savantes” à Joliette Importance de la richesse pour l'humanité Sir Edward Beatty au club des publicitaires de Montréal [ Le conférencier hier, au Club des (Salle de la tore uaae) Lo rue Dorchester LAFLEUR — A Montréal, le 9 mai 1939, est décédée à 69 ans Madame Théophile Lafleur, née Gauthier < Vietorine), mère de Soeur Marie de Ste-Jeanne d’Orléans, religieuse de Ste;Groix.Funérailles le vendredi 1-eourant.Le convoi funèbre partira du No 302, rue Ste-Calherine, est, a 7 lires 30 du matin, pour se rendre à l'église Notre-Dame du Ires-Saint-Sacrement, où le service sera célébré à 8 heures, et de là au cimetière de la Côte des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d y assister sans aulre invitation, RaR,e‘ ment Marie-Anne et Saint-Hubert a 7 lires 45.LATHE1LLE.— A Outremont, le 10 mai 1939, est décédé à 1 age de 74 ans, Osmont Latreille, epoux de feu Blanche Salot.Les funérailles auront lieu samedi, le 13 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure.329 ave Bloomfield, a 8 h.45, pour se rendre à l'église Samt-Viateur d'Outremont, où le service sera célébré à 9 heures, et de la au cimetière Notre-Dame des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE "a Montréal, le 9.* #8 ans, Aumals, née Odile Hé- AUX — A Montréal, le 8.à j! M*»’ *lnl* veuve Stanislas Alix, née EmUle Chabot- ATJMAIS — *- ‘ « Mme Camille mcAMP*A J — A Malone, N.-Y., le 9.A 77 ans rahhé J.-B.VlcWr Campeau, an-puré tic Holyoke, .CBEVIKR — A Montréal, le 8, à 85 ans.Thomas Crever, éj^ux de Uo^seLa^ol^ DESFORGES DIT ST-MAUWCE —- A -Laurent, lo 9.& an»s.Adolphe Deaf orges dit St-Maurlce, époux d’Amanda J DESROSI ERS — A Montréal, le 8.à «J ms.Georgians Dearosters née Martin, spouse de leu J.-B.Desroslers, D’ANJOU — A Montréal, le 8.à 71 ans, Joseph d’Anjou, époux d Alphonslne Beaùlne., , .___ GERMAIN - A Montréal, le 8.A 35 ans, Gérard Germain, époux de Mariette Hé- ^CKJYER — A Montréal, le 9.A 32 airs, Alice, fille d'Albert Goyer et de feu Marie-louise Senécal.„ , HAMEL — A Montréal, le 9, A 70 ans, Louis-Philippe Hamel, époux d'Alma Ca-doret.HOUDE — A Montréal, le 8, A 63 ans, Alberttnc Lemay, épouse 1ères noces de feu Médérlc Déry, 2es noces, feu Aurlus HLAfLeUR A Montréal, le 8, A 69 ans, Mme Théophile Lafleur, née Vlctorlne ^ATTlEiLLE — A Outremont; le 10, A 74 ms, Osmond Latreille.époux de feu Blan-.'he Salot.LECAVAL1ER-LAPIERRE - A St-Lau-•ent, le 8.A 83 ans.Henriette Laplerre.Spouse dt feu Reml Lecavalier.MAILLOUX — A Montréal, A 80 ans, loseph-Fcrdlnand Mailloux, époux de feu Delvina Grégoire.MANTHA — A Ste-Rose, le 9, A 75 ans.losenh-Arthur Mantha MARINIER - A Montréal, le 9.A 82 ans.H.OcHlon Marinier, époux de Martine Tré-panler.MESSIER — A Montréal, le 9.A 36 ans, jaürlelle Germain, épouse d’Ernest Messier.SENEGAL — A Montréal.Mlle Virginie Senécal.ST-ONOE — A Montréal, le 8.à 78 ans.Dlovls St-Onge, époux d’Obrlzlne Clément TRAHAN — A Montréal, :« 8.A 71 ans, Joséphine dour, épouse en 1res noces l’Ovua Gagnon; en 2es, de Narcisse Trahan.TREMBLAY - A Montréal, le 8.A 74 ans, Mme Mauril Tremblay, née Marte Tremblay.TRUUEL — A Montré*!, le 9, A 81 ans.Edmond Trudel, époux de Clara Dorval VALIQUETTE — A Verdun, le 9.A 44 ans, Ovila, fil» de Joseph Vallquette et de i«u Dell» Cbanraad.A l’époque du déménagement qui nous occupe, la rue Dorchester, ouverte trois quarts de siècles auparavant par les “bourgeoys” et les barons de la pelleterie, achevait de supplanter le faubourg Saint-Antoine.Les chefs du grand commerce et ceux de l’industrie, dont les chantiers et les manufactures occupaient là basse ville, y avaient construit leurs maisons; pour n’en citer que quelques-uns: tes Coris-tine, les Judah, les Ogilvie, les Graham, les Cantin.Le président du Canadien Pacifique, Donald Smith, alors député fédéral de la eircons; cription de l’ouest de Montréal, qui allait devenir te baron Strathcona and Mount-Royal, avait à peine achevé la construction de sa prin-cière résidence, qui existe encore à l’angle de ta rue Dorchester et de la rue du Fort.Les Petites Soeurs et leurs protégés voisinaient donc avec des gens huppés; leur maison toutefois se trouvait à l’airière des domaines, ne donnait pas rue Dorchester.G’est d’ailleurs cette situation qui tut valait et lui vaut encore, de sa terrasse, le beau panorama que nous avons vu, qui s’étend jusqu’aux Etats-Unis.Isolement qui garde bien son charme, maintenant surtout que l’ouest de la rue Dorchester devient de plus en plus quartier de pensions, que les belles résidences anciennes se transforment, les unes après les autres, en One Room Apartments; isolement qui n’est cependant pas sans embarras.Les Petites Soeurs sont comme perdues sur leur coin de falaise; les gens ne savent plus guère tes repérer, si ce n’est pour leur confier des vieillards indigents et impotents.Les âmes charitables se font nlus rares, les anciens bienfaiteurs, les anciennes bienfaitrices disparaissent et ne sont pas remplacés.Conséquence de la crise, peut-être, mais aussi de l’isolement de plus en plus prononcé de l’institution.Rien lieu de gens, à part ceux qui l'habitent, voient que la maison se délabre, les portails aussi, que la clôture, après un demi-siècle, lom-be en ruine, que l’ameublement a besoin d'être rafraîchi, même renouvelé.Dans le bon temps, la pelite voilure noire, avec ses quêteuses.Soeur Edith, Soeur Denise, n’avait nas à s’éloigner beaucoup pour commencer à recevoir des offrandes, en argent et en nature.Les riches bourgeois de la rue Dorchester.protestants presque autant que catholiques, leur faisaient bon et généreux accueil.Avec les années, ce quartier s’était même peuplé d'un assez grand nombre de gens de langue française.Au coin de la rue Saint-Marc, Mme T.ussier, selgneuresse de Va-rennes, occupait une sorlc de manoir gothique, démoli récemment pour faire place à une maison de rapport; un peu plus loin, vers l’est, la vaste maison de sir Hor-misdas Laporte; du côté de l’ouest, celte du sénateur J.-P.-B.Casgrain, nui vient de mourir, nuis celle de Narcisse Picotte, qui fit fortune au Klondyke.Parmi les gens de langue anglaise, il en était venu de catholiques, le successeur de lord Strathcona à la présidence du Canadien Pacifique, sir Thomas Shaughnessey, plus tard lord Shaughnessey, le Dr Guérin, qui fut maire de Montréal, d'autres encore.Dans re voisinage immédiat, les Petites Soeurs quêteuses faisaient bonne récolte; leur légendaire voilure descendait aussi quotidiennement la côte — l’on comptait sans doute sur l’aide de saint Joseph nour la remonter — et trouvait des populations moins riches mais non moins généreuses, toujours disposées à secourir les pauvres des Petites Soeurs.Ces populations sont disparues, leur descendance est dispersée.La rue Dorchester dégénère, se commercialise, elle est à la veille-de connaître les boutiques de hot dops; les faubourgs du bas de la côte sont dépeuplés.Les quêteuses doivent oiler ou loin Les Pelites Soeurs quêtent tou-jours mais c’est au loin qu’elles doivent maintenant s’adresser, dans des quartiers où leur maison n’est pas beaucoup connue.Les besoins de leurs pauvres, dont le nombre ne diminue pas mais au contraire s’accroît, ne sont pourtant pas moins grands qu’nutrefois.G’est sur la quête, les dons sans cesse renouvelés, que les Petites Soeurs peuvent seulement compter La visite royale Les endroits interdits au public à Montréal Renseignements à retenir La police municipale a donné les renseignements suivants au sujet de la visite des souverains, mardi à Montréal : Nul ne sera admis ni au-dessous ni au-dessus des deux viaducs qui sont situés avenue du Parc, lires des avenues Beaumont et Vau Horne, ni même sur le mur qui supporte le viaduc, situé au côté nord-ouest des avenues Van Horne et du Parc.L’endroit situé en avant du monument Cartier, au pied de la Montagne, sera aussi complètement prohibé au public.Les deux côtés de l’allée située du côté ouest du parc LaFontaine, entre les rues Rachel et Cherrier, seront complètement réservés aux enfants d'écoles.Personne ne sera toléré rue La-rivière, entre l’avenue Delorimier et la rue Parthenais.Les endroits suivants seront aussi entièrement prohibés au public: Le côté sud de la rue LaFoii-taine, entre les avenues Delorimier et Papineau; l’endroit de la rue St-Denis, qui est situé en face de l’Université de Montréal.Le côté nord de la rue Notre-Dame, entre Gosford et la place Jacques-Cartier; L’enceinte située en face de l’église Notre-Dame, qui a été réservée pour le clergé; Le square Victoria, qui est réservé aux enfants d’écoles; Le square Beaver-Hall, situé à l’angle de la côte de Beaver-Hall et de la rue Dorchester, qui a été réservé pour les membres de l’Armée du Salut; L’enceinte qui fait face à la Basilique Saint-Jacques, qui a été réservée pour le clergé.On ne permettra pas non plus au public de se placer dans les îlots de sécurité situés rue Dorchester, un peu à l’est de la rue Mansfield, ni sur le côté ouest de la rue Windsor, entre les rues Cypress et Dorchester, ni sur les deux côtés de la rue Université, au nord de l’avenue des Pins; ni sur le côté nord de l’avenue des Cèdres, entre l’avenue des Pins et le chemin de la Côte-des-Neiges; ni sur le côté ouest du chemin de la Côte-des-Neiges, entre le réservoir et le cl rnin Shakespeare, où seront postés les enfants d’écoles; ni sur les deux côtés du chemin Shakespeare, où seront postés les enfants, les garde-malades, les scouts et les “Girl Guides”, etc.II est aussi bien compris que personne ne sera admis sur le Mont-Royal, mardi prochain, non plus qu’à File Sainte-Hélène et personne ne devra demeurer sur le pont Jacques-Cartier, de 2 heures à 4h.de l’après-midi.On ne permettra à personne de se placer à l’endroit qui est situé rue Dorchester, entre les rues Peel et Stanley; non plus qu’à l’endroit qui est situé rue Stanley, entre les rues Dorchester et Sainte-Catherine; non plus qu’à l’endroit situé rue Cypress, entre les rues Stanley et Peel.L’endroit qui est situé, rue Osborne, entre les rues Peel et Stanley, sera aussi complètement prohibé au public.Autres conseils utiles Pour protéger les grands magasins des dommages possibles, à cause de la foule qui encombrera les trottoirs, lors du cortège royal de mardi prochain, les autorités de la police demandent aux marchands de bien vouloir penser à proléger leurs vitrines, à l’aide de planches, de rampes ou de quelque manière qui convienne.I^es constables volontaires devront, s’ils veulent être acceptés, apporter et présenter leur leltre de créances, à l’officier du poste où ils se rapporteront; sans quoi ils s’exposent à être refusés.De l’extrême fond de la Chambre, on voyait M.Woodsworth, de gris vêtu, fêle blanche, mince silhouette, lever les bras, brandir des documents, accuser du geste les députés libéraux qui ne savaient pas reste-tranquilles.Plus i] y avait de bruit, plus l’orateur élevait la voix.Un murmure continuel, haché d’interpellations plus ou moins bruyantes, assourdissait la vbix de l’orateur.M.Woodsworth est resté ferme.Il a dit exactement ce qu’il voulait dire, à savoir que la visite royale pourrait servir de nrétexte à une manifestation éhontée de loyalisme.Ce qu’il craignait par-dessus tout c’était qu’il fût accusé, lui et son parti, de crime de lèse-majesté parce qu’il insiste pour que le gouvernement accomplit son devoir jusqu’au bout.Le oremier ministre, poussant l’habileté à l’extrême, a laissé la question au bon vouloir de touf le monde.Pour adopter une phrase célèbre; la session continue.Léopold RICHER Nos éphémérides Il moi 1676 L'industrie de la boulangerie On note l'existence de la première boulangerie vers 1620.Vers cette date, en effet, Champlain note la construction d’une maison pour loger Je serrurier et le boulanger.A cette époque, cependant, on devait se servir de blé ou de farine de France, car on ne commença la culture de la précieuse céréale qu’en 1628.D’autre part les habitants devaient pour la plupart faire leur pain eux-mêmes.Les communautés devaient sans dpule, de leur côté, avoir leur boulanger.Mais il ne faut pas oublier que Mère Marie de l’incarnation boulangeait elle-même pour sa • communauté, ce qui tendrait à prouver, que l’industrie de la boulangerie n’avait pas encore pris naissance — (lu moins dans le sens que nous la concevons aujourd’hui.Cependant on peut croire que les personnes qui tenaient commerce n’hésitaient pas à vendre au public une partie du pain qu’elles fabriquaient pour elles-mêmes.C’est sans doute pour faire cesser celle anomalie que, le 11 mai 1676, l’intendant Duches-neau ordonna aux boulangers de tenir leurs boutiques bien garnies de pain tout en défendant aux ea-baretiers d’exercer ce commerce.Les boulangers, de leur côté, ne pouvaient se mêler d’étancher la soif de leurs clients car il leur était défendu de vendre du vin < u toute aulre boisson.Par la suite le prix et le poids du pain furent fixés par ordonnance.Le paquebot royal dans la brume ,4 bord du R.M.S.Empress of Australia, 11 (C.P.>.— Une brume opaque enveloppe ['Empress of Australia et les deux croiseurs de son escorte et les a forcés à s’immobiliser à 350 milles au large île Cape Race, point le plus à l’est de Terre-Neuve.L’Empress, qui porte le roi et la reine vers le Canada, est entré dans la brume à 10 h.du matin (6 h.du matin, heure d’été de l’Est).Pendant quelque temps, le naivre royal et les deux croiseurs (le Glasgow et le Southampton) ont tenté d’avancer lentement, mais la brume est devenue si intense qu’ils ont été forcés tous les trois de s’arrêter.On ne pouvait voir, du bord de [’Empress, les deux croiseurs pourtant à une faible distance du paquebot royal.Les sirènes fonctionnent presque continuellement pour prévenir tout accident.On ne craint pas, toutefois, que ce Contretemps retarde l’arrivée de Le seul endroit du parc Mance où ; Leurs Majestés à Quebec, étant don-le public n’aura pas accès sera au- j né que l’horaire a ete trace de telle tour du monument Cartier où l’es-j sorte que les trois navires puissent paoè est réservée pour environ 1,000 avoir une latitude de deux jours “girls guides” On ne permettra aucune livraison de marchandises, après 9 h.a.m.le marefi 16 mai, dans les rues où passeront Leurs Majestés dans l’après-midi.Comme on craint que de nombreux enfants ne soient séparés de leurs parents et ne s'égarent dans la foule, la police prie de nouveau les parents ou toute personne accompagnant des enfants de prendre la précaution de placer dans les goussets des enfants une carte portant nom.adresse, ainsi, si possible, no de téléphone., La police invite de nouveau les citoyens de ne pas se rendre au parcours en aulo.On leur recommande plutôt d’utiliser tramways et autobus, pour éviter un embouteillage dans les rues.Les hôpitaux ont promis de faire leur part, le 16 mai après-midi.C’est ainsi que l’hôpital Notre-Dame tiendra trois ambulances à In disposition des blessés ou des malades; l’hôpital Saint-Luc, 2 ambulances; rhôpital St-Mary, 2; i'hû- pour arriver lundi matin.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Servico de Librairie du “DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Si le théâtre doit jamais être définitivement rénové et établi enfin sur des bases solides, il est évident qu’il faudra en attribuer la plus grande pari de crédit aux Clercs de St-Viateur et aux religieux de Stc-Croix qui, avec les seules ressources de leurs scènes collégiales et les éléments qu’ils ont sur p'iace, ont réussi, depuis quelques années, toutes les audaces.De petites villes comme Joliette et St-Laurent.par ailleurs déjà très attirantes à maints points de vue, ils ont fait des centres artistiques de premier choix et que les gens cultivés ne sauraient plus désormais ignorer.I.es affinités qu’ont pour l’Art et le Beau en général Saint-\ iateur et Sainte-Croix sont si évidentes que, malgré soi, on ne peut évoquer Joliette sans songer à St-Laurent, et vice versa, — ce qui ne veut pas dire que les efforts artistiques des grands collèges de ces deux .villes fassent double emploi.Loin de là.Ces deux scènes que nous avons le privilège d’avoir près de Montréal, sont aussi nécessaires l’une que l’autre et semblent d’ailleurs être à la veille d’orienter leur travail dans des sens différents, puisque Sainte-Croix semble décidé, avec le retour de l’un dé ses jeunes religieux — le dynamique Père Emile Legault — à implanter le théâtre chrétien, rénové du moyen âge par des formules modernes pleines d’audace.Nul doute, qu’avec la collaboration de son compositeur, le Frère Placide, et de son poète, le Père Paul-Emile Houle (présentement à l’Institut Catholique de Paris), Sainte-Croix ne réussisse à mener victorieusement la tâche gigantesque à peine entreprise et préparée par la venue au Canada d’Henri Ghéon.Quant à Saint-Viateur, sa mission semble être de ressusciter et de faire triompher le théâtre classique, et aussi, de créer.Pour ce qui est du théâtre classique, ceux qui ont assisté, lundi et hier, aux Femmes Savantes sont convaincus que la sûreté de direction du Père L.-J.Lefebvre l’a déjà implanté à demeure dans la sympathique ville épiscopale de Mgr Papineau.Joliette devra aussi créer, — ou mieux, continuer à créer.Il est, pour cela, très favorisé, puisqu’il possède deux artistes\d’envergure: l’un, le Père Gustave Lamarche, est l’artiste du verbe, le poète aux larges visions, aux images hardies, aux créations fertiles; l’autre, le Père Wilfrid Corbeil, est l’artiste de la lumière, de la couleur, de l’harmonie, des conceptions tour à tour majestueuses ou féeriques.* * * Tout ce préambule en guise de “lever de rideau” aux Femmes Sa- j vantes, lever de rideau qui est en ( vérité plus long que ce que je veux dire du chef-d’oeuvre de Molière lui-même, qui est suffisamment connu sans que j’aie besoin d’insister.La comédie a été jouée sans coupures par les collégiens de Joliette qui ont vraiment fait preuve d’un effort peu ordinaire.Les rôles féminins, les plus importants de la pièce, ont été donnés tels quels, par le truchement du travesti.Il ne m’appartient pas de décider si le travesti doit être admis au collège ou au couvent.Je n’ai pas mission non plus de juger si les avantages éducatifs du travesti dans l’interprétation des classiques au collège peuvent justifier ce compromis qui peut avoir certains inconvénients, Je pense, pour ma part, que dans un grand spectacle public comme ceux qu’on donne à Joliette ou à Saint-Laurent, on doit donner les chefs-d’oeuvre classiques avec leur distribution complète, ou ne pas les donner du tout.Cela est particulièrement logique d’une comédie telle que les Femmes Savantes où l’amour est exprimé d’une façon tellement rigide et artificielle qu’il ne saurait prêter à équivoque, surtout sur une scène de collège.Le style maniéré, caricatural, des jeunes collégiens travestis pour un soir, dissipe d’ailleurs le dernier soupçon d’inconvenance qui pourrait subsister dans l’esprit de certaines gens enclins à voir du mal partout.L’interprétation a été aussi réussie qu’on peut le souhaiter de jeunes gens dont le théâtre ne doit pas être le principal souci.Certains personnages ont même montré une parfaite compréhension de Molière et l’ont communiquée à l’auditoire dans une gaieté de bon aloi.Le Père Corbeil avait monté, pour la circonstance, un décor somptueux et élégant qui a fait l'admiration générale.On ne lui cherchera pas noise pour les quelques anachronismes inévitables — étant donné les ressources qu’on a à Montréal — de l’ameublement.Il a fait une délicieuse innovation en posant son décor d’époque sur un fond transparent souligné par des draperies d’un riche bleu (plus agréable à l’oeil, certes, que le bleu du train royal!).La chorale et l’orchestre du séminaire ont prouve, dans les entr’actes, qu’un graim progrès a été réalisé à Joliette, dans ce domaine, et quant au répertoire cl quant à l’équilibre des voix on des instruments.Je ne voudrais pas terminer ces lignes sans signaler l’exposition d’art préparée par les élèves.Là encore il y a, si l’on peut dire, une véritable petite révolution qui laisse étonnés et un peu abasourdis les collégiens d’autrefois.Lucien DESBIENS publicitaires de Montréal, était sir Edward Beaüy, président du Pacifique Canadien.Sir Edward a parlé des responsabilités des directeurs de publicité et de ventes, a pris la défense île la richesse bien acquise et a déclaré que les publicistes des grandes organisations industrielles et commerciales peuvent, dans une large mesure, contribuer à dissiper les idées fausses que certains se font au sujet des soi-disant profits exorbitants réalisés par le capital aux dépens du travail.Le président du C.P.R.a parié de la situation avantageuse dans laquelle nous nous trouvons en ce pays, en comparaison des autres nations du monde.C’est à tort que certains font si grand état de la misère dans laquelle vivent un bon nombre de nos gens, non que leur condition ne doive être améliorée ni qu’il ne soit opportun de relever leur standard d’existence, mais des propos exagérés sur ce point peuvent créer une sorte de pessimisme regrettable et contribuer à propager l’idée que notre système actuel ne fonctionne pas d’une façon satisfaisante.Il ne faut pas oublier, si l’on en juge par les rapports de personnes bien informées et non antipathiques au régime d*es Soviets, que le standard d’existence d’un chômeur à Montréal est égal à celui de la moyenne des ouvriers en Russie et que les logements de 90% de la population de Moscou ne sont pas aussi confortables que ceux que la ville anglaise de Manchester fait actuellement démolir parce qu’elle les considère impropres à abriter des êtres humains.Et ici, le conférencier se défend de vouloir-attaquer la Russie ou le communisme.Au contraire, même au risque d’être EAU DES CARMES BOYER RAPIDEMiNT EFFICACE Contre VERTICES.SYNCOPES, FAIBLESSES.qualifié de communiste, il souhaite a Ja Hussie de réussir et de prospé- rer La Providence nous a laissé un héritage magnifique, mais nous pourrions le faire fructifier encore plus •lue nous le faisons.Nos gens sont les mieux nourris et les mieux habillés du monde, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne pourraient pas l’ètre encore plus.Parlant ensuite des moyens qu’il importe de prendre pour ranimer l’optimisme et ramener la prospérité, le conférencier déclare qu’il ne faut pas blâmer exclusivement notre système de {jouvernement pour les erreurs passées.Dans un pays démocratique, les gouverannts donnent aux gouvernés ce que ceux-ei demandent.11 ne faut donc pas trop nous plaindre.Si nous voulons un changement, c’est à nous d’affirmer notre volonté et d’apporter notre coopération pour la solution des problèmes nationaux.^ Sir Edward a dit aussi quelques mots de la situation ferroviaire, qui est loin d’être satisfaisante.II attribue les difficultés dans ce domaine à la concurrence absurde que se font les deux grands réseaux —l’un propriété privée et l’autre propriété d’Etat.Il croit que dans un pays démocratique le gouvernement n’a pas sa place dans les chemins de fer et, à son avis, la nationalisation de tous nos chemins de fer serait l’un des plus sûrs et plus rapides moyens d’amener l’insolvabilité du pays.EXCURSION de fin de SEMAINE de MONTREAL, gare Bonaventure: VEN.19 MAI i 9.20 a.m.et 9.20 p.m.(H.S.) et SAM.20 MAI à 9.20 a.m.(H.S.t BOSTON.’8 HOLYOKE, SPRINGFIELD, FITCHBURG .$8 RETOUR: jusqu’au LUNDI, 22 MAI, Voitures ordinaire* seulement.Les voyageais feraient bien de se munir de pièces d’identité suffisantes pour les exigences du Service d’immigration, aller et retour.On peut se procurer des permis d’entrer aux Etats-Unis, en s’adressant 1 Chambre 821, Edifice Drummond, 1117 ouest, rue Ste-Catherine.Pour renseignements complets, téléphonez MArquette 3651 ou LAncaster 8911 Vient de paroître: L’Histoire de l’Acadie (Des origines à nos jours) par I* R.F.Ant.Barnard, C.S.V.Au Service de Librairie du "Devoir", 430, rue Notre-Dame est, à Montréal, 60 sous.Par la poste, 65 sous.CANADIEN NATIONAL RUTLAND b,;: Q'ivt melchers CROIX D’OR Moi 90< 28o7.2.00 4002 280 lA ®OISSON IA PLUS SAINF Plus Forfe .Plus Savoureuse GENEVA m?LONDON CLUB London Dry Gin THREE CASTLES Liqueur Whisky PtODUTS DE MtLCHcRS OISTILIEBES LIMITED, MWt.l « B«ki«v,ll.pluà giandA üpéclaliitQi.du.800 Voyez ici : Quelle date?1939 MAI 1939 Dim Lun.Mar.Mer.Jeu.Ven.Sam 1 2 3 4 5 6 | 7 8 9 10 11 12 13 |14 15 U 17 18 19 20 1» 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Vient de paroître: L’ACTION NATIONALE LIVRAISON DE MAI Sommaire L’ACTION NATIONALE .Sur la visite royale (acquêt LARCILLIER .1942, reprise française jean MORANDE .Récitatif i la lune (poème) G.-M.LUSSIER, O.P.Prix et sens de la douleur • Notre enquête |.Coucher de U lune, .44.Pleine lune, le S, A 14 h.14 m.du matin.Dernier quart, le 11, 4 4 h.40m.du matin.Nouvelle lune, le 18, à 11 h.24 m.du soir.Premier quart, le 24, à 4 h.24 m.du soir.LE DEVOIR JEUDI, 11 MAI 1939 Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de rA.B.C" et de la "C.D.N.A." U ET FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum SS.Même date l’na dernier 42.Minimum aujourd’hui 48.Même date l'an dernier 44.BAROMETRE: 14 h.a.m.29.15.Il h.a.ra.S9.44.Midi: 29.45.Ohltfree Coûtais pur time L.-F.de Slea’.é.7631 rue Sa let-Dénia, Montréal La Yougoslavie disposée à conclure un pacte d’amitié avec la Hongrie ROME, 11 (A.P.) — On croit que la Yougoslavie est aujourd'hui disposée à conclure un traité d'omitié et de non-agression avec la Hongrie sous les auspices de l'Italie.C'est en tout cas l'interprétation que l'on donne dans les milieux bien informés aux discours prononcés hier soir à un dîner d'Etat par le roi Victor-Emmanuel et le prince-régent Paul de Yougoslavie.Le gouvernement italien offrira aujourd'hui au distingué visiteur yougoslave le spectacle d'une revue navale dans le golfe de Naples.Ce serait la guerre, dit Chamberlain LONDRES, 11 (C.P.) — Le premier ministre Neville Chamberlain a declare aujourd'hui, devant une réunion de femmes conservatrices à la aalie Albert, que toute tentative de modifier le status de la Ville libre de Dantxig de façon à menacer l'indépendance polonaise précipiterait inévitablement unt- guerre générale où la Grande-Bretagne serait entraînée.Il a cependant répété que le gouvernement anglais n'a aucunement l'intention d'encercler l'Allemagne, que la politique anglaise n'a jamais consisté à se mêler des affaires des autres.La Grande-Bretagne, dit-il, ne souhaite pas une concurrence effrénée contre l'Allemagne dans le domaine militaire ou dans le domaine économique, mais je tiens à déclarer non moins clairement que nous ne sommes pas prêts à assister en spectateurs à la disparition des nations indépendantes les unes après les autres.“Il est essentiellement désirable que la Russie fasse partie du bloc contre l’agression” (m.oaiadier) La politique française ne vise qu'au maintien de la paix — La solidarité anglo-française est plus étroite que jamais — Négociations avec la Turquie M.Lebrun avertit le Parlement français que l'avenir est encore incertain LONDRES CHERCHE A S'ENTENDRE AVEC MOSCOU Jamais la Norvège ne renoncera à sa neutralité Les armoiries royales Une oeuvre d'art à Québec Québec, 11 (D.N.C.).— L’école des Beaux-Arts de Québec vient de faire transporter au Parlement les armoiries du Hoi, destinées à orner i la grande marquise, construite à la | porte centrale de l’hôtel du gouver-j nement.C’est une magnifique oeu-1 yre d’art, signée par MM Lançîois, rhibault, Paré, Chapdelaine et Bégin.Elle a été déposée dans la cour intérieure du Parlement où elle achèvera de sécher, pour que les peintres puissent lui donner les couleurs qui s’imposent.C’est M.Maurice Brodeur qui est chargé de diriger le travail des peintres.En sa compagnie, nous avons eu l’occasion ce matin d’aller admirer cette .oeuvre sculpturale, qui fait honneur à nos artistes canadiens-français.Elle a près de six pieds de hauteur.L’écu comprend quatre quartiers.Dans les quartiers 1 et 4 on trouve les 3 léopards britanniques en or, sur fond rouge, et dans les quartiers 2 et 3, le lion rouge d’Ecosse sur fond or et la lyre d'or d’Irlande, avec cordes d’argent, sur fond bleu royal.L’écu est entouré de la jarretière portant la devise Honni soit qui mal y pense, et timbré du casque royal au mantelet d’hermine, surmonté de la couronne d’Angleterre, portant en cimier un léopard d’or couronné.A dextre, comme support de l’écu, un léopard couronné et, à senestre, une licorne d’argent, encollée d’une couronne d’or et enchaînée du même.Sous l’écu, un listel portant la devise: Dieu et mon Droit.Gazette des tribunaux criminels Albert Fecteau.trouvé coupable de s'être introduit par effraction dans un magasin situé au numéro 1450 rue Désery, il y a quelques jours, a été condamné à deux ans de pénitencier ce matin.Fecteau avait un dossier judiciaire.* ¥ * Adoris Prévost, 35 ans, subissait ce matin son procès devant M.le juge Enright, sous l’accusation d’avoir obtenu frauduleusement des sommes d’argent de jeunes gens en leur promettant des situations qu’il savait ne pas pouvoir leur obtenir.A un nommé Roland Brunet, Prévost avait promis une situation de pompier grâce à l’influence qu’il disait pouvoir exercer sur le secrétaire du premier ministre de ja province.Comparaissant volontairement comme témoin, pour se défendre, Prévost déclara qu’il avait voulu remettre l’argent à l’un des plaignants du nom de St-Denis mais que ce dernier n’en voulait pas, c'est l’emploi promis qu’il voulait.Le tribunal trouva l’accusé coupable et prononcera sentence le 19 mai prochain.En attendant, Prévost doit s’adresser à son père pour remettre les sommes volées et.de la possibilité ou de l’impossibilité pour l’inculpé de remettre ces sommes, dépendra la sentence.Paris, 11.(C.P.-Havas).— Le premier ministre Edouard Daladier a déclaré aujourd’hui .(U parlait devant ies deux Chambres du Parlement réunies à l’occasion de la première session sous le second septennat du président Albert Lebrun), qu’il considère qu’il est essentiellement désirable que la Russie fasse partie du bloc contre l’agression.Au début des pourparlers en cours entre Londres, Paris et Moscou, les trois gouvernements ont admis, dit-il, la nécessité d’une action commune dans l’intérêt de la paix.M.Daladier a affirmé que la politique française ne vise qu’au maintien de la paix.Il a ajouté que la solidarité anglo-française est plus étroite que jamais et il a rendu hommage au gouvernement britannique de la récente décision qu’il a prise d'établir le service militaire obligatoire.La France ne saurait être intimidée par la force ou par la ruse, dit-il: elle est déterminée à s’opposer, en collaboration étroite avec les autres puissances pacifiques, à toute tentative de dominer l’Europe par la i force./ ! Le premier ministre a rappelé que la France et la Grande-Bretagne ont récemment pris l’engagement de se porter au secours de la Grèce, de la Pologne et de la Roumanie si ces nations devaient faire la guerre pour la défense de leurs intérêts vitaux.Les négociations se poursuivent avec la Turquie afin Les chemins de fer Le rapport Dandurand recommandant la coopération entre le C.N.et le P.C.adopté par un vote de 7 à 6 d’obtenir son adhésion au bloc contre l’agression.La France et la Grande-Bretagne considèrent qu’il est essentiellement désirable que l’Union soviétique participe à cette oeuvre d’assistance mutuelle commune.Comme toutes les autres nations qui veulent vivre avec honneur, dit-il, les Français sont résolus à résister à toutes les menaces de recours à la force.M.Lebrun Le président Albert Lebrun, qui a parlé avant le premier ministre, a déclaré de son côté qu’il ne saurait y avoir de doute sur la résolution inébranlable de la France de sauvegarder ses droits par une force digne d’elle.Il a de nouveau proclamé Tardent désir de paix de la Fran ce, mais en averlissant le Parlement que l’avenir est encore incertain.Il a insisté particulièrement sur le programme du gouvernement d’augmentation de la production pour les fins de la défense nationale en disant qu’il n’est pas de sacrifice auquel la France ne soit pas prête à consentir parce qu’elle travaille avec la ténacité qui procède de la confiance en ses destinées.Le cabinet français avait approuvé avant Touverture de la session ei le message du président et le discours du premier ministre.Londres et Moscou Londres, 11 (C.?.Havas).— On Pas de drapeaux tricolores Rien que des Union Jack à Ottawa OSLO,, Norvège, 11 (C.P.-Havas) — Le ministre des affaires étrangères Halvdan Koht a déclaré aujourd'hui que jamais la Norvège ne renoncera à sa neutralité ou ne s'engagera volontairement dans une guerre.I o démenti les rumeurs qui veulent que la Russie songe à s'installer dans m province de Finnmark, au nord de lo Norvège, et affirmé qu'il ne croit pas qu aucune puissance nourrisse des desseins d'agression contre la Norvège.Pour ce qui est du pacte de non-agression, dit-il, la question qui se puse est de savoir si un pacte avec l'une ou l'autre des grandes puissances nous imposerait des obligations ou mettrait en doute notre politique de neutralité.rapporte aujourd'hui que des négociations sont en cours pour différer la session du conseil de la Société des Nations qui doit s’ouvrir lundi prochain afin de donner au sous-commissaire soviétique des Affaires étrangères, M.Vladimir Po-temkine, le temps de faire les arrangements voulus pour se rendre àj Genève et présider la session.L’ambassadeur soviétique à Londres, M.Ivan Maisky, s’est rendu aujourd’hui au Foreign Office et on croit que la question a été abordée.Le gouvernement anglais compte sur cette session du conseil de la S.D.N.comme sur une occasion unique de dissiper tous les malentendus et d’en arriver à une entente définitive qui permettrait à la Russie soviétique de se joindre au front anglo-français contre l’agression.Londres aurait donné instruction à son ambassadeur à Moscou, sir William Seeds, de demander que M.Potemkine ou son supérieur, le commissaire des Affaires étrangères Vyacheslaff Molotoff assiste à la prochaine session de la S.D.N.à Genève.Le gouvernement soviétique aurait répondu qu’il ne restait pas assez de temps d’ici lundi pour permettre à M.Molotoff ou à M.Potemkine de faire les préparatifs voulus et il aurait laissé entendre qu’il se ferait représenter à Genève pour son ambassadeur à Paris.A Ottawa Article hostUe à l’Allemagne et à l’Italie TOKYO, 11 (C.P.-Havas)—L'article hostile à l'Allemagne et à Italie publié aujourd hui dans le journal “Kokumin", qui passe pour être (organe de l'armée o causé toute une sensation dans les milieux diplomatiques.Après avoir fait campagne pendant plusieurs mois en faveur d'une alliance militaire entre le Japon et ses partenaires allemand et italien du pacte anticommuniste, "Kokumin" affirme aujourd'hui que le Japon est en mesure de combattre le communisme sans l'assistance des puissances de taxe Rome-Berlin et qu'il n'acceptera aucun vasselage.Le journal japonais ajoute qu'il est possible que l'Allemagne et l'Italie fournissent des ormes au généralissime chinois Tchiang Kai Chek et que si jamais la chose était prouvée cen serait fait de l'amitié japonaise pour l'Allemagne et ITtalie.’ Questions électorales La seance de ce matin aux Communes Le vicomte Runciman est à Montréal Le vicomte Runciman, lord-président britannique du Conseil et médiateur de la Grande-Bretagne en Tchéco-Slovaquie durant la crise de l’automne dernier, est de passage à Montréal.Il est arrivé de Vancouver dans la métropole, ce matin.I! s'embarquera, demain, en compagnie de la vicomtesse Runciman, à bord du Duchess of Bedford.L’ancien président du Board of Trade de l'Angleterre, vient de terminer un voyage de repos.Il a visité les Indes, l’Australie, la Nouvelle-Zélande.les îles du Pacifique cl a traversé le Canada, avec une courte halte à Banff.Le vicomte Runciman a dit sa déception d’aoprendre que le Duchess of Bedford va renconlrer VEmpress of Australia dans le golfe, à 2 heures du matin, de sorte qu’il n'aura pas la chance de saluer le navire qui porte ses souverains.Lord Runciman n'a pas voulu faire le moindre commentaire sur Id situation européenne.Démission de M.Morcel Olivier Paris.Il (AP) M.Marcel Olivier vient de donner sa démission comme président de la Compagnie Générale Transatlantique.Un nouveau décret-loi promulgué depuis l’incendie du Baris exige que le choix des présidents de toutes les compagnies de transport qui reçoivent des subsides de l'Etat soit d a bord approuvé par le cabinet.M.Olivier démeure commissaire français à l’Exposition de New-York et membre du conseil d’administration du canal de Suez.Encore l'affaire de r'ldeal Dress" Sam Kraisman et Philippe Décary, accusés d’avoir, entre le 1er décembre 1937 et le 23 janvier 1938, conspiré avec des personnes répondant aux noms de Lucien Le-cîoux, Emile Noël, Auguste Vallée, pour assaillir Henri Derepentigny, Georges Gauthier et autres employés de la maison de confection de robes “Ideal Dress”, et les intimider en vue de les faire participer a une grève soutenue par l’Union Internationale, subissaient ce matin leur procès devant M.le juge Perrault.Kraisman, un organisateur de l’Union Internationale depuis des années, fut longuement interrogé par Me Oscar Gagnon, procureur de la Couronne, sur les agissements d’un certain Therrien, qui serait allé le trouver pour lui demander de l’emploi comme propagandiste de l’Union Internationale dans la province.Kraisman a déjà été condamné en Cour du recorder pour avoir été trouvé en possession d’un bâton, lors de la grève.Décary, le co-accusé, paraissait comme témoin, tard à midi.L’affaire se continue.Me Louis Pitch agit pour la défense en cette cause.Le traité de commerce germano-polonais Varsovie, 11 (A.P.) — Les négociations en vue de mettre au point le traité de commerce germano-po-lonai.s se poursuivent en dépit de la tension qui existe entre les deux pays au sujet de Dantzig et du Corridor.Un groupe d’industriels allemands doit se rendre à Varsovie d’ici quelques jours pour discuter des détails de Tententfe conclue le 30 septembre 1938 et qui prévoit l’échange de machines allemandes contre des grains polonais.OTTAWA, 11.(D.N.C.) — Par un vote de sept à six voix, le comité sénatorial des chemins de fer a adopté ce matin le rapport préparé par le leader ministériel du Sénat, M.Raoul Dandurand.Le rapporteur recommande une coopération plus étroite entre le Chemin de fer National du Canada et le Pacifique Canadien.Il recommande aussi la nomination d'un arbitre des différends suscités à l'occasion par les mesures de coopération.Vient de poroitre “Le Canada d’aujourd’hui” (Traduction française du livre "Canada Today", du professeur F.R.Scott, de McGill) L’aulomnt dernier parut un ouvrage extrêmement intéressant, “Ca-neda Today”, par la professeur f.R.Scott, professeur do droit civil i l Unirersité McGill.On a écrit do eut ouvrage put “e’oat l’oxprossion de nombreux pointa do rua différente sur lo Canada, réauméa do façon impartial*; I* résultat d’ensemble oit excellent” (Free Frété do Winnipeg).U professeur Scott exprime sur le question do la défomo du Canada, sur la par» qu’on vaut lui fairo prendre aux querre* d* l’Anglotorre, on point d* vu# d* trè* grand* actualité pour lot Canadiens, tant do languo française quo do languo anglaiao.Cot ouvrage vient do paraître on français, aux édifient du “Devoir”.Un volume grand format, beau papier, do plus do 200 pagoe, avec tableaux pf index analytique, $1.franco.Adresser Ion commandes au plut tèt.au “Devoir” mémo, à Montréal.Remise eux libraires, pour commandos à la doutaine.Sérieuse inondation à La Tuque Le débordemenf du Saint-Maurice emporte la partie centrale du batardeau de l'énorme barrage en construction La Tuque, 11 (C.P.) — La fonte rapide des neiges a précipité les eaux gonflées des tributaires du St-Maurice, dans cette rivière elle-même qui a débordé et emporté la partie centrale du batardeau (cof-fer-dam) de l’énorme barrage et de la future centrale électrique en construction, à La Tuque, par la St.Maurice Power Corporation à coût approximatif variant entre $16,000,-000 et $20,000,000.Les dommages causés par cette inondation se chiffreront à des dizaines de milliers de dollars.La rivière Saint-Maurice a monté de dix pieds, hier, et de huit pieds additionnels, aujourd’hui.On ne signale aucune perte de vie.Deux maisons situées près de la rivière sont en danger car leurs fondations ont été minées par le courant.La ville de La Tuque elle-même, qui a une population de près de 10,000 âmes, est située sur un plateau élevé surplombant le Saint-Maurice ei n’est aucunement menacée par cette inondation de la rivière.Proposition d'une émission de $100 millions Ottawa, II —*Le député coopc-ratiste M.Coldwell a proposé hier à la séance du comité parlement aire bancaire une émission de $100 millions pour financer des travaux Eublics, des oeuvres sociales et des abitations salubres.Des créditistes ont demandé si une telle émission n’équivaudrait pas à une sorte de dividende.Une belle discussion s’est engagée là-dessus entre coopéra listes et créditistes.Ÿ * * Le ministre du transport, M.Howe, a bloqué la motion faite par le whip libéral, M.Ross W.Gray, hier soir, à la Chambre des communes, à propos d’un projet de pont sur le St-Laurent, à Prescott, province d’Ontario.M.Gray proposait la deuxième lecture de son bill.M.Howe est Intervenu et a demandé le renvoi du bill en comité, Ottawa, 11 (DNC) — Les ouvriers occupés aux décorations des immeubles parlementaires ont reçu ordre ce matin d’enlever tous les drapeaux français des écussons fédéraux.Dans la plupart des écussons, on avait entremêlé les drapeaux français aux Union Jack.Selon les explications obtenues de l’architecte en chef fédéral, M.Sutherland, on avait garni les écussons de drapeaux français en l’honneur des Canadiens français.Après coup, on à vu là une méprise, vu que le drapeau tricolore n’est pas le drapeau officiel des Canadiens français, mais le drapeau d’une nation étrangère, la France, fût-elle en relations cordiales avec l’Angleterre.Il reste tout de même que l’Union Jack et le tricolore sont les drapeaux des deux mères-patries du Canada.Le scandale eût-il clé tellement grand si les deux drapeaux avaient voisiné et flotté au vent côte à côte pendant la visite du roi?Ce petit fait illustre bien la com-plejcité de la décoration officielle quand un pays comme le Canada n’a pas son drapeau, tandis que d’autres Dominions ont leurs propres drapeaux.Dégâts causés par le vent à Lévis Québec, 11.(D.N.C.) — Le fort vent qui a soufflé hier après-midi un peu après quatre heures sur la vieille capitale et sur toute la région, a causé des dommages en différents endroits, particulièrement à Lévis.Ainsi, dans cette dernière ville, le vent a arraché sur une longueur de plusieurs pieds la tôle qui recouvre la plate-forme de la gare de Lévis.De plus, il a considérablement endommagé la décoration qui avait été faite par l’Ogilvie Flour Mills Co„ sur l’entrepôt de la maison P.E.Bégin Liée, rue Commerciale, dans le but de rendre hommage au roi, lors de sa prochaine visite.La plupart des lettres de cette grande enseigne lumineuse ont été arrachées.Des ouvriers ont été mis à l’ouvrage pour les replacer aussitôt après la fin de la tempête.Grande-Bretagne et Roumanie Londres, 11 (CP) — Le président du Board of Trade, M.Oliver Stanley, a annoncé aujourd'hui aux Communes que la Grande-Bretagne et la Roumanie ont conclu un traité de commerce en vertu duquel ia Grande-Bretagne consentirait à la Roumanie un prêt de 5,000,000 de livres sterling qui serait consacré à l’achat de marchandises anglaises.La Grande-Bretagne achèterai» de la Houmanie 200,000' tonnes de blé, tout comme l’automne dernier, afin d’augmenter ses réserves de blé.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR".430 rue No-tre-Dame (est), Montréal.Ottawa, 11 (D.N.C.) — La‘Chambre des Communes a consacré sa première séance du matin aux questions électorales.Le député conservateur de Saint-Laurent-Saint-Georges, M.Cahan, a profité de la déposition du troisième rapport du comité parlementaire des élections, que preside M.Bothwell, pour exposer ses opinions sur plusieurs points électoraux.Finalement, il a parlé d’abord quarante minutes, puis la Chambre lui a permis de poursuivre son discours.Le ministre delà Santé nationale, M.Power, a pris ensuite la parole.Il a vanté le jugement, le tact de M.Caban, de même que le talent de M.Butcher, conseiller du comité.M.Power a fait observer que le bill destiné à amender la loi électorale comporte deux principes: La limitation des dépenses permises à un candidat; la publication de la provenance des fonds.On sait que M.Cahan soutient que tout individu ou toute société a Je droit de souscrire à la caisse d’un parti politique.M.Power s’accorde tout à fait avec M.Cahan sur ce point.M.Power a textuellement déclaré ce matin: un homme a autant droit de souscrire à la caisse de son parti qu’à la caisse des oeuvres de sa paroisse.On s’atteudait que pendant la séance de ce matin les députés adopteraient en un tournemain plusieurs bills, mais les questions électorales auront pris lout le temps, A 11 heures, les députés étaient plutôt clairsemés, mais, peu à peu, les fauteuils se remplirent.Pendant le premier quart d’heure, il y avait douze ministres, mais le discours de M.Cahan se prolongeant, M, King el quelques-uns de ses collègues se sont retirés.Nombre de députés ont lu les journaux ou rédigé des lettres autographes à leurs dignes électeurs.Quelques-uns sont ailes jusqu’à lire le Hansard.Des écolières remplissaient les galeries ce matin.Elles ont failli dormir d’ennui.Déjà elles auront perdu une illusion: Téloquence parlementaire.La Chambre se réunira de nouveau à trois heures, puis elle siégera samedi ainsi que lundi et mardi, le malin, l’après-midi et le soir.Viendra un premier ajournement jusqu’à vendredi, pour la cérémonie de la sanction des bills; et un second ajournement jusqu’au 22 mai.Rapport sur les questions électorales Ottawa, 11 (D.N.C.) — Voici le cinquième et dernier rapport du comité spécial d’enquête sur les questions électorales: Votre Comité avait reçu instruction d'étudier les méthodes néees-saircs pour permettre aux bûcherons, aux pêcheurs, aux marins et aux mineurs de la Colombie canadienne d’exercer leurs droits de suffrage en vertu de la Loi des élections fédérales, 1938, et de faire ensuite rapport.Après avoir étudié cet ordre de renvoi, votre Comité en est venu à la conclusion que la loi telle qu’elle existe actuellement garantit amplement le droit de tous les électeurs à l’exer- cice de leur franchise électorale.Votre Comité recommande de plus les amendements suivants à la Loi des élections fédérales, 1938: Que soit modifié le paragraphe (1) de l’article 6 en biffant les mots “deux sténographes et trois commis” de la troisième ligne dudit paragraphe, et en les remplaçant par les mots suivants: “un secrétaire de haut fonctionnaire et quatre commis”.Que la règle (3) de l’Annexe “A” de l'article 17 soit abrogée et remplacée par la suivante: “Les candidats et les organisations politiques peuvent désigner à l’officier rapporteur un énumé-rateur pour chaque arrondissement de votation urbain comme dit plus haut.L’officier rapporteur doit, sauf les dispositions qui suivent, nommer parmi les énumérateurs ainsi désignés un énumérateur pour représenter* le parti politique qui à l’élection précédente fut porté au pouvoir, et un pour représenter le parti politique différent et opposé qui a obtenu le plus grand nom-lire de votes à l’élection précédente.ou le nombre maximum suivant de votes, selon le cas”.Que la règle (23) de l’Annexe “A” de l’article 17 soit modifiée en biffant le mot “six” dans la septième ligne et en le remplaçant par le mot “deux”.Que le paragraphe (4) de l’article 45 soit modifié en insérant les mots “doit l’examiner immédiatement pour s’assurer que c’est bien là le bulletin qu’il a remis à l'électeur” après le mot “qui” dans la quatrième ligne, et en ajoutant: “Si un électeur déchire ou autrement détruit volontairement tout bulletin qui lui est remis, ou censé lui être remis par le sous-officier rapporteur, il est coupable d’une infraction à la loi”.Après le mot “électeur” dans la première ligne.En insérant le mot “Coboarg” entre les mots “Ghapleau” et “Cornwall” dans le paragraphe intitulé “Ontario” dans la deuxième Annexe.Ÿ * * Le quatrième rapport, egalement présenté hier à la Chambre des communes par son président, M, Bothwell, se lit comme suit: Quatrième rapport Votre comité a été chargé, par un ordre de renvoi daté du 13 mars 1939, d’étudier les méthodes employées pour effectuer une nouvelle répartition des districts électoraux au Canada ainsi que dans d’autres pays, d’en taire rapport et de formuler des suggestions à la Chambre sur ce point, mais il regrette de n’avoir pu donner à cct ordre de renvoi toute la considération qu’il mérite, vu le nombre de séances que le comité a dû consacrer à l’étude des modifications proposées à la Loi des élections fédérales, 1938, la dernière séance ayant eu lieu le deuxième jour du mois courant.Votre comité a examiné les méthodes employées en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, dans l’Union Sud-Africaine et aux Etats-Unis, ainsi que les suggestions faites par Tavocat-conseil sur la manière dont on pourrait effectuer une nouvelle répartition des districts électoraux au Canada.Toutefois, votre comité est venu à la conclusion que plusieurs questions importâmes, y compris le rapport entre la population urbaine et la population rurale, tel qu'il peut être influencé par le prochain recensement décennal, devraient être étudiées en délail avant qu’il prenne une décision définitive.En conséquence, votre comité soumet à l’examen de la Chambre, sans autres commentaires, un exposé des méthodes employées dans d’autres pays, de même que les suggestions s’y rapportant.Par ccs autres pays, il faut entendre: la Grande-Bretagne, l'Australie et sa commission de réparti-lion, la Nouvelle-Zélande, TAfnque-Sud, les Etats-Unis et une dizaine de leurs Etats.Suivent d’autres considérations relatives aux recoupages électoraux.En l'absence de M.Gustave Lanctôt Ottawa, 11.— En l’absence d’Ottawa de M.Gustave Lanctôt, qui sera l’historiographe du roi pendant le séjour du souverain au pays, le doyen des fonctionnaires aux archives le remplacera comme archiviste en chef.C’est ce que M.Fernand Rinfret, secrétaire d’Etat, a appris au Dr H.R.Fleming, député libéral de Humboldt, Agriculteurs en route pour le Canada Glasgow, 11 (C.P.) — Une centaine d’agriculteurs du Royaume- -Uni se sont embarqués aujourd’hui à bord du paquebot Alhenia pour faire une tournée de deux semaines dans Test du Canada.Ces agriculteurs visiteront les fermes expérimentales d’Ottawa et de Guelph ainsi que les villes de Québec, de Montréal et de Niagara, avant de se rendre à l’Exposition de New-York.Bolbo retourne à Tripoli Le Caire, 11 (C.P.Havas).— Le maréchal Italo Balbo, gouverneur de la Libye, a quitté aujourd’hui la capitale égyptienne pour retourner à Tripoli.Au cours de son séjour en Egypte, il aurait suggéré un pacte d’amitié italo-égyptien ainsi que Touverture de négociations pour déterminer la frontière entre l’Egypte et la Libye._ Les profits des munitions ' en Australie Canberra, Il (CP) — Le ministre des approvisionnements, M.Richard Casey, a proposé aujourd'hui à la Chambre australienne un projet de loi qui vise à contrôler les profits provenant de la fabrication des munitions.Le ministre de la défense Geoffrey Street a proposé une mesure complémentaire qui établit l’enregistrement national des hommes de 18 à 65 ans.Chez le coroner On a trouvé ce malin flottant sur la rivière des Prairies, le cadavre de John McLaughlin, 55 ans, 7226 rue Outremont, porté disparu de chez lui depuis le 16 mars dernier.Un verdict de mort accidentelle a été rendu dans ce cas ce matin en cour du Coroner après que le cadavre eut été transporté à la moi-gue.— Un verdict de mort aeciden-tellle a aussi été rendu dans le cas de John McGillman, 2161, ouest, rue Dorchesjer, décédé hier soir à la suite d’une chute d’un deuxième étage.— Demain, s’ouvrira Tenquêtc dans le cas du décès de John La-hrie et d’Omer Dash, morts tous deux avant-hier soir, après avoir absorbé de Talcool frelaté dans une grange de J’Ahord-à-Plouffe.La boîte monstre à l'entrée de l'hôtel de ville L’on a terminé ce matin la boit»* monstre qui enferme la principale entrée de l’hôtel de ville, et les ouvriers ont commencé à la barbouiller d’une teinte plus sombre.Les échevins sont sortis voir le monument, ce matin, et ont devisé sur son apparence, au point de vue artistique.Jusqu’ici le sentiment ne paraît pas très enthousiaste, mais on attend les rubans el les décorations avant de prononcer un jugement définitif.Mission française aux Etats-Unis Paris, 11 (C.P .-Havas) — Une mission économique française s’esf embarquée aujourd’hui à bord du paquebot Xormandie.Les trente Français en vue qui composent cette mission dirigée par M.Etienne Fougère, président de l’Association nationale de l’Expansion économique, se proposent de stimuler les échanges commerciaux entre la France et les Etats-Unis.Bulletin météorologique Toronto.11 (C.P.) — Voici le temps qu’il fera, probablement, dans la province, demain: région de Montréal et d’Ottawa (gelée, tard ce soir) beau et frais vallée du bas Sainl-Laurent: par tiellcment nuageux et frais, avec averses; nord-ouest du Québec: nuageus et frais: neige ou averses; Lac-Saint-Jean : partiellement nuageux et frais avec averses ou neige; golfe, rive nord el baie des Cha leurs: partiellement nuageux « plus frais avec averses.:.î: » RADIO-GAZETTE Jeudi, 11 mai Ondes courtes Radio-France Station Paris-Mondial — «ur 25 metres 21 et sur 25 mètres 60 S 30 p.m., L* Société des instruments »r-tiens i concert); informations en français; cours coloniaux; cours des changes; chronique du Pen Club, ses membres et ses !nI^ p.m.Informations en anglais; causerie en anglais, par Mme de Oramopt; mus'que enregistrée; Informations en anglais.Radio-Italie Station 2KO Rome — sur 31 metres 11 7 30 p.m.L'Heure de l'Amérique du nord — Nouvelles en anglais extraits d opéra; les arts italiens; nouvelles en Italien.Radio Etats-Unis mAF — 151.3 mètres - 6*0 kilocycles 7.13 p.m.Variétés vraies.8.00 p.m., Orch de Rudy Vallée.9.00 p.m., Oood news of 1939.10 0O p.m., Music-hall Kraft.VfjZ — 331.3 mètres — , M CAILLOU*-______I.C.** G.J.PAPlME.AU__I C.- ’ ASftMTlua.CtOMfcTRt.IliGÉMiEURs/* COM/tiU MJ iHGtniUR/ AJJOtMj ÜMiTtE jl^OUUT.&UE ^-T-JACOUty-MONTRE Al ;?LATtAU 345I-34SZ ÊDifiCt, THE-Ml/ COMPTABLES ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua invitons les Communautés Religieuses à se orévalolr de noa services Dartlculiers.441 Sl-Françoiî-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 Léon-A.Hurtubise C.PJL Comptable public licencié • 60, St-lacques O.- Montréal Téléphoné: HArbour 1553 LRUE & TRUDEL Comptât) «s Agréés—Charter , Accountants I.-Arthur LaRue, O.*.A.-Enule Beauvais, O.A.Maurice Boulanger, C.A Lions: Roussi n, C.A Dollard Huot, C.A.R.-A Rondeau, C.A.Monrréfl - Ma uno* Chart!*, C.K Paul-K Brunet, C.À.Ren* Barrette C.A.Ouéhe- CLAVIGRAPHES AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pieire Téléphone: 2-4778* - Québec claviürapHES Machines à additionner — TOUTES MARQUES — Neufs et reconstruit*.Aux personne* hors de la ville, nous enverrons, sur demande notre liste de prix gratis.Typewriter & Appliance Co.750, RUE ST-PIERRE LA.9237 (Entre les rues Craig et St-Jacques) ENCADREURS Anatole Vauler.C.R, Ou?Vanler.C.R Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue 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