Le devoir, 13 avril 1939, jeudi 13 avril 1939
Montréal, jeudi 13 avril 1939 Rr' CTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEU.r 3361* SOIRS.DIMANCHES CT PETES Administration ; BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Di rtc tau r> fté > an t : Georges PELLET IE£ FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chtf : Omar HEROUX / VOLUME XXX — Mo 85 -—HI TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 kSaut Montréal at la banlieue) E.-Unls at Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Le professeur Scott à Toronto Garantie de la Grande-Bretagne et de lia France à la Grèce et à la Roumanie Déclarations de Chamberlain et Daladier Un discours qui, par sa substance et par le milieu où il a été prononcé, doit faire réfléchir — Les impérialistes nous proposent la plus objecte des politiques — L'union nécessaire de ceux qui mettent au-dessus de tous les autres l'intérét de leur pays En quatrième page de la (jazette de ce matin s’étalaient les titres suivants: Ptofeuot Scott Backs Neutrality — McGill Faculty Member Charges Canada at Present Merely British Colony — Says 17.K.is Dominant — Neville Chamberlain Foreign Minister of Dominion, Ontario Education Convention Told, soit: Le Professeur Scott appuie la neutralité — Le professeur de McGill affirme que te Canada est à l'heure actuelle une simple colonie britannique — Il dit que le Royaume- Uni nous domine— Il est dit à /’Ontario Education Convention que Neville Chamberlain est le ministre des Affaires étrangères du Dominion.On sait qui est M.Scott: un professeur de McGill dont les idées politiques sont très connues et dont un livre récent Canada Today (la version française de cette étude paraîtra la semaine prochaine) a fait grand bruit.Et le premier point intéressant à signaler, c’est probablement que M.Scott étant ce qu’il est, et connu comme tel, on l’ait invité à parler devant les membres de l'Ontario Educational Association, une association qui doit être presque exclusivement, sinon exclusivement, anglaise.Cela témoigne, dans certains milieux anglo-ontariens, d’un état d’esprit qu’il ne convient pas d’ignorer.* * * Autre point qu’il faut noter et qui devrait tout de même finir par piquer au vif quelques centaines de milliers d’Anglo-Canadiens.Voici des gens qui placent au premier rang dé leur héritage britannique les institutions représentatives et qui apprennent dès leur petite enfance que la pierre angulaire de ces institutions, c'est le vieil axiome No taxation without representation, pas d’impôt sans représentation.Ces | memes gens, on les place aujourd’hui en face d’une situation où les plus lourds impôts, ceux de l’or et du sang, leur seraient, en fait, imposés (si le Canada doit automatiquement suivre l’Angleterre dans la guerre) par la décision d’un gouvernement qui n’ést responsable qu’aux électeurs d’un autre pays., Cela doit tout de même faire réfléchir, et intellectuellement se révolter, nombre d’entre eux.D’autant que ces mêmes gens peuvent constater un phénomène plus grave encore: c’est que cette violation dcs| principes essentiels du gouvernement représentatif est non seulement subie, mais acclamée par un certain nombre des propagandistes de l’impérialisme.* * * Hier encore, dans son article de tête, la Gazette demandait que le Parlement du Canada affirme tout de suite que notre pays est prêt à s’engager dans une guerre européenne, et à envoyer ses fils se battre d» l’autre côté des mers, si la lutte diplomatique qui se poursuit là bas aboutit à un conflit militaire.Mais le peuple du Canada, disait-elle, aimerait savoir avec quelle rapidité et dans quelle mesure le Canada pourra efficacement contribuer à la force mi- .litaire dés démocraties dans les régions où la lutte devra se livrer.Et, tout d'abord, il voudrait être assuré par son Parlement qu’il y aura une contribu- tion et qu'elle sera proportionnée aux ressources et aux responsabilités du pays.Il semble que le ministre des ¦ Pensions avait dans la pensée quelque chose de ce genre quand il parlait d'un jourj'où nous aurions à nous aligner avec les autres nations amies de la liberté pour empêcher la domination du monde”, etc.Nous ne pouvons nous aligner à une distance de deux mille milles.L’avenir de ce paye sera décidé sur quelque champ de bataille européen.Sera-t-il décidé en notre absencef C’est le point sur lequel le Parlement canadien devrait s’expliquer, et U devrait s'expliquer tôt et clairement.Ainsi, tout de suite, sam attendre quelles combinaisons s’élaboreront en Europe, le Canada devrait annoncer qu’il s’engagera dans la prochaine guerre, simplement parce qu’une série d’opérations’ diplomatiques où il n’aura eu rien à faire aboutira à la guerre.* * * En fa.t, l’attitude que l’on propose aujourd'hui au Canada est la plus abjecte qui soit.Autrefois, il n'avait rien à voir dans les affaires générales du monde, mais il ne s’occupait aussi que de la défense de son territoire.Aujourd’hui, on voudrait que, sans avoir rien de plus à dire en tout cela, il subît toutes les conséquences des décisions prise; en dehors de lui, qu’il sanctionnât de son or et de son sang les manoeuvres de la politique anglaise.Les grands impérialistes d’autrefois n'osaient pas croire à tant de servilité.Ils s’imaginaient que la fierté britannique était plus profondément ancrée chez nous.Ils nous proposaient une sorte d’association impériale où noos aurions du moins quelque chose à dire sur la politique commune.Ils trouvent aujourd'hui des gens qui sont prêts à servir leurs desseins sans avoir quoi que ce soit à y dire.Mais l'on comprend que des hommes comme M.Scott sc révoltent contre un pareil servilisme.Et le fait qu’on lui demande de parler à Toronto, devant un autditoire anglo-ontarien, permet de croire qu’il est loin d’être le seul à parler ainsi.* * Le développement de la propagande impérialiste risque ainsi de provoquer d’indirectes, mais fortes réactions.On ne fera pas indéfiniment croire aux gens que le plus sûr moyen de sauvegarder les institutions britanniques, c’est de les ruiner chez nous, de renoncer pour nous-mêmes aux plus élémentaires prérogatives des citoyens britanniques.Evidemment, nous avons des gens qui sont tout prêts à crier: Que l’Angleterre décide et nous marcherons mais nous en avons aussi qui pensent, avec notre propre vice-roi, lord Tweedsmuir, que le premier devoir du citoyen canadien est envers le Canada, que le Canada doit lu.-même décider de sa politique extfrieure comme de sa politique intérieure.Tâchons donc, d’un bout i l’autre du pays, en dépit des différences de langue et d’origine, de faire l’union de ceux qui mettent au-dessus de tous les autres l'intérêt dy Canada.Orner HEROUX L’actualité En morge d'une suggestion Un professeur de Montréal, lors d’une causerie qu’ib a faite ’'autre soir devant un club littéraire ci musical de Montréal, suggèrail que certaines émissions radiophoniques transmissent des procès intéressants, directement de nos pâlots de justice.Ce maître expliquait que jadis, à l'époque où ni le cinéma, ni les facilités de fréquenter tes lieux d’amusement, ni les lectures trop aisées ne sollicitaient les gens, on allait davantage aux palais de justice; ainsi l'on avait chance d’acquérir, dit-il, des notions utiles du droit.La fréquentation du /xilais était alors pour tout un public une grande distraction, la seule même dans certains cas.Puisqu’on ne peut pas revenir à ces moeurs, ta vie ayant changé, le microphone, parfois si occupé à transmettre, des événements on des divertissements plus ou moins nourrissants pour l'esprit sérieux, ne pourrait-il pas être placé dans tes prétoires à des heures choisies et servir à transmettre les phases décisives des procès les plus susceptibles de mériter l'attention du public?Quelques-uns diront que cet avocat prêche pour sa paroisse et que, si Von place les débats du palais de justice d ta portée d’un grand nombre, le goût de plaider naîtra au coeur de ceux qui ne Vont pas, au grand profit de membres du barreau.A moins que la transmission des procès ne dégoûte les auditeurs tout à fait.• D’autres diront encore que si la chose se produit, trop d’avocats vou-tfront profiter de ce merveilleux moyen de publicité que serait In retransmission de procès importants.Là encore cependant ii y aurait péril.Car-nous savons beaucoup de savants confrères, comme tes messieurs aiment à s'interpeller mire eux à la cour, auxquels la retransmission des procès nuirait énormément parce qu'ils perdent d’ordinaire leurs causes.Il est irrai toutefois de dire que certaines défaites sont plus honorables que la victoire.Il reste que ta suggestion radiophonique de ce maître est fort discutable olen qu’intéressante.Que dire aussi des principaux intéressés aux procès ainsi retransmis?Sc-ratent-ils hier, aises, surtout pour ce qui concerne les accusés, d’entendre retentir leur nom dans des milliers de foyers à travers la province et au delà?On dira que le public est admis d la pluuart des audiences.En effet.Ce public pourtant est assez limité, il est agrandi par tes nouvelles des journaux, mais il le serait infiniment par la radio; et quiconque regimbe déjà contre un étalage pourtant restreint de ses aventures per-| sonnettes pourrait justement avoir de sérieuses objections contre leur radiodiffusion.La bonne administration de la justice, comme on aime à dire à ta cour, en souffrirait peut-être aussi.Cet avocat est sans doute animé des meilleures intentions du monde en souhaitant que la radio mette scs ondes au service du droit.Il veut répandre dans la masse une connaissance plus étendue d’une science ausài précieuse pour ta gouverne personnelle de l'individu vivant en société, en parlant du principe légal qui veut que personne n’ignore la loi.Nous opinons que Vidée est plus originale que pratique.Le moyen de se renseigner quant à la loi sur un point spécial restera encore de consulter son avocat, ou d’ouvrir un code.La retransmission de procès par ta radio devrait, selon nous, ne recueillir qu’un succès passager de curiosité.Après, on se lassera de ces émissions hybrides, fe veux dire nées d’une intention,de récréer en instruisant.Je ne crois pus à l’obtention simultanée des deux fins.I D’ailleurs, la radio ne saurait se rendre responsable de prêter ses micros à l’improvisation souvent tendancieuse des avocats intéressés à interpréter la loi en favenf de leurs clients, parfois au détriment de la vérité.Le public profane, loin de profiter de telles émissions, pourrait au contraire en recevoir grand dam, étant incapable, de par son ignorance théorique et surtout pratique de la toi, de rétablir les valeurs.On voudrait éclairer, on ne réussirait qu'à brouiller.Si Von tient tant à informer la foule des choses juridiques, mieux vaudrait l’exposition pure et simple de points de droit de grand intérêt sons forme de causeries, exposition faite par des juristes, que la retransmission directe des rumenrs du palais, avec l’indiscipline inhérente d de pareils programmes.Ne transformons pos toafe la vie en spectacles et en divertissements.U y a place et temps pour les amusements, mais aussi place et letups pour tes choses sérieuses.De graves juristes devraient le sa- voir.S’ils ne le savent pas, c'est qu’ils sont moins graves qu’ils prétendent à le paraître.Maurice HUOT Bloc-notes Tant d’obligations?A entendre certaines gens, le Canada, outre le devoir qu’il a de veiller à sa défense territoriale, aurait l’obligation d’aider l’Angleterre, la France, les démocraties, la civilisation, à faire front contre leurs ennemis ou ceux qu’ils considèrent tels.Et donc, le Canada devrait participer aux guerres livrées en Europe, en Asie, en Afrique, au gré de Londres et selon qu’il plairait à Londres de nous y voir.En d’autres termes, outre l’obligation naturelle que nous avons de défendre notre pays, nous aurions aussi celle de nous porter à la défense de pays dans la politique intérieure et extérieure desquels nous n’avons rien à voir, rien à dire, rien à faire et qui choisissent leurs gouvernants tout seuls.Nous ne demandons pas d’être consultés; nous ne voulons que nous mêler de nos affaires.Irait-on prétendre que nous avons une série de droits politiques, — ceux que nous avons en tant que Canadiens, — et que nous avons quatre ou cinq séries de devoirs, envers celui-ci, celui-là, cet autre et ce quatrième?Cela est bien le raisonnement spécieux de ceux qui font campagne pour nous précipiter dans une guerre européenne éventuelle.Nous n’avons aucun droit politique ni en Angleterre, ni en France, ni en Pologne; donc nous n’avons aucune sorte de devoirs quant à leur défense.On l’a fait remarquer dans un tout récent article du Droit d’Ottawa, la Turquie, la Hollande, la Belgique, le Danemark.bien que redmifant l’Allemagne hitlérienne, déclarent n’être prêts à entrer dans aucune coalition, ils ne veulent être te Jouet d’aucune puissance en matière de guerre, quelle que soit leur commu-naulé d’idées sur maints noints.“Les intérêts directs et immédiats de ces pays commandent seuls leur politique étrangère et leur défense nationale”.Ils défendront leur indépendance, leur intégrité territoriale, un point, ce sera tout.Pourtant, ils sont voisins de l’Allemagne et bien plus exposés que le Canada à ses attaques "Si les intérêts immédiats du Canada étaient directement menacé-.ioute la population n’hésiterait pas à faire les sacrifices nécessaires.Avant de chercher à enrôler les autres pays, les Anglais devraient commencer par se rnèttr* sac au dos, puisqu’il s’agit de défendre leurs intérêts immédiats et directs”, conclut M.Camille L’Heureux.C’est par là qu’ils devraient commencer, certes; mais tant qu’il y aura des conscrits ailleurs, pourquoi ne pas savoir en profiter?Politique ultra-réaliste.Et qui cause déjà des déceptions.Si l’Angleterre n’avait pas, de 1920 à 1936, tâché la France et aidé l'Allemagne, l’Europe serait-elle aujourd’hui sur un volcan?* S’il nous citait Le Canada faisait entendre hier que le Devoir avait attribué uniquement à “l'influence de Moscou”, le retard de M.King à reconnaître le nouveau gouvernement de Madrid.En fait, le Devoir n’a Jamais écrit rien de tel.Si le Canada avait simplement cité ce que le Devoir a écrit là-dessus, les lecteurs du Canada auraient compris ce qu’il feint de ne pas comprendre.Le Devoir a la semaine dernière posé ces questions-ci, avant que le Canada reconnût ie régime F/anco: “Les Rouges sont-ils ici encore assez influents pour immobiliser et paralyser le gouvernement King?Ou faut-il croire que les choses de l’Espagne ne l’intéressent pas du tout?” De cette alternative, le Canada feint de n'avoir lu que la première partie.Pourtant la seconde était là.Au reste, un peu plus loin, dans le même articulet, nous ajoutions: “M.King c’est pas un ministre des Affaires extérieures très pressé de bouger, semble-t-il, surtout dans le cas de l’Espagne.Quelle influence le distrait ou le fait tirer d’arrière?N’obèit-il qu’à son tempérament de temporisateur?” Cette série de questions était claire: ou le gouvernement King pouvait subir des pressions extérieures; ou il n’était pas pressé; ou la question ne l’intéressait pas; ou M.King obéissait simplement à son penchant naturel, qui est de temporiser.Le Canada a préféré nous faire dire, écartant trois des hypothèses que le Devoir suggérait, que les.Rouges paralysaient M.King.C’était plus simple.et bien plus canaille.Enfin, H s agissait d’excuser un retard qui a pu être préjudiciable à notre ys.On a l’humour qu’on peut.Un groupe d’amuseurs américains,—entertainers, comme on dit la-bas, — où figurent toutes sortes d acteurs et d'humoristes plus ou moins spirituels, viennent de décerner au cours d’une séance folichonne le titre de Doctor of Litters au docteur Dafoe, de Corbeil, qui a mis au monde les cinq jiimelles Dionne.Le docteur s’est laissé faire; et il y est même allé de son petit boniment sur sa carrière.Ce qu'il y a de répréhensible dans toute l’affaire, c’est l’esprit dont ont voulu faire preuve les initiateurs de la réunion, — on a l’esprit qu’on peut, et il a veisé dans la bouffonnerie stupide.Pour faire un mauvais calembour, on a rapproché du titre universitaire de docteur ès lettres le titre fantaisiste de docteur ès litière, Doctor of Litters, imaginé pour la circonstance.Or, d’après les meilleurs dictionnaires anglais, Ulter signifie “portée de petits quadrupèdes”, a brood of small quadrupeds” (Chamber’s Twentieth Century Dictionary of the English Language) et donc ne se dit que des animaux.D'après le Shorter Oxford English Dictionary, volume I, c’est ‘‘an act of bringing forth young (said of animals only)”.Le docteur Dafoe exerce-t-il l’art vétérinaire?Il ne l’a pas encore révélé; et, jusqu’ici, on avait cru qu’il exerçait la médecine parmi les humains.Enfin, c’est son affaire.Ce qui aurait dû lui faire écarter la farce stupide des entertainers américains, c’est qu'ils assimilent les cinq soeurs Dionre à une portée de petits quadrupèdes, d’animaux tout court.S’il s’était agi de neveux ou nièces du docteur Dafoe, n’aursit-il pas protesté?11 n’aurait nas voulu être partie à cette dérision.Il peut être excellent médecin;il est aussi piètre humoriste que ceux qui l’ont fait Doctor of Liiiers.Tous ensemble, ils ont eu de t’esprit comme personne.G.P, A Ottawa L’ombre de la guerre plane Les députés veulent Unir la session au plus tôt — Ce qui les préoccupe — M.King et la situation en Europe Si nous avons des élections.fPar Léosold Richer! Ottawa, 13.— La Chambre des Communes ne perd plus son temps, comme cels lui arrivait au début de la session.Elle évite les longs débats et les discours inutiles.Dès trois heures, elle se met au travail et elle besogne assidûment tusqu’à l’ajournement.Elle parvient ainsi, malgré des retards Inévitables, à faciliter le passage des mesures peu (auite à la page 3) Le premier ministre britannique refuse de dénoncer le traité anglo-italien en raison de l'invasion de l'Albanie, mais affirme que Mussolini a violé ce pacte Le "statu quo" en Méditerranée-Le retrait des troupes italiennes d'Espagne LONDRES, 13 (A.P.) — Le premier ministre Neville Chamberlain a déclaré aujourd'hui à la Chambre des Communes que la Grande-Bretagne s'engage à se porter au secours de la Grèce et de la Roumanie, si l'un ou l'autre de ces Etats est l'objet d'une agression ermée.Le gouvernement anglais et la Fronce accorderont à la Grèce et à la Roumanie tout l'appui en leur pouvoir, si leur indépendance est menacée, a-t-il proclamé.Le premier ministre a refusé de dénoncer le traité anglo-italien de 1938 en raison de l'invasion de l'AI banie, mais il a affirmé très nettement que le premier ministre Mussolini a violé ce pacte et modifié le statu quo en Méditerranée.Il a dit de l'accord anglo-italien qu'il était justifié et qu'il ne devait pas être annulé.Il a affirmé que l'invasion italienne a profondément ému (shocked) le monde.* Le premier ministre Chamberlain s'est levé pour prononcer son discours sur la politique étrangère dès début de la séance de cet après-midi la Chambre l'a vivement acclamé.Au moment où i! a commencé à parler, on attendait d'une minute à l'caire une déclaration similaire du premier ministre de France, M.Edouard Doîodier, qui doit endosser au nom de son pays la garantie accordée à la Grèce et à la Roumanie.Ce n'est que lorsque le ministre des affaires étrangères, lord Halifax, eût conféré avec l'ambassadeur de France, M.CHeriec Corbin, que cabinet anglais a approuvé la rédaction définitive du discours de M.Chamberlain.J'ai cru qu'il étoit de l'intérêt du pays, a dit M.Chamberlain, que lo Chambre se réunisse cet après-midi en raison des événements qui viennent de se dérouler en Méditerranée et qui ont créé du malaise et de l'inquiétude un peu partout et surtout dans le bassin oriental de la Méditerranée.L'opinion publique mondiale a été profondément emue par cette nouvelle manifestation de recours à fa force.,Le ministre albanais a rapporté à lord Halifax que les Albanais avaient u)eté un ultimatum de l'Italie et il a demandé de la Grande-Bretagne au nom d'une petite nation qui luttait désespérément pour la défense de son territoire.A tort ou à raison, on a accueilli avec suspicion les rumeurs sur l'oppression dont les Italiens auraient été victimes en Albanie.Quelle que soit la religion de cette nation, musulmane ou chrétienne, il reste qu'une nation puissante a imposé sa volonté à un petit pays pratiquement sans défense et qu'elle l'a tait par le recours à la force.Nous devons maintenant nous demander si ce qui s'est passé en Albanie est conforme à l'accord anglo-italien d'avril dernier.Une clause de ce traité se rapportait à la paix et à la sécurité en Méditerranée.L'Adriatique est certainement partie de la Méditerranée et le gouvernement italien ne saurait prétendre que ie gouvernement anglais n'est pas intéressé à ce qui s'y passe.L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Italie, le comte de Perth, a rappelé au gouvernement italien que la situation soulève de façon aiguë toute 10 question du s‘aty qm en Méditerranée.Le gouvernement britannique estime qu'il est de toute première importance d'empêcher toute modification du statu quo en Méditerranée ou dans les Balkans par la force ou la menace de la force.Le gouvernement de Grande-Bretagne s'engage donc à garantir l'indépendance de la Grèce et de la Roumanie.11 communique cette déclaration aux gouvernements intéressés, notamment à la Turquie dont les relations étroites avec le gouvernement grec sont bien connues.Le gouvernement britannique a pris note des assurances données à l'effet que les troupes italiennes qui se trouvent en Espagne seront évacuées aussitôt après lo parade de la victoire à Madrid.Le gouvernement britannique considère cette évacuation comme un élément essentiel de l'accord englo-italien et espère qu'elle sera bientôt accomplie.Je désire mointenir des relations amicales avec l'Italie, dit M.Chamberlain, mais j'attends du gouvernement italien qu'il démontre de façon concrète qu'il partage mon désir.A Québec Cinq votes en une seule séance Les députés votent sur l’ajournement de la motion Cha-loult, sur deux motions de non-confiance, et sur deux points d’ordre —- Chaque fois l'opposition groupe Ï5 voix, contre 44 à 52 pour le gouvernement (Par Alexis GAGNON) Québec, 13.— Hier, nos députés ont partagé leurs labeurs ent.’R le bill de Montréal et les discussions en Chambre.Ils ont fait moins de travail que la veille, mais, en retour, ils ont beaucoup voté, ear en moins de deux heures, ils ont enregistré cinq votes sur toutes sortes de choses.Lo motion Cholouft Au début.M.René Ch iioult est revenu à la charge pour /orcer le gouvernement à débattre tout de suite sa motion sur la participation du Canada aux guerres étrangères.Le gouvernement a persisté dans sa décision d’appeler la motion quand U jugera le moment venu.Hier, M.Duplessis a proposé en amendement que le premier ministre ait la discrétion d'appeler l’étude de la motion quand il jugera l'heure venue.On a pris un volt qui a maintenu l’amendement Duplessis par 51 contre 15.Le bill 67 La Chambre a alors auopté sans discussion, le bill 67, de M.Duplessis, intitulé: “Loi favorisant le progrès de la colonisation et de l’agriculture et la conservation du domaine forestier”.Ce bill autorise le gouvernement à faire les ententes qu’il jugera utiles dans l'intérêt de la colonisation, de l’agriculture et du domaine forestier, avec d’autres gouvernements.Un second juge Il a aussi adopté le büî 72, de M.Duplessis, bill Intitulé: “Loi relative à la Cour des jeunes délinquants de Quéljec”.et en vertu duquel on nomme un second juge de la Cour des Jeunes délinquants de Montreal, au salaire de $5,000 par année.La Chambre a aussi adopté le bill qui autorise le gouvernement à payer les certificats de régistraleurs émis pour les prêts agricoles provinciaux.Puis elle a voté des crédits pour $162,000.Débat et votes Le dernier bill a provoqué une discussion animée, bien que tout le monde y fut favorable, et on a enregistré deux votes sur des points d'ordre.M.Duplessis avait commencé à parler du crédit agricole provincial «t M.Casgrain • voulu l’en empêcher, par un point d’ordre, M.Boiteau a rejeté ce point d’ordre et M.Casgrain en a appelé de la décision.Celle-ci a été maintenue par un vote de 50 contre 15.Le premier ministre s'est étonné de ce qu’il a appelé net l’hostilité de l’opposition chaque fois qu'il est question de ragricul-ture, dit-il.!I ne comprend pas celte haine de l’opposition contre la classe agricole.Là-dessus M.Casgrain a soulevé un second point d’ordre et, sur renvoi dudit point d’ordre, en a appelé à la Chambre avec un vote adverse de 48 contre 15.Sur quoi le chef de 5’opposition a dit d’un ton humoristique: — Misereor super oppositionem! M.Duplessis a répondu: — Le chef de l’opposition a sans doute pensé au député de Québec* Centre qui disait, lui: “Misereor super turbine” (lurbam).Deux motions de non confiance L’opposition a alors présenté successivement deux motions de non confiance contre le gouvernement, en marge de la motion pour aller en subsides.La première, présentée par MM.Bouchard et Casgrain, était rédigée comme suit: "Cette Chambre, tout en étant nréle à voter des subsides à Sa Majesté, et en déclarant qu'elle ne veut sacrifier en rien ses droits et son autonomie, regrette que le gouvernement de cette orovince n’ait pas jugé à propos de concourir avec les autorités fédérales, relativement à l'élablisscmenl d’un système d’assu-rance-ehômage au Canada".On sait que le gouvernement King a eu l’intention d’amender la constitution pour appliquer une loi de l’assurance-chômagc dans le pays.M.Maurice Duplessis, à titre de premier ministre de la province de Québec, a répondu au gouvernement King qu’il était prêt à appliquer une loi de l’assurance-chô-mage, dans les limites de la juridiction constitutionnelle, comme c’est le tas par exemple pour les pensions de vieillesse, mais qu’il était opposé à céder quoi que ce soit des droits et de l’autonomie de la province de Québec.(Suite à la page 3) Le carnet du grincheux Bouts rimé»: HuHu Berlu, Luitueru! Ce ttoiitique.Catégorique, Le long du jour, Quand vient «on tour, Au radio, Ett lo héraut St dot savons.Et de* potion**.Et doi onguents; En mots galants, S'enthousiasma Des cataplasmes, Tous garantis.Et patati.Et patata.Et caetera.Après ce flux, Le soir venu, Notre érudit, L'autre mardi.Parlant fromage, S’est mué mage:—-Muni d'un télescope, Il fit ton grand tour d'Europe, Mais vite passons outre.Laissons se vider l’outre» Pour rotenir, Sur notre avenir.Ses prédictions:— • —“Le conscription, “Quoi qu’en ait dit, “T en aura pas!” Et patati.Et patata.Ainsi pada, Ex cathedra Hurlu Berlu, L’eusses-tu cru) ¥ * * Pendant que l’on discute dans la capitale, l’on patauge dans la métropole.Et les Montréalais, las de leurs bancs de neige et de leurs échevlns, trouvent que ce qui presse, ce n’est pas tant un débat technique qu’un débarras.A A * Si les photographies disent vrai, le souverain d’Italie n’a rien d’un colosse.Les couronnes dent on est en train de le surcharger ne vont-elles pas lui sembler d autant plus lourdes?¥ * * Sous la menace constante d'envahissement, la Grèce doit bien être en ébullition., A A A Les grandes démocraties jugent que les dictateurs perdant la tête.Et c'est dans ie charitable dessein de celer cette turpitude qu’elles veulent à tout prix empêcher Mussolini de paraître.• •» Corfou.K * ¥ La Casett* insiste malgré le démenti: on a Nen volé le rasoir en doublé ©r destiné au roi.Mais puisqu’on a nommé ie barbier officiel de Sa Majesté, pourquoi lui offrir un rasoir?Il n’en a pat plus besoin, comme on dit communément qu’un chien de deux queue*, Le Grincheux LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 13 AVTIL 1939 A l'Université (In doctorat à M.Jean Cappart intervention, qu’y porte le Japon, il existait de ces sortes d’ateliers pour la taille et la sculpture des objets en jade.I.’Egypte eût aussi ses bazars artistiques.Un objet nouveau, par exemple une cuiller à fards, avec ses multiples cavités pour le rouge, - ! le kboL le parfum, les graisses, si Le sovont egyptoiogue belge nous, l'artisle l’avait particulièrement j - .nr-f.t;nI, «.'il réussie, en stylisant par exemple la opprend, o cette occasion, qu il fJeur du lotus celle du pa^yrus n avait encore aucun diplôme en ou CP|ie dl| iis, en y adjoignant un égyptologie — Lo variété dans j thème symbolique, le lion, [e singe l'art égyptien et la fantaisie des Cinq votes en ! L'ombre de la une seule séance VOLUME XXX — No S3 artistes — Des images qui démon- ou un autre animal, parfois un personnage, celle cuiller-là provoquait des imitations, qui se fabri-trent la fausseté de la théorie de ; quaient et se vendaient couram-la rigidité et du geste étriqué —iment dans les bazars.Une jolie Des artistes qui s'inspiraient de la Thébaine montrait-elle à ses amies une nouveauté de cuiller a fards et yie ! les amies n’avaient rien de plus press! qui M.Jean Cappart, le savant égyp tologue belge qui est actuellement de passage à Montréal, avait dit, mardi soir, dans la première des trois conférences qu’il donne sous les auspices conjoints de l’.4ssoc/o-fion Belgique-Canada et de l’ACFAS, qü’il ne connaissait, après quarante années d’étude et de palientes recherches, que fort peu de choses de l’Egypte ancienne, juste assez pour justifier une révision, toutefois complète, des notions premières que, vers l’année 1900, il avait eues de cette science.“Quand j’ai donné mes premières leçons d’égyptologie.avail-il dit, je disposais de 350 clichés; j’en ai maintenant plus de 12,000 et je dois ajouter qu’il n’est pas un seul de mes 350 clichés du début qui me soit encore utile.Quarante années de recherches et d’étude et je sais pourtant bien peu de choses; il en reste tant à apprendre, à découvrir”.Le savant est, par définition, un être insatiable; M.Cappart en e^t, pour l’heure, dans notre milieu, la vivante preuve.Quant à son savoir restreint en égyptologie, l Université de Montréal n’a pas voulu le croire sur parole, prendre et autres Pharaons, avaient déjà le le sen procurer une plus belle.Cut au moms une aussi belle.Et i’on recourait aux services des artistes ' et des artisans.Un modèle qui avait obtenu la faveur des élégantes de Thèbes ne tardait pas d'êire connu par celles de Memphis, ou inversement, c’était les élégantes de Thèbes qui copiaient les nouveautés de leurs soeurs de Memphis.L’homme, avec les siècles, n’a pas changé, ou si peu; la femme non plus.La mode des ongles teints ou émaillés en noir, en vert, en rouge, ne date pas d’aujourd'hui.Les Egyptiennes de 1200 et de 1300 avant J.C„ neul-être même de périodes de beaucoup antérieures, de quelques milliers d’années, connaissaient le truc, n’hésitaient pas à s’en servir.Leurs nécessaires de toilette ne différaient pas sensiblement de ceux qui ont en usage aujourd'hui.II fallait des récipients pour les graisses, les fards, les onguents, les émaux.Les élégantes de l’ancienne Egypte s’adressaient au bon faiseur pour se les procurer et les magasins d’art ne manquaient pas.Egyptiens et Egyptiennes, ressortissants et ressortissantes des Ramsès au pied de la lettre ses propos de mardi soir.Hier, par le ministère de son recteur, Mgr Olivier Mau-rault.elle lui décernait, à l’égyptologue, le titre de docteur honoris causa.Or, il arrive que c’est le premier diplôme en égyptologie que reçoit M.Cappart.Lui-même a tenu à le dire au public, l’auditoire de sa deuxième conférence, qui assistait à ta cérémonie du doctorat.Quand M.Cappart a commencé, dans les dernières années du siècle précédent celui-ci, à s’intéresser a l’égyptologie, cette science n’avait pas de chaire ni d’école dans son pays, la Belgique.Le seul doctorat que lui valurent ses études universitaires c’est un doctorat en droit.Plus tard, il prit la direelion de goût des cadeaux du nouvel an C’était toujours dans ces mêmes magasins d’ar* qu’on se procurait les cadeaux, figurines de toutes sortes, ayant assez souvent un sens rituel.Les fouilles récentes qui se sont pratiquées dans la vallée du Nil ont révélé un grand nombre de ces objets.Pour les voir et les admirer maintenant, aulrement que par le camaieu des projections de la lanterne magique, c’est le tour des grands musées du monde qù’il faudrait entreprendre.M.Cappart, pour l'avantage de ses auditeurs, en avait, hier soir, d’excellents clichés transparents.Chacun a pu comprendre futilité, le côté pratique des cuillers à fard, constater aussi.renseignement de l’égyptologie à gypte de donner libre •ours à leur fantaisie.Us en ont profité lorsqu’il avait à répondre à des sensibilités, à des raffinements ar-'istiques particuliers, à satisfaire le goût et les goûts d’amateurs cul- L’art, en effet, peut être considéré sous deux aspects bien dis: tincts, celui du producteur et celui du consommateur.Le rôle et I influence du consommateur n’est pas à négliger: l’un et l’autre peuvent ètrr' considérables, et fort heureux, si ic consommateur est lui-meme ] imprimées en rouge?Tout proba la grâce de leur forme.C’est par exemple une antilope, les quatre pattes liées sous le corps, qui prête sa forme à un vase-image, en faïence émaillée, de 12 cen-timètres de hauteur, que conserve précieusement le Musée de Bruxelles.Un vase qui servait au même usage, à mettre de l'huile parfumée, représente deux singes qui se regardent Ce vase est à deux compar timents.Notons en passant que les élégantes égyptiennes se servaient de sept huiles essentielles, l’huile de Pin, une huile particulière qu’on importait de Libye, etc., etc.L’artiste égyptien ne pratiquait pas toujours le genre stylisé.A preuve, cette bofle en forme de sauterelle, sculptée dans une petite pièce de bois, qu’un archéologue des Ejals-Unis, sauf erreur du nom de First, a trouvée grâce à son chien.C’est en grattant le sol avec ses pâlies, ainsi que les bêtes de son espèce ont coutume de faire sans arrière-pensée pourtant d’archéologie, que le chien de ce savant américain a mis à jour la boîtc-saule-relte.La sauterelle est si finement sculptée, si bien imitée de la nature, qli’un entomologiste a constaté qu’en mettant côte à côte une pho-lographie de la sculpture et la pho-1 «graphie d’une sautere’le véritable, il n’est facile de faire la distinction.Sait-on pourquoi, dans les livres religieux, certaines rubriques sont donà du sens artistique.Apparemment ce fut le cas de beaucoup d’Egvpîiens et d’Egyptienncs du temps des Pharaons.Le pays a du connaître alors, chez les gens riches, cela va de soi.des ateliers d'arl domestique.He nos jours, on Chiné, c’est-à-dire avant la revo- blement parce que l’usage de l’encre en deux -oulours, le rouge cl le noir, était connu des Egyptiens, que ceux-ci se servaient du rouge pour différencier certains passages dans un texte, y attirer Faltention.Le Musée de Bruxelles possède, dans Chine, c est-a-mre »v«m ^ lres[n.()n encrier égyplicn a hition et cette guerre, u.i j ,jeux cavités, avec mi singe comme motif d'ornementation.M.Cappart en a montré une reproduction à NECROLOGIE BAYARD — X Montréal, le 11.à 51 Mme Alfred Bayard, née Léopoldlue La- P0BEAÛLAC - A Terrebonne, 1« U, fc M ans, Antoinette Label!?, épouse du Dr J F fiFRTRAND - A Montréal, le 10.à 88 ans, Louis-Georges Bertrand.BRUNÎT — A Montréal, le 11.* il ans.Eugène Brunet, époux de DesAnges Bol- '1 CÀAft’RAU — A Montréal, le 6, A 77 ans, Johnny Campeau, époux de feu Eliza Tex CARRIERE — A Montréal, l*'ll, A 87 ans, Julie Rosa, veuve de J.-B.-Léon Car- r* CLEMENT — A Montréal, le 11.A 82 ans.Napoléon Clément, époux de feu Aurélie St-Arnault COUSINEAU - A Verdun, le 18.Mlle Angelina Cousineau.DeCARUFEL - A Montréal, le 10.A 4S ans.Mme Léon DeCarufel.née Louisa 1-a-noutagnr.EeCARUFEt.— A Montréal, le 10, A 60 ms.Adélard-S.DeCarufel, époux en 1res loces d'Alm» Landry; en 2e», de Léopol-ilno Raymond.DENNISS — A riale Blzard.le 9.A 72 nns.Mme veuve Daniel Denntsa.née Cla- -a Giguére.OUROCHER — A Montréal, le 11, A 52 inu, Ovlla Durocher.époux de Rose-Anna Vlger.GOULET — A Montréal, le 10, à 7S au».loseph-Eugéne Goulet, époux d'Angéllna ïjeilet.HEBERT — A Monrtéal, le 10, A 83 an», ’hlllax Hébert, époux de feu Mathilda Burgeon.HEBERT — A Montréal, le U, A 58 ans, Mme Oswald lïéoert, née Albertlne Pla noudon.LABRECHE-MORTN — A Rawdon, A 83 tns.Mme Camll Labréche, née Marie- Louise Morin.LUT CSTON — A Montréal, le 11.A 50 uts, Mme Alphonse LeBreton, née Anna Tubols.LEMOINE — A Montréal, '9 10, A 78 an*.Alexandre Lemoine, époux cj Roslane Parent.LEDOUX — A Québec, le 10.A 63 an».T.-N.-O.Ledoux.époux en 1res noces de Rueamia Plaisance; en 2ee, de Marguerite Coupai.MATLLK — A Montréal, le 11, Henrlcla Maillé.MORRISSETTK - A Montréal, le 11.* 76 ans, Mme veuve Jean-Baptiste Morrla-eette.née Adèle Clalrmont.PEUJETIER — A Martevllle, le 12.A 32 ans.Mme Tancréde Pelletier, née Alma-Roec Rournler.PIGEON — A Lachlne.le 11.A 78 ans.Mme veuve W.Pigeon, née Martha Bur- THEMBLAV — A Montréal, le U, A 75 •n», Joseph-Napoléon Tremblay, époux de l’écran.Maints objets d’usage courant et domestique, figurines rituelles ou simplement d’ornementation, vases et cuillers à fards, s’inspirent d’un même thème, le porteur.La lanterne magique de M.Cappart en montre un bon nombre de spécimens.Ces images nous montrent comme l’on se laisse leurrer, a propos d’art égpytien, par la théorie du geste étriqué et du balancement égal des i deux parties du corps.Ces figurines sur le thème du porteur démontrent que l’artiste égyptien, onze ou douze siècles avant noire ère, s’inspiraient de la vie même, travaillait sur modèle vivant, transmettait le mouvement aux personnages de ses productions.Des figurines de nageuses son), quant à cola, des preuves plus convaincantes encore.Ces nageuses, issues de l’ivoire ou île la pierre, sont étonnantes rie vérité, de souplesse cl de grâce.M.Cappart raconte qu’il en avait répéré une qui s’était perdue dans une armoire du Musée du Rhode-Island, aux Etats-Unis.Un ne s’était pas rendu compte de sa valeur.Il la révéla à ses propriétaires, qui la mirent en exposition.M.Cappart avait eu.enlre temps, l’autorisation de la photographier.\ peine mise en vitrine, la nageuse du Rhode-Tslnnd fut volée.Les plus fins Pinkerton des Elals-Unis n’ont pu ta retrouver.Si bien qu’archéologues et égyploologues ne lu peuvent au-jourd hui connaître que par les clichés de M.Cappnii.Les conférences de M.Cappart sont à entendre, à voir surtout, à cause des protections à l’écran.Ce soir, le savant professeur parlera des fouilles d’F.l Kab.qu’il n lui-même dirigées.Le Frère Marie-Viclorin présidera la séance, Emile BENOiST (Suite de la première) M.Duplessis et l'assurance chômage C’est ce que M.Duplessis a rappelé dans les remarques suivanles: “On n’a pas le dred, dit-il, de faire un amendement en affirmant des choses Contraires aux faits.La motion du chef de l’opposition est un tissu d'inexactitudes.Iæ gouvernement King, il y a quelques mois, a envoyé à tous les premiers ministres des provinces du Canada, une demande en vertu de laquelle il se disait prêt à établir l’assurance-ehôrnagc en amendant la constitution, en prenant le contrôle entier de l’assuranre-chômage, de même que le contrôle des bureaux de placement.For! heureusement le Conseil privé a décidé que les questions sociales de cette nature relèvent de l'autorité provinciale.Nous avons une constitution qui est pour nous une forteresse, un rempart, et jamais, aussi longtemps que je serai premier minisire, je n’endurerai qu’aucun gouvernement vienne s’attaquer à cette forteresse garantie de nos droils.“Quand M.King m’a écrit, — et je ne fus pas le seul à répondre de celte manière, je lui ai dit: “Voulez-vous me montrer votre loi?Vous avez toujours proclamé que vous étiez contre le mandat en blanc; avant de prendre aucun engagement, je veux voir votre loi”.J’ai dit encore à M.King: “Nous pouvons établir l’assurance-chômage sans amender la constitution.On I a démontré lors de l’établissement des pensions de vieillesse.Instituez une assurance-chômage sur le même plan que les oensions de vieillesse et nous passerons une loi pour l’accepter.” “M- King n'a pas voulu montrer sa loi.Est-ae que le premier ministre de cette province a manqué à son devoir en voulant savoir quelle était la partie de la constitution que Ion voulait déchirer?Avec son système d'assurance-chômage if J gouvernement fédéral prenait jus l qu’au contrôle des bureaux de pla ! cernent.En laissant amender ia constitution nous donnions un mandat en blanc à Ottawa.II pouvait amender sa loi de l’assurance-chô-mage à chaque ses ion.et saboter de plus en plus la constitution.Nous sommes pour la coopération dans le respect de la justice et des droits de chacun, miis pour l'assimilation, jamais* “Les faits que je soumets à la Chambre sont connus.Les Jet.rets ont été publiées dan* les journaux.! Je vais aller encore plus loin, Je dis que depuis quelque temps les deux partis à Ottawa w sont ingé niés à sacrifier les droits des provinces de l'Est pour enrichir les provinces de l’Ouest.J’ai dit que nous r "Uferions à tous les assauts contre nuire autonomie.J’ai dit aussi que nous n’avions confiance dans aucun gouvernement fédéral pour administrer Fassurance-cliô-mage, en considérant 1a partialité dont il fait preuve contre les provinces de l’Est.Avec une loi d'as-surance-chôniage qui relèverait seulement d'Ottawa, le fédéral pourrait par exemple décréter que les fermiers de l’Ouest qui vont se promener en Californie pour y dépenser leur argent, seraient apres cela des chômeurs.“De plus, ajoute M.Duplessis, la présente motion est une motion de non-confiance envers le gouvernement, comme lout amendement à la motion pour aller en subsides, d’après les auteurs parlementaires.51 l’on veut être sérieux, que l’on inscrive une motion d’une autre manière”.52 confie 15 M.Duplessis a soulevé un point d’ordre contre la motion, en alléguant qu’elle représentait des fails inexacts.M.Sauvé a soumis le cas à la Chambre qui a maintenu le point de vue de M.Duplessis par 52 contre 15.Amendement Bastien M.Bastien a ensuite présenté un autre amendement: “Cette Chambre regrette l’incurie dr gouvernement qui a jusqu’ici refusé de faire bénéficier le- villes de la province de ia loi fédérale pour aider les municipalités à faire des améliorations rentables (2 George VI, chap.55, sanctionnée le 24 juin 1932), et de garantir le versement des intérêts et de l’amortissement des prêts consentis en vertu de cette loi.” M.Duplessis s’est prononcé contre ce projet de façon catégorique: “Je n’ai pas d’hésitation à dire que cette loi fédérale est une loi néfaste, une loi injuste, un truc électoral pur et simple.Elle se résume à> ceci: le gouvernement fédéral n’estiraant pas son crédit assez bon, demande aux provinces de garantir et endosser la dépense à sa place, î.a province de Québec paie 30 pour cent des taxes fédérales, et on se sert du crédit de la province pour prêter de l'argent à qui le fédéral veut on prêter, mais à condition que les provinces garantissent 100 pour cent des prêts.Nous aurons une hypothèque sur la maison, et le fédéral, lui.aura une hypothèque sur la province.C’est un moyen détourné pris par Oltawa pour prendre une hypothèque sur la province, afin de ruiner la province pour mieux l'accaparer.Qu’Ottawa fasse une vraie loi de crédit de construction, en respectant notre autonomie, el les droits des provinces, très bien.L’opposition passe son temps à parler de la ruine de la province, mais le gouvernement fédéral trouve le crédit de notre province si bon, qu’il en a besoin pour emprunter.L’opposition dit au gouvernement: Endossez le fédéral pour ses emprunts, et du même souffle elle crie à la ruine de la province.Je dis que si Oltawa a besoin de l’endossement de la province dans des projets justes, profitables aux intéressés, et dans le respect de chaque droit, très bien.Mais si Oltawa veut nous presser sur son coeur pour mieux nous étouffer, nous ne l’endurerons pas ".On a pris le vote et l'amendement a été rejeté par 44 contre 15.Altxis GAGNON guerre plane (Suite de la premiere page» contentieuses et à voter des crédits.Depuis le congé de Pâques, les séances sont câlines, ce qui permet aux ministres de vaquer à leurs affaires.Nul doute aussi qu
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