Le devoir, 18 mars 1939, samedi 18 mars 1939
Montréal, samedi 18 mars 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 336P SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXX - No 64 Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E -Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 fc -UNIS et UNION POSTALE 3.00 Est-ce une tour de Babel que le Canada bâtit ?Conséquences à prévoir de ^immigration d'Europe Centrale Devrons-nous recevoir ici cette année plusieurs milliers cherchant ici secours, assistance, travail, et auxquels l’on 1 L aCtURÜtO de ces Européens qui fuient le régime hitlérien?On a prétendu qu’ils sont en Europe centrale plus d’un million et demi.Cela, c’était avant les événements de ces jours-ci.Ne faudrait-il pas maintenant parler d’au moins deux millions?* ¥ * Nous avons déjà commencé d’accueillir quelques groupes de ces fugitifs.Ainsi, tel quotidien québécois signalait lundi dernier le passage à Lévis de 500 immigrants des Sudètes.C’est à propos de ces gens que M.Crerar, ministre à Ottawa, avait fait peu de jours auparavant une déclaration (journaux du 10 mars) où l’on aura relevé ces passages: “Nous n’avons pris aucun engagement au sujet d'un nombre fixe.Le nombre que nous accepterons dépendra de ceux que l’on jugera aptes physiquement et d’autre façon à entrer au pays.Mais nous, avons de plus piévenu ces gens que chaque famille (nous avons fixé la moyenne à 4 personnes par famille) devrait posséder en arrivant au Canada un capital d’au moins $1,500.et j mi8ratlon que nous ne soulèverions aucune objection, si ces réfugiés se présentaient à titre de familles d’agriculteurs.’’ Ainsi, pourvu qu’une famille soit apte à passer l'examen médical, qu elle se présente comme famille d’agricul-reur et qu’elle ait en sa possession au moins $1,500, — M.Crerar ne dit pas “qu’elle soit propriétaire de $1,500”, mais qu’elle soit en possession de $1,500, ce qui n’a pas le même sens, on le notera, — le Canada l’admettra.Que deux mille, dix mille familles de ce type se présentent et le Canada pourra les recevoir.“Nous n’avons pris aucun engagement au sujet d’un nombre fixe”, dit M.Crerar.Il a donc toute latitude, en plus comme en moins.D’où viendront les $1,500 dont chaque famille admis bible doit être porteuse?Cela n’a pas l’air de préoccuper autrement le ministre.D’après une dépêche de Londres, le ministère tchèque avait consenti “à mettre à la disposition des chefs de ces familles la somme de $1,500 qu’iis emporteraient au Canada pour s’établir dans les régions agricoles.Ces fonds proviennent de prêts et de dons faits par les gouvernements français et anglais après l’accord de Munich” (Canadian Press, 3 mars).Il n’y a plus aujour- jette, à intervalles périodiques, la pierre de promesses, vaines, quand la moindre tâche rémunérée ferait mieux leur affaire tout comme celle du pays.Puisque l'on parle de sentiments libéraux et d’humani-j tarisme, pourquoi ne commencerions-nous pas à les exercer chez nous et envers les nôtres?Il est vrai qu’ils ont tort de ne venir ni de Bohême, ni de Mioravie, ni de Slovaquie, ni de l’Ukraine carpathique, pas même de l’historique ghetto de Prague; et donc que toute sympathie pratique à leur endroit peut attendre.Tandis que les autres, “a beau faire pitié qui vient de loin Oublions donc ceux qui sont tout près et pensons à ceux de l’Eu-tope centrale.Us seraient plus nos frères que nos frères de sang peuvent l'être.Misère des esprits versés dans “l’humanitarisme”! # * * |Chamberlain accuse Hitler d’avoir violé ses promesses solennelles S-—-—-; - .-.- La Grande-Bretagne saura résister à toute tentative de dominer le monde par la force Ainsi devrons-nous assister à la recrudescence de l’im-si nous n’y prenons garde, si nous laissons carte blanche à ce ministère féru d’humanitarisme, quand ce qu’il faut c’est d’abord la charité, la pitié envers les nôtres.En soi, l'immigration n’est pas un mal, aux périodes normales d’un jeune pays, si l’Etat et les citoyens la contrôlent bien.Or nous ne l’avons jamais convenablement surveillée, même aux temps d’avant-guerre, où cela eût été pourtant urgent, puisqu'il arrivait par nos ports de 350,000 à 400,000 immigrants chaque année, dont un grand nombre,-—et cela est fort heureux, on l'a découvert depuis,— ont pris en vitesse la route des Etats-Unis.Depuis la fin de la guerre, nous avions recommencé d’admettre des milliers d’immigrants chaque année.En 1930.i) nous en venait tout près de 105,000.En 1935, cette immigration devait tomber ai; plus bas, à 1 1,277 en tout.Puis ce fut la reprise, l’amorce d’une nouvelle mon-rée.En 1938, il en est arrivé près de 1 7,250.Cette année, le premier trimestre est plus que prometteur, avec l’afflux, déjà commencé, de ces réfugiés de l’Europe centrale.Et pour peu que M.’Crerar laisse faire, les arrivants dépasseront 25,000, toucheront probablement 30,000, sinon à d’hui de gouvernement à Prague.Et Londres (voir depê-j davantage.D’autant qu’ils sont là-bas deux millions chc de l’Assocrated Press, dans le Devoir du 1 5 mars, page | vouloir passer en Amérique.Et aussi qu’à part les “agri-3) a prévenu la Banque d’Angleterre, ces jours-ci, de blo-! rulteurs” des Sudètes, M.Crerar fait entendre que nous quer le solde de $33 millions restés en dépôt chez elle, à j recevrons “des professeurs, savants et musiciens”, des "per Nuit historique "lu es Petrus, et super hanc lietram aediflc&bo Kcclesiam mcam, et porta» inferi non nraevalebunt adtersus eam.’' (Matt,., XVI, 18) Pour la première fois dans l’His- j toire, des millions d’auditeurs invisibles ont pu entendre, par-delà les mers et les océans, dimanche dernier, le Pape chanter la messe pontificale de son couronnement.Dans la splendeur du jour ou dans la quiétude de la nuit ils ont pu écouter la voix auguste de Pie XII qui, à certains moments, à l'instar de celle de son prédécesseur immédiat, Pie XI, se brisait sous le coup de l’émotion.Pour la première fois aussi, de.tous les coins de la terre, notamment de l’Italie, de la Suisse, de l'Alsace, de la Hollande, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Angleterre, les ondes prodigieuses ont apporté au successeur de Pierre, durant cette journée historique du 12 mars (il faisait nuit an Canada) l'hom-maye mélodieux lé plus émouvant qui soit, hommage transmis dans des langues bien dissemblables, par des voix fraîches et pures d'enfants, par des voix émouvantes de femmes, par des voix de moines usées au service du Maiire.Sous le pontificat précédent, des pylônes de T.S.F.dressés sur les antiques fortifications construites par Léon IV, avait rayonné comme un phare secourable sur l’univers entier la parole inspirée de Pie XI.Depuis le 12 février 1931, neuvième anniversaire du couronnement de ce Pontife que nous avons perdu, le monde catholique et même la monde païen pouvaient puiser pour ainsi dire aux lèvres mêmes de Pie XI la doctrine et la prédication salvatrices.Le premier ministre britannique dénonce l'absorption de la Tchéco-Slovaquie par l'Allemagne LE VIGOUREUX DISCOURS DE M.CHAMBERLAIN A BIRMINGHAM BIRMINGHAM, 18 (A.P.) — Le premier ministre Neville Chamberlain, qui parlait hier soir dans sa ville natale de Birmingham, la veille même de son 70e anniversaire de naissance, a prononcé le plus vigoureux discours de toute sa carrière pour dénoncer l'absorption de la Tchéco-Slovaquie par l'Allemagne et pour affirmer que la Grande-Bretagne saura résister à toute tentative de dominer le monde par la force.Il a^occusé le chancelier Hitler d'avoir violé ses promesses solennelles et d'avoir répudié tout ce que représentait l'accord de Munich pour l'apoisement de l'Europe.(v0'r P°9* sonnes de mérite exceptionnel jugées susceptibles de constituer un apport au pays”.Les règlements présents les excluent bien de la catégorie admissible: mais le ministère peut, par décret du conseil, autoriser l’entrée de ces gens.De cette sorte d’immigrants admis par décret du conseil, et dont le total fut de 6,502 pendant les sept dernières années, plus de 2,565 étaient d’origine hébraïque, d’après la statistique officielle déposée par M.Crerar lui-même aux Communes (voir le Devoir du 20 février).Ainsi, les “personnes d’un mérite exceptionnel” abondent dans le tricc-de-Neiv-York, puis les hommages de la Suisse ci de l’Alsace, enfin l'office modulé de façon na-îillarde par les saints moines du cloître SI.Dunstan, en Angleterre, et celui, plus harmonieux, des moines bénédictins de Y Indiana.Et cette nuit canadienne du couronnement continuait de se dérouler comme une symphonie religieuse pleine de majesté alors que, soudain, à 2 h.37 du malin (chez nous), la station de radio du Vatican, à laquelle étaient reliés tous les grands réseaux de T.S.F.du monde, commença l'émission officielle du couronnement par cette brève et expressive ouverture: Laudetur Jésus Christus.Alors entra en scène Panique commentateur à Rome.Ce journaliste, de langue anglaise, se serait admirablement tiré de sa tâche Irès délicate, si à certains moments il n'avait eu l’incompréhcn- Lettre d'Europe La Paix dans les Balkans La nouvelle physionomie balkanique — De la Conférence balkanique à l'Entente balkanique — Conséquence balkanique de la "crise de septembre" — Réconciliation et entente interbalkaniques groupe Israélite.Si l’on suit le travail de la Montreal Con- lérôts supérieurs de la grande fa-ference to Aid Victims of Nazi-Fascist Persecution, l’on verra que nous en accueillerons bien d’autres en 1939, de ces gens “de mérite exceptionnel”, dont le premier mérite, c’est d’avoir ici des amis fort remuants.L’heure parait plus qu’opportune d’exiger la refonte de notre loi d’immigration.Et, surtout, d’insister pour que le ministre de l’Immigration n’ait plus latitude de délivrer seul les permis spéciaux autorisant l’admission de tel ou tel individu en particulier, en dérogation aux règlements généraux.Pareil permis sont de nature abusive.Le ministre a pu jusqu’ici en accorder en toute bonne foi.on veut le croire, des centaines chaque année; 1,360 en 1933, près de 1,060 en 1935, plus de 1,?40 en 1938.Ce régime ne saurait se prolonger.Le ministère se doit, il doit à tous les Canadiens d’origine de ne plus confier i un seul homme, si consciencieux puisse-t-il être, le soin d’une affaire de cette importance.Une commission particulière devrait y voir.— commission formée de gens hors de la politique, analogue à la commission qui administre Radio-Canada.Munie de pleins pouvoirs, elle serait, plus qu’un ministre, capable de résister aux pressions en faveur de tels ou tels individus, de tels ou tels groupes, pressions venant de députés, d’agents parlementaires, de coulissiers, d’avocats, voire de gens rémunérés pour tâcher de faire admettre au Canada des hommes d’Europe ou d'ailleurs qui, sans cette intervention payée, ne pourraient entrer chez nous, ne devraient jamais être des habitants du Canada.et qui le deviennent trop facilement.Une enquête approfondie, impartiale, démontrerait vite quels abus il se commet de ce côté, abus marquants, dont le Canada paie déjà et dont il subira longtemps les conséquences, si certains hommes s'enrichissent à obtenir des “permis”.Ayons pitié des réfugiés, des exilés, soit.Secourons les, soit.Commençons néanmoins par protéger le Canada, les Canadiens de vieille souche, avant tout groupement d’étrangers plus ou moins inassimilables.Cela est de la plus grande urgence.Ayons moins d’humanitarisme, plus de sens commun; soyons d'un esprit canadien plus réaliste.Bâtissons-nous ici Babel, Babylont, Ninive, ou si nous voulons bâtir une nation de civilisation et d’esprit chrétiens?Georges PELLETIER même l’avance de $46 millions promise au gouvernement tchèque.Cela coupe d’autant les fonds disponibles pour ces immigrants.Quelle sera l'origine des avances aux nouveaux immigrants?Car il y en aura d’autres, venant de l’Europe Centrale.L'on sait que Berlin, maintenant arbitre des destinées de la Bohême et de la Moravie, a commencé d'appliquer à leurs habitants le reglement d’après lequel toute exportation de capitaux est interdite aux citoyens du Reich.Or les Tchèques dont a parlé M.Crerar viennent de provinces passées ces jours-ci sous le régime de Berlin.Faudrait-il penser que, d’une part, VAlliance Israélite ou les oeuvres du Baron Hirsch, pour ce qui est des Juifs de Bohême» de Moravie, de la Slovaquie, et, de l’autre, l’Angleterre et la France, fourniront désormais les capitaux necessaires aux gens désireux de passer au Canada et déjà sortis de l'Europe Centrale?Dans le premier cas.assurément; d’autant que des fonds viennent déjà de cette source.Dans l’autre cas, le point reste à définir.Et il est d'importance.Au fond, ces gens viennent ou viendront chez nous, pour le plus grand nombre, munis de capitaux empruntés ou reçus à leur passage à Londres, Qui les leur prêtera?A quelles conditions?Serait-il bien conforme à l’esprit de notre loi d’immigration que de nouveaux venus puissent entrer chez nous avec de l’argent qui n'est pas en réalité le leur?Disons-nous qu’il est avec la finance des accommodements, surtout quand il s’agit d’éluder certaines lois, celle de l’immigration comme tant d’autres.* * x Le Canada lui-même n’a pas l'air de savoir au juste ce que feront les immigrants annoncés, et d'abord ceux qui sont déjà rendus; où ils iront sc fixer; comment ils s'établiront.Les services ferroviaires de colonisation s’occuperont de tout cela, dit M, Crerar.Mais ensuite?Et si cela ne marche pas bien?Là-dessus.M.Pouliot a posé cette question pertinente: “Si certains de ces immigrants s’avèrent inacceptables, où les déportera-t-on?” A cela, M, Crerar n’a rien répondu.L’excellent homme ne savait que dire.Ces gens, en effet, n’auront plus désormais de pays.La Tchéco-Slovaquie n'existe plus.Il n’y a plus de gouvernement a Prague.Le passeport tchéco slovaque n’aura plus de valeur pour ce qui regarde l’Allemagne.Et quant aux Juifs parmi ces immigrés, —- d'après des informations sérieuses, il y en a, — où pourrait-on.plus tard, les déporter pour une cause ou l’autre?L’Allemagne ne voudra jamais les reprendre.Il n’y aura plus rien à faire avec Prague, devenue ville allemande quelconque.La Palestine se ferme.Le Canada, s'il décide de ne pas admettre tous ces gens, ne saurait donc plus où refouler ceux qu’il voudra deporter.De par la force des choses, il devra les garder, incapable de les retourner où que ce soit,—leur pays d origine étant aboli à toutes fins pratiques.Nous hériterons forcément des indéportablet.Serait-ce sur cela même que compteraient certains éléments établis de fraîche date au Canada?Ces éléments, on trouve les noms de certains de leurs représentants sur une récente circulaire, datée du 11 mars courant et distribuée par la Montreal Conference to Aid Victims of Nazi-Fascist Persecution.Celle-ci a pour president M.N.-M.Benjamin et pour t/ésorier, M.J.-K.Mcrgler, deux noms bien “canadiens”.Et cette association a pour but.jelon pARi«;, 18 mars (p.C.-Havas).— Un catafalque te même texte, de “faire admettre au Canada un nom- ,]rapé hiix couleurs françaises et tchécoslovaques; un bre généreux d exilés ; et aussi, — la circulaire du I livre sur lequel les signatures s’amoncellent; autour, mars le porte en toutes lettres, — de faire pièce aux Cana- qUe|q,ies femmes qui pleurent: c’est le spectacle qui diens de vieille souche, notamment du Québec, “qui sont s offre gux parisjens (]ans ]e grand han de j'Officc lion de Pie XII, de nouveau pari de la colline désormais sonore du Va-Ifc.an un message identique à celui que chantaient les anges, il y a vingt siècles, sur la plus humble et la plus glorieuse'' est pai si barbare que le traduc ¦ norait, cétait une vie tout entière jeur ne peu).|e fajr# croire.Through consacrée aux autres.Il est évident j au$5j ,jjre *‘pai.l’entremise de”, que.sur certains points, quelques-1 ?uns ne partageaient pas les opinions Le Yankee Clipper, qui fera bientôt sa ilu grand disparu, mais tous sa-[première traversée Amérique-Europe, est valent que, depuis le temps où il | p|us volumineux que ie navire amiral de i/uî s'éTève neüc et émue.A 4h.30, d’hommes et d’enfants saluaient ce- 'a significative cérémonie de Pim- en Eleison, exécute en nique par la maîtrise de la Chapelle Sixline.L'émouvante épitre, chantée en latin et en grec, la distribution des parcelles d’hostie au diacre el au sous-diacre d’office, la visite solennelle à la crypte, les lüa- site solennelle a 1 .¦ t { prodiguait aux pauvres ses services, Christophe Colomb et portera plus de !"¦ *’ llnV PFvanoi e en Min et professionnels, jusqu'à celui où il passager*.Ma,* on ne peut dire quM triomphal, "né Lr jÆ | s’était fait apôtre par !h parole et c0urra de moindres risques.î,11 i m IrMnce le San™ s au son | par la plume, il n’avait travaillé que * * * Pape, la I prne- \ pour ses frères.De cet effort de Le nouveau vaisseau aérien contient des trompettes d’argent, le dictas et le Pater Noster, encore iticuis Pane la Post-com- i «‘•un avantage matériel.Et, couché ji* entonnes par^ 7 fa- pour jamais, il apparaissait à tous.coi rA iJSnPao - lourde de dans sa magnifique grandeur.«I toute une vie, il n’avait recueilli au-i une cabine destinée aux jeune* mariés: Et, couche : i* honeymoon stateroom.De fait, beau- 1 coup de nouveaux époux qui tenterônt cette traversée mourront dans leur “lune mi le rmer rosier—\ Il est consolant que cette gran-jde miel”.Belle mort sans doute, mais , repris une nLvelle ampleur en (leur, les siens l’aient vue, et qu’ils un peu rapprochée.^ ^ lassant la foule agenouillée ri Af- aient su l’honorer comme il fallait, i La ville de Lachine a obtenu du par- Pierre et le monde.Puis le Pape _ , iernant |s pouvoir de réglementer sévère- récite l’Evangile selon saint .term PoUftJUOlr ’ment les panneaux-réclames Montréal d la messe est terminée.H est 6h.; J ^ ^ ^ amis ayant demandè ; Peut dire: On a souvent besoin d’un plus quelle la voix du Pape — lourde sanglots pendant le.Paler Noster ,W„ U, heure, «ul ou, £.jFs.d™?; Division of Botany and Plant ce Service (tout ministère de l’Agri Un catafalque cloches de'L ."» ¦ • - serait-c« 9ue pour ta messe pontificale du couronne- ! foutes ies églises de ^ qui a^ ^ uimion ai oc ment, ce fut une joie rare d’enlen-1 noncenf allègrement le ™l,r0 ., najhoioa,.Scienci dre, par exemple, le programme re- ‘ ment qui va se ,'ia! \%in.; ce(.i rej£ve mj ligieux offert en la cathédrale St- \ ques instants sur la loggia de Saint-1 ceci reieve Patrice, à New-York, où l’allocution Pierre.- La cérémonie t , Répondant â votre carte du 5 f découvert.Trois saisons voisinent dans mars je regrette de vous dire que ru*: 1 h,ver.’ ** nos rapports ne sont plus impri- ‘été- Do^ag.que le ro.n avance pas J frnnmi* .Ç,' ,/ésrrcr s0n Y®Y«B« P°ur jouir du spectacle de ces en bloc contre l'admission de ces catégories de réfugiés de ce Québec, “qui peut être le principal obstacle à l’entrée des réfugiés au Canada”.MM.Silverstone.Steinberg.Rosen.Wiliord.Kerbs, Ellias.Aranoff, Gold.Greenspon, Sigda.Plawucki.d’autres membres aussi du eomité directeur de la Montreal Conference, ont déjà mis tout en branle, on le sait, pour mater les Québécois récalcitrants, dont la pensées, naturellement, se tourne du côté de milliers de chômeurs, Canadiens d'origine, jeunes et vieux.de tourisme tchéco-slovaque.Sur les murs, les affiches, qui vantaient le charme des sites de la Bohême ou de la Moravie, sont remplacées par des textes bibliques.Ici, ces paroles de Jérémie: “Vous qui passez, dites-moi s'il est une douleur égale à la mienne.” Là, cette sentence en lettres énor- * A ?Rue St-Hubert d’un côté, les trottoirs vont couverts d’eau, de l’autre ils sont , „ , ., , „ bordés de palissades de neige de 15 pieds culture), le Botaniste du Dominion j ^ (iaut par 15 - - mes: “Comme les corps, les Etats meurent.Comm* lei y/ntement suivis des splendides âmes, les nations survivent.” si prenante de Mgr Fulton Shea- professeur à la Catholic U iversily proprement Ji est ,re\™,,r'eun' , of America fut précédée de Pexé- On a piste le temps de copier une cation de plusieurs pièce) de Bach, partir de P hymne par l’organiste Young.par la fanfare l Les ondes, à certains moments démontées comme Pocéan, nous ap- i 7h.10, Pie ^ (le /„ portèrent successivement les voix ' acclamations r je ,a très harmonieuses - et colorées foule.Le comme la Hollande elle-même — | NBC d Home, *e tori fndssion des Pags-Bas oui chantaient l’allé- ! que l orgue termine cette émission t/risse du couronnement, les mélo- j historique, par une pièce de Gull- mant., , _/ Pendant ta procession qui a précédé la messe, Pie XII, en passant en face du reporter de la radio, I a béni tout spécialement, et ce geste si paternel s’étendait évidemment à tous ceux qui, aux quatre coins de la terre, écoulaient avec respect et piété P émission.Geste qui à lui seul marque déjà un émouvant point de repère dans le pontificat oui commence ., Lucien DESBIENS 1—., .t 1 — - K- ¦- de large, et profondé- couronnement lui a répondu, en français du 1 este, j m#n,,er tju côté de la Hongrie, contre la domination turque, des! Ce*t donc avec des réserves men- L’Entente balkanique comportait populations chrétiennes qui lui j taies, des aspirations secrètes, que.Nous sommes des amis de l’Entente balkanique, et nous ne dou-j Spectacle inoubliable — Les champs tons pas que les problèmes touchant notre situation, pour éviter toute immixtion étrangère, si faible soit-elle, dans nos affaires, doivent être l’objet de pourparlers limités étaient soumises contre leur gré.• l'Albanie et la Bulgarie • viiènt iun conse'i permanent, qui devait se ,l'‘l réunir chaque année dans une ca l’intérêt que portaient à ers pu pu- adhéré à la Gonfé.«*nce balkanique , p blk- comme précé- laU,ons les grandes puissances chre- ( cst parce que les quatre autres » ta (’onférence balkanioue la rivalité de Ktats ne pouvaient pas les admet- • Un a remarqué que le communi-i que officiel, public apres la der-‘ niére session de l'Entente balkanique, ne faisait plus mention de la Société des Nations.Le fait fine les Balkaniques n'attendent plus rien de Genève devrait ètp' une raison sont reverdis à Vancouver Vancouver, 18.— Les journalistes partis de Montréal jeudi soir à bord d'un avion des Trans-Canada Air Unes sont arrivés heureux de leur envolée à Vancouver à midi (vendredi).1^ survol des montagnes Rocheuses est un spectacle inoubliable.Ils feront le même trajet par voie des airs dans le sens opposé.Ils partent samedi soir pour arriver à St-Hubert, dimanche midi.A Vancouver, le printemps règne en maître.Les champs sont reverdis.On se croirait à la fin de mai.Hays Steel Products Hamilton.Haves Steel Bro- de plus pour qu’ils s’entendent en-i ducts Ltd., rapporte pourj'an der-tre eux.! nier un bénéfice net de $79.808 au D’où l'on peut tirer cette conclu- lieu de $76.186 en 1937.Iæ fonds sion: que l’Entente balkanique de- de roulement est de $522,976 contre vrait toujours plus s’identifier avec $387,243 l’année précédente.United Air Lines la Conférence balkanique Alcide EBRAY A l'Université Lavol déjà réuni cinq fois en session ordi nuire.Elle a été renouvelée avant la tiennes, mais ces lait déran! ques., ___ che-Hongrie avait de voir la Serbie me en état de léthargie.s’agrandir à ses dépens.— ce ÿ ÿ Y- , .,, qui fut la cause de la guerre mon- j a situation des Balkans conser- sixième session, qui vient d avoir diale: avant même cette guerre.vajj Jonc son caractère critique, beu a Bucarest.quand l’Empire ottoman eommen- (juatre Etats, la Crèce, la Roumanie, | Eu l93o, l Entente balkanique a rail à chanceler, les rivalités des |'a Turquie et la Yougoslavie se élé complétée paMa création de bi Etats chrétiens balkaniques _entre cr0yaicn| menacés par les tendan-eux.alors qu’ils étaient à peine I ces irrédentistes des deux autres, béres de la domination turque: phanie, et surtout la Bulgarie.après cette guerre, quand l’Empire ; [j»aujre pa,.^ cetie situation était ottoman eut été presque éliminé t compliquée par l’ingérence des du continent européen, une recru- srandes puissances, en ce sens que descence de ces rivalités interbalka-1 pyBanie et la Bulgarie faisaient niques, comme consequence du rf'j cause commune avec ITtalie, tamlis glement de la paix qui avait mis q|K> ]a Yougoslavie cherchait son fin à la guerre mondiale.point d’appui en France.Ge qui compliquait ce qu «fi a De cette manière, il y avait pos-appelé aussi la “pétaudière balka-j ql]Ç les balkaniques nique”, c’est que les grandes puis- fussent entraînés dans une guerre Chicago (P.A.) — United Air Li-j nés Transport Corporation rapporte une perte nette.de $997,221 comparativement à une perte de $754,-t86 en 1937.conférence de la Presse de l’Entente balkanique.Celle-ci est de caractère privé et non officiel.Mais elle travaille de concert avec les gouvernements de l’Entente et se réunit en session ordinaire en même temps que le conseil permanent.36 êê Voici, maintenant, à, la suite de quels événements l’Entente balkanique a perdu un peu de son caractère primitif pour se rapprocher de sances, pour servir leurs propres cntrc t.UXi comme en 1913, ou dans j Conférence balkanique g — i I ««i ^ ?leur tine fill \ -.1.- _ 2.1 une guerre plus générale, comme satellites des grandes puissances.C’est dans cette situation que fut conclue, par le pacte d’Athènes intérêts, opposaient les' uns aux autres les Etats chrétiens des Balkans.auxquels elles professaient de s’intéresser., Aujourd’hui, ce fâcheux état de choses a pour ainsi dire pris fin.et la dernière session du conseil permanent de l’Entente balkanique en a été une manifestation.* * * L’Entente balkanique avait été précédée de la Conférence balkanique.E’n principe, il s’agissait de deux organisations différentes qui ne poursuivaient pas le même but.Mais, aujourd’hui, leurs tendances se sont rapprochées, au point de presque se confondre.La Conférence balkanique avait __________________„ été fondée dans le but, non seule- ana Mme veuve Amabie Bolduc, née ou-’ j vln0 chiludc.EONVOÜLOTR — A Montréal, te 16.à 80 ane, L.-A.Bon vouloir, époux de teu Ca-roilne Angers.CARON — A Montrés!.Joséphine Hame-Un.épouse de Gustave Caron, de Loul- sevtllr.COULOMB Et — A Montréal, le 16.a S2 pus.Léger Cou tombe.CORBBIL - A Montréal, le 17.X 12 ans, ïtmtte Corbell.OYR - A Montréal, te 15, a 21 ans, Laurent, fils de Joaeph-Ubald Cvr.et de NECROLOGIE ARCAND-VALIQUETTTE — A Moutreat, le 17.Mme Horace Vatlquette, née Néo-mn Arcand.AUGER — A Montréal, le 18.à 68 ans.Eugénie Busseau, épouse de feu Yves Au-K< BAILLARGEON — A 8t-Constant.le 14.à 50 ans, Auguste Baillargeon.époux de Valentine Langeviu.BERNIER — A Montréal, le 15, à 60 ans, Mlle Eva Bernler.BISAILLON — A Montréal, le 16.a 71 ans.Mme Alexis Bisatllon.née Anna Du-rlvage.BOIjDUO — A St-Constant, le 16.à 84 Bertha Brosaoit DSI, ~ A Montréal, le 17.A 64 ans.ment de rapprocher les six Etats balkaniques, — Albanie.Bulgarie, Grèce, Roumanie, Turquie, Yougoslavie, — mais même de les unir en une sorte de fédération ou «le confédération.C’était une initiative de caractère non officiel, mais qui jouissait de la faveur des six gouvernements.La Conférence se présentait sous la forme d’une sorte de parlement composé on mondiale n’a été mon espoir: je partage aujourd’hui sa déception et son indignation.Londres, 18.(C.P.-Havas), — Le gouvernement anglais, qui a vu son ^ .- plan rejeté et par les délégués juifs j.ai, {a,te en Allemagne 1 automne jamais l’opinion aussi rudement secouée, même par le régime allemand actuel.Mercredi dernier, le jour de l’entrée des troupes allemandes en Tchéco-Slova-quie, j’ai dû me contenter d’exposer j très prudemment la situation en raison de l’information incomplète que j’aavis obtenue et des responsabilités qui s’attachent à mes fonctions.Cetle déclaration froide et objective a peut-être donné une fausse impression de mon sentiment et de celui de mes collègues et c’est pourquoi je veux la corriger ce soir.On a prétendu que l’occupation de la Tchéco-Slovaquie était la conséquence directe de la visite que et par les délégués arabes à la conférence de Palestine, prépare un livre blanc qui sera publié dès la semaine prochaine et qui définit la politique qu’il entend suivre à l’avenir en Terre Suinté.Cette politique.à ce que Ton croit savoir, ne différera guère du projet qui a été rejeté par tous les intéressés.On limitera arbitrairement Timmi- U Toroatoii Ohurek .à 75.CIB0 d’abord intérpellé le gouvernement: Au commencement de la semaine prochaine, le premier ministre sera-t-il en mesure de transmettre à la Chanjbre des informations sur la situation européenne vu la grande importance que cette situation peut avoir pour le Canada?M, Lapointe répond qu’il prend bonne note de la question, qu’il la transmettra au premier ministre et que celui-ci aura sans doute le souci de satisfaire la légitime curiosité de M.Church.M.Lapointe, en tant que ministre de la Justice, demande ensuite à la Chambre de ratifier, deux légers amendements que le Sénat a fait subir à la nouvelle loi des pénitenciers.Le Sénat tient à bien marquer que le ministre de la Justice garde son droit de rémission, à mettre bien clairement dans la loi que la nomination d’un garde dans un, pénitencier ne pourra se faire qu’a-j vec la recommandation du préfet de l’institution.Jusqu’à sept heures, la Chambre, formée en comité des voies et moyens a repris l’étude du nouveau traité de commerce avec les Etats-Unis.A peu près tous les articles qui affectent les produits agricoles ont été examinés et ratifiés, du moins acceptés par le comité.Il a longlemps été question de Teffet que le traité pourrait avoir sur l’importation des grains qui servent à Télevage des volailles.Des députés de l’Ouest ne voient pas sans crainte Tun des articles du traité qui favorise l’importation du maïs.Us redoutent que le maïs des Etats-Unis n’entre en abondance et ne remplace Torge canadienne comme engrais avicole, * * * Pendant la soirée, de neuf à onze heures, après Thcurc oui est réservée tous les vendredis soirs aux bills des députés, la Chambre s’est oeeupée d’un bill du ministre de l’Agriculture, M.Gardiner, pour “la réhabilitation agricole des provinces de TOuest.” 4 Ce bill en est au stage de la deuxième lecture.Tl y était.Il y reste.A propos de retic réhabilitation agricole, un ancien ministre conservateur, M.Stevens, reproche au gouvernement de faire d’une mesure qui ne devait être que temporaire une mesure permanente.On est en train comme qui dirait de normaliser l'anormal.Les provinces de TOuest ont connu de mauvaises années, elles ont subi la sécheresse, l'ensablement.Il a fallu que le fédéral se porlc à leur secours.Mais faut-il que cela sc continue interminablement?Le gouvernement ne cherche-t-il pas à en faire trop?C’est la question que se pose M.Stevens, que se posent les autres députés opposi-lionnistcs, notamment le députe de la rircopsrription Saskatoon de qu’Appelle, M.Ernest Edward Pcr-ley.De huit ii neuf, heure réservée aux bills des députés, M la Dufresne Construction, pour ob tenir le contrat qui lui avait été promis et qui a été accordé à la Dufresne Engineering, a versé pour une cause et à des personnes incon- ûmes pendant les cinq prochaines années et on limitera également l’acquisition des terres par les Juifs.Le gouvernement britannique espère en venir à créer une sorte nues $8,000 le fi décembre et î de fédération de la Palestine et des 000 le 10 décembre 1038.Le de-1 Efa|S arabes voisins.mandeur a dit que ces deux mon-1 [jCS délégués des royaumes ara-tants ont etc payes a A.R.sur i 5CS avaient d’abord pressé les délé- 1 Ordre de Q.;gués arabes de Palestine à accepter Les defendeurs veulent des ren-jIf, projeU mais jis on, fini par ie seignements plus complets.Hier, | rejeter eux aussi par solidarité ara-Me Henri Beaulieu, qui occupait ; pour eux, a prétendu qu’à moins '-—•»•«»- d'avoir des détails supplémentaires i # à ce sujet ils pouvaient être pris |/ail t'ftfiflfTlf par surprise et étaient incapables;*- «•••»*w**w»***^ de préparer, leur défense en con-1 C)£S ClTOîlCCS dernier.On a prétendu que, puisque le règlement de Munich était le résultat de la politique personnelle «lu premier ministre, il devait porter la responsabilité du sort de la Tchéco-Slovaquie.C’est une conclusion absolument injustifiée.Les faits d’aujourd’hui ne changent pas les faits de septembre dernier.J’avais raison alors et j’ai encore raison aujourd'hui.Pas pour des applaudissements Je ne (ne suis pas rendu eu Allemagne pour m'attirer des applaudis sements, j'y suis allé parce qu’il m’a paru que c’élait là l’unique chance qui restait d’éviter une guerre européenne.Personne n’n critiqué alors ma démarche, ce n’est que plus tard que Ton a critiqué les conditions de l’entente.Je n'ai jamais prétendu que j'avais obtenu les conditions que je désirais.Le problème à résoudre n’était pas nouveau: il existait depuis le traité J'avais le droit d'être consulté Comment concilier les événements qui se sont déroulés cette semaine et les assurances que je viens de vous répéter?Sûrement, à titre de signataire de l’accord de Munich, j’avais le droit droit d’être consulté si le chancelier Hitler estimait qu’il fallait intervenir.I! a préféré se faire justice lui-même.Avant même que le président de la Tchéco-Slova-quie eut pris connaissance des exigences auxquelles il ne pouvait résister, les troupes allemandes étaient en marche et rendues à quelques milles de la capitale tchèque.Aux termes de la proclamation qui a été lue à Prague, la Bohême et la Moravie sont annexées à l’Allemagne et ses habitants, y compris naturellement les Tchèques, sonl placés sous le protectorat allemand et doivent se conformer aux exigences politiques, militaires et économiques du Reich.Ils sont censés constituer des Etats autonomes, mais TAllemagne assume la direc lion de la politique étrangère, des douanes, elle s’empare des réserves bancaires et du matériel de guerre de Tannée tchèque désarmée.Ce qui est encore plus sinistre, c’est que nous entendons encore parler des activités de la Gestapo et d’ar restations en masse.Tous ceux qui se rappellent le sort que Ton a fait aux Juifs et aux prisonniers politiques en Autriche ne peuvent qu’éprouver de la sympathie pour un peuple qui vient de perdre ainsi sa liberté et son indépendance.Qu’est-il advenu de l’assurance naissance de cause, 'le John Ahern, procureur du demandeur, a répondu que c’était là tout ce que le demandeur savait, que son client a fait tout son possible pour donner des détails et que ceux qu’il n’a pas fournis lui sont inconnus; il a aj'oulé qu’il ne peut pas être question de surprise puisque ce sont les défendeurs qui ont payé l’argent, et qu’ils connaissent beaucoup mieux que le demandeur les détails qu’ils demandent.Elles conteste cette réclamation de Versailles et il aurait été résolu j que Ton ne voulait pas de Tchèques depuis longtemps si les hommes po en Allemagne?Qu’est-ce que Ton Washington, 18.-— La succession de Joseph Cattarinich, sportsman de Montréal, a demandé au bureau de revision de l’impôt sur le revenu, hier, d’étudier la réclamation du bureau du revenu interne des Belgrade, Yougoslavie.18 (AP) -On affirme dans les milieux officiels que le gouvernement fera connaître sous peu un projet de réforme conslitulionnelie qui accorderait aux Croates l'autonomie qu’ils réclament depuis si longtemps.Le chef autonomiste croate, Vladko Matchck, a déclaré à Zagreb que les événements des derniers jours devaient avoir démontré aux Serbes que la douzième heure est arrivée, niais il a nié qu’il eûl demandé Tin-tervention du chancelier Hitler.Condamnés à mort en Espagne Madrid, 18 (A, P.).— Deux lieutenants-colonels de Tannée républicaine ont été condamnés à mort Etats-Unis prétendant que Cattari- al)r^s av0'r ‘’lé déclarés coupables nich doit encore $109.414 de taxe.sjP.8^ l.int> c»ri’rwUino i ture de Hitler on lit cotte h,,VU,.»é»de faire subir l’épreuve de la! doit garder le contrôle du fonc-^1 (p.n tr;',in d oeruper 1 Lknune l.g n°nf j^ laCl1]^’ deuxième lecture à un bill par le- tinnnarismo el des fonctionnaires, des Carpa lies en dépit de la res.s- beiimitation finale de la fron- quel il voudrait sinon transformer Par malheur, après M.Arthur tance des l.ki ai mens et de du moins améliorer, à ce qu’il croit, ! Lapointe, d’autres députés ont trop ; ,,n,,cs teneques, eiau 1 le régime du fonctionnarisme.Son longucmenl parlé rie son intéres-! a, l,nf 'J'zainc ne mmes a bill stipule que le secrétaire de lalsant projet de loi.L'heure des bills /s fYS fil 1 6?CT f f% I « f n * k #k I ¦ r-k • t frk «k M • « ¦ k k kk «k M k « » Jk «k *-?«k«- A sa k .« < t .Sk * rft •-> r- Æ a • a kk 1 , a La "liquidation de la constitution'1 Prague, 18 (AP) - L’ex-président «je la Tchécoslovaquie.M.Emile Hacha, et les membres de son parti de Ttlnilé nationale, sc son* réunis hier soir pour discuter de commission du fonctionnarisme, privés s’est écoulée sans que la que Ton appelle ici la Commissio * Ideuxième Icclurc du bill soit faite, du service civil, soit désigné par! Une très mauvaise grippe sévit le gouvernement, par arrêté en con- dans Ottawa.La dernière victime scil, et non pas par la oommission.connue est le leader de Topposi-M.Lapointe voudrait donner au tien conservatrice, M.Manion, qui secrétaire de celte commission lejne pourra, à ce qu’on dit, sortir rang de sous-ministre.!de chez lui d’ici plusieurs jours.lance des Ukrainiens e! de quelque!;! |'êre sera confiée à une commission j parvenue I internationale”.Nou.< déclarons en-| ’est de core dans cet instrument que nous | jà”,iinuïdation «Ie Î4i constitution Chus!, hier aorès-midi.La résis- avons tous deux signé à Munich que 1 „our se conformer aux nouvelles lance n’est guère organisée: les ir- toutes les questions de nature à in i conditions”.On croit qu’ils déride- réguliers ukrainiens se sont relirés téresser nos deux pays seraient ré-|ront de dissoudre le parlement et rlnns les montagnes cl la plupart gléos par voie de consultation.; 939 VOLUME XXX ~ No 64 La ük musicale La catholicité de la musique sacrée —"Viva Rio Mono" — Les Disciples de Massenet — Autour de l'Académie de Musique — Au Festival-Concours Comme ont dû le faire une innombrable niasse de personnes dans tous les pays, qu’elles soient catholiques ou protestantes et même non chrétiennes, j’ai écouté à la radio toutes les cérémonies grandioses du couronnement de Sa Sainteté Pie XII.Jamais ne s’est affirmée d’une façon aussi nette l’universalité des rites de l’Eglise et de sa langue musicale propre: le chant grégorien, et la place d’honneur qu’elle donne à la polyphonie classique, dite de style palestinien.A cette dernière, on à attribué le Propre de la Messe: introït, graduel et trait, offertoire, communion; le Commun: Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Benedictus, Agnus Dei.Part fort belle, il est vrai, et qu’ont peut-être regrettée les grégorianistes intransigeants.11 ne faut cependant pas oublier que le Motu Propria de S.S.Pie X, quoiqu’il dise que "une cérémonie ne perd rien de sa solennité si elle est chantée entièrement en chant grégorien”, n’en accorde pas moins à la musique palestrinienne une importance presque égale à celle du chant grégorien, dans toutes les parties de la liturgie où cette musique est admissible.Mais il est certains chants qui, pas plus dans la bouche du Pape que dans celle du plus humble prêtre, ne doivent jamais, quelle que soit la circonstance, être en une autre musique que le grégorien : les épîtres et les évangiles pour les diacres, les oraisons et les préfaces pour les officiants.Que ce soit la Préface proprement dite, le Pater, la Paix, tous les écouteurs ont reconnu, dans la bouche de Sa Sainteté, les chants qu’ils entendent tous les dimanches dans leur église paroissiale, en,France, en Italie, en Allemagne, en Asie, en Afrique, dans les deux Amériques, La voix de Sa Sainteté est un té-1 nor un peu sourd, qui vers la fin de l’office se teintait d’une légère fatigue.La prononciation romaine était celle dont nous nous servons chez nous, et que n’estiment pourtant pa^ certains liturgistes de France qu’on s’étonne de voir tâcher de défendre l’ancienne prononciation française, illogique et contraire à toutes les lois de la phonétique.La prononciation du Pape était d’une clarté telle qu’à cinq mille milles de distance je n’en ai pas perdu un seul mot, comme d’ailleurs tous ceux qui écoutaient.Et ' comme aussi tous les écouteurs, j’ai élé empoigné par une intense émotion en reconnaissant les chants et les paroles que, où que l'on aille dans l’univers, les officiants nous orésenleront à la messe.Le chant des Petites Heures lui ont précédé la messe fut entièrement en grégorien: antiennes, asaumes.répons, hymnes.Les fameuses trompettes d’argent qui ne sont pas exclusivement tes trompettes, mais une fanfare de cuivres —musique militaire qui n’admet aucun instrument en bois, — ont joué à l’élévation une course pièce d’un beau sentiment religieux, C’est une démonstration gu'on ne peut passer sous silence, que ce que certains exégètes appellent l’orchestre liturgique: violons, (lûtes, certains bois, ne l’est pas plus, — je dirais volontiers: l’est moins — que ce bel assemblage de cuivres, lequel, d’après sa sonorité, devait être composé de trompettes, bugles, cors, euphoniums, trombones et tubas.Pour-tant* ces instruments qu’on appelle bruyants parce qu’on ne les a jamais entendus que joués tels, sont capables, entre les mains d’artistes, de douceur, de moelleux et d’hiératisme.Tout réside dans la façon d'écrire pour eux et de les diriger.La démonstration, venue de si haut et dans une circonstance ans- , .si exceptionnelle, ne pouvait cire nonrert, rest chose passagère: faite avec une autorité que per- suffit dune preparation immédii sonne au monde n’a le droit d'ignorer, ni la science d’infirmer, que l’Eglise possède, dans le chant grégorien et la musique palestrinienne, un trésor incomparable qui affirme sa catholicité artistique absolue dans le domaine musical, comme le latin le fait dans celui du verbe.Que les théologiens et les liturgis- tes veuillent bien croire que, ni de près ni de loin, j’ose affleurer même les bornes des sciences qui leur sont réservées, mais j’estime qu'il appartient à un humble musicien laïc de loucher à ce point de l’universalité de l’Figlise, sa catholicité, telle que la démontre la musique à laquelle elie fait l’honneur de l’admettre à ses plus hautes fonctions.Ÿ Ÿ * Vers 2 heures dimanche matin, une musique militaire, —* peut-être un disque,—a joué la Marche Pontificale de Gounod, Viva Pio Nono.Feu M.Alfred Premier,gust, ancien sergent-major aux Zouaves Pontificaux qui, avec un lieutenant de gendarmes, commanda la défense de Civila Castellana, pendant une dizaine d’heures, sans canon, contre le général Gialdini et son artillerie (septembre ,1870), m’a laissé le souvenir que c’était une marche régimentaire avec des paroles italiennes dont le refrain commençait par Viva Pio Sono, Vive Pie IX.Nous qui dans notre jeunesse avons été bercés aux récits de l'épopée de la mince année pontificale de 1808 à 1870, n’avons pu reconnaître sans émotion cette marche qui, à soixante-huit ans de dis-1 tance, saluait le dernier Pontife j temporel suivant l’ordre ancien et | le premier qui ait été couronné ; après la résurrection de l’Etat pa- ; pal.* * * Un fâcheux contretemps m’a empêché d’aller au concert des Disciples de Massenet.Je le regrette, mais je crois qu’un compte rendu d’une soirée passagère importe moins que certaines considérations sur le travail que fait cette excellente société depuis sa fondation, car je prends pour acquis que son concert de lundi a été préparé et présenté avec le même soin que M.Charles Goulet y a toujours mis.La société était encore jeune lorsqu’elle fit des débuts fort remarqués au Festival des Métiers et de la Chanson du Terroir, en 1928 à Québec.Depuis ce temps elle a toujours marché de l’avant.Ce qui a fait sa force, c’est l’excellente discipline acceptée de tout coeur et maintenue toujours ferme, et un esprit de camaraderie qui ne s’est jamais démenti.Les cadres ont changé, mais le flambeau s’est toujours transmis de main en main sans s’éteindre.11 était donc naturel que dès sa première année, le Festival de St-Laurent pensât aux Disciples de Massenet et l’on vit celle chose assez surprenante chez nous: un choeur de jeunes Canadiennes et Canadiens apprenant en moins de deux mois une partition chorale difficile, avec des paroles allemandes assez bien prononcées, pour qu’un an plus tard le polyglotte qu'est M.Paul Stassévitch leur fit son compliment d’avoir à ce point maîtrisé une langue qui, pour nous habitués aux douces syllabes françaises.est gutturale et rébarbative.L’année après, pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer et auxquelles, d’ailleurs, le public n’a rien à voir, Jes Disciples de Massenet ne purent — je sais qu’ils furent les premiers à le regretter, — participer au Festival eje Musique.Cette année, on reprend la Neuvième Symphonie, et naturellement on s’est adressé aux Disciples de Massenet, lesquels, l’obstacle de naguère étant disparu, ont donné leur entier concours au comité d’organisation.De tout ceci, il y a une forte leçon à retenir, et c’est pour ne l’avoir pas trouvée que tant d’antres groupements n’ont pu se tenir debout.C'est par une discipline ad- Professeur d’histoire depuis plusieurs années a cette école, toutes) I les candidates ont, à un moment oui | l’autre, passé dans ma classe: plu-' i sieurs y sont encore.J'ai ou inc rendre compte de visu et de audita de la valeur de renseignement qu’on y donne.Je n’ai pas été sur-I pris du nombre des inscriptions et ! de celui des mentions qu’ont obte-1 nues ces jeunes filles.Je leur en fais mes très sincères et très eha-i leureux compliments.Mlles Claude Dugua” Claire Ren-shaw, Lorraine Gaboury, Paule-Ai-\ mée Bailly, Réjane Marcotte, pour le piano, Mlles Thérèse .Mardi, Cécile Bougie et Claude Duguay en trio de chambre, Mlles Hollande Bergeron et Pierrette Dalbec.chanteuses, Mlle Suzanne Cholette, violoniste, Mlles Pauline Mercier et Glaire Bissonnette, diseuses, sont toutes des élèves de l’Ecole et, dans les concours, ont fait honneur à leur Alma Mater.Il s’est passé au concours d’oeuvres de Bach quelque chose qu'il faut mentionner: Mlle Claude Du-guay a perdu la mémoire à un moment donné.Sans se laisser désemparer, elle improvisa près de trois lignes dans le style de Bach pour reprendre ensuite son texte.M.Benjamin, l’un des juges, qui suivait sur la partition, ne put s’empêcher de la féliciter vivement.Il y avait là un vrai tour de force puisque Mlle Duguay sc (pouvait en ce moment en ut dièse et qu'elle devait retourner au ton principal de mi; ce qui pour les profanes, veut dire que, sans quitter le style de la phrase improvisée, elle devait retourner trois degrés plus haut.Ceci est la preuve indiscutable d’une culture musicale extrêmement solide, Frédéric PELLETIER Gazette artistique AUDITORIUM DU PLATEAU le célèbre violoniste Arthur LeBLANC jeudi le 23 mors à 8 h.45 p.m.Vente de billets: Archambault et Lftidsay.Prix des places: $1.50.$1.00 et 50c {taxe comprise) 23 mars: AUDITORIUM DU PLATEAU.— Récital de l’éminent violoniste Arthur LeBlanc.23 mars/llONl’MENT NATIONAL — Les Variétés Lyriques dans: Normandie.Aussi les 24, 25 et 2G mars.Direction Goulet-Daunais.____ * * Ÿ -—- 28 mars: EGLISE ST ANDREW AND ST PAUL.— Récital de l’orga- ^'U3ment4tl0n niste allemand Fritz Heitmann.j Auspices de la Société Casavanf, 28 mars: RITZ-CARI.TON.— Récital de piano de Mlle Betty Shar-pe.* * * 1er avril: AUDITORIUM DU PLATEAU.— En matinée.Matinée de variétés et surprises, avec récital, au bénéfice de la Société Casavant.* * * 6 avril: SALLE DU CESU.— Les Compagnons du Bon théâtre, dans une adaptation de la Passion de Notre-Seigneur.a, 7 et 9 juin: CHAPELLE DU COLLEGE DE ST-LAURENT.— Le F’estival annuel de Musique de Montréal.de la natalité Le programme de M.Arthur LeBlanc Voici le 'remarquable programme du grand violoniste acadien, Arthur LeBlanc, pour le récital qu’il donnera à l’Auditorium du Plateau, le jeudi soir 23 mars prochain: I.Concerto en mi majeur (accompagnement de quintette à cordes dirigé par Albert Chamber-land), de Bach.II (a) Chaconne, de Vitali-Char-lier; (b) Rondo, de Mozart-Kreis-ler.Intermission.III.Sonate en la, de Gabriel Fauré.Allegro jnolto, andaute, allegro vivace, allegro quasi presto (avec Jean-Marie Beaudet, pianiste).IV.(a) Romance en Fa, de Beethoven; (b) Sicilienne et Rigaudon, de F’rancoeur-Kreisler; (c) Deux Caprices, de Paganini-Kreisler; (d) Introduction et Rondo Capricioso, de Saint-Saëns.Au piano, M.Jean-Marie Beaudet.Le récital Betty Sharpe Voici le programme que la pianiste Betty Sharpe exécuter:., le mardi soir.28 mars, au Ritz-Carlton, à 8 h.45: Rhapsodie en si mineur, de Brahms; Prélude et fugue (“Through Adam came our fair’), de Bach-Busonî; Sonate en si mineur, de Liszt; Chelsea Reach, de John Ireland; Mère-l’Oye (suite de concert) de Guion; Valses, de Strauss-Dohnayi.Le concert est sous le patronage d’honneur du lord-évêque élu ne Montréal (le très Rév.Carlisle), de Mlle Martha Allan, du prince Paul Lieven, de M.Jean Lallemand, du juge Fabre-Sur-veyer, etc.Les billets sont en vente chez Willis et au Ritz-Carlton.Le Festival de Montréal à Saint-Laurent La "Passion" au Gesù Une adaptation de la Passion de Notre-Seigneur, en 13 actes et 13 tableaux (version de Paul Duanêr), sera jouée en la salle du Gesù jeudi le G avril prochain au profit de la Société Provinciale d’Assistance aux Aveugles, qui mérite toute la sympathie du public.Ce drame sera interprété par la Troupe dès Compagnons du Ron-Théâtre dont le directeur est M.Paul Duaner, et qui comprend 60 personnes en scène.Les décors appropriés sont de toute beauté, les costumes des plus riches, et les personnages sont des mieux connus du public en général.Dans les principaux rôles mentionnons J.P.Kingsley (Jésus), Simone D’Argère (la Vierge), Mlle Aline Malelte (Madeleine), M.Adrien Laurion (Judas), M.René Marcel (Jean), M.H.Lauzon (Pierre), M.G.Thouin (Thomas), M.R.Payment (Pilate), M.L.Nantel (Hérode), M.Paul Duaner (Cai-phe), M.G.Belva (Barabas), M.W.Dorval (Simon de Cyrène), etc.La chorale de la paroisse 'Saint-Vincent-Ferrier, sous la direction de Mme Charles Larin, exécutera les chants rsJigieux de circonstan-ce.Les prix sont à la portée de toutes les bourses.En matinée les 25 mars et 1er avril, pour les enfants.Pour renseignements s’adresser au Gesù.Tel.La.4153, à Cr.3343, ou à Fa.2860.-— " Mauriac ou M.R.T., Québec, 18 — La tabulation des i données démographiques du mois de décembre clôt l’année 1938 et nous sommes en mesure de connaître quelle fut, durant cette année, la variation du mouvement démographique de notre population.Bien que provisoires, ces constatations sont très intéressantes.D’ailleurs, avec l’addition des rapports encore à venir, elles ne varieront que fort peu.Le total des naissances vivantes fut de 77,218 et c‘esf une augmentation de près de L500 sur le nombre de 1937.Depuis 1932, c’est la première augmentation substantielle enregistrée par la natalité.Toutefois, notre taux de natalité à 24.2 demeure sensiblement identique à celui de 24.1 de 1937.Ce pallier du taux est expliqué par l’augmentation dans le chiffre de la population.C’est tout de même un réel progrès que 1938 marque.Le nombre des mariages est de 24,966 comparativement à 24,876 en 1937.Cette augmentation trop minime ne se reflète pas dans le taux de nuptialité qui est de 7.8 en comparaison de 7.9 l’an dernier.Il semble que notre nuptialité ait atteint son pallier; après avoir augmenté régulièrement, et considérablement, depuis les cinq dernières années, elle est à peu près identique en 1938 à celle de 1937.Et, pour la première fois aussi voit-on le nombre des naissances augmenter quand le nombre des mariages demeure stationnaire.Quant à la mortalité générale, les 32,449 décès de 1938 marquent une amélioration importante sur 1937 qui en avait enregistré 35,456, soit donc 3,000 décès de moins.Le taux de la mortalité à 10.1 est le plus favorable jamais obtenu chez nous.De son côté la mortalité infantile ne fit que 6,441 victimes, soit 1,139 de moins qu’en 1937 et te taux de 83.4 marque donc une amélioration considérable.L’année 1936 conserve encore cependant le record du plus faible taux de mortalité infantile à 82.6.On doit tout de même conclure que l’année 1938 fut favorable et les gains enregistrés sont à la louange des diverses activités et organisations du Ministère, no.-tamment les Unités sanitaires, qui ont lutté pour la conservation et préservation de notre capital humain.Unique en son genre dans l’Amérique du Nord, l’événement artistique le plus important de l’année au Canada, le festival de musique de Montréal aura lieu en juin prochain le lundi 5, mercredi 7 et vendredi 9.Etablie au début de l’été 1936, et combien timidement, cette fête de la musique n’a cessé de progresser chaque année.La grande semaine .v,.„x.dr ce miracle artistique est main- ministrée par eux-mêrnes et la cou- 1 tenant définitivement établie a fiance qu’ils ont dans leur chef, que Montreal pour vivre, progresser et CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0 BOL Résultat demain matin 25c la boîte Cie Chimique FRANCO Américaine Liée 1566 rue St-Ucnl! Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL Nom Adjwaa* 1D> tes Disciples de Massenet méritent qu’on les louange.Le succès d’un il de souvent chauffée à titane, pour y arriver.Mais ce n’est jamais la réussite d’une soirée isolée qui bâtit solidement une’société chorale ou une société instrumentale, (l’est la volonté de chacun de ses membres de se plier allègrement à un travail qui ne cesse jamais, qui rend atteignable sans effort et avec certitude ta permanence du suroès.Le concert de lundi dernier n’eùt-il pas été réussi en tout point, que ç’aurait été un accident et, des accidents, on en revient.Mais on peut être sûr qu’il n’v en a pas eu.%.%.Sf, H y a une couple de semaines, le Devoir a publié In liste des pièces qui seront imposées aux examens de l’Académie de Musique, dans toutes les classes et de celles qui devront présenter les candidats au concours du Prix d’Europe.Nous n’y reviendrons donc que pour rappeler que quatre concours pour neuf bourses sont institués aux examens ordinaires de l’Académie.Les bourses de solfège, de dictée musicale et de lecture à vue sont accordées aux premiers dans les examens de ces matières.La bourse d’harmonie, indivisée, est l'objet d’un concours spécial, auquel ne sont admises que les personnes qui ont obtenu un diplôme de l’Académie au cours des trois dernières années et n’ont pas déjà gagné le prix dans un concours semblable.Rappelons aux intéressés qu'aucune inscription au Prix d’Europe ne sera reçue après le 15 niai.* * * Le Festival Concours s’est terminé jeudi soir par un concert auquel ont pris part tes gagnants des principaux concours.Iæ Devoir a publié, au jour le jour, les résultats des diverses séances et, hier, j’ai donné un compte rendu, nécessairement hâtif, de la séance générale.Tous ceux qui se sont intéressés à ces listes ont pu voir que l’Ecole Supérieure de musique y était maintes fois mentionnée.devenir un des attraits non seulement de notre ville mais de tout le Canada sinon de l’Amérique du Nord.Le grand intérêt de ces concerts et celui par lequel il diffère de tant d’autres festivals ou séries de concerts symphoniques est que l’on y présente des oeuvres ou la partie orchestrale tout en étant le point central n’en est cependant pas ta substance essentielle, l’élément unique.Les oeuvres qui y sont interprétées sont choisies parmi les plus belles pages de la musique symphonique avpc choeurs et solistes.Ce sont les chefs-d’oeuvre des plus grands maîtres, chefs-d’oeuvre qui malheureusement ne sont que très rarement présentés au public et ceci à cause des frais énormes et des lourdes responsabilités que doivent endosser les organisateurs.1! ne suffit pas à un petit groupe d'enthousiastes amateurs de granité musique de vouloir faire beau, de préconiser et de travailler à la réussite de ce qui semblait, voilà seulement trois ans, un rêve irréalisable, il faut, et à tout prix, que tous s'unissent et sc donnent la main pour aider â faire de notre ville un grand centre artistique.I.es organisateurs du Festival offriront encore cette année une chance unique aux amateurs de venir entendre, sous la direction avisée d’un des plus célèbres chefs d’orchestre au monde, un orchestre parfaitement entraîné, des solistes éminents, des choeurs admirablement préparés, les oeuvres les plus sublimes parmi les célèbres oratorios et ceci présenté dans un cadre enchanteur, dans un temple aux proportions restreintes, à l'architecture à élever l'Ame, â créer l’atmosphère qui prépare le coeur à battre à l’unisson des accords de cette sublime musique.Il faut que tous, artistes ou profanes, se rendent en juin à Ja chapelle du collège de Saint-Laurent comme l’on sc rend en pèlerinage rendre hommage au grand art, aux immortels rhefs-d oeuvre: La Messe de Bach, la Neuvième Symphonie de Beethoven.te Magnificat de P.H.Bach et te Requiem de Mozart.Pour tous détails on est prié de rBalr^or,'.I’,h?‘el w‘nd5or, bureau 219, tel.LAn.6037.Deux bclles f soirées de théâtre français sont annoncées pour les mercredis 12 et jeudi 13 avril par le Mont-Royal Théâtre Français qui présentera “Asmodée”, pièce en cinq actes de François Mauriac.Afin de ne pas prolonger la représentation, il n’y aura que deux entr'actes pendant lesquels tes spectateurs visiteront l’exposition de peintures et de volumes qui sera tenue les mêmes soirs dans le salon adjacent à la salle de spectacles.Biaise Goutnre, le rôle principal masculin de l'oeuvre de Mauriac, exige les talents d’un interprète répondant â différentes qualités particulières que l’auteur a voulues telles dans ce personnage.M.Paul Guèvremont, dont personne n’a oublie l’interprétation juste et sobre dans Chacun sa Vérité et dans La Vie profonde de saint François, interprétera le rôle écrasant de Biaise Couture et saura s’en tirer avec le talent qu’on lui connaît et que sert un travail consciencieux.Comme toujours, les représentations du Mont-Royal Théâtre Français sont données au théâtre du Congress Hall, 454, ouest rue Dorchester.coin St-Alexandre (arrière de l’église St-Patrice) et les billets sont en vente chez Archambault et aux studios du M R.T., 1461, rue Union, (Ma 3937).La route des Prêtres sur Tîle d'Orléans On en demande l'élargissement Québec.17.(D.N.C.) — Une importante délégation de Saint-Pierre.île d’Orléans, a rencontré hier M.Anatole Carignan, ministre de la Voirie, pour lui demander l’élargissement de l’historique route des Prêtres.Us ont représenté que te mouvement touristique est maintenant très considérable sur l’ile d’Orléans et que la route ne répond plus aux besoins de la circulation.Le ministre de ta Voirie a fait un excellent accueil à ta délégation et à son porte-parole, le Dr J.-Félix Roy, député de Montmorency.Nous avons actuellement, dit-il.un grand nombre de demandes.Elles viennent de toutes les parties de la province.Notre désir est de donner suite à celles qui comptent parmi les plus urgentes.Non seulement je prends note de votre requête, mais je veux aller moi-même à File d’Orléans pour étudier sur place la situation.Je ne doute pas que votre actif et dévoué député sera heureux de m’y conduire.Le Dr Roy accepta avec empressement d’organiser le voyage et les délégués repartirent enchantés de l’accueil qu’ils avaient reçu.PREMIER RECITAL A MONTREAL La grand violonltfA »e*dien ArMiur LaBItnc.gui donutrA ion premi«r récital ft Montreal.* l’Auditorium du Mateau, U i«udi loir, 23 mari prochain.(Di-Martho-D, lotondal).reel ion; .JÏl nef'itil éu f/auel fULutiutL nop,a\anici-e US ETC.23 “MARJ «N SOI AA « ¦PTZIX DtS TLACtl 7&À 140 tH VEKTf’ MONUMfNT NATIONAL^ lOfti.À 6hi.Tili: La-5053 Ha-0747 Pt-6404 LES ORGUES DE NOTRE-DAME Les grandes orgues de l’église Notre-Dame ont été restaurées et complétées, tout dernièrement, par la célèbre maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe.On pourra iuger de la valeur de l’instrument, l’un des plus considérables de Montréal, lors du récital d’inauguration que donnera, dans deux ou trois semaines, M.Benoit Poirier, M.A., organiste de Notre-Dame.Les grandes orgues de Notre-Dame si réputées d’un océan à l’autre à cause de la richesse de leurs timbres et de la perfection du mécanisme ont quatre claviers et un pédalier qui se partagent 83 jeux.On y compte 6,779 tuyaux perlants.Lee accouplements et les combinaisons ajustables sont ft l’avenant.Mais cette énumération ne donne qu’une faible idée de le richesse musicale et des ressources inépuisables de l’orgue ft tuyaux, orgueil de la maison qui l’a construit et complément nécessaire de l’église Notre-Dame.On accourt de partout pour l’entendre et, que sa voix s’enfle en une immense clameur ou que, seul, le murmure de ses timbres plus menus chasse le silence de la vaste nef, l’orgue ft tuyaux de Notre-Dame provoque l’admiration de tous et assure l’atmosphère religieuse qu’exige le recueillement.C’est en cela que se distinguent les instrumente construite et mis au peint par la maison Casavant Frères.Qu’une église soit vaste ou de proportions restreintes, gothique ou romane, ou de style moderne, un orgue à tuyaux sorti de ses ateliers y s sa place.On y construit des instruments de toutes dimensions et ft des prix plus bas qu’on ne le croit généralement.Plusieurs églises ont récemment confié la commande de leurs orgues ft Casavant ’Frères, notamment: l’église Saint-|ean-Berchmans, Montréal; l’église Sainte-Anastasie, Lachute; l’église Sainte-Thérèse d’Avila, Sherbrooke.Ajoutons à cette liste l’Académ e de Musique de Québec.D’autres instruments de petites dimensions sont également en voie de construction.La garantie Casavant Frères s’applique indistinctement à toutes les orgues, qu’elles soient de 100 jeux ou de 7 seulement.SI VOUS ETES INTERESSE DANS L’ACHAT D’UN ORGUE K TUYAUX, VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC LA MAISON CASAVANT Frères Limitée Sf-Hyacinthe, province de Québec.CROISIERES au PAYS du SOLEIL BERMUDES de New-York et Boston 2 ou 3 départs hebdomadaires Passages aller et retour, #70.4 jours en mer — Aussi par ovion - • Séjour entre les .raccordements Chambre et pension, par jour $7.PANAMA — - B.do Boston — t (Hlfx.de Halifax) AMERIQUE DU SUD l’avant-veHle de Halifax) ANTILLES — (N.-Y., de Ncw-YorX Navires Dixie 15) Van Rensselaer (6) Sants Rosa (10) De Grasse (9) New York (13) Lady»Drake (1) Chomédey (7) Fort Townshend (8) Géorgie (13) Santa Paula (10) Lady Somers (3) Munargo (9) Géorgie (13) De Grasse (9) Santa Helena (10) Lady Nelson (1) Nerissa (8) Dixie (5) Santa Rosa (10) Colbourne (7) Lady Rodney (3) A-Hébergement Guvane compris — B-Hêbergement Jamaïque compris.NOMBREUSES AUTRES CROISIERES — LISTE SUR DEMANDE.DESTINATION ET ENDROITS VISITES: ( 1 )—Bermudes.St-Chrtetophe.Nevls.Antigua.Montserrat, Dominique.Ste-Luele Barbades St-Vincent.Grenada.Trinidad.Guvane (2)—Comme cl-dessus tusqu’à Dominique inclusivement < 3 )-Bermudes.Bahamas, Jamaïque — retour direct à Montréal.I 4 )—Bermudes Bahamas ( 5 )—Nouvelle-Orléans - Hêberce-ment et visites eomnrts ( 6 )—Haiti hébercemeiH 7 lours compris - Haïti Venezuela.Curaçao.17 Inurs *1*5.00.Départs Duré» Prix Jours minimum N.-Y.22 mars 14'/2 97.00 N.-Y.24 mars 19 165.00 N.-Y.24 mars 16 285.00 N.-Y.25 mars 10 110.00 N.-Y.25 mars 8 95.00 Bf 25 mars 30 A 225.00 Hlfx 25 mars 34 185.4)0 N.-Y.25 mars 21 175.00 N.-Y.29 mars 8 97.50 N.-Y.31 mars 16 285.00 Bt 1er avril 22 184.00 N.-Y.1er avril 12 135.00 N.-Y.7 avril 8 97.50 N.-Y.7 avril 9 100.00 N.-Y.7 avril 16 285.00 Bf 8 avril 30A 225.00 N.-Y.8 avril 21 175.00 N.-Y.8 avril 14 Va 97.00 N.-Y.14 avril 16 285.00 Hlfx 15 avril 34 185.00 Bt 15 avril * 22 184.00 ( 7 )—Barbades, Trinidad.Guyane et parfois Martinique Guadeloupe.Porto-Rlco.etc.— retour direct à Montréal.( 8 )—St-Thomas.St»-CroU, St-KUts, Antlsua Montserrat, Guadeloupe.Dominique Martinique 8te-Lucle Barbades Trinidad.I 9 t—Bahamas Miami Cuba (101—Curaçao Venezuela Colombie.Panama Jamaïque Haïti 111)—Jamaïque.Venezuela.Curaçao.Panama Cuba.I12ï—Bermudes ( 13i—Bahamas.Cuba BILLETS POUR TOUS LES PAYS AU TARIF DES COMPAGNIES Le Devoir-Voyages 430, Nofre-Dome «st - Montréal Tél.BEIair 3361 ASSURANCES - CHEQUES — PASSEPORTS EN PREPARATION —- Voysga an Louisiana — Avril 1939 VOLUME XXX — No 64 Il DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI Ig MARS 1939 5 PAGE EEMINin 1C lA Directrice: Germaine BERNIER Donnons'leur le pain et la santé L’argent qu’on garde, la mort le prend; l’argent qu’on donne, la mort le rend.(M.-A.Bellouard, O.P.) Mardi prochain va s'ouvrir la septième campagne annuelle de souscriptions de la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-!ran^ai-xes; il appartient à chacun comme à tous de faire un succès de cette campagne et pour tant de raisons! Des gens se demandent encore parfois pourquoi les oeuvres et leur fédération doivent faire une campagne de souscriptions quand les gouvernements dépensent des millions et des millions en secours directs.On oublie de se rappeler que l’Etat accorde l’allocation de chômage aux personnes valides seulement, c’est-à-dire en état de travailler et qui ne trouvent pas d’emploi et l’on peut croire qu'il y en a par centaines et par mille puisque des millions chaque mois suffisent à peine à les secourir.Alors tous les autres nécessiteux qui se classent en nombreuses catégories, vieillards, femmes, enfants, malades, infirmes, abandonnés, etc., etc., doivent attendre le secours de la charité privée et c’est pour ne pas multiplier indéfiniment les demandes à la charité que vingt-quatre oeuvres sont groupées et font un seul appel par année auquel nous sommes tenus de répondre généreusement, non seulement comme chrétiens mais comme Canadiens français.Notre peuple vit une époque de misère qui le mine physiquement et moralement.Les statistiques de mortalité infantile ou autre sont là pour le prouver et ce n’est pas avec des miséreux de toutes sortes, des rachitiques et des dégénérés, même s’ils sont des milliers, qu’une nation peut s’affirmer et s’imposer.La souscription canadienne-française dépasse à peine 66 sous par tête.Nos concitoyens irlandais, qui nous sont inférieurs en nombre, donnent à leur Fédération $3.50 par individu.Que chacun y réfléchisse sérieusement.Au cours de la dernière année on relève les chiffres suivants dans les activités des oeuvres fédérées: 329,280 jours d’hospitalisation; 15,227 femmes secourues; 15,610 enfants accueillis et soignés; 811,616 repas servis; 13,302 dons de vêtements ou objets indispensables; 1,190 aveugles assistés, employés ou placés; 273 enfants infirmes accueillis dans tes camps de santé; 1,136 interventions en faveurs de prisonniers; 85,068 examens de nourrissons; 112,241 consultations médicales; 186,535 visites et enquêtes; 11 f.nhumations; 752 personnes pourvues d’emploi; 65,-133 personnes secourues à domicile.El voilà.Tant que personne ne trouvera les moyens de réduire le chômage de sensible façon, de procurer du travail aux pères de famille et aux garçons en âge de travailler, tant que la misère désorganisera les foyers, tant que les femmes et les enfants du peuple ne mangeront pas à leur faim et que les santés seront compromises dans les tandis, ces chiffres ne feront qu’augmenter et nos records dans le champ de la tuberculose vont se maintenir et pourront alimenter maints hôpitaux et cliniques, c’est certain.Sur les vingt-quatre oeuvres fédérées, treize sont spécialement au service de la femme, de la mère, de la famille ou de l’enfance.Les autres sont aussi nécessaires et font autant de bien sans doute, mais du point de vue national, est-ce que tout ce qui touche à la famille et à Tentant ne devrait pas attirer particulièrement notre attention et notre sympathie?L’espace me manque, et je le regrette, pour détailler le travail si appréciable de ces oeuvres, mais pensons un peu qu'en dehors des centaines de femmes, de mères de famille qui nonl pu avoir les soins nécessaires à leur état que grâce à notre générosité passée, 6,508 écoliers qui souffrent de dénutrition ont reçu le verre de lait quotidien qui leur aide à assister au moins aux heures de classe et 5,000 enfants, oui, c’est bien ça, 5,000 enfants de'chômeurs ont été empêchés de fréquenter l’école, parce que pas vêtus convenablement.On est bien surpris, de nos jours, quand on rencontre, par-ci par-là, une personne qui ne sait pas lire ou pas écrire.Ce ne sera peut-être pas si rare dans une dizaine d’années, si les pères de famille et les écoliers continuent à chômer.Un mot maintenant sur la souscription par versements: elle permet au souscripteur de faire son offrande plus substantielle sans déséquilibrer son budget, comme il arriverait si le don était fait en une seule fois.Donner douze dollars est souvent gênant pour certaines bourses, mais donner un dollar par mois est très facile.Un dollar pur mois, douze dollars par année pour treize oeuvres s'occupant de la famille et de l’enfance et il y a les onze autres lout aussi précieuses et qui méritent tout autant d’être aidées.Que ferons-nous?Que donnerons-nous?Que^ nous inspirera notre sentiment national et chrétien?Rappelons-nous seulement qu’à la fin de notre voyage terrestre, au seuil de l’éternelle Cité, nous serons accueillis de la même façon que nous aurons traité ces petits, ces délaissés, ces misérables qui, présentement, nous tendent la main.PRISCA Le problème du lin Nos fileuses à rien faire et notre lin exporté en Europe — La vallée du Saint-Laurent propice à cette culture — Lettre ouverte à messieurs les ministres 'Paysana" de mars Jamais plus émouvante délégation de femmes ne s’est présentée devant la législature de la province que eelle conduite, sans convoi spécial et sans bruit, par Françoise Gaudet-Smet, dans cette "Lettre ouverte au premier ministre, au ministre de l’agriculture, au ministre de la colonisation, au ministre de l’industrie et du commerce”.Cela prouve sans équivoque que si les femmes se décident une fois pour toutes à s’occuper de “leurs” aff,«ires, la face du monde est à la veille de changer.Paysana de mars, numéro spécial du premier anniversaire, réjouira toutes les personnes de bons sens qui ont fait confiance à la directrice-fondatrice.Les articles d'éducation rurale — il faut mentionner celui de l’abbé A.Gill: “Les institutrices rurales seront-elles agronomes?” — les leçons d’apiculture, de médecine familiale, les pages de tissage, de tricot et de mode pratique, tout est à lire et à relire.Et Paysana reste la revue qu’il faut entrer dans tous les foyers où une femme soucieuse de bien remplir sa mission veut faire quelque chose pour que sa maison s’embellisse, dans le sens profond et vaste du mot.Paysana de mars est en vente» i 10 sous, à case postale 25 Montréal.On s’y abonne pour un dollar à la librairie du Devoir.(Suite et fin) Il ne faut plus qu’on dise de nous: “Dans Québec, c’est un pays dépareillé pour la misère”.Nous sommes trop riches en matières premières que nous exportons avec imprévoyance.Nous sommes trop riches de capital humain, pour que la situation soit désespérée.Il ne faut plus que des femmes, assez habiles pour filer la laine et le lin, croient que c’est là “ouvrage de pauvres gens”.Nous avons de la matière première abondante.Gardons-la.Nous sommes riches en capital humain.Mettons-le en valeur.Nous avons des femmes admirables, ouvrières fidèles des tâches obscures.Aidons-les d’une façon vraiment pratique.Ce n’est pas assez dire: “Travaillez, travaillez.Prenez de la peine” quand c’est le fond qui manque le plus.11 faut que les maisons de ferme s’embellissent.Que les femmes s’habillent de leurs mains et portent avec fierté des vêtements qu’elles auront elles-mêmes tissés, pour que de cette économie leur vienne un peu plus de beauté, de confort et de facilité au travail.Il faut leur donner de la confiance en elles-mêmes.De la confiance en soi! Tout ce qu’il faut pour avoir du courage.Tout ce qu’il faut pour avoir parfois du génie.Il faut à tout prix restaurer le culte du travail, du travail manuel, du travail familial, le travail régénérateur qui rive les âmes de devoir et les grandit en les sauvant.Les arts domestiques sont, par excellence, facteurs de bien moral personnel, familial et national.Le père de Sa Sainteté “notre” pape Pie XI était directeur de filatures à Désio, près de Milan, ce qui a fait écrire à l’un des biographes de son fils: “L’enfance d’Achille fut bercée au rythme des dévidoirs et au chant des fileuses qui possèdent je ne sais quelle vertu de communiquer une inexprimabale nostalgie de lointains spirituels; et qui sait si l’un et l’autre n’ont pas contribué à former son caractère dans lequel deux notes sont manifestes: une puissance de travail infatigable, calme et bien ordonnée; et la facilité à s’attendrir pour les choses belles, simples, pour les sentiments délicats”.Déclaration bien touchante et qui prend à cette heure-ci une signification bien émouvante.Tous les pays d’équilibre et de mesure comptent sur leurs artisans et les considèrent comme leur première richesse: celle qui ne s’inscrit pas dans des chiffres, parce qu’elle les dépasserons.Nous avons perdu le sens des valeurs.Pourquoi nos mères et nos grand’mères ont-elles failli à leur devoir de transmettre à leurs enfants la tradition intégrale reçue des aïeules?Pourquoi ont-elles mésestimé la science des anciens, pourquoi ont-elles négligé de l’approfondir, de la conserver et d’en rendre intact, à leurs filles et à leurs petites-filles, le dépôt sacré?Parce 3u’on a oublie de leur dire — affa issement du sel vivifiant — on a négligé de leur prouver qu’aucune école, si bonne soit-elle, ne peut remplacer la famille vraiment digne de sa mission de première éducatrice de ses membres.Elles ont fait instruire leurs enfants sans les instruire elles-mêmes de ce qu’elles savaient par tradition.La famille! il n’y a plus qu’elle pour nous sauver du marasme social, moral et économique où nous nous enlisons un peu plus tous les jours.La famille! c’est vers elle qu’il faut regarder, dans notre détresse, vers elle qu’il faut canaliser nos espoirs, orienter nos activités.Les filatures qui nous permettront de garder notre lin et de l’utiliser d’abord au profit de nos maisons, c’est dans chaque famille de fileuse de lin qu’il faut en installer une.Les mains laborieuses el ingénieuses de nos fermières —des femmes qui connaissent plutôt le repos de huit heures que la journée de huit heures — leurs mains, dis-je, et leur rouet, comme seule et unique “machine”, ça ne coûtera pas un demi-million.Ah! non.Lettre ouverte Monsieur le premier ministre, Monsieur le ministre de l’Agriculture, Monsieur le ministre de la Colonisation, monsieur le ministre de l’Industrie et du Commerce, j’ai bien le devoir de vous présenter la requête suivante: 1.—L’octroi en nature d’une prime de 50.livres de filasse à chaque femme du Québec (un octroi par famille) qui déclare qu’elle sait et peut filer le lin, pour que se fonde immédiatement fecole la plus nécessaire dont nous ayons besoin: celle des mères et des grand’mères.2.—L’octroi de 100 livres de filasse à chaque cercle de fermière de la province.Le comité de direction de chaque cercle, après avoir fait le relevé des fileuses de lin de la paroisse, pourra convenir de la rémunération à offrir à celles qui accepteront de faire le travail de filature et de l’enseigner aux autres.Une fois filé, ce lin pourra ensuite être distribué comme prix d’assiduité à chacune des séances du cercle.Les administrateurs de'la coopérative de lin DeBeaujeu, comme ceux de la station expérimentale de Sainte-Anue-de-la-Pocatière, ne devront pas vendre la filasse plus cher au gouvernement de Québec qu’aux gens des vieux pays.Ils v trouveront quand même les mêmes revenus.Autant en emplir nos maisons que de la laisser aller pour en faire des avions de bombardement.Octrois pour trois ans, comme préparation aux fêtes du troisième centenaire de Montréal, en souvenir des femmes vaillantes et courageuses qui firent notre pays; et pour que nous ayons de quoi faire des costumes de pageants autrement qu’en soie artificielle ou en cretonne imprimée.Quand le courant sera créé, qu’on aura de la toile dans toutes nos maisons, dans toutes nos églises, dans nos cathédrales, dans nos évêchés, dans nos presbytères, dans toutes nos auberges comme dans nos grands hôtels, les industriels s’en mêleront- Soyons tranquilles.Et dès filatures d’un demi-million, si les mains de nos fileuses ne fourrfissent pas, nous en aurons plus qu’il n’en faudra.Dans ce temps-là, nous exporterons.Pas avant.Le R.P.Léon Lebel, S.J., a fait récemment un vibrant appel en faveur des allocations familiales.Cette prime de lin sera bien une des plus fructueuses allocations familiale^ qui soient.Le plus direct appel au travail, la plus pressante invitation au labeur manuel qui ait jamais touché le coeur des femmes de chez nous.Messieurs .les ministres, j’attendrai votre réponse.“par le retour du courrier”.Je ne cesserai de réclamer.Et comme nous n’avons pas de temps à perdre, ni vous ni moi, et que | d’ailleurs les fileuses attendent an-! xieusement, il vaudrait mieux régler cela tout de suite.Françoise GAUDET-SMET Banquet annuel de l'Ass.des femmes d'affaires de Montréal — p — BANQUET^ D1MANC H E L’Association des femmes d’af-1 faires de Montréal invite toutes j les femmes qui s’intéressent au 1 commerce, "à l’industrie, à la finan- I ce.à se joindre à leur groupement | afin de se familiariser avec les | questions économiques oui les inté- ! ressent, ou sont susceptibles de les intéresser.En marge de la campagne de recrutement projetée, Mme E.Bou-thillier, présidente honoraire, fait appel aux milliers de femmes qui paient des taxes municipales ou j d’affaires à se joindre à l’Associa- | tion des femmes d’affaires de Mont- ! réal.Ainsi groupées, toutes ces ! femmes exerceront une influence plus coordonnée et plus précieuse j que si elles sont laissées au seul j ressort de leurs initiatives person- ! nelles.Un des avantages qu’offre cette association est le privilège pour les membres, s’ils en acceptent les conditions, de participer aux secours en maladie.C’est un projet qu’on expliqué en détail aux réunions mensuelles à toutes celles qui en font demande.Dans le but de se familiariser avec l’Association des femmes d’affaires de Montréal, le comité de direction invite cordialement toutes les femmes au banquet que donnera cette association dimanche, le 19 mars, à 8 heures du soir, à la maison des oeuvres de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 est, rue Sherbrooke.M.Henry Auger, ministre provincial de la Colonisation, sera l’hôte d’honneur.Pour toutes informations: FR.2665 ou DO.3305.si nous voulons réellement procurer sa gloire.Zoël FRECHETTE, pire, i Sherbrooke, P.Q.' Remerciements PETIT CARNET FIANÇAILLES On annonce les fiançailles de Madeleine-Elisabeth Monty, de Granby.P.Qué., fille de M.J.-B.Monty, décédé, et de Mme W.Blanchard, d’Outremont, à Albert-Donald Hillman, de Granby, fils de M.et me Adophe Hillman, décédés.Le mariage sera célébré par M.l’abbé Maurice Monty, lundi, le 10 avril, en l’église Sainte-Madeleine d’Outremont.______________ A la Société des ouvrières catholiques Dimanche, le 19 mars à 3 h., aura Heu la réunion mensuelle de la S.O.C.Les membres et leurs amies sont cordialement Invitées à assister à cette réunion oui promet d’être des plus Intéressantes.Mme Rose Létoumeau-Uasalle donnera une causerie Intitulée: "Une vie au lar-ee par iMllsMle Kar’ quanti génération, les couches supérieures, et surtout les anciens officiers et fonctionnaires — se considèrent comme Russes.Mais beaucoup de jeunes et d’intellectuels ne veulent plus être confondus avec les “Moscovites”.Parmi les Ukrainiens, la quasitotalité des émigrés sont imbus d’un farouche chauvinisme qui leur fait détester les Grands-Russiens autant que les Polonais.Leurs principaux centres de propagande se trouvent à Prague et à Berlin; ils agissent pour la plupart u'ar ils sont divisés en maintes fractions rivales) #en étroite connivence avec l’Allemagne, la protectrice nui leur ffhnHru Lirwb'rwMiiliinf'f*.I.'hoslilile rail changer la face de l’univers: toutes les organisations russes blanches, les conservatrices comme les libérales et les neutres, les pro-alie-rnandes comme les démocratiques, ont rendu un solennel hommage au jeune grand-duc Vladimir Cyrillo-vitch et l’ont reconnu unique prétendant an trône des tsars.Cela servira peut-être l’oeuvre de réconciliation entre émigrés.Mais cela n’entamera en rien la solidité du loviltz (on se souvient du télégramme expédié par le concile au /•’ü/i-rer.l’été dernier, sur l’instigation de l’archevêque Séraphin), par une moitié des conservateurs vieux jeu | re et ia défaite, ou un coup d’Etat a et par diverses organisations de j l'intérieur venant de l’armée rou-jeunesse fascistes, au premier rang l se elle-même.Or, le “père des peu-desquelles les “Porajentsky”.Quant j -dej." nc s’exposera pas aux risques aux membres de l’ancienne dynas- ] j-une g„erre contre les totalitaris-lic, leurs avis sont partagés: ils ne mes fascistes et il possède un ex- du?On n’en connaît aucun, sauf le léger froissement qui est résulté du retard mis par la France à agréer M.Tani comme ambassadeur du Japon: ce retard laisse vacante l’ambassade japonaise à Paris.Pour le reste, depuis le début de la guerre de Chine, les relations franco-japonaises furent aussi correctes que possible, mis à part des épisodes accidentels.Jusqu’à présent les Japonais n’ont montré aucun parti pris de malveillance envers les Français de Chine.Tout en célébrant la prise de Hainan et sa portée stratégique, les journaux de Tokio se gardent de parler de visées sur l’Indochine.A* ’é Un regard à la carie révèle que Hong-Kong, la forteresse britannique d’Extrême-Orient, est menacée plus encore que l’Indochine par l’établissement des Japonais à Hainan.Les accès de Hong-Kong par Vtîlinïen quï1 aif P™vçn.c.rc empe- renverser U%erre ex,,,,™.Kong à l’Océan Indien est en pé ;e sont point prononcés officiellement.On conçoit que parmi les Russes de France, les sympathies hitlériennes soient peu répandues.Seul, le groupe dont le journal Vozroi-dénié çst le porte-parole se sent attiré par le nazisme.Le “Franco-Russe” moyen est beaucoup trop Pc- ril, comme l’était déjà la grande ligne de Hong-Kong à Panama.De même l’occupation de Hainan complète le demi-encerclement.par un réseau d’îles et d’îlots japonais, des Philippines qui dépendent des Etats-Unis, et de l’He cellent moyen contre les généraux conspirateurs: le peloton d’exécution.De même que les juifs atten- , .dent toujours “l’an prochain à Jé- leS Americains vei»- ru sa le ni !”, de même, les fidèles de jIent forhher.l’autre Russie attendront longtemps ! “l’an prochain à Moscou!” Comment la Providence prépare un Pape (Par JEAN GUIRAUD) ».»- ! opposée à leurs brutales attaques le j De la Croix, de Paris, numéro du i Pape Pie XI a fait éclater aux yeux 7 mars: de tous le rôle considérable que mars: | ue tous le ruie cuiisiueiame que , On n’a peut-être jamais vu un I,eul jouer la puissance spirituelle, Conclave mettre fin aussi rapide-1 rôle d’autant plus admirable qu’il ment que le dernier à la vacance ne s’appuie sur aucune force maté- j du Siège apostolique; rarement ans- j l'ielle.La beauté de ce spectacle j F.de B.rendra l’indépendance.L’hoslilite de ces gens contre le russisme suffit à montrer l’inanité des bruits selon lesquels ils admettraient le grand-duc Vladimir comme souverain.Les successeurs de Petlioura, de Skoropadsky, de Popof et de Konovaletz tiennent aussi peu les uns que les autres à faire les affaires de l’ancienne dynastie.Seule, une petite fraction des Ukrainiens — parmi lesquels une partie des Cosaques — sont r.issophiles et dévoués aux Romanof.Chez les Caucasiens conscients de leur nationalité, il n’en est guère autrement.Aucun d’eux ne voudrait le rétablissement d’une Russie unitaire et çentri.liste comme avant la guerre.Four le reste, di- ., vergence d’opinions considérable.in;*ssif de granit, avec une cime di Chacun des peuples du Caucase —.2900 metres, couvre le sud de File: et ils sont nombreux — est repré- ! {' revetu de forets de grands ar senté dans l’émigration par plusieurs partis politiques.Ainsi, les ultimes gouvernements indépen- Hainan et le Pacifique par .1/.LUCIEN KOMIEK J le Tonkin au sud de la Chine.T1 , .! Une flotte de guerre, assurée de Du l-iyaro, de 1 ans.mi-fevner: ; sa |)asc a Hainan, contrôlerait sans Des forces japonaises achèvent | pejne tou^ ]e gran(j |rafjc qe la mer d occuper la grande île de Hainan, j (je Lhine.Les distances sont de Haï-au stiii de la Chine.nan: 2(10 milles à Hanoï, 480 milles Cette île présente une superficie • à Saigon, 500 milles à la base nava- d’environ 30,000 kilomètres carrés à peu près l’étendue de notre Bre tagne.Au port de Hoihao les.étran gers chargent des porcs, du co- le française de Carnran.Partant d’Haïnan des avions bombardiers menaceraient Hong-Kong à 300 mil-.les.Manille à 600 milles, Singapour prah et du sucre.Les alluvions pro- à 1,000 milles.La forte base japo- , .dies de la côte portent des champs naise de Formose est à mi-chemin ' s de riz, de cannes, d’arachides.Un de Hainan et du Japon même.* * Ÿ Touchant la sécurité immédiate Le bruit a couru, en Extrême-Orient, que l’Allemagne et surtout ITtalie demandaient au Japon de ne I pas relâcher, mais au contraire, I d’accentuer sa pression sur les points de la nier de Chine qui inquiètent les “démocraties”.Le Japon fit savoir qu’il ne s’occupait pas des conflits de l’Europe.Puis il .a occupé Hainan, au moment où la guerre d’Espagne semblait devoir fixer de nouveau les soucis occidentaux.A vrai dire, le Japon s’approche de la nouvelle, route des Indes — la route de secours —- celle qui relie l'Europe à l’Océan Indien par Panama et Singapour.Il ne faut pas oublier que, dans le triangle Berlin-Rome-Tokio, le Japon est de beaucoup la plus forte Aujourd’hui comme jadis, tout Machiavel ne vaut pas une flolle.Lucien ROMIER du Siège apostolique; rarement aussi s’y manifesta une telle unanimité morale.Cela tient évidemment à la gravité des circonstances, qui est telle que, sans être le moins du monde pessimiste, Pie XI a pu dire que pour en retrouver de semblables il fallait remonter au déluge.Mais cela tient aussi au prestige personnel que, sans le rechercher le moins du monde, le cardinal Paccl-li avait acquis dans l’exercice de ses fonctions.Dès qu’on l’approchait, on était séduit par des qualités qui ne vont pas toujours ensemble: une grande distinction et une non moins grande humilité qui tempérait le respect par l’affabilité.Sa conversation naturelle ne tardait pas à déceler, sans qu’il y eût en lui la moindre prétention, une culture générale fort étendue qui l'aurait fait passer pour un intellectuel si l’on ne connaissait pas d’autre part son activité et l’ardeur de son zèle pour les âmes.Il m’a été donné de causer avec lui d’histoire du moyen âge et j’ai constaté combien sur ces temps lointains son érudition était bien informée, et â Saint-André della Valle, si j’ai bonne mémoire, j’ai entendu de lui un admirable panégyrique: la bienheureuse Louise de Marillâc, qui était, en même temps qu’une admirable leçon de sainteté, une belle page d’histoire.j La plus grande partie de sa vie s’est passée au Vatican, dont toutes les administrations lui étaient familièïes; dans l’accomplissement des ifonctions qui lui furent confiées, il fixa l’attention des Souverains Pontifes, et c’est pourquoi Pie XI le choisit pour être son plus intime collaborateur dans le gouvernement de l’Eglise universelle.Mais auparavant ce n’était pas seulement dans les livres et dans les bureaux qu’il avait pris contact avec le monde moderne.Ses fonctions diplomatiques, sa nonciature si importante de Berlin, ; s’impose à ceux-là mêmes qui ne j partagent pas notre foi, et pour | nous, catholiques, elle est la confir- ! mation éclatante de ces paroles de I saint Paul, qui se sont prolongées à i travers les siècles dans l’histoire de I l’Eglise, et qui proclament qu’elle j est faible, mais qu’elle tire une éner- : gie toute-puissante de Celui qui est ! sa force.Or, les nations désaxées, boule- ' versées, ballotées au gré des pas- j sions humaines, cherchant quelque ! appui solide pouvant les fixer en i les tirant de leur confusion plein, de tragiques menaces, en appellent de plus en plus aux forces spiri- i tuelles, et instinctivement se tournent vers l’homme unique en ce | monde qui, dégagé de tout intérêt ; matériel, se consacre tout entier ; aux intérêts moraux non seulement | de ceux qu’il dirige vers leurs desti-1 nées surnaturelles, mais aussi de 1 tous ceux qui souffrent du boule versement universel.C’est avec une attention passionnée qu’elles ont entendu Pie XI prêcher la paix à l’hmpanité en lui rappelant les principes qui peuvent l’assurer, et : aujourd’hui c’est toujours le Pape de la paix qu’elles acclament en Pie XII.N’est-ce pas jun signe des temps j que ceux-là mêmes qui ont voulu ' supprimer toute immixtion de l’E- ' glise dans les choses humaines de- ! mandent au Saint-Siège son intervention dans les difficultés de l’heure actuelle, et qu’après avoir protesté contre la présence de la i Papauté à la Société des Nations, le i sollicitent de prendre l’initiative j d’une Conférence internationale pour la paix?L’humanité a accla- ; mé le nouveau Pape parce qu'elle I espère en lui; ses éminentes quali- | tés naturelles et ses vertus surnaturelles le rendront toujours égal au rôle qui l’attend.Jean GUIRAUD Nous retraçons vos ancêtres Institut Généalogique DROUIN Correcteurs et continuateurs du dictionnaire Tanguay.Directeur : GABRIEL DROUIN 4184, rue ST-DENIS, Montréal Tel.LAncoster 8151 Vingt-trois an* de recherches patientes.Immense documentation méthodiquement accumulée.— Généalogie complète de toute famiHe canadiemie-française, franco ¦- américaine, acadienne, de 1608 à nos jours.ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS 04 i 111 | » U I l C* 1 1 lt.7 UC DCI1III, , ses légations dans les deux mondes 1 n mnicnn nmtnla éU Di» Yll ' lavaient mis en étroites relations ; ITIOISOn riQfQlC j6 rIG AM ¦ dants de Géorgie et d’Azerbeidjan étaient d’inspiration -• er la culture du 1 sge x du bétail.x.x .jusqu'à ces derniè-regardaient Hainan une colonie que com-< IM4.ru* S -CATIIFRINF C»< «M», ru* HM IINOTON Attti ttrmn** à é h.l#« bmr» !«•• %+ndr+Hia «g tenter, comme il le «lit dan» m s mé- inn( d'antres catégories de citoyen», nioires, '‘ropttiion r^pubJirnina t afior/rif/ofij politique*, iirailites, -i*' ,• Cr, f’*.11* l,'C peut- protestantes ou autres de se réunir être .n confia la rédaction de la et d'enseigner dans une école.Un réponse nnx fonctionnaire» du Quai prélat éminent, de son côté, Mgr a Orsay.Otix-ci mirent sur pied un Berlier, rendant hommage.Il g a texte ,1 une froide cori ' ction qui se quelques jours, aux religieux el reli-IpÎa'vc i A ,r.unp Pr', r\n d'e rit que pour aller au champ de S t « ¦Ihr.îr I r' mot «r:""lo"r ! bataille, rappelait avec discretion, binct Rn .nri du ea- mais aussi avec force et loy mini oriamt ntimtel te -a , .A loyauté, que ponse fut ''N»’) de ré- ; des Yêïlgfeiir' et religieuses, bons i publique “ù u»-*'® £ 1 f' ,,,i, M”’ ¦ serviteurs de la Patrie, ne jouissent ««mue souhaitnit utt j pus encore de droits reconnus A tous NETTOYAGE NETTOYAGE Complet (hemmoi) $1.00 Mi Ueau < Dames> $L00 Pardeitu* “ 1.00 Robe à partir de 0.75 Guêtre* ** 0.25 Blouse 0.50 Chapeau 0.50 lupo 0.50 Gant* 0.20 Chrpeaa 0.50 Gants 0.20 PRESSAGE PRESSAGE Compte» $0.35 Robs de velour* .$0.50 Pardessus .0.35 Manteau 0.35 NettOface de RIDKAt’X, DRAPERIES.CHESTERFIELD, TAPIS.ETC, Pour un parfait KETaOYAGE Il suffit de signaler CRescetit 4168 Des milliers de clients satisfaits ! Voilà votre jneiVeure garantie 2461, rue des Carrières VOLUME XXX — No 64 UE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 MARS 1939 7 LETTRES AU “DEVOIR” Il s’ensuit donc que si l’on est dans l’impossibilité de pouvoir s’alimenter de lait frais, la pasteurisation bien faite est un moyen préventif qui permet de conserver lie lait pendant plusieurs jours.ne sont pas les seules coupables de i nos déchéances.Pourquoi les tolé-! rer plus longtemps, puisqu’elles ! sont un auxiliaire puissant des for-jces destructrices, quand la cupidi-I té s’en empare?Il y a les “artistes”.Si, pour vivre, ils doivent être des agents de perturbation et de ruine, eh bien! qu’ils.crèvent! réfléchir à ceux qui ne sont pas complètement dépourvus de cette faculté.Si vous croyez que je fais de la rhétorique, interrogez un peu les tableaux de nos statistiques.Elles laissent encore à penser, malgré ce qu’on y découvre de conscientes ou inconscientes hypocrisies.La lettre collective de Nos Seigneurs les Evêques sur l'alcoolisme y puisa des points d’appui .Vous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d'une lettre signee avec adresse authentique.Sous ne prenons pas ta responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Sur les annonces à supprimer , ._______ - j après la traite, on obtiendra un I le retient si fortement.Les platitu- A entendre les Trépanier, les Ro- Huli, ie 1Ü mars 1939 j bon lait pasteurisé, mais si la pas-! des, les voix dégénérées, le langage chon et autres comparses intéres- Moiisieur le directeur, I teurisation n’est employée que plu-! grossier, déformé, devraient être j ses, on pourrait croire que ce do- Parmi eux, plusieurs ont du ta- _______ t_______ lent ei nus sont très sympathi-1 qui ne relèvent pas uniquement de ~ Ceci sfg'nifiè" que si l’on* procède | ques.Ceux-ci n’ont rien à craindre, la sentimentalité et de la théorie, à la pasteurisation pour un lait de | surtout s’ils s’emploient à éduquer j J’-en connais que les chiffres de ce bonne qualité, manipulé avec soin le peuple, à l’élever au-dessus du ! mandement ont surpris, mais d’une 1 et propreté et pratiqué peu de temps , terre a terre où la lutte pour la vie | surprise malheureusement stérile.f i i„ Mrintriai cw sieurs jours après la traite et quand j condamnés aussi impitoyahlemenl i cument n’a jamais existé.Heureu- journai le * » v • ]e iait a subi de multiples mani- que le mensonge; ils font tant de | sement.il existe et il faut féliciter Monsieur te , ! ))U]atj0ns e{ surtout si le lait pro-: niai aux jeunes si avides d’inliter.Radio-Canada d’en avoir tenu Voici une question a laquelle tout vient de tr0Upeaux mal ou insuf- :vrai Canadien français du sam ment inspectés, si les produc- ne doit pas se désintéresser.Nos {eurs n’ont pas pris toutes les pré- évêques, dernièrement ont demandé à Radio-Canada la suppression des programmes radiophoniques commandités par les fabricants de bière et de vin; Radio-Canada agréa leur demande et décida de supprimer ces programmes à partir du 1er avril prochain.Voici que les artistes et les employés de ces programmes s’indignent contre cette décision et sollicitent l’appui du public pour en demander la révocation.Au moyen des journaux et de la radio ùls font une propagande active; ils îvont jusqu’à qualifier cette déci-ision, pourtant pleinement justifiée, “d’intrusion dans les lois du Québec”.Il est faux de dire que nos évêques sont prohibit!onnistes et intolérants.Ce qu’ils condamnent, ce ne sont pas les programmes et l’usage modéré de la bière et des spiritueux, mais bien ia trop grande publicité et surtout sa forme qui fait de la bière une espère d’idole et un remède à tous les maux, ^‘est-il pas malheureux de constater, que la publicité de la bière est surtout française, alors que pour les autres produits elle est plutôt Anglaise, comme si les Canadiens français, et eux seuls, étaient des buveurs?\vec ceia, quelle opinion des Cainaliens français se font les auditeurs étrangers de ces programmes?Allons-nous sacrifier la réputation ci l’intérêt de toute une race en signant ces “coupons de protestation” sous le vain prétexte de maintenir à leur emploi quelques engagés jde brasseries?Et pourquoi, mes-isieurs, apporter tant d’inquiétude à \otre emploi?Si vous êtes de réels artistes, d’autres commanditaires «s'empresseront de requérir votre talent si apprécié du public.Aussi, «’est-ce pas en même temps un moyen efficace d’épurer nos programmes radiophoniques de ces artistes de “basse-cour” qui ne contribuent ou’à déformer le goût artis-tique des radiophiles?Il est à espérer que les Canadiens cautions requises pour offrir un bon lait en dépit de ce qu’on en pourra prétendre, on obtiendra un mauvais lait pasteurisé.Si les vaches qui l’ont produit sont atteintes de mammite ou autres maladies susceptibles d’affecter la qualité du lait, on obtiendra, après pasteurisation, du pus et des bactéries pathogènes qui, après leur sommeil, présenteront approximativement les mêmes inconvénients ou désavantages sanitaires que présenterait un lait de mauvaise qualité.conservé par les simples procédés du froid.Si, — et c’est le cas, — la pasteurisation ne peut en aucun cas bonifier ou améliorer la qualité du lait, il est indiscutable qu’elle ne présente aucun avantage sur le lait naturel qui peut êlre consommé à l’état frais, mais qu’au contraire il y a chance que la pasteurisation ait sinon détruit les bactéries utiles et les vitamines, qu’elle les ait affaiblies et qu’elle ait rendu conséquemment le lait moins nutritif.Pour conclure en quelques mots: le meilleur lait est celui que l’on peut se procurer à l’état parfaitement frais et dont les manipulations sont faites par des producteurs soucieux de la propreté et de l’hygiène.Lorsqu’il est impossible de se procurer du lait frais, on peut et on doit avoir recours à la pasteurisation.en surveillant celle-ci de fa- A quoi'bon tant dépenser pour éduquer, si “un mauvais quart d’heure” vient détruire les efforts de tout un jour?Le tableau de statistiques, b;en incomplet, qui suit, donnera, peut-être, aux dirigeants le courage de faire leur devoir, il éclairera, probablement.beaucoup de braves ignorants des questions sociales, — échevins ou autres, — en train de protester contre la sage décision de Radio-Canada: compte.L'horoire des spectacles CINEMA DE PARIS — •L’Affaire Lafarw" * 11 h.2S.1 h.5$.4 h.20 6 h.50.9 b.15.ST-DENIS — “Le Courrier de Lvon" à 12 h.25.3 h.35.6 h 25.9 h.35; “La Marraine du Régiment" A 2 h.VS.5 h.15.6 h.25 PALACE — “Little Princess" A 11 h.12.1 h.57.4 b.37.7 h.17.9 h 57: -March of Time ' A 10 h 49.1 h.29.4 h 09.6 b.49.9 h 29.CAPITOL — “One Third of a Nation" A 10 h.12 h.43.3 h.26.6 h.09.8 h.52: “Cafe Bocletv” A 11 h.14.1 h.57.4 h.40.7 h.23.10 h 06 PRINCESS — - The Three Musketeers" A 11 h 30.2 h 11.4 h.52.! 7 h.33.10 b.14: "Charlie Chan In Honolulu" à 10 h 20.1 b.01.3 h.j 42.6 h.23.9 h.04.7i une déchéance imminente et cer- j taine.Si nous ne vouions pas tout per- | y • « • •*' A lie» 4 11 »• i AJA llUUiS Aav 1 VJ la Z Ve 11 ly-* duns un art ou U,ut es* con” ta ‘ d* le eu scene invente et fait refiner cuuo , , i les personnages ce lien secret et 'hctiqoe, évocateur.^ visible, cette sensibilité réciproque, i K.°Pcau recueillait la formule, cette mystérieuse correspondance i -"Ü,11 • r.^n'ee’ e “î P°r al Par UI]e infligées à l’auteur par ses brèves rencontres avec les réalités et la en pleine crise morale, laquelle va se résoudre par un retour à la foi, en Bourgogne.C’est au cours de cette crise qu’il fit à l’un de ses élèves cette réflexion: “Pour renouveler le théâtre, pour atteindre ce que nous construisons en esprit, il faudrait d’abord être des saints.” Crise morale qui s’accompagnait, si elle ne l’a en un sens provoqué, d’une crise intellectuelle.A son arrivée en Bourgogne, Copeau traver-scène, ce serait une longue culture ;se un® profonde nuit: le trou noir: professionnelle, une libre vie dra-; —J® m êlais embarque, malade, malique par quoi se créeraient peu avec cette jeunesse toute neuve, qui à peu des habitudes d’existence croyait à des miracles et les atten- favorables au métier.Il y faudrait une atmosphère de formation intellectuelle et technique, une discipline, des traditions.11 importerait, plus que tout, d’assainir le milieu, d’imposer un climat moral, de donner à l’acteur le sens de sa dait de moi dans la semaine.Au lieu d’une bonne maison de santé, ce qui m’échut,, c’était la direction d’une abbaye sans bénéfice ni provende, sans abbé et sans Dieu.Quand j’ai vu tous ces visages tendus vers moi, pour la première fois je me suis mis correspondnu.c i , , les rapports, faute de quoi le dra- J?n ecou.m Sch umherger.Le ; fait Jo'ardel presque irrespirable.j Ainsi s’évanouissait l’aventure du liaient leur mrflité de ( nnenîi* llô F01 Çléomene arrivait dans la ville ’F * i Vieux-Colombier et une large part viiffi qu’il se retirât nour une tout au moment où tout le mon Fuite en Bourgogne j des espérances qu’un Vnoment elle sim qui; se remai pout que tout; de 1 attendait, il apparaissait, sou-, avait justifiées.se 1 vnouat et disparut.Et Jouvet; (lain, non pas dans un décor précis; Bref, un soir dc mai t924, après' Depuis.Copeau est entré à la (1) Critiques d'un 2415.I ntais en haut d’un portique.Dans j une représentation du Misanthrope | Comédie-Française comme metteur autre temps, p.la réalité, il ne fût pa- venu par et de la Maison natale, une pièce de en scène; un gagne-pain tout au cette voie: le théâtre n’est nas la lui, qui fut médiocrement prisée, plus, où son rayonnement est à peu Pour les automobilistes à Beaupré Quebec, 18 (D.N.C.) — Des travaux importants ont été exécutés au cours de l’hiver à Ste-Anne de Beaupré, grâce aux démarches faites par le Dr J.Félix Roy, député de Montmorency.On est à organiser, près de la voie ferrée, un vaste terrain de stationnement pour les automobilistes.Il sera situé à proximité de la basilique, entre le cyclorama et le chemin de fer.Des centaines et des centaines d’automobilistes pourront y trouver place sans difficulté.Ils pourront, de ; plus, circuler librement dans tou- ^ j tes les parties du terrain, sans dan- | I ger de collision.A l’heure actuelle, l© terrassement est pratiquement terminé.On prévoit qu’au début de juillet, les pèlerins et les touristes pourront inaugurer le nouveau terrain.11 sera certainement prêt pour la fête de sainte Anne, alors qu’on est toujours témoin d’une affluence extraordinaire d’automobilistes, au sanctuaire de Beaupré.LES CAHIERS DES DIX Numéro 3 TABLE DES ARTICLES - PREFACE D'AEGIDIUS FAUTEUX LES RAMEZAY ET LEUR CHATEAU, par Victor Morin.L'ECOLE FRANÇAISE DE BERTHIER, por Mgr Olivier Maurault.LA BANDE DE CHAMBERS, par Pierre-Georges Roy.MONTCALM et "L'AMI DES HOMMES", par Aegidius Fauteux.EVOCATIONS DU VIEUX MONTREAL, por E.-Z.Massicotte.PIERRE BOUCHER COLONISATEUR, por Montarville Boucher dc la Bruère.LES MANDELET, par Froncis-J.Audet DEUX ENRICHIS.Aaron Hart et Nicolas Montour, par l'abbé Albert Tessier.SUR LE PEUPLEMENT DE L'AMERIQUE DU NORD, por Aristide Beaugrand-Champagne.NIORT DE LA NORAYE, por Gérard Malchelosîe INDEX GENERAL, par Gérard Malchelosse.Volume de 325 pages.Au comptoir, $1.50; par la poste, $1.65.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430, Notre-Dame est — Montreal Les Missions des Pères Blancs en Afrique Au Rwenzori: vicoriot apostolique de S.E.Mgr F.-X.Lacoursière Les Bomba , l-ex missiuimuireg du pustc de ; Notre-Dame des Neiges (autrefois (tans l’Uganda, maintenant partie du Hwenzori) ont depuis près de ! cinquante ans travaillé à la couver- ! sion des Batoro, qui ont fourni une | Delle moisson de chrétiens.Depuis i une douzaine d’années une autre , i leur zèle et donne déjà ! de beau fruits de conversions.C’est i la tribu des Bambe.Où se trouve l’habitat des Bam-j b;' • 1 «riez de Fort Portai et mur-; eliez vers I ouest.Après huit milles siii une belle route a bicyclette vous armez au pied d’une longue chaîne de montagnes dite Hwenzori, De là vous allez encore à l’ouest, vous grimpez durant trois heures, quit-'‘aut la region des roseaux pour vous enfoncer dons une forêt immense de bambous dont la fraîcheur et l’air pur vous délassent de vos fatigues.Durant trois quarts d'heure vous marchez sur la crête de la monlnpne puis vous descendez vers in abîme.Après trois heures de descente vous arrivez enfin dans le premier village des Bomba.Origin* et costume Les Bomba ne constituent pas une tribu homogène.11 y a les Bam- va purs et les Rumba melanges de Batoro.Les Bamba purs viennent du Congo.Qflant à ceux qui sont venus des régions plus près du Hwenzori, ils se disent d'anciens Batoro qui ont fui chez les Bamba dont ils ont adopté les moeurs et la langue.Le pays est très accidenté car les nombreux torrents qui descendent de la montagne s’y sont creusé dans le sot tendre des ravins profonds couverts d’épaisses forêts.Le costume des Bamba est on ne peut plus primitif: une corde en guise de ceinture et une pagne attaché à celle corde.Mais ce costume ne manque à personne, même au plus petit enfant.A défaut d'habits somptueux, le Mwamha se charge de bracelets aux chevilles, au-dessous des genoux, aux poignets, aux liras et au cou, Les femmes, en particulier, portent au eou une espèce de fer à cheval pesant him une livre; cérames ont ainsi jusqu’à (rois ool-jltcrs.J ai vu une femme qui, à cau-| se d’une plaie au eou, portait ses j trois fers à cheval suspendus à la | tête par une ficelle.Car ce fer esl très solide et il est difficile de sois tir ces colliers du cou.Il faut pour cela attacher le fer à un arbre avec une corde et faire tirer quatre hommes dans le sens opposé à l’arbre.Les Bamba se percent aussi les j ! lèvres pour y introduire trois petits | i crochets en cuivre brillant qui re i i luisent comme des étoiles d'or sur : cette peau d’un noir d’ébène.Nourriture Le fond de la nourriture, c’est la banane, le maïs, les haricots.En \ fait de viande, le Mwamba n'est ; pas comme te Mutorot, qui ne veut I pas manger de certaines chairs; il i 1 mange de tout, même les rats et j ' les serpents.Avec son arc et ses j flèches il abat le moindre oiseau, j le moindre rat, ou bien quelque j belle antilope ou quelque méchant sanglier.Les Bamba n’ont pas de vaches.Je demandais à l’un d’eux: —Pourquoi ne pas en importer d’ailleurs?—Oh! dit-il, si quelqu'un s’avisait : | d’avoir une vache, les voisins, ja- ; toux dc sa richesse, la lui suppri- j nacrait aussitôt.Voilà comment ces gens coin-; j prennent l'égalité sociale! i A défaut de vaches ils ont des ; ; chèvres dont ils boivent le lait, ce; à quoi répugnent les Batoro, qui ! ; croient que le lait de vache est seul i digne d'entrer dans leur estomac.| Dans la forêt le Mwamba trouve .; le palmier à littile qui lui fournil I un bon condiment pour ses repas.1 | Il cultive aussi le ricin dont l’huile ! | lui sert pour se frotter le corps, surtout quand U doit aller à la danse.Vient ensuite tu culture du riz j-quî sera vendu aux commerçants i indiens dc Fort Portai.Us •« coutumes Passons maintenant à la vie familiale.sociale et politique des Bamba.La vie familiale roule tout entière autour du mariage.Comment le Bamba contracte-t-il mariage?Ne vous scandalisez pas, chers lecteurs; nous sommes ici au dernier degré du paganisme sensuel et grossier.Pour le Mwamba il y a trois façons d’entrer en ménage.D’abord l’union libre.Un jeune homme veut une jeune fille.Uelle-ci consentant, le jeuue homme l'emporte chez lui sans que les parents s’y opposent; le mariage est conclu.Mais d’ordinaire le jeune homme ne garde pas sa femme pour rien.Il doit donner en échange une dc ses soeurs au frère de sa femme, c’est le mariage par échange.Ce procédé est funeste à la stabilité du mariage; car si une femme quitte son mari, ce qui n’est pas rare, la soeur que le mari avait donnée en échange doit aussi revenir aussitôt sous le toit paternel avec la liberté- de se trouver un autre mari.Enfin les Bomba ont aussi le mariage par dot, comme les Batoro.C’est-à-dire que le fiancé verse au père de la fîtle une certaine somme (d’ordinaire sept ou huit chèvres).et alors la fille lui est donnée en mariage.Dans ce dernier cas le mariage est plus stable; car, si la femme désertait le foyer conjugal, ses parents devraient rendre ta dot.Elles disent carrément: "Nous voulons rester libres de nous donner à qui nous voudrons.N'allez donc pas nous vendre comme des chèvres." (Vest dire que lu femme Mwamba est très indépendante vis à-vis de scs parents et de son mart et que la polygamie, comme ie divorce, sont à l’ordre du jour.Mais parmi scs nombreuses femmes le Mwam- ba en considère une comme sa vraie femme; l'idée du vrai mariage n’est donc pas éteinte complètement chez ces primitifs.Croyonces Le Mwamba croit a 1 existence d'un être suprême et invisible qui a tout créé.Mais le païen n'a cure de cet Etre si bon qui ne nous veut que du bien.Son unique souci religieux sera d’apaiser les nombreux esprits malfaisants qui président ï nos destinées terrestres.Ainsi, pour ne pas tomber dans une rivière, on invoquera Mpoue-ga; à la naissance des enfants, on priera Byeroungou.Ngoima, lui, est un spécialiste des maux de tête et Kiharu guérit les maladies internes.Nyakahara est le dieu policier qui aide à attraper les voleurs.Enfin Ndibanindoro est le dieu des combats qui met les ennemis en fuite, Kalisa vous aide à faire bonne chasse et Nyakiroro vous fera trouver fortune.A tous ] ces dieux on offre des poules et des bananes en chantant des formules sacrées.Mais pourquoi est-on malade?L’est, répond le Mwamba, parce que l’esprit d'un défunt (mouzimou) vous en veut.Il faut donc l’expulser.Pour cela on fait coucher le malade, on le couvre de feuilles vertes de bananier et, par-dessus les feuilles vertes, des feuilles sèches.On met le feu à ces dernières.Mais le patient, craignant à juste titre d'etre brûlé vif et étouffé, va dans la brousse se débarrasser dc ce singulier manteau.Et le "mou-ztniou.Incommodé lui aussi par le feu, est supposé s’enfuir à toutes Jambes.,, Mais, si c'est un bébé qui tombe malade, comment s’y prendra-t-on pour chasser l’esprit?On prend l’extrémité d’un régime de banane, on y attache un tout petit poussin de quelques jours ou le premier J oeuf d’une poulette et on jette le ! tout à quelque carrefour du chemin.Evidemment le pauvre petit pous-I sin gémit lamentablement: c’est le j mouzimou qui s’en va! Occupations et amusements Quelles sont les principales occupations du Mwamba?Jadis ia première et la plus passionnante dc toutes était la guerre.Pour un motif quelconque (une insulte, une fille ou une chèvre volée) le chef du village faisait battre son tambour de guerre et aussitôt tous les hommes valides étaient mobilisés.Ils brandissaient leurs grands boucliers ovales de trois pieds de diamètre et.armés de lances et de flèches.bondissaient comme des fauves vers leurs ennemis.Mais la do-, mination anglaise a fait disparaître ces guerres meurtrières.Aujourd’hui il faut exercer sa bravoure contre la timide antilope qui, bientôt percée d'une flèche, s'abattra dans l’herbe fine et régalera l’estomac des chasséurs habiles.I.e plaisir préféré des Bamba est ia danse.Certaines danses sont purement religieuses ou superstitieuses.Pour apaiser l’esprit d’un mort on exécutera des danses avec des formules de prières consacrées par l’usage.Ces danses sont plutôt tristes et lugubres.Parfois ces danses sont données à l’occasion des fiançailles.Ainsi une jeune fille ou une veuve veut-elle se marier, elle demande à ses I parents d'organiser une danse.Quand les filles dansent à la file in« dienne, les jeunes gens font cercle autour.Quand l’un d’eux voit pas ser devant lui celle qu’id voudrait épouser, il lui assène un vigoureux coup de baguette sur les épaules et jette des bracelets à scs pieds.Si la danseuse ramasse les brace-' lets c’est autant dire qu’elle accepte l’offre de fiançailles.Mais si !e coupai été trop faible, elle dédaigne te cadeau et continue de danser comme pour signifier: “Tu n'es pas un homme de poigne; tu ne serais pas capable de me gouverner!” En tous cas voilà un amour singulière-ment fort.Comment faire des ohrétieni avec des gens aussi dégradés, demandez-vous?avec la prière, le sacrifice et le bon travail de nos Catéchistes, ie poste de Notre-Dame des Neiges compte aujourd’hui (juin 193(5) 20,650 baptisés et 4,100 catéchumènes.Si les aumônes de nos bienfaiteurs nous permettent de maintenir à l'oeuvré nos 98 Catéchistes, le nombre d** conversions chez les Batoro et les Batnbn n’ira qu'en augmentant d’année en année.Ferdinand BASSE, PjB.La maison des Pères Blancs à Montréal es tà 1626 Saint-Hubert, Si vous voyagez.•Jrrsscx -vaut «a SERVlCI MS VOYAGES, LE “DE/OIR” Billet* émi* *e«r foui le* p*v« t»rit de» cametfiùo* i».ptqutbot*.chemin* de ter, «utobi».•uni hôtel*, aiturance* bea*«et et accident*, chéauei de rave***.M**( etc.Téléphone*: BKIeir llfl*. LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 1» MARS 1939 Avec les prêtres des Missions Etrangères Une résurrection qui fait long feu Vicariat apostolique de Szépingkaï, Mandchoukouo Par un de ces soirs de juillet dernier, j’étais à souper en compagnie de quelques confrères en vacances.Une de mes catéchumènes entre dans la cour toute énervée et affolée.Sans préambule, elle demande en grâce au catéchiste si le Père ne pourrait pas aller baptiser son beau-frère mourant.Dernier espoir, pense-t-elle, d’obtenir sa guérison.Et puis, les premières leçons de catéchisme lui ont appris l’importance du baptême pour sauver son âme.— “Pars tout de suite en bicyclette, dis-je au catéchiste, et si le danger est imminent, tu pourras l’ondoyer sous condition, car la famille est depuis longtemps inscrite comme catéchumène; je te suis à l’instant avec le petit neveu du malade pour m’informer de la route.” En hâte j’avale mon bol de thé et je pars à la recherche de cette âme, que le bon Dieu veut sans doute soustraire aux griffes de Satan.* * * A cette heure du jour la rue chinoise donne une impression de vie intense, quoique le temps du repos soit arrivé avec le crépuscule.Telle une nichée de poussins à qui on a ouvert toute grande la campagne, toute la population est sortie à la porte du mur d'enclos de son habitation.La chaleur, moins accablante après le coucher du soleil, semble fraîcheur à ces artisans qui ont porté Je poids du jour.Dans cette population qui grouille à pleine ville, c’est toute l’âme d’un peuple s’étalant au grand jour.Accroupie sur ses moignons de pieds, la grand’mère fume religieusement sa pipe, tandis que les mamans, assises sur la grosse pierre près de la porte, contemplent leur nourrisson sous le regard discret du père émerveillé.Les hommes eux, torse nu ou la chemise largement ouverte sur la poitrine, discutent gravement des affaires courantes ou de l’emploi du lendemain, alors que les commères s’interpellent “bord en bord” de la rue et mûrit pas aussi vite ni aussi belle., A qui la faute?Au missionnaire, ou à ceux qui , I ont le devoir de les aider par leurs I prières?Aux deux sans doute, mais | j certes pas à la grâce ni au grand I Dispensateur des dons célestes, j Travaillons donc plus fermement j I par nos prières, nos sacrifices et J 1 .I nos aumônes à ravir au démon tou- couer ainsi pendant des heures au ,es ies âmes ^ bonne volonté et bout de cordes accrochées a , même.celles ( (1;|ns la („lci(1„c! hypothèse.U semble que 1 ancien (k,Ic ))c 1(ai.aisf4(,) |0Uciiiini n,,,.ne Asie est bien morte et que '» • pur|,,m.e des questions de langage.! Les usagers s’y intéressent autant i Vient de paraître: L'ACTION NATIONALE LIVRAISON DE MARS S o m m a i r • naître un monde nouveau .J.R.(11 Etudes.15 rue Monsieur, Paris.Vile.No du 5 mars 1939.Pnrnîtrn nroctmiicment: Victor BARBEAU L» frsnçaii toi qu'on lo part» au Csnad».Lu origin»* — Le vo-csbulsir» — L.i «rimmsir» Du nouveau —- Du vrii —- Do l’ufil» —- Du prstioue.Priai *n dollar franco.LE RAMAGE DE DE MON PAYS j que 1 s prufi ioimcls: L’Accord \ du Parlicipe mis à la portée de lions est donc bien un livre (I actualité.(A la Librairie de l'Arc, 149, rue de Bennes.Paris)."Les Témoins du Christ" lîSCliOLIER) (Par Mar >guc de Georges GOYAU, l’Acud 'inic française de Après le mort du Christ, 1» Rome pontificale s'édifie sur le sang des! martyrs.Mais par quel mirac'e la I sévère religion de Jésua, née s ir le sol juif, u-!-clle roiupils l’Empire (tes Césars?Plusieurs ouvrages remarquables onl élé consacrés à ces] années décisives, où l’histoire des! peuples devient noire histoire puisque le Christianisme, malgré les as- L’ACTION NATIONALÉ VICTOR BARBEAU .FRANÇOIS HIRTIL M.CADItUX •» P.TREMBLAY M.-PAUL PELADEAU Lâcher la proie pour l’ombre Le monde a changé: l'école s'adaptera-t-elle5 Notre-Dame des Laurentides (jeu scout) Etienne Parent, un théoricien notre nationalisme La sorcière e^ la source claire de Notre enquête ANTONIO PERRAULT .Le Canada et le Commonwealth; aspect juridique Chroniques Dont le cité FRANÇOIS-ALIERT ANGERS .Querelles coopéretiste* ROGER DUHAMEL R.DUHAMEL ANDE LAURENDEAU R.DUHAMEL .XXX XXX Les (eux de la politlqua Vie de l'esprit .’’Servir” .Histoire d’un petit juif ."Le beau risque” Les livres Las revues Sur te brèche Abonnement à le r*vu»i $2.00 per ennét C.postale 1124 Place g’Arn.™' AMh*W 1,77 L'Action nationale est en vente au numéro, chc* 'e* principaux librenes de Montréal et de Québec. • LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 MARS 1939 VOLUME XXX — No 64 COMMERCE ET FINANCE Monographie de la région de Joliette Situation géographique — Frontières — Aspect du territoire — Montagnes — Rivières — Climat La Bourse (P.A.et PC.) — A Londres, la J\ouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Harri*, Ramsa* Cr Co., 501, rue St-Fran-çcis-Xavier.F.R.Brebner, président.Armand Macbeth Enrg.912, rue Bélanger.Dame Germaine Lacroix, Armand Macbeth V.Daigneault Enrg., 5766, 1ère Avenue, Rosemont, Dame Justine Daigneault.The Hamilton Leather Co., 226, rue de l’Hôpital, Arthur H.Hamilton.Restaurant Bélanger.1347, rue Bélanger.Dame Marie-Rose Prairie.Albert Frères.6746, rue St-Hubert.Dame Miriam L.Issenman.Montreal Baggage Transfer Reg’d, 969, Edward Gauthier, , une plaine de 50 milles par 25 au j sud, une étendue de 50 milles par 35 dans les Laurentides en terrain accidenté, et enfin, le reste est territoire de forêt, de chasse et de péché sur une longueur de 140 milles.La superficie en acres est de 1,-230,000, soit 5% de la surface de la province.Mais seulement 530,000 acres sont exploitées, dont 150,000 en grain, 200,000 en foin, 140,000 en pâturages, 20,000 en cultures sarclées, 20,000 en marécages.La partie appelée communément “bas des comtés” est une plaine facile d’égouttement dans la plus rue Smith.Edward Gauthier, jr.i- - j»-»!,, Lamourcux Frcres.2459.rue Centre, j grande etendue.Les ^n-e^d allu Alexandre Lamourcux.Bruman £r Resman, 1261, rue St-Domi-nique.Samuel Resman, William Bruman.Offre d'échange de "Montreal Power" pour ses obligations convertibles Certificats de billets 3°ô convertibles en actions ordinaires à conditions avantageuses — L'offre expire le 31 mars Les détenteurs des obligations convertibles trois pour cent (3So) de Montreal Light, Heat & Power Consolidated, échéant le 1er juillet prochain, reçoivent le droit de souscrire à $15,000,000 de certificats de billets dix ans trois pour cent (3%) que le détenteur pourra, en tout temps avant cinq ans, convertir en des actions actuelles de la compagnie à raison d’une action et demie pour chaque $50 en montant principal.Le droit de souscrire, d’après une lettre envoyée aux.détenteurs d’obligations convertibles au-dessus de la signature du président Jolm-S.Norris, expire le 31 mars et la compagnie se réserve le 'droit de terminer l’offre sans avis si l'émission est souscrite en entier avant celte date.La proposition est conforme aux vions du comté de Berthier sont presque au niveau du fleuve et souffrent encore souvent d’inondation; le danger est cependant combattu par l’ouverture du chenal du fleuve au printemps par les brise-glaces qui se chargent de briser la grande embâcle du lac Saint-Pierre.Coulant vers le nord, le fleuve reçoit les débâcles des rivières avant que la sienne se soit produite et c’est dans le lac Saint-Pierre que l’accumulation se fait.Une autre partie du comté de Berthier, qui touche au fleuve, est faite de 4 coteaux de sable parallèles, séparés par des savanes d’une superficie totale de 50,000 acres.Cei savanes sont de vraies cuves et les voies d’égouttement sont longues et onéreuses à entretenir parce que le niveau de l'eau est près de celui du fleuve.Il y a aussi de petites étendues de terres basses dans L’Assomption, mais en somme 90% des terres du bas sont facilement draina-bles.On y trouve des sols de toutes sortes et en proportions variées: terres d’alluvions, terres franches, terres fortes, terres frar.che-greve-leuses, terres jaunes chaudes, terres jaunes froides, terres noires, coteaux de sable ef savanes dans des proportions à peu près égales bien qu’éparpillées dans tout le _ bas comme dans un jeu de casse-tête.Dans les Laurentides, il y a de fortes ondulations.Les premières Ne pas oublier nos techniciens Nous devons en avoir de compétents — Nous ne devons pas les reléguer dans l'ombre Sur des nominations récentes Combien de fois n’avons-nous pas déploré le manque de compétence des nôtres pour remplir des postes importants ou des postes de commande, non seulement à travers le Canada, mais particulièrement encore dans la province de Québec, où nous avons la force du nombre?Des Anglo-Canadiens bien intentionnés nous ont fait la leçon plus d’une fois sur ce point.Dernièrement encore, à St-Hyacinthe, M.B.-F.Bailey, gérant à S'-Hyacinthe de Penmans Ltd, n’a-t-il pas déclaré devant la Chambre de commerce: “En ce qui concerne les hommes, l’instructi#on dans la province (du côté des Canadiens français) n’a pas assez évolué.Les Canadiens français se plaignent parfois de se voir préférer des Anglo-Saxons aux postes de commande, mais cette préférence est due au manque d hommes possédant chez eux les qualités techniques en demande”.M.Bailey a ajouté: “Le gouvernement de Québec a d’ailleurs admis cette difficulté de trouver chez les Canadiens français des techniciens, a cause du manque d’écoles de spécialisation; et il fait plaisir de dire qu il cherche à remédier à cette déficience”.Si nous évoquons le témoignage de M.Bailey, c est parce que, à notre connaissance, c’est le plus récent.Nous ne savons si M.Bailey a raison quand il commente la situation dans l'industrie des textiles; mais nous avons la certitude que son jugement, fondé il y a quelques années, ne saurait aujourd’hui s’appliquer avec la même valeur dans tous les domaines.Autrement, que faudrait-il penser de l’enseignement que dispensent l’Ecole Technique, l'Ecole Polytechnique et l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales?Nous nous refusons à croire qu’on ne peut trouver de diplômés de ces différentes institutions d’enseignement supérieur pour remplir des postes de commande dans les principales branches de l’industrie et du commerce.Nous admettons que les maisons qui recourent aux services de techniciens spécialisés sont presque toutes anglo-saxonnes ou étatsuniennes et que ces maisons favorisent des Anglo-Canadiens de préférence à des Canadiens français.Dans une certaine mesure, la préférence est excusable.Elle cesse de l’ètre quand il s’agit d’un établissement d'Etat.En effet, chaque fois que,notre gouvernement va fonder un organisme et négligera de recourir aux services de techniciens canadiens-français il péchera contre la race, il se fera complice de ceux qui affirment que nous ne possédons pas dans nos rangs d’hommes compétents ou qualifiés pour occuper des postes importants et il donnera l’impres sion de censurer l’enseignement dont il se fait le dispensateur, alléguant qu’il ne forme pas les hommes dont nous avons besoin dans les différentes sphères de nos activités commerciales et industrielles.Aussi attirons-nous l'attention sur la nomination de MM.Vogan et Halloway au Syndicat national de l’électricité.Les techniciens cana-diens-français au poste de M.George-O.Vogan (ingénieur en chef) son! peut-être peu nombreux.11 en existe quand même.Il s’agit de savoir s'iU étaient libres.C’est bien différent dans le cas de son assistant, M.H.-S.Holloway.Avec ces deux nominations, l'on a perdu une belle occasion de permettre à des techniciens canadiens-français de s’affirmer.En même temps on a laissé échapper une occasion exceptionnelle pour les nôtres de s’orvrir un nouveau domaine dans le monde scientifique.C’est, ne l'oublions pas, grâce à la nomination d’ingénieurs canadiens-français à la commission des eaux courantes que plusieurs des nôtres ont brillé au point que leur succès personnel a rejailli sur tout le Canada français.La nomination de M.Holloway est de nature à nuire à l’avancement des nôtres: M.Holloway, après avoir été le bras droit de M.Vogan, lui succédera, logiquement,, et 11 ne sera pas porté à s'enlourer de techniciens qui lu: seront en somme étrangers, à plus d’un point de vue et pour plus d’une raison.Ces deux ingénieurs sont préposés à un travail dont le but est de nous soustraire à la dépendance de FHydro ontarienne sans l’autorisation de laquelle nous ne pouvons rien dans le domaine de l’électricité ici.C’est-à-dire qu’il nous faut dans le Québec l’approbation de cet organisme ontarien pour conduire notre petite affaire, qu’il nous faut la permission du voisin pour décréler qu'un moteur électrique est ou n’est pas bon ici, (te.des ingénieurs en électricité et les politiciens intelli-g.'iits nous comprennent).- Ottawa nous a habitués à certaines inégalités contre lesquelles nous protestons aujourd’hui de toutes nos forces.Que Québec n’aille pas suivre cet exemple.Aussi attirons-nous l’attention sur ces deux nominations; car c’est un non-sens, dans notre vieille province française, .lavoir un chef ingénieur et un assistant anglo-saxons au Syndicat na- • ¦ , .- , .t.onal de l’elcctncité.C’est fermer la porte a deux des nôtres et c est .à da£ ^ ^mission noil.j peuplées d’Acadiens rapatriés après Dividendes payés en mars sur les valeurs citées ici Le total des dividendes payables en mars sur les valeurs cotées à la Bourse a clôturé à la baisse.Vers I Bourse et au Curb de Montréal est la fjn de la séance les pétroles et sf ei| au?I?ein,ftion de les aurifères se comportaient un peu >1,787,3b» sur le total de mars, ! _• , .xi- l- • b- • 1938, qui avait été de $22,720,927.Les cours ont fléchi o Paris, Pour le premier trimestre de cette :ou 1° liquidation a été assez forte Berthier, Joliette, L’Assomption i des paroisses qui n’ont pas l’élec-et Montcalm sont le1- comtés qui tricité.composent le district de Joliette.Si toutes les paroisses sont reliées année le total des répartitions aura j por moments.Le marché s'était Ils sont faits de bandes étroites par- par téléphone, le nombre des culti-) été de $44,929,059, alors qu’il avait ’ auelaue _ remic DOur la ferme- i tant du fleuve et s’étendant jusqu a j valeurs qui ont un appareil est ce-! été de $46,511,294, pendant le pre- F ^ 1 l'Abitibi en direction nord-ouest.! pendant très restreint.jmier trimestre de l’année dernière.De forme rectangulaire, c est une \ Le nombre d’autos augmente as- ; Ce mois-ci 67 valeurs distribuent j surface de 50 milles par 200, dont sez rajùdement à la campagne.J’es- des dividendes, au lieu de 59 en lime à 12 p.c.le nombre des habitants qui en ont.Tous les habitants ont des chevaux, même il reste encore quelques boeufs domptés.Toutes les récoltes se font à la machine, excepté dans les flancs de côte trop abrupts., La plus grande rivière (^st l’As- ! en avaient distribué, somption, qui partage le district mars 1938 Des extra-dividendes sont répartis par cinq sociétés, savoir Asbestos Corp., Canadian Celanese, Ltd., David Frère “A”, Macassa et Syl-vanite.L’an dernier à pareille époque, Asbestos, Siscoe et Sylvanile grandes lignes contenues dans la requête présentée à la Régie pro-.vinciale de l’électricité et accordées Paroisses des montagnes ont de la par celle-ci.I/es nouveaux titres) terre jaune de qualité passable.^un sont datés du 1er juillet 1939 à échoir le 1er juillet i949.Le principal et l’intérêt sont payables en monnaie canadienne comme dans le cas des obligations convertibles qui arrivent à échéance.Les nouveaux certificats de billets sont répartis en deux séries: une de $5,000,000 avec échéance en cinq ans portant intérêt au taux de deux et trois quarts pour cent (2%%) et l’autre de $15,000,000 avec échéance à di xans portant intérêt à trois pour cent (3%).Les deux séries comportent le même privilège de conversion.La compagnie a pris les dispositions pour échanger en bloc la première série y peut cultiver avec facilité légu mes, fourrages et patates.Les pâturages seraient faciles à établir.Par contre, il y a quelques paroisses où le sol est grossier, où la matière organique et les engrais sont transportés par érosion.Sortie de la mer Champlain, la région a les pieds dans le fleuve Saint-Laurent, très peu utilisé comme moyen de transport depuis l’avènement de l’auto.Les terres sont en général divisées en longues lisières très malcommodes à cultiver.Des fossés ont été faits de chaque côté des propriétés.Destinés à égoutter la terre, on dirait, en nombre d’en- presque en deux et qui ne reçoit de tributaires que du côté sud la rivière Ouareau, la rivière Rouge, la rivière l’Achigan et nombre de ruisseaux.Sur une longueur de 20 milles, la rivière l’Assomption coule comme en croupe.Des petits cours d’eau prennent leur source à un mille de ses bords et s’en éloignent pour y revenir ou aller au fleuve directement.La rivière l’Assomption se jette au fleuve, au bout de l’île de Montréal.Deux petites rivières, la Bayonne et la Chaloupe, se jettent au fleuve à Berthier.Une autre petite rivière qui passe à Mascouche se jette, à Terre-bonne, dans la rivière Jésus, à contre-courant.C’est la Chicot, même nom qu’une autre petite rivière à St-Cuthbert.Plusieurs rivières de Montcalm et Joliette entre autres coulent quelquefois sur plusieurs milles entre des rives taillées dans le roc calcaire qui affleure en nombre d’endroits de la région.Il n’y a pas une paroisse des montagnes qui n’ait un ou plusieurs lacs, attraction des touristes.Une grande partie de cette région de montagnes est encore boisée et devra le rester.Climat: Sous ce rapport, le district se divise en trois zones.La partie située entre l’Assomji-tion et Montréal est la plus tempérée.En printemps et en automne, la température est d’un ou deux degrés moins basse qu’à Joliette.C’est visible lors de la première neige à l’automne: on se croirait sur l’île de Montréal.Une autre partie comprenant le centre du territoire ou le reste de la plaine, appartient à la région du lac St-Pierre.Il y a une légère différence avec la première région, suffisante cependant pour empêcher la production de primeurs.Vient ensuite la région des montagnes où la saison est encore plus courte * * Ÿ Les menaces de guerre qui ont influencé Londres et Paris ont influencé Wall Street vendredi.La liquidation, très forte au début de la séance, a diminué au cours de la matinée pour reprendre de plus oeiie peu de temps avant la fermeture du marché, qui a clôturé nettement à Parmi les 16 groupes de valeur | JQ baisse,'avec des reculs de cinq payant dividendes ce mois-ci, 8,„i., .= .sont en augmentation, 6 sans chan-:fl P US-.[;* porche des obli- gement et 5 en diminution.LeSiSations a aussi rlecni, tandis que le groupes eu augmentation sont ceux des mines métalliques et métaux non précieux, brasseries et distilleries, industries alimentaires, mines d’or, valeurs diverses, commerce de détail, textiles et services publics.Le groupe des industries alimentaires est celui qui enregistre la plus forte augmentation proportionnelle; ceci est dû à.l’augmentation de capital de Canada & Dominion Sugar, ainsi qu’au paiement d’un dividende régulier de 15cdhts, et d’un extra de 10 cents sur les actions David Frère “A” qui n’avait rien distribué en mars 1938.L’augmentation du groupe mines métalliques et métaux non précieux résulte de la répartition de $1 par action faite ce mois-ci par Noran-da qui, l’année dernière, payait se-mestriellemeht.Le groupe des textiles est en augmentation sensible par suite de la déclaration d’un extra-dividende de 35 cents sur les actions ordinaires Canadian Celanese.Par contre, la chute verticale du total du groupe de la construction provient de ce que l’année dernière un paiement de $2 par action avait été fait par Canada Cernent privilégié au titre des dividendes arriérés; cette année le dividende régulier de $1.25 a seul été déclaré.Industrial Acceptance Corporation distribue ce mois-ci un dividende supérieur à celui de l’année dernière, soit 50 cents, au lieu de 37 1-2, mais le total des banques et sociétés financières ne s’en présente pas moins en diminution par suite du changement de date des dividendes de la Banque Canadienne de Commerce.B.C.Power Les recettes brutes de B.C.Power se sont chiffrées, en février dernier, à $38,469, tandis que les La^période moyenne de végéta- dépenses se sont accrues de $39-in sans celée est de 125 jours 908, mais le service des interets, des contre un montant égal d’obliga- droits, qu’ils servent de barrage lions convertibles tandis que la deuxième série est offerte aux détenteurs d’obligations convertibles.Aux conditions de l’offre, les détenteurs d’obligations convertibles peuvent souscrire aux nouveaux certificats de billets de deux manières.Ils peuvent échanger les obligations qu’ils détiennent pour les nouveaux titres, pair contre pair, et l’intérêt dû le 1er juillet prochain sur les obligations couver pour empêcher l’eau d’aller chez le voisin.Beaucoup de fermes en plaide présentent une forme con- tion sans gelée est de 125 jours dans la première partie, 118 dans la deuxième et 110 dans les montagnes., A la hauteur de Chertsey et St-Zénon, il est arrivé cependant, en 1937, que les pommes de terre ont gelé à la fin de juin, mais ceci est exceptionnel.Dans la plaine, le climat est plus humide que dans les montagnes.La précipitation atmosphérique est d’environ 36 pouces, répartie assez uniformément au cours de l'année.La température s’élève rarement à 90 d.Fahr.en été.Elle descendra , - ., pour quelques jours jusqu'à —40 d.cave et sont d un egouttement de-ipaj1r température moyenne est fectueux.Dans les Laurentides, il n’est que rarement question de fossés.Il faut surtout drainer des sources.Certaines paroisses de L’Assomption et de Berthier datent des premiers temps du pays et sont encore prospères.Ce sont celles dont le établie à 41 d.Fahr.Marché du bétail 'c nature à décourager ceux des nôtres qui ambitionnent d’obtenir un jour un poste auquel les ont destinés des études spécialisées.Souhaitons «pion le comprenne et qu’on y voie à l’avenir; et qu’on tâche de le réparer, pour le présent.Alvarez VAILLANCOURT Compensations bancaires Pour i» semaine terminée mercrixl! dernier.les compensations bancaire* accusent une augmentation de 3.1% au Canada comoarativement à la semaine correspondante l’an dernier.Voici rm tableau comparatif: Le marché des grains » WINNIPEG HaUffcx 1*9$ $ 2.343,782 1938 2 156 .530 Haint-Jeau 1,419.H30 1,666.73s rtherbroone 535.205 608.709 Uuébvv 3.956.594 4.021.019 Montréal 88.$53.200 85.56/.90I OtUWB 12,838.477 13.081,180 Kingston 439.069 466,137 Peterborough 458,267 527.464 Toronto 102.347.609 95,257.334 Hamilton 3,830,373 4,289.417 Kitchener 764,928 949,236 Brantford 754.625 808,544 f/Ondon 2,222,628 3,298,407 Chatham 551,415 545.645 Windsor 2.594.423 2.881.927 Sarnia 3(50 640 404 326 Sudbury 869.552 819.169 Port William 594.961 594.286 Winnipeg .22.060.537 21,274,732 Brandon 218,077 284,516 Rrgtna 2 604.972 2,838.173 Moose Jaw 392,469 445.306 Saskatoon 864.188 964,221 Prince Albert 212.303 236,853 Kdmonton 3.055,259 3,622.065 Calgary 3,356.207 3,985 854 Medlctn Hat 167,672 185,192 Lethbrldgo .364 667 369 223 New Westminster .517,205 340.324 Vancouver 15,939,536 16.198.003 1,371,188 Victoria 1,513,307 Blé: -Mai .Juillet .Octobre \vome : -Mal .Juillet Octobre «use : — Mal Juillet Octobre stifle : — Mal Juillet .Octobre , Un : — Mai .Juillet .Blé: — Mal .Juillet Septembre \veine : — M-igle - — ant.«luv.Haut Bas Clot 60 60 60 58% 58% 60-% 60% 60% 59% 59% 61W, 81% 61% 60% 60% 28 U, 28% 28% 28% 28% 27% 27 r 27’, 27% 27% 27% 27% 27% 27% 27% 36 36 36 35% 35% 34% 34% 34% 33% 34 34% 34% 34% 34% 33% 40% 8C 40% 38% 38% 40 ' 39% 39% 39 e.39% 41% 41% 41% 40% 40% 133% 152% 152% 153% 152% 148% 148% 148% 148% 148% CHICAGO 87% 87% •7% 66% 87% 87% 87% 87% 68% 67% 88% 88% 68% 67\ 68% 47% 47% 47% 46% 47% 49% 49% 49% 48% 46% 50% 50% 50% 48% 49% 28% 28V 28% 28% 28% 27% 27 27% 26% 28% 28% IV*', 26% 26% 26% 42% 42% 42% 40% 41 43% 43 43% 41% 42% 45 44% 44% 43% 43% veaux certificats de billets le ou vers le 15 avril.Ils peuvent souscrire à des certificats de billets additionnels au pair au comptant.Dans le cas d’une souscription au comptant, le versement à effectuer pour un certificat de billet de $50 sera de $50 moins intérêt pour versement à l’avance au taux de trois nour cent (3%) par année du 1er avril au 1er juillet, soit $49.62'i le Grand Dérangement, vers 1760, font un des groupements les plus denses de la région.11 y a un rang double de fi milles «le long à Saint-Jacques, avec maisons de chaque côté, à un ou deux arpents de distance.D’autres paroisses; Lanoraie, La-valtric, et partie de paroisse, comme Saint-Félix, furent prospères pendant une ou deux générations.nc(.I.a souscription du détenteur) La pauvreté du sol en chassa les d’obligations convertibles n’est ] habitants.Pendant 50 ans, ces ter Les arrivages durant la semaine finissant le 16 mars sur les deux marchés de Montréal furent comme suit' 1.043 b êtes à cornes, 8! agneaux et moutons, 3.336 porcs et 3 371 veaux.En plus, 199 bêtes à cornes et 698 porcs furent consignés aux maisons de salaisons, et 20 bêtes à cornes furent maniées dans les cours à destination d'autres endroits au Canada.Les arrivages des bêtes & cornes étalent les plus légers depuis le mois de Juillet passé, excepté pour la semaine de noël.Les prix étalent presque 25 sous à la hausse.La moitié des bêtes à cornes offertes en vente étalent les vaches.Les prix des veaux étalent décidément forts et ceux des porcs un peu plus haut Les bons bouvillons rapportaient de $3 a $7.60 les moyens de $6 à $6.75 et les communs de $4 à $5.50.Les taures variaient de $3.50 é $7, la plupart des bonnes taures se vendant de $6.25 et plus haut et les moyennes de $5.25 à $6 et les communes pour la plupart de $4 à $5 donc pas limitée au nombre d’obli- res ne furent plus cultivées.Toute veaux engraissés rapportaient de $6.50 gâtions qu’il a actuellement .n por- trace d’habitation avait disparu i Lffnf sta^cs^^prix^els.» àls.so.tfleuillc.dans certains rangs.U introduction I Lea vaches d’assez-bonne qualité se ven- Dans le cas des souscriptions par échange et au comptant, la compa-gnei sc réserve le droit, si l’émission était souscrite, de fermer les livres en aucun temps avant le 31 mars et d'accepter les demandes en tout ou en partie, tout en assurant la préférence aux détenteurs remettant leurs obligations convertibles pour échangé.Conférence de M.Benoît Brouillette M.Benoît Brouillette, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes corn- rangs de l’aviculture et de la culture du tabac a fait recoloniscr, revivre ces espaces en quelques années.Tout le territoire fut mis en culture sous le régime seigneurial.A cette épôque, les terres hautes recouvertes de pins avaient plus de valeur que les terres franches plus basses.On en a la preuve dans le fait que les rentes seigneuriales sont plus élevées sur les terres de sable que sur les bonnes terres franches.Les terres concédées étaient évaluées d’après les essences forestières qui les recouvraient.En dehors des pinières, il ~ Dividendes déclarés 31 villes $377.330.188 $269.259.732 Nos exportations Ottawa.M.W.-I).Euler, minis-tie de 1 Industrie et du Commerce a annoncé que le commerce du Canada avec les Etats-Unis coniinue d augmenter.Iæ total des exporta-lions domestiques durant le mois de février a été de $23.79i).572 comparativement à 117.303,798 durant la période correspondante de l’an dernier.IXnnlnlun Bank.3 1-3 PC.Par action j pour les quatre mois finissant le 30 avril.I payable le 1er mal aux artlonnalres ln«-I crus le 30 avril: ce dividende de quatre II • ,no1* Provient du changement apporté ft QUX Etats-Unis ’* ‘•sir a* clôture de l’exercice malnte-h nant fixée au 31 octobre au lieu du 31 décembre auparavant.Jamalra Public Service Co.$1.75 par, action privilégiée, navabie le 1er avril aux actionnaires Inscrits le 23 mar* Jamaica Public Service Ltd.50 cts par 1 action ordinaire, payable le 1er avril aux i actionnaires Inscrit» le 23 mars I .T'0*1’’*1 °f Canada 21., p c, par I ivll?" l* trimestre finissant le 79 I fn«erit?fcTî*>1A '* ,®r mal aux actionnaire» ; inscrit» le 31 mara.Niagara Wire Weaving Co.23 rts par CftcUon- _____s aez pm ivres, 11 y a»* unp tfninde fibninkinro
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