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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 31 décembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-12-31, Collections de BAnQ.

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4 VOLUME XXIX — No 303 Montréal, samedi 31 décembre 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 336r‘ SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIa'1, 2239 Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef s Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ (Sauf Montréal et t« banlieue) K.-Unit et Empire britannique 8-00 UNION POSTALE 10-00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3-00 6.00 Nous avons gaspillé le passé Sachons prévoir l’avenir Au déclin de 1938, quatre des nôtres—M.l’abbé Groulx, à la tête de ceux qui étudient et écrivent notre histoire, MM.Esdras Minville et Victor Barbeau, le premier directeur, le second professeur à l’Ecole des Hautes Etudes de Montréal, tous trois esprits clairvoyants parmi les générations d'âge mûr, et M.Jacques Perrault, membre en suc de cette jeunesse studieuse qui monte et formera la classe dirigeante de demain, — ont prononcé des paroles très •ensées, fait une analyse poussée de nos déficiences, passées «t présentes.Us ont marqué dans ses grandes lignes le travail ardu que nous avons à faire pour reprendre, d une part, les positions perdues ou compromises et, de 1 autre, pour hâter la formation d’une véritable élite.Il n’est, à la veille de 1939, que de prendre une vue d’en-•emble, même superficielle, de leurs constatations, de leurs réflexions,, afin de savoir quel chemin nous n avons pas fait que nous eussions dû faire, sur quelle route notre race doit s’engager dès maintenant pour peu qu elle ne veui le pas que survivre, mais progresser, faisant avancer du même coup la culture et le prestige de l’esprit français en Amérique du Nord.* * * Nos ancêtres veillèrent avec fidélité sur la crèche où la nouvelle race canadicnne-françaisc venait de naître de patents migrateurs et commençait à vivre, entre les Indiens plus ou moins accueillants aux nouveaux venus et les Bostonnais dès lors acharnés à les combattre.Lorsque la France quitta l’Amérique du Nord, nos aïeux n étaient qu’une poignée, pauvres, mais d’une forte vitalité, enracinés à fond au sol canadien.De leurs familles émergèrent lentement un clergé, des hommes de profession, des marchands, quelques industriels, sans parler des explorateurs qui parcoururent par groupes l’Amérique, du 8°^ u Mexique à la baie d’Hudson, de l’embouchure du Mac-Kenzie à celle de la rivière Fraser.Vers le milieu du XIXe siècle, nous avions un clergé initiateur de notre enseignement à tous les degrés, une bourgeoisie, des marchands d'esprit ouvert, des hommes qui se lancèrent heureusement dans les industries connexes à la terre.Et sur les champs il y avait la suite des défricheurs tenaces et des agriculteurs attachés au sol dès le XVIIe siècle: une paysannerie a nulle autre pareille dans les Amériques* ayant transp ante ici les vertus domestiques du rural français, son esprit hardi, débrouillard, économe.En moins de soixante ans, nous avons gâché presque tout cela; nous avons, nous des générations présentes, outre mesure absorbées par la politique étroite de parti» et de clans, laissé péricliter presque tout cela.11 nous reste e clergé, une petite élite parmi les classes libérales, de rares grands marchands ou industriels, quelques financiers, des vestiges de bourgeoisie, une classe rurale numériquement en baisse, dont on a négligé de stimuler le légitime orguci .Par contre, tout un prolétariat est né, grandit, monte, qm peut devenir demain outre mesure nombreux, par suite la désertion des campagnes, prolétariat dont ^ 1 existence fera de nous, si nous ne nous intéressons de près aux oeuvres sociales d’esprit chrétien, une race fléchissante en terre d’Amérique/ où il n’est pas permis de ne pas avancer.Les races qui nous entourent grandissent, se développent, prennent partout une place plus grande au so ci .Même si la nôtre continue de croître en nombre, elle recule, dès l’heure où elle ne croît plus en valeur, en qualité, en intelligence, en dons naturels sagement orientes et cultivés.Tel est un des dangers qu’il nous faut voir, étudier, détourner., Pour peu que nous continuions de marcher a l aventure, sans souci légitime du lendemain, sans but bien eiini, sans chefs bien inspirés, où irons-nous?A l’abdication en bloc, plus ou moins lente: à l’anglification des uns par snobisme; à I'amcricanisation des autres par uti itarism un grand nombre, paralysés par la crainte de 1 c ort tenace dans la lutte pour la vie, s’en iront au petit fonctionnarisme, aux emplois subalternes; quelques-uns ormeron une bourgeoisie matérialiste, épaissie, parvenue, gaspi eu se, jouisseuse, — à moins qu’elle ne soit aussi avare que jouisseuse, autrc auc 1 argen prétendent lire, se penchent sur les nouvelles tapageuses, i »ac*ua||*i les potins pseudo-mondains, les amusettes en série du sa- ** «TliailTG medi, mal traduites du slang américain, illustrées à la diable par des nègres de McManus et de mille autres as du dessin pseudo-humoristique américain.Car nous adoptons et nous adaptons de plus en plus, de ce qui est américain ce que les Etats-Unis ont de plus vulgaire, au lieu de leur prendre ce qu’ils ont de meilleur, — il n’y a pas que des amusettes dans la civilisation de nos voisins.Où glissons-nous ainsi?L’homme des professions libérales en est rendu, trop souvent, à préférer la joute de hockey, la foire de lutteurs s’empoignant, de pugilistes s’assommant selon un rythme et eri vue d’un résultat marque, décide d’avance, aux causeries, aux conférences des hommes d'esprit le plus clair, le plus noble, de France ou du Canada français.A tel point qu'en certains milieux censés intellectuels, l’on doit d’abord scruter l’agenda des L’Allemagne veut multiplier par deux le tonnage de sa flotte sous-marine Parité avec la flotte anglaise Pendant ce cycle émouvant de Noël que nous vivons, il faut resserrer les liens de la famille, car dans la famille chrétienne seule on trouve le bonheur sans remords.Le moyen le pins efficace de resserrer ces liens, c’est de conserver les traditions que nous ont léguées nos ancêtres ou de 1rs remettre en honneur, si nous les avons abandonnées.Pour ce qui est, de la fêle de Noël elle-même, on a pu constater, dans de nombreux foyers, ces dernières années, une tendance heureuse « rechristianiser une fête à tournois à venir de hockey, de boxe, de lutte, avant de laquelle ht légèreté de _ trop de Conservons nos coutumes Berlin annonce cette décision à une miscion navale anglaise qui s‘est rendue dans la capitale du Reich On craint, dans les milieux navals anglais, que l'Allemagne ne songe à constituer une flotte innombrable de minuscules sous-marins de 250 tonnes, qu'elle a inventés fixer une date à tel ou tel conférencier de valeur, si l’on veut éviter qu’il parle, malgré sa belle réputation, devant des salles quasi vides.A la même heure, des gens instruits, ou qui prétendent l’être, s’étouffent, suent au Forum ou dans quelque autre piège à dollars dont les propriétaires quasi illettrés font fortune, toisant de haut des hommes de culture étendue qui vivotent, doivent se priver presque du nécessaire, s’ils veulent faire instruire leurs enfants.Et nos milieux d’affaires?Toutes sortes de complications, de concurrences y attendent des hommes mal préparés, sans courage tenace et qui détellent vite, se retirent, pour peu que la pente à monter leur paraisse un tant soit peu raide.Et parce que les grands-parents ou les chefs de telles et telles de nos familles n’ont pas su prévoir l’avenir, élever leurs fils dans l’intelligence des affaires, dans le respect des traditions d’honnêteté, de travail, d’observation judicieuse, notre commerce, notre industrie marchent à la déchéance, à la ruine même trop souvent; nos maisons passent en des mains anglaises, ou étrangères, ce qui survit chez nous de financiers avisés refusant de faire confiance à des gens qui manquent du sens pratique, du jugement, de la constance dans l’tffort, de l’initiative plus que jamais nécessaires au marchand, à l'industriel, au patron, en des temps de concurrence forcenée, où seules survivent les entreprises étayées d’un côté par des réserves de prévoyance, d’entraînement au travail, et de l'autre par des profits économisés au lieu d’avoir été brûlés en folies coûteuses, sinon nettement imbéciles et désordonnées.* * * Tout cela n’est qu’un aperçu de nos faiblesses, analysées, exposées courageusement en ces dernières semaines par quelques-uns de nos esprits les plus vigilants, à la suite chrétiens était en Irain^ de donner une allure presque païenne.On n’entend plus guère parler, dans la bonne société canadienne-française, de Santa Clans.Le Père Noël lui-même n’est plus guère maintenu en vie que par le zèle intéressé de certains grands bazars.El du train où vont les choses, ce stupide et insignifiant bonhomme va perdre de plus en plus de vogue, par la faute même des marchands de jouets, qui s’évertuent à moderniser leur “vendeur” costumé, lui enlevant ses rennes fictifs pour les remplacer par un union non moins fictif, lui dérobant, de la sorte, une partie de son charme.On a donc restauré, dans plusieurs foyers, la splendide tradition des naïves crèches de Noël, bien plus à leur place, au pied du sapin vert, que le vieillard aux joues vermillon et à la barbe blanche.Il faut que se multiplient ces petites crèches préparées avec amour et mystère par le papa ou la maman.Il faut que nous nous débarrassions nu plus tôt des Santa Clans on des Père Noël en série.Itclcguons-les aux oubliettes.Jf.Sb If Le Jour de l’An a.lut aussi, ses traditions.Ce jour, qui.comme celui de Noël, est consacré, avant tout au Seigneur puisqu’il évoque la Circonscision, est et doit demeurer par excellence la fêle de la famille chrétienne.Ce jour-là, tons les membres de la fa nille doivent les petits La flotta allemande ne comptait, à l'avènement du chancelier Hitler, que 12 torpilleurs de 800 tonnes, 5 croiseurs de 6,000 tonnes et le petit cuirasse Liutsch-land" de 10,000 tonnes; elle compte aujourd'hui 117 navires de toutes catégories, qui sont toutes des unités modernes.L'Allemagne possède 43 sous-marins dun tonnage total de 16,445 tonnes et elle avait déjà annoncé la construction de 28 autres sous-marins.Vingt-quatre de ces 43 sous-marins sont des navires légers et rapides de 250 tonnes et aucun de ces submersibles ne jauge plus de 740 tonnes.A LONDRES LONDRES, 30.(A.P.) — On se oemande .dans les milieux politiques à Londres si l'intention déclarée de l'Allemagne d'atteindre à la parité avec la Grande-Bretagne en fait de sous-morins ne portera pas un dur coup à la politique d'apaisement du premier ministre Chamberlain.Même si l'Allemagne ne manifeste pas l’intention de dénoncer le traité naval de 1935, on peut s'attendre à ce que l'opinion anglaise interprète le geste comme une violation de l'esprit de l'accord et comme un défi à la politique de pacification du premier ministre Chamberlain.________ Les hauts fonctionnaires anglais ont déclaré que ., ., , «nn.co flotte dé- l'Allemagne se prévalait d'une clause échappatoire rite en mat.ere de sous-mar.ns sans que sa flotte de ^ ,e 9traité 1935 ^ qu.e„e n.ovait moti¥é sa BERLIN, 31.(A.P.) — L'Allemagne a informé la Grande-Bretagne de son intention d'atteindre à la parité avec la flotte anglaise pour ce qui est des sous-marins qui constituèrent son arme navale la plus redoutable pendant la grande guerre.Aux termes du traité naval anglo-allemand de 1935, I Allemagne s'était engagée à limiter sa flotte sous-marine à 45% de celle de la Grande-Bretagne.Le traité reconnaissait cependant le droit de l'Allemagne “à la parité et comportait en outre une petite clause disant que I Allemagne pourrait dépasser cette proportion de 45% s'il surgissait une situation qui rendait la chose nécessaire de l'avis du gouvernement allemand.Cette déclaration signifie que l'Allemagne a l'intention de mu er par deux le tonnage de sa flotte sous-marine puisque les sous-marins allemands actuellement en service ou en chantier ne représentent pas plus de 31,000 tonnes et que la flotte sous-manne anglaise atteint les 70,000 tonnes.Les amirautés britannique et allemande sont actuellement à discuter la question à la lumière des accords navals intervenus entre les deux pays.L Allemagne songerait vraisemblablement à atteindre la pa- pesse la proportion de 35% par rapport à la flotte anglaise, proportion fixée par le traité de 1935.La flotte allemande ne représente pas encore en ettet 35% du tonnage de la flotte anglaise.Mais 1 Allemagne songe également à ce qu'il paraît à augmenter le nombre de ses croiseurs de 10,000 tonnes: elle a déjà soulevé la question, mais sans faire connaître ses .Les membres de .la mission doivent se rendre aujourd'hui en avion à Londres pour faire rapport à l'Amirauté.Le chef d'état-major de la manne rants et d’esprit vide, sauf s’ils ne l’ont farci de théories i Jacob et celui-ci bénir, ô -so/j tour, — bourgeoisie sans idéal autre que I argent le plaisir, donc bourgeoisie détestable, marquée des gran s stigmates de la dégénérescence; la masse s en ira vers a prolétarisation graduelle, descendante, puisque si des om mes doués de talent naturel et de volonté obstinée peuvent changer de classe, accéder aux paliers supérieurs, les i s et les petits-fils de bourgeois sans idéal et sans con uitc morale vont se perdre lamentablement dans les sous-sols.Les jeunes?M.Jacques Perrault a bien marque qu il se constitue parmi les plus studieux des moins-de-trentc- £ rf* d'.i «« a*»ch'fs”- "n'p* p7 p ™û" ai«on, éducation du „n, national, souffrant dt I hmt dt vo.t „ grand d, v„„ Nous a»om qutl- intrllectinlk.n on.qnt dos souri, «an, élévation, que.«oit, susrrpt,bits dt fotnt.t de.thtfs.Nous tu avons forment une mass, amotph.qu.seuls l'argent et le plats,, d'au.,et qu,.ou tant soi.ptu teuiamets.pou,,a,en.don-préoccupent: plaisirs du sport, de la vie animale, bre le goût effréné du pain et des jeux, comme en réclamait la masse romaine aux époques de la décadence.M.l’abbé Groulx l’a déjà rappelé, les souvenirs des d’inventaires dressés, il y a déjà longtemps, hélas! et qui oublier^ les ^etds, nuages 9//„ | foyer au cours des derniers douze ! intentions de façon P mois.Ils doivent s’abandonner totalement et allègrement aux joies familiales saines.Il est bien superflu d’émimcrer, ,.toutes les traditions qui font du a Berlin nier.Jour de l’An une fête unique en son genre: échange de souhaits et de cadeaux, poignées de mains, visites, etc., .A mon sens, les deux phis belles coutumes du Jour de l’An, celles qu’on devrait se faire un point d’honneur de conserver surtout, c’est la communion collective de la famille au malin du premier jour de tannée, puis, la bénédiction paternelle.Il semble qu’un Jour de l’An sans bénédiction paternelle perd sa principale saveur; cette touchante coutume devrait être maintenue on reîltanréc dans tous ies foyers où le père est vivant.A tonies les époques, chez à peu près tons les peuples, — même EtrennCS chez certains païens, — la famille a été honorée, le père de famille a été l’objet d’une vénération spéciale.Dans l'Ancien Testament, ne voit-on pas Isaac bénir son fils s’allongent, L’heure de nous ressaisir est venue.Les mêmes observateurs l’ont dit, nous ne devons pas désespérer.Il est tard, mais encore temps de nous éveiller, de nous ressaisir, de décupler ce qui nous reste de ressources saines.A moins qu’elle ne se fasse agissante, bienfaitrice, animatrice, conductrice, notre bourgeoisie ne sera plus après-demain qu’une classe parasitaire, a marqué l’un de nos plus vigoureux conférenciers.A moins que ceux de nos jeunes gens qui veulent être demain, après-demain, chefs de notre commerce, de nos industries, n’aillent prendre plus de goût à l’étude, aux leçons dures de la théorie traduite en pratique, que deviendront-ils, que deviendrons-nous?A moins que nos hommes de profession n’aient une plus haute ambition que celle de n’efre qu’avocats, médecins, notaires, voire politiciens médiocres, sans culture élevée, sans idéal défini, sans horizon autre que celui de la fortune gagnée le plus vite possible, quels que soient les moyens pris pour la gagner, nos professions libérales resteront encombrées: encombrées de non-valeurs, de médiocrités, d’aspirants-fonctionnaires désabusés de tout, à commencer par les choses de l’esprit et de l'intelligence.Pour ce qui est de notre classe agricole presque abandonnée à elle-même et de notre prolétariat souvent voué à la direction de certains chefs aussi prétentieux, aussi arrogants qu’igno- décision que par des raisons d'ordre très général.La Grande-Bretagne n'a jamais attaché une importance primordiale aux sous-marins et elle a consenti à ce que le traité comporte une clause reconnaissant la parité sous-marine afin de dissiper les craintes de l'Allemagne à l'effet que la Grande-Bretagne réduise sa propre flatté sous-marine pour empêcher l'Allemagne de se donner une flotte sous-ma-De L'Allemagne a annoncé sa décision d'atteindre à la rjne efficace, depuis que le traité a été signé, ce-parité avec la Grande-Bretagne en matière de sous- ; pendant, la Grande-Bretagne a porté sa flotte sous-marins à une mission navale anglaise qui s'est rendue j marine de 50,000 tonnes à 70,000 tonnes.Dans les milieux navals anglais, on craint aujourd'hui que l'Allemagne ne songe à constituer une flotte innombrable de minuscules sous-marins de 250 allemande, l'amiral général Erich Raeder, qui dirige le f0nnes qu'elle a inventés.Les experts disent que réarmement naval de l'Allemagne depuis 1935, et le contre-amiral Otto Schniewind ont mené les négociations avec la mission navale anglaise qui se compose du contre-amiral J.H.D.Cunningham, I un des lords-commissaires de l'Amirauté, de M.V.H.Danckwerts, chef du service des plans de l'Amirauté, le commandant L.H.Bell et M.C.G.Jarrett.ces sous-marins peuvent être construits en série tout comme des automobiles.Ce petit sous-marin posséderait cependant un rayon d'action pour quitter sa base, faire le tour des Iles britanniques et revenir en Allemagne sans avoir à refaire le plein de combustible.(suite à la page 3) Bloc-notes sociales, fausses ou vraies, absorbées en vrac «t rendues sans avoir été digérées, assimilées, adaptées aux milieux canadiens, aux conditions économiques du pays, Dieu sait ce qui les attendrait, quel élément de faiblesse elles pourraient être dans notre armature économique, la première à cause de son déracinement ,de sa désertion du sol, le second par son manque de direction, de juste orientation.* * Ÿ On l’a noté ici même il y a déjà un an, l’Allemagne a morns jeunes d’entre 0^7^^; ce qu’il a dit et écrit des plaisirs faciles, par mollesse devant l’effort Ce qu’il moins jeunts u c ^ \ r^miro nréernte et narratif, rest d abord des ner des chefs, travaillant à réhabiliter, à reconstituer ici la bourgeoisie agissante, intelligente qu’il nous faudra, dont nous avions un commencement et qui s’est diminuée, près-, {Remise des c hefs de famille, la que perdue, par défaut de caractère, par suffisance, par goût | bénédiction de Dieu sur l’année qui sur son lit de mort, son fils Joseph par cette invocation aussi simple que belle: "Que du Dieu de ton père te viennent les benedictions”’! Depuis l’avènement du Christ, un caractère sacré est venu s’ajouter à l'autorité paternelle.En devant le mariage à la dignité de sacrement, Dieu a donné an père l'autorité sur sa famille, sur les enfants qui pourront venir.Aussi l’Eglise recommande-t-elle la bénédiction du chef de famille.Répondons à celle invitation en demandant, comme lorsque nous étions pelils, la bénédiction du père ci en bénissant, à notre tour, nos enfants, si nous en avons.Que demain, dans des milliers de chrétiens, descendent, par là-dessus, nos gens, jadis, avaient plus d’allant, d energie, de curiosité d'esprit.On lisait.On observait.n etu lai On apprenait.11 y a soixante, cinquante, trente ans meme, la plupart de nos gens avec un tant soir peu ar gent et d’instruction se faisaient honneur d avoir aussi es livres.- et de les lire.Ainsi combien de médecins, de marchands de campagne, en un temps où notre commerce ne sc concentrait pas à Montréal et à Québec, 1 se rc tracte même de Québec pour faire bloc à Montreal, ou les Juifs l’entament.— combien avaient leurs petites bibliothèques.modestes il est vrai, mais où l'on trouvait que - nous faut, à l’heure présente, et partout, c’est d’abord des chefs, de vrais chefs.Pas rien que dans l'enseignement.Pas rien qu'en politique, où, s il y a abondance de chefs de cabales, il manque de plus en plus de véritables chefs.En économique aussi, voitc dans 1 industrie, dans le commerce, dans la finance.Il ne saurait être question de voir, de faire trop grand, d'aspirer dès maintenant, par exemple,—le pourrons-nous jamais?— aux très grandes affaires.Aspirons aux moyennes d'abord, réussissons-Ies, ce sera déjà bien du terrain repris.Préparons l'avenir, sans tarder davantage.Que ce commence.* * * C’est plus que Jamais le temps des Etrennes.Nos lecteurs nous pardonneront de revenir sur ce thème familier.Nous l’envisageons, naturellement, du point de vue journal.Des lettres récentes nous y invitent.Nous avons dit le plaisir que fait aux missionnaires, à tous ceux qui habitent un pays lointain, l’arrivee d’un journal du pays.Nos correspondants nous le répètent sur tous les tons.Un missionnaire qui vit au fond des Territoires du Nord-Ouest nous écrit, par exemple: Dieu seul connaît tout le bonheur que le Devoir apporte à un Canadien missionnaire au pays des Glaces Polaires.Au retour de mes courses apostoliques de MO, 600 ou meme 1,000 milles en traîne rf chiens, en canot ou à pied, la lecture devoirs journal csl pour moi le meilleur repos.Je sens qu'il m’accueille comme un frère, et chaque /ois 1^ je quille, c'est comme si les choses canadiennes d’utiles renseignements.L’exemple pourrait être avantageusement suivi en beaucoup d’endroits.Qu’on veuille bien y songer! Ce pavillon Nous voyons que des sociétés demandent comme nous que le pavillon canadien de l’exposition universelle de New-York atteste par ses inscriptions bilingues le vrai caractère de notre pays.Nous n’avons lu nulle part que la gouvernement ait pris à ce propos une décision ferme.Il est temps, et plus que temps, d’y songer.O.H.Le carnet du grincheux que je .¦ .„ , je revenais d une visite du Québec.soit, vu début de 1939, la ferme résolution de ceux qui, ifar”',,r Dans six jours, ce sera VEpiphanie, le “jour des Rois”.Là encore, il y a lieu de faire revivre une coutume presque entièremnt dispn-\ %,A reprend: ment, l’élile de noire société donne l’exemple, puisque le Cercle Universitaire, qui groupe une partie de cette élite, annonce un grand dîner des Rois, avec tirage traditionnel de la fève.Ce sera là une “fejc ! t Il s des principaux auteurs français marquants?Ce< populaire,, oui., p^ulaci,,, rpreMe^pénodique, fe! Du fond du Bengale, un autre Les missionnaires sont tris heureux tie recevoir le Devoir et de se tenir au courant des nouvelles du pays.ton nous Avec sa manie de l’annexion, te Duce finira par dire à Roosevelt: Les Etats aux Etalieni.Mais Roosevelt, louis-quatorzième, lui pourrait répondre: Les Etats, c'est moi.¥ ¥ * A Toronto, des instituteurs veulent devenir échevins.Verra-t-on jamais des échevins qui veulent devenir instituteurs?Au fait, en auraient-ils la compétence?¥ ¥ ¥ Le gouvernement américain entreprend la guerre contre la loterie des hôpitaux d’Irlande.Il considère sans doute que son pays compte assez de millionnaires.¥ ¥ V Il parait que M.Hepbum refuse encore de manger du poulet.à la King.ik * ?Le "chat” de Perse e le poil hérissé et le dos rond.Gare à toi Marianne! ¥ ¥ ¥ Quand l'Angleterre a appris la rupture des relations diplomatiques entre la Perse et la France, elle s’est écriée; "Shawt” ?Pourvu que les journaux français ne fassent pas prendre la mouche à Bernard Shaw, qui a le poil hérissé d'a-! Marianne et John Bull ne doi- II faut aujourd’hui, penser aux réso-|vanc«-ii iiui, -u, « • r , ip- vent pas se brouiller, lutions à prendre, demam, pour tes ‘c mm.é.- ___: mu* nivisih!#» nir ensuite aussi longtemps que possible.A l’impossible, nul n'est tenu ?* Après un deuxième incident diplomatique avec l’Iran, la France ne serait plus le Des lettres du meme viennent d’Afrique._ _ On voit donc quelle joie 1 on as j_____ d’un éclat élégant.Elle devrait unir- r de nombreux con- .sure aux missionnaires par l’envoi du journal.I .Si vous n’avez personne a qui vous désiriez particulièrement j faire servir le Devoir, envoyez-nous quand même votre souscription.Nous ne manquons jamais de En même temps que l’année bonne | e.xc>'s»bleD
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