Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 31 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1938-10-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montrée!, lundi 31 octobre 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEijir 336l* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEiair 3366 Rédaction ; BEIair 2934 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER Rédacteur en chef s Orner HEROUX VOLUME XXIX - No 253 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unls et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 “Canada had no connection with the origin of the War of 1812.” "Le Canada n'a eu rien à faire avec les origines de la guerre de 1812." (Encyclopedia of Canada, act.3, p.171).Sur deux paragraphes du discours de M.Àegidius Fauteux à Allan's Corner Le président de la Société historique de Monttéal, M.Aegidius Fauteux, nous a fait l’honneur de prendre pour point de départ de son discours d’hier, à Allan’s Corner, les quelques lignes que nous consacrions vendredi à la manifestation projetée.On trouvera ailleurs la partie de ce discours qui nous vise directement.Le reste paraîtra mercredi.Nous avions écrit: On Va fêter Vanniversaire de la bataille de Châteauguay.C’est fort bien.Et l'occasion sera bonne de se demander pourquoi se livra cette bataille et en quoi les Canadiens, en tant que Canadiens, y étaient intéressés; — et Quelle cause de conflit personnel ils avaient ëvec les Etats-Unis.M.Fauteux nous déclare, et nous sommes bien marri de lui avoir causé pareille peine, M.Fauteux nous déclare qu’il a lu ces lignes avec tristesse.Nous craignons fort que sa tristesse ne l’ait porté à lire dans ces quelques lignes plus de choses que nous n’en avions mis, en même temps qu’elle lui faisait perdre de vue l’un des aspects intéressants de la question.^ tf, >f.Cet aspect de la question qui, à la vérité, domine tous les autres, est celui-ci: pourquoi Canadiens et Américains se trouvaient-ils face à face à Châteauguay, les armes à la main?En d’autres termes, quelle était la cause de ce conflit, et quel intérêt personnel y avaient les Canadiens, en tant que Canadiens?J’ouvre le premier ouvrage de référence qui me tombe sous la main: et c'est un livre qui ne doit manquer ni de valeur ni d’autorité, puisque M.Fauteux est l’un de ses principaux collaborateurs.U Encyclopedia of Canada, volupté 3, page 171, dit donc, sous la signature de son directeur général, M ,W, Stewart Wallace, bibliothécaire de F Université de Toronto, collègue de M.Fauteux à la Société Royale du Canada, comme il est son collaborateur dans YEncuclopedia; CANADA HAD NO CONNECTION WITH THE ORIGIN OF THE WAR OF 1812.Le Canada n’a eu rien à faire avec les origines de la guerre de 1812.M.Fauteux, historien de métier, connaît beaucoup mieux que nous toute la série de faits qui ont entraîné le conflit anglo-améticain de 1812 et comment, irrités par les suites, fort désagréables pour eux.du duel que se livraient en Europe Anglais et Françai.:, irrités surtout par les mesures prises contre leur commerce par les autorités de Londres, les Américains se décidèrent finalement à déclater la guerre à l’Angleterre.Dans toute cette querelle européenne, nous n’avions eu rien à voir: nous n’avions eu rien à faire non plus dans la série des actes anglais qui avaient amené les Etats-Unis à cette déclaration de guerre.Mais nous vivions sous l’autorité du P.oi d’Angleterre: nous étions les plus proches voisins des Etats-Unis: — et nous encaissions, sans que de l’aventure pût résulter pour nous le moindre avantage matériel.M.Fauteux a probablement jugé, et peut-être avec rai- son, que ces choses-là étaient trop connues pour qu’il fût besoin d’y insister; mais il n’en reste pas moins qu’elles ont une importance capitale.* * * Les soldats de Châteauguay se sont battus pour la défense de leur territoire, ils ont noblement fait leur devoir, et c’est pourquoi nous avpns dit qu’il est fort bien de commémorer l’anniversaire de leur exploit.Mais c’est parce que le Canada était devenu terre anglaise; c’est parce que le gouvernement de Londres avait fait une politique irritante pour les Américains; c’est pour des causes et des motifs extérieurs au Canada; c’est en suite de décisiorfc prises par des hommes d’Etat étrangers à notre pays, que le Canada a été attaqué, que les soldats de Châteauguay ont dû risquer leur peau.Il nous paraît juste, en évoquant ces faits anciens, de les remettre dans leur cadre.Et cela nous parait deux fois opportun, alors ^ue se poursuit une nouvelle campagne pour jeter le Canada dans tous les conflits extra-américains de l'Angleterre.* * Ÿ M.Fauteux dit que parler comme nous l'avons fait, "c’est laisser entendre trop clairement que les braves qui, sous la conduite de Salabetty, ont si vaillamment combattu sur ce champ de bataille au périt de leur vie, n’étaient qu’une troupe moutonnière qui se laissait amplement duper”.Avec tout le respect que nous devons à l’éminent historien, nous osons dire qu’il voit dans notre texte beaucoup plus que nous n’y avons mis; et nous sommes assuré que le regard qu’il porte sur les textes anciens, ses habituels familiers, est à la fois plus serein et moins grossissant que celui dont il a enveloppé notre modeste bloc.En s’inclinant devant la situation de fait qui résultait de la politique et des actes du gouvernement de Londres, les soldats de Châteauguay ne prenaient point figure de troupe moutonnière; ils ne consentaient point à un abaissement d’esclaves; ils subissaient simplement un état de choses qui leur était imposé de l’extérieur, par un conflit d’intérêts qui ne les intéressait point directement et qui mettait aux prises leurs ennemis de la veille.Us le faisaient avec un élan d'autant plus vif, avec une ardeur d’autant plus considérable que les péripéties de ce conflit les contraignaient à défendre leur propre sol.¥ Ÿ ¥ Nous nous inclinons avec autant de respect que qui que ce soit devant le mérite des sodats de Châteauguay; mais, par le temps qui court surtout, il nous paraît utile de ne pas laisser oublier les circonstances de ce drame.Il nous paraît utile de ne pas laisser oublier que cette défense du territoire canadien nous fut imposée par les conséquences de la politique anglaise, et que le Canada n’eut rien à faire avec les origines de cette guette.Canada had no connection with the origin of the War of 1812., dit M.Wallace, résumant des faits sur lesquels il n’est pas de contestation possible.Omar HEROUX Gens ef choses Au seuil de novembre Les jours s enfuient.Us passent en amoncelant les sables de l’oubli.La main qui hier nous étreignait encore s’est aesserree et refroidie.Nous avions une soeur, un frère dont l'avenir s’ouvrait peut-être heureux et brillant, un père ou une mère dont la présence nous élail indispensable, un ami qui détenait le trésor de nos attentions les plus sincères et les plus délicates.A l’heure fixée par Dieu, jeunes ou vieux, désireux ou non de partir, ils ont tourné vers l’éternité leurs peux déjà envahis par (es ombres de la mort.Puis ce fut l'église, les prières gonflées de larmes, le tombeau près duquel les arbres bruissaient sous la pluie ou qu’un soleil brillant ne parvenait nas à égayer.Enfin, nous avons dressé une stèle sur laquelle, en dernier hommage, nous avions fait graver te nom de l'être cher.Que dans les cimetières nous ayons plusieurs personnes dont la vie a été liée à la nôtre par le sang ou l’amitié, ou que nous n’en ayons qu’une; que les jours qui nous en séparent aient longuement passé ou qu’ils soient peu nombreux, ce sera bientôt l’heure de nous en ressouvenir d’une façon plus particulière.Notre religion se chargera de nous rappeler les devoirs que nous leur devons.Les coeurs bien nés n attendent pas ce memento.Le mois qui s'ouvre sera moins pour eux le signal de pratiquer une piété de commande, que celui d'être plus attentifs encore aux besoins spirituels de leurs défunts,de les visiter où ils reposent, de les entourer des pensées d’un coeur fidèle dans le souvenir.La force des vivants n’a souvent pas d'autre source que ce rappel, à leur mémoire pieuse, de ceux qui ne sont plus et qu’ils aimaient.Faudra-t-il à quelques-uns signaler le culte édifiant que les peuples les plus barbares et les plus anciens n’nnt jamais cessé de porter à leurs morts?Faudra-t-il d l’aide de l’histoire leur montrer les marques de respect dont ils les entouraient, pour placer ceux qui se sont laissés aller aux facilités de l’oubli, bien en face de leurs obligations?Espérons que non.An sein de la vie la plus frivole, au milieu des affaires les plus absorbantes de l’existence, dans la cohue d'une époque violemment tourmentée, sachons garder quelques moments pour jeter ce regard intérieur, auréolé d’espérance, vers l’Au-delà, où nous attendent ceux qui nous ont devancés.La nature, plus sévère dans sa mélancolie, lé mois consacré par l’Eglise nous y invitent double-•ne ni.* La pensée des morts est un témoignage supérieur d’humanité.Préparons-nous donc à aller fleurir nos tombes; et en même temps que le parfum de ces petites divinités que sont les fleurs, faisons monter vers le Père commun l’accent de notre prière suppliante.Maurice HUOT Bloc-notes Journaux Il y avait à Québec, depuis 1936, deux quotidiens du malin; VEvéne-meni et le Journal.Le premier, publié sans interruption depuis 67 ans, cesse de paraître en tant que journal distinct de tout autre.Il s’acheminait vers cette issue, car depuis bientôt trois ans.il était la propriété du Soleil et de M.Jacob Nicol.Celui-ci l’avait acquis à la suite de la débâcle d’un groupe d’hommes d’affaires québécois dont YEvéncment fut la propriété pendant une dizaine d’années et qui y avaient fait des frais considérables.Le Journal, publié d’abord comme hebdomadaire d’opposition au ministère Taschereau, vers 1929, et devenu quotidien en 1936, faisait depuis lors concurrence à VEvéne-ment.Les deux dépensaient trop d’argent, à ce jeu, car, de toute évidence, il n’y a pas place, dans le district de Québec pour deux quotidiens du matin.L’un devait donc disparaître.Cela explique que, tout à la fin de la semaine dernière, M.Nicol ait cédé ses intérêts dans l’Evénement à la société qui publie le Journal.Samedi matin, les lecteurs des deux quotidiens, à Québec, n’ont plus eu que le nouveau quotidien issu de la fusion des deux anciens, et qui s’appelle YEvéne-ment-Journal.A ce que l’on sait, ce quotidien sera, comme le Journal, partisan du ministère Duplessis; et les libéraux garderont jusqu’à nouvel ordre le Soleil, dont ils ne sont pas toujours fort contents, depuis 1930, Ainsi M.Nicol, vu les circonstances où se trouve, depuis cette année-là, sa presse quolidienne, jelle du lest, afin d’éviter des frais trop coûteux.Le tirage combiné de l’Evénement et du Journal, en tant que quotidiens distincts, atteignait le total d’environ 35,000 jus les matins.Si l’on tient compte que plusieurs des lecteurs de ces quotidiens les recevaient l’un et l’autre et qu’ils n’en auront plus qu’un seul à lire, VEvénement-Journal, on peut dire que ce tirage devra s’établir maintenant aux alentours de 30,000 numéros chaque matin.Ce serait déjà presque le tirage de la Gazelle à Montréal et l’équivalent du tirage combiné des deux quotidiens français du matin de Montréal.Il avait paru ces semaincs-ci des informa- | lions relatives à un remaniement des journaux québécois et à un changement de propriétaires, informations qu’on prétendit tout de suite controuvées.Tout ne paraît pas s’être passé de la façon que faisaient prévoir ces informations; néanmoins, il y a eu des changements de propriétaires pour l’Evénement; cela indique qu’il n’y a pas eu de fumée sans feu.Il reste à voir maintenant de quelle manière va se comporter le nouvel organe de presse à Québec; assuré de l’exclusivité dans le champ du matin, assuré aussi d’avoir à sa disposition deux services de nouvelles extérieures, la Canadian Press et la British United Press, VEvéne-ment-Journal devra se tailler une place importante dans le district québécois.On ne pourra néanmoins que regretter la disparition virtuelle de l’Evénement, journal qui connut de belles heures dans son exislence de plus de soixanle ans, même s’il était, depuis plusieurs mois, une sorte de doublure du Soleil, qui l’avait mis en veilleuse et qui, trouvant trop coûteux de le maintenir, même dans les circonstances où il le faisait vivre depuis 1935, le laisse définitivement tomber dans les mains d’adversaires politiques.Business.Un point qui préoccupe les journalistes, c’est celui de savoir ce que vont devenir, dans cette combinaison nouvelle, leurs collègues de l’Evénement.On leur a fait entendre que peut-être le Soleil les prendra dans ses services.Peut-être.Le sort du journaliste dans ces affaires, reste précaire.Encore là, business.Ce n'est pas cela qui facilite la carrière du journalisme à ceux qui, légitimement, veulent être un tant soit peu certains du lendemain.G.P.En deuxième page On trouvera aujourd'hui en deuxième page, comme appendice à la série d'articles de M.Léopold Richer sur le statut de Westminster, le texte même de ce statut, qui date de 1931.La Toussaint Demain, fête de la Toussaint, le "Devoir" ne paraîtra pas.Nos bureaux et nos ateliers resteront fermés toute le journée.Dissentiment dans le cabinet Chamberlain Pour l'omour du grec Xénophon, homme de notre^emps Un historien qui écrit comme il parle, sur le ton de la conversation de l'honnête homme — La prose attique libre, pendant de la prose attique classique — Il n'a manqué à Xénophon que d'être chrétien M.Dain, qui donne actuellement, sous les auspices de l'Institut scientifique fram o-canadien, des cours de grec à l’Université de Montréal, paraît avoir un faible pour Xéno phon.C’est sans doute qu’ayant connu lui-même, pendant sept ans, la vie militaire, dans l’armee française, il est bien situé pour comprendre cet historien, qui fut aussi un général, qui prit part à maintes campagnes dont il se fil ensuite l’historiographe, profitant pour cela des loisirs de son âge mûr dans l’agréable retraite que les Lacédémoniens reconnaissants lui avaient ménagée, à Scillonte, en Elide.D’après Je portrait que M.Dain eu a tracé à ses élèves, Xénophon est un homme prenant, “l’un des plus sympathiques de l’antiquité”.D’ailleurs, un Père de l’Eglise, prédécesseur de M.Dain en hellénisme, n’a-t-il pas dit de cet auteur grec qu’il ne lui a manqué que d’être chrétien?Ce ne sont pas toutefois, au cours d’une postérité déjà longue de vingt et quelques siècles, les avis et les opinions, la plupart très favorables, les autres moins, qui au ront manqué sur Xénophon, Vhom me.le général, l’écrivain.Commençons par la plus récente, celle de M.Dain, oui tient par exemple Xénophon non seulement pour l'homme le plus sympathique de l’antiquité, ainsi que déjà noté, mais pour l’homme de l’antiquité le plus proche de l'honnête nomme, de l’homme cultivé du XXème siècle de notre ère, le plus proche aussi du Français bon bourgeois d’aujourd’hui.Lettré mais pratique, Xéno phon, arrivé à l’àge .de 4a ou de 50 ans, s’est ménagé fine vie calme et paisible.Il en profite, dans son domaine de gentilhomme campagnard, tout en remerciant les dieux de l’avoir fait vivre à une époque tout de même fort intéressante, pour se livrer à ses exercices favoris, la chasse et la pêche, pour écrire de mémoire, après vingt ans, ses mémoires.Un certain Diogène, qui n’est pas le Cynique, l’homme au tonneau, ce lui qui, une lampe à la main, en plein midi, cherchait un homme sans le pouvoir trouver à sa satisfaction, mais un autre Diogène, que M.Dain lient, celui-là, pour un imbécile, a défini Xénophon: l’abeille attique: Qu’est-ce que cela veut dire?Ça ne rime à rien.Cicéron a beau prétendre que “les muses semblent avoir parle par sa bouche”, que sa langue est “plus douce que le miel”, on ne saurait tenir Xénophon pour un modèle d’atticisme.Beaucoup d’anciens ont avancé que Xénoplion n’avait aucun sens philosophique, ce qui est bien exagéré.Un moderne est allé jusqu’à le traiter de vieil adjudant! sans arrière-pensée de flatterie à l’endroit de la noble corporation des adjudants.C'est encore exagéré, d'autant plus exagéré que d’autres ont fait à Xénophon le reproche de présenter, dans ses récits, des soldats qui ne sont pas assez soudards, ni soulards, qui ne sentent pas assez la vieille tonne.Les avis sont maintenant moins partagés sur Xénophon, lui sont plus généralement favorables.Depuis soixante-quinze ans environ scs oeuvres sont au programme de l’enseignement classique, ont pris la place de celles d’un certain Elien, fabuliste, qui ne le pourrait céder, paraît-il, dans l’ordre de la médiocrité d’esprit, qu’au Diogène dont il est précéaemment fait mention.Cet Elien ne consacre-t-il pas toute une fable à l’histoire d'un âne qui avait vécu cent ans?Les écoliers d’au jourd’hui ont bien de la chance de traduire ou d’essayer de traduire VAnabase ou la Cyropédie de Xénophon alors que ceux d’autrefois en étaient pitovablement réd.ùts aux fables d Elien.Xénophon est l’un des deux seuls auteurs dont les textes nous soient parvenus et qui représentent la prose attique libre.Cette prose s’est développée parallèlement à la prose attique classique, dont il sera question dans les trois prochaines leçons de M.Dain.La prose attique libre fait donc pendant à la prose attique classique mais sans s’astreindre comme elle aux règles de la rhétorique et de la sophistique.Ses principaux rcprésenlants ont été îles mémorialistes et des essayistes - ceux de l’antiquité, comme ceux d’aujourd’hui, écrivaient à propos de tout et en toutes circonstances, — des écrivains politiques, qui dissertaient sur les moeurs et les institutions (ie leur temps.Les oeuvres de Xénophon ef d’Enée le Tacticien, auteur d’un remarquable traité d’art militaire appliqué: lart de se défendre dans une ville assiégée, sont toutefois les seules que nous connaissions.Encore, celles d’Enée, auteur qui offre un intérêt linguistique aussi grand que Xénophon, n’ont-elles été découvertes et révélées que récemment.Platon pourrait à la rigueur entrer dans cette catégorie des écrivains de la prose Au sujet des moyens à prendre pour accélérer le réarmement Les ministres qui ne partagent pas l'avis du premier ministre sont, paraît-if: MM.Hoare, Hore-Belisha et Wood LONDRES, 31.(S.P.C.) — Le premier ministre Chamberlain réunit le cabinet en séance extraordinaire aujourd'hui.On dit qu'il ne s'entend pas avec trois de ses collègues au sujet des moyens à prendre pour accélérer le réarmement.Il parait que ces trois ministres; le ministre de l'intérieur Hoare, le ministre de la guerre Hore-Belisha et le ministre de l'air Wood, demandent l'établissement d'un ministère du ravitaillement pourvu de pouvoirs considérables, mais que M.Chamberlain estime que cette mesure disloquerait l'industrie et nuirait au commerce d'exportation.Au cours de la session qui commencera bientôt, il sera certes beaucoup question de l'accord de Munich et de l'accord anglo-italien, mais, disent des observateurs, il est encore plus question de défense nationale.Dans le monde politique, on dit qu'il se peut que sir John Anderson, ancien sous-secréta ire d'Etat à l'intérieur, devienne membre du cabinet et reçoive la mission de mettre au point la défense contre les aéronefs.On dit aussi que le vicomte Runciman deviendra lord président du conseil, en remplacement du vicomte Hailshan, qui depuis longtemps désire se démettre de cette charge.attique libre, mais un tel artiste est pour ainsi dire hors clf.sse sinon hors concours, constitue une classe à lui seul.Il reste donc que l’étude de la prose attique libre se confond aujourd’hui avec celle de la langue de Xénophon.Cet auteur se range parmi les écrivains réalistes.Curiosité et bonne vue, voilà Xénophon sous forme de comprimé mais lout entier, Son réalisme pourtant n’est pas parent du réalisme français, ne se peut assimiler à celui de Balzac ou de Zola.Le réalisme xéno-phonien consiste à écrire comme on parle, comme parle l’honnête homme, l’homme cultivé.Car Xénophon est un auteur délicat.Mais cet écrivain est d’abord homme d’action, chez lui l’écriture est le prolongement de l’action.1! n’est pas écrivain de métier, bien qu’il ait beaucoup écrit, au’il ait été un fin lettré.En principe, il n’est pas écrivain.Il a cependant cultivé tous les genres, il est le premier polygraphe de la littérature grecque.Son parti pris, c’était d’écrire comme il parlait, sur le ton de la conversation, dans la langue de l’honnête homme.C’est difficile pourtant d’écrire sans style et de manière à subir la lecture.En France, un seul auteur a tenté le çoup avec succès, l’abbé Prévost, dans Manon Lescaut.Ce qui fait d’ailleurs que son roman, même s’il est encore lu, est plat.Cette admirable Manon, quel autre écrivain français voudrait s’exprimer de cette manière, le pourrait faire et trouver des lecteurs ?Xénophon, sans pecherche de style, atteint à l’intérêt par l’aphe-Ua, la simplicité.Sa langue n’est pas pure, encore moins stylisée, il ne l’a pas voulu.11 prend dans toutes les langues de la littérature grecque, selon que ça lui convient.Je prends mon bien où je le trouve.On a cherché et offert bien des raisons de la bigarrure linguistique xénophonienne: que c’était le résultat de sa vie passée dans les camps militaires, de sa vie voyageuse, de ses longs séjours en Laconie, à Scillonte.Tous comptes faits, Xénophon n’a pas passé plus de dix-huit mois dans les armées.Ce ne sont pas non plus ses voyages qui ont pu déterminer l’éclectisme de sa langue, dans laquelle on ne relève, malgré son élection de domicile en pays dorien, aucun do-risme.La vraie cause de la bigarrure linguistique dans ses écrits, c’est qu’il ne faisait pas dans le genre oratoire, qu’il n’avait pas à pratiquer la langue des orateurs.Au surplus n’élalt-il pas antisophis-le, élève de Socrate?On reconnaît aujourd’hui qu’il est l’un des rares littérateurs de son temps qui aient bien compris Socrate.Pas orateur, antisophiste, Xénophon, tout naturellement, ne s’est pas astreint aux règles de la prose d’art classique, langue stylisée, à un moment donné et dans un genre donné.Le vocabulaire est ce qui qualifie d’abord la langue.Dans le sien, Xénophon n’exclut aucun terme grec.Il ne se limite pas aux mots de la prose d’art, il pige à sa convenance dans le vocabulaire de la poésie, sans que son style pour autant soit poétique, dans le vocabulaire encore de tous les genres littéraires.Les mots techniques ne le rebutent pas non plus que les mois du langage courant d’un homme qui sait vivre.Il n’hésite pas à employer niknntai, emprunté à la poésie, tana-tèphoroi (qui entraînent la mort), qu’il trouve dans Eschyle et dans Sophocle.Démosthène, un orateur, se mettra des cailloux dans la bourbe pour se corriger d’un bégaiement, mais n’emploiera pas, ayant appris à bien articuler.le mot oloi-trokos dans ses discours, pour désl- (suite à la page 2) Canada serait devenu, de l’aveu même du gouvernement, exportateur d’avions en Espagne — sans le savoir.D’après une déclaration du ministère du Revenu national, on a de forts doutes quant à la véritable destination de trente-quatre avions qui devaient être expédiés en Turquie et qui auraient pris la route de l’Espagne.S’agit-il de l’Espagne républicaine ou de l’Espagne nalio-nalisle?La déclaration du ministère du Revenu national ne le dit pas, restriction mentale qui est un excès de prudence.Comme il est connu que l’Espagne nationaliste obtient ses avions de nations européennes amies, il est tout probable qu’il s’agit ici de l’Espagne républicaine.Comment il se fait que ces avions, destinés officiellement à la Turquie, aient été exportés en F.spagne, personne ne semble le savoir, pas même le gouvernement.Il appert que les autorités canadiennes n’ont aucune preuve de la mauvaise foi de l’exportateur.Le cas est étrange et, disons-le, inadmissible.On ne conçoit pas que l’on ait pu se jouer à ce point de la douane canadienne.Il y aurait lieu d’enquêter sérieusement.Les règlements sont clairs: on ne peut faire aucun commerce de celte nature avec les parties belligérantes en Espagne en vertu d’un arrêté ministériel.Le gouvernement a pris des mesures afin d’observer une stricte neutralité dans la guerre civile qui sévit en Espagne depuis deux ans.Tl faut évidemment que des gens habiles aient surpris la bonne foi des fonctionnaires canadiens, voire même du ministère.Il eût élé nécessaire de s’assurer, avant d’accorder le permis d’importation, que le gouvernement turc avait autorisé l’achat des trente-quatre avions: la commande était assez importante pour justifier une démarche en ce sens.Apparemment, on n’en a rien fait.De telle- sorte qu’après l'expédition des avions le gouvernement turc a déclaré qu’il n’en avait pas autorisé l’achat.Les circonstances qui ont entouré la transaction doivent, de toute évidence, faire l’objet d’une enquête complète.Déclaration du ministère-du Revenu Voici la déclaration que le ministère du Revenu national a communiquée à la presse samedi après-midi; “Des demandes ont été faites par un manufacturier canadien pour l’obtention de permis pour l’exportation de trente-quatre avions au gouvernement turc.Ces permis ont été émis régulièrement par le ministère du Revenu national, celui-ci, en vertu de la loi, n’avant pas discrétion pour refuser des permis à l’exportation pour la Turquie.“Les allégations contenues dans ces demandes ont été vérifiées par les fonctionnaires du ministère, lesquels examinèrent et trouvèrent en ordre tous les documents relatifs à l’éclat des avions.“Subséquemment, à la suite d’une demande de renseignements du gou- vernement des Etats-Unis touchant ces expéditions, tous les documents relatifs à la commande et aux expéditions furent de nouveau vérifiés par les fonctionnaires du ministère et trouvés en ordre, et il fut vérifié notamment que les avions et parties d’avions avaient été chargés sur des navires pour l’exportation, conformément aux termes des permis, et que les connaissements avaient été rédigés en vue de l’expédition en Turquie.Le gouvernement des Etats-Unis était intéressé dans le mouvement de certaines parties de ces avions qui sont exportées par les Etats-Unis au Canada.“Plus tard le gouvernement turc déclara qu’il n’avait pas autorisé la commande de ces avions.Il semble que les avions ont été livrés en Espagne, contrairement à un arrêté ministériel actuellement en vigueur, Iæ ministère n’a cependant aucune preuve à l’effet que l’exportateur aurait agi de mauvaise foi en deman-dan! les permis pour l’exportation en Turquie.” Léopold RICHER Le carnet du grincheux La radio vient d’ameuter jusqu’à la panique des milliers de gens, aux Etats-Unis, avec le récit, fantaisiste et donné comme tel, de l’invasion et de la destruction de New-York par des Martiens tombés du ciel.Trop crédule public.Il ne croit pas ce qu’on lui dit, quand on lui crie la vérité, à savoir que tout cela est fantaisiste; et il ajoute foi à la fiction.“La radio l’a dit”, cela a autant de poids que lorsqu’on a dit: “C’est imprimé, je l’ai lu”.On ne se demande pas: “Serait-ce vrai?” On ne s’aperçoit même pas que quelqu'un d’autorisé vient de dire et de répéter: “Imagination pure”.Cela prouve comme les gens usent de discernement.¥ ¥ ¥ A Londres, on proteste contre les exactions scandaleuses de certains fournisseurs de l’armée, pendant la crise de septembre dernier.Il n’y a pas de quoi s’étonner.Les profiteurs de guerre, de 1914 à 1918, ont fait des petits.Business as usual.?* ?Bismarck dit un jour, après 1870: “La prochaine fois que l’Allemagne sera victorieuse, elle ne devra pas exiger d’indemnité de guerre.Elle sera même mieux d'en verser une à l'adversaire vaincu.— Pourquoi?” dit quelqu’un, étonné de ce paradoxe sur les lèvres du dur Bismarck.“Parce qu'exiger une indemnité, c'est provoquer l’unité cher le vaincu.Voyez la France.Elle a payé 5 milliards d’indemnité plus tôt que ie ne voulais, et elle s’est unie contre l'Allemand”.De même les exigences de Versailles à l’endroit de Berlin, en 1919, ont provoqué l’unité visible en Allemagne, au temps présent.Bismarck avait vu clair.A ?La baleine qui avait avalé ]onas fit mal.Trois mille ans plus tard, l’inventeur du parapluie, — il s’appelait lonas Hanway, — devait venger son patron, jonas.Pour faire ses parapluies, le nouveau jonas s’avisa de découper la baleine en baleines.Et depuis le martyre dure.Le Grincheux Notre douane mystifiée Comme quoi des avions du Canada se sont rendus en Espagne, en contrebande de guerre Pour la Turquie.en passant par Madrid Ottawa, 31.— (D.N.C.) — On vient de placer une jolie bombe sur le seuil des autorités fédérales ! Le Un nouveau “Document” Les articles de M.Léopold Richer sur le statut de Westminster Plusieurs des lecteurs et abonnés du Devoir nous ont demande, ces jours derniers, s’il leur serait possible de se procurer sous une forme commode et facile à garder en bibliothèque la collection des cinq récents articles de M.Léopold Richer sur le statut de Westminster.Pour répondre à ce désir, nous allons faire de ces articles, en y ajoutant en appendice le texte même du statut de Westminster (il parait en 2ème page du journal, aujourd’hui), un tirage à part, dans la collection du Document.Nous y ajouterons aussi, sous forme de bibliographie, la liste de certains ouvrages à consulter sur le même sujet et dont M.Léopold Richer s'est servi ou qu’il a cités au cours de son étude.Ce Document, type ordinaire de la collection de ce nom, et qui sera le 31ème numéro de la série, ira sous presse tout prochainement.Il se vendra un prix modique, à l’unité ou à la douzaine, pour groupes et cercles d'études.* ., ' Le Dévoie donnera plus de précisions à ce sujet dès apris-demain.le 2 novembre. 2 LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 31 OCTOBRE 1938 VOLUME XXIX - No 253 Le texte du statut Westminster Pour compléter les articles de M.Richer Villa Saint'Marfin 1913-1938) Le Devoir donne ci-deuout, à titre documentaire et pour compléter la série d’articles de M.Léopold Richer que nous venons de publier sur le statut de Westminster, te texte même de la loi telle qu’adoptée en décembre 1931, donnant effet à des voeux formulés aux conférences impériales de 1926 et de 1930.Ce texte est de toute première importance, bien qu’un très grand nombre de Canadiens en ignorent même l'existence.Le 2 novembre 1913, Son Excellence — on disail alors Sa Grandeur — Mgr Haul Bruchési bénissait, à Cartierville-Nord, la première en date du Canada des maisons de re vieux sacristain qui semblait ne i plus avoir rien d’humain et dont la I seule vue édifiait tellement les retraitants.Si, plus d’une fois, le F.Henri Bernard impatienta quelque traites régulièrement constituées, peu certains supérieurs parce que, uniquement destinées à l’oeuvre et | après avoir éteint les cierges avec fonctionnant tout le long de l’an- ses doigts, il lui arrivait de niacu-née.Bien que la retraite inaugurale | ]er les nappes d’autel, par contre, celle de Messieurs les curés', j[ ieur rendit l’immense, i’inappré-prêchée par le Père J.Ruhlrnann et ciable service de préparer au pied J _ .: rï , .vstari?¦ ami: La GRIPPE vous menace Evites La Contagion tvee les PASTILLES VALDA VERITABLES en Boîtes VALDA STATUT DE WESTMINSTER, 1931 (22 Geo.5, Ch.4.) Chapitre 4 | à laquelle assistèrent S.E.Mgr Sta gni, délégué apostolique, et son secrétaire, Mgr A.-A.Sinnotl, n’ait eu lieu que le 12 janvier 1914, il y aura donc vingt-cinq ans mercredi de son crucifix et par d'excessives mortifications bien ties conversions que l’éloquence des prédicateurs n’avait plus qu’à déclancher.Par-dessus tout, en attendant Té-' mouvant Te Ueum d’action de grâ- m.minmn cnmnrpiidrout la j " “ ‘"""r*'' H" ” —’•-' cCs du mois de mai, un bien re- d un^ Dommio^jcomprendront^ta .de souligner cet anniversaire, e» j connaissant merci à la divine Pro- Loi donnant effet à certains .• .formulés par les Conférences ] cution de toute loi comme susdit, que ,a VjIia Saint-Martin fut fondée, et les attributions du 1 arlement j u nolJS a semblé qu’il convenait d’un Dominion comprendront la ^ souijgner L.et anniversaire, en, , , merrj à ia aivme tomc^lof oSr< j à'iS?tiicn contraire de Vlntcrpretation Act de 1889, l’expression “Colonie” ne ., „ , doit, dans aucune loi du Parlement Promis de faire tRtelque du Royaume-Uni adoptée après la voyageurs de commerce a Ugard mise en vigueur de la présente Loi, ^l's lolportcurs qui paii .„ ¦s applique .c l'i.v';»''u i" ui iv | s»aDnllauer à un Dominion ou une campagnes de maisons en maisons, partie de la législation de 8 ' 11 , que]ronquf Pour le moment, je vous demande limon, a moins qiie t artic e ! e u D' i‘nion de profiler de la loi actuelle qui slion ne soit adopté par le f'"s"n' Parl,c ,nm i protège déjà contre le colpor- M.Blinde .m déclare ensuite qu’il a ! savoir qu’il était de cette ontrepn-omis de faire quelque chose pour se, qu’il y a pris une grande part, ' " ' qu’il n est pas honnête de la relater sans faire mention de lui.L’écritu- La Bibliothèque municipale transformée en morgue Marseille, France, 31 (A.P.) — Le nombre des victimes de la tragique conflagration qui a ravage, vendredi soir, le quartier commercial de Marseille, est porté officiellement, aujourd’hui, par les autorités à 73 et U sc peut que la liste noire s’allonge encore.A date on a retiré des décombres 27 cadavres et l’on sait de façon certaine qu'il y a encore 46 corps ensevelis dans les ruines de l'immeuble des A'ou-velles Galeries de Paris où a éclaté l’incendie.La Bibliothèque municipale de Marseille, toute drapée de noir, a été transformée en morgue où défilent tristement les familles qui vont identifier les corps de leurs parents._ _____ "La conquête économique" Il — Les forces essentielles Bonayenîur* Voyagez avec confort WAGÔNS CLIMATISÉS CANADIEN NATIONAL Quelle date?Voyez ici : 12.La Tiff* abrégé présente Loi le titre de prenne effet, soit le jour de la mise Westminster, de 10’I.protege déj leur.D’ici quelque temps, je ren-eonlrcrai vos officiers ainsi que peut clic ,.,.ux ,)es marchands détaillants et Matul de noUs améliorerons la loi dès la pro-j chainc Cession, re chez lui est le prolongement de l’action.Il n’écrit pas pour faire de j la littérature mais pour faire une : mise au point, quant à lui.Dans Faction, c’esl autour de lui, près de lui seulement qu’il prête attention.Il ne voit que les vingt ou trente hommes qui l’entourent.Il les regarde bien cependant, se sou- PAR M.EDOUARD MONTPETIT L’ouvrage de M.Montpetit paraît auourd’hui en librairie.11 semble d’ores et déjà promis à un très grand succès.Commandez sans retard votre exemplaire aux Editions Bernard Vnliquette, 4371.rue St-André, Montréal, oi.à la Librairie du Devoir, 430 est, rue Notre-Dame.Prix: un dollar.[ 1933 OCTOBRE 1938 Dim Lun.Mar.Mer.Jeu.Ven.Sam.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Tï 14 1S U 17 18 19 20 21 22 i 23 24 2S 26 27 28 29 30 31 I VOLUME XXIX - Ne 251 LUNDI, 31 OCTOBRE 1931 CALEND KEELS DEMAIN, MARDI 1er NOVEMBRE 19» LA TOUSSAINT (d'obUsation ) Lever du soleil.6.32.Coucher du soleil.4.43.Lever de la lune.1.28.Coucher de la lune, matin Premier quart.1e 1er, à Oh.28m.du *uu.Pleine lune, le 8, A 3 h.A m.du soir.Dernier quart.le 18, à 10 h.12 m.du soir.Nouvelle lure, le 23 A3 h.34m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de rA.B.C." et de la "C.D.N.A." DEMAIN : BEAU ET FRAIS Maximum et minimum: Aujourd’hui maximum.40.Même date l'an dernier.44.Minimum aujourd'hui, 28.Même date l'an dernier.38.BAROMETRE: MIDI.30.03.Chiffres fournis par la Maiaon M -R de Meelé.300a.St-Denis Montréal.Le 125e ' de la victoire de Salaberry à Châteauguay Le fait d'armes du 26 octobre 1813 — Salaberry et ses 300 .Itigeurs mettent en déroute l'armée américaine de 7,000 hommes du général Hampton La commémoration de samedi et de dimanche — Le discours de M.Aegidius Fauteux à Allan's Corner La Société historique de Montréal, la section Duvernay de ta Société St-Jean-Baptistc de Montréal et le régiment de Châteauguay ont commémoré samedi et hier le 125e anniversaire de la victoire de Salaberry à Châteauguay.Samedi après-midi, une longue file d'autos quittait Montréal pour s’arrêter aux principales étapes des batailles de la guerre de 1812.Samedi soir, un banquet réunissait au Cercle Universitaire la majeure partie des excursionnistes île l’après-midi.Enfin, hier, des fêtes se sont déroulées en plusieurs endroits: à Montréal, il y eut messe solennelle à la cathédrale; à Chambly, dans l’après-midi, cérémonie dans le cimetière de Chambly près de la tombe de Salaberry, puis devant le monument élevé au chef des Voltigeurs, en face de l’hôtel de ville.Le groupe des excursionnisies a d’abord fait halte samedi à Allan’s Corner, où cul lieu la défense du gué de Châteauguay.Sur le monument que dévoila M.le juge Edouard Fabre-Surveyer, représentant de la province de Québec dans la Commission des sites et monuments historiques du Canadaè on lit l’in-s cription suivante: “La défense du gué de Châteauguay.Ici le 26 octobre 1813, une compagnie de la milice, capitaine Charles Dalg et une compagnie des chasseurs de Châteauguay, capitaine Jean R.Bruyère, préposés à la défense du gué.furent assaillis par des forces supérieures et se couvrirent de gloire par leur résistance acharnée”.Puis, le cortège poursuivit sa route vers l’endroit où en 1813, le 26 octobre, Salaberry et ses 300 Voltigeurs mirent en déroule l’armée américaine de 7,000 hommes du général Hampton.Sur la stèle qui en marque l’endroit, on peift lire une inscription qui résume le combat, f.e monument date de 1895.Au pied de ce témoignage de reconnaissance à Salaberry, le president de la Société historique de Montréaj, M.Aegidius Fauteux, a prononcé un discours, qui n’est pas tant le récit du combat que son interprétation historique.M.le juge $urveyer a parlé en anglais, faisant connaître l’opinion anglaise sur le même exploit.Les sociétés organisatrices de la fêle ont déposé des couronnes de fleurs.Au Cercle universitaire Au Cercle Universitaire, le soir, il u’y eut pas de discours propre-; ments dits au cours du dîner, mais présentation d'hommages aux hé- ; ros de Châteauguay.D’abord l'hommage national, par | le lieutenant-colonel Marcel Noël.; M.Noël a donné lecture de la réso-1 îution de félicitations adoptée par ; la Chambre d’assemblée du Ras-(’a-| nada à l’adresse de Charles-Michel de Salaberry et de ses comp.et la réponse du chef des 1 n!li-gears.Le Conseil législatif a adopté pareille résolution.De Salaher-1 ry a remercié.L’hommage impérial, présenté par M.Aegidius Fauteux.C'est la reconnaissance de la métropole, i Londres envoie au commandant en chef des Voltigeurs des drapeaux, des médailles frappées pour coin mémorer l’événement, la réponse à l’adresse votée par la Chambre du Bas-Canada au prince iîégcnt, enfin en 1817, quatre ans après la victoire de Châteauguay, l’envoi^ à Sa-, laberry de la décoration de l’Ordre du Bain.M.Victor Barbeau présente l’hommage paternel.Il lit la lettre adressée par M.L.de ' aluberry a son victorieuj fils le 6 novembre 1813 laquelle, après l’avoir chaudement félicité d’avoir sauvé le pays, il dit: “Tu es, je pense, le premier général qui ait gagné une bataille, étant grimpé sur une souche.Crois-moi.mon enfant, change de monture".En quatrième lieu, l’hommage de la Muse.Mme Kéjane Desrameaux a récité une pièce rie Louis Fréchette, Urée de la Légende d’un siècle, à propos de la victoire de ' Châteauguay.M.Hugues de Martigny a fait ensuite l’éloge de Charles-Michel de Salaberry, grand aïeul de notre régiment, dit-il.Au cours de ce dîner, présidé par M.Paul Ostiguy, président de la section Duvernay de la Société St-Jcai: Baptiste, il y eut aussi chant et musique.M.Jules Jacob a interprété plusieurs chants patriotiques; M.Durieux dirigeait un trio a cordes.Dans la salle, les tuniques rouges des officiers du régiment de Cliû-teauguay et les toilettes claires des femmes jetaient une noie agréable cl pittoresque dans la salle des fêtes du ('.croie.On remarquait aux excursions et au banquet du Cercle: MM.Faulcux, Ostiguy et Surveyer.le colonel Ch::-ballc, ic !t*colonèl Noël.Mgr Olivier Mnurault, recteur de l’Université de Montréal, Me Maréchal Nantcl, conservateur de la bibliothèque du Barreau; M.Jean-Jacques Lefebvre, se-crétairc de la Société historique; M.llérard Malchelosse, l’ahbé Lemoine, directeur du collège Stanislas, le major Jean Brassard, le major J.-E.-A.Dion, le major Gaston Baudry, le lieutenant A.-J.Lepiez, Marc Morin, P.-K.Beauvais, Robert Morin, Maurice St-Pierre.G.Gharbomu au.Al phonse de la Rochelle, représentant le comité permanent du Congrès de la Langue française; J.-AIfred Bernier, Jean-Marie Gauvreau, secrétaire de la section Duvernay; le lt-col.Hoche; le P.Armand Yon.de l’Oratoire; Ubalde Baudry.le lt-col.Hugues de Martigny, Auguste Poupart.Avaient dû s’excuser: M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province; le mairê Baynault, Fernand Binfret, Thomas Vien, le ministre de la Justice, Ernest Lapoin te, et autres.Nous donnons le texte de la première partie du discours de M.Aegidius Fauteux à Allan's Corner.Nous publierons le discours eidier mercredi: M.Aegidius Fauteux Mesdames et messieurs, “Eu prenant l'initiative de cette manifestation patriotique et en vous invitant à vous y associer avec elle, la Société historique de Montréal ne croit pas s’ètre arrogé un droit excessif.Constituée en 1858 pour réapprendre au peuple canadien, et plus particulièrement à celui de noire région de Montréal, un passé glorieux dont le souvenir menaçait de sombrer dans l'abîme, elle est pendant plus de 80 ans déjà restée fidèle à sa -mission.Jamais, durant tout ce temps, elle n’a cessé de maintenir allumé au-dessus de tous le flambeau de l’histoire, et jamais elle n’a rien épargné pour en aviver de plus en plus la réconfortante flamme."Or, s'il y avait une occasion où elle se devait d’employer l'autonie que lui a acquise son âge vénérable pour sonner le rappel de» coeurs canadiens autour du souvenir, c'est bien, il me semble, celle même qui nous rassemble aujourd'hui, En y manquant elle eût non seulement démérité de son vieux fondateur, Jacques Viger, qui a eu la gloire d’appartenir aux Voltigeurs canadiens, qui se sont ici même illustrés, elle eût surtout démérité d'elle-même et de son propre passé.“Nous sommes donc ici tous ensemble pour célébrer le 125e anni-versairë de la bataille de Châteauguay.Le geste que nous accomplissons est simple et ne s’accom-pagne pas d’un extraordinaire éclat, mais il devra suffire pour manifester à ceux qui nous entourent que les (Canadiens français se souviennent.Tout ce que nous voulons, en attendant un deuxième centenaire plus solennel vers lequel cette modeste cérémonie ne peut èlre qu’une étape, c’est de raffir-mir encore notre foi en l’avenir canadien par un contact si rapide qu’il soit avec la terre sacrée où la valeur des nôtres a implanté quelques-unes des plus fortes racines de ce même avenir, il y a 125 ans.“Hélas! nous ne le savons que trop, notre fierté nationale est trop souvent languissante et sur le point de faiblir.C’est qu’elle a momentanément- oublié les leçons.du passé.Or, parmi ces leçons du passé qui doivent, aux heures nécessaires, galvaniser la conscience canadienne, il n’y en a pas de plus expressive, de plus précieuse que celle qui nous a été donnée ici meme par les braves de Ghâîeauguay.Et nous ne viendrons jamais l’y vé-entendre trop souvent, car tout autour de nous dans ces lieux, nous crie cette promesse fière : Par où le père a passé, passera bien l'enfant.“J’ai eu hier la tristesse de lire dans un journal généralement ftiieux informé les lignes suivantes: "On va fêter l’anniversaire de la bataille, de Châteauguay.C’est fort bien.Et l’occasion sera bonne de se demander pourquoi se livra celte bataille et en quoi, les Canadiens, en tant que Canadiens, y étaient intéressés, — étiquette cause de conflit personnel ils avaient avec les Etats-Unis.” “C’est laisser entendre trop clairement que les braves qui sous la conduite de Salaberry ont si vaillamment combattu sur ce champ de bataille au péril de leur vie, n’é-laienl qu'une troupe moutonnière qui se laissait amolemcnt duper.1,’injure est assurément imméritée.D’ailleurs, si le journal dont je parle avait raison, comment pourrait-ce être fort bien de commémorer l’anniversaire d’un semblable abaissement d’esclaves.“On veut savoir pourquoi nos pères se sont battus à Châteauguay?La réponse, j'en suis sûr, est déjà sur vos lèvres, mesdames et messieurs.Elle se résume en un seul mot dont tous ici coniprcnnent .encore le sens élevé, et ce mot c’est: le devoir.“Sans doute, et par la force des choses, les braves de Châteauguay ont combattu pour le salut de l'Hni-pirc britannique, mais ce n’est pas faire injure a leur loyauté de dire qu’en se levant pour courir aux arme sa l’heure de l’invasion ils n’étaient pas principalement soulevés par le besoin de conserver à la couronne anglaise une de scs possessions.Ce qu ils songeaient *à défendre, tout d’abord et par-dessus lout, c’était leur propre patrie, le d’un Craig, toas s’unirent contre l’enneini du dehors, tous se levé-' rent pour défendre un sol qui leur était plus qu’à tout autre une patrie.C’était là le conflit personnel qu’il avaient avçc les Etats-Unis.“Non ce n’est nas pour rien que le jour du 26 octobre 1913 brille à nos yeux d’un éclat si fulgurant dans nos annales par ailleurs déjà glorieuses; ce n’est pas sans raison que depuis plus de cent ans, à l’école, nos maîtres n’ont jamais cessé d’en enseigner aux petits Canadiens la fierté.” M.le juge Fabre-Surveyer Le représentant de la province de Quebec dans la Commission des siles et monuments historiques du Canada adresse la parole en anglais et présente le point de vue anglais des engagements de 1812-13.11 a rappelé la fondation il y a 50 ans de la Chateauguay Literary and Historical Society, à Onns-town, qui s’est consacrée à établir la vérité historique sur la bataille de Châteauguay.Elle sc proposait aussi de faire ériger des monu-ments.Ces n^muments, érigés depuis quelques années, n’avaient pas encore été inaugurés.Ils l’ont été samedi même par M.Surveyer.La Société de Châteauguay s’est appliquée aussi à délimiter avec exactitude le théâtre de la bataille du 26 octobre 1813, soit à environ 5 ou 6 acres d’Allan’s Corner, village situé sur la rivière Châteauguay, à 13 milles de Huntingdon et à 43 milles-de Montréal.En 1913, centenaire «le la bataille, Robert Sellar a publié une brochure sous le titre “U.S.Campaign to capture Montreal”, revue et augmentée en 1914.M.Surveyer lit ensuile la description faite de la bataille du 26 octobre par de Salaberry lui-même, puis donné lecture également d’une partie du rapport du général américain à son supérieur.Ce général américain.Hampton, appartenait à une famille de militaires.Ce n’était pas un soldat de fortune.Quant au générai Wilkinson, il était lui aussi un militaire de carrière et sa biographie couvre trois pages du “Dictionary of American biography”.Il a publié ses mémoires, en trois volumes.M.Surveyer tennine en lisant un poème de John Campbell, ancien professeur au “Montreal Presbyterian College”, sur la bataille de Ghâ-teauguay._ La Bren La route Montréal-Québec M.William Tremblay, ministre du travail, a déclaré ce matin que les travaux aux approches du pont du Bout-de-Dle commenceront la semaine ^.ochaine, du côté de Repen-tigny.Le pont sera ouvert à la circulation pour le 1er juin 1939, alors que le pont et la rou-.e améliorée Québec-Montréal seront entière ment terminés et au point.La route améliorée sera raccourcie de 17 milles avec 11 passages à niveau en moins.On estime que le voyage se fera en trois heures, en automobile, à vitesse raisonnable.Mise au point Lo loi du codenos de M.Piuze Le Commissaire de la Sûreté Provinciale proteste contre l'inexactitude de prétendus faits rapportés par i un journal du matin — La Sûreté : n'intervient pas dans !a politique M.P.-A.Piuze, commissaire de la \ Sûreté provinciale, nous fait tenir, ta déclaration suivante: l.“Un journal du malin a publié) récemment plusieurs articles au su Le dépoté Plaxton tend témoignage Le privilège d'un député Ottawa, 31 QXN.C.) — M.Hugh Plaxton, député libéral de Toronto aux Communes, a élé le premier témoin entendu ce matin à l’enquête sur le contrat accordé par le gouvernement canadien à.la John in-glis Company, de Toronto, pour la fabrication de 7,000 fusils mitrailleurs Bren.M.Hugh Plaxton a fait quelques commentaires, avant d’entrer dans la boîte aux témoins, sur la façon dont il avait appris qu’il devait témoigner à l’enquête, soit,par le Globe and Mail, qui rapportait que juge Davis avait insisté pour qu’il comparût devant la commission.M.Plaxton a tenu aussi à dire que, comme membre de la Chambre des Communes, la commission n’avait pas l'autorité de juger ses actes.C’est en effet un privilège admis qu’un membre de la Chambre n’est jugé que par ses pairs.Mais M.Plaxton a tout de même consenti à témoigner, tout en insistant sur ce point: la bonne volonté dont il fait preuve en comparaissant de-vanl la commission ne doit pas être interprétée comme l’abandon ou la négation des privilèges d'un député.M.Davis a demandé an témoin si le fait de sc soumettre à l’interrogatoire signifiait qu'il répondait à toutes les questions qu’on lui posait.— Assurément, a répondu le te-, moin; mais il doit être bien entendu que je me réserve le droit de juger les travaux de cette enquête.Le témoin a expliqué son association avec ses frères dans l’élude légale Plaxton and Plaxton, de Toronto, ainsi que les premières conversations qu’il a eues avec le major Hahn.“Le seul intérêt que j’avais dans l’entreprise (John In-glis) el dans le contrat qu'elle voulait obtenir, a déclaré M, Hugh Plaxton.consistait à voir une usine de mon comté rouvrir scs portes, qui.à mon avis, devait améliorer la siluation dans celle partie d?la ville de Toronlo".M, Hugh Plaxton a déclaré également qu’il n’avait pris aucune part dans les transactions financières et légales auxquelles le conlral a donné lieu.mi- se I où avaient vécu leurs pères et qu’ils voyaient envahi.Souvenons-nous que la milice canadienne d’alors, et probablement le bataillon des Voltigeurs, se composait en partie des meilleurs éléments de noire bourgeoisie, d’hommes par-faifement conscients et capables de bien peser leurs actions.Plusieurs U entre eux.un quart de siècle plus tard, ne devaient pas hésiter a se rebeller contre une tyrannie inlé-rieure devenue Irop pesante, mais, en 1812, même après les vexations En Chine Chiong Hsueh-Liong emprisonné Hengyong — Les opérotions litoires Peiping, 31 (UP-Havas) - On apprend que l’ancien dictateur de la Mandchourie, le inuréchal C.hi-ang Hsuch-Liang, qui a fai! prisonnier le maréchal Tchiang Kai Click il y a deux ans, est à son tour emprisonné à Hetigyang.On ajoute que certains de ses anciens lieutenants combattant ennlre les Japonais ont réclamé son élargissement.* * * Canton, 31 (AP) — Les Japonais viennent de s'emparer de la ville de Kouangmoon.située à 80 milles au nord de Canton, et les bombardements répétés de leur aviation ont forcé les Chinois à évacuer le port intérieur de Outchao, à 90 milles à l'ouest de Canton.Par contre, les Chinois massent des miliciens qui auraient réussi à arrêter l'avance japonaise aux environs de Tsingyun.à 45 milles au nord de Canton; ils prétendent avoir tué .300 hommes aux Japonais près de Tsoungfa.La conférence de Vienne L'Allemagne et l'Italie arbitres du différend entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie — La révision du traité de Trianon Berlin, 31 (S.P.-)—En vertu de leur accord même, les quatre grandes puissances qui ont réglé la récente crise européenne, à Munich, le, 1er de ce mois, doivent conférer sur le différend de la Tchécoslovaquie el de la Hongrie si ces deux pays ne se sont pas accommodés à la fin des trois derniers mois de cette année.Mais il y a lieu de penser qu’à l’expiration de ce trimestre, deux des quatre signataires de Munich: l’Allemagne et l’Italie, auront rnis fin au différend.La Tchéco-Slovaquie et la Hongrie s’étant accordées, la semaine dernière.à demander un arbitrage germano-italien, Berlin et Rome ont invité les deux contestants à envoyer des porte-parole à Vienne mercredi.Un communiqué publié à Berlin, il y a quelques heures, a annoncé que les ministres des affaires étrangères de l’Allemagne et de TItalie rencontreront ceux de la Tchéco-Slovaquie et de la Hongrie dans celte ancienne capitale, après-demain.Il n’est pas question d’une participation de la France ou de la Grande-Bretagne.U semble que pour l’heure le principal obstacle à un accommodement entre la Tchéco slovaquie et la Hongrie ait trait à la possession de quatre villes de la région frontière tchéco-slovaque: Bratislava, Munkacs, Kassa et Nitra.* * * A Budapest, on tient de sources autorisées, paraît-il, que la Hongrie acceptera la décision de l’Allemagne et de THalie, q.elle qu’elle soit.A Prague, des personnages officiels disent qùë la délégation de la Tchéco-Slovaquie à Vienne aura des statistiques pour appuyer la thèse tchéco-slovaque.^ ^ Berlin.31 (S.P.A.).— La Deutsche Politise h-Di plomatisc he Kor-respondenz, organe du ministère des Affaires étrangères, annonce qu’il sera beaucoup question de la revision du traité de Trianon au cours de la conférence que des délégués de l’Allemagne, de l’Italie, de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie auront à Vienne mercredi, pour l’arbritrage du différend hungaro-Idiécoslo vaque.Il faut, explique l’organe du ministère des Affaires étrangères, mettre fin aux atteintes cjuc ce traité a portées aux principes de Woodrow Wilson et rendre aux Hongrois ce qu'on leur a volé au mépris de principes ethnologiques.On sait que par suite du traité de Trianon la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Yougoslavie ont reçu des parties du territoire hongrois.Ce que la Roumanie cl la Yougoslavie ont reçu dépasse beaucoup ce qui avait clé attribué à la Tchécoslovaquie.Dans son article, l’organe du ministère des Affaires étrangères' ne nomme ni Yougoslavie.ta Roumanie ni la Pour la Bulgarie Londres, 31.— (C.P.-Havas) — La Grande-Bretagne et la France ont consenti .à garantir à la Bulgarie respectivement les prêts de $15,-000.000 et de $10,125,000 pour l’accroissement des relations commerciales entre les Irois pays intéressés et pour le développement des ressources naturelles des Balkans, apprend-on aujourd’hui.Celte décision est le résultat de plusieurs mois de négociations entre les représentants de la Crande-Brelagnc, de la France et de la Bulgarie._____a Les Juifs polonais d'Allemagne Berlin, 31.- (A P.) — L’organe du ministre de la propagande Gocb-bels, “Der Angriff”, annonce que les négociations entre l’Allemagne et la Pologne sur le status des Juifs polonais vivant en Allemagne s’ouvriront demain à Varsovie.Ces négociations décideront du sort de quelque 20.000 Juifs qui ont été arrêtés par les autorilés allemandes cl dont plusieurs milliers onl déjà été déportés en Pologne.’ Thèse du Dr Armand Frappier Le docteur Georges Baril, directeur des éludes de la Faculté de médecine de Montréal annonce que le mercredi 2 novembre, à 5 heu res.dans la salle des promolions (214), à l’Université, le docteur Armand Frappier soutiendra une thèse pour l’agrégation en bactériologie.Les professeurs de l’Université et les élèves sont instamment priés d’assister à cetle manifestation intéressante de noire vie médico-scientifique.Le public est également invité à cette soutenance.i jet de la Sûreté provinciale.) j L’inexactitude des faits rapportés l me force à faire une mise au point, j 2.“Ce journal affirme que des agents de la Sûreté provinciale sont; allés dans la division électorale de Monlréal-Saint-Louis, pour s’y occuper de politique provinciale.En fait, ni directement ni indireclcinent les agents de la Sûreté provinciale n’ont été envoyés dans Saint-Louis pour une fin politique quelconque.En vertu des règlements de la Sûreté provinciale, aucun agent ne va en service sans un ordre formel; cl aucun ordre de ce genre n’a été donné à qui (pie ce soit dans la Sûreté provinciale.3.“L'erreur d’information du journal vient sans doute du fait qu’il indique un monsieur Wilfrid Bol-duc comme faisant partie de la Sûreté provinciale.Je dois déclarer j catégoriquement que M.Wilfrid Bolduc n'est ni inspecteur ni membre de la Sûreté provinciale.4 “La Sûreté provinciale a été cons- ' tituée en vue de la prévention des j crimes et pour le maintien de l'ordre dans les limites de la province, j 5 “En vertu des lois, la Sûreté provinciale a juridiction dans toute la! province, donc dans toutes les cilés, villes, villages et municipalités.Ce-i pendant, sur les ordres formels du j département du procureur général, ordres qui onl été constamment en vigueur, les officiers et agents de la Sûreté ont des instructions formelles de ne pas intervenir dans les affaires politiques el plus particulièrement dans les élections fédérales, provinciales ou municipales; sauf lorsqu'il y a nécessité pour le maintien de l’ordre public.6.“C’est ainsi que lors de l’élection complémentaire de Bagot, des agents de 1g Sûreté provinciale furent chargés de maintenir l’ordre dans chacun des bureaux de votation.Ces agents n’ont nullement participé à l’élection en cours, suivant en cela les instructions formelles des autorités.Celles-ci Avaient appris de source digne de foi qu’un groupe d’individus exerçaient leurs activités dans le comte, comme de faux agents de la sûreté; c’est alors que celle-ci, après consultation au préalable avec le département, dût intervenir.Cette intervention limita d’ailleurs à envoyer des officiers dans chacun des bureaux de votation, avec ordre de s’abstenir de toute activité politique et de s’occuper uniquement du maintien de l’ordre public, et particulièrement de la protection des bureaux de votation.7.“Ces officiers n’onl donc rempli que les devoirs qui leur avaient été assignés.On me permettra de déplorer qu'on ait mentionné les de ces officiers, de façon à laisser entendre qu'ils se seraient mêlés de politique, alors qu’ils ne faisaient que remplir strictement leur devoir.8."Si donc dans les limites du comté de Bagot il y avail eu un corps de police organisé et en mesure de maintenir l'ordre, dans les circonstances que je viens de mentionner, la Sûreté provinciale ne serait pus intervenue.9.“La Sûreté provinciale a une tâche importante à remplir.Elle a besoin pour cela d’avoir la confiance du public cl sa collaboration.C’est pourquoi il était de mon devoir, en justice pour les membres de la Sûreté provinciale, et dans l’intérêt même du public,, de faire cette mise au point.” (signé) P.-A.PIUZE, Commissaire de la Sûrelc provinciale du Québec.Lessard et Drouin trouvés coupables par un jury Le jug* précise que la contitutionnalité de la loi n'est pas en cause et qu'il n'a d'ailleurs pas juridiction en la matière — Sentence à venir — La défense en appelle du verdict QUEBEC, 31.(D.N.C.) — Les jurés des Assises ont trouvé Fronçois-Xavier Lessard et Joseph Drouin coupables d'avoir "comploté pour entra-ver le travail d'officiers de justice dans l'exercice de leur devoir" et ont recommandé l'accusé Drouin à la clémence de lo Cour, à l'issue d'un procès qui avait donné aux procureurs de la défense l'occasion de discuter de la constitutionnalité de la loi provinciale anticommuniste connue sous le nom de "loi du codenos".Me R.-L.Colder, c.r., principal avocat de la défense, en appelle du verdict prononcé contre ses clients.Le verdict fut rendu à trois heures quarante, samedi après-midi, après que, dons son discours aux jurés, qui se termina vers une heure, M.le juge Roméo Langlois, de lo Cour supérieure, qui présidait le tribunal de la Cour d'assises, eut déclaré que la question de la constitutionnalité de la loi du cadenas ne se posait pas dans le présent procès et que, d'ailleurs, il n'avait pas la juridiction voulue pour décider de cette question.La sentence est encore à venir.Aux Concerts Symphoniques Un pianiste dont nous devons être fiers Les décrets-lois de M.Daladier Les pronostics — Modification possible de la loi électorale A.) •'ont ùe Paris, 31 (S.I l’appui du congres radieal-socialis te, qui Ta approuvé de s’être .sépare du Front populaire, le president (h.conseil Daladier réunit le cabinet aujourd’hui, pour la preparation de dérrels-lois qui auront pour but la solution du problème financier de la France.Dans le monde politique, on pense que le gouvernement im posera de lourds sacrifiées à tous les contribuables.Les conjectures vont bon train.On parle d'impôts sur les capitaux, d’augmentation des droits successoraux, de convei-sion des obligations de l’Etat.On sait que les pouvoirs extraor dinaires que M.Daladier a reçus du Parlement expireront le 15 novembre.Des observateurs pensent que le président du conseil pourra sou* me lire des dérrels-lois au présiden* de la république dans quelques jours.Certains croient que M.Daladier usera de ses pouvoirs extraordinaires pour modifier la loi électorah (il estimerait, d'après ces observa leurs, (pie la présente loi a favorisé le Front populaire).Le général Gamelin en Afrique Tunis, Tunisie, Afrique du Nord, 31 (A.P.) — Le général Marie-Gustave Gamelin, chef de l'état-major de France, est arrivé à Tunis, hier, pour l'inspection des défenses militaires du protectorat français qui horde la colonie italienne de la Libye.La tournée du général Ga-niclin durera une semaine.R y avait autrefois à Montréal deux frères, musiciens, qui offraient les plus belles promesses.L’un mourut trop jeune pour les réaliser pleinement; l’autre se présenta au Prix d’Europe, à un âge où beaucoup ne sont encore que de minces étudiants, et le remporta haut la main, (.’était Jean Dansereau, qui portait alors son autre prénom.En ce teinps-Ià, on était précoce, au Prix d'Europe, car Dansereau le remporta en 1914 et l’année suivante, c’était le tour de Wilfrid Pelletier; or tous les deux étaient encore du beau côté de la vingtaine.Jean Dansereau fit ses deux ans de Paris, puis il y en ajouta d'autres.Un dit qu’il fût pianiste-accom pagnateur chez le maître Jean de Reszké, imitant en cela ces chefs d’orehestre qui sc sont préparés à une glorieuse carrière en faisant leur partie à un dernier pupitre, comme le.fit.par exemple.Masse-net, qui fut timbalier au théâtre, et Koussevitzky, qui joua de la contrebasse.Puis, il travailla, il voyagea, étudiant toujours sor piano.Quand i! sentit ses ailes assez fortes, il prit son essor au concert, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, n’ayant jamais de gêne à se présenter com-, nie pianiste canadien français.Fit-il bien d’attendre vingt ans avant de revenir chez nous offrir une réputation qui, selon le cliché hahiluel, n'est plus à faire, et un talenl mûri qui force l’admiration?Oui sans doute, car revenu trop tôt, que lui aurions-nous donné?Le cold shoulder, l’indifférence scandaleuse dont nous sommes si prodigues envers ceux des nôtres qui méritent mieux, réservant nos faveurs à tous les acrobates du violon, du piano, de la voix, pourvu qu’ils arrivent de loin el qu'ils soient supportés par un pistonnage bien organisé.De sorte que, vendredi, ceux qui n ont pas de parti pris ont pu admirer sans réserve uu des plus beaux pianistes qui nous aient fait l'honneur de venir chez nous depuis bien longtemps et que les autres n’ont osé rien dire.Et Ton a vu celle chose si rare, que l'artiste, après sa belle exécution d’un Con-ceitVfle Be etho ven-,- a*vh> i appelé sept fois de suite, par des applaudissements el des bravos éclatants.Tout se réunissait d'ailleurs dans de Concerto pour en faire le sommet du programme: beauté de j’oeuvre, interprétation qui faisait honte d’y voir : ’joindre la banale mention de la virtuosité, intelligente solidité du dialogue orchestral.Bans la communion à l’autel de Beethoven.les deux Prix d’Europe de 1914 et 1915 sc sont donné la main pour n’offrir qu'un seul coeur.Pour une fois, je ne cherche même pas s’il y avait à faire une toute petite réserve, ne fût-ce que pour ne pas perdre ma qualité — en est-ce bien upc ?— de critique.Je me suis contenté d’admirer Tar-lisle devenu entier, après avoir connu le petit jeune homme timide et prometteur d’il y a vingt ans.La tenue tout entière du premier concert sympnonique de la saison a d’ailleurs élé sur le même plan d'excellence.J’aiirais, il est vrai, désiré autre chose qu'une Symphonie de Schubert, qui ne fut tragique que dans la pensée de son auteur.Le vrai Schubert, c’est dans le lied qu’il faut aller le chercher.Ni sa huitième, que Schumann proclamait divinement longue, ni l'inachevée, qui est un chef-d’oeuvre dans ses deux uniques mouvements, ne valent VFurl Koenig, la Jeune \feu nirrr, Marguerite au rouet, la Truite et le délicieux Voyage d’Hivet.Quant it lu Mer de Debussy, cl connnc je ne veux pas me faire lapider, je me range à l’avis de ceux ipii le proclament une peinture so-noir intensément vraie, faite d’une palette à laquelle, sans doute possible, le jazz a emprunté ses rors bouchés, ses trompettes à sourdines, ses cymbales frisonnantes et ses aériennes arabesques des violons surdivisés.Où est celte mer d’East-bourne, à laquelle Debussy trouvait “une correction tout à fait britannique” ?Dans la sienne, il n’y a “que des sirènes” el rien n’y fait j certes "pleurer les poissons”.Le gagnant du Prix Jean-Lallemand de celte année a obtenu de l'orchestre cl de M.Pelletier que son Thème et Variations fût pré- senté dans les meilleures conditions qu'il pût désirer.C’est, étant jeune, d’une écriture qui mûrira mais c’est xolidemenî pensé et écrit.Le thème, qui est un Choral original, sc suit très facilement et lu Coda conclut d’une façon très brillante, un peu suivant l’esthétique d'Elgar — ce qui n’est d’ailleurs pas un modèle à dédaigner.La matinée symphonique C’est Schubert qui en fut le the* me et l’ouverture de Rosemondc, dont les sujets s’apparentent aux licders, a donné un bel exemple de la facilité mélodique toujours distinguée du maître viennois.La Plus que lente, de Debussy, délicieuse parce que miniature, applaudie à perdre haleine, les Scènes Pittoresques de Massenet, l’ouverture de Gabriel Pierné pour Ha-mounteku, l'intermezzo des Joyaux tic la Madone de Wolf-Ferrari, et la valse de la Chauve-Souris, ont été l’objet de la plus grande faveur.Alternativement, MM.Wilfrid Pelletier et Horace Britt, ont mené l’orchestre.La surprise de l’après-midi, tout le monde s’en doutait d’avance, c’est M.Jean Dansereau qui devait la procurer.Et cela nous a valu une exécution de la troisième Ballade de Chopin, comme seul Alfred Cortot sut nous en présenter une, il y a bon nombre d’années.Entre le Chopin dépouillé de tout son romantisme que les virtuoses nous présentent pour y faire effet de leurs acrobaties, et le Chopin poitrinaire qu'affectionnait autrefois Wla-dimir de Pachmann, il y a un abîme ne devrais-je pas plutôt dire une montagne?— et c'est le vrai Chopin, en qui M.Dansereau fit pénétrer son auditoire, que nous pûmes admirer à Taise.Comme il est bon que certaines choses soient dites, même si elles ne plaisent pas à tous, M.Pelletier a pris texte de certaines remarques faites sur la longue absence du pianiste pour dire quelques vérités qu’on reconnaît souvent in petto, mais donl on a peur au grand jour.Si nos artistes s’expatrient ou lardent à revenir chez nous, n’est-cc lias parce que, ailleurs, on est plus accueillant ?Nous n’avons pas de marché a leur offrir?Est-ce leur faute ou 11 nôtre?Tandis que d’autres villes du Canada — doit-on les nommer?— possèdent depuis des années ce que nous commençons à p°ine à nous donner et combien timidc-ment-! qu’e.yt-ee que notre ville d'un million et demi d’habitants peut mettre en regard des autres?Où sont notre Massey Hall, notre Conservatoire?Nous recevrons Tan prochain nos Souverains; les amènera-t-on entendre de t’opéra au Forum, comme on le fit de la reine de Roumanie?Et pourquoi exige-rait-on (pie ceux des nôtres qui se sont créé une belle carrière à l'étranger, n’y eussent meme pas songé pour venir chez nous s'enterrer et vivoter?Ce ne sont pas là sans doute les paroles mêmes de M.Wilfrid Pelletier, mais c’en est une paraphrase assez fidèle pour qu’elles fassent réfléchir ceux qui voudraient qu’enfin nous nous réveillions.Frédéric PELLETIER Mort du Dr R.-G.Motte Québec, 31 (Spécial au Deuoir) —Le Dr R.-G.Matte, médecin bien corn celte Lui survivent: scs fils, le R.P.Lucien Matte, S.J., Montréal, MM.Adolphe Mnlle, monotypiste au Devoir, Montréal, Georges et Rosaire Malte, Québec; ses filles, la Rév.Sr Saint-Jean-Baptiste, des SS.de la Congrégation de Notre-Dame, Quebec, Mme W.-A.Caron et Mlle Aline Matte, Québec, Mlle Hilda Matte, Montréal.Le Dr Malte avait été blessé dans un accident d'automobile, cet etc, au retour d’un voyage à Montréal ou il avait assisté à l’ordination sacerdotale de son fils, le R.P.Malle.1! ne s’était pas remis de ses blessures.Les funérailles auront lien mercredi malin, à Québec.Le Devoir prie la famille d’accepter ses vives sympathies.Æ I./I Jt.VJ.X 111 inu de Québec, est décédé dans te ville, hier, à Tâge de 77 an*.Le droit des gens mariés Nous publierons mercredi le quatrième cours de Me Olivier-Martin a l'Université de Montréal, prononcé vendredi soir, sur le droit des gens mariés: les donation» entre fiancés, les donations entre époux et le douaire.% 721281 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1938 VOLUML ,XXIX - No 253 RADIO-GAZETTE Lundi, 31 octobre Ondes courtes I ONDRBS _ É 20 p m- — Extraits d’o- péra-c£S*U - aer.oso.oac.gsc t BOSTON — 7.30 p.m.— Le monde scientifique.la géologie dans le inonde moderne _ WlXAi, 49 6 m.«-04 »**• ROME — 7 30 p.m.— L'Italie, pays de* rhansonf : choeurs de la Romugne —- 2RO.25 « m., 11.81 még.; 1RP, 30 5 m., NEW-YORK — 8 p.m.— Variétés — W2XE, 25.3 m., 11J3 még.SCHENECTADY — 8 pm.- Musique espagnole populaire — W2XAF, 31.4 m., ToicTfÔ — 3.15 p m.— Solo — JZK, 1B.V m.15.16 még.; JZJ.25.4 m., 1L80 CARACAS — 8.30 p.m.— Le theétre de l’air — YV5RC, 51 7 m., 59 mèg.PRAGUE — 8.40 p.m.— Musique — OLR4A.25.3 m.11.84 még.; OLR5A, 19.m., 15 23 még.LONDRES - 9.35 P®.- Floré^e Marks (chansons Irlsudaite* ) — OS1, GSD, GSC.OSE BERLIN — 9 45 p.m.— Hollowe’en — DJD, 25.4 m., 1177 még GUATEMALA - 10 p.m.— Concert de fanfare du Guatemala — TGWA, 19.7 m., 15 17 még.Radio-France S uMon Earii-Mondlal — sur 25 mètres 24 et tut 25 mètres 60 8 30 p m .Programme pour l'Amérique ou nord — Concert de musique enregistrée: Informations en français et cours 10 00 pjn .Informations en anglais; cau-aerie en anglais par Mme Tolstoï; musique enregistrée; information* en allemand.Radio-Italie station 2 R O, Rome — aur 31.13 mètres 7 30 pm .L'Heure de l’Amérique du nord — Nouvelles en anglais; nulle, pays de chanaon*.par des choeurs de 1* Romagna; programme des femmes d affaires et professionnelles; le courrier de 2RO, nouvelles en Italien.Radio-Etats-Unis «’ABC _ 348.6 mètres - 860 kilocycles 7 15 p.m.Lum et Abncr, comédiens.7.30 pm,, Eddie Cantor.8.45 p.m., Headlines on parade.9.00 p.m.Radio-théâtre Lux.1000 p.m., Orch.Guy Lombardo.10.30 p.m., L’Histoire du chant.WEAK — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6 00 p.m., La science dans les nouvelles.8.15 pm,, Historiettes pour les enfant* 7.00 p m , Amos and Andy.8.30 p.m., La voix de Firestone, avec R.chard Crooks, ténor, du Metropolitan.9.00 p.m.L’Heure charmante 10.00 p m.Concert Contented.WJZ —- 394.5 mètres — T60 kilocycles La science en marche Radio-Italie Pour les enfants.sous la Station 2RO, Rome — sur 31 mètres 11 7 30 p.m, L’Heure de l'Amérique du nord — Nouvelles en anglais: notes Impériales; les symphonies du mardi; nouvelles eu Italien.Radio-Etats-Unis WABC — 348 6 mètres — 960 kilocycles 605 p.m.Sport.6.30 pm.Today.7.15 p m .Primeurs de Hollywood.7 30 p.m.Echos de console.9 00 p.m.We, the People.9 30 p.m., Caravane Camel.10.30 pm.Récitals rythmiques, avec Maxine Sullivan.10.45 p m.PolnU de vue américains.11.10 p.m.Dernières nouvelles.WEAK — 454.3 mètres — 660 kilocycles 7 00 p.m.Amos and Andy.7 15 p.m.Variétés vocales 8 00 p.m., Orch.Ruas Morgan.10.30 p.m., Hollywood Gossip.WJ Z — 394.5 mètres — 760 kilocycles 8.30 p.m., Informations, please.9 30 p.m , Jamboree de NBC.10.30 p.m.Ralph Blano, ténor.Mercredi, 2 novembre Ondes courtes BERLIN — 6 p.m.— La Semaine du livre allemand — DJD, 25.4 m , 11 77 még LONDRES — 7 p.m.— Scènes de Richard the Third, de Shakespeare — GSP, OSO.GSD.GSC, GSB.BUDAPEST — 7 p.m.— Musique de chambre — HAT4, 32.8 m., 9.12 még.ROME — 7.30 p.m.— American Hour — 2RO.25.4 m., 11.81 még.; IRF, 30.5 m,, ; 9.83 még.TOKYO — 8.15 p.m.— Solo de xylophone — JZK, 19.7 m., 15.16 még.; JZJ, 25.4 m., 11.80 még.LONDRES — 9.20 p.m.— La situation Internationale, par H.Wickham Steed — GSI.GSD, GSC.GSB.PRAGUE — 9.20 p.m.— Musique — OLR4A, 25.3 m , 11.84 még ; OLR5A, 19.7 m., 15 23 még.GUADALAJARA — 10 p m.— Concert classique mexicain — XEDQ, 31.4 m., 9.52 még.NEW-YORK — 10,15 p.m.— The Forum and Music — W3XAL, 49.1 m.6.10 még.PARIS — 10.40 p.m.— Musique enregistrée — TPB7.25.2 m.,11 88 még.; TPA4, 25.6 m., 11.71 még.Radio-France Station Paris-Mondial — sur 25 mètres 24 et sur 25 mètres 60 8.30 p.m.Programme pour l’Amérique du nord — Concert de musique enregistrée; Informations en français et cours; ocncert de musique enregistrée.10.00 p.m., Informations eu anglais, musique enregistrée; Informations en allemand.de 7.45 pm._________ — 9 00 p.m., L'Orchestre symphonique NBC — Dirictlon frank Black.10 30 p.m,, Forum radiophonique national Campagne des "Federated Charities" Lundi, 31 octobre, k 8 h.30 p.m.CFCF, M Christopher Bills Intcrviouera les officiers de la Children’s Service Association de la Family Welfare Association et du Victoria Order of Nurses A 9 h.30 p.m., même jour, CBM; Piece radiophonique; Big Town.Radio-Canada Le Réveil rural Lm conférenciers du Réveil rural, aux postes du secteur français de Radlo-ca-nada.pour la semaine du 30 octobre «©• '°Le lundi, 31: M.J.-G.Marten.Sujet; Education des fils de cultivateurs.Le mardi.1er novembre: Mlle Eveline Bolduc.Sulet: Loisirs de l'enfance.Le mercredi.2: M.F.-L.Desaulnlera Sujet; Hygiène de la maison et des dépen- tl*Le*jèudl, 3: Mlle Murlelle Lavallée.Sujet: Mission de la fermière.Le vendredi.4: M Gérard Morlsaette.Sujet: Les arts domestiques Le samedi, 5: M l’abbé Adélard Gagnon.Sujet: La merveilleuse histoire de la feuille.Vie de famille Vie de famille, c’est le titre d'un nouveau radio-roman que le poste CBF transmet, le matin, de 10 h.à 10 h.15.L’auteur de ce roman, M.Henri Deyglun, a voulu faire ressortir dans un tableau de la vie familiale les traits des Individus qui l'animent, la font évoluer, la sauvent des assauts do toutes sorte.-."The Voice of Firestone" ovec Richard Crooks Le célèbre ténor du Metropolitan Opera.Richard Crooks, prendra de nouveau part à l’audition The Voice of Firestone.Is lundi, 31, à 8 h.30 du soir, audition diffusée des studios de la NBC et dont le poaîÆ OEM i Montré»! fera le relais.M.Crooks chantera le Prizeleid.des Maîtres-Chanteurs de Wagner; Blue and He-Eyes.de Watts, et Songs my Mothe: taught me, de Dvorak „ Alfred Wallenstein, qui sera au pupitre de chef d’orchestre, a inscrit à son pro gramme la Rhapsodie hongroise no 6.de Liszt : Musical Snuff Box.de Lladow.et Danses, de la Suite Henri VIII, de German.Christophe Colomb Parmi les nouvelles émissions Inaugurées cette saison par Radio-Canada, il convient de mentionner la roman htstor, que Christophe Colomb, diffusé par tranches le lundi de 10 h.10 h.30 du soir.La direction avait d’abora accepté tro.s émissions de ce roman aux titres suivants-les préparatifs, le voyage et la découverte du Nouveau-Monde, par Christophe Colomb.Radio-Canada ayant reçu de nombreuses lettres fort élogleuses, a décidé de maintenir ce roman à l’affiche encore quelque temps Mardi, 1er novembre La Toussaint Ondes courtes BERLIN — 0.45 p.m — Concert des maître* — DJD, 25 4 m., 11.77 még ROME — 7 30 p.m.•— Tuesday BympUo-nlcs, nouvelles — 2RO, 25.4 m., 11.81 meg,; IRF ,31.5 m .9.83 még CARACAS — 7.30 p m.— Orchestre viennois — YV5RC, 51.7 m.„ 59 még LONDRES — 8 p.m.— Fanfare de Michael Flome - GSP.OSO.GSD.GSC et G8B.ROSTON — 8 p.m.— Programme de l’Université de Harvard — W1XAL, 49.3 m.6.04 még.TOKYO - 8.15 pm.- Mélodie* populaires — JZK.19.7 m., 15 16 még : JZJ, 25.4 m.U 80 még.PRAGUE — 8.40 p.m.— Programme dédié aux Tchécoslovaques — OLR4A, 25.3 m., 1184 még ; OLRSA, 19.7 m .15 23 még.PARIS — 10 p.m.— Musique enregistrée — TPB7, 25.2 m., 1188 még.; TPA4.25.6 m.1171 még.NEW-YORK — 1045 p.m — Point* de vue américains — W2XE, 25.3 ni., 11.83 még.LONDRES •— 10.50 p.m.— Folklore — 081.GSD.GSC, GSB.Radio-Italie Station 2RO, Rome — sur 31 mètres 13 7 30 p.m.L'Heure de l’Amérique du nord — Nouvelles en anglais: concert de musique sacrée (choeur et orgue); causerie sur l’actualité; nouvelles en Italien.Radio-Etats-Unis WAliC — 348.6 mètres — 869 kilocycles 6 05 p m., Sport.6 30 p.m., Today.7 15 p m., Lum et Abner, comédiens, t 8.3U p.m.Orch.de P.iul Whiteman.9.00 p.m., Columbia workshop.9.30 p.m., Thé&tre.10.30 p.m , Rhapsodie automnale 11.10 p.m.Dernières nouvelles.WEAK — 454.3 métrés - 660 kilocycles 6.15 p.m., Historiettes pour les enfants 6.30 p.m., Music la my hobby.7.15 p.m.L’aspect humain des nouvelles.8.00 p.m., One man’s family, WJZ — 394.5 mètres — 769 kilocycle* 6 15 p.m., Jesse Crawford, organiste, 7.30 p.m., Ralph Blanc, ténor.8.00 p.m., Revue de Roy Shteld.930 p.m , Now snd then.10.00 p.m., Combat de boxe à Madison Square Garden — Henry Armstrong vs Ceferina Garcia.15 rondes.Radio-Canada Les joyaux de la Scène Lyrique Radio-Canada » de nouveau Invité Raoul Jobin.ténor de l’Opéra de Paris, a prendre part à l’audition des Joyaux de la »céne lyrique, le mercredi, 2 novembre.La Société a également invité Mlle Anna Malenfant, donc on connaît les succès au concert et ausel à la scène lyrique.Ce radio-concert sera relayé par les postes du réseau Halifax-Vancouver, de 10 h.à il h.du soir.Au pupitre de chef d’orchestre, M.Henri Delcelller, Programme : Ouverture (Mireille), Oounod.orchestre; Les Adieux à la Forêt (l’Attaque du Moulin), Bruneau Raoul Jobin, ténor J’ai perdu mon Euridice (Orphée), Gluck, Anna Malenfant, contralto; Ballet tLa Fête Su Printemps).Thomas: 1 La danse villa- .geolse, II.Valse mazurka, 111.Finale, T’or-.chestre; Ange du Paradis (Mireille), Gounod, Raoul Jobin.ténor: SéguédlUe et duo (Carmen).Bizet, Raoul Jobin et Anna Malenfant; Intermède (Carmen).Bizet, l’orchestre: Dua final (Carmen), Bizet, Raoul Jobin et Anna Malenfant; Marche hongroise (La Damnation de Faust), Berlioz, l’orchestre.Compagne des "Federated Charities" Mercredi, 2 novembre, ft a h.p m., CBM.lecture d'extraits de Dickens, par M.et Mme Whitfield Aston.A 7 h.p.m., CFCF.causerie par M.Mor-rU-W Wilson, président honoraire de la campagne.5 15 Dick Tracy.5 30 Le voyage magique en anglais.5 45 La Bourse de Montréal 6 00 Heure — Fémlna.Causerte dlr.de Mme Casgraln.6.15 Disques 6.30 Causerie sur le# sports par Grant.6.45 Father and Son.7.00 Amœ and Andy.7.15 A communiquer du studio.7.30 Heure — Swing-Slng.Trio vocal, avec Dave Davis, soliste.7.45 WUh Salle and Saddle.8 00 C’est Paris, oroh.Durleux 8 30 The Voice of Firestone, avec Richard Crooks, et un orch.symphonique sous la dlr.de Wallenstein.9 00 Heure — Orch.Crosby.9.30 Orch.symphonique WOR.10 00 Contented Program.Orch.sous la dlr.de Weber.10.30 The Government of Canada.Causerie sur les divers services administratif* du gouvernement fédéral.Eu anglais.10.45 Randam rythm.11.00 Heure — Radio-Journal.ILIS Quatuor A cordes Tudor.11.30 Orch.Mart Kenney.CKAC — 411 mètres — 736 kilocycles 4 00 Pattern* In swing.4 30 Les événements sociaux.4.45 CKAC ce soir.5.00 Au music-hall.5.30 Mélodies rythmées.5.45 Madeleine et Pierre.6.00 Nouvelles.6 05 Eythm roundup.6.15 Le don Juan de la chanson.6.30 Chansonnettes.6.45 Les nouvelles de chex nous.7.00 Chansons françaises.7.15 Light up and listen.7.30 Protégez-vous.7.45 Récital de piano.8 00 Dans le vlvoir.8.30 Le programme Red Oap.9.00 Radio-théâtre.10.00 Time melodeers.10.15 Radio-Journal.10.25 Souper aux huîtres.Causerie de M.Jean-Marie Gauvreau.10.30 Récital de piano.10.45 Orchestre.11 00 Allô, alto, les sports.11.10 Planologue.11.15 Orchestres.CFCF — 590 mètre* — 600 kilocycles CFCX — 49.96 mètre* — 6005 kilocycle* 4.00 Matinee-Club, NBC.6.00 La Bourse commentée, 6.15 Musique.6.30 Duos de piano.6.45 Nouvelles-éclair*.7.45 La science en marche, NBC.8.30 Studio.8.45 Revue du théâtre.11.00 Dernières nouvelles de sport Molson CHIP — 266 mètres — 1129 kilocycle* 4.00 The Play Boys.4.15 Pacific Paradise.5.00 Radio-spécial.6.00 Heure et sommaire.6.05 Méli-mélo.6.30 Heure — Chansons française*.7.15 A votre santé.7.30 Commentateur sportif.7.45 Aventures de deux célibataires.8.00 Qui sait?8.30 Radio-mystère.9.00 Orchestre.9.30 Causerie du col.Henri Desroelers.9 35 Jean Forget, planiste.10.00 La poésie canadienne.10.30 Orchestre — Heure MARDI, 1er NOVEMBRE CBF — 329.7 mètres — 910 kilocycles 8.00 Disques.9 05 The Breakfast Club, avec Don McNeill.NBC.10.00 Vie ds famille et disques.12.00 Au jour le Jour.12.15 Bailey Axton.ténor.12.30 Radio-Journal.12 35 Orch.Richardson.1.00 La chanson française* 1.15 Réunion du St.Lawrence Klwanl* Club.I 30 Accordéon.1.45 Mademoiselle au piano.Jane C.VH lamagne, planiste.2.00 Disque*.2.30 Little Variety Show.3.00 Récital de piano.3.15 Concert par la U.S.Army Band.3 45 Disques.5.00 La chronique parlée sur les pro grammes de la soirée et Intermède musical.5.15 The Gloom Chasers.5.30 Récital de chant, disques.5.45 La.bourse de Montréal 6.00 he réveil rural.Conférencière, Mlle Eveline Leblanc.6 15 Chansonnettes françaises, 6.30 Heure — Radio-journal.0.40 Aujourd'hui dans le domaine des sports, par R Beaudry.6.45 Mélodies du soir.7.00 La Pension Velder.sous la dir.de R Choquette.7.15 Les aventures de Robin des Bols.7.30 Heure — A communiquer du studio, 7.45 Vivian délia Chlesa.soprano.8.00 Ensemble instrumental, sou» la dlr.de P.Marchand.8 30 Orch.de Gould.9.00 Heure — Spotlight Parade, programme varié.9.30 Orch.symphonique de Toronto, sous la dlr.de sir Ernest MacMillan.10.30 Sombrero.10.45 Orch.Romanelll .11.00 Heure — Radio-journal.11.15 Causerie sur le ministère de la Justice, par M.Ernest Lapointe.II 30 Orch.Lyman.6 45 Lea nouvelles de chez nous.7.00 Le club sportif 7.15 Light up and Ust«n.7.30 La dame de coeur.7.45 Lee actualité# française»- 8.00 Big Town.8.30 Al Jolson Show 8.00 Chantons en choeur.9.30 Le» amours de Tl-Jo*- 10.00 Jean Clément 10.15 Radio-Journal.10.25 Jean Forget au piano.10.30 Maxine Sullivan, chan»®*!»- 10.45 Orch.de concert.11.00 Allô, allô, les sports.11.10 Planologue.11.15 Orchestres.12.20 Richard Lelbert, organiste .1.00 Les gars du ranch.1.15 Trio de concert Mont-Royal.2 00 Orch.municipal de Rochester (concert éducatif! NBC 2 30 Petites variété».NBC 8.00 Récital de piano.NBC.3.15 Fanfar ede la marine américaine.4.15 Matinee Club.NBC.4.45 Commentaires aur les nouve les.6.00 La bourse commentée.6.15 Musique.6 45 Nouvelles-éclairs.7.00 Théâtre du Dr J -O.Lambert.7.45 Revue des sports.10.00 Jamboree.11.00 Dernières nouvelles de «port Molson.CHLP — 267 mètres — 1120 kilocycles 7.55 Sommaire.8.00 Heure — Réveille-matin musical.9.00 Chansons françaises.9.30 Orch.Hall.10.00 Variétés.10.35 Variétés instrumentales.11.15 Chansonnettes.11 30 Extraits d'opéras.11.45 Musique d'orgue.12.00 Heure féminine.1.15 Radio-journal 1.20 Heure féminine.2.00 Heure — Orch.Joy.2.30 Now and then 3.00 Poèmes symphoniques.4 00 Swlnlsg strings.5.00 Radio-spécial.6 00 Heure et sommaire.6.05 Méll-melo.6.30 Heure — Radio-annuaire.7.30 Le courrier de Diogène.7.45 Jacqueline Bernard et ses chansons.8 00 Théâtre pour tous.8.30 Studli.9 00 Trio de concert.9.30 Orchestre.10 00 Gilbert HUI, planlat*.10.30 Orchestre — Heure.MERCREDI, 2 NOVEMBRE CBF - 329.7 mètres — 919 kilocycles Sommaire (Les lettres NBC.ft la suite des émis-«ions, signifient: National Broadcasting Company (réseau américain); les lettres CBS (ou WABC) signifient: Columbia Broadcasting System (réseau américain).CBF LUNDI, 31 OCTOBRE 329.7 mètres — 910 kilocycles Radio-Fronce Station Paris-Mondial — sur 25 mètres 21 et sur 25 mètres 69 8.30 p.m.Programme pou- l’Amérique dit nord — Concert de musique enregistrée; informations en français et cours coloniaux: concert de musique enregistrée 10 00 p.m .Information* en anglais: musique enregistrée: le courrier de France: la vie â Parla (en anglais); Informations en alitmand.t 5.00 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et Intermède musical.5.15 Trio Instrumental, sou» la dlr.de Herring 5.30 Récital de chant, disques.5.45 La Bourse de Montréal.6.00 Lt réveil rural.Conférencier, M.J.G.Marion.6 15 Chansonnettes françaises.G.30 Heure — Radio-Journal 6.40 Aujourd'hui dans le domaine de» fport*», par R.Beaudry.6 45 Concert, relais do Halifax. “ Causerie sur les sport», par Grant, 6 45 Father and Son.7 00 Amoe and Andy .v in â communiquer du studio.7 30 Heure — Les planiste» Turner and Marson.T.45 Under the Big Top.Causerie de M a Jork Roger»; °o*JOni man’s Family, sketch, 8.30 Choeur de Lunenberg, sous la dir de Doris Baker.9 00 Heure, i® 30 Orch.Percy Faith.77 c®» Joyaux de la scène lyrique.JJ ?Heure — Radio-Journal.Jî '5 Roberto Wood, barj’ton.II.30 Building of Canada, sketch.4.45 Commentaires sur les nouvelles.6.00 La bourse commnetée.6.15 Musique 6.45 Nouvelles-éclairs.7.15 Imperial Tobacco.9.30 Festival de musique, NBC.8.00 Variétés de la National Breweries.10.00 Dans les bosquet* de magnolias, NBC.10.3U Le ménestrel de NBC.11.00 pernléres nouvelles de sport Molson.CHLP — 264 mètre* — U26 kilocycU* 7.55 Sommaire.8.00 Heure — Réveille-matin musical.9.00 Chansons françaises.9.30 Matinee Melodies.9.45 Orch.Fitzpatrick.10.00 Variétés.10.35 Variétés instrumentales.11.15 Chansonnettes.11.30 Orch.Strack.12.00 Heure féminine.12.30 Geo.Mercier.12.45 Heure féminin».1.15 Radio-Journal.1.20 Heure féminine.2.00 Heure —«Concert Masters, 2.30 Half and half.3.00 Opéra.4.00 Oklahoma outlaws.4.15 Carol Lee.5 00 Kadto-spéclaL 6.00 Heure et sommaire.6.05 Méli-mélo.6.30 Heure — Chansons françaises.7.30 Aventures de deux célibataires, 7.45 Le créateur de la charuson française.8.00 A la brunante.8.30 Orch.Gilbert.9 00 Studio.9.15 Rosaire Beauchamp, baryton.9.30 Orchestre.10.00 Mme H.Lord, planiste.10.30 Orchestre — Heure.LONGUEURS D'ONDES Mètres Klioc.1050 910 730 600 6005 1120 645 960 1300 1310 830 660 760 790 1030 1100 POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DE L’EST Station Ville Klioc.CBF Montréal (français) .910 CBM Montréal, P.Q.1050 CBV Québec (français) .950 CRCO Ottawa, Ont.930 CBJ Chicoutimi (français) .1120 CHNC New-Carllsle (français) .960 CRCT Toronto, Ont.840 CKCW Moncton, N.-B.’.1379 CFBN Fredericton, N.-B.530 CJBR Rlmouskl (français) .1030 M.Trépanier et le vote des femmes M.Godbout à Coaticook M.Adélard Godbout, le chef du ¦ do,a ^aint'J.can.présidente ' parti libéral de la province de Qué- ǰiJr , Ie bec, participera ce soir à la cara- CBM 286.CBF 329.7 CKAC 411.CFCF 500.CFCX 49.96 CHLP 266.CNRO ee.465.CHNC CRCS 312.200.CKCV 222.WABC .348.6 WEAF .454.3 WJZ WGY .9.394.5 279.5 WTIC 282.8 WLWL ., 272.6 pour le vote des femmes, et Mme J.-E.Lamarche, secrétaire, ont envoyé le télégramme suivant à M.Claude Jo-doin: “Nous sommes heureuses d’entendre M.Raoul Trépanier se déclarer en faveur du vote des femmes et nous lui souhaitons le plus grand succès.Nous demandons aux femmes du quartier Saint-Louis de se servir de leur influence auprès des votants afin que le champion de notre cause triomphe.” Retraite au Gesù La retraite annuelle des Enfants de Marie du Gesù commencera dimanche, le 6 novembre prochain, à 8h.du soir.Elle sera prêchée par le R.P.Henri Schelpe, .J.Les exercices de la retraite se poursuivront tous les soirs à la même heure.Les dames et les demoiselles sont cordialement invitées à les suivre.pagne électorale de Stanstead en vue de l'élection complémentaire de mercredi pour l’Assemblée législative.H parlera à l’arsenal de Cdaticook, où il sera accompagné du candidat de la convention libérale, M.le Dr E.-C.Cabana, et de M.T.-D.Bouchard, député de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée législative, M.C.B.Howard, député de Sher brooke aux Communes, M.J.-E.Blanchette, député de Compton à la Chambre des Communes, M.Charles-Auguste Bertrand, ’éputé de Laurier à l’Assemblée législative de Québec, et M.Césaire Gervais, ancien ministre à Québec.Autres assemblées de M.le Dr Cabana D autres assemblées auront lieu: Demain, après la messe, à Sainte-Catherine de Hatley, à North-Hatley et à Beebe; Demain soir à Coaticook, Baldwin s .Mills, Way’-i Mills et autre* endroits.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires 1210 1120 1240 930 633 600 CKCH Hull, P.Q.(français) CH3J Saint-Jean, N.-B.RESEAU DE L’OUEST CJCB Sydney, N.-E.CHNS Halifax, N.-E.CFCY Charlottetown, I.-P.-E.CRCW Windsor.Ont.CKSO Sudbury, Ont.780 CKPF Fort-William, Ont.730 CKY Winnipeg, Man.910 CKCK Reglna, Sask.1010 CFQO Saskatoon, Sask.840 CFC A Edmonton, Alta.930 CJCA Edmonton, Alta.780 CJOC Lethbridge, Alta.950 CRCV Vancouver, Colombie .11001 N.B.— Les stations énumérées cl-des-sus ne sont pas toutes des stations ds l'Etat mais transmettent toutes régulièrement et à des heures déterminées les émissions de Radlo-Conada.RADIO-SALAMANQUE A L’AMERIQUE DU NORD Station Salamanque 28.92 métré» 10.375.44 kilocycles (Heure de l’Est: 9 h.& 9 h.45 p.m.) Pour ceux qui désirent des nouvelles de source nationaliste, l’émission officielle ne Radio-Salamanque donne tous les jours, de 9 h.à 9 h.45, heure de TEst une transmission spéciale pour l'Amérique du Nord.L’émission se donne en espagnol et en anglais.CKAC 411 mètres — 730 kilocycles 7.00 Mélodie» rythmées.7.10 Sommaire.l'ÜJ fot-Phurrl matinal.„ S?L* Pacade du matin 9.00 Chansons françaises.9.25 Nouvelles.9.30 Bonjour madame.10.00 Chanteur Indien ÎJJi5 Sérénade tzigane.10.30 Heure récréative.10.45 Heure ensolellfe.11.00 Chansonnettes ÎJ’i® Çoquetel musical.11.30 Big sister.U ÎJJ i‘a Pa^ndc mélodie» JiÜÎJ î’a boite A surprises i ™ J* pro'llnc* en Progrès W ?ours d® I* bourse.1.15 Nouvelles.J ÏÜ Succès musicaux.* w lu monde féminin.l'V?Poules mélodique».7 ào «*,!!.’?Principale o 22 Mélodies rythmées, z 45 Classiques légers.3 06 L'historique d'un chanson.Orch de , ^ ronpert Columbia.4.00 Sérénade tzigane J*» événement* sociaux.4.45 C KAO ce soir.5 OO Music for fun, 5 30 Variétés musicales 5.45 Madeleine et Pierre.6.00 Nouvelle*.8.05 Planologue.6 10 Saynète 6.1.1 Extraits d opérette» 6 30 Chansonnettes.* CKAC — 411 mtères — 730 kilocycles 7 00 Mélodies vthmées.7 10 Sommaire.T!2 Pot-pourri matinal « 00 l* parade du matin 9 00 Chanson* française#.9.25 Nouvelles.30 Bonjour indame.10.00 Valse*.1015 Chansonnettes.10.30 Heure récréative.J0 45 Heure ensoleillée JJ “0 Sonia, se, mélodie» au piano 11.15 Le vieux maître- d'école.11.30 Pig sister.JJ « ha parade de» mélodie*.J- 00 La boite â surprises.4* 30 La province en progrès, 1 00 Cours de la bourse.1.15 Nouvelle» }'20 Succès musicaux.1.30 Le monde féminin.2 00 A travers les disque».2 15 La rue principale 2.30 Extrait* d'operettes.3.00 Valses.3 15 Ntta O’AiCjr.3.30 Symphonie Columbia.4.00 Eton Boys, 435 Time out.for dancing.4 30 Ia>3 événementa sociaux.4 45 CKAC ce soir.5.00 Succès musicaux français, 5.30 Nouvelles.5.35 Les Castillan».6 00 Mélodies à l’orgue.6.10 Saynète.6 15 Le don Juan de la chanson 6 30 Heure de la gaieté.6.45 les noupyelels de chez nous.7.00 Heure nquise.7.15 Light up and listen.;T0 A l'auberge de la bonne histoire.(.45 No* arttste» canadiens, f 00 les montagnard* laurentlen*.8.30 Radlo-métOmanle.9 00 Le train de plaisir.9.30 Ceux q t on aime.10.00 Orch.Irwin.J® Radio-Journal.10.25 Jean Forget a l'orgue.10 30 Orch.Huntley.11.00 Alio, alio, les sport», 11.10 Planologue.11 15 Or ch c très.ARPENTEURS & INGENIEURS P Réunion historique des Ingénieurs à Résina Signature d'un accord entre l'asso-1 dation professionnelle et l'Institut des Ingénieurs Il y a une vingtaine d'années, les ingénieurs du Canada commencèrent à se rendre compte que leur profession ne leur donnait pas aux yeux de la loi les mêmes privilèges que les médecins et les avocats et, à la suite de demandes émanant de plusieurs provinces, l’institut des ingénieurs encouragea à cette époque l’établissement d'associations professionnelles dans lesquelles vinrent s’enrôler les ingénieurs des différentes provinces.Ces associations ont fonctionné individuellement, et indépendamment du corp central.Récemment, les ingénieurs ont éprouvé le désir de resserrer les liens entre le corps central et les associations professionnelles, de manière à mettre tous les intérêts en commun.Au banquet des ingénieurs qui a eu lieu à l'hôtel Saskatchewan de Regina, samedi soir, l’Institut des Ingénieurs du Canada et l’Association des ingénieurs professionnels de la Saskatchewan ont signé un accord qui sera probablement bientôt suivi d’accords semblables dans toutes les provinces du Dominion, A cette occasion, le président de l’Institut des ingénieurs du Canada, M.le Dr .I.-B.Challies, a dit à l’assemblée et au microphone qui a irradié ses paroles dans tout le Canada: “Cet accord est important parce qu'il est le résultat de nombreuses années de négociations tendant à resserrer les liens entre le corps central des ingénieurs et les associations professionnelles des neuf provinces.Dans la province de Sasnat-chewan, à partir d’aujourd’hui, chaque membre appartiendra en même temps à l’association provinciale et i à l’Institut des ingénieurs.En con-j séquence, les membres du corps ua-( tional qui habitent dans les provinces jouiront des privilèges et assu-, nieront les responsabilités qui se i rattachent au droit de pratiquer la profession d’ingénieur dans la province de Saskatchewan.Réciproquement, les membres de l’association obtiendront l’avantage de participer à toutes les activités sociales et techniques d’un corps national jouissant d'un grand prestige non seulement des deux côtés de la fron-: tière internationale, mais dans tou-; te.> les parties du monde, j Grâce aux ingénieurs de la Saskatchewan, le 29 octobre 1938 deviendra une date mémorable daps les annales de la profession au Canada.Il est donc tout naturel que les ingénieurs de toutes les parties du Canada soient rassemblés à Regina ce soir pour célébrer un événement unique dans l’histoire de leur profession.’’________ Les fêtes du troisième centenaire Le comité exécutif a voté hier une somme de $17.000 comme crédit initial pour la préparation des fêtes du tricentenaire de Montréal.Le comité des fêtes s’est reuni hier de nouveau.CFCF CFCX vtè mètre* — 600 kilocycles le 46 mètre* — 6003 kilocycles 2 30 Valses favorite» NBC 3.45 Eiurr R* appul-IIvrea, NBO.4.00 Matinee-Club, NBC.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR".430 rue Notre Dame (est), Montréal.H.iAbaecQue.'.‘ ' L LO u (* -P' AtflnTUa •otOMtTBX.' .IH G Éh J EU ft*/*’ ÇOM/til/ ^ iHODlfc*/ K&Otit/ ÜMÜéi l*OUt/T.CUL -/T-JACOUt^-MONTCtAl PLATEAU 3451-3452 J^QIflct.TH&MU ASSURANCES COMPTABLES P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tel.HArbowr 5990 HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Rell-Kleuses à se prévaloir de noa services particuliers.441 St-François-Xavier - Montréal TéL MArqnctte 2383-2384 AVOCATS Maurice Dupré, CR.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Billy, Prévost et Horne 80 rue St-Pierre Téléphone : 2-4778* - Québec Léon-A.Hurtubise C.R.A.Comptable publie licencié 60, St-Iaeque* O.- Montréal Téléphone : H Arbour 1553 LoRUE & TRUDEL Comptables Arrêta—Chartered Accountant* •^••Arthur Le Rue, C.A.Mauriot Chertré.C a A^-Emile Beauvais, C.A.Jean-Paul Gmithiar ^ V Maurice Boulanger, C.A.J moqua» LaRue, cJl Lionel Rouasin, C.A.Lu men-P.Bélair, C.V Dollard Huot, C.A.Paui-E Brunet.C.A.K.-A.Rondeau C.A.René Barrièra C.JL Montré®1 — Québec CLAVIGRAPHES André Martin AVOCAT Suite 101, 266 eueit, rue St-Jacques Té!.HArhour 6780 10-11-38 CLAVIGRAPBIS Und rwood Remington Royal Réguliers et portaMfs Calculateurs et Duplicateurs — Service et accessoires.N.MARTINEAU & FILS 1019 rue Bleurv Bt 23lt Anatole Vaaler.CR.Guy Vanler, CR.Voilier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS MANUEloeLÏHVENTEUR s* ri ATI Ç " inventeurs GRAî£ KMANDC Albert fournie# 134 CATHERINE SSI I i *TWITE'.I * W ITE Machine* à additionner, calculatoars, toute* marques, neufs ou reconstruits [Venez choisir à même notre assortiment) Typewriter & Appliance Co.E.D.TWITE, gérant général Ltd.750, RUE ST-PIERRE LA.9237 (Entre les rues CraU et St-Jacques) ENCADREURS Protégées en tous pays Demandez 1# manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 nie Université.Montréal Wisintainer & Fils 908 BO’ L.ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Mlrotru Réparation de cadres et mirolra LAnc.2264 IMPORTATEURS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant o Breveta, marques de commerce, el MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université.Montréal COMPTABLES J.-A.BERNIER Fondée en 1892 C.X.Tranchemontagne Cle IMPORTATEURS Tissus et toiles pour communautés religieuses.459, St-Sulpice - -Tél.LA.1344 Anderson & Valiquette Comptables-Vérificateurs J.-Charles Anderson.LA C.Jean Valiquette.L.S.C.C.A., LA.C.Roméo Carle.L.S.C.C.A.A.Daitenais.L.S.C.C.A.84, Notre-Dame ouest - LA.2417 OPTOMETRISTES-OPTICIENS S pcc+alités : HArbour 5514 AJUSTEMENT DE YERKi fl.PHANEUF-/I.MESSIER OPTOMETRlS TES-OPTICIENS 1767 St-Denis Montréal REMBOURREURS-MATELASSIERS Edmond Caron, B.A., LS.C.-C.A.Licencié en sciences comptables Comptable ateréô - Chartered Accountant Spécialiste en Impôt sur le Revenu 58, rue St-Jacoues 159.rue Alexandre HArbour 3635 MONTREAL TROI3-RIVIERES REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialités : meubles et matelas «W commande ainsi au» réparation».Estimés gratuits sur demande 3886 Henri-Julien - Tél.BE.1700 ^Assurance surfaite Saubfftarbe MONTREAL.HARCtffC BttgfÉÉRëfc RSffiPEM? VOLUME XXIX — No 253 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1938 PAGE EEMINin lA vre en"aimant Directrice: Germaine BERNIER Cimetière montagnard par M.Barrière-Affre Entre deux monts, la torrentueuse Tessaout roule ses eaux gonflées par les récentes neiges.De cascade en cascade elles descend vers la plaine, entraînant des arbrisseaux déracinés, des blocs arrachés aux falaises, des herbes détachées des berges.Elle court avec un mugissement sourd qui se brise en fracas plus aigus lorsqu’elle rencontre le barrage élevé par la main des hommes, pour détourner vers d’autres vallées une faible partie de ces véhémentes eaux.Sur le versant qui penche mollement une courbe arrondie au-dessus de ce torrent tumultueux, je regarde à mes pieds le déchaînement des courants et des tourbillons, le passage rapide des épaves.Autour de moi, quel calme, quelle sérénité !.Je suis dans un vieux, un très vieux cimetière musulman, où depuis longtemps, on n’a pas creusé de nouvelles sépultures.Les deux villages chleuhs qui se trouvent près d’ici sont en ruines.Seul, Talkount subsiste avec une vingtaine de familles.et on n’apporte pas les morts jusqu’ici : c’est beaucoup trop loin ! Des thuyas gigantesques ont poussé de toutes parts, serrés, touffus, comme une forêt mystérieuse.Leurs résines embaument, et quand le vent froisse leurs feuillages noirs le parfum s’accentue : tout l’encens, tousles baumes de la montagne sont répandues ici, sur la terre des trépassés.Que reste-t-il de ces tombes ?.Hélas ! peu de stèles sont debout encore !.La plupart, lasses de veiller, se sont couchées dans l’herbe drue.Sentinelles accablées de fatigue, elles abandonnent leur faction solennelle et dorment à leur tour parmi les fleurs que le printemps a prodiguées un peu partout.Celles qui restent debout doivent avoir été profondément plantées •tans le sol ; mais il en est qui vacillent, penchées, chancelantes : il semble qu’en les touchant du bout du doigt on les obligera à se renverser à leur tour.En voici une cependant qui parait encore solide.Mince et haute, très droite, elle est au centre d’un carré formé par quatre thuyas géants.Il y a là une petite dépression de terrain, envahie d’herbe.La stèle est debout, juste au milieu.Oh! ces terres qui s’effondrent sur d’inquiétantes cavités!.Ces terres écrasantes, dévorantes, qui semblent vouloir prendre une revanche en récupérant triomphale ment la place qu’un peu de chair et d’os leur avait de ’andée, ces terres, comme elles ont l’air de célébrer la vie, en effaçant ici toute trace de mort!.Hier, je suis déjà venue à cette place et j’ai écarté les herbes autour de la stèle qui est debout.J’ai dégagé ainsi le cordon de grosses pierres dessinant sur le sol l’emplacement exact occupé par te corps.La place était toute petite, étroite, et courte: juste ce qu’il faudrait pour un corps d’adolescente, un mince corps n’ayant pas trop grandi!.Petite fihc qui dors là.as-tu été beaucoup pleurée?.Avais-tu une mère tendre dont ton départ déchira le coeur?.Quels gémissements, quelles larmes ont ému tes échos sonores de la vallée de Tessaout et épouvanté les tourterelles dans les aromatiques thuyas?.Depuis des années tu dors, bercée par les rumeurs de la rivière.Les arbres ont pleuré des résines d’or sur la funèbre pierre qui te garde, et quand celle-ci, comme les autres, sera ren-\A;rsée, il y aura encore de longues branches balancées au-dessus de ton repos!.J’envie ta tombe.J’aimerais dormir loin de tout, dans la chanson d’une eau torrentueuse, et que des thuyas pleins de roucoulements fassent de l’ombre sur me- dernier lit.Mais âu lieu d’une pierre froide je voudrais une croix, symbole d’un brûlant amour divin que toi, pauvre morte païenne, tu n’as pas connu.Oui, voilà ce qui manque à ce cimetière, à ces tombes!.Voilà ce qui inflige à ces lieux ce cachet de tristesse et d’inconsolable dés da- Le manteau de demi-saison ! tion: le signe de l’espérance et de la résurrection en est absent, et les morts sont ensevelis sous le signe morose de l’éternelle fatalité!.Dormir ainsi, sans attendre un réveil, sans attendre une aurore; dormir sans espérer qu’un soir ces os tressailliront, ces cendres se relèveront; dormir sans être sûr que les tendresses humaines refleuriront un jour comme la forêt au printemps.Ah!.de ce sommeil de bête sans âme, je n’en veux pas, et toute ma chair aussi bien que mon esprit se révoltent contre lui! Et je fuis.Je fuis le cimetière aux stèles ébranlées, aux arbres funèbres, aux silencieuses profondeurs.Je fuis le cimetière musulman d’où toute espérance est absente et sur lequel la pitié passagère de deux branches emmêlées trace seule, selon le caprice de la lumière, l’ombre déformée d’une croix!.(La Maison) M.BARRERE-AFFRE Pour réaliser l'action catholique Extraits d’une causerie pronon cée à la radio, par Mlle Jacquelinf Coulombe, en faveur de l’Ecolt d’Action Catholique Féminine.Le Père Fernand Lelotte, S.J., dans son manuel “Pour réaliser l’Action Catholique”, explique que “quiconque veut s’occuper, avec chance de succès, d’une entreprise, doit connaître au moins le but exact qu’elle poursuit et les moy i ens particuliers qu’elle met en oeuvre pour atteindre ce but; l’Action | catholique n’échappe pas à cette ! exigence élémentaire.11 faudra donc, que ses membres étudient ! soigneusement la nature de cette institution, son programme, son organisation, ses méthodes d’action, ses réalisations, les difficultés rencontrées ou à rencontrer, en un mot, la technique, nous dirions même la tactique de l’Action Catholique.De même qu’il y a des cours d’instruction militaire â l’année, il y aura, tout naturellement, dans l’Action Catholique, d cours où les membres se prépareront directement à la mission que leur confie la hiérarchie”.Ÿ # * Celles qui n’appartiennent à aucun groupement particulièrement désigné se doivent quand même de s’instruire, car h société a besoin plus que jamais de femmes convaincues et éclairées des vérités de la foi, des femmes qui s’imposent par leur compétence et leur valeur.Toutes celles de mes connaissances qui ont suivi les cours d’Action Catholique ne tarissent pas d’éloges sur l’organisation de l’école; disent à qui veut les entendre leur satisfaction d’avoir puisé à cette source et veulent entraîner dans leur sillage toutes leurs proches.En plus de nous faire réaliser le travail d’acquisition et de perfectionnement qui s’impose pour chacune, disènt-elles, les sujets traités nous ouvrent des horizons et disposent nos volontés à l’action sociale.Quelle formule merveilleuse! et quels remerciements nous devons aux fondateurs de ce puissant organisme.Merveille, aussi, que cette prise de contact, que ces échanges de vues avec nos co-paroissiennes, nos consoeurs des autres diocèses.Chacune émet des idées, fait part des besoins, des réactions de son milieu, parle de telle ou telle méthode à employer; autant de suggestions, parfois très opportunes.Que dire des visites documentaires?.Elles nous font voir dans la pratique comment fonctionnent les différentes organisations et nous donnent l’occasion de toucher du doigt les dévouements sublimes de certaines responsables, leur initiative et leur méthode.¥ Ÿ Ÿ Vous ne vous étonnerez pas d’apprendre qu’au carême 1938 presque toutes reviennent suivre les cours de 2ème année.M.le Chanoine Chamberland, directeur général de l’Action Sociale Catholique, nous exprime sa satisfaction en constatant cet enthousiasme soutenu.Les directrices nous reçoivent toujours aussi cordialement.foyer nous attend, et les professeurs continuent leur oeuvre bienfaisante.Comme vous le constatez, il n’y a que des avantages à suivre cjs cours d’Action Catholique et des bénéfices supplémentaires à réaliser si vous passez les examens.Revoir les études faites durant quinze jours, consulter, lire les publications conseillées, n’est-ce pas intensifier davantage notre conviction.• Passer les examens devient alors plus facile qu’on est porté à le croire, et recevoir le diplôme après chaque année d’étude et le brevet après les trois stages est très encourageant.Chères amies des mouvements spécialisés, pourquoi ne viendriez-vous pas nombreuses suivre les cours.Chères amies, de quelque groupe que vous soyez, club de bridge ou oeuvre auxiliaire d’Action catholique, pourquoi ne vous joindriez-vous pas?Militantes de tous nos groupe-menfsments, qui comprenez la nécessité d’une solide formation, vous viendrez suivre les cours, et vous augmenterez le nombre de celles sur qui l’on peut compter pour l’avenir.Vous viendrez n'est-ce pas étudier la doctrine sociale de l’Eglise, Iles encycliques?Nous avons tant l besoin de savoir, nous avons tant à réaliser! Vous comprenez l’extrême nécessité qu’il y a pour nous de témoigner pour la vérité, de ne rien négliger pour nous organiser méthodiquement dans le bien, pour combattre l’organisation méthodique du mal.Les communistes et les partisans de toutes les erreurs de nos temps modernes étudient; nous avons tous les avantages de nous l’assimiler.Profitons-en donc! Venons nombreuses à l’école d’Action Catholique, le 7 novembre prochain.Ce sera la meilleure façon de remercier les directeurs de l’Ecole de leur dévouement, de leur générosité, et de nous préparer à faire de l’Action Catholique organisée.Quatre ouvrages d'actualité La Rocque et son parti par François Veuillot.L’Eglise devant le monde moderne par le Cardinal Verdier.Nationalisme cl objection de conscience par Yves de la Brière, S.J.La France des Français et l’autre par Maurice Rcdel.Les quatre brochures pour .45s.franco.Service de Librairie du Devoir, 430 est, Notre-Dame, Montréal.LA MODE Retour de la lingerie de laine Le voile et la marquisette de laine Paris, 31 oct.— (P.C.-Havas) — Une des tendances les plus significatives de la mode féminine actuelle est le souci du plus grand confort allié à l’élégance suprême se trahissant dans tous les domaines.La mode de la robe en fourreau exigeant une ligne impeccable et l’emploi de tissus aussi légers que souples, il ne saurait être question d’encombrer la silhouette féminine avec des vêtements de dessous volumineux ou nombreux.Mais ces sous-vêtements doivent cependant avant tout protéger de manière suffisante contre toutes les intempéries et d’autre part ils doivent jouer un rôle de maintien ou de correction de la silhouette.Il n’était donc qu’une seule matière susceptible de répondre aux exigences des maîtres de la mode parisienne : la laine, chaude et légère, souple et confortable.Et voilà pourquoi la belle lingerie féminine de 1939 sera en laine.Les principaux créateurs parisiens de lingerie féminine de luxe, Hélène Yrande, Schiaparelli, Olga Hitrovo, Annek, Bialo, Anny Blatt, Zohra Heidary, entre autres, viennent pour la première fois d’organiser le 25 octobre une présentation collective de •leurs plus récents modèles, tous ' exécutés en laine.Leur tâche créatrice fut considérablement facilitée par la mise au point par les grands tisserands français d’un certain nombre de tissus spéciaux particulièrement séduisants et d’aspect entièrement renouvelé.I.a flanelle, par exemple, jadis encore un symbole de vieillesse ou de maladie est aujourd’hui si douce, si soyeuse qu’elle est un indispensable accessoire d’élégance.Il en est de même d’ailleurs pour la mousseline et le voile de laine qui sont unis ou légèrement gaufrés, parfois un peu moirés ou façonnés avec des motifs plus épais qui rappellent la dentelle, enfin il faut souligner l’apparition d’un nouveau tissu ultra-léger et transparent, la “marquisette de laine” qui est aussi brillant et soyeux que tes plus beaux voiles triples ou quadruples et plus chaud, et auxquels il va désormais faire une redoutable concurrence.Naturellement les tendres coloris pastels demeurent plus en vogue surtout les roses pâles, “coquille” avec des reflets nacces, les tons délicats, cyclamens, aussi bleu-pervenche et lavande, blanc-crème et .Taune-paille.mais pour les ensembles destinés aux sports violents, équitation, sports d’hiver, ou préfère les nuances foncées: bleu-marine, bordeaux, havane, et dans ce cas pour éviter le port supplémentaire d’une gaine et d’un soutien-gorge.la laine est toujours tissée en combinaison avec du lastex.Les combinaisons et les robes de nuit épaisses ou légères se font comme celle de soie, de forme classique ou avec toule la fantaisie imaginable.Tous les fins travaux d’aiguille et surtout les ajourages compliques, les broderies, les petits plis, les incrustations de dentelles, les volants et les nichés, les froncés en nids d’abeilles jouent un rôle considérable dans leur garniture.Les combinaisons sont de préférence taillées en biais sans coulure, elles marquent la taille et sont légèrement drapées par des pinces sur la poitrine.Quant aux pyjamas d’appartement et aux déshabillés en tricot de laine ou en tissus de laine un peu plus moelleux encore et parfois même encore doublés d’un capitonnage, ils sont, si confortables et si élégants avec leurs revers en salin matelassé et piqué, leurs flots de rubans, leurs passementeries, leurs broderies d’or et d’argent qu’ils seront bientôt considérés indispensables par toutes les femmes des deux continents.Faits et glanes Des millions de bas Le Canada produit annuellement près de trois millions de douzaines de paires de bas de soie, soit une industrie nationale d’environ douze millions de dollars.Nous fabriquons les bas mais pas la soie et nul autre pays ne peut produire de Ja soie aussi belle et ! à si bon marché que le Japon, qui j exporte 90 pour cent de sa soie | brute sur le continent américain, dont une bonne moitié sert exclusi- j vement à l'industrie des bas de ! soie.Une seule livre de filés de | soie, qui sont extrêmement ténus, ; contient 250,000 verges, quantité requise pour deux douzaines de ' (paires.Les bas de soie sont trico-j I tés à plat et ensuite cousus, à ! | moins qu’ils uc soient de la variété j 1 dite sans couture; on les tricote | j alors sur une aiguille ronde.Des explosifs contre les baleines j La nouvelle façon de chasser la ! baleine, au nord de l’ile de Van-j couver, a supprimé une bonne par-| tie du romanesque et presque tom le danger qu’ont connu les pê-j cheurs et les baleinières d’autrefois.L’ancien harpon à main a fait place au fusil lance-harpon actionné par de la poudre noire de qua liié spéciale.La tête du harpon porte une bombe explosive en forme conique qui éclate en touchant la baleine.Celle-ci meurt instantanément, au lieu d’endurer une agonie de plusieurs heures, comme c’était le cas avec la méthode primitive.Coïncidence chimique Bien que le cellophane soit en existence depuis trente ans ce mois-ci, ce n’est que l'an dernier que son inventeur, J.-E.Brandcn-berger, a vu la réalisation du projet qu’il avait conçu.Ayant renversé du vin sur la nappe d’une table de café, à Paris, le chimiste suisse se mit à chercher le moyen d’im-perinéabiliser les textiles contre les taches.Ses expériences aboutirenî à la découverte du procédé par lequel on obtient ta pellicule de cellulose, qui a résolu plusieurs problèmes, mais non celui d'imperméabiliser les étoffes.Néanmoins, le rêve de l’inventeur s’est matérialisé l’an dernier lorsqu’on découvrit, en Angleterre, un produit qui mot les étoffes à l’épreuve de l’eau et des taches, de façon permanente, tout en améliorant le fini même des textiles auquel il est appliqué.Soupers aux huîtres chez les Sourdes-Muettes Les bonnes recettes NOUILLES “CATELLI” AUX FRUITS î paquet de nouilles aux oeufs (larges); H tasse de beurre; 1 tasse de sucre; 1 c.à table de farine; 2 oeufs bien battus; % tasse de noix hachées; tasse de raisins; 3 pommes tranchées mince; Vi c.à thé de sel; le jus et le zeste d’un demi-citron.Dans une pinte d’eau bouillante salée, jeter les nouilles sans les briser et laisser cuire 8 minutes.Les passer à l’eau froide.Défaites le beurre en crème et mêlez-y le sucre et la farine, puis les oeufs battus à l’avance, le jus et le zeste du citron, enfin les noix, le raisin, les pommes et le sel.Verser le tout dans un plat beurré et cuire au four environ une heure.Délicieux avec crème fouettée.Démonstration culinaire Mercredi prochain, 2 novembre, a 2 h, et à 7 h.30, il y aura démonstration culinaire à l’Ecole d’éducation familiale cl sociale, 1215 est, boni.St-Joseph.Un menu de lunch pour bridge sera exécuté dans tous ses détails, sous les yeux des élèves.Les petits pains, meme les doigts de dames necessaires à la confection de ia charlotte russe seront faits sur place.I.a recette des pastilles de menthe est d’une exécution sûre et rapide, chacune pourra s’en rendre compte et l’on fera tirer une bonbonnière comme prix de présence à chaque cours.Menu: cocktail danois, hors-d'oeuvre assortis, céleri frisé, petites roses de radis; concombres à la vinaigrette, piment au citron, suprême de poulet, salade Madras, sandwiches au thon, petits pains chauds, petits pains au fromage, charlotte russe à la pâte de guimauve, pastilles de menthe.Son Excellence Mgr E.A.Des- i champs présidera les soupers aux huîtres,’les 9 et 11 novembre à l’Institution des Sourdes-Muettes.Le second soir, les tables seront prési- | dées par les membres de l’exécutif j et les personnes dont les noms sui-1 vent : Mines Hector Rarsalou, S.-A.Baul-ne, J.-.A.Beauchemin, Henri Beau-dry, Pierre Bélanger, L.-Ivanhoe Bel isle, Gérard Boudrias, Hercule Bourassa.Louis Bourgeois, Henri Bradley, Maxime Brisebois, J.Bros-sard, A.-B.Charbonneau, Lionel Charbonneau, J.-O.Clément, Adélard Corsin, Mlles Cécile Desmarais, Jeanne De Guise.Gabrielle Baulne, Mmes Honoré Damphousse, Louis Dansereau, Jean Delage, David Deschamps, J.-B.De Sève, Hector Desjardins, Roméo Desjardins, Léon Dubois, Théophile Dubuc, C.A.Dugas, J.E.Garneau.Lucien Gigucre, Arthur Jarret, Tancrède Jodoin, Ladislas Joubert, Mlle Albertine La-belle, H.Laçasse, Ernest Lacroix, L.N.Ladouceur, Mlles Louise Langlois, Eva Laplante, Mmes Oscar LeBlanc, Frédéric Leclerc, J.-B.Lefebvre.Oscar Léger, A.Méthot, A.E.Moissan, Eugène Moreau, Orner Noël, D.-E.Painchaud, Léo Pate-naude, W.Payette, J.-A.Péloquin, Roméo Pepin, J.-E.l’erras, Alphonse Pichet, Honorius Pilon, Eugène Poitevin, J.Prévost, Maxime Raymond, Albert Renaud, Pierre Rolland, J.-E.Roy, J.-W.Roy, Mlle Jeanne d'Arc Saint-Germain, Mmes Pierre Sainte-Marie, Seath, J.-W.Tabb.On est prié de noter que les soupers aux huîtres commenceront à 8 h.précises.Les présidentes de table devront être rendues à 7 h.30.Aucun siège n’est réservé après 8 h.30.On trouvera au bingo des articles, attrayants, utiles, et ce, en donnant pour les petites sourdes-muettes.Prière de bien vouloir rendre compte des billets te plus tôt possible.Pour tous renseignements, s’adresser à l’Institution, MA.7416.Avez-vous lu le "Dessus du panier"?EATON vous offrt l'avantage du D.A.(compte à Déboursements Anticipés) , .Bénéficiez des bos prix AU COMPTANT EATON de la manière la plus simple, la plus rapide ef la plus commode.dites: "Portez à mon DA No.Vos achats seront livrés comme marchandise payée.Si vous avez un DA vous pouvez aussi commander par téléphone les articles annoncés."Pas de commandes "C.O.D." .Il a encore d'autres avantages, venez vous renseigner.BUREAU DES D.A., 7ème étage, rue de l'Université ^ «?T.EATON et™ •( MONTREAL Partie de cartes 'Familia" Voici ce qu’en dit un crilique français : “Je ne suis pas en règle avec l’oncle Gaspard.A ce chroniqueur — un des plus fins qui écrivent dans les journaux québécois — je voulais dire depuis longtemps combien je goûtais ses chroniques.En voici l’occasion.Le Dessus dit panier recueille quelques-uns de ces articles qui font la joie du public canadien.Ils effleurent tout, au hasard de l’actualité ou encore de la liturgie : souvent leur pensée s’arrête sur la fête du jour, elle lui donne un commentaire qui prend volontiers la forme d’un conte ; d’autres fois elle médite sur l’événement présent — l’envol de Nungesser et de Coli — ou bien évoque, à son propos, un passé comme le séjour du futur Edouard VIII ou de M.von Ribbcn-trop à Québec.Toujours elle reste étroitement liée à la vie locale : c’est un de ses charmes ; on y se rt battre le coeur d’une ville, et l’on- j de Gaspard excelle surtout dans le j genre anecdotique où il témoigne d’ime'érudition fine et sûre.” Aygusle Viatte.“Les Amitiés Ua-tholiques Françaises”, 15 juillet ( 1938.Volume de 285 pages.Au comp-1 toir ou par la poste $1.00.Service j de Librairie du Devoir, 430 est,: Notre-Dame, Montréal.En faveur des oeuvres de l’hospice de la Providence, 1691 boni.Pie IX, à Maisonneuve, et sous le patronage d’honneur de M.le curé J.-Lu-cien Pineauit, une partie de cartes sera donnée le jeudi, S novembre, a 2 h., dans la salle du Jardin de l’Enfance.Une cordiale invitation est faite à toutes les dames de charité et amies de l’oeuvre.Hôpital de Notre-Dame de la Merci Lundi, le 24 courant, à l’hApltal de Notre-Dame de la Merci, boulevard Qouln, a été céléorée la aolenntté de Saint-Raphaël.La journée débuta par une grand-messe chantée.Le clou de la fête tut un programme récréatif offert par une troupe de Jeune» comédien» aux hospitalisés.Ce groupe qui en est t ses début» »ur les tréteaux se compose exclusivement d’infirmes, ancien» de l'Ecole Victor Doré Il s été fondé tout récemment sous le haut patronnage du Frère Mathias.L'Invité d'honneur était M.Victor Doré, secrétaire-trésorkv de la Commission scolaire de Montréal.Son allocution émue a cio» la soirée.TRIO ÉNERGIQUE CATELLI Si vous voyagez.•dressez-vous su SERVICE DIS VOYAGES, LE “DEVOIR”.Billets émis pour tous les pays au tarif das compagnias da paquebots, chemins de far, autobus, aussi hâtais, assurances bagages et accidents, chèques da voyages, passeports, etc.Téléphonez: Bllair 3361*.MACARONI * SPAGHETTI •NOUILLES AUX OEUFS * Savoureusement nutritives, les pâtes au lait Catclli, en paquet seulement, régalent les appétits les plus difficiles.— Revue d’éducation familiale que tous les parents devraient tenir à avoir à leur foyer pour leur bénéfice personnel et celui de leur famille.Sommaire du dernier numéro: Extrait des minutes de rassemblée du 1er octobre, Mme Hector Cadieux, secrétaire; “Le Congres commence”, Robert Fortin, S.S.S.; L’éducation du patriotisme par l’art, Maurice Gagnon; La femme et l’histoire, Marie-Claire Daveluy; Livres de récompense, Louise Lefebvre; Aux membres de cercles d’études des A.F.D.M.; Plans d’études sur le cinéma.Ernestine P.-Lé-veillé; Comment les citadins peuvent aider au réveil rural, Françoise G.-Smet.En vente au Service de Librairie du Devoir, à 15s le numéro.Velouté comme • un nuage J'étè VALEUR SUPERIEURE.PROTEGE LA SANTE Feuilleton du "Devoir retours .Roman Inédit Par D Du Clos et Angel Flory 1 2.(Suite) —Alors, tu ne veux pas me reconnaître! —Kerdoré!.Quelle surprise, mon vieux! Et après une vigoureuse étreinte: - Mais, je l'en prie, prcsentc-înoi.—Inutile, ma femme le connaît admirablement, par te menu, avec toutes tes qualités et tous tes défauts! C’est clic qui t’a identifié, mais oui, mon cher! Anne, ne venez-vous pas de me dire à l'instant: “—Voyez-vous ee Monsieur qui vient vers nous, Alain.C’est comme cela que je me rêprésente votre ami.“Je crois bien, ai-je répondu, c'est lui-même.—On ne peut donc rien vous cacher, Madame, dit Salvcyre, s’inclinant devant la jeune femme d’un ai.comiquement désolé.Mais moi qui n’ai pas ce don de double vue, je me déclare infiniment heureux de vous connaître.Heureux, oui, vraiment, il l’était ce soir.La mer, le soleil, le contact retrouvé avec la nature chaude et comme vivante, l’exquise impression de liberté donnée par ccs premiers jours de vacances, la rencontre inopinée du vieux camarade qu’il n’avait pas revu depuis plusieurs années, tout cela lui donnait une sensation de plénitude, de bonheur.Toule sauvagerie envolée, il convia à dîner le jeune ménage, et tous trois se dirigèrent vers un restaurant, modeste d’aspect mais célèbre pour l’excellence de ses fruits de mer.De la table où ils s’installèrent, la vue embrassait l’ensemble de la baie que rougissaient les derniers rayons du couchant.—Qu’elle es» belle! soupira Mme Kerdoré.Je ne devrais pas l’aimer, car pour nous, femmes de marins, c’est la grande rivale et nous sommes vaincues d’avance.mais je ne puis pas lui en vouloir! —Allons, ma chérie, pas de jalousie, riposta gaiment Alain.Nous voilà ancrés pour deux mois au fond des terres! Et le jeune enseigne expliqua à son ami que, nommé à Toulon au lendemain de son mariage, il avail de longues semaines de congé et comptait les passer dans la vieille maison de sa famille.Kerdoré était à sept kilomètres de La Baule, on pourrait se voir souvent.—Car tu es pour combien de temps ici, toi, Jérôme?Avec qui es-tu?—Je suis seul ef pensais partager mes vacances entre cette plage, les Sables d’Olonne, Royan, Arcachon, Biarritz.—Toute la côte, quoi! Eh bien! mon vieux, tu réaliseras ce programme à l’occasion de ton voyage de noces.Pour l’instant, je te tiens et ne lâche plus.Qui sait quand la vie nous réunira maintenant! Profitons de l’heure qui passe; j’entends te voir chaque jour, quand ce ne sera pas ici, ce sera chez moi.Chez moi davantage qu’ici! Je t’offrirais bien l’hospitalité au manoir, mais ma femme attend une de scs amies, elle aussi! Alors, diles-mol, Anne, chère Sagesse, serait-ce bien convenable., bien prudent de réunir ces jeunes adolescents sous le même toit?Mme Kerdoré sourit: —Ce ne serait, à mon avis, ni inconvenant ni imprudent, étant donné la qualilé d'âme des deux héros mais cela aurait peut-être l'air d'un complot.et Dieu sait si nous se- rions innocents! Avez-vous la vocation du mariage, Monsieur de Sal-veyrc?—Madame, je n'ai pas encore eu le loisir de m’interroger sur un sujet aussi passionnant.Cependant, il me semble.- Ah! ah! je pense que vous serez très difficile! —Pourquoi donc?—Une idée.D’abord au point de j vue beauté.Vous êtes très artiste! —• C’est-à-dire que j’ai le goût des grandes choses.— Cela se voit.Vous m’avez en- i voyé à l’occasion de notre mariage une véritable merveille! Si vous saviez le plaisir que m'a fait ce beau missel si exquisement enluminé! — Madame, vous nie comblez.Mais de là à conclure que je serais exigeant pour l'esthétique de ma future femme.— Vous admettez donc d'en avoir bientôt une?— Mnis bien entendu.La vue du bonheur d'Alain ne pourrait que me fortifier dans ce sentiment.Les deux époux échangèrent un regard expressif.— Oui, nous sommes vraiment très heureux, murmura gravement la jeune femme.¦— Et, interrogea le marin d’un air narquois, serait-ce indiscret de le demander si tu as jeté ton dévolu sur quelqu’un?— Oh! sur personne, vieux! ré-; pondit Jérôme.Mon coeur est une ! maison déserte.— Enfin, tu as un coeur disponible, c'est déjà quelque chose de le savoir.— En aurais-tu quelquefois douté?— Moi?non certes! Mais il y a une telle différence entre l’amitié et l’amour! — Tu parles en homme averti.Moi, tu sais, jusqu’à cette heure, je n’ai guère connu que l’abrutissement d’un travail intense, obsédant! — Pour un homme abruti, tu me plais assez! Et vous, Anne?— Moi, dit la jeune femme avec un franc sourire, il me plaît beaucoup.— Alors, puisqu'il y a sympathie générale, on v# se fréquenter, reprit Kerdoré.Demain, tu déjeunes et passes la journée avec nous.— Et mademoiselle votre amie?— N’arrivera que dans la soirée! Peu importe d’ailleurs, un jour plus tôt, un jour plus tard, vous êtes destinés à vous rencontrer.— Je ne demande pas mieux, j'ignore la jeune fille en général.— Pas possible! — Ni soeurs ni cousines.— Ah! pauvre vieux, que ]• *• plains! Alors, il te faut directement découvrir “la femme”.Et comme Salveyre regardait en souriant son charmant vis-à-vis: — Oh! non, pas celle-là! “Réservée”, si tu veux bien.Mais je te permets d’en faire ton amie.— Si elle consent, certes, acquiesça l’ingénieur.— La moitié d’Alain ne peut que vous être amiiÿde, Jérôme, dit gentiment la jeune femme, abolissant' sans plus tarder toute appellation cérémonieuse.(A suivre) ________ O» tournai est tmnrtm* au ne «30 ma Notre-Dame eut.à Montréal oar iTmort-(ccrte Pooulair# (ft rn»tx>n*abmté Ilinl***», édltriee-oroorlétalra — Oeeraw PaueUa*, dlrectcur-aerant. LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 31 OCTOBRE 193g VOLUME XXIX No 25S DANS STANSTEAD i Faits divtrs L’assemblée de M.Godbout à Magog La démission de , M., y f .Iragique hn de semaine .Leon Trepamer Sept m0fh __ Vingt blessés Au conseil municipal ¦" 111 M.Léon Trépamer, doyen du ' l'onseil municipal, qui était eche-vin du quartier Lafontaine depuis i dix-sept ans, a cessé de remplir lorsque ie , , i c A ir*c ’ eette fonction samedi lorsque ie i « i-kAf /lu nnrtî libéral provincial répond au discours prononce, quelques heures i conse.i municipal a accepte sa de- LC ChCÎ uU porn lioerai P “ , .u 'H_rrt:ni,ompnt 1 mlsslon- Il pourra ainsi agir com- olus tôt à Coaticook, par le premier ministre — Il dénoncé enerqiquement le gouvernement Duplessis et affirme qu'il est en tram de conduire la province à la banqueroute — Il demande à M.Duplessis de prouver qu il y a des .„i—r Uc ronas des libéraux et de les punir - Il trouve le crédit En faveur d un voleurs dans les rangs des liberaux et de les punir agricole fédéral plus avantageux que le crédit provmcio — En faveur d un Conseil du travail et de tribunaux spéciaux pour régler les différends des ouvriers — La voirie actuelle Masog, 31 (De notre envoyé spé- rjal) _ M.Adélard Godbout, chef du parti libéral, a tenu hier soir a Masog.une grande assemblée, pour répondre au discours prononce dans l’après-midi, par M.Duplcs-»is, premier ministre de la province.à Coaticook.I.a réunion a eu heu dans le sous-sol de l’église Saint-Patrick, sons la présidence de MM.McHar-vev et Clément.Les or aurs étaient MAI.Maurice Terroux, Césaire Ger-vais, E.-C.Cabana, le candidat liberal.J.Davidson, députe fédéral, C B.Howard, député fédéral, et Adélard Godbout.L’auditoire était nombreux et a applaudi les orateurs.M.Césaire Gervais M.Césaire Gervais, ancien ministre des Travaux publics, réglette que M.Duplessis ne soit pas venu parler à Magog, et qu’il ait cru devoir se faire, accompagner de rvmbales et de trompettes sur son parcours pour en imposer à la bon ne foi des gens.Il affirme que le discours de M.Duplessis était un déluge de mots dans an désert d i-dées, et que les réformes dont il s’est le plus vanté avaient été accomplies précisément par les libeM.Gervais dit que 1 octroi des indemnités aux ouvriers accidentés devrait être accordé par les Cours de justice, au lieu d une commission, puisque les ouvriers mc plaignent avec raison du Iraite-ment qu’ils reçoivent.Il va de soi que les accidentés garderaient les mêmes privilèges qu’ils possèdent actuellement.M.Gervais dit que les ententes du gouvernement provincial, au sujet des bûcherons, ne protègent pas les petits sous-entrepreneurs.Le Dr Cabana Le Dr Cabana a dit que la Providence a voulu qu’il soit nomme candidat.H fait une lutte de principes et non de personnalités et reconnaît un gentilhomme en son ad- “Le ministre de l’agriculture a dit, cet après-midi, à Coaticook, que je m’étais livré à des personnalités.Quand ai-je prononcé un mot personnel, un mot désobligeant à l’égard de M.Dussault ou qui que ce soit?Non, nous ne faisons pas de personnalités: nous parlons de politique; c’est-ce qui nous intéresse, c’est ce qui vous intéresse.Si l’argent coule à millions du gouvernement, ce n’est pas notre faute.Le premier ministre a perdu le contrôle des départements apres avoir essayé de tous les contrôler.On s’est livre à une orgie de millions à Québec.La province ne pourra plus porter bientôt le pouls que le régime est à lui préparer.M.Duplessis a commencé son discours en parlant d harmonie, il a terminé par une insinuation malveillante, ou il semble prétendre qu’il n’y a d’honnêteté que dans l’U.N.M.Duplessis avait commencé par nous trailer de voleurs.11 y a deux ans qu'il a tous les livres du departement entre les mains; il y a deux ans qu’il les fait parcourir par dc> employés payés par la province, pour v trouver, dans les chiffre., des erreurs.Ces employés ne font pas autre chose.Il a accusé longtemps.Eh bien! quit l’établisse donc une fois pour toutes si nous sommes des voleurs! Si ce n’est pas vrai, on n’a pas le droit de descendre à des méthodes aussi laches, surtout en temps électoral.C’est !e devoir de nos adversaires de l’établir, si nous sommes des voleurs.On l’a assez crié.C’est leur devoir de nous punir, si nous en sommes.Défi Pour ma part, je n’ai pas remis un sou ni passé un jour en prison, .le défie M.Duplessis de m’y mettre en prison.Il a jugé de celte façon, à la faveur de la crise qui renversait aux élections, alors, tous les gouvernements.une administration de 40 ans'qui fut l’administration la plus saine.Mais ce mot ne porte plus.Les esprits se sont calmés.On a raisou-Comme tous les grands Il dénonce énergiquement | f.>tes du lroi sième centenaire de la fondation de Montréal.MM.Bray et Layton ont dit que M.Trépamer a déclaré quitter la vie publique pour quatre ou cinq ans, et ils ont exprimé le ^souhait que lorsque le travail qu’il commence sera terminé, M.Trépamer reviendra au conseil municipa: comme maire de Montréal.Tous ies membres du conseil ont applaudi à ces paroles.Dès que sa démission eut été acceptée, M.Trépanier quitta son siège d’échevin qu'il n’avait plus ie droit d’occuper.Ma i s les membres du conseil insistèrent pour qu’il restât à sa place jusqu’à la fin de la séance.11 refusa néanmoins et ou lui installa une chaise à la droite du maire, où l’on place d’ordinaire les visiteurs distingués.Les échevins Frank Hogan et Jo seph Schubert se trouvent maintenant les codoyens du conseil, étant échevins depuis le même temps.Mais comme le quartier St-Gabrie! fait partie de la ville depuis plus contrôle des mines, on empêche le dévelonoemcnt du pays en figeant le capital.Le Crédit agricole M.Godbout parle alors du crédit agricole.La question du crédit agricole n’est pas en jeu dans la présente élection, dit M.Godbout.• Nous prendrons le pouvoir d’ici deux ans, car quoi que dise M.Duplessis, ses ministres le mettront dehors.Quand nous serons au pou voir, nous appliquerons la loi ae-luelle: nous ne la chambarderons pas; nous en ferons un essai loyal) et nous en ferons faire un essai loyal aux cultivateurs.Mais je dis que le système fédéral iel que préconisé par nous en 1936 était plus avantageux.Le crédit fédéral prèle à 5 p.c.et la province absorbe 2 p.c.de cel intérêt.Le taux du fonds d'amortissement est de 2 p.c.Coin me nous proposions de réduire ce taux à 1 p.c., le cultivateur emprunteur se trouvait à payer 4 p.c.comme dans le crédit provincial, pendant 23 ans, au lieu de 3!) ans sous le crédit provincial.De plus le gouvernement fédéral administre l'argent, le fournit.De plus, nous au rions payé la moitié des frais pour la recherche des titres.On a dit que le gouvernement fédéral ne prêtait pas aux cultivateurs.C’est le gouvernement conservateur Bennett qui ne prêtait pas.On dit contre le prêt fédéral que la province débourserait 3 p.c.qu’elle ne reverrait plus.Mais elle ie débourse actuellement, car elle perd 1 pour cent sur le taux de l’argent qu’elle emprunte et il lui en coûte 2 pour cent pour les frais d’administration.M.Godbout prétend que le coût d’administration du prêt agricole ressortit à $710 par mille dollars prèle, contre $472 sous le plan fédéral.“La loi du crédit agricole provincial, dit M.Godbout, est- dans les statuts.Nous allons l’appliquer puisqu'elle y est et que la Commission est créée et que la plupart des dépenses sont faites”.La voirie M.Godbout parle de la voirie et longtemps que le quartier St-Louis, M.Hogan a préséance quant à l’attribution des fauteuils au conseil.M.Hogan a fait l’éloge de M.Trépanier.Il a ajouté que deux autres des principaux échevins du cou seil, MM.W.-S.Weldon et W.-H.Biggar, ont annoncé leur intention de se retirer après le présent terme et de ne pas se présenter de nouveau aux elections de décembre.M.Schubert a dit aussi quelques mots.II semble régner dans certains milieux, dit-il, une impression que les échevins ne sont pas bons à autre chose qu’à être échevins; M.Trépanier fera (jn succès de la célébration du troisième centenaire et montrera que les échevins sont bons à autre chose.Une Fantaisie radiophonique sème la terreur né.connue tous tes granas men- ¦ versaire.11 se moque de M.Duples- teurs, je ue puis employer un autre) ,l01ü)0.u na.,„ la Ymnp et sis et dit qu’il va chasser tous les mot M.Dup.cssis a invente une au , 1.,1, «oaDout pain etc ta \ouie ei mauvais esprits avec les fanfares tre accusation, voyant que ceile de ' J ^"u"contrit ‘T *23^’ dc l’Anocalvose pour hanter le voleurs ne prenait plus.A Il s’est servi d’une autre expression.le ne pensais pas qu’il descendrait jusqu’à ce niveau.Il a dit de Accident d'auto Un jeune homme a perdu la vie et quatre autres personnes o ’ été plus ou moins grièvement blessées, vers 5 h.30 samedi après-midi, dans un accident d’automobile, sur la route de Petit-Brûlé, près du village de Saint-Augustin.Celui qui a été tué dans l’accident est M.Grant Pridham, jeune homme de 22 ans, qui habitait le 328, avenue Hoslyn, Wesimount.Les quatre personnes blessées s' iit Mme Collin Hull, âgée de 25 ans, 328, avenue Roslyn, qui s’est fai' une plaie à la face et une fracture ouverte à l’index de la main droite; M.Collin Hull, âgé de 30 ans, son mari, qui s’est fracturé le poignet gauche et s’est aussi infligé des plaies à la face et à un genou; M.Stanley Smith, âgé de 29 ans, 3559, avenue Université, qui souffre d’une fracture ouverte à la jambe gauche, ainsi que d’une plaie a la face; Mlle McGallum, jeune fille de 18 ans, dont les parents habitent le 2255, avenue Wilson, à Notre-Dame-de-Grâce, qui a une plaie au niveau frontal et qui est aussi blessée à iijpe paupière et à la cuisse droite.Tous quatre ont été transportés à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, où les autorités nous ont déclaré, hier soir, que nul d’entre eux n’était en dan-gcr.L’accident, qui a coûté la vie au jeune homme de Westmount et a fait en plus quatre blessés, s’est produit au moment où leur voiture s’est écrasée contre un camion, qui était stationné sur le bord de la roule Il y aura enquête du coroner.Un mort et trois blessés près de St-Thomos Joliette, 30.— Une personne a été tuée et trois autres ont été grièvement blessées dans une collision d’autos survenue, hier après-midi, un peu après 3 b.30, sur la route Joliette-Berthier, à quatre milles de St-Thomas.Les victimes sont M.Albert Dénommé, 54 ans, qui a été tué instantanément, M.André Charrette, 20 ans, qui a la mâchoire brisée et le crâne fracturé; Mme Albert Dénommé, qui souffre d’une fracture du crâne et dont l’état est critique; Mme Albert Bélanger, qui a des contusions à la tête et aux genoux et des blessures généralisées.L’état de celte dernière est aussi très grave.Les blessés ont tous été conduits, en ambulance, à l’hôpital Une odoptation trop bien réussie de ''War of the Worlds" de l'écrivain F.-G.Wells — On demande une St-Eusèbe de Joliette tandis que M.cidentellcment par un jeune camarade.Mme Ovila Chabot, 33 ans, de St-Martin.comté de Laval, est tombée [ d’une auto en mouvement, samedi I soir, à St-Vincent de Paul, et elle souffre d’une fracture du crâne.Son état est sérieux.Arthur Willis, 16 ans, 4752 Ber-ri, s’est blessé à la tête, lors d’une collision d’automobiles survenue samedi soir.Son état n'est pas grave.Edward Luys, 18 ans, de Laval-des-Rapides, a été renversé par une automobile, samedi après-midi, alors qu’il faisait une promenade en bicyclette.Le jeune homme est gardé sous observation, car l’on craint qu’il ne se soit fracturé le crâne.M.Julien Daoust, 68 ans, 659U Delaroche, souffre de très graves blessures, après avoir été renversé par une automobile, samedi soir, près de son domicile.Claude Jodoin, 6 ans, 3617 est, Ontario, a été renversé par une auto, samedi après-midi.Il souffre d’un traumatisme crânien.Richard Black, 3 ans, 5311 St-Denis, a fait une chute au bas d’uu escalier, hier avant-midi.Il souffre d’un traumatisme crânien.Wallace Roussel, 5 ans, 3939 Ri vard, a été heurté hier après-midi par une automobile.Il souffre de légères blessures au visage.Nominations provinciales Québec, 31.— La “Gazelle Officielle de Québec” publie les nominations suivants : Ÿ * * M.J.P.Labarre.directeur de l’école primaire supérieure du Plateau, assistant-inspecteur général des écoles normales.MM.Alfred Ramier, de Port Daniel-Ouest, Ernest Roy et Japhet Langlois, de Port Daniel, Edmond Ahier, de Gascon, et Ralph R.Thompson, de Hopetown, tous officiers de l’Assistance aux chômeurs et juges de paix, avec juridiction dans le district judiciaire de Gas-pé, et Dr J.-Edouard Miliaire, député-greffier de la paix attaché à la Cour juvénile, de Montréal, juge de paix, avec juridiction dans le district judiriaire de Montréal, tous aux fins de recevoir le serment seulement.* * * M.Moïse Gauthier, commissaire d’écoles pour la municipalité scolaire de la Ville de Buckingham, dans le comté de Papineau.* * * M.Médéric Laliberlé, commissaire d'écoles pour la municipalité scolaire de Villeroy, dans le comté de Lotbinière.nous que nous étions des communis- de l’Apocalypse pour service funèbre politique de M.Duplessis.M.Cabana rend hommage aux ouvriers de Magog, et dit qu il est plus sensible à leur estime et à leur amitié qu’à toute autre chose.M.Cabana dit que M.Duplessis se fait accompagner de fanfares et de trompettes.11 vient, dit-il, chan- (j-line campagne rapide pour lanee>-ter avec 1,500,000 trompettes, ,es l’insinuation que nous sommes des tes.M.Raoul Trépanier On prend parti d’une élection, valeurs de l’Apocalypse.M.Cabana remarque que le can dirlat libérai a été choisi par une convention, alors que le candidat ministériel a été choisi par M.Du plessis lui-même.M.Godbout que commuistes.Je connais M.Raoul Trépanier.Je n’ai pas pris la responsabilité de lui donner l’endossement du parti libéral sans avoir scruté son passé ni examiné les moyens qu'il a pris pour défendre les ouvriers.M, Trépanier n’est pas plus coin munistc que M.Duplessis.I.’oeuvre M.Godbout est vivenu-nl applau-j de M.Trépanier parmi les ouvriers di lorsqu'il vient parler.est beaucoup plus opposée au com- “Nous sommes à Magog nujour- munisme que la vôtre, Monsieur Dti-d’hui.parlicipant à une campagne plessis.électorale dont nous voudrons étu-1 Dans les différends avec le capi- dier les résullals selon que vous volerez le 2 novembre.“Cette élection a lieu à la suite de la démission de votre député.Elu contre nous en 1930, il est passé a la Chambre oû je ne crois pas qu'il ait eu à se plaindre de l’opposition libérale.Il fut, comme plusieurs députés, élu dans un moment d'hésitation.dans un moment de doute qui planait sur nous, sur tous les chefs libéraux.Vous lui aviez donné votre confiance: et lui, en toute conscience, avait mis sa confiance dans ceux qui, à l’époque, sc pré-| sentaient comme lui.Il a défendu tm programme emprunté non pas à M.Duplessis ou à tel ou tel organisateur, mais à des libéraux.C’était le programme des Hamel, des Gouin, des Beaudry, des libéraux-nationaux.11 n’y avait rien là-dedans du parti conservateur.D’après M.Beaudry, il le dit dans sa déclaration, c’est la façon dont on applique le programme politique, à l’heure actuelle, qui l’a forcé de démissionner.Vous n’avez entendu aucun orateur libéral essayer de ternir sa réputation privée comme on l’a fait contre nous en 1936.Nous ne l'avons pas fait, comme nous ne l’avons fai! pour personne, différant ainsi de certains d’entre eux.B.Beaudry n'a pas obtenu justice pour sa province.Il ne lui restait que de retourner a la vie privée, pour ne pas participer à la rcs-ponsabililé de l’administration actuelle.J'ai écouté les discours de Coaticook, cet après-midi, dans ma voiture.J’ai été surpris de voir que le Ion on était changé.Les lions de 1936, son! mués en moutons en 1938 Ceux qui, en 1936, n'avaient rien trouvé d'assez sale pour nous lancer à la figure, ne pouvant inventer d’expressions assez grossières, ceux qui n’ont reculé ni devant le mensonge ni devant la calomnie, e! pire, devant l’insinuation perfide, disent aujourd’hui que nous passons notre temps là les critiquer.“Mais c’est notre devoir de le faire.Nous allons les critiquer autant que notre devoir nous y obligera.Qu’ils recourent encore à des accusations ordurières, qu ils s’y plaisent, qu'ils s'y “saucent” autant que ça leur plaira, nous ne descendrons jamais jusqu'à eux.La personnalité ne nous intéresse pas tant que cela.000 qu'un entrepreneur s'offrait a exécuter pour $60,000, que les ouvriers dans plusieurs cas n’ont pas été payés depuis trois mois.Le régime des pitons de l’ancien gouvernement, qui ne servait que dans la colonisation d’ailleurs, permettait à l'ouvrier d’obtenir des marchandises immédiatement.Le régime actuel ne lui donne ni piton ni argent.Il dit que le gouvernement doit pour $40,000,000 de dettes criardes i et qu’il est on train de mener la province à la banqueroute.Funérailles du notaire Albert Guay Vlll«-M*rie.(Par courrier), — Jeudi dernier.le 27 octobre, avalent lieu, dans l’égltse parolssiaJe de Ville-Marie, les funé-railes du notaire Albert Ouay, de la même paroisse.Le service funèbre fut chanté par son frère le R.P.André Cîuay, OM I., professeur à l'Université d'Ottawa, assisté de MM.les abbés Oauvln et Jobln.curés de Lorralnvtlle et de Guérin, comme diacre et sous-dtacre.La chorale paroissiale augmentée de membres des chorales des paroisses environnantes était sous la direction du R.P.Octave Lambert, O.M.I.et exécuta une messe de Requiem en partie.L’église était remplie à capacité par une assistance venue de tous les coins du Témtseamlngue, dernier hommage du comté envers le disparu qui avait tant fait pour le développement tt le progrès de la région.On remarquait au choeur: Mgr Eug.Oeoffroy.P.D., les RR.PP.Aimé Jasmin, L.N.Dubois et A.Girard.OMI.MM.les abbés L.-Z Moreau, curé de Saint-Bruno de Outgoes, L.-A.Gauthier, de .i_ i I Saint-Edouard de Fabre, P.Jublnvllle, de Ouvriers, toutes les législations tialnt-Eugène de Outgoes, U.Arptn, de sociales et ouvrières dont VOUS jouis- Saint-Isidore.A.Fontaine, de Fugèreville.sez auiourd’hlli.VOUS les devez au ; p whlasel, de Notre-Dame du Nord.A parti libéral.Nous vous avions mis ! Br^ ° «« ^ sur un pied d’égalité par les pa autr" Irons avec les contrats collectifs.M.Duplessis a dit, cet après-midi, qu'il ne tolérerait pas l’intimidation tal et le travail, votre gouvernement abandonnait lâchement les ouvriers, tandis que M.Trépanier protégeait le faible que vous vouliez oppresser.M.Duplessis a eu à sa solde des communistes qui portaient des journaux communistes dans des demeu res afin de préparer des saisies.N'a-t-il pas accusé aussi les aumôniers des syndicats catholiques?Je cite ici l’Àc/ion catholique.Il a même laissé entendre que ces aumôniers étaient des communistes.Les lois socioles e! le parti libéral les de la part des ouvriers.Les ouvriers ne mâteront pas le gouvernement, a-t-il dit.Vous n’avez jamais demandé cela.Vous demandez seulement que vos association soient reconnues.G'est pour cela que la loi des contrats collectifs fut passée par l'administration libérale.C’est pour cela que nous avons ensuite donné à ces contrats leur extension juridique.Ces contrats.vous les aviez réclamés.Et le gouvernement est en train de les saboter par sa législation des salaires raisonnables.Un conseil du travail Il y a quelques années que l'ouvrier réclame un conseil supérieur du travail.Jamais on n’en a parlé depuis deux ans, dans le gouvernement.Un conseil de cette sorte s’impose.Ce conseil, ce serait une création libérale immédiatement après les prochaines élections.Tribunaux spéciaux Nous voulons des tribunaux spéciaux pour étudier les problèmes ouvriers et les délits.Ils sont Irop délicats, ces problèmes, pour être jugés rapidement.Le capital Le R.P.Jutras.OM I., curé de Ville-Marie fit la levée du corps au domicile même et célébra ensuite une messe à l'autel latéral.Conduisaient le deuil.M Gustave Guay, fils du défunt et étudiant à l’Institut Philosophique de l’Unlvaratté d'Ottawa et M.Jean Guay, frère du défunt.Portaient le cercueil MM Edouard de la Chevrottère.Louis de la Chevrottère.Georges Morency.Donat Goulet, Albert Fllteau et Joseph Laporte, beaux-frères du défunt.Suivaient dans ]e cortège: MM.Dr Philippe Chabot, notaire, F.Hébert.Lucien Labelle avocat, notaire J.P Vézlna.Mau- , .rlce Caouette.Dr A Langlois.B.Desro- Marie, que naquit, le 17 novembre 1886.chers, C.-E.Dorion, Dr W Lebrun.Dr E.Qaboury, Dr Louis Godbout.Dr Jacques enquête fédérale sur l'incident — Le sénateur Herring va présenter un bill pour empêcher la répétition de tels programmes New-York, 31 (C.P.) - Le gérant municipal de Trenton, New-Jersey, M.Paul Morton, va demander à la commission fédérale des communications d’enquêter immédiate ment sur un programme radiophonique dramatique qui sème la terreur aux Etats-Unis, particulièrement dans les Etats de New-York, du New-Jersey et de l’Illinois.Le sénateur Clyde Herring, démocrate de ITowa, a annoncé qu’il projetait de présenter un bill au congrès de.; Etats-Unis pour empêcher la répétition d’incidents tels que celui qui a créé une véritable panique hier soi r.Il s'agissait pourtant d’une chose en soi bien inoffensive: une adaptation radiophonique tie War o/ the Worlds, oeuvre d’imagination de l’écrivain bien connu F.-G.Wells Mais cette adaptation était si bien réussie et Surtout elle fut présentée avec tant de talent et dans des circonstances si dramatiques par le jeune comédien-prodige de 23 ans, Orson Welles, que des milliers de radiophiles qui n’avaient pas suivi tout le programme ou qui étaient distraits ont cru vraiment (pie la terre subissait une attaque îles habitants de la planète Mars ( M Le programme avait été étabii de telle sorte qu'à tout moment l'on interrompait un orchestre de jazz pour donner des prétendues dépè-ches-éelairs sur l’attaque de noire planète par celle de Mars.Et comme l’auteur de l’adaptation avait situé l’action aux Etats-Unis memes.particulièrement dans le New-Jersey, dans l'Illinois et dans l’Etat de New-York, l’illusion fut cncoie plus forte.11 y eut panique en plusieurs endroits.Des femmes tentèrent de se suicider, des chefs de familles sc préparèrent à évacuer leurs maisons, des cérémonies religieuses furent troublées par des radiophiles qui coururent dans les temples donner “l’alerte”, etc.Celte emission dramalique fut lancée par le réseau Columbia ver., 8 heures, et, pendant toute la soirée les postes de police, les centrales téléphoniques, les journaux reçurent des milliers d’appels de gens effrayés.Le réseau WARC eut beau répéter à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’un programme de fit tion, l’acteur Welles eut beau s’excuser.rien n'y fit.Beaucoup cru rent que la fin du monde était arrivée.Contre la conscription et la participation Les "Jeunesses patriotes" au marché Saint-Jacques Les “Jeunesses Patriotes” ont tenu hier soir au Marchand Saint-Jacques une grande assemblée publique pour dénoncer la conscription et toute la politique de participation aux guerres de l’Empire.Les orateurs furent MM.Wilfrid Pageau, Pierre Chaloult, de Québec, Paul Leboeuf, d’Amos, Paul Desbois et Walter O’Leary.M.le notaire Paul Guillet, des Patriotes de-Rosemont, présidait.A l’issue de la reunion, les Jeunesses Patriotes se rendirent en défilé jusqu’au monument des Patriotes, au Pied-du« Gourant, pour rendre hommage aux héros de 1837.Dans son allocution, M.Paul Guil-let^ a rappelé tout ce que nous a coûte la dernière guerre.L’histoire démontre, dit-il, que les Canadiens français n ont pas peur de la guerre et qu ils sont toujours prêts à défendre leur pays, s’ils refusent obstinément d aller se faire tuer pour une puissance étrangère M.Pierre Chaloult a fait le procès des grands fabricants de munitions.M.1 aul Leboeuf a dénoncé la politique étrangère et militaire du gouvernement actuel.M.Paul Desbois qui parlait au nom des jeunes chômeurs, a demandé que l'on consacre niions de crédits au réarmement afin qu il en reste davantage pour la lutte contre le chômage.M.Walter O’Leary a déclaré que le Canada ne peut proclamer sa neutralité en raison des intérêts de tous genres qui le lient à la politique anglaise.Il demande que le gouvernement fédéral annulle les contrats d’armements que le gouvernement anglais a accordés à des entreprises canadiennes, que les provinces fassent pression sur le gouvernement fédéral pour l’amener à prendre cette attitude.A la Baie des Pères, aujourd'hui Ville- Barrette.Aug, Chénier.WUHe Chénier.Roméo Fafard, qui était blessé aux genoux, a pu retourner chez lui après avoir reçu les premiers soins.L’accident est survemi dans une courbe lorsque l'automobile conduite par M.André Charrette, de St-Zénon, frappa une autre auto conduite par M.Albert Bélanger, de St-Sulpice.M.et Mme Dénommé étaient dans la voiture de M.Charrette; l’autre voiture portait M.et Mme Bélanger, leur enfant, qui ne fut pas blessé, et M.Fafard.La date de l'enquête du coroner n’a pas encore été fixée.Plongeon mortel George Petroff-Schuchneff, un Russe âgé de 32 ans, sans emploi depuis une couple de semaines, et qui habitait avec un ami le 330, Place Christin (appartement 629, a été trouvé mort, aux petites heures hier matin, gisant dans une mare de sang.Sa tête était appuyée sur la chaîne du trottoir, et son corps était dans la rue.Il avait évidemment fait un plongeon d’un quatrième étage, car la fenêtre de l’appartement de son ami était ouverte et la lumière était allumée.Le décès a été constaté par le Dr Romuald Dupuis, de l’hôpital Saint-Luc, puis | le cadavre a été transporté à la morgue, où une enquête sera tenue, aujourd’hui, par un jury sous la présidence de Me Richard Duckett, le coroner du district de Montréal.Morte de causes inconnues Mme Rila Hanson, qui habitait ie 1300 ouest, rue Dorchester, est décédée, hier matin, à la division du centre de l’iiôpital Général de Montréal, de causes inconnues; Elle était âgée de 32 ans.Son cadavre a été transporté à la morgue, où une autopsie sera pratiquée par les médecins légistes, afin de déterminer la cause exacte du décès de la défunte.Il y aura aussi enquête du coroner.Un médecin meurt subitement Le docteur W.G.Kcrr, qui habitait le 2534, avenue Montclair, à Notre-Dame de Grâce, est décédé subitement, vers 8h,, samedi soir, en (tassant près du numéro 1033 ouest, rue Sainte-Catherine.Il était âgé de 71 ans.Son cadavre a été transporté à la morgue pour enquête.Mort accidentelle Un verdict de mort accidentelle a été rendu, samedi, en Cour du coroner, sur le décès de Marcel D’Arc v, 14 ans, dont les parents habitent le 1967, rue Parthenais, Les billets pour les ballets de Monte Carlo Les billets pour les représentations des ballets russes de Monte Carlo sont en vente chez Archambault et chez Willis.Les représentations auront lien cette semaine: jeudi soir, vendredi soir, samedi en matinée et en soirée.II y a onze ballets au répertoire de cette année et un programme différent à chaque représentation.Mort de Ramon Franco L'aviateur célèbre, frère du chef de l'Espagne nationale, s'est tué vendredi dans un accident d'avion Burgos.Espagne, 31 (A.P.) — La lieutenant-colonel Ramon Franco frere du général Francisco Franco et ancien attaché militaire à l’ambassade espagnole, de Washington, s est tue, vendredi, dans son avion aii large de Palma, capitale de l’ilè Majorque.Selon un communiqué, publie aux quartiers généraux des insurgés, le lieutenant-colonel Franco quitta Majorque à bord d’un puissant hydravion de guerre qu’il pilotait lui-mème.Un autre appareil suivait le sien.Peu de temps après leur départ, une forte tempête s’éleva.Le second avion fut ohli-gé de revenir à la base.Les cadavres de Rarnon Franco et de trois des quatres occupants de l’hydra-vion furent retrouvés plus tard à neuf milles au nord-ouest du cap Formenthal.On les a conduits à Palma où ils ont été exposés, avec tous les honneurs dûs à des héros, à l’hôtel de ville.Le cadavre de l’un des aviateurs qui accompagnaient le lieutenant-colonel Franco est disparu.Franco était le commandant de la base aérienne de Majorque qu’il avait personnellement organisée.Ramon Franco était un aviateur célèbre.Le 31 janvier 1926, il avait été le premier homme à voler d’Europe en Amérique du Sud et à traverser pour cela l’Atlantique-Sud.' Le Canada d aujourd'hui et de demain" Nature de l'Etat canadien Par le R.P.Georges Simard, de l'Université d’Ottaiva “C’est une grave et Haute étude.Quelle bénédiction si nos séminaires.petits et grands, si nos cercles d’études de jeunes l’analysaient et se l’assimilaient.Comme ces no-1 lions plus nettes, plus précises as Anciens de Soinf-Jérôme sainiraient l’atmosphère et donne- anciens OC JOinr jerumg rainet à notre santé nationale un assemblée générai# de# ancien* plus ferme équilibré.” (Témoignage | élèves du Collège Commercial de Salnt-de i’un de nos rhefs 1 ^ Jérôme (section Montréal) sera tenue à Brochure"en vemte au Devoir au pnx de 15s.1 unité.prochain i vieuiBui.ipico rue Ontario), le 7 novembre Octave Perron.Albert Lanouette, J.-Bte Québec yt.à l’Université de Montréal, 11 Marteau, Jos Bergeron.Alphonse Simard.‘ r*alt admis le 19 septembre 19 > a 1 exer-Eugéne Morlsset.Aristide Juteau.Octave r'ce de profession.Cette meme année.Blond lu, Jules Grenier, Jos.FUlon.Jean ! monsieur Quay père, étant décédé, son Gauthier.Pierre Blais.O.Desjardins.Louis ! ms assuma jUors la tâche de lui succé-Gtrard, Camille Lacroix.Henri Paré.Gé-i der.En possession d tm greffe oonstdé- le notaire Albert Quay.Après ses études classiques et légales , - -, - , au Collège de Montréal.^ au Séminaire de ! sul.venu samedi matin, à 1 hôpital Notre-Dame.Le jeune D’Arcy avait raid Laçasse.Arthur Perron.S.Girard.B.Hérotix.Walter Cormier, Z.Lotselle, Arthur Lolselle.G.Héroux, L.Bellehumeur, Dr Beausèjour, A.Bilodeau, E.Rtnguette, J.A I.abhé, Paul Goulet, Eucllde Goulet, Jos.Larouche, Jœ.Barbe.C Rhéaull.S Baril, R.Deschamps.S.Bellehumeur.R.Beaudln, J.B begault, F.Rannou, J.Carniel.J.Gollnsky, C.Coulomb#, G.Ghonnr, P Beaulé.J.E.Roehelenu, M.Bouchard, Pau! Desrocher*, J N, Le-gault.J.Cloutier, R Lafrenlére, L.Fvap-pler.J.A.Royer, Roméo DesJardins.Victor Boutin.Nap Roy, Procule Ranger.I Ruelland.P Paquln, A.DesallUers.C.Hallê, Léon Denis.J.B Delay, Hector Lefebvre, S.Michaud, E Neveu.Pierre Bergeron.Lionel Côté.Maurice Lavlgne, Jos Richard, H.Brouillard.Jean Morin.Hervé Rannou.H Chagnon.Ant, Ranger.N Caya.B.Simard.A Saint-Pierre.O Chénier.J.Dumont.C Langlois.R.Landry, C.Brouillard.E Boucher, J B Raclcot, A Gauthier.E Plché, R A.Tasset, L, A Drolet.Jos.Houle, P E Dupuis A.Mercier, A.Lacroix, L.Farley, Jo# McCann.G.Cunnlgham.A.Plché, a Héroux.Charles Héroux.H.Adam.J.Lotselle, O.Lemav J.Pellerln, A.Vallquette.F, Goulet, Paul-O Goulet.A.Cholotte, G.Savoie.B Bou-Uanne et autre».rable H continua dignement la sage administration de son prédécesseur et fit de son étude la plus Importante de tout le district dans lequel il » » cessé de pratiquer depuis 25 ans.Le 11 octobre 1915 11 avait épousé Marthe de Chavlgtn de la Chevrotière.fuie du docteur A 0 de la Chevrottère et de Marguerite La’.r.De cette union leur na-j quit un fils, Gustave.Il tut le premier magistrat de VUle-Marle, président de la Commission scolaire.préfet du comté de Témlsoamingue, greffier des cours de Circuit et de Magistrat, président, depuis 1915 de la commission chargée de l’érection civile des Les ouvriers comprennent que sans le capital la province ne pourrait pas se développer.Il faut respecter le capital aussi bien que le .„ travail organisé.Lorsqu on passe., ,#lrf pUbûc '1‘r des lois comme ce bill No 5 pour le | fille de Charle# Vermult.arpenteur, c’eeî NOTES BIOGRAPHIQUES dé renversé par une auto, vendre-tli soir, quand, en jouant avec un compagnon, ils se jetèrent tous deux accidentellement devant une automobile.Le jeune Gardinal, le compagnon de la victime, qui a aussi été blessé, est encore dans un grave état à l’hôpital.Les blessés en fin de semaine Plusieurs personnes ont reçu diverses blessures, en fin de semaine.Les blessés sont: _ Alcide Poissant, 45 ans, 3o37 Evelvn, et René Leroux, 22 ans, 220 parotsfes du diocèse d’Haücybury.et ageut i .’ ’ St-ZotidUe.deux peintres ivMironn# pour le comté i fSl, lut ru /.uuiiuv, uv., de* terres de la couronne pour le comté 11 était président de la compagnie minière Vllle-Marie-Rouyn.fut président, de la compagnie électrique de Vlue Marte et vice-président de la Chambre de Commerce du même Heu._ Lut survivent: sa nièce.Madame A.E Quay, sa femme, son fil» Gustave, , deux frères, le R P André Quay.O.M.T, d Ottawa et M.Jean Quay d’Angllers; huit soeurs, dont deux religieuses.Léon te et Lucienne cher les Révérendes Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie: Mesdames Roland Millar, épouse du Juge R.Mlllar.de Hull.Georges Morencv.A.G Donat Goulet, avocat, Albert FHteau.greffier, Joseph Lapone.marchand.Philipp# Cloutier, de Montréal., , , No# respectueuse» sympathie* à la fa mille.qui sont tombés d'un échafaudage dans des barils de goudron.Le premier s*est fracturé les talons.Un enfant de 5 ans, Jules Bergeron.4554 boni.St-i.aurent, a etc renversé par une automobile rom duitc par M.Léon Beaudoin, l-O* avenue Pucharme, Outremont, au coin de l’avenue Mont-Royal et du bout.St-Laurent.L'enfant souffre de traumatisme crânien.Son état est précaire.„ *.00 « Roland Boucher, 9 ans, 1488 La Rochelle, a été blessé grièvement J^oar une balle de revolver tirce ac- nom Avez # Les tabacs virgmiens de choix dont sont faites les Turrets .leur mélange original et unique, qu'on ne trouve dans aucune autre cigarette .et leur qualité supérieure invariable expliquent leur saveur distinctive que tout le monde aime.Turret "Fine Cut'‘—pour ceux qui roulent eux-mêmes leurs cigar effet VOLUME XXIX — No 253 LE DEVOIR.MONTREAL LUNDI 31 OCTOBRE 1938 7 Le Conodo, TEmpire et lo guerre A Lachine Manifeste des étudiants de Québec La grande assemblée antiimpérialiste du 5 novembre au Palais-Montcaim Québec, 31.— Les étudiants de fUniversité Laval organisent pour lamedi, le 5 novembre, une grande Inanifestation au cours de laquelle Ils se prononceront publiquement mr la question de la participation lu Canada à une guerre européen-Be.Cette manifestation aura lieu au Palais Montcalm.En sa qualité de président de l’Association générale les Etudiants, M.Paul Clermont, ï.e.m., présidera la réunion.C’est la première fois, croyons-ious, que les étudiants de Laval îennent à prendre position sur un jrand problème d’actualité et à ixercer une action directe sur l’opi nion publique.La chose est signui-lative.Pour assurer à cet événement tout p succès désiré, un comité d’organi-fedion a été formé comme suit: Président: M.Paul Clermont, fc.f.m., président de l’AGEL.Organisateur: M.Samuel-L.Ga-é, e.e.s.s., vice-président de l’Eco-cies Sciences sociales, politiques économiques.Vice-président: M.Jean Terrier, ti ni., président de la Commission ;s Débats.Secrétaires: M.Léopold Laroucbe, Le.d., et M.Jean-Pierre Després, le.s.s.Trésoriers: MM.Jacques Nadeau, |.a.g.m., et André Fiché, e.e.s.c.Publicité: MM.Jacques Flynn, le.d., Jean-Charles Falardeau, e.e.d,, *t J.-F.Beaudoin, e.e.d., directeurs le YHebdo-Laval, M.Louis Baillar-gean, e.e.d., secrétaire de la Commission des Débats, MM.Jacques Boulanger, e.e.m., Gilles Gagnon, *.e.d., Yvon Sormany, e.e.m., et Ïean-Marc Lessard, e.e.m.Déclaration Voici comment les étudiants, flans un communiqué qu’ils nous re-tnettent, soulignent le sens de leur altitude et l’importance de la mani-{estation qu’ils organisent: ‘‘Dans des discours dont le tou lera ferme mais courtois, les carabins diront les raisons pour lesquelle:; ils veulent voir le Dominion garder “une bienveillante neutralité'’, advenant une guerre où Londres se rait engagé.Il s’agira donc non pas d’édifier un réquisitoire contre qui nu quoi que ce soit, mais bien de réciser les points essentiels d’une octrine.“Cette doctrine, en somme, repose tur ce que nos intérêts •moraux, économiques et géographiques nous en- gagent à nous mêler strictement de nos affaires locales si la guerre enflamme l’Europe demain.Cette doctrine, Bourassa l’a résumée jadis: Défendons, disait-il, le territoire canadien, mais les querelles de l’Europe ne sont pas notre affaire.“L’accord de Munich a retardé le conflit qui semblait devoir éclater le mois dernier au sujet de la Tchécoslovaquie.Depuis et malgré cet accord, la paix semble mal assise sur le vieux continent.Selon toutes les apparences, l’issue fatale ne peut être évitée.C’est pourquoi, la jeunesse étudiante ne veut prendre aucune chance d’être embrigadée pour aller combattre sur la ligne Maginot avant même qu’elle ait eu le temps de préciser son sentiment à cet égard.Tandis qu’un calme relatif règne, elle veut dire aux gouvernants qu’elle n’entend pas, pour aucune considération, se faire massacrer dans une boucherie qui n’intéresse pas notre pays.“Le public en général, la jeunesse étudiante de la ville en particulier, sont invités à se rendre au Palais Montcalm, samedi le 5 novembre.La manifestation n’aura aucun caractère politique, on peut en être assuré.Les organisateurs entendent conduire l’affaire avec efficacité sans doute, avec dignité aussi.“A la fin de la réunion, l’assemblée sera invitée à adopter des résolutions claires qui seront adressées à Ottawa, résumant l’opinion des étudiants sur la question.Nous lançons un appel à tous les intéressés, c’est-à-dire à toute la population de Québec, pour qu’ils nous aident à faire un succès de cette démonstration.Les répercussions peuvent être plus profondes qu’on ne veut le croire, puisqu’il est possible que ce ne soit là que le point de départ d’une campagne à travers le pays, dans le but d’obtenir que le gouvernement déclare sans détour quelle ligne de conduite, il entend suivre si l’Angleterre part en guerre.Et d’un autre côté, il importe de créer un mouvement d’opinion contraire à celui qu’insidieu-sement, les impérialistes tentent de promouvoir, depuis que les derniers événements ont remis en lumière la question de la participation du Canada à une guerre impériale.“Il ne faut attendre pour agir que le danger revienne; il pourrait être trop tard.Qu’on y songe!” Société St-Jecm-Baptiste de Montréal CONCOURS DE RECRUTEMENT — POURQUOI RECRUTER ?— QUELQUES RAISONS — REUNIONS C>A LA SEMAINE Pour qu'une société soit puissante, forte, écoutée, il faut qu’elle groupe un nombre considérable de membres.La revendication d'un seul passe facilement Inaperçue, mais quand une- société parle au nom de 10.000, 20.000, 50.000 membres et plus, elle devient une puissance avec laquelle il faut compter.Mais pour qu’une société groupe un si grand nombre de membres.11 faut quelle réponde à un besoin défini et qu'elle prouve son utilité par ses oeuvres.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal répond à un besoin défini: le groupement de toutes les forces vives canadiennes-françaises.Elle a prouvé son utilité par ses oeuvre-, brièvem|tit énumérées cl-aprês: grandes manifestations patriotiques.conférences populaires, cours publics gratuits, affirmation des droits des Canadiens français, revendication des droits de langue française, collaboration avec les sociétés canadiennes-françaises, fédération morale de toutes les sociétés nationales, support matériel et moral aux pestes d'avant-garde, l’oeuvre du livre et du disque français, concours d'histoire du Canada, concerts populaires et bonne chanson, publication de l'Oiseau bleu, pèlerinages historiques, lutte contre le communisme, oeuvres religieuses, bien-être économique des nôtres par la Ligue de l’Achat chez nous, la Caisse nationale d'Economie et la Société nationale de Fiducie, etc.Chacune de ces oeuvres sera commentée brièvement dans un communiqué subséquent.Le Conseil général demande aux sections de mettre à Tordre du Jour des assemblées du mois de novembre les questions suivantes : 1.—Action individuelle, familiale, paroissiale, suivant le programme approuvé au congrès do mars 1936 ; 2.— Assistance au cours d'Histotre du Canada de M.l'abbé Lionel droulx et de l'Histoire de l'Acadie du R.F.Antoine, C.S.V.; 3.— Préparation du congrès d'automne fixé au Jeudi 24 novembre ; 4.— Semaine du recrutement du 13 au 20 novembre ; 5.— Clôture du concours de recrutement le 30 novembre et proclamation des vainqueurs.Voici cette semaine les quelques réunions des sections : LE MERCREDI 2 NOVEMBRE 1938 Saint-Jacques : assemblée, à 8 h.15, àu sous-sol de l'église; entrée rue Sainte-Catherine.Il y aura élection d'un nouveau conseil.Notre-Dame-de-Grâce : partie d’huîtres.A 8 h.30, à l'école paroissiale Notrc-Dame-de-Grâce.Les dames sont particulièrement Invitées.LE JEUDI 3 NOVEMBRE Saint-Françols-Solano : réunion à 8 h.15, au sous-sol de l'église.LE VENDREDI 4 NOVEMBRE François-Xavler-Garncau : (paroisse de Notre-Dame-du-Rosairc) grande partie d'huîtres.A 8 h.15.à la salle paroissiale à l'angle des rues Vllleray et Boyer.Iberville : séance hebdomadaire, A 8 h , A la salle du foyer, 530, rue Vlnet.SECTION NOTRE-DAME-DE-LA-PAIX Sous la présidence de M.Albinl Beau-regard.président de la section Notre-Dame-de-Lourdes et représentant le Conseil général.la section Notre-Damc-de-la-Paix a procédé dernièrement A l’élection de son conseil.Les dignitaires élus sont : président.J.-A.Samson: 1er vice-président, W.Poulin; 2e vice-président, H.Lafrenaye: secrétaire.A.Duhamel; trésorier, Ed.Plante; 1er conseiller, P.Thibault; 2e conseiller, L.Santerre; commissaire ordonnateur.R.Riendeau: ancien président.R Morel; aumônier, M.le curé Edmond Aubertln, SECTION ALFRED-LONQPRE L'organlsateur-propagandlste de la Société de Salnt-Jcan-Baptlste, M.T.-Au-guste Poupart, a fondé le 18 octobre dernier.une nouvelle section de la Société dans la paroisse de Notre-Dame-des-Vlc-toirts.L'élection du conseil a donné le résultat suivant ; président, M.Joseph Perreault; 1er vice-président, M.U.Champagne: 2e vice-président.M.T.Beauehemln;-secrétaire, M.Robert Perreault; trésorier, M.A.Germain 1er conseiller, M Albert Laçasse; 2e conseiller, M J.-A.Perreault; commissaire ordonnateur.M.A.Bellemare; aumônier, M.Tabbé J.-Arthur Gauthier, curé Les dignitaires fondateurs ont choisi comme nom de leur section celül d'AIfred-Longpré, cet ardent patriote qui a al bien revendiqué les droits de l'école française dans la province d'Ontario.Le Conseil général, à sa réunion du 25 octobre, a reconnu officiellement la section Alfred-Longpré et a trouvé tréi heu-reui la choix d» ce nom.SECTION SAINT-ZOTIQUE Le 25 octobre dernier, Vorganisateur-pro-pagandlste de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.M.T.-Auguste Poupart, a présidé l'élection du conseil de la section Salnt-Zotiqué qui vient de se reconstituer en vue d’une saison active.L’élection a doné le résultat suivant ; président, Roma Nantel; 1er vice-président, Dr Jean Mercllle: 2e vice-président.Jacques Mongeau; secrétaire, Gérard Couture; secrétaire adjoint, Arthur Wistalf; trésorier.Louis Lemieux; 1er conseiller, Elphège Marcoux; 2e conseiller, Doslthée Daoust; commissaire ordonnateur, Jules Lajoie; aumônier, Tabbé Ovide Mousseau, curé.M.J.-Alfred Lacroix, président du comité régional de Touest, a entretenu les membres de la section de l'importance du recrutement.L'assemblée était sous la présidence de M.René Charbonneau, architecte.SECTION SAINT-BARTHELEMY La section Saint-Barthélemy, sous la direction de M.T.-Auguste Poupart, organisateur-propagandiste de la Société de Salnt-Jean-Baptistc, vient de se reconstituer en vue d'une année active.L’élection du conseil, tenue sous la présidence de M.Joseph Grenier, président du Comité régional du nord, a donné le résultat suivant : Président; J.-A.Marmen, 1er vice-président, J.Brisebois 2e vice-président, Arthur Côté; secrétaire.Guy Normaudin; trésorier, Léon-J.Dellsle; 1er conseiller, R.Pinsonneault; 2e conseiller, D.Leclair; commissaire ordonnateur, J.-P.Pageau; aumônier, Tabbé J.-S.Laurin.L’Installation des dignitaires du conseil a été faite par M.T.-Auguste Poupart du Conseil général.SECTION SAINTE-PHILOMENE La section Salnte-Phl lomène de Rosemont, de la Société Saint-Jean-Baptiste, a tenu ces ours derniers son assemblée annuelle pc „r élii e son bureau de direction pour T exercice 1938-1939.Son nouveau bureau se compose comme suit ; président, Me Irénée Lagarde; 1er vice-président, Me J.Herman Archambault; 2e vice-président, Joseph Michaud; trésorier.J.A.Bourdon; secrétaire-archiviste, Adelert Paiement; 1er conseiller, Armand Pepin; 2e conseiller, Paul Quillet, notaire; commissaire ordonnateur, Donat Lescarde ancien président, Dr Paul Denis; aumônier, Tabbé Georges Therrien.___________ Dans Saint-Louis La campagne électorale «lu candidat libéral-démocrate à l’élection complementaire tic St-Louis pour l’Assemblée législative — le scrutin étant fixé au mercredi 2 novembre -se terminera demain soir à un ralliement qui aura lieu à 8h.30, à l’arsenal du 05e régiment (Fusiliers Mont-Royal), avenue des Pins, près de la rue Henri-Julien.A cette assemblée, M.Raoul Tré-panier sera accompagné de Me Léon Casgrain, député de Témis-couata à l’Assemblée législative de Québec; de M.Frank Connors, député de Sainte-Anne à l’Assemblée législative de Québec et ancien ministre; de M.Alexis Caron, ancien député de Huit à l’Assemblée législative; de M.Claude Jodoin, président de l’Association de la jeunesse libérale de Montréal; de M.Maurice Ilartt, de M.Davc Wolf et d’autres.Deuxième édition, revue et corrigée de "Peuvent-elles garder un secret" Par ADRIENNE MAILLET La peinture salutaire de certains caractères, l’atmosphère de chanté chrétienne que ’’on respire à chaque page, ’’exposé des conséquences qu’entraînent les irréflexions de la jeunesse, e.c., composent une ambiance fort sereine qui laisse deviner à la fois une grande noblesse d’âme et un instinctif désir de protéger et de défendre le bonheur chez les autres.— La Revue Dominicaine.Volume de 316 pages.Au comptoir ou par la poste $1.00.Service de Librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal.Premier congrès des jeunesses catholiques "Le congrès s'oppose à toute participation aux guerres de TEmpiie" Le premier congrès des Jeunesses catholiques du vicariat forain des Saints-Anges de Lachine a tenu ses assises d’une manière grandiose hier à Lachine, sous les auspices du Cercle Paroissial de Lachine.Le congrès débuta par une messe spéciale aux congressistes célébrée par M.le curé A.Boileau, curé de Lachine.Le sermon de circonstance a été fait par le R.P.O’Shaughnessy, directeur du Cercle Joubert de Dorval.Ayant mis les congressistes en garde contre le matérialisme et le communisme, il leur fit part des différentes méthodes de défense qui se résument surtout dans la culture de l'intelligence et la formation de la volonté.Après la messe, eut lieu la photographie suivie du déjeuner, et de l'inscription de trois cents délégués.Puis les congressistes se rendirent à la salle paroissiale, où M.B.Gélinas, président du Cercle Paroissial de Lachine, leur souhaita la bienvenue.On remarquait sur l’estrade, outre M.Bernard Gélinas, M.Florian Lebel, organisateur du congrès, M.J’abbé A.Parrot, directeur du Cercle Paroissial de Lachine, le R.P.O’Shaughnessy, directeur du Cercle Joubert de Dorval, M.René McNi-choll, président des Jeunesses Catholiques du Canada, M.Adrien Allard, représentant officiel de la J.i.C-, M.L.Goyette, secrétaire général de la Ligue du Sacré-Coeur de Montréal, M.Bruneau Comeau, secrétaire général du congrès.M.Florian Lebel, président actif du congrès, fil une très belle conférence sur l’Action catholique.Adressa également la parole M.René McNicholi.M.A.Parrot remercia sincèrement M.McNicholi d’être venu assister à ce congrès et se déclara très heureux de voir se développer l’action catholique dans la région et nous fit ses meilleurs voeux de succès.L’assemblée se termina par la nomination des comités de chacune des commissions de la section d’étude.Dans l’après-midi, il y eut une assemblée plénière pour tous les congressistes.Plusieurs autres personnalités y étaient présentes, entre au-Les, le R.P.Paré, S.J.aumônier général de l’A.C.J.C., M.Charpentier, président général des Syndicats catholiques de Montréal, M.le curé A.Boileau, curé des Saints-Anges et vicaire forain de la région, les RR.PP.Arcand.de Ville LaSalle, et L.Lanoix, de Ville St-Pierre-aux-Liens.La soirée publique était sous la présidence de M.le curé Aimé Boileau, V.F., on remarquait à la rangée d’honneur: Mgr Chaumont, Son Honneur le maire A.Carignan, et député, M.l’abbé A.Parrot, M.Florian Lebel, MM.les abbés \V.Martineau, G.Schetagne, L.Desjardins, R.F.Dir.de l’Académie Piché.La soirée débuta par le chant du congrès.M.le président souhaita alors la bienvenue à tous les assistants.Il exprima la profonde soumission de toute la jeunesse au vicaire forain, M.le curé Aimé Boileau.11 fil l’éloge de notre président, M» René McNicholi.M.Bruno Comeau fit un-rapport détaillé du congrès d’Ottawa.I ne délégation des scouts de ville Sl-Pierre, sous la direction «le i’habile chef, M.Leduc, exhiba une belle démonstration, en nous faisant revivre un peu la vie du campement.M.Pierre Cardi, de la colonie Italienne, donna un bref exposé de la part active que ses compatriotes ont prise a notre congrès.M.Cardi parla en italien et en français, et M.Onneson en anglais.M.Florian Lebel, organisateur du congrès et membre du C.P.L., a été choisi par les aumôniers du vicariat forain, comme président du comité permanent de “L’Union régionale des jeunesses catholiques du vicarit forain SS.Anges”.Le nouveau président porta la parole en termes choisis et termina son allocution par un vibrant appel aux congressistes en les engageant à vivre la devise même de l’Union des jeunesses “sit uuum”, qu’ils soient un”.S.H.le maire A, Carignan, invité à prendre la parole, rendit hommage à la population «le Lachine pour son civisme.M.le maire félicita le cercle de son initiative pour l’organisation d’un pareil congrès et en terminant, il formula scs meilleurs souhaits au C.P.L., qui compte quarante années d’existence.Le curé A.Boileau porta la parole, faisant allusion aux sujets d’études de la journée et déclara que ceux-ci étaient bien dans l’intérêt de la jeunesse.Attitré de pasteur, il se déclara soucieux de la préparation de la jeunesse au combat de la vie, par des connaissances intellectuelles.Mgr Chaumont termina la série de discours par des conseils appropriés à la jeunesse sur l’Action ca tholique.Les voeux du congrès Action catholique: 1) Le congrès émit le voeu que toutes les jeunesses du Vicariat forain de Lachine, réunies en congrès régional, intensifient leur vie personnelle au point de vue catholique.2) que les jeunesses se mettent sérieusement à l’étude de l’action catholique.3) que les jeunesses propagent l’idée de l’action et s’emploient à l’organiser selon les besoins de chaque classe.Action économique: 1) Le congrès émit le voeu que les jeunes gens soient employés dans nos industries de préférence aux jeunes filles.* 2) que les salaires de nos Jeunes gens soient plus en rapport avec les principes des droits essentiels à l’homme, 3) droit de.posséder, droit de se marier, droit de subvenir aux besoins d*une famille.Chômeurs: Lp comité exprime‘sa sympathie la plus profonde aux centaines de chômeurs de la région et les assure en même temps que leurs prières.de travailleur à améliorer leur triste sort.Economie: Le congrès souhaite voir toute la jeunesse de la région pratiquer l’économie en se servant de la caisse populaire existente dans le Cercle paroissial.Contre toute participation.Le congrès s’oppose à toute participation aux guerres de l’Empire.Les créanciers de Saint-Etienne n’ont jamais été' autorisés à poursuivre Son Exc.Mgr Georges Gauthier Déclaration officielle du délégué apostolique Nos lecteurs se rappellent que dimanche, le 18 septembre L938, M.Tabbé \V.Lessard, curé de la paroisse Saint-Etienne, parla en chaire de rertains aspects des difficultés sérieuses entre la fabrique de celte paroisse et certains créanciers.Répétant que; la Sacrée Congrégation du Concile avait déclaré que l’archevêque de Montréal ne pouvait être tenu responsable des dettes que Ton invoque contre cette fabrique, M.le curé Lessard ajouta que l’action intentée devant les tribunaux civils par un groupe de créanciers à ce sujet contre Son Excellence Mgr Georges Gauthier Tarait été sans autorisation préalable des autorités religieuses compétentes.et que, partant, ces personnes avaient encouru les peines canoniques édictées par l’Eglise catholique en pareil cas.Hier, M.le curé Lessard, à l’appui de sa première déclaration, a lu la lettre suivante reçue de la Délégation Apostolique d’Ottawa, dé- clarant que personne n’avait été autorisé par cette Délégation a poursuivre Son Excellence Mgr Georges Gauthier, ni la corporation archiépiscopale de Montréal: * # * Délégation Apostolique du Canada et Terre-Neuve.No 74-38.Ottawa, 27 octobre 193$ M.le Curé, En réponse à votre letlrc du 22 octobre je «lois vous dire, «le la part de Son Excellence le Délégué Apostolique, que la Délégation Papale au Canada n’a jamais autorisé personne à instituer des procédures devant les tribunaux civils contre S.E.Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal, et la Corporation Archiépiscopale rclalive-ment à la Paroisse de Saint-Etieu ne de Montréal.Agréez, M.le Curé, l’expression de mes meilleurs sentiments.Votre tout dévoué, Mgr Humbert MOZZONl Le tourisme à Paris Grand nombre de Scandinaves et de Hollandais Paris, 29.(P.C.-Havas).— La saison touristique parisienne se prolonge.Le Salon «Taulomobile puis la grande Semaine de la couture retiennent dans la capitale de nombreux étrangers qui ont profité du mois d-octobre, d’une exception-mois d’octobre, d’une exception-Versailles ou à Fontainebleau leurs circuits habituels.Mais aux Inurisles et aux hommes d’affaires qui profitent de leur passage professionnel à Paris pour prolonger leur séjour, se sont joints de nombreux touristes en vacances, dont beaucoup n’avaient pu réaliser un voyage circulaire en raison de la tension européenne en septembre.C’est la continuation d’un renouveau touristique attesté par la circulaire que publie la préfecture de police sur les seuls séjours des étrangers à Paris.Du 1er mai au 30 septembre.162,107 touristes étrangers ont séjourné dans les hôtels de la capitale.En tête, viennent les Britanniques, avec 56,961; puis les Américains du Nord, avec 24.462, suivis par les Belges.21,207.Viennent ensuite les Allemands, 12.885; les Hollandais, 12,475; les Suisses, 9,208; les Italiens, 6,778; les Danois, 4,550; les Norvégiens, 3,631; les Suédois, 3,567; les Tchécoslovaques, 3,413.La proportion la plus remarquable est celle des Scandinaves, qui n’ont jamais été si nombreux en France, et les Hollandais, qui sont venus pendant le mois d’août par gros autocars.Maintenant le mouvement vers la Côte d’Azur se dessine.Des trains de nuit parlent bondés vers Nice, Cannes et Menton.Mort du général Dégoutté Lyon, 31 (SPA) —- Le général Joseph Dégoutté, qui s’est distingué nu cours de la Grande guerre, est décédé aujourd’hui, à Charnay.Il avait 72 ans.Depuis 1920, il faisait partie du Conseil supérieur de la guerre._ ______ Une causerie de M.F.Olivier-Martin sur Louis XIV M.François Olivier-Martin, membre de Tlnstitut de France el professeur à la Faculté de Droit de Paris, donnera une causerie sur Louis XIV, le jeudi soir 3 novembre.à 8h.15, dans la grande salle de l’hôtel Rilz-Carlton, sous les auspices de l’Alliance Française.L'horaire des spectacles ST-DENIS — "Le* Deux Combt-¦ nards", t h.4 h .fl h, 45.9 h.50.I "Aloha, le chant des lies”, 11 b.35.2 h 40.5 h.25.8 h.30 CINEMA DE PARIS — La "Prln-1 cesse Tarakanova" à 11 h.50.2 h.! 20.4 h.40 7 h.10.» h.35.CAPITOL.— "Drums ' à U h.04.il .45 4 h 26.7 h.07.9 h.48 ORPHKUM — Gang» of New-York, j 10 h.12 h.40.3 h.20.6 h.45.8 h.I 45.Hold Thas Co-Ed.11 h 05.1 h.45.4 h.30, 7 h.10.9 h.55.PALACE.— "You Cant Take It j With You" à 10 h 46, 1 h.24.4 h.; I 12.6 h.40.9 h.18.PRINCESS.— Three Loves Has Nancy" A 11 h.33.2 h.14, 4 h.55.; 7 h.'6.10 h.17; "Wives Under «us- ' melon" à 10 h.10.12 h.51, 3 h.32.8 h.13 8 h.54.Ciné-Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (Titres et texte enregistrée — Tous droits réservés.Ottawa 1937) Premières "Cinéma de Paris" PRINCESSE TARAKANOVA — Drame historique.Auteu-: Comoaneez et Jacoby.Réalisateur: Fédor Ozeo Interprètes: Bu-xy Prlm.Pierre Rlchard-WUlm.Annv ver-nay.Roger Karl, Abel Jacquln.Production: Béro-FUra 1938.Durée: 1 h.40.Pour adultes.SCENARIO — Elisabeth Tarakanowa, qui se prétend descendante de Pierre Le Grand et de la défunte Czarlne Elizabeth, tient sa cour d'Altesse Impériale à Venise.soutenue par les ambitions du Prince Radziwlll.Catherine II, alertée, dépêche son favori.TAmlral Comte Orloff, pour lui ramener l'Intrigante.Orloff.Joué par Tarakanowa.s'éprend d'elle, et Taraka-nowa elle-même succombe au charme d’Orloff.Inconsciemment.Orloff livre Tarakanowa à Catherine, mais tente de la sauver.Il périra à ses côtés, uni è elle dans la mort."Saint- Denis" ALOHA, LE CHANT DES ILES — Drame.Auteur: Charles Spaak.Réalisateur; L on Mathot.Interprètes: Jean Murat.Danièle Parola.Alerme.Almos, Adrien Lamy.Ch.Moulin.Production C.F.C.Durée: 1 h.23.Pour adultes.SCENARIO: Le capitaine Rungls.officier aviateur français et Betty Stanton, fille d'un richissime lord Ecossais, sont contraints d’atterrir brutalement en pleine tempête, sur une lie perdue du Pacifique.au cours d'une course de Londres 4 Melbourne Tous deux vivent dans Tlle: bientôt se Joignent 4 eux des Indigènes polynésiens.Manéka et sa compagne.chassés par leur tribu 4 cause de voleurs de nerles qui les ont dépouillés.Le cargo des pirates aborde à Tlle et Rungls parvient 4 repousser les bandits qui voulaient enlever Miss Stanton.Rescapés, les deux Jeunes gens se Jurent un amour profond.Lord Stanton s’oppose au mariage de Betty avec Rungls.parce que ce dernier est Français.Il enferme sa fille.Intercepte le courrier.Betty se rend 4 Parts et apprend que Rungls est disparu; se croyant obligée, «lie retourne en Ecosse, cependant que Rungls.ignorant tout de Betty, de chagrin se fait envoyer au Maroc où U est grièvement blessé par des pillards.Son ordonnance alerte Bettv qui accourt 4 son chevet: Lord Stanton désarmera devant ce grand amour.LES DEUX COMBINARDS — Vaudeville.Auteur: Pierre Maudru.Réallsaeur: Jacques Houssin.Interprètes: Jules Berry.Georges Milton, Josseline Gael.Madv Berry.Charpin, Baron fils.Henri Marchand, Temerson.Production: Ole Parisienne 1938.Durée: 1 h.22, Pour adultes.SCENARIO — André Michaux, pauvre garçon sans situation, est chargé par Jacques Barlsart, homme d’affaires sans scru- Ipules.de le remplacer pendant une période militaire.Le capitaine de réserve.Lambesc, croyant avoir affaire au vrai Barlsart, fait signer 4 Michaux un contrat .pour la construction d'automobiles utilisant un carburant remplaçant l'essence.Pendant ce temps, Barlsart.qui n acquis le brevet de cette Invention, spécule en toute sécurité sur les pétroles.Sa période terminée.Michaux découvre que.sous son nom.Barlsart a tromp-une Jeune fille.Le film se termine par la ruine de Thomme d'affaires et par le triomphe de Michaux qui, devenu riche, épouse la Jeune fille que son ancien compile* avait connue sous son nom "Capitol" couleurs aux Indes, il a trait 4 Téterr conflit entre les Indigènes et ceux o veulent les dominer.Interprètes: Bat la leune vedette de "Elephant Boy”.D< mond Tester, Valérie Hobson, Ravmo Massey.Roger Llvcsey.Production: Lo; don Fils, U.A, Pour tous.HOLD THAT CO-ED — Comédie.Jo Barrymore.Marjorie Weaver.Joan Dai Ja£k Haley, George Murphy.Pour to GANGS OF NEW-YORK - Film qui trait 4 la chasse aux "gangsters”.Int prêtes: Charles Bickford.Ann Dvorak.I rold Huber.Marie Rosenbloom, John Wr Jonathan Hale, Fred Kohler.Productk Republic.Pour tous."Palace" YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU — Comédie.Interprètes: Lionel Barrymore.Edward Arnold.Jean Arthur.James Stewart, Ml;cha Auer.Pour adultes."Princess" THREE LOVES HAS NANCY — Comédie.Interprètes: Janet Gaynor.Franchot Tone, Robert Montgomery.Claire Dodd Reginald Owen.Guy Klbbe, Cherley Gra-pewln.Production M-G-M.Durée originale: 67 minutes.Œ Jinn mUMT/ oanitiE Panola POSITIVEMENT DERNIERE SEMAINE ftiCHARD-J IDiLLin £ Fannie- VCRMAir PARiSJ !r _ — ¦¦EQSHfl.SAI.GE CliMATiSIÈE: WIVES UNDER SUSPICION — Drame ooclal.Interprète*: W*rran William.Gall Patrick.Constance Moore.William Lun-diumn.Pour adulte*.Reprises "Arcade" ABUS DE CONFIANCE — Drame social Interprètes- Danielle Dorr leux.Charle* Vanel, Yvette Lebon.Gilbert.Thérèse Do-rln.Pour adultes.DANS UNE MAISON HANTEE — Comédie.Pour tous."Beaubien" PASSEURS D’HOMMES — Drame de guerre.Réalisateur: René Janier.Interprètes: Constant Rémy.Jean Gall and.Paul Azals.Junie Aster.Production: Bo-bel.Film 1937.Durée: l h 35.Pour tous.LE ROMAN D'UN JEUNE HOMME PAUVRE — Film sentimental avec Pierre Fres-nay et Marie Bell.Pour tous."Cartier" HERCULE — Comédie satirique.Auteur: Carlo Rlm.Réalisateur: Esway.Interprètes: Femandel.Gaby Morlay, J.Berry.P.Brasseur, Tlsslrr.Deschamps.N ne Germon.Production: Pathé-Consor-tlum 1938: 2 heures.Pour tous.LA GLU — Drame.Auteur: Jean Choux, d'après l'oeuvre de J.Rlchepln.Réalisateur: Jean Choux.Interprètes: Marie Bell.Gilbert GU.Marcelle Génlat.Odette Joyeux.André Lefaur Jacques Baumer.Production: 1938.Durée: 1 h.17."Dominion" L’OCCIDENT — Drame.Interprètes: Charles Vanel.José Noguéro.Rama-Tahé, Le VJgan.Raymond Cordv.Baenué.MONSIEUR BRELOQUE A DISPARU — Comédie, Vedette: Lucien Baroux.Pour adultes.Lord Nelson GIGOI.ETTE — Mélodrame.Interprètes: Colette Darfeull, Azais.Mllly Mathis.Jean Servals.Cordy Florelle, Marguerite Moreno Pour adultes.UN SOIR A MARSEILLE — Film policier Interprètes: Berval.Colette Darfeull.Charpin, Larquey.J.Fusler air.Pour tou*.Majestic IGNACE—Vaudeville.Auteur: Jean Manse.Réalisation de Pierre Colombier.Interprètes: Femandel.Alice Tissot, Saturnin Fabre.Charpin.Claude May.Dany Lorys, Cordy.Pour adultes."PASSE-TEMPS" LA DANSEUSE ROUGE — Drame In.terprétes: Vera Korénc.Jean Gallaud.J, Worms.Ludmilla PHoeff, H.Bosc, Maurice Escande.Pour adultes."Rex" LA CITADELLE DU SILENCE — Drame.Interprètes: Annabcila.Pierre Renoir, Bernard Lancret.Le Vlgan.Larquey.Pauline Carton.Flerry, Mellot.Pour tous.TROIS JOURS DE PERM.— Vaudeville militaire.Auteurs: Georges Monca et M.Kéroul.Interprètes: André Berley, Alice Tissot.Dolly Davis, Max Lerel.Jacqueline Dalx, Jean Dumontier.Claire Gérard.Georges Péclet.Claudette France.Jean Florent.Production: Les grandes exclusivités cinématographique* européennes.Durée: 1 h.10.Pour tou»."Stella" SAMSON — Drame, Interprètes: Hsrrv Baur.Gabv Morlay.André Luguet, Ga-brlelle Dorzlat, André Lefaur.Pour adultes.LA CASERNE EN FOUR — Comédie- vaudeville.Pour adultes.Pommade RAMEAU Contre les affections de la peau.La Société de pédagogie de Montréal Samedi, 5 novembre 1938, à quatre heures du soir, la Société de Pédagogie de Montréal tiendra sa premiere séance de l’année sous les auspices de l’Acfas, au Mont-Saint-Louis, 244, rue Sherbrooke est, Montréal.Tontes les réunions de l’année graviteront autour de l’étude du bilinguisme.En cette première séance.l’aspect psychologique du problème sera exposé par un spécialiste en la matière, le professeur John Hughes, chef du département de la pédagogie de l’Université McGill.Comme d’habitude, une discussion publique suivra la causerie.L’intérêt de la question débattue attirera sans doute un nombreux public.Les éducateurs, les linguistes et surtout les parents sont spèciale-rient invités.L’entrée est libre."Roméo cf Juliette" à Victoria Hall L’Opéra français du Master Instt-ï ite de New-York présentera Roméo et Juliette, opéra de Gounod, avec le concours de ses membres de Montréal, le jeudi soir, 17 novembre prochain, à la salle Victoria.West-mount, sous la direction de M.Victor Brault, du Conservatoire de FUniversité McGill.Aux anciens de l'Ecole technique de Montréal Les membres de la Jeunesse Technique Catholique, section de l’Ecole Technique de Montréal, feront célébrer le 2 novembre prochain, à 9 h.30 a.m, dans l’église Notre-Dame, un service solennel pour le repos do l’Ame de leurs professeurs et de Jjurs condisciples décédés.Les organisateurs invitent tous les anciens de l’Ecole Technique de Montréal à se joindre aux étudiants et aux professeurs de cette institution lors de celte inanifestation religieuse.Pourquoi les porteurs de dents artificielles ont mauvaise haleine Des millions de personnes sont affectées de la sorte sans le savoir Voua ne Douvez vous-même déceler aucune odeur provenant de votre dentier ou de votre pont, mal* les autre* le peuvent! Les dentistes appellent cela l’"ha-lelne de denture" et c’e»t grave.Cela provient d’une écume de mucine qui s'accumule sur les dîntlers et les pon«j.Cotte écume est toujours Invisible, mats elle peut rendre votre haleine tellement désagréable que voe a -ils en sont Incommodés.Elle peut aussi notrrrlr le» bactéries de la carlo qui Infectent voa dents, affectent votre santé et gâchent votre bonheur.Le brossage ordinaire ne peut déloger cette gomme do votre dentier ou de votre nont ni vous protéger contra Chalelne de denture'.Mois faites simplement Cessai de ’olident! Non «eule-ment Polldent nettoie, male il purifie véritablement les dentiers et les ponts, sans brossage.Il atteint chaque parcelle d'écume, do ternlsaure.de tache et d'odeur, — les dissout et laisse votre dentier doux et ppronre comme lorsque neuf.Votre haleine sera nlus fraîche, vous vous sentirez la bouche plu* propre, votre dentier aura plu» longue durée et plu* belle apparence.Polldent a C*pprob*-tlon des autorités *n art dentaire, du Good Housekeeping Bureau ainsi que da million» et de milliers d’usagers enchantés.Une boite, de longue durée, ne coûte que 40c A «’importe quelle pharmacie.Nettoie, purifie comme per mafia Mettez le dentier*ou le pont dan» un verre d’eau rempli 4 moitié Aloutez un neu de poudre Po-Udent.Laissez reposer d» 10 4 15 minutes.rincez et 11 on sort adouci et prit 4 servir POLI DE Prévient l'"haleine de denture" t-TEE lllfl 4800 “JrHve.du P JpéclaliiteL du.VOYAGE SOUS ESCORTE 28 JOURS DONT 10 EN MER II A I T I Rép.Dominicaine Porto-Rico 1000 MILLES EN AUTOMOBILES PRIVEES Séjour, visite», réceptions: Port-au-Prince, Cap Haïtien: la citadelle.I* château de Sans-Souci — Ciudad-Trujillo: — Tombeau de Colomb; la Voga, Santiago de los Caballeros, Puerto Plata — San |uan, etc.DEPART DE MONTREAL, 4 JANVIER 1939 Tout compris aller et retour: rail et bateau: cabine de luxe à 2; hébergement, repas; transferts, autos, visites: service personnel — par personne.NOMBRE DES PLACES LIMITE — S'INSCRIRE TOT VOYAGE INDIVIDUEL A HAITI — 21 JOURS Départ i volonté — y compris: rail, pullman, paquebot, cabine 1ère classe; hôtel et repas 7 jours i Port-au-Prince —¦ 2 jour* (£0 4 i New-York — De Montréal et retour, par personne ., LE DEVOIR'VOYAGES 430, Notre-Dame est (Tel.BEIoir 3361) MONTREAL It UtVUIK, MUNIKtAL, LUNO» OHOPKfc IVid I VOLUME XXIX — No 255 COMMERCE ET FINANCE Le Curb (P.A.et P.C.) — Une liquidotion se toisait sentir au début de la séance ce matin à Wall Street par ticulièrement dans le compartiment des ferroviaires, mais ce déclin fut de brève durée et les déclins qui se chiffrèrent un instant à deux points furent rapidement réduits.Baissaient d'une fraction seulement Santa Fe, N.-Y.Central, Pennsylva nia, Southern Railway, Chrysler Bethlehem, American Telephone et North American.* # * .4, A Montréal les échanges étaient 4i lents ou début de la séance et les prix généralement inférieurs à ceux de la fermeture de samedi.Les pertes dans l'ensemble étaient minimes mais elles dépassèrent les gains dans une proportion de deux à un.Une légère demande se fit sentir pour les huiles qui détermina une hausse dans cette section du tableau.International Pete affichait 271/4 et McColl Frontenac 8.Parmi les métaux, des ventes firent décliner International Nickel et Smelters, cependant que dans la division des papiers, de faibles déclins se faisaient également sentir.Perdaient aussi du terrain d’une façon étroite pourtant: Dominion Bridge, Shawinigan, Canadian Car, National Steel Car.Une partie de la liste demeurait ferme.* * * Sur le Curb la marche générale épousait celle du grand marché.Les industriels déclinaient fractionnelle-ment jusqu'à un point.Les mines étaient faibles.Waite Amulet perdait 15 points.Pamour, East Malar-tic et Preston perdaient chacun 5 points.Les rendements Emprunts provinciaux Déclaration de M.Duplessis Québec, 31 — M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, a déclaré aux journalistes vendredi soir, un peu après minuit, que la province vient de négocier des emprunts au montant total de $30 millions, à des ternies plus avantageux que ceux qui ont été obtenus au- cours de la dernière année: et cela, a-t-il dit, en dépit des attaques lancées contre le crédit de la province par le groupe Ood-bout-Bouchard.M.Duplessis avait refuse d annoncer ces eninrunts au cours de la journée parce que le lieutenant-gouverneur n’avait pas signé l’arrêté ministériel nécessaire.Voici les emprunts autorisés: mil- lions payables dans trois_ ans,* à 2 iiour cent, au prix de 99.25; $5 initions payables dans trois ans, à 2 Va >our cent, au prix de 99.25; et $20 millions payables dans neuf ans, a $ pour cent, au prix de 98.06.es trois emprunts sont datés du 1er novembre 1938.On a annoncé samedi que les deux emprunts de 85 millions ont $té vendus et que seule l’émission de 820 millions sera offerte au pn-blic.Le premier ministre a dit au su-jef de la firme Lazard Frères, avec laquelle des négociations avaient été commencées, que bien que cette firme ne fasse lias partie du syndicat à la tète duquel sc trouve la Banque de Montréal, il apprécie la confiance qu’on a montrée dans le crédit de la province: il apprécie aussi ce que des institutions financières étatsuniennes ont fait dans le même sens, et qu’on ne l’oubliera pas.Le gouvernêtnent et, en particulier le trésorier provincial, M.Fisher, méritent les félicitations des citoyens de la province pour le financement de cet emprunt, i ajouté M.Duplessis.Depuis plusieurs mois, dit-il.il se fait une campagne contre le crédit de la province par le parti Godboul-Bou-chard: cela s’est amplifié pendant mon voyage et a été encore accentué à la veille des élections complémentaires.Les journaux favorables à la combinaison Godbout-Bou-chard ont essayé de nuire au crédit de ta province en faussant la vérité.M.Duplessis conteste le droit de l’opposition à employer de pareilles méthodes.F.n ne payant pas leurs dettes, a continue le premier ministre, les gens de l’ancien régime, le régime Taschereau-Godbout-Bouehard, ont causé une profonde misère aux colons, aux cultivateurs et au* marchands de cette province.Leur but était de présenter un bilan financier annuel qui ne correspondait pas à la vérité.Avec leur système de comptabiltè de recettes et débotir-sés, Us pouvaient annoncer un ->ur-plus et ne pas payer leurs ucltes, ; Inti Accent Le présent emprunt est i’oetnre mter coat du gonvernemnet sage de l’Union nationale, a continué M.Duplessis.Les lactiques du groupe Godbout-Bouchard seraient amusantes si elles n’élaient pas répréhensibles, et elles sont inexcusables à cause de leurs effets possibles.De[*uis notre arrivée au pouvoir, le gouvernement de l’Union nationale a eu à payer entre *860 et $05 millions de dettes | Penmans de l’ancien régime, et c’est un esti- Power .Jg" mé modéré.C’étaient les dettes con-, st.Law.Ktour .i.oo tractées par la combinaison Tasche- siiawinigan jeau - Godbout - Bouchard depuis .|tepl ;£ Ca°*Par 1930.Et en ne payant pas ces dettes, watts.Good.ce groupe a suscité une grande mi- aG^2,c|fie^ sère dans la province.Quant aux motifs particuliers du présent emprunt, il y a d’abord un emprunt a court terme de 85 millions dû le 1er novembre.Puis il y a le crédit agricole.Lorsque tous les crédits votés par la Législature pour cette fin auront été dépensés, cela voudra dire 827 millions.On n’a pas encore prêté toute celte somme, mais sur 12,000 prêts approuvés, 7,000 ont été accordés jusqu’ici, et les autres le seront de jour can.Ccianc.se eu jour.11 n’y a pas eu d’emprunt g™- ^“worse pour ces $27 millions, la commission du crédit agricole s’étant simplement servie du crédit du gouvernement en empruntant directement peut obtenir meilleurs terme qu’un organisme subsidiaire qui emprunte sous les auspices du gouverne-! Tobacco ment.Il y a ensuite une échéance de ; Int.Pow.7 $12 millions du 1er octobre dernier qiu a été rencontré sans émission d’emprunt, et une partie de celte somme se trouve dans les.$30 Montreal cottons wat.Brew millions., Ogilvie Les revenus rentrent bien, et j Ottawa Power l’émission de eel emprunt de $30 Penmans .millions ne signifie pas en réalité R^t c^itlng-• ; ; ; une augmentation de la dette Pi,°' Saguenay Power vinciale, bien que les choses puis- SLerwtn Williams seul paraître telles dans le rapport ^Jdth Can.Power financier que le gouvernement dé- XurKç^t Tob^co pose devant la Législature.La Bourse Les obligations .COURS F* FEKMETUBE HIER DOMINION DU CANADA: Offre Dem.i'i Juin 1er, 1944 .,2?’ 2%% OCt.15, 1939 .JW « 101^ 2!i% juin 1er.1943 .102,4 103 2 VL nov.15.ISrf .101 ^ 02 4 3% oct.15, 1942 ,.IM 1“ 3'!.nfto 1er 1950-55 .% 100 3% Juin 1er.1953-58 .«8 99 ati'ô Juin 1er.1948-49 .102 < J03 « S’i'ïo Juin 1er, 1956-66 .100Vi J01* 3‘4 3li 4'é 4‘fn 4% 4 u, 4*2 4:2 4’., nov.15.1948-51 oct.15.1944-49 oct.15.1939 .oct.15.1943-45 .oct.15.1947-52 .i.1er sent.1940 .oct.15.1944 .L fév.1er.1946 nov.1er 1946-56 ACTIONS ORDINAIRES, DIT Agnew Surpas» .Assoc.Brew.Belrtlne Cortlcelll Bell Tel.B, A.OH .B.C.Power "A" .Build.Prod."A” C.and D.Sugar .Can.Malt.Can.North.Pow.?an.Vinegar» Can.Bronze .Can.Cottons .Can Gen Elect Can.Ind.B.) Can Westinghouse Crown Cork .Dom.Bridge .Dom.Glass .nom.Textile Electrolux .Ford of Can."A” Int.Nickel .Int.Pete .Jamaica Pub.Serv.Laura Secord C.S, .Montreal Power .Montreal Tram.Nat, Breweries ,, .Nat.Steel Car 60 .80 «00 8 00 1.00 2.00 2.00 1.50 1.50 1.20 1.20 1.50 4.00 6.00 7 00 2,00 1 00 1.20 5 00 5 00 1.60 1 OO .50 .40 2.03 6.00 200 1.50 1.75 3.00 1.50 9.00 2 00 2 00 Niagara Wire .1 00 Ogilvie Ottawa L.& P.Page Hersey .1 00 6 00 4 00 3.0) 80 .80 1.75 4 00 3.00 ACTIONS DE BANQUES: Canadienne Nationale 8 00 Commerce .a 00 Dominion .JO.OO Montréal .8 00 Nouvelle-Ecosse .12.00 Royale 8.00 ACTIONS PRIVILEGIEE:: Avnew Surpass Ass.Breweries .Beîd Cort.Calgarv Power .Can.Cement 6‘,i';
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.