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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 22 juin 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-06-22, Collections de BAnQ.

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Volnme XVII.- No 143, Abonnements par la poste: » Edition quotidienne CANADA.$«.«• Etats-Unis et Empire Britannique 8.00 UNION POSTALB.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.« ZOO ETATS-UNIS ETT UNION POSTALB .800 Montréal, mardi 22 juin 1926.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et adminstration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE : - - Main 7460' Berrlee 4e «ntt t Rédaction, Main 5121 Administration.Main 5158] M.Bourassa traite de la question impériale et de Locarno L^événement” de la semaine L'événement de la semaine, c’est le congrès de Chicago.Dans les journaux même qui sont la chose d’Anglo-protestants, i il domine toute la politique snondiale.A pleines colonnes, on y raconte les grandioses cérémonie® du Stadium et même les simples réunions de congressistes.Il est impossible que ces dépêches n’évoquent point dans les imaginations que nourrit quelque connaissance du passé de grandes 'pages d’histoire; il est impossible qu’elles ne suscitent point d’utiles et prenantes réflexions.Il est clair d’abord que tous le® observateurs sont frappés de l’extraordinaire spectacle d’unité et de catholicité, de la prodigieuse leçon de choses que donne le congrès.Les journalistes notent avec un intérêt évident que toutes les races, tous les continents sont fraternellement représentés à Chicago.Blancs et noirs, jaunes et rouges, tous ne sont plus là que des frères et des fidèles de la même Eglise.Les journalistes notent une autre chose, qui paraît aussi singulièrement les frapper: si toutes les raoes se confondent dans la commune adoration, tous les rangs sociaux s’y joignent également.Les laveuses de plancher, comme le fait observer une dépêche de ce matin, y prient à côté des chefs d’Etat et des princes de l’Eglise.L’Eglise ae Borne apparaît ainsi, aux regards les plus distraits et les plus prévenus, comme l’Eglise de tous, des petits et des grands, des savants et des ignorants.Et l’unité qu’elle manifeste dans le présent, elle l’affirme pareillement à travers les siècles.La foi que professent dans la grande ville moderne les centaines de mille hommes qui se prosternent aujourd’hui sous le rayonnement de l’Hostie, c’est celle qui, à travers les solitude® du nouveau monde, conduisait Marquette jusqu’aux rivages inconnus où devait, deux siècles plus tard, s’élever Chicago.Et la foi de Marquette, c’était celle de ses pères du Moyen-Age, celle des chrétiens de la Rome impériale, celle de® Apôtres aux champs de la Galilée.Ce sera celle des générations sans nombre qui, jusqu’à la consommation des temps, Joueront, béniront, adoreront le Christ.* * * Quelles images évoquent forcément ces deux noms de Rome et de Chicago depuis huit jours associés et répétés par toutes les dépêches?Et comment l’imagination se défendrait-elle de rapprocher des scènes d’hier au Stadium américain celles du Colisée de la Rome impériale! Il y a dix-huit siècles, sous les regards du Maître du monde, du tout-puissant Empereur, tombaient les martyrs, et l’on croyait bien en avoir pour jamais fini avec le Gahléen et ses disciples.Et voici qu’il ne reste plus des Empereurs qu’un souvenir et que, sur un continent que Rome ne connut point, les héritiers des grandes civilisations que l’Eglise fit surgir des ruines de l’Empire, s’en viennent acclamer l’éternel Vivant! Quelle leçon et quel raccourci d’histoire! Ainsi, à travers les siècles, les tyran® et les sophistes ont cru avoir raison de l’Eglise, ont proclamé que le catholicisme, suivant la grossière formulé d’un philosophe d’hier, n’en avait plus dans Je ventre que pour trente ou cinquante ans; ainsi leur rage et leur orgueil ont été pareillement démentis.L’Eglise a souffert; elle a souffert de ses fils comme de ses ennemis et des peuples ont douloureusement saigné pour avoir dédaigné le secours qu’elle* leur apportait; mais elle a quand même, à travers l’espace, à Iravers le temps, poursuivi sa course bienfaisante.Elle la poursuivra jusqu’à la fin de ce monde périssable.Mais malheur aux peuples qui ne voudront point l’écouter! * * * Nous célébrerons dans quelques heures la fête de notre race.Que notre plus ferme résolution soit de nous rattacher d’esprit, de coeur, par toutes les puissances de notre être, à l’immortelle Maîtresse de vérité et de vie.Orner HCR0UX Revenons à la politique traditionnelle Le député de Labelle fait une étude füùiiiée de la politique anglaise et des conséquences du traité de Locarno - Les suites funestes du traité de Versailles — Une politique canadienne sensée s’impose r.Bloc-notes Piètre ami., Certains journaux montréalais ont toujours représenté M.Roaers, ancien ministre des travnux publies dans le cabinet Borden, et présentement député de Winnipeg aux Communes, comme un arni de Montréal et des intérêts montréalais.Au vrai, pendant cette session-ci, M.Pogers a donné In preuve d’une animosité considérable contre nos intérêts.La semaine dernière, il a rétendu, par exemple, empêcher es Communes d’autoriser une avance de douze millions à la commission du port de Montréal, qui a toujours fait en temps convenu le versement des intérêts sur les prêts 3ue lui ont jadis consentis, à tour e rôle, les administrations libérales et conservatrices.Hier, M.Ro-icrs a porté contre la commission, propos du mélange de grains dans ses entrepôts, des accusations tout à fait gratuites.M.Caban, un de ses collègues conservateurs, et député de Montréal, a, la semaine dernière et hier aussi, protesté contre les accusations de M.Rogers et l’a défié de les préciser et do les prouver.M.Rogers s'est défilé, devant l’attitude courageuse de M.Cahan."Je sais ce que je dis", n-t-il tout simplement répondu, ne produisant aucune preuve pour étaver ses dénonciations vagues et futiles.M.Rogers est un piètre ami de Montréal et du commerce montréalais.On devra ¦¦?pif dorénavant, dans tous les milieux qui ne connaissaient pas déjà le personnage, la mesure de cette chattemite tory.Voyage» Les albums que le Pacifique Canadien publie depuis quelques années en marge de ses croisières en Méditerranée et autour du monde sont des merveilles d’art typographique.Le dernier en date, Canadian Pacific CruUee, 1926-1927.Sut nous arrive à l’instant, est un es plus beaux qui soient.Texte, Illustrations, impression, tout cela est A donner envie aux gens les moins voyageurs du monde de se déplacer et d'aller voir ces pavsa-I gej exotiques, ces contrées lointai- nes et quasi fabuleuses, où l’on peut se rendre maintenant avec un confort luxueux dont la description aurait fait sourire d’incrédulité, il y a quelque trente ou cinquante ans.Mais il n’y a pas que les voyages au long cours, selon l'expression des marins, qui soient intéressants.Et le Pacifique Canadien en annonce un depuis quelque temps, par voie ferrée, en territoire canadien seulement.qui durera trois semaines et ou 1 on fera tout le trajet de Montréal à Vancouver et à Victoria, tantôt par chemin de fer, tantôt en automobile, tantôt en paquebot, qui ne manquera pas de recruter beaucoup d amateurs de tourisme.Toutes les entreprises de ce genre, ces dernières années, aident aux Canadiens a prendre contact avec l’extérieur, k mieux connaître l'univers, à commencer par leur pays.On ne peut donc que conseiller aux gens curieux de ces tournées d’études et d agrément d’encourager ceux qui les organisent et de s’y Inscrire en nombre.Le Devoir, pour sa part, a largement contribué, surtout en ces dernières années, A développer ce goût du tourisme, avec ses voyages ?2«^c?4î?,en ,924* en Ontario en 192o, A Chicago cette année; il continuera cette campagne, avec son deuxième voyage d’Acadie l’an prochain.G.P.Pour communiquer avec no§ voyageurs Pour communiquer avec les vovajreurs du “Devoir'’, de r“Actlon catholique” et de r,,Unlon St-Jean-Bap-liste d’Amérique”, s’adresser aux soins: Hotel Great Northern.Dearborn an# Jackson Sla., Chicago.III*-nol», U.S.A.LE CONGRES DE CHICAGO Voir en pages 3 et 8 les dépêelies relatives au congrès de Chicago.(Par Emile Benoist et Léo-Paul Desrosiers) Voici un substantiel résumé du discours de M.Bourassa aux Communes, hier: “Je dois déplorer tout d’abord qu’un débat d’une telle importance se produise aux dernières heures de la session.Depuis quelques années on semble éviter toute discussion de nos affaires extérieures ou impériales.Cette disposition tient sans doute, au désir de se reposer des conditions qui ont sévi durant la guerre.Mais nous le devons encore plus ou fait que le peupie canadien, soit par l’entremise de son gouvernement, soit par l’entremise de son parlement, n’a jamais exercé sa pleine responsabilité de nation libre en ces affaires et qu'il a hérité de générations en générations du vieil esprit colonial et enfantin de s’en remettre toujours sur quelqu’un de sa politique étrangère.“En tant qu’il s’agit de cette résolution, je ne vois .pas quelle objection elle peut provoquer.C’est la ratification d’une décision unanime de la d'ornière conférence impériale.On a reconnu que c’était la procédure à suivre pour établir les relations Impériales sur une certaine base logique.Mais la dernière partie de la résolution est, à mon avis, la plus importante.M.Cahan, dans son beau niscours, a signalé au gouvernement qu’il y a contradiction entre la première partie qui traite de la ratification des traités affectant le Canada, et la seconde partie, qui parle de sanctions militaires ou économiques.Je ne comprends pas la résolution de cette manière, La première partie s’applique aux traités et conventions où il s’agit spécifiquement d’intérêts canadiens et, en conséquence, ils viennent sous l’empire de la procédure que nous ratifions aujourd’hui.En plus, le gouvernement demande au parlement qu’aucun traité ou arrangement, que le nom du Canada y soit mentionné ou non.mais qui comprend des clauses militaires, ne soit accepté par le cabinet sans l’approbation du parlement lui-même.Et le gouvernement britannique saura à l’avenir qu’il ne peut compter sur l’adhésion d’aucun Dominion en ces sortes d’affaires, à moins que le parlement de ce Dominion n’ail donné son approbation nu traité ou à la convention.Les divers parlements de l’Empire ont accepté cette interprétation de la résolution, mais on l’appliquera pour la première foie nu traité de Locarno.“Malheureusement, nous n’nvons pas en main la correspondance échangée nu sujet de ce traité entre le gouvernement britannique et les gouvernements des Dominions, et de cette manière, on a violé par avance l’esprit de cette résolution que nous étudions.Le premier mi uistre nous a demandés de l’approuver pour deux raisons.La première, pour que le représentant du Cn nada puisse dire A la prochaine Conférence impériale que le Parlement l’approuve, le seconde, pour l’avenir.Mais nous ne savons pas ce qui se passera à celte prochaine Conférence.Les représentants du Canada se rendront-ils à Londres sans connaître l’opinion du Canada au sujet de ce traité de Locarno?On a discuté ce traité dans presque tous les Dominions.Aux Indes, on a introduit une résolution pour le désapprouver, mais le gouvernement a désavoué cette résolution.En Australie, le chef de l’opposition, M.Charlton, a attaqué le traité, et le premier ministre, M.Bruce, ne l’a pas défendu.En Irlande, le ministre des affaires étrangères, M.Fitzgerald, et le chef de l’opposition, M.Johnson, ont déclaré que l’Irlande n’endosserait pas le traité et ne serait pas liée par lui.Dans l’Afrique du Sud, M.Hertzog n’est pas en faveur du traité et le général Smuts a pratiquement approuvé son attitude.Ce n’est donc pas aller trop loin que de dire que l’opinion de tous les Parlements de l’Empire, A l’exception du Parlement britannique, est opposée au traité de Locarno.Elle n’est pas opposée A ce qu’on appelle l’esprit de Locarno, mais aux termes du traité et des obligations qu’il impose.Le traité de Locarno Quel eet le but de ce traité conclu entre l’Altemagne, la Belgique et la France d’une part, et la Grande-Bretagne et ntalie, de l’autre?C’est de satisfaire, tout d’abord, dit-on, le désir de sécurité et do pro-ttctlon des peuples qui ont le plus souffert de la guerre.C’est de leur donner des garanties supplémentaires et de renforcer, dans certains cas, le traité de Versailles.C’est de remplacer par ces gsrantles supplémentaires, pour lu Belgique, rétnt de neutralité garanti par Tes traités de 1831 et 1839, et pour la France, les traités de garantie signés A Versailles, en 1919, par le» gouvernements anglais et américain.Quelqu’un a-t-ll jamais suggéré que nous sommes partie au traité garantissant la neutralité de la Bel- no amende le traité de Versailles.Et, de plus, celui qui a suivi le cours des événements en Europe durant les dix dernières années sait que chaque nation a amendé le traité de Versailles lorsqu’elle ne le mettait pas nu rancart.Dire en conséquence que le traité do Lo-earîîo n’a été ¦ coach»-que pour maintenir le traité de Versailles, c’est nullifier l’effet moral qu’il pourrait avoir et établir sur une base de déceptions un mouvement vers la paix, de déceptions envers est soumise au Parle- ratification ment.L’orateur pense donc était qu’il opportun que la motion fut élargie de façon non seulement A permettre une expression d’opinion du Parlement sur Locarno, sur pièces écrites et connues, mais encore A déclarer-qu’aucun gouvernement n’a le droit d’engager le pays économiquement ou militairement, sans l’approbation préalable du Parlement.“On dira peut-être qu’il y n long- gique, ou au traité de 1919 au sujet de la France?Certainement non au sujet de la Belgique.Quant au traité qui protégeait la France, sir Ro bert Bordcn a fait inclure un arti-ole qui dégageait nettement la responsabilité des Dominions.En conséquence, si le gouvernement cana dien entreprenait à la prochaine conférence impériale de recomman der au parlement la ratification du traité de Locarno, il prendrait des engagements plus importants et plus étendus, que le gouvernement de M.Borden.Mais quelques-uns pourront dire: “Ne sommes-nous pas liés déjà par l’article X du traité de paix?’’ Cet article X stipule que tous les membres de la Société des nations entreprendront de préserver contre toute agression extérieure l’intégri té territoriale et l’indépendance po litique de tous les membres de la Société; il décrète aussi que le conseil de la Société avisera aux moyens à prendre et qu’il devra être unanime dans ses décisions.“Mais, en pratique, les Dominions ont annulé cette obligation étendue et vague.Sir Robert Borden a protesté contre Particle X aussitôt après l’avoir signé.En second lieu, M.Doherty, sir Lomer Gouin et M.Ernest Lapointe ont protesté A tour de rôle contre le même article, à Genève, devant l’assemblée des nations, et l’article X n’existeraH plus si la Perse n’avait été la seule à donner un vote adverse.Pouvons-nous dire en conséquence que cet article nous impose autant d’obligations que le traité de Locarno, si nous l’adoptions?“Mais on dit qu’après tout, ce traité de Locarno est une oeuvre de paix, et qu’ainsi il est de notre devoir d’appuyer dans cette direction le gouvernement brilannique?Supposons qu’il avance la cause de la paix entre l’Allemagne, la France et la Belgique.C’est le point de l’Europe où le danger des guerres est le moindre à l’heure qu’il est.Le traité- laisse sans solution le problème balkanique, les relations entre la Pologne et la Russie, les relations des pays intéressés dans les dépouilles, de la Turquie.Il ne touche pas à la question du Levant.En conséquence on ne peut dire que c’est une tentative d’imposer la paix en Europe.Locarno, la France et l’Allemagne Etablit-il du moins un véritable état de paix entre la France et l’Allemagne?Par l’article 1er du traité, on voit que, comme le traité de Versailles, il impose à l'Allemagne de rester désarmée sur l’une des rives du Rhin pendant que la France aura le droit de s’armer jusqu'aux dents sur l’autre rive.Tant que ces clauses existeront il n'y a aucune certitude que la paix régnera entre les deux nations parce qu’elles sont injustes, qu'on les a adoptées au milieu des passions soulevées par la guerre, et qu’elles sont une fausse base de paix.Les deux pays s'engagent par l'article 2 A ne pas recourir à la guerre l’un contre l'autre, mais il y a des cas réservés.Si la France passe, pas exemple, par l’Allemagne, pour se rendre nu secours de la Pologne afin de mettre en vigueur une décision de la Société des nations, elle ne commet aucun acte d’agression contre l’Allemagne.Mais si l'Allemagne entreprend de protéger son territoire contre ce passage des troupes françaises, elle commet un acte d’agression contre la France.C’est ainsi qu’envantr le territoire du voisin, dans certaines circons- vers ces peuples de l’Europe qui aspirent A la paix.“Est-il nécessaire de dire qu’en ratifiant ce traité de Locarno maintenant, nous prendrions de nouveaux tous les engagements que nous avons pris lors de la signature du traité de Versailles, engagements que nous avons tenté de répudier par l’entremise de M.Borden, de M.Doherty, de M.Gouin et de M.Lapointe?Cette ratification signifierait que nous approuvons des entreprises semblables à celles de la Rhur, que nous approuvons l’article 80 qui a trait à l’état futur de l’Autriche, qui viole les principes pour lesquels les Etats-Unis sont entrés, en guerre et les professions de foi des hommes d’Etat britanniques, parce qu’il y est défendu à une nation dépouillée des neuf-dixième de ses possessions de décider de son avenir selon ses bsoins.Elle signifierait encore que nous garantirons le système établi dans la hante Silésie contre tout principe de bon gouvernement, contre les promesses données aux peuples qu’ils décideront eux-mêmes de leur sort.Elle signifierait encore que nous approuvons ces clauses par lesquelles on a enlevé à l’Allemagne toutes scs colonies, tandis que l’Angleterre est en possession d’un quart de la surface de la terre et la France de la moitié de l’Afrique.Et vous pensez que l’on peut établir la paix sur de telles bases?Cette ratification signifierait encore qu’A notre avis l'Allemagne est seule responsable de la guerre, que ses anciens ministres sont des criminels devant l’opinion publique et doivent être traduits devant un tribunal constitué par ses triomphateurs.Il n’y a plus aujourd’hui, dans toute l’Europe, un observateur impartial qui croit à cette théorie.J’ai entre mes mains des protestations signées par des hommes et des femmes d’Angleterre et de France qui réalisent, parce qu’ils sont sur les lieux et connaissent la situation, que tant qu’on laissera subsister dans le traité de Versailles de telles absurdités, il n’y aura pas de vraie paix en Europe.“Heureusement le gouvernement britannique s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas, directement ou indirectement, engager les gouvernements des Dominions dans une politique aussi incertaine et il a fait les réserves que le premier ministre a lues cet après-midi.Un fait qui indique bien le peu d’attention que l’on porte, dans notre pays, à ces questions: lors de In publication du texte du traité de Locarno, l'un des journaux les mieux informés du Canada, la Gazette, exprimait sa surprise d’une telle nouveauté, oubliant que ce mémo principe, exprimé avec presque les mêmes mots, avait été posé dans le traité de garanties, signé le 28 janvier 1919; oubliant encore que quelques années plus tard, quand M.Lloyd George s'efforçait e programme des attractions a été exécute avec entrain.Notons le concours de souque ù la corde, cpii a suscité un vif intérêt.L’équLpe d'Hochc-laga, formée de MM.A.•Gharlebois, G.Gendron, E.Leblanc, P.I.oiseau, H.Main ville, a remporté une bn -lante victoire sur l’équipe St-Henrl, composée do MM.E.de GhAtigny, E.Oloutier, J.Dubeau, J.Beaucage, E.Sîiârain.L’-quipe HoCholaga a dom: remporté le défi de #5.La maison Forest Frères avait également accordé un joli prix à 1 équipe vainqueur.11 y eut du chant do la musique et tin bon service de rnfrwlchtesernents.Toms les syndiqués se séparèrent tard dans la soirée, gardant le meilleur souvenir de la petite fête de famille A laquelle le syndicat les avait conviés.Mercredi soir, salle de l’école Baril, assemblée du syndicat No 2 du textile.Rapports do M.J.-A.Blais, agent d’affaires et président-général.Rapports des officiers.Tous les membres sont cordiale-ment priés d’assister.Le syndicat ne s’assemblera plus à la salle Tremblay.D’ici à nouvel ordre, les réunions des 2èftne et 4èmc mercredis du mois auront lieu -tistc.Le conseil central et les syndicats affiliés prendront place nu sein de cette section.Les cordonniers syndiqués sont priés de lire l'avis qui les concerne plus haut.Les syndicats seront précédés d’un magnifique landau décoré de fleurs, dans lequel sera placé la couronne de fleurs donné par le conseil central A la mémoire de David Gagnon, charpentler-mcnui A la maint» de Shawinigan Shawinigan, 22.— Les deux candidats A la mairie de Shawinigan sont le.Dr J.-A.Dufresne, maire actuel, et le notaire Désaulniers.Abonnements de vacances Nous recevrons, Jusqu’au 1er Juillet, des abonnements de vacances aux prix suivants: Un mois «• • ,•* p m w* •* » • «* • » • 50 sous Deux mois • «, > p r* « *»¦ m * • DO sous Trois mois ,, *• »« «• *» •• SIA.^5 La livraison ne se fait one par la poste, en dehors de Montréal, et au Canada seulement.11 faut payer l'abonnement d'avance par chèque accepté au pair.Cette offre ne vaut que Jusqu’ao ler Juillet prochain.Ecrire à ABONNEMENT - .LE DEVOIR • • Le juge Cusson a entendu hier le procès d’Henri Moreau, ex-caissier de la Compagnie d’assurance La\ Sauvegarde, accusé d’un vol de *6,-640, comme serviteur.Lorsque la preuve a été terminée, le juge Cusson a déclaré: “Je vais trouver l’accusé coupable, mais je vais accorder à la défense un délai jusqu’à vendredi pour lui permettre d’inscrire la cause en appel avant qu’un jugement no soit enregistré.Je tiens aussi A donner l’opinion de la Cour sur certaines parties de la preuve.Los noms de MM.G.-N.Ducharme et L.-N.Ducharme, président et secrétaire de la Sauvegarde, ont été mentionnés dans ce procès et je tiens à les exonérer do tout blâme dans la présente cause.C’est un moyen de défense désespérée pris par l’accusé, et je déclare que c’est le devoir de la Cour d’exprimer son opinion sur l’honnêteté absolue des directeurs ci-dessus nommés.” Université de Montréal COURS DE CHANT ET DE SOLFEGE DURANT L’ETE T.’Université de Montréal vient d’instituer un cours de théorie du chant et de solfège pour les mois d’été.Ce cours rst destiné à tous nos jeunes gens et jeunes filles qui possèdent quelque talent pour le chant et qui désirent se perfectionner.Ces cours seront donnés à l’Université même sous la direction de M.Victor Brault, baryton bien connu, qui a étudié pendant plusieurs années on Europe.L’inscription aura Heu dès ce soir, à l’Université, entre 7 et 8 heures.Les cours seront donnés deux fois par semaine jusqu’à la mi-septembre.Ces cours sont gratuits, mais un droit d’inscription d’un dollar est exigé.Ce montant sera remis à ceux qui auront suivi les cours jusqu’à la fin.Ces cours, qui s’ajoutant aux autres leçons de la section des arts, sont sous le patronage du recteur de l’Université, Mgr Pictte.On fait un appel spécial aux maîtres de chapelle qui auraient sous leur direction des jeunes chanteurs REDUCTIONS RADICALES DANS LES PRIX DES FORD Coïncidant aveo les 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Lunetterie — Prix du gros Voy** machinerie» dans la ntrlno jaune.— BEAUMIER jfSJÎlLPBte !«( 8T E-CATHEHIVE S8T Hfg&kr RpéeialttA i y-ax -rtlflcf-l».«UKAT R.nar-tian- immédiates rar malle.Cette annonce rapporté- vent 1S« P*r dollar.Calculateur B n’y a j>In« de raison pour que le •‘maître, danaer” de Figaro prenne la place du ^'calculateur”.Grâce à notre BOTTTN om «ait maintenant où trouver le» gens compétent».-»* Médecin T Al Aphone Plateea AI4T Dr J.-M.-E.Prévost tes Mpttpnxd.Psr’v Lendree •at TTear-terh V«4aa •artnalrM.raina, veaata.maladtao -And-rlennee — CHnlqee prirda.ii mrrcHiBON movtrral —p» Professeur' SS», ma ONTARIO E.LeBlond de Brumath Raobatlar dea CnWereltAe de France et Laml Offtelar d’Aeadlmle — Anteor Préparation à t’Atnde do la mAd.elna.du droit, d.l’art dentaire, de la pharmacie et aax diplôme» d’institutaar.Chiropraticien Mlle Albetitine Demers, D.Cv Ph.C.Dectelraeae an eh!repraetl»ae fkadale d.Palmer tni .Mina .lu à 72 to à fz’s 2a à 78’» 2o à 73 7.à 721» 25 B 72', 50 B 75 20 B -3.Canada Cement 3 B 102.^ Canada Steamship Voting Jru«rt.B 1S t.'onsolldateid 31 Inina ami Smelting, la B 210 15 à 210 10 B 210.l ake of the Woods, 1 B HI.Laurentlile Co.5 B 87% 5 a 88.Ottawa Tower, 10 B »6Va Shawlnlgan Power, 10 k 183 2 B 193.Shevwln Williams, 5 B 112’^ 5 B tli'o, Spanish River, 25 à 09's.Twin City, 20 B 72.Viau Biscuit, 50 B 27%.Woods MffC.2 * t7.i Belgn Toper Trf.30 B 98 SO è 98 10 B British Ejnplre Steel, l*re prf., 2S à 11'4 LE MARCHE DES VIVRES Le tableau suivant indique les arrivages à Montréal d’oeufs, da beurre et de fromage pour hier et les lundis correspondant*: 1926 1925 JUIN 21 14 22 Oeufs, caisses Beurre, boites Fromage, meu.2,183 3,228 2,545 3.348 1,271 3.038 7,339 8,149 8,592 British Empire Steel.Ure prf., 25 B 11 25 à 12 50 B m, 20 B 11% 50 A 11%.Canada Cotions Trf.10 B 9a 20 B 94%.Canada Steamship Prf., 5 B 70.Canadian Car and Foundry Prf., 5 B 82%.Dominion Coal Prf., 15 B 52.Dominion Steel, l*rf., 25 B 15.Viau Biscuit Prf., la B 87.VENTES DE U H.A MIDI .10.Abitibi Power and Paper.15 B 73% 10 B ^VUantic'.Suga?, 100 B 20 25 * 28 25 B 28 ° Be H Telephone, 25 à 138% 8 B 138% 1 B 138C.5 è 139 5 à 139 40 B 139 7 B 138'% 1 B 138',.Brazilian Traction, 50 B 977» 50 B 97!» 50 B 97'» l'5 B 97% 10 a 97», 10 * 97% 5 B 9,% 50 B 97', 25 B 97% 75 B 97% 50 B 97% 50 B 98 75 à 98 25 B 98 100 B 98 100 B 98 100 B 98 100 B «8 80 B 98 10 B 98 10 B 98 100 B !>S 50 a 98 25 B 98 2.5 B 98 I0 B 98_100 B 98 Vj IS 25 * 98V, 2 B 97% 15 B 98% 3 B 98 25 B 98V 8% 25 »& 98y, 25 B 9874 B 9874 15 B 98% 25 B 98% 2-> 25 B 98% 60 B 9874 1 9874 25 B 50 B 9S% B 98% 25 98% 25 B 9S% 40 B 98% 50 à 98% 60' B 9.8'4 40 B 9S% 30 B 9874 50 B 98% 100 B 98% 50 B 98% 75 n 98'.100 B 98% 25 « 98% 25 B 98', 50 B 98V., 25 B 98% 25 B 98% 100 B 98% 25 « 98% 75 B 98% 50 B 98% 25 « 98% 25 B 98% 50 B 98% 25 B 98», 25 a 98% 25 S 98% 25 B 98% 25 B 98% 25 B 98% 60 B 98% 50 B 98% 40 B 98% 50 B 98% 50 B 98% 10 B 98% 25 a 98%.Kritish toi.Fishing.20 B , a % 5 B 73% 50 a 74% 20 n 74», 30 B 71% 30 B 75 10 a *4% 25 A 74 25 B 74 10 B 74% 50 B "¦"i 4t DO14 IO ü «f”*r4 Al» H JO '4 -6»» « - 98V.25 B 98% 50 B 98% 25 B 98% 50 B 98% 50 B OS1, 50 B 98 % 50 B 98% 25 à 98V, a A 98V, 20 B ! : .H a , * H.» 74% 50 A 10 a 71% 5 B 74% 10 B 75 25 B 74»» 10 B 74% 15 a 74»».British Empire Steel.Ifre prf., 5 B 11 5 B 10%.Rrompton ftivwr.25 B 31 25 A 31.Canada Cernent à B 203 TO B 203 5 B 203.Canada Cnttons, 5 B 114.Canadian Industrial Alcohol, 20 B 18% 5 B 18% 2-5 B 18% 100 B 18%.Consolidated Mining and Smelting, 80 B 210 25 B 211 25 B 211 5 n 211.Dominion Bridge, 25 B 100%.Dominion (Unss, 10 B 94 10 A 9t.East Kootenay, 15 B 30.T-aurentlde Co.5 B 87», 25 B 87% 15 87% 40 B 87%.Montréal Power.6 B 228 50 f 228% 50 228'., 50 B 228%.9674.0 B 192 3%.Otlawa Tower, 10 B 06% 10 a Sbawinlgan 'Power, 65 B 192 B 192.Spanish R tarer, 25 A 99% ta B 99% Steel of Canada.5 B 103 10 B 103 Twin Cil'.5 B 7184.Viau Biscuit.15 B 27%.Asbestos Corporation Prf., nouveau.CO a 76V.1,5 B 76% 30 B 76 35 B 76 10 B 76 10 à 76 20 B 76 5 B 76 5 B 76 British Empire Steel, 2da prf., 14% B 1% % B 1%.Canada Cernent Frf., 6 è 113%.Canadian Car and Foundry Prfi.2 B 82%.Dominion Steel Prf., 25 B 14», 20 B 14%.; BANQUES Commerce.1 B 219% 3 B 219% Nouvelle Brosse.2 B 287 8 B 2R7 1 B 287.; OBLIGATIONS BONS DE T.A VICTOIRE 1928: 100.05 ach»teur: 10«.4i> vendeur.1910: 95.9.5 acheteur ; % vendeur.1943: 101.55 acheteur; 101.75 vendeur.1944: 9.5.96 acheteur; 96.25 vendeur.1916: 95.80 acheteur; 96,10 vendeur; ;0n >s 96 05 ventes.1927: 160.90 acheteur; 101 vendeur; 2,- PO0 B 100.95 s-entes.1933: 105 acheteur; 105.25 vendeur; 2.006 a 105.mon B 165 ventes.1934: 103.15 acheteur; 103-30 vendeur, 1,-000 B 103J0 sente».1937: 107.95 acheteur: 108.20 \-endeur.Nov.1927; 100.95 ach.; 101 vendeur.Nos*.1932: 162.60 ach.: 103.95 vendeur EMPRUNTS DE GUERRE 1931: 101.46 acheteur; 101.75 vendeur.1937: 103.60 acheteur; 103.75 vejKirur; 1,-400 à 103.70 ventes.Montreal Tramways 2000 B 98 vente».Montreal Tram “B” 1000 B 93 vente».LES EXPORTATIONS Los exportations fie beurre, du port tlo Montréal, au cours fie la semaine dernière, ont été de 1,841 boites, ce qui est une augmentation de deux boites sur la semaine précédente et une diminution de 7,030 boites sur la semaine correspondante de l’an dernier.Le total des exportations de beurre de la saison, à date, sont de ’J,370 boites en moins que i àtt dernier.Les exportations de fromage, au cours de la semaine dernière, ont été de 39,653 meules, soit une augmentation de 4,998 meules sur la semaine précédente et de 8,046 meules sur la semaine correspondante de l’an dernier.Le total de la saison, à date, est de 22,954 meules en moins que l’an dernier.ENCHERE RURALE lie Verte, 21.— A l’enchère tenue ici aujourd’hui, on a vendu à la Dominion Fish, de Québec.80(t boîtes de beurre à raison de 33 3-4 cents, la livre, et 100 meules de fromage a 17 1-3 cents, la livre.ENCHERE LOCALE A la vente de fromage à l'enchère de la United Dairymen Cooperative, tenue hier au Board of Trade, on a mis en vente 1,634 meules.On a offert 18 1-8 cents pour 1,087 meules de fromage blanc No 1 et 547 meules de fromage coloré.Cette offre a été refusée; ce prix était de 7-8 de cent moindre que la semaine dernière.LES PRIX DU GROS Voici les prix cotés par la maison Elzébert Turgeon pour la farine et les engrais alimentaires: FARINE La baisse de 4 cents du prix du blé, hier, a secoué le marche de la .farine.Hier, la demande pour la farine a été pratiquement nulle et le marché est plus faible, ce matin.Par baril, 2 sacs: Première patente .$8.79 Seconde patente .$8.20 Farine forte à boulanger .$8.00 Farine à pâtisserie .$7.00 LUS ENGRAIS ALIMENTAIRES 11 n'y a pas de changement sur le marché des engrais mais on entrevoit une baisse prochaine des prix.Gru blanc, tonne .$38.23 Gru rouge, tonne .• $31.23 Son, tonne .$29.23 Farine d’avoine roulée 90 Ibs $3.2(J 80 livres .•.$2.95 BEURRE ET FROMAGE Le marché est sans changement.La production est bonne, mais la consommation n’est pas à l’avenant.Les prix du fromage sont fermes.Ia' commerce d’exportation vu bien.(Prix de gros de la maison Gunn, Langlois & Cie) ; Beurre ; De crémerie, en boîte .36s.De crémerie, en boite .26s.De crémerie, eu blocs .37s.De ferme .33s.Fromage: Québec, doux meule de 20 Ibs.21s.Québec, doux au morceau .22s.Québec, doux, meule de 5 Ibs 23s.Canadien, fort mie de 80 Ibs .27s.Canadien, fort, au morceau .28s.Kraft, boite de 5 Ibs.33s.Kraft, boîte de 14b.33s.Oka .29s.OEUFS Il n’y a pas de changement» de prix, mais le marché est plus faible.On prévoit une baisse de prix pour les qualités inférieurs et le maintient des prix pour les deux premières qualités, La production est aussi forte que l’an dernier.La qualité du produit est moindre, vu la chaleur.Prix vendant aux épiciers de la maison Z.Limoges et Cie: Chanteclerc .40s.Extra frais .38s.Premiers frais .35s.Seconds frais .31s.A WALL STREET New-York, 22 — La vigueur des actions pétrolifères et ferroviaires tranchait sur l’irrégularité des cours, quoique généralement a la hausse, a l’ouverture de la séance.Union OU of California et Wheeling and Lake Erie ont débuté chacun avec un gain d’un point, et la plupart des titres de ccs deux groupes ont enregistré îles gains fractionnaires.dès les premières ventes.Ainsi Union Pacifie a établi un nouveau sommet à 151 3-4.Par contre, United States Steel et General Motors laissaient voir des signes de lourdeur.Les valeurs pétrolifères étaient fort recherchées, même en cours de haussé, probablement à in faveur de déclarations optimistes des présidents de certaines compagnies pétrolifères.Plus d’une vingtaine de nouveaux sommets ont été établis pendant la première demi-heure.On en relève plusieurs au groupe ferroviaire, donl les tilres escomptent un rapport de recettes favorables pour le mois île mai, Le marché des changes était lourd, à l’exception de la livre sterling, qui était sans changement aux environs de $4.86 3-16, Le franc français a dégringolé de 7 1-2 points à 2,80, â cause des difficultés qui font obstacle à la formation d’un ministère Rrlami.Les devises belges et espagnoles ont aussi subi de fortes perles.COURS TllTCHANGE Cours moyens le 22 juin 1926 BOURSE DE NEW-YORK C»ar« «•mmunlQuc» par Gaatfrlan »t CI* Mtmkraa 4a u Botir»» 4» Montraal.1*1 ru» K'at>».Dam» ou».*'»rva Amertean Can .6.'l% 53% A-m*rir Atchlaou .! t».i%% 105% gnwwS Locarno,*;;”:::::::, iïk m* ,,J,nor» and unto .95% (.altfoniia ivirolftum '*•*» wS ç#na4ian rafirto .t«a% xi % 11% 7» 471» 78'» 1X1% 47% 145 04 Chryaler Motor» .Chicago nook Ulami , .ContjuBiiUul ! taking "B” .Corn Prod uc ta .cruoibic sioci Efnioui Playara Cwp .rtoiMhmim .Qtiieriil Motor» • Cm rrral Pat rol «un, .- itudaon Motor» .56 Inlcrnatliaml Nickel .5744 Mack Trucka i:::.:, UU% New-York Central .131% N.Y.N»w Haven R, R.44% Northern 1'aclfUs .74}» Pcnnaylvanla «.42i Pan-tAmeriean Petroleum •Tl" Pierce Arrow .Heading R.R.Republie Iron and',Sied .Packard .Sinclair OU 62!» 74 27% 96% 53 46% 33 Southern Parnlfl*"”|! 104% Southern Hailway .Standard Da» and Electric StudnlMkcr .Te sa» Dili .Tobacco Product*.!'• ’k IgdUftrleJ Alcohol .i .S.Rubber .I.S.S teel .Union Pacific ___ White Motora .Willy» Overland » • a a a a • « < 118% 56% 52», 554a 104'* «Il «4% 137 151»* 58 26% 163% 33% 52 11% 73% 123% -}J% 145 1.4 .17 \ 126 131 * VYU 52»» 74% 27% 95», 53 4u% 22% 161 118% 511% PETITES AFFICHES 7 ' .—» Tarif TOUTW nBMANDM - Uaallaa i mationi, rhambraa, masaitni, ata.?¦ $ faillira, Perdu.T»au»4.»»».- 1 «ou le mut, minimum 35 août.— La mfm» annonça, un mol», re-ml»r d» in0,000 enfants chanta la messe des Anges, composée au IX siècle, pendant que la chorale du séminaire de Sainte-Marie du Lac exécutait le propre de la messe.C’était la première réunion générale du vingt-huitième congrès eucharistique international, tenue sous la présidence de S.G.Mgr Heylen, évêque de Namur.Jamais tes spectateurs de cette scène grandiose ne pourront oublier le spectacle sublime qui s’offrait à leur vue.A leurs pieds, sur le vaste cirque du stadium, ce choeur de 60,000 enfants, reposant sur le terrain comme un immense drapeau blanc et jaune aux couleurs papales, et, là-bas, sur cet autel, le légat du pape, revêtu des ornements sacrés, levant sur toute cette foule ses bras bènisseurs.Le ciel, au-dessus des tètes recueillies.était sombre et parsemé de lourds nuages noirs qui bientôt se consolidèrent, voilant le soleil et répandant sur la terre une sorte de crépuscule.La pluie tomba bientôt en gouttes pressées, mais le soleil perça cette masse noire après quelques minute, le firmament redevint d’un bleu intense, pendant que du sol mouillé montait une brise de chaleur.Le stadium du parc Grant est de forme oblongtie, mesurant 400 pieds de largeur et un quart de mille de longueur.De chaque côté du cirque, sur les estrades, du premier par un fort vent du nord-ouest vers le stadium.Le vent tourna bientôt presque en tempête, pH«nt les rampes «les drapeaux et brisant les hauts-parleurs du radio sur lesquels on comptait amener les voix des officiants jusqu’aux oreilles de la foule.Quelques h«mts-parleurs seulement résistèrent, égrenant de temps en temps sur lu masse des bribes de prières, mais on ne comprit presque rien du sermon prononce par S.G.Mgr Michael-J.Cur lv, archevèqe de Baltimore, demandant aux fidèles de prier pour les individus et les nations.Dès 6 h.du matin La cérémonie était annoncée pour onze heures, mais les policiers en service firent rapport à leurs quartiers généraux que les pèlerins commencèrent à envahir les sièges que l’on n’avait pas réservés pour les ecclésiastiques, & six heures trente du matin.Oes pèlerins «rri-vèretit avec leur déjeuner sous le bras et leur paletot, car la température était un peu froide à cette heure matinale à cause du vent qui soufflait du Lac Michigan, situé à quelques pas.Ces pèlerins de la première heu re venaient des villes avoisinantes et des petits villages du diocèse 3000 policiers Trois raille policiers essayaient de maintenir l’ordre ou de régie menter la circulation.Tout autour du parc, des abris de fortune étaient élevés ou des marchands d’une heure distribuaient des sandwiches, des saucissons, des crèmes glacées, des liqueurs sirupeuses.A travers le parc, la ville avait semé des fontaines de porcelaine afin de permettre à la masse de se désal-téreneVers neuf heures, l’afflux du peuple vers le Stadium se fit plus intense.11 en venait de toute part, de toutes les rues transversales, novant le boulevard Michigan.pur les jeunet et devinrent en (juel* que* minutes une véritable grappe humaine! M.Otto Singenberger, directeur de la ehoralc du séminaire de Sain-te-Muric sur le Luc, à Mundelein, â quelques miles de Chicago, dirigea le choeur immense «les voix enfantine*.Vêtu de blanc, le maître de chapelle dirigeait scs enfants d une baguette peinte en rouge afin de retenir les regards même des enfants les plus éloignés de lui.A travers le choeur des assistants du maître transmettaient ses ordres aux groupes les plus éloignés.gouverneur Alfred E.Smith arriva avec sa suite une heure avant la cérémonie.On le reconnut et il fut longuement applaudi.Il fut escorté jusqu'à un siège choisi dans la section de l’estrade réservée aux religieuses.Plus tanL le gouverneur invité l’abbé Francis Duffy, chapelain du "Old 69th Regi-meni”, à se joindre à son groupe.L'arrivée des prélats Il était dix heures lorsque la procession religieuse ayant à su lète le cardinal Légat, suivi de onze cardinaux et de centaines d'archevêques, d’évèques.de prélats domestiques, de prêtres et de religieux, arriva.Le cardinal Bonzano et les autres membres distingués du Sacré Collège «’étaient rendus en k.uto jusqu'au “Field Stadium”, où ils avaient revêtu leurs ornements pontificaux.L'avant-garde de la procession était composée de six trompettes suivis de six acolytes en surplis puis venaient ensuite les cardinaux et autres dignitaires ecclésiastiques, et toute la foule des prêtres du clergé tant séculier que régulier.Comme les cardinaux et évoqués arrivaient à la hauteur du terrain, les trompettes se mirent à sonner pour prévenir la foule qui se leva d’un geste, et applaudit.Sur le passage des cardinaux, les 60,000 enfants du choeur se mirent à pousser des vivats.Son Eminence monte à l’autel Pendant que les cardinaux se dirigeaient vers un pavillon couvert construit en hémicycle au pied de l’autel, le cardinal légat gravit seul les degrés, le reste de la procession s’arrêtant au pied de l'autel.Sur la première plate-forme de l’immense escalier le délégué papal s’arrêta et s’agenouilla près d’un des piliers portant en exergue les mois Ecce Agnus Dei.La silhouette écarlate du légat s«' détachait intensément de la prespective verte de l’escalier.Il était exactement onze heures lorsque Son Eminence se leva pour se diriger vers son trône surmonté de la pourpre romaine, aux armes pontificales, érigé du côté de l’Evangile mais vingt marches plus bas que l’autel.Les servants s’approchèrent alors du légat pour lui présenter ses habits sacerdotaux «pie Mgr Caccia Dominioni l’aida à revêtir.Son Eminence monta alors à l’autel au moment où le bâton du maître de chapelle déclenchait les 60,000 voix enfantines qui entonnèrent le Kyrie Eleison.Il pleut La pluie commença alors à tomber en goutte» pressées et lourdes, de gros nuages noirs couraient dans le ciel, semblant vouloir tout gâter cette scène grandiose.Le crépuscule s'étendit au-dessus du Stadium, mais ce n’était heureusement qu’une menace.Le ciel redevint bientôt bleu et le soleil perça, puissant, pendant que le légat, tn-différe.nt aux «'aprkes de la nature, continuait la célébration du divin sacrifice.L’EUCHARISTIE ET LES CLASSES DIRIGEANTES (Suite de la deuxième page) la justice et Ir charité.Ht nul ne fit plus que Jésus pour faire comprendre aux hommes les idées de Justice et «le charité; nul mieux «pie lui peut aujourd’hui nous attacher a lu pratique do ce» vertus essentielle».Rapprochant les hommes de Dieu H rapprochera les hommes en-tre eux.En méditant devant les tabernacles, eu assistant à la messe, en communiant, les membres des classes dirigeantes comprendront qu ils occupent dans notre société un poste de service; ils verront le nombre et l’étendue des obligations qm y sont attachées.H* apercevront dans les fonctions publiques ou 1 exercice des professions plus que I accomplissement matériel de certaines besognes; ils découvriront dans leur labour quotidien la portée sociale, ils y mettront une notion supérieure, un idéal dominant toutes les manifestations de leur uetivlté, une pensée spirituelle et chrétienne.LE DEVOIR SOCIAL Le travail humain doit être uni ù des nécessités de fait et ù des obligations morales, il doit être placé dans le plan providentiel, devenir le moyen d’accomplir lu volonté divine, faire servir chacun de nos actes à 1 \\ cc\) nu> 1 > sse in e n de nos devoirs envers Dieu et envers les autres.Au nombre de ceux-ci apparaît le devoir social, ensemble des obligations qui nous incombent comme membres de la sp™*-' té, obligations naissant des exigences religieuses ou des institutions politiques, des besoins economiques ou des règles juridiques.Ce devoir englobe, en particulier, la somme des services que Je développement économique m.° „l"n.impose aux riches et aux patrons a l’égard de la classe ouvrière.Ce devoir social incombe en tout premier lieu aux membres des classes dirigeantes étroitement melées a la production, répartition et consommation des biens.Cest trop souvent l’attitude des membres des classes dirigeantes, producteurs, échangistes, consommateurs, qui place et maintient la classe ouvne-dans des situations misérables.Où ces classes dirigeantes puiseront-elles ^’intelligence de voir le fond de nos problèmes sociaux, la générosité de regarder au delà de iour égoïsme, le courage de le restreindre, de mettre un frein a leur intérêt personnel pour songer aux besoins physiques, moraux, lectuels de la foule?Jésus de 1 hostie leur répétera les maximes qui prononça au peuple Qui le sui\ait dans la Judée, maxime où se manifestent à la fois son amour des pauvres et la sévérité de jugement que méritent les riches et les puissants quand ils sont uniquement préoccupés de leur bien-être et de leur repos.C’est Jésus qui leur communiquera ie sens social, cette aptitude délicate à voir, à sentir rapidement et sûrement si les actes qu on pose respectent les droits d’autrui dans la vaste solidarité qui nous unit tous.C’est Jésus qui leur communiquera cette disposition de l’âme a sentir le bien commun comme le sien propre, à souffrir du mal de tous et de chacun, à les faire vivre pour les autres, ù ne jamais déployer leur activité individuelle, familiale, professionnelle, publique sans se soucier des conséquences que peuvent avoir pour autrui, la façon dont s’exerce cette activité, à surajouter à la notion de dette qui nous lie à la société, celle du devoir, la sympathie du coeur, la volonté d’élèver, d’éclairer, de guider, de guérir.DE SE DEVOUER vain»?Un «rlinte, demande Paul Claudel, qui ne croit pas en Dieu aujourd’hui, qui ne travaille pa* uniquement pour la gloire de Dieu, pour qui va-t-il travailler?Peut-il oublier que «i la religion ne crée pas en nous de nouvelles facultés, elle bonifie l’usage de celtes que nous avons?A quel idéal journalistes et ceux qui les emploient se sou-mettront-ils?Comment resteront-ils fidèles par exemple aux données si sages et si nécessaires que Monseigneur l’administrateur de Montréal, Monseigneur Georges Gauthier, rappelait récemment aux éditeurs de son diocèse?Quelles idées convient-il de communiquer chaque jour aux lecteurs et duels faits est-il permis de leur raconter, C’est en méditant l’enseignement du Christ, en songeant aux consequences des paroles et des écrits, aux responsabilités attachées aux meneurs de foule que journalistes et propriétaires comprendront le rôle bienfaisant ou désastreux qu ils peuvent tenir en un pays.En se mettant à l’école de Jésus Christ, les législateurs, les juges, les magistrats, les avocats reconnaîtront que le droit, même dans su partie la plus technique, reste dominé par lu loi morale qui, depuis des siècles de christianisme, régit les âmes des peuples occidentaux.I n professeur de la Faculté de droit de I a-ris, Georges Ripert, publiait récemment un livre de haute portée juridique où il démontre qu il est faux de soutenir que le monde moderne ait réussi ù créer un droit qui se suffise à lui-même.Il soutient que même aujourd'hui le droit tire sa lumière et sa force de la loi morale, ¦e comprenant pas par ces mots ,.i vague idéal de justice, mais cette mi précise qui régit les sociétés occidentales depuis Jésus-Christ et qui est respectée parce qu'elle est imposée par la foi, la raison, la conscience.Combien il est urgent de rappeler en Amérique, aux Etats-Unis comme au Canada et meme dans la province de Québec ces théories du professeur français, de redire à nos législateurs, à nos juges, à nos avocats, a tous les Juristes que le droit en de noidbreux domaines ne réalise son but et ses fins que lorsqu’il prête son appui a des règles morales, que, par exemple, le droit réalise l’objet de la morale chrétienne lorsqu’il sanctionne le devoir de secours entre les conjoints, organise la protection de l’enfance, interdit le contrat immoral ou l’enrichissement sans cause, lutte contre la licence des moeurs, assure la justice dans la répartition de l’impôt, proclame l'observance du dimanche, défend l’abus des droits, protège l’ouvrier Tel Est OOOÔ contre l’exploitation par le patron.Dans le désarroi des idées, dans le bouleversement social causé par la guerre et la vie moderne, il faut une discipline feripe.Le droit peut être un régulateur, un mécanisme qui arrête les abus, un ensemble de préceptes qui aident efficacement les nommes à maintenir parmi eux l’ordre et la paix.Mais la loi n’est une force bienfaisante que I si elle demeure imprégnée d’idéal, et ne brise pas les liens qui la doivent rattacher aux idées morales.Que toutes ces diverses catégories sociales se remettent à l’école de Jé-1 sus-Christ, et c’est tout un renou-.veau qui s'ensuivra dans notre société américaine.Celle-ci retrouvera l’unité, l’unité dans scs idées, ses | sentiments, ses efforts.LE DEVOIR PARTICULIER DE NO-1 THE RACE Sermon de Mgr Curley banc jusqu’à la rampe supérieure,.Trois petits ponts avaient été réser-c’était la foule compacte.j vés aux enfants de» école* parois- L’autel surmonté d’une croix éten- siales qui devaient constituer le dant ses deux bras à 126 pieds dans choeur, le ciel était appuyé par quatre gra-deux piliers.Quarante-neuf marches peintes d'un vert vif et drapées au milieu d’un tapis écarlate, conduisaient à la table de l’autel construite pour s'harmoniser avec le reste de l’architecture du stadium., .A plus d’un quart de mille de l’autel, le Field Museum où les prêtres et les ecclésiastique avaient revêtu leurs ornements sacerdotaux disparaissait littéralement sous l’immense grappe humaine attachée à son flanc., Le mouvement intense de toute cette masse grouillante soulevait des ny?ges de poussière emportes Les choristes arrivent Ces enfants ont été exercé» pour la cérémonie d’hier depuis les derniers trois mois.Plusieurs de ces enfants de la banlieue de Chicago durent se rapporter à leur* écoles à cinq heures du matin.Sous la garde des religieux ou des religieuses les enfants arrivèrent au Stadium en autobus.Us traversèrent les ponceaux en trois flots différents entrant par tes portes désignées à l’avance et se répandirent sur le terrain.Sur-le-champ, des chaises avaient etc disposées selontla .voix des en- A la communion du prêtre, Mgr Curley s’avança pour prononcer le sermon.Le cardinal Faulhaber, le cardinal Dubois devaient aussi parler, mais, pour une raison inconnue, seul Mgr Curley adressa la parole aux milliers de fidèles.A la fin de la messe, la procession se reforma sous la direction de Mgr Thomas.Louis Heylen, évêque de Namur.' A la requête des autorités, la foule garda ses places! pour permettre aux prélats de re-: gagner sans encombre leurs automobiles.Ce fut alors l'exode des fidèles, plus de 400,000 Tnille personnes! Il est impossible de se faire une| idée exacte de ce défilé en masse.] Le groupe compact semblait avancer lentement, comme mu du même; mouvement, lent, mais sûr.Pouce par pouce la foule s’écoula pendant plus de deux heures.Durant la cérémonie — nécessité est mère des inventions •— les femmes eurent un avantage marqué sur leurs compagnons du sexe fort.Leurs petits miroirs, enfoncés dans le cuir des sacoches, leur servirent de périscopes''et.en élevant les bras] au-dessus de leur tète, elles parvin rent assez bien à suivre l’office.Avi» aux touristes qui vont à la côte du Maine It e*t eoniftUie wiix tomrlïlo Angieterre.ordonnait au tes, que le travail de 1 usine, du ™.a-l verneur Murray d’exiger de nos ITei Je m’en voudrais de ne pas insister sur le devoir particulier qui à ce point de vue incombe à la race française en Amérique.C’est pour I la section française de ce congrès que ccttc étude est faite.C’est donc à des Français, à des Franco-Américains, à des Canadiens français que ces paroles s’adressent.Comment ne pas nous souvenir que I nous sommes les descendants de ces Français valeureux qui, il y a trois cents ans, vinrent les premiers en ce pays pour y faire entendre des mots chargés d’amour ou de louange à la France et à Jésus Christ.Nous devons repartir avec la résolution de faire servir encore la pensée française à propager en Amérique, aux Etats-Unis comme au Canada, les doctrines de vie spirituelle que ces ancêtres apportèrent ici et à maintenir intact le patrimoine de j la croyance et du verbe qu’ils firent connaître au continent américain.Au premier rang des serviteurs de ces causes doivent se trouver des représentants des classes diri-1 géantes.Nul espoir d’améliorer ] .l’état social si 3’on ne commence, 01 (H> avant que de rallier la masse aux réformes nécessaires, par créer des j cadres, convaincre l’élite, refaire ses pensées et ses sentiments.Le chef et le maître à lui montrer c’est j Jésus-Christ.Qu’Il soit le chef et le maître de Faite -'hargé de maintenir dans le monde le génie français, de la nôtre en particulier perdue au sein des peuples divers de | l’Amérique.Quand la France eut cédé le Canada à l’Angleterre, le nouveau maître exigea de nos ancêtres maints serments de fidélité.L’un était réservé aux têtes de la race.gasin, du bureau, apporte à l’exis- ; tence de l’ouvrier ou de l'employé, à celle de sa famille, à leur vie physique, mentale et morale.Aux hommes et aux femmes voués à la formation de la jeunesse apparaîtra plus urgente la nécessité d’orienter l’enfant dans le chemin où marcha le Christ afin que cette âme prenne de bonne heure le pli de relier son oeuvre à des fins de haulc utilité sociale et d’éternelle portée.Les hommes de science, physiciens et chimistes, chirurgiens et médecins rechercheront la parcelle de vie spirituelle que recouvre la matière; ils reconnaîtront les exigences qu'il y a de maintenir le monde physique, ta nature inerte ou sensible dans son rôle de serviteur des aspirations élevées de l’âme humaine.LES MAITRES DE LA ME INTELLECTUELLE ET SOCIALE Jésus Christ sera d’un particulier secours à ceux qui se préoccupent t’orienter la 'le intellectuelle ou , irur.sociale des individus.Quelles fins Crée.* poursuivront les artistes et les ccri* Chez Faites vos derniers préparatifs demain pour la St-Jean-Baptiste; car nos magasins seront fermés toute la journée jeudi, le 24.ancêtres qui voudraient devenir les fonctionnaires du nouveau pouvoir le serment du Test, serment par lequel ils répudieraient l'Eucharistie.L’on voulait détourner de Jésus- j Hostie la classe dirigeante de notre jeune nationalité.Cette condition d’amoindrissement moral disparut quelques années plus tard et liberté officielle fut rendue aux nôtres.Mais, depuis, d’autres obstacles survinrent qui aujourd’hui encore éloignent de Jésus-Christ les classes dirigeantes.C’est l’ensemble des moeurs, l'empire des affaires et des plaisirs qui détournent maintenant les hommes riches ou cultivés du service de Jésus-Christ.Que 1 effet de ce congrès eucharistique soit de leur donner la force spirituelle de surmonter' ces dangers nouveaux.Que nos classes élevées soient fidèles aux enseignements du Maître divin, qu’elles reçoivent de lui la vérité et la vie afin que, demeurant dan» la lumière, ces chefs sociaux ne soient jamais inférieurs aux tâches que leur imposent l’argent, la culture de l’esprit ou la noblesse du caractère.Cigares pour la Saint-Jean-Baptiste 50 cigares Georges IV.fabriqués par H.SLGeorgas, de Joliette.flhnque boite imprimée en français.Ce cigare cat fait de fiiosse courte importée, dans une enveloppe Sumatra; 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