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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 30 septembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-09-30, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 30 septembre 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL ' TOUS LES SERVICES TELEPHONE S *Eliî' 33*1* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration ] BEIair 3366 Rédaction * BEiair 2984 Gérant : BEiair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef ; Orner HEROUX VOLUME XXIX — No 22?r- .-.?_¦» TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA % 6.00 (Sauf Montréal et le banlieue! E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Munichssure la paii - Perspective d’uii grand Pacte des Quatre La guignolée des colons Une nouvelle cueillette pour l'oeuvre fondée et organisée par les "Voyageurs de Commerce Catholiques" —La Croix-Rouge des soldats de nos terres neuves » ___________________________________ Dans quelques jours, la section Mont-Royal de l’Asso- La distribution des marchandises dans les diverses colo-ciation professionnelle catholique des Voyageurs de com-i nies se fait surtout selon les demandes faites par les curés merce fera un nouvel appel au public en faveur des 1 “* 1 “ en colons, par l’intermédiaire d’une oeuvre qu’elle a elle-même fondée, en 1936, qu elle a organisée et à laquelle elle continue de s’intéresser de très près, la Guignolée des Colons.Cette dernière est maintenant entité distincte, permanente, ayant son propre siège social, au No 6518, boulevard Saint-Laurent.Il ne s'ensuit pas, pour autant qu’elle soit suffisament connue, que tout le grand public •ache ce qu’elle a fait, ce qu’elle fait ¦' ' " et Hitler ont déjà signé un accord anglo-allemand Prague se soumet à tout, "n'ayant pas liberté de foire autrement" — L'occupation pacifique des Sudètes par des corps internationaux commencera demain —— Une commission internationale surveillera les- modalités de la cession des territoires annexé» au Reich — La part du Vatican La foule satisfaite, de Berlin à Paris et de R orne à Londres Au beau milieu des incidents de la crise qui vient de se dénouer à Munich, l’on annonçait que la Ccoix-Rouge au hasard, comme cela s’est pratiqué autrefois en donnant canadienne lançait une campagne de souscriptions en pté-1 lieu à bien des inconvénients.Une famille pouvait alors vision d’une guerre qui heureusement, à ce qu’on sait i recevoir des secours en surabondance, recevoir encore des maintenant, ne se produira pas, qu’une société des Etats- choses dont elle n’avait pas besoin, aldfs que d autres, sans Unis commençait de son côté une quête dont le produit qu’il y eût de la faute de personne, se trouvaient oubliées, servirait ,1e cas échéant, à envoyer des bas de Noël aux sol- En moins de neuf mois, cette année, la Guignolée a pu dat< qui seraient dans les tranchées./ _ _ La Guignolée des Colons est comme la Croix-Rouge s’agissait presque toujours d’envois considérables, P°ur des soldats de nos terres neuves, en Gaspésie, au Témis- répondre aux besoins de familles de cinq, six et jusqu à couata, au Témiscamingue, en Abitibi, dans toutes nos | dix ou douze enfants.En mai, dans la seule colonie de autres régions de colonisation.Ces soldats d’une cause Cherbourg, comté de Matant-, l’on a pu équiper en neuf vraiment pacifique et, le mot nous paraît en cette occur pour leurs colons nécessiteux.Les sociétés diocésaines de colonisation et des fonctionnaires du ministère de la Colonisation, qui se trouvent sur les lieux mêmes, c’est-à-dire dans les colonies, fournissent aussi d’utiles informations.Avec la Guignolée des Colons, pour ce qui est de Montréal, les envois de secours en nature dans les diverses colo- g nies se trouvent maintenant comme centralisés.Les direc- Sudctes'et .mène I, détente gêné,.le en Europe membres de chaque famille.Les secours ne s’expédient pas Paris remercie Chamberlain Tence-ci tout indiqué, vraiment nationale, il ne s’agit pas de les voir d’avance partis; ils occupent déjà des postes avancés, livrent quotidiennement l’un des plus rudes combats de la civilisation.C'est en leur nom, pour les secourir et les soutenir, que les Voyageurs de commerce feront, courront une fois de plus la Guignolée.Ceux qui ont eu l’idée de cette organisation prévoyaient-ils qu'elle deviendrait permanente?Us savaient en tout cas que dans une grande ville comme Montréal il se jette et se perd bien des choses, suffisamment de choses récupérables et utilisables pour faire vivre beaucoup de défricheurs établis sur des terres neuves, pour leur rendre aussi la tâche un peu moins dure.La première Guignolée, en décembre 1936, donna des résultats non seulement probants, mais surprenants.Les marchandises recueillies: vêtements, meubles, outils, marchandises usagées dans la plupart des cas, mais pouvant encore être La paix européenne est rétablie pour un temps; et la guerre immédiate évitée.La Conférence des Quatre ’est entendue à la troisième séance, à Munich, au cours de la soirée d’hier.Les plénipotentiaires ont signe un ccord qui évite l’invasion à main armée de la Tchécoslovaquie, pourvoit à une occupation pacifique du pays des iudètes et amène la détente générale en Europe.Les négociateurs sont repartis immédiatement pour leurs pays faire rapport.Prague, qui perd la région des Sudètes, a donné son assentiment au plan qu’on lui a transmis par voie diplomatique, disant “n’avoir pas la liberté de refuser’’son adhésion aux conditions de I accord de Munich.Chamberlain a signé avec Hitler une convention où Londres et Berlin déclarent s’imposer I obligation de chercher des règlements pacifiques à quelque différend que ce soit entre les deux nations.Les quatre hommes d Etat réunis à Munich ont aussi convenu de jeter bientôt, une fois le règlement tchécoslovaque achève, les bases d un pacte de non-agression entre Berlin, Rome, Paris et Londres, pour remplacer l’accord périmé de Locarno.L Europe accueille en masse avec soulagement les conclusions de la Conférence des Quatre et la nouvelle du prochain Pacte à Quatre.On considère que si Hitler a gagné dans l’ensemble son point, Chamberlain, Mussolini et Daladier ont fait d’excellent travail, en évitant au monde une guerre menaçante et en jetant les bases d un traite de paix neui entre les quatre grandes puissances européennes.On attribue à SS.Pie XI une part discrete mais certaine dans la un groupe de 41 familles qui avaient perdu tous leurs pacification.Moscou est mécontent de ce qu’il appelle un tissu de mensonges^et^d hypwrisie^^^uenev^^preml biens dans un incendie.Dans Gaspé-Nord et Gaspé-Sud.| Jgg dispositions pour * r* af4 S ___ _ _ A._ » « « ^.«a _ m a I a «a «Mm m + m + ^ -J— Il IC.organiser près de 500 envois à des colons nécessiteux et il accueille en mdSSC trente-cinq familles, dans quatre ou cinq colonies, ont été secourues après avoir été victimes de l’incendie, un fléau qui se produit fréquemment en pays neuf.Tous les envois, va-t-il sans dire, sont faits directement de l’entrepôt montréalais jusque chez le colon, sur son lot, sans qu’il lui en coûte un sou.La Guignolée se charge de la cueillette et aussi de tous les frais subséquents.Pour qu’il y ait cueillette cependant, il faut que les citoyens de Montréal fassent leur part, qu’ils préparent leurs dons, qu’ils en préviennent la Guignolée des Colons.Un appel téléphonique suffit: le jour, à CAlumet, 2084; le soir, à BYwater, 0156.Qui n’a pas quelque chose à donner?Rien qu’avec ce qui se jette ou se perd dans une ville comme Montréal, il serait possible, si chacun se donnait la peine de faire périodiquement un petit inventaire à son domicile, d’aider très tour essayer, à la suggestion de Londres, de faciliter le retour de Berlin à la Société des Nations, nations, cependant, ne désarmeront pas de sitôt et vont continuer l’exécution de leurs pro-ï, sur mer et dans les airs, en attendant la signature à venir du Pacte des Quatre, — b il est avec l’Italie.Les nations, grammes sur terre, ___ _____ __ _____ , possible de le conclure de façon satisfaisante dans un avenir rapproche.réparées et utilisées, représentaient gros de secours pour ' Sllbjuntielleir.ent les soldats de nos fronts de la colonisa- une une foule de colons dans le dénument.Au printemps suivant, une autte cueillette obtenait le même succès.Depuis, l'oeuvre s’est établie de façon définitive.Le local qu'elle occupe, boulevard Saint-Laurent, dans le nord, où les loyers sont moins chers, sert à la fois de salle de reception, d'entrepôt, d'atelier de réparation, de salle d’assor-tissement.Deux fois par année, en avril et mai, en octo-K* et novembre, s'organise la cueillette.Les Voyageurs de commerce eux-mêmes se chargent d’aller chercher les colis aux domiciles des donateurs.Plusieurs maisons commerciales offrent leur collaboration pour la cueillette des gros morceaux, les meubles, les poêles, les gros outils.D'autres offrent les caisses et les cartons d’emballage, se chargent de la reparation de la marchandise, de la désinfection des dons de literie et de lingerie.Ce qui revient à dire que les frais d’administration de la Guignolée des Colons se trouvent réduits au minimum.Les travaux de réparation, de préparation et d'emballage qui se font à l’entrepôt même, pendant les mois qui suivent les deux cueillettes, sont confiés à un personnel peu nombreux et c'est la section Mont-Royal qui trouve moyen de le rétribuer.tien.A Chicago, une oeuvre catholique dans le genre de celle de la Guignolée des Colons, plus ancienne et qui a comme de raison pris déjà plus d’ampleur que celle-ci, la Holy Name Society, avec les marchandises usagées qu’elle récupère à coeur d’année dans cette grande ville du centre américain, fait vivre une foule de familles protégées pat la Saint-Vincent-de-Paul et sustente, en matières premières, une école industrielle d’importance.Ne pourra-t-on en venir à faire la même chose chez nous?Un orphelinat industriel pourrait rendre des services comparables à ceux d'un orphelinat agricole dont notre camarade Dupire a souvent parlé ici même.Cette école pourrait être fortement aidée par une oeuvre dans le genre de celle des Voyageurs et, en même temps, par voie de réciprocité, aider celle-ci.L’orphelinat industriel serait tout indiqué pour avoir l’atelier de réparation.Mais il faudra de celà parler une autre fois.Pour le présent, que chacun se rappelle la Guignolée qui doit se courir sous peu de jours.Emile BENOIST Bloc-notes Soulagemenf C’est le mot, semble-t-il, qui définit le plus exactement ce matin le sentiment de l’univers.On discutera plus tard de la portée et des conséquences probables lie l’accord de Munich.Pour le moment, le monde est tout à la joie d avoir échappé à l'effroyable cauchemar.Des centaines de millions d'hommes respirent plus librement parce qu’Hiller, Chamberlain, Mussolini, Daladier ont pu s’entendre sur un texte.Souhaitons que pour de nombreuses années la paix de l’Europe soit ainsi assurée! Ce qui subsiste Mais, quelle que soit la portée de l’accord de Munich, une chose subsiste et qu’il ne faut pas perdre de vue; c’ést que l’accord, s’il évite au gouvernement canadien un choix douloureux, n’oriente pas de façon définitive notre propre politique.Demain, le même point d’interrogation pourra se poser: quelle sera l’attitude du Canada en face d une guerre où l’Angleterre serait engo gée?En attendant de revenir sur le sujet, enregistrons un témoignage du Montreal Daily Star d'hier.Discutant les actes probables d’Hitler, nulle part il ne parle de la possibilité d’une intervention hitlérienne au Canada, ni même en Amérique C’esl le bon sens même.Mais, alors, pourquoi le Canada risquerait-il, dans une bagarre qui ne l'intéresserait pas directement, ses chances d'avenir et de survie méitie^ Faites le compte ! En attendant de revenir sur le fond de ce problème, qui reste s: pi os de eonséquences pour l’avenir du Canada, nous conseillons aux lecteurs canadiens de faire un rapide examen de l'attitude des journaux pendant les jours de crise que nous venons de vivre, de faire le compta de ceux qui ont réclame venir, le compte de ceux qui ont si prés — et exprès pour surveiller nettement condamné tout projet d’intervention et mis au-dessus de tout l’intérêt du Canada, le compte enfin do ceux qui ont préféré rester sur la Glôture ou.sous la grange.Cela pourra être à la fois intéressant et utile.0.H.L’acfrualité Le grille-pain tragique Je lis clans le.Printed Word une petite, scène de ménage, narrée avec esprit.C'est la scène du pain grillé.Le chroniqueur se plaint de ce que l'on ne traite pas le déjeuner avec les égards qui lui sont dus.Par déjeuner, il entend le petit dejeuner — si l’on peut dire, car, chez nos compatriotes anglais, le petit déjeuner est un repas copieux et, d’ordinaire, le meilleur de la journée.C’est ce en quoi ils se distinguent de nombre de Canadiens français qui mangent très légèrement à ce.repas, tout comme les Français.Mais voilà justement que les moeurs modernes, prétend le collaborateur du Printed- Word, sont en train de bouleverser le breakfast.Il devient vn football match, (le jeu le plus rapide et le plus violent qui soil).Cause: chacun des membres de la famille est pressé de courir à ses occupations.Mais, ce qui contribue surtout à gâter le déjeuner, c'esl la ioasl, le pain grillé.“Ce n'est pourtant pas la faute du pain grillé, écrit notre auteur.Rien ne prouve que le.pain ail jamais exigé d’être grillé à table.Il est fort possible auo /a'toast sérail ton! aussi aise quon la préparât dans la cuisine, avec les autres aliments.Mais, quelle qn’en soit la raison c’esl la rôtie qui cause tout le tintouin.“Attention! la rôtie brûle", s’écrie quelqu'un, qui s'élance vers la table et se précipite vers le grille-pain qui se trouve infailliblement séparé par toute la largeur de ta table de celui qui a donné l’alarme.“La première personne à atteindre le grille-pain n’est jamais la première à voir la fumée.Généralement quelqu'un est assis lout près du Un pacte anglo-allemand Hitler et Chamberlain ont signé aujourd'hui un pacte à deux qui impose à l'Allemagne et à la Grande-Bretagne l'obligation de chercher à régler pa^iquement les différends qui peuvent surgir entre elles Texte du pacte il ne perçoit jamais la fumée avant que quelqu’un d’autre se récrie.Alors il se retourne vivement, renversant souvent le pot de crème, et il essaie d’arracher la toast brûlante du grille-pain non moins brûlant.Il ne réussit jamais, car tandis qu'il sc plaint de la douleur de ses doigts brûlés et que la personne qui a aperçu la fumée continue sa course autour de la table, une troisième personne entre en scène et enlève dextrement la tranche calcinée.Cette troisième personne est généralement une femme quelconque et c’est cette femme quelconque qui eût dû faire, le pain grillé dans la cuisine.Cette personne remet un autre morceau de pain dans le grille-pain et elle s’en retourne vers la cuisine en souriant perfidement car elle sait qu’il y aura un autre incendie dans un instant, qui provoquera les mêmes cris .stridents et les mêmes courses." Ce petit incident familial, conté avec cel humour dont l’Anglais a le secret, m'a amusé, mais il m’a davantage étonné.La feuille on ye l’ai lu est une feuille publicitaire.Or chacun sait que depuis des temps assez reculés il existe sur le marché des grille-pain automatiques qui suppriment tous les hasards.Je m'attendais à ce que.ce fut la morale, de l'hisloire, mais pas du tout.C’esl peut-être là l'art suprême qui consiste à suggérer, l’achat d’un article sans en avoir soufflé mot.A moins, encore, que la maison n’ait aucun contrat publicitaire avec les fabriques de grUle:-pain perfectionnés et qu’elle veuille le faire entendre à inné d’entre elles ou à toutes, qu’on pourrait terminer très heureusement ce petit incident domestique en disant: “Désormais, le drame du pain grillé, est élégamment résolu.Achetez un toaster automatique, vous jouirez de la sérénité de vos déjeuners d’un appétit parfait et d’une bonne santé, résultat assuré des conditions précitées:’ Mais il faut confesser que te pro grès nous prive de Munich, 30 (S.P.C.)—Le Reichs-führer Hitler et M.Chamberlain ont signé aujourd’hui un pacte à deux qui impose à l’Allemagne et à la Gramlc-Brelagne l’obligation de chercher à régler pacifiquement les différends qui peuvent surgir entre elles.Voici ce pacte: “Nous, le Fiihrer-chancelier de l’Allemagne et le premier ministre de la Grande-Bretagne, nous avons eu une autre entrevue aujourd’hui et nous sommes accordés à reconnaître que la question des relations entre l’Allemagne d la Grande-Bretagne sont de la plus haute importance pour ces deux pays et pour l’Europe.Nous estimons que.l’accord signé hier soir (il s'agit évidemment du pacte à quatre ) et l’accord naval germano-britannique symbolisent le désir qu’ont les deux nattons de ne plus entrer en guerre l’une, contre l’autre.Nous avons décidé que la méthode de la consultation sera la méthode à appliquer pour régler toutes les nouvelles questions qui pourraient concerner nos pays, et nous avons résolu de poursuivre nos efforts pour la suppression des sources possibles de différends et de contribuer ainsi au maintien de ta paix en Europe" Y » * (On sait que la signature de l’accord naval germano-britannique a eu lieu en 1935 et que cet accord limite le tonnage de la marine de guerre allemande à 35 pour 100 de celui de la marine de guerre britannique.) ¥ * * L’entrevue à taquelfe le parte fait allusion a eu lieu ce matin.Elle a duré deux heures.11 parait qu'il v a été question des revendications de l'Allemagne au sujet des colonies que la Grande guerre lui a fait perdre.* * * Avant l'entrevue, un millier de MUNICH — La foule munichoise a fait des ovations aux négociateurs qui ont repris la route de leurs pays, notamment à M.Chamberlain.L'accord de Munich s'est conclu presque sans grands débats entre les négociateurs.Il paraît certain que Hitler a gagné presque sur tous les points.Il s'est montré plus con cillant que d'ordinaire.Il a consenti à prolonger les délais pour l'occupation pacifique des Sudètes, pour la tenue des plébiscites, et il a accepté l'occupation sans déploiement tapageur et avec des corps internationaux.Une commission formée des ambassadeurs à Berlin de la France, de l'Angleterre, de l'Italie et du secrétaire d'Etat du Reich, — peut-être y invitera-t-on un délégué de Prague, — surveillera l'exécution par le détail de l'arrangement conclu hier soir pour l'occupation qui commencera demain.La presse allemande salue la gloire du Führer et la bonne volonté de ses partenaires étrangers.LONDRES — Le Royaume-Uni continue ses préparatifs et ses armements, tout en jubilant des résultats de l'intervention de M.Chamberlain.Il a signé un accord anglo-allemand avec le Führer et jeté les bases d'un nouveau Pacte à Quatre pour tâcher d'assurer au moins pendant trente ans la paix européenne.ROME — La presse salue Mussolini du titre de "Sauveur de la Paix".Les autorités prennent des mesures pour rappeler d'Espagne toutes les troupes et tous les aviateurs italiens.PRAGUE — Le gouvernement consent â toutes les conditions posées à Munich.L'occupation pacifique de quatre zones de majorité allemande, sur les frontières.commencera demain, ainsi que le repliement des forces et des policiers tchèques stationnés dans ces régions.PARIS Les communistes manifestent contre la découpure de la Tchécoslovaquie au bénéfice du Reich.L"'Epoque" qualifie le résultat de Munich de "Sedan diplomatique.La population française est Heureuse d'échapper à la guerre et aux bombardements aériens.L'armée déjà mobilisée ve rester quelque temps encore arme au poing.CITE DU VATICAN — Le message du Souverain Pontife à l'univers a été particulièrement touchant, il a offert le sacrifice du reste de sa vie comme prix d'une ère nouvelle de pa«t au monde.Havas, dans une dépêche, mande qu'il paraît y avoir eu intervention discrète du Pape auprès de M.Chamberlain, afin qu'il en appelle à la médiation de Mussolini.GENEVE — La session annuelle de la Société des Nations s'est close par l'adoption d'une résolution dissociant la constitution de la Société du Traité de Versailles, humiliant pour l'Allemagne.Cette démarche, faite à l'instigation de Londres, a pour but de tâcher d'amener Berlin à reconsidérer s» décision de ne plus fréquenter Genève.OTTAWA — M.King, au nom du gouvernement, câble des félicitations chaleureuses à M.Chamberlain, ou sujet de son succès à la Conférence des Quatre et de sa grande oeuvre de paix.Le gouvernement va poursuivre, d'ici la signature possible d'un traité entre les quatre grandes puissances d'Europe, l'exécution d-9 son programme de défense des côtes et des ports canadiens.il n'y aura pas de session d'urgence.personnes se sont rassemblées devant rhôtel du premier ministre et ont manifeste le désir d’acclamer M.Chamberlain.Le premier ministre s’est rendu à un balcon et a remercié en souriant.Après son entrevue avec M.Hitler, à son retour à l’hôtel, M.Cbamb: lain a été l’objet d’une nouvelle manifestation.Nombre d’hommes cl de femmes ont tenu à lui si '.er la main.Plusieurs femmes avaient les larmes aux yeux.Des observateurs font remarquer que les Allemands ont voulu exprimer à M.Chamberlain leur reconnaissance pour ce qu’il a fait en faveur de la paix.M.Chamberlain est parti pour Londres peu après son entrevue avec M.Hitler.compte de ceux qui ont réclamé quelquun est assis lout près au riaterveution, quoi qu il puisse ad- grille-pam.Mais parce qu il est assis de chroniques.piquants sujets t.A.Démobilisation générale MUNICH, 30 (SPC.) — On i demandé au premier ministre Chamberlain si la Grande-Bretagne démobilisera ses forces navales et l'Aile magne, son armée.Il a répondu qu'il tient cela pour entendu et qu'il est évident qu'il faut une démobilisation générale.1 Le carnet du grincheux Hier soir, le vent était à l'Ouf! ?Le moins heureux de tous ne sera pas M.King.Après sa sciatique, il a passé quinze jours dans l’eau bouillante; à côté de quoi sa sciatique lui parut un délice.* * ?On comprend que Hitler n ait pas logé ses invités à Sans-Souci.?* ?"Je n’ai pas liberté de ne pas accepter".dit Prague.Si M.Benès avait des 1919 organisé la "Suisse perfectionnée" qu'il promettait, il n'aurait pas fait en 1938 un si douloureux séjour sur la table d’opération, quatre chirurgiens débattant longuement son cas avant de le passer au bistouri.4 * Qui boude?Litvinov.Il n’aura pas sa guerre, qui eût consommé la bolchevisa- j Canada, tion de l’Europe.1 * * * 1 Comment l’Histoire tes désignera-t-elle?Chamberlain le Pacificateur; Mussolini le Médiateur; Daladier le Réaliste; Hitler l’Annexionniste.¦k -k •k Benès?Le Grand Amputé.Litvinov?Le Grand Vaincu.-k -k k La plus piteuse des “capitales” en cette crise-ci?Genève.La Société des Nations devra désormais s'appeler: La Société des Naïfs.Ou encore: La Ligue des Pompiers qui ne vont pas au feu.Quel incendie ont-ils jamais éteint, les temporaires Genevois?k k k Et dire que sans George McCullagh et John Bassett, Roosevelt n'aurait pas eu le courage de faire honte au Führer! A quand, le grand banquet de l’univers pacifié au général George et au major John?.Et quand le calme sera rétabli, les esprits détendus, ce sera l’heure pour le Canada de proclamer sa neuttalité dans toutes les guerres de l'Europe, de l’Asie et de l’Afrique; et de prévenir loyalement Londres de ne jamais compter sur Le Grincheux Les soldats allemands prêts à pénétrer dans les Sudètes “Nous jetons nos regards vers l’Est” J (Adolf Hitler) Un article de M.Georges Pelletier sur les projets de l'Allemagne -* Un article de Mgr Camille Roy ^'Impressions du Manitoba —M.l abbe Groulx et "Notre problème politique" de Léopold Richer — Chroniques et articles divers Dans U “Devoir” de demain, M.George.Potletior ««minera.à ta lumière ______________________ de.dernier, événement, et du livre d’Hitler: “Mein Kampf” la politique probable BERLIN, 30 (Af.) - Les régiments sont su, pied, et ° j d- .d.Me, Cille ••Pm.m.i.n du M.- s'en aller à la frontier» tchécoslovaque pour pénétrer do.ns'.es.S^ieiit.e* s“j: ;Bitobâ •.à p,0po.d« fête, de La Verendrye, une étude de M.l’abbé Lionel vont les dispositions de l'accord des quatre puissances signé â Munich.Ils • .-.occuperaient d'abord une partie de la frontière sud-ouest, entre Passau et Linx, ancienne parti* de l'Autriche.Dimanche et lundi, les troupes occuperaient les villes de Bodenbach, Tetschen, Friedland, Schoenliden, Gross-Schoenau, Schluckenau, Rumberg et Warnsdorf.Les 3, 4 et 5 octobre, les troupes entreront dans la partie des Sudefes la plus peuplée d'Allemands, comme Carlsbad, Marienbao, Fronzenbod Eger, Asch, Neudeck Chodau, Falkenau, Hostau, etc.La presse allemande exulte et chante les louanges de MM.Mussolini, Hitler, Daladier et Chamberlain.Croulx »ur "Notr.problème politique".U dtrnitr tivro «te notre ami Richer, une étude de M.Alvare* Vaillaneourt: "Le marché canadien et la tourmente .la .uite de* étude, hi.torique.de M.Léo-Paul Do.ro.ior*.un.étudo do M.Maurice d'Auteuil-Gagnon .ur le.force* qui ri.qjaient de .^affronter en Europe, la Vie musicale", de M.Frédéric Pelletier, une abondante revue de la pre.ae européenne avec de.texte* d'un très vit intérêt, de.article* «ur le.mi.»ion», un* longue étude de M.le chanoine Harbour sur Mère d’Youville, et son oeuvre, le chron.-que des jeune, naturalistes, la graphologie, les derniers texte* de la 5*’n*'"* sociale de Sherbrooke, une chronique de la vie rurile, le» demièro» nouvelle* du pays et de l’étranger, etc., etc.PRIX; 3 SOUS — RETENEZ D’AVANCE VOTRE NUMERO.79^783 Le gouvernement King ne modifiera pas sa politique militaire Le ministère de la Défense nationale continuera l'exécution de son programme d'armements — Le "War Office" de Londres est chatouilleux La marche du traité canado-américain Hitler a obtenu pratiquement tout ce qu’il exigeait Cest ce qui ressort d'un parallèle entre les demandes du chancelier allemand et ce que lui a garanti l'accord de Munich — Si la Tchécoslovaquie n'approuve pas le plan des quatre puissances, elle ne pourra compter sur l'appui de la France et non plus sur celui de la Grande-Bretagne Le plan qui écarte la guerre #Conti* le» affection» nrrt^uiet, eer-t i R e • .Mourditse-— menti, felblesie».indigestion.prenez quelques gouttes d’EAU des CARMES BOYER •ur du lucre ou déni de Tenu frnlcfae En cento __ HHÜ toutes phemeciee UUi s»; Ottawa.30.— La capitale canadienne, partagée entre l’espoir cl un apaisement en Europe et la crainte d’être de nouveau trompée dans son optimisme renaissant, a passé la journée d’hier à suivre d’heure en heure les dépèches de Munich.Plusieurs députés étaient ici afin de sonder l’opinion des ministres et “de prendre la température des milieux officiels’’, ainsi que l’un deux s’est exprimé.Mais il ny avait guère de renseignements à tirer des milieux officiels qui semblaient animés des mêmes espérances et des mêmes inquiétudes que le public.Au cours de la journée on a meme émis l’opinion qu’un règlement du problème tchéco-allemand pourrait bien n’être qu’un ajournement d un final règlement des comptes entre les grandes puissances.La population dé langue anglaise de la capitale n’en a pas moins manifeste son approbation enthousiaste des efforts répétés de M.Chamberlain pour épargner la guerre.Une _mai-son commerciale consacrait a un hommage au premier ministre du Royaume-Uni l’espace quelle reserve quotidiennement dans les journaux à sa publicité.Après pareille journée d attente, la joie fut grande quand on apprit dans la soirée que les quatre grandes puissances s’étaient entendues pour régler pacifiquement la question tchéco-allemande.Mais même si la situation européenne devient plus calme il ne faut pas s attendre que l’on modère nos préparatifs militaires.11 n y aura pas lieu de maintenir en vigueur les mesures d’urgence prises pendant les jours de crise, mais la politique militaire du gouvernement ne sera pas modifiée.Les autorités tiendront à compléter le programme de rearmement inauguré en 1936, soit que l’on juge que les causes permanentes de conflit en Europe n ont pas disparu complètement, soit que l'on ne veuille pas revenir aux jours où la défense militaire du Canada était livrée à la négligence et à la routine.Cette dermere raison a été invoquée en 193b pour justifier la première augmentation considérable des crédits du ministère de la Défense nationale.Le "Wor Office" ne veut pas de critiques publiques Un incident intéressant est survenu hier après-midi au cours de la séance de la commission royale qui fait enquête sur la fabrication des fusils-mitrailleurs Bren.M.J.-L.Ralston, avocat de la commission, a donné lecture d’uu câblogramme du gouvernement britannique.On sait que M.Ralston avait câblé à Londres pour obtenir l’autorisation de verser au dossier de la commission le contrat intervenu entre le Wur Office et ta John Inglis de Toronto pour la fabrication de 5,000 mitrail- pour- lenses ainsi que les documents échangés entre Londres, le gouvernement canadien et la John Inglis.Le câblogramme dont M.Ralston a donné lecture hier après-midi contenait la dernière réj^nse du gouvernement de Londres.Lelui-ci est prêt à permettre la communication de la correspondance qu’il a échangée avec le gouvernement canadien ainsi que le contrat intervenu ent e le R’or Office et la John Inglis, mais il y met certaines conditions.11 ne vein pas que la production de ces documenls donne lieu a des critiques publiques au sujet du contrat et des circonstances qui l’ont entouré.Le gouvernement britannique suggère que la preuve au sujet du contrat du War Office soit entendue à huis clos.Le colonel Ralston a aussi informé la commission d’enquête que le gouvernement canadien, par t entre-mise du Secrétariat
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