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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 mai 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-05-26, Collections de BAnQ.

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Volume xm - No 120.Abonnement* par la poste: Edition quotidienne CANADA $6.00 EUte-Unla «t Empira Britannique .« .« 8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA 2.00 DEVOIR Montréal mercreiîî 26 mal 1926.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et adminstration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTOLU.KTATS-UNIS ct union POSTAL*.>k Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISI TELEPHONE i - * Main 7460 fierrlcw 4a nuit j Rédaction, Main 6121 , Administration.Main 6158] M.Brodeur répond au “discours du trône'* SI les travaux urgents ne s’accomplissent pas c’est de la faute aux contribu ables — Quand a-t-on fait un referendum?— Qu’est-ce que le président de l’exécutif a fait pour créer de nouvelles sources de revenus?La réponse aux critiques - Les réformes que nous demandions auraient épargné de l’argent — Des fonds pour les schemes, pas pour l’hy-giène — Le conseil chérit sa déchéance En proposant la réponse au discours du trAne de Son Honneur Médéric Martin, lieutenant-gouverneur de Montréal, de rilc-Sainte-Hélène, de rile-Ronde et autres lieux, M.Brodeur a produit la défense de son administration.Il est hardi.Mais pourquoi se gêner?Le conseil, dit-on, 1 a applaudi.On résiste difficilement au plaisir, quand ça prend, de faire passer des vessies pour des lanternes.RééJu à la quasi-unanimité par des échevins qu’il s’est plu à émasculer, M.Rr0' deur aurait tort de se gêner avec ces manants, plus que le grand Turc avec les gardiens du sérail.Mais voyons sa réponse aux critiques : Nous sommes heureux de constater la confiance que l'on nous manifeste, en certains lieux, et Vhabüeté que certains critiques nous supposent, en nous indiquant les grands travaux que nous pourrions faire et que nous n’exécutons pas.Si ces personnes qui nous critiquent ainsi continuellement et nous reprochent et ce que nous n'avons pas fait et ce que nous avons accompli, pouvaient, dans leur imagination inventive, nous suggérer un moyen de faire plus, tout en percevant moins des contribuable s, ils, auraient découvert la pierre philosophale et rendu un fier service à radministra-tion et aux administrés.En attendant cet heureux événement, il va falloir aux administrateurs continuer de limiter leurs oeuvres aux ressources financières à leur disposition.oyons maintenant quels sont les grands travaux qu demandé d’exécuter et combien ils auraient coûte.ue nous Vo avons__________ ^ D’abord, nous n’avons pas demandé de grands travaux à M.Brodeur que nous n’avons jamais — et c’était facile — con fondu avec Hercule.Il se flatte.Celui des travaux que nous lui avons demandé avec le plus d’insistance, c’a été la réforme de la police, ou la mise à exécu tion des réformes suggérées par M.le juge Coderre.Ces conseils d’un magistrat autorisé coûtaient à la ville $87,000.Et si nous n’en profitions pas, les $87,000 étaient jetés à l’eau.* Or, nous le demandons à M.Brodeur, qu’aurait-il fallu débourser pour mettre à sa retraite le chef de police et le remplacer?Et d’uni Un autre des travaux que nous avons demandés et qui reste encore à terminer depuis que M.Brodeur est au pouvoir, depuis cinq ans, c’est l’ouverture de la rue Sherbrooke est pour décon-gesuonner la rue Notre-Dame et les autres rues du bas de la ville et fournir un moyen rapide de traverser l’île.L’expropriation se faisait aux frais des propriétaires.Les travaux de pavages se faisaient aux frais des mêmes propriétaires qui les demandaient.Etait-il besoin de la pierre philoso phale pour les exécuter, sans grever le trésor?Et de deux! Autre travail urgent: la fermeture et la revente du dépo toir de la carrière Poupart, qui eût fait rentrer de l’argent dans le trésor, peu sans doute, parce que la carrière avait coûté cher.Etait-il besoin de la pierre philosophale pour effectuer ces travaux sans bourse délier?El de trois! Nous confessons aussi avoir demandé la création de terrains de jeu sur les propriétés municipales et dans les cours scolaires.Etait-il besoin de dépenser beaucoup d’argent pour exécuter ces grands travaux?Nous avouons humblement que nous avons aussi demandé de reconstruire les incinérateurs.Mais cela eût coûté de l’argent, sans le moindre doute.Eût-il fallu emprunter?Non, puisque le même M.Brodeur, pour favoriser un scheme de la Presse, a laissé proposer A la législature un amendement à la charte autorisant la ville de Montréal à construire une voie de tramway à la montagne, alors que le contrat de la compagnie et la charte de Montréal interdisaient une telle entreprise, et s’est engagé à dépenser le million que coûteraient les travaux de nivellement et de terrassement à même les revenus de la ville.Il y avait donc de l’argent pour un scheme.Pourquoi n’y en avait-il pas pour l’hygiène?Les incinérateurs — il en fallait trois $150,000 chacun.Et de quatre ! Nous avons demandé d’adopter le code du bâtiment et de le faire de telle sorte que le cercueil des maisons de dix ou douze pieds de largeur fût interdit.Qu’est-ce que cela eût coûté?Nous attendons encore le Code du bâtiment! Et de cinq! Nous avons demandé de prévoir l’avenir, de planter des arbres pour cacher nos atroces escaliers, et les bien planter, pour qu'ils ne meurent pas, pour qu’ils ne soient pas brisés ni arachés, pour que la dépense ne soit pas à recommencer Qu’est-ce que cela eût coûté de plus?On en a planté quelques-uns, nous le confessons, mais mal et dans les trois quarts des cas les travaux sont & recommencer.Et de six! * * * M.Brodeur déclare que nous sommes la ville la moins taxée et que les travaux importants ne peuvent se faire qu’à même une dépense capitale, que la dépense capitale ne peut se faire sans le consentement des propriétaires et que conséquemment l’administration n’est pas à blâmer, mais seuls les propriétaires qui ne lui donnent pas l’argent.On ne peut pas raisonner de façon plus injuste pour les contribuables de la ville de Montréal, leur faire une injure plus gratuite.D’abord, si la taxe est trop basse pour assurer une administration parfaite, pourquoi M.Brodeur ne cherche-t-il pas le moyen de créer de nouvelles sources de reveiyis?Nous taxons les Chemins de fer nationaux, pourquoi ne taxerions-nous pas la Commission des liqueurs?Est-ce parce que l’exécutif a besoin de Québec pour cuisiner la charte à sa façon?Possible.Mais cela ne nous intéresse nullement.v Pourquoi ne pas exiger que Montréal soit débarrassée du fardeau de la Commission métropolitaine qui lui coùlc $300,000 par année?La commission a été constituée uniquement pour cacher les coupables complaisances de Québec envers des municipalités prodigues.eussent coûté F, Pourquoi ne pas mettre à la charge des écoles l’inspection médicale des écoliers?Parce que Québec ne veut pas! M.Brodeur est-il l’élu de Québec ou de Montréal?N’a-t-il que M.Perron pour maître?Pourquoi M.Brodeur n’a-t-il pas demandé une taxe sur les compagnies qui nous vendent cher un gaz empoisonné?Est-ce fiarce que, comme M.le maire, il cherone des trusts avec une anterne pour les occire, tout en allant réclamer à Ottawa une exemption d’impôt pour le plus monstrueux trust qui ait jamais vu le jour dans le Canada et dans la province?Et, enfin, M.Brodeur a-t-il consulté les propriétaires?Quand a eu lieu le dernier referendum et qui en a eu connaissance?Il s’est contenté, au contraire, de jouer pendant la dernière campagne de la légèreté de nos impôts, en ayant bien soin de ne pas arler des ameliorations qui restent en suspens faute d'une plus brte taxe.Mais la subtilité est sa manière et c’est ainsi, par exemple, 3u’il fait grand état du coût de l'enlèvement de la neige, inconnu ans les autres villes.Il s’est élevé l’année dernière à $1,178,000.Songez-y! Voyez-vous ce que nous épargnerions si la Presse, comme elle en a envie, réchauffait le fleuve et nous fournissait de l’eau chaude pour arroser la neige et la faire fondre?L’arrosage et le balayage des rues nous coûtent $500,000 par année.Et ils sont mal faits.Et on ne balaie ni on n’arrose certaines rues.Et on ne balaie ni on n’aiTose jamais les trottoirs.Supposez que notre ville change de latitude et que la géographie soit modifiée, il faudrait continuer, pendant toute l’année, le balayage et l’arrosage des rues.Pour les bien faire dans toutes les rues, il en coûterait au moins cinq cent mille dollars de plus qu’à l’heure actuelle pour la seule saison d’été.L’hiver coûterait la moitié -autant.De sorte que, si l’on déduit des $1,100,000 les quelque trois cent mille dollars contribués par la compagnie des tramways, la différence serait insignifiante.Mais voilà des choses que l’on peut dire au conseil tel qu’il est constitué, sans qu’il sursaute.Bien mieux, ce soir tous les journaux couvriront M.Brodeur de fleurs—y compris ceux qui, quotidiennement, ont AXA Cl.JJvll VA Cl IA IJ.v> V.'J 11J V.^ J.TX* A.ll C I VA v.U 1 Cl U JL CA J.L Iv/JL l llv Ov- L’électorat sera tout juste aussi subtil et aussi éclairé, que la majorité du conseil qui l’acclame.Louis DUPIRE La session dyOttawa Le budget de nos chemins de fer M.Dunning voit des progrès, que la gauche expli* que à sa manière — M.Meighen parle assez long* temps — Discours de M M.Caban et White UN PROJET POUR LA BAIE D’HUDSON Le chef de l’oppo- Oham- Ottawa, 25.sition a repris son siège en bre aujourd’hui.Ses partisans avaient posé un joli bouquet de roses sur son bureau.M.Macken-iie King et M.Forke lui ont souhaité la bienvenue en quelques mots et une excellente santé.M.Meighen a remercié d'un signe de tête.Il n’entend pas se.ménager beaucoup, si les médecins lui ont réellement donné cet avis, car il a pris la parole à la fin de la soirée Bour commenter le discours de M.unning sur la situation ferroviaire.* te * Ce discours de M.Dunning a occupé la première partie de la séance de l’après-midi.Le ministre des chemins de fer n’a tenu aucun propos révolutionnaire.Il n’a pasjpranosé de diminuer le capital du C.N.R., comme on lui en prêtait l’intention et comme on le lui reprochait d’avance.Certaines parties de son discours peuvent laisser croire cependant qu’un jour le gouvernement pourrait bien inclure dans la dette nationale du pays ce que le C.N.R.doit au gouvernement en intérêts et capital.Il n’a dit, en fait, rien de bien nouveau.Il a lu un discours bourré de chiffres que sir Henry Thorton avait déjà fourni» ou public lorsqu’il a déposé, il v a quelque tefnps, le bilan du C.\T.R.Il les a commentés, en a ajouté quelques autres, el tiré quelques conclusions d’une revue des six dernières années.II a surtout Insisté sur le fait que la situation financière de notre réseau national s’améliore et cité à cet effet des statistiques de grand intérêt.On en trouvera un résumé officiel ailleurs.La canche a prononcé alor# quelques discours pour montrer que le C.N.P.n’est pas aussi florissant qu’on le dit, pour critiquer sir Henry Thornton et exprimer, en général, ses vues.M.Nicholson, député d’AIgoma, a été le premier à prendre la parole.Il croit que les avances en argent comptant du gouvernement s’élèvent à 800 millions.et que sur ce montant 250 ont passé on ne soit où.Le surplus d’administration de 32 millions, pour l’année qui vient de s’écouler, serait aussi trop élevé.L’orateur se plaint que le gouvernement ne donne pas de détails sur ces points et surtout sur la manière dont est dépensé le nouveau capital engagé dans l’enireprise.Ce n’est pas la propriété privée qui a fait faillite lorsque les diverses compagnies qui composent aujourd'hui le C.N.R.ont dû déposer leur bilan.C’est le gouvernement, an contraire, qui a fait faillite en construisant plusieurs de ces voles et en gaspillant de grosses quantités d’argent.C’est cet argent gaspillé inutilement qui mange aujourd’hui les profits du C.N.R.et est la cause des déficits annuels.La question des taux occupe ensuite M.Nicholson.Comment fixer P( el des taux justes dans le pays lors- 3ue le C.P.R.doit payer des divi-endes et que le C.N.R.n’en pale Pi i pleines mains dans ’Et ue le C.P.R.doit que pas et puise à .les coffres de l’Etat.Un taux auquel consentirait cette dernière compagnie ne ferait pas l'affaire de l’autre.Il faudra pourtant considérer un jour le problème de transporter le blé de l’ouest aux ports canadiens et le charbon dans les provinces qui en ont besoin.Alors se présentera la question des subsides aux chemins de fer pour ce trans- port & un prix moins élevé que le prix coûtant.M.W.F.MacLean, député de York-Sud, prononce son centième discours ou à peu près en faveur de l’amalgamation du C.P.R.et du C.N.R.au bénéfice de l’Etat; et M.C.H.Caban, député de St-Laurent-St-Georges, prend la parole.M.Caban souligne le fait que notre dette ferroviaire est énorme et s’élève aujourd’hui à $2,119,811,000.Les charges fixes qui étaient de 29 millions en 1919 sont aujourd’hui de 71 millions par année.En 1925 également le C.N.R.n'a pu payer un seul sou, soit en capital, soit en intérêt, de ce qu’il doit au gouvernement.Les recettes, durant la même année, furent de huit millions moins élevées qu’en 1923.En 1924.le C.N.R.a aussi transporté un million environ de voyageurs de moins qu’en 1923, et en 1925 environ deux millions de moins qu'en 1923 également.Durant cette dernière année le C.N.R.transportait aussi 57 millions de tonnes de marchandises tandis qu’il n’en transportait que 52 millions en 1924 el 54 millions en 1925.M.Cahan croit, sous ce rapport, que le progrès de l’industrie gonflera plus rapidement le trafic de nos chemins de fer que le progrès de l’agriculture, et qu'en conséquence, le gouvernement ne doit pas perdre de vue nos fabriques.Le trafic moins dense des voyageurs et de la marchandise n’indique pas que Je pays est très prospère.Et si le rapport de sir Henry Thornton est si encourageant, c'est qu'il est en partie dû à des économies souvent Injustifiées.Ainsi on a dépensé beaucoup moins pour 1 entretien des voies et des ponts.Le C.P.R.a aussi fait de grosses économies de ce chef, mais sir Henrv Thornton prétend que le C.N.R.a des voies plus difficiles à carder en ordre que le C.P.R.Après avoir demandé au gouvernement de déposer le bilan du Vermont Central, M.Cahan insiste longuement sur l’idée qu’on a, en certains quartiers, de diminuer le capital engagé dans le C.N.R.On ne pourrait le faire qu’en transportant une partie de la dette ferroviaire a la dette nationale; nous ne pouvons en annihiler ni en faire disparaître un sou.Mais d’un autre côté, en effectuant ce changement de comptabilité, nous mettons le C.N.R.en état de réaliser des surplus.Et lorsqu’il y aura des surplus, les progressistes, ou des provinces se mettront à réclamer une réduction des taux parce que le C.N.R.précisément, a des surplus.Pour le moment, M.Cahan croit qu’il faut limiter énergiquement la conslruetion des chemins de fer de colonisation, des enbranchements et toutes les entreprises nouvelles.* * * M.J.Evans, progressiste, de Ro-setown.conseille lui aussi la nationalisation du C.P, R.pt souligne le rôle important que le blé a joué l’année dernière dans la prospérité du C.N.R.Puis M.R, S.White, député de Mont-Royal, prend la parole.L’année dernière s’est divisée pour le C.N.R.en deux périodes bien distinctes, a-t-il dit.Durant le» six premiers mois, tout allait mal.Durant les six derniers mois les cultivateurs de l’ouest ont ml» sur le marché leur immense réeol-le et le» revenus ont décuplé.M.White ne croit pas à la nationalisation.11 aurait mieux valu laisser les chemins de fer aller en faillite.Un gardien les aurait administrés pendant un temps, aurait coupé les services non payants, aurait mis au rancart certaines voies et ainsi notre dette ferroviaire serait moindre aujourd’hui.Ce qui a ruiné ces voies, c’est l'imbécillité des gouvernements qui ont construit avant le temps le Transcontinental et le Canadien Nord.Ce n’esl pas le système de compagnies privées.M.White signale lui aussi les dangers d’une diminution du capital et demande au gouvernement de se défaire du Vermont Central qui a eu un déficit de $700,000 l’année passée et qui entraîne toutes nos marchandises vers Portland.Cette voie est située en territoire américain et ne nous est d'aucune utilité.Le chef de l’opposition prend la parole.Ce sont les libéraux qui ont créé la situation ferroviaire dans laquelle le parti unioniste .s’est trouvé à la fin de la guerre, dit-il.Ils ont construit et construit sans réfléchir.Alors, un bon jour, le gouvernement de guerre s’est vu placé dans un dilemne: ou laisser la faillite suivre son cours ou amalgamer les divers chemins de fer et en prendre la direction.Tout au fond, il n'v avait nu’une seule solution, car si la faillite avait été déclarée, c’est le gouvernement aussi qui aurait dû sc charger des divers tronçons.Qui aurait acheté le Grand Tronc Pacifique ou le Canadien Nord?Personne.En 1921, poursuit le chef de l’op-osltion, les libéraux se sont fait ire sur une plate-forme adverse au C.N.R.ils avaient vivement protesté, durant les années antérieures, contre l’acquisition de ces chemins de fer et l'administration par TEtat.Aujourd’hui, ils sont convertis.Alors on pourra dire qu’ils n'ont pas passé au pouvoir en vain.Cet enfant que les conservateurs leur laissaient en 1921, et qu’ils refusaient alors de reconnaître, ils le réclament énergiquement comme leur aujourd’hui.Les finances du C.N.R., poursuit M.Meighen, se sont améliorées depuis 1921.Le gouvernement n’a pas eu à se déranger pour cela.Il n’a eu qu’à mettre en vigueur ies lois adoptées par le gouvernement d’union, lois qui obligeaient l'administration actuelle à centraliser, à amalgamer les diverses voies.Le C.N.R., cependant doit 65 millions de plus en 1924 qu’en 1925.De cette somme, il en doit dix millions au gouvernement et le reste au public.Mais les 35 millions qu’il a empruntés du public sont une véritable dette du pays et effacent bien au-delà de la réduction de 22 millions dans notre dette nationale.M.Meighen prétend aussi-'que sir Henry Thornton n’aurait pas dû inclure une somme de $7,000,000 dans les recettes.Il a obtenu cette somme, dit-il, en vendant du charbon, des traverses et des rails.Si le C.N.R.a reçu de l’argent pour ces marchandises d’un côté, de Tau-tre il n’a plus ces marchandises et le C.N.R.n’est pas plus riche qu’il ne l’était avant, * * * La Chambre passe alors à l’étude du crédit du ministère des chemins de fer, et le débat ferroviaire est terminé.M.Dunning présentera probablement une motion ces jours-ci pour renvoyer les crédits du C.N.R.devant lé comité spécial que Ton vient de former à cet effet.* * * Selon des documents déposés aujourd'hui sur la table de la Chambre, on apprend que deux indivi-Manitoba, L’ETAT FINANCIER DES CHEMINS DE FER NATIONAUX Amélioration moyenne du déficit d’exploitation de 1920 à 1925: 11 millions par année — Trente et un millions de dollars prévus pour l’année fiscale courante — Nécessité d’un trafic plus dense — Confiance dans l’avenir LE DISCOURS DU MINISTRE DES CHEMINS DE FER, AUX COMMUNES, HIER Ottawa, 28.— Voici le résumé officiel du discours prononcé par M.Dunning, ministre des chemins de fer, aux Communal, hier.M.Charles Dunning, ministre des chemins de fer et canaux, a présenté à la Chambre, hier après-midi, les crédits du Chemin de fer national du Canada pour Tannée fiscale 1926.Dans son discours imprégné d’optimisme, il se dit confiant dans l’avenir du réseau national.“Avec une bonne récolte et la suppression des pertes dues aux difficultés du travail, le Canadien National pourra peut-être", dit le ministre, “rencontrer cette année toutes ses charges fixes dues au public.Inutile de dire que ceci sera remarquable et bienvenu.“Je parle avec un certain optimisme et un degré de confiance que je voudrais voir partager par la Chambre.Pour moi, le désir ne suit pas seulement la pensée: j’ai pu me procurer le bilan du réseau national pour les premiers quatre mois de Tannée courante.Il accuse |9,689,-217 de recettes nettes contre $3,774,-782 durant la période correspondante de 1925, une augmentation de $5,914,435.C’est là-dessus que je base la confiance que je yeux vous faire partager.Nos chemins de fer sont d’excellents baromètres des affaires; ils reflètent de façon sûre le commerce et les affaires du pays."Les résultats de l’exploitation ont été tellement meilleurs l’an dernier que les années précédentes que mon premier devoir, le le sens, sera l’agréable tâche de féliciter le président, le bureau de direction, les hauts fonctionnaires et les employés du Chemin de fer national du Canada pour les résultats obtenus.Faire plus d’affaires à un prix moindre est u nexploit qui a suscite dus du Thos.Boycs et R.J.Swain, ce dernier maire de St-Boniface.ont offert nu gouvernement, le 14 septembre dernier, de prendre à leur compte le chemin de fer de la baie d’Hudson, de le Earachever et de l’administrer.eur compagnie ne demandait aucun subside d’aucune sorte, mais voulait avoir la permission de louer ou x-endre le chemin de fer après parachèvement, en donnant la première option au gouvernement.Le premier ministre promit à ces ?ens de mettre leur, projet a Télude.1 n’v a pas donné suite à ce projet, jusqu ici.Lée-P-uf DESROSIERS actualité Sur une exposition La seconde exposition des tableaux de M.Octave Bèlanqer, Van des peintres les mieux doués de la jeune génération, s'est ouverte ces jours derniers an Art Club, rue Victoria.Elle comprend plus de cinquante oeuvres de toutes sortes: peintures à l'huile, aquarelles, eaux fortes, dessins.M.Délanger ne se confine pas A un genre particulier et c’est ainsi qu’on peui apprécier des paysages et des marines, des seines d’intérieur et des natures mortes.Afaf* il excelle surtout dans ies paysages et dans les scènes d’hiver.Nous nous rappelons en particulier certains petits tableaux exposés A Satnt-Sut-plce en décembre dernier qui représentaient des scènes d’htver remarquables.Dans ce genre, A Vexposition qui est tenue actuellement, on remarque surtout la Sucrerie et le Vieux trappeur, qui sont d’intéressantes études de sous-bois dans la neige.Un Ruisseau dans les Lau-rentldes, le printemps est aussi un jolt tableau mats gui n’est pas l'égal d’autres oeuvres du même artiste dans lesquelles il a étudié d'une manière vraiment remarquable d’intéressants paysages à la fonte des neiges.Les plus grands tableaux exposés sont des oeuvres que nous avons déjà vues: la Glycine et f’Arhre au feuillage d’nrflent, gui furent exfto-sés à Sainl-Sulplce, et Au Luxembourg nue l’nn a pu voir à l'exposition du printemps d la Galerie des Arts.Ce sont des oeuvre», la première et la dernière surtout, qui se rattaehent pour bebuenup au goût gui a été très en honneur en Europe ces dernières années.que iplie 1 des louanges même des personne* généralement portées & penser que ces ehoses-là sont impossibles sous j.l’administration publique.Les chiffres indiquent en gros que si les deux tiers des quinze millions i d’amélioration dans les recettes nettes, l’an dernier, sont dus à une bonne récolte et à l’amélioration des affaires, un tiers provient de la diminution du coût d’exploitation.Et sir Henry Thornton affirme cette amélioration s’est accompi sans préjudice au service ou auxj employés.Il me fait donc plaisir de I reconnaître au nom du gouverne-^ ment les loyaux services des admi-; nistrateurs et des employés donti l’enthousiasme et la bonne volonté^ ont rendu possible le succès de l’an dernier.“Il y a maintenant six ans que' le gouvernement a pris sous sa responsabilité de financer le Grand-Tronc et bien que la réorganisation du réseau national ne se soit faite que tard en 1922 nous avons un, recul de six années puor juger des 1 progrès faits par les chemins de fer vers la solution de difficultés qui ont prouvé être trop grandes pour l’administration privée.On peut souligner le progrès de plusieurs façons.R y a quatre ans qu >1 n Y a pas eu de déficit d’exploitation.En 1920 le déficit était de 34 millions.En 1925, il y avait un surplus ^exploitation de 32 millions.Le grand écart entre le déficit de 1920 et le surplus de 1925 est de 68 millions, soit une amélioration moyenne durant cette période de 11 millions par année.“II .est aussi encourageant de noter que l’augmentation annuelle des recettes d’exploitation ces dernières années a été de beaucoup tSutre a Ta page 2) Nous préférons, et de beaucoup, la série de tableautins de Bretagne et les coins de Paris que M.Bélanger nous représente dans un coloris beaucoup plus riche et plus naturel.On admirera, par exemple, une vue de Notre-Dame de Paris, d’arrière, le long de la Seine; le Pont Marte qui est un cotn typique de la capitale française, le Pont Neuf, le Pont Royal et surtout le Vieux Pont, de Lourdes.D’antres paysages qu’on apprécie aussi à un haut degré sont une marine, à Bellc-lsle-en-Mer; une ferme près de Sainte-Rose, qui est une très belle étude de couleurs; l’église de Nicole!, vue A distance; un coin de la rivière Jésus, à Sainte-Rose; un vieux fort près de Montréal qu’on voit se desiner au loin; Port-Louis, en Bretagne, et plusieurs autres.Dans un autre, genre, une belle étude de gris, est l’intérieur de l’église N otre-Dame-le-Pauvre, â Paris.M.Octave Bélanger, par tous ses tableaux, prouve un sens arlistique des plus affinés non seulement par l’exécution qui est généralement des mieux réussies, mais aussi par le choix judicieux des sujets représentés.R a un rare goût du pittoresque.du coin typique, en un mot, de tout ce gui est en dehors de l’ordinaire.Et c’est ainsi qu’on admire ses dessins sombres et ses esquisses ensoleillées avec autant de plaisir que ses autres oeuvres d’i plus grande envergure.''une Bloc-notes Des paroles?H parait que les Etats-Unis vont faire aux grande» nation* européennes ainsi qu’au Japon «ne nouvelle proposition relativement au désarmement.On se rappelle qu’à la fin de 1921 et en 1922 il y eut à ce sujet tout pn mouvement qui aboutit à la conférence de Washington où les nation* s’entendirent pour détruire plusieurs unités navale*.— la plupart d’un type démodé ou trop coûteux — et pour suspendre l’exécution de certaines partie® de leur» nouveaux programmes déjà établi* sur le papier.Il y eut en fait une baisse apparent-des budgets de guerre! — ainsi la Grande-Bretagne qui dépensa en 1921-1922 une somme de 408 million® pour sa marine réduisit ce budget à 346 millions pendant les douze derniers mob.Dans le même temp*, les Etata-Unla, qui en avaient dépensé près de 426 millions en 1921*1922 en ont dépensé à peu près 320 million*.L’écart parait sensible et sérieux.Au fond, ces deux pays, qui ont au vrai diminué leurs dépenses navales, ont par ailleurs entrepris dans le champ de la chimie militaire, si l’on peut dire, comme dans de domaine de l'aéronautique et de l’aviation, des recherches et /exécution de programmes tels qu’ils y ont mis plus que l’écart cintre les dépenses navales de 1922 et celles de 1925-1926.Au vrai, les nations se rendent compte qu’il y aura dans les guerre* futures d'autres sortes de grands combats que ceux de la der- nière guerre; et, si elles ont abandonné une partie de leur* dépenses navales, elles n’ont guère léduit leur budget militaire d'ensemble-Ainsi, les Etats-Unis en ont un total qui dépasse de plus du double celui qu’ils, avaient avant la guerre de 1914.Ce n’est pas de cette façon qu’on soulage le contribuable et ce n’est pas ce qu’on peut appeler un véritable désarmement.Notre régime ferroviaire Dans son discours d’hier aux Communes.M.Dunning, ministre des chemins de fer, a noté qu’en 1920 le réseau ferroviaire de TEtat fit un déficit d’opération de 34 millions en douze mois, tandis qu’en 1925 il eut un surplus d’opération de 32 millions.Cela, dit-if, est un écart de 66 millions du bon côté et démontre qu’avec le temps on peut compter rétablir tout à fait la situation financière de ce service d’Etat.Un peu plus loin, M.Dunning a attiré l’attention des députés sur le fait que de la somme de 60 millions demandée par sir Henry Thornton au parlement l’an dernier pour certaines fins urgentes du réseau en question, il n'y a eu besoin d’en dépenser que dix millions; le reste a pu être pris à même les revenus du chemin de fer par suite d’une hausse sensible de ceux-ci.Il est indubitable qu’il y a là des signes d’amélioration prononcée.II reste à voir si cela suffira pour rétablir les finances d’une entreprise particulièrement osée, dès avant la guerre, et dont la crise économique et financière générale; a mis en relief les nombreux points’ faibles.Les étroites préoccupations d’ordre politique et les exigences absolues d’qne construction ferroviaire en pàys vaste et peu peuplé sont loin de s’accorder ensemble.On Ta vu, au nombre incalculable de millions qu’il a fallu que le contribuable jetât dans l’entreprise, | pour en combler les déficits, de-' puis une dizaine d'années.Et cela, n’est pas fini, même selon les pré-i visions les plus optimistes.Le retour du chef La rentrée aux Communes de M.Meighen, dont on a annoncé la sérieuse maladie, la semaine dernière, démontre que le chef de l’opposition va finir la session et qu’il n’y a pour Theure rien de fonde dans la nouvelle de sa sortie du parlement.L’information est à coup sûr prématurée.Cela ne plaira pas à ceux qui désirent et veulent le départ de M.Meighen, en tant que chef du parti conservateur fédéral, — le Star de Montréal, ar exemple, et quelques cercles do 'oronto et d’ailleurs.Les libéraux ont accueilli hier avec une satisfaction visible le retour de M.Meighen à la Chambre.Cela peut traduire la sympathie qu’ils ressentent pour un adversaire, dans les circonstances où il s’est trouvé.Cela peut aussi vouloir dire qu’ils préfèrent, quant à avoir à faire face à une opposition vigoureuse, la voir rondulte par un nomme qu’ils connaissent, dont Ils savent d’a-vanre la tactique, dans ses grandes lignes, et qu’ils estiment aussi leur être, à cause de son passé politique, un atout pour leur cause, dans deux ou trois provinces du pays.O.P.P1 Ti LE DEVOIR, MONTREAL, MERCKMJI, 26 MAI 1926 VOLUME XVTI — No 120 L'enquête sur les douane* ******.i M.Bisaillon avait un entrepôt sous scellé au Sème étage de l’immeuble des douanes Le chef du service préventif gardait là les marchandises saisies par ses agents - Les acheteurs n'avaient qu’à donner un reçu pour avoir ces effets - Comment M.Bisaillon prétend avoir éventé un complot des agents Fafard et MacDonald de la police fédérale contre Mlle Ethier - Le cas de Pauline Lortie et de Ge orgette St-Germain - Un espion qui reste inconnu Im voix du Pape Encyclique “Rite expiatis” sur le 7e centenaire de la mort de saint François d’Assise f besoin et lorsque nous aurons des villages et des villes prospères pour (Par Emile Benoist) Ottawa, 25.— A l’enquête des douanes, les séances se suivent mais me se ressemblent pas.Autant celle de ce matin, avec la sortie de M.Paul Mercier contre M.SZéphirin Hébert et ensuite avec la confession générale de .T.-H.Ciau* fthicr, ce fabricant de salopettes de ptack-Island, avait eu de piquant, Autant celle de cet après-midi a été berne.Heureusement que les der-btiiers quarts d’heure en ont ete repavés par une brève déposition de • Bisaillon.„ , Quand on entend Brien, on a’impression que Bisaillon est de-[dassé comme première vedette.fQuand Bisaillon réparait, il reprend nous ses droits, incontestablement.iQuant à Gauthier, il n’est plus dans la course.Me Caldcr et les membres du comité en ont tiré, ce matin.tout ce qu’ils voulaient.C’est à propos de l’affaire de drogues Saint-Germain-Lortie que Bi-«aillon a témoigné aujourd’hui.11 « nié et démènti à peu près tout ce •que l’ex-sergent Hall, de la police rfédérale, avait dit à son sujet dans un rapport de cette affaire.Il a en-icore donné le démenti, sur plu-«ieurs points, à des témoins entendus par l’enquêteur Duncan, notamment le douanier Parizeau.Bisaillon prétend que certains agents de la police fédérale, les ex-agents Philippe Fafard et L» Macao-uaïd.Pex-sergent Hall, lui en vou-Jnient, en voulaient aussi à d’autres personnes, Ils en voulaient à Bi-saillon parce qu’ils s’aperçurent qu’il pourrait intervenir pour les empêcher de monter un coup contre 2s soeur d’un pharmacien en vue, Mlle Ethier.Bisaillon prétend qu il avait des doutes.Il invita Philippe Fafard.aujourd’hui au pénitencier et 1 agent McDonald, à sa maison; il les fit boire et l'ivresse les rendit loquaces.Bisaillon apprit alors qu’ils se proposait démonter le coup contre Mlle Ethier.Les agents se vantaient d a-voir trouvé une victime d'importance, (a good fish), qui ne pourrait s’exposer au dommage de la publicité.BaisaiHon avait eu soin d amener un témoin chez lui cl de le poster dans la chambre voisine de celle où se trouvaient les buveurs loquaces.Ce témoin auriculaire a remis à Bisaillon un affidavit rapportant la conversation.L’affidavit est perdu et Bisaillon ne se rappelle meme plus le nom de oe témoin.Bisaillon a juré et rejuré cria, au moms deux ou trois fois.Me Caldcr, les enquêteurs ont eu beau insister, supplier.Bisaillon ne s’est pas rappelé le nom de son espion.11 n a meme pas -ulu que l’on dise que cela était de l’espionnage, du mouchardage un coup monté contre McDonald et Fafard.C’était une simple manoeuvre de protection, protection du public et en même temps protection de Bisaillon lui-même ri par lui- n,Bisâillon tenait Fafard et McDonald pour de malhonnêtes gens.Il l'avait entendu dire; tout le monde te disait mais ra n’etait que du oui-dire.Bisaillon a voulu a voir une preuve.Malheureusement cette preuve n’existe plus.1 affidavit est disparu et Bisaillon — ce que c est nue de ne pas avoir de mémoire — re peut se rappeler le nom de son ,CToR1GTNE DE L’AFFAIRE * l'automne de 1920.deux valises remplies de drogues narcoti-«ues furent saisies au quai > icto-ria par les douaniers Parizeau et Giroux.Deux jeunes filles à qui ees s alises appartenaient s'échappèrent.Lite* furent arrêtées par ta suite, au moi* de décembre.C'étaient Pauli-r< Lortie et Georgette Saint-Gcr- Me Monette n’a pas donné beaucoup d’attention à cela et il ne s’est pas arrêté à considérer la querelle apparente entre la police fédérale et Bisaillon- Il avait par ailleurs une preuve suffisante.Les deux femmes ont été condamnées par le juge Lanctôt à $500 d’amende, les frais ou trois mois de prison.Les drogues confisquées devaient être remises à la douane ou bien détruites.Comme question de fait elles disparurent mystérieusement du Palais de justice de Montréal.Ces drogues avaient une valeur de $35,000.la?juge Lanctôt, en portant la sentence, avait noté que les deux femmes n’avaient été évidemment que des instruments entre les mains d’autres personnes.Quelques procédures d’appel qui en restèrent là et puis, sans succès, une demande de certiorari, {Suite d'hier) INK ESQUISSE DE LA SAINTETE DE FRANÇOIS Pour illuminer lu société que Nous venons d’esquisser et la réformer d’après le modèle authentique de la sagesse évangélique, la Providence divine suscita saint François d’Assise et le fit resplendir comme le soleil, ainsi que ie chantait Dante, en des vers qui reproduisent la phrase de Thomas de Celano: "U rayonnait comme une étoile dans l’obscurité,de la nuit ri comme une aube étendue sur les ténèbres.” Adolescent à l’esprit vif et fertile, François aimait, comme on le rapporte, à se vêtir d’habits précieux, moelleux et agréables, il offrait a ses compagnons de somptueux banquets et parcourait les rues d’Assise avec des chants joyeux; on reconnaissait pourtant l’intégrité de ses moeurs, la pureté de ses discours et son mépris des richesses.A la suite de sa captivité à Pérouse et de l’épreuve de la maladie, il ressentit non sans étonnement un changement intérieur; néanmoins, comme pour s’échapper à l’emprise divine, il partit pour la Pouille, en quête de gestes héroïques.Chemin faisant, un avertisse che du mendiant pour le soulager avec i’abondance de son coeur compatissant.alimenter nos lignes de colonisation le ‘‘maigre” du réseau national n’absorber, Les diplômes universitaires PROGRAMME DeTà CEREMONIE DE VENDREDI MATIN A L’UNIVERSITE DE MONTREAL— ORDRE DU DEFILE — AU THEATRE SAINT-DENIS Voici l’ordre de la cérémonie qui marquera la collation des diplômes universitaires, vendredi matin a lOh.au théâtre Saint-Denis.PROTOCOLE I—LIEU DE REUNION 1.On prie tous les professeurs et étudiants de se trouver réunis, a tt heures précises, au 1265 rue Saint-Denis, et d’y occuper les endroits ci-après désignés du premier étage: a) Officiers généraux, membres det Commissions et Invités (salles j 20), 202.Sl'âl.b) Officiers de l’Association generale des Etudiants (salle 209).c) Professeurs: 1er groupe: agriculture, commerce, génie civil, sciences pures (P.C.N.inclus) salle 215j 2e groupe: optométrie, hygiène sociale, pharmacie, vétérinaire, dentaire, médecine (salle 214) ; 3e groupe: sciences sociales, droit (salle 204); 4e groupe: musique, enseignement moderne, arts, «lettres, philosophie, théologie (salle 213).d) Etudiants: Couloirs du res-de-chaussée et du premier étage.2.Les officiers et professeurs portent la toge et la toque; les étudiants, la canne et le béret.Il—PHOTOGRAPHIE A 9 heures 15, tout le monde doit être rangé devant le portique du 1265 Saint-Denis, pour la photographie d’ensemble.UI—DEFILE A 9 heures 30 précises, le défilé partira pour le théâtre Saint-Denis, dans l’ordre qui suit: 1.Etudiants (drapeau en avant de chaque Faculté ou Ecole, puis les nouveaux docteurs en tête, les nouveaux licenciés en second lieu, les nouveaux bacheliers à leur suite, en queue ceux qui doivent recevoir des diplômes spéciaux) dirigés par le secrétaire de chaque Faculté et Ecole: 1er groupe: agriculture, commerce, génie civil, sciences pures (P.C.N.inclus); 2e groupe: optométrie, hygiène sociale, pharmacie, vétérinaire, dentaire, médecine; 3e groupe: sciences socialés, droit; 4e groupe: musique, enseigne-ment moderne, arts, lettres, philosophie, théologie.2.Officiers de l’Association générale.3.Professeurs (en tête et à part le président du comité de régie: le président ou principal de lEcolc, ainsi que le doyen ou directeur, ou leurs représentants).1er groupe: agriculture, commerce, génie civil, sciences pures (P.C.N.inclus); 2e groupe: optométrie, hygiène sociale, pharmacie, vétérinaire, dentaire, médecine; 3e groupe: sciences sociales, droit; 4e groupe: musique, enseignement moderne, arts, lettres, philosophie, théologie.4.Invités (en tête l’assistant-gé-néral de l’Université).5.Membres des' Commissions et officiers généraux.IV—CEREMONIE 1.Pour assurer l’ordre, le vlce-recteur réclame l’aide: a) d’un Èrofeeseur de chaque Faculté et cole; b) d’un peloton d’agents de police; c) des appariteurs, pour organiser la marche des étudiants de leur Faculté ou Ecole : d) des présidents des comités de régie, qu’il invite à .son bureau pour 9 heures précises.2.Les fonctions de ces dernier* consistent: a) à se procurer d’avance le drapeau de leur Faculté ou Ecole; b) à placer leurs confrères â l’endroit qu’ils doivent occuper tant à l’université qu’au théâtre St-Denis; c) à conduire leur* professeurs aux sièges qui leur sont réservés; d) à diriger, après la cérémonie, la sortie de leurs camarades; «) à reco-nduire leurs professeurs à l’imiveTsité.1.Les placiers du théâtre sont chargés de conduire le public.2.L'assistant-secrétaire de l’Université s’occupera des invités.3.Les présidents des comités de régie dirigeront les professeurs de (eur Faculté ou Ecole.4.Le secrétaire ou délé>gué de chaque Faculté ou Ecole place scs propres élèves 5.Le vice-recteur veille à la disposition sur l’estrade.6.Places.A) Etudiants.a) diplômé (centre A-Z) — nouveaux docteurs, nouveaux licenciés, nouveaux bacheliers, porteurs de diplômes spéciaux) : agriculture, commerce génie civil, sciences pures et P.C.N„ optométrie, hygiène sociale, pharmacie, vétérinaire, dentaire, médecine, sciences sociales, droit, musique, enseignement moderne, arts, lettres, philosophie, théologie.b) autres étudiants (1ère gale- B) Officiers de l’Association générale (une loge).C) Professeurs-.a) gauche A-P—agriculture, commerce, génie civil, sciences pures et P.C.N., optométrie, hygiène sociale, pharmacie, vétérinaire.b) droite A-P.—dentaire, médecine, sciences sociales, droit, musique, enseignement moderne, arts, lettres, philosophie, théologie.D) Invités (Loges du bas et du haut).E) Officiers généraux et membres des Commissions (estrade) : 1er rang: au centre: Mgr le chancelier et M.le prés, de l’Un droite de Mgr le chancelier: Mgr le recteur; à gauche de M.le prési dent: le vice-recteur; à droite de Mgr le reciur: le président de l’nd-mlnis.; LE CINEMA ET LA CENSURE RESOLUTION DE LA SECTION SAINT-ENFANT-JESUS DE LA SOCIETE SAlNT-JEAlN-BAPTIS-TE ______ Résolution de la section St-En-faut-Jésus, No 18, de la Société St* Jean-Baptiste de Montréal: ATTENDU que les distributeurs de films américains menacent de boycotter la province de Québec, si la censure ne se relâche pas; ATTENDU que le bureau de censure de la province de Québec ne peut être accusé d’avoir outrepassé ses droits en opérant des coupures nombreuses et nécessaires dans les films américains; ATTENDU que le film américain en général fait une oeuvre mauvaise auprès de notre population en jouant Je rôle de démoralisateur et de dénationalisateur par la déformation intellectuelle et morale qu’il opère dans l’esprit et la conduite de nos compatriotes; IL EST RESOLU sur la proposition de M.Willie Blanchard.APPUYE par M.Joseph Lebeau.QUE la Section Saint-Enfant-Jésus No 18 de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, réunie en assemblée le 16 mai 1926, félicite l’honorable premier ministre de la province de Québec de la ferme attitude avec laquelle il a déclaré que la province ne doit aucunement relâcher les règlements de sa censure, et demande aux autorités municipales de Montréal d’interdire la publicité des théâtres de cinéma au moyen de circulaires jetées aux portes et de panneaux-réclames ou des scènes dégoûtantes s’étalent trop souvent pour salir l’ânie des enfants.Que copie de cette résolution soit adressée à l’honorable premier ministre de la province de Québec, aux autorités municipales de Montréal et aux journaux.Le secrétaire, Bernard BOURDON.LETTRE DES PAROISSIENS DE SAINTE-MARGUERITE-MARIE A l’hoiiorable L.-A.Taschereau, Premier ministre de la province de Québec, Parlement de Québec, Québec, P.Q.M.le premier ministre, La Congrégation des hommes de la - paroisse Sainte-Marguerite-Ma-' rie de Montréal se fait un devoir de joindre ses félicitations à tant d’autres qui vous sont parvenues, pour votre attitude si ferme en réponse aux sommations des entreprises américatnes de cinéma qui prétendaient s’imposer à nous.Nous sommes certains que vos paroles courageuses trouveront écho dans toutes les âmes honnêtes et que vous aurez rendu aux Canadiens français un service de la plus haute importance.Nous osons espérer que cette vigoureuse campagne s’accentuera .encore pour l'épuration des tacles offerts au grand public.Notre population a droit au respect et elle l’obtiendra, grâce à vous Ml Mlle.Louise Loathan, Route No.2, Charleston, III.tir* La Santé de votre fille QEAUCOUP de jeunes filles, à cause de maladie, sont forcées de s’ab-L> Senter de l’école quelques jours chaque mois.Ceci est inutile dans plusieurs cas, car les jeunes filles — comme les femmes plus âgées — peuvent se fortifier par le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Votre jeune fille n’a jamais plus besoin de votre attention que depuis l’âge de douze ans, jusqu’à ce que son caractère de femme soit défini.Si elle se plaint de maux de tête, douleurs aux membres inférieurs, ou si elle est nerveuse et irritable, rendez-lui la vie agréable.Que de femmes ont souffert des années douloureuses, pour être restées les pieds humides, avoir levé des objets lourds, fait de rudes travaux et trop étudié.Dans tous ces cas, il faut donner le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, car il convient spécialement à ces états.Toute femme, jeune ou âgée, peut le prendre en toute sûreté.Crampes affreuses * j oa Angeles, Californie.—“Ma fille avait des Nerveuse et faible Charleston, Illinois,—“J’ai donné le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham à ma fillette de 15 ans, et U lai a fait un bien immense.Ses périodes étaient en retard; elle était nerveuse, faible et étourdie.Enfin elle devint si mal qu’elle quitta l’école pour quatre mois.Je lus les réclames du Composé Végétal, et depuis qu’elle en a pris, elle est mieux sur tous les rapports et est retournée à l’école.Je recommande le Composé Végétal aux autres mères dont les filles ne sont pas aussi fortes qu’elles devraient l’être.”—Mme Alice Louthan, Boute 2, Charleston, Illinois.crampes affreuses qui la mettaient au lit chaque premier jour.Les douleurs aigües semblaient la faire mourir.Elle manqua deux termes d’école.Comme je connaissais bien le Composé Végétal He Lydia E.Pinkham, je décidai de le lui faire essayer.Trois bouteilles ont fait cesser ses crampes et autres douleurs, et l'ont soulagée de diverses manières, pendant les quelques années suivantes.Je recommande fortement le Composé Végétal à toutes les filles et femmes.” — Mme W.E.Gillette, 986 East 52nd Place, Los Angeles, Californie.Composé Végétal de Lydia E.Pinkham LTDIA B.PINKHAM MBDIONB CO., COBUKO.ONTABIO Réunion des anciens i ttâ Pirifllljr du collège Sainte-Marie i f ALini}lil SECOND VOYAGE de L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL À TRAVERS LE CANADA JUSQU'À LA CÔTE DU PACIFIQUE du 3 au 24 iuillet.Par train Spécial du Pacifique Canadien U veyage le plue agrtabU et la plue Imtructif que vau* puissiez faire durant vos vacant**.Une occasion unique de vHitar le Canada et en mervcMas -de voyager avec tout le confort possible et à pris modérés.Tout Canadien devrait d’abord apprendre à connaître son paye avant d’aller g l’étranger.Calgary Lac Laub# Va Vlctarfa La vaRée 4.Ogilvie MtUmg Co.5 à 172.Ontario Steel, 5 k 71.Price Bros.100 4 64.(Jurbec Power, 15 4 12144 25 122 16 4 122.J „ Mutwtntgan Water «nd Power, 3 k 180 2.1 k ISO 1 k 180.SouUiern Canada Power irigtot», 10 4 1%.Steel of (4uiada, :10 4 1014* 10 4 10144-Winnipeg Klectric 10 k 4"V»-Asbeito» Prf.nouveau, 5 • 4.Goodyear Tire Prf., 10 4 9144.Spaméi Hiver Prf., 10 k 1084*.Steel of Canada ITf., 2 4 11444, l'uchett Prf.10 k 1024* 10 k 1034* 5 4 BAN au ES 1024* 10 k 1024*.Twin City 20 k 71!* Vian Hisi'Uit Corp.Prf., 2 4 86.Montreal.7 4 262 3 4 262.Royale, i 4 250 1 4 250.___ Commerce, 10 4 2174* — —¦ “ * —¦ « gpj BOURSE DES MINES Oora fourni* pur M»unt *4 Cin, Membre* de 1* B«ar*e de* mine* de Mont rkri, 4 eu.4.ITIapltal.Monttkal^^^ ¦Amulet Gold .*14 21 Baldwin .Burry Holly .41 Beavcr UH LIGATIONS BONS DK LA VICTOIRE 1928: 1943: 1927 : 1933: 1934: Le rendement des pêcheries de T Ile 10 4 9644 5 4 961* 1 4 96U ô k KC, 25 a 96I!* 25 a 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Premier .{ Preston East Dome .I Houyn Gold .I Houyn Quebec .Teniiskaiulug .Trek Hugh's .Tough Oakes .Vlpond (>«1*.Wright Hargreaves .Wigwam .70 4 82 34 136 3 2 45 74 5 3 83 140 3V> 10 144* '"55 28 30 1880 1905 9 149 152 10M 112 1060 11O0 11 14 22 24 4 75 2490 2600 19 20 20 16t* 335 340 33 38 550 500 Puissance du Canada Obligations 4Vfe% 1946 TitmAks $100, $600:et $1,000 La première des valeurs canadiennes Rendement avantageux RENE-T.LECLERC MONTREAL Avez-vous «esom de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir", 336 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone, Main 7460).Meieti'lali- 144.nia 9.-J Québact- 71, nia 4.-Pierre (MAISON roNMC km teei) 793 ipagnk ^ 'Assurance sur la Vie Saubeprbe MONTREAL IaSeüle Compaûhü Canadienne Française D'Assurance soriaVIe GAUTHIER ELECTRIQUE 320 rue St-Jacquea, Montréal.ANNONCE Ltée Main 1040 l'onvArtnra d'an département soparé d’installations électriqaea bous la direction de M.L—A.Mace.Prix très spéciaux aux communautés religieuse^ Accessoires électriques en groa.Spécialité : Appareils d’éclairage.ESTIMES SUR DEMANDE — SERVICE RAPIDE Les recettes du Pacifique Les recettes brutes du Pacifique Canadien, pour la semaine du 14 1535 15301 au 21 mai, se chiffrent par $3,622,-2ineui : t.Cercle de Land .3 2.< lercle de Hrup.es .'i é 3.Cercle de Ccurtrai .0 3 F.ADIO ECHECS Salt-on iru’en Allemagne une grande partie de la nrnpaguude en faveur de» échecs est réalisée par le radio?Le» 17 postes d’émission nui existent conssacrent chaque semaine une heure ou deux k des question» d’échec*, enuseries sur l'actualité analyses d» problèmes, commentaire» de nartle».T -‘le organisation a même une revue spéciale: “l'unksohach".F.I D.E.lx>rs de la c’e.nière assemblée du comité de la Federation internationale de» échecs, d avait été décidé qu’une série de rencontre» internationale* durait Heu en 1926: or ee projet a dü être rnandonné perce ou 11 ’‘tait fron dispendieux.Mai» la Fédération anglaise des échecs, lorsque le congrès de la F.!.I) E.aura lieu en Angleterre en 1')27, o décidé d’instituer un tournoi international d’équipe de 4 Joueurs, es qui serait e.iticremenl nouveau, t^a Fédération anglaise se déclare prête i assumer unc parti des dépensés des équipe» étrangères.CAl’AHLANCA A CHICAGO Ix>r» d’une «e.-mee Lie d» I ancien hôpital Notre-Dame, »’e»t beaucoup agrandie.El)* offre maintenant, outre les chambres, de» salle» spacieuse» pour amusements, conférences, cle Ses SJ’A *?u* pmirlgut le» mêmes qu’autrefot» : îf1 f* A *8.30 par semaine.No 351, Notre Ou*»» Est, prés de la gare Vlgrr 1-8-26 COLLECTION A VENDRE sept première* amtées du JVvoir r*-Iles en quator*,* volumes, 175.00.S'adresser a M.l'abbé B.-T.I.amoureux, ruré Granby, 28-5-26 PATATES A SEMENCE Patates 6 semence.A.la tonde, 22 Place •Jacques-Cart 1er, qualité Delaware 6 *3.50 le ttfl livre* ct autres i/ tes.20-5-26 CAISSES ENREGISTREUSES CAISShS enregistreuses "National’’ seconde main, garantie 2 an»; réparation».’•Landry et Bcrthinum» Limitée”, 1 Notre-Haine r»t.Mato 4S57 t-3-27 ARGENT A PRETER A.JETTE A Cl h.86 Notra-ifame ouest, eourtler» «n Immeuble», experts en pro-prtété».Etablis 1885.Prêt» première »t deuxième hypothèque».Achetons hypothèque».balança de prix de venta.U-T-M MAISON D’ETE A VENDRE A SAtNT-FAUBTÏN STATION ayant vue *ur le lac Carré et tout le paysage environnant.Emplacement Idéal, arbres, grand t-riui», fondation ciment, huit plèoes, ohambre NT RgSlPRNTIAt, CirRM 3'ienn»’ RUne» Nair» Rtanca Nalra Splrtman* WaWe 9 D»C PftCB b I".Boq TB WP 1.P4B P*B ’t TDiB Boq c ?P4I) P4!> 12.TxF d t)»T 3 CS PD ui», Moo»»-Jaw, Xaiknichewan, ou au Hév.J.A.Dufresne, curé, Laflèche, Saskatchewan, 11-6-28 TABAC EN FEUILLES Spécialité : Tabac en feuillea A sandre, choix «le tabac, rouge, ho-bourg.parfum d’Italie, petit canadien.Qursnei pur, rose.Grand Dulch, «pécliLt fort.Belli rouge, spérial, 5 tb* pour *1.09 Liste de prix enMnyée »ur demande.A.MEUMER 178 RA CHIC f.EST TBL.BRI, AIR 775» 9-6-36 ahtikorlaürehce WL£V£ •PQOMPTZMENT O} I (MS VtMues wDumONS.I S0R.frriCAC[,ÎAW5 00UUU8- IK VERTE RARfOUT ?5< PuV»»! enANco pqp i a noart V Un appel de !VI.Trépanier M.Léon Trépanier, préaident de la Société Snint-Jcan-Haptistc, dé-Jclarc que nous mirons encore cette 'année une fête grandiose à l'occasion du 24 join; ee sera, dit-il : 1 “l’apothéose «le* patriotes de 1837-1838".Gctte fêle ne le cédera en rien à relie* de 1924 el de 1925., ajoute M.Trépanier.On a voulu 1 faire c«iincider cette célébration avec noire fête nationale, parce que nous devons nous rappeler que les compatriotes comploient dan» leurs rang» des fondateurs de notre grande société canadienne française.Des rhars enguirlandés «le fleurs feront revivre, «rite année.le souvenir de tous 1rs héros idc 1837-38.Il v mira aussi dévoilement d’un monument à la Tiare des Patriote».Cette année «lonc.comme les années dernières, notre fête nationa-! le sern célébrée avec pompe, et A ; eet effet M.Trépanier fait appel A toutes les "sériions” ainsi qu’à tous ’ les compatriotes, PrlrrinaRjr h S le» Anne de Beaupré Le pèlerinage des membres du tiers-ordre franciscain à Sainle-An-ne de Beaupré, organisé par la Fra ternité Saint-Antoine de Padoue, I aura lieu le 29 mai proehaitt.Le départ du vapeur .Monfrénf aura lieu samedi le 29 ntai.au quai Victoria, 'a fi heures de l’après-midi, heure solaire.Au retour le vapeur parti-, ra de Sainte-Anne à midi et arrête rn à Québec pour l’après-midi, il ! sera de reloue n Montréal le 31 mai j « 6 heures du matin.! AUJOURD’HUI t Devoir commence ln publirntioti d‘ito nouveau fnnilrlou.i 26 mai 1926 MONTREAL, MERCREDI ledevoir L’INSTALLATION DU NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL Brillante cérémonie présidée par M.Martin—Le programme administratif du nouveau maire — Discours du président de l’exécutif et du leader du conseil Le maire Martin a réussi çleine-ment à convoquer une nomoreuse et brillante réunion de citoyens in-( fluents pour son discours d’inauguration du nouveau conseil municipal, hier après-midi.Pour la première fois, il a étalé à leurs yeux la superbe toge de soie et de martre de Russie, importée de Londres, et que son prédécesseur avait laissée- pendant deux ans dans les armoires municipales; il portait également le collier d'or et tous les insignes de sa dignité de premier magistrat de la métropole.Prélats, chanoines, consuls et attachés d’ambassade, juges, avocats, financiers, commerçants, industriels, se pressaient en grand nombre dans l’enceinte réservée aux échcvins.Madame la mairesse a fait les honneurs de la maison entourée des femmes des échevins, à tous les invités de la ville.La cérémonie avait un caractère solennel.Le maire a voulu donner à ses invités l’illusion qu'ils prenaient part à une séance régulière du conseil, et l’on a procédé selon les règles, mais un peu plus rapidement.Requêtes, rapports, motions, interpellations ont passé en petit nombre et à la vapeur, pour arriver au discours du maire et à ceux de M.Brodeur et de M.Trépanier.Pour marcher plus vite, on a frappé d’un next meeting (à la prochaine séance) les quatre motions présentées par les échevins Poulin et Mercure et ce fut l’incident le plus remarqué de toute la séance.Le maire annonce son propre discours; un policier lui présente un rouleau de papier soigneusement ficelé d’un large ruban rouge; il le déroule avec précaution et commence son discours annoncé depuis un mois.Il le débite lentement en restant assis il son siège; la lecture prend plus de quarante minutes.M.Martin a passé en revue les principaux problèmes de l’administration, depuis la régie interne des services municipaux jusqu’aux projets de travaux de grande envergure.Après le maire.M.Brodeur prononce son discours.Kn sa qualité de président du comité exécutif, il exerce tous les pouvoirs.M.Brodeur a aopuyé sur certaines améliorations nour marquer les responsabilités qui retombent sur les contribuables., Enfin, M.Trépanier, leader du conseil, a tracé avec humour une peinture de la vie d’un échevin.Il a sollicité également l’appui et la collaboration de tous les citoyens.11 a fallu deux bonnes heures pour exécuter ce programme; le maire paraissait mal à l’aise sous sa lourd,* pelisse, les dames se rafraîchissaient avec le programme-souvenir qu’elles agitaient en éventail.Sur un signal, tout le monde se lève et le maire prend majestueusement le chemin de son cabinet, où il reçoit les hommages de tous les invités.M.Brodeur Le président du comité exécutif complimente le maire Martin de son élection; il remercie ses électeurs de Ville-Marie de l’avoir réélu pour un cinquième terme.Puis il traite de l’administration des affaires municipales en ces termes: “Nous poursuivrons la ligne de conduite que nous nous sommes | tracée dans le passé, celle de don- ; ner à Montréal, avec le concours de ; tous les membres du conseil, qui ne nous a jamais fait défaut, des ! chefs de départements et des fonc-J lionnaires, la meilleure administration possible, en égard ù ses ressources et aux contributions que les citoyens veulent bien verser au trésor municipal.L'administration do la ville de Montréal, l'une des grandes villes du monde, est chose assez compliquée.Nous devons tenir compte du fait que notre ville est la moins taxée des villes de «on importance, et aussi nous rappeler que la situation géographique de Montréal rend sous certains rapports son administration plus dispendieuse.Nulle autre ville n’a à faire face è des nécessités comme il s’en présente ici, savoir par exemple, l’enlèvement de lu neige en hiver.11 y a deux ans, tout le monde félicitait l'administration du travail accompli dans l’enlèvement rapide et effectif de lu neige de nos rues.Cette année, on nous demanda plus.Des personnes se sont même plain-trs qu’il leur e«t arrivé, le matin, d avoir de la diffieulté pour sortir leurs automobiles de garage dans une rue transversale parce que 1« neige d'une tempête nocturne n avait pas encore été enlevée à leur réveil.Il est vrai qu’elles étaient quelque peu matinales.Mais l’on se fait facilement à une vie aisée et nous acceptons vite les améliorations comme choses ayant toujours existé, et dont nous ne pourrions nous dispenser.L’enlèvement de la neige a coûté, l’an dernier, à la ville de Montréal, la somme de $1,178,000.00.Nous ne nous plaignons point; au contraire, c’est une manne qui tombe du ciel pour un grand nombre de nos concitoyens et nos ouvriers.Mais si je cite ces choses, c'est simplement pour attirer l’attention des contribuables sur le fait que c’est là une dépense qui n’existe pas dans les autres villes de l’importance de Montréal, et pour ajouter que nous devons pourvoir à cette dépense qui ne se fait pas ailleurs à même notre taxe foncière qui est moins élevée qu’ailleurs.C’est vous dire qu’il faut aux membres du conseil, aux administrateurs que les contribuables se sont choisis, exercer une surveillance étroite et de tous les jours sur les finances municipales, et voir à ce qu’elles ne soient employées qu’à bon escient.Dans votre discours-programme, monsieur le maire, vous nous avez indiqué lous les travaux à faire et les mesures à adopter pour donner à Montréal une administration digne d’elle, pour lui permettre de faire face aux exigences de l’avenir brillant qui l’attend et rendre justice aux contribuables en les traitant tous sur un même pied d’égalité.Vous nous avez parlé de tunnels dans le nord de la ville.J’y ajouterais des tunnels sous le canal La-chine, où nous devrions en avoir au moins deux pour permettre une circulation plus rapide — et des ponts ou des tunnels dans l’ouest de la cité pour établir plus de moyens de communication entre les deux côtés des voies du Pacifique Canadien.Vous avez mentionné la question des pavages, de l’achat de la Compagnie Montreal Water .Int de S lb*.1S8 Thé f,OI|J:U!â noir ou vert p*q.1 lb.•• *7* Tbé notr ou vert Champlains P*«b t lb *.,» .•• *• — Café marque Faq.I lb ,.«»•••••••• -eh Cmtt Diamond D - la Ut .-BS Sirop d’arable nouveau — bidon 8 Iba ,* «.», •• .•• ».i»8e Bidon t nation .•• •• •• *« ».«S Veau, lamrue al Jambon — • bot-tea •« *.•• .* •• •• •• 1 Boita tos ., iSTfï .Clark — hotte Poudre à flan Khuvah boite.la *ran Fèves au lard grandeur no 114 — Gelée a bo» .i» Touts* les aaveura Dupula Frères - - 4 paquets .28 Au *um-»ot.LB MAGASIN DU PEUPLE l.d*.Dapala.Pré*.Albert Dupais.Vle»Préa.A.-J.Datai.Dlraeèatr-néraat rat* SalMe-
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