Le devoir, 19 juillet 1938, mardi 19 juillet 1938
Montréal, morA 19 juHIot 1938 fe- -1-»-» UBACTION ST ADMINISTRATION 430 CST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BMair SSél*- SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR DiiactaMr-géraat t Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RaEaeteur en ehaf t Orner HEROUX VOLUME XXIX — No 165 -*=- t TROIS SOUS LE NUMERO I ABONNEMENTS PAR LA POSTE I EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banliaua) E.-Unis et Empira brltanniqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 Au Nouveau-Brunswick >f«s le choix du Dr Laporte — La question scolaire — Luttes nécessaires — Motifs d'espoir L'entrée de M.le Dr Laporte dans le cabinet do Nou- j eau>-Brunswick est un fait intéressant.Souhaitons qu’il oit le prélude d'un autre acte de justice et de saine poli-ique.Les Acadiens constituent aujourd’hui un tiers de la po-mlation du Nouveau-Brunswick.Ils n'avaient dans le abinet provincial qu'un représentant.La carte électorale st disposée de telle façon qu’il leur serait, pratiquement mpossible de faire élire à l’Assemblée législative de la pro-ince plus de dix députés sur un total de quarante-huit.Règle générale, disait M.Benoit Michaud, l'un des nembres du Comité permanent des Congrès de la Langue rançaise, dans un mémoire présenté à la commission d’en-|uête présidée par M.Rowell, règle générale, les comtés ! )ù les Acadiens sont en majorité comptent proportionnel- j ement moins de députés que les autres.Ainsi, Albert et ^ueen’t, avec une population d’environ 7,000 chacun, omptent chacun deux députés, tout comme Madawaska •t Ristigouche, qui ont une population respective de }.5,000 et 70,000 âmes.La représentation proportionnelle nus donnerait le tiers de la députation, ce qui cottespon-Irait à notre importance numérique.Actuellement, il est mpossible de faire élire plus de dix députés, soit moins de U % de la population.* * * Mais cette injustice est, pourrait-on dire, d’ordre bien iecondaire, comparée à celle qui, depuis si longtemps, sévit ! Jans l’ordre scolaire.Cette injustice atteint les Acadiens du Nouveau-Bruns-rick à deux titres différents, — en tant que catholiques, [n tant que citoyens de langue française.L’école officielle est neutre.On sait que c’est au Nou-leau-Brunswick qu’au lendemain de la Confédération s’est.mgagée la première des grandes luttes scolaires.Les catho-iques y ont été vaincus- Ironie du sort, disait encore VL Michaud, les minorités des Provinces Maritimes se trouvent aujourd’hui dans une situation moins favorable lu en 1867.En 1867, le Nouveau-Brunswick possédait, de fait, un iystème d’écoles confessionnelles.Celles-ci furent abolies bar la loi provinciale de 1871.Le gouvernement fédéral .•efusa de désavouer cette loi provinciale.Attaquée devant es tribunaux, elle y fut déclarée constitutionnelle—c’est-r-dire, n’excédant pas les pouvoirs du législateur.La Cour lupréme du Nouveau-Brunswick, dit encore M.Michaud, oui* le Conseil privé décidèrent que les écoles confession-nelles n’avaient aucune existence légale au Nouveau-ïBrunswick avant 1867, et, en conséquence, que l’article |P3 [de la Constitution fédérale] ne pouvait protéger des [kotes qui ne jouissaient d’aucun statut juridique.Depuis lors, ajoute M.Michaud, ce fut pour la mino-Htê catholique un marchandage humiliant qui a donné à Iiate le résultat suivant: là où les catholiques sont en majorité, on tolère Venseignement religieux pendant une iemi-heure après les heures de classe.ÿ * * Voici pour le côté proprement religieux de cette lamentable aventure.Du côté linguistique, la situation n'est guère plus heureuse.Là aussi, en effet, on a modifié, pour Isle pire, le régime antérieur à 1867.On redoutait probablement la montée des Acadiens.Une bombe atteint la célébré cathédrale de Barcelone "V , ' (Voir en page 3) Malheureusement, tes provinces anglaises n’ont pas encore donné à l’article 133 cétte interprétation large et rationnelle Dans les Provinces Maritimes, la majorité a imposé à la minorité un programme scolaire pratiquement tout anglais, et qui ne convient nullement à des enfants de langue française qui ne connaissent pas la langue anglaise à leur entrée à l’école.Ce système antipédagogique donne des résultats désastreux pour les Acadiens (et c’est l’immense majorité) qui n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants dans des maisons d’enseignement conformes à leurs aspirations.Dans les centres tant soit peu mixtes, c’est l’anglicisation graduelle des nôtres, et l’ignorance à peu près complète du français.Dans les centre* français, on ne peut s’attendre qu’à une éducation tronquée ou complètement ratée, avec perte de temps considérable et abandon prématuré de l’école.Les patents qui ne veulent pas se résigner à laisser leurs enfants dans des écoles neutres et anglicisantes, que ce soit l’école publique proprement dite, ou l’Université subventionnée par l’Etat, doivent, au prix de sacrifices vraiment héroïques, envoyer leurs enfants dans des institutions d’initiative privée.Pour ce faire, ils doivent s’imposer un double fardeau, et comme les Acadiens sont généralement pauvres et chargés de famille, le fardeau est particulièrement lourd et souverainement injuste.Rien d’étonnant alors que le pourcentage d’illettrés soit plus élevé dans les centres français des Provinces Maritimes que dans toute autre partie du Canada.Exemple: le Nouveau-Brunswick, et en particulier les comtés français de Madawaska et de Gloucester.* * V Nos lecteurs le savent encore, car, autant que possible, nous les avons tenus au courant, les Acadiens du Nouveau-Brunswick — il y aurait beaucoup à dire sur les autres, mais ceux-ci sont les seuls dont les circonstances nous amènent aujourd’hui à parler — les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont entrepris de modifier cet état de choses.(Le nouveau ministre, particulièrement et pour ne citer que celui-ci, n'a pas fait mystère de ses sentiments sur ce point.) Un moment ces Acadiens ont paru tout près de réaliser en ce qui concerne l’enseignement du français, un gain sérieux.Une levée de boucliers orangistes a fait reculer le gouvernement du temps.Mais l’effort continue, et sous plus d’une forme.En même temps que l’on essaie d’obtenir un régime officiel plus équitable, en s'emploie au perfectionnement du personnel enseignant.D’où les cours qui se donnent actuellement à Memramcook.et que nous avons déjà signalés; d'où, surtout, la fondation de l’Association d’Education dù.Nouveau-Brunswick, qui a pour objet d'ordonner et d’intensifier le travail commun et qui tiendra à Bathurst, à la fin du mois prochain, son premier congrès.* * * Jamais, pour la reconquête de leurs droits, les Acadiens du Nouveau-Brunswick n’ont été en si bonne posture.Avec les hommes de valeur sortis de leurs différentes maisons d’éducation, ils possèdent aujourd'hui, en la personne de leurs deux évêques, l’archevêque de Moncton, Son Exc.Mgr Melanson, et l’évêque de Bathurst, Son Exc.Mgr Chiasson, des chefs dont l’autorité et le caractère s’im- L’Angleterre a besoin du Canada, mais le Canada n’a pas besoin de l’Angleterre Telle est Ta thèse que M.Grant Dexter, correspondant de la “Winnipeg Free Press'* à Londres, soutient dans le magazine “Canadian** — “Les Anglais savent, écrit M.Dexter, que jamais une puissance étrangère n'oserait attaquer le Canada, si elle n'est prête à entrer en guerre avec les E.-U.'* Toute le propagande impérialiste est donc d’inspiration nettement britannique et anticanadienne — Le Canada est le seul Dominion dans cette situation (par Léopold RICHER) Ottawa, 19.— Un ancien camara- Dominion fs recognized as the only member of the British Commonwealth that could leave the British de de la tribune des journalistes * gmpire without suffering dire conse Ottawa, aujourd hui correspondant quences.There might he unpleasant de la Winnipeg Free Press à Lon dres, M.Grant Dexter, publie dans les journaux et magazines canadiens d’intéressants articles sur la situation internationale, les questions politiques britanniques et les grands problèmes économiques.Sa pensée est canadienne, alors que celle d’ua autre journaliste, M.Beverley Baxter, un Canadien qui s’est fait élire député conservateur à Westminster, est décidément britannique.M.Baxter a la manie de parler au nom des Canadiens, alors que son opinion n’est partagée que d’un tout petit nombre de jingoes attardés.M.Dexter, par contre, est un jeune Canadien qui se contente de raconter ce qui se passe en Angleterre et qui juge les questions d’un point de vue canadien.M.Dexter publie dans le magazine Canadian de juillet quelques réflexions sur ce que les Anglais pen sent et disent du Canada.Superficiellement, écrit-il, les Anglais pensent très peu de choses du Canada, et ils en connaissent moins encore Mais il est tout de même évident que les Anglais les yaus intelligents considèrent que lé Canada occupe une position unique dans l’Empire.On opine que le Dominion est le seul membre du Commonwealth à pouvoir quitter l’Empire sans souffrir considérablement.11 pourrait y avoir des conséquences économl- ues déplaisantes, mais si les Can a Le résultat de ce régime, tous nos lecteurs le peuvent i posent à tous.Connaître par l’abondante documentation que nous avons I Us peuvent, avec une nouvelle et singulière confiance, publiée ici.M.Michaud, dans son important mémoire, le J envisager les luttes inévitables.résume ainsi: 1 Orner HEROUX 'actualité Le départ de William Lawton I.La Gazette de ce malin annonce [ retraite d'un “personnage" : l/illiam Lawton.Presque tous les 6 iciens voyageurs du Devoir auront ,’connu, à ce nom.le porteur des \ N.R.qui fut pour eux si empres-si serviable.I William Lawton est un mulâtre.Lon père était un noir américain y.sa mère une Canadienne fran-! Oise.Catholique comme sa mère, | sous n’importe quel régime, les Richelieu, les Pitt, les Bismarck, les Mussolini ne foisonnent pas.Pourquoi attendre de la France plus que de tout autre pays, et de la République plus que de la Monarchie?Le principal obstacle à l’action féconde et durable des hommes d Etat, c’est celui que tout le monde signale, en France autant et plus qu’à l’étranger: l’instabilité du pouvoir.Le défilé des ministères ressemble au déroulement d’un film de cinéma.Dans l’ordre purement administratif, cette instabilité offre moins d’inconvénients qu’on n’est porté à le croire.A cause meme des fréquentes culbutes ministérielles, l’administration reste aux mains de fonctionnaires permanents qui, sans se déranger, changent de chefs comme de chemises.Mais, pour la grande politique, interne ou externe, il en résulte des maux réels, dont le pire et le plus constant est peut-être celui-ci: les chefs d’Etat ne font pas ou font mal ce qu’ils voudraient, devraient ou pourraient faire.Dans le second volume de Mon Tempt, Gabriel Hanotaux a signalé, avec toute l’autorité de sa longue expérience, ce vice du "système précaire et morcelé qui s'essayait en France sous le nom de régime parlementaire."1 “Talonnés par la perspective constante d'une chute prochaine, ces bom» “mes d'un jour se pressent trop.Us veulent voir se réaliser, durant les courtes “heures qui leur sont accordées, les desseins qu’ils ont longuement mûris, “caressés dans l’attente du pouvoir.Je parle des meilleurs.Ils n’osent pas lait-“ser du temps au temps, ce qui est une condition indispensable du succès.Ils “se précipitent sut l’obstacle, prétendant le forcer, alors qu il tomberait de lui-“même ou qu’une certaine patience ou souplesse permettrait de le tourner.1 Laisser du temps au temps: — c’est tout le secret de la puissance anglaise.li ne faut pas croire, du reste, que ces changements de ministères font surgir de pleines équipes d’hommes nouveaux.Ce sont des replâtrages, des racolages.Chaque cabinet renferme quelques membres du cabinet précédent.Jeu de kaléidoscope.Pierre-Jean-Jacques, Jacques-Paul-Jean, François-Jacques-Pierre.selon que prédomine au Parlement la faction dont Pierre, Jacques ou François est le favori, comme aux courses d’Auteuil.Mais 1* gagnant d un jour, le fût-il pour la cinquième ou la dixième fois, n’est jamais le maître du cabinet et de sa politique.II est forcé de zigzaguer au gré de l’une ou l'autre des factions qui lui ont fourni l’appoint nécessaire à la reconstruction et au maintien de ce fragile échafaudage.Pardon de l'incohérence des métaphores: c’est dans l’ordre, ou plutôt cela peint le désordre.Et pourtant, cela tient, cela marche, la France se gouverne, pas plus mal.voire mieux que bien d’autres pays.Au temps des campagnes d Afrique, on disait que la valeur de l'armée française tenait à ce que le pioupiou savait “se débrouiller”.En guerre ou en paix, le Français est essentiellement débrouillard.N'empêche qu’il y a là un vice organique dangereux, surtout au regard de la politique étrangère.Nous y reviendrons.* * * On fait beaucoup et souvent le procès du régime.A cela rien de nouveau.Depuis que la France est France, les Français, logiques, passionnés, ergoteurs, ont toujours fait le procès du régime existant.Que nous sommes bien leurs frèrejt — avec moins de logique et de passion, et plus de verbiage creux.11 y a deux ans, André Tardieu publiait un volume, Le Souverain Captif, qui a fait quelque sensation, beaucoup moins qu'on ne 1 a dit ici.Tardieu a de l’esprit, il écrit joliment, il a pris de nombreux contacts avec les hommes et les choses de la politique, grande, moyenne et petite.Son volume renferme d'utiles constatations et d'incontestables vérités.Mais il laisse trop percer son dépit de politicien évincé.Et puis, son incurable légèreté d’esprit, ses humeurs d’enfant gâté, ses palinodies lui enlèvent toute autorité.Beaucoup plus probantes sont les solides éludes de Jacques Bardoux, Le drame français et La France de demainh Bardoux a 1 avantage de connaître à fond le régime parlementaire britannique, tout en comprenant que ce qui convient à l’Angleterre et aux Anglais ne va pas toujours à la France et aux Français.Il peut paraître osé qu’un étranger exprime une opinion là-dessus; mais je m’y risque.A mon humble avis, on parle trop des vices du régime.A tout prendre, et de tous les pays non britanniques, c’est encore la France qui s’est le mieux ou le moins mal adaptée au système parlementaire.Ce n’est pas tant un changement de régime qu’il lui faut, qu'une meilleure méthode de le faire fonctionner.Pour cela, il suffirait d’un peu de bonne volonté, moins de logique et de logomachie, plus de give and take entre les factions et leurs dirigeants, moins d'individualisme et plus de coopération.Pour reprendre une boutade de mon vieil ami W.-T.Stead, il manque aux Français d’être un peu bêtes; mais voilà le difficile pour des gens qui ont tant d’esprit.Veuillot définissait 1 esprit “l'éclair du bon sens”.Chez les Français, l’esprit fait souvent tort au bon sens.Quant aux chambardements de fond, ils ne sont ni désirables, ni possibles, en toute conjoncture que l’on puisse entrevoir.Un désastre — guerre perdue ou révolution — pourrait provoquer l’instauration d’une dictature temporaire; mais du rétablissement de la monarchie héréditaire, il ne saurait être question.Les Hobenzollerns, les Romanofs, les Habsbourg*, le Négus ont dix fois plus de chances de reconquérir la couronne que les grisâtres descendants de Philippe-Egalité de recueillir l’héritage des Bourbons.Le mouvement d’Action française a fait du mal.beaucoup de mal, à l’Eglise, aucun à la République — sauf par l’appoint de votes qu’il a valu aux partis d’extrême gauche, aux communistes notamment.Mats ceux-ci sont en baisse.L’Action française, elle, est réduite à zéro.Excommuniée par le Pape, désavouée par le “Roy”, une partie de ce qui lui restait de partisans a rejoint les Croix de feu.Ceux-ci.leur chef les a englués dans les fonds secrets de Tardieu.Des partis actuels, en France, je ne dirai rien.C’est trop compliqué, trop effrité, trop mobile et.pour tout dire, fort peu intéressant.Il y a pourtant un point, un point capital, que je veui?signaler: la virtuelle élimination de l’anticléricalisme, dans le programme de tous les partis, même du parti communiste.Dès 1936, ce changement était marqué.C’était, depuis soixante ans.la première élection générale au coûts de laquelle aucun parti, aucun homme marquant, ne daubait les curés.Même les chefs du Rassemblement populaire, Blum en tète, faisaient ouvertement appel aux catholiques.Calcul électoral, dira-t-on.parc* Le carnet du grincheux Un joueur de cornemuse-chef (pipe major) sait jouer 1,600 airs différents.I! a 91 ans et c’est un exploit.Mais qui, diable, pourrait distinguer ces 1600 airs les uns des autres?Les profanes Ont toujours cru qu’il n'y a qu’un seul air de cornemuse et qu’on le joue tout le temps: aux mariages, aux enterrements.3UK marches militaires et comme accom-pagnement aux chansonnettes de Harry Lauder.* ¥ 4 Corrigan, avant de partir, avait pns ses rapports météorologiques dans les journaux.Avis à ceux qui prétendent que les gazettes ne savent pas prédire le temps qu’il fera.* * * Corrigan' un nom de fée pour une aventure féerique et malicieuse.¥ ¥ » La traversée de Corrigan, c'est la première traversée de l’Atlantique en "ba-zOu".¥ ¥ ¥ Selon les journaux, M.Damien Bouchard » dit ceci aux ¦’internationaux" : "le ne crois pas aux corporations, car c'est faire machine arrière et retourner dans les ténèbres du moyen âge, et si j’ai un conseil i donner aux Ouvriers c’est de ne pas verser dans les utopies -, _ nouvelles.” L» logique n'étouffe pas Possible.Indice, en tout cas, d'un accroissement des forces catholiques l’ex-ministre quand il qualifie "d’utopies : nouvelles" des théories qui nous ramè- (suite à la page deux ) nent "aux ténèbres du moyen âge ".¥ ¥ ¥ Cette petite crotte contre le moyen âge — l’âge de la chevalerie et des cathédrales — eût ravi Flaubert, qui l'eût mise dans la bouche de son Homais.* * * Saint Thomas n'a pas suffi à illuminer les "ténèbres du moyen âge”.Il a manqué.pour les dissiper, l'éclairage municipal de Saint-Hyacinthe., Le Crincheui 1 En 1882, au moment de l'accession de Gambetta au pouvoir.Le régime “précaire” n’a pas changé et continue à donner les memes rcsui-tâts En passant je ne saurais trop recommander à toutes les de lecteurs intelligents la lecture de ce merveilleux ouvrage.G est en raccourci l’histoire de France depuis la chute du Second Empire, avec des aperçus sur tout, art, littérature, philosophie, religion, — et une multitude d’anecodotes racontées avec une verve ininbtable.(Mon temps, 2 vol,, Librairie Plon.) * Mon Temps, tome IL page 19$.* Editions des Portiques et librairie du Recueil S ip eg. LE DEVOU.MONTREAL,.MARDI 19 JUILLET 1938 VOLUME XXIX — No 165! Les Roumains pleurent la reine-douairière IMPRESSIONS D’EUROPE (Suite de la 1ère page) quf moins ütfs aux impuissance* monarchistes — et du retour au bon sen* de Cérémonies fonèbres ô Sinon et ô Bucarest - Marie ; »»• *£* popuUit,.^ ,t • .It, /-I r» c- r-v r* t* I î c rvcxlifirtimr c'est* la Kilt /1 P4 afin de se rendre à son château de Remerciements des partis politiques, car le but de l’association n’est pas le triomphe de politiciens quels qu'ils soient, mais le triomphe de principes chers à la jeunesse, principes de justice et de paix sociale et économique.Considérant que dans l’échelle sociale, TRUDEAU.— La succession C.-T.Trudeau remercie les personnes | ^ l'heure actuelle, les échelons in-qui ont bien voulu lui témoigner termédiaires font défaut, les Jeunes des marques de sympathie à l’occa- Réformistes veulent créer parmi la sion de, la mort de M.l'abbé J.-F.jeunesse des chefs de file, capables Trudeau, soit par offrandes de d’exercer, chacun dans son milieu, messes, bouquets spirituels, de une influence régénératrice, sympathies, visites ou assistance aux funérailles.Les Jeunes Réformistes.Le programme .Voici le programme des ^Jeunes Naissance Réformistes: Séparatisme canadien: Le lien VEZINA, — A Sainte-Rose, 0«é., qui nous unit à l’Angleterre est arli-le 18 juillet 1938, à M.et Mme Louis ficicl.Sa situation géographique Yézina, (Violette Chartrand), un , fait du Canada un pays d’Amérique, fils, baptisé Joseph-Frédéric-André-.Nous trouvons chez nous tous les Jean.Parrain et marraine.M.et j facteurs essentiels à une nation in-Mme Frédéric Chartrand (grands- i dépendante: territoire, population, parents).Porteuse, Mlle Fernande j ressources naturelles et d’immenses Chartrand, (ianle).NECROLOGIE BOIVIN — A Montréal, le 10, * 10 ans, Olivier Boivin.époux de Mélina Martin.CHEVALIER — A Montréal, le 17, a SB ans.Louis Chevalier.» .n» COTE — A Montréal, le 13.a 08 ans, Mme veuve Ludger Côté, née Oeorglne Au-brv DAUNAIS - A Montréal, le 17.A 10 ans.Nicole, fille de Lionel Daunal* et de Fernande Oauthler.DEORANDPRE — A Berthiervilie.le 17, A 73 ans.Aglaê Lambert, épouse de feu Albanl de Grandpré.DEMONTIONY — A la Pointe-Cascades le 17, à 67 ans.Emlltana Clément, épouse d'Onésime DeMontlKny.x „„ DERAGON — A Montréal, le 18, A 63 ans, Eïphége Deragon, époux en 1res noces d'Armandine Leduc; en 2es, de Blanche Rose.GOULET — A Montréal, le 17, A 61 ans, Pierre-Albert Goulet, époux d'Agné# La-bréehe.GRIFFIN — A Montréal, le 17, A 73 an», Mme Annie Carey.LEMAY - A Montréal, te 18, A 42 ans, Berthe Lemay.LEMIRE — A Montréal, le 18, A 62 ans, Alexina Brunet, épouse de Donat Lemire, MANN — A Montréal, le 17, A 31 ans, Edouard, fils de feu Pierre Mann et de Jeanne Duguay.PANNETON — A Montréal, A SI ans, Mme Jules Panneton, née Eva Lamarche POIRIER — A Montréal, le 16, A 40 am, Donat Poirier, époux d'Eva Gagnon.R1ENDEAU — A Montréal, le 16.A 63 ans.ÏAimère Rtendeau.époux de feu Loui- ; possibilités de développement intellectuel et économique.F.a jeune nation canadienne, séparée du continent de l'Europe, doit poursuivre, sur la terre d’Amérique, une carrière libre, pacifique, développer ses institutions, accroître ses forces, et chercher son avenir sans se lier au sort des nations de l’Europe, Neutralité en cas de guerre: Nous demandons pour le Canada, l’appli calion de la doctrine Munroe, qui veut qu'aucun pays d’Amérique 11c s'ingère dans les querelles euro pcenncs.La Grande-Bretagne, seule responsable de sa politique étrangère, est seule tenue d’en porter le fardeau.Relations avec les pays d’Amérique: Tout en sauvegardant son indépendance, le Canada devrait entretenir, tant au point de vue économique que politique, des rela lions plus étroites avec les pays d’Amérique, et particulièrement avec les Etats-Unis, Société des Nations: Nous demandons le retrait du Canada de la Société des Nations.Cet organisme est une faillite, et ne nous accorde aucune garantie de securité, en retour des responsabilités que nous y assumons.Le fail d'appartenir à la Société des Nations ne peut être pour nous qu’une nationalisme étroit dont l'action soulèverait les luttes de races.Chaque province doit conserver son autonomie dans la confédération canadienne.Le séparatisme québécois nous semble peu pratique et d’aucune nécessité.C’est dans la coopération que nous formerons, de l’Atlantique au Pacifique, une nation unie et forte, jouissant des vertus supérieures qui caractérisent les deux grandes races établies sur le sol canadien.Démocratie: Malgré les réformes sérieuses qu’il requiert, le système démocratioue est encore préférable, nous semble-t-il, à tout mouvement totalitaire, communiste ou fasciste.Plus conforme aux principes de liberté, et plus rationnelle, la démocratie apprécie davantage le capital humain et permet à l’homme de mener une vie intellectuelle et morale conforme aux enseignements des so ciologues chrétiens.Partis politiques: Les partis politiques, tels que présentement constitues, restreignent le développement de nos valeurs intellectuelles et tiennent éloignés de la chose publique des hommes aptes à rendre au pays d’immenses services, suivant la compétence et leur conscience.Députés, ministres et sénateurs des deux grands partis politiques actuels figurent ensemble sur la liste de directeurs d’institutions financières peu scrupuleuses.Alimentés par la caisse électorale des trusts, les deux partis demeurent muets et inactifs devant l’exploitation et le mécontentement.Immigration: Nous serons opposés à toute politique d’immigration tant que tous et chacun des Canadiens ne pourront trouver un travail permanent, et dans des conditions sociales raisonnables.Nous serons toujours hostiles à une immigration qui nous apporterait des difficultés sociales et des problèmes raciaux.Armements: Les seuls armements que nous admettons sont les quelques navires nécessaires à la protection de nos côtes contre la piraterie et la contrebande.La politique actuelle de defense nationale deviendra certainement, en cas de guerre, une contribution à la défense impériale.Le Canada n’a pas d’ennemis et ne doit pas s’en susciter: armer, c’est défier.Notre défense nationale, sans l’aide des Etals-Unis, est impossible.Notre situation financière, l’étendue immense de notre territoire à peine habité, rendent le projet ridicule.Libéralisme économique: Nous condamnons le libéralisme économique.Au nom de la libre concurrence.ce svstème a permis et favorise le développement de puissants monopoles qui contrôlent pres-qu’entièrement le commerce et l’industrie.La libre concurrence est à peu nrès disparue, pour faire place à la dictature économique De nombreuses bourses devraient être distribuées, afin de faciliter de plus en plus le développement intellectuel des classes ouvrières.Un prêt d’honneur devrait être atv cordé aux étudiants pauvres désireux de se spécialiser dans quelque profession.Afin d’éliminer l’incompétence et le favoritisme politique possibles, au sein de notre système d’éducation, nous suggérons que les membres du conseil de l’instruction publique ne soient pas nommés par le gouvernement, mais élus par le corps professoral et les éducateurs en général.Réformes monétaires: Il est illogique que l’Etat dépende des grandes institutions financières privées.Nous demandons que la ban que centrale, ayant seule le droit et le pouvoir de frapper monnaie, possédant le contrôle des crédits et des échanges internationaux, devienne une banque d’Etat.Nous réclamons un bureau de surveillance des placements, dont l’objet serait de prévenir l’exploitation du public par le moyen d’actions et de titres sans valeur.Nous considérons, en outre, que les taux d’intérêts sur les dettes et les emprunts devraient être diminués.Economie dirigée: Une économie dirigée, basée sur des lois, est devenue nécessaire.Les autorités doivent coopérer afee le commerce et l’industrie, avec le capital et le travail, afin de maintenir une disiri-nution efficace, et l’écoulement ordonné des marchands, en conformité avec les besoins d'une humanité qui progresse.là, condensée en quelques phrases l'attitude à laquelle notre journal est toujours resté fidèle.A l’encontre des autres Dominions, dit encore le correspondant de la Winnipeg Free Press à Londres, le Canada est un actif, un précieux actif pour la Grande-Bretagne.Les autres Dominions peuvent difficilement aider le Royaume-Uni en cas de péril.Pendant la Grande guerre on avait accumulé de réserves considérables de denrées alimentaires dans les Dominions.La Grande-Bretagne n’a pas pu en profiter à cause des dangers des mers.La métropole a dû s’approvisionner en Amérique du Nord, bien que, dans le cas du blé, les prix fussent beaucoup plus élevés qu’en Australie.La Grande-Bretagne compte donc, encore une fois, sur le Canada pour l’approvisionner en denrées alimentaires, en munitions et en armes de combat, advenant un nouveau conflit.On semble d’avis là-bas que l’Angleterre ne demandera pas aux Dominions, comme durant la Grande guerre, de lui envoyer des forces expéditionnaires.Mais il n’en est pas ainsi lorsqu’on songe à l’aviation.L’Angleterre n’aura jamais assez de Canadiens pour servir dans son armée de l’air: “But of Canadians for the Royal Air Force, this country is not likely ever to obtain enough”.D'où évidemment l’agitation que l’on a faite depuis deux mois au sujet d’écoles d’aviation anglaises au Canada.D’où la campagne impérialiste de M.Meighen et de M.Bennett.11 est donc vrai de dire, d’après M.Dexter, que l’Angleterre considère le Canada comme le plus ancien membre du Commonwealih, venant tout de suite après le Royaume-Uni en importance et à plusieurs points de vue nécessaire à la sécurité de l’Angleterre.Le Royaume-Uni a plus besoin que jamais du Canada: “Britain needs Canada as she has never needed her before”.Donc, c’est 1’Angleter-re qui a besoin du Canada pour son approvisionnement et sa défense militaire, et non le Canada qui a Joyzcl ' ILtfj VICHY sour.ce: CAMILLE Efficace contre ITndlgestlon la Goutte, le Rhumatisme Maladies du Foie et autres malaise* En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET 84.rue St-Paul est.Montréal.Les dernières volontés de Marie de Ronmanie Le deuil de la reine douairière sc portera en lilas foncé — Son coeur sera dénosé dans sa retraite favorite, iur I : rives de la mer Noire Bucarest, 19 (À.P.).— Dans des lettres qu’on a ouvertes aujourd’hui, la reine-douairière Marie de Roumanie fait connaître ses dernières volontés.Elle désire que son deuil soit porté non en noir, mais en lilas fonce, sa couleur favorite.De même elle demande que son coeur soit embaumé, placé dans une urne et dé- Jiosé dans sa retraite favorite, sur es rives le la mer Noire.Quant à son corps, il reposera dans la chapelle funéraire du vieux monastère de Kurtea-de-Argesh, aux côtés de celui de son mari, feu le roi Ferdinand.Les lettres, dont on a pris connaissance aujourd’hui, ont été écri tes le 29 juin 1933.L’une d’elles était1 adressée aux sujets de Marie de Roumanie.Ces lettres seront livrées à la publicité, d’ici une couple de jours.En Chine On tient de sources chinoises qi le bombardement a détruit plusieu immeubles et a fait de nombreusi victimes chez les non-combattan Des batteries chinoises comb tent les attaquants.En ce qui concerne les fron de la Chine centrale, les Chino annoncent qu’ils ont repris Pin chan, dans l’ouest du Hopé, Louyi, dans l’est du Honan.i ajoutent qu’ils ont repris une pa tie de la banlieue de Paoting et fa| obstacle au ravitaillement des J ponais dans le sud du Chansi.Si vous voyagez,.• 'dresser-vous au SERVICE DES VOYà CES.LE “DEVOIR”.Billets émis pot tous les pays au tarif des compagne aussi hôtels, assurance* bagages et aeci dents., chèques de voyages, paasepor de paquebots, chemins de fer, autobu etc.Téléphonez: BEIalr 3361* La guérilla à Poutoung Elle a causé au moins 600 morts ces quatre derniers jours Changhaï, 19.(S.P.A.) — Dans la parlie industrielle de Changhaï, Poutoung, la guerilla a causé au moins 600 morts ces quatre derniers jours.Depuis la prise de Changhaï, c’est-à-dire depuis septembre dernier, il n'y avait pas eu de combat important à Poutoung.Il paraît que 300 des victimes sont des paysans: ies uns ont été atteints accidentellement.les autres sont tombés sous les balles des Japonais, qui les accusaient de parficipation à la guérilla.Les combattants chinois, qui sont maintenant partis, auraient tué 200 Japonais.Ils auraient perdu une centaine d’hommes.Des forces japonaises ayant pour Pèlerinage au Cap de la Madeleine DIMANCHE 24 JUILLET à bord du "Richelieu" Organisé par la section Bourget de la Saint - Jean - Baptiste Déparf quai VICTORIA à 9 heuresl heure avancée).Arrêt aux Trois-! Rivières.Retour 11 heures.Prix des* billets: $2.25.Informations: AMherst 8166 besoin de l’Angleterre, comme les objectif Hankéou, la capitale pro-impérialistes veulent nous le faire visoire.poursuivi Les "fascistes" à Oshawa Toronto.19 (CP) — L’organisateur en chef du Parti de l’Unité nationale, M.Joseph Farr, a annoncé aujourd'hui qu'une cinquantaine de fascistes de Toronto doivent se rendre ce soir à Oshawa pour participer à une réunion publique.Il a ajouté que les sympathisants fascistes d’Oshawa, au nombre de 450 environ, ont retenu une salle appartenant à un particulier.Les autorités municipales d’Oshawa ont annoncé il y a déjà quelque temps qu’elles ne loueraient pas de salle publique ou de parc aux fascistes.La vie recluse en poésie par PATRICE DE LA TOUR DU PIN Suivi de Présence en Poésie, par DANIEL-ROPS imper croire."L'Angleterre a besoin du Canada" Toute la campagne impérialiste tient en cette phrase: L’Angleterre a besoin du Canada.Les vrais Canadiens soutiennent que le Canada doit d’abord surveiller ses propres intérêts, se mêler de ses affaires, régler ses problèmes de politique intérieure, diminuer le nombre de ses chômeurs, donner de l’emploi à sa population, assurer aux Canadiens un niveau de vie raisonnable.Au temps où il représentait la Winnipeg Free Press à la tribune des journalistes d’Ottawa, M.Grant Dexter a publié plusieurs études statistiques pour démontrer que la Grande guerre nous avait coûté quelque chose comme §4,000.000,-000.Le Canada est aujourd’hui une nation indépendante, libre d’orienter sa politique conformément à ses destinées de nàtion américaine.Si l'Angleterre a besoin du Canada, le Canada n’a pas besoin d’elle.Tout est là.Le témoignage de M.Dexter esi à retenir.Auprès des Canadiens qui considèrent le Canada comme leur seule pairie, la propagande impérialiste ne pourra rien contre celle constatation de bon sens.Une politique de défense nationale doit, par conséquent, s’inspirer de ces données et non pas d’un nationalisme britannique outrancier.visoire, poursuivent leurs operations contre Kioukiamg.Cet objectif, immédiat est à 135 milles en aval j de Hankéou.Des avions et deux ; navires de guerre le bombardent.34e VENTE ANNIVERSAIRE Cala d’aubaines ! Vanes réaliser aujourd’hui des économies pour mieux jouir de vos vacances.COMPLETS Croupes de complets d excellente qualité: Tissus “Tropical”, '‘Palm Beach”, “Tweed” et “Worsted” Théo.BONIN président 1er groupe $0.34 2e groupe $1 ft-34 Toute U balance paletots non groupés offerts a zo /» de réduction.Cravates, bretelles, 3 4 C chaussettes, etc.Léopold RICHER (Angle Saint-André) quelques intérêts privés constam ment à l’affût de orofils exorbitants, et de l’exploitation systématique des masses.Pour nous, le remède propre à assurer la justice sociale et à faire renaître l'esprit d’initiative réside dans le coopératisme.Utilités publiques: Nous réclamons la nationalisation des utilités publiques telles que: forces hvdro-éleclriquos.compagnies de transport.télégraphe, téléphone, industries de guerre, etc .Organisation professionnelle: De l’avis de tous les grands économistes chrétiens, avec le système actuel, l’organisation professionnelle est.pour l’ouvrier, le plus sûr moyen d’obtenir des salaires raisonnables eJ des conditions de travail équitables.C’est pourquoi nous accorderons notre appui le plus sincère à toute revendication iuste du travail organisé.Agriculture: Un vue d'une production plus rationnelle, la formation de nombreux techniciens agricoles et la diffusion d'écoles d'agriculture s'imposent depuis longtemps.Nous avons déjà un mouve- Voiei comment ce volume est présenté par le directeur de Présences : "H n’y a pas d’effort spirituel sans ce qu’on peut appeler un ef-par i fort poétique”.Nos éphémérides 19 juillet 1853 Thibault — a Montréal, le 17.à 49 source de complications internatio- ' ment coopératiste de vente qu il s.Henri Thibault, époux de feu Ca miles aussi dangereuses qu’inutiles, faudrait encourager davantage, il et de querelles que nous n'épouserons qu'au profit de l’Angleterre.Canadianisme: Jusqu'ici, nous in».mille Motard.,„ .TURCOT — A Montréal, le 17.h SA ans.Louis .Turcot, époux de feu Georgian» Colim.T«.WEUlngtou' 114i Siège Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'A&surance Funéraire UCGEL DOUJUr-ir.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentee de la Province de Québec au capital de S150.000 A6SURANCF FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi de* assurances, eanctionnae nar le Parlement de Québee la 22 décembre 1816 Déoôt de 125 000.00 au Gouvernement — Baioiv- moruisiree A la dlapoaltlon du public *u uuu sx&viCJ! JOUR 1ST NUIT.nous manque un coopératisme d’achat et de production.Par l’usage de la machinerie et des méthodes modernes de culture, le coût minime de la production en coopération stabiliserait le marché canadien, et ouvrirait, au cultivateur de chez nous, les marchés extérieurs.Education: Nous demandons au conseil de l’instruction publique d’introduire, dans nos écoles primaires rl secondaires, un enseignement qui préparerait encore davantage aux écoles de spécialisation “Ainsi, dès le premier de ces cahiers, la poésie était-elle affirmée non comme le ieu, ni la parure, de la vie et de l’être mais comme une réalité efficace, une nécessaire fidélité.Au mécanisme et à l'intellectualisme, unis pour nous menacer, la poésie oppose ce qui toujours passera en force la raison; l’Amour et le Don de soi.L’homme n'est point pleinement homme si.même à son insu et peut-être epnlre soi, il n'est secrètement poète.La quête de la présence mène à la lumière de l’univers poétique.Il nous a paru que nul hommage plus pertinent ne pouvait être rendu à la poésie que celui-ci: de tous ceux de noire temps, le poète qu’on va lire est peut-être le plus comblé de dons; celui de la jeunesse n'est pas le moins précieux.Nous tenons pour un honneur de faire ici entendre sa voix.Trois études, placées à la fin du volume, indiqueront plus comple-tcmcnl quel sens prànd ce livre dans l’oeuvre de l'auteur qui nous la donne, et aussi à quelles préoccupations essentielles se rattache, dans l’ensemble de ces cahiers, celui-ci, voué à la plus pure des Présences”.A cette présentation, il suffira sans doute d'ajouter que la Vie recluse en poésie, première oeuvre en prose de Patrice de la Tour du Pin.est à la fois un “art poétique” où il fait entendre le sens de son message et une méditation où ce jeune grand poète scrute d'une façon poignante la vie intérieure.Volume de 240 pages.Au comptoir ou par la »oslr.75s Service de Librairie du Devoir, 430 Noire-Dame est, Montréal./ Collège leae de-Brébeuf Côte-des-Neige*.MONTREAL Dirigé par les RR.PP.Jésuites Cours classique complet Pensionnat et demi-pensionnat Conditions spéciales pour ies jeunes élèves des Eléments français.Entrée des pensionnaires le 7 septembre.PENSION D 7 E T E Mgr Taché succède à Mgr Provencher Le 19 juillet 1853, Mgr Taché apprit, au moment où il s’embarquait sur une des barges des compagnies pelletières, la mort de l’évêque de Saint-Boniface, Mgr Provencher, survenue le 7 juin.Mgr Taché demeurait ordinairement à l’ile-à-la-C.rosse, qui constituait un peu les quarliers généraux des missions du nord.L’illustre défunt lui avait dit précédemment: “Restez dans les missions du nord jusqu’à ce que les nouveaux missionnaires soient au courant des affaires et de la | langue, et ce quand même il me ! prendrait envie de mourir, car un j prêtre suffit à mener la barque à ! Saint-Boniface”.Surtout si ce prêtre^est l’abbé Laflèche.Aussi Mgr Taché ne dérangea pas ses plans.Il s’embarqua sur la barge pour le lac Athabaska, où se trouvaient les Pères Faraud et Grollier.Le but de son voyage était moins de voir les Sauvages que de rencontrer les missionnaires et organiser avec eux le travail des missions.Au VÉGA STE-ADELE (In haut) Près du lac Mile M.Longprc, prop.Tel.No 76 est une pension idéale et tranquille, avec confort, situee sur grève privée.Pension renommée par sa cuisine excellente, et variée.Méthodes canadiennes avec adaptation végétarienne.Chaloupes et autres attractions.Faites vos réservations pour août.Taux: $13.00, $15.00.$16.00 par semaine.La Commission des accidents du travail Québec, 19 (DN) — La nouvelle commission des accidents du travail sera installée cet après-midi, à trois heures moins quart, au no 73 de la Grande-Allée.Les commissaires, sont, on le sait.M.Paul Drouin, C.R.président M.J.-L.Labrèche, et M.Doyle, Collection "Présences *» Sous la direction de DANIEL-ROPS METIER D'HOMME, par Raoul Dautry.(Volume de 330 pages).PROBLEMES DE LA SEXUALITE, par J.de Lacretelle, le R.P.Lavaud, Maurice Zundel, Dr René Biot, P.-H.Simon, André Berge, Peter Wust.(Volume de 320 pages».LES JUIFS, par Paul Claudel, R.P.Bonsirven, André Spire, R.Montagne, René Schwob, G.Cattaui, Lnt-Cnel E.Mayer, D.de Rougemont, R.Dupuis, R.Postal, Simon Lando, Jacques Maritoin.(Volume de 330 pages).UNE SAINTE PARMI NOUS, par Edouard Estaunié, Dr Loignel, Lavastine, S.Fumet, G.Thibon, R.Schwob, Claude Silve, J.Madaule, J.Malègue, Ribeiro Couto.(Volume de 270 pages».L'AME DU MEDECIN, par René Dumesnil.(Volume de 240 pages).LE CORPS ET L'AME, par le Dr René Biot.(Volume de 250 pages».L'HOMME ET LE PECHE, par François Mauriac, Eugénio d'Ors, R.P.Ducattillon, R.P.Maydieu, André Thérive, P.-H.Simon, René Schwob, Pierre Gardère, Jacques Madaule, Noël Mathieu, Prof.E.de Greeff, E.Borne, W.Weidlé, Christian Du-cosse, Jacques Chevalier.(Volume de 318 pages).Chaque volume se vend maintenant .75s franco.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 Notre-Dame est, — Montréal VOLUMf XXIX — No 165 MARDI, 19 JUILLET 1938 ?4 CAUCNDSEIEB DcnuOn: MERCREDI, 24 Juillet IMS Mint jerome-emihen, coafeueu» Lever du soleil, 4 h 23.Coucber du soleil, 1 h.M.Lever de la lune, U h.IL Coucher de la lune, S.48.Premier quart, le 4, à 8 h.47 m.du matin.Pleine lune, le 12, à 10 h.4 m.du matin.Dernier quart, le 20, à 7 h.1S m.du matin.Nouvelle lune, le 26.à 10 h.53 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press , de r'À.B.C/ et de la C.D.N.À.BEAU ET CHAUD, SUIVI D'AVERWS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum M.Même date l’an dernier 78.-i.’ Minimum aujourd’hui 70.Même date l'an dernier 68.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.75.U K aun.19-80.Midi: 29.82.Chiffres fournis par la Maison M.-R.de Meslé.300a 6t-Denla.Montréal.e bombe traverse le toit e la cathédrale de Barcelone Elle cause peu de dommages L'état de Mgr Hallé s'aggrave QUEBEC, 19^D.N.C.) — L'étot de S.E.Mgr Joseph Hallé, vicaire apostolique de l'Ontario-Nord, s'ag-grave et hier, à cinq heures de ; l'après-midi, l'auguste patient a les derniers sacrements des linence le cardinal BARCELONE, 19 (S.P.A.) — Au cours d'un bombardement aérien, reçu les dernier! rd'hui, une bombe a atteint la célèbre cathédrale de Barcelone.La mains de Son Em ectile a traversé le toit non loin de ° g**.causé Mgr Hallé est à l'hôpital Saint- M.Adélard Godbout, chef du par-\ Si cette façon de procéder de-’ delter de fer et a éclaté sur le sol.Il na apparemment pas cause F * ., ?^Q,nr „• ubéral provincial, a reçu ce ma- vait imposer des sacrifices person*! très dommoges., I a,,"!;®* à auelques-uns.je ^uis con-1 Au début de la guerre, on a dépouillé l'intérieur de la cathédrale de con9r®» eucnarisnque.il sourtre un pian (je réorganisation po/z/i-j vaincu au’ils les consentiront avec breux ornements, on a verrouillé les portes et on y a apposé une La réorganisation du parti libéral provincial M.Adélard Godbout annonce la formation de groupements libéraux dans chacun des 90 comtés, et d'un comité exécutif pour toute la province de paralysie faciale.he annonçant que la Généralité affectait l'édifice au service des '¦ Hans de peuple".L'HYDRAVION SOLITAIRE VALENCE, 19 (S.P.A.) — Un hydravion qui opère toujours seul a bardé une ville au seuil de Valence, Alcira.Le bombardement a fait art et cinq blessés.Au cours de mai et de juin, cet hydravion a fréquemment exécuté des rsions sur la côte du pays de Valence.On lui attribue la perte de ieurs navires britanniques.i lifax et Hore-Belisha en France portance du voyage des souverains britanniques du point de vue diplomatique A 4 h.49 à Paris PARIS, 19.— Le train royal est arrivé à 4 heures 49.Le roi et la reine, souriants, ont échangé des poignées de mains avec le président et madame Lebrun.insuffisante, parce que tous les pilotes considèrent cette bouée comme indiquant la limite au sud de laquelle la navigation est sûre.M.Saint-Laurent parle aussi de deux ; balises signalées dans le livre destructions et dont une n’existe plus depuis cinq ans; elle paraissait si ' peu nécessaire qu’on n’a pas jugé bon de la remplacer, mais le livre d’instructions continue d’en parler comme si elle était là.La balise qui que pour atteindre cette fin, il est reste était aussi selon le livre d’ins- opportun de grouper les efforts des libéraux de tous les comtés de la province; “Attendu que ce groupement ne que du parti dans la province.Chaque comté se choisira une organisation locale, et chaque organisation locale élira un représentant dans un comité exécutif central provincial.Voici le texte de la déclaration de M.Godbout: La motion Lapoint* Le récent congrès libéral tenu à Québec les 10 et 11 juin derniers, a adopté nombre de résolutions importantes, dont quelques-unes touchent à la réorganisation du parti.La principale est déjà connue sous le nom de “Motion Lapointe” et se lit comme suit: “Attendu qu’il importe d’avoir une organisation efficace pour promouvoir la diffusion des idées libérales et le progrès du parti dans la province et dans tout le pays et LONDRES, 19 (A.P.)—Le ministre des affaires étrangères, le vicomte ! tnicnon une justification pour le ifox, et le ministre de la guerre, M.Leslie Hore-Belisha, accompagnent: pilote dans les circonstances.i Georges VI et la reine Elisabeth en France; ce qui souligne bien l'im Si donc, a conclu Me Saint-Lau: ._ ««•.* !>« TJ» T.*¦ ^ Ie ,ue ministres anglais auront des entretiens avec le premier ministre pas arrivé, car au moment où lejciation composée des représentants uord Daladier et le ministre des affaires étrangères Georges Bonnet.! pilote a vu la bouée, il avait am- attitrés des libéraux de chaque pa- croit que ces entretiens porteront surtout sur la situation en Europe Piment d espace et de temps pourlroisse; i - - r - ._ .rnmc,*,, i-, —- —i «Attendu qu’il convient de grou- role qui peut devenir difficile lorsque le gouvernement de Tchécoslova fera connaître les concessions qu'il est prêt à accorder oux Allemands l'Italie en Méditerranée.La bienvenue du cardinal rdier aux souverains anglais PARIS, 19 (C.P.-Hovas) — S.Em.le cardinal Jean Verdier, arche-ue de Paris, a tenu aujourd'hui à souhaiter la bienvenue au nom de lise catholique ou roi Georges VI et à la reine Elisabeth."La France tout entière, dit-il, se lève pour saluer Leurs Majestés le et la reine d'Angleterre.Leur présence au milieu de nous proclame tement qu'ils sont des messagers de paix.Avec ces nobles souverains, le - grand empire du mande se joint à la France pour défendre la liberté peuples, le respect des traités et la civilisation chrétienne, Que Dieu “ège Leurs Majestés".corriger la course du navire; cela aurait été extrêmement facile.Si le pilote avait eu l’information qu’à Sudètes et sur la situation espagnole qui fait obstacle à un règlement un demi-mille au sud de la bouée 1 le chenal n’élait pas sûr, l’accident ne serait pas arrivé- Cette information, qui est publique aujourd’hui et dont on se sert, n’existait pas alors et c’est pourquoi le pilote n’a pas commis de faute.La cause de l’accident, c’est l’insuffisance d’information.Informations trompeuses Me Beauregard a parlé ensuite.Il est clair, d’après la preuve, a-t-il dit, que la compagnie propriétaire du navire n’sst pas responsable de.l’accident, mais elle en est la victime, et elle perd des milliers de piastres dans cette affaire.Me Beau-regard partage les conclusions de Me Saint-Laurent.Il dit cependant que l’accident est dû non seulement à l’insuffisance d’information, mais à des informations officielles trompeuses.Il demande à la Cour de faire des recommandations pour que l’on corrige cette situa L’uAscania »» Cour d'amirauté a entendu plu-eurs témoins, ce matin, dont le ère du pilote en charge du navire - Plaidoiries des avocats Le navire a-t-il été conduit avec le soin voulu?Je crois que la réponse est non, a dit M.Morin.Il a été conduit négligemment.La cause de l’accident, c’est que Je pilote est un bien pauvre navigateur, au moins il a montré qu’il i’étaiï.Lorsqu’il a vu la bouée et qu’il , a constaté quelque chose d’anormal, Va Cour d’amirauté, qui a corn- jj n*a pas pensé à arrêter le navire, jicé hier une enquête sur l ava- qui filait à pleine vitesse, 15 ; du paquebot Ascunia, l’a con- noeuds.Je crois qu’il n’y avait pas ÿée ce matin.On a de nouveau besoin d’arrêter le navire.Au mo-•';ndu plusieurs témoins au cours ment où il a vu la bouée, il en était la matinée, dont le père du éloigné d’un mille et demi, il aurait alors dû obliquer vers le nord jusqu’à ce qu’il aperçut les points de repère qui lui auraient permis de trouver le chenal, libre.La cause de l’accident c’est donc la mauvaise navigalion du pilote et sa négligence.per les représentants de ces diverses associations de comté pour diriger leurs activités sur des questions d’intérêt provincial; “Attendu qu’il importe de faire connaître le sentiment des libéraux de la province sur les questions d’intérêt fédéral; “Attendu qu’il est de l’intérêt public, dans le but d’assurer l’unité des forces du parti comme organisation fédérale, de s’affilier à l’association nationale du parti libéral; “Attendu que cette association a elle-même manifesté son désir d’avoir comme une de ses branches l’organisation du parti libéral provincial à ces fins, “Cette convention recommande qu’un comité composé de membres choisis par le chef du parti désigné à la convention soit chargé d’organiser dans la province, dans les comtés où il n’en existe pas, des associations qui seront connues sous te nom d’Association libérale du comté de.“Que ces associations soient com- générosité pour l’avantage du par ti et le bien de la province.Les libéraux de langue anglaise ; ont réclamé le droit de s’organi- ] ser entre eux.Ils pourront le faire en suivant la même procédure que les libéraux de langue française et trouveront comme eux, aux organisations déjà existantes, toute la collaboration et tous les renseignements dont ils auront besoin.Il va sans dire que nous comp-tqns que les diverses associations de comtés feront une large part à la jeunesse.Les associations de la jeunesse libérale voudront sans doute d’ailleurs donner une généreuse collaboration à la formation de eet organisme provincial que nous voulons démocratiaue et représentatif de tous les libéraux dans la province.Le parti libéral qui vient de reconnaître à son congrès le principe du suffrage féminin, croit pouvoir compter que les associations libérales féminines tiendront à collaborer à la formation de cette association provinciale; elles sont invitées à communiquer avec les organisations existantes pour déterminer la forme de celle collaboration.A la radio Dans quelques jours, le jeudi, 28 juillet, de 8 à 8 h.30 p.m., je parlerai à la radio, aux postes CBF, Montréal, CBCK, Québec, CHMC, New-Carlisle; CRCS Chicoutimi, CJBR Rimouski, pour donner de plus amples détails sur l'Association dont nous commençons incessamment la formation.Le «Mercury” attendu ici jeudi matin Le rapide monoplan des "Imperial Airways" doit faire le voyage en 18 heures, de Foynes à Boucher ville |te en charge du navire au mont de l’accident, et qui est lui-me pilote.Puis les avocats ont noncé leurs plaidoyers.Me iliam Morin représente le minis-fédéral du transport dans e cause.Me Louis Saint-Lau it occupe pour le pilote M.H.nliot, et Me Lucien Beauregard, ir la ligne Canard While Star, ^capitaine et les officiers de Scania.!t.Morin a suivi dans son plai- I er la liste des questions telles soumises pour l’enquête.Il ¦isidère que selon la preuve Rendue le navire était en bon étal ï navigation, muni de tous les nareils nécessaires, des cartes et publications oui pouvaient Kî utiles pour le voyage.Il,a position du navire a ete vert ü à 4 heures 45 du matin, en ‘"usant à l’ile Rouge, devant le ba-vu-phare.L’Ascania était alors a mille et demi du bateau-phare.|| pilote a alors donné au navire lï direction qui a été vérifiée par officiers du bord et qu’on n a jjj changée.Le pilote a ensuite vé-é la position à plusieurs repn-L Avec cette direction, dit Me :j rin, le navire aurait dû éviter 'tueil et mon opinion est que le «ire était plus au sud qu'on ne I a II lorsqu’il a passé le bateau are.terre était visible au moment t l’accident, et plusieurs points de |,)ères pouvaient servir à guider , navire.La bouée qui marque le .• rher Alcide, où l'Ascania a été vidommagee, le pilote ne la vue ,'f'à une distance d’un mille et de j, et il s’est écoulé six minutes cn-J le moment où il a aperçu la I uée et celui où le navire a frap-1; l’écueil.Si l’on tient compte des Additions de température qui ient bonnes, a dit M.Morin, il |> a pas d’excuse pour le pilote de iivoir pas vu la bouée à au moins tf«.chèque! d» voyages pai»»port» •te.Télépheugft» SEUie 1361 • ce et'edi co*H*tte*ux*ne*ti, ." ", , .parce que l'assurance sur la vie est le seul moyen qui prévoie toutes éventualités.Les deux polices que je possède actuellement à la Confederation Life Association, comprenant les bénéfices en cas d'invalidité totale, constituent un bon commencement.Si je meurs, ma famille aura $10,000.Si je suis frappé d'une maladie ou d’un accident, et que j’en devienne totalement invalide, je recevrai $100 par mois de rente.Et je vais prendre d'autres assurances parce que j’espère prendre ma retraite un beau jour.Lorsque ce moment arrivera, je veux que ma femme et moi puissions jouir d'une vieillesse aisée et indépendante."Et croyex-moi, ce sera encore la Confederation Life.” AVANT K VOUS ASSURER - CONSULTEZ U CONFEDERATION LIFE SltCE SOCIAL T0 RK N F0 A.S SOC IJVTIO UNE DES GRANDES INSTITUTIONS D’ASSURANCE VIE DU MONDE SUCCURSALES immeuble TransportaMon Montrèal-Saint-Jarque», Ouéber ouest, F.W.BENN.gérant.JT.-A.BE AU SEJOUR, gérant.Montréal-Ste-Catherln», Montréal-Mitot-RoyaL Immeuble Confederation, «« Su-Cathertne ert.• J.-G.Le DROIT, gérant, é.-T.BOURGEOIS, gérant.Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaire: ARPENTEURS b INGENIEURS COMPTABLES .H LABfttCQUt.____ / M CAILLOU 50______I.C.f 1 G J.PAPlMLAU___( C.• Alf LNTUML - 4£OMfcTM, iiiGÉMituft/ con/tiu MJ iNocnituR/ AX'ociéy ümTtll •eOUL/T.eut yT-JACOUt/'HONTCtAl PLATtâU 34SI-345Z Ô-DIflO.THILML/ Edmond Caron, B.A., L.S.C.-C.A., Licencié en sciences comptable» I Comptable agréé — chartered Accounti Specialist» en Impôt sur I» RevenJ 59;_rue St-Jacnues 159, rue Alexani TROIS-RIVIER» HArbour 3635 MONTREAL F.-J.Leduc, I.C., Dr Sc.A., M.P.P.F.-l.Leduc & Associés INGENIEURS-CONSEILS Ch.98, Edifie» St-Dem* - HA.5341 354 EST.RUE STE-CATHERINE P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Aceountatl Immeuble des Tramway* 159 OUEST.RUE CRAIG Tel.HArbour 5990 COMPTABLES ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua Invitons les Communautés Religieuse» à se prévaloir de nos services particuliers.441 St-Françoia-Xavier - Montréal Tél MArquette 2383-2384 Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié • 60, St-lacques O.- Montréal Téléphone: HArbour 1553 LaRUE & TRI) DEL Comptable?Aftréé»—Chartered Account»] AVOCATS J.-Arthur La^ue.C.A.A.-Emile Beauvais, C.A Maurice Boulanger, C A f.ione Roussin, C A.Dollard Huot.C.A.R.-A Rondeau, C A Montrés — Ma une < ChartrA.C.Æ fean-Paui Gauthier, Cl [acques La Rue, C.A.T Lucien-P B^lair, C.A | Paul-H.Brunet, C.A René Barrière C.A.Québe* Maurice Dupré, CR.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Billy, Prévost et Horne 80 rue St-Pierre Telephone : 2-4778A - Québec CLAVIGRAPHES Anatole Vsnler, Cü.Guy Vanter.C-R Vanier b Vanier AVOCATS 67 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 CLAV1GRAPHE Underwood.Remington I Royal Réguliers et portatlls Calculateurs et Dud11ce| teure — Service et accessoires.N.MARTINEAU b FILS 1019 rue Bleury BE.23l| BREVETS D'INVENTIONS (^MANUEL de! 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Qu’importe! leur rôle ne consiste pas à garder dans la chaleur du nid la nichée tant aimée, mais, au contraire, à préparer et A assurer les envolées du lendemain, à rendre leurs enfants capables de bâtir eux-mêmes, un jour, et le plus haut possible, leur nid personnel.C’est donc une tâche d’abnégation constante que doivent accomplir les parents, ces précurseurs dont l'influence marquera A jamais la nature morale de leurs fils et de leurs filles.Précurseurs aussi les maîtres qui jettent un enseignement dans iesprit de ceux qui constitueront la génération future.Leur responsabilité demeure également insondable, puisqu’ils peuvent par leur direction féconder ou fausser les âmes, transformer ceux qui les écoutent en apôtres ou en destructeurs, en hommes qui bâtissent et qui affirment, on en sceptiques qui nient et qui démolissent.Et qu’ils n’oublient pas, les éducateurs, que les théories comptent moins que les exemples et la valeur morale du maître! Précurseurs, tous les savants, tous les penseurs, qui, dans tous les domaines, dans la science, dans la vie sociale, dans la vie politique, dans le domaine spéculatif ou pratique ont devancé les autres.Dans ce dernier domaine de la vie des peuples, les défricheurs, les colonisateurs de toutes sortes, de toutes régions, de tous climats, ont été des précurseurs par excellence.Toute une race d’apôtres colonisateurs, de pionniers ou de soldats a turgi, race de héros, se donnant la tâche d’élargir, pour ainsi dire, les 'routières du monde et de scruter la terre dans ses replis inconnus.Ces hommes, avec des mobiles et des buts différents peut-être, mais wee une égale obstination, ont, par leur labeur incroyable et tenace, ransformè les déserts, abattu les forêts, cherchant à se frayer une voie dans les terres inconnues A travers les montagnes ou l’océan des plaines.Arrivant dans des régions désolées, ils ont su fertiliser la solitude, et ils vont sans cesse semer la vie et le mouvement dans les terres où ne régnent que le silence et l’abandon.Parmi tous ces pionniers—dont nous descendons, nous Canadiens—, qui ont prodigué les coups de pioche et les coups de hache afin d’élaguer la forêt et de créer une pairie, que d'ouvriers à jamais ignorés, et pourtant, chacun de ces efforts fut utile.Ces hommes, qui surent oser et purent endurer, ont facilité la tâche de leurs successeurs et ils méritent A ce titre d’avoir leur part et leur page dans notre Histoire.La grande utilité pour l’avenir de ces explorateurs, hommes d’énergie et de résolution, la grande leçon qu’ils nous donnent quand on a étudié notre passé, c’est que la paresse est mauvaise et stérile; c’est que l’énergie, le courage et la force sont un legs que nous devons pieusement recueillir et faire fructifir.FADETTE CHerrier 2152 Pour un NETTOYAGE d« qualité supérieure appelés ou voyez les TEINTURIERS et NETTOYEURS CONNUS Atelier : 4371, LAFRANCE MAISON CANADIENNE-FRANÇAISE, FONDEE EN 1914 Bureau : 4368 RUE PARTHENAIS Né à Aix-en-Provence, Charles ! Marie-Joseph Fissiaux fit ses étu- ! des théologiques au Grand Séminaire de Marseille.Ordonné prêtre en 1831, il était vicaire à Saint-Ferréol quand cette paroisse fut atteinte par une épidémie de choiera.L'abbé Fissiaux contracta le mal en soignant ceux qui en étaient atteints.Guéri contre toute espérance, il se voua tout entier aux oeuvres de jeunesse.Très aimé des enfants et du peuple, on l'appelait fanrlièrement le “Père Fiss.aux’’.A Marseille, il ouvrit, sous le nom de Maison de la Madeleine, un asile pour les jeunes femmes et les jeunes filles qui avaient passe devant les tribunaux.11 créa de nombreux orphelinats, mais son oeuvre principale, ce fut la Société de Saint-Pierre-aux-liens.fondée en faveur des jeunes gens dévoyés.11 organisa également, à Beaurecueil, un pénitencier agricole on les jeunes détenus s’amélioraient très vite en travaillant dans les champs.Profondément ému des ravages que fait le mal chez les enfants pauvres abandonnés à leurs pen-chanls, le P.Fissiaux consacra sa vie au rachat moral de ces jeunes gens que le vagabondage ou divers délits avaient déjà fait amener devant les magistrats.—L’un de ces jeunes gens, a-t-il raconté, vint, un jour, me trouver.Il avait obtenu, pour sa bonne conduite.un petit congé, et devait idler le passer près de sa mère.—Monsieur le directeur, me dit-il, j’ai une grâce à vous demander.—Qu’est-ce.mon enfant?—J'ai eu le malheur de voler autrefois de l’argenterie.Je l’ai cachée dans le trou d’une muraille.Je désirerais vous l’indiquer pour la rendre à ceux à qui ie 1 ai prise.—Eh bien, mon enfant, puisque tu as du congé, tu l’iras chercher toi-même et tu me la rapporteras pour que je la rende aux personnes qui l’ont perdue.-Oh! non.Monsieur, me dit-il avec une simplicité^ qui me toucha jusqu'au fond de Pâme, i ai bonne envie de bien faire à l'avenir, mais je me défie de moi-même.Je ne voudrais pas avoir cet argent entre les mains, et ie serais soulagé d.; en allant chez ma mère, je savais j qu'on l’a rendu à celui à qui ie l'ai volé.__C’est bien, mon enfant, on fera ce que tu désires.Et il me désigna la cachette ou l’on devait retrouver les couverts.Il s’en alla en me remerciant, nuis, après avoir fait quelques pas.il revint.—Monsieur le directeur, me dit-il, ie voudrais qu’on fît cela quand ma mère sera absente.Elle ne connaissait pas ce vol; i’aî été arrêté pour une faute bien moins grave; elle serait si malheureuse de savoir que son fils a été un voleur.Je le congédiai après lui avoir serré la main, et le lendemain même je dus faire reprendre et restituer l’argenterie.Une autre fois, dans un voyage à Paris, le P.Fissiaux est accosté dans la rue par un Monsieur à la mise distinguée qui se précipite dans sis bras: —Père, Père, lui dit-il.quel bonheur pour moi de vous rencontrer! C’était un ancien détenu de Marseille qui reconnaissait son bienfaiteur, et le Père, attendri, ne put s’empêcher d’ajler lui bénir sa famille et le féliciter de sa persévérance.Plus de 5.000 jeunes gens ont etc élevés par le P.Fissiaux et ses disciples.Presque tous restèrent fi qèles aux principes de foi.d’hon-nêtejé et de travail qu’ils avaient reçus.Tous se montrèrent reconnaissants du dévouement dont ils avaient été l’objet.A plusieurs reprises, aux jours d'émeule, les ban des qui, à Marseille, couraient à l'assaut des couvents, respectèrent toujours le pénitencier, parce a ie quelques-uns des anciens pensionnaires s’étaient interposés en disant aux meneurs: —N’allons pas h Saint-Pierre, c’est la maison où nous avons été recueillis; il n’y a que de bons bougres.C’était là.malgré la trivialité de l'expression, un hommage de gratitude pour leurs anciens maîtres.La charité du P.Fissiaux était immense.Il donnait de l’argent, du pain ou des vêtements selon les cir- constances.; surtout, il ne pouvait souffrir qu’un pauvre aille les pieds nus, et souvent, lorsqu'il n’avait pas sous la main des chaussures disponibles pour remettre aux mendiants, il donnait ses propres chaussures.“Que de fois, disait M.Paul, l’ancien secrétaire de l’administration du pénitencier de Marseille, que .ie fois je l’ai vu rentrer à son bureau sans souliers, dissimulant sa charité avec autant de soin que l’absence de -.es chaussures.Quand il n’avait pas de ressources nour le soutien de ses oeuvres il allait en mendier, et la Provi-d.nce lui faisait trouver dans ces moments critiques l’argent nécessaire pour parer aux besoins urgents.Mais il ne voulut jamais tenter cette même Providence, et le P.Fissiaux refusa plus d’une fois des sommes importantes qui lui furent offertes, en disant: —Votre charité m'émeut; ie vois en suis reconnaissant, niais oour l’instant ie n’ai pas besoin d’une telle somme; réservez-la.ie vous prie, pour une oeuvre nlus nécessiteuse que la mienne.” A ,a mort, survenue en 18fi7, le P.Fissiaux laissait ses oeuvres en pleine prospérité.Les bonnes recettes CONCOMBRES EN SAUCE Eplucher et couper en morceaux des concombres moyens.Enlever les graines et cuire les morceaux de concombre durant quelques minutes, à l'eau bouillante salée.Préparer une sauce blanche moyenne, y mettre le concombre cuit et laisser mijoter durant douze à quinze minutes.Bien assaisonner.SAUCE MOYENNE (POUR LEGUMES ET POISSONS) Deux c.à table de beurre.2 c.à table de farine, 1 tasse de lait, sel et poivre.Faire fondre le beurre, ajouter la farine, bien brasser; ajouter le lait graduellement.Assaisonner.Amener au point d’éhuli-tion.Laisser cuire deux minutes.LEGUMES AU GRATIN Deux tasses de légumes cuits et coupés en dés ou en rondelles, 1 tasse de sauce moyenne.Placer les légumes dans un pial à gratin beurré, recouvrir de la sauce, puis saupoudrer de chapelure beurrée ou de chapelure ordinaire avec quelques noisettes de beurre.Cuire au four durant vingt minutes.Les carottes, navets, choux, pommes de terre, choux-fleurs, poireaux.betteraves, céleri, oignons, panais, peuvent être servis de cette façon.On peut aussi remplacer la sauce blanche ordinaire par une i sauce au fromage (Vz tasse de fro-! mage récipé à la sauce ordinaire), pour cuire certains légumes au gratin: pomme de terre, panais, choux-fleur.______ Si j'étais femmt de médecin La femme du médecin a un rôle intéressant mais souvent difficile, que ce soit dans une grande ou une petite ville ou dans un village.Ne doit-elle pas, en effet, collaborer sans cesse avec son mari, tenant son livre de rendez-vous et souvent aussi sa comptabilité, répondant au téléphone, organisant son service, tout cela si discrètement que les malades eux-mêmes ne pensent pas à remarquer son intervention.La collaboration.— II me semble que.si j’avais accepté de jouer dans les coulisses ce rôle important.j’aurais tenu d’abord à ce que ces coulisses soient parfaitement organisées, surtout en ce qui concerne Ventrée et la sortie des clients et les appels téléphoniques.On peut toujours éviter de rencontrer à la porte ou dans les couloirs un client qui entre; mais, pour la sortie, il me semble indispensable d’être prévenue par le médecin lui-même au moyen d’une sennerie.Plus difficile à résoudre est la question du téléphone.St l'appareil se trouve dans le cabinet de cciisullation, le docteur évitera de se déplacer; mais combien de fois ne se trouvera-t-il pas embarrassé pour répondre en face du client qui l’écoule, ou excédé d'avoir à prendre des communications qui concernent plutôt sa famille.La bonne solution serait donc, si l'on ne veut faire les frais d’an second poste, d'installer le téléphone en dehors des pièces réservées à la profession et de pouvoir au besoin communiquer avec le médecin au moyen d’un pelit téléphone domestique très peu coûteux.Le ménage.— Les médecins sont plus habitués que nous à côtoyer1 la maladie.S’ils pensent à i’hvgiéne comme à une impérieuse nécessité, ils n’ont pas comme nous peur de» microbes.Je crois pourtant que je n’exage-rerais en rien les précautions necessaires en ayant pour les oiè.es visitées par les malades un jeu de balais et de chiffons spéciaux qui ne serviraient jamais dans le veste de la maison.J'installerais spéem lement un coin, si pelit soit-il.ou I il serait procédé chaque jour à la désinfection des divers instru ments.Au besoin, ce “coin’’ pour- ! rait çjre aménagé dans le cabinet meme du médecin et dissimulé pa-’ ! un joli paravent.La température est aussi une question importante:! les malades ne doivent pas prendre | froid pendant qu'ils se font exami-j ner et i) est difficile de venir re charger le feu aux heures de consultation.A défaut de chauffage j central, il faut un bon poêle à feu continu.Le secret professionnel.— La femme d'un médecin doit, en nrin-cipe, tout ignorer des maladies gue son mari peut avoir g traiter.Même s’il s'agit de ses ami* les plus in-1 times, elle doit répondre à ceux qui la questionnent qu’elle ne sait pas.On renoncera vite à lui poser des questions indiscrètes.De même elle doit, vis-à-vis des clients de son mari, être toujours celle qui ne sait rien de leurs petites misères, sauf dans les cas où elle vient en aide à son mari: aidant une jeune cliente inexpérimentée à appliquer un sinapisme à son bébé ou expliquant comment il faut préparer tel ou tel plat de régime.Le rôle charitable.¦— Les conseils.elle aura souvent à les donner aux indigents soignés par son mari et dont l’ignorance est la principale maladie.Seule, une femme peut faire comprendre la nécessité de certaines précautions, et puis.,.! sous peine d’appels inutiles, le médecin ne peut pas donner lui-même l’indispensable nui manque pourtant lors de ses visites: sa femme le fera souvent plus utilement et avec plus d’à-propos.La confraternité.— Un médecin, quelle que soit sa spécialité, a souvent.affaire à ses confrères, soit qu’il les appelle en consultation, soit qu’jj réponde lui-même à leur arpel, soit encore qu’une concurrence — courtoise, comme il se doit — les mette souvent en présence et leur permette pendant leurs absences de se faire remplacer les uns par les autres.Ces rapports sont toujours facilités par de bonnes relations d'amitié et rien ne contribue à les faire naître comme un accueil aimable dans un fover heureux.Pour gue chacun gagne sa vie.— Si dévoué qu’il soit, le médecin gagne sa vie et, s’il est normal qu’un bon médecin gagne largement sa vie.il ne doit nas oublier qu’il la pagne aux dépens de sa clientèle.Il est dbnc normal, et ceci est vrai surtout dans les petites villes, qu’il fasse vivre à son tour scs clients en choisissant de nréféren-ce ses fournisseurs parmi eux.!> i encore, c'est à la femme qu'il ap parliendra de répartir ses achats avec tact et de faire autant que possible acte de solidarité.Suzanne Lenglen Suzanne Lenglen est morte hier; il n’est personne, en France, que cette nouvelle n’aüristc, car personne chez nous n’ignorait Suzanne Lengien.A celte commune tristesse s’ajoute — pour ceux qui ont été les témoins de sa vie publique — Un grand découragement, devant l’implacable évolution d’un mal qui mina, peu à peu, la volonté et l’élan d’un être qui fut toute volonté et tout clan.Si par les succès qu’elle remporta sur les courts, Suzanne Lenglen acquit une renommée mondiale, ce furent sa simplicité, sa franchise aimable, sa parfaite sportivité, qui lui donnèrent cette sympathie universelle demeurée aussi vive après qu'elle eut volontairement mis fin à sa brillante carrière de championne.Intelligente et clarvoyante, Suzanne Lenglen n'accepta jamais de mcllre en opposition son intelligence ou sa clairvoyance avec son coeur; sa bonlé eut toujours gain de cause et je ne sais pas que quelqu'un ait pu reprocher à cette femme une parole malveillante ou un jugement sans aménité.Plusieurs fois j’eus l’occasion de solliciter d'elle un avis sur tel joueur ou telle joueuse de premier plan; avec un tact remarquable elle me donnait son opinion, dont la complaisance n’excluait en rien la justesse.Elle savait ramener les défauts des uns et des autres à leur exacte proportion el, sans les exagérer, donner à leurs qualités un EATON Nouveaux Viking 1938 5 lampes-Ordinairement 79*50 Le Vikmg capte ion seulement tes programmes américains et canadiens mais aussi les ondes courtes.5 lampes modernes.son naturel.cadran de syntonisation nouveau genre.haut-parleur 8”.NOTEZ — Votre radio sera accepté •n paiement partiel contre l'achat d'un de ces Viking.Paiements Différés — 4.95 de DEPOT, moyennant un supplément équitable.Spécial des Vente* de Juillet, mercredi, au comptant 49.95 Le Foyer de ta Musique, au cinquième.m-pathie que nous portions à Suzanne Lenglen.Maurice CAPELLE SA CARRIERE DE CHAMPIONNE Née le 24 niai 1809, Suzanne Lenglen fut, toute jeune, préparée par son père, au tennis.Son entrainement était sévère.Pendant plusieurs heures, chaque jour, elle s’efforçait à placer des halles, sur des points déterminés du court.i A douze ans elle remporta son | premier tournoi.A treize ans elle : gagna son premier litre, championne de Picardie.1.'année d'après elle était la meilleure joueuse de Nice L.T.C.En 1914 elle conquiert la première place qu’elle défendra si longtemps: elle gagne, à Saint-Cloud, le championnat du monde, après la guerre en 1919 .à 19 ans — elle triomphe à Wimbledon.Ainsi qu’en 1920.En 1921, 22 el 23 elle remporte les titres en France et en Angleterre, et reste invaincue dans les nombreux tournois qu’elle dispute dans ees pays.En 192C), aines avoir été encore vainqueur à Wimbledon, elle échoue aux championnats des Etats-Unis, par suite de maladie.Elle prend d’ailleurs peu après sa revanche sur sa rivale Mrs Mallory.C’est à celte époque que l’Américaine Miss Helen Wills aspire à prendre la place de Suzanne Lenglen.Les deux rivales se rencontrent à Cannes en un match pathétique que Suzanne gagne en deux sels: (5-3, 8-6.Puis la grande championne passe professionnelle et fait aux États-Unis plusieurs matches qui lui valent un énorme succès.Elle revient en Europe, fonde une école en Angleterre, où sa popularité est extraordinaire; puis elle est de nouveau et définitivement en France où, comme l'on sait, elle établit un cours pour les enfants.On a tout dit sur la technique de Suzanne Lenglen: elle a “inventé” le tennis féminin, en le pratiquant avec une vigueur, une vitesse, une variété et une précision qui étonnèrent les meilleurs joueurs et qu'aucune championne depuis lors n a pu reunir.Le Figaro, 5-7-38.Un jardin vers l'Est (Par CLAUDE SILVE) Récit étrange d’une étrange histoire.Et pourtant comme tout se comprend bien dans cette aventure d’un petit garçon enlevé par dés bohémiens et qui trouve tant de joie à vivre chez sa gardienne, l’enfantine Béni ta, parce que là il trouve la liberté, la vie sans eonlrain-les, le vieux eliàleau qui se profilait déjà sur l’horizon de ses rêves d’enfant.Peler Green, le petit héros de ce récit, était attiré par l’inconnu et ses mystères et le bohémién qui l’enleva sut trop bien mentir et le conduire vers l’inconnu.Le monde des âmes e! la vie dés choses et comment les âmes s’attachent aux choses jusqu’à en vivre parfois, et comment aussi les âmès entre elles peuvent se méconnaître, se froisser ou s ignorér parce que ne pouvant pas se comprendre, voilà ce que Claude Silve raconte et analyse avec son talent d’artiste el explique dans son style chatoyant comme une pierre précieuse.Lecture captivante par ses descriptions, qui semblen! aussi bien peintes qu’écrites et qui laissent dans l’e.sprit et l’imagination de lumineuses images, d’éblouissants paysages.Lecture distrayante aussi parce qu’elle emporte la pensée loin de noire époque et de nos préoccupations, dans une atmosphère qui tient du conte et du rêve cortntfe du souvenir.< 1 ) Volume de 280 pages, format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste .90.Servcie de Librairie du Devoir.Avez-vous besoin d» bons ffvres?Adressez-vous ou Service de ID broirie du "Devoir".430 Notre-Da* •ne, est Montréal.SM Feuilleton du “Devoir** ROSIE et l’AMOUR par Jacqueline Vincent 20.(Suite) —Je crois que vous avez raison, oncle Hubert.Bienheureux sont ceux qui se reconnaîtront au premier contact avec les veux de l’âme.Et j’ajouterai encore: bienheureux ceux qui.en échange de leur vénération, sentent qu’une af-féction précieuse leur est acquise.Je me répète: ie suis bien content d’être venu à Saint-Briac.—Pour combien de jours?demande Bruno.—Pour très peu de temps, mon anu- —Mais alors, noire baptême de l’air?—Ne vous ai-je pas dit à tous deux qu’il dépendait uniquement de vos parents?Un coup de téléphone demain, et mon mécanicien tient l’appareil fin prêt.—Alors, puisque papa et maman veulent bien.Philippe, mon petit Philippe, supplie Benoit en venant entourer les épaules de son cousin, dis-moi à une heure près quand nous nous envolons que j’en rêve toute la nuit.Lai$se-!noi finir de dîner ou je ie laisse et ] emmene tes soeurs à ta place.Elles sont autrement calmes que toi.—Je crois bien, Bernadette dort sur sa chaise.Mais le regard de Philippe va plus loin et se pose sur le profil perdu de Rosie qui, sa roset dans les doigts, regarde la nuit ensevelir la mer.A oyons, reprend l’aviateur, voulez-vous après demain jeudi, vers dix heures?—Lhic, juste le temps de s’en réjouir d’avance sans s’impatienter! Les jumeaux manifestent une J >ie si bruyante que leur petite soeur a ouvert les yeux.—Conduis-la coucher, dit à mi-voix Mme des Essarls en touchant le bras nu de Rosie qui tressaille et sourit.les garçons, enchantés, s’éloignent en se tenant par les épaules.On entend leur verbiage et leur rire.Hubert se met à parler de la famille à son neveu.Philippe a repoussé son assiette et embrasse distraitement le front de 1» fillette lasse, décidée qu’elle est à ne plus lutter contre le sommeil et à gagner son lit.—Tu iras aussi en avion avec Philippe?demande en se déshabillant Bernadette à sa soeur.—J’aimerais accompagner Bruno et Benoit, oh! oui, j’aimerais.— Moi.j’aurais peur, avoue la petite.Pourtant, quelque chose s'arrachera de mon coeur si je te vois partir si haut et si loin dans le ciel.Tu ne l'en iras pas pour toujours, dis?— Petite sotte! Si je m’envole, ce ne sera que pour atterrir bientôt après.Mais je te rapporterai de la poudre de soleil dans les cheveux, dos flocons de nuage plein les bras, et je découperai un morceau de ciel bleu pour l'en faire un tablier.— Tu peux rire, je le sais bien que nulle part on ne s’en va sans me gâter en rentrant.Cette fois, il faudra bien revenir les mains vides, mais revenir, dis?rentrer chez nous.Bosie sans un mot caressa le mince cou bruni en nouant la cravate du pyjama: —- La prière, Nadette.1 Elle se sentait l'àme palpitante, légère comme un oiseau qui se pose I quelques instants, picore quelques j miettes et soudain hésite à s’envoler plus loin parce qu'un charme imprécis le retient.Bernadette couchée, elle redescendit.Elle fut cueillie sur le seuil de la terrasse par un regard de Philippe.11 fumait et répondait à Bruno et à Benoit qui lui avaient tous deux extorqué une cigarette: — Mais non, je ne ferai pas d’excursion, puisque je suis ici pour peu de temps.Il y a bien le Krcis-ker à Saint-Pol de Léon que je voudrais bien voir, par exemple.Une idée comme une autre.Mais ce doit être tout un voyage,., — Prends la Renault, si lu veux, suggéra Jeannine.— Oh! oui, Philippe, prends l’auto.et nous dedans.— Montrez-moi d'abord la carte routière, jeunes gens.C'est ainsi que fut décidée l’expédition.- Nous irons vendredi, promit Philippe.Une station à Perros-Gui-rec pour déjeuner, un point, c’est tout.Je me rappelle qu'un mien ami m a indiqué un coin tout plein | de séduction qu'il appelait.al-j tendez.“la Chaumière” je crois.On y prépare excellemment le poisson.J’espère que Maître Benoit ! sera satisfait.Oncle et Tante, vous î me ferez l’extrême plaisir de nous accompagner, n'est-ce pas?•— Nous resterons ici, dit M.des Essarts qui s’était concerté avec Jeannine, mais cette fois, les fillettes pourront toutes les deux faire la promenade.— Comment: celte fois.papa?Je n’irai donc pas en avion comme les garçons?— Non, ma grande, ton cousin n’est pas venu dans un appareil de transport.On casera les gars à la i plare du mécanicien pour un tour d’une demi-heure.Ce sera tout.— Oncle Hubert, si vous vouliez, je pourrais.— Non, mon petit, les choses sont ainsi bien arrangées.Mais je crois qu’il est tard.— Mieux vaut ne pas savoir l’heure, dit en riant Bruno.— Aussi bien, on n'est pas fatigué, s'empresse d’ajouter Benoit.— N’importe, mon ami, il est l’heure d’aller rêver à ta promenade dans les airs.Ton cousin est peut-être las, lui.Ne sois pas égoïste.Le lendemain matin, Rosie s'éveille parce qu’un oiseau chante dans son coeur; sans doute a-t-il été invité à la joie par le soleil dé-barrassé de la brunie.Il fait si beau temps qu’il e>t tout naturel de mel-Ire la plus jolie robe: celle de toile de soie blanche travaillée en biais, toute plaie, toute simple.— La journée va cire magnifique, répond la jeune fille à l'interrogation muette de sa mère, et la semaine prochaine nous rentrons.Si lu veux, maman, j’irai enfiler mon piqué blanc d'hier.Elle semble si peu coquette ce disant que, d’un signe, Mme des Essarta autorise la tenue de luxç.Rosie va retrouver Nadette déjà en qué'.e de ses amies sur la plage' une grande ombre est bientôt près d’elle: c’est Philippe, qui l’a rejointe.(A suivre) C« tournai est imprimé au no 430 nu Notre-Dame est.à Montréal, par l'imprt-merla Pooulalre (à responsabilité limitée!.Mjtrtee-propnétaira — O soi km PeUatUr.directeur-gérant. IE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 JUILLET 1938 VOLUME XXIX — K« Des événements importants se prépareraient en Tchécoslovaquie mp ^ nons pas la responsabilité de ce BERLIN, 19.IA.P.I - De ho ut.personooges otfki.Uoll.e,ondS;™i po™» viennent de foire allusion à des événements importants qui se préporeroient yn compatriote de Chicago en Tchécoslovaquie.L'un de ces personnages a même déclare que les - correspondants de journaux seraient fort occupés en Tchécoslovaquie Chicago 12-7-38.d'ici quelques semaines.Il a cependant pris soin d'ajouter qu'il ne s'agit M l’éditeur du Devoir, pas d'une guerre, que le chancelier Hitler saura mépriser toutes les pro- Montréal, vocations, que l'on peut dès maintenant prévoir, pour éviter la guerre.Qjer Monsieur, Les mesures que les nazistes auraient décidé d'adopter dans leurs rela- Veuillez donc trouver ci-attachées tiens avec la Tchécoslovaquie seraient tellement au point que les exécu- copies de lettres que je viens de tants à qui elles ont été confiées pourraient s'acquitter de leur besogne sans que le chancelier Hitler ait à quitter sa maison d'été pour se rendre à Berlin.Lettre ou "Devoir;’ ; Arrérages de taxes Nous ne publions que les lettres ! — signées ou des communications ac- j compagnies d'une lettre signée avec Les proprietaires qui veulent conso-adresse authentique.Nous ne pre- lider leurs arrérages de taxes en En Allemagne Les décrets de Goering affectent les Juifs et la Bourse 4;- ff Baisse générale des valeurs Berlin.19 (A.P.) — Les décrets du directeur économique de l’Allemagne.le maréchal Goering, ont affecté la Bourse en même temps qu’ils affectaient les Juifs.Ces decrets.on le sait, avaient pour but d< mettre fin à l’hégémonie des Juifs dans la vie économique du pays et ils obligent les Juifs à enregistrer tous leurs biens.Les Juifs ont alors voulu réaliser et la ment allemand vient de promulguer un décret qui porte les signatures du chancelier Hitler, du chef d’étal-major de l’armée, le général Keitel, et du ministre de l’intérieur, M.Wilhelm Frick, marquent les devoirs des citoyens à l'endroit des forces militaires: c’est à la fois une codification et une revision de toutes les ordonnances qui ont trait aux réquisitions, au logement des troupes, au secours à porter I mailer à M.Hunt et à l’éditeur du Saturday Evening Post.Je vous serais bien reconnaissant si vous pouviez publier dans le texte et traduction.Il est regrettable que certains auteurs se plaisent à ridiculiser la .race canadienne-française.Il y a ! trente-sept ans que j’habite la métropole de l’Ouest.Je suis citoyen ! américain, mais le coeur est encore | canadien-français et fidèle à la de-, vise: “Je me souviens”.Respectueusement, René MOREL ¥ * * Chicago, 111., July ‘38.Frazier Hunt, c-o The Curtis Publishing Co., Independence Square, Philadelphia, Pennsylvania, Dear Sir: Having concluded the reading of your articles on Dr A.-R.Dafoe, I would like to ask you what caused you to refer to The French-Cana-dians as a breed.There is no argument as to the word being English _ Webster vouches for thaï.After—several inquiries from TOi?eS°rlïf en'ïsTrS'té'dë- i *“» «'ialeurs ou aux marin rn dé- p^^.ïàdSorïK'or E»I®S SiÆ’rirr'; r.i ' *«.^ geneiale des valeurs de a „, la loi de conscription.Le décret points.I.es autorités assuren et- sjjpUje qUp ]’on accordera une compensation équitable dans les cas où l'on ne peut raisonnablement s’attendre à ce que les services soient rendus gratuitement.Le décret fait observer qu'il importait de reviser les vieilies lois qui s’inspiraient l'esprit libéral et qui n’exigeaient du citoyen que l’accomplissement des devoirs absolument indispensables.pendant que cette baisse en Bourse n’est que temporaire, qu’elle ne durera que le temps qu’il faudra aux Juifs pour liquider leurs participations et qu’elle ne saurait avoir d’influence sur l’indice de l'empio.dans l’industrie allemande ou sur la vie économique du navs.Supplément à la loi de conscription Berlin, 19 (AP) — Le gouverne- word “breed” is not used with reference to The Human Race, unless one wishes to be sarcastic or unless one does not know the full meaning of the world.I have never heard an intelligent person or any writer refer to the English, German or Italian “breed”, but the word “race” has been employed.I wass born and raised of French-Canadian parents and resent your une dette payable en 25 versements, doivent donner avis à la ville avant le 31 août prochain M.Alfred Leduc, président de la Ligue des propriétaires de Montréal, rappelle aux propriétaires qu’ils ont jusqu’au 31 août prochain pour donner avis aux autorités municipales s’ils veulent bénéficier de la loi pour la consolidation des taxes.Cette loi adoptée à la session de 1937 avait peu servi parce qu’elle présentait des inconvénients pour le propriétaire intéressé.On pouvait consolider les arrérages de taxes, mais sur retard de plus de trois mois dans un paiement, la ville était obligée de faire vendre la propriété.Lors de la dernière session, la loi a été amendée de façon à faire disparaître cette clause de la vente obligatoire.Avantage de la loi Voici en résumé quel* sont les avantages de la nouvelle loi de consolidation des arrérages de taxes: Les amendements apportés par le bill 77 aux dispositions de la loi de consolidation des taxes municipales et scolaires ont pour but de rendre plus facile et plus avantageuse la consolidation de taxes foncières.Tout contribuable peut consolider ses arrérages de taxes en donnant à la municipalité, avant le 1er septembre 1938, un avis à cette fin et la consolidation prend dès lors effet.Ces arrérages deviennent payables en vingt-cinq versements annuels, égaux et consécutifs, à compter du 1er avril 1930.Le retard à acquitter un versement n’entraîne pas la déchéance de la consolidation.L’un des amendements du bill fait aussi disparaître l’obligation Pourquoi un centre français à Ottawa?Vous faites appel à M.Héon et mière alerte, aue l’on avertissa vous lui suggérez, à mon humble sans tarder l’agronome local; le avis, de s’engager dans une voie moindre retard peut être fatal.11 périlleuse.M.Georges Héon s’est est à craindre aue le fléau ne se montré, d’ores et déjà un bon par-1 généralise dans l’est de la provin-lementaire.Ce sont des hommes ce, si les conditions atmosphéri- Le 14 juillet 1938.M.G.Pelletier._ __________________ _______.____ Seriez-vous assez bon de pu- ! comme lui qu’il nous faut, mais il ; cmes conlinuent d’être favorables.blier la lettre suivante?j nous les faut au sein des partis.A a | ______ Cher M.Pierre Vigeant.quoi nous servirait un parti natio-1 Vous vous rappelez, peut-être, ual composé de près de quatre-vingts qu’un modeste lecteur de Luskville S députés sans hommes capables vous avait écrit des lettres publi-1 d’affronter les situations difficiles ques après la parution de vos arti- ! Que crée nécessairement toute policies dansje Devoir, sur “Un parti j tique?Croyez-vous qu’en changeant; l’étiquette sur une bouteille, le contenu s’en trouve modifié?Je vous suggère, M.Vigeant, de continuer à coopérer avec le Devoir pour former au Canada une National Fédéral”?Votre article éditorial^ “Pourquoi pas un centre français à Ottawa?” me causerait de fortes désillusions si j’avais prétendu avoir chassé ces “mauvais plans” de votre esprit.Loin de vous con- Le pavage des Trois-Rivières vertir, vous semblez vous endurcir opinion toujours plus éclairée et dans vos projets, puisque vous 1 plus vigilante.Les partis politiques n’êtes pas satisfait du chef que se | aiment tellement le pouvoir qu’ils sont donné les conservateurs cana- “breed” classification.No doubt, pour la corporation de faire ven-you want to Northern Ontario to dre les immeubles du contribuable Statistique financière des gouvernements provinciaux secure data and color for your articles.You have come in contact with these brave people.They probably have not all the refinements of city-people, but with all that, your were not justified in using the word “breed”.^ _________________________ You have shown that you were Ottawa.19 (Du Bureau fédéral des liqueurs *21,566,940; revenus j1,,01 ^‘hic'h'^Canada'was Colonized, de la Statistique)—Le rapport sur] provenant d’intérêts, primes et ; you have also made a grand exhib-la statistique financière des gou- change, 819,364,904; droits réga-: jtjon 0f yourself in demonstrating vernements provinciaux oublié par liehs.droits et redevances, 811,- the lack of the most essential le Bureau fédéral de la Statistique 755,071 ; honoraires, 86,666,870; re-! aurjbmtes Df a good writer, ,ie., to montre que les revenus ordinaires ! venus des institutions, $4,431,958; :‘not offend his readers, totaux, s’élevant à 8232,616,182, et j agriculture et domaine public.82,-1 vou should, indeed, have paid a les dépenses ordinaires, à 8248.- ; 953,850; amendes et pénalités, high respect to the French-141,807, sont supérieurs l’année ; $736,954 ; profits sur les opérations i Qanafjians as a race — the very fiscale finissant en 1936 à ceux des commerciales, $178,255; et autres1 ones who brought Dr Dafoe out of douze mois précédents.Comme la j $14,462,343.obscurity and who helped you to fin de l'année fiscale de la Nqu; j Le service de la de.tte provincia- j build up the series of articles you velle-Erosse et de l'Ontario a été j le augmente régulièrement d’une ! have just concluded and mil of changée en 1936, les rapports
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