Le devoir, 11 février 1926, jeudi 11 février 1926
Volume XVH.- No 33.Abonnements pat la poste : Edition quotidienne CANADA.- W.W Euta-Unis et Empire Brltanaiqae .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.X00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 8.00 Montréal, jeudi 11 février 1926.TROIS SOUS LE NUMERO .-— Rédaction et administration; 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeurs HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE t • - Main 7460 Service de naît : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5151 Le centenaire des Oblats S.G.Mgr Gauthier bénit nos pèlerins Notes hâtives On célébrera tous ces jours-ci le centenaire de l’approbation des règles et constitutions de la congrégation des Oblats.Peu d’anniversaires éveilleront .chez nous de pareils souvenirs, d’aussi profonds sentiments de gratitude.Car les Oblats depuis trois quarts de siècle et plus sont liés àJoute la vie de notre pays.On les trouve partout, et partout travaillant et souffrant, fis ont dans l’Ouest et l’extrême Nord renouvelé les prodiges de nos premiers missionnaires, et ils tiennent encore les postes les plus froids et les plus abandonnés de notre pays.Ils recommencent en même temps à l’extrémité sud de l’Afrique une oeuvre d’apostolat nouveau.N’est-ce point merveilleux qu’en moins de quatre-vingt-dix ans la seule branche canadienne des Oblats ait non seulement couvert d’oeuvres magnifiques une large partie de notre pays, mais qu’elle soit assez forte, assez féconde déjà pour tenter à des milliers de lieues d’ici de nouvelles conquêtes?Il faut essayer de voir les choses dans leur perspective vraie.Ces modestes Oblats cpù s’en vont en Afrique-sud fonder, avec leurs missions ordinaires, les écoles d’où sortira le clergé indigène de demain, feront dans les siècles prochains figure de fondateurs de chrétientés.On vénérera leur souvenir comme nous vénérons celui de nos premiers missionnaires.Mais Tapostolat en pays lointain n’est que l’une des formes de l’activité, magnifiquement ordonnée et souple des Oblats canadiens.Iis sont essentiellement des pionniers.S’ils luttent encore dans les postes les plus lointains, ils cherchent en même temps, danj ces pays plus rapprochés qui ont tant de besoin eux aussi de secours spirituels, de nouveaux territoires à conquérir; ils se saisissent de toutes les armes nouvelles.On sait l’accueil qu’ils ont fait à l’oeuvre des Retraites fermées et l’appui qu’ils donnent au syndicalisme catholique.Mais c’est peut-être leur oeuvre de presse qui souligne le plus nettement leur adaptabilité aux méthodes nouvelles.On a raconté que l’un d’entre eux, dont le souvenir vivra bien longtemps, le P.Zacharie Laçasse, avait été l’un des lanceurs de la Vérité.Depuis, dans combien d’oeuvres de ce genre ne les retrouve-t-on pas?Publications pieuses et, s’il en est besoin, journaux de caractère mixte, où l’on défend en même temps la Foi et les plus hautes traditions de notre race.Aucun de ceux qui les ont un peu suivis dans ce domaine n’a sûrement clé surpris d’apprendre que l’un d’eux, à peine rendu au Basutoland, demandait qu'on l'y aidât à fonder un journal dans la langue du pays.C’est un volume qu’il faudrait écrire sur cet anniversaire.Que disons-nous?Il existe déjà, encore que les Oblats ne tiennent pas à noircir beaucoup de papier avec le récit de leurs propres exploits, maints volumes qui racontent les travaux, les souffrances héroïques souvent de nos seuls Oblats canadiens.Certains se lisent comme des pages d’épopée.Et que de merveilles recèlent encore les annales de la communauté,^ sans compter celles que seuls connaissent Dieu et ceux qui les ont accomplies! On ne peut se lasser de le redire, et les Canadiens le savent d’ailleurs pour avoir eux-mêmes vécu cette histoire; on trouve presque partout les Oblats.Ils ont été dans les chantiers, et c’était une rude besogne; ils ont suivi jusqu’aux Etats-Unis une partie des nôtres; ils parcourent les centres franco-américains comme nos propres campagnes; ils sont dans les centres de colonisation; ils administrent des paroisses de villes; ils dirigent à Ottawa un superbe collège, ils ont pris charge du poste avancé de Gravelboürg.Et l'enuméràtion est loin d’être complète.Quels hommes aussi ils ont fournis au pays, depuis les rands évêques au nom célèbre et vénéré jusqu’aux modestes ont l’on parle si peu, mais dont les gens qui savent connaissent qu’ils sont la cheville ouvrière d’oeuvres puissantes et fécondes! Il faut avoir vu de près ces choses pour savoir quels trésors de dévouement se dépensent ainsi dans l’ombre.— “Qu'aurions-nous pu faire sans le secours de cet humble, qui doit être caché aujourd'hui comme toujours, mais qui a été la véritable bâte de somme de notre société?” s’écriait un jour, devant un grand congrès, le chef de.l’une de nos plus puissantes sociétés catholiques et nationales.Et les applaudissements de tous les délégués soulignaient avec une enthousiaste gratitude, cet hommage à l'humble Ublat que tous les esprits dirigeants de l’une de nos plus actives minorités désignent avec un affectueux respect par son simple prénom: le Père Ch.(Mais il nous en vaudrait de donner ici même ce simple nom de baptême, que connaissent si bien tous les défenseurs du droit des pères de famille catholiques et Canadiens-français).Chez its Oblats comme dans toutes les grandes communautés religieuses, il faut constater un autre fait, auquel nous ne songeons pis assez souvent: l'utilisation au maximum de toutes les qualités dont peut être doué l’individu.Nous ne parlons pas seulement de ce qu'ajoute à la fécondité de l’action une vie surnaturelle intense.Dans l'ordre le plus humblement humain, les congrégalior s savent tirer do leurs sujets le maximum de rendement.Elles travaillent d'abord sur des individus choisis, elles donnent ensuite à ces sujets une formation lentement mûrie, que ne trouble aucun intérêt extérieur, puis elle les utilise, sans aucun souci étranger, simplement en fonction de l’objet à atteindre et de leurs aptitudes propres.Un tel peut fonder, mais ne.saurait assurer le développement de son oeuvre; on l’emploiera à ce travail de pionuier, puis un autre viendra prendre sa place, qui n’aurait peut-être pas su poser les fondations premières.Un tel peut cire plus utile à tel endroit qu'à tel autre: aucune considération de personne ou de famille ne vient gêner l’action des supérieurs, ou place le sujet où il peut rendre le plus de services.Puis, nulle part ailleurs, on ne peut mieux admirer les bienfaits de la division du travail: le savant qui poursuit des recherches n'est pas distrait de son oeuvre par le souci de telle ou telle besogne matérielle.Tel autre, que ces études dépasseraient.»e cnnrgera de voir à ce» détails.Et quelle merveilleuse expérience i ôsuite de cette vie! Tel de ces religieux a vécu dans quatre, cinq ou six régions différentes, quand cc n’est pas dans autant de pays, et connaît le Canada comme bien peu d'entre nous.En fait, on ne peut s’expliquer lu fécondité de l’oeuvre des congrégations que par leur vie surnaturelle et leur merveilleuse préparation et discipline.De tout cela, qui profite, sinon les peuples qui ont le bonheur de les posséder?.Voici des notes bien Incomplètes et bien décousues.Nous prions qu'on les excuse: c'est le malheur du journaliste, pris par tant de besognes différentes et distrait parfois comme tout le monde par des devoirs extérieurs, de.ne pouvoir que hâtivement bâcler les articles où il voudrait mettre le plus de son coeur.Qu'on ne retienne donc de ceci que l'intention: le, désir de ren- ui en f Mgr l'administratem' apostolique du diocèse de Montréal t d’adresser à l’administration du Devoir la lettre suivante: La session d’Ottawa Que va donner cette enquête sur les douanes?Ottawa, 10.— Le comité parlementaire des douanes se taille une s: Archevêché de Montréal Montréal, le 9 février 19261 Mon cher Monsieur Pelletier, 4 ( Je vous remercie de m’avoir fait part du succès remarquable qui couronne vos efforts dans l’organisation de votre voyage à Chicago, à l’occasion du prochain Congrès Eucharistique.J'en bénis Dieu de tout coeur.Il est important que notre Province soit dignement représentée et que nous assistions en grand nombre à ce congrès.Nous allons prendre | place de plus en plus large dans part à des solennités qui ont pour objet de glorifier Notre- j notie vie parlementaire.Il siège k* Seigneur dans son Eucharistie, et nous devons être heureux d y porter le témoignage de notre foi.J ai promis, par ailleurs, à Son Eminence Mgr l’archevêque de Chicago que, nous souvenant de la sympathie qui nous est venue de chez lui, lors de notre congrès de 1910, nous ne laisserions pas passer cette occasion d’exprimer notre reconnaissance.Je vois que je n’ai pas été téméraire, et c’est avec joie que je bénis vos pèlerins.Croyez, cher Monsieur Pelletier, à mes sentiments les plus dévoués.(Signé) f Georges, archevêque de Tarona, Administrateur apostolique.Elle prend de l'importance — MM.Lapointe, Cardin et Boivin ne §ont pas en caiiHe — Des conservateurs mécontents de M.Stevens — La représentation libérale dans le comité est-elle à la hauteur?— Si M.Boivin allait être obligé de rester à l’écart — Un amendement de M.Caban L'OPPOSITION PARAIT DE PLVS EN PLUS INDECISE L'actualité Les “whips ?» nre hommage ù un ordre religieux qui est l'un des grands bien faiteurs de 1 Eglise et de notre nays, le désir de lier dans ui même témoignage de gratitude les plus grands et ceux qui, ap-paremmenl, sont ks plus modestes, le désir aussi d’unir dans cei hommage, non seulement les fils de.notre sol, mais leurs pères de France et leurs glorieux confrères de France et d’ailleurs qui partagent encore leurs durs travaux, le désir enfin d’adresser à l'Ordre entier, dont le dévouement s’exerce en tant de pays divers, l’expression de notre pieuse vénération.Ce désir, nous en sommes sûr.correspond au sentiment profond de to it notre peuple.Du reste, les manifestations qui «e préparent présentement d’un bout à l’autre de notre pays l’attesteront bientôt avec un juste éclat.Omer HER0UX Dans l’une des tourelles du parlement, uis-à-vis les bureaux somptueux comme ceux de tous les autres ministres, de M.P.-J.-A, Cardin, s’ouvrent deux pièces fort achalandées.Ce sont les quartiers-•jénéraux du whip libéral.Tout le monde ne sait peut-être pas ce qu’est le whip.On a voulu traduire le terme par questeur ce qui n’a fait qu’ajouter à la confusion dans l’esprit de ceux qui ont demandé à leur dictionnaire français de les éclairer.Le •questeur a des fonctions correspondantes à celui du comité de la Chambre gui, sous la présidence de l’orateur, veille au bien-être des députés.Tel n’est pas la fonction du whip.En Angleterre, mère de nos institutions parlementaires, où elle a pris naissance ses attributions dépassent celles qu’on lui attribue au Canada.Le whip est un scrutateur.Pour voter, les députés quittent la Chambre par une porte, s’engouffrent dans te couloir par une porte et rentrent de nouveau dans la Chambre par une autre.Près de cette porte veillent les whips et ce sont eux qui comptent les votants.On s’en rapporte à leur vérification.’ Ceia doit beaucoup accélérer le vote et ia pratique pourrait être introduite avec avantage dans notre parlement.Chez nous, par contre, toute tricherie et toute erreur est impossible.La votation procède avec une énervante lenteur et pendant que le greffier pointe les noms avec sa plume-réservoir et beaucoup de scrupule, tous les députés ont déjà fait le total.Il arrive, comme cela s’est produit quand MNe MacPhail a sauvé le gouvernement, que le greffier soit corrigé par les députés.Dès que le dernier depute eut voté cette nuit-là on pouvait voir sir Henry Drayton télégraphier sui-vpnt le mode primitif en langage sourd-muet le résultat aux députés de la droite* Il fit une rude grimace quand M.Beauchesne annonça deux de majorité pour le gouvernement.Vn moment après il était en colloque avec l'accusateur public Stevens et celui-ci se prccipUail vers la table du greffier où commençait un pointage avare.M.Stevens était alors dans sa fonction.Il a les allures d’un avocat parce qu’il parle avec une abondance et un aplomb solides.Mais dans le civil il est comptable vérificateur.M.Boivin Va apprts l'autre jour, quand on Va corrigé, après qu’il eut traité d’avocat son honorable préopinant.Mais nous voilà loin des whips et de leurs quartiers-généraux.Celui qui habite les quartiers dont nous parlions plus haut c’est M.Pierre Casgraln, aimai, députe de Charlevoix.Il a succédé à M.Kyte après ai*oir été quelques années le socius de M.Painneau, whip de la province de Quebec.Quand le gouvernement a une majorité solide la fonction de whip est une sinécure.Les votes comme on dit sont rares.L’opposition n’a iras intérêt à les provoquer pour marquer sa faiblesse et comme elle est sûre de rester à gauche tant que durera le portement N lui impnrlc peu que la majorité gotivernemen-tatr varie de quelques mix dans le tralntraln oratnatre.Des gens ont vécu des années à Québec el ont suivi les séances du parlement tous les Jours sans savoir âne te whip libéral en chef était M.Piton, de Vaudreutl.et qu’tt y avait telle chose qu un whip conservateur.S’il survient, par contre, une question fort contestée et qui menace de produire des lâchages, le whip dont c'est la mission principale d’assurer au goumrnemenl nu A Vonposilion, selon le cas( le vote maximum de ses partisans, s'anime tâte le terrain, sonde les retns et sonde les coeurs, tient scs chefs renseignés sur les désertions possibles.C’est lut le pilote du ballon qui indique le momcnl de feler du leste si Von vent tenir Voir.Cela se produit une fois nu deux par portement dans le temps ordinaire.Mats nous ne vivons pas des temps ordinaires et tes whips, tant aie gauche que de droite.M.Boyce aussi bien que M.Casqratn, sont sous pression 24 heures par four.Jamais les députés n'ont connu pnrettle exactitude aux séances, pareille assiduité à l’ouverture et ta fermeture que pendant le parlement actuel.Ils desertenl assez volontiers les discours, mais c'est pour se réfugier dans leur chambre.Tous, cônstate-t-on en les obseriunt.sont liés comme des araignées par un fil invisible au bureau de leur whip.Il sait où ils vont el ce qu’ils font et il leur faut sa permission pour se coucher.S’il a besoin d’eux fl n'a qu’à tirer sur le fit, et à les amener vers lui.Dans les autres parlements les whips amient des assistants.U g en a d'ordinaire un par province.Dans le parlement actuel, M.Cas-grain est seul.H est vrai que la province de Québec donne 61 pour cent de scs partisans au gouvernement.Sa situation est d'autant plus ingrate que le gouvernement est en minorité chronique et que Vabsen ce de deux ou trois libéraux, à sup poser que quelques progressistes | raux l'exonérant, grand débat en tite, mais transportera scs quartiers jeudi dans Ja salle du comité des chemins de fer, vaste et haute et qui peut contenir deux à trois cents personnes.Ce changement de local est un symbole.En déménageant, l’enquête assume scs vraies proportions.Autant de personnes, autant d’opinions sur cette fameuse enquête.Quelques-uns croient qu’elle sera dangej-eusc.pour le parti libéral, car un grand nombre de manufacturiers et de marchands qui ont souffert du commerce illicite de contrebande s’empresseront de témoigner et ouvriront toutes grandes les écluses des informations.D’autres soutiennent que les conservateurs s’impliqueront eux-mêmes dans toutes sortes de crimes, car la contrebande avait pris des proportions très vastes avant 1921.Mais il est certain que M.Stevens ne pourra justifier aucune de ses accusations directes contre M.Ernest Lapointe, contre M.Cardin ou contre M.Boivin.Ce dernier n’est en charge du ministère que depuis quelques mois et il a pris, dès le début, des mesures importantes pour réorganiser son service.De ce côlé-là, rien à craindre.Cette enquête, prévoit-on d’avance, tournera comme toutes les en quêtes.11 y aura probablement deux rapports: un rapport des conservateurs accusant le gouvernement de négligence, un rapport des libé- regimbent ou s'abstiennent simplement.aurait des conséquences autrement graves que pour les gens de vis-à-vis.Ce serait ta perte du Chambre pour laver tout le linge sale.L’enquête, pourtant, devra avoir ce bon effet de nettoyer à fond le ministère des douanes, pouvoir, ou du moins l’occasion • pour quelque temps du moins, et d’une nouvelle attaque en masse1 de l’opposition et de la prise d’un vote de confiance.4 voir les députés de gauche toujours à leur place, les yeux et les désirs rivés sur les sièges ministériels, comme prêts à bondir de derrière leurs pupitres, on a la sensation que si le gouvernement tombait sur un snap vote, ils traverseraient de Vautre côté et tâcheraient manu militari de s’emparer des places.Ce qui ne peut manquer de frapper, en tous tes cas, c’est leur assiduité aux séances, la façon dont ils entourent leurs orateurs et dont ils les soutiennent de leurs applaudissements.M.Casgrain était fait pour la fonction qu'il remplit.Elle lui sied comme un habit du bon faiseur.Il y est à l’aise, malgré les difficultés effroyables de l'heure.Toutes scs qualités natives et développées: urbanité, aisance, fixité d’humeur et fermeté douce, lui servent au maximum.il sait dire non avec la plus grande politesse, refuser une permission de s'absenter en laissant tout le mérite du sacrifice à celui qui est éconduit.On aurait tort de croire, cencti-dont, que celte réunion de qualités utiles l'ait empêché de passer pair des transes.U y a quinze jours un député était disparu.On ne pouvait l'atteindre ni par téléphone ni par télégraphe ci le vote s'annonçait pour le soir même.H ne voyait pas dr nécessité de répondre aux dépêches.quand on n'a qu'une parole on ne peut la donner qu'une fois.Tout de suite le bruit courni dans les corridors OÙ pendant cette session les canards naissent comme dans un incubateur, qu'un ici bol* d’imposer des méthodes plus ligou-reuscs et plus sévères, * ?* On dit aussi qu’un certain groupe de conservateurs voient l’enquête d’un mauvais oeil, car iis n’auraient entendu parler de rien avant que M.Stevens prononçât son discours: ils continuent à bouder.Au comité, les conservateurs n’ont pas encore accordé leurs violons.M.Bennett et M.Stevens sont loin d'être toujours d’accord.Mais les conservateurs ont indubitablement mieux choisi leurs représentants que les libéraux; et si M.Boivin est forcé d’abandonner la direction de l’enquête, pour son parti, il pourrait y avoir danger pour celui-ci, par suite de fausses manoeuvres possibles.M.Stevens, en particulier, soutenu par ses amis, s'csl objecté a la presence continuelle de M.Boivin.C’est le comité qui dirige l’on quête, a-t-il dit.et non le ministre.Ce dernier n’a pas de questions à poser, pas de remarques à faire.Il peut assister à l'enquête, mais de loin, sans trop se mêler aux procédures.Si le comité veut savoir ce que pense le ministre, il l’assignera comme témoin.M.Boivin parti, la représentation libérale au comité ne serait pas des plus brillantes.Mais, dans tous les cas, J’cnquctc, jusqu'à date, a exonéré le ministre de lu justice.La gendarmerie royale à cheval ne lui communiquait aucun de ses rapports, mais les envoyait au ministère des douanes, de sorte que M.Lapointe n’a eu connaissance de rien.Cc n’est que plus tard, croit-on, que les choses vont se corser un peu, au comité, INDECISION A GAUCHE En Chambre, les conservateurs paraissent maintenant plus indécis qu’ils n’étaient la semaine dernière.Ils ont l’air de se demander s’il vaut mieux laisser finir le débat sur l’adresse tout de suite ou le prolonger encore quelque temps.Ils tournent un peu sur place comme des troupes désorientées; et l’on ne saisit plus la vive impulsion qui les jetait vers un but déterminé,il y a quelques jours.On continue à dire partout que le parlement disposera jeudi de l'amendement Sutherland sur le traité australien et que M.Caban présentera ensuite un amendement qui équivaudra à un vote direct de non-confiance.Dans les coulisses on mufimure aussi que M.Caban fera un coup de théâtre en demandant une autre enquête sur les agissements de la Commission du Havre de Montréal.y ^ Aujourd'hui M.Davis, de Calgary est.qui a défait M.Irvine, le collègue ouvrier de M.Woodsworth dans l’ancienne Chambre, a continué à parler du traité australien.Depuis trois mois, dit-il.le Canada a importé 2,727,174 livres de beurre australien; c’est 3,028,823 livres de plus que pour les trois mois correspondants oe l’année dernière.L’Australie, dit it.a aussi l’intention d'exporter chez nous du mouton frigorifié, comme le traité le lui permet facilement; ainsi nos éleveurs auront à souffrir la forte concurrence de i’autre Dominion.De même le traité que notre pays a conclu avec la Nouvclle-Zélande'me-nacc notre industrie des fruits.-Ce dernier traité, de l’avis ds' M.Davis sc justifie encore moins que le traité australien.Car si nous obtenions quelques concessions en retour par le dernier, nous n’en obtenons pas par le premier.M.Davis rappelle que le premier ministre a fait adopter par arrête une élévation du tarif sur les crayons américains, pour aider à un de scs organisateurs du comté dr Yord-Nord.L’industrie des crayons a droit à ila protection en tout temps de même que d’autres industries, et le premier ministre n’a pas le droit d’exempter quelques favoris de l’ap-plieation de sa politique injuste.t^es progressistes n’ont pas le droit non plus de critiquer l'industrie parce qu’elle a reçu quelque- fois des .subsides.Les agriculteurs en reçoivent souvent d’une manière directe ou d’une manière indirecte et personne ne les critique pour les accepter; qu’ils fassent de même pour les autres.(M.Davis s’attaque ailors â M.Dunning.Dans un de ses discours, celui-ci a dit que le gouvernement fédéra1! devrait imposer un tarif é-levé contre le charbon américain.Ce tarif permettrait au charbon de l’Alberta de se rendre dans les provinces du centre, mais comme le prix du charbon serait plus élevé, les es provinces centrales paieraient à leur toi tection leur tour pour le système de |pro-u’elles veulent imposer à i qu elles veulent nmno il’ouest.M.Davis trouve que M.Dunning va trop loin et que tout ce que demande l'Alberta, c’est d’obtenir l’argent qui présentement va aux Etats-Unis.UNE VOIX MARITIME un conservateur, débat M.T.Cantley, continue après M.Davis le 3ui perd de l’intérêt.Ill veut défeh-rc les droits maritimes d’où il Vient, son chef qu’ii admire et le parti conservateur dont il fait par-tle.M.Cantley parle longuement, des taux de transport.Il y a discrimination, à son avis contre les Pro-' vittêes Maritimes.Pour une même distance vers d’ouest à partir de l’Ontario ou de Québec les taux de transport sont moins élevés pour les mômes distances qu’à partir des provinces maritimes.Et à partir des grands lacs ces mêmes taux sont si élevés sur les grains qui pourraient passer*par les ports des Provinces Maritimes qu’ils constituent une barrière infranchissable et imposent aux fermiers de Touest la route des Etats-Unis.De plu®, le gouvernement ou le CjNjR.devrait accorder les mêmes taux de faveur au Cap-Breton qu’a l'AUbcrta pour le transport du charbon.En un mot le problème des Provinces Maritimes est un problème du transport.Le colonel Cantley demande ensuite aux provinces centrales d’acheter le coke fabriqué avec le charbon des provinces maritimes.Le coke est d'excel en te qualité et en rachetant, les consommateurs de l'Ontario et de Québec donneraient du travail aux mineurs qui chôment là-bas.Ils sc débarrasseraient ainsi de l'incertitude déterminée périodiquement par les grèves des mineurs américains et des hauts prix qui prévalent en conséquence sur notre marché.Enfin, après avoir parlé près de deux heures, M.Cantley n’a .pas encore tout dit sur nos provinces de (lest; cl il ajourne le tlébat.Le Dr Manion a demandé au gouvernement de défendre l’entrée au pays d'un magazine dont il n’a pas cité 3e nom contenant des articles peu élogieux de la Rclnc Alexandre qui vient de mourir.M.Ernest La-'pointe informera.Léo-Paul DrSROSIPRS tait, parce qu’il voulait aller au sc nal.Le soir il était tranquillement à sa place.H y a ceux dont l’exubérance les iasse de retle longue et terne assiduité de celle guerre de tranchées.Il faut cependant savoir où ils sont, les tenir à portée du téléphone, de la voix ou des f/rux.Sans qu’ils s'en doutent funl-elre, on leur nomme alors d'office un secrétaire on un ange gardien qui est leur truchement inconnu.C'est lai qui renseigne le whip sur tears fails et gestes.On l•oit que le métier de whip.incolore, gris dans les sessions ordinaires, soit à peu près depuis la Confédération jusqu'à nos jours, revêt un singulier lustre dans cel extraordinaire parlement où tout esi bouleversé.NEMO Bloc-notes Alors.?Un député vient dr protester contre l'admiwdon au Canada d’un magazine américain qui publie de ce temps-ci, pwralt-M, de» articles Insultants sur le compte de la reine-tnérc Alexandra, morte H y a quelque.» semaine» à Londres.M.La-piïtnte a promis, nu nom du gouvernement.de s'intéresser à l’affaire et d'en causer avec le mlnhdrc des pontes.Or il appert que ce magazine arrive nu Canada par messagerie ou par petite vitesse, en tout ea', ailleurs que par la poste.Dans ce cm, cela relèvera du ministère de» ministère fera bien d'examiner cette affaire et d’y mettre ordre, il ne faut pas perdre de vue.par ailleurs, qu'il entre au pays, depuis quelque temps, par messagerie ou autrement, des magasines et de» quotidiens américains qu’il faudrait de toute nécessité arrêter à la frontière, à cause de leur immoralité et de leur obscénité.Il s'en vend des milliers d’exemplaires à Toron vancier» à la tète d’un des grands partis politiques canadiens.Et ces défaites successives de plusieurs hommes qui ont été jadis premiers ministres ou parmi les chefs de leur parti s'expliquent facilement pur le fait que, chez nous, dans un pays immense, les chef» sont obligés de faire des tournées électorales considérables qui les empêchent de porter une attention particulière nu to, ù Ottawa, à Montréal et ailleurs,! rointc où ils posent leur eandida-toutos les semaines, et l'on en voit | turc, Leur» adversaires en profi- rhaque jour dans te» mains d'ado Icscents et de jeunes filles, dans 1rs tramways, les théâtres, un peu partout, dans ces mêmes villes.Puisque les autorités municipales ne paraissent pas avoir le courage de mettre fin à ce commerce de publications détestables, importées par ballots de New-York et de» grandes ville» américaines, il serait temps que le ministère de» douane» prit sur lui de faire arrêter ces colis aux frontières.Ce serait une oeuvre d’assainissement publie et de fmolection de la niasse contre la ircnce de plus en plus grande de certains éditeurs du pays voisin; rclui-ci n'a plus de reproches à faire, en effet, à la France et aux autres pays européens, quant à l'obscénité de certains de leurs imprimés.Leurs défaites De* journaux paraissent vouloir mettre leur public .sous I'iinpce»-I sion que M.Mackenzie King ayant souvent élé randidat m a le ha n ceux dan» se» élection®, R est en danger dan» le comté de Prince-Albert, tl est vrai que M.King a déjà été battu; mais M, King n'est pa» te seul ehef de parti qui ait subi des échec» dan» ses élection*.Sir Wilfred Laurier fut candidat malchanceux une foi» au moins, — en 1877 dan* Ivrummond-Arthabaska.comme »ir John Macdonald te fut ««**1, comme l’ont été »ub»éqtiem-ment «Ir Robert Borden, sir freorge Foster, M.Meighen lui-mème, en 1931, et combien d'autre.» parmi no» homme* publics en vedette! La vérité c'est que M.King n'est guère douane®.Quoi qu’il en aolt, — et le pïu« malchanceux que ses de tent pour se cantonner dans ce comté et y mener une campagne de tous 1rs instant» qui devient dangereuse à cause de sa continuité et parce que l’autre candidat n’est pas là pour y faire pièce lui-même au jour le jour.Sir John Macdonald nald.sir Wilfrid Laurier.M.Mci-ghen H M.King n’ont pas été de moin* bon* rhef» de parti* parce qu'ils ont subi aeridontellement des échecs personnel®.Le meilleur des candidat» gagne rarement toutes sc» élections.Mata on comprend que ses adversaire* tenlenl de grossir se* défaites afin de lui en amener d’autre*.C’est de la tartique électorale, et c’es* dans le» règles du k».nf*r La motion Crépeau Le gouvernement de Québec a fait écarter hier tout débat sur la motion du député dr Sberbrèoke rrlatlvo aux avis de mises à l’Cncnî- ' rc de limites à bois qui doivent avoir lieu samedi prochain.II faut souhaiter une toute cette affaire so tire au clair aujourd'hui ou demain; autrement, on pourra croire que le gouvernement profite de sa majorité pour se couvrir contre le» conséquences d’une irrégularité do procédure apparente.Et il ne sera plus du tout certain alors dr 1® légalité des opération* qu'il se prépare à faire samedi prochain.Le» acquéreurs eux-mémes pourront avoir des doutes sur la valeur do leurs titres et il ne faudrait pas s'étonner «I cela donne plus tard lieu à de* débats indiciaire* où la province serait mise en mau'vglïo posture.Avant d’aller phi* loin, to gouvernement, dan* l'intérêt publie, fera bien de vider la question de» avi» préalable* et de s’assurer qu'ils onl été donné* régulièrement.S'il n’v volt pa», Il n'aura pas fait tout »on devoir.(ï.P.Cette enquête Lr Devoir à 50 mus par mois L’cuquèle qui s'ouvre à Ottawa, la lutte que provoqueront lu* élections partièltc* donneront aûrement ft ta crise politique un intérêt nouveau.Boppelona à ceux qui veulent connaître le tournai, à ( .ux qui veulent le propager auc l'administration consent des abonnement» temporaire» au prix de 50 SOUS PAR MOIS t.e» remise» doivent être faite» par mandat postal ou chèque payable au pair ft Montréal.i 2 LE DEVOFR.MONTREAL, JELDL U FEVRIER 1936 VOLUME XVII — No 33 La session de Québec M.Taschereau et l’Université de Montréal L’Amicale de Bourget SIXIEME BANQUET AN N LEE PRESIDENCE DE M, CHARLES THIVIEROE - t ALLOELTIONS, DEvS RR.PP LATOUR El DE; (.HANDPRE ET DE MNL HURTL-^ BISE ET (rAGNE — NOMBREUX CONVIA'ES “Elle recevra suffisamment pour survivre et accomplir son oeuvre”, promet le premier ministre -P«8 de nouvelles fabriques de pâte de bois n din, Lévis, P.Q., J^N.Coderre, Sher-brooke, P.Q., J.-H.Limoges, Grenville.P.Q., A.Maheux, Quebec, J.-P.Boulay, St-Léon, P-Q-* ^ St-Etiennc de Lauzon.P.Q-, G.lel-letier, SteGermaine, P.Q.Mgr Eiig.Limoges, DJD., Mont-l4aurier.P.Q., M.Th.Pigeon, Verchèrt*.P.Q.MM.les abbés L.Lemieux, Chicoutimi, P.Q., L.Vézinà, Rivière-ddrLoup.f* Q„ L.-C.Savoie, Ste-Angèle,'P.Q., -L-M.Hoy, Victoriaville, P.Q., *1.J.-I.Thibaudault, Rivière-du-Loujf» P.Q.MM.les abbés J.-A.Roy, Ste-^nas-tasie, P.Q., E.Pelletier, St-Fabien, P.Q., H.ViUeneuve, Lac Ste-Crcàx, P.Q., J.-S.Pelletier, Baie St-Paifl, P.Q., P.-A.Trudeau, SGHyacinthe, P.Ü., J.Bérard, Trois-Rivières, P.Q., J.-À.‘Phaneuf, St-Arniand, P.Q.G.Panneton, St-Narcisse, P.Q., H.-J.Fi lion, Ev., Mass., E.Cloutier, Lévis, P.Q., H.-C.Guillaume, CUéné- ville, P.Q., A.Gauthier, Sherbrooke, P.Q.J.-S.Vermette, J.-A.Godbout.Waterville, P.Q., E.Brunei, Mont-Carniel, P.Q., Ë.Lacihapelle, Sainte-Anne des Plaines, P.Q., J.-Emma-nueJ, Saint-Jean sur Richelieu, P.Q., J.Perreault, Montréal, Pti.Bouras-sa, St-David d’Yatnaska, P.Q., J.4>.Meunier, St-Hyacinthe, P.Q., J-E.Lamy, Pointe-du-Lac, P.Q., L.Paquet, Québec, E.-W.Dufresne, Sherbrooke, P.Q., J.-C.Laçasse, Ste-Ma-dpleine d’Outremont, P.Q., C.-O.Savard, Ile d’Orléans, P.Q., C.-E.Joyal, St-Norbert d’Arthabaska, P.Q., J.-A.Papineau.Montréal, E.Roily, St-Hurbain, P.Q., €.Roy, Université Laval, Québec, J.-C.Saint-Amand, H.Castonguay, Albestos, P.Q.E.Gralton, Ste-Thérèse, P.Q., A.Dion, Québec, A.Boily, Lac Saint-Jean, P.Q., J.Roy, Lévis, P.Q., J.-G.Mailloux, Céteau du Lac, P.Q., L.Lamothe, Trois-Rivières., P.Q., H.Benoit, Québec, R.Favreau, Sherbrooke, P.Q., D.Garon, St-Victor de Tring, P.Q., G.-A.Lemieux, St-Joa-chhn de Montmorency, 0.Desro-siers.Simmer North, N.-H„ T.-A.Caron, St-Pécome, P.Q., D.Desrosiers, Ville-Marie, P.Q., V.Primeau, Chicago.111., H.Primeau, Iberville, P.Q jfct LES SYNDICATS CATHOLIQUES L’ASSISTANCE-CHOMAGE Cè soir, à la salle No 1, Edifice des syndicats catholiques, 655, de-Montigny est, assemblée de fondation de l’Assistance-chômage, association destinée à venir en aide aux chômeurs nécessiteux, par le moyen de prêts sans intérêt qui leur seront consentis.Le Cercfle Léon XIII a élaboré un projet de constitutions et il les soumettra à l’assemblée.Tous les officiers des syndicats et tous les syndiqués catholiques sont invités à cette importante assemblée.Il y aura lecture et adoption des constitutions; décision sur l’incor- Ëoration et élection des officiers.ju’on vienne en foule et qu’on se lé dise.EXECUTIF DES PLOMBIERS Le comité exécutif du Syndicat catholique des plombiers s'assemblera ce soir, au bureau de M.Dieu-megarde, agent d’affaires.Tous les membres .sont priés d’assister.Par .ordre.COURS DE PLOMBERIE Le cours de plomberie et de chauffage par MM.Lafrance et Durand aura lieu à l’Edifice des syndicats catholiques, 655, dcMontigny est, à la satle No 2.Tous tes intéressés sont priés (Fassiter.Par ordre.CONSEIL CENTRAL Demain soir, assemblée du Conseil Central des syndicats catholiques nationaux.Rapports des comités exécutif et «’organisation.Rapports des officiers.Communications nombreuses et importantes.Tous les délégués doivent sc faire un devoir d’assister.La réunion aura lie U à la salie No 1, 665, deMon-tigny est.Par ordre.Premier» labour» Calgary, 11, (S.P.O — La temperature s’est élevée hier au plus haut degré encore atteint cette année, soit 58 degrés Fahrenheit.En décembre, le plus haut point atteint marquait 62 degrés.La température n’a pas été inférieure à un degré au-dessus de zéro depuis le 1er jauger.Dans les alentours de Calgary, les fermiers ont commencé le travail du printemps, faisant un premier labour avant l’ensemencement.I/agrandissement du marché Bonsecour» Le pureau de direction de l'Association des maraîchers de la région de Montréal réuni à l’hôtei Plaza mardi après-midi, le 9 février, a adopté à (’unanimité la résolution suivante: Considérant que l’Association représente la majorité des cultivateurs maraîchers des environs de Montréal vendant leurs produits sur les différents marchés de la ville; Considérant que la question du marché intéresse non seulement les cultivateurs, mais les commerçants et les consommateurs; Considérant que d’après le rapport du surintendant des marchéis les cultivateurs ont payé à la ville de Montréal en 1924 la somme de $183,823.91.en, 1925 une somme légèrement plus élevée; Considérant que la population de Montréal qui était de 300,000 en 1905, de 700,000 en 1920 et de plus d’un million en 1926; Considérant que vu l’augmentation du commerce et de la population il est nécessaire d’avoir un marché convenable et suffisamment grand pour que les cultivateurs {«lissent se placer à chaque marché a In même place; Considérant que les cidlivateurs ne peuvent présenter leurs produits convenablement pt soutenir la concurrence étrangère qu'avec un marché suffisamment grand pour contenir au moins 3,000 voitures; Il est proposé par M.Alfred Pres-seau secondé par M.Romain Déea-rie que l’Association des maraî-ppuie toute demande de L | construction ou d'agrandissement de marché, laissant a la ville le soin de choisir le site et l’endroit qui lui semblera le plus favorable et le plus économique.Au clûb de Réforme Le Club de Réforme de Montréal aura comme hôtes d’honneur, à son d-jeuner de samedi le 13 du courant, M.le Dr J.-J.Guérin, député de Ste-Anne aux Communes, et M.Paul Mercier, C.R.député de St-Henri aux Communes.Quand vous sentez l’approche d'un rhume Prenez Ir« comprime» la salir» de KROMO QUININE pour détruire la onu»e du mal cl fortifier l'organisme contre toute attaque de grippe ou d’influenr.a.Remède sûr et éprouvé.I'»y»» Avocats Joan Fsuteux.»>>>>>>>>>»> >>>>>>»> LL.B.AVIS Atdértr Bleln, l.L^L.RLAIN & FAUTEUX AVOCATS Immeuble Duluth, chambre 21.Main 52Î* 86 ou set, rue Notre-Dame.Montréal Dentiste En fact du théâtre St-Dsal» Dr Julien Fiché DENTISTE 1686 RUB BAINT-DENIg Tsl.Est 6167.-MONTERAI.Notaires Résidence et bureau du eolr « 2161, rue Chrletophe-Colomb.Tél.Calumet 7606 ALBERT PELLETIER NOTAIRE Prêt», courtages d’immeubles, règlements de successions, etc.Bureau : 627, Avenus VIC.ER, Tél.Est 411» 18-2-26 Avocat mier, ILerv Salem.Mas Bernard, Si bec, G.Gag bec.et D.f P Q-, Mgr F P.Q, let at real, A.Ca PJQ, L P.Veuf, P.Q.Ont, M.J -P.Q.$15.Ont dom ta.P.Q.F.Boulav, rha* I ?-P.iviere-s, P.Q.H.Gar-i L-udger.P.Q.J.-C.Cor-I ille, P.Q.H.Grenier.! L.-A.Marchand, J.-C.| »rel.P.Q.C.Hov .Qué- non.Séminai re di • Qué* Ihém ird, St-El ••uihi kc.P.t do nné «20: Mgr C.-A.i.F.A., VXî., Him loutki.’.-A.Du gai.I* .A.! Si-Lin.j be* L.Fine: mil.Moni- min ind, char L, Nicolet, For tin.St-A) ban.Port- F mi Je Rouit) -, Su dbury, E.t Ihicoine, Vn t rc* s Demande O été foltr * la Ctlé de Montreal no r J.D Chenier, no 3»«0 Notre Dame _ | l-.st, |Kisir permission d'emmaassincr rt —“i¦ - ivsndra dé la gandins et des huiles sur le i lut du cadastre no P 12 du quartier Mer- l iié* colonie de vacances i''‘Vâmc ‘è'^Me'deni.mie doit g-U ,, être l'oniniuntquée, dans le» dix Jour», à pour fillette» j-etienne gavthikb.* Sast-grcffler de la (Jte Mcmlréoi.8 février IBM.Tél.Bursau: Mein 6JJ6 Domicile : K.t 6662 Eugène Simard»a.l.l.l.IMMEUBLE ’’SAUVEGARDE” «.Kotro-Dsm* Est Montrésl Dentiste Xél.Lancaster é62l Dr Jules Hector Falardcau cniRURr.mrv-DENTisTB Bstractlon saut douleur — Méthodes medernae 2466 STHIENIS, coin Sherbrooke.MONTREAL 1-3-25 Notaire Téléphone : Main 2222 Horace Lippe Platement* d’argoké — Règlement* de snecee-Admlnletratlon de propriétés, «te.sisns U, PLACE D’ARMES MONTREAL On annonce la fondation d'une: colonie tic vamnres pour fillettes qui t’ouvrirti cet été à Gontrecoeur, t Mir le bord du fleuve.La terre qui servira d'ébatx aux fillcttox a 4M ar-1 pent* de longueur et 2 de larcgiu.j colonie (rartera le nom de CO' I Ionie de» vacance* de Jeanne d'Arr.jUne maison de 5U pied* i 2 étage» ¦ pouvant loger 25 enfant* est actuel AVIS Avocat Main 6696-09*1 En fsco du PsUt* d* Jnettc» Hené Théberge IMMEUBLE "BAUVEtîARDB" *2 NOTRE-DAME EST, suite II.MONTREAL Huissier Théo.Guy Grothé Résidence: 17tr Wolfe Tél.Ret 9614-J Huissier de la Coar ftapérleuro Bureau t 15.ST-JACQUES.Chambre 11 Tél.Hetbour 1282 Mentréal Notaire Main 1839 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires 30 rue St-Jacques - - Montréal 9-2-27 * Ii •non, New-Bedford, Dmmsndf • eié fnltc a la Qlé de M.ml pât cJharlie l.iw, TA mttit, pour pprmliMton uttt bum- ___jent en voie de construction.De j derio publique our le li*t du 2i*,t.rri vaste* terrain» de jeu.une belle | v,u*r«’ 00 ^ '*>*"¦ rjia-ttdâge de sable blanc, une eau abon-j Toute nt>po»ition * celte demande d«u •4roeo/ w-Bedford, Mas*.A.-M, dinte et pure, de grand* bois de i Mr« «nmmimlqt»éé|dinj le* dix bnjris à Biddeford, Me.J.
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