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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 mai 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-05-28, Collections de BAnQ.

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Montréal, lamedi 28 mai 1938 RIDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BElâir 3161 * SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2934 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR 4 VOLUME XXIX ~ No 12* ¦sr Dircctaur-gérant > Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.0C (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unit et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS a» UNION POSTALI 3.00 Après le discours de M.King Le gouvernement assumera l’entière "" ¦¦ " .Æ ÆT ^ MBK.La politique (a plus sensée, la politique acceptable, la politique coloniale "Mon pays, qu’il ait tort ou raison 1” — My country, ight or wrong, — s’écriait, il y a quelque cent ans, un méricain jingo dont ce mot est resté.A cela, des gazettes publiées chez nous, mais qui ne sont guère de chez nous parce que les sentiments qu’elles expriment sont peu canadiens, même ne le sont pas du tout, font écho, quand elles se prononcent pour le principe de la participation du Ca-nada aux guerres impériales.“The Empire, tight or ^wtong’’, disent-elles en substance.Elles viennent meme de ijreprendre ce cri, au lendemain de la déclaration si long-htemps attendue, enfin venue, de M.King sur la politique étrangère du Canada.* * * La politique de M.King, surtout en ce qui regarde nia part que le Canada pourrait éventuellement prendre aux guerres de la Grande-Bretagne, n est pas très nette; elle est néanmoins autrement plus canadienne que celle de son n adversaire, M.Bennett, dont l’impérialisme lance son chant du cygne-puisque M.Bennett doit s en aller 'bientôt.Aussi convient-il d'opter, entre les deux politiques exposées à Ottawa, pour celle de M.King, — tout en faisant d’explicites réserves quant à la faiblesse de tels et tels de ses aspects, — plutôt que pour la doctrine fossilisée, si l’on peut dire, d’un parti qui ne paraît plus avoir le sens canadien.Le Star prétend bien que “si l’Empire britannique était en danger, cela équivaudrait à l’invasion du territoire canadien, pour autant que c’est le territoire d’un peuple libre et souverain.Et, en ce cas, nous nous battrons’’ (article du 26 mai, Mackenzie King on war).Ce ne sont là que des mots sonores et vides.Le Star n’établit pas ce qu’il affirme, pas plus qu’il ne démontre qu’il est raisonnable de trouver quelque ressemblance que ce soit, sauf du point de vue sentimental, et pour un certain nombre de Canadiens établis au Canada depuis quelques dizaines d’années seulement, entre une attaque menaçante contre un point quelconque de l’Empire qui ne serait pas le Canada, et une attaque contre le territoire canadien même.Il y a une aussi grande différence entre ces deux attaques, du point de vue Il faut reconnaître que cette politique [celle de laisser au Parlement canadien “de décider de la conduite à suivre f en cas d’urgence, en tenant compte de toutes les circonstances’’et dans chaque cas en particulier, sans se lier d’avance à quoi que ce soit] n’est peut-être pas tout à fait satisfaisante, qu’elle n’est peut-être pas absolument logique’’, a dit M.King.Réflexion judicieuse.Il se rend bien i compte que le Canada, pays d’Amérique, n’a rien à voir, en tant que pays d’Amérique, aux querelles de l’Europe, j querelles qui s’accentuent, M.King l’a dit lui-même, — du fait que lors des conférences du désarmement, de 1932 à 1934, l’on a refusé “d’accorder à une Allemagne démocratique des concessions raisonnables’’ (voir le discours de M.King, mardi dernier) et qu’aujourd’hui ce pays menace de prendre par la violence tout ce qu’il se croit de taille à prendre.Peu logique, aussi, cette politique d’ajournement, d’atermoiement; car si le Canada est pays d’Amérique, ce ne sera pas en tant que pays d’Amérique, ce sera en tant que partie de l’Empire britannique que le Canada pourrait souffrir de quelque hypothétique raid ennemi.“S’il est peu probable que nous participions à des guerres de conquête ou encore à des croisades, il est encore moins possible que, dans l’état présent du monde, un pays nous prenne pour cible de ses attaques.Il est prématuré, pour ne pas dire plus, de parler de pays agresseurs qui auraient les yeux sur nous et tenteraient de s’emparer de nos ressources naturelles.Ceux qui parlent ainsi ne tiennent pas compte de notre situation géographique.Ils ignorent les difficultés stratégiques que présenterait une invasion par mer.Ils négligent surtout de penser que tout agresseur possible a, près de chez lui, de quoi satisfaire ses ambitions tu ï:-u de reuirir le risque d’expéditions fantastiques à l’autre bout du monde.En fait, tout danger d’attaque contre le Canada est bien éloigné.C’est plutôt contre des incursions isolées que nous aurons à nous défendre”, a dit justement M.King, mercredi dernier.D’où l’on peut conclure tout ceci: seuls les Etats-Unis pourraient envahir pour de bon et occuper pour tout de bon le Canada; il n’est pas de leur intention de le faire, du moins d’ici longtemps; si jamais ils s’y décidaient, nous ne pourrions rien pour les arrêter; la durée de leur occupation dépendrait en ce cas de leur bon vouloir; l’Angleterre ne risquerait pas en ce cas de guerre anglo-américaine pour nous libérer; le reste de l’Empire laisserait lui aussi le Canada passer aux Américains, car il serait vain de vouloir leur disputer notre territoire; les choses étant ainsi, l’Empire ne peut nous protéger que contre des dangers éventuels auxquels seule notre situation de membre de l’Empire nous expose; et donc, finalement, puisque l’Empire ne sautait, ne voudrait, ne pourrait nous protéger contre ce seul adversaire, le seul dangereux que nous puissions jamais avoir, nous n’avons guère à nous préoccuper des autres, d’abord parce qu’ils sont assez loin; et aussi parce que l’Ukraine, l’Europe centrale, la Pologne, voire une vaste partie de la Russie européenne du Sud, de la Russie asiatique, de la Chine, intéressent bien autrement que le Canada les seuls adversaires éventuels que l’on peut entrevoir: l’Allemagne et le Japon.Presque tout cela, M.King le sait, le voit, le fait entendre à mi-mot: et là-dessus il est impossible, pour peu que l’on soit sensé, de ne pas penrer comme lui, de ne pas conclure qu’il a tout à fait raison.Les incursions isolées auxquelles fait allusion M.King, elles nous frapperaient, encore un coup, soit parce que nous sommes de l’Empire, soit encore parce que nous sommes voisins des Etats-Unis et qu’un ennemi de ce pays voudrait lui faire sentir, en attaquant certaines de nos villes, quelques-uns de nos ports de mer, une bande étroite de notre littoral, que lui, l’ennemi, il peut facilement répéter cet exploit, atteindre, frapper des points isolés du littoral américain.On ne nous attaquera jamais en tant que Canada.Si c’était parce que nous sommes de l’Empire qu’on nous attaquait un jour, ce serait au Royaume-Uni, centre, pivot, coeur de l’Empire, de nom défendre.Si c’était à titre de voisin des Etats-Unis, d’allié naturel des Etats-Unis qu’on nous frappait, ce serait à eux de nous défendre.Ce dilemme, il est précis, imbrisable, M n’y a pas à en sortir.Dans un cas comme dans l’autre, notre principale défense devrait venir, elle viendrait inexo-tablement du dehors, tout comme l’attaque nous serait venue pour des causes tenant étroitement à notre position dans l’Empire, à notre voisinage immédiat des Etats-Unis, I notre politique extérieure, qui serait liée avec celle de l’Empire.* * # Les proffrfs âe la voirie sont constants.M.J.A.Edmison, conseiller du bureau du tourisme (Tourist and Convention Bureau) oui parlait, ces jours-ci, devant l'Association des agents de publicité.disait que “le gouvernement de Québec fait tout ce qu’il est possible de faire pour améliorer les routes.” C’est un certificat mérité.Déjà le trajet entre Montréal et Québec ne se conipare plus avec ce qu'il était il y a deux ans.Restent des tronçons de route laborieux qui causent une tension au chauffeur .et à ses compagnons.En revanche, raisonnement, qu’il peut y avoir de distance, de differênee j que de bons petits bouts où l’on géographique, entre le Canada et la partie de l’Empire où ! peut détacher les peux de la chausse porterait la menace dont parle le Star.Celui-ci ne sau- sée et regarder le paysage qui en Billet du soir propriété de la Banque âu Canada Zt*) Hitler veut sauvegarder la paix Lo route Montréol-Québec Lo presse allemande cesse soudain d'attaquer la Tchécoslovaquie Ralliement d'étudiants sudètes remis à octobre Si nom n’avions aucun lien avec l’Empire, pourrait-on prétendre que nous aurions quoi que ce soit à faire aux différends de Berlin avec Prague, de Downing Street avec la Wilhelmstratit, aux conflits de la République française avec le Troisième Reich î Poser cette question, n’est-ce pas faire ressortir tout de suite l’absurdité de raisonnement de ceux qui, soit à la Gazette, soit au Star de Montréal, soit dans des feuilles analogues, s'élèvent contre la politique extérieure du Canada telle que la définit M.King, sous prétexte qu'elle n’est pas impériale?Il le dit lui-même, elle peut n’être pas fort satisfaisante, ni très logique.— la vraie politique, c’est celle d’un Canada neutre, tout comme Washington est neutre —: mais celle de M.King n’est-elle pas néanmoins préférable à celle, toute l'irréflexion, de servilité, d’assentiment aveugles à tout ce lue Londres déciderait, advenant un conflit européen, voire asiatique, auquel Londres serait partie, politique que préconisent tels impérialistes vieux jeu, telles gazettes Impérialisantes se targuant d'être britanniques et oubliant que aotre seul pays, notre seule patrie, c’est le Canada?rait convaincre personne de sensé qu’une attaque contre Singapour, l’Inde, la zone du canal de Suez, équivaudrait le moins du monde, pour nous, Canadiens, à une invasion du Canada.Le Star, au reste, le sent si bien qu’il juge bon, revenant sur son idée, de préciser que “le Canada sera envahi dans ce qu’il a de plus grand (“Her most potent asset”) lorsque l’existence de l’Empire britannique sera mise en péril”.Formule vague, qui peut le satisfaire, qu’il peut croire convaincante, mais qui ne résiste pas à l’examen à froid.Jamais un véritable Canadien, qui n’a et ne doit avoir qu’une seule patrie, le Canada, et qui n’en peut avoir quatre ou cinq à la fois, — ainsi l’Angleterre, l’Ecosse, l’Australie, l'Inde, l’Afrique-Sud, — ni les mettre toutes au même rang que le Canada, ne se sentira menacé jusque dans son pays, si quelque ennemi allait descendre sur les côtes de l’un de ces autres pays, occuper une partie du littoral sud-africain, ou australien, ou indien.— Et s’il s’agissait d’une invasion de l’Angleterre, de l’Ecosse?dira-t-on.— Qu’y pourrions-nous faire?Si le Royaume-Uni allait ne pouvoir défendre son propre territoire, qu’y aurait-il d’autre à faire pour nous que de nous renfermer chez nous, de voir à notre unique défense?Car alors l’Empire en serait rendu à son inévitable dislocation, Londres se trouvant dans l’impossibilité de défendre même les Iles britanniques.Comme quoi, en voulant évoquer Croquemitaine et l’éventualité de l’invasion du Royaume-Uni, le Star raisonne de telle façon qu’il risque de nous convaincre — c’est déjà fait pour plusieurs — que nous n’avons qu’un seul devoir; celui de déclarer au plus tôt notre réelle indépendance, celui de pourvoir à notre propre défense chez nous, sans nous préoccuper de celle de quelque autre partie que ce soit d’un Empire vacillant.* ¥ * En juin dernier, à l’Université Queen's de Kingston, Ontario, pendant une conférence sur les affaires et les relations canado-américaines, un des premiers journalistes du Canada de langue anglaise, M.John W.Dafoe, de la Free Press, à Winnipeg, faisait entre autres choses ce commentaire, après avoir noté que ce n’est pas manquer de dignité (“not discreditable”) que de tenir compte du voisinage des Etats-Unis en établissant nos plans de défense; “Nous commençons d’entendre parler fréquemment du partage des Canadiens en deux camps: les Nord-Américains et les impérialistes.Cette distinction est indubitablement en train de s’établir.Un premier groupe est à fond nord-américain.Il considère que le Canada est un pays indépendant, dont les intérêts sont en Amérique du Nord”.M.Dafoe notait aussi que, “si la force du groupe impérialiste est difficile à évaluer, elle est certainement moindre qu'il y a vingt-cinq ans,.” Et il signalait que le groupe impérialisant, on le trouve surtout dans le porti conservateur fédéral, — ce à quoi l’attitude de M.Bennett, mercredi dernier, bien qu’il se défendît de parler au nom de son parti, dont il est encor* le chef, est loin d’apporter un démenti.Au cours de la même séance où parlait ainsi M.Dafo*, M.A.L.Burt, professeur d'histoire à l’Université du Minnesota, Canadien d’origine, qui vit aux Etats-Unis, fit remarquer que “le Canada de langue française entretient un point de vue plus nord-américain que le Canada de langue anglaise [en matière de politique et de relations étrangères], parce qu’il n’a pas, comme le Canada anglais, de liens de parenté avec la Grande-Bretagne (it hat had no human bond with Britain).Il est donc naturel que le Canada de langue française soit devenu le premier volontairement partisan de l'isolement, au sens américain; et que le Canada de langue anglaise, par ressentiment, ait jadis réagi contre cette attitude.S’il survenait maintenant une crise, le Canada de langue française trouverait à côté de lui.sur le même terrain, une section importante du Canada de langue anglaise.Et la division serait moins âpre, parce qu’elle ne se ferait pas que pour des raisons de race”.(Voir Proceedings, Conference on Canadian-Am-etican Affairs, 1937, Ginn & Company, New-York, Montréal, Londres, pp.220 3 248).Ces observations de M.Burt sont très justes.Quoi que disent M.Bennett, le Star, la Gazette, le Globe & Mail, le Journal d’Ottawa, les jingos type Church-Bassett, un sentiment de canadianisme raisonné se manifeste de plus en plus ouvertement, à mesure que le temps passe et que les générations prennent de plus en plus racine au pays.Les toutes récentes déclarations de M.King sur la politique extérieure du Canada fourniront une nouvelle force à ces racines.L’arbre canadien n’est pas encore très vigoureux.Pourtant, pour peu que la tempête européenne tarde à éclater, cet arbre poussera de telles racines, sur toute l'étendue du sol canadien, que la cognée et la scie jingoes ne pourront l’abattre, pas même l’entamer.Georges PELLETIER vaut bien la peine.De fait, plus la route est belle et plus le paysage est beau en un certain sens — subjectivement, comme diraient les philosophes, — parce qu’on peut le contempler et mieux l’apprécier.Une route facile et sûre recule la ligne d'horizon pour les automobilistes.Pendant des années il n'y eut qu’une voie pour sortir de la ville en direction de Québec—et quelle voie! Toute de trous et de bosses, elle semblait retenir méchamment les voyageurs dans la région empestée des raffineries d'huile.Aujourd’hui non seulement le pavage de la rue Notre-Dame est dans un état convenable, mais la rue Sherbrooke traverse toute la partie est de Vile et permet aux voyageurs de rouler sans encombre sur une voie droite ou aux courbes à grand rayon.C’est une première et immense satisfaction.Il est vrai que celle-ci cesse brusquement quand on pénètre sur les ponts au plancher de madriers sonores et qui retroussent à chaque lour de roues, du Bout-de-l’Isle et de Charlemagne.Mais déjà se dessine, tout à côté, le batardeau ou le pont provisoire, précurseur du pont définitif, qui, dans deux ans au plus, remplacera l’étroit et dangereux passage actuel.Le cours d’eau franchi, nouvelle déception: la roule de Repentigny n’est guère praticable et H faut faire détour par VAssomption.Bientôt, au milieu de l’été au plus lard, cette chaussée sera terminée et le trajet Montréal-Rerthier ou Montréal-Québec, si l'on veut, sera ainsi abrégé de plusieurs milles.De Saint-Sulpice à Berthier c’est un charme.Reconnaissons que la chaussée, construite sous le régime Taschereau, a été.exceptionnellement, bien faite: elle tient encore.De Berthier, il fallait aller autrefois jusqu’à Pointe-du-Lac, par une route sinueuse et ètrpite, qui croisait onze fois le chemin de fer.Déjà la nouvelle route est ouverte sur partie de son étendue, comme de Louiseville à Yamachiche.C’est à Pointe-du-Lac aussi, je crois, qu’une très longue et très pénible courbe est déjà supprimée.On omet déjà aussi deux ou trois passages à niveau.Quel soulagement! On file d’une traite par beau chemin des Trois-Rivières à l’église de Deschambeault, cela doit faire une quarantaine de milles.La détente pour les voyageurs arrive à point.A partir de cel endroit jusqu’à Québec on a supprimé une ou deux courbes accentuées, mais la route est en construction ou en réparation.C’est la tension qui recommence.Malgré la splendeur du paysage, les yeux restent rivés à la chaussée.Affaire de quelques mois! Et les progrès sont suffisamment rapides pour faire patienter les voyageurs et les conserver de bonne humeur.Le gouvernement fait ‘‘tout son possible pour les routes”, pensent-ils, comme M.Edmison.Si seuls les usagers de ces routes avaient le droit de vole, le gouvernement gi'aurail pas de mal à obtenir, surtout pendant la belle saison, un renouvellement de mandat.Le tourisme, c'est-à-dire le voyage d'agrément, commence enfin, chez nous, à mériter son nom.F.A.BERLIN, 28 (S.P.A.) — Comme si elle avait reçu un ordre, !' presse allemande a soudain cessé d'attaquer la Tchécoslovaquie et les démocraties auxquelles elle a reproché d'appuyer les Tchécoslovaques.Dans le monde officiel, on dit que la presse a cessé d'attaquer ces pays, parce que le Reichsführer Hitler a résolu de sauvegarder la paix malgré les "provocations" que la Tchécoslovaquie a commises.Au nombre de ces "provocations", il y a les préparatifs de défense de la semaine dernière et les survols qu'il paraît que des avions militaires tchécoslovaques ont effectués en Allemagne.Dans les journaux, il était question, il y a quelques heures, d'un seul incident: à Kaplice, annonçait-on, des soldats tchécoslovaques ont maltraité un cultivateur austro-allemand, parce qu'il n'avait pas sa carte d'identité.En ce qui concerne la décision du Reichsführer de sauvegarder la oaix, on affirme que non seulement le Reich n'a pas envoyé de troupes près de la frontière, mais que deux régiments envoyés en Autriche, lors de l'annexion du pays, sont retournés en garnison à Augsbourg, qu'environ 150 milles séparent de la fron- tière schécoslovoque.De plus, on annonce la remise à octobre d'un ralliement d'étudiants allemands des Sudètes qui devait avoir lieu le 2 juin, près de la frontière germano-tchécoslovaque, à Usti.On souligne que l'ajournement est une mesure prise pour écarter une occasion possible de troubles.Le chef des Allemands des Sudètes, M.Konrad Henlein, a eu de fréquentes entrevues avec les dirigeants des nazis d'Allemagne.Il y a lieu de signaler que l'Allemagne cherche à attirer de nombreux touristes chez elle, cet été.A ce sujet, le ministre de la propagande Goebbels a annoncé, à l'ouverture d'un congrès, qu'elle supprime des impôts et simplifie des formalités.# # & BERLIN, 28 (S.P.C.-Havas).— L'agence d'information allemande annonce qu'un avion militaire tchécoslovaque a pris des photographies d'une ville de la Basse-Autriche, Gmund.Elle ajoute que, vu que la visibilité était excellente, il ne peut pas s'agir d'un* erreur, mais qu'on est en présence d'une violation da frontière préméditée, exécutée pour des fins militaires.Bloc-notes Louisiane et Canada Un malheureux contretemps, un relard dans la réception d’une lettre, nous a empêché d’assister hier l’avant-midi à une manifestation particulièrement émouvante et qui, on le devinera, nous aurait preïfondément intéressé.Nos lecteurs savent qu’émus par tout ce qu’ils entendaient dire des jeunes Acadiens de ia Louisiane, un certain nombre d’élèves de l’Ecole Saint-Stanislas ont décidé d’offrir à leurs camarades de là-bas un dra peau fleurdelysé et quelques centaines de livres français.Le drapeau deviendra probablement une sorte de trophée qui sera attribué à celle des classes louisianaises qui aura manifesté le plus d’intérêt pour l’étude du français.Les jeunes élèves de Saint-Stanis.las et leurs maîtres ont voulu donner à leur acte une valeur d'exemple et de propagande.Le drapeau a d’abord été exposé dans les vitrines de grands magasins, avec une noie indiquant sa destination.Puis, hier matin, avant le départ pour la Louisiane du précieux emblème, on a organisé une grande fête.Quatre cent cinquante élèves, accompagnés de leurs maîtres, drapeaux en tête, se sont rendus au monument Dollard.A onze heures et demie, le directeur de l’Ecole, le cher Frère Elphègc-Marie, a prononcé une courte allocution, signalant la portée de l’acte que l’on posait; puis les élèves ont prononcé le serment d’honneur à la Patrie, qui est d’usage à l’école, et l’un des jeunes gens a récité le Message du Drapeau, oeuvre de l’un des professeurs, dont l’on trouvera le texte à l’intérieur du journal d’aujourd’hui.Et le tout s’est clos sur le chant de l’O Canada.Le drapeau est parti hier même pour la Louisiane, où on l'attendait avec hâte.Il est adressé à Mlle Marie Thériot, dont M.Lauvrière et M.le juge Surveyer ont signalé le dévouement à la langue française qu’on lui a fait une injustice.Nous I ses de français a lieu cet après-mi- comprenons ce sentiment, mais ce n’est pas d’hier qu’on a proclamé nécessite fait loi.mestion de l’impor- Gronde campagne crédifiste en Ontario et au Québec Ottawa, 28.— Le parti créditiste ae propose de faire une grande campagne cet été en Ontario et dam le Québec.M.Lloyd Jaeger, de Toronto, organisateur du groupe en Ontario, et MM.L.Dugal, de Québec, et R.-J.Zan niton, de Montréal, «ont actuellement à Ottawa pour discuter du plan général de la campagne avec les députés fédéraux du parti.M.Joseph Unwin, whip du gouvernement à Edmonton, fera plusieurs discours cet été en Ontario.qui Puis il y a la que tance relative des textes, on dit: Mais ceci ne devrait pas compter à côté de telle autre chose.Si l’on s’en tenait à la valeur intrinsèque des textes, l’argument vaudrait peut-être.Mais un journal est un journal, et chaque Jour le journal, même celui qui veut être le plus sérieux, est obligé de publier une quantité de matière dont l’importance propre n’est pas très considérable.C’est le menu, le détail de la vie quotidienne, dont l’on ne saurait faire complètement abstraction.Une revue un livre surtout, se rédigerait, se composerait autrement, mais le journal, encore une fois, n’est ni un livre, ni une revue.Il est un journal, avec tout ce que cela comporte d’inévitables faiblesses, et parfois de force.Puis, faut-il rappeler qu’un tournai ne peut avoir qu’un nom-ire de pages assez limité?Question de temps et de finance, question d’équilibre financier surtout.O.H.-.— m - Pour les Acadiens deJTle Des nouvelles de là-bas — C'est le temps de donner un solide coup d'épaule Nous recevons de ITle du Prince-Edouard tout un lot de nouvelles intéressantes.Depuis le mois d’octobre il y a à Charlottetown, tous les samedis, des classes de français extra-scolaires, fréquentées par une soixantaine d’élèves acadiens, dont la plupart n’ont pas manqué une seule classe.Ces soivante élèves se divisaient en trois groupes, dirigés par M.Clarence Pineau, B.A., fonctionnaire de la marine, par Mme Minnie Gaudet Béatrice Blanchard, Howatt et Mlle et la part éminente qu’elle a prise fille de notre vieil ami M.J.-H Le carnet du grincheux “Certains employeurs, dit un journal, poussent !s “crânerie” jusqu’à permettra à leurs employés de s absenter pour retirer leur chèque de secours.” Crtne-rie, déshonoré, devient synonyme de cynisme, de toupet ou de culot.Refrenci-sons! * 4 * Plus loin: “.le* déboursés dent mentionnent ses rapports.Que est bien trop simple, évidemment.* * * On a tout essayé pour faire des petites Dionne des bêtes curieuses et on parait étonné d’avoir si bien réussi.* * * Le congrès des jeunes Canadiens trouve qu’il y a Inconséquence à fournir des armes au lapon fout en s armant contre le Japon.L’Inconséquence est de surface.Le trust des armements voit bien son Intérêt, qui est d’srmer partout.» 4 * Ce que les Franquistes reprochent à Cerbère c’est, malgré son nom synonymt de gardien Intraitable, de ne pas surveiller suffisamment les envola de munitions aux “gouvernementaux”.Le Grincheux à l’organisation du Rassemblement français de Lafayette, le 9 avril dernier.La fête d’hier marquera probablement une date dans la reprise de contact entre Français du Sud et Français du Nord.Un échange de lettres s’institue déjà entre écoliers des deux groupe*.Les élèves de Saint-Stanislas ont été des précurseurs.Il faut les en féliciter, et davantage encore sûrement les maîtres qui leur ont Inspiré de pareils sentiments et les ont guidés dans leur effort.Détail supplémentaire: une lettre de Lafayette nous apprend qu’on s’est déjà mis en Irain là-bas dPexé-cuter le programme du concours Blondin Dubé.Ainsi se multiplient les liens entre les deux groupes.Il est probable que l’automne prochain nous aurons le plaisir d’accueillir un conférencier louisianais de premier plan.Trop de matière Tl ne se passe pas de jour et celui-ci ne fait pas exception à la rè- Sle générale où l’on ne doive laisser e côté quelque matière toute prête, ou meme déjà composée.Ceci surprend un certain nombre de gens, qui s'imaginent que les journaux manquent toujours de matière, et qui croient leur rendre service en les priant de reproduire tel ou tel texte déjà publie ailleurs.La vérité, c’est que, presque toujours, il y a encombrement, et qu’à certains moments l’encombrement est lamentable.Ainsi, de ce temps-ci, où le Parlement fédéral, les deux commissions d’enquête, Rowell et Montpetit, nous apportent à pleine» pages la matière intéressante.Il faut écarter, ajourner, résumer, et celui dont le texte a été plus ou moins sacrifié estime toujours Blanchard.La clôture de ces clas* di, samedi.Hier, vendredi, se sont closes les classes du Collège du Prince de Galles, de Charlottetown.Tous les élèves acadiens ont passé leurs examens avec succès.Dimanche aura lieu la clôture des cercles d’études, organisés par les Acadiennes de Charlottetown.On reprendra le travail à l’automne.Au début, il n’y avait qu’un cercle, mais le nombre des membres est devenu tel qu’il a fallu en constituer un autre.Bon signe, comme l’on voit.Hier ont dû avoir lieu les concours de français pour les grades V et VI; aujourd’hui, ce sera le tour des grades VII, VIII, IX et X.On compte que quatre cents élèves participeront A ces examens.Hélas! comme nous le fait observer un correspondant, il n’y a pas encore de concours pour les premiers grades, où ce serait pourtant si important.Mais l’on ne désespère pas d’y arriver.* * ¥ En tout cas, ce simple paquet de nouvelles, extrait d’une letlre privée, montre que l’on travaille là-bas.On admirera surtout le travail que s’imposent des gens qui ont passé l’âge scolaire.Raison de plus pour apporter à nos amis de l’Ile un solide appui, pour leur permettre de donner un nouvel élan à l’oeuvre qui a pour objet de faciliter le perfectionnement des professeurs.C’est à quoi tend notre souscription.Celle-ci touchera bientôt le» 1150.Mais pourquoi n’atteindralt-elle pas le double?Ce ne serait pas excessif.Il suffirait que plusieurs voulussent y mettre la main.Les petits ruisseaux font les grandes rivières.¥ ¥ ¥ Nous avons été obligé de clore cette note le vendredi après-midi.Aussi n’avons-nous pu ajouter aux $144 de vendredi que $1, offrande de M.P.Bastien, de Montréal.Espérons que la liste de lundi compensera pour ce quasi-arrêt.O.H.Au Royaume du Saguenay Les Vingt-et-un vendent leurs scieries à William Price XŸÏ La répétition d'un même accident, qui se traduit pour eux par une lourde perte, les y contraint -L'action de cent livres en vaut pourtant 325, sans compter les marchandises en magasins — Le monument qu'on leur a élevé — Les véritables fondateurs du Saguenay colonisé En après (Par EMILE BENOIST) 1842, c’est-à-dire quatre ans le commencement de leur exploitation de la forêt saguenéen-ne, les Vingt-et-Un vendaient à “William Price, Ecuyer & Compagnie”, toutes les scieries qu’ils avaient construites dans le pay* en même temps que les autres établissements qui s’y rapportaient, magasins, etc.Restèrent-ils au Saguenay après cette opération?Quelques-uns d’entre eux seulement et la plupart retournèrent à leur village d’origine, la Malbaie.Les Vingt-et-Un, c’est-à-dire les actionnaires en chef de cette société, étaient certainement les citoyens les plus influents et les plus riches de la Malbaie.Dans les pièces qu’ils vont signer ou marquer de leur croix chez le notaire Gauvreau, ils sont désignés “tous propriétaires et censitaires de terre dans la paroisse de la Malbaie”.Les biens qu’ils y possèdent les y attachent, les y ramènent, a l’exception de quelques-uns, de trois ou quatre., _____ Un vieillard de Chicoutimi, Tha-dée Desgagné, petit-fils de Joachim Desgagné, père de Louis, disait récemment à l'un des jeunes enquêteurs de la Société Historique du Saguenay, M.René Gauthier: “Lorsque les Price achetèrent tous les moulins qu’Alexis Tremblas avait fait bâtir, ce dernier s’en retourna à la Malbaie avec ses vingt- .(Suite à 1a page 2à 2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI ZB MAI 1938 VOLUME XXIX — No 121 L'enquête Rowell Acadiens et Canadiens français des provinces maritimes Griefs et suggestions sur le terrain scolaire — La représentation proportionnelle donnerait aux Acadiens du Nouveau-Brunswick le tiers de la députation, ce qui correspondrait à leur importance numérique Actuellement, il est impossible de faire élire plus de dix députés, soit moins de 21 % de la députation Voici le texte du mémoire présenté à la Commission Roivell, lors de ses séances A Québec, par les Acadiens et les Canadiens français des provinces maritimes: Texte du mémoire Aux provinces maritimes, il existe une importante minorité de langue française; dans le Nouveau-Brunswick.137,000, soit le tiers de la population; en Nouvelle-Ecosse, Tile du Prince-Edouard, 13,000, c’est-à-dire environ 15% dp la population de cette province.Dans l’esprit des Pères de la Confederation, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique devait assurer le plein épanouissement des minorités françaises et anglaises, catholiques et protestantes.Ironie du sort, les minorités des provinces maritimes se trouvent aujourd’hui dans une situation moins favorable qu’en 1807.A cause de l’insuffisance des articles 93 et 133, ou plutôt à cause de l’interprétation étroite qu’on leur a donnée, les minorités françaises et catholiques ont souffert énormément dans leur vie nationale et religieuse.Elles ont subi et subissent tous les jours de nouvelles pertes.Elles en subiront nécessairement de nouvelles si des mesures ne sont pæ.prises pour faire respecter l’esprit sinon la lettre du pacte fédératif- .,, Tout d’abord, les Acadiens et Canadiens français des provinces maritimes sont pratiquement tous de foi catholique.A ce titre, ils sont de fervents adeptes de l’école confessionnelle qui existait de fait, sinon de droit, avant 1867.Or, au cours des dix années qui suivirent la Confédération, ces trois provinces firent disparaître les écoles confessionnelles pour y substituer l’école soi-disant neutre et unilingue.Au Nouveau-Brunswick, qui innova dans ce sens, on s’insurgea contre la loi de 1871, d’abord en essayant de la faire désavouer par le gouvernement fédéral, puis en attaquant sa constitutionnalité par devant les tribunaux.La Cour suprême du Nouveau-Brunswick puis f ' '"i JJ1!* 1 le Conseil privé décidèrent que les Avis de décès HUBERT.— A Montréal, le 27 mai 1938, décédé à 85 ans, Clément Hubert, époux de feu Rose-Delima Dupré.Les funérailles auront lieu le 30 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires L.Lebeau, 479 est, Crémazie, à 7 h.45, pour se rendre à l’église de la Visi-tion, Sault-au-Récollet, à 8 h.15, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister.Pas de fleurs, s.v.p.LONGT1N.— A Montréal, le 27 mai 1938, décédé à 58 ans, 6 mois, Tsmaël Longtin, de Saint-Philippe de prairie.Funérailles le Hindi 30 courant, à 9 heures (heure solaire), à Saint-Philippe de La prairie.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.écoles confessionnelles n’avaient aucune existence légale au Nouveau-Brunswick avant 1867, et en conséquence, que l’article 93 ne pouvait protéger des écoles qui ne jouissaient d’aucun statut juridique, Depuis lors, ce fut pour la minorité catholique un marchandage humiliant qui a donné à date le résultat suivant: là où les catholiques sont en majorité, on tolère l’enseignement religieux pendant une demi-heure après les heures de classe.Cette situation n’est pas satisfaisante, et ne correspond pas, croyons-nous, à l’esprit qui animait les Pères de la Confédération.Sur le terrain linguistique, même situation humiliante et particulièrement injuste.Avant 1867, il existait aux provinces maritimes des écoles françaises jouissant pratiquement des mêmes avantages que les écoles anglaises.Personne ne songeait à refuser à la minorité le droit d’apprendre sa langue maternelle dans les écoles recevant les subsides de l’Etat.L’entrée dans la Confédération aurait dû, semble-t-il, améliorer la situation de la minorité en consolidant les avantages dont jouissait la langue française.Sir John A.Macdonald n’avait-il pas fait la déclaration suivante au cours de la discussion de la résolution 46 qui devint plus tard l’article 133?“Les délégués de foutes les provinces ont consenti à ce que l’usage de la langue française formât l’un des principes sur lesquels serait basée la Confédération, et que son usage, tel qu’il existe aujourd’hui, fût garanti par l’acte impérial.” Sc basant sur de telles déclarations faites par les hommes publics du temps, les Acadiens appuyèrent le projet de la Confédération, quand il fut soumis au peuple, croyant voter pour une mesure qui leur ga-rantissait partout l’usage du français.Vingt-trois ans plus tard, sir Macdonald s’exprimait encore plus catégoriquement à la Chambre des Communes: “.We wish a constitution now under which all British subjects are in a position of absolute equality having equal rights of every kind, of language, of religion, of | property and of person.” Remerciements à sainte Rita.Malheureusement, l’article 133 pour faveur obtenue, avec promesse | n.est pas ailssj complet qu’il pour-de publier.— R.P- rai» l’être.Il définit bien les droits du français au parlement et par devant les tribunaux.De l’école il ne fut point question.Mais, pour des gens de bonne foi, le bilinguisme scolaire ne découle-t-il pas de l’article 133 comme conséquence logique et inéluctable?Limiter à l’enceinte du parlement ou des tribunaux fédéraux l’emploi de la langue française est une dérision et une tromperie.C'est répudier la convention de 1867, c’est biffer un texte dont le but fut de maintenir le français comme l'une des deux langues officielles du Canada, de laisser chaque Canadien libre de t’enseigner ou de l’apprendre, de l’écrire ou de la parler.Quelle folie eût été celle des “Pères” en décrétant cet usage du français au parlement et devant les tribunaux fédéraux, si leur intention n’avait pas été de rendre possible partout au Canada, l’emploi du français?Si l’on a le droit de plaider et de témoigner en français devant les tribunaux fédéraux; si l’on a le droit de parler français au parlement; si l’on a le droit de lire en français tous les documents jé-déraux et de correspondre ou de causer en français avec chacun des représentants de l’adm’nistration fédérale, ne s'ensuit-il pas uue l’idée mère de la loi organique de 1867 est de mettre le français partout au Canada sur une base d’égalité avec l’anglais?C’est ainsi que raisonnent les gens de la province de Québec, où les Anglais ne se font pas faute de trouver dans cet article une protection générale de l’anglais dans cette province, d’y voir, par exemple, la sauvegarde de l’enseignement de l’anglais dans leurs écoles.S'il en est ainsi, la partie de l’article 133 se rapportant au français au parlement fédéral doit avoir la même portée.Et elle sauvegarde le français partout au Canada et dans tous les domaines de notre activité.Malheureusement, les provinces Remerciements NECROLOGIE AUBRY — A Montréal, le 26, à 57 ans Ferdinand Aubry, époux d'Albertlne Al- *a BEAUDRY — A Montréal, le 25.à 16 ans.Alexandrine Wheeler, épouse en Ires noces de Narcisse Lavoie; en 2es, de lea aeorges Beawdry., BENOIT — A Montréal, le 26 Eugenie Dcsauxels.épouse de Frank Benoit.BOUCHARD — A Montréal, à 66 ana.Mme Léonard Bouchard, née Amanda Le-Kault.BOURBONNAIS — A Montréal, le 35.a 44 ans.Mme Georges Bourbonnais, née Adonis-Georgiana Sauvé.BOURRET —- A Montréal, le 26, A 58 anr.Joseph-Antoine Bourret.COURVILLE — A Montréal, le 25.Paul, fils de J.-A, Courvllle et de Juliette Pag.CRETE — A St-Chrysostome, le 25.à 68 anr.Stanislas Crête, époux d'Emma Cloutier.DAVID-LAPORTE — A Montréal, le 38.à 67 ans, Lumina David, épouse d'Allred Ua porte.BEMERS — A la maison-mère des S3.NN de Jésus-Marie.R.Sr Emma de Ste-Agné.-, née Olivine, fille d'Eugène De-mers et de feu Emma Vénlna.DERY — A Montréal, le 26.A 3» ans, Eva, fille de feu Joseph Dery et de feu Sophie Perreault.DOYLE — A Montréal, le 25, A 55 ans.William Doyle, époux de Marie-Louis'! Couture.üIRARD — A Montréal, le 26.A 71 ans.Mme veuve Lucien Girard, née Phllome-ne-Lumlna Lachance, épouse en 1res noces de Geo Turgeon.GENDRON — A Verdun, le 25, Léo-Guy, enfant d'Alfred Gendron et d'Alida Bergeron.GU1MOND — A Montréal, le 26 A 40 •ns, Lily-Stella Morrtsson, épouse de L*-Ph.Qulmond HEBERT — Au Sault-au-Récollet, le 37.à 85 ans.Clément Hébert, époux de feu Rose-dé-Lima Dupré.LALANDE — A Vtlle-Emard.le 25.à 77 ans, Emtllen Lalande, époux de Marie Rodrigue.LONGTIN — A Montréal, le 27, A 58 ans.Ismaèl Longtin.LYMBURNER — A Montréal, le 25, A 58 ans.Arthur Lynburncr, époux d'Elisabeth Desjardins.PERREAULT - A Montréal, le 24, A 63 ans, Emery Perreault, époux en 1res noces d'Angéllna Boudreau; en 2es, de Cor-déila Houle.RAYMOND — A Montréal, le 25.à 70 ans, Mme veuve Damase Raymond, née Marie-Louise Sévlgny.TRUDEAU — A Montréal, le 26.A 64 ans.Alvlna Lanthier, épouse d'Alexis Trudeau.ULRICH — A Montréal, lé 2, A 56 ans.Gustave Ulrich, époux d'Anna Patenaude.anglaises n'ont pas encore donné à l’article 133 cette interprétation large et rationnelle.Aux provinces maritimes la majorité a imposé à la minorité un programme scolaire pratiquement tout anglais, et qui ne convient nullement à des enfants de langue française qui ne connaissent pas la langue anglaise à leur entrée à l’école.Ce système antipédagogique donne des résultats désastreux pour les Acadiens (et c’est l’immense majorité) qui n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants dans des maisons d’enseignement conformes à leurs aspirations.Dans les centres tant soit peu mixtes, c’est l’anglicisation graduelle des nôtres, et l’ignorance à peu près complète du français.Dans les centres français, on ne peut s’attendre qu'à une éducation tronquée ou complètement ratée, avec perte de temps considérable et abandon prématuré de l’école.Les parents qui ne veulent pas se résigner à laisser leurs enfants dans des écoles neutres et anglicisantes, que ce soit l’école publique proprement dite, ou l’Université subventionnée par l’Etat, doivent au prix de sacrifices vraiment héroïques, envoyer leurs enfants dans des institutions d’initiative privée.Pour ce faire, ils doivent s’imposer un double fardeau, et comme les Acadiens sont généralement pauvres et chargés de famille, le fardeau est particulièrement lourd et souverainement injuste.Rien d’étonnant alors que le pourcentage d’illettrés soit plus élevé dans les centres français des provinces maritimes que dans toute autre partie du Canada.Exemple: Le Nouveau-Brunswick, et en particulier les comtés français de Madawaska et Gloucester.En résumé, le système scolaire neutre et unilingue ne rend pas justice aux Acadiens des provinces maritimes.Pour remédier à cet état de choses, nous suggérons respectueusement que les articles 93 et 133 soient amendés de façon à ce que les minorités françaises des provinces maritimes jouissent des droits et privilèges que la province de Québec accorde actuellement à ses minorité# anglaises et protestantes.Voilà, en résumé, nos griefs et suggestions sur le terrain scolaire.Il en est d’autres dans le domaine, politique.Dans ce domaine, nous souffrons, au Nouveau-Brunswick, d’une situation injuste par le fait qu’on nous refuse la représentation proportionnelle en chambre.Règle générale, les comtés où les Acadiens sont en majorité comptent proportionnellement moins de députés que les autres.Ainsi Albert et Queens, avec une population d’environ 7,000 chacun, comptent chacun deux députés, tout comme Madawaska et Restigouche qui ont une population respective de 25,000 et 30,000 âmes, La représentation proportionnelle nous donnerait le tiers de la députation, ce qui correspondrait à notre importance numérique.Actuellement il est impossible de faire élire plus de dix députés, soit moins de 21% de la députation.Les Acadiens du Nouveau-Brunswick réclament respectueusement la représenttaion proportionnelle avec remaniement après chaque recensement, comme cela se pratique au fédéral.par Benoît MICHAUD, membre du comité permanent des Congrès de la langue française.Campbellton, N.-B.^ 11 avril 1938.Nos épiitmérides Tél.WElllngton 1145 Siège Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST Compagnie 6'Assurance Funéraire OJCGEL Cf)UK>r-IC, LIMITEE Incorporée par Lettre* Patente* de la Province de Québec au capital de 1150,000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances, sanctionnée par la Parlement de Québec le 22 décembre 1916.Dépdt de 825.00.00 au Gouvernement ~ Salons mortuaire# A la disposition du publie.SERVICE JOUR ET NUIT.>GEO.VANDELAC Fondée en U90 Limitée Directeurs de funériille* SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE 120 rue Rachel lit, Montréal Tél.IMair 1717 Aux jours héroïques de la navigation Le premier vaisseau à vapeur qui fit le service sur le lac Erié se nommait, du nom d’un chef indien bien connu dans le temps, Walk-in-the-Water.Ce vaisseau avait environ 135 pieds de longueur et avait été construit près de Buffalo.On le lança le 28 mai 1818.Au mois d’août suivant, il transporta 29 passagers, lors de son voyage d'inauguration, à Détroit; il parcourut les 290 milles en 44 heures, ce qui ne constitue pas un record.Cela ne l’empêcha pas cependant de créer une vérila-nle sensation auprès des populations des environs.Ce navire un peu primitif annonçait son arrivée dans les ports en lançant un coup de canon, ce tpii rehaussait davantage son prestige.Durant trois ans, ce vaisseau fut l’orgueil des lieux.Sa carrière ne fut pas longue; il fit naufrage en 1821.Cette fin dut sans doute taire maudire le progrès! 29 mai 1833 Les immigrants et le choléra Au milieu de la fièvre qui agitait les Canadiens français à l’époque des 92 Résolutions, éclata soudain comme une bombe la rumeur que des immigrants pauvres, venus dans des conditions lamentables, apportaient avec eux des germes d’une maladie terrible; le choléra.Ce fut une levée de boucliers, les patriotes attribuant à l’incurie des gouvernants la propagation du fléau.De fait l'épidémie n’avait pas tardé à se répandre dans les populations tassées des villes et l’on apprit bientôt que si les vaisseaux n'avaient pas été mis en quarantaine bien qu’on sût l’état affreux dans lequel se trouvaient les passagers, c’était parce qu’ils portaient des marchandises et que les puissants marchands de Montréal exigeaient leur débarquement sans délai.Chaque débarquement d’immigrants causa ensuite des craintes graves à la population.Quand les immigrants se faisaient rares, on reprenait à vivre librement.“Avec un grand arrivage de vaisseaux, raconte Mgr Signay à Mgr Lartigue, le 29 mai 1833, très peu de settlers; et ce qui parait mieux conditionné que jamais du côté des moyens et de la propreté.On est dans une espère de sécurité à l’égard du choléra, l’air frais contribuant aussi à éloigner celui des fièvres ordinaires des arrivants qui paraissent tous en assex bonne santé”.Si vous voyager.«irtiMi-voMt *u SERVICC DES VOTA.CES, LE “DEVOIRBillet* émis peur tout, le* pays au tarif «!•* compagnie* MMi hôtel*, assurance* bagage* ot accidents.chèques de voyage*, passeports ttc.Téléphones: Bilair 3361* Au Royaume du Saguenay (Suite de la 1ère pageJ et-un compagnons, sauf Joachim et son fils, Louis, qui vinrent s’établir sur une terre dans le rang Saint-Paul, le long de la rivière Chicou; j timi.C’est Ernest, son petit-fils, qui l’a aujourd’hui”.Ce témoin de la transmission orale de l’histoire saguenéenne ne peut évidemment nous renseigner que sur la petite région où s’étaient établis ceux de sa famille, dans le voisinage de Chicoutimi.Il est certain, par exemple, qu’Alexis Simard, le patriarche, le premier semeur du Saguenay, et Joseph Harvey, qui furent des Vingt-et-Un, demeurèrent à Saint-Alexis de Grande-Baie, où ils avaient eux-mêmes choisi et ouvert les premières terres.• Mais U est également certain que les Vingt-et-Un, pour la plupart, ne restèrent pas au Saguenay.Plusieurs d’entre eux n’y allèrent même pas.Ils n’avaient eu qu’une part d’intérêt financier dans l’entreprise qui se traduisit d’ailleurs, après d’inévitables aléas, par un bénéfice assez substantiel.¥ « 48 Ce qui détermina la vente à William Price, ce fut la répétition d’un même accident.Deux printemps de suite, les radeaux de billots; les baumes, pour employer un mot du vocabulaire technique des bûcherons canadiens, se rompirent sur le Saguenay et les Vingt-et-Un subirent de grandes pertes.Price, qui avait agi jusque-là comme le banquier de la Société, qui lui avait avancé, à même ses magasins du' Bas-Saint-Laurent, des provisions et parfois de l’outillage, jugea le moment propice de faire une offre d’achat.Elle fut acceptée.Pour chacune des actions de la Société, payée £100 par les actionnaires originaux, William Price versait £325.En plus, l’acheteur s’engageait de prendre, aux prix courants, après inventaire, toutes les marchandises qui sc trouvaient alors dans les magasins des Vingt-et-Un.Ceux-ci, dans les circonstances, faisaient donc une belle affaire.Leur initiative avait de plus ouvert le pays non seulement à l’industrie du bois niais aussi à la colonisation.En 1842, elle était passablement avancée.Dès l’été de 1839, l’abbé Benjamin Decôigne, curé de la Baie Saint-Paul, qui était allé tenir une mission chez les nouveaux colons, en compagnie de l’abbé Zéphirin Lévesque, curé de la Malbaie, fait un recensement des colonies saguenéennes: à Tadous-sac, 70 à 80 personnes; aux Petites-Iles, 8 hommes; à l’Anse-au-Che-val, 12; à l’Anse Saint-Jean, 67 âmes, 5 ménages et seize enfants; à la Descente-des-Femmes, 8 personnes; à l’Anse-à-Pelletier, 51 Ames, 4 ménages, 11 enfants; à la baie des Ha! Ha! 110 âmes, 19 ménages et 40 enfants.L’abbé De-coigne mentionne un baptême, le premier, fait à l’Anse-à-Pelletier, le 20 juin.* # * Les Vingt-et-Un.bien qu’ils n’aient pas tous été des colons, peuvent être tenus pour des pionniers du Saguenay colonisé.En 1924, à Saint-Alexis, avant la fondation de la Société historique du Saguenay, on leur élevait, à ce titre, un monument qui n’a rien de remarquable si ce n’est qu’il s’offre comme un témoignage de recon- i naissance.Le monument, en tant que monument, est franchement laid.Des gens, sans doute bien intentionnés, lui ont ajouté un luminaire électrique, avec fil ad hoc et adéquat, qui le relie à un poteau voisin.Ce monument a au moins 1* mérite de faire connaître au passant les noms des Vingt-et-Un, des actionnaires en chef de la Société: Alexis Tremblay Picoté Alexis Simard Louis Tremblay, frère d’Alexis, Georges Tremblay Jérôme Tremblay Thomas Simard Ignace Couturier (1) Joseph Lapointe Benjamin Gaudreault Joseph Harvey Louis Desgagnés Louis Villeneuve Ignace Muré (Murray) David Blackburn François Maltais Michel Gagné Basile Villeneuve Pierre Boudreau Jean Harvey Joseph Tremblay, frère d’Alexis Louis Bouliane (1) * * ¥ Mais les véritables fondateurs du Saguenay colonisé furent ceux qui vinrent au Saguenay, avec leurs familles, s’v établirent, y restèrent.A l’Anse-Saint-Jean.en 1838, les familles de Thomas Bouliane.de Louis Dallaire, de Laurent Gagné, de Jean Gagné, de Basile Martel, de Joseph Savard, toutes de la Malbaie.A Saint-Alexis, en 1838, les familles d’Alexis Simard, de Joseph Harvev, de François Desbiens, de Luc Martel, de Simon Boudreau, de Jean-Baptiste Boudreau, de Sem Boudreau, de François Belley, toutes de la Malbaie.A Saint-Alphonse (aujourdhui Bagotville), à l’automne de 1838, les familles de Mars Simard et de Philippe Castagne, de la Baie-St-Paul.A l’Anse-à-Pelletier et à la Des-cente-des-Femmes.en 1838, sur la rive nord du Saguenay.Roger Bouchard et son gendre Jules Trem-blav, avec leurs familles, venues de la Baie-Saint-Paul.A l’Anse-au-Foin.en 1839.le terrible Michel Simard, l’arrière-grand-père du général T.-L; Tremblay.Il faudra raconler une autre fois l’histoire du terrible Michel.A la Hivière-Sainte-Marguerite.en 1840.les familles de Louis Gravel et de François Gauthier, la première venue de Château-Richer cl l’autre des Eboulements.La paroisse-mère cependant, c’est Saint-Alexis, fondée par Alexis Simard.le patriarche.Le premier hivernement.1838-39.avec l’arrivée des familles, v fut terrible, marqué par trois décès.Eucher Dufour mourut d’abord “des fièvres”: puis ce furent la femme de Luc Martel et celle de François Desbiens.“Ce qui plongeait encore dans le deuil et la tristesse ces pauvres familles ’.écrit l’abbé Martel dans un mémoire daté de 1865, “c’était Ja pensée qu’on n’avait pu leur procurer les secours du prêtre, que les malades n avaient cessé de demander jusqu au dernier moment de leur vie.’La prochaine fois, les trois Si-JTiard, Thomas* Michel le Terrible, Alexis; avec ce dernier, l’historique du début de Saint-Alexis.Emile BENOIST Tchécoslovaquie La question des minorités Le gouvernement renonce à son projet de réunir le Parlement en session extraordinaire, mardi prochain Violations de frontières Prague, 28 (SPÀT— Le gouvernement a renoncé à son projet de réunir le parlement en session extraordinaire, mardi prochain.H ^ demander l’adoption de mesures pour regler la question des minorités.Mais U avait compte, pa-rait-il, sans le facteur suivant: la lenteur de la progression des tenta-t,uii P.0lir.résoudre le problème de la minorité allemande des budétes, qui exige l’autonomie.Lest apres une réunion du comi-m .ÇOhHque du cabinet qu’il a décide de suspendre son projet.Plus tard, il y a eu une série de confé-tés1065 sur ** déP*rt * midi.Retour à MONTREAL, le DIMANCHE, 3 JUILLET à 10 hre* p.m.A NOTER: Ceux qui désirent être du voyage sans perdre l’avantage d assister au Congrès Eucharistique de Québec pourront s’embarquer le LUNDI, 27 JUIN, 3 midi, à QUEBEC même A BORD: Attractions de toute* sort**, concert*, mascarades, #t«.Rouf plus de reneeignement*, inscription*, etc., s’adretser à Cie Mutuelle d’immeubles LIMITE! 1306 gsf, rut Sfe-Cofherint — Montréal Téléphone: CHerrier 5415-5515 Le livre du juur que Uut le meede deit lire “DOLLARD” Drame en trot* actes, en vert, par CIRE MAICUERET Enfm! Nous avons notre dramaturge.Plusieurs s’êtsisnt essayés 1 msttre Dollard an scène: aucun na encore mieux réussi.Cire Maigué-ret a le don, le don de nous montrer l’jme du héros, le don de nous présenter Dollard TEL QU’IL EST avec son patriotism* ardent et éclairé, sa passion du martyre, Dollard, l’incarnation de la jeunesse ardente portant au front l’auréole de la pureté, de la vraie piété et de la chevalerie.La critique pourra trouver des défauts 3 ce drame, le plus grand, paut-être, celui d’être canadien.Mais c’est en lisant et en jouant cette pièce de maître, cette pièce pleine d’évocation et d’émotion, que notre jeunesse apprendra le secret de combattre et de vaincre.En plus, ce drame est un écrin de véritables bijoux littéraires."L’Hymne de Dollard ê la Patrie mourante”, “L’Hymne de Dollard au martyre”, “Le prière des martyrs”.“L’Epopée de la Charrue”, et enfin, “L’Hymne de la Jeunesse i DoNard" qui clôt le volume, sont des pièces qui vivront, elles sont de tous les temps, le véritable cri d’un coeur épris d’amour de Dieu et de la patrie.Qui noua montara ce chef-d’œuvre pour que le publie puisse lu goûter aux feux de le rampe et en faire une digne apothéose à la gloire du Héros du Long-Sault, au grand jour du sa fête?En venta à la Librairie du “Devoir”, 430, est rue Netre-Beme, Montréal, Qué., au prix de $1.00 franco.SltGE LARGE ET CONFORTABLE FONT! 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BEAU i Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press t de r le pays grâce à l’appui d’intendants.Mais mercredi, cet ap-lui a manqué et il a essuye une lui a manque aite sur la question de 1 institu-! d’un bureau d’arbitrage pour i] fonctionnaires d’Etat.La cons-tion n’obligeait pas le gouvex-ent à renoncer au pouvoir, s M.de Valera avait résolu de -,i - |;i n rem i ère occasion de met-t fin à une situation difficile, gist lort du succès de son plan iccord anglo-irlandais qu’il en belle au peuple.,e premier ministre a fait une Taration dont voici la substan-“Ces six années dernières, Ve qu’on estimait précaire la si-[ tion parlementaire du cabinet, gouvernement a éprouvé beau-’ p de difficulté à gouverner et 3 a nui à la nation.Deux fois demandé au peuple de reme-r à cet état de choses.Malheu-sement, à cause du système de la Lo novigofion lr représentation proportionnelle, mes appels n’ont pas eu les résultats attendus.Je fais un nouvel appel.L’oeuvre que devra accomplir le gouvernement ces cinq prochai nés années différera de celle des six années dernières, mais elle ne sera pas moins importante.Le récent accord ayant déblayé le terrain, il s’agit maintenant d’entreprendre la reconstruction nationale.Je n’ai pas encore parlé du grand objec tif national: mettre fin à la séparation de l’Irlande.Je dirai simplement ceci: qui doutera qu’il ne soit plus facile à un gouvernement fort qu’à un gouvernement faible d’atteindre cet objectif?” L’élection du 17 juin sera la première effectuée en vertu de la^nou-velle constitution.Elle entraînera l’élection d’un nouveau Sénat, mais le présent Sénat doit demeurer en fonction.L’entrée en fonction du président Hyde est retardée, mais elle devra avoir lieu avant le 27 juin., On sait qu’il ne s’est pas écoulé un an depuis la dernière élection générale, puisque cet événement a au lieu du 1er juillet 1937.M.de Valera, qui demandait au pays de ratifier la nouvelle constitution, obtint exactement la moitié des mandats, soit 69.Le président de la Chambre choisi il ne restait plus au Fianna Fail que 68 voix.On sait que le parti de M.Cosgrave avait 48 voix et était le plus fort groupe de l’opposition.Grande activité sur le St>Lanrent Bénédiction du "North Gaspé" et du "Materne" — L'inauguration des usines de ('"Ontario Paper Co." à Baie-Comeau — Le "North Star" conduira à Québec, pour le Congrès eucharistique national, 300 pèlerins de la Nouvelle-Ecosse — Croisières du "New-York" Québec, 28 (D.N.G.).La Banque du Canada Le gouvernement King en assumera l'entière propriété — Il achètera les 100,000 actions qui restent encore dans le public au prix moyen des ventes en 1938 Le “flambeau de Domrémy” Ce flambeau, allumé dans le village natal de Jeanne d'Arc, a été transporté à Notre-Dame de Paris d'où il ira ranimer la flamme du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, puis se consumera sur la place du vieux marché, à Rouen Ottawa, 28 (D.N.C.) — Le pre-mier ministre, M.Mackenzie King, De nom- a annoncé que le gouvernement se loc hini.! nronnsait d’assumer 1 entière pro- j£a Politique breux départs et arrivées, des béné- proposait d assumer l entière pro dictions de nouveaux navires et des jprieté de la Banque_du ^nadau Le nominations de capitaines ont été annoncés hier à Quebec par M.Des- mond-A.Clarke, ’préside'nt de la Clarke Steamship Company.Le Sable 1 a quitté Runouski hier après-midi à o heures, en route pour Havre St-Pierre, ayant à son bord M.Henry-L.Auger, ministre de la Colonisation, M.le Dr Arthur Leclerc, député de Charlevoix-Saguenay, M.Wilfrid-G.Clarke, de la Clarke Steamship Company, et M.Trudelje, entrepreneur.ompe r.Ces messieurs assis- overture de la campagne contre la tuberculose ministre provincial de la santé iromet que tous les tuberculeux ecevront les soins requis par leur :tat — Allocutions du Dr Jarry, I le Mgr Roy, du P.Bellouard, et Ilutrès, lors de la soirée inaugura-I e de la campagne Pour la survivance française Québec, 28.(D.N.C.) — “Nous Idons faire en sorte, a déclaré, r soir, à l’ouverture de la eatn-e antituberculeuse, le Dr Alhi-Paquette, ministre de la Santé, ¦ tous les tuberculeux puissent I e hospitalisés dans des sanato-I ms; qu’ils puissent y recevoir les t itements requis, même s’ils sont .ivres, surtout s’ils sont pauvres.‘Nous voulons que nos institu-|ms de prévention puissent accep-n’importe quel tuberculeux sans demander au préalable s’il a de | pi payer.” "Une question de coeur" [.Cette déclaration du ministre de la Santé, qui est en même temps •rétaire de la province, matéria-I ait à l’avance, en quelque sorte, l iée lancée par le R.P.M.-A.Bel-1 celone.riard, O.P.qui disait que la lutte ont ga( Pntre la tuberculose est une ques-I n de coeur, mais une question de 1 eur qui implique l’exercice de la J arité dans le temporel, dans le [ atériel, avec toute l’aide pécunière •ssible.Aspect éducationnel de la latte Mgr Camille Roy, recteur de 'jlniversité Laval, de son côté, ! ait montré l’aspect éducationnel e doit revêtir cette lutte et, pour part, il apporte le concours in-?ral de toutes les institutions enseignement et de leur personnel t'eette campagne qui doit sauver k vies, pour que parler de survi-{nce devienne désormais plus logi-le.de fonder la survivance française sur la vigueur physique d’une race qui doit être capable de faire s’épanouir dans sa chair elle-même et dans son sang les forces nécessaires à tous ses progrès.” Cette campagne qui doit durer trois ans mobiliserait toutes les forces vives de notre pays.Depuis .les gouvernements, à tous les degrés, jusqu’aux plus humbles sociétés, depuis l’université jusqu’à l’école primaire, depuis le foyer de l’homme d’affaires favorisé de la fortune .tous prendront leur part active et incessante dans cette lutte pour la vie et le bonheur.Les blancs avancent snr deux fronts Hendaye, 27 (S.P.A.) — L’armée blanche poursuit son offensive au nord-ouest de Barcelone et au nord de Valence.Les deux fronts sont en pays montagneux.Au nord de Valence, l’objectif immédiat est la route Téruel-Sagonte.Des troupes blanches ont annoncé, il y a .quelques heures, qu’elles ont pris El Castellar, qui est à 16 milles à 1 est de Téruel et à 65 milles de la cote.Au nord-ouest de Barcelone, les troupes blanches attaquent à la fois dans les Pyrénées, près du val d’Andorre, et près du Sort, ou s’agit de reconquérir quelques po-1 sitions, puis d’avancer vers Bar-Elles annoncent qu elles gagné un peu de terrain près de Sort.'Ar Madrid, 28 (S.P.A.) - Le gouverneur civil d’Alicante croit que le bombardement que l’aviation blanche a infligé à cette ville maritime mercredi a fait plus de 400 morts.tent aujourd’hui à l’inauguration des travaux de la roule que le gouvernement provinvial fait construire entre Havre St-Pierre et la Baie du Tonnerre.Bénédiction du "North Gospé" Le North Gaspé, le nouveau navire construit à Lauzon, sera bénit à Gaspé, le 9 juin, jour de la fête du roi, par Son Excellence Mgr F.-X.Ross, évêque de Gaspé, et comnien-sera son service entre Montréal, uébec, la côte de Gaspé et les Iles de la Madeleine.Le capitaine Jos.Hovington, de Matane, a été nommé commanda du North Gaspé.Pour les fêtes de Baie-Comeau Le New Northland partira de Québec le 10 juin à 2 heures 30 p.m., en route pour Baie-Comeau, ayant à son bord des ministres, parlementaires, journalistes et invités à l’inauguration des grandes usines de l’Ontario Paper Company, qui aura lieu samedi, le 11 juin.Le navire repartira de Baie-Comeau dimanche, le 12, à 2 heures a.m.et arrivera à Québec dans la soirée.Le Jean-Brillant, de la Cie de Transport du Bas St-Laurent, quittera Ri-mouski le samedi 11 juin en route pour Baie-Comeau, ayant à son bord un autre groupe d’invités à l’inauguration des usines de l’Ontario Paper Company.Le navire' reviendra a Rimouski dans la nuit de samedi.Bénédiction du "Matane" Le Matane, le nouveau navire de la Cie de Transport du Bas St-Laurent, construit à Sorel, sera bénit le dimanche, 19 juin, à Matane, par M.le chanoine Victor Côté, cure de Matane.et commencera son service entre Matane et les ports de la Côte Nord.Le capitaine Aurèle Fraser de ITsle-Verte, a été nommé corn mandant du Matane.Le North Star, de la Clarke gouvernement détient actuellement le contrôle de la Banque, mais il reste dans le public 100,060 actions d’une valeur au pair de §50.00 chacune.Le gouvernement les achètera au prix moyen des ventes en 1938.M.Mackenzie King a annoncé ce projet en parlant du programme législatif qui sera présenté au cours de la session.Le ministre du travail présentera un bill concernant les habitations à bon marché.Il y aura aussi un projet de loi relatif aux prêts aux municipalités.Il est probable également que le gouvernement donnera suite à certaines recommandations des commissions royales d’enquête et des commissions parlementaires.* * * Quant au budget, M.Charles Dunning a de nouveau répété que le retard est causé uniquement par la lenteur des négociations commerciales entre le Canada et les Etats-Unis.M.Dunning répondait à M.Bennett qui lui avait demandé si les élections provinciales en Saskatchewan n’avaient rien à voir au retard apporté au discours du budget.M.Dunning n'a pas relevé l’allusion ,*.)U Ile-du-Prince-Edouord Le concours de fronçais dans les écoles acadiennes Les cours volontaires du samedi at les cercles d'étude à Charlottetown Steamship Company, quittera Halifax et Sydney, N.-E., le 23 juin, avec 300 passagers en route pour Québec, où ifs assisteront au Congrès Eucha ristique National.Le navire repartira de Quebec dans la nuit du 26 juin et après escale à Halifax et Sydney se rendra à New-York.Le New-York quittera New-York au début de juillet avec 300 passagers, en route pour Québec et Montréal.Les touristes retourneront a New-Y'ork en chemin de fer et le navire commencera ses croisières de Montréal au Labrador le 11 juillet.Le Congrès eucharistique de Québec À Tremp /: I icessité d'un organisme permanent Citons encore cette pensée du Dr ant Fleming, doyen de la Fa-|dté de médecine de l’Université cGill de Montréal, par laquelle il primait la nécessité d’un organis-e permanent pour mettre à exé-ition un véritable programme envergure dans cette offensive ;>ntre le fléau en question.Statistiques Le Dr J.-A.Jarry, président du pmité provincial de défense con-la tuberculose et directeur mé-cal de l’Institut Bruchési, avait avert la séance en définissant la tuation au moyen de solides statiques qui serviraient comme de isr à toutes les allocutions qui i virent.Le Dr Jarry constate pour us le fait du fléau de la tubéreuse.On démontre toute l’impor-nce de la lutte qui commence, et nies les conséquences heureuses l’on en attend.Cette mosaïque de citations aura tué le lecteur dans le cadre où se Croule l’inauguration de la cam-igne du comilé provincial de dé-nse contre la tuberculose, au Pais Montcalm, sous la présidence u Dr Jarry.La liste des orateurs idique suffisamment qu’on avait lit appel à tout ce que la proviu-I* compte de personnages haut pla-|ès dans les domaines du savoir: srèlres, éducateurs, ministres, mé-'erins.Une collaboration nécessaire Mgr Roy a particulièrement in-isté sur la nécessité de la collabo-»tion des maisons d’enseignement: Je.crois pouvoir assurer le (Dernièée heure) Hendaye, France, 28 (A.P.)^ — Les nationalistes annoncent qu une division rouge a été anéantie dans une futile tentative de prendre d’assaut les lignes de défense de Tremp, le grand centre hydro-elec-trique de Catalogne.Les troupes rouges auraient attaqué les monts San-Cornelio.à l’est de Tremp.et une seule compagnie de toute la division aurait pu regagner les lignes rouges après l’assaut.Souscription de $8,200 Saint-Hyacinthe, 28.(D.N.C.) — Les citoyens de la province et les amis des Frères du Sacré-Coeur ont souscrit une somme globale de $8,-200 pour l’érection d’un mouvement aux 46 victimes de l’incendie du collège Sacré-Coeur de cette ville, le 18 janvier dernier.L’objectif d’abord mentionné était de $5,000, et le montant souscrit souligne jusqu’à quel point nos populations se sont senties atteintes par le grand malheur qui frappa Saint-Hyacinthe.Le montant recueilli représente 164% de l’objectif.Dans la région immediate de Saint-Hvacinthe, où l’objectif était fixé à $3,000, on recueillit $5,400, soit 180 pour cent.Les Frères du Sacré-Coeur et les anciens élèves du collège détruit sont plus qu’heureux des résultats obtenus.Aussi remercient-ils sincèrement tous les généreux donateurs, grands et petits.La campagne de souscription org(amsée par les anciens élèves, sous la présidence de M.Eugene Côté, industriel de Saint-Hyacinthe.On signale particulièrement la contribution recueillie par le College Sacré-Coeur de Central Falls, R.I., qui s’est élevée à $1,100, en.comité jrovincial ' de défense, dit-il, qu’il ' eut compter sur la clairvoyance et b concours des maisons d’enseigne-lient.Puisque nous parlons souvent e survivance, de survivances fran- c'esl U simple logique que^m.Québec, 28.(D.N.C.) — Vu les grandes manifeslations du Congrès eucharistique national du 22 au 26 juin, Son Em.le cardinal a décidé que, dans la ville de Québec, il n’y aura pas, cette année, de procession du Très Saint-Sacrement à l’extérieur des églises, le dimanche de la Fête-Dieu.Dans la banlieue et les autres paroisses du diocèse, Son Eminence laisse aux pasteurs de juger s’il y aura lieu de supprimer la procession extérieure au gré des circonstances.Pour ne rien enlever dans les préoccupations à l’objet du congrès, la fête et la solennité de la Saint-Jean-Baptiste tombant les jours du congrès, c’est aussi le voeu de Son Eminence que même la fête extérieure en soit remise au dimanche 3 juillet, où la solennité liturgique sera transférée au lendemain.La quête prescrite pour la colonisation se fera également le diman-che 3 juillet.Majorité de 2,462 votes pour Me Talbot Chicoutimi, Üfb (C.P.) — Le comptage des bulletins dans 89 des 91 poils du comté de Chicoutimi, donne à Me Antonio Talbot, dépu-té-élu du comté, une majorité de 2,462 voles, soit: M.Talbot, 5.502 voix; M.Alfred Tremblay, 3,080 votes et le Dr Hen-ri-L.Duhaime, maire de Chicoutimi, 970 votes.Comme on sait, Me Talbot succède à M.Arthur Larouche, démissionnaire.Montréal et la Commission Rowell Charlottetown.28 (Spécial au Devoir) — C’est aujourd'hui que se terminent les concours de français dans les centres acadiens de ITle-du-Prince-Edouard.Les éleves des grades V et VI ont subi ces examens, les élèves des grades VIL VIII, IX et X les subiront aujourd’hui.Ce concours de français est organisé en marge du système scolaire officiel par un groupe de professeurs acadiens sous la direction de MM.J.-H.Blanchard et J.-N.Arsenault.On n’a pas ou encore étendre ce concours aux grades élémentaires, mais on compte réussir à le faire d’ici quelques années.Une quarantaine d’écoles acadiennes dispersées par toute l’“Ile” participent à ce concours.C’est aujourd’hui également qu’a lieu la clôture des cours français du samedi dans la ville de Charlottetown.Les Acadiens sont assez peu nombreux dans la capitale pro vinciale.aussi n'ont-ils pas leurs écoles à eux.Ils ont donc organisé des cours libres de français qui se donnent le samedi.Une soixantaine d’élèves ont suivi cette année ces cours donnés par trois professeurs bénévoles.M.Clarence Pineau.Mme Gaudet-Howath et Mlle Béatrice Blanchard.A la suite du Congrès de Québec.l’automne dernier, il s’est fondé à Charlottetown deux cercles d’études français chez les Acadiennes.le Cercle Port-Lajoie et le Cer cie Evangéline.Ces deux cercles se réuniront demain en une séance solennelle de clôture.Le Cercle Port-Lajoie a tenu trente séances depuis sa fondation.Paris, 28 (P.C.Havas).— La population parisienne a célébré avec ferveur la fête de l’Ascension.Le matin, de nombreux fidèles se pressaient dans les églises illuminées et où les cérémonies religieuses furent célébrées avec l’éclat accoutumé.Mgr Valerio Valeri, nonce apostolique, a célébré la messe à bord de la peniche Je sers, la chapelle flottante des mariniers qui, dans quelques jours, va reprendre sa course vagabonde sur les rivières et les canaux de France.La Confédération française des Travailleurs chrétiens avait organisé une grande fête du travail.Après la grand’-messe célébrée dans la basilique du Sacré-Coeur de Mont-Martre où les fidèles se pressèrent si nombreux que plusieurs centaines ne purent pas pénétrer dans la basilique, la Confédération emmena une grande partie de ses adhérents à une excursion à Senlis.Les Parisiens en grand nombre d’ailleurs, profitant du beau temps, avaient abandonne la capitale où, dans les rues à moitié vides, les promeneurs, comme les autobus, ornés de drapeaux, pouvaient circuler sans gêne pour la première fois depuis longtemps.* * * A la fin de l’après-midi, une foule considérable s'amassa sur le passage que devait suivre “le flambeau de Domrémy”, de l’abbaye de Saint-Denis à Notre-Dame.Escor c par des centaines de scouts, te flambeau allumé dans le village natal de sainte Jeanne d’Arc continua son chemin sur la route parcourue par la sainte., .Parti au début de l’apres-midi de Saint-Denis, le flambeau arriva, a 18 heures 30, après avoir traverse tout Paris, entre deux haies de spectateurs, au parvis de Notre-Dame, accueilli solennellement sous le porche de la cathédrale pai tout le clergé., , , Aujourd’hui, le flambeaù ira sous l’Arc de Triomphe, ranimer la flamme du Soldat Inconnu, puis U reprendra sa marche à travers la France pour atteindre son but: la place du Vieux-Marché, à Rouen, ou fut brûlée la sainte, et où il se consumera définitivement.M.Pouliot et le fonctionnarisme Echange de paroles vives entre le député de Témiscouata et M.Angus Mclnnis, député de la C.C.F.La convention libérale M.Lapointe y assistera S; vous voyage*.•m-voii.m MRVICf DM VOTA li “oivom”.muh fcw* «mhi Im pay* m toril de* *oa»poini«4 ne conçoivent 6 heures.Il y aura intermède d’une j hu.une saison cent pour cent fran-} heure et demie pour dîner.Le dîner j £a!;se sur la présence de tous qu’il invite à apporter leur costume au complet à cette occasion.Les cours réguliers pour les élèves de “Loisirs”, en culture physique, auront lieu comme suit; Garçons: Lundi soir, 30 mai, école Lammennais, 6510, rue Saint-Denis.Mardi soir, 31 mai, école St-Louis de Gonzague, rue Rachel.Mercredi soir, 1er juin, école Baril, 3606, rue Adam.Vendredi soir, 3 juin, collège Saint-Henri, 730 du Collège.Filles: Lundi soir, 30 mai, école Lévis, Ville-Emard.Mardi soir, 31 mai, salle Ste-Cunégonde, rue Vi-net.Mardi soir, 31 mai, salle municipale, Côte-des-Neiges.Vendredi soir, 3 juin, école St-Etienne, rue Christophe-Colomb.Vendredi soir, 3 juin, Académie Garneau, rue Visitation.Sème Festival annuel de musique.Les Concerts Symphoniques de Montréal à la chapelle du collège Saint-Laurent Lundi, 3* mai, i S h.p.m.dîner avec 114 heure pour le __ ta “PASSION” selon saint Matthieul de Bach.Mercredi, 1er Juin, à S h.p.m.mineur1, “Messe solennelle’' ’ en re de Beethoven.Vendredi.3 Juin, à 8 p.m.Chorals de Bach, extraits de “Parsifal”, Billets à la chambre 2, Hôtel Wind-i sor, h partir de 5 h.p.m.lund Aucun en vente à U porte sirs” se.donneront comme suitfjL Lundi soir, 30 mai, cours mi:| salle St-Pierre, 1323, rue Dorera ter est.Mardi soir, 31 mai, cours p»; jeunes gens, salle St-Sauveur, an! St-Denis et Vitré.Vendredi soir, 3 juin, cours pi jeunes filles, salle St-Sauveur.- I Mouvements rythmés Récital d'orgue de Mlle Georgette Tremblay sera servi sur le terrain du collège I ^es niéthodes extrêmes, malheu- , si la température le permet.Dans i rcuseinent entachées de passion | le cas contraire, à l’intérieur du ! Poh^ue, ?ne^ serviraient, il me collège.Lundi les solistes auront semble, ni la France ni la musique Mlle Georgette Tremblay, Prix d’Europe, donnera un récital à comme choeur les Cathedral Singers.Le programme de mercredi sera de la musique de Beethoven: Laissons Salzbourg, qui ne nous appartient pas, et créons tout simplement le temple de la musique I Institut Nazareth, le jeudi soir 2 j “La Messe Solennelle en ré mineur”.I française ou quelques gloires inter-juin, à 8 h.30.L’entrée sera libre, ip rhnpnp corn i-timtc nar le Mnnt- ! nationales pourraient parfois offi-Voici les oeuvres du maître que Elgar Chofr"^ cier.Mlle Tremblay exécutera: 1.Lecture biographique du maître.2.Triptique.3.Scherzo de la 2e symphonie.4.Chant: Au soir, extrait des 3 Angélus, Fleurette Comtois, soprano.5.Sur le Rhin.6.Scherzetto.7.Berceuse.8.Chant: Ave Maria, Ave Verum, Gabriel Cus.son, baryton.9.Carillon de Westminster.A Torgue d’accompagnement, Pauline Martin.Celui de vendredi soir sera consacré à la musique de Wagner et de Bach.L’orcjiestre sera sous la direc.lion de M.Charles O’Connell, as^ On a trop disputé aussi autour des noms de Toscanini et de Bruno Walter.L’Autriche, en effet, leur est désormais fermée et il reste re sistant-dircctcur de l’Orchestre de ! Rrettable que le projet d un Salz-Philadelphie, nour la première par- bourg français semble un peu n a-tie, et les extraits de “Parsifal” se- voir etc créé qu a leur intention, ront sous celle de M.Wilfrid Pelle- ^ais faut-il, au contraire, comme jjcr | d aucuns le souhaitent, ne point On prédit que le Festival sera;faire aPP,el cas deux chefs in* l’un des plus important événe-! coraParables • Repoussons encore j me nts artistiques locaux, si l’on en ces nie sure s extremes.Pour nous, Conte féerique et marionnettes au Gesù > juge par les inscriptions déjà faites ! aux bureaux des Concerts Sympho-! niques.Les petits enfants qui adorent ., .lesbeauxcontcsserontservisàsou- Witfnd Pelletier conduira le pre-i[lajl spe(.,a(.lp du Théâtre du Pe- .- .tit-Monde, le dimanche, 6 juin, à la ¥ ¥ ¥ Depuis que les Allemands ont écrit sur la carte du monde Finis Austriae, —se doutent-ils que dans l’univers la fin est un perpétuel recommencement?— les plus noires prédictions ont cours sur l’avenir du Festival de Salzbourg.Toscanini.après avoir refusé d’aller à Bayreuth, a juré qu’il ne mettrait plus jamais les pieds dans ld ville rie Mozart.Bruno Walter ne peut y retourner parce qu’il est juif.Max Reinhardt non plus et pour la même raison.Mais Reinhardt n’y aurait peut-être été rien sans Hugo von Hofmansthat et Hofsmanthal est mort, sans que le Festival, son Festival, l’acrompagnôt, car Reinhardt avait hérité de son génie.Lui parti, un autre ne pourrait-il lui succéder?111! CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boîte Cle Chimique FRANCO Américaine Liée 1566 rue St-Denl» Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL Nom Adressa • V .(D) micr.Les prix d’entrée seront de l’ordre qu’on appelle populaire, c’est-à-dire qu’ils mettront la meilleure musique d’orchestre à la portée de toutes les bourses, même les moins remplies.Les musiciens de l’orchestre ont accueilli la nouvelle avec la plus grande faveur.Pour eux l’été est souvent une morte-saison.Quelques-uns.ceux qui pratiquent les instruments à vent, trouvent des cachets dans l’organisation que fait la succession Campbell, mais les violonistes, altistes et violoncellistes, les contrebasses aussi, ont plus difficilement des engagements.Un cachet, même assez bas.sera pour eux une aubaine.Aux Etats-Unis, nombreuses sont les villes, grandes ou petites, qui ont des concerts d’orchestre en été et c’est l’un des principaux attraits qu’elles puissent offrir.A Toronto, si je ne me trompe, les Fronts, — concerts-promenade, —durent tout l'été et la grande exposition d’automne offre, pendant quinze jours, toutes les attractions musicales qu’on peut désirer.Chez nous, à part les concerts de musique militaire qu’offre la succession Campbell à la population.et tous ne sont pas de la meilleure qualité.— il n’v a absolument rien à faire dans les parcs et jardins publics, sinon se promener en rond et se faire bousculer par les enfants qui jouent, ce que tout le monde leur pardonne, ou par des jeunes voyous qu’on est impuissant à refrei-nei\ Même une seule fois par semaine, les concerts d’été des Concerts Symphoniques seront les bienvenus.¥ ¥ ¥ salle du Gesù, à 2 h.15.Les jeunes interprètes de cette troupe enfantine, qui depuis plusieurs années déjà a joué tant à la scène qu’à la radio, les contes les plus populaires, préparent leur spectacle de fin d’année: la grande féerie “Peau d’Ane”, adaptée par Henri Ghéon, en marge du célèbre conte de Perreault.Gazette artistique 28 mai.— AUDITORIUM DU PLATEAU.— Dernière matinée d’initiation à la musique symphonique, par l’orchestre des “Concert Symphoniques”, dirigé par M.Wilfrid Pelletier.Y* y .y.30 mai - CHAPELLE DU COL-LEGE DE ST-LAURENT — Premier Une des anciennes vedettes du grand concert du Festival de Mont-Petit-' d tits camarades et jouera__ ____ la grâce qu’on lui connaît, le rôle I Au programme: La Passion selon de la Fée des Lilas.saint Matthieu, de Bach.Quant aux tout-petits élèves, ils ¥ ¥ ¥ - 1er juin.— CHAPELLE DU COL.i iu- utvs anciennes venelles au Petit-Monde, Lucille Laporte, vien- réal, organisé sous les auspices des lira prêter son concours à ses pe- ! Concerts Symphoniques de Mont-lits camarades et jouera avec toute réal.Direction: Wilfrid Pelletier.jaueront avec les jolies marionnettes un sketch tout à fait original.Il y aura de courts intermèdes de chansons et de danses.Cette matinée enfantine sera dirigée par Mme Jean-Louis Audet.Informations et billets à la salle du Gesù, LA.4403.Le Festival de Musique de Montréal LEGE DE ST-LAURENT.- Le Festival de Montréal.Au programme: La messe solennelle en ré mineur, de Beethoven.2 juin.- - INSTITUT NAZARETH.— Récital d’orgue par Mlle Georgette Tremblay, Prix d’Europe.; (L’entrée est libre).¥ ¥ ¥ ______ 3 juin.— CHAPELLE DU COL-, Peu d’événements, dans les anna- LEG Fi DF.ST-LAURENT.— Le les musicales de la ville ont suscité i Festival de Montréal.Au pro- J autant d’intérêt que le Troisième gramme: Cantates et chorals de Festival de Musique qui aura lieu I Bach (direction: Charles O (.on-; dans la chapelle du Collège Saint- nell).Extraits de Parsifal, de 'Vag-Laurent, les lundi 31 mai.mercredi ner.(Direction: Wilfrid Pelletier).1er juin et vendredi 3 juin.Le suc- j T cés des deux premiers festivals a 5 juin — SALLE DU GESl —-encouragé la Société des Concerts i Le Théâtre du Petit-Momie, dirige Symphoniques à entreprendre un nar Mme Jean-Louis Audet.accueillir auprès des chefs français Toscanini et Bruno Walter est un heureux devoir.Voilà toute la vérité; que seule la musique nous préoccupe, nous ne nous tromperons point.Reste à fixer le nom et le lieu de ces festivals.11 faut renoncer, je pense, à les placer sous le signe unique d'un compositeur, car le choix d’un musicien ne saurait plaire à tout le monde.Mais ne peut-on trouver un lieu dont le nom ait des résonances profondes?Paris est trop vaste, trop bruyant; Versailles doit être réservé plus particulièrement aux manifestations dramatiques.Seule la tragédie antique convient au mur d’Oran-ge et Fontainebleau n’aurait peut-être pas tous les suffrages.Mais que penserait-on de Saint-Germain en Laye?Ce lieu est admirable, près de Paris.11 offrirait aux pèlerins son histoire, son château, sa terrasse, sa forêt.11 permettrait aussi à quelques âmes reconnaissantes d’aller, sans forcer personne, rêver devant l’humble maison où naquit Claude de France, Debussy! Fin attendant la réalisation de ces projets, signalons que quelques grands concerts étrangers sont déjà annoncés.Ils feront l’objet de notre lettre prochaine.Roland MINIOT Paris, le 16 mai 1938.Mlle Lucille Legaut, directrice de ce cours, enchantée du beau travail accompli par ses élèves, les invite de nouveau pour mardi soir, 31 mai, à la salle de l’école Cherrier, angle St-Hubert et Cherrier.Ce cours a provoqué jusqu’ici beaucoup d’intérêt chez les jeunes filles qui semblent toutes disposées à profiter de cet avantage qui leur est offert de se développer sous la direction d’un professeur hautement qualifié.Musique instrumentale Le Dr Harold Darke, organiste programme encore plus élaboré cette année.On constate déjà que ses efforts sont bien justifies.ARTISTES AU PROGRAMME Grande féerie enfantine: Peau- fAne.adaptée du célèbre conte de Perrault par Henri Gheon.(A 2 h.Perrault p 15 p.m.) Comme, en mes deux dernières chroniques, i’ai parlé de Parsifal et de la Passion de Bach, je ne crois pas devoir négliger la Messe solennelle de Beethoven.Dans la Messe en ré, il ne faut chercher ni un indice liturgique, ni un emploi de motifs qui ressemble à remploi que Bach a fait cinq fois, dans la Passion, du même choral ni rien qui participe de la nature d’un rappel thématique.Mais les musiciens, ou même ceux qui savent en quoi consiste la forme sonate, v trouveront à prises l’influence de Beethoven est devenu un modèle inégalable.Le Kj/rie, et l’on pourrait dire le Gloria, est une véritable sonate.Mais, comme ces considérations un peu techniques n’influencent guère l'auditeur moyen, disons simplement nue la Messe en ré est une monumentale conception humaine du sens lyrique des textes.Il Ty trouve quatre solistes, mais le solo en est absent, le solo vocal du moins, car il y en a un.pour le violon, au Hencdictns, qui est une merveille de mélodie beethoveni-enne.En vérité, nous aurons été combles au Festival, car.depuis trois ans qu'il existe, n’avons-nous pas tteint les plus beaux sommets?M.Wilfrid Pelletier, directeur de! l’Opéra Metropolitan, qui sera le di- j recteur artistique du Festival, arrivé ! a Montréal lundi pour surveiller les dernières répétitions, s'est montré très enthousiaste.Organisé principalement pour développer le beau talent musical que l'on constate dans la métropole, te Festival de la La musique à Paris Autour d'un "Salzbourg françois" Sur un orgue d’une aussi belle sonorité et dans un vaisseau de résonance parfaite, c’est passer une belle soirée que d’entendre un artiste comme le Dr Harold Darke, oui a joué mercredi au temple St.Andrew A- St.Paul.Les organistes anglais ont l’orgueil d'être des fervents experts des oeuvres de Bach et son programme renfermait cinq pièces de ce maître sur huit.Il semble y avoir chez les organistes deux conceptions de la manière de traiter Bach: l’une, sévère Parmi les activités de “Loisirs”, il faut souligner ces cours, donnés aux studios de la maison J.-E.Turcot, 568, rue Ste-Catherine est, tous les jeudis, aux heures indiquées plus bas.La mandoline, la guitare espagnole et la guitare hawaïenne sont deve.nues très populaires parmi nos jeunes qui sont redevables à “Loisirs” de pouvoir suivre des cours, absolument gratuits, de chacun de ces instruments, sous la direction de musiciens avertis.Ces cours se donneront jeudi prochain, 2 juin, à la maison Turcot, comme suit: Après-midi: 12.30 h., mandoline; 1 h.30, guitare hawaïenne; 2 h.30, guitare espagnole.Soirée: 7 h 30, mandoline; 8 h.30.guitare hawaïenne; 9 h.30, guitare espagnole., Soulage toujours rhumatismes,lumbago* névralgies, torticolis, I maux -S téta.En venu partout 25c « 75e ' wma mina Chant Toujours confiés à la direction de M.le professeur José Delaquer-rière, les cours de chant de “Loi- CH EZ PERRON I TOUT est bon SPECIAL 3 jolis rosiers H.T., 2 ans No 1, moussé* et étiquetés séparément—votre choix de couleurs - *1.00 5 rosiers polyantha multiflores, un de chaque couleur *1.00 6 Dahlias décoratifs géants - - *1.00 25glaleu la,variétés d'exposition - *1.00 Vtnn à nos magasins voir nos spéciaux pour h jardin.Magasins outirts jusqu' à 9 hrts p.m.I» vendredi et le samedi en mai et juin.M Téléphona "‘LAncaster 4191 ^ WH PERRON xaE pà CRAINETIl CS t.pCciNI FRIST FS 955 8LVD ST lAURENt.MONTRÉ Al Vous ne pouvez connaître tous vos amis H y a toujour* dot sont quo vous n« connaissez pas et qui sont néanmoins prêts i dire un bon mot pour vous.Peut-être ont-ils seulement entendu parlor de vous, peut-être ne vous jugent-ils favorablement que sur votre apparence, peut-être ne savent-ils de vous qu'un de vos gestes ou l’une de vos paroles.Plus vous êtes connu, plut H vous est difficile de connaître personnellement tous ceux qui vous veulent du bien.La même difficulté s# présente dtqt votre négoce: il vous faut connaitro vos amis, et surtout les garder.Vous n’arriverez jamais i les connaître tous, mais vous pouvez entretenir leur amitié, chez eux-mêmes, par les colonnes de leur journal quotidien préféré.Servez-vous du journal quotidien pour vos annonces.Il a la confiance do sas (acteurs.Il fait partie de leur vio de chaque jour.Il peut, mieux que quiconque, y faire entrer vetra commerce ou vos produit*.LN JOURNAUX QUOTIDIENS DU CANADA I et respectueuse, à l’infini de tradi-Depuis les derniers événements ; |jons léguées depuis des généra-d’Autriehe, on ne parle plus, a Ua-j lions, l’autre oui.avec les instru-ris, dans les cercles musicaux, (pic ,11Pnis modernes et si oerfection-de la création d’un “Salzbourg fran- : niis notre époque, incline vers : .- .i cois”.Pour ce sujet l’encre aussi a |a couleur orchestrale.M.Darke semaine prochaine présentera aux déjà coulé et charié plus qu'il n eût semble vouloir se tenir dans un amateurs de musique au moins deux convenu rjos propos qui ressortis-j jUS|C milieu qui emprunte aux deux s uie il leurs solistes et ('ho- j sent davantage à la politique qu a .méthodes ee par quoi elles peuvent Montreal.Les quatre la musique.Parler^ de la création | se joindre.C’est dans la fameuse ristes de < loeuis qui prendront part au pro-j d’un “Salzbourg français”, cost, Passacaille et Fugue qu’il a surtout r ,! ,imniP.ic ro,s J0il!s .s.onl v ’Ch8min QuéBCC Il est de chez nous “Nos jeunesses de la métropole ont, comme par le passé, célébré, cette semaine, avec leur enthousiasme coutumier le fêle de Dollard”, dont l’héroïsme mérite plus qu’une souvenir platonique.Nous devons l’imiter en posant des actes, nous aussi, qui seront féconds en lendemains.Dans le domaine écoonmi-que, en particulier, devenons ou flemeurons des clients des marchands de chez nous.J.-F.Heid est un marchand de chez nous.Pour les plus belles fourrures et les meilleurs prix, voir Reid, 1473, rue Amherst.Feuilleton du “Devoir » » Après leur Mariage par O9Neves 21.(Suite) —Alors.Denis, vous regrettez.vous aussi?—Je regrette quoi?Noire mariage?Claire inclina la tête.—Je crois que nous aurions été plus sages de prendre le temps de réfléchir, convint Denis.—Oui.soupira-t-elle.Mais c’est de votre faute, cher.C’est vous qui m’avez persuadée.C’était si gentil quand nous n’étions que des camarades! Vous rannelez-vous nos bonnes promenades dans notre cher vieux Paris et ses beaux alentours?—Je me rappelle que vous me disiez; ‘Taris est charmant pour les riches, mais il est bien désagréable à habiter quand on n’a nas de fortune”, répondit Denis sèchement.—Je ne me rappelle pas l’avoir dit —Vous l’avez pourtant répété bien des fois.—Peut-être.C’est que.fâcheusement.ie suis oortéc à m’imaginer que les choses seraient bien mieux si elles étaient autrement qu’elles le sont.—Inclus votre mari?—Oh! non.vous êtes un très bon mari, et ce serait parfait si j’étais une de ces grandes âmes que l’amour soulève, ie nè m’arrêterais nas aux désagréments de la médiocrité.Je ne suis pas la femme qui vous aurait convenu et ic ne m’étonne guère que vous ne m’aimiez plus.—Je ne vous ai pas donné le droit de le dire.Claire.—Non.peut-être, mais ie le devine- 11 eût mieux valu pour nous ne nas faire la connaissance des Dinglev.ou qu’ils ne fussent pas si proches voisins.C’est leur aisance qui me fail sentir notre gène.Comment allez-vous vous arranger pour paver cette malheureuse dette?—Ne vous tourmentez pas.Je trouverai l’argent d’une manière ou d’une autre, même si je suis obligé.—Obligé à quoi?.—Peu importe.Je verrai.Venez au salon, chantez-moi quelque chose.—Ce soir, ie ne pourrais nas.Denis.—Venez, cela chassera les toiles d’araignée.Claire sc décida.Sa voix était pure.En l’écoutant.Denis se sentit apaisé et réconforté.Il oublia que son mariage lui avait apporté, comme le disait Claire, une déceb-lion.XVII En rentrant aux Tourelles, et fonçant brusauement dans le salon.Mlle de Longieau rompit le tête à tête de Philippe Collineau et d’Ir-ma Lérins.Pourtant, les trouvant paisiblement assis en face l’un de l’autre, absorbés dans une nartie d’échecs, elle ne put se livrer à aucune critique.Elle enleva elle-même sa cape et se laissa tomber pesamment dans son fauteuil.—Quand voüs aurez un moment de loisir.Mademoiselle Lérins.ic vous prierai de me donner un verre de limonade.Cette visite m’a agitée.Voulez-vous en prendre aussi.Monsieur Collineau?Celui-ci remercia, refusa, et après quelques formules de politesse.prit congé.—Ce gentleman a sans doute profité de mon absence pour vous faire la cour?persifla Mlle de Long-jeau.— Non, répondit Irma, rangeant soigneusement chacune à sa place, dans la boite, les pièces du jeu d'échecs.— Est-ce bien vrai?— Très vrai.— De quoi vous a-t-il parlé?— Je.je ne me rappelle plus.La caustique vieille éclata; — Abl Ah! Ah! Ne vous a-t-il pas demandé par hasard si vos parents, votre père et votre mère, n’étaient pas deux idiots?Une flamme ardente monta aux joues ordinairement pâles de la victime.L’insulte à ses parents l’avait touchée au vif, et le sentiment nouveau qui venait d’éclorc la transformant, triompha de son habituelle résignation.— Vous êtes méchante, Mademoiselle, dit-elle, d’une voix vibrante que sa maîtresse n’avait encore jamais entendue.Vous auriez pu faire du bien et vous ne vous plaisez qu’à faire souffrir autour de vous.Parce que vous vous êlcs endurci.le coeur, vous ne pensez pas que | les autres aient la possibilité de sentir.Heureusement, je serai bientôt hors de votre atteinte.Mlle de Longjeau fut stupéfaite.Quoi! cette cire molle prenait de; la consistance! Elle posa son verre j sur le guéridon.— Je crois, Mademoiselle Lérins, que l’attention que vous a accordée ce commis de banque vous a tourné la tête.Allez vous mettre au lit et faites un sérieux examen de conscience.Demain, vous serez dans de meilleures dispositions d’esprit.Irma se dirigea vers la porte.Quand elle l’eut atteinte et ouverte, elle se retourna et, d’une voix redevenue douce: —- Que Dieu vous pardonne! dil-elle.Mlle de Longjeau, agitée de sentiments complexes où la douceur ne dominait pas, garda les yeux sur la porte refermée.Vexée de la leçon infligée, elle se réjouissait en même temps de l’incident, conforme à son goût de balaille.Après tout, cette petite Irma, si effacée, ne manquait peut-être pas absolu- ment d’étoffe.Si elle avait su se comporter plus souvent comme ceci, son bourreau l’eût moins méprisée, el peut-être même aimée.En se couchant, la vieille demoiselle retourna longtemps dans son esprit celte chose qu’Irma lui avait dite: “Vous auriez pu faire du bien autour de vous, et vous n’avez voulu que faire souffrir”.Irma avait-elle raison?XVIII Quelques jours plus tard Clair* reçut de sa soeur Rosie un télégramme (’avertissant que leur mère était très gravement malade.Depuis quelque temps, la santé de Mme de Sauvai, toujours assez débile, donnait des inquiétudes.Claire fil aussitôt porter la dépêche à la banque.Denis revint sur-le-champ au manoir.I.a valise fut prête en un instant, et ’es deux jeunes gens prirent le premier train pour Paris.Malgré leur diligence, ils arrivèrent trop tard, Mme de Sauvai renaît de rendre le dernier soupir, pieuse, paisible et résignée comme elle avait vécu.(A suivre) Oa journal ut Imprimé »u oo «38 rM Notr«-Dama ut.à Montréal, pac ilmpri» inert» Populaire (a reaponaabllité Umltée).édltrlce-proprtétaira — Qooryw Pali»*** directeur-gérant, LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 28 MAI 1938 VOLUME XXIX — No 123 Le martyre des oeuvres d’art en Espagne rouge f La fureur révolutionnaire s'est acharnée sur les reliques cTun incomparable passé Le 1er février dernier, à Montserrat, le président du Conseil rouge, M.Négrin, réunissait un simulacre de Cortès.Dans son discours, il se posa en défenseur de la culture en accusant les aviateurs nationalistes de détruire “les richesses matérielles, morales, historiques et artistiques de Salamanque (!) ou de Madrid, de Barcelone, ou de Séville, de Valladolid ou de Valence”! Les murs de l’illustre monastère bénédictin lui renvoyaient comme une dérision indignée l’écho de ses paroles.Montserrat n’a-t-il pas vu le martyre de trente de ses moines (à une époque où la Catalogne n’était pas un théâtre d’opérations militaires) et ce foyer de science, célèbre depuis des siècles, n’est-il pas éteint?Présenter les rouges d’Espagne comme les pionniers de la culture humaine, ce n’est point seulement une audace verbale de M.Négrin, mais la prétention du gouvernement de Barcelone tout entier.N’a-t-il pas fait une Exposition d’oeuvres d’art à Paris en l’accompagnant d’une brochure sur “le sauvetage du patrimoine historique et artistique de la Catalogne”?Ces objets, pris dans les musées ou réquisitionnés dans les familles, venaient rarement des églises, et cela s’explique par le fait que, suivant l’estimation des évêques espagnols dans leur Lettre collective, on peut compter “près de 20,000 églises détruites ou entièrement pillées”.“Aucune guerre, aucune invasion barbare, aucune commotion sociale dans aucun siècle n’avaient causé en Espagne ruines semblables/’ La brochure même de l’Exposition catalane n’en est-elle point, d’ailleurs, Ia‘ meilleure preuve?Elle a pour but de montrer l'effort de la Généralité “pour sauver des flammes les trésors d’art accumulés par le temps”.Mais pourquoi donc a-t-il fallu les “sauver des flammes”, dans cette Catalogne qui jusqu’à présent n’avait point connu la guerre?Qui donc avait allumé les incendies?La brochure constate que malgré tout, “on a perdu de grands monuments et des pièces de tout premier ordre”.Elle rend hommage “aux citoyens anonymes qui réussirent à imposer la valeur, purement morale (sic), des monuments artistiques voués à être détruits par l’incendie dans l’exaltation des premières journées révolutionnaires".Peut-on souhaiter un aveu plus officiel que le mouvement national n'ést pas la cause de la destruction, et que les sauveteurs ne furent point envoyés par le gouvernement rouge, puisque la Généralité, voulant les mettre à l'honneur, ne sait même pas qui ils sont?Les oeuvres d’art détruites par la fureur des révolutionnaires n’ap-parüennent pas seulement au patrimoine de l’Espagne, mais à celui de la civilisation universelle.Un récent album de l’Illustration nous les a montrés dans l’état où la Révolution les a laissées.Le Populaire du 14 février a reconnu l’exactitude des documents: “Oui, j’ai vu moi-même, a confessé M.Victor Shiff, un certain après-midi de septembre 1936.déambulant sur les pentes de l’Alca-lar de Tolède, quelques heure* ayant un ultime assaut qui devait, hélas! échouer, une scène qui m’a serré le coeur: deux jeunes miliciens.de quinze à dix-sept ans peut-être, s’amusant à un sinistre jeu de massacre avec des statuettes de saints et de madones, richement dorées et coloriées.Ils prenaient leur élan comme un joueur de cricket et les lançaient de toutes leurs forces contre un rocher de la ci'ndelle, riant aux éclats quand clics volaient en morceaux.Les tableaux du musée de l’hôpital-cou-vent de Santa-Cruz lacérés à coups de baïonnettes.Oui.c’est exact: je les ai vus là-bas, dans cet état, l’a-vant-veille encore de la reprise de Tolède par les rebelles.” En vain M.Victor Schiff a-t-il ! essayé d’atténuer l’effet de ces i aveux : “Ce que je liens à souligner ici, | en 'émoin oculaire, c’est que près- j que tous les actes en question, re- ! grettables en soi, ont été commis au cours des premières semaines, voire des premières heures de la lutte, au paroxysme d’une passion violente — et combien justifiée! (sic) — contre les agresseurs fascistes.militaristes et cléricaux.” Mais l'Illustration avait prévu l’excuse et y avait d’avance répondu: “Ces oeuvres d’art, en quasi-totalité, ont été mises dans l’état où elles sont, d’une façon volontaire, systématique, sans aucune nécessité militaire, loin de la zone des çomba.ts, et, le plus souvent, à un moment où les gouvernementaux étaient entièrement maîtres de la région où elles se trouvaient.Les dirigeants républicains de Madrid, de Valence et de Barcelone pourront dire qu’ils n’ont jamais voulu cela et que c’est contre leur gré que des individus isolés, échappant à leur contrôle, se sont livrés à ces attentats inqualifiables.Cela est sans doute exact.Mais les mêmes faits se sont reproduits trop souvent et en iiop d’em'rcits pour ne pas trahir l’exécution d’un plan concerté.Les vandales n’ont dos cédé à une brusque et inconsciente frénésie.Ils ont obéi à des ordres reçus des comités soviétiques locaux, qui s’étalent substitués aux autorités régulières, et qui eux-mêmes, sans doute, se conformaient à des instructions venues de plus haut, sinon de Madrid, de Valence et de Barcelone, du moins de l'Internationale communiste.11 suffit, en tout cas, de regarder ces Christs ou ces Vierges aux yeux crevés, ces toiles ou ces panneaux de bois lacérés par la pointe des baïonnettes, ces statues ou ces morceaux de sculpture rageu:emcnt brisés, alors que les murs qui les abritent encore ne portent point la moindre trace d’obus ou de fusillade, pour se rendre compte que la guerre n’est point passée par là, et que la révolution seule en est cause.” Du 16 février 1936, jour où Je Trente popular prit le pouvoir, jusqu’au 15 juin de la même année.M.Esterlich, député aux Cortès, a compté 160 églises détruites, 251 partiellement incendiées ou pillées.Dans son livre Au pays de la Terreur rouge, le rédacteur en chef du Nouvelliste de Colmar, M.André Zwingelstein, qui était à Madrid et oui raconte ce qu’il a vu, décrit la manière dont furent brûlées, dès le 15 mars, les églises de Saint-Louis de la Montera, de Saint-Ignace et du quartier des quatre chemins.Le Frente popular n’avait donc pas attendu la prétendue provocation militaire pour se mettre au travail.Le 18 juillet, lorsque le droit de légitime défense contre la tyrannie déclencha le mouvement national, une grande partie du mal était déjà faite.* * * Ne nous en étonnons poinl.Le fanatisme ne procédait pas autrement sous la Révolution française.M.HerrioJ vient de nous le rappeler au titre de son dernier livre Lyon n'est plus, phrase prise dans le décret du 12 octobre 1793, adopté par la Convention après un rapport de Barrère au nom du Comité de Salut public: “Art.IV.—La ville de Lyon sera détruite; tout ce qui fut habité par les riches sera démoli.“Art.V.— Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne avec cette inscription: Lyon fit la guerre à la liberté.Lyon n’est plus.” Décret qui ne resta pas lettre morte.“Nous démolissons à coups de canon et avec l’explosion de la mine autant qu’il est possible,” écrit Collot d'Herbois au menuisier Duplay dont Robespierre était l’hô-le.A Ville-Affranchie, la folie sanguinaire se mêlait, comme on le voit aujourd’hui en Espagne, à la folie de la destruction.Achard qui.dans une première lettre, avait osé faire ces épouvantables aveux: “Encore dos tètes, et chaque jour des têtes tombent! Quel délice tu aurais goûté si tu eusses vu avant-hier cette justiee nationale de 209 scélérats!” (ceux-là n’étaienà point guillotinés, mais mitraillés chaque jour par fournées aux Brot-teaux) Achard écrit le 11 janvier 1/94: ''400.00(1 livres se dépensent chaque décade pour les démoli-1 lions cl quelques autres objets.” M.Gustave Gautherot nous a! montré dans un ouvrage capital “le ! vandalisme jacobin”, légal et furieux tout ensemble.Paul Claudel a marqué d’un trait vif cette filiation idéologique de la Révolution ! française à la Révolution espa- ! gnole: Robespierre, Lénine et les qq.très, Calvin, ils n ont pas épuise Ions les trésors de la haine! Voltaire, Renan et Marx, pas en-1 rnrr.ils n'ont touché le fond de la > oetise humaine! En Espagne, le ravage plus profond et plus rapide s’explique par “une technique moderne de locomotion et de destruction à la portée de tout criminel”.Ainsi s’expriment dans leur lettre collective les évêques espagnols qui ajoutent: “Même sur l’arc de triomphe de Bara, à Tarragone, oeuvre romaine qui datait de vingt siècles, la dynamite a exercé son action.” Mais c’est surtout contre tout ce qui.dans les monuments, les tableaux, les statues, les chefs-d’oeuvre d’orfèvrerie, présentait un caractère religieux que la rage satanique s’est déchaînée.Dans l’album édité par l’Illustration on peut voir dans quel état se trouvent aujourd’hui tant de trésors.Les statues polychromes du XVIe siècle, les terres cuites de Pedro Vasquez du XVe, les Vierges d’albâtre du XlVe, les merveilles gothiques et les statues du plus pur caractère espagnol, voisinent avec les rétables de Van der Wyden, les Gréço, comme La Madeleine et le portrait du cardinal T avéra, ou le tableau du Monastère de la Rapi-da représentant Christophe Colomb.L’école sévillane, l’école an-dalouse.Mena, les admirables tailleurs d’images de la Soledad de Malaga et de la Vierge de Ronda sont rassemblés auprès des chefs-d’oeuvre des écoles étrangères dans une tragique fraternité: celle du martyre qui s’est également acharné sur tous.# * * Sans doute.le martyre des hommes est plus terrible et dénote une barbarie sans nom.Mais tant de chefs-d’oeuvre détruits portent aussi leur témoignage.A voir, comme disent les évêques d’Espagne, “la haine envers Jésus-Christ et la Vierge arriver au paroxysme dans les centaines de crucifix poignardés et dans les images de la Vierge bestialement souillées”, à lire ce témoignage du délégué des Rouges espagnols envoyé au Congrès des Sans-Dieu à Moscou: “L’Espagne a surpassé de à souhait, flatteuses même pour l’amour-propre italien, mais où le coeur n’a eu que la plus petite part.Sans doute, les journaux exaltent I le renforcement de Taxe Rome-Ber-jlin; sans doute, ils relatent avec j complaisance l’écho mondial qu’a | suscité la visite du Führer en Italie j et, en particulier, les louanges de la presse allemande, mais on aurait vainement cherché, tous ces jours derniers, trace d’une communion véritable entre les Romains et leurs hôtes, quelque chose qui rappelât, même de loin, le merveilleux élan qui souleva la population.tout entière, en avril 1935, trois mois après les accords Laval-Mussolini, lorsque les anciens combattants français vinrent ici pour affirrher, aux cotés des jeunesses patriotes de Pierre Taitlinger, la fraternité latine et la ferveur d’une amitié jamais éteinte, mais que tous étaient heureux de proclamer avec une énergie et une force renouvelées.- •.Je parle de ces choses en témoin beaucoup 1 oeuvre des Soviets, car direct.Cette fois-ci, rien de pareil.1 relise en Espagne a ete com pie-1 Aucune intimité entre les bons Oui-tement anéantie”, on comprend rites et leurs visiteurs d’ouIre-Bren-mieux que Miguel de Unamuno, qui ~ fut l’un des fondateurs de la République, se soit rallié à Franco en disant: “Il y a d’un côté la civilisation et de l’autre la barbarie” et que le cardinal Verdier ait écrit aux évêques d’Espagne: “La lutte titanesque qui ensanglante le sol de la catholique Espagne est en réalité la lutte entre la civilisation chrétienne et la prétendue civilisation de l’athéisme soviétique.” Dans son Ode magnifique aux martyrs espagnols, Paul Claudel, après avoir chanté: Onze évêques, seize mille prêtres massacrés et pas une apostasie! s’écrie au spectacle des ruines: Ce que la brute immonde autant que Dieu déleste, c'est la beauté.La preuve est faite.Il suffit de regarder.Antoine LESTRA (Du Nouvelliste de Lyon, numéro du 24 avril).L'avenir de l'Espagne CPar M.Lucien ROMIER) (Du Figaro, de Paris, numéro du 6 mai) : L’avenir de l’Espagne renferme beaucoup d’inconnu.Mais il com- d’un Etat totalitaire, deviendrait une terrible difficulté pour le gouvernement espagnol.Jusqu’à présent, le général Franco n’a guère rencontré cette difficulté, ayant porte une certitude: après cette | conquis des régions qui se nour-guerre civile qui aura fait autant, ; rissent elles-mêmes.Mais avec Ma-sinon plus de victimes qu'une drid, Barcelone, Valence et les au-guerre étrangère, ei îaissé'iRSTBfcm*'#Tfe.s Où l'on s'habille bien — 0 Coupe appropriée ER.iEST MEUNIER 0 à chaque sujet MARCHAND-TAILLEUR Service de valet \ 994, rue Rachel (esf) - FR.9343-9850 0 Satisfaction assurée .proportion des rancunes ou des soupçons de famille à faiiUlIe.ç.l d’homme à honune, il faudra une politique singulièrement autoritaire pour rétablir l’unité réelle de la nation, assurer l’ordre d’une manière durable et, tâche non moins difficile, obtenir que toutes les énergies collaborent de bon coeur au travail de relèvement.Il est impossible d’imaginer que la guerre espagnole n’aboutissent pas à une dictature.De notre temps, une vraie dictature n’est efficace que si elle exerce un contrôle presque total sur la vie du pays, sur la production et la consommation, sur Futilité des entreprises, sur l’équilibre des revenus, remploi des capitaux, la pratique du crédit, la répartition et le régime du travail.Mais un tel contrôle, pour supprimer aussi bien les évasions ou les fuites que les infiltrations, doit sc fermer.I.a fermeture devenue ainsi nécessaire pour des raisons à la fois économiques et politiques, conduit fatalement à une tentative d’“autarcie”, c’est-à-dire d’existence nationale en vase clos avec des moyens limités au cadre des frontières.Or, l’Espagne est extrêmement mal douée par la nature pour s'installer dans un pareil régime.Une contradiction très grave apparaît entre le terme politique où l’entraîne la guerre civile et la quasi-impossibilité naturelle où elle est de subir les conséquences économi-ques et sociales du régime qui suivra inévitablement le drame actuel.Méconnaître cette contradiction sera se vouer à bien mal prévoir.* V » Problème du tempérament, d’abord.Le tempérament espagnol ne ressemble ni au russe, ni à l’allemand, ni à l’italien.Il est individualiste forcené.Quand un peuple porte l’individualisme à ce dcgré-là, je ne crois pas que la guerre civile l’en corrige: au contraire.L’incendie n’éteint pas le feu.Chez nous, ceux qui connurent le plus de guerres civiles ou locales, les Parisiens, les Normands, les Vendéens, les Lyonnais, les Dauphinois, les Provençaux et les Languedociens, n’ont rien perdu, que l'on sache, de leur individualisme.Ensuite, problème de la divergence des traditions, coutumes et ideals régionaux.Tout le monde con-nait cet nspeêt épineux de l’Espagne, plus épineux que partout ailleurs.Une dictature sera solide si elle fait, avant rien autre, l’unité qui n’a jamais été réellement faite.Sinon, elle sera tout de suite divisée contre elle-même.Cela demandera un surcroît de pression que n’eurent à exercer, par exemple, ni le Duce, travaillant sur l’unité effectivement déjà réalisée de l’Italie, ni le Fuehrer, invoquant le thème de la race, qui mettrait l’Espagne en pièces.Problème de l’émigration.Les régimes totalitaires empêchent l’émigration: cet empêchement est lié à l'ensemble .des motifs économi- agglomérations de la côte mé diterranéenne, une fois arrêté le .rythme de la guerre, fini le travail exceptionnel, les secours du dehors supprimés et les troupes licenciées, le tableau changerait.•îé V On juge mal des relations futures de l’Espagne avec l'étranger si l’on ne tient compte du caractère de la dictature que lui imposeront les ré.sultats de sa guerre civile.Sans doute, l’étranger est impopulaire en Espagne.Il l’est dans les deux camps.II Te sera plus encore, la guerre finie.On le vomira.Et cette exécration commune fournira un premier levier au gouvernement pour ramener les Espagnols à la conscience de leur unité indépendante.Mais, quoi qu’on en pense ou dise, ce n’est pas la question.La question est de savoir avec quel etranger la dictature, du fait de son mécanisme et des difficultés pressantes qui l’assiégeront, sera poussée à établir une collaboration de préférence.Evidemment, au sortir de la guerre civile, l’Espagne ne retrouvera union, élan et sécurité du lendemain que si elle est entraînée tout entière à un travail de reconstruction.Avec quel appui extérieur et moyennant quels échanges?L’Angleterre, d’une part, et l’Italie (solidaire de l’Allemagne), d’autre part, se mirent d’accord aisément sur l’Espagne — d’accord dans le vague.N’est-ce pas que l’Angleterre et l’Italie ont confiance séparément que les circonstances, plus fortes que tout marchandage, garantiront la meilleure part à ner.Comment eût-elle existé?Pour commencer, ils ne se comprenaient pas.En Italie, à Rome, quiconque a fait ses classes secondaires parle, peu ou prou, le français.Rien de plus frequent que de voir des gens s’exprimer dans notre langue avec la plus parfaite aisance et même marquer tout le plaisir qu’ils y prennent.Circonstance qui, pour ma part, m’a toujours fait déplorer qu un si petit nombre de Français parlent, eux, correctement l’italien, mais critique qui ne s’adresse pas aux bons Confédérés romands, beaucoup plus nombreux à savoir s’exprimer nans le bel idiome toscan.Par contre, ici, celui qui parle allemand est un merle blanc, de même que les Allemands du Reich connaissent assez rarement la langue du si.Il advenait donc, ces jours-ci — comble d’ironie—nue, pour se comprendre, Allemands et Italiens, désireux de fraterniser dans la mesure du possible, dussent recourir au truchement du français.Mais il y avait un autre motif de réserve a l’égard de ses hôtes, chez ce peuple intelligent, fier et merveilleusement intuitif, auquel le régime a inculqué un sens renouvelé de sa dignité et de sa grandeur.C’est la théorie raciste dont Hitler est le vivant symbole et qui forme l’article essentiel du credo national-socialiste.Quelques compliments qu’ait adresses le Führer au Duce et à la nation italienne tout entière, dans le discours qu’il a prononcé à l’issue du grand diner qui lui était offert, samedi soir, 7 mai, au palais de Venise, nul n’ignore ici que, pour les tenants de la doctrine raciste, les Allemands aryens sont le peuple élu et que, à cette élite prédestinée, il n’a pas été accordé aux Latins d’appartenir.Mettez-vous à la place d’un Italien, si moyen soit-il, qui se sent le com- Eatriote de Dante, de Pétrarque, de .éonard, de Machiavel et.de Mussolini, lorsqu’il se voit en présence de ces géants blonds dont il sait qu’en leur coeur ils se sentent et s'estiment d’une autre essence, d’une essence supérieure à la sienne propre.C’est pourquoi les manifestations organisées en l’honneur de la visite accomplie en Italie par le chancelier Hitler ont revêtu avant tout 1111 caractère déterminé, sous la séduction de leur variété.Elles ont tendu à montrer à l’illustre visiteur la force, la force militaire de l’Italie, une force qui ne permettrait pas de la traiter, comme Bismarck et Guillaume II faisaient de l’Autriche, en “brillant second”.Cette force militaire a été déployée dans tout son apparat, à Naples, dans le golfe incomparable, où l’escadre tout entière a évolué avec un ensemble, une précision stratégique, une discipline qui ne laissaient rien à reprendre.Le lendemain, c’étaient trenle mille hommes armés, escortés de la présence de la jeunesse du licteur et même des balilas, qui défilaient sur la Voie des Triomphes.Enfin, dimanche matin, à Furnara, près de Rome, l’aviation montrait à Hitler ce qu’elle représente et de quoi elle est capable.Hâtons-nous de le dire, on a su faire voir également au chancelier un visage de l’Ilalie un peu moins 1 une d elles?Mais chacune croit guerrier et menaçant.Place de Sien^ que, fatalement, cette meilleure part j ne j[ a pU contempler quelque 800 lui viendra.Elles calculent sur desi les*(,ansimt 1(T sattarello et en-données differentes.uï , .| tendre un concert execute par un Pour les Anglais, I Espagne est un nom{,re gigantesque de chanteurs et pays qiu aura besoin^ de beaucoup d’instrumentistes.A San Carlo, à de crédits, de prêts, de fournitures et d’un commerce fructueux pour se refaire.Donc, un pays qui devra s’adresser à Londres.Pour les Italiens et les Allemands, l’Espagne est un pays promis à une dictature sévère et au régime totalitaire, et qui, par suite, ne pourra s’ouvrir sans risque à la contagion politique, sociale, économique des "démocraties”.Donc un pays qui, pour scs fournisseurs, ses conseillers et ses échanges, s’adressera de préférence à Rome ou à Berlin.Tâchons que l’Espagne ne s’adresse pas à nous seulement pour ra rancune.Lucien ROMIER Hitler a Rome “Les lampions sont éteints" De la Liberté, de Fribourg, Suisse, numéro du 11 mai, sous le titre Les lampions sont éteints: Rome.9 mai.Par une coïncidence vraiment singulière et que le peuple romain qui croit au mauvais oeil ne manquera pas d’interpréter à sa façon, le mauvais temps, la pluie et le froid ont BEURRE OEUFS - PROVISIONS TOUSIGNANT FIÎERES BEURRE Crémerie qualité 29C Crémerie “z 2,8e Beurre Jr„.2.7e LIMITEE A MOS M MAGASINS *#29, nie SAINT-HUBKRT #212, rue SAINT-IIUHKKT *195, rue S VlNT-I.Al’RENT MU.rue ONTARIO EU 2929.rue MASSON 2039, rue MONT-ROYAL Eut 1127, rue MONT-ROYAL 1379, rue ONTARIO Est 2399, rue ONTARIO Est.1SS1, rue S.-CATHERINE «35, rue WELLINGTON CR.2135 Noua fermons à « h.30 tous tes tours except* les vendredis et samedis.Est Est cononu- cessé comme par enchantement, à sent ces l’heure même où Hitler quittait la deux hommes d’Etat se seront appliqués à délimiter leurs zones d’influence, Hitler sur le Danube et du côté de la Tchéco slovaquie, ei Mussolini dans les Balkans, à une heure où l’amitié nouvelle entre l’Italie et la Yougoslavie atteint un degré d’intimité tel qu’on parle ouvertement d’alliance.Au total, l’axe Rome-Berlin demeure une réalité solide.Lt nier serait se leurrer volontairement.Y voir un instrument de guerre prochaine est une autre question.On n’a pas été sans remarquer qu’il n’a été fait, à aucun moment, allusion au problème colonial allemand, contrairement à ce qui avait été cru dans un premier temps.L’accord italo-britannique est un instrument avec lequel, malgré toutes les _ manifestations extérieures ; d’amitié entre Rome et Berlin, foutes les façades, tous les galas et tous les discours, la Wilhelmstrasse est 1 bien obligée de compter, ce dont le > palais Chigi est fort porté à se ré- > jouir.Ai-je besoin d’ajouter que, dans ! cette réception si brillante de Hitler ! à Rome, il y a eu plus qu’une om- : bre au tableau?Cette ombre, c’est j l’attitude des visiteurs à l’égard du Vatican.Le Saint-Père, dans un dis- | cours prononcé le jour où l’Eglise célèbre IThvention de la Sainte-Croix, s’est plaint que, ce jour-là, on eût arboré à Rome l’image d’une croix qui n’est pas celle de Notre-Seigneur.L’allusion au svastika était claire.Les musées du Vatican ont été provisoirement fermés jusqu’au lendemain du départ de Hitler.Pendant tout le temps de sa visite à Rome, on aurait vainement cherché la moindre allusion aux événements relatifs à cette présence dans les colonnes de VOsserva-tore romano.La Cité du Vatican ne pouvait souligner avec plus d’éclat et en même temps plus de discrétion sa réprobation à l’égard de celui qui fait figure de persécuteur de l’Eglise et de restaurateur du paganisme à la manière d’un Julien l’Apostat moderne et germanique.Ces choses-là, le peuple romain, si croyant, si attaché au Saint-Siège, les sent profondément.Et si j’ai pu dire plus haut qu’il n’y avait pas eu, ces jours-ci, de corn- j munion profonde entre Italiens et j Allemands pour les raisons que j’ai exposées, on peut être assuré que la bouderie de Hitler à l’égard du | Vatican n’aura pu que contribuer à renforcer ce sentiment, où une certaine défiance s’allie au manque d’élan spontané.Fernand HAYWARD Avec RIEN que le nom de votre père et de votre mère nous pouvons retracer TOUS vos ancêtres dans TOUTES les branches, 300 ans en arrière.Institut DROUIN Corrqcfeurs et continuateur* du dictionnaire Tanguay.Directeur t GABRIEL DROUIN L'opinion française 4184, rue ST-DENIS, Montréal Tel.LAncaster 8151 Naples, il assistait, jeudi soir, à une représentation d’Aïda, de Verdi, et, dimanche soir, au Forum Mussolini, à Rome, à côté d’exercices gymniques exécutés avec un ensemble parfait par les jeunes gens de l’Aca- | ment iâ'revanche annoncée.' demie de culture physique de la " Farnesina, on lui offrait, sous un ciel redevenu serein, le régal d’une représentation partielle, dans le décor d’un théâtre en plein air surgissant dans un site unique, du chef-d’oeuvre de Wagner: Lohengrin.Florence a accueilli le Fùhrer et lui a permis d’admirer l’harmonieuse beauté de la Cité du Lys et de scs carrousels traditionnels.Bien que le temps Fait aussi peu favorise que phssible, si Hitler n’est pas reparti ébloui, c’est qu’il est difficile à contenter et il est à présumer que cet homme, à qui le sens artistique ne fait pas défaut, aura senti non seulement la force réelle du pays ami qui l’accueillait, mais toute la richesse d’une âme et d’une civilisation que les siècles et le génie ont formées.Le discours prononcé par le Führer au palais de Venise a fait bonne impression dans la mesure où il proclamait avec énergie, à dessein, voulue et soulignée, l’in* tangibilité de la frontière du Bren- .ner.Dame! S'il y a des choses qui d’excellente critique littéraire, son .IImw M .- » ^ _ __ ’ f ’ 1 liirr»o nef fin yywwI/Ma ri a ««.**«« ¦**.«* A La presse française a réservé le meilleur accueil à l’ouvrage que vient de publier M.Louvigny de i Montigny, La Revanche de Maria Chapdelaine (\).On sait que l’héroïne de Louis j Hémon compte toujours, là-bas, un nombre incalculable d’admirateurs.Aussi, tous ceux qui savent en parler avec intelligence et émotion, comme M.de Montigny, sont-ils assurés de trouver un public sympathique.M.Gaillard de Champris, professeur honoraire à l’Université de Québec, consacre au volume de M.de Montigny un long article dans la livraison du 17 avril du Journal des Débats, de Paris.En voici les passages essentiels: "La Revanche de Mçria Chapdelaine”.Mots étranges, en vérité, et qui semblent d’abord plus provocants qu’intelligibles.Ce livre n'a-t-il pas connu un exceptionnel succès de librairie?N’a-t-il pas, du jour au lendemain, rendu célèbre un auteur inconnu?.“Oui, toul cela est vrai.Et cependant, dans le pays même qu’a si magnifiquement chanté notre compatriote, son oeuvre restait un objet de contradiction.Beaucoup de Canadiens refusaient de se reconnaître, eux et leur pays, dans cette famille de défricheurs à Fame simple, dans ces vastes solitudes forestières et neigeuses où la vie est, tout ensemble, si monotone et si dure.Pour un peu, certains se seraient jugés diffamés.Bref, le succès d’un pareil livre inquiétait leur amour-propre national; ils concevaient | mai que, l’ayant lu, nous eussions : pour leur pays une estime plus profonde et plus vive amitié.Bref, entre Français et Canadiens.Maria Chapdelaine constituait un sujet de conversation dangereux.Tout cela, nous nous garderions de le rappeler, si, — et voilà juste- un Canadien ne venait de clore le lé-bat et de dissiper le malentendu.Fonctionnaire important au Sénat d’Ottawa.M.Louvigny de Montigny est, depuis de longues années, le représentant de notre Société des Gens de Lettres et de notre Société des Auteurs dramatiques.Littérateur, il jouit dans son pays d’une autorité exceptionnelle.Or, voilà que, non content d’entreprendre contre ce qui était presque un préjugé national, une audacieuse réaction, il a voulu faire sanctionner par les plus hautes autorités universitaires la réhabilitation de l’oeuvre méconnue.C'est pourquoi.sollicitant le titre de docteur ès lettres, il a proposé à l’Université de Montréal une thèse sur Maria Chapdelaine, dont il ne cache pas, pour ainsi dire, l’intention apologétique.De fait, prenant, une à une, les objections formulées autour de lui, il les réfute avec mie maîtrise toujours pertinente et une courtoise fermeté.Bref, autant que Vingt-troi* an* de recherche» patiente*.Immtnte documentation méthodiquement accumulée.— Généalogie complète d« toute famille canadienne-françal-•e, franco-américaine, acadienne, de 1608 à net jours.ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS d’EXPERIENCE VOUS]_ METTENT A L’ABRI == DE TOUTES LES «EXPERIENCES* Le» plus belle* FOURRURES : JF RCID 1473 rue AMHERST, CH.3181 quej et politiques qui pousse: régimes à se fermer.Or pour le peu- i capitale pour se rendre à Florence, j vont sans dire, il est encore pré’fé-! livre est un modèle de courageuse pje espagnol, 1 emigration fut^tou-1 Gardons-nous de voir là autre chose j rable qu’on les dise tout de même, équité.” En vente au Service de Librairie du Devoir, au prix de $1.00.jours un mouvement naturel et né- qu’une rencontre assez curieuse.D’où il est permis de conclure que, ccssaire.L Espagne a plus de des- majs relevons le fait parce qu’il au cours de leurs cnlretiens, les ccndanN hors d’Espagne qu en Es- illustre le sentiment de soulagement pagne.Pour qu il en fût autrement.qU'nn ressent ici au terme de cette - tes ressources naturelles et les pos- 8érle de réceptions et de manifesta- — sibihtes de travail rémunérateur 1 tions grandioses, certes, fastueuses dans le cadre national devraient I ^LITHINÉS .lu Dr GUSTIN font économiquement unal délicieuse eau de table et! de régime, alcaline, liîhl-i née, pétillante et digestive.! Recommandés contre leâl maladies de la peau, dui foie, de l’estomac, de laî vessie et de l’intestin, rhumatisme, goutte et acidsi urique.faut essayer aussi leaf Pastilles de Lithinés Cus-j tin, que l’on suce i la fin) des repas, dans les dépleJ cements, pour remplacer! Feeu lithlnée.# gjLj être bien supérieures, non seulement à re qu’elles sont aujourd’hui, mais à ce qu’elles étaient avant la , guerre civile.Il y faudrait un ef- ; fort énorme de transformation industrielle et agricole et d'équipement.Encore après douze ans d’un , tel effort, dans des conditions à tous égards beaucoup plus favora- ! blés.M.Mussolini, ne pouvant i échapper au problème de l’émigra- ! lion, a-t-il cherché un "empire”.Faute d'émigration et faute d’em-phe.et le ras n’ètanl pas modifié d'autre part, la fourniture régulière de subsistance et de travail à tous, qui est la base sociale et la condition de sécurité intérieure En vent» ^ dans les i bonnes pharmacie» M’ACCEPTEZ PAS D’UDTATIOM Si vous voyagez.idrctsex-vout n SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR”.Bille»» émi pour tau» le» p*y» au tarit de» compagniea de paquebot», :hemin» de ter, autobu».auiti hôtel», atturance» bagage* et accidenta.chèques de voyages, passeports ate.Telephones: BEIair 3361* IR PH0T0GRRVURE nnuonnic vas ou*v hui Des milliers de clients satisfaits! 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VOLUME XXIX N* 123 Il DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 28 MAI 1938 ! bliéessous b responsabili ministère de l'Aqncult-ure ( LA VIE B-n.ffajiin un bureau une boutique, 11» parlent, parlent encore sans sonner que le soleil marche à l’borlaon, sans égard pour ceux qui sont hWrfcf de IkSîitèr oèrdent-U» des heure* entières quand 11 n eût fallu que quelque* minute» pour régler leur» aflairea C e»t pourquoi revenu» à eux- d* ‘r® ÎS2ü“fAn™2ment dSuté le* affaire* politique», âpre* avoir ressassé tou* les potin» de la paroisse, après avoir gratté le curé, piqué le docteur, »ecoué le*nouilreP envoyé1 en enfer^ou» les marchands et le fabricant de beurre avec, lu s'aperçoivent tout 4 coup que le tempe s'est écoulé et qull faut gagner en vitesse ce qu'ils ont perdu en "amusage" — B.AGRONOMIQUE < MOTES hebdo- madaires INEDITES ù, prêchant raccord entre agriculteurs, on a la certitude d*être pratique mr regagner les points perdus Tan dernier /oici bientôt les grosses chaleurs.Bn 1937, le revenu provenant des vaches lai-“re* a diminué du fait de la mauvaise qualité > produits apportés aux fabriques.De lourdes •tes ont été subies.Il faut dès maintenant ;ndre des précautions pour que la chose ne se nouvelle plus.Insistons fortement sur les ins à donner aux ustensiles de laiterie: chau-•res, tamis (couloirs), écrémeuses, bidons, etc.us recommandons de bien les laver après usa-a de les ébouillanter et de les faire sécher à id.Il devrait être superflu d’insister sur la âpreté rigoureuse durant la traite.Jamais la is infime particule de fumier ne doit venir 3 contact avec le lait.Crème et lait doivent Te refroidis le plus rapidement possible.La jùlleure méthode, ce n’est pas de brasser le t à l’air, mais de plonger les bidons dans de au glacée ou dans un bon puits.On agitera nplemcnt, à plusieurs reprises, le bidon quel-es minutes après l’avoir mis à l’eau.Le hasard nous a fait entendre, l’autre jour, un ut de conversation que nous croyons utile de pporter ici.La scène se passe dans une de s fabriques dites combinées et l’avant-midi est | ssablement avancé.’agriculteur.— Je n’ai pas eu le temps d’aller assemblée la semaine dernière.Tu as eu de chance, car j’étais pour protester contre le t de fabrication.Ça me paraît haut.fabricant.— Les prix du beurre et du fro-itage annoncent mieux pour cette année et j’ai : mandé un demi-cent de plus pour les deux oduits.Seulement, cette année, les patrons ont demandé de fabriquer rien que du no 1.L'agriculteur.— Comment ça?Quand tu fabri-eras du no 2, tu seras obligé de payer la dif-jrence ?mLe fabricant.— C’est bien pour ça que je char-un peu plus cher.Tu comprends, si je fais tant de beurre et de fromage no 2 que l’année ssée, ça va me payer encore moins.L’agriculteur (en riant).-— T’es donc plus .pable de fabriquer du no 1?Dis-le: on va brganiscr en coopérative et s’engager un meil-iir homme.*Le fabricant.— Je suis toujours capable de ^ tire du no 1, mais ça dépend du lait que vous j ’apportez.Et n’oublie pas une chose: tes types |: la coopérative, eux, ne prennent pas de ris-ics.Us refusent carrément la mauvaise crème | le mauvais lait.Et ils ne reçoivent pas le lait rd comme ça dans Tavant-midi, comme c’est uvent ton cas.Ensuite, il faut dire que l’an-¦e dernière a été une année à part des autres.L’agriculteur.— Oui, l’été a été chaud.Quelle isère pour conserver le lait! Le fabricant.— Eh bien! mon vieux, avec de , crème avancée, c’est difficile de faire des bons oduits.Tu vois que je ne suis pas tout seul ms cette affaire.En général, la classification a Tissé dans toute la province l’année dernière, n a perdu 6 points sur le beurre et 5 points sur | fromage.Mauvais ça, tu sais! Ça veut dire en de l’argent à Teau.t L’agriculteur.— j’admets que je ne comprends ns grand’chose dans ce pointage-là.Mais quand est marqué Beurre no 2 sur Tenveloppe et que paye est flatte.Le fabricant.— Alors, tu comprends, bel en-ntl.Cette année, si les prix se .maintiennent, paye aura meilleure mine.On va vous payer lut le temps pour du no I, mais attendez-vous à B qu’on soit plus sévère à la réception.L’agriculteur.— Fais pas ton malcommode.Si I es trop sévère, on va aller ailleurs.Oublie as dans tes prières que le camion de X.passe ,ar ici tous les jours pour ramasser la crème.Le fabricant.— Ailleurs?Ça sera exactement amme ici.Si on te paye pour du no 1 quand In fabrique du no 2, tu peux être sûr qu’on va reprendre sur un autre point.L’agriculteur.— Bon! bon! je dis plus rien, uel caractère à matin! Le fabricant.— Tout de suite après la traite, nce tous les ustensiles avec de Teau tiède.En-iiite, pour enlever toute saleté, lave-les avec une trosse et.de Teau chaude contenant de la poudre laver.Pour finir, rince avec de Teau bouil-nte ou de Teau contenant un peu d’eau de Javel - une cuillerée à soupe par gallon d’eau chaude puis tu fais sécher dans un endroit propre, e plus, tout de suite après la traite, refroidis n lait le plus vite et le plus froid possible, 'est tout.-Propos recueillis par Oscar BOISVERT, chef du ervice de l’Industrie laitière, à Québec.Dix millions de dollars moyennant un petit effort Il n’est de domaine où la rêverie ne trouve à exercer., Un fascicule récemment rédigé à Tusage des inspecteurs de mauvaises herbes, par M.Geor-•:es Maheux, chef du service de la Protection des l,lan1es, offre à toute imagination quelque peu iagabonde ce thème de rêverie, à la fois ancien t toujours nouveau, déjà intitulé: La grande ûtié des mauvaises herbes au pags de Québec.s En première page du texle de M.Maheux, on appelle que, d’après les autorités les plus sérielles, les mauvaises herbes diminuent chez nous le endement des récoltes dans une proportion de 0%.Cela représente une perte annuelle de 8 à •» millions de dollars.\ A cette lecture, la pensée s’élance tout naturcl-ement sur les ailes de l’imagination, vers quel-|uc paroisse de chez nous où d’un commun accord, sur les instances de sages conseillers mu-ilcipaux, des cultivateurs progressifs et des no-ables de la place, la population adopterait tous es moyens offerls par la loi et par la technique agricole, pour débarrasser le sol des plantes nui-.ibles qui l’infestent et qui sont une source de naladies, de laideur et de pertes d’argent.Au nombre des différentes pratiques cultura-es recommandées pour combattre les mauvaises icrbes (criblage des semences, arrachage, égout-ement, rotation, fertilisation des pâturages, de-ni-jachère, etc.,) il en est une qui ne coûte rien ;t retient l’attention par son importance écono-nique toute spéciale: c’est la fenaison hâtive.Faire les foins de bonne heure, ce n’est pas «eulement empêcher un grand nombre de mauvaises herbes de mûrir leurs graines et par là de se multiplier: c’est encore améliorer considéra-blemeni la qualité des fourrages.En termes plus techniques, c’est récolter plus de protéine, substance précieuse comme le savent les cultivateurs.La valeur des foins récoltés chez nous dépasse annuellement 40 millions de dollars.Faire les foin., plus à bonne heure qu’on ne les fait habituellement, ce serait engranger de la protéi-c pour une valeitr supplémentaire de 5 millions de dollars'.Ce n’est pas l’endroit de rapporter ‘ici les nombreuses analyses et expérienres qui ont été faites sur ce sujet et montrent le changement rapide de la composition chimique des fourrages.depuis l’apparition îles premières fleurs Jusqu'à l’époque de la pleine floraison.Il suffit da dire que cette preuve existe.Rien plus, on peut affirmer que s’il était possible de récolter tous les fourrages ou stage voulu de végétation, c’est 10 millions de dollars qui pourraient être économisés par une fenaison faite en temps opportun.Ne retenons que le chiffre de 5 millions, Forte production de lère qualité SAINES METHODES DE COMMERCE AGRICOLE Il ne faut jamais farder le des> sus du panier.Donnes pleine valeur à l’acheteur.Gagnes sa confiance en le servant loyalement.Un client mécontent à tout jamais est un client perdu.IjSous la pression de besoins nouveaux, vu le retour de prix plus avantageux et pour se mettre en harmonie avec ce qu'on peut appeler Taprès-crise, l'agriculteur doit s'appliquer à commercialiser de plus en plus son entreprise, améliorer sa technique, bref s'adapter à des temps nouveaux qui réclament des méthodes nouvelles.HL'agriculteur moderne ne vend plus rien qu'à sa famille ou à son entourage immédiat comme autrefois.Il vend au public de son pays et au public des autres pays.flLes modes de transport ont fait des progrès inouïs.Les distances sont pratiquement abolies.La réfrigération est réalisée sur une échelle extensive et économique.Les relations d'individu à individu, comme de groupe à groupe, sont changées du tout au tout.Loyauté ^]Un commerce profitable est un commerce basé sur la satisfaction absolue du client.IfLe client est roi.Il est capricieux et exigeant.Il faut étudier ses goûts, voire ses manies et s'arranger pour qu'il soit toujours satisfait, même très longtemps après la vente.^Tromper le client, c'est se frapper soi-même à très brève échéance, puis frapper la classe à laquelle on appartient.C'est se faire tort en faisant tort aux autres.fUn beau produit crée invariablement la demande.Aussi faut-il soigner la présentation, chercher à attirer, à plaire.Est-il besoin d'ajouter qu'il faut être d'un scrupule quasi excessif en ce qui concerne la propreté?Le plus petit symptôme de malpropreté éloigne à tout jamais le client.tSDe nos jours, personne n'aime acheter chat en poche, comme on dit.C'est pour cela que le classement des produits devient partout rigoureusement nécessaire.ÜLe commerce moderne n'a pas intérêt à acheter — simple exemple — douze tomates dont deux sont très belles, six sont belles, deux sont moyennes et deux sont à demi pourries.Il a intérêt à acheter douze très belles ou douze belles ou douze moyennes tomates.TJPour qu'une affaire paye, il faut qu'elle soit exploitée nur une certaine échelle.C'est ce qu'on appelle le volume.Une affaire trop petite, c'est-à-dire des produits en trop petites quantités, réclame des soins qui augmentent le prix de revient.Ù1 QlTÉBECl , U meilleur remède aux maux dont «ouffre l’agriculture : le coopérât*®*.IjOn obéit aujourd'hui à ce qui s'appelle le rythme des mosses.Il faut nombrer.Se tenir dans son petit coin, se passer des autres sont des tactiques périmées.Vous ne pouvez dissocier votre sort de celui de votre voisin.Vous avez besoin de lui et il a besoin de vous.IILes mots provoquent souvent de stériles chicanes.Allons plus loin que les mots, c'est-à-dire allons au coeur des choses.Coopératives, mutuelles, syndicats, corporation, fédération, que tout cela signifie pour la classe agricole une seule chose: l'accord.TCe qu'il faut, c'est une poussée d'ensemble.Ce n'est pas un tirailloge ici, une velléité là, un effort isolé, un coup de collier passager.C'est un mouvement de fond, un mouvement puissamment concerté et persévérant.fiLa réussite en matière d'organisation coopérative n'est ni une affaire de lois, ni une affaire de subventions gouvernementales.C'est une affaire de volonté réfléchie, de froide entente entre hommes intelligents et sûrs d'eux-mêmes.^|ll n'y a pas de mystique de la coopération et Ton ne doit pas se perdre dans des doctrines qui fendent les cheveux en quatre.Quand on VEUT s'accorder, on n'ergote pas à l'infini sur les modalités de l'accord, attendant indéfiniment des lois parfaites et renvoyant toujours les choses ou lendemain.^La nécessité de l'union tant pour vendre que pour acheter est une chose qui aveugle, qui crève les yeux.Une fois que les cultivateurs y auront intelligemment goûté, ils auront trouvé le remède à la plupart de leurs maux.^isolés, livrés à vos propres ressources, qu'êtes-vous?Peu de chose.Mois ensemble, tous ensemble, cent pour cent ensemble?L fiLa Coopérative Canadienne de Bétail — Alfred Savoie, gérant — publie chaque semaine un feuillet très bien fait sur les conditions du marché.Il contient une foule de renseignements de première main.Il Pour être au courant des cotes du marché et se bien renseigner sur la technique agricole, lire également chaque semaine "La Terre de Chez Nous", organe de ('"Union Catholique des Cultivateurs".Groupex-vout et expediex par • wagons entiers.Service de la Publicité Ministère de l’Agriculture Une feule de produits arrivent tous à la fois sur le marché, alors qu’il serait payant d’attendre l’heure propice pour les vendre.L’entreposage permet d’attendre.L’entreposage coopératif est donc tout indiqué en certains CIS.Accord IjLe haut commerct aime acheter des sociétés coopératives parce qu'il y a plus de chances que le produit soit classé, c'est-à-dire présenté sous son vrai jour, fL'entreposage (en anglais: storage) des produits est un moyen d'attendre l'heure où le marché est favorable.Isolé, le cultivateur ne peut songer à entreposer ses produits pour les écouler au moment propice.Groupés en sociétés coopératives, les producteurs peuvent entreposer à bon compte.IjOn a dit que le Danemark est couvert de laiteries et aussi d'entrepôts coopératifs.Arriver sur le marché en temps voulu, c'est une grosse partie de l'affaire gagnée.*[Au cours de la dernière session, la législature a voté une somme importante pour permettre à la Coopérative Fédérée d'entreposer plus profitablement ses produits, fl Un producteur isolé n'arrive que difficilement à connaître les rouages du marché.Une coopérative affiliée à un bureau central, à la Coopérative Fédérée, par exemple, y arrive beaucoup plus aisément.flCertains principes régissent les affaires en général.Il faut présenter le produit sous son aspect le plus attrayant, le plus soigné.Avec un beau produit, on crée la demande et on lutte avec avantage contre la concurrence.fl Le marché s'intéresse surtout aux grandes quantités.Il a tendance à faire des affaires en gros.Les petits stocks sont peu intéressants.C'est pourquoi nous conseillons aux cultivateurs de réunir leurs produits.Mut votre coopérative Mt forte, plus vous serex forts.aux gens de noire province qui vont répétant: “Nous vivons trop loin les uns des autres pour nous grouper comme en Europe.” Piètre argument à base d’inertie, de défaitisme.Du point de vue coopératif, écrit M.Grand, voici quels sont les principes généraux qui sont à la base dn mouvement d’association: “La coopérative doit être ouverte à tous; tous les membres ont des droits égaux, chacun disposant d’un vote, mais d’un seul, quel que soit son apport; le capital est formé à l’origine par les cotisations des membres; celles-ci sont remboursables si le titulaire se retire de l’association, ce qu’il est toujours libre de faire moyennant préavis; le montant de la cotisation n’est pas fixé, afin de pouvoir accepter les plus modestes; Tas-sise financière est assurée, en outre des cotisations et surtout, par les réserves prélevées sur les excédents des bilans annuels et par tout capital d’exploitation.” Sur ces bases ont été fondées la Société Peller* vo (Union centrale des Sociétés finlandaises de consommation), les Centrales d’Helsinki qui comprennent une coopérative, des magasins d’approvisionnement et de vente, une coopérative centrale d’achats, une centrale du lait, des banques pour les coopératives agricoles de crédit.Le lien de tous ces organismes, c’est la Société Pelter-vo, ou conseil d’administration, à laquelle siègent des membres élus par les groupements coopératifs précédemment nommés à côté d’autres nommés par l’assemblée générale.Pellervo exerce son action promotrice et régulatrice par trois moyens: l’éducation, la propagande et le contrôle.“Quel exemple donné par cette petite paysannerie honnête, vaillante et simple de Finlande, conclut M.Grand, qui, en si peu de temps, faisant confiance à ses chefs qui le méritent, a su se discipliner au point de créer 5,500 sociétés coopératives, groupant toutes ensemble 400,000 membres, réalisant un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards de marks par an en accumulant un milliard et demi à leurs fonds de réserve, tout en ayant assuré aux producteurs la rémunération la plus avantageuse, régularisé les marchés, diminué l’écart des prix entre la production et la consommation, amélioré l’agriculture, instruit le cultivateur, formé la jeunesse, en lui donnant le sens de l’entreprise et de l’administration et en élevant peu à peu son niveau de vie! Brave paysan de la lointaine république finlandaise, toi qui habites une terre bien moins clémente que la nôtre, toi dont l’histoire a été un long martyre, toi qui luttes sans cesse contre l’empiétement de ton voisin, la Russie rouge, que ne peux-tu insuffler à tes frères, les paysans canadiens-français, le goût de l’action en commun et le désir de se tendre en tout et partout une main loyale et fraternelle! déjà intéressant, et qui tient compte des contingences de Texploitation agricole: température incontrôlable et souvent défavorable, main-d’oeyvre parfois insuffisante, simultanéité de travaux pressants, etc., etc.Mais ce n’est pas tout.Les fourrages consommés sur la ferme laissent un résidu: l’engrais de ferme dont la valeur reflète celle des aliments qui ont servi à le former.Nos fourrages trop mûrs se transforment dans Tappareil digestif des animaux en un engrais pauvre en azote et qui devient, par la grande quantité de graines de mauvaises herbes qu’il renferme, le plus sérieux agent d’infestation de nos terres par toutes sortes de plantes nuisibles.Lorsqu’on apprend que les prairies occupent fiO'To de la superficie des lerres cultivées dans notre province (statistiques de 1935 publiées en 193G), on réalise la part importante qu’elles tiennent dans la multiplication des mauvaises herbes.Des prairies nettes, du fumier exempt de graines de mauvaises herbes suffiraient sans doute à augmenter nos récoltes pour une valeur de 5 millions de dollars.Dans cette paroisse de rêve, où, pour Téradica-tion des mauvaises herbes, la fenaison hâtive serait entreprise d’une façon méthodique et collective, on pourrait, sans bourse délier, augmenter les revenus de plusieurs milliers de dollars.Un précèdent ainsi s’établirait, lequel exploité à fond amènerait peut-être la province tout entière à appliquer le même programme d’où une entière à appliquer le même programme, d’où une bonne dizaine de millions de dollars d’ici quelques années.Rêverie, utopie?Oui, si re travail n’esl entrepris que par quelques groupes de cultivateurs isolés, noyés au milieu d’une multitude d’indifférents.Une mauvaise pomme, dit le proverbe, gâte un baril de pommes saines.Une terre infestée de mauvaises herbes peut salir plusieurs terres avoisinantes, quelle que soit la vigilance de leurs propriétaires.Réalité de demain si, comme le déclare l’inspecteur général des mauvaises herbes, ce travail d’assainissement devient l’affaire, la préoccupation de tous et chacun.Et ne vaut-il pas la peine d’une telle préoccupation?Roland LESPERASCE, chef de la section des Engrais chimiques, à Québec.Sous le signe de la déesse de la fertilité Pellervo est, dans la mythologie finlandaise, le nom de la déesse de la ferlilité.Nous aurions cru que c’était le nom d’un dieu; il parait que c’est celui d’une déesse.Nous n’y perdons rien.Et après?direz-vous.Après, lecteur, salue au oassnge une divinité champêtre qu’il y a tout lieu de croire blonde, accorte et maternelle, puis anprends que Pellervo est au surplus le nom d’une puissante association paysanne qui groupe 400,000 membres et fait un chiffre d’affaires fabuleux.Ce n’est pas tout.Pellervo est une marque de commerce finnoise qui, sur les marchés anglais, fait une concurrence non négligeable à nos produits laitiers.Voilà qui devient intéressant et même très instructif, car vous allez voir que l’agriculteur finnois, en matière d’organisation économique, est à même de vous faire une fameuse leçon, A habitants individualistes de la province de Québec.La Finlande est située sur la Baltique aux confins du Nord de l’Europe.Helsinki en est la capitale, l.a superficie totale du pays est environ les deux tiers de celle de la l'rance.Population: 3,721,000 habitants.Les deux tiers du territoire sont boisés et l’aspect extérieur de la partie cultivée ne donne p»* 1 impression d une bien grande prospérité.Cependant, J’organisa-tion de la classe agricole égale, a certains égards, celle, légendaire, de la classe agricole danoise.Pourquoi ces contrées nordiques — le cas des pays Scandinaves est classique — offrent-elles un terrain si admirablement propice à 1 épanouissement des idées coopéraiistes?On se le demande.Est-ce affaire de climat, de latitude, de besoin de fraterniser pour lutter contre l’isolement, d’éloignement des grandes routes mondiales, d’oppression dans le cas particulier de la Finlande?Bien souvent, la question est posée.Si vous avez là-dessus des lumières particulières, vous êtes prié (l'en projeter charitablement de notre côté.Il est, en effet, très curieux qu’un pays si peu peuplé, si peu avantagé par la nature, soit aujourd’hui à Tavant-garde du mouvement coopératif en agriculture.Le fait a frappé un agronome français, M.Roger Grand, dont une récente communication à l’Académie d’Agriculturc de France sur ce sujet va nous fournir des détails pleins de leçons.Environ 6% seulement du territoire est sous culture: avoine, seigle, lin, orge, pommes de terre, légumes, plantes fourragères, très peu de blé; environ 4% est sous prairies et pâturages; tout le reste en friche, en forêt et en eau.Une note désolée plane sur l’ensemble du paysage.Un génial musicien de ce pays, Sibelius, a bien rendu l’héroïque âpreté des horizons de sa patrie dans Tondante de Finlandia.Dans de telles conditions naturelles, l’élevage du bétail et la production du lait constituent avec Texploitation des bois la principale spéculation agricole.Beurre et fromage, exportés surtout en Angleterre et en Allemagne, donnent lieu à un trafic très important qui ne peut être comparé qu’à celui des bois, pâtes et papier de bois (en 1934, un million de tonnes de cellulose et 421,000 tonnes de papier).La culture finlandaise est forcément une culture paysanne où les petits cultivateurs sont la grande majorité.Deux millions de Finnois, soit 60% de la population, vivent du sol, isolés sur leurs fermes que n’uni» jamais entre elles la communauté du village ou du hameau.Notons tout de suite une chose: 1» distance n’empêche pas les paysans de s’associer pour défendre leurs Intérêts.C'est une belle réponse Us belles clôtures.“J’ai toujours été Tami des belles clôtures**, nous dit un cultivateur dont nous visitions dernièrement la ferme.“Je sais bien que ce n’est pas toujours le signe de la prospérité, mais, dans tous les cas, c’est le signe de la propreté et de Tordre.C’est aussi le signe que nos animaux ne se promènent pas chez les voisins.Je suis drôlement fait: j'aime mieux voir les animaux du voisin chez moi que de voir les miens chez lui.Cela me gêne moins.Y a-t-il rien de plus choquant que de s’entendre crier à distance: Aïe! Aïe! Tes vaches sont dans mon blé d’Indet” “Mais il y a une sorte de clôture que j’aime par-dessus toutes, continua notre interlocuteur: c’est celle qui empêche les poules de courir partout dans le chemin, le jardin et autour de la maison.La plus belle amélioration?C’est une clôture pour garder les volailles.Je suis toujours surpris de voir qu’il n’y en a pas partout.Et c’est rien qu’un petit frais quand on songe aux avantages.Des années de temps, j’ai enduré les poules à courir un peu partout.En ouvrant la porte du poulailler, elles volaient comme des petites folles derrière la cuisine, puis elles s’en allaient devant la maison, tout près du devant de porte, près de la balançoire, dans le jardin, dans le chemin, partout, monsieur.On les avait toujours dans les jambes.Vous voyez: on a deux plates-bandes de fleurs.Autrefois, elles pigrassaient tout et cela faisait endêver les petites filles.Les automobilistes nous en tuaient trois ou quatre par été.Ça leur faisait plaisir à ces fous de nous en tuer, et on dirait que les poules aimaient ça.Quand on pense qu’il y a des idiots qui croient qu’on peut manger une poule écrasée!” “Et le jardin, reprit noire homme, on ne parle pas de ça.Il fallait le surveiller constamment.Vite! les poules sont dans le jardin! entendait-on crier comme une alarme.On partait à la course.Le chien s’en mêlait et les faisait trop courir.Après avoir sacré après les poules, on sacrait après le chien.Quelquefois, il m’arrivait d’en serrer une de trop près, et ma femme - elle adore les poules — me tombait dessus.Tu fais exprès, disait-elle, et elle me regardait de travers pendant une heure.Les renfermer?me direz-vous.On y pensait tous les trois ou quatre jours.Oui, on va les renfermer ces maususses-là, disait-on en choeur.Résultat: la ponte tombait à presque rien.Nouvelle sorte de sacres.De petits sacres, vous me direz, mais, torvice, on vient des fois à bout de patience.On relâchait donc les poules et le watchage recommençait.Je n’ai pas besoin de vous dire qu’elles salissaient tout.Elles ne respectaient rien, pas même le perron.Ce n’est pas ce qui améliorait mon caractère, surtout quand dans la remise, sur les voilures, sur les machines, je voyais des signes irréfutables de leur passage.Dans ce temps-là, je signais le chien et je m'arrangeais pour être introuvable pendant deux ou trois heures.” Il s’arrêta, resta songeur pendant quelques instants, puis reprit: “Quand j’ai bâti cette grange, il y a deux ans ce printemps, j’ai démantibulé le vieux poulailler et remodelé du mieux que j’ai pu.Sur la fin des travaux, il faisait noir dans mon portefeuille.Ça nous force le gabaro bâtir ces annécs-ci.Qu’importe, je m’étais juré que je planterais une belle clôture qui garderait les poules.Vous voyez que J'ai une belle cour et longtemps je me suis demandé si je ne pourrais pas garder ensemble les volailles et les autres animaux.Le ta de fumier — et surtout le fumier de cheval —‘est une belle invention pour les poules.Puis, après réflexion, j’ai pensé qu’elles seraient mieux seules.Pas de bddrages de la part des v' .'nes, moins de surveillance quant aux barrières, plus grande facilité pour soigner, enfin, elles seraient plus chez elles.Et puis, il ne serait pas défendu de leur accorder assez souvent la permission de venir faire une petite ride dans la cour.Mais plus de rôdage autour de la maison et dans la jardin.J’ai donc planté cette clôture autour de ce qui s’appelle maintenant -le clos des poules.Une clôture pas chère, mais assez forte pour oue la neige ne l’endommage pas, assez fine pour empêcher les poulets de passer au travers.J« sais qu’il faudra bientôt bêcher et désinfecter la lorrain.Je sais qu’il faudra déplacer un l*11 clos, mais la clôture sera encore bonne.AM monsieur, pourquoi remettons-nous ainsi inoe-finiment tant de petites améliorations qui rendent tant de services?Que de petits maux engendre la négligence — sans parler des grands.Amené LITOVWWAU.Montréal, le V mai !•»«, t LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 2* MAI 193» VOLUME XXIX — No 123 LES LIVRES ET LEURS AUTEURS Notre participation à la Grande Guerre Réponst à M.André Siegfried au sujet de l'attitude du Québec devant la conscription — La thèse canadienne-française contre la participation du Canada aux guerres étrangères jet qui reste et continuera vraisemblablement et malheureusement d'étre de grande actualité.Nous ne pouvons qu’en recommander la lecture, nous le faisons avec d’autant plus de liberté que nous ne con-jiaissons pas l’auteur Jacques Michel.Paul SAURIOL nie de* chefs.C'est bien d’eux nue noue tenons le bonheur" Perce qu’une foule eut estimer l’élit* 1* suivre, bien plus: l'elmer, n M crti ]« société qu’évoque aujourd’hui M Jacques Chardonne et que s* ohllosoDhie en offre en exemple._ A.R- "La Foudre Humaine" PAR GEORGES LE FEVRE (t) Un livre vient de paraître qui rendra service parce qu'il développe et justifie une thèse que nous partageons tous instinctivement.Il a pour titre: La Participation des Canadiens français à la Grande Guerre: l’auteur, qui signe du pseudonyme Jacques Michel, V démon|re que nous n’avions pas d’affaire dans la guerre de 1914 et que nous devons nous abstenir de prendre part aux guerres étrangères.Le but de l’ouvrage c’est de repondre à ce que M.André Siegfried a dit dans son livre: Le Canada.puissance internationale, au sujet de l’attitude du Québec sur la conscription.La thèse est de portée plus générale.Elle est exposee de façon à la fois modérée et agressive.L’auteur a groupé là des arguments oui militent en faveur de notre abstention des aventures militaires et des faits bien propres à éclairer ceux qui garderaient des doutes sur cette question.La conclusion c’est que dans la Grande Guerre, les Canadiens français.loin d’avoir manqué à leur devoir, ont fait beaucoup plus qu’ils ne devaient, et qu’ils devraient faire en sorte de ne plus recommencer.Dans son livre M.Siegfried se montre fort sympathique aux Canadiens français: comme il trouve que nous avons montré bien peu d’enthousiasme à nous battre pour l’Angleterre et la France, il cherche à notre attitude des circonstances atténuantes oui sans justifier notre conduite contribuent à l’expliquer.Après avoir noté les passages de Siegfried auxquels il veut répondre.Jacques Michel montre la part prise par le Canada français à la guerre de 1914.et signale des circonstances de nature à fausser le sens des statistiques.M.Siegfried compare la part des Canadiens français à celle des Canadiens anglais.mais il oublie plusieurs facteurs.comme par exemple le fait que parmi les volontaires cana-diens-anglais un bon nombre étaient nés dans le Royaume-Uni; et cet autre fait que des citoyens d’Angleterre sont venus s'enrôler au Canada probablement parce que notre pays payait ses soldats plus cher que l’Angleterre ne payait les siens.Après celte mise au point l’auteur examine les circonstances atténuantes invoquées par M.Siegfried en notre faveur: la question des écoles d'Ontario: la campagne nationaliste de M.Bourassa; l’apathie des chefs parlementaires et religieux; le caractère anglais et protestant du recrutement.Ces facteurs.Jacques Michel admet qu’ils ont pu avoir une certaine influence.mais bien moindre que celle que leur attribue M.Siegfried, moindre surtout mie l’influence d'autres causes qu’il va exposer.Sur la question de l’apathie manifestée par nos chefs politiques et religieux quant à la participation des nôtres au conflit européen, l’auteur n’a pas de peine à montrer que leur devoir était d'empêcher autant qu’ils le pouvaient la propagande de guerre de nous faire perdre ('omplètement la tète.Il indique aussi ce qu’il en a coûté aux hommes politiques qui ont appuyé la conscription et au parti qui en a porté la responsabilité devant l’opinion publique canadien-ne-franeaise.Les vrais motifs de notre altitude, en face desquels notre participation, bien loin de paraître faible, se révèle tout à fait exagérée, ce ne sont pas ceux qu’invoque le célèbre économiste français.Ces raisons profondes, Jacques Michel les résume en disant que les Canadiens français sont citoyens d’Amérique, non d’Europe, d’Asie, d’Afrique ou d'Océanie; ils ont une aversion marquée pour le militarisme sous toutes ses formes, sont opposés par histoire et par traditions à toute participation à des guerres extérieures; ne se sentent aucun devoir ni envers la France ni envers l’Angleterfe.Il ajoute que les Canadiens français considèrent que les véritables ennemis de la France sont bien plus à l’intérieur qu’à l’extérieur; et qu’à l’extérieur la France a eu beaucoup plus à se plaindre dans le passé et a infiniment plus à redouter aujourd’hui de l’Angleterre que de l’Allemagne; qu'en tout cas, même si l’Allemagne était le pire ennemi de l’Angleterre et de la France, elle n’est pas celui du Canada.Au sujet du militarisme moderne, l’auteur affirme que c’est la France et non l’Allemagne qui l’a instauré en Europe, qu'elle a été la première à pratiquer la levée en masse et à imposer la conscription.I.f.Siegfried parle des devoirs du Canada envers l’Angleterre; Jacques Michel présente tà-dessus une réponse éloquente qu’il serait trop long de résumer ici.Disons seulement que, quant aux devoirs de justice et de charité que nous aurions eus envers la Grande-Bretagne, l’auteur fait sienne la formule de sir Richard Cartwright: “Tout ce que nous devons à l’Angleterre, c’est le pardon chrétien de tout le mal qu’elle nous a fait!” Et pour '.e qui est de la part que notre intérêt nous commandait de prendre au conflit, l’auteur estime que si vraiment l’Allemagne s-vait songé à annexer le Canada et à y établir le régime terrible que nous décrivaient les tenants de notre participation à la guerre, notre devoir aurait été de tout faire pour éviter un sort aussi funeste, et de nous abstenir de tout acte d’hostilité à son égard.En fait, cet épouvantail était tout à fait absurde.Nos “devoirs” envers la France?L’auteur en fait justice en rappelant le peu de cas que notre ancienne mère-patrie a fait de nous avant et après notre conquête par l’Angleterre.Jacques Michel établit d’une façon catégorique que ni la France ni l’Angleterre ne consentiraient à nous défendre contre notre seul ennemi possible, le- Etats-Unis; et qu’en conséquence nous n’avons pas d’affaire à donner nos fils, à nous faire des dettes et des ennemis pour ces deux pays, qui sont décidés d’avance à ne pas nous payer de retour, le cas échéant.M.Siegfried, comme la plupart des Français, est hypnotisé par la “menace allemande”; on lui signale ici que les vrais ennemis de la France sont à l’intérieur: ce sont les hommes d’Etat impies qui l’ont conduite au bord de l’abîme et sont responsables par leurs lois antireligieuses et antisociales de la diminution des naissances; si la France au lieu de 38 millions à 40 millions d’habitants en avait aujourd’hui 73 millions comme l’Allemagne (depuis l’annexion de l'Autriche).la situation serait bien différente, et rien de cela n’est de la faute de l’Allemagne.Le principal ennemi extérieur de la France, selon Jacques Michel, l’histoire montre que c’est l’Angleterre; tandis que depuis des siècles la France a été la victime de l’Angleterre, c’est exactement le contraire qui s’est produit du côté de l’Allemagne.Et si la France juge bon de passer sur tant d'agressions et de s’entendre avec l'Angleterre, pourquoi n’essaie-t-elle pas d’en faire autant avec l’Allemagne au lieu de considérer la rivalité franco-allemande comme la ligne maîtresse de sa politique?En tout cas, — et cette réponse est péremptoire, — l'Allemagne ne nous a jamais rien fait à nous, notre adversaire a toujours été l’Anglais, — qu’il fût d’Angleterre, ou des Etats-Unis ou de Toronto —; et si les Français ne veulent pas tenir compte de la situation des autres peuples, s'ils considèrent que tout l’univers doit épouser les querelles de la France, s’ils tiennent à ne penser et à ne parler qu’en français, ils doivent admettre que nous puissions de notre côté voir les choses du point de vue canadien.Ce livre es1 plus qu’une réponse à M.Siegfried, plus qu'une brillante et solide analyse de l'attitude du Québec devant la conscription, c’est un exposé remarquable d’une thèse fondamentale pour nous, qui vaut aujourd’hui comme hier et qui vaudra demain.Il s’y trouve des mots durs, mais peut-être nécessaires.car il faut frapper fort pour réveiller nos gens; certains points secondaires demandaient peut-être plus de développement.Et d'ailleurs l’auteur ne prétend pas avoir épuisé le sujet; il se peut bien que tel jugement accessoire soit infirmé ou à reviser plus tard; néanmoins cet ouvrage sera fort utile pour préciser les idées sur un su- D’une façon vjvante et colorée, l’auteur vulgarise les miracles de : l'électricité.Après nous avoir ex-i pliqué le mode de production ! d’énergie électrique, il nous fait visiter avec lui les grandes centrales et s’ingénie à nous en faire corn, prendre le mode d’opération.Et cela, il le fait sans sécheresse, souvent avec poésie.Evidemment, il ne s’agit pas d’un volume bourré de schémas de graphiques, de rapports, d’équivalences.L’auteur a sans doute étudié des documents semblables, mais il en fait grâce au lecteur, et le tient dans les généralités.Dans le domaine des applications de la force électrique, il s’csl surtout borné à nous en parler au point de vue traction sur rails.Et c’est ainsi qu’il est amené à des considérations pertinentes sur l’avenir de l’électrification ferroviaire.Il a consulté des spécalistes, des gens du métier, et donne des arguments en faveur de l’électrification des réseaux de chemin de fer tout en ne s’en cachant pas les difficultés de réalisation.Georges Le Fèvre a déjà publié des volumes très intéressants qui ne sont en somme que le fruit de ses grands reportages.11 est l’auteur de La Croisière Jaune — l’expédition de Citroën au centre de l'Asie.Il a aussi écrit l’Epopée du Caoutchouc, Monsieur Paquebot.Un VIENT DE PAESITRE "Vers Dieu par soint Ignace" L'étude de u «nirituallté est à l’ordre du Jour.On appelle spiritualité l'Idéal de vie et l’ensemble des moyens proposée par l’Eglise pour faire avancer les âmes dans la vertu et l’union à Dieu.Notre-Selgneur.dans l’Evangile nous a dit comment aller au Père: Le Père est le Terme; lui, le Christ, est le Chemin II n y a, dans ce sens, qu’une vole spirituelle.Pour suivre cette route unique de la Boune Nouvelle pas n’est besoin d'un équipement standard: il y aura, dans le cadre général de la spiritualité évangélique, les différentes spiritualités, avec chacune leurs dominantes particulières.Au P.Plus, les caractéristiques propres de la spiritualité de saint Ignace ont paru être surtout: spiritualité Issue de la vie et adaptable h toute vie: spiritualité de combat; spiritualité centrée sur le Christ; spiritualité, enfin, orientée vers le maximum de rendement apostolique.Vers Dieu par saint Ignace.Collection La Vie Intérieure pour notre temps, par le R.P.Plus, s.J.Bloud et Gay, éditeurs."Mes Fiches" SOMMAIRE DU 1er JUIN La pensée au Canada français: Quelques condition» du progrès de la pensée au Canada français, l'abbé Albert Hame,; les philosophes: Un thomiste devant Descartes, Julien Péghalre, C.S.SF.; morale.Ni plus ni moins (la justice), card.J.-M.-R.Villeneuve; question sociale: Quadragesima Anno.III.Profonds changements survenus depuis Léon XIII.S.S.Pie XI; science politique: Nationalisme, Bibliographie, Racisme, Bibliographie: guerre: Le duel de l’avion et du navire, René La Bruyère; féminisme: Les femmes et le savoir, M.S.Gillet.O.P.; mines: L’avenir de l'Industrie minière au Canada: géologie et richesses minérales du môle canadien, C.Berthelet: hygiène: Désinfection des puits, René Cyr; littérature: le romancier chrétien, son sujet et son public, Daniel-Rops; histoire du Canada: Institu- ______ tlons scolaires sous le régime français.Bourgeois au pays des Soviets, Hom-, Abbé^Lione^ Orotü*; mes-Travail, etc.La Foudre Humaine est un volu- me d’une lecture facile et très profitable à la fois.C’est un livre où, en plus d’apprendre comment il faut écrire, on acquiert des connaissances sur le monde incommensurable de l’électricité.Il ne nous est pas toujours donné de nous instruire à si bon compte et dans des conditions aussi heureuses; profitons-en! M.H.(1) Volume de 220 pages.Au comptoir ou par la poste: .70s.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal."Le bonheur de Borbezieux" par Jacques CHARDONNE L’atmosphère d’une petite cité pénétrée de toutes carts par la campagne environnante.baignée de sa paix, n'est-ce pas le climat parfait pour aul possède les trésors Intérieurs de la sensibilité, de l'Intelligence et de la méditation?Les tableaux, citadins ou rustiques, qui s'offrent è des veux neufs, les visages, les gestes des parents proches ou lointains, et des amis, les premiers sourires et les premières alatmes des Jeunes compagnons et des Jeunes compagnes partant vers la vie.les phrases lourdes de sens surprises au vol par des oreilles d’enfant tôt ouvertes aux émotions, aux comédies et aux drames pressentis, ces mille bruits du dehors oui éveillent dans une âme naissante les durables résonances et les rêves persistants, e’est bien de IA que peuvent le mieux lailllr les bourgeons du talent pour un romancier qui.dédaigneux des apparences fugitives, n'attachera désormais son attention qu'aux Intérêts profonds et permanents des hommes.Les Images des êtres et des choses que M Jacques Chardonne évoque dans ce livre délicieux et grave, dont les tons de pastel gardent dans leur fraîcheur tous les émois de Jadis, c’est l’explication de M, Jacques Chardonne lui-même, de ses livres, de cette quête appliquée, tenace et.sous sa terrible lucidité, si gonflée de sympathie qui mène A la poursuite de l’Intelligence du coeur de l’homme.Le Bonheur de Barbczleux était un bonheur social — En auol donc consistait la béatitude de cette petite ville provinciale à l’heure où M Jacques Chardonne l’habitait?Par quel concours de circonstances était-elle née?— Que les éléments de ce Bonheur, mon Dieu, étalent simples, aisés à associer pour les gens d’alors qui n’avalent point le coeur gros de haine! Et pourtant comme la venue de ce bonheur s’annoncait difficile! Avare Ici, quand elle est si souvent généreuse, la nature n’avalt accordé aux Charentes qu’un vin de pauvre qualité et.par excès d’infortune.le phvlloxéra avait ravagé toutes les vignes.Nulle autre perspective que la misère de tous, des riches d’hier et des pauvres de toujours qui, demain, le seraient plus encore.Or 11 est advenu qu’à la tête de ce groupe humain courbé sous la catastrophe des hommes se sont dressés, une toute petite élite, une dizaine, qui par un trait de génie, un très long travail.l’amour de la chose bien faite — oui.cet ’’amour de l’art," oui conduit au chef-d’œuvre — ont.de rien créé ce miraculeux élixir, cette merveille dorée: le Cognac.Et.se battant pour tous ceux qui les entouraient, pour ce peuple angoissé taillant, bêchant, souffrant, sulfatant à longueur de Jour leurs pauvres ceps, ces hommes-lA ont su ne pas être seulement des inventeurs: nar un nouvel et patient effort.Ils ont "fait’’ des marques de suprême qualité et lia les ont lancées à travers le monde.Ils ont assuré le bonheur social de tous ceux qui.la veille, autour d’eux vivaient misérablement et maintenant, grâce â eux.connaissaient le bien-être, quand ce n’était pas la richesse.Par l'Ingéniosité d'une élite, par son travail.le Bonheur était descendu sur toutes les têtes.Mais voilà, ces têtes-lâ étalent bien faites.EH les avalent su comprendre Elles n’étalent pas tourneboulées par les "Idées” ni ravagées par l'envie.' Devant ceux qui les avalent sauvés, les paysans des Charentes avalent le coeur de dire: "Voilà nos maîtres, et très dignes d'être salués com- de l'empire français d'Amérique.Gabriel Louis-Jaray: biographie: Albert 1er, le rot chevalier.Comte Carton de Wlart; mes lectures: Chrétiens désunis, M.J.Congar, OP.; Le type économique et social des Canadiens, Léon Gérln; Sous le Joug hitlérien, Bonne Presse; L'Evangile expliqué aux petits enfants, J.Leprlnce-Rlnguet: Histoire naturelle élémentaire en cahiers.A.Acbard.Le numéro: 5 sous.Abonnement d'un an, 11.00.3530 avenue Atwater, Montréal.Le message du drapeau Dédiée à Bille Marie Thértot et aux Jeunes Acadiens, ses élèves, de Lafayette.Louisiane.Poème prononcé au pied du monument de Dollard, à Montréal, a 1 occasion de 1 envoi d’un drapeau canadien-français par les élèves de Saint-Stanislas a leurs jeunes camarades louisianais.Fier drapeau national, azur fleurdelisé.Croix blanche où notre espoir s’est immortalisé.Va saluer là-bas la jeunesse acadienne Qui n’a pas oublié la terre canadienne.Va, noble messager du parler des aïeux.Vers nos frètes, témoins d’un passé douloureux; Comme un explorateur, franchis monts et savanes Jusqu’aux îlots français perdus en Louisiane.Dis-leut que tes échos de nos lacs et nos bois Renvoient au Saint-Laurent les chansons d’autrefois, Et que la croix, toujours, surmonte les collines Du pays de Dollard au sol d’Evangêline.Dis-leut que notre fleuve et notre érable altier.Le grand Mississipi et set ombreux palmiers Ont vu passer jadis Marquette et Joliettt Unissant au Québec les boeds de Lafayette.Dis-leut que, sous tes plis, un avenir prochain.Sous le ciel d’Acadie, au sol américain.En terre canadienne, unira la vaillance De tous les héritiers des vertus de la France.' F.URBAIN-MARIE, I.C.M.A.Ph., L.Pêd., , prof, à VE.S.S.S.Montréal, 27 mai 1938.Document sur la Révolution espagnole01 Qui voudra àe pénétrer impartialement de toute l’horreur du drame espagnol, qui voudra en saisir le mécanisme de départ, qui voudra en mesurer l’exacte et monstrueuse responsabilité devra lire "L'Hlstol-re secrète de la révolution d'Espagne”.En écrivant ce livre, M.Léon de Pon-clns a parfaitement démêlé les origines politiques — marxistes silîtout — révolutionnaires, les plus réfléchies comme les plus dociles, les plus misérables, les plus simples aussi, qui.fatalement, appelaient "tra los montes" au développement systématique de la révolution.Le processus de cette période d outrages, d’assassinats, d’orgueil impuissant, de déprédations sacrilèges est là.consigné sans littérature sous l'abondance Indiscutable des faits.De la fin du directoire — du bref proconsulat de Berenger surtout — Jusqu'aux excès de sauvagerie désespérée de Largo Caballero, les actes s’enchaînent avec un automatisme facilement discernable, sous l’Inspiration évidente des sectes philosophiques La révolution ne peut demeurer "aimable”, elle s'achemine forcément vers la violence, pour aboutir au ' terrorisme qui n’est que l'énergie sanguinaire des impuissants.Les facades de respectabilité ne tardent donc pas à crouler et les radicaux écorniflés déguerpissent ou se résignent à n'être que des instruments entre les mains des révolutionnaires.Dés cet Instant, les exactions, qui n’étalent \ peut-être que la somme de nervosité Iso- j iées, prennent de l'ampleur et s'élèvent I en système.On guide les passions les ! Dlua basses vers lés buts les blv» déc-t- [ niant ou les plus sales.La vie humain* ne compte plus.Et.sans que personne j s'émeuve, une femme, la Pasionnarla.peut dire aux Cortès devant Calvo Sotclo qui.dans un discours prophétique, dénonce j les malheurs de a patrie.Cet homme a parlé pour la dernière fols!." Des gens ont pu en France — non per cette sensiblerie abjecte et publicitaire de certains journaux, mais par probité du cœur — s’indigner de certaines sévérités do la guerre franquiste.Que ceux-là lisent “L’Histoire secréte de la révolutfbn d'Espagne” (l).Ils mesureront les crimes de ceux que l'Esnagne nationaliste pourchasse aujourd'hui, en regard dea dures nécessités de la contre-révolution.Ils verront flamber les églises, les bibliothèques, les couvents; Ils compteront les grèves, les émeutes, les blessés, les morts.Ils verront l'ignorance des chefs marxistes.leur mauvaise fol.leur goût du sang, et Ils comprendront alors cette atmosphère de croisade qui soudain bouscula l'Espagne.souleva les légions derrière l'épée de Franco, et porta la guerre ' fratricide à la hauteur d'une guerre sainte.Là.l'estampille moscovite est visible.Les documents abondent.La preuve est faite de l'Immixtion stalinienne dans l'Etat espagnol en décomposition, comme est apportée aussi la preuve des complicités officieuses du premier gouvernement Blum dans le ravitaillement de l'Espagne rouge (lettre de Fernando de Los Rlos à dm José Glral, président du Conseil à Madrid).Cette "tHstolre secrète” est désormais de l'histoire.I* discours courageux de Calvo Sotelo, qui devait provoquer la fin d» cet homme et soulever la maison, est *n document extraordinaire qu'il faut lire.Les graves Insurrections dans le Sud ou dans les Asturies, le bilan de ces “rixes" que le gouvernement laissait faire.l'Introduction clandestine des armes russes sont autant de démonstrations Irréfragables.null faut être reconnaissant à M.Léon de Ponclns d'avoir rassemblées pour la confusion de ceux qui s'obstinent encore à croire que les partisans de M.Ne-grln.peuvent représenter tant soit neu l’âme nationale espagnole Marcel ES PI AU (Le Jour) En vente au "Devoir”.Offices de l'Eglise LE DIMANCHE, 29 MAI Dim.dans l’Oct.de l’Ascension, semidouble (blanc).Messe: Exau-di, avec Gl.et Cr., 2e or.de sainte Marie Madeleine de Pazzi V., 3e de l’Oct.de l’Ascens.seulement; préface et Communicantes de l’Ascension.1ères Vêpres de sainte Jeanne d’Arc V., double 2 cl.; mém.seulement du dim.et de l’Oct.de l’Ascension (II Vp.).LE SAMEDI, 4 JUIN Vigile de la Pentecôte, semidouble privilégié, (violet).6 Prophéties doivent être lues: si on les chante, on n’a pas le droit de les interrompre dès que le célébrant en a terminé la lecture (d’après un décret de la Sacrée-Congrégation des Rites).Bénédiction de l’eau et des fonts baptismaux.On allume le cierge pascal pour cette bénédiction (S.C.R., 7 déc.1844), on l’éteindra avant la messe.— Messe solennelle (rouge), avec GL sans Cr.; une seule or.: ton solennel: on sonne les cloches et on joue les orgues pendant le Gloria in excelsis, à la messe principale) ; préface.Communicantes et liane igitur de la Pentecôte.(Aujourd’hui à partir de midi et demain toute la journée, il est défendu de sonner les glas fnnèbres).Inspection des cadets du Mont-Saint-Louis Images pieuses Chromo-couleurs au sépia En chromo ou couleurs ces images se vendent .75s la douzaine.En sepia, .40s la douzaine.Voici la liste des sujets: 12 sujets différents pour Petits enfants.12 sujets différents pour Première communion.12 sujets différents sur la Vierge.12 sujets assorties-sépia seulement.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.Graphologie au “Devoir” L’inspection annuelle du corps de cadets du Mont-Saint-Louis aura lieu cet après-midi, à 3 h.Cette inspection, au Champ-de-Mars, sera faite par M.Adhémar Raynault, maire de Montréal, et le brigadier R.-O.Alexander, D.S.O.comme présidents honoraires et par le major A.-G.Routhier, M.C., inspecteur des cadets du district militaire no 4.Le corps de cadets du Mont-Saint-Louis a gagné l’an dernier les deux premiers trophées des 7 que comprend la Fondation Strathcona: trophée Earl Grey et celui d’efficacité générale “senior”; ces trophées sont donnés au corps de cadets qui obtient le plus grand nombre de points pour l’entraînement militaire, l’exhibition de gymnastique, l’excellence du tir, l’efficience des brancardiers.Pendant l’inspection, il y aura présentation des trophées Gaboury, Jones et Lavallée.Le retour du Champ-de-Mars se fera par les rues Champ-de-Mars, Bon-Secours, Craig, Saint-Hubert, Cherrier et Laval.Le salut général à tous les invités sera donné par les cadets à leur retour au collège.^_____ Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir".430 Notre-Dame, est, Montréal.Cecile.— Outre le coupon, on doit envoyer vingt-cinq sous en timbres-poste.Marthe.— Délicate, sensible et tendre, elle est bien femme, avec un grand charme de bonté et de sincérité.Elle a de l’orgueil et elle est satisfaite d’eile-même, mais comme la vanité est absente, nul ne s’en aperçoit: c’est tout intérieur, ce vif contentement de soi.Elle est, d’ailleurs, bienveillante et portée à l’indulgence pour les autres comme pour elle-même.L’humeur est variable, il faut peu pour lui donner de la tristesse.Cette impression ne dure guère: un rien l’anime, la réjouit et la distrait.La bonté est généreuse et dévouée: pour les siens ce dévouement est ou deviendra inlassable.La volonté est précise et ferme; elle gagnerait à cultiver la persévérance, qui existe mais n’est pas grande.Assez pratique, elle pourrait le devenir davantage.L’ordre est médiocre, beaucoup de fantaisie préside à ses arrangements.Gentille, gaie, loyale et très sûre en amitjé.Jean Hésoupé.— L’esprit est précis, clair et sensé.L’impressionnabilité est si vive que, momentanément, elle nuit à la sûreté du jugement.La réflexion et le calme remettent tout au point.C’est un homme sincère et franc qui a le besoin de dire sa pensée et qui est parfois trop impulsif pour être prudent: ses sorties lui causent des ennuis.Sa timidité, cependant, est une protection: il n’ose pas toujours dire son opinion.Aciii, amnmeux, entreprenant a l’écriture des gens qui auront succès.Bon mais un peu raide, d’i meur inégale et parfois difficile La volonté est résolue, forte, nace, il contredit et il discute a une ardeur qui va facilement l'emportement.Souvent entêté.Orgueil et confiance en soi.In pendance et aucune susceptibil Les vrais indépendants ne sont susceptibles.Ln chômeur.—- Vous avez al beaucoup de temps libre, vous riez dû me donner plus d’écri re.Les gens qui réfléchissent co prennent que pour analyser écriture, il en faut?Il a un esprit clair et juste m d n est pas assez instruit et c lui nuira pour s'établir: pourq ne pas profiter de tout le ter dont il dispose pour étudier peu.I! y a les classes du so a un coeur tendre qui a soin d affection, il est très sensi et porte à donner sa protection ce qui est faible.Sincère et franc mais incapa de parler pour se confier.Modes il manque de confiance en lui.volonté, d’ailleurs, n’est pas for II est indécis, il se laisse trop fa Jement influencer par les gens et circonstances.Un peu d’obstinati sert la résistance et l’empêche d tre tout-a-fait un faible.Peu de sens pratique, pas d’ dre, negligence des détails.Evidemment un très jeune ho me que la vie modifiera en lui d nant plus de personnalité.G.E.L.de la Brise.— Abso nient droite et sincère, remplie bonne volonté, elle est bonne, gé' reuse et naturellement dévot pour ceux qu’elle aime.Ses aff lions sont profondes et exclusiv ce qui est à elle ne souffre pas partage.L’humeur est inégale; e est facilement attristée et d’avan les difficultés l’effraient.Qua elle les aborde, l’énergie reprend dessus et elle devient courageu.pratique et capable.La volo est precise et ferme.Elle est au ri taire, un peu vive et impatien mais elle se possède bien et e sait généralement contenir ses m vements impétueux.Elle est c fiante et crédule mais elle n’est p expansive et elle trouve très dif cile de dire ce qui lui tient au p fond du coeur, même quand ce rail mieux de parler.Elle gag rail beaucoup à être moins rés vée et à laisser paraître davan ge toute la tendresse de son coe et sa sensibilité si vraie et si sonnable.Indépendante, elle teste d’être commandée; par c tre, elle est prête à tout ce qu’ lui demande.Peut-être un p susceptible.Tristesses et petits couragements assez fréquents.Louison J.— Il n’est pas as: pratique et porté à dépenser sî compter.Il a du bon sens, de 1’ tivité et de l’ambition.Il ne m: que ni d’initiative, ni d’énergie, volonté est vive, précise et fer Ardent et animé, il est toujoi pressé et il n’aime pas à-être in tif: pour travailler ou pour s’ar ser, il faut qu’il soit en mou ment.Il a l’habitude de cont dire et il discute peut-être un j trop et souvent pour des insig fiances, et en discutant avec c leur il lui arrive fréquemment s’emporter.Le coeur est bon, fectueux et généreux.Il a sa tite part d’égoïsme et il s’attt peut-être un peu trop qu’on fa tout pour lui.L’orgueil est s ceptible.Loyal, sincère, d’i franchise un peu naïve qui ne ( eule pas la conséquence de ses roles.Ami sûr, aimant, dévoué assez énergique pour réussir à tirer d’affaire s’il devient plus p tique.Coucon.— Non.ces lignes suffisent pas, c’est deux ou tr pages qui sont nécessaires pour i analyse sérieuse.— L’esprit clair, sensé et juste.Sens pratu développé.La bonté et la bi veillance sont grandes pt s’ex cent généreusement.Un peu susceptibilité est combattue j cette disposition généreuse et a si par la raison qui domine cl cette personne.Activité égale persévérante.Un peu de timid et grande réserve prudente.S cérité honnête et loyauté absolu Distractions fréquentes.Jean DESHAYES Coudou graphologique ESQUISSE GQAPUOLQGIQUE de IEAN DESHAYES au — «* DEVOIR Samedi, 28 mai 1938.pour 2 semaines Un coupon valable et 25 sous en timbres-poste doivent accompagner chaou* envol.Tout manuscrit doit être à l’encre, sur papier non rayé, tie na» envoyer de copie Adresser: Jean Deshayc», le “Devoir”.Montréal.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Au vicariat apostolique de S.E.Mgr Edouard Michoud — Les bienheureux martyrs noirs de l'Uganda Le 3 juin, l’Eglise célèbre la fête de ces généreux confesseurs de I.» foi.C’est au commencement de l’année 1878 que le Saint-Siège confiait à la Société naissante des Pères Blancs le soin de porter la foi au centre de l’Afrique dans les régions encore peu connues des lacs Nyanza et Tanganyika.Les missionnaires destinés nu Nyanza arrivaient en 1879 dans l’Uganda où le j’oi Mutésa leur faisait un chaleureux accueil.Dès qu’ils purent se faire comprendre dans la langue du pays, ils sc virent entourés de catéchumènes très bien disposés dont le nombre allait toujours croissant.Cette affluence ne tarda pas à exciter la méfiance de Mulésa à t*»i point que, vers la fin de 1882, les missionnaires durent s’éloigner pour un temps de ses Etats.Deux nns après, son successeur Mwanga, qui, jeune prince, s’était toujours montré leur ami, se hâta de les rappeler.En fact du persécuteur Ces bonnes dispositions, hélas! ne durèrent pas longtemps.Une an- née ne s’était pas encore écoulée depuis le retour des missionnaires que le roi défendait à ses sujets de suivre la religion de Jésus-Christ.Tous les néophytes qui furent cités devant son tribunal confessèrent bravement la foi et, plutôt que de la renier, supportèrent avec un courage héroïque les plus horribles supplices.En communiquant celle nouvel!; aux fidèles du diocèse d’Alger, Son Eminence le cardinal Lavigerie disait; “L’histoire des persécutions pas sees ne nous offre rien de plus touchant ni de plus admirable et, dans la lettre de Monseigneur Li-vinhac que je vous envoie, vous trouverez l’écho fidèle des anciens jours de notre Afrique chrétienne.“Je le dis à la gloire de Dieu qui, seul, il y a dix-nuit siècles comme aujourd’hui, a soutenu et inspiré ces courages.Son esprit étant toujours le même, vous ne vous étonnerez pas si, sur les lèvres de ces pauvres Noirs ignorants, se retrouvent, au moment dn combat, des paroles non moins sublimes que celles des martyrs de la Car- thage romaine; si les néophytes de l’Uganda vont chercher au milieu de la nuit, dans la réception des sacrements, la grâce de constance intrépide que les martyrs du temps de Tertullien trouvaient, avant eux.dans les réunions semblables; et si, comme alors, les persécuteurs, ne pouvant expliquer leur courage, l’attribuent au sortilège et à la magie.“Vous ne vous étonnerez pas si la générosité des femmes égale ccl le des hommes; si la vieillesse, si l'âge mûr, si l’enfance se sont montrés également supérieurs à la crainte des supplices; si l'un des Grands de l’Uganda, les mains, les pieds successivement tranchés par une rage impie, la chair enlevée par lanières et jetée devant lui sur des charbons ardents, a pu agoniser trois jours sans faire entendre une plainte, sinon, à la fin, la plainte du Sauveur sur la Croix: Sitiot (j'ai soif!); si une vingtaine de jeunes hommes, la plupart en core dans l’adolescence, à qui, en présence du bûcher, on a fait l’offre de la vie s'ils voulaient renoncer à la “prière” (c'est le nom sous lequel on désigne, dans l’Uganda, notre religion sainte), ont répondu; “Nous prierons tant que nous vivrons”; et si, brûlés ainsi vivants, à petit feu, ils on1; continué jusqu’à la fin à réciter ensemble leurs prières au milieu des flammes, â braver ainsi leurs bourreaux”.Les 22 suppliciés Donnons maintenant les noms de chacun de ces héros, déclarés bien- heureux par la sainte Eglise, eu 1922, avec une courte description des supplices qu’ils eurent à endurer pour la foi: l—Denis Sebuggwao, page royal.Première victime de la persécution, il fut transpercé d’une lance aux mains du roi lui-même après qu’il cul avoué avoir enseigné la religion catholique a d’autres nègres.U Charles Livanga, liage royal, baptisé le t6 novembre 1885.On lui fit subir diverses tortures et il périt enfin dans les flammes en invoquant le Saint Nom de Jésus.11!—Bruno Serunkunw, page du roi, baptisé le 18 novembre 1885, I! reçut la bastonnade et fut condamné à être brûlé vif.11 ne cessa de prier tout le temps que dura son cruel supplice.IV—Mbaga, page du roi.Encore catéchumène quand éclata la persécution, il fut baptisé par Charles Lwanga au moment du danger.C’est le sourire aux lèvres qu’il s’abandonna au bourreau pour être brûlé vif.¦Gonzague Gonza, page du roi.sé le 17 novembre 1885.Il fut transpercé d’un coup de lance après avoir excité l’admiration des bourreaux eux-mêmes par son courage et sa constance.\l—Matthias Murumba, chef.Son père, sur son lit de mort, lui avait prédit que des Blancs viendraient enseigner une nouvelle religion et qu’il faudrait la suivre.Ayant embrassé successivement l'islamisme et le protestantisme, Matthias se convertit enfin au catholicisme et fut baptisé le 28 mai 1881.Il se montra aussitôt plein de zèle pour pratiquer et propager sa foi nouvelle.Il fut ; cruellement martyrisé sur la colline ¦ de Kampala.VII— André Kaggwa, page royal.| Malgré son jeune age, le roi l’avait1 placé à la tele de ses troupes.Il sc montra très zélé pour la conversion ; de scs compatriotes, ce qui lui valut de mourir sur le bûcher de Namu-gongo.VIII— iVoé Maggali, pieux et doux comme un agneau, fut baptisé le 1er novembre 1885 par son maître Mkuenda.Des traîtres le livrèrent aux bourreaux, qui le transpercèrent de leurs lances.Joseph Mnkasa, baptise le 3 avril 1881.Chef des pages, il était aimé de tous ceux qui le connais-s-ient, et du roi lui-même, qui en fit son conseiller.Dénoncé comme chrétien par le premier ministre, qui jalousait son autorité, Joseph fut décapité le 16 novembre 1885 et son corps livré aux flammes.rps X— Pontien Sgondwe, page du roi.baptisé le 18 novembre 1885.Jeté en prison, il y confessa généreusement sa foi et mourut sous les lances des bourreaux à Mugnunu, le 26 mai 1886.XI— Athanase Badsekukutta, page royal, baptisé le 17 novembre 1880.Désirant vivement le martyre, il succomba sous les coups dû bourreau le 27 mai 1886.XII— Jacques Buzalyawo, soldat de l’armée du roi.baptisé le 18 mai 1885.Mis au bûcher, ii mourut en priant pour ses persécuteurs, le 3 juin 1886.XIII— K is i to, le plus jeune des pages du roi et fils de noble.Il fut arrêté le jour même de son baptême ¦iajnugongo, et mourut sur le bûcher, le 3 juin 1886.XIV- —Ambroise Kibnka, page royal, baptisé le 17 novembre 1885.Jeté en prison, il confessa sa foi devant le roi lui-même et fut brûlé vif, le 3 juin 1886.XV— Kyavira, page royal.Simple catéchumène au moment où éclata la persécution, il fut baptisé par Charles Lwanga.Il fut arrêté le jour même de son baptême et.une semaine plus tard, le 3 juin 1886, il était brûlé vif sur le bûcher de Naim:-gonço.XVT—Achille Kiivannka, page du roi, baptisé le 17 novembre 1885.Jeté en prison, il ne cessa de confesser sa foi jusqu’à ce qu’il périt au milieu des flammes à N: le 3 juin 1886.XVII—Adolphe Rudiqo Mukasa, page du roi, baptisé le 17 novembre 1885.Il ne fut impressionné ni par les menaces du roi ni par la morsure du feu.Il fut brûlé vif à Namu-gongn, le 3 juin 1886.XVIII—Mnkasa Kilwann, page royal.Il n’était que catéchumène lorsqu’il fut arrêté et jeté en prison.Après avoir reçu le baptême en prison, il fut brûlé avec ses compagnons à Nannigongo, le 3 juin 1886.XIX— Anatole Kiligwajjo, page du roi, baptisé le 17 novembre 1885.Comme il refusait obstinément de renier sa foi et d’accepter le poste honorable que le roi fui offrait, il fut livré au bourreau et brûlé vif à Namugonso, le 3 juin 1886.XX— Mbaga Tuzinde, page royal.Il fut arrête en même temps que Charles Lwanga, qui l’avait baptisé.Les mauvais traitements ne purent avoir raison de sa constance d périt au milieu des flammes à N mugongo, le 3 juin 1886.XXI— Luc Banabakintu, baptisé 28 mai 1881.Son refus d’abjurer foi catholique lui mérita la palm Il fut livré aux flammes, le 3 jui 1886.XXII— Jean-Marie Musei, bapti: le 1er novembre 1885.D’une co duite irréprochable, il était très est mé de ses compagnons.Pendant u épidémie mortelle, Jean-Marie dévoua corps et âme au soulagemet des pestiférés, les instruisant et 1 baptisant à l’heure de la mort, pratiquait la plus stricte économi afin de pouvoir racheter de petit esclaves qu’il élevait ensuite da notre sainte religion.Tant de zèl ne pouvait échapper aux inquis lions des persécuteurs.I! moun pour la foi, en janvier 1887.P.B.missionnaire d’Afriqu N.B.—La maison des Pères Blan à Montréal est à 1626, rue St-Hube La Revanche de Maria Chapdelaine Par Louvigny de MONTIGNT Volume de plus de 200 paj format bibliothèque.Au cornpl ou par la poste, fl.00.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 5 VOLUME XXIX — No IZ5 iE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 28 MAI IV3» 9 Le parti de l’anglicisation ,(1760-1774), par Léo-Paul DESROSIERS * ___ — XV — \f< * Le parti do f'onglicitation.L« régime absurde qu'il impose.Les pièces précédentes constituent pour ainsi dire tous les documents d’anglicisation et de protestanü-sation de la première période.En résumé, elles substituent le droit anglais au droit français, excluent les Canadiens du Conseil, de l’Assemblée, des tribunaux, des professions, de toutes les charges d’importance; elles s’efforcent à détruire la suprématie du Pape sur l’Eglise canadienne.Et toutes ces mesures sont appliquées après la disparition du régime provisoire.Et elles révèlent, ces mesures, l’existence du parti de l’anglicisation et de la protestantisation de la province, celui qui est épris de l’idéal de l’uniformité.Parti, c’est-à-dire selon les époques, groupe d’hommes plus ou moins nombreux, plus ou moins puissants qui, pour des motifs divers et avec une volonté plus ou moins arrêtée, tente d’angliciser et de protestantiser les Canadiens; pas constamment dans tous les cas, ni sans abandon quelquefois de leur idée première, mais avec assez de constance et en nombre toujours suffisant pour assurer de la continuité à l’entreprise; parti qui comprendra des Anglais d’Angleterre, plus désintéressés, plus judicieux, et des Anglais du Canada, tous les Anglais du Canada pendant une période, aux appétits quelquefois féroces pour tous les avantages matériels que pourra leur procurer la situation de peuple conquérant; parti auquel s’opposeront d’autres Anglais d’Angleterre, doués d’idées plus libérales, et toute la population française du Canada, dont les idées sont nettes, et surtout, et peut-être avec plus de succès, les circonstances, les événements, le jeu subtil des forces internationales, des migrations; parti composé a : personnes non réunies, la plupart du temps, par les mailles serrées d’une organisation, mais assemblées d’une manière suffisamment ferme par les intentions et les desseins communs; la transformation des Canadiens poursuivie par des moyens différents et dans des domaines divers; parti, enfin, qui embarquera le pays dans des séries de troubles, de conflits, de luttes passionnées, car, toujours, les mesures coercitives éveillent une puissante résistance et provoquent la Véhémence de l’opposition.Par une attaque brusquée, ce parti remporte donc une première victoire dès le début du régime permanent.Il possède assez de puissance ou d’habileté pour engager l’Angleterre dans la politique de l’assimilation.Mais cette politique n’est ni large, ni compréhensive, ni élaborée avec soin dans tous les détails.Tout au contraire, elle se manifeste par des mesures disjointes mal préparées, prématurées, appliquées par surprise et qui révèlent un manque absolu d’études, de considération.Mal concertées, ces mesures produisent toute une série d’absurdités.Ainsi, la première ordonne une impossibilité manifeste: la substitution soudaine du droit anglais au droit français.Appliquer une jeule loi nouvelle constitue déjà une tâche compliquée et difficile; elle est facilitée aujourd’hui par les débats et les nouvelles préparatoires.Mais à cette époque où n’existent pas de journaux, mettre en vigueur sans avis toute une série de lois non promulguées, non traduites, non reproduites avec clarté dans un volume, nqn connues des avocats ou des notaires, peu familières aux juges eux-mêmes, c’est courir au devant d’un échec certain.En second lieu, la substitution s’opère par le moyen d’instruments qui, à première vue, semblent si incapables de vraiment l’effectuer, possèdent si peu d’autorité pour s’imposer, procèdent pour ainsi dire d’une façon si sournoise et si détournée que la population ne comprend point, qu’elle n’a pas connaissance du changement, ou qu’elle n’obéit pas à cet ordre dont elle n’accepte point la validité.Et cette seconde absurdité, jointe à la première, produira la confusion la plus absolue qui ait jamais régné dans un pays quant à l’application des lois.Puis toutes les lois anticatholiques d’Angleterre s abattent du jour au lendemain sur une population entièrement catholique, la mettant tout entière hors la loi.Que, subitement, toutes les hautes charges judiciaires et administratives, les professions, les métiers les plus importants soient défendus aux nôtres, passe encore; mais voici les prêtres sujets à l’emprisonnement pour avoir célébré la messe, voici le serment de suprématie que doit prêter le clergé.Heureusement, Murray freine d’un coup et devant la gravité de la situation, il refuse de mettre ces lois en vigueur tant qu’un ordre ne viendra pas de Londres.En troisième lieu, la tenure seigneuriale, c’est-à-dire tout un régime économique et social disparait brusquement.Les seigneurs, l’état perdent leurs revenus, la capitulation de Montréal est violé directement et clairement.Quant on se rappelle qu’un siècle plus tard, sous l’Union, il faudra des années d’études et de préparation pour abolir ce régime sans froisser les justes Intérêts de chaque partie intéressée, on se rendra compte de l’injustice de cet acte.Puis les Anglais tentent de gouverner sans la collaboration des Canadiens.C’est dire qu’ils ne peuvent ni prévoir, ni connaître les résultats de leurs mesures, qu’ils ne peuvent se former une idée saine des désirs, de la volonté de la population.C’est courtiser le désastre de bien près.Les mêmes gens entreprennent aussi de Juger beaucoup de causes dont le règlement dépendra du droit français; et ils Ignorent complètement ce droit.Enfin il faut improviser sur place tout un personnel Judiciaire: avocats, juges, greffiers, etc.; et les éléments disponibles sont non seulement insuffisants mais notoirement de qualité inférieure ou secondaire, déficients quant à l’intelligence et à la moralité.Et ce personnel ne parle que l’Anglais; alors l’appareil judiciaire ne peut fonctionner que par le hioyen des interprètes.Avec les prêtres des Minions Etrangère» La mission catholique de Shanghaï dans la tourmente Rapport communiqué par S.E.Mgr Haouisée — Depuis cinq mois, Chinois et Japonais se battent (suite) Bombardements Quant aux chrétientés de la section de Kading-Paose, qui ont été le lieu d’attaques et de contre-attaques répétées, qu’en reste-t-il?impossible de le savoir.Mais la destruction de plus d’une est plus que vraisemblable.Un mois et demi durant, le martelage des positions chinoises qui s’y accrochaient ferme a été continuel.Du scolasti-cat, quand ia visibilité était bonne, nous assistions souvent aux bombardements aérien de toute cette zone, et la canonnade n’était guère interrompue que les jours de pluie.Dans l’intérieur du vicariat, bien d’autres villages ont été victimes des raids d’avions: Soutseu, Zan-gzoh, etc., au sud du Yangtse: Haitchou, Hieukeou à l’extrémité nord, près du Changtong.Conduite des missionnaires Après cet aperçu rapide des lourdes pertes matérielles subies par la Mission en octobre, il est consolant de noter que missionnaires et religieuses, stimulés par les détresses physiques et morales dont ils étaient témoins, continuèrent plus que jamais à rayonner le Christ compatissant et miséricordieux, non seulement dans leurs oeuvres, mais aussi dans les oeuvres philanthropiques voisines.Dès le début des hostilités, la Mission, désorganisée dans ses oeuvres pacifiques d’apostolat et d|édu-cation, mais fidèle aux enseignements du Christ venu sur la terre prêcher la miséricorde et l’amour, a dû inaugurer au pied levé de multiples oeuvres de guerre devant les détresses de toutes sortes qui se multipliaient.Mgr Haouisée, dès le 31 juillet, dans une magnifique lettre en chinois — lettre qui fit sensation près des païens et fut reproduite dans les principaux journaux chinois de la ville —*n’avait-il pas exhorté prêtres et fidèles du Vicariat à la prière et au sacrifice et recommandé le dévouement à la patrie?Soins aux blessés et aux malades Du jour au lendemain, l’Université l’Aurore, les collèges de garçons et de filles de Shanghai,de Zikawei, de Songkaong, de Y'angchow, et bien des écoles de section ou de district se voyaient transformés en hôpitaux de secours aux blessés civils et militaires, ou bien en camps de réfugiés, dans lesquels tout le personnel disponible de la Mission se dépensait de jour et de nuit, sans compter, au service des victimes et des malheureux, et même des cholériques qui presque aussitôt se déclaraient au milieu d’eux.Détails sur l'activité charitable bardement d’un train de réfugiés en gare de Songkaong avait fait des quantité de victimes et que les blessés ne recevaient aucuns soins médicaux sérieux.Aussitôt l’Aurore fit appel à des volontaires médecins et étudiants qui, avec le concours des filles de la Charité, organisèrent un hôpital militaire.11 faut croire que cet hôpital était bien organisé, car les autorités de Songkaong voulurent nous confier l’administration générale de la Croix-Houge pour toute la ville: si nous n’avons pas accepté, ce n’est pas par crainte de surcharge, car nous étions prêts à fournir médecins et infirmiers: mais c’est ïi cause de la besogne de police nécessaire qui ne nous appartient pas: faire retourner les soldats au front, réprimer les troubles, etc.C’est dire tout le crédit dont jouit l’Eglise calholique.même dans les milieux protestants et païens.Qui nourrait dire le nombre de baptêmes oui furent donnés dans ces hôpitaux et le rayonnement de charité catholique qui en rejaillit sur l’Eglise! Reproduction interdite Léo-Paul DESROSIERS.Tout droite réservés.! Camps de réfugiés Dès le début des hostilités, à côté des hôpitaux, surgirent à Changhaï de toutes parts des camps de réfugiés, Hélas! il le fallait bien pour loger ces files interminables de réfugiés.chacun "liaottant" suivant ses forces les plus gros ballots possibles d’objets hétéroclites, pour se réfugier sur les concessions ou gagner les camps déjà organisés.Exode poignant devant lequel la Mission, malgré sa propre détresse.ne pouvait rester insensible: les portes s’ouvrirent toutes grandes, et les malheureux de tout genre s’y engouffrèrent par milliers.C’est ainsi qu'à l’Aurore le terrain de sports fut transformé en camps de réfugiés, où vinrent affluer dans des baraques improvisées de 1500 à 2000 pauvres gens enfuis à la hâte, sans argent, sans vivres, sans habits, et sans gîte.Au collège, et dans les divers établissements de Zikawei, même spectacle navrant et même.miracle de charité: des milliers et des milliers de réfugiés à la charge de la Mission.Encore maintenant, au début de décembre, c’est nour lia 12,000 personnes que le F.Loh, chargé du matériel au collège, doit faire cuire du riz et en assurer la distribution quotidienne.Quant à la nourriture de l’Ame, quelques Pères aidés de religieuses, de séminaristes, de scolastiques et de laïcs zélés, s’y consacrèrent entièrement: ils eurent et ont encore la consolation de voir r>eu de moribonds refuser le baptême avant de mourir et peu de chrétiens résister à la grâce qui les pousse à une vie plus surnaturelle.Citons encore ce grand camp de 3000 réfugiés, organisé et administré par la Concession française, où les Soeurs de Saint-Vincent de Paul et les Franciscaines de Marie acceptèrent d’aller soigner les malades.(Bulletin calholigue de Pékin) Lettre au "Devoir" Nous ne publions que les lettres I signées ou des communications ac-! compagnies d'une lettre signée avec I adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: "Aujourd'hui pour demain" M.le directeur, le Devoir.Au début d’avril dernier, le réseau français de Radio-Canada entreprenait une série d’émissions quotidiennes de la Société ‘‘Le Réveil rural”.Cette société se propose de faire l’éducation de nos populations sur la beauté et la grandeur de la vie paysanne, de travailler pour sa part à lui conserver dans notre province sa force et sa vigueur sans cesse menacées.La contribution de la colonisation à cette oeuvre se présente sous la forme d’un sketch intitulé “Aujourd'hui pour demain”, dont les épisodes reviennent .chaque lundi soir, à 6h.30, heure solaire, comme toutes les émissions du Réveil rural, d’ailleurs.L’inspiration de ce sketch est venu de l’histoire vécue d’une famille nombreuse partie en région de colonisation au cours de l’année dernière.L’auteur reprend quel- 3ues-uns des événements qui, pen-ant une année, ont précédé et motivé le départ de cette famille.Dans la plupart des vieilles paroisses de cette province, il se trouve quelques familles dans les mêmes conditions: les enfants sont nombreux, les revenus sont minimes et souvent la terre est grevée de lourdes hypothèques.11 va sans dire que le pèr#.dans ces circonstances, ne peut pourvoir à l’établissement de tous ses fils.Dans l’espoir d’aider la famille, les enfants parfois un à un laissent la maison pour aller gagner en ville.Comme il y en a peu dont l’entreprise ait quelque succès ! Comme ils ignorent, en partant, ce qui les attend dans les milieux urbains! Pari is avec l’idée bien arrêtée de se sacrifier pour aider les leurs, ils ont souvent dû reconnaître leur sacrifice parfaitement inutile.Subissant tout de même l’influence du milieu, habitués à leur nouvelle vie, ils finissent par se déraciner tout à fait.Ils sont perdus pour la terre, quand ils ne sont pas perdus pour la société où ils n’occupent plus la place qui leur était normalement assignée.Le recours aux villes s’étant ré vélé inefficace, quelle solution se présente à toutes ces familles de cultivateurs qui ne peuvent plus tenir?Elles sont par nature appelées à vivre sur la terre et par la terre.• / a la pelle/ Ne retardez plus.Faites installer un Foyer automatique "VOLCANO".ECONOMIE — CONFORT SECURITE AVEC LE FOYER "VOLCANO" Demandez notre circulaire descriptive Nm ingénieurs sa feront un plaisir d’examiner votre système de chauffage et de vous soumottro nos prix.Chalifoux & Fils, Ltée Usine à St-Hraelnthe 1106 Côte Beaver Hall PL.8531 > Montréal AVIS DE BREVET A TOC LES INTERESSES : -Saches que le propriétaire du brevet canadien No 316.083.JOHAN HUGO WALLIN, de Bentafors.Suède, accordé le 13 octobre 1931.cour "PROCEDE ET APPAREIL DE FABRI-vnON DE LA PULPE" désirerait accorder des licences à des Industriels pouvant s'occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait à leur céder ses droits sur ce brevet.Pour autres renseignement* adresses-vous à MARION àt MARIOH,' 1*55 rue Université.Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les propriétaires du brevet canadien No 311.575.TEFAG TEXTIL-F1-NANZ A.-G., cessionnaires de Rudolf ROSS MANN, de München, Allemagne, accordé le 19 mal 1931.pour "TISSAGE" désireraient accorder des licences à des Industriels pouvant s'occuper de l'explol-tatlons de cette Invention ou consentiraient A leur céder leurs droit* sur o* brevet.Pour autres renseignements, adrasses-vous A MARION et MARION.1355 ru* Université.Montréal.Les anciens de l'Assomption La prochaine réunion des anciens du collège de l’Assomption, aura lieu le 9 juin à 10 heures (heure d’été), sous la présidence de Mgr L.Jobin, P.D., V.L.curé de Varennes.Programme: 10 hrs — Arrivée au parloir, et signature au registre des visiteurs.11 hrs — Salut solennel du Très Saint-Sacrement.12.30 hrs — Dîner — Discours-Election — Temps libre.Matinée symphonique du 28 mai 1.Obéron (ouverture), Weber.2.Preludium, Jarnéfelt, 3.a) Nocturne en do mineur, Chapin; b) La marchande d’eau fraîche, Jacques Ibert; c) Prélude en la mineur, Debussy.(Soliste: Mlle Antoinette Massicotte).4.Les petites rues du vieux Québec: a) rue Ste-Moni- Hamel, c) des Remparts, AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES: Sachez que le* propriétaire» du breyftt canadien No 343 793.PRIED KRUFP A.O.d Essen.Allemagne, oeaalonnalre» de Fritz Rlttershausen, d'Essen.Allemagne, accordé le 7 août 1934.pour "BLINDAGE" désireraient accorder des licences A des In-duitriela nouvam s’occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentiraient A leur céder leurs droits sur c* brevet.Pour autres renseignements, adrsases-vous A MARION & MARION, 1255 rUS Université.Montréal.AVIS DE BREVET TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les propriétaires du brevst canadien No 324.829.SVENSKA HAMMA-RAKTIEBOLAGET.cessionnaire» de *.G.Hyslng 6c K.J.A.Johansson, tous deux de Stockholm Suède, accordé le 2 août 1932.pour "MANDRIN D'OUTIL A MOTEUR" désireraient accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper d* l’exploitation de cette Invention ou consentiraient à leur céder leurs droits sur ce brevet.Pour autres renseignements adressez-vous A MARION & MARION, 1255 ru* Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 313.890.PIERO CROSTI, de Milan, Italie, accordé le 4 août 1931, pour "CHASSE-NEIGE" désirerait accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait A leur céder ses droite sur ce brevet.Pour autres renseignements, adressez-vous A MARION Sc MARION, 1255 ni» Université.Montréal.que, b) , ., vivre Mil .» er ua.,« .w.v, o) du Parloir e) du Fort, Maurice Seule la terre peut leur conserver Blackburn.5.Récompenses.6.Rhap- l’indépendance.Combien d’entre elles en viendront à la décision de se lancer dans la colonisation?Pourtant, leur passé, leurs aptitudes, un long attachement au sol en ont fait les sujets les plus aptes à la colonisation., , Plutôt que de voir ses fils végéter en ville, ne vaut-il pas mieux, même s’il faut s'imposer de lourds sacrifices, se transporter dans un endroit où il sera possible de les établir tous et chacun autour de soi?On en reviendrait à la conception de la famille antique, vivant heureuse toute ensemble, sous l’oeil attendri de l’aïeul dont les sueurs auraient un jour fait germer tout ce bonheur, toute cette paix.Et si la Société “Le Réveil rural”, par sa section de la colonisation, avait contribué à ce résultat, elle arait certainement fait oeuvre uti- J.-B.LANCTOT "Le communisme, dilemme des chrétiens" par DANIEL-RO PS “Tout en observant, à l’égard des dissidents les réserves nécessaires, il faut que nous soyons aux écoutes de leurs âmes, sans cesse préoccupés de les comprendre toujours mieux: que nous les approchions avec des dispositions de respect et d’amitié; que nous évitions de les qualifier trop précipitamment de perverses, et sans être des dupes, que nous les traitions avec la condescendance que le Christ montra toujours aux brebis égarées qu’il rencontrait sur sa route.” “Vous convertirez ceux qui sonl séduits par les doctrines communistes dans la mesure où vous leur montrerez que la foi au Christ et l’amour du Christ sont inspirateurs de dévouement et de bienfaisance dans la mesure où vous leur montrerez que nulle part ailleurs on ne trouvera pareille source de charité.” (Pic XI.discours de Noël, aux évêques de France).Tel est le sens de la critique pertinente de Daniel-Rops.Critique 3ui se veut impartiale, sans laisser ’être implacable.Car un grand souffle de charité anime ces pages, et “la charité c’est le grand besoin de l’heure présente”.Brochure de 32 pages au prix de cinq sous l’exemplaire: Service de Librairie du Devoir.Le jury du concours d'art religieux chrétien de la province de Québec Volet la liste des artistes qui ont accepté de faire partie du jury spécial chargé de choisir les meilleures oeuvres d’art religieux chrétien soumises par les artistes de celte province: M.Robert Pilot, R.C.A., artiste-peintre.professeur; M.Henri Hébert, R.C.A.sculpteur; M.Jean-Paul Lemieux, artiste-peintre, professeur; M.Marcel Parizeau, architecte, professeur; M.Jules Bazin, crilique d’arl.On rappelle à tous les artistes de la province de Québec qui onl été invités, en janvier dernier, à participer à cette exposition, que leurs oeuvres doivent être adressées, assurance et port payé, au Musée de Québec, d’ici le 1er juin prochain au plus tard.Le jury des artistes ci-haut mentionné se réunira dès jeudi, 2 juin, dans l’après-midi, pour le choix des meilleures oeuvres et accordera le prix de $200, mis à la disposition par la direction de l’Ecole des Beaux Arts de Québec, avec l’approbation du secrétaire de la province, M.Paquette.sodie no 2, Liszt.Quelques précisions, entre beaucoup d’autres, aideront à se faire une petite idée de l’activité charitable que ne cessent de déployer les missionnaires et leurs auxiliaires religieux ou laïcs: L’hôpital Ste-Marie, dès le soir du 14 août, se remplit de blessés, civils pour la plupart, victimes des bombardements d’avions de ce sanglant samedi.Dans la suite, pendant trois mois, il ne désemplira pas de blessés civils et militaires.Parfois, surtout au début, plusieurs salles d’opératoins fonctionnèrent simultanément et sans discontinuer jour et nuit.Des médecins étrangers ont dit et écri.leur admiration pour les jeunes médecins de l’Uni-versité l’Aurore qui dans cette circonstance firent honneur à leur école par leur dévouement et leur compétence.A l’Aurore encore, en 24 heures, la salle des fêtes devint un hôpital de 250 lits, qui dans la suite fvit encore développé.Au début de décembre on y comptait encore 300 blessés soignés par les Franciscaines de Marie et les religieuses de Don Bosco.A l’Hospice Saint-Joseph de Nan-tao.les filles de la Charité reçurent aussi de nombreux blessés mi-] litaires et ne les abandonnèrent pas lorsque le 11 novembre les Japonais s’emparèrent de Nantao et inondèrent le quartier de bombes et d’obus.Et si le bombardement a causé, dans l’hôpital, des dégâts matériels.on n’eût à déplorer aucun accident de personnes, vrai miracle.L’Hôpital du Sacré-Coeur, à Yangtsepoo.continua lui aussi à fonctionner, alors que la bataille faisait rage tout autour de lui et que les communications avec l’extérieur étaient déjà coupées.Tout Changhaï admira alors l’héroïsme des Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie.Cependant, quand tout ravitaillement devint impossible et que la situation devint intenable, il fallut bien se résigner à évacuer; l’évacuation elle-même fut très périlleuse; une fois leurs blessés et malades en sûreté, les Soeurs, bien à regret, quittèrent leur hôpital.Celui-ci devait être utilisé dans la suite par les Japonais pour leurs blessés.Les Franciscaines reçurent l’hospitalité à rÙniversité l’Aurore, où un des bâtiments, réservé aux étudiants chrétiens, leur fut donné pour leurs malades, tandis qu’elles étaient reçues, elles, au Couvent du Sacré-Coeur où elles sont encore, avec les religieuses revenues de Lanchi après l’évacuation de l’ambulance.Un autre hôpital de 500 lits pour les blessés militaires, fondé à Changhaï par les docteurs étrangers sous les auspices de la Croix rouge internationale, où les Soeurs Franciscaines de Marie ont été mises à l’honneur.C’est en effet sur la demande expresse des dirigeants qu’elles ont été chargées de tout le service de nurses et d’infirmières de ce nouvel hôpital.A l'église Saint-Joseph on put établir dans les écoles deux hôpi- La parti» cwittri» exclusivement s la fabrication das portât d'auto» taux, en tout 300 lits.Ford V-8.dans lo» souvollo» usinas do la Ford Motor Company of Canada, Limited.De même à Sainte-Thérèse: un i Windsor, Ont., modèle d’officscité è tous égards — avant las plu* hôpital de 400 lits.modernes machines i soudure automatipuo (tolloo que colle montroo ci-dessus).Au début de septembre, le Rêvé- quatre presses «norms* et son propre rèsosu-eonvoyour, co departement fabrique rend Guimlirelière.ministre de les portos cotte anus» pour augmantor ta fabrication canadionna do l'auto, car Songkaong, prévenait que le bom-1 luaqu'iei lot portos complète# étaient importée».Succès chinois à Lanfeng Chaighaï, 28 (S.P.A.) — A Lanfeng, les troupes chinoises, renforcées par de nombreux chars de combat, ont entrepris une contre-offensive si vigoureuse que le combat s’est transformé en grande bataille.Elles annoncent qu’elles ont enlevé la ville aux Japonais.L'amitié germano-yougoslave Berlin, 28.(S.P.C Havas).;r Dans un article que publie wülie und Macht, organe de la jeunesse hitlérienne, le premier ministre de la Yougoslavie, M.Milan Stoyadino-vitch, manifeste de la satisfaction à la pensée que l’annexion de 1 Autriche à l’Allemande empêche la restauration des Habsbourg, et il ajoute: Nous nous réjouissons d etre voisins du grand peuple allemand, à qui nous lient de nombreux intérêts et gvec qui nous avons depuis longtemps des refations d’amitié sincère, confiante.Les juges enquêteurs Ottawa.28 (D.N.C.) — M.T.L.Church, député conservateur de Toronto-Broadview.a annonce hier qu’il présenterait un proiet de loi défendant aux juges d’agir comme commissaires cnquéleurs.A 1 heure actuelle, les juges peuvent agir comme enquêteurs à la demande du conseil des minislres.Avez-vous bèioln d* bons livras?A4re*s«x-vous au Sgrytca dt librairie du "Devoir".430 Notre-Dame, est, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES: Sachez que les prourlétalrea du brevet canadien no 281.078, SANDVIKENS JERN-VERKS A.B., cessionnaires de E.H.E.PETERSON, de Sandvlken.Suède, accordé le 19 juin 1928, pour "CHASSIS DE SCIE” désireraient accorder des licences A des Industriels pouvant s’occuper de l’exploitation de cette Invention ou consentiraient A leur céder leurs droit* sur o» brevet.Pour autres renseignements adresaez-vour.à MARION et MARION.1255 ru» Université.Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES :-Sachez eue le propriétaire du brevet canadien No 238.505.A.E.SONESSON, de Birmingham, Angleterre, accordé 1« 11 mars T'i» pour "CEINTURE METALLIQUE" désirerait accorder des îtcences i des Industriels pouvant s’occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait A leur céder ses droits sur ce brevet.Pour autres renseignements adressez-vous à MARION & MARION.1255 ru» Université, Montréal.SOUDURE DES PORTES DU FORD V-8 Sème Tournée Européenne annualU — avac «seorts Aller et retour à bord du super-paquebot Emp.of BRITAIN •n troisième De Montréal et Québec le samedi 25 juin 48 jours dont 38 en Angleterre, Belgique, Hollande, Allemagne, Suisse, Italie, France (6 jours à Paris) Tous frais compris • VOYAGE ABREGE S s»m»in«t — t« tout comme d-moins la Suis»».*660.*500.Programme «t inscription Le DEVOIR-VOYAGES 430 Notre-Dame est • Montréal Tél.BEIair 3361 AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les pronrlétalrea du brevt» canadien no 348.267.A.B.SVENSKA FLAKTFABRIKEN, cessionnaire* de Sven Wellmar, de Stockholm, Suède, accordé 1» 19 février 1935, pour “APPAREIL A SECHER LES FEUILLES EN CELLULOSE" désireraient accorder des licences A des Industriels pouvant s’occuper de l’explolts-tlon de cette Invention ou consentiraient A leur céder leurs droits sur ce brevet, Pour autres renseignements adressez-vous A MARION & MARION, 1255 rus Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les propriétaires du brevet canadien No 348.208, SANDVIKENS JERN-VERKS AK, cessionnaires d'Eric Frld, d’Edsbyn, Suède, accordé le 12 février 1935.pour "POIGNEE DE SCIE" désireraient accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentiraient A leur céder leurs droits sur ce brevet.Pour autres renseignements, adresaaa vous A MARION Si MARION, 1255 ru» Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES: Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 349.891, SJUNE 8VENSSON.de Hlssmofors, Krokom, Suède, accordé le 30 avril 1935.nour "CHARGEUR DE LK8-SIVEUR DE CELLULOSE" désirerait accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait A leur céder ses droits sur ce brevet.Pour autres renseignements, adressez-vous A MARION & MARION.1255.Université, Montréal.ru* AVIS DE BREVET A VOUS LES INTERESSES:— Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 291.671.GIACOMO FAUSER.de Novara.Halle, accordé le 10 mal 1928.pour "ACIDE NITRIQUE" désirerait accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait A leur céder ses droits sur ce brevet.Pour autres renseignements, adressea-vous A MARION & MARION.1255 ru» Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES: — Sachez que les propriétaires du brevet canadien No 351.659, THE COMPANY "ARENELLA”.cessionnaires de Pletro Leone.tous de Paimero, Italie, accordé le IB lulllet 1935.pour “ACIDE CITRIQUE" désireraient accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de l'exploitation d» cette Invention ou consentiraient A leur céder leurs droits sur ce brevet.Pour autres renseignement*, «dressez-vous A MARION & MARION, 1255 ru» Uni-vetslté, Montréal.avis'de brevet A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 353.606.HENRY LYNNE WALKER, cessionnaire de J.Zaflropulo, de Parla, France, accordé le 15 octobre 1935.pour "METHODE D'ENREGISTREMENT ET DE PROJECTION D'IMAGES EN RELIEF" désirerait accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de l'exploltstlon de cette Invention ou consentirait A leur céder ses droite sur ce brevet.Pour autre» renseignements adressez-vous A MARION At MARION, 1255 ni» Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que le propriétaire du brovet canadien No 334 642, AGOSTINO ROCCA, de Dalmlne.Halle, accordé le 8 août 1933.nour "MACHINE A ENDUIRE DES NOYAUX METALLIQUES" désirerait accorder des licences A des Induetrisli pouvant a'occuper de l'exploitation de cett» Invention ou consentirait A leur céder ses droits aur ce brevet.Pour autre* renseignements, adressez-vous a MARION * MARION, 1255 ru» j Université, Montréal.Si vous voyogex.sdraesss-veui as SERVICE OCS VOYAGES LE "DEVOIR”.»M«H 4mi: p«w tout l»< pays su tarit das csmpafntsa ds psqMhsts.hamm* d« far, gsstabm.au**i hèf«l*.aMuranc»» bagaUM et aest-denta.ehèquts de v»>ag»i. LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI M MAI IV38 VOLUME XXIX — No 123 RADIO-GAZETTE Samedi, 28 mai _ Radio-France Btatton.Pu!*-Mondial — aur Ï5.M mètî«» 4.30 p.m.Cours coloniaux; iniormatlons en portugais.Station à ondes courtes — sur 25.60 mitres 5.15 p.m., Concert de musique enregis- trée 6 ÎS p.m., Informations en français et cours; informations en espagnol, en por- tl?.oÔ*p.in., Propos familiers pour les Amé- Concert de musique neregls- ?yAd» 10 00 pm., Informations en français et cours; Informations en anglais; concert de musique enregistrée; Informations « allemand.Radio-Italie Lu émissions de Radio-Vatican sur 19 mitres S3 Ls poste de Radio-Vatican donne chaque semaine, le Jeudi, une émission d un mart d'heure en français spécialement estinée bu Canada.Cette énjlfision doit rvenir dans la province de Québec à » 30 du matin (heure solaire) ou 10 h.30 (heure avancée).Les autorités de Radio-Vatican seraient heureuses de savoir si ces émissions sont bien entendues dans les différentes réglons du Canada et comment elles sdht appréciées.Les auditeurs sont donc invités ft envoyer leurs impressions au secrétariat de l’Ecole Sociale Populaire.1961 rue Rachel Est, Montréal, qui les fera parvenir au directeur de Radio-Vatican.Qu'on veuille bien Indiquer l'endroit et l’heure exacte ou l'émission a été entendue.Station 2RO, Rome — sur 31.13 mitres 7 30 p.m., L'Heure de l'Amérique du Nord — Nouvelles en anglais concert de musique de chambre; causerie par Elizabeth Luln; La musique du 18e siècle a Bologne; nouvelles en Italien.I Radio-Etats-Unis WABC — 343.8 mitres — SM kilocycles 11.00 a.m.„ Le Conservatoire de musique de Clnçinnatl (voir CKAC).6 05 p.m.Sport.6.30 p.m.Syncopation Piece.7.30 p.m., The Columbia Workshop.9 00 p.m., Le professeur Quiz.9.30 p.m.Rendez-vous rythmique.10.45 p.m., Opinions capitales.11.00 p.m., Dernières nouvelles.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6.00 p.m.Revue espagnole El Chico.6.30 p.m., Sport.6.45 p.m.La religion dans les nouvelles.7 45 p.m., Barry McKinley, baryton.9.00 p.m.Concert rythmlqce.10.00 p.m., L'Orchestre symphonique de NBC sous la direction de Dlmitrl Mitro-poulos, chef de l'Orchestre symphonique Minneapolis (voir CBP).11.35 p.m., George Crook, organiste.WJE — 394.5 métras — 760 kilocycles 6.06 p.m., Trio vocal et trio instrumental.9 00 p.m.National Barn Dance.10.00 p.m., Designs for music.Radio-Canada Un chef d'orchestre grec dirigera le concert de la N.B.C.Oeuvres 6e Purcell, Schumann, Glazounow et de Chopin Dlmitrl Mitropoulos, qui dirigera le concert de l'Orchestre symphonique de la NBC, le samedi.28.de 9 h.à 10 h.30 du soir, et t'ont les postes de Radlo-Canad» feront le relais, est d’origine grecque.Au fait, 11 est né, en 1896.a Athènes, où U fit ses études primaires et secondaires et s’initia fc l'art musical.Il termina ses études à Berlin, sous la direction de feu Busonl.C'est sur la recommandation du maître allemand que Mitropoulos devint asstatant-chef d’orchestre du Berlin Staatsoper, poste qu'U occupa Jusqu’au 1924 alors qu’il fut rappelé à Athènes pour diriger l'Orchestre symphonique de cette ville.En 1936, Serge Koussevitsky l'invita à venir diriger cinq concerts de l'Orchestre symphonique de Boston.Peu après, cet engagement, 11 devint chef d'orchestre de la Symphonie de Minneapolis.Pour le concert du samedi, 28.Mitre- Soulos a choisi des oeuvres de Purcell, de chumann, de Glazounow et de Chopin.On entendra tout d’abord le Prélude et l'air final de l'opéra d'Henry Purcell.Dl-donet et Aeneas.Cette oeuvre d'un compositeur anglais s’inspira d'un ouvrage qui ressemble fort à l’Intrigue contenue dans Tristan et Yseult, de Wagner.L'orchestre Jouera ensuite la Symphonie no 2.en ré majeur, opus 61, de Schumann.Cette oeuvre, qui a été créée en 1842 par l'orchestre Gewandhaus, le Leipzig, aous la direction de Félix Mendelssohn, est en quatre mouvements.Elle exprime tout le romantisme de Schumann, sa conception, sa manière décrire.On remarque encore au programme deux ouvertures sur Thèmes grecs, opus 3, de Glazounow.l’Etude révolutionnaire et la Polonaise en la bémol, de Chopin, orchestrée par Rogal Lewîtzskl, et enfin, des extraits d’une suite pour ballet également orchestrée par celui-ci, Ohoptnla-na.M.Paul Sauriol à C.B.F.Notre camarade Paul Sauriol.rédacteur au Devoir, donnera une causerie sur les coopérative^ de consommation, le samedi, 28, de 4 b.à 4 h.15, au poste CBF de Radio-Canada Conservatoire de musique de Cincinnati Un quintette formé d'un piano, de deux violons, d'une viole et d'un violoncelle: des chansons Interprétées par Margaret Lilly, soprano; et deux quatuors pou.” quatre violoncelles, voilà ce qu'on entendra au cours du programme du Consci-vatolre de musique de Cincinnati, concert relayé par le poste CKAC.samedi matai, à U h.Le programme commencera par le Quintette en fa mineur de César Franck avec comme Interprètes: Miriam Otto, au piano.Helen Thacker et Jean Grubb», violonistes: Sari Fromktn.Joueuse de viole, et Henry Comely, fils, violoncelliste.Mlle Lilly chantera ensuite la Tarente.lc napolitaine de Rosslnl; l'air QU Angu d'Inferno, extrait de la Flûte enchantée de Mozart: Vilannelle de Stbclla: et deux extraits de Lakmé de Léo Delibes, dont Blanches Dourga.Pour terminer, on entendra le Nocturne de Malnardl et les Variations sur un thème original, opus 15 de J Klnegel.Ces deux pièces seront in terprêtéca par les quatre violoncellistes suivants: Victor Rice, Henry Cornely.fils, Doris Kuhn, et Kathleen WUtse ' Tous sont des élèves d’Arthur Bowen.La parade des amateurs an environ.XUe a déjà enregistré plusieurs disques et a été accueillie très favorablement par le public du Gala musical et humoristique du poste CKAC récemment.Les Diables rouges Interpréteront plusieurs pièces populaires qui font les délices de tous «eux qui aiment à exécuter les vieilles dansses de nos campagnes.Dimanche, 29 mai Ondes courtes Radio-France Station Paris-Mondial — sur 25 mètres H 4 h.30 p.m.Chronique sportive, par M.Peeters; cours coloniaux; Informations en portugais.(Station coloniale — tnr 25.60 mètres) 5 h.15 p.m.Concert.Relais de Radlo-Parls.6 h.15 p.m.Informations en français, cours: informations en espagnol, en portugais.7 b.p.m.Musique enregistrée.9 h.p.m.Concert de musique enregistrée.10 h.p.m.Informations en français, cours; Informations en anglais; concert de musique enregistrée.Samedi après-midi, à mise du poste CKAC.on présentera de La Parade des 2 h., par l'entre-près nouveau La parade des amateurs, programme au cours duquel on entendis de nouveaux talents.Cas chanteurs et instrumentistes se feront entendre dans quelques pièces de leur répertoire.Whof do you know?L’Intéressant programme What do you know?sera de nouveau relayé par le poste CKAC samedi soir, à 8 h.30.Au cours le cette émission on pourra entendre le récit et.l’explication d'une foule de faits captivants et parfaire ainsi ses connaissances.Les Diables Rouges Les Diables rouges, les populaires Interprètes de ils musique du terroir, présenteront un autre programme plein d'entrain samedi soir à 9 h„ au poste CKAC.Le compère de cette émission est M.Eugène Dalgneault.Au cours du programme on entendra également Mlle Suzanne Gedbois.une Jeune artiste de 18 «us.Mlle QadboU chante en public depuis en Radio-Italie Station 2RO, Rome — sur 31.13 mitres 7 h.30 p.m.L'heure de l’Amérique du Nord.— Nouvellee en anglais; un acte d'opéra; nouvelles en Italien.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètree — 160 kilocycles 7 h.30 p.m.Phll Baker, comédien.7 b.30 p.m.Pot-pourri de fin de semaine.8 h.30 p.m.Variétés.10 h.p m.Grand Central Station.10 h.30 p.m.Headlines and bylines.WEAF — 454,3 mètres — 660 kilocycles 6 h, p.m.L'heure catholique américaine.7 h.30 p.m.Interesting neighbours.8 h.p.m.Variétés de Chase & Sanborn.9 h.p.m.Manhattan Merry.go-round.9 b.30 p.m.Album Américain de musique familière.10 h.p.m.L’heure charmante.10 h.30 p.m.La table ronde de l'Unlver-stié de Chicago.WJZ — 394.5 mètres — 7*9 kilocycles 6 h.p m.La camera musical 6 h.30 p.m.Fanfare dee Canadian Grenadier Guards.7 h.p.m.Les Classiques populaires.7 h.30 p.m.The Bakers.9 h.p.m.Hollywood playhouse.9 h.45 p.m.Irene Rich 10 h, 30 p.m.Norman Cloutier préeente.Radio-Canada Les concerts de musique de chambre à Radio-Canada I4S QUATUOR DE RAVISL.— CK QUE DIT ^OLAND MANUEL DE CE COMPOSI-TEUR Le Quatuor à cordee de Montréal qui se compose de Mme Annette LaSaUe-Leduc, de MM.Lucien Slcotte, Lucien Robert et Roland Leduc, Jouera le dimanche, 29 à 1 h.30 de l'aprés-mldl.aux studios de CBF, de la Société Radio-Canada, le Quatuor de Ravel, une oeuvre où se révèlent ardentes et splendides la pensée, la natu- 11 esthétique de l'illustre compositeur.M.Jean-Marte Beaudet, un Léo-Fol Mo rln — et qui encore! — ont fait connaître au cours d’auditions récentes tout ce que contient de grandeur l'oeuvre de Ra- Dans le dernier numéro de la Grande Revue, Parla, Roland-Manuel fait une espèce de mise au point pour "le vulgaire qui s'étonne d'avoir été le contemporain d’un maître de l'art sans que personne ait pris la peine de le lui dire." Il fait observer que l'oeuvre de Ravel n'est pas de ceux dont on dit qu'ils sont d'un accès difficile."Ce pur artisan vivait, aux antipodes des esthètes qui craignent toujours, selon la plaisante expression de Nietzche, qu'on ne les comprenne pas assez difficilement, et qui s'empressent de donner eux-mêmes à leur art une signification qui le dépasse".Et l'auteur de l’article rappelle que le compositeur lui avait déjà dit qu'avant.toute chose 11 fallait apprendre le métier des autres, à savoir se former aux sources, et ensuite "poursuivre Incessamment l’acquisition du sien propre”.C'est pourquoi toutes les observations que l'on faisait dans les salons sur le "don" le mettaient hors de lui-même II prenait plaisir à répéter que s'il était "doué” tout le monde l'était autant que lui, que n’importe qui pouvait réussir à condition de réunir les connaissances qu'U possédait “et de lea développer par le travail et le calcul”.Et Roland-Manuel explique que “cette musique ne serait pas s) fine, ni si serrée, si elle n’étalt aussi nette de toute connivence".Il ajoute que "le génie ne l'espèce musicale opérait en lui avec une Infaillibilité souveraine, secrètement attendu et fidèlement servi par le plus beau métlei du monde".Le Quatuor que l'on entendra le dimanche, 29 est en quatre mouvements: I.Allegro Moderato: II.Assez vif, très rythmé.III Très lent.IV.Vif et agité.La Clef Magique Man-an Anderson, contralto, femme de couleur, sera au programme du concert de la Clef Magique - Magic Key of RCA — '« dimanche.29, de 2 h.à 3 h.de 1 après-midi.Le poste CBF de la Société Radio-Canada fera le relais de ce concert.L orchestre Jouera, sous la direction de Frank Black, une sélection d'airs tirés de la comédie musicale "1 married an angel ' de Rodgers et Hart On transmettra également de Lima Fé-rou.un reportage de Llnton Wells, en tournée pour la RCA, en Amérique du Sud.La Bénédiction du Souverain Pontife P?)* CBF’ de la Société Radlo-Ca-nada diffusera le dimanche 29, à 5 heures de Upres-mldl.par relais de la NBC, la bén6l1,ctlon due donnera Sa Sainteté le pape Pie XI pout terrai.r! , eucharistique de Budapest.Sa Sainteté parlera du Vatican Comme la NBC relaiera cette émission .i1111 matln- ’* Poste CBF fera un trf'm''nt, P'touographlque de la bè-?u'l pourra ainsi transmettre du 29' Le* radlophllea de-^ comptt‘ P°ur '* Qualité de la réception des conditions atmosphériques.La musique de H.M.Canadian Grenadier Guards ml;* -?U4d?u* r»nîl-ar.?*' "En roulant ma boule" Poursuivant «on voyage d'étudss à tri-vers la province et plus particuliérement e long du Saint-Laurent, fe JournxllsW de nîrf* %PrlnClr‘l.P,n,0nna*'' du tothan parlé En roulant ma boule”, que diffuse Radio-Canada, visitera le dimanche 28 le village de Verchèrea.Ce, village dont le nom.grâce à l'ex-P.otî de Madeleine de Verchèrea, appar-tient à 1 histoire, est l’un des piua pttto-resques de la rive sud du Saint-Laurent Un sketch dû à la plume d# M.Pierre Benoit évoquera l'héroleme de Madeleine.Metteur en ondee, Guy Mauffette; chef d'orchestre Hector Oratton.Concert champêtre Au concert champêtre du dimanche M de 10 h.30 à 11 h.du soir, que dltfuae-ront les poetee de Radio-Canada, MM Hen- ri Delceüler, chef d'orchestre, et Char.les-E.Brodeur, baryton, feront entendre lea oeuvree suivantes: Ouverture de Zam-pa, d'Harold: l'orchestre.Rêve d'amour, de Liszt, C.-E.Brodeur, baryton.Grande valse brillante, de Chopin: l'orchestre.Where my caravan has rested, de H.Lehar et Sérénade française, de Léoncavallo.C.-E.Brodeur, baryton.Carnaval, de F.Guiraud; l'orchestre.A CKAC Julius Mattfeld, organist* Au cours du programme "From the Organ Loft", relayé par le poste CKAC dimanche mstln.à 9 h., on entendre M.Julius Mattfeld, organiste et directeur de la bibliothèque musicale du réseau Columbia.Mattfeld Interprétera les pièce* suivantes: "Sonatina”, de Rltter.Fantaisie, de Dubois.Evocation à la chapelle Slxtlne.de Liszt.Andantlno, de Le.maigre, et un Postlude, de Gullmant, sur un hymne.Les joyaux de la mélodie Au cours de cette émission diffusée par le poste CKAC dimanche après-midi, à 2 h., on entendra la musique de Morgan Thomas et de son orchestre.Des centaines de lettres ont été reçues par les commanditaires de cette émission.Les auditeurs qui ont pris la peine d'écrire pour faire connaître leur opinion aur ce programme ont tous déclaré qu'ils aimaient beaucoup cette émission.Morgan Thomas présente des arrangements spéciaux des plus Jolies pièces du répertoire populaire et léger.La coopération économique entre les Amériques M.Eduardo Hay, ministre des Affaires étrangères au Mexique et les ministres représentant à Washington le Nicaragua et la République de Saint-Domingue, se feront entendre au cours de la quatrième d'une série de cinq émissions sur “La coopération économique entre les Amériques”, émission relayée par le poste CKAC.le dimanche après-midi, à 2 h.30.M.Hay parlera de Mexico, tandis que les autres orateurs seront dans les studios du réseau Columbia à Washington.Musique pour tous: Beethoven et Hoendel Un programme comprenant le» chefs, d’oeuvre d» Haendel et de Beethoven aéra présenté par le réseau Columbia et relayé par le poste CKAC dimanche après-midi, à 3 h., au cours de l'émission "Musique pour tous”, mettant en vedette Howard Barlow et l'Orchestre symphonique du réseau Columbia.Les pièces Interprétées seront commentées par Henry-M.Neely.On entendra la "Musique pour un festival aquatique”, de Haendel, et la Septième symphonie de Beethoven.Cette symphonie fut écrite en 1813, au cours de cette période de sa vie, de 1800 à 1815 — où Beethoven composa le plus et où il obtint le plus de succès.L’oeuvre de Haendel fut composée, dit-on, en vue da reconquérir les bonnes grâces du roi Oeorge 1er d’Angleterre, qui fut électeur du Hanovre, où Haendel était maître de chapelle.On dit que cette musique Jouée par de» musiciens sur une barge qui suivait l'embarcation qui portait le roi sur la Tamise eut les résultats qu'en attendait le compositeur.Plus tard, on découvrit que cette histoire était controu-vée, mais ce qui est plus que probable, c'est que cette musique fut composée par Haendel pour un festival aquatique.Helen Jepson i l'heur* dominicale Ford Halen Jepson, soprano de l’Opéra Metropolitan, sera l’artiste Invité au programme de l’Heure dominicale, émission relayée par le poste CKAC dimanche soir, à 9 h.Mlle Jepson chantera: “Ah! fors' e lui”, de “La Traviata”.de Verdi; At the well, de Hagemann; T dreamt I dwelt In marble halls, extrait de The Bohemian girl, de Baife, et Joy.de Watts.L’orchestre, dirigé par John Barbirolli, commencera le concert en Interprétant l'ouverture d’Oberon.de Von Weber; la valse de Facade, de Walton; un extrait de Pelleas et Méllsande, et la Danse de» Ap.prentts.ainsi que la Finale de Die Meis-terslnger, de Wagner.Ces dernières pièces seiont aussi chantées par le choeur dt 26 voix de l'Heure dominicale."Headlines and Bylines" MM Trout, Kaltenborn et Canham donneront leur opinion au sujet des principaux faits de la semaine qui vient de s’écouler, au cours du programme “Headlines and bylines”, relayé par le poste CKAC dimanche soir, à 10 h 30 Bob Trout donnera les plus récentes dépêches, et MM Kaltenborn et Canham commenteront les événements de la politique êtran gère et américaine respectivement.L'Heure provinciale CKAC, à 8 h.— UN SOIR A QUEBEC — Programme diffusé directement de Québec avec le concours des Chanteuses du Rosaire (direction: Stella Lafleur).Solistes: Gabrlelle Hudson, planiste, et Edwin Bélanger, violoniste.lo Piano: Nocturne, Chopin, Gabrlelle Hudson; 2o Nymphes et Slyvains, Bem-berg, les Chanteuses du Rosaire; 3o Violon: a) Gavotte, Beetnoven, b) Romance Wlenlawskl, Edwin Bélanger, 4o Piano: Etude op.10 no 6.Chopin, Gabrlelle Hudson- So a) Barcarolle, Dubois, b) Les abeilles, Delibes, les Chanteuses du Rosaire; 6o Violon; La Précieuse, Krelsler, Edwin Bélanger; 7o Piano: Troisième Impromptu, Gabriel Fauré.Gabrlelle Hudson; 8o a) Les berceaux, Gabriel Fauré, b) Poème, Orner Létourneau, les Chanteuses du Rosaire; 9o Violon: La plus que lente.Debussy, Edwin Bélanger.lOo Piano: Ministre!», Debussy, Gabrlelle Hudson.Lundi, 30 moi "Pour vous, mesdames" Les causeries qui passeront aous la rubrique Pour vous, Mesdames, les lundi et mardi, 30 et 31 mal, à 1 h.15 p.m., au poste CBF, de Radio-Canada, seront faites par Mlle Marcelle Gauvreau, de la Faculté des sciences de l’Université de Montréal, et Mlle Annett» Doré, écrivain et conférencière.Mlle Gauvreau parlera «S» la formation de» sciences naturelles chez les enfants, Mlle Doré a donné à son travail le titre suivant: La vie et son décor.Les chansons d* Jean-Paul Prud'homme Jean-Paul Prud'homme donnera un récital de chant chaque Jour de la semaine du 30 mal, à cinq heures et demie de l’a-près-mldl.le samedi excepté.Le programme de M.Prud'homme comprend surtout des romances.Le Metropolitan Cofé à Bruxelles L’audition d» Metropolitan Café que diffusera Radio-Canada, le lundi.30, de 8 h.30 à 9 h.du soir, réserve aux radlophl-les lea surprises de la nouveauté.Au fait, ce radio-concert évoquera la vie pleine d?gaieté des cafés de Bmxelles, dans les re-frains qu'on y entend, I# chef d'orchestre, André Durleux, et ses collaborateurs, metteur en ondes et chanteurs ont ainsi préparé un programme Inspiré des fêtes populaires belge*.chard, M.Franco!» Lavign»; Alfred, M René Chaput; Pit, m.Léopold Hébert.La direction artistique est de M.Mario Dulianl, directeur actuel du M.R.T, La mise en onde» sera faite par le servie» d» la réalisation du poste CKAC.»ou» la direction de MM.Yves Bourses», directeur des programmes, et Ferdinand Blondi, metteur en ondes.C'est une initiative du premier poete français de l'Amérique.Sommaire N.B.— Lee lettres NBC.» I__________ émission*, signifient: National Broadow»-ing Company (réaeau américain); la» Mitre» CBS (ou WABC) signifient: Columbia Broadcasting System iréaetu américain) CBF SAMEDI, M MAI 910 kilocycles — 329.7 mètree 1.00 Mualc styled for you.1.30 Récital d'orgue.2.00 Jean Ellington, chanteuse.2.15 The Kidoodlerè.2.30 Orch.Kron*.3.00 Golden melodies, sous la dlr.de H Ginsberg.3.30 Orch.Ricardo.4.00 Causerie sur les coopératives d* con sommation par Paul Sauriol.4.15 Trio instrumental, sous la dlr.d'A.Mlgnault.4.30 La bourse de Montréal.4.45 Radio-Journal et intermède.5.00 La chronique parlée sur les programmes et le disque pour tous.5.05 Orch.Rakov., 5.30 Orch.Sabln.8.00 Revue espagnole.6.25 Jimmy Namara, xylophonist*.6.30 Heure — Orth.de Charette.7.00 Causerie sur le secourisme.7.15 Chansonnettes françaises.7.30 Heure — Le réveil rural.Causerie de Mme P.Casgraln.7.45 Barry McKinley, baryton.8.00 Orch.Fiorlto.MBS.8.30 Bande acroas the sea.Dlr.Faith.9.00 Heure — Orch.symphonique de la NBC, sous la dlr.de Mitropoulos.10.30 Let’s all go to the mualc hall.11.00 Heure — Radio-Journal.11.15 Orch.Millar.11.30 Orch.Heidt.CBM — 286 mètree — 1656 kflecyde* 1.00 Music styled for you.1.30 Récital d’orgue._ _ orgui 2.00 London Calung.4.00 Scrub oak hollow.4.15 Trio instrumental, sous la dlr, de Mlgnault.4.30 La bourse de Montréal.4.45 Musical cocktails.5.00 Orch.Top Hatter*.5.30 Celtic Ceilidh.6.00 Heure — Revue espagnole.6.25 Jimmy Namara, xylophonist*.6.30 Orch.de Charette.7.00 Orch.Romanelll.7.30 Heure — The Decibels.7.45 Canadian Literature .8.00 Orch.Fiorlto.8.30 Bands across the sea 9.00 Heure — Orch.symphonique de la NBC, sou* la dlr.de Mitropoulos.10.30 Let’s all go to the music-hall.11.00 Heure — Radio-Journal.11.15 The sports world, causerie de Set-tell.12.00 Orch.Flrbert.12.30 Orch.Blue Barron.CKAC — 411 mètre* - 719 kilocycle* 1.00 Cours de la bourse, 1.15 Nouvelles.1.30 Le monde féminin, 2.00 La parade des amateurs.2.30 Mélodies.3.00 Merrymaker».3.30 Chanteurs.4.0) Charles Paul à l’orgue.4.30 Les événement» sociaux.4.50 Intermède classique.4.55 Sommaire.5.00 Orch.de concert Columbia 5.50 Orch.McCune.6.00 Nouvelles.6.15 Chansons françaises.6.20 L’histoire des page* Jaunes.6.25 Planologue.6.30 Radio-reportage.6.45 Syncopation Piece 7.30 Columbia workshop.8.00 Saturday night swing club.8.30 What do you know?9.00 Les Diables rouges.9.30 Le Jeu des mote et des Idées.10.09 Pierre et Pierrette.10.15 Nolvelels de dernière heure.10.30 Léo Lesleur.organiste.10.45 Orch.Hartley.11.00 Allô, allô, les sport».11.10 Planologue.11.15 Chanteur Indien.~ mêtre* “ “• wihcyck» ci CX — 49.96 mètre* — 6006 kilocycles hall.9.00 L heure.Music for you, orchestre sous la direction de Geoffrey Waddlna-ton.9.30 Récital d’orgue d» sir Ernest MacMillan.10.00 Hour of Charm.Orchestre sous la direction de Phll Spltalny.10.30 Concert champêtre, avec Cb.-Emlle Brodeur, baryton, et un orcheetre sous la direction d'Henri Delcelüer.11.00 L'heure.Radio-Journal, en anglais.11.15 Albert Vlau, baryton, au piano: Lèo-Pol Morin.11.30 Musical mirror.12.00 Fin des émissions.CKAC — 411 mètree — 736 kilocycles 9.00 L'heure.Temperature.From tbe organ loft, CBS.9.30 Aubade for strings, CBS.9.55 Nouvelles press-radio, CBS.10.00 Variétés Instrumentales.10.30 Extrait» d’opérettes.11.00 Charles Paul à la console, CBS 11.30 Major Bowes’ Capitol Theatre family, CBS.12 30 Mélodies.| 12.45 L’heure du rafraîchissement.1.00 Les nouvellee vedettes.1.15 Choeur russe.• 1.30 Congrès eucharistique de Québec: causerie.1.45 Poet’s gold, CBS.2.00 Joyaux de la mélodie.2.15 Le quart d’heure familial.2.30 Pan-American broadcast, CBS.3.00 Musique pour tous.4.30 A choisir, CBS.5.00 The Texas rangers, CBS.5.30 Variétés continentales.6.00 Société mélodla du collège N.-Dame.6.30 Intermède classique.6.45 Jacques et Jacqueline.7.00 Association, des Marchands détaillants du Canada.7.15 Joeon et Josette.7.30 Humour musical.7.45 Trio Markowskt.8.00 L’Heure provinciale.9.00 L’heure dominicale Ford.10.00 Charles Jourdan, baryton.10.15 Radio.Journal.10.25 Planologue 10.30 Headlines and bylinas, OBS.11.00 Allô, allô le* sport»! 11.10 Duke Ellington et orchestre, OBS.CFCF — (09 mètre» — 699 kilocycle» Crcx — 49.96 mètres — 6003 kilocycles 1.00 Concert de Radio-City, NBC.1.30 Empires of the Moon, NBC.2.00 La Clé magique de RCA, NBO.3.10 SolUte* de NBC.3.45 Wiliam Primrose, virtuose de 1* viole, NBC.4.00 National Veeper», NBC.5.30 Jean Sablon, chanteur françal».NBC.5.45 The Master Bulldler, NBC.6.30 Les nouvelles.6.50 Master Singers.7.00 Les classiques populaires, NBO.7.30 Interesting Neighbour», NBC.8.00 Variétés de NBC.9.00 Manhattan merry-go-round, NBO.9.30 Album de musique familière.10.30 Cheerio, NBC.11.00 Dernières nouvelles de sport.CHLP — 266 mètre* — 11*0 kilocycle* 3.00 Sommaire.S 00 Heure — Chanson» française*.6.15 Emission Laforce.6.30 Chansons françaises.6.45 Radio-concours.7.00 Un peu de tout.7.30 Heure.-j—- 12.46 orgue.1.45 Jack et Loretta Clemens, NBO, 2.00 Mmeorlal Day Service, à Arlington.NBC.3.20 La course d'Indlanapolls, NBC.3.30 Memorial Day Service, à Gettysburg, Penn.4.30 Matinee Club, NBC.5.30 Musique.6.00 La bourse commentée.6.15 Musique.6.35 Nouvelles-éclairs.7.45 Mélodies d'hier.8.30 Studio.11.00 Dernières nouvelles de sport Molson CHLP — 2(6 mètres — 1120 kilocycles CBF LUNDI, 36 MAI :9.7 mètres — 916 kilocycles Dlrec.tion Rosario 1.00 Concert Bourdon 1.30 Orchestre hawaïen, NBC.213 NBcmble V0C*1 ” trament*).2.30 Sérénade alave.NBO.4.00 Matinee Club, NBC.5.45 Les petits acteurs de l’ai».6.00 La bourse commentée.7.15 Musique.7.45 Revue du sport.8.00 Orchestre et soliste, NBC.11.00 Dernières nouvelle» de sport Molson CHLP — 266 mètre» — 11*6 kilocycles J-00 Heure féminine.1,59 Heure — Musique classique.2.30 Orch.Jurgen*.3.00 Heure — Baseball: Montréal ronto.s £?9eu,re ,et «ommalr».5.05 Cocktail capers 5.30 Méli-mélo.S'22 Chansons française», a'nn 9£ure - Au Samovar.?'!» The Four Rambler» .8.30 Orchestre, in iX Heure — studio.10.00 Orchestre.10.45 The Playboy* — Heure.LE DIMANCHE, 29 MAI 1939 CBF - 329.: mètres — 916 kilocycle* à To- de d» Jean-Paul Pru- Dlaquee phonogra- the air.Quatuor PAR L'ABBE YON JT?** une bien curieuse figure que cet abbé de Fénelon, qui fit beaucoup par-V,4d* lui en Nouvelle-France, de 1668 A 1674.„,H était le demi-frère du futur archevêque de Cambrai et son aîné de dix Entré chez les Sulplclen*.11 fonda las mUalona Iroquoleea de Kenté et de Gen-ai hu‘.Dorval- êt se distingua 7él(‘ vraiment apostolique.Mais, ’» Querelle survenue entre Fronto-^îi.Ffrrot- fouverneur de Montréal, II SIlî.p,trtLpour, c® dernier et soutint de-ci* «ouveraln un procès qui on,,™* R,"voy,s en France, U en- courut le blâme de Louis XIV, et mourut daS?•* P®)®» l'àge de 38 anr OU.t5.1*x,*tdno*’ *u'al dramatique 2 in *T\n 31 !,fr* racontée le lundi.30.fr.nriV.;?lr- "U* poste» du secteur mînH td Radio-Canada, par l'abbé Ar- taî£rJ&£r.sPérlallst” de la petite histoire canadienne.Maldonne", d'Arthur Prévost Q* 8.°lr.à 8 h., que le poete CKAC ZÏZZ019?* * *udit*ur» U première r*- aetp^de' «V* »?*, Ma*d°m»e- Pièce en un acte de M.Arthur Prévost.A,far P/'™,1*?1?11 spéciale de Mlle Marth» ThP»t'r.,0îidiIl?* du Montreal Repertory ® poete CKAC sera le premier A a foMenuC*ue *V5C laquellr l'auteur Sir R«pr« i ,f a n* dernière le trophée de r!.0n.a.u f*»tlv»l dramatique „rJ?;nnlP*8 Les Interprètes de Maldonne «cront Madcltint, Mlle André* nakthA.| rt; OftferUUt, Mllfi Florence Demcra; Blan- 12.00 Midi.Concert, phiquea.Chan*onnettea françaises.« 30 Hadlo city Music Hall of 130 ^uwque de chambre: le de Montréal.2.00 Magic Key of RCA.Orcheetre symphonique sous la direction de Frank Black, au programme: Milton Cross et autres.Ü 5t_communlcluer du studio.3.30 Chansonnettes française*.3.45 Les fureurs d'un puriste.Conféren-cler: Paul Morin.4.00 Benay Venuta et son orchestre.Au programme.Sylvia Cyde, soprano, et Raoul Nadeau, baryton.5.00 Radio-reportage de la cérémonie de la bénédiction du Souverain Pontife terminant le Congrès eucharistique de Budapest.5 30 Jean Sabîon.chanteur.5.45 Propos en l'air.Conférencier: M.Eustache Letelller de St.Just.6.00 Musical camera, sou» la direction de Joseph Chernlavsky.6.30 L'heure.La musique des Canadian Grenadier Guard».7 00 Le Jardin, source d# santé.7.15 Chansonnettes françaises, 7.30 L'heure.Le réveil rural.Conférencier: M.Marins Barbeau.7.45 Jean de Rlmanoczy, violoniste.8.00 En roulant ma boule: une visite à Verchèrea.8.30 Songs we remember: concert vocal et instrumental.9.00 L'heure.Manhattan merry-go round, avec Rachel Carîey, Pierre Le Kreeun et l'orchestre de Don Donnle.9 30 Album of familiar music, avec Frank Munn.ténor.Jean Dickenson, soprano, le choeur Amsterdam, et l'orchestre Haenschen.10 00 Norman Cloutier et son orcheetre.10 30 Concert champêtre, avec Ch -Emile Brodeur, baryton, et l'orchestre sou» la direction d'Henri Delcelller.11 00 L'heure.Radio-Journal.11.15 Albert Vlau.baryton; au piano: Léo-Pol Morin.11.30 Musical Mirror, relais de Vancouver.12.00 Minuit.Fin de» émissions.CBM — 286 mètres - 1669 klloccyles 11.00 Service religieux.12 30 L'orchestre de Walter Logan.1.00 Madrigal singer».1.30 Musique de chambre: 1* Quatuor de Montréal.2 00 Time Melodies.2.15 Vincente Gomee.guitariste.2.30 Jeck Emoi son.planiste.2.43 Radio pulplt.3.00 Concert.Disque* phonographlque».3.30 Sunday drivers.4.00 Romance Melodies.4.30 The world is your*.3.00 Chanta du folklor» de la Nouvelle-Ecosse.5.30 Concert vocal, relais d# Winnipeg.6 00 L'heure.Causerie sur 1» eecourlem* 6.13 Concert, disques phonographlque».6.30 La musique de* Canadian Grenadier Ousrds.6.45 Outlty or not guilty.7.00 Le programme "Jell-O”.avec Jack Benny.Mary Livingstone, Kenny Ba.ker, An«y Devine et autres.7.30 L heur*.Revue dee événement» de 1» semaine, en anfl*!».P»r Nor‘ mas MacKenale.7.45 Servie* reilgleu*.12.00 Au Jour le Jour.12.15 Chansonnettes française».12.30 Radio-Journal.12.35 Chansonnettes française*.1.00 Vincente Curran, baryton.115 Pour vous, mesdames.Causerie Mlle Marcelle Gauvreau.1.30 Le trio du Mont-Royal.2.00 Radio-reportage de l’ouverture officielle de la navigation dan» le port de Montréal.3.00 Concert, disques.5.00 Radio-journal et intermède.5.15 La chronique parlée sur le» programmes de la soirée et le disque pour tous.5.30 Les chansons d'homme.5 45 La bourse de Montreal.6 00 Evening Serenade, avec Joseph La- déroute, ténor, Ernest Dainty, organiste, et Albert Pratz, violoniste.6.13 Orchestre._ 6.30 Heure — Fanfare, sou» la dlr.de B.Holder.7.00 Sport, par Roland Beaudry.7.15 Orch.de Charette.7.30 Heure — Le réveil rural.7.45 Orch.Markowskl.8.00 Orch.Messner., , „ 8.30 Metropolitan Café, avee André Durleux et son orch.9.00 Heure — Les aventures d'Arsène Lupin.9.30 Le vieux raconteur.10.00 Magnolia Blossoms.10.30 Portraits canadiens.Conféerneler: le R.P.Armand Yon.10.45 Roberto Wood, baryton.11.00 Heure — Radio-Journal.11.15 Au rythme de Paris.Dlr.André Durleux.11.30 Sérénade acadienne.12.00 Orch.Romanelll.12.30 Orch.Hutton.CBM — 284' metres — 1056 kilocycle* 12.00 Ernest Coulton, baryton.12.15 Kelly's washtub.12.30 Jtadio-Journal en anglais.12.35 Airs populaires, disques.12.45 Archie Cunningham, planiste.1.00 The Happy Gang.1.30 Word» and music, avec Ruth Lyon, soprano, et Edward Davies, baryton.2.00 Causerie de M.A.Stanley Walker, du King’s College, relais de Windsor, N.-E.2.30 London Calling.4.00 Concert, disques.4.30 Rush Hughes, commentaires sur les faits du Jour.4.45 The Lure of th# Arctic, causerie.5.00 Dick Tracy.3.15 Radio-Journal en anglais et la chronique parlée sur les programmes de la soirée.5.30 Mlle Virginia Fair.5.45 La bourse de Montréal 6.00 Heure — Eevenlng Serenade, avec Joseph Ladéroute, ténor, Ernest Dainty, organiste, et Albert Praz, violoniste.6.30 Fanfare, sous la dlr.de B.Holder, 7.00 Amos and Andy.7.15 Crown Colony of Sports.7.30 Heure — Kathleen Stokes, organiste.7.45 Canada Week by week, causerie.8.00 Johnnie Messner et son orch.8.30 The Voice of Firestone, avec Richard Crooks, ténor, et un orch.sous 1a dlr.de Wallenstein.9.00 Heure — Music for Moderns.8.30 Tales of Great Rivers, sketch.10.00 Contented Program.Orch.sous >a dlr.de Marek Weber.10.30 Causerie en anglais de McCowan.10.45 Robertes 42 semaines finissant le 20 niai, les arrivages totaux se chiffrent par 117,610,133 boisseaux comparative, ment à 157,057,873 la période correspondante la campagne précédente.& La semaine finissant le 20 mai, les expéditions de blé outre-mer augmentent de 1,590,580 boisseaux par comparaison au total de la semaine précédente, qui était de 761,-315 boisseaux.La semaine correspondante l’année dernière, le total est de 4,138,743 boisseaux.Les importations de blé canadien par les Etats-Unis pour consommation et mouture en régie pour réexportation s’élèvent à 13,000 boisseaux comparativement à 3,000 la semaine précédente et 471,000 l’année dernière.Du 1er août au 20 mai les expéditions outre-mer sont de 61,373.683 boisseaux comparativement à 122,376,762 la même période la campagne précédente, tandis que les importations par les Etats-Unis sont de 2,042,983 et 39,654,-303 boisseaux respectivement.Bidlamaque Gold Mines On a commencé le forage au diamant a la Bidlamaque Gold Mines et le crémier trou No 17.précédemment foré par la Minime Corporation.La carotte a donné sur une longueur de 17 pieds.*16.35 d or et 2*2 p.c.de cuivre.On espère par ce forage retracer trois veines parallèles découvertes nar Mining Corp.dans des travaux précédents.Bobjo Mines Le rapport annuel de la Bobjo Mines pour 1937 montre un revenu de *6,310, provenant d’intérêts et de dividende*, et des dépenses au montant de *10.669, soit une perte de *4.536 portée au compte de déficit.Ce dernier s’élève maintenant a *3 -157,196 au bilan.Le bilan le 31 décembre 1937, montrait des disponibilités de *135.495 sans exigibilités.Le capital est de 5,000,000 d'actions d une valeur au pair de *1.dont 4.182,-802 sont émises.Trout Creek Trout Creek Gold Mining Co.qui possède 4 claims dans le canton de Teck, dans la région de Kirkland Lake, a reçu un palemen* substantiel par suite de l'option accordée par la compagnie.81 l’op-tlofîi QUl c°mprend 1,500.000 actions, est entièrement exercée, un montant total de $412.500 devra être perçu d’ici au 13 avril 1940.Par paiements mensuels, une somme de *122,500 serait payée durant la première année.Les officiers de la compagnie se proposent de terminer l’exécution du programme de développement de la mine et de faire une exploration active de la propriété sous une direction compétente.Avant d entreprendre des travaux en profondeur, on projette d’exécuter un programme de forage au diamant.Halcrow Swayze Les nouvelles en raccourci Winnipeg Electric Le bénéfice nef de cette compagnie a été de $243,319 en avril dernier, comparativement à $241„250 en avril 1937.Le bénéfice net pour le premier trimestre a été de $996,207, comparativement à $1.-056,251 pour la période «correspondante en 1937.L’augmentation d’avril provient de la consommation d’un nouveau client, Kenora Laper Mills.Dividendes déclarés T.G.Bright & Go., 1'/i % par action privilégiée pour le trimestre finissant le 31 mai et 7,/p cents par action ordinaire, tous deux payable-; le 15 juin aux actionnaires inscrits le 31 mai.National Breweries Limited, 50 cls par action privilégiée, 44 cts par action privilégiée, les deux pour le trimestre clos le 30 juin, payables le 2 juillet aux actionnaires inscrits le lo juin; ex-dividende le 14 juin.International Mining, 10 cents, payable le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 30 juin.Tuckett Tobacco, priv., l:Sr5, payable le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 30 juin.Asbestos Corporation, extra, 5(1 cents et régulier 50 cents, payables le 30 juin aux actionnaires inscrits le 15 juin.Bell Telephone Co.of Canada, régulier pour le trimestre, $2 payable e 15 juillet aux actionnaires inscrits le 23 juin.Melcbers Distilleries, Ltd, régulier bisannuel cumulatif privilégié, 30 cents par action privilégiée payable le 30 juin aux actionnaires inscrits le 15 juin; ex-dividende le 14 |uin.English Electric Co.of Canada, Eld.trimestre régulier, classe ’A’.62 1-2 cents payables le 15 juin aux actionnaires inscrits le 31 mai; exdividende le 30 mai.Caribou Gold Quartz Mining Co., 2 1-2 cent payable le 2 juillet aux actionnaires inscrits le 8 iuin; ex-dividende le 8 iuin.Hcdlev Mascot Gold Mines, Ltd.3 cents ulus 1 cent payables le 2 juillet aux actionnaires inscrits le 1er iuin: ex-dividende le 31 mai.Canadian Foundries & Forgings Ltd.classe ‘A’, trimestriel régulier, .£ m + i 25 cents, payables le 2 juillet aux actionnaires inscrits le 16 iuin; exdividende le 14 juin.Les directeurs d’Asbestos Corporation Ltd ont déclare hier un dividende trimestriel de 50 cents et un dividende extraordinaire de 50 cents, payables le 30 iuin aux actionnaires inscrits le 15 iuin.Un dividende égal avait été nave le 3i mars, le premier sur le stock actuel.Il y a 149.300 actions en cours,_________ Production d'automobiles Les chiffres définitifs pour 1937 indiquent qu’il s’est produit au Ca-1 automobiles évaluées a $123,757,293, prix a la fabrique, comparativement à 162,159 automobiles ($95,955,204) en 1936.C’est ; la une augmentation de 28 p.c.dans le nombre et de 29 p.c.dans lia valeur comparativement à 1936.J chiffres de 1937 comprennent L'3.046 voitures de promenade Nombres-indices des prix de gros La sixième semaine de déclin ininterrompu le nombre-indice des prix de gros du Bureau Fédéral de la statistique fléchit de 80.8 la semaine terminée le 13 mai û 80.3 la semaine du 20 mai.Les régressions prédominent dans les substances végétales, le bois, le fer et les métaux non ferreux, tandis que les métalloïdes avancent.Les prix des deehest métalliques et du cuivre baissent brusquement et l’indice de l’étnin touche le plus bas point depuis 1933.Les arrivages durant la semaine finissant le 26 mai sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 2012 bêtes à cornes, 613 agneaux et moutons, 2992 porcs et 5660 veaux.En plus, 98 bêtes à cornes et 1295 pores furent consignés aux maisons de salaisons, et 20 bêtes à cornes et 3 veaux furent maniés dans les cours à destinations d’autres endroits au Canada.377 bêtes à cornes sont parties de Montréal le 26 mai sur le S.S.Manchester Port, à destination de Birkenhead.Le commerce dans le marché des bêtes à cornes était actif et les prix en général 25 sous à la hausse et autant que 50 sous à la hausse dans quelques ras.Les bouvillons de qualité bonne et choisie se vendaient de $7 à $7.50, les sujets moyens de $6 à $6.75 et les communs de $4.50 à $5.75.Les prix des taures variaient de $4.50 à $6.50 avec quelques hauts de $7.Les vaches de bonne qualité rappor-laient de $5.50 à $6 avec les vaches moyennes pour la plupart de $5 à $5.25 et les vaches communes pour la plupart de $4 à $4.50.Les vaches pour la mise en conserve donnaient de $2.50 à $3.50.Les prix des vaches s’affaiblissaient vers la fin de la semaine.11 y avait une demande vive pour les taureaux.Les bons taureaux rapportaient de $5.50 à $6 avec un haut de $6.25.Les taureaux pour le bologna réalisaient pour la plupart de $4.50 à $5.25 avec, les plus rotmnuns des taureaux légers aussi bas que $3.75.I.es prix des veaux variaient de $5 à $7.50 avec quelques veaux aussi haut que $8.La majorité des veaux étaient de qualité seulement assez-moyenne, et se vendaient en lots mixtes, aux prix de $5.50 à $5.75.Les veaux maigres au biberon donnaient pour la plupart de $4.50 à $4.75 Les prix des agneaux du prin-lemps variaient de $4 û $8 chacun.Un lot d’agneaux en graissés sur la ferme, ayant un poids moyen de 64 livres et manquant dans la qualité, se vendait à $8 du cent livres.Les moutons rapportaient pour la plupart de $4.50 à $5 — les meilleurs réalisant aussi haut que $5.50 et les moulons très maigres aussi bas que $3.[.es porcs sc vendaient à $10.75 pour les bacons nourris et abreuvés, cl à $11 livres par camions, et de $14.70 à $14.75 pesos abattus et classifiés ainsi.Les choix obtenaient $1 de prix par tête, avec les coupes habituelles sur les catégories inférieures.Les truies donnaient de $7.50 à $8.25 avec quelques truies supérieures û $8.50.Les actionnaires de Halerow Swayze Lt-inlted ont approuvé un accroissement du cü'J?™1 de,!a compagnie par l’émission de 500.000 actions additionnelles d’une valeur nominale de *1.Des options sur le nouveau stock ont été données; l’une sur 100.-000 actions à 5 cents chacune Jusqu'au 30 septembre, et une autre sur 100.000 actions & 10 cents chacune Jusqu'au 31 dé-cembre.Molybdenum N.S.Light Ær Paper Halifax, 27 (P.C.) — Les bénéfices nets d'exploitation de Nova Scotia Light and Power ont été de $340.364 l'an dernier.A cette somme il faut ajouter $119,715 provenant principalement de ses filiales.Un revenu net de $287,372 demeure après la réduction d’un intérêt de $172,707.Cie de Pouvoir du Bas St-Laurent Les revenu d'exploitation de cette entreprise est de $101,625 contre I $92,284, tandis que les frais d’ex- j ploitation et les taxes se sont élevés j à $45,586, comparativement à $41,-023.La dépréciation a absorbé $16,-800.laissant un revenu net attribuable à l’intérêt sur les obligations de $39,239 contre $34,461.Canada Northern Les revenus bruts de Canada Northern Power Corporation au cours du mois d’avril ont été de $416,918, soit une augmentation de 15,911 sur celui d’avril 1937.A cause de la haute du coût du pouvoir électrique, les frais d’exploitation se sont élevés de $22,341.Crédit Foncier Le Crédit Foncier Franco-Canadien a donné avis aux détenteurs de ses obligations 4 1-2 p.c.émises en 1931, au montant de $3,000,000, du rachat de ces obligations le Dr juillet prochain.Toutes les obligations non présentées le 1er juillet cesseront de porter intérêt.L’information minière Le ter est aujourd’hui le métal le plus Important du monda.Son usage véritable n’apparalt que lorsqu’il est convenablement trempé et combiné avec un autre matériel.Pendant des années des millions de dollars ont .été dépensés et des milliers d’expériences ont été faites pour trouver l'alliage qui produirait un acier parfait.Un acier parfait doit être excessivement dur.11 doit être élastique.U ne doit pas être cassant ni se fendiller.Il ne doit pas être fragile ni s’écailler facilement.Il doit être capable de supporter les plus grands chocs.Le Molybdène est aujourd’hui employé de préférence A tout autre alliage pour les plaques de blindage sur les navires de guerre, les chars d'assaut, l'artillerie légère et lourde en usage sur la terre, sur la mer et dans l’air.De fait, 11 est employé dans tous les produits d’acier exigeant une extrême dureté, une grande force, de f «rtes propriétés d'élasticité et de résistance A la chaleur et A la friction.Pour ces fins 11 n'est égalé par aucun autre élément connu.Le Gouvernement Britannique, qui se prepare A dépenser *11,250,000,000 en armements, a besoin de Molybdène.Ou va-t-il se procurer l’énorme quantité dont 11 a besoin?.Les Etats-Unis produisent 80 p.c.de 1 approvisionnement total de Molybdène de l’univers.Que le Gouvernement Américain.afin de subvenir A ses propres besoins d’armements, place un embargo sur ce produit, et vollA une source d’appro-ylsonnement qui est fermée.Il faudra en trouver une ailleurs.Il est très heureux quon en ait trouvé une A Manlwakl.dans la province de Juébec.Les travaux accomplis jusqu'ici sur la propriété de la Manlwakl Molybdenum Ml-nf,s.Limitée.A Manlwakl.Québec, ont révélé 1 existence d’un gisement de Molyb-aene, apparemment gigantesque.Hoiawotha Gold On aurait commencé le développement de 34 claims nouvellement découverts au territoire Hiawatha Gold, sur la rive sud-ouest du lac Kablnakagamt, A environ 35 milles au sud-ouest.d’Oba.Ces claims seraient parallèles au filon principal et on rapporte qu’ils contiendraient de l'or libre sur une surface étendue.On poursuivrait le creusage de puits A des niveaux de 125 pieds et de 275 pieds.Ces puits seront percés horizontalement sur les quatre parois.L’année dernière on avait procédé A des forages au diamant sur une surface de 12,000 pieds environ et on avait obtenu d'excellents résultats.Stadacona Rouyn T* Bourse de Toronto a été Informée par Stadacona Rouyn Limited que 1.118 2-3 actions avaient été souscrites aux taux ce *1 chacune par suite d’une offre faite aux actionnaires sur une base d’une action pour quatre déjà détenues.L'offre est expirée depuis le 14 mal.Le capital UÏS-ÎÎ?la compagnie est maintenant de 1,739.784 2-3 actions.La production de charbon est d’environ 870,000 tonnes contre 1,222,-000.Les industries alimentaires montrent un léger gain: il y a des augmentations dans la production de farine et de sucre et la production de fromage de fabrique et de beurre de crémerie.Les dédouanements de tabac accusent un déclin par rapport au mois précédent après ajustement saisonnier.L’industrie textile est moins active d’après les trois facteurs employés à ce sujet.L’indice de la consommation du coton brut recule de 129 à 105, tandis que les importations de filés et fils de coton sont plus considérables; les importations de laine accusent un déclin.L’indice de l’activité dans l’industrie forestière montre une régression en dépit des avances dans les exportations de pulpe de bois, de madriers et planches.En avril l’industrie primaire du fer et de l’acier est légèrement plus active que le mois précédent.La production d’automobiles passe de 16,802 unités à 18,819.Les importations de pétrole brut sont considérables et s’élèvent de 61,000,000 de gallons à près de 94,000,000.L’industrie de la construction a été un peu plus heureuse dans l’obtention de nouvelles affaires en avril.Il y a des déclins dans la production d’énergie électrique et le trafic, marchandises des chemins de fer.Le commerce extérieur fait des gains, tandis que l’indice des importations gagne environ 9 points et s’établit à 88.La valeur des exportations montre également un gain après ajustement saisonnier: l’indice avance de 80.3 à 97.8.MacLeod Cockshutt Le président de MacLeod Cockshutt Ool Mines.M.Joe.Errington, a déclaré q la production de la nouvelle usine sval été jusqu'ici d’une valeur légèrement eu pérteure à *65,000.Actuellement, l'usln-*e quotidien est de 400 tonnes par Joui et on croit qu’à ce rythme, la productlot mensuelle sera d’environ *150,000.On s’attend A ce que la production monte A tonnes par Jour avant longtemps.L’ust-peut broyer 500 tonnes de minerai Jour.Les travaux avanceraient de façon satisfaisante au nord du territoire de la com nagnle.Une première Intersection pratl quée au nord du niveau de 500 pieds au ralt donné *32 la tonne sur une longueur de 8 pieds.Pour coin COMPLETES du marché «I nouvelles financières THE WALL STREET JOURNAL Organe de confiance des hommes d’affaires et des épargnants, partout.Faites-en venir un exemplaire gratuit.44 Broad St.New Fork.Avis légaux Province de Québec, District de Montréal.No 170289.Cour Supérieure.Wood-house & Co., demanderesse, vs J.-F.Cour-temanche, défendeur.Le 6ème Jour de juin 1938 A deux heures de l’après-mldl au domicile dudit défendeur, au No 6928 rue St-Valller en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en radio “Victor”, cabinet d'argenterie, glacière, ameublement.chesterfield, etc.Conditions: argent comptant.M.-T Roblllard.H.C.8.Montréal.28 mal 1938.Province de Québec.District de Montréal.No 17595.Cour de Circuit.Woodhou-se & Co., demanderesse, vs Dame H.Brunet et al., défenderesses.Le 6ènte jour de Juin 1938 A deux heures de l’aprés-mldl au domicile desdites défenderesses, au no 428 rue De Fleurlmont en la Cité dfi Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets desdites défenderesses saisis en cette cause, consistant en radio “Victor’’ et acc.ameublement chesterfield, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.M.-T.Robtüardl.H.C.S.Montréal.28 mal 1938.Lapa La pêche Les rapports reçus des agents du Canadien National par M.C.-K.Howard, chef du bureau du tourisme du réseau, mandent que les cou-ditions seront excellentes en fin de semaine pour la pêche à la truite.Partout, sous la ligne d’Hu-hcrdcau et dans les régions de La Tuque et du Lac Saint-Jean les pêcheurs font de belles prises.Maintenant que la truite grise a regagné le large, la rouge se rapproche du bord et lû où l’eau s'est réchauffée suffisamment elle prend volontiers la mouche artificielle.Sigma Mine* Lé profit net de Sigma Mine» (Québec).Limited, s'élève i *40.505.en avril, en comparaison de *44 1 83 en mars.La production de lingots sa traduit par *138.636, provenant de l'usinage de 17.198 tonnes A rapprocher de *145.309 le mois précédent., le profit net des quatre premiers mois de 1 année courante est de *150.148.Poyore Un télégramme reçu au bureau local de Prdden & Co.rapporte qu’on aurait ren-contré du minerai de belle teneur au troisième niveau, ouest 308.L’éeh&ntillonna-«e aurait donné $31.$Î15 et $33 à la tonne.L'analyse d échantillon* pris à même les wagonnets aurait donné $15.75 à la tonne.Woita-Amulet Le forage au diamant.A l’ouest de la frontière de la mine Area, a donné des résultats Int pressants, selon un officier de la compagnie.Dans le moment une foreuse est h explorer le dyke de diabase et la compagnie publie les résultats suivants: les trois trous de forage cités plus bas sont, le nremler A 15 pieds et les deux autres A 165 pieds de la frontière de 1 Area Mines: Profondeur Cuivre Zluc en pieds t> Ç.p.c.No 1 860 A 915 18 7 1 1 036 A 1.083 3.9 8.2 No 2 905 A 1,010 4.8 5 4 1.098 A 1.115 < 2 tTAC«e No 2 8.060 A 823 * J J 685 A 1 025 9 3 5.1 Sand River Gold Dans son rapport annuel ta Sand River Ooid Mining en exploitation depuis le début de décembre 1937, rapporte une production de *25 51(1 pour le mois précité et de *115.337 pour 1» premier trimestre de 1938.L’exercice financier de la compagnie se termine le 31 déoembr* mala on a ajouté au bilan A la fin de décembre celui du premier trlmestr*.O» dernier montre des disponibilités au montant de *75.913 et des exigibilités de *17.661.*olt «« capital d'exploitation de *58.252 en regard de *54.961 le 31 décembre.Lee profits sur les opérations dan* i« trimestre e élèvent A (20.- L option détenue par H.R.Bain and çomp&nyy sur 23.000 actions de Lapa Cadillac Gold Mines Limited au prix de 50 cents chacune a été renouvelée pour une oériode de deux mois.Il en est ainsi des autres ententes survenues entre les deux compagnies.Morris Kirkland Gold Le rapport de la Morris Kirkland Gold Mines pour l’exercice 1937 montre une perte de *70.554 après les charges d'exploitation, mais avant la dépréciation et l'é- 962 611*1936en reKarCt d’une b®11* de *1.-La.production des lingots en 1H7 s’est élevée A $202.687 de l’usinage de 35,970 tonnes de minerai, soit une récupération moyenne de *655 A la tonne.Le coût d exploitation par tonne est de *6.62 A la fin de février, le bilan montrait de?disponibilités de *14.652 contre des exigibilités de *47.603.Province de Québec Ministère des Travaux publics SOUMISSIONS RE : Pont suspendu sur la rivièr Kénojévis, canton Joannes, comté Témiscamingue.Route : Senneterre-Rouyn Avis est par le présent donné que soumissions cachetées, portant A l’endos: "SOUMISSIONS POUR PONT DANS L CANTON JOANNES”, et adressées A l’h-norable ministre des Travaux publics, se ront reçues au bureau du soussigné, d’hul du 13 Juin 1938.A midi (heure avancée)! pour la construction du pont susdit e’ de ses approches.Les travaux seront exécutés conformément aux plans et devis préparés par 1 ministère des Travaux publics et qui son présentement déposés au bureau de M.O Desjardins, ingénieur en chef du ministère, où des copies pourront être obtenues.Les soumissions devront être présentées sur des formules régulières fournies par le ministère.Des prix séparés devront être donnés: 10.PAR LES ENTREPRENEURS GENERAUX; Pour la substruction et 1* approches au complet; 20.PAR LES COMPAGNIES DE CONSTRUCTION METALLIQUE: Pour laM.charpente métallique et l’acier deef’ ancrages.f Chaque soumissionnaire devra attacher j, A sa soumission un chèque accepté pari une banque A charte, payable A l’ordre déi 1 honorable ministre des Travaux publics Iî Québec, au montant de 10% du prix dé*' sa soumission.S, Le ministère ne s’engage pas A accepter;^ la plus basse ni aucune soumission.La publication non* autorisée de cet avtal ne sera pas rayée par le ministère.IVAN-E.VALLEE, Sous-minlstre., Hôtel du Gouvernement, -_ , •» Québec.Québec.ce 19 mal 1938.i, , Situation économique en avril Ottawa.— Les facteurs majeurs traçant la marche de la situation economique donnent en avril une moyenne légèrement supérieure à celle du mois précédent.Les indices des dépôts bancaires et du rendement capitalisé des obligations montrent des gains.Le déclin des prix de gros est le développement le plus réactionnaire; la majorité des huit groupes de la classification font voir des régressions.Tandis que l’indice du cours des actions ordinaires donne en avril une moyenne plus faible qu’en mars, le gain est considérable par rapport au niveau du commencement du mois.Le rebondissement dans les opérations commerciales est un facteur très favorable.Une légère augmentation se produit dans l’indice du volume physique des affaires en mars et, basé sur les calculs préliminaires, il montre un autre gain au cours du mois sous revue.Huit des neuf facteurs montrant la marche de la production minérale enregistrent des gains après ajustement saisonnier.L’indice des exportations de cuivre a monté brusquement et le déclin dans les expéditions à l’étranger est moins que normal pour la saison.L’indice des exportations de nickel gagne 8 poinls’et s’établit à 260.La production de plomb et les exportations de zinc accusent des augmentations notables.L’indice des expéditions d’or s’élève à une nouvelle cime et, après ajustement saisonnier, surpasse l’augmentation marquée du mois précédent.Il se produit un mouvement considérable d’argent à l’étranger; les exportations d’amiante et les importations de bauxite reflètent une plus grande activité dans tes industries.VALEURS DE PLACEMENT CANADIENNES • Gouvernements Municipalités Services Publics Industries Liste d» xmleurt air demanda NESBITT, THOMSON A COMPANV, LIMITED $55.rue Saint Jacques Ouest* Montréal.Qué.Sttccunales dans les prlaclaalss villes du Canada 30F La tête dans le sable, l’autruche n’arrête pas l’orage.Pourquoi s’illusionner sur le danger de mourir sans testament ni fiducie?Face à cette double obligation, l’homme d’affaires n’hésite jamais: il protège l’inexpérience.Voyez-vous le ridicule d’avoir peiné toute une vie inutilement! «SOCIÉTÉ» NATIONALE DE FIDUCIE 56,0, a-Jacques, Montréal-HA3291 UN-ÆXECUTEUR D'EXPERIENCE ! 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C «Tr."»**"»!» "LIMl'EL.'-lJ1.1 HON.A.1.BROWN,C*.)ON Vice-PrAudant ni Général rois parties au Stade en (in de semaine La direction du Montréal vient décider de délier les cordons de bourse et d'apporter du renfort ’équipe de Rabbit Maranville et ;r les Royaux ont annoncé l’a-at du vétéran Tom Oliver, du ib Knoxville, et ce voltigeur se pportera immédiatement à Mont-!j1 afin de remplacer Morris nds qui est envoyé sous option ur le reste oe la saisoti.Oliver, un vétéran qui a passé tisieurs saisons dans l’Internatio-le, était avec les Maple Leafs de .ronto l’an dernier, terminant la ison avec une moyenne au baton ,271.Il a conservé une moyenne .291 depuis le début de la cam-gne actuelle à Knoxville.Les Rû-ux s’en serviront principalement mme substitut et contre des lan-urs gauchers Les Royaux feront face aux Leafs ¦ Toronto pour la première fois : la saison cet après-midi, et demain ils joueront un programme-)uble contre la même équipé.Les >ux clubs ont joué deux parties -isemble le printemps dernier, et ontréal a triomphé chaque fois, ,4, et 4-2.Les arbitres doivent annoncer ute entente entre les gérants de mx clubs avant qu’une partie immence.C’est ce qu’a dit le pre-dent Frank Shaughnessy de 1 In-!;rnationale à M.Hector Racine .er.Le président des Royaux a te-graphie une protestation au pre-dent de la ligue, après que les ar-itrcs eurent négligé d’annoncer le la partie de jeudi entre Roches-«r et Montréal ne serait aps conh-jée après 6 h.15.M.Racine de-andait que des réprimandes j,)ient faites à _ l’arbitre Donnelly our sa façon d’agir.Joutes d’hier:— „ .ochester .300 011 400 9 Ih 1 nffalo .100 000 200—3 r 6 b j Krist et Narron; Archer: Kline, ibbs et Tresh.Citv .230 000 000—, 5 10 3 , racuse .115 011 lOx—10 10 3 Baker, Joner, De la Cruz, Car-mtcr et Redmond; Keinhams et oore.VOLUME XXIX — No 123 LE DEVOIR, MONTREAL, bAMEUl zo MAI two 13 LA VIE SPORTIVE Autre succès de Kennedy du Détroit Chicago, 28.— Vernon Kennedy, ancien lanceur des White Sox de Chicago et maintenant avec le Detroit, a remporté la septième victoire de la saison hier après-midi lorsqu’il eut raison de son ancien club par un résultat de 5 à 2.Hank Greenberg a accompli le plus brillant exploit vu ici en cognant un coup de circuit à 440 pieds.Le coup de circuit de Greenberg, son onzième de la saison, était le premier frappé dans les estrades du champ centre depuis qu’elles furent érigées en 1927.Frank Gabier, l’ancien lanceur de la ligue Nationale a été victime de ce coup.La balle passa à quinze pieds au-dessus de la clôture et tomba dans les premières rangées.Ce coup a été obtenu à la 3e manche, alors qu’aucun coureur n’était sur les buts.DETROIT Les Pirates sont blanchis par les Cubs Pittsburgh, 28—Bill Lee et Gabby Hartnett ont permis hier aux Cubs de Chicago de l’emporter sur les Pirates de Pittsburgh par le ic-sultat de 5 à 0, pour se rapprocher à deux parties de la premiere position dans la ligue Nationale.Lee n’alloua que six coups surs el permit seulement à deux coureurs de dépasser le deuxième but.alors qu’il a blanchi les Pirates.Hartnett dirigea l’attaque avec un coud de circuit de trois points et deux simples.Cette victoire était la quatrième consécutive des Cubs.CHICAGO a.b Hack.3b.4 Herman.2b.5 Galan, .3 Desmarais, c.d.4 Hartnett, r.4 Reynolds, c.c.4 Collins.1b.3 Jurges.a.c.4 Lee.1.4 Les séries de la Ligue Provinciale ab P es r Rogelt, ac 4 0 2 4 F.W’ker, dc-cg 5 0 i 4 Gehringer, 2b 5 1 0 5 Greenberg, lb 4 2 3 10 Kok, cg 2 0 0 1 White, cc .0 0 0 ft Fox, cd 4 1 2 1 Tebbetts, r .3 0 0 1 Ross, 3b 4 0 1 1 Kennedy, 1 .4 1 1 0 Totaux 35 5 10 27 CHICAGO Berger, ac .5 0 0 3 Kreevich, cc .3 0 1 6 p.c.s.0 2 1 1 1 3 1 r.2 1 1 1 2 2 Zélis Âmhara au St-Jacques lundi soir 0 13 0 1 1 1 9 Ü Steinbacher, cd G.Walker, cg Radcliff, lb .Owen, 3b .Hayes, 2b .Sewell, r .Gabier, 1 .a-Thompson .Rigney, 1.b-Kuhel .4 2 4 4 3 4 2 1 0 1 0 10 0 3 1 1 0 0 ft 0 4 0 0 0 1 0 1 1 0 0 0 0 Totaux.35 5 10 27 12 PITTSBURGH a.b.p.c.s Handley.3b.L.Waner.c.c.P.Waner.c.d.Vaughan, a.c.Suhr.lb.Jenes, c.g.Todd.r.Young, 2b.G.P.P.C.19 11 033 .19 16 543 .15 14 517 15 14 51* .14 16 407 .16 19 451 .15 16 441 .12 16 429 Totaux .33 2 6 27 7 I) bRiggo .0 Klinger.1.1 Swift.1.1 aLucas .1 Sewell.1.ft cDickshot.1 1 1 0 2 0 1 1 O 0 0 ft 0 ft 0 r.ft 3 3 4 9 1 6 1 ft ft 0 ft ft 0 Le Baseball IN TERN ATION ALE Hier Rochester 9, Buffalo 3.Syracuse 10, Jersey City 5.Baltimore à Newark, remise, pluie.Seules parlies au programme.Le classement I Newark .Rochester buffalo .Baltimore .Foronto .lersey City • Montréal .ijSyracuse .1^ Aujourd’hui Toronto à Montréal, 3 h.Baltimore à Newark.Rochester à Buffalo.1 Jersey City à Syracuse.Demain Toronto à Montréal, 2 h., 2 p.Baltimore à Newark.Jersey City à Syracuse.Buffalo à Rochester.AMERICAINE Hier Détroit 5, Chicago 2.Cleveland à St-Louis, remise, pluie.Seules parties au programme.Le classement G.P.Cleveland .22 11 Boston .J9 12 New-York .12 Washington .1» Détroit .Chicago .Philadelphie .11 St-Louis .9 22 Aujourd’hui , Cleveland à St-Louis.Boston à Washington.New-York à Philadelphie.Détroit à Chicago.Demain Cleveland à St-Louis.Boston à Washington.f New-York à Philadelphie.Détroit à Chicago.NATIONALE Hier Chicago 5, Pittsburg 0.Cincinnati 2, St-Louis 1.Philadelphie à New-\rork, remise, pluie., .Brooklyn à Boston, remise, pluie.Le classement G New-York .22 Chicago .“2 Boston .In Cincinnati .Pittsburg .| St-Louis .1 Brooklyn .1- : Philadelphie .9 Aujourd’hui Philadelphie à New-York, 2 p.Chicago à Pittsburg.Brooklyn à Boston.St-Louis à Cincinnati.Demain Philadelphie à New-York.Chicago à Pittsburg.Brooklyn à Boston.St-Louis à Cincinnati.Cornwall bat le Canadien Cornwall.28.— Le Cornwall a défait les Canadiens ici hier soir par le score «le 14-10.pour monter en première place du classement s dans la ligue de crosse Senior.a-A frappé pour Gabier à la 7e.b-A frappé pour Rigney à ia 9e.Résultat par manches: Detroit .201000002—5 Chicago .000000200 2 SOMMAIRE Points produits par F.Walker, Greenberg, Fox 2, Kennedy, Steinbacher 2.Deux buts: Fox.Circuit Greenberg.But volé: Rogelk Sacrifice: Tebbetts.Double-jeu: Hayes à Radcliff.Laissés sur les buts: Detroit 7, Chicago 10,.Buts sur b®|‘ les de Kennedy 6, Gabier 2.Retirés au bâton par Gabier 1.Loups sûrs sur balles de Gabier, 5 en / manches; Rigney, 5 en 2 manches.Frappé par le lanceur Gabier: Ro-gell.Lanceur perdant: («abler.Arbitres: Geisel et Basil.Duree de la partie: 1 h.45.Toaux.33 0 fi 27 9 a-Frappa pour Swift à la 8e.b-Rrappa pour Young à la 9e.c-Frappa pour Sewell à la 0e.Chicago .000400100—5 Pittsburgh .000000000—0 Sommaire — Erreur: Handley.Points produits par: Desmarais, Hartnett 3.Galan.Trois-huts: Galan.Circuit: Hartnett.But volé: Reynolds.Doubles-jeux: Young à Vaughan à Suhr; Suhr (seulL Laissés sur les buts: Chicago 7, Pittsburgh 9.Buts sur balles: de Klinger 3.Swift 1, Lee 3.Retirés au bâton: par Klinger 2, Swift 3, Lee 1, Sewell 1.Coups sûrs: sur balles de Klinger.4 en 3 manches (0 de retiré en la 4e); Swift 5 en 5: Sewell 1 en 1.Lanceur perdant: Klinger.Arbilres: Stewart, Stark et Barr.Durée de la joule: Ih.48.Saint-Louis.0001000000-CincinnaH .0000001001-10 manches.McGee et Vander Meer et V.Davis.-1 5 1 -2 11 1 Owen ; P.C.067 013 586 528 409 402 307 290 G.R.P.C.22 9 710 22 13 629 10 12 571 18 16 529 15 16 387 12 19 387 12 23 343 9 18 333 Deux joutes à Lachine La Ligue Fédérale qui a ^emporté de magnifiques succès l’an der-i nier et qui est en train de fournir des exhibitions très intéressantes cette saison continuera ses opérations demain après-midi alors que quatre parties seront à l’affiche, dont deux à Lachine.Demain, à 1 h.30, le club hik jouera sa première partie à Lachine, et, vers quatre heures, ce sera au tour des Tigers de Valleyfield de venir tenter leur chance contre les durs frappeurs de Noé Lacroix.Le Lachine n’a pas encore connu la défaite dans le circuit Lacombe.et lorsqu’il s’attaquera à deux fortes équipes comme le Kik et le Val-leyfields dans un même après-midi, c’est dire que ses joueurs sont bien confiants en eux-mêmes.Dans une autre rencontre à l’af-fiche, le club Opéra se rendra à Beauhnrnois pour la première fois celle année.La dernière parlie au programme demain mettra aux prises les clubs Abuntsic et Chambly sur ie terrain de ce dernier.[/Association américaine HIER.— Saint-Paul .100000010— 2 10 0 Milwaukee .03014100x— 9 9 1 Dobernic, Coombs.Klaerner et Sil-vestri; Jungels et Becker.Minneapolis .OOOOOOOftl— 15 2 Kansas City .00300000X— 361 Bean, Tauscher et Galvin; Gay et Breese.^ _ Louisville •.• • 010000020— 3 8 0 Toledo .01002100X— 4 10 0 Willis.Boone et Holbrook; Selway et Hancken.Indianapolis-Columbus: pluie.Maroons vs Les Canadiennes BASEBALL au STADE Aujourd'hui à 3 heures Toronto vs Royals Demain 2 parties A 2 heures.Demain après-midi, à 3 heures, le club de halle molle “Les Canadiennes” recevra la fameuse équipe des “Maroons”, au Stade Notre-Dame.Les amateurs sont invités t assister à celte rencontre.On s’attend à une foule considérable, et si l’on en juge par ja joule de la semaine dernière où les joueuses ont affiché une belle tenue, les spectateurs seront bien servis.M.Arthur Perreault, le gérant général des “Canadiennes”, nous communique que Son Honneur le maire de Montréal, M.Adhémar RayPault, a bien voulu accepter la présidence du club.Voici les autres officiers du club “Les Canadiennes” pour la saison 1938; 1er vice-président, M.A.Lemay, 2ème vice-président, M.J.A.Dufour, 3ème vice-président, M.J.W.Belleville: secrétoire, M.J.L.Massicotte; aviseur.M.Roland Paquette, avocat: gérant général, Arthur Perreault; nssistant-gérant, J.H.Pépin.Mlle Nellie Mitchell a été nommée capitaine et Mlle Mariette Pépin, déléguée.Ligue Starr La ligue de baseball Starr présentera son 2e programme demain.Sur huit terrains différents, les clubs se lanceront dans la mêlée.Le club Bordeaux recevra la visite des Argos.M.De Sève, gérant du Bordeaux, espère répéter l’exploit de dimanche dernier.De son côté, M .Gagnon entend bien que ses joueurs vengeront leur défaite.Au collège Saint-Laurent, on verra le club surprise à l’oeuvre.Rodolphe Lussier, gérant du Titan Food, veut prouver que ses victoires remportées aux dépens du Saint-Clément, de l’Abord-à-Plouffe et du Rosemont de la Ligue Impériale ont été méritées.Verra-t-on un autre fameux duel, pareil à dimanche dernier, alors que les collégiens perdirent leurs debuts dans la ligue Starr par le résultat de 2 à 1?Une foule est attendue h Laprai-rie.Les fêtes du centenaire attireront beaucoup de monde, mais en plus les Pirates de Lachine, sous Ja direction de Jean Tessier, sont une grosse attraction.Le pilote Le Bour-uer, du Laprairie, nous réserve des surprises pour les noms de ses joueurs.Le club des sportsmen Charette-Vermette continuera-t-il à tout balayer sur son passage?Après avoir vaincu les Pirates de Lachine et les Argos, l’Aviation Saint-Eusèbe n’aura pas la parlie gagnée d’avance contre l’Idéal sous la gérance de Léo Clermont.L’efficace lanceur Généreux espère bien pouvoir arrêter les durs cogneurs de l’Idéal.Les deux plus grands rivaux du nord en viendront aux prises.Willy Harrington a déclaré que ses adversaires devront batailler ferme avant de remporter la victoire.Le Notre-Dame Beaurivage piloté par André Gagnon qui est un vieux dans le baseball, n’entend.pas se laisser damer le pion par son rival.Les joueurs d’Ubald Bourgeois espèrent remporter un deuxième triomphe consécutif dans la Ligue Starr en recevant la visite des Grads d’Emilien Crépeau.Les partisans d’Abord à Plouffe appuieront de tous leurs efforts leurs favoris à la victoire.Le lanceur Jodoin, qui prit 15 strick ont dimanche dernier, essaiera de faire subir le même sort aux joueurs des Grads.Deux équipes sorties victorieuses à l’ouverture de la ligue Starr évolueront l’une contre l’autre.Le Paul S.S.géré par René Roussin, tentera de faire baisser pavillon au club du frère Lavoie.Le Cercle Dollard est bien confiant parce qu’il a réussi à triompher des Fils d’Italie lors des débuts de ces derniers dans la ligue Starr.Les Fils d’Italie ayant le surnom de Green Sox, seront aux prises avec l’équipe de George Bremmer.Saint-Clement qui renferme une phalange d’étoiles voudra sûrement faire oublier à scs partisans sa défaite lors de l’ouverture du circuit A.E.Saucier.Pour les Italiens, qui sont une grosse attraction, eux aussi, sont a la recherche de leur première victoire.Il se joue sept parties en fin de semaine dans la ligue Provinciale, deux de ces rencontres ont lieu, cet après-midi, les cinq autres, dimanche.Sorel rend visite au club Sherbrooke cet après-midi, à 2 h., en même temps que Québec .se transporte à Drummondville.Voici maintenant pour diman-che: St-Hvacinthe à Drummondville, à 1 h.'30.Québec à Sorel, à 2 h.Granby aux Trois-Rivières, à 2 h.St-Hyacinthe à Sherbrooke, à 6 h.Québec à Granby, à 9 h.A la suite de l’acquisition de Hal Stockman, troisième but du club Toronto Maple Leafs, en 1937, l’équipe St-Hyacinthe devient de plus en plus favorite aux honneurs de la ligue Provinciale.Déjà redouté pour son fameux champ extérieur, constitué de Jim Irving.Joe Giccro et Mike Pociask, St-Hyacinthe peut maintenant se piquer d’avoir l’un * des meilleurs intérieurs dans Viel, Fox, Sheldon el Stockman.Le St-Hyacinthe prend la route, demain, et c’est ainsi qu'à 1 h.30 il joue à Drummondville, tandis qu’à 6 h.il s’offre en diner au club Sherbrooke.Ce sont deux dures parties, surtout la seconde.Drummondville attend du renfort mais John Pomorski veut lancer contre St-Hyacinthe qui l’a déjà défait par deux fois cette année.Vu que le système électrique du Sherbrooke n’est pas encore tout à fait prêt, la partie se jouera à 6 h., c’est-à-dire aussitôt que St-Hyacinthe sera arrivé de Drummondville.La population de Sherbrooke croit fermement qu’elle possède l’équipe idéale, cette année; elle a certainement donné toute sa confiance au nouveau piloe Charlie Small, qu’on dit très habile.Sherbrooke fera lancer son fameux droitier Reehel, considéré comme l’un des meilleurs lanceurs de tout le circuit St-Hyacinthe.tout comme Trois-Rivières et Granby, doit s’attendre à ce que l’ennemi lui serve ses meilleurs lanceurs à l’avenir.Québec s’aventure également à l’étranger pour la première foi«.Ce club que conduit le vétéran Billy Innés promet de causer plus d’une surprise.D’après les informations que nous avons des experts de la capitale.Innés a un club rapide et très bien balancé.Ses lanceurs sont tous capables de figurer avec avantage pendant les neuf manches régulières.Nick Martin et Eddie Marshalls sont ceux qui ont créé la meilleure impression à date.Roland Gladu est toujours un très dangereux frappeur et il est capable de frapper loin et souvent.Québec rencontre les champions, à deux heures, à Sorel.puis va iouer sous les reflets du club Granby, à 9h.Québec a perdu me belle joute à Granby, mardi dernier, alors qu’il est évident «m’il aurait du 5’emporler.Il menait par 4-ft à la 8me quand une erreur de Mas-sic, 3me but.contribua pour beaucoup à un ralliement de six points des Red Sox.Connaissant la valeur des Athlétiques, les Sox seront des plus prudents, demain soir.Pour ce qui est de la rencontre à Sorel, on s’attend à un duel entre Romain Bertrand et Eddie Marshall.Sorel aura tout probablement deux nouveaux champs intérieurs pour la circonstance.La direction attend plusieurs lanceurs pour le début de juin.La séance de lutte de lundi soir prochain au marché St-Jacques fournira un spectacle mémorable, s’il faut en juger par le calibre des atlversaires qu’elle met aux prises.Elle marquera le retour dans l'are-ne locale du fameux lutteur noir Zélis Amhara, qui sera opposé au brutal Farmer Mack.Il sera excessivement intéressant de voir deux adversaires de tactiques si opposées à l’oeuvre.Mack en plus d’être excessivement brutal se repose aussi sur la force physique pendant que le nègre est l’athlète par excellence.Brillant lutteur il est aussi excessivement agile et épuise son adversaire par sa rapidité dans l’arène pour ensuite en disposer.En semi-finale, Sarny Paul Can lor qui n’a rien perdu de sa popularité par sa défaite aux mains de Jack Riley rencontrera Bill Pur-rick dans un combat qui devrait être aussi fort intéressant.Le trente minutes spécial pré sentera au public local un autre nouveau lutteur ici dans la person ne de Rudy Mann de New-York qui sera opposé au bouillant Jack Rémillard.On avance que Mann est un excellent lutteur et que Rémillard s’apercevra bientôt qu’il n’a pas affaire au premier venu si l’envie lui prend de le brutaliser.La première rencontre au programme, qui sera aussi de trente minutes, verra Eddie Marquette, de retour d’une tournée dans le Nord, opposé à Paul Durocher.Des parties contestées en perspective La ligue de baseball Impériale continuera ses activités «lemain après-midi alors que quatre parties seront au programme et le président Lelièvre compte sur une assistance considérable à ces joutes et il prévoit des luttes contestées entre les équipes de son circuit.Comme dans les programmes précédents, une partie sur les quatre met aux prises deux receveurs, ce qui fait que cette joute est généralement la principale à l’affiche.Celle de dimanche prochain le sera à coup sûr, car les deux receveurs aux prises ne seront autres que le Pointe aux-Trembles et le Notre-Dame des Victoires, les deux grands rivaux de l’est qui se feront face sur le terrain du Notre-Dame des Victoires.A Rosemont, ce dernier recevra le Belmont qui en sera à sa deuxième visite à ce terrain.Le Rosemont qui a attiré à date les plus grosses assistances à scs joutes, est une des surprises de la ligue, et le club de Pat Larose est actuellement en passe de faire revivre les beaux jours du baseball à Rosemont.Dans les deux autres parties qui seront disputées en dehors de Montréal, les Facteurs se rendront à Ste-Thérèse tandis que les Fils d’Italie seront les hôtes du Saint-Lambert._______ ^ Ross Sommerville est éliminé Quoique ce co'î bat attire beaucoup dTiitérèt.il n’en reste pas moins que l’ail ruction principale sera la finale rntre Steve “Crusher” Casey et “Handsome Hal” Rumberg.Celui-ci sera de oueiques livres plus léger qu’ ses combats précédents ici.le pesait 229 livres hier, ce qui est quatre livres de moins que d’habitude.Casey pèsera environ 235 livres lorsqu’il sautera dans l'arène pour le combat.Les deux adversaires sont déjà à l’entrainement en vue du match qui promet d'être l’un des plus importants de la saison lo-cale._ Un compromis est proposé Québec, 28.— Afin de ne pas priver la province de la saison do courses sur nos principaux hippodromes situés dans les villes de Montréal, Ottawa.Saint-Laurent, Ville Mont-Royal, le gouvernement provincial vient de soumettre un compromis aux propriétaires des pistes et par lequel le contrôleur du revenu est autorisé à accorder 45 p.c, de la part du gouvernement sur les paris enregistrés au mutuel et de laisser le permis à $75 par jour au lieu de $100 comme il avait été annoncé en premier lieu.M.Duplessis a déclaré que c’était dans le but de coopérer avec les turfrnen «me le gouvernement avait consenti a revenir sur sa décision.Tennis Léon Le club Léon fera l'ouverture de son nouveau court sur le parc La-Fontaine dimanche le 4 juin.Le court a été refait en entier, terrain et clôture.Le nombre étant linvté, les anciens membres ainsi que les nouveaux qui aimeraient à en faire partie feraient bien de réserver leur place au plus tôt en s’a,l*ga* acci (tant*, chèque* Ja voyaga*.paaaaporti Ja paquebot*, chemin* J* far, autobut.tac.Téléphone* i 811*1* 3361* c 2.-iniiiii F PRENDRE la BIERE OLP STOCK Pourquoi?PARCE QUE-la BIERE DOW OLD STOCK «st le complément parfait de tout pique-nique.C’est la breuvage parfait avec des sandwiches et autres mets en pique-nique.Elle rafraîchit d’une façon surprenante.Le soin extrêmement minutieux que l'on accorde à sa préparation vous assure d’une bière qui est toujours PURE et SAINE.[Commandez la BIERE DOW OLD STOCK maintenant.Votre épicier la vend.1 i w«*r Montréal, samedi IÆ PKVOIR 28 mal 1938 v-ovez- is*, ub DcsrmrtRs ZfeRCfc JtlJNL AHiliéi è la Sac.Can.S'Hutoira NaturaMa al raconnus d'utilité publique pat ta Gouvernement de la Province de Québec COMMISSION OSS C.|.N.membres ex oincio - ?.uabis-viotoriw, rx.c., j BRUN EL.J.ROUSSEAU B.QAUTHIER iftipectlvement oréel-dent, aeorétalre généré 1.trésorier et chel d'4 eecréterlet de le MEMBRES DESIGNES PAR LE CONSEIL OE LA SOCIETE.-P ADRIEN.C.8.C.directeur général de* C.J.N - Sr 8TÏ-ALPriONSINE, C.N .D, joui-dtrectrioe - Lee chef* de service •Uivtnts- F MARIE-VICTORtN • Dr OeorïM VSE FONTAINE ( Aoologlei ; au»tave CHAONON (Entomologie); P.Léo MORIN.c.S C ( Géologie -Minéral ogle ) ; Henry TBUSCHEB (Horticulture): M»rcelle OAUVREAU (Pédagogie et Blbllogra-ohle) ^e elége social de la Société ét des O.JJN.set à l’Université de Montréal 1209 n.e Salnt-Denla On sat prié d’adresse.' toute eorr^sponds-ce à oat endroit.No 367.28 mai 1938.Les oiseaux de mon jardin Le Moacherolie de la Caroline Querelle, un soir de juin — David et Goliath — Chevalier sans fortune — Le taudis et ses hôtes insolites “Bonjour, petits amis!” modulent avec joie les Moucherolles de mon jardin.“Chez nos soeurs les Fauvettes, les Mésanges et notre frère le Loricot, on dit grand bien des Jeunes Naturalistes; à tous les Moucherolles, ferez-vous aussi une place en votre amitié?" — La réponse, chers lecteurs, je l’ai devinée favorable aux Moucherolles: l’ami de la nature peut-il, en effet, résister à une si douce invite?C’est pourquoi je viens vous présenter aujourd’hui un nouvel hôte de mon jardin.Puisse-t-il gagner lui aussi toute votre affection! «ÿ» Un beau soir de juin, embaumé par le parfum capiteux des pivoines et des lilas, m’avait conduite en promenade sur la pelouse de mon jardin.L’air était calme et serein, favorisant l’observation attentive de mes amis les oiseaux à la recherche d’un gite pour la nuit.Les uns, déjà en boule, la tête sous l’aile, dormaient paisiblement sur le peuplier.D’autres avaient préféré s’abriter sous l’orme ou l'érable.Par moment le gazouillis rieur du “Rossignol” (Pinson chanteur) et le doux chant de la "Grive” (Merle d'Amérique), s’unissaient pour offrir les dernières louanges au Maître du jour.Mais, avec la bornante, le sommeil allait gagner tout le petit monde de mon jardin.Soudain le cri rauque de dame Corneille vint rompre le charme de ce beau soir.Que se passait-il à pareille heure?et pourquoi cette voix désespérée, d’habitude si sûre d’elle-même?Accourue en hâte sur les lieux, j’aperçus la Corneille en querelle avec un petit oiseau dont le plumage me paraissait noir et blanc, et la taille à peu près relie de la Grive.Très agile au vol, il tournoyait en Ions sens au-dessus de son adversaire, puis revenait avec force lui “picosser” le dos, alors que la Corneille, trop lourde pour se retourner rapidement, ne pouvait parer les coups.Enfin, de guerre lasse, elle dut s’avouer vaincue, et elle s’envola bientôt, piteusement, en son repaire boisé.Comme je n’avais pu assister au début la querelle, je voulais chercher l'agresseur et la cause du combat.Mes oupçons, je dois l'avouer, se portaient sur dame Corneille; car sa réputation laisse fort à désirer.De plus, si auparavant son appétit vorace n’a pas flairé quelque proie, l’abord des maisons ne l'attire guère.Le courageux pe-I t oiseau qui tout à l’heure remportait la victoire allait confirmer mes soupçons.Je suivis son vol à d stance, après le combat.Il se posa bientôt sur un jeune orme isolé au milieu de la pelouse.Et comme je m’approchais avec précaution, je pus voir sa compagne, plus bas, Mon enfoncée dans le creux du nid à peine d ssimulé par quelques 1 ailles et à dix pieds de terre.J'avais le bonheur d'abriter en mon jardin un beau couple de Moucherolles de la Caroline ou Tritris (Tg-rannus tyrannus).Plus de doute, l’enjeu de la querelle était devant moi; mais tantôt l’agresseur avait fui.¥ » ¥ Les moucherolles du Québec, si intéressants à observer, appartiennent tous à la famille des Tyranni-dés, répandue uniquement en Amérique.L’Amérique du Nord compte seulement 30 espèces contre 370 en Amérique du Sud.Les membres de cet’e famille ont en général un plumage gris et noir, assez terne.Pour reconnaître avec plus de facilité les espèces, il faut surtout observer le genre d’habitat et le chant de l'oiseau, car ces caractères sont toujours spécifiques.Tous les moucherolles affectionnent le voisinage de l'eau, parce que sans doute ils y trouvent en plus grande abondance les insectes dont ils se nourrissent.La consonance du nom Mou-chèrolle, - qui évoque: moucheron et vol, rappelle les moeurs de cet oiseau en quête de sa nourri-iure.En effet, les Moucherolles sont merveilleusement adaptés à la capture des insectes au vol.Grâce a leur bec large et plat, ils peuvent happer avec grande dextérité les moucherons qui voltigent autour d’eux.A la base du bec, de long-poils raides font saillie et empêchent la fuite des insectes trop avides de liberté.Leurs petits yeux noirs et perçants aident sans doute aussi les Moucherolles à repérev i’insecte de leur choix; car nul autre oiseau, m’a-t-il semblé, n’a les yeux si brillants et si vifs.Revenons maintenant à notre preux chevalier.le Moucherolle de la Caroline.Nous parlerons plus lard des autres Moucherolles.•té ^ ¥ Par sa fierté et son courage, le Tritri a mérité le nom anglais de “Kingbird”; en français: “Oiseau-roi”.N’est-il pas juste en effet d’accorder ce titre à un oiseau dont la bravoure va jusqu’à tenir tête à Té-pervier et qui ne craint pas de combattre l'ennemi dangereux pour les siens?Le Tritri est fier, conscient de son droit; il veut tenir sa place sous le soleil.Il y réussit grâce à son audace et à sa ténacité.Quelle leçon ne nous donne-t-il pas?Le Moucherolle de la Caroline est le plus commun et le moins craintif de nos moucherolles.En été.on le rencontre partout.Voyez-le dans les prés, tête haute, en grand seigneur, tantôt sur une clôture, un fil de téléphone ou encore au sommet d'un arbre mort.11 lui faut toujours l’espace libre de tout feuillage; ce qui lui permettra de mieux voir les pillards de son domaine, ou les moucherons imprudents qu’il happera sans merci au passage.On distingue facilement le Tritri des autres Moucherolles par sa taille plus grande et par la frange blanche à l’extrémité de sa queue, faisant contraste avec le noir de l’autre partie.L’observateur chanceux pourra quelquefois apercevoir une couronne jaune orangé que l’oiseau découvre en hérissant ses plumes au moment de vive excita tion; mais le fait est rare.Quant an reste du plumage, il ressemble à celui de la plupart des Moucherolles: ventre, plastron et gorge blanc grisâtre tranchant avec la tête et le dos noirs.Les ailes ont un fond noir, strié de brun et de blanc.Le jeune couple découvert tantôt sur l'orme du jardin se montra tout disposé à satisfaire ma curiosité.Chaque soir, à la tombée du jour, heure où les moucherons s’assemblent en essaims au sommet d(.s arbres, je les voyais tous deux A l’affût, sc préparant à la chasse perçants, ils scrutaient l’air, et, quotidienne.De leurs petits yeux soudain plongeaient avec adresse, saisissaient l’insecte, et revenaient le déguster sur la même branche au’au départ.Ce va-et-vient des deux oiseaux sc poursuivait ainsi jusqu'à l’obscurité, maître Moucherolle seul quittant parfois la chasse pour un combat contre ses ennemis.¥ ¥ ¥ Malgré mes visites assidues, damp Moucherolle ne craignit pas de pondre quatre beaux oeufs blancs, mouchetés de taches marron.Quinze jours après les petits brisaient leur enveloppe, et, pleins! de vigueur, manifestaient au monda leur franc désir de vivre.Il valait mieux alors laisser toute à sa joie l’heureuse famille.Je me promettais néanmoins de revenir quand In nichée serait dispersée, car le nid m'intéressait pour ma collection.Le nid abandonné, je revins donc donc sur les lieux.Un examen attentif me révéla combien dame Moucherolle est loin d’avon le souci esthétique de maman Loriot dans le choix et la disposition dés matériaux de son logis.Au lieu d’attacher solidement les quatre coins du nid au moven de petites ficelles comme l'avait fait dame Loriot, maman Moucherolle s’était contentée d’une grosse corde, enchevêtrée d’un bout aux brin- LE COMPOSE AREX RHUMATISMES Fantaisie sur le Papilio Turnus S:ir le Ulan ver! tout chargé d'arôme voyez.Un bijou vivant s'enivre et s’amuse dans la brise de mai.Il est tout ivre et il se gorge quand même du copieux nectar.Il étend au soleil deux ailes dorées, veinées de noir.Lentement, bien lentement, les ailes s'ouvrent et se referment.Les pattes enserrent la corolle rose, le suçoir lâche les étamines de la coupe violacée, les antennes s’abaissent et sc relèvent tour à tour.L’oeil au guet surveille l’ennemi redouté,.Puis, prestement, dans l’air il s’envole, laissant choir sur le sol la corolle trop mûre.Sur les gué-rets bruns, où flotte en écharpe une gaze subtile, il se grise comme, un fou dans une odeur de miel.Cercle St-Gabriel, C.J.N.Sault-au-Récollet.dilles et radicelles du logis, de l’autre enroulée négligemment à la branche qui supportait le ni^.Et comme elle est peu soigneuse, notre petite dame Moucherolle! Ceci, j’allais l’apprendre à mes dépens.Pour seul ornement de sa maison, notre jeune maman avait déniché de vieilles guenilles sales, noires et grises; et de gros amas de poussière formaient le duvet de l’humble berceau.J'avais donc observé le nid dans son habitat, et je m’apprêtais à le détacher du support.quand en un instant je sentis courir sur ma figure et mes mains des millions de petits insectes, à peine perceptibles à l’oeil nu, mais non moins vivants.C’étaient des poux d’oiseaux, dont les nids de Tritris sont souvent infestés.Ce ne sont pas des parasites, car ils ne sucent pas le sang de l’oiseau, mais se nourrissent exclusivement des détritus de la peau et des plumes, nettoyant peut-être le nid.On a souvent besoin d'un plus petit que soi, n’est-ce pas, messieurs les entomologistes?Je ne voudrais pas pourtant, ers lecteurs, déprécier à vos yeux Moucherolle de la Caroline.Ces elques traits qui peuvent nous raitre déplaisants importent peu and on connaît les nobles qua-és de l’oiseau.Il lutte généreuse-»nt avec l’homme contre les in-etes nuisibles à l’agriculture; lilleurs nous l’avons vu ensem-e au travail.Et puis, cet “Oiseau-i”.quand il s’est installé quelque rt.devient le seigneur de ces :ux, et.sans paver aucune rede-nce.tous les oiseaux du voisina-se trouvent protégés par ce vaU-nt chevalier.Sa courtoisie va mê-e, — ne riez pas.— jusqu’à dé-ndre mesdames les poules contre 5 attaques de l’épervier.Ces prou-scs ne sont-elles pas dignes de dre admiration?Et puis, pourquoi n'aimerions-nis pas le Tritri au plumage sale terne, qui habile l’humble nid, imme nous aimons le Loriot pro-e et bien vêtu, au logis princier.un nous donne une leçon de conge, l’autre a réjoui nos yeux; us deux parlent à ceux qui(sa-¦nt écouter un langage divin! “La réation est une lettre d'amour :rite par Dieu à ses enfants”.Georgette SIMARD.* * * BOITE AUX QUESTIONS Q, — Ce ver qui vit dans les arachides m’intrigue.Est-ce là son habitat ordinaire?— A.R., nigaud.R.— C’est la larve de Plodia in-terpunctella Hbn, petit lépidoptère de la famille des Pyralldidés.Cet insecte se rencontre fréquemment dans nos habitations, où il infeste diverses substances végétales desséchées: farine, noix, raisin, etc.Le papillon, les ailes étalées, mesure environ cinq huitièmes de pouce.Les deux tiers extérieurs des ailes supérieures sont d'un brun cuivré, l'autre tiers, près du corps, est gris pâle.Les ailes postérieures sont grises, plus pâles vers la base.8 Gustave CHAGNON Le livre qu'il faut avoir lu CAMPAGNE.ROMAN PAR RAYMONDE VINCENT (PRIX FEM1- NA 1937) Avertissement des éditeurs: “L’authenticité de ce livre est inscrite à chacune de ses pages.Il nous parait cependant intéressant de préciser que CAMPAGNE est dû à une jeune femme née dans une famille paysanne du Berry, qu’elle ne quitta qu’à l’Age de dix-sept ans, sans avoir reçu d’autre instruction que le catéchisme.Ajoutons qu’il ne s’agit nullement d’une auloniogra-phie Volume de plus de 30(1 pages.An comptoir .85, par la poste .90.Service de librairie du Devoir, 4301 Notre-Dame est, Montréal.L'enquête Rowell "Il fout espérer que la Commission Rowell trouvera un statut qui permette aux minorités catholiques et françaises de l'Ouest d'avoir les mêmes droits que la minorité anglaise de la province de Québec" La langue française, officielle dans "tous" les Parlements et devant "tous" les tribunaux du pays Voici le mémoire des Canadiens français de l’Alberta présenté à la Commission Rowell a Québec: Texte éu mémoire La minorité catholique canadien-ne-française de l’Alberta désire exposer aux membres de la Commission Royale des relations entre le Dominion et les provinces les considérations suivantes: I Droits de la langue française au parlement d'Edmonton Seule la langue anglaise est officielle au Parlement d’Edmonton.Sous les Ordonnances des Territoires du Nord-Ouest, le français et l’anglais étaient langues officielles; mais en 1891, à la suite de la proposition de Dalton McCarthy au Parlement d’Ottawa, l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest obtint le pouvoir de faire les règlements qu’elle désirait touchant ses débats et sa procédure.L’année suivante, l’Assemblée décréta que seule la langue anglaise était officielle.Il — Droits de la longue française devant les tribunaux Le français était langue officielle pour le Barreau des Territoires du Nord-Ouest, en vertu de la loi félé-rale de 1877 (40 Vie., ch.7).Ce droit nous a été enlevé pâr la manoeuvre de McCarthy à Ottawa.La législature provinciale décréta que seule la langue anglaise était officielle devant les tribunaux.Cependant, la langue française a conservé ses droits à la Cour de l’Echiquier et à la Cour Suprême.Ill Droits de la religion et du français à l'école Notre idéal est d’avoir des écoles catholiques et françaises.L’école catholique est celle où, comme le proclamait Sa Sainteté le Pape Léon XIII, "non seulement la rèligion est enseignée à certaines heures, mais tout le reste de la formation est imprégné de piété chrétienne”.Cela exige des manuels catholiques de lecture, d’histoire, etc.L’école française est celle où la langue française est la langue unique d’abord, la langue principale toujours.Cela exige des manuels français d’histoire; de géographie, d’arithmétique, etc.Jusqu’en 1892, la loi des Territoires du Nord-Ouest autorisait des écoles catholiques; et dans les districts de langue française, on pouvait enseigner toutes les matières en français, pourvu que l’on donnât aux enfants un cours élémentaire d’anglais.En 1892, sur les menées du fanatique anticatholique et antifrançais McCarthy, l’Assemblée législative du Nord-Ouest ravit à la minorité catholique et française ses droits scolaires: les catholiques per.dirent le choix des maîtres, des examinateurs, des inspecteurs, des livres.Point d’instruction religieuse pendant les heures de classes, si ce n’est une demi-heure avant la fermeture de l’école.Point d’écoles normales catholiques.Quant à renseignement du français: aussitôt que l'écolier cana-dien-français sera parvenu au deuxième livre de lecture, i! ne recevra plus aucun enseignement en français et n’aura en main aucun livre français.En 1905, quand l’Alberta fut constituée en province, la loi votée en 1892 par l’Assemblée législative du Nord-Ouest fut confirmée par la Charte de l’Alberta (article 16).Alors que la minorité anglaise et protestante de la province de Québec a toute liberté de faire de ses enfants des Anglais et des protestants, la Constitution de l’Alberta, telle que votée en 1905 au Parlement fédéral, ne nous donne qu’une demi-heure d’enseignement religieux et un enseignement où le français est réduit aux deux ou trois premières années.Ce n’est pas notre Parlement provincial qui est est responsable de cet état de choses, mais le Parlement fédéral.Au point de vue catholique, voici nos droits scolaires: Loi scolaire, clause 147; “Except as hereinafter provided, no religious instruction shall be permitted in the school of any district from the opening of such school until one half-hour previous to its closing in the afternoon, after which time any such instruction permitted or desired by the Board may be given”.Nos élèves catholiques ont entre les mains des manuels neutres, sauf le catéchisme.L’école séparée elle-même n a de confessionnel que la petite demi-heure de catéchisme reléguée à In fin de la classe.Les catholiques ne sont pas consultés dans l'élaboration des programmes et dans le choix des manuels.Nos futurs instituteurs et institutrices sont obligés d’aller chercher dans nos écoles normales, prétendues neutres, certains principes qui ne cadrent pas du tout avec leur foi cathoh-que.Au point de vue français, les législateurs de l’Alberta ont interprété la loi scolaire de 1905 assez largement pour ne pas avoir de luttes scolaires comme dans les Provinces Maritimes.l’Ontario, le Manitoba et la Saskatchewan.La clause 146 de la Loi scolaire accorde un '’Cours primaire français”: “All schools j shall be taught in the Eng [sh | language, but it shall be permissible for the Board of any district to cause a primary course tf) be laugh! in the French language." On ne s’entend pas encore sur la signification de ce “cours pH re français”.Est-ce le cours primaire entendu au sens français, c’est-à-dire tout le cours élémentaire comprenant huit années?Est-ce le cours primaire entendu au sens anglais, c’est-à-dire, comprenant les trois premières années seulement?Etant donné que la loi scolaire de 1995 reproduisait celle de 1892, il semble bien que, dans l’intention des législateurs d’Ottawa, le “cours primaire français” ne devait comprendre que les trois premières années.Quoi qu’il en soit, un règlement promulgué en 1925 par le ministère de l’Education et réédité en 1936 interprète ainsi ce “cours primaire”: “In all schools in which the Board by résolution decides to offer a primary course in French, in acordance with section 146 of the School Ordinance, French shall be for the French-speaking children, one of the authorized subjects of study and may be used as a medium of instruction for other subjects during the first school year.Oral English must, however, from the beginning be included in the curriculum as a subject of study.“During the second year and after the child has learned to read in the mother tongue, the formal teaching of reading in English shall be begun.“From Grade III on, a period not exceeding one hour each day may be allotted to the teaching of French.The term “French” as herein used shall include reading, language study, grammar, analysis, dictation and composition.“In all grades beyond Grade II, the programme in all subjects other than French shall be that regularly authorized by the Department of Education, and the text-books shall be the English editions authorized for general use throughout the Province.Teachers may.however, offer explanations in the mother tongue when necessary”.On doit donc enseigner en anglais, l’arithmétique, l’histoire (y compris l’histoire du Canada avec Un manuel anglais et neutre qui n’expose pas les faits à notre point de vue), la géographie, Tagricul-ture, le civisme, l’hygiène, le dessin.Mais l’instituteur peut donner, sur ces matières, des explications en français, au besoin.Voilà l’interprétation actuelle et officielle du “cours primaire français”.Ceux qui voudraient l’interpréter comme s’il comprenait l’enseignement de toutes les matières en français pendant huit ans se heurteraient aujourd’hui à l’opposition des fonctionnaires du ministère de l’Education.Ce programme ne nous donne pas satisfaction.En effet, je programme de français qui nous donne toute satisfaction et qui accorde à l’étude du français une place suffisante est un programme où la langue française est la langue unique, d’abord, la lang"e principale toujours.Or, notre programme de français ne répond pas à ces exigences; il suppose que la langue française est la langue presque unique en première année, principale en deuxième année, secondaire de la troisième à la huitième année.Ce programme tolère un certain enseignement du français, mais il ne nous donne pas des écoles françaises, les seules qui nous conviennent.Une école où, chaque jour, on enseigne quatre heures d’anglais, une heure de français et une demi-heure de catéchisme n’est pas une école française.D’autant plus nue l’instituteur doit enseigner tout le programme anglais, avant à sa disposition une heure et demie de moins oue l'instituteur anglais, au risque de recevoir de l’inspecteur un rapport moins favorable.Conclusion Advenant des amendements à l’Acte de l'Amérique du Nord, il v aurait peut-être lieu pour la Province de Québec, si elle est appelée à faire des concessions économiques pour l’unité canadienne, d'exiger la reconnaissance officielle de la religion catholique et de la langue française dans les écoles de chacune des provinces du Canada et d’exiger que la langue française soit officielle dans tous les Parlements et devant tous les tribunaux du pavs.La nomination de luges catholiques de langue française pourrait alors se faire sans conflit entre catholiques.En Alberta, nos confrères irlandais ont la part du lion: un iuge à la Cour d'appel et deux juges à la Cour de district, tandis que nous n’avons qu’un juge à la Cour de district.Tous les greffiers et clercs sont anglais.11 faut espérer que la Commission Rowell trouvera un statut oui permette aux minorités catholiques et françaises de l’Ouest d'avoir les mêmes droits nue la minorité anglaise et protestante de la Province de Québec.Docteur L.-O.BEAUCHEMIN.Président de l’Association «ma- Le mémoire des Canadiens français de l’Alberta ACHETE BIEN OUI ACHETE CHEZ D IJ I I t\ RADIO PERSONNEL RCA VICTOR 1939 enfin.un radio compact, élégant, pour VOTRE USAGE PERSONNEL, soit dans votre chambre à coucher, votre bureau, votre villa d'été.Modèle 94T RCA VICTOR Prix extraordinairement bas pour un aussi beau radio.0.: Le plus récent modèle 1939 La réception est impeccable, la tonalité parfaits et le modèle susceptible de convenir au plus moderne mobilier ou au plus ancien.PAIEMENTS FACILES SI DESIRE - 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