Le devoir, 20 mai 1938, vendredi 20 mai 1938
Montréal, vendredi 20 mai 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BlUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : Btlair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-gérant : Caorgat PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédartaar an ehaf s Omar HEROUX ' VOLUME XXIX - No 117 .u* TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Saut Montréal at la banlieue) E.-Unis et Empira britanniqu* 8.00 UNION POSTALE J0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 Cet argument vaut contre le principe L*uiie des grandes batailles de This* même des allocations de chômage 1 - - — - éponse à une lectrice qui déplore la rigueur dont fait preuve la commission Beaudet — Le seul moyen efficace de supprimer les cruautés dans Tadministration des fonds de chômage, c^st de supprimer le chômage lui-même contemporaine (Voir page}) Une lectrice, qui s'occupe d'oeuvres, nous signale une ettre parue récemment, dans un journal anglais, et dont oici les passages les plus importants: “Comme vos lecteurs le savent sans doute, l’allocation e chômage accordée à une famille de cinq personnes est e $6.55 par semaine pour la nourriture et le vêtement (ceci veut dire $1.31 pour 21 repas par personne — plus e vêtement).Quand un enfant d’une famille de chômeur a au camp (colonie de vacances), la commission déduit e montant du budget familial.C'est probablement le seul emps de l’année où ces petits jouissent d’une alimentation uffismte.Aspect plus sérieux du problème, ces familles uffrent souvent de privations supplémentaires, car si ’enfant est au camp pour une quinzaine et que son retour est retardé, fût-ce d’un seul jour, les autorités déduisent 'allocation de $1.31 pour une semaine de plus.Le budget e la famille est donc réduit de $3.93 pour le mois.“Je me refuse à croire qu'aucun contribuable de cette ville veuille s’opposer à ce qu’une famille secourue (dont le chef chôme souvent, non par sa faute, mais par celle de notre système économique) reçoive le montant alloué pour la nourriture d’un enfant pendant deux semaines que ce dernier passe au camp.A supposer que tel fût le cas pour 1,000 enfants, le total ne serait que de $2,620, une somme insignifiante, assurément, en regard des millions que l’on dépense.N’est-il pas du devoir de tous les citoyens bien pensants de s'efforcer de remédier à cet état de choses?” * ¥ # Notre lectrice est indignée des révélations ci-dessus, d’autant qu’elles sont pleinement confirmées dans une entrevue accordée à un autre journal anglais par M.Roméo Beaudet, directeur de l’administration du chômage.Il parait que la province de Québec, ou plutôt la ville de Montréal, est seule à adopter des mesures aussi draconiennes envers les familles des petits campeurs.Les conséquences peuvent être désastreuses.Dans nombre de cas, les parents s'abstiendront de courir le risque d'ennuis avec la Commission de chômage ou refuseront de se priver d’une somme minime en soi, mais qui compte beaucoup dans leur budget dérisoire.Cette situation, il convient de le noter ici.s'applique identiquement aux familles canadian-nes-françaises assistées, dont les enfants sont admis à fréquenter nos colonies de vacances.* ¥ * L’indignation de notre lectrice, partagée par la plupart des personnes qui s'occupent d’oeuvres sociales, part du meilleur naturel et est très justifiable.à première vue.Mais, quand on réfléchit à la situation, l'attitude de l’administration du chômage apparaît la seule logique et la seule possible.Cette commission est tenue d'administrer, avec économie et discernement, les fonds de l’Etat.Elle a la surveillance d'une véritable armée de chômeurs, puisque leur nombre est encore d’une trentaine de mille, en ne comptant que les chefs de famille.De toute évidence, il faut, pour une gestion aussi compliquée et aussi vaste, adopter des règles ne vacietar.Sans quoi, c’est l'anarchie, c'est la gabegie.Pour renseigner exactement la Commission de chômage, et par elle l'administration municipale, les gouvernements provincial et fédéral, il faut déjà un contrôle compliqué et une légion de fonctionnaires.Que serait-ce si l’on voulait introduire dans les allocations de chômage les principes de la justice distributive et traiter chaque cas à son mérite propre?Il faudrait doubler le nombre des employés et par conséquent augmenter à proportion les frais d’administration.¥ ¥ ¥ La correspondante du journal anglais, dont nous avons cité la lettre, refuse de croire qu’il se trouve à Montréal un seul contribuable assez mesquin pour s'opposer à ce que les familles continuent de toucher la maigre pension de l’enfant absent.De fait, quand on se donne la peine d’analyser les allocations de chômage, on reste le coeur serré à la pensée de la “vie en veilleuse”,des privations qu’elles imposent.Quelles que soient les statistiques que l'on nous fournit à l’heure actuelle sur l’état de la santé publique, il va de soi qu’elle ne peut être foncièrement bonne.En tout temps, même dans les temps de plus grande prospérité, faute d’hygiène et de formation, dans nombre de foyers ouvriers, voire bourgeois, les enfants ont souffert de malnutrition.Que doit-ce être, à l’heure où le coût de la vie augmente, pour des gens astreints à un budget si étriqué?Mais, comme nous l’avons dit à notre lectrice, la thèse faite contre la réduction momentanée des allocations de chômage vaut, à plus forte raison, contre le principe même de l’allocation de chômage.Les gouvernements n’ont, malheureusement, ni le courage, ni la hauteur de vue voulus, pour attaquer de front ce colossal problème.Si nouse ne voulons avoir, pendant deux ou trois générations, un peuple miné par le rachitisme et la tuberculose et — ce qui est encore bien plus grave — sapé, moralement, par les vices qu’entraînent l’oisiveté, il est temps, grand temps, de supprimer le chômage.Pour cela, il faut, inévitablement, des dépenses énormes.Mais hésite-t-on à en faire dans d’autres domaines?Avons-nous hésité à en faire — et par centaines de millions — quand il s’est agi de sauver les agioteurs d’une société ferroviaire en banqueroute?Avons-nous hésité à en faire quand il s’est agi de prendre part à une guerre où le Canada n’avait rien à voir?Nous avons alors dépensé des milliards pour des oeuvres de mort.Pourquoi nous montrerions-nous d’une telle timidité quand il s’agit de préserver le capital humain dont ne cesse de nous parler, notamment, le premier ministre d’Ottawa?Nous avons répondu à notre lectrice: Vous et les associations dont vous faites partie jouissez d'un grand prestige et d’une grande influence auprès du gouvernement central.Pourquoi ne la mettez-voqs pas à profit en réclamant pour les oeuvres de paix et pour la sauvegarde même de l’avenir de la nation des oeuvres vastes comme la suppression des taudis dans les grandes villes et la création de vastes colonies à la mer ou à la montagne, comme il en existe dans les pays d’Europe (M.Pelletier, retour d Italie, a signalé qu’il y en a plus de cinq mille dans la seule Italie).-— Par ailleurs, avons-nous ajouté, et contrairement à ce que pense la correspondante du journal anglais que nous avons déjà citée, il est des contribuables assez mesquins pour s’opposer à une augmentation du budget du chômage.Ce sont ces contribuables qui, tous les jours, dans les journaux, ou dans leurs assemblées, s'élèvent avec indignation contre le fait que le budget municipal monte sans cesse.Or, ils ne peuvent ignorer que la principale cause de cette augmentation, c’est précisément le chômage et les allocations de chômage qui en sont la conséquence.Louis DUPIRE Bloc-notes Sir Charles La Ligue du Progrès civique a tenu hier à honorer d’une fayon particulière les services de sir Charles Lindsay.Cftnune on lui a remis un chèque, on ne sera pas surpris d’apprendre que sir Charles fera bénéficier de ce chèque l’Institut national pour les Aveugles.Entre toutes les oeuvres auxquelles s’intéresse sir Charles il n’en est vraisemblablement pas qui lui tienne davantage au coeur que l’Institut.Cela s’entend.Sir Charles est lui-même aveugle.II sait donc mieux que personne ce que la cécité emporte de désavantages et de souffrances.Mais il est en même temps la preuve la plus éclatante des succès auxquels, en dépit de la cécité, peut atteindre un homme de courage et de talent.Cè sera l’éternel honneur de sir Charles que d’avoir voulu, de toute façon, aider ses frères aveugles.Poste de radio franco-américain Voici du neuf, et qui compte! Nous avons plus d’une fois déjà eu la joie de signaler l’institution d’heures radiophoniques franco-américaines.Nous félicitions nos amis des Etats-Unis d’utiliser, au bénéfice de leur propagande, un instrument qui va partout, qui s’adresse à tous, même à ceux qui ne lisent pas ou qui ne lisent qu’avec effort le français.Mais l’Aeure française, c’est l’emploi d’un laps de temps donné dans un poste ami.De LewiMon.Maine, on nous annonce quelque chose de mieux: c’est la fondation prochaine d’un poste radiophonique par les propriétaires du quotidien franco-américain de Lewiston, le Messager.Le progrès est considérable.U coïncide, nous dit Y Indépendant, de Fall-River, Massachusetts, avec les étonnants progrès réalisés, en pleine crise, par le Messager.Donc, et de tout coeur, bravo!, 0.H.FRANCE ET ITALIE La France laisse la parole à Mussolini Paris donne son adhésion à un plan britannique pour la cessation de Tinterventiorf étrangère en Espagne — Projets de l'Allemagne sur l'Europe centrale L'ALLEMAGNE AIDERAIT SECRETEMENT L'ESPAGNE ROUGE PARIS, 20.(S.P.À.) — On tient de sources politi-1 le, — elle ne serait pas obligée de fermer complète-ques que lo France, forte de son étroit accord avec ment sa frontière du côté de l'Espagne rouge: c'est un la Grande-Bretagne, a décidé que s'est à M.Mussolini ! point important pour l'Union soviétique^en ce qui^con-qu'il incombe de faire le prochain mouvement en ce qui concerne le projet de pacte italo-français, c'est-à-dire de reprendre les négociations, interrompues depuis le 11.Il paraît que l'Italie cherche à se servir de la guerre d'Espagne pour amenar une rupture de l'alliance franco-soviétique.Il semble que la France croit avoir trouvé une formule pour empêcher la rupture de cette alliance.Elle a donné son adhésion à un plan britannique pour la cessation de l'intervention étrangère en Espagne.Cela lui assure l'appui de la Grande-Bretagne.S.M.Mussolini refuse de s'entendre avec la France sur ce plan, la Grande-Bretagne ne pourra pas attribuer à la France la responsabilité de l'échec.D'autre part, la France ne heurte pas l'Union soviétique, puisque le plan exige l'égalité numérique des retraits de combattants étrangers des deux armées.Avant que les retraits soient sur le point de commencer — sous le contrôle d'une commission internationa- cerne l'aide à Barcelone.La Grande-Bretagne désire concilier la Fronce et l'Italie.Elle réunira sans doute le comité de la non-intervention la semaine prochaine.L'ATTITUDE ALLEMANDE D'aucuns disent qu'il faut attribuer l'arrêt des négociations italo-françoises à des projets de l'Allemagne sur l'Europe centrale.Des observateurs politiques affirment que l'Allemagne, tirant parti de l'axe Rome-Berlin, se sert de l'Italie pour susciter tant de difficultés dans la région méditerranéenne que la France se trouve incapable de s'opposer aux plans du Reich quant à la Tchécoslovaquie.A plusieurs endroits, on entend une rumeur tout à fait étonnante: l'Allemagne aiderait secrètement l'Espagne rouge, pour prolonger la guerre et, par conséquent, les préoccupations méditerranéennes de la France.De plus, la manoeuvre offrirait l'avantage de concentrer sur les questions méditerranéennes toute l'attention de M.Mussolini.’actualité "That strange breed" Il n'y a rien de comparable à ta uffisance de certains journalistes de langue anglaise, — américains u anglais, surtout américains.C'est ainsi que, dans une série d’articles sur la vie du docteur Dafoe, médecin de campagne ontarien qui serait resté dans la plué grande obscurité si tes cinq petites Dionne n'étaient nées, un bonhomme qui s’appelle Frazier Hunt écrit au sujet des campagnards de langue française vivant en Ontario et qui ont à eux presque seuls ouvert colonise et peuple le bouvet-Ontario: “The people who lived in the clearings and the tiny settlemeni-were largely of that strange breed called the French-Canadians”.Ce qui se traduit littéralement: "Les gèns qui vivaient dans les, territoires défrichés et tlans les petits endroits colonisés étaient pour ta plupart de cette étrange espèce que l'on appelle les Canadiens français".Il faut tenir compte que breed, en américain surtout, coin porte un sens plus ou moins péjoratif, comme te mot fille, dans le français moderne.Espèce étrange?Pourquoi, ètran-gè?Parce qu'elle ne ressemble ni aux Anglais ni aux Américains?Alors, ne pourrait-on dire tout aussi justement: “That strange breed called the Americans.That strange breed called the Anglo-Saxons”?Car enfin, la plupart des races humaines diffèrent les unes des autres.Et aussi les individus ne sé ressemblent guère.Le Français paraîtra étrange aux noirs d'Afrique: tè Neiv-Yorkais paraîtra étrange à l’habitant de Londres; le Bos-tonnais paraîtra étrange aux habitants de San-Franctsco; l’homme de Chicago paraîtra étrange d l'homme de la Nouvelle-Orléans; et ainsi de suite.Un homme qu'on n’a jamais vu, venu d'un pays lointain, qui ne parle pas la langue du milieu où il tombe soudain, ce sera non seulement un étranger, mais aussi un homme étrange: car il ne se vét nas.ne s'alimente pas, ne boit pas tout à fait comme les gens du milieu où il vient d’arriver.4 ce compte, tout homme est plus ou moins étrange pour un autre homme qui le volt aujourd’hui pour la première fois.Et mime Frazier Hunt, quand il a paru d'abord à Corbeil, on a dA le trouver étrange puisqu’il n’avait pas l'air des gens de la région.D’un étrange à l’autre, lequel est inférieur?Celui qui accueille l’autre convenablement, ou celui qui crève de morgue?Une femme distinguée d’Ottawa, madame P.-E.Marchand, chez laquelle il y a du sang anglais, du sang écossais et du sang français, — elle est de langue, française et présidente générale de la Fédération des Femmes canadiennes-françaises, — vient de relever en un anglais impeccable, dans une lettre au Citizen (16 mai), l’insinuation méprisante du collaborateur de ce magazine américain populaire, Saturday Evening Post, au sujet des Franco-Ontariens.“Je me demande, dit-elle entre autres choses, de quelle étrange espèce est lui-même cet anieur, ignorant à ce point qu it ne sait pas que les Canadiens français descendent d’une race parmi les plus grandes( les plus honorables, les plus distinguées, les plus cultivées et les plus héroïques de l’univers, — une race et non une espèce (races and not bréeds), — la race française.Aux hommes et aux femmes de cette race, le Canada doll quelques-unes des plus belles institutions de l'Amérique du Nord.” Après quoi madame Marchand ayant résumé excellemment, en quelques lignes, ce que l’Amérique doit à la race française, ajoute que si le docteur Dafoe lui-même avait pu lire les bonnes feuilles de l’arlicle en question, il aurait tout probablement rayé les mots strange breed pour les remplacer par des termes à la fois plus justes et plus polis.Frazier Hunt n’est pas le seul de sa strange breed, — pour lui appliquer le terme qu’il a choisi d'appliquer aux pionniers franco-ontariens.Le Droit signale un article tout à fait insultant à Ven-droit des Dionne et de notre race paru dans le McCall’s Magazine et écrit par Marguerite Mooers Marshall.Les citations qu'en fait le Droit démontrent à l’évidence le caractère injurieux et insultant, ~~ c'est “le comble de la goujaterie”, écrit notre confrère, M.Charles Gautier, et il a raison, — de l'article de celte femme dont le nom seul indique qu'il U a chez elle un mélange d’hérédités, mélange où la politesse ne figuré pour rien, "L'on déprécie et Von vilipende les parents, les frères et soeurs des jumelles Dionne, la race à laquelle elles appartlen-Le bureau des gardiens, dont fait partie le Dr Dafoe, ne peut pas laisser publier ces calomnies sans intervenir, sans prendre position.’’ conclut le Droit.Et lui et madame Marchand on! raison.La strange breed, ce ne sont ni les Dionne, ni les Franco-Ontariens.L’espèce étrange, ce sont ces auteurs venus de n’importe où, qui sont n’importe qui, écrivent n'mi-porte quoi, n’importe quand, emploient n’importe quelles expressions pour désigner quiconque n’est pas de leur clique, de leur clan, de leur espèce, de leur strange breed., , , , , Singulière couver, dont les oisons, devenus oies ou jars, donneront plus tard naissance à des canards fantaisistes, fantastiques et f0,S' Paul POIRIER Pour les Acadiens • de llle La lettre de la "Saint-Jean-Baptiste" de Montréal — L'émouvante souscription des Soeurs Grises de Montréal — Où l'on voit des parents associer leurs enfants à une belle oeuvre patriotique — Souvenirs de voyageurs Nous avons noté déjà que la Saint-Jean-Baplisle de Montréal, par son conseil central, avait tenu à s’associer à notre campagne de souscriptions pour les Acadiens de ITle.Le conseil a souscrit $25.Le chef du Secrétariat, M.Alphonse de la Rochelle, joignait à l’annonce de cette généreuse intervention cette lettre qui devrait susciter de nouvelles générosités: rienf., Le carnet du grincheux Pourvu que cette purge fasciste, A Montréal, n’aille pas se terminer comme ces purges de Staline, à Moscou, dans le sang! ?* * Sous-titre lu dans une gazette du jour: De la différence entre l’état d’ivresse, l’intoxication, l’influeneo do l’iteool ot lo Code criminel”.Qu’est-ce qui est le plus grave?L’ivresse ou le Code criminel?Sub judice.?Mussolini exige, pour les colons ita- liens en Tunisie, égalité de droits avec les colons français.En échange, accor-oera-t-ll égalité de droits aux colons français qui s’installeraient en Ethiopie?* * » Quand M.Aberhart aura vu ses candidats créditistes gagner le pouvoir en Saskatchewan, il s’avisera peut-être qu’il y a en Suisse un Oberland; et il fusionnera l’Alberta et la Saskachewan en Aberhland.?* ?Lo miracle, ce serait d’avoir pu contenter tout le monde; qui réussit jamais pareil miracle?¥ * * Tous les quotidiens cte Montréal m vendront d’ici peu trois sous l’unité.Les oésabusés s’exclameront alors: “Ils lo reconnaissent eux-mêmes, ils ne veulent pas quatre sous”.Si jamais venait lo journal A quatre sous les mêmes gens diraient: “Ce sont des feuilles de quatre sous!” Désabuses les désabusés! La Grfofheax Que faut-il aux Acadiens de Vile du Prince-Edouard, de Vile Saint-Jean, pour s’organiser, se reconstituer en un groupe solide, pour survivre en un mot?L'union entre eux, la fidélité à la foi catholique, rattachement à leur langue maternelle, des relations constantes avec leurs frères de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick.Ce sont là affaires qui les regardent et ils s’en mêlent.Mais ils demandent un peu d'aide matérielle et H faut la leur procurer.Celle lâche — la plus aisée à vrai dire — nous incombe.C’est pourquoi les membres du conseil général de la Société Saint-Jcan-Baptiste de Montréal ont fout de suite répondu hier soir à votre appel: Présents.Ils ont souscrit pour la somme de.vingt-cinq dollars ($15), que vous voudrez bien transmettre à M.Henri Blanchard, à Charlottetown.Veuillez accepter, cher monsieur et ami, nos chaleureuses félicitations et nos meilleurs voeux de succès.¥ ¥ ¥ Entre toutes les notes que nous recevons, l’une de celles qui susciteront à rile-du-Prince-Edouard la plus vive émolion, est assurément le court billet qu’a bien voulu nous adresser la supérieure générale des Soeurs Grises de Montréal, la Révérende Mère Gallant, — d’abord, parce qu’il porte le témoignage de l’efficace sympathie d une congrégation illustre; ensuite parce que le nom de la signataire est l’un des plus chers, des plus familiers aux Acadiens de ITle, °ù les Gallant forment une sorte de tribu patriarcale.La Révérende Mère M.-E, Gallant nous écrit: , Sympathique à tout ce qui a nom religion, patriotisme, éducation, la Communauté des Soeurs Grises de Montréal désire contribuer à la souscription ouverte en faveur des chers Acadiens de Vlle-du-Prlncè-Edouard.Avec notre humble obole, veuillez accepter mes chaleureuses félicitations pour ce beau 'i geste du Devoir en faveur de la survivance canadienne-françalse en terre acadlenna- \ ¥ ¥ ¥ Une autre lettre est d’une allure si personnelle que nous ne nous résoudrions pas à la publier si elle ne comportait une si forte et si utile leçon: celle des parents qui veulent associer à une oeuvre patriotique leurs petits enfants et les habituer ainsi à penser à nos frères du dehors.M.Léon-Mercier Gouin nous écrit donc; En vous apercevant hier, en | face de l’église Saint-Vialeur d’Outremont, j'ai bien failli traverser la rue pour vous remettre de la main à la main ma modeste obole destinée aux Acadiens de Vile.J’aurais cependant cru manquer au protocole en agissant d’une façon aussi sommaire.Voilà déjà plusieurs jours que je veux vous écrire tout d’abord pour vous féliciter de votre très belle initiative en faveur de nos frères de là-bas.Je ne saurais trop vous faire de compliments pour l'attitude vraiment admirable que vous avez adoptée envers les Acadiens des provinces maritimes tout aussi bien que de (0 Louisiane et aussi, d’une façon générale, envers Ions les Canadiens d'origine française, établis en dehors de la province de Québec.Je regrette de ne pouvoir i/ausi adresser un montant plus substantiel, mais il faut bien tout de même que je vous explique pourquoi mon chèque est de $6.00.Cette somme représente $1,00 de la part de chacun de mes quatre enfants: Lisette, Lomer, Thérèse et Ollivicr, avec en plus, $1.00 de la part de la maman et du papa “des susdits enfants".¥ ¥ ¥ Parmi les souscripteurs se trouvent naturellement quelques-uns (et leur nombre s’augmentera sans doute) de ceux qui ont fait sous les auspices du Devoir le voyage d’Acadie.Nous avons déjà noté la souscription de M.Roch-Albert Bergeron, qui nous écrivait: Voi/î venez d’annoncer une souscription en faveur des Acadiens de l’Ile du Prince-Edouard, et vous faites bien, car c’est un témoignage de solidarité nationale.entre tous les groupes français, que vous voulez faire confirmer.Ce nom de Vile du Prince-Edouard me rappelle le magnifique voyage que je fis avec Madame Bergeron et mon père, le Docteur J.-E.Bergeron, voyage que voire journal avait organisé en août 1927, dans le but de visiter tous les groupes français des trois provinces de Y Es/.Pour marquer ce souvenir, il me fait plaisir de vous inclure ma souscription d’un dollar.Les députés québécois vont reparler du budget des armements Déclaration catégorique de neuf députés libéraux dissidents sur ce point — M.Lucien Dubois (Nicolet) la porte à la connaissance de la Chambre — Pourquoi ce retard dans le traité de commerce avec Washington?Les libéraux fédéraux et les chances d'une élection générale, l'automne prochain (Par Léopold RICHER) Ottawa, 20.— Les députés ont abondante matière à spéculation.S’ils se plaignent volontiers de n’ê-tre consultés sur rien, ils n’en réclament pas moins le droit de juger ce qui se passe, voire ce qui ne se passe pas.Ils savent fort bien que le gouvernement est à peser le pour et le contre de graves questions: celles d’un budget différé et d’une session d’automne.Par ailleurs ils ont à régler leurs propres problèmes, ceux qui touchent à leurs idées ou à leurs intérêts, ceux également qui intéressent l’avenir du parti.Hier, il était question de trois choses très différentes les unes des autres: des crédits militaires, du Iraité canado-américain et de l’élection provinciale en Saskatchewan.Le problème du réarmement menace de nouveau de soulever un grand débat.Plusieurs députés dissidents qui, l’an dernier, s’étaient opposés A l’augmentation des cré- re de Sainl-Hyacinlhe, nous adresse ce qu’il appelle sa “bien modeste obole pour nos chers frères acadiens de l’Ile-du-Prince-Edou-ard”.Un lecteur de Montréal.M.E.Lahaie.nous adresse pareillement un dollar, avec une lettre très aimable.Tout compte fait, nous voilà — sans compter la souscription en nature du Département de l’Instruction nublique — avec un total de $87.25.Cela, on le conçoit bien, n’est pas encore suffisant.Tout en offrant aux souscripteurs actuels nos meilleurs remerciements, nous devons répéter: La souscription reste ouverie! O.H.dits militaires, n’ont pas eu l’occasion cette année d’enregistrer leurs objections.On connaH les faits.Eux partis dès jeudi soir ou vên-dredi après-midi de la semaine dernière.le ministre de la Défense nationale a pu faire adopter ses crédits avec facilité.Lorsque les députés sont revenus lundi soir, ils ont constaté que les principaux postes du budget militaire étaient passés.L’an dernier, le gouvernement avait procédé autrement.Il avait fait face à l’opposition et imposé ses vues, quitie à essuyer de vives critiques.Cette année, il a eu recours à la tactique.En politique.c’est de bonne guerre.Les dissidents Or l’abstention des députés dissidents a été diversement interprétée.Quelques-uns d’entre eux ont eu à essuyer les remarques A’étri-veur.Par contre, dans le publie, on a laissé entendre que les députés dissidents avaient passablement perdu de leur agressivité, que leur groupe s’est effrité et qu’ils avaient été heureux de profiter de l’échappatoire que le gouvernement leur aurait ménagée.Les députés visés ont cru devoir réaffirmer leur opposition au programme de réarmement.Hier, au début de la séance, M.Lucien Dubois s’est levé sur une queslion de privilège et il a fait la déclaration suivante: "Dans son éditorial d'hier sur (Suite A la page 2) Page 2: Au Royaume du Saguenay - L'H.B.C.ne met pas d'obstacles à la colonisation, par Emile Benoist.Un autre de nos voyageurs, M Alph.-R.Coailier, nous écrit ce matin: Je vous félicite chaleureusement de l’appel que vous faites présentement en faveur des Acadiens de l'Ile du Prince-Edouard.C’est avec une joie profonde que je me souviens de ces deux charmants voyages que nous fîmes en Acadie sous les auspices du "Devoir"; j'avais le plaisir d’être du groupe.Je n’oublierai jamais non plus la visite de Vile jusqu’à Bustleo, et quelle réception! Il m’est très agréable de vous faire tenir ma modeste souscription de deux dollars el de vous souhaiter bon succès.L’exemple en’ralne, ¥ ¥ ¥ Un profeaaeur de collège, — et lès professeurs de collège ne passent point pour millionnaires, — M.l’abbé J.-A.Ouimet, du séminal- “Cela coûte cher à John Bull T Et à nous aussi.99 lmb "SOMMES-NOUS AUSSI TAXES QUE JOHN?" Don* le "Devoir" de demoin, M.Georges Pelletier, sous ce double titre ossez significatif: "Celo coûte cher à John Bull?Et à nous aussi *-Sommes-nous oussi taxés que John?", examinera une question à laquelle les circonstances donnent une particulière actualité: celle du poids des impôts que portent respectivement le contribuable anglais et le contribuable canadien., Dans 1e même numéro, toute une série de chroniques et d articles variés, notamment l'article économique de M.Alvarei: Vaillancourt, la page des dames, une étude historique de M.Léo-Paul Desrosiers, des lettres des missions, une abondante revue de la presse européenne et la "Vie musicale" de M.Frédéric Pelletier, la chronique des Jeunes Naturalistes, la suite des impressions louisianaises de M.le juge Fabre-Survtyer, la graphologie, les dernières nouvelles du pays et de l'étranger, etc., etc.PRIX: TROIS SOUS — RETENEZ DEVANCE VOTRE NUMERO. LE DEVOIR.MONTREAL.VENDREDI 20 MAI 1938 VOLUME XXIX — No 117 i Au Royoume du Soguenoy L’H.B.C.ne met pas d’obstacles à la colonisation XI Un on oprès Torrivée des Vingt-et-Un dons le territoire du Soguenoy, le gouverneur de ('Honorable Compagnie écrit qu'il n'y a "aucun doute que cette région ne soit bientôt colonisée" — Ce que Riverin disait du bas Saint-Laurent — Le botaniste André Michaux On peut tenir Y Hudson’s Bay Company responsable d’avoir, pendant tout le temps quelle fut maîtresse des posies de la Laie James et de la baie d’Hudson, causé la ruine de la Traite de Tadoussac; on peut consfater que les Français, au cours des quelque vingt années qu’ils fu-rentJes maîtres de ces mêmes postes, ont contribué largement, meme si c’était contx'e leurs intérêts bien compris, à la même oeuvre de destruction.On ne peut accuser vraiment YHudson’s Bay Company d’avoir retardé la colonisation, le progrès industriel et agricole du Saguenay.Héritière de la Compagnie du Nord-Ouest, elle entre dans ce pays en 1831; en 1838, elle y laisse pénétrer les Vingt-et-Un en leur concédant un droit de coupe sur 60,DUO billots de pin.Les Vingt-et-Un et leurs compagnons procèdent immédiatement au défrichement.U Hudson's Bay proteste; mais on dirait Eue c’est seulement pour la forme.e gouverneur, qui a tout de même le mandat bien exprès de surveiller et de défendre les intérêts de 17/.B.C., fait observer que la société de Tremblay-P/cofé et de Thomas Simard a demandé et obtenu la permission de couper du bois de pin, non pas de faire île la terre.Il ne dit pas que la terre n’est pas bonne, ne devrait pas être défrichée, labourée, ensemencée.Il remarque simplement que sa compagnie ne peut la concéder parce qu’elle n’en est pas propriétaire, qu’efie l’occupe simplement en vertu d’un bail qu’elle a avec le gouvernement qui représente le roi.Il est vrai que de son côté le gouvernement en qus-tion dira aux gens de Charlevoix, qui demandent des terres au Saguenay pour l’établissement des grands garçons, que ces terres ne-peuvent etre' concédées parce qu’elles sont louées pour jusqu’en 1îh2 à l'Hud-son's Buy.Celle-ci pourrait protester violemment.intervenir, causer des embarras aux premiers défricheurs.Elle n’en fait rien.Ses protestations sont modérées et ne durent pas longtemps.Des 1839, l’année qui suit la venue des Vingt-et-Un et de leurs bûcherons-colons, le gouverneur George Simpson, dans un rapport daté de sa maison de Lachine (t), écrit: “Durant ces dernières années, le (1) La maison de YHudson’s Bay Company existe encore à Lachine, non loin de l’église, sur la petite île artificielle qui se trouve formée par le grand canal et le petil canal.Elle se trouve au milieu d’un parc aménagé par la municipalité.public canadien a désiré ardemment que la région du Saguenay soit ouverte à la colonisation et au commerce du bois.“D’après une inspection de la région que j’ai faite cet été, je suis en état d’affirmer que les rives de la rivière Saguenay jusqu’à une distance de cinquante milles environ du Saint-Laurent ne sont propres tout au plus qu’au commerce du bois.Ce pays est plein de vallons, de montagnes et de précipices, excepté au rond des baies, où il y a des vallées propres aux établissements agricoles.“Au delà de celle région monla-giense, le territoire où coulent les eaux du Haut Saguenay et la rivière Chicoutimi et celui ou est situé le lac Saint-Jean sont très propres à la culture; car le sol est excellent, le climat, meilleur que dans la plupart des autres parties du Bas-Canada, de sorte que je n’ai aucun doute que cette région ne soit bientôt colonisée.‘En tout arrangement qui pourra survenir avec le gouvernement pour le renouvellement du bail des Postes du Roi, je crois sincèrement que, si la région Saguenay est cédée, 1 affermage devrait, en justice, être réduit d’autant.” (2) Le gouverneur Simpson n’oublie pas, comme l’on voit, les intérêts de sa compagnie, puisqu’il prévoit une diminution du lover; mais il ne dit rien contre la colonisation, * * * Du temps des Français, Denis de Riverin, fermier de inc «Traite de Tadoussac, n’hésitait pas, pour défendre celle-ci, à dire du mal de toute la région du bas Saint-Laurent, où Charles Aubert de la Chesnaye, grand propriétaire, avait commencé des établissements agricoles.Il est vrai que de divers endroits de la rive iV38 VOLUME XXIX - N© 117 Les magasins en série devant la Commission Montpetit (.'"Association canadienne des magasins en série" se plaint des taxes spéciales qui frappent ces établissements — La juridiction provinciale en matière de taxes— Les accusations portées contre les magasins on série — Les bienfaits que ces organismes ont apportés à toutes les classes, surtout aux consommateurs — Recommandations L’Association des Magasins en série du Canada a présente aujourd’hui un mémoire devant la Commission Montpetit.dans lequel elle proteste contre les impôts spéciaux qui frappent ces magasins.Klle attribue cette législation à ce qu’elle appelle les préjugés de la population.Ce mémoire est un document fort élaboré dont nous ne pouvons donner qu’un résumé.L’Association trouve qu’on a trop généralisé les révélations de l’enquête Stevens, que les abus constatés alors n’étaient que le fait d’une ou deux chaînes, mais qu’on s’en est servi en les grossissant pour justifier les attaques virulentes portées contre les magasins en sérié.Le mémoire ajoute: “Les adversaires les plus acharnés des chaînes de magasins devaient être ceux qui subissaient la concurrence la plus directe, et qui en ressentaient inévitablement les effets.Epiciers et bouchers, par leur propre association et ensuite par l’Association des Marchands Détaillants du Canada, ont pris avantage des dénonciations de l’enquête atevens pour combattre ces organismes à magasins multiples.Puissantes et très actives, ces diverses associations exploitant les révélations de l’enquête Stevens ont travaillé depuis quelque dix ans dans le but bien arrêté de faire disparaître les chaînes de magasins, et l’arme la plus efficace qu’elles crurent employer fut une intervention soutenue auprès des administrations municipales et du gouvernement de cette province.” Absence d'uniformité L’Association analyse ensuite les être imposées, pourvu cependant: (a) Que toutes les mêmes catégories de commerces soient taxées; (b) Qu’une taxe ne soit pas prélevée contre les magasins à chaînes seulement, et (cj Que cette taxe ne soit pas telle qu’elle devienne tout simplement prohibitive.Les faire disparaître “La législation mise en vigueur depuis quelques années, et particulièrement depuis trois ans, démontre.à l’abondant, qu’on s’est totalement éloigné du principe de la taxe pour les fins de revenus.En effet, ce que les cités et villes recherchent, ce n’est point se procurer un revenu en taxant les magasins en série, mais c’est de< les faire tout simplement disparailre.“Imposer une taxe pour un revenu, c’est imposer une taxe que le commerçant peut payer.C’est prélever une taxe proportionnée à la nature et à l’importance du commerce.Ce doit être prélever un impôt auquel toutes les catégories d’un même commerce sont assujetties.C’est éviter de créer une situation d’exception.(Discrimination).Ce doit être respecter les lois de la concurrence comme ce doit être respecter la liberté du commerce.A notre avis, imposer une taxe de revenu doit aussi reconnaître les lois de l’évolution inévitable dans les méthodes de dis^ tribut ion et celles qu’il faut aussi admettre pour l’expansion du commerce.“Or.tous ces principes non seulement ont été ignorés, mais ont été délibérément violes.En effet, la législation des dernières années nous met en présence d’une ma- », • • » 1 - IJ Vy U .’ Hiv l VI* L#J.VOVUW V* CIIIV» Mit* ma8asi,ls ,en cédoine de taxes disparates, diffé-_ ren|€s e{ particulières, mais où l’idée qui a présidé à cette législation se retrouve toujours: faire disparaître les magasins en série.“L’idée de revenus a été totalement abandonnée et c’est, sous toutes ses formes, l’oppression la plus directe et la plus décisive qu’on recherche et qu’on applique.Qu’on ouvre les statuts et qu’on étudié la législation fiscale des cités de Montreal, Québec, Trois-ltiviè-res.Sherbrooke, Verdun, Lachine, Granby, Victoriavilte, Drummond-ville, Jolrelte, Montrnagny, Ville St-l’ierre.Châteauguay, Asbestos, etc., et.on trouvera facilement la confirmation de nos avancés.série dans noire province, montre les différences profondes que l’on constate d’une région î) l’autre.“En résumé, dit-elle, le caractère de toute celte législation démontre l’absence d’uniformilé, l’ignorance des règles essentielles qui doivent inspirer toute législation fiscale et une disparité et une variation dans le taux de la taxe même, et tous ces caractères réunis constituent une législation qui entrave la marche économique normale d’une province.” Elle poursuit: “Il est de l’essence même* de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord que le pouvoir des provinces soit limité au droit d’inmoser des taxes directes dans le but de retirer des revenus.La province a le droit de prélever des taxes aux fins de se procurer un revenu lui permettant de boucler son administration, comme elle Nombreuses succursales fermées Le mémoire examine ensuite dans le détail les taxes sur les magasins en série à Montréal.“Sous la a le droit de déléguer ce pouvoir | force de cette taxe disproportion-aux corporations municipales.Tou-1 née, imposée par ia cité de Mont-le législation qui a pour objet im- féal, dit l’Association en conclusion médiat et apparent de prélever une taxe pour d’autres fins que celle d'un revenu est et devient une législation, dans son esprit, sinon dans sa lettre, abusive, quand elle a’est nas totalement inconstitution* tielle.” “Nous n’avons jamais soutenu de a part des corporations à magasins multiples et nous ne prélcn-ions pas qu’une taxe ne peut être irélevée sur le commerce qu’elles •xercent dans la province.Nous l’avons jamais nié à l’Etat le droit de légiférer pour retirer des revêtus de ces établissements commer-riaux.et en vérité, ccs derniers ont toujours été prêts à recounai-tre et à paver toutes les taxes, sous quelques formes qu’elles puissent FETE VICTORIA SERVICE DE TRAINS SUPPLEMENTAIRES de cette partie de son mémoire, les corporations à magasins multiples ont fermé et fermeront d’ici à quelques semaines quelque cent succursales.La ville perdra, de ce chef, a) la taxe spéciale raisonnable qu’elle aurait pu percevoir sous sa législation dernière, b) la taxe d’affaires de chacun de ccs magasins et c) la taxe d’eau basée sur la valeur locative.” “Comme conclusion de ce point, il nous faut donc dire; ”1) Le principe de taxer les chaines de magasins est faux; "2) La transformation d’une taxe de revenu en une taxe prohibitive est antiéconomique; ”3) Les cités et villes, et particulièrement la cité do Montréal, servent mal leurs interets en imposant une taxe dont la conséquence im-niédiatr est de forcer la fermeture des magasins”.Bières et vins Suit ensuite un historique des tion.S’il n’était pas sérieux, cela démontre jusqu'à quel point on a pu créer un préjugé sur cette question de concurrence.“Les forces économiques ont joué dans ce domaine, comme dans les autres, avec la même régularité, et avec les mêmes inévitables conséquences.Les magasins en série devaient être rapidement et profondément atteints par leurs propres méthodes de développement et d’expansion.En effet, dès qu’une chaîne fut établie, une autre chaîne vint également prendre place dans le meme quartier, sur le même coin de rue, et ces deux chaînes déjà établies, une troisième même est venue se joindre aux deux autres.Il en résulta donc une vigoureuse concurrence entre les magasins en série eux-mêmes, et le consommateur a assisté à cet agréable spectacle d’une concurrence dont, pour une fois, il était le bénéficiaire, et n’avait que l’embarras du choix pour se procurer une marchandise de première qualité.C’est donc une attaque fausse et injustifiée que de prétendre que les magasins en série constituent un monopole.Il s’agit d’organisations essentiellement distinctes, se faisant une concurrence active et rigide.Le seul terrain où ces organisations se sont unies c’est celui où elles devaient se rencontrer pour la protection de leurs intérêts.Elles se sont groupées, avec le même droit et au même titre que les marchands indépendants eux-mêmes se sont unis dans un même but de protection et de défense.” Abus disparus L’Association soutient ensuite que les détaillants indépendants dans le but de lutter contre les magasins en série, se sont servis des faits révélés par l’enquête Stevens sur la concurrence déloyale pour dire et répéter que le consommateur était victime de fraudes gigantesques résultent des méthodes particulières aux magasins en série.Elle dit que ces dénonciations étaient partiellement vraies et partiellement fausses, et que même si elles étaient totalement vraies elles ne se rapportent qu’à des cas isolés, que les abus furent réprimés dès qu’ils furent connus, et, qu’en tout cas, il s’agit de faits qui remontent à quelque dix années et que ces abus sont disparus depuis longtemps; que les magasins en série peuvent comparer leurs méthodes de commerce, dans le domaine de la probité, avec celles de n’importe quel marchand indépendant.Elle plaide ensuite que ces magasins ont rendu service au consommateur.au producteur, aux intermédiaires.aux classes ouvrières, bref à toute notre vie économique.L’Association affirme que, depuis quelques années.les magasins en série se procurent dans la province de Québec tous les produits qu’ils peuvent y trouver; elle estime que ces achats dans le Québec ont représenté l’an dernier une somme de $30 millions, sans compter l’aide apportée à l’immeuble par la location de nombreux magasins, aux organisations de transport, et à l’emploiement par l’utilisation des services d’un nombreux personnel.Elle cite le témoignage de Lucien Romier à l’effet que les chaînes de magasins constituent un progrès puisque c’est une diminution des frais généraux et une meilleure distribution des produits.Bénéfice pour le consommateur Parmi les bienfaits dont se réclament les magasins en série dans ce mémoire citons encore les paragraphes suivants: “La catégorie qui bénéficie principalement des magasins-chaînes, c’est le consommateur.Avant l’existence des magasins en série les marchands indépendants n’avaient qu’une concurrence modérée et ils pouvaient maintenir les prix à un niveau préjudiciable au consommateur.Les magasins en série, par leur concurrence, ont forcé les marchands indépendants à réduire leurs prix et en conséquence, la collectivité en a bénéficié.“En offrant une marchandise variée et choisie ils ont satisfait aux exigences du consommateur et ce dernier a rapidement réalisé qu'il pouvait, en aucun temps de l’année, se procurer tous les produits que ses besoins ou son goût pou- et CHANGEMENTS AU SERVICE .ORDINAIRE entre Montréal - Morin Heights - Lac Rémi Montréal-Cartierville-St-Eustache Hawkesbury Montréal-Valleyfield-Ottawq Montréal-Vaudreuil CANADIEN NATIONAL ftgere qu : que.nous avions fait fermer environ 25,000 épiceries et étaux de bouchers.S’il était sérieux, nous 1 nions énergiquement son affirnia- j série et fait valoir les améliorations apportées dans ce commerce par les chaînes, améliorations qui se sont fait sentir cher, le détaillant indépendant qui a dû faire face à | ct'.te concurrence nouvelle.“Remarquons aussi, ajoule-t-elle, ! que c'est l’abolition de la vente des | bières et vins dans les épiceries î organisations et qu’il a considéré ! qui a provoqué, dans les quelques qu’ds étaient nécessaires pour son j années qui ont précédé l’arrivée des I bien-être.” chaines de magasins, un marasme i Conclusion* | économique.Il était alors beaucoup j ! plus profitable d’etre épicier ven- Et voici les conclusions du mé-Montréal-St-Hyocinthe-St-Leonard | ûant bières cl vins qu’épicier ven-jmo'£e: dant les produits alimentaires.I n ! “Tous ces facteurs démontrent Remeigncnnuiu complets dans les tndira-1 membre du Conseil législatif a sû- due les chaines de magasins auteurs eu vigueur ou des agents rement exagéré quand il a déclaré | b>ss™t un traitement injuste et que leurs concurrents, les marchands détaillants, ont un avantage important sur elles.C’est donc dire que la concurrence ne repose pas sur les mêmes données et qu’une sélection est faite par le législateur pour un capital au détriment de l’autre.Le résultat ultime est que le consommateur perdra, dans un avenir rapproché, les avantages que la présence des magasins en série lui avait gagnés.“Lors de la discussion de la législature de la cité de Montréal cl de celle de la cité de Québec, au cours de la dernière session, le premier ministre déclarait qu’il ! considérait les magasins en série comme nécessaires à notre vie économique et en particulier, que la classe agricole en avail retiré grand profit, au cours des dernières années.11 ajoutait que c’était un problème important que la Commission de revision des taxes en cette province, aurait à étudier et à résoudre, et par une attitude tout à fait logique, il invita le Comité de l’Assemblée législative à rejeter les amendements proposés par l’Association des Marchands détaillants.Ces amendements furent rejetés tant pour Montréal que pour Québec, mais ils furent rétablis, pour la cilé do Montréal, devant le Conseil législatif."Ce dernier a considéré étrangement les projets de législation de ces deux villes.Ecoutant la discussion qui s est faite par les mêmes représentants de cette Association P'Untempù.S'AMÈNE! ?1«A « il»"**1.1 X* 1 ^ ïSfaJ Uilliam Guinq L I N't I T t O L I IV| t T € O P M6RCHONTS 412 M f ' STRÈ6T M q N q r 6 o 1 çt de celle des Marchands détaillants, aux deux séances, successivement, il rendait deux décisions absolument différentes.Le Conseil acceptait la législation proposée pour la ville de Montréal et il rejetait cette législation, verbatim, sur l’étude du bill de Québec."U est donc de première importance que cette question de la survie des magasins en série soit résolue définitivement.L’incertitude de la législation, les capitaux engages, les baux qui lient ccs maisons aux différents propriétaires d’immeubles, les contrats d’engagements de leurs gérants et employés etc., les engagements anticipés pour l’achat des matières premières et des produits, tout cela provoque un chaos qu’il faut faire disparaître.C’est donc avec empressement et avec confiance que l’Association Canadienne des Chaînes de Magasins soumet à cette Honorable Commission l’étude et la solution de ce problème.“Le gouvernement de cette province a fait oeuvre admirable en s’intéressant particulièrement à l’agriculture.Il y a beaucoup à faire dans ce domaine et les chaînes de magasins peuvent être le débouché naturel d’une grande quantité de produits agricoles pourvu qu’une coopération étroite s’établisse entre les producteurs, les coopératives et les fabriques de conserves.Très souvent il fût im possible aux magasins-chaînes de mettre un produit sur le marché, parce qu’il n’était pas présenté sous une forme attrayante et hygiénique.Qu’on nous donne une législation convenable et permanente, qu’on nous assure des droits de cité définitifs et les magasins en série seront pour les producteurs du Québec, une source de profits et un puissant médium de prospérité.Recommandations “L’exposé que nous avons fait comporte en générai les recommandations que notre Association désire faire à votre commission.S’il y avait lieu de les résumer, nous les présenterions, sous réserves de ce qui est dit précédemment, par les quelques articles suivants: “1.L’Association déclare que ses membres sont prêts à payer toutes les taxes que la province juge-utiles pour fins de revenus, soit pour elle-même, soit pour les corporations municipales, mais elle s’oppose rigoureusement à toute taxe spéciale n’affectant que les magasins à chaîne.“2.S’il était reconnu, au point de vue économique, que les corporations à magasins multiples doivent payer une taxe spéciale, l’association s’oppose à ce que cette taxe soit prohibitive; “3.L’Association s'oppose à toute taxe spéciale sur les corporations, basée sur le nombre de magasins; “4.L’Association réclame, en matière d’impôts, l’uniformité dans la législation; “5.L’Association demande que le droit d’imposer des taxes spéciales contre ses membres soit soustrait à la juridiction des cités et des villes et des corporations municipales; “6.Si les cités et villes gardent le droit de prélever des taxes de commerce, l’Association soumet qu’il est nécessaire de refondre la loi des cités et villes afin de faire une nouvelle classification des taxes, permis et licences; “7.L’Association réclame toute législation dont l’objet ultime sera la reconnaissance et le maintien absolus des libertés du commcr-ce .Dans Chicoutimi Mise au point du Dr Duhatme Chicoutimi, 20.— Le Dr Henri-L.Dubaime, candidat indépendant, a adressé le message suivant mercredi soir, à la Radio-Canada, poste C.B.F.: “Vous avez publié à 7 h.45 ce soir, une nouvelle de naiure à me faire tort 11 heures ce soir et demain à 7 h.45.c’est-à-dire deux fois: "Le docteur Dubaime, maire de Chicoutimi, informe les électeurs du comté de Chicoutimi que son bulletin de présentation a été accepté par le président de l’élection et qu’il est en bonne et due forme, et demande à tous ses amis, une fois pour toutes, de ne pas se laisser tromper par ces fausses nouvelles qu’on se plait à répandre contre lui.” (Signe) Docteur DUHAIME, ________ ^ candidat.Les Joliettains dans l'épiscopat Joliette, 20.— S.E.Mgr Albini Lafortune, nouvel évêque de Ni-_„ .çolet.fut élè.ve du séminaire de .- SA.P.veuillez ! Joliette de 1905 à 1913, professeur faire la mise au point suivante à de 1913 à 1915, puis de 1931 à 1937.Mgr Lafortune est le troisième élève du séminaire de Joliette à être nommé évêque.Les autres sont: Mgr Frédéric - Arsène - François Fis, élève de 1867 à 1870, évêque de Marquette, de 1899 à 1922, décédé en 1926.à l’âge de 83 ans.S.E.Mgr Emile Yelle, P.S.S., élève de 1908 à 1914, archevêque titulaire d’Arcadiopolis et coadjuteur de St-Boniface.“cum futura succes-S10lje”, depuis le 21 juillet 1933.Mentionnons aussi Mgr Peter-J.™on®“*n.professeur au Séminaire de 1907 à 1908 et de 1909 à 1910, archevêque de Régina depuis le 26 juin 1935.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir".430 Notre-Dame, est, Montréal.LE SCOTCH \ OUI ENCERCLE LE GLOBE ü •Vv'-o Vn jcuMVU pofudcUte éanl Ui LAURENTIDES ca~sme a LUCKNOW Le Scotch Whisky McCall unis Perfection est partout un favori populaire.D’une douceur uniforme, sa saveur particulière de vieux procédé des hautes terres d’Écosse ne varie jamais, où que vous alliez.Fait par la vieille famille McCallum d’Edimbourgdepuis 1807,et importé seulement qu’en bouteil-les cachetées et rubanées de 40 et de 26H onces.Mgll CD QUAND VOUS COMMANDEZ DU SCOTCH, DEMANDEZ LE "McCALLUM’S PERFECTIONM 1904-1938 'ÿà* \# V.i-'i'A”! v'* V*' A**1 V ^ «Il , Pour célébrer cet événement.,.Des cadeaux, représentant de substantiels rabais, seront donnés à chacun des clients qui viendront s'approvisionner au cours de ia VENTE INtOtOItlLE Ve ,Y c»1 Y-esè'.* 'No'O.Ste ( 6* i 112‘i 112% 112 112% 112% 113% 111% 114% Dem.103 103% 102% 106% 90% 100% 104', 103% 101% 105% 105% 109% 109% 108% 113% 113% 113 113% 113% 114% 112% 115% Abitibi P.& P.Avant de Toronto, 20 (P.A.).-r - -tenir compte de la dépréciation et des intérêts sur les obligations, tes recettes d'Abitibi Power and Paper se sont chiffrées en avril a ?1»1.-932, comparativement à ÜSHU,2os en mars dernier et à $362,6.}.» en avril 1937.En avril la.production de papier-journal a ete de ^,U01 tonnes, quand elle était de 18,-o.P tonnes en mars dernier et de Jo,-320 en avril 1937.L'industrie du bâtiment Ottawa, 18.— Les permis de construction au Canada an couis du mois d’avril ont augmente de 37.2 p.c.comparativement à mars.Par contre, il y a diminution de 20.0 p.c.sur le mois d’avril 1*3/ L’Office fédéral de la statistique, qui donne Pelle information ajoute que les permis émis dans 58 villes ont atteint le montant total de $L-879.867 contre $3,556,567 en niais et $6,106,693 en avril 1937.Voici les chiffres par province pour avril, comparés à ceux d avril 1937: île du Prince-Edouard, ($5 725); Nouvelle-Ecosse, $!56,-406 ($170.339); Nouveau-Bruns- wick.$47,386 ($55.861); Québec, $844,237 ($1,415,446) ; Ontario, $1 641 959 ($2.715,529); Manitoba, $251,415 ($287.100);.Saskatche- fan.$94.853 ($142.9o6); Alberta, $1,009,719 ($258,549); Colombie anglaise, $827,792 ($1,05a,188).Production du pétrole brut En mars la production de pétrole brut et de gàzoline naturelle atteint une nouvelle cime mensuelle de 480,803 barils, contre 413,158 le mois précédent et 176,757 en mars 1937.Le premier trimestre celte année la production donne un total de 1.351.369 barils, contre 47L-641 la période correspondante de 1937.Les producteurs de l’Alberta fournissent 467,732 barils en mars, dont 464,066 viennent du district de Tumer-VaUev; 1,405, du district de Red-Coulee: 1.341.du district île Wainwright-Hibstone; et 920, du district de Taber, En mars, la production canadienne de gaz naturel s’élève à 3,- 175.266.000 pieds cubes, contre 4,- 010.772.000 le mois précédent et 2,-839.000.000 en mars 1937.Le premier trimestre de cette année la production totale est de 11,211,974,-000 pieds cubes, contre 10,370,000,-000 la période correspondante l’an dernier.Production électrique aux E.-U.New-York, 19.La production d’énergie éjectrique aux Etats-Unis durant la semaine close le 11 mai fut de 1,967,613,000 k.w.h.comparativement à 2,194,620,000 au cours de la semaine correspondante de 1937, soit un déclin de 10.3-10 pour cent.11 y a également légère diminu lion depuis la semaine précédente.Siscoe Gold Mines Les bénéfices nets du premier trimestre de celle compagnie ont été de $289,057.ou de 6.2 sous par action, comparativement à $321,-2(51.ou de 6.9 sous par action pour la période correspondante l’an dernier.Le revenu brut provenant de la production pendant le premier trimestre a été de $372,387.comparativement à $409,034 l'an dernier, tandis que la production sous observation a été de 53,345, contre 4 3,605 pour la même période l’an dernier.(P.A.) — Si l« marché était assez actif au début de la séance, les cours ont glissé de quelques fractions de point à un point environ.Vers midi, quand l'activité était bien moindre, les reculs de la pre mière heure ont été refaits en partie.Tandis que les valeurs de campa gnies d'aviation, à cause des commandes possibles de la part de l'Europe, ont accusé une tendance satisfaisante, les stocks suivants &e sont améliorés: Douglas Aircraft, Boeing, Texas Corp., Chrysler, U.S.Steel, Western Union, Consolidated Edison et N.Y.Central.D'un autre côté les valeurs suivantes ont glissé quelque peu: Bethlehem, General Motors, J.I.Case et Sears-Roe-buck.Me J.-C.:H.DUSSAULT vient d’être élu directeur de la Canada Cernent Co.Me Dussault est aussi directeur d’Atlantic Sugar Refineries, Administration and Trust Co.Asbestos Corporation, Emporte, Hudon & Hébert, Liée, et vice-président de la Consolidated Fire & Marine Casualty Insurance Co.Les rendements ACTIONS ORDINAIRES: Agaew Suraas» .Assoc Brew.Beldmg Cortlcellt .Bell Tel.B.A.OU .B.C.Power •‘A” .Build.Prod.“A’* Can.and D.Sugar Malt.Nor.Pow., Vlneüars .Can.Can.Can.Can.Can.Cam Can.Can.Can Can.Can.Dix.Prix 19 80 14 .4.00 107 8.00 1S6 19% 200 29% .200 46% .150 74 .1.50 31 .120 17% 1 20 15 .1 30 36 Celanes» .1 OO Cottons .4 00 Dredge .2.00 Foreign Inv.1.60 Gen Klect.6.00 Induat.‘ B” .7 00 Westinghouse .2,00 Crown Cork .l oo Dim Bridge .l 20 Dom.Glass .soo Dom Texple .5 00 Le marché des grains WINNIPEG Perm.ant.Ouv.Haut Bas Clôt.Mal .lut; 114% 115 113% 114% Juillet .102 102% 103% 101», 102% Oetorc 84 q 84% 84% 83% 84% Avoine Mai .48 L 48 « 50% 48% 50% Juillet .45% 45% 45% 45% 45 h Octobre .37% 38 38% 37% 38 orge Mai ., , 58% 58% 58% 58% Juillet .56% 57 57% 57 57% Octobre .53% 53% 53% 53% 53% Seigle Mal .57% 57% 57% Juillet .58\ 59 59 56% 58 Octobre .56% 57% 57% 56’; 57 Lin Mat .152 152'4 151% Juillet .152 152 152 Octobre .150 CHICAGO ».».150 Blé Mal .78% 78% 78% 78 78% Juillet .76% 76% 75% 76% •Septembre .77 \ 77% 77% 76 77% Maïs Mal .57% 37% 57% 57 U.Juillet.SS’.59 59% 58% 59 Septembre ., 59% 60 60 59% 80 Avoine : M»i .29% 29% 29% 29'.20% Juillet .26% 26% 26% 26% 26% Septembre .26% 26% 26% 26% 26% Seigle Mst .58 >A 58% 50% 58% 59% Juillet .58».55% 57% 55% 36% Septembre .¦ » ' 55% 55% 56 54% 55S Sur le Curb (P.A.) — Les cours étaient fermes et peu actifs aujourd'hui.Fairchild et Royalite ont légère ment fléchi, tandis que Walker a fait Va à 3.Consolidated Paper et Fraser Voting Trusts étaient fermes.Oans la section des mines, Folcon-bridge a fait .25 à 6.00, Siscoe .12 à 230 et Macossu et Sylvanite .05.Sherritt-Gordon a glissé de .06, Perron de .05 et Eldorado de .03, tandh que le reste de la liste n'a pas changé.La Banque du Canada Ottawa, 20 (P.C.) — Le rapport de la Banque du Canada pour la semaine close le 18 mat révèle une diminution de $265,000 des dépôts dans les banques à chartes.Les dépôts du gouvernement du Dominion ont augmenté de $709,000.La proportion entre la réserve nette et les billets et les dépôts était de 56.41 pour cent rette semaine contre 55.46 la semaine dernière.Voici un relevé des changements notés en regard de la semaine précédente (par mille dollars): Or; en monnaie et en lingots: 181.287; aug.: 429; Lingots d’argent, dim.de 478j Livres et dol.amér.: 26,704, dim.de 3,279; Réserve totale: 207,992, aug.de 3,231; Réserve subsidiaire de pièces: 259.aug.de 63; Plac.gouvern.du Dom.et des prov.à brève échéance: 120,463, dim.de 513; Autres plac.gouvernements: 38.-796, dim, de 20; Placements: sur autres valeurs: 11.099, aug.de 27: Plac.totaux: 170,359, dim.de 504; Edifices: 1,533.aug.de 66; Autre actif, 2.913, dim.de 2,810; Actif total: 383,056, aug.de 15.PASSIF Eapilal et fonds de rés.: 11,558.inchangés; Rillels en cire.: 156,859, dim.de 680; Dépôts du gouv.de Dom.: 17,-440, aug.de 709; Dépôts des banques à ch.: 191,-693.dim.de 265; Autres dépôts: 2,713, dim.237; Total des dépôts: 211,846, aug.de 207; Xulre passif: 2,902.aug.de 488; 1 assif total: ^1833)56.aug.de 15.Marché des changes Cours moyens è l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien cl Compagnie: Angleterre, 1.stei France, franc .Belgique, belga, .Italie, lire .Suisse, franc .Hollande, florin Espagne, peseta Suède, cour.,.Norvège, cour.Danemark, cour, Brésil, milreils .Etats-Unis, dallov .Allemagne, r.m.A MIDI Cours fournis par la Pressa Canadienne A Montréal: Livre sterling .$5.00% Dollar américain .1.00 13-16 , tranc .0282 A New-York: Livre sterling .*4.96Ti Dollar canadien.99 3-16 .I/ranc .0279% A Pans: Livre sterling.177.(50 frs Dollar canadien.35.7(5 frs Dollar américain.35.46 frs En or: Livre sterling.12xh.2d.Dollar amérirain .59.41 s.Dollar canadien .58.89 s.Electrolux Ford of Cnn, A lmp.OH .Imp Tobacco .Indust.Accept.Inter.Conl 1 60 1 OO .50 .40 1.50 6.00 Int.Nickel .zoo Tnt.Tele Jamaica Pub, Serv.Laura Secord C S.Mont, eal Power .Mont.Tram .Nat.Breweries Niagara Wire .Niagara Ogilvie C tawa L.& P.Ottawa Elec.Ry.Page Herscy .Penmans .Quebec Power .i OO Royalite .1.00 St.Law.Flour .1,00 1 50 1.75 ZOO 1.50 9.00 200 2 00 100 600 3.20 400 3 00 Rend.600 5.71 3.74 4.82 5.06 6 72 4.30 4.73 4.3‘, 6.86 8.00 4.16 9 09 5.97 7.41 11.04 S.O» 3 80 3.79 6.06 4 14 5 10 R.33 11 04 5.38 2 94 2 36 6.00 35.00 4.35 5.60 R.30 5.OC 5.08 10.47 5.19 7 69 3.36 7.50 11.86 4 57 6.9 6.50 2.41 5.56 101 100% 100% 104 99% 99 99 115Va 116% 115% 118% 119% 120% 120-% 120% 45% 47 92% 99% 96 85 92% 303% 96% 109% 100% 107 112 101% 97% 100 109% »?% 73 50 102 101% 101 % 105 100% 100 100 116% m% 116% 119% 1208a 121% 121% 121% 49% 51 95% 102% 99 88 94% 105% 98% m% 102 109 113% 103% 99 101% 111% 100% 76 62 So Cari.Pow 80 11% 6.81 Steel of Canari» 1.75 65 2.69 Walk.Good 400 37 V 10.bO Western Grocert-as 3.00 50 6.06 ACTIONS DE BANQUES Canada 2.25 59 3.31 Canadienne Nationale 800 161 4.D7 CommcrcB 8,00 162% 4.92 Dominion .10 00 197% 5.0- Montréal 8.00 206 3 o3 Nouv.-Ecoss* 12 00 298 4.03 Royale 8.00 172 4 63 ACTIONS PRIVILEGIEES : Agnew Surpass 7 00 106 110% ft 60 Assoc.Breweries .7 00 6.32 Beld.Cort.7.00 134 5 22 Catgarv Power 600 80 6 98 Can.Cement 6' ,% .5.00 92 5.43 'an.North Power .7.00 107 6 54 Can.Bronze 5.00 105 4.76 Can.Celanes» 700 99 7.07 C?n.Cotton 6,00 104 5.79 (Jan Fair Morse .8 00 102 5 38 Can.Foreign Inv.8 00 100 8 00 Can.Industries 7 00 156 4 49 Dlst.Seagram 5 00 70 7.14 Dom.Coal 1 50 19% 7.69 Dom.Glas* 7 00 145 4.33 Dom.Textile 7.00 143% 4.89 Ooodvear 2.50 Ü3 4.72 Howard Smith .6.00 92 6 52 Int.Fow.7% .600 74 S.ll Jamaica P.Service .7.00 125 5.60 Lake of the Woods 7 00 105 «67 McColl Frontenac .6 00 98% 5% « 09 Mplehern 6% 60 10.91 Mont.Cottons .7.00 96 7 29 Nat.Breweries 1.75 40% 4.35 Ogllvle 700 7 35 4 51 Ottawa Power .3.00 100 5.U0 Penman* 600 125 4 an Power Corp 6 00 97 % 6 15 Regent Knitting .1 60 23 6.96 Saguemv power .5 50 109 5 50 Sher Williams 7 00 108 6 48 So.Can.Pow, 6 OO 10-1 5.77 Steel of Canari « .,, 7.1.5 61 2.37 Tuckett Tobacco .7.00 158 4 43 Walk.Good 1 OO 17% 5 63 West Kootenav 7 00 17.5 5.60 Western Groceries 7.00 108 6.48 ACTIONS HE MINES : Bvtlolo Gold Dredging 300 27 11 11 Cons.Smelting LOO 36 1 73 •Dome 4 OO 56% 7 05 Falconbrldg* ,30 590 5,08 Holllngcr 85 13% 4.73 Hudson Bav 1 75 26 « 75 •Int.Mining 60 8% 6 36 Lake shore 4 OO 51 7 84 'Mclntvre 200 41% 4 82 Macassa 20 4 55 4 40 Noranda 3 25 61% 5.26 Pickle Crow .40 4.55 8.79 Pioneer B.0.40 3 13.33 Siscoe .20 2.18 9 *8 •Sylvanite O.M .20 3% 6 15 Teck Hughes .40 4 • H 8 42 •Wr.Harg .40 7.70 5 19 ** mrmetchk hier DOMINION DU CANADA ; 2%% oct.15 1939 2%% Juin 1er 1943.2%% nov.15 1944 .3% 15 nov.1942 .3% pern.3% 1er Juin 1950-55.***'! 3%% juin 1946-49 ;;; 3%% nov.15.1946-51 3%%, Juin 1er 1958-66 3%% oct.15.1944-48 4% oct.15 1939 .4% oct.1943-45 .4% oct 15 1947-52 4%% 1er sept.1940 .4%% oct.15 1944 .4%% Xév.1er 1946 .4%Tr nov.1er 1946-56 4%% nov.1er 1947-57 .4%% 1er nov.1948-58 4%% nov, 1er 1949-50 W.nov.15 1941 5% 15 oct.1943 AVEC GARANTIE DE L'ETAT : C.N.R.2% 1942 .C.N.R.2% 1943 .c.n.r.2%% 1944 :;n C.N.R.3% 1944 C.N.R.3% 1940-50.C.N.R.3% 1948-52 .C.N.R.3% 1948-53 .îc.n.r, 4%% 1951 tC.N.Tt.AV,% 1958 .C.N.R.4%% 1957 iC.N.R.4%% 191:5 .c.n.r.5% 1954 •C.N.R.5% 1949-6» JO.N.R.W.r.S.E.5% 1955 .‘Mont.Harbour 5%, i9r,q-69 PROVINCES : ' ' Alberta 4% 1954 Alberta 4% % 1956.iBrltlsh Columbia 4%% 1953 ! •Brltbsh Columbia 5%% 1945 .Manitoba 6% 1947 •Manitoba 4%% 1956 '1.„ N.Brunswick 3% 1951 N.Bruns.4%% 1961 K?uvelli'Ec088e 3% 1950 .•Nouv^Efcosse 4%% 1950 .Ont Hyd.3% % 1950-53 .tOnt.4% 1962 .iOnt.4%% 1949 Ontario 3%% 1049-51 Prov, de Québec 3% 1951 .Prov.de Québec 314% 1949 .Prov.de Québec 4%% 1915-50 ÏP.E.3% 1945 .P.de Saskatchewan 4%'% 1951 Pr.de Sask.4% 1954 .MUNICIPALITES : Calgary 5% 1945 .69 14 Edmonton 5%% 1947 .69 74 Montréal 4% 1945 .98% 100% •Mont.4%, 1971 99 101 Québec 4%% 1950 .101 103 Régin a 5% 1951 .• .61 66 •Saint-Jean 4%Ç4 1871 .102 10» Toronto 4%% 1945 .108 111 Trois-Rivières 4%% 195g .101 i03 •Vancouver 4%% 1968 78 83 •Winnipeg 4%% I960 .84% 87% Ee, Cath.de Montréal 4% 1948 98 100 Corn.Métrop.4%% 1062 .99% 100% Do- 4% 1947 .98 100 •Payables au Canada et à New-York.iPayables Canada.N.-Y.et Londre*.CIES DE TRANSPORT.* Can Atlantic 4% 1955 .94 96% CPR- 3% 1945 .90% 92% C.P.R.3% Pittsburgh.ta • • * • 13 12 Üa’ÏÔ Cincinnati.a* • •• -• • 13 14 .481 Saint-Louis .as ta •’ • • 12 13 .180 Brooklyn .• *1 tara» a • 11 18 .379 Philadelphie sa e e' • 6 16 .273 Buffalo .Sommaire: — Erreurs: Mulleavy, Oglesby 5, Martin, Dueker.Points produits par Campbell.Hooks 5, Marlin 2, Dunlap 3, Dugas, Abernathy 2, Boland 2, Jacobs, Tyler, Bell 2, Benning 3.Dueker 2.Deux-buts; Dugas, Polli, Benning, Campbell, Carnegie, Trois-buts: Boland, Hook Circuits: Abernathy, Dueker, Hooks Buts voles: Bell, Schuster, Sacrifices: Polli Smythe.Double-jeu: Martin à Oglesby.Laissés sur les hues: Buffalo 7: Montréal 13.Buts sur halles de Kline 1; Polli 2; Fer-ris 2; Smythe 1; Jacobs 1.Retirés au bâton, par Polli 5; Ferris 1; Jacobs 2: Smythe 1.Coups sûrs, sur balles de Kowalik, 8 en 1 1-2 manches; Kline 1 en 1-3 manche; Fer-ris 3 en 1 1-3 manches Polli 8 en 6 manches: Smythe, 5 en 3 manches.Frappé par le lanceur, par Ferris (Campbell).Mauvais lancer: Smythe.Lanceur gagnant: Polli.Lanceur perdant: Kowalik.Arbitres: Ainsmith et Donnelly.Temps 2.54.Autres joutes: Jersey City .060 020 000—2 9 0 Baltimore .000 000 100—1 3 ft Baker et Redmond: Maturak, Perrin et Crouse.Newark .____ Syracuee .000000300— 3 72 Stine et Muccullough.Holm; Gee Thompson, Wright, Mooty et Moore, Richards.Club de tennis Le Boulevard Aujourd’hui Cincinnati à New-York» Saint-Louis à Bostoo.Chicago à Philadelphie.Pittsburgh à Brooklyn.Les meneurs des ligues majeures tP»r 1» Presse Associée) P Ab.Pt* C* Pr.OiMa«gio.Y»nk 13 SI 13 22 .481 Troakv.Indien» 36 86 25 35 .407 Medwlck, Cad» 18 72 12 29 .403 Lavage!to.Dodger» 19 87 11 28 .388 McCormick, Red» 37 118 19 45 .381 Hayes, A‘« 20 54 7 20 .370 ¦ Meneurs en circuits: Foxx.Red Sox.Greenberg, Tigers, 8: Goodman.Reds, 7; DIMagglo, Yankee».8: Keltner.Indiens, 4; Ott, Giants.8; McCarthy, Lelber.Ripple, Olanta.et Lszzeri, Cubs.5 chacun.Points produits: Foxx, Red Sox, 39; Galan.Cubs, 26: Ott, Glsnt», 26: Keltner.Indies».24: Msny.Cubs.23: McCarthy.Olanta.23; Gebringcr.Tigers, 22.Une douzaine de pugilistes représentant le club Griffintown ont survécu dans la troisième ronde du tournoi de boxe organise par celle association, et ces boxeurs tenteront ce soir de s’assurer les championnats des différentes catégories qui varient entre 50 et 1UU livres.Les semi-finales ont été disputées hier soir avec les résultats suivants: ____ 50 LIVRES Semi-finale Stanley Hogg, Clover A.C., bat Matthew Seamane, 20th Genlury, décision.60 LIVRES Semi-finales fan Hurwitz.Ramblers A.C., bat Mardi Coursel, Griffintown, k.O.lectinique à la 2e ronde.Henry Bowker.Griffintown.bat David Cook.20th Cenlury, déci- sio*1- 65 I,IVRES Semi-finales Gus Bell.Griffintown, bat Henri Coursel, Griffintown, décision.Bill Delaney, Griffintown, bat Ernest Deurie, Cartier A.C., déci- si°n- 70 LIVRES Semi-finales Jackie Barron, Griffintown, bat Russell Goldberg, Central “Y”, de-00200(11)020—15 10 2 cision ~ ‘ Bill O’Donnell.Griffintown, bat Philip Shuster, Ramblers A.C., decision.75 LIVRES Semi-finales Raymond McLeod, Griffintown, bat Henry Ely, Cartier A.C., déci-sion._ _ Arno Tikkala, ïverley C.C., bat Harold Stevens, Cartier A.C., décision.80 LIVRES Semi-finales Pat Nolan, Griffintown, bat Adélard Turgeon, Crescent A.C., déci-sion, , ., T.Murray, Griffintown, bat Joe Orlando, 20th Century, décision.85 LIVRES Semi-finale Paul Hamel, Crescent A.C., bat Richard Morgan, ’Griffintown, décision, 95 LIVRES Semi-finale George Baird, Cartier A.C., bat James Daley.Ramblers A.C., par défaut.100 LIVRES Eddie Drouin, Griffintown, bat Herbert Hope, Ïverley C.C., déci-sion., Koor Mohammed, Carder A.C., bat James Gibson, ïverley C.C., décision.Bill Srnllion.Si.Willibrords, bat Marcel Provost, Crescent A.C., décision.Voici les détails du tournoi: (Combats gagnes—Cg.), Touches contre—Te.), (Touches pour—Tr.), (Rang—R.).René Armand (Alhos) ., Eugène Assclin (Mornac) .L.Rainville (Loziac) .R.Desjarlais (Desloc).P, Bissonnctle (Porthos) .Edouard Asselin (Tristan).Cg- 1 Te.Tp.8 14 8 13 10 12 13 9 14 10 14 9 R.Dans la Ligue Provinciale Drummondville, 20.— Le club Sherbrooke, qui est inactfi depuis le début de la saison, tantôt à cause du manque d’estrades, tantôt à cause de la mauvaise tempéralure, fera ses débuts samedi.En effet, les fameux White Sox, que dirige Charles Small, viendront mettre leurs forces à l’épreuve contre le brillant lanceur John omorski, à qui ils opposeront Lefty Joyce, l’un des meilleurs lanceurs de la Ligue Provinciale l’été dernier.PROGRAMME DE DIMANCHE Des bureaux de la Ligue Provinciale, on nous communique que les clubs Québec, Sl-Hyacinthe et T-Rivières vont inaugurer leur saison locale, dimanche.Sherbrooke se rendra dans la capitale; Granby ira à St-Hyacinthe.De leur côté, les champions recevront Granby à 1 h.30.Ufihwum kait t t j j quand i! découvre un vin porto mod leux, ayant du corps et qui plaît au palais et au porte-monnaie.C’est l’Emu, fait des meilleurs raisins de l’Australie dn Sud ensoleillée, le vin qui bénéidc de tous les avantages du bas tarif impérial; VIN TV RE PORTO 999 RichTawny Australien EMU THE EMU WINE COMPANY, LIMITED ADELAIDE ET LONDRES, 1 15 Harris .8 25 7 2 0 b 1 Hook* .27 112 31 1 3 4 19 Porter .7 U 3 1 0 b 0 Moser 23 89 19 4 1 0 15 Bell .27 108 22 3 1 b 8 Wetherell 6 12 2 O O 0 0 Chapman 9 13 2 O O b b Sands .15 44 6 0 0 b 1 Cantwell .7 » 1 0 0 b 0 Swtgart .fi 10 0 0 0 0 0 322 318 30d 286 286 230 277 231 211 204 167 154 136 111 003 LES LANCEURS P, M.es.P.bbrrtit.P Porter .7 38 41 23 7 7 2 1 Polit .6 27 40 27 1 4 1 4 2 1 Chapman .9 42 44 19 30 8 2 2 Smythe .9 44 52 26 13 1 8 3 Swixart .9 35 34 12 10 14 2 Wether*» _ 4 18 37 23 U 4 0 Cantwell .8 32 29 17 12 8 0 Pr 667 667 2 500 3 500 3 4fC 2 000 4 000 L'Association américaine HIER Colurnbu* .001 100 020-4 7 .3 Louisville .002 000 000-2 S 2 Mertynik et, Qrlk: Meadow» et Ring-holer, Holbrook -M> -V* 48 TmtlanapolU 001 001 140-7 It 2 Toledo 001 JOl 011—5 13 2 Page.French et Baker; Benton.McLaughlin, Harris et Unton.Kansas City 6 81-Paul.2 parties remises.pluie.Milwaukee i Minneapolis, 3 partie» remues, pluie.FLEMING STONE -kW un aülÂe/Myslete! “Bonsoir, M.Stone, voue avez l’air d’avoir passé une vraie bonne journée.” î’Oui —j’ai étudié le’Mystère d’un bon rye’—-le whisky le plus difficile à faire.La solution du problème e*t dans ce paquet.Ouvrez-le, Paul.” î'Mervetlleux, M.Stone.Comment avez-vous réus»i i mettre la main «ur ce délicieux 'OLD RVR’ ?” “Bien simple I Je savais que j'étais sur la piste d’un bon ‘rye’ lorsque j’appris qu’il était fait & la distillerie Hiram Walker! ” DC1 C Al II V LE mystère de la K L a U L U ¦ VRAIE SAVEUR DE “RYE” Etes-vous & la recherche du whisky qui est le plus difficile à faire — un excellent "rye” ?Dans ce cas, l’expérience et l’équipement de la distillerie qui le fait sont, pour vous, tes indices les plus jq sûrs.Et la piste vous conduit tout droit au Hiram Walker’s OLD Ryx.Sa riche saveur de seigle est le fruit de 80 ans d'expérience dans l'art de la distillation I oncaa .85e j 25 *2.00 40 oncaa *3.00 i Doublez votre Plaisir avec, 'tfaZ/tri 0' PRODUIT DÉ HIRAM WALKER & SONS LIMITED, CANADA l 1 ¦ - ‘vnrm.Montréal, vendredi LE DKVOIR 20 mai 1938 Chei nos "fasciites" Nouvelle crise intérieure Une purge — Mois les rebelles sont simplement exclus et non supprimés — Ce qu'on reproche ou "Pontifex Maximus" No^re parti fasciste québécois le Parti national social chrétien, èst en proie à une nouvelle crise intérieure: quelques membres en vué du parti ont osé s’élever contre l’arbitraire du Pontifex Maximus, Adrien Arcand, et il en ed résulté une purge dans la plus pure tradition hitlérienne avec ceilc différence cependant que les rebelles ne sont qu’exclus des rangs du parti et non point supprimes.Les chefs dissidents sont M.le Dr J.-G.Lambert, le héros d’une récente aventure judiciaire, et M.J.E.Lessard, chef du service des renseignements du parti.Les chefs dissidents et les quelnue dix autres membres qui ont été expulsés de l’autorité de M.Arcand prétendent .pouvoir compter sur l’appui de la majorité des officiers et des membres dés Légions fascistes, c’est-à-dire des prétendus formations paramilitaires.C’est la deuxième crise intérieu re qüe subit le P.N.S.C.en moins de deux ans.On sait que l’an dernier plus de jeunes membres du parli ont romuu avec le Pontifex Maximus sur des questions de doctrine plutôt que sur des questions de régie intérieure: ils trouvaient que rhitlérisme adapté par M.Ai-rand n’offrait guère de garanties du point de vue catholique et du point de vue national.Il semble bien que les difficultés actuelles ne porîent aue sur des questions de ù"'e intérieure; les dissidents se P'nindraient de ce que le Pontifex Maximus aurait délégué tous ses pouvoirs à un jeune parent du nom de Hugues Clément qu’il a nommé secrétaire du parti et qu’il a coin plètement ignoré le grand conseil du parti.Plusieurs membres influents ont voulu protester contre cet état de choses el M.Arcand a affirmé son autorité suprême en expulsant du parti tous les protestataires.Les Dionne Pour les Toute la famille horticulteurs Mgr Camille Roy en deuil Ouébéc, 20 (DNC).— Mgr Camille Roy, recteur de l’Université Lava] et supérieur du Séminaire fie Ouébec, est en deuil par la mort rie sa soeur.Mme Anselme Gagné, de Berthier, à 62 ans.Mme Gagné, née Roy (Elmina), est décédée hier après-midi, à l’Hôfcl-Dieu de Ouébec.Elle était aussi la soeur du R.P, Arsène Roy, dominicain, de M.l'abbé Phiiias Roy, curé de St-Pâtrice de la Rivière-du-Loup, et de M.l’abbé Alexandre Roy, curé de St-Henri de Lévis.Les poteaux en face de la basilique de Québec Québec, 20 (DNC).— Les po-têaux dé bois supportant les fils c’e transmission en face de la basilique disparaîtront d’ici quelques jours, suivant la décision prise par les échevins qui ont voté un crédit de $250 à cette fin.Il en coûtera $500 à la Quebec Primer pour enlever ces poteaux e! changer 'e circuit de ses lignes de transmission et la ville doit payer la moi-t!,i de ce montant.L’échevin El-zéur Tremblay s’est déclaré dissident cependant.sera réunie M.Oliva Dionne s'entend avec le conseil de tutelle — Une maison vraiment familiale — Le père aura le droit de rejeter ou de ratifier la nomination des institutrices et des infirmières choisies pour les jumelles La gouvernante Nora Rousselle sera congédiée Ottawa, 20 (C.P.) — M.OHv» Dionne, te père des célèbres jumelles, eu est venu hier à une entente avec le conseil de tutelle nommé par le gouvernement ontarien: il obtient que les jumelles viennent habiter avec le reste de sa famille et il obtient surtout le droit de rejeter ou de confirmer la nomination des institutrices et des infirmières que l’on donnera aux jumelles.L’entente a été conclue à la suite de pourparlers à North-Bay entre les tuteurs des jumelles.M.le juge Valin, M.le Dr Dafoe, M.Percy D.Wilson, représentant du gouvernement ontarien, M.Duncan McArthur, sous-ministre de l’éducation, et M.Keith Munro, gérant d’affaires des jumelles, d’une part, et M.Oliva Dionne et son avocat, Me Henri Saint-Jacques d’Ottawa, d’autre part.L’entente stipule: 1 ) que les architectes du gouvernement ontarien prépareront sans délai les plans d’une maison oui se dressera probablement à Gorbeil, à deux milles et demi de la pouponnière actuelle, pour abriter dès cet automne M.et Mme Dionne et tous leurs enfants, les jumelles et les autres; 2> que M.Dionne aura le droit de rejeter ou de confirmer la nomination des institutrices et infirmières choisies pour les jumelles, sauf qu’il ne pourra user de ce pouvoir plus de deux fois sans fournir des raisons sérieuses; 3) que M.Dionne approuve la nomination de garde Louise Gorri-veau, de Penetanguishene, à l’hôpital Dafoe; 4 > que Mlle Nora Rousselle.de Renfrew, l’actuelle gouvernante des jumelles, sera congédiée dès l’achèvement du prochain film des jumelles.A l’issue des pourparlers, M.Oliva Dionne a déclaré que c’était la première fois qu’il obtenait quelque mesure de satisfaction.M.Vital Mallette demande une sous-station d'expérimentation sur l'île de Montréal ou sur l'île Jésus Ottawa, 20 (D.N.C.) — M.Vidal Mallette, député de Jacques-Cartier, a demandé au ministre de l’agriculture d’organiser une sous-station d’expérimentation sur l’île de Montréal ou l’île Jésus.A ce propos, M.Mallette a prononcé le bref discours suivant, en français: “Je désire attirer l'attention du ministre ainsi que de tous les membres du comité de ia Chambre sur une question de grande importance pour les agriculteurs et surtout pour les horticulteurs de la région de Montréal, laquelle, comme vous le savez, comprend le comté de Jacques-Cartier.J’ai reçu de l’agronome régional une lettre dont j extrais le paragraphe suivant: “Les horticulteurs des comtés de Jacques-Cartier, Laval-Deux-Monla-gnes, Terrebonne, l’Assomption, aimeraient que la ferme de l’Assomption organise une sous-station sur l’île de Montréal ou l’île Jésus, de façon à faire les expériences requises par les horticulteurs de cette région.Nous comprenons que la ferme d’expérimentation de l’Assomption ne possède pas un sol tout à fait identique à celui de la majorité des horticulteurs mentionnés, et qu’il serait plus avantageux pour elle de louer une terre et d’y faire les expériences demandées; la ferine de Len-noxville emploie de celte façon sa sous-station dans le comté de Cha-téauguay.” Je dois dire, a ajouté M.Mallette, que l’on oublie, dans diverses régions du pays, que la province de Québec est une province agricole.M.Mallette a cité les statistiques de la production agricole des neuf provinces canadiennes de 1933 à 1937 inclusivement, ainsi que es chiffres du capital placé dans l’industrie agricole dans les neuf provinces en 1937.Aux ratroitonts Journée catholique à Saint-Jérôme Le 29 mai—En train et non en auto Les retraitants de Montréal sont instamment priés de participer à la Journée catholique, qui aura lieu, cette année, à St-Jérôme, le dimanche 29 mai, sous le patronage actif de Mgr Conrad Chaumont, V.G., directeur diocésain de l’action catholique.A cet appel de l’action catholique, que tous les retraitants répondent d’un commun accord: Présents! Le ralliement aura lieu, le matin du 29 mai.à 7 heures (heure d’été) à la cathédrale de Montréal où la messe sera célébrée.Le départ aura lieu à 7 h.40 à la gare Windsor, avec arrêts aux gares de Westmount, Montréal-Ouest.Jean-Talon, Bordeaux et Sainte-Thérèse.Le train arrivera à Saint-Jérôme à 9 h.10 a.m.Le soir, le départ de Saint-Jérôme se fera à 10 heures, et l’arrivée à Montréal, à 11 h., gare : Vigor.Comme l’organisation a préparé j un buffet spécial sur le train, les retraitants qui participeront au pèlerinage sont priés de le faire en vrais pèlerins, et de renoncer à l’automobile, pour cette circonstan-ce.Pour renseignements supplémentaires, communiquer avec M.Jos.Hébert.(Communiqué) A l'hôtel de ville Proportion des dépenses et revenus Adootvi « CAFES, THES et CONFITURES de J.A.DES Y, Qualité supérieure Montréal Les foxes L'Alliance canadienne pour le vote des femmes Cette organisation formule des recommandations devant la Commission Montpetit, au sujet de la taxe de vente, et demande le suffrage féminin L’Alliance canadienne pour le vote des femmes a présenté devant : la Commission Montpetit un mémoi- M.Loctonce Roberge, directeur des finances, établit les pourcentages des revenus et des dépenses à l'hôtel de villa Une loi du cadenas Ottawa, 20.— “Voilà une loi du cadenas qui dépasse toute imagination”.Voilà comment M.Arthur Meighen, leader conservateur au Sénat, a qualifié, à la Chambre Haute, le bill amendant la Loi des Territoires du Nord-Ouest.Cette législation autorise les juges de la Cour d’Eclvquier à émettre des mandats permettant de perquisitionner dans los édifices et les véhicules où l’on pense trouver des fourrures importées illégalement des territoires du Nord-Ouest.Depuis l’avènement des avions, on pense qu’il se fait une forte contrebande des pelleteries.Cette mesure fut adoptée en deuxième lecture et envoyée au comité sénatorial du commerce.“Une telle loi va à l’encontre de tous les principes de la liberté, commenta M.Meighen.Je pense, dit-il, qu’on devrait soumettre ce bill à la Ligue des Droits, qu’un groupe d’éminents professeurs de Toronto viennent de fonder.Car une telle loi permet de cadenasser la propriété d’un citoyen et de décider ensuite de ses droits”.Les contributions foncières représentent 30.43 p.c.du budget municipal qui se totalise cette année | à $49,492,215, d’après les graphi- ; nues annexés aux nouvelles copies | du budget par les soins du direc- : teur de la finance, M.Laitance Roberge.Le rendement de l’impôt foncier est de $15,036.568.Du to(at de $49,492,215 que la Ville perçoit des diverses impositions il y a 72.62 p.c.qui vont aux La mission britannique re dans lequel elle formule diverses j dépenses incompressibles, STIMULE ET RAFRAÎCHIT Un breuvage désaltérant./ pur.sain et ki sm stimulant.MMdUPfPutjpuit FORTIFIANT HAF*AicHiüm fl SAIN recommandations au sujet de la taxe municipale de vente, et demande que les femmes aient le droit de voter dans la province, à titre de contribuables.La Fédération nationale St-Jean-Raptiste a appuyé ce mémoire, dont voici ie texte: A M.Edouard Montpetit, président, et aux membres de la Commission pour la revision des impôts, Montréal.M.le président, Messieurs, I Nous avons l’honneur de sou- | mettre à votre bienveillante altén-! tion les suggessions suivantes: { Premièrement: l’abolition de la | taxe de vente comme taxe munici-! pale.Celle taxe fait grand tort à j Montréal, l’industrie du tourisme est affectée par cet impôt.Les étrangers ne s’attendent pas à ce que la plus grande ville française d’Amérique, la métropole du Canada les soumette à cet ennuyeux système qui leur donne l’impression qu’ils sont exploités.Nous espérons qu’il sera possible à cette Commission de faire disparaître ia taxe de vente de notre statut municipal.Deuxièmement: Si une taxe de vente est nécessaire, qu’elle soit établie par la province.Troisièmement: Que la taxe ne soit imposée que sur les articles de $1 et plus.Quatrièmement: Que les articles d usage domestique et d’utilité première ne soiènt pas taxés c’est-à-dire, chauffage, éclairage et tout ce qui sert au nettoyage de la maison.Cinquièmement: Que soient aussi exempts de taxé les remèdes, ordonnances pharmaceutques, toniques, en un mot tout ce qui a trait à la santé.* Sixièmement: La démocratie veut nue ceux nui contribuent par leurs deniers à l’administration du pâ>s aient droit de veto dans cette adiùi- i njstration.Nous portons donc à la j bienveillante attention de la Com- J mission là condition infligée aux | femmes de cette province qui sont privées de leur droit de vote et qui précédent.'arl ne laisse que 27.38 p.c., soit $13,-612,287 pour les frais d’administration et les traitements.Chaque année, ce pourcentage diminue, mais les dépenses incompressibles augmentent îoujours de façon alarmante.Le revenu de la ville se décompose comme suit: Ottawa.20.(D.N.C.) — La mission d’experts britanniques en aviation a quitté la capitale hier soir pour se rendre à Montréal, après avoir passé la 'mimée en conférence avec les hauts fonctionnaires du ministère de la Défense nationale.Les fonctionnaires n’Ont pas voulu faire de déclaration.Il se peut que le commandant J.-G.Weir chef de la délégation en fasse une avant son départ pour New-York.ACHETE BIEN OUI ACHETE CHEZ DUOlilS Les plus nouveaux modèles ! 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Rés.pour pertes .Taxes scolaires .1,295,117 2.63 ! 8.626,145 17.46 Total des dénen- ses incompressibles 35,879,928 72.62 Administration et traitements 13,612.287 27.38 La convention libérale j Les délégués de Bagot Saint-Hyacinthe, 20 — Les îibé: i raux du comté de Bagot ont choisi : hier leurs délégués à la conven- ¦ tion libérale provinciale qui aura lieu à Québec, les 10 et 11 juin ! prochains.L’assemblée a eu lieu dans la sal- j le de rhôtel de ville d’Upton.sous I la présidence conjointe de MM.Al- N'oubliez pas le Festival de Musique de Montréal (30 MAI, 1er ET 3 JUIN) i , - (a) Get item comprend les pensions et annuités, les fonds de réserve.et autres.Baissa da l'impôt fonciar Les recettes des contributions foncières ont diminué régulièrement depuis 1935.Et, par contre, le service de la dette a augmenté en proportion, ainsi que les dépenses des traitements.(t) Cet Hem comprend les contributions spéciales des compagnies d’utilité publique $450.000.et le surplus de $650,000 de l’exercice VAUT ?FOIS SON PRIX ne sont pas représentées au Parie ment et oui, par conséquent, n’ont que des obligations sans aucun privilège.Cette particularité dont Québec seul se singularise au milieu des neuf autres province du Dominion constitue une injutice infligée à la moitié de sa population.Los femmes de la plus anciene province du Canada ont joué un grand rôle à l’aurore de notre pays.Elles ont travaillé comme les nommes durant les premiers et si pénibles jours de la colonisation et elles étaient appelées par les hommes du temps a voter dans tontes les grandes questions, puisque jusqu’en 1849 elles participèrent aux élections au même titre que les hommes.Nous nous rappelons avec fierté la façon dont eflcx remplissaient leur devoir de votantes si bien illustré par la réponse qu’offrit Mme Papineau à celui qui lui demandait pour qui elle voterait: “Pour Louis-Joseph Papineau, dit-elle, non pas parce qu’il est mon fils, mais parce qué je lé crois un honnête homme.” (Election de Montréal 1815.) Si votre Commission.Messieurs, reconnaît ie principe; “Pas d’im- pôt sans représentation” (\o taxation without representation).il vous sera loisible ou d’exempter de l’impôt la moitié de la population de la province, ou de recommander a nos autorités provinciales d’accorder aux femmes, qui n’auraient pas dû être les dernières à l’honneur, la liberté politique qu’elles réclament depuis si longtemps.Connaissant l’esprit généreux et si foncièrement féministe qui anime le président de cette Commission, nous sommes certaines à l'avance que nos représentations recevront un accueil favorable et que, grâce à la recommandation que fera cette Commission, les femmes seront bientôt en mesure de défendre leurs intérêts, et les familles de notre pro-' vince pourront exercer une influence égale à celle des familles des autres provinces, parce que tous les membres qui les composent partici peront à la politique provinciale.Nous vous remercions.Messieurs, de votre bienveillante attention et nous avons l’honneur de vous soumettre cette requête.—r— H POUR LES MAISONS MODERNES AVEC LES BLOCSi BETON ,r et le STUC £#Ë» Les propriétaires de nuisons du Canada, en nombre sans cesse croissant, recher-chcnt aujourd’hui la beauté, le confort et la durée permanente qu’assure sans frais excessifs l’emploi des blocs de béton comme base pour les finis en stuc.Ces blocs de béton se vendent à prix modiques dans la plupart des localités et peuvent servir à l’exécution des plans de maisons les plus variés.Ils «instituent une base idéale pour les stucs traités d’une variété infinie de couleurs et textures différentes.Ce type de construction facilite l’isolement, diminuant les frais de chauffage en hiver et assurant plus de confort en été.\ • «fcæiÊSllilsi fru u u innreuüu u ltutj u Ecrivez pour obtenir des imprimis concernant les usages du béton dam la construction des maisons.CANADA CEMENT COMPANY LIMITED Bureaux — Immeuble Canada Cement Company — Carré Phillips, Montréal «¦A '¦'T»', ’
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