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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 25 avril 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-04-25, Collections de BAnQ.

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VOLUME XXIX - No 95 - Montréal, lundi 25 ovril 1938 ^ 1 1 "¦ - —» RtDACTION KT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRK-DAMI te.MONTREAL WkiL' - '«Mft: ** TOUS LIS SERVICES TILIPHONB t BEUir 93614 SOIRS.DIMANCHES ET FITES Administration; BEIair 336$ Rédaction; BEIair 2984 Gérant ; BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-iérant : Ctorgtt PELLETIER / FAIS CE QUE DOIS few Rédactaur an chat : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTEv EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E -Unls «t Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 l.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 A propos du “Hobby Show” Une entreprise intéressante — Ce qui pourrait se faire chez nous en ce sens -Pour occuper les loisirs des jeunes, éveiller des vocations nouvelles, mettre à l'honneur le travail manuel — N'y aurait-il pas là de la bonne besogne pour les Eclaireurs, les Scouts et les Guides?La Gazette dt te matin note que le Hobby Shoio — c'est-à-dire l’exposition des travaux de fantaisie fait» par les garçonnets et les fillettes — vient d’obtenir un gros sueeès.C’était la treizième ou la quatorzième fois que se tenait cette exposition.Le mouvement jusqu’ici paraît s’être développé à peu près exclusivement dans les milieux de langue anglaise et, largement, si l’on en juge par certaines listes de noms, chez les Israélites.— Nous n’en faisons certes pas grief aux Israélites: cela prouve simplement qu’une fois de plus ils ont témoigné de leur sens pratique er de leur goût des réalités.Si les nôtres n’ont pas jusqu’ici, et d’une façon assez} considérable, participé à cette exposition, ce n'est point qu’ils n’aient pas le goût des collections, des travaux de fantaisie, etc.D’une façon générale, les expositions des Jeunes naturalistes ont suffisamment attesté que garçonnets et fillettes de langue française peuvent monter de fort belles collections, les présenter de façon artistique, etc.Le cas particulier des petits élèves de YEveil ne fait ici que souligner un fait général.Ces garçonnets et ces fillettes, dont l'âge va de quatre à sept ans, prenaient pour la première fois part au Hobby Show.Us s’en sont fort bien tirés.Us ont recueilli leur bonne part de notes heureuses.Non! Si le mouvement ne s’est pas davantage étendu aux milieux français, c'est qu’il n’en a guère été question chez nous: c'est aussi qu’il est bien difficile de lancer simultanément pareil mouvement dans les milieux très divers, et sans grandes relations entre eux, qui constituent une ville comme Montréal.* * * U y aurait tout de même quelque chose de ce genre à organiser chez nous: — et et ne serait pas très difficile.Les Cercles de Jeunes naturalistes, nous l’avons dit, ont déjà fait beaucoup en cc sens, et l'on s'en réjouit un peu partout.On ne peut s'empêcher de constater que cette besogne développe chez eux l’esprit d’observation, l ingé-niosité, l’habileté manuelle parfois, qu elle absorbe et utilise des loisirs qui.autrement, pourraient prêter aux tentations dangereuses.Mai* il y a des petits qui ne mordent pas beaucoup du côté des sciences, qui, par contre, sont doués d'une très grande habileté manuelle, qui ont le don de bâtir toute sorte de chefs-d'oeuvte, comme on disait dans mon petit pays, qui font naturellement de la sculpture sur bois, etc.A ceux-là aussi on pourrait donner un objectif précis: de ceux-là aussi on pourrait essayer d'ordonner et de canaliser l’effort.Et qui sait?on découvrirait peut-être à l'examin de leurs fantaisies, de leurs jouets improvisés, quelques vocations d’artistes, ou tout au moins d’habiles artisans.Or.le Herald de samedi le notait encore, à l’heure actuelle, s’il y a dans certains milieux extrême surabondance de candidats aux emplois disponibles, on se plaint La fabrication des avions de guerre britanniques aux Etats-Unis et au Canada un peu partout du manque d’ouvriers spécialisés, de ce que nos amis de langue anglaise appellent skilled labour.* * * Le Herald faisait observer qu’il conviendrait de remettre à l’honneur l’homme de métier, et c’est une pensée à laquelle nous applaudissons avec d’autant plus d’enthousiasme que nous l’avons maintes fois exposée ici déjà.Remettre en honneur le travail tout court, et plus spécialement ce que l'on appelle les travaux manuels, ce serait l’une des grandes réformes à opérer chez nous.On l'a dit des centaines et des milliers de fois, et tous ceux qui prennent la peine de regarder le savent bien: les travaux manuels, qu’il s’agisse de ceux de la ville ou de 1» campagne.exigent une dépense d’intelligence, d’esprit d’observation.de jugement qui suffiraient à |cur conférer une grande noblesse.Leur utilité est de premier plan, et nous.Chrétiens, avons de particulières raisons de les honorer.Stimuler chez les enfants le goût de la fantaisie, du travail d’amateur, ce serait à la fois les occuper sainement, éveiller chez eux des aptitudes heureuses, préparer aux écoles spéciales des recrues de valeur, et indirectement fortifier chez tpus la conviction que le travail manuel est une fort belle chose.Nous avons des écoles techniques, des étoles d’arts et métiers, des écoles ménagères, une école du meuble.Qui sait si une exposition du type Hobby Shocv ne leur préparerait pas de fort intéressantes recrues?Nous pourrions citer à ce propos des cas topiques.* * * Pour qu’une entreprise pareille, qui se rattacherait au mouvement de la petite industrie, aux projets de concours de jouets lancés voici un quart de siècle déjà par notre camarade Lafortune.pour qu’une entreprise pareille ait chance de réussir, il faut naturellement qu’un groupe actif, qui possède d'abondantes relations, en fasse son affaire.Le cas, cette fois, ne devrait pas offrir de grandes difficultés.Nous avons des groupes, scouts, éclaireurs, guides, dont l'une des spécialités est de développer chez les petits l’esprit d'initiative, la dextérité manuelle, l’habileté à se tirer d’affaire, avec tout ce que cela comporte.Il semble que ces groupes soient tout désignés pour monter chez nous une exposition du type Hobby Show.Du reste, d'après le texte de la Gazette de ce matin, il semble qu’il y ait précisément derrière l’exposition actuelle un groupe de jeunes qui, cela va de soi, se sont assuré le concours de leurs aînés.Ce concours, s'ils voulaient prendre l’affaire à leur compte, ne ferait pas davantage défaut à nos Eclaireurs, à nos Scouts et à nos Guides.Il vaudrait, ce nous semble, la peine que les uns et les autres examinent avec quelque attention ce projet.Orner HEROUX Lactuahté Feu Adhémar Mailhiot On a porté en (erre cc mol in le directeur de l’Ecole Polytechnique.M.Adhémar Mailhiot.J'ai lu avec une certaine ficrlc, dans le Slar de.vendredi, l’article de rédaction qui est consacré à ce grand travailleur, fauché en pleine activité, quand il venait à peine de prendre la barre de l'Ecole Polytechnique.C’est une grande perte pour la vieille institution que cette disparition.C’est une grande perle pour la province tout entière, car plus que jamais l’heure d’Adhémar Mailhiot paraissait devoir sonner.Moire époque connaît, en effet, un développement minier sans précédent.I.e génie minier, c'élail la spécialité de.Mailhiot.A celle branche du génie civil il s’était préparé par de fortes éludes en Europe ci il n’avait cessé d’entasser depuis des connaissances, cc qui faisait de lui l un des plus grands et l’un des plus consultés parmi les experts de la province.Il ne manquait donc pas de sens pratique.Le Star noie que le directeur de Polytechnique avail pourtant reçu une formation des collèges classiques.On a coutume, continue ce journal, de critiquer cette formation, qui est celle de la grande majorité des jeunes gens de < rite province (il faudrait, évidemment, ici limiter en ajoutant: qui se destinent aux carrières libérales) parce, qu'elle suit de trop près les vieux modèles classiques et se préoccupe trop peu des matières pratiques.L’Ecole Polytechnique est la réponse à cette critique.” Suit l'éloge très mérité de ce que fail Polytechnique, où se trouve ni, plus nombreux que dans tonies les autres facultés universitaires, des jeunes gens qui n'ont pns passé par 1rs collèges classiques, du reste.Mais l'article de notre confrère anglais porte juste dans le cas d'Adiré-mar Mailhiot.Il a reçu, lui, la formation classique dans deux des collèges les plus anciens el les plus connus de la province el le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à nul moment de sa carrière il ne s'est senti diminué par cette formation classique.Ça, je le tiens de lui-même.Au contraire, il a trouvé que l'acquisition des idées générales est un fil conducteur très précieux, même dans les sciences les plus concrètes.* ¥ * J’ai bien connu Adhémar Mailhiot, j’ai été son camarade de collège à l'Assomption.Depuis lors, nous nous sommes vus moins souvent, mais toujours avec une joie, iillrndrir.parce que ces rencontres-là sont le détour dans une montée raide qui découvre la roule lon- gue, sinueuse et ardue que l’on vient de parcourir de concert.Mous avons joué, lui cl moi, au crussès-croisé.En effet, il vint du collège de Montréal n celui de l’Assomption et je parcourus la roule inverse el retrouvai en philosophie scs condisciples du collège du bas de la colline, mes aines un an, cidre mitres le recteur de l’Univer-silc, Mgr Maurault el l'abbé I.nbros-se, qui professa comme Mailhiot à Polytechnique, car chez celui-là non !>his la formation classique, voire théotogogue, ne nuit pas à la connaissance des sciences physiques.Je me rappelle très précisément l’arrivée de Mailhiot à l’Assomption.C’était un garçon assez peu parlant, quoique fort amène.Il portait l’empreinte de In forte formation sulpi-ciennc.qui tranchait un peu sur celle de notre collège, où les études étaient en général moins méthodiquement conduites.Mailhiot, brun et trapu, retrouvait à l’Assomption un petit bonhomme à l’air épanoui et au teint fleuri, autre ancien de.Monlrénl et qui s’appelait Hector Forgnes.Hector Forgurs, devenu chirurgien en vue, est mort il y a quelques mois.Une absence à celle époque m'a empêché de parler de.lui, qui était venu à mon bureau très peu de temps avant sa mort.Un in finie incident avail créé entre For-gués et moi une intimité d’un genre particulier.Forgucs, toujours très soiancuv sa nersnnne, était fort bien mis.L’uniforme des élèves de.Montreal était le même que celui de l’Assomption, à très peu de chose près: un collet de velours.Et le frac de F orgue s était de fameuse qualité.Forgucs était de petite taille, mais ir n’avais pas fini de grandir quand H quitta F Assomption en 1905.J'héritai pour quelques piastres du bel habit.Celui-ci, devenu trop petit pour moi, je le cédai à un antre condisciple, qui est aujourd'hui l’homme le plus en vue du collège.Cela montre deux choses: 1rs étoffes étaient à Vépoqnc de bonne qualité, et les élèves qui n’avaient souvent pas le sou n’avaient pas plus de respect humain.Mailhiot, grâce à son travail, qrâ-cr aussi à celle formation sulpicirn-ne dont je viens de parler, se classa l’un des bons de sn classe et il devint tout de suite extrêmement populaire parmi les élèves, ce qui n’est pas de règle chez 1rs nouveaux venus.Il parlait peu, mais cette taciturnitc ne lui renfrognait ni le visaqe ni l'humeur.L’un des grands privilèges de l’Assomption (supériorilé incontestable sur le ocllèqe de Montréal, au moins aux yeux des élèves, où fumer était formellement interdit), c’était que tous les grands allaient à la "tabagie” trois fois par semaine.Et c'èst dans ces réunions à la cabane du Coteau que Vintimiiè pouvait le mieux s'établir entre les élèves contemporains.mais de classe différente, ce qui était le cas pour Mailhiot rt moi (il n’élail qu’une classe avant moi, bien qn’il fut de plusieurs années mon ainè).Tous les anciens de l’Assomption et de Montréal, qui furent les con- temporains de Mailhiot, ont eu, j’en ! suis sûr, une pieuse pensée pour ce bon camarade, pour ce grand travailleur, cet homme de science et ce grand édiicalcnr.faiiché en plein travail.On peut dire de lui ce que, hè-lüo! on ne prul toujours aire de tovl le monde, que son âge mur avait tenu les promesses de son adolescence; car ses pairs dans les i sciences dit génie civil l’avaient mis à la tête de l’Ecole la plus importante de la province, au moins chez scs compatriotes.Paul ANGER Bloc-notes L’affaire Dionne On a déjà fort parlé dans les quotidiens ces jours-ci des démêles que le père des cinq jumelles Dionne a présentement avec ceux que le gouvernement ontarien a préposés à l’administration des biens et à la surveillance de ces fillettes.Un communiqué de (’Association canadiennc-française d'Education.d’Ottawa, met les choses au point, puisqu'on a prétendu la mêler à celte affaire, sans doute afin de soulever insidieusement, et de nouveau, une querelle de races autour de cc qui est une affaire de famille, où les parents ont des droits indiscutables.On trouvera ailleurs dans le Devoir d’aujourd’hui le texte complet de cc communiqué officiel.On y verra d’abord que l'Association ne s’intéresse d’aucune façon à l’administration dos finances des jumelles Dionne.Tout ce qui la regarde, c’est “la sauvegarde des intérêts religieux, moraux et linguistiques’' des enfants Dionne.C’est le seul mandat qu’elle ait accepté, et elle a bien fait de l'accepter.Elle aurait manqué à son devoir en refusant cette tftehe.Elle existe pour sauvegarder les droits des parents canadiens fronçais de la province voisine è l'éducation et à l’instruction de leurs enfants.Elle a jusqu'ici fait d’cxccllenle besogne.FA puisqu’elle a consenti a s’occuper de “la sauvegarde des intérêts religieux, moraux et linguistiques des enfants Dionne,” c'est qu’ils sont visiblement menacés, à la suite de récents changements faits à la pouponnière.“Dès l’installation de Mlles Ulrischen et Housselle à la pouponnière Dionne, à la place de Mlles Noël et Tremblay, nous avons protesté énergiquement auprès de qui de droit et nous n’avons nas cessé, depuis, de chercher à obtenir que les jumelles soient placées dans leur milieu familial et sous les soins de personnes rompètentes”.dit l’Assoefa/fon.qui ajoute carrément: “Nous savons que la situation actuelle à la pouponnière est intolérable et nous avons tout lien ri’rsnérer que.sous peu, on v apportera les changements nécessaires à l’éducation normale des jumelles et que l’on prendra des mesures pour que tous les membres de la famille Dionne se trouvent le plus tôt possible réunis sous le meme toit’’.Il y aurait un excellent moyen de trancher la situation intolérable qui existe de ce temps-ci à la pouponnière.Ce serait de laisser au bureau nommé par le gouvernement ontarien, ou à un bureau analogue le soin exclusif de s’occuper intelligemment des finances des jumelles Dionne.Et.pour le reste.— questions d’éducation.d’instruction, d’intérêts religieux, moraux et linguistiques, — de confier à la fois à l’Assocfa-Hon d’Education et à Oliva Dionne d’accord avec elle, en tout cas à un groupe de religion catholique et de langue française choisi en Ontario, le soin de s’occuper exclusivement de ecs questions, auxquelles des Anglo-Ontariens s’entendent assurément moins, dans le cas présent, que des Ontariens de langue française.Que le docleur Dafoe s’occupe de la santé des fillettes, cela est admissible, car il a fait jusqu’ici preuve de compétence: qu’un groupe d’hommes d’affaires s’occupe de leurs intérêts matériels, cela va de soi; mais pour tout ce qui regarde la religion.la langue et l’instruction des fillettes, cela est à proprement parler matières qui relèvent des parents, conseillés, encadrés et appuyés par un groupement de langue française et de religion catholique.Les petites Dionne sont à la fois catholiques et canadiennes-françaises; et il ne faudrait pas, sous prétexte d’aller leur faire apprendre (’anglais.—en tout état de cause rllcs_ devront I’anprcndre, — nu’on tentât de les dénationaliser en les mettant aux mains de gens inaptes à leur enseigner leur langue et à leur donner une formation et une instruction fondamentalement canadiennes-françaises.La mise au point de l’Association d’Education est fondée; el son intervention est tout à fait louable.S'il avait tout dit Dans “les pays où la banque contrôle tout”, selon un brave homme qui insinue que la finance contrôle la presse, toute )n presse, h part le journal où il écrit, il aurait clé davantage question, selon lui, de la dernière election complémentaire de l’Alberta où le candidat eréditis-te, dit-il, a obtenu d,8S3 voix et a été déclaré élu Mais voilà! les journaux n’en on! guère parlé, parce que la Banque cor,frôlant tout, elle contrôle jusqu’aux journaux, | sauf le sien, bien entendu.D’abord on ne voit pas qu’il en ait lui-même • si fort parlé.Et aussi, c’est qu’il y j avait une raison sans doute, pour I n’en pas parler davantage: la rai-, son, c’est que le candidat crcditiste | élu l’a été à la minorité des voix | données.S’il a obtenu 9,899 voix, ses deux adversaires en ont ensemble obtenu 111,402; c’est 503 voix de plus que le eréditiste.Celui-ci n’a pas eu la moitié pluS une des voix; donc il reste l’élu île la minorité.Cela peut être une victoire pour lui-même; mais dans l’ensemble ses idées n’ont pas eu le succès qu’il aurait désiré et qu’il aurait eu s’il avait obtenu la majorité des voix.La majorité des voix, elle est allée aux anlicréditistes.C’est un fait sur lequel on ne peut guère épilogucr, — cl que les journaux du pays “où la Banque contrôle tout” n’ont même pas pris la peine de signaler.“La Banque” devra les mettre au pas.Fausse information Des gazettes d’Ontario et d'ailleurs ont fait quelque bruit il y a peu de temps au sujet d’une dépè-rhe annonçant qu’à Québec même les autorités municipales avaient empêché la distribution de bibles par les agents d'un pasteur protestant.Songez donc! “Le Québec interdisait la dislribulion de la Bible! Concevez-vous gens plus clroits, plus infolcrants, plus tyranniques que ces catholiques québécois!’’ On entend d'ici cc refrain, seriné dans les loges orangistes, mais soufflé par des gazettes d’un lieu partout.“Ces Québécois, quels fanatiques! Us mrltent le cadenas jusque sur la Bible!” Le Journal d’Ottawa vient de faire justice de cette fausse affirmation.Il n’y a rien eu de tel, dit-il.Il explique que le pasteur d’une église protes-lante de Québec même, qui voulait distribuer des bibles, n’a pas pris la précaution préalable, qu’on lui avait dit de prendre et qui s'applique à quiconque veut distribuer quoi que ce soit de porte en porte, dans notre province, — et dans bien d'autres aussi, car c’est un rè-| glcmcnt de police cpiasi général,— ; de commencer par obtenir un permis de distributeur ou de colporteur auprès des aulorités municipales, pour les personnes chargées de celle distribution.Les distributeurs ayant omis de se procurer ce permis, et ne travaillant pas pour le compte de la Bible Society, autorisée elle-même à s’occuper de distributions de ce genre.'les autorités municipales leur ordonnèrent de suspendre leur travail.Le secrétaire général de la Bible Society a lui-même admis le bien-fondé de l’intervention de la poliee québécoise.Cela dispose donc des commentaires malveillants établis en marge d’une dépêche elle-même inexacte.Ce n’est pas la première de celte sorte qui représente injustement rr qui se passe dans le Québec catholique.G.f.LONDRES ET PARIS M.Hore * Belisha confère avec le général Gamelin La Grande-Bretagne et la France resserrent les liens qui les unissent Les entretiens franco-anglais de Londres LONDRES, 25 (S.P.C.) — la Grand*-8r«tagne et la France resserrent les liens qui les unissent.Après ses entretiens avec M.Mussolini, le secrétaire d'Etat à la guerre Hore-Belisha a eu des entretiens à Paris Aujourd'hui, avant de quitter la capitale de la France, il a eu une entrevue avec le chef du grand état-major français, le général Gamelin.L'entrevue avait pour but la préparation d'une partie des entretiens qu'auront à Londres, cette semaine, les chefs de gouvernement et les ministres des affaires étrangères de la Grande-Bretagne et de la France.M.HORE-BELISHA A PARIS PARIS, 25 (5.P.A.) — Après ses entretiens avec M.Mussolini, à Rome, le secrétaire d'Etat à la guerre de la Grande-Bretagne, M.Hore-Belisha, s'ost rendu à Paris et y a conféré avec le président du conseil Daladier et l'ambassadeur sir Eric Phipps.Aujourd'hui, M.Hore-Belisha a conféré avec U chef du grand état-major français, le général Gamelin, puis il s'«st rendu à Londres en avion.Au sujet de cette conférence, on annonce seulement qu'elle avait pour but un examen préliminaire de questions dont M.Daladier et le ministre des affaires étrangères Bonnet s'occuperont de concert avec le premier ministre Chamberlain, à Londres, dans trois jours.' En ce qui concerne les affaires intérieures, on apprend que M.Daladier a convoqué le cabinet pour lui exposer un programme d'assainissement financier.M.Daladier a déjà préparé deux décrets-lois.L'un a pour but d'empêcher l'emploi de la grève pour des fins politiques.Il exige que les salariés que concerne un projet de grève se prononcent au scrutin sncret contrôlé par l'Etat.L'autre a pour but de stimuler le tourisme.En vertu de cette mesure, le touriste recevra une carte lui conférant certains privilèges.r v.Deux portraits politiques -# M.Wilfrid Gariépy— M.Alphida Crète "A par Léopold RICHER J M.Wilfrid Gariépy ! M.Alphida Crète Né à Montréal en 1877, il alla de bonne heure s'établir en Alberta où il devait bientôt remporter de vifs succès politiques.Candidat défait en 1909, élu en 1913 et réélu en 1917, il fut successivement ministre des Affaires municipales et secrétaire de sa province.11 démis-1 sionna en 1918, revint dans l’Est, s’installa aux Trois-Rivières où en 1931, après une lutte féroce, il perdit l’élection aux mains de M.Charles Bourgeois.En 1935, malgré la pléthore de candidats, il se fit éli» re à titre de libéral independant.Il siège maintenait à gauche du président de la Chambre, au premier rang des banquettes libérales.M.Gariépy se définit en un mot: c'est un lutteur.Dans sa jeunesse il interrompit ses études pour des raisons de santé.On ne dirait pas aujourd’hui, à voir cet homme qui porte bien son âge, qu’il dut économiser scs énergies en vue de terminer son cours de droit.11 aimait déjà la politique.11 participa à presque toutes les campagnes, rencontra des succès et des revers, s’imposa par sa jeunesse, sa culture.son allant, devint une force dans sa province d’adoption.Il connut de près les hommes publics, étudia leur vie.leurs méthodes et leurs faiblesses.Nul mieux que lui ne sait, pour ne citer que cet exemple.l’importance capitale que joua le fleuve Saint-Laurent dans la politique fédérale.Le contrôle du fleuve, des porls de mer.des entreprises de transport et de dragage fut l’cnicu de bien des conflits, le sujet de complots nombreux, l'objet de convoitises jamais éteintes.M.Gariépy aime à faire l’his-toire politique de re point de vue et les tableaux qu’il brosse sont des plus saisissants.Il converse lentement, posément, avec une pointe d’humour froid et un soupçon d’hésitation qui ne sont pas désagréu-blcs.Aujourd’hui il a vieilli, ecla se voit surtout aux cheveux gris poivre et sel.fl est revenu de bien des illusions, mais il a conservé beaucoup de sa débordante vitalité d’autrefois, l.a démarche est volontaire.nerveuse, la carrure solide, le geste net, impératif, s’il a le teint pâle et l’air parfois fatigué.Le regard hrillr de malice, surtout quand l’oeil se ferme a demi comme s’il refusait de se livrer complètement.Le député des Trois-Rivières possède une réserve de violen- ' re qui revêt parfois sa conviction d’une terrible colère.A-t-il de l'amertume?Elle lui vient moins du passé lointain nue des événements récents.On lui fait la vie dure, surtout depuis qu’il s'est prononcé contre la politique militaire el au'il a réclamé le respect de l’autonomie provinciale.Ses discours ont habituellement l'effet de cailloux dans une marc: ils font lever les grenouilles.Des députés lui tiennent rigueur de son courage et de son franc parler.Ce qu'il perd auprès de ses collègues, i) le gagne au cen-iuple auprès du public.A cc compte.M.Gariéov ne sera pas ministre.El puis, après?On a vu des gens parfaitement heureux qui n’étaient pas ministres,.^ Très mince, très étroit d'épaules, petit de taille, maigre el anguleux, les traits accusés, avec des rides profondes, le front assez bas, les cheveux droits, grisonnants, coupés en brosse, le regard sévère, cc petit homme est une volonté vivante.Il a du caractère, de la fermeté, de l’obstination.11 ne cède pas.Il écarte les objections.Il n’a même pas à les écarter.Il ne les écoute pas, dès lors qu’il s’est convaincu de la justesse d’une idée.Il sait où il va, cç qu'il veut, ce 'qu’il dit.Il n’hésite pas.S’il a de la condescendance, s i! fait des démarches de conciliation, il n’entend pas consentir.On le juge mal quand on croit le réduire au silence d’un mot ou d’un haussement d’épaule.Il est poli, il vent bien se comporter comme un gentilhomme, il connaît son rang et il se défend des attitudes cavalières vis-à-vis de sçs chefs.Quand cela est fait, on perd son temps à lui demander autre chose, soit de rentrer un discours, soit encore de changer d’opinion.Il rest1: intraitable sous des apparences de bonne volonté.11 y a chez lui une droiture d’esprit qui ne lui permet lias de s'amuser aux raisonnements fantaisistes.Au début de la session de 1937, un journaliste de Québec, | de passage à Ottawa, annonça bien I avant que ne commençât l'agitation ! contre la politique militaire: “S’il | y a un député qui s’opposera aux crédits du ministère de !s dé?e:;st , nationale, c’est le député de Saint- i Maurice-Laflèche.” M.Crète prononça alors un discours remarqué.11 revint à la charge celte année.El rien n’indique qu’il doive jamais changer d’attitude sur une question nationale de cette importance, à moins qu’on ne donne des garanties qui le satisfassent pleinement.Le mot du journaliste surprit un peu, car le député de Saint-Maurice-La-flèche, venant à peine de passer de la politique provinciale à l’arène fédérale, était peu connu à Ottawa, où il observait la règle de conduite de tous les débutants: celle du silence.On constate aujour-d’Imi que, s’il est libéral, il ne manque pas d’indépendance.Il vaque à ses occupations de député avec ictte note de détachement qui indique qu’il n’est pas dupe des tour.» de passe-passe qui constituent l’art de la politique.Il n’a pas l'admiration spontanée.11 sait ce que les mois veulent dire.Il lui sera défendu d'esperer beaucoup parce qu'il n'a pas l’échine souple.Mais ceux de son entourage affirment que l’on peut compter sur lui et avoir confiance en sa parole.Gela vaut bien la facilité d'adaptation et l’aptitude à la génuflexion.Léopold RICHER Mort du grand sculpteui George Grey Barnard New-York, 25 (A.P.) — M.Geor ge Grey Barnard, qui passait pout l’un dès plus grands sculpteuri contemporains et que certains rn gardaient même comme le Michel Ange moderne, est décédé à l'àgi de 74 ans.Il a succombé à une ma ladie de coeur.Au moment de si mort, il travaillait à compléter si gigantesque statue d'Abel, frère d\ Caïn.Les oeuvres de marbre de Grej Barnard sont répandues dans h monde entier.Sa mort laisse tna rhevé le chef-d’oeuvre de sa vie The Rainboiv Arch (TArc de l'arc en-ciel), monument élevé à la gloi re de la démocratie.Mort de M.l'abbé Wilfrid Roy Québec, 25 (d7n.C.) — M.l’abbi Wilfrid Roy, ancien curé de S| Martin de Beauce, est décédé hier i St-Georges, à l’âge de 61 ans.Il fu pendant de nombreuses année professeur puis préfet des étuda au collège de Stc-Anne de la Poea tière.U occupa ensuite successive ment les cures de St-Oetave de Dos quet, St-Magloire et St-Martin.Li maladie l’obligea à abandonner li ministère sacerdotal, il y a quel ques années et il se retira à St Georges de Beauce, où il est décé dè hier.Ses funérailles auront lici mercredi à St-Georges.M.Jos.Matte Québec.25 — Ln Gazette officl elle annonce la nomination suivao te : M.Jos.Matte, de la cité de Qué bec.contrôleur technique au bu reau de l’ingénieur en chef du dé parlement de la voirie.Le député de Chicoutimi annonce sa démission Québec, 25 (D.N G.) - M.Arthur Larouche, député de Chicoutimi, a annoncé officiellement, hier soir, sa démission comme député de Chicoutimi, disant que son état de santé ne lui permet pas d’ac-remplir son mandat.I! a remercié tous ses électeurs de leur confiance el leur a exprimé ses regrets de quitter l’arène politique.Lt carnet du grincheux Aux dernières nouvelles, les membra montréalais da la Ligue pour la Liberti n’ont pas encore pns le paquebot pou aller libérer à Londres la presse da griffes des Official Secrets Acts.L grandeur de nos libérateurs les enchain) aux rivages québécois.Le cadenas, quoi L’employé au chômage montréalai qui eut le loisir d’écrire la pièce à I représentation de laquelle la police du intervenir, à la Mission da l’Esprit-Sainl a l’air de pratiquer un douteux civism de théâtre.* ¥ ¥ La Ligue montréalaise pour la Liberï devrait aller apprendre à Staline que I liberté de conscience existe en Soviétig Il ne s’en doute pas.car il vient de fam coffrer un archevêque, un évêque et vingt cinq fidèles de I Eglise russe coupable d’avoir célébré Piques avec trop d# fer veur.Signalons le cas i nos libcrateui d’ici.C’est leur affaire, da décadanasae les consciences.¥ ¥ ¥ Henlein, qui mène tant de bruit pou revendiquer la liberté des Allemand* d Tchécoslovaquie, est un sang-mêlé.D* journaux de Prague ne viennent-ils pa de découvrir qu’une de ses grand’mère était Tchèque?Cela lui fera perdre 1 considération du Führer Hitler, car HH 1er veut des cent-pour-cent.Cette petite Marie Dionne qui voulu de tout son bon coeur abreuver d’un cou cmq chevaux de bois a mérité d étre fail d’urgence présidente d honneur de I S.P.C.A.—> société qui s'occupe pltf des animaux que des enfants « U Crinehens ) - LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 25 AVRIL 1938 VOLUME XXIX — No 95 Les Esquimaux au Congrès eucharistique: Jean, Simon et ' Une importante communication de S.E.Mgr Turquetil S.E.M«r Turquetil.vicaire apostolique de la Baie d’Hudson, veut bien nous faire ^cette importante communication: Les journaux ont annoncé que c,u* enleva les Esquimaux de la Baie d’Hudson seraient représentés au Conarès Eucharistique'de Ouébec.La nouvelle était fondée.Son Eminence le Cardinal-archevcque de Ouébec était enchanté du projet, le Département des Territoires à Ottawa l’approuvait.On pouvait l’annoncer.Il restait à tout arranger là-bas à Chesterfield Inlet.Les Esquimaux venaient pour les offices de la Semaine sainte, et pour les «ran-des fêles de Pâques, (leur communion pascale ne s’oublie uas chez nos fervents chrétiens).Et c'est pendant leur séjour d’une semaine à la mission que le R.P.L.Ducliar-me, supérieur de la mission, allait voir à la manière de réaliser ce plan.Radiogrammes et télégrammes ont été échangés, et à date, ce matin 23 avril, le P.Ducharme m’informe qu’il partira de Chesterfield Inlet le mercredi 27 avril avec Jean Ayarwar, son fils Simon, âgé de sept ans, et Alphonse Koiltlycrk, en traîneau à chiens pour se rendre à Churchill, Man.4Ü0 milles de distance, et de là prendre le train du Canadien National Church-ill-Le Pas.Le Pas-Winnipeg.Win-nipeg-Montréal.De Montréal, ils iront à Ouébec.en temps voulu, pour assister au beau Congrès.Ils y représenteront leur nation.Ce sont les prémices de l’Extrême Nord canadien, où le Jésus eucharistique s’est trouvé de vrais adorateurs.Nous prions Dieu qu’aucun obsjacle imprévu ne vienne empêcher la réalisation de ce projet que le souci de Sa gloire nous a fait concevoir.Il y a donc eu une légère modification au plan tel que conçu en premier lieu.Les conditions du voyage en Iraîneau à chiens au printemps ne permettaient guère cette année de songer à amener une famille entière, père.mère, enfants.Le “mal de neige”, le dégel au sud de Chesterfield, et d’ordinaire les grosses chaleurs de*juin dans le Ouébec.tout cela a conseillé de limiter le nombre des pèlerins.I n mot sut les deux adultes.Jean, “notre petit Jean” de 1917, avait alors 11 ans: d’une intelligence remarquable au catéchisme, bien qu’il n’eût jamais entendu parler du vrai Dieu dans sa famille, mais ou contraire avait été imprégné de toutes les superstitions païennes à l’endroit des faux dieux.Jean dut certainement recevoir (les grâces Alphonse.Alphonse a les yeux bridés à l’esquimaude, c’est-à-dire à la chinoise ou à la japonaise.Il vint au monde lors d'une épidémie toulc sa tribu.Des La guerre dans la mission de Shanghai Situation fin février (Relation d'un missionnaire) Comme une mise au point sur la guerre elle-même, exacte aujourd’hui, fausse demain, serait pour I Et l’avenir?J’avoue que je n’ose m’arrêter à ce cauchemar.L’“in.i- ___ •__—>> .r a^aSvreeXsarmcrèe ‘IvliaSt1 vous gran/d intér^ sans.Î,,'ÜL'- ai.caaavre ne sa re.t a eni rU|)er (jes événements quotidiens, je crois mieux de vous préciser brièvement nos difficultés réelles et des païens, car en ce temps il n’y avait pas encore de prêtre dans le pays.Ses parents adoptifs l’élevèrent dans le paganisme: survint la famine, ils le confièrent à la mission; il avait 12 ans.Le résultat fut que, adulte, il se fit chrétien avec sa femme, ardente catéchumène, cela plus de dix ans avant la conversion de ceux qui l’avaient élevée, et qui lui doivent leur conversion aujourd’hui.Depuis plus de 6 ans, Alphonse est l’homme de confiance de la mission et de l’hôpital de Chesterfield.C’est dire combien les deux sc senliront pleinement chez eux et en famille, en compagnie des archevêques.évêques, prêtres.frères, soeurs, fidèles, tous vrais catholiques adorateurs de la sainte cucha-i istie.Et si même pour quelques-uns, ces deux Esquimaux seront l’objet d’une curiosité facile à comprendre, pour eux, le Congrès sera, je n’en doute pas, l’objet d’une grande édification dont ils feront part à leurs congénères du Grand Nord esquimau.Et encore, j’ai confiance que les amateurs de choses sensationnelles, photographes et reporters, nous laisseront tranquilles, vu les circonstances, au sujet de ccs deux Esquimaux, lors du Congrès.quotidiennes et de vous donner une vue d’ensemble sur notre situation actuelle.Même Shanghaï dégagé, toute la mission ou à peu près reste territoire occupé.Les anciennes organisations sont dissoutes, les notables les plus sérieux en fuite.Or, presque aucune personne honnête n'ose collaborer à une organisation sino-japonaise, même pour soulager les malheureux et rétablir l’ordre.L’odieux assassinat de M.Loh, les actes de terrorisme qui se multiplient, intimident les bonnes volontés et arrêtent toute velléité de collaboration.Car ici il faut corriger notre mentalité.En Europe, pendant la guerre, les autorités locales, distinguant entre politique et services publics, pouvaient continuer ceux-ci pour le bien commun, sans crainte d’être accusés de trahison.Ici, non.Toute coopération, même à une organisation de charité, est lantia quolidiann ccclesiarum” suffit amplement à mes considérations.Pour le moment, il est clair que le retour à la vie normale est très lent, handicapé que l'on est par les exigences des occupants, le danger que font courir aux femmes la présence ou les incursions des soldais japonais, et enfin, comme on l’a expliqué plus haut, par l’absence de toute autorité constituée, et la guerre de guérillas amenant presque toujours de dures représailles.Que vont devenir plusieurs de nos grandes paroisses comme Hong.K’eû, Tong-Kadou?A Hong-K’eû, voilà deux mois que les Pères sont rentrés.Mais, à part quelques étrangers, les paroissiens ne rentrent pas.Les Chinois ne peuvent même guère revenir sous le régime draconien qui sévit en ce moment.Les commercants japonais semblent de fait s’installer.Le petit Tokio s’agrandit chaque jour; c’est vrai, mais tant que la population restera exclusivement japonaise, l'église, trop petite avant la guerre, restera, hélas! vide ou à peu près.Les jours ordinaires, en dehors de quelques élèves des Frères, une ou deux personnes à la messe ou même pas.et, même le dimanche, Les concerts regardée comme une félonie et ex*[on ne compte pas 200 communions.pose a des représailles.|au lieu de 1500 au moins en temps D’où difficulté meme pour nos1 ordinaire.M.Jeannette rend compte de son mandat Au cours d'une réception que lui offrent ses électeurs le commissaire énumère ce qu'il a fait pour son quartier et promet l'abolition prochaine du chômage - .'Ir* Samedi soir, au marché St-Jac-ques, le notaire J.-E.Jcannotte, membre du comité exécutif et éche-vin du quartier St-Jacques, fut l’hôte d’honneur d’une enthousiaste réception organisée par les électeurs de son quartier.L’echevin du quartier, après avoir remercié son secrétaire, M.Atchez Laflèche.annonça une nouvelle qui fut saluée d’applaudissements."Dans un avenir très rapproché, dit-il, nous abolirons la plaie du chômage pour la remplacer par un pro- missionnaires d’accepter un laisser passer japonais ou d’utiliser des affiches japonaises pour la protection de leurs immeubles, car arrivent des francs-tireurs chinois ou des espions, et la vengeance pourra s’exercer cruelle et sans merci.Voilà la vraie crainte qui pèse sur les gens de bonne volonté désireux de reprendre la vie normale.Mais les conséquences de cet état d’esprit sont obvies.C’est l’absence complète d’autorité.Moins que jamais vous ne trouverez “the rule of the laws”.Alovs c’est le brigandage à l’état endémique.Après, ou avec les vexations des soldats japonais qui volent, violent, maltraitent, incendient et tuent, ce sont les vexations des unités mobiles, des francs-tireurs qui commettent à peu près les mêmes méfaits, ou, la nuit, la visite non moins terrible des brigands qui pillent, malmènent les pauvres comme les riches, et les missionnaires comme les autres.Dernièrement l’un A Tong-Ka-dou.les habitants dont les maisons ne sont pas brûlées.rentrent aussi très lentement, Irès timidement.pour les mêmes raisons.Les rues sont toujours inexistantes, encombrées qu’elles sont des" amas de briques, de tuiles, de poutres calcinées.que personne depuis quatre mois ne songe à enlever.et puis ni eau.ni électricité.Dimanche dernier à peine quarante communions!.Les pères chinois vont toutefois rentrer à la résidence, et attendre.Au P’ou-tong.sur les rives du Wang-p’ou, on rentre aussi, et les pères ont repris leur ministère.dans des résidences de fortune.les anciennes avant été détruites ou pillées, et pour la messe, ils ont été heureux de trouver les anciennes églises d’il y a 80 ans! A Loh-ka-tse, toutes les maisons d’habitation ayant été détruites, rhôpital est devenu maison de fa- jmpla de faveur, lors de son baptême, le I gramme de travail jamais connu de-2 juillet 1917.Car, depuis lors, mê- j puis la dépression, nous serons en me encore enfant, il sc riait des mesure d’accorder un salaire au craintes superstitieuses et puériles ; c!1p( fl0 famille qui lui permettra de des païens, il leur prêchait la reli- ! vivre et de jeter de la lumière et de gion en chantant son bonheur d'ê- M1* i°ie dans son humble foyer, tre baptisé.Son père adoptif, ban- J0 avais promis le règlc- lisé en même temps que lui, niou- j llu'nt des loyers au marché St-.lac-rait l’année suivante, et Jean passa '‘j1lips- L?mois après mon arrivée à au pouvoir d’un païen endurci.Ce ! ' ''ôtel de ville, c'était fait.Je vous qu’il dut souffrir ne s'exprime pas: | *iiVa!:s Promis 1 ouverture de la rue les caresses qu’il reçut furent des j‘'° “P,TI» enis a Amherst, tout en vrais communistes.et homme de Ifi ans en vint à désirer '°vcz i* construction et le change- de connivence même avec les Japo- la mort.Le bon Dieu le conserva inen d de ccl|pr»e depuis ! nais.sans compter que cette dé- un an, c est une autre de mes pro- sertion des campagnes semble bien messes déjà accomplies.Regardez I être le prélude de la famine pour la nouvelle station du Provincial I l’an prochain.Transport pour l’est de la ville.Vous | Pcnflant cc temps, les ruines ne K.iait dans un grand voyage de plus de chaqu^côtèdl'1 r?sscnIt de s’accumuler pour la mis- rle deux mois, parmi les camps - = ‘ - - I s,°n- I*cs courriers de Job conti- païens mal disposés, haineux, complotant entre eux pour faire souffrir le prêtre, sans qu'on puisse tou d’eux était ligoté pieds et mains, I n^M®P°ur ®uvm®fes (300 dont 100 jete brutalement par terre, frappe, maltraité de toutes façons, soumis à l’épreuve du feu pour lui extorquer de l’argent qu’il n’avait plus.et cela par des brigands du pays.Et voilà la menace qui paralyse tout essai de retour à la vie normale, provoque encore les fuites en masse vers Shanghaï et empêche les zones de réfugiés de se vider pour le retour au pays.Par contre, ceux qui osent encore rester dans les campagnes se font sans vergogne, ou par nécessité ou par contagion, maraudeurs ou même pillards et pirates à l'occasion.Que tout cela soit pour combattre chrétiennes).Mais la plupart des chrétiens de ces régions sont ruinés.et ceux qui n’ont plus d’habitations hésitent à rentrer.C’est donc la misère pour longtemps, d’autant que la plupart vont rester sans travail.quantité d’usines ayant été détruites ou ravagées.Au P'ou-si, au P’ou-ne, c’est l’insécurité partout, le pillage, à cause des incursions successives des Japonais, des brigands ou des francs-tireurs.Sur les rives du Yangtse à Loh-veu par exemple où le Père est rentré.la vie reprend, mais bien précaire encore, menacée constam- cependant: Il voulait en faire un prosélvle parmi les siens.Je me rappelle son dévouement au prêtre.alors que seul il m'aceompa- ln lue de Rem, qui donneront en- , nuent d’arriver non par la poste core plus de valeur a notre cher (j^sorga„js^e mais par jes envoyés ouailier.l ue commission ((e ,:11** spéciaux, annonçant de nouveaux icfôis~ les accuser de ' l'avoir f-ut "S ,,S' m.ai.n,cnan,I e” f°nc,‘Ons, pillages> dc nouvelles pertes, de jeiois irs accuser ut i .non tait nous empêcherons la fermeture de vexations ou occuna- mourir.Jean, plus icunc que tous, ]a gare Viger Mrs amis et électeurs , n.0,nelles 'cxanr,ns (!" occupa lem teniit iêie et ne nenciii ’ s amis ci iieiuins, tlons,#.dans la section de Ne- luu ien.it me.et ne pensai! qua d ici quelques mois toutes mes pro- „„„ nen _____quelques mois toutes mes pi sauver la vie de son grand-père, i messes seront exécutées et je serai (Les chrétiens m’appelaient: mon fier d'avoir donné à mon quartier Je grand-père).Dieu sail combien do meilleur de moi-même, sans comp-Paicns la foi énergique de Jean a ter 1rs journées de vingt heures que convertis.11 y a un peu dc sang ! j’ai dépensées avec mes collègues de blanc dans scs veines.I.es épreuves l’hôtel de ville pour achever une ne lui ont nas manqué; elles ont fortifié sa foi.Avis dc décès honnête jd saine administration.“Regardez ccs argents que nous avons obtenus et ce que nous obtiendrons encore, qui seront dépen-jsés pour le bien du peuple de la mé-; tropolc.“Avec voire carte d’identité vous MOU.EUR.— A Montréal, le 23 avril 1938, décédé à 58 ans, Josepli-Avila Mollenr.avocat et conseiller du Roi, époux d’Alice Brossenu.Funérailles lé 26 avril, mardi, à 8 brs.Le convoi funèbre partira du lerai nour sauvegarder tous’les Inlé-1 japonaises sont déjà retournés no 47.19 rue Deîanaudicre à 7 lies 45 j rds de mes citoyens.” j milieu de leurs chrétiens.Et c’ le communisme, je ne le vois guère, i ment par les alertes des Japonais 11 me semble même qu’il est diffici- et des brigands.Au nord, à Yangchow.après les jours pénibles que vous savez au cours desquels les pères chinois ou européens furent odieusement maltraités, jetés en prison et menacés d’être fusillés, le calme est revenu, et les Mères Auxiliatrices.restées là bien vaillamment, n’ont eu heureusement rien à souffrir.Du côté de Tang-T’ai, Fowning.c’est la fuite générale dans la crain-le des Japonais, la crainte aussi d’être réquisitionnés en route, mais jusqu’ici on en est quitte pour la peur.A Haichow.en dehors des Pères qui restent tous au poste mais dont la vie va devenir pénible, toute ressource menaçant de faire défaut, c’est aussi le sauve-qui-peut et sans savoir où.Là encore, en plus de la question financière, l'atmosphère est peu propice aux oeuvres assurément.Malgré tout, ca marche.ici et là même très bien, avec de belles fêtes de Noël.Tout au Nord, catc-chuménat sans arrêt.A Changhaï, les écoles sont partout remplies et pour commencer celles qu’on ne peut ouvrir dans les ghiao.non loin de Zo-sé, un peu partout.t Décidément "die* sunt mali”.les jours et les hommes sont bien mauvais.Heureusement Dieu nous reste.Et partout l’on tient.Les camps de réfugiés, zone Jac-quinot et ailleurs, fonctionnent toujours, grâce au dévouement infatigable de nos religieux et religieuses pour le temporel et le spiri- tuel .augmentant auprès des païens le prestige de la religion catholique.aurez chers citoyens, dos élections! \ l’intérieur les Pères tiennent: |qùa^tieTs'occupésron‘s’est ïngénié hot notes.Je ne sms pas de ceux qui au P’ou-ne, au P ou-si, au Pou- à en ouvrir d’autres dans des loce-» :">»* !> P-' ,lpl°rme.ont assisté à une messe solennelle 1',r*scn,erïnt ensuite chacun un célébrée, dans la chapelle du collé- dr\ "avaux de 1 associa- se.par le It.P.Antoine Bocage, un M10"- A 3 '"’urcs de 1 après-midi.ancien, assisté des RR.PP.Georges d’Atiteuil et Pierre Auger.I n autre ancien.le R.P.Paul Hébert, lit l’allocution dc circonstance.Immédiatement après la messe, les anciens firent la visite des laboratoires modernes du collège sous la direction du recteur, le R.P.Emile Cnmbron.et des professeurs.Le banquet annuel eut lieu, à une heure dc l'après-midi, au réfectoire sous la présidence de M.Jean-Baptiste Lagaeé.Après les quelques mots dc bienvenue du président sortant de charge, le R.P.Cam-bron félicita les anciens de s’être rendus si nombreux à leur Alma Mater.Il appuya.»au cours de scs remarques, sur l’excellence dc la formation classique et des avantn-Ohrutin» McDonald, v»uv* d« John-Ja- 8(’s «u elle donne à ceux qui peu* «m xojÿ, __________________ _‘sent en bénéficier, _ 1 dans la grande salle du collège, fut donnée une comédie-initiation par les finissants de la promotion 1938.Grtle comédie était intitulée “Le Tribunal des Anciens”.Les élections Les élections annuelles du conseil dc l’Amicale ont donné le ré-sultat suivant: Président: le Dr Georges-E.Baril; nouveaux directeurs: MM.l'abbé Joseph Méiançon et Paul Lacoste.vice-presidents; Pierre Mou-geon, secrétaire et Jean Guérin, trésorier.Les conseillers sont MM.Marcel Primeau.Alban Elauiand.Romeo Cusson.Gerald Charcttc et Edmond Ranger.Le président sortant de charge.M.Jean-Baptiste Lagaeé, est conseiller de l'associa-Ltto* ______ w lloxa".Nino Martini Si nous ne connaissions person-nellenient Nino Martini comme l’un des plus simples et plus modestes des grands chanteurs italiens contemporains, nous supposerions — gratuitement d'ailleurs — qu’il a pu etre un peu déçu que l'administration du //is Majesty's n’ait pas été forcée de placer des sièges sur ia scène même afin de permettre à plus d’auditeurs et surtout d’admiratrices de l’entendre, et surtout de le voir de près.Nous sommes sûr, au contraire, que le jeune ténor du Metropolitan a dû sc trouver enchante que sa popularité plutôt encombrante ait légèrement diminué.C.ela lui a permis de chanter dans des conditions plus favorables, car ce doit être très agaçant pour un chanteur d’avoir non seulement un auditoire en face de lui, mais un auditoire dans le dos, comme cela s’est produit aux précédents récitals de Martini.Si l’auditoire d’hier était un peu moins nombreux, il était, par contre plus compréhensif.Moins de délire dans la salle et d’applaudissements à contre-temps et plus d’admiration abstraite pour le talent même de Nino Martini.Et i’on peut déjà entrevoir Je jour où Martini obtiendra un succès d’excellent chanteur et non un vain succès de beau garçon.Ce sera tant mieux pour lui, et il le mérite amplement par sa belle culture, par son aristocratique dédain de l’extériorisation, de l’interprétation à la bonne frauquette.Nino Martini chante avec une grande sincérité.S’il n’a pas encore trouve la force d'àme pour refuser énergiquement 4 trop de ses routiniers admirateurs la Donna e mobile (ou.la plume m vent, comme on voudra) et Sole Mio, il se fait tout de suite pardonner des gens de goût par la grâce si française qu’il met dans la Bergère légère, dans II neige ou dans la Chanson du Tambour.Le groupe français donne hier montre que Martini à fait de sensibles progrès dans sa diction française et vraiment, s’il n’avait donné en rappel Vous dansez, marquise (dans laquelle il roule terriblement ses r-r-r), tout aurait été parfait.Là encore il faut pardonner à Martini, car le fameux Vous dansez.est enlevé avec tant de gentillesse et dc joie enfantine que l’auditoire s’amuse franchement, — et c’est là, chaque année, l’un de ces moments attendus, semble-t-il, avec impatience —où toute la salle se dilate la rate: les auditeurs rient parce que Martini roule ses r-r-r, le ténor montre lui-même toutes ses dents et même le pianiste (le rigide Sandoval) se détend un peu les nerfs.Moment qui à lui seul vaut son pesant d’or.3f.%.M.M.Miguel Sandoval, l'accompagnateur de Nino Martini, qui semble définitivement accroché à l'étoile du ténor, a interprété une Gavotte et muselle dc Trucco, la célèbre Valse en mi mineur de C.hopin, la spirituelle musique de ballet de Hosarnonde de Schubert, le Séguedille de Lepore et une de ses compositions.M.Sandoval est un beau pianiste, même s’il se permet, parfois, des fantaisies un peu osées.Ÿ Ÿ Ÿ Nino Martini a donné, hier après-midi, avec beaucoup de charme un groupe de pièces anglaises dont / come to pou de Sandoval, d’une belle envolée et qui semble écrite spécialement pour Martini, et London bridge, que le ténor chante toujours avec le même esprit.Le programme se terminait, corn- | me d’habitude, par des pièces où ! passe toute la chaleur de l’Espagne j et qui conviennent admirablement j au tempérament de Martini.Mais — et cela est naturel — c’est encore dans sa propre langue que le jeune ténor du Metropolitan se sent le plus à l’aise et dans lesquelles il peut aussi user au maximum de toutes les ressources de son talent.On connaît beaucoup de ténors plus puissants (pie Nino Martini mais je serais surpris qu’on en trouvât un seul qui sût mieux que lui suggérer le caractère émouvant dc l’Una fur-tina lagrima (L’Elisir d’Amore), de Donizetti, le charme romantique d'O ( l.,v « Il me.t OUI SU//.// //( 1(1 MARDI, 26 AVRIL CBF — 910 kilocycle* — 329.7 mètre* 12.00 Au jour le Jour.12.15 Balley Axton.ténor.12 30 Radio-Journal, 12.35 Ro*« Lee, soprano.12.45 Audition consacrée aux maman».1 oo orch.GUI 1.15 The L’scort» *nd Betty.1.30 Chansonnettes française», 1.45 Orch.Rakov.2.15 Chansonnettes françaises.2.30 NBC Music Guild 3.00 La Musique de la Marine des Etats-Unis, sou» la dlr.de Branson.3.35 Allocution de M.Anthony Eden, ancien ministre des Affaire» étrangère».4.00 Concert, disque* 5.00 Radio-Journal et Intermède.5.15 La chronique parlée sur les pro-grammes de la soirée pour tou*.5 30 Les chansons de Marthe Lapointe.5.45 Ij» bourse de Montréal.« OO Le» beaux disque*.6 30 Heure - Les refrains en vogue, avec Ruts Titus, Dean Mundy et l'orch d Alex Lajoie.7.00 Orch.de Charette 7.15 Récital de piano de Gabrleile Hudson.7.30 Heure - Le réveil rural.7.45 Vivian della Chien», soprano.8.00 Le secret de la mort.8.30 En roulant ma bou’u ; une visite sJ monastère des Trapplatlnès à St-R >-muald.9.00 Heure — Conté musical, sou» la d:r d'Arthur van der Heaghe 9 30 Music by J»y Freeman, avec Bensy Venuta, un quatuor vocal, MBS.19 00 Juliette Drouin, harpiste, et Paul Héroux, accordéoniste.19 15 By the Sea.Orch.»ou» la dlr.d» P Faith.11.00 Heure — Radio-Journal, 11.13 Joseph DelcelHer, clarinettlite».11.30 Orch.I4»pp.1200 Music for music s Sake Soliste et orchestré sou» 1* dlr.de John McT»s-«art.12.30 Orch.Johnson.Méire» KHoc.CBF 919 ' CBM .286.105(1 CKAC 411.(39 CFCF 600 CFCX , .49.96 6005 CHLP 1129 CHRC 643 CHNC 939 CRCS 13UO.CKCV .222 1318 i WABC BôO WEAF 660 WJZ .394.5 169 WGY .379 5 199 wmc 1060 WLWL 1199 POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DE L’EST Station Ville KH OC CBF Montréal, P Q.••»«•**•*•• 910 CBM Montréal PQ .10aU CRCK Québec.PQ .•••••••••••a .950 CRCO Ottawa.Oat.949 CRCS Chicoutimi P.Q.••.«••••••a .1UU CHNC New-Carilale.P.Q .969 CR CT Toronto, Ont.«•••••••••o .6W CKCW Moncton.N -B.' CFNB Fredericton.N.-B.i CHSJ 3t-J ., j 3.35 Concert, disques peinture, la Monnaie.Rideau Hall, demeu- ! d espoir et (lu canton nOllsscau, la 4 30 Rush Hughes, commenta::«s sur le» re du gouverneur général, les deux Chant- facilite (le les défricher, l’avantage fait» du Jour.bre* du Parlement et la Tour de la Vle- 4.45 Airs tyroliens par Curly.j totre avec son célèbre carillon.De plus i» 5.00 Dlck Tr»cy.! tournée en automobile se poursuivra sut 5.13 Radio-Journal en anglais et la chro- 21 milles du driveway d'Ottawa en passant par Rockltffe et la Ferme expérimentale Au retour les autocar» passeront par la ville Industrielle de Hull.Chaque année, nous dit M.O.A Trudeau, agent du service des voyageurs du district de dustrlela pouvant s'occuper de l'exploita- | tion de retie invention ou consentiraient ùl leur céder leurs droit» sur ce brevet.Pour autre- renselgnerui'Ht», adressez-vous ft MARION St MARION.1255 rus Université.Montréal.AVIS DE BREVET TOUS LF.S INTERESSES:-Sachez qu» les propriétaire» des brevet canadiens No» 353 605-354.797 et 354.814, < Et.A HOLDING S.A , cessionnaire de T eon S.M Lejeune, de Paris.France, at-¦ irdé.s les 15 octobte et, 17 décembre 193Ô •sportivement, pour "FABRICATION DF COt RROIEK.HOUSSE DK PNEU" et FABRICATION DK TISSUS ELASTIQUES" — No» 350.532 et 356 433.cession-nalre de Fernand F Schwartz, de Paris, France, nccartiés les 28 mal 1P35 et 10 mai» ‘938 pour “VERNIS OU PEINTURE A L'EAU" et "PRODUIT A VULCANISER Edmond Caron, B.A., L.S.C.-C.A.Licencié en sciences comptables Comptable agréé — Chartered Accountant Spécialiste en Impôt sur le Revenu 59 rue St-Jacoue» 159.rue Alexandre HArbour 3635 TROIS-RIVIERES MONTREAL de les cultiver, seront convaincus qu’avec raide accordée, les colons (llli k* veulent ont, au moins, de I respectivement, désireraient accorder d-s nvinoi-e «t rnl i sans uller nil- licences A de.» Indu trlels pouvant s'occu-quoi ni.ingii, ci ccia, sans .uiti ]>u tlf,r i>xploltatlon de ce» Invention* ou les les magasins.consentiraient ft leur céder leur» droit» Dans ces questions de plaintes, sur ce.» brevet*.î„o,.,,!i ,1 ,-vi : Pour attire.» remcJgnemrnts avant d» porter jugement, n csi ! y0U)l a marion & Marion féal.Mil» Thérèse Lenoir, planiste, se fer» entendre mardi soir à 10 h.25 au poste CKAC au cours du programme Pianologue.Mlle irnotr Interprétera des pièce» du repertoire populaire.Sommaire N.B.— Le» lettre* NBC, k 1* *uite dm émission», signifient: National Broadcasting Company (réseau américain); le# tèt-tree CBS (ou WABC) signifient; Columbia Broadcasting Bystet» Uésean américainl LUNDI.25 AVRIL CBF — 329.7 mètre* — 110 kilocycle* 4 0(7 Concert disque» 4 45 I*» Vol* Intérieur»* Cl*hr1*1 Oui- Canadien National pour le district d'> ii,.a,,v ,l,, ., Montréal, plusieurs maison» d'éducation prt.m 1 .(hit d alU 1 ®UX SOlUtt .Déclalités ; meuble» et matelas *ur commande ainsi que réparations.Estimés gratuits sur demande 3886 Henri-lulien - Tél.BE.1700 Coriolan" au Séminaire de Joliette Les cours de prospection Sachez nu» les propriétaires des brevets I canadiens Nos 301.346 et 322 900."MON-TRCATINI" 8OCIETA GENERALE PB R L'INDUSTRIA mineraria bid aorico-1 T,\, cessionnaire de Giacomo Fnuser.de i Novara.Italie, accordé» les 21 Juin 1930 céder adrassez-1255 ru* Compagnie ^Assurance surlaVie Saubetjarbe MONTREAL Narcisse Ducharme President VOLUME XXIX — No 95 PAGE FEMlNih là mant Oirecrnce: Germaine BERNIER Propos d'éducation Faut-il punir Tenfant coupable ?La question des sanctions se pose à l’éducation comme un probiè-me complexe, dont la solution ne s improvise pas.11 est trop facile de s’en remettre a la routine et de distribuer à tort et à travers taloches et réprimandes sous prétexte que tous les parents agissent ainsi et qu’il n’est pas d’autre moyen d’être obéi.De tous temps, les parents qui ont pris au sérieux leur rôle d’éducateur ont raisonné autrement et je suis sûre que vous n’avez pas attendu que je vous y invite pour méditer sur l’exercice de votre rôle de justicier.Et sans doute vous êtes-vous posé tout d’abord la question essentielle: pourquoi faut-il punir?Vous le savez bien, on punit parfois inconsidérément, par nervosité, par impatience, par respect humain — et c’est toujours à tort: un bon éducateur ne doit jamais se départir de son calme.Mais lorsque vous punissez à bon escient, quel but vous proposez-vous?Le seul qui soit éducatif: l’amendement du coupable; et cela implique la connaissance du caractère de l’enfant à corriger et des résultats que provoquent en_ lui les diverses sanctions.Cette étude faite il vous reste à apprécier la nature et l’étendue de chaque faute pour savoir dans quelle mesure elle est punissable.En principe on ne devrait châtier que les fautes volontaires ou tout au moins conscientes, en attachant une importance beaucoup plus grande aux fautes morales qu’aux fautes matérielles.Est-ce bien ainsi que vous procédez?Trop souvent, jugeant à notre point de vue de grandes personnes, nous sommes tentés de proportionner la sanction à l’importance des dégâts: contrairement à toute justice, n’avez-vous jamais été tentée de punir le bris, par étourderie, d’une potiche coûteuse, plus sévèrement qu’un mensonge conscient?Les enfants, avec leur sens profond de la justice, en décident autrement: iis acceptent la punition dans la mesure où ils se reconnaissent coupables; et comment leur faire croire, sans fausser dangereusement leur sens moral, qu’une maladresse soit plus grave qu’un mensonge?Il semble que les fautes matérielles ne doivent attirer qu’un reproche et, si elles se répètent, une sanction appropriée: à l’enfant qui déchire ses livres ne convient-il pas de retirer au moins les plus beaux?à celui qui s’est servi de ses ciseaux pour découper son tablier, le plus simple n’est-il pas de confisquer les ciseaux?et si un jeune turbulent ne peut se retenir de grimper sur les fauteuils du salon, au péril de leur soie délicate, pourquoi ne pas lui interdire tout simplement l’accès de la pièce?Autrement graves sont les fautes morales, révélatrices d’un défaut de caractère ou d’un vice naissant.Encore faut-il être bien sûr que l’enfant a mal agi sciemment: à vous d’apprécier s’il a compris ce que l’acte que vous lui reprochez avait de répréhensible.Avant le plein épanouissement de la conscience morale, il serait dangereux de brutaliser le jeune caractère en formation par des sanctions trop dures ou trop fréquentes: à cet âge, il convient d’éveiller la conscience cl d’amener l’enfant, de lui-même, à se mieux conduire.Si l’on est oblige de sévir, la sanction la plus efficace csl généralement l’isolement momentané du coupable.En face d’une grosse colère, si un calme absolu ne suffit pas à rétablir J’équilibre, un châti ment corporel mesuré et administré sans nervosité, suivi ou non de l’envoi au lit, a presque toujours le meilleur résultat.A mesure que J’cnfant grandit et que s’augmente sa responsabilité, les châtiments corporels deviennent de plus en plus dangereux, au point que l’idéal serait de ne plus les appliquer à partir du plein éveil de la conscience.Les seules sanctions qui soient encore permises sont celles qui se présentent comme le juste châtiment et l’expiation nécessaire d’une faute reconnue.Ces sanctions doivent être proportionnées à la faute, justes et de nature à faire réfléchir le coupable et à le corriger.IJ est difficile de dire quelles sont les meilleures sanctions: tout dépend du caractère de l’enfant et de la façon dont il réagit.Mais il est^ essentiel que la sanction n’en-traine jamais de révolte ni de repliement sur soi-même: la preuve qu’une punition est bjfcn choisie et bien adaptée, c’est qo’elle est acceptée par le coupable comme une conséquence désagréable mais nécessaire de la faute.Pour obtenir ce résultat il importe que la sanction ne prenne jamais l’allure d’une vengeance, mais qu’elle dépasse l’éducateur lui-même, simple exécuteur d’une loi supérieure et inéluctable.Aussi, quelle que soit la punition choisie, contrainte, travail, isolement, il faut l’annoncer avec un calme absolu, veiller à sa stricte exécution et n’en plus parler.Enfin, aussi grave qu’ait pu être la faute, veillez à ne jamais décourager l’enfant.Souvenez-vous que le châtiment n’a pas pour but de l’humilier.mais au contraire d’augmenter en lui le sentiment de sa dignité et de l’amener à exiger de lui toujours davantage.Pour celte raison, faites-vous une règle de ne jamais imposer une humiliation publique sans un motif tout à fait exceptionnel; même comme .sanction de l’orgueil c’est une arme si difficile à manier qu’il est presque toujours préférable de ne s’en point servir.Pour résumer, les sanctions, pour être nécessaires, n’en sont pas moins d’une application délicate.Le mieux est de punir rarement, avec un grand esprit de justice, en s’efforçant de n’éveiller chez le coupable que le regret de sa faute et le désir de s’en corriger.Un candidat malheureux Casimir Delavigne échoua une première fois en posant sa candida-lure à l’Académie française; ce fut Mgr Frayssinous, évêque d’Her-mopolis in partibus, qui fut élu.Quelques années plus lard, il échoua encore conlre l’archevêque de Paris.A une vacance suivante, ses amis insistaient pour qu’il présentât encore sa candidature.—Non.répondit l’auteur de la Mort de Jeanne d'Arc et des Enfants d’Edouard, la troisième fois on m’opposerait sans doule le Pape.Il finit cependant par devenir académicien.Bons mots SEANCE DE SPIRITISME Le médium: L’esorit de votre chère disparue veut vous parler.Le mari: Dites-lui qu’elle n’aura pas un sou.ENTRE AMIS —Ma femme a rêvé la nuit dernière qu’elle était mariée à un millionnaire.—Vous èles chanceux! La mienne pense cela en plein jour!.S* comme VALEUR SUPÉRIEURE.PROTÈGE LA SANTÉ ELLES AUSSI PEUVENT ETRE CHARMANTES r '4 V -h Lo vie protique i La prévoyance dans l’entretien du linge — /.es raccommodages préventifs.— ' Dans certaines maisons, on pousse [ le souci du bon entretien à ce point ! qu’on raccommode avant que ce ^ soit nécessaire: certaines maîtres-! ses de maison “renforcent” les i chaussette* neuves au talon et a la pointe.Celle méthode ne vaut que si le travail est parfaitement fait.Qu’un des fils ainsi ajoutés “tire’’ un peu, ! lout le travail de la chaussette se j portera au bout de ce fil pour faire ! un accroc.Inconsciente, la ménagé- j te malhabile se dira peut-être: i “Cela cède justement là ou j'ai rcs- ' sé de renforcer, j’aurais dû aller | plus loin!’’ Les boutons consolidés.— Quand on achète du linge ou des vêtements tout faits, les boutons ne sont jamais cousus solidement.En les consolidant avant l’usage, on fera un travail utile et on évitera les réassortiments difficiles.Les petits soufflets.— Les chemises d’hommes bon marché ne comportent pas de “soufflets” à l’extrémité de la couture des côtés et elles s’arrachent dès que les pans se trouvent un peu fortement écartés.De même, les emmanchures ne sont pas toujours assez amples pour laisser aux mouvements toute leur liberté, il s’ensuit souvent de redoutables catastrophes.Les ménagères soigneuses les préviendront en posant elles-mêmes les “soufflets” nécessaires.Les "clairs”.— Certaines ménagères reprisent avant le trou là où le tissu est clair.Cette précaution sera utile: lo si elles vont assez loin pour rattacher la partie usée à une partie plus solide; 2o si elles laissent à la fin de chaque ligne de reprise une bouclette de laine ou de coton pour compenser le rétrécissement au lavage de leur fil de reprise.S’il s’agit d’un fond de culotte, elles feront ce travail à l’envers, en appliquant en même temps une épaisseur de tissu assorti.De cette façon, elles éviteront Je plus souvent de mettre une pièce beaucoup plus apparente.La protection des bas de pantalon.— Les bas de pantalon sont très vite élimés, alors que le reste du vêlement demeure excellent, parce qu’ils frottent énormément.Pour éviter ce frottement, on fixe à l'arrière une tresse de crin spécialement vendue pour cet usage et qui dépasse légèrement.On ne la voit pas ou si peu.mais c’est elle qui s’use et il est plus facile de la remplacer que de mettre un faux ourlet au pantalon.EATON Matelas Simmons A SOLDER Seulement' 100 Ordinairement 21.50 à 29.50 Spécial mardi 15 .95 Un surplus de coutil a permis à Simmons de faire ces matelas renommés à peu de frais.TOUS SONT A RESSORTS moelleusement rembourrés de feutre ae coton.Beau coutil de coton damassé.Dimensions régulières pour les premiers clients.Literie ru septième.•o'T.EATON C?, DE MONTREAL LIMITED A l'Oeuvre de la Soupe La partie de cartes de mercredi, le 27 avril, à 2 h.20, dans les salons du club Canadien, 428 Sherbrooke est, sera sous la présidence de Mme Wilfrid Duquette et de Mlle Rolande Dorais.Invitation incessante est faite a toutes les dames et jeunes filles de s’y rendre.Pour tous renseignements, appeler Ha.5076.Partie de cartes Le médecin au foyer Les petits méfaits du printemps Voici une délicieuse el fraîche description de (ieorge Sand, d’une “matinée de printemps”: “La matinée est délicieuse; Pair est rempli du parfum des jeunes pommiers.Les prairies, rapidement inclinées sous mes pieds, se déroulent, là-bas avec mollesse: elles étendent dans le vallon leur lapis vert que blanchit encore la rosée glacée du matin.Les arbres qui pressent les rives de l’Indre dessinent sur les prés des méandres d'un vert éclatant que le soleil commence à dorer au faite.“On vient d’ouvrir l’écluse de la rivière.” .l’arrête là, à regret, la citation; car mon rôle n’est pas de vous faire savourer de belles pages litlc-raires.Il est plutôt de vous rappeler que, pour bien goûter les charmes du renouveau, il faut être ayant tout en bonne santé, car le ciel pur, le réveil embaumé des violettes et le doux sourire des choses importent peu à ceux qui souffrent.Pour ceux qui sont sainement constitués, l’acidité, le mordant, la sauvage emprise du printemps, leur donne du ton, réveille dans le fond de leur organisme les cellules endormies par l’hiver.Mais il y a les frêles, les chétifs, les délicats cl pour eux tout est aquilon.Lest l’époque où l’on voit apparaître les douleurs musculaires ou articulaires, qui sont liées à la grande famille de l’arlhritismc.L’est la saison des angines, bronchites, catarrhes des voies respiratoires.Des coliques intestinales par refroidissement.Des embarras gas triques.Des courbatures, des lassitudes, sans raisons apparentes Sans compter de ces boutons désolants qui déparent les plus jolis visages.Ne pas trop se couvrir, pour ne pas transpirer, et ne pas se découvrir sont les conditions primordiales pour la sauvegarde de la saute.Ensuite il faut travailler la peau — ce second poumon — par l'hydro- thérapie chaude quolidienne, les frictions et les promenades.Dès que le soleil, ce grand rénovateur de la nature, fait risette, allez prendre l’air.Fuyez la vie recluse, la sédentarité.Restreignez-vous du point de vue alimentaire.On sait que l’esto-mac remplit les fonctions d’un veritable poêle; les aliments qui s’y réunissent sont des combustibles.Ils s’y brûlent pour servir à l’en-tretien de notre vie.Or.autant l’hiver il est nécessaire de bien manger pour suffire à la combustion qui se fait dans notre organisme, autant dans une Saison plus de-mente les aliments doivent être restreints, parce que celte combustion étant moins vive, il y a excès de combustible dans noire corps.D’où troubles gastriques qui retentissent sur la peau, par des bourgeonne-menls, épanouissements et exubérances, qui n’ont rien de poétique Si vous avez quelques névralgies musculaires, ou articulaires, trai-tcz-les par des applications chaudes, par des tisanes, dont voici une bonne formule: mélange à parties égales de feuilles de mélisse, feuilles de cassis, feuilles d’arénaria rubra (ou sahline d’Algérie), feuilles de sauge, fleurs de souci).Pour une cure, quatre lasses à café d’infusion par jour pendant une semaine.Se reposer huit jours et reprendre l’infusion une semaine à nouveau.Les douleurs intestinales devront être traitées également par la chaleur (bouillottes chaudes).Un grog fort peut être utile.Dans certains cas les tisanes sont salutaires: tisanes composées de saheairc, vigne-rouge, pavot, hysope, mélisse, menthe.On ne peut pas parler du printemps sans parler des purgatifs et des dépuratifs.Je ne suis guère partisan ni des uns ni des autres.Pour satisfaire certaines personnes friandes de dépuratifs pendanl cette saison, voici la formule de la plupart de ceux qui se targuent de vous filtrer vos humeurs, comme on fillrc l’eau polluée: mélange ¦) parties égales de hardanc, de racine de réglisse, d’écorce d’orange, de douce-amère, de gentiane, de racines de salsepareille.Les acnci- Ecole ménagère provinciale A l’Ecole ménagère provinciale, 491, rue Sherbrooke est, mardi, 29 avril, à 2 h démonstration culinaire d’un menu de ré-’ valllon; MELON GLACE PUNCH AUX FRUITS SALADE AU POULET ET A L'AN AN AB PETITS PAINS CROUSTILLANTS TARTELETTES AUX AMANDES CREME GLACEE MERINGUEE, Alaska Pie Mardi soir, à 8 h, Inauguration d'un cours de quatre leçons sur le Droit usuel, per Mlle Henri Bourque, avocate.La premiere leçon sera sur "Les contrats de mariage .Le public est Invité.Les bonnes recettes * Pour connaître la qualité d’un beurre et sa pureté, il faut en met* tre un morceau dans une poêle, H doit fondre en grésillant.S’il a trop d'eau, son grésillement est semblable, mais il projette de tous côtés 1* beurre fondu.* * * Si vous voulez avoir un biftecl bien assaisonné, il faut le saler ei le poivrer avant de le faire cuire, Pour le rendre plus tendre, il faul le griller après l’avoir trempé légèrement dans l'huile d’olive.* Ÿ * Bifteck à la viennoise.— Prendra de la viande hachée, la saler et la poivrer, lui ajouter un oignon el une échalote finement hachés.Mé< langer bien le lout, en faire un bifteck et après l’avoir l'avoir fariné, le faire cuire à la poêle dans de l’huile d'olive et un peu de beurre.Faire cuire à part des oignons finement coupés, les faire blondil et leur ajouter ensuite un peu de jus de viande.Laisser cuire un quart d’heure et couvrir le bifteck avec cette garniture.à Saint-Laurent Boas 1» pi-éjildcnce d'honneur de Mm» E.-L.Patenaude.aura Heu le mercredi 27 avril, à 2 h.30, au pensionnat Notre-Dame des Anges, la partie de cartes au bénéfice de l'Hôpital Notre-Dame de l'Espérance à Saint-Laurent.On remarque parmi les personnes qui y assisteront: Mmes W.-R.Bulloch, Vital Mallette.Victor Marchand, Edouard Gohler.Philemon Cousineau, Hector Cousineau 1 -A.Julien, P.-H, DuTremblay.J.A -E.¦ s Albert DeLortmler, Guy LaMothe.Barsalou, Charles Hudon, Emile b.i Raoul DeLorimter, Ernest Gariépy.Mlles Rose Oranger.L.Raymond, May Fortkt Fernande Martineau.Corine Truteau.D.Lecavaher Marie Lenoir, B.Chencvert.An-nette Corbell.Lucille Boudrlas, V.DN carie, Jeanne Corbell, Madeleine Dalmé, F.Deaiaurlars Mme» A Bonnier, Théo.Damphousse, N.Pigeon.M.Trudeau, L -A.Dumesnll, H Mallette Raoul Laurin, D.Gagnon, E L’Abbée.Charles Décary, Donat Paquette, J.-O Mousseau, A.Wo.-1e, R.Lefebvre.H.Longtin, Albert Décary, Arthur Bernier, Hercule Lemire.J -Alex.Dldnne, V.-E Lambert, J.-A.Marquis, Orner Pilon, Dorai», H Brunet, Camille Eourqve, Mme Welr.Albert Bélanger.Jo-sepr Lapointe.Beaudoin Bonneau, Henri I-apoInte, Camille Gratlon, H Girard Georges Cousineau.J Roland, Joseph Rouleau, Charles LePaüleur, L Qaiand.R Duhamel, Gadoury, Jean Betz.Paul Bourgeois, Eugène Lafontaine.H.Leduc.I.Labrcsse.J-A.Bourbonnais, F.Lalon.de.Chevrier, Raoul Nolseux, F.-S.Descar-rlcs.P-S Vlau.J.Beaudry, R.Paquette, J.-C Desautels.Walter Goyau, Olivier de Guise.Alfred Rochon, Hercule Oécary.Albert Lecavaller.F.Larhière, J -A.Charet-t.e, Charles Leduc, Arthur Desleurlers.Arthur Berthiaume.Jean Dion.J -W Lavi-gne, J.C.Descary, Prieur.E -H Descary, Rosaire Gratton Reml Deslaurlers.J.-P.Desmarcha!*.Eugène Lemieux.Gaudron T.Mlgneron.Edouard Gohler, L.-F.Wesln-tatner Raoul Groulx.G-E.Fortin, Hermes Rooltallle.A.St-Auhin.Victor Lacroix.O Jasmin, Emile Castonguay Alfred Jasmin.Maurice Panneton, Adrien Brunet.Ml'es Imelda Groulx.Orazlelle ;)c-carie, J.Leduc, E.Lecavaller.C.ValMan-court.M.-A.Tassé, A.Ethler R Gratton Fernande RobltalUc Madeleine St-Aubiu, P Crevler.Juliette Descary, Mm-s Gascon.Roberge.René Lecavaller, J -C.Cha-bonneau, Paul d'Aragon, Georges Burdette, Jean-Louis Décarie, Girard Charbon-neau.Théodore Vlau Lucien Desblou:-.Emile Ruffo.Léopold Dcmers Raoul Oro-thé.Phllémon Cousineau.Paul Guild heault.Beaudln.Ludger Boyer.Albert Bover.Ernest B-nolt.Reml Gohler, Er-neat Clément.Mlles Marie-Jeanne De.-laurler», Estelle Dérarle.Simonne Deaîau.rlers.Fleurette clément.Mmes J-A St Germain.G.Marceau, J.-A.Valois, J.-E Rlnfret.De nombreux nrix de présence seront donnés et un goûter sera servi Pour renseignements.s'adresser & Mme Joseph Gou-geon, et Mme Léo Gohler, à Saint-Laurent qties en tout cas pourront en tirer I quelques bénéfices.Et voilà ce que j’avais à dire des maladies du printemps.fin il* iimWiilfiiMlllliHÙM -¦WillüWWIIIIIIIill i BfWW Will» NETTOYAGE D’UN TON PLUS CLAIR ! Un nettoyage sûr, délicat- et cependant complet donne à vos garnitures de fenêtres un réel “ton plus clair”.Tel qu’illustré ci-dessus, les rideaux sont finis sur des métiers qui leur gardent leur» dimensions exactes et évitent les coins roulés ou étirés.RIDEAUX Rideaux de tulle ou de dentelle, unis, nettoyés et finla 9 lo perfection, 60c la paire.Approximativement 2‘a vg» par 48 pouces.EPARGNEZ DE L’ARGENT quand vous DEMENAGEREZ Pourquoi ne pa» envoyer vas garnitures chez De-chaux.avant de déménager, et vous les faire | livrer fralrhes et propres PRIX SPECIAUX TAPIÇ battus et traités à la va- 1//-s» ' r'3 peur, le pied carré I 7*0 TAPIS ceGoj'és, k partir, le pied Am partir.le pied carré, de *•1» TAPIS superbement teints, à d fl et partir, le nled carré, de I UC CHESTERFIELD, mobilier de 3 * 4| Ij morceaux I W* nettoyé.CHESTERFIELD nettoyé *6' FAUTEUIL CAPITONNE *3 toré W • (Pour très -randes dimensions, prix un peu plus élevé).-~^k.Feuilleton du “Devoir Le Monsieur d} * A L A a cote ITpar Andrée VERTIOL ^ •ù.(Suite) Assis dans sa chambre aux men-Mes vieillots, le jlune peintre pense, non sans émétion.à cette installation de fortune à laquelle Martial avait tenu l\ présider lui-même! Certes, il le montra bon ami durant la lonfeue intimité de ces t la lonbi: labiés vnnai Inoubliables vndances, sa fidèle camaraderie ne fi’était pas démentie .in seul instant: pcuf-êlrc avait-il deviné la souffrance de son cousin; se gardant bien de la railler, il en avait eu pitié, sans doute!.,.Genévrier amoureux c’était sinon risible, du moins tdtovahlct Il chercha, sa lampe à peine allumée, la dernière lellrc du jeune éditeur; assez brève, celle-ci n’était guère révélatrice: il se remettait au travail, son oncle refusait de s'en aller en villégiature, témoignant une grande joie de le revoir, ne se lassait pas de lui faire conter les péripéties de son séjour en Corrèze; naturellement,Nil en venait à nommer Sabine, cela non sans une sorte d'amertume qui décelait rien moins que de l’indifférence: Il s’informait de la santé de Mme de Lhaucour! et de la date à laquelle ces dames rentreraient à Paris; il désirait anvsi revoir Mme Nvking pour lui rapporter des livres emportes par mégardc, "Vraiment, une distraction facile à réparer, songeait Alain, ne pouvait-il envoyer les volumes d’Ibsen par la poste, avec scs excuses!.Evidemment il profitait de ce prétexte pour renouer des relations qu’il n'avait plus le désir de rompre.” Sans doule la belle Sabine conli-ruiait à l’intéresser; il ne lui déplaisait pas d’aller voir les ravages qu’il avait la pouvoir d’exercer sur ce coeur rebelle el fier.Se sentant devenir malveillant, Alain éprouva du remords: Allons, allons, il fallait se remettre au travail, terminer ses études, ses croquis de la cascade; bientôt, lui.aussi s’éloignerait à son four.Il voulait, avait de rentrer, revoir les bords de la Loire et la riche couronne nue font, au fleuve somnolent, les châteaux royaux ou princiers de la vieille France.Il regagnerait Paris pour le Salon d'mi-fomne et se déciderait peut-être, dans la suite, à faire cette cure d'all i hide dont von séjour en Cor- rèze avait été le prélude.En attendant, seul en face de la sauvage Vczèrc, en ce site évocateur de souvenirs charmants, le pcinlre, repris par son art, essaya d’oublier lout ce qui n'étall pas les merveilles farouches ou gracieuses de la nature; scs pinceaux l'absorbèrent! Il ne fut plus qu’un artiste de talent.Halte bienfaisante d’où il puiserait de nouvelles forces pour reprendre sa pauvre vie.là où il l'avait laissée, mon Dieu, avant ce séjour néfaste qui lui avait révélé qu’il possédait un coeur.Son hôtesse, au retour, le félicita de sa bonne mine; il ne la contredit pas el, dans un grand calme apparent, partagea son temps entre Saint-Léonard et Asprc-les-Bi uyc-rcs, où l'amitié accueillante de Mme de Valbrun lui fit connaître encore quelques douceurs.Il ne prolongea pourtant pas son séjour, ne s’éternisa point en Touraine et fut a Paris avant l’ouverture du Salon.Dès le premier soir il dînait chez les Arrode.Il v arriva d'assez bonne heure et trouva Martial seul dans son studio.contre lequel il ne fulminait plus, l’air soucieux, absorbé.Les deux amis commencèrenl par parler de choses indifférentes, mais le jeune éditeur, le premier, enlama le suiet qu’ils brûlaient d’absorber l’un et l’autre.—J'ai été hier à Neuilly, déclara-t-il.j’ai trouvé Madame Nvking seule; d’ailleurs, c'était elle que j’allais voir; Mme de I.haucourt n’élail pas visible, et la belle Sabine prenait des notes à la bibliothèque nationale.Non sans complaisance il loua la beauté de la vieille demeure de plaisance bâtie par un Dalveyre.président à mortier.La jeune romancière en occupait le premier étage où l’on accédait par un escalier de marbre de Languedoc.avec une curieuse rampe de fer forgé.La pièce où la Suédoise l’avait reçu était le cabinet de Iravail de la romancière, après avoir été celui de son père et de son aïeul.Aussi, rien de mièvre, ni même de très gai.dans cet inlérirur plu tôt confortable: toutefois des roses à profusion, sur la cheminée, la table de travail, des roses d’arrière-saison un peu languissantes, merveilleusement arrangées dans des vases de Bohême et une urne d’argent.Par exemple, un mobilier plein de caractère, de beaux fauteuils j Louis XIH, recouverts de tapisse-! ries de Beauvais: une immense bi-! bliolbèque à treillage losange ta-| pissait en parlieHa vaste pièce avec ; de belles reliures anciennes el modernes.Arrodi'-Morri inlcrrompit la con-| versalion des deux amis.Le vieillard leur apparut un peu ! plus cassé, mais pourtant beau tou-i jours et aussi alerle dans sa con-j versalion el ses remarques; on le | sentait joyeux d'avoir retrouvé son ] jeune parent; il plaisanta Alain sur ; son séjour prolongé dans le béguin-| âge de Saint-Léonard, et ses visi-i les aux pierres druidiques dont la i fonlaine pouvait élre assimilée à ! une eau de Jouvence.‘ — J’irai faire une cure, moi aus- si, l'an prochain, s’écrira-t-il, voui inc revenez tous deux avec des mines scandaleuses, dont je suis jaloux.Puis il questionna les jeunes geni sur cette bonne Mme de Valbrun, i laquelle il se faisait un devoir di rendre justice; aucun machiavélisme dans son attitude vis-à-vis di Martial, très amusante aussi l’anecdote de la petite Fiainmctte et sud tout de son Lérigoois, qu'il ne tint qu'aux Parisiens de voir abandonné.— Oh! mon cousin, parlez ai singulier, votre serviteur était bie* incapable de .— Allons-donr! allons doncl rétorqua le jeune éditeur, en riant! ose donc dire que tu n'étais pas II coqueluche de ces dames! Alain haussa les ('•pailles et trouva une diversion dans le récit dé la légende du chevalier inconnu qu’il dit d’une charmante façon.(A suivre) C« Journal est imprime au no IM ni Notre-Dam* ait.à Montréal, par TZaprl mari* Populalrt (à raaponaabtut» lUnltMj édltrlc* propriétaire — Geortna VMKUM ¦f^eeteor-aérunt N •• J LE DEVOIR, MON I RtAL.LUNDI 2b AVRIL 1*38 L’horizon acadien de 1938 Cours du R.F.Bernard, de l'Université de Montréal Voici Vessenliel d’un récent cours du F.F.Bernard, donné, sous les auspices de la Faculté des Lettres de l'Université: En 1938, trois rents ans après la fondation définitive d’une Acadie française au pays de Port-Royal, le peuple acadien survit encore à ses malheurs et à sa dispersion.Cette survivance française et catholique attire l’attention et provoque l’admiration du Souverain Pontife lui-même.Dans un récent décret, promulgué par l’archevêque de Moncton le 25 mars dernier, S.S.l’Assomption dans les villes minières de Sydney et Glace Bay.Malgré ces maigres ressources nationales, le sentiment français reste très vivace chez les Acadiens du Cap-Breton.Les 18.000 Acadiens de la baie Sainte-Marie possèdent outre la vie paroissiale, le collège classique de la Pomte*dc-l’Eglise, fondé par les Eudistes en 1890.l'n hebdomadaire bilingue, le Petit Courrier, a vu le jour à Yarmouth en 1937.Ce groupe acadien envoie à Ottawa son sénateur.M.Robichaud, et son dé- En Faveur de la construction en bois Pie XI daigne s’adresser person-j puté^M.Pottier.Un député-ministre, Tellement au “très fidèle peuple acadien”.Il le loue d’avoir courageusement et fidèlement conservé intact l’héritage très précieux de la foi catholique des ancêtres, au milieu des adversités et parmi tant d’âpres vicissitudes des temps passés”.Il souligne aussi sa vive dévotion à Notre-Dame de l’Assomption, à qui le roi Louis XIII consacra la France en 1638.Dorénavant, de par la volonté du Souverain Pontife, tous les Acadiens, “en quelque qu’ils soient”, pourront invoquer Notre-Dame de l’Assomption comme leur Patronne céleste.Ce témoignage de haute estime, venu du Vatican et de la bouche de Pie XI, honore le peuple acadien M.Comcau, le représente à Ha fax.Le président actuel de la Société nationale de l’Assomption, M.Francois Comeau, habite Halifax où il dirige les travaux d’un Cercle acadien.Et pourtant, dans son ensemble, la vie nationale îles 57,000 Acadiens de la Nouvelle-Ecosse (plus de 20,-000 sont dispersés entre la baie I Sainte-Marie et le Cap-Breton) est lieu » exposée à de graves dangers.L’école publique reste pauvre en français.et toute la vie française de la péninsule garde la marque de cette pauvreté originelle.En Nouvelle-Ecosse comme dans les autres îlots de survivance française en Améri- tout entier, depuis les golfe Saint-Laurent jusqu'aux bayous de la Louisiane.11 l’anoblit, il marque son histoire du sceau de la vaillance chrétienne.Puisque le Pape daigne s’adresser au “très fidèle peuple acadien”, puisqu'il évoque son douloureux passé et sa longue fidélité à la Foi, que les frères d’Evangêlinc ne craignent pas de verser dans un particularisme excessif en continuant, malgré certains murmures, de s’appeler Acadiens! En 1938, pendant que de patients constructeurs travaillent au rassemblement des forces françaises éparses dans l’Amérique du Nord, les 225,000 Acadiens semés sur les rivages de l'Est canadien réagissent à leur manière contre la menace d'anglicisation ou d’américanisation.Plus ou moins munis ou démunis — des instruments et | des ressources nécessaires, ils s’ef-1 forcent de conserver, d’accroître I si possible, l’héritage de vie fran- ' raise légué par les proscrits del 1755.Dans la petite île du Prince-Edouard, 13,000 Acadiens vivent à petit bruit, sans hautes ambitions nationales.Dépourvus des moyens | de progrès que constituent ailleurs les collèges et les journaux français, ces insulaires, ces pionniers de la g’èhc cherchent flans une sic paroissiale encore agissante un minimum d’énergie nécessaire à leur survie française.Conditions précaires.avouons-le.Puisse le dé vouement de quelaues chefs, accru de la générosité de quelques collègues québécois, préparer à ce groupe très méritant l’élite dont il éprouve un pressant besoin! Puisse M.Henri Blanchard, animateur de la vie française dans Plie du Prince-Edouard, voir ses efforts couronnés de succès! En Nouvelle-Ecosse, deux principaux groupes acadiens prolongent une tradition séculaire: à la baie Seinle-Marie et dans l'île du Cap-Breton.Les 18,000 Acadiens du Cap-Breton s’appuient sur la vie paroissiale dans la région de Ché-ticamp, Grand-Etang et Margaree; sur la seule Société mutuelle de (hljque du Nord, s’applique une vieille rivages un > ., , - vente morale: Qui navuncc pas, rc- ! rule.C’est au Nouveau-Brunswick (pie l’horizon acadien de 1938 s'éclaire des meilleures espérances.C’est laux fieux pasteurs de Moncton et | de Chatham, “sous la juridiction desquels se trouve la plus grande partie du neuplc acadien”, que Pie XI vient d’adresser son mémorable décret.En Acadie comme dans le reste du Canada français, le spirituel conditionne le progrès général du pays.La rréalion d'une province ecclésinslique au Nouveau-Brunswick.sous l'autorité de S.E.Mgr Melanson.est le gage assuré des futurs succès acadiens dans celle région où s'exerce l’action catholique du Inïeat.lelb' que voulue el recommandée par Pie XL D’autres facteurs appuient nos.espérances: une population nca-1 dicnne de 150.0110 âmes, en crois-! sauce continue; l’oeuvre rayon-i liante de deux collèges classiques, : Memranu’ook et Balhurst; l’influen- ; ce grandissante de trois journaux' français; la solide organisation de la | Société mutuelle fie l’Assomption, dont le siège est à Moncton: la fondation récente d’une Soeiélé d’édu-i cation du Nouveau-Brunswick, des-! linéc à améliorer renseignement I I primaire; et le zèle d'un clergé do-j jeilc à la voix de deux évêques véné ! rés.Le Nouveau-Brunswick voit j grandir son élite acadienne.La qualité s’ajoute peu à peu à la quan- i lilé rl devienl un facteur de prn-, grès dans tous les domaines.Après trois siècles de vie dangereuse.et au milieu même dr la plus sombre catastrophe le peuple | acadien a conservé sa foi catholi-i j que et ses traditions françaises.Depuis une dizaine d’années, il manifeste plus vigoureusement sa volonté dr survivanee, son désir d'une vie nationale plus accentuée, à base de ciillure française.Canadiens français, saebez-lui gré de cet effort ! Gnrdez-lui le précieux appoint fie votre fraternelle sympathie.Aujourd’hui comme il y a trois siècles, l’Acadie demeure le premier bastion français do l’Est canadien.Les industries chimiques Mort de Me au Canada J.-A.Molleur M.Joseph-Avi i Molleur.avocat, est mort samedi, chez lui.Né à Pi-ke-Hivcr, comté de Missisquoi, le défunt était le fils de M.Alfred Molleur.Il fit ses humanités au collège de Sle-Marie-dc-Monnoir et sa philosophie au séminaire fie St-Sulpice.Il étudia le droit à l’Université île Montréal.Au eours de sa carrière, il fit partie des études Molleur et Brosseau.Molleur, Ross et Charness, et il était au moment de sa mort l'associé de Me Antonio Allard.substitut du procureur général.Me Molleur s’élail surtout intéressé à l’etude des questions de corporations rurales après ht mise en vigueur du ('ode municipal.Membre de la Société Saint-.lean-Bap'.is-1c.Me Molleur fut.pendant de longues années, le président de la section Saint-Stanislas de celle société.Lui survivent: sa femme, née Alice Brosseau; cinq enfants: Me Edmond Molleur, avocat, pratiquant à Montréal; Roger, agronome, et Gaston: deux filles: Lucille et Juliette.Me Molleur laisse aussi deux soeurs et un frère.Paris.25 (p'.C.-Hava.s).— C’est dans les provinces fie Québec et d’Ontario que se trouvent les usines les plus importantes de l’industrie chimiaue canadienne, constate les Nouvelles de la chimie, organe mensuel de l’important centre fie recherches et de documentation qu’est la maison de la chimie de Paris.Ce journal publie une longue dude sur les industries chimiques du Lanada et lout en constatant que cette importante branche de l'aeti-j vite du Dominion est encore très 1 jWhCt il indique qu’elle est appe- ; lée au plus grand avenir.Passant en revue les divers centres de l'indus-j trie chimique canadienne, il men- j lionne particulièrement les usines groupées autour des chutes del Shawinigan et celle de Trail, en Go-, lombie canadienne.“Le Canada, ajoute également les Nouvelles de la chimie, posséderait les deux plus grands fours à ciment du monde, ayant respectivement 465 et 415 pieds de longupeur.” Il note enfin 1 accroissement du nombre des ingénieurs chimistes, des mines et électriciens, tandis que celui des ingénieurs mécaniciens décroît.Nouveau conseil Plus de 1,500 droveurs dans de TA.G.E.U.M.le bassin du Saint-Maurice Les Trois-Rivières, 25 (D.N.C.L j —On estime que plus de 1,50(1 “dm’ | veurs” seront sous peu au travail | dans le bassin du St-Maurice; 125,-900 cordes de bois descendront h cours du St-Maurice, pour les mou-uns a papier qui s’échelonnent de ! La Tuque aux Trois-Rivières.La “drave se fera cette année sur les rivières Trenche, Vermillon.Bu-ban.Najoua et St-Maurice.Les compagnies qui ont fait couper ce bois sont: la Brown Corporation à La i tique, la Consolidated Paper pour ses moulins de Grand’Mèrc, Shawi nigan et Trois-Rivières; Vlnterna-tional Paper pour sa grande usine des I rois-Rivières et son moulin à scie.La SI, Lawrence Paper ne coupe pas de bois dans le St-Maurice.Elle s'approvisionne à Baie Trinité cl dans la voilée de la Chaudière.Ce bois en conduit aux Trois-Rivières en barge.L'International Paper fait aussi venir du bois de la Côte-Nord et de la Côte-Sud.Germoine Lubin ¦ chantera à Bayreuth Berlin.— Au Festival de Bav-reuth, du 24 juillet au 19 août, Germaine Lubin, de l’Opéra -National de Paris, chantera In partie de Kim-dry dans Parsifal.Cost la première fnia qu'une Française prend part au célébré festival wagnerien.Voici les résultats des élections à l'Association générale des etudiants de l’Université tic Montréal (A.G.E.U.M.): Président: Daniel Johnson, élu dianl en droit; vice-président: Roland Cloutier, étudiant en médecine; secrétaire: Léopold Bergeron, étudiant en pharmacie; trésorier: Jacques Jolin, étudiant en art dentaire; représentant de Polytechnique: André Dufresne; représentant des etudiants en droit: Jean Filion; représentant d'optométrie: Jean-Paul Marchand: représentant en sciences: Jean-Benoit Maillé; aviseur: L,-Albert Lefebvre.( Université de Montréal Faculté de médecine — Soutenance de thèse pour l'agrégation en histologie et embryologie Le mardi.26 avril, à 8 h.30 du | soir, dans la salle des promotions (numéro 214), le docteur Wilbrod Bonin soutiendra une thèse pdirr j l’agrégation en histologie et en embryologie.Le professeurs de l'Université el les élèves sont instamment priés de favoriser de leur présence celle manifestai ion intéressante de noire vie médico-scientifique.Le public rsl également invité à être présent à celte soutenance.M.Alfred Legendre, technicien-propagandiste du Ministère des Terres et Forêts de la province de Québec à Montréal, nous fait tenir cette anecdote qui ne manque pas d’originalité, et qu’il a racontée ccs jours-ci au cours d’une conférence récente devant un groupe de syndicalistes catholiques.Les amis fervents de la cause du bois ont sans doute constaté assez souvent la mauvaise publicité qu’on fait autour du bois lorsque nos journaux donnent des comptes rendus des incendies: “Une maison en bois est détruite par les flammes”, “Celte construction était en bois”, etc.Pour une fois, nous sommes bien vengés.On présente actuellement au cinéma Palace un film intitulé "In Old Chicana'', dépeignant Chicago aux jours d'antan et dramatisant la conflagration qui dévasta cette ville des temps modernes.On y ra-conle que ce fut la vache célèbre fie Madame O’Leary qui mit le feu.Vers la fin fie cet incident dramatique, l’auteur du scénario a trouvé le moyen de faire dire à madame O’Leary cette phrase publicitaire: “C’était une ville en bois et maintenant, elle est en cendres; mais, fie ces cendres renaîtra une grande ville d’acier”.Si cette publicité graluile est de la propagande pour ceux oui cherchent à promouvoir la vrnle de l’acier, il ne nous reste qu’à nous incliner.Drôle de coïncidence toutefois, lorsque ce film fut présenté à Chicago, un journal local de celte ville, la Tribune, publiait en même temps que la revue de Old Chi-raiio, une nouvelle intitulée: "La maison en acier d'Adlai Stevenson entièrement détruite par les flammes'', Le journal raconte que la maison avait été construite entièrement en acier préfabriqué (prefabricated), qu’elle était considérée comme la plus grande du genre cl qu’on l’avait annoncée à l’épreuve du feu.Le coût en avait été de 822,000.00.Chose extraordinaire, les bâtiments adjacents à cette maison d'acier à l’épreuve du feu.comprenant des hangars et des étables en bois, n'avaient pas été affectés en l’incendie! Madame Stevenson est l'épouse du petit-fils d’un vice-président fies Etats-Unis lors du second terme de Grover Cleverland: c'est dire quelle appartient à une famille des plus en vue de Chicago.A cause de ses idées et de sa tendance ultra-moderne quant à la construction d'habitations à l'épreuve du feu en acier, elle a perdu lors de ce déplorable incendie un inontanf lolal (te $40,000.00.Celui qui signale ce fait se demande s’il ne serait pas possible d’informer l’ombre de madame 0 Learv qu’une conflagration peut se déclarer dans une maison d’acier, même sans l’aide d’une vache ~ et une les vaches, dans une étable en bqis.adjacente à une maison d’acier “entièrement à l’épreuve du feu”, sont parfaitement en securité de nos jours, surtout avec les services à incendies modernes comme nous en avons partout aux Etats-Unis et au Canada.I ne édition subséquente de la Chi-cago Tribune annonçait mie Mme Stevenson était heureuse d’apprendre à tous la survie d'un vieux chene qui.tout près de sa maison, n a pas élc détruit par l’incendie destructeur de sa maison d’acier: et que son cheval favori, qu’elle avait fait sortir de l’étable en bois lors du feu.par mesure de précaution, avait eu le bon instinct de courir se réfugier dans une écurie voisine “en bois”.Il avait frappé la porte de sa tête jusqu'à ce que le garçon d'écurie lui eût ouvert et il se reposait en toute sécurité pendant qu’on le cherchait par toute la region! (C'eût été probablement trop que de demander au reporter qui a cent cet article de profiter de l'occasion pour faire au bois une publicité favorable).lout le inonde sait ou'un cheval, dans son instinct, a du bon sens; aq on déjà entendu parler d’un cheval qui serait allé se frapper la lole contre une “porte d’acier”, meme afin de s'assurer un refuge?On serait presque induit à croire qur le cheval favori de Mme .Sie-venson avait calculé d’avance ce qu'il ferait si la maison d’acier “à 1 épreuve du feu” de sa maîtresse “venait à brûler”.L'on doit louer tout de même la tribune de Chicago d'avoir presque inconsciemment fait une belle propagande à la construction en brus cl.au bon sens instinctif du cheval de Mme Stevenson.Le caporal Chamberlain l es Trois-Rivières.25.(D.N.C ) Le caporal Edouard-Arnoïd < liambcrlam, de la Police moulée, partira dans quelques jours pour Montreal, ou il occupera le poste (te çnef du bureau des narcotiques et des recherches secrètes.Depuis trois ans il élait aux Trois-Rivières clirf du bureau de district de la Police federalr.Le constable A.-C.Delco le remplacera aux Trois-Rivières.Le caporal Chamberlain entra dans la police montée en 1929.Il devint rapo-.r,n T” 1932.Avant de venir aux i rois* H mores on 193"» il fit du servi-ce a Montreal.Laeolle, Amos, Québec cl en Ontario et dans l’Ouest.Au cours des deux dernières années.il fit une guerre sans merci aux contrebandiers d’aleool dans Ionie la région et réussit à faire envoyer en prison une douzaine de membres > *h tin tlo d « *) - s>:: ?° Sas V S 3 K an Domest.368,497 (2) 3.94 3.02 Comm, .65,401 Indust., 11,830 Munie.591 force mot.éclair, rues Trans.3.80 2.83 87.53 0.401 L74 0.595’ 0.49 3.58(3) 2.50 0.80 Totaux .448,691 (1) 100.00 0.628 Répartition des abonnés el des recettes du service domestique.Moyen, par abonné 4 e i c O O $ Urbain 315,507 686 $19.29 2.81 Rural 36,728 4,19 20.82 4.74 Fermiers 17,262 291 18.36 6.30 Totaux 368,497 643 19.40 3.1)2 (1) Ce total comprend des abonnés non inclus flans la classification.(2) Il manque environ 5,600 abonnés sur lesquels nos renseignements sont incomplets.(3) Ce montant couvre une bonne part dés frais d’entretien du matériel pour l’éclairage des rues.Remarque: Les réseaux municipalises ne tombent pas sous la juridiction de la régie; ils sont donc ignorés dans ces tableaux.Le Congrès de la Langue française Un article de M.Gaillard de Cham-pris dans le "Temps'' — L'auteur signale le livre de l'abbé Savard.' Menaud, maître-draveur'' Paris, 23 (P.C.-Havas) — “Les assises de l’âme française en plein continent anglo-saxon”, c’est ainsi que le Congrès de la Langue française qui sc jint en juin dernier à Québec est défini par le professeur Henri Gaillard de Champris dans une lettre ouverte au Tçmps.“Cet événement capital, écrit notamment l’ancien maître de l’Uni versité de Québec, ne fut pas seulement un congrès de grammairiens et de littérateurs mais bien un congrès national où les Canadiens français firent un large examen de leur conscience, ils essayèrent dp définir leur personnalité .spirituelle, ils cherchèrent les moyens de la maintenir, de la développer et conclurent par fies résolutions qui ne furent pas seulement des résolutions verbales, aussi vaines que sonores.Ayant daii'-leur vieille capitale convoqué tou; ceux qui, d’un océan à l’autre et de (îaspé au golfe tin Mexique, se réclament avec eux de la même origine, de la même tradition, ils ont tenu les assises de l’âme française en plein continent anglo-saxon* Les Français d’Amérique certes, et donc des Français autres que nous, entendent pourtant ne laisser rien perdre de la civilisation implantée là-bas par nos communs ancêtres.Et c’est pourquoi, voulant que l’action succède aux discours, ils ont créé un comité permanent qui entretiendra le zèle et secondera les efforts des Franco-Ontariens, fies Franco-Américains et des Acadiens.A leur résolution de défendre la culture et la tratiition françaises.nous ne pouvions demeurer indifférents.Quant à l’opportunité d’un grand prix littéraire affecté spécialement aux écrivains étrangers de langue française, qui pourrait en douter, alors que vient de paraître au Canada même un ouvrage digne rie retenir une particulière attention: Menaud, maître draveur, lui conférant une incontestable grandeur.On peut dès maintenant signaler à qui de droit le nom de l’auteur de ce livre remarquable: l’abbé Félix Antoine Savard”.Pour le monument aux sinistrés de St-Hyacinthe T* eamoagn* de souscrlntton *e poursuit activement h St-Hvaclnthe et, parmi les seize amicales.Toutes les personnes oui voudraient manifester leur sympathie aux familles éprouvées, par une offrande, sont priées de l’adresser au Rév.Fr.Lucius, 08 rue Laframbolse.St-Hvacinthe.ou aux solliciteurs bénévoles munis d une carte d'identité.Un reçu officie] est remis au souscripteur dans tous les eas.L'objectif à atteindre est de $5.000 La moitié du montant est souscrit.La cam-| nagne se terminera le 30 avril.Société StJecn-Baptiste de Montréal ; ORDRE OU .TOUR ET REUNIONS DE I.\ SEMAINE Le Conseil général prie les sections de bien vouloir mettre à l’ordre du Jour des assemblées les questions suivantes: 1.Cueillette des livres, revues, brochures, disques et gramophones usagés dans lea paroisses: 2.Fondation de bibliothèques scolaires, Juvéniles et paroissiales: 3.Enquête sur la petite Industrie à terminer; LAnraster 3053-4418 # Direction: DAUNA1S-GOULEI < > 50 m "f n S CilUmPiPBRiS 2e sem.I MET MT LOVE AGAIN — Histoire d'une leune fille qui rslette l'amour d’un Jeune étudiant de la Nouvelle-Angleterre, pour suivre un autre amour.Elle regrettera ce mauvais choix pour revenir er ulte au Jeune étudiant.Vedettes: Alan I Marshall.Dame Ma» Whlttv Henry Fonda.Joan Bennett Pour tous MANNEQUIN — Voir "Corona ”."R«x" - FRANÇOIS 1er — Comédle-bouff».Hla-tolre d’un employé dé théâtre forain qui rftv» le» grands rôles.Production: Cala-my.Interprètes: Fernandel.Monn Goya.Rlguault.Mthalfsco.Oénln.Alice TUsot.Pour adultes UN SCANDALE AUX GALERIES.- Comédie Robert Fargerles file du directeur de» Galleries Parisienne», revient d'Amérique.Il entre dans le magasin, découvre la Jolie vendeuse Yvett.lui conte fleurette et devant Tattltud de la Jeun* fille se fait passer pour un gangster redoutable Le père Fargerles d'autre part, ne tient pas ft ce que sa fiancée Laurence «ache qu'il a un fl!» de 25 an», ce qui serait avouer son ftge Grâce ft la complicité du gerant des Galeries, le n&ïl Latlla.Far gerle» se trouve bientôt engagé ainsi que ! Robert, dans une série de quiproquo» dnut i l'Issue ne sera poaslble qu’en rétablissant i :a vérité.Alora, Robert époueera Yvett* et Fargerles épousera Laurence.Intarurê- S tes: Pierre Larquey.Roland Toutain, Clau j deM ay, Félix Oudart.Joasellne Gael "Riolto" LOVE 18 A HEADACHE — Comédie Un Journaliste tente de briser la carrière théfttrale d'une de ses amies en critiquant ! vertement ses rôles Cette dernière nrend ft sa charge deux enfants laissé* eéuls au monde Iæ Icurneltete rente de la «épurer de ce» enfant», mal» tous deux sort accusés d'avoir enlevé ces enfants Tout I s'arrangera et le Journaliste >nou»era Tac- j trice.Interprètes Pranebot Tone Grace ; Georee Unur srtultes THE DAD MAN OF BRIMSTONE - Voir I "Amnerst”.^jeAnactui G RAVE Y Jim MiRANDA ^*0** tmm" ^ MENSONGE uE NINA PETROVNA "LES CONQUETES DE CESAR" Aujour- d’hui Tî-rr'.JuRF'i \irMiiev m U GRIFFE It OU HASARDÉ E.; ; ; «««Ahm «jpi* aDAMEtLE MMIEII WPIBfW CHftktis vxun Horaire: 10 h 3 h.50.12 h 43.3 h.6 h.08.'Saint-Denis" Toronto, 25 (C.P.) — Le peintre John-W.-L.Forster, doyen des pnr- j traitintcs canadiens a succombé.I aujourd’hui, aux blessures rm’il ,tK £R,FrE Dr hasahd — Film noii-avait reçues irndi dornipr inre Ser ± Oieorges Darrols.Jeune homme cn-J, 1 iv .(‘l(T,nier» lors detté est ft la merci dun de se* créancier», dun accident d automobile.jCeux-ct ne sont en réalité qu'une bande F.e distingué peintre était Allé de i'1*' louc*lts individu» nul profitent d* leur, R5 an» i situation pour compromettre Georges et | JJilaser peser eut lui un grave aoupçon dc i Sanctifions le dimanche j dima AUTRICHE, MA PATRIE par KURT VON SCHUSCHNICC, ancien chancelier d Autriche TRADUIT DE L'ALLEMAND La malheursuie Autriche s diiparu de la carte de l'Europe.Depuis 1918, l'Autriche n’était que le fantôme de l'Empire d'avanf-guerre.Ce que fut le calvaire de es courageux pays dont l'originalité est unique, dont le trésor historique et culturel ne saurait être remplacé, le champion de l’indépendance autrichienne, le successeur de Dollfuss.l'homme qui resists jusqu'au bout aux entreprises du Reich, le dernier chancelier, von Schuschnigg, devant la grandeur d'âme duquel le monde entier s'inclift*, nous le revoie en des pages volontairement sobres et objectives.Lorsque ce livre fut écrit, le chancelier von Schuschnigg pouvait croire, malgré les innombrables difficultés qu'il avait à vaincre, au triomphe dc la cause de la liberté.Aussi son récit, fervente profession de foi autrichienne.rcnd-il un son particuliérement douloureux apres la tragédie qui vient de se dérouler.Le Chancelier n’a pas voulu écrire des mémoires, il a simplement voulu montrer ce qu'était la nouvelle Autriche, le sens de sa mission et sa place dans le monde.“Dreimal OEstcrreieh'': “Trois Autriche'', tel est le titre sous lequel l'ouvrage a paru en langue allemande.Il mérite une explication.La premiere Autriche cat cells d'avant le catastrophique demambrement de 1918.La seconde est celle de la démocratie parlementaire qui eut le bonheur dc trouver en Mgr Seipel l'homme qui la sortit du chaos, releva scs forces cconomiquts, sut ressusciter la vis su milieu des ruines et prouva, aux yeux de l'étranger, qu* l'Autriche nouvelle pouvait vivre.La troisième fut celle dt Dollfuis.qui offrit sa vie pour l'indépendance de sa patrie.Le chancelier von Schuschnigg donne sur les tragiques événements de juillet 1934 de* détails inédits cl particuliérement saisissants.Successeur de Dollfuss.le chancelier von Schuschnigg.s'appuyant sur le Front Patriotique, dut sc battre sans relâche con:re les ennemis de l'extérieur.Il est poignant de revivre, dans son récit, les luttes qu'eut à soutenir cct homme sent faiblesse.Hélas! scs efforts turent vains! “Autriche, ma Patrit'’ est un livra simple et grand.C'est la livre du patriote qui est conscient de la grandeur de sa patrie et qui veut la sauver.Quels remord» n'éveillera-t-il pas dans les consciences françaises d'avoir laissé mourir l'Autriche ! Volume in-8 avec un portrait, 285 pages.Au comptoir ou par la poste $1.00.SERVICE DE LIBRAIRIE DU 'DEVOIR '.430 Notre-Dame est, Montréal. LE DEVOIR.MONTREAL LUNDI 25 AVRIL 1938 VOLUME XXIX — No 95 Marché des oeufs et de la volaille Les obligations Bourse de Montréal MarcYié des vivres Nouvelles Raisons Sociales Los sociétés ot compognios récemment enregistrées Pintlar & Co.Bernard Pinsler, 1805 rue Ste-Catherine ouest.Strand Cigar Stor*.Aaron Wolman.9M ouest, rue Ste-Catherine.Mond’t Cut Rate Drug Store, Jack Bond, 355 Ave Bernard ouest.René Lacroix Enrg., 5052 rue St-Lau-rent, Georges Courey.Wolf Bialik & Co.Wolf Bialik.National Freight Lines Enrg.5927 rue Maiarin.Mile Hectorine Giroux.McLean's Cocoa Mills Limited, 1008 rue Côté, Edward McLean.Les nouvelles en raccourci La Bourse (P.A.et P.C.) — Les aciers>et les automobiles ont glissé ce matin ô Woll Street, tandis que les utilités et les ferroviaires ont accusé une assez bonne tenue.Le morché était inactif por moments au cours de io matinée.Les reculs ont varié de quelques fractions de point à un point environ.* H- Les cours ont fluctué légèrement en Bourse locale.La tendance était à la baisse.Tandis que International Nickel glissoit d'un point, avançait un peu.C.P.R.a glissé de tord ot Can.3-8 et Nat.Steel Cor de 14.Les papiers n'étaient pas en demande, tandis que les titres de construction ont peu fluctué.Les rendements ACTIONS OROIN.UBES : Dlv.Agnew isurpau .Aahoc.Brew.BeldiDX Conlcelta Hel; Tel.B.A.on .B.C.Power "A" .îlulld.Prod."A" Can.& U.Sugar Malt.Nor.Pow., Vinegars .Broniso ___ Cclancye .Cottons Bridge Cnn.Can.Can.Can.Can.Can Dotn.Can.Foreign Inv., Can Ueu blbUl Can.Indu.'jt."B" Can vv e^t't.gnouaa Crown Corlt .Dont.Bridge .Uom Ula.'v."A” V- ^ ^ Imperial Oil .Imp.Tobanro .Induat.Accept."A” Inter.Coal .lilt.Nickel .lilt.Pete .Jamaica Pub.Serv.l.aiira Secord C.S.60 .80 «00 800 1.00 JOO 2.00 1.50 1.50 1.20 1 20 1.50 1.00 4 00 1.20 1.60 (i.UU 7.00 •3.00 1.00 1 20 5 00 5.00 5.00 1.00 .50 .40 1 60 fi.OO 2 00 1 .50 1.75 3.00 Associated T.& T.I/Associaled Telephone & Telephone C.o.rapporte pour l’année close le 31 (iéeenibre 1937 des re-retle.s brutes de $l,()t)t),4.50 à rapprocher de $1,‘249,53‘2 en 193(i, soit line augincnialiun de $410,918 du recoilvrenienl des inlérêls et des dividendes.Les dépenses et les taxées ont absorbé $210.090 de sorte que les recelles nettes s’élèvent il $1,443,800; cela est égal à 2.14 fois les intérêts sur la dette consolidée et le.s antres intérêts.L'année précédente, les receUcs nettes disponibles pour les intérêts étaient de $l,0.')3.(»r)4.Gompic tenu de toutes les dépenses le solde disponible i>piir les dividendes se traduit (lar .$,500,873 comparativeinenl Huiiuiger .ce: (adombie canadienne.>!2,727,-} nudaoii B.iy .ilinO; Alberta, .$1,(93.099; Saskalrb(>-.‘wan.$715.900; Manitoba.$l,6»3,000; : .Metntyre .V.'.;.Oninrio, $16,035.000; Onélicc, .$9,-| Maca.» .i .tâO.OOu; Xonvcau-nninsw iek, $858,- ' :000; Nonvelle-I'icossc, $1,(73.000; ) (le dn Prinre-Ldouard, .$90,000; Terfre-Nenve, $301.000, (!cs chiffres sont compilés par le l.ifc Insurance r?es(’arcb Hiirean et publiés par la Lanadian Life In-jsiirance Officers .Vssoeiation.picki(' Crow .Pioneer B C.Si.acoe ¦•Sylvanite G.M.Teck Hughea Wr.Hargreave.» 3 00 1 iO 4 00 .30 65 3 75 .60 400 2 00 .20 3.25 .40 .40 .20 .20 ¦ tn .40 59''4 160 162 19/-i 203 301 177 104 1103,4 134 66 9.5 307 105 103 100 102 100 157 70^4 17 148 143'4 .55 95 7.5 130 14S 90 6 95 41 14514 100 :25 94’4 23 lois 105 104 61 145 18 125 108 25S 57 54 6 fJ’i 2-1 •¦'IS 40 460 58 4 70 3.10 2.16 3.20 4 80 7S Le marché des oeufs esl demeuré .soutenu, I.es offres d’arrivages courants sont pci* nombreuses mais suffisantes uour les besoins immédiats (le la consommation.Il y a eu très peu des auDrOvisionneinenls entreposés jusqu’ici pour les besoins futurs, en raison de la bonne demande de consommation qui existe acluellenient.Quelques wagons destinés à l’entreposage ont été reçus dc l’Ouest et de points de I'OR-tario, mais le.s commercants hésitent à SC porter aeqiiérciirs aux prix actuels: d’autre part, les offres sont rares ct les coles très fermes.On a vendu des wagons d’oeufs des provinces des Prairies, emballés pour l’entreposage, comme suit: catégorie gros 23c.inovens 21 *•:-22c.catégorie H 20',vî-21c, catégorie C 19-1 !)••>.livrés.f-cs expéditions triées en (aisses grutniles se vendent sur place aux cours suivants: catégorie gros 22'L‘-23c, moyens 21'•.•-22e, poulettes 201'.', catégorie B 2tl','j-21r, caté-goric (l 19'i.On cote le.s oeufs de l’Ontario, emballés pour l’entreposage, aux prix suivants: catégorie gros 2.'ic, moyens 22, catégorie U 21.catégorie C 19Vj-20.Les grossistes font les coles suivantes aux prod ne ten r.s cl aux ex-pcditciirs dc cauipagae pour les oeufs non triés, livrés, caisses renvoyées : cîdcgorie A gros 21-22, moyens 20-21 catégorie B 19-20, catégorie C 17-18c.Les prix de gros aux détaillants sont comme suit; catégorie A gros 4jq!25c.moyens 24, catégorie B 22-23, 6 96;' catégorie i'-i 1958 C.N.R.4>.i'ô 1957 .IC.N.R.4 ¦
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