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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 11 avril 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-04-11, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 11 avril 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER VOLUME XXIX — No 84 -—„ — „ , 3.TROIS SOUS LE NUMERO' ABONNEMENTS PAR LA POSH EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Il se fera quelque chose en 1942 ! L'initiative de la "Société des Ecrivains" — Un exemple qui pourra servir Le fonds ne manque point, il reste à le mettre en oeuvre Il se fera tout de même quelque chose pour le Troi-aième Centenaire de Montréal, — et beaucoup plus, vraisemblablement, qu’on ne pourrait être porté à le croire aujourd’hui.Des énergies s’éveillent dont nous n'avions pas encore entendu parler, mais qui promettent de s’affirmer puissamment.Saluons l’appel que vient d’adresser à ses membres la Société des Ecrivains.Celle-ci tiendra son prochain congrès à Montreal dans les premiers jours de juin, le 3, le 4 et le 5.Elle a senti qu’il lui appartenait de prendre dans les manifestations de 1942 un rôle de premier plan, et qu’il n’était pas trop tôt pour s’y préparer.Elle proposera donc à ses membres l’étude d’un programme dont voici les grandes lignes: a) le théâtre (choeur parlé, drame historique, pantomime .etc.) ; b) les défilés (événements à commémorer) ; c) panorama du livre (histoire du livre à Montréal); d) conférences en public et à la T.S.F.); e) épuration du français administratif); i) publicité; g) études pour revues, livres, etc.: h) préparation de la jeunesse écolière à ces fêtes.On voit que le plan est vaste, que sa réalisation devrait non seulement coopérer au succès des fêtes, mais aider fortement à les préparer.* Ÿ * Car il y faut une longue, une abondante préparation,— une préparation des esprits surtout, et pas seulement dans le monde écolier.C’est la condition de tout le reste.Il se passe de ce temps-ci aux Trois-Rivières quelque chose dont nous pourrions faire notre profit.La région ; est en train de redécouvrir son passé, lié, comme l’on sait, aux plus lointaines origines de la Nouvelle-France.Et, I comme l’on se propose de commémorer à Shawinigan le souvenir de Jacques Buteux, l’abbé Albert Tessier raconte i à la radio le prodigieux voyage accompli dans la vallée du Saint-Maurice, et jusqu’aux sources du Fleuve noir, par le grand missionnaire jésuite.Ces causeries sont reproduites par le Nouvelliste.Il faut espérer qu’elles seront réunies en volume.Elles offriront au public de tout le Canada une lecture extrêmement émouvante.Il y a dans cette course à travers un pays neuf, • accidenté, dans des conditions très difficiles, de quoi susciter toutes les admirations.A moins d’avoir lu les textes sur lesquels l’abbé Tessier fonde son récit, on ne saurait s’imaginer ce qu’il en coûta au grand missionnaire pour réaliser cette course à la conquête des âmes.| Or, des récits de ce genre, combien n’en pourrait pas fournir Thistoire de Montréal, — l'histoire de sa fondation, de sa très large expansion, de son rayonnement! * * * II suffit d’ouvrir un livre d’histoire pour être presque ébloui par la richesse qu'offre cette matière.Pour les gens du métier, ce serait un jeu de préparer une série de causeries qui commanderaient l’attention, non seulement du public montréalais, mais de tous ceux qui portent quelque intérêt à l'histoire de l’Amérique.Les Montréalistes, comme, on disait jadis, ont porté un peu partout leurs pas.Ecclésiastiques ou laïques, on retrouve leurs traces sur tous les points du continent.Un homme comme d’Iberville a marque de son empreinte, à la fois, les régions glacées de la Baie d'Hudson et le pays ensoleillé de la Louisiane.Et combien d’autrés dont Montréal pourrait justement s’enorgueillir, et que ses habitants, pour la plupart, ne connaissent point! ¥ Ÿ Ÿ Oh! ce n'est pas le fonds qui manque.La richesse est abondante, extrêmement abondante, indéfiniment variée.Elle sollicite toutes les curiosités, toutes les admirations.Il ne reste qu’à l’ouvrer, qu’à la faire connaître du grand public.C'est la besogne à laquelle veut s’employer la Société des Ecrivains.Nous l’cn félicitons de tout coeur.Nous souhaitons que son exemple soit un peu partout suivi.Ne se trouvera-t-il pas, par exemple, un groupement de spécialistes pour esquisser un programme musical?De même chez les peintres, chez les sculpteurs, des hommes d’initiative n’indiqueront-ils pas ce qu’il y aurait à faire, s’ils n’en peuvent eux-mêmes assurer la réalisation?N’entrcprcndra-t-on pas aussi de préparer une large rétrospective d’histoire montréalaise?Les éléments sont là, tout prêts.* * ¥ On nous laisse de temps à autre prévoir la fondation d’un comité général des fêtes.qui n’apparaît pas vite.Si ce comité finit par sortir du rêve, scs membres seront enchantés de pareilles initiatives.S’il se fait indéfiniment attendre, les autres pourront tout de même mettre sur pied quelque chose qui rappelle aux Montréalais, — et à leurs concitoyens — que cette ville a une histoire.¥ ¥ ¥ L’important, c’cst que des hommes de bonne volonté se mettent à la besogne, qu'on ne puisse répéter le mot que disait tout récemment un journaliste de langue anglaise: Les Canadiens de langue française n'ont pas l’air de se soucier beaucoup du fait que leur ville aura bientôt trois cents ans.Car pareil dédain, outre qu’il s’allierait à la plus noire ingratitude, ne nous relèverait aux yeux de personne.Orner HEROUX àens et choses Partir! ; “J’ai découvert que tout le ntal-lieur des hommes vient d’une seule riwse, qui est de ne savoir pas de-nearer en repos dans une cham->re”.Vous ave: reconnu?C’esl 'hiscal qui s’exprime ainsi au mi-ieu de ses profondes pensées rl )robablement en un instant de noi-•c mélancolie.Que dirail-il, le cher homme, de-’ant la fringale des voyages dont ont possédés nos contemporains?'.es agences sont si convaincantes, eurs méthodes de publicité telle-nent fantastiques, elles niellent à ions décrire les pays où elles veu-ent nous transporter un ici souri le faire plus beau que nature qu'il •st bien impossible d’y résister mire ment qu’en sondant avec regret ¦•¦¦e vide de sa bourse.Et Pascal lui-néme serait peut-être le premier r quitter la chambre où il voulait nfermer tes hommes de son temps hour voter sur un “clipper” mo-1 terne vers les horizons plus dorés \le l’Orient, les brumes romanti-nies de VAngleterre on de l’Ecos-•|e, les jeunes et grouillantes Amériques, à moivs que ce ne soit vers es bleus et froids glaciers polaires, ar aujourd’hui bien rares sont les égions que l’on ne puisse atteindre avec aisance et rapidité.Ah! bien sûr, partir, r/ui s’y reuserait dans les conditions qu’on tous promet devoir être si idéales?’ai devant moi un de ces dépliants, ’êritable fête pour les yeux.On ' songé à tout.Outre l assurance me le ciel d’Italie n’a pas changé, ni’il est toujours de cette couleur i ndéfinissablc que pas un voyageur t’a pu encore nous dépeindre avec exactitude, qu’il faut en somme aller contempler pour soi-même, ou-.re les oranges "d’or” que j’y polirai cueillir, outre les musées, les i rionnments historiques deve-innt plus précieux à force d’an-lées, que dis-je, de siècles, que je wiirrai visiter, outre enfin ionics es auréoles dont on pare avec tant , ïe talent ces lieux communs du oyage et dont on fait luire les indiques beautés, l’on m’assure du onfort et de la vitesse, une ut-enlinn de tous les instants, une éenrité totale.Je serai surveillé, nés bagages seront gardés avec lotlicitude: peine inutile, ils sont Jcjà assurés contre le vol.les in-1 endies.Toute cette protection n’est vendue avec mon billet.En-ore un peu et Ton me garantirait état de grâce et le beau fixe du iel pour la durée de la pèrègrina-ion.Cela viendra, vous verrez.Ceci st pour Tltalle.On met autant ’e luxe dans la propagande faite iitonr d’autres lieux aussi célèbres.\ Vcsl que le tourisme est une fort randc industrie.Elle repose tout ntière sur la satisfaction d’une des dus grandes faiblesses humaines: )n curiosité.L’ambition de voir et ''entendre cr que tes Américains ppellent “That something differ-nt”, T)e là vient l'explication de es trains aux multiples voitures, t'e res autocars bondés de voya-\ leurs que Ton trimbale à travers 's villes un peu populeuses, de es navires de plus en pins s pâteux qui fendent les finis de leurs \ puissantes étraves.• Donnes aux humains plus de L’organisation du congrès conservateur d’Ottawa On y a pourvu il y a quelques heures — Il y aura 1,500 délégués — Il s'agit d'un nouveau programme et d'une nouvelle orientation D'aucuns veulent tendre la main au groupe canadien-francais Ottawa, 11.— Voici le parti conservateur plus que jamais décidé à redevenir uu fadeur important dans la politique canadienne.Après l’écrasement de 1935 — qu’on avait cru décisif — le parti se ressaisit, refait ses cadres, rappelle les dissi-denls, invite tous ceux qui de près ou tie loin ont des attacnes à l’ancienne foi.On note un désir général d’oublier les divergences, les heurts, les gros propos du passé, lout cc qui.en un mot, a provoqué l'affaiblissement du groupe et sa défaite le 14 octobre 1935.Le départ de M.Bennett, au lieu de désoricn-ler les conservateurs, leur donne un nouveau désir de survivre, de se sentir les coudes, de regrouper les unités éparses et de se présenter devant l’électeur avec un programme nouveau.C’est l’impression qui se dégage des séances d'étude et d’organisa-lion qu’une quarantaine de conservateurs ont tenues samedi à Ottawa.Nous avons eu de brefs entretiens avec M.Maurice Dupré, M.C.-N.Horion, ancien député de Québcc-Montmorency, el M.Georges Iléon, député d’Argenteuil.Tous trois nous ont fail part de leur confiance absolue dans la possibilité de remettre sur pied une puissante organisation et de préparer un programme qui conviendra à l’électeur.Hés après le congrès national du parti — congrès qui sc tiendra ici même les 5, fi et 7 juillet, ainsi qu’on l’a décidé samedi — le parti aura pris un regain de vie et il sera prêt à la bataille.Les séances du congrès national se tiendront au Colisée, sur les terrains de l’Exposition.Les délégués de Québec Les délégués de la province de Québec aux séances d’etude de sa-midi étaient les suivants: Mmes F.-X.-A.Giroux et Leslie Hodges; MM.Maurice Dupré.Georges Heon.W.-A.Walsh, Cnarles-N.Dorion, W.-W.Lynch (Sherbrooke), S.-A.Baulnc et Antonio Drolet.On notait aussi la présence, parmi les délégués de moyens, plus de facilité encore, si possible, de se mouvoir; vous constaterez alors que les crépuscules et les couchants qu’ils disent pourtant aimer chez eux ne leur suffiront plus.Et ce ne sera plus dans leur chambre, qu'il faudra souhaiter les trouver tic temps à autre, comme le voulait Pascal, mats en dedans des frontières de leur propre paus.Maurice HU0T l’Ontario, de M.le Dr Raymond Morand, de Windsor, ancien vice*pré-sident des Communes.Tous étaient satisfaits des décisions prises par les délégués.Le congrès national, ont-ils dit, suivra à peu près le même programme que celui de 1937 à Winnipeg.On ne changera prati-qement rien ;'i l'ordre des séances, des comités, etc.Mais il va sans dire mie le programme politique subira des modifications qui tiendronl compte des besoins nouveaux.Samedi on a abordé très superficiellement la question de doctrine.Présidents «t directeurs Quaire points principaux ressortissent des conférences de samedi: 1—On a nommé deux présidents et deux secrétaires conjoints du comité national du congrès.Les présidents sont M.Maurice Dupré et M.1.-11.MacNicol, député fédéral de Toronlo-Davenport; les deux secrétaires, M.Georges Iléon rl M.Gordon Graydon, député fédéral de Pecl.On vent ainsi faire reconnaître le principe du bilinguisme intégral dans la réorganisation du parti.2.—On a pris des mesures spéciales pour permettre à la jeunesse et à l'élément féminin de prendre une part dominante dans les affaires du parti.Oit désire ainsi faire disparaître certains griefs, dont quelques-uns fort légitimes.Les membres du parti feront tout leur possible pour embrigader la jeunesse.L'Union nationale du Québec 3.—On a pris des mesures également pour offrir aux membres de l’Union nationale du Québec d’être délégués au congrès national de juillet prochain.A cet effet on a approuvé une résolution permettant aux membres des Chambres provinciales nui appuient le parti conservateur fédéral de venir à Ottawa représenter leurs comtés ou l’organisation provinciale.C’est, de toute évidence, une main tendue aux membres de l’Union nationale.A remarquer qu’il ne s’agit pas d’une union entre le parti de l’Union nationale comme tel avec le parti conservateur fédéral, niais plutôt d’une participation des membres de rUnion nationale aux affaires du parti conservateur fédéral.On prétend qu’un tel arrangement rencontrerait tes vues des deux groupes, en ce qu’il permettrait aux deux de conserver leur identité propre tout en laissant ù leurs membres la liberté de coopérer étroitement.La formule cou- Une note de Londres à Genève sur l’Ethiopie (Voir en page 3) vient aux conservateurs ontariens, dit-on.Elle est beaucoup moins acceptée par les conservateurs des provinces de l’Ouest qui ne pardonnent pas à M.Duplessis d’avoir voté la loi du cadenas et qui éprouvent, de ce chef, des scrupules sérieux à traiter avec lu premier ministre du Québec, même si cela se fait en sous-main.11 reste aussi à savoir comment M.Duplessis accueillera cette offre.Invitation à M.Stevens 3—On a voulu, en outre, inviter M.H.-H.Stevens à revenir au bercail.On ne l’a pas dit ouvertement, mais plusieurs conservateurs sont sympathiques à M.Stevens et souhaitent son retour au parti conservateur.M.Stevens commande quelques centaines de mille votes, ce qui n’est pas négligeable.Aussi a-t-on passé samedi une résolution qui affirme que “tout conseiller privé (c’est-a-dire tout ancien ministre) qui appuie maintenant le parti conservateur” pourra être délégué au congrès d’Ottawa.On tiendra toutefois à ce que M.Stevens déclare que son parti de Restauration sociale n’existe plus.Reste à savoir ce qu’en pensera le principal intéressé.N’empêchc que ic geste de, la réconciliation est fait.M.Stevens peut revenir.Et il reviendra sans doute.si on accepte ses conditions.Bilinguisme 4.—De prime abord il semble qu’on veuille faire un effort considérable pour redonner aux Canadiens français une part importante dans les choses du parti.La délégation du Québec au Congrès d’Ottawa sera aussi importante, aussi nombreuse que celle de l'Ontario.Les délégués samedi dernier ont admis le principe du bilinguisme en nommant un président et un secrétaire de langue française.Nous avons appris également que voeux et résolutions des séances de samedi avaient été rédigés dans les deux langues.C’est là évidemment un point de gagné.Si la délégation du Québec a finalement voté en faveur de tenir le congrès à Ottawa, c’était avec l'arrière-pensée de fournir une délégation nombreuse.A Winnipeg, en 1927, les Canadiens français n’étaicul pas représentés p'oporlionnellc-ment à leur importance électorale.On se propose de côrnger ta situation au prochain congrès.On prétend qu’une forte délégation cana-dienne-française à Ottawa aura un effet certain sur le programme politique du parti.Il s’agit de démontrer que les Canadiens français comptent pour quelque chose et que ie programme du parti doit tenir compte de nos légitimes aspirations.1,500 délégués Enfin on a pris des dispositions pour que le congrès d’Ottawa compte 1,500 délégués ayant 1< droit de vote.Ces délégués seront les suivants: tous les membres du Conseil privé qui appuient le parti; tous les sénateurs conservateurs; tous les candidats conservateurs défaits à l’élection de 1935; tous les membres des législatures provinciales qui appuient le parti conservateur fédéral; quatre délégués de chaque comté rural, avec quatre délégués substituts n’ayant pas le droit de vote; tous les anciens lieutenants-gouverneurs conservateurs; aillant de délégués généraux que chaque province compte de comtés; les membres du comité national du congrès seront considérés comme dos délégués généraux; tes organisations de jeunesse auront neuf délégués généraux du Québec, neuf de l’Ontario et troi* de chacune des autres provinces.Quatre comités Du même coup on a constitué quatre comités generaux du congrès: comité d’organisation, comité de finance, comité de transport el comité de publicité.On n’a pas encore désigné les présidents de ces comités.On verra sous peu comment fonctionneront ccs diverses organisations.Les organisatems ont trois mois pour préparer le congrès, mais ils ne perdront pas de temps à se inetlre nu travail, il appartiendra aux députés conservateurs de faire prolonger la session jusqu’aux tout derniers jours de juin.CVst leur intention de demeurer à Ottawa jusqu’au 5 juillet, jour de l'ouverture du congrès! G’csf dire qu’ils profiteront des débats pour eritiquer les bills ministériels el se faire du capital politique.Entre temps la cabale battra son plein en faveur des candidats à la succession de M.Bennett.Il y aura phis d’une bataille intéressante! Léopold RICHER Le Rassemblement de Lafayette On sait que samedi devait avoir lieu h Lafayette, en Louisiane, un grand Rassemblement de ceux qui étudient te français dans les écoles de l’Etat.C'clnit le premier du genre.Une brève dépêche nous apprend que eette réunion a obtenu un beau succès.M.le juge Edouard Fabre-Sur-veycr, qui venait d’être fait docteur en droit par l’Université de la Louisiane, h Bâton-Rouge, représentait.à ce Rassemblement le Canada français.EN ALLEMAGNE Hitler obtient une majorité plébis* citaire sans précédent dans l’histoire du Reich L'Autriche, dont la population est d'environ 6,750,000 âmes, a donné 4,270,517 "oui" et seulement 11,263 "non" Le nouveau Reichstag comptera 820 membres, dont 71 Autrichiens BERLIN, 11 (S.P.A.) — La majorité plébiscitaire que le Reichsführer Hitler a obtenue hier est sans précédent dans l'histoire du Reich: 48,799,269 personnes ont approuvé l'annexion de l'Autriche et la liste électorale du Führer, et seulement 452,180 ont marqué leur désapprobation.Le pourcentage des "oui" s’élève à 99.0827.Au plébiscite de mars 1936, qui portait sur la remilitarisation de la Rhénanie, le pourcentage des approbations fut de 98.79.D'après des renseignemenls inofficiels, l'Autriche, dont la population est d'environ 6,750,000 âmes, a donné 4,270,517 oui et seulement 11,263 non.Le pourcentage des oui autrichiens atteint 99.75.Au total, 48,326,791 personnes ont voté hier.Le nombre des bulletins nuis ne dépasse guère 75,000.Le bruit court que par suite du succès du plébiscite d'hier le Reichsführer accordera une amnistie aux prisonniers politiques.D'autre part, il paraît qu'à Vienne certains craignent que, par suite du succès du plébiscite, il n'y ait application de rigoureuses mesures contre les partisans de l'ex-chancelier von Schuschnigg et contre l'élément juif.On sait que les Juifs ne pouvaient pas voter hier.LE NOUVEAU REICHSTAG La liste électorale contient 1,717 noms.En vertu de la loi, le Führer choisit les membres du Reichstag parmi les candidats inscrits sur la liste.Il en désigne un par 60,000 voix.Le nouveau Reichstag comptera donc 820 membres, dont 71 Autrichiens.Théoriquement, un nouveau Reichstag se réunit moins de quatre semaines après l'élection.On a déjà dit que celui qui vient d'entrer en fonction se réunirait à Vienne, le 20 de ce mois, qui sera la 49e anniversaire de naissance du Führer.Mais des personnalités nazis-tes déclarent qu'il se peut que le nouveau Reichstag ne se réunisse pas avant longtemps.LE VOYAGE D'HITLER EN ITALIE D'ici à son anniversaire, le Reichsführer sera très occupé à Berlin.Le 20, il y aura des cérémonies officielles.Son anniversaire passé, le Reichsführer irait à Berchtesgaden, pour se reposer et pour se préparer à son voyage en Italie.Il doit partir le 3 mai.Il se peut qu'il convoque le Reichstag à son retour d'Italie.Bloc-notes Le roulage lourd Dès que les grandes routes sont débarrassés de leur carapace hivernale, tous les automobilistes sont impatients de s’y élancer.Sentiment naturel puisqu’il correspond à une libération.On peut désormais aller plus loin et plus vite avec moins de danger.Les plus ardents à profiter de cette transformation de la voirie sont ceux qui y trouvent te plus profit, soit les entreprises pour le transport des marchandises ou des voyageurs.Mais ce sont les derniers à pouvoir y circuler.Les restrictions dont elles .souffrent et se plaignent existent ailleurs que dans notre province, notamment dans les Etats septentrionaux de la république voisine et dans les provinces orientales du Canada.Cependant, nulle part la roule n’est fermée au lourd roulage aussi longtemps que chez nous.Le ministre de la Voirie se rend compte de cet inconvénient et le déplore sans pouvoir y remédier.Il y a des causes qui sont dues à la force majeure et qu’on ne pourra améliorer.Ainsi l’abondance des pluies automnales et les basses températures hivernales.Le froid gèle profondément les routes détrempées el mal drainées.Au dégel, la chaussée se gondole el si ces fortes ampoules asphaltiques sont écrasées par de pesants véhicules, une voie s’ouvre à l’infiltration qui sape les assises de la roule.Il est avéré que l’on peut concevoir des chaussées mieux drainées, que celles que l’on construit inainlenant le sont davantage et qu’en réalité ta plus grande partie du réseau routier de ta province est à recommencer.Cependant, dans une circulaire qu’il vient de communiquer au public, le ministère de ta Voirie ne charge pas injustement les administrateurs du passé.On ne pouvait prévoir alors la lourdeur des voitures actuelles et, ensuite, il fallait - nous nous souvenons de ce que c’était difficile.— faire avaler au public le coût d’une voirie adéquate.Ce coût est élevé, compte tenu de la gabegie que l’électoralisme ne manque pas d’y introduire.Evidemment, cette situation est regrettable pour les exploitants comme pour les usagers des sociétés de messagerie ou de transport en commun.Mais il faut bien subordonner au souci de la bonne administration cl du bien générât l’intérêt particulier.Personne n’y trouverait son compte si les routes étaient défoncées ou en partie fermées pour réparation pendant tout l’été.Rien de plus propre à mettre les touristes en fureur et en fuite! Ce que l’on doit et ce que l’on peut espérer, c’est un mode de construction entièrement adaptée aux réalités québécoises.C’est re que doit donner un plan générai bien conçu.Aujourd’hui, du reste, l’éducalion est faite et le public comprend qu’on a les roules que l’on paye et que c’cst jeter de l’argent à l’eau ou au fossé que de construire des chaussées qui ne sont pas parfaitement drainées, où la piuie d’automne donne prise au gel de l’hiver et aux terribles ravages du degel du printemps.N’oublions pas que nous sommes ta seule province à offrir un véritable intérêt au tourisme, la seule province à leur présenter le something different qu’ils cherchent.Mais ce something different, ils le cherchent partout, ils le désirent partout, sauf dans une voirie arrié- rée, à nulle autre comparable.Et c’est ce qui a fait quo, malgré nos avantages singuliers, nous n’avons pas eu, jusqu’ici, la part de touristes qui nous revient.L.D.La France et l'Italie Paris, 11 (S.P.A.) — Dans le monde parlementaire, on dit que te gouvernement Daladier projette d’adopter tout à fait la pplilique conciliatoire de la Grande-Bretagne envers ITtalie.Il enverra un négociateur à Rome bientôt, affirme-t-on.Pour la France, comme pour In Grande-Bretagne.les questions à régler avec t’Ilalie ont surtout trait à la conquête de l’Ethiopie et à la guerre d’Espagne.Le plébiscite d'Allemagne en mer Londres, 11.(S.P.C.-Havas).— A bord du Wilhelm Gustloff, à plus de 3 milles de la côte britannique, 1,172 Allemands et 806 Autrichiens qui vivent en Grande-Bretagne ont participé au plébiscite d’hier sur l’annexion de l’Autriche et sur la liste électorale du Führer-chaneelier Hitler.Il y a eu 10 “non”.Les voleurs ont passé une dizaine d’heures à bord du navire.Après la votation, ils ont chanté et banqueté.portée aujourd’hui à Angers, comté de Papineau, où auront lieu les funérailles.Le Devoir offre ses sympathies à la famille.Le curé de La Tuque en deuil La Tuque.11 (C.P.).— Mme L.-G.Routhier, veuve du Dr L.-G.Rou-thier, est décédée à l’hôpital St-Joseph de La Tuque, à l’âge de 76 ans, après une maladie d’un mois.Elle élait la soeur de M.l’abbé Eugène Eorheil, curé de St-7.épliirin de La Tuque, et de la Mgr J.-Sylvio Eorheil.P.D.supérieur du Grand Séminaire d’Ottawa.La dépouille mortelle a été trans- Le carnet du grincheux Fort mal organisé, ce plébiscite allemand autour de l’annexion de l’Autriche.Il n'a donné que 99.08 pour cent des voix en faveur de l'annexion.Si le Führer n'eût été si mal inspiré que de chasser de son pays les Juifs, il aurait pu en appeler aux services d'un ancien organisateur de Montréal qui, dans tel quartier groupa en maints endroits jusqu'à 110 pour cent des voix.Rien que 99.08 pour cent en Allemagne?Le parti hidé-rien a grand besoin d’enthousiasme.Pour justifier la politique d’armements en 1937, des orateurs du parti libéral parlèrent dans le comté de Bonaventure et ailleurs de l'imminent péril communiste.Cette année, il paraît que le danger, c’est le fascisme.Le véritable péril, ne serait-ce plutôt l'irréflexion, l'illogisme, la crédulité?Que Radio-Canada continue de laisser vanter à la radio les prouesses plus ou moins réelles du bataillon rouge Mac-Pap en Espagne, et l'on aura droit do dire qu’il devrait plutôt s'appeler Rado-ta-Canada.* * * Selon un député voisin de Montréal* si le Canada ne s'arme au plus tôt, il sera la nouvelle Ethiopie.Que ce député craigne qu’on le traite comme un noir, c’est son affaire.L’esclavage politique n’existe-t-il pas déjà?Ses électeurs, qui ne sont pas des nègres, et qui n’ont pas peur de le devenir, verront dans tout cela, eux, moins noir que lui.¥ ¥ ¥ Les partis se cherchent des chefs.Après quoi ils se chercheront des partisans.Le Grincheux A propos d'un commentaire récent du “Devoir” Nous recevons cet avant-midi uno seconde lettre de MM.Taschereau et Fages au sujet d'un commentaire paru ici récemment, après une séance du Comité des comptes publics, à Québec, commentaire dont une partie n’aurait pas dû paraître et qui les visait, déclarent MM.Taschereau cl Fages.Voici le texte de celte seconde lettre: Québec, 9 avril 1938 L'Imprimerie Populaire, Idée 43n, rue Notre-Dame est Montréal, Qué.Messieurs, Re Taschereau et al vs l’Imprimerie Populaire, Liée.Nos clients, MM.Paul et Robert Taschereau et Cortlandt Fages, ont pris connaissance d’un entrefilet publié dans votre journal, le 8 avril dernier, dans lequel vous ne faites que reproduire notre lettre du 7 avril avec quelques lignes explicatives.Nous devons vous dire que nos clients ne peuvent pas accepter la reproduction de notre lettre comme une rectification ou une rétractation de l'article incriminé.L'article 5 de la Loi de la Presse édicte bien qu% sur réception d'un avis d’action, la journal doit se rétracter d’une manière complète et se justifier do sa bonne foi et, dans ce cas, seuls les dommages actuels et réels peuvent être réclamés.L’article du Devoir en date du 6 avril, 1938, intitulé “l’out le monda — dans un certain monde — en profilait", est faux, mensonger et libel-leux et nous devons vous aviser une dernière fois qu’à moins d’une rétractation complète et entière de la part du journal le Devoir, des procédures seront prises contre votre Compagnie sans autre avis.Vos bien dévoués, TASCHEREAU, PARENT.TASCHEREAU & CANNON En justice pour MM.Taschereau cl Fages, qui s’estiment visés par la partie du commentaire à laquelle ont Irait cette lettre-ci et la précédente (parue le 8 avril), le Devoir déclare que la partie en question, sans fondement à leur endroit, n’aurait pas dû paraître.Le Devoir regrette ccttc publication et s’en excuse. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI ¦! AVRIL 1938 VOLUME XXIX — No 84 Edouard Lacroix demande une enquête royale Le député fédéral de Beauce a répondu, hier soir, à le radio, aux accusations portées contre lui au comité des comptes publics-Il annonce qu'il ne comparaîtra pas au comité et demande plutôt une enquête devant trois juges de la Cour supérieure Quant aux accusations qui pèsent sur lui, M.Lacroix répété, d'une façon encore plus détaillée, ce qu il a déjà déclaré aux Communes — Don de $10,000 a un cure du comté de Dorchester— Il invite le premier ministre à faire photographier tous ses chèques Texte de M.Lacroix Voici le texte du discours de M.Edouard Lacroix, député de Beauce aux Communes, prononcé, hier soir, de 7 heures à 7 heures et demie, aux postes CBF et CÆCK de Radio-Canada, sous les auspices de l’Association des organisateurs libéraux de Montréal, dont M.Decelles est president et M, C.-O.Bousquet, vice-president.M.Lacroix a été présente par M.Fred-A.Monk, ancien organisateur de l’Action Libérale Nationale: M.Lacroix Portage, comlé de Beauce, oois, dit-il, provenant des terres de la Couronne.Voici ma réponse.Je declare de nouveau que dans le district du lac Portage, je n’ai jamais acheté une seule corde de bois du gouvernement de la province de Québec.Mes opérations du Lac Portage proviennent d’un achat fait par moi de la Compagnie John Breakcy Limitée, par contrat notarié passé devant Meredith, Meredith, notaires, de Québec, sous le numéro 9,124 de leurs minutes, en date du 3 aoul 1933, lequel contrat me vendait avec garantie de tout trouble, clair de toute hypothèque, de tout lien quelconque, 227,484.29 cordes de bois exportable.Ce bois était vendu clair de tout trouble, avec droit de l’exporter aux Etats-Unis, avec une clause spéciale à la page 3 dudit contrat, me permettant de me servir de l’eau dudit Lac Portage pour flotter mon bois dans l’Etat du Maine.J’ai donc acheté d’une compagnie privée du bois venant des terrains privés, exportable aux Etats-Unis.Ceci dispose, mesdames et messieurs, de la deuxième accusation de M.Duplessis.Lo troisième accusation: les camions Troisième accusation de M.Duplessis: Mes camions.M.Duplessis m’accuse de ne pas avoir payé de Mesdames, Messieurs, Mes chers amis de la Beauce, J’étais à Ottawa, ces jours derniers.à accomplir modestement mes fonctions de député de la Beau-, ce.Soudain, on qttire mon atten-1 lion jiir une série d’accusations à mon adresse contenues dans les journaux de cette province.Qui pourrait bien m’attaquer ainsi.Nous ne sommes plus en périodes électorales.Mesdames, messieurs, c était tout simplement l’hon.Maurice Le No-blet Duplessis, député des Trois-Hi-vières et premier ministre du Quebec, l’homme dont les actes sont à base de charité, à base de coopération et à base de toul ce que vous voudrez, l’honime, enfin, à qui personne ne peut, d’après lui toujours et seulement, enlever un seul cheveu de dessus la tête."Le cos du jeune polisson" Vous l’avouerai-Je?Mon premier mouvement, après avoir lu les accusations que ce monsieur avait portées, fut tout simplement de ne m’en point occuper.M.Duplessis niérite-l-il même le dédain des gens sérieux?Entre nous, mesdames, messieurs, doit-on faire grand cas du jeune polisson qui, caché le long d’une maison éloignée de la rue.s’amuse à tirer des cailloux ou des mot’es de neige aux paisibles passants qui circulent?Non, nous pensons de cet enfant qu’il est un malappris, un grossier, et nous continuons notre chemin sans autres pensées que celles qui inspirent la pitié ou le mépris.Quand je songe aux circonstances de temps et de lieux dans lesquelles M.Duplessis m’a injustement et faussement attaqué; quand je songe, en outre, qu’il s’est pour ainsi dire barricadé derrière son Comité des comptes publics et son immunité parlementaire pour m attaquer brutalement, je suis bien tenté, comme dans le cas du jeune polisson que j’ai cité en exemple, de le mépriser tout simplement sinon de le plaindre profondément, 'Pour ma femme et mes enfants" Mais, si je viens vous ennuyer ce soir avec des détails qui me sont personnels, c’est moins pour moi-même que pour ma femme et mes enfants, dont je puis contrairement à M.Duplessis, m’enorgueillir, et auxquels je tiens laisser une réputation d’homme d’affaires intè- gre, soucieux de probité et de moralité.C’est aussi parce que, comme député, je dois à mes électeurs de juslifier par ma conduite et mes attitudes la confiance dont ils ont bien voulu m’honorer depuis des années.Si je réponds à M.Duplessis, c’est, en outre, pour la raison (ii^tu,c uc „„„ .que, comme homme d affaires, j ai ; (jouane Sl,r ies 21 camions que j’ai besoin de toute ma réputation vjs-a- - vis mes quelques milliers d’employés et les différents personnages avec lesquels je viens nécessairement en relation au Canada et aux Etats-Unis.Voyons donc ensemble, mesdames et messieurs, Cfl qu’il peut rester des accusations que M.Duplessis a portées contre moi.Je réponds donc une à une à toutes les insinuations de M.Duplessis à mon égard, telles que rapportées dans le Soleil, I de vendredi le 8 avril dernier."La première accusation" La première accusation de M.Duplessis est au sujet du Canton de Danquam.Elle porte sur deux points, celte accusation.En premier, sur l’exportation du bois; on deuxième, sur le paiement des droits de coupe et des infractions.Quant à cette première partie de l’accusation, qui a trait à l’exportation du bois aux Etats-Unis contrairement à la loi, j affirme que jamais une seule cordc de bois du Canton de Daaquam n’a été exportée par moi ou mes compagnies aux Etats-Unis, et je défie qui que ce soit de prouver le contraire.Quant a la deuxième partie de l’accusation, qui a trait au paiement «les droits de coupe e» dos infractions, je déclare que ce n’est pas $122,000,1)0 qui a été payé au gouvernement provincial, mais bien $244,001.98 dont je détiens tous les reçus pour chaque montant détaillé, pour chaque opération, y compris le compte de $5,000 pour les infractions que j’ai accepte en définitive de payer, pour avoir la paix.J’ajoute, pour informations additionnelles, que cette propriété de Daaquam sur laquelle j’ai exploité pendant quelques années avait été antérieurement exploitée par la Compagnie Murray, Gregory Limitée, de Si- de $749.00, étant |Planète?les charités que je suis invite a fai re de temps â autre._ D’abord, je n’ai jamais eu de limite à bois ni directement ni indirectement dans le comté de Dorchester.Conséquemment, n’en ayant pas eu, je n’ai pas pu en vendre.Mais, voici qu’en 1927, une fabrique dudit comté de Dorchester se trouvant dans des difficultés financières sérieuses, sort curé, fort décourage, vint m’exposer la situation.11 me représenta que s’il avait $10,000 il pourrait avec ses revenus payer les intérêts de la balance de sa dette.A cela, je lui répondis que j’avais employé un grand nombre d’ouvriers de sa paroisse durant nombre d années, que lui, personnellement, m a-vait rendu des services aprecia-bles, qu’il était natif de la meme paroisse ou je réside, St-Georges de Beauce, et qu’il m’était fort sympathique.Conséquemment apres quelque temps, en date du 20 juin 1927, par mon chèque No 10829, je lui donnai la somme de $10,000.Ce chèque porte l’endossement de la fabrique de St-Cyprien, comte de Dorchester, et a été encaissé par elle le 23 juin 1927.Il me répugne, mesdames et messieurs, de mettre en public le don que j’ai fait en cette circonstance, mais les attaques injustes de M.Duplessis m’en excusent sans doute auprès de vous.Et maintenant, mesdames et mc-sieurs, j’ai actuellement en ma possession tous les chèques que je viens de mentionner au cours de ma causerie, et, si M.Duplessis en désire la photographie, il n aura qu’à m’envoyer ses photographes que je recevrai mieux qu’il reçoit les avocats et scs invités aux Comptes publics."Il reste une odeur de mensonge" Mesdames et messieurs, je viens de réfuter une à une les accusations de M.Duplessis.Qu’en reste-t-il?Une odeur de mensonge, tout simplement.Mais, me direz-vous peut-être, M.Duplessis nous dit souvent que son honorabilité ne peut être mise en doute, qu’il est le pur d’entre les purs, que son âme est blanche comme celle d’un enfant du ber; Comment doqc pourrait-il mentir, cet ange du paradis égare sur notre importés des Etats-Unis en 1928.Ma réponse.Mes camions ont été importés le 28 mai et le 22 juin 1928.En date du 28 mai j’ai importé 15 camions Reo et j’ai payé mes douanes au Collecteur des Douanes à Saint-Camille de Bellechasse, par mon chèque No.26804, de $3,304.Ce chèque est endossé et déposé à la banque le 5 juin 1928.Le 22 juin, 6 autres camions Reo furent importés et mes douanes furent payées par mon chèque No.1665, en date du 22 juin 1928.au montant de $1097.40, endossé et entré à la banque le 25 juin de la même année.Voilà pour la douane des camions.M.Duplessis m’accuse de plus de ne pas avoir enregistré ces camions dans la province de Québec.Je détiens mon chèque No 1615, en date du 5 juin 1928, payable à J.-A.Gendron, percepteur du Revenu, Saint-Georges de Beauce, pour la somme l’enregistrement de 14 .cannons ^ ^ ^ M Dup|essis Reo.Ce chèque est entré à la que et endossé le 5 juin de la même année.En plus, un aulre chèque portant le No 1664, en date du 22 juin 1928, au montant de $321.00 payait l’enregistrement de 6 autres camions Reo au même percepteur du revenu, M.Gendron, chèque entré à la banque le même jour; un autre chèque portant le No 26302.en date du 10 mai 1928, payable à J.-A.Gendron encore, au nlontant de $48.50 payait l'enregistrement du 21ème camion.Ces camions ont servi à la construction d’un chemin privé de 40 milles à partir de la station de Causapscal en allant sur la côte de Gaspé, durant l’été et l’hiver de 1928.Tout le inonde sait que construire 40 milles de chemin, en pleine forêt, est fort dommageable aux camions qu’on emploie.—.- Dès le printemps 1929, nous avons Jean, N.B., et cela pendant au moins ! subi la crise que tout le monde a 30 aiis avant moi, et l’exploitation 1 - 1 - -,—A —~K"“ Àvis de décès GARIEPY — V Montréal, le 10 avril 1938, décédée à 42 ans, Maric-Alphonsinc Mercier, épouse d’Adrien Gariépy.Funérailles le 13 courant.Le convoi funèbre par- Et, pour information tira de sa résidence.No 591 avenue i pelle encore, l’ajoute ceci forestière de la susdite compagnie a toujours clé faite à un diamètre même moindre que celui qui ni a été permis d’employer.El, au soutien de celle affirmation addition-nello, je vous lis présentement une lettre en date du 15 septembre 1934, signée par M.Edouard Bélanger, l’un dos principaux contrac-teurs de la susdite compagnie, dans laquelle lettre, ledit M.Bélanger déclare ce qui suit : “Je reçois votre lettre du 9 sep-“tembre et je dois vous dire en rc-“ponse.que lorsque j’ai contracté “pour Murray.Gregory Limitée sur “la limite de Daaquam, où M.Mar-“quis étais boss, ces derniers nous “ont fait couper tout le bois qui “était bon pour faire des billots de “4 pouces.Nous coupions des bil-“lots de 12 et 16 pieds de long et “sans restriction de diamètre au-“cune.“Bien à vous, Edouard BELANGER” Politique suivie dans le canton de Daaquam Faisons donc publiquement, si vous le voulez bien, un tout petit examen de conscience des actes publics de M.Duplessis, en ces dernières années.Posons-nous certaines questions.Nous ne sommes pas ici »à l’enquête des Comptes publics, mais à l’enquête devant l’opinion publique.Premièrement, que penser d’un homme public qui.à la faveur d’un mouvement de restauration sociale et économique qu’il n’a pas créé, réussit par mille promesses dont plusieurs par écrit, à s’accrocher aux initiateurs de ce mouvement, puis, en cours de route, pour gagner seul le pouvoir, oublie quelque part de respecter sa signature?Ses anciens collaborateurs grammes et les supplications de ces mêmes ouvriers, s’empresse de piloter sournoisement les fameux bills 19 et 20?La grève des textiles Sixièmement.Que penser d’un homme public qui, dans la désormais fameuse grève des textiles, commence par défier les grévistes, puis conteste leurs revendications sans même les entendre, puis va jusqu’à insulter leurs aumôniers, puis, devant la menace grandissante d’une révolution, se ravise, enfin, compose avec les employeurs des compromis qui semblent pour le moins douteux, demande l’appui de notre dévoué clergé, lui fait officiellement des promesses de règlement de la grève en question pour au plus tard le 31 mars dernier, alors que, en réalité, ce règlement n’intervient pas, et qu’il sait qu’il n’iuteri'iendra pas selon les conditions de’justice proposées il y a déjà plusieurs mois?Mesdames et messieurs, j’ai pris au hasard, comme ils se présentaient dans mon esprit, ces quelques exemples entre cent autres, qui vous démontrent avec une cruelle évidence pour lui ce que M.Duplessis a fait, comme homme public, do ses engagements les plus précis, ce qui vous laissera à juger de la sincérité du grand “prometteur national” au moment où il s’engageait solennellement devant l’électorat de cette province.’Passé maître dans l'art de la bouffonnerie" Mesdames et messieurs, voulez-vous que je vous dise, mais je ne vous oblige aucunement à penser comme moi, j’ai l’impression très nette que, comme homme public, M.Duplessis manque de sérieux et de sincérité, que par ailleurs, il est passé maître dans l’art de la bouffonnerie qui amuse et déride un moment les badeaux et ses cré-chards, et qu’enfin, de la plupart de ses actes publics, se dégage une odeur de mensonge qui vous porte tout naturellement à vous éloigner de lui avec dédain.Nous sommes en face, mesdames, messieurs, de défis arrogants et grossiers qui constituent eux-me-mes une insulte retentissante.Je n’ai pas à parler pour le très honorable Ernest Lapointe, ni a prendre sa défense.M.Lacroix ne comparaîtra pas au comité Le laxatif Idéal, légèrement effervescent, que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supérieure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-Atfred OUIMET.Ag.gén.pour le Canada 84 eat.rue Saint-Paul.Montréal.'liante.' addition-.Le 11 Davaar, à 8 h.10 du matin, pour se rendre à l’église Ste-Madeleine d’Outremont, où le service sera célébré à 8 h.30.Et de là au cime-tière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Remerciements La famille Wilbrod Latour, de Valleyfield, remercie sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathies à l’occasion ,de la mort de Donat Latour, soit par bouquets spirituels, offrandes de messes, caries de sympathies, télégrammes, visiles ou assistance aux funérailles.NECROLOGIE BERTRAND — A Bordeaux, le 8.k S3 ans.Ernest, Bertrand, époux de Ro*a Renaud.BOUCHER — A Montréal le 8.à 11 ans.Pauline Boucher, fille de M.et Mme Camille Campeau.BOURDON — A Ch&tcauguav le 8, k 74 an», Mme Phülas Bourdon, née Adèle Cé-eyre.CHARBONNEAU — A Ste-Anne-dea-Plalnes.le 7, K 52 ans.Anna Forget, épouse de François Charbonneau.CHEVALIER — A Montréal, le 8.à 88 ans.Dr Joseph Chevalier, époux en 1res noces de Sara Normandeau; en 2es, de Marie-Louise Mlgnault.COTE — A Montréal, le 8.à 35 ans.Rj bert Côté, époux de Clabriclle Bordc-leau.DE MONTIONY — A Montréal, le 8.k 78 ans.Mme veuve Domina DeMontlgny, née Alblna Ouérln.FERLAND — A Montiéal, le 7.à 56 ans Orazlella Ferland.OARNKAU— A Montrai, le 7, k 74 ans, Octave Qarneau, époux de feu Maria Ha-melln._ „ LAÇASSE — A Montréal, le 7, à 85 ans.Mme veuve Joseph Laeaese, née Rose-dc-Llma Ledalre., _ LADONOE — A Montréal, le 8, à 7 ans, Marie-Claire, fille de Télesphore Lalonge et d’Alma Boisclalr.LANQUIKAND — A Montréal, le 8.k 8J ans.Mme veuve Remi Langulrand.LEDUC — A Montréal, le 7.à 84 ans, Léon Leduc, époux de feu Marguerite Se-nécal.NADON — A Montréal, le 7.k 50 ans.Eglantine Mardi, épouee de Pacifique No-don, „ O'CONNELL — A Montréal, le 7, Thomas O'Oennell, époux de Mary-Jane Mc-Entee.PILON — A Montréal, le 8.k 57 ana.Arthur Pilon, époux d'Annie Binette.ST-AMOUR — A Montréal, le 8.* 55 ans.Mme Louis-Hector St-Amour, née Aguéa Gariépy.juin 1927, après avoir exploité moi-même pendant quelques années ladite limite de Daaquam, je l'ai ensuite revendue à la Compagnie MeCrea Wilson Lumber Co.Lied, compagnie subsidiaire de la Bronip-ton Pulp & Paper Co.qui a continué les opérations forestières en coupant le bois sans restriction de diamètre.Du reste, cette compagnie ne faisait que suivre une politique qui avait toujours été celle en usage dans le Canton de Daa-qunni, attendu que le bois de ce canton est uniquement de l'épincl-te noire de savane, et que tout le monde sait que celte essence forestière est d’un diamètre très réduit, même après cent ans de croissance.Serait-ce parce que je suis le seul Canadien français qui a coupé du bois dans le Canton de Daaquam que M.Duplessis voudrait que les reglements de la province auraient été plus sévères pour moi que pour ceux qui m’ont précédé et ceux qui m’ont suivi?connue, qui a duré nombre d'années, j’abandonnai les opérations dans ce district-là au printemps de 1929 pour n’y retourner qu’en 1931, et le matériel que j'avais laissé en 1929 était à l’état de rebut, sans aucune valeur, absolument inutilisable.Sous les circonstances, M.Duplessis peut-il prétendre scrieuse-inciit que ces camions auraient dû être enregistrés, chaque année, à l’état de rebut?Ces explications doivent certainement disposer des accusations relatives aux camions.Lo quatrième accusation: la gazoline M.Duplessis m’accuse, en quatrième lieu, de me servir de la gazoline sans payer la taxe de la gazoline.La loi de la gazoline 14 George V, 1923-24, chapitre 25, article 2, se lit comme suit: “le mot véhicule-automobile ne comprend pas le véhicule d’un genre quelconque mû par la gazoline qui est utilisé pour une exploitation agricole, industrielle, forestière ou de oêche et qui ne sert pas au transport sur les chemins publics”.Par cet article.de 1924 à 1931.je n'étais pas tenu de payer de taxe de gazoline; premièrement, par le fait que mon industrie était une industrie forestière; deuxièmement, par le fait que mes camions n’ont jamais servi ailleurs que sur un chemin privé et jamais sur les chemins pu- j lilies.La loi 22 George V, chapitre i 30, change l’article 14 qui est remplacé par le suivant q"e je cite: “Tout cultivateur, pêcheur, indus Vous me demandez d’aller comparaître devant le Comité des Comptes publics: je n’ai aucune confiance dans la justice d’un tribunal dont vous êtes à la fois l’accusateur, non assermenté, le juge, l’avocat, le témoin, et où siège une députation à majorité servile qui a d’avance la mission de m’empêcher de parler.J’estime en outre que, telle que conduite, votre enquête n’aide en aucune façon aux fins de la justice cl n’ajoute en rien à la bonne réputation de la province de Québec.Si vous attachez tant d’importance à ma personne, pourquoi ne pas m’accorder l’enquête royale.Deuxièmement.Que penser d un i devant trois juges de la Cour supe- homme public qui, après avoir rup turé avec ses.associés d’hier, s’empare du pouvoir, et profite de sa situation privilégiée et d’un poste qui le protège eonlrc toute action en dommages, pour' accuser faussement ses anciens collaborateurs, pour insinuer contre eux, et les détruire si possible dans l’opinion publique; Ses promesses i Troisièmement.Que penser d'un homme public qui sc fait élire sur des promesses précises contenues dans le programme de l’Action libérale nationale et qui, arrivé au pouvoir, continue d'ignorer promesses et programme tout en continuant d’affirmer qu’il remplit ce programme et ces promesses de A à Z?Et pour ne citer que quelques exemples s’inférant de notre programme, je pose les cpiestions suivantes: a) Où sont-elles vos réformes par lesquelles vous vous engagiez, comme nous-mêmes, à combattre les cartels du charbon, de la gazoline et du pain?b) Où .sont-elles, M.Duplessis, vos réformes par lesquelles vous vous engagiez, comme nous-mêmes, à régler la question des taux de l'électricité ainsi qu'à électrifier progressivement nos campagnes suivant un plan déterminé?j c) Où sont-elles, M.Duplessis, vos réformes par lesquelles vous \ous engagiez, comme nous d'ailleurs, à abolir le Conseil législatif puis à le rieure, que je vous ai demandée l'an dernier?Vous v seriez alors l’accusateur assermenté, comme moi-même; vous y seriez responsable au civil de vos paroles, comme moi-même; et nous serions certains que justice soit rendue.Si je démontre peu d’empressement à répondre à votre invitation, M.Duplessis, c’est en outre parce que vous-même m’en avez donne l'exemple.Au fait, M.Duplessis, avez-vous bien répondu au défi que je vous ai Ca'\ Van dernier, lors des élections de la Beauce, concernant la provenance de certains montants considérables d’argent des trusts?Pourtant, le public aurait été très intéressé à connaître votre réponse.Cette réponse aurait peut-être expliqué plusieurs de vos attitudes, depuis que vous êtes premier ministre.Devant le tribunal de l'opinion publique Non, je n’irai pas, demain, au Comité des Comptes publics et je dédaigne votre invitation.Ne perdez donc pas à m’attendre un temps qui sérail plus profitable-ment employé aux frais de la province.D’ailleurs, mes explications, je viens de vous les donner, devant le tribunal plus impartial de l’opinion publique.Mais, au fait, M.Duplessis, pourquoi m’avez-vous attaqué, alors que vous ne croyez pas vous-même aux accusations que vous avez portées?Je vais vous le dire.C’est d’abord par rancoeur contre un adversaire politique qui vous fait ombrage et que vous craignez pour l’avenir, avec le secret désir de le ruiner dans l’opinion publique et de vous le rendre aussi moins dangereux à vous-même.En deuxième lieu, c’est pour distraire l’opinion publique des problèmes plus sérieux de l'heure, l’amuser de vos farces douteuses, et surtout empêcher qu'il ne songe à vos promesses électorales violées, à votre impuissance administrative et a la présente danse des millions qui conduit la province à la ruine.Voyons, en terminant, M.Duplessis, vous savez bien que vous m’avez accusé faussement.Mes déclarations et mes preuves sont péremptoires.Que vous reste-t-il à faire?Vous rétracter lundi matin, aux Comptes publics, admettre sincèrement et loyalement, dans un aveu à base de justice et de sincérité, que vous vous êtes trompé.On me dit que vous avez eu de bons parents, vous ne refuserez pas de faire demain le geste qui s’impose maintenant: l’aveu complet de vos fautes.Ce que constatant, je vous pardonnerai vos péchés, en attendant que je vous retrouve devant le tribunal de l’opinion publique.L'art de souffrir Par André de MARICOURT “Vous avez ce rare talent de vivre la vie du malade, ajoutant à vos propres pensées, ingénieuses et clairement exprimées, des axiomes, des formules qui doivent rester dans la mémoire des accablés de la vie comme des flambeaux allumés pour éclairer la route.“Dans un des chapitres intitulé “Bienfaits de la maladie.” vous vous élevez jusqu’aux hauteurs de la métaphysique.Vous ouvrez aux âmes hésitantes, ou même peut-être hostiles, la porte qui tes répare encore des splendides certitudes et des consolations infinies de la foi.De cela surtout je vous félicite et me réjouis.” (Extrait d’une lettre du R.P.Sanson à l’auteur).Deux brochures de 150 pages chacune.Au comptoir ou par la poste $1.00 pour les deux.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-: Dame est, Montréal.L'art de vieillir Par André de MARICOURT Bien qu’il se défende d’écrire en moraliste, André de Maricourt, qui, la suite de ses nombreux ouvrages d’histoire, a écrit l’Art de souffrir, tient à nous donner dans l’Art de vieillir les plus jolis préceptes pour pratiquer cet art presque aussi difficile que le premier.Puisant dans les auteurs sacrés et profanes et dans son propre fond ies conseils de la sagesse éternelle, il les présente en un style agréable, spirituel, nuancé et plein d'une philosophie tour à tour souriante et pitoyable.Les chapitres sur les infirmités de la vieillesse, la surdité, les possibililés de travail du vieillard, la pauvreté qui le menace à l’heure actuelle sont délicieux et consolants.Et de ce petit volume chargé d’expérience, il faut surtout retenir ceux qui sont consacrés aux rapports entre la jeunesse et !a vieillesse.Ces deux âges de la vie en tireront beaucoup de fruit pour leur commerce réciproque.Mort de Mme H.-C.Faguÿ Elle était la belle-mère du maire Lucien Borne Québec, 11.(C.P.) — Mme H.-C.Faguy, belle-mère du maire Lucien Borne, de Québec, est décédée au jourd’hui, à l’âge de 79 ans.Mme Faguy était la veuve de H.: C.Faguy, coassocié de la compa gnie des magasins à rayons Faguj & Lepinay.Lui survivent: deux fils, MM.Her vé et Léo Faguy; quatre filles, Mmi Lucien Borne, Mme Maurice Talbot Mme Lucien Bédard et Mlle Berthr Faguy.Feu Louis Courchesne Joliette, 11 —M.Louis Courches ne, ancien cultivateur, est décédé s Joliette, à l’âge de 90 ans, après unt maladie d’un mois.Lui survivent: deux filles, la Rd« Soeur Marie-Rose, supérieure di couvent des SS.de Sainte-Anne, È Cohoes, N.-Y., et Mme F.Houle, d?Joliette; une bru, Mme R.Cour , chesne, de Sainte-Adèle; 17 petits* enfants et 9 arrière petits-enfants,?Chaliopine vo très mal Paris, 11 (A.P.) — Les médecin:] qui sont au chevet de Fédor Chai lia pine disent, aujourd’hui que il célèbre basse russe souffre de trou blés du rein et qu’elle a passé unt très mauvaise nuit.Chaliapine est âgé de 65 ans.RENAISSANCE THEATRALE présent® PIERRE DURAND.LILIANE DORSENN BEETHOVEN 25 musiciens — 40 artistes en «cène MONUMENT NATIONAL 18 - 19 avril 1938 Billets MO - .85 - .60 - .50 En vente: Variétés Lyrique» Chez Ed.Archambault.L'Hôtel Windsor possède une atmosphère de dis* tinction très recherchée et est visité par des voyageurs de renom venant de toutes les parties du monde.Il est renommé pour ses chambres ultra-modernes et confortables, son excellente cuisine et son service i aussi irréprochable que courtois.?H Ct T EL mosot*' OM»W« pomimTSB NOTRE FAVORI NATIONAL, tricl.ou autre personne qui emploie de la gazoline pour d’autres remplacer par un conseil economi-fins que relie de faire fonctionner que, puis a remettre les fonctions un véhicule-automobile a droit au j et les pouvoirs du heulenant-gou-remboursement par le Bureau du droit qu’il n payé et qui a été remis au Bureau sur l’achat de la gazoli- Sur le St-Maurice Au surplus, mesdames et messieurs.à ce bon M.Duplessis qui semble très scrupuleux sur cette question de diamètre, ne pourrions-nous pas poser tout simplement une question?Et ici, j’en appelle à l’opinion publique.Comment se fait-il que lorsque nous voyageons de Québec à Montréal, par 'a voie ferrée, et que nous passons sur le St-Maurire, aux Trois-Rivières par exemple, et que nous examinons le bois qui flotte dans le St-Maurice ou qui est arrêté sous le pont des chars, nous constatons que sur 25 bûches qui s’y trouvent, à peu près une bûche sur ce nombre a plus de 10 pouces de diamètre, pour ne pas dire qu’il n’y en a pas du tout.Et cela se passe, mesdames, messieurs, sous vos yeux, sous les miens, à la connaissance de M.Duplessis, et pendant qu’il est premier ministre de la province de Québec.Pourtant, une des compagnies qui coupent ce bois avait pour gérant M.Bob Grant, qui est bien proche parent de Thon.M.Duplessis.Lo deuxième accusation Passons maintenant à la deuxième accusation M.Duplesàis m’accuse: (Bavoir exporté aux Etats-Unis environ 40,000 billots du lac ne qu’il a ainsi employée.Et, en vertu du dernier article que je viens de citer, qui nous donne droit à un remboursement, nous avons toujours produit notre récta- limi mation pour remboursement et nous avons toujours été payés.Mais, à la grande surprise peut-être de M.Duplessis, un seul gouvernement nous doit un remboursement et c’est le sien.Et en date du 8 avril 1937, conformément à l’article de loi que je viens de citer, nous avons adressé notre reclamation pour la somme de $1.877.58 pour remboursement, au gouvernement provincial, et il y a de cela déjà plus d’un an.Et nous attendons encore ce remboursement (jui nous est dû en vertu de la loi.Ainsi donc, mesdames et messieurs, non seulement nous avons toujours agi conformément à la loi en ce qui regarde celle question de taxe sur la gasoline, non seulement nous ne devons rien au gouvernement, mais, bien au contraire, c'est le gouvernement qui nous doit actuellement $1.877.58.Et ceci dispose, j’imagine, de cette quatrième accusation insipide de notre ami M.Duplessis.verneur entre les mains du juge en chef de la C.our d’appel?d) Et encore, M.Duplessis, ou sont-elles vos réformes électorales j en Mie d’élections honnêtes (important le vote obligatoire, la diminution des dépenses d’élection, la dion Don de $10,000 ô un curé du comté de Dorchester m’accuse d’avoir d'une limite dans M.Duplessis été propriétaire le comte de Dorchester, de l'avoir vendue à une fabrique pour la somme de $10,000.et par cc fait, d'avoir encaissé $10.000 au détriment du gouvernement de la province de Québec, dit-il.Voici rua réponse à cette accusation.Loin de moi l’habi- des souscriptions électorales, rtc., etc.?Ni à l’élection générale de 1936, ni dans la Beauce, I ni dans Magot, nous n’avons vu les i heureux résultats d’une loi électorale honnête.c) Et la prime sur le beurre et le fromage?Et la réduction du nombre des ministres?et combien d’exemples, s’inférant de notre programme sur lequel vous vous êtes fait élire, ne pourrais-je pas citer encore pour vous confondre! Destitutions Quatrièmement.Que penser encore, mesdames et messieurs, d’un homme public qui parcourt la province, en août 1936, en disant que les employas honnêtes ne seront pas destitués et qui, dès son arrivée au pouvoir promène partout sa hache, organise les destitutions en bloc el jette sur le pavé, à quel- ! ques heures d’avis, des centaines d’employés honnête?, expérimentés, ! qualifies et pères de famille pour la j plupart, dans le but inavoué de les remplacer par scs favoris ou par > scs supportetirs?Les bills 19 et 20 Cinquièmement.Que penser d un ! homme public qui promet aux veuve d'lssie Albert.St.Mark Store, rues St-Marc et Ste-Ca-therine.Stanley |.Bye.Oxford Novelties.Sam Cohen, Maurice Davis., A.Cadieux & Ploufft, Adélard Cadieux.Aimé Plouffe.Reliable Trimmings Mfg., 5239 rue Darke.Dame Helen Landau, épouse d’ls-sie Shuster, mariée et séparée de biens par contrat de mariage.Les nouvelles en raccourci Johns Mcmville déménagerait en Ontario La Bourse (P.A.et P.C.) — Après lo remarquable séance de samedi, la vague de ventes de prises de profits qu'on attendait s'est montrée ce matin à Wall Street.Plusieurs valeurs ont fléchi de quelques fractions de point à un point environ.Toutefois le marché conservait une tendance assez satisfaisante et il était ferme.ac x Ÿ Les cours ont quelque peu fléchi à Montréal ce matin.Les métaux de base et les utilités n'ont pratiquement pas change.Les papiers, les ferroviaires et les industriels étaient généralement fermes.Ont cependant glissé: Dorn.Coal privilégié, Dom.Steel and Coal, General Steel Wares, Gypsum et International Pete.Ont légèrement fluctué; Power Corp., Conodo Cement, C.P-R., Notional Steel Car et Noranda Copper.* # ¥ Sur le Curb de Montréal, quand le marché était généralement ferme, la section des mines accusait une légère tendance à la baisse.Les industriels se sont bien comportés, j Royalite Oil o fait Vi, tandis que Ford "A" et Consolidated Paper se sont améliorés quelque peu.Dans lo section des mines, O'Brien a glissé de .20, Reod-Authier de .05 et Perron de .04.Bourse de Montréol 8*4 10 «>4 53>i 17 12 .v« «l4 fi 16'* 8S S'i 9Ti Compilation dr U •n*î*2n 1 BEAU-ÏEN A CIF.1 ’ Ouv.Haut Bm U hra 12W 8\ 3 153 l7->, 12 90 10 22'* 3 2‘.fi'-.7'^ 53', 25', 17 12 6 >» 81 51* «U fi 16', 135* f«** 25 S7« 12 28', 50% 84 39 Valeurs Ass Brew.Bathurst."A" .Bruck SUk Bell Telephone Brazilian C.North Power Can.Celanese Can Cement pr.C.Car 6c Fund C.C.Sc Fd prlv.C.Ind.Al.A C.Ind.Al.‘ B" .Can.Pac.Ry Can.Steam, prlv.C.Smelters .D Bridge D.Coal, prlv D.Steel * Cl ' B Do.Tar.& Cl.Co.Dom.Textile Drvden Oen.Steel Wares Ovp.L.& CO.Imp.OU.Imp.Tob.Int.Nickel .Int.Pet.Mass -Harris McColl Front.Mont.Pow.Mont.Pow.Deb.Mont.Tram.Nat.Steel Car 6 53 16'l 11’* 5 « 5', iss 6 53 16% 11'» 5 fi 5% 165* 485, 45% 46 28’* 28% 285, 39 Noranda .54% 54'* Power Price, Corp.lltà com.11% H’* IV* Price, prlv.37 Quebec Pow.15 .St.Law.Corp 34 90?4 91 477« 477» 477» 47'4 4ï ?4 4314 4314 43 >2 4214 42 *’4 38 38 ¦/» 38 /j 38 >2 38'A 58?* 58 5874 5874 58i,4 56?» 56*4 56?4 56?4 5874 51?4 5174 68 ?i 64 64 63'4 6374 63?i 64'/4 64'4 63=4 64 151?» 15174 152?8 CHICAGO 1527.847» 851,4 85 V, 341,4 8474 82 an» 82?» 8174 81 >2 82?» 83 83 821,4 827» 60 ?» 60-J', 6074 607» 60?» 61?» 62 y» 62 Vj 6274 61?4 6174 62?» 62?4 62 U 6214 28?i 287k 28'4 2874 28*4 27?i 27’, 27>2 27'4 27'2 27?» 27?'» 2774 2772 27 Vj 61 61 61 59?4 60 60 597» 597» 59 59'4 53*1 5734 58i 5774 58i,4 moyen* 23-24 cts, poulettes, 22-23 et*, catégorie B, 22-23 cts.catégorie C.21 cto, en cartons, un cent de plus.Voici les prix aux consommateurs: categorie A gros 27-33 et*, moyens.28-29 eu; poulettes 23-23 eu; catégorie B 25-29 cU, catégorie C 24-26 et*.Le marché des volailles vivantes a été soutenu et les recettes, suffisant à peine a la demande, se sont rapidement acheminées vers les voies de la consommation.Vu l'amélioration des grandes routes et l’approche d’une fête Juive, on s attend a ce que les livraisons soient plus abondan tes la semaine prochaine.Les ventes se sont effectuées aux prix de gros suivants poules 5 Ibs et plus, 21-22 cts; 4 a 5 Ibs 20-21; moins de 4 Ibs, 18-19; poulets de gril, 2 Ibs et au-dessus, 25-28 cts Le marché de la volailles abattue se maintient ferme et la demande estlcge-rement meileure en prévision du commerce de Pâques.Les dindons légers semblent les plus recherchés, tandis qua la demande pour les poules et les pou.ets lourds est passable.On offre les dindons congelés comme suit: categorie â /i à 8 Ibs, 25-25VL- Cts; catégorie B, 23-23I,2, catégorie C, 20: poulets nourris au lait A 5 ibs et plus, 28V2"29 cts; nourris au lait B 261,i-27; poules Sélectionnées A-3 àà 4 ibs, VL, 18-20 cts; sélectionnées B, leVL-lS’L ’ cts.Les rendements ACTIONS ORDINAIRES : DlV.Agnew Surpass.60 Assoc.Brew.Belt)log CortlcelU .4*> Bell Tel.« B A.OH .1“ B.C.Power A .2.W) Build.Prod."A .2,00 Can.& D.Sugar .1.50 Can.Malt.i-50 Can.Nor.Pow.120 Can.Vinegars 1-20 Can.Bronze .J-JO Les arrangements entre les cultivateurs et leurs créanciers Détail par province et par année Ottawa, 11 (D.N.C.).—Le coût d’administration de la loi d’arrangement entre les cultivateurs et leurs créanciers a été de $269,141.69 en 1934-35, de $713,124.46 en 1935-36, de $555,315.60 en 1936-37, de $430„386.27 du 1er avril 1937 au 28 février 1938, a répondu le gouvernement à M.Hyndman, député de Carleton.Voici le détail par provinces et par années: 1934-35 1935-36 1936-37 Société St-Jean-Baptiste de Montréal ORDRE Du JOUR ET ASSEMBLEES DE LA SEMAINE DU 19 AU 23 AVRIL: SEMAINE DE “L'OEUVRE DU LIVRE ET DU DISQUE FRANÇAIS Bureau chef Ile-du-P.-E.Nouvelle-Ecosse .Nouveau-Brunswick Québec .Ontario .Manitoba .Saskatchewan Alberta .Colombie .• m • • • • i 1er avril 1937 au 28 fév.1938 $20,263.19 $ 31,458.21 $ 26,106.74 $24,108.42 2,105.19 21,616.20 37,192.58 19,600.73 4,738.02 5,979.86 54,905.32 55,553.56 20,902.06 52.209.03 40.263.79 12,221.67 9,393.58 30.333.02 134,313.43 132,484.79 78,083.46 134,231.98 110,194.39 31,015.40 4,958.76 26,164.22 89.430.27 110.404.86 67,669.34 97.307.27 80,289.08 15,792.48 4,810.46 20,534.74 69,169.20 80,500.04 48,738.49 79,825.25 73,517.53 9,581.41 Jusqu'aujourd’hui, le gouvernement a versé pour des services rendus par des avocats durant la mise en vigueur de ladite loi la somme de $12,653.21.Les textiles Mines non inscrites BURKE, DANSEREAU Valeurs bbevllle .Ibany River .Igold .mity Gold mofi Cadillac ig Master .rooge Cadillac Umac .rown Cadillac an.Pandora entrai Duvernay entury Mining hestervllle .ournor .row Shores orval umts .unlop Consolidated arnet Long Lac .•llbec .olden Gate .arricana Amalg.eva Cadillac .! iawatha .udson Patricia .ugh Pain .•utchlson Laite .Lenrlcia .ewagama .«coma .ahe Geneva .ak •; P.owan .nkehlll .arnaque Gold .iarlake .j.LC Lagoon .srov Mines .îagnet Consolidated fasnet Lake .valante Goldfields iartln Bird .'argant Red Lake .¦ ïcCarthÿ Webb .'offett Hal, anc.¦îoffatt Hall, nouveau losher Long Lac orlake orth Shores •batekl k'end 'Lèarv Malarttc rlole an Canadian iascalls ¦ • enn Cadillac lains Pete onttar Rouyn otterdoal .• • jresdor .••oprletary and Mal ed Gold .ibago.nouveau — outiller Cadillac .ubec .achlgo River .and River .êguln Rouyn .hawmaque .iscoe Gold Ext.• henango • ,kookum melters Gold iprlnger Sturgeon ijturgeon River Gold 1 jonawanda • ppet Canadtv ,-aldor Minerais .’ 'aseana .rawbano relis L.L.• rest Red Lake restwood Cadillac .' restslde Long Lac .- rhttehorse oung Davidson & CIE ame hier Offre Dcm.1 .13 15 .52 54 37 .174 2?2 1 Z .37 33 .7 9 6 8'A .12 14 — 3 4 4'A .4'A 5» 2 27 ' 115 125 .2>i 'i .17 20 — 20 .9'2 lui.i Si» .2 3 8 10 .6 7 .31 34 ,.4 6 .Hi 21/2 2 3 .44 47 10'A à 55 1 2 6 8 7 8 .23 31 .15 16 .10 n 3 3'4 .19 20 7 2 8'A 9'i 1 2 ,.590 620 — 14 4 6 174 U’4 , 73 78 .12'A 14 .24 25 36 37 .10 13 9 1 2 n J 4 .32 Yi .4 5 1 2 R 20 4 5 6 R 5 6 .12 13 .29 32 5 .240 260 .15 16 .8 9 .Hi .a 10 .140 150 .50 51 .27 29 5 fi 13 474 Sli 8 .1?2 2'A .11 12 .28 31 11 2 2'A .— 10 .27 28';'.4’4 5'A 1 1 7 8 1 '-2 3 R 10 22 25 4 .39 43 100 .12 13',2 ., 1 ! 2 3 .12'A 14 3 .9 ', 2 10'.3'2 4'2 fl 10 , 20 23 Cm.Célanese Can.Cotions .Can.Dredge .Can Foreign Inv.Can Gen Elect Can.Indust.“B" Can W »st; nghouae Crown Cork .Dom.Bridge .1.60 4.00 2.00 1.60 6.00 7.00 1.00 1.00 1.20 Dom.Textile .5.00 Electrolux .s-00 Ford of Can."A" .100 Imperial OH .50 Imp.Tobacco .A0 Indust.Accept.A .lou Inter Coal .800 lut.Nickel .2.00 Int.Pete .1-50 Jamaica Pub.Serv.1.7S Laura Secord C.S.3.00 Montreal Power .150 Mont.Tram.0-00 Nat.Brew.2.00 Niagara Wire .2.00 Ogilvie .¦ 100 Ottawa L.and P.610 Ottawa Elec.Ry .3.20 Page Hersey .4.00 Penmans .3.00 Quebec Power .1-00 Rovallte.100 St.Law.Flour .100 Shawintgan .80 So.Can.Pow.80 Steel of Can.115 Walk.Good.4.00 Western Groceries .3.00 ACTIONS DE BANQUES Canada .2.25 Canadienne Nationale 8.00 Commerce .8.00 Dominion .10.00 Montréal .8.00 Nouv.-Ecosse .12.00 Rovale .8.00 ACTIONS PRIVILEGIEES : Agnew Surpass .7 00 Assoc.Breweries .7.00 Beld.Cort.700 Calgary Power .o W Can.Cement 6,/2% ,.5.00 Can.North.Pow.7,00 Can Bronze .SOO Can.Celanese .700 Can.Cotton .6.00 Can Fair.Morse .000 can Foreign Inv.8 00 Can.Industries .7.G0 Gist Seagram .5 00 Dom.Coal .150 Dom.Glass .7.00 Dom.Textile .7.00 Goodyear .2.50 Howard Smith .6 00 Int.Pow.Ido .600 Jamaica P Service .7.0C Lake or the Woods .7.00 McColl Front.6.00 Melchers 670 .60 Mont.Cottons .7.00 Nat.Breweries .1.75 Ogilvie .7.00 Ottawa Power .5.00 Penmana .6 00 Power Corp.6.00 Regent Knitting .1.60 Saguenay Power .5.50 Sher.Williams .7.00 So.Can.Pow.6.00 Steel of Canada .7.15 Tuckett Tobacco .7.00 Walk.Good.1.00 West Kootenay .7.00 Western Groceries 7.00 ACTIONS I)E MINES : Bi lolo Gold Dredging 3 00 Cons.Smelt.110 •Dome .4.00 Fnleonbridge .30 Holllnger .6,’) Hudson Bay .1.75 •Int.Mining .60 Lake Shore .4.00 •McIntyre .2.00 Macassa Noranda .Pickle Crow .Pioneer B.C.Siscoe .•Syl vanité G.M.Teck Hughes .?Wr.Hargreaves .20 3.25 .40 .40 .20 .20 .40 .-10 Prix Rend 9'A 6.32 12 6.67 107 3 7* 153 5 23 ! 18‘A 541 28 7.14 44 4.55 56 74 2.52 29‘4 5.12 17% 6.76 15 8 00 35 4.28 1172 8 70 65 6 15 23% 8 42 13 8.42 200 S.14 185 3.78 02 2 16 6 25 25 4.80 98 5.10 60 8.33 13% 11.86 15% 6 35 16% 2.98 13% 2 91 24 6 25 40 15 00 46 4.35 25 6.00 32 5.47 60 5.0c 29 5.17 86 10.47 38 5.26 26 7 60 25 4 00 80 7.50 32 10,00 80 5 00 49i 6.06 15 6.67 37 2.70 18 5.56 19'A 4.10 12 6.67 627-j 2.40 3677, 10.96 59 5.08 58 TA 3 84 160 5.Jù 160 5.00 197 «A 5.0v 200 4.00 292 4.11 172 4.65 ' 104 6.73 1 HO?* 6.32 134 5.22 86 691 90 5.56 103 6.80 105 4.7» 95 7.37 100 6.00 102 5.83 105 7.02 157 4.46 70>A 7.09 17 8.82 148 4.73 144 4 86 55 4.55 90 6,67 76 TA 7.84 120 5.38 1 143 4 81 89 6.74 6 10.00 95 7.37 39Tii 4.43 14574 4.02 100 5.00 125 4 au 9474 6.37 23 6.96 100 5.50 105 6.67 103 5.83 58 3.30 145 4.83 18 TA 5.41 125 5 60 108 6.48 2514-1 11.76 53 1 88 50 8 00 5 TA 5.45 13 5.00 25 7.00 7.00 8 57 51 7.84 38 5.26 4.00 5.00 54 6.02 4.15 9 64 3.00 13.33 2.38 8.40 3.00 fi.fi?4 70 8.51 7.25 5.52 du textile Québec — Le public pourra souscrire au fonds de défense La Fédération Nationale Catholi-ue du Textile, Inc., a tenu une im-ortante assemblée samedi après-,idi et une autre samedi soir au ecrétariat des Syndicats catholi- Lo loi du "eodenos" Débat à Radio-Canada M.Coyne, avocat de Winnipeg, attaque la loi québécoise contre la propagande communiste et M.Thomas Coonan la défend M.Thomas J.Coonan, ministre sans portefeuille dans le cabinet Duplessis, et M.B.J.Coyne, avocat de Winnipeg, étaient hier les invités de la Société Radio-Canada à son programme hebdomadaire “Whither Democracy”: ils ont débattu les mérites de la loi québécoise contre la propagande communiste que M.Coyne a attaquée et que M.Coonan a défendue.M.Coonan a déclaré que les hommes publics de la province de Québec ont utilisé le seul moyen qu’ils avaient a leur disposition pour supprimer le communisme afin de sauvegarder la démocratie et la Confédération.Ÿ * * M.Coyne a soutenu que le fondement (te la liberté individuelle est le fondement de la démocratie et que la loi du “cadenas” supprime la liberté individuelle.11 a encore soutenu que la loi du cadenas est inconstitutionnelle parce qu’elle la Fédération du Textile s’est pro-j a trait à la loi criminelle, qui est La Fédération a été mise an cou- Le problème soulevé par la lenta-tive de la compagnie Dominion Textile de former dans ses filatures des “conseils du travail” a été étudié et noncée officiellement contre ees (lits conseils et a approuvé l’attitude de son président, M.Côté, à ce sujet.La Fédération protestera également auprès de la compagnie Dominion Textile, alléguant que les conseil de travail sont en violation du contrat collectif de travail présentement en vigueur dans les filatures de la compagnie et de ses filiales, la Montreal Cotton et la Drum-mondviUe Cotton.La Fédération du Textile continuera ses démarches auprès du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial de manière à résoudre dans le plus bref délai possible le conflit actuel.Il sera demandé au gouvernement fédéral de donner suite, suivant son pouvoir, aux suggestions faites par le président de la fédération et de donner son ap- 6.74 des démarches seront faites auprès du gouvernement provincial et notamment auprès du ministre provincial du Travail, puis tous les syndicats affiliés seront mis au courant des développements qui pourraient survenir.Une entrevue a lien aujourd’hui même à Montréal, entre les délégués de la fédération du textile et le ministre provincial du Tra- «Aarché des oeufs et de la volaille hLe ton du marché des oeufs s'est raf-i-rmt aujourd'hui après avoir été faillie -, accompagné d’une baisse graduelle du iveau des prix.Le volume des arrlva-h 3* a augmenté sensiblement, surtout •UX des polnis de l'Ouest de 1 Ontaiio ml arrivent par messagerie en raison de état actuel des grandes routes.Quelques .agoni achetés avant l'expédition ont ete îçus des provinces occidentales et d au-¦es en route, composés principalement | ' oeufs des catégories Inférieures, ache-1 >s comme suit: catégorie B 20'4-20 •.ca-igorle C 191i-19l/j.Des offres addttion-elles provenant de l'Ouest suscitent peu Intérêt aux prix suivants: entégor e A -os 22sl-23.moyens 213i-22: catégorie B Hi, catégorie C 19'i.On n'a Pss enro-: commencé â entreposer vu qu H fait 1 sis actuellement et que les grossistes s at.' .ndent à ce que le mouvement vers les Mes.de consommation soit très fort la ¦nvrlne prochaine pour le commerce de ,Unies Les marchands de gros se foui ne vive concurrence; d'autre part les \ind= magasins annoncent les oeufs a des Vtx attrayants sur une grande échelle.Les expéditions triées se vendent sui ,.:-iee aux cours suivants: cniégorl" A gros 'b cts: movers 20',.pou # tes 19'4, ca-•gorte B 20-20'i.catégorie C 19-19'j; on i effre d’autres un demi-cent de plus.Les commercants cotent les prix sul-rnts aux producteurs et aux expéditeurs o campagne pour les oeufs non triés H.•és.caisses renvoyées: catégorie A gros 1-21 cts.moyens 18-19, catégorie B 18.itegorle C, 17 cts.Les prix de gros aux détaillants sont imme suit: catégorie A gros 24-25 cts- :0MPAGNIE des TRAMWAYS de MONTREAL Avis de dividende vu il.La Fédération du Textile a aussi décidé d’augmenter son fonds de défense professionnelle, et si le publics désirait souscrire à ce fonds de défense, il pourra faire narvenir ses souscriptions à ta Fédération, du ressort du gouvernement fédéral.Le code criminel condamne la propagande communiste, qui préconise le recours k la violence, dit-il, mais ce n’est un crime dans aucun pays démocratique, excepte le Québec, que de préconiser le.communisme pourvu, que l'on ne préconise pas en même temps le recours à la violence; les communistes ont même le droit de vote et le droit d’être candidats aux termes de la loi électorale fédérale.La loi du cadenas est inconstitutionnelle du seul fait qu’elle viole la loi électorale fédérale.* Ÿ * M.Coonan a exposé les méthodes bien connues de pénétration communistes: on commence par exploiter les mécontentements entre cm-loyés et cinploycus, par saper les croyances religieuses, par organiser la lutte de classes avant de parler de révolte armée.C'est le travail de préparation auxquels sc livrent les communistes au Canada.La province de Québec a donné au reste du Canada l’exemple des moyens à prendre pour empêcher une agitation qui jouera de toutes les possibilités de luttes et de haines que comportent dai» notre Confédération les différences de Le Conseil général demande aux sections de mettre à l'ordre du Jour des réunions de cette semaine les questions suivantes; lo Organisation dans votre paroisse de la cueillette à domicile des livres, revues, brochures, disques, etc., pour l'Oeuvre du livre et du disque français 2o Fondation de bibliothèque scolaires.Juvéniles et paroissiales; 3o Etude de la petite Industrie et de l'artisanat; 4o Enquête relative â la petite Industrie: la terminer dans votre paroisse, si ce n’est pas déjà fait; 5o Orientation professionnelle de la Jeunesse et nécessité de l'épargne: fondation de coopératives; 6o Education nationale de notre Jeunesse aux moyens de sections Juvéniles; 7o Rapport de la séance d’ajournement du congrès de la Société le 7 avril dernier.Vole! cette semaine les principales assemblées du Conseil général et des sections; LE LUNDI 11 AVRIL 193S SAINT-ARSENE.— Réunion bimensuelle.à 8 h.15, à !a salle des oeuvres.930, rue Bélanger, Me Hector Grenon, avocat, membre de la Légion nationale, donnera une causerie sur "Les problèmes de l'heure".Tous les paroissiens sont cordialement Invités.FRANÇOIS-XAVIER-GARNEAU.— As.semblée, à 8 h.15.à la salle paroissiale, à l'angle des rues Vllleray et Boyer.DU PERE-MARQUETTE.— Séance bimensuelle, à 8 h.15, à la salle paroissiale, angle Adam et Aylwin.MAISONNEUVE.— Assemblée mensuelle, à 8 h., au sous-sol du presbytère du Très Saint-Nom de Jésus, entrée rue Adam M.Hermas Bastlen, vice-président général de la Société, sera l'invité d'honneur.NOTRE-DAME DU PERPETUEL SECOURS.— Réunion régunllére.à 8 h.15, au foyer de la section.6050, blvd Monk M.Victor Barbeau, professeur aux Hautes-Etudes Commerciales, donnera une confé.renoe Invitation à tous les hommes de la paroisse.SAINT-JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE.— Séance mensuelle, à 8 h 15.au foyer de la section, 3889, rue Hochelaga.SAINT-OCTAVE de Montréal-Est.— Réunion du mois à 8 h.15.à l'école Richard, 34, rue Lelièvre.DE L’IMMACULEE-CONCEPTION.— Assemblée bimensuelle, à 8 h.15.à l'école Saint-Charles-Garnier, angle Marie-Anne et de la Naudlère.PREFONT AINE.— Réupnlon mensuelle à 8 h.15, au local de la section, 3600, rue Rouen.SAINT.AMBROISE.— Séance régulière à 8 h.15, à l’école Anthéime-Verreault, rue Chambord.NOTRE-DAME DES ANGES de Cartier- ville.— Assemblée à 8 h.15.à la salle habituelle, 3984, boulevard Gouin est.LE MARDI 12 AVRIL CONSEIL general.— Séance régulière, à 8 h., au Monument national.SAINT-LOUIS DE GONZAGUE.— Assemblée mensucle à 8 h.15.à l'école St-Louis de Gonzague, terrasse Mercure.SAINT-JEAN-BERCHMANS.— Séance bimensuelle, à 8 h.15, à a salle Rochon, 5888, rue Papineau.SAINT-CHARLES.— Réunion régulière à 8 h.15, au sous-sol de l'église.SAINT PTERRE-CLAVER — Assemblée â 8 h 15, au sous-sol de l’église, entrée blvd Saint-Joseph.TRES SAINT-SACREMENT de Lachtne — Séance du mois, à 8 h.15, à la salle paroissiale.DE LA NATIVITE — Assemblée régulière.à 8 h.15, à la salle habituelle.LE MERCREDI, 13 AVRIL COME-CHERR1ER.— Assemblée à 8 h.30.à l’école Cherrler, angle Saint-André et Cherricr.M.Hermas Bastlen.vice-président général de la Société donnera une causerie Intitulée: "Tout va très bien madame la Marquise".Il y aura réplique par MM.Elol Gervals.E ED Philippe Fcr-land.avocat, et Jean L'Espf rance, I.C.Les dames sont les bienvenues.SAINT-MARC.— Réunion régulière, à 8 h.30.à la aalle paroissiale.BOURGET — Séance mensuelle à 8 h 15 au sous-sol de l'église Sainte-Marguc-Ute.DE SALABKRKY.— Assemblée à 8 h 15.à l'école Salnt-Ansîlme, angle Rouen et Hogan.La section SAINT-ARSENL donnera le mardi de Pâques, 19 avril prochain.A 8 h., à l'école Salnt-Arséne.une soirée du bon vieux temps, comprenant "Les noces de Rosine", "Les bons villageois", musique, chant, etc.La section El IEN.NE PARENT de la na-roisse de Sainte-Cécile, organise pour Ir JeuJt 21 avril, à 8 h 15, au sous-sol de l’éullse, une soirée du oon vieux t*mpr.Il y aura un programme varié de chanta du terroir, de musique et de recitations.LA PETITE INDUSTRIE, PAR M.VAL- MORE C.RATTON Le lundi soir.11 avril, à 8 heures, aura heu la 7e assemblée régulière publique de la section Salnt-Irénée, de la Société de Salnt-Jean-Bapttste, au sous-sol de l'église de Saint-lrénée, 3020, rue Dcltsle, sous la présidence d'honneur de M.le curé J -1 Horace Bellerose et sous la présidence ac-' ttve de M Roland Grandchamp.président de la section.M.Valmore Gratton, directeur de l'office d'initiative économique et professeur à l’Ecole des Hautes-Etudes commerciales entretiendra son auditoire de la petite Industrie.Comédie en un acte: "Le beau-frère de Papa”, interprété par MM.Ovlla Déguisé.Henri Des-chènes, Fernand Lévelllé, membres de la section.Chant par M, Roger Provost, ar.liste invité."La bonne chanson canadienne".aous la direction de M.J.-A.Bourbeau; au piano.M.J.-L.Roy.En foule.lundi soir; les dames et les Jeunes filles sont particuliérement Invitées.Souhaits de Mgr le recteur aux étudiants Mjjr Olivier MaurauM.reeleur de l’Université, adresse les souhaits suivants aux étudiants à l’occasion des fêtes pascales : Le recteur souhaite aux étudiants, aux Professeurs, à toute l’Université le don inestimable de la Paix.Sans la paix, pas de travail intellectuel sérieux; sans elle, une ad-aiinistration difficile et toulc so- ition de graves problèmes, com- .romise.Demandons au Divin Ressuscité cette grâce de la paix, pour le salut de l’Université.Olivier MAURAULT, P.S.S., P.D.Aux voyageurs de commerce et agents d'assurance LAsïoclatlon Catholique de* Voyageur* de Commerce du Canada, section Mont-Royal.Invite les voyageurs et le* agents d'assurance a la retraite pascale de 1938.qui commencera LE MERCREDI.13 AVRIL.A 8 HRES DU SOIR, dans la chapelle de l'immaculée Conception, angle des rues Rachel et Bordeaux.les tramways Papineau.Delon ml-, Rachel et Mont-Royal y conduisent.Le prédicateur de I» retraite est 1» R.Pere Paul Fontaine.8.J.La grosse Bertha a 20 ans Paris, IJ.— Le 23 mars 1918, il faisait un temps splendide.Le ciel était sans un nuage.A huit heures du matin, une forte détonation ébranla Paris.Un communiqué donné à onze heures déclara que quelques avions ennemis avaient survolé Paris à une très haute altitude, et qu'ils avaient été pris en chasse par les avions français.Mais a 4 heures, un second communiqué révéla la vérité: “L'ennemi a tiré sur Paris avec une pièce à longue portée.Depuis huit heures du matin, de quart d’heure en quart d’heure, des obus de 240 ont atteint la capitale”.On signalait dix morts et quinze blessés.C’était le premier jour de bombardement de la grosse Bertha."Les Pionniers de Longueuil" Le livre Les Pionniers de Lon-gueuil, de M.Falardeau, annoncé dans le Devoir de samedi se vend au prix de $1.50 franco et non de $1 seulement.On est prié d’en prendre note en le commandant.Chemin de la Croix le Vendredi Saint I* Vendredi-Saint, à trol* heure* de l'aprèa-mldl, un chemin de Croix sere prêché dan- la chapelle St-Antotne.1377 rue Lagauchetlère est.Le public eet admis indistinctement.Les Tertiaire* ee feront un devoir de a’y rendre.race, de langue et de religion.L’abolition par le gouvernement i fédéral de l’article 98 ne laissait pas à la province de Québec d’au- ; très ressources pour prendre des] i mesures de police contre le com- ; ¦ munistne que de punir l’usage de | * ¦ —: ~ ‘ du ressort 1 AVIS est par les présentes donné qu'un vtdende de DEUX DOLLARS ET VINGT-: fNQ CENTS (82.25) par action pour le tmestre finissant le 31 mars 1938 a été ,‘clarê sur 1* capital-actions pavé de la smpagnle.en faveur des actlonnalrea 1ns-r Ita le samedi.2 avril 1938.à midi, et ra payable le Jeudi.14 avril 1938.Par ordre du Bureau, i, PATRICK DUBKK.- — .secrétaire-trésorier.•Midi, U mare 1938.* Payables en fonds ^américains.Nouvelles compagnies à charte provinciale Québec, il (P.CJ — La Cazcllc Officielle de Québec publie la liste suivante des nouvelles compagnies constituées en vertu de lettres-patentes provinciales: Uhs-Kd.Lambert, Idée, $19,000, Sfe-Jeanne d’Are Inter Realties Ltd, $20,000, Montréal; Leavesland Lid, $10,000, Montréal; Rodolphe Pain-chaud, Liée, $49,000, Shawinigan; The Corporation of the Seven Wardens, sans capital-actions, Montréal; Arbour ct Dupont, Liée, 838,-500, Montréal; Foster Brown Ltd, $10,000, Montréal; Industrial Broadcasting Co., Ltd., $5,000, Montréal; Ravvson Construction Co., Ltd., $1,-000, Mont-RoyaL ________ Nouvelles compagnies à charte fédérale Ottawa.11 (P.C.) — La Cazelte Officielle du Canada public la liste suivante des nouvelles compagnies constituées en vertu de lettres patentes fédérales: Lakeview Investments, Ltd., 1,000 actions, s.v.n., Montréal: Sainte-Valérie Invest-ments, Ltd., $50,000; Charlottetown; Daltons & Uricrson, Ltd., $50,000, Toronto; Canadian Cotta-phanc.Ltd., $100,000, Toronto; Fidelity Inspecting Engineers.Ltd., $50,000, Toronto; Northwest Steamships.Ltd., $40,000, Toronto; Canadian Society for the Control of Cancer.sans capital-actions, Toronto; McLean’s Cocoa Mills, Ltd, 10,000 actions, s.v.n., Montreal; William McKenzie &¦ Co., Lied, $10.000, Montréal; Harland Canada, Ltd.$60,000, Montreal.Burns Cr Co.Calgary, 11 (P.C,) — Le revenu net de cette compagnie s'est élevé Pan dernier à $27,843 contre $195,-385.diminution que l'on attribue à des perturbations ouvrières et à la hausse des salaires.1231, de Montigny Est, Montréal.Les , ja propriété, qui est chèques ou bons «le i»oste_pourront ; du provincial, pour Ja dissémina-ctre faits à l’ordre de la Fédération lion des doctrines dangereuses.Il | est assez étrange de constater que' la loi dite du cadenas soulève tant de protestations lorsque la Grande-Bretagne a pu durant la guérie* adopter la loi de la défense du royaume qui abolissait [’habeas corpus et les autres brefs de préro- I gative et l’administration libérale | québécoise a nu il y a quelques années abolir les brefs de preroga live sans causer la moindre inquié- ! lude.Nombre de ces critiques inconsidérées ne s’inspirent peut-être que de préjugés de race cl de religion.Si 1rs hommes publics (Je la province de Québec ont adoplé ccttc loi contre la propagande communiste, c’est précisément qu’ils aiment la démocratie ct la Confédération ct qu’ils considèrent le communisme comme le plus dangereux ennemi et de la démocratie et de la Confederation.Décès du Frère Damasse, CSC.Nationale Catholique du Textile, Inc.Ceux qui désirent que leurs souscriptions restent confidentielles n’auront qu’à le mentionner et on accédera volontiers à ce désir.Les demandes particulières de la Fédération du Textile seront soumises au ministre provincial du Travail par la délégation qui sera dirigée par le président de la Fédération, M.Albert Côté, el le président de la C.T.C.C., M.Alfred Charpentier.Décès de M.Calixte Clouthier Il était le père de M.Raoul Cloutier, directeur de la publicité française au Pacifique Canadien M.Calixte Cloutier, l'un des jiliis vieux citoyens du comté dTbervillc, est décédé samedi soir, à Sabrcvois, à l'agc de 90 ans et 3 mois, après quelques semaines do maladie.M.Cloutier était ne à St-Jean, le 9 janvier 1848, et avait été l'un des pionniers de la vallée du haut Richelieu.Son père, Joseph Cloutier, qui était originaire de Château-Richer, près de Québec, avait d’abord émigré à St-Jean, puis était allé s’établir à St-Georges de Henryville, sur les bords du Ri-cbclieu.Jusqu’à l'àgc de soixante-dix ans, M.Cloutier cultiva la terre à Sabrevois et à Henryville.Il s'elait relire au village de Sabre-vols en 191G.Toute sa vie il fut considéré comme un homme d’une parfaite intégrité, et, comme tel, il fut toujours l’objet de l'estime ct du respect de ceux qui le ronnurrnt.11 laisse dans sa paroisse la réputation d’un citoyen modèle, f.ui survivent: sa femme, née Honorine Lnfnnd; une fille, Rcrthe, femme du Dr Henri Coupai, de Montreal; un fils.M.Raoul Cloutier, directeur de la publicité française au Pacifique Canadien, de Montréal, ct trois petits-fils, Maurice Coupai, René cl Robert Cloutier.Les funérailles auront Heu à Sa-brevois mercredi à 10 h.e* l’inhumation se fera dans le cimetière paroissial.* * # Le Devoir prie la famille en deuil d'ogrccr scs vive» condoléances.Hier soir, le frère Damase, de la Congrégation de Sainte-Croix, est décédé à l’Hôpital des RR.SS.de l’Espérance, à Saint-Laurent.Le défunt était né en 1862, du mariage de François Barrette et d’Ehnirc Boursol, à Sainle-Annc-dcs-Plaines.En 1889, il se faisait religieux, devant passer tonie sa vie à la Cô-tc-des-Nciges, moins quelques années à l’Université Saint-Joseph, N.-B., et à la ferme des Ormeaux, à Carillon.Tl fut un habile jardinier.Robuste, très laborieux, l'automne dernier encore, dans sa soixante-seizième année, il donnait plusieurs heures par jour à la récolte des légumes.fl avait acquis une connaissance remarquable de la vie des saints et de l’Écriture sainte, cl il en vivait.Généralement, on le surnommait “le saint joyeux”.Son service sera chanté mercredi, à 8 h.30, au col loge Notre-Dame.Montréal-Atlontic-City M Erne*t.Lortte.kgrnt BênêrM du Vermont Central, à Montréal, annonce un service de wagonn-lite direct* de Montréal k Atlantic City à roeeaaion de la fét* de Pâques.Ce aerivtee direct «'effectuera par le "Waslilnatonlan" le convoi muni de la climatisation qui quittera la Gare Bonavsnture.Jeudi le 14 avril à 9 h 05 du soir â destination de New-York.Philadelphie.Bal timor*, Washington at Atlantis Oil*.VOUS ECONOMISEREZ EN ACHETANT CHEZ LANGELIER Ce Westinghouse nom est votre meilleure garantie Tou* le* perfectionnements quo lo progrès pout apporter j* trouvent dam le» nouveaux modèle» 19J8.TOUS 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LES ETABLISSEMENTS SSaSli Les plus grands magasins i rayons du genre au Canada 510 est, rue Ste-Catherine entre Sainf-Deni* et Saint-Hubert Montréal, lundi Lit: 1 >K V OIK.Il avril 1938 En Espagne L'armée de Moscardo à 75 milles de Barcelone Hier, plus de 3,000 "gouvernementaux" se sont réfugiés en territoire français Hendaye, 11 Forest, Isaac, Henri et Rachel s’établirent en 1937”.Selon les habitants d’Avesnes, le nom de New Avesnes aurait dû être maintenu â la ville qu’ils prétendent fondée par leurs aïenx.Il faut, en effet, rappeler que c’est le Huguenot Jessé de F’orest, né a Avesnes en 1575, qui le premier eut l’idée de fonder une grande ville sur les bords de l’Hudson pour servir de lieu de refuge aux gens de sa foi.Il ne put faire de son rêve une réalité, mais ses enfants y réussirent (et c’est pourquoi ils sont honorés au même titre que lui) et Neuf Avesnes s’éleva dans ITlc de Manhattan.Plus tard, quand la ville fut peuplée de Hollandais, clic prit le nom de Nieuw-Amsterdam, qui devint en 1664, Ncw-Y’ork (en hommage au due d’York, plus tard le roi James, qui repose dans l’église de Saint-Germain.près Paris).Le monument commémoratif d’Avesnes élevé à la famille de l’oresl est une réplique de celui qui se trouve dans le Hall (le TUniversité, à New-York.Bien que les premiers De Forest partissent pour l’Amérique il y a trois siècles, leurs desrendants s’intéressent toujours à la F’ranee et presque chaque année, le monument de Forest â Avesnes.reçoit 1a visite des membres américains de la famille.Avesnes est une ville de 5,000 habitants dont l’histoire est pleine de souvenirs glorieux, au travers des siècles, elle fut assiégée, détruite, pillée et incendiée.Elle reçut des visiteurs célèbres: Louis XL Philippe II d’Espagne, l’empereur Charles Quint, Marie de Médieis et Louis XIV.Pendant la dernière guerre, Avesnes fut occupée par les Allemands qui ne l'évacuèrent que le 8 novembre 1918, trois jours avant l'armistice.Ajoutons que le maréchal von Hlndenburg en avait fait son quartier général.Qn conçoit donc sans peine qu'à tous res souvenirs historiques mais douloureux les habitants d’Avesnes préfèrent ceux qui se rattachent a la famille Jessé de Forest.Avesnes est dents, chèques de voyages, pasaepor etc.Téléphonez: BEIair 3361* Avis légaux Province de Québec, district de Mon réal, Cour supérieure, no B-163889.Tl Dominion Bank, demanderesse, vs O.Ci' bert, défendeur.Le 20e Jour d'avril 19: A 11 h.de l’avant-mldl, h la place d’a faites dudit défendeur, au no 1010, n Sainte-Catherine ouest, et dans le garat» en la cité de Montréal, seront vende] par autorité de Justice les biens et effef dudit défendeur saisis en cette cause, cci slstant en une automobile no 38193.mei blés et effets de ménage, etc.Condition argent comptant.M.-T.Robtlard.H.C.Montréal, 11 avril 1938.Province de Québec, district de Mon réal.Cour de circuit, no 27522.R.Fore! demandeur, vs H.Cyr, défendeur.Le 2 Jour d'avril 1938.à 11 heures de l’avan midi, au domicile dudit défendeur, au i 8407 rue Saint-Denis, en la cité de Mon réal, seront vendus par autorité de Ju tice les biens et effets dudit dêfendeij saisis en cette cause, consistant en pian à radio, meubles et effets de ménage, etj Conditions: argent comptant.H Ma; rand, H.C.3.Montréal, 11 avril 1938.STIMULE ET RAFRAiCHITf tière.Ce monument unique est élevé â i à 3 heures seulement ne Pons, sur In mémoire de Jessé de F'crest, fon- j In route Paris-Bruxelles, et consti-dateur “spirituel" à New Avesnes, i tue un relais très pittoresque et plus tard New-York, et à ses des-1 fort apprécié des touristes.MmilXPUlS Pint t'lL**r*Ï0RWlAHT m ISSAHT i
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