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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 19 novembre 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-11-19, Collections de BAnQ.

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Volume XVI —No 271.Abonnements par la poste s Edition quotidienne CANADA.Etats-Unis et Empire Britannique .8*00 UNION POSTALE.*1®-00 Edition hebdomadaire CANADA.i0° ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .8-00 Montréal, jeudi 19 nov.1925.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration*.336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISl TELEPHONE : - - Main 7460 Service de nuit ; Rédaction, Main 5121 Administration, Main 515S La leçon d’Hertzog Pourquoi ne pas établir chez nous une bienfaisante, trêve?- La proposition de M.Bourassa aux An-' glo-Canadiens - Pour la paix nationale Une petite dépêche du Cap de Bonne a la‘masse des iournaux d’hier, n a pre , .vôrftnti^n «n’elle méritait Rcvenons-y, aussi brièvement que.certain nombre de prétendus phé-1 attention qu eue meriiau.__intéi-At ^nnsidé- I nomenes qui allèchent les bas ms- mère n’hésiterait pas, souez-en cer- des commandes importantes: l’éle-tains, à devenir le supplement quo* vage a c 4 4 11 ?ri * n L , \ < I 1 i n 11 ___S — „ .» „ V._ _ _ am 2 m 2 «% m Les conservateurs cherchent un journal B» en veulent un français, à Montréal - En fonder un ou en acheter un ?— La Patrie n’est pas à vendre, dit M.L.-J.Tarte - Ce qu’il nous écrit à «e sujet C’EST POUR LA PROCHAINE ELECTION GENERALE Il est très vrai, comme le Devoir le disait lundi dans me information d’Ottawa, que les conservateurs cherchent à avoir u» journai de sauce langue française à Montréal, en vue de la prochaine élection générale, et qu’ils ont pensé à en acheter un déjà établi, plutôt que d’en fonder un nouveau, ce qui serait une tache coûteuse et dont la réussite serait risquée.Le Devoir, à deux reprises depuis Je commencement de cette semaine, a publié des détails à ce sujet.Le propriétaire de la Patrie, M.L.-J.Tarte, dans une lettre qu’il nous adresse ce matin, à propos de ees informations et dont on trouvera la substance plus bas, nous confirme “qu’avant, pendant et depuis les dernières élections”, on lui “a fait des offres très avantageusespour ses actions de la Patrie', et il ajoute: “J’ai encore en ce moment des offres fermes, de sorte que, si j en avais le désir, je pourrais vendre mes actions à un prix très elevé.et me retirer virtuellement million- lettre que M.Tarte nous a fait tenir cet avant-midi même, en nous demandant de la porter à la connais-de nos lecteurs: Montréal, le 18 novembre 1925.M.Georges Pelletier, Le Devoir, Montréal.Cher Monsieur, Dans votre édition de lundi et dans celle de mardi, vous publiez des potins au sujet de la vente d'un quotidien de Montréal et d une entrevue qu’un directeur de journal montréalais aurait eue ces jours derniers avec M.Meighen.Comme je suis allé à Ottawa samedi et que fil ai rencontre M.Meighen, je suppose que c’est moi que visaient ces notes parues dans le Devoir.Et comme le public pourrait être induit à penser que je me promène, en offrant mon journal en vente, je vous prie maintenant d’informer vos lecteurs que mon voyage à Ottawa était à an autre sujet., , , Avant, pendant et depuis les dernières élections, on m’a fait des offres très avantageuses pour mes actions de la Patrie.J’ai encore en ce moment des offres fermes, de sorte que, si j’en avais le désir, je pourrais vendre mes actions à un prix très élevé et me retirer virtuelle- naire ., , Dans son information de mardi dernier, le Devoir disait qur les négociations entamées dernièrement par les conservateurs pour acheter ; un journal français à Montréal j “n’ont pas abouti, .et n’ont pas j eu d’issue favorable”.M.Tarte, ment millionnaire.* Ini affiime en effet avoir Toutefois, si ma sanie peut rester ‘V1”’ ^'""arrêtée de ne ! bonne comme elle l’est maintenant, et dit que sa j mon intention bien arrêtée est de ]’“intention bien vendre à aueuh prix' détermination est de conserver son journal pour le léguer a ses fils.Les négociateurs conservateurs sont à chercher ailleurs un quotidien français qui consente à se vendre à leur parti, pour en devenir l’organe officiel.Voieiles principales parties de la ne vendre, à aucun prix.Je suis très attaché d mon journal, et ma détermination est de le conserver pour le léguer à mes fils.J'ai même pris des dispositions dans celte vue.Votre dévoué, ’ (Signé) Jos.TARTE Lettre d'Ottawa Notre situation économique s'améliore Mais nos finances publiques ne se rétablissent pas comme elles le devraient.Ottawa.17.— La lettre mensuelle do la Banque Royale sur la situation de l’industrie et du commerce au Canada contient pour le mois de novembre des indications très encourageantes.Cette lettre fait ordinairement autorité dans le monde des affaires et les journaux financiers la citent souvent.C’est pourquoi elle est d^un grand intérêt, surtout si on la rapproche de - Mec to rah Vactualité Le “side-show” journalistique Isi Commère tient ses lecteurs en Tutlcinc.Ixi maison hantée a fait long feu.Elle parait avoir eu pour premier et principal effet (rempêc.her certain gros personnage de hanter la maison de la Commère.Pour une Ms tout te monde se louera du ré-atdiaU Dès le lendemain les rapports de police et les déclarations du propriétaire s'accordaient d voir dans cette intervention surnaturelle une bieh petite affaire qui n’avait pris de l’importance qu’enveloppée dans les commérages démesuré* dr ta grosse feuille, tel le petit caillou que les enfants recueillent pour le rouler dans ta neige et en faire une.houle colossale dont il reste le noyau oublié.Un certain almanach s’est acquis une grande faveur dans le pu-Mtc par ses histoires de loup-garou d.de chasse-galerie.La Corn la dernière campagne électorale et des discours qu’on y a prononcés.Cette lettre débute par cette phrase: “Jamais encore, depuis le début de la période de rajuste-ment économique, les conditions fondamentales n’ont été plus favorables à une expansion saine de l’industrie et du commerce.La situation de» affaires présente déjà des signes d’amélioration, et bien qu’ils dépendent en partie de la saison où nous sommes les changements indiquent la restauration graduelle.d’une prospérité plus générale”.La récolte monstre de l’Ouest canadien est le facteur le wlus important dp ce progrès.Elle dépasse de près de la moitié celle de Tannée dernière, puisqu’elle est de 100,385,000 boisseaux et que la précédente n’était que de 205.694,090 boisseaux.Le pouvoir d’achat des provinces des prairies sera donc plus grand durant Tannée qui commence cet automne qu’il ne Ta été durant les cinq années précédentes: le monde des affaires s’en ressentira, le prix des céréales n’ayant pas diminué, en effet, d'une ma nière remarquable.Les autres industries qui en visa • gent un meilleur avenir sont celles • A« l’acier et du fer qui ont reçu le commerce, c’est tout d’abord une réduction de taxes.Lorsque le gouvernement prend moins d’argent, les entreprises privées en prennent plus.Les bénéficiaires directs des réductions d’impôts sont les 9,000,000 de citoyens qui envoient au gouvernement un rapport sur leurs revenus.Les bénéficiaires indirects sont tous les autres citoyens américains qui doivent fournir leur quote part aux paiements de la somme énorme de $10,000,01)0 par jour que doit faire quotidiennement la trésorerie nationale.Ceci n’est plus ni moins qu’une restriction de la liberté du peuple.Tout cet argent, il faut le gagner.Et ceux qui Tout gagné, au lieu de inuvoir le garder pour leur propre wSnéfice, doivent nécessairement le remettre au gouvernement.Nous voulons que ceux qui gagnent de l’argent en gardent plus eux et en donnent moins au gouvernement.Et cela veut dire que les affaires seront meilleures, que chacun pourra jouir de plus de confort, qu’il y aura une amélioration économique générale, plus de facilités d’éducation et plus de liberté pour tout le monde.” Comment un président pourrait-il ne pas être populaire qui expose de telles idées et qui les met en pratique?Nos politiciens canadiens pourraient bien suivre cet exemple, et se rendre populaires.La lettre qui cite les extraits précédents porte que les taxes fédérales, provinciales et municipales ont continué à monter chez nous et tiva(eurs tion est faite par la Chambre de : ‘ u ™mte dc .RerthK“r‘t ServczJvous commerce Uie voire experience et vous verrez i i rivimi,./, „ a i que le gouvernement do Québec Ba i.nambre a nommé, hier, un , t favorable à la classe acri-connte qui s’occupera plus spécia-i ' JiT pas lasoraoie a la nasse agn lement de cette, organisation.11 s est composé de MM.J.-A.Cardin, Violent incendie Un Incendie a ravagé ce matin la maison de rapport Anaiu View, 1885.rue Préfontaine, et a endommagé 9 appartements.Ives dommages se chiffrent à dix mille dollars.Les pompiers ont dû travailler durant trois heures pour éteindre lea flammes.propriation du système d’aqueduc de la Montreal Water and Power.H déclare que la compagnie fournit en ce moment une eau qui n’est guère potable, et à des prix prohibitifs.Maladie grave de la reine Alexandra Londres, 19, (S.P.A.) —r La reine douairière Alexandra, mère du roi George, est dangereusement malade.Elle souffre d’une maladie de coeur.Un bulletin médical dit que son état est critique.Elle aura Rt ans le 1er dèermore.Le roi et la reine Marie sont à Sandringham, où la reine Alexnn-i dra habite, depuis samedi.compagne de M.Théodule Rhéau-me e» de M.Philippe Monet, avocat de Montréal, La seconde se tiendra à Sainte-Geneviève, à huit heures et demie.M.AUGUSTE DESILETS Les Trois-Rivières, 19 — Demain après-midi, à Sainte-Geneviève dc flatiscan, les opposltlonnlstes du comté de Champlain tiendront leur convention pour le choix d’un candidat qui fera la lutte à M.Willic Grant, choisi à la convention libérale de lundi dernier.M.Auguste Désilets, avocat de Grand’Mere.auprès dc qui de nombreuses délégations conservatrices faisaient depuis quelques jours de pressantes instances pour lui faire i accepter la candidature, a finale ! ment consenti à ce que son nom fût oumis à la convention de de- C.-E.Gravel, J.-A.Paulhus, J.Groves-Contant.MM.J.-A.Cardin, P.-F2.Joubert et J.-A.Paulhus continueront de représenter la Chambre au comité de reception organisé par ta Société St-Jean-Baptistc.M.Cardin a rapporté brièvement, hier, ce qui s’est fait à la première réunion, tenue au Monument National.Le président de la St-Jean-Baptiste, M.Léon Trépanier, a suggéré un programme qui a élé adopté avec dc légères modifications.Dans l'après-midi du 22 il y aura réception à l’hôtel de ville par le maire Du-auette.Le soir, banquet à l’hôtrl Place Viger, offert par la ville et soirée musicale et théâtrale au Monument Nation at.Le lendemain visite à l'Oratoire St-Joseph suivi d'uh déjeuner offert par la ville d’Outremont.Visite de la ville.Les délégués partiront pour Saint-Hyacinthe, le 23.à 3 h.30.M.Beatty à Winnipeg Winnipeg, 19.— Au cours d’un banquet donné hier soir par l'Association des Boards of Trade canadiens actuellement en congrès ici, le président du Pacifique Canadien, M.Beatty, a dit que la caractéristique principale de ce congrès est ce désir de discuter nos grands problèmes nationaux à la lumière des considérations économiques et nationales, sans égard à l’influence des partis politiques.Il dit que le Canada ne court aucun danger.Mats encore ne faut-il pas qu’aucune partie sc montre exi-gente, en regard de l’unité et de.la solidarité du pays ainsi que des justes revendications des autres provinces.Il croit que le principal but h atteindre actuellement est l’augmentation de la population.• Trois résolutions Winnipeg, 19 (S.P.C.).—Le congrès des Boards of Trade canadiens a adopté trois résolutions importantes au cours dc sa séance d’hier: il a demandé la formation d’une chambre de commerce fédérale, la récognition des droits des Provinces Maritimes, et la création d’un conseil de la colonisation qui serait complètement indépendant de toutes les questions politiques.Nos forces hydrauliques M.Olivier Lefebvre, ingénieur en chef de la Commission des eaux courantes, a donné hier soir une intéressante causerie sur les forces hydrauliques de la province de Québec, au conseil Lu Fontaine d'*s Chevaliers de Colomb.M.Damien Jasmin a présenté le conférencier et M.Alex.Cinq-Mars l’a remercié.Le manque d’espace nous force à remettre la publication du résumé de cette causerie.qi nuent, le boulanger ne pourra plus pain.du pain maintenant de lotîtes les parties de la ville.“Les consommateurs semblent vouloir se libérer graduellement de l'exploitation de certains boulangers”, nous fait observer M.l'échevin Trépanier.M.Trépanier ajoute que rien ne motive ces augmentations: “La farine n’a pas augmenté depuis juillet dernier.Alors pourquoi cette augmentation dans le prix du pain chez certains boulangers de la partie est de la ville?Il me semble que les circonstances difficiles que nous traversons ne permettent pas d'exploiter ainsi le consommateur.” De plus, dans une seule semaine, une cinquantaine de maîtres-boulangers se sont fait recevoir membres de la Chambre de commerce.“Ils font très bien de vouloir protéger leurs intérêts, nous dit M.Trépanier, mais encore ne faut-il pas que ce soit au détriment des citoyens: bien au contraire Us doivent prendre les intérêts des consommateurs.’* Enfin une grande assemblée aura lieu la semaine prochaine au marché de Maisonneuve, dans le but de protester contre te prix du M.Meighen tiendra une grande assemblée à Acton- Vale Ottawa, 19 (D.N.C.) — Le chef de l’opposition tiendra à une dale non encore fixée une grande assemblée à Actonvale, dans le comté de Bagot, pendant la campagne électorale qui a déjà commencé.Il sera entouré de ses lieutenants de Québec et de Montréal.Cette nouvelle fait sensation aujourd’hui dans la capitale et l’on y voit le signe que M.Meighen va prendre en scs mains la direction de la campagne politique dans Québec.On dit aussi que M.Tobin, député dc Richmond-Wolfe, deviendra whip en chef du parti libéral à la place de M.Kyte et que M.Casgrain, député de Montmorency-Charlevoix, sera son assistant général.M.André Fauteux se présentera très probablement dans Bagot contre la notaire G.-D.Morin.Le Dr Larue Nous apprenons que M.le docteur Larue, de Neuville, doyen du voyage du Devoir en Acadie, est ni excuserez, je ai ai pas le don de la parole et je n’ai pas l’habitude do parler en public, mais .(une voix: “Ça va venir!” ri res).Oui.ça va venir, je il’espè' re, en pratiquant.J’espère que je ferai un bon sujet pour défendre vos droits à la Chambre.Je vous demande de vous unir dans l’intérêt de notre province et de notre comté et je vous promets que si je suis élu le 3ft au soir prochain, ]e serai le digne défenseur de vos droits." M.ALFRED DURANLEAU Le député de Laurier est l’objet d’une ovation lorsque le président de la convention, M.Lavallée, le prie de porter la parole.“Je suis venu â Berthier, dit-il, à la demande de mon chef, M.Arthur Sauvé.Ce n’est pas encore le temps pour moi de faire des discours avec pièces à l’appui.J’attends l’occasion qui ne tardera pas à sc présenter, de rencontrer nos adversaires face à face et je désire assurer M.Gouin, le candidat que vous venez de choisir, que je serai avec lui pour ks rencontrer, nos adversaires.(appl).Je suis ici à la demande de M.Sauvé.Si j’en juge par votre attitude, vous êtes dp notre opinion et vous voulez faire une lutte ardue afin de remporter k comté.Si vous croyez que M.Sauvé, ce fils de cultivateur, cet ami de la classe agricole, cet homme .sorti de nos rangs, si vous croyez que ce fils du sol a fait quelque bien à notre province par son travail constant, dites-vous donc que le moins que vous puissiez faire pour lui en témoigner votre gratitude c’est de travailler ferme â assurer la victoire de M.Georges Gouin, le 30 au soir prochain.“Lorsque nous parlons du gouvernement Taschereau, nous souillons le nom du parti libéràl.Le gouvernement Taschereau et sa clique ne représentent plus le parti libéral.U/cst un gouvernement autocrate qui croit qu’avec son bras de fer et l’esprit de parti il va pouvoir se maintenir au pouvoir indéfiniment.“En 1923 nous nous sommes levés et nous nous sommes présentés devant l'électorat parce que nous croyions dc notre devoir de travailler à terrasser le gouvernement Taschereau-Perron, qui avait déclanché cette année-là une élection à trente jours d’avis alors que le parti conservateur n'avait pas de journaux à sa solde comme le gouvernement qui en une seule année a payé aux journaux de la province, une somme de $478,()()().Vingt conservateurs ont été élus en 1923 et la famille ne tardera pas à s’agrandir.Je désire vous parler maintenant de la Commission des liqueurs.C’est une des nombreuses commissions du gouvernement de Québec, du gouvernement Taschereau qui conduit toutes les affaires de la province par des commissions.M.Sauvé avait parfaitement raison lorsqu’il a demandé une enquête sur les faits et gestes dc la Commission des liqueurs.Nous avons demandé une enquête eomplètc et lorsque cette demande fut faite J’ai dit au gouvernement: "Vous administrez les deniers du peuple, vous ks dépenses et j’ai ajouté que tout excédent de tout profit raisonnable réalisé sur les ventes par la commission constitue une taxe que prélève sur le peuple le gouvernement.Vous avez suivi l’enquête, messieurs, et vous avez vu ce que nous en avons sorti.Nous avons forcé la Commission à produire ses livres.Nous avons constaté que la Commission vendait ks mélanges fabriqués par les vendeurs autorisés que Taschereau avait lui-même traités d’empoisonneurs.La boisson est vendue aux citoyens de la province «à des prix exhorbî-tants.Au cours de la campagne je vous démontrerai (Rie le gouverne-mënt fait des profits scandaleux sur le peuple, qu’il réalise $5.50 de profit sur un gallon de whisky blanc quand il vend une bouteille de 20 onces $1.50 comme il le fait.Il charge même jusqu'à l’eau qui entre dans ce whisky à raison de quatre sous par gallon.Il vend l’al-conl qu’il saisit de ceux qui le fabriquent clandestinement et le charge au même prix que s’il l’achetait de ces fabricants.Le gouvernement.sur le whisky blanc seul réalise de 90 à 100 p.c.de profit.Sur les vins l’enquête n dévoilé que le gouvernement Taschereau fait de 100 à 152 p.c.de profit.Où va l’argent?Prenez les rapports de la Commission des liqueurs et vous constaterez que l’administration générale a coûté 24 p.c.en 1923 et 1924 du total des ventes de la Commission.Comment se fait-il qu’à la fin ed l’année sur une somme globale de $20,000,000 dc ventes la Commission ne réalise que $2,000,-000 de profits?Je vous dis que le gouvernement Taschereau va sombrer dans le mépris public avec cct te même Commission.M.JOS DUFRESNE “Je condamne le gouvernement, dit M.Jos.Dufresne, qui parle ensuite, parée qu’il a augmenté les taxes de 15 millions depuis 10 ans, parce qu’il a endetté nos municipalités, nos commissions scolaires et augmenté sa propre dette de 78 millions et n engagé le crédit de la province dc 390 millions depuis qu’il détient le pouvoir.“Vous devez vous venger du gouvernement Taschereau.^ Il vous a enlevé toutes vos libertés et il devrait être renvoyé du pouvoir.U en a assez abusé.“Messieurs ks cultivateurs quand vous allez payer vos taxes n’est-il pas vrai qh’il vous faut maintenant apporter autant d’argent qu’il vous en fallait dans le passé pour faire le paiemnet d’une terre entière?(rires) N’est-ll pas temps de mettre fin au régime libéral dans la province?M.BRAY Commission des liqueurs.“On a formé, dit-il, la Commission des liqueurs et aujourd'hui on prend l’un des propriétaires de la Mel-cher’s Gin et on le fait présenter dans Jacques-Cartier.M.Marchand a été imposé dans Jacques-Cartier par le gouvernement libéral.On a essayé dc nie faire passer pour un “bootlegger”.Je ne suis lias un bootlegger.Je n’ai pas peur de dire ce que j'ai fait.J’ai inves ti de l’argent dans un commerce de liqueurs en Angleterre.La seule différence entre la Commission et moi c’est que moi j’achète mes boissons à meilleur marché.M.HERVE ROCH M.Hervé Roch sc dit heureux de revenir dans sa ville natale appuyer al candidature de M.Gouin.M.Roch dit que le gouvernement Taschereau a ouvert Champlain et Berthier parce qu’il était certain dc perdre Argcnteuil.“Nous n’avons pas à notre disposition un groupe de ministres, nous n’avons pas de ponts à donner, ni de promesses ou de patronage à distribuer.Nous n’avons pas de Commission de liqueurs sur le point d’ouvrir ses digues mais nous avons le peuple avec nous et le gouvernement va le savoir le 30 au soir prochain.1’ M.Roch qualifie le gouvernement Taschereau de gouvernement de reniements (il a renié chacun des articles du programme libéral), de gouvernement de trahison, de gouvernement d’abus, de gouvernement de cliqué, et de gouvernement antinational.Le choix de M.Georges Gouin à la convention d’hier constitue un triomphe du haut du comté sur le lias.Les deux candidats qui se feront la lutle dans Berthier seront donc tous deux du haut du comté.Feu Fabbé Oclilon Dupuis Québec, 19 (D.N.C.).—M.l’abbé Odilon Dupuis, retiré à l’hôpital Guay à Lauzon est décédé subitement.ce matin, à l’âge de 62 ans.11 avait fait du ministère pendant plusieurs années aux Etats-Unis puis s’était retiré à l’hôpital alors que sa santé l’obligeait à prendre un repos mérité.CE SOIR Au Monument national, répétition du Voyage en Chine au profit des employés de la maison Dupuis Frères par la Société canadienne d’opérette.>8 Ce soir, à 8 h., à l’édifice central dc l’Université de Montréal, 1265, rue Saint-Denis, près Sainte-Catherine, l’abbé Henri Jasmin, dc la Faculté des lettres, donne son cours dc langue espagnole.)|C jff A 8 h.36 à la A rt Association Galleries.679, rue Sherbrooke ouest, exposition Le député de St-Henri dit qu’il existe un malaise dans le parti libéral.Il ajoute que le gouvernement Taschereau est en train de tout accaparer.- — Il a formé un département des 0|lverture dc la 4/ètnc Affaires municipales et ü en résul-1 d'urt._ .- te que vos conseils municipaux, vos èchevins ne peuvent plus dépenser un sous sans avoir à consulter le département des Affaires Municipales, 11 a institué la loi de l’Assistance publique afin de contrôler nos communautés.Il est rendu à s’ingérer dans les affaires de nos communautés religieuses.Je crois qu’on est rendu trop loin.C’est sur une proposition de Top* avez enlevé un commerce au peu- .pie et le peuple a le droit de sa- position que le gouvernement a gravement malade.Nous formons voir commenl s’administre la Com- amendé cette loi.des voeux pour son rétablissement, mission des liqueurs, quelles sont M.Allan Bray parle ensuite de la Nouvelle paroisse (Suite de la première page) Alphonse d’Youville flPèree Ré-demntoristes); Snirde-Héiène (Corn-inigniF de1 Marie); Saint-Ignace ite Loyola (Jésuites): Salnt-J-acquc» et Notre-Dame (Sulpiçiens) ; Saint-Jean -de Matha (Trinitaires) ; Saint-Pierre (Oblats); St-Viateur d’Ott* tremont (Ckres de Snint-Viatcurt.Uesù (Jésuites). 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI.19 NOVEMBRE 1925 VOLUME XVI — No 271 Ste-Gertrude de Nicole! LE SOIXANTE-QUINZIEME ANNIVERSAIRE DE FONDATION DE CETTE PAROISSE—LA GRAND’-MESSE PONTIFICALE DU 22 OCTOBRE — BEAU SERMON DE M.L’ABBE PAUL MAYRAND Sainte-Oertrude de Nicole!, 19 (Spécial au Devoir) — Les 21 et 22 octobre dernier, les paroissiens de Sainte-Gertrude ont célébré le 75ème anniversaire de la paroisse que dirige depuis plusieurs années déjà M.le curé Joseph Forcier.Le soir du 21, il y a eu réception au couvent en l’honneur de S, G.Mgr Brunault.Le lendemain, grand’messe pontificale célébrée avec pompe.M.le chanoine Antonio Camirami, représentant le Séminaire de Nicolet, faisait l’office d'archidiacre; MM.les abbés Alfred Manseau, curé de Bé-cancour, et Chs-Ed.Provencher, curé de Daveluyville (Sainte-Anne), agissaient comme prêtres assistants; MM.les abbés H.Martin, vicaire à Sainte-Angêle, et Henri Thibault, assistant-procureur à l’évêché de Nicolet, servaient comme diacre et sous-diacre; M.l’abbé Ludger Morin, chancelier de l'évêché de Nicolet, assisté de M.le vicaire Antonio Denoncourt, conduisait les cérémonies.M.l'abbé Aristide Brûlé, curé de Saint-Sylvère, dirigeait la chorale, relevée par le concours de M.l'abbé Gaston Dubé, curé de Le Précieux-Sang, et de 3ueJis au moment de notre chute, et ns lui, j'étais perdue, car il m’a tirée de dessous l’auto à l’instant i les flammes m’atteignaient au sque de prendre |eu lui-même.—Le brave homme 1 -Jusqu’Ici, au contraire, ce n’é-it pas un brave homme; il était à tête du groupe socialiste de Va-ncelles.Il lisait de mauvais jour-nix, et assistait régulièrement aux inférences révolutionnaires qui le •isaient.—Et maintenant?— Rose, en mourant, lui a arra-lé la promesse de renoncer è tout da.Tl aimait passionnément sa lie; aussi je crois qu’il tient pa- foie.Malheureusement, il mène depuis lors une vie de braconnage; il travaille â Ja nouvelle roule qui traverse des bois et nn l’accuse de prendre souvent le gibier au gîte.—H vous fl sauvé la vie, répéta Guy avec ferveur.—Pauvre homme; oui, c’est certain.—II vous devait bien cela après tout ce que vous avez fait pour su fille.* —Comme on est habile h développer la haine dans le coeur du peuple, reprit M.de Chavernay devenu songeur.La lecture, la parole, tout est mis en oeuvre pour lui représenter son sort sous le jour le plus sombre, surexciter ses passions, le pousser A la révolle, aux pires excès.—Oui, répondit Denysr, r’rst un immense malheur; mais ni lui, ni ceux qui le trompent ne sont les seuls coupables.Ceux qui devraient répandre la vérité et qui s’en dispensent, ceux qui devraient répondre aux mensonges et qui se taisent, le sont autant qu'eux.Elle s’enflammait comme clic le faisait dès qu’elle abordait ces questions brûlantes, et Guy distinguait dans le son de sa voix même, un reproche sous-entendu à son adresse.—A Valencelles, reprit-elle, je me I suis efforcée de faire un peu de bien; do bons Journaux sont envoyés dans toutes les familles.—Sont-ils lus?—Ils ne l’étaient pas au début;, ils le sont déjà davantage.Vous ne saurlet croire quel attrait nos paysans ont pour nos bons journaux ré-gionnaux lorsqu’ils se sont enfin décidés à les lire; ils sont â leur portée, les caricatures les font rire, les articles traitant d’agriculture les intéressent et leur en font accepter d’autres combattant l’erreur; c’est agréable et substantial tout à la fois.-Certains d’entre eux contiennent même d’excellents conseils adressés aux "Inutiles”, fit Guy en riant, - -C’est vrai — elle s’arrêta un instant — mais rela ne peut suffire pour ramener nos paysans, reprit-elle.Il faudrait qu’nn les groupât comme le sont ceux de Fers, par exemple, et cela, je ne puis le faire.Il faudrait qu’un homme se mit à leur tête, qu’un orateur de talent sc dévouât â venir leur parler régulièrement.Ah! si j’avais pu obtenir cela de ce Jacques Ardcl que l’on dit si éloquent, si entraînant!- Mais, vous m’aviez promis de le voir; l’avcz-vous rencontré?Lui avez-vous parlé?Toute vibrante elle regardait le jeune homme.—Oui, je l’ai rencontré.—Et lui avez-vous dit mon désir de le voir à Valencelles?—Je le lui ai dit.- Ou’a-t-il répondu?—Qu’il y viendrait très volontiers mais seulement en octobre, car cela lui est impossible plus tAt.—Vraiment, il l’n promis?—Très certainement promis.- Quel bonheur! Avec un peu de timidité elle ajouta : Vous m’aviez promis de causer avec lui de toute* les grandes questions dont il s'occupe.-4e l’ai fait.—Et votre impression sur lui?En posant toutes ces questions !¦ voix de Denyse avait tin tremblement qui n'érhappait pas au J-une hèmme^ Tl était visible qu’elle re.doutait une déreptioon, c'est-à-dire une souffrance.—Jacques Ardcl partage vos idées, votre enthousiasme répondit lentement M.de Ohavernay.Autrefois, il faisait partie des “Inutiles”, mais depuis qu’il s’est donné corps et âme à ces oeuvres sociales il y prend autant d'intérêt — plus peut-être «•ncore—qu’il en prenait jadis h ses plaisirs.—Et.savez-vous ce qui l’a ainsi transformé?—«Il n’a pas voulu me le dire encore mais il m'a promis de me le confier plus tard.Un silence suivit.Denyse ne pouvait questionner davantage, et le jeune homme ne disait pas ce qu’il avait retiré lui-même de sa conversation avec le brillant conférencier.Un peu gênée Mlle le Terrier se leva.—Cinq heures, dit-elle en regardant le cartel suspendu entre les deux fenêtres; il faut que je remonte chez votre tante.Je l’ai bien négligée pendant la maladie de Fanny; Je suis confuse de reconnaître si mal sa parfaite hospitalité.Quelle gêne nous lui causons, et combien il nous tarde que notre malade soit transportable.—Ma tante est ravie de vous avoir, au contraire.—Elle est bonne et parfaite, mai* il n’eat pas possible que nous ne aoyona pas un grand embarras dans sa maison.Le docteur pense que Fanny ne pourra pas être ramenée à Valencelles avant une dizaine de Jours, sans l’exposer à quelque accident.—J’aurai le regret de partir avant vous.—Vous partez?—Oui, incessamment.Je vais retourner à Paris, .t'ai fait ici un séjour plus long que je ne comptais le faire.—C’est vrai murmura Nisettc.Fl lui semblait que le soleil était moins radieux au dehors, que le séjour de Saint-Claude perdait son Charme.Flic resta un instant pensive, le regard perdu dans le lointain bleu du ciel; puis clic s’éloigna sans avoir retrouvé sa gaieté.XXV M.Le Tersler quitta Saint-Claude le lendemain, et Fanny qui ne comprenait rien aux affaires trouva très mauvais que le banquier partit pour s’occuper des siennes au lieu de rester avec elle et de se consacrer uniquement à son bonheur.La terrible maladie dont elle avait presque miraculeusement guéri, avait rapproché ce ménage un inv tant désuni.Avec toute sa tendresse enfin retrouvée, la jeune femme désirait, reprendre «a place auprès de son mari, elle ne pouvait plus sc passer du banquier, et Denyse ne savait comment lu consoler de son absence.Tant que M.de Ohavernay fut là, il l’aida à la distraire.11 causait très agréablement, et se montrait si gai, si spirituel, si amusant auprès de la malade, que les sanglots de Fanny finissaient dans un éclat de rire.Etendue près de la fenêtre, elle avait autour ne sa chaise longue, toute une cour dont elle était la reine: Mme de Querval, Denyse, Guy l’entouraient, et les heures passaient vite.Mais lorsque le jeune homme fut parti, une morne tristesse envahit subitement le château.La vieille dame comblait toujours Fanny des mêmes attentions et venait la voir sans cesse; mais se» longues visites fatiguaient la jeune femme, sans la distraire; elle la trouvait ennuyeuse, et trop faible encore pour se dominer — elle en avait si peu l'habitude — elle dissimulait à peine l’impatience que lui causaient sa conversation et aa surdité.Denyse tremblait que sa vieille amie s en aperçut.—Ce serait bien mal reconnaître sa parfaite bonté, disait-elle * Fanny en la morigénant un peu.—Je fais tout ce que Je puis, répondait celle-ci; je lui «uis très reconnaissante, mais elle m agace.Tenez, le claquement de son étui â lunettes qu’elle ouvre et ferme con-I tlmiHIcmenl me ferait grimper sir les toitsI Et puis elle nrenlend rien de ce que je dis.et cela me fatigue de crier à tue-tête.CA «ulvre.) C« Jour Bat «et imprfme ta N- • .» No» rue Notre-Dame Fat, à Ue l‘IMPRIMERIE POf t>IIIM limité»).QL.atlnitnlitrataur *) aaorétatro.Fat, à Montréal, pat OPt'l^iRE (k reapona».Georges mumBH.I mu^iKKAL.JEUDI.COMMERCE et FINANCE LA MATINÉE À LA BOURSE THUS PEC D'ACTIVITE SUR NOTRE PLACE — TROIS VALEURS SEULEMENT ONT ETE TRAITEES POUR LA PEINE La matinée à la bourse locale à été terne au possible.La côte n’a eu aucun mouvement de quelque ampleur.La plus forte fluctuation a affecté lt> Dominion Glass qui est tombé de R» de point.Par ailleurs l’activité n’a pas été forte.Le volume total des ventes a été de^ 4,081 actions dont 220 Asbestos.S70 Canadian Industrial Alcohol.1,088 Brazilian.120 National Breweries, 110 Dominion Glass, 134 Laurentide.340 Cons.Smelting, 130 Montreal Power, Shawl ni gan.100 Dominion Textile et 120 Winnipeg Electric.Le Braiilian.le titre le plus actif, a commencé par se hausser de V.> point, comparativement, à hier, à 754a.Plus tard ce gain s’est rétréci à % de ï>oit>t.Le National Breweries a perdu Vi point de même que l’Asbcjtos.Le Montreal Power a été la valeur la plus forte, réalisant un gain de % de point.Le Winnipeg Electric a été simplement ferme à 48**.OPERATIONS DE LA MATINEE «Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien A Cieh.tfOLKSE Wt MOVTmCAl.If nturai » JMi SeLun».Brtgeriea, 60 à *1^- Atoitibi P.and P.à a «6.AalMWto* Corp.Vj à Wi^ ôO à StS 20 à 9j'^., Hrauium IraifUoti, jCSi à ' 76 a î a ade prf„ là à 9:, «auutda i.eawat, 'M a HC^,.lexUa, 3» a SS vamu.stueitiiig 100 k 163 35 k 157, Puoilciiou Oaia».16u a 161.Twin City, 5 a n.Laurrutiae Co.41 a 78.noward Smitli, 75 à 3», 15 a lb«.VaO.Pw., tu a 116 10 a 115ht.Muntrral Poatr, 115 a ïuT 1 r.ci- Uros., 35 a 19.Sjaiixisli Ki>rr, 35 à WH.Ottawa L,.H.aiKl P.Prl., 5 à 103H.Muiwmiüan, 2 à 161.Shawitneut) Higtita 27 à 3 5 à 2!*.1 uckctls, à 2%.tint.Kmp 2de prf., 15u « tu,., bmnpton P.a iso P.10 à 23.t ons.Smelting, 23 à 131; 33 à 13u';.DominiOtl tiia-a.t« a IIHp*-4, laurentide t.o.2 a 7S.Dominion Hridge, 23 à 07.I ishing 13 à 53%.Simnlsn Hiver, 3u a IK)1.*.Smiwtitigan 1W a lot; Ht|thW, 29 » 3.t.an.1ml.Altohol, ;M3 5 17'.,.Winnipeg eject ne 20 à 8>-, Tooke Pif,, 20 à 62.laurentide Power 10 A 103.lireiv.Hts., KH) à 1 àVi.llWttildatlquia 20 À Un; 3 à ItOV».Steel Prf., 10 à 111.Mexican L.H, and P.50 i 301, Shew in Williams, 25 à 1231,, Bourse tic iNew-York Rendement sur valeurs Le Développement de l’Empire du Nord COURS FOURNIS PAU LA MAISON BRU- N EAU & RAINVILLE, MEMBRES DE LA BOURSE DE MONTREAL ülv.Prix Relia.Abitibi .4 lIppfMX «7V4 fi-D As h est us fi 96 »k 7.2 Aabeatos Pfii fi 116«.j 5.2 Bel! Telephone N i.:!i.5.7 Unix H t a.) 5.3 Uin.Car Pfd 7 «an.Cehient fi 102 «a 5.9 i 9 Sher.Williams Ffil .7 109 fi.4 Spanish River 7 99 7.1 Sjmui.River J’fd .7 ii3v; 0.2 Steel of Canada 7 92»?7.6 Steel of (hnaila Pld .¦ St Maurice Paper .,.fi 99 >4 0.1 Inckett» Tobacco .i r,n fit Tucketts T oh Ffd .102.t\ 9 l«ln Cltv 4 70% Wa basso 4 fij \4 0.2 | 'Attin.F.lcctrio Ffd •C.1*.R 10 i LS D 8 j Obligations 5% Paroisse de S.-Vincent-de-Paul Eglise paroissiale sise à l’angle des rues Fullum et Ste-Catherine, à Montréal.PRIX : le pair (100) plus d’intérêt couru.Tous renseignements supplémentaires sur • demande Yersaillesnyidri caire M0MTH.GE bourdonnement industrieux qui, comme d’une vaste ruche, s’élève de» nouvelles villes du Nord, n’est que l’écho du grondement de ses turbines et de ses dynamos.De la chute et de la cataracte, un mince fil de cuivre apporte aux fabriques, aux moulins et aux mines, au village comme à la cité, l’énergie vivifiante.Principe de l’Industrie.Arbres et roues des machines, bielles et volants, pompes et monte-charge, presses et perceuses, tours et étaux-limeurs, berlines souterraines et grues géantes — tous ces instruments du Nord industriel s’émeuvent et se plient à la volonté humaine, grâce S quelque cours d’eau lointain dont la force domptée a été transformée en puissance créatrice.Le développement de l’énergie hydro-électrique est la ressource fondamentale du Nord canadien.C'est la base sur laquelle s’appuie l’exploitation des industries minières et papetières de ce vaste territoire NESBITT, THOMSON & COMPANY % LIMITED 145 rue Saint-Jaques, MONTREAL en: Province de Québec (Exampt d’impAt sur 1m suscMsian») 5.50% mai 1926-36 Pour rapporter 5.25% (fédit ©nadien Incorporé MONTREAL QUEBEC TORONTO HAMILTON WINNIPEG 28 ;to U., 280 290 1 17 1630 161.32 331 21* 2îi 1090 1700 51 à '% 1 (ni 1(8 131» 14 83 85 890 m :>l 36 7% T'j 90 95 2060 2065 17 19 300 310 17 18 33 33 500 .•>13 223 223 " 'H 207 atü 50 116 11s fifiü 67(1 llllffl Riiiimii air Coura fournis psr U maison UKOFTRION « CIE, courtiers, 101, rue Notre-Usms •s., .Montreal.American LocomoÜ' ArtimMCHii Smelting BtUilt'htm Ntrel .laliloMliti IVIroIruni , t hstiMUir Motors .t.hncugo Rock Island .Continental Bnktug "B’ Continental Han .< oui Broil nets .< rueUili' .Sti'i'4 .lamons Players Coro, Kisk nre .(irneral ElwtrK- .Deneral Motors .lime nil Pc-teaemin .11 UiIsimi Motors .Intcrnutiunal Nickel .liltrruational Paper .Mimk rnecks .New-York Central .N V.Now-Haven It.IT Nortliem Pacific .Pennsylvania H.It.Pan-Anirricun Petroleum Man-Amencaii Petroleum Pierce Arrow .Reading R.It.Ripuiiik' Iron ami Steel .Rojut Hutch .s'lHilalr Oil .: on l her," l*aetî'c .Solitlirrn IlaLlwai .Ktandanl «fix mai IT.irtrie Khidelmker .t'e-.as Oil .Tobnoco Prmtuch .i ¦ V Industrlbi Alvohot f s Rubbir .t;.S.Steel .Cnion Pacific .Westinghouse EleciHc .A lute Motors ., Willis Overland .Ou»»r’.ferm.• • -47 n, 245 Va 119 V, .il»).120 IJ’>g iari*>4 .122•, 123 .PO1:., 91 .10‘s 460* .31N 31 ïv .4,1 U .45% •15% .28“, 28 .79 ‘.3 81 .iti% 37 >- .71% 77 H .101 105 2.5 307% .126 U, 125% .-18 48 % Oo-k tw% .1*11V 44 % .55i't 5.5% .22n 217% .127T» 127 >, .:üi .- ;w 7.1 .51 ’A” TP, 51 71'4 B" 72', 73 52 ¦ g 32^* .871j 86“, a.a XV* 52% a a a 5.5% **«>%$ •• 2(1), 20% .(-O', :*9% .113% 113% » * .D < 1 N Mf a».55% .ÛU» 51% .IMS 90 .s.v.85 90 80 Vi .130u 130 S .142% .73'., j .M 80 • * * WH 27%' Obligations tlu gouvernement canadien (Cotes fournies par I.-G.Beaubien A Ciev BONS DE LA VfCTOIRF 1011: 96.39 acheteur; 06.50 vendeur.1927: 100 90 «i-tieteiir; 101.20 vendeur; 1,-OU0 3 100.95 ventes.1927: 101.80 acheteur; 102.10 vendeur.1932: 102.85 acheteur; 103 vendeur.1933: 105.20 acheteur; 105.45 vendeur; 3,-000 à 105.20 vente».1931 1937; 1913: 1925 : 19:« : 1937 103.35 acheteur ; 103.60 vendeur.108.30 acheteur; 108.45 vendeur.101.45 acheteur; 101.78 vendeur 99.90 acheteur; î00.15 vendeur.102.10 acheteur; 102.45 vendesu' 104.95 acheteur; 104.35 vendeur.Le marché des vivres Le tableau suivant indique les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour la journée d’hier, le mercredi précédent et le jour correspondant l’an dernier: 1925 1921 18 H 19 NOVEMBRE 125 392 140 2.991 8,271 6,374 3,654 r Beurre, colis .Fromage, meules Oeufs, caisses 1,983 2,189 Cours tin change La production du Cours moyens le 16 novembre 1925 Montréal Angleterre .$4.K43i F ran oc 1)397 Belgique 645;, Italie , .040:1 Suisse 1936 Hollande 4023 Espagne Suede 1428 2679 Norvège 2645 Danemark 2496 Brésil 1400 Etats-Unis 1-8 esc.Notre commerce >(ou5 négocions CONSOLIDATED SMELTERS à la Bourse de Montréal.Bruneau 6 Rainville AVembres de la Bourse de/Montréal MONTREAL >j/ QUÉBE.C 101, rue St-Jacques Chateau Frontenac extérieur augmente Ottawa.19.— Le total du eom- nanipr A mnniiil Imerce canadien s'est accru de papii r a jouiHatj?!g7i()00 0(H( ,iurant lps sept mois terminés en octobre, comparativement aux mois correspondants de Voici re La production des fabriques canadiennes de papier à journal, en Il n 11 t V 11111.0 M V «I JV/U* liai, ni tt ¦ n- l » • j .X' ' octobre, a été de 137,506 tonnes.ex^‘ce f*scal precedent.\ot L’est 2.000 tonnes de plus que la Ifs chiffres publies par le mimste production américaine.La produc- ( ( S ( 0uanes 1* production j millions Nos exportations de i breuse u’^Veu b-rture du rnp-eoi fût entre les haussiers el bs^,fl‘ a pres
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