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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 12 janvier 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-01-12, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 12 janvier 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEUir 33«t* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gér»"t :.BEIair 2239 LE DEVOI Dirtclaur-Gérant: Caorgai PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chai: Omar HEROUX VOLUME XXIX — No 8 ^ 1 "'¦¦¦" -— .TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unlt et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE , .3.00 A propos de Saint-Henri —.- — .^.e parole de M.lan Mackenzie qui appellerait des explications — Le mot de; M.Fielding et ce qu'il en reste — La difficulté proprement canadienne — Un ennuyeux dilemme—- Une assez dure besogne Déclaration de M.Mackenzie en réponse à M.Houde (Voir page 3) L élection de Saint-Henri aura au moins cet avantage de mettre en relief certaines questions, ,de forcer certains hommes publics à faire sur ces questions quelques déclarations précises.Peut-être, si l’on ne juge pas i propos de faire venir ici M.lan Mackenzie — M.Mackenzie est fort discret par le temps qui court — peut-être l'un de ses collègues pour- * * * M.Cardin a gardé de 1911 un fort désagréable souvenir.11 n'est pas le seul.Mais M.Cardin doit se rappeler que la plus dangereuse formule à laquelle se soit heurté M.Laurier venait de l’un de ses collègues, M.Fielding.Quand M.Fielding dit de la mâtine Laurier que.canadienne en temp» de paix, re, le tout représentant une valeur de $82,420; pour les six derniers mois, 97 permis seulement, pour des expirlutions d'une valeur globale de $307,170.Nos exportations de cette nature vont principalement à la Grande-Bretagne et aux autres pays de l’Empire.En décembre la Grande-Bretagne nous a acheté notamment pour $38,840 et l’Australie pour $400 de munitions de petits calibres.Aux Etats-Unis, au Venezuela, à l’Argentine, à la Yougo slavie, nous avons cédé en novembre, des avions et des pièces d’avion, pour une trentaine de mille dollars.Chiffres impressionnants que ceux-là.Le Canada ne profile pas de la guerre qui se fait ou de la guerre qui se prépare dans les autres parties du monde.Notre régime des permis à l’exportation des armes, des munitions, du matériel de guerre ne rfndique-f-U pas?Dans le tableau d’une conférence diplomatique ou pacifiste, à Genève ou ailleurs, cela ferait bon effet.Mais l’exportation du vieux fer, du A MOSCOU rait-il nous donner quelques explications sur son grand j elle serait impériale en temps de guerre, il fournit aux discours du 1 3 décembre, à Toronto.: adversaires nationalistes de cette marine le plus puissant M.Mackenzie ce jour-là parlait comme un homme qui | des arguments.Et le souvenir de cette formule pèse encore connaît son affaire dans les coins.Il affirmait (voir parti-i sur l’opinion publique.Il suscite d’innombrables soup-culièrcment la Gazette du 14 décembre) que ula Grande- çons.Bretagne, qui a supporté de “très grosses responsabilités'' j Si le Canada était un pays comme la France, l'Italie, la durant l actuelle période de malaise universel, “pourrait et Suisse, réglant sa politique en fonction de ses seuls inté-devrait être appuyée” dans ses efforts pour le maintien de rets, réels ou présumés, la question des dépenses, militaires la paix .Il expliquait en même temps que la politique ou navales, se simplifierait singulièrement.On ferait le militaire du Canada est chose soigneusement établie et que ; calcul des risques, des besoins probables, des ressources dis-)e programme adopté sera graduellement réalisé selon les ponibles, et l’on adopterait telle ou telle politique, disponibilités financières du pays.“Tot/f ce que nous L’accord sur les moyens ne se ferait point automatique- avons dam la pensee, disait-il, ne peut etre realise en un ment, mais il resterait dans une large mesure possible parce ; nickel, du cuivre, des produits chi- an, ni en deux ans, ni même en trois.” | qu’on serait déjà d’accord sur l'objectif essentiel.M.Mackenzie affirmait par la même occasion que ce Ce qui gâte tout chez nous, c’est qu’alors que certains programme n’a aucun caractère agressif, qu’il vise d'abord’ prétendent ne voir dans les dépenses militaires et navales à la sauvegarde de notre neutralité; mais l’on aimerait qu’un moyen de défense locale, les autres y aperçoivent savoir de façon très nette ce qu’il entendait aussi par aider l’Angleterre au maintien de la pai*.La phrase est singulièrement élastique.¥ * Ÿ M.Cardin, hier soir, a,dédaré que ce n’est pas la qualité des armements du Canada qui, en 1914, a provoqué l'intervention du Canada dans la Grande Guertc.Il a évidemment raison.Mais ceci nous ramène à la question essentielle, à la question politique.L’armée d'un pays doit être d’abord fonction de sa politique.Les besoins militaires du Canada apparaîtront singuliè- miques, cette exportation là se fait toujours sans autorisation spéciale d’Ottawa.Pour le nickel, le Canada est non seulement l’un des très tares pays qui en produisent mais il est aussi le plus fort producteur.Le nickel qu’exporte le Canada ne doit pas servir qu’à la seule fabrication des patins de sport et des ustensiles de cuisine.Le vieux fer que tout récemment encore le Canada exportait en très grandes quan- • • .n ., .I tités dans certains pays d’Asie ne loin, que notre influence est a la baisse dan- Quebec et ser{ peut.^ire pas qU’à des usages nous en souffrirons partout; si npus avons une très grosse majorité, Mackenzie et ses amis diront: A quoi bon se gêner?Québec est avec nous.Saint-Henri pose aux chefs libéraux français, person- un moyen d’action dans une lutte commune dont la direc tion et les causes dépendront forcément: de l’Angleterre.¥ * * Au début de l’élection de Lotbinière, un libéral fort connu disait: La situation est fort ennuyeuse.Si nous ne l’emportons que par une petite majorité, on prétendra, au rement différents selon qu'on envisagera le pays comme I neh*m*nt' nous le croyons, fort peu enthousiastes d une inoffensifs Nous avons toutefois de bien belles, de bien édifiantes statistiques quant à nos exportations d’armes, de munitions, de matériel lié à la politique générale de l’Angleterre, suivant celle-ci dans toutes les aventures qu’elle pourra rencontrer sur les divers points du globe, ou comme libre, pratiquement, effectivement, libre de ses mouvements et ne s’occupant que de ses intérêts propres.Et c’est sur ce point, sur la volonté du Canada de ne s’occuper que de ses affaires, à lui, qu’il faudra finalement prendre position.grande politique d'armement, un dilemme de même genre On conçoit que cela ne les amuse guère.* * * Fuis, il reste à convaincre les électeurs de Saint-Henri) par des arguments qui n'ont pas suffi à convaincre la douzaine de députés libéraux dissidents.C’est une assez dure besogne.Orner HEROUX Notes outaouaises 'Le dessus du panier" Tel est le litre central d’un livre qui vient de naître au milieu de tant d’autres, et qu’on est assez embarrassé de qualifier, de classer en peu de mots.Autant le dire tout de suite, le litre typographique prend toute la page et se lit comme suit: “L’Oncle Gaspard vous offre le dessus du panier de ses chroniques parues dans l’Evénement et le Journal.Québec, 1937".De plus, une épigraphe de madame de Sévi-gné justifiant l’ensemble: "Je vous donne avec plaisir le dessus du panier.” De sorte que tout est en règle comme un papier de notaire, soit dit sans malice envers l’auteur, qui fut tabellion à ce qu’il appert dans la préface.FJ nous voici obligé de donner encore deux précisions, à savoir que l’auteur se nomme Jean-Marie Turgeon, et le préfacier, M.l’abbé Victoria Germain, disert écrivain lui aussi et père spirituel de tous les petits enfants qui cherchent des parents adoptifs.Mais tout cela est de faible importance par comparaison avec l’événement littéraire qu’est la publication, le rassemblement des étonnants entretiens que sert depuis quelques années à ses lecteurs le journaliste de carrière qu est M.J.-M.Turgeon.Xous disons “étonnants” dans le sens admiratif, et l’on admettra qu’il n’arrive pas souvent qu’un “gendelctlres” en admire ouvertement un au Ire, au reste sans l’avoir jamais rencontré.Il est vrai qu’il y fl rencontre et rencontre, et celles de l’esprit valent bien quelque chose.Voici des années que votre serviteur s’est senti coupable d’envie envers ce dip-ble d’Oncle Gaspard, ‘‘qui écrit mieux que moi dans le mime genre”.Il fait avouer que c'était vexant.Cher monsieur Turgeon, il y a dans votre recueil un ton de conversation si agréable et si soutenu i,-ue je ne puis m’empêcher d’y succomber pour vous en parler.Et \ tout d’abord, iiuelle bonne idée de I n'avoir ihis laissé vos entretiens se perdre.En recevant ce malin votre U-1 vre, qui m'a fait perdre immédia- | lement une honnite.demi-journée \ de fonctionnaire, je me suis sou- j venu de la définition du Québécois \ que je donnais, il n'y a pas huit jours, A quelqu’un.“Un Québécois, \ c’est quelqu'un qui vous promène 1897.Cet ancêtre grondant s'arrêta A mes pieds, devant la pâtisserie McCone, d deux pas de la porte St-Jean, et le docteur en sortit pour demander une chaudiérée a eau froide réclamée par son moteur, fêlais là, M.Turgeon, et telle chose m’advint.Je crois même que vous y faites également allusion quelque imrt, mais j'ai pris les devants, dans la PENTE, en 1920.Le sol du vieux Québec esi à ce point imprégné d'histoire que M.Turgeon aurait pu m’envoyer simplement une livre de tuf de.la côte d'Abraham, dont j'aurais extrait la même substantifique moelle, quoi-qu’avec un moindre plaisir.Ou encore, une “passe” ferroviaire permettant d'aller, comme il fait souvent, passer une heure d “pomper" Lucien Lemieux, dans son petit coin enchanté de la Bibliothèque du Parlement.Car c’est là que flottent toutes les dates et les précisions historiques, voire le petit nom des vieilles filles les plus distinguées de notre Histoire, aux perles ignorées.Car Lucien soit tout cela et bien autre chose encore.On vous dit qu’à Québec, tout le monde est historien et gare à la date, à l'incident ou à l’anecdote qui passent à portée du colonel Marquis, de Maurice Hébert ou qui ont le malheur de se trouver sur le “chemin de Damase”! Le Supplément provincial en retentit la la lecture des causeries de M.Turgeon, chrétien et homme d’esprit.Autrement, ce serait “ce creux, ce vide affreux, l'absence de Dieu” comme a dit Mauriac, vide qui attriste les oeuvres laïcisées, cetics qui restent en dehors du “Renouveau catholique” d’aujourd'hui en France.On ne le sent pas dans vos Roga-tiojis, mon cher auteur, lorsque le Père.Ephrem Pollquin clame en chevrotant Kyrie eleison, et que, après l’Onmes sancti beatorum, vous devinez que "maintenant les Saints circulent dans mon village.” Et l'on éprouve comme ça doit être ennuyant, une vie qui n'est pas agrandie, multipliée, attendrie par, disons, sainte Cécile de la musique, saint François des poissons qui écoutent (et j'ai entendu à Rome les hirondelles se poursuivre au-dessus du Pape Pie XI en troublant son discours de.leurs cris comme des arpèges et de Sancte Martine, comme vous dites, qui “donna aux chômeurs la moitié de son manteau”.Et Omnes sancti Martyres, tons les martyrs, au tarif de dix miHions environ, qui sont tous nos amis, car nous autres Canadiens, nous avons tant besoin d’en avoir parce qu’il y a toujours quelque pitre pour nous Insulter, quelque English vote pous nous assommer dans un coin, aux temps électoraux.Et n’est-ce pas un peu ce que.vous avez L’ouverture du nouveau parlement rouge, le Soviet suprême Les 1,143 députés se rassemblent au Kremlin, aujourd'hui — Il y a 184 femmes -L'adhésion au stalinisme Staline acceptera-t-il la présidence du nouveau "praesidium" ou se bornera-t-il à demeurer secrétaire général du parti communiste?MOSCOU, 12.IS.P.A.) — Les députés se rassemblent au Kremlin, aujourd’hui, pour l'ouverture du nouveau parlement rouge, le Soviet suprême.Ils sont au EN TRAINEAUX A CHIENS MOSCOU, 12.(S.P.A.) — L'entrée des députés • i i a a d i mï ou Kremlin offre un spectacle très pittoresque, parce nombre de 1,143.Parmi eux, il y a 184 femmes.au Elus le 12 décembre (dans quelques circonscriptions, la 9“* nombre de ces poli q p lutte électorale a été difficile; ce sont les deux cir- gionaux.conscriptions où le nombre des candidats dépassait Certains députés de régions lointaines ont voyagé un), ils ont reçu, avant de partir de leurs circonscrip- en traineaux à chiens.D’autres se sont servis de choie Kremlin, l'invitation de dire à M.Staline mMUX.Plusieurs de ces députés n'avaient vu ni un chemin de fer ni une ville.tions pour le Kremlin, l'invitation de dire à M.Staline qu'ils considèrent comme "lois tous ses conseils, tous ses avis".On peut compter qu'ils le lui diront.Tous, lorsqu'ils étaient candidats, ils ont manifesté une fervente adhésion aux idées de M.Staline.Aucun sans doute ne déviera.(M.Staline a du reste, clairement donné à entendre la veille de l'élection qu'il n'admet pas qu'on trompe l'électeur en s'écartant au Kremlin du stalinisme qu'on affichait lorsqu'on était candidat.Il s'est prononcé en faveur de mesures énergiques pour réprimer les abus de ce genre.) Les observateurs étrangers pensent qu'il n'y aura pas d'écarts.CONDAMNATIONS A MORT de guerre.Prendre les mesures nécessaires M.Jean-Marie Savignac, éehevin, soumet au conseil municipal le texte suivant: “Que le comité exécutif soit prié de prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour que Montréal puisse bénéficier dans la plus large mesure possible du programme que le gouvernement fédéral est à élaborer pour la construction de logements à bon marché." Son intention est sans doute de susciter un débat sur la question et l’on comprend le sens large et flou de certaines expressions: ! “prendre les mesures nécessaires’’ et “bénéficier dans la plus large mesure possible”.Un débat toutefois ne servira de rien s’il ne se j fait ’autour de quelque chose de ’ précis, d’une proposition concrète.| Souhaitons que M.Savignac et d’autres échevins y aient pensé.Si l’on veut réellement encourager la petite propriété, multiplier le nom-, bre des petits propriétaires, l’admi* i nistration municipale pourrait par ! exemple accorder un dégrèvement ; partiel à celui qui construit une ; maison qu’il occupera lui-même, qu’il construira en observant strictement les conditions posées par l’urbanisme.Pronostics Pour l'houre, la gronde question c'est ceci; M.Staline, qui est député, voudra-t-il occuper la présidence du nouveau "praesidium" — l'organisme qui exercera les pouvoirs parlementaires dans l'intervalle des ses* sl0ns _ ou se bornera-t-il à demeurer secrétoire général du parti communiste?Quoi qu'il décide, son ou* torité ne diminuera pas.LE PROGRAMME DU SOVIET SUPREME La "Pravda", organe du parti, annonce que le programme du Soviet suprême consistera en ceci: 1) mettre le pays en mesure de se défendro les ennemis de l'extérieur et contre ceux de l'intérieur, qui sont, paroît-il, les "agents des capuatutej On mande des provinces qu'il vient d'y ovoir condamnation à mort de trois individus convaincus d'avoir désorganisé des exploitations agricoles collectives et de trois autres individus.On annonce d'outre part améliorer les conditions moyennes de vie; 3) porter que trois personnalités soviétiques sont l'objet de gro- |'économie nationale au premier rang du point de vue ves reproches: l'ex-commissaire des finances Grégoire mon(|ia|.Grinko, M.N.I.Vavilov, dirigeant d'un organisme d'arboriculture, et l'amiral M.V.Victorov, commandant en chef de ia flotte.Ce programme est identique à ceux que les Soviets formulent depuis plusieurs années.M.King préfère ne pas donner de précisions De ce temps-ci les journalistes n'en tirent guère de réponses catégoriques — Prudence et mutisme — Le crédit social est-il ou non constitutionnel?Ce qui se dit en marge de la candidature de M.Houde Babson risque ses pronoslics pour 1938.C’est le propre d’un pronostic qui se respecte de laisser le champ libre à l’aléatoire, sinon à l’imprévu du moins à l’imprévisible.Nous indiquons donc ceux de Babson pour ce qu’ils valent, plus exactement ce qu’ils vaudront, en rappelant toutefois que n premier, môme le ; fc Babson fut le (par Léopold RICHER) Ottawa, 12.— Le premier ministre était de bonne humeur, mais peu loquace après la séance du cabinet hier soir.Il a accueilli les journalistes avec un sourire engageant, mais dès ses premières paroles il était évident qu’il ne révélerait aucun secret d’Etat.“Pas de nominations aujourd’hui, a-t-il dit.Le conseil des ministres se réunira , de nouveau mercredi au lieu de jeudi.” Et après e: “Je ne vois pas ce que je ajouter à celai’ Comme in- l’occasion de discuter la question?1 v aura question Oh! certainement, discussion à fond.Oe quelle façon la sera-t-elle présentée?— Je ne saurais vous dire.La réponse de M.Duplessis — A-t-on discuté In question de l’assurance-chômage et la réponse de M.Maurice Duplessis?Le premier ministre a répondu dans la négative et il s’est contenté ¦: 'Tai d’ajouter: semaine suivante en soixante mille j senti, en disant, après l'invocation exemplaires.I A peste, faîne et hello, que “nous Mais de tant de.souvenirs re- \ nf l’°"lons * la conscription release obstinée” nulle plume n’est et.nous ne sommes pas trop rassu plus féconde en ce genre, et nulle ! r* $ur a maigre, j a donné sa lettre aux journaux seul à prédire, au moins six mois) Les confrères sont gens ha-1 laissé entendre que le projet d’assu- “manière” plus savoureuse, que celle de M.J.-M.Turgeon, /’Oncle Gaspard à la multiple et attentive clientèle de neveux et nièces, comme il aime apneler ses lecteurs.On se désespère a essayer de décrire, d’analyser ce qu'on aime en ces récits.Evidemment, le naturel du récil et l’aisance du style y sont pour quelque chose, mais ce sont qualités acquises, empreinte scolaire et formation du Séminaire, avec l’uniforme vert aux nervures blanches dont il est parlé dans l’un des entretiens, et que nous dédaignions fort en mon temps de l'Académie Commerciale.St j'avais à choisir le meilleur parmi ces entretiens débordants de souvenirs el de cordialité, je me demande si ce ne serait pas le “Sermon aux quatre vents”, de la bénédiction des autos: “Enfin, dit le curé, le don de Crainte de Dieu.Il est presque incompatible avec l'uu- prochaine Conférence impériale?” De votre livre, Oncle Gaspard, on parlerait pendant des heures, et c'est bien assez d’un samedi de perdu, une moitié à le parcourir, et l’autre demie à chercher des mots expressifs qui ne viennent pas et qui ne sont bons qu’à s’enfiler sans rien dire comme on voudrait.Sans parler d'autres beaux livres canadiens dont on voudrait s'entretenir aussi, si le temps ne manquait.,.Ernos» BILODEAU (l)En vente à la librairie du Devoir, un dollar franco.une pause ourrais a.bnnation,' c'était plutôt maigre, lan ______ _______ ,es confrères sont gens ha-liais à l’avance, le krach de 1929-30 à la bitués au régime, ils sont demeurés I rance-chômage serait probablement bourse.assis et iis ont commencé, avec les présenté au parlement au cours de L’économiste du Massachusetts ) précautions d’usage, à interroger lu j note que les affaires au Canada'le premier ministre.Mais comme, sont en amélioration de 0 pour d’autre part, le premier ministre a cent sur la normale et de 10 pour ! l'habitude de ce genre d intorroga- de l’actualité depuis des semaines.Four ne parler que de l’assurance chômage et de l’amendement 'à la constitution qu’un tel projet nécessite,il est entendu que l’attitude des trois provinces récalcitrantes: l’At-berta, le Québec et le Nouveau-Brunswick, rend la tâche du gouvernement fédéral beaucoup plus difficile.La lettre de M.Duplessis est très claire et on ne saurait l'interpréter de plusieurs façons.Tout en consentant à collaborer avec le gouvernement central, le gouvernement de Québec s’oppose à la modification de la constitution.Régime national d'aisurance-c homage On croit ici — niais nous ne l’affirmons pas, pour la raison qu’au-•laratîon officielle iTn été cime déc fuite — que le gouvernement d’Otta wa procédera comme il l’a fait dans le cas des pensions de vieillesse, ce qui permettrait aux provinces d’accepter ou de rejeter le projet.On préférerait de beaucoup y aller carrément, modifier la constitution et organiser un régime national d’assurance-chômage.Quoi qu’il en soit, ministres et fonctionnaires étudient le problème.Le discours du trône fera probablement oon-vu que M.Duplessis) n«l!re les Intentions réelles du gou , U a vernement.cent sur l’année précédente alors I toire, il a évité les questions les plus qu’aux Etats-Unis le volume physl- embarrassantes.Il s’est contenté de que des affaires est en régression sourire et d’aligner des réponses qui Met mal _________,__________ _u cc______ session (> compris I’amendemcnl à la constitution que le projet de loi li1 exige), mais il ne s’est pus engage J:1 définitivement, le gouvernement di 1 La cause des bills albertains pré tèes à pied dans sa ville el qui, à cha \ tornobilisme.Si vous aviez réelle que Instant, vous fait traverser ta rue et changer de trottoir.Puis il vous arrête par votre revers d'habit et vous indique d'un iloigl impérieux la maison d'en face, en disant: “Vous voyez la fenêtre du cd-lé yaurhe, au troisième étage?Eh bien, c'est là que j'ai demeuré pendant trois mois quand j'étais étudiant; un peu plus loin se trouve une façade où Caltxa Lavallée a ment la crainte de Dieu, jeune homme, sortiriez-vous seul à seul avec voire blonde?" Question sans réponse, mais oui révèle iun des aspects psychologiques du recueil, aspect qui frappe davantage nn lec- teur éloigné du pays de Québec, oi> 1 absolue.11 paraîtrait plus équità de 19 pour cent sur Ja normale et de 23 pour cent sur l’année précédente.Il en conclut qu’il se produira un tassement des affaires au Canada mais que le fait ne sera heureusement que passager, simple conséquence transiloire de la situation actuelle dans le pays voisin.A son avis, le premier trimestre de l’année sera marqué par un certain pessimisme mais qui n'ira pas jus-ciu’S produire une dépression majeure.Le deuxième trimestre se présentera sous un meilleur aspect.Les pronostics Babson n’ont, comme l’on volt, rien de déprimant.C’est pour cela que nous les indiquons.Alors que tout le monde se laissait aller à un optimisme trop grand, exagéré, Babson prédi-On dit souvent de la statistique sait le krach; maintenant qu’il pré-u’elle est la forme mathématique voit des jours meilleurs, pourquoi " ¦ ¦ ne pas, cette fois, le prendre au sé- rieux?E.B.signifiaient: Peut-être bien ou: Je ne le sais pas.Après quelques minutes de ce jeu, ou s’est quittési De chaque côté on était assez content de soi! Y a-t-il du nouveau au sujet de l'exportation de l’énergie électrique aux Etats-Unis?a-t-on demandé au premier ministre.Pas que je sache.Le parlement fédéral aura-t-il vant étudier de nouveau tout le problème.De même il n'a rien voulu déclarer au sujet des négociations commerciales canado-américaines.Mais il a dit qu’il annoncerait probablement aujourd’hui les noms des deux parrains de l’adresse en réponse an discours du trône, ce qui était, pour les journalistes présents, une assez faible compensation.Les questions posées au premier ministre portaient sur des problèmes qui sont restés au premier plan Bloc-notes Matériel de guerre m.du mensonge.Celui qui a risqué cette définition le premier — bien d’autres l’ont répété après lui — n'était pas sans eondimenter son sens réaliste d'un peu de cynisme.La formule est rentes exagérée, trop plus la foi est si franche el s’exprime sans vergogne.Qù l'on n'est pas entouré, assailli, étouffé de protestantisme ambiant et déprimant, allumé un jour sa cigarelte.Quant \ Ceux qui vivent en atmosphère ca-à Arthur liuies, il habitait pris d'ici Iholiqnc ne connaissent pas leur lorsqu'il est mort, et nous allons re- ! bonheur, la paix dont Us peuvent traverser pour mieux voir la mal- i jouir, la joie secrète d’entendre par-son." 1er bonnement de.Notre-Selgneur, Heureux si, en retournant ainsi comme le font si couramment les d la "rive gauche", vous ne tombez nôtres et comme fit René Razin pas sous les roues d’un “bazon" des- ' dans non discours de VAcadémie rendant de la Lèon-Rollée du dentiste Casgrain, qui l'importa en française.C'est l’un des plaisirs, des rafraîchissements que donne ble de dire pur exemple qu'une statistique est parfois d’autant plus impressionnante qu’elle est moins conforme A la stricte réalité.C'est peut-être le cas de la statistique Le carnet du grincheux Pari» oratoire recueillie dans les eaux Saint-Henri n» manquont pes de pain.oratoire.Les autres?Il fournira le pain et eux.les jeux.Roma restituta.* * * Du Canada de ce matin, en marge du discours d'un orateur populaire “Ses paroles turent écoutée* dans un silence qui exprimait bien tout l'Intérêt que suscite cette question”.Bref, un silence appleu-disseur.On peut lui faire dire n’importe quoi, au silence; il ne parle pas.* ?ir Qui prétend que les choses simples sont les plus faciles?Ce serait simple pour notre gouvernement de dire si c'est son sentiment que le Canada doit ou non marcher dans toutes les guerres de ia Grande-Bretagne.Mais serait-ce aussi facile que simple?A * "Tout ce qui » été fait d» grand ilaidoiries qui sont présentées à la '’.our suprême du Canada; la question étant devant le tribunal, elles n’ont pas à prendre part et on a l’impression qu’elles en sont for» aises.Hier on a commencé l’audition de lu cause sur les bills albertains que le lieutenant-gouverneur de ta province n’a pas voulu sanctionner.Le premier bill a pour but de réglementer les banques en les obligeant à accepter une direction locale ou, en cas de refus, en leur imposant de fortes punitions.Le second se rapporte au contrôle du crédit et le troisième au contrôle de la presse.Me Aimé Geoffrion a fait une analyse de la théorie du crédit social, ce à quoi Mc Biggar.avocat du gouvernement albcrtain, s’est objecté, prétextant qu'il ne serait pas à son aise pour discuter de theories financières et que, nar ailleurs, le tribunal | n’était appelé à sc prononcer que sur l'aspect legal des bills el non ) sur l'intention du législateur.Me Ai-' nié Geoffrion a soutenu que tout le ! projet d'instaurer un régime de cré-: dit social est inconstitutionnel.La A en croire les feuilles québécoises, leur ville alignera pour le moins autant de candidats à la mairie que Saint-Henri é l’élection de lundi prochain.Québec n’entend jamais se laisser dépasser par Montréal.AA* A voir c» qui se dit, s'imprime et se passe à propos de Saint-Henri, on s rend compte comme il serait facile ai j cause, très difficile à suivre, cela va parlement canadien d’agir selon la théo- (]e soi, est hérissée d’abstractions et mensuelle du ministère fédéral'du ; de Saint-Henri, hier »oir: “Des #l«“r«U Ul tndépînclaSÎer^om Devenu à propos de nos exporta- dont nous avons le plai*r de Mtrer II ont teiu)0uri iti un p«u m qu4md tions de matériel de guerre.main., Pourvu que.i» soir du 17, .~ .Let exportations de cette sorte ! — histoire d» continuer le métaphore, nécersitent maintenant un permit — £•* C'tutes n’aillent pa* prendre leurs d’Ottawa.Or, au cours du mois de ; iamb*s à ,liin i* ?;« Vefn'r *>-*• £ RICHARD — A Montréal, le 11 k 32 «>,« t MERCREDI 12 JANVIER 193S VOLUME XXIX — No » — CALENDRIER -Demain: JEUDI, 11 janvier U3S Sainte Véronique, Vierse Lever du eoleU, 7 h.le.Coucher du «olea, 4 h.H.> Lever de la lune, 2 h.Coucher de la lune, 4 ta.éd Houtelle lune, le 1er.fc 1 h.5Sm.du voir.Fremiti' quart, le 1, a 9 h.11 m.du matin.Pleine .une, le 1S, à Oh.SI m.du matin.Dernier luart.le 21, A S h.9 m.du matin.Nouvelle mne, le 11, A S h.15 m.du matin.LE DEVOIR le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de !"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." tW FED MOINS FROID AVEC NEIGE LEGERE MAXIMUM ET MINIMUM Aujoardhul maximum —2.Même date l’an dernier M.Minimum aujourd’hui —4.Même date l’an dernier 24.BAROMETRE: 10 h.am.29.95.U h.a.nu 99.90.Midi: 29.95 Chiffres fournie par la Maison M-R de Meelé, 300-A rue Bt-Denls.Montréal.Les armements déclaration du ministre de la Défense en réponse à M.Houdî Il n'y a aucun fondement à l'assertion d'un document secret au sujet des cinq divisions militaires canadiennes pour la défense de l'Empire Pour la défense du Canada La “marée” de l’or continue ï Ottawa, 12.(C.P.) — Au cours l’une assemblée tenue hier soir fans Je comté fédéral Saint-Henri, Ifl’occasion de l’élection complé-nentaire, M.Carnillien Houde a rétendu qu’il y a à Ottawa un ocument secret, un rapport de organisation militaire anglaise, lui dit au Canada qu’oij doit avoir in programme d’armements pour louvoir envoyer cinq divisions mi-itaires pour la défense de l’Empire.M.Tan Mackenzie, ministre de la tléfense nationale, interrogé sur *.ette assertion a déclaré: “Il n’y i pas l’ombre de fondement à une lareille déclaration et celle-ci l’est pas justifiée par le moindre !ait.“La situation du Canada quant à tes forces armées n’a pas changé lepuis que j’ai exposé la situation t la Chambre des Communes, il y i onze mois.Je répète maintenant te que j'ai dit alors: “Nous dans ce pays, dans ce Parlement, dans ce gouvernement, ne sommes aucunement concernés dans aucune politique d’agression.Nous sommes intéressés purement et simp'e-ment et entièrement dans la défense du Canada.Il n’y a rien dans les estimés pour une force expéditionnaire, mais seulement des prévisions pour la défense du Canada contre ceux qui pourraient nous attaquer ou violer notre neutralité.Je ne puis trop répéter que la défense de nos côtes et la sauvegarde de notre neutralité sont les principes cardinaux de la politique de défense du Dominion du Canada.’’ “Je ne puis déclarer trop fortement qu’il n’existe aucune telle chose qu’un “rapport secret” dont a parlé M.Houde, à Ottawa.Bien plus, le Canada n’a reçu des Etats-Unis aucune requête d’aucune sorte quant à l’envoi de troupes en aucun endroit”.De retour d’Haiti Les impressions du F.Marie-Victorin Le Frère Marie-Victorin, directeur de l’Institut de botanique de l’Université de Montréal, est rentré à Montréal hier soir de son voyage à Haïti.Le directeur du Jardin Botanique de Maisonneuve a’a pas voulu nous raconter au long son séjour parmi les Haïtiens.U fera ce récit un peu plus tard devant une société savante, probablement dans une douzaine de ours.Ce matin, ses collaborateurs ui ont fait fête dans son bureau et il leur a communiqué quelques-unes de ses imprèssions.Il a bien voulu nous dire quelques mots: —Je reviens enchanté de mon séjour chez nos frères haïtiens, dit-il.Les Canadiens français ont là des amis fidèles et dévoués.Leur pays est merveilleusement beau et attrayant et ceux des nôtres qui voudront y aller faire un séjour sont assurés de l’accueil le plus cordial.—-Avez-voui eu le temps, comme vous le vouliez, de faire quelques excursions botaniques?—Quelques-unes, mais il faudrait un séjour prolongé pour y faire une étude approfondie.Lu campagne haïtienne, très monta- 5rieuse, rappelle nettement l’Asie, ’ai fait l’ascension de la montagne de mille mitres qui conduit à la forteresse de l’ancien empereur Christophe.Au cours de cette ascension, on constate avec la différence de l’altitude la variété et les nuances différentes de la flore.—Et cette forteresse?—Elle a été construite pour y sauver le peuple haïtien si jamais l’ennemi envahissait de nouveau le territoire.Elle est immense et bien conservée.Sa construction a dû être longue et pénible.Il ne devait pas être facile de transporter au sommet de cette montagne les matériaux nécessaires.C’est un ouvrage qui rappelle ceux des Egyptiens.—Vous avez eu l’occasion de porter la parole?—Je leur ai dit que leur pays est un véritable éden, sans serpent.Et c’est la pure vérité.Le porte-parole de la mission était l’abbé Gin-gras, aumônier de l’Ecole techni- ?iue, qui à chaque endroit nous a ait grandement honneur.A.A.Le statut moderne du travail EN FRANCE L'orphelinat agricole du lac Sergent Québec, 12.(D.-N.C.) — M.Lucien Parvenu, chef du cabinet de M.Bonn Dussault, a reçu hier, la visite du 1t.F.Gaudens et de M.l’abbé Albert Binet, respectivement directeur et aumônier de l’orphelinat agricole du lac Sergent.Le Frère Gaudens et l’abbé Binet sont venus devancier l’aide du gouvernement.Actuellement leur institu-Uon abrite 60 enfants; ils désireraient pouvoir en accueillir de cent h cent cinquante.Pour faire les agrandissements nécessaires, il faudrait un octroi provincial.Aux Sessions Cet après-midi la Cour des Sessions de la Paix entendra la cause d’Ovila Dionne, accusé de possession iliégalc de spiritueux."Pointe au chêne" Premm roman scout canadien Par je F./».A.SAINT-PIERRE, O.P f POINTE AU CHENE est un ouvrage captivant destiné à faire du bien et qui a été inspiré par l’his toire vécue en beauté d’un camp scout de jeunes Franco-Ontariens Une intrigue fort intéressante et des faits réels mettent en jeu et font triompher méthodes et vertus scoutes.Le rôle de l’Aumônier y tst souligné avec un soin tout particulier.Les Scouts et les Guides de la province de Québec ainsique leurs nombreux parents et amis liront sans doute avec un palpitant Intérèl ces pages d'une haute .mue littéraire et tout à fait personnelles.En vente au Service de Librairie du Devoir.10.50 aoua l'unité.Paris, 12 (P.C.-Havas) — “Le statut moderne du travail” que le gouvernement présentera aux Chambres après Fentrevue de l’hôtel Matignon aura essentiellement pour but de réduire le nombre de recours à la force en offrant plus de moyens de régler juridiquement les conflits sociaux.Il développera et affinera l’application de la première loi de conciliation et d’arbitrage votée après les grandes grèves de Juin 1936 sous Fempire ne la nécessité immédiate et dont l’application a montré certaines insuffisances.Il portera sur trois questions principales: la réglementation des procédures d’arbitrage qui seront rendues plus rapides et plus effi caces, la réglementation de Fem bauchage et du débauchage par l’extension des offices publics pa ritaires et de placement, c’est-à-dire l’office où siègent les représen tants ouvriers et patronaux, avec, comme corollaire, la disparition des offices de placement privés, enfin et surtout la question de la grève à laquelle il sera donné “un statut démocratique”.L’usage par les syndicats ouvriers de la variété nouvelle de grève qu’est “la grève sur le tas” a singulièrement compliqué la question de la grève dont le droit n’est depuis longtemps plus en question en France.Par l’occupation des usines afin d’empêcher le recours aux équipes de briseurs de grève, l’action ouvrière a posé un problème touchant de très près l’ordre social et même le droit de propriété.Il s’agit essentiellement, par un “statut démocratique de la grève”, de garantir à la fois le droit de grève contre les tentatives de violence et le droit de propriété contre les occupations illégales.Les grandes lignes du statut nouveau ont été exposées de la manière suivante par le député Jules Moch, quifcollabora étroitement à son élaboration sur la base d’un projet déposé au début du siècle par Waldeck Rousseau: “Toute cessation de travail doit être décidée par la majorité des ouvriers au vote secret, en présence d’un inspecteur du travail.La grève devient obligatoire pour tous.L’usine sans piquets de grève est neutralisée sous le contrôle de l’autorité publique.Les négociations entre les parties sont suivies par un vote analogue.S’il n’y a pas de pourparlers on vote une fois par semaine sur la poursuite de la lutte.Si la majorité vote pour la reprise du travail, l’autorité publique assurera la liberté de rentrée contre toute provocation des minô-ritaires”._ Travaux publics aux Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 12.(D.N.C.) — Le ministère du travail à Québec, duquel relèvent les travaux publics faits en notre ville pour combattre le chômage, a avisé notre ville qu'à l’avenir seuls les chômeurs i recevant actuellement du secours direct pourront obtenir du travail , au terrain de l’exposition où l'on , a commencé des travaux.Un total de 313 personnes sont actuellement au travail au terrain de l'exposition.On a déjà terminé le creusage d’un canal de drainage et pratiqué l’ouverture de chemins.Aucun programme définitif de travaux n’a enco're été arrêté.Il est certain qu'on construira un stade de baseball, un bain public, un terrain de Jeux et un parc.Le gouvernement provincial a demandé à la ville de contribuer $9,000 par mois pour défrayer le coût de ces travaux, mais le conseil a refusé de s’engager avant d’obtenir des précisions.______ ________ Examen volontaire le 2D pour Guibord et Dagenais Maurice Guibord et George» Da-genois, les deux présumés meurtriers de M.J.-S.Benoit, tué dans son magasin de la Place Jaequea-Cartlei, ont comparu ce matin devant le Juge Monet pour subir leur enquête préliminaire.Leur cause a été renvoyée au 20 pour examen volontaire.Le "Champlain" débarque en France, aujourd'hui, cinq autres millions de dollars en or, d'Amérique — L'or américain reçu en France depuis deux mois représente une somme de $45,000,000 Paris, 12 (P.C.-Havas) — 5 millions de dollars d’or arrivent aujourd’hui en France par le Champlain.Le total des arrivées de métal jaune en provenance d’Amérique depuis deux mois s’élève ainsi à 45 millions de dollars soit plus de 1,-300 millions de francs.Le rythme fut le suivant: 10 novembre, 10 millions de dollars; 20 novembre, 10 millions de dollars; 24 novembre, 5 millions de dollars; 4 décembre, 5 millions de dollars; 8 décembre.5 millions de dollars; 26 décembre, 5 millions de dollars; 4 janvier, 5 millions de dollars.Le flux et le reflux des milliards permettent ainsi de tracer une sorte de carte des marées.Au cours de l’année 1936, 90 millions de dollars d’or sont reçus à New-York pour le compte de la France.Pendant les neuf premiers mois de 1937 le rythme ralentit: 38,500,000 dollars d’or sont envoyés en Amérique; enfin au cours du dernier trimestre, la tendance est renversée: For revient au lieu de partir; il est même revenu plus d’or depuis le 10 novembre 1937 qu’il n’en était parti pendant les trois premiers trimestres de 1937, 45 millions de dollars d’or de rentrés contre 38 millions de dollars de sortis.Cette persistance du reflux fortifie l’hostilité du gouvernement à l’institution du contrôle des changes et sa fidélité à la politique de la.liberté monétaire commune des trois grandes démocraties.“Songez, déclarait récemment le ministre des Ijnances, M.Georges Bonnet, que depuis plusieurs semaines, plu«%?urs milliards de capitaux au-raie#t dû rester à l’étranger si, comme le veulent les protagonistes du contrôle des changes, ils avaient trouvé la frontière fermée.” Le bombardement du séminaire de Kankin Ce désastre jette la désolation chez les Pères des Missions Etrangères à Paris — Un jeune missionnaire de 27 ans est tué Paris, 12 (P.C.-Havas).— Le bombardement du séminaire de Nankin — contre lequel le gouvernement français proteste officiellement à Tokio — a semé la désolation parmi les pères des Missions étrangères à Pans.“Les malheureuses victimes comptaient parmi nos meilleurs espoirs, a déclaré le supérieur, ceux dont nous étions le plus fiers.” Le R.P.André Martin, qui fut tué, était un jeune missionnaire âgé de 27 ans à peine.Héroïque, obstiné comme un vrai Lorrain qu’il était, il avait insisté en 1936 pour aller faire son apprentissage au séminaire de Nankin tout en apprenant la langue du pays.Au contraire, le R.P.Guénot, grièvement blessé, passe la cinquantaine et se trouve en mission depuis un quart de siècle.Nous avions récemment reçu de lui un rapport prophétique: “L’obstacle à la marche normale du séminaire, c’est la situation troublée de Kwangsi.Nous V sommes habitués.Il est arrivé bien souvent que les études se fissent au son du canon .et de la fusillade.En 1930 des avions de bombardement vinrent semer la panique au milieu des classes et trois obus tombèrent sur la chapelle.Que nous réserve l’avenir?Les précautions que le gouvernement provincial nous fait prendre pour le cas où une attaque aérienne se produirait, les moyens de défense préparés par les militaires, tout nous prouve que l’on peut s’attendre à tout.Mais la Providence veille.Elle ne permettra pas que nous soyons éprouvés au-dessus de nos forces.” Le pressentiment du père Guénot n’était, hélas !que trop justifié.” Des étudiants de l’Ecole Normale font la grève A peine une dizaine des quelque 130 élèves de l'Ecole ne participent pas à la grève — Les professeurs donnent leurs cours devant des classes à peu près vides — Le principal de l'Ecole espère que le différend sera réglé aujourd'hui ou demain A la Maison des étudiants Plusieurs élèves de l’Ecole Normale Jacques-Cartier ont déclaré une grève générale, ce matin.Des quelque 130 normaliens, répartis en cinq années, environ une dizaine se sont rendus aux cours, comme d’habitude, cet avant-midi.Plusieurs professeurs ont donné leurs cours quand même, mais devant des classes plutôt vides.Le motif de io grève Les grief principal des grévistes semble être le renvoi d’un élève finissant, pour des motifs que les Normaliens ne veulent pas accepter.Le principol Le principal de l’Ecole Normale, M.l’abbé Adélard Desrosiers, n’a voulu faire aucune déclaration nu sujet de la grève, sauf, dit-il, que les cours continuent comme d’habitude et qu’il espère que lé différend sera réglé aujourd’hui ou demain.Les grévistes envahissent la Maison des étudiants De bonne heure ce matin, les Normaliens grévistes ont littéralement envahi la Maison des Etudiants de l’Université de Montréal.M.ï’ahbé Deniger, aumônier des Etudiants, que nous avons pu rejoindre, précise que les grévistes ne sont restés que quelques minutes à la Maison des Etudiants; il les a priés de quitter les lieux en leur disant que cette maison est réservée aux étudiants de l’Université et qu’il lui était impossible de leur donner la permis-sion d’y séjourner.Le gouvernement de Pékin C'est celui que la Japon reconnaît en Chine Une sucrerie expérimentale à Plessisville Québec, 12.— Sur Fnvls des techniciens 1 iLLc-N, p*T JO- 5eph Melot.LA BELLE N FV ER N Al SE, par Alphonse Daudet.! LE CADAVRE DANS LE SILO, par Ronald A.Knox.I CE t.UE CONTENT LES par 01 iv Radio Salamoaqu* A (/AMERIQUE Ut/ TfURD Station balamanque ZB.m i névés 10,375 44 küocvclea Heurs de New-Tont: 9 h a 9 h 43 p.m Tous ceux qui désirent dea nruvelles d* 1 LINO HlSTOIl ES source nationaliste espagnole varont heu.POUR ME Adrien de Pré; NOIRS, ¦eignea, DE BETES AO FILS, par Frotége* mêlas le a en tou» P»y» Demanda» le manuel treitaat Ore Brrret» marques de ooasafr^.etc MARION & MARION Fondée en 1892 11M ro« VBhrermé.Montréal Jfndtitut -éladgr, Marie G Ml'LES.EZ ni Bar* TANTES.DANS LE >s Firmi* f»A IV USE, r+f J,ère 43U Anderson & Valiqoctte Ca*w*>t*W*»-Vé*»f!C»t*«r» j-Char e» AnMrtotnLI C /•ar.Va-P3J*«f L*-C- CA.LJ.C.mn&to Carle, LB C.C A A DagrtAl*, LJ8 C, CA.14.Marte-Dsase a»*»» * L*- 2412 Edmond Coron, B.A., LS.C.-CA UrertcM •*> ad»»** tampèAUm '•vr.'S*'»'* e«2ê* — Chartere A«w*n»t»- Saécixt^te 4SI l*M*é «rt •# «€»rtNi £§ SoMm»a t.VIVOIR MODfRNK >0.Baiilorgeon, prés 1 Inc.DManfieids 3 si.Châtre» ae repoa.WceBoa 3 m Lm en acta?AcoaascCire du rtroîr Area»» 1er», art.CHOIX CCVSIDKR-SBUE ! 308 1ST RUE MONT-ROT Al MONTREAL R EM I0U R R EU RS - MATELASSIER5 UMROURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée betxrtr, I tepéetaBî* meuroe* « ¦’~.~.as*é atari «we -*par»«oa* E»-„—.4» travuik» *sr rtevaada.iS6 Haarv-tarfréa • Tct.BE 17DC T*» Le choeur d'Helsinki à Radio-Canada, ce soir Le célèbre choeur finlandais de l'Un;-vsrslté d Hclsitiskl, dirigé par M Tui nen, qui a donné un grand concert au H!» Majesty'», hier soir, donnera un < : cert aux postas CBF et CBM de Radto-Canads, ce aoir, de 8 h.et demie a .et demie.Ainsi grêce 8 l'initiative d* Radio-Canada.le grand public pourra eu-tendre cei» soixante Jeûna* chaïueur» i* réputation International*.Avez-vou* besoin 9e Dons lurotr Adressez vous ou Service de b ibroirie du "Devoir", 430 Novrt Do-une, est, Montréal CHAfLIBOlS Notes et s#B?eftin p** ie R F i M FfNARiD, 0M4.V'-.'-g de ZVj trofK.»s Aj» wry*** m per poste ll/Sj SEIVKI &f LIBRAIRIE EHJ "trivoit'' 430 Kvtrg Ckg*M *tt, Meetréel Compagnie ^Assurance sur la 14e Saubetjarbe MONTREAL narcisse Ducmarne President / t I VOLUME XXIX — No 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 12 JANVIER 1938 5 PACE FEMININ r LÀ Directrice: Germaine BERNIER Dans la variété des prix Saviez-vous que l’Académie française décerne aussi des prix de vertu?Et le journal où je lis le compte rendu de cette distribution souligne que les dossiers de iAcadémie sont aussi remplis que ceux du juge d’instruction, c'est-à-dire que les bons sujets sont, pour le moins, aussi nombreux que les mauvais, bien que ceux-ci semblent toujours l’emporter en nombre, à cause de la publicité que l’on fait autour de leurs tristes exploits.On ne donne pas la moyenne d'àge de toutes ces personnes méritantes et honorées, mais ies jeunes semblent être en bon nombre.Ainsi un prix Colombe! a été décerné à une jeune fille de 17 ans, Mlle Blanc, dont la mère est morte depuis dix ans.“Son père, cultivateur dans tes Hautes-Alpes, est de santé délicate.Mlle Blanc s’occupe de tout: cuisine, lavage, entretien du bétail et trouve encore le temps d aider son père aux travaux des champs, et, lorsqu'il est malade, de le soigner et de le remplcrcer dans foules ses occupations.Elle se lève dés l’aube et n’accepte pas l’aide de ses frères, parce qu’elle veut qu’ils continuent à fréquenter l’école et soient préservés de l’ignorance.Au dire du maire de son village, c’est un plaisir de voir ces garçons propres, ten portants et bien tenus.Mlle Blanc est, pour tous ceux qui t'approchent, un exemple vivant’’.L’Académie a récompensé des qualités du même ordre dans les cas suivants: Mlle Saint-Pierre, âgée de 15 ans, qui, depuis l’àge de tt ans, se dévoué entièrement, et sans rien attendre d’elle, à une tante percluse oes mains et des jambes; Mlle LcBot, de Plougastel, âgée de 19 ans, qui a encore à sa charge deux petites soeurs et un grand’père, après avoir soigne sa mère, morte de tuberculose; la jeune Cadinot, âgée de 13 ans, dont la mère est morte et qui doit s'occuper de ses quatre petits frères et soeurs, tandis que le père travaille à l’usine; Mlle Dubar, qui rempla ce, auprès de ses huit frères et soeurs, sa mère morte.El il n y a pas que des femmes à se dévouer ainsi.On cite le cas d un jeune ouvrier chaudronnier de Paris, âgé de 21 ans, M.Bruneau.Ainé dune famille de cinq enfants, ayant perdu depuis quelques an nées un pere, qui lui a laissé un admirable exemple, il est le seul soutient de toute sa famille.Sa mère, malade, ne peut travailler au dehors; “nc (e ®fs soeurs est apprentie, les trois autres enfants vont encore a / ecole.Tout son gain est employé à faire vivre la maison.M.Bruneau a de charmantes attentions pour sa mère.Il accomplit avec bonne humeur un devqir qui, au milieu des tentations d’un grand centre indus inet, exige un courage physique et moral de tous les instants”.A une epoque où tant de gens se déchargent si facilement de leurs obligations familiales et de leurs responsabilités sociales, ces exemples mentent un peu plus d’attention que de simples faits divers Voilà des jeunes, comme il doit y en avoir certainement chez nous aussi qui ont le sens des responsabilités et le coeur de les accepter.On n a pas toujours que les obligations que Ton choisit ou que Ton recherche; il y a aussi celles que font naître les circonstances et qui Tables" °lS l°ln detre d,'sirées’ comme elle* ne sont souvent pas dèsi- Mais quand elles sont là, il n’y a que deux manières de les affron-ter: eu les accepter ou leur tourner le dos.Tout dépend du coeur, de la volonté et de la conscience que Ton a.Tous ces jeunes qui viennent de recevoir ce prix de vertu décerné par i Academie, ont entrepris de garder, coûte que coûte, le foyer debout ci de conserver aux petits le milieu normal où ils doivent évoluer.Ils ne se sont pas déchargés sur les organisations de T Etat ou de la charité “i eSJJei,lards ™x„/,ospfcs hommes qui se sont présentés à ta convention mais sur lesquels, le choix ne s’est pas arrêté, ont dé- ! cidê d’accepter le verdict.Us ont i droit à un hommage mérité de la part de leurs chefs pour avoir eu assez de bon esprit et d’esprit de corps, et de patriotisme, le mot n’est i pas trop fort, pour se rallier à M.,L- Bonnier et pour l’aider à remporter la victoire.Je sais que dans votre division, nombreux sont ceux qui sont capables de remplir ces fonctions de député aux Communes.Mai» il n’y en a qu’un qui doit vous représenter, il faut trouver moyen de fondre vos ambitions sur un seul candidat.11 y en avait des dizaines qui pouvaient vous représenter, mais comme il n’en fallait qu’un seul, la convention a tranché le noeud gordien.Et à cette convention, vous étiez représentés.Le vote a voulu que M.Bonnier fût choisi.Votre libéralisme n’est pas limite aux quatre coins du quartier de St Henri.Il couvre tout le comté, tonie la province et le Canada, notre patrie.Au nom du parti libéral et au nom aussi du gouvernement, je remercie les candidats de cette convention qui se sont ralliés à M.Bonnier.Je remercie M.McCaughan.Il a fait là un geste qui l’honore, qui vous rend plus fiers de lui.11 ne voulait pas tellement satisfaire son ambition personnelle qu’assurer le succès de son parti.Il a droit à notre reconnaissance.Les mêmes observations s’appliquent à M.Côté.Bien qu’il ait eu les qualifications nécessaires pour se présenter dans celte lutte.M.Coté a oublie ses ambitions personnelles et légitimes pour se rallier à M.Bonnier.Voilà des sacrifices, des actes qui valent quelque chose.La même chose s’applique à M.Charbon neau.Je le remercie, lui aussi ainsi que fes deux autres, du sacrifice de leur ambition personnelle en faveur de M.Bonnier qui est venu pour empêcher qu’une défaite vienne déshonorer le comté Mon collègue à Ottawa, l’hon.M-ÏUnfret a présidé cette convention qui a désigné M Bonnier.Nous Appuyons donc M.Bonnier.Nous tomberons avec lui ou nous triompherons avec lui.Bien qu’il ne réside pas dans les limites de St-Henri, propremeni dit, il habite dans la circonscription fédérale de ce nom.C’est un homme dévoué, énergique, sincère, c’est un honnête homme.Voilà le candidat que le parti s’est choisi.Les "indépendants" Je vtÿux maintenant m’arrêter à certaines observations que l’on fail quand on ne vient pas carrément devant l’électorat par le moyen d’un parti.Il y a des gens qui vous disent: Finis les parlis, fini l’esprit de parti.On veut être libre comme l’oiseau dans l’air! On s’attache à la discipline d’un parti.On en veut à son esprit collectif d’organisation.Pourquoi une organisation?demande-t-on.Feuilletez l’histoire politique du Canada, et je vous défie de trouver que les grandes oeuvres ont été réalisées par d’autres personnes que celles qui appartiennent aux deux grands partis II n’y a pas d’indépendants qui aient bâti quoi que ce soi! au Canada.Ah! ils ont fait bien des choses dans la destruction ! Ils n'ont rien fait Ils étaient un peu là pour détruire! Rien ne leur apparaissait plus profitable que de faire un trou dans le mur de la maison pour y pénétrer au lieu d’y entrer par la lumière du jour Os indépendants ont enthousiasmé" les foules par leurs railleries el leurs plaisanteries, mais ils n’ont rien fait Tout ce uu’ils ont fait se chiffre à zéro au bout de leur nom.Quand ils onl accompli quelque chose, c'est quand ils se sont groupés avec d’autres partis.Un homme tout seul, dans la vie politique comme dans n’importe quelle organisation, cela vaut zéro.i Quelles que soient la bonne volon- ] té.les talents que vous pouvez trouver à un homme, s’il est tellement malcommode qu’il ne peut s’associer avec personne, qu’il se chicane avec tout le monde, qu'il va changer d’opinion comme | change d’opinion comme il Comme indépendant, je le répète, .personne ma jamais rien fait.C’est quand ils sont appuyé ou se sont joints à un groupe que les indépendants ont réussi à accomplir queloue chose.Vous avez dans la lutte actuelle, un de ces indér pendants.Il a dit: “Je ne suis ni avec le gouvernement ni avec î’op-osition.Je suis tout seul: appuyez-moi.” S'il vous dit cela, il se trompe ou il vous trompe.Tant que nous aurons la constitution telle qu'elle est actuellement rédigée; tant qu'il y aura une democratic au Çanada, il ne s’accomplira jamais rien d’important en dehors des partis.Notre pays est un jeune pays.Nous sommes le cinquième pays de tous les pays commerciaux du inonde entier.Il y a à peine quelques centaines d'années, ce pays était entre les mains des sauvages et la barbarie y régnait.A qui devons-nous ce rang de cinquième pays du mom de entier pour le jeune Canada, si ce n’est à la saine opinion publique du Canada?Nous devons cela aux deux grands partis qui ont fait ce pays.Au grand parti conservateur qui est en train de disparaître dans Québec.et au grand parti libéral Les indépendants, eux, n’ont jamais rien fait.Ils se disent libres coin me Toi seau dans l’air, mais ils voudraient acheminer le Canada vers une situation politique comme on en voit dans la vieille France, où il > a de 30 à 32 partis politiques.Un gouvernement qui a dure trois mois, là-bas.a établi le record de durée.La division en France Mais à cause du nombre de ces partis politiques, de cette division trop considérable de l’opinion publique en groupe, il y a du malaise en France, de l'instabilité.Il y a les groupes politiques: les droitiers, les gauchers, d’en avant, d'en arrière, de sur la clôture, de derrière la clôture, d’en dedans la clôture.I ons ces groupes se partagent l'opinion.Est-ce cela que nous voulons?Parce que nous sommes dans des temps un peu plus difficiles, n’rn-tend-on pas aussi d'autres personnes réclamer plus d’autorité, demander des restrictions à la liberté?On aimerait, dans certains milieux, le système uaziste et l'Allemagne, où personne ne peut regarder tranquillement à la fenêtre sans y voir un gendarme qui guette la maison, où personne ne peut décacheter une lettre sans avoir quelqu'un derrière lui qui tente d en espionner le contenu.Liberté relative i Nous avons dans ce pays, une li-i bertè relative, limitée dans ce qu’elle peut offrir de licence.Il ! me semble que le parti libéral doit 1 avoir dans l’âme des citoyens du | comté de Saint-Henri, comme dans le reste du Canada, un petit coin où il y a un sentiment de reconnaissance et d'approbation.11 y a à peine deux ans que vous avez voté pour nous avec enthousiasme, en tonnant à M.Mercier la plus grande majorité qu'un candidat ait jamais eue dans ce comté.Ce n'était pas rose Pourquoi aviez-vous voté ainsi?C’est que vous étiez dégoûtés de rose.On nous avait légué un déficit de $159,000,000.Dans la première année de notre administration, nous avons coupé ce déficit en deux, en le réduisant à $77,000,000.C’était quelque chose! Au cours de l’année fiscale qui va se terminer, ce déficit ne sera plus de $159,000,-000, ni de $77,000,000, mais il sera encore réduit à un peu plus bas que $35,000,000.Et le ministre des Finances annonce pour l’an prochain que les deux bouts seront rejoints et que le budget sera équilibré.En Irois ans, nous allons effacer ce déficit et nous mettre du bon côté de la finance.Les affaires nous ont permis de diminuer la moyenne d’intérêt sur la dette du pays.On payait 5%.L’intérêt moyen est parti de 5% et i1 est tombé à 3’/a%.En dépit de la crise qui sévit dans le monde entier, notre pays a augmenté son commerce extérieur.Je dis à des gens importants comme à des gens plus humbles: rnon-trez-moi, dans le monde entier, un pays qui a réussi à augmenter aussi considérablement son commerce extérieur.C’est que nous sommes pour la liberté du commerce.Au lieu d’avoir des serrures, au lieu d’apposer des cadenas aux portes, et partout, le parti libéral a ouvert les portes.Voilà ce que le parti libéral a fait pour le Canada.A l’occasion du départ de votre député pour une position meilleure, le parti libéral vous demande si vous allez lui continuer votre confiance.Nous avons droit à votre reconnaissance parce que nous avons géré vos affaires avec soin.Nous avons maintenu le pays au rang des grands pays du monde.Pas de candidat conservateur Précisément parce que nous avons fait cela, ce n’est pas étonnant que vous ne voyiez'pas se dresser devant nous un autre parti.Les conservateurs n’ont pas de candidat dans Saint-Henri.Ils sont tous avec nous apparemment! Les adversaires ont disparu.Des gens plus ou moins satisfaits de n’avoir pas été choisis par notre convention, où ils ne se sont pas présentés, il n’en est pas un qui ose venir devant Télectorat pour discuter en adversaire.On fait le tour de la maison.On essaie de pénétrer par les endroits plus ou moins cachés.On a approuvé tout le reste sauf ce petit endroit, un détail.Tout est bon chez les libéraux, mais il y a un mais.La guerre, brouuu.On essaie de vous faire peur en soulevant des préjugés.Tous les pays se défendent Il y a la guerre, les armements.On a monté sur un cheval de bois et nn a essayé de vous effaroucher.Des armements, il y en a eu depuis 18(17.Il y avait une milice et des armements au Canada avant l’administration libérale; il y en avait au Canada avant la Confédération même, comme il y en a toujours eu dans le monde.Un pays qui n’a pas assez de courage pour se défendre ne mérite pas de vivre.Tous les pays comprennent cette loi et s'arment en conséquence.Ils possèdent des organisations de défense selon leurs conditions de frontière et de territoire.Quel est le citoyen qui a jamais osé dire que le Canada n’a pas besoin de défense?S’il disait cela, je ne sais pas s’il ne faudrait pas l’interner.Nous avions des canons qui se chargeaient encore par la gueule.Nous avions de l’artillerie qu’on traînait avec des chevaux.Nous n’avions pas d’aéroplanes pour proléger pos côtes.Nous étions comme une police qui serait sans bâton ni pistolet pour protéger les citoyens.Dans l’état d’énervement où sc trouve te monde, aujourd’hui, ! nous avons voulu moderniser les I armements canadiens.Nous n’avons pas établi une machine de i guerre nouvelle, nous n’avons fait que remettre à neuf, remettre à la mode nos effectifs, pour ne pas trop ! faire rire de nous autres si nous i sommes appelés à nous défendre.Les gens de Lotbinière n'ont pas eu peur Cette campagne contre les arme-î ments n’est pas nouvelle; mais on n’a pas été capable de leur faire peur, à eux.dans Lotbinière, avec i ces préjugés de guerre.Et dans Lotbinière, ils n’ont pas les mêmes ! moyens de se renseigner dont vous ! disposez dans Saint-Henri.Je suis convaincu que les gars de Saint-Henri ne se laisseront pas ef* | faroucher par ces préjugés et par cet esprit ratatiné qu’on soulève dans cette campagne électorale.La défense d’un pays est une chose nécessaire, et un citoyen qui ne veut pas défendre son pays ne mérite pus de vivre.Le coût des armements canadiens ne" représente que 7'7r du budget i du pays, c’est-à-dire un quatorzième I ou un quinzième des argents que le gouvernement doit dépenser.Montréal, dans son budget considérable, se réserve $2.735,i'(M! pour la protection des citoyens.Elle dépense un douzième environ ou 8% de son budget pour la police.'d’avance que la police est armée?L’ancien maire de Montréal avait, lorsqu’il occupait cette fonction, un garde du corps qui le suivait partout, même le dimanche quand il allait à la messe.L’ancien maire de Montréal était-il ainsi armé contre le nouvel ange gardien, l’éche-vin de Saint-Henri?L’ancien maire de Montréal n’a jamais dit contre qui il était armé.Il n’a jamais révélé qu’il s’était armé contre son ami Allan.La police le suivait, elle était là au cas où on en aurait eu besoin.Nous sommes armés au Canada pour le cas où nous aurions des ennemis.Et c’est avec des balivernes comme la question des armements qu’on vient vous menacer de la guerre?Nous ne voulons pas de la guerre, nous du parti libéral.Quel est le fou qui veut de la guerre?Un homme qui ferme sa porte, le soir, avant de s’endormir, la ferme-t-il contre son voisin?Un homme qui met un revolver dans un tiroir, chez lui, en veut-il à Pierre, Jean ou Jacques?Pour les pays, c’est la même chose.Je ne suis pas un militariste, je ne l’ai jamais été.On verra dans mon humble bureau d’avocat, chez moi, à Sorel, des liasses de papier qui prouveront ce que le petit gars de Sorel a fait pour défendre les siens dans le temps de la conscription.Nous aimons assez le Canada pour le défendre.La défaite de Laurier On a dit aussi, dimanche soir: Rappelez-vous 1911.Oui! je me rappelle 1911, et je pense qu’il y a ici nombre de personnes qui s’en souviennent.Ce fut Tannée où je fus élu député de Richelieu, en 1911, l’époque de la défaite de sir Wilfrid Laurier.Sir Wilfrid avait été défait dans les autres provinces sur la question de la réciprocité avec les Etats-Unis et dans la province de Québec sur le mot de “la marine de Laurier”.On disait dans les provinces anglaises que Laurier avait vendu le Canada aux Etats-Unis par le traité et dans le Québec qu’il avait vendu le Canada à l’Angleterre parce qu’il voulait une marine el que sur ces bateaux les Canadiens iraient se faire éventrer sur les mers de la Cîîtoe et du Japon.Cette campagne odieuse, faite de calomnies, qui a renversé Laurier, était faite par des indépendants dans la province de Québec; les candidats contre lesquels nous nous battions en 1911 n’étaient pas des conservateurs, ils n’osaient pas afficher ouvertement leurs couleurs, j’en sais quelque chose, j’en avais un dans le comté de Richelieu.Deux sonf restés fidèles Ils prétendaient n’avoir pas d’attaches avec les conservateurs, Ils crachaient sur le nom de M.Borden, dont ils n’hésitaient pas à déchirer la photo en public aux assemblées populaires.Qui est-ce qui faisait cela?tous des indépendants., et à peine l’élection terminée, il n’y en a que deux qui sont restés fidèles à leurs théories, je leur rends hommage.Mais la plupart des candidats indépendants se sont collés à M.Borden, et vous avez eu le vote de $35,000,000 offerts à l’Angleterre pour remplacer la marine de Laurier.Cela a été fait par des députés qui n’ont pas tenu leur parole, à l’exception d’un ou d’eux, un qui n’était pas député et qui ne s’était pas présenté, et un autre qui était député et est resté fidèle à ses engagements.Nous nous en souvenons bien aujourd’hui, pour nous protéger contre ceux qui voudraient jouer le même tour à la province de Québec.J’espère que le parti ron servateur, qui mérite de la considération, ne s’y laissera pas prendre.Et vous, électeurs de Saint-Henri, ne vous laissez pas tromper.On a dit: “Les armements, cela mène à la guerre”.En 1914 Quand la guerre de 1914 a éclaté, le Canada n’avait que de vieux fusils dans .ses arsenaux et que de vieilles “barouches” pour transporter les munitions.Ce ne sont pas les armes du Canada qui ont» fait participer le Canada à la guerre, c’est l’etat d’esprit des chefs qui le dirigeaient.Les soldats canadiens ne sont pas allés à la guerre parce que le Canada avait de vieux fusils, mais parce qu’on avait décide que le Canada devait y participer.Nous n’avons pas l’intention de conquérir d’autres pays, en modernisant nos armements.Nous voulons rester tranquilles sur notre terre et la défendre.Réfléchissez, comme il convient, sur cette question.Contre qui armons-! nous - qu’on le discute sérieuse-ment.Nous n’armons contre personne.Nous n’en voulons à personne.Je ch fie qui que ce soit de dire que M.Mackenzie King veut la guerre et que les ministres eana-diens-français veulent la guerre.Je suis contre la guerre.Tant que j’aurai un souffle de vie et un peu d’autorité, je ferai en sorte d’empêcher de toutes mes forces qu’on aille se battre.Japonais peuvent fort bien, attaquer, surprendre l’Alaska et se servir du Canada pour envahir les Etats-Unis.On n’est pas raisonnable et juste à Tendroit du gouvernement en disant que le Canada, qui modernise ses armements, veut la guerre.Prenez maintenant le cas de la Belgique.Malgré la sainteté des traités passés, malgré l’inviolabilité, reconnue par tous, de son territoi-r , en dépit des signatures les plus respectées, les Allemands ont mis le pied sur la Belgique et en ont fait un pays martyr.Personne ne peut dire qui mettra le pied sur le Canada, de cette façon ou d’une autre.Nous ne craignons pas d’ennemis présentement, c’est vrai.Personne n’a dit qu’il nous attaquerait, c’est aussi vrai.A Anticosti Mais je ne veux que vous donner ici un autre exemple.Celui d’Anti-costi.Il a paru une nouvelle sensationnelle annonçant Tintention qu’avaient les Allemands d’acheter Anticosti, à l’embouchure du Saint-Laurent.Des Allemands y sont ailés faire des alignements, de l’arpentage, des études sur les possibilités de l’exploitation forestière, des sondages et autres travaux qui ont paru mystérieux.Tous ceux qui nous attaquent sur la question des armements sont les premiers à réclamer de la protection contre ces Allemands.Il parait qu’on pourrait facilement se servir d’Anticosti comme base pour attaquer le Canada.On a dit que le gouvernement ne devrait pas permettre des recherches de ce genre, qui pourraient avoir été de l’espionnage.Ou a prétendu toutes especes de choses.En disant cela, en demandant protection, on semble croire qu’il y a des gens qui pourraient nous en vouloir.On a prétendu la même chose lorsque I zeppelin “Hindenburg” a survolé le St-Laurent, en route pour New-York.On a dit que des photos de la Côte-Nord avaient été prises à bord dans le but de préparer une attaque des Allemands contre le Canada.On a dit que le gouvernement aurait dû prendre des moyens pour empêcher le zeppelin de prendre des photos du Saint-Laurent et de la Côte-Nord, et ceux qui vous demandent cela sont les premiers à vous demander: Contre qui s’ar-mc-t-on?Voyez-vous la logique du cri de nos adversaires?Voilà la vérité, que tout le monde peut comprendre.L’homme le moins instruit comprend le ridicule de la position de nos adversaires.Ne vous laissez donc pas égarer par ces à-côtés.Le séparatisme On a dit aussi: “Si ça continue, il est probable que Québec va être obligé de se séparer, de faire bande à part dans la Confédération.Le danger d’une séparation ne vient que de ceux qui ne sont pas capables de voir au delà de leur paroisse et de leur comté.On leur fait aisément peur avec des croquemitaines d’autrefois.On fait jouer sur eux les préju-géç; on prépare !n destruction de leur confiance.Voilà ce qui peut amener des calamités sur le Canada.Ne vous laissez pas tromper par des hommes déjà égarés ou plutôt de mauvaise foi.Jugez les partis en présence; jugez de leur sérieux.Je n’en veux à personne.Je n’ai pas Tintention de calomnier personne, mais je veux protester contre les faux prophètes.Nous n’avons pas intérêts à nous séparer de la Confédération.Nous ne serions pas, dans le Québec, ce que nous sommes aujourd'hui sans la Confédération.Québec n’aurait pas obtenu sa part large dans le Canada sans fédération.sa part la Con- Conlre qui?C’est avec les armements qu’on veut vous égarer.Contre qui le l’administration qui dirigeait le j Canada s’arme-t-il, demande-t-nn?pays de 1930 à 1935.Nous avons ! Contre qui la police s'arme-t-elle à pris la direction des affaires du ] Montréal?pays & une époque qui n’était pas Est-ce contre quelqu'un connu M.King l'a dit ! M.Mackenzie King Ta dit Tan I dernier à tienève, devant les délégués du monde entier, que le Cana-; da ne participerait à aucune guerre en dehors de son territoire qua lorsque le parlement l’aura déei-I dé.Ce sont des déclarations qu’i! I a répétées dix fois sur le parquet 1 de la t.li.niihre des Communes.Nous ne sommes pas pour la guerre.Nous prenons même des positions pour empêcher la guerre, et pour étouffer l’esprit de la guerre au pass.Nous avons passé, encore à la dernier# session, une loi pour empêcher les fils du Canada d’aller prendre part au conflit qui déchiré in vieille Espagne.Nous n’armons contre personne, mais nous voulons être prêts, comme tout homme digne, à défendre notre pays.Contre qui armons-nous?Nous ne le savons pas! Danger du côté de l'Alaska Mais supposons, par exemple, qu’il v ait un conflit entre les Etats Unis et le Japon.On sait que 1er, Etats-Unis sont plus vulnérables, pour le Japon, par l’Alaska, qui est rapproché «i# l’Orient.Les Ces querelles entre citoyens d’un même pays ne sont pas nouvelles.En Belgique, il y a des Belges et des Wallons qui n’ont pas les mêmes idéaux politiques .Ils essayent cependant de s’entendre au lieu de se diviser en petits groupes et de se chicaner.Vous êtes assez hommes, assez clairvoyants, assez patriotes pour régler vos difficultés dans la province de Québec.De la division, on en a dans les foyers, entre enfants.Songe-t-on à les séparer pour cela?Le père essaye de faire taire les dissensions.Le séparatisme, c’est la mort au point de vue politique, au point de vue national, au point de vue économique.C’est la mort de tous les Canadiens français établis dans l’Ontario, dans Touest, dans les provinces maritimes.Nous n’avons pas le droit de faire cela, en ratatinant notre mentalité à Québec seulement.Les Canadiens sont des êtres humains, et pas parfaits sans doute.Mais nous avons dans tout le Canada Ja paix et l’harmonie.Ne vous laissez pas égarer.On a aussi dit.dimanche soir: "Attention! M.Rogers, n’excitez pas les chômeurs en leur disant que les secours directs seront supprimés.” I.e parti libéral a essayé et essaie encore par le développement des industries au pays de donner aux hommes de coeur la chance de se créer des positions qui leur permettent de vivre plutôt que de quêter leur subsistance.La disparition du secours direct Nous voulons la disparition du secours direct quand la chose sera possible, au moyen de travaux profitables, afin que le chômeur gagne son pain et se rétablisse dans Tordre social.Tant qu'il n’y aura pas assez de travaux pour tout le monde, nous allons empêcher que la femme du chômeur et que le chômeur lui-même souffrent de la faim.Vous aurez des travaux.Nous vous en avons donné, nous vous en donnerons d’autres.Je ne fais pas de promesses.Je n’ai pas l’habitude d’en faire.Il arrive quelquefois qu'aprês en avoir fait dans l’enthousiasme d’un discours politique, on se trouve à court de les réaliser une lois élu.Mais je vous promets ma bônne volonté, le concours de mon énergie et de l'influence que je possède ainsi que ma sincérité pour venir au secours de mes conci-tovens.B y a des choses qui restent à faire; il y en a qui doivent être faites.U y a des passages a niveau «qui doivent disparaître dans St-Henri, Mais je ne vous fais pas de promesses au delà de ceci: comptez sur mon énergie et ma sincérité.Je vous aiderai dans la mesure du possible.Frappez à ma porte en n’irnporte quel temps.M.Cardin et’ M.Houde Sans cachette, sans restriction, je n’en veux à personne.Je regrette même de faire la lutte à un homme de ma connaissance.A certains points de vue, je suis en excellents termes avec lui.Il n’y aura pas de malice à citer, à ce propos, le mot qu’on me disait aujourd’hui dans la rue, sur cet homme-là: “C’est drôle, c’est curieux, on peut l’estimer; c’est un drôle d’homme et un homme drôle.” Si vous voulez témoigner au parti libéral la reconnaissance qu’il mérite, élisez, mes amis, électeurs de Saint-Henri, le candidat officiel.M.Bonnier.Je suis convaincu que vous n’hésiterez pas à voter pour M.Bonnier à la candidature de qui se sont ralliés de tout coeur les autres candidats de la convention.Le parti libéral vous a bien servis.Le parti libéral est contre la guerre, contre l’attaque de toute nation.Le parti libéral veut la paix; il veut la paix dans la confédération.Restez-nous fidèles; restez avec nous dans la Confédération.Bien qu’attaché à la province de Québec, à cette province que la ci-vilation chrétienne a arrachée à ia barbarie; bien qu’attaché à ma province et au coin de terre qui m’a vu naître, mon patriotisme ne s’arrête pas là.Je ne suis pas un Canadien français tout au long.Je suis un Canadien tout court.Je veux être chez moi à Halifax comme à Montréal, à Toronto, à Winnipeg et à Victoria.C'est mon pays total.Je veux me dépenser pour le Canada tout entier, d’un océan à l’autre.Et vous aussi, citoyens de Saint-Henri, vous ne voulez pas, au fond, de Tesprit ratatiné que prêchent des faux prophètes.Votre patriotisme ne le limite pas à la province, mais va à tout le Canada.Nous sommes chez nous partout, les Canadiens français.M.Cardin a remercié ensuite l’auditoire de son attention.Il a eu quelques mots aimables pour les dames, et il a ajouté: “Je vous quitte, reprend-il, avec la conviction profonde de vous avoir dit quelque chose.Pas seulement des choses pour vous faire rire, mais des choses qui peuvent vous aider à former votre jugement dans l’élection que vous serez appelés à faire très prochainement.Je m’en vais confiant.J’espère qu’on m’invitera de nouveau à venir vous rencontrer avant ia fin de la campagne.M.Bonnier M.Bonnier a surtout parlé de M.Houde.Il a remercié ses concurrents à la convention de s’être tous ralliés à lui.Vous avez entendu mon adversaire, M.Camillien Houde, a-t-il dit ensuite.Etes-vous réellement en mesure de dire que M.Houde vous a dit quelque chose de constructif, quelques paroles sérieuses?Saint-Henri est un comté ouvrier, mais intelligent, et il n’est venu dire que des bouffonneries.Quand on veut de la comédie ou de la tragédie on sait où aller.Vous avez entendu un peu de tragédie concernant les armements, vous avez entendu ce tragique qui, à d’autres moments, vous a parlé de son nez ou de n’importe quoi.Est-ce que Saint-Henri irait accepter quelqu’un qui a sa demeure au Mont-Royal?Il vous faudrait des billets de char et il faudrait que vous soyez bien habillés pour aller le voir, sans quoi on vous mettrait à la porte.Vous ne consentirez pas à accepter un homme qui se transporte de place en place, un homme qui a pris deux comtés une fols comme chef de l’opposition et qui a été battu dans les deux.Le comté serait bien placé avec un homme pas conservateur, pas libéral, pas Union nationale, Ca-miliien Houde.Qu’est-ce que Camillien Houde tout seul?qu’est-ce que c'est qu’un homme tout seul?Faites-vous une corde d’un seul fil, ce n’est pas difficile à briser, mats faites une corde de plusieurs brins de fil, et vous serez capables d’attacher n’importe quoi.Mère de 5 enfants toujours fatigué* Se lè*e maintenant fraîche et pimpante Une mère qui a cinq enfants i beaucoup à faire, surtout à ia cam pagne.Celle dont il est ici que# lion se sentait "toujours fatiguée” Heureusement qu’aujourd’bui, grâ ce aux Sels Kruschen, elle pen sc lover fraîche et pimpante à l heures du matin.Elle nous écrit comme suit: “J’ai constaté que pour le biee de ma santé je ne pouvais ach» ter rien de mieux que les Sels Kru* ehen.J’ai cinq enfants et, avan de commencer à prendre Kruschen j’était toujours fatiguée, épuisée Maintenant, j’ai le bonheur de pou voir dire que ie me lève chaqur matin à cinq heures, fraîche ei pimpante Je fais tout mon mena ge, je prends soin de mes enfant! et, à 6 h.30, je quitte ia maisoc pour commencer ma journée dt travail”.(Mme) B.La fatigue et cette sensation d* dépression peuvent être attribuée! à une seule cause : la paresse inteiN ne ou la présence dans Torgani#-me de déchets toxiques.Les Sels* Kruschen sont exoeU lents pour assurer la propreté interne.Les sels nombreux dont se compose cet incomparable produit tendent à régulariser le fonctionnement des organes internes, à vous débarrasser de ces impuretés •qui.si vous les laissez s’accumuler, diminuent votre vitalité.M.Bonnier a parlé ensuite du tunnel de la Côte-Saint-Paul et du passage à niveau de la rue Saint-Ferdinand, et a demandé aux électeurs de l’envoyer à Ottawa pour travailler à obtenir les améliorations qui sont nécessaires au comté.Vous avez eu Camillien Houda et Allan Bray à Thôtel de ville, a poursuivi M.Bonnier, et qu’est-ce I qu’ils ont fait avec cette traverse à \ niveau?elle est encore là.Ils ont fait un effort, mais c’était pour empêcher les voies élevées que le gou- I vernement fédéral voulait établir [ dans son projet de $50,000,000, | Avec les voies élevées on aurait pc passer en-dessous, mais.MM.H de et Bray se sont opposés.Le candidat a demandé aux élec-| teurs de faire pour lui ce qu’ils ont fait pour M.Paul Mercier, et il a promis de faire comme M.Mercier,] de tenir un bureau dans le centre du quartier Saint-Henri pour rece-| voir les électeurs.Tino Rossi ou H is Majesty's! ce soir C’est c# soir, au théâtre His Majesty’s, que Tino Rossi paraîtra pour la première fois devant le public montréalais.Le populaire artiste vient d’obtenir à Québec ua| très grand succès.L’apparition de Tino Rossi suri la scene est précédée d’un spe» tacle complet, où Ton applaudir* un illusionniste réputé, Pierre Car-I tier, la troupe d’Albertine Rasch, des patineurs, l’orchestre d’André | Monici, etc.La soirée commencera à 9 h.1 précises; les matinées de jeudi,! vendredi el samedi commencerontI à 3 h.Mais on est prié de retenir! qu’à cause du concert du Montreal I Orchestra, la matinée de dimancha| ne commencera qu’à 6 h.ANNONCES MUNICIPALES AVIS DEMAND» a été f«t*| _______ ___ & la CITE DE MONTREAL, par L.-P.Charlebois.No 2232 De-VlUlers, pour permission d'établir cour à'bols et charbon et Installer uni moteur életcrlque de 10 c.v., sur le loti I No 3930-178.quartier fit-Paul, No 22331 DeVlilier*.f Toute opposition h cette demande dolt J être communiqué dans les quinze Jours ft J.-ETIENNE GAUTHIER, .Grefller de Ja Cité.| Montréal, 12 Janvier 1938.AVIS DEMANDE s été fait#I h la GITE DE MONT-1 REAL, par Burger Auto Body.No 96 On-I tarlo est.pour permission de maintenir! un atelier de réparations d'autos, sur les! lots Nos p-591 et 392, quartier Crémazle.f No 96 Ontario est.I Toute opposition h cette oemande dolt I être communiquée dans les quinze Jours ftl .1,-ETIENNE GAUTHIER.Grenier de la Cité.| Montréal.12 Janvier 1938.AVIS DEMANDE a été fait* à la CITE DE MONTREAL, par Les Oeuvres de Notre-Dame del la Merci, No 667 Gouln ouest, pour per-l mission d'installer une chaudière 6 va-l oeur de 8 c.v.sur les lots Nos 488-194-J 195-196-192 et 193.quartier St-Edouard,| coin Bélanger et Boyer.Toute opposition » cette demande dolt I être commuulquéc dans les r lx Jours ft I J.-ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cltft Montréal, 12 Janvier 1938.Cuisson efficace avec les POELES “BELANGER” à gros rendement Modeler manufacturés selon vor spécifications Piece* de réparation pout toute; marquer dans ce genre de poêles.Etablie è Montmagny en 1867 ^.Bêlant G ER M.TÉM.Spécialistes en Poêles 1950 ast, rue Ontario — Montréal Tél.FA.1128 No 5oor Avec réch* m é VOLUME XXIX — No 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 12 JANVIER 1938 7 Une commission suggérée pour Montréal Sk.A.Guy Ross, membre du Bureau municipal de contrôle, de 1916 à v 1918 suggère de substituer une r commission administrative de qua-'* tre ou cinq membres au conseil municipal actuel de trente-cinq échevins — Surveillance générale d'un gérant — Système plus économique Au cours d’une intervioue donnée hier, M.A, Guy Ross, courtier |n immeubles, qui fut membre du Rueau municipal de contrôle, de 1916 à 1918, suggère un nouveau rystème d’administration pour la Ville de Montréal, Voici les grandes lignes du projet de M.Ross.Au conseil municipal actuel formé du maire et de trente-cinq rfiembres l’on substituerait une commission administrative de 4 ou5 membres; l’on nommerait, eni plus, un gérant qui aurait la surveillance générale et la juridiction l)ir tous les chefs de service.Selon M.Ross, ce système permettrait d’administrer la ville de façon plus économique et ferait disparaître la rivalité entre les divers Quartiers puisque, la ville serait ainsi administrée par un petit groupe au lieu de l’être par trente-cinq hommes choisis pour servir leur quartier d’abord el la ville insuite.M.Raynault et la taxe de vente Le moire de Montréal promet que cette taxe sera disparue, le 1er mai prochain, et quelle n'apparaîtra pas au prochain budget — Un spécialiste prépare un projet à cet effet * Mlle Georgette Tremblay à la Société Casavant Prix d’Europe 193r>, Mlle Georgette Tremblay est revenue de Paris avec un bagage nombreux de progrès technique et de compré-hension interprétative.Aussi la Société Casavant a voulu que ce fût spus ses auspices que la jeune ar-iste donnât son premier concert à Montréal.t.Que Mlle Tremblay ait gardé un ipuvenir reconnaissant et ému à içn maître.Louis Vierne, on ne jurait en douter en voyant à son programme le Triptyque qui fut le diant du cygne de cet artiste mort mbitement après l’avoir joué sur ’orgue de Notre-Dame de Paris.Et pour finir, elle joua l’AUegro de sa ie Symphonie.C’est presque les feux pôles dans l’oeuvre de Vier-ae, l’oeuvre de sa jeunesse traduisant des pensées claires et nerveuses exprimées dans un idiome qui récuse ses racines classiques; l’oeuvre de la fin de sa vie se complai-^mt dans l’horreur de l’accord par-'ait et la recherche de la bizarrerie harmonique.Le programme qu’avait choisi Mlle Tremblay avait une allure de grisaille parce que trop de pièces % maintenaient dans les mouvements lents, mais des îlots de clar-i intense v perçaient.La Tôceate m Fugue en ut majeur de Bach, si rarement jouée, est brillante à l’égal dé celle en ré mineur et l’An-iantino de la 5e Symphonie de Uudor possède la facture incisive iont ce maître savait revêtir son inspiration réelle et abondante.Mais à titre de boursière de l’A-'adémie de Musique revenue après én séjour de solide travail et déjà nirçoiée de succès marqués dans es grandes villes de Bretagne, c’est i son point de vue personnel plu-ôt qu’à celui de son programme qu’il faut se placer.Avant son départ, Mlle Tremblay possédait déjà des qualités techniques très avancées, et une belle cultive musicale.Elle a certainement rgit.fructifier les talents qu’elle possédait.Son mécanisme s’avère Time sûreté parfaite que la Toc-rate de Bach a mise en pleine lanière, car elle est l’une des plus difficiles qu’ait écrites Jean-Séhas-ien.Son acquis intellectuel d’au-xe part s’est révélé dans les deux horals qu’elle a présentés, et dans es deux extraits de l’Orgue Mysti-/ue de Tournemire, qui méritent ce itre plus que tout autre chose.Somme toute, ’e concert de Mlle r.reinblay prend lionne place par-iii •ceux que nous a fait entendre a Société Casavant, et la jeune ar-fste peut se féliciter de ses débuts.Le prochain concert de la Socié-é sera donné par M.Virgil Fox, le 1 février, et, dans l’intervale, on ions annonce que Mlle Renée _Ni-mn donnera un concert le 20 janvier dans l’aprés-midi.Frédéric PELLETIER Interrogé hier relativement à lu rumeur que le gouvernement provincial projetterait d’imposer une taxe provinciale sur les ventes et une autre sur le revenu, le maire Raynault a répondu qu’il n’en savait rien, mais qu’une telle rumeur surprenait, d’autant plus qu’il a eu une entrevue avec le premier ministre Duplessis, récemment, et qu’il n’y avait rien de décidé.“Mais je suis certain et puis vous assurer, ajoute le maire Raynaulî, que la taxe de vente de Montréal n’existera plus au 1er mai prochain et qu’aucune taxe de vente ne figu rera dans le prochain budget municipal.’’ On sait, par ailleurs, que la ville de Montréal a chargé un spécialiste de préparer un projet budgétaire qui permettrait de supprimer la îaxe municipale de vente.Ce spé cialiste travaille en ce sens, depuis environ six semaines; il s’occupe, de façon générale, à préparer les amendements à la charte que rendront nécessaires les modifications qu’on veut apporter à la structure fiscale de la ville.II s’agirait de grouper en une seule toutes les taxes foncières ordinaires et spéciales.Cela augmenterait le revenu, d’autant plus que l’on compte que le bureau de revision pourra ajouter environ 880,000,000 a la valeur imposable à Montréal.La Carthage antique Paris, 12.(P.C.-Havas).— L’antique cité punique de Carthage ne ressemblait en rien à la ville que décrivit Gustave Flaubert dans “ Salamm.bô”, ni à celle qu’avaient reconstituée les archéologues contemporains.Les récentes découvertes faites par les Pères Blancs bouleversèrent complètement les opinions communément admises sur le site de la vieille colonie phénicienne.C’est le Père Lapeyre, successeur du Père Delattre à la direction du Musée Lavigerie, sur l’emplacement même de Carthage, qui vient de faire ces découvertes sensationnelles.Après avoir mis à jour les murailles romaines et la citadelle la plus ancienne dé Carthage, en fouillant le sol en profondeur, il découvrit des tombes puniques datant du septième siècle avant Jésus-Christ, i huit mètres sous le sommet de la colline considérée jusqu’à présent ’omme le premier noyau de la cité i’Hannibal et d’Haraîlcar.Cette découverte prouve que la colline Bisra fut d’abord un cimetière punique avant d’être une forteresse et que loin d’avoir constitué le premier noyau de la cité, elle fut englobée antérieurement dans la cité antique dont l’emplacement doit être cherché au bord de la mer.Dans ks tombeaux mis à jour, le Père Lapeyre a découvert de nombreux objets du plus grand intérêt archéologique et artistique, notamment des bijoux et la statue d’un dieu en or massif.Ambassadeur de France aux Etats-Unis Paris, 12.(P.C.j, — Le comte René Roynel de St-Qiientin, ancien ! ambassadeur de France à Rome, a I été nommé ambassadeur aux Etats-I Unis.Il succède à M.Georges Bonnet, qui fut appelé à Paris l’été dernier dans le cabinet Chautemps.Depuis lors, l’ambassade de Washington avait été laissée sous la direction de M.Jules Henry, chargé d’affaires.Le comte de St-Quentin, qui est âgé de 54 ans et fait partie du service dilomatique depuis 1907, fut nommé ambassadeur en Italie en septembre 1936, mais n’occupa jamais ce poste, car la France ne voulait point l’accréditer auprès du “roi d’Italie et empereur d’Ethiopie’’.M.Jacques Gréber est à New-York New-York.12 (C.P.) — M.Jac-oues Gréber, architecte en chef de I l’Exposition universelle de Paris, ; est arrivé à New-York, hier.Il y séjournera durant un mois pour ai-1 der do ses conseils les organisateurs de l’exposition universelle de 1939.11 se rendra ensuite à Ottawa où il servira de conseiller au gouvernement canadien.Dons Saint-Henri Feu M.L.de G.Raby Hull.12 — M.Louis de Gonza-Igue Raby, registrateur de Hull de-¦mis 22 ans, est mort subitement à j (son bureau, âgé de 05 ans.M.Raby était le fils de feu H.-N.kVaby, notaire de S.-André Avellin.pi avait fait scs études à l’école Jac-Lùes-Cartier, Montréal, et à l’Uni-k’ersilé de Montréal.11 fut nommé Registrateur du comté de Labelle, •n 1897.à Buckingham, mais don-Ina sa démission, en 1901, pour faire du commerce à S.-André Avellin où son père possédait aussi un Imagasln.Deux ans plus tard, il [étail nommé assistant du Dr A.Du-huimel, registrateur à Hull, et lui [succéda en 1915.En 1917, il épem-ka Alexinn Bourque, fille de feuJo-keph Bourque, entrepreneur de Il lull.Le défunt laisse sa femme, six ¦enfants et quatre soeurs.Ces dernières sont Mmes J.-F.Bussières, Lie Montréal; Edmond Trudel, d’Ot-Nuwa; J.-A.Charron, de Montréal, Ici Claude Lahaie, de Buckingham.Les funérailles auront lieu jeudi.Recorder de Lévis Québec, 12.(D.N.C.) — Mtre Val-more De Billy, c.r., a été nommé recorder de la ville de Lévis par le gouvernement provincial.L'"lnde Sacrée1' Grand film missionnaire, à l'Auditorium du Plateau Mardi prochain, le 18 janvier, à 8 heures du soir, l’Oeuvre Pontificale de Saint-Pierre-Apôtre présentera le grand film missionnaire du P.Lhande, 17/ide Sortie, à l'occasion du dixiètpe anniversaire de sa fondation au Canada.Le même jour à 3 h.30 de l’après-midi, le même film sera donné.L’entrée sera gratuite à ces deux représentations.Déclaration de M.McCaughan Le candidat libéral à la convention de Saint-Henri souhaite la victoire à M.Bonnier M.Albert McCuughan, qui fut candidat à la récente convention du parti libéral dans St-Henri, a fait hier soir la déclaration suivante: “Le 5 décembre dernier, j’ai répondu à une nombreuse délégation qui m’offrait la candidature dans .M-Henri que j’acceptais d'étro candidat à la convention du parti libéral.“N’ayant pas été favorisé par cette convention, je ne vois pas de raison de lutter contre des principes pour lesquels .j’ai combattu toute ma vie.f “Par estime pour mes chefs et dans l’intérêt général du pays et des électeurs de St-Henri en particulier, j'ai jugé qu’il était de mon devoir d’en venir à cette décision.“A tous ceux et à toutes celles qui, de près ou de loin, organisateurs dévoués et sincères, ont travaillé pour le succès de ma cause; à toute la population de la division St-Henri, sans distinction de classe ou d’allégeance politique, qui étaient prêts à me faire confiance, je veux dire merci de tout coeur.Je continuerai, comme dans le passé, à être un ami dévoué et sincère.“J’espère que vous voudrez bien accorder à la cause libérale et à mes chefs le même appui que vous m’aviez donné à moi-même.“Je souhaite à M.J.A.Bonnier, candidat libéral officiel de la convention, la victoire au 17 janvier.Albert McCAUGHAN Cinq divisions militaires.(Suite de la dernière page) comté.C’est aujourd’hui qu’il faut résister à la course aux armements, car si on attend pour cela l’heure du conflit, il sera trop tard.Est-ce qu’on entendra l’appel de la jeunesse qui ne veut pas sombrer dans te cauchemar des armements et d’un pays ruiné et en banqueroute.Nous avons déjà trois milliards de dettes; la guerre nous a tué et blessé des milliers de nos gens et elle e compromis pour un siècle l’équilibre de notre pays.Les mères de famille ont assez de sujet d’angoisse sans qu’on vienne chercher le sang de leur sang, pour venger les querelles des nations asiatiques ou africaines.M.Houde rappelle qu’il a donné aux chômeurs les secours médicaux et l’électricité pour l’éclairage.Il termine en insistant sur la nécessité d’un verdict catégorique pour montrer au gouvernement fédéral qu’il Iqi faut changer sa politique des armements.M.Houde cite M.Richer, du Devoir, pour noter que les libéraux sè sentent battus d’avance et commencent à expliquer la défaite.Tl souligne que les adversaires auraient pu au moins attendre pour ces opérations post-électorales.Cinéma et Télévision Nouvelles et commentaires |À l'Association des hommes d'affaires du nord L’Association des Hommes d’Af-Ifaires du Nord invite ses membres Ri leurs amis à un banquet-causerie | inj aura Heu, demain soir, 13 jan vier, à 7 h.30, “Au Petit Lutin qui ! bouffe”, 753.St-Grégoire, près du: tunnel St-Hubert.sous la présidence de M.Donatien Berthiaume.Le, < nnférencier sera M.Vulmorc Grat-ton.L’HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS par |aan BRUCHESI, profastaur à l’Univanité 4a Montréal Torn* I — Régime français $1.25 Terne II —- Régime anglais $1.25 Prix Montyon de l’Académie Frgnçeige Un livre 4”Mitoire vivant, simple, clair et précis.In vente an Service 4e Librairie 4m “Deveir", BE.1361* L_ g JO Notre-Dame est, Montréal.Notre-Dame du Cinéma Le 8 Janvier dernier, avait lieu à Paris une cérémonie traditionnelle de commémoration des ciné-inatographistes morts en 1937.Cette pieuse coutume remonte à 1934, elle a été fondée par MM.Vignal et Druhot.A cette occasion l’on s’attendait également à ce que le cardinal Verdier vint parler aux cinéastes de la construction prochaine de Notre-Dame du Cinéma au centre même des studios de Joinville-le-Ponl.Celte église, elle n été demandée au cardinal-constructeur par des acteurs eux-mêmes, qui ont représenté à Son Eminence combien il leur serait plus facile ainsi d’observer les prescriptions de l’Eglise catholique.Il est probable nue relie année s’élèvera, dans le ciel .Spaak, réalisation de Jean Renoir.Interprètes: Eric Von Stroheim.Jean Gabln.Pierre Preanay.Pita Parlo, Carette.Pa.lo.Le capitaine Bœldleu et le lieutenant Maréchal sont tombés en avion dans les Hunes ennemies.Ils cherchent à s'évader.Par précaution on le» transporte dans une forteresse où un officer allemand gémit d'être réduit par eultee de blessures à garder des prisonnier».Pour faciliter l’évasion de Maréchal et d‘un compagnon de Boeldie- se dévoue et meurt pour avoir réussi à délivrer ses compagnons.Trame honnête.Scènes splendides où s'affirme la noblesse des caractères.Note religieuse.Juste et sombre.Horaire: U h.1 h.40, 4 n., 6 h.50, 9 h 30."Orpheum" HURRICANE Film qui a pour décor une lie tropicale.Il raconte l'histoire d'un homme aux prises avec la civilisation et aes Instincts de primitif.Interprètes: Jon Hall, Dorothy Lamour Raymond Massey, C.Aubrey Smith et Thomas Mitchell.Pour adultes.Horaire: 10 h 10.12 h.25.2 h.40, 5 h.7 h.15.0 h.35."Polocg" ROSALIE — Un de cas films à déploiement monstre.Scènes de music-hall extravagantes à l'envie.Manque de goût, de mesure.Amusera les amateurs de clinquant.interprètes.Nelson Eddy, meaner Powell.Prank Morgan, Ray Bolger.Pour adultes.Horaire: 10 h., 12 h.45.B h.30, S h.30, 9 h.25."Princess" THE LAST GANGSTER — Un film d'action dans le monde du milieu.Interprètes: Edward Robinson.Lionel Btander.John Carradlne.Sydney Blackhmer.Louise Beavers.Pour adultes.Horaire: 11 h.10.1 h.55.4 h.40.7 h.25.''borrowing TROUBLE — comédie.Autres aventures de la famille Joues.Pour tous.Horaire: 10 h., 12 h.40.S h.25, 6 h.10.8 h.55 "Saint-Denis" LA DANSEUSE ROUGE — A l'occasion d'un attentat nihiliste, une fille d'auberge est condamnée à vingt ans de réclusion.Un énigmatique personnage lui rend la liberté en se faisant passer pour son.manager.Tanla devient danseuse-vedette.Officiellement du moins, car elle est au pouvoir de Karl, espion Suit une Intrigue d’amour qui compllmie les situations.Pour adultes.Interprètes: Vé-ra Korène, Jean Galland, J.Worms, Ludmilla Pltoeff, H.Bose, Ferny, Maurice Es-cande.Horaire: 12 h.10, 3 h.25.6 h.25.0 h.50.LE PORTE-VEINE — Un homme A tout faire dans un hfrtel porte chance A tous ceux qui le coudoient, cependant que lui ne brille pas précisément par la chance.Film divertissant et Inoffensif, Pour tous Interprètes: Lucien Baroux, Mary Glory.Léon Bellère, G, Delyne.Horaire: 1 h.35.5 h.05.8 h.25.•'est 1s cas du chirurgien, marié à un# : femme qui ue le comprend pas et qui a'é-prend de la garde-malade qui l'assiste dana ' »s opérations.Production Metro-Qold- 1 • yn-Mayer.réalisation de Qeorge-B, Bella.Interprètes: Francbot Tone, Maureen O'- ; Sullivan.Virginia Bruce.Cliff Edwards.Charley Cripewln.La "Legion of Decency" a formulé des réserves contre ee film en ralsdn du divorce qui en dénoue l'intrl- i gue."Fronçai*" DOUBLE WEDDING — Comédie d'une composition assez grossière.Powell nous avait habitué A un Jeu plus subtil, mais vraiment que peut-U faire avec un tel scénario qui nous ramène A l'époque où l'on considérait comme très comique de lancer des tartes A la tête des gens?Film de peu de valeur.Interprètes: Myrna Loy, While'- Powell, Florence Rice, oJhn Beal.Jessie Ralph.Edgar Kennedy, Sydney Toler et autre».Production MQM.Pour adulte» LONDON BY NIGHT — Mélodrame mystérieux qui ne réussit pas A Intriguer ou A terrifier l’audience.Quelques scènes bien venues rachètent un peu cette faiblesse.Production M ?M.Interprètes: George Murphy.Rita Johnson, Montagu Love.Léo G.Cn.rroll.Oes derniers font tout leur possible oour éveiller l'Intérêt des spectateurs.y réussissent-ils?C'est une autre affaire.Pour tous."Grenada" NAUGHTY MARIETTA — Opérette filmée Interprètes: Jeannette MacDonald.Nelson Eddy.BACK IN CIRCULATION — Drame causé par un reporter trop ambitieux Une femme reporter désireuse de procurer la nouvelle sensationnelle A son Journal, en rapportant la nouvelle de la mort subite d'un citoyen éminent, fait si bien que la femme du décédé est accusée de l'avoir tué et naturellement des complications s'ensuivent.Production Warner Brothers: Interprète: Pat O'Brien, Joan Blondell, Marga:et Lindsay.John Lltel, Addle Acuff, Craig Reynolds.George Stone et autres.Pour adultes."Papineau" WILD AND WOOLY — Film A la pâte de guimauve, comme savent souvent en produire les studios américains.La tendresse et l'Ingénuité enfantine qui s'opposent au gros méchant loup.Pour un film de tout repoe.nous sommes servis.Production 20th Century-Fox.Interprètes: Walter Brennan, Jackie Searl, Pauline Moore, et Bertou Churchill.Pour tous.- _ _ .THE BRIDE WORE RED herst".• "Plozo" Voir 'Imperial'' LES REPROUVES — La vie des Jeunes soldats aux bataillons d'Afrique.Ces jeunes gens au passé chgrgé sont régénérés nar leurs officiers Interprètes; Pierre Mlngand.Pierre Magnler, Jeannine Crispin, Jean Servals.Olna Manès.Pour adultes.LE MORT EN FUITE — Comédie Interprètes: Jules Berry.Michelle Simon, Marie Glory.Pour adultes.'Reg«nt" WIFE, DOCTOR AND NURSE Adap- Reprises "Amherst" ON SUCH A NIGHT — Mélodrame qui a pour cadre la vallée du Mlsslsslpt et rappelle les Inondations de ce grand fleuve.Interprètes Eduardo ClannelU Karen Morly.etc.THE BRIDE WORK RED — Comédie ao- clale.Un riche gentilhomme fournit à une chanteuse de cabaret grâce A son argent.l'occasion de briller un moment dans la haute société.La Jeune fille Joüe si bien son rôle qu’elle en oublie son bienfaiteur, mais ce dernier tout comme la fée de Cendrlllon ta rappelle A la réalité.Inteprètes: Joan Crawford.Robert Young.Franchot Tone.Billie Burke et Reginald Owen.Production Metro Gold-wyn Mayer.Pour adultes."Arcade" ROMARIN — Comédie sentimentale: toute la borthe humeur provençale.Belle ohoto d’extérieurs, musique facile.Inter-orétes: Aqulstapace, Larquey, Le Vlgan, Berval.Yvette Lebon.Jeanne Boitel.ENFANTS DE PARIS Mélodrame de Didélot, réalisation de Gaston Roudès.Interprètes : Lisette Lan vin, Paul Bernard, Robert Arnoux, Varennes, Mllly Mathla, Danielle Mendallle."Roman-feuilleton A tendances socialistes, eitnatiojas équivoques” (Choisir)."Astor" LIFE BEGINS AT COLLEGE — Comédie qui se déroule dans le milieu de collège américain, ou comme on le sait le "football” est largement au programme.Production Twentieth Century.Interprètes; Fred Stone, Gloria Stuart.Nat Pendleton et autres.Pour tous."Beaubien" LAST TRAIN FROM MADRID — Oh film selon la formule de “Grand Hotel”: on a relié un certain nombre d’épleodes dramatique* de la guerre civile eepagnol* au départ du dernier train qui quitte Madrid avant le commencement du elèg*.Production Paramount, réalleatlon de James Hogan.Interprètes: Lew Ayres.Dorothy Lnmour.Pour adultes.CAFE METROPOLE.- comédie dont l'action se déroule dan* les milieux de 1» haute société.Le scénario a pour auteur le dramaturge français Jscquss Duval, dont U pièce “Tovarlch".fut déjk présenté «ur les scènes new-yorkaises.Interprètes: Loretta Young.Tyrone Power.Adolphe Men- iou.Gregory Ratoff, Charles Wlnnlnger, lelen Wcetiey.Pour tou»."Belmont" VOGUES or 1938 — Ytlm dont ITntrl-gue est banale mal» qù offre un certain Intérêt, du fait qu'il est tourné en couleurs.Producteur Walter Wanger.Ex-poeltlun de modes g.gantesque Interprètes: Joan Bennett, éfarner Baxter, Helen Vinson, Mischa Auer et autres.Pour adulte» MIDNIGHT TAXI — Film policier.Chics Gardiner, un agent de police, est chargé de dépister de faux monnayeurs.Interprètes: Gilbert Roland, Harold Huber.Allan Dlnehart, Bryau Don levy.Pour tous."Corti*r" Clné-Culde Quelques indications sur les film* à l'affiche aujourd'hui (Titre* et text* enregistrée — Tous droits réservés.Ottaw.1937) Premières Xopitol" THE PERFECT SPECIMEN — Ceet l'histoire d'un* vieille dame riche, qui voulant faire de son peUt-fl!» un homme complet réussit parfaitement A le rendre stupide Heureusement la nature prend le dessus et le Jeune homme revient vite au normal grâce A l'action bienfaisante d'une Jeune fille Interprètes: Errol Flynn.Joan Blondell.May Rob-| eon, Hugh Herbert Pour adulte*.I Horaire: 10 h.12 h.55.3 h.55.8 h.55.I 9 h.55 FIRST LADT — Une femme ambitieuse 1 travaille A obtenir la présidence dee Btate-; Unis A eon marl, mats ses calculs tombent A faux et Inconsciemment elle fait élire ; un autre candidat.L* film vaut par les situation* comiques èt la finesse du dialogue.U distraira tous les "féministe*", i Interprète* Kay Fr and*, Preston Foster.Anita.Louie*.Eric Stanley.Pour adul- LIFE OF THE PARTY — Sorte de comédie musicale dont l'action se déroule dans le» luxueux hôtels californleus et qui est cousue de hors-d’oeuvres genre actes de vaudeville.Production RKO, Interprète» Joe Penner, Gen* Raymond.Victor Moore, Harriet Hilliard.Helen Broderick.Quélquès scènes Inconvenantes LOVE IN A BUNGALOW — Comédie sentimentale Interprètes Nan Grev.Kent Taylor.Jack Smart.Louise Beavers.Margaret McWade.Production Universal, réalisation do Raymond-B McCarev.Pour tou».‘"Chateau'' SARATI LE TERRIBLE - Drame du milieu.Production André Hugon.Interprètes: Rlgaud, etc.Pour nubile averti.TROIS, SIX.NEUF.- Comédie, d'après la pièce de Michel Duran.Pierre contracte un tall avec la vie qu'U avait voulu quitter à condition qu'Agnés qu'il aime et qui ne l'aime pas consente à vivre trois mois RVic lui Le terme arrive.Pierre s'en va.mais c'est Agnès qui veut maintenant at tuer.Pierre revient A temps.Dialogue tplrltuel et film gai en dépit que l'on parl< beaucouo de suicide.Production: Films Sédlf.Interprètes: René Lefèvre.Jea'\ Wall.Meg LemoutUer et autres.Poui adultes "Corona" HIGH WIDE AND HANDSOME.— Mélodrame.Film qu.a trait A la découvert* de l'huile dans les plaines de la Pennsylvanie.Prjductlon Paramount.Interprètes: Irene Dunne, Randolph Bcott.etc.Pour tous.HOT WATER — Comédie familière: un nouvel épisode de la vie de la famille Jones qui noua raconte la campagne électorale dé M.Jones, candidat à le mairie Interprètes: Jed Proutv.Spring Bytngtou.Shlrlev Deane, Kenneth Howell, Georg* Ernest, June Carlson.Florence Robert.Billy Mahau.Pour tous."Dominion" FORGET ME NOT — Opérette filmé* interprètes: le ténor Beniamino Gigli, Joan Gardner.Jeanne Btuart."El.ctro" BLANCHETTE — Comedt* eoc'.éle, racontant la déchéan'-* dune villageois* .Réalisateur, Pierre Caron Interprétée: Marie Bell.Msdy Berry.Abel Tarrtde.Ch.Orandval, Martlnelll.Pour adultes.TROIS ARTILLEURS DANS UN PEN-9IONNAT — Vaudeville militaire.Troie artilleurs enlyrés prennent le mur d’un couvent pour celui de leur caserne, de IA diverse* situations facilement imaginables.Larquey.Toutain.Cordy.Marg.Pt#rry.Fuater-Olr.Yvette Lebon.Pour adulte*.LANCER SPY —.Histoire d'espionnage.Une variation sur un vieux thème, male qui plaira aux amateurs de ce genre par la rapidité et le mystérieux de l'action.Production kOth.Century-Fox Interprètes: Dolores Del Rio.George Saudert* Peter Lorre, Virginia Field, Lionel Atwell et ! autres.Pour tous.MUSIC FOR MADAME — Comédie mu-i slcale avec le ténor Nlno Martini.Un film qui plaira aux amateurs de musique et de romance.On regrette cependant que Martini ne chante pas plus souvent.Production RKO.Interprètes: Martini.Joan Fontaine.Eric Blore.Erik Rhodes.Thomas and Billy Gilbert.Pour tous."Laval" SEVENTH HEAVEN — L'ldjUs d'un balayeur de rue et d une emant aoaudon-née a Paris au temps de la «rende guerre.Ceet la deuxième adaptation au cinéma de la pièce sentimental.* C'Austln Strong: la première édition.11 y a dix an*, valut la renomme» à Janet Claynor et à Charles Farrell.Production Twentleth-Century-Fox, réalisation d’Henry King.Interprètes: Simone Plmon, James Stewart, Gregory Ratoff, Victor KUlan, Jean Hersholdt.Gale Sondergaard.John Qua-len.J.-Edward Bromberg.Pour adulte».| TOPPER — Corneille fantaisiste tirée ou roman de Thorne Smith: les aventure» de deux époux écrrvelér qui sont tués dans tin accident d’auiomootle.qui ne peuvent Sasser A l'au-delk avant d'avoir accompli ne bonne action.Production Hal Roach, réalisation de Norman McLeod.Interprètes: Constance Bonnet,.Roland Young.Carie Grant, Billie Burke.Allan Moworay.Eugène Pallette.Aithur Lake, Hedda Hob-btr.Pour adultes Lord-Nelson 100 MEN AND A GIRL — Mélodrame musical.Une oeuvre original» dont le scénario n'utUlse pas d'autre thème que l'amour filial, où l'on a réussi S faire entrer l'exécution de plusieurs oeuvres sym- 1 phoniques «an» rien sacrifier du mouvement de l'action qui tient le spectateur en haleine Jusqu'au dénouement.On goûtera fort la fougue et le naturel du Jeu de Deanna Durbin, une adolescente qui fait preuve de don» réels et comme actrice et comme cantatrice L'orchestre auquel le scénario a donné un rôle véritable est dirigé par le maître Léopold Stokowski.BORDER CAFE - Le fil s d'un riche bos-tennais va tenter fortune au Texss.Ses amours et ses aventures aq milieu de» "cow-boys".Interprètes ifarry Carey, John Beal, Armlda.Pour tous."Maisonneuva" UN MAUVAIS GARÇON — Comédle-vau-devllle française de Jean Boyer laissant une impression Joyeuse et saine.Film divertissant qui amusera tous les publics.Interprètes: Henri Garai, Danielle, Dar-rieux.Pour tous.MONSIEUR PERSONNE — Aventures policières.Film potlcle' ou Jules Berry, la vedette évolue comme toujours brillamment.Du mouvement, de l'entrain, du brio.Film de Christian Jaque.Interprètes: Jules Berry.Josellne Gael.Marchand, Berley.Pour tous."Monklond" LOVE UNDER FIRE aventure policière enchevêtrée dans laquelle entre un vol de bijoux, et qui a pour théAtre l Es-pagne en révolution Interprètes: Loretta Young et Don Ameche.Pour tous ONE MILE FROM HEAVEN - L’hls'Olre d'un enfant adopté par une négresse qui ne veut pas le céder A sa véritable mère i et dont le cas passe en cour de Justice, 1 Interprétée: Claire Trevor, Fredi Washing- ' ton.Sally Blane.Rail Harolde.Bill Robinson.Pour tous."Mounl-ivoyal" LOST HORIZON — Conte philosophique: I des européens trouvent la paix et la sérénité dans ur.monastère pe-du du Thl- I bet.Un chef-d'œuvre d'imagination, de fantaisie et de photographie Production Columbia, réalisation de Frank Capra.Interprètes: Ronald Oiman Jane WyatL Barn Jatfee, Thomas Mitchell, Edward Everett Horton.Four tou»."Orieon*" DOUBLE OR NOTHING — Comedle musicale Un millionnaire a Inclus une clause dans son testament A relier que 24 bourse» chacune contenani, un billet (le cent dollars soient expédiée» A différente» : personnes.Chaque personne qui retourne ] la bourse e droit a 85,000 plus 1 argent I déJA mentionné 81 ce montant est doublé | en un mois, le gagnent a droit A un million Production l'araunounl Interprètes: Blwg Crosby, Martha Raye.Andy Devine.Mary Carlisle, William Fraley «' autres.Pour adulte» ON SUCH A NIGHT — Voir "Amherst tatlon cinématographique d'une comédie de Noel Coward: ('éternel triangle dan* un milieu médical.La pièce n est guère divertissante en dépit de» efforts de l'auteur et du réalisateur pour étonner et scandaliser l'audit*.:™.Réalisation de Walter Lang.Interprètes: Loretta Young.Virginia Bruce, Warner Baxter, Jane Dar-well, Sidney Blackmer Film A déconseiller en raison des vues qu'il exprime sur le marlagT SHALL WE DANCE — Comédie musicale de George Gershwin, couplet» de son frère Ira Gershwin.Interprète» Fred Astaire.Ginger Rogers, Eric Blore.Edward Everett Horton, la ballerine Harriet Hoc-tor.Pour tous."Rm" LA GUERRE DES GOSSES — Film A thèse, oeuvre original» et mouvementée; scénario de Georges Legrand, réalisation de Jaoque» Darroy.Interprètes; Jean Murat.Saturnin Fabre, Claude May.Serge Grave minette Marboeuf.Oognonl.Jacques Ta volt.Pour adulte».Uuu animosité anreswsle oppose les habitants de deux villages voisins.Lea infants suivent l'exemple de leurs pères et bataillent les uns contre les autre», et Ils adoptent bientôt la pratique de dépouiller de leurs vêtements les adversaires faits prisonnier».Les grandes peruonne» s'émeuvent de ces pratiques et de ce» combats et on organise une rencontre d* conciliation entre le* deux vinage».Les enfanta abandonnent leur ant'pathle réciproque, tandis que les villageois, un Instant apaisés, se Jettent les uns sur le» autres.LES MARIS DK MA FEMME - Vaudeville Interprètes Pauley, Trévill», Christiane Delyne.Monique Rolland.Alice Tissot "La trame appelle des réserves par les situations risquées ou'elle amène au dénouement .Le dialogue est plein d'équl-vo-'iea, mais la note conil-ue et caricaturale atténue ITm resslon d'ensemble, sans rien légitimer de la légèreté du sujet".(Choisir)."Riolto" PRISONER OF ZEN DA — Drams qui •» déroule dans une cour royale d'Europe ou les Intrigues sont multipliées.L'action ue déroule dans des décors très soignés La compagnie productrice United Artists a voulu faire de ce film une de ses vedettes de l'année.Interprètes: Ronald Colman, Madeleine Carroll, Douglas Fairbanks Jr.Mary Astor et autres.Peur tous MY DEAR M1S8 ALDRICH — Comédie qui te passe dans le milieu du Journalisme Film sans prétention et qui plaira A la majorité de» auditeur».Production MGM.Interprètes: Maureen O'Sullivan.Walter Pldgeon, Edna May.Pour tou»."Rrtoir ON SUCH A NIGHT — Voir "Amherst".ONE MILE FROM HEAVEN — Voir "Monkland”."Rosemount" THINK F AST.Mr.MOTO - Roman policier: les exploits d ur, limier Japonais.M.Moto, émule de Chsrlle Chsn qui n en ést vraisemblablement qu't -es début».Production Tweutleth-ctnt siry-Fox, réall-é&Uon de Norman Foster.Interprètes: Peter Lone (M Moto'.Virginia Field.Thoma* Berk.81g Pumann.Pour tou* THAT CERTAIN WOMAN - Drame social Histoire trivial* dam laquelle la dignité du mariage semble être le dernier souci des réallsatevrs Production Warner.Interprètes: Bette Dsvl», Henry Fonda.len Hunter.Anitn Lculse, été.Réservé aux adultes."Seville" 100 MEN AND A GIRL — Voir "Lord-Nelaon".BACK IN CIRCULATION — Voir "Granada "Snowdon" Même programme que lé "Belmont", "Stella" UN GRAND AMOUR DE BEETHOVEN — i Biographie dramatique de Beethoven, mu-i slque du maître adaptée par Vincent Scotto, interprétée par les Concerta du j Conservatolrs sou» la direction de Pht» ; lippe Oaubert.Dialogue de Steve Pas-; seur.Interprète» Harry Baur.Jany Holt, I Annie Decaux.Réalisation d'Abel Gance.1 Le scénario en prend A son aise avec l’histoire, l’action est un peu lente, mais le film n'en dégage pas moins ce qu’U y a de sublime dans la vie de Beethoven et surtout dans sa musique.Pour adultes."Strand" Même programme que le "Français-, "System" JUNGLE PRINCESS — F4im d aventuré», i Interprètes : Dorothy Lamour, Ra; Mil-11“nd' "Verdun-Palace" SOULS AT 8EA — Histoire noue reportant a l'époque où la traite des noir* Matait son plein sur les mers, et basée sur un proo'i célèbre tenu en 1840 au eujel : dut» ne rage pour lequel le capitaine du navire s.Mt été trouvé coupable d homicide Involontaire.Ce film contient de {belles scènes marines.Interprètes: Géry 1 Cooper, George Raft.France» Dm, Henry Wllooxon Robert Barrat.Virginia Weidléf et autres.Pour adultes.BLONDE TROUBLE — Comédie musicale, qui raconte l'histoire d'un Jeune compositeur de rerraln» populaires, son ascension ver» la célébrité et par IA la conquête qu'U fait de celle qu'U aime: Interprète principale; Eleanor Whitney.Pour tous."Victoria'' Même programme que le "Rialto”."Wastmount" WIFE DOCTOR AND NURSE — Vois "Regent".HOT WATER — Voir "Corona”.L'Association des Boulangers et Pâtissiers do la Province de Québec Incorporée TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEIsir 3361 I sou le met.25c minimum comp- tent.Annonces facturées, Ivao le mot, 40c minimum.NAISSANCES.SERVICS».SERVICES ANNIVERSAIRES, ORAND’- MKBftES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES El AUTRES 2c par .not minimum de 50c FIAN-ÇAIMES.PROCHAINS MARIAGES.MARIAOEP.A1.U0 par insertion.ELEVES DEMANDES Dalton» Business College et cours privé».Cours commercial complet en anglais, sténographie, comptabilité Cour» anglais "sans livres" par professeur anglais catholique.4139 St-Denis.LA 7948.MAISON ô VENDRE 4107 A 4121 rue Rlvard, 0 logement» Peu de comptant.Condition» farlle», 8 a-dreaeer à C.Belval.2347 Baldwin.CLalr-val 5795.13-1-38 "Outremont" FORGET MF, NOT — Voir "Empress" Pharmacie à vendre Stock et fixtures de pharmacie à vendre à moitié prix pour régler succession.Mme L.Mondor, 3700 Mentona.Tél.CH.2484.ig.^g L'Association des Boulangers et Péüs-slers ds la Province de Québec incorporée donne avis qu'elle s'adressera A la Législature Provinciale, a sa prochaine session, pour faire passer une loi conaer-nant le pain et traitant notamment des objets suivants:— lo.—-Pour donner au Ministre de» Affaires Municipale», du Commerce de l'Industrie le» pouvoirs nécessaire» pour nommer une commission formée de pas moins de trois membres ni de plus de etnd, sou» le nom de la Commission de l'Industrie du Pain de la Province de Québec; 2o.-Pour donner A cette Commission les pouvoirs nécessaires a) .—pour faire des enquêtes et de» études sur la situation de l'Industrie du pain dans la Province de Québec ou ailleurs et pour en faire rapport au Ministre des Affaires Municipales, du Commerce et de l'Industrie: b) .—pour établir le prix de revient du r**th; 3o.—Pour donner les pouvoirs nécessaires au Lieutenant-Gouverneur en Conseil pour nommer un Inspecteur général et au Ministre de» Affaire» Municipales, du Commerce et de l'Industrie de nommer des inspecteutti op tous autres officier» nécessaires à l'application de la présent* loi; 4o.—Pour permettre A ee» officiera d'inspecter toute boulangerie dans le but de constater la manière dont elle est tenue ainsi qu* la qualité de ses produite ét pour leur donner lé» pouvoir» accordé* aux Inspécteur» en vertu de l’article 72 de la loi de l’Hygiène Publique de Québec (chapitre 186); So -Pour Interdire A tout individu d'éx-plolter une boulangerie sans avoir au préalable obtenu un permis de l’inepec-teur général: «o - Pour obliger tout propriétaire ou gérant de toute boulangerie A faire nur des formule,, spéciales et dan» )e» délais fixé» par l'Inspecteur général tous 1m rapports Jugés néceseélras par ce dernier;' 7o.—Pour Interdire A tout propriétaire de camion ou de voiture A traction animale de faire la livraison du pain A moins d'avoir obtenu Ue l'inspecteur général un permis de transport dans la forme et an* conditions stipulées par ce dernier; 80.—Pour donner les pouvoirs nécessaires A l'Inspecteur général de révoquer tout permis accordé en vertu de la présente loi; 80.—Pour Interdire A tout boulanger et A toute autre personne faisant le commerce du pain, de vendre c* produit A un prix Inférieur au prix do revient fixé par la Commission; lOo—-Pour donner au Lieutenant-Gouverneur eu Conseil, «ur la recommandation du Ministre des Affaires Municipales, du Commerce et de l'Industrie, lei pouvoirs de faim de» réglementa en vus de l'exécution de la présente loi et notamment: a) .—pour régler le» conditions des permis et leur révocabilité; b) .-pour déterminer la quantité minima et la qualité des Ingrédient» qui doivent entrer dans la fabrication des différent*» sorte» de pain, ' 0.pour déterminer le prix de revient du pain; d) pour tout ce qui a rapport au transport du pain par camion ou autres moyens de transport; O pour percevoir de» boulangera les montant» nécessaires pour la mise en exécution de la présente loi, lesquels montant» ne doivent pas excéder V* de 1% du produit brut de leur» ventes; f) .—pour rendre passible toute personne contrevenant A une disposition de la présente loi ou d'un règlement, pour chaque infraction, dune amende de pas moins de tlO.OO et de pas plus de tlOO.OO et les frais et A défaut du paiement de l’Amende et des frais d'un emprisonnement n'excédant pas quarante jour»; g) .—pour rendre applicable aux poursuites Intentées en vertu de la présent» loi la première partie de la loi des conviction» sommaires de Québec (chapitre 1851; h) —pour donner les pouvoir» nécessaire» A la Commission de l'Industrie du Pain pour faire respecter 1» loi de la fabrication du pain (8 R 1925 Ch.289 tel que modifié nar 20 Oco.V, Ch.94): I) .—pour donner force de loi A tout réglement adopté-Tti -vertu de la présent» loi après publication dans la Guette Officielle de Québec; J) -pour donner mandat au Ministre de» Affaires Municipales, du Commerce et de l'Industrie de faire exécuter la présente loi.Montréal, 4 Janvier 1938.Roland LAMARRE.Procureur de la requérante."Empr#**" ¦KTWErv TWO WOMEN - Drama qui Horaire 11 h 40, 3 b 40.S h.40.I h.35.ae déroute dan* l'atmosphère de* hôpitaux: B B 0 I* •"¦f ‘-"loi l «*t ,7 u en» “ère, rfftti "min *rrhi, Wsoc C” B LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDt 12 JANVIER 1938 VOLUME XXIX — No « 5 Va Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Cinadijn Industries Ltd.1135 Côte du Bedver Hall, Arthur B, Purvis, prés.Aluminate Chemicals Ltd.1135 Côte du Beaver Hall, L.W.Haslett, prés.Canadian Titanium Pigments Ltd., 1135 Côte du BeaVer Hall, L.W.Haslett.Breuvages Champlain, 5309 rue Berri, Roméo Beaulieu, marié et séparé de biens par contrat.Athens Lunch, 22 est, rue Ste-Cathe-rine, Dimitrios Kotrokois, marié.Imperial Watch Repair, 1063 rue Bleu-ry.George Fraiberg, marié en Roumanie.The Paul Dress, Edifice Wolfe, angle Sherbrooke et St-Laurent, Paul Shatz-ky, marié en Allemagne et Wlllie Freedman, marié et séparé de biens par contrat.laguayt Starke & Company, 407 rue McGill, H, M.Jaquays pr., marié et séparé de biens par contrat.Les Entreprises de Constructions de Québec Ltée, 1318 rue Sherbrooke, Evariste Forest, vice-président.R.Sénécal, 7 ! 44 Drolet, René Sénécel.Les nouvelles en raccourci A Wall Street Les cours sont indécis Chez Bruno Jeannette Ltée Nous apprenons (iiic la maison Dritno Jeannotte, lAcc, vient de s’associer M.Albert Doyon, à litre de vice-président eonjolnl.M.Albert Itoyoïi est licencié ès sciences politiques de ri niversité de Montréal et, ancien boursier île la province de Québec en 1924, il e.st diplômé de l’iù-ole Libre des Sciences l’oiilique.s de Paris et de l’Ecole des Hanles Etudes Sociales de Pari.s, ancien élève des uiiivcrsi-té.s de Boston et de Harvard.Il e.st avantageusement eoinui dans le inonde financier pour avoir été .secrétaire de la ('.onnnîssion Ttuliis-Irielle de la ville de Monfréal, après f|uoi il fui choisi comme chef du Service de Placement à la Banque Eanadienne Nationale, puis devirt nn «les adiniiTisIratenrs du C.omptoir National de Placet.lent Limitée.Southern Canada Power Les recettes brutes et les recettes nettes de cette coniiiagiiie l’an dernier se comparent avantageiisc-nient avec celles do 1990, comme l'illnslre le tableau comptiralif suivant: (P.A.) Les cours étaient indécis ce matin à Wall Street, si les utilités ont «onnu gueU{uc faveur.Les marchés étrangers avaient iim-tcinlanee «'» la tiaisse, taiidis «pie le marché «les obligations était irrégulier.celui des denrées lonril avec la ineme lendancc.Si les valeurs suivantes étaient à la hausse : Cams.Ellison, North Americitn, American Water Works, Santa Ee, Int.Nickel, Sei«rs-Boehnek, Deere, Chrysler et Inlantl Steel, par contre C.S.Steel, Helhleheiii, (îeneral Motors, .Anueunda (aipper.Douglas Aircraft, Westinghouse L.lei-trie, DuPont et Montgomery Ward ont fléchi légèrement.Sur le Curb Légère tendance à la baisse (P.C.) — La tendance était à la baisse sur le Curl) de .Alonfréal aujourd’hui.Dans la .section des mines, O’Brien est tombé h 4.,50 pour remonter à 4.85.Stadacona, Siscoe, Perron et Pciid'Orcille ont fléchi, tandis que Dome avan«.'ait de 2 points et qn’EIdorado, East Malar ticket Sherrill-Ciordon ont avani'éj de 5 à 10 sous.Chez les industriels, i l’rasor Voting Trusts, Consolidated Pai)cr, Abitibi et .Asbestos ont glissé «le quelques fractions de point, si Ford et .Mitehcll ont «iiiclijiie jieu avai’icé.En Bourse locale Les cours sont irréguliers (P.C.) — l.cs cours étaient irréguliers en Bourse locale ce malin.Les métaux de ba.sr ont qucl-tpie peu souffert «le ventes de prises de profits, notamment .Smelters et Noramla.Nickel a avanec légè-menl.Chez les ferroviaires, C, P, IL s’est amélioré de quelqiie.s fractions, tandis q«ic Canadian Car a fléchi de 1-4.Hatluirst, Price Bro (hers.St.I.awrence Corp.priv.et St.Lawrence Paper priv.ont gli.s-sé de quelques fractions «le point à un point environ.Montreal Power et Brazilian ont re« ul«% tandis que Shawinigan s’est amélioré.Steel of Cana:i0,l80,-801 et avee le Bovauine-L’ni, $182,-824.010 ($100,440,317).Les ventes aux Elals-l nis s’élèvent i) $340,-50.1.301 ($200,210,10:,) et les achals.à $384,148,03:, ( $200,040,30,f,.1951 Can P.6s P Inv.Sc,.1958 Can.Int.Paper 6 1949 Cons.Paper STjCJ, 1987 Can.Vickers 6', 1947 Dorn.Textile 4%Ç'u 1955 Fraser 6'j, 1950 Great l4kke.s 5*, 1955 I.ac St-Jean 5'> 1961 Maa-sey-Harrla S'1949 Min.6t Ont S't 1947 Regent Knitting 4>h 19.52 Rolland Paper A'-,",, 1951 Steel of Can BCl- 1940 Vlaii Biscuit 6ç|.)940 rroprlétês Inimnhlliéres;.Queen’.i Hotel 6'> 1047 Windsor Hotel 6>-j% 1943 %’iudsor Hotel 6'i 1047 Revenus ferroviaires 78% 101 69% 113 119 120 10.5 99 94% 93 103 113 79 103% 101 94% 22 71% 99 92 94 103 102 103 103% 101 95 73% 99% 67% 98 101% 98 98 104U.105% 99% 95% 93 101 % 103% 99 62 63 n.103 64 47 96% 94 93 90 103% 106% 101 89 103 99 79 S3 55 102 96% 95 83 91% 104% 96 no 108% 111% 100% 06% 99% 09% 75 Va 85 78% 71% 115 122 123 107(4 102 97 96 103 116 82 105% 103 97 26 .73% 101 95 97‘i 105 104 108% 103 97 75ii 101% 70 100 104 100 IDOli 107 107% 101% 97% ICI 103% :o5% 102 64 66 n.105 87 49 Foundation Freehold .Globe .Hargal .Highwcxxl Sarcee .Home CMl.Hylo .Hunier Valley Warrants DethbrldE* .MadUon .Mar Jon .McDougall Segur .MoLeod .Mercury .Merland .Mill City.M(xiel .Monarch .National Petroleixm .Okalta commun .92.19 Okalta Prf.$33 Pacalta .Prairie Boyaltiee .Reward .Richland .Rltohfleld .Royauté .Spooner .Sunset .40 Turner Valley .8 Unlt«l Oils .24 Vanalta .6% Vulcan .$1.14 Walt Valley .7 Waymarn .“1% Wellington .5% West Flank .27 Royal Croat.19 Three Point.10 Can.Bronze C.Car 6c Found.C.Car 6c Fd.pr.C.Ind.Alcohol "A C.Ind.Alcohol "B" Can.Pac.Ry Can Bteamshlpe C.Smeltera .Dom.Bridge Dom.Olaes D.Steel 6c CI "B" Do, Tar 6c Cl, Co.Foundation Co.Oen.Steel Wares Gyp.Lime 6t Co.H.Smith pr.Ham, Bridge Holl.C.Gold lmp.OU 11% ii% ii% ii% 22 .4% 4% 4 414 3% - 63 4% 4% S'i 9 9% 11 27 V* — 21 — 17 (ï 19 7 .— 11 — 33 38 17 18% 19% 20 0% — ¦' ¦ m 2 21 12>i 13 32% 331 8 7 20 21Î 9 — ?45% $46 17 30 Int.Nickel .Int.Petroleum , .30% Lake of Woods • .16 Maas^-Harrls .7% McColl Front.11 (Z Mont.Pow.29% Mont Pow.Deb.50% Mont, Tram.80 Nat.Brew.39% Noranda flo% Ogilvie Flour , 230 Power Corp., , , 141^ Price corn.jg' Quebec Power .i6% fegent Knlt.prtv.24 8t.Law.Corp.514 St.La.Crp 'À' pr.16% Shaw, W.6c P.^ Sher WUllams .15 Steel of Canada 67 Steel of Can.pr., 63 Wlnn.Elect, “A” 3% a 3% 64% 63 16% 9% 15% 9 15% 15% 8% 8 13% 13% 51 50% 30% 30% 60*% 59% 18 13% 50% 30% Canada Commerce .Montréal banques 58>4 .177 • 209 209 208 20é 18% Mines non inscrites CompUation de U maison BURKE, DANSEREAU 6c CIE 222 ouest.Notre-Dame Cours en fermeture hier Offre 1 AbbeyvlUe .Albany River .Algold .Amity .Barber Larder ., Blg MMter .Bllroac .Bousquet .Brown Cadillac .Captlal Rouyn .Central Duvemay ChestorvlUe .Chlbmac .Clerno .Continental Ktrk.Coumor .Cunlptau .Dempsey Cad.Descar .Dorval Units .Dunlop Cons.Franklin .Frontier R.L.Garnet L.L.Gat jway Pat.Gtlbec .Golden Gate .Gold Range .Ooldslde .Heva Cadillac .Hudson Pat.Hutchison Lake K aw Crow .Kenricla.King Kirkland Kewagama .Lacoma .Lafayette .Lake Geneva .Lake Rowan.Lamaque Gold .L.L.lÆgoon .Leroy .Magnet Cons.Magnet Lake .Manawlkl .Martin Bird Margaret McCarthy W .Moffatt Hall Moffatt nouveau Mooshla .Mosher L.L.Norlake .North Shore .ObaLskl .Oklend .O'Leary Mai.Opemlska C.Oriole .Pan- Can.Pascalls Penn.Cadillac .Plains Pete .Pore.Lake Potterdoal .Proprietary .Quebec Manitou .Red Gold .Reynolds Quebec Rlbago ancien .Rlbttgo.nouveau .Routhler Cad.Rubec .Sachlgo River .Sand River - Schretber.; Séguin .I Shawmaque .;Shenaugo .! Skookum .Smelters .Springer St.Sturgeon R O.' Sladore - Tonawanda .Upper Canada - Wascaua .1 Wawbano .I West.Duv.I West R L.; Westwood Cad.West.S.L.L.i Whitehorse .: Wlnoga Young David Le Curb *1 M.ALBERT DOYON, autrefois chef (111 Service tin Placement de la Banque Canadienne Nationale, pui.s administrateur au Comptoir National de Placement, qui vient de s’associer avec Briinot Jean-notte, Ltée, à titre de vice-président conjoint.Compilation de la maison a?i c •^ORGET & CIE «1, Salnt-Françots-Xavler, Montréal Valeurs 500* Abltlbl ¦50 Br.Am.OU 15 Can.Vick.820*Cons.Paper 270 Fairchild 7.5* Ford A 850 Home OU 50 M.R.ai Co.lOO'Royallte OU 25 Fie, Aircraft 360 Pr.V.Tr.100 Daihousie 85 Donna.“A" MINES lOOO Aldermac .300 Beeulor .1500 Bouscad, 300*Brownlee 300*Can Mal.600 Cent.Cad.600 Con.Chlb, .350 Dome Mine» 6100 East Mal.600*Eldorado 600 Falc.Nickel 100 Prancoeur 205SH.B.M & S 7«)0 Pend Oreille 500 Montague 4250 O'Brien 950 Perron 400 Shawkey 3050*Sher.Gord.150 Siscoe 100 Slad.Mal.2230’stadacc'na .1900 Th.Cad 1300 Wod.Haut Baa 11 hn ' 2 % 2 00 2 00 21 % 21 % 21 % 8 % 8 % 6 % 18 ¦% 17.14 18% 1 40 1 39 1 40 15 14 % 14 la ?5 % 45 % 43 % 17 % 17 17 % 8 % 8 % 8 % 68 67 68 10 9 9 55 36 55 36 1 22 1 23 1 22 123 2 45 2 47 2 45 2 47 6 95 47 6 95 6 80 6 80 28 28 27 % 27 »,i 2 60 20 500 260 2 52 2 52 500 450 4 75 1 23 1 23 1 20 121 21 22 21 22 1 77 178 170 1 70 3 30 98 34 35 33 33 31 37 37 36 36 • hors-liste.Bourse des mines Cours lomnU au ‘TseyolP’ pat Burke, Daitsereau 6i CU Valeur* Aldermac Bldgood .Base Metkls Bankfleld .BobJO .Dome Mines Etst Maiartlc .Eldorado .j.Falconbrldge God’s Lake Gillies Lake .Hudson Bay , .Howey GoW .Int.Nickel Kirkland Lake .lAke Shore Ltimaque Cont.Lava Cap.Little Long Lao .MacL.Cock.Mads.Red Lake Norauda O'Brien Cad, Omega Pickle Crow Red Lake Gold Shaden , .Biadacona Slscoo ., Sher.Oord., .San Antonio .Ventures Wjdte Amulet ÜUV.Haut tt.is Offre 68 35 40 67 67 11% 68 67 54% 55 54 1;, 1 18 1 22 1 18 2 45 6 95 61 2 46 245 21 20 >(, 27% 28 27 *4 51 1 31 52 >4 4 % 10*8 5 45 50 % 1 iO 30 1 42 1 40 60 60 (i 60 5 15 39 505 19 98 500 33 'u 32 3 35 3 50 1 76 1 42 7 35 180 1 75 2 14 2 11 MKi) Den 68 20% Bourse de New-York Conn foiMiua iwr la omumii L.-6.FORGET * C», 471 rue Salnt-FraA.-Xa*l*T Onr Air Reduction .57 ,0()2,77() et le revenu est réduit de $6.255.179 à $7.577,461.Pour les dix mois terminés en octobre.les l'cvemi.s bruts s’élèvent a $291.766.269, contre $272,.667,731 le total correspondant de l’année dernière.Fleming Mines Le.s dirveteurs de Fleming Mines Ltd viennent de faire parwnir aux acIioniiaiiN'.s de cette compagnie nn raptinrt sur le* travaux «Tfeetués sur la propriété en 1937.Maintes découvertes intéressantes furent effectuées depuis le «lernier '’ipporf.publié le 2.i mars 19,67, et la compagnie a dépensé pins «le $,i0,0()0 en sondages au diamant et en travaux de pros[H>ctinn et le.s résultats obleniLs tint été «les pins eni'onrageants.BE.Vl'FDB La Beaufor (îold Mines Limited a avisé le (airh de Montréal que la compagnie a vendu 2,000 actions «le celles qui étaient détenues en fiducie dans le but de «léfraver les iléjien.scs néi-essitées par l’en-trefien dn bureau de In coinjia-gnei.11 reste encore 647,4'27 ac lions on fiducie au bénéfice de la compagnie.Ia' capital autorisé so compose de 6.000.000 d’actii'iis d’une vuleur au pair de IL Blé;— MM .mii, 129% 130% 127'i 127% Juillet .122% 122% 122% 119 11914 «Srtobre 102% 103 103 100*» 100% ,\volnr:— Mal .50% 50*4 47*i 50% 49 49*.Juillet .47 *i 47% 46% 46% Orre:— Mal 85% 6S»i 66»ti 64*.65*'4 Juillet .62».63% 63*4 61*8 61 >: Scirle:— Mal .il6*i 86% 862, 0-0; 11.0-0, Ff5; 12.c3, aC; 13.Fd3, Fé4; 14.Tfdl, Té8; 15.Cfl, I)c7; 16.Tacl, Tad8: 17.2, D(17; 22.Ré2, g5; 23.hâ, g4; 24.Ch2, gxf f ; 25.Cxf3v Thg8: 26.Cxc5, f3 ! ; 27.Bel, Fxf2 ! ; 28.Rxf2, Tg2 4 ; 29.Rc3.Dg7; 30.d(.I)g54 ; 31.Rd3, Dxc5; 32.Bxf3, Tg3; 33.Rc2, Dg7, 34.Df5, Tg2 • ; 35.Rb3, Dg8, les blancs ont dépassé le temps de réflexion.¥ * # PROBLEMES Dc5 et mat le coup suivant.M 46 P.S.Moussouris 'tern L f3 et mat le coup suivant.* Ÿ * K.A.K.Larsen ¦mà f! « 3 tant : M JH Üf % « M M : ÉÜ ÏM im m n 'SSs Y///V.m i n iü iü m m.i a Pi 1.CfO et mat le coup suivant.Y 46 » Explication de la notation brique.algi Léo oolomieo ooat deslguéea per les lettres a A h do gauche A droite en se plaçant du côté des blancs; les cases de chaque colonne sont désignées par les numéros 1 A B A partir des blancs; on Indique le» pièces par la lettre initiale de leur nom: R, roi; D.dame; F, fou, C.cavalier; T, tour; on Indique le mouvement d une pièce par rinitiale de la pièce suivie de la case d’arrivée, ex.: Cf3, on indique la prise par l'initiale de la pièce qui prend, ouïs la lettre x, et enfin la case où s'opère la prise, ex: Cxf3; on indique la marche du pion simplement par la case d'arrivée; ex : M; dans la prise par un pion on Indique la colonne du départ, ex: ?xd5; on Indique l'échec par le signe I-*i : Dxc.8 f ; on Indique le roque par le signe: 0-0, et le grand roque par 0-0-0; l'.fchlquler doit être placé de manière que chaque Joueur ait une case angulaire blanche à aa droite; les blancs Jouent toujours les premiere La France protestera Paris, 12.(CÏT-Havas).Si vous voyagez.'dmtex-voui eu 5VRVIC'.Dti VQYA.CES.LE "DEVOIR”.Sillets émi.poui tous In p'syi ai taill dés coa-sagnici de paqueËoti, chemins de ter, autobus, «utsi hôt-lv asruranres hegages et acci-fsats.chèqu-s de voyages, cestroorta, Mc Téléphouet: BEIs.r idAi" Drouin; ailes; Lorrain et Mantha.Substituts: Buswell, Burke, Blake, Brown, Eêpine, Désilets, Joliat, Gagnon, Haynes, MAROONS Buis, Beveridge; défenses: Wentworth el Evans; centre, Gracie; ailes: Marker et- Cain.Substituts: Shields, Smith, Trot-tier, Croghan, Blinco, Cook, Ward.Northrott, Bunge.Arbitres: Mickey Ion et Johnny Mitchell.Première période 1.Maroons, Cain ( Marker,Gracie) .2.23 2.Maroons, Northcoti (Ward-Cook) .4.35 3.Maroons, Shields.6.13 4.Canadien, Gagnon (Haynes, Buswell) .8.05 5.Maroons, Trotlier .8.25 6.Canadien, Désilets .10.14 7.Maroons, Norlheott (Evans 12.22 8.Maroons.Murker (Grnrie-Cninl.17.08 9.Maroons, Trottier ( Rungc-Rlinro).17.20 changement de climat et i! parait puissant.11 devrait livrer un brillant combat au Français- Punitions: Runge, Evans, Dési-iels, Mantha, Cain.Deuxième période 10.Maroons.Blinco ( Evnns-Trotlier) .11.50 11.Canadien.Blake (Désilets-Lépine) .16.30 12.Marnons, Ward (Evans).17.45 13.Canadien, Sieberl .18.35 Pun.: Marker, Sieberl 2.Gracie, Trottier, Shields, Evans.Troisième période 14.Maroonü, Northcoü (Cook-Ward) .4.40 15.Canadien, Blake < Désilets-Biiswell) .14.U 16.Sïaroons, Marker (Gracie) 16.34 17 Canadien, Haynes Buswell 17.35 18.Canadien, Gagnon < Joliat-Brown).19.51 Pun.: Marker (majeure), u-pilje, Lépine.Le dernier des Mohicans Adaptation du roman de Fénimore Cooper par l’Association Catholique dea Voyagenra de Commerce, •ertion Caflèche, Let Trots-Rlvtèrèa.________ M.Charles-Arsène Henry, ambassadeur de France à Tokyo, à reçu instruction hier de protester énergiquement auprès du ministère japonais des Affaires étrangères contre le bombardement aérien d’une mission catholique française de la province du Kouangsi dimanche dernier.Les aviateurs japonais ont bombardé Nannino, capitale de cet le province de la Chine méridionale, et une bombe a détruit l'édifies de la mission, tuant un Jésuile français, le R.P.Carlin, blessant le R.P.Buenos, et tuant plusieurs Chinois.Deum> de Jean-Jacques CuveHer f Les voyageurs entendirent en arrière une voix forte qui disait : ‘‘Point de quartier! Qu’on les a-batte!" En avant d’eux, une voix plus proche ordonna : “A vos postes! Qu'on balaye le glacis!” H était clair que les -voyageurs étaient poursuivis et au’lli risquaient la mort Au même instant la voix de Cora s’éleva : "Père.Père! ne tirez pas— Ne tuez pas vos deux filles Ce sont elles qui arrivent! Venez à leur secours’ Au même instant la même voix qui avait résonne en avant d'eux ordonna aux soldats de William-Henry de cesser le feu.—Arrêtez! cria-t-il.Ce sont ellesl Ce sont mes filles! Le ciel me les renvoie! Qu'on ouvre la poterne! Une sortie.Qu’on me suive! Qu’on ouvre la poterne!” Les gonds rouiüés grincèrent et les voyageurs virent approcher deux rangées de aoldat* en habits rouges.I a Montréal, mere rad) lk nrcvom 12 janvier 1938 DANS SAINT-HENRI Cinq divisions militaires canadiennes promises pour la défense de l'Empire C'est ce qu'affirme M.Houde — Les libéraux trahissent leur mandat-"Ce n'est pas moi qui ai changé, ce sont eux"-"Ce que je voudrais aller dire à Ottawa" — Attrapade à M, Emery Sauvé — Le "Canada" et l'hôtel Mont-Royal Comme quoi, M.Bonnier a voté pour la motion Bray-L'Archovêque au conseil municipal, contre les armements M.Camillien Houde, candidat rontre les armements à l’élection fédérale complémentaire de Saint-Henri, a inauguré sa campagne élec (orale, hier soir, par deux assem Idées: la première à l’école Saint-Jean-de-Matha, rue Dumas, et la sc ronde à l'académie Sainte-Cunégon-de, rue Delisle.La première assemblée était présidée par M.et Mme Hormidas Chevalier et M.Donkin West.M.J.-H.-R.Angrignon a présenté les orateurs: MM.Allan Bray, Charlemagne Landry, Hector Dupuis, Camillien Hou de, Henri Dauth, Léon Trépanier et Hector Langlois.La seconde assemblée était pr dée par MM.Lasnier et Saint-Denis.Dans ce dernier cas, M.Camillien Houde a fait remarquer que tous deux étaient des chefs libéraux, le premier étant ancien président du Club libéral Sainte-Cunégonde, et l’autre un organisateur libéral.Les deux assemblées ont été enthousiastes et M.Houde y a été particulièrement applaudi.M.Hector Dupuis et M.Léon Trépanier ont rappelé à M.Bonnier un assez désagréable souvenir dans les circonstances.M.Bonnier et les armements En effet, le 2 février 1937, le conseil municipal votait unanimement et avec enthousiasme, M.Bonnier y compris, une motion de MM.Bray et L’Archevêque, où l’on dit que “ce conseil se déclare fortement opposé à l’augmentation des crédits pour les armements et prie instam-, ment les autorités fédérales d’étudier la possibilité de dépenser, pour fins de travaux publies, les sommes spécifiées dans le budget du Dominion et destinées aux armements”.M.Bonnier y parla même pour déplorer que l'on songe à voier des millions pour les armements quand on prétend n’avoir pas d'argent pour les travaux de chômage.Evidemment en cette heure sereine de l’après-midi du 2 février de l’an dernier, personne ne songeait à l’élection de Saint-Henri! Procès-verbal Voici le texte du procès verbal de l’affaire, tel que rédigé par M.Etienne Gauthier, greffier de la ville: Extrait du procès-verbal d’une assemblée spéciale du conseil municipal de Montréal, tenue le mardi, 2 février 1937.Attendu que notre pays traverse depuis quelques anées une crise sans précédent et que le chômage y sévit encore à l’état aigu; Attendu que ce conseil s’est à plusieurs reprises, déclaré favorable é l’exécution de travaux publics de préférence à l’octroi de secours directs; Attendu que l’on a souvent opposé à nos demandes dans ce sens l’etat précaire des trésors publics; Attendu que l’on songe maintenant à augmenter d’une façon considérable les crédits pour lu défense nationale; Attendu qu’il n’y a pas lieu de croire que le Canada sera bientôt appelé iV défendre son territoire; Attendu que ce conseil croit qu'il serait beaucoup plus opportun d'affecter les quelques millions que l’on se propose de dépenser pour les armements, à l’exécution de travaux qui, tout en améliorant et en embellissant les municipalités où on les exécuterait, procureraient de l’emploi h un grand nombre de personnes qui en sont aujourd'hui privées et réduirait proportionneUe-ment la liste des secourus: Proposé par l’échevin Bray, ap-puvé par l’écbevin L’Archevêque, One ce Conseil se déclare fortement opposé n l’augmentation projetée des crédits pour fins de dé fense nationale et prie instamment les autorités fédérales d’étudier la possibilité de dépenser, pour fins | de travaux publics, les sommes spécifiées dans le budget du Dominion présentement à l'étude et des-, tinée.s aux armements.Et, un débat s’engageant et la dite motion étant mise aux voix elle est adoptée et il est résolu: en conséquence.(certifié) J.-Eliennc Gauthier,! Greffier de la Cité.35 échevins présents.Echevin Trépanier an fauteuil.M.Hector Dupuis L’élection de Saint-Henri aura une répercussion d’autant plus grave que les libéraux ont voulu interpréter la victoire de Lotbinière comme une approbation de la province de Québec à la politique d’armements du gouvernement King.Si Saint-Henri allait dire par son vote qu’un député libérai est élu, on va en déduire que la province de Québec a par deux fois manifesté son approbation au programme des armements.Vous verriez alors le gouvernement se lancer plus que jamais dans une politique d'armements.S'il ne s’agissait que de l’argent dépensé, le mal serait sans doute grave, mais plaie d’argent n’est pas mortelle.Mais il y a plus: ce serait approuver de nouveau la participation aux guerres impériales, à l’immixtion du Canada dans les guerres impériales, à l'immixtion du Canada dans les guerres d'Europe et d’Asie, ce serait approuver de nouveau les années d’horreur, de massacre et de gaspillage de 1914 à 1918; la mis© en banqueroute définitive du pays et l'envoi de nouvelles unités canadiennes sur les champs de bataille.El ninsi un pays destiné à grandir dans la paix serait voué ù un tragique destin par les gens qui, pour aider les marchands de canons, veulent nous entraîner dans des guerres où nous n'avons rien à voir.II ne faut pas se le dissimuler: I si notre gouvernement poursuit une ! politique d’armements en temps de , paix, il n’y a pas une force humai- ' ne qui, l’heure venue, pourra em- ! pécher le Canada d’entrer dans la fournaise.Les futiles barrières du referendum au parlement ou à la nation tomberont d’elles-mêmes.Et Saint-Henri, Lotbinière, tout Québec aura beau alors voter contre le gouvernement, lu conscription, la guerre et tout ce qu’on voudra, il sera trop tard, l’engrenage nous broiera sans pitié.C’est aujourd'hui qu’il faut donner l’avertissement salutaire.El c’est pourquoi cette élection marque une date dans notre histoire pour notre orientation définitive, pour le sort heureux ou sotpbre des générations à venir.Le parti libéral n'a pas reçu de mandat pour les armements.Au contraire depuis vingt ans il fait les luttes en soulevant la colère populaire contre ses adversaires en les accusant de préconiser les armements et la participation aux guerres.M.Dupuis parle ensuite de la résolution anti-armements du conseil municipal.M.Bonnier, dit M.Dupuis, vous promet un tunnel, si vous élisez le candidat qui supporte la politique des armements.Savez-vous bien le marché qu’il vous propose?Voulez-vous un tunnel?Si oui, eh bien! il faut que vous preniez la chance d’envoyer vos enfants se faire tuer en Europe.la» choix vous est offert; il vous appartient.M.Camillien Houde • Si vous avez lu le Canada, de ce ; matin, dit-il, vous avez dû lire comment mon langage n’est pas châtié, mais vulgaire, qu’il manque vraiment de cette fleur de poésie, de cette élégance souveraine qui ornent le verbe de mon adversaire; et quo loin d'être un grand homme.je ne suis qu’un piètre pitre.Pourtant, hier encore, ce journal me trouvait tant et de si belles qualités.Comment dirait mon adversaire lettré, en un plomb vil.l’or pur s’est-il changé?Comment trouver grâce devant le Canada, â moins de devenir un orateur vraiment littéraire, disert, érudit?Que voulez-vous, mon langage c'est le vôtre, c’est le langage du peuple.Certes je n’ai pas l’instruction qui caractérise mon adversaire, ni cette érudition qui en fait le candidat du siècle, et je m’en excuse.Et je ne puis qu’évoquer cette éloquence passionnés et si rude avec laquelle les libéraux ont dénoncé la participation aux guerres impériales.Us y mettaient tant de feu qu’ils me faisaient frisonner.Aujourd’hui, avec cette éloquence qui plaît au Canada, ils s’écrient volontiers: “O, vous, nobles héros de la Nouvelle-France, vous dont les aïeux ont pendant des siècles promené le drapeau français sur tous les champs de bataille du monde; vous qui pendant des années luttèrent contre un ennemi cent fois supérieur, venez, accourez aux drapeaux, car la guerre s’annonce Venez fils du Canada français, enrôlez-vous; suivez nos phalanges glorieuses et héroïques; allez vous battre en terre étrangère pour l’idéal et la patrie; venez sauver la démocratie expirante”."Ailez-y pas à la guerre" Mais moi, que voulez-vous, je suis tout-à-rait incapable de pièces aussi éblouissante, et je ne puis m'empêcher de les traduire dans la rude langue du peuple: “Allez-y pas, à cette guerre, car vous allez vous faire tuer”.Ça n’est pas de la fleur d'éloquence mais c’est pourtant l’exacte vérité.Car, ainsi que je i’ai déclaré l’autre soir: les armements, les canons, les fusils, les bombes et les navires de guerre ne servent pas pour décorer les arbres de Noël.Que dis-je en somme, dans cette campagne, pour mériter l’ire du Canada, sinon que répéter exactement ce que les libéraux ont prêché pendant vingt ans, sans interruption, ee que douze des députés Iil>éraiix not dit pendant la dernière session.Ces députés ont dit que les armements de 1911 avaient été faits en vue de la guerre de 1914.Et moi je dis dans Saint-Henri que les armements actuels sont en prévision d’une guerre qui pourrait bien éclater en 1940.Car on ne peut pas s’armer dans le monde, comme on le fait actuellement sans que la guerre éclate.Qu’on le remarque bien, je n’ai aucune animosité contre les libéraux.Je ne combats pas leur parti.mais uniquement leur politique d’armements, parce que par là ils vont cesser d’être libéraux.Les libéraux depuis vingt ans ont dit: les armements c’est dangereux et ça nous mène à la guerre.Ils l’ont dit et redit et ils ont battu constamment leurs adversaires en le répétant.Et je les ai crus et je crois encore que les armements sont dangereux.Or parce que je le crois, ils me combattent, car ils prétendent maintenant qu’il n'y a plus de danger.On parle de défense nationale.Fort bien, mais au moins va-t-on nous dire contre qui on veut se défendre.et je vous suggérerais de poser la question au candidat libéral pour qu’il vous dise qui menace le Canada, qui nous avons offensé.Un document secret Mais il ne répondra pas et les libéraux ne répondront pas.parce qu’il y a autre chose: Je vais faire ici une déclaration assez grave.Je prétends qu’il y a à Ottawa un document secret, un rapport de l’organisation militaire anglaise qui dit au Canada qu’on doit avoir un programme d’armements pour pouvoir envoyer cinq divisions militaires en serviee pour la défense de l’Empire.Cinq divisions, c'est une de plus que pendant la dernière guerre, c'est BOO.OOÙ hommes, et ce serait 70,000 morts et 250,000 blessés.Posez la question à mon adversaire et vous n'aurez pas de réponse.A qui le Canada a-t-il fait injure, a-t-il fait offense?Mats à personne et la province de Québec moins que les autres.Si c’est véritablement pour notre défense qu’on prépare les armements, qu’on nous dise donc contre qui.Mais c’est pour aller défendre les autres, et c’est contre cette politique de suicide que nous nous insurgeons.Grande assemblée CE SOIR à 8 heures 15 ECOLE IBERVILLE 2237 rue DELISLE tun p«u A l’tuMt d« Fulfordt G O.BOUSQUET candidat franc libéral PORTERA LA PAROLE Ui élec feu ri et les électricei du comté St-Henri iont tout ipéciolement invités.Des orateurs bien connus porteront la parole.J.-E.FOURNIER Limitée MANUFACTURIERS D'ARTICLES DE VOYAGE 10 magasins Adoptas z« CAFÉS, THÉS •t CONFITURES d.J.A DÉSY, (Limité*) Qualité supérieure Montré** Le "Canada" et la "Gazette" J’ai lu non seulement le Canada, ; mais aussi la Gazette.Elle est choquée dur.C’est un grand journal, I bien fait, et qui représente les gros | Intérêts et chaque fois qu’on prend i votre part elle est contre nous au-i très.Ce matin si vous aviez lu la Ga-\ lette! Elle dit que je ne parle pas avec bon seps, que ce que je dis est tout de travers, et autres aménités.Il est vrai que j’y suis habitué de-j puis une quinzaine d’années, et qu’il i ne faut pas oublier que ce journal est d’essence tory, de cette essence dont une seule goutte suffit pour faire non pas un gallon, mais cent gallons.Et nous voyons que le Canada, le j journal ministériel, et que la Gû~ ! zette, le journal tory, ta grande gazette impérialiste, sont pour King tous les deux, et de façon agressive; que tous deux défendent les armements non pas avec des arguments mais avec colère.Ne vous parait-il pas qu’il doit y avoir là-dessous quelque chose de suspect et qui ne dit rien de bon pour la populaliôn canadienne?Le Canada et la Gazette sont ainsi compères pour la défense des achats de canons et d’obus, et ils traitent d’insensés ceux qui ne marchent pas dans la belle combinaison.Mais pourquoi les libéraux et leur journal m’attaquent-ils?Voyons! ils ont dit pendant vingt ans qu’il fallait s'opposer aux armements et à l’impérialisme.Douze de leurs députés ont dit exactement la même chose, et se sont séparés de leur parti sur cette question.Ils savent que Québec n'en veut pas Et moi, que dis-je autre chose?C’est parce que je revendique le principe que mes adversaires ont sa* crifié, qu’ils m’attaquent.Et ils le savent bien que la population de Québec n’en veut pas d’armements et d’aventures de guerre.Ils le savent si bien que pendant la dernière campagne électorale ils ont encore dénoncé les bleus, les accusant de vouloir nous mener à la guerre, et disant que seuls les libéraux donnaient des garanties contre les arme, ment s.Si les libéraux sont maintenant lancés dans une politique d’armements, c’est en violation du mandat qu’ils ont obtenu de la province de Québec.Nos adversaires prétendent que les armements ne sont pas pour la guerre, qu’on va consulter le parlement avant de s’engager dans un conflit, etc., etc.Gertes, je ne suis pas aussi instruit que leur candidat, mais enfin, je vous demande à tous: pourquoi, pensez-vous, que l’on fabrique des canons, des bombes, des grenades, des fusils, des navires de guerre?A quoi servent ordinairement ces armes sinon à tuer le monde?On répond qu’il faut prévenir les incendie», et s’organiser pour les combattre en achetant les pompes appropriées.Mais ça n’est pas tout à fait la situation.Dans le cas des armements, c’est le monsieur qui vient vous dire: “Je viens mettre le feu chez vous, aussi, achète une pompe”.Les libéraux nous entraînent dans le guêpier européen, nous compromettent, puis viennent nous dire: “Il nous faut dès canons pour nous défendre si on nous attaque!” "SI je vendais des canons" Si j’étais fabricant d’armements, si je vendais des canons, des fusils pour faire tuer le monde, avec 5009c de profits.oh! alors, Je tiendrais un tout autre langage, car comme mes adversaires, je proclamerais la nécessité de nous protéger, de nous défendre, etc.M.Houde dit que tout le pays a les yeux tournés vers Saint-Henri, parce que de la décision des électeurs dépendra l’orientation de la politique d’armements.Londres suit de près et avec quelque anxiété le résultat.Ce n’est pas parce que Camillien Houde est candidat, mais tout simplement parce qu’il représente le sentiment profond de la population de Saint-Henri.Le parti libéral se lance dans une politique d’armements, en violation de toutes les promesses explicites ou implicites faites à la population de Québec, parce qu’il a 178 députés, parce qu’il est plus puissant que jamais un parti ne le fut à Ottawa.Mais sa force même fait sa faiblesse, car c’est parce qu’il sc croit fort qu’un premier ministre dit brutalement à des députés: “Drop il or get oui!” Les premiers ministres qui n’ont qu’une infime majorité ne parlent jamais sur ce ton à leurs députés.Ht quand on parle sur ce ton-là on peut être plus près de la chute qu’on ne le croit.Ma grand’mèro qui m’a élevé, avait souvent l’habitude de me redire: “Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es!” ce que le peuple a traduit dans une expression moins littéraire, mats plus pittoresque: “A coucher avec les chiens, on attrape des puces!” "C'était bien Emery Sauvé" Or, hier, lors de la mise en nomi- ; nation, comme je regardais les' agenls d’élections et les personnes qui entouraient les candidats, j’aperçus M.Emery Sauvé, le president de la Ligue des propriétaires.Et Je me dis: Mais oui! C’est bien lui.Emery Sauvé, celui-là qui voulait mettre les chômeurs à la porte, au 1er mai 1934, lui qui disait au maire de Montréal: “Pnyez-nous ou bien nous allons mettre les chô- j meurs dans la rue!” Il m’a fallu le dompter pour l’empêcher do remplir ce dessein que je n’ose qualifier.Je lui ni dit: ”M.Sauvé.\mis ne ferez pas le chaos et la «évolution dans Montréal.Avant de mettre les chômeurs dehors, vous allez Attendre que Je voua paie.Je ne suis même pet encore Assermenté; lâlsAez-moi au moins le tempi d’sller emprunter I l’argent, et je val* vous payer!” Mais M.Sauvé était pressé; Il né > pouvait pas attendre et il répondait: ”pAyez-nous ou nous mettons le* chômeurs dehors au 1er mAll” Je lui al représenté que le 1er mal était le jour des manifestations et de 1a fête communtAtcs, qu’on ne pourrait pas mettre de» milliers de chômeurs sur le pavé, «ans provoquer la plus grande indignation communiste, et Je lui ai demandé d’attendre un peu, que les propriétaires seraient payés, non seulement pour le mois de mai, mais pour les arrérages.Mais M, Sauvé, à tous ccs arguments, se contentait de répondre: Payez-nous, ou on met les chômeurs dehors le premier jour de mal! Je lui ai dit: Vous ave« bien attendu deux ans avec l’administration qui m’a précédé, et vous avez tout enduré, parce que c’étaient des gens de votre parti.Parce que j’arrive, vous ne me laissez pus le temps d’aller à la banque pour emprunter l’argent."J'ai payé" Et j’ai emprunté l’argent et j’ai payé non seulement le mois de mai, mais tous les arrérages et par la suite les propriétaires furent payés régulièrement chaque mois.Et je dis que si Sauvé est avec Bonnier, Bonnier ne doit pas être un bon candidat.Je les ai payés les propriétaires, alors que les amis de M.Sauvé ne leur avaient rien donné et j’ai fait augmenter leur part de 25 pour cônt.Ceux qui m’avaient combattu et nui étalent les amis de M.Sauvé et de M.Bonnier, avaient laissé un deficit de huit millions de dollar», et les taxes que j’ai imposées c’est pour payer ce déficit de huit millions de dollars.Sauvé n’avait rien dit en 1932 ni 1933; niais én 1934, il beuglait contre moi parce que je ne payais pas assez vite.Et parce que j’ai i payé les arrérages dus aux propriétaires, parce que je leur ai ob- j tenu une augmentation de 25 pour! cent, alors qu’avec l’ancienne administration, ils n’avaient rien eu.Sauvé vient me faire la lutte.Il n’a pâs honte, mais j’ai honte pour lui.Je vous dis que Sauvé n’a pas d’affaires dans cette lutte-ci.Car avant d’ètre libéral il faut être convenable.Les tunnels N’en déplaise à mes adversaires, j’ai fait quelque chose dans la vie publique.De 1930 à 1932, soit en deux ans, nous avons fait pour $42,000,000 de travaux publies, et remarquez bien, sans scandale, et il n’est pas un seul quartier qui n’ait reçu sa part.Si vous n’avez pas eu de tunnel, ce n’est pas ma faute.Au contraire, c’est sous mon administration que le tunnel Wellington a été construit; c’est aussi notre administration qui avait obtenu le tunnel que ron n’a pas construit.Mais il y avait une querelle entre Côte-Saint-Paul et Vil-le-Emard pour la location de ce tunnel.Il m’a fallu nommer des comités d’enquête pour etudier la question; j’ai convoqué les intéressés et j’ai dit que s’ils continuaient à ne pas s’entendre, ils risquaient de compromettre l’exécution du projet.C’est malheureusement ee qui est arrivé.Si vous voulez obtenir le tunnel, | voulez-vous que je vous indique le : moyen de l’obtenir?Décidez d’abord où le construire.Je défie M.Bonnier de dire aux électeurs où il va mettre le tunnel.Car s’il dit qu’il va le construire à Côte-St-Paul, il va perdre les électeurs de Ville-Emard; et s’il dit qu’il va le construire à Ville-Emard, il va perdre les électeurs de Côte-St-Paul.M.Bonnier va venir vous parler; demandez-lui donc où il va le construire ce tunnel.Il ne vous le dira pas.Je vous le répète: enten de*-vous d’abord sur le site, et les trois quarts de la besogne seront accomplis.Le "Conada" et l'hôtel Mont-Royal Le Canada parle avec effusion du Mont-Royal pour dire que j’y reste.C’est que, voyez-vous, les libéraux quand ils sont furieux, ils ne sont pas fins.Le Canada a fait en première page une belle annonce a l’hôtel Mont-Royal.Ca paraissait si bien sur le papier, que si j’avais été un fabricant de canons, je l’aurais acheté, et que si ÿavais été pour les armements, je serais allé voir les marchands de mitrailleuses pour l’acheter.Mais le Canada n’a pas pensé au ministre qui n’est jamais resté dans son comté, et qui habite dans un château deux fois plus grand et luxueux que le Mont-Royal.Au Mont-Royal, le Conseil des métiers et du travail a des quartiers et je ne sache pas qu’il y ait là rien de déshonorant.A part ça, laissez-moi vous dire, en parlant du Mont-Royal, que si je n’avais pas voulu me présenter, j’au- ACHETE BIEN QUI ACHÈTE CHEZ DUPUIS AUBAINES en PAPETERIE à l'occasion de la clôture des VACANCES DES "FETES" Venez ou téléphonez pour ces spéciaux: PLateau 5151 — local 202 CAHIERS DE NOTES à feuilles mobiles Mécanisme nickelé à deux anneaux s’ouvrant automatiquement.Couverture de toile rigide.CHACUN AVEC«40 FEUILLES
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