Le devoir, 1 décembre 1937, mercredi 1 décembre 1937
Montréal, mercredi 1er décembre 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEbir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration ;.BEIair 3366 Rédaction ;.BEIair 2984 ^rant :.BEIair 2239 DEVOIR Diracteur-Cérant ; Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX VOLUME XXVIII — Ne 277 -,-—4 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis at Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 En 1942, la ville de Montréal sera-t-elle à la page?Un groupe de citoyens désintéressés s'efforce de faire agréer l'urbanisme La Grande-Bretagne consultera les dominions (Voir en page 3) Dans quatre ans à peine, c’est le troisième centenaire de notre ville.Les yeux de I univers se tourneront alors vers nous.Du point de vue historique, Montréal n’est pas, en effet, une ville banale.C’est l une des plus vieilles d’Amérique; 1 une des plus importantes, à certains points de vue, de tout le nord du continent; c’est, sans conteste,—pour un certain temps encore, pour toujours,' si nous secouons notre funeste apathie—la métropole du Canada.On se defend mal de quelque effroi à la pensée de l’événement important qui fond sur nous et de l’impréparation où nous sommes pour le célébrer dignement.De la forme spéciale que doit prendre la célébration de ce troisième centenaire, M.Héroux a souvent parlé ici.Nous ne nous y attarderons donc pas, sauf pour rappeler ce que nous avons déjà écrit il y a quelques mois.Si nous conservons le sentiment de la fierté, nous aurons le plus grand soin de ne pas donner aux fêtes du troisième centenaire une forme humiliante pour nous, une forme qui nous ferait apparaître comme les seconds ou les derniers du pays en certains domaines, comme celui de l'industrie et du commerce.* * * Cela rappelé, passons à un autre ordre d’idées.Donnerons-nous aux milliers de visiteurs que nous souhaitons accueillir dans quatre ans (et qui ne manqueront pas de venir si nous savons nous y prendre) l'impression d’une ville moderne, progressive, ou celle d'une cité rétrograde marchant au rebours de son temps; d’une ville ne mettant pas plus d ordre et de logique dans son développement et son administration que les bourgades sauvages qu’y trouva.en 1642, le sieur Cbomedy de Maisonneuve?Au vrai, avouons-le, la science de l’aménagement des villes ne suscite chez la masse de la population autre chose qu indifférence.Des efforts individuels, comme ceux dont nos lecteurs furent assez fréquemment témoins, et, par ailleurs, de rares et timides efforts collectifs n’ont presque rien donné jusqu’ici.On peut même se demander si le mépris des règlements qui contiennent quelques traces d urbanisme ne s'est pas accru.Cela ne tient pas du tout du paradoxe.Nous avons entendu, de nos oreilles, des ingénieurs sachant ce dont ils parlaient, possédant des que chose pour la Guignolée des | Colons, offrir quelque article, oie., n’ont qu'à communiquer par telephone avec les adresses suivantes: Calumet 1412; Dollard 5414; Allan-tir 4810; Cherriermïïi).L’Association Catholique des Voyageurs de Commerce se charge de la collecte à domicile des offrandes.O.H.Nos amis les Ecossais sciencieux incite les administres a respecter les règle- ueiineni leurs noms ue loin- its que leurs mandates ont eux-mêmes édictés?Îr4njl^cê,r^ ., t,i• , , , a fccosse.Ce nom d Harvey par )ublie-t-on pas trop facilement qu on suit la un plan j exemple, qu’un certain Horowitch , voudrait bien faire sien, appartient sans conteste à des Canadiens fran- renscignements de première main, prétendre que la construction actuelle des maisons d’habitation, dans les quartiers dits ouvriers, ne vaut pas celle d il y a trente ou quarante ans.II n’est donc pas extravagant de se demander si l’heure des médications héroïques n'a pas sonné, s’il ne faudra pas imposer au patient, ou plutôt à la patiente, puisque c’est d’une ville qu’il s’agit, un régime incompa- Hs viennent de célébrer leur fête tible avec cette autonomie qui, telle que nous l’entendons, nationale qui est la Saint-André, ou telle au moins que nous la pratiquons, équivaut au Dans le monde canadien-français droit de nous momifier et de nous détruire.l’événement est passé inaperçu.Quand on cherche la cause des progrès énormes accom-rtiîr »>-»•« i-» »t‘I! 't* j i wUi et non» 11 jr & d dDorcl dbs nid! plis par la ville de Toronto dans sa lutte contre nous pour d’Ecossais au Canada français, à la supériorité, ne passe-t-on pas trop légèrement sur le tel point que certaines run; lie s qui fait que chez notre rivale un civisme plus éveillé et plus sont bel et bien canadiennes-frail-consciencieux incite les administrés à respecter les règle- Ç^Lses tiennent leurs noms de loin ^en I N’oubl qui est, chez nous, inexistant?# * * Cependant, un groupe de gens, à la foi robuste dans le Çais Charlevoix, du Saguenay et régime démocratique et le civisme qu’il inspire, viennent d entreprendre, en sollicitant la collaboration de toutes les bonnes volontés, de procéder selon les formes les plus régulières.Ce groupe a constitué déjà les organismes essentiels à I accomplissement de son travail.Un comité juridique et technique préparera bientôt une loi d’aménagement urbain s appliquant à toute la région montréalaise, que l'on demandera au parlement de Québec de sanctionner; un second comité se chargera de faire de la publicité pour que cette loi passe des statuts dans la réalité.Ce sont là moyens pacifiques ultra-constitutionnels, niais, aussi, moyens fort lents, surtout quand on caresse l’espoir de voir Montréal “à la page” en 1942.Quoi qu’il en soit, nous tiendrons nos lecteurs au courant de cet effort méritoire et qui s'inspire du plus beau civisme.Par ailleurs, nous espérons que le premier obstacle sera bientôt levé, en d autres termes, que le parlement de Qué-bec approuvera cette loi, puisque, répctons-le, elle ne lésera pas le moins du monde l’autonomie municipale.Louis DUPIRE Notes outaouaises 'Alter Christus" “Celui qui, jeune avocat, vous apportait l'humble concours de sa sympathie.” Ainsi s’exprimait Mgr Pierre (ïerlier, il, y a quelques semaines, au congrès du 5Üe anniversaire de la (Confédération fran çaise des Travailleurs chrétiens.Jeune avocat.Ces deux mots rèminiscents font battre le coeur à tous ceux d’entre nous qui eurent connaissance des deux visites de Uerlier sur nos bords, vers les Mit) Ue fut alors le Congrès ei\rharisti-que de Montréal, mais avant cela, deux ou trois ans environ, il nous oyait déjà été délégué par l'A.CJ./•., dont il était président général.Ct jamais délégué ne traça (buis un pays lointain un pareil sillon du-initié.Aller Christus, c’était bien comme un autre Christ que nom avait envoyé la France dans ce grand garçon athlétique, yeux bleus et cheveux blonds, visage ouvert et souriant, geste large et voix timbrée pour la plus haute éloquence comme pour les entretiens person nets les plus imprègnes de clire-tienne cordialité.Aux assemblées où il parlait, il traînait, comme on dit, tous les coeurs apres soi, justement ù cause de sa chaleur d’àmc et de tonte absence (te vanité.Quant à ceux des campagnes éku-qnées, dont nous étions, et qui devaient se contenter de suivre dans 'es journaux ta trace de ses pas et I eeno de ses paroles, ceux-là se rongeaient 1rs poings en demandant: “Mon Dieu, ne nous le ferez-vous point approcher aussi?” Mais il passa la.frontière et ion apprit que nos compatriotes franco-américains l’avaient acclamé comme nous, et fait membre honoraire de la principale de leurs sociétés patriotiques.Peut-être son nom y U-gure-t-il encore aujourd'hui.Quoi qu’il en soit le Canadien avait “senti” de très loin, et bien inconsciemment, le cours d’événements futurs alors absolument imprévus?I.e second fils, Paul, était alors directeur d’une agence de banque dans la banlieue parisienne, et devait épouser bientôt une chrétienne accomplie et comme prédestinée à faire partie de ce qui fut appelé “une famille eucharistique’’ lors du décès des vénérables parents, deux ou trois ans plus tard.De ces deux deuils presque successifs, la consolation fut la naissance d’une fillette au ménage bancaire, dont l’oncle Pierre était lui-même tout attendri quand on lui en parlait.C’est meme ce dont il fut le plus question la dernière fois qu'il fut donné au ménage canadien de rencontrer le jeune avocat.Mais comme il est dit dans /’Aiglon: “Votre hnxinence a un peu changé depuis .Quant aux chroniqueurs, chacun sait qu’ils restent en enfance toute leur vie.La fillette de trois semaines, que Dieu avait fait naître à Bois-Colombes un peu avant ta guerre, nous a fait tenir un faire-part de son mariage, il y a un an ou deux, et bien entendu aussi au savant professeur d'L'ni-versité qu’est le docteur G.-H.Baril, bien plus intime ami que nous, dn reste, de l’éminent prélat.A la clôture du Congrès de la Jeunesse catholique de France, en 1911, trois mille jeunes gens avaient acclamé tour à tour des orateurs qui s’appelaient Pierre (lerlier, Georges Baril, le Père Janvier et le comte Albert de Mnn.Comme dirait Barrés, il y a comme un frisson de gloire à énumérer des noms semblables, et de si hautes vocations voulues et cultivées par Dieu.Deux ans après ces fêles, celui qui vous parte n'habitait plus Paris et s’était vu charrié comme un fétu jusqu'aux montagnes Bûcheuses, ce qui change vraiment d’air .___________ cette année-là, une traînée lumineuse et chaude avait avec la rue Vavin et le métro Van- passé dans l’âme canadienne.La fille aînée de VEglise nous avait prêté l'un de ses fils, et lorsqu'elle l avait rappelé, nous l’avions vu partir les yeux mouillés et le coeur tout enrichi.Le catholicisme français, ouvert, généreux et attachant, iinus était apparu comme une consolation et un motif d’espoir.Le jeune avocat, toujours priant et souriant, était rentré à Parts à son cher foyer de la rue Notre-Ua-me-des-Champs, à deux pas de l’église du même vocable où le peintre Aubert a tracé, après quatorze ans de séjour en Palestine, la vie entière de la Vierge, en grandes fresques pieuses et véridiques.Le foyer familial était alors compte' dans le modeste appartement du deuxième ou du troisième étage ou nous eûmes l’honneur d’àfre reçu duns la suite, avec quelques compatriotes.Le souvenir de .)/.Héroux, venu en 1908, y était encore tout frais.Il y avait M.Gerlier pere, grand et mince vieillard à l'allure distinguée, que ses convictions re-Ugieuses avaient privé prématurément de ses fonctions d'inspecteur des Postes en Normandie: et “madame Mère”, moins grande mais d'un accueil vif et digne qui mettait tout de suite à l’aise.Ce n'était peut-être pas sans besoin pour te visiteur soussigné, d qui pareille invitation avait fait croire qu il fallait arborer pour le moins le Priii-re-Albert des officielles réceptions et qui se trouva tout seul en si grand apjiarat.Mais Votre Eniinen-re ndmettra-t-elle aujourd'hui que girard.Et.causant avec un ami al-bertain, il avuit essayé de lui dè-jteindrc quelles valeurs proprement inestimables on pouvait rencontrer en France, rî ce moment comme toujours.Mais l'Atlantique est bien large.St mon ami des Boche us es vivait encore, je lui demanderais d’écouter ces mitres paroles de Mgr Gerlier au congrès des Syndicats catholiques à Paris, avec le préambule que lui donne le journaliste: “La voix va s'amplifier encore, et l'assistance entière, suspendue aux lèvres de l’ajiôtre de l’amour et de la paix, du gardien du plus beau sanctuaire du monde (Lourdes) écoute l’envolée linale, la splendide péroraison du mugis irai discours: “Guidez, /dus que jamais, la charité du Christ.Le plus gravi mal, peut-être, c’est la trahison de la charité, et j’affirme aujourd hui que ce qui nous est douloureux dans te poing levé par lequel les foules nous provoquent., erst que nous y voyons la trahison de l'amour.Vous devez être de ceux qui.auront toujours l'ambition de combler tes fossés et d abattre tes barrières, dans un tel effort de charité fraternelle qu’il finira bien par .mouvoir les coeurs qui se rè-serveni”.Charité fraternelle, les premiers chrétiens n’avaient pas besoin qu'on leur en parle et tout l’effort de l'Eglise n'a-t-il pas toujours été de nous i/ maintenir?“Le catholicisme n’est pas une hiérarchie .vient d écrire un autre évêque fran- çais, qui cite ensuite une définition de Pascal: “Faire les petite:; choses en grandes, à cause de la majesté de Jésus-Christ qui les a faites en nous".Comment mieux résumer POpus Dei accompli dans lu personne toute simple et dévouée d’un jeune avocat chrétien, dont la récente accession au trône épiscopal et primatial de Lyon a fait battre de chaude affection rétrospective le coeur lointain mais fidèle du Canada de sang français?Ernest BILODEAU Bloc-notes Pour la guignolée des colons Il faut revenir sur celte guignolée, car c’est l’une des choses intéressantes et bienfaisantes de la fin d année.C’est l’un des meilleurs exemples aussi de ce que peut donner une coopération intelligente, qui groupe de multiples efforts et utilise quantité de choses qui, autrement, seraient perdues sans profit pour personne.Un colon de Lafcrté, M.Paul Mailloux, que connaissent sûrement plusieurs de nos lecteurs, nous adresse à ce propos une note qui offre un intérêt tout particulier.Voyez plutôt; L’on sait partout le dévouement qu’apportent les Voyageurs de Commerce d leur traditionnelle “guignolée” au profit des colons.L’on sait aussi les résultats admirables de leurs efforts en ce qui concerne la qualité et la Quantité des dons recueillis.Même la guignolée des rotons a pris tant d’ampleur qu elle est devenue une institution permanente, qui fait l'honneur de l'A.C.V.et te bofiheur des cotons.Mais plus d’un citadin, j’en suis sûr, aimerait à faire “quelque chose"; cependant, il craint que son offrande soit trop modeste ou peu à propos.Voyons! qu on ne laisse pas arrêter sa générosité par semblables scrupules: tout ce qui ne.sert plus en ville, mais possède encore quelque milité peut rendre heureux un bra-v» défricheur: des vêtements aux denrées, en passant par les jouets, les outils et les meubles sans oublier les gramophones.( n cadeau qui serait particulièrement apprécié en Abitibi et que personne n'a encore songe à ojfrir c'est.devinez quoi?.du Lac-Sainl-Jean.C’est pourtant un nom écossais.Le cas Harvey n’est pas unique.Combien de Mac-Nichol, de Murray, de MacDuff chez nous n’ont plus d’écossais que le nom.Tous ces noms rappellent, devraient rappeler qu’il y eut autrefois des alliances entre des Canadiens de souche française et d’autres Canadiens, plus tard venus ¦sans doute, de souche écossaise.Alliances qui étaient comme la reprise et la continuation de VAuld Alliance, delle qui unit autrefois et pendant longtemps la France et l’Ecosse.Les Scots ont en effet eu leur mol à dire dans l’histoire de France, pour la France et avec la France contre les Anglais.Jeanne d’Arc avait sa garde des Ecossois el c’est l’un d’entre eux, Jean Poulewart, sauf erreur, qui avait dessiné sa bannière marquée des noms de Jésus et de Marie.VAuld Alliance a poussé comme une sorte de rameau chez nous dans les années qui ont suivi la cession de 1763.Iæs seuls éléments de langue anglaise*jion pas de race anglo-saxonne toutefois, qui se soient francisés pour la peine chez nous sont venus des montagnes d’Ecosse.Ce genre d’assimilation parait bien, quelles que soient les causes, avoir cessé.Les contacts intimes entre le groupe français et le groupe écossais de notre population n’existent plus.La seule tentative qui ait été faite, à notre connaissance, pour les rétablir a été l’organisation, il y a six ou sept ans, à Montréal, d’une section canadienne de l’Association franco-écossaise qui existait déjà en France.Cette section a pris naissance juste au début de la crise, ce qui ne l’a cependant pas empêchée de survivre.La meilleure preuve, c’est qu’elle veut maintenant profiter des circonstances plus favorables pour se manifester.Les contacts entre l’élément de langue anglaise et l’élément de langue française n’ont-ils pas été trop et trop longtemps restreints au cercle de la politique ou à celui des affaires?Si l’on voulait s’en donner la peine de part et d’autre, l’Association franco-écossaise ne pourrait-elle rendre des services?E.B.Mussolini conseille à la Chine de demander la paix au Japon "Le Japon est en train de changer la carte d'Extrême-Orient et quiconque pensa autrement se trompe" "Les mesures économiques dirigées contre le Japon retomberaient sur les pays qui les appliqueraient" Le "prudent M.Norman Davis" a fui à une vitesse de "marathon" à un momenf où il avait à "craindre d'être invité à Londres" MILAN, 1er (S.P.A.) — Le journal de M.Mussolini, "Il Popolo d'Italia", fait remarquer à la Chine quelle ne peut pas compter sur une aide collective contre le Japon et lui conseille de demander la paix à Tokyo.Plusieurs attribuent l'article à M.Mussolini même Si la Chine, y lit-on, croit encore à quelque aide d'un caractère collectif, cela signifie qu'elle est destinée au suicide.Bien que cela puisse déplaire aux champions de l'humanitarisme, l'opinion publique estime maintenant que le canon qui gronde en Extrême-Orient se fera entendre de plus en plus aux conférences d'aujourd'hui et de demain, de Genève et d'ailleurs.L'action collective ayant échoué une '/ois de plus, il ne reste plus à la Chine qu'à demander au Japon ses conditions de paix.Il se peut que ces conditions ne soient pas aussi rigoureuses qu'on croit.Il y a une chose sûre: le Japon est en train de changer lo carte d’Extrême-Orient et quiconque pense autrement se trompe.Et la première participation des Etats-Unis à une conférence européenne pour l'action collective — participation au sujet de laquelle le discours de Chicago avait suscité tant d'espoir — a eu des suites des plus malheureuses.M.Normon Davis (le représentant des Etats-Unis à la conférence de Bruxelles) est maintenant convaincu qu'il n'est jamais nécessaire de convoquer des conférences dont lo futilité est évidente même à un enfant.Une faible connaissance de l'his- toire, de la géographie et des forces en jeu suffit è convaincre qu'on ne peut rien contre le Japon.Qua peuvent foire contre le Japon les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, que ces pays agissent séparément ou de concert?Le Japon est invulnérable.(On sait qu'un seul des 19 pays représentés à la conférence de Bruxelles a voté contre la déclaration désapprouvant le Japon et que ce pays c'est l'Italie.On se rappelle que l'Italie a récemment donné son adhe sion au pacte germano-japonais contre le commu-nismel.LA FUITE DE M.NORMAN DAVIS L'auteur de l'article écrit que le "prudent M.Norman Davis" a fui à vitesse de "marathon" à un moment où il avait à "craindre d'être invité à Londres".En ce qui concerne l'invulnérabilité qu'il croit que le Japon possède, il donne cette explication: Les mesures économiques dirigées contre le Japon retomberaient sur les pays qui les appliqueraient.Une action militaire échouerait parce que le Japon peut donner des coups qu'on est incapable de lut rendre.Il écarte ainsi la question d'une coalition de la Russie et de la Chine: La Russie ne peut pas jouer à la guerre sans que sa situation intérieure lui soit mor telle.Le carnet du grincheux Optimiste, le citoyen ordinaire qui a visité le Salon de l’Auto et s’est laissé convaincre qu’il avait les moyens de se payer et de payer une voiture, * » ¥ Dlsraéti, ou un autre, dit quelque part qu’il est permis de complimenter une jolie femme jusqu'à l’excès, que dans le cas d'une reine on peut, sans hésitation, jeter des compliments à la pelle.Certains hommes participent à ce genre de souveraineté, même sous le régime démocratique.|ohn MacNicol, de Toronto, deviendrait l’organisateur électoral du parti de M.Bennett.Celui-Ci pourrait alors rééditer les discours parlementaires de son organisateur sur le bilinguisme de la monnaie.?* La belle naïveté de John Buchan, s'il croit que les “orateurs” politiques vont s'arrêter au sens des mots dont ils font 1 leurs discours! * ¥ ¥ La réponse de M.King à M.Duplessis n’est guère satisfaisante Elle ne fait que reposer le problème en insistant sur la nécessité pour le Parlement fédéral d'avoir pleine juridiction en matière d'assurance-chômage — M.King considère essentielle la modification de l'Acte de l'Amérique britannique du Nord; M.Duplessis a déjà repoussé cette modification comme une concession à l'union législative — Le projet d'amendement sera communiqué aux gouvernements des provinces et le Parlement fédéral en sera saisi dès la prochaine session — Imbroglio en perspective bien! , ., , ,¦ , Mlle janet Aiken, de Columbia Unl- 1.1 i m- r ex une bûche d éra- vtrgjfyi relève les feules grammaticales ,'O"(0ndlr!:,!C ^ dans les discours de Franklin Roosevelt eux pas parler d une bûche en p0urgU0i ne pas croire que celui-ci a nonan pour garnir la table de ^ fatrs ,jn New Deal avec la gram-Soel.Il s agit dune vraie bûche, 'r0anndi/nrn ^P^- .^^Oblel *Après quelques années de New Deal, canadien authentique, bien saine Roosevc|t d#vra,r faire Authority et exempte de noeuds.* * * l uJ iï*1?vo,ls ; L’animal le plus stupide de la création ai er droit de lire, au choix, un itirajt i l’époque révolue des di-cordon ou une corde I nosauriens.On ne le dirait pas Vue corde d érable nr fera, ?* # pas moins de < eut colons heu Pourquoi faut-il que l’adversaire du /rrix.et /r goûte d avance /» s'8rumle.qui sauve tant de eu-comté, notamment le contrat de lva.,eurs; la P™sion aux viell- danfset;:r 0du7n«* r-por,er A $*1* 3 .Æn œ m ¦ .’-•,°Ura 'u des foyers; nous avons la pension nnem e 1 , r[°«v^l!.SS,0n, ' £s '' aux aveugles, que le bon Dieu doit i.'Jo .' r'"*’ TIa?bénir, nous aurons la pension aux i,,.’ ni c®n^eoRonnait déjà mères nécessiteuses, qui permettra pour les employés de la Commis- ^ des mamans endeuillées de veil-smn des liqueurs de a Saskateho jer avec plus (Je courage à l’éduca-\vnn et de la Nouvelle-Ecosse, en tion de leurs enfants.Si vous exa-fatu ique désormais pour la provin- minez avec sincérité la politique ce de Quebec.(M.Wilkins annonce du gouvernement Duplessis, vous que cela veut dire $40(1 de salaire reconnaîtrez qu'elle est bonne, sa-hux garçons et filles qui travaillent ; lutaire, fructueuse.Mais tout ne pour lui).A harnharn, où il se fa peut se faire en 24 heures, en une brique, on a acheté pour $600 de année.Il est long parfois de mettre prélart destiné à l'Office de santé, j en branle des organismes de gran-Le député de Missisquoi a déjà j de envergure.Le gouvernement mendiant pour organiser les cultivateurs, puis en député plus tard.Il la connaît.Il a constaté que pendant un demi-siècle on a oublié la terre, la campagne.Heureusement, le gouvernement Duplessis est arrivé.Tl a fait quelque chose.Il y a près de dix ans,; quand je prêchais le crédit agricole; à 2 et 3 pour 100, on disait: Barré, pauvre fou! Eh bien, c’est le même fou, ce soir, qui dit merci au gouvernement Duplessis d’avoir voté le crédit agricole.J’espère que ce n’est qu’un commencement en faveur de la terre et du terrien, pierre angulaire de l’édifice national.Il faut continuer.Il faut développer la technique dans les villes, l’agriculture dans les campagnes.L’avenir d’un peuple dépend de sa jeunesse.Quand on aura donné au cultivateur sa liberté complète d’association, alors on pourra prêcher le corporatisme.Il faut que le cultivateur soit maître de ses affaires, qu’il ait au Sénat, au Conseil législatif, partout, le rang qu’il mérite, la considération à laquelle il a droit.Alors, le cultivateur aura l’autorité de dire à son fils, sans que celui-ci soit crédule: Fais-toi cultivateur, marche sur mes traces, profite de nos luttes.Alors on n'aura plus besoin de^ loi du cadenas, de secours aux chômeurs.T! n’y aura ni communisme, ni chômage.La campagne restera peuplée et fera surgir de nfultiples petites industries.Autres orateurs M.Gilbert Layton rappelle quelques souvenirs sur le comté de Mis-sisquoi et complimente M.Pouliot.Avec M.Duplessis, pas de question de race, dit-il.La justice règne.M.Hector Choquette, député de Shefford, félicite le député de Mis-sisquoi et remercie les ministres Paquette et Leduc de leur bon travail pour son comté.M.Henri Gosselin, camarade de travail de M.Pouliot, maire de Farnham, ajoute quelques mots.F.e président, M.Giroux, a pré-senté et remercié avec à-propos les differents orateurs.A.A.L'opéra Madame “Butterfly” M.et Mme Marins Bonneau, M.Alfred Labissonnière; M.A.-Gaston Lamoureux, secrétaire de la Chambre de commerce de Farnham, et nombre d’autres.Bedford, s.i le conseil municipal mellsp> masculine et féminine.Si ce veut faire sa part.; plan fonctionne bien, si l’essai réussit, on lui donnera ensuite Législation sociale j plus d’ampleur., Nous avons, dit-il, ouvert une M.i ouliot s arrête a In législa-1 vingtaine d’écoles d’arts et métiers.M.I„ conseiller t.-RisliUif Gtrm,».llo„ ”• est surtout de portée blir une à Farnham.Je suis ac-pension aux vieil quis à l’idée.Grâce à ces écoles, nos jeunes des petites villes peuvent conquérir plus facilement leur place au soleil, aspirer à autre eho-se qu’aux travaux de manoeuvre.Il au titre de président, donne lecture n K,|e' de télégrammes d excuse de MM Duplessis, Gagnon, Dussault, Bilo- ' ’.J Duplessis, demi.Elie, tous ministres, empêchés d’être présents.Des félicitations accompagnaient ces télégram mes à l’adresse de M.Pouliot.M.Frank-A.Pouliot Après les remerciements lards, aux aveugles, aux mères ne j cessiteuses; Office des salaires rai sonnnbles, salaires plus élevés aux institutrices, aide à la jeunesse; en seignement agricole, bourses d’étu faut qu’à la campagne, nos jeunes i fx.l^e l!a,> ',n,iées précédentes, nos prédéres- les d’agriculture.Loula Lauxon.LESIEUR — A Cleveland, le 24.K #7 an», Edmond Lealeur.époux de Julienne BeMBTHOT — A Montréal, le 29 nov.Eu-génie Métliot.MOIS AN — A NftplerrlU*.le 29.à 79 ana.Mme Toussaint Molsan.née Paré, Adé- ,rNORMANDIN — A Laval de» Rapide*, le 29.A 49 ans, Thomas Normandln, époux aÆ ivangiun?1 L«®ré.“poîie de2 V m> i* de» nu comptant) le ->iu »»c» de pour - an tt».omman.Ouv Haut Bas Astoria .7 % BldgOOd 43 Base Metal» 15 Faleonbrldge 5 05 Granada 4 % Home Oil .1 15 Howey Gold 28 27 Halcrow Swayne 3 % Holllnger 12 % Int Nickel 42 ", 42 % Irk land Lake 1 20 t.ake Shore 50 % 31 50 % lAVa Cap 95 Man, li Eastern 2 Mc.K Red Lake 94 96 97 Mac.L, Cock.I 10 1 11 1 10 Mining Corp.1 70 McIntyre 37 Madsen Red Lake .77 Noranda 48 0'Brl»n Cad.4 75 Parkhtll 1.7 14 12 ti Pamour 3 05 Reno Gold 65 Stadacona 47 Syl vanl» e 290 Waite Amulet 1 40 Midi SI 1 U 14 Volailles »ux détaillant» quntllê "B" e*t livre sterling livre.t” nn Inn* dp XJ 86 ‘VljJPremière patente nu IHUX «U $4.01) 4 patente Fort* à boulanger i .(prix du grosi (Prix l» Une quant* "A" La •nu» n moins ) Dindon* Poulet» ensrAliwé» *u i»it pour 1* de d*u| 26- 29 7 70 ] Pouiet» sélectionnés ’’ _ ].28 ** ’ » ' Srrd' d0m*8UquM -17- » Holden.rejeter titre» provisoires seront prêts vers le 16 décembre 1937.Beaubien A Ci©, Limitée Royal Securities Corporation Limited McLeod, Young, Weir & Co.» Limited Nesbitt* Thomson A Limited Bell, Gouiniock & Co., Limited Birks Company, Collier, Norris A Henderson Limited Kerrigan, MacTier A Co.Limited Harrison A Company, Limited Drury A Co René-T.Leclerc Incorporée Midland Securities Corporation, Limited Bartlett, Cayley A Company Limited Limited Cochran, Murray A Co., Limited Vlitn quê !• «t-dMau» a’apptila «tir 4*a maalgnamant* «ou» na aaurlona an t*ranttr t'axftotltuda.sfriflMla.Nous fournirons sur demande le prospectus d’émission qui contient des précisions au sujet de la dette de la Province ainsi que d’autres renseignements d’ordre financier.Prix; 98.29 plus rinterêt couru, pour rapporter 3.40% jusqu’à l’échéance Nous offrons ces debentures sous les réserves d’usage en ce qui concerne l’émission et la livraison des titres et l’approbation de nos avocats.Nous n'acrapterons souscriptions qu’à titre réductible, nous réservant le droit clore la souscription sans avis.Nous comptons que Hanson Bros.Incorporated Mills, Spence A Co., Limited McTaggart, Hannaford, A Gordon Limited Mead A Co., Limited Ernest Savard, Limitée R.O.Sweezey VOLUME XXVIII — No 277 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 1er DECEMBRE 1937 11 LA VIE SPORTIVE S$3$SSSSC33S.M *0 . L.-G.BEAUBIEN & CIE, LIMITÉE 84 oiigit, rut Notre-Damt MONTRÉAL Quebec =—Trois-Rivière» Otfâwi ~^===~" Paris Bruxelles Toron f* 1 ••«W*1' '"y'AKlvO^sâï) Montréal, mercredi LK nKVOTR 1er décembre 1937 AU CONSEIL MUNICIPAL A la Commission scolaire Le projet du bureau de révision retardé formaaott religieuse et r * _____________ patriotique a l’ecole Une mojorité du conseil adopte un sous-omendemenl de M.Broy — On demon- A(J tion du r f du Consei| péd fc- rii- l-u iuiic cuiiin le communisme — L'usage des cours de récréation des écoles pour occuper les loisirs des enfants l'été Les avantages des devoirs faits à la maison Le projet du maire et du comité exéniiif pour la formation du bureau de révision de» évaluations municipales a subi un échec hier soir, ou plus exactement ce matin, puisqu’il passait minuit au moment du vote; on ne s’est pas prononce sur le rapport proprement dit, mais sur un sotis-amendement de M.Brav à l’effet de suspendre l’étude du rapport pour obtenir l’opinion de Île P.-B.Mignault.sur le point de sa soir si le conseil peut ou non amender ce rapport de l’exécutif.Dix-neuf échevins ont voté pour le sous-amendement et seize contre.Au cours de la séance d’hier on a pris trois votes et dans chaque cas le» trente-cinq échevins ont voté, ce qui se voit assez rarement.Ils voulaient tuer le temps A la reprise de la séance hier après-midi, on a continué à disposer des communications.Cela a donné lieu à plusieurs discours.Il était manifeste que les échevins du groupe oppositfonnistc voulaient tuer le temps, car, en dépit d’un ordre du jour chargé de questions de première importance, on a fait de longs discours sur des choses d’importance secondaire, on pour répéter ce qui a déjà été dit cent fois.On a ensuite adopté bon nombre de rapports de rexécutif, puis ce furent les motions qui durèrent jusqu’à l’ajournement du souper.A la reprise dans la soirée, on termina les molions, puis le conseil aborda enfin après ce long préambule, en grande partie inutile, l’étude de l’ordre du jour.C’est là que le bal commença vraiment.Sur le premier article, relatif aux secours directs de décembre, il y eut nouveau débat sur les secours directs.C.c rapport finalement adopté par 29 à ti, on passa à la question du bureau de revision des évaluations, (’.’est à la suite de ce débat que le rapport fut ajourné.Après le vote sur le sous-amendement.le conseil s’est ajourné à cet après-midi à 3 heures.Le marché Bonsecours » Le rapport suivant sur l’ordre du jour est fa question de l’acquisition de terrains pour l’agrandissement de la place du marché Bonsecours.i M.Trepanier a proposé une visite l des lieux, et à midi, conduits pari les échevins Bélanger et Côté, les échevins visiteront l’emplacement qu’on veut acquérir pour le marché Bonsecours, et celui du marché projeté dans l’est.Les devoirs en classe Parmi les communications reçues par le conseil, il en est une qui mérite une mention: c’est une résolu tion de la Fédération des clubs ouvriers de la province de Québec, signée J.-A.Uialiofux, et dans laquelle on félicite M.l’échevin Moellon de son travail pour que les devoirs des écoliers soient faits en classe plutôt qu’à la maison; et pour étayer celle résolution, la Fédération déclare qu’elle parle en connaissance de cause, puisque tous se.; membres sont., d’anciens écoliers, 22 rapports — 14 adoptés Le comité exécutif a présenté vingt-deux rapports dont quatorze ont été adoptes.Le rapport no 1 soumettait un rapport d i directeur de la police sur 1 affaire du garage de la rue Berri; l’étude de ce rapport a été différée; on trouvera le texte du rapport de M.Dufresne ailleurs dans le journal d’aujourd’hui.Des échevins ont imposé l’ajournement de six rapports, et les autres ont été adoptés sans discussion; ils ne comportaient d’ailleurs rien de bien extraordinaire.Le pompier Lamorche Parmi les interpellations qui ont suivi les rapports, M.Duhreml a demandé des détails au sujet de la suspension du pompier Lamarche.M.Taillefer a répondu que le comité n’avait pas encore de renseignements sur la question et qu’il serait en mesure de renseigner le conseil plus lard à ce sujet.Motions Puis ce furent les motions.On en présenta neuf qui furent toutes adoptées et donnèrent lieu à de longs discours.En présentant sa motion au sujet des associations de charité M.Dupuis a expliqué que du train où nous allons chaque année la Saint-Vincent de Paul va avoir une réclamation de $50,000 à $60,000 contre la ville parce que pendant les enquêtes de la commission du chômage, et tous les retards qui se produisent, ce sont les associations de charité qui aident les chômeurs.M.Côté a dit qu’il est conlre le principe de la charité que les pouvoirs publics s’emparent ainsi des budgets des associations de charité pour leur rembourser ensuite leurs dépenses; cela, dit-il, est de nature à nuire au travail de ces associations.Il a demandé que pour l’avenir on prenne d’autres moyens d’aider les chômeurs en attendant que les enquêtes soient complétées.M.Haynault a dit que lorsqu'il y a un doute on devrait secourir les chômeurs pendant l'enquête.La motion de M.Bonnier quant au tunnel de la Côte-Saint-Pnul a été bien accueillie.M.Haynault et M.Taillefer ont déclaré qu’il faut | trouver le moyen de donner cette amélioration nécessaire au quartier Saint-Paul.La fermeture de l'eau Sur la motion relative à la fermeture de l’eau chez M.Albert Pelletier, M.Taillon a déclaré que c’est M.Hoherge qui a donné l’ordre, à sa demande à M.Taillon, et qu’il a jugé que puisque cet homme avait dé l’argent pour lui faire des ennuis il pouvait payer sa taxe d’eau.M.Dubreuil voulait faire venir M.Ho-berge devant le conseil à ce sujet, mais M.Dupuis lui a dit qu’on fera venir M.Hoherge plus tard.Les secours directs Le premier article de l’ordre du jour était le vote d’un montant de $998,490 pour les secours de décembre.M.Savignac a déclaré (pie pendant que les secours ont beaucoup diminué depuis l’an dernier, le coût d’administration des secours n’a presque pas baissé.11 a dit que les enquêtes sont mal faites, et a cité des cas où les gens auraient souffert sans l'intervention de la Saint-Vincent de Paul.M.Tré-panier a prononcé un long discours sur les travaux qu’on aurait pu faire au lieu de gaspiller l’argent en secours directs.M.Bray a parlé de son projet de dépenser $150 millions en dix ans.M.Jeannette a reproché à certains échevins leur attitude: au lieu de donner de si bons conseils en public que ne viennent-ils pas soumettre ces suggestions au comité exécutif pour aider l’administration.M.Trépa-nier a dit qu’il n’aimait pas le ton du discours de M.Jeannette, et il a résumé comme suit son sentiment: demander notre collaboration et nous “engueuler”.M.Biggar a reproché à ceux qui critiquent aujourd’hui d’avoir eux-mêmes causé cette situation où se débat Montréal; en augmentant les secours directs, dit-il, vous les avez rendus plus attrayants.M.Taillon i a suggéré que les réclamations des loyers des chômeurs au lieu d’être faites chaque mois ne soient faites qu’une fois pour* toute l'année; il considère qu’on sauverait ainsi plusieurs milliers de piastres rien qu’en papeterie, sans compter le temps du personnel.M.Haynault a dit que l’administration actuelle a fait beaucoup de démarches pour mettre fin aux secours directs, et il les a énumérées.(le qui arrive, dit-il, c’est que les gouvernements font quelque chose pour les petites villes, et laissent attendre Montréal parce qu’elle a plus le moyen de subir le coup.M.Dupuis a dit qu’il est contre le projet de faire travailler les chômeurs à la neige si c'est seulement pour la changer de place sans la transporter; et on n’a pas d’argent pour la transporter; si on veut seu ! lenient faire geler les gens, il est i contre; il so plaint aussi de la lenteur des enquêtes pour tes secours.Le rapport a finalement été adopté par 29 contre 6, MM.Weldon, Big- O MONTRES al lender TOUJOURS PRECISES Nouveau modèle, ts û i t i • r jaune, bracelet corde, mou-errent Challenger.Chaque montre est logée dan* un écrln - - 22.50 Le service de* montre* Challenger est établi dan* nos magasin*, par tout le Canada.s Ommt ém 9 hrw Bfrlts I.I < bres p.m.gar, Dubreuil, Layton, McKenna et Hochon votant contre les secours directs.Le bureau de révision L'ordre du jour suivant était la nomination du bureau de révision, comme suit: MM.Camille Tessier, président; J,-A.Lamarre, Frédéric (îagnon, J.-E.Turcotte et C.Severs.Ee conseil s’est formé en comité général.On a fait venir MM.Tessier, Hulse et Guillaume Saint-Pierre.M.Trepanier a exprimé le regret de ee que le conseil ne soit pas appelé à dire son mot au choix des membres: il lui faut ou adopter ou rejeter le rapport.Me Saint-Pierre a donné une opinion à l’effet que les.membres du conseil pourraient amender le rapport, mais Me E.-E.Beaulieu a donné une opinion contraire.Aujourd’hui on soumet un rapport que les échevins ne peuvent pas amender.M.Savignac se prononce, lui, contre le principe du bureau de révision, contre la révision des évalutions; si vous augmentez les évaluations, dit-il, vous aidez à ruiner les propriétaires, si vous les diminuez où prendrez-vous l’argent pour administrer la ville; gardons le stntu quo tant que les affaires ne se seront pas rétablies.La discussion continue et on en vient à dire que M.Severs ne parle pas le français.M.Haynault dit qu’il ne connaît pas M.Severs, mais que les échevins de langue anglaise, notamment M.McKenna, lui ont dit que s’il ne parle pas français il le comprend.Le maire a ajouté que l’administration est pour la réévaluation.M.Bonnier dit qu’il trouve injuste qu’on cherche à passer cinq hommes d’un bloc.M.Bélanger voudrait aussi que le conseil choisisse chacun des membres de la commission de révision.M.Rochon est du même avis; il est en faveur de trois des membres, mais n’accepte pas les deux autres.M.Dupuis, lui, est pour quatre dès membres, mais l’autre ne lui agrée pas.11 demande à l’exécutif de présenter cinq rapports différents, un pour chaque membre.On lui répond qu’il s’agit non pas de cinq membres, mais de la nomination d'une commission qui forme un tout.M.McKenna dit que c’est le droit du conseil de connaître les qualifications de chaque membre de la commission, et que tous les membres du bureau de révision devraient parler les deux langues.(Cette déclaration est applaudie).M.Jeannotte dit que l'élément anglais au conseil voulait avoir deux membres de langue anglaise; à la fin on a convenu d’un membre de langue anglaise, et d’un autre.M.Turcotte, qui serait acceptable aux deux groupes parce qu'il a des ascendances dans les deux groupes.Ce n’est pas la faute de l'administration si l’homme choisi d’abord par les échevins de langue anglaise n'a pas voulu accepter.Il est admis que M.Severs comprend le français, et le nom de M.Severs a été l’un des premiers désignés.M.Trépanier avait dans, son discours proposé en amendement que le rapport retourne au comité exécutif pour nouvelle étude.M.Bray dit qu’il veut voter, mais qu'il veut d’abord savoir si le conseil peut amender le rapport.Pour cela, comme on est en présence d’opinions contradictoires, il suggère qu'on demande l'opinion de Me Charles Laurendeau, et il présente un sous-amendemènt à cet effet.Le débat devient plus bruyant, le maire dit qu’on va voter, qu'il n’est pas intéressé personnellement au rapport.qu’il veut savoir quels sont ceux qui sont contre le projet: votez contre si vous voulez, dit-il, mais vous allez voter.M.Brien se prononce en faveur du rapport, mais il suggère qu’on se rende à la demande de M.Dupuis et qu’on présente cinq rapports différéents.Comme des échevins s’objectent à ce qu’on demande l'opinion de Me Laurendeau, quelqu’un suggère Me Aimé Gcoffrion, et de nouveau ou s’objecte.M.Biggar propose alors le nom de Me P.-B.Mlgnault et cela ne soulève aucune objection.Alors on vote sur le sous-amendement et le vote est de 19 à 16.Voici le détail de ce vote.La vote Pour fr *ous-amrndement dt Vf.Hrnih MM.Trépanier, Mouette, Bray, Weldon, Biggar, Lesage.Dupuis, Seiglcr, Caron, Dubreuil.Sa-vignac, Bélanger, Moreau, I.avion.McKenna, Rochon, Jures.Quinn et Bonnier.Contre MM.O'Connell.Hogan, Schubert.Dunéré.Rie!.Taillefer.Goyetlè.Filion.Brien.L'Archevêque.Lacombe.Côté, Jèannotte.Taillon, Jalbort et Barrière.M.Trépanier demande alors qu'on aille à midi visiter les lieux que l’administration veut acquérir pour le marché Bonsecours, et après que rein est décidé, le conseil s’ajourne à cet après-midi, n 3 heures.Si vous voyagez.adrM*«i-vous au SERVICE DES VOYAGES.Lt ’’DEVOIR’ .BlIUt* émit pour tout !•« piyt ou tarif do* compignio* do ptRuobot*.chomint do for.tutobui.•utti hétolt, atturancot bagage* ot aeci-donta, chèque* do voyage*, pauopert*.F.a Commission des Ecoles catholiques de Montréal a jiris connaissance à sa séance d’hier de la réponse du Conseil pédagogique au mémoire du commissaire L’Archevêque sur renseignement de la religion et du patriotisme p/mr combattre les infiltrations communistes.M.L'Archevêque avait suggéré de substituer a l’enseignement des travaux manuels et des sciences naturelles des leçons plus élaborées de catéchisme, de liturgie, d'histoire du Canada et d’histoire de 1'Kglisp.II suggérait en outre de reporter aux mois de vacances les cours spéciaux de dessin, de gymnastique, d’enseignement ménager.de solfège, etc., qui seraient facultatifs.Il préconisait en outre l’organisation de jeux dans les cours des écoles pendant les mois de vacances et de couronner oe,s jeux par la grande fête sportive des enfants qui avait lieu jusqu’ici au printemps.Voici maintenant le texte du rapport du conseil pédagogique sur le mémoire de M.le Dr L’Archevêque: Texte du rapport “Sans entreprendre de discuter le mérite des préambules que con-j lient ledit mémoire et tout en nd-! mettant, avec le docteur L’Archevêque, qu’il est du devoir de la | Commission Scolaire d’empêcher Je communisme de se répandre parmi la gent écolière et qu’une formation religieuse, morale et patriotique est le meilleur moyen d’atteindre ee but, le Conseil en vient à l’étude des conclusions d’ordre pratique du mémoire.“Il est d’avis: “1.— De ne pas demander au Surintendant de l’Instruction Publique de substituer aux tavaux manuels et aux leçons de sciences naturelles (anatomie, physiologie, zoologie et botanique — section Economie Domestknie) plus de catéchisme, de liturgie, d'Histoirc de l'Eglise et d’Histoirc du Canada, les travaux manuels et les leçons de sciences naturelles pouvant être l’objet des cours de vacances.“A l’appui de cette opinion, le Conseil Pédagogique invoque: “a) Qu’il n’est pas du ressort du Surintendant de l’Instruction Pu-l blique de faire quelque changement au nouveau programme d'études.mais bien que toute semblable | mutation relève directement du Comité Catholique du Conseil de l'Instruction Publique; ; “b) Que le nouveau programme i d’études, approuvé par le Comité' Catholique dans lequel siègent les évêques de la Province de Québec et mis en vigueur depuis septembre dernier, doit suffire à in-i culquer aux enfants les principes religieux fondamentaux néressai-' i res à les guider dans la vie et à les prémunir contre toute infiltration communiste; “c) Que l’enseignement des travaux manuels comme celui des sciences naturelles sont, des moyens importants de culture générale; que ces matières, rendues obligatoires par les règlements du Comité Catholique, perdraient de leur efficacité, si elles étaient enseignées pendant la période des vacances aux seuls enfants qui suivraient alors des cours d’été; “d) Que les instituteurs doivent profiter des vacances qui leur sont accordées pour se reposer et se mettre en état de reprendre leurs classes en septembre; “et Que, de leur côté, les communautés religieuses consacrent-une grande partie des mois d’été à des travaux multiples et à leur retraite annuelle; “f) Que, dans le même ordre d’idées, il faut aussi que les écoliers bénéficient d'une détente générale, et que les mois d’été sont le temps le plus propice à ce repos.“2.De permettre l’usage des i cours de récréation des écoles, mais non de leurs salles, aux organisations responsables qui voudraient s'en servir pour remplir utilement les loisirs des enfants pendant les vacances.“3.De soumettre au Comité ; chargé d'organiser, chaque année.Ile Festival des écoliers la question de fixer cette fête sportive on automne, et non à la fin de l’année j scolaire.” Le Dr L'Archevêque en o proposé l'adoption le Dr L’Arehevêque lui-a proposé à ses rollè-Contmission l’acceptation du rapport du Conseil pédagogique.Il a ajouté qu’il acceptait d’avance le rapport du Conseil en qui il a toute confiance et il a exprimé l’espoir que le Conseil consentirait à mettre les salles des écoles et non seulement les cours à la | disposition des enfants pendant les vacances si les premiers efforts tentés donnaient de bons résultats.La Commission a reçu une requête de l’Association des Pêcheurs Sportifs qui demandait Dusage du gymnase du Plateau à certaines heures pour enseigner à ses membres le lancement ne la mouche, etc.M.le président Armand Dupuis a fait l’éloge de celte association qui accomplit une oeuvre excellente, mais il a fait observer que les écoles sont surtout construites pour l’usage des enfants.Les commissaires ont alors décidé de suggérer à l’Association des Pêcheurs sportifs de s’aboucher avec les administrations de la Palestre Nationale.La Commission a consenti sans discussion à accorder une deuxième institutrice à l’Hôpila! Sainte-Justine.Les devoirs à la maisor.Les commissaires ont communiqué aux j minalistes le rapport adopté par la Commission pedagogique en septembre 1936 sur le C’est M.même qui gués de la question des devoirs à la maison, rapport que Factuelle Commission a fail sien à sa séance du 30 novembre 1937.Voici le rapport; “Au mois de février 1935, la commission pédagogique décida que les devoirs écrits à domicile seraient faits dorénavant .à l’école même, par les élèves du cours primaire élémentaire.“Un règlement fut établi el trans-inis aux écoles intéressées.Celles-ci en firent un essai loyal du mois de février 1935, au mois de juin 1936.“Durant cette période d’essai, tes visiteurs ecclésiastiques, les assistants-directeurs des études, les directeurs et directrices d’écoles et les inspecteurs d’écoles du gouvernement dans la ville de Montréal exprimèrent leurs observations et, d’un commun accord, ils réclament le rétablissement des devoirs écrits à la maison familiale.“Les raisons se répartissent comme suit: “lo On enlève trois quarts d’heure de travail de classe.Le programme est chargé, le temps pour le réaliser est assez court déjà, qu’il n’est pas bon d’en retrancher.Les instituteurs et les institutrices s’en plaignent.“2o Le temps accordé n’est pas suffisant pour faire un devoir complet.“3o L’heure n’est pas favorable pour faire un travail sérieux et absorbant.Les élèves sont fatigués.On remarque une grande nervosité chez eux, particulièrement chez les plus jeunes.11 n’y a pas de détente suffisante avant l’étude.L’atmosphère de la classe est souvent viciée.“4o Les leçons orales sont moins sues que jamais.En dehors de la classe, il n’y a plus aucun travail scolaire qui est préparé.11 faut lutter pour faire apporter quelques manuels à la maison.Quand les élèves prennent leurs cahiers et leurs manuels pour faire leurs devoirs à domicile, il y a de très grandes chances qu’ils étudient leurs leçons.“5o Ees élèves sont dans la rue plus que jamais, il n’y a pas à le nier.Celte oisiveté depuis quatre heures et quart de l’après-midi est plus dommageable que les quelques inconvénients que peuvent présenter les devoirs à domicile.“6o L’effort personnel chez l’élève n’existe plus ou à peu près.“7o La suppression de l’étude du malin a été déplorée en général par le personnel enseignant.’’ Les "trains de neige" dans les Laurentides Le Pacifique Canadien offre aux skieurs un service de trains sensiblement amélioré — Nouvel horaire en vigueur le 12 décembre Depuis la mise en circulation de ses premiers trains spéciaux à l’usage des skieurs, en 1928, Je Pacifique Canadien n’a cessé d’améliorer cet important service hivernal, sur lequel comptent aujourd’hui dos milliers d’amateurs de ski pour atteindre les pentes neigeuses des Laurentides.Chaque hiver les experts de la compagnie s’appliquent à étudier les conditions particulières de ce trafic, à en noter les exigences.afin d’apporter au service des trains les modifications et les additions rendues nécessaires par l’Assor quasi phénoménal du ski clans l’est du Canada et par la vogue de nos montagnes du Nord auprès de .ses adeptes.Prévoyant rette année une saison qui dépassera de beaucoup les précédentes, vu l’enthousiasme qui règne déjà dans tous les milieux intéressés, le service des Voyageurs du Pacifique Canadien a préparé, pour desservir les centres de sports d’hiver des Laurentides, un programme de transport plus complet et bien supérieur à tout ce qu’il a offert jusqu’ici.Les quelques détails que nous en donnerons ne manqueront pas d’intéresser ceux qui, au début de chaque hiver, attendent toujours avec une certaine impatiefiee la publication de l’horaire des trains de ski qui devront circuler entre Montréal et les stations échelonnées sur la ligne qui va jusqu’à Mont-Laurier.Le changement dans le service des trains sur cet embranchement a été fixé au 12 décembre pro-ebain, mais ce ne sera qu’au temps des Eêtes que seront mis en opération les nombreux “trains de neige” qui devront assurer le transport des fervents du ski vers les collines laurentiennes.L’expérience des années dernières a d’ailleurs démontré que ce n’est qu’après le Jour de l’An cpie commence véritablement l’exode hebdomadaire des skieurs vers le Nord.Il faudrait clos chutes de neige exceptionnelles en décembre pour qu’il en soit autrement cette année.Sans entrer dans tous les détails du nouveau service d’hiver sur la ligne des Laurentides, nous en indiquerons cependant quelques-uns, des plus saillants, quitte à revenir, plus tard, aver certaines précisions essentielles.Disons d’abord que le Pacifique Canadien mettra celte année à la disposition des skieurs cinq nouveaux trains, comparativement à l’an dernier.Le vendredi et le samedi, un train partira de la gare Viger, à 7h.du soir, pour se rendre jusqu'à Ste-Agathe, laissant ainsi à ceux qui travaillent tout le temps voulu pour se préparer à partir pour le Nord.Le dimanche malin, les skieurs auront le choix de cinq trains pour se rendre à leurs terrains de ski préférés: il en partira deux de h» gare Windsor, un de la gare Viger, un de Westmount et un autre de la gare de l'avenue du ACHETE BIEN QUI ACHETE CHEZ .¦DUP IJ I $ AU ROYAUME DES JOUETS Le Père Noël reçoit tous les jours ot il donne j chaque enfant une bonbonnière-souvenir.ENTREE eVO La fée des étoiles a une grande variété de boites-surprisea.Il y en a un# pour chacun.OC ENTREE HEURES DE VISITES: 9 h.30 a.m.à 5 h.p.m.— le samedi; 9 h.30 a.m.à 9 h.30 p.m.Aux écoutes! PERE NOEL parlera à CHLP vendredi soir à 7 h.45 QUESTIONNAIRES ELECTRIQUES Jeu encyclopédique aussi amusant qu'il est instructif pour adultes, pour enfants.Si la réponse o la question demandée est exacte.une lumière s'allume pour confirmer.Au complet avec ampoule et batterie.anume pour con- j.49 LANDAUS DE POUPEE Fabrication tout acier sur ressorts fléxibles.Roues fini caoutchouc.Capote cuirette se pliant en accordéon.Pièce de cuirette retenue par des élastiques, sur le dessus, pour protéger des intempéries.Hauteur tota-le: environ 15", largeur 17".Chacun mÊÊÊk MOBILIERS DE LA POUPEE pour la dînette avec la petite maman ou des fillettes.« 1 table et deux chaises en bol: franc bien peinturé et verni.For.te construction.f Rouge, naturel, chêne dore ou vert.Les 3 ar- mmm DUPUIS — sous-sol (De Montlgny) Plateau 5151 — local 202 .AJLBKXT DUPUU, ptritidmt, au-J.DtXUL, «œ.m
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