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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 2 juillet 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-07-02, Collections de BAnQ.

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Volume XVI - No.152 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.».ÜG.OÔ Etato-Unis «t Empire Britannique .g.oo UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, jeudi 2 juillet 1925 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE : - - Main 7460 Service de nuit : Rédaction, Main 5121 Administration.Main 5153 Les choses qu’éclaire l’incendie du Mont LaSalle Un actif de l'annexion de Maisonneuve parti en fumée — Que deviendront les autres?— Pleurer sur le passif el négliger l'actif, telle a été la coupable politique municipale jusqu’ici.Il y a quelque temps nous parlions à nos lecteurs du Mont LaSalle.Les autorités municipales venaient d’en décréter la démolition.Le vaste édifice a brûlé hier c) sensations que le cinéma ne donne pas, même à ses meilleures heures, et surtout, te peuple joue son rôle dans ce si>ectacle, sa curiosité ingénue, ses lazzis, ses exclamations, ses conintentalres en font partie.Le cirque, sans la foule, ne serait par le cirque.La foule a raison.Le cirque est une institution admirable.Faisons-nous peuple, pour en éprouver la sensation aiguë.Tout ceci sort (te l'ordinaire, à commencer par les vantardises des organisateurs, dignes disciples de Barnum et ta jobarderie des gens.Vous avez déjà vu de petits hommes, surfont à de grands postes?Mais voyez ces nains frais débarqués de Lilli-put.Et des géants {rarement aux grands postes)?Celui-ci mesure prés de neuf LES STATISTIQUES SE MODIFIENT DES CONDITIONS DE PAIX AVEC C’est une coïncidence étrange, puisque c’est aujourd’hui même que devait être accordé le contrat de démolition.La commission du Parc de Maisonneuve n’avait point assu-i î^!ï-,iures-.M ré cet immeuble pour un seul sou.Il n’était pas occupé, mais * ° e ' a,s's " J0 le rn" : 1 gardé par un concierge spécialement payé à cette fin et habitant a quelques pas de là.Or il était impossible qu’il brûlât sans que quelqu un y pénétrât! Le terrain et l’immeuble avaient coûté un million de dollars aux contribuables de Maisonneuve dont le fardeau fut plus tard partagé par ceux de la municipalité de Montréal à laquelle fut annexée Maisonneuve.On se plaignit fort des obligations de l'annexion, dans le temps, et certaines étaient onéreuses.Mais ce qui est étrange, c est que 1 exécutif actuel, comme la commission Décary qui J avait précédé, ne firent rien pour tirer parti de cet actif considerable.L’immeuble où était installé.avant l’achat un vaste noviciat des Frères des Ecoles chrétiennes avait une valeur qui se trouva singulièrement accrue au moment précis de l’annexion par la hausse de tous les matériaux de construction.On le laissa se dégrader tant et si bien que lorsque la Société de protection et de renseignements réussit a mettre en relations Tes religieuses de la Providence et la Ville et à obtenir de celle-ci, grâce surtout à l’opiniâtre travail du docteur Boucher, qu’elle le cédât à celles-là pour une période de vingt-cinq ans contre un loyer nominal, il eût fallu au moins $150,000 pour le remettre en état.Les religieuses de la Providence devaient, comme on s’en souvient, y installer un hôpital pour tuberculeux — cet hôpital pour tuberculeux tant désiré et si nécessaire! Sur ces entrefaites l’Hôpital des Incurables brûlait.On sauva tous les/mala-des non sans beaucoup de difficultés, bien que l’incendie eût éclaté en plein jour.Les religieuses décidèrent de bâtir à l’avenir à l’épreuve des flammes et se désistèrent quant à l’hôpital des tuberculeux de l’offre do la ville, d’autant plus que les négociations entreprises avec le gouvernement provincial, engagé à verser une somme fixe pour la reconstruction, n'étaient pas encore conclues.Ou ne pouvait blâmer les religieuses d’en agir ainsi.Elles ne taisaient que se conformer aux conseils experts.II va de soi qu’à notre époque de matériaux incombustibles, la prudence élémentaire interdit d’installer des impotents dans un immeuble exposé à flamber en pleine nuit et à entraîner une hécatombe.L mceudie des Incurables donnait une leçon qu’il fallait comprendre et accepter.Mais s ensuivait-il que, le contrat étant abandonné, on devait laisser 1 immeuble se dégrader sans intervention et se déprécier avec une croissante rapidité?Parmi les dépendances du noviciat figurait une ferme modèle, sûrement une des plus belles de l’île de Montréal.La porcherie.les etables et les écuries étaient construites selon les données les plus neuves.Le verger était vaste.Les terres, férues et bien drainées.L’était une installation qui eût permis à la communauté autorisée à l’occuper de trouver dans le rendement de cette ferme une forte proportion de ses frais do subsistance.La surveillance fut nulle et l'entretien moindre, encore, si possible.On nous informe même (nous n’avons pu vérifier) que J on démolit les constructions de la ferme pour bâtir le ehâlel de golf municipal.Ce qui est certain, c’est que cette belle terre retomba en friches et que l’immeuble continua de s'en aller en ruine jusqu'à l’incendie d’hier, cependant que dans la ville de Montréal nombre.d]orpihelins entre les âges d’un à six ans ne peuvent trouver où se loger., U eût etc facile d établir là à peu de trais un asile pour ces netits qui y eussent trouvé l’air et l’ensoleillement si désirables à leur age, dans un endroit d’accès facile, où 1rs liens entre les membres sui vivants de leur famille et eux ne se fussent pas rompus.Cette suggestion fut faite ici plus d'une fois' sans lè moindre effet.Nous tenons aujourd'hui à rappeler ces faits, car nous avons là un exemple de cette coûteuse apathie de l’administration.Au moins que cet exemple ne soit pas su i$ profit.L’actif de Ta ville de Maisonneuve est devenu l’actif de la ville de Montréal comme le passif de celle-là est devenu le passif de celle-ci.On paraît cependant l’oublier à Dhôtel de ville où on laisse, détériorer des immeubles qui sont un ornement plus beau que ceux construits au coeur même de Montréal.Et où est le profit?Qui en retire quelque bénéfice?M est vrai que si nous avions des représentants qui s’acquittassent de leur devoir, ils se rendraient compte de ces choses et ne les laisseraient pas passer sans protestation.Voilà l’un des apports de l’annexion parti en fumée.Que deviendront les autres, si on ne songe pas à temps à les entretenir?,.Pleurer sur le passif et ruiner l'actif, telle parait être jusqu ici la politique municipale.• t ^ ** n?cmc 1 élémentaire décence de faire jouer des jets d eau qui ne coutent/rien d entretien puisqu’il v est pourvu par un contrat.Les braves citoyens de l’est pourraient, s'ils avaient quelque yelléite de révolte, sc demander si on fermerait les jets d eau de Westmount dans les parcs le jour où cette municipalité serait annexée?Il est fort douteux que la population se prêtât a ce vandalisme gratuit.Et c’est elle qui aurait raison comme celle de 1 est a grand tort de se laisser berner.Louis DUPIRE.V actualité Le cirque Chaque tnimway déborde, et entre les Iramivag* glisse une chaîne d'autos également remplis, el sur les trottoirs et la chaussée s'écoule un flot humain aux remous incessants.Les cornes des autos et les timbres des voitures électriques résonnent, les piétons causent, se heurtent, se bousculent, s'interpellent.Et cette procession bigarrée et désordonnée avance lentement, en se hâtant.t>er* le cirque dont les tentes surmontées de drapeaux commencent à se dessiner au loin.Les éventaires, le» kiosques où se tendent les consommations, les patates frites, les saucissons — sans mangeaifte, ta plèbe ne s'amuse Jwm — tes vendeurs de ballons plane ou rouges st succèdent, la f s'épaissit, tes coudoiements 1 incivils t'accentuent, te tarage augmente, le verbe nasiltaril des c rieurs gankees domine les bruits comme le hautbois domine la tem-prte de Torchestre déchaîné, les grandes affiches du "Side Show" étalent aux regards éblouis, la reproduction multicolore de sa collection de monstres et de merveif les, une mer d’humanité— la vulgaire et pittoresque humanité en quête de plaisirs — gronde et déferle.Cette féerie dépasse le cinéma de toute la supériorité de la vie sur son image, d’une représentation multiple sur un drame étriqué on une comédie mesquine.Ce sont des êtres en chair et en os, de vrais animaux, des bouffons qui marchent ef parlent, des Charlies Chaplins que l'on apostrophe et, qui rétorquent à tenir* admirateurs indiscrets.des jeux périlleux, une profusion de tours, une abondance dci tout, est une niasse inouïe de chairs molles qui produirait son effet même dans un tramway de la rue Saint-Denis à six heures du soir.Et la femme aux serpents qui s'ei fait des colliers et sourit on dirait une coquette parée de ses bijoux, devant son miroir et Vhomme-poisson tatoué en poisson et qui reste des minutes immergé, et la femme-oiseau, et les femmes malgaches à la peau tachetée, et V Aztèque idiot à ta tête minuscule et qui bavarde, symbole vivant des charlatans verbeux et imbéciles de la démocratie! L’étrange s’offre encore davantage à fa ménagerie.C’est la faune d’aultes continents, de l’Inde com-idexe et mystérieuse, de l’Afrique noire et brûlée par le soleil.Le long cou des girafes vaut à lui seul tous les trésors du "Side Shoiv”.4 quelles fantaisies, pareilles à celles d’un cerveau échauffé par la fièvre, se livre la nature sous les tropiques! L’hippopotame, le rhinocéros, les ours blancs qui^ se balancent, ta robe fauve des tigres et des panthères, la noblesse du lion abruti dans sa cage, qui rappelle un roi déchu ou un aristo dégradé par la débauche et ronge, par le spleen, les gazelles, les zèbres, les serpents, quoi de plus propre à exciter l’étonnement ; le rire, l’horreur! Mais je leur préfère l’éléphant au petit oeil rond, aux larges oreilles, à la peau ridée de vieux, au pas lourd, étouffé! puissant et comique, à la trompe frémissante, presque humaine, et les chameaux qui se disloquent la mâchoire à manger, tendant vers nous leur bouche d'être bonasse; doux, une bouche presque humaine, elle aussi, la bouche de la plèbe "em-plissable” taillable et corvéable à merci, la bouche du gogo modèle! Et en ce lieu où abondent les êtres extraordinaires, les êtres ordinaires, les êtres familiers enx-mênies sont extraordinaires.Les chiens et les chevaux sont dressés, des bêtes étonnantes.Les humains normaux semblent anormaux à force de souplesse, d’agilité et d endurance.\ raiment, ils n'ont r>as la même épine dorsale, les mêmes bras, tes mêmes muscles, tes mêmes os que nous.Dans leurs membres comme dans leur intelligence, les hommes sont en général des lourdauds.Ces acrobates, ces contorsionnistes, ces écuyers, ces virtuoses du fil de fer ou du trapeze, sont l'élite de l'humanité au point de vue physique.Ce sont des artistes, des génies dans leur genre.Plusieurs bravent la mort tous les jours.Quelques-unes de ces créatures apparemment de liège ou de caoutchouc, plus heureuses ou plus malheureuses que d’autres, échapperont aux accidents pour devenir à la fin, des vieux décrépits el impotents comme on en voit aux asiles.Printemps ou été d’une carrière que guettent les automnes et les hivers; Admirons donc cette fleur de beauté et de vigueur physiques! Mais avouons-Ie, le spectacle est trop uniquement matériel.Il n’y a rien iwnr Vàme et très peu pour l'intelligence dans ce festin somptueux servi aux regards ardents comme des braises.La procession du début, les jeux, les cm-lutions, les bouffonneries des clowns, les masques grotesques, les courses excitantes de in fin, l'éclat des lumières, la profusion et la bigarrure des numéros finissent par étourdir et causent une espèce d'i-presse, celle qui attirait aux amphithéâtres, vers des jeux plus violents, la plèbe de la Borne décadente.Après une pareille orgie de couleur et de mouvement, mes ucur, tas d'avoir trop fixé l'arène et d'avoir erré ici et là, sollicités par mille choses, se posent avec délices sur les abîmes bleus du firmament grave et sur ces points d'or, globes de feu dans lesquels le plus gros éléphant fondrait rn laissant moins de traces qu'un grain de sable englouti dans l'océan, et de.retour chez moi, je voudrais lire un auteur raffiné, Baeinc, par exemple.FLIC.“UNE TRADITION.PLUS SENSEE” ‘‘Le journalisme Jounr n’est venu au monde qu’fl y a une trentaine d’années et le journal d'aujourd'hui paraît vouloir s’en détourner, pour s’orienter vers une tradition plus sensée", disait l’autre jour à »n collaborateur ûfEditor & Publisher (livraison du 27 juin) un des rédacteurs de Journmix les mieux connus aux Etats-Unis, Rollo Ogden, du Times, autrefois du Post, de New-York.Le directeur du Monitor de Boston est du même avis.Cette orientation nouvelle du lournnl d’informations, “ou un choix judicieux des nouvelles véritables écarte toute sensation”, n’est pas encore si visible qu'on pirsse dire que d’ici peu de journalisme jaune aura tout A fait vécu.Mai.s if est indubitable que les abus de cette forme de journalisme eommencrnt à faire, réfléchir même des propriétaire* de D’HEURE EN HEURE Celles que nous avons publiées hier se sont trouvées faussées à cause de l’heure où paraissait le journal — II ne reste plus que 44 places — Un document important dont on trouvera ici de copieux extrait#.Nous remercions sincèrement ceux de nos voyageurs qui se rendent à notre requête et acquittent le plein montant de leur billet.Chaque courrier nous arrive désormais chargé de chèques et aussi chargé de nouvelles demandes.C’est ainsi que les statistiques publiées hier se sont trouvées faussées à cause de l’heure matinale où paraissait exceptionnellement le journal.Nous en publions ci-des-sous une correction: LES PLACES QUI RESTENT DANS LE TRAIN NO i Compartiments.néant Salons.néant Sections.néant Lits du bas.néant Lits du haut.fi DANS LE TRAIN NO 2 Compartiments.néant Salons.néant Hauts.17 K sections.ifi LESRIFFAINS Une conférence franco-espagnole élabore des projets qui seront soumis au chef Abd-el-Krim.Total des places libres.41 — avec deux wagons de plus que l’an dernier à raison de 25 voyageurs par wagon.Il nous reste donc exactement 42 places.Combien y en aura-t-il d ici la fin de la semaine?UN DOCUMENT Le courrier nous apporte tous les jours de nouvelles invitations, i! en est une qui a paru dès la première annonce du journal et qui a échappé à plusieurs de nos lecteurs comme elle donne en peu de mots une admirable idée du pays et de ce qui nous y attend.Ils en trouveront ci-dessous des extraits: convenait assurément que l’Acadie fût la première visitée.(¦ est la colonie française la plus ancienne, celle qui a subi 1rs plus violentes persécutions: c'est la terre toute couverte du souvenir des premiers établissements français en Amérique; c'cst le lieu des méfaits sans nom des corsaires des colonies anglaises du Sud; c’est le champ de la cruelle dispersion de 1755.C’est aussi la terre du miracle acadien, de cette merveilleuse survivance d’un peuple qui, malgré les plus grands obstacles et les plus grandes difficultés, malgré le vol de ses propriétés, de ses terres, de tout son avoir, malgré l'anéantissement et la déportation de ses enfants, a sa se rassembler de nouveau et recommencer sur les ruines d'une génération entière, le peu-ple fort, vigoureux el intelligent qui fait aujourd’hui notre orgueil! Sous ne connaissons pas vos projets pour notre prochain voyage, si toutefois vous devez en organiser de nouveaux.Nous serait-il permis cependant de vous dire que c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons appris, dans le temps, le désir de nos pèlerins de l'an dernier de venir visiter les groupes français d'Ontario?Nous serions 1res honorés que le Devoir se chargeât de nous les amener tous et.si possible, beaucoup de leurs amis et de nos compatriotes de Québec cl des autres provinces.“L’Ontario historique n’a rien à envier aux autres parties du pays.Qui ne connaît les célèbres randonnées de ces braves et courageux missionnaires Jésuites et Récoliets qui sont venus y prêcher l’Evangile et y verser leur sang pour la foi! Qui n’a pas le souvenir de ces intrépides coureurs de bois qui ont sillonné les vastes forêts de notre province, en ont remonté les rivières, traversé les tacs, établissant partout des postes militaires et des forts dont ta disposition stratégique et l'ordonnance sont aujourd'hui réputées si merveilleuses! “C'est de la région des grands lacs, du Fort Cataracoui nu Frontenac (Kingston), du Fort Bon filé (Toronto) et des Forts Saint e-Ma-rie (Penetanguishene) que sont partis les découvreurs de l'Ohio, du Mississipi, du lac des Bois cl des vastes plaines de l’Ouest.“Combien de villes ou de villages de l'Ontario ont été autrefois des postes, des forts, des missions et même de simples Heur de rencontre ou de campement où nos ancêtres ont séjourné?C’est Cornwall, Prescotl, L’Orignal, célèbres par les exploits des Saint-Mirhet de Louvfgny, de Tilly, Bertel de Lafrenière, de Gemmeraye, Labtis-sière, Bertel de Hounille, Fleury de la Gorgendière, de la Valtrir et d’Argent eu il contre les féroces Iroquois.C’est Pembroke, sise en face de l’Ue-aux-AUumettes,célèbre par les visiles de Champlain au chef Indien Tessouat.C’est Kingston, la clef des grands lacs, fondée par le Cavelier de la Salle: c’est Toronto, fondée sous Frontenac.Niagara.sous Vaudreuil, par Jonquières, Détroit, par le célèbre Lamothe Cadillac; au nord, ce sont les rivières Outaouais, Mattawa, des Français el le lac Nipissing.route des missionnaires pour leurs postes du Sault-Sainle-Marie ef de la région de Penetanguishene, terres de nas martyrs canadiens et de nuelques-imes de nos plus précieuses reliques historiques! Et combien d’autres Beux remplis des plus émouvants souvenirs de l’épopée française! "Est-ce le hasard des migrations ou les vues de la Providence?Tous rc.s lieux sont aujourd'hui habités par des groupes considérables de descendants des fondateurs de notre patrie, qui s'efforcent, malgré les plus grands obstacles, d'y vivre leur nie si chrétienne et st profondément attachée au soi du Canada, leur jiafrie."L'Ontario offrirait à vos pèlerins un domaine d'une richesse historique incomparable avec lou! un monde de souvenirs évocateurs de la vie si pleine de hasardeuses entreprises, de terribles combats Ih tÊ Paris, 2 (S.P.A.) — On vient d’apprendre au ministère des affaires étrangères que la conférence franco-espagnole, à Madrid, est A préparer les conditions de paix qui seront offertes au chef riffain Âbl-el-Krim.On ne croit pas que ce dernier les accepte.Ces conditions de paix seront présentées au nom de l’Espagne mais elles représenteront les points de vue espagnol et français.On veut, par cette démarche, permettre au chef riffain sIg démontrer s’il désire réellement faire la paix à des conditions que les gouvernements français et espagnol considèrent comme raisonnables.Le but que poursuit la conférence de Madrid est de déterminer un programme mutuel pour terminer la guerre du Maroc.LES AFFAIRES DE CHINE Londres.2 (S.P.A.) — Dans les milieux officiels, ici, on se dit prêt à accéder aux propositions américaines pour que les droits d’extraterritorialité des puissances en Oiiine soient reconsidérés, mais on dit que le Orande-iBretagne n’est pas prête A participer à une conférence à ce sujet avant que la situation qui résulte des recents incidents soit redevenue normale.D'après une résolution adoptée lors de la conférence de Washington.on avait décidé de tenir une conférence dans le but d’abolir les privilèges des puissances el de leurs nationaux en Chine.L’ANGLETERRE S’EXPLIQUE Londres, 2 (S.P.A.) — On laisse entendre clairement, dans les mi- lieux officiels, que la Grande-Bretagne n’a aucune intention d’offenser les pays auxquels elle a fait tenir des mémoires au sujet de leur dette.Ces pays sont la France, JT-talie, Ja Grèce, le Portugal, la Roumanie et la Yougoslavie.On dit que ces mémoires ont été envoyés dans le seul but de faire savoir A ces pays que la Grande-Bretagne n’a pas l’intention d’intervenir dans leurs négociations pour le règlement de leurs dettes envers d’autres pays.LA DETTE FRANÇAISE AUX ETATS-UNIS Paris, 2 (S.P.A.) — Le gouvernement prépare un communiqué au sujet de la dette française aux Etats-Unis.Il est probable que ça ne sera que l’avis de nomination ne la mission qui se rendra A Washington.Les négociations au sujet de la dette aux Etats-Unis seront complètement séparées de celles qui seront faites au sujet de la dette en Grande-Bretagne.EMISSION D’OBLIGATIONS Paris, 2 (S.P.A.) Le Journal dd que le ministre des finances fixera la prochaine émission d'obligations A parité d’or A un prix sensiblement inférieur A la valeur ar-tucllc du dollar.Son but es» d’assurer à ceux qui souscriront un revenu d’environ 4 1-2 p.c.ce qu’ils n obtiendraient pas si Je prix d'émission était fixe au tnux actuel du change., Dans ios milieux financiers on s attend A une prochaine baisse du franc, mais qui sera suivie d’une hausse plus tard.I.» baisse actuelle est attribuée aux opérations des importateurs de céréales et de cuivre.contre les éléments et les Indiens, et de mystérieuses randonnées des premiers missionnaires, des coureurs de bois et des pionniers de noire pays! "Evoquerions-nous aussi l'épopée qu’écrivent depuis quinze années vos pères et mères de famille pour la défense ar leurs droits scolaires; noterions-nous le privilège que se sont acquis nos compatriotes de Québec de venir visiter leurs frères d’Ontario, par l'intérêt qu’ils ont pris à leur lutte et par 1rs secours opportuns qu'ils ont st abondamment donnés."L’Association cnnadicnne-française d’Education d'Ontario et tous les groupes qu elle représente seraient très honorés d’une visite de leurs compatriotes de la province de Québec el d'ailleurs.Ils seront ici chez paix, tout autant que sur les bords du Saint-Laurent; ils y trouveront chez leurs frères d'Ontario ta même cordiale hospitalité, ta même communion de pensée, les mêmes aspirations pour l'unilè nationale et pour le Canuda, notre patrie."Aussi donc, si le Devoir ce propose d’organiser celle année un voyage patriotique, nous faisons le voeu qu'il dirige ses voyageurs vers l’Ontario; leurs 300,000 compatriotes de cette province les y invitent cordialement, "Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de nos meilleurs senti-mcnls."L'Association canadienne française d'Educalion d’Ontario, "le secrétaire,'' (Signé) “EDMOND CLOUTIER, journaux américains.Ce qu en disent deux directeurs de grands quotidiens de Boston et de New-York en est un indice sérieux.Le mal.cependant, prendra du temps à disparaître.H ne s’amoindrira que dans la mesure où le public le voudra."Nous donnons aux gens qui lisent les journaux ce qu’il* vèulent avoir, ce qu’ils cherchent”, disent, pour s’excuser de faire leurs quotidiens comme ils le font, 1rs propriétaires et ios directeurs des journaux jaunes.Pour être logiques avec eux-mêmes, ils devront proscrire ce genre d’informations le four où iis s’apercevront, comme le notait l’autre jour ici même M.Hé-roux, que cela ne les paie plus de faire ce genre de journaux.Or le public se meut lentement; et l'opinion publique, prompte à se déformer, ne se forme ou plutôt ne se réforme pas avec Ja même rapidité.La campagne contre le jaunisme n’a chance de réussir assez vite que si plusieurs propriétaires ou directeurs de quotidiens prennent sur eux-mêmes de participer A eette réforme, à cette amélioration du jour- nalisme.Combien s’aviseront, A retie époque de matérialisme et de mercantilisme* dons la presse comme ailleurs, que leur devoir social leur impose une nouvelle formule de journalisme.l'information sans excès.le choix de la véritable nouvelle de préférence a la chronique tapageuse?Et combien se doutent même qu’ils ont un devoir social?C'est surtout l’inlérêt matériel qui dicte leur conduite.Quoi quTt en soit, if y n un peu de progrès.L'excès du, mal commence d’attirer l'attention.Aux gens qui constatent autour d’eux les résultats pitoyables du Journal jaune de réagir dan* la mesure de leurs forces contre lui, de grouper leurs bonnes volontés de façon pratique et ordonnée, d’encourager de façon effective une presse d'information plus soucieuse de sa responsabilité d’ordre moral que d’énormes sucrés matériels et d’un Mrage de millions d’exempiaires par semaine, une presse qui informe sans déformer.G.P.Bloc-notes Une botte à la “protection" M.Frank Jones,’président de la Canada Çqment Çt>., dénonce notre régime fiscal.Il affirme cjuc ce système d’impôts favorise outrageusement une clique de privilégiés aux dépens de la masse.Il suggère rétablissement d’un droit uniforme de vingt-cinq pour cent sur toutes les marchandises importées: matières premières, produits naturels ou fabriqués.Si un simple mortel parlait ainsi, les grosses boutiques et les grosses gazettes l’écraseraient de leur colère ou dr leur dédain.Mais comme cela vient d'un gros homme d'affaires, nanti de quelques sacs d’écus et de ciment, la Gazelle s'en occupe nvee une respectueuse attention.Un point A noter: l’organe de la Haute Finance admet incidemment que la réforme proposée par M.Jones réduirait de moitié la “protection” accordée à des industries tout artificielles comme les filatures de coton.Donc, la masse des consommateurs canadiens paie les tissus de coton plus cher qu’ils ne valent, aux seules fins de maintenir quelques fabriques qui n’emploient pas pour un sou de matières premières canadiennes.Ce genre de protection est absolument détestable: c’est pourtant celui-là que M.Meighen et son parti veulent à tout prix rendre encore plus malfaisant qu'il n’est.Explications (fui n cxpliffuent rien Le sous-chef du futur parti tory, pour l’heure, bout de queue québécoise de M.Meighen, M.Rodolphe Monty, se défend avec chaleur d’avoir manqué de “loyauté" envers l’Anglrlerre.S’il n dénoncé la “préférence britannique”, c'est pour rester fidèle à la politique ‘‘nationale’’.11 explique cela dans une longue lettre à la Gazette, solennellement soufflée mais peu remplie, sauf de mots.Ue qu’il n’explique pas, c’est pourquoi ses amis n'ont pas touché A la préférence, durant les dix années qu'ils ont gouverné le pays, de 1911 a 1921: pourquoi ils n'en ont pas demandé la révocation, de 1921 A ce jourd’htii; pourquoi, au Sénat, ils ont combattu la proposition de l’honorable M.David, qui réclamait cette abrogation; pourquoi M.Meighen s’est prononcé carrément, à la dernière session, en faveur de la préférence impériale comme, du reste, tous les chefs torys l'ont fait, depuis trente ans.Tout ce mic M.Monty peut dire là-dessus, devant ses auditoires montréalais, équivaut tout juste à un zéro gros comme sa personne.Au reste, c’est A ce chiffre, nul en soi.que correspond l'influence de M.Monty dans le “groiwi" parti libéral-conservateur-j>rotectionnistf|)phe Monty, L.P.CIL.M.André Fauteux, L.H., irmand laaoergne, C.R., notaire Georges Dufort, l’Epiphanie, J.K.FaribauM.C.R.de L’Assomption, Louis Dugas, ex-député et maire de Rawdon, Aired Forest, ex-candid aï, EéopoM Nantel, avocat, de St-Jérô-me.John Sullivan, C.IL, Félix Des-•OCftm, avociL Alfred Mathieu.Lhez le coroner Les nouveaux ministres du Portugal Lisbonne.2.Antonio Da Silva, chief du parti démocrate, a réussi a former un cabinet en remplacement de celui de-(luiniaros, qui a démissionné le 26 juin.Le nouveau cabinet se compose comme suit: Premier ministre et ministre de l’intérieur: Antonio Da Silva, "Ministre des Affaires étrangères: Senbor Durso.Ministre dns finances; Lima Bas-tos.Ministre (tu LES COMPAGNIES D’ASSURANCES SONT M A I N T K N A N T l’AXEES Le conseil municipal, a sa demie- ! re réunion, a compati aux malheurs des petits marchands, qui souffrent du voisinage d’un cirque.VI a ajouté une clause ô un règlement municipal qui dit que “toute personne qui ouvrira temporairement un magasin ou occupera temporairement une maison ou autres lieux dans Je voisinage des terrains où se trouve un cirque, ou occupera un kiosque sur les terrains du cirque, pour la vente exclusive de rafraîchissements, devra lever un permis de dix dollars.” Les commerçants ambulants, qui vendent des rubans, des insignes, des jouets ou des souvenirs devront prendre un permis d’un dollar.A ia même réunion, le conseil a commence: < Manoei \ enss* adopté un règlement qui impo-Lernos.j 5V de nouvelles taxes sur les compa- Ministr© de t’agniculture: Torres «nies d’assurance et les encanteurs, Garcia.conformément aux pouvoirs aceor- Ministr© de la marine : Capitaine
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