Le devoir, 17 septembre 1937, vendredi 17 septembre 1937
Montréal, vendredi Î7 «eptembr* 1937 .— .n^ ., , ^ «EDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRi-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i.BEIiir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Admlnfstration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 G^ant : .BEIair 2239 LE DEVO Directeur-Gérant : George* PELLETIER Quand se réunira le Comité permanent ?FAIS CE QUE DOIS Bloc-notes Cest un peu de notre faute Rédacteur an etief t Orner HEROUX VOLUME XXVI II — No 215, > - -—* TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTV EDITION QUOTIDIENNE CANADA.S 6.00 (Saut Mont-éal et banlieue) E.-Unli et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNJS et UNION POSTALE .3.00 Inevitables et justes délais — Mieux vaut une réunion un peu différée, mais aUwennv préparée et pleinement fructueuse, qu'une improvisation aux trois quarts stérile - J—jV -Ce que nous avons le droit d'attendre des membres du Comité — Ce que nous leur devons Les lecteurs du Devoir s’intéressent à la vie de notre groupe.Ils ne seront probablement pas fâchés, encore que la chose paraisse en ennuyer d’autres, que nous leur reparlions du Comité permanent du Congrès de Québec et de sa besogne prochaine.Ainsi que nous l’avons annoncé déjà, le comité provisoire que le Congrès avait chargé de constituer le Comité permanent s’ést réuni cette semaine à Québec.Il a établi la liste qu’on a pu lire et qui contient des représentants de tous les groupes français du continent, sauf celui de 1a Colombie, dont le choix a forcément été réservé au Comité permanent lui-même.Quand ce Comité permanent se réunira-t-il ?Nous l’ignorons encore, bien que l’exécutif provisoire désigné à Québec ait pour mission de le convoquer le plus tôt possible.Si pressé que soit cet exécutif de mettre en mouvement le mécanisme nouveau, il faut compter avec d’inévitables et justes délais.* * * Le Comité permanent se compose de membres qui habitent (ne parlons pas pour le moment du représentant de la Colombie) des points aussi éloignés que Charlottetown.Calgary et Saint-Martinrille en Louisiane.Il est évident qu’on ne peut les déplacer sans qu’un certain travail préliminaire ait été ébauché, ni que chacun d’eux ait été mis en situation d’apporter à Québec une documentation et des projets précis.C’est pourquoi, selon toute probabilité, l’exécutif provisoire, qui dispose des archives du premier Congrès, qui peut utiliser l’expérience de ceux qui organisèrent le premier Comité, préparera d’abord un projet de constitution et de règlements.Ce projet sera soumis par lettre aux membres du nouveau Comité, afin que ceux-ci aient tout le temps d’en prendre connaissance et, s’il y a lieu, de présenter à ce propos leurs observations et commentaires.Il faudra bien aussi que ces membres du Comité arri vent à Québec, non seulement avec quelques idées géné raies, mais avec des notes et des projets déjà étudiés.Il ne s’agit pas uniquement de dire Nous voulons ton- \ langue" française pour server notre héritage français, ni même de faire des obser- (ion douanière.Catégoriques mais valions d’ordre général, pour sages que celles-ci puissent patriotes, les douaniers, dont plu- Un Canadien français arrive de Boston.Il a traversé deux fois la impressions rap-oufU nous en faire part, du point de vue du français.A l’aller, à Armstrong, il réclame des formules françaises.Les douaniers' lui répondent: — On en a quelque part, mais on ne nous en demande jamais, monsieur.Alors, voyez-vous, nous | ne les avons pas sous la main.Au retour, le voyageur passe la i frontière à Phiiippsburg.De nouveau il demande des formules de la déclara- être: il faut examiner les situations locales en fonction de l’organisme qui vient d’être créé.Il faut que chacun puisse dire: Voici ce que nous attendons du Comité permanent et du Secrétariat qu’il doit instituer; voici ce que nous pouvons lui donner.L’établissement de ce cahier de voeux et de cette liste des services que chacun pourra rendre prendra forcément quelque temps- * * * Ce que nous tenions à signaler aujourd’hui, c’est le caractère et l’étendue de la besogne qui s’imposera aux membres du Comité permanent.sieurs sont de langue française, dé cia rent: — Jamais nous n’avons eu ici de formules en français.Nous n’avons que des formules en anglais.Voulez-vous dire aux Canadiens français de demander des formules françaises quand ils passent la frontière! Cet appel des douaniers au sens patriotique des voyageurs canadiens est révélateur.L’entendrons-nous ce cri : “Voulez-vous dire aux Canadiens français de demander des formuler françaises quand ils Il vaut beaucoup mieux, on en conviendra, que leur; passent la frontière!” Un peu par-réunion tarde de quelques semaines, mais qu’elle soit pré- ^ faJl1 ral?lïeî?£ l’flrflre de parée et par là fructueuse, que d’être précipitée, aux trois j ctï'à’nom d’en mVttre^UAux" doua-quarts improvisée et partant sans grandes consequences nes, dans les services fédéraux en pratiques.général, dans les grandes entrepri- Les membres du Comité permanent sont investis de ses.dans les grands magasins.Par-fonctions très honorables, mais surtout très lourdes.Nous jParHUl’ c'Pf* fr>rccr avon* le droit d’attendre deux un grand « fécond | glaise5 ou dans Jes services du effort; mais il faut leur donner le moyen de travailler dans vernement à prendre à leur service les meilleures conditions possibles.des compatriotes.Faut-il répéter que la constitution du Comité et celle | du Secrétariat ne dispenseront personne de son juste labeur, qu’elles ne doivent servir d’excuse à aucune paresse, qu’elles mettront simplement à la disposition de ceux qui veulent travailler de nouveaux et puissants moyens d’action l Cela est l'évidence même., Omar HEROUX L’actualité L'ironie, la grande incomprise L’ironie est toujours dangereuse.Il paraît que dans mon actualité sur l'oraison sénatoriale du Wisconsin, d'aucuns ont pris au sérieux la proposition de substituer la prière parlementaire .wiscon'si-nienne à lu prière que récitent à Montréal Son Honneur le maire Raynault à l’ouverture des séances du conseil, et à Québec les présidents des Chambres avant les séances de la session.Ceux-là n’ont pas aimé que soit qualifiée "falole" la prière de la plupart des "assem-.Idées délibérantes de l’univers catholique" par rapport à celle du Wisconsin.J’avais pourtant pris la peine de dire de cette dernière: ‘‘Elle est vraiment bien pensée.Son défaut est plutôt quelle lest presque trop.Il semble que quelque humoriste a pris plaisir à la "fionner”, comme on dit vulgairement’’.Notre directeur, M.Pelletier, m’avait pourtant mis en garde contre l’ironie.Est-ce parce qu'il est au loin que j’ai oublié ses conseils?Faudra lui demander à son retour quelle prière récitent aux séances genevoises les Litvinof, les Negrin, les Aga Khan, enfin le ramassis de francs-maçons, Je juifs et autres qui régnent sur les bords du lac Léman.Mais dès aujourd’hui, je peux cependant réparer ma faute e! obtenir à l’avance l'absolution d • notre directeur.Un prêtre de mes amis a bien voulu faire quelques recherches sur la prière "que rèeilent lu plupart des assemblées délibérantes de l’univers catholique, y compris le Parlement de Québec '.Il analyse, la décompose et l'explique à merveille.Voici ce qu’il m’écrit: “On peut la diviser én trois parties; a) la première: ‘‘O Dieu éternel et tout-puissant, de Qui vient tout pouvoir et procède toute sagesse, par Qui les rois régnent et font les lois justes".Ceci est emprunté à peu près textuellement à diverses oraisons du Missel et du Pontifical Romains.b) la seconde: "Nous voici as- semblés en votre présence pour adopter les mesures destinées d assurer la bonne administration de notre ville".Ceci est l’élément traditionnel, encore que variable dans sa proposition finale, de la prière des assemblées délibérantes: une formule analogue se retrouve dans la prière qui se récite dans les Synodes diocésains, les Conciles et jusque dans les Congrégations Romaines.On l’appelle communément VAdsumus, du premier mol du '«xte latin, qui signifie précisément: nous sommes ici assemblés.• c) la troisième enfin: "Aecor-dez-nous, nous Vous en supplions, Dieu de.miséricorde, de ne désirer que ce qui est conforme à Votre volonté, de le rechercher avec prudence, de le con-nailre avec certitude, et de l'accomplir pleinement pour l'honneur et la gloire de Votre nom [et le bonheur de notre patrie).Ainsi soit-il".Ceci est une des plus belles prières qu’ait composées saint Thomas érAquin: et lo Pape Léon XIII l’a enrichie, le 21 Juin 1R7D, d’une indulgence de 300 jours.Seuls ies derniers mots {.entre crocheta) ont été En pays neufs Jusqu’au plus creux de la mine Sullivan Un travail de rats, mais travail intelligent — Front d'attaque et chantiers d'abattages — Une caverne comme Virgile dut en montrer à Dante — Sortir les noix de la praline — Un gruyère dans lequel les rats se sont mis — Une mine commence par coûter deux fortunes et ne fait pas encore de profit — A propos de la "Sullivan" A.A.Pas d’exemplaires français Un employé du Devoir a réclamé ces jours-ci à l’hôtel des postes de Montréal la version française de la brochure intitulée Postal Infor-malion et qui est publiée sous l’autorité du ministre des postes, M.Elliott.Malgré l’insistance qu’il v a mise, notre employé n’a pu obtenir l’édition française.On lui a répondu qu’il n’y en avait ipas un seul exemplaire disponible.« ! Nous espérons bien que cette anomalie sera bientôt corrigée.À Montréal les jiggers du service postal sont de langue française dans la grande majorité et la brochu-rette dont il est question contient des renseignements d’une utilité courante.L.D.—- i— * *an - Le texte authentique de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord A Genève et a Changhaï Séparation du pacte de la S.D.N.des traités de paix On bifferait les appellations "alliés" et "puissances associées" Demain, jour d'"humiliation", les Chinois garderont un silence de trois minu tes, à midi GENEVE, 17 (S.P.A.) — Un comité d'experts s'occupe d'un projet dont il est question depuis longtemps chez ceux qui veulent l'expansion de la Société des nations: séparer le pacte de la Société des traités qui ont mis fin à la Grande guerre.Le comité aurait préparé un plan qui, croit-on, pourrait ramener l'Allemagne à la Société.Le plan exige entre autres choses le biffage des appellations d"'alliés" et de “puissances associées'', L'ALLEMAGNE La séparation du pacte et des traités de paix est un article du projet de réforme que le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de la Grande-Bretagne, M.Eden, a préconisé l'automne dernier.On a considéré la déclaration qu'il a faite à ce sujet comme un bon mouvement envers l'Allemagne.On sait que la Société a été instituée au moyen du traité de Versailles, à l'application duquel le Reichs-führer Hitler a soustrait l'Allemagne.Mais la question des anciennes colonies allemandes subsiste, aussi des personnalités de la Société doutent-elles fort que la séparation projetée suffise à assurer le retour de l'Allemagne.IL PLEUT A CHANGHA! CHANGHAÏ, 17 (S.P.C.-Havas) — A Changhaï, la pluie immobilise l'infanterie, les chars de combat et les avions.Mais l'artillerie est à l'oeuvre.Le gouvernement chinois a ordonné de garder le sHence trois minutes à compter de midi demain, jour d'''humi!iation'', puisque c'est le sixième anniversaire du commencement de la conquête de la Mandchourie.Dans une proclamation, il demande au peuple de se préparer à soutenir une longue guerre contre le Japon.Un observateur militaire étranger dit que la bataille de Changhaï a fait ressortir la supériorité du matériel des Japonais, mais qu'elle a aussi mis en évidence de remarquables qualités du soldat chinois.80,000 SOLDATS JAPONAIS Le Japon a environ 80,000 soldats à Changhaï.Les observateurs militaires étrangers croient que c'est à peu près le nombre de soldats qu'il faut pour occuper la ville et que le Japon devra envoyer au moins trois nouvelles divisions, s'il veut dominer de Changhaï à Soutchéou.Les loges orangistes demandent d’appuyer M.Rowe On croit qu’on ne vaincre M.Hepburn qu’avec l’arme des préjugés religieux.— La campagne de fanatisme est déclanchée plus tôt qu’on ne l’escomptait.— Le retentissement de l’alliance de M.Rowe avec l’orangisme sur le parti conservateur fédéral.— Les tories catholiques sont gelés.— M.le Dr Manion fort embarrassé.—- Ce que disait sir John Macdonald.(pur Léopold RICHER) Ottawa, 17.— La campagne électorale en Ontario menace de se UNE LETTRE DE M.P.-R.MIGNAULT M.(Par Emile BENOIST) XVI “Travail de rais, comme vous voyez”, me dit mon jeune guide, M.Paul-Emile Gagnier.Nous n’étions alors peut-être pas au plus creux de la mine Sullivan.assez creux toutefois pour donner au citoyen de surface que je suis l’impression de ne pas se trouver dans son habitat ordinaire.La lam-me de mon casque de mineur — casque prêté, dont la lourde batterie me pesait aux reins — promenait son écran de lumière sur la paroi verdâtre et suintante du travers-banc.Son halo oblique et mobile se croisait constamment, en une sarabande fantomalique, au halo tout semblable de la lampe de mon compagnon.Je ne voyais de celui-ci que le dos mouillé et miroitant de sa longue capote caoutchoutée.Dans une mine, ra’avait-on prévenu, marchez toujours la tête penchée, regardez à vos pieds.Nous clapotions en effet dans l’eau et ma botte au bout ferré butait sans cesse sur une aspérité, sur le rail des wagonnets.De loin, corïimc un roulement de tonnerre, nous parvenait le bruit des foreuses pneumatiques, à l’oeuvre sur les Jtonts d’attaque.A la rencontre de deux couloirs, je lève un peu la tète.Mon casque donne durement sur quelque chose qui doll être du roc.Je comprends alors que le casque du mineur s’ajuste sur une sorte de bourrelet fait de bandelettes.Nous étions à l’un des fronts d’attaque, quelque part sous le lac de Montigny.Le couloir s’est légèrement élargi.Demain un chantier1 d’abattage s’établira probablement, .200 nieds l’on â cet endroit, où l’on vient juste- - ne pie(ls 1 0,1 ment de faire une découverte intéressante.La foreuse des mineurs grand bruit.Ainsi se sont autrefois écroulées les fières murailles de Jéricho, mais par un soleil levant.Ici, c’est la nuit opaque, lourde, qui sent le renfermé.A prudente distance, bien qu’il n’y ait pas de danger — on me l’a dit — je regarde faire.Les vrilles vrillent et vrillent, à grand fracas.Les hommes, épaulant les foreuses, ont l’uir de damnés obligés d’accomplir cette tâche de démolition à la force de leurs muscles.Il n’en est rien pourtant C’est routil qtir oeuvre, l’outil qui va chercher bien loin, en surface, par un long tuyau, l’air comprimé de son énergie.Le vacarme redouble, bouche les oreilles, imprime le verlige.11 y a le bruit d’en face, infernal: ml autre, plus impressionnant encore, comme quelque chose qui s’en vient: on s’est mis â vriller également au-dessus ou au-dessous.Quand les trous d’en face seront assez profonds, à la relève de l’équipe, on les chargera de dyna-j mite et le front sautera.D’autres j ouvriers, les muckers, procéderont alors au déblai, en s’aidant de puissantes mécaniques: la chargeuse automatique, la mule électrique, mue par des balteries, qui remorque d’un seul coup toute une théorie de wagonnets.* * * Travail de rats.Entre le deuxième el le troisième niveaux, c’est-à-dire entre deux cents et trois cents pieds de profondeur, un grand chantier d’abattage qu’alimente la veine No 4 de Sullivan.Ce chantier es» un * open slope.caverne comme Virgile dut en montrer à Dante dans sa tournée aux enfers.Pour y parvenir, il faut vraiment faire le rat.Au m- .s’introduit dans un trou tout juste assez grand pour passer.Le caoutchouc de la frôle «emh!, .voir pri, con.et «ver on.I i“ Æ veine qui vient selon tonte vr«l-, rollrwl„fn| 1É p'uf d’une échelle qui disparaît bientôt.semblance de la propriété voisine de Siscoc.Des ouvriers, dans la lumière parcimonieuse et vacillante des lampes, vrillent le roc à ajoutés au texte du Docteur Angélique.” Et ifùilàf On voit dans quelle sereine liturgie baigne ta prière de la "plupart des assemblées délibérantes de l’univers ealhoHque’’.Cardans noire prière et laissons la leur aux sénateurs du Wisconsin.Surtout pas d’ironiet » A.A.jusqu au niveau Il faut ensuite continuer, en rampant presque, à demi-courbé en tout cas, jusqu’à la caverne.Pour en sortir il faudra prendre un nouveau trou de rat, ju Inférieur.A quoi bon élablit ainsi, au sein de la terre, un chantier d’abattage qui n’a pour Issues que deux trous de rat?L’abattage du minerai dans la caverne se eompnsnd assez mais comment Pen sortir?Par ces deux seules voies?Non, car si le mineur fait un travail de rat, il fait aussi (suite i la pane 2) P.-R.Mignault, l’ancien juge à la Cour suprême du Canada, a bien voulu adresser à notre camarade Benoist ta lettre suivante: Montréal, 13 septembre 1937 Monsieur E.Benoist, Le “Devoir”.Cher monsieur Benoist, Au sujet de votre note dans le Devoir de ce soir, où il est question de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, voulez-vous me permettre une petite observation?Un rorrev pondant de presse, dites-vous, annonce que le gouvernement fédéral se propose de sc procurer une copie, certifiée de cette loi dont Voriginal se trouve à Londres.Je crois le gouvernement fédéral incapable de commettre pareille sottise.Chaque Parlement et chaque Législature ont un bulletin officiel des lois, et les lois qui y sont imprimées par l’imprimeur d’Etat sont authentiques.Le recueil officiel anglais se trouve dans toutes nos bibliothèques de droit.Cher-chez-y pour l’année 1867, et vous aurez ce que vous pourriez peut-être appeler Voriginal.Il n’est besoin d’aucune copie, certifiée ou non.Ce qui est vrai, rependan», r’est que le texte de notre constitution qu’on a imprimé dans nos propres recueils de lois n’est pas officiel.A plus forte raison la traduction française de cette loi n’est pas authentique.Je vous lis toujours avec intérêt, ce qui explique que Je me sois permis de vous envoyer une mise au point.Sincèrement, P B.MIGNAULT P.S.-S’il y avait des différences entre l’exemplaire d’une loi conservée aux archives du Parlement et la meme loi telle qu’imprimée dans les Statuts, cette dernière l’emporterait, car seule elle est authentique.On ne permettrait pas à un plaideur d’en contester l’exactitude.contre les candidats de M.Hepburn.Le document est signé par le grand maître de la loge, un M.C.-M.Car- ., rie.La Grande loge de l’est de la convertir en une lutte religieuse et prov}nce é^icté de manifcs.raciale, d un caractère narticulière-, £ mais SOn grand maître adjoint a publié une déclaration dans la- raciale d’un caractère particulière ment grave.La province devra à M.Earl Rowe, à ses acolytes et aux orangistes ce retour au fanatisme qui a si péniblement marqué la vie politique en Ontario il y a quelques années passées.Dès le quelle il était dit que les orangistes de la province devaient se faire 1 un devoir d’encourager un parti qui appuyait les écoles publiques.D’après lui, la commission des écoles début de la campagne, M.Rowe, i pU],ijqUCS d’Ottawa a perdu $29,000 reprenant un thème favori, a som- ! j-an jernjer Dar sui,‘ de , -Lj,.Vf I * .ucuucr pui vum.ne la mise mé M.Mitchell Hepburn de définir clairement son attitude au sujet des écoles séparées.Une telle sommation était inutile, M.Hepburn ayant exposé plus d’une fois son point de vue sur la question.Mais le chef du parti conservateur, entouré des éléments les moins désirables du parti tant provincial que en vigueur de la loi des impôts sco laires, alors que les écoles publiques de la province ont perdu près de $300,000.Tous les journaux ontariens, même les plus modérés et les plus sympathiques, ont donné une large publicité au manifeste de la Grande fédéral, revient à la rharge.En ce de l’ouest de la province.Ils faisant il espère combler les trous béants qui existent dans son programme électoral.Manifeste orangiste Voici maintenant que les loges ont coiffé l’information de manchettes voyantes et sonores.De telle sorte que les électeurs de langue anglaise et de religion protestante sauront dorénavant ce que pensent les loges sur la question.Le but de cette intervention est orangistes se portent à son secours, i facilement discernable.On veut li-Dans un manifeste publié hier, la ; In majorité anglo-proteslante Grande loge de l’ouest d’Ontario | contre la minorité catholique, et demande à ses membres de voter j Par**ru^^rement ^on*re la minorité Le carnet du grincheux Les spéculateurs à !« hausse trouvent que le franc ne joue pas franc de ce femps-ci.?Tout le monde appelle tanks les chers d'assaut.Thank* signifie merci, mais dans ce cas les tanks sont le symbole de le guerre sans merci.* * * Les Allemand* viennent d'inventer jjn obus qui en Espagns fait fondre com- me neige l'acier des chars d’assaut.Encore une ou deux inventions comme cela et l’histoire qui veut qu'ils récupèrent leurs colonies ne sera plus une Invention.?La petite guerre (ainsi nomme-t-on les grandes manoeuvres) est commencée en France.L’état-major britannique y assiste et cela fait penser que la petite guerre n’est peut-être qu'un intervalle entre deux grandes guerre*.* * * L La douane américaine a saisi les bagages d’un juge de la Cour suprême de New-York.Ce juge se nomme Lauer, patronyme qui ne vous dit peut-être tien, mais qui ferait hurler Hitler.A ?Les juges ne sont sans doute pas au-dessus de la loi, mais dans certains pays ils réussissent tout de même à la mettre sous leurs pieds, qu’elle vienne de Moise ou de l’oncle Sam.w ?Sept ans de pénitencier, cela ne fait toujours que trois ans, selon M.le magistrat Monet.A ce compte ies condamnés à vie doivent avoir.la vie courte.?Un homme avait vendu des pierres tombales mystiques.Il est mort avant le procès que lui intentait le fraudé.Le médecin qui a attesté la mort du vendeur de fausses pierres s'appelle Lapierre, l’exploiteur de ce commerce macabre et qui a si mal tourné qu'il en a tourné l'oeil s’appelle pour lui Lemieux, et c’est l'acheteur qui s'appelle Marchand.?* Radio-Etat avait fixé à 5% le temps alloué aux annonces jusqu’ici.La proportion d’annonces était pour certain» programmes bref» de 5 pour 100 On se demande ce que ce sera maintenant que le proportion officielle est txtrtée à 10 pour 100 (I) U Grlnchev* rnnçaisp.celle-ci constituant le groupe catholique le mieux organisé dans la province.Dans l’entourage de M.Rowe on croit «qu’on ne vainctgi M.Hepburn qiravec larme des préjugés religieux et raciaux.Sur les autres points de la politique provinciale on admet que la position du premier nistre est très forte.mi- le mot d'ordre aurait été donné Le manifeste orangiste n’était pas Inattendu.Seulement, on ne croyait pas qu’il serait publié si tôt.Un membre en vue du parti conserva- teur — un Canadien français qui ne participe pas à la campagne actuelle à cause précisément de l’attitude de M.Rowe sur les écoles séparées — nous avait prévenu il y a déjà plus 4’une semaine, que le parti conservateur se préparait â soulever la question des écoles séparées au cours de la dernière semaine de la campagne.Le mot d’ordre avait été donné.M.Rowe lui-même devait relancer M.Mitchell Hepburn, après quoi les orateurs du parti, les sociétés protestantes et les loges devaient se mettre de la partie dans un effort général et concerté pour exploiter la haine du papisme.Les bons Ontariens, toujours un peu crédules quand il s’agit du danger papiste, auraient été frappés par l’étendue de la menace que représentent les écoles séparées.y On o hâté l'intervention des loges Selon toute apparence on a modifié le plan de campagne.On a hâté l’intervention des loges.Les stratégistes du parti conservateur ont sans doute constaté que les' progrès de leurs candidats n’étaient pas assez rapides.Us ont voulu entrer en pleine lutte tout de suite et attaquer l'adversaire sur le .terrain qu’ils avaient choisi.Cela leur donne près de trois se-i maines pour exploiter le filon du fanatisme.Si la population ne répond pas assez vite aux appels de ce genre, il sera toujours temps de changer de tactique avant le jour du scrutin.Entre temps, les électeurs susceptibles de se laisser convaincre auront été convertis â la cause conservatrice.On avisera à d’autres moyens pour conquérir les comtés réfractaires.De toutes façons on a jugé bon de ne pas retarder davantage Ja publication du manifeste des loges.Advienne que pourra.Cela gênera beaucoup les candidats conservateurs catholiques.En particulier M.R.-J.Manion.qui vient de commencer une tournée provinciale.A la suite de l’intervention des loges.II sera impossible aux candidats conservateurs de langue française de recueillir assez de votes nour se faire élire.Dans les comtés dont la population est en maiorité catholique, on avait commencé à dire qu’à tout considérer, M.Karl Rowe n’était pas le fanatique que l’on disait.Le ma- (suite à la page 2) Lire en page 6: Le R.P.Joseph Paré, SJ., de retour d'Europe.DEMAIN UN/NOUVEÀU PORTRAIT POLITIQUE: LE SENATEUR LAÇASSE - REPRISE DES “BRIBES DE GRAMMAIRE" - LE JAPON ET LA CHINE — UN ARTICLE DE M.E.-Z.MASSICOTTE Demain, le "Devoir" publiera un nouveau portrait politique de M.Léopold Richer: Le lénateur Gustave Laçasse.Dans le même numéro, nous publierons un article d'histoire locale de M.E.-Z.Massicotte, chef des Archives judiciaires à Montréal, sur le colonel Wetherall et sa maison de Montréal.Dans le même numéro aussi, reprise, par M.Jean-Marie Laurence, de ses "Bribes de grammaire".Lire encore dans le "Devoir" de demain un article d'hittoire de M.Léo-Paul Dasrosiers, das articlas et des chroniques de no* collaborateurs réguliers, une étude économique de M.Voillancourt, la chronique féminine, celle des Jeunes Naturalistes, une abondante revue de la presse, où il sera particuliérement question de la Chine et du Japon, des notes sur les missions, le* dernières nouvelles du pays et de l'étranger, etc., etc.PRIX: 3 SOUS - RETENEZ D'AVANCE VOTRE NUMERO. LE DEVOIE, MONTREAL, VENDREDt 1T SEPTEMBRE 1937 VOLUME XXVIII - Ne 215 Chine En Les troupes chinoises qui combattent les Japonais au sud de Peiping n'ont ni canons ni avions pays neurs (suite de la 1ère page ) Peiping, 17 (S.P.A.).— Il parait que le gouvernement central envoie aes divisions dans la Chine du nord, où des troupes régionales mal armées s’efforcent d'arrêter la progression de l’armée Japonaise vers le sud.La nuit dernière, certaines de ces troupes régionales ont en vain tenté a’arrêter au bord d’une rivière 60,000 soldats japonais.Cette armée japonaise avance maintenant vers Tcnotchéou, base d’opérations que les Chinois ont à 40 milles au sud de Peiping.Les troupes chinoises qui combattent les Japonais au sud de Peiping n’ont ni canons ni avions.Des observateurs militaires étrangers pensent que le gouvernement central sacrifie ces troupes régionales.N’ayant pas le materiel qu'il leur / faudrait pour combattre avec suc- un travail intelligent.Du chantier d’abattage au niveau inférieur, des —- .| descenderies, dee cheminées ou cès, elles servent, disenti-ls, à re- ; çouloirp à minerai ont été pra-tarder les Japonais pendant que des ( tiqués.La première desrenderie est armées du centre établissent une même probablement la voie par la-irès forte ligne de défense à une qlie|je jes niineurs sont venus, d’en vingtaine de milles au sud des lignes de feu actuelles.Cette ligne, dit-on.ressemble à celle que les Chinois ont établie à Changhai sous la direction d’officiers allemands.Elle est pourvue d’ouvrages en béton armé.Il paraît qu’elle s’étend depuis la limite ouest jusqu’à la limite est du Hopé.Des observateurs sont convaincus que les Chinois ont retiré leurs avions militaires de la région de Changhai pour les envoyer opérer dans la Chine du nord.Chinois et Japonais sont d’accord sur ce point: c’est dans la Chine du nord que la guerre se décidera.temps de Ai.James Sullivan.L’ad-1 ministration actuelle a pris quatre | ans avant de pouvoir déclarer un j dividende.I-e minerai existe le* mines | se font à coût d’argent ¥ * * Anrès m’être promené au fond ! d’une raine qui m’inspire toutes les ; considérations ci-dessus.U con- j vient de fournir quelques oréci- j sions sur la mine elle-même.C’est la seule eritreprise minière, parve- I r St-James Nouvel évêque de Nagasaki Mgr Yomoguchi remplace Mgr Hayosaka g bas, car dans les mines, une fois .j.c ^,.1 «35 S.Sa&tî’ÆÎSÎS SJ Rome.(Par courrier).— La Congrégation de la Propagande a nommé évêque de Nagasaki Mgr Paul Aijiro Yamaguchi, préfet apostolique de Kagoshima, en remplacement de Mgr Janvier Hayasaka, démissionnaire pour raisons de santé.Mgr Yamaguchi, né à Chemulpo, en Corée, de parents japonais, qui se fixèrent par la suite à Uraka-mi, dans le diocèse de Nagasaki, commença ses études de philosophie au séminaire diocésain pour les ter- miner à Rome, au Collège Urbain de la Propagande, où il prit ses grades en théologie.De retour au Japon, il fut d’abord curé de Goto, puis curé à Nagasaki, en même temps qu’il professait au petit séminaire.Quand la préfecture apostolique de Kagoshima passa des mains des Franciscains canadiens à la charge du clergé japonais, en 1936, ce fut lui qui devint préfet apostolique.Cinéma ¦ 1» Concours international Pour la création d'un sujet inédit de film moral, organisé par r'Illus-trazione Vaticana" Sous les auspices de la revue, L’Illastrazionc Vaticana, a lieu présentement un concours cinématographique international pour trouver un sujet inédit pour film moral.C’est pour répondre à l’esprit de l’Encyclique Vigllanii Cura sur le cinéma que les autorités de la célèbre revue romaine ont décidé ce concours dont voici les règlements: Règlement du concours Art.1er — La revue L'Ulustra-zione Vaticana ouvre un concours international pour la création d’un sujet inédit pour film moral.Le |ury décidera sans appel si, au nombre des travaux présentés, il s’en trouvrea de.satisfaisants.Dans ce cas, un prix de Ht.10,000 sera assigné au meilleur d’entre eux.La Commission, jugeanj que d’autres travaux méritent d’être réalisés, se réservera le droit de reproduction, versant à chaque auteur, à titre de compensation, la somme de lit.5.000.Art.2 — Les manuscrits pourront être rédigés en n’importe quelle langue.Us devront être accompagnés d’une brève synthèse indiquant le but que se sera proposé l’auteur.Art.3 — En cas “d’ex aequo’’, la préférence sera donnée au sujet comprenant un accompagnement musical ou des scènes chorégraphiques.Art.4—Chaque sujet devra être rédigé de façon à montrer, le plus clairement possible, toutes ses qualités artistiques et scs psosibilités cinémalographiques.Art.5—Le manuscrit devra être accompagné d’une devise.Le nom de l’auteur se trouvera dans une enveloppe fermée sur laquelle sera répétée la même devise.Art.fi .Les manuscrits devront être adressés à la direction de 1,11-lustrazione Vaticana, Cité du Vatican.La clôture du Congrès est fixée au 15 octobre 1937.Art.7 -L’attribution du prix et les autres décisions au sujet des La confrérie Composée de 40, comme l'Académie, elle se réunit chaque année dans les caves du château de Montreuil-Bellay — Chaque convive dispose de 14 verres.— Ceux qui ne les vident pas sont rayés de la confrérie Paris, 17.(C
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