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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 septembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-09-16, Collections de BAnQ.

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Montrée I, jeudi 16 septembre 1937 .¦ 1 .¦< REDACTION IT ADMINISTRATION 4*0 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i .EEIair S36I* SOIRS, DIMANCHES IT FITES Administration :.BEIalr 3366 Redaction :.2934 Cirant : .2239 Diractaur-Ceran» t Caorgai PELLETIER DEVOIR VOLUME XXVIII — Ho 214 FAIS CE QUE DOIS RMaetour •• chat t Omar HBROUX TROIS SOUS LC NUMERO ABONNEMENTS DAR U POSTE COITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montreal at banllaua) C.-Unla at Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HIIDOMADAIRB CANADA.2.00 C.-UNIS at UNION POSTALE .1.00 La transformation de la rue Sherbrooke ouest ." I '¦¦¦ ' I !¦ A IIB es réflexions qu'elle suscite — L'urbanisme obligatoire dans toute fa province Le Herald de Montréal fait un sort à l'inauguration d un vaste magasin de fourrures rue Sherbrooke ouest.C est, dit-il, la répétition de ce qui s’est passé rue Sainte-Catherine en 1890.A cette époque, deux hommes d’affaires, Henry Morgan et Henry Ëirks, ont transporté leurs établissements sut cette grande artère.Le commerce de détail se concentrait alors dans le bas de la ville, rue Saint-Paul et me Notre-Dame, et la rue Sainte-Catherine était bordée de mamiom, c'est-à-dire de beaux hôtels particuliers.L’initiative des deux hardis hommes d'affaires semblait hasardeuse, mais elle leur a réussi.La rue Sainte-Catherine s est promptement commercialisée et est devenue le centre du commerce de détail montréalais.Depuis cette transformation, les maisons particulières des riches ont été construites d’abord rue Dorchester ouest, puis rue Sherbrooke ouest.Celle-ci reste à l’heure présente l’une des plus belles rues de Montréal ou.du moins, l’une de celles qui comptent les plus beaux immeubles.La transformation est, en effet, commencée depuis longtemps «t les règlements de constructidh ont été modifiés pour la sanctionner.Petit à petit le commerce envahit cette grande rue.Mais il s'agissait plutôt jusqu’ici d’échoppes, de restaurants, de salons de couture et de modistes, de maisons de^ pension, voire de blanchisseries chinoises, tous genres d établissements plutôt de nature à déprécier cette belle artère qu’à rehausser sa valeur.La construction de ce vaste magasin marque une étape.D’autant plus qu’une société de secours mutuels canadien-ne-française a déjà transporté ses bureaux dans un bel immeuble qu’elle a construit dans la même rue et qu’il existe depuis assez longtemps dans celle-ci deux hôtelleries qui sont des établissements commerciaux de haute disse.La rue Sherbrooke deviendra-t-elle la Cinquième avenue de New-York?demande le Herald.Il signale la rapide évolution de cette fameuse artère commerciale new-yorkaise.Beaucoup de gens à Montréal se rappellent le temps où elle était le quartier résidentiel aristocratique de la métropole américaine.Aujourd’hui, elle ne compte plus que deux hôtels particuliers.Evidemment, Sherbrooke est bien située, au moins dans une grande partie de son étendue, pour devenir la grande artere commerciale de Montréal.D’abord, elle traverse la ville dans toute sa longueur, ce qui n’est vrai d’aucune autre rife favorable au commerce à l’heure présente.Ensuite, il est imopssible d'en substituer une autre à celle-là, dans le sud-ouest de la ville du moins, à cause de l’obstacle de la montagne.1 f Mais dans l’est, bien que le commerce l’envahisse aussi petit à petit, et quelquefois au mépris, des règiemnets, la transformation sera moins facile.La population qui habite au sud de cette rue est bien moins nombreuse que celle qui habite au nord.Il y a aussi des obstacles matériels, telle la pente par laquelle on y accède et qui est très roide.Il a été question, quand les coffres municipaux n’étaient point dégarnis comme ils le sont aujourd’hui, de construire une série de tunnels sous la rue Sherbrooke pour faciliter la circulation nord-sud.Ces tunnels auraient coûté un nombre respectable de millions de dol- lars.Par ailleurs, il est assez probable que l’étagement de la circulation aurait nui à la valeur commerciale de la rue Sherbrooke.Un jour ou l'autre, que nous ayons ou non une commission d'urbanisme digne de ce nom, on reprendra sans doute ce projet, car la circulation nord-sud et est-ouest ira vraisemblablement en augmentant sans cesse.Mais ce pourquoi nous avons tenu à signaler l’événement que notre confrère salue avec éclat, c’est que cela l’amène à réclamer un comité d’urbanisme qui serait chargé de la protection de la rue Sherbrooke, d’empêcher que des commerces indésirables ne viennent causer préjudice à cette artère et aux propriétaires fonciers qui y ont fait des placements importants.Ce préjudice résulterait surtout de la tolérance du négoce de camelote, qui s’établirait dans des locaux construits à la diable le plus souvent, en transformant des maisons particulières plus ou moins adaptées au nouvel usage qu’on en veut faire.* * Ÿ Ce cas particulier nous fournit une occasion — nos lecteurs nous rendront cette justice d’admettre que nous en manquons peu — de nous élever à des considérations générales.Mieux vaut mille fois guérir le mal dans toute son étendue que de procéder par pièces et morceaux.Nous n’aurons vraiment une ville et une province dignes de la civilisation dont nous nous réclamons que lorsque nous aurons adopté les méthodes prouvées ailleuts.Ces méthodes, elles sont connues: c’est l’urbanisme, c’est un plan d’aménagement.Pour cela il faut une loi générale qui s’applique à toutes les cités et villes, une loi générale qui sera administrée par une Commission spéciale composée de technicien».Le désordre qui règne dans toutes nos principales villes et, notamment, dans celle de Mont réal, provient de ce que l’on professe chez nous le plus grand mépris pour les techniciens, un mépris qui a passé les limites permises et nous a coûté trop cher.Moins que partout ailleurs peut-être nous avons su imposer des bornes à l’électoralisme, qui s’insinue partout et qui gâche tout.Nous entendions, ces jouis-ci, l’un de nos conseillers municipaux — et non des moindres — s’exprimer à coeur ouvert, parce qu’il ne parlait pas pour le grand public.Il louait l’entreprise menée à bien par M.H.-A.Terrault.On sait que l’ancien ingénieur en chef de la ville de Montréal a fait le zoning de la ville, qu’il a indiqué dans chaque quartier comment doivent être répartis les différents genres de construction.4‘— A la fin, disait le conseiller municipal, M.Tetrault n’a eu que trop de succès.Les règlements qu’il proposait, le conseil les adoptait sans même les lire.Mais il faut se garder d’une fausse sécurité.Si un électeur tnflnent veut établir un relais d’essence ou une buanderie chinoise dans les endroits où ils sont interdits, l'échevin qui a adopté ces règlements de zonage sans les lire sera le premier à en réclamer la modification.” Il faut donc mettre les lois d’urbanisme hors de la portée tchevinale; il faut protéger les administrateurs municipaux contre eux-mêmes et contre leurs électeurs.Il faut une loi provinciale et il faut que cette loi s’applique à tous les groupements de quelque importance.Louis DUPIRE la teinte '‘platine" comme aujour d’hui, ce qui était le fait à peu prit exclusif d’individus de moeurs infâmes.Aussi saint Clément donnatt-tl des conseils Justes et appropriés dans l'intérêt mime des chrétiens.‘‘Nous ne devons pas, dtsait-tl, changer par des couleurs artlctfiel-le$ la couleur naturelle de nos cheveux et de nos sourcils.S’tl nous est défendu de porter des habits de couleurs différentes et mélangées, il nous Fest à plus forte raison de détruire la blancheur de nos cheveux, qui est une cause de respect et un signe d’autorité".• MARCELLUS LA POLICE DE LA MEDITERRANEE hronique La barbe à travers les siècles Dott-or\ se couper la barbe?Question importante que l’Amé-icain Gillette a résolue, hélas! vec son rasoir de sûreté, avec la omplicité de la femme moderne ui ne goûte désormais aucun plai-'r conjugal à respirer dans la b(tr-e maritale le parfum des cuisines vanouies.Les barbes sont disparues qui ré-andaient sur les figures un air de lajesté sereine; disparues les bares en collier qui faisaient guirlan-e autour du nez; disparus les fu-oris aux poils tire-bouchonnants; isparues les longues barbes fluvia-s qui trempaient dans les soupes ospitalières et sympathiques.Hr-s! trois fois hélasl et comme di-~tt un poète lyrique: ’humanité sans barb* *>n va vara de* (destins tragiques.Car les rares modernes qui parut poil au menton sont considérés mme les contemporains des di-lodocus, des brontosaurus, des hneunons et autres bêles de l’épo-ue tertiaire ou quaternaire.La suppression de lu barbe est n des plus graves appauvrisse-7enls de l’humanité.Car elle rendait des services ns nombre ci antithétiques.Si le nouveau-né trouvait une urce de Joie sans cesse renaissaii-à y perdre ses roses menottes, le servait aussi de symbole à de elles et terribles imprécations, mme hrsqit'un homme courroucé écriait: "Par ma barbe, Je Jure ue.D’ailleurs, dans une humanité ui s'ennuie et se fuit constamment, le constituait un divertissement \>ng, compliqué et savant.Les dan-les se peignaient la barbe avec ne tendresse infinie, la lavaient ns l’eau mousseuse d’un savon arfumé, et plongeaient le peigne ix dents noires dans lé flot soueux blond, afin de la voir onduler ans la brise légère.Les femmes elles-mêmes y trou-lent des points de rivalité et df omparaisons agréables et elles ap-ortaient un soin jaloux el tendre ces dueh artistiques et conju-ux.Mats la perte fut irréparable pour littérature.Combien de propos geux.Ironiques ou attendris, ou e descriptions effrayantes et ter-btes elle permettait! S’agissait-il de dépeindre un dit; vtte l'écrivain lui collait ne "barbe embroussaillée", "sale" même une "barbe bleue", comme ut its enfants U savent.Au contraire, si c’était un honnête homme, il portait une "belle barbe blanche" ou une "barbe vénérable".Vous voyiez tout de suite un être sympathique.Aujourd’hui, les littérateurs, injustement frustrés de la barbe, doivent se rabattre sur les yeux, en acier ou en velours suivant les goûts et les besoins, ou bien utiliser une phrénologie aussi abrutissante que maussade et fausse.Ah! qui rendra la barbe à la littérature! barbe fleurie de Charlemagne, barbe majestueuse de Jupiter.Et, que dire des barbiers eux-mêmes, ces éternelles Danaïdes! Car.de même que les Danaïdes remplissaient sans cesse un tonneau sans fond, de même les barbiers coupent sans cesse une barbe éternellement renaissante.Jadis, il y avait une technique savante dans l’art de couper les poils du menton, pour leur donner ries effets de torsades, ou un aspect fluvial, de toison dorée ou brune ou blonde.Des anciens sont restés justement célèbres pour leur art éminent.Mais aujourd’hui, avec la tondeuse et le rasoir, n’importe qui, sans-Jeu de mots, rase son prochain.' Ce fut donc un désastre au point de vue littéraire et économique, une régression de l’humanité, sans compter qu’on fait perdre à celle-ci un temps effroyabla rien que pour le rasage maiulinal.Un mathématicien a calculé qu’à dix minutes par rasage et une moyenne de 30(1,000,000 de rasés, cela fait trots milliards de minutes ou cinquante millions d’heures.Un chef ouvrier, à son four, a calculé que, à M sous de l’heure, prix de l'union, cela fait *20,000,000 perdus tous les matins, rien que pour la barbe.On objecte qu’elle avait bien des inconvénients.Mais, mon Dieu, ils ne sont pas si terribles.Il est vrai que, parfois, la barbe trainail dans la soupe, mais le problème avait été finalement résolu de façon satisfaisante, par l’enfouissement dans l'ouverture de la chemise ou encore remvrisonne-ment sons la serviette fortement nouée autour du cou.S’tl s'y accroc hait des miettes de pain, elles s'envolaient aussitôt d la brise, fournissant ainsi une abondante pâhi't aux oiseaux du ciel.Et pit's cela donnait devant les enfants un atr de majesté paternelle qui impressionnait profondément, et un ornement dans les cérémonies publiques, ce pour quoi on représente toujours les prophètes avec une grande barbe blanche ou grise.Mais, pauvres modernes, n'allons pas croire que ta crise date de noire siècle.C’est une lutte vieille comme le monde ou, si l'on veut comme la barbe elle-même.Ménard et Sauvageot racontent ce qui suit au sujet de la barbe: "L’histoire de la barbe offre aussi diverses variations suivant les temps.L’usage de se raser ne s'est produit en Grèce qu’assez tard et, pendant longtemps encore, après qu’il était passé dans tes habitudes, ceux qui l’avaient adopté passaient pour cela seul pour des débauchés et des efféminés."St nous en croyons Chrysippe (cité par Athénée), cette coutume ne serait même pas antérieure à la période macédonienne."L'usage de se raser, dit-il, s'introduisit au temps d’Alexandre; jamais cela n’était arrivé auparavant.Timothée même, ce célèbre musicien, jouait de la flûte sans songer à jeter à bas sa grande barbe.Quoiqu’il y eût à Rhodes une loi qui défendait de se raser, tout le monde le faisait; c’est pourquoi personne ne dénonçait un autre à cet égard.A Byzance, la loi prononçait une amende contre tout barbier qui aurait un rasoir et, cependant, tous les barbiers en faisaient usage".Et comme, dans le temps, l’usage de se raser était considéré comme fe fait d’un efféminé, saint Clément d'Alexandrie, donnait sur ce point de sages avertissements: "Je dois aussi quelques instructions sur la manière de porter la barbe et les cheveux.Les cheveux des hommes doivent être lisses et courts, leur barbe épaisse et touffue.Il ne faut point que les cheveux retombent en boucles sur leurs épaules, comme ceux des femmes, mais qu’ils sr contentent de l'ornement de leur barbe.S’ils la coupent, ils ne la couperont point entièrement, car c est un spectacle honteux et c'est aussi par trop ressembler à ceux qui ! arrachent et l'épilent, que de la raser jusqu’à ta peau.Le Psal-nuste, plein d’admiration pour la belle et longue barbe d’Aaron, répand dessus dans ses chants les parfums célestes.Si donc nous sommes obligés quelquefois de couper notre barbe ou nos cheveux par diverses circonstances qui n'ont aucun rapport avec le soin de noire beauté, lorsque, par exemple, nos cheveux tombant sur nos yeux nous empêchent de voir, ou que les poils de notre lèvre supérieure se mêlent à nos aliments, Il ne faut point les couper avec un rasoir, mats avec des ciseaujk Quant aux poils de notre barbe qui ne nous sont point incommodes, gardons-nous bien de les couper, puisqu'ils donnent à notre visage une gravité majestueuse et qu’ils inspirent à Bloc-notes Grave avertissement On ne saurait probablement surestimer la gravité de l’avertissement donné aux dirigeants de l’Allemagne par l’Osservatore Romano.Que le Pape ait ou non, comme l'affirment certaines dépêches, vu le texte de cet article avant sa publication, on peut tenir pour certain que, sur un terrain aussi délicat, l’Osserua/ore n’aurait pas posé un acte de pareille portée sans être assuré d’agir dans la ligne pontificale, Il faut ajouter que nulle part plus qu’à Rome on ne doit être renseigné sur l’état réel des choses en Allemagne et sur les appréhensions qu’il peut susciter., Pour les plus simples observateurs du dehors, il est impossible de ne pas conclure que les excitations prodiguées par des hommes aussi en vedette que certains des agitateurs actuels risquent, à un moment donné, —même si cela est contre le désir intime de ces gens — de déclencher de très dangereux mouvements populaires.De l’un des discours du ministre Goebbels, diffusé par la radio, un écrivain français notoire, M.Robert d’Harcourt, a pu dire qu’il était d’un ton te! qu’aucun journal n’aurait osé l’imprimer.On ne jette pas dans le public de pareils brandons sans courir le risque d’allumer un formidable incendie.Ce qtTori en dit Dans la Revue de Paris du 1er septembre, un écrivain français connu, M.Raymond Recouly: Les magnifiques fêles du Couronnement ont manifesté, le printemps derniqp.J'attachement inébranlable des colonies autonomes, les Dominions, à la mère patrie.Dans T éventualité d’une crise, d'une guerre.Canadiens, Australiens, Africains du Sud feraient bloc, comme en 191 pour la défense de la métropole et de l’Empire.Voici ce qu’on dit de nous dans des milieux sérieux.La prophétie se réalisera peut-être, malheureuse-rtient, mais que subsisterait-il de la vie économique du Canada, pour n’envisager que cet aspect de la question, après une deuxième aventure comme celle de 1914-1918?Rome attend la réponse de Londres et de Paris En silence *— Reproches des journaux italiens à la France A la veille de la visite de Mussolini à Hitler La “Vie française' On trouvera dans notre numéro d’aujourd’hui la rubrique A travers la vie française qui paraissait d’habitude le samedi.A l’avenir cette rubrique paraîtra au cours de la semaine.Il en sera ainsi de quelques autres rubriques, que nous indiquerons en temps opportun, parce qu’il est devenu nécessaire de dégager un peu notre numéro du samedi et que notre publication ordinaire à dix.et même à douze pages, au cours des premiers jours de la semaine nous permet de dis-Dpser ces kurs-là d’un peu plus d espace que nous ne le pouvions autrefois.Cette rubrique de la Vie française qui a permis à nos lecteurs de se tenir, mieux que la plupart, au courant du travail des divers groupes français d’Amérique, sera graduellement améliorée.Elle sera complétée par la publication d’articles spéciaux.iLe Devoir s’est toujours irès vivement intéressé à nos groupes de l’extérieur; U s’v intéressera plus que lamais.Les derniers événements lui ont permis de nouer des relations nouvelles, dont profiteront naturellement ses lecteurs.Par son édition quotidienne et, nour ceux qui ne peuvent retenir celle-ci, par son hebdomadaire, il entend vraiment être, entre tous les groupes français d’Amérique, un puissant et constant organe de liaison.Il prie ses lecteurs de l’aider à s’acquitter le moins mal possible de cette lourde tâche.O.H.ROME, 16 (S.P.A.) — L'Italie attend en silence que la Grande-Bretagne et la France fassent quelque chose qui montre qu'elles désirent sa participation à la police de la Méditerranée.On tient de bonnes sources que M.Mussolini estime que puisqu'il a fait connaître ses conditions, c'est maintenant aux pays qu'elles concernent qu'il appartient d'agir.Des journaux italiens reprochent à la France et la conclusion du pacte de Nyon et la part que ce pacte fait à l'Italie.Le ministre des affaires étrangères Delbos aurait voulu faire étalage du front franco-britanniques et, pour y arriver, il avait poussé la Grande-Bretagne à conclure le pacte.NOUVELLES CONTRADICTOIRES LONDRES, 16 (S.P.C.-Havas) — Les uns disent que l'Italie obtiendra l'égalité de participation qu'elle exige en ce qui concerne la police de la Méditerranée; les autres affirment qu'on la lui refusera.Des cercles diplomatiques britanniques généralement bien renseignés croient que bientôt on répondra à l'Italie qu'on accepte la condition qu'elle met à son adhésion.D'autre part, l'agence Reuters reçoit de Genève une dépêche annonçant qu'il se dessine une forte opposition à l'exigence de Rome.Mais l'agence Havas tient de sources diplomatiques londoniennes que déjà, après avoir pesé le pour et le contre, on a décidé d'accorder à l'Italie l'égalité exigée.D'une part, on se serait dit qu'empêcher la participation de l'Italie en repoussant la condition que pose ce pays ce serait sans doute raffermir l'axe Rome-Berlin la veille même Je la visite de M.Mussolini au Reichsführer Hitler.D autre port, on aurait soutenu qu'une ferme opposi-tien franco-britannique pourrait danner à réfléchir à M.Mussolini avant une visite au cours de laquelle il sera fort probablement question de l'avenir de l'Espagne.NEGOCIATIONS ANGLO-ITALIENNES Des observateurs italiens postés à Londres disent que l'Italie et la Grande-Bretagne commenceront avant la fin de ce mois des négociations pour réaliser leur projet d'accord général fondé sur l'entente d'honneur de janvier dernier.Mais il reste à du côté britannique la confirmation de cette nouvelle.Le bruit court que l'Italie, espérant taire accepter directement sa condition de participation, renonce à insister pour que le comité de la non-intervention en Espagne débatte l'accord de Nyon à sa prochaine réunion.PRONOSTICS DES JOURNAUX Les pronostics des journaux s'entre-choquent, bien entendu.Le ''Daily Mail" affirme hautement que la Grande-Bretagne consentira à ce que l'Italie exige.Il explique qu'elle y consentira parce que le premier ministre Chamberlain veut empêcher que l'accord de Nyon ne fasse obstacle aux prochains entretiens italo-britanniques.Le "News-Chronicle" affirme dans un titre d'ar-*!c!* ‘).u,°n ° re^us* à l'Italie l'accroissement de participation qu'elle veut.Mois l'article même, qui porte la signature de M.Philip Jordan, est moins affirmatif que le titre.On lit que l'Italie n'obtiendra "sans doute" pas une réponse favorable.Le "Daily Herald" reçoit de son correspondant do Genève une 37 VOLUME XXVIII — Na 214 En poys neufs De l’examen des affleurements à l’essai des.excepté l’or et l'arBent, et une cer taine quantité de plomb, provenant oui le Suite et fin de la visite à la concession minière de la "Beaucourt Gold Mine" — La mise à jour des veines — Les sondages au diamant — Le laboratoire — Fusion et cupellaticn xv H faisait une chaleur suffocante, le jour de ma visite à la concession minière en voie de prospec-tion de la Beaucourt Gold Mine, et les maringouins, pour employer une expression du pays des cpi-nettes noires, du terroir abitibien, rte "décessaient” pas.M.Paul-Emile Gagnier, le jeune ingénieur de la Sullivan, qui m’accompagnait, et M.Gustave Maher, qui dirige les travaux de prospection à Ueau-cQurl, m’en sont témoins.M.Maher, nouveau venu dans ce pays pourtant, a vite pris 1 habitude de se retrouver en pleine brousse.Il ne lui a pas été difficile de nous conduire de l’une a 1 autre! des treixe veines récemment mises à jour.Elles ne sont pourtant pas groupées en* nid mais disséminées ça et là sur le vaste territoire des raille acres de la concession.Le trajet à faire est toutefois moins long «que pénible.Le pied bute sans cesse contre quelque chose ou s’enfonce quelque part.A chaque Instant, il faut franchir des troncs d’arbres tombés, s extraire d’un enchevêtrement de “branchailies”.Pendant des heures et des heures, il faut subir le so leil ardent, l'humidité à senteur au moisi qui vient du muskeg, essaya bien en vain de se défendre contre les moustiques.Rien à boire, il a pourtant de l'eau partout, de eau croupissante.Le policier qui tantôt nous précède et tantôt nous suit, la queue en trompette, ne cherche même pas à s’y désaltérer.Il né laisse toutefois pas, l’heureux chien, passer une mare d’importance sans s’y plonger et, comme de raison, s’approche ensuite de nôus trois pour s’ébrouer.Mais passons à l’exploration du terrain.Ces mêmes mares auront souvent une autre utilité.Elles fourniront de l’eau à mes deux compagnons d’ingénieurs pour laver des morceaux de quartz, de tourmaline, de pyrites.f, * * * Les affleurements se présentent comme de gros furoncles, souvent recouverts de mousses.Un coup de dynamite en révèle davantage, Prospecteurs et géologues recherchent surtout les zones de contact et de cisaillement, les rencontres de deux formations géologiques différentes.Quand le magma a commencé de se refroidir, aux âges révolus de la terre, une croûte s’est d’abord formée.Certaines roches ont existé avant d’autres qui restaient en fusion à dès niveaux inférieurs ou intérieurs.La carapace a parfois cédé sous la pression et la matière rocheuse fondue de l’intérieur a trouvé un chemin, par des fissures.Ce sont les intrusions ignées, dykes et veines, que les géologues de nôtre époque étudient soigneusement.Dans la diorite et la gra-no-diorite du précambrien de l’Abitibi, il y a des intrusions de quartz, de tourmaline, de porphyre, de feldspaths, de sulfures, qui sont, ces derniers, surtout la pyrite et la chalcopyrite.Ces intrusions sont souvent aurifères.La différence entre un dyke et une veine*?Le dyke est une intrusion, une formation rocheuse.La veine est aussi une intrusion mais une masse minérale.A la concession Beaucourt par exemple le dyke est une enaésite, roche volcanique foncée, très basique, à grains fins, ayant la composition de la diorite.Les veines sont de quartz, de tourmaline, de feldspaths, avec la pyrite et la chalcopyrite.Des points d'or natif, gros comme des têtes d’épingle, apparaissent parfois dans le quartz.Sur une veine de quartz, dont les facettes clivées par un coup de dynamite étincellent et qu’il vient de Avis de décès laver à grande eau, où des piqûres jaunâtres indiquent la présence d’or natif, M.Maher observe que la formation doit sûrement se continuer en profondeur.Pourquoi?— Parce qu’elle se présente à côté d’une pierre basique, la tourmaline, qui est une formation de profondeur.Il y a des chances que le quartz l’accompagne en profondeur.M.Maher ajoute aussitôt: C’est raisonnable de le croire, de le supposer.Tl ne s’ensuit pas que c’esl une supposition qui va mettre de l’or dans le quartz.Pour savoir au juste s’il y en a, il faudra aller voir.# * * L’affleurement repéré est mis à jour sur une assez grande étendue.Le sens de la veine est vite connu.On creuse des tranchées transver sales, à différentes profondeurs et sur une bonne distance.Des échantillons sont prélevés ici et là, que l’on analyse au plus tôt.Par les tranchées l’on obtient une indication du pendage de la veine, c’est-à-dire l’angle qu’elle fait arec l’horizontale, mesuré à angle droit, sur la direction horizontale de la veine elle-même.Cetîe indication est nécessaire lors des sondages au diamant.Ceux-ci se peuvent pratiquer jus- §u’à une profondeur d’environ ,000 pieds, à l’allure moyenne de 60 pieds*par huit heures, au moyen d’une machine extrêmement ingénieuse, dont l’outil est une série de tiges, plus exactement de tuyaux qui se vissent les uns aux autres, Ear longueurs de 5 et de 10 pieds.e bout qui entre dans le sol se termine par une couronne garnie de diamants qui vont gruger le roc, en extraire un cylindre de faible diamètre, que l’on appelle carotte, échantillon du minerai à divers niveaux.À la surface, une machine imprime à la série des tiges un mouvement à la fois d' percussion et de rotation.Dans : > sauvagerie, la sondeuse s’accompagne d’un moteur à essence qui lui procure son énergie.L’eau ne manque généralement pas en Abitibi, bien que sur certaines concessions il faille la pomper d’assez loin.L’eau est indispensable au refroidissement de la foreuse.On la lui procure sous pression.Quand l’eau remonte à la surface, elle est chargée de roche et de minerai pulvérisés.C’est de la boue, qui s’appelle techniquement de la pulpe et que l'on recueille pour l’analyse, en tenant compte du niveau d’où elle revient.Le sondage se fait comme de raison selon le pendage d’une reine, son inclinaison, fl arrive que la sondeuse traverse d’assez fortes couches de morts-terrains avant de rencontrer la veine, qu’elle dévie aussi, pour une cause ou une autre, de la ligne droite.Parties à l’inclinaison de 45 degrés, les tiges qui s’aboutent peuvent passer à l’inclinaison de 40 ou de 35 degrés par exemple.11 importe de s’en rendre compte.Les ingénieurs ont un moyen pour cela.M.Julien Gunn-tensperger, géologue qui dirige actuellement des travaux de sondage sur la concession de Valeo Gold Mine, près de la mine O'Brien, me l’avait .indiqué.De temps à autre, après avoir retiré les tiges pour ol^.tenir la carotte, on remplace la couronne par un tube en verre dans lequel on introduit de l’acide hydrofluorique, qui a pour pro priété de marquer le verre après quelque temps.Si l'inclinaison du trou de sonde a changé, le niveau de l’acide l’indique de façon permanente dans le tube en verre, en inscrivant une .marque* sur sa paroi.11 n’y a plus, au sortir du tube, qu’à faire un simple calcul.Le changement d’inclinaison d’un forage peut avoir une grande importance, dans le cas par exemple où il se pratique aux confins (I une concession.La veine est-ellt restée dans la concession, en est-elle sortie?ne quantité ae p de la litharge.C’esi surtout le plomb qui paraît au fond du creuset, sous forme d’un cône, auquel on s’empresse de faire subir la cupeiiation, dans un récipient qui s’appelle la cupelle, un petit creuset fabriqué avec des os calcinés et du ciment La cupelie, avec son cône dedans, est mise au four.La chaleur lui fait absorber le plomb qui ne s’est pas évaporé et if reste une bille d’or et d’argent.La bille est plongée dans l’acide nitrique, qui ne dissout pas l’or, seulement l’argent.Un bouton d’or, gros comme rien du tout, se dépose au fond de la capsule en porcelaine où s’est opérée la séparation.L’or est lavé à l’eau distillée et pesée.On ne le pèsera pas sans l’avoir lavé, car l’or était noir foncé, recouvert d’une fine pellicule qui pourrait sans doute influer sur le poids.La balance est de très grande précision, pesant jusqu’au centième de gramme.Il importe de ne pas se tromper d’une fraction de rien du tout dans la pesée, car le boulon d’or est un nouton-témoin quant à la valeur du minerai qui se trouve dans la veine.La teneur des essais-tonne de 29.1666 grammes chacun servira d'indication quant à la teneur de la tonne de minerai.Et voilà comment l’on procède rien que pour faire qu’une concession minière piquetée devienne une concession minière prospectée.Comme l’on voit, l’or ne se produit pas encore à l’once, maùs au centiè-m?de gramme.Un laboratoire n’est pas une usine, une prospection n’est pas encore une mine.A Sullivan, nous verrons nue les rocédés sont pas mal différents ans une mine et dans une usine.Emile BENOIST La constitution des EtatS'Unis Le 150e anniversaire de son adoption MARSOLAIS — A St-Esprit de Montcalm, le 14 septembre, est dé- __________ cédé William Marsolais, âgé de 62 | nie de boue ou de pulpe.ans.Funérailles vendredi le 17, à 9 heures, heure solaire.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Des échantillons de minerai se prélèvent ainsi à tous les niveaux d’une veine, échantillons sous foret sous NECKOLOGlt forme de carottes.Il s'agit ensuite de les analyser, de les soumettre à l’essai.* * * BENOIT — A Ste-ScholMtlqu*.!• 14, fc 75 *ns, Jean-BaptUte Benoit, épou* de Marguerite S&rezln BERTRAM» — A Montré»!, 1* 13.à 28 inc.Mme Léopold Bertrand, née Wllhel-min# Blau* BERTRAND — A Montréal, le 14, à 40 me.Mme Armand, née Brareau, Lucienne.BIOAOÜETTE — A Montréal, le 13.à 78 ans, Albtna Lortle.épouse de Napoléon Blgaouette.GAUTHIER — A Montréal, le 14, à 4 ans et demi, Françoise Gauthier, enfant de Roméo Gauthier et d'Irène Beaupré.DELISLE — A Montréal, le 4.h 80 ans, subitement Samuel Dellale.époux de Jo- ^fjESJABLAIS — A Montréal, le 13.Bernadette Beauchamp, épousa de Donat Des-jarlala.GAUTHIER — A Montréal, lé 14.g 58 ans.Méridée Gauthier, époux de feu Maria Ouellet, , .ORATTON — A Montréal, le 13.A 90 ans.Guillaume Oratton, époux 1ère» noces de feu Joséphine Paquette, 2e noces.Artbémtoe Bélalr.„ LAFLAMME — A 8t-Jérôme.le 13.fc 87 ans.Elisée Laflamme.époux de feu Agiaé Mârqu#tt6.LAJOIE — A Montréal, le 14, à #3 ans.Mme Pterte Lajoie, née Julienne Tran-chemont»»ne., .LEITH — A Lapralrle, le 14, à 74 an*.Alice Perrier, épouse de Benjamin Lelth.LEMIEUX — A Ville St-Laurent, le 13.t 17 ami.Jean-Louis Lemieux, fils d*Ar- C'est par centaines que le laboratoire de fortune d’une prospection minière doit pratiquer chaque jour des analyses.La carotte est d’abord fendue en deux parties, dont l’une est mise en écrin, écrfh rudimentaire, en bois brut, mais écrin quand même, pour faire partie des archives de la mine future.L’autre s’en va à l’analyse, de même que la pulpe boueuse.La quantité de prise pour chaque essai, ce qu’on appelle l’essai-tonne, est de 29.166 grammes.Il y a un essai pour chaque deux, trois ou quatre pouces de carotte, cela dépend, cl pour telle quantité de la pulpe prélevée à tel niveau.L’on voit ce qu’un seul forage de 1,000 pieds peut occasionner d’analyses ou d’essais.Une seule veine est souvent l'objet d’un bon nombre de sondages.Il va sans dire que les rapports d’analyse sont précieusement conservés de même que les moitiés de carottes.Le tout constitue les archives d’une mine.Les essais dont j’ai été témoin se New-York (Par courrier—Transmis en français par le Foreign Language Information Service) : Les fêtes commémoratives du cent-cinquantenaire de l’adoption de la constitution des Etats-Unis, atteindront leur point culminant demain alors qu’on célébrera l’anniversaire de la signature de la constitution par les membres de la convention constitutionnelle.Le président Roosevelt prendra part à la cérémonie en prononçant un discours au pied du monument Washington, dans la capitale fédérale.La signature de la constitution proposée par la convention, le 17 septembre 1787, fut, c’est certain, un événement de la plus haute importance.Elle marqua la fin de sérieux conflits entre les 55 membres de la convention constitutionnelle, qui menaçaient de réduire à néant les efforts déployés jusque là pour donner aux jeunes, “républiques de ce pays, un corps dt; lois fondamentales.Tl existait alors treize Etats ou “républiques”, con servant jalousement leur propre souveraineté.Il n’y avait pas, pour ainsi dire, de gouvernement central, car le Congrès se montrait impuissant sur toutes les questions concernant les finances et le commerce de la nation.Chaque Etat, menacé de dissolution de sa vie économique par suite de la guerre d’indépendance émettait sa propre monnaie de pa pier, qui, en peu de temps, perdait toute sa valeafp.Les rares indus tries du temps étaient paralysées et le crédit de la nation à l’étranger, était tombé à zéro.Une dislo cation de l’Union fédérale semblait imminente, lorsque les chefs qui avaient combattu pour l’indépendance, conçurent l’idée de convoquer une convention des treize Etats, afin d’étudier les moyens d’effectuer l’unité dans les affaires de la nation en créant un gouvernement fédéral national.La convention constitutionnelle se rassembla le 25 mai 1787, et elle resta en session pendant quatre mois.Les différends entre délégués étaient si profonds, et les discussions se poursuivaient avec une telle passion et une telle animosité, que les chefs considérèrent qu’il vidait mieux que les débats eussent lieu à huis-clos.Ce n’est qu’en 1819 que furent publiés les minutes des séances de la convention constitutionnelle.Pour donner une Idée des divers projets de gouvernement qui furent soumis à la convention, disons qu’Alexandre Hamilton, qui fut plus tard ministre des finances dans le cabinet de Washington, proposa que le président et les sénateurs des Etats-Unis fussent élus à vie.et que les gouverneurs des Etats fussent également nommés à vie.et que le pouvoir leur fût conféré, d’opposer leur veto à n’importe quelle loi de la législature des Etats.D’après le projet d’Hamilton, le président pouvait, lui aussi, opposer son veto sans cesse, et à un moment donné, la situation oarut tout à fait désespérée.Vers la fin de mai, un "projet gouvernemental de la Virginie’’, en grande partie l’oeuvre de Madison, fut soumis au Congrès.Il comportait trois services gouverne-mentaur.distincts: une législature nationale, un pouvoir exécutif, et un pouvoir judiciaire.Il garantir-sait à chaque Etat son autonomie, au point de vue affaires intérieures.C’est ce plan qui, après bien des changements, fut adopté par le Congrès.La Constitution, telle qu’elie a été en fin de compte présentée aux conventions d’Etate pour être ratifiée par eux, était le résultat d’un compromis entre plusieurs factions et sections du pays.Elle eut, à l’époque, de nombreux critiques.Les conservateurs regrettaient l’extension du pouvoir populaire, dont Us avaient pei Les libéraux, qui comptaient dans leurs rangs un certain nombre de chefs de la guerre de la Révolution, étaient particulièrement opposés à l’omission d’une Déclaration des Droits du Citoyen, dans la constitution.George Washington, qui; présidait la convention constitutionnelle, à Philadelphie, influença, sans aucun doute, bon nombre de délégués lorsqu'il déclara: “Comme la porte est ouverte, dans la constitution aux amendements et aux changements à venir, je crois qu’il serait sage de la part du peuple, d’accepter ce qui lui est offert”.La constitution fut ratifiée par les deux tiers des Etats en juin 1788.En avril 1789, le premier gouvernement fédéral constitutionnel, avec George Washington comme premier président, fut inauguré.Peu de temps après, le premier Congrès, au cours de sa première session, soumit aux Etats dix amendements à la constitution, qui constituaient une Déclaration des Droits du Citoyen.Ces dix amendements furent rapidement adoptés, ce qm fit disparaître les principales objections des éléments libéraux, dans le pays, à l’égard de la constitution fédérale.Locomotives à vapeur qui vont révolutionner le transport moderne On a utilisé, dant leur construction, la technique du moteur à explosions et à pistons multiples Réhabflitatior de k vapeur Paris, 16.(tP.C.Havas).— Quatre locomotives à vapeur révolutionnaires vont être prochainement expérimentées sur les réseaux de chemin de fer français.Et leurs berformances feront certainement sensation dans la construction moderne, i ¦ Notre commerce extérieur.(Suite de la première page) ouvert.L’Angleterre nous achète des quantités énormes de marchandises Son programme de réarmement l'oblige à se procurer des matières premières que nous pouvons lui vendre à bon compte.De nombreuses personnes s’écrièrent.quand apparurent les premières locomotives électriques, ©uis à nouveaq lorsque furent mis en service les premiers autorails, que la locomotive à vapeur était une conception désuète et incapablè de perfectionnement.Mais la science des ingénieurs s’est chargée de prouver qu’elles avaient tort.Les locomotives aérodynamiques assurant le service Paris-Cannes sur la Côte d’Azur font couramment dq 150 kilomètres à l'heure et pourraient faire plus si elles n’étaient pas limitées par la résistance de Ig voie.En effet, les énormes bielles reliant entre elles les roues motrices nécessitent sur ces mêmes roues un contrepoids d’équilibrage et, à.grande vitesse, ces contrepoids produisent une sorte de martèlement de la voie qui disloquerait en un temps relativement court les tire-fonds attachant les rails aux traverses, s’il persistait.Dans l’état actuel de l’infrastructure des chemins de fer.la vitesse maximum admissible de rotation des essieux moteurs est de 420 par minute, soit un peu plus de 157 kilomètres à l’heure seulement.Pour que les trains puissent aller plus vite, il est donc nécessaire de supprimer les lourdes bielles des locomotives.C’est à ce problème que ce sont attelés des ingénieurs français et ils ont conçu quatre types différents de machines oui seront bientôt confrontés entre eux.Les trois premiers modèles s’inspirent de la construction automobile* Au lieu de faire travailler la vapeur comme depuis plus de cent ans dans deux ou quatre gros cylindres, pourquoi ne pas essayer la technique du moteur à explosion et à pistons mul* tipies?: • La hausse de nos ventes En été?Eau des Carmes Boyer (Sur du sucre ou dans de rem fraîche) Délicieux récanlartant HOTEL QUEEN MARI De là la hausse de nos vente.Mais cette hausse est-elle bien stable?N’a-t-on pas l’impression, au contraire, que les commandes anglaises reprendront leur cours normal dés que le programme de réarmement aura atteint un certain stage?L’Angleterre pourra alors chercher à mieux équilibrer son commerce avec le Canada et lui donner un^aspect moins déficitaire.Le même problème se posera du reste pour d’autres pays britanniques.Les dominions exigeront de nous des commandes plus substantielles.Us ne permettront pas longtemps que nous retirions tous les avantages de la situation.Quant à notre commerce avec les Etats-Unis, il restera à la merci de la politique américaine toujours variable dans ses desseins.Les optimistes diront qu’il faut récolter quand le grain est mûr.Rien ne sert de s’inquiéter à l’avance des problèmes futurs! Le gouvernement fédéral lui-même n’est pas de cet avis.De là des efforts constants dans le but d’atteindre des marchés qui nous sont encore fermés.Il se peut qu’on en arrive à des ententes plus précises avec certaines républiques sud-américaines.Notamment avec l'Argentine.Celle-ci profite incontestablement de notre commerce.Il devrait y avoir moyen d’améliorer nos positions sur le marché argentin.L’essentiel, en tout cas, est d’étendre le plus possible nos relations commerciales.Il n’est pas bon que notre économie dépende de deux seuls marchés.Cela lui donne un caractère inquiétant.Mais des marchés nouveaux ne se trouvent pas dans le creux de la main.Il y faut du temps.En poursuivant sa politique, le ministère King pourra se vanter dans quelques années d’avoir placé notre commerce extérieur sur une base qui offre des garanties de permanence.C’est ce que pensa la compagnie du PLM qui demanda à ¦un constructeur d’automobiles de réaliser un prototype.Cette locomotive est en voie d’achèvement et remonquera un train aérodynamique léger.Elle sera chauffée au mazout et comportera deux trucks à deux essieux moteurs.Chaque essieu sera commandé par un moteur de 250 chevaux de huit cylindres en ligne, verticaux, de 12 centimètres, 5, de diamètre et de 13 Centimètres de course.Les 64 pistons de ces huill moteurs développeront donc 2,000 chevaux.Quant à la vapeur, elle travaillera à la pression de 50 kilos par centimètre carré.Enfin les roues n’auront que 76 centimètres de diamètre, celui d'une roue d’automobile.Une autre locomotive semblable mais de 1,000 chevaux seulement est en construction.D’autre part, s’inspirant de la technique de la transmission d'uri effort d’un moteur à essieux par le système des engrenages, îa compagnie du nord commanda une locomotive à trois essieux moteurs qui sera livrée le mois prochain.Chacun des essieux moteurs est actionné par deux groupes de trois cylindres en ligne, horizontaux, disposés de chaque côté de la locomotive.Les 18 pistons de ces six moteurs (d’un diamètre de 15 centimètres et d’une course de 25 centimètres, 5) développent 2,000 chevaux comme la première locomotive mais la vapeur sera produite par le chauffage au charbon et les roues motrices auront 1 mètre 55.La chaudière sera timbrée à 60 kilos.Enfin le dernier type (Je locomotive sera l’adaptation au chemin de fer de la propulsion par turbines telle qu’elle est employée dans la construction maritime.L’appareil moteur sera constitué par trois groupes de turbines tournant à 10,-500 tours-minute et transmettant un effort mécanique aux essieux par une commande élastique comme celle des locomotives électriques.Chaque groupe moteur comportera une turbine pour la marche avant et une autre pour la marche arrière.U constituera avec son essieu un tout indépendant pouvant être commandé du poste de conduite, pa-rellèlement avec les autres moteurs ou indépendamment d’eux.La vapeur travaillera à 25 kilos par centimètre carré.H va de soi que les règles les plus rigoureuses d’aérodynamique seront observées dans Je dessin du profil de ces locomotives, la tâche étant facilitée par la disparition des bielles et des cy-hndres extérieurs.Mais la révolution la plug considérable encore peut-être dans la construction du matériel ferroviaire sera faite par l’application de récentes expériences sur la mécanique des fluides.Les échanges de chaleur au travers d’une paroi entre deux fluides se faisant plus rapidement quand ceux-ci sont en mouvoment, une locomotive qui servira de laboratoire expérimental a été équipée d une chaudière spéciale.Les gaz chauds produits par le brûleur àK mazout se- déplacent d’ün côté sous 1 action d’un compresseur d’air tandis que l’eau et la vapeur se déplacent de l’autre sous l’action d’unç pompe.Les premiers essais ont permis de constater que l’on pouvait eApérer un rendement de l’ordre de 90 pour cent, supérieur de plus de 20 pour cent au rendement actuel.Arec ces nouveaux types on peut penser que dans un avenir prochain la moyenne de 200 kilomètres à l’heure sera normale sur les grandes lignes.ÏRRT, pean.) (Dollard IHEOI 3774, Ch.Reine-Marie Tarifs d’hiver A compter du U SEPTEMBRE.Endroit idéal pour paneton-nalres.Tarifs raisonnables.EL.8144 VARIETES LYRIQUES du 21 au 2i Monument Natioml Comédie musicale 26 Sipt.en 3 actes et 9 tableaux CHANT du DESERT (DESERT SONG) ROMBERG PRIX DES PLACES : *1.25 - $1.00 - .SS • .$0 (Taxe Incluse) Direction: DAUNA18-GOTTLET En vente au Monument National de 10 a.m.à < pan, LA.4418 Bulletin météorologique Toronto, 16.— (C.P.) — Vodcl le temps qu’il fera probablement demain dans les diverses régions de la province de Québec: Golfe et rive nord: partiellement nuageux, quelques averses, tempé- rature pratiquement la même; Baie de C ¦haleur : partiellement nuageux, quelques averses; Bas Saint-Laurent: partiellement nûSgeux, frais, quelques averses; t Haut Saint-Laurent et Outaouais: i partiellement ’ nuageux, frais, aver- j ses probables; Nord-ouest du Québec et Léo { Saint-Jean: partiellement nuageux,^ frais, quelques averses.*.Avez-vous bosom da bons IWras?*1 Adressez-vous ou Service de li-1 brairie du devoir", 430 Notre-Da-f me, est, V itréal.dette.Il est à espérer — et de récentes informations sont encourageantes sous ce rapport — que les revenus seront assez élevés cette année pour défrayer et les dépenses ordinaires et nos déboursés extraordinaires, ce qui permettra de commencer peu à peu le dégrèvement du budget.Lébpoid RICHER L'Ecole d'infirmiers hospitaliers Le bureau médical de Notre-Dame de la Merci a tenu hier soir à l’hô- pital même une réunion pour discute er des problèmes qui se rapportent l’Ecole d’infirmiers Hospll Le capitol étranger Ce commercé représente un aspect de notre situation économique.Il en est (Jjautres.Ainsi le Canada reste un pays envahi par le capital étranger* D’après des chiffres publiés hier par le Bureau fé-à n’importe quelle loi votée nar le déral de la statistique, les capitaux Congrès; celui-ci aurait eu.en fait, étrangers au Canada représentent les prérogatives d’un souverain élu une valeur de $8,833,700,000.Les au vote.Les républiques, nensait placements américains s'élèvent à Hamilton à cette époque, étaient su- ! $2,725,100,000 et les placements jettes “à corniptiop et à intri- étrangers à $124,200,000.Les Alignes”.glais détiennent pour une somme D’autre part, un groupe de délé- de $524,200.000 de valeurs gouver-gués.qui cherchaient “à étendre nemcntales et pour une somme de les gains de la révolution”, étaient i $1,088,300,000 de titres ferroviaires, opposés à l’idée même d’un gnu- tandis que les Américains possè-vernement central donnant des nr- dent $1,161,300,000 en obligations (1res aux Etats.Ils réclamaient le gouvernementales et $548,800,000 en ospüalîers de Saint-Jean-de-Dieu et pour établir le programme de l’année 1937-38.On sait que cette école est affiliée à l’Université de Montréal et que les élèves, c’est-à-dire les religieux de Saint-Jean-de-Dieu, pourront obtenir leur diplôme dlnfir-mier-hospitalier apres avoir passé les examens de l’Université.Les élèves, dont le nombre devrait s’accroître graduellement tout comme les vocations, peuvent recevoir leur formation technique à l’Hôpital No-tr- ?>ame de la Merci, qui est excelle •'ent outillé.On remarquait à la ion d’hier la présence de MM.h Drs E.Saint-Jacques, E.-P.Be-no u, E.Laurendeau et M.Durand.Les Frères du Sacré-Coeur au Canada, 1872-1936 Volume de 284 pages, 36 hors-texte.Exposé clair et détaillé du développement de l’Institut des Frères du Sacré-Coeur au Canada.Voici ce qu’en dit M.C.-J.Magnan, inspecteur général de* écoles normales: “Ce.volume est une collaboration précieuse à l’histoire de l’enseignement en notre province”,, En vente au Service de Librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal, au prix de .75s franco."Le nom dans le bronze" roman par Michelle LE NORMAND Brochure de 165 pages, format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste $1.00.Service de Librairie du "Devoir", Montréal.LE SECRET DU “CAMELIA” Notre nouveau feuilleton le feuilleton dont le "De- ' voir" commence aujour-^ d'hui la publication, est/ ainsi que l'indique son titre, un émouvant récit d'aventures, que traverse, comme il convient dans les feuilletons, une histoire d'amourJ Il y a donc là de la matièreæ pour tous les goûts.Retenez le "Devoir* de jeudi et des jours suivants.M.l'abbé Lemay au Lac Edouard thur LemUux et (TAlbin» Bélanger.' - 3, à 88 ans.LEVERT — A Montréal, le 13 Dame Léandre Levert, née Rose-Déllma Lafrance.MARSOLAIS A Salnt-Eeprlt de Mont-««Im, N» 14, * 62 an».M.William Marseille époux de Stéphanie Leblanc.MARTIN - A Montréal, le 13.à 72 ans.Albert Martin, époux de feu Hermine Hu- &MLU.PLEA U — A Montréal, le 14.fc 51 ans.Aim* Ch&rette.épouse en première» noces CÀtSfOjrtn Morache.et eeoondee.Em- ____-WENNE — A Montréal, Mme Vanna.*4* Marte-Louise Séguin.pratiquent par le procédé de la hide la cupeiiation.sion et par celui L’échantillon de carotte* ou de pulpe est d’abord broyé avec des fondants divers: litharge, borax, carbonate de sodium, nitrate de potassium.souvent de la farine ordinaire.du sel de cuisine qui servira comme de couvert sur les creusets.Québec, 16.— M.l’abbé Bernardin Lemay a été.nommé curé-missionnaire du Lac-Edouard, Port-neuf, en remplacement de M.l’abbé Philippon, démissionnaire.Les routes maintien des articles de Confédé ration, sauf quelques légers changements.prétendant que chaque Etat devait faire son propre salut, t.a plupart de ces délégués étaient en sympathie avec la rébellion rie Shavs.dirigée contre les grands intérêts fonciers, et ils craignaient que la création d’un gouvernement fédéral conduisit à rétablissement d’une aristocratie américaine.I*es petits Etats luttaient contre la représentation proportionnelle au Congrès, et finirent par obtenir un compromis: représentation égale au Sénat et proportionnelle à la Chambre.Sur la question de l’esclavage.les délégués du Sud étaient d’accord pour demande'" la libre importation des Noirs “De tout Le broyage est de cent mailles «ajtemDs.une moitié de l’humanité a pouce.Au mélange finement mount on ajoute un peu d'argent et le tout est mis dans un four qui donne de très hautes températures.La fusion été esclave de l'autre”, dit un dé- légué de la Caroline du Sud.à quoi re délégué rétorqua que un aut A BRI maître d’esclave est né tyran tout produit une soorie qui contient tout.Ce» disputes s« Dourssiivèuejit titres de chemins de fer.I.es Américains ont en outre placé $2,274,-300,000 en valeurs et entreprises d’autres sortes, alors que les Anglais y ont plaeé $i,132,600.000.Par contre, les placements canadiens à l’étranger, principalement aux Etats-Unis, se chiffrent par $1,656,-500.000.Pour payer les Intérêts sur res placements étrangers et rembourser les emprunts contractés, le Canada doit continuer à produire et à vendre.Notre cas n’est pas unique; il n'est pas même spécial.Tous les pays jeunes ont fait apprl au capital étranger.Nous réussirons à rentrer dans la possession de nos ressources naturelles et à payer notre dette, si nous nous efforçons de régler définitivement le problème du chômage, de diminuer les frais administratifs' et d’encourager la production.!! faut arrêter au plus Québec, 16.(D.N.C.) — M.Arthur Bergeron, sous-ministre de la Voirie, nous a déclaré ce matin que la dernière tempête n’a pas causé de gros dommages aux routes .L’eau a lavé les côtes en certains endroits et quelques routes ont été inondées.La “gratte” aura tôt fait de tout remettre à l’état normal, nous dit-on.Le centre de Madrid canonné .dent*, chèaw#* 4« voyais* tôt le mouvotîênt grossissant de hkirte.Tétéptimm: Bllaii 3161* Madrid.16.— (S.P.A.1 — Les assiégeants ont canonné le centre de Madrid aujourd’hui.L’ancienne capitale n’avait nas subi de canonnade depuis deux semaines.Si vous voyagez.¦driiMs-vowt au SCRVICK DM VOYA* CIS.LI “DIVOIR”.Billat* «mis M* loti* lot pay* au tari, dat compagnie* da paquabot*.chemin* d* far, autobus, aussi hdtol*.assurance* bagaffa* ot aact- Les dernières nouveautés françaises IH CANADA — paistaac* internationale — pat André Siegfried, il cartes et graphique*.Volume de 235 pages.An comptoir ou par la poste .$1.33 LES MERVEILLES DE LA MER — Les Coquillages — 15 planches en couleurs d’après les aquarelles de Paul A.Robert, texte de Paul Valéry de l’Académie Français*.Au comptoir ou pat la poste .1.00 ISRAEL, son passé, son venir, par H.de Vries de Heckelingen.Volume de 274 pages.Au comptoir ou par la poste .1-00 ESSAI D’UNE SOMME CATHOLIQUE CONTRE LES SANS-DIEU — (deuxième édition revue) — Yolnm* ^de 565 pages.Au comptoir ou par la poste .- 1.25 SOUVENIRS D’UN JOURNALISTE (tome 111) par Lucien Corpechot.Volume de 260 pages.Au comptoir ou par la poste .L00 EDUCATION PSYCHOLOGIQUE DE LA JEUNESSE par le Dr H Mignon.Volume de 300 pages.Au Au comptoir ou par la poste .1.25 LE COMMUNISME ET LES CHRETIENS par Françoi* Mauriac, Père Ducatillon, Nicolas Berdiaeff.Alexandre Marc, Denis de Rougemont, Daniel-Rops.Volume de 265 pages.Au comptoir ou par la poste .90 VIVRE par M.M.Arami.Volume de 250 pages, 40 héliogravures.Au comptoir ou pat la poste .75 NAISSANCE ET VICISSITUDES DE 300 MOTS ET LOCUTIONS — Essai de Sémantique — par le Lt-Col.de Thomasson.Brochure de 180 pages.Au comptait ou par la poste .J7i POUR CONNAITRE LE COMMUNISME par le R.P.Délayé.Volume de 250 pages.Au comptoir ou pat la porte .50 SUR LES GENOUX DE MAMAN — le catéchisme de bébé, par M Compaing de la Tour Girard.Volume de 155 pages.Au comptoir ou par la poste .40 LA JUSTICE EN DANGER par Fernand Payen.Brochure de 93 page*.Au comptoir ou par la poite .25 Service de Librairie du Devoir 430 NOTRE-DAME EST — MONTREAL » V i ^13304 VOLUME XXVIII — Ne 214 JEUDI !6 SEPTEMBRE T9 JT — CAUBNDMKB — Demain: VENDREDI, 17 Mptetnbre 1MT 4 Tempe geint Lambert, ér.et martyr.L«T«r du boML i ta.40.Coucher du eoietl, • h.00.Lever de la lune, * h.II.Coucher de la lune, Z h.ti.JNeuveU Premier quart, le ______________________ Pleine lune, le Z0, à • h.32 m.du matin Dernier quart, le 27, à «b.43m.du matin.Nouvelle lune, le 4.à 3 n.33 m.du toh.12, à 3 h.ST m.du wlr.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"À.B.C." et de la "C.D.N.A." ?V ElwlkEO, .AvEMMPwO MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui nutrlmum 42.Même date l’an dernier TA Minimum aujourd'hui S4.Même date l’an denier SA BAROMETRE: 10 h.am.20.05.U h.a.m.•0.70.MMl: 20.72.OtaUrce remue* par la marna M.-R.de MealO Arts et métiers Ouverture d’une école à Verdun Inauguration d'un cours supérieur de solfège au Monument National, au début d'octobre — Quatre grandes écoles "techniques" — Huit écoles d'arts et métiers Conversation avec M.Gabriel Rousseau, directeur général Le directeur général des écoles l’arts et métiers de la province, M.jabriel Rousseau, nous annonce te matin deux intéressantes nouvelles : l’ouverture le 20 septembre irochain d’une école d’arts et mé-iers à Verdun et l’inauguration au sours de la première semaine d’oc-obre d’un cours supérieur de sol-ège au Monument National.Les écoles d’arts et métiers sont :n bonne voie apparemment.Elles Toissen-t en nombre et en mérite tans les grandes et petites villes le la province.Interrogé sur leur ncienneté, M.Rousseau reconnaît [u elles souffrent d’une lacune: eur histoire n’est pas écrite.Il eut bien cependant nous fournir [uelques détails: En 1872 I —Nos écoles d’arts et métiers, lit-il, remontent au Conseil des rts et manufactures fondé en 1872.-e conseil a fait surgir des écoles Irofessionnelles en nombre de filles, notamment Montréal Qué-lec, Trois-Rivières, Saint-Hyacin-he, Valleyfield, Sherbrooke, Saint-pan, Rivière-du-Loup, etc.Ces coles ont connu une grande popu-srité un certain temps, puis est knu le déclin.Il y a exactement rente ans le mouvement en faveur es écoles techniques et profession-élles a regagné le public.De gran-es écoles comme l’Ecole technique e Montréal sont nées.Mais les coles d’arts et métiers, plus an-iennes, ont profité de cette nou-|elle faveur et elles ont grandi.Voulez-vous établir la hiérar-hie des écoles dites techniques ou rofessionnelles?I A ce moment, un rayon de soleil hvahil le bureau de M.Rousseau t symbolise les espoirs de l’année K>uvelle.Les écoles , —Il y a quatre grandes école eprend-il, qui devraient seules e n’est qu’une opinion persoi elle, remarquez-le bien — porte ‘ .nom de “technique”.Il y a, ei Jite, huit autres écoles qui d< raient, elles, porter le nom d’éci s d’arts et métiers.Elles sont s ices à Lachine, à Grand’Mère, a iuque, à Shawinigan Falls nicoutimi.à Port-Alfred, à R louski et a Verdun.Cette dernièr ortera le nom d’“Ecole d’arts < letters de Verdun”.— Ce sont comme des écoles tecl iques intermédiaires.On les dés ne parfois aussi sous le nom d’éct >:s industrielles, n’est-ce pas?~ P^ce que ce n’est que pt t a petit qu’on arrivera sans dont les appeler écoles d’arts et m< ers.Fmsoij’elles relèvent de la d action des écoles d’arts et métier mr ventabie nom devrait être ci ii-la.Mais, encore une fois, c est qu une opinion personnelle.P1.18,1,11 ?.^ expression “écoles ii ustnelles , elle présente des incor enients, car en Ontario les “indu: •isl schools” sont des écoles de n ressement, de réforme.Alors, vou oyez 1 objection.” — H v a évidemment une diffi ence d envergure entre les quatr coles techniques et les huit école d’arts et métiers?Y en a-t-il une autre?— La principale différence vient de ce fait que le cours y est de trois ans, tandis qu’aux grandes écoles techniques proprement dites, on y donne une quatrième année.Section des" arts “Outre cela, poursuit M.Rousseau, les cours de la section des arts se donnent à une foule d’endroits sous la direction des écoles d’arts et métiers.Jugez vous-même: à Montréal seulement, aux endroits suivants: Monument national, école Hélène-Boulay, école Morin, école de la Dauversière, école Saint-Henri, puis à Sherbrooke, «à St-Hyacin-the et à Lévis.Voilà pour les cours d’architecture et de dessin à main levée.Les cours de solfège se donnent dans quatre écoles à Montréal, dans trois ecoles à Québec, puis à Lachine, à Sherbrooke, à Magog, à Lac-Mégantic, à St-Jérôme, à Shawi-nigan, à Rivifere-du-Loup, aux Trois-Rivières, à jonquière, a Bedford.Section des métiers “Quant à la section des métiers, ajoute M.Rousseau, les cours de dessin industriel, de menuiserie et de modelage, d’électricité, de mathématiques et physique industrielle, d’ajustage, se donnent à deux endroits à Montréal: à l’école Louis-Hébert et aux usines Angus, puis à Beauceville, à Chiccut mi, à Port-Alfred, à Rimouski, à St-Hyacinthe, à St-Jean, à Sherbrooke et à Lau-zon.” La ravua 'Technique" —Voilà bien des foyers d'arts et métiers pour nos adolescents et jeunes gens.Vous êtes aussi, M.Rousseau, le directeur de la revue Technique, imprimée à la section d’imprimerie de l’Ecole technique de Montréal?—La revue se porte très Men.On nous dit qu’elle est bien vivante.Mais cela ne dépend pas du directeur, ajoute en riant M.Rousseau, mais des collaborateurs, qui se recrutent, parmi les professeurs des écoles techniques, parmi les ingénieurs, parmi les anciens élèvés des écoles techniques.Des collaborateurs du dehors nous adressent aussi parfois des articles que nous apprécions beaucoup.—Avant de vous quitter, voulez-vous m’annoncer le nom du directeur de la nouvelle école des arts et métiers-de Verdun?MM.Brosseau, Dupuis et Goulet —Présentement, M.Charles Brosseau, secrétaire du conseil d’administration, a charge de la direction de l’école.Il préside aux inscriptions ouvertes depuis quelques jours.—Et qui dirigera le cours supérieur de solfège au Monument National?—L’inspecteur de ce cours sera M.Guillaume Dupuis, maître de chapelle à Notre-Dame de Montréal.M.J.-J.Goulet sera le professeur.Alfred AYOTTE Eloosevelî et la question des tribunaux Washington, 16 (A.P.).—Le prédent Roosevelt et deux des princi-laux adversaires de son projet de .organisation de la Cour suprême olvent prononcer d’importants dis-ours a l’occasion du 150e anniver-aire de la signature de la constitu-on des Etats-Unis.Le président foosevelt doit parler demain soir u pied du monument Washington l I on croit qu’il formulera, a» 101ns dans une certaine mesure, la olitique qu’il entend suivre à l’ave-ir sur cette question des tribunaux.I.le Sénateur Borah, républicain e l’Idaho, qui est considéré comme ne autorité en matière de droit onstitutionnei, doit prononcer une onférence ce soir devant une rédion de maçons et M.le sénateur andenberg, républicain du Michi- gan.portera samedi la parole à un ralliement des républicains de son Etat.?¥ ¥ i « Washington, 16 (A.P.).— Les hauts fonctionnaires de la capitale des Etats-Unis ont laissé entendre aujourd’hui qu’il est tout à fait im- Erobable que le gouvernement pro-ibe l’exportation du coton au Japon et en Chine.On sait que le coton peut servir à la fabrication des munitions.C’est à la commission qu’il appartiendrait de déterminer si le coton doit être classé parmi les armements, ce qui aurait pour conséquence d’en faire automatiquement interdire le transport par tous les navires qui sont la propriété du gouvernement.A Nofre-Dome- de-la-Défense Dimanche prochain, 19 septem-re, dans l’église Notre-Dame de la éfense, rue Dante, on célébrera dennellqment In d " ame des Sept Douleurs, patronne t fondatrice de l’Uruie .rogramme de la fête sera le sui-ant: A llh.^ grand’messe solennelle, n musique.¦ A 3h., vêpres solennelles et im-nediatement après, aura lieu la irocession par les rues suivantes.)ante, de Gaspé, Saint-Zotique, de aint-Vallier, Jean-Talon, Drolet, élanger, Henri-Julien.Au retour, aura lieu la bénédic-ion du T.S.Sacrement et la béné-liction papale aux assistants.Le soir, à 8h„ sur le terrain de ’église, rue Dante, il y aura cônes! suivi d’un feu d’artifice sur le erraia du Shamrock.Les frais de la fête sont généreusement payés par le Chevalier Mario Paparelli et le feu d’artifice par Mme Anlonietta Paparelli.* Prise du mont Cueto Negro Camp blanc de la région de Léon, 10 (S.P.C.-Havas) — Des troupès blanches qui opèrent au sud de Gl-jon ont enlevé aux Asturiens rouges le mont Cueto Negro, dont l’altitude est d’environ 6,000 pieds.Les enfants au Jardin botanique Le samedi 18 courant, Mlle Marcelle Gauvreau, directrice-fondatrice de l’école des tout-petits, l’Eveil, fera visiter le Jardin botanique à 10b.30, aux enfants de 4 à 10 ans et aux parents qui les accompagneront.I) y aura un cours public pour les tout-petits.La police de la Méditerranée Le conflit sino-japonais a la S.D.N.LONDRES, 16 (S.T,C.) — Dos Britanniques disant qua IMtolia, dans sa note relative à la polka de la Méditerranée, ne demande pat formalla-m«nt l'égalité de participation, mais qu'elle se borne à affirmer qu'on ne lui attribue pas tout ce à quoi elle a droit.Si l'Italie, ajoutent-ils, a une demanda à faire, qu'elle la fasse: on S'écoutera très attentivement, parce qu'on désire que ce pays partkipe à la polke de la Méditerranée.¥ ¥ » La Grande-Bretagne at la France commencent la police de la Méditerranée sans plus attendre, parce qu'elles veulent mettre promptement fin à ce qu'on appelle la "piraterie" sous-marine.Des observateurs sont convaincus que les mesures prises en vertu de l'accord de Nyon ont déjà atteint leur but.Les Etats « Unis et la limitation des armements WASHINGTON, 16.(A.P.) — Le secrétaire d'Etat Cordell Hull a fait savoir à tous les gouvernements que les Etats-Unis sont disposés à partkiper à un mouvement de limitation des armements aussitôt qu'il semblera possible d'en arriver à une entente.C'est la publication des instructions récemment adressées à tous les représentants diplomatiques des Etats-Unis qui a révélé cette démarche du secrétaire d'Etat.Les diplomates américains ont reçu instruction de faire connaître aux gouvernants étrangers les efforts des Etats-Unis pour promouvoir la paix en travaillant à ia réhabilitation économique du monde et d'insister auprès des divers gouvernements pour qu'ils adoptent une politique si-milâira.4 A la recherche de l’Endeavour n BOSTON, 16.(A.P.) — Deux garde-côte, le "Cayuga" et le "Chelan", se dirigent aujourd'hui vers un point situé à environ 200 milles au large de Nantucket pour aller à la recherche du yacht "Endeavour II" que la tempête a séparé lundi soir du navire "Viva" qui le remorquait et qui n'a pas donné de ses nouvelles depuis.On sait que ce yacht, qui appartient à M.T.-O.-M.Sopwith, avait représenté l'Angleterre dans la grande course de voiliers qui se dispute chaque année pour la possession de la coupe "America", et qu'on était à le ramener à son port d'attache.Le "Viva" est rentré à Newport en disant que la tempête l'avait fort malmené et l'avait empêché de se porter au secours de ('"Endeavour II".Le yacht disparu porte un équipage de 19 .hommes que commande le capitaine Ned Heard, un marin d'expérience.Aux Etats-Unis La disparition des taudis La loi Wagner-Seagall New-York, 13 (Par courrier — Transmis en français par le Foreign Language Information Service) — Le président vient d’apposer sa signature au bas du projet Wagner-Seagall concernant les habitations salubres, lui donnant ainsi force de loi.Beaucoup de gens considèrent la promulgation de cette loi comme TaccompUssement le plus remarquable du 75e Congrès.Elle marque certainement la première étape vers la disparition des taudis dans les villes des Etats-Unis.Cependant, cette nouvelle loi, qui s’appelle Housing Act, ne prévoit pas la construction de maisons modernes ni la démolition des taudis actuels, aux frais du gouvernement fédéral.Tout ce qui concerne la suppression des maisons insalubres et leur remplacement par de nouveaux immeubles est laissé aux soins des Etats.En outre, dans l’industrie comme dans le monde des travailleurs, les personnalités les plus importantes considèrent que les dépenses que le gouvernement fédéral et les Etats sont décidés à faire pour l’exécution de ce programme, seront le point de départ d’un vaste programme de construction par lequel on cherchera à remédier à la pénurie actuelle des logements.Si la nouvelle loi ne prévoit pas la démolition des taudis et la construction de maisons» modernes, comme il est dit ci-dessus, elle autorise, cependant, le gouvernement fédéral à aider les Etats dans cette tâche en leur consentant, au cours des trois années à venir, des emprunts ou avances, jusqu’à concurrence de 525 millions de dollars.Il est très probable que chaque Etat ajoutera sa quote-part pour mener à bien ce vaste programme d’assainissement des taudis.En vertu de cetto loi, il a été créé au se n du département de l’Intérieur un organisme appelé “United States Housing Authority”.Cet organisme est dirigé par un “administrateur du logement", nommé par le président, lequel administrateur a pleins pouvoirs pour consentir des emprunts aux organisations des Etats chargées de mettre le plaj» à exécution, jusqu’à concurrencé de 90 pour 100 du coût de la construction.Dans certains cas, cet organisme fédéral sera autorisé à faire des avances directes de capitaux se montant à 25 pûur 100 des dépenses prévues, et les autorités locales chargées de la construction devront faire une avance d’au moins 20 pour 100, en assurant le crédit nécessaire pour le reliquat.En outre, le gouvernement fédéral pourra allouer, sur les fonds de secours aux, chômeurs, une somme égale à 15 pour 100 des frais de main-d’oeinre.Le programme de construction profitera à ceux qui en ont le plus besoin, car les avances et Les emprunts fédéraux ne seront consentis qu’à certaines conditions.Les organismes locaux devront s’engager à démolir les taudis actuels ainsi qu’à construire de nouveaux immeubles.La loi Impose, d’autre part, une limite de dépenses pour la construction, avec l’aide fédérale, de chaque habitation abritant une famille.Dans les villes de moins de 500,000 habitants, la somme est fixée à $4,000 par famille; dans les villes S lus importantes, elle a été portée $5.000.D’après la loi, les personnes auxquelles sont destinée! les nouvelles habitations constituent des familles dont le revenu net, au moment de leur emménagement, ne dépasse pas cinq fois le montant du loyer, et pas six fois, dans le cas de fa milles ayant trois, ou plus de trois dépendants mineurs.La loi nouvelle et les non-citoyens La loi n’étàhlit pas de différence entre les citoyens et ceux qui ne le sont pas.Lors des débats au Congrès, le représentant Case, du Sud-Dakota, présenta un amendement aux termes duquel le bénéfice de la nouvelle loi serait limité aux familles de citoyens américains seulement.Cet amendement fut adopté pour ainsi dire sans discussion, par 76 voix contre 64, mais il fut de courte durée.Le Foreign Language Information Service et autres organisations télégraphièrent i m m é diatement pour protester contre cette partialité injustifiée.Comme le F.L.I.S.le faisait remarquer, l’immigrant a été jusqu’ici Tune des pires victimes de nos quartiers insalubres, et il n’y a aucune raison pour l’exclure lorsqu’il s’agit de mesures visant au bien-être des masses.Ces protestations portèrent des fruits.En effet, à la Chambre comme au Sénat, on décida d’éliminer l’amendement du représentant Case, amendement qui enlevait aux non-citoyens la possibilité de profiter des bienfaits de la nouvelle loi.De nouvelles maisons remplaceront les taudis Le président Roosevelt déclarait dernièrement qu’un tiers des habitants des Etats-Unis sont “mal logés”.Cette assertion est confirmée par l’étude approfondie que Ton a faite, ces dernières années, sur la question des logements insalubres, dans le pays tout enlier.A New-York, il y a encore, à l’heure actuelle, 290,000 pièces Habitées, qui sont entièrement dépourvues de fenêtres ouvertes sur Tair extérieur.A Chlcagp, le quartier qui avoisine le Loop, les stock-garde et les aciéries, offre les logements les plus insalubres de toute la ville.Ce quartier fut d’abord habité principalement par des Irlandais et des Allemands, puis par des Scandinaves et des Slaves, et enfin, par des Italiens, des Nègres et des Mexicains.Boston, Philadelphie, Saint-Louis, San-Francisco et autres grandes villes, ont d’énormes quartiers remplis de taudis et de maisons insalubres, où l’on trouve des chambres dans lesquelles la lumière du jour ne pénètre jamais, des caves et des sous-sols peuplés de gens pauvres, des quartiers entiers de maisons qui sont dans un état de délabrement et qui en font de véritables nids à incendies.C’est généralement dans ces quartiers que la mortalité infantile est à un taux le plus élevé.C’est là aussi que la tuberculose exerce le plus ses ravages.C’est encore là que le crime et la déllnquence juvénile atteignent un taux effrayant.C’est pour mettre fin à cês affreux taudis que fut faite la nouvelle loi, car ils sont reconnus depuis longtemps comme étant une plaie de la société.Le programme des meilleurs logements à bon marché, servira aussi de stimulant à la reprise des affaires.Des milliers d’ouvriers vont trouver à s’employer dans le bâtiment des maisons, eux qui, depuis longtemps, ne travaillent que de façon passagère et pendant de courtes périodes de temps.Avaz-vous basota é» Boas livras?Airatsan-Yous au Sarnea da IL trairia du "Davoir', 430 Notre-Dama, as», Montréal i Dernièr* heurt) GENEVE, 16 (S.P.A.) - Le Conseil de la Société des nations a confié la demande d'intervention de la Chine contre le Japon à l'ancien comité des affaires d'Extrême-Orient.Le figne à 3 cents .37 PARIS, 46.(A.P.) — La franc a continué è perdre du terrain à la reprisa des opérations sur le marché international ce matin.A la fermeture hier, il était coté à 29.35 au dollar, soit 3 cents 40.A la fermeture ce soir, il n'était plus coté qu'à 29.70 au dollar, soit 3 cents 37.La monnaie française n'a plus que 24 points à perdre pour descendre au niveau de 30 francs au dollar, ou 3 cents 33, où l'on croit qu'elle se stabilisera.M.le juge Targeon Se retour d’Europe La président de la Commission royale sur les grains s'est documenté en Angleterre, en Ecosse, en Hollande et en France — Ses constatations seront contenues dans son rapport Prochaines séances, à Montréal at à Winnipeg .Québee, 16 (CJ\) — M.le Juge W.-F.-A.Turgeon, de Régina, president de la Commission royale d’enquête sur le commerce des grains, est débarqué à Québec, aujourd’hui, de YEmpress of Australia, après avoir fait un voyage d’ci.-quête en Europe.Le commissaire Turgeon s’est documenté en Angleterre, en Ecosse, en Hollande et eu France.Il n’a cependant voulu révéler rien de ses constatations, se contentant de dire que la relation de son voyage en Europe sera comprise dans le rapport qu’il sou-rûettra au gouvernement fédéra), après la conclusion de Tenquète royale.M.le Juge Turgeon n’a pas voulu dire où il se dirigeait en quittant Québec.Mais on comprend qu’il se rendra d’abord à Ottawa, avant d’aller reprendre ses sessions d’enquête à Winnipeg et à Montréal.La validité et la portée d’une police d’assurance M.le juge Duranleau a entendu ce matin la cause de François-Xavier Gagné contre la Consolidated Fire & Casualtg ins.Co.l>e demandeur est tuteur de sa fille mineure Marie-Clotilde.qui a été blessée uar l’automobile du Dr Roméo Béland, le 11 septembre 1935 angle des rues Craig et Gosford.U a obtenu un jugement contre le Dr (Béland pour une somme de $2,031, et comme ce dernier était assuré dans la Consolidated Fire & Casual-Ig Ins., Co.M.Gagné a pris une saisie après jugement entre les mains de cette compagnie.La compagnie nie toute responsabilité.Elle allègue d’abord que la police qu’elle a accordée au Dr (Béland a été obtenue sous de fausses représentations et qu’elle est nulle, parce que l’assuré a déclaré dans sa demande de police qu’il ne s’était jamais vu refuser d’assurance d’automobile, alors qu’une compagnie avait refusé de l’assurer l’année précédente.Elle ajoute que même si la police était valide, elle ne serait pas responsable parce qu’elle n’a pas assuré le Dr Béland contre son propre acte criminel, et que dans cette affaire il a admis avoir commis un acte criminel lorsqu’il n plaidé culpabilité à une accusation de négligence criminelle.Ordination ¦ à la cathédrale Samedi matin, 19 séminaristes de Pont-Viau recevront les ordres sacrés Samedi matin, à la cathédrale de Montréal, 19 séminaristes de la Société des Missions-Etrangères de la Province de Québec, recevront les ordres sacrés.Seront promus diacres: MM, les abbés Maurice Michaud, Lionel La-belle, Philippe Ohouinard, Joseph Dupuis, Yvon Guérin, ' Paul-Emile Lahaye, Emilien Boude, Gustave Prévost et Léo Poirier.Les premiers ordres mineurs de portier et de lecteur seront conférés à MM.les abbbés Paul Dèry, Henri Desjardins, Marcel Turcotte, Lucien Beaulieu, Jean-Bernard Ba-tinet.Arthème Leblanc, l’hilippc Mercier, Wilfrid Rioux, Lucien La-fond et Fernand Gaudry.Le procès Boucher Les jurés rendront vraisemblablement leur verdict cet après-midi dans l'affaire Boucher.A la séance du tribunal ce matin, Me Yvan Sa-bourin a prononcé sa plaidoirie en qualité d’avocat du miinstère public, puis le président du tribunal, M.le juge Lazure, a fait sa charge.Il a rappelé des faits et précisé certains points de façon à éclairer les jurés et à leu** permettre de rendre un Juste verdict.cyrias Boucher est accusé d’avoir tué femme, Juliana Champagne, à coups de marteau, le mois de mars dernier.Une automobile plonge dans le bassin Louise Dans la voiture submergée on trouve les cadavres de M.Oviia Turcotte et d'une femme qui n'a pas été identifiée Un seul témoin Québec, 16 (C.P.) — Une tragédie s’est déroulée, en quelques minutes, vers minuit et demi, dans le port de Québec, alors qu’une automobile dont le conducteur avait apparemment perdu le contrôle, a franchi la bordure de pierre d’un quai, pour plonger dans le bassin Louise, non loin du poste de police no 10, entraînant avec elle ses deux occupants.Dans 35 pieds d'aau Le seul témoin de l’accident, M.Edouard Laverdière, serre-frein du Pacifique Canadien, qui était en devoir sur les quais au moment de la tragédie a déclaré à la police, hier soir, qu’il avait vu une automobile planger dans le bassin et ne plus reparaître à la surface non plus que ses occupants.Laverdière entendit un seul cri et s’est précipité sur le bord du bassin Louise, mais il n’y vit plus qu’un remous à l’endroit où s’est engloutie l’automobile.1] y a 35 pieds d’eau dans le bassin.Longues recherches Après avoir recherché l’automobile submergée pendant plus de deux heures, M.Alphonse Roy, scaphandrier de la Commission du port de Québec, a enfin réussi à la localiser.Les vktimes Dans la voiture on a trouvé le corps d’un homme tordu entre le volant et le siège d’avant ainsi qu’un corps de femme.L’homme a été identifié, un peu avant midi, comme étant M.Ovila Turcotte, de Limoilou.Quant à la femme elle n’a pas encore été identifiée.Dix jeunes gens brûlés en Ecosse Kirkintilloch, Dumbartonshire, Ecosse, 16 (C.P.)—Dix jeunes gens qui avaient été amenés ici d’Irlande pour travailler à la récolte des patates ont perdu la vie ce matin lorsque l’incendie a détruit l’abri où ils passaient la nuit.Deux hommes et quatorze femmes qui dormaient également dans cet abri ont pu s’échapper en brisant les vitres, mais ils n'ont pu se porter au secours de ceux qui se trouvaient dans l’autre partie de la construction.Ces jeunes gens et ces jeunes filles, qui sont du village d’Achill-Sound, en Irlande, n’étaient arri-.vés que de la veille pour travailles à la récolte pour le compte de la maison Graham.Us étaient logés dans une vieille construction de pierre dont les fenêtres étaient fort hautes.Les hommes ont été surpris par l’incendie et n’ont pu retrouver la porte pour s’échapper; les femmes à qui l’incendie a laissé plus de temps ont été sauvées, grâce à l’assistance d’un fermier voisin qui est accouru, armé d’une hache.C’est la pire catastrophe attribuable à l’incendie que la Grande-Bretagne ait connue depuis 1929, depuis l’incendie du cinéma de Paisley qui a fait 70 victimes.Tragique accident an pont St-Maurice Un jeune homme du Cap-de-lo-Madeleine atrocement mutilé Les Trois-Rivières, 16.(D.N.C.) — Un jeune distributeur de pain, M.Ubald Lamy, du Cap de la Madeleine, a succombé, vers huit heures, ce matin, à l’hôpital Normand et Cross, aux blessures qu’il s’est faites dans un accident survenu au pont St-Maurice.Ubald Lamy conduisait sa voiture, attelée à un cheval, à l’entrée du premier pont St-Maurice, dans la direction du Cap de la Madeleine, quand un camion de Montréal, venant de la même direction et tentant de dépasser la voiture, accrocha au passage le moyeu d’une roue d’avant.La partie avant de la voiture se détacha, le cheval prit peur, et le Jeune Lamy, qui avait probablement les mains prises dans les guides, fut emporté hors de la voiture par la bête affolée.Le cheval traîna avec lui l’avant de la voiture et le malheureux Jeune homme et s’arrêta seulement h la demeure du constable Lnplante, A l’entrée du deuxième pont.Lamy fut atrocement mutilé et plusieurs fois on vit son corps rebondir sur la rampe du pont.La bête traversa le pont dans un élan vertigineux.Il était environ huit heures moins quart lorsque l’acoi-denl est arrivé.La police se rendit aussitôt sur les lieux avec son aumônier, le R.P.Cléophas, O.F.M., qui administra les derniers sacrement au blessé.ITiald Lamy est arrivé à rhôpltal dans un état de demi-conscience, pour mourir quelques minutes plus tard seulement.Tl avait l’abdomen ouvert, la Jambe droite et le hrax gauche fracturés et le corps tout contusionné.Lamy, qui était un jeune marié, demeurait au no 489 R rue Notre-Dame, Cap de la Madeleine.Le camion qui frappa la voiture était conduit par M.Armand Paquette, 3713 rue Verdun, Verdun.L’enquête (ht coroner doit avoir lieu aujourd'hui.«C® Politique L'enquête sur les ressources naturelles Les enquêteurs ont présenté un rapport préliminaire — Ils ont an- 2uêté en Gaspésie — M.Louis oderre absent jusqu'au 25 Québec, 26.(D.N.C.) — M.Louis Coderre, sous-ministre du Commerce, de l’Industrie et des Affaires municipales, est absent pour Jusqu’au 25 septembre.Les enquêteurs sur les ressources naturelles de la province ont soumis yn rapport préliminaire, mais le rapport final ne sera publié que plus tard.M.Coderre est allé se rendre compte sur place du travail de ces enquêteurs.Ceux-ci travaillent dans la Gaspésie depuis près de trois mois.Ils suspendront leur travail lorsque la température ne sera plus propice.L'enquête Chevrier en Ontario Toronto, 16.(C.P.) — C'est M.1« juge E.-R.-E.Chevrier, d’Ottawa, qui préside la commission royale d’enquête sur le transport automobile en Ontario, qui tient sa première séance dans la capitale provinciale aur jourd’hui même.On a donné comme aides à M.le juge Chevrier, le professeur C.-R.Young et M.E.-R.Say-les, qui ont fait une étude approfondie de la question.Les commissaires sont chargés d’examiner toutes les questions qui se rapportent au transport des passagers et du fret par ailtomobile — taux, règlements, taxes, licences, salaires, concurrence, — en tenant compte de ce qui existe dans le domaine des transports ferroviaires, maritimes et aériens.La refonte des lois provinciales Québec, 16.(— La Commission de la refonte des Staluts tiendra sa première séance dans la salle du comiié des chemins de fer, au Parlement de Québec, mardi, le 21 septembre prochain.C’est M.Auguste Destlets, c.r., président de cet important organisme, qui dirigera les débats.Cette première séance a été convoquée pour tracer les grandes lignes du travail que les commissaires auront à accomplir.Les membres de la Commission reviseront toutes les lois passées dans la province depuis un grand nombre d’années.Font partie de cet organisme M.Auguste Desilets, c.r., président; MM.Simard et Buchanan, commissaires; MM.Jean Blais et de la Du-rantaye, secréiaires.L'éducation des adultes Ottawa, 16.(D.N.C.) — Une délégation de l’Association canadienne d’éducation des adultes que préside M.Georges Bouchard, député fédéral de Kamouraska, était reçue hier après-midi chez le ministre du Travail, M.Norman Rogers.Cette association demande des subsides fédéraux pour des fins éducationnelles.A la fin de Tlnterviou les Intéressés n’avaient aucune déclaration à faire.Ce matin, un haut fonctionnaire du ministère du Travail a dit que toute déclaration à communiquer au sujet de l’interviou sera faite par les officiers de cette association.Séance ministériels ce matin Québec, 16._ (DJN.C.) — M.Thomas Chap al* e présidé une séance du cabinet ce matin.C’est la troisième fois qu’il remplace M.Duplessis.Aucun des arrêtés ministériels passés aux deux séances précédentes n’était encore signé ce matin, tin.Deux sous-marins soviétiques Paris, 16.— (S.P.C.-Havas) — Le Malin publie une dépêche de Hendave annonçant que le gouver-rement de l’Espagne blanche est tout à fait en mesure de prouver au comité de la non-intervention que deux sous-marins soviétiques ont pratiqué la piraterie en Méditerranée.L’auteur de la dépêche ajoute que ia communication que les autorités blanches feront au comité londonien au sujet de ces sous-marins ne surprendra guère l'Amirauté britannique, qui sait déjà une partie de ce qui s'est passé, Le banquet à Mgr Gauthier On nous annonce que Je bosquet en l’honneur de S.Ex.Mgr Geu-thier, archevêque coadjuteur de Montréal, aura lieu à l’hôtel Windsor et «on à la maison-mère de* Soeur* Grise*.Il est fixé au 3û asp tembre.Le clergé de Montréal célébrera «e Jourdà Je 25e anniversaire épiscopal de Son Excellence, * \.î DEVQiK, MONTREAL JEUDI 16 SEPTEMBRE 1937 VOLUME XXVIII - N# 214 FACE FEMININ r lA ami Directrice: Germoine BERNIER.Les infirmières por le R.P.Alexondre DUGRE, S.J.Si la santé1 est le premier des Mens naturels, un bien plus grand ¦ue l’argent ou les honneurs, il de-roule que les infirmières qui pré-lervent ou restaurent la santé sont d’un ordre supérieur aux banquiers et aux distributeurs de titres._.Si la conservation de la vie est pour chacun l’objet d’un cominsn* dement de Dieu, le cinqqieme, il l’ensuit que les gardes-malades coo-pèrent à une obéissance, à la c0*|l“ lervation des corps, propriété de Dieu, à une prolongation des jours Utiles au bien.La bonne santé pour |a vie bonne, et la vie bonne pour la bonne éternité, selon le mot du savant Ampère, qui se soignait mal: “Ma santé! il s’agit bien de ma santé! Il ne doit être question entre nous que de ce qui est éternel!” Comme tout existe en vue de 1 esprit, la maladie est un biénfait pour ceux qui abusaient de leur santé: la guérison en sera un, aufre si l’épreuve a porté à mieux faire: M’aime à voir que les bons sç por: lent bien et que tés méchants tombent malades, écrivait saint'Ignace: ceux-là, afin qu’ils travaillent beaucoup pour Dieu; ceux-ci, pour que l’excès de leur mal les, ramène h Dieu”.Médecins ef gardes-rnaiades occupent pn point stratégique, où ils peuvent enseigner à vivre et à mourir.Leur parole est souvent mieux écoutée que celle du prêtre, dont c’est le métier de moraliser.Et puis, à 1» honte des chrétiens pour qui le cprps tient la première place, la menace de la mort éternelle est bien moins forte que l’arrêt du médecin: ^‘Si vous continuez telle pratique, sous tomberez mort dans la rue!” Oh! alors,,on se convertit, on se cloître, on se soumet It la diète! Pour sauver son corps, on ne lésine pas sur les sacrifices! NI sur l’argent, d’ailleurs on paiera $500 de compte d’h&pital plus volontiers que sa dîme de $2.et surtout qu’une restitution d’argent pour guérir sa conscience malade.Noble profession Grande et haute mission que celle des gardes-malades; apostolat d’action catholique.Conservation des corps, oeuvres de Dieu, charité envers le prochain, envers le Christ lui-même, qui mangea naguère chez Marthe et Marie, qui ne fut soigné que par la sainte Vierge, et qui a promis de dire, au jugement dernier: "J’étais malade et vous m’avez visité”.De tous temps l'Eglise a ainsi compris le soin des malades.Lés temps modernes ont organisé des hôpitaux modèles et eaporalisé le personnel, mais les refuges de malades pauvres datent des- premiers diacres et diaconesses, visiteurs à domicile, puis de sainte Fabiola, Illustre matrone romaine, qui vendit ses biens pour “établir un hôpital où rassembler les malades”, écrit saint Jérôme, qui ajoute: "Quand j’aurais cent bouches, je n’arriverais pas à nommer toutes les maladies auxquelles Fabiola as-lura des soins Au Ve siècle, les évêques lancent an mouvement d’hôpitaux et de léproseries, et tout le moyen âge NOS ROBES D'AUTOMNE siècle: saint Vincent de Paul inaugure les infirmières laïques; à côté des Augustines de i’Hôtel-Dieu, de-mi-cloltrées, tl place les Filles de la Charité, originairement séculières, soignant les pauvres à domicile.En style moderne, on les comparerait à une Congrégation d’En-fants uè Marie stylées pour l’action catholique par la charité du saint lui-même, dont les exhortations valent encore pour nos gardes-malades; “Les Auguslines sont filles de la Charité et religieuses toqt ensemble; elles servent les pialades chez elles, et n’assistent que ceux qu’on leur amène, —^ tandis que vous* vous les allez soigner chez eux, et assistez ceux qui mourraient sans secours, n’osant en demander.Vous allez les chercher dans leurs maisons, ce qui ne s’était jamais fait jusqu’ici.“Vous faites en cela ce que No-tre-Seigneur faisait.II n’avait point de phez-Iui; il allait de ville en ville, de village en village, et guérissait tous ceux qu’il rencontrait.Eh bien! mes soeurs, cela ne vous mon-tre-t-il pas bien la grandeur de votre vocation?Quoi!, faire ce qu’un Dieu a fait sur terre!.Oh! de-mandez-lui la grâce de bien faire connaître lu grandeur de votre emploi et la sainteté de vos actions.L’esprif dé votre compagnie consiste à se donner à Dieu pour aimer Nptre-Seigneur et le servir en la personne des pauvres, corporellt-lïreni c\ spirituellement, en, leurs maisons ou ailleurs, pour instruire les pauvres filles, les enfânls et généralement tous ceux que la Pro-vidénee vous envoie.” Aux années où saint Vincent de l m Uns dams tier connut pour ses tapis au crochet dit comment elle obtient ser couleur?artistiques “Tant de femmes m’ont demandé comment j’obtiens les belles et fraîches çouleurs de mes tapis que je suis heureuse de leur livrer mon secret!” Ainsi s’exprime Mme S., dont les tapis crochetés ont rem porté iplusieurs prix aux expositions ontariennes.“Je teins moi-même tons mes tissus — bas, robes, sous-vêtements usés — au Moyen des Teintures Diamond, les meilleures qui soient! 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Bartholomew Spencir.Tracy.Lionel Bar au départ du ternler train qui quitte Madrid’ avant le commencement du «lêge.Production Paramount, réalisation de James Hogan.Interprète»; Lew Ayres.Lionel Atwlll.Karen Motley.Dorothy La-mour Pour adulte» , MOUNTAIN MUSIC — Comedl# bout-i fonne qui se déroute chez les “hillbilly', tes montagnards Incultes du sud des Etats-Uni».Production Paramount, réall-i satlon da Benjamin Olazer et de Robert Florey.Interprète» Bob Burn», Martha Raye.John Howard.Terry Walker.Pour tous."Balmont" MAKE WAY FOR TOMORROW — L’W»-tolre pathétique de deux vieux qui doivent se séparer *prè* cinquante en» d* mariage parce que leurs enfanta trouvent toute» aorte» d’excuse» pour ne Pec »»»U* rar leur vie.Réalisation de Léo McCerey.CFCF CFCX .400 mètre» — 66# kilocycle# 49.96 mètre» — 6005 kilocycles 12.45 Fanfare de la marine 1.00 Bourae.1.30 Trio de concert Mont-Royal.S 00 Radto-Gutld 4 00 Matinee Club.5.00 Soliste de NBC 8.00 L» bourse commenté».6.20 Nouvelles-éclair».6.30 Fanta'sle musicale 7.15 L'heure d* la valse 8.00 Causerie sur la mode.8.45 Théâtre.10 45 La ligue du progréa civique 10 30 Allocution du Jour de la ConatUU' Mon par le président Roosevelt 11.00 Dernières nouvelles du sport.CHLP — 266 mètres — U3# kilocycles 7.55 Sommaire.8 00 Heure — RéveUle-matln musical.9 00 Heure — Chanson* françaises 9 30 Musique militaire 10.15 Buanderie fédérale.10.30 Emission Living Room.U.CiO Le quart d'heure Jaamlne.11.15 Samson Radio Service.11.45 Salon Bernadette Bolvtn.12.00 Heure — Heure féminine.2.00 Heure.4.55 Sommaire 5.00 Heur».5.30 Méli-mélo.6.00 Devine».€.15 Variété».6.30 Chansons fratjealee» 7.30 Heur* — Commentateur sportif.7 45 Phll Ladouceur.8 00 Rwtng unlimited.B.30 Le secret de la 3e lettre.9 00 Orchestre.9.30 Meunier da Sylva, planiste^ 10 00 Campus caper* 10.30 Oroheatr# Longueur» d'onde* de» pœtea en métra» et »n kilocycle* : Metres Kilocycles 3297 1.050 411.M# 500.100 49JM 6.005 266 i.4» 4«a 845 uai «ki 23» 1.11» MO * **> 148.6 £> 434.3 S»H 3 ¦£' 179 » % , J»® 282 8 H-04® 2726 LlUO i Postes jCRCM 1 CKAO 1 crop : CFCX CHLP CHRC CKNC CKOV CROP WABC WRAP WJZ WGY wnc WLWL rymore.Melvyn Douglas, Charley Grape-wln.Mickey Rooney, Jack LaRue.Pour toua.ACCUSED - Une histoire de meurtre qui se déroule dans-le monde du théâtre.Interprètes: Dolores Del Rio.Douglas Fairbanks, fils.Pour adultes."Snowdon" MAY TIME - Operetta filmée, adaptation de l’oeuvre de Sigmund Romberg et Rida Johnson Youag.Interprètes: Jeannette Macdonald.Nelson Eddy.John Barrymore, Herman Bing.Tom Brown."Stella" FIFTY ROADS TO TOWN — Comédie qui reprend une fols de plus le thème d» Vhérltlère qui trouve un mari en voyageant d’un bout à l’autre du pays pour protester contre l'autorité paternelle, in* terprètee: Ann Sotbem.Don Amech#, Jane Harwell, Sllu Summerville, Paul Hurrt.John Qualen, Alan Dlnehart.Steplr Fet- ClHOTEL HAYWIRE — Voir Mont-Royal "Strand" KID GALAHAD — Drame du milieu: U s'agit d’un Jeune boxeur qui est exploité par son gérant, un "racketeer .Le .J*u des acteurs est excellent et réussit à donner de la vraisemblance â un scénario assez faible.Production Warner Interprètes: Edward G.Robinson.Bette Davis, Humphrey Bogart.Pour adultes BIG BUSINESS — Voir "Français .Roméo Morrissette INGENIEUR CIVIL Aqueduc, égouts et travaux municipaux.Evaluation des moulins et usines pour les rôles d'évaluation ou fins financières.Cap-ôe-ls-Madeleine, P.Q.ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communauté* Religieuses k se prévaloir de nos services particuliers.441 ft-Franceis-Xavier - Montréal Tél.M.Arquette 2383-2334 AVOCATS Maurice Dupré, CR.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec P.-A.GAGNON Comotap!# Agréé y Chartered Accountant f Immeuble des Tramway» 159 OUEST, RUE CRAIG L Tél.HArbour 5990 Téléphone: HArbour 1553 Léon-A.Hurtubise G.P.A.Comptable public licencié e 60 St-lacquea O.- Montréal LaRUE & TRUDEL Comptables Agréé»—Chartered Accountant '7 J.-Arthur LsRue, C.A.Maurice Charité.C A.A.-Emile Beauvais, C.A.Jean-Paul Gauthier, CA Maurice Boulanger.C.A.Jaequea LaRue, C.A.’ < Lionel Rousjin, C.A.Lucîen-P.Bêlait, C.A.i Paul Huot, C.A.Roland Chagnon, C.A.Dollard Huot, C^A.PauLE.Brunst, C.A.ï R.-A.Rondeau, C.A.Montréal — Québec CLAVIGRAPHES CLAVIGRAPHES! 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