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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 31 juillet 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-07-31, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 31 Juillet 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i.BEIair 33 irleurs sont installés dehors afin I > permettre aux pèlerins de sui-.e le sermon et les exercices dans s parterres du Sanctuaire.iï - EN VACANCES faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines.35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois .1 00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 3 mois .—.2.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir", CP.4020, Montréal (abonne- ! ments).Nouveau traité iranco-canadien Le nouveau traité de commerce entre la France et le Canada sera signé aujourd'hui Paris, 31 (CJP.) — On annonce que le nouveau traité de commerce conclu entre le Canada et la France sera signé aujourd’hui au ministère des affaires étrangères.M.Yvon Delbos, ministre des affaires étrangères, signera le traité au nom de la France, et M.Philippe Roy, ministre du Canada en France, le signera au nom du Canada.ÿ * * Ottawa, 31 (C.P.) — Dans la capitale, on ne savait pas encore que le traité dût être signé aujourd’hui.Le premier ministre Ring avait consenti en principe aux stipulations de l’accord lors de son passage à Paris et M.Roy était autorisé à signer le traité aussitôt que le gouvernement français l’aurait accepté.Le nouveau traité ne diffère guère de l’ancien si ce n’est que l’on a augmenté le contingentement sur un certain nombre d’articles afin de stimuler les échanges entre les deux pays.Une session historique Le Parlement britannique termine sa session qui fut marquée par l'abdication d'Edouard VIII, le couronnement de George VI, la loi du divorce, et une dépense de sept milliards de dollars pour les armements Londres, 31 (S.P.C.) — Le Parlement a suspendu ses travaux jusqu’au 21 octobre.On n’a certes pas oublié le fait retentissant qui a marqué la session maintenant ajournée: l’abdication d’Edouard VIII.L’accession de George VI et son couronnement caractériseront aussi cette session à certains égards.Pour ce qui est de l’oeuvre législative, il convient de rappeler l’adoption de la loi facilitant le divorce et la mise à exécution du programme de réarmement entraînant une dépense de 7 milliards 500 millions de dollars.Au point de vue ministériel, il y a eu notamment la démission de M.Baldwin et la formation du cabinet Chamberlain.Au cours de la séance d’ajournement, il y a eu un débat sur les affaires étrangères.Il a été question notamment de la non-intervention.Le secrétaire d’Etat aux affaires élrangères Eden a déclaré que la Grande-Bretagne maintiendra malgré l’opposition d’autres puissances le plan transactionnel qu’elle a Iracé pour rénover le régime de la non-intervention.11 a souligné qu’elle ne projette aucune modifi-calion importante.Le chef travailliste Attlee ayant demandé au gouvernement de s’engager à convoquer d’urgence le Parlement si, au cours des vacances parlementaires, il était question de reconnaître la belligérance de l’Espagne blanche, M.Eden a répondu que le gouvernement ne pouvait pas s’engager à cela, mais promettait de convoquer le Parlement si la situation internationale devenait assez grave pour justifier une telle mesure.Il a déclaré que si la situation changeait, le gouvernement de Grande-Bretagne considérerait de nouveau la situation en matière de non-intervention.Nous voulons, a-t-il ajouté, faire tout ce qu’un gouvernement peut faire pour assurer la paix et la concorde entre les nations.M.Eden a ajouté qu’il ne pense pas que la situation en Espagne se modifie profondément sous peu.L’ancien premier ministre libéral Lloyd George a appuyé la demande de M.Attlee au sujet de la reconnaissance de la belligérance.La reconnaissance de droits de belligérance, a-t-il expliqué, a une telle importance pour nous, pour notre commerce, pour nos navires et à cause de ses conséquences S possibles quant à nos marins qu’il ne faudrait pas l’effectuer sans avqir obtenu l’approbation du Parlement.M.Lloyd George a dit qu’il ne eroit pas qu’une guerre soit imminente.Il a ajouté qu’il estimerait la paix plus sûre si le gouvernement état prêt à faire face partout aux “dictateurs militaires”.Il a accusé le gouvernement de donner l’impression que la Grande-Bretagne ne peut pas faire face à la situation internationale, quoi qu’il advienne.M.Eden lui a répondu que le gouvernement a déclaré qu’elle le peut.Le vicomte Cranborne, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, a annoncé aux Communes que l’Italie a très récemment renouvelé la promesse qu’elle a faite à la Grande-Bretagne de respecter l’intégrité territoriale de l’Espagne.____ Verdun et le chômage Lo Commission du chômage ferme ses portes — Tout le monde travaille maintenant en retour du secours direct La commission du chômage de Verdun fermera ses portes lundi, selon la décision du conseil de cette ville.I.es chômeurs seront mis au travail.On estime que le coût de l’administration du chômage sera réduit de 50 pour cent.Tous les hommes capables de travailler se rapporteront aux bureaux do la ville lundi matin.D’ici une nouvelle entente avec le provincial, le département de l’Assistance prendra soin des femmes, enfants, vieillards et autres adultes Incapables de travailler.La ville de Verdun a fait distribuer une paire de chaussures neuves à tous les futurs travailleurs afin qu’ils soient en état d’exécuter la besogne qu’on leur demandera.La canalisation du St-Laurent M.Mitchell Hepburn, premier ministre d'Ontario, y est opposé de façon catégorique Washington, 31 (P.A.) — Dans une lettre qu’il a adressée au représentant Alfred F.Biter, de Wil-liamsville, New-York, et que ce dernier vient de rendre publique, le premier ministre d’Ontario, Mit chell Hepburn, annonce qu’il est irréductiblement opposé à la canalisation du Saint-Laurent.“Ce projet, dit-il, en autant qu’il peut concerner l’Ontario, ne peut etre économiquement justifié”.Le président Roosevelt et le secrétaire d’Etat Cordell Hull ont annoncé récemment qu’ils avaient entamé des négociations avec le Canada pour signer un traité destiné à favoriser la mise à exécution de ce vaste projet.M.Hepburn est d’avis que l’Ontario a assez de sources d’énergie électrique pour se suffire à lui-même et que les voies navigables du Canada répondent aux besoins présents de ce pays.“Je ne vois pas pourquoi, poursuit-il, nous changerions d’avis sur cette question.Nous n’avons en tout cas aucun motif pour le faire”.Le budget de la France Il sera de $637,000,000 pour l'année 1938 Paris, 31 (P.A.).—Le conseil des ministres, mettant à exécution le programme de M.Georges Bonnet, a annoncé hier que le budget extraordinaire pour 1938 sera défrayé en partie par des emprunts s’élevant au montant de 17,000,000,000 de francs (environ $(337,000,000).Des décrets gui paraissent aujourd’hui à l’Officiel fixent comme suit la liste des dépenses extraordinaires: lo.— Dépenses militaires, $415,-900,000.2o.— Travaux publics, $134,500,-000.3o.— Pensions, $86,100,000.Bonnet a assuré que le budget ordinaire de 1938 serait équilibré.f* Canadiens à Paris Canadiens français en voyage d'Europe, sous le patronage de l'Université de Montréal Paris, 31.— Le groupe de Canadiens français qui voyage sous le patronage de l’Université de Montréal et sous la direction de M.Jean Nolin sera à Paris dans quelques jours, de retour de sa tournée en Italie.Les voyageurs iront en Angleterre puis rentreront au Canada à la fin d’août.La Dépêche du Centre, gui parvient à Montréal aujourd’hui, journal de Tours, donne un long compte rendu de la visite des Canadiens français à Poitiers.La Dépêche écrit: “Venant de Saint-Malo, une cinquantaine de Canadiens français sont arrivés mercredi soir, à Poitiers.Ils repartirent le lendemain matin pour Lourdes et Marseille.Entre temps, ils furent l’objet d’une cordiale réception de la part de la ville de Poitiers, des Amis du Canada, de l’Université.Nous osons espérer que nos cousins garderont un bon souvenir des heures trop courtes qu’ils passèrent dans la capitale de la province d’origine de leurs ancêtres.Quant à nous, nous conserverons leur visite longtemps présente dans notre mémoire et dans notre coeur, nous rappelant le doux parler, les francs sourires de nos cousins si français, tellement sympathiques.“De parler avec eux, rend fiers d’être Français et nous espérons que nos amis seront reçus partout comme ils le furent à Poitiers, afin que les images qu’ils emporteront de notre pays ne soient pas trop dissemblables de celles qu’ils s’en étaient au préalable tracés.La France, nous disaient-ils, n’est pas pour nous un pays étranger; nous sommes Français autant que Canadiens et Montréal est la seconde ville française du monde.“Dans leur long voyage aux courtes étapes, nos visiteurs firent une belle place à notre ville.Cette délicate atention a touché les Poitevins qui ne regrettent qu’une chose: ne pouvoir rendre à “leurs parents” leur visite.” Les Canadiens ont pris le diner à l’Hôte] de France, qui fut servi sous la présidence de M.Léon Bouchet, malçe de Poitiers.Au dessert, M.le maire dit quelques mots.Il rappela les liens de coeur unissant le Canada à la France et leva son verre aux deux pays.Après lui, M.Jean Nolin prononça une allocution vivement applaudie.Le lendemain matin, les Canadiens ont visité la ville en compagnie de Poitevins érudits.Echange d'actions Toronto, 31.(C.P.) — M.le juge C.-P.McTague a approuvé hier le projet selon lequel les actionnaires de la Canadian Hydro-Electric Corporation.d’Ottawa, pourront échanger leurs actions pour des actions de la Gatineau Power Company Limited.L’autorisation vaut pour les actions privilégiées, premier et deuxième groupe, et pour les actions ordinaires.Le projet d’échan-e a été approuvé par une réunion es actionnaires de la compagnie, mais quelques-uns des actionnaires, dont M.le sénateur Arthur Meighen, ont combattu le projet devant les tribunaux.L’atelier fermé Causerie de M.Alfred Charpentier, président de la C.T.C.C.sur l'atelier fermé en réponse à M.Duplessis M.Alfred Charpentier a prononcé hier soir à la radio la causerie suivante: Mesdames.Messieurs: L’atelier syndical fermé (closed shop) a fait l’objet de bien des déclarations et de bien des commentaires, chez nous, en ces derniers temps.Bien des gens, y compris le porte-parole le plus autorisé du gouvernement provincial, ont tenté de faire croire au public qu’il s’agissait là d’une réforme nouvelle nettement révolutionnaire, au sens péjoratif du mot.d’une réforme, conséquemment.de nature à nuire aux meilleurs intérêts des travailleurs et à la paix sociale.Pourtant, l’atelier syndical fermé (dosed shop) n’est pas une réforme nouvelle.C’est un moyen d’action syndicale connu depuis des années, dans les centres industriels, et i] a servi les fins de la véritable organisation professionnelle, chaque fois qu’il s’est appuyé sur un contrat collectif de travail juste.Il est vrai que cette réforme hardie a effrayé ceux que la routine encroûte et énervé quelques vieux principes surannés, mais ceux qui désirent .sérieusement des réformes sociales justes, profondes et durables, n’ont que faire de la routine et de la fausse notion de liberté oui a pris sa source dans la déclaration des Droits de l’homme en 1789.Le point de rue de lo C.T.C.C.La Confédération des Travailleurs catholiques du Canada.Inc., a cru de son devoir d’intervenir dans le débat pour faire valoir son point de vue.Et la C.T.C.C.a au moins deux bonnes raisons pour intervenir: d’abord ses syndicats affiliés (les Syndicats Nationaux Catholiques) ont plusieurs centaines de conventions collectives en cette province, en vertu desquelles est constitué ce qu’on appelle l’atelier syndical fermé (closed shop); puis, la C.TjC.C.se doit de démontrer que l’atelier syndical fermé, lorsqu’il s’appuie sur un contrat collectif de travail juste, n’est qu’une entente complémentaire de ce même contrat visant l’unité syndicale et la protection dans l’embauchage.et que c’est là une réforme qui trouve une éloquente justification dans les principes de la philosophie catholique, et dans la luinineu-se doctrine sociale qui en découle.l.a C.T.C.C.n’a aucunement l’intention, dans cette causerie, de charger à plaisir contre qui que ce soit; elle veut, dans son exposé, etre vigoureuse, sans passion, autant que ferme sans animosité.Les cinquante mille membres de la C.T.C.C.ont une doctrine saine, à laquelle répugnent également et la mollesse et la violence.Mais celte doctrine ne répudie pas certains moyens énergiques pour faire respecter la justice et assurer le triomphe des revendications des droits des travailleurs.Une mise au point Tout en laissant de côté le baragouinage de l’ultra-capitaliste Gazette (20 juillet 1937) et de VUnité (22 juillet 1937), sur l’atelier syndical fermé, et tout en ignorant les stupidités de bien d’autres sur Je même sujet, nous ne pouvons laisser passer, sans faire de mise au point, la déclaration récente faite au nom du gouvernement provincial par l’honorable Maurice Duplessis, premier ministre, contre ce qu’il a appelé négligemment le closed shop.Pour être juste et éviter toute ambiguïté, nous citerons d’abord cette déclaration, en rempruntant au Devoir du 19» juillet 1937, déclaration qui n’a pas été démentie: “Les ouvriers, a déclaré le premier ministre, ont le droit de se former en unions et organisations, mais l’union doit être à base de liberté dans l’ordre, le respect de l’ordre el des lois.Le droit d’union ne doit jamais être supérieur au droit de l’ouvrier au travail.Par conséquent, dans la province de Québec, pas de closed shops ni pour l’Internationale, ni pour les Syndicats catholiques.Car l’atelier fermé est une cause grave de froissements, non seulement entre les ouvriers, mais dans l’organisme économique et social; c’est un attentat au droit et à la liberté de l’ouvrier de faire partie ou non d’une union; de plus, c’est vouloir constituer un Etal dans l’Etat, et le gouvernement n’endurera jamais Ça”.Les encycliques De toute évidence, cette déclaration n’est pas de quelqu’un qui a lu et compris les encycliques Rerum Novarum, Quadragesima Anno et Dtvini Redemptorts’, elle n’est pas de quelqu’un qui a suivi régulièrement les cours ou lu les rapports des Semaines sociales du Canada; car, elle, aurait été faite, dans ce ras, sous une tout autre forme.Ce qui donne son importance à cette déclaration, ce n’est pas son contenu .mais c’est celui qui l’a prononcée.Elle a été faite par un premier ministre, et elle engage le gouvernement provincial.L’honorable Maurice Duplessis a parlé comme un législateur qui comprend difficilement le véritable rôle de ce régulateur de la liberté qu’est la loi.Il a parlé aussi comme un Bâtonnier général qui semblerait enclin k annoncer prochainement l’abolition du Barreau, afin de faire disparaître le closed shop, en vertu duquel tous les avocats sont obligés de faire partie du Barreau et de se soumettre au pouvoir réglementaire, judiciaire et exécutif du Conseil de cette corporation Il y a peut-être des avocats qui aimeraient à exercer leur profession sans être tenus d’appartenir à la corporation des avocats.Que fait-on de leur liberté de ne pas faire Dartig d’iuu argajtmaUoa?L'a teller fermé L’expression doted shop est, on s’en doute, d’origine américaine.Ce ne sont pas les ouvriers qui l’ont créée, ce sont des employeurs.En effet, en 1902, des unions ouvrières américaines lancèrent l’idée de préférence à obtenir pour elles, auprès des employeurs.Ces derniers, effrayés par la hardiesse de cette réforme, ressentirent soudain des sympathies profondes pour les ouvriers non syndiqués, et combattirent avec vigueur le principe de l’atelier fermé {closed shop), au nom de la liberté des non-syndiqués, pour éviter de dire qu’ils le combattaient, comme c’était le cas, à cause de leur attachement au libéralisme économique et de leur haine des associations ouvrières.Cela se voit encore en l’an de grâce 1937, et pas seulement de la part d’employeurs.En demandant le “dosed shop”, les ouvriers désiraient obtenir des employeurs que seuls des syndiqués pussent travailler dans leurs ateliers, et que cet avantage devint une clause du contrat collectif de travail.Il y a lieu d’étudier ce principe à la lumière de la philosophie catholique et de la doctrine sociale de l’Eglise.Diverses conception* Il v a plusieurs conceptions de l’atelier syndical fermé.Si nous nous en tenons, sans entier inutilement dans les détails, aux clauses de préférence incorporées dans près de mille contrats signés par les Syndicats nationaux catholiques, et des employeurs, on remarque les deux conceptions principales suivantes: ou bien l’employeur ne s’engage qu’à employer des membres des Syndicats nationaux catholiques.sans autre condition; ou bien, en plus de cette préférence, il concède également une partie de son droit d’embauchage des ouvriers.Lorsqu’un contrat collectif de travail contient une clause de préférence établissant l’atelier syndical fermé, les non-syndiqués, au moment de la signature du contrat, doivent ou bien demander leur admission dans le syndicat de leur profession, ou bien aller se chercher de l’emploi ailleurs.C’est ce point oui parait plus particulièrement gêner la liberté.En phiiosophlo Posons ici le principe de philosophie qui va éclairer la question.C’est le principe du volontaire indirect.M est permis, en poursuivant une cause juste, de poser un acte susceptible de produire deux effets, un bon et un mauvais, du mauvais, du moment que c’est le bon effet qui est recherché, et que le mauvais effet n’est pas voulu, en soi.L’atelier syndical fermé, suivant les conditions que nous donnerons plus bas en nous appuyant sur des textes d’autorités, est une cause juste.En effet, l’atelier syndical fermé marque une étape vers l’organisation de la société.Suivant les encycliques, cette organisation corporative est celle qui convient le mieux à la nature humaine, et celle qui respecte le mieux la véritable notion de la liberté.L’évolution normale vers l’organisation corporative peut se marquer par les étapes suivantes: syndicat, contrat collectif de travail, atelier fermé, extention juridique des conventions collectives de travail, comités paritaires, statut légal, corporation.L’atelier syndical fermé est susceptible de produire deux effets; plus de protection pour les syndicats professionnels et leurs membres, et c’est l’effet recherché; pois l’obligation pour les non-svndlqués de donner leur adhésion à un syndicat professionnel ou à s'eà aller: effet qu’on ne peut éviter et qui peut être considéré comme mauvais effet chez ceux qui sont ainsi atteints.Syndicats professionnels D'aucuns seront peut-être portés è critiquer la puissance ainsi obtenue par les syndicats professionnels.Que l’on écoute encore une fois ce que disait, le 21 juillet dernier, à la Semaine sociale de Saint-Hyacinthe, Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec et primat de l’Eglise canadienne: "Puisque c’est une vérité élémentaire, disait-il dans sa magistrale allocution, que le capital et le travail sont à la base de toute la production des richesses et conséquemment de l’accroissement de l’actif économique d’un pays, il faut donc, à mesure que le capital devient un facteur colossal et irréductible entre les mains des uns, qu’il v ait pour les autres aussi un bouclier de protection efficace contre l'écrasement”.Et Son Eminence parlait ainsi en faisant l’éloge des véritables syndicats professionnels.Quelques textes Poursuivant maintenant notre défense de l'atelier syndical fermé, voici quelques textes d’autorités en matière sociale.Mgr Rvan.professeur à l’Université catholique d’Amérique, a écrit dans Catholic Encyclopedia, au suiet de l’atelier syndical fermé, ce qui suit: L'atelier syndical fermé, lorsqu’il est nécessaire pour obtenir des condi-ditions de travail raisonnables n’est pas immoral.Il est raisonnable que l’ouvrier non syndiqué se conforme à la condition sans laquelle la masse des ouvriers ne pourra obtenir iustice et il ne serait pas raisonnable qu’il voulût travailler comme non syndiqué quand pareille action tend à créer une situation injuste pour tous.” Le R P Belliot Le B.P.Belliot, O.F.M., dans son Manuel de Sociologie catholique, s’appuie sur le principe que le droit collectif doit l’emporter sur le droit individuel, pour répondre à ceux dont loute la sympathie, dans le cas Les Japonais bombardent TienTsin L'artillerie et l'aviation japonaises détruisent la ville — Lignes chinoises enfoncées Tien-Tsin, 31.— (S.P.A.) L'artillerie et l’aviation japonaises bombardaient encore Tien-Tsin, il y a quelques heures.D’autre part, l’armée japonaise raffermissait sa domination depuis la mer jusqu’à la région qui est à l’ouest de Peiping.Des milliers de Chinois sans aljris quittaient les quartiers indigènes de Tien-Tsin, dans lesquels tombaient des bombes et des obus japonais.On ne connaît pas le nombre des victimes du bombardement.Des officiers chinois disent que plusieurs milliers de non-combattants ont été atteints.De plusieurs points du front de 100 milles qui serpente du littoral jusqu’à des bourgs à l’ouest de Peiping des troupes japonaises annonçaient qu’elles l’emportaient.On tenait d’autres sources que les lignes chinoises étaient enfoncées sur des distances considérables.Il parait que des troupes japonaises ont enlevé aux Chinois une forte position à Takou et que cela permet aux Japonais de se servir de Tangkou, port de Tien-Tsin.L’agence d’information japonaise Do-méi annonce qu’à l'autre extrémité du front une colonne a enlevé aux Chinois Tchangsintien, qui est sur la rive ouest de la rivière Youngling et que dessert La ligne ferroviaire Peiping-Hankeou.Les Japonais affirment qu’il importait de prolonger le bombardement de Tientsin, pour détruire plusieurs endroits ou les Chinois faisaient des préparatifs militaires et pour enrayer une contre-attaque Les Chinois ne semblent plus opposer de résistance organisée dans cette ville.11 parait que deux de leurs brigades retraitent rapidement.Le quartier général de l’armée japonaise postée dans le Chine du nord a redoublé de précaution, et l’on attribue cela iv partie à des informations indiquant que l’armée chinoise envoie des renforts vers Tien-Tsin et vers Peiping.Mais ces informations ne sont pas confirmées.sf, if.yt, Tokyo, 31.— (S.P.A.) — Le cabinet a exposé à l'empereur des plans pour l’application d’une nouvelle série de mesures ayant trait au conflit si no-japonais.On n’a pas d'information précise sur ces mesures, mais on tient de lionne source qu’elle accentue la préparation du Japon à faire face a toute éventualité du côté de la Chine.Un communiqué annonce que, la situation étant très grave, le ministre de la guerre et celui de la marine présenteront un rapport complet aux deux chambres réunies en séance secrète.Le premier ministre a déclaré au Parlement que le gouvernement devra peut-être demander au peuple japonais une plus grande coopération pour ce qui est du conflit, mais il a ajouté qu’il espère encore qu’il y aura un accommodement.> paremment aux non-syndiqués : ‘Quand cette gène infligée à la liberté individuelle résulte simplement du jeu normal des organisations professionnelles, quand, par exemple, tel ou tel individu non syndiqué a du mal à se caser dans l’industrie d’une certaine région parce que les syndicats y sont assez puissants pour obtenir des patrons, par des conventions passées avec eux, qu’ils n’emploieront pas d’autres ouvriers que les syndiqués, en ce cas l’individu lésé n’a rien à réclamer contre les syndicats, parce qu’ils n’ont fait qu'user de leur droit.Tant pis si ce droit colilectif gène, en passant, un certain droit individuel.II esl plus respectable parce qu’il est celui d’une pluralité.Si l’on supprimait les syndicats pour mieux sauvgearder la liberté de chaque travailleur individuel,on sacrifierait une pluralité à une unité, c’est-à-dire un intérêt général à un intérêt isolé.Sans doute, la liberté de l’individualisme est à respecter.Mais il y a lieu de respecter davantage en core celle de (’association.Si tels ouvriers ont le droit de demeurer libres et isolés, tels autres ont celui d’être groupés et liés ensemble s’ils le jugent plus avantageux.Et si dans ce dernier cas leur association les rend assez puissants pour dominer la situation, fût-ce au détriment des isolés, ceux-ci n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.Ils n’avaient qu’à mieux comprendre leurs intérêts.En tout cas, leur cause n’a rien qui la rende préférable à celle des syndiqués, au contraire: ces derniers, en effet, ont de plus qu’eux le mérite du sacrifice, de l’effort pour se grouper, de la discipline acceptée, de la solidarité établie et gardée, etc.” L'Ordre nouveou Et l'Ordre Nouveau du 20 juin écrit: "L’atelier syndical ferme ne prive pas l’ouvrier, comme quelques-uns le prétendent, de son droit naturel au travail; c’est le droil de travailler à *el endroit, dans telles conditions précises, gui lui est refusé, et ceci peut être juste, si le bien commun l’exige.” Qu’est-il besoin maintenant de défendre davantage l’atelier syndical fermé?Ne vous apparaît-il pas clairement, Mesdames, Messieurs, que seul l’atelier syndical fermé, — obtenu par voie de consentement mutuel et exercé dans des conditions justes et honnêtes, peut donner à (’industrie un régime de travail fructueux, pacifique et permanent et, partant, contribuer à assurer la paix sociale?En terminant, Mesdames, Messieurs, me serait-il permis de signaler que, s’il y avait eu un conseil économique èn cette province, le gouvernement, par son porte-parole le plus autorisé, n’aurait jamais pris l’attitude qu’il vient de prendre contre l’atelier syndical fermé, parce qu’il aurait sûrement reçu alors un avis désintéressé et conforme aux principes sociaux qui doivent triompher chez nous si Ton veut résoudre comme il convient les problèmes que pose la vie en société/ Alfred CHARPENTIER, Président de la C.T.C.C.L'emploiement au Canada Ottawa, 31 (P.C.) — L’emploie-ment au début de juillet était plus élevé qu’il ne l’a été à la même époque depuis 7929.C’est ce qui ressort des statistiques compilées par l’Office fédéral de la statistique et qu’on a publiées hier soir.I.es chiffres obtenus de 10,271 employeurs montrent que 1,134,318 personnes étaient au travail le 1er millet dernier comparativement à 1,088,652 le 1er du mois précédent.L’indice de l’emploiement au Canada atteint 119.1 au 1er juillet par rapport aux chiffres de 1926, si l’on prend ceux-ci comme norme de 100.Il s’était fixé à 114,3 au 1er juin._ _ ______ Candidat républicain New-York, 31 (P.A.).—- Le comité exécutif des Républicains du comté de New-York a endossé hier soir la candidature à la mairie du maire F.-A.La Guardia.M.La Guardia se présentera donc aux élections préliminaires contre le sénateur Coneland, candidat démocrate qui a l’appui de Tammanv Hall.L’Allemagne et ITtaüe.(suite de la premièe page) ficiles nous avons déclaré ce que nous réitérons maintenant: nous souscrirons sans réserve à l’exclusion immédiate, complète et loyale des combattants étrangers des deux camps de l’Espagne.On se rappelle les grandes lignes du plan britannique; 1) rétablir le long des frontières espagnoles les patrouilles neutres chargées de signaler l’arrivée des combattants et du matériel de guerre qui viendraient de l’étranger; 2) faire sortir de l’Espagne les combattants étrangers; 3) reconnaître certains droits de belligérants aux deux camps de l’Espagne, quand l’exclusion des étrangers aurait progressé d’une façon satisfaisante.On pense que le sous-comité ne se réunira pas avant jeudi prochain.pans les cercles diplomatiques d aucuns croient que si la prochaine séance n’a pas lieu avant plusieurs jours, c’est pour permettre d’étudier la divergence* de vues qu’il y a entre l’Allemagne et l’Union soviétique.Arrestations Quatre partisans du colonel de La Roque sont arrêtés Paris, 31 (P.A.) — l.a police secrète française a procédé à l’arres-talion de quatre membres du Parti social français du colonel Francois de La Rocque.Elle les accuse de s’être brutalement attaqués samedi au colonel T.-K.Guillaume, éditeur de l’hebdomadaire nationaliste Choc, de Saint-Malo.Un autre homme est recherché.Les agents ont déclare qu’André Périgot, présumé chef du groupe, a avoué qu’il s’etait porté à des voies de fait sur le colonel Guillaume, parce que le journal de ce dernier avait “ridiculisé” le colonel de La Rocque.Avec une belle crânerie, Périgot a disculpé ses compagnons, n’accusant que lui-même du délit pour lequel ils ont été incarcérés.C’est là le dernier développement du scandale politique qui a causé une scission grave dans les rangs du Parti social français, la plus importante des organisations françaises de droite.Ce scandale se résume à peu près à ceci.Récemment le duc Pozzo di Borgo, ancien lieutenant de La Roque, publiait dans Choc un article violent où il accusait son ancien chef d’avoir, en 1928 et en 1929, alors qu’il était directeur des célèbres Croix de Feu, reçu diverses sommes d’argent du gonvernemen! français.C’est à la suite de cette dénonciation que le colonel Guillaume fut battu par une bande dans le jardin de sa maison d’été.Le colonel Guillaume n’a été que légèrement blessé.Bulletin météorologique Toronto, 31 (S.P.C.) — Voici le temps qu’il fera probablement dans des régions du Québec* aujourd’hui: bassins de l’üutaouais et du haut Saint-Laurent; vent du nord-ouest, ciel en partie couvert' baisse possible de la température, averses à certains endroits; bassin du bas Saint-Laurent: vent variable, ciel en partie couvert, orages à certains endroits; nord-ouest: vent du nord, ciel en partie couvert, température assez fraîche, pluie possible à l’est; partie droits.couvert, orages à certains en ¥ 4S Veicl des températures minimum* et des températures maximums enregistrées au pays hier; Dawson, 40, 64; Victoria, 58, 70; Edmonton, 48, 68; Regina, 48, 88; Winnipeg.64, 82; Toronto, 58.80; Ottawa, 54, 78; Montréal, 64, 78; Québec, 66, 72; Saint-Jean, N.-B., s O 74: Halifax.62.70: Charlotte- i LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1937 VOLUME XXVIII - No 175 RADIO-GAZETTE fS 8.— Tout la programmes a ondes tourte» ioat donnés.Ici.à i'beure de Montréal).Samedi, 31 juillet Radio-France fSUtlon coloniale — sur 25.80 métra) #.1S pjn.Concert: relais de radio-Paris.7.15 p.m .Informations en français et cour»; Informations en espagnol, en por- tl?.005p.m., Propos familiers pour les Américains, par M Archlnard.j 10.00 p.m., Concert de musique enregistrée 11.00 p.m.Informations en français et cours; Informations en anglais; concert de musique enregistrée.Radio-Italie • -s.* (Station 2RO, Rome — sur 25,4 mètres) 8.43 p.m.Programme varié des stations italiennes g.20 p.m,, Nouvelles en Italien, musique brillante.9.00 p m.Revue de la semaine, nouvelles de l’Hindoustan; concert de follslore; musique sur requête; nouvelles en italien.11.20 p.m., Nouvelles en Italien; un acte d'opéra; sport; dernières nouvelles 12.00, minuit, Nouvelles en anglais en Italien; un acte d’opéra; réponses au courrier des radlophlles; nouvelles en espagnol, en portugais.Radio-Etats-Unis WABC — 34S.6 mètres — «60 kilocycles 2 00 p.m., Ensemtue Madison — Gltana, de Krelsler; O del mlo amato ben.de Do-naudy; la Danse des heures, de Ponchlei-11; Suite archaïque, de Gabriel-Marie.2.15 pm , Ann Leaf, organiste.2.45 p m , Tours In Tone — Sérénade napolitaine, d’Ambroslo; Tambours de la jungle, de Lecuona; Petite valse, de Goldman: La IVoletera, de Padilla; Aloha Oe.3.00 p.m.Programme dramatique.3.30 p.m.• Le ministère du commerce; L’industrie de l'asphalte.3.45 pm.Clyde Barrie, baryton.4.00 p.m.Course pour la coupe d’Amérique.4.30 p.m .Troisième festival annuel de folklore de Pennsylvanie.a.00 p.m.Revue des grands lacs — Emls-•ion de l’exposition de Cleveland 5.30 p.m.Course pour la coupe d'Amé-tlqu* 6.15 rlque.6 35 p m.Résultat de sport.7.30 p m.Salle de concert Columbia — Les bases de la littérature ptanlstlque — Causerie Illustrée par Jacques Jolas.planiste — Sonate Appasstlonata, de Beethoven.p.m.Course pour la coupe d’Ame- 9.00 p.m., Le professeur Quiz.9.30 p.m., Hollywood Showcase.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycle* 3.00 p.m., Concert-miniature.3.30 p.m.Revue de fin de semaine.8.15 p.m., La course pour la coupe d'A- merique.6.45 p.m., L’art de vivre.7.Ô0 p.m., Revue espagnole.8.30 p.m.Concert ds Robin Hood Dell.10.00 p.m.Jamboree de NBC.WJZ 394.5 mètres — 760 kilocycles 4.00 p.m , Matinee Club.5.00 p.m.Quautor des cadet» e 35 p.m.Orchestre de concert NBC, di-Tlgé par Josef Hontl 8.30 p.m., Fanfare de concert Goldman.9.00 p.m., National Barn Dance.iu.00 p.m.Saison d'été de l’opéra di Cincinnati.Radio-Canada La légenda d'un peuple 5431e Marlelle Provost, violoniste, Jacques Auger, artiste dramatique, et Alfred Mlgnault.organiste, ont préparé pour la prochaine émission radiophonique de La » légende d’un peuple, de Louis Fréchette, celle du samedi, 31 juillet, à 9 h.30 p.m aux studios de CRCM.le programme qui suit: VoU du Saguenay.L.Fréchette, M.Auger; Corente, Georgl Metandl, Mlle Provost; La lune me surprit là, L.Frechette, M.Auger; Berceuse.C.Stvori.Mlle Provost; Ce site, c'est Québec, L.Fréchette.M Auger; Rêverie, Vteuxtemps.Mlle Provost: C’était le désert fauve, L.Frechette, M.Auger.v Plusieurs des airs que l'on entend à l'orgue au cours de cette demi-heure poétique sont des compositions de M Mlgnault Dimanche, 1er août Ondes courtes fOKIO — 4 45 p.m.— Programme national — JZJ.25 4 m„ 11.80 még., JZK, 19 9 m , 15 1 még.PRAGUE, Tchécoslovaquie — 7.00 p m, — Transmission spéciale à l'occasion de la 9e Journée tchécoslovaque i Chicago -OLR-4A, 25.34 nv, 1184 még.CARACAS — 7.30 p.m.— Musique ne danse — YV-5RC 517 m., 5 8 még.LONDRES — 8.15 p.m.— Courrier, sport - GSP.GSO, GSF, GSD.LONDRES — 10.00 pm — Fanfare des pompiers de Londres — GSD.GSI.GSF PARIS — 11.45 p.m.— Concert sur disques — TPA-4.25.6 m., 11.72 még.Radio-France (Station coloniale — sur 25.60 mètres) 8.15 pm.Concert: relais de rad o-Par:.- 7.15 p.m., Informations en français ci oours: Informations en espagnol, en P" - 10 00 p m , Concert de mus.que enrcgl-, tugala.trée.11.00 pm.Informations en français et cours 11.30 p.m , Informations en anglais, musique enregistrée Italiennes.8.20 p.m., Nouvelle» en Italien: concert symphonique.11.20 p.m.Nouvelles en Italien, sélections d opérettes; nouvelles sportives, dernières nouvelles Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 kilocycles 11.30 a.m., Les amateurs du théâtre familial du major Bowes.12.30 p.m., Chorale et orgue de Sait Lake City.1 00 p.m., Musique religieuse.1 45 p.m.L'Or du Poète — Orchestre et récitation de poèmes par David Ross — Sonate â la lune, de Beethoven; Air sur la corde de sol, de Bach; Pavane de la Cour, par Gabriel-Marie; Lamento.de Gabriel-Marie, Lamentation (La Dame rte Plquei.de Tschalkowsky; Barcarolle du Juin, de Tschalkowsky.2.30 p.m., Les drames vécus de la Bible — Ezèchlas et Sennachérlb.3 00 p.m., La musique pour tous — Orchestre symphonique Howard Barlow, dirigé par Howard Barlow — Opéra: Boris Godounoff, de Moussorgsky — Orchestre, choeur, solistes- 5.00 p.m , Nos voisins Américains, 5 30 p.m.Orchestre Guy Lombardo.7 00 p.m , Columbia Workshop.7 30 pm., Les vedettes du golf.8 00 p.m., Concert Gillette.10.00 p.m.Concert du Stadium de Le-wlsohii — Orchestre philharmonique, dirigé par George King Raudenbusch.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6.00 p.m., L'Heure catholique américaine.6.30 p m., Un conte d'aujourd’hui.7.30 p.m., Récital Fireside.8.00 p.m., Programme Chase and Sanborn.9.00 p.m., Manhattan Merry-go-round 9.30 p.m .Album américain de musique familière.WJZ — 394 5 mètres — 76» kilocycles 4 00 p.m., Sunday Vespers — Programme religieux.6 00 p.m., Fanfare des Canadian Grenadier Guards.9 00 p.m., Revue rythmique Woodbury 9.45 p.m., Choeur symphpnette.10.00 p.m.Le camp musical national.Radio-Canada Musique des "Canadian Grenadier Guards" La musique des Canadian Grenadier Guards jouera à son concert du dimanche.1er, de 6 h, â 6 h.30 p.m., pour l'auditoire de Radio-Canada, les airs suivants: Marche: Washington Grays, Qrafella; Ou-vetrure: E&mont, Beethoven; Fidglta, Robinson, soliste: Alexandre ï7nlayson; Marches régimentaires; The Hampshire: Come Lasses and Lads; Intermezzo, de Cavalerie Rustlcana.Mascagni; Marches: El Abanlco, Gavaloes; Vimy Rldge, Bldgood Les Variétés Internationales Les artistes des Variétés Internationales reviendront au micro de Radio-Canada, le dimanche.1er août, à 9 h p.m., avec entre autres airs, un arrangement de Folklore hawaïen, de Louis Bédard pour l’orchestre.Mlle Marcelle Rouet, soprano, chantera Cherry Ripe, de Charlea Ed Horn, et Sunshine Song, de Orleg.Le quatuor des Grenadiers Impériaux fera entendre Cast Pinson avec Cendroullle, air de folklore, Chanson hindoue, de Rlmaky-Korsakolf et avec l'orchestre, les Nuits moscovites, de Juttnann.Au pupitre de chef d'orchestre, Raymond Denhez.Metteur au micro.Paul Corbell.SOMMAIRE 10.30 Romany Trail.11.00 Service religieux * 12.30 Mélodies de piano.12.45 Programme Klk.1.00 Heure — Rythme modem».1.45 Eton Boys._ 2 00 L’or du poète — David Ross.2.15 Emission Langeller.2.30 The Consoles 3.00 Howard Barlow et Torch, symphonique Columbia.4.00 Valses du dernier siècle.4.30 8t.Louis Serenade.3 00 Heure — Nos voisins le» Américains Colombie et Equateur.# 5.30 Variétés contlnetales.6 00 Extraits d’opéras.6.30 Programme Bleau et Rousseau.6.45 Jacques et Jacqueline.7 00 Heure, température.7.00 Ass.des marchands détaillants du Canada, 7.15 Programme Alouette.7.30 Service religieux.B 00 Heure — Concert Ford.10.00 Orch, Kramer.10 15 Radio-Journal, 10.30 Lewlsohn Stadium Concert.11.00 Heure — Reporter sportif Molson.11.10 Orch.Arnheim 11.30 Orch.Freeman.12.00 Orch.Trace.12.30 Orch.Garber.1.00 Heure.CFCF C* PX 500 mètres ¦ 49.96 metres 600 kilocycles 6,005 kilocycles 12.30 Concert de Radio-Cité.1J0 Nos voisins américains.2.00 La clé magique de RCA.3.iM Concert de la symphonie Chateau-qua.i.'*) National Vespers.3 JO Soliste.?.tw Canadian Grenadier Guards.?.30 Sport.C.»5 Reminiscences musicales 7.ib studio.» 30 Album de musique familière.1rovincè.s maritime»: CHN8: Halifax CFBN: Fredericton CJCB: Sydney CHOS: Québec: Summewtd» CRCK ¦»•••»•••*•**•*¦• CRCS: Ontario: Chicoutimi CKLW Windsor .CKCN: Toronto .CRCT: Toronto .Provinces de 1 Ouest: CJCO: Lethbridge .CFQC: Saskatoon .CKY: Winnipeg .Colombie britannique: CKOV: Kelowna - Radio-ltaiie (Station 2RO, Rome — sut 25.4 mètres) 6.43 p m .Programme varié des stations SAMEDI, 31 JUILLET CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycles 5.30 fleure — Concert, dlaques, 6.30 Heure — Lâ bourse.6.15 Le disque pour tous 6.30 Alma Kltehell.contralto.NBC.6.45 Gabrielis Blsson, contralto.7.00 El Chtco, NBC.7.30 Heur» — La revue des revues.7.45 Orch.Romanelll.8.00 Orch.Meredith Wilson, NBC.8.80 Orch.Don Messer.9.00 Heure — Louisiana Hayrtde.MBS.9.30 La Légende d'un peuple 10,00 Red Newman Studio Party 10.30 As Others Don't See Us — Causerie par Mme Cora E Htnd 10.45 Heure — Radio-Journal 11 00 Mickey Alpert et son orch.MBS 11.30 Orch.Horace lapp.Ciné-Guide indications sur las fikns è i'sfficha aujourd'hui CKAC 411 mètres 730 kilocycles 8 00 8 30 8 43 9 00 12 00 '2,10 12 20 12.30 1 00 Heure — La bourse.Température Causerie agricole, Buffalo présente Madison Ensemble.1* monde féminin Tours In Tone.Down by Herman's.Musique de danse Clyde Barrie, baryton.Parade des sports Heure — Evénements sociaux.Orch.Dalley Heure — Orch.Dalley.Arlington Futurity Race Orch, Feld.Heure — Nouvelles Planologue.L ebon parlv français Heure l-es sports de Talr.Louis Chartier, baryton Salle de concert Columbia — Jacques Jolas, planiste Heure — Saturday Swing Session Les chevaliers du folklore.Radio-Journal Westinghouse Heure — Soirée dansante Molson.Heure — Reporter sportif.Radlo-mlnult-dix.Orch.Cummins Orch Goodman.Heure dutte et mystérieuse à souhait.Production Paramount sous la direction de Charles Vldor.Interprètes: Aktm Tamlrotf, Marian.Marsh, John Trent, Genevieve Tobin, Reginald Denny.Pour adulte»."Saint-Dams* MESSIEURS LES RONDS DE CUIR -Comédie satirique qui nous peint le milieu des fonctionnaires.C'est Tadapta-tlon cinématographique de l'oeuvre bien connue de Georges Courtellne réalisée par Yves Mlrande.Interprètes: Lucien Ba-roux, Pierre Larquey, Saturnin Fabre, Sl-gnoret, Jean Tlssler, Arletty, Lurvüle, Roger Duchesne.Josette Day "La satire est plus que chargée; le sujet est pimenté de scènes légères ou scabreuses, d'adultères, de girls, d’exhibitions de Jambes, m la note comique force la note".(Choisir).Reprises1 "Àmhtrst" •FAKE UT AND LIVE — Comédie musicale.Interprètes: Ben Bernle, Walter Winchell, Jack Haley.Alice Faye Pour tous.TROUBLE IN MOROCCO.— Roman d'aventures tiré de la nou”elle "Bowing Glory" de J.-D Newson: 11 s'agit une fois de plus de la Lés: on étrangère.Interprètes: Jack Holt, Mae Clarke.C.-Henry Gordon, Paul Hurst.Production Columbia."Balmont" PERSONAL PROPERTY — Comédie: un Jeune homme veut protéger les biens de la fiancée de son frère en les mettant sous la garde d'un huissier.Interprètes: Jean Harlow, Robert Taylor, Reginald Owen.Una O'Connor Pour adultes.SONG OF THE CITY — Lldylle dun noceur aveo la fille du pêcheur qui Ta arraché à la mort lorsqu'il a voulu se suicider Interprètes Margaret Lindsay, Jeffrey Dean.J.-Carroll Nalsh.Pour tou»."Cartier" THE SOLDIER AND THE LADY — Ver-alon américaine du "Michel Strogoff" de Jules Verne.Interprètes: Elizabeth Allen, Anton Walbrook.DON’T TELL THE WIFE — Comédie.Interprètes: Guy Klbbee.Una Merkel."Choteou" GIRL LOVES BOY, — Comédie sentimentale.Interprètes Eric Linden.Cecilia Parker.Roger Imhof, Dorothy Peterson, Pedro de Cordoba."Corona'' FIFTY ROADS TO TOWN — Comédie qui reprend une fols de plue le thème de l'héritière qui trouve un mari en voyageant d’un bout à l'autre du pays pour protester contre l'autorité paternelle.Interprètes: Ann Sothern, Don Ameche.Jane Darwell.Slln Summerville.Paul Hurst, John Qualen, Alan Dlnehart.Steplc Fet-chlt.CHARLIE CHAN AT THE OLYMPICS — Roman policier qui permet à l'illustre policier chinois de se distinguer en Allema- | fae.Interprètes Warner Gland, Keye Lu- j e, Katherine DeMUle.Layne Tom, fil»."Outremont" Même programme que l ’Empress’*."Poplnoou" TH* PRINCE AND THE PAUPER — Adaptation clnêmatograpnique de Toeuvr» de Mark Twain, le grand humoriste américain; 11 s'agit des aventures d’un Jeune J héritier au trône et de son sosie, un Jeune mendiant, dans le cadre de l'Angleterre du XVIe siècle.Cette fantaisie est une réalisation de William Keighley.Interprètes: les deux frères Mauch, Billy et Bobby.Claude Rains, Henry Stephenson, Errol Flynn, Barton McLan», Pour tous."Ploza" THEHOLY TERROR — Voir "Granada".''Roganf* "Dominion" AU SERVICE DU TZAR.— Drame de | Pierre Blllon.Interprètes: Pierre Richard Wlllm, Vera Corène, Roger Karl, Suzy Prlm.Junte Astor."Nous ne saurions retenir cette production en raison des libertés très poussées que se permettent tous les personnages".(Choisir)."Ifacfra* CLARENCE — Adaptation cinématographique d’une comédie de Booth Tarklng-ton.Interprètes: Roscoe Karns.Eugene Pallette.Spring Bylngton.Charlotte Wyn-ters.Pour tous THE SOLDIER AND THE LADY — Voir “Cartier"."Emproi*'J CFCF C PCX 500 mètre» — SW) kilocycles 49.96 mètre* — 6003 kilocycles ItlIMMMMMlBMHIMMMiMniMtiK 10NSTIPATI0N CE SOIR AU COUCHER 1 Une à deux tablettes | ROBOLj Résultat Demain matin 1.00 La bourse.1 15 Our Barn.1 25 Course pour la coupe Amérique.2.30 Course pour la coupe Amérique 2.35 Folklore suédois 4.00 Matinee Club, 5.00 Variétés 5 45 Courses d'Arllngton.6.30 Nouvelles éclairs 6.35 Alma Kltehell contralto, 7.45 Revue du sport.8 30 Concert de Robin Hood Dell.9 45 Caveliers de la Salle.10.00 Saison d'opérâ d'été de Cincinnati.11 00 Dernières nouvelles sportives.CHLP 266 mètres 1120 kilocycles 1 00 Heure féminine.2 00 Heure.2 01 Variété» instrumentales 4.55 Sommaire.5.00 Cocktail capers.5.30 Heure — Méli-mélo.6 30 Chanson» françaises 7.30 Heure — Rhythm rhapsody R 15 Jacqueline Morin, planlate 8.D0 J‘mm y et Jack.8.45 Eventide Echoes 9 00 Meunier da Sylva, planiste.9.30 Hollywood Echoes.10.00 Orchestre.10 30 Al Clauser and Oklahoma Outlaws 10 45 Fatty Chapin’s Songs .11.00 Heure.25c la boite Cl* Chimique FRANCO Américaine Liée 15M rue St-Denta Montréal.Veuille* m'envoyer un échantillon de ROBOL • • * • ' archives.Puis, un coup d’essai: on profita du passage dans un port espagnol de deux navires portugais pour soudoyer leurs équipages.Quelques heures plus tard, les équipages ae révoltent et Us ne se' rendent qu'après une Intervention de l'eviertion militaire portugaise.Un peu plus tard, encore, une manoeuvre d’intimidation: pour montrer cours qu’elle obtint à cette époque, quand ils étalent effectifs, n’étaient jamais gratuits et pas toujours consciencieux.Les plus sympathiques se contentèrent généralement d’être prodigues d’éloges pour cette vaillante nation ayant victorieusement résisté à l'oppression de 150 ans d’occupation sévère.Mais, privés du nécessaire tandis qu’ils vivaient sur un sol généreux, les Polonais victimes de ce paradoxe se fatiguèrent vite des panégyriques qui ne remplaçaient pas les outils et ne s’adressaient qu’aux ancêtres.Ce que voulait la jeune génération très réaliste, c’étaient des crédits.Il faudrait n’avoir jamais manqué de rien pour oser leur donner tort.La Belgique a bonne presse sur les bords de la Vistule parce que ses hommes d’affaires s’y sont montrés probes et perspicaces.On peut dire, d’autre part, que nos capitaines d’industrie ont été bien avisés d’indiquer In route de l’Est européen à l’épargne belge dont ils «talent les intendants.Depuis bientôt vingt ans que la Pologne a recouvré son indépendance elle n’a cessé d’accroître annuellement sa population au rythme impressionnant de 500,000 imités.Un demi-million de nouveaux consommateurs, par anl A la question “La Pologne peut-elle vivre?”, Saint Jean-François Régis Par George Guitton, S.J.Sur saint François Régis, ce prodigieux missionnaire des campagnes cévenoles au XVIIe siècle, on ne possédait encore que de courtes biographies, qui se contentaient d'accommoder au goût du jour le récit des vieux auteurs.L’apôtre, dont le souvenir reste, après trois siècles, dans le Vivarais et le Velay, toujours si vivant, méritait mieux.A Foccasion du deuxième centenaire de sa canonisation, qui eut lieu le 16 juin 1737, le P.Guitton nous donne enfin l’histoire complète et véridique attendue depuis longtemps.Grâce à de nombreux documents inédits, tirés surtout des archives de la Compagnie de Jésus, grâce aux traditions locales, qu’il s’est fait un devoir de contrôler sur place, il nous offre vraiment une oeuvre nouvelle.Les milieux politiques et religieux si tourmentés du temps de Louis XIII, et les milieux communautaires plus intimes où vécut Régis, reconstitués d’après les lettres du général des Jésuites, Mutins Vi-telleschi, forment un fond de tableau où la personne du saint se détache en un relief saisissant.Avec une entière franchise, le P.Guitton expose largement les difficultés que rencontre l’apôtre surtout dans sa lutte contre l’immoralité, les calomnies aussi dont il fut victime auprès de l’un de ses supérieurs et même de Févêque de Viviers, un instant trompés.Ces chapitres, si remarquables par leur sincérité, constituent un drame des plus émouvants.Quant à la méchante et sotte légende, prétendant que Régis fut expulsé de son Ordre, Fauteur, sur le vu des documents les plus authenti- Pommade ^fnéiiepiique RAMEAU T rai le ment efficace des maladies de la peau.ques — les lettres mêmes de Mutiu* Vitelleschi — dont il donne le fac-similé photographique, n’a aucune peine à en faire justice.Il précise comment cette farde fut forgée de toutes pièces, soixante-dix ans après la mort du saint, par un janséniste haineux, qui expia son faux témoi» gnage et beaucoup d’autres fourbe* ries par cinq ans de prison au châ* lean Saint-Ange.Ces intrigues, donl certaines menées sont dignes de Rocambole, appartiennent a la grande (fes vengeances exercées histoire per Jés gert 5195 St-Laurent 2929 Maison 1374 Ontario Est 2309 Ontario Est 347$ Ontario Est 15S4 Ste-Catherine Est 1127 Mont-Rü/al Est 2934 Mont-Royal Est 4835 WoUtngton Pas d'autres succursales.LA LIVRE Beurre de 2e qualité ¦ ™ * Beurre pour O la cuisson CïTTE SEMAINE 2461, RUE DIS CARRIERES POUR UN BON NETTOYACE Fini de Luxe Signales tout simplement: CR 4168 Noua passeront chss vous Livraison partout • SPECIAUX dans le BLANC .v .—11 1 .VOS VETEMENTS BLANCS ont besoin 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instruction et, si on le veut, une leçon nécessaire.S’il est vrai que nous sommes citoyens du Canada, qui doit nous intéresser de Halifax à Vancouver, — s’il est exact que nous sommes citoyens de la province de Québec, dont rien ne doit nous laisser indifférents, — il n’en est pas moins réel que la Providence a voulu que nous soyons en premier lieu citoyens de Montréal.Nous sommes intéressés au Canada tout entier, à la province de Québec tout entière, — mais tout pôtre bien se trouve à Montréal.Notre devoir est, donc — et c’est aussi notre intérêt — pour juger plus clairemwnt, plus sainement de la situation et de l’administration de Montréal qui nous touche de si près, de puiser des renseignements dans ce qui se fait ailleurs — afin de pouvoir corriger ce que l’expérience et les chiffres, justement, nous montrent erroné chez nous.Il y a quelques mois nous publiions une étude que nous intitulions “La maison à l’envers” (voir le Dévoie du 10 avril 1937).La maison, depuis lors, n’a pas repris son équilibre, bien loin de là, — et c’est à cela qu’aujour-d’hui encore nous allons nous arrêter.Il est indispensable que Ton comprenne bien que ce n’est pas l’auteur de l’étude, que l’on va lire qui donne la “leçon nécessaire”.Ce sont les faits, tristes peut-être dans leur vérité mathématique, mais indéniablement vrais.Nous souhaitons de tout coeur qu’elle soit comprise et qu’elle aide au rétablissement, tout à fait indispensable, de l’ordre et de la méthode, basés sur l’expérience, fût-ce même d’autrui, dans les affaires municipales, et qu’elle hâte le retour définitif, dans le même domaine, à l’équilibre normal.La dette nette de Montréal, suivant son dernier rapport, se chiffre à $201 millions, soit une augmentation de $2,577,114 sur l’an dernier.D’autre part, si l’on compare notre dette brute obligataire de $276,207,378, avec celle de l’an dernier, de $275,584,877, on constate une augmentation de $622,501.Ces chiffres démontrent bien qu’il n’est pas facile pour la masse des propriétaires de savoir ce que la dette obligataire garantit exactement.Il est intéressant de suivre la marche ascendante de nos dettes nettes obligataires, depuis dix ans, et de les comparer avec celles de la ville de Toronto, qui lutte pour nous enlever notre titre de métropole du Canada.U va de soi que cette bataille ne se fait pas ouvertement.C’est plutôt la méthode des grandes entreprises financières qu’emploie la ville de Toronto, à l’instar de certaines compagnies américaines, comme la General Motors, la Ford et la Chrysler, et qui, tout en paraissant désintéressées les unes des autres, se surveillent étroitement, réciproquement.» On peut en juger par leur émulation à donner les meilleurs programmes à la radio.Pour prendre un exemple plus rapproché, s’imagine-t-on.que sir Herbert Holt et sir Charles Gordon, respectivement président et vice-président de la Dominion Textile, directeurs conjoints du C.P.R., de la Sun Life, de la Montreal Light, Heat and Power Cons., et par ailleurs de grands amis, ne se rencontrent pas sur un terrain de rivalité quand il s’agit des intérêts de la Banque Royale et de la Banque de Montréal, de même que du Royal Trust et du Montreal Trust?Eh bien! pourquoi notre ville de Montréal n’imiterait-elle pas la ville de Toronto, en procédant de la même façon que ces grands administrateurs?Voici comme’ se chiffraient les dettes brutes fondées de Montréal et de Toronto aux dates suivantes : blic, — et résumant sa pensée dans cette dernière déclaration: Montréal 3Vi%, dû 1er fév.1951 3Vi%, dû 1er fév.4,/2%, dû 1er mai 5 %, dû 1er mars “dette courante ou dette fixe, dette consolidée, dette nette fondée, ou dette brute fondée, qu’on les appelle comme on le voudra, c’est toujours une dette *et la meilleure comptabilité c’est la comptabilité du bon sens.” Aussi, ce n’est pas parce que nous payons un taux moyen d’intérêt inférieur à celui de Toron to — pour la raison donnée plus haut — qu’il faut en conclure que notre crédit est meilleur.Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’oeil sur le tableau qui suit, montrant la quotation du jour pour des obligations à peu près identiques! Toronto $ 96.75 3Vi%, dû 1er déc.I960 — $100.00 1952 — 96.50 3 Vi %, dû 1er déc, 1963— 100.00 1942— 103.00 4,/2%,dû 1ernov.1939— 105.75 1945— 106.00 5 %,dû 1er déc.1947— 116.25 On se targue d’habiter la deuxième ville française du monde, par le nombre de ses habitants, mais qu’est-ce à dire si la majorité de la population ne jouit même pas d’une certaine aisance?Tout récemment, dans une magnifique conférence sur l’esprit français, l’éminent académicien qu’est M.Louis Berttamj faisait remarquer qu’une des grandes qualités du génie français consiste dans son respect pour le droit de propriété.Avouons-le, ici, les Montréalais s’en soucient peu.En effet, on constate que 17 pour cent seulement des habitations logent des propriétaires, alors que dans la ville anglaise de Toronto, ce chiffre atteint 54 pour cent.La moitié au moins de la population de Toronto est donc directement intéressée à la bonne administration de la ville.D'aucuns prétendent que la population de Montréal dépasse le million.Mais, en acceptant les chiffres parus dans le dernier prospectus de notre ville, die ne serait que de 880,000 âmes, soit environ un quart de million de plus que celle de Toronto.Et ce surplus de population ne représente pas nécessairement un accroissement de revenus pour Montréal, car il ne faut pas oublier que si notre ville est un foyer de science et de culture, pour l’homme intelligent et avide de s instruire, en même temps qu’un chiffres t _ , Toronto Population (193T)________ $31,000 Répartie comme suit} Entre 15 et 60 ans Moins de 15 ans .Plus de 60 ans .centre d’opportunités remarquables pour l’homme entreprenant et ambitieux, elle représente aussi un centre attractif, voire un paradis terrestre, pour les jouisseurs et les fainéants.On peut même affirmer que ce n’est pas tant le chiffre de la population qui importe pour une ville, quand il s’agit de payer, mais bien plutôt la capacité de paiement de cette même population.E)t à ce point de vue, il semble très nettement établi que Toronto soit actuellement supérieur, et de beaucoup, à Montréal.Pour mieux illustrer cette idée, prenons comme exemple les villes de Westmount et de Hull qui, d’après les statistiques fédérales de 1931, avaient respectivement 24 et 29 mille de population.Or, la valeur®’imposable étant de $72 millions pour Westmount contre $21 millions pour Hull, on comprend aisément que la capacité de paiement est bien supérieure à Westmount qu’à Hull.Revenons maintenant à nos villes de Montréal et de Toronto et nous verrons que bien que le chiffre de notre population soit de beaucoup supérieur à celui de Toronto, d’après les dernières statistiques, le montant payé en salaires est à peu près le même pour chaque ville et le gouvernement fédéral a perçu, en impôts sur le revenu, $4 millions de plus à Toronto qu’à Montréal.Voici les Montréal 819,000 Diff.188,000 530.000 soit 64.71 % 242.000 soit 29.55% 47.000 soit 5.74% Montréal Toronto 1er jonv.1927 — $144,405,518 1927 — $167,007,419 1937 — 276,207,378 1937 — 176,066,410 Augmentation — $131,801,860 Augmentation — $ 9,058,991 Quant aux dettes nettes fondées, voici comment elles figurent dux mêmes dotes:— 431.000 soit 68.30% 146.000 soit 23.14% 54,000 soit 8.56% La différence s'établit comme suit: Entre 15 et 60 ans — 99,000 de plus pour Montréal Moins de 15 ans — 96,000 de plus pour Montréal P us de 60 ans —• 7,000 de moins pour Montréal 246,000 297,000 Diff.51,000 Montréal Toronto 1937 1927 1937 1927 Millions Millions Dette nette de Montréal 245 132 Dette nette de Tor.149 142 Corn, des Ecoles Catho- ligues de Montréal 34 21 — — 279 153 Corn des Ecoles Protes- tontes de Montréal 6 7 — — 285 160 Corn.Métropolitaine de Montrée! 19 5 — — 304 165 149 142 Dette des fabriques Inconnue Aucune En résumé, dans l’espace de dix ans, nous avons augmenté notre dette de $113 millions, comparativement à $7 millions seulement pour Toronto.En d’autres mots, nos déboursés s’élèvent à $106 millions de plus.Et si l’augmentation de $7 millions dont est grevée la propriété de la Ville-Reine couvre les écoles, il n’en est pas ainsi pour la propriété de Montréal laquelle, outre l’augmentation de $113 millions créée par la municipalité, est grevée d’une augmentation de $13 millions pour les écoles catholiques, de $14 millions pour la Commission métropolitaine, sans parler de la dette des fabriques qui n’a certainement pas diminué pendant les dix dernières années.Ces chiffres ne fournissent-ils pas, réellement, matière à réflexion ?Mais fl y a plus.Toronto a absorbé une partie des allocations de chômage comme dépense courante et, pour la balance, la ville a emprunté à court terme, son directeur des finances déclarant dans son dernier rapport qu’il y a tout lieu de croire qu'en 1942 toutes les dépenses encourues pour îe chômage auront été absorbées par le surplus des revenus.Tandis qu’ici, à Montréal, en guise d’encouragement, notre trésorier nous informe, lui aussi par son dernier rapport, ^jue notre dette nette "parltêtf»* n’est pas eus»! considérable 'que l’an dernier.Comme encouragement, ceci équivaut à lalsltuation d’un père de famille, déî» père, par exemple, de sept enfcnts, oui aurait une propriété!, hypothéquée pour $9,000 et qui *e réjouirait de la naissance de “triplets”, sous prétexte que T hypothèque qui re- présentait auparavant $1,000 de dette pour chaque membre de la famille se trouverait désormais réduite à $750.Dans un communiqué récemment paru dans les journaux, on semblait faire grand état du fait que Montréal paie sur sa dette consolidée un taux moyen d'intérêt inférieur à celui payé par la ville de Toronto.Ceux qui ne sont pas initiés aux choses de la finance ont pu se réjouir de bonne foi, c’est-à-dire être induits en erreur, car la réalité est tout autre.Veut-on des chiffres officiels?Au 1er janvier 1930, la dette brute fondée de la ville de Toronto était de $166 millions.A la fin de l’exercice financier 1936, elle s’élève à $176 millions, soit une augmentation de $10 millions.Le 1er janvier 1930, la dette brpte fondée de Montréal était de $173 millions.D'après les derniers chiffres officiels, efle est aujourd’hui de $276 millions, soit une augmentation de $103 millions.Or, c’est en raison des emprunts considérables contractés par la ville de Montréal depuis 1930, alors que le loyer de l’argent a été universellement bas, que le trésorier de la cité, jonglant avec les chiffres, peut établir un taux moyen d’intérêt annuel de 4 1-2 approximativement.Lorsque le biM de Montréal était devant le comité de la Législature, — et tous ceux qui étaient présents doivent se rappeler fort bien sas observations -l’honorable premier ministre conseillait de ne pas tenter de tromper les législateurs par des finasserie» de comptabilité, — ajoutant que.le "fonds de roulement” était bien fait pour rouler le pc~ Salariés (1934) Total des gages et salaires (1934) Impôt fédéral sur le revenu pour 1935-36.Certains prédisent que les “secours directs” ne pourront jamais être abolis à Montréal, et les politiciens tentent de s’en excuser en arguant qu’on ne peut laisser les gens mourir de faim.Sur ce point tout le monde est d’accord, mais ce qu’on ne semble pas comprendre suffisamment, c’est que la vie est beaucoup moins coûteuse à la campagne qu'à la ville.Ceux qui sont mus par un patriotisme bien éclairé et qui veulent le bien des familles assistées devraient méditer ces paroles puisées au livre “Ce Canada, Puissance internationale", récemment publié par André Siegfried, et ou il parle du Canadien français! “Du fait de son origine et de sa tradition, à laquelle il demeure fidèle, c'est un rural, attaché au sol, conservant le sens de la nature, qu’il s’agisse de la cultiver ou de la défricher.Si cette race s’urbanise à l’excès, comme c'est le cas dans la province de Québec où la ville absorbe maintenant 63 pour cent de la population, elle perd la source même de sa vitalité’’.D après les chiffres fournis par cet auteur, Québec tiendrait la première place des provinces les plus urbanisées — avec 63 pour cent, et Ontario h seconde, avec 61 pour cent.Et n’allons pas nous leurrer avec des projets d’avenir.Quelles que «oient les bonnes intentions qui animent, par exemple, ceux onne volonté fut inlassable et la harité sans limites, l’Hospice du Sacré-1 Coeur a su poursuivre heureusement |;| 1 on but et étendre son action bienfai-I ante.En l’année 1897, avec le haut en-ourageçient de S.E.Mgr Paul Larocque, second évêque de Sherbrooke, et *our répondre à la population toujours croissante, des Cantons de l’Est, 1 fut décidé qu’un nouvel élan fierait jlonné à l’oeuvre des malades; des ' hambres spécialement aménagées fu-ent mises à leur disposition et une sal-t d’opération fut ouverte1.I MM.les docteurs J.-O.Camirand, I1 I\ Pelletier, J.-E.Rioux, L.-M.Efie, ü.Frégeau, N.-A.Dussault formaient |t bureau médical de l’Hôpital du Sa r ré-Coeur.A ces premiers médecins du comité ont venus s’adjoindre successivement 4M.les Drs W.Lamy, F.-A.Gad-ois, L.-C.Bachand, L.-A.Genest, L.!orest, dentiste, J.-O.Ledoux, F.Ber-rand, J.-A.-C.Ethier, H.Cabana.J.-!.Noël.Parmi ces ouvriers de la première eure, un bon nombre sont déjà dispa-us de la scène de l’actualité, mais leur i euvre demeure et est dignement con-;tnuée par les distingués membres du ! sureau médical actuel: les Drs F.-A.iadbois, président, F.Bertrand, R.iaudet, W.Bégin, R.-L.Boisvert, E.'lame, R.-L.Duberger, A.Bérubé.’L-A.Mignault, J.-A.Dion, L.Gro-!;au, G.-L.Favreau, J.-A.Darche, L.'îarche, A.-R.Walters, R.Marin, Guy •ertrand et les dentistes T.-C.Cabana, .-A.Saint-Pietre.I En passant, qu’il nous soit permis ’offrir un hommage reconnaissant à il mémoire d’un grand médecin, ami : bienfaiteur de l’institution.Le sou-enir du Dr Paré est resté gravé dans I coeur de ceux qui ont si largement énéficié de sa science et de ses géné-1 isités.Son digne remplaçant, le Dr 4-0.Camirand, se signala par l’ac- Kissement d’opérations chirurgica-squelles étaient réputées merveil-uses à cette époque (vers 1895), où : chirurgie n’était encore qu’à ses dé-uts.Les succès remportés alors furent p puissant encouragement pour per-ctionner et agrandir l’oeuvre de l’Hô-ital., Les Religieuses gardes-malades du mps, aujourd’hui septuagénaires, se l iaisent à rappeler le paternel intérêt j’il leur prodiguait, se faisant lui-ême leur professeur quotidien, en réorie comme en pratique, du soin des aiades.!1 Plus rapproché de nous, accordons ne mention toute spéciale à cet hom-e de l’art, le Dr J.-O.Ledoux, qui jit l’une des lumières les plus vives ant se soit jamais réclamé le bureau édical de l’Hôpital Général .Saint-incent-de-Paul, à ce vaillant qui a tier de la chirurgie, à laquelle il a consacré les plus fécondes années de sa vie.les efforts les plus généreux de sa science profonde de praticien et de son initiative ardente, enfin le meilleur de lui-même.Ce grand chrétien, chirur gien de marque, fut appelé à la récompense, âgé seulement de 57 ans, le premier mai 1929 I; anchi sous le harnais du délicat mé- De 1897 à 1906, la compétence du corps médical ne tarda pas à se répandre au loin.Des malades vinrent nombreux, non seulement de la ville et des environs, mais encore de l’étranger.Plus de 2,000 furent admis et beaucoup plus l’eussent été si l’Hôpital du Sacré-Coeur eût pu mettre à leur disposition un local capable de les accommoder.Depuis longtemps le besoin d’agrandir s'imposait.Enfin, en 1906, après de longs et incontrôlables retards, on crut l’heure venue de réaliser l’idée du vénéré fondateur, Mgr Antoine Racine.en développant le plan fait pour l’Hospice du Sacré-Coeur.Sa Grandeur Mgr Paul Larocque, successeur du premier évêque de Sherbrooke et continuateur de ses grandes oeuvres, donna lui-même l’élan.Sous sa bienveillante impulsion, le succès ne devait pas se faire attendre.Mais avant d’entreprendre une construction d’aussi grande importance, on se demanda, de part et d’autre, si de graves raisons ne motivaient pas le déplacement de l’oeuvre des malades pour l’installer où déjà se développaient simultanément deux autres oeuvres de charité: celle des vieillards sans asile et celle des orphelins.Après mûres réflexions et dans l’unique but de servir plus efficacement les intérêts des malades de tous les quartiers de la ville, le conseil de notre institut, de concert avec Mgr l’évêque de Sherbrooke, décida le déplacement de l’oeuvre.Restait encore le problème non moins difficile de choisir le nouveau site.Après avoir pris conseil de personnes compétentes, après avoir pesé les avantages relatifs de plusieurs sites possibles, les autorités de la maison mère fixèrent leur choix sur les terrains Branswell et Worthington où, de tous les points de la ville, l’on voit aujourd’hui l’Hôpital Général St-Vin-cent-de-Paul.Ce terrain, d’un accès facile à toute la population de Sherbrooke, a en outre l’avantage considérable d'une superficie qui éloigne assez toute autre habitation pour que les malades puissent y jouir, dans une tranquillité parfaite, de l’air et du soleil qui abondent sur cette colline.Sa Grandeur Mgr Paul Larocque approuva le choix fait par la Supérieure et son conseil1 et daigna même leur écrire en ces termes encourageants: “Une oeuvre entreprise pour le bien des âmes, l'honneur de notre sainte religion, avec des vues surnaturelles et désintéressées, telles que je vous les suppose, ne peut que compter sur la bénédiction de Dieu.Et si la bénédiction de l'évêque de Sherbrooke peut ajouter à votre confiance en l’ave-nir, je vous l’accorde de grand coeur en y joignant l’assurance de tout l’appui qu’il sera en mon pouvoir de vous donner.” Avec cette bienveillante réponse de Sa Grandeur Monseigneur de Sherbrooke, toutes les grandes questions préliminaires étaient réglées et l’on se mit immédiatement à l’oeuvre.Un premier plan présenté au conseil de la maison-mère fut minutieusement étudié.L'architecte, M.Charles Chaussé, était à mettre la dernière main à son travail, quand l’idée d'un hôpital à pavillons fut suggérée par Sa Grandeur Mgr Paul Larocque.La proposition sourit à tous les intéressés.Le 15 juillet 1906, l’architecte présenta à l’étude de Monuigneur de Sherbrooke un plan d'un genre tout nouveau.Sa Grandeur non seulement approuva ce travail, mais en fit les meilleurs éloges.Ce plan comprend, au centre, une rotonde de 52 pieds de diamètre pouvant relier quatre pavillons de 100 pieds par 48.L’on n’exécuta qu’une partie du plan, à savoir la rotonde, la bâtisse de l’administration et un pavillon pour les malades, remettant à des jours plus ou moins éloignés la réalisation du plan total.Les travaux du nouvel hôpital furent commencés le 24 septembre 1906 sous les auspices de Marie—en la fête de Notre-Dame-de-la-Merci.Poursuivis au milieu de retards de tous genres.ce ne fut qu’à l’automne de 1907 qu’on put le voir, dessinant sur le ciel azuré de la Reine des Cantons de l’Est, les lignes harmonieuses de son élégante architecture.Le parachèvement des travaux de l’intérieur devait encore exiger de longs mois.En octobre 1908, quelques pièces pouvaient être habitées; six soeurs venaient s’adjoindre à leur Supérieure et à l’économe qui les avaient devancées de quelques mois pour les seconder dans la tâche de l’ameublement, de l’organisation intérieure, etc.Les Dames de la charité, toujours prêtes à se dévouer, s'employèrent nombreuses à la confection de la lingerie.Le 12 février 1909, la chapelle était prête pour le culte, Assisté de MM.les abbés J.-H.Roy, curé de la cathédrale, H.-J.Beaudry, secrétaire privé de Monseigneur de Sherbrooke, A.-M, Goyette, vicaire à St-Jean-Baptiste de Sherbrooke et représentant de M.l’abbé J.-A.Laporte, curé de cette paroisse, Sa Grandeur Monseigneur de Sherbrooke bénit lui-même ce nouveau sanctuaire, le dédia à Notre-Dame du Perpétuel Secours et y célébra la première messe.MM.les Drs J.-O.Ledoux, J.-O.Camirand, P.Pelletier, F.-A.Gadbois avaient voulu être présents à cette cérémonie.Ouvriers industrieux de l’oeuvre qui recevait en ce jour un si beau couronnement, ces messieurs furent heureux de venir les tout premiers s’unir à leur vénérable évêque et aux religieuses pour rendre grâces à Dieu.Le 29 mars 1909, on procéda à la translation des malades, au nombre de 20, du département qu'ils occupaient au nouvel hôpital où les avaient précédés leurs infirmières, les filles de Mère d'Youville.Les Soeurs Grises de St-Hyacinthe.Les statistiques de cette époque portent que plus de 2,500 malades avaient été admis et traités dans l’ancien local.Les nouveaux cadres allaient permettre de continuer le bien sur un plus vaste champ d’action.L’existence de l’Hôpital Général St-Vincent-de-Paul était un fait accompli, néanmoins, l’inauguration publique, par la bénédiction solennelle, laquelle fut présidée par Sa Grandeur Monseigneur de Sherbrooke, n’eut lieu que le 16 juin suivant.L’acte d'incorporation date du 19 février 1914—statut Loi 4, George V, chapitre 153.En 1910.cet hôpital neuf faisait l’honneur et la gloire de la ville de Sherbrooke, laissant cependant peser de lourdes charges sur la communauté qui en avait entrepris l’érection.Mais la douce Providence qui suscite les bienfaiteurs et dirige les dons généreux, veillait en la personne de Mgr Larocque.Pour aider à balancer le bilan des dépenses ordinaires et des intérêts annuels, Son Excellence se fit le promoteur d’une association dite l'Oeuvre des Patrons dont le but est de travailler à éteindre la dette foncière.Avec l’assentiment unanime de ses conseillers diocésains, Monseigneur r e c o m m a nda d’abord verbalement l’oeuvre à son clergé réuni.En octobre 1910, Sa Grandeur daigna apposer au feuillet explicatif de l'Association un chaleureux appel aux curés et, par eux, aux fidèles de tout le diocèse.Du haut du ciel, le paternel évêque doit se réjouir de ce que la semence de charité qu’il a IL Y A TROIS QUARTS DE SIÈCLE.amoeographin an qUAKTIER NO RD, pii*« H y » pins de 75 xns.° es hauteurs de Sherbrooke-Est.An centre, le Saint-François et ses gros orme», et l'ancien pont couvert du Grand Tronc, sur ¦m, le MAGOG.A droite, les clochers de* 6gllaes SL Peters ni Plymouth.Au centre, un peu à lauche, le vieil édifice Griffith, érigé en 1554, ««I existe encore, le pont Duffertn, et, à l’ex-T~ Mme (gauche, l’ancienne prison.jetée ainsi partout a porté d’heurenx fruits.Jusqu’à date, le montant de $108,000 a été recueilli, lequel a été en grande partie porté au fonds d'amortissement.Dès le début, les religieuses furent au nombre de 30, avec la révérende Soeur Perras comme supérieure; 12 d’entre elles étaient spécialement préposées au soin des malades.Ces infirmières avaient suivi les cours de gardes-malades donnés à l’Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe depuis 1901.Un aumônier résident, M.l’abbé E.-W.Dufresne, fut attaché à l’institution dès les premiers jours.Cet ecclésiastique.par une coïncidence heureuse, est le neveu du bon et regrettétM.le Vicaire Général A.-E.Dufresne, l’instigateur et le bienfaiteur insigne de l’Hospice du Sacré-Coeur, auquel il légua en mourant prèa de $13,000, résidu d’une petite fortune amassée au prix de la plus sévère économie et qu’il voulut consacrer tout entière au soulagement de l'humanité souffrante.Charitable comme son vénérable oncle et, comme lui, très sympathique à nos oeuvres, M.l’abbé E.-W.Dufresne a fait gratuitement la desserte religieuse de l’établissement pendant 17 ans.(Ce bienfaiteur fut nommé chanoine titulaire en 1926 par Mgr Larocque.) L’aumônier actuel est M.le chanoine J.-W.Larue, ayant comme assistant M.l’abbé Zoël Fréchette.En octobre 1911, l’Hôpital voyait, non sans un vif regret, s'éloigner l’un de ses amis les plus influents et les plus dévoués, membre du bureau médical, son coopérateur actif, médecin habile, M.le Dr P.Pelletier, député à la Législature, était appelé à représenter le gouvernement de la province en qualité de haut-commissaire à Londres, poste qu’il occupa jusqu'à sa mort.En maintes occasions, sa sympathie pour l’oeuvre de l’Hôpital s’était manifestée et son influence politique avait obtenu d’appréciables secours.En 1913 fut inauguré le cours des gardes-malades laïques.Depuis le 29 mars 1909, les portes de l'Hôpital Général St-Vincent-de-Paul sont ouvertes à tous les malades, sans aucune distinction de religion et de nationalité.Le pauvre comme le riche y est hospitalisé et soigné avec le même dévouement et la même charité, tant par le* médecins que par le personnel de l’établissement; aussi voit-on le nombre de ses hospitalisés s’accroître d’année en année.En 1919, 183 malades furent enregistrés, tandis que 2,539 le furent au cours de l’année 1925.Le nombre de lits primitivement destinés aux patients était de 68, tandis qu’il atteignait en 1925 le chifLe de 135.Pour remédier à l'Insuffisance du local, les élèves gardes-malades et les aides séculières durent successivement loger en dehors de l’établissement.L’acquisition de la "maison St-Jean” en 1920 permit de les abriter durant 7 ans.Les Dames pensionnaires à leur tour eurent à céder leurs chambres aux malades qui arrivaient de plus en plus nombreux.Ce courant allant toujours croissant, on résolut de compléter la construction du plan initial; on y fit même une addition considérable.Les plans en furent élaborés par M.J.-W.Grégoire, architecte avantageusement connu dans notre ville, où il s’est signalé par de belles réalisations du génie de l’architecture.Au cours de la visite détaillée faite par l’inspecteur provincial des bâtisses, déclaration fut faite avoir examiné une série d’annexes qui n’avaient d’égales nulle part en fait d’élégance et de solidité, aussi en fait d’aménagement ultra-moderne, La révérende Soeur Beauchemin, esprit averti et pratique, économe expérimentée et pleinement consciente des besoins d’un hôpital, a dirigé les travaux de construction de cet agrandissement considérable, qui fut terminé en 1927.L’institution put ramener sous son toit tout son personnel et recevoir 250 malades avec une capacité possible de 300 lits.L’hôpital est pourvu de 6 salles d’opération, d’une installation de Rayons X très complète, d’appareils de physio-thérapie variés, d’un électrocardiographe.Un laboratoire s’est développé conjointement avec les autres départements scientifiques de l’Hôpital.Le bilan de ces activités au cours de 1936 a atteint le chiffre dt 12,225 analyses.Le travail s’y fait sous la direction d’un pathologiste, par deux religieuses techniciennes enregistrées et des élèves gardes-malades.Depuis la fondation de l'hôpital, 1909 à 1 936, furent hospitalisés: 28,216 malades de la ville de Sherbrooke, 32,770 malades des paroisses du diocèse.7.835 malade de l’étranger, ce qui donne un total de 68.821 hospitalisés.A ce nombre viennent se joindre 97,336 externes qui furent traités, formant un montant total de 166,167 malades soignés dans l’institution.Pendant ce laps de temps, 42,987 interventions chirurgicales.Chaque année le percentage des mortalités s’est maintenu à 3%, Supérieures depuis la fondation: Un grand hôpital de première classe ?ne à vol d'oiseau de l’HOPTIAL GENERAL SAINT-VINCENT DE PAUL, sur les hauteurs de Sherhrook»-Esrt.— Cette Institution, dlrtyde par les Sœurs Grises, est l'un des mieux aménacés de tou* les hôpitaux de cette province et du Canada, La première, chapelle de Sherbrooke Soeur Perras Soeur Dussault Soeur Mongeau .Soeur St-Paul Soeur St-Amable Soeur Ste-Adéline 1909—-1915 1915—1921 1921—1924 1924—1927 1927—1932 1932 Voici une pièce que le Borro-méen reproduit après l’avoir extraite des archives de l’évéché de Sherbrooke.C’est le texte de la requête des catholiques demandant In construction d’une première chapelle, en 1825, et la permission donnée par l’évêque de Québec: A Sa Grandeur Monseigneur Joseph-Octave, évêque de Québec, etc., etc.L’humble requête des habitants et autres intéressés des townships d’Orford et Ascot suppliant humblement.Qu’il plaise à votre Grandeur de leur permettre de bâtir une église ou chapelle, dans le village de Sherbrooke, dans le township d’As-cot, dans le District supérieur de Saint-François, et en nous l’accordant nous ne cesserons de prier pour votre Grandeur, tel que notre devoir et notre religion nous y obligent.Sherbrooke, 12 décembre 1824.C.-A.Cressé, Ch.LesTourneur, Charles Lachance, Joseph Rousseau, François Hudon dit Lariviè-re, Mathew Scallon, Pierre Saint-Pierre, Jean Noël, Thomas Connor, Simon Bracken, Edward Fitzgerald, Barnard Martin, Charles Hamel, Henry Petterson, Thomas Smith, Tsafe Richard, Patrick Reid, James F.Handing, Thomas Smith Jr„ Thomas Burns, Pierre Noël, John Mulvena, Antoine Bisaille (?), Michael Daley, Patrick Barry, Joseph Rousseau, Hilaire Caron, Antoine Beralle (?), John Dunden, James Dunden.Joseph Houle, Edward Fitzgerald, Thomas Lee, Permis de construire une chapelle dans l’endroit du village de Sherbrooke qui sera désigné ou agréé par M.Holmes, Notre intention serait que ladite chapelle fût mise sous l'invocation de saint Colomban, abbé irlandais.Québec, le fi avril 1825.* J.0„ Ev.de Québec.Wote du copiste: 33 signatures.14 françaises, 19 anglaises.13 croix, avec l’inscription “sa marque”.14 croix, avec l’inscription “his mark”.Coin pittoresque sur la rivière Magog «r h , Tortueuse et sinueuse, le rivière Magog trsverse Sherbrooke de l’ouest à l’est pour aller se jeter, au coeur même de la ville, dans la rivière Saint-François, après avoir multiplié sur son psssage des «oins pittoresques comme celui-ci.La population de Sherbrooke en 1819 Noms de ceux qui formaient la population de Sherbrooke, au mois de novembre 1819: Gilbert Hyatt, Mme Hyatt.Galen Hyatt, Charles Hyatt, Maria Hyatt, George Hyatt, Gilbert Hyatt, Henry Hyatt, C.F.H, Goodhue.Mme Goodhue, George Goodhue, Charles Goodhue, Clarissa Goodhue, William Goodhue, Richard Smith, Henry Beckett, Mme Beckett, Henry Browns, Daniel Burchard, Mme Burchard, Albert Burchard, Orsamus Burchard, Eiza Burchard, George Burchard, Abiel Chamberlin, Mme Chamberlin, Hazard Chamberlin, Tyler H.Moore, Mme Moore, Joshua Deman, Mme Deman.Lois Deman, Susan Deman, Lucius Deman, John Mulvena, William Munster, Mme Knapp, Sarah Knapp, WiDiarn Walker, George Walker, James Walker, Mary Ann Walker, R.Wilford, Peggy Knapp, Wm Walker jr, W.R, Willard, Mme Willard, Direxa Willard, Lucy Willard, Caroline Willard, Charles Willard, William Willard, Mme Walker, Major Beckett.(Le Barromien).A ses abonnés, à ses lecteurs, à ses anrrrs I et à la ville de Sherbrooke en général Devoir offre ses meilleurs souhaits à l'occasion .des fêtes du centenaire.I Comment nous vous sommes utiles Nous administrons des comptes courants et des comptes d'épargne.Nous faisons de l'escompte, des prêts à court terme et des avances sur titres Nous effectuons au meilleur compte des encaissements et des remises au Canada pt à l'étranger.Nous émettons des lettres de crédit circulaires ou commerciales payables dans toutes les parties du monde.Nous finançons les importations et les exportations.Nous achetons et vendons des valeurs de placement de toute catégorie.Nous louons des coffrets de sûreté Nos ressources et notre expérience sont è votre disposition.Notre personnel est à vos ordres dans nos 530 succursales et * agences.Banque Canadienne Nationale Trois succursales à Sherbrooke 29, rue WELLINGTON NORD - - M.-A.Lainé, gérant 30, rue KING EST - - 106, rue BELVEDERE J -A.Létourneou, gérant - - A.Bergeron, gérant "^^wynK;2ir«i LE DfrCIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1937 VOLUME XXVIII — No 175 U' '¦ * Heureux séjour La plus ancienne maison de meubles de Sherbrooke, canadienne-françoise de fait e* de nom depuis sa fondation, souhaite le plus heureux des séjours aux distingués visiteurs de la métropole des Cantons de l'Est, en son premier Centenaire.Hector Lanctôt Meubles — Poêles — Radios Marconi et Glacières Electriques "Westinghouse" Rue MARQUETTE, angle Peel SHERBROOKE ‘i- 1 1 ’ * * ¦ « I «Il ! * ** L'ASPECT DE SHERBROOKE IL Y A CENT ANS (Des habitations qui apparaissent ici, deux subsistent encore)’ UN SIECLE D’HISTOIRE Sherbrooke et les Cantons de TEst Quelques notes par le maire de Sherbrooke, le colonel Emile Rioux Le meilleur accueil Le meiilfeur accueil vous attend à Sherbrooke pendant les Fêtes de son premier Centenaire, de même chez Codère.limitée, dont !e magasin de ferronnerie, fondé en 1875, est veste sous la direction des membres de la famille Codère depuis quatre générations.Codère Limitée 1S WELLINGTON NORD SHERBROOKE .wu.li, .'uiianaB Au cours des Pètes du centenaire de i* rein* des Cenfons de l'Est, nous invitons co-dislemenf nos distingués visiteurs à faire connaissance avec [ÿKHION-PRAFT SON MAGASIN SON PERSONNEL Fashion-Craft — La renommée des vêtements de cette célèbre marque s'étend de Halifax à Vancouver, —^ Fashion-Craft, de Sherbrooke, es* aussi renommé à travers toute notre région.Son personnel courtois est essentiellement canadien-français.Il sera heureux de vous servir et vous souhaite le plus intéressant des sé|ours avec les Sher-brookois en liesse.J.-PHILIPPE DION, gérant )acquet-Emile Codère — Cilles Fortier — Jean Biron — Lucien Dion.MAGASIN FASHION-CRAFT — ANGLE KING ET WELLINGTON SUD A tous .Nous disons: BIENVENUE' à SHERBROOKE, aui célèbre son Centenaire, et heureux séjour à nos visiteurs.Bienvenue chez nous, qui dirigeons depuis trois generations ia même maison.Genest, Nadeau Ltée Epiciers en gros Manufacturiers des Rations "Federal" SHERBROOKE Cette région de Qnfbtc qne Ton appelle les Cantons de l'Est comprend les comtés de Brome.Missisquoi, Shef-ford.Compton, Richmond, Stanstead.Wolfe et Sherbrooke, ouverts et colonisés par des Empire Loyalists, qui pré-| fêtèrent quitter les Etats-Unis plutôt que d'abandonner leur allégeance au I roi d’Angleterre.j "En 1783, le gouverneur Haldi-mand s'opposa au projet de coloniser ; les Cantons de l’Est avec des United Empire Loyalists, en donnant pour rai-| son que d’épaisses forêts étaient encore la meilleure protection contre nos trop j entreprenants voisins du sud.” Aujourd’hui, cependant, une population mixte d’environ 300,000 âmes | habite ces comtés que l’on désigne sou-i vent comme la Suisse du Canada, à cause de leurs montagnes splendides, de leurs beaux lacs, de leurs rivières mugissantes, de leurs clairs ruisseaux foisonnants de truites, de saumons et d’achigans.sans parler de bien d'autres sortes de poissons.Sherbrooke est le centre stratégique de ce merveilleux paye.La situation La ville de Sherbrooke, la "Reine des Cantons de l’Est”, est aussi la ville : de l’électricité, à cause de la grande i quantité d’énergie électrique dont elle j dispose dans son territoire même et dans le voisinage immédiat.Sherbrooke, située presque au centre des Cantons de l'Est, est comme le pivot du commerce et de l’industrie dans un immense er important territoire qui abonde en richesses naturelles, en minerais, en pouvoirs hydrauliques, en terres fertiles.Deux rivières, la Magog et la Saint-François, joignent leurs eaux au coeur même de la ville, symbolisant ainsi l’union des deux grandes nationalités qui vivent côte à côte dans le paix et l’harmonie.Du point de vue juridique.Sherbrooke est née au cours d’une année de ' troubles et d'agitation.Au vrai, les regrettables événements de l’insurrection de 1 837 ont marqué l’année de sa naissance.Sherbrooke a toutefois progressé rapidement et elle esr devenue l'un des centres industriels et commerciaux les plus importants de la province de Québec.La minorifé Sherbrooke et les Cantons de l’Est constituent la région du Canada où le respect des nationalités et des minorités se maintient au plus haut degré.Ici, citovens de langue française et «itoyens de langue anglaise savent s’entendre, j Les droits de la minorité sont scrupuleusement respectés et l’on suit à la lettre les vieilles traditions.jl II y a cinquante ans, les quatre cinquièmes des citoyens de Sherbrooke étaient de langue anglaise.Aujourd'hui, le* quatre cinquièmes de la population sherbrookoise sont de langue française.Ce changement, ce déplace-j ; ment de la majorité s'est produit sans , | heurt et sans conflit.Une entente tactlte s tou jours été observée, en vertu de laquelle un maire de langue anglaise est élu à tous les deux ans.Il y a deux ans.cette "entente” fut menacée paf un candidat de langue française qui fut défait par l’une des plus fortes majorités qui se I soient vues dans l'histoire de la mairie de Sherbrooke.Son adversaire, le Dr Bradley, que j’eus plus tard l’honneur ; de remplacer, fut pratiquement élu maire par les électeurs de langue française.C’est aussi la coutume d’élite au conseil municipal, sans leur faire d’opposition.trois échevins de langue an i glaise.Dans le comté de Sherbrooke, bien qne les électeurs canadiens-français comptent pour les quatre cinquièmes, le député au Parlement fédéral a toujours été un citoyen de langue anglaise.C’est la même chose dans plusieurs autres comtés des Cantons de l'Est où la majorité des électeurs est pourtant de langue française.Ce qui vaut d'être signalé parce qu’il est une preuve de la bonne entente qui existe dans les Cantons de l’Est, telle qu’elle devrait exister dans toutes les autres provinces du Canada.Üectrique La ville de Sherbrooke possède son propre système hvdro-êlectrique, qui tire l'énergie des rivières Magog et Saint-François.Cinq usines fournissent 20,000 H.P.à des industries établies dans ses limites et il reste encore d’inutilisés 10,000 H.P., qui pourront être aménagés quand le besoin s’en fera sentir.Les compagnies privées peuvent | aussi se procurer de l’énergie en quantités pour ainsi dire illimitées.Conséquence de ces centrales électriques municipales, le manufacturier se procure de l’énergie à des tarifs bien , plus bas que ceux qui existent dans un grand nombre d’autres villes.La fermeture par suite du manque d’énergie est un fait inconnu dans notre ville.Le manufacturier y est assuré en tout temps d’un approvisionnement *n énergie abondant et à bon marché.Je dois ajouter que la municipalisation des services publics à Shetbrooke date de 31 ans.L'e«u et le gaz Sherbrooke exploite son propre aqueduc, qui rire l’eau des lacs Magog et Memphrémagog.Le service du gaz appartient aussi 3 la ville.Dans l'un et l'autre cas, les tarifs sont plus bas que dans beaucoup d’autres villes.Les tarifs d'assurance L'efficacité du service des pompiers j de Sherbrooke a eu pour résultat de permettre aux compagnies d’assurance \ d'accorder aux particuliers de même 1 qu'aux industries des tarifs d'assurance extrêmement bas.les plus bas peut-être de tous les tarifs du même genre au Canada.Le travail La population de Sherbrooke, qui est actuellement de 31.000 est une population industrieuse, satisfaite et prospère.L'ouvrier sberbrookois est toujours disposé à travailler pour un salaire raisonnable, dans des conditions convenables.Il n’a pas contribué pour peu au progrès industriel de Sherbrooke, ces dernières années.Le tronsport ferroviaire j 1 Sherbrooke est l’un des principaux centres des deux grands transcontinen- I taux canadiens, le Pacifique Canadien ; et le Canadien National.Par ces deux réseaux, Shetbrooke a des communica- j lions directes avec les grandes villes des j Etats-Unis, de même qu'avec toutes les : régions du Canada, de l’Atlantique au Pacifique.Notre ville possède les quartiers gé néraux du chemin de fer Québec Centra/ et elle est le terminus du Boston & Maine, maintenant la propriété du Pa ctfique Canadien.Notre ville a de* communications directes avec tous les ports de mer du nord de l’Aflantiquc.| tant aux Etits-Unts qu’au Canada, ce qui est un grand avantage pour les ma nufacruriers, I La voirie Outre communications ferroviaires, le touriste a encore facilement accès à Sherbrooke, à notre ville, par les grands chemins en parfait état, qui viennent de la frontière, 3 Newport, Vt, et 3 Northern Mills, et par les autres chemins qui viennent de Montréal et de Québec, 3 travers un territoire dont le pittoresque est insurpassable.Des services d’autobus sont établis dans toutes les directions.L'industrie Diverses industries sont établies à Sherbrooke et leurs succès financiers dépendent dans une large mesure de l’énergie qu elles obtiennent à bon marché.des bas impôts.Voici quelques-unes de ces industries: Canadien Ingetsoll Rand Company, Ltd.Canadian Sturdy Chain Company, Ltd.Canadian Reed Fibre, Ltd.Canadian Teabeuy Gum Co., Ltd.E.& T.Fairbanks & Co., Ltd.MacKinnon Steel Company, Ltd.Julius Kayser Co., Ltd.Canadian Silk Products, Ltd.Panther Rubber Co., Ltd.Canadian Bcakeshoe Company, Ltd.Quebec Rayon Mills.Ltd.Dominion Textile Company, Ltd.Shetbrooke Machineries, Ltd.Superheater Company, Ltd.S.Rubin, Ltd.Manganese Steel Castings, Ltd.Pat on Manufacturing Company, Ltd.Sherbrooke Pure Milk Company, Ltd.Hovey Packing Company, Ltd.Classon Knitting Mills.Ltd.Aeraxon Flycatcher Company of Canada, Ltd.Les pores Cinq beaux parcs sont des endroits où les Sberbrookois peuvent respirer l ait frais et se récréer.La ville est en tram d'aménager le parc Jacques-Cartier, sur les bords de la rivière Magog, avec piscine de natation, auditorium et autres genres de récréation.Le coût de cc parc, une fois complété, sera d’environ $200,000.Les banques Cinq banques à charte ont plusieurs succursales dans Sherbrooke, ce qui permet aux industriels et aux hommes d'affaires d'opérer facilement des transactions sur les places canadiennes et étrangères.L'enseignement Dans Sherbrooke il est à la portée de toutes les classes.Collèges, écoles normales, couvents spacieux, high schools, collèges commerciaux, existent dans notre ville et la réputation de nos maisons d’enseignement s’étend non seulement à la province de Québec, mais à toute la Nouvelle Angleterre.A quelques milles de Sherbrooke seulement, la Bishop's University est une institution dont la réputation est universelle dans le monde anglais et protestant.Hôtels ef clubs La ville de Shebrooke possède de beaux clubs.Outre le Country Club, avec son champ de golf de 18 trous, il y a le Rotary et le Canadian Club et | plusieurs autres clubs du genre de ces • derniers.Dix-sept hôtels reçoivent des I voyageurs et des touristes.j Sports et récréations Sberbrookois comme visiteurs de Sherbrooke ont 3 leur disposition des champs de base-bail, des courts de tennis, de beaux théâtres, des patinoirs, des endroits propices pour le bain et la pèche.A quelques milles de la ville, l’on peut chasser le chevreuil, la perdrix et d’autres gibiers, gros et petits.A travers tous les Cantons de l'Est .il y a des clubs de pêche et de chasse.* l'exposition L'exposition de l’Est do Canada est l'un des grands événements annuels dans la ville de Sherbrooke.Cette exposition se tient depuis 1885.Le terrain qu’elle couvre est de plus de cent acres et F Arena seule contient 4,000 personnes.Le programme de l’exposition comporte des courses de chevaux, des concours d'animaux de races, chevaux et bestiaux.Après l’exposition annuelle, il y a l’exposition d'hiver et le Concours hippique, généralement au mois de novembre.Des exposants et des participants viennent de tous les coins du Canada.Les douanes Sherbrooke est un port douanier, à 30 milles de la frontière des Etats- ! Unis, 3 100 milles de Montréal, 3 140 milles de Québec.La douane est achni-nistrée à Sherbrooke de façon expédi-1 tive, de façon 3 épargner du tempa, l’argent et des embarras à ceux, passent l’examen.On explique par fait que tant d’industriels des Etat Unis se soient établis 3 Sherbrooke.Le centenaire Sherbrooke célèbre, cette année, centenaire, du 31 juillet au 4 septe bre.Tous les Cantons de l’Est pa: peront aux célébrations: grands tacles historiques, manifestations rel gieuses, concours de sport, défilés, historiques, dîners en musique, ill: nations, concerts de musique, tourne militaires, expositions, etc.L’o: n'épargnera rien pour que la célél don du centenaire sberbrookois soit événement remarquable dans l’histO! des Cantons de l’Est et de tous Etats de la Nouvelle-Angleterre.Je fais un appel particulier 3 toi les anciens citoyens des Cantons l’Est de visiter les Cantons de She brooke au cours du mois d’août, pourront alors se rendre compte p; eux-mêmes des progrès accompli» a cours des dernières années.Quant à ceux qui n’ont jamais té Sherbrooke, l’occasion est trop pour n'en pas profiter, pour ne p connaître la Reine des Cantons de F dans toute sa splendeur.Tous ceux q visiteront Sherbrooke au cours di fêtes du centenaire sont assurés d rencontrer l’accueil le plus cordial, plus chaleureux.Emile RIOUX, mai le II La population de la ville de Sherbrooki Sur 31,832 habitants, il y a 24,801 Canadiens français, 5,299 Anglai^ 254 Ecossais, 919 Irlandais Au dernier recensement municipal, 1937, voici comment f» population Sherbrooke, dans les divers quartiers, se répartissait par nationalités; Allemands EST Q U A R SUD TIER OUEST S CENTRE NORD TOTA 8 2 3 1 Anglais 651 492 972 398 2,786 5,29 Arméniens 5 2 Américains 7 2 2 1 Assyriens .•••*.••« 11 1 Belges 7 3 1i Can.français .6,874 4,217 8,413 2,728 2,569 24,80 Chinois 2 9 2 20 2 3 Danois 2 5 Ecossais 10 54 62 2 126 25 Espagnols 2 Français M**.1 3 Grecs 6 11 1 1 1 6 3 Hollandais 3 Irlandais 257 179 133 67 283 91 Italiens 81 8 29 4 17 M luifs 18 34 6 25 103 18 Polonais 2 8 7 ! Roumains 1 Russes 4 Suédois 3 4 8 -> 1 Syriens 13 27 7 7 5 Tchécoslovaques .1 3 Ukraniens 1 « 7,934 5,048 9,652 3.274 5,924 31,831 AU MARCHÉ.IL Y A 60 ANS Voici l'aspect que présentait le MARCHE DE SHERBROOKE, fl y » 60 ans, sur le site actuel du PAIAIS DE JUSTICE et de sa tesraase.Ce sont ce* arbres que M.l’avocat Firm in Campbell a rtyardé planter en compagnie de feu M.le curé C.-E.Fisett*.Centenaire de Sherbrooke! Avec la Reine des Cantons de l’Est, nous souhaitons à nos distingué» visiteurs le plus agréable séjour au milieu de nous.Sherbrooke City Ice & Fuel Co.Ltd “Service de ehauHsge einsi que de refroidissement” 18 sud, ru* Belvédèr* — SHERBROOKE Magasin PORTLAND LUCIEN HEBERT, prop EPICERIES VIANDES FRUITS LEGUMES Soyez les bienvenus à notre centenaire et à notre magasin, où régnent la qualité, la propreté et le service.56, Wolf* — SHERBROOKE Tel.304-305 .;y, Heureux séjour aux visiteurs de la Reine, des Cantons de l'Est, au cours des Fêles de son Centenaire.178, Wellington Sud SHERBROOKE Téléphone: 2250 L.O.NOEL, Inc Bois et Charbon Matériaux de construction DONNACONA Papier à couverture — Bardeau asphalté Bots de plancher de toutes sortes PEINTURE JAP-A-LAC Portes et châssis.1 Æmmmmm*.HlWKCMWWaMMMMMMl Sherbrooke et son Centenaire! Cordiale bienvenue et heureux séjour à nos visiteurs J.O.Lambert NOUVEAUTES POUR HOMMES ET JEUNES CENS 24, Wellingtc* Nord — SHERBROOKE Heureux séjour à nos visiteur» VITRES D'AUTO J.O.Dufour Limitée ENCADREURS EBENISTES VITRIERS 37 rue Wellington Sud SHERBROOKE ^ VUE PANORAMIQUE DE SHERBROOKE D'AUJOURD'HUI !; ! I c V 4 I k lu La Reine des Cantons de l’Est Quelques notes historiques sur Sherbrooke, depuis cent ans et plus Un baptême à retardement Sherbrooke compte aujourd’hui bien près de 35,000 citoyens.Cette cité — métropole des Cantons de l’Est — n'était en 1 837 qu’un bourg aux limites mal définies dont la population n'atteignait pas 1,000 âmes.Mais dès lors son destin se dessinait.Chez ceux qui habitaient ce coin de terre se révélaient déjà les qualités d’initiative, de vision, de progressivité qui marqueraient le siècle à venir.Le géographe Bouchette ne venait-il pas d’en écrire: “Ayant à surmonter le formidable désavantage qu’est l’absence de bonnes voies de communication avec les principaux marchés de la province, les habitants des Cantons de l’Est ne doivent attribuer leur prospérité qu’à leur esprit d’initiative, d’entreprise et de persévérance; ils pénétrèrent d’abord en braves dans cette solitude sauvage, attirés par la clémence du climat, la richesse du sol et sa situation géographique; aujourd'hui, ils ont la récompense de voir s’étendre autour d'eux de vastes champs de maïs d’une richesse incomparable, des fermes luxuriantes et des villages florissants’’’.Il semble que la Providence, aux teemps les plus lointains, ait décrété que Sherbrooke et les Cantons de l’Est formeraient partie intégrante du Canada.A peu près inconnue des Français, mais habitée par leurs alliés, les Abéna-quis, cette région se rattacha à la nouvelle colonie canadienne en 176,3 et demeura pays britannique à la Révolution américaine.En 1782, des colons américains d'esprit loyaliste tentèrent de s’y établir, mais le gouverneur Haldimand s’y opposa.Il voulait que ce pays demeurât sauvage et servît de barrière contre “nos trop remuants voisins du Sud”.La région de Sherbrooke ne s’ouvrit officiellement à la colonisation qu’aux débuts du XIXe siècle.Gilbert Hyatt, fils, peu être considéré comme le véritable fondateur de Sherbrooke.Le Canton d’Ascot lui fut concédé en 1 803, mais il y aavit déjà une quinzaine d’années que son père et lui-même s’y étaient taillé un domaine.Il érigea scierie, moulins, magasin, distillerie, et, avec ses associés, fit du défrichement sur une grande échelle.Jusqu’à lord Dalhousie.le gouvernement colonial se désintéressa plutôt du bien-être de ces colons?Lord Aylmer, visitant la région en 1831, s’engagea personnellement à travailler au développement des Cantons de l’Est, auxquels il prédit une population de 500,000 âmes avant un siècle.C’est vers ces temps-ll qu’arrivèrent les premiers colons canadiens-frahçais, dont les descendants se retrouvent aujourd’hui dans tous les domaines de l’activité humaine à Sherbrooke et dans les environs.La British-American luind, on Compagnie des Terres, dont le premier commissaire arriva à Sherbrooke en 1833, inrroduitsit à Sherbrooke, en 183.7, la grosse industrie, et depuis.Sherbrooke devint rapidement la troisième ville industrielle du Bas-Canada.Son député, sir Alexander-Til-loch Galt, fut un des principaux artisans de la Confédération.L’esprit d'initiative de ses citoyens la dota de tous les avantages de la civilisation moderne.Sherbrooke est aujourd’hui le cen trç de la région industrio-agricole la plus riche de la province; elle est le siège d’un évêché, d’un district judiciaire.C’est le troisième centre ferroviaire du Québec, et la municipalité la plus importante de la province à posséder ses services publics d'électricité, de gaz et d’aqueduc.Tout cela s’est fait en un siècle.Et c'est tout cela que feront revivre les manifestations du Centenaire, du 31 juillet au 4 septembre, dans une série de fêtes dont l’agenda se trouve au verso.Une prédiction qui s'est réalisée En 1786.Pierre de Sales Laterrière, grand voyageur, se rendant de Québec à Boston par la voie de la rivière Saint-François, passe sur l’emplacement de la future ville de Sherbrooke.Plus tard, dans la relation de son voyage, il écrit ces lignes prophétiques: “Un jour à venir, cet endroit sera bien établi et de conséquence, parce qu’il sera l’entrepôt d’un lieu où tout va.Nos petits-enfants et nos arrière-neveux verront cela.” Une opinion sur Sherbrooke et les Sherbrookois Voici ce que le célèbre géographe, M.Raoul Blanchard, écrit de Sherbrooke, dans son récent ouvrage sur les Cantons de l’Est: “Sherbrooke est bien en effet l’incontestable Reine des Cantons de l’Est.Elle le doit à sa situation géographique, aux qualités industrielles de son site, à l’initiative de ses habitants.” Dans la dernière livraison du Borroméen, organe de l’Association de* Anciens du Séminaire Saint-Charles-Borromée, le Dr F.-A.Gadbois, de Sherbrooke, descendant de l'une des plus anciennes familles canadiennes-françaises des Cantons de l’Est, publie de très intéressantes pages de souvenirs.Il raconte, entre autres choses, comment son père fut baptisé à l’âge de trois ans.Nous citons: Mon grand-père paternel était originaire des bords du Richelieu.De Saint-Denis, je crois.Il habita dans ces parages jusqu’en 1837-38.Vint la révolte.En jeune patriote qui se respectait, grand-père y prit part et fit le coup de feu contre les Habits Rouges.Après la défaite, il s’agissait d’échapper aux représailles, peut-être au peloton d’exécution ou à la corde.Le jeune rebelle prit la fuite, accompagné de sa femme et.si je ne me trompe, de son premier enfant.Mais au lieu de se diriger vers les Etats-Unis, comme la plupart de ses chefs et de ses compagnons d’exode, il s’enfonça dans les Bois-Francs.Il en sortit aux environs de Compton.En 1842, année de la naissance de mon père, il y travaillait comme fermier sur la terre de M.Ives, père du futur honorable W.B.Ives.En ce temps-là (1842), notre partie des Cantons de l’Est souffrait d’une pénurie de clergé, sédentaire comme missionnaire.Les moyens de communication étaient, d’autre part, pratiquement inexistants.Cet ensemble de circonstances explique que papa conserva vivace, toute sa vie, la mémoire d’un événement dont il est donné à peu de catholiques de garder personnellement souvenance.Je veux parler du souvenir de son propre baptême.Jusqu'à son dernier jour, papa pouvait nous narrer les détails du voyage à califourchon qu’il fit pour recevoir ce sacrement.Il est juste d'ajouter qu'il avait trois ans lors de .l’événement.Au surplus, il est heureux.comme on le verra plus loin, qu'AIfred Gadbois se soit personnellement souvenu d’avoir été baptisé.Lors de la naissance de papa, il n’y avait pas de prêtre dans les environs: Sherbrooke se trouvait assez loin — dix à doqze milles à travers bois — S et le bébé était trop frêle pour supporter le voyage.De sorte que l'on remit à plus tard la cérémonie du baptême.En 1845, un jour que grand-père avait affaire à Sherbrooke, il décida que le petit était assez vieux pour faire le voyage et recevoir le baptême.Mon aïeul, dont j’ai gardé un souvenir assez précis, — il mourut à 90 ans passés— était gros et grand.On s’en doutera d'ailleurs en écoutant la suite.Ce matin-là, donc, le plus naturellement du monde, il assit son fils à cali- fourchon sur ses épaules et partit pour la ville.A pied, à travers la forêt.Rendu à destination, il fit baptiser son rejeton, s’occupa de ses affaires, acheta une poche de cent livres de farine, la hissa sur ses épaules, jucha l'enfant sur la poche, et repartit.Il rentra à Comp-jon le soir même avec son double fardeau.Toujours à pied.Papa m’a souvent raconté ce qu'avait été cette randonnée.Vingt-cinq milles environ à travers bois, en tre le lever et le coucher du soleil.Les ruisseaux et la rivière traversés à gué.Peu ou pas de routes.De vagues sentiers où les racines accrochent à tout moment les pieds du marcheur, tandis que les branches lui menacent ou lui fouettent le visage et le corps.Ajoutez l’anxiété justifiée qu’inspirait la rencontre.toujours possible, d’un ours.Sur les épaulef de grand-père, durant tout le trajet, un enfant qui ne se fait pas faute -— c’est de Xon âge — de gi goter et de tirer les cheveux de sa monture.Sur les mêmes épaules, de surcroît, durant la moitié du parcours, un poids additionnel de cent livres, en équilibre plus ou moins stable.Et'le lendemain, le travail de la ferme, qui reprend comme si de rien n’était.On reste confondu devant la force et l’endurance des hommes de ce temps-là.Mais on comprend mieux, à la lumière d’incidents de cette nature, que ces colosses patients et irrésistibles ne se soient laissé rebuter par aucun obstacle dans leur conquête pacifique de ces Cantons dont on avait résolu de les exclure.Vraiment, de même que leurs loin tains ancêtres, les Gaulois, nos pères ne devaient craindre que la chute du ciel.Le baptême tardif de mon père eut pour lui une conséquence favorable pour le moins inattendue.Plus tard, lors de la célébration de ses noces d’or, si j’ai bonne mémoire, il voulut obtenir son certificat de baptême.Il ne l’aurait probablement jamais découvert s’il n'avait été sûr, de certitude physique et personnelle, du fait de son baptême et de l’époque de la cérémonie.A cette difficulté qu’il rencontra, rien d'étonnant.Lorsqu’on s’est marié sous le nom d'Alfred Gadbois, qu’on a vécu, travaillé, fait affaires plus de soixante ans et élevé une famille sous ce nom.on peut difficilement reprocher aux gardiens des registres de l’état civil de ne pas nous reconnaître sous le vocable de Joseph Vandandaigue.Or l’acte de baptême de papa ne portai que son nom, sous lequel mon grand-père l’avait fait baptiser et qui, d'ailleurs, était le sien au même titre que Gadbois.Seuls ses souvenirs précis du voyage et de la date de la cérémonie permi rent à mon père de faire le rapprochement à la découverte de l’acte.Voici le vaste amphithéâtre en plein air que la ville de Sherbrooke a fait construire sur les terrains de l'exposition pour la représentation du grand spectacle historique qui symbolisera les cent années d'histoire de la ville, et au cours duquel 1,500 personnages en costumes figureront.C'est sur ce vaste amphithéâtre également, le seul de son genre au Canada, que seront données pour la première fois en plein air dans la province de Québec, les “Cloches de Corneville''.La façade du théâtre est ornée de colonnades dans lesquelles on a inséré des réflecteurs qui projetteront des reflets sur les drapeaux qui les surmontent.Le grand escalier conduisant au théâtre est en forme d’hémicycle et contient 16 marches de 2 pieds de profondeur chacune.Le théâtre mesure 60 pieds de long par 40 de large.L acte de baptême de la ville de Sherbrooke En 1837.Sherbrooke passait de l’état de village à celui de ville.C’est du moins cette année-là qu’il fut décidé de lui accorder une constitution de municipalité de ville.On décidait en même temps de construire un Palais de Justice à Sherbrooke, qui était pourtant le chef-lieu judiciaire du district de Sainl-François depuis plusieurs années déjà.C’est encore en 1837 qu’il fut décidé de donner légalement à la ville le nom de Sherbrooke, nom qu’elle avait pourtant échangé contre celui des Grandes Fourches depuis le passage de sir John Coape Sherbrooke, gouverneur général du Canada, en 1817.L’année 1837 fut pourtant marquée non seulement par des décisions gouvernementales concernant Sherbrooke, mais aussi par l’insurrection des Patriotes.C’est ainsi que les décisions de 1837 ne furent confirmées par décret qu’en 1 838.L’acte de baptême de Sherbrooke est de cette année-là.On trouve la pièce dans les “Ordonnances provinciales du Bas-Canada” pour 1838: Ordonnance pour ériger une Maison de Justice, avec des bureaux convenables à Sherbrooke, dans le District de St-François, et pour en défrayer la dépense.ATTENDU qu’il est devenu nécessaire, pour l’honneur du Gouvernement et la dignité de la justice, et par suite de l’insuffisance et de l’état délabré du bâtiment qui est maintenant occupé comme Maison de Justice, dans le District de St-François, d’ériger à Sherbrooke dans ledit District, une Maison ou Salle de Justice, avec des Bureaux convenables, pour les Séances des Cours de Justice: QU’il soit donc Ordonné et Statué par Son Excellence le Gouverneur de la Province du Bas Canada, par et de l’avis et consentement du Conseil Spécial constitué et assemblé pour les affaires de ladite Province, en vertu et par l’autorité d un Acte du Parlement du Royaume Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, passé dans la première année du règne de Sa présente Majesté, intitulé “Acte pour établir des dispositions temporaires pour le Gouvernement du Bas-Canada”, et il est par les présentes ordonné et statué par ladite autorité qu'il sera et pourra être loisible au Gouverneur, Lieutenant-Gouverneur, ou à la personne chargée de l'administration du Gouvernement pour le tenu d'alors, de nommer, par un instrument sous son Seing et le Sceau de ses Armes, trois personnes dans le District de St-François, en qualité de Commissaires, aux fins d'ériger une Maison de Justice, avec des Bureaux convenables, pour les Séances desdites Cours de Justice; flaquelle dite Maison de Justice sera érigée à Sherbrooke, dans ledit district, conformément à cette Ordonnance ) : déplacer de terns à autres lesdits Commissaires, ou aucun d'eux; et en nommer d'autres en remplacement de ceux qui auront été déplacés, seront morts, ou auront résigné leur charge.Et qu'il soit de plus Ordonné et Statué par l'autorité susdite que le Village de Sherbrooke dans ledit District de St-François.sera à l’avenir désigné sous le nom de la Ville de Sherbrooke.fCAP.XXXVIII) ORDONNANCES PROVINCIALES du BAS-CANADA (1838) I Bi icnvenue Sherbrooke en liesse! Sherbrooke reçoit.h l'occasion de son premier Centenaire de fondation.Mous sommes heureux de nous associer à elle et à ses citoyens pour souhaiter la plus cordiale bienvenue et un heureux séjour à tous nos visiteurs.Dr J.-C St-Pierre Dr Jean Marcoux Dr Valmore Olivier Dr Armand Hamel Dr J.-A, Landry — Dr Julien Giroux Chirurgiens-Dentistes ?SHERBROOKE F.A.Gadbois, m.d.SHERBROOKE IMMEUBLE SHERBROOKE TRUST Crépeau & Côté INGENIEURS CIVILS et ARPENTEURS SHERBROOKf Tél.: 3003-3004 1 Guy Bertrand, m.d.CHIRURGIE GENERALE.SHERBROOKE Ktinéfl) K tinê.perle de iAlsigàntéka, “T erre du repos et de la fumée.” I nspiré.Laterrière chanta, N aguère.sa future renommée.E t nous vivons cette réalité.Dr Valmore OUVIER (1) Ktiné est l’ancien nom abénakts de Sherbrooke.am Ouvriers, ouvrières et tous les amis du mouvement syndical en visite à Sherbrooke, à l’occasion de son centenaire, la plus cordiale bienvenue au Secrétariat.Les Syndicats Catholiques et " " de Sherbrooke, Inc.Fondées en 1919 Secrétariat: 29 rue Gordon Membres actifs; 4000 SHERBROOKE .' reils par de nombreuses rues bordées de grands édifices, d’usines et de maisonnettes: tout annonce le développement et la prospérité! Quelles réalisations merveilleuses! Mais où sont les artisans, les bâtisseurs de cette magnifique cité?Quelles sont ces mains commandées par des cerveaux fertiles en artistique symétrie?Sans ces mains, rien, absolument rien ne serait édifié, ni même tracé! Sans doute on exalte le courage, la vaillance de nos pionniers, mais a-t-on considéré le labeur semé par l’ouvrier pour l’édification de ces fêtes?L’ouvrier de 1837 et celui de 1937 sont exactement du même sang, de la même foi et leur courage en'a pas diminué, mais que les temps sont actuellement bouleversés!,.conditions de travail, salaires.Cette décadence nous vient de haut.Nous reconnaissons que nos têtes dirigeantes comptent pour très peu dans la finance, le commerce et dans l’industrie.Si la tête a failli à la tâche par le manque d’organisation solide et vraiment efficace, le Syndicalisme National et Catholique de chez nous veut profiter de cette coûteuse et fatale expérience pour en tirer une salutaire leçon.Notre Syndicalisme veut organiser tous les ouvriers sans exception, perpétuer la liberté de race et de croyance.Pas d’asservissement par des étrangers ou internationaux, fourbes champions d’une fatale “neutralité” dans l’union ouvrière.De la lutte?Nous n’en avons pas peur! Qu’on nous nargue tant que l’on voudra, qu’on méprise par la parole ou par les journaux notre caractère ethnique et religieux, même que l’on s’en moque!.A notre tour cependant, nous conclurons toujours avec évidence que notre syndicalisme, contrairement aux visées de nos ennemis, sans existence légale ni morale, ne veut pas que l’ouvrier soit une petite machine vouée à la servitude de la grosse machine si bêtement me née par les partisans du libéralisme économique.De l’organisation, il nous en faut beaucoup et quelque chose de très solide.Chez nous, comptant plus de 4,000 membres, nos Syndicats Na tionaux et Catholiques besognent avec vaillance et succès sans pareils pour le règne de la “justice” et de la “charité”, facteurs du règne de la paix sociale.De la lutte, du succès; nous en voulons non pour notre vaine gloriole mais pour que “soit faite la volonté de Dieu sur le monde du travail!” De la charité, il en fleurit partout sur nos pas.Certes, on s'entr’aide au Syndicat.Il suffit pour s’en convaincre de visiter avec nous les Syndicats des Charpentiers-Menuisiers, des bri-queteurs-plombiers, des journaliers, d’interprofessionnels, de voirie municipale, des peintres, des textiles de laine, de coton, de soie rayon et artificielle, de fer structural, de maîtres et employés barbiers et de commis à Sherbrooke.Il en est de même à 1837-1937 ?MATHIEU voua TOUX, RHUM* a.BRONCHITE» «•¦¦¦¦¦s a Mffîflïüfc: SYRUP f1 ro» h COUGHS.COl»»p BRONCKITT* f «te C « M- f: s o.11 mma» 1 Muvrwm tiku V SdSSKtr'Xûù r «muMoewut.out t a ““*• æf Û - s La Cie 1.L Mathieu de SHERBROOKE «st heureuse de s'associer h tous les Sherbrookois pour souhaiter la plus cordiale bienvenue et un heureux séjour aux visiteurs de la métropole des Cantons de l'Est, — qui célèbre son centenaire.A Sh erbroo ke On peut tous les soirs se procurer LE DEVOIR aux endroits suivants: R.Cloutier, 94, rue Marquette.Aimé Dion, 49, rue Larocque.M.Dubois, 13 ouest, rue King.Jos.Kamery, 101 ouest, me King.Librairie de l'Est, 9 est, rue King.M.Ménard, Est, rue King.Olivier, Enregistré, 14 nord, rue Wellington.Rouillard et Frère, 23 ouest, rue King.C.Roy, rue Aberdeen.Sherbrooke News Co., 74 nord, rue Wellington, ?i ?3 sous — le numéro Abonnement par la poste: un an $6.00 De passage à Montréal swaig- Hommages is avec deux frappeurs retirés à seconde manche, envoyant Hen-¦ Johnson aux douches et conti-jant leur bombardement sur les frandes de Lauri Myllykangas.î Les Royaux et les Chefs joue-iint la troisième partie de leur sé-e cet après-midi et demain, un 'ogramme double .sera disputé, près cela, Montréal ira jouer à altimore.I; Résultat détaillé des deux joutes: Nos policiers représentés au King’s Park Les citoyens de la métropole seront fiers d’apprendre que notre police locale sera dignement représentée à l’Exposition agricole de Montréal, qui aura lieu du 9 au 17 août prochain, à King’s Park, boulevard Décarie, sous la présidence d’honneur de M.Alphonse Ray mond, président du Conseil légis-‘ f.Par permission spéciale de latif.MONTREAL ab.p.es.r.a.'ell, 2b.5 12 2 2 :ffries, 3b ' ’ ’ ^ § J rafey, hnson, 1 .1 0 1 0 0 yllykangas, 1 ¦ - J ^ î n n Banning • • • • ^ ^ 9 « c-Hargrave .10100 Total.35 7 14 18 11 SYRACUSE ab.p.es.r, a.Tossop, 2b .4 1 1 1 2 : oser, cd .4 1 1 2 0 orter, cg .• 3 1 2 2 0 , cCormick, .1b .3 1 2 / 0 raft, cc.3 0 1 2 0 utlaw, 3b .3 1 0 2 1 post, ac.2 2 1 1 2 impbell, r .3 1 2 4 0 I oekette, 1 .2 1 1 0 2 aok, 1.0 0 0 0 0 1 Total.27 9 11 21 7 i—Frappa pour Kies i la 7e.t—Fra,ppa pour Myllykangas a la r 7e.Montréal .100 102 3 — 7 f Syracuse .081 000 x — 9 ;>mmaire: l'Erreur: Glossop.PoinLs produits jir Hafey, Campbell, Hockette 2, ;ossop, Moser 2, Porter, McCor-ick 2, Bell 2, Cobb, Benning, ar grave.Deux-^buts: Moser, Por-r.McCormick.Circuits: McCor-ick, Harris.Buts volés: Outlaw, K>st.Sacrifices: Hockette, Jef-i ies.Laissés sur 1s buts: Mont-: " al 10; Syracuse 3.Buts sur balles 1 ¦ Johnson T; Hockette 1; Cook 1.gtirés au bâton, par Hockette 1, 'yllykangas 1.Coups sûrs, sur illes de Johnson.5 en 1 2-3 manie; Hockette.12 en 7 manches tucun de retiré à la 7e) ; Mylly-ingas, 6 en 5 1-3 manches; Cook, en 1 manche.Balle passée; Kies anceur gagnant : Hockette.Lancia ni Me Fernand Dufresne, directeur de la force constabulaire de Montréal, seize agents de notre police à cheval exécuteront des parades musicales sur le terrain de l’exposition, les 9, 10 et 11 août prochain.C’est donc sous un aspect tout nouveau qu’apparaîtra en public notre belle et efficace police à cheval que les Montréalais connaissent parfaitement pour l’avoir vue à l’oeuvre en maintes occasions, soit dans des parades, soit en devoir lors de manifestations de toutes sortes qui nécessitent sa présence pour le maintien du bon ordre et de la paix.Les seize agents qui participeront à ces parades musicales s’entraînent fermement pour faire aussi bonne figure que les trente deux agents de la Gendarmerie royale du Canada dont la venue à King’s Park, durant l’exposition, suscitera un bel enthousiasme parmi les milliers de spectateurs qui iront les applaudir.Nos agents locaux savent très bien qu’ils auront à faire face à de sérieux concurrents et c’est avec le ferme désir et la légitime ambition de remporter les honneurs qu’ils paraîtront devant le public de Montréal et de toute la province dans un rôle tout différent que celui que nous leur connaissons.Bot Murray en finale av tournoi de tennis mercredi soir est à finir Le major général sir James Mac-Brien, K.C.B., C.M.G.D.S.O., commissaire général de la Gendarmerie Royale du Canada, qui envoie un détachement de 32 agents à cheval pour une série de parades musicales à l’Exposition agricole de Montréal, du 9 au 17 août prochain, à Kings Park, boulevard Décarie ur perdant: Johnson.Arbitres ¦ dodare, Weafer et Kelly.Temps: ¦ 45.[( Deuxième partie.— MONTREAL i'îü, b .o .y f fries, 3b .enning, 3b .afey, oc .agas, cd .¦ • )bb, 1b .irris, cg .¦ nkey, ac .! argreaves, r |;m i .ab o es r a e 3 1 0 2 3 0 10 0 12 0 1 0 0 0 0 0 0 0 4 0 0 3 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 5 0 1 5 1 0 0 0 1 , Totaux 26 1 1 24 14 0 SYRACUSE îop, 2b r, cd .îr, cg >rmick, t, cc • • [oore, r i\v, 3b ac • ¦ toore, 1 1b 2 2 3 3 0 2 2 0 0 0 1 3 2 0 0 0 19 10 110 0 0 0 1 10 1 0 2 10 0 0 0 110 1110 0 0 L Totaux .34 7 13 27 fi 0 Résultat par manches: ¦ antréal .000001000— 1 V-racuse .’.2001301 Ox 7 SOMMAIRE Points produits par Dugas 1; par oser 2, Porter 2, McCormick 1, D.pore 1.Coup de 3 buts: Moser; ups de 2 buts: D.Moore et Out-| w.Buts volés: Jeffries el Hafev.buhle-jeu: Glossop à McCormick.I1 lissés sur les buts: Montréal fi, Sy-1 cuse 3.Buts sur balles, de L.bore 8.Retirés au bâton, par L.bore 9: Polli 5; balle passée: Har-I caves.Arbitres: Weafer, Solo-tire et Kelly.Durée de la joute: 1 40.AUTRES PARTIES viffalo .0120010000002— 6 12 0 V.-Cily 0002000200000 4 11 2 ibwalik, Hibbs et Phillips; Sliles i Redmond.Deuxième Partie: rpffalo.0000020 2 6 1 Les commissaires de l’Exposition annoncent également que la fameuse fanfare des Royal Highlanders of Canada, désignée sous le nom de “Black Wratch”, exécutera des concerts quotidiens, dans la matinée et la soirée, sous la direction du capitaine Hugo-G.Jones.C’est (Jonc à la musique de cette fanfare renommée que les chevaux de la police de Montréal et de la Gendarmerie Royale exécuteront ces gracieuses parades musicales qu’il ne nous est pas souvent donné de voir à Montréal.De fait, ce sera la première fois que des membres de ces deux corps de police mentionnées paraîtront en public à Montréal dans ce rôle élégant.Le public saura certainement apprécier la prouesse et l’habileté des cavaliers qui feront exécuter à lêurs nobles montures des choses si surprenan-tek et inattendues que les spectateurs n’en croiront pas leurs yeux.Comme il a déjà été annoncé, le programme d’attractions à l’Exposition sera des plus variés.Les divertissements se conteront par centaines et les numéros enlevants qui seront exécutés devant la grande estrade deux fois par jour, feront sensation.De plus, les exhibits agricoles, industriels et commerciaux seront innombrables et les courses sous harnais seront attentivement suivies pour tous les amateurs.Les Royaux ou bâton (PxrtlM de vendredi non comprises 1 Smythe Duge* Jefirles Dunlap Bell .Harris Benning Johnson Chandler Sankey Paulson Hafey .Kies .Duke Lhenbee P Ab.C*.2b 3b C Psc Pc .33 «R 28 4 1 0 15 382 .77 270 00 28 3 11 58 333 94 368 120 26 2 6 47 326 , 85 327 102 19 2 4 52 313 .93 363 109 10 1 3 40 300 221 66 13 2 0 40 '299 .81 278 81 17 2 12 51 201 33 50 14 1 0 0 3 280 .22 50 14 4 0 0 3 280 30 86 28 5 1 2 8 267 .17 34 9 1 0 1 3 265 93 356 93 14 3 1 32 261 .12 18 4 2 0 0 0 250 81 277 68 3 4 8 40 245 67 198 44 S 1 0 24 222 24 80 13 1 0 0 2 217 .18 33 4 1 1 0 3 121 ga* 19 46 4 0 1 0 2 087 LES LANCEURS Duke .Usenbee Smythe ill poli Johnson Myllykangas Paul «on rsb g 24 150 160 65 52 46 13 18 07 124 56 30 34 5 25 186 177 80 33 83 12 17 85 94 50 37 32 6 17 93 02 50 39 56 6 10 124 153 70 36 42 8 11 32 38 28 25 10 2 Jersey City .0000100- - 1 7 1 Harris et Savino; Mangum et Redmond.Rochester .401003331—15 17 0 Baltimore .110010000— 3 B 7 Klcinke.Kaufman et Poland; Ma-tuzak, Sivess.Cumber t et Grouse, Grav.Toronto .400000000— 4 8 0 Newark .01202001 x fi 11 2 Davis et Hogan; Sundra et Hershberger.Toronto, 31.— Bob Murray, de Montréal, après avoir concédé les deux premiers sets à Léonard Hartman, de New-York, effectua un retour sensationnel qui lui valut les trois sets suivants, la victoire au compte de 4-6, 1-6, 6-0, 6-4, 6-2, et le droit de rencontrer cet après-midi en finale du tournoi de tennis, Walter Senior, le douzième joueur des Etats-Unis, qui a écrasé dans l’autre semi-finale Ross W’il-son, de Toronto, en trois sets consécutifs de 6-3, 6-3, 6-0.Après que Murray eut ainsi dan-gereusement cotoyé l’élimination, une autre favorite, Kay Stammers, ne put éviter la défaite/ s’inclinant dans ses rencontres semi-finales de simples et de doubles dames.En simples, l’Anglaise fut vaincue par sa compatriote Evelyn Dearman, en deux sets de 6-4, 6-0, et en doubles, jouant avec Freda James, par l’équipe Evelyn Dearman-Joan Ingram, en trois sets de 6-1, 5-7, 6-1.L’autre favorite, en simples.Freda James, Hardwick par 6-4, 6-1.Murray et Laird Watt ont atteint la finale des doubles masculins, par une victoire richement méritée sur Joe O’Hara, d’Ottawa, et Ellis Tarshis de Montréal.Le match, qui dura cinq sets, vit Tarshis et O'Hara capturer les deux premiers sets 6-4, 6-2, mais Murray et Watt, avant recours à toute leur expé rience.enlevèrent les trois suivants 6-2, 6-4, 6-4.Murray, épuisé, dut renoncer à jouer en doubles mixtes avec Kay Stammers, et cette équipe perdit par défaut contre Watt et Mlle Dearman.Les autres finalistes des doubles messieurs sont Walter Martin el Dave Jones, qui furent sensationnels au possible en éliminant Ross Wilson et Grant "Pinky” McLean, de Toronto, en trois manches sèches de 6-2, 7-5, 6-4.Martin et Jones servirent avec une force terrible pour se débarrasser rapidement de leurs adversaires.Sommaire détaillé: MESSIEURS-DOUBLES semi-finales Walter Senior, San-Francisco, défait Ross Wilson, Toronto, 6-3, 6-3, 6-0; Bobby Murray, Montréal, défait Len Hartman, New-York, 4-6, 1-6, 6-0, 6-4, 6-2.Walter Martin.Toronto, et David M.Jones, New-York, défont Ross Wilson et Grant McLean.Toronto 6-2, 7-5, 6-2; Laird Watt et Bob Murray, Montréal, défont Joe O Hara, Ottawa, et Ellis Tarshis, Montréal.4-6.2-6, 6-4, 6-4.Dames Simples Semi-finales Mlle Eveyln Dearman.Angleterre, défait Mlle Kay Stammers, Angleterre, 6-4, 6-0; Mlle Mary Hardwdck, Angleterre, défait Mlle Freda James, Angleterre, 6-4, 6-1.Dames - Doubles Semi-finales Mlle Mary Hardwick et Mlle Margot Lumb, Angleterre, défait Mlle Dorothy Roberts el Mme H.Fisher, Calgary, 7-5, 4-6, 6-3; Mlle Evelyn Dearman et Mlle Joan Ingram, Angleterre, défont Mlle Kal Stammers el Mlle Freda James, Angleterre, 6-1, 5-7, 6-1.Mixtes — Doubles Quarts de finael Mme Helen Fisher, Calgary et John Forman, University of North Carolina, défont Mlle Mary Hnrd-wicke, Angleterre, et Len Hartman, New-York, 6-3, 9-7; Mile Evelyn Dearman, Angleterre, et Laird Watt, Montréal, gagne par défaut sur Mlle Kay Stammers, Angleterre, et Bob Murray, Montréal; Mlle Margot Lumb, Angleterre, et Jack Brawn, Vancouver, défont Mme Helen Dyson et David M.Jones, New-York, 3-6, 6-3, 6-2.Semi-finales Mlle Joan Ingram, Angleterre, et Billy Reese, Atlanta, Ga„ défont Mlle Margot Lumb, Angleterre, et Jack Brawn, Vancouver, 6-1.8-6; Mlle Evelyn Dearman, Angleterre, et Laird Watt, Montréal, défont Mme H.Fisher, Calgary, et John Forman, University of North Carolina, 6-3, 6-3.Juniors Dames-—Simples Finale Mile Rosette Renshaw, Montréal, ¦défait Mlle Claire Renshaw, Montréal, 6-1.6-1.Junior—Filles—Simples Semi-finale Mile Ruth Kept, Toronto, défait Mlle Grace Rappell, Toronto, 6-2, 6-3.Junior—Messieurs—Simples Rill Pedlar, Vancouvert, défait Charlie Saha, Toronto, 6-2, 6-2 6-1; Nick Saha, Toronto, défait M-fie Brenner, Toronto, 6-1.6-3, 6-2.Vétérans—Messieurs - Doubles Les amateurs oni appris avec plaisir que le champion Yvon Robert avait accepté de rencontrer Ed Don George dans un match dont le temps est illimité, car de cette façon il est impossible d’avoir une rencontre nulle et l’on pourra connaître le meilleur homme des deux.Le promoteur Ganson a dû faire de nombreuses démarches et avoir de nombreuses entrevues avant de pouvoir faire consentir les deux hommes à accepter un match à finir et accepter les conditions qui étaient offertes pour cette finale qui aura lieu mercredi soir prochain, au Forum.Ed Don George s’attend de faire son entrée dans l’arène en meilleure condition que jamais, pesant 225 livres, ce qui est cinq livres de moins qu’il ne pèse actuellement.Cet excès de poids disparaîtra rapidement cependant.Le Dr Frederick Meyeers, “Wee” Willie Davis et Mike Boskus sont les entraîneurs de George, qui a tenu ses premiers exercices hier au Forum.Tandis que les amateurs pourront aller voir George à l’oeuvre au Forum, tus ies jours à deux heures, ils auront aussi l’occasion d’as-sister à l’entrainement d’Yvon Robert, au Stade Exchange, à 4 heures tous les jours jusqu'à mardi, alors, que les deux adversaires seront examinés par la Commission.Don George y est allé sérieusement à son premier exercice hier.11 a malmené ses trois rivaux, se servant de la prise qui a envoy® Cy WWilliarns à 1 hôpital, ueo.ge a été impressionnant hier et i] a ‘ ’ IS (fl pratiquer durant plus (Time heure sans un instant de repos, “Plus le combat sera long plus j’aurai de chances de triompher, a déclaré George après son exercice, et il est apparent qu’il se prépare pour une longue bataille.Le combat n’a pas de limite de temps, et, comme résultat, il peut ne se terminer que fort tard dans la nuit.Le champion et l’aspirant se servent de méthodes différentes >our se préparer au match.Yvon tobert s’entraîne en vue d’un combat court.Il a l’intention de se lancer furieusement à l’attaque dès le début du match et de tenter de triompher aussitôt que possible.Il espère pouvoir terminer le combat en moins de 60 minutes.Le baseball INTERNATIONALE Hier Syracuse 0, Montréal 7 Syracuse 7, Montréal 1 Newark 6.Toronto 4 Rochester 15, Baltimore 3 Buffalo 6, Jersey Cltv 4 (13 m.) Buffalo 2, Jersey City 1 Le classement a F Pc x«ff, Newark .73 29 .718 MontnésJ .52 44 .542 1* Buffalo .52 50 .510 20U Byrscuse .52 50 .510 21 Toronto.49 49 .500 22 Rochester .' ; ! ; 4g 53 ,475 24'b S3 418 29/, Baltimore Jersey City 38 32 ?9 .317 40 (i Aujourd’hui Montréal à Syracuse Toronto à Newark Buffalo à Jersey City.Rochester à Baltimore.Demain Montréal i Syracuse (2 p.) Toronto à Newark (2 p.) Buffalo é Jersey City t2 p.- * ~altl Semi-finale Gordon Spanner, Toronto, défait W.C.Richardson.Toronto, 6-2, 7-5; F.R.Hoyle, Toronto, défait O.Dupont, Montréal, 6-2, 6-2.Vétérans- Messieurs —Simples Semi-finale C.H.Starr et A.R.Rice, Toronto, défont W.C.Richardson, Toronto, et O.Dupont, Montréal, 5-7.6-3, 6-2.Rochester à Baltimore (2 p.) AMERICAINE Hier New-York 8, Saint-Louis 2 Boston 6.Détroit 5 (lo ml Washington 13, Cleveland 2.tard110680 * Philadelphie, sera Joué* L» classement New-York .?!> 28 678 • • .: 5i 36 800 Boston ’^37 fel Cleveland .' 42 43 A94 Washington .38 47 447 faalnt-Lo uls 28 fio ¦un Philadelphie 2fl 59 Üm Aujourd’hui Saint-Louis à New-York Détroit à Boston Chicago à Philadelphie Cleveland à Washington.Demain Saint-Louis é New-York Chicago à Philadelphie Détroit k Boston Cleveland à Washington NATIONALE _ , Hier Chicago 5, New-York 3 Pittsburgh 1, Boston 0 Philadelphie 1, Cincinnati 0 taM0°k yn à Salnt-Loula' eera jouée Le classement plus Dlff.plus Chicago “ -fo New-York Boston viuvuiuaui Brooklyn Philadelphie „ .aujoura New-York h Chicago, Boston k Pittsburgh Brooklyn à Saint-Louis Philadelphie à Cincinnati ».„ Demain New-York k Chicago.Boston k Pittsburgh Pjopkjvn A Saint-Louis Philadelphie k Cincinnati O 57 P 32 Pc 640 Dlff.54 37 .59,7 4 47 41 .534 e'j 46 42 .323 10 l'a 14 44 47 .484 36 31 414 20 36 50 419 101] 36 hui 56 .391 22*3 ”Certaines gens croient que tu es presque bumaln—’* 'Si je l’étais, je fumerais à l'instant même une Sweet Caporal I* CIGARETTES SWEET CAPORAL "La ferme la plut pure tous laquelle le tabac peut être fume"—J^ancst L’acrobatie au pageant aérien à St-Hubert Quatre nouveaux départements L’acrobatie aérienne évoque aussitôt d’audacieuses évolutions, de gracieuses arabesques dessinées dgns le ciel, des avions fonçant à une vitesse vertigineuse à quelques pieds du sol pour remonter en quelques secondes se perdre au-dessus ries têtes, très haut dans le ciel.1/acrobatie aérienne, rest tout cela, et c’est ce que pendant plusieurs heures vous verrez à St-Hubert.C’est à un gala unique que vous assisterez, à un régal des yeux dont longtemps vous conserverez le souvenir.La souplesse et l’élégance des vols d’un Detroyat, la précision et la puissance de ceux de Dorct, la hardiesse du trio Davis (cap.Davis, H Conrad Dumont, de l’avis-tion américaine), l’habileté de Drouillet, la virtuosité de nos pilotes canadiens.Tous ont une façon bien à eux de voler, et jamais encore des pilotes de cette valeur et si différents les uns des autres, ne se sont trouvés réunis dans le ciel canadien.Tous, Français, Américains, Canadiens.vous montreront iusqu’où peuvent aller l’audace et l’habileté violeurs lorsque ceux-ci sont des as.Pour établir des bases administratives plus logiques ANTALGINE ^ Soulage nervosité, in-1 »V\ somni#, fatigua.1 L’administration municipale songe à créer quatre nouveaux services municipaux, ce qui porterait à onze le nombre des services dans le rouage municipal.Hier midi, le maire Raynault, a déjeuné avec un technicien pour discuter du projet de créer un service de la Voirie, laquelle relève présentement du service des travaux publics.U y aurait un service de la carte d’idenlilé, chargé de l’instauration du système du carnet d’état civil obligatoire aux fins électorales.Les deux mitres services seraient des fusions: 1) des deux départements de l’Assistance municipale et des secours aux chômeurs, ce qui constituerait le service de l’Assistance, et 2) des deux départements des chantiers municipaux et de l’entretien des bâtisses, ce qui constituerait le service de l’entretien du matériel et des bâtisses.Le maire, M.Raynault, a laissé entendre, hier, que le prochain bill de Montréal demandera à Québec l’autorisation de créer ces nouveaux services.Gardez-en tou-Joui» une boit».25* Nouvelle explosion Coups de circuit Les championnat-s du Canada .Association américaine Hier Columbu* 050 OOO 003— 8 9 1 Bklnt-Paul 000 OOO 002— 2 8 3 Maçon «t Crouch; Coombs et Pasek Toledo 031 060 002—12 9 1 Minneapolis 302 100 300- 9 12 3 Sorrell, Birkoffer et Llnton; Henrv, Baker.Petit et Dlekey.Toledo 104 003 121—11 10 3 Minneapolis 132 111 010— 9 14 2 Cohen et Llnton: Tauecher, Baker et Dlekey Columbus 001 110 000 0— 3 7 3 Saint-Paul 101 OOO 010 1— 4 12 2 Lanier Potter, Cooper et Crouch; Cox «t Fenner, Louisville 000 001 01O- 2 6 1 Milwaukee 000 400 10x~ 5 7 0 Marrow.Terry et Serres, Milnar et Helf.Indianapolis 000 000 000— 0 8 1 Kansas City 000 101 OOx— 2 5 0 French et Riddle; Klein bans et Hartje Résultat dee Joutes< Belfast, Irlande du Nord, 31.(A.p.) — Une nouvelle mine a explosé ce matin à une cinquantaine de verges d’un poste de police, ébranlant tout un quartier de la capitale.Hier.— Gehrig, Yankees, Travis, Sénateurs, un chacun.Les meneurs.Di Maggio, Yankees, 28; Foxx, Red Sox, 26; Tros-kv, Indiens.23; Greenberg, Tigers, 23; Med wick, Cardinaux, 21; Gehrig Yankees.20; Ott, Giants, 20.Totaux: \ inéric ai ne, 179; Nationale, 409.Gand total : 888.Taches solaires Toronto, 31- Voici l’ordre des finales des championnats canadiens qui se termineront cet après-midi au “Toronto Cricket Club”; Messieurs, simples: Bobby Murray, Montréal, vs Waller Senior, San-Francisco.Dames, simples: Mlle Evelyn Dearman.Angleterre, vs Mlle Mary Hardwick, Angleterre.Messieurs, doubles; Laird Watt et Bobby Murray, Montréal, vs Walter Martin, Toronto, et David M.Jones, New-York.Daines, doubles: Mlle Evelyn Dearman et Mlle Joan Ingram, An-glelerre.vs Mlle Mary Hardwick ! et Mlle Margot Lumb, Angleterre.Mixtes, doubles: Mlle Evelyn I Dearman, Angleterre, et Laird Watt, Montréal, vs Mlle Joan Ingram.Angleterre, et Billy Reese, i Atlanta, Ga.Junior.Messieurs, simples: W.H.Pedlar, Vancouver, vs Nick Saba, Toronto.Vétéran, Messieurs, simples: Gordon Spanner, Toronto, vs F.R.Hoyle, Toronto.Vétéran.Messieurs, doubles: C.H.Starr et A.R.Rice.Toronto, vs J.C.Little et G Skinner, Toronto.Les parties dans les grandes ligues LIGUE AMERICAINE St-Louis .000001010- 2 7 2 New-York .30300200k 8 12 0 Hogsett.Stickland et Hemsley; Wlckey et Dicker.Détroit .(1(110000100—5 13 1 Boston .0002001201—6 11 1 Bridges.Coffman et Hayworth; Waleberg.Wilson et Desautels.LIGUE NATIONALE Boston .000000000-0 2 0 Pittsburgh .000000001 1 7 0 Batteries: Bush et Mueller; Brandt et Todd.Philadelphie .100000000- 1 7 I Cincinnati .000000000- 0 5 2 Batteries: LaMaster et Atwood; Hollingsworth, Grissom et V.Davis.New-York .030000000—3 8 4 Chicago .03200000k- -5 8 1 Gumbert et Danning; Lee et O Dca.LIGUE AMERICAINE Cleveland .000000100- 2 6 0 Washington .02360002*—13 18 0 Whitehill, Brown el Pvllak.Becker; Dcshong et R.Ferrell, Millies.Washington, 31 (A.P.).- Le Carnegie Institute de Washington annonce que les taches solaires sont plus étendues cette année qu’elles ne Pont jamais été: elles forment une sorte de chaîne de 125,000 de Ion gueur et couvrent une superficie de 3,800,000,000 milles carres.On peut les apercevoir à l’oeil nu en se servant d’un verre fumé ou d’une pellicule photographique.On sait que ces perturbations violentes qui se produisent à la surface du soleil exercent une influence considérable sur le champ magnétique qui entoure la terre et leurs répercussions se font surtout sentir dans le domaine de la transmission par T.S.F.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEUir 3361 1 «ou le mot, 25c minimum comptant.Annonce* facturéee, Oie le mot, 40c minimum.NAISSANCES SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.ORAND-MESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 2c par mot, minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES MARIACIEB.»1.0 par insertion.A VENDRE Camo neuf.2 étages.4 milles village, bord du Lac truite rouge, 57 acrea de terre, bol».J.-Eug.DanU.L’AnnoncU-tlon.A VENDRE 4 beaux lot*, façade fleure St-Laurent, avec cottage, 8 appt*, site avantageux pour hôpital prive.Téléphoner AMherst 2425, le soir seulement.CANOTS à VENDRE Canots en cèdre, couverts de toiles, 14 H Rue et 18 pieds.Augustin Oariépy, fabricant.Morin.8t-Lln.Chalet à louer Au Lac Noir.St-Jesn de Math», meublé, bord du lac.Boâ marché.S’adresser CHcnier 1710.j.n.o.MAISONS à VENDRE Saint-Vincent de Paul 2 cottages en brique, fi et 15 pièces, i deux arpents de l’ég Nouvelle controuvée gllae.chauffage central moderne, eau et égout, près de la rivière.arbres d’ornementation nombreux, bien loués Vendra k 50% du coût d* la construction II faut vendre avant le 1er septembre.Alph.Provost.8t-Vtncent de i Paul.Té! 50 6-8-37 Hendayç, France, 31 (A.P.)—Les agences de nouvelles rouges prétendent que la mutinerie qui aurait éclaté dans le» rangs de Fermée de Franco à Grenade se serait étendu à Malaga et à Motril et menacerait de s’étendre à loul le territoire dominé par les blancs.On parle même d’une rencontre entre deux groupes de blancs dans la région de Santander.Le général Queipn de Llano, l’un de» principaux lieutenants de Franco, a carrément nié la rumeur d’une mutinerie chez les soldats nationalistes au cours de sa causerie quotidienne à la radio.Il a laissé entendre en même temps que l’accalmie sur le front de Madrid ne durerait guère.COMMERCE à VENDRE Hôtel ’’Roosevelt”, route Toronto.Indu* cabines, cottage*, restaurant, route, plage, “parking", location chaloupe*.Profita ex- ceptionnel*.Ldcatlon Idéale, 113.500; 00 comptant^MMMBM^^B 487 Sherbrooke ouest.MA 3-8-37 ELEVES DEMANDES Daltons Business College et Cours privés Coure Comme) cial complot m anglais.iténofraphio.comptabilité.Cour* anglais “aanj livre»” par pro-festtur anglai* catholique.Sntrée 30 août.3720 Chemin éa la Raiaa Maria.¦% ) .^ t Montréal, tamadl LE DEVOIR »'i-w.n 32® RfUv'J tU NÉS Affiliés à la Six.Can.d’Hiatoira Naturelle et reconnus iTuttflK publique par Te Oeevemeaienr de U Province Je Québec.COMMISSION DES C.J.N.MEMBRES EX OFTICIO.— F.MARTE-YICTORIN, F.E.C., J.BRUN EL, J.ROUSSEAU.R GAUTHIER, respectivement président, secrétaire général, trésorier et chef du secrétariat de la S C.H N.MEMBRES DESIGNES PAR LE CONSEIL DE LA SOCIETE.— P ADRIEN.C.S.C., directeur général des C.J.N.— 8r 8TE-ALPHONSINE.C.N.D.sous-dlrectrti’e.—• Les chefs de service •ulvants: P.MARIE-VICTORIN (Botanique): Dr Georges PRE- No 325 FONTAINE (Zoologie); Léo MORIN.C.S.C (Horticulture); Marcelle pble).«lége i Montréal, 1265 rue Saint-Imma.correspondance \ cet endroit 31 juillet 1937 est à l’Université d# On «et prié d'adresser toute LES 0UA0UAR0NS Quand Varbee enténêbré dans les lacs semble choir, Grenouilles que la mort des soleils fait poètes.Vos chants, tels des adieux à la fuite du Soir.Surgissent, solennels, au bord des eaux muettes.Grenouilles, mon enfance a compris votre voix.Pieds nus et l’âme ouverte au cantique des grèves.Esseulé dans la paix auguste des grands bois, J'ai fait aux couchants roux ihommage de mes rives- Comme un troupeau de boeufs, vers la chute du jour, Emplit de beuglements le calme des prairies, Vous avez, quand vient l'heure où l’âme a plus d'amour, Peuplé de chants profonds mes jeunes rêuenei.Qu’ils sont lointains les soirs pensifs de mes douze ans, Ces soirs dont la grandeur a fait mon âme austère, Ces soirs où vous chantiez, ouaouarons mugissants, La douce majesté de la grise lumière! Je revois la savane où ces soirs sont tombés.Je revois s'empourprer les soleils en déroute: En vain le flot des nuits me les a dérobés.Sanglante, leur image à mon rêve s’ajoute.Ah! vos cris d’autrefois, grenouilles de chez nous, A jamais regrettés, traversent ma mémoire: Toujours dans mon esprit, religieux et doux.Regardent Vos yeux d'or vers des soirs pleins de gloire! Albert FERLAND L’Esturgeon commun dont la chair est très tendre et très délicate”.Claude MELANCON Les Poissons de nos Eaux.(Librairie Granger Frère, Limitée, éditeur,,Montréal).Charles-Edward Saunders, un bienfaiteur de l'humanité L'orgue ^électrique” ou "électronique" Opinion de M.Amédée Gastoué, i musicien et musicologue catholi-j que, bien connu comme une grande ; autorité dans le domaine de la mu-S sique d’église.Ces lignes sont extraites d’un I article paru dans la “Semaine Re-; ligieuse” de Paris, le printemps ! 1931, et reproduit dans le Bulletin Paroissial liturgique des Bénédictins de Saint-André, en France.L’auteur fait l’historique des développements apportés à l’orgue i avec l’utilisation de l’électricité j dans les transmissions, les souffleries, etc., et continue: “Voici qu’a-i vec la T.S.F.une nouvelle source d’agents sonores est révélée.L’invention du grand savant catholique Branly devait, par ses conséquences et ses dérivés, déceler, grâce à l’emploi de la lampe à trois électorales, des manifestations de bruits jusqu’alors inconnus.Ces bruits, disciplinés et devenus bientôt des sons déterminés, allaient permettre le réglage des postes, et arriver à constituer une gamme tout entière, aux timbres d’une exquise pureté.Or, frappés du rapport que présentent, avec ceux de l’orgue, certains des sons radiophoniques, plusieurs savants de divers pays se sont efforcés d’obtenir des orgues, parlant par les oscillations électriques ainsi transformées sans qu’il soit besoin de soufflets, de mécaniques et tuygux.' "Poursuivies durant plusieurs années, leurs recherches aboutirent en 1930 à la présentation d’un petit orgue de laboratoire, à l’Académie des Sciences, présentation faite par M.le général Ferrier lui-même, de cet instrument à deux claviers et pfdalier; il fut soumis aussi au contrôle et divers organistes et critiques, dont plusieurs, et non des moins connus, se sont enthousiasmés pour la nouvelle découverte.En effet, justifiant ces pronostics, les inventeurs, sur ces instruments construits depuis leurs premiers essais, ont obtenu et réussi à établir autant et plus de sonorités variées qu'avec un grand orgue à tuyaux.et en outre des timbres nouveaux et des combinai- En la personne de Charles-Edward Saunders, le créateur du blé Marquis, le Canada vient de perdre un de ses fils les plus méritants.M.Héroux, dans son premier-Montréal du 26 juillet, a esquissé la noble figure de celui à qui l’Ouest canadien doit une partie de sa fortune.S’il y a des jeunes naturalistes qui n’ont pas lu cet article, ils feront bien de s’y reporter, et, à l’heure où l’on exalte partout la force brutale, de méditer un instant la féconde carrière d’un grand conquérant de ! _ .la paix.Ils comprendront mieux ce .P;™,?1™!!*’.l imiies’ que l’humanité doit aux hommes comme Charles-Edward Saunders, à tous ces dompteurs de plantes qui, avec une patience inlassable, ont asservi le monde végétal, et sans lesquels notre civilisation ne serait pas ce qu’elle est.Et ils appelleront de leurs voeux le jour où, le climat scientifique étant chez nous devenu propice, nous pourrons enfin, comme nos compatriotes anglais, donner au Canada et au monde un Banting ou un Saunders.Roger GAUTHIER VENTE SEMESTRIELLE de MEUBLES et GARNITURES de MAISON Cttte vante n'est pas un vain mot, car elle vous fait réaliser des ECONOMIES de 20% à 40% sur les prix ordinaires.En raison de l'Importance de nos achats, les pnanufacturiers nous ont consenti des prix très intéressants et nous avons marqué des prix de vente semi-annuelie sur la plupart de notre propres assortiments.• LE CHOIX EST VARIE ET CONSIDERABLE • LES PRIX SONT ATTRAYANTS • LES CONDITIONS DE PAIEMENT TRES AVANTAGEUSES AUCUN VERSEMENT COMPTANT N'EST NECESSAIRE PAIEMENTS MENSUELS pour CONVENIR à tous les BUDGETS LIVRAISON IMMEDIATE OU FUTURE, SUIVANT VOS DESIRS FORTE ALLOCATION POUR VOS MEUBLES ACTUELS LIVRAISON GRATUITE SUR NOS ROUTES REGULIERES EMMAGASINAGE GRATUIT JUSQU'A DEMANDE.ALBERT DUPUIS, président A.-J.DUflAL.et dir.-gdr.ARMAND DUPUIS, Les Cercles des Jeunes Natura-Hsles ont reçu, en même temps que les nouveaux Tracts, le dernier livre de M.Claude Mèlançon, les Poissons de nos Eaux.A cet ouvrage, qui devrait trouver place dans toutes nos bibliothèques, nous empruntons la chronique d'aujourd’hui.Le lecteur g [vendra sans doute le goût de connaître davantage la vie pittoresque et variée des multiples habitants de nos, eaux.Les sous-titres sont
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