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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 10 mars 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-03-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME XVI — No 57 MONTREAL, MARDI, 10 MARS 1925.TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: *1^1 TF* jHT r: I H llh l/III K c^o^fceA“r* Bill mW B i Vf m B m 1 il ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.- WÊÊÊÊÊÊÊË ÊÊÈÊÊÊËmÈÊ WEÊÊÊr WÊÊÊÊÊÊKk H MB ¦¦¦¦ Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MOMTfttAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SES VIC K DE NUIT: Rédaction.Main Bill Administration, Main SUS FAIS CE QUE DOIS ! Nous avons des enfants! —' — Cest Toronto, qui en a bien moine» que nous, qui possède le mode de construction idéal pour familles nombreuses — Anomalies — Ce qui nous manque.pas l’acheter, l’ali-ment intellectuel de la Presse?» Le pauvre bougre serait condamné, parce que la Presse publie un journal dans l’intention de le vendre et que le monsieur qui pille le bien d’autrui, fût-ce dans y l'inten- ! tion de s'en servir pour faire des largesse, n’en viole pas moins la loi, n'en est pas moins, au regard du code, un voleur.Que les producteurs de iazz et de] tonte musique (?) moderne veuillent se defendre, c’est leur droit.Et.d’ailleurs, ne veut-on pas escompter des résultats heureux de leur inter-1 vent ion?La musique classique ne paie plus j de droits.Elle remplacera a van ta-1 geusement le jazz.Ltle est tombée^ dans ,le domaine public, et elle est en train de tomber de là dans l’oubli.C’est fort regrettable, car elle était plus heureuse que cet accompagnement pour séquedilles d’épileptiques.Et si la loi passe, on constatera, que contrairement à ce que dit la bonne commère, le radio rapporte assez financièrement, pour qu'elle acquitte les droits d'auteurs.Elle continuera de Jazzer ci KACKasser, dût-elle payer pour le faire Paul ANGERS.Devant ie Cercie des voyageurs de commerce catholiques de Montréal, M.Féohevin Trépanier a fait récemment une confe-j ence dont nous attendons du bien.Il a traité des terrains de récréation ou, comme on a coutume de les appeler, des terrains de jeu.Le terrain de jeu n’est pas un endroit idéal.C’est un pis-aller.c’est un simple palliatif.Ce qu’il faut, pour le développement physique et moral de reniant à l’abri de tout danger, c’est une cour attenante a sa maison, suffisamment Vaste et suffisamment saine pour qu U ne soit pas mordu par le perpétuel désir d’en sortir.Cette cour, on peut dire que les neuf dixièmes des logements ne l’ont pas.On peut prévoir aussi que la situation, l°in de s’améliorer s’aggravera, à moins que par un dégrèvement d impôts en faveur du propriétaire, chargé d’enfants, qui occupe sa maison, on n’encourage la construction de cottages.L’une des bizarreries les plus choquantes, l’une des constatations «les plus pénibles pour quiconque a vovagé, c’est le tait que Montréal, ville du continent qui ale plus d’enfants par rapport au chiffre total de sa population, est aussi celle qui est le plus mal partagée sous ce rapport, celle dont le mode de construction tient le moins compte, s’adapte le plus mal à sa situation particulière.Ainsi, pour ne pas sortir du Canada, Toronto et Ottawa, villes en grande majorité anglo-protestantes, où, conséquemment, les familles sont moins nombreuses qu’à Montréal, ont toujours été jusqu’ici, et restent encore, des villes à maisons isolées ou seihi-isolées (detached ou semi-detached), tandis que Montréal est devenue et restera, surtout dans la partie française, une ville de plains-pieds (flats), c’est-à-dire de petits appartements, sans sortie autre que la rue, le trottoir ou un balcon aussi cruel à la vivacité naturelle de l’enfant que la cage pour Toise au.Autre anomalie qui vient singulièrement aggraver celle-là, c’est que le terrain de récréation ou terrain de jeu, simple palliatif (l’enfant n’est jamais en pleine sûreté que dans l’ombre de sa maison), est plus rare à Montréal que dans ces villes.L’idéal, c’est que l’enfant n’ait pas plus d’un quart de mille à parcourir pour l’atteindre, qu’il reste pour ainsi dire sans cesse à portée de la voix ou des yeux maternels.Comme nous en sommes loin ! Tro scolaire scolaire celle de Test._ < Nous en aurons un autre bientôt, le parc Sohmer.C est le don d’un généreux philanthrope anglais.Mais, nous semble-t-il,______________ ^_______________, ___ assez mal situé, trop près du centre qui peu à peu se dépeuple avoir promis de tout révéler à l’op-pour faire place à des maisons de gros et à des entrepôts, trop position, a^-circonscrit étroitement près de la rive du fleuve qui petit a petit est grignotée par les entreprises de la Commission du port.La session (VOttcnva Le sénat a des défenseurs à la Chambre des Communes La résolution de M.Shaw pour faire déclarer à la Chambre que le sénat tel que constitué n’est pas dans le meilleur intérêt du Canada, est battue — Comment on escamote les questions contentieuses.AFFAIRES COURANTES La session de Québec Se rendra-t-on à la fin de la session sans rien faire?Le gouvernement et l'opposition jouent le rôle plu*’ tôt passif de chiens de faïence — Que donnera l’enquête sur la régie de s alcools ?NOUVEAUX PROJETS DE LOI Bloc-notes Fin de session L’information politique de Québec signale que le gouvernement se prépare à finir la session vers le 28 mars; le ministère déposera cette semaine ses derniers projets de loi sur la table de l’assemblée législative.Il resterait donc moins de trois semaines aux députés upposi-tionnistes pour mener l’enquête sui la commission des alcools qu’ils veulent faire au comité des comptes publics et qui n’est pas encore commencée.On croyait qu’elle aurait lieu dès le début de la session, mais, comme il reste peu de temps avant la fin de celle-ci, il se pourrait bien que cette enquête fût incomplète et écourtée, sinon ajournée à l’an prochain.Au commencement de la session, on entendait dire que celle-ci serait animée et menée à grande allure.A ce qui s’est passé depuis, on a pu trouver qu’elle ne tient pas les promesses du début.L’enquête sur la commis-rion des liqueurs devait être poussée à fond; le gouvernement, après H tuite ei t accès, u ituson vit- ~ .—-^ netits n’y peuvent aller seuls et n ÿ pourront pas y aller sans sur veillance même quand le pont de 1 est y donnera accès.Mais nous ne sommes pas au terme des anomalies.Un a, pour plaire à Télément de Touest, donné la montagne au Iram-1 wav L’accès vers Test, vers le gros de la population infantile qui nécessitait la simple reconstruction du funiculaire sans violer la belle sauvagerie de la montagne pur h* rail, le tapage et le danger du tramway, nest pas réalisé.On en parle; Mais on parle longtemps à Thôtel de ville avant de passer a 1 action.Ce n’est point au reste la dernière anomalie.Nous n utilisons pas pour les enfants les terrains que nous avons déjà, loin d’en acheter de nouveaux.Il en existe un, rue de Lonmier, qui est en partie encombré par les matériaux de pavage de la ville.On a laissé dormir celui de Maisonneuve, si vaste et si coûteux, pendant des années et quand, enfin, on a songé a en tirer parti, c’a été pour y faire un terrain de golf pour quelques Anglais ou Juifs semi-snobs! Nous avons de très nombreuses cours scolaires.Les utilise-I OR*?M Brodeur et ses collègues ont reculé devant la dépense de quelques milliers de dollars Tan dernier pour y établir des surveillants et des appareils.Et que font les particuliers?t „ • Les Anglais, qui ont le moins d entants, ont fonde une asso-tion active, subventionnée par la ville, la Parks and Play ciation Ground Association., , Et nous avons les enfants'et aucune société pour s occuper d’eux., Nous avons dxposé dans cet article ce qui nous manque, nos carences.Plus tard, nous verrons ce qu’il est possible de faire, quelles sont les suggestions émises, par le représentant du quartier LaFontaine, qui peuvent et doivent être utilisées.Louis DUPIRE.fa portée de cette enquête et il a greffé là-dessus une contre-enquête sur les opérations de gens qui se seraient intéressés, à ce qu’ont laissé entendre des ministériels, à un commerce d’alcool fait en marge de la régie gouvernementale Depuis, rien ne s’est encore passé.Faut-il croire que l’enquête dont on a tant parlé restera en panne.' quant à cette session-ci?Ce serait regrettable pour l’intérêt public.Censure La Ligue des Bonnes Moeurs, de Montréal, vient de suggérer au conseil municipal la nomination d’un censeur des théâtres.Cela provoquera sans doute une levée de boucliers chez des gens qui veulent la liberté absolue tics représentations théâtrales, quand même elle aboutit à la licence, comme c’est déjà le cas.Des abus récents démontrent pourtant le besoin d’une censure intelligente.Surtout, qu’elle ne soit pas une plaisanterie comme celle des cinémas, confiée, à des g< moins au courant de la mentalité de la population québécoise.Ce ne sont pas des étrangers qu’il faut, à la censure, niais des gens réellement compétents à,cxercer une mission aussi délicate.Leur version L’actualité Bill artificieux “Amateurs de radio, debout!” C'est la Presse qui, de sa bonne !• vieille voix éraillée, P>uille ainsi.Que peut-il bien se passer' "Savent-ils, tous ces bnves 8e,ns> que l’artificieux bill 2, Pr’,&.c”|e 4 Ottawa et *iue nous avons dénoncé | dès que nous on avons eu ronnais-1 sance, ne vise, et délibérément, qu a i étrangler cette initiative bienfaisan- I te et réconfortante.” .„___ Quel beau crime à raconterl Gomment la Presse peut-elle s’opposer à I ce qu’il soit commis?Cette initiative bienfaisante et rè-I confortante, c'est le poste emettenr S de T.S.F.Vous ne l auriez Pfts reconnu soiu de tels oripeaux.Il faut I bien dire, à notre granac douleur, ‘ que le reste de l’article de la I resse 1 ne vaut pas mieux comme clarté ni , comme harmonie que cette phrase prise au hasard, ee qui fera naître chez certains, de I inquietude sur i les bienfaits de "ces émissions de ] radio dont elle a été le pionnier .i Mon Dieu, quelle lanaue parleront ! nos arrière-neveux s’ils conversent } ou KACKassent chaque soir avec la i Presae?Le lecteur doit se sentir tout de Les habitués des journaux ont pa lire dans les colonnes de leurs quotidiens, ces semaines-ci, des annonces du Pacifique Canadien et, plus récemment, de grandes compagnies de transports océaniques, où toutes nos entreprises de transport, au Canada, exposent leur point de vue au public canadien.Le Devoir en a publié plusieurs, dans ses colonnes de publicité payée.On peut ne pas partager l’avis dp ces compagnies, sur tel ou tel point, — c’est le cas de la majorité des quo-.o Jrotïs’de propriété, tidiens où ces annonces ont Une composition musicale quW-iparu,— mais on ne peut que felj-conquc est la propriété de son ou-1 citer les directeurs de ces entrepri-teur tout comme une Composition l ses considérables d’avoir mis leur .‘ " * ¦ version devant le public sous une forme intéressante, lisible et même, ( C’est tout simplement un projet de toi qui vise à protéger tes droits d’auteurs ou les dr littéraire: et les auteurs de compo sitions musicales croient qu’ils ont le droit d’exiger que quiconque pige dans leur avoir, paie.Mais la Presse ne l entend pas ainsi.Elle veut, sous prétexte que ses concerts sont gratuits pour quiconque possède un apparel récepteur de TJS.F., avoir le droit de piller le bien d’autrui.Raisonnement admirable à ta vérité./I supposer qu’un fou cnit à la bienfaisance du jannlsme et s’avisât de pénétrer dans les caves de la Presse au moment ou les puissantes machines raient quatre ou cinq numéros par seconde, qu’il ramassât tout le paquet et se mit A le distribuer, que dirait l'administration de la Presse?Elle requerrait vite la police, ferait mettre la main au collet de l’impudent et le traînerait devant te magistrat.Pensez-vous quelle abandonnerait la partie si le voleur supposé, établissait devant le magistrat, qu’il n’avait qu'une intention, prendre une initiative bienfaisante et récon- tntme peu rassuré.De quel dan-1 for tan te qui, financièrement, ne lui qer sont menacée les amateurs de j rapporterait rien, qu il voulait tout radio et qa’esl-ee que cet artifWetix simplement distribuer de par ta bai no 2?j ville, aux gens qui ne peuvent pas en certains cas, nouvelle et remar quable, comme a fait, avec scs grandes annonces illustrées, le Pacifique Canadien.Il est bon de connaître le poipt de vue de ces maisons et de ces sociétés.Un journal de l’Ouest fait remarquer qu’autrefois de grandes entreprisei tentaient d’influencer indirectement les quotidiens, par des faveurs ou des menaces; aujourd’hui, dit-il, elles vont directement au public, lui disent, sans masque et sans intermédiaire tortueux, ce qu’elles ont fait, ce qu’elles demandent, ce qu’elles veulent obtenir, lui présentent leur avis sur la législation et les réformes qui les intéressent, etc.C’est beaucoup plus franc et cela, a coup sûr.vaut cent fois mieux que les anciennes méthodes.Jadis, dans maintes grandes maisons, régnait aussi la politique du Public He Damned! selon l’énergique expression américaine: —-‘‘Le public?Cs ne le regarde pas!" —Aujourd’hui, cette attitude n’esrt plus dp mise; les grandes industries, les grandes sociétés commerciales et le public y gagnent tout ensemble.G.P.Ottawa, le 9.Les progressé-' tes ont la naïveté de jeunes parlementaires.Us veulent obliger le parlement à se prononcer carrément et distinctement sur diverses questions lorsque le parlement ne veut pas se prononcer.D’avance, ils sont fiers de leur coup et jubilent de l’embarras où ils vont mettre tous leurs collègues.Mais la réalité diffère de leurs espérances.Et chaque fois qu’ils arrivent avec une résolution trop dangereuse, le gouvernement prend cette résolution, la met sur la voie d’évitement, et la laisse là pendant que le train spécial passe à côté avec une vitesse telle qu’ils n’y voient rien.La semaine passée, c’était la résolution de M.Good sur le part mutuel que le gouvernement remplaçait habilement par une résolution de son fût et de son crû, et faisait adopter aux lieux et places de la résolution principale.Aujourd’hui c’est une résolution de M.Shaw que le parti ministériel a avalée dans J© temps de lu dire.M.Shaw voulait faire déclarer à la Chambre que le Sénat, tel que constitué, n’était pas dans les meilleurs intérêts du Canada.Il voulait une expression d’opinion qui aurait pesé de tout son poids sur la prochaine conférence interprovinciale.Mais il n’a pas obtenu ce qu’il voulait.A cette résolution, M.Denis, de Joliet-te, présentait bientôt un sous-amendement qui faisait disparaître tout le texte primitif et ie remplaçait par le suivant: “Que le parlement approuve le projet de conférence interprovinciale, annoncé par lejf| discours du trône, pour étudier l’opportunité d'amender l’Acte de l’Amérique du Nord, en ce qui n trait à la constitution et aux pouvoirs du Sénat.” Les progressistes, voyant que le gouvernement ne voulait pas se prononcer d’une manière trop claire, se rallièrent cependant à ce sous-amendement, pour la plupart, e» aidèrent aux libéraux à aligner 120 voix contre 32 que les conservateurs pouvaient à peine réunir a l’aide de quelques progressistes mécontents M.Maclean, un vieux conservateur, faussa compagnie à ses amis, comme il le fait souvent depuis quelque temps et augmenta d’une voix la majorité ministérielle.L'adoption du sous-amendement faisait tomber un amendement de M.Findlay, un progressiste, beaucoup plus radical de sa nature.Cet amendement demandait à la Chambre de se prononcer en faveur d'un plébiscite à la prochaine élection générale sur la question de savoir s’il fallait rendre le sénat électif ou tout simplement Tiibolir.De cette résolution de M.Shaw, qui n’était pas sans dangers et aurait pu révéler des divisions d’opinion dangereuses dans le camp ministériel.— car tous n’y sont pas en faveur d’une reforme du sénat, - le gouvernement a été assez habile pour tirer du parlement une approbation de la politique qu’il poursuit envers le sénat et (fin n csi plus très dangereuse.Voilà comme on procède et comment on manoeuvre lorsqu'on est au pouvoir.Ht voilà aussi comment la Chambre ne vote pas sur la question qu on veut bien lui soumettre.Elle l’«*camo-te, et c’est tout.LES MOTIFS DE M.SHAW M Shaw aurait bien pu remettre sa motion à plus tard.Le gouvernement va réunir.bientôt une conférence interprovinciale pour étudier celte question, et le débat ne pressait pas.Mais le député de Cal-gary a donné les raisons qui 1 imt porté à ne plus souffrir de délais, il veut que la Chambre exprime son opinion, afin qu'un peu plus tard, la conférence aoit en Pression des idées «lu parlement fédéral.C’est une idée comme une autre.M.Shaw a plusieurs griefs contre le sénat.Tout d’abord notre Chambre haute, créée pour proté-ger les province^ ne les a jamais protégées en réalité, et les proyin ces ne nomment pas un seul sénateurs En second lieu, U «c compose de trop de membres.Il est aussi nombreux que le sénat américain tandis que le Canada est beaucoup plus petit que les Etats-Unis.Il est ensuite trop partisan.Conservateur ou liberal, lorsqu’il est nommé.chaque sénateur le reste jusqu’à sa mort.Et comme il garde son siège jusqu’à la fin de ses jours, le corps qu’il compose avec d autres individus nommés dans les mêmes clnconstanees que lui ne réfléchit pus l’opinion publique du pavs et se trouve souvent en désac-eord complet avec elle.Enfin il ne révise pas les lois, sa principale ta rhe.La Chambre des communes l’enterre littéralement de lois à la fin de chaque session, et 11 s’en tire en les renvoyant simplement à plus tard au Heu de les amender.LE SENAT ELECTIF M.Shaw veut réformer le sénat de la manière suivante.Tout d’abord.il le rendrait électif, ou bien il confierait la nomination d’une moitié des sénateurs au gouvernement fédéral et la nomination d* l’autre moitié aux provinces.11 réduirait à 3tx4 pur province, ou à 56, le nombre de nos vénérables sénateurs.Si Ton choisissait la méthode d’élection, il faudrait se servir de la representation proportionnelle et ainsi de suite.Car les idées de réforme de M.Shaw sont loin d’être précises, exactes et concrètes.Elles sont flottantes et tournent autour de quatre ou cinq projets différents.Quelques progressistes lencberi-rent tout de suit© sur les idées de M.Shaw.Comme ils n’ont qu’sm seul sénateur progressiste ou soi-disant progressiste à la Chambre haute, et comme cette Chambre re jette souvent de* bills qui leur feraient beaucoup de plaisir.Us n en voient pas Futilité et iraient volontiers jusqu’à l’abolir sans cérémonie.La Cnsunbre basse, laissée à ses propres lumières, serait alors phis prudente et donnerait plus de considération à ses lois, crojcnMls.Us ont aussi fort insisté sur la nécessité de donner à chaque province le même nombre de sénateurs.Si on les écoutait, Québec et Ontario, ne garderaient pas longtemps ia position prépondérante qu’elles occupent aujourd’hui.M.Carroll, député libéral du Cap-Breton, a fait le principal discours contre !a réforme trop radicale du Sénat.Rien ne se fera avant quelques années, croit-Ll, et c’est tant mieux, car le Sénat a déjà quelques bonnes actions à son crédit.Il a sauvé des millions de dollars au pays, en s’opposant au bih du chemin de fer au Yukon, en 1919, à la contribution de $35,000,000 en 1912, etc.Qu’on fasse élire les sénateurs, ajoute M.Carroll, qu’on les laisse nommer par les provinces ou le fédéral, les sénateurs, dans tous- les cas, seront des partisans comme ils en sont aujourd’hui.Enfin, M.Corroilest tout à fait du même avis que le premier ministre.1 et croit qu’un bill devrait devenir loi lorsque les Communes Font adopté deux fois, ainsi qu’en Angleterre.M.Sutherland, qui a déjà lancé une vive attaque contre M.Preston, l’auteur du rapport célèbre, a profité du même débat pour revenir à la change.Il y a eu une emmêle en 1901, dit-il, sur les relations étroites qut existent quelquefois entre la caisse électonale et ’es nominations de sénateurs.Et Fun des témoins a déclaré que l’individu qui l’avait approché en cette affaire, n’était autre que cette "canaille” de Preston.Tout ce débat a révélé en somme qsie de nombreux députés, dont M.Fortier, de Labelle, qui a parlé en français, ne sont pas en faveur d’une reforme; et que ceux qui veulent une réforme, ne s’accordent pas du tout sur les méthodes de réforme.D’aUleurs, la discussion n’a pas été bien sérieuse, les chefs ne s’en sont pas mêlés, à l’exception de M.Meig-ben qui a trouvé que le; amende-monts, sous-amandemen s, etc, n’avaient pas toujours de logique et manquaient même de bon sens.Enfin, tout le monde s’est retiré satisfait, car électeurs partisans d’une réforme et électeurs opporés à tou-te réforme, pourront tir* le débat sans en vouloir trop à au-'en parti Mo-Pao! DESROSIERS * * * Affaires courantes Le chiffre total des Importations venant de Grande-Bretagne au Canada en 1923 a été de $141,330.143.Sur cette quantité $2,914.281 sont! passées par les ports américains et ¦ $138.415,262 par les ports canadiens.En 1924, le chiffre total des! imnortations britanninues a été de $153,586,690 dont $832.224 ont passé par les ports américains et $152.654,466 ont passé par les ports canadiens.Cette information a été fournie par le ministre du commerce à M.Fernand Rlnfret, député de Saint-Jacques.Le 31 mars 1914.notre dette nationale était de $335,996.150 et le 81 mars 1924, cette même dette était de 82,417,783,274, ce qut donne en dix ans un excédent de 82,-081.788.424.F.n 1918, notre dette était de $1.191.884,062: en 1921, de 82.340.878.983: en 1922, de *2,422,-135,801.Ces détails ont été donnés nar le gouvernement à M.Fernand Rinfret.Au cours de l’année fiscale qui s’est terminée le 31 mars 1924, les Importations totales de verreries ont été de $7,548.874 et se sont les Etats-Unis, la Belgique et l'Angleterre qui nous en ont fourni la plus grande partie.Nos exportations canadiennes ont été de $673,561.Le ministre du commerce a présenté cette réponse à une question de M.Deslaurlers, député de Sainte-Marie.qui voulait aussi savoir s! les droits tarifaires seraient augmentés pour protéger notre industrie canadienne.Le gouvernement a répondu que seul le ministre des finances pent annoncer les changements tarifaires, T.a valeur totale des débenture* nationales exemptes de taxes est de $42,014.560.et la valeur totsle de toutes les obligations dont le gou-Suite à la deuxieme page Québec, 10 (D-N.C.)—Avec cette semaine, la session provinciale entre dans une phase de grande activité et peut-être aussi de sensations.Lors de l’ajournement, vendredi dernier, le premier ministre a proposé de reprendre le travail sessionnel seulement mardi.Le besoin de préparer la législation annoncée et aussi le petit nombre de députés présents aux séancex du lundi légitimaient ce congé du lundi.Ces trois jours de calme, samedi, dimanche, lundi, sont probablement la période de recueillement qui annonce de grands combats.1,1 est impossible qu’il n’y ait pas un débat très vil d’ici quelques jours.Le gouvernement s’est trop avance pour pouvoir reculer sans donner plus de vigueur au mouvement public contre la Commission des liqueurs (mouvement que nul ne peut nier); d’autre part, l'opposition qui a réussi à changer complètement l’opinion de M.Taschereau a fait trop de déclarations, et trop laissé entendre qu’elle connaît des scandales, pour perdre l’occasion de révéler les faits.Une défaillance de sa part aurait peut-être pour résultat de réduire au nombre d’autrefois les forces oppositionnistes.IMPORTANTS PROJETS DE LOI Cette enquête sur les opérations de la Commission des liqueurs, dont nous parlerons tout « 1 heure, ne doit pas faire oublier les importants projets de loi et la situation du gouvernement.Celui-ci annonce une augmentation de la taxe de la gasoline; nous ne voulons pas discuter cette Initiative qui nest Ï>eut-ètre pas si inopportune vu ’augmentation du tourisme en cette province.«Mais le gouvernement sait bien qu’un bon nombre sera mécontent de cette taxe supplémentaire d’un sou par gallon de gaaoline ce qui porte le total de l’impôt à 3 sous par gallon.Si Ton en croH les rumeurs, un autre groupe important sera peu satisfait de l’attitude du gouvernement.On annonce, en effet, que le projet de loi relatif aux fonctionnaires ne contiendra que quelques clauses.H se résumerait à demander pour le lieutenant-gouverneur en consdl le pouvoir de régler la situation suivant les recommandations de la Commission du Service civil.Cn affirme même que les “recommandations de la Commission du Service civil" n’auraient rien à faire en tout ceci.Depuis l’annonce de cette rumeur, — le gouvernement doit être au courant — il ne manque pas de fonctionnaires qui expriment des craintes.On leur aval; fait espérer tant de ch-'ses de la part de cette Commission que les fonctionnaires, tout en maugréant quelque peu, avaient accepté ta dispa- rition de leur augmentation statutaire, avaient attendu patiemment le rapport de la Commission, puis Faction du gouvernement.Les fonctionnaires ont bjcn montré leur mécontentement; l’élection de Québec-Centre et celle du comté de Québec sont le résulYit de Fin action électorale du plus grand nombre des fonctionnaires résidant dans ces comtés et de Faction dé terminée, contre le gouvernement, de la part d’un bon groupe.Outre les automobilistes ef les fonctionnaires, il y aura certainement un groupe important d’ouvriers qui ne seront pas satisfaits du renvoi à la prochaine session, des amendements à La loi des accidents du travail.Ici aussi, une Commission a travaillé; Ole a fait rapport au gouvernement et plusieurs s’attendaient à voir le ministre du travail proposer une nouvelle législation nasce sur 'c rapport de la Commission; le gouvernement a besoin d’étudier de muve.au ce rapport avant de proposer des amendements dans le sens demandé; c’est légitime, mais le gouvernement sait bien que ce retard eau sera encore du mécontentement.11 est si difficile de contenter tout le monde, et ses électeurs! SILENCE DE L’OPPOSITION L’opposition n’a pas fait grand bruit autour de ecs questions, mais sa lutte contre le gouverneirent a eu pour base la Commission si productrice de revenus, la Commission des «liqueurs.C'est du moins le sentiment publie.Et c’est peut-être un coup de barre très habile de la (Suite A la page 2) CES ARTICLES ILS SUSCITENT UN TRES GRAND INTERET Les trots orMete# publiés la semaine dernière par M.Rou-rassa (Divorce et Mariage) ont suscité un très vtf intérêt.Nous en retrouwns des extraits dans des journaux de caractère tris diffèrent.Pour faciliter le travail de ceux qui désirent propager ces articles, nous les avons réunis en une folie brochurette qui se vend 5 sons l’exemplaire, 50 sous la douzaine, $4.00 le cenl (franco).Adresser les commandes au Service de Librairie du Devoir, 336, rue Notre-Dame Est, Montréal.(Téléphone, Main 7460).Le tirage est limité.Un intéressant exemple La campagne de bonne prenne à Pembroke — Ce qui peut être fait n'importe où — Pour nos amis.On nous signale, de Pembroke, Onfario, un Intéressant exemple.On sait qu’il y a là un groupe de patriotes ardents et tenaces.Or, ces patriotes se sont vite rendu compte que l’action par le journal est l’une de celles qui pressent le plus, qu’elle est le complément et, parfois, la condition dç toutes les autres.On peut obtenir d’un peuple préparé les plus grands efforts; mais lé tournai est l’un des plus puissants moyens de préparer te people.Il apporte tous les fours le renseignement.Vindication utile.Il dissipe les préjugés, répond aux objections, stimule et soutient tes courages.Il pénètre oà ne pourrait aller souvent le propagandiste le plus zélé.Ceci compris, tes patriotes de Pembroke se sont mis à l’oeuvre.Pourquoi leur exemple ne serait-il pas suivi ailleurs?La forme importe peu.c'est le résultat qui compte.Un groupe déjà organisé peut parfois prendre l'initiative d’un pareil mouvement.D’autres fols, deux, trots ou quatre personnes s'associeront pour inaugurer celle campagne nouvelle.Une seule parfois, dans son coin, mènera sa propagande.Quelquefois, il sera utile de faire du bruit; d’autres fois, il Vaudra mieux rechercher simplement les sujets abonnables et tâcher de les atteindre.C’est affaire de milieu, de circonstances, de ressources.L’important, c’est de vouloir, et de voutotr avec persévérance, méthode et ténacité.Ici Ton pourra payer un abonnement d’essai, là signale* les articles qui attireront l’attention sur le journal, ailleurs faciliter (a cueillette et la perception dabonnements temporaires.Les procédés peuvent indéfiniment varier.Mais il faut n’oublier jamais que le principal, pour un journal, c’tst l'augmentation de son tirage.Matériellement, c'est la condition de son progrès; moralement, c’est celle de son Influence.A quoi serviraient les plus beaux articles, les plus utiles, les plut convaincants, s’ils n’itaient largement répandu»?Nous prions donc nos amis de donner à cette question une attention spéciale.S’ils ont besoin de renseignements particuliers, qu’ils s’ad restent au Service de Propagande du Devoir.336, rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone, Main 7460,) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 10 MARS 1925.VOLUME XVI — Nb 57 LETTRES AU “DEVOIR” Nous n« publions que des lettres •ignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui paraît sous cette rubrique.Sténographie judiciaire M.le Direclcur du Devoir, Il est rumeur qu’à la demande de Quelques anciens sténographes, une résolution soit soumise à l’assemblée générale du Barreau de Montréal à l'effet de modifier certains règlements concernant les examens pour l’admission à la pratique de la sténographie judiciaire, notamment celui auanî trait à la vitesse de la dictée-epreuve.Actuellementi on exige que le •candidat écrive 140 mots à la minute pendant quatre minutes et fl appert que l'on proposera de porter cette vitesse à ISO mots à la minute.Si ce projet est mis en vigueur, les examens deviendront prohibitifs.Les juges, les avocats, — anciens sténographes, et ils sont nombreux — savent que pour subir l'épreuve à la satisfaction du Barreau, les aspirants doivent prendre ar moins de 180 à 200 mots à la minute, bien plus qu’il n’est nécessaire pour sténographier tout témoin parlant avec volubilité.Si bon exige une vitesse de 180 mots à la minute lors de l’examen, les candidats devront s’entraîner jusqu’à ce qu’ils atteignent 225 mots.Personne n’ignore que ces épreuves sont très énervantes.Citons un cas.Un sténographe, maintenant avocat et examinateur, iront ut se qualifier comme sténographe judiciaire pour pratiquer devant les •.cours civiles du District de Montréal; énervé, il échoua malgré sa compétence indiscutable.Il continua tout comme auparavant, de remplir avec honneur les fonctions susdites à la Cour criminelle de Montréal à laquelle il était attaché depuis plusieurs années.En est-il parmi les anciens sténographes qui pratiqueraient aujourd'hui si on eut exigé d’eux une vitesse de 180 mots à la minute lors de leur examen?Ce sont eux qui aujourirhui veulent Imposer une épreuve q l’iis n’auraient pu subir.A-t-on jamais eu lieu de se plaindre des sténographes des Assises, des Sessions spéciales, des cours civiles, etc?Assurément non.et cependant tous ont été admis à la pratique « la suite d’épreuve de 140 mots A la minute.Tout aspirant au brcitet qui subit l’examen avec hçnneur, dans les condition# actuelles, est parfaitement qualifié pour rendre des dépositions; il n’a que expérience à acquérir ce à quoi on ne peat suppléer même par un examen beaucoup plus rigoureux.MM.J a s' Chamberland et René flau éfaient récemment assermentés lorsqu’ils furent chargés de prendre les nombreuses dépositions du procès Delorme et du procès des six bandits qui furent exécutés.MM.Jos Caxgrain et Huberdcau se sont, eux aussi, parfaitement ac-oulttés de leur rude tache lors de l’enghéle de la Police, qui dura trois mois.D’aucuns prétendent qu’il g aura encombrement chez les sténographes des cours civiles si on n’impose des examens plus rigoureux.Cela n’est qu’un prétexte jxir-c,e que le nombre des sténographes est touiours proportionnel à celui des juges; par contre, si les épreuves deviennent restrictives, il g aura pénurie.Les cinq-huitièmes des aspirants sont des femmes — qui àe sont plus admises à la pratique comme autrefois — et la plupart des jeunes gens ne convoitent ce brevet que dans Vuniaue but d’obtenir une recommandation, de haute valeur facilitant leur entrée dans des maisons financières ou industrielles exigeant des sténographes, compétents.Les avocats, les notaires, les médecins, les ingénieurs-civils, etc., n entravent pas l’entrée dans leur profession respective, pourtant la pluvart d’elles sont encombrées.Nous espérons one dans l’intérêt des autorités judiciaires et en toute justice pour les futurs candidats, le Barreau -maintiendra le statu quo.Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, nos bien sincères remerciements pour votre gracieuse hospitalité.L’Institut Sténographtauc „ , , , , „ PERRAULT.Montréal, le 8 mars, 1925.—- "*•'¦» , — Le “Devoir” n’appartient à aucun parti.Il n’a intérêt h vous vanter ni l’un ni l’autre.Le cours de * M.Dombrowski Samedi prochain, 14 mars, M.Dombrowski donnera son premier cours de littérature à 1 heure 30, au lieu de 2 heures 45.P ï LÀ SESSION DE QUEBEC (Suite de la prenùère page) part du chef liberal U’avtrjr le dé-uioutrera pi us justement), d avoir tourne son navire i*ice à in buniiui-se que X opposition a conduite sur sa route, it apporte ainsi ratten-Uon uu public sur cette enquête du comité des comptes poulies, demandée instamment par l'opposition.¦Cette banquise esi-elie aussi menaçante ou est-elle seulement iel-let duu mirage/ C’enquctc ordonnée par Ja Güambic le ütouontrera.ii ne peut y avoir de taux-tuyants autour de cette enquête.L un et i‘autre parti se som engagés dans une lutte ou le seul reçut, is moindre hesitation peut sigmiier la dé-laite.L'opposition a demande cette enquête depuis trois ans.La repense ¦ne Al.lasenereau, 1res courageuse et ¦logique, ne pouvait convaincre le pUiOtic.Au contrait e, elle donnait pius de force aux declarations de a opposition.Celle-ci laissait entendre que Ja Commission des- liqueurs faisait des prouts plus con-siuerabtes que ceux qu'ede annonce annuellement.M.lascii*>reau retu-saq i’enquete en disant: '‘Nous »vons des prix spéciaux que nous nous sommes engages à cacher.” D où nouvelles accusations.Puisque l’on tait les prix, on cache autre chose.Et la rumeur, aulee par les affirmations d’orateurs électoraux, avait soulevé te sentiment public contre la Commission.Et les adversaires de la Commission des liqueurs, (nous ne discutons pas ici le principe de ce monopole d’Etat, ni les opinions de ceux qui l’appuient ou le combattent comme principe), y allèrent de plus bel.Puis, l’opposition a son premier succès; elle réussit a changer l’opinion de M.liaschereau, qui est prêt à tout faire connaître.C est un spccès dangereux, pou» 1 opposition comme pour le gouvernement.La motion de M.Duranicau, avec ses précisions, et sur moueUc est basé l’amendement de M.Bouchard, moins les mots "administration générale” est encore assez étendue pour permettre a l'opposition de reveler tous les faits qu’elle semble connaître.L’amendement de M.Mercier lui ouvre la porte très large et, dans ic public, le refus de l’opposition de prendre part à cette enquête parce que .es mots •‘administration générale” ont été enlevés ne serait pas pris au sérieux.D’autre part, le gouvernement qui, par le sous-amendement Mercier et l’amendement Bouchard, a pris l’initiative de cette enquête, a ,aneé une attaque sérieuse contre l'opposition.U faudra que cette attaque soit conduite d’une façon précise, nette, évidente, sans quoi elle passerait devant les accusa-jons portées par l’opposition, comme une tentative de chantage.Il s’ensuit donc que les deux partis se sont tellement avancés qu’lis ne peuvent faire de cette enquête une sim.pie formalité.L’un et i’mtre sont tenus de la poursuivre avec vigueur et sérieux; l’avenir de l’un ou l’gu-tre en dépend.L AL WENT.UN CIMENT NECESSAIRE Des excursions avantageuses L’AGENCE HONE ORGANISE QUA; THE VOYAGES POUR L’ETE PROCHAIN — DEUX DURE-RONT 24 JOURS ET LES DEUX AUTRES, 38—LES CONDITIONS — LA WRITE STAR PREPARE ELLE AUSSI UNE CROISIERE AUX CAPITALES DES PAYS SCANDINAVES LA SESSION D’OTTAWA (Suite qe la première page) ent est responsable est dé l ,833, L’agence Hone vient d’organiser quatre excursions pour professeurs, étudiants, artistes et professionnels.Deux de ces excursions auront une durée de vingt-quatre jours, et les deux autres, une durée de trente-huit jours.Le coût du billet des excursions de vihgt-quatre jours est de 8250 et celui du billet des excursions de trente-huit jours est de $325.Le départ du groupe de la première excursion de vingt-quatre jours est fixé au 1er juillet, celui du groupe de la seconde, au 29 juillet.Les excursionnistes s embarqueront à Montréal.Ils feront la traversée à bord du Minnedosa, du Pacifique Canadien.Au retour, üs s’érubarque-itont à Liverpool, à bord du Mont-dare.Paris et Londres sont les principales villes que les voyageurs des deux groupes visiteront.Le départ du groupe de la première excursion de trente-nuit jours est aussi fixé au 1er juillet et celui du groupe de la seconde, au 29 juilléL C’est également à bord du Minnedosa que ces deux groupes s’embarqueront.Ils reviendront è bord du Montroyal, du Pacifique Canadien.Paris, Versailles, Fontainebleau, Bruxelles, Zeebrugge, Knocke, Blenkenberghe, les champs de batailles, Amsterdam, La Haye, Londres et quelques autres villes anglaises sont au programme de ces deux dernières excursions.DANS LES PAYS SCANDINAVES La compagnie White Star-Dominion organisera, l’été prochain, une excursion aux capitales des pays Scandinaves.Les excursionnistes se rendront à Liverpool à bord du Me-gantic, qui partira de Montréal le 27 juin.De- Liverpool, ils iront à Im-mingham, sur la côte est de l’Angleterre, et là ils s’embarqueront à bord du City of Paris et du City of Exeler qui les conduiront à Gothen-bourg, à Stockholm, à Copenhague et à Christiania.Plusieurs congrès auront lieu dans ces pays l’été prochain.Celui de la Canadian Nurses’ Association, par exemple, se tiendra à Helsingfors du 20 au 25 juillet.VOYAGE DE VACANCES EN ANGLETERRE La Rendes Summer’ Vacation Tour est à préparer un voyage de vacances en Angleterre.Le Mont rose, du Pacifique Canadien, parti rà de Montréal le 7 août avec ce groupe qui’l conduira à Liverpool.L’itinéraire comprend Liverpool, Chester, Learington, Londres, Strat-ford-on-Avon et plusieurs autres villes anglaises.Les excursionnistes se rembarqueront à Southampton le 27 août et reviendront au pays à bord de VEmpress of Scotland.LE MOUVEMENT DES NAVIRES Le Montrose, du Pacifique Cana- QU1 ib C’EST LE PATRIOTISME PEUT SEUL GARDER SOUDE L’EDIFICE DE LA CONFEDERATION, DIT LE DR MA MO N, AU CANADIAN CLUB JEUNES FILLES! UNE MASSE DE CHEVEUX SUPERBES 35c DE DANDERINE FONT DES MERVEILLES POUR LES CHEVEUX INERTES ET NEGLIGES Un® abondance de cheveux M.le Dr R.J.Manlon, député de Fort William a été hier l'hôte d’honneur du Canadian Club, à l’hôtel Windsor.Il a prononcé une causerie sur les destinées, du Canada.M.Manion déclare qu’il va parier non de politique mais du patriotisme qui est plus important que toutes les matières techniques possibles.mais pour lequel on ne parait pas avoir trouvé jusqu'ici quelques minutes dans renseignement, fl est important que nous ayons une politique tarifaire le plus stable possible, un© politique ferroviaire p ru’d opte et une immigration bien selection née, mais ce qui importe avant tout rVst l’esprit de patriotisme qui est le seul ciment callable de maintenir ces pierres de fondation.Le Canada est à peine ouvert à l’exploitation.Nous avons des ressources immenses, et bien que trous ployons à l’heure actuelle sous le fardeau d’une triple taxation fédérale, provinciale et municipale, il ne faut pas désespérer.L’un de nos grands maux c'est l’attraction formidable des Etats-Unis sur les nôtres.C’est un mal d’autant plus grand que jamais les immigrants que nous ¦appelons ne remplaceront nos pennes gens et nos jeunes filles qui sen vont.Seul un patriotisme vivement senti et développé dans l'ftme canadienne pourra conjurer le mal.M.Manion déclare que ipar suite de l’éparpillement de notre population sur des distances immenses, le régionalisme a surgi avec les querelles de races et de religion et de langues.M.Manion déclare que 1e bilinguisme considéré avec largeur de vue est d'un grand avantage oour la culture nationale.Il cite l’exemple de la Suisse, de la Belgique qui, grâce ô la diversité de leurs langages ont atteint un degré élevé de culture et de patriotisme.Le bilinguisme devrait être considéré comme une ressource et non comme un ennui.XJXÿ Àwt fin.Régularisez votre estomac à 8 heures 30 au Club Cana- et votre digestion pour quelques , B parlera de Choses dupa- cents.Chaque paquet est garanti par se de la brigade et de ses travaux.lais.le pharmacien.Chacun de ces dons est arcompa- mars gné d’une lettre élogieuse à l’adres dien.Feuilleton du “Devoir” MIGUY par Pierre Perrault 30 iSuUüL ¦I —Absolument.Qu'en pense luonsieur votre père?interrogea le I*.Didier plutôt pour rompre le | lien ire que pour être instruit de l'opinion de Samaran.| —‘C’est son avis que je viens de l otis donner.Moi, je n’ai rien supposé parce que les conséquences În’importent seults.Miguy ajouta d’une voix que les armes étouffaient un peu: —'Puisque M.Jean me demandait me amitié fraternelle, j’aurais souhaité qu’il me traitât vraiment en oeur et me dît ses peines, i -—Il ne le pouvait pas, ma pau-j re enfant! , Ab?.I —JJ est lié par un serment fait ; son père à l’heure de sa mort, j't tout serment est sacré, que dire * in celui-là?j ;—Puisque vous me confiez ceci, j Jii l’aurait pu.—Evidemment.11 ne Ta pas fait.our tic point vous attrister en vous laissant entrevoir combien sa vie est difficile; c’est un brave coeur.J’ai bien su l’apprécier.Savez-vous ce qui m’a soutenue, hier, quand papa m’a appris?.Elle dut s’interrompre parce que la voix lui manquait à nouveau, mais elle réagit tout de suite.Ce lui était si doux de dire ces choses.—.Fai d’abord pensé qu’il voui mirait près de lui vous qu’il aime tant; puis que, devant vivre sans famille, il serait plus heureux missionnaire, se sentant utile, nue dans le monde, entouré d’indifférents.Enfin, assurée de., de le perdre, j’aime mieux le donner au non Dieu' qui, Lui, me le rendra dans le ciel au moins! Elle enfouit dans ses mains son front subitement empourpré.Entre ses petits doigts tremblants, les larmes ruisselaient.—-Ma pauvre enfant! murmura le prêtre remué jusqu’au fond de l’Ante.Mfiguy releva la tète, découvrant son visage oû passait maintenant une expression de fierté.—-Mais tout cela, Je n’en ai pas dit un mot à mon père, non! pas un mot.Et point parce qu’il aurait pu confier mon secret à Mme Très-cault.du moins, cette première raison n’a fait qu’effleurer mon esprit.C’est parce 24, ou de 2.2 p.c.et les réexportation^ (£2,748,743 comparativement à £2,-450,113 en 19241 ont dérliné.Un trait remarquable de l’année, c’est la part insignifiante de» Etats-Unis dans la volumineuse augmentation du commerce d'importation anglais (£241,991,270 en 1924 au lieu de £210,723,737 en 1923).Le commerce avec l’Allemagne a Avancé (£108.453,598 en 1924 au lieu de £95,890,011 en 1923) niais principalement grâce à l’aide des réexportations (£28.913,175 en 1924 au lieu de £18,271,803 en 1923).D’autre part si les importations «le marchandises beiges ont eu une valeur de £36,421,031 en 1924 comparativement à £27,476,497 en 1923, les exportations à la Belgique ont diminué de phis de £2,500,000 (£22,-643,769 en 1924 comparativement à £23,234,088 en 1923), Il est intéressant pour le Canada de noter une nouvelle augmentation de £6,500,- 000 dans le chiffre des importations danoises (£48,886.207 en 1924 comparativement à £42,203,553 en 1923) parce qu'il doit s’agir ici pres«jne exe lu sève ment de produits agricoles.Dans le cas de la Russie, les importations anglaises ont avancé de plus de £10,000,000 (£19.- p»1 924 comparativement t\ £9,-1)6,100 en 1923), tandis que 1 avance des exportations anglaises ses* bornée aux réexportations (£7,- en 1924 comparativement à 11,989,4/6 en 1923).Une forte 1924 cependant la situation s'est j Angleterre.améliorée.France.L’une des principales sources de ! Belgique.avance insignifiante dans les ex stations (£1,375,792 au lieu de i 993,0/o).Chez Versailles- Vidricaire-Boulais ' ot'-.'ii i.At.n A LA PRESIDENCE PAR M.VPR-SAILLES.M.J.-F.Boulais, président et directeur général de la maison Vcr-sailtes-Vidrieaire-Boulais (limitée), abandonne la direction pour s'occuper de ses affaires personnifies.Il carde ses intérêts dans la maison.M.Joseph Versailles remplace M Boulais à ht présidence, M.E.-C.Vidricaire devient vice-président.La direction par ailleurs reste la même._ COURS DU CHANGE Cours moyens le 10 mars 1925 Le Detroit reste encore le centre d’attraction sur notre place.Pour le moment ce titre reste hésitam avec des tendances assez marquées à la baisse.La matinée se traduit par une perte de 1-2 point, à 16, après que le cours eut touché, pour quelques ventes, le niveau de 15%.Les ventes ont été assez nombreuses mais moins qu’hier cependant.Selon les apparences, il suffira d’une liquidation un peu poussée pour provoquer une autre descente.Le public ne semble guère conserver de confiance en ce titre qui eu! pourtant ces beaux jours.Le Twin City a eu un moment de faiblesse mais qui n’a pas duré.De 65, Je cours est tombé a 62 1-2 pour remonter presque aussitôt à 65.Comme activité le Twin City a été, au cours de la matinée, à peu près sur le même pied que le Detroit.Le reste de la liste était négligé.Le Dominion Banners s’est signalé par une avance de deux points, de 92 1-2 à 94 1-2.Le Bell Telmjhonc est monté de 1 point 1-4 et le Shawi-nigan, de 1 point.Le Montreal Power et le Consolidated Smelting étaient légèrement en hausse.Le National Breweries était plus faible qu’hier de même que le Quebec Power.L’Atlantic Sugar a perdu son activité.L’action ordinaire était au même point «ju’hier tandis que l’action de préférence s’était alourdie de trois quarts de point.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie.) BOURSE DE MONTREAL DE 10 A 11 B.A.M.Abitibi P.and P.116 à 66 Bell Telephone', 73 de 173 à 138.RrazUisn Iraction, 70 * 53.Rnt.Kmp.Steel, Me prf., ii a 86*.Canadian Indust.AJcoüol, 13 à 18.Canada Cement, 45 à 106.Detroit United, 275 à 16.Dominion Glas».5 à 114.«Anada Steamship 201 à 12j Canada Steamship Priv., 45 6 45%.Montreal Power, 25 a Ii3.Uuobec Power, 10 à 87^4.Can.Converters.10 à MH Spanish River Priv., 2./ A 122 Shawinigan, 30 à 137.Winnipeg Ry., 5 à 44)4.Twin City, 180 de 64 à 62Vj, Winnipeg Ry.Prf., 5 à 98)u Mackay, 45 h 115.Monlreai Cotton Prf., 5 A 112L Ottawa Power, 5 à 100.Breweries Prf., 5 à 106.Atlantic Prf., ,5 de 66W à 66.Atlantic Sugar, 55 à 2b%.lin.linger 100 à 14.35.DE U B.A U H.41 AJO.Steel of Canada, 20 A 85c,.Abitibi P.and P, 10 4 66.10-11 Telephone, 68 à 138.HratUian Traction, 11 a 54 HCrit.Emp.Steel 2dc pif., 20 5 S3-, tirompton 1*.and P.10 à 2».Canadian Indust.Alcohol, 10 5 18.Detroit United, 300 de 16 5 16.1 à 16.«xuisolidated Smelting, 170 à 70.Canada Steamship Priv., 105 5 45W Montreal Power, 75 de 173 à 173^.Spanish River, 104 à 107X6.Winnipeg Ry.Prf., 27 de 08 5 98 A 98.Dominion Bridge, 10 5 88yi.Twin City, 220 de 63 à Kli* à 64.Brit, Col.Klshing, 30 de 204, à 30, Steel Prf., 37 5 110.Cuban Prf., 25 5 421».Macdonald.25 a 42^.MacDonald, 100 4 8.Ogilvie Prf , 1 4 126.Atlantic Sugar, 5 4 2oV HolHnger, 100 4 14.40.Bourse de New-York Ceura fournis psr la maison Gtoffrion et lie, courtiers, 141 ouest, ru» Notre-Dame, Montreal.Ou».Midi American Can .180 American Locomotive .un AimerJcan Smelting ^.(mu American Tel, and Tel.135'., American Wqolén .491- Anaconda .431J VMUM .66 Vflantlc Sugar .2o4 Atlantic Sugar Prf.60 V Rc-U Téléphoné .13 Urarlïfan .536 Brit.Cot.Pishing .294 Brit.Kmp.Steel aie 84 .unada Cement .*10 nnadlan Converters 83! -unada Steamship .126 anada SS.prf.46> uban Can Sugar pr.421-Detroit United Rv .16; Dominion Bridge .88s Dominion Glass _______ 11 ndustrlal .Alcohol .1 dacKay .¦lontreal Power .Utawa Power .tuebec Power .shawinigan .¦imelters .»panish River Prf.ifeel Co.of Canada deel Co.of Can.prf.Twin City .iVitmipeg Electric Winnipeg Eleo.Prf.66 254 il 2û “l'a 17344 172% 173% n>5 100 100 8iM 79 69^ 70 122 122 122 ^ 8iîa 8î(S 64 62 W 63'4 44% 444, 44fî 39 98 98 450 HO 100 32 Bourse ries mifres (taure fearnls per Mont d Cie, Liée.4, rue de TUèpital) ouvarj.lt.80a.rn.off.dem.off.dem 12 * “ ” »»*•#¦•••»»»»«»»*••»••«• I «rU /fclED Went Dome .17(4 irki Reserve .44)4 45 «4 Mines .1558 Atlas .Vrgpnaut Gold 37 iaMwia .5 leaver Consolidated .33 lidaoad .iuckingham .41 -astile Tretheway .84^ Itfton Consolidalod .1 oniagas .199 ons.W'est Dome rown Resei >ame Mines .rold Dale .19U 20 laltle Gold Mines Ltd.IW 1% tollinger ConsdlldaleKl .14(5 1450 •idian .h 12 Keeley 210 212 rkland Lake .45 dSU okc Shore Mines Ltd.560 67o a Rose .4'M 44 orrain .23 231j 'clntyre .1750 1790 "Eîta .15S 16 IcKln.Dar.Savage .3914 40 lining Coup, of Canada .27o 280 'pissing .625 645 ewray Mines Ltd.25>4 26 "‘cterson Lake .10 lot; "’reston East Dome .9U 9U ’nuyn Gold .g ernlskamlng .;.as 30 ou*h Oakes .36U 37 nond Consolidated .)27 129 West Tree .3U 4 Aright Hargraves .473 Une étude économique .Le marché en banque et son rôle économique , par * V Léopold-A.Renaud Diplômé de l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de FUniversité de Montréal.ENVOI GRATUIT SUR DEMANDE LEOPOLD-A.RENAUD Courtier en Obligations 136, rue Saint-Jacques, Montréal Téléphone Main 4098 A WALL STREET revenu de YUnion Bag.en 1924, provient des 60,989 actions de la St-Mmirice Paper Co., dont le dividende a été de $6 l’an dernier.EMPRUNT DU GOUVERNEMENT DU CANADA Date, 19 mars 1925 Hchéancc Prix Rendement 1 slègrei réservé», *1.00; non réservé», 75c.Admission générale : adultes, 50cî enfant», 95c.Stégi-s en veut* lundi A 9 h.du inalln.chef s’est senti malade.Il s'affaissa sur le sol.11 fut quelques heures plus tard transporté à 1 hôpital où il mourut hier soir à 9 heures 20.Le père du chef Pelletier était le capitaine Paul Pelletier qui fut au service des incendies pendant quarante ans.La dépouille sera exposée à la caserne No 31), avenue Laurier, et les funérailles seront publiques.L
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