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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 26 juin 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-06-26, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 26 juin 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRE-DAMR MONTREAL TOUS LES SERVICES TELERH0N1 i.BEIiir 336141 SOIRS, DIMANCHES TT PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Cér«r'»:.BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-Gérant : Ceorgea PELLETIER FAIS CE QUI DOIS Rédacteur en die# i Orner HEROUX VOLUME XXVI11 — No 145 r i -iM TROIS SOUS LE NUMERO ARONNEMENTS PAR LA POSTI EDmON QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unla et Empire britannique ., 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HBIDOMADAIRI CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Veille de Congrès Souvenirs de 1912 Comment repartir pour Québec, sans songer aux hommes de 191 2, à ceux qui firent le premier Congrès de la Langue française, qui rendirent possible celui qui va s’ouvrir drmainf Avec une particulière mélancolie, avec une douloureuse émotion, nous songeons d’abord aux grands morts.Des trois hommes dont le nom est plus spécialement lié aux origines du Congrès de 1912, deux: Paul-Eugène Roy, Stanislas-Alfred Lortie, nous ont depuis longtemps quittés: seul, Adjutor Rivard reste, toujours prêt à l’effort.Mgr Paul-Eugène Roy dominait le Congrès de 1912.Ce géant, dont la poitrine enfermait un si noble coeur, dont l'esprit était si fortement cultivé, animait tour.Il trouvait toutes lej nécessaires formules, les plus délicates comme les plus hautes.Quand vint la fin, son serment de fidélité à la langue française fit passer sur tous le frisson des grands enthousiasmes.La maladie, une maladie terrible, implacable, devait, hélas! avoir assez tôt raison du colosse qui semblait fait pour défier les années.Mais il avait laissé un héritier: son frère a su faire à son tour le ralliement des forces françaises.Du Congrès de Québec, le plus douloureux souvenir pour nous est celui de l’abbé Lortie.Ce jeune professeur joignait aux vues d’ensemble de remarquables dons d’exécution.Le Congrès, il l’avait voulu dans tous ses détails, il en avait surveillé toute la mise en train.Quand vint l'heure du triomphe, il était déjà mortellement atteint.Nous le vîmes un jour qui, à la veille de l’une des grandes séances, la figure d’une effroyable pâleur, jetait furtivement un coup d'oeil sur la salle — le coup d’oeil peut-être du grand organisateur qui voulait être sûr que tout marchait bien.Il ne pouvait même pas assister à ces belles réunions.Celui-là dans l'entreprise a véritablement mis toute son énergie et toutes ses forces.Il s’est tué à la peine.Pas plus que son illustre chef, il ne faudra jamais l’oublier.¥ V ¥ Combien d'autres sont morts, dont la parole fit alors vibrer ces vastes auditoires 1 Et Mgr Langevin tout d'abord.A la veille du Congrès, l'Archevêque de Saint-Boniface occupait une situation unique.Le grand Blessé incarnait toutes les aspirations, toutes les revendications de sa race.Quand il parut sur l’estrade, l’auditoire tout entier se leva, au milieu d’acclamations qui ne voulaient plus finir.Peur la première fois de sa vie peut-être, le prodigieux improvisateur avait écrit son discours.L’effet de ces paroles.qu'on sentait pesées, soigneusement calcnlées, en fut plus vif encore.Certaines, sur les races que la persécution stimule, sur le droit qu’ont les Canadiens français de vivre partout, sont restées classiques.On a peine à croire que quelques brèves années devaient suffire à briser cette vie qui paraissait débordante.La lame eut vite fait d’user le fourreau.Et Belcourt, le juriste apparemment froid, en qui la lutte devait révéler un si tenace, un si énergique lutteur! Et Landry, qui était alors au premier plan de la politique.mais à qui l’avenir réservait une gloire plus haute, celle de mourir au service des Franco-OntariensI Et Lamy, le vieux Français qui nous apportait tontes les élégances, avec les plus hauts sentiments, de la France ancienne! Et Zidler, le poète charmant! Et le vénérable abbé Quinn, qui fit passer sur son auditoire le frisson des plus hautes émotions, quand il évoqua ses souvenirs d’enfant orphelin, recueilli par ta charité can adienne-ftançaise ! Et tant d'autres, modestes et dévoués, dont les noms surgissent après vingt-cinq ans dans notre mémoire reconnaissante, dont l’effort et les sacrifices firent possible ce renouveau français! * * * Avec ceux que prit la mort, nous songeons aussi, nous qui vîmes le Congrès de 1912, à ceux que la vie retient loin du Congrès de 1937 et qui, av.c une mélancolie profonde sans doute, évoqueront ces jours prochains leurs souvenirs d’il y a vingt-cinq ans.Thellier de Poncbeville, le brillant improvisateur, l’homme qui semblait penser en images, Gerlier, le jeune avocat, qui est devenu le vénérable évêque de Lourdes, tel et tel encore des deux continents.* * * .Mais d’autres viendront, qui tiendront la place des morts et des absents, qui permettront de poursuivre l’oeuvre commune, qui en prendront les moyensl Car, faut-il le répéter après son illustre président, le Congrès n’est pas qu’une fête brillante; c’est, en même temps, un aboutissement et un point de départ.Dans vingt-cinq ans d’ici, il importera peu qu'on doive inscrire au catalogue des morts nombre des travailleurs actuels, si l’oeuvre a trouvé de nouveaux ouvriers, si d’autres après nous s’acharnent à conserver l’héritage français.Nous passons, mais la race demeure.Orner HEROUX as Trois pompiers morts et une centaine de blessés par une série ^explosions au garage Laurier ^ Des explosions continuent à se produire depuis 2h.hier après-midi dans des réservoirs à gozoline- La dernière à 2h.ce matin CELLE D'HIER APRES-MIDI A ETE LA PLUS GRAVE Le chef Carson très gravement atteint-Religieux blessés-Récit du désastre r P°rtrait* politiques- M.Oscar Boulanger “"N Chronique Avec Paul Cazin, je retourne aux champignons.La tapisserie des jours (1) déroulait tranquillement sons mes yeux ses bettes pages.J'admirais que l'auteur ait si bien illustré l'année liturgique, avec des sentiments, des idées, des heures honnêtement profanes.Je m’amusais; on se récrée, avec cet esprit fin, léger, profond et sage à la fois.Il fait sourire, quoiqu'il fasse surtout réfléchir.Sa belle réputation, il l'acquit, non avec de grandes oeuvres, mais avec de courts récits, écrits dans le français le plus pur, le plus harmonieux, le plus parfait.Or.quelle joie; .il emploie nos mois; il dit jaser, quelquefois, an lieu de causer.Dernièrement, entendant toujours mes amies françaises dire le premier de l'an, au lieu du jour de ian, je m’étais résolue à abandonner dans mes prochaines oeuvres ce "jour de l’an".Par un soudain scrupule je crus qu’il nous venait tout droit de "New year’s day”.Et tout de suite, La tapisserie des jours s'ouvrant sur l’Avent, Cazin inlilnle un prochain chapitre: Jour de l’an.Mes amies françaises doivent être parisiennes, dirait le grand artiste Henri Charlier.Henri Chartier, qui, à un Parisien à Montréal, ne comprenant pas une phrase un peu sommaire d'un ouvrier canadien, a dit l'autre jour: "Mais vous ne comprenez pas cet homme parce que vous êtes Parisien; les Parisiens ne comprennent pas le français.Moi, dans ma’ province, j’ai déjà bien souvent entendu dire: ‘*Çà revira pas le coin, pantoute, c’te pierre".Henri Charlier, — à qui,'en lisant Cazin, on peut tout le temps penser: même catholicisme complet, entier; même catholicisme partout, en tout et toujours, et non cantonné à l'église.D'ailleurs, vous connaissez Henri Chartier; dans ces pages mêmes, Lucien D.en a patlê.Et mol, le viens ici pour Paul Cazin.Si souvent, mes admirations littéraires vont' à des auteurs dont je dois un peu rougir d’ètre l'amie, — moi, honnête, correcte et pieuse! — que je suis charmée d’avoir eu ce malin le désir de vous inviter à lire La tapisserie des jours.Ces jours, ils sont remplis par la forêt, le soleil, les fleurs et les ’:enres diversement colorées; ils sont vivants; ils sentent la terre, peignent par-ci par-là une personnalité connue; illustrent aussi, sans que l’auteur en ail eu l'intention, Paul Cazin lui-même, ses habitudes, sa façon de travailler, de vivre; et ses promenades, donc.C'est ainsi, i>ar ses promenades, que Paul Cazin m’a ramené aux champignons.Vers la fin du livre, quand un nouvel automne va compléter le cycle qu'avait aux premières pages commencé l'Avent, il invite deux petites filles à venir avec lui aux champignons.Et cette promenade, qu’il projette avei Chantal Bernanos et Sabine Valle-ry-Radot, -nous sommes toujours en pleine famille littéraire, — Il la fait d'abord, en l’écrivant, il leur promet; "Je vous montrerai le dy-toclbe qui sent la farine, le corll- (1) Paul Latin, librairie Plon, noire qui sent l’iode, l’armillaire couleur de miel, le marasme’’.Ici, je me suis mise à parler champignons avec Paul Cazin.-—Mais monsieur, est-ce vrai que vous ne mangez pas le marasme?Vos marasmes seraienl-ils donc i moins parfumés, moins tendres que les nôtres?Sont-ils d’un beau café au lait?et petits, et poussant en cercle?Mais, je vous en prie, essayez-Ics, vous ne le regretterez pas.Ils ont un fin goût (Tamande, ils sont exquis.Venez, je vous en préparerai moi-mime.Hélas! Paul Cazin est en réalité bien loin.Mais à distance nous partagerons au moins le régal de la lépiote sautée à feu doux et liée d une cuillerée de crème.Paul Cazin ne mange, déclare-t-il, que la pralelle, la girole couleur de soufre et la lépiote virginale.I Je me demande alors s’il connaît ma chanterelle, celle qui pousse si abondamment sous les sapins du Mont-Sainte-Anne; et qui, fraîche et jeune, possède une inoubliable saveur.Et je me demande encore si, dans ses bois, i! trouve nos pieds-de-mouton?Cuits, ceux-là noircissent; on dirait des truffes; et mof qui ne sais pas où trouver des truffes, je me faisais croire que j’en avais et en mangeais.Mais, hélas! Paul Cazin, en me ramenant aux champignons, vous me ramenez à des délices qui semblent perdues pour longtemps.Les champignons, pour moi, ne sont pas seulement une gourmandise du palais; ils le sont des yeux, de tous les pores de la peau, ils sont les promenades sous bois, et surtout dans les sous-bois de Percé, où l’air est mêlé d'arômes à la fois salins et résineux.Ils n'évoquent pas pour moi l’automne, mais des mois d’août splendides, lumineux, irràlanls.dorés, azurés; de grands bains d’air pur et d’eau salée; des promenades sans fin dans un paysage si grand, si merveilleux, que tout le temps on l’admire, avec une intensité qui ne peut jamais diminuer.Hélas! toujours hélas! Monsieur Paul Cazin.mon paradis aux champignons n’est pas comme le vôtre, autour de ma maison des champs.Vous vous trouvez pauvre; mais vous êtes plus riche que nous; nous n’avons même pas de maison des champs.Mon paradis aux champignons est loin et ne nous appartient pas; et bien des étés s'en vont sans que nous puissions u aller.Au moins, aites-moi que vous croyez bien qu’au ciel, notre Dieu nous dédommagera de ces sacrifices et nous donnera, et à jamais, en prix de vertu, une maison des champs devant la mer, au pied des résineuses montagnes, une maison petite, paisible et claire; et peut-être, nu climat un peu rude de ce Bloc-notes L'étincelle On redoute que, de l’incendie d’Espagne, une étincelle ne se détache qui embrase l’Europe.A maintes reprises il en est tombé, quelques-unes, mal éteintes, et qui J Huer M.Taschereau, Né dans le comté de Bellechasse qu’il représente aux Communes depuis 1926, descendant de l’une des plus anciennes familles françaises établies en Nouvelle-France — ses ancêtres sont venus du village de Dovigny en 1649 — Oscar Boulanger porte, avec un nom sonnant bien le français, le type rural.Gras, rougeaud et bien portant, l’oeil clair, la figure ronde d’un gros garçon bon enfant, la charpente massive, la main large, le muscle lourd, avec une timidité naturelle qu’il cache sous une brusquerie un peu gauche, il ne saurait renier, même sous la redingote de coupe précise, qu’il appartient à une race de terriens, race forte et de manières simples, aussi chevillée au sol canadien qu’on puisse l’être.Quand les choses vont bien — 6 Theureux temps de l’opposition où l'on peut faire du patriotisme et même du nationalisme (horresco referens) sans embarrasser le parti! — M.Boulanger porte sur sa face épanouie la joie de vivre, d’être député, d'être libéral, d’avoir l’amitié de ses chefs.Mais quand les choses vont mieux—paradoxe! — et que le partir ést au pouvoir, les chefs n’aiment guère les revendications patriotiques.Les journaux indépendants élèvent la voix.Alors le député de Bellechasse est de mauvaise humeur.Ceux qui ne partagent pas ses vues et qui le lui disent, d’amis qu'ils étaient, deviennent des adversaires.Un peu plus et ce seraient des bleus; car il n’y a que les bleus pour criti-M.Godbout.fument encore.Et voilà que, "de Rome et de Berlin, on ne sait plus que penser.L’une et l’autre capitales ont jusqu’ici osé au point qu’on se demande si à force d’audace elles n’exagéreront pas et ne feront pas elles-mêmes éclater ce qui serait l’effroyable catastrophe: une nouvelle guerre européenne.Moscou n’en éprouverait aucun sérieux inconvénient, du point de vue matériel; mais les autres pays?En 1914, les nations coururent à la guerre presque sans s’en douter, tandis qu’en 1937, elles savent qu'elles n’ont plus que deux ou M.Lapointe, M.King.Si ce ne sont pas des bleus, ce sont des mécontents du parti.Le député de Bellechasse n'a jamais donné la preuve d’être un esprit transcendant; cela dit sans aucune intention de malveillance.A maintes reprises il a néanmoins manifesté des dispositions excel-j lentes, une certaine ouverture d’esprit, un patriotisme réaliste, exigeant.Pour s’affirmer comme il l’a i fait en deux ou trois occasions, il j a accepté des sacrifices, essuyé des j rebuffades.Il a mérité de ses com-i patriotes, surtout à cause de sa campagne en faveur de la monnaie trois pas à faire pour y choir.Cha- bilingue.S’il ne s’imposait pas 11 n O T'A (7 411'si A JE X .! —.1 .# 'I cune regarde l’autre et se dit “Qu’osera-t-elle?Et que puis-je faire de plus, sans déchaîner la guerre?” Les unes hésitent, les autres tergiversent, celles-ci intriguent, ces autres paient d’audace.Les voyageurs revenant d’outremer ont remarqué là-bas le malaise, la tension, la crainte.L’Europe ne danse pas sur un volcan, selon l'ancienne formule; elle vit et mange dessus et ne dort guère.S’il fallait que tout sautât?Car un incident international ferait tout sauter.Qu’y gagneraient Hitler et Mussolini, Staline et les anarchistes espagnols?L’Europe, en six mois, serait l’Image, agrandie dix fois, de l’actuelle Espagne, où tout est ruines et décombres, où les comme 4m chef, il paraissait du moins un bon ouvrier de l’oeuvre commune.Malheureusement, il est l’homme d’un parti.Il touchait par plus d’un lien à l’ancien régime de Québec.Le drame qui s’est posé pour lui, au cours de ces dernières années, se pose pour la plupart dés députés de langue française.Son cas est, de ce point de vue, infiniment intéressant et instructif, s’il n’offre point autrement un modèle piquant au portraitiste.* * * Oscar Boulanger se réclame à bon droit de longue et forte lignée.Le Canada tout entier est sa patrie, du Cap Breton aux Montagnes Rocheuses.Son patriotisme embrasse Tho-rizon national.Il se sent chez lui vivants cherchent les morts, où la ! dans l’Ouest, dans l’Ontario, à Ot-mort saisit les ‘ " Dieu qu’enfin guerre s’abatte vivants.Plaise à i tawa.Il ne comprend pas que des la paix et non la jeunes gens parlent d'un sèpara-sur l’Europe.f/sme québécois.Cela l’attriste et En marge d une attaque québécois.l’inquiète.‘7/s en ont une santé, ces jeunes!" dit-il d'un ton méprisant.Le séparatisme?Peut-être n’a-t-ll pas très bien étudié les causes du Fris a partie quelque part par un | mouvement, car il n est pas un cé-envieux, François Mauriac écrit rébral mais tout simplement un bon sous le titre de Méchanceté une garçon.Chez lui la réaction est plu-page récente au Figaro d’où déta-itô» d’ordre physique.Il rejette le s: “Ré-’ ’ *- lignes: “Répondrai-je?Ne séparatisme comme une menace répondrai-je pas?L auteur hésitant'd’amoindrissement et de débilité.if*Ta rtna ; .i — —— sent pas son coenr.Les êtres qu’il aime et ceux qu'il admire ont mille façons de l’atteindre: un mot leur suffit, un sourire, un silence.D’aus-., , si loin qu’il se souvienne, i! a délé- ra:nJ:.F.ay;,1on,L H.' d>«ire.i« PoUv„ir d, i, wj: suhstituera-t-ll plus de douceur, assez pour mûrir une vigne?Et pour compléter les bons menus, nous aurons, à part les chanterelles à la crime, des moules marinières arrosées du vin né autour de notre maison.Michelle La NORMAND - — i — - Si vous voyagez.sdrestez-vous tu SERVICE DES VOTA-GIS.LE “DEVOIR”.Blllttt émit peur tout It* ptyt tu tarif de* compagnie* de paquebot*, chemin* de fer.autobus, tutti hâtait, anurtneut bagage* et accidente, cheques de voyage*, passeport*, otc.Téléphones: BEIair 3361* cher ces ligne répondrai-je p __________________.u-.in.r.relit l’article qui l’éreinte et invo- R n'en'veut pas même entendre par que la muse Indignation.En vain: lier.Il a confiance dans l’avenir du sa bile reste froide et ce lui est une ; Canadien français dans les neuf raison de s étonner, une fois de provinces du Canada.Ses espoirs plus, de sa prodigieuse Insensibilité ne manquent donc pas de robustes-aux injures des gens qui n’intéres- se.Canadien, c'est à ce titre que le député de Bellechasse a travaillé, pendant plusieurs années, à créer un véritable esprit national.Ancien président général des Canadiens de naissance, il a prononcé d’innombrables discours en faveur des fils du Canada.Il y a depuis longtemps au pays les Sons of England.les Sons of Scotland, les Sons of Ireland, des sociétés pour les Filles de l’Empire.Pour les citoyens canadiens de langue française ou anglaise, nés au Canada, dont la patrie est le Canada, qui ne reconnaissent comme leur vraie patrie ser.Mais c’est un pouvoir absolu qui ne souffre pas de partage avec les indifférents.De quoi leur en voudrais-je?se demande l’auteur.Il n est pas jusqu a leur langage qui ne rende sensible le bonheur de n’être pas de leur bord.” Et c’est ainsi.Le grief léger, le reproche délicat d un ami, son silence même inquiètent.Mais les injures, les insultes, les colères verbales d'un quelconque bonhomme qui n’intéresse d'aucune façon celui auquel fl s’attaque?Grains de sable sali frappant en vain le granit dur de l’indifférence.Relisez Maurois, inspire*- —*.—- .vous de cette philosophie détachée; feuls peut vous venir de la peine.us insulter, il ne pour- G.r.et qui veut vous aucun pays d’Europe, il n’y avait pas de société nationale.AI Bou* ra même vous égratigner, tant il est loin, très loin de ceux par lesquels - Rar Léopold RICHER-/ langer s’est consacré à cette oeuvre, de concert avec des Anglo-Canadiens.La société a grandi.Elle a essaimé.M.Boulanger a eu mainte occasion d’affirmer que le Canadien français, cela va de soi, est, au premier chef, le type le plus parfait du Canadien de naissance.Au parlement fédéral, le député de Bellechasse a mené de belles iuttes.Ce serait injustice de ne pas le reconnaître.Contre l’immigration tout d’abord.Contre les privilèges excessifs dont jouissent encore ceux des nôtres qui ont porté les armes pendant la Grande Guerre.Contre les soldats des armées alliées qui ont des faveurs particulières de l’Etat dans le fonctionnarisme, Il a bataillé ferme pour faire reconnaître les droits de nos compatriotes dans l’administration d’Etat, Il est l’un des rares députés du Québec qui aient étudié la loi et le fonctionnement de la commission du fonctionnarisme.* * * Ayant, le premier, proposé à la Chambre une résolution èn faveur de la monnaie bilingue sous le régime Bennett, il y est revenu à plusieurs reprises.Il a eu l’appui de Quelques conservateurs, notamment u regretté Armand Lavergne.Après la défaite de M.Bennett, il sut rappeler à M.King et à M.Lapointe leurs promesses électorales.M.Boulanger était prêt à recommencer la lutte.Il se montra, dans cette circonstance, absolument sincère: lettres et documents peuvent le démontrer.M.Ernest Lapointe voulut que l’on procédât de façon diplomatique.M.Boulanger se contenta d’encourager des pressions indirectes.Le principe de la monnaie bilingue fut accepté.Le mérite du succès revenait en premier lieu au député de Bellechasse.Les attaches du parti contredisent, chez le député le mieux disposé, les élans du patriotisme désintéressé.M.Boulanger, depuis la victoire de son parti, se révèle en somme beaucoup moins agressif.Le parti prend pour lui la forme d’un appel supérieur auquel il obéit avec empressement.Ce député est libéral è Québec comme à Ottawa, selon le coeur de M.Alexandre Taschereau, selon 1c voeu de M.Ernest Lapointe.11 a fait les luîtes de l’ancien régime de Québec.Il a excusé les excès de l’administration, le libéralisme effaçant tout, justifiant tout.Jusqu’à la dernière heure, il s’est montré partisan ardent, batailleur.Il y défendait évidemment plus que des principes.Il revint aigri de cette défaite.Il en veut encore à ceux qui ont participé au nettoyage de l’administration provinciale.Lors du débat sur les crédits militaires, il se montra docile Interprète de la pensée de ses chefs.Ceux qui l’avaient appuyé jusque-là et l’avaient encouragé à prendre des attitudes nettement nationales lui reprochèrent ce qui leur paraissait de la servilité.Il en ressentit un coup, comme une blessure; il se renfrogna.En quelque* mois, il évolua à vue d'oeil.11 .s’identifia davantage avec le parti, en devint l’un des membres influents, le préféré d'un ministre puissant qui lui rendit confiance pour confiance et le chargea de diriger la campagne d’une élection partielle et la direction du pavillon canadien à l’Exposition universelle de Paris.* * ¥ On dit que.parmi les députés fédéraux de la région québécoise, il a de bonnes chances d’obtenir un portefeuille, advenant un remaniement ministériel.Il possède une certaine aisance, grâce à la pratique de sa profession et de la tribune politique.Il est orateur moyen et parle anglais d’une façon intelligible.Avocat, il présente bien un bill et sait débattre une question avec bon sens.Il n’a pas encore tout à fait confiance en lui-même; cela viendra, sans doute.Un ministre ne se fait pas en un jour.Il ne sera, c’est à craindre, ni pire ni meilleur ministre que les autres.Il restera attaché au parii, à ce que cela représente de sécurité.Pourra-t-il devenir ministre s’il ne donne pas l’assurance d’une fidélité à toute épreuve, s’il ne démontre pas qu’il peut, à l’occasion, faire plus confiance au chef du gouvernement qu’au sûr instinct de conservation nationale auquel il fut pendant cinq ou six ans heureux d’obéir?A l’angle des ruçs Laurier (ouest) et Hutchison, à l’endroit où les autobus du circuit boulevard Saint-Joseph tournent pour reprendre le trajet sur le boulevard, un incendie d’origine inconnue a pris naissance lue raprès-midi, vers 2 heures, dans les réservoirs à gazo-line du garage Laurier, situé sur ce coin, proovquant toute une série d’explosions, dont la seconde, la plus terrible, après avoir enfoncé la façade et pulvérisé les deux premiers paliers du garage en béton armé, a causé la mort de trois pompiers, en a blessé une vingtaine d’autres, et plus de quatre-vingts personnes qui se trouvaient dans tes alentours au moment de l’explosion.Les pompiers tués Les pompiers tués se nomment: Armand Sénécal, 1697, rue Maisonneuve, attaché au poste de la rue Laurier; J.Lepage, 35 ans, 5229.rue Fabre, père de douze enfants, attaché au poste de ta rue Rachel, et Irénée Martin, 40 ans.Le pompier Sénécal est mort sur les lieux de l’incendie, tandis que les pompiers Lepage et Martin ont succombé à l’hôpital.Le directeur Corson gravement atteint Parmi les pompiers grièvement blessés, se trouve le directeur Christopher Carson, qui pénétrait dans le garage au moment de la seconde explosion.A l’hôpital, les médecins considèrent son état très grave; il souffre d'une double fracture du crâne et de contusions générales.Quelques blessés Au nombre des blessés, on relève aussi les noms du chef de district Sàinte-Marie, ceux de deux reli-leux de l’école Querbes, de Mm» Bourgoin, de Winnipeg, femme du consul de France à Winnipeg, de Claude Rioux, transporté mourant à l’hôpital, alors que son père, M.G.Rioux, ex-chef détective provincial, ignorant l’état de son fils, aidait les sauveteurs à dégager les victimes de l’explosion des décombres sous lesquels ils étaient ensevelis.Six étages an béton armé Voici une reconstitution du théâtre du désastre et des scènes qui s'y sont déroulées: une haute et large bâtisse en béton armé dè six étages, construite en 1927, sur le modèle d’un édifice semblable de San-Francisco.Le matin, les employés du garage vident et nettoient les trois réservoirs à essence situés à l’intérieur du garage, dont deux d’une capacité de 1,000 gallons et te troisième de 500 gallons.Gel ouvrage, mal fait selon plusieurs, aurait provoqué un échappement considérable de vapeurs d’essence, vapeurs qui, accumulées dans les sous-sols, devenaient toutes prêtes à s’enflamrtièr à la moindre étincelle.Une cigarette?A une heure et demie de l'après-midi.un passant a-t-il lancé une cigarette allumée dans le soupirail de la cave, ou les mécaniciéns alors au travail ont-ils fait ialilir l’étin-oelle oui devait mettre le feu aux (suite à la page 3) Lettre d'Europe Le$ travaux de Genève A l'assemblée générale: la solution éthiopienne ajournée; l'admission de l'Egypte — Au Conseil: la Belgique et le Locarno No 2; la Syrie et Alexandrette Le 12 juin 1937 Les assises de la Société des Nations, qui viennent d’avoir lieu, ont présenté un caractère particulier, en ce sens que la session ordinaire du Conseil a été accompagnée d’une Assemblée générale extraordinaire.Dans la règle, il n’y n qu’une Assemblée générale par an, en aulomne.Elle n’est convoquée en session extraordinaire que lorsque quelque question importante se pose avec un caractère d’urgence.Cette fois-ci, il s’est passé quelque chose d’assez curieux.Officiellement, c’est pour l’admission de l’Egypte comme membre de la Société été naire question L’Egypte aurait très bien pu alten dre, comme l’ont fait d’autres puissances plus importantes uu’elle.jusqu’à l’Assemblée générale de l’automne.En réalité, l’admission de l’Egypte n’était qu’un prétexte.C’est surtout de la question éthiopienne qu’il s’agissait.On voulait sortir une fols pour toutes de l’impasse où cette question a mis la Société des Nations, c’est-à-dire décider si l’Ethiopie pouvait encore y figurer.Or, en fait, il s’est produit ceci d’inattendu: la question éthiopienne n’a pas été réglée, et la question en réalité secondaire, l’admission de l’Egypte, a seule trouvé sa solution.* ¥ * Tl ne pouvait pas, et il ne pourrait pas s’agir, pour la Société, d’exclure formellement l’Ethiopie de son sein.Ce serait un scandale, car ce serait reconnaître trop brutalement la suppression d’un Etat membre par un autre Etat membre, autrement dit l’impuissance de ia Société à sauvegarder l’intégrité territoriale et l’indépendance politique d« ses membres, comme le veut l’article 10 du Pacte.Mais le Pacte permet à la Société de ne pas admettre les délégués de gouvernements qui n’exercent pas un pouvoir effectif sur le* pays dont ils prétendent être les gouvernements.Lors de l’Assemblée générale de l’mtomne dernier, l’empereur d’Ethiopie prétendait exercer encore son pouvoir dans la région de Goré et y avoir un gouvernement régulier.Mais, depuis, les Italiens onl achevé la conquête du pays et B ne peut plus être question que le Négus y exerce un pouvoir reel.A cause de cela, ses délégués qui, en septembre dernier, avalent été admis à l’Assemblée générale à titre provisoire et conditionnel, parce ne plus être admis, le doute n existant plus., , De foute manière, le jour où la Société refuserait d’admettre les délégués éthiopiens, elle reconnah trait son impuissance , quoique moins ouvertement que si elle excluait l’Ethiopie de son sein.En effet, dire que le Négus n’exerce plus de pouvoirs dans son empire, c’est dire que la Société lui a laissé prendre, son empire par un autre Etat membre, l’Italie.On comprend que la Société se trouve dans une situation fort embarrassante.Situation d’autant plus embarrassante que le droit est ici en conflit icielleraent, parce qu’on y tolère encore la présence de l’Ethiopie.Or, la sécession complète de l’Italie pourrait en entraîner d’autres.Ce pourrait être le commencement d’une débandade générale, dône 1a fin de la Ligue.D’autre part, certaines puissances, pour des raisons de politique nationale, croient avoir intérêt à ramener l'Italie à Genève.Elles sont donc disposées à sacrifier à ce but le droit et les principes.(suite à la page 2) Le carnet du grincheux Le Führer Hitler recevra lundi notre Führer, M.King.De ce* deux führer», s’il peut enfin sortir la paix! *r * w Ceux qui crient ne sont pa* ceux qui travaillent.La roue qui siffle et geint empêche les autres de rouler bien.* * * On comprend que la ménagerie *® tasse accompegner, au défilé, par de* faces enfarinées.Mais s’il y en a tant «t tant en bordure des ruai, que devient l’effet cherché sur le chaussée?* * * Le Saint-Laurent fit merveilles, jeudi, pour séduire nos visiteurs européens.Cela les aura changés du Rhin et du Danube.Ces fleuves historiques roulent plus d'histoire que te nôtre, mais de moins beaux flots, et moins pailletés de français, er * * Le bruit que faisait te tambour faisait penser au bruit qu’avait fait telle .démission d'il y a moins d'un an; un ?u’on leur avait accordé le béné- ^énorme fracas autour d'un vaste vide., ice du doute, peuvent désormais' M Grincheux 2 LE DEVOIR MONTREAL, SAMEDI 26 JUIN 1937 VOLUME XXVIII — No 145 Lettre d'Europe (aiiüe de 1* première nage) Est-ce à dire que tous les Etats membres de la Ligue soient disposés à ce sacrifice, même pour sauver la Ligue?On peut affirmer que non, mais on ne peut pas dire dans quelles proportions s affrontent les intransigeants et ceux qui sont prêts à transiger.En general, les petites puissances sont plus intransigeantes que les grandes.Comptant plus sur la Ligue pour leui protection, elles sont plus préoccupées qu’on la prenne au sérieux.^ L’épreuve à laquelle on s’attendait à l’occision de l’Assemblée générale qui vient d’avoir lieu devait, espérait-on, éclaircir la situation et liquider la question.La commission de vérification des pouvoirs, qui doit se prononcer sur la validité des pouvoirs de tous les délégués, se prononcerait, par oui ou par non, sur la validité des dele- fués éthiopiens.Ensuite, l’Assem-lée générale elle-même se prononcerait sur l’avis de cette commission.Mais cette procédure a été déjouée par une manoeuvre du Negus, qui s’est décidé à ne pas envoyer de délégués à l’Assemblée extraor-dinaire.L’empereur en exil a notifié cette décision au secrétaire général de la Société par une lettre qui a ceci d’important, qu’il s’y donne encore comme le souverain légitime de l’Ethiopie, et non pas comme un souverain qui aurait renoncé a son trône., , En effet, cette lettre était adressée au secrétaire général par “le lion vainqueur de la tribu de Juda, Haïlé Sélassié 1er, élu du Seigneur, empereur d’Ethiopie”.Il y est dit que l’Ethiopie, membre de la Société des Nations, “conserve l’espérance de voir un jour la Société lui obtenir, conformément au Pacte, la libération de son territoire de l’occupation étrangère”.Mais le Négus, partageant, “avec ses ministres”, la conviction qu’“aucun résultat utile” ne pouvant être fourni par sa présence ou celle de ses représentants à la présente session “extraordinaire” de l’Assemblée, il avait décidé de s’abstenir.Puisqu’il n’y avait pas de délégués éthiopiens, la commission de vérification des pouvoirs n’avait pas à se prononcer sur la question principale dont on attendait la solution.Cette question restera donc en suspens jusqu’à l’Assemblée générale de septembre prochain.Que Avis de décès BLAIN — A Montréal, le 24 juin 937, décédé à 77 ans, Narcisse ilain, époux en premières noces de alérie Trudeau et en secondes de irginia Rougeau.Funérailles le indi, 28 courant.Le convoi fune-re partira de sa demeure, no 15 venue Laurier est, appt 1, à 8 hrs 5 du matin, pour se rendre à l’élise du Saint-Enfant-Jésus, où le ervice sera célébré à 8 hrs 30.Et ie là au cimetière de la Côte-des-'îeiges, lieu de sépulture.Parents •t amis sont priés d’y assister sans lutre invitation.r BOURDON.— A Montréal, le 25 juin 1937, à l’âge de 86 ans et 8 mois, est décédée Archange Lamarche, veuve de Benjamin Bourdon.Les funérailles auront lieu mardi le 29 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son petit-fils, Me Henri Bourdon, greffier de la Cour de Pratique, 1629 rue Maisonneuve, où la dépouille mortelle est exposée, à 7 h.45, pour se rendre à l’église Sainte-Brigide où le service funèbre sera célébré à huit heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.PANNETON A l’Hospice Game-lin, le 24 juin 1937, est décédée à 62 ans Madame veuve Alphonse Panneton, née Labine (Edith).Funérailles lundi à 8 hres.Parents et amis sont priés d’y ay.ister.NECROLOGIE BEAUDRAND-CHAMPAGNE — A Montréal, !» 23, à 70 aaa.Allred Beaugrand-Champagne, époux d'Azüda Richer L*(lèche.„„ BLANCHET — A Montréal, le 24.à 33 ans.Gratlen Blanchet, époux de feu Rose Blanchet SOURCIER — A Montréal, le 24.A 4fl ans, Joseph Bourcler, époux de Georgian a Desjardins.BOUTHILLIER — A Ottawa, le 24.à 44 ans, Rose-Emma Plouffe.épouse d'Albert Bouthtlller HEBERT — A St-Reml de Naplerville.a 55 ans, Chéri Hébert, époux d'Alblna Fyfe BLAIN — A Montréal, le 24, A 77 ans.Narcisse Blain.époux en 1res noces de Valérie Trudeau; en 2ea noces de Virginia Rougeau.CLOUTIER— A Montréal, le 23.A 21 ans, Berthe, fille d'Alphonse Cloutier et de Joséphine Labelle.DENIS — A Montréal, le 24, A 37 an», Isabelle Côté, épouse.d'Albert Denis, GASCON — A Montréal, le 24.A 90 ans.Mme veuve Euchariste Gascon, née Marie-Louise L'Espérance.GAUTHIER — A Montréal, le 24, A 80 ans, Marie-Louise Sanschagrln.épouse d'Aldège Gauthier.LAHAIE — A Montréal, le 25.A 36 ans, J.-René Lahale, époux de Germaine Dtnel LAMARCHE — A Ste-Anne de Bellevue, le 24, A 33 ans Blanche Brlsebols, épouse de Joseph-Ernest Lamarche, LAPORTE — A Montréal, le 23.& 78 ans, Mme veuve Thomas Laporte, née Marle-Loutse-Césarlne Gagnon.LEROUX — A St-HUalre Station, le 23.à 5li ans, Mme Eugène Leroux, née Eva Graveline- MERCIER — A Montréal, le 2*.A 49 ans.Mme Edouard Mercier, née Marle-Alma Dufort.PANNETON — A Montréal, le 24, A 62 ans Mme veuve Alphonse Panneton, ne# Edith Labine.SEGUIN — A Montréal, le 24.A 65 ans.Mme Arthur Séguin, née Albtna Pilon.VEY8 — A Montréal, le 23, A 45 ans, Alfred Veys.époux d’Ida Chassé.fera alors le Négus?On ne sait, car on ignore pourquoi il a agi comme il vient d’agir.A-t-il voulu différer une échéance inévitable et pénible?Ou bien, a-t-il estimé que les Circonstances lui seraient plus favorables en septembre prochain qu’aujoiird’hui.On aurait donc pu s’attendre à ce qu’il ne fût pas question du tout de l'Ethiopie à l’Assemblée générale.Mais le délégué de la Pologne a exprimé le regret que la commission de vérification des pouvoirs, "pour des raisons dont elle était seule juge, n’eût pas cru opportun de s’occuper de la question laissée en suspens par le rapport de vérification des pouvoirs de l’Assemblée précédente”.Ce délégué n’a pas précisé de quelle question il s’agissait, et il fallait deviner çju’il s’agissait de l’Ethiopie.Il a ajouté que la situation de fait ne laissait plus subsister les doutes qui existaient encore en septembre dernier.Enfin, il a déclaré que son gouvernement "considérait cette question comme résolue pour lui”.Autrement dit, la Pologne, devant la Société des Nations, reconnaissait la conquête de l’Ethiopie, Etat membre, par l’Italie, autre Etat membre.Etant donné que la Pologne avait, autrefois, subi le même sort que l’Ethiopie, il a paru anormal qu’elle eût pris cette attitude à Genève.Mais on en a trouvé l’explication dans le souci qu’avait ie gouvernement polonais de se solidariser avec la politique de l’axe Ber-lin-Rome.Cet incident comporte un double enseignement.Il montre, d’abord, combien le droit cède le pas à l’intérêt politique, même dans les affaires de la Société des Nations.Il en ressort, d’autre part, que la Pologne associe toujours plus étroitement sa politique avec celle de l'Allemagne et de l’Italie.A ce propos, un journal suisse a demandé comment la Pologne pouvait concilier cette attitude avec ce qu’on appelle encore son alliance avec la France.A l’Assemblée générale de la Ligue, il ne s’est trouvé qu’un délégué, celui du Mexique, pour protester contre la déclaration du délégué polonais.11 a souligné, "de la façon la plus nette et la plus péremptoire”, l’opposition de son pays “à toute intention qui aurait pour but de préparer l'exclusion de ia représentation d’un Etat membre de la Société des Nations”.(1 Faudra-t-il que ce soient les Etats à demi civilisés”, comme d’aucuns disent, de l’Amérique hispano-indienne, qui viennent défendre en Europe le prestige de la Ligue?ÿ J'ai eu quatre fois l’occasion d’assister a la cérémonie de l’admission d un nouveau membre à ia Société des Nations.Il^’agissait de la Turquie, de l’Irak, de l’Union Soviéti-que, et, tout récemment, de l’Egyp-te.Dans aucun des trois premiers cas, je n’avais constaté un aussi grand interet à l'égard du nouveau membre que cela a été le cas à 1 egard de l’Egypte.L Irak, Etat nouvellement créé m'L l(ri!ines de /Empire ottoman, était presque inconnu et apparaissait comme le résultat d'une combinaison de politique interna-Uonale.A l’égard de la Turquie et de I Union Soviétique, il régnait certaines préventions.On se rappelait, en ce qui concerne la Turquie, le martyre des Arméniens et certaines autres choses du même genre.Contre l’Union Soviétique, 1 ^ara,t grief de son régime, La Suisse elle-même avait pris position contre son admission dans In Ligue.En revanche, contre l’Egypte, il n y avait aucune prévention.Le jour même de son admission.le Cercle de la presse de Genève avait offert ô la délégation égyptienne un déjeuner présidé par M.Mntta.président de la Confédération suisse, qui avait fait un parallèle saisissant entre le glorieux passé du nouvel Etat membre et sa longue servitude.Il a semblé.que, à l’Assemblée générale, on ait voulu tenir compte de ce passé glorieux et faire amende honorable pour cette longue servitude.C’est pourquoi l’Egypte a été admise à l’unanimité.Quand, le \otc ayant été acquis, la délégation égyptienne a fail son entrée dans la salle où siégeait l’Assemblée, il y a eu une explosion d’applaudissements, non seulement parmi les délégués, mais aussi parmi les représentants delà presse el le public, ce qui était contraire h l’usage.Il faut dire qu’une note pittores que rehaussait le fait politique.La délégation égyptienne, qui comptait une quinzaine de personnes, était entrée eoiffée du fez rouge traditionnel, ce fez que Kémal Atatürk a supprimé en Turquie.Cela contrastait avee le petit complet gris clair dont était vêtu Litvinof en introduisant, en sa personne, l’Union Soviétique à la Ligue, aussi bien qu'avec les costumes de coupe très parisienne que portaient, dans la même fonction, les délégués de l’Irak et de la Turquie, costumes qui ne rappelaient en rien les fastes de la Bagdad des khalifes ou de la Stamboul des Grands-Seigneurs.L’admission de l'Egypte à la Société des Nations a représenté le troisième et dernier acte d’une procédure dont le premier acte avait été le traité anglo-égvpUen du 28 août dernier.Par re traité, le Royaume-Uni avait reconnu l’indépendance de l’Egypte, après les péripéties variées, souvent pénibles, qui remon-1 taient au début de la guerre mon- diale.Mais le gouvernement britannique avait mis deux conditions à cette reconnaissance: la conclusion d’une alliance entre le Royaume-Uni et l’Egypte; puis, un régime spécial qui devait permettre au Royaume-Uni d’assurer la garde militaire du canal de Suez.On s’accorde à reconnaître que cette double disposition n’est pas au seul profit du Royaume-Uni.L’Egypte indépendante peut être exposée à des dangers contre lesquels elle ne peut pas ei core se défendre seule.Quant à la liberté du canal de Suez, elle importe à l’Egypte autant qu’au Royaume-Uni.Devenue ainsi indépendante du point de vue politique, l’Egypte ne l’était pas encore complètement en matière judiciaire, à cause du régime des “capitulations”.Il s’agit de ce régime, datant de fort loin, en vertu duquel, dans plusieurs pays non chrétiens, les puissances chrétiennes avaient soustrait leurs nationaux à la juridiction des tribunaux locaux, pour les soumettre à la juridiction de leurs consuls, ou, comme en Egypte, à celle de tribunaux mixtes.Ce régime, qui représentait un empiétement sur la souveraineté des Etats non chrétiens, avait perdu sa raison d’être au fur et à mesure que ces derniers s’étaient identifiés avec la civilisation occidentale.Du reste, il y aurait eu quelque chose de paradoxal à vouloir maintenir ce régime dans un pays qu’on admettait dans la Société des Notions, ou l’égalité de droit est la règle.A la récente conférence de Montreux, l'Egypte a donc été libérée de ce régime par les puissances “capitulaires” qui en avaient profité jusque-là.De cette manière, la voie était ouverte pour le troisième acte de la procedure qui vient de se jouer à Genève.On voudrait pouvoir dire: tout est bien qui finit bien, si une réflexion peu réjouissante ne s’imposait dans la circonstance.Le Royaume-Uni n’a accordé son indépendance à l’Egypte qu’à cause de la situation critique où il se trouvait lui-même par suite du conflit italo-éthiopien et de la rivalité italo-britannique que ce conflit avait révélée.En présence d’une Italie menaçante, le Royaume-Uni a voulu se faire de l’Egypte une amie et une alliée.C’est la constatation de cette rivalité, laquelle subsiste, qui constitue une réflexion peu réjouissante.Quant à l’Egypte, l’exemple de sa voisine l’Ethiopie, dont la So- La délégation albertaine au Congrès de la langue française Elle assistera à la messe à la cathédrale, demaih matin — S.E, Mgr Guy célébrera la messe de clôture à Sainte-Anne-de-Beaupré, jeudi Le comité montréalais d’organisation du congrès de la Langue française apprend que la délégation des Av*nt-Gardistes, qui comprend Albertains et Albertaines, arrivera à Montréal dimanche matin à 8 h.50.Elle assistera à la messe à la basilique-cathédrale, puis fera route vers Québec pour assister à l’ouverture du congrès.Les Avant-Gardistes sont au nombre de dix.La délégation albertaine, dont le Père Forcade, de la Survivance, est à la tête, se compose de trente personnes.* * * ce Mgr Guy, évêque-élu de Gravel-bourg, a béni à Saint-Joachim d’Edmonton la bannière des Avant-Gardistes et il a adressé la parole aux jeunes qui s’en vont dans l’Est pour.la première fois.Son Excellence accompagnera les Avant-Gardistes au Congrès de Québec.Il célébrera la messe de clôture du congrès à Sainte-Anne-de-Beau-pré, Mgr Camille Roy, président du congrès, l’a invité à officier à cette messe au titre d’héritier et de continuateur de l’apostolat français Dimanche dernier, Son Excellen- dans 1 Ouest canadien ifigy ’Ethiopie, dont la ciété des Nations n’a pas pu sauvegarder l’indépendance, doit lui servir de leçon salutaire.Elle ne leut pas faire fond elle-même sur a protection de la Ligue, mais plutôt sur son alliance avec le Royaume-Uni.Si donc l’Egypte a tenu à faire partie de la Société des Nations, c’est moins pour y trouver un bouclier que pour s’affirmer comme Etat Indépendant parmi les autres Etats Indépendants.Du reste, elle n’est pas seule dans ce cas.Voilà le bilan de l’Assemblée générale extraordinaire qui vient d’avoir Heu.* * * Quant au bilan de la session ordinaire du Conseil, j’en al signalé la partie principale dans ma dernière lettre sur la guerre civile d’Espagne.Comme on a pu le voir, il s’est agi de quelque chose de plutôt négatif, puisque la Ligue, avec l’aide charitable de la diplomatie anglo-française, s’est dessaisie en faveur du comité de non-intervention de Londres.Le seul travail positif auquel on ait abouti a été l’adoption du règlement pour le sandjak d’Alexan-drette.La France, après avoir accordé l’Indépendance à la Syrie, pays sous mandat, s’est aperçue que le sandjak d’Alexandrette, à cause de sa population mixte, syrienne, turque et arménienne, constituait une pomme de discorde entre la Syrie et la Turquie.Tl a donc fallu donner au sandjak un régime spécial qui en fait un pays presque autonome.Déjà, certains événements montrent que ni les Syriens, ni les Turcs ne sont satisfaits.Et, comme la France a pris certains engagements en vue du régime ainsi créé, elle pourra, de ce fait, être exposée à l'avenir à certains désagréments.A cette session, la France.l’Angleterre et la Belgique ont cru devoir porter à la connaissance du Conseil l’arrangement récent en vertu duquel la Belgique a été libérée de ses obligations "locar-niennes”.Les discours prononcés à cette occasion par les représentants des trois pays ont fait apparaître de nouveau les divergences qui lps séparent en ce qui concerne la conclusion du fameux Locarno No 2.Tandis que l'Angleterre et la Belgique songent surtout à TDcci-dent, la France aspire à un arrangement plus général.Ce sont deux thèses difficilement conciliables.Four ne pas finir par une note trop cruelle, Je m'abstiendrai de narler de la réunion qui a eu lieu, à In suite dNine initiative française.du Bureau de la Conférence générale du désarmement.,.Alcide EBRAY Tél.WEUintton 1145 Siège Social : 2636 NOTRE-DAME OUEST Ia Compagnt# d'Assuranco Funéraire UCCEL BCIJCI5IC, LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Provlnca de Québec au capital de ttSO.OOO ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* en conformité avec la loi des aeeurancee, sanctionnée par le Parlement da Québec le 22 décembre 1816.Dépôt de 625.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la disposition du publia.SERVICE JOUR ET NUIT.P SS*M$SSS®«î«KsGEOe V ANDELA Fondée «a IMé Directeur» de funérailles SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCP .120 nié Rachat t»f.Montréal Téi.Bllalr ni7 Inauguration d'un orgue à Mistassini Dimanche prochain, le 27 juin, en l’église Saint-Michel de Mistassini.sera béni et Inauguré un orgue Casavant.La cérémonie débutera par la bénédiction de l’orgue que présidera M.le chanoine S.Cluteau.Ilmmédiatement après, M.François-J.Brassard, organiste et compositeur canadien, donnera le concert d’inauguration.M.Brassard.oui fut l’élève à Paris d’Albert Bertelln et de Guy de Lioncourt.et à Londres, de Vaughan AV illiams et d’Arnold Geldsgorough, exécutera à l’orgue le programme suivant: lo Prélude, fugue et chaconne, de Buxtehude: 2o a) Le coucou, de Daquln, h) Gavotte, de Wesley; 80 Toccata et fugue en ré mineur, de J.-5.Bach: 4o Pastorale, de César Franck; 5o a)Invocation, de Lem-mens, b) Humoresque ‘Torgano prlmltivo”, de Pielro Yon; 60 a) Sonatine en si bémol: .Allegro moite, de F.-J.Brassard; b' Ludus pue-rlîls, de Fréd.Pelletier.7o Tocat-ta en fa, de Wider, Les Troubadours des Trois-Rivières à Montréal Ils étalent pour moi, les Troubadours, seulement un nom.Même pas; car si j’avais lu ce nom, ç’avait été de façon distraite et sans même le retenir.J’avais bien encore lu, dans un journal du matin, le jour de la Saint-Jean-Baptiste, la présence à Montréal des Troubadours, et qu’ils participaient à la célébration de la fête nationale, au parc LaFontaine et dans la parade.Et cela aussi je l’avais lu sans m’y arrêter, n’y voyant pas d’intérêt personnel.H faut dire que je me tiens à la distance la plus respectueuse de tous les rassemblements et de toutes les manifestations publiques; de toutes.En châtiment très mérité de cette déplorable habitude, j’aurais donc continué à ignorer les charmants Troubadours si, l’après-midi du 24, en vertu, paralt-il, d’affinités spirituelles et trifluviennes avec les Pères Franciscains, la montagne n’était elle-même venue à Mahomet.A l’Issue de la grande cavalcade de l’autobus qui les avaient amenés à Montréal, les Troubadours descendaient à l’entrée du monastère de la rue Dorchester, et ils envahissaient ses parloirs.Quelques Pères sont là qui les accueillent.On me réclame, j’arrive.Première vision, inattendue; un éblouissement à ce qu’il me semble, de fleurs vivantes, une féérie de couleurs.Mon ignorance était à ce degré opaque que je n’avais pas réfléchi que les modernes troubadours pouvaient h’être pas du sexe.troubadour; ‘or celui-ci n’y est représenté que par une demi-douzaine de congénères; le gros de la phalange se compose de troubadours — ou con-vient-il d’écrire troubadoures?— féminins: de menues jeunes filles.Elles sont là sagement rangées et assises le long des murs blancs du grand parloir, telles des demoiselles de pensionnat.Les troubadours masculins sont assis par terre et, la magie des costumes et le rappel du passé aidant, mon imagination se figure une cour d’amour du XHIe siècle.B est vrai que les dames de l’époque n’étaient pas toutes habillées du costume breton ou normand, qui est relui de nos troubadours trifluviennes, mais je n’y regarde pas de si près; le costume est de France.Et puis celui des hommes est exactement celui de leurs ancêtres du moyen âge.Et nos Troubadours chantent; c’est leur raison d’être: chanter.Sur demande on nous régale des chansons canadiennes de notre choix.Le répertoire général des Troubadours?la beauté des voix?la bonne exécution d’ensemble?C’est l’abbé Turcotte qui a stylé les Troubadours.C.’est tout dire.Et puis, en plein air, une danse des Jours anciens, la plus gracieuse et la plus modeste qui soit.Et le protocole d’usage rempli: rqinercie-ments et adieux, le sight seeing car ob! le terrible anachronisme — enfourne nos ménestrels, qu’acclamera une dernière fois, ce soir, au parc LaFontaine, la foule enthousiaste.Au revoir! Merci!.* * * Les Troubadours des Trois-Rivières naquirent aux fêtes du Ille centenaire de 1934.Il est plutôt rare qu’une célébration de ce genre laisse autre chose que le néant de souvenirs sans portée.Mais il faut savoir que les fêtes de 1934 aux Trois-Rivières étaient, dans la pensée des patrtoles animateurs.tout autre chose que la glorification du passé et l’amusement d’un jour.Ces hommes — et comment ne pas nommer l’abbé Tessier, “cet homme’’?— avalent décidé qu’en leur région la restauration de l’esprit français se poursuivrait bien nu delà de 1934, et leur tenace énergie créa et depuis soutient les organes qui à la longue opéreront le miracle, et dont les Troubadours sont assurément parmi les plus efficaces.les plus aimables et les plus populaires.! Et s’il faut fout dire, quelle plus efficace façon d’attirer les regards de Montréal vers la ville française des Trois-Rivières que cette ambassade aimable et pittoresque de Troubadours aux costumes évocateurs de la Vieille France, aux chants de chez nous et de l’ancienne patrie, un 24 Juin, alors que la population est toute répandue sur le passage de la splendide ambassade?Et ponr ce qui est du rappel des choses ancestrales et du sens racial chez nos gens de la métropole, cela ne vaut-il pas une douzaine de chars allégoriques?P.Hugolin LEMAY, O.F.M.J.I.c DINER-CAUSERIE, 1er JUILLET Le troisième dîner-causerie de la J.I.C.aura lieu à Notre-Dame de Grâce, sous les auspices de la section locale.Le conférencier sera M.Hermas Bastien, qui nous entretiendra du problème de l’Université de Montréal et du concours que nous pouvons apporter au règlement de ce problème urgent.Tous les jïclstes sont Invités à cette réunion; amenez aussi vos amis, et avertissez à l’avance le secrétariat, afin que la section puisse préparer le nombre de couverts nécessaire.C’est jeudi prochain, le 1er juillet, à 6 h.30 du soir, au No 5375 avenue Notre-Dame de Grâce.JOURNEE D’ETUDES Dirigeants et militants spnt convoqués à la journée d’études fédérale, dimanche, le 4 juillet, sous les auspices de la section Tmmaculée-Conception 4210 Bordeaux, près Rachel.Le programme détaillé sera envoyé bientôt aux présidents.M.King à Berlin Le premier ministre conodien y ren contrera Hitler, von Neurath, Goerinç et plusieurs autres membres du cabinet allemand — Contacts directs comme moyen de faciliter l'entente entre les nations Le gouvernement français reçoit à dîner MM.King et Lapointe Protégez vos plantes Engrois — Insecticides et fongicides SEMENCES - PLANTES - BULBES HECTOR-L.DÉRY, LIMITEE Maison 100% Canodiennc-Françoïse 32 est, rue NOTRE-DAME - - Montréal Si vous voyager.adr**sas-vovt au SIRVIC1 DIS VOYA-»«ui la* paya au tarif da» compagniai CES.LE “DEVOIR”.BiKatt 4mli pour de paquaboH.ckamlni Ja far.autobus aussi hôtali.assurant** bagage» at aeel-danta.chiqua» da vayaga».paaaapart».0t.TiMphouar i •«*1' Paris, 26.(S;P.C.) — Le gouvernement français a donné à dîner au premier ministre et au ministre de la Justice du Canada, MM.Mackenzie King et Ernest Lapointe.M.King part pour Berlin aujourd’hui.Il y passera quelques tours, au cours desquels il rencontrera non seulement le Reichsführer Hitler, mais aussi M.von Neurath.ministre^ des Affaires étrangères, le général Goer-ing.ministre de l’Air, et plusieurs autres membres du cabinet.De la capitale de l’Allemagne, il se rendra à Bruxelles, après quoi il reviendra à Paris, où.le 2 juillet, il ouvrira officiellement le pavillon canadien de l’Exposition mondiale.On sait que M.King a eu des entretiens à Washington avant de venir à Londres, pour le couronnement et pour 1" -'¦mference impériale.A Paris, il a parlé à des dirigeants du pays.Pour ce qui est de ses vovages à Berlin et à Bruxelles, la Canadian Press tient de source autorisée qu’ils sont tout à fait personnels.D’après ces informations donc, M.King ne va pas dans ces deux capitales comme porte-parole du gouvernement de la Grande-Bretagne ou d’un autre gouvernement.Il estime que le Canada ne va nas assez directement aux informations.quant à des gouvernements autres que ceux de la Grande-Bretagne.I] croit qu’établir des contacts directs est un moyen de faciliter l’entente entre les nations, ce à quoi il veut s’employer.Par suite de tout cela.H y a lieu de nenser que les communiqués avant trait à ses prochains entretiens consisteront en génér»Htés.M.Albert Sarraut, ministre d’Etat, a pris part au dîner donné à M.King.Il a porté la santé de Georges AT.M.King a porté celle du président^ de la^ France.Brochures à .10s.HAUT-PARLEURS —Le quotidien catholique — Sa nécessité — Nos devoirs — p*r le R.P.D.Levack, C.SS.R.L’ENSEIGNEMENT DU THOMISME AU CANADA—Extrait de la Revue Dominicaine.LA SPIRITUALITE THOMISTE par M.l’abbé Alphonse Roux.SAINT THOMAS ET LES JUIFS par le T.R.P.Benoit Mailloux, O.P.OUI DIEU EXISTE par le R.P.Gustave Sauvé.O.M.I.LE CREDIT SOCIAL (Douglas et Aberhart) par le R.P, Gustave Sauvé.O.M.I, CREDIT SOCIAL ET CATHOLICISME par le R.P Georges-Hen ri Lévesque, O.P.AUTOUR DE LA FAMILLE (Stérilisation et "Birth Control” par le R.P.F.-M.Drouin.O.P.D’UNE ECOLE A L’AUTRE., par M.Joseph Dansereau.NOTRE CULTURE RELIGIEUSE par le R.P.Raymond Voyer, O.P.LE SACERDOCE LAÏQUE, fcm DEMENT DE L’ACTION ÈATHO LIQUE par M.Auguste Ferland, P.S.S.L’EDUCATION NATIONALE ET NOS EDUCATEURS par M, C-A.Shaffer, LE.L'EXAMEN DE CONSCIENCE-PRO FESSIONNELLE DE L'EDUCATEUR, par le même.Service de Librairie du DEVOIR, 430 Notre-Dame est, MomU-fwO.La Saint-Jean-Baptiste à Longueuil Dimanche ,1e 27 juin 1937, la section Longueuil célébrera la fête religieuse de Saint-Jean-Baptiste.Neuf heures, ralliement au carré Saint-Jean-Baptiste; 9 h.15„ déposition d’une couronne de fleurs, hommage à notre patron; 9 h.30, défilé par les rues de la ville pour se rendre à l’église; pendant la messe, sermon par M.Tabbé Elisée Choquet, aumônier.Participation des Scouts et de la Garde Saint-Georges.Le soir, au carré Hurteau, manifestation en l’honneur du deuxième Congrès de la langue française.Concert par l’harmonie du Mont-Saint-Antoine.A l’intermède de brèves allocutions seront prononcées par MM.René Guénette, Anatole Vanier et le délégué du conseil central.La soirée commence à 8 h.M.Auger dans Témiscouata Québec, 26.— M.Henry L.Auger, ministre de la colonisation, est parti hier midi pour une tournée d’inspection dans le comté de Té-raiscouata.M.Auger rencontrera le Dr Louis-Félix Dubé, député du comté.C’est la deuxième tournée d’inspection de M.Auger, cette année, dans Témiscouata.M.Auger visite spécialement les colonies de la seigneurie, le long du chemin du Squateck.Ouvrages sur le communisme ESSAI D’UNE SOMME CATHOLIQUE CONTRE LES SANS-DIEU.Volume de 565 pages: 1.25.LE COMMUNISME ET LES CHRETIENS, par François Mauriac, R.P, Ducatillon, Nicolas Ber-diaeff, Alexandre Marc, Denis de Rougement et Daniel Rops.— Une cnliaue implacable mais impartiale.Brochure de 265 pages: .90.POUR CONNAITRE LE COMMUNISME, par le R.P.Délayé.Brochure de 255 pages: .55.L’EGLISE EST-ELLE POUR OU CONTRE LA GUERRE?par P.Sauvage.Brochure de 80 pages: .25.LE MYTHE DU COMMUNISME, par le R.P.Villain.Brochure de 60 pages: .15.LA “LIBERTE CHERIE” du PARTI COMMUNISTE, par P.Croizier.Brochure de 32 pages: .10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU Devoir.430 Notre-Dame est, Montréal- ATn-voua bMoia Ma featu imaat Adraasn-vous an Semc* de Uhralrte da -Davotr-V 4M Nolxa-Dam# «st- Montréal.HOTEL QUEEN MARY (Dollard 1HEORET, prop.) 3774, Ch.Raim-Mari* - Montréal Etant voisin da 1‘Ora: die 81-Joseph, les pèlerins ont tout a van cage g y de», «andra.Terlfi raisonnables.IA FUNAIÎÏ MOtACt LIS MALADIES MYSTOMVSTOMVSTOMYSTOMVSTOMYSTOMYSTO ystomystomys"- I*-" ~~2MYSTOMY$TOM 5TOMYSTOM" JT f tomyStOMY TOMYSTQ^-it«X i -VSTOMYS omystt mjm&Sijf somyst MYSTr*^ «Ysfo vsre tom TO’ 05 M-YS ST TC OV.MYi YSTC STOU, TOMYSX OMYSTOW MYSTOMYSY YSTOMYSTOMŸSi _ STOMYSTOMYSTOMYÇTOM?5TQMYSTOMY5TO 25 MYSTO • itClMMlNT fARFUMf .NE TACHE PAS* ATI fO fOMV .fOMYJ *TOMYST zYSTOMYSTG vff/YSTOMYSTOM (SHIMMY) Hon» garanttason* rectifier Seal eu de baUsttenieni, dureté oa trrérnlarite du volant.Noua possédons Voutlüags voulu pour afustsr Us nouvelles roues misant (à genou mécanique) INSPECTION GRATUITE (Service complet de la direction) (Ssson Jïrèceô M+tetlalilâ» mn Carburateur.Frein* et fenltlan.282 rue ONTARIO Ouest PL.3434* A VENDRE OCCASION EXCEPTIONNELLE Manufacture de chocolats et bonbons.¦ Installation moderne.Fait d'excellentes affaires.Vendra très bon marché pour argent comptant.Case 52, le "Devoir".CE QU'ON EN DIT: ?Contre un BYRRH quotidien La tristesse ne peut rien.BYRRH APERITIF SAIN PARFAIT TONIQUE # En vente dans le» magasin» de la Commission de* Liqueurs Excursion Spéciale NEW-YORK ATLANTIC CITY à l'occasion de le FETE DE LA CONFEDERATION Départ do Montréal, Mercredi 30 juin, 5.95 p.iM, Retour à Montréal.Dimanche, 4 juillet, 6.45 p.m.Parcours par train spécial entre Montréal et Albany, lo long du lac Champlain, puis par bateau sur la rivière Hudson jusqu'à New-York, De New-York à Atlantic City par autobus.« 24-50 — NEW-YORK seulement *0^.50 «2Q.75 NEW-YORK ET ou ATLANTIC CITY Selon lo choix de l’hétol Les prix comprennent: Billets do chemin do for, do bateau et d’autobus, logement à l’hôtel, cabines sur le bateau, tous Iss déjeuners du matin, programme complet de visites.S'adresser aux organisateurs VOYAGES HONE Edifice University Tower 660, rue Sainte-Catherine ouest HA.3283 "V - VOLUME XXVIII — No 145 » CALIN DR lift — Demain : DIMANCHE, 27 juin 19ff VI Pente.Sol.de taint Jean-Baptiste.Lever du soleil, 4 h.13.Coucher du soleil, 7 h.52.Lever de la lune, 9 h.59.Coucher de la lune, 7 h.59.Dernier quart**», le 2, * Oh.£3m.du soir.Nouvelle lune, le S, à 3 h.43m.du soir.Premier quart.le 15.A 2 h.3 m.du soir.Pleine lune, la 23, à 5 h.59m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de TÆB.C." et de la "C.D.N.A." SAMEDI 26 JUIN 1937 TEMPS PROBABLE AUJOURD’HUI: BEAU ET CHAUD, ORAGES CE SOER ET DEMAIN Trois pompiers morts et une centaine de blessés par une série d’explosions au garage Laurier (Suite de la première paftel gaz explosiis qui flottaient dans l’air?Personne ne peut l’affirmer.Toutefois, la première explosion se produit.Dommages peu considérables et quelques blessures légères à deux ou trois personnes qui se trouvent dans les environs.Le constable Gaza.d’Outremont.sonne l’alarme et les pompiers de Montréal et d’Outremont se rendent sur les lieux.Le Juif s'enfuit avec sa caisse ¦Le Juif oui opère un petit débit de liqueurs douces et de cigarettes situé au beau milieu du garage, a le temps de s’enfuir avec sa caisse enregistreuse et quelques boîtes de cigares.Les pompiers abouchent leurs lances et se préparent à combattre les flammes sous les ordres du directeur Carson.Une foule d’enfants et de spectateurs se massent de l’autre côté de la rue.sur le trottoir, et sur les marches de l’escalier extérieur d’une maison privée.Les boutiquiers sortent sur leur devanture, émus, et se demandant ce qui se passe: de paisibles locataires s’étirent le cou à leurs fenêtres.Tout ce inonde s’affaire.s’inquiète, s’amuse et personne ne se doute du terrible événement qui va se produire.Un pan de muraille éclate Soudain, à 2 h.15, un grondement sourd, semblable à un roulement de tonnerre éclate, tout^ le garage tremble de la base au faîte.Sous une poussée irrésistible, un large pan de muraille s’arrache de la façade et voie en mille éclats.Les paliers en béton armé du rez-de-chaussée et du premier étage s’arc-boutent et se déchiquètent.Une boîte à charbon en fer traverse la rue et va s’écraser sur l’escalier où se trouvent les enfants.Le pompier Senécal projeté à cent pieds Des gémissements et des cris de souffrance s’élèvent de toutes paris.La seconde explosion viçnt d’avoir lieu: le pompier Senécal vient de se faire tuer sur le coup, l’explosion l'a projeté à près de cent pieds plus loin; vingt-sept autres se sont fait blesser plus ou moins grièvement.dont deux vont expirer quelques heures nlus tard à l’hôpital, et une quantité d’enfants et de grandes personnes courent ça et là.ou gisent sur le sol, la figure ou le corps ensanglanté.Toutes les maisons secouées Des pierres ont volé partout, dans la rue.sur les trottoirs, ou dans les maisons privées des environs.Toutes les glaces des boulimies environnantes ou des maisons privée1 sont brisées.A l’intérieur des maisons, le plâtras tombe du plafond, les meubles sont renversés, les pots de faïence gisent sur le sol, éclatés en mille miettes.Les ambulances remplies de blessés Les voitures ambulancières regorgent de blessés.Les infirmiers courent ici et là; les pharmacies sont prises d’assaut.Toute cette scène n’a duré qu’un instant, mais on ne saura que dans quelques tour' l’étendue des désastres, et le chiffre des pertes de vie.Le sort des employés de garage Ici, tous les spectateurs de cette scène sont unanimes à manifester leur admiration pour la bravoure et le sang-froid des pompiers survivants.qui.après avoir administré les premiers soins à leurs camarades blessés, retournèrent à l’intérieur du garage pour rechercher les personnes qui s'v seraient trouvées prises.Ces héros n’ont appris que sept ou huit heures plus tard qu’il n’v avait aucun pompier enseveli sous les décombres à l’intérieur de la bâtisse.Cependant l’on reste inquiet sur le sort des employés du garage, dont plusieurs devaient eertainement travailler dans le sous-sol au moment de l’explosion, endroit où se trouvent logés les ateliers de mécanique pour la réparation des voitures.De toute façon, ces gens, s’il v en a, sont actuellement morts, car les jets d'eau des pompiers ont inondé tout le sous-sol.Toutefois, l'explosion n’a pas autant éventré le garage que normalement on aurait pu s’y attendre.Les murs et les planchers, solidement construits en béton armé, ont bien résisté à l’ébranlement.Seule une EN VACANCES faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines .35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois i 1.00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 3 mois 2.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir", C P.4020, Montréal (abonne- ments).partie du mur de la façade s’est eventrée sous la violence des explo- sions.L'électricité s'éteint 31 Du côté opposé de la rue Laurier, les fenêtres des maisonus portant les numéros 389, 391, 393, 39o et 397 ouest,ont éclaté ainsi que la vitre de la montre de la pharmacie Saint-Jean située au coin de la rue Hutchison et de l’avenue Laurier, presque une rue plus loin.Ceux qui se trouvaient dans les magasins des environs ont tous déclare que l’électricité s’est subitement éteinte après la première explosion.L’équipe de pompiers qui compte le plus ue victimes est celle de l’avenue Laurier.Seulement deux hommes de cette équipe étaient sur les lieux de l’incendie à six heures et demie hier soir,quand l’équipe de nuit est venue relever les pompiers ui avaient combattu les flammes urant tout l’après-midi.Après le transport à l’hôpital du directeur Carson, le sous-cnef Ouimet prend en main la direction générale de la lutte contre l’incendie.Il a d’abord réuni tous ses hommes au pied de l’immeuble, mais il s'aperçoit que les flammes ont fait leur chemin à travers les murs et à six heures il doit ordonner à plusieurs pompiers de pénétrer dans l’immeuble aux étages supérieurs et meme de monter sur le toit.On craignait toujours que de nouvelles explosions se produisissent et l’on agit continuellement avec une extrême prudence.Quand on put visiter le garage, à sept heures et demie hier soir, on s’aperçut qu’il y avait des automobiles à tous les étages et que le toit de chacune d’elles avait été arraché par les explosions.Assurance de $50,000 L'assurance-incendie que portait le garage s’élève à cinquante mille dollars et les spécialistes de l’assurance prétendent que cette somme est insuffisante pour payer la perte causée par l’incendie.On croit que les dommages salèrent au moins à soixante-quinze mille dollars.Quant aux dégâts causés aux immeubles des environs, on croit qu’ils s’élèvent à une somme à peu près égale.Apaisement à 3 h.30 Vers 3 h.30, les premiers moments d’affolement passés, les pom: piers semblent avoir enfin maîtrisé les flammes.Aucune fumée ne se dégage de l’édifice, les blessés ont reçu les premiers soins ou ont été conduits à l’hôpital et l’incendie semble s'être apaisé.Les gens se rapprochent de l’ouverture pratiquée dans le flanc de la bâtisse et à cinq heures et 25 les tramways reprennent leur navette rue Laurier, en face même du lieu du sinisère.Grondement de tonnerre Quand, tout à coup, à 5 h.30, un autre grondement, suivi d’uqe autre explosion, retentit, les flammes jaillissent accompagnées d’une fumée noire et dense.On doit conduire a l’hôpital le capitaine Bourdon qui vient de se faire brûler la figure.Mare enflammée La lutte des pompiers contre les flammes commence pour de bon.Lutte d’un caractère très particulier.En effet, l’eau n’éteint pas l'essence enflammée.Au contraire, la gazoline, dont la densité est inférieure à celle de l’eau, flotte à la surface de l’eau, et quand, les caves une fois remplies, le niveau de l’eau aura atteint celui du sol, les pompiers ne pourront éteindre cette mare enflammée et devront se contenter de repousser avec leurs jets d’eau les flammes qui tentent de s’écouler dans la rue.Dons les égouts Lutte très dangereuse aussi.En premier lieu, le mélange d’eau et de gazoline a gagné les canaux d’égout, et à la moindre étincelle, tout risque d’exploser dans les rues, partout.On se souvient encore, il y a quelques -années, des explosions terribles qui défoncèrent le pavé de la rue Saint-Hubert à maintes reprises, explosions attribuées à des dépôts de gazoline dans les canalisations d’égout.Afin d’éviter que semblable tragédie ne se feproduise, rue Laurier, les ingénieurs mécaniciens du service des incendies ont commandé trente tonnes de sable, et des camions chargés sont postés aux endroits les plus exposés, à l’angle des rues Laurier et du Parc et ailleurs.Les explosions continuent Second danger: les explosions se succèdent presque sans interruptions.Les flammes commencent par diminuer, les vapeurs inflammables s’accumulent dans des recoins, et quand une traînée de flammes gagne ces endroits, soudain tout explose de nouveau.Accroupis sur le sol, de Tautre côté de la rue, les pompiers doivent sans cesse dans eette position incommode, maintenir leurs lances en place, les orienter de manière à gagner en vitesse avec les flammes qui, entraînées par l’eau, tentent sans cesse de se répandre dans la rue.et se garer de leur mieux des explosions auxquelles ils sont sans cesse exposés.A 2 h.c« matin A deux heures ce matin, une douzième explosion a éclaté, plus forte que toutes les précédentes.D'un seul coup, tout le rez-de-chaus- sée du garage s’est enflammé.Heureusement, il n’y a plus rien eu de projeté dans la rue, car il y a suffisamment d’ouvertures pour empêcher que les gaz ne s’accumulent et ne provoquent que d’autres débris ne soient projetés au loin.Près do 5,000 gallons Troisième danger: près de cinq mille gallons d’essence sont contenus dans d’autres réservoirs enfouis dans le sol tout à côté du garage Laurier, au relais de la compagnie Shell, situé sur le même terrain, et dont le petit édifice s’appuie sur les murs.Danger moins imminent, mais sérieux quand même, car si des infiltrations de gasoline communiquent entre les deux endroits par le sol, les flammes peuvent courir en un instant à ces réservoirs et les faire exploser à leur tour.A trois heures ce matin Mais les pompiers ont confiance qu’enfin d’ici quelques heures les réservoirs d’essence du garage Laurier vont être épuisés et que les flammes s’éteindront d’elles-mêmes faute d’être alimentées.A trois heures, ce malin, les pompiers dirigent cinq jets d’eau sur les flammes et, bravement, risquent leur vie pour protéger leurs concitoyens.Toutes les demeures avoisinantes du lieu du sinistre ont été évacuées, les rues sont fermées à la circulation, un fort contingent d’agents de police repousse plusieurs milliers de curieux qui surveillent de loin le travail des pompiers.Service spécial d'autobus La compagnie des tramways a établi un service spécial d’autobus pour conduire ses voyageurs de l’avenue du Parc au chemin de la Côte Sainte-Catherine.Cependant qu’inlassables, de petites langues de feu d’un rouge éclatant, avant de se volatiliser en une fumée noire et suffocante, dansent une sarabande effrénée devant ces hommes accroupis, sur ces lieux que vient de visiter la mort et au-dessus d’un lac dont les flots huileux roulent peut-être des cadavres!.Liste des blessés L'état de plusieurs des victimes des explosions de l'avenue Laurier est très grave Dernière heure Le sinistre du garage Laurier Le chef Carson a passé une bonne nuit — Le nombre des morts se limite à trois — Il y a encore une centaine de blessés dans les hôpitaux Les pompiers travaillent à empêcher le feu qui consume des centaines de gallons de gazoline devant le garage de se communiquer à d'autres réservoirs A U dernière minute, on apprend que le chef Canon a passé une bonne nuit, i l’hôpital Royal Victoria.Lo nombre des tués ta limit* à trois: les pompiers Sénécal, Martin *t Lepage.A l’Hôtel-Dieu où est mort Lopage, toua les autres blessés ont pu réintégrer le foyer.A l’hôpital Notre-Dame, Il n’y a aucun mourant parmi les blessés hébergés lé.Au-dessus de tout les postes de pompiers do la ville aujourd'hui, !s drapeau flotte è mi-mlt.* * ÿ Comme les explosions te répètent è intervaliaa attex arpprochés, les pompiers redoutent la mort d'autres de leurs camarades.Il y a encore une centaine de personnes blessées dans les hôpitaux.Les dommage* matériels s’élèvent à plut de $200,000.Le travail des pompiers consiste è confiner le feu qui consume des centaines de gallons de gazoline devant lo garage, afin qu’il ne se communique pas à d’autres réservoirs de gazoline.Ce zerait alors une nouvelle série d'ezplosiona, non moins catastrophiques que celles qui ont eu lieu iuiqu’è maintenant.Les dissidents de l’Union nationale fondent le “parti national” MM.Homel, Drouin, Grégoire, Ouellet, Choloult, Thérioult et Morcoux se séparent1 officiellement de M.Duplessis »— L'exécution du programme que M.Duplessis a déchiré et renié 0 _________ _______________ L* vieux régime qui continue, la dictature économique — Programme de restauration sociale et économique Hôpital Royal Victoria Directeur Christopher Carson du service des incendies; bras droit brisé, fracture-du crâne, oreille arrachée.Son état est très critique.Lieut.D.Drouin, caserne no 14, coupures et contusions.Pompier Léo Desjardins, caserne no 30, 3985, rue Hochelaga, coupures et coniusTons.Pompier Victor Hébert, 33 ans, caserne no 14, contusions et coupures.Pompier Donat Dearmont, 28 ans, caserne no 14, coupures et contusions.Pompier Laurence Dalphé, 32 ans, caserne no 14, coupures et con tusions.Pompier A.St-Louis, 35 ans, caserne no 30, contusions el coupures.Pompier Gaston Chaput, 29 ans, caserne no 16, contusions et coupu res.Pompier Arthur Martel, 32 ans, caserne no 17, coupures et contusions.Gérald Giroux, 32 ans, comptable au garage no 823, boulevard St-Jo-seph, graves brûlures, coupures et contusions.Il est dans un état critique.Rose Colton, 14 ans.127, rue Laurier ouest, coupures et contusions.Pompier Jack Hinton, 32 ans, chauffeur de l’ingénieur en chef Paré, 4591, rue Clarke,graves brûlures et contusions par tout le corps.Helen Fisher, 5392, rue Hutchison, contusions et coupures.Mme A.Bourgie, 1334, rue Torrence, coupures et contusions.Irvine Lansky, 5051, rue St-Ur-bain, coupures et contusions.Michael Lansky, même adresse, coupures et contusions.Suzanne Grenier, 615, rue Cham-agneur, contusions et brûlures.Françoise et Suzanne Duhamel, 5188, rue Hutchison, coupures cl contusions.Victor et James Fuller, 177, rue Querbes, Outremont.Madeleine Marat, de Higaud, coupures et contusions.Boris Stein, 205, rue Fairmount ouest, coupures et contusions.Marion et Otto Weinniger, 51, avenue McNider, Outremom, coupures et contusions.Sydney Kadaloff, 4118a, rue Clarke, coupures et contusions.Constable Edward Lambton, de la police de Montréal, 2309, rue Mnr-ciL coupures et contusions.Charles Charhonneau, 162.rue Querbes, Oulremont, coupures et contusions.Hector Cantin, 7417, rue Gagné, coupures el contusions.Georges Déziel, 173, rue Ontario est, coupures et contusions.Arthur St-Georges, 363.rue Labadie.coupures et contusions.Herman Surchin, 5100, rue Hutchison, coupures et contusions.John Black, 114, rue Laurier ouest, coupures et contusions.Sarah Myerson, 51, avenue McNider, Outreniont, coupures et contusions.Max Berall, 1208, rue Lajoie, Outremont.coupures et contusions.?F.-A.Payot, 63, avenue Nelson» Québec, 26.— Les députés dissidents de l’Union Nationale ainsi que MM.J.-E.Ouellet et Elysée Thé-riault, conseillers législatifs, viennent de remettre un communiqué aux journaux dans lequel ils annoncent leur rupture d’avec l’Union Nationale et la fondation d’un nouveau parti national.Voici le texte de ce communiqué : "Nos raisons de fonder un parti national" “Nous devons à l’opinion publique une déclaration catégorique qui explique la fondation d’un nouveau parti.“Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est la mise à exécution de tout le programme pour lequel, depuis Sueïques années, nous avons lutté ans cette province.“Ces luttes, nous les avons menées durant les dernières élections avec M.Duplessis.Lui aussi il a proclamé les mêmes réformes, dénoncé les mêmes abus, affirmé les mêmes promesses que nous.“Nous lui avons donné notre con- fiance et nous l'avons aidé à conquérir la confiance populaire.Hélas! Nous devons l’avouer, nos espoirs sont trompés.“M.Duplessis ne veut plus ces améliorations politiques, economiques et sociales, toute cette restauration objet de nos luttes communes.Notre programme longuement élaboré, médité, il l’a abandonné, renié, déchiré.“Notre drapeau, ü l’a mis sous ses pieds.Il n’a rien respecté, ni ses promesses, ni sa signature.“Or, ce que nous voulions durant la lutte, nous le voulons encore; nous voulons toutes les réformes que nous avons préconisées.“Pour nous la preuve est faite: Pas de lutte contre les trusts, pas de libération ni de progrès pour notre peuple avec M.Duplessis.Avec lui, c’est le vieux régime qui continue, c'est la dictature économique plus arrogante et traînant à sa suite les violences du communisme.“En conséquence, pour que cesse un état de choses de nature à exas- pérer les masses, pour ne pas tromper la confiance que le peuple a mise en nous, pour que notre drapeau continue a flotter haut et respecté, nous offrons à notre province nos énergies, notre volonté de poursuivre la lutte jusqu’à la victoire finale.“A tous ceux qui veulent la restauration sociale et économique seule capable de nous sauver dfun cataclysme, nous tendons la main et nous appelons toutes les bonnes volontés et les meilleures énergie* dans les rangs du “Parti National”.Philippe HAMEL, député de Québec-Centre.Oscar DROUIN, député de Québec-Est.J.-E.Grégoire, député de Montmagny.J.-E, Ouellet, conseiller législatif.René Chaloult, député de.Kamouraska.i Elysée Thériault, conseiller législatif.Adolphe Marcoux, député de Québec-Comté.Outremont, coupures et contusions.Albert Shuter, 5170, rue Esplanade, coupures et contusions.James et George Laing, 122, avenue Fairmount ouest, coupures et contusions.M.Lucien Pépin, 4593, rue St-Do-minique, coupures et contusions.Paul Rowan, 6076, rue St-Ur-bain, coupures et contusions.Alma St-George, 5168, avenue du Parc, coupures et contusions.Mme J.H.Bougrin, 5625, rue Woodbury, coupures et contusions.Max Schwartz, 5166, rue Hutchison, coupures et contusions.Dix autres personnes ont reçu des traitements à cet hôpital mais ont pu immédiatement après quitter l’institution.Hôpital Notre-Dama Assistant chef de district E.Ste-Marie, 56 ans, 4228, rue Saint-Hubert, graves coupures et contusions à la tête et au corps.Son état est considéré comme très inquiétant.Pompier Edmond Descoteaux, 38 ans.2089, rue Cuvillier, coupures et contusions.Pompier Eugène Gauthier, 32 ans, chauffeur de l’assistant-chef ingénieur A.Paré, 2190, rue Darling, coupures el contusions.Pompier Joseph Harvey, 39 ans.3259, rue Hochelaga, coupures et contusions.Georges Allard, 23 ans, 4758, rue St-Hubert, employé de bureau du garage Laurier, brûlures, coupures et contusions.Oscar Dorval, 40 ans, 4368, rue Brébeuf, jambe gauche brisée, coupures et contusions.Pompier .1.Desjardins, de la caserne no 16, coupures et contusions.Pompier A.Pageau, caserne no 16, coupures et contusions.A.Rosenweig.32 ans, adresse inconnue, graves blessures à la tête.Pompier Georges Harvey, caserne no 16, coupures et contusions.Pompier J.Maillé, caserne no 16, coupures et contusions.Hôpital Hôtel-Dieu Pompier Roméo Larocque, 32 ans, caserne no 17, 6833, rue Boyer, coupures et contusions.Marguerite Claude, 22 ans, 2011, rue Maplewood, coupures et contusions.Constable Clément Lesage, 28 ans, station no 20, coupures généralisées et contusions.Maurice Pashnick, 41 ans, 5019.rue Jeanne-Mance, coupures et contusions.Pompier Roland Larose, 30 ans, caserne no 7, 3253, rue St-André, coupures e» contusions.Georges Evanturel, 31 ans, 917, rue Laurier est, coupures et contusions.Mlle Odile Brault.21 ans, 5493, rue Durocher, coupures et contusions.Michel Brault, B ans, même adresse, coupures et contusions.Hôpitol Général Capitaine Napoléon Dugal, 58 ans, caserne no 30, 3936, rue Ber-rl, épaule fracturée et blessures internes.Son état est très grave.Pompier Aimé Laplerre, 40 ans, caserne no 30, 8528, rue Casgrain, brûlures graves et blessures au corps.Son état est inquiétant.Pompier John Lalonge, 32 ans, caserne no 30, 7646, rue Casgrain, coupures et contusions.Pompier Iréné Martirt, 40 ans, caserne no 16.concussion cérébrale, fracture de la jambe droite, brûlures et contusions.Son état est critique._ Pompier Ovila Fournier.35 ans, caserne no 14, 4169, rue Berri, coupures et contusions.Pompier Wilfrid Mardi, 35 ans, caserne no 35, 4416, rue Fullum, affecté par les vapeurs de gazoline et blessures internes.Son état laisse à désirer.Paul Gagnon.28 ans, employé du garage.1045.rue Gilford, blessures générales.Son état laisse à désirer.Pompier J.Caumartin, 40 ans.caserne no 30, coupures et contusions.Pompier E.Valiquette, 35 ans, caserne no 14, coupures et contu-V tloiu- Inspecteur Alfred Bélanger, chef du service de la circulation de la police de Montréal, légères coupures.A pu réintégrer son foyer après traitement.Margaret Konofsky, 263, rue Laurier est.Pompier Henry Hillman, 29 ans, caserne no 17, 1296, rue St-Zotique.jambe brisée, blessures à la lêle el fracture probable du crâne.Son état est critique.Hôpital Saint-Luc Pompier Lud^er Rioux, 35 ans, caserne no 30, jambe gauche fracturée et brûlures sur le corps.Son état est grave.Mme H.Bourgouin, de Winnipeg, femme du consul de France à Win-nipeg.Hôpital Ste-Jeanne d'Arc Mlle Simone Julien, 23 ans, garde-malade, 283, rue Querbes, blessures à la jambe.Mlle A.Nadeau, 45 ans, 50, avenue Kelwyn, Oulremont, coupures aux jambes.Pompier A.Dalpé, de la caserne no 14, coupures et contusions.Pompier J.Brabant, de la caserne no 14, coupures et contusions.Hôpital Général juif Mme Ella Alpman, 25 ans, 4424, rue St-Urbain, genou droit brisé et coupures.Harry Milgram, 9 ans, 4602.rue Hutchison, coupures.Alfred Cohen, 12 ans, 4625, rue Hutchison, coupures.Pompier Armand Duchesne, 38 ans, no 14, coupures et contusions.Lieut.J.Arbour, 40 ans, caserne no 16, coupures et contusions.Les blancs occupent 34 des S0 capitales provinciales Et seulement 5 des 11 villes espagnoles de plus de 100,000 habitants sont au pouvoir des rouges, annonce un journal Vitofin (Espagne), 26 (S.P.C.- Havas) — Le Diarlo de Nava,rra annonce que seulement 5 des 11 villes espagnoles de plus de 100,-000 habitants son» au pouvoir des rouges: Madrid, ville presque déserte maintenant, Barcelone, Valence, Murcie et Carthagèqe.Le journal ajoute que les blancs occupent 34 des 50 capitales provinciales.%.if, Séville, 26 (S.P.A.) —- Des troupes blanches ont repoussé une forte attaque rouge dans le secteur d’Orgiva, près de Grenade, il y a quelques heures.Des blancs disent qu’un officier russe commandait les rouges.Madrid, 26 (S.P.A.) — L’agence d’information Febus (organisme gouvernemental rouge) annonce qu’un navire de guerre crue l’on croit “étranger” a bombarde, il y a plusieurs heures, le port d’Arenys de Mar, qui est sur la côte nord-est de l’Espagne.Un communiqué gouvernemental attribue le bombardement à un regain d’activité de la flotte blanche, mais les informations de l’agence indiquent qu’il peut s’agir d’un navire étranger.# ¥ # Gibraltar, 26 (S.P.C.-Havas) — l.es sept sous-marins allemands qui sont entrés en Méditerranée par le détroit de Gibraltar, hier, croiseni maintenant entre Valence et Barcelone.Contrats pour un quart des $33,730,000 que la Défense nationale dépensera au cours du présent exercice Le budgef municipal Le comité exécutif a préparé le nouveau budget rendu nécessaire par les modifications à la charte adoptées à la dernière session de la Législature provinciale; le budget adopté le 12 mars dernier sera annulé lorsque le nouveau sera adopté.Le nouveau budget comporte une augmentation nette de $744,-340 sur celui qui a été adopté le 12 mars.Les augmentations se chiffrent à $1,387,369, mais il y a d’autre part des diminutions au montant de $643,029.Onze articles du budget original sont amendés.Ottawa, 25.(S.P.C.) -— On apprend que des contrats conclus ces dernières semaines absorbent environ un quart des $33,730,000 que le ministère de la défense nationale dépensera au cours du présent exercice, en vertu de I» loi que le Parlement a adoptée au cours de la dernière session.On apprend aussi que les travaux auxquels ces contrats ont trait ont été répartis sur tout le pays.Il n’y a pas eu de déclaration détaillée.Outre les dépenses ordinaires, le budget de la défense nationale du présent exercice comporte des dépenses pour l'accroissement et pour la modernisation du matériel de la force navale, de l’armée et de l’aviation; la somme affectée à cela dépasse de $1*4,000,000 celle qui était Inscrite aux articles en question l’année dernière.Berlin satisfait de Chamberlain Berlin, 26 (S.P.A.) — Des personnages officiels louent le premier ministre Chamberlain de.s'être montré conciliant en disant aux Communes, hier, que l'Allemagne a fait preuve de modération dans l’affaire du croiseur Leipzig: Mais ces personnages veulent prendre connaissance du texte même du discours avant de se prononcer sur les autres points dont M.Chamberlain a parlé.Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a déclaré que la confiance ne l’Allemagne en In politique de non-intervention est fortement ébranlée et que, pour In raffermir, la France el la Grande-Bretagne devront donner des preuves d’impartialité.Le P.Hébert et Mgr Maurault, docteurs de Laval Québec, 26.— Mgr Camille Roy, recteur de l'Université Laval et président du Congrès de la langue française, annonce deux nouveaux doctorats honorifiques: l’un au Père Joseph Hébert, Oblat, recteur de l'Université d’Ottawa, l’autre è M^r Olivier Maurault.recteur de l’Université de Montréal, et président du comité montréalais du Congrès.La collation de ces «rades hono-rlfirmes aura lieu le 1er juillei.’oilô dix doctorats à date annoiv tés par rUniversité Laval.Mgr Sebastian accusé d'avoir enfreint le concordat Berlin.26 (S.P.A,).La presse naziste prétend que l’Eglise catholique a enfreint le concordat.Des catholiques croient qu’il faut considérer cette assertion comme un nouveau signe avant-coureur de la fin du concordai.L’agence officielle de presse annonce que Joseph Buerckel, chef naziste, qui a dirigé la campagne plébiscitaire de 1935, dans fa Sarre, a accusé Mgr Sébastian, évêque de Spire, d’avoir enfreint le concordai en donnant à Home des informations qui n’étaient pas du domaine de la religion, et que d’autre part le Vatican l a aussi enfreint parce qu’il n’a pas rappelé Mgr Sebastian à l’ordre.Mgr Sébastian aurait écrit à Rome que des troupiers d’assaut étaient massés dans une forêt près de Snrrebruck.parce que le Casque d’acier, association Interdite dans la Sarre, préparait un coup de force.En présence d’un tribunal, l’évê-uue a dit qu’il ne croit pas avoir écrit cela.Buerckel a produit un document qui serait la photo de la Mgr S * ' Le ministre du travail, M.Norman Rogers, qui exerce les fonctions de ministre de la défense nationale en l’absence de M.lan Mac-Kenzie, dit que les autorités s’efforceront de répartir autant que possible sur tout le pays l’emploi de l’argent destiné à l’accroissement et à la modernisation du matériel, el aussi de donner du travail aux endroits où on en a le plus besoin.Elles achèteront au Canada pour environ $10,000,000 de matériel et de fournitures.Elles achèteront en Angleterre ce qu’elles ne peuvent i pas obtenir au Canada.En vertu du programme de la défense nationale, quatre dragueurs | de mines seront construits au Ga-: nada.La signature des contrats n’aura lieu, paraît-il, qu’au retour d’Angleterre de M.MacKenzie, qui reviendra probablement au cours de res deux prochaines semaines.Menace de grève à la "Cuthbert Plumbing" A une assemblée spéciale de l’union des ouvriers de l’acier hier soir, on a décidé que cent dix employés de la Culhbert Plumbing Supplies déclareront la grève mardi prochain si.d’ici là, cette firme n’a pas signé le contrat de travail que lui a soumis l’union.Ce serait la première grève à Montréal organisée sous les auspices du Comité pour l’organisation industrielle fondé aux Etats-Unis par John-L.Lewis.M.Raoul Trépanier, président du Conseil des métiers et ou travail de Montréal, a assuré les employés de cette compagnie qu’ils auront l'appui des unions internationales de Montréal, et il a accepté de présider lui-même le comité de grève.lettre que te à Rome.Sébastian aurait écri- 21 morts par la chaleur Chicago, 25 (S.P.A.).— D'abondantes pluies ont mis fin à une période de chaleur intense A laquelle on attribue 21 morts survenues aux Dakotas, au Colorado, au Nebraskf, dans ITowa, dans ITndiana et dam l'Ohio.Les Louisianais Les Louisianais et les délégués j des groupements français des pro-I vinces canadiennes et de la Nouvel-| le-Angleterre, nu congrès de Québec, ont passé la iournee à visiter 1s j ville de Montréal hier, et certaines institutions.Les louisianais ont otifert un dé-ieuner à un groupe de Canadiens français.Ils se mettent en route aujourd’hui pour Québec et feront une halte aux Trois-Rivières et au Cap de la Madeleine.Av«x-vott* besoin de boni livres?Adressez-vous ou Service de li-, broirie du '‘Devoir", 430 Notre-Qp-me, est, Montréal. LE DEVOIR, MONTREAL, SÀTUgUi VOLUME XXV!fî — No 145 RADIO-GAZETTE Mom triai).T Samedi 26 juin Ondes courtes TOKIO — 4.1S p.m.— Phono — JZJ.33.4 ^BERLIN1—^8 p.m — Le 200e annlveri*!-re de i'unlweratté de OotMngen — DJD.26.4 11.77 még.LONÔRES — 7 30 pjn.— ««vue — oep aso.osD.gsb „ , CARACAS — 8 p.m.— Valee — TV5RC, 51.7 m.5.8 még._ .^ BUENOS-AYRES — 8.30 p.m.— Orehea-tre —‘ LRX; 31.06 m.SANTIAGO.Chili — 9 4 P P1-CB-M0,- ‘ ~ ‘ “ , 9 66 még._________ — 9.40 p.m.— Danse 31.3 m„ B.60 még, LONDRES — 10.30 .p.m.—.Causerie de lord Badén-Pbwell— GSI GSF.GSD, GSC LYNDHURST.Australie — 3.45 a.m.— Programme national — VK3LR, 31.3 m„ 9.58 m^;., Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 kilocyclee 3,45 p.m , Clyde Barrie, baryton — Mélodies nègres ., 7.00 p.m, Robert Schmitz, planiste jouera la Sonate no 5.op 12, de Moeeouolf; Lied, de op.6.de Popo*’.9.00 p.m.Grace Moore, soprano, dans un récital d'extraits d'opéras, 9.30 p.m.Mary Eastman, soprano, et Bill Terry, ténor — Extrait» de l’opéra La Trariata, de Verdi; Boléro, de Ravel, etc.WEAF — 454.3 metres — 660 kilocycles 7.Û0 p.m., K Chlco.8.00 p.m., NBC Jamboree.WJZ — 394.5 mètres — MO Mlocyclea 7.00 p.m.Message d'Uraél.12.00 p.m.Rudy Vallée.La Fête de Sainte-Anne sera radiodiffusée La fête nul se déroulera i la basilique de Ste.Anne de Beaupré, le 26 juillet, sera diffusés par Radlo-Oanada Un reportage permettra de suivre l'imposante cérémonie et la procession dan» tous ses détails, Dimanche,, 27 juin Ondes courtes Concert Musique BUDAPEST — 9 a.m.HAS3, 16.52 m'.: 15.3T Iftég SANTIAGO, Chili — 2 p.m, — CBB60, 31.2 m.9.60 még.BUEN08-AYR.ES — 3 p.m.— Tango et Jazz — LRX.31.06 m.9 66 még.BOSTON — 4 p.m.— Etude — W1XAL 25.4 m , 11:79’ffiég.TOKIO — 4.15 p.m, — Ballades — JZJ, 25 4 m., 11.80 még.MOSCOU — 7 p.m.— L'aviation — RAN, 31 2m.9.6 még.LONDRES — 9.15 p.m.— Fanfare — GSI, GBBft?JN-’-?T36 p.M: — "Fête' nitlohaié de» Etats-Unis — DJD, 25.4 m„ 11.77 még.LONDRES — Mozaft (musique de chambre) — OSP-GSO.G8D.OSB.%asg: EDMONTON — 12.30 am.— The Glee Singers — "CJRO, CJRX LYNDHURST.Australie — 4.30 a.m.— Programme national — VK3LB; 31,3 m., 9.58 még.i Radio-Etats-Unis '.“••• • ; ’ WABC — 348.6 mètres — 860 kUoeyclW 3 00 p.m , Orchestre conducteur.Howard Barlow.6.30* p.m., Joséphine Antoine, soprano.9.00 p.m.Richard Bonellt, baryton du Metropôllfan Opéra —- Il chantera: Viens A la fête; Deep River; Homing: Lovers' Duet.Carylyn Urbaneck.soprano, et Alec Templeton., pianiste.10.00 p.m., Wendell Hall — Milton Mer-le.WKAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6.00 p.m.Heure catholique.7.30 p.m.Musique au foyer — Helen Marshall, soprano; Slgurd Nllssen, basse; Frank St-Léger, planiste, , .7.45 p.m., Les soeur» Morin.9.30 p.m.Album de musique — Frank Munn.ténor; Jean Dickinson, soprano.Bertrand Hlmch.violoniste; orchestre.WJZ — 394.5 mètre* — 760 kilocycles 6.00 p.m.Canadian Grenadier Guards.6.30 p.m.Fanfare.7.00 p m .Helen TrdUbel.soprano.9 45 p.m, Symphonette.10.00 p.m, Sarah Krlendler, violoniste; Zarova, soprano; John Teel.baryton.Le Quatuor à cordes Philharmonique Le Quatuor Philharmonique qui a été si.applaudi un peu partout, depuis trois ans.dans l’Ontario, se fera entendre aux postes de Radlte-Canada.le dimanche.27.de 6 h 45 A 7 h.p.m Ce quatuor, qui se compose d’Albert Prate, premier violon, de Blaln Mathe, deuxième violon, de Phllllp Sptvak, violoncelle, et de Meyer Fogle, viola, jouera le Quatuor en ré majeur, op.77.no , de Haydn.Le Moulin, par Raff.L'Angle Gabriel, vieille chanson des planteurs du Hud -et Valse Mignonne, op 89, no 2, de Moszkowsk) Lundi, 28 juin Ondes courtes SANTIAGO.Chili — 4 p.m.— Musique — CB635.24.3 m, 12.30 meg TOKIO — 4.15 p m — Japanese Jugglers — JZJ.25.4 m, 11.80 még ROME — 6 pjn.— Nouvellee.par Emma Amadel — Concert —’ Opéra — 2RO.31 1 m , 9 63 még LONDRES — 6 30 p m — John Londoner.par Pascoe Thornton — GSP.GSO.OSD.GSB MOSCOU — 7 p m — Le 18e anniversaire du traité de Versailles — RAN.31.2 m , 9 6 még.PRAGUE — 7.05 o m — Fanfare — M L- Czech, minlatre de l'hygiéne - OLR4A, 35.34 m, 11,84 még.— 8 45 P m- — Heure amateur — YV5RC, 51.7 m , 5.8 még.CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER ,Une à deux tablettes R0 BOL Résultat Demain matin 25c la boita ¦ Clé Chimique FRANCO Américaine Lté» 1564 rue S (-Dents , Montréal.•>- ¦'*„ * Veuillez .m’envoyer, un échantillon de RO BOL Nom * ,?.t ^ t, • Adrsait • * • # #.# 9 m • • • • BUENOS-AYRS® — 8.30 pan.— Orohea-tré et Trio — LRX.31.06 m .9.66 még.BERLIN — 9.15 pm.—-Lai cultivateur comme mlUlonnalra — DJD.25.4 m, 11.(7 tn6g.LONDRES — 9.45 p m.— In the mour-nes — OSI.GSF.GSD.GSC.TOKIO — 12.15 a.m.— Guide — JZJ.25.4 m, 11.80 még., .LYNDHURST.Auitralie — 4 30 a.m.— Programme national — VX3LR, 31.3 m, 9.58 még.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 880 kilocycle* 3.30 p.m.Pop Concert — Howard Bar-low.conducteur; Louis Wlnael.contrebasse — Programme; Le Caïd, de Thomas; Le mouvement perpétuel, de Strauss.Marche des petits soldats de plomb, de Plerne, Trots danses, de Smetena; La chanson du pâtre, de Sonorlno; Menuet, de Beetho-ven.5.00 p.m, Clyde Barrie, baryton 5.15 p.m, Eton Boys.6.15 p.m, Dr Stephen Wise: la politique anglaise en Palestine.7.00, pan.Mélodie» et poèmes, WEAF — 454.3 metres — 660 kilocycles 6,20 p.m, John Guerney, basse.7.00 p.m, Amos and Andy.8 30 p.m.Programme Firestone — Margaret Speaks, soprano.» 10.00 pan , Contented Program — Vivian della Chlesa, soprano; Vincent Pelletier, annonceur; orchestre conduit par Frank Black., 11.15 pan, Jean Sabion, chanteur fran-(als.WJZ — 294.» mètr«s — 78® kilocycle* 5.45 p.m, J Heller, ténor.8.00 p.m, U.S.A.Band, T.ITArcy, conducteur ' * 9.00 p.m.Musique nègre 9.30 p.m,.Le» corde» mélodiques — A.Chubaldtn."Aux Feux de la Rampe" Les artistes lyriques dt CRCM chanteront pour l'auditoire de Radio-Canada, le lundi, 28, de 10 h.A 10 h.30 p.m, dss airs alrés de Chu Chin Chow, de Norton, de Pinafore.de Yeomen of the Guard et de Sorcerers, de Gilbert et Sullivan.Giuseppe Agostini dirigera l'orchestre et Harry Norris, le choeur.Le» solistes seront Agnes Forbes, soprano, et Harry Maude, baryton.SOMMAIRE SAMEDI, 26 JUIN 329.7 mètres — 911 ItlleeyelM Concert, disque».La bourse.CRCM 5.30 Heure 6.00 Heure 6,13 Le disque pour tous 6.30 Alma Kltchell.contralto, NBC, 6.45 Jules Payment, violoniste.7.00 El Chlco, NBC.7.25 Résultats de baseball.7 30 Heure •— Nouvelles, 7 45 Orch.RomanelH.8 00 Orch.Messer.8 30 Orch.Wilson, NBC 9.00 Heure Rêve de vais* —- Clark Jordan, baryton et un orch.sous la dir, de L.Agostini.9.30 Louisiana Hayrlde, MBS.10.00 Le festival de Waterloo 10.00 Our Heritage of Freedom — Free- dom before the Law, causerie par M C.H.Cahan.i 10.45 Heure, Radio-Journal.11 00 La Hacienda 11.30 Mart Kenney et c*en.CKAC — 411 mètre* — 730 kilocycle* 1.00 La bourse.1.15 Whitney Ensemble.1.30 Campus Capers.2 00 Programme do Buffalo.2.30 Orchestre.3.30 Caballero».4.00 Sport».5 00 Heure.5.00 Evénement» sociaux.5.15 Orchestre.5.30 Heure —.Eton Boye, 5.45 Classiques légers 8.00 Orchestre.6.30 Heure — Gems of Melody.7.00 Heure — Sports 7.15 Schmitz, planiste.8.00 Société St-Jean-Baptiste.8.15 Marguerite Lesage, orgue.8.30 Au salon du bon parler français.8.45 Radio-journal.9 00 Heure — Programme Molson.12.00 Radlo-mlnult.12.15 Orchestre, heure CFCF — 500 mètres — *00 kilocycles CKCX — 49.96 mètres — 8,005 Idlocyelw 4 00 Club Matinee.5.00 Orchestre.5.15 Musicale.6 00 I* bourse.6.30 Nouvelles.6.35 Alma Kltchell, contralto, 7.00 Message of Israel.7.45 Revue du sport.8.30 Orchestre.».oo Mantilles et castagnettes.10.00 Concert, 11.00 Heure — Nouvelle» sportives, 12.00 Orch Rudy Valise.12.30 Orch Oison.CHLF — 286 mètres —1128 kilocycles 5,00 Cocktail Capers 5.30 Heure — thé 11- 11.15 Hendryck 12 00 Hour Olass 12 30 Heure.12.30 Concert de Radio City.1.30 No» voisins.2 oo Magic Key of RCA 3.00 Tapestry of Melody.3.30 Howard Marshall.3.45 Bollste.4 00 National Vespers.5.30 Paul Martin 6.00 Les Canadian Grenadiers.6.30 Le Sport.6.45 Réminiscences.7.00 Jack Benny.7.30 Studio.7.45 Les soeurs Morin.8 00 The Big Show 9.30 Album de musique.10.30 Concert 11.05 Nouvelle».11.15 Heure.CHLF — 268 mètre* — 112# kilocycle* 5.25 Sommaire 5.30 Heure — Méli-mélo.6.00 Chansons françaises 6.15 Variétés Instrumentale».7.00 Un peu de tout.7.30 Le Justicier 8 00 Emission Desjardins.8.15 This rythmic aga .8.30 Heure.LUNDI, 28 JUIN % CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycle* 5.30 Heur* — Concert, dfsque».6.00 Heure — La bourse, 6.15 Le disque pour tou».6.30 The Three Sisters.6.45 Fémlna: de l'éducation familiale.7.00 Interlude.7.15 Propos financiers.7.25 Baseball (résultats).7.30 Heure — Nouvelles 7.45 Orch.Campbell, NBC, 8.00 Jazz Nocturne.MBS.8.30 La musique Goldman 9.00 Heure — Mirror of Music.10.00 Aux feux de la rampe.: 9.30 Ensemble de cordes Chuhaldln.10.30 Fighting Through 10.45 Heure — Radio-journal.11.00 Orch.RomanelH.11.30 Soliloque.CKAC — 411 metres — 730 kilocycle* 7.15 Mélodies rythmées.7.25 Sommaire.! 7.30 Pot-pourri matinal.8.00 Sérénade matinale.8.15 Les nouvelles.8.30 Chanson* française#.9.00 L'heure de la ménagère.9.15 Orgue.9 30 Bonjour Madame.10.00 L'heure Black Horse 10.00 Chaneons française» 10.30 A choisir.11.00 C.B.B.11.45 Service rapide.12.00 L'heure.12.00 Service rapide.12 45 Bee Hlve.1.00 L’heure.1.00 La Bourse.U5 Mercuriale des produite laitiers.1.17 Température.1.18 Orvue.1.30 Danse.1.45 Causerie agricole.2.001e trio Mignon.2.15 Chant.2.25 Le monde Jèmlnln 2 « Nouveautés Instrumentales.3.00 Colonel Jack Major.CBS 3.3° Howard Barlow et orch.de concert.vBS.4.00 Bob Byron, chanteur.CBS.4.15 Classiques 4.30 Playard*.CBS.5.00 L'heure 5.00 Evénements sociaux.5.15 Eton Boys.CBS.5.30 L’heure 5.30 Programme du foyer.6.15 Valse.6.30 L'heure.6.30 Heure récréative.7.00 L’heure.o® Chansons françalsee.M5 Chant * 7.25 Tourisme.7J0 Gems of Melody.ssîf.ffiC'T» srr c« - -mélo.6.30 Chansons française» 7.30 Heure — Rhythm Rhapeodv.8 00 Madame X.8.15 Jacqueline Morin, planiste 8.30.Jimmy and Jack 8 55 Sommaire, heure 9 00 Chanson» française».9 30 Orgue.10.00 Comédie» musical es.11 45 Musique mqitalre.11.00 Danse, 11.30 Musique classique 12.00 Heure — Heure féminine Seurf T Vart*,*e Instrumentale».2 30 Sommaire.2.35 Danse Baseball.Buffalo A Montréal, 8 45 Eventide Echoes.9 00 Orchestre .Ü 2ÎÏ îî*lLnler ^ Sylv».planiste, 10.00 Orchestre 10.30 Oklahoma outlaws.11.00 Heure.DIMANCHE.27 JUIN CRCM — 329,7 mètres — #10 kilocycle* 5.30 Heure — Concert, disque» , grenadier Guard* sou» la direction e.oo Heure — La musique des Canadian du cap.Gagnter.8.30 Petite Histoire.Conférencier, M P Davtault.S'îîi Qwrtuor A cordes Philharmonique 7.00 Helen Traubel.soprano.NBC 7.30 Heure — Patrie Intime 8.00 The Hours that Count.Sketch en anglais If Con8ré» de la Langue française.9 99 H^ure — Variété» Internationale» 9 30 Music Time.10 00 Fugitive Melodies.10 45 Heure — Radio-Journal.11 00 Atlantic Nocturne.11 30 Tudor String Quartet CKAC — 411 mètres — tj# kilocycles 9 00 Température.999 Cher, Tante Suzanne.OB8, 9 35 Nouvelles CBS 522?Extraits d'opérette, i?™ Homany Trail.CBS.Am mno* reUBlfu* 1.00 L'heure.Î S2 ?ythm® moderne 1.30 Symphonette CBS P°«tlc Strings CBS 3 00 Sérénade CBS 2 30 rhaîf.'n11 •VDon“'t ^teller £hen»ous françaises 3 00 Howard Barlow et Torch Symphonl- que columbia cbs 1 4 9® Spelling Bee.CBS 5 00 L heure Î 9?Our America Neighbor*.CBS.J 29 Musique classique r.vrlét** cobUnentale».7 oo température du0Vn.adam*rCb*nd* US &rv^#7KJ‘b“ 9 00 L’heure.9 99 Universal Daytbon, }9 99 Heure Ford.CBS J9 99 Radio-Journal “.So L'h?urî 6tnn,,¦ C“ uTo Orc"PCB8r 1.00 L'heur* _ Fin de* émissions.rfrx ~ ~ *9* kilocycle* CFCX - 49 9« mètre» — S.DOS Wlocyclf» 8.30 La ____ 9.00 L'heure.9 99 Radio-Théâtre.CBS.° » Cavaliers de LaSalle.10,15 R* de la Fédération nationale catholique Per JEAN GUIRAUD De le Cro/x de Paris, du 11 juin : La Fédération nationale catholique vient de tenir son assemblée générale annuielle.Les représentants officiels de la grande majorité des diocèses avaient répondu avec empressement à l'appel du chef dans lequel ils ont mis toute leur confiance et qui a dirigé pendant deux jours les débats avec entrain.une rapidité de conception, une agilité d’esprit qui donnent un magnifique démenti aux années, le général de Castelnau.Des rapporteurs compétents ont exposé les plus graves questions qui doivent à l’heure présente fixer rattention et provoquer .l'action des catholiques, et l'assistance leur a répondu par des échanges de vues, des renseignements complémentaires fournis par l'expérience personnelle qui ont donné un intérêt plein de vie à ces séances d'études et de travail en commun.Que d'article de revue et de presse, que de conférences, que d enseignements de toutes sortes on pourrait en tirer pour la formation de l'intelligence et de l’action des catholiques qui se trouvent en ce moment en présence de problèmes vitaux pour la société, le pays et la civilisation et auxquels seuls ils peuvent apporter les vraies solutions! * * ¥ Deux rapports admirables de science, de netteté, de documentation ont été présentés sur les deux grands mouvements qui essayent de s’implanter par la force, non seulement dans les pays qu'ils dominent, mais aussi dans le monde entier, le racisme hitlérien et le marxisme bolchevique.M.d'Harcourt, dont la compétence en tout ce qui touche l’Allemagne est reconnue de tous, nous a parle du premier avec toute son intelfigence et de toute son âme.Son exposé lumneux était si pénétrant que Von sentait Fauditoire étreint d'une émotion profonde devant les épreuves qui frappent les catholiques allemands, persécution qui n’a pas encore accumulé par milliers les martyrs, comme celle de l'Espagne rouge, mais qui a essayé de tes submerger sous les torrents de boue de la diffamation officielle.Le colonel Ixiiney a tracé Van-Ire tableau du diptyque, l'action î\ communisme dans Vannée qui vient de s'écouler, depuis que les élections ont donné chez nous le pouvoir à ce Front populaire dont il est l élément dominant, puisqtt’il y impose sa volonté, même à ceux qui, en face "de son poing tendu, tant le poing dans la poche, les radicaux-socialistes.Avec une parfaite objectivité, se tenant à égale distance de l’optimisme aveugle et du pessimisme décourageant, il nous a montré l'activité dévorante des cellules communistes sur tous , sans nons dissimuler les difficultés de plus en plus grandissantes auxquelles elles se heur-lent.De ces deux rapports, le générai de t.asielnau a tiré les conclusions pratiques qui éclairent d’une vive minière la posilion qu'avait prise la rederation, avant même les admirables Encycliques si lumineuses et si vaillantes par lesquelles le bolchevisme.Ils se disent radicalement opposés l'un à l'autre, mais ils ne sont, en somme, que la même erreur sous des aspects différents.Ce sont des frères ennemis, mais des frères quand même, parce qu’ils ont le même père qui est le laïcisme intégral, voulant 'éliminer Dieu du monde qu’il a créé et sauvé, pour le remplacer par son idole, l’homme.Non pas l'homme formé à l'image du Créateur et appelé à des destinées éternelles, mais l'homme matériel, vidé de son âme, enfermé dans les horizons restreints d'un monde et d'un idéal matériels, et remplaçant dans les relations humaines la justice et la charité par la fhree brutale.En Allemagne, la race, dans les nations soviétiques, la classe dite populaire: telles sont les idoles que le laïcisme matérialiste a opposées à Dieu, en courbant les intelligences et tes activités sous le plus brutal despotisme, car cette prétendue libération de l’homme se tourne aussitôt en cet esclavage totalitaire qui faisant de l'homme la victime de -sa propre édification, annihile sa personnalité pour n'en faire qu'un instrument privé de toute liberté et de toute dignité.Ni l’un ni Vautre! Tel est te mot d’ordre qu'a donné une fois de plus le chef de la Fédération nationale catholique à toute son armée.Cette consigne a été soulignée par le directeur des oeuvres du diocèse de Strasbourg où le laïcisme intégral.père du communisme et de l’hitlérisme, livre sur le terrain de l’école, à la religion, un assaut vigoureusement repoussé par les catholiques sous la conduite de chefs admirables et en union avec les fidèles des deux autres religions, aussi menacées que la nôtre.Contre rhitlérisme, que l'on sent proche puisque ses ravages s’exercent sur l’autre rive du Rhin, le communisme essaye de se présenter aux catholiques comme le seul obstacle qui puisse en préserver l’Alsace; il les appelle à une collaboration antihitlérienne.et le directeur des oeuvres diocésaines nous a prouvé que parfois cet appel est entendu.Toujours la même tactique du communisme d’attacher à son char d’assaut, sous prétexte d'antifascisme, ceux dont ü est U* plus irréconciliable ennemi et dont il ferait, s'il réussissait, ses premières victimes! En présence d une duperie aussi grossière, le président de la Fédération nationale catholique a rappelé les paroles de l'Encyclique contre le communisme athee qui, étant "foncièrement pervers”, exclut toute collaboration des catholiques à son action néfaste, même sur le terrain humanitaire, Les catholiques attachent une importance capitale aux questions ouvrières, obéissant en cela aux instructions répétées des Souverains Pontifes qui se sont succédé depuis un demi-siècle; et certes les bouleversements du bolchevisme vers lesquels nous conduirai la doctrine matérialiste de la C.G.T.projettent une lumière nouvelle sur les Encycliques .pontificales.Encore ne faudrait-il pas perdre de vue quantité de questions qui.pour ne pas se présenter sous Tas- cun de ses membres; P*r exemple les questions de la famille et de l'enseignement sur lesquelles aussi, par des Encycliques, les Papes ont.depuis longtemws et encore dans ces .dernières amnées.appelé l'attention et l’activité-des catholiques.C’est pour cela ou un rapport a été demandé pour cette assemblée générale de la Fédération nationale catholique à M.l’abbé Calvet.doyen de la Faculté des lettres de l’Institut catholique de Paris, sur le problème paysan.M.Calvet s’est défendu d’être un technicien des questions agricoles, mais il est plus que cela: il est le descendant d’une lignée de terriens.fier de ses origines, parce qu'il comprend et sent au plus profond de son âme la grandeur, la nécessité de la vie agricole, la paysannerie avant été et devant demeurer l’assise inébranlable de la société, le réservoir inépuisable narce que toujours fécond de toutes les énergies nationales.En termes profondément émus et non moins émouvants, parce qu’ils exprimaient des faits aussi vrais que lamentables, il nous a décrit "l’agonie” — le mot n’est pas excessif et M.Calvet est un homme mesuré dans ses pensées, ses sentiments et ses paroles.— l’agonie de la paysannerie de la France dont elle avait fait la Çorce dans les siècles passés.Nous aurons l’occasion de revenir sur toutes les constatations que nous a apportées M.le chanoine Calvet.et encore plus sur les remèdes qu’il propose à de si grands maux.Retenons une cause du mal et l’un des principaux remèdes à v apporter.Nos lois sociales, visant plutôt l’ouvrier des villes et de l’industrie.sont des machines pneuma- tiques puissantes qui aspirent le paysan et vident les campagnes, parce que, faites avant tout pour le travailleur du bureau et de 1 usine.elles négligent le travailleur des champs el encore plus les petits propriétaires travaillant de leurs mains, oui sont des ouvriers, eux aussi, et qui, écrasés d’impôts et de charges sociales, n’en peuvent plus et n’ont trop souvent qu’une ambition: quitter la terre pour devenir petits employés, cheminots.ouvriers d’usine à la ville.Le remède propre, c'est l’organisation de la vie rurale non pas par l’Etat, qui en est incapable, mais par des syndicats, non pas des organisations syndicales à l’action uniforme dans la France entière, mais des syndicats locaux, familiaux, professionnels, s'unissant en une hiérarchie de syndicats cantonaux.régionaux, s’adaptant ainsi de plus près à la vie rurale.Ces trois rapports, comme plu sieurs auires sur lesquels Je reyien drai.nous prouvent l'attention que donne et que recommande la F.N.C.sur les problèmes si urgents et si graves de l’heure présente; elle en facilite l'élude à toutes ses or ganisations.On ne sait pas assez quel admirable centre d’études et de documentation est son siège avec l’admirable équipe oui v travaille dans la plus étroite collaboration.» Je la connais et le l’admire.la vovanf de près, puisque la même maison abrite nos Associations catholiques de chefs de famille; et dans la visite qu’il a bien voulu faire à la Fédération.Mgr Pizzardo s’est déclaré émerveillé des initiatives qui v ont été prises, des travaux qui s’v élaboraient, et devant chacun d’eux il répétait: “Voilà une belle application des Encycliques pontificales!” Jean GUIRAUD Allô! Allô!.Ici, Pôle Nord.L'expédition des Russes au Pôle — Ses possibilités — Coup d'oeil sur les expéditions antérieures — La grande banquise et la dérive Sous le titre Allô! Allô!.Ici, Pôle Nord., la Nation Belge, de Bruxelles, numéro du 9 juin, publiait l’article suivant: Depuis environ quinze jours, l’une des extrémités de l’axe de notre terre est habitée.Une trentaine de Russes y sont installés pour un an.Le chef de l’expédition et bourgmestre du village Pôle-Nord est le Professeur Schmidt, spécialiste de l’Océan Glacial Arctique et de ses lies, l’homme qui a établi dçs stations rie T.S.F.en Nouvelle-Zemble et dans l’archipel François-Joseph, à 75 et à 80° de latitude nord .Inutile d’ajouter que son premier soin en s?fixant au 90e degré a été d’établir une station de radio.Précurseurs m ^ntlfe » promulgué j pect ouvrier, n’en sont pas moins s an, fn^ia.a.t0n sans réserve et sociales puisque d’elles aussi dé-sès et il 1-0 .i erreurs monstrueu- ; pendent, au premier chef, la vie.ces deinf HnniVinl ®slp dei,0 marche, le bonheur ou le mal- es deux doctrines: 1 hitlérisme el heur de la société et le salut de cha- Achetez votre chopéou de pciüe soyez bien coiffé II n’est plus possible de se contenter d'un chapeau de feutre en été! Pourquoi?Simplement parce que les hommes les mieux habillés partout se sont prononcés pour les CHAPEAUX DE PAILLE’ “PANAMAS” $L50 à $8.50 “CANOTIERS” $1.35 à $3.95 u RAIN-AWAY” Imperméables et Lavables Doublés $2.45 ED.MICHAUD 911 rue BLEURY Près Craig 2 MAGASINS | 1057 rue UNIVERSITE Edifice Tower Chacun sait que le Pôle Nord a été atteint à plusieurs reprises.L’Américain Peary % est parvenu, à pied, le 8 avril 1909, mais on peut regretter que parti du Cap Columbia (Terre de Grant, au N.-O.du Groënland), avec des hommes de la valeur des Professeurs Marvin et .MacMillan, du capitaine Bartlett et de Borup, il les ait successivement renvoyés vers la “base” afin de couvrir les 240 derniers kms, seul, avec un nègre et deux Esquimaux.Byrd qui, depuis, s’est rendu célèbre par ses découvertes dans TAnt-arctique, a survolé le Pôle Nord en avion, le 9 mai 1926.Trois jours après, Amundsen — le plus grand des explorateurs polaires avec Nansen, le survola à son tour, accompagné d'Ellsworth et de No-bile, à bord du dirigeable Norge et poursuivant sa stupéfiante randonnée, alla se poser à Point Barrow, franchissant en trois jours toute la calotte boréale du globe, depuis le Spitzberg jusqu’à l’Alaskat Enfin, en 1928, Vltaita, dirigeable piloté par Nobile, survola le Pôle, mais s’effondra au retour, sur la banquise, non loin de Pile Blanche, Pile où trente ans avant étaient morts de froid et de faim les trois membre1 de l'expédition Andrée qui avaient espéré atteindre le fameux 90e degré en ballon .Mais sans dimi mier le moins du monde l’immense mérite de ces géants du Grand Nord qui ont atteint le but — un but dont la poursuite a coûté la vie, en trois siècles, à des explorateurs par vingtaines et aux Lapons, Sa-moyèdes et Esquimaux qui les accompagnaient.par centaines - on doit reconnaître qu’iis ne passèrent qu’une heure ou deux au Pôle, le temps de se rendre compte, scientifiquement, qu’ils y étaient et d’y planter, ou lancer, le drapeau de leur pays.Le jour ici dure 6 mois, la nuit aussi, donc un jour et une nuit font une année, et 100 jours et 100 nuits un siècle.C’est ici que tou» les méridiens se rejoignent ., En pivotant sur moi-même je fais le tour du monde.Quelle que soit la direction que l’on prenne en quittant le pôle, on va vers le Sud.Inutile daller jusqu’au pôle pour faire ces déclarations qu’on trouve dans la relation de son voyage rédigée par Peary.Mais un village au Pôle Nord, un village dont tous les habitants sont des savants ou des techniciens, et qui resteront sur place toute une année, voilà qui ne peut manquer de fournir des renseignements pré-’ deux qui enrichiront considérablement la science de Toréanographie.de la météorologie, de Taerolngie.de l’hydrologie, et apporteront peut-être des données nouvelles dans le domaine du magnétisme terrestre.• For le voie des oih C’est en avion que le Professeur; sayé! En 1827, Parry se sert de traîneaux remorqués par des hommes.Cinq ans après, John Ross (dont le neveu, James Ross, devait s’immortaliser par la découverte du Pôle magnétique, en 1831) utilise un bateau à roues, le Victory.qui ne remporte pas la victoire.En 1872, Xordenskjold emploie des rennes.En 1895, Nansen, quittant le From avec Johansen, atteint 86° 14 de latitude nord avec kayaks et traîneaux: sur la banquise, kayak sur traîneau el sur la mer libre, entre les glaces, traîneau sur kayak.En 1896, Jackson sè fie à des poneys et l’année suivante Andrée à un ballon sphérique.En 1901, Maka-roff part à la conquête du pôle sur un brise-glace .C’est Nagursky qui, en 1914, a indiqué la bonne solution, rapide et pratique: la voie des airs.plus loin du pôle encore.Nansen et Johansen ont vécu un an “sur le pays” (de juin 1895 à juin 1896) se nourrissant de viande, d’ours et de phoque — et s’éclairant et ae chauffant avec la graisse de ces animaux — mais ils se trouvaient alors en deçà du 82e degré et c’est près du 81e qu’ils hivernèrent — dans un abri de pierres et de mousse à toit de peaux de phoque soutenu par du bois venu de Sibérie avec la derive — de' septembre 1895 à mai 1896, sur la côte sud de Tile Frederic Jackson — Archipel François-Joseph — où pullulent ours polaires et mammifères amphibies.Difficultés Les habitants de la “Station Pôle Nord” seront-ils en sécurité?Quels dangers les menacent?Laissons de côté la question du froid.La température la plus basse notée par Nansen et d’autres explorateurs de l’Arctique fut de 44 degrés, et la moyenne pendant le voyage du From varia entre 15 et 25.“au-dessous”, bien entendu! Qu’est-ce que cela pour des Russes, et à coté des 70 degrés de gel enregistrés à Verkoyonsk (Sibérie), qu’on appelle le “pôle du froid" et qui est habité?Mais il y a les tempêtes de neige, il y a le brouillard épais qui peut surprendre tel ou tel membre de l’expédition, écarté de la station.Cette expédition sera installée sur la banquise, c’est-à-dire sur un glaçon géant, d’environ 3 mètres d’épaisseur flottant sur un océan de 3,000 à 3,500 mètres de profondeur, et cette banquise peut se désagré ger, s’ouvrir.,.C’est très peu probable, mais notons qu’Amundsen, survolant le pôle, y vit la mer libre, semée de glaces.Tl y a le danger des "fioes”, grands glaçons tants qui, par pression, en viennent à s’escalader, se chevaucher, se superposer ep plusieurs couches qui, très rapidement, ne forment plus qu'un bloc énorme de glace.Le From, dérivant avec la banquise, a failli, plus d’une fois, être écrasé par une telle masse.Mais les habitants du Pôle sont gens très avertis et sauront se servir d'explo sifs pour parer à ce danger s’il survient.Un blizzard peut détruire la T.S .F.de la station et isoler ses occupants du reste du monde, à une période où il sera difficile à des avions de venir à leur aide Un blizzard peut détruire la station elle-même.• Dériva La vieille théorie qui voulait que le “sommet” boréal de la Terre fût recouvert d’une solide calotte de glace, massive et immobile, a été reconnue fausse.La banquise se meut, poussée par les vents dominants et entraînée par le courant qui va du détroit de Behring vers le Groënland, ou, si l’on préfère, du Pacifique vers l'Atlantique.C’est là un fait établi.lions stérilet et conservatrices.Elle s'est groupée sur des plans négatifs.Si, cis derniers mois, son moral s’est relevé, ce n’est que pour accepter la guerre civile à laquelle elle se prépare."La gauche commence à se rendre compte qu'elle s’est grisée d’espoirs et d’illusions; seuls les communistes sont irréductibles et représentent une force d'autant plus grande qu’il» tiennent en leur pouvoir le présidènt du Conseil qui durait pu gouverner en homme d’Etat, mais n’a voulu être qu'un chef de parti."Dans la bataille que se livrent les deux camps, la victime aura été le libéralisme individualiste, et, par conséquent, les partis auxquels U avait donné naissance."C’est pourquoi l’évolution à laquelle nous assistons doit nécessairement se terminer par le collectivisme marxiste et la dictature du prolétariat, ou l’organisation corporative el la monarchie."La reconstruction des associations sur des bases professionnelles sous l’influence d'une législation qui, d son insu, rapproche ce qui avait été disjoint, crée des conditions particulièrement favorables à la restauration de l’ordre social et politique que mon père entend établir en France; d’autant plus que l'application des contrats collectifs devant provoquer des conflits, la question de l’arbitre se pose, impossible à résoudre par le régime, parlementaire où le pouvoir est exercé par des partis."Dans l’inquiétude qui a gagné tous les milieux, tant ceux de droite que ceux de gauche, la Maison de France est devenue le point de rassemblement de tous les patriotes qui veulent sauver leur pays par une réorganisation rationnelle respectant les libertés’’ Comment j'élève mon enfant" Une fants, De grands avions ont transporté à la “Station Pôle Nord” non seulement les quelque 30 membres de l’expédition du Professeur Schmidt mais aussi du matériel pour la construction de huttes solides, des instruments scientifiques, du combustible, un approvisionnement de fourrures et autres vêtements “arctiques”.On a créé un aérodrome, installé une petite centrale électrique et la T.S.F.Des avions font la navette entre la Russie et le pôle pour accumuler des vivres pour une année et pour 30 personnes.Les-journaux russes en donnent la liste.Citons: biscuits, farine de pois, lard, chocolat, thé.pommes de terre bouillies et séchées .Il n’y a rien à tuer au pôle.Les ours blancs ne se rencontrent au’à partir du 84e parallèle, en allanl ver* le Sud, et phoques et morses Dans l’espoir que cette dérive ferait passer son navire par le pôle à proximité, Nansen “confia” le Fram à la banquise, et le Fram figé dans la glace, près des îles de la Nouvelle-Sibérie, dériva avec elle, capricieusement, allant vers le Nord, descendant vers le Sud, revenant ne arrière, décrivant des cercles ou zigzaguant, mais, en définitive, progressant vers le N.-O.et s’approchant du pôle.mais pas assez, ce qui décida Nansen à quitter son bateau et à tenter d’atteindre son but.avec chiens, traîneaux et kayaks.La fameuse dérive varie suivant la saison et le vent.Nansen a estimé que sa vitesse est de 300 à 600 kms par an.Le Professeur Schmidt et ses compagnons, qui se sont installés au pôle il y a une quinzaine, n’y sont déjà plus.Ils sont emportés par la banquise., Dans quelle direction?Où sera la “Station Pôle-Nord” dans un an?Elle touche sans cesse à de nouveaux méridiens et parallèles.Qu’importe, d’ailleurs! Son but n’est pas de s’ancrer au Pôle mais de faire des recherches scientifiques dans la région du Pôle.Que, I été prochain on retrouve l’expédition près du Groënland ou ailleurs, il est certain que si tout va bien à bord.du glaçon mobile ou elle est Installée, là science, grâce à elle, sera enrichie, CHALUX De la terre d'exil Déclarations de Monseigneur le Duc de Guise et de S.A.R.le comte de Paris Pour marquer sa position en face f metè, avec, aussi, une efficacité qui 's événements actuels, Monsei-i a frappé fusqu'à nos adversaires l gneur le Duc de Guise, chef de la plus résolus, à r Maison de France, vient de faire, levant rassemblée de ses amis et de ses services, la déclaration suivante : J’ai confié à mon fils, le Comte de Paris, la lâche de coordonner et de diriger de haul les différentes énergies qui, chaque four, s’offrent plus nombreuses au service de la Monarchie.Celle tâche esl inspirée d'une volonté et d'une espérance qui nous sont étroitement communes au Comte de Parts et à mot-même.Je tiens à la déclarer aujourd’hui plus que jamais absolument mienne, dans son action comme dans se» principes.Un fait domine laasituation: des Français se tournent de tous tes horizons vers nous.U en est sans doute ainsi parce que tes violentes expériences politiques et sociales, partout issues du désordre dénwerati ont enfin éclairé ces Français les événement* actuels, Monsei-] a frappé lusqu'à nos adversaires les plus résolus, à ne laisser passer au cune occasion de rappeler et de prouver par ses actes, que nous voulons être à tous, et non seulement à quelques-uns.Plus le peuple français se pénétrera de cette vérité, laquelle fait corps avec l’histoire de la Monarchie.plus tôt sonnera l’heure du destin.Je crois â cette heure.Mais il faut forcer te destin.Il en découle que le premier des devoirs pour les royalisles est de.prêcher eux-mémes 'd'exemple: qu’ils se serrent autour de nous; leur union, le succès en dépendent.Les voyant si disciplinés, si sincèrement acquis à nos directives, le peuple français en sera tout imprégné de confiance en Tordre national et moral que nous voulons restaurer.* * * S.A, R.le Comte de Paris, chargé par son père de la propagande de la Maison de France, a exposé ensuite les grandes lignes de l’action qu’il a entreprise."Sur les ruines laissées par le gouvernement—a-t-il dit notamment-— du Front populaire, il faudra bientôt reconstruire."La droite es' restée sur ses posi- que.ont enfin éclairé ces Français avides à la fois d’ordre et de liberté.I.a Monarchie, qui n'est pas un parti, semble, en conséquence, répondre opportunément à leur voeu.Je couvre donc entièrement mon fils qui.à la tète des organisations de la Maison de France et de son organe.Courrier Royal, s’attache avec autant d'attentton que de fer- HA.5544 Phaneul - Messier 1 '.Schmidt et ses compagnons ont at-• l teint le pôle Auparavant, quel * (| moyen d’y parvenir n a-t-on pas es- li 176, rus OPTOMETRISTES-OPTICIENS St-Deetr :*.Montréal rgrrr;- ' .»/ Il était une fois./ Le dernier livra de Fadette.On peut offrir ce volume comme livre de récompense.En vente au Service de Librairie du "Devoir", 75 sous franco ( broché L mère de famille de six en- _____ un éducateur, un médecin, ont collaboré à la composition de ce manuel maternel sans équivalent en France et à l'étranger.Depuis son lancement en 1927, il n’a eu recours, pour se faire connaître, à aucune publicité tapageuse.Il a paru, tout simplement, aux devantures des librairies.Des jeunes mères, soucieuses de bien élever leur tout petit, Tont acheté sur la foi de son titre, parce qu’il leur tenait lieu de toute une bibliothèque.Heureuses de leur acquisition, elles en ont parlé autour d’elles et les nouvelles lectrices ont fait de même.Grâce à cette propagande Individuelle, 40,000 exemplaires du livre ont été vendus en Quelques années.Le livre, pourtant, sur certaines questions (habillement du bébé, vêtements de l’enfant, etc.) commençait à vieillir.D’autre part les progrès de la médecine, la place prépondérante prise dans la thérapeutique par les sérums et les vaccins, par exemple; d’importantes modifications survenues dans la législation appelaient une mise à jour plus complète que celle à laquelle les auteurs procédaient i chaque réimpression.Voilà donc un tirage tout neuf, et plein de nouveaux et précieux renseignements.De ce livre aucune mère ne devrait se passer.Il est si complet qu’aux mieux préparées il armoriera toujours quelque chose dans un domaine ou dans un autre.Son succès ne fait d’ailleurs que commencer.40,000 exemplaires, c’est encore bien peu quand on songe à tous les foyers où ce livre, s’il était plus connu, serait le bienvenu.Si toutes les jeunes mamans de France connaissaient mieux leur métier de maman, sans doute pourrait-on espérer voir chez nous plus de berceaux.Comment j’élève mon enfant, par Mme Francisque Gay, L.Cousin, Dr E, Besson.Education, puériculture, enseignement de la naissance à sept ans.Un volume in-8, 720 pages, Illustré, sous beau cartonnage, $2.50 franco.Service de librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Faites faire votre généalogie par JOSEPH DROUIN Continuateur du dictionnaire Tanguay Avocat et Cénéalopirt» Membre de la Société hmtorlaue de Montréal 540, RUE KELLY EST, MONTREAL — Téléphone: DUpont 5123 VINGT ANS DC RECHERCHES PATIENTES.IMMENSE DOCUMENTATION METHODIQUEMENT ACCUMULEE.— GENEALOGIE COMPLETE DE TOUTE FAMILLE CANADIENNE-FRANÇAISE, FRANCO-AMERICAINE, DE 1608 A NOS (OURS.ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS CHEZ TOUSICNANT FRERES VOUS MOINS CHER même à qualité égala BEURRE TOUSIGNANT FRERES LIMITEE do CREMERIE lire qualité Lei plut grands détaillante au Canada, de beurra, Fromage, oeuf* et autres provisions.Maiaon 100% canadienne-françaiso.TOUSIGNANT LIMITEE FRERES n MAGASINS (312 ST-HUBERT, CR.3138 (920 St-Hubert M9S 8t-Laurent 292» Maiaon 1314 Ontario Bit 2309 Ontario Bit 3*75 Ontario Bit 1584 ste-Catbarlno Ert 1127 Mont-Rcyal Bit 2034 Mont-Royal Bat 4(35 Wallin (ton Paa d'autrai incenraalM.LA LIVRE Beurre do 2# qualité Beurra pour la cuiiion CETTE SEMAINE i 2461, RUE DES CARRIERES • POUR UN BON NETTOYAGE Fini de Luxe Signales tout aimplementi GE 2149 Noua pautron* dits voua Livraison partout SPECIAUX^ dans le BLANC VOS VETEMENTS BLANCS ont besoin d’une attention tout# particulière UN NETTOYAGE ORDINAIRE PEUT ETRE FATAL Manteau parfaitement tteyé et prend CONSULTEZ .25 1 .75 Chandail JS * Pantalon nettoyé et preset UN EXPERT Robe •*•*•**• et pressée k partir ée Chapeau nettoyé et reformé Gants nettoyés .75 .15 Naur garentissont qui vos vêtements vous seront retourné* sans refoulago aucun.î JL.4921 D9-C VOLUME XXVIII - Ns 145 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 JUIN 1937 T A travers notre histoire Notre-Dame des Anges — VIII —  l’arrivée dans la Nouvelle-Prance, après les fa-tlfues de la traversée, ou bien au retour de missions lointaines, harassantes et pénibles, les Récollets viennent, après 1620, se reposer à Notre-Dame des Anges.Et les délicieuses impressions qu’ils éprouvent alors donnent à leur style une grâce et une douceur â nulle autre pareilles.Sagard s’écrie que l’on ne “pourrait rencontrer un meilleur et plus agréable séjour”, que la maison ressemble “plutôt â une maison de noblesse des champs, que non pas a un monastère de frères Mineurs”.De son côté, le père Chrestien le Clerq parle avec ferveur de cette "petite solitude défrichée avec de petites cabanes dévotes dans les bois, o$ l’on conduisait nos sauvages par manière de stations, et dont on voit encore les places, et les vestiges dans le terrain que nous y avons”.Il n’y a pas Jusqu’au sévère Denys Jamet, supérieur et homme grave, qui ne parle avec poésie des ruisseaux qui coulent de la haute montagne, passent à l’orient et à l’occident de la maison, canalisés dans des fossés, et se réunissent au midi avant de mêler leurs eaux claires à celles de la rivière.En un mot, aucune autre maison religieuse au Canada n’a été décrite avec autant d’amour et de ferveur naïve.C’est le père Le Caron qui s’occupe de la construction et dirige les travaux quelques semaines après le retour du père Paul Huet.Douze artisans embauchés avec le produit des aumônes, quelques artisans de l Habitation prêtés par Pont-Gravé, des sauvages même, commencent à préparer les matériaux le 7 septembre 1619.Ils exécutent les premiers défrichements sur l’emplacement précis où s’élève aujourd’hui l’Hôpital-général de Québec; ils percent des allées dans la forêt vive; ils arrangent un Jardin potager et l’enclosent de palissades; ils scient des planches, ils construisent un excellent four & chaux tout près; ils accumulent tous le bois de construction et bientôt le squelette de la charpente s’élève dans la clairière.Au printemps “on s’y cabanna”; le 3 Juin 1620, on pose la première pierre.Lorsqu’il arrive un peu plus tard, le même été, 1s père Denys Jamet y emploie de nouveaux ouvriers “en sorte que la maison fut bientôt en état d’y loger les Religieux et même des petits Sauvages”.Durant l’hiver 1620-21, on parachève l'intérieur de l’église de pierre qui est bénite le 25 mai 1621.Ce couvent ne possède pas les dimensions de nos grands édifices modernes.“Le corps de logis donc est fait de bonne et forte charpente, et entre les grosses pièces une muraille de 8 et 9 pouces Jusques â la couverture”; a peine trente-quatre pieds de longueur et vingt-deux de largeur, deux étages, trois guérites pour la défense du logis et une demi-lune devant la porte d’entrée, pour la défense de la place: voilà les principaux aspects de cet édifice historique.Les Récollets ont construit à cet endroit parce que Champlain veut en ce moment aménager la ville dans cette direction.C’est ainsi que prennent naissance la première maison religieuse, le premier séminaire, le premier noviciat, la première église solide de la Nouvelle-France.Mais comment soutenir cette oeuvre importante?Le syndic, Charles des Boves, comprend la fécondité du grand dessein des Récollets.Au père Denys Jamet qui lui expose la situation, il répond qu’il a “baillé à Monsieur Houel 200 écus pour commencer un Séminaire de six petits Sauvages dès cette année présente, lequel s’appellera le Séminaire de S.Charles”.Ses générosités prévoient l’avenir: il promet mille écus pour l’année 1622; il annonce que Monsieur Houel envoie pour 1.200 livres de vivres et de commodités.Vers le même temps, les Récollets tentent d’obtenir des subsides de Sa Majesté.En effet, parmi les voeux principaux qu’adopte l’Assemblée de 1621, et que le père Georges le Baillif doit soumettre au Roi, on relève le suivant: “Qu’il plaise à Votre Majesté fonder un séminaire de cinquante enfants des Sauvages, pour six ans seulement, à raison de cinquante écus pour chacun qui feront par an 2.500 écus, après lequel temps de six ans, ils pourront être entretenus, voir un plus grand nombre, du revenu des terres qui seront cultivées pendant ledit temps, lesquels enfants sont tous tes Jours offerts aux suppliants par leurs parents”.A cette fin.Sa Majesté pourrait peut-être “donner une abbaye pour le revenu y être employé”.Toutes ces générosités actuelles ou espérées donnent aux Récollets “l’apparence belle de faire grands fruits”.Avec le temps, ils en espèrent même, pour ainsi dire, leur émancipation économique; ils prévoient le jour où le revenu de leurs cultures fournira ,1a subsistance à une vingtaine de personnes.Alors, ils seraient plus à l’aise dans leur travail d’évangélisation et d’enseignement.Mais les déboires se produisent coup sur coup.En Janvier 1623 meurt Charles des Boves, le syndic à l’âme généreuse; la plus abondante source d’aumônes tarit soudainement.Le Roi n’accorde rien, si ce n’est en 1622-23 la terre de deux cents arpents du monastère.C'est le père Georges le Baillif qui arrache cette concession “afin de favoriser l’éducation des enfanta des Sauvages dans le séminaire et former leurs parents, qui résidaient à la portée du couvent, à la culture des terres”.Mais ce fonds agricole n'est pas productif; il faudrait d’autres aumônes pour embaucher des “déserteurs”, construire de nouvelles dépendances, abattre la forêt.Et ces secours ne viennent pas.En 1629, l’étendue des terres en culture appartenant aux Récollets, ne dépassera pas six arpenU.Après 1625, les pères cèdent aux Jésuites des charpentes préparées au temps des grands espoirs.Mais dans ce monastère ainsi arrêté dans son développement, queues scènes charmantes racontées ou par Sagard ou par d'autres Historiens: l’hospitalité donnée aux Jésuites pendant deux 'ans et demi, les aumônes aux Indiens, les conversions, les prières, les retraites, tout une existence enfin pleine de cette suavité, de cette humble poésie franciscaines que 1* fondateur de l’ordre avait créées.Léo-Paul DESROSIERS.Les bacheliers de PUniversité de Montréal Liste des bacheliers ès arts — Les premiers sur chaque matièrer en philosophie-sciences et en rhétorique Paul et Jacques), Fréchette, Lagas-sé, Laliberté (Wilfrid), Laniel, Lavallée, Légaré, Letendre.Lincourt, Mathieu, Ménard, Millette, Palmer, Pâquette (a d.), Paul, Pelletier, Pothier (a.d.), Roach, Rousseau, Roy (Jean), Sylvestre.Ont conservé 50%: Laliberté (Armand), Lavoie, Saint-Laurent.— Ont droit de reprise en mathématique; Lecomte, Roy (P.-Henri).Le» correction» du baccalautréat de riJnivernitt de Montréal se sont terminées jeudi soir au séminaire de Valleyfietd.Pour aujourd’hui nous donnons, après quelques résultats généraux, le rapport de l’examen de philosophie, réservant pour lundi celui de rhétorique.I — En philosophie a) Les douze premiers, b) Les premiers en chaque matière.Philosophie-Science 1.Prix Colin («60), Edith Rin-fret, 76.5 sur 80, Ste-Croix (Soeurs) 2.Gérald Robillard, 74.9, Sainte-Thérèse.3.André Legault, 74.2, St-Laurent, 4.Yvon Ferland, 73.8, Sherbrooke.5.Irenée Marsolais, 73.4, Assomption.6.Jeannine Morissette, 73.1, Coll, des SS.de Ste-Croix.7.Soeur Louise, du Sacré-Coeur, 72.9, Marg.Bourgeoys.8.Edgar Bérubé, 72.3, Assomption.9.Fernand Paradis, 72.2, Saint-Jean.10.Florian Robillard, 72.0, Ste-Thérèse.11.Louis Pressault, 70.9, Sainte-Thérèse.12.Roger Desgroseillers, 70,8, Montréal.Les premiers en chaque matière (philosophie-science) Philosophie: — Marcel Marcotte, (Ste-Thérese), 35.9 sur 36.Mathématique: — Georges Allard, (Saint-Hyacinthe), 25.3 sur 26, Sr Marie-Claire, Collège Marie-Anne.25.3 sur 26.Physique: — Edgar Bérubé (Assomption), 17.4 sur 18.Chimie; — Jean-Paul Boutin, (St-Hyacinlhe), 9.6 sur 10.En rhétorique Les douze premiers 1.Prix Colin (840), Roland Dorris, Montréal, 88.6 sur 100.2.Grégoire Gareau, Ste-Thérèse, 86.2.3.Jean Mireault, Montréal, 84.2.4.Fernand Guérard, Jolielte, 83.8.5.Antoine Surprenant, Montréal, 83.6.6.Philippe Ewart, Montréal, 83.7.Raymond Désilets, Sherbrooke, 82.4.8.Camille.Lazure, Marg.-Bour-geoys, 82.3.9.Léopold Roy, Joliette, 82.10.Roméo Duquette, Saint-Jean, 81.7.11.Guy Beaudry, Assomption, 81.4.12.Antoine Mathieu, Ste-Thérèse, 81.1.Les premiers en chaque matière Composition (prix du gouvernement français): Jeunes gens: 1.Roland Dorris, Montréal, 26.5 sur 30.2.Jacques Blagdon, Montréal, 25.5.Jeunes filles: 1.Sr Marg.de l’Eucharistie, prés., St-Hyaclnthe, 26 sur 30.2.Marie-Paule Rajotte, St-Mau-rice, St-Hyacinthe; Sr M.de Rose-Anne, Ste-Croix; Sr Renée du S.Sacrement, F.Charité, Marg.-Bour-geoys, 25.5 sur 30.Thème latin: Grégoire Gareau, Ste-Thérèse, 19 sur 20; Philippe Ewart, Montréal, 19 sur 20.Version grecque, Germain Lafontaine, St-Chs-Borromée, Sherbrooke, 19.2 sur 20.Version latine: Marie Bousquet, S»-Maurice, SS.de la Prés., 19 sur 20.Rédaction anglaise, du français à l'anglais: Charles Guérin, collège de Montréal.9.8 sur 10; de l’anglais au français: Sr M.de St-Ro-ger d’Orléans, Ste-Croix.9.8 sur 10.Saint-Jean sur Richelieu — Au-dette (a.d.).Bélanger, Bourdon, Coursol, Forget, Gagnon, Girouard, Guillet (a.d.), Lapierre (a.d.), Legrand, Xante! (a.d.), Paradis (a.g.d.), Pépin (a.d.), Rémillard (a.d.), Rousseau, Saint-Laurent.A droit de reprise en mathématique pour 60 pour cent: Coursol.Saint-Laurent Beaulieu, Brien, Brière (a.d.), Cléroux, Cyr, Grignon, Julien, Lafontaine, Lafrance.Laquerre (a.d.), Leeavalier, Legault (a.d.), Morisset (a.d.), Nadeau, Pla-mondon.Roger, Turgeon.Valiquet-te.Ont conservé 50 pour cent: De-rome, Hartenstein, Mantha.Ont droit de reprise en philosophie pour 60 pour cent: Lafrance, Nadeau.Exomen de philosophie-science Bacheliers es arts Sont bacheliers ès arts, outre eux des collèges Sainte-Marie.Loyola et Brébeuf qui ont déjà été Loyola et Brebeuf qm ont déjà été publiés, selon l’ordre des différents collèges affiliés: Assomption — Benoit (unec distinction), Bérubé (a.d.); Boulin, Brouillet, Chabot, Chaussé, Cloutier, Desroches, Elie.Farrar, Halpin.Hébert, Hétu, Laflèche, Lambert, Langlois, Laporte (Wilfrid), Marsolais (a.d.), Pagé, Panaccio, Peltier, Simard.A conservé 50%: Laporte (J.-Paul).—A droit de reprise en mathématique: Daoud.Bourget (à lliqiml) — Auger, Amiot, Lafrance, Laurier (Wilfrid),! Mathieu, Nichols, Pierre, Pleyer, Hozon.— A conservé 50%: Page.Joliette — Audy, Barrette (Léon-B.), Bibeau, Chaumont, Desrosiers.Desroches, Foisy, Forest (a.d.), Ga-larneau, Hallé, Hardy, Hénault, La-tendresse, Leduc, Lépine (a.d.).Mousseau, Pinard, Robillard, Rondeau, Roy (Frs-Xavier et Roger), Sylvestre, Tellier, Thuot.Ont conservé 50%: Barrette (Roland), Coutu, ce dernier avec droit de reprise en physioue.Montréal — Boucher (a.d.), Ca-youette, Charron (a.d.), Chicoine (a.d.), Comtois, Dansereau (Laurent et Rémi), des Groseillers (a.d.), Destroismaisons.Dupuis, Gardiner, Gélinas (a.d.), Grandmont (a.g.d.), Hébert, Hémond, Hurteau (a.g.d.), La violette, l^sboeuf.Leduc, Lefebvre (a.d.), Lemieux, Letendre (a.d.), Mackay (a.d.).Martin, Noël, Normandeau (a.d.), Power, René de Cotret, Saint-Jacques (a.d ), Sainlonge.A conservé 50%: Coursol.Ont droit de reprise en mathématique: Caron, Dansereau (Rémi) et René de Cotret (pour 60%).Sainl-Charles-Borromée (Sherbrooke) — Bachand (a.g.d.).Boulanger, Codère (Roland, a.d.), Co-meau.Côté, d’Arcy, Dugré, Ferland, (a.d.), Lafleur, Laurencelle (a.d.), Nadeau, Patenaude (a.d.), Rhéaume.Saint-Jacques, Thibau-deau (a.d.), Trottier, Veilleux (a.d.) —- A conservé 50%: Doyon.— Ont droit de reprise: en mathématique: Codère (Cari), Doyon, Fortier; en physique (pour 60%), Trottier.Saint-Hyacinthe —Allard.Beau-champ, Beaudry (a.d.), Beauregard, Boisvert, Breton.Couillard, Desmarais (Marcel), Desparts (J.- Saint-Sulpice - Bazinet, Beaudoin, Beauregard (André), Bergeron (a.d.), Delhaes, Destroismaisons, Dufresne, Garand, Gingras, Godbout, Gougoux, Langlois, Martel.Martin.Piché (a.d.), Primeau, Saint-Georges, Tellier, Tremblay, Trottier.Ont droit de reprise: en philosophie pour 60 pour cent, Beaurejgard (André); en mathématique, Beauregard (Paul) ; en physique, de Sève, Gélinas.Sainte-Croix — Baron (a.d.), Bergeron, Brien.6'Amours (a.d.), Emard, Forget, Lavoie, Marcotte, Martineau (a.d.), Messier, Mont-grain (a.d.), Normandin (a.d.).Ont.conservé 50 pour cent: Plante, Turcot.Sainle-Thérèse — Bernier, de la Sablonnière (a d.), Desjardins, Gareau, Kusnieryk (a.d.), Laurin, Leroux (a.d.), Marcotte (a.g.d.), Pres-seault (a.d.), Robillard (Florian et Gérald) (tous deux (a.d.), Théorêt (a.d).Valleyfield — Desrochers, Lau-zon (a.d ), Lemieux (a.d.), Pha-rand.Poirier, Tremblay.Marguerite-Bourgeoys (jeunes filles) — Beauvais, Bédard.Boulkind,, Bourgeois (a.d)., Boutin-Massicotte j (a.d.), Codère, Dennison (Eliza-' beth et Margaret (celle-ci a.d,), Gélinas (a.d.).Grothé, Hesvitt, Larocque (a.d.), McGarigle (a.d.).Boche (a.d.).Savage, Vézina, Villela, Wer-tynsky; Soeurs St-Jean-Berchmans (Providence), Jules-Omer (Prov.) (a.d.), Paulin du S.-Coeur (Prov.), Edmond de St-Michel, (Sagesse), Siméon du Sauveur (Sagesse), Soeurs Emma-Henri, Sr Grise, et Marie-Marcelle (Sagesse), ont conservé 60 pour cent.Sainte-Croix (jeunes filles) — Beauregard (a.d.), Morin (a.d.), Morrissette (a.d.), Rinfret (a.d.), Soeurs M.de Ste-Trène des Ange* et M.de Ste-Johanne (a.d.) Sainte-Anne (jeunes filles) — Alix, Griffin, Lemay, Léonard, Marion, Vallée (a.d.).Soeur Marie-Joseph-Alfred.Jésus-Marie (Jeunes filles) Gascon (a.d.), Marchand, Millette (Claire et Thérèse) (celle-ci a.d.) Clercs de Satnt-Vlaieur — Frère» Bonin.Lamb (a.d), Lapointe (a.d,), Larivière (a.d.) Extra-collégiaux — Frère Allyre, S.-Coeur (a.d.).Andrykaitis, Bart-man, Belair, Bergeron, Bernard, Frère Bernardin (Te Sienne, St-Ga-briel (a.d.).Desroches, Duhaime, Frère Ernest-Marie, Mariste (a.d.), Favreau, Girard (Albert), Janelle, Julien, Lafleur, Landes, McCut-cheon, Morin, Poulin, Frère Régis- I i 1 L’ORGUE NORTHERN- \ HAMMOND ouvra un monda nouvaau à la musiqua.Enfin, voici la réalisation du plus char désir des organistes — un orgue su son invariablement fidèle et magnifique — dont le diapason at la splendide sonorité ne sont jamais affectés par l’huml-dité ou le changement de température — bref, un orgue toujours parfaitement d’accord.Parmi les autre* importantes particularités de ce nouvel orgue, on remarque: la puissante portée dynamique de la pédale d'expression — changement instantané depuis le plus doux murmure jusqu'au son éclatant.Vous n'avez jamais pu à si bon compte acheter un instrument offrant la sonorité de l'orgue et d'aussi brillants contrastes.Prix à compter de $1,995, f.a.b.Montréal.N’occupe pas plus d'espace qu'un petit piano.Nous vees recommandons de veut rendre i no* tallei d'étalsg* oà vous pourras vous rendre parfaitement compte dos nombreux avantage* qu'offre le nouvel orgue Northern-Ham-mond.WILLIS & CO.Ltd Manufacturier* et marchands de plane* exclusivement 1220-24, ouest, rua Sta-Cathcrina MA.3743 Magasin fermé i 1 h.P M.I* samedi, durant iufn, luillet et aoàt.TENTES LOUER pour tombolas, kermesses, fêtes an plein ah-, excursions, etc.Toutes les sortes, toutes les dimensions, (usqu’aux grandes tentes marquises 65' x 195’.Bas prix, service rapide, livraison immédiate.Donnez votre commande d’avance.Venez à notre magasin, écrivez ou appelez HArbour 9201 CwdAUVBjTSdKliADn jAkinc 2SRwStAiulEs1 MONTREAL |V|AI\U lANiQü** Aimé.Mariste (a.d.), Samson, Tail-Ion, Torraey, Tremblay (Alfred), Urbain-Marie, Inst, chrét.(a.d,) Ont conservé 50 pour cent: Blon-din.la Bioursodière.Ricard, Thé-riault.Ont droit de reprise: en mathématique, Bernard et Girard (Albert), pour 60 pour cent; en physique: Delorey, la Boursodière, Lé-tourneau, Ricard, Tynan.* * * Ceux dont les noms ne figurent pas sur cette liste ont des manuscrits égarés, des examens incomplets, des matières à reprendre ou des échecs complets à réparer."Notre survivance française" "Notra survivanca fronçaisa*, lu darnière brochurctta du R.P.Alexandra Dugré, SJ., «a vand 5 iouf l'axantplaira, 50 sous la douzaina, $3 la cant, franco, au Sarvica da Llbrai-rie du "Devoir", 430, rua Notre-Dama est, Montréal.Avec les prêtres des Missions-Etrangères Lettre adressée par le Père Germain Pelletier, de%Taonan à M.l’abbé Jos.Geoffroy, P.M.E., Séminaire des Missions-Etrangères Cher monsieur le Directeur, Je viens vous remercier du livre que vous avez eu l'obligeance de me faire parvenir, il y a quelques semaines déjà.Au Mexique Rouge a été lu ici en lecture spirituelle, nous l’avons trouvé Intéressant et édifiant.Vous parlerai-je maintenant du poste de Taonan?11 tient ses missionnaires très occupés.Il possède d’abord deux grandes écoles renfermant plus de six cents élèves et à part le ministère de la ville, les missionnaires doivent desservir quatre chapelles dont la plus éloignée est à cinquante milles de notre résidence: en tout huit à neuf cents chrétiens.La desserte de la ville et les écoles occupent surtout le Père Bonin, recteur; en somme, il continue l’oeuvre de feu le Père Berger.L'an dernier, le Père Bonin a fait construire, une spacieuse école, convenable pour les besoins du pays; elle remplace avantageusement les autres locaux devenus trop étroits et malsains.Elle abrite trois cents écoliers qui font leurs études primaires.L’enseignement des élèves y est gratuit.L’entretien d’une telle école est de nature à aplatir la bourse des missionnaires, mais les dépenses qu'occasionne cet entretien sont amplement compensées par le grand profit que les indigènes en retirent au point de vue religieux.Tous les jours, les écoliers et les écolières reçoivent, en dehors des heures de classes, une explication catéchistique, de sorte qu’ils ne terminent pas leurs études sans connaître ce qu’est la religion chrétienne.et s’ils ne finissent pas par l'embrasser.Ils posséderont tout de même quelques bribes de catéchisme qui auront une répercussion tôt ou tard sur leur vie.Que de fols le missionnaire n’a-t-il pas vu de ces écoliers qui, durant leur cours, n'attachaient aucune importance à la religion et qui, devenus plus vieux, se sont convertis, ou bien à l’heure de la mort ont réclamé la présence du missionnaire et sont morts régénérés par l’eau baptismale! Pour les enfants de la campagne Ïui désirent s’instruire, le Père onin a aménagé les anciens locaux de l’école comme pensionnats.Nous en avons un pour les filles et un autre pour les garçons.Nous y admettons les chrétiens et les païens.Grâce à l’instruction catéchistique que nous donnons aux Jeunes chrétiens, nous pouvons nous choisir parmi eux des vocations sacerdotales ou de bons sujets que nous envoyons étudier aux écoles spéciales de catéchisme et qui forment de bons catéchistes, aides indispensables du prêtre-missionnaire dans l'expansion de la religion.Quant aux païens, l'on compte parmi eux plusieurs catéchumènes.Ils doivent suivre un règlement qui ressemble à peu près aux règlements des pensionnats au Canada; audition de la sainte messe, prières du matin et du soir en commun auxquelles les païens qui ne se sont jias inscrits comme catéchumènes sont libres d'assister.Mais, comme à peu près tous ont la curiosité de connaître cette religion nouvelle dont ils entendent parler, ils se font un honneur d’aller à la messe et d’écouter le catéchisme.Il arrive parfois que quelques écoliers manifestenT le désir d’embrasser la religion catholique, mais il est très difficile de les accepter.En effet, ces écoliers demeurent sous la tutelle de leurs parents et bien souvent les parents s’opposent à leur baptême, ou s’ils ne s’y opposent pas, i! y a grand danger qu’ils ne les laissent libres ensuite d’accomplir leurs devoirs religieux, ou encore, il y a danger, que, s'éloignant de la mission, et vivant au milieu de parents païens, ces enfants délaissent toute pratique religieuse.De sorte que si certains écoliers manifestent le désir du baptême, nous leur demandons certaines garanties, comme quoi ils seront absolument libres de toute entrave, ou encore nous leur demandons de persuader leurs parents de se faire chrétiens.Nombreuses sont les conversions de familles entières obtenues de cette façon.On en compte même de très ferventes.Parlons maintensnt de nos quatre dessertes, la brousse en un mot.C’est le Père Michel Bédard qui s’y dévoue, et il raffole de ces randonnées apostoliques fi parle magnifiquement la langue et i) peut maintenant manger tous les plats préparés à la chinoise.Il a toutes "les qualité» d’un brou»*ard, at c’est un broussnrd moderne.H y a de Taonan à San Toan, line de nos dessertes, exactement trente-cinq milles.Autrefois le Père Bonin s’y rendait en bicyclette à pédale, beau temps mauvais temps.Une grande et longue journée pour arriver à destination n’était pas de trop.Il devait traverser des terrains sablonneux, et si parfois le vent s’élevait aux heures du midi, c'était terrible.Le Père Bédard, moins vigoureux que le Père Bonin, s’est acheté un bicycle à gazoline, à prix modique.A tout compter, c'est cela qui nous revient moins cher et qui nous rend le plus de services.Une automobile, il ne fallait pas y penser.C’est beaucoup trop dispendieux, et surtout c’eût été nn luxe pour un missionnaire.Une voiture à traction animale, avec cheval ou mulet, ç’eût été moins cher, mais U y avait l’achat de la voiture, l’achat des chevaux et ensuite leur entretien.A tout compter, c'était plus dispendieux que le prix d’un bicycle.Il faul bien se plier aux exigences du temps.Certains missionnaires en avaient déjà fait l’expérien- ce et trouvaient le bicycle le moyen le plus pratique pour faire de la brousse.Donc, par les serviteurs, nous avons appris qu'a la ville, un Russe était possesseur d’un bicycle à gazoline, et qu’il était en vente à un prix modique.Ce fut vite réglé.Après inspection, le Père Bédard l'acheta.Depuis ce temps, le Père Bédard est heureux comme un prince d'aller passer ses fins de semaine en brousse.Au retour, il nous raconte ses espérances, ses projets, ses réformes,! et aux grandes fêtes, il revient avec une belle gerbe de baptêmes, de confessions et de communions.N'est-ce pas que si la vie missionnaire impose parfois des sacrifices, elle offre -de touchantes consolations?Quant à moi, je continue l’étude de la langue.Bientôt, je ferai mes débuts dans la prédication.Si je veux devenir bon linguiste et bon prédicateur, i! faul pratiquer, car le proverbe est toujours vrai: Fa-hricando fit faber.Veuillez croire, cher monsieur Geoffroy, à mes sentiments respectueux et dévoués, Germain PELLETIER, P.M.E.L’été en Mandchourie C’est 1* saison des pluies et de* grandes chaleurs.Les deux nous sont surtout prodiguées du 13 juillet au 15 août.La canicule s’appelle en ee pavs ‘fou t’ien”, temps de chien.C’est un peu vrai.Ce qui est sûr, rest qu’alors personne ne rvense à «lier camper ni à faire un tour d’aulomo-bile.Chacun reste terré 4ans son trou.En été.la pluie lombe par torrents.et cela dure parfois toute une journée I/fs rivières détoon'ent.Gros'ies trop rapidement, elles charrient la terre des rives el se bloquent elles-mêmes.Alors -îlles se jettent sur les terres et s’ouvrent un passage ailleurs.La vie sociale est de même arrêtée, Je me souviens qu’étant à la procure de Szepingkai.j’elaiv sûr de n’avoir nas de visiteurs indigènes les Jours de pluie Comment venir A la mission?II n’y s plus de piste ni de sentier dans la nie et il n’v a pas de trottoir.Ix*s affaires sont remises après la pluie.De même les transports par voiture ne •pourront se faire que lorsque cette oau généreuse aura été absorbée par la terre.L’année dernière.l’inondation a éfé très sérieuse surtout à K’ang p’ing et à Leao Yuan.Le Père Cossette affirme que dans son district, des gens sont morts de faim La récolte a péri sorgho, qui est le pain d’ici, est monté è des prix Inabordables.Avec ces pluies, ’es moissons poussent rapidement.Eta-nt un tour dans un champ de sorgüio, sur les trois heures de l’après-midi, par une chaleur de marmite bouillante.nous entendions, mon compagnon et moi.le déclic des graines du sorgho qui poussait.Si les céréales poussent alors rapidement.les mauvaises herbes ne manquent pas.elles aussi, de grandir.Elles poussent Jusque sur les maisons.Les maisons, en effet, sont couvertes de terre mélangée de sei.mais ça m’empêche pas l’herbe de pousser.Les pluies minent parfois le pied des maisons qui sont construites en terre pour la plupart.Aussi n'est-il pas rare de voir le triste spectacle d’une maison qui s’écrase ap’és une «rosse pluie.Les taimnux domestiques sont libres toute l'année.Comme les terres ne sont pas entourées de clôture».le* cultivateurs doivent enfermer durant ces grandes pluies les animaux pour qu’ils n’aèltnent pas les récoltes.L'animal pris à piller dans le champ voisin est saisi, et il faut paver une amendî pour le recouvrer.Au début de l'été, les cultivateurs font trois fois le sarclage de leur terre, et cela à la main même pour 1* grande culture.Une terre ainsi sarclée est aussi propre qu’un jardin.On peut le constater encore à l’automne.L'été, c’esi l'époque des fruit», des pastèques et des melons d'eau.Le» pastèques sont alors aussi courues que les pommes en automne au pavs du Québec.U marchand dit au passant : “Pou t’ien, pou Ts oui.pou vao ts’ien”.“Si mes pastèques ne pas sucrées et croquantes, le n’en veux pas d’argent’.— Allez-v voir.A côté du panier à pastèques il V a un plat pour recevoir les restés.l^s deux sont par terre, les trois plutôt, le marchand est assis sur ses jambes, dans la rue.à quelques pas de son concurrent.La chaleur est très grande.J al vu 102 à l’ombre el 115 au soleil.Les ouvriers font depuis juin iusqu’à août une sieste de deux heures le midi.Par ces chaleurs terribles.nos braves Chinois ont un talent spécial pour dormir en plein soleiL Ils se placent le dos sur un madrier et la tête sur une brique, rien sur la fa- et Us dorment ainsi.Us ne craignent pas l’insolation.Ils vont souvent nu-tête sans V gagner un coup de soleil.Leur chapeau de paille conique est aussi fameux que le fer à repasser chez nous.I>es robes sont en soie légère pour les riches; en coton bleu, non doublé, pour les autres.Pour se rafraîchir.H n’v a pas d’eaux gazeuses, mais du fameux “Gang pu” d’un jaune curieux, espèce de macaroni aux patates qui semble excellent.Il y » aussi l'éventail.Il est très chic d’ouvrir l’éventail el de le replier d’un seul coup.Quand il nuit, on le met dans le col de sa chemise, en arrière.C’est très pittoresque.Qui veut faire alors l’étude des insectes a beau jeu.Mouches de toute taille, maringouins élégants, mille-pattes.araignées grosses comme des cenelles, vers «randst*! gras abondent.C’est la saison des insectes.Heureusement que durant cette époque des canicules, les nuits sont fraîches et agréables et c’est beaucoup.Le ciel pur laisse monter toute la chaleur et permet à l'homme, sur l'ordre de la divine Providence, de se reposer pour la iournée du I lendemain.Eugène BERICHON.mission catholique.Leao Yuan, Mandchoukouo.Louis XI (Par Auguste BAILLY) Après le Richelieu et le Maiartn, qui ont remporté un si grand succès dan* la même collection, voici une nouvelle étude consacrée au plus pittoresque des rois de France et qui soulèvera, à n'en pas douter, la très grande curiosité de la critique et du public.Volume de 400 pages, format bibliothèque, au comptoir ou par 1» poste 81.00.t Service de Librairie du Devalr% 430, Notre-Dame art, Montréal w Lt pgVPtK, MONTREAL, SAMEDI 26 JUIN 1937 VOIÜMI XXVIII — N» 141 Ciné*6uid vec la femme du capitaine O'Shea, l'abondon du grand chef polttlque par la majorité de ses partisans catholiques et l’échec du mouvement autonomiste Irlandais L Impression qui se dégage du film qui exploite le conflit de l'amour et du devoir dans la vie de Parnell n'a nen de cornélien Production Metro-Goldwyn-Mayer, réalisation de John-M.Stahl- Interprètes.Clark Gable, Myrna Loy.Edna May Oliver, Edmund Gwenn, Alan Marshall.Donald Crisp, Billie Burke.Pour adultes."So in t-Denis" I LA GUERRE DES BOSSES — Film à thèse, oeuvre originale et mouvementée; ! scénario de Georges Legrand, réalisation de Jacquet Darroy.Interprétas: Jean Murat, Saturnin Fabre.Claude May, Serge Orave.Ginette Mar boeuf, Gognonl Une animosité ancestrale oppose les habitants de deux villages voisins.Les enfant» suivent l'exemple de leurs pérea et bataillent les uns contre les autres, et lia adoptent bientôt la pratique de dépouiller de leurs vêtements les adversaires faits prisonniers.Les grandes personnes a'é-meuvent de ces pratique» et de ces combats et on organise une rencontre de conciliation entre les edux villages.Les enfanta abandonnent leur antipathie réciproque, tandis que les villageois, un Instant apaisés, se Jettent lea uns sur les autres."L'histoire offrait des traits riches de matière d'où la leçon pouvait Jaillir avec puissance.On s'est attaché à présenter ce que les situations pouvaient avoir de tristesse et de pessimisme.Le dialogue accumule les grossièretés, les paroles équivoques.les Jurons Insistants, particuliérement odieux sur les lèvres de tout petits.Nudités d'enfants.Intrigues sentimentales entre enfants.Pénible danse du ventre d'un tout petit.Plusieurs notes pénibles du point de vue religieux Film à proscrire aubsolument".(Choisir).La censure provinciale a évidemment supprimé un certain nombre de semaines, mais 11 en reste suffisamment pour Jua-tlfler de nombreuses réserves.LE CALVAIRE DU CIMIEZ — Adaptation cinématographique du roman d’Henry Bordeaux.Reprises "Amherst" YOU ONLY LIVE ONCE — Mélodrame 11 s'agit d’un jeune forçat qui veut refaire sa vie.mais qui se volt ramené devant la Justice sur une accusation fondée sur une preuve de circonstance.Interprètes: Henry Fonda.Sylvia Sidney.NOBOD VS BABY — Comédie: les tribulations de deux Jeunes filles qui se chargent de la garde du bébé de l’une de leurs amies.Interprètes: Patsy Kelly, Lyda Ro-bertl.Lynne Overman, Robert Armstrong.Pour tous "Belmont" WINGS OF THE MORNING — Roman d'un* Jeun* tzigane.Production anglai-»» en couleurs naturelles, paysage» d Angleterre et d'Irlande.Interprètes: Anna-belle.qui apparaît pour la première fol* dons un film anglais.Henry Fonda.Leslie Bsnks.Harry Tate, Iren* Vanbrugh.Stewart Rome.John McCormack, le célèbre ténor "Cartier" fl HEAD OVER HEELS IN LOVE — Comédie musicale de facture originale, mettant en vedette l'actrice anglaise Jessie Mstthewa Production Gsumont-Bmlsh.réalisation de Sonnte Hale, marl d» Jessie Matthews Interprètes: Rommey Brent, Whitney Bourne, Paul Lerssac, "Chateau" WHEN'S TOUR BIRTHDAY T — Comédie: Joe Brown verse maintenant dans 1'astro-logle.et les étoiles elles-mêmes se volent forcer de changer leurs cours pour ne pas démentir les découvertes de ce brillant Jeune savant.Interprètes: Marian Marsh, Suzanne Kaaren.Fred Keating, Maude Eburne SHE’S DANGEROUS — Roman policier, g reduction Universal.Interprètes Tal* Irell, Cesar Romero, Walter Pldgeon, Walter Brennan, Jonathan Haie."Corona'" A FAMILY AFFAIR MéJodrams: ces» l'histoire d'un Juge qui veut «auvegarder sun honneur i tout prix Interprète»; Lionel Barrymore.Cecilia Parker.Erie Linden.Julie Haydon, Mickey Rooney.Pour tou» MURDER GOES TO COLLEGE.— Ro-mau policier qui veut être amusant Interprètes: Lynne Overman.Marsha Hunt, Ro*co Cams.Pour adultes."Dominion" HELENE — Adaptation cinématographique du roman de Vicki Baum.Interprètes Madeleine Renaud, Constant Rémy ' déduction d'une Jeune fille, enfant avant mariage, tentation d’avortement.BUlctde, Infidélité conjugale, et.pour finir.on laisse croire a un divorce et A un remariage.Toutes ce* misère» morale» ¦ont enveloppées dans des épisodes traversées pat un souffle d» bonté, d'amour du travail, de (iévouement.U n en est que plus dangereux de laisser croire que certain.-! problèmes tragiques n’ont d’autre solution qu» le désespoir ou le divorce.Somme toute, un film d’inspiration païenne (Choisir).Cela portait sur ca film tel que montré A Paris On noua dit que le film aurait été remanié de fond en comble par uotr* ceaeur*.Qu'en rest*-t-11?J’ARROSE MES GALONS.— Oomédle-raudevlüe.réalisation d» R*né_FuJo! Du gros comique.Interprète» : Bach.Marguerite Plerry, Oudart.Cordy, Germaine Roger.Colette Darfeull."flat fié* LEGION OF TERROR — Film qui » !aspire de la récente affaire de la Biacx Legion" et trait* de la lutte de* «rtOriM» contre let organleatlons terrorist*» aux Etats-Unis Interprètes: Bruce Cabot.Mer-guerlta Churchill.Crawford Weaver.Pro-ductloD Columbia.THE MIGHTY TROVE - L histoire d un chien Interprètes; Noah H“ry-,nlsL®iV bars Read.Samuel Hinds et le chien Tuffy.SECOND WIFE — Roman qui met en relief les problèmes de la vie conjugale lorsqu'ils se compliquent de la présence d'enfants nés dune union précédente interprètes.Gertrude Michael.Walter Abel."Emprasi" SEA DEVILS — Mélodrame qui évoque la vie et l'héroiame dee garde-côte.Interprètes Victor McLaglen Preston Foster.Ida Luplno.Donald Wodds.Pour tou».THEY WANTED TO MARRY — Com»-dle: les tribulations d'un photo»-» V -r-tei prêtes: Betty rurness.Gordon Jor.es.Henry Folker, E.-E.Clive.Production -U dlo.Pour tous."Français*1 PERSONAL PROPERTY •— Comédie: un Jeune homme veut protéger les biens de la fiancée de son frère en les mettant sous la garde d'un huissier.Interprètes: Jean Harlow, Robert Taylor.Reginald Owen.Una O’Connor Pour adultes.SONG OF THE CITY — L'ldylle dun noceur avec la fille du pêcheur qui l'a arraché A la mort lorsqu’il a voulu se suicider.Interprètes: Margaret Lindsay.Jeffrey Dean, J.-Carroll Nalsb.Pour tou»."Imperial" WHEN LOVE IS YOUNG — Comédie musicale Interprlte» Virginia Bruce.Kent Taylor, Greta Mayer, Christian Rub.Walter Brennan.William Tannen.Pour tous.WAY OUT WEST — Comédie bouffonne: les aventures désopilantes de Laurel et Hardy dans le* •réglons minières.Pour tou».Mohronnauva" Même programme que le "Chateau"."Monkland" HISTORY IS MADE AT NIGHT — Comédie et drame A la fols: C’est une fols de plus l’éternel triangle que l’on reprend avec le mari Jaloux, la grande dame et le maître dhôtei sympathique.Interprètes: Charles Boyer, Jean Arthur, Léo Carlllo.Colin Clive.Pour les adultes qui devront cependant se détendre de l’Impression qui se dégage du film et qui tend A Justifier un amour coupable.* WOMAN IN DISTRESS — Oomédte-dra-me Interprètes: Mary Robson, Irene Her-vey.Dean Jagger.Douglas» Dumbrtlle.Production Columbia.“Mount-Royar JOHN MEADE’S WOMAN — Le roman d‘un magnat du bots qui sa marie par dépit at qui se rend compta trop tard qu'U aima sa femme.Interprètes.Edward Arnold.Francine Larrlmore.Gall Patrick.George Bancroft.THANK YOU JEEVES.— Comédie, parodie amusante des films de gangsters Interprètes- Arthur Treacher, Virginia Field.David Nlven.Pour tou*."Orléans" OLD HUTCH — LYnetotre «u paresseux qui permet * 1* police de mettre la main sur des bandit» et qui obtient une lèeom-nense qui assaur* l’avenir de sa famille interprétas: Wallace Been, Cecilia Parker, "Rosomoun^ THE LAST or MRI} CHEYNET — Comê-dle-drame qui tourne autour d urv vol commis dan» ls beau mono* Production Metro-Goldwyn-Mayar réalisation d* fau Richard Boleslawakl.Interprètes: Joan Crawford.William Powell, Robert Montgomery.Nigai Bruoe, Frank Morgan.Pour adulte*."Savilla' OUTCAST — L hletolre d'un médec'n en butte aux persécutions de la famille d'un patient décédé.Interprètes: Warren William, Karen Morley, Lewis atone.Production Paramount.TIME OUT FOR ROMANCE — Comédie: tes aventures d'une héritière qui trouve un mari en fuyant celui que sa mère voulait lui Imposer.Interprètes: Claire Trevor, Michael Whalen.Pour tou»."Snowaon" SWING HIGH, SWING LOW — Voir "Plaza'."Stella" NANCY STEELE IS MISSING — Mélodrame, histoire d'enlèvement.Interprètes Victor MrLaglen, Peter Lorra.Jean Lang.Robert Kent.Shirley Dana.ON THE AVENUE — Comedle musicale, musique dTrvlng Berlin Interprètes: Dlck Powell, Madeleine Carroll.Alice Paye, le» frères Ritz, George Barbier.Al»n Mowbray.Cora Witherspoon.Stepln Fetohit, SIg Ruman."Strand* Même programme que le "Françale”."System" THE MAN WHO LIVED TWICE — Drame mystérieux bâti sur une tnese pseudo-•clentlflquu.Interprètes: Ralph Bellamy.Marlon Marsh.Isabel Jewel."Verdun-Palaca" ONE IN A MILLION — Comédie musicale Interprètes: borna Henle.l'artiste du patinage de fantaisie Adolohs Menjou.Jean Hersholt.Ned Sparks, Don Ameche.les frères Ritz.Arllne Judge.Dixie Dunbar Production Fox.MAID OF SALEM — Voir ‘’Orpheum”."Waitmount" Même programme que le "Regent".Funérailles de M.J.-B.Duhamel Lu drapeau Carillon Sacré-Coeur Voeu des Ligues du Sacré-Cœur — Le cardinal Villeneuve le recommande ©rpr Irtc Linden.Pour tou*.'Orpheum* VACANCeS DANS L’OUEST/ • Visitez les fameuses villégiatures des Montagnes Rocheuses canadiennes .allez admirer les splendides panoramas de ces régions merveilleuses .faites un séjour sur 1» côte du Pacifique.BILLETS RÉDUITS SUR LES TRAINS Prix de Billet* Aller et Retour, 4e Montxèal GREEN LIGHT — Drame: un médecin ** charge de 1» responsabilité de la mort d'un patient qui est dû A la négligence de ton protecteur, et encourt la haine de la fille do la victime Adaptation du ro-siiE de Lloyd Douglax.Interprète: Errol Flvnn Antta Louise.Margaret Llndaay.sir Cedrlc Hardwlek».Production Warner.Four adulte#.“Outremont" Même programme qua C'Empress"."Plaza" SWING HIGH, SWING LOW — Un film divert Usant, relatant lea effort» de deux pauvres hère* pour conquérir la gloire.Coméd.e musicale, production Paramount.Interprètes : Fred MacMurray's Carole Lombard.Charles Buttarworth, Jean uuon.Four adultes."Ragan t* DESTINATION Winnipeg Régine .Saskatoon Calgury-Bdmonton .Banff-Jasppr Vancouver.Victoria ou Pr -Rupert v .W**on-hts Wsepa-th» voiture touriste ordinaire (pî»i /» npplim*nt aie wa*h'Simuril.' Albert Huüoe, ,a-«-préUdmt J A.Brillant, vice-prèsiilcnl C Oelaqr.re N P H°" * Gro,h« J-E Labrllr.CR J A E Catmn, J "C Hébert, HP Hon l Morniid, CR En mai les exportations de denrées comprises dans l’entente commerciale entre le Canada et les Etats-Unis s’élèvent à $22,316,324, contre $18,364,187 il y a un an.Le total est de $43,955,7/5 contre $28,-546,779.Voici les principales denrées exportées (chiffres de mai 1936 en-tre parenthèses) : whisky, $1,634,-932 ($2,046,445); bêtes à cornes, $1,247,320 ($1,369,100); homard Irais, $438,122 ($239,013); bois mou, planches et madriers, $1,289,-139 ($1,026,592); bois de pulpe $450,397 ($269,105); bardeaux, $638,997 ($560,171); pulpe de bois, $3,109,905 ($2,159„966) ; papier à journal, $9,173,705 ($7,474,501); produits abrasifs, $449,948 ($280,-»56); amiante, $445,320 ($305,542).Pour les cinq premiers mois de 1937, la valeur des exportations des denrées ci-dessus est de $101,-,449,036, contre $80,564,237 la période correspondante de l'année dernière; au cours de la même pé riode les exportations Etats-Unis s’élèvent à contre $140,373,858.Voici les principales denrées: son, moulé et recoupes, $1,631,265 ($601,826); whisky, $7,604,514 ($8,901,845); bêtes à cornes: $5,-649,150 ($5,174,273); chevaux, $858,606 ($1,347,556); homard frais, $1,086,389 ($847,324), bois mou, planches et madriers, $5,626,710 ($4,254,162; bardeaux, $2,498.289 ($2,010,994); bois dur, planches et madriers, $886,134 ($389,382); bois de pulpe, $1.890.0064 (81,293,-558); pulpe de bois, $13,841,117 ($10,125,719); papier à journal, $40,557,196 ($31,064,267); produits abrasifs, $2.122,974 ($1,428,581); amiante, $2,057,780 ( 1,436.889); sable et rebuts d’amiante, $1,346, 540 ($683,355); aride acétique, 91,061,359 ($630,159); evanamide.$1.928,533 ($1,463,054); instru- ments aratoires, $981,182 ($921 -588).totales aux $185,089,661, limé PflrèUt yéran! 10 ouest, rur St Jacques, MON f REAL J Alip » ugêrr.qrrstnt locn • 32, rue St Pierre QIICIUC Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de li broiri# du 'Devoir", 430 Notre-Do- me, est, Montréal cheter les articles les plus chers, on ne peut considérer la Norvège comme un marché qui n’accepte que des marchandises de basse qualité.Ceci ressort du fait que malgré les essais des Japonais pour vendre des produits bon marché ils n’ont pas réussi à créer une demande, les Norvégiens préférant des articles des meilleure qualité.Il n’y a que peu de difficultés au sujet du langage dans les deux principaux ports commerciaux, Oslo et Bergen.Presque toutes les maisons de commerce ont au moins un fonctionnaire qui peut faire la correspondance en anglais.On peut même dire que la plupart des hommes d’affaires, tout particulièrement à Oslo, peuvent parler et écrire l’anglais couramment.Lorsque la navigation est ouverte sur le fleuve Saint-Laurent, il y a un fréquent service maritime direct entre le Canada et la Norvège.Les services sont surtout maintenus pour le transport du blé et de la farine du Dominion au Monopole du Gram norvégfèn.et il y a plusieurs lignes différentes qui sont engagées dans cette industrie.La Norwegian America Line maintient un service entre Montréal et les ports norvégiens de Trondhom, Bergen, Stavanger et Oslo.Ce service n’est pas régulier, mais dépend de la fréquence des consignations dont le Monopole du (n ain a besoin, et il n’est pas maintenu après que la navigation sur le Saint-Laurent est fermée.FABRICATION Bien qu’on ne puisse dire que la Norvège est une nation industrielle comme, par exemple, l'Allemagne et la Belgique, dans certaines categories de marchandises les fa-bricants norvégiens jouissent davantage* naturels qui leur donnent un role important dans l’économie de la nation.Tout d’abord, ce pays possède de riches ressources en matières premières, dans ses pêcheries et ses forets, et peut-être a un moindre degré dans ses mines, hn second lieu, ce pays a d’énor-rnes ressources hydrauliques dont il a tiré plein parti.Au.cours de la guerre.lorsqu'il était impossible pour la Norvège de se procurer une grande variété de produits, elle développa différentes industries manufacturières, et aujourd’hui la valeur de la production de ses fabriques ainsi que le nombre des employés sont plus considerable que dans toute autre industrie.Les principales industries manufacturières sont celles du fer et de l’acier, de la pâte de bois et du papier, des denrées alimentaires, et des métiers île la eonstruc-hon.A une certaine époque, la Norvège offrait de bons débouchés pour les poêles électriques importés, mais aujourd'hui on ne trouve qu une seule marque sur le marché.Lorsqu'une firme canadienne se propose d'introduire sa marchandi-se en Norvège ii est certaines con-djtions qu elle doit observer.Tout d'abord, en soumettant des prix les offres doivent être sut; une base de c.a.f.D'un côté, le système métrique des poids et mesures doit être employé.Les offres peuvent se faire en dollars du Canada ou ries Etats-Unis, en livres anglaises, ou en couronnes norvégiennes.Généralement parlant, les offres en monnaie américaine sont préférées aux canadiennes, vu que celle-ci est mieux connue, mais il n’y a aucune objection â l’emploi des .devises canadiennes.D'une façon générale, les firmes norvégiennes ne sont pas disposées à établir des crédits au Canada pour le paiement des marchandises.L'une des raisons est que les Norvégiens considèrent que rétablissement de crédits laisse à douter de leur intégrité.Pour un grand nombre de marchandises les conditions usuelles que suivent les firmes norvégiennes sont les documents sur acceptation et le paiement à trente jours après l’arrivée des mar-handises, A tout considérer, les conditions en Norvège k l’heure qu’il est son! assez stables, et il y a eu une amélioration constante, mais lente, des affaires au cours des quelques dernières années.C’est pourquoi la question d’accorder des crédits ne constitue pas le problème d’il y a quelques années.Néanmoins il convient de prendre dei informai lions avant de faire affaires.plus considérable que celui de la plus grande ville suivante, Bergen, Kl c’est le centre de la partie du pays qui a la population la plus dense.C'est pourquoi il est généralement préférable de choisir un agent qui réside à Oslo.Cette ville est le centre des communications, tant par chemin de fer que par vapeur, et les affaires de tout le pays peuvent se pratiquer en choisissant un agent à Oslo 4 37 % 37 % 37 Va 17 17 18 V4 17 9 V(.9% 9 H » % — ¦A' 22 V, 22 ‘/a 21 % 22 £ 43 43 >4 89 47 14 47 IÇ 48 >4 48 % — 1 2.49 2.49 2.00 2 30 — .19 20% 25 % 20% 20 % — »4 34 % 34 % 34 Vt 34 '4 — % 15 — — 15% 1.23 - 1.25 J4 % — — H % 43 H 43 % 41 42 % — 1 1.05 — — — 2.00 2.00 1.75 1.75 — .25 42 .43 42 43 4- 1 1 08 1.10 .92 1 10 + .02 40 .40 .39 .39% — % 7 25 7 50 7.00 7 .50 -f 25 .21 — — 22 4- .01 .49 49 48 .49% + % 7.40 7.40 5 50 6 80 4- 20 .75 75 70 90 + .15 5.85 5 85 5 50 5.50 — 35 2.37 2.37 2.00 2 35 — .02 3.55 3.55 3.25 3.50 — 05 1.40 1 40 .90 1.18 — 22 1.25 1.25 MO 1.19 — .06 4.75 4.75 4 80 4 80 — ,15 5.95 5.95 5.95 5.95 Province de Québec MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS SOUMISSIONS RE: Pont “Major”, sur la rivière Le Lièvre, à Masson, comté Papineau.Site: sur la route Montréal-Hull.Naissances, décès et mariages Ottawa, 26 — Les naissances vivantes au Canada pendant le quatrième trimestre de Î936 se chif-frent à 50,261 (préliminaire) soit l équivalent d’un taux annuel de 18.1 par mille de population, comparativement à 51,634 naissances et un taux de 18.8 le quatrième trimestre de 1935.Les naissances illégitimes se chiffrent à 1,655 soit 3.3 p.c des naissances vivantes comparativement à 1,726 et le même taux.Il y a eu 1,458 mort-nés ou 2.8% de toutes les naissances comparativement à 1,479 et le même taux.Les décès sc chiffrent à 26,226, soit un taux de 9.4 par mille âmes comparativement à 25,433 et un taux de 9.2.U y a eu 22,854 mariages soit un taux de 8.2 au lieu de 22,-764 ei un taux de 8.3 le quatrième trimestre de 1935.Les décès au-dessous d’un an se chiffrent à 3,765 soit un taux de mortalité infantile de 75 par mille naissances vivantes.Ces chiffres comparent à 3,384 décès ugrnentation totale est de $o4,-069,302 ou 21 p.c.Les exportations de produits étrangers s’établissent à $4,496,655, dont $400,803 dirigés sur le Royaume-Uni et $3,807,613 sur les Etats-Unis.La quantité de 1936 se monte à $3,280,609, dont $284,165 prenant la route du Royaume-Uni et $2,785,-685 celle des Etats-Unis.Les quatre premiers mois de 1937 l’excédent des exportations sur les importations s’établit à $86,928,-936, dont $62,153,062 s’explique par Je commerce avec le Royaume-Uni.L’excédent des importations sur les exportations dans le commerce avec les Etats-Unis est de $1,376,530.En 1936 l’excédent des exportations sur les importations s’établit à $83,-002,378, dont $57,557,388 dans le commerce avec Je Royaume-Uni.Toutefois, dans le commerce avec les Etats-Unis l’excédent des importations sur les exportations est de $3,328,723.Destitution importante en Russie Moscou, 26 (S.P.C.-Havas) nouvelle La desti- tniir- wi>a/7?n/ ^ deces et un | presse annonce une nouvelle desti- r1nni*Z» Çfriode tution importante: celle de M.G.-A.e de 1935.Il y a eu 1,712 dé- Mgaloblitchvili, qui était président du Soviet des commissaires du peu- cès au-dessous d’un mois ou 34 par mille naissances vivantes comparativement à 1,725 décès et un taux de 33 par mille.Les mortalités puerpérales se chiffrent à 274 ou 5.5 par mille naissances vivantes comparativement à 230 mortalités et un taux de.4.5.Le nombre de décès attribuables à certaines causes le quatrième trimestre de 1936 est comme suit (les chiffres de la période correspondante de 1935 paraissent entre parenthèses) : Fièvres typhoïde et paratyphoïde, 56 (79); Variole, (3); Rougeole, 76 (95); Scarlatine, 67 (60); Coqueluche, 145 (162); Diphtérie, 97 (111); Grippe, 679 (559^ Paralysie infantile, 42 (9); Tuberculose, 1,437 (1,451); Cancer, 2,-930 (2,747); Maladies du coeur, 4,-151 (4,102); Maladies des artères, 2,241 (2,216); Pneumonie, 1,989 (1,852); Diarrhée et entérite, 631 (557); Néphrite, 1,590 (1,485); Suicides, 219 (225); Homicides, 24 (31); Accidents d’automobiles, 405 (394); Autres causes extérieures, 1,000 (1,014).Les rapports reçus au Bureau de la Statistique lors de la publication de ce bulletin donnent les chiffres suivants pour l’année civile 1936, avec chiffres de 1935 entre parenthèses: naissances vivantes, 219,464 (221,- 451); taux de natalité, 19.9 (20.3); naissances illégitimes, 8,-521 (8,344); pour cent des naissances vivantes, 3.9 (3.8); moTt-nés, 6,311 (6,449); pour cent de toutes les naissances, 2.8 (2.8); décès, 106,617 (105,567); taux de mortalité, 9.7 (9.7); mariages, 80,-616 (76,893); taux de nuptialité, 7.3 (7.0); décès au-dessous d’uni an, 14, 508 (15,730); taux par mille naissances vivantes, 66 (71);^ décès au-dessous d’un mois, 7,352 (7,747); taux par mille naissances vivantes, 33 (35); mortalités puerpérales.1,229 (1,093); taux par mille naissances vivantes, 5.6 (4.9).Les décès de certaines causes en 1936 avec chiffres comparatifs de 1935 sont comme suit: fièvre typhoïde et paratyphoïde, 256 (273); variole, 2 (4); rougeole, 372 (490); scarlatine, 244 (242); coqueluche, 591 (892); diphtérie, 258 (264); grippe, 3,096 (3,392); paralysie infantile, 99 (64); tuberculose, 6,745 (6,597); cancer, 11,652 (11,156); maladies du coeur, 16,361 (16,069); maladies des artères, 9,088 (8,302); pneumonie, 7,266 (7,411); diarrhée et entérite, 2,374 (2,767); néphrite, 6,390 (6,176); suicides, 919 (905); homicides, 129 (153); accidents d’automobiles, 1,309 (1,224).Autres causes extérieures, 5,058 (4,616).Les décès causés par la chaleur excessive en juillet, principalement en Ontario et Manitoba, ont contribué largement à l’augmentation des décès par autres causes externes.Commerce du Canada les quatre premiers mois pie de la Géorgie.On sait que récemment il y a eu destitution de deux autres présidents de soviet de commissaires du peuple: celles de M.N.-M.Goloded, qui occupait la charge présidentielle en Russie Blanche, et de M.F.Feisoulakhod-jayev, qui l’occupait dans la république des Ouzbèks.Les Chevaliers de Colomb à Montréal-Est Plusieurs centaines de Chevaliers de Colomb prendront part à la cérémonie d’initiation qui aura lieu sous les auspices du crnseil Mont-rtai-Est, à -Montréal-Est demain, annonce le maire Napoléon Gou-te-m a nolle, grand chevalier.Les premier et deuxième degrés seront conférés par M.Wilfrid Bélanger, grand chevalier du conseil Lachine, au cours de l’avant-midi, tandjs que le troisième degré sera conféré par M.Ubald Fortin, député de district.Pour marchés complets ot nouvelles financières THE WALL STREET JOURNAL Le journal de confiance des hommes d'affaires et des épargnants de partout.Faites-en venir un exemplaire gratuit.44 Broad St.New-York Avis est par le présent donné que des soumissions cachetées, portant à l’endos: "SOUMISSION POUR PONT, A MASSON ’, et adressées & l'honorable ministre des Travaux oublies, seront reçues au bureau du soussigné, d'hul au 5 Juillet.1937, à midi (heure solaire! pour la reconstruction du pont susdit.Des travaux seront exécutés conformément aux plans et devis préparés par le ministère des Travaux publics et qui sont présentement déposés au bureau de M.O.Desjardins, Ingénieur en chef du ministère, où des copies pourront être obtenues, Les soumissions devront être présentées sur des formules régulières fournies par le ministère.Chaque soumissionnaire devra attacher k sa soumission un chèque accepté, payable k l'ordre de l'Honorable Ministre des Travaux publics, Québec, au montant de HKw du prix de sa soumission.Le ministère ne s’engage pas k accepter la plus basse ni aucune soumission.La publication non autorisée de cet avis ne sera pas payée par le ministère.IVAN-E VALLEE.Sous-mlnlstre.Hôtel du Gouvernement, Oui Ahtikrt Québec ce 1» Juin mi™ Les Importations canadiennes les quatre premiers mois de 1937 s’établissent à $228,444,561, dont $41,-657,363 venant du Royaume-Uni et $146,318,029 des Etats-Unis.Au cours de la période correspondante de 1936, le total est de $177,085.-/71, dont $33,736,410 venant du Royaume-Uni et $111,284,041 des Etats-Unis.L’augmentation totale est de $51,358,790 ou 29 p.c.Les exportations canadiennes se montent à $310,876,842, dont $103,-409.622 dirigés sur le Royaume-Uni et $141,133,886 sur les Etats-Unis, La période correspondante de 1930, le total s’établit à $256,807,540, dont $91,009,633 allant au Royaume-Uni et $111,827,079 aux Etats-Unis.SAGESSE • Faire rédiger votre testament par votre notaire • Charger la Fiducie de son exécution • Rien ne remplace la compétence ni l’expérience, surtout institutionnelles • Recourez-y donc tout de suite • Trop de gens n’ouvrent les yeux qu’au moment où Ton s’empresse de les leur refermer I «SOCIÉTÉ* NATIONALE DE FIDUCIE SS, O, S^Jwoim, Montré»! - HA 32* I L Hôtel-Dieu de Nicolet Avt» aux détenteur» de» obligation» h 4 Va % d'une émiasion do $120,000.00, datéa du 1#r mars 1935.Avlg «it par lea préwnte* donné que le premier Jour Se septembre proche (1937).l'HStel-Dleu de Nicolet.l'empru leur déelgné dans l'ecte de fiducie entre lui-même et La Société d'Admlnletratlon et de Fiducie, paseé devant Mtre Oscar Hamel, Notaire, )e 1# février 193S, fera le rachat anticipé de toutea les obligations en cours, émises conformément et en vertu dudit acte de fiducie, au montant capital de $120.000 00.avec Intérêt k 4>i%.en payant aux porteurs desdites obllga-tions 101 % de leur valeur nominale et 1 intérêt échu A ladite date du 1er septembre 1937, Les obligations devront être présentées pour paiement aux bureaux de la Banque Provinciale du Canada, k Québec, Montréal ou Nicolet.Lee obligations qui n'auront pas été préaentéea pour paiement h cette date ceaseront de porter Intérêt.I-e présent rachat est effectué conformément aux dispositions de l'acte de Fl-duc't mentionne cl-deasus Donné k Nicolet, ce 34 Juin 1937 LHOTEL-DIEU DE NICOUT» .aindoq ’MtNCS^ 100,000 ACTIONS à 20c DES POSITIONS STRATÉGIQUES 580 Acres dans 1* canton Cadillac A mehM de 2,000 pieds de la mina O’Brien et dans te voisinage dee exploitations Central Cedülee, Amiral et Cendalaca.600 acres dans le cantoa Duvemy Tout près d'Amos, et des oo» munlcatlon» ferroviaire».Qulnae daims qui ont donné dss écha» tuions de minerai Intéressant».ENVOYEZ-NOUS, SANS OBLIGATION DE VOTRE PART.LE COUPON CI-DESSOUS t ** plaîndor* mines" company" ] * 20, est, rue St-Iacques, Montréal ' 6 I- ou* psrtpsctlves «favenir et aux oettoni de * .Kfpplém«ntalnn ^ie,'voui^ôssédex> * m° POrt’ * I - Nom » M , A dre*»* ., , > t 2194^948 /OLUME XXVIII — No 145 LE DEVOIK.MONTREAL, SAMEDI 26 JUIN IV^ LA VIE SPORTIVE La septième victoire de Harry Smythe L«s Royaux de Rabbit Maranville « sont repris hier soir pour la défaite subie le soir de la Saint-Jean-Baptiste, et c’est le vétéran Harry Smithe qui a eu l’avantage d’être au monticule pour la ioute d’hier au Stade de la rue Delorimier.Le Montréal a vaincu les Bisons de Buffalo hier soir par un résultat de 7 à 5 pour reprendre la 2e position de la ligue Internationale, pendant que les Bisons descendaient en 3e place.Smythe a enregistré sa 7e victoire de la saison, bien qu’il ait été touché pour douze coups sûrs.Dans les trois premières manches, il fut victime de huit des douze coups lûrs qu’il alloua aux visiteurs pour quatre points.Bien que les visiteurs le touchèrent facilement dans ces manches, le vétéran a su se montrer solide dans les moments très critiques, puisqu’il mit fin à ces trois manches en faisant mordre la poussière au frappeur pour le dernier retrait dans chacune, alors que deux coureurs ou plus étaient sur les buts.BUFFALO ab.p.es.r.a.Corbett 1b .4 2 3 8 2 Mulleavy ac.4 1 2 1 3 Backerby cd .3 0 1 0 U Tyler cg .2 0 0 0 0 xCarnegie cg .2 0 0 0 0 McCormick cc .5 ü 1 5 1 Dueker 3b.5 0 1 3 0 Oison 2b .5 1 1 3 4 Grube r.3 1 1 3 1 Sewell 1.4 0 2 1 2 xCobs 1 .0 0 0 0 0 Total .37 5 12 24 13 MONTREAL ab.p.es.r.a.San key ac .5 1 0 1 1 Jeffries 3b .4 2 2 2 3 Dunlap cd .5 1 3 1 0 Dugas 1b .4 1 2 8 1 Harris cg.4 0 1 1 ü Hafey cg .4 Ü 1 4 ü Bell 2b .4 1 1 4 2 Chandler r .3 0 1 6 0 Smythe J .4 1 3 0 4 Total .37 7 14 27 11 x-frappa pour Tyler à la Be.Résultat par manche: Buffalo .121001000—5 Montréal .20010013x—7 Sommaire: Erreurs, McCormick, Bell 2, Mul-leavy, Oison, Grube; points comptés sur coups de Mulleavy, Harris, Hafey, Corbett, Blackerby, Sewell, Smjthe, Dunlap 2; deux-buts, Corbett, Mulleavy 2, Sewell, Jeffries, McCormick; sacrifices, Blackerby, 2, Mulleavy; doubles-jeux, Corbett à Mulleavy; laissés sur les buts, Buffalo 2, Montréal 9; buts sur balles de Sewell 3, Smythe 3; retirés au bâton par Smythe G, Sewell 1.Jacobs 1; coups sûrs sur balles de Sewell, 14 en 7 1-3 manches; Jacobs 0 en 2-3 manche; frappé par le lanceur, Smythe, Tyler; mauvais lancer, Smythe; lanceur perdant, Sewell; arbitres, Campbell et Rommel; temps, 2 h.09.AUTRES JOUTES Newark .000013010—5 8 1 Syracuse - 200000000—2 7 1 Wicker et Hargreaves; L.Moore et D.Moore.Baltimore .00000000201—3 14 0 Jersey City.20000000000—2 9 1 Lohrman, Matuzak et Crouse, Gray; Brennan.Gabier et Redmond.Rochester .131000001—6 7 1 Toronto .00002014x—7 13 2 Judd, Krist et O'Farrell; Mulligan, Berly, Nekola, Caldwell et Heath.Les parties dans les grandes ligues l^es ioutes disputées hter dans les séries des ligues de base-bail Américaine et Nationale ont donné les résultats suivants; LIGUE AMERICAINE Détroit .000100000— 1 6 2 New York .30012200x— 8 11 0 Bridges, Gill et Tebbetts; Ruffing et Dickev.Chicago .301200010— 7 11 5 Washington .111200010— 6 12 2 Whitehead.Gain.Brown et Shea; W.Ferrell et R.Ferrell.St-Louis .010000001— 2 4 2 Boston .OOlllOOlx— 4 80 Bonétti.Koupal et Hemsley; Newsom et Desautels.Ole vela nd-Philadelphie, remise à cel après-midi.LIGUE NATIONALE Boston - 000000200— 2 9 2 Cincinnati .40110000x—-6 10 0 Canning.Gabier.Hutchison et Ix»-pez; Brown.R.Davis et V.Davis.Philadelphie .313000201—10 14 0 Pittsburg - 000102020 - 5 12 1 La Master.Jorgens et Atwodo; Row-man, Bauers, Weaver, Tobin et Todd.Brooklyn .010000001— 2 5 1 Chicago .10340003x—11 11 0 Fitzsimmons.Bifkofer et Phelps; Carleton et Hartnett.Bottarini.New-York .001012000— 4 12 0 Saint-Louis .23202000»- £ 14 0 Sastleman, Smith, Baker et Mancus-so, Denning; Warneke et Ogrodows-ki.Les négligés aux honneurs à Blue Bonnets Le Handicap Westmount était la principale épreuve à l’atffiohe hier après-midi, à la piste de Blue Bonnets et c’est à Blue Gum que revint l’honneur de remporter la victoire dans cette course réservée aux chevaux de trois ans et plus.La piste était en parfait état hier et les temps furent très rapides dans la majorité des épreuves et la lutte fut serrée dans les sept courses à l’affiche.Les favoris ne furent pas en veine hier, car la part du lion est revenue aux négligés et les amateurs qui avaient des billets sur les gagnants ont pu réaliser un beau bénéfice et ils tenteront de nouveau leurs chances cet après-midi, alors que le Montreal Jockey Club, sous la direction de MM.Cattari-nich et Dandurand.offre un programme de huit courses.Résultat des épreuves: PREMIERE COURSE.— 6 fur-longs.— $300.3 ans et plus.Temps 1.15 4-5.Behind Me, C.Wr.Smith; Bonnie Cain, B.Myres; Smoke Ring, H.Feeney; Investor, W.Halliburton; Imelda, T.'Fowler; Nahallac, C.E.Payne; Ira Regan, R.Fair; Owitch, T.Everett; Grand Manner, A.Harris; Partisan, J.Convey.$2.00 au luutuel rapportent sur Behind Me $16.60 en première, $7.50 en deuxième et $6.90 en troisième: sur Bonnie Cain $4.50 eV) deuxième et $3.35 en troisième; sur Smoke Ring $3.05 en troisième.DEUXIEME COURSE.— 6 fur-longs.— Bourse $300.3 ans et plus.Temps 1.16 1-5.Belle Fuller, J.Wilson; Recital, R.Feeney; Rough Waters, R.Wimmer; Butterfly, T.Everett; Mars Pastine, M.Contino; Imagale, W.Halliburton; Candy Man, C.W.Smith; Beau Govans, R.Ashiey; Marion Bury, J.Convey; Shuffle Off.B.Marchio.1 $2.00 au mutuel rapportent sur Belle Fuller $34.10 en première, $10.45 en deuxième et $6.15 en troisième; sur Recital $4.10 en deuxième et $3.00 en troisième; sur Rough Waters, $7.15 en troisième.TROISIEME COURSE.— 5 1-2 furlongs.— Bourse $300.3 ans et plus, division canadienne.Temps 1.08 1-5.Lumberer, J.Convey; Battle Plane, C.W.Smith; Time Limit, A.Harris; Bunetta, R.Fair; Jean Pittston, R.Feeney; Lexis, B.Marshio; Seaford, D.Grant; Oiseau Noir, M.Conltno.$2.00 au mutuel rapportent sur Lumberer $11.25 en remière, $5.95 en deuxième et $3.70 en troisième; sur Battle Plane $3.50 en deuxième et $2.90 en troisième; sur Time Limit $5.40 en troisième.QATR1EME COURSE.- 41-2 furlongs.— Bourse $300.2 ans.Novides.Temps 56 2-5.Tabmark, R.Fair; Blue Fume, A.Prain; Boval Wido, A.Harris?Dodge Me, B.Myres; Step Rosey, J.Dias; aOakwood Lad, A.Barnett; aOakwoods Lady, J.Grace; Chicot, J.Convey.$2.00 au mutuel rapportent sur Tabmark $4.40 en première, $3.85 en deuxième et $2.90 en troisième; sur Blue Fume $8.20 en deuxième et $7.20 en troisième: sur Royal Widow $6.40 en troisième.CINQUIEME COURSE.— 5% fur-longs.Bourse $400, 3 ans et plus.Temps: 1.08 2-5.Blue Gum.Harris, 197.Gathea, Halliburtno, 107 Molasses Bill.Feeney, 112.McKell, Wilson, 109.Cuting, Convey, 110.Captain Jeffries.Payne, 109.Chancabit.Everett, 107.Black Anna, Myers, 109.$2 au mutuel rapportent sur Blue Gum $11.40 en 1ère, 5.95 en 2e et 4.25 en 3e; sur Kalthea, $8.20 en 2e et 4.70 en 3e; sur Molasses Bill, 6.-5o en 3e ' SIXIEME COURSE.- 1 mille et 1 furlong.Bourse $300, 3 ans et plus.Temps, 1.56.Goldfin, Feeney, 102.Lord Dean.Halliburton.112.Law Maker, Marshio, 112.Warrior Slave, Wilson, 102.Revenberate.Everett.107.Tolimata, Harris.107.$2 au mutuel rapportent sur Goldfin $4.60 en 1er; 2.50 en 2e et 2.60 en 3e.Sur Lord Dean, 2.60 en 2e el 2.60 en 3e; sur Lawmaker, 4.25 en 3e.„ , SEPTIEME COURSE.— 6 fur-longs.Bourse $300.3 ans et plus.Temps: 1.15 1-5.The Corner.Smith, 110.Bank me.Pavne, 116.Fred Tracev, Convey.112.Dowling, Wilson, 111.No Trouble.Crawford.97.Identical.Marshio.116.Laurian, Barnett.113.Transmac, Fowler.113.Rockmelian.Everett, 104.Courant.Grace.110.$2.00 au mutuel rapportent sur The Corner, $15.25 en 1er, 5.90 en 2e el 5.75 en 3e; sur Bank Me, 3,85 en 2e et 2.70 en 3e; sur Fred Tracey, 2.80 en 3e.Canadien et Wanderer ont annulé Les clubs Canadien et Wanderer ont fourni une intéressante exhibition hier soir dans la deuxième partie à l’affiche au Forum alors que le Groupe sénior de crosse offrait son programme régulier.Ces deux équipes ont fait partie nulle de 4 à 4.Dans la joute d’ouverture le Shamrock a vaincu le Verdun par un résultat de 9 à 8.Composition des équipes: Shamrock: — Buts, Kierans; défenses, H.Kennedy et O’Brien; couvert, M.Angle; point, F.Angle; attaques: T.Angle et B.Kennedy.Substituts: Tracey, Pilkington, Jot-kus, Anderson, Foy, Sullivan, Leyden, Lewis, Langevin.Verdun: Buts, Aquin; défenses: Davies et D.Archer; couvert, Landry; point, T.Archer; attaques: W.Archer et Gordon.Substituts: Aubé, Bulger, Wheatly, Davidson, O’Connor, Ainsworth, Anderson.Arbitre: Norris.Première période I.Verdun, Anderson (Curran) .20 2 Verdun, T.Archer (D.Ar- cher) .0.46 3 Verdun, Aubé (O’Connor) 5.10 4.Shamrock, T.Angle .9.29 5.Shamrock, B.Kennedy (Foy).9.31 6.Shamrock, T.Angle .11.28 7.Shamrock, T.Angle (F.Angle).16.20 Punitions: Foy, O’Connor, D.Archer (2), Gordon, Sullivan, O’Brien.Deuxième période 8.Verdun, B.Archer.2.03 9.Shamrock, M.Tracey (Foy) 3.32 10.Verdun, Bulger.4.50 II.Shamrock, Jotkus.8.15 12.Shamrock, F.Angle .9.04 13.Verdun, Bulger (Aubé) .9.33 14.Shamrock, F.Angle (Langevin).11.03 15.Shamrock, F.Angle (T.Angle) .16.40 16.Verdun, Bulger (Curran) 18.55 17.Verdun, Curran (Aubé).19.55 Punitions: Layden, B.Kennedy, C Kennedy, Tracey, Davies, Anderson.Gordon, Lewis (2), Landry (2).DEUXIEME PARTIE Canadien: But, Archambault; défenses, Mullins et Brossard; couvert, Benoit; point, Royal; attaques, A.Boyer et Léonard.Substituts: Brais, Wheaton, Lennox, M.Boyer, C.Blanchard, Osborne, La-france, Brocklehurst, Harvey.Wanderers: Buts, Yanofsky; défenses, Burns et B.Mundey; couvert, Davis; point, Kavanagh; attaques, E.Green et T.Green.Substituts: Furlong, Halbert, Murphy, Marshall, Clarke, Murray, E.Mundey.Première période 1.Canadien, A.Boyer (Léo- nard).100 2.Wanderers, J.Greene 11.51 3.Canadien, Léonard.12.03 4.Wanderers, B.Mundey ., 14.29 5.Wanderers, E.Greene .18.49 Punitions: Kavanagh, Osborne, Deuxième période 6.Canadien, Léonard.1.45 7.Canadien, M.Boyer .2.40 8.Wanderers, Davis (J.Greene) .Punitions: Kavanagh, E.Mundey, B.Mundey, 5 min., Mullms.Yvon Robert aura Lefebvre comme rival Pour la première fois dans l’histoire de la lutte à Montréal deux athlètes canadiens-français se disputeront les honneurs du championnat mondial des poids lourds mercredi soir prochain, au Forum, et tout porte à croire que cette rencontre suscitera un intérêt extraordinaire.Léo Lefebvre et Yvon Robert seront les deux rivaux dans la rencontre principale préparée par le matchmaker Jack Ganson et d’autres combats importants seront également disputés au vaste amphithéâtre de la rue Ste-Catherine ouest.Le combat pour lequel Yvon reçoit une garantie de $4,000 sera de deux de trois chutes et limité à 90 minutes.Ce sera le premier de cinq matchs que livrera Robert au cours de l’été, s’il réussit à conserver son titre.C’est Emile Maupas qui a donné à Lefebvre l’occasion de s’attaquer au titre du champion.Lorsque Jack Ganson a soumis les noms de Mi-quet, O’Mahoney, George, Lefebvre et Williams à Robert pour le choix ,’un rival, le célèbre entraîneur a it: “Nous avons donné aux étrangers toutes les chances au monde de remporter le titre, pourquoi ne pas laisser cette occasion à un Canadien français?” Réalisant qu’un match de championnat entre deux Canadiens français est une attraction de premier ordre et que Lefebvre a une belle chance d’enlever son titre à Robert, le Forum a accepté le match et mis les deux adversaires sous contrat.Robert recevra sa garantie et Lefebvre aura 12 1-2 pour cent de la recette.Né à Saint-François du Lac, il y 26 ans, Léo Lefebvre a toujours-été gros pour son âge.Il a vite abandonné ses études avec l’intention de se faire marin, mais son père l’a engagé sur un bateau qui voyageait de Sorel aux Trois-Rivières à Tâge de 13 ans.Il a quitté cet emploi six ans plus tard pour devenir lutteur.Un autre combat a été bâclé par Jack Ganson pour sa séance de mercredi.We Willie Davis rencontrera Joe Da Volta à l’une des préliminaires.Félix Miquet fera face à un adversaire qui n’a pas encore été choisi.Tstadmjm.AUJOUKOHUÎ, A S P.M.BUFFALO vs ROYALS DIMANCHE, A ï P.M.PARTIE DOUBLE TORONTO Tl ROYALS.Coups de circuit Hier: Galan, Cubs, 2; Dickey, Yankees; Gehringer, Tigers; Clift, Browns; Kreevich, White Sox: Collins, Cubs; Brack, Phelps, Dodgers; Medwick, Padgetl, Cardinaux; Borwne, Phillies, un chacun.Les meneurs: Medwick, Cardinaux, 16; Greenberg, Tigers, 16; Di Maggio, Yankees, 15: Selkirk, Yankees .14; Foxx, Red Sox.12; Qtt, Giants, 13.Totaux: Américaine, 272; Natio- nale, 264.Total: 536.Les joutes dons nos ligues semi-pros Les parties qui auront Heu de main dans les séries régul ères de nos ligues de base-bail serm-nros et amateurs, seront les suivantes; LIGUGE PROVENCI ALE Tr.-Rivières à Drummondville.2 p Sorel à Sherbrooke, 2 parties.Panthères à Granby, 2 parties.Sorel à Graribv, joute du soir.LIGUE QUEBBC-NEW-YORK Beflerive à Lachlne, 2 parties.As Italiens â Beauharnois.2 par N.-Dame à VaHeyfield.2 parties LIGUE METROPOLITAINE Lait.Canadienne à P.Champlain Kik à Sainte-Thérèse.Police vs St-Clément.Villerav vs Cherrier.LIGUE FEDERAI JE St-Hyacinthe ft Chambly, 2 h.Bedford à Acton Vale.2 h.Farnham ft Acton Vale, 6 h.Iberville ft St-Hyacinthe, 6 h.Chambly à Bedford.6 h.LIGUE STARR Georges V vs Canadien Amateur.Dollard vs Saint-Philippe.Paul Service vs Pointe-aux-Trem.St-Eusêbe vs Notre-Dame des Vict.Lachine vs Saint-Lambert.Belmont vs Bordeaux.Rosemont vs Saint-Bruno, Hôtel Mont-Royal vs St-Lambert.Les Royaux au bâton P Ab.cm 2b 3b C Par.Pr.Smyth* Jeffrie* 19 38 19 3 1 0 9 828 S» 232 80 17 a s 32 343 Chandler 1* 44 13 3 0 2 S 341 Dugaa ?8 168 53 21 3 3 29 331 Benning 23 37 12 0 0 0 4 321 Wunlap 39 229 72 12 2 0 34 314 Johnaon .1* 37 11 3 0 0 5 297 Ben .ns 338 8P 8 O 3 24 289 Pattlaon » 7 2 0 0 0 0 288 Polit a 14 4 0 O 0 2 288 Cobb .30 114 30 3 2 0 18 263 Marri* 47 184 43 7 1 6 28 282 Hafey 38 187 47 3 3 8 38 230 Banltey 38 218 52 B 2 1 13 241 Duke .13 41 9 l 0 0 1 220 K le* 42 130 26 5 1 0 20 200 LUenbee 10 18 3 0 1 0 0 1BI Myllykanga» 14 37 1 0 O 0 1 027 LES LANCEURS P.M.ci.P.bb nb g p P.e Duke _______13 9» »S 38 30 2« 8 3 721 Pxtttion .SIS 18 10 12 3 2 1 817 MjrllykmgM 14 98 118 37 31 al 7 4 836 Smyth» .18 83 89 39 19 24 6 3 543 UxenbM.10 32 83 30 14 5 8 2 2 900 Johrwon .13 61 83 36 29 35 4 4 500 POI11 .» 38 39 23 19 17 2 3 400 Les favoris ont triomphé à Wimbledon Wimbledon, 26.— Le tournoi de tennis pour le championnat de la Grande-Bretagne s’est continué hier alors qu’eut lieu la quatrième ronde.Vivian McGrath, d’Australie, a défait R A.Shayes, de Grande-Bretagne, 6-2, 6-1, 6-3, et trois Américains, Donald Budge, Frank Parker et Bryant Grant ont aussi triomphé hier.Gottfried Von Cramm et Heinrich Henkel, d’Allemagne, Bunny Austin, d’Angleterre, et Jack Crawford, d’Australie, et les autres joueront leurs matchs de quatrième ronde aujourd’hui.Grant, blessé à la cheville, a défait Alan Stedmen, de la Nouvelle-Zélande, après avoir perdu les deux premiers sets.Les scores ont été de 4-6, 6-8, 6-1 6-4 6-3.Budge, qui n’a pas encore perdu un seul set depuis le début du tournoi, a éliminé Ladislow Hecht, de Tchécoslovaquie, 6-4, 6-2, 6-2.Frank Parker a triomphé de l’“Homme sans patrie”, Daniel Prenn, 6-4, 7-5 6-2.Kay Stammers a éliminé Katherine Winthrop, des Etats-Unis, dans un malch de troisième ronde des simples-dames.Jean Saunders, autrefois de Calgary, a dû s’incliner, 6-4, 6-1.devant Anita Lizana.Mme René Mathieu, de France, a défait Evelyn Dearman, 6-0, 6-3, et Dorothy Andrus a battu Mlle F.S.Ford, de Grande-Bretagne, 6-4, 6-0.George Patrick Hughes et C.R.D.Turkey ont triomphé de T.G.Mc-Veagh çt George L.Rogers, d’Irlande, des doubles-messieurs.Budge et Gene Make ont battu l’équipe suisse, H.C.Fisher et B.Maneff, 6-1, 6-1, 6-3.Dans les doubles-mixtes, Mlle Saunders et Cari Schroeder ont disposé de A.Fannin, d'Afrique-Sud, et Mme King, d’Angleterre, 6-0, 6-2.TOt’RNOI INTERMEDIAIRE Résultats des séries du Tournoi Intermédiaire de l’Association de la province de Québec, disputées hier: Simples-Dames Mlle Helen Phelan bat Mme G.E.Merritt, 1-6, 6-2, 8-6; Mlle Marbara Barnard bat Mme A.J.E.W’hite, 6-2, 6-4; Mme W.R.Cox bat Mlle M.Corbell, 6-3, 6-1; Mlle Rosette Renshaw bat Mme J.Charlick, 3-6, 6-0, 6-2; Mlle Gladys Gullen bat Mlle K.Gilmour, 6-4, B-2; Mlle P.Dussault bat Mlle Lorna Bief, 1-6, 6-3, 6-3; Mlle S.Laçasse bat Mlle G.Cadotte.6-4, 6-3; Mlle M.Bourdon bat Mlle F.M.Kkelchre, 6-2, 3-6, 6-4; Mlle Aida Crewson bat Mlle Fay Black, 6-2, 6-3; Mlle W.Chisholm bal Mlle Sonya Elkin, 6-0, 6-1.Doubles-Dames Mmes Collingr et Cox battent Mlles Savignac et St-Amour, 6-2, 6-2; Mmes Beaudry et Denmark battent Mmes Charlick et Willies, 9-16, 6-3, 6-2.Simples-Messieurs Jack McMartin bat Julius Bro-die, 6-3, 6-4; J.Carignan bat L.La-verdure, 6-3, 0-6 6-2; Ralph Linton bat R.Raynsford, par défaut; Léo I.avut bat T.C.Trenholme, par défaut; D Q.Coster bat J.Demers, 6- 3 6-3; G.Veillette bat A.Martel, 7- 5, 4-6, 6-3; J P.Cofsky bat E.Reardmore, 6-4, 6-1; M.Denis bat W.G.Bowden, 6-2, 7-5; G.Fontaine bat G.Fournier.6-4, 0-6, 6-1; Guy Thomas bat A.Tourangeau, 5-7, 6-2, 6-4; J.À.Faulconhridge bat G.Lambert, 6-3, 6-4; F.McKercher bat H.Easterbrooke, 6-0.6-1; A.Girardin I bat Allen Lambert, 3-6, 7-5, 9-7; J.J, Denis bat J.Cardan, 6-3,’6-4; sï:.O’Dowd bat T., de TJly, 6-2.10-8; J.Amyot bat P.Prévost, 6-2, 6-3; MÊ “OueHes peuvent être le» dépense» de divertissement dans ce voyage?* "Soyez prodigue de vos Sweet Capotais: tous nos clients les fument." CIGARETTES SWEET CAPORAL Te forme Id pirns pure torn laquelle le tabac peut être fumé."—J\ncet E.L.Paquette bat J.V.Emory, 6-2, 6-0; W.O’Brien bat J.E.Heward.6-0, 6-4; R.Elliott bat G.Gagnon, 6-0, 2-6, 6-3 ¦ A.Dussault bat Moss Benison, 6-1, 6-1 • F.A.Wilson bat J.Richer, 4-6, 6-3; A.Ridgeway bat J.Bourgoing, 6-1, 6-2; T.D.Sinclair bat J.Geringer, 6-4, 6-0; P.Dessaulles bat R.H.Winters, 6-3.6-3- H.G.MacNetl bat M, Géli-nas, 6-0, 6-3; W.Coldwell bat M.Forget, 6-3, 6-4; M.Gagnon bat E.G.M.Cape, 6-1 6-0: Paul Bédard bat Grant Ferries, 6-2,.2-6, 6-3.Auiourd'hui.— Brooklyn à Chicago.New-York à St-Louis.Phiiadelphie à Pittsburgh, Boston à Cincinnati.Demain.— Brooklyn à Chicago, 2 p.New-York à St-Louis.Philadelphie à Pittsburgh» Boston à Cincinnati.2 p.Le baseball Internationale Hier.— Montréal 7, Buffalo 5.Newark 5, Syracuse 2.Toronto 7, Rochester 5.Baltimore 3, Jersey City 2.LE CLASSEMENT G.P.P.C.Newark 49 14 778 Montréal 32 27 542 Buffalo 3‘A 28 533 Syracuse 31 31 500 Toronto 31 32 492 Rochester 27 36 429 Baltimore 22 36 379 Jersey City 19 39 328 Auiourd’hui.— Buffalo à Montréal, 3 h.p.ra.Rochester à Toronto.Baltimore à Jersey Citv.Newark ft Syracuse.Demain.— , _ .Toronto ft Montréal, 2 p-, ft * h.Buffalo ft Rochester.2 p.Baltimore ft Newark, 2 p.Baltimore à Newark, 2 p.Jersey City à Syracuse, 2 p.Américaine Hier.— New-York 8, Detroit 1.Chicago 7, Washington 6.Boston 4, Saint-Louis 2.Cleveland à Philadelphie.sera louée plus tard.LE CLASSEMENT G.P.P.C.New-York .36 20 643 Détroit 25 569 Chicago 25 569 Boston 29 23 558 Cleveland .27 27 500 Washington ,.31 456 Saint Louis .Philadelphie .19 35 352 18 35 340 Aujourd’hui et demain: Detroit à New-York.Chicago à Washington.St-Louis à Boston.Cleveland à Philadelphie.Nationale Hier.~ Chicago 11, Brooklyn 2.Saint-Louis 9, New-York 4.Philadelphie 10, Pittsburg 5.Cincinnati 6 Boston 2.LE CLASSEMENT 1 G.P P.C.Chicago .21 632 Saint-Louis 22 614 New York .25 576 Pittsburg .31 26 544 Brooklyn .24 30 444 Cincinnati .23 33 411 Philadelphie 23 35 397 Boston .• 35 375 Club nautique Beauharnois Sou» les auspices du Club Nau-tiqqe de Beauharnois.le comité pour l’organisation des Régates internationales s’est réuni de nouveau cette semaine.Au cours de cette assemblée dont le programme était très chargé, les membres du comité d’organisation furent réélus à l’unanimité et le comité est de nouveau composé comme suit : Président: M.Arthur Caron; secrétaire; M.Pierre Trudeau; assistant-secrétaire: M.René Leduc; trésorier: M.Walter Renaud.M.F.S.Molson, propriétaire de deux des yachts les plus rapides de la province a accepté encore une fois le titre de Commodore de nos Régates et Son Honneur M.Hqr-misdas Roy, maire de Beauharnois, agira comme Vice-Commodore.Comme il l’a déjà été annoncé, ce triomphe des sports nautiques dont l'intérêt va toujours croissant d’année en année auront lieu les 24 et 25 juillet au meilleur moment de la saison estivale.Déjà, plusieurs yachts rapides s’inscrivent en vue du grand "free for ail” qui sra l'attraction de ce jour.M.F.S.Molson de nouveau Commodore de nos Régates promet de prendre part lui-même a cette épreuve importante.Il conduira le “Ttoots II” tandis que M.Lucien Mongrain le ‘Kamary” qui jusqu'ici n’a jamais été vaincu, fl espère de nouveau remporter le championnat provincial.D'autre part, le 'Miss Canada” qui a longtemps détenu ce championnat, sera un de leurs 'dangereux adversaires.Le club nautique
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