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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 février 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-02-02, Collections de BAnQ.

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VOLUME XVI — No 2b MONTREAL, LUNDI 2 FEVRIER 1925 mois SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition quotidk n ie CANADA.WW Etats-Unis et Empire Bi.an nique $8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTRCAU TÉLÉPHONE \ Wain 7430 SERVICE DE NUTT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 515S FAIS CE QUE DOIS ! L/Acte des banques La faillite de la Home Bank II DEPOSANTS EPARGNISTES Je demandais aussi qu’il ne fût pas permis à un débiteur de payer ses billets à leur échéance avec son dépôt, au détriment du déposant épargniste.On sait qU*une banque n’est en faillite que 90 jours après la fermeture de ses guichets; on sait également tjue la majorité des billets escomptés sont payables dans les trois mois qui suivent l’escompte.11 me paraît "très injuste pour le déposant à l’épargne qu’il soit permis à un débiteur de payer sa dette à la banque avec son dépôt, alors qu’il a déjà bénéficié par ses emprunts de l’argent des déposants à l’épargne, en faisant quinze, vingt pour cent de profit, et souvent plus.Lorsque je fis cette demande devant le Comité des banques, le ministre des Finances me répondit que l’Acte de Liquidation y pourvoyait, et il s’eri alla.Devant l’évidence de cette mauvaise foi, je fus désemparé.Je compris que ce comité n’était qu’un leurre, qu’il n’était que la créature des banques et qu’on n’avait nullement l’intention de donner plus de protection aux déposants.Je suis cependant encore à me demander comment il se fait que l’on n’ait rien fait dans ce sens.Est-ce un parti pris de refuser coinplètement toute protection aux déposants épargnistes?La crainte de voir diminuer les dépôts courants, sur lesquels la banque ne paie aucun intérêt, serait-elle une raison suffisante pour légitimer un tel déni de justice?RAPPORTS ANNUELS Une autre suggestion qu’on semble aussi avoir oubliée, c'est de donner plus de détails dans les résultats de l’année.Pourquoi la loi exige-t-elle que les banques publient leurs rapports mensuels et annuels dans la Gazette officielle du Canada, si ce n’est pour renseigner le public?Les banques échappent à cette obligation d’une manière assez subtile, dès le premier item de leur bilan .Voici comment l’on procède : ilSolde créditeur du compte profits et pertes “à la fin de l’année précédente; profits de Tannée finissant “le ., déduction faite, lo, des frais d’administration, 2o, des “intérêts sur dépôts, 3o, des intérêts perçus d’avance sur ‘‘escomptes et, 4o, d’une provision pour créances douteuses et ‘mauvaises.” Chacun de ces item devrait figurer séparément.Croit-on qu’il n’est pas nécessaire pour le public de connaître, lo.le montant des profits bruts de Tannée, 2o, le montant des frais d’administration, 3o, le montant des intérêts payés sur les dépôts et, 4o, le montant réservé pour créances douteuses et mauvaises; et aussi ce (ju’il advient du montant réservé pour meme fin Tannée précédente?était-il ou n’était-il pas suffisant?quelle est la balance au crédit de ce compte?En 1913, on fit distribuer aux membres de la Chambre un projet du bill; et sur la formule dos rapports on faisait donner tous ces détails; mais lors de la discussion de ce bill devant le comité des banques et devant les chambres, ce projet de bill était disparu et remplacé par un autre ne contenant pas ces dispositions.Il serait curieux de savoir quelle est l’autorité qui a ordonné ce changement.Quelles raisons plausibles peut-on avoir pour ne pas donner ces détails au public?Si le public a besoin des rapports des banques, il faut que ces rapports soient utiles; et quelle utilité peuvent-ils avoir si Ton en retranche tout ce que le public a intérêt de savoir?SUCCURSALES DES BANQUES Il ne devrait pas être permis à une banque d’ouvrir autant de succursales qu’elle le désire.Actuellement, une banque ayant un capital d’un million peut ouvrir autant de succursales quune banque qui a dix ou vingt fois ce capital.Pour accorder une charte de banque, on exige un capital de $500,000, mais on ne limite pas le nombre de succursales que celte banque peut ouvrir.Dans la faillite de la Banque Ville-Marie, on constata que l’administration de cette banque avait cherché, par Touvcrturc de succursales, à remplir sa caisse en drainant T épargne de nos campagnes.Si le gouvernement a consenti à garantir à telle autre banque les cinquante millions dont je parlais il y a un instant, c’est a cause des nombreuses succursales que celle banque avait ouvertes, principalement dans la province d’Ontario.Du moins, c’est là l’une des raisons que Ton a données pour justifier le gouvernement de prendre cette responsabilité.1 Il me semble que cette disposition est stupide; et Ton doit comprendre qu’il est temps d’arrêter cette course aux succursales, si Ton veut empêcher la répétition des pertes encourues dqns le passé par le pays et le public, lesquelles se chiffrent par mil-bons.Je croîs qu’une banque ne devrait pouvoir ouvrir une succursale qu’avec le consentement du ministre des Finances, après un avis de 30 jours dans la Gazette officielle et dans un ou deux journaux publiés dans la localité ou aux environs.Un “businessman” ontarien confie à un visiteur que, somme toute, il n'u a pas grand danger à laisser le nord de l’Ontario se peupler de Canadiens français: ils se contentent de peu, sont laborieux, loyaux.Ils n'y en a pas comme eux pour faire reculer la forêt et ouvrir de nouvelles régions à l’industrie.En tous cas, ils soiit encore préférables aux Polonais, Busses, etc.Tonny TEMPLE.Lettre d'Ottawa Le pays de Cocagne Ressources extraordinaires de la vallée de la rivière de la Paix — Ce qu’elle retirera de la construction d’un chemin de fer de colonisation.* * * Toutes ces suggestions, dont la plupart tendent à protéger le déposant a l épargné, ont également en vue l’intérêt du commerce et 1 interet meme des banques.Plus Jes banques auront des dépôts, plus elles seront en mesure de mettre à la disposition du commerce l’argent qu'il requiert; et en assurant une protection parfaite aux déposants, on assurera en meme temps la stabilité des banques.________ G.-N.DUCHARME.1 Note de la Rédaction.—Le même argument a été invoque pour justifier l’extraordinaire rescapayc de la Banque Nationale.L’actualité Le fluide sympathique Iai scène se passe aux quartiers-généraux des délégués ontariens de la “bonne, entente”, dans un petit salon au “huitième” de l'hôtel Mont-Royal.Les décors font une ombre an tableau: ils sont sobres.Vue dizaine de “businessmen” ontariens fument.Ils ont Voeil vague et l’air béats.Ils sont vêtus de façon très diverses: habits gris, habits verts, habits noirs, chemises bleues, chemises blanches, faux-col bleus, faux-coh blancs.On frappe un coup discret à la porte.(Tous en choeur) — Corne in! Entre un bonhomme portant un somptueux “capot de chat".On l’accueille: Hello Jim! (sans conviction) How are you?(avec une cordialité pleine d’indifférence) ., Have a drink?(avec volupté).Jim est trop ému pour répondre.Une main émue sonne le garçon.Avec une célérité digne des plus hauts éloges, le garçon prépare plu- sieurs John Collins.On les boit avec une célérité digne d'éloge encore plus hauts.On frappe un autre coup discret à la porte.(Tous en choeur) — Corne in! Entre Un bonhomme portant un paletot du meilleur drap.On l'accueille: Hello Jack! (sans chaleur) How are vou?(presque avec ennui).Have a drink?(avec génie).L’émotion empêche Jack de répondre.Vne main tremblante sonne le garçon.Avec une célérité digne des plus hauts éloges, le garçon prépare plusieurs John Collins.On les boit.Parfaitemenf, on les boit.On frappe un coup discret à la porte.••• ••• ••• ••• « • • On frappe un coup discret à la porte.“Hic! What a fine city! Ô Montreal.Hic!” Conversation générale.On entend des paroles élogleuses à Ten-drott de la “old province of Que bco" si hospitalière.Ottawa, le 31.— L’ouest tout entier a les yeux fixés aujourd’hui sur te district de la rivière de la Paix.Les députés de l’Alberta et de la Colombie-Anglaise de même qu’un grand nombre de sénateurs nous en parlent à chaque session.Ils prétendent que dans l’ouest, c’est la seule région de.colonisation qui reste encore, et qu’on pourra y établir autant de fermiers qu’il y èn a aujourd’hui dans les trois provinces des prairies.Ils ajoutent que les cultivateurs établis ont besoin d’un embranchement de chemin de fer et d’un débouché vers le Pacifique pour disposer de leurs énormes récoltes.Et enfin, M.Thornton à qui les admirateurs de ces nouvelles plaines se sont adressés, serait revenu tellement enchanté d’un voyage qu’il a fait là-bas, qu’il est prêt à s’entendre avec le C.P.R.pour ouvrir une voie nouvelle le plus tôt possible.Comme le gouvernement ou les deux chemins de fer plus haut mentionnés présenteront bientôt, peu-être à la prochaine session, un projet concret au parlement, le temps est peut-être opportun d’offrir à l’est quelques informations sur cette nouvelle terre de Cocagne.Le district de la rivière de la Paix s’étend au nord des provinces de l’Alberta et de la Colombie-Anglaise.Descendant des montagnes Rocheuses, il s’étale au nord et à l’est sur un plateau immense qui rejoint le lac Athabaska et la rivière des Esclaves.La rivière de ia Paix traverse cet-t te région de 115,000 milles carrés.) Elle a ses sources sur le versant .oriental des Rocheuses et se frayant un passage à travers les montagnes I et les larges prairies, dans un par-.cours de 800 milles, elle rejoint en-‘fin la rivière Athabaska avec qui elle va sc jeter dans le grand lac des Esclaves.Ce lac, comme on se rappellera, une véritable mer intérieure comme nos lacs du centre, alimente le fleuve Mackenzie qui va se jeter dans l’océan Arctique.La rivière de la Paix est navigable sur une bonne partie de son parcours, et des navires font aujourd’hui la navette entre les principaux centres de colonisation.Le sol de cette vallée est très propice à la culture du blé, du foin, des céréales, légumes, et à Rétablissement d’immenses pâtufages.La proportion des lerres incultes serait tout à fait ridicule, quelques parcelles de terre ici et là seulement, entourées partout de vastes plaines propres à la culture, et dé forêts épaisses ou légères d’épinet-te, de pin, de bouleaux, de saule ou de peuplier.On compte même que l’industrie du bois ne peut trouver ailleurs dans le Nord Ouest des limites aussi abondantes que celles que peut lui offrir certaines parties de ce district.Dans cette région, on a autrefois trouvé de l'or en quantité.Aujourd’hui les mines sont apparemment épuisées.Mais l’attention sc tourne vers les puits d’huile depuis que (’Imperial Oil a frappé une source importante à Fort Norman, en 1920.La rivière du Pouce Coupé, dans les environs, est un rendez-vous des géologues qui poursuivent des études pour les grandes compagnies qui se disputent l’empire de l’huile dans le inonde.Le district de la rivière do la Paix est célèbre pour son blé d'excellente qualité et le rendement de ce blé à l’acre.Certaines variétés ont produit jusqu’à 69 boisseaux à l’acre.Mais on considère que l’avenir est plutôt du côté de la culture mixte, car les vastes plaines du sud du Manitoba et de la Sa.skat-chefin ont un sol encore mieux approprié à la culture presque exclusive du froment.Les colons qui iront s'établir là, disent les fonctionnaires qui ont étudié minutieusement le sol, feraient mieux de s’adonner à l’industrie laitière, à la culture de nombreuses céréales, à l’élevage aussi, et ne pas courir de gros risques en cultivant le blé seulement.Ils auront ainsi plus de chances de succès.PAYS CONNU DES .MISSION?J AIRES Dennis de nombreuses années, les chasseurs, les missionnaires, les employés de la Compagnie de la baie d’Hudson sillonnent cette large étendue de terrain.Grouard est un des plus vieux centres qui existent.Des chemins et des pistes s’étendent dans toutes les directions, traversent les prairies et les forêts pour se rendre aux lacs ou aux principales rivières.Un chemin de fer a pénétré presque jusques au coeur de cette région.C’est le Edmonton, Dunvegan el Colombie-Anglaise qui dessert les villes de la rivière de la Paix, de l’Esprit et de la Grande Prairie, touche au petit lac des Esclaves, célèbre pour son ooixson blanc, McLennan, la rivière de ia Fumée, Berwyn, elr.Naturellement, H existe déjà des avec le Saturday Evening Post, villes et des villages de même que j vient de faire des excuses à ses lec-des campagnes florissantes dans'teurs catholiques, pour avoir pu-cette région.Le district Je plus blié, le jour même de Noël, une atro-fameux est celui de Grande Prairie ce calomnie contre la Vierge Marie, qui s’étend sur un haut plateau au sud de la rivière de la Paix.Il couvre deux milie milles carrés.Le sol est légèrement ondulé, produit lé blé en abondance, les berges des rivières sont bien boisées et la plaine ouverte produit le foin sauvage.Il se fait beaucoup de colonisation dans ce district, car les premiers labours ne remontent pas à plus d’une dizaû e d’années.Plus au nord, de Cârcajou à Vermillon, se trouve le territoire le moins peuplé, le plus productif peut-être de joute la région de la rivière de la Paix.Ce territoire s’étend sur 150 milles de long et couvre de 25 à 30 milles de large de chaque côté de ta rivière.On y trouve du bois en quantités suffisantes et surtout de fertiles prairies qui produisent le foin en abondance.La mise en état de culture est presque partout très facile.On a compte qu’il y avait dans ce coin du monde environ 3,000,000 d’acres de terre qui n’attendent que de hardis pionniers pour produire d’immenses récoltes.Mais aujourd’hui, le seul moyen de communication est la rivière de la Paix elle-même, qui n’est ouverte à la navigation que pendant l’été.Nous sommes ici rendus presque dans l’extrême nord.Mais les récoltes sont toujours abondantes et il arrive très rarement que les gelées les détruisent.Le gouvernement fédéral a conduit des expériences avec toutes les espèces de céréales, sur une ferme expérimentale qu’il possède là, depuis quatorze ans, et les résultats ont été magnifiques.Les autres vallées dont le sol est fertile et qui contiennent des étendues plus ou moins considérables de terrain propre à la colonisation, sont Haute Prairie, McLennan, Dunvegan, de l’Esprit, du Pouce Coupé, du fort St-Jean, de Hudson, Hope, etc.C’est donc ceite région qu’il faudrait pourvoir de chemins de fer, tant pour amener Jes colons, que pour écouler les produits des fermiers actuels.Car ceux-ci se plaignent déjà.Ils sont à portée de l’océan Pacifique, de Prince-Ru-peut surtout, et pourraient envoyer à nos ports de l’ouest le blé et les céréales qu’ils produisent en quantité.Le transport par chemin de fer ne serait pas dispendieux.Mais dans l’état actuel des choses, ils écoulent leurs produits par Edmonton et Fort William, les Grands Lacs et l’océan Atlantique, et les frais de transport mangent tous leurs profits.Ce chemin de fer de colonisation qui lui donnera en même temps un débouché vers le Pacifique, la région de la rivière de la Paix l’obtiendra bientôt, peut-être même à la prochaine session.Avec les in- formations que nous possédons au jourd’hui, nous ne pouvons dire, en effet, que cette région ne le mérite O C Aïoli- I r(t CS pas.Mais l’énergie, l'organisation, la continuité, l’audace qu’elle a mi ses au service de sa cause sont un exemple pour les autres régions du Canada qui aspirent au même développement et au même progrès.Léo-Paul DESROSIERS.Bloc-notes La mort d’un brave Le lieutenant de pompiers Desjardins, resté pendant toute une nuit sous des décombres inondés d’eau, par une température de quinze à vingl degrés sous zéro, et d’où ses vaillants camarades le sortirent au matin, pour le voir mourir il y a quelques heures, des conséquences de sa terrible aventure, avait une femme et plusieurs jeunes enfants.Ives citoyens et les gouvernants montréalais doivent à la mémoire de ce brave autre chose qu’un tribut d’honneur platonique et dos funérailles publiques.Il convient d’assurer à la famille de Desjardins une pension qui permette à sa femme d’élever honorablement ses enfants el d’en faire d’aussi bons citoyens que le fut leur père.En ces temps ou l’on donne parfois des pensions importantes a des gens dont les états de service et la carrière sont loin d’avoir été aussi utiles à la société que le furent la Voici dans quels ternies le Ledger (11 janvier) s’est exécuté, après les nombreuses protestations de catholiques américains: “Dans un des articles de Katherijie Mayo sur la situation aux Philippines, paru ici même le jour de Noël, il y avait des réflexions sans fondement, injurieuses et très graves contre une croyance des Chrétiens, réflexions que notre journal n’aurait nas dû laisser passer.L’attitude du Public Ledger envers la religion a toujours été sympathique et respectueuse; et rien dans son passé ne peut autoriser qui que ce soit à croire qu’il s’est jamais rendu, de propos délibéré, coupable d’attaques contre la religion.Mais, pour éviter tout malentendu, le Ledger déclare publiquement aujourd’hui qu’il n’a jamais eu l’intention de blesser les sentiments religieux de ses lecteurs, qu’il regrette la publication des réflexions en question et il manifeste son chagrin du fait que cette publication involontaire ait contristé de ses lecteurs.” L’auteur elle-même de l’article où la Sainte Vierge été insultée, Katherine Mayo, écrit au Ledger qu’elle n’a eu aucunement l’intention d’insulter ses lecteurs catholiques et qu’elle a pris le texte en question dans une brochurette publiée à Manille, — dont elle ne donne ni le titre ni le nom de l’auteur.Or elle l’a citée sans aucune indication d’origine et sans même guillemeter le texte, le fondant ainsi dans son article et en prenant tacitement la responsabilité.La bonne foi de M.Curtis et de son quotidien sont admissibles, encore que pendant le même mois de décembre, un collaborateur ô une autre revue de M.Curtis, le Ladies’ Home Journal, très répandu jusque dans nos familles catholiques de langue française, ait fait, lui aussi, des réflexions injurieuses sur la Vierge Mgrie.Mais ce n’est pas la première fois que Katherine Mayo commet elle-même à Tendroit des catholiques et de leur religion des attaques .gu des insinuations sérieuses.Elle en a fait il y a déjà quelques années dans un récit au Saturday Evening Post ; et cet hebdomadaire de M.Curtis a, dans le temps, pris une telle attitude qu’il a donne lieu de croire alors à sa mauvaise foi.Le moins qu’on puisse dire, c’est que les publications de M.Curtis restent sujettes à caution, pour les catholiques Ils feront donc bien de les surveiller plus attentivement que jamais.G.P.La session de Québec Le “caucus” ou le secret des polichinelles Orgueil des députés un instant associés aü gouver* nement — Comment se répand la vérité — La dernière réunion secrète.Chez les aveugles de Nazareth .Ouverture de l’exposition an nuelle des travaux — M.J.-L.Perron y assiste — Fini remarquable des ouvrages -Locaux insuffisants Lr’exposâtkm annuelle des travaux exécutés par les ouvriers de l’Insitftut Nazareth pour les aveugles, a eu lieu samedi après-midi.M.J.-L.Perron, ministre de la voirie, représentait le gouverne ment provincial.On loi a fait vi-lîûter en détail les ateliers de vannerie soit de confection et de répa rages, les ateliers où Ton fait les balais, les navettes.Partout les aveugles travaillaient méthodiquement, sans hésitation à gestes comptés et sûrs.Leur habilité est surtout remarquable dans la van ncrie, soit qq’il s’agisse de faire des paniers à linge où des travaux de délicate fantaisie comme des panders à bouquets, des bouquetières etc.Les fils de jonc glissent vive ment dans les mailles nombreuses qui font un damier presqu’indé chiffrable, et cependant, jamais un point manqué, une erreur dans l’enchainement du tissu d’osier.La cnrreJure est parfaite.En plus, l’ouvrage est d’une soliité telle qu’il est reconnu que la vannerie faite par les aveugles est de beaucoup supérieure à la vannerie exécutée par les voyants.Le secret de èette supériorité réside en ce que un ouvrage de vannerie doit sa solidité et sa durée dans l’égale et uniforme traction des fils en tous sens vie et la mort de ce lieutenant vie-j qui fait qu’aux changement hygro- j’au j métriques, il n’y a aucun tiraiJle- time de son devoir rempli jusqu___ haut, malgré fous les risques que cela comportait, il importe de récompenser dans toute la mesure du possible la veuve et les jeunes orphelins de Desjardins.Tout ce que le conseil municipal montréalais fera en ce sens rencontrera l’assentiment général.Que notre conseil soit généreux, personne ne le lui reprochera.En Italie tn journal catholique d’Italie, Il \fcmcnto, publie dans son édition du 13 janvier dernier une lettre de Paris signée Hospes, où il est que* ment, que personne n’a la main aussi délicate et aussi sensible qu’un aveugle.Les balais sc font à l’aide de machines simples, et d’un •maniemont très commode.On fixe à l’aide de fer, mie poignée de fils de blé d Inde au bout du manche, à l’aide de bobines qui tendent le fil de fer à une forte traction.Le balai est alors passé à la machine à coudre qui Tapi at it et le divise en faisceau.II ne reste plus qu’à égaliser les fils à la langueur voulue et le bah»! est fait.Un aveugle peut fabriquer envi- - - , ron neuf douzaine* de balais par non des Canadiens français, de jour.Ces marchandises ont pris uni leurs progrès, de leur développement et de leur avenir.Rien de cela n’est particulièrement neuf pour les Canadiens français; mais cela l’est à coup sûr pour les lecteurs italiens de ce quotidien.L’auteur de cette correspondance est un intellectuel parisien catholique, très sympathique à ses cousins du Canada, collaborateur aux Lettres, ‘PécialisV en questions italiennes et nui n publié l’an dernier sur le nationalisme en différents pays une enquête d’un vif intérêt.Des excuses Un ries grands quotidiens de Philadelphie, le Public Ledger, propriété de M.Curtis, qui publie aussi a New-York le Post et, dans le champ hebdomadaire, s’enrichit] telle ardeur que des maisons de gros Laporte et Martin, I.«caille et Gendreau, Horion et Hébert s’en anprovisionnent.Depuis Tété dernier.aorès smrmlssioiM faites, nos autorités municipales ont donné le contrat pour les balais à l’Institut Nazareth, comme à la manufacture nui fabrique les meilleurs produits et à meilleur compte.L’institut de Nazareth offre en s’ente des ninrchamdises d’une réelle sunérlorlté.Aussi le commerce en auffmenle-t-U chaque jour de plus en plus.Ces industries permettent aux aveugles de gagner amplement leur vie et de constituer ainsi pour la société un actif important au lieu de lui être une lourde et triste charge.(Suite à la deuxième page) Québec, 2 (De notre correspondant).— Vous n’ètes pas allés au caucus libéral, la semaine dernière?.Non?.Moi non plus.Seuls, les députés et conseillers législatifs étaient invités.Ce n’est pas une petite affaire, un caucus! Ça oblige le “whip” en chef, M.Pilon, à revêtir le “morning coat”, bien que ça ait lieu le soir a 8 hres 30.D’abord, il y a les préparatifs.Au cours de la" séance, dans l’après-midi, les whips visitent les députés et les convoquent mystérieusement au mystérieux caucus.Les députés sont heureux et inquiets; le gouvernement les convoque pour leur révéler ses secrets.mais quels secrets.Puis, c’est une réunion de famille et quelques-uns se demandent si le gouvernement ne parlera pas d’eux.“Serais-je nommé au Conseil législatif?Formera-t-on un ministère du commerce sous ma direction?” Avant le caucus, les députés se rassemblent par petits groupes et causent; ce n’est pas le temps d’aller les interroger.On ne leur a pas dit d’être discrets, mais un caucus, ça ne s’annonce pas partout.Aussi le journaliste inexpérimenté qui interroge les députés reçoit de vagues réponses.Le journaliste.—“Vous avez un caucus, ce soir?” Le député.—“Est-ce vrai ?C’est la première fois que j’en entends parler.” Le député répète ainsi une réponse qu’il a sans doute entendu taire par un ministre à un interrogateur indiscret.Le journaliste se dirige, audacieux, vers un ministre sans portefeuille.Généralement, celui-ci a un peu plus d’expérience; il sait l’importance des caucus et tient à montrer qu’il est membre du gouvernement et connaît les secrets; il ne s’avancera pas trop cependant .pour couvrir sa responsabilité.Le journaliste:—“M.le ministre, vous avez un caucus, ce soir?” Le ministre sans portefeuille__ “Je crois que oui, mais vous feriez mieux de demander au “whip”; il sait cela.” Et le journaliste se dirige vers M.Pilon.Celui-ci a de l’expérience et de l’importance .surtout les jours de caucus et de vote.Il sait qu’il y a un caucus; c’est lui qui l’a convoqué à la demande du gouvernement.Et le “whip” affirme positivement qu’il y a “un caucus, le soir à 8 hres 30 au comité des Hills privés”.Le courriériste est renseigné.S’il a beaucoup d’expérience, il ne s’occupera nullement de ce caucus, le soir où il a lieu; il n’y a rien à apprendre.S’il est peu au courant des moeurs parlementaires, il se rendra à la Chambre quelques minutes avant le caucus.Il verra arriver les députés les uns après les autres; les plus anciens causent de tout excepté du caucus.H y en a même qui organisent un prochain voyage en Europe et se proposent bien de visiter la Suisse et Genève ù M.Galipeault a représenté les ouvriers de la province, il y a quelques années: ces voyageurs" rechercheront sans doute l’impression causée là-bas par le ministre de Québec.Les nouveaux députés vont lentement au caucus; ils laissent entrer les anciens, heureux de les suivre et d’approcher si près du gouvernement de cette province.Puis les ministres arrivent, les portes se ferment .et les murs ouvrent leurs oreilles.¦ •*•*•••• •*••*•#* Le caucus est terminé; le jeune courriériste a attendu la sortie.Il a des omis, des connaissances parmi les députés.Il est évident que ce courriériste n’est pas attaché à un organe ministériel; il ne se donnerait pas tant de peine, car H ne pourra annoncer les projets ministériels, et c’est logique, que lorsque le gouvernement lui commandera.Mais l’autre, qui peut être indiscret, a les oreilles toutes grandes ouvertes; peine inutile.Tl ne saura rien ni des ministres, ni des députés.A la sortie d’un caucus où des sujets importants ont été présentés et discutes, les députés semblent j fiers; ils constatent qu’ils font partie un peu de l'administration, que le gouvernement les consulte et ils sont discrets.comme des ministres.C’est une grosse affaire, même pour un député, de connaître les secrets ministériels.On est un peu ministre.et n’Bpprochez pas, von* autres, qui écrivez dans les gazettes.Puis deux jours sc passent.Les courriéristes ne semblent pas s’occuper du tout de la réunion; ils Ti-gnorent, à peine une mention dans leurs journaux et la nature humaine est toujours la même.Comment, on ne nous interroge pas?on doit savoir que nous connaissons tout, que nous sommes renseignés.Puis soudain, les murs parlent; il y a tant de discussions au comité des bills privés que les murs de cette salle ne peuvent pas tout garder, et voici que “les nouvelles” sortent.C’est alors que le courriériste d’expérience est à l'affût.H recueille, il fait connaître nu public le* intentions du gouvernement.Celui-ci ne trouve peut-être pas que c’est une mauvaise affaire que ces projets soient connus; ça lui fait tater l’opinion publique et mesurer scs réactions.Mais Iç courriériste n’ira pas de suite faire confirmer par les mi-nistres les nouvelles qu’il a pu-buées.Sji tient celles-ci de source certaine, et par conséquent, si elles sont vraies, le ministre consulté ne niera pas positivement; il n’ap-prouyera pas, mais se contentera de dire: “Vous n’auriez pas dû publier cela”.Cette réponse est une grande satisfaction pour le courriériste.Si les nouvelles sont fausses pas besoin de recourir au ministre; en quelques heures, le gouvernement les niera.Il y a des fois où il les niera parce que ces nouvelles sont fausses.dans le moment.Elles se réalisent quelque temps après, de la même façon, ou à peu près, qu’elles furent annoncées.Du caucus récent, nous avons appris que le gouvernement allait laisser aux municipalités une som-r me de $185.133 et porter à 4 sops la taxe sur la gazolmé.On nous affirme qu’à celle même réunion, ü fut question de l’octroi demandé par TUniversité de Montréal au gouvernement de celte province.La députation libérale, ou plutôt Lous les membres présents au caucus auraient déridé que le gouvernement ne peut accorder cette demande, Il expliquerait aux requérants qu’il a déjà donné un million à chacune des trois Universités et fait des octrois annuels aux collèges classiques, qu’il doit donner une aide efficace aux écoles primaires.L'attitude du gouvernement sera sans doute connue en Chambre.Car l’opposition ne manquera pas de demander au gouvernement quelle est son intention à ce sujet et M.Taschereau, premier ministre, fera connaître la décision prise par le gouvernement.En attendant que cette question soit soulevée, la députation et les visiteurs qui suivent les séances de la Chambre vont entendre une longue série de discours; M.Nicol, trésorier provincial, doit prononcer, mercredi, son discours sur le budget; c’est un long débat qui commence.M.LAURENT.Pour nos abonnés Ceux qui nous font tenir leur chèque en paiement de leur abonnement ou pour quelrrue cause que ce soit nous rendraient service en même temps qu’ils nous éviteraient des déboursés inutiles, s’ils avaient la précaution de faire accepter leurs chèques “payable nu pair à Montréal”.Quand nos amis ne peuvent nous enmyer un cheque an }Hiir, qu’ils fassent leur remise par bon-poste, mandat-poste ou lettre, recommandée.€< BONNE ENTENTE 9) L’article de M.Bourassa mis en brochurette Pour répondre au désir de nombreuses personnes, nous avons fait mettre en brochurette l'article que M.Bourassa publiait jeudi sous le titre Bonne Entente et que te Star reproduisait intéqralement.Cet article, rédiqé en ,l« quart, te 1er, i 6 h.2Sm.du eolr.Pleine lune, le 6, à 4 h.49 m.du eolr.Dern.quartier, le 16.à I h.41 m.du matin.Nourelle lune, 1e 22, à 9 h.12 m.du eoir.Premier quart, le 31, à 11 h.43 m.du matin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs( nos correspondants et les services de dépêches du monde entiez* DEMAIN BBAU ET FROID MAXIMUM ET MIN EMITS! Aujourd'hui me ri mu ta 12.Mtme date Pan dernier.Me Minimum aujoard’hul, tm Mtme date Pan dernier, t, BAROMETRE ta heure* e.m.30.18.U heur eu a.ta.I6.U.Midis so.oa.CHEZ LES PERES FRANCISCAINS La journée de la presse ca tholique en l’honneur de St-François de Sales, patron des écrivains catholiques.Sous la présidence du R.P.Arthur, o.f.m.Gardien du couvent, les RR.PP.Franciscains ont eu hier dans leur église conventuelle de la ville, ce qu’on est convenu ' d appeler: “une journée de la presse catholique.” Par le moyen de leurs publication mensuelle: “La Revue Franciscaine” et “La Tempérance”, ils avaient invité à cette “journée”, non seulement leurs Tertiaires, mais aussi tous ceux qui s’intéressent à la question si importante et trap peu comprise de la presse catholique.Leur appel fut entendu.Des quatre coins de la ville on accourent entendre parler de ce sujel tout d’actualité de la presse.Nous sommes heureux de dire que les orateurs sacrés traitèrent le sujet d une manière fort pratique et très convaincante.Le programme de “la journée” comportait des instructions, aux messes, sur le rôle et l’influence de Ja presse dans le monde: des conferences particulières, l’après-midi et le soir, sur “l’apostolat par le journal, la revue et le livre.” Voici, en résume, le compte rendu, aussi fidèle que possible, des idees qui ont été développées durant cette journée par les distingués prédicateurs: AUX MESSES Dans une vibrante allocution, le 11.P.Placide, missionnaire et vicaire du couvent, a parlé du rôle que la presse est appelée à jouer et de l’influence qu’elle exerce dans le monde.Le R.Père a d’abord rappelé aux fideles qu un autographe de Pie IX, datant de 1877, avait bien déjà recommandé les rédacteurs de journaux ou de revues à la protection de saint François de Sales, mais qu aucun document officiel et public n’était encore émané du Siege apostolique, en vue de consacrer définitivement un tel patronage.Le :’o janvier 1923, Sa Sainteté Pie XI.glorieusement régnant, publiait la lemorabie Encyclique: “Rerum omnium”, où saint François de Sa es, evêque de Genève et Docteur de l Eglise, était solennellemen.proclamé patron spécial de “tou .s catholiques qui propagent, sou tiennent et défendent la doctrine > hrétienne.” C’est pour célébrer le puis dignement possible un aussi glorieux anniversaire que les Pères Franciscains ont organisé une journée de la presse catholique”.L’orateur, après avoir dit ce qu’il faut entendre par ce mot de “presse” — un ensemble de publications, qui, sous forme de journaux, de revues, brochures ou livres, propagent ou sont sensés propager des idées, vraies ou fausses, bonnes ou mauvaises — est entré dans le coeur de son sujet et a dénoncé, avec une véhémence tout apostolique les méfaits incroyables de la presse jaune.“Cette presse, a-t-il dit a un moment donné, veut passer pour honnête et catholique, car elle ne néglige pas de raconter tous les événements pieux qui arrivent; mais à côté des coibptes-rendus de réunions de piété, elle a l’audace d’exposer avec une répugnante crudité tous les crimes ou attentats qui sont de nature à compromettre l’autorité et la vertu.Ses intentions sans doute ne sont pas mauvaises, car elle a poui but principal de grossir les revenus.Aussi pour arriver à ses fins elle ne craint pas de ramasser tout ce qui traîne dans les rues ou les carrefours pour le servir à ses lecteurs, qui en riront d’un gros rire vulgaire.Toutefois rien n’empêche qu’elle déforme au lieu de former notre peuple.” L’orateur a ensuite longuement parlé des bienfaits de la presse franchement catholique, et indépendante de tout esclavage, comme de tout parti politique.“Ce qui fait la valeur incontestable d’un journal, c’est le souci qu’il met à respecter la vérité, 4a vertu, l’autorité, la justice et la charité.Il se respecte et il respecte ses lecteurs, le journal oui ne craint pas de flageller le vice, de louer la vertu, de revendiquer les droits lésés, de défendre sa mère la Sainte Eglise; et cette oeuvre de défense religieuse, patriotique et national, il la prône énergiquement, au risque même de voir diminuer la clientèle.Sa mission, c’est de semer La vérité et de démasquer l’erreur.Il accomplira au prix des plus grands saci ificcs, car il a des principes chrétiens, et il y tient assez pour ne pas les vendre au plus offrant.” Le prédicateur a terminé son instruction, en demandant aux fidèles d'encourager et de soutenir pécuniairement, selon leurs moyens, des journaux, des revues, des publications qui se dévouent a-vec une grande générosité à la défense de nos plus chers intérêts religieux et nationaux.“Encouragez donc, je vous en supplie, termine l’orateur, la bonne presse, qui s’inspire toujours, sans se démentir jamais, de l’esprit chrétien.Que cette presse s’appelle “Le Devoir”, — “L’Action catholique” — “Le Droit” —“La Revue Dominicaine” — “La Revue Franciscaine” — Le Canada Français” peu importe, vous savez bien qu’il s’agit de la presse catho-note authentique de fabrique, elle mérite vos sympothies, vos eneoura-ragements et vos aumônes.” DANS L’APRES-MIDI Depuis quelques années l’intrépide missionnaire, l’écrivain distingué et goûté qu’est le R.P.Hu-golin était resté silencieux; sa plu-i me se refusait à produire une ocu-r vre «njclconque.Voilà que l’heure | pu réveil a sonné! Bientôt en effet paraîtra un de ses volumes, plein d’idées et d’intérêt comme il a le secret d’en faire! Ne manquez pas de vous procurer Horizons et pensées, aussitôt qu’il sera en vente 1 Tous ceux qui ont entendu hier après-midi le R.Père Hugolin—et ils étaient nombreux, car l’église était remplie à sa pleine capacité— ont reconnu le lutteur d’autrefois, prêchant avec un zèle de feu et une éloquence entraînante les “méfaits de l’alcool” et les “bienfaits de la tempérance”.Le R.P.Hugolin a été on ne peut plus pratique dans sa conférence sur “la presse”.Procédant par tableaux et par comparaisons, à la manière des vieux missionnaires rompus au ministère de la prédication, il a exposé aux fidèles de la manière la plus saisissante Pin-concevable médiocrité de la presse jaune, parce qu'elle avait généralement à son service trop d’incom-oétents, si on excepte les rédacteurs en chef.Puis il s’est souverainement indigné contre une foule de collaborateurs, qui sont absolument inaptes au journalisme.“Que penser, s’écria le vaillant missionnaire, d’un avocat, d’un médecin, qui voudraient pratiquer le droit, la médecine, sans avoir au préalable acquis les connaissances nécessaires pour remplir au moins convenablement les obligations de leur profession?Où est, je vous le demande, la préparation spéciale des journalistes, qui devra les rendre aptes à prononcer des jugements sûrs et ’listes sur les événements et les choses?Et pourtant ces incompétents produisent des articles qui commandent l’opinion publique! Voyez-vous entre quelles mains un nays, une province, une ville, peuvent tomber?Quelle pitié! Et le prédicateur parle sur ce ton pendant près de 40 minutes, avec conviction et verve.A la fin de sa conférence, il a émis le voeu ’u’un comité de propagande soit rormé - en vue de venir en aide '•ux Pères, qui se dévouent à la dif-Tision de la bonne presse.Il a demandé instamment le concours de nutes les bonnes volontés, afin de ivoriser et de développer le inou-ement de la presse catholique.‘Aujourd’hui, dit-il, ce n’est plus •omme autrefois: chacun est assez ultivé pour faire un peu de lec-jurc.Procurez-vous donc un livre intéressant et utile, un bon journal, capable de vous éclairer et de vous renseigner.LE SOIR Devant un auditoire d’élite, le R.P.Placide a relevé, le soir, quelques points pratiques et a suggéré des résolutions à prendre en faveur de la presse catholique.“Réfléchissons bien, s’écrie le R.Père, au but peu avouable que poursuivent les journaux jaunes; faire de l’argent, grossir les bénéfipes, au mépris parfois des principes les plus sacrés! Voilà leur but par trop vénal! Et pour l’atteindre, ils n’hésiteront pas à prendre n’irnportc quel moyen! Pour nous, qui voulons soutenir le grand mouvement en faveur de la presse catholique, nous devons énergiquement réagir contre cet état de choses, en essayant de faire l’éducation de notre peu-ple, qui ne voit pas assez clairement la nécessité absolue d’une presse indépendante et catholique.” Dans une dernière considération, il prouve, par des faits relativement récents, èornbien certains journaux se soucient peu de relater les faits avec exactitude et vérité.“Mais d’ailleurs, qui ne constate, dit-il, combien la lecture des journaux à sensation est une lecture avilissante et dégradante pour les facultés intellectuelles et morales.Il faut, à tout prix, combattre l’influence de plus en plus pernicieuse de cotte presse, qui fait perdre à plus d’une âme le sens moral, qui pervertit le coeur, qui fausse les consciences et qui compromet souvent le salut éternel.” s* * * 11 faut savoir grc aux RR.PP.Franciscains du mouvement énergique qu’ils viennent d’activer en faveur de la presse catholique.Ne leur ménageons pas non plus nos plus sincères félicitations pour le zèle éclairé et le dévouement inlassable qu’ils mettent toujours à suivre les directions du Saint-Siège et des évêques.Nous leur souhaitons d’avoir un peu partout d’ardents et do fidèles imitateurs.Unis dans une même pensée de charité et d’action, tous les ouvriers du bien travaillent ensemble à neutraliser les efforts des ouvriers du mal.On fera deux comtés avec Tcmiscouata Rivière-du-Loup, 2.— Une délégation composée de M.Eugène Gob-bout; M.Lizotte, maire de St-Eloi; du rev.Erst.Gagnon, de Notre-Dame ju Lac; du rêv.Piej-rc Saindon, de St-Eusèbe; de M.Rioux, maire de St-jean-de-Dieu ; de M.Fraser, maire de I Islc-Verte, N.-D.-des-Sept-Dou-leurs; de M.Ie Dr GMé, de Cabano; de M.Rioux, maire de Trois-Pistoles; de M.W.Morel, maire de Stc-Rosc-du-Dégelé; du Dr Dubé, de Notre-Dame-du-Lac; de M.Jos.Viel.de St-Michel de Squatteck; et de plusieurs autres s’est rendue auprès M.Taschereau, premier ministre, pour lui demander de diviser le comté de Témiscouata pour les prochaines élections provinciales'.M.Eugène Godbout a présenté la delegation et a appuyé sur le fait que tout le monde veut la division du comté, parce qu’il est très grand et que les intérêts du bas et du haut ne sont pas les mêmes.La réponse du premier ministre donne la certitude que la chose va se faire.Le tramway dans Saint-Paul LES CITOYENS SE PLAIGNENT D’ETRE SACRIFIES POUR DES MUNICIPALITES ETRANGERES — LE CIRCUIT NOTRE-DAME-VILLE-EMARD Les contribuables du quartier Saint-Paul se présenteront demain matin devant les membres de la Commission des tremways, pour revendiquer un meilleur service de tramways dans le quartier.Ils réclament un service rapide, sur le circuit Notre-Dame-Ville-Emard, de quatre minutes aux heures régulières et de deux minutes aux heures d’encombrement, c’est-à-dire de 6 h.à 8 h.le matin et de 5 h.à 7 h.le soir.M.J.-B.-A.Angrignon, échevin du quartier, sera le porte-parole de la délégation.Parmi les arguments invoqués, on relève les suivants contenus dans une requête signée par des centaines de citoyens: Lors de l’installation des voies de tramways dans le quartier, en 1919, la compagnie donnait un service à peine suffisant pour la population; depuis, la population s'est accrue considérablement et la cornjpagnie, au lieu de multiplier le nombre des voitures, l’a réduit notablement.Sous prétexte de remédier aux retards que subissent ces voitures aux passages à niveau des chemins de fer à Saint-Henri, la compagnie ordonne souvent à ses employés de retourner vers H ville avant d’atteindre le pont du canal Lachine, et cela, apres que la voie est libérée de tout obstacle.Les citoyens de la rive sud du canal ne sont aucunement responsables de ces retards occasionnés par le passage des trains et des bateaux; ils ne voient aucune raison d’etre sacrifiés par la compagnie jusqu’à attendre vingt ou vingt-cinq minutes des tramways qui les conduisent à l’atelier après l’heure assignée pour leur travail et qui les contraignent de renoncer forcément à une partie de leur salaire.Il paraît étrange que les citoyens de la métropole soient négligés quand des municipalités étrangères, qui ne versent pas un sou de taxe à Montréal, comme Verdun et Westmount, sont servis a souhait par la compagnie des tramways; les revendications de ces municipalités sont toujoui’s reconnues par la compagnie, alors qu’un grand nombre de leurs résidants possèdent des automobiles qui leur facilitent l’accès au centre de la ville.Les ouvriens sont dépourvus de ces moyens luxueux de transport, et ce sont eux pourtant qui alimentent la caisse de la compagnie en lui fournissant sa clientèle la plus nombreuse et la plus assidue.En conséquence, les requérants, ajoute la requête, demandent que la compagnie accorde un service de quatre minutes aux heures régulières et de deux minutes aux heures d’encombrement, c’est-à-dire de 6 b.à 8 h.le matin, et de 5 h.à 7 h.le soir, sur le circuit Notre-Dame Villc-Emard.COURTES NOUVELLES Toronto, 2 (S.P.C.) — Le Globe en éditoriail, dit que l’excursion de la “bonne entente” passera dans Thitoire.Il dit qu’il reste à récolter la bonne volonté qui résultera du fait qu’on comprendre mieux le Canada français et la population qui l’habite.Il dit que tous les délégués sont revenus déterminés a promouvoir l’évangile de la bonne entente entre les deux provinces.sfc )fc _Welland, 2 (S.P.C.) — Une tern-pete de neige a complètement désor-ganixé le système de transport dans toute la péninsule et la ville de WeL land a été isolée de toute communications _ avec les autres parties du pays, hier.Sur les routes, Ja neige est tellement considérable que tout trafic est impassible.3|C jfe Paris, Ont.2 (S.P.C.) — Plusieurs orateurs à la réunion annuelle de l’Association de Brant, samedi, ont exprimé l’opinion que la dissolution prochaine du parlement est dans le domaine des événements possibles.)|( 2|g Londres, 2 (S.P.A.) — On a ressenti un léger tremblement de terre dans Cornouailles et dans les îles de la Manche, hier.Il n’y a eu aucun dommage.jjç îj» î|?Londres, 2 (S.P.A.) — Une dépêche de Constantinople annonce que le ministre grec en Turquie, M.p0-litis, a eu une entrevue d’une heure avec le ministre des affaires étrnn-gè concernant l’expulsion du patriarche de l’église orthodoxe grec, que.Le Canadian Railway Club Le Canadian Hailtvaj/ Club a tenu son banquet annuel, samedi soir, au Windsor, sous la présidence de M.C.E.Brooks, du réseau national.M.E.W.Realty, président du Pacifique-Canadien, et le maire Duquette étalent au nombre des invités d’honneur.Il n’y eut qu’un seul discours, cc-liu du président.Le programme a consisté en chanson, dances et autres exécutés par des artistes locaux.Funérailles civiques au lieutenant Desjardins Les autorités municipales feront des funérailles civiques au lieutenant Wilbrod Desjardins, de la brigade des incendies, mort victime de son devoir.M.Caron premier ministre?Québec, 2 (D.N.C.) — La rumeur va s’accréditant dans les cercles politiques, que M.Taschereau se retirera de la politique vers la fin de la session, pour raisons de santé.M.Caron serait appelé à recueillir sa succession comme premier ministre.Un anniversaire Il fj a un an aujourd'hui que le Service de librairie du “Devoir” fonctionne à toute vapeur.Ses débuts furent modestes.Il avait un approvisionnement bien mince.Aujourd’hui il est l’un des services de librairie les plus importants de la province.Maintes fois il a étonné les éditeurs par ses exceptionnelles facilités de placement.Le Service de librairie n’a pas la présomption de s’attribuer le mérite de son succès.Il sait qu’il le doit en très grande partie, pour ne point dire au total, aux amis de Voeuvre qui lui ont fait de ta propagande, aux lecteurs intelligents qui comprennent l’importance capitale de la bonne lecture et qui, tout en répandant le journal, tiennent aussi à alimenter son service de librairie.Ce service est pour le journal une source claire de revenus, mais il a une autre portée d’un intérêt général.Il permet de répandre le goût de la bonne lecture qui est encore le meilleur sinon le seul antidote connu à la mauvaise lecture.Merci donc à nos amis—et qu’ils continuent! Le succès n’est-il pas le plus précieux des encouragements?Or le succès du Service de librairie a été, encore une fois, complet.On ne pouvait désirer rien de mieux pour les premiers douze mois.Mais qui n’avance pas recule; et il faut que ce succès s’accroisse.A nos amis de se le dire.Voici trois idées à retenir: Le Service de librairie du Devoir ne vend que de bons livres; Il les vend à aussi bon compte que les librairies qui offrent de tout comme la presse jaune; Il dispose de facilités extraordinaires de distribution, grâce auxquelles il remplit les commandes avec une célérité très prisée de ses clients, tant en ville quen dehors de la ville.Ajoutons qu’en ville il livre contre recouvrement, remplissant le jour même, pourvu qu’eller lui parviennent avant midi, tes commandes par téléphone.Suivez ses annonces! Adresse: 336, rue Notre-Dame est.Téléphone: Main 7460.Case postale: 4020._ EN COUR DE POLICE Jack Gitteison et Lester Benson, les deux individus arrêtés aux Etats-Unis pour le brigandage contre les voitures de malle, au mois d’août dernier et qui out été extradés récemment, ont été traduits ce matin devant le juge Décarie, en Cour de police.Tout cautionnement leur a été refusé.L’enquête préliminaire a été fixée au 9 février.* * * Barney Shukal et Louis Wrulof-sky qui ont été condamnés il y a quelques mois par le juge Lacroix a 14 ans de pénitencier et à quelques coups de fouet pour le brigandage contre le payeur de la Standard Shirt Company, et auxquels la Cour d’appel a accordé le droit à un nouveau procès, ont été traduits ce matin en Cour de police.Le procès a (46 fixé au 10 mars prochain.4: * * J.Nicola a été accusé de quatre cambriolages à Montréal-Ouest.Il a été arrêté hier par le chef Hun ter, anrès un brigandage.L’enquê te préliminaire aura lieu le 10 fé vrier prochain.* * * La sentence dans le cas du Dr Roeh sera rendue le 9 févrirc prochain.* sk Dix personnes ont comparu en Cour de police ce matin, accusées de vente illégale de liqueurs.Neuf ont avoué leur culpabilité.Elies ont été condamnées à cent dollars (1 amende et aux frais ou à un mois de prison et à défaut d’amende, trois autres mois de prison.Pv-ur Pâme du capitaine Cinq-Mars Québec, 2 (D.N.C ) — Un libéra a etc chanté, samedi après-midi, h St-Côeur de Marie, pour le repos de raine du capitaine E.-E.Cinq-Mars, don» les funérailles ont eu lieu ce matin, au Cap-Santé.La présence des militaires, la sonnerie du “Last post”, la salve de mousqueterie, ont rendu impressionnante la cérémonie du transport des restes mortels du capitaine Cinq-Mars du domicile du son frère, M.Alonzo Cinq-Mars, à la gare du C.N.R.LE TEMPS Toronto, 2 (S.P.C.) —- La pression est élevée au-dessus du Nord-Ontario tandis qu’elle est basse au-dessus des provinces de l’est.Température prévue: Grands Lacs, Ottawa et Saint-Laurent: Neige aujourd’hui.Froid demain.Golfe et Rive Nord: Froid et neige aujourd’hui et demain.Provinces maritimes: Neige aujourd'hui et demain.* Lac Supérieur: Beau et très froid.Plus doux demain.Manitoba et,Saskatchewan: Beau et doux.Alberta: Beau et assez doux.L’ouverture des Assises LA CEREMONIE A EU LIEU CET AVANT-MIDI — SIX PREVENUS ACCUSES DE MEURTRE — REGLE SEVERE POUR CEUX QUI NE SE PRESENTERONT PAS DEMAIN Le premier terme annuell des assises criminelles s'est ouvert ce matin sous la présidence du juge Wilson, avec les formalités d’usage.Le juge a donné ses instructions au grand jury après l’appel nominal.Il y a six prévenus qui sont accusés de meurtre.Ce sont Christopher White, accusé du meurtre de William Clark, William George Watkins, Sidney Harrison et Alfred Dcschambault, accusés du meurtre du restaurateur Beauvais, et Alexandre Sweezy et Arthur Evans accusés du meurtre de Mlle Mary Kelly.A rouvert\ye de la séance, après les salutations d’usage, l’appel des prévenus a eu lieu.Une quinzaine étaient absents.Lors du dernier terme, le juge Wilson avait déclaré que si, au prochain terme, les prévenus négligeaient de se rapporter, il confisquerait les cautionnements et que les accusés seraient obligés de rester en prison jusqu’à instruction de leur procès.Mc Joseph Archambault a demandé ce matin au juge Wilson d’ajourner la comparution des quinze accusés absents.Il a annoncé que demain, il demanderait la forfaiture du cautionnement des prévenus qui ne se présenteront pas et leur emprisonnement jusqu'au procès.Le juge a déclaré qu’il se rendrait à la requête de la couronne et que ses décisions seront sans appel.En conséquence, les prévenus qui seront appelés demain et qui ne sc présenteront pas seront emprisonnés et leur cautionnement déclaré forfait.Quelques accusés ont demandé ce matin la permission de subir leur procès devant un juge de la Cour dos sessions.Le juge a refusé.Lors du dernier terme, le juge a-vait déclaré que l’option pour procès expéditif devant la Cour des sessions devait ctro prise huit jours avant l’ouverture du terme.En conséquence, sur instructions de Me Joseph Archambault, tous les avocats intéressés ont été prévenus un mois à Tavance par avis spécial.Un emprunt du Canada à New-Mork New-York, h — Le Dominion du Canada conclu des arrangement a-vec un syndicat dirigé par Dillon Read and Company, ' pour un emprunt de $35,000,000 pour le compte des chemins de fer nationaux du Canada.Il est entendu que la finance sera divisée en deux parties, Tune en titres A brève échéance et l’autre en obligations pour une plus longue période.L’offre, qui sera faite cette semaine, sera la premiere des Chemins de fer nationaux du Canada sur Ie marché américain cette année.Le gouvernement du Dominion aurait étudié les deux marchés de New-York et de iMndres.Son choix se serait arrêté sur la glace américaine qui offrait un meilleur taux d'intérêt.Le Canadien-Nattonal avait emprunté $55,000,000 aux Rtats-Unis l'année dernière: $20,000,000, trois ans, 4 pour cent; $9,000,000 d’obligations de matériel, vendues à la fin de juillet, $26,000,000, trente ans, 4% pour cent .L’émission actuelle, de $35,000,000, est ta plus forte qui sera offerte cette semaine à New-York.Offre, de participation aux bénéfices Londres, 2, (S.P.A.) — D’après la Westminster Gazette, la Fédération des constructeurs de navire aurait offert aux unions ouvrières de fixer les salaires sur une base de participation aux bénéfices.C’est une alternative offerte aux de-, mandes des employés que les propriétaires de chantiers ont refusées à cause de la dépression dont souffre cette industrie.Tous les livres des compagnies seraient mis à la disposition des employés qui pourraient les faire examiner à loisir par leurs représentants.A Constantinople Londres, 2 (S.P.A.) — Une dépêche de Constantinople dit que la plupart des prélats et des prêtres grecs orthodoxes seront expulsés comme l’a été leur patriarche parce que la plupart d entre eux sont dans la catégorie des Grecs échangeables contre des Turcs d’après le traité de Lausanne.Aux protestations des Grecs, les fonctionnaires turcs répondent qu’ils ont manifesté plus d’égard envers le patriarche grec qu’ils ne l’ont fait pour leur propre calife.Ils disent que les prêtres grecs qui seront choisis entre des personnes autorisées à rester à Constantinople seront tous respectés.Le groupe David remporterait Les élections de la Jeunesse Liberale promettent d’être fort contestées.Il y â une sorte de scission entre deux groupes dont l’un supporte M.Athanase David et l’autre M.Perron.Un petit groupe de conciliateurs «’est interposé: mais on pronostique un complet échec à la réconciliation.On prévoit que le groupe David l’emportera avec une grosse mojorité.Chaque groupe a placé des candidats à tous les Devant les tribunaux DEMANDE D’ANNULATION DE MARIAGE.— L’ASSOCIATION DE BIENFAISANCE DES POMPIERS A GAIN DE CAUSES.— AUTRES LITIGES Mme Sarah Vineberg a présenté une requête ce matin, en Cour de pratique devant le juge Coderre, pour ester en annulation de mariage contre Joseph Kogon, in forma pauperis.Elle prétend qu’elle a épousé Kogon, en 1921, alors qu’elle était mineure, et sous le coup de menaces et d’obsessions et tracasseries de la part de ses parents et de Kogon.Elle prétend qu’elle ne voulait pas l’épouser et que la cérémonie a eu lieu contre son consentement.Elle allègue en plus que le rabbin J.-M JudeLson n’avait pas autorité pour des mariages et tenir régistre qu’ainsi le mariage est demande l'annulation du nul.Elle du mariage.* * * La D.MacAnulty Re,alty Company a présenté ce matin devant le juge Coderre une requête relative à un© affaire d’expropriation.La ville de Montréal avait obtenu 14 y a sept ans environ la permission d’exproprier certains terrains appartenant à la MacAnulty Realty Company, à la Côte Saint-Laurent pour en faire un filtre d’eaux d’égout moyennant un certain montant.La compagnie a réclamé une forte indemnité en plus pour les dommages que la fosse de filtrage allait causer à ses terrains avoisinants.La compagnie possède en effet un immense carré de terrains qu’elle avait subdivisés dans un or-oreTégulier et vendu suivant les ternies et promesses de cet arrangement.La construction de ia fosse dérangeait tous ces calculs et la compagnie réclamait une indemnité.Un tribunal d’arbitrage a été créé qui a refusé des dommages.La compagnie en a appelé jusqu’en Cour d’appel.Cette dernière a donné raison à la compagnie.Entretemps la loi sur l’adjudication de dommages dans des cas semblables a etc changée et c’est maintenant la commission des Services publics qui doit adjuger.La compagnie a présenté sa requête ce matin pour faire transporter le dossier de l’affaire devant la commission des serioes publics pour procéder à l’estimation des dommaats $ Le juge Lorangcr a rejeté ce matin une poursuite de Gaspard Harbour contre l’Association de Bienfaisance de la police de Montréal.Harbour est entré au service de la police en 1914.Deux ans plus tard, il était blessé grièvement au coin des rues Sherbrooke et Metcalfe en sauvant trois enfants que deux autos allaient tuer, II est resté impotent de cet accident et on lui a confié un poste peu fatigant dans le corps de police, jusqu’en 1922, alors que le chef Bélanger l’avisait au nom du directeur des services municipaux, qu’il était remercié de scs services.II réclamait un capital de $15,000 de l’Association de bienfaisance, en vertu de l’article 37 des règlements de l’association qui décrète que tout officier qui deviendra impotent par suite de blessures reçues dans l'exécution de scs' devoirs recevra une rente viagère du 3-8 de ce qu’il perd._ Devant le coroner L’enquête du coroner dans le cas du lieutenant Desjardins a été commencée ce matin.M.T.A.Morin, président de la compagnie Société des Produits Français, a raconté qu’il ne pouvait s’expliquer la cause de l’incendie.Il a donné des détails sur la façon dont l’incendie s’était développe.L’enquête a été ajournée à mercredi, le 11 février prochain.LES CANONISATIONS CELLES DE LA BIENHEUREUSE SOPHIE RABAT ET DE LA BIENHEUREUSE POSTEE SONT REMISES AU 24 MAI >e a pli postes Pour permettre aux pèlerins canadiens d’assister à la canonisation de Ja bienheureuse Madeleine-Sophie Rarat, fondatrice de la communauté des religieuses de la Société Sacré-Coeur et à celle de la bienheureuse Marie-Madeleine Poste!, fondatrice de la congrégation des Soeurs de la Miséricorde, S.S.Pie XI fix© au 24 niai la date de cette double cérémonie.Un câblogramme (ie Rome a annoncé cette décision du Pape à S.G.Mgr Georges Gauthier.Mgr Gauthier a communiqué Ja nouvelle à la compagnie du Pacifique Canadien parce que c’est à bord du paquebot Minnedo-sa de cette compagnie qûc les pèlerins canadiens feront la traversée, et l’a aussi communiqué à l’agence Jules Hone, qui aura la direction du pèlerinage.Le 31 mars, auront lieu à Rome la canonisation du bienheureux Jean-Marie Vianney, curé d’Arc, et celle du bienheureux Jean Eudes, fondateur de la congrégation des Eudfstea et de la congrégation du Bon Posteur, La béatification des martyrs canadiens se fera aux premiers jours de Juin.La canonisation de la bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus, aura lieu aux premiers jours de mai.La session provinciale bat son plein, la session fédérale va bientôt commencer.Si vous voulez être exactement renseigné sur ce qui se passe à Québec et à Ottawa, li-|sez le “Devoir”.Manifestation à Saint-Brieuc TRENTE MILLE BRETONS ONT ASSISTE A UNE GRANDE ASSEMBLEE CATHOLIQUE DIRI-.GEE PAR MGR SERRAN© ET LE GENERAL DE CASTELNAU Saint-Brieuc, France, 2 (S.P.A.) —Trente mille Bretons catholiques ont assisté à une manifestation dirigée par Tévêque de Saint-Brieuc et le général de Castelnau.Apres une procession devant 1« monument aux soldats et plusieurs discours, rassemblée a adopté une résolution protestant fortement contre la reprise des différends religieux.On a demandé au gouvernement de respecter les promesses qui ont été faites aux Alsaciens' Lorrains de maintenir l’ambassade au Vatican, de rappeler les lois contre les ordres religieux et de respecter les droits des citoyens français et les libertés des catholiques.UN DISCOURS DE M.HERRIOT Paris, 2 (S.P.A.) — Au Trocade-ro, hier soir, M.Herriot a déclaré (lue ia paix est le principe qui guide la vraie démocratie et qu’elle inspirera toujours son gouvernement.Cette réunion avait été organisée par un comité qui se propose d’ériger un monument à la paix sur l’un des champs de bataille en faisant appel aux souscriptions du monde entier.M.Herriot s’est dit orgueilleux de deux actions: celle d’avoir introduit le principe d’arbitrage dans la convention de Londres et celle d’avoir accepté le protocole de Genève, fl dit que c’est une source d’orgueil pour la France d’avoir été la première nation à signer ce dernier document.On ne pourra plus dire, a-t-il ajouté, que la France est une puissance qui médite de provoquer la guerre.Elle ne veut ni conquête, ni annexion, ni extension.Mais le temps est venu qu’elle soit libérée de cette horrible crainte pour sa sécurité et qu’elle puisse poursuivre les nobles buts de la démocratie.H a dit qu’il faut autant de persévérance pour réaliser la paix que pour conduire la guerre.I! a -demandé à chacun et à chaque peuple d’y contribuer.A WALL STREET New-York, 2.— Par suite de nouvelles avances dans les prix de i’huile brute, les titres du pétrole ont repris leur avance, en ouverture, ce matin, à Wall Street.De fortes commandes d’achat ont été donnés pour de tels titres que le Marland, le Pacific, le Pan-American, le Philips et l’Union of California.Le l-risco et la préférence Missouri Pacific et le “Katy” dirigeait l’avance des ferroviaires du sud-ouest.Les transport étaient aussi actifs.Le General Electric, ex-droits, faisait 241 1-4.La déduction d’environ 67 points que ce cours indique représente la valeur des parts d'obligations qui sont distribuées.Plus tard un certain nombre d’industriels se sont joints au mouvement de hausse.La demande en s’augmentant en est venue à inclure des ferroviaires comme le Louis-ville and Nashville •¦•••f*.deux., ,,, .1st 12éme Jour de lévrier IWo V ’ re» de l'avant-mldi, »u don»’»' • dudit O fendeur, au .: 699.a: ’ tmj- Cdrouara en cité de Montréal, s-ront gendu* per *|d'i lé de justice les biens et effet» dudu drie deur saisi» en celte cat»»e, ewit sUtni < meubles de ménage, rte.Conditions: URGENT COMPTANT.J.-E.couru.H.t j».Monlréal, 2 février 192^.Province de Québec District d* Montréal.No 3131.WH Ham Ward and Sons Ltd corps p Nommé chef îles ingénieurs Ottawa, 2, (S.P.C.) — La commission du service civil annonce la promotion de M.F.L.Simons, d’Ot tawa, assistant-ingénieur de la commission des chemins de fer, nu poste d’ingénieur en chef de la commission.M.A.H.K.Drury, de Winnipeg, succède à M.Simons comme assistant-ingénieur on chef.Nos revenus diminuent Ottawa, 2, (S.P.C.) -e- Les revenus des douanes et de l’accise an cours du mois terminé samedi ont été de 95,762,969 de moins qu’en janvier 1924.Le total de» droits d’importations, des taxes d’accise, des droits d’accise et des impôts divers durant le mois a été de $17,-923,359.Pour les dix mois du present exercice, les revenus ont été de $204,322,075.une diminution de 948.526,988 comparativement A l’exercice précédent.Le rendement de Janvier acruse aussi une diminution sur décembre où il fut de 919,693,478.litlquc et Incorporé, de Montréal.deman-deresae.v» M.Morris, de la cité de Verdun.district de Montréal, défendeur.!,c Home Jour de février 1925, è 19 heure* de l'avant-mldl, à la place d’affaires dudit défendeur, au no 1467, rue Wellington, en la cité de Verdun, district d' Montréal, seront vendus par autorité de Justice les Mens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en une fontaine k seal*, vitrines, une caisse cure, alstreuse, chocolat*.Mc.Condition»: ARGINT COMPTANT.M.-J.-A.I»1:CI I l.l'.N, H.C.5.Montréal, 2 février 1925.Pravtnec de Québec COUR DR CIRCUIT District de MnntréaL No 19319.Cdlhi McArthur, Co., Ltd., corp» pdlttt-quv et Incorporé, d* Montréal, domarade-re*»*, vs J.-A.Nt-Laurent, de Montréal, dé-fetvdeur.Ue 11 Jour da février 1925, à 16 heures de l'avant-mldl, au domicile dudit défen deur, au no 3437.rue Drolet, en la cité de Montréal, seront vendus psr «utorllé de Juattrs les biens et effets dudit défendeur *at*U en celte cause, consUtsut rn meuble» de méosge, etc.Condition»! ARGITNT COMPTANT., *t.j.-A.micrixus, m.c.s.Montréal, 2 février 1925, Province de Québec COUR DE CIR* LIT District de Monlré»!, No 14463.Philip F !-avion et *1.demander», v» .lames Christopher Lyle NoMh, déferaieur.Le Itème Jour de février 1JEÜ a ]t de l'avant-midi, au d-miMle dudit défen-deur, au no 118,.rue Wellington, ri, la cité de Montréal, seront v-, lus par aut/jfljé de Justice le» biens rt effet» dudit défendeur saisis en cett ‘ cause, rxanalslsnt en piano, meubles (Je ménage, M< Conditions : ARGENT COMPTANT._ G.-A.LAFONTAINE.MX.B.Montréal.2 février 1925 ¦ ¦ pa NEW YORK I ll«NF PLYMOUTH LIVI n Ea havre-paris FRANÇAISE; EN ANGLETERRE F.N « JOURS, via PLYMOUTH SI vous aile* en France, prene* un bateau mil vous y débarquera directement de la passerelle, sur un vert, au Havre, à 3 heure» seulement de FUviCE.4 fév., 3* f*»- PARIS .2s mar,( ^ avr!1 ' Bateaux d’une seule classe N.w-York—Havre—Pari» DE GRASSE, (nouveau) 1* fAv „16ttt™^î LA SAVOIE .25 fév.8 avril, « ma KUPFRI7N .14 mars.22 avril ^ mal ROCHAMBF.AU: 17 juin, 16 Juillet.New-York — Vigo (Espagne) Bordeaux «.A BOURDONNAIS: 9 février, 23 mars ROUSSILLON 2 mars, 1» avril.CHICAGO : 4 Juillet, 17 aoflt.Renseigne*-vous sor notre Hsrvice Canadien d'Europe * Halifax 24.rue Notre-Usmr O., Monlréal on rhe* le» agent* locaux m !9l* ’ LICOU OB2»l SH â1 ùr M W Pi ü $25 ou $100 par semaine Il y a quelques années, deux jeunes gens entraient à l’emploi d’une de nos grandes maisons de commerce.Tous deux possédaient les qualités essentielles du bon employé.Travailleurs assidus, enthousiastes, loyaux, ils accomplissaient bien la tâche qui leur était dévolue.Les années passèrent.L’un des deux jeunes gens, plus hardi et prévoyant que l’autre, étudia durant ses heures de loisir et monta d’échelon en échelon.De teneur de livres, il devint secrétaire-trésorier de la compagnie.L’autre resta à l’emploi secondaire qu’il avait occupé dès le commencement.Aujourd’hui, la maison, pour des raisons d’économie, l’a remercié de ses services et il est sans emploi; l’autre, celui qui a étudié, est intéressé dans la compagnie et reçoit des appointements importants.Quelle est votre valeur en dollars ?Détachez at adreaaez-noua le Coupon ci-deasous qui voua donne droit, sans aucune obligation da votre part, à notre brochure.ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES DE MONTREAL COURS PAR CORRESPONDANCE Ecole des Haute* Etude» Commerciales de Montreal Coin Vlger et St-Hubert Montréal Adrenset-mol par retour da courrier cotre Brochure" L'ECOLE CHEZ-SOI'' que je pourrai tarder sans aucune obligation de ma part de suivre eos cours Nom.-—~— - __________Occupation.P.-4I Adresse- Cour supérieure Province de Québec, DUtrtrt de Montréal.No .'uc:1.Dame Helen-I Barnatna, df la çilé tez les os et les nerfs, hachez bien menu la viande, ajoutez le sel et le poivre; lorsque le tout est bien ha-•hé, mettez cette préparation dans lin plat creux; cassez-y un ou leux oeufs pour donner de la consistance et raffermir les boulettes1 amalgamez cette farce à l’aide l’une cuiller de bois, jusqu’à ce !rue la viande ait absorbé les oeufs, pormez des boulettes de la gros-leur d’un petit oeuf, que vous roulez dans la farine et que vous seriez fortement en leur donnant une iorme ronde ou ovale, puis vous les aites frire dans le beurre ou la i;raisse.Le Triomphe est un jambon CONTANT Il est délicieux et économique EXIGEZ-LE le Beurre Triomphe de CONTANT Demandez-le.Qualité insurpassable Ornez-les d’un peu de persil frit mis' par dessus.Cependant, les boulettes de viande se servent souvent avec une sauce; pour cela veus mettez dans une partie du beurre où elles ont cuit, une cuillerée de farine à laquelle vous laissez prendre couleur, un instant, puis vous mouillez le tout avec de l’eau de manière à faire une sauce rousse abondante; ajoutez du sel et un petit oignon haché et colorez ce mets avec un peu de sauce tomate, laissez-les mijoter à petit feu environ une heure.Vous pouvez augmenter ce plat et le rendre plus économique et meilleur au goût en joignant, dans la sauce, passée au tamis, une garniture de petits oignons et quelques carottes coupées en petits carrés.Les boulettes, quoique étant une entrée un peu ménagère, sont un mets relativement peu coûteux et qui font bon profit et qui est très apprécié même étant réchauffé.Conseils pratiques POUR DEGRAISSER LES EPONGES.Lavez les éponges grasses dans de l’eau très chaude additionnée d’un peu de soi de soude; puis après les avoir bien secouées et pressées mettez-les pendant plusieurs heures dans de l’eau rehaussée de jus de citron, ou, plus économiquement, -dans de l’eau et du bon vinaigre, Rincez soigneusement à plusieurs eaux claires.L’eau citronnée est excellente, mais coûteuse, car si Ton a plusieurs éponges à laver, il faudra exprimer plusieurs citrons.Un autre moyen qu’on assure très bon est de plonger les éponges grasses dans du petitJlait pendant plusieurs heures.On les rince ensuite avec soin.Vous pouvez aussi nettoyer les éopnges en les mettant dans une terrine et en exprimant directement sur l’éporçge grasse le jus d’un citron coupé transalememt.Recouvrez d’eau bouillante1 à Tai-de d’un bâton, retournez l'éponge.Laissez-la dans ce bain jusqu’au lendemain matin.BLANCHISSAGE DES FOULARDS Faites bouillir une poignée de son dans de l’eau que vous filtrez ensuite.Trempez-y vos foulards préalablement savonnés, pressez-les, faites-les un peu sécher et re-passez-les, légèrement, encore plus ou moins humides.Cette eau de son, après chaque savonnage, rend les foulards plus doux au toucher, «t leur rend le brillant du neuf.Pour vous, mesdames : Le “Devoir” publie chaque semaine une lettre de Fadette, une chronique de Cousine Gillette et deux chroniques de Michelle LeNormand.COMME AU TEMPS DE SAINT BERNARD De la Croix, de Paris: Il y a trois ans.les jeunes comte et comtesse Claude d’Elbée, répondant à un appel extraordinaire de la grâce, avaient prononcé leurs voeux temporaires, x’un au noviciat français des Pères des Sacrés-Coeurs de Picpus, l’autre au Carmel de Louvain.Le 28 décembre dernier, Tun et Tautre ont irrévocablement sanctionné leur beau sacrifice par la profession perpétuelle.Le comte Claude d’Elbée, en religion Frère Jean du Coeur de Jésus, a prononcé ses voeux perpétuels au sco-lasticat français des Pères des Sacrés-Coeurs de Picpus, à Masnuy-Saint-Pierre, diocèse de Tournai; tandis que.le même jour, et pour ainsi dire à la même heure, la jeune comtesse, née Louise de Sèze (maintenant Soeur Claire-Marie du Coeur de Jésus), faisait sa profession perpétuelle à Louvain, derrière les grilles du Carmel.Le public n'a pas été admis à cette dernière cérémonie, mais il a pu assister le lendemain à la prise du voile.La chapelle était remplie comme aux grands Jours de fête.On vovait au premier rang le Fr.Jean du Coeur de Jésus (comte Claude d’Elbée), Mme de Sèze, mère de La nouvelle professe, deux frères de cette dernière, dont un officier français, et Tautre (portant la blanche livrée des religieux des Sacrés-Coeurs.Parmi les notabilités religieuses, nommons le Rme Abbé des Bénédictins du Mont-César, à Louvain; le Provincial des Carmes, .GEORGES PVLL8TJUI admlnttrutaur at aacrétalrt. LE DEVOIR, MONTREAL 2 FEVRIER 1925 VOLUME XVI — No 2 COMMERCE FINANCE LE MARCHE DES VIVRES Les arrivages de beurre, à Montréal, pour îa semaine terminée le 31 janvier, ont été de 923 colis, une augmentation de 351 colis comparativement à la semaine précédente et une augmentation de 320 colis comparativement à la semaine correspondante l’an dernier.Pour la période du 1er mai à date, les arrivages indiquent une augmentation de 153,262 colis sur la période correspondante l’an dernier.Les arrivages de fromage,_ a Montréal, pour la semaine dernière, ont été de 1,525 meules, une augmentation de 590 meules comparativement à la semaine précédente, et une augmentation de 1,029 meules comparativement à la semaine correspondante l’an dernier.Les arrivages d’oeufs, à Montréal, pour la journée de samedi ont été de 299 caisses au Heu de 35*8, le samedi précédent et de 73 caisses, le jour correspondant lan dernier.Les arrivages de la semaine dernière ont été de 2,057 caisses au lieu de 1,895 caisses la semaine précédente et de 4,307 caisses la semaine correspondante l’an dernier.Du 1er mai a date, le total des arrivages d’oeufs est de 406,520 caisses au lieu de 521,903 caisses pour la même période l’an dernier.LES PRIX DE GROS Voici querques prix de Bi os qu* nous avons obtenus, ce matin, pour les farines, chex Elzébert Turgeon, édifice du Board of Trade; pour les oeufs, le beurre, le fromage, I* miel, le saindoux, cher Z.Limoges et Cie, 26 rue William; pour le» pommes de terre, chez A.Lalonde 22-24 place Jacques-Cartier.FARINE Par baril, 2 sacs: 1ère qualité .$11.70 2èine qualité .$11.20 Forte, à boulanger, le baril.$11.00 Farmc à pâtisserie.$9.70 OEUFS Oeufs Chanteclerc .70s Extra frais.58s Extra frais d’entrepôt.54s, Premiers frais .52s.BEURRE • • • P *•«»%• Al 34s 33s 35s 34s 26s «t * * *• Beurre frais: Crémerie no 1 Crémerie no 2 1 a liioc de 1 livre: Cremene no 1 Crémerie no 2 b.*u» • -»•¦.FROMAGE Fort, à la meule • t • *.U* • Au morceau .27s Doux, à la meule., Au morceau .Oka.MIEL Diane, en gateau so 1 .No 2 Miel coulé: Brun, en seau de 00 livres.U livre .•••••••••••••••••••• Brun, seau de 5 Ibs, la livre.Ils.Diane, canlstrc de 5 Ibs, la livre 15s, cuniste de 2 Ibs Mi, la livre 15%* POMMES DF.TERRE Pommes de terre du bas Saint* Laurent, 75s.le sac de 90 Ibs; pommes de terre du Nouveau-Bruns-wick, le sac de 90 livres.85 sous au char, livrés à Montréal; elle se revendent 90 et 91 s.les 80 livres.Les pommes de terre des Monta gnes Vertes se vendent 85s.par 90 livres aux wagons; Elles se reven dent $1 les 80 livres L’IMMEUBLE A MONTREAL La maison Ernest Pitt and Go., courtiers en immeubles,_ rapporte que le total des transactions immobilières dans Tile de Montréal, pour la semaine terminée jeudi dernier, est de 81,059.486, comparativement à $1,511,374 la semaine précédente.Cette baisse subite s’explique par la période de froid que nous venons ‘ ; traverser., ill y a eu onze ventes au-dessus de $20,000.Elles comprennent un bloc de terrains, avenue Maplewood, pour $53,740.Nos 235-249, rue Sherbrooke, $45,000; un coin vacant, rue Sherbrooke, N.D.G., $37,500; coin Maplewood et Bellingham, jàs.OOO: Nos 231-233, rue Sherbrooke ouest, $34,000; nq 137, Mansfield, $33,000; no 200 Milton, $28,000; nos 246-252B Rushbrooke, $24,000; Nos 1304-1314, rue St-Denis, $22,500; No 40, Beaubien, 22,-500; et nos 2194-2198A, rue Cartier.iS21,000.Un certain nombre de propriétés se sont vendues "pour 01.00 et autres considérations , y compris une propriété sur le boulevard Rosemont, une rue Coleraine, nos 3-7, avenue Viewmount, nos 3-l5, avenue Trafalgar: nos 245, place Parkside; nos 1-10 Rockhdge Court.La plus petite vente est celle d’un terrain, 1ère avenue, La-dhinc, pour $100.Le premier février, cest la date du renouvdllement des baux.On considère généralement que la réduction des loyers est plutôt une illusion.Une réduction générale est improbable, étant donne le coût de construction qui parait être ceUe année encore plus élevé que l’an dernier.Par ailleurs, les nouveaux propriétaires, principalement ceux des maisons-appartements, ne sont pas disposés à consentir do réductions.Cependant il y aura ici et la quelques réajustements, particulTiè-rement dans la propriété bâtie récemment dans les districts manufacturiers, surtout dans le district bas de la ville, où il y a beaucoup d’espace offert pour manufactures, à des prix réduits assez considérablement.Les propriétaires préfèrent consentir un sacrifice que d’entretenir des perspectives tout en laissant leurs propriétés vacantes pour une autre année.Il y a aussi une quantité de bureaux qui sont offerts dans le district financier à des prix qui paraissent fermes.Il v a eu récemment un certain nombre de déménagements de la rue Saint-Jacques à la côte du Beaver Hall et au square Phillips.23s 20» 10s, Le blé aux Indes LA MATINEE À LA BOURSE TED SMELTING EN PERD UN — LE DOMINION BRIDGE EST LOURD — LA COTE EST GENERALEMENT REACTIONNAIRE La tendance générale, ce matin, sur notre placé était légèrement ré actionnaire.Plusieurs valeurs ont cédé des fractions de point; quelques-unes ont subi des pertes plus considérables._ .Dans le cas du Consolidated Smelting il s’est produit un mouvement de liquidation et à midi et demi le cours était tombe de 1 point comparativement à samedi midi.Au milieu de la séance, le ti tre avait cependant enregistré un gain de 1-2 point à 65.Le titre le plus lourd a été le Dq minion Bridge, passé de 90 a 84, soit une perte de six points.Il ne s’est pourtant rien produit qui puisse justifier un si fort fléchissement.Mais d’ici à ce que le contrat pour le pont de Longueuil soit accordé l’action Dominion Bridge en verra probablement bien d’autres.Le Steel of Canada est resté très ferme a 84 1-4 Le Montreal Power a perdu 3-4 de point; le National Brewerie*, 5-8 de point, l’Atlantlc Sugar, 3:8; le Canada Cernent, 1-4; le Dominion Canners, 1-2 point de meme que Je Twin City., , , ^ , Le Tuckett a été de toute la liste le titre le plus fort; il a été en meme temps l’un des plus actifs.l>e cours qui était à 64, samedi, est monté jusqu’à 65 3-4 et il s est stabilisé à 65 un peu avant la ferme-turc , Le Canadian Converters était as-sez en demande et son cours s est amélioré de 1J2 point.Le Lauren-tide est aussi monte de 1-2 point.Les autres papiers étaient tout a fait négligés.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.G.Beaubien et Cie) BOURSE BE MONTKKAli OR 10 A 11 B.AJL Steel of Canada 110 de 84 * National Breweries, iî8f> de 06% à 06,4.Abitibi P.s P- 30 à 63%.Asbestos Corp.Prf., 30 « 81.Beg Telephone, 11 de 13., _a 13o>S; Brazilian Traction, 8a de à M Brit.lîinp.Steel, 2de, 260 à 11.ta Vil not _ LE RAPPORT DE LA CANADA CEMENT Malgré la dépression générale des iffaires, les opérations de la Canada Cernent (îo., Ltd, ont eu d'ex-•ellents résultats pendant l’année 1924.Le rapport de la compagnie indique des recettes bien maintenues et une nouvelle amélioration dans les chiffres du bilan.Après une forte déduction de 1 million 1-2 pour la dépréciation, les reve nus de toutes sources sc sont établis à $2,295,590 comparativement à $2,235,438 l’année précédente.Le surplus pour l’année est de $60,899., Voici un tableau comparatif du compte de profits et pertes pour les deux derniers exercices: Ottawa, 2.— L’office fédéral de la statistique a reçu de l’office de la statistique à Calcutta, le rapport des premiers pronostics de la sai son sur l’ensemencement du blé aux Indes.Pour la saison 1924-25, on évalue les emblavures à 31,646,000 acres au lieu de 31,178,000 acres derniers chiffres révisés— en 1923 24 et au lieu de 28,515,000 acres chiffre moyen pour la période de cinq années, 1918-22.Comparativement à 1923-24, la superficie ensemencée de 1924-25 représente une augmentation de 408.000 acres ou de 1.5 pour cent, comparativement à la moyenne des cinq années, l’augmentation est de 3.131.000 ou dç 11 pour cent; comparativement aux premiers pronostics de 1923-24, soit 30.203,000 acres, la superficie des emblavures telle que rapportée pour 1924-25 représente une augmentation de 1,- 413.000 acres ou de 4.8 pour cent.1024 1923 #• $2^205,59(1 $2,235.438 Int.obllg.m » • • 326,190 343,592 Balança .$1,879,400 $1,891,846 Rés.assur.-feu .• • 40,454 Balance .• • $1,879,400 $1,851,393 Ré», contins.».¦ • 210,000 190é!(J0 Balança .»- ».»• $1,669,400 $1,661392 Rés.extra .».« • • 40,000 40,000 Balance • » $1,629,400 $1,621,392 Rés.accidents ind.• • 23,500 24,000 Profit net ».».• e $1.605,900 $1,597.392 Div.préf.«•».• • 735,000 735,000 Utilance .».M ».$ 870,900 $ 862,392 Div.commun ».».— 810,000 810,000 Surplus • « $ 60.809 $ 52,392 Surplus préc.WW 705.550 653,158 Totaux •* $ 706.449 $ 705,559 De la rés.ass.-feu • • 500,000 Bourse de New-York C*™» ftaraia »»r U Kalien Gesffrlaa « ‘ïs.ïïs- «' — otîrûiîi îSSKï 8?A» A American Inter.Corn.38% 36% American LocomuUve .113% 115% American Smelting .100 W% TeUanl Tel.13ï% 133 American Woolen .52% 51% Anaconda .45 44% Atohlaon T.and .45 44% Baldwin Locomotive .132% 131% Baltimore and Ohio . 312 | 703,550 Bal.Profit» 't P.rte» 81,206,450 •Après dépréciation.Le tableau suivant Indique la situation liquide de la compagnie pour les deux dernières années: 1924 .* 7.342,02S .3,179,981 .140,431,944 .2,365369 1923 $.,,626,132 3,718,336 $9,342,768 1,743,921 Titres étrangers (Cours fournies par Walter Kavanagh a- Cie.) Emprunt de guerre national bri-fuimique i>% 1927, $103—105.Emprunt de guerre national bri-tunique f>%> 1929.99%—102.Emprunts de guerre national d’u-nification 4% 1960-1990, 85—87.Emprunt intérieur français 4% 1917, 27—29, Emprunts Français “de la Victoire’’ 5% 1920, 37-38.Gouvernement allemand 590*, 1825—1925.Gouvernement allemand 4-5 Emprunt de Coercition de 1922*, 24 —28.Consolidés prussiens 314%, 2% — m.Ville de Berlin 4% 1922*, 175— 250.Ville de Berlin émissions d’avant* guerre, 14—16.Ville de Hambourg 4%% 1919*.450—500.Ville de Hambourg émission «Ta-vant-guerre, 6—7.Deutsche Bank Stock, S3—35.Krupp Ltd.5%, 3—4.Austrian Federal 6% 1922, 7—II.Ville de Vienne 5r 1923, 10—14.Nous Cotons :— Les Titres Français par 1000 francs * Les Valeurs Anglaises par £20; Les Titres Allemands par 1000 marks; Le signe (*> -signifie 1,000,000 de marks, — Placement» .Actif courant Totaux .Passif courant ______ Capital liquide •• ».$ 8,966,6,o $7,598,847 L’actif total sc chiffre à $35,166,-682 au lieu de $35,563,907 l’an dernier.Les certificats d’épargne en Grande-Bretagne New-York, 2.— Au 31 mars 1924.les certificats d’épargne (National Savings Certificates) en vigueur en Grande Bretagne, représentaient une valeur de £366,138,686.Ce mode d’épargne a été inauguré pendant la guerre et les Etats-Unis l’ont adopté peu après.Après la guerre les Etats-Unis ont gardé les Treasury Certificates.D’après les informations que reçoit la “Bankers Trust Company”, de son bureau de Londres, les' certificats d’épargne continuent d’avoir un grand succès en Grande Bretagne.On reconnaît l’excellence de ce moyen pour encourager l’épargne et l’économie.A la fin de l’année, il y avait en Grande Bretagne 19,298 associations d’épargne, une augmentation pour l’année de 798.Plus de la moitié de ces associations étaient des groupements scolaires.Il s’est vendu au cours de l’année, 56,508,-000 certificats comparativement à 49,593,000 l’année précédente.Le total des recettes a été de £45,207,-000 au lieu de £39,655,000 l’année précédente.Dividendes déclaré* Canadian Imiust, Alcohol, 287 à Canada Cenwnt, 200 à ML , Cons.Smelting, 470 de 04Va 5 6o à 64% à Dominion Glnss Pff-, lanireutlde Co.lfl« de 61% h S2_à 81%.Montreal Power, 86 de 1/0% 1/0%.Spanish River, 75 à_108.Shawinigan 5 à 137%.Winnipeg Electric, _/5 à 44.Dominion Bridge, 23 ,84%_ Kamlnisttquia b de 104 a 103.Howard Smith, 25 à 26.Atlantic Sugar, 480 de 2o% à 26.Atlantic Sügar Prf., 135 à &>.Ogilvie Milling.85 de 147% a 145.(an.Cotton* Prf., 5 à 91.Tucketts Tobacco, 27o de 60% k » îâierwln Williams, Prf., 25 de Î08% à 109.Woods Mf*.Prf.5 à 70.Penmans, 106 à 155.Montreal Cottons Praf-, 23 & 111.Crown Reserve, 1000 à 51.DE II K.S U B- 41 A-M.Steel of Canada Prf., 20 à 110.National Breweries, 10 à 68.Abitibi P.and P.10 à 63%.Asbestos Corp., 40 à 81.Brazilian Traction, 30 à 55%.Brlt.Enip.Steel, 105 à 3%.Bronxpton P.and P.10 à 30.Howard Smith Prf., 10 à 29%.Canadian l'air Priv., 35 de 89 a Canadian Industrial Alcohol, 30 à 19%.Canada Cernent, 50 à 95%., Cons.Smelting, 80 de 6d% à 64%, lomrenUde Co.100 à 82.Montreal Power, 81 de 170% à 170%.Ottawa Power Prf., 25 de 106% à 101%.Winnipeg RaH.Prf.16 à SS'A.Shawinigan, 36 de 137% à 137.McDonald, 56 à 5.Winnipeg Electric, 35 à 43%.British Emp., 2dr„ 960 de 11 à 11%.Dominion Bridge, 25 à 81.Can.Converters, 42 à 83%.HoUlnger, 45 de 14.56 à 14.40.Atlantic Sugar, 80 de 25% à 26 à 2o%.Kamlnistlqula 2 à 103.Atlantic Sugar Prf., 40 de 64% à 65.Ogilvie Milling, 30 k 145 à 1«.Tucketts Tobacco, 85 de 65% à 65% J 65%.Woods Mfg., Prf.13 & 70, Penman's 10 à 155.Woods Mfg., 5 à 34%.BANQUES Commerce, 199% acheteur; 200 vendeur.Royale, 4 k 233 ventes.Nova Scotia, 265 acheteur; 269 vendeur; 17 U 265 ventes.Union, 3 à 107% ventes.OBLIGATIONS Wayagamaek, 3290 de 85 k 84 à 85 ventes.Canada Cement B.7000 k 102% ventes.Obligations du gouvernement canadien (PoarnlM nar l.-G.Bsaoiden «t Ci*.) 5V*i p-c.Victoire 1944: 95.40 acheteur; 9a.-60 vendeur; 1000 à 05.65 ventes.5% p.c.novembre 1927* : 102.10 acheteur; 102.40 vendeur.5% p.c.Victoire 1927xx: 102.85 acheteur; 103610 vendeur.5 p.c.Emprunt du Canada, 1928xs 101 acheteur; 101.25 vendeur.5% p.c.novembre I902x: 103.60 acheteur; 103.85 vendeur; 1000 k 103.60 ventes.5% p.e.Victoire 1933xx: 106.35 acheteur; 106.1» vendeur.5% pe.Victoire 1934x: 104.35 acheteur; 10t.30 vendeur; 2,000 h 104.30 vente*.5% p.c.Victoire 1937xx: 108.75 acheteur; 108.90 vendeur.5 p.c.linprv .__ ____ iiclicleur; 101.50 vendeur; 1000 à 101.35; 1000 à 101.45 ventes.5 p.c.Emprunt de Guerre 1925x*5 100.90 acheteur; 101 vendeur.5 p.c.Emprunt de Guerre 1931xx: 102.20 acheteur; 102.45 vendeur.3 p.c.Emprunt de Guerre xx-*, 104 acheteur; 104.15 vendeur.x-Sujet k Wmp.aur le revenu; xx-Excnipt de l’imp.sur le revenu; «—P»y* Me en fonds de New-York.Les compensations Pour le mois de janvier 1925 comparativement a janvier 1924, les compensations de banques, dans les différentes villes du Canada, se sont établies comme suit: VILLES DE L’EST Comparaison avec janv.1925 janv.1924 Montréal $460,698,107 +$16,088,801 Toronto 422,607,063 — 26,953,076 8uébec 29,156,274 + 5,135,547 ttawa 27,706,840 + 715,027 Hamilton 19,519,011- 2,002,105 Halifax 13,318,296 + 1,108,478 London 12,991,163- 196,137 Windsor 11,614,512- 1,450,231 St-Jean 10,425,873- 1,293,648 Kitchener 4,031,545— 123,769 Brantford 3,684,647 — 532,249 Peterboro ’ 3.321,459— 25,887 Moncton 3,105,684 .Sherbrooke 2,989,895 —* 538,565 Kingston 2,753,304 - 683 POSTES DE RADIO EMETTEURS Jours et heures (heure de l’Est) des émissions des postes d’Amérique.— Le trait indique que le poste est silencieux.Voir tous les lundis et jeudis cette liste mise à date.Postes et endroits Mètre CFCN, Calgarv, Alta.440 CHYC, Montréal, Qué.341 Totaux $1,027,923,673-$10,068,497 Comparaison avec janv.1925 janv.1924 Winnipeg $209,592,521 +$28,697,873 Calgary 32,651,188 + 1,178,742 Edmonton 22,212,770 + 1,099,158 Regina 17,233,859 + 2,305,200 Saskatoon 6,505,443 — 991,912 Moose Jaw 5,059,642 + 4,163 Fort William 2,958,749 - 673,654 Brandon 2,392,860+ 217,104 Lethbridge 2,081,129- 404,494 Prince Albert 1,487,708 + 7,442 Medicine Hall,154,304 — 374,366 Totaux $303,330,173 +.$31,065,256 Total de 1’Est 1,027,923,673- 10,068,497 Grand total ____ $1,331,253,846 +$20,996,759 Lundi 11.30-12.30 10.00- 1.00 6.30- 9.00 10.OO-ll.00 8.45- 10.00 9.45- 2.00 10.30- 12.00 11.30- 12.30 Mardi 1.30- 2.30 6.30- 0.30 11.30- 12.30 9.15-11.00 9.30- 10.00 11.00- 12.30 6.30- 11.00 10.00- 11.30 9.45- 2.00 8.30- 10.00 Mercredi A Vienne, Tan prochain 'Le printemps prochain, il y aura à Vienne, sine exposition internationale de travaux d’art décoratif et industriel.Ces travaux viendront d'une quinzaine de pays.On estime que cent cinquante mille acheteurs se rendront à cette expo-sition.Le service Saint-Jean-Cnerbourg, du Pacifique Canadien est un des filus directs pour les Canadiens et es Américains.Des trains spéciaux conduiront les passagers de Cltei^ bourg à Paris, ou Us pourront prendre ors trains rapides pour Vienne.LES GRAINS 8.00-10.00 8.00-10.00 8.30- 9.30 6.00- 9.00 8.30- 9.30 8.00- 9.00 Hollingher.>— 1 p.c.payable le 25 février aux inscrits-du 0 février.Le prix du pain à Rome Rome, 2.— Le prix du pain a été augmenté de deux lires deux centimes è deux lires, trois centimes le kilo (2.20 ibs) pour le pain le meilleur marché.Les autres qualités de pain ont été augmentées de 25 centimes le kilo.Os augmentations ont été causées par la hau$se accentuée des blés depuis quelque quinze jours.Les faillit»'* Toronto, 2.— Soixante et onze faillites se sont produites au Canada la semaine dernière comparativement à 39 la même semaine l’an dernier.Trente-cinq de ces faillites se sont produites dans la province de Québec; 16, dans l’Ontario; 8, en Saskatchewan; 5.au Manitoba, trois en Nouvelle-Ecosse et autant en Colombie britanuique, 1 en Alberta, La maison Quintal et Çoor.ney cote, prix vendant à Montréal: BLE No 1, Northern.f«'nA No 2, Northern.No 3.Northern.$2.2o AVOINE No 2.Canada ouest.§2U-,S' No 3, Canada ouest.(8%s.No 1, d’alimentation.74s.à 7as.No 2, d’altmentation.Jls.Mais jaune no 2.f‘-’JJ Maïs argentin.$1.42 FOURRAGE Nous cotons, prix vendant I MU no 1.«Ui-OO è J15.a0 MU no 2.*iL°pAàx îl» ™ Mil no S.«13^0 h $14.00 A WINNIPEG Blé: M-ai - 213 Juillet - - - -imaifut *• 208',* Avoine: Mai i’i.Juillet.75% A CHICAGO Blé: - Mai xpwwwtvmkWI CKAC, Montréal, Qué.425 CKDC.Vancouver, B.C-110 CKY, Winnipeg, Man.450 CNRO, Ottawa, Qué.^.485 CYB, Mexico, City, Mex.370 CYL, Mexico City, Mes.510 CYX, Mexico City, Mex.330 KDKA, E.Pittsburg, Pa.326 KFAF, Denver, Colo.360 KFGZ, Berrien Springs, Mich286 KFI, Los Angeles, Calif.469 KFK.X, Hastings, Nebr.341 KFNF, Shenandoah, la.266 KFOA Seattle, Wash.455 KFPT, Salt Lake City, Utah2681.00-12.00 KGO, Oakland Calif,.:.312 11.00-12.00 1.00- 4.00 KGU, Honolu, Hawaii.3601.00- 2.30 11.00-2.30 KGW, Portland, Ore.492 1.00- 1.00 1.00- 1.00 KHJ, Los Angeles.Calif.395 3.30- 4.30111.00-2.001 KLX, Oakland, Calif.509 11.00- 1.00 KPO, San Francisco, Calif .423 11.00- 2.00 11.00- 2.00 KSD, St-Louis, Mo.546 8.00- 1.00 KYW, Chicago, III.536 — 8.00-11.30 NAA, Radio, Va.4356.45- 8,20 7.05- 8.20 PWX, Havana, Cuba.400 — WBAV, Columbus, O.423 — WBBR, Staten Island, N.'Y.273 7.00- 8,00 WBAV, Columbus, O.423 — WBBR, Staten Island, N.Y.273 7.00- 8.00 WBT, Charlotte, N.C.360 — WBZ, Springfield, Mass.337 6.00- 9.00 WCAE, Pittsburg, Pa.462 8.30-11.00 WCAJ, Univ.Place, Neb-283 WCAP, Washington, D.C.469 8.00- 9.00 WCBD.Zion, 111.345 8.00-10.15 WCX, Détroit, Mich.517 8.30-10.00 WD AF, Kansas City, Mo.411 9.00- 2.00 WDAR, Philadelphie, Pa.395 6.30-10.00 WEAF, New-York, N Y.492 7.00- 9.00 WEBH.Chicago, III.370 7.30-12.30 WEAY, Houston.Texas.360 11.00- 1.00 WF AA, Dallas, Tex.476 .9.30-10.30 WFI, Philadelphie, Pa.305 WGI, Medfora, Mass.360 WGN, Chicago, III.360 8.30-11.30 WGR, Buffalo, N.T.319 6 30-12.00 WG Y, Seheneotadv, N.Y.380 7.4.5-10.00 WHA, Madison.Wis.360 8 T9- 9.30 WH AA, Iowa, City.484 WH AS, Louisville, Ky.400 WBAZ.Trov.N.Y.380 9.00-11.00 WHB, Kansas City.Mo.411 8.00-9.00 WHN, New-York, N.Y.360 6.30-11.00 WHO, Dec Moines, la.526 8.30-10.00 WIP.Philadelphie, l’a.509 5.00- 7.30 WJAR, Providence.R.I.360 WJAS, Pittsburg, Fa.,.286 7.30-10.00 WJAX, Cleveland, O.390 WJY, New-York, N.Y.405 WJZ.New-York, N.-Y.455 6.00-10.30 WKAQ.San Juan, P.R.360 WLS, Chicago, lit.345 WLW, Cincinnati, 0.423 8 00-10.00 WMAQ, Chicago, III.448 WMC, Memphis.Tonn.500 9.30-10.30 WMH, Cincinnati, O.309 WNAC, Boston, Mass.278 6.00-10.00 WOAI, San Antonio, Texas.385 WOAW.Omaha.Neb.526 7.00-12.00 WOC, Davenport, la.484 9 00-12.00 WOO, Philadelphie, Pa.509 6.30-10.00 \VOQ, Kansas City, Mi.360 WOR, Newark, N.J.405 5.15-10.00 WOS, Jefferson City, Mo-441 9.00-10.30 WQJ, Chicago, III.448 WRC, Washington, D.C.469 WSAI, Cincinnati, O.309 10.00-12.00 WSB, Atlanta, Ga.429 9.00- 1.00 WSY.Birmingham: Ala.360 WTAM, Cleveland, O.390 6.OO-10.00 WTAS, Elgin, III.288 8.30-12.00 WTAY, Oak Park.HI.263 6.30- 8.30 * 11.30- 12.30 6.30- 7.00 6.30- 0.00 9.45- 2.00 8-30-10.00 11.30-12.30 11.00-12.00 1.00- 2.30 1.00- 2 on 1.00- 1 0ft 11.00- 1.00 11.00- 1.00 9.00- 10,00 7.00- 12.30 7.25- 8.40 8 30-11.00 7.00- g.oo 7.00- 8.00 6 00-11.00 8 30- 9.30 7.45- 9.40 8 30-10.05 9.00- 2.00 630-10.00 7.00- 9' 00 730-12.30 11.00- i.oo WWJ, bétroit, Mich.51' 8.30- 9.30 8.30- 12.00 12.45- 2.00 6.30- 6.30 7.00- 9.00 7.30- 12 30 11.00- 1.00 9.30- 1.00 7.00- 8.00 6.30- 9.00 8.30- 11.30 6.30- 7.30 7.45-10.00 9.00- 10.30 8.30- 10.00 9.00- 12.30 8.30- 11.00 6.00- 12.00 7.00- 8.00 7.30- 10.00 7.30- 10.00 0.45- 8.00 6.00- 10.00 7.00- 9.00 6.30- 1.00 l9-99-.L99 7.oo-iS:oo! 6.30- 9.00 8 30 h so 6.30- 12.00 8.30- 9.30 8 30-10.00 .• 8.00- 9.00 6.30- 11.00 8.30- 10.30 6.00- 7.30 7.00- 12.00 7.30- 10.00 6 00-10.30 6 30-12.00 6.00-10.00 9.30- 1.00 8.00-10.00 10.30- 11.30 7.00-12.00 9.00- 10.30 5.15- 6.30 7.00- 2.00 8.15- 11.00 7.00- 10.00 9.00- 1.00 6.00- 7.30 8.30- 1.30 6.45- 9.45 8 30- 9 30 6 00-10.00: 7.00- 9.00; 6 00-10.00 9 00-10.00 630-10.00 5.15-10.00 9 00-10.30 7.00-12.00 6 00-11.00 8.80-12.30 6.45- 9.45 8.30- 9.30 Juillet .169 Maïs Mai .« s Juillet .a136 z Avoine: Mai V'’ ™ Juillet 64% 169% 134% 136% 63% 64% 211% 208% Le chargement ferroviaire Le chargement ferroviaire au Canada pour la semaine terminée le 24 janvier n été de 50,433 wagons.Dans l’Est il yj a eu une diminu- 20% 200Hl lion de 747 et -dans 1 Ouest une dt* Placements recommandés Noos recommandons comme PLACEMENT DE 1er ORDRE les valeurs snlvantes: Bell Telephone Co.of Canada Prix Rende.Obligations or première hypothèque 5% remboursables le 1er mars 1955.Intérêts payables 1er mars et 1er septembre à Montrés], Toronto ou New-York, su choix du porteur.98 5.13?o Laurentide Power Co.Ltd.Obligations or By{% avec fonds d’amortissement, remboursables la 1er janvier 1946.Intérêts payables les 1er janvier et 1er jnillet à Montréal, Toronto, Ottawa ou .Québec.99 5.60% United Securities Ltd.Actions privilégiées 6% cumulatif.Dividende payable par chèques les 1er Janvier, 1er avril, 1er juillet et 1er octobre et garanti par la Montreal Light, Heat & Power et par la Shawinigan Water ft Power.103 830% ctmplat* 4ur dtmand».GEOFFRION & CIE Membre* ée la Bourse de Montréal 101 rue Notre-Dame Ouest MAIN 3268 TARIF DES PETITES) AFFICHES DEMANDE D’EMPLOI — Jusqu’il » mot» 20 sout et taire.1 sou par mot supplémen DEMANDE D’ELCTTES — Jusqu’il 25 mots i 20 sous, et 1 sou par mot supplémen taire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES — Jus J qu’à 25 mots, 20 sous, 1 tou par mo f ___supplémentaire.CHAMBRES A LOUER — 15 sous JusquY __20 mots, 1 sou par mot supplémentaire TROUVE — Jusqu’à 30 mots, 20 sous, 1 sot! par mot supplémentaire.PERDU — Jusqu'à 20 mots, 20 sou*, t »oi par mot suppli4nen1alre.C maisons, magasins, etc.A LOUER -f Jusqu’à 20 mots, 25 sous, 1 sou par mo supplémentaire.A VENDRE — Jusqu’à 20 mots, 20 «ou* 1 sou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES — Tarif sm demande.AVIS LEGAUX — 15 sous la ligne agathe NAISSANCES.DECES.MESSES — 50 tout par insertion.• REMERCIEMENTS — 50 sou».CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNEL LES, ETC.— $1.90 par insertion.COLLEGE DE BARBIER ______________jjp.-r une evcellette uossi Mon, avec le plu* haut salaire payé?Quelf ques semaines d’apprentissage suffisent; 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