Le devoir, 9 juin 1937, mercredi 9 juin 1937
Montréal, mercredi 9 juiq 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.REIalr 9341* * SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXV1IT - No 13T Directaur-Gérant ! Caorgas PELLETIER FAIS CE QUE DOIS édacta chaf : Omar MEROUX TROIS SOUS LE NUMERO AVONNEMENTS PAR LA POSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ «-OO (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unia et Empira britannique • 8.05 UNION POSTALE.’0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Deux articles du “Star’’ Où le grand journal "loyaliste” invite les chefs des Dominions à reprendre contact avec la terre natale et à s^fracher aux prestiges impériaux-Pourquoi ne pas faire preuve, dans Tordre politique et militaire, du même réalisme que dans Tordre commercial?Pourquoi Ut Britanniqutt délirent un traité de commet- ' ce avèc le» Etàtt-Unit — Why the Britith Want an American Trade Treaty: ttl était le chapeau dont le Star coiffait hier soir son premier-Montréal.L’article, au reste, ne manquait pas d'intérêt.Il projette sur les débats qui se poursuivent à Londres une curieuse lumière.En somme, d’après le Star, l’Angleterre souhaite un traité de commerce avec les Etats-Unis parce qu’elle espère que.liés p»r de puissants intérêts matériels, les Américains pourront être, en cas de crise, plus enclins à soutensc.même par la force des armes, la cause anglaise.(Ceci rappelle, par certains côtés, le projet d’installation d’usines de munitions en territoire canadien.) Mais on ne concède pas des avantages commerciaux à une puissance comme les Etats-Unis sans avoir à remanier un peu son régime économique et, parfois, à désavantager tél de ses anciens amis.Of, dans ce cas-ci, ce sont les Dominions qui risqueraient de payer une partie des frais de la nouvelle entente; et la rumeur dit que cette perspective ne les enchante point.Sur quoi le Star fait observer que les Dominions devraient regarder d’un oeil très indulgent la politique anglaise; elle s’explique si facilement! Mais il ne semble pas cependant que, pour tout cela, le Star entende conseiller aux Dominions d'exceptionnels sacrifices.Quand il s'agit de piastres et de sous, les plus chauds impérialistes — pourvu que la fièvre, comme c’est, hélas! trop souvent le cas, ne leur monte pas au cerveau — les plus chauds impérialistes savent compter.¥ » ¥ La conclusion du Star vaut la peine d’être en entier traduite: Un fait protège le» intérêt» de» Dominion», le fait que nos premiers ministres ne peuvent rien faire de définitif à Londres.Ils n’en ont pas le pouvoir.S ils sont prudents, ils promettront seulement d’examiner la question et de consulter leurs parlements.Quand ils seront de retour au pays, tout l éclat du Couronnement et la splendeur du rêve impérial — et il n’y a rien sur la terre qui soit plus éclatant et mime l’ombre tragique des despotes ravisseurs se seront évanouis comme les châteaux-forts et les tours crénelées turgiet dans les nuages d un beau ciel de juin.Leurs pieds toucheront de nouveau le sol de leur pays d’origine.Leurs décisions pourront être et devront être en intime harmonie avec les désirs des gens du pays.En d’autres termes, ne vous laissez pas prendre à toutes les splendeurs superficielles, à toutes les rumeurs, à tous les prestiges de là-bas.Réservez votre décision.Attendez que, de retour au pays natal, vous soyez repris pat les réalités nationales.Attendez que toutes les fantasmagories de là-bas se soient évanouies; agissez suivant les désirs — et les intérêts, cela va de soi — des gens de votre pays.On ne sautait être ni plus réaliste, ni plus franchement nationaliste.* * àé Il faut espérer que cette leçon, les lecteurs du Star sauront l’appliquer à d’autres domaines.Lorsque le Star, comme il le faisait la veille encore, viendra leur parler de NOS intérêts en Palestine; lorsqu il leur dira: Si NOUS redoutions tellement t’influence ’tusse sur le canal de Suez que NOUS étions toujours prêts à la combattre sut le lointain Bosphore, n est-ce pas chose de simple bon sens pour NOUS que d éprouver de l’inquiétude à propos d’une autre grande Puissance, plus ambitieuse peut-être, qui est installée en Lybie, en Erythrée, et maintenant en Ethiopie, • et qui NOUS suscite des difficultés à travers toute l'Arabie?La vérité est que NOUS avons besoin de quelques établissements juifs en Palestine.L Empire n’a pas de point plus vital que les territoires qui bordent le fossé de Suez.Il serait embarrassant pour NOUS de voir la baie de Gibraltar sous la portée de canons italiens ou bien une base navale allemande installée à Ceuta.MAIS NOUS POURRIONS EN DISPOSER (But we could take care of them).Il serait beaucoup plus difficile pour NOUS de tenir libres les canaux étroits qui avoisinent la Sicile qu'il ne le serait de faire la patrouille du détroit de Gibraltar; lorsque le Star leur racontera de ces histoires abracadabrantes, il faut espérer que les lecteurs, avertis, se rappelleront le texte d’hier soir; qu’ils se diront; Nous touchons le sol du Canada.Les journées du Couronnement et du rêve impérial sont évanouies, voyons les choses avec bon sens.Rendons-nous compte que c'est une mauvaise plaisanterie pour les Canadiens que de parler, avec une pareille désinvolture, du détroit de Gibraltar, des canons italiens et des bases navales allemandes; qu'au fond, rien de tout cela ne nous intéresse directement.Nous, c’est l’Empire; et l’Empire, pour toutes fins pratiques, quand il s'agit de mener, c est Londres.Les Dominions n’entrent sérieusement en ligne de compte que lorsqu’il s'agit de payer.— de leur or et de leur sang."1 ¥ Ÿ Ottawa, 9.(Pgr .Léopold Richer).— Que se pasSe-FdFvfcms les coulisses de la politique provinciale?Et jusqu’à quel point les ministres fédéraux sont-ils intéressés au mouvement de coalition qui se dessine dans les provinces?Voilà les deux questions que tous les observateurs politiques se posent à l’heure actuelle.Les libéraux albertalns viennent de se choisir un nouveau leader provincial dans la personne de M.E.L.Gray, ancien fonctionnaire du ministère provincial de l’Agriculture et ancien sous-ministre des affaires municipales.La convention qui a choisi M.Gray a eu lieu à Calgary.Or, aussitôt après son élection, M.Gray a déclaré qu’il projetait d’inviter les membres du parti conservateur, du groupe des cultivateurs-unis et de la C.C.F., en vue d’établir un gouvernement stable, un gouvernement ayant le sens des affaires, par opposition au gouvernement créditiste.C’était un appel à l’union de tous les partis politiques.M.Hepburn a, lui aussi lancé un appel aux hommes de bonne volonté, sans insister cependant sur un gouvernement d’union, dont il rejette l’idée, M.Hepburn pouvant difficilement collaborer avec M.Edgar Rowe, leader du parti conservateur ontarien.M.Gardiner a choisi M.Gray Ici on nous fait remarquer, que M.J.G.Gardiner, ministre fédéral de l’Agriculture et ancien premier ministre de la Saskatchewan, a visité la province de l’Alberta ces dernières semaines et choisi lui-même M.Gray comme chef du parti libéral provincial, fl a assisté à la convention de Calgary et dit son mot dans la réorganisation du parti libéral.On a toujours cru que M.Gardiner était un libéral de la vieille école, un libéral oulrancier incapable de travailler d’accord avec des adversaires politiques.Il était censé pratiquer l’immuable intransigeance que les troupiers du parti aiment à rencontrer chez leurs chefs.M.Gardiner aurait-il change d’idée sur les gouvernements d’union?Voit-il dans l’alliance des partis la formule capable d’opposer une résistance victorieuse à la montée des forces subversives?Il n’a fait aucune déclaration là-dessus.M.Gardiner est de l’école des gens qui agissent et oui laissent aux autres le soin d’expliquer leurs actions.Qu’il l’avoue ou non, M.Gardiner ne saurait soutenir que M.Gray ne lu! a rien dit au sujet de l’invitation qu’il devait faire aux membres des autres partis provinciaux, M.Gray lui doit son élection et il est naturel que les deux hommes s’entendent sur ce qu’il convient de faire pour remporter la victoire en Alberta.On ne doit pas oublier non plus que M.Gardiner est un grand ami politique de M Mitchell Hepburn, de meme que M Gray a fait sa déclaration quelques heures après que M.Hepburn eut annoncé son divorce politique avec M.Mackenzie King, On distingue dans cette série dévénements un enchaînement logique, impliquant fortement le ministre fédéral de l’Agri-culiure.Il manqua des mailles Sans doute la chaîne n’est paa continue.U y manque des mailles.Ainsi, par exemple, à la convention qui a choisi M.Gray pour diriger les forces libérales albertai-nes, le vice-président de l’Association Libérale de l’Alberta, M.W.S.Campbell, a proclamé que les libéraux resteraient loyaux à M.Mackenzie King.M.Campbell s’est montré libéra] plus intransigeant que M.Gray: “Nous allons reculer ou continuer d'avancer, a-t-il dit.Le libéralisme n’a jamais eu une aussi belle occasion dans cette province de démontrer qu’il est encore la seule doctrine de progrès qui puisse nous sauver.” Cette union était-elle destinée à apaiser les craintes des libéraux albertalns et servait-elle à couvrir des intentions moins loyales?En présence de M.Gardiner, il était difficile de tenir un autre langage.Si M.Gray veut réussir à constituer un front uni contre les créditistes, il lui faudra abandonner une bonne part de son attachement au parti libéral fédéral.Sans cela il n’obtiendra pas le concours des conservateurs ni des cultivateurs-unis, ni des C.C.F.Il appert donc mie la déclaration du vice-président de l’Association libérale de l’Alberta n’a pas une grande signification pratique.Les autres partis politiques ont fait bon accueil à l’offre de coopération de M.Gray.Le chef conservateur.M.D.-M.Duggan, a déclaré qu’il acceptait l’invitation de tout coeur.IJ a rappelé qu’il avait lui-même, au nom du parti conservateur, fait une offre semblable dès le 10 octobre dernier, une offre qui ne comportait aucune réserve.Les chefs des autres groupes, les cultivateurs-unis et le» C.C.F.ont (suite à la page 2) Le carnet du grincheux C’est NOUS qui devrons voir à Gibraltar.Lut Star KOUS en avise.W ?* Quand on pense à ce diable de |ean-François Pouliot qui surveille, selon le Saturday Night, de Toronto, les agissements de M.King à Londres, on frémit pour M King.Jean-François parle si fort et si franc, — brutalement, parfois.* ?A La prochaine grande fête, à Montréal, ce sera quand MM.Bouchard et Baitien recevront les hommages de leurs amis à une table de banquet.Mais qu’on n'oublie pas d'y asseoir Mtre C.-A, Bertrand.Ce ne sera plus le diner des B.B.Ce serait celui des B.B.B.?Vers cette date-ci, l'*n dernier, un temple était ébranlé, des fidèles tremblaient, une idole était réduite en poussière.Le Grincheux EN PAGE 2; Sherbrooke et les Cantons de l'Est.Un autre masse* creur venu des Etats-Unis, le mojor Rogers, par Emile Benoist.I I LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 9 JUIN 1937 Sharbrooke «t le» Contons d« l'bf Un autre massacreur venu des Etats-Unis, le major Rogers Cet officier du général Amherst tombe, en 1759.sur le village endormi des Abénakis de Saint-François, l'attaque sur trois côtés et tue "presque tous ses habitants" — La manière française et abénakise était différente, en 1690:"Ceux qui se défendaient furent tuez" que et U crainte d'étre poursuivis ¦ —jrdèrcnt peu de temps aux pro-1 Le Centenaire QU vinriaux pour le pillage, mais ils I s'emparèrent néanmoins de tout ce qui était plus facile à transporter, entre autres choses, à peu près 200 Kuinees en argent, une statue d’argent de dix livres, ainsi qu’une grande quantité de wampum et de vêtements”.Le wampum était de Sa vérrote- rie enfilée dont les Indiens se ser- .„ __________Jl.vaient en guise de monnaie.La ! illustres enfants; les Etats-Unis ont statue avait été donnée à la mis-1 également raison d’être fiers.N’est-sion de Saint-François par la Cour I 06 pas un titre de gloire pour un pays que de compter parmi ses pionniers et ses premiers apôtres un homme de ectte trempe, repro- P.Marquette (.Suite de la première voue) Uonal de l’immaculée-Vierge à Washington.La France a raison de célébrer Marquette: 11 reste un de ses plus VOLUME XXVIII — No 131 L’un des derniers épisodes, épisode tragique, de la dernière guerre qui a précédé la cession du Canada par la France à l’Angleterre, s’est déroulé dans les Cantons de l’Est, en 1759, vers le même temps que Alontcalm et Wolfe se livraient ba- taille sur les Plaines d’Abraham.i.c r-*—.i_ _______i ies lignes.avec votre détachement, où vous vous joindrez à moi là où sera l'armée.” Nous extrayons cettî traduction des ordres d’Aniherst d’une plaquette publiée par M.l'abbé Albert Gravel, curé de Springhill, sur le cas Rogers.Rogers crut-il devoir lire entre ! Cette de France Un massacre légendaire Des historiens, sans doute bien intentionnés mais mal renseignés, ont chargé Rogers de plus de responsabilité qu’il ne lui en revient.Mrs.Day, par exemple, qui publia son Histoire des Cantons de l’Est, en 1869, et après elle, l’abbé Pierre Girard, qui écrivait sur le même sujet, vers 1880, racontent que Rogers fut poursuivi par des Abéna-quis qui le rejoignirent un peu avant Sherbrooke.A cet endroit, Rogers, usant d’un stratagème, aurait de nouveau surpris ces pauvres Abénakis et il aurait alors occis les derniers survivants de leur tribu, ultime massacre se serait C'est le massacre des Abénakis de .Saint-François et la destruction de leur village par l’un des officiers du général Amherst, le major Robert Rogers."Massacre exclusivement perpétré par des troupes anglaises.massacre qui rappelle la cruauté et la barbarie des Iroquois”, ainsi que le note l’abbé Pierre Girard, en 1882, dans les Notes historiques sur les paroisses du diocèse de Sherbrooke.L’Anglais envahissait alors la Nouvelle-France par trois côtés à la fois.Wolfe se présentait devant Québec.Prideaux venait de l’Ohio ci le» Gi anus Lac s et menaçait Niagara.Amherst forçait sa marche sur Montréal, par le lac Champlain et le Richelieu, s’emparait de Carillon et de Saint Frédéric, qu’il baptisait Ticonderoga et Crown Point, et ne s’arrêtait que devant Elle aux Noix, où Bourlamaque s’était retranché.Ce pauvre Amîierst.qui n’a pas laissé la réputation d’un capitaine de grand génie — Bancroft, l’historien des Etats-Unis, dit de lui que si Wolfe lui eût ressemblé, Québec n’eût pas succombé —.Amherst comprit tout de même que les Abénakis des anciens Cantons de l’Est, qui avaient toujours une petite nuée d’éclaireurs sur le lac Champlain et dans les parages, seraient un obstacle infranchissable pour son armée s’il ne commençait d’abord par les réduire à merci.Ce qu’il résolut de faire, per fas et nefas.Amherst à Rogers De son camp de Crown Point, le 13 septembre 1759, Jeff Amherst donnait des ordres en conséquence au major Robert Rogers: “Tel que convenu hier, vous prendrez un détachement de 200 hommes sous votre commandement et vous procéderez, cette nuit, vers la baie Missisquoi et de là vous avancerez pour attaquer les établissements ennemis sur la rive sur de la rivière Saint-Laurent, de la manière que vous jugerez la plus efficace pour défaire l’ennemi, et pour assurer le succès et l’honneur des armes de Sa Majesté.“Souvenez-vous des barbaries commises par des farouches ennemis indiens en chacune des oeca-sions où ils ont eu l’opportunité d'infliger leurs infâmes cruautés aux sujets du Roi qu’ils ont maltraités sans merci."Prenez votre revanche sans oublier que ces scélérats ont assassiné sans égard les femmes et les enfants de tous âges.Mes ordres sont que les femmes et les enfants ne soient tués ou blessés.“Lorsque vous aurez exécuté ces ordres, vous reviendrez au camp Avis de décès HENAI'LT.- A Outrenvoiit.à l'âge de 70 ans, est décédée Marie Pictte, veuve d'Kmérile Renault.Les funérailles auront lieu vendredi, le 11, à 8 h.3D a.m.à l’église Sainte-Madeleine d’Outremont.Le convoi funèbre partira de la demeure.814 avenue Dunlop, à 8 h.10 a.m.pour se rendre à l’église.L’inhumation aura lieu à Lavaltrie.NECROLOGIE ALLARD — A Montrant, le 7, à 16 ans, Jean Allard, fils de Joseph Allard et de Déllna Brlsebols.BLANCHARD — A Montréal, le 7.à 42 ans.Maria Pépin, épouse de Paul Blanchard.BROMBY — A Montréal, le 7 juin, au* bttement Margaret Hannah Brotnby CHAMPAGNE — A St-Martin de lAVaî, A 70 ans, accidentellement, Joseph Champagne, époux de feu Zéphlrlne FUiatrault.CHARBONNEAU — A Montréal, le 6.à 61 ans, Ernest Charbonneau, époux de Maria Gulndon.CORBEIL — A Montréal, le 7.à 78 an* Mme veuve Avila Corbet), née Julie Da-genal».DAGENAIS — A Montréal, le 7, A 68 ans.M.Joseph Dagenats, époux de feu Rosanna Laurin DEMEULE — A Montréal, le 6.A 68 ans.Emile Demeule, époux de Laure Oou-dreault PRAPPIER — A Montréal, le 6 A 60 ans.Amédée FYappler, époux d’Elodle Ménard.QUAY — A Bt-Jérôme, A 34 an*.Berthe FUiatrault, épouse d'Aldérle Guay.GUIMONT — A Montréal, le 7, \ 78 ans, M.Joseph Gulmont, époux d’Angéllna Gl-guére.HAREL — A Montréal, le 7.A 65 ans, Octavte Raymond, épouse de Francl* HA-rel.LA BELLE — A Montréal, A 57 ans, Jo-seph Labelle, Ingénieur civil, LALONDE — A Vaudreull Station, le 5.k 49 ans, J.-Elzéar Lalonde, époux d'Al-bertlne de Répentlgny.LAVOIE — A Iberville, le 6, A 73 ans, M, Joseph Lavoie, époux de Marie-Louise Daunai».LEFEBVRE — A Montréal, le 8.A 44 an*, Mme Henri Lefebvre, née Jeanne Lolselle.LIZOTTE — A Montréal, le 6, A 45 an».Mme A Llzotte.née Hélène Trudeau.LORRAIN — A Montréal, le 7.A 33 an», Béatrice La Jeunesse, épouse du Dr Lucien Lorrain, médecin vétérinaire.MARTINEAU — A Salnt-Herma*, le « A 84 ans.Mme Napoléon Martineau, née Phlloméne Salnt-Onge.MONCEAU — A Montréal.1# 8, A 33 ans.Oeorglanne.fille de Roméo Mongeau et d'Henriette Belîeroee.POITRAS — En Floride, le 5.Mélina Faquin, épouse de Zotlque Poltras, marchand.____ RACETTE — A l’IlBpltal du Bacré-Coeur de Cartlervllle.le 5, A 62 an».Mme Eu-cllde Racette, née Alexina Lafleur.RENAUD — A Montréal, le 6.A 28 an».Charlea-Emlle Renaud, fil» d'Armand Renaud.maître de chapelle de Salnto-Cécl-te et de Flore Oéllnae.RENAUD — A l'hospice Gamelln.le 8, strict dans la recommandation de son supérieur de laisser la vie sauve aux femmes et aux enfants?Pris de rage à la vue du village abénakis de Saint-François décoré de chevelures de 500 ou 600 Anglais, aurait-il perdu la mémoire en même temps que la raison?En massacrant, comme il rapporte lui-même, “presque tous les habitants” de la bourgade de Saint-François, assouvissait-il une vengeance personnelle?Celle dernière hypothèse est mise de l’avant par la première historienne des Cantons de l’Est, Mrs.C.-M.Day Quoi qu'il en soit, la boucherie eut bel et bien lieu le 4 octobre 1759.Voici comment les choses se passèrent.Parti de Crown Point, dans la nuit du !4 septembre, avec 200 hommes, Rogers avait atteint la baie Missisquoi.Un bari! de poudre avant sauté par accident, il eut huit hommes de blessés.Cinquante autres durent se charger de les reconduire au point de départ.L objectif de l’expédifion c’était men le village abénakis de Saint François.Rogers laissa ses barques sur les bords de la baie de Missisquoi.avec des provisions pour le retour, le tout sous la garde de deux Iroquois.Rogers et le reste de sa troupe partirent à travers bois pour atteindra la vallée de la Saint-François.Le trajet était de Plus de cent milles jusqu’à la bourgade abénaquise.Les Anglais étaient à peine en route que des éclaireurs abénaquis avaient repéré les barques et le dépôt de provisions de la baie Missisquoi.Il va sans dire que la prise leur parut trop bonne pour ne pas se taire.Ces mêmes éclaireurs s’empressèrent même de prévenir Bour-lamaque, cantonné à Pile aux Noix de I entreprise Rogers, Vaudreuif qui commandait à Montréal, le sut aussitôt, mais absorbé par d’autres malheurs qui venaient de tomber mu la colonie, il négligea cette af-iaire.Rogers eut le chemin libre jusqu’au village de Saint-FrançoTs.^ n ,"PfriS ,?,.Per‘e qu'il subissait à la baie Missisquoi, il dépê- a a siu,er']ent quelques messagers IuiA»nrtIf !P°Ur demint ! rea n Das ^ranaère à la man-; vo,?Canada se Rdj entendre J, .» «!ao oeuvre' «1 bien placé pour le' h, RoInf: f,n a besoin de mis- presque tous massacrés, et le netiti nombre de ceux qui cherchèrent rc- * SaV°lr' Car ‘ a- ** n0U5 ne nous abu fuge sur la rivière fut poursuivi par cinquante de mes hommes qui les firent périr en coulant leurs ba-tenux.Un peu après le lever du so-leil, je mis le feu à leurs maisons, à I exception de trois, où il y avait du blé, crue je réservai à l’usage sionnaires, de bons missionnaires, sons, ses bureaux dans l’édifice de ! M T,' R-,P Général prend cette la Gazelle).Il s’agirait, du même i f(m devants et demande au coût), d’entraîner le gouvernement de Québec dans le courant.On note aussi que l’industrie minière prend de plus en plus d’importance dans l'Ouest; il s'ensuivrait que ’Ouest serait beaucoup moins do- de mon détachement.Le feu con- miné que dans le passé par le souci siuna aussi un grand nombre de Sauvages qui s’étaient cachés dans les caves et les greniers.Vers sept heures de la matinée, toute l’affaire était terminée: au moins 200 Sauvages avaient été tués et 20 femmes et enfants faits prisonniers.”.La manière française Rer,eL Rtd commandait, en 1690.les Abénaquis qui détruisirent 1 établissement anglais de Salmon-Falls, se en unique de vendre du blé.Points d'interrogation Tout cela est encore très embrouillé.Mais des questions précises se posent.M.Gardiner et M.Hepburn travaillent-ils de concert?VT f;ray aaiGil indépendamment de 1 M.Hepburn ou tend-il à se solidan- j ser avec le ministre fédéral de l’Agriculture et le premier ministre! Provincial de Ghampagne de lais ser partir sans retard le P.Jacques Marquette.Le dernier, avant la fin de sa première année de théologie est ordonné prêtre et — c’est la réalisation de son rêve — il est en | route pour le Canada.Avant de | quitter La Rochelle, le 31 mai 1600, ! dans une lettre adressée au T.R.i P.Général qui nous a été conservée.il dit toute sa reconnaissance, toute sa joie, toute sa confiance: sa vocation ne peut être que bénie, car elle est l’oeuvre de la Vierge Immaculée.de paix avec des Sauvages, et passer quelquefois les journées entières à les faire prier Dieu".De ses fatigues, de ses souffrances, il ne parle pas, car 11 a un principe bien arrêté: ‘‘il ne faut point espérer pouvoir fuir les Croix dans toutes nos Missions; et le meilleur moyen d’y vivre content, est de ne les point craindre, et d’attendre de la bonté de Dieu, dans la jouissance des petites, d’en avoir de beaucoup plus grandes”.Une seule chose apporte quelque tristesse à l’âme du P.Marquette: c’est le spectacle des peuples qui sont plus loin et qui n’ont jamais entendu la parole de Dieu.Sur ces malheureux, sur leur pays, leurs moeurs, il Parnasse le plus de renseignement possible et il les transmet à son Supérieur qui n’y sera pas insensible.Pour lui-même, il ne demande rien; mais on a l’impression que, sans négliger son devoir de chaque jour, sans cesser d’être parfaitement soumis â la volonté de ses chefs, il émet un voeu, il fait une suggestion, quand il ajoute que déjà il étudie la langue de ces peuples délaissés.Travail inspiré par un zèle éclairé et qui ne sera pas inutile.Depuis longtemps, les Jésui tes souhaitaient ouvrir à l’Evangile cette porte de l’Occident.Marquette comprend que cet honneur lui est accordé quand, le 8 décembre 1673, il voit arriver à Michillima-kinac, l’explorateur canadien Louis Jolliet.Est-ce p.ar hasard que ce dernier paraît chez le Jésuite en la fête de l’Immaculée-Conception et que, conformément à la volonté du Supérieur de Québec, il se l’adjoint pour le grand voyage?Non, cette circonstance est un gage de bénédiction.On prépare l’expédition pendant l’hiver et le 17 mai, c’est le départ; un mois plus tard, le Mississipi.Voyage dont on ne peut exagérer l’importance quand on songe aux effets: c’est tout un empire qu’il donnait à la France et à l’Eglise; voyage héroïque, si l’on compare les distances parcourues à la fragilité des embarcations, aux dangers de toutes sortes auxquels on était exposé à chaque heure du jour.Non, on ne saura jamais ce qu’il a demandé d’endurance, de courage, de foi en Dieu.Et remar-quons-le bien: Marquette n’est aux gages de personne, il n’attend pour lui aucun avantage temporel, il méprise ce qu’on appelle la gloire humaine.S’il fait figure de héros, c’est qu’il est apôtre à la façon des Xavier; jamais il n’a voulu autre chose que l’extension du royaume de Dieu dans l’espace, son avènement dans toutes les âmes.Et c’est pourquoi on visite toutes les peuplades que Ton rencontre sur la route.L’accueil est souvent sympathique, parfois enthousiaste, tel le salut d’un chef à nos explorateurs: “Que le soleil est beau.Français, quand tu nous viens visiter”.Mais il y a aussi des esprits rebelles, agressifs, dangereux.“Nous estions descendus proche des 33 degrez d’eslevation ayant presque toujours esté Vers le Sud.quand nous apperceûmes un village sur le bord de L’eau nommé Mitchigamea: Nous eusmes recours à notre Pa-trone et h nostre conductrice La Ste Vierge Immaculée, et nous avions besoin de son assistance, Car nous entendisme de loing Les sauvages qui s’animoient au Combat, par leurs crys continuels; ils estoient armés d’arcs, de flèches, de haches, de massues et de boucliers; ils se mirent en estât de nous attaquer par terre, et par eau; une partie s’embarque dans de grands canotz de bois, les uns pour monter la rivière; Les autres, pour la descendre, affin de noqs Coupper chemin, et nous envelopper de tous costez; Ceux qui estoient à terre aboient et venoient comme pour commencer L’attaque; De fait de jeunes hommes se jetterent à L’eau pour se venir saisir de mon Canot, mais le courant les ayant contraint de reprendre terre, un deux nous jetta sa massue qui passa par dessus nous sans nous frapper; J’avois beau montrer Le calumet, et leur faire signe par gestes que nous ne venions pas en guerre; L’alarme continuait tousjour et Ton se prepared deia a nous percer de flèches de toutes parts quand Dieu toucha soudainement le coeur des vieillards qui estoient sur le bord de Toau sans double par la veüe de nostre Calumet qu’ils n’avoient pas bien reconnu de loing, mais comme je ne cessois de le faire parois-tre, ils en furent touchez arreste-rent Tardeur de leur Jeunesse, et mesme deux de ces anciens ayant jetiez dans nostre canot comme à nos pieds leurs arcs et leurs carquois pour nous mettre en asseuran-ce, ils y entrèrent et nous firent approcher de terre, où nous débarquâmes non pas sans crainte de notre part, il fallut au commencement parler par gestes, parce que personne n’entendoit rien des six langues que je scavois, il se trouva enfin un vieillard qui parloit un peu L’illinois”.On fait des présents, le Père parle de Dieu, "semence jettée en terre qui fructifira en son temps” et 11 ajoute, ce que nous croyons sans peine: "Nous passâmes la nuit chez eux avec assez d’inquiétude”.(Relations des Jésuites.Thwaites, LIX, 150-152).Et le lendemain, on repart, pour se vtdr de nouveau exposé à la mort.A trois lours du golfe du Mexique.on décide de revenir.Pourquoi?C’est que l’ennemi, TEspa-gnol.n’est pas loin.Pourquoi aller se jeter dans ses bras?Marquette, hour sa nart.ne peut se résigner à voir ainsi compromises ses plus légitimes espérances: le salut de tant ne peuples jusqu’ici inconnus et qui ont besoin de l’Evangile.Il pro VITTEL grande source EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurèse con*titue un véritable lavage du aang.^VITTEL GRANDE SOURCE I îeun auxrepa», est le plu» puissant des diurétiques naturels.ENi VENTE CHEZ VOTEE PHARMACIEN Embouteillée aux Sources mtee à VITTEL (France) Agent général pour le CANADA J.ALFRED OUIMET 84, St-Paul Est - Montreal 1 SEMENCES - PLANTES - BULBES HECTOR-L.DÉHY, LIMITÉE Maison J00% Canadienne-Françoise 32 est, rue NOTRE-DAME - Montréal récompense: I& mort dans la soli-tuqe, loin des siens et qui viendra lui donner un nouveau trait de ressemblance avec son modèle, saint François-Xavier; mort qu’il attendait et oui ne lui arrache aucun cri de regret, aucune plainte; il n’a pas encore trente-huit ans.N’est-il pas Je serviteur inutile dont parle 1 Ecriture?Il entend la confession de ses compagnons, fait sa profession de foi, indique l’endroit de sa sepulture, le rite qu’on y suivra, 1 ornement de son lumbeau : une simple croix.Après avoir fait tant de bien pendant sa vie.il ne voulait qu une chose après sa mort: Toubli.bon espoir ne sera pas exaucé.Deux ans plus tard, au cours d’une chasse, les Indiens retrouvent le tombeau et le corps est transporté so-lennellement dans la chapelle de la Mission.La chapelle sera bientôt détruite et pendant près de deux siècles.on en ignorera le site.Mais on n’oubliera pas Marquette, et quand ses restes seront découverts, en 1877, a Ludington, Mieh., c est foute l’Amérique qui exultera de joie.Pour avoir accompli de grandes choses en peu d’années, en des circonstances particulièrement difficiles.avec un mépris absolu de lui-méme, un désintéressement complet.Jacques Marquette peut être considéré avec saint François-Xa- comme le modèle parfait de 1 héroïsme missionnaire catholique: héroïsme qui surpasse les autres heroismes comme la fin surnaturelle surpasse les fins d’ordre naturel.C’est bien là ce que les admirateurs du grand missionnaire.poètes ou historiens, ont profondément senti.s’ils ne l’ont pas toujours dit en termes explicites, i ar la R appartient à la grande histoire.Mais, n’ayons garde de l'oublier; et sachons en être fiers: il a d abord appartenu à notre histoire.Léon POULIOT.SJ.Gousses de vanille .Ottawa, 9.—¦ La gousse de vanille est le fruit d’un orchis gui est le seul sur plusieurs milliers de variétés produisant un produit comestible.Elle est surtout cultivée par les Orientaux dans les îles Réunion, Maurice et Seychelles, de 1 ocean Indien, et dans une cer-tanie mesure sur la côte orientale du Mexique.La culture de la vanille demande beaucoup de travail et est très nuisible à la santé.La cueillette des gousses se fait lorsqu’elles sont vertes; elles ressemblent alors à des bananes vertes, et ne mesurent qu’environ trois quarts de pouce de diamètre.Le fruit tfert est séché au soleil, ce qui est un genre de fermentation.Le vanillin, un produit aromatique de la vanille, est tiré du sucre au moyen de Télectrolyse.Les importations de gousses dé vanille au Canada Tan dernier s’établissent à 69,000 livres évaluées à 8179,000.Lord Tweedsmuir à Halifax Halifax, 9.(C.P.) — Leurs Excellences le gouverneur général du Canada et lady Tweedsmuir sont à Halifax.Ils se mettent en route aujourd’hui pour St-Jean, province du Nouveau-Brunswick.Récompense de $500 Toronto, 9.(C.P.) — Les polices provinciale et municipale annoncent une récompense de $500 à qui leur fournira des renseignements conduisant à l’arrestation des agresseurs de l’octogénaire Abe Orpen, qui lui ont arraché la somme de $1,00°."Séparatisme, doctrine constructive" Feu Mme Henri Barré St-Hyacinthe, 9.— Mme veuve Henri Barré, née Brodeur (Aiphon-sine-Rosalie), mère de M.Henri Barré, agent de la Presse à St-Hya-cinthe, est décédée hier à Tâge de 59 ans.Elle laisse dans le deuil deux fils, Henri et Emile, de St-Hyacinthe.Lui survivent également un frère et deux soeurs, AL Arthur Brodeur, de cette ville, Mme Salvator Duval, (Elisa), de la Providence, et Mlle Eva Brodeur, de St-Hyacinthe.Les funérailles auront lieu vendredi, à 9 h.30 a.m., à la cathédrale.Tel est le titre du volume que viennent de publier les Editions des Jeunesses Patriotes.Ecrit dans un français limpide, dans un style mordant et plein de verve, allant parfois jusqu’à prendre Tallure d’un pamphlet, ce livre est une réponse à tous les jeunes vieux pour qui le nationalisme consiste à faire des discours académiques et que les dures vérités que leur dit Tau-teur fera grimacer.Il n’a certes pas peur des mots, et les emploie à bon escient.Ce livre plaira à tous ceux qui n’ont pas de parti pris.On doit le lire pour se faire une opinion sur une question qui est d’une importance vitale pour l’avenir de notre peuple.“Confédération, République du Canada ou Etat Libre français”?demandait il y a quelques semaines M.Georges Pelletier dans le Devoir.“Etat Libre Français”, répond M.O’Leary.A-t-il raison?Lisez ce livre, vous saurez.En vente à la librairie du Devoir, au prix de 75 sous.HOTEL QUEEN MARY (Dollard THEORKT, prop.) 3774, Ch.Reine-Marie - Montréal Etant voisin de l’Ora'.rira St-Joseph, les pèlerins ont tout avantage U y das-«•ndre.Tarifs raisonnables.MAISON D'ETE A LOUER, A SAINT-PATRICE, P.Q.Vaste» pelouse», court de tennis, vue sans obstacle sur le fleuve Saint-Laurent, à moins de cinq minutes du terrain de golf.La maison contient 8 chambres à coucher, 3 salles de bain, des quartiers pour les domestiques et un garage avec place pour deux autos.S’adresser à la Cortstine Realties Ltd., Case postale 339, Montréal- ¦A ménagez vo»tre maison avec le Chauffage à l'Huile sous le Plan dAmélioration aux Habitations Il D'en toute que quelques por jour et vows f roMoni» de r.irnent Noua voua (l«t on .< ontment ptocétler.CHAUFFAGE A LNUILE Untomatiquo S t£cnc£cux.L Jl I t =T .HEATERS» LIMITED 1M2 ouovt.«ne Str-Other»»»* M .S?l nrovin-] nouvel ali-i gnemenl de forces politiques en | marge des partis organisés?Ou | s’agil-II, tout simplement, de giaan-j tesques ambitions qui ne se niatéria-liscront jamais?L.R.m-raiis, rapporte que “ceux md : i .V, T défendoient furent tuez” RogeT li?' a à/flU,re5 D 1759 attaquait un village* em dormi et massacrait, lui, “presque tous ses habitants".L’abbé Pierre Girard, dans ses pages historiques, cite Thixtorlen Belknap: ‘L’aurore de ce jour •dévoila un spectacle horrible; la fureur des assaillants reçut un nouvel aliment dans la vue des centai-nea If, chevelures anglaises (500 ou 600 levées dans une récente expédition).flottant au vent, au bout de longues perches.Ce village avait été enrichi du’butin fait sur les frontières et la vente des captifs.11 arrive h Québec, le 20 septembre 1666; le 10 octobre, il se rend aux Trois-Rivières pour “estre es- .ontarien?La rupture du fédéral el ! rr f*n P Druillctes en la langue: met solennellement aux Illinois (du provincial, commencée en On- ?10n’a,Rna'w".Sur d?u.x nnn^('2 .43 45 .03 .04 15 .024 03 H .03 .04 12 15 .04 .05 10 13 .02 .03 .50 .53 .73 .76 * .13 37 40 #7.20 $7.50 .02 .03 .06'* .76 ¦07V4 — .12 — .11 28 .33 .24 .26 — .08 ,04 05 — .25 .33 .36 .07 .08 .14 .19 .21 .16 .19 .04 .05 .09 ¦ 10L, .30 .33 .02 .03 —- .35 .28 .05 .06 .14 .17 .26 .29 .15 .17 .03 la .04 — •02 V, .07 .08 .05 .06 .21 —- .18 .19 23 - $5,00 .20 .22 .09 .11 .0214 .04 * .ou 10 .12 25 30 ,07 08 .041 s, 06 >4 .3/ .06 .08 M.Hepburn et la réorganisation de rAbitibi P.& P." St.Thomas.Ont.,’0.(P.C) — Le premier ministre de l’Ontario, M.Mitchell Hepburn, a annoncé qu’un ordre en conseil avait été oassé pour autoriser le gouvernement, par I entremise du ministère des Terre# et Forêts et la Commission hydroélectrique.a négocier un accord ;-Uîra,I?UV^?rraanisation Gnanciè-re de I Abitibi Power & Paper Lu.Lt premier ministre s’est cenen-dant refusé à dévoiler les détails du projet de réonianisation à l’étude à cause de la répercussion aue ses paroles pourraient avoir sur les cours des actions de la compaanie.Dividendes déclarés n?a Mines, $1.75 par action, Juln aux actionnaires sêîfïstuta.16 iUln' Canadian Light d- Power Co., % , pour le semestre finissant le 30 juin, payable le 15 juillet aux actionnaires enregistrés le 26 juin-ex-dividende le 24 juin.Carnation Co., $1.22 par action de premier privilège, payable le er juillet aux actionnaires enregistres le 19 juin.Landed Banking & Loan, 144%, payable le 2 juillet aux actionnaires enregistrés le 18 juin.inter State Royalty Corp., 28 cents par action “A’’ pour le trimestre finissant le 30 juin, payable le 1er juillet aux actionnaires inscrits le 15 juin.Ottawa L.H.& P.Co„ 1%% par action ordinaire et 1 1-4 p.c.par action privilégiée pour le trimestre finissant le 30 juin, tous deux payables le 1er juillet aux actionnaires inscrits le 15 juin.United Securities, 50 cents par notion pour le trimestre finissant le 30 juin, payable le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 26 juin 1 Canadian Light d Power Co., % de 1% par action pour le semestre finissant le 30 juin, payable le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 26 juin.Supertest Petroleum Corp., 50 c.par action avec un boni de 25 c.tous deux payables le 2 juillet.Goodyear Tire & Rubber Corr* pany Limited, 63 cents par action ordinaire, et 1-4 % par action privilégiée, payables le 2 juillet aux actionnaires enregistrés le 15 juin.Noranda Mines, $1.75 par action, payable le 30 juin aux actionnaires inscrits le 16 juin.Page Hersey Tubes, $1 par action, payable le 1er juillet aux actionnaires inscrits le 15 juin.Steel Co.of Canada, 43 3-4 cents par action ordinaire et privilégiée pour le trimestre finissant le 30 juin, payables le 2 août aux actionnaires inscrits le 7 juillet.Cours des trusts fixes Offre De» X-Britlsh Type Jnv.54 .91 Om Am.Trust .4 40 4M Com.Int.Oorp.6 SH Com.Int.Oorp.3.90 3.91 x-Cumulatlv» T.8.6 V4 6 14 X-Dlver8lfled T.B.B.5*» 54» Fundamental Inv.Inc.22 >4 22 x-Fundamental TB.’’A" .5 ’/A 6 x-Do- ’B” .5 94 5 A j x-lndependance Trust .3 » 3 x-Quaterley Inc.Bh»res .18 U 17 x-Un.Fixed .314 3 Un.Equity of Ban.2.S! x-Un.Ins.Trust .114 1 Ai x-Un.N.Y.Bank T.3% 3 H AMERICAN DEPOSITOR COB.x-New corp.T.8.accum.v.314 3 4* x-N»*v Corp.T A.dlstrlb.3 Vj 3 % Do.Corp.T.8.2% CALVIN BULLOCK IMUuf Can.Inv.Fund .4.50 4.81 x-Natlon Wide Sec.’’B'’ .4L 4 ai x-Do.Voting .1 aj o x-U.3.Elec.ét P.A.16 >î 17'.x-Do.“B” .3 44 2«4 x-Do.Voting .a- if DlaTR.BUTORS GROUP CNC.x-North.Am.T.S.1953 au 2 X-Do.1955 .3?f 3 x-Do.1958 .3.20 3 X-Do.1958 .3^ 3^ x-Fond» américain*.Volailles (Prix la livre aux détaillant* pour lé qualité "A’.La qualité "B” e«t d» deu* «ou» en moins.» Dindons 1# ,24« 2A Ppulew, engraissé» au lait .7 .25-28 Poulets sélectionnés .4 23- 2fl Canards domestique* .V./.!! lis-2û Oie* * - Poule» sélectionnée» 7*.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEIsir 3361 1 set; 1* mot.25c minimum comptant.Annonce» facturée*.IHo 1* mot 40c minimum.NAISSANCES, SERVICES, SERVICE» ANNIVERSAIRES, GRAND’-MESSES, B EMERCIEMENT8 POUR SYMPATHIES ET AUTRE», 2c par mot, mlnlurrium de 50c.FIANÇAILLES, PROCHAINS MARIAGES, .MARIAGES.91.00 pat Insertion Les rendements ACTIONS ORDINAIRES- Bell Telephone .DIt.8.00 Prix 167 B A .OU 1.00 23 B C.Power A 1,80 39 >4 Build Prod.1.40 62 Can.Malt 1.50 38 Can.North.Pow, 1.20 2H4 Can.Bronze 1.50 49 Do.extra .75 49 Can.Celanese 1.60 2414 Can.Converters 2.00 27 Can.Cottons 4 00 80 Can.Foreign Inv 1.60 26 Do.extra .40 26 C.I.L 500 235 Dom.Bridge 1 20 Dom.Glass .5.00 112 Dom.Textile 5.00 80 Electrolux 1.60 18*4 Imperial Dll 50- 21 Imp.Tobaoco 57ij 14 ta Int.Nickel 2.00 60 Int.Pete.1.50 35 Montreal Power 1.50 29 *,4 Mont.Tramwavs .9.00 85 Nat.Breweries .2.00 40 Ogllvle 8 00 236 Ottawa Power , .6 00 89 Ottawa Traction .2 60 23'4 Page Hersey .4.00 105 Penmans .3.00 60 Quebec Power 1.00 17% Shawlnlgan .80 263; So.Can.Pow .80 14 Steel of Canada 1.75 79(4 Do.extra 2.00 791, J Wlak.Good.2.00 48 ACTIONS DE BANQUE’ Montréal 8 00 237 Nouvelle-Ecosse 12 00 330 Canadienne Nationale 8.00 159 16 ,06 Westwood Cad.whttj» .2° y White Horse Wlnoga Young Davidson Young Shannon • IL* .11 .14 .18 .08 .22 .14 .14 .17 .07 Commerce .8.00 Royale .8.00 ACTIONS PRIVILEGIEES: Can.North Pow.7.00 Can.Bronze .5.00 Can, Celanese .7,00 Can.Cotton .6.00 Can.Fair Morse .6.00 Can.Foreign Inv.8,00 Can.Industrie* , 7 00 Dom.Coal .i so Dom.Glass .7.00 Dom Textile .7.00 Goodyear 2 50 Howard Smith .6 00 Int.Pow.7% .7.00 198 >4 207 no 109 120 108 101 105 159 2014 140 143'i 54 103 90 Marché de Calgary Cours fournis pat IL * BLAU8DLF.IL, 477, Salnt-Fran.-Xavier.Montréal., .Offre Dera.Advance .Alberta Pacific .Anaconda .Associated Oil .Baltao.,, Benton British Dominion Calgary & Edmonton Calmont Common .\\ /’ Commonwealth , ’ ,* * Daihousie .,, Davies Petroleum Devenlsh East Crest .,, ’ Foothill .,, Foundation ., ' ' ’ Freehold .Graystone.Hargal ., High wood Sarre» .' * Home OH .Hunter Valley Hylo Hunter Valley Warrante Lethbridge Madison Mar Jon .,, McDougall Segur McLeod Mercury.‘ Merland .,.,.Mill city .” Model .Monarch ,.,, ’ ’ ‘ New Federal .Nordon .Okalta com.” Okalta prlv, , Pacalta , ' Ranchmen'a .,7 ” Rand .Reward 77 ’* RltchfleId .,, ” ” Royauté./.Spooner Sunshine South West Petroleum Turner Valley ., United Olla .Vanalta ., ,' ” Vulcan Walt Valley.Wellington.Waymarn .,, Firestone .Globe .Jamaica P.Service .7.00 130 • Mont, Cottons 700 108 Nat.Breweries 1.75 42 Ogllvle 7.00 160 Ottawa Power 5.00 102 Penmans 6 00 127 Power Corp 6 00 101 Regent Knitting 1.60 23 Saguenay Power .5.50 103 So, Can, Power 6.00 105 Steel of Canada 1.75 73';4 Tuckett Tobacco 7 00 150 Walk.Gooderham .s 1 00 1B!4 .37 .38*4 .19*4 20 30 .05 07 .15 25 .*315 ! 13.25 66 .69*, .30 38V4 .39 *4 85 .31 .33 .17 .18 .91.20 .23 .25 .10', .05 .06 .18 .22 26 .27 .9212 , .—— .50 ., *— 08 , , 15 .06», .0'U« .09*4 .10 .24 .251.4 60 .3S .12 63 .37 .38 .22 24 .16L 923*^ • 17',3 42 .44 .03', .05 .10 10*4 14*4 .151, .939 00 «M* 27 >x 04 05 ., .80 .13 25 28 29 — ACTIONS DE MINES: x-Dome 2.00 41 Falconbrtdge .30 7*4 Holllnger .85 11T'* x-Int.Mining .60 12 Lake Shore 4 00 49*4 x-Me In tyre 2 00 35 Noranda 3.50 62 Pioneer B C .40 3 95 Slscoe .20 4 05 Teck Hughe* 40 510 x-Wr Hargreaves 40 6.30 4.79 4.35 4.93 2 26 3.94 5.58 3.06 4.59 6.53 7.41 5 06 6 15 7.69 2.55 2.45 446 6.25 8 64 2.35 3.97 3.33 4 28 5.10 10.59 5 00 3 39 6.74 5.00 5.63 2.99 5.71 2.21 4.73 4.35 3.38 3.64 5.03 4.03 3.86 6.36 4.59 583 5.56 5.94 7.62 4.40 7.32 5.00 4 89 4.63 5 83 6.87 5 3» 6.48 4.1(1 4.38 4.90 4.71 5.94 69» 5.34 5.71 239 4.87 5 19 485 400 5 48 5 00 8 04 5.71 5 65 10.13 4 94 7 84 6.35 A VENDRE REPENTIGNY Magnifique propriété: deux solarium»! grand vlvolr avec foyer en pierre cholale; cinq chambres à coucher; eau courante avec bain; grande véranda.Maison pour domestiques attenante, avec aussi «au courante.Grand terrain.Endroit propice pour maison de repos pour communauté.Située a REFENTIGNYT S'adresser case 53, le ’'Devoir'’.Chambre et pension Chambre aérée, propre, bonne fable bourgeoise dans famille honnête, tranquille, sans enfant, dans quartier distingué.Cinq lignes tramway à la porte.Eentretien Ju linge si désiré.6980 rue St-Deni*.Emplois demandés Comptable tige sérieux, expenenca générale de bureau, demande comptabilité, jour ou soir.Organisation de compagnie.DO.8643.lJXja.MEUBLES à VENDRE' Poêles, fournaises, poêles à gaz, vente, réparations, échange.Facilité» de pale-J'-B.Paquln.1192 Maisonneuve, CHerrter 1882, 12-8-37 x-Fonds américains.Fromage Ontario, coloré .15t4-13* Québec no J .14%-,14^ Oeufs A-I gros .27.28 A-l médium .24-25 A gros ., .24-25 A médium .22-23 ® 22-23 ° ” .20-21 L’or se stabilise L'entente tripartite entre Londres, New-York et Paris pour stabiliser les prix de l’or a ramené la confiance sur ’ le marché.C'est le temps plus que jamais d'étudier la situation des mines canadiennes.Voici par exemple PLAINDOR MINES qui détient des positions stratégiques dans le canton CADILLAC, au sud-ouest d’Amos, à moins de 2.000 pieds de la mine O’Brien — et une option sur 15 daims dans le canton DUVERNY, tout près des communications ferroviaires.OFFRE EXCEPTIONNELLE 100.000 actions de Plaindor Mines 0 20c chacune Si vous désirez des renseignements plus complets, nous serons heureux de vous adresser notre prospectus, Envoyez-nous, sens aucune obligation de votre part, le coupon ci-dessous.PLAINDOR MINES COMPANY 20.est, rue St-|ecques, Montréal Nom Adresse 9! 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