Le devoir, 4 octobre 1924, samedi 4 octobre 1924
Volume XV — No 234 MONTREAL.SAMEDI, 4 OCTOBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition qmtidienns CANADA.Euta-Unb» et Empire BriUnmi««e .SAM UNION POSTALE.«ItJM Édition htbdomadairo CANADA.MM ETATS-UNIS ET UNION POSTAL*.MM LE DEVOIR Rédaction et administration Î36-340 NOTRE-DAME EST MONTRCAI» TÉLÉPHONE* Main 7466 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main SI RI Adminlatratloa, liais H SI Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Le congrès de Québec Ce qui vient de se passer à Québec est considérable, ce peut être le principe de choses plus considérables encore.Que deux mille cultivateurs se soient rendus à Québec, de tous les points de la province et à leurs frais; qu’ils aient fait cette démarche, qu’ils se soient imposé cette dépense sans y être poussés par la passion politique, par simpde soqpi de leurs intérêts professionnels; qufils aient tenté et réalisé cette entreprise en dépit d'oppositions ouvertes ou sournoises puissantes, rien ne démontre mieux la force et la profondeur du mouvement qui travaille aujourd’hui la province.Pour plusieurs, ce dût être une surprise ; pour tous, ce sera un enseignement.On n'a point ménagé à ce congrès les sombres pronostics.Les plus discutés parmi ses initiateurs réponduient: Vous jugerez l’arbre à ses fruits.Nous doutons qu’on ose désormais clever contre l'oeuvre nouvelle des critiques qui correspondent aux pronostics d’hier.Les promoteurs du congrès engageaient une grande et rude bataille, ils l’ont, dès maintenant, à moitié gagnée.Nous disons à moitié, bien que leur succès paraisse déjà brillant, parce que, comme l’a fait sagement observer dès le premier jour M.le chanoine Rov, ce n’est pas tout de fonder une association, il faut encore,la faire vivre.Or.fonder peut être le résultat d’une poussée d’enthousiasme.faire vivre demandera des efforts constants, indéfiniment multipliés et qui pourront lasser les plus tenaces patiences.11 faudra persévérer quand même, à toute force, si l'on veut réussir.* -K * La, besogne sera dure, et nous pensons bien que nul ne le sait mieux que les hommes courageux qui ont accepté la direction de l’oeuvre.La puissance meme du mouvement auquel ils président révèle la multiplicité des aspirations, des besoins qui lui ont donné naissance.Cela fait voir aussi qu’il faudra classer, étudier, sérier les questions.Et il y aura à ordonner, à canaliser des forces évidemment très considérables.Rude besogne, en vérité.Mais, si les circonstances marquent ainsi l’étendue du travail à faire, elles permettent aussi, heureusement, de larges espoirs.Les hommes, pour la plupart inconnus dû grand public, qui ont réussi à organiser le congrès de Québec, qui ont su, on dépit dos polémiques qui faisaient rage à l’entour, lui garder son caractère de dignité et de calme, et en écarter les que-reilles politiques; qui ont eu la sagesse de donner pour cadres à 1 organisation qu’ils projetaient fassociation professionnelle et la constituer dans la droite ligne de nos traditions et de nos croyances, doivent être capables de poursuivre leur oeuvre.Letie oeuvre, le texte même de leurs constitutions, comme la plus simple réflexion, dit quelle peut en être la fécondité.Nous leur souhaitons cordialeinent, pour notre part, de réaliser leurs plus hautes espérances.Ce sera tout bien, non seulement pour les cultivateurs, mais pour le pays entier.* * * * Les congressistes de Québec ont voulu mettre sous la protection du Ciel leurs premières délibérations.Ils ont formellement consacré au Sacré Coeur leur association nouvelle.Ils ont eu !a joie el 1 honneur d'être bénis par le Souverain Pontife.Ce sont de magniiiques débuts, tout pleins de fructueuses promesses — et qui obligent.Orner HEROUX- Billet du soir Dindes volées et dindes jurées Dans l'atmosphère brûlante de ta Cour d'cf:sists, le procès de Séraphin, voleur de poules renommé, se poursuivait.Le président du tribunal.penché sur le pupitre, à côté du tricorne sinistre et ennuyeux, oyait, résigné, les plaidoiries des savants avocat:.Les auditeurs, tes yeux ronds d’êtonnemet, regardaient bouchée bée tes escrimeurs légaux qui se lançaient métaphoriquement de gros volâmes de loi à ta tête.Les jurés somnolaient avec une paisible quiétude, ra:sérénés par ta tenue au prisonnier qui suivaient les méandres de la voûte.Avec une régularité méthodique les phrases s’ourlaient du vocable 'La Cour” : La Cour comprendra, la Coûr saura, la Cour verra, scandait énergiquement le procureur de la poursuite.A quoi la défense rétorquait inlassable : "Je demande à la Cour, si la Cour veut examiner, si la Cour me permet’’.L’important litige réglé, l'interrogatoire des témoins sè continue.—Vous dites.Monsieur, fait d'un ton menaçant, le procureur de la défense, que les dindes vous appartenaient.—Oui, Monsieur.—Comment le savez-vous?ful-qure l’avocat.—Comment je le sais, répond interdit le témoin.Comment je le sais.—Oui comment le savez-vous, Monsieur, répondez à la Cour sous le serment que vous avez prété.—Bien, je vais vous dire.Ce sont mes dindes, quoi! —Répondez à la question, comment le savez-vous?—Mais enfin, puisque je vous dis que ce sont mes dindes ! Je dois, le savoir, grogne le témoin, agressif.—Alors.Monsieur, puisque vous ne pouved dire à la Cour et aux jurés comment vous savez que ce sont vas dindes, prouvez-nous que ce sont vos dindes.Quels sont vos titres de propriétés?Comment la Cour peut-elle savoir que vous ne les avez pas volées ces dindes?—Mais enfin, bafouille le témoin, perdu dans la dialectique pateline, vous ne pouvez tout de même pas demander des papiers de notaires.Ce sont mes dindes parce que je les ai élevées.—Je prie les jurés, éclate le procureur.en se tournant d’un geste théâtral vers les douze pairs qui s’éveillent en sursaut, d’examiner soigneusement la déposition au dossier.et de constater que le témoin a des réticences très significatives.—Mais, enfin, éclate le malheureux témoin, puisque je vous dis que ce sont mes dindes.Ils sont à moi car je les ai toujours eues.—Vous dites, que vous les avez toujours eues, repart l’avocat d'un ton sifflant.Vous prétendez que ces dindes vom ont été léguées puisque vous dites que vous les avez toujours eues, —Mais non, mats non, proteste avec 'désespoir le.pauvre diable.—Alors, vous avouez que vous avez menti.Sous le serment que vous avez prêté, vous affirmez : oui et non.Vous i>ous parjurez.Quand avez-vous dit la vérité?’’ Assommé, abruti, stupide, le témoin garde le silence et laisse passer le flot vainqueur des apostrophes.Dans les galeries on chuchote, discrètement, avec admiration."L’avocat te l’a.mis dans le coin”, murmure un prolétaire."Les dindes, ça appartient à tous nous autres".conclut-il sentencieusement.Puis la preuve se termine et les plaidoiries commencent, longues, filandreuses, un épluchage de virgules et d'accents circonflexes."Voyez, Messieurs les jurés, comment s’est commis l’offense.Ixz nuit tombait, ténébreuse et noire, l’heure des attentais contre la société.Tout le monde dormait dans la maison et vraisemblablement dans le poulailler.Mais voici que le prévenu à la barre s’avance, avec sûreté, car il a épié les lieux, il ouvre le poulailler, prend lets dindes, leur tord le cou pour les empêcher de crier et, l’attentat accompli, s’enfuit avec le produit de son crime.Messieurs les jurés, vous êtes tous assez intelligents et vous avez montré trop de perspicacité dans le cours de ce procès pour ne pas être sûrs que le voleur c’est l accusé en votre présence.Vous représentez la société; elle attend de vous justice et réparations.” Le juge résume les plaidoiries et les jures bien et dûment morigénés.se retirent.Comme la cause est claire et simple, la Cour ne s’aivizr-ne pas.L’on cause à demi-voix.Les pronostics pleuvent.Sur le cadran, Taiguilte court rapidement.Vingt minutes, une demi-heure s'écoulent, puis trois quarts d’heure.Le gardien s'enquiert discrètement si le verdict sera bientôt prit.Il revient et annonce qu’on ne s'entend pas.L’aiguille recommence à courir.Les conversations languissent et finalement cessent.Enfin, les jurés appellent et murmurent quelques mots à l’oreitlr, du gardien.Ce dernier s’approche gravement de la chaire : "Ils s'entendent tous sur le verdict de culpabilité, mais ils te chamaillent pour savoir qui va parler au nom ae tous.Personne ne veut le faire.” MARCELLUS.Bloc-notes Bien rapportée La campagne présidentielle, aux Etats-Unis, ne manquera ni d’intérêt ni de piquant, d’autant que la Erésence sur les rangs du sénateur a Follette en rend assez incertain le résultat final.Aussi la presse de ce pays a-t-elle pris ses mesures pour en rapporter les incidents de la façon la plue complète qui soit.Il y n déjà, dans les différentes associations dp presse américaine.plus de cinq cent soixante-quinze journalistes dont la fonction exclusive sera de recueillir les informations, les potins, les manifestes et les discours des candidats.Ceux-ci ont en outre chacun son bureau de presse, ses photographes, son secrétaire particulier, toute un corps de publicist» payés, et chacun reçoit les journalistes tous ou presque tous les jours, en conférence, où les nouvellistes peuvent leur poser toutes sortes de questions.Un ancien journaliste est dans chaque cas attaché è la personne du candidat, comme directeur de scs services de publicité.Et le candidat démocrate a en outre un sténographe présent à toutes ses entrevues et h celles de tous les chefs démocrates avec les journalistes et qui dresse tout de suite pour consultation ultérieure et.au besoin, pour les démentis a venir, une sorte de coAiptc rendu officiel sténographié de ces entrevues.Bref, les trois candidats ont pris un soin particulier de se mettre bien en évidence dans les journaux et d’y obtenir le plus d espace possible, en même temps que la presse a de son côté monte une organisation complète pour ne rien perdre des grandes lignes et meme des détails de la lutte.Si les électeurs ne sont pas renseignés, c est que cette abondance de publicité les aura mêlés.Anglicismes L’Académie française vient d’admettre dans son dictionnaire e donc dans la langue française, plusieurs nouveaux mois d .orlginL glaise.Cela fait écrire a un auteur français, M.Edouard Bonnaffe, qui a publié il V a environ quatre ans un Dictionnaire des Anglicismes, ce qui suit, dans le Figaro: Langh-cisme est de saison.L anglicisme est à l’ordre du jour.C est 1 Academie française elle-même qui, certainement sans le vouloir, a porte la question au premier plan de i actualité.L’on doit se demander quel sort elle va faire aux innombrables anglicismes qui^ ont franchi le détroit depuis une cinquantaine d’années pour se fixer dans notre vocabulaire.Ces anglicismes se sont glissés dans tous les domaines.Mais c'est principalement dans le domaine des sports et celui de la toilette que l’afflux a pris un caractère de véritable invasion.Quel sort vont faire les Quarante à ce déluge d’expressions venues d'outre-Manche ou d’outre-Atlantique.introduites dans le langage populaire dont nous avons relevé.avec références à l’appui, plus de deux mille?” M.Bornaffé ne sait, personne non plus.Ce nui est vrai, c’est que l’invasion se fait de plus en plus pressante et les mots anglais de plus en plus nombreux, en France.Il suffit d’v avoir passé quelques semaines, si l’on est Canadien français, pour s’en étonner et presque s’en scandaliser.Des hommes de lettres ont parlé de franciser ces expressions anglaises en les orthographiant à la française; ainsi cocktail, récemment introduit dans le dictionnaire de l’Académie, deviendrait coquetel.M.Bonaffe n’est pas, quant à lui, de cet avis.“Conservons au contraire aux expressions allogènes, anglicisme, italianismes, exotismes et autres que nous sommes obligés d’emprunter pour enrichir notre langue, leur orthographe nationale, leur effigie et leur état civil.C’est encore, pensons-nous, le meilleur moyen de bien les différencier des mots qui ne sont pas de chez nous el de nous en défendre, au besoin, ce que nous ne faisons peut-être pas assez,” conclut-il.Que ne s’avise-t-on par ailleurs, que souvent ces -anglicismes sont inutiles,—ainsi entre cent autres, building, nue tes Français de passage en Amérique, et presque toujours ignorant l’anglais au point de n’en pas comprendre dix mots, nous servent à tout propos, comme s’il n’y avait pas d’équivalent pour ce ferme, en français.x G.P.Minéraux et roches du Canada par le R, P.Pierre Fontanel, s.J.Chronique du samedi Uurbanisme nécessaire En marge des conférences de M.Naulon Cauchon Au pays d*Evangéline (Impressions d’un voyageur) Une des principales caractéristi-oues de la vie moderne est l’agglomération, l’entassement compact et superposé des habitants sur des territoires excessivement restreints.Qu’on approuve ce régime ou qu’on s’y oppose, il faut admettre qu’il a des causes impérieuses dont la destruction serait impossible à accomhlir sans détruire la civilisation elle-mèrae.Tout au plus pouvons-nous en corriger les effets déplorables.Les villes répondent à une nécessité dant les origines, multiples, sont de tous les domaines.Au point de vue économique, elles sont le centre indispensable au commerce: à l’industrie, particulièrement à l'industrie de transformation dont les besoins sont généralement nombreux; à la finance, dont tes ramifications doivent de toute nécessité tendre vers un pôle chargé de .a redistribution suivant les besoins de l’heure; aux moyens de transports.maritimes ou terrestres, qui dépendent complètement de la vie économique.Au point Je vue po-’t-tique, les administrations de toutes catégories s’associent immédiatement à toutes les activités humaines.D’où nécessité encore d’avoir leur siège où elles pourront le mieux el le plus immédiatement remplir leurs attributions.Au point de vue intellectuel, et ici nous pouvons inclure jusqu’à un certain degré, le point de vue religieux et moral, on ne peut concevoir t’échange des idées sans le groupe, sans les chaires el les journaux, si on vise vers une perfection rapide' et vers la plus grande somme de connaissances chez tous tes membres de la communauté.Enfin, au point de vue social, la civilisation exclut toute idée d’isolement.Ce sont là des truismes qui n'ont pas un caractère de nouveauté, mais qui justifient l'un des deux grands aspecls de notre vie : l’urbain, CONCENTRATION A L'EXTREME Dans les villes elles-mêmes, tou jours résultante de ces mêmes causes, la concentration s'est manifestée à l'extrême.Chacun désiranl être le plus près possible des personnes avec lesquel’es ü a des rein lions constantes, tout comme on désire être près de ses principales activités, il en tst résulté une con-'centration d’autant plus dense que 1 la ville est plus populeuse el ses I activités plus nombruses.Ce qu’on ne voulait ou qu’on ne pouvait ac-1 complir en étendue, on l’a réalisé en hauteur et par l’entassement outré.Les demandes d’empla-e-ment au centre se faisant toujours de plus en plus nombreuses et pressantes, les prix des terrains se sont élevés d’une façon fabuleus».L’élévation des loyers a forcé l’usager à profiler le plus possible de son emplacement.Les cours intérieures ou à l’arrière sont disparues d on 3 ajouté de nouveaux étages aux maisons.LE SLIM EVITABLE DEVIENT INEVITABLE De cette situation exagérée, il esl résulté des conditions de vie tout à fait déplorables.Les slums qui ont longtemps existé sans raison et parce qu’on ignorait tes re- in spécialiste avertr veut bien nous communiquer cette note sur le récent volume de notre distingué collaborateur, le R.P.Fontanel, sJ ’-Si l’apparition d’un nouveau livre canadien mérite toujours d’etre signalé à l’attention publique, combien plus un livre canadien, traitant d’une science naturelle au point de vue canadien, ne mérite-t-îl pas cet honneur?Le livre du B.P.Fontanel mérite donc pour celte raison une mention toute spéciale.Disons de phis que c’est le seul ouvrage qui ait été écrit sur la minéralogie du Canada.Il a été ronçu spécialement pour ceux qui débutent dans .l’étude des sciences de la ferre; cependant tous ceux qui désirent se documenter au point de vue de leur instruction générale, tous ceux qui aiment à suivre de près le développement prodigieux de notre jeune pays, les industriels et les commerçants, tes politiciens et les économistes, tous y trouveront une véritable mine rfe renseignements sur l’une des principales sources de notre richesse nationale.Le livre du R.P.Fontanel es* à proprement parler un livre de vulgarisation.L’auteur ne s’est pas confiné dans l’étude chimique et minéralogique de toutes tes espèces minérales susceptibles d’être rencontrées chez nous, mais il a fait un choix judicieux de celles qui fournissent la matière première du commerce et de l’industrie au Canada.Comme il le dit lui-même, son travail n’est pas complet, car "Impoasible d’être complet sans être Infini”.Au lieu de s’étendre sur des considérations trop scientifiques.il a insisté sur les données pratiques, sur les propriétés utiles, f gtes essentielles J’hygiène.ont maintenant une cause financière quasi impérieuse.Des familles nombreuses ont dû vivre dans un nombre insuffisant de pièces exiguës, mal aérées et dans lesquelles les ravons solaires ne pénètrent que très difficilement ou ne pénètrent pas du tout.Faute des deux éléments essentiels à la vie, l’air et le soleil qui permettent te transmutation des vivres en cellules organiques, la santé de ces gens condamnés à l’oppression continuelle s’affaiblit.Les maladies qui résultent surtout de l’anémie, comme la tuberculose, se développent dans des proportions effarantes.Les facultés intellectuelles s’atrophient.Parce qu’on se croit, souvent avec, raison, des déshérités.l’esprit révolutionnaire se propage.Anticipant vaguement une mort prématurée, on veut profiter de la vie te plus possible; les amusements trépidants, tes passions, l’alcoolisme et l’usage des drogues se développent.Le paupérisme et souvent le crime caractérisent la fin.LES REMEDES COURANTS Comment remédier à cet aspect si important du grand problème social?Une partie- de la sociologie, l’urbanisme, dirige ses efforts pour procurer le bien-être aux populations urbaines.Son but immédiat est de faire disparaître la demeure insalubre, ne répondant pas aux conditions essentielles d’hygiène.En augmentant les conditions de salubrité d’une communauté, l’urbanisme veut prévenir les maladies qui résultent de l’insuffisance -du milieu immédiat; elle veut éviter la déchéance physique et morale qui, ordinairement, découle d’une telle insuffisance et participer ainsi d'autant pu relèvement du groupe en corrigeant une des consequen ces d’une civilisation trop matéri elle.LES ANNEXES DF, L’URBANISME Comme l’a si bien dit M.Noulan Cauchon.le président, du Town Planning Irislilule of Canada, un spécialiste en te matière, au cours d’une conférence devant les membres de la Chambre de commerce, l’urbanisme procère de la morale de l’économie politique et de l’art.Les urbanistes se basent sur 1e grand principe de justice élémentaire qui est te droit de vivre pour chacun.Mais te droit de virée implique des conditions de bien-être essentielles au développement nor mal de l’individu, lequel dévelop pemenl comprend !ui-méme; une amélioration constante au point de vue intellectuel et moral.En améliorant la -condition de l’individu, en lui permettant une croissance plus rationnelle, 1 urbanisme veut augmenter tes moyens de production du groupe.Alors non-seulement te communauté, dans le cas de cet individu, n aura plus besoin d’avoir recours à la philanthropie, mais elle sera amplement remboursée.Le sens esthétique enfin, grace a une plus grande tranquillité, pourra se développer et se manifester par l'ensemble harmonieux de la ville.Clarence HOGUE.sur tes usages modernes des roches et des minéraux étudiés.Des notions sommaires, mais suffisantes, sur leur rôle géologique, sur leurs cenditions de gisement, eclairees par des photographies fort bien choisies, complètent et égayent tes chapitres de l’ouvrage.Pour chaque minéral ou chaque roche il indique avec exactitude les endroits au Canada qui les fournissent.Parfois un bref aperçu historique, un mot sur tes autres pays fournisseurs.et une courte description de la manière d’exploiter rendent l’étude et te lecture des,plus intéressantes.Parmi tes minéraux utiles étudiés dans cet ouvrage, citons: te quartz, te feldspath, le mica, le kaolin, le talc, l'amiante (notre principale ressource minérale dans la province); pour faire l'étude des métaux, l’au- i tour les classe en quatre grmmes, comme suit: lo.Les métaux alcalins el leurs voisins; 2o.Les métaux grands industriels, parmi lesquels se trouvent te fer, le cuivre, l’aluminium ,l’étain, le plomb, te zinc; 3o.I^s métaux industriels modérés, qui comprennent le bismuth, le chrome, le cobalt, le manganèse, le molybdène, le nickel; enfin, 4o.Les métaux précieux, tels que 1e mercure.l’argent, l'or et la platine.Dans la deuxième partie de son livre, J'auteur traite des roches.Dans ce chapitre, il passe en revue tes roches éruptives, telles que le granite, la svénite, l'essexile.les roches sédimentaires, 1rs roches métamorphiques, et il consacra les dernières pages à l’étude des substances qui ont une importance primordiale pour l’industrie, les charbons, el leurs dérivés, tels que les pétroles, les gaz et tes bitumes.Pour chacune des substances étudiées, des statistiques, puisées à des sources officielles, établissent 1e rang qu’occupe notre pavs dans la production mondiale, des statistiques sont bien de nature à éveiller notre fierté nationale; en plus de multiples raisons que nous avons 'aimer notre pays s’ajoute celte de la richesse minière.Les chiffres montrent que le Canadh est aujourd’hui l’un des pays les plus producteurs du monde, e» si l’on songe qu’il y a une trentaine d'années il était peu connu au point de vue mi- nier, il y a lieu d’augurer de la plus belle prospérité sous ce rapport.Le 'Canada ne tient-il pas la tête de tous tes pays pour la production du nickel, du coDalt et de 1 amiante?Il occupe 1e troisième rang pour la production de l’or et l’argent, le cinquième rang pour la production du zinc, 1e sixième pour la production du cuivre et du plomb.Lorsqü’en 1913 on fil l’inventaire des res sources mondiales en combustibles n’a-t-il pas été établi que te Cânada avait une réserve de ee précieux élément qui le plaçait en deuxième ligne.venant immédiatement après tes Etats-Unis?Ce sont nos terrains précambriens du nord qui on! fourni jusqu'ici la majeure partie de notre richesse minérale, et encore ce! immense plateau lauren-lien n’a-t-il élé qu’à peine effleuré.Le livre du R.P.Fontanel présente donc un aperçu complet sur l’une des principales industries du pays.Le tour est présenté d’une façon claire et précise, dans un style léger et agréable.C’est un ouvrage qui a sa place toute marquee dans la bibliothèque de tout homme rultivé.En Alsace Nous ayons publié et brièvement commenté l’autre jour le compte rendu de la première séance du congrès de la Ligue des catholiques d Alsace.Le courrier nous apporte maintenant le texte du voeu qui a résumé l’attitude et les sentiments du congrès.Le voici: "Le congrès de la Ligue des catholiques^ réuni à Colmar, s’associe aux manifestations énergiques et spontanées gui ont lieu dans tout le pays contre la menace de l’introduction de la législation laïque dans nos provinces.Il s’appuie, d’une part, sur les promesses gui ont été données solennellement et à plusieurs reprises au nom de la France à la population croyante des provinces recouvrées et.d’autre part, sur le droit imprescriptible des parents à élever leurs enfants dans la foi du père de famille."Sur cette double base, le congrès de la Ligue des catholiques d’Alsace formule une protestation énergique contre toute introduc- Nous revenons du beau pays d’Evangéline! Nous nten avons vu, il est vrai, qu’une partie.On peut dire même que nous n'avons visité que la “vieille Acadie”.l’Acadie historique.Nous ne pouvions pas tout voir en un seul voyage 1 11 fallait de toute nécessité nous restreindre.La partie même la plus française, celle qui longe te golfe Saint-I.au-' rent.qui.s’étend jusqu'au fond de la baie des Chaleurs, et qui comprend le beau diocèse de Mgr Chiasson (Chatham), nous a vus seulement passer (a Newcastle, Bathurst et Campbelllon).Quand visiterons-nous les 60,000 Acadiens de eetle magnifique région?Pas plus tard que l’an prochain, peut-être! Espérons-le.Durant huit jours, nous avons vécu dans un contact tout à fait intime avec des Acadiens, avec les fiers descendants, jeunes et vieux, du ’’peuple-martyr”.Ah! nous comprenons mieux maintenant, n’est-il pas vrai, joyeux et distingués compagnons vovage.quelles larmes amères ont dû verser les malheureuses victimes du “Grand Dérangement de 1755!” Si, en effet, huit jours seulement, passés sur la douce terre acadienne, ont suffi n y attacher fortement nos âmes catholiques et françaises, quels biens indissolubles et sacrés, depuis les origines jusqu’à te Déportation, ont dû se former dans ces nobles coeurs d’Acadiens, dont nous avons rencontré les glorieux fils?Imaginez.dès lors, si vous te pouvez, les chagrins indicibles et incommensurables, que provoqua chez tes 7.000 déportés le décret fatal de P“ignn-ble, haineux et violent Lawrence”.(Rameau).- * 4 * Au lendemain de notre voyage, si parfaitement organisé, tam' par le Devoir que par les officiers supérieurs des Chemins de fer nationaux, nous voudrions communiquer à nos compatriates quelques-unes de nos Impressions.Nous les cueillons au hasard.N’oublions pas d’abord de dire un cordial merci è notre ami.M.Ls.Dupire, qui n’a rien épargné pour faire de ce "Vovage en Acadie”, un franc succès.Sans parler de l’immense travail d’organisation matérielle, en vue de fournir aux voyageurs te plus de romfort possible aver le "minimum de dépense” (ce qui est fort ftppréciabte el ce qui fut grandement apprécié), nous devons lui savoir gré de nous avoir servi, au "Devoir” durant plus d’un mois avant le voyage, l’intéressante el charmante litlérature, qui nous don-nail déjà un avant-goût des délices de notre randonnée à travers l’Acadie 1 Quel est, parmi tes 275 voyageurs, celui oui.n’a nas remarqué fa splendeur.te confort, et même 1e luxe, des chars mis à notre disposition par tes directeurs des Chemins de fer nationaux?Avec quel bonheur nous avons salué, au milieu de nous, M.H.-IL Melanson, un Acadien bien authentique, dont nous avons admiré, sur la roule de Shédiac, la maison paternelle, et qui occupe, aux Chemins de fer nationaux, 1e poste important de géranl général du service des passagers?Qui d’entre nous n’a pas constaté la distinction, te politesse, lés bonnes manières, la réserve, la cordialité.’’expression toujours française, de tout le personnel des deux trains d’excursion?Aux dévoués et intelligents organisateurs ^du magnifique “Voyage en Acadie", nous ne dirons jamais assez notre vive p) cordiale gratitude! * * * Le voyage que nous avons fail du 17 au 23 août 1924 restera un événement inoubliable dans qotre vie de.Canadiens français, car nous avons vécu, sur te sol acadien, des heures vraiment délicieuses.Ne senliez-vous pas, comme moi, dans vos conversations avec tes Acadiens, que vous retrouviez, en eux, des frères que vous aimiez et oui vous aimaient?Les deux peuples, acadien et ca-nadien-français, resteront toujours, il est vrai, par bien des aspects, deux peuples différent*.Cependant, n’auront-ils pas toujours aussi des points fort prononces d’une remarquable ressemblance?Sans parler de leur communauté d’origine, de langue, de foi.de traditions nationales et familiales, ne sont-ils pas, tous deux, passés par le creuset des mêmes souffrances?N’ont-ils pas été, tous deux, l’objel des mêmes persécutions?Avec cette différence toutefois que, pour 1e peuple acadien, la mesure a été plus que débordante?N’est-Ce pas tout naturel alors qu’une franche et durable amitié s’établisse et *e développe entre ces deux peuples?Qui donc osera leur en faire un crime?lion d'écoles simultanées en tant que.par celle mesure, les pères catholiques sont privés de l’école catholique que leur garantit la loi Fal-toux.Il proteste également avec énergie contre tes abus qui se sont déjà introduits à l’école contrairement à la lot, soit au point de vue du programme d’enseignement, soil au noint de vue des livres scolaires, soit au point de vue des maîtres et des Insnecteurs.Le Congrès réclame qu’il soit mis un terme immédiat à ces pratiques et il est résolu à en poursuivre la suppression par tous les moyens.” Par où l’on voit que les catholiques ont à se protéger, non seulement contre la menace de l’application de-s Lois Laïques, mais encore contre le sabotage de la loi actuelle — et qu’ils entendent bien défendre contre l’un et l’autre.O.H.Au cours du voyage, ces fortes idées nous furent «le part et d’autre très éloquemment exposées.A-cadiens et Canadiens français ont’ dû en être particulièrement touchés! Quant à moi, (je vous l’avoue franchement), je n’ai pu m’empêcher d’ouvrir tout grand mon coeur aux pures et saines émotions, qui l'envahissaient alor* si suavement et si fortement à la fois! Puis, pour ne pas perdre les meilleurs fruits de mon pèlerinage sur la terre d’E-van «el ine, j’ai soigneusenrent recueilli, pour les méditer ensuite longuement, les grandes leçons de courage, de foi, d’endurance, de force, de résistance à la vague protestante ou anglicisante, que tout un peuple, laissé hier pour mort, mais aujourd'hui solidement ressuscité.se sentait capable de me donner’.Oh! Qu'il m’est spparu singulièrement noble, ce peuple d’Acadie, quand je l’ai entendu me dire au sujet du triste passé : "Nous ne pouvions oublier, mais nous nar-donnons généreusement.” N’avez-vous pas alors reconnu, comme moi.le peuple au “coeur d'or”?Légitimement fier d'un passé, tout rempli rie gloire et d’intégrité, ne pourra-t-il pas un jour s’y appuyer, pour revendiquer plus énergiquement ses droits, déjà acquis, mais pratiquement méconnus?Aussi, il n'v n pas à en douter, quand l’heure de la divine Providence aura sonné, il recevra, comme récompense de ses vertus chrétiennes au sein de sa vie familiale et de sa ferme attitude devant ses légis-Inteur* et maîtres, toutes ses libertés religieuses, scolaires et nationales! En attendant ce jour mille fois heureux, où il pourra respirer à son aise l'air pur et bienfaisant de la liberté, qu’il prenne ee qu’il peut prendre («se qu’il fail sans doute avec prudence et discrétion) * 1 et qu’il lutte ensuite, courageusement.à la manière des Canadiens fran'-ais d’Ontario, comme nous l’a si bien dit, à Scoudouc, M.l’abbé S.Côté, curé de Chelmsford, Ont., afin de garder et même de développer son petit patrimoine national! La lutte en Acadie ne peut évidemment pas être poursuivie d’une façon aussi directe et aussi publique que dans la province d’Ontario; mais les Acadiens redoutent tes mêmes dangers que courent leurs frères franco-ontariens et doivent s’attendre à soutenir un jour Te en vivant en bons termes avec leurs ennemis d’hier, devenus aujourd’hui leurs amis, ils se sentiront -de plus en plus forts, pour réclamer te respect de leur race, qui renaît, grandit et s’affirme.Vous l’aurez sans doute remarqué comme mol, dignes compagnons de voyage, n’est-ce pas surprenant qu’apret plus de loO ans de domination anglo-saxonne, les Acadiens partent encore si bien la belle langue française?N’a-t-on pas à juste titre, appelé "miracle acadien”, la survivance d’un peuple, qui semblait destiné à disparaître «le la surface de la terre, soit à cause de sa dispersion aux quatre coins du gla-be, soit à cause de sa submersion dans l’élément anglais?Oui, c’est un prodige étonnant que nos frères rl’Aeadie ne soient pas plus an-glifiés qu’ils te sont! Oui, c’est un miracle qu'ayant tout contre eux depuis 1710.ils aient cependant échappé au “terrible et menaçant rouleau de l’assimilation".Dans notre rourse à travers la “vieille Acadie”, pays aux sites en-rhanteurs et aux paysages pittoresques, nous avons eu certes bien des (iistrnrtinns;'néanmoins nous avons remarqué que les idées, cî-dessu« émises, nous revenaient sous une forme ou sous une autre, soit dans les adresses qui nous étaient présentées.soit dans tes réponses que savaient à propos donner nos distingués orateurs.De celles-ci.comme de celles-là.tes banalités, les phrases sonores, les expressions creuses étaient soigneusement bannies.Ce que nous aimions à y voir, ce qu’en effet nous y avons admiré, r’étaient, avec le fin poli du style et un heureux mélange de sel gaulois, la dignité des sentiments et l’élévation des pensées.Que d’idées, toujours justes et grandes, nous ont exposées les Acadiens par la voix des Comeau.des Cormier, des Léger, des Leblanc, des Landry, des Tudding.des Murphy, des Cà meron, ries Vanier, des Sébiiet, des Belliveau, des I,'Archevêque, et autres! Hâtons-nous pourtant de dire que nos orateurs canadiens-fran-cais ont fait bonne figure à côté des Acadiens et se sont fort heureusement tirés d'affaire! Quant h nous, nous étions tous fiers, d’entendre M.te Directeur du Devoir, exposer aussi facilement en anglais qu’en français tes conditions qu’il qualifie d’absolument indispensables à la véritable entente.Il rappela les clauses, trop souvent oubliées ou volontairement méprisées, du “célèbre pacte de la Confédération” par lequel Cartier et Mac donald assuraient, dans tout te Canada.aux minorités comme aux majorités des droits égaux.Un des auditeurs acadiens de Pubnico ne put s'empêcher de.dire: “Je savions bien que vous auriez avec vous vos meilleurs orateurs; maifc celui-là (M.te Directeur du D*-volr) est meilleur que tes meilleurs.” Si l’atmosphère, plutôt froide, d’Annapolis fancien Port-RoyaD d’Halifax, et même de GrandTré, » quelque peu glacé nos coeurs, noue nouvons dire que cette glace a vite fondu aux chaleureuses et enthousiastes réceptions qu’on nous fit.non-seulement à Edmundston, à S.-Léonard.à Moncton, mais aussi à S.-Bernard.Pofnte-de-l’Eglisa, Pqb-(Suite * la 2ême page) I a LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 4 OCTOBRE 1924 No 234 Au pays d’Evangéline (Suite de ia première n»ge> nico, S.-Joseph de Memrameook, Shèdiac, Moncton (au retour) et è Scoudouc (terme de l’excursion).A GRAND'PRE A Grand’Prè pourtant, le touchant souvenir de la “Déportation”, et partant de “l’exil” et de "la mort”, nous a si complètement absorbés que nous avons vite oublié la mentalité anglaise des environs.I.es “vieux saules”, qui montent ta garde autour du cimetière des anciens jours; les nombreuses excavations qui marquent, autour du petit clocher, les emplacements et les résidences des premiers colons; 'a magnifique statue d’Evangéln qui se dresse dans un geste de supplication et de pitié à l’entrée du grand parc historique, désormais inviolable et sacré; le “monument-souvenir” qui rappelle à tous aussi fidèlement que possible la “Petite église paroissiale de S.-Charles de (îrand’Pre, de 1755”; la croix de pierre, érigée au cimetière, avec les pierres de l’ancienne église, Invitant les passants à prier pour les tiers Acadiens ^qui dorment là leur dernier sommeil; le nuits, creusé a quelques pas de l’église par Winslow, qui croyait les Acadiens asse* cruels pour avoir empoisonné l’eau du puits du presbytère; enfin la grande et haute croix de fer.érigée à un mijle environ de C.rand’Pré, et destinée à rappaJer aux visiteurs '’endroit précis de l’embarquement -loc “déportés”, voilà ce qui reste des du beau village de (irand’Pré; voilà ce que nous avons profondément admiré et pieusement vénéré! Si à Pubnico.à la Baie Sainte-Marie, et aux autres endroits presqu’entiè-remenf acadiens, les nombreuses générations qui lèvent et s’épanouissent comme des épis d’or pleins de solides espérances, symbolisent fidèlement le “réveil”, la “résurrection ’ et la “vie” de la race acadienne, le désert, la solitude, l’ambiance anglaise de Crand’Pré,rappellent aussi fidèlement les jours sombres de “la déoortation”.de “l’exil”, des dures “séparations” et de “la mort’ !! A l’ombre des “vieux saules” nous avons lentement lu.pour les méditer plus à loisir, ces beaux vers de l’immortel Longfellow, qui n’a pourtant pas visité, dit-on, les lieux dont il parle: (1i PORT-ROYAL Rien plus profonde encore fut notre désolation, bien ph/s glacés se sentirent nos coeurs, lorsqu’ils nous fut donné de visiter Annapolis, l'ancien et charmant “Port-Royal!” Personne, à la gare, pour nous recevoir, si ce n'est un bon nombre d’individus dé la race ' noire ’, que la bure franciscaine, '"us le devinez, surprend étrangé-njent! On nous conduit au fort "Anne” (l'ancien fort, bâti par M.de Menou, sieur d’Aulnay, vers 1634, et restauré vers 1709 par M.de Subercase).Du haut des fortifications, qui paraissent encore solides.nous apercevons Je magnifique bassin de Port-Royal, où.comme on l'a dit, "pourraient tenir et se mouvoir à l'aise toutes les flottes du monde entier”.Si jamais vous visitez le bassin, la ville et le fort de Port-Royal, vous constate- l’Eglise, de Sainte-Anne-du-Ruis-seau, de Pubnico, de Shédiec, de Cocagne, de Grandes-Digues, de Saint-Joseph de Memrameook, de Saint-Jacques de Scoudouc, et des autres centres acadiens par où nous sommes passés.Partout nous avons rencontre des prêtres pieux, savants, affables et hospitaliers! Partout nous avons été édifiés de l’intérêt qu’ils portent au relèvement et au soutien moral de leur race! A ces prêtres dévoués, dignes successeurs des Pères Bailly, Sigogne, Bourg, Leroux, Lafrance, Lefebvre et autres, nous ne devons ménager ni notre admiration, ni nos félicitation, ni nos encouragements.HALIFAX Notre visite à Halifax dura une journée entière.A dix heures et demie du matin les autorités, tant de la province que de la ville, nous recevaient très cordiaiement au Palais Législatif, où M.Bourassa, après les discours de Me Cameron, procureur général, et de M.Murphy, maire catholique rt Halifax, exposa franchement ses vues (et celles du peuple canadien en général) sur l’Impérialisme, le Pacte de la confédération et nos- relations entre français et anglais.Ce n’était pas une tâche facile, c’en était plutôt une périlleuse et pénible, que -VL le directeur du Devoir avait alors à remplir.Avec quelle franchise, quelle conviction et quel feu il sut s’en acquitter! Les journaux d’Halifax et de Saint-Jean, tant anglais que français, peuvent vous le dire! D'aucuns prétendent pourtant qu'il n’a nas assez ménagé "les susceptibilités rie races".Les intellectuels de nationalité anglaise n'ont pas été froissés des paroles de M.Bourassa; c’est qu'ils savent comprendre et respecter un peuple qui ne craint pas de se tenir debout devant son vainqueur! La visite de la ville et du port s’effectue sous une pluie battante.Ce léger contre-temps ne devait l ien enlever à la bonne humeur, ni à l’exubérante gaieté de nos braves voyageurs! A preuve, l’intéressant ’'Pot-pourri” qu'ils nous servirent, vers 10 heures du soir, en pleine gare d'Halifax, au grand étonnement et à l’indescriptible ébahissement des nombreux spectateurs d’origine anglo-saxonne! CENTRES ACADIENS Aucune réception ne peut corn parée à celtes que nous firent les populations acadiennes de Moncton, de Pointe-de-l’Eglise, de Pubnico,-de Shèdiac et de Scoudouc.Dans ces endroits, qui nous rappelaient si bien nos paisibles villages de la province de Québec, nous étions accueillis comme des frères, entrant “ehez-eux” en vrais con quérants, en vrais triomphateurs.Nous allions pour ainsi dire de triomphe en triomphe, en allant de village en village.Aussi, comme ces franches et cordiales réceptions ont étroitement resserré, entre les Acadiens et nous, les liens d’une solide et permanente amitié! Qu il nous faisait plaisir de voir, le long des haies où n»us passions, les nombreux enfants autour de leurs parents bien-aimé*! Que nous étions heureux de lire au frontispice de certaines demeures ces i pz que l on a justement baptisé cette incomparable contrée du char-mant nom de "Paradis de la Nou-! mot?hien sisnificatifs : “Frères ca-velle-Ecosse”.Nous parlons évi-1 nadiens- votre visite nous hono-demment, vous lavez saisi, des re'” Pensez-vous vraiment, que beautés naturelles de ce coin pit- nou,i pouvions rester indifférents toresque du pays.devant des témoignages si sincères C’est en vain que nous avons et, s‘ spontanés de considération, cherché des traces de l'ancien mo- d affection, d’estime et de sympa- nastere de nos Pères Récollets, qui veillaient au soutien moral de la petite colonie.Seuls, un fer à hosties et un vieux missel de l’Ordre, découverts au musée du fort "An- ________ ne", rappellent aux générations e,lan, nat'onal d’“Evangéli*e”?En tt»ie?La noble et douce figure de la jeune fille acadienne ne vous est-elle pas apparue dans toute son innocente beauté à Scoudouc au qui passent.l'existence, là-bas, sur celte terre, autrefois bien françai-se, dim couvent de Franciscains ! I^s Peres Claude Moireati et Bona-yenture Masson, premiers curés de Grand Pré et de Port-Royal, doivent bien frémir, du fond de leurs tombeaux, dp se trouver seuls au milieu des nombreuses populations, anglaises ou noires.ri’Anna-polis! Qu’ils se consolent, car la Vle, catholique et française, renaît en Acadie! Nous nous consolons nous-mêmes bien vite, malgré l'ab.sence, en terre acadienne, des missionnaires.¦Jésuites, Récollets, sulpiciens ou pretres des missions étrangères, à la pensée qu'un clergé acadïen, d un devouemeiü sans bornes et d une pieté éclairée, avant à sa tête deux évêqiits de sa race.Mgr Leblanc, de Saint-Jean, N'.-B.et1 Mgr Chiasson, de Chatham, X.-B î .entoure de sa charité sacerdotale r,ons pncorr ’’elater! N’était-il pas et de ses lumineux enseignements ce_s populations aux moeurs simple*, demeurées .naturellenienl bonnes et fort attachées à leurs prêtres, ("es! avec bonheur que nous avons visité les splendides entendant ce charnt, qui semble, comme notre “O Canada”, inspiré du ciel, n'avez-vous pas reconnu les voix plaintives des ancêtres, qui nous disaient à tous ; “Espoir! Nous sommes tombés, victimes de la ruse et du mensonge; mais notre mort est une semence de vie, et “heure de votre résurrection vient de sonner!” Comme ce chant, évocateur de souvenirs à la fois graves et touchants, rappelant les labeurs et les souffrances de ceux qui furent violemment arrachés du sol d’Acadie et inhumainement dispersés loin de leurs foyers, loin de leurs clochers, nous a tous transportés et électrisés! Aussi en avons-nous demandé jusqu’à troi* fois I exécution! Des yeux de plusieurs vovagrurs des larmes abondantes ont coulé! * * * Que d’impressions nous pour- it-il touchant, par exemple, d’entendre partout où nous passions l’hvmne religieuse "Ave Maris Stella’*, devenue chant national des Acadiens?Aussÿ bien que cette prière à Âla-rie.l’étoile, fixée au fond de leur nous vouions, dans un pacte sincère et cordial, sceller une amitié qui n’aurait jamais dû se rompre, et oui, désormais, nous en sommes sûrs, subsistera à jamais entre des frères de même sang, de même foi et de même» traditions, religieuses et nationales! P.PLACIDE, (fe Grand-Pré, o.f.m.(Heureux pèlerin du “Voyage du "Devoir” en Acadie.) Evêché de Chatham, 31 août 1924.Deux problèmes sociaux L’Ecole Sociale Populaire vient de publier deux études qui ne sauraient laisser indifférents les lecteurs sérieux: l’une sur l’apprentissage, rédigée par la direction même de l’Ecole Sociale Populaire, l’autre sur notre problème agricole, due à l’un de nos plus brillants spé-rialistes en agriculture, M.Charles Gagné.Dans la première de ces publications, on expose d’abord ce que l'on appelle la crise de l'apprentissage, cette pénurie d*ouvriers qualifies, dont se plaignent les patrons, les contremaîtres, Jes clients et ceux même des ouvriers qui ont pris la peine d'apprendre leur métier avant de l’exercer.On cherche ensuite les causes de cette routine universelle qui pousse tes jeunes gens à s’affilier à un corps de métier sans même posséder des notions élémentaires sur la profession qu’ils embrassent, puis on suggère quelques remèdes.Cette dernière partie soulève quelques-unes des questions les plus épineuses qui s’imposent aux éducateurs, particulièrement la spécialisation de Renseignement et l’orientation professionnelle de la jeunesse.La brochure intitulée Noire problème agricole en 1924, n’aborde pas des questions moins importantes.M.Charles Gagné n’est plus un inconnu:, la synthèse qu'il donne ici, il l’avait déjà élaborée dans des articles très remarqués que publiait récemment VAction française et dans des conférences qu’il donne en divers congrès.Bachelier en agriculture de t’Université Laval, diplômé de l’Université Cornell, ancien élève de l'Institut agronomique de Paris et de l'Université de Bonn, actuellement professeur d’E-conomie rurale à l’Ecole (l’agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, M.Gagné est un maître en sciences agricoles et économiques, l’un des jeunes professeurs sur lesquels nous pouvons fonder les plus légitimes espérances.La brochure abonde en vues neuves, en suggestions fécondes.appuyées par une étonnante érudition, t.e tout est exposé avec une netteté de style et une indépendance d’esprit qui dénotent une intelligence supérieure et un professeur conscient de sa haute mission d’enseigner, non seulement _ à ses élèves, mais à tout le public désireux d’acquérir des directions et d’élargir ses idées.I.es deux publications sont en vente à VAction Paroissiale, 1300, rue Bordeaux, Montréal.Prix : l’Apprentissage, 15 sous l’exemplaire.S9.00 le cent; Notre Problème agricole, 25 sous l’exemplaire, SI fi.00 le cent.Ce sera un dîner-causerie intéressant f SYNDICAT^ I CATHOHOUe ) LES SYNDICATS CATHOLIQUES ! 1 - CAISSE POPULAIRE La Caisse populaire des Syndicats catholiques a procédé à Pélee-tion annuelle de ses officiers.Pra-;| tiquement tous les actionnaire*! étaient présents.M.D.Pilon, ouvrit ! (rassemblée, iM.l’abbé A.Boileau i remplissant ses fonctions d’aumônier.M.E.Poitras, secrétaire-gérant, ' donna rapport complet des activités ries différentes commissions.Il fit un rapport financier très au | point.Le total de l’actif était au 31 août de .113,433.00.Les bénéfi ces de l’année atteignent *667.89.I>e capital social payé se chiffre à $1,801.55.Une somme de $37,-, 233.36 a été déposée à l’épargne au ; cours rie l’année, les retraits se • chiffrent pour la même période à $28,198.16.Le mouvement général des fonds en rentrées est de *45.-907.34.I L’assemblée des actionnaires, sur recommandation du conseil d’administration, a décidé de payé 3 1-2 p.c.sur l’épargne et 4 p.c.sur les actions.Pour une première année, étant données les dépenses de fondation relativement considérables, les actionnaires ont trouvé la situation très brillante.Les livres rapportent 79 sociétaires, 49 déposants et .3 emprunteurs.On a procédé après ces rapports I à l’élection des officiers.Le conseil d’administration est composé maintenant comme suit: MM.D.Pilon, A.Dubois, C.Bernier.G.Tremblay, .J.-B.Huot, J.-P.Alalo.E.Poi Iras.J.-B.Delisle et L.Lanoix.Uomité de surveillance: MAI J.-A.Léonard, O.Gougeon et A.Marcotte.Commission de crédit: M1M.A.Sé-nècal, R.Lajoie et H.Doucet, ¦M.O.Filion a présidé l’assemblée d’élection, assisté de M.L.Lanoix, comme secrétaire.M.l’abbé A.Boileau a été élu Ier, vice-président honoraire dp la Gais-' se populaire.I.es officiers ont été félicités pour la manière habile et dévouée avec laquelle ils ont rempli leurs fonctions.AUX SYNDICATS CATHOLIQUES Le Bureau confédéral de la C.T.C.C siège cet avant-midi à l’èdfi-ce des Syndicats catholiques, en ¦eauce plénière.Le Bureau confé-dtral est composé de MM.P.Beau-lé, G.Bolduc, A.Morin, F.Laroche, ¦L Lomeau et M.Fortin, aumônier.Le Bureau se rendra lundi à Ottawa présenter les résolutions se rapportant au gouvernement fédéral.(.es résolutions ont été adoptees au dernier congrès de la C.T.C.Cet après-midi s’ouvre le congrès préliminaire de la Fédération catholique des métiers de la construc-tjpn- Une trentaine de délégués onl déposé leurs lettres de créance.églises dP l’Assomption à Moncton ! d1raPr^' Ia commission îlhVè^ratl°nSidevrait- (|cs le fi nr-^re-être en état d’annoncer cinq éJ'vSïL lois necessaires ont Ote sotées et promulguées; frAl ^ ,(;s O.r«anisations de con- ôftfiîxiwr ph" 3.Que la nouvelle banque alle- mande et le contrôle des chemins de fer ont été constitués; Que les certificats représentant les obligations feiroviaifes et les obligations industrielles ont été déposées aux mains (les syndics; a.Que les contrats assurant les souscriptions de 800.9(10,000 de marks-or, ont été conclus.Après avoir rappelé que le protocole dp Londres donnait à la commission des réparations le pouvoir d'avancer ou de retarder ces dates, M.Young ajoute; “L'agent général fait rapport par les présentes, pour l’information de la commission, qu’à son avis, tous les efforts ont été accomplis pour mettre à exécution les mesures prescrites afin de permettre à la commission do faire cette constatation.“Bien que l’exainen légal nécessaire pour permettre l’emprunt, ait nécessité puis de temps qu'on prévoyait en premier lieu, de grands progrès üj été accomplis sous tous rapporV, pour ce qui concerne l'accomplissement des préparatifs de l’emprunt.’.’ Le rapport dp M.Young demande une extension de pas moins de sept jours, soit jusqu'au 13 octobre, pour la constatation (pie la commission doit faire.Le rapport conclut que cc| ajournement serait pour l’agent général, une prolongation de sept jours de la période de transition.Une commission de coordination La Commission du désarmement de la Société des nations préparera le programme de la prochai- rence internationale — Elle se réunira a Genève le 17 novembre.Genève, 3 (S.P.A,) — Avant d’ajourner ses séances hier soir, le con-seil de la Société des nations î) îrdopté des résolutions en vertu desquelles, en prévision de la conférence de l’an prochain pour la réduction des armements, fa commission de désarmement' de la société sera transformée en une commission de coordination.Cotte commission sera agrandie de façon ou elle renferme des représentants de tous les groupes intéressés au succès de la conférence,.Bien qu’aucun plan n’ait été adopté pour inviter dos Etats-Unis a prendre part aux travaux de la nouvelle commission, les dignital res do la société affirment qpo la question de coliaboration des Etats non membres - serait arrêtée à la pr.nchnine réunion du conseil qui sera.tenue à Rome en décembre.La nouvelle commission de désarmement sera composée de représentants de tous, les Etats possédant dés sièges au conseil, de deux membres de chacune des organisations de la société, de six experts militaires et navals qui seront désignés par la commission militaire permanente de la société, do deux représentants des patrons et de deux délégués du bureau de régie du bureau international du travail, ainsi que de plusieurs juristes nommés par le conseil1.Le conseil conservera comme toujours, sôn^ droit souverain de décision et même de direction générale sur tous les préparatifs de la conférence.Les délégués (ies différents pays qui représentent maintenant leurs gouvernement?; ay conseil pourront siéger à la nouvelle commjxsion.bien "qu’on .s'attende «puis auront en général des substituts.La nouvelle commission n’aura pas le pouvoir de rendre des décisions finales, mais elle coordonnera le programme.Suivant la résolution d’aujourd'hui, la commission «le coordination tiendra sa prejuiè-re réunion à Genève, le 17 novembre.Les représentants de tous les Etats ayant des sièges au conseil sont attendus à Genève avec des plans définis; dans leurs poches afin nue les travaux soient poussés rapidement.Les suggestions des antres Etats seront bien accueillies.^ Sir Eric Drummond, secrétaire général de la Société des nations, a été prié de recueillir tout Je matériel voulu pour l'examen du système d’application des sanctions éco-nomiques et financières prévues par le protocole nour le règlement pacifique des différends internationaux.On a l’intention actuellement de restreindre la première réunion de la nouvelle commission aux Etats comptant des représentants au conseil et d'ajouter les différents groupes énumérés plus haut lorsque le programme aura été suffisamment élaboré pour neees-siter leur présence.Gros débat en perspective Ottawa, 4 (S.P.C.) On s’attend que le protocole d’arbitrage adopté par l’assemblée de la Société des nations donne lieu à un débat con- la Chambre des Communes.Bien que les délégués canadiens à Genève aient appuyé le protocole, le dernier mot appartient au parlement.Telle fut (railleurs la procédure adoptée pour le pacte de la Société des nations.^ A l’Ecole des sciences sociales Les élections des officiers de l'Ecole des sciences sociales, economiques et politiques ont en lieu hier soir à l’Université de Montréal, sous la présidence de M.Guy Vanier, professeur d’économie sociale.Le résultat 3 été comme suit: Président: .1.B.A.Mçnneau; vice-président.William Milette; secrétaire, Mlle P.Mailloux: trésorier.O.Dufresne; 1er conseiller, Gabriel Nadeau ; 2ème conseiller, Georges Cromp- ¦ .,__; La messe du Saint-Esprit La messe du Saint-Esprit, qui marque l’ouverture de l’année académique à l’université de Montréal, •aura jieu demain à l'église S.-Jar-nues, à 11 heures.C’est Sa Grandeur Mgr Forbes,, évêque de Joli-ette, qui chantera la messe pontificale et le R.P.A.Lamarche, o.p., que fera le sermon de circonstance.Le ralliement, des élèves des différentes facultés aura lieu à l’Université, 185, rue Saint-Denis, .à 10.30 heures.Mme Beauvais îe> identifie Chez les Pères du Très Saint-Sacrement Lundi matin, à neuf heures, dans la chapelle des Pères du Très St-Sacrenient, avenue du Mont-Royal, un service solennel sera chante pour le repos de l’âme ne Mlle ne la Rousse-hère, en religion Soeur Marie-Clémentine, décédée le 2 or-lobre au Carmel d’Angers, et bienfaitrice insigne de la communauté.Dimanche, le 12 octobre, s’ouvriront les retraites annuelles pour les fidèles, comme suit: du 12 au 19 octobre, pour les dames; du 19 au 25 octobre, pour les jeunes filles, et du 25 octobre au 1er novembre, pour les hommes et jeunes gens.Coupable de bigamie Albert Desrôsiers a été trouvé coupable de bigamie hier après-midi en Cour d’assises.Le jury a délibéré durant vingt minutes.Le juge a fixé l’imposition de la sentence à plus tard.Mouvement des navires Le Regina, de -la ligne White Star-Dominion, venant de Liverpool et de Bclfa,st via Québec, doit qrjriver à Montréal vers huit heures ce soir.L'Airs on la, de la compagnie Clinard, venant dp Southampton, de Cherbourg et de Queenstown, doit ' arriver à Québec ce soir et à Montréal vers huit heures demain soir.Le Saturnin, de l’Anrhor-Donald-son, venant de Glasgow, doit arriver à Québec demain matin et à Monlréal demain soir ou hindi matin.Mme François-Xavier Beauvais, dont le mari a été assassiné brutalement, le 8 septembre dernier, à son restaurant.4359, chemin I.asallc, a identifié hier deux prisonniers comme étant les meurtriers.Les nri- sonniers ainsi- décelés sont Jack „ 1CI „ , n|s,.„„ OI Currie, 20 ans, 847, .rue Alhnni et ,l' tn» "utn'iuvliïtfoii0111 ^>rlé, d* ***u‘er i LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 4 OCTOBRE 1924 Volume XV — No 234 TE R AD I O LES POSTES RECEPTEURS (suite) par W.-B.Cartmel, B.S»., M.A., Ingé- nieur de radio, Nothern Electric Company, Limited.Au cours de ces dernières an-nees, les postes récepteurs ont subi de grands changements.Nos périodiques, ont été remplis.de schémas, jtnontrant les connexions pour toutes sortes de groupements d’appa-teils.Ceux-ci appartiennent tous à l'une des trois classes de postes récepteurs, expliquées dans un article précédent, surtout aux postes employant la régénération.Il est facile de se rendre compte de leur popularité quand on considère que de tels postes à un seul tube à vide, permettent la réception de concerts transmis à d'énormes distances, Toutefois les postes à amplification à haute fréquence deviennent de plus en plus populaire parce que les amateurs deviennent plus exigeants, et les circuits è haute fréquence non seulement permettent la réception de postes plus éloignés, mais donnent aussi obtenue sur une grande longueur •d’ondes que par une amplification à basse fréquence où l’on obtient une amplification de 200 k 250.Dans les postes à haute fréquence et à courtes longueurs d’ondes chacune des amplifications est un peu moindre que 200 tandis que dans certains postes super-hétérodynes chacune des amplifications est d’environ 6000!! Ceci nous donne une idée de ce que l’on peut obtenir par une ou deux amplifications à fréquence intermédiaire.Avec une si grande amplification des signaux ayant leîir détection, on se rend facilement compte qu’il est possible de rendre perceptible fi l'oreille tout signal quelque faible qu’il soit.La figure 3 montre un tel poste divisé en ses différents éléments, ce qui en rend l'explication beaucoup plus facile.A gauche nous voyons une antenne-cadre'qui amène les plus de clarté aux sens interceptés.Un nouveau modèle de poste récepteur est maintenant offert aux amateurs et il possède des qualités tellement remarquables que je dois y consacrer un chapitr même au risque de paraître plutôt technicien.Ce poste est montré dans la figure 1, raccordé à un ca dre tandis que la figure 2 montre une vue de l’intérieur de la boîte.Vous remarquerez que cette dernière figure montre six tubes à vide, nécessaires au bon fonctionnement de ce poste.L’opération toutefois, n’est pas aussi coûteuse qu'on semble croire, la quantité d’électricité de la batterie B nécessaire à ces tubes, étant moindre que celle consommé par un seul des gros tubes à vide.Le mot super-hétérodyne ne devrait pas nous effrayer.Il signifie .signaux uu détecteur ù haute fréquence.Un oscillateur est relié au détecteur ù haute fréquence et fournit des oscillations à haute fréquence qui se combinent à celles reçues de l’antenne poui» donner une résultante à une plus basse fréquence, c’est- à-dire une plus grande longueur d’ondes qu’à leur entrée dans Fentenne, Dans le premier détecteur à haute fréquence Ja longueur d’ondes est amenée à 6000 mètres exactement, soit à une fréquence de 50,000 vibrations par seconde.Quelle que soit la longueur d’ondes qui transmet les signaux à l’antenne, elle est toujours ramenée à 6600 mètres, et le reste du poste à la droite du premier tube se trouve l’amplificateur de fréquence intermédiaire.Il y a deux étages d’amplification intermédiaire, la figure 2 montrant à eet effet deux tubes à AMPLIFICATEUR a BASSE FREQUENCE TRANSFORMATEUR A BASSE FREQUENCE 2NO TUBE DETCCTEUIÎ BOBINE OSDlUTRICE TUBE hETECTEUR AMPLIFICATEURS A FREQUENCE INTERIMEPIAIRE ] TRANSFORMATEURS sA FREQUENCE JNTERMEPIAIRE CONTROLE DE VOLUME VARIO- COUPLEUR COMPENSATEUR VARIABLE TUBE OSCILLATEUR RHEOSTAT! [FILTEURI vous paraître une façon bien compliquée d’opérer Ja reception de signaux radiophoniques, nous pouvons résumer en (lisant que la fréquence des signaux est changée pour permettre une plus grande amplification, unis la détection les rend perceptibles à l’oreille.Il est inutile d’attirer votre attention sur le fait que la construction d’un tel poste demande une grande expérience ainsi qu’une attention toute spéciale, afin d’obtenir les meilleurs résultats.Un de ces postes construits te! iju’il doit l’être ne laisse rien à désirer dans la simplicité d’opération et dans la pureté de reproduction des concerts de radiiz.Si dans leur construction toute l’attention et l’importance voulues ne sont pas données aux moindres détails, le* résultats obtenus seront pauvres, quoiqu’il soit possible de construire un appareil récepteur super-hétérodyne qui permettra la réception sur un petit cadre, de signaux transmis de postes très éloignés.LE RADIO POSTE UN MO -Ottawa.435 mètres CHEMIN DE FER NATIONAL DU CANADA CONCERT DU 4 OCTOBRE, A 8 H.P.M.Marche: Entrée de* Hulgares, (i,otter); Valse: Wonderful One, (Whiteman); Pleading, (Wood); Norvégien, (Schytte) et Marche Stras and Stripes.(Sousa), par l’or-chestre du Château Laurier, directement de l’hôtel Château Laurier.SECONDE PARTIE Baryton: Jardin de votre coeur, (Doreî) et Gypsy Love Song, (Herbert), Dr F.A.Sim; Monologue musical: Smites.M.Claude Parker; Danses du vieux temps, par l'Ottawa Old Time Orchestra; Soprano: Sometime, Dearhenrt, Someday, (Winne) et Consider and Hear Me, ( Wooler), Mlle I.orna Ferguson; Monologue musical: The Sphynx and the Woman, M.Claude Parker; Bariton : Song of Spring, (Speaks) et The Lost Chord, (Sullivan), M, F.A.Sim; Danses du vieux temps, par l’Ottawa Old Time Orchestra; Soprano: Just for Remembrance, (Young) et Le pénitent, (Beardsley Van de Water), Mile Lorna Fergu- FEU Mme J.-A.-H.RAYMOND LES FUNERAILLES ONT EU LIEU JEUDI A ST-VIATEUR D’OUTREMONT son.TROISIEME PARTIE ms SÜPMHETESOD'VHE' RECElV&R.que dans ce poste, la longueur d’on des est changée avant la détection des signaux.Comme nous, le savons, la transmission radiophonique, appellee ’‘broadcast'’, se fait sur des longueurs d’ondes variant de 220 à 550 mètres.Dans ce poste la longueur d’ondes servant à l’émission des signaux est d'abord changée à 6,000 mètres.Les postes transatlantique de T.S.F.opèrent sur 6,000 mètres ou plu ., mais la radiophonie “broadcast” se sert d'une longueur d'ondes beaucoup plus petite.Ce ehange-s ment de longueur d'ondes s'opère dans le tube désigne dans la figure 2 comme premier détecteur, et la raison de ce changement est de j permettre une amplification plus facile et plus effective.On peut alors employer des transformateurs ayant un noyau de fer pour servir de liaison entre les tubes, tandis que les petits longueurs d’ondes requièrent l'emploi de transformateurs dont le noyau est constitué par une chambre d’air.Ce changement a encore une plus grande importance parce qu’il permet une meilleure amplification dans les tubes à vide; au fait, sur de courtes longueurs d’ondes le tube amplificateur est loin de donner des résultats satisfaisants.F.n plus, et assez curieusement, une plus grande amplification est vide et deux transformateurs.Les signaux à leur sortie de ces derniers tpbes, toujours sur une longueur d’ondes de 6000 mètres, passent dans un filtre qui élimine les bruits étrangers.Ce filtre est composé d’une bobine et d’un condensateur, les deux étant montrés dans la figure 2 par une flèche à double tête.A leur sortie du filtre, les signaux passent dans un second détecteur qui les rend perceptibles à l’oreille, après quoi ils sont amplifiés de nouveau par un amplificateur à basse fréquence.Quoique cette, explication puisse Musique populaire de danse par l’Orchestre du Château Laurier sous la direction de M.Jas McIntyre, directement de l’hôtel Château-Laurier.______ Pour remercier les recruteurs Le 23 septembre, à Laval-sur-le-Lac.M.J.-IP.Tremblay, le président de la section Notre-tfiame-de-Grâce de la Société Saint-Jean-iRaptiste, recevait une vingtaine d’hôtes.Nous y avons remarqué le R.P.H.Perrûs, curé de Notre-Dame de Grâce, son honneur le maire Charles Duquette, M1M.S.-D.Vallières, Z.Trudeau.W.Déziel, J.Boutin, M.Létcmrneau, L.-O.Gélinas et C.-E.Lavergne Le diner fut servi, après la partie de golf, et de nombreux discours furent prononcés.M.Tremblay remerciait de cette façon la section Notre-Dame de Grâce pour le recrutement qui s’est fait durant l'année courante.Le Dr Atherton et la question bilingue l.e Dr Atherton donne le premier cours de l’année à l’Ecole de sociologie Loyola, lundi soir à 7 heures 45 du soir à l’Académie Bourget, 280, rue la Mont-agne.Le Dr Atherton parlera des événements qui ont précédé la passation de l’Acte de Québec de 1774.11 expliquera l’origine de la question bilingue.D’ici Noël, les dix leçons porteront sur le Canada depuis la cession de 1760.$500.00 à gagner Les syndicats ouvriers catholiques et le Cercle Larocque de l’A.U.J.C., de Sherbrooke, ayant obtenir l’autorisation civile et 'le haut * .i-tronaee de S.G.Mgr LaRocque, sont à mettre en loterie la somme de $500.00 qui sera donnée en un seul prix, à l’heureux gagnant.Ceux qui désirent prendre part à cette chance unique de gagner $500 pour 50,sous, peuvent le faire en achetant leurs billets immédiatement.Les billets sont en vente au prix de 50 sous le billet, ou 12 pour $5.00.On doit envoyer l’argent d’avan- ' ce et un timbre quand on fait la demande des billets par malle, et | adresser toute correspondance à Mlle E.Couture, 38.Gillespie, Sherbrooke, directrice du présent tirage.(ann.) Le* funérailles de Mme J.-A.-H.Ravmond, femme du gérant de la maison Parsons Limited et trésorier général de l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada, née Alice Léveilié.décédée- le 30 septembre, ont eu lieu jeudi.Je 2 octobre, à l'église St-Viateur d’Outremont.La levée du corps fut faite par le R.Père Louis Lalande.S.J„ recteur du collège Ste-Marie.et le service chanté par le R.Père J.-A.Roy, C.S.V., assisté des RR.PP.J.-A.Noiseux et S.Perrault, C.S.V„ comme diacre et sous-diacre.Les RR.PP.Louis Lalande.S.J.J.-Z.Ouellette.P.S.S.de la paroisse St-Jacques de Montréal.J.-A.Primeau.S.J.de la Villa St-Martin, et le R.F'.Quinlan.C.S.V.directeur de l’Académie Querbes.assistaient au sanctuaire.La chorale de St-Viateur à laquelle se sont joints plusieurs chantres renommés des chorales étrangères, sous la direction de M.W.-A.Way-land, maître de chapelle, a exécuté la messe de Pérosi.Les élèves de 7e année de l'académie Querbes.6e année de l'Académie Bonse-cours, 3e, 4e et 6e cours du couvent d’Outremont assistaient dans la nef.Conduisaient le deuil avec l’époux de la défunte, M.J.-A.-H.Raymond, ses fils, Antonio et Maurice, son père, M.Napoléon Léveilié, son oncle M.Avila Archambault, ses beaux-frères, MM.Robert, Alphonse et Alyre Raymond, ses neveux, MM.Raymond et Charles-Eugène Lévesque, Marins Dufresne, Edmond et Avila Raymond et un grand nombre d’autres parents et amis parmi lesquels bn remarquait: MM.J.-A.Trépanier, président général de l’Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada, J.-A.Bernier, Bruno Char-bonneau, J.-A.Lusignan, Elle Ro-dier, membres du Comité Générai de L’A.C.V.L.P.Villeneuve, oré-sident du Cercle de Montréal de l’A.C.V.J.B.Arsenault, Oscar Gince, Roméo Beaudet, R.Prud’homme, H,-R.Cflté, Ludger Sirois, E.Brun eau, A.Guilbault, C.Manseau.A.R.Tétrault, L.Beauchêne, O.Gratton tous membres de l’A.C.V.; MM.A.G.Bann, Erric Parsons, (i.-E.Boudreau.René Dupont, Pierre Gélinas, A.Lacroix, R.Gravel, J.St-Onge, P.Morin, I.Mclnnis, J.Goulet, W.Champigny, employés de la maison Parsons Limited; Léo Conway, cousin de la défunte, Jim Conway, Arthur Laramé, avocat, C.-E.Gravel, notaire.C.A.Bertrand, avocat, docteur J.Gau-vreau, J.-N.Dupuis, Armand Du-gal, O.Lemire, F.Prud’homme père, F.Prud’homme fils, E.-A.Mar-childon, A.Grenon, Capt.Georges Guimond, A.Riendeau, T.Langlois, A.-II.Mailloux, Thomas Grins-dale, W.Henderson, W.Simpson, M.Mulligan, M.Robertson, etc.L’inhumation eut lieu au cimetière de la Côte des Neiges dans le caveau de la famille Léveilié.De nombreuses marques de sympathie ont été offertes aux familles Raymond et Léveilié.Jean Melançon et la diction française M.Jean Melançon, professeur de diction française, occupera, au Conservatoire Raeicot, 761 rue Saint-Denis, la chaire de diction, qui y vient d’être fondée conjointement avec les cours de chant et de musique, sous la direction du professeur Alfred I.amoureux.Ce ! cours doit s’ouvrir le premier lun- ! di d’octobre courant, à 4 heures 30 ' du soir.M.le professeur y traitera, sous forme de conférence, de l'art de dire, illustrant lui-même par la récitation les différents genres de diction.Des cours de pédagogie intéresseront les jeunes professeurs.Les élèves v trouveront aussi leur profit en travaillant eux-mêmes les divers exercices d’articulation et de récitation.I-es personnes atteintes d’un défaut de langage, tel que : mollesse des muscles nucaux, lam-dacisme, jotacisme.chuintement, zézaiement, balbutiement, bégaiement, bredouillement, etc., trouveront au conservatoire un remède efficace à leur défaut.M.Jean Melançon est professeur cfe diction, entre autres endroits, au collège Sainte-Marie et au séminaire de Joliette.(Communiqué) Æ B «Mues ^ .'-r-sr-s-’n L'eau naturelle de Vichy- renoue plus savoureuse par l’addition du Ju« de citron, l’n agrén-I, r breuvage matinal.Il stimule le système et régi- les organes digestifs.Exigez la Limonade Purgative Vichy Suprême.invente chez tous les p harmaciens et épiciers.Agent généra! pour le Canada J.-ALFRED OUIMET Z3 EST.BLE ST PAUL.MONTREAL.Main «âSS 'Ztcvnçe-' TJistributeurs pour Ottawa: S.J.MAJOR, LIMITEE — 126-136.rue York, Ottawa, Ont.Vfers les Grands Porrs de la Méditerranée ASPIRINE Méfiez-vous des contrefaçons ! - BsF Deux Mois d’une Existence Féerique ^ ’insouciance et’ d’agréables aventures.-une croisière de 62 jours sur les flots bleus de !a Méditerranée, à jouir du confort et des attentions incessantes du personnel d’un grand paquebot moderne.visiter les villes étranges et les ruines historiques de l’Espagne, de Tltalie, de la Grèce, de l’Egypte, de la Turquie et de la Terre Sainte.Quittez la routine de votre existence ordinaire et prenez cette année des vacances qui feront époque dans votre vie.Embarquez-vous sur l’“EMPRESS OF SCOTLAND” qui partira de New York le 9 février prochain pour une croisière de deux mois dans la Méditerranée.Tous les renseignements fournis par n’importe quel agent de Navigation ou par D.R.KENNEDY, Agent-général, département de* Passagers 141 rue St-Jacques # MONTREAL & wSfiÈÎFs—-• .J| Les Ecoles ménagères provinciales Cuisine pratique: jeudi, 10 a 12 h.a.m., mercredi, 7 h.30 p.m.à 9 heures 30, $10 les 20 leçons.Cwisine des malades, cours spécial pour gardes-malades, lundi, 2ii.p.m., $5.les 10 leçons.Cuisine de démonstration, mardi 2 h.30, 50 cts., la leçon.Menu pour mardi, le 7 oct.Potager aux concombres, courge à la moelle farcie, pouding aux pommes.Coupe et couture, mercredi de 10 à 12 h.a.m., et de 7 h.30 à 9 h.30 p.m., $7.les 20 leçons.Modes chapeaux: lundi à 10 heures a.m.et mercredi de 7 h.30 à 9 Il 30 p.m.$7.les 20 leçons.A moins que vous ne voyiez le nom de Bayer en croix sur le paquet ou les pastilles, vous n’obtenez pas les véritables aspirines Bayer reconnues sûres par des millions et prescrites par les médecins depuis plus de vingt-trois ans contre Rhumes Maux de tète Maux de dents Lumbago Nephrite Rhumatisme Névralgie Douleurs N’acceptez que les “Pastilles d’As-pirine de Bayer”.Chaque paquet non décacheté contient un mode d’emploi éprouvé.Les boîtes facilement maniables de douze pastilles ne coûtent que quelques cents.Les pharmaciens en vendent aussi des bbuteilles de 24 et de 100.Aspirine est la marque de fabrique (enregistrée au Canada) de la manufacture de mono-aceticacldester de salicilicacide • de Bayer.Quoiqu’il soit bien reconnu que le mot Aspirine signifie produit de Bayer afin de protéger le public contre les contrefaçons, nous étam-perons sur les tablettes de la compagnie Bayer la marque générale, de fabrique, le nom de Bayer en croix.iPocffloneCqitadieii HÔTEL PL4CB VISEE?SOUPER-PANSANT TOUS LES SAMEDIS SOIPS ORCHESTRE SPÉCIAL $1.50 PWCES RÉSERVÉES À MAIN 5720 Maison de Meslé 300A, rue Saint-Denis Lfis étudiants et les élèves de tous les cours trouveront ce qui leur est nécessaire, pouf les sciences physiques, la chimie, le dessin mécanique et artistique: papier, équerres, règles et tous les acres: oiies.DE MESLE, opticien-optométriste S00A, Saint-Denis.$15,000 EN PRIX 1er prix, l’auto d’un millionnaire, $11,500.00.2ème prix, $2,000.00 en argent.Sème prix, $1,000.00 en argent.4ème prix, $500.00 en argent.5ème prix, $100.00 en argent.Achetez des billets! Courez xotre chance tout en faisant l’aumône au Refuge Don-Bosco.Prix des billets: 1 pour $0.25; 10 pour $1.00; 100 pour $5.00; 600 pour $25.00; 3,000 pour $100.00 el 25,000 pour $500.00.Ecrivez à l’abbé Philippon, ptre, directeur, ou téléphonez 6821.Refuge Don-Bosco, QuéUtec.Vous recevrez vos billets par le ^ retour du courrier.Miiiaiiiwi.ii.il h i m ¦¦¦¦,, , i.¦ -¦ , LETTRES 1/E ï ADETTE — 3ème et dème séries, 55c franco 5eme série.80c.franco Remise spéciale pour les corn mandes à la douzaine En vente à la librairie do “T)e\ ïr”./ Zi SUOEPjCTteoOVNC 00 SADtO ACCEPTEUR A FSEQUCNCC iNTCPnCOIAi&E.(r txrrtrtu» a uAorr rvcoutNCt _ A rKMKC n.r*t SQOOO |~ vrwna/s a* xr&joe OCTCCTCU» - *rtA.'r/'Arr'J* * ftîQUtKC _ ^rcmctM,*£ A 3*ue rOCOUZeCC 0%AXATCUA U SOIR Réouverture le 7 Octobre, 1924 Préparant aux carrières industrielles les plus diverses.Enseignement théorique et pratique.Laboratoire et ateliers des mieux outillés.Certificats accordés en Mathématique» appliquée» Chimie industrielle Electricité théorique Electricité (Atollers) Dessin Industrie! (tout genre) Plomberie Sanitaire GalTsnoflplastie Modelage Menuiserie Cour» d'Estimation en Conetruction Construction (charpente.menuieerta, technologie, etc.) Ajustage (Ateliers) et cours théorique.Technologie générale.Soudure Autogène Forge.Fonderie Ingénieurs Ntationnairee Automobile (Méranique et électricité) Inscriptions tous les soirs, de 7.30 à 9 p.m.(lundi et samedi exceptés) Pour tous renseignements, prospect us, etc., s'adresser Secrétariat ______DES ARTS ETMANUFAC1URES COURS GRATUITS JOUR ET SOIR OUVERTURE: MARDI, 7 OCTOBRE “Monument National”, 296, Boulevard Saint-Laurent JOURS.» I!RS P.M, Detain à main lavée.Coupe (dames) Chapeaux (damas) SOIR: 7 H RS 30.Dessin à main lesée.Modelage.Lithographie.Dessin mécanique.Menuiserie.Coupe (dames).Marché St*Laurent JOUR: 2 HRS P.M.Peinture.Couture (dame»).Solfège SOIR: 7 H RS 30.Architecture.Solfège.Peint lire d'enseignes.Lettrage.Confection d'escaliers.Couture (dames).Plomberie.No l«7, rue CHARRON: DESSIN MECANIQUE.Mardi et Jeudi soirs.ENSEIGNEMENT THEORIQUE ET PRATIQUE.INSCRIPTION! torn, le» Jour», de 9 heure» n midi e! de 2 heure* * 4 h.n m Pour renseignement» «’«dresser «u bureau no 4, "MONUMENT NATIONAL”' LE SECRETAI H K : J.-P.-L.Bérubé.Téléphone! PLATEAU " 995".Tiero-Ordre Franciscain Pèlerinage au cimetière de la Cû-des-Neiges dimanche, le 5 octo-¦e 1924.Les messieurs sont priés ! sc rendre à la chapelle, de la rue jrciicstcr ouest, no 964, d’où ils irtiront en procession.» * ¥ Fraternité Sainte-Elisabeth, rue archestcr ouest, no 964.Réunion | •s soeurs professes, dimanche le 5 i .i i o .L__ v O U OA GUILLAUME DUPUIS Maille de chapelle S IVglUe Notre-Duinc de Montréal PROFESSEUR DE CHANT Pose de In voix Teehni(|uc Intcr-pretHlion Solfège Préparation rom-„ n'p «0*i»te h l’église ou au concert Hludlo ou Uonser.stnirp National: 312 f.rue Sainfe-Uatheriiie F»t hngagement par téléphone: l.st îos.in.hnd.Réunion des frères dimanche, le 5 octobre, à 4 hei.i cs 30.* * * Fraternité Notre-Dame des Anges, rue Lagaucbetière ouest, au no 130.Réunion des soeurs novices dimanche le 5 octobre, à 2 heures p.m.* ifc H: Fraternité St-Enfant-Jésus, Mile- 1 Fraternité St-I'rançois Solano.Reunion des deux fraternités dimanche ]p ô octobre.Id-s membres sont priés rie s'v rendre sans convocation.Le secrétaire.—Allons, Odette, allons! je n’aime pas les compliments!.Geneviève s’était assise dans l’embrasure d’une fenêtre, et commençait à coudre, avec l’intention très évidente de laisser tomber la conversation .Quelque chose se contracta dans le visage d’Odette.; elle se retira en silence.Alors Geneviève se dirigea vers son bureau pour serrer les vers qui étaient restés là .Elle fit un mouvement: des gouttes brillantes s’é-!>andaient sur la feuill^, brouillant quelques-uns des mots.Odette avait pleuré!.Mlle Selmont tint pendant plusieurs minutes ce papier entre ses doigts.Ensuite elle reprit son ouvrage,-mais un combat violent se livrait en elle.A la fin elle se leva, sortit dp son appartement et se dirigea sur la pointe du pied vers la chambre de sa nièce.La porte était entre-bâillée.(îene-, viève la poussa doucement et aper- ! çut Odette accoudée sur sa eomtno- rends malheureuse cette enfant qui t aime; tu la repousses à rause de sa mere, dont elle ignore toutes les fautes.Et cette mère était ta soeiu'.et elle est morte!,,.Es-tu chrétienne.Geneviève?El Mlle Selmont eut pitié rl'Ode‘-te et sP condamna elle-même; elle fut sur le point de s'élancer vers sa.nièce et de la serrer dans ses bras.Quel obstacle invisible lui barra le passage?.On ne saurait le dire.Elle se détourna et revint ('lu‘Z o!lo.baissant la tc*t(‘ cominp uno va i noue.J’ai trop souffert, murmura-t-elle enfin, le regard morne, les lèvres crispées.Maintenant, si je vou jais m’attacher à quelqu’un, je ne le pourrais plus.Mon coeur est mort; ta faute en est à ceux qui I ont.Elle s’absorba longtemps dans sa douloureuse rêverie.Tout à coup Es sons du piano, partant dp l’entresol, l'arrachèrent à ses songes.Odette jouaif.liens! fit Geneviève, jp reconnais ce prélude.(A 'suture') de.Ee mouvement de sa tète et de ses épaules disait qu’elle pleurait, et de temps à autre un sanglot plus violent sortait dp sa poitrine et parvenait jusqu’à Geneviève.Alors celle-ci entendit nettement en elle-même une voix qui lui disait: —Tu es égoïste et injuste, l'y | **Tnntc CH»tievf0v*” wt rn vcnD au D# ©ir, , 1 vol cartonné, '254 pp, .'>0 sous au coaip-,toir, 55 sous franco.Service de libraire du Devoir, 336, Noire-Dame est, Montréal.Ce Journal est tmprfmé nus Nos 336-3*5, rue Noire-Dame Fst.k Montréal, nar ri*fPltJMKRH POPULAIRE (il rrspoirsa.billté II »itée), GEORGES PELLETIER, adniiulairteteur et secréUirt.>4 07 ^ « LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.1 OCTOBRE 1924 Volume XV — No 234 tants, les orchestres embryonnaires ne suffisent pas.parce qu’ils accompagnent une ou deux étoiles, de première ou seconde grandeur,! à donner de belles exécutions.Si l’on ne peut faire autrement,! qu’on nous donne Rigoleüo et le' Trouvère, mais qu’on le fasse avec le souci de les donner proprement.! Si l’on n’aime pas les oeuvres, on Pour prendre une leçon — L’oeuvre lyrique de P°,“rpar]t0a“iQ“rs *e r8bn,tre Slir ,eur Lavallée-Smith — Pour les auteurs canadiens — Une messe — Le concert de Nazareth l’opéra — La Symphonie de Montréal.De Au commencement de novembre, huit des principaux chanteurs du Choeur Romain qui nous donna de sî belles s urées de musique religieuse.l’an dernier, reviennent à Moniréal.Comme leur répertoire se compose non seulement d’oeuvres lv- pensée du musicien,_ a confié le soin de terminer cet important travail à M.Stoupance.C’est, sauf erreur, la seule oeuvre de théâtre qu’ait écrite un musicien canadien de notre ville.Quebec et Ottawa étant, à ce sujet, plus riches que nous avec.Orner Létour-neau et Amédée Tremblay, .le ne piques cl d’oeuvres de concert,.-.- ., ; mais aussi de musique religieuse, ’ forf-pte pas, bien entendu, u P^ ne serait-ce pas d’une bonne poli- re*fe écrite par Jean-Bap .J.tique qu’on les invitât à donner ^Ile ^ Jî Ü'rnron lo des séances dans les maisons d’édu-! éfr»nR^du .Pécheur^e „r,r_ cation?I.orsque le choeur entier vint nous rendre visite, il nous donna des exemples fameux de musique d’église qu’il rendit d’impeccable façon, mais c’était devant des personnes qui n’allaient y prendre ou’un plaisir d’art.Pour nue c’eût été en même temps une leçon, il eût fallu qu’on y amenât non seulement les chorales d’hommes, mais surtout les chorales d’enfants.f)r ceci souffre des difficultés d’ordre interne qui fie sont oas facilement surmontables.D’autre part, il n’était guère possible, à cause des frais nécessairement élevés, d’amener tou! le choeur dans les maisons d’éducation, même en groupant plusieurs chorales d’enfants (jeunes garçons ou jeunes filles) dans une maison de telle ou telle insti-1 ution.Auiourd’hui ils ne sont que huit et la chose est certainement faisable.Sans doute les programmes officiels de la tournée sont faits pour les auditeurs qui appartiennent au oublie ordinaire des‘concerts, mais ces chanteurs possèdent certainement un répertoire, à côté, de musique oui pourrait se chanter dans les couvents et les collèges et, préférablement, un répertoire de musique religieuse, puisque, si les autorités des diverses institutions y prêtaient la main, ce serait certainement avec l’entente que ces au-i Confédération.Gisèle tiendra certes son rang avec les autres oeuvres du même genre que notre pays ait pu produiJe.«Jg «fg Mme Lavallée-Smith a l’intention d’ajouter à l’oeuvre de son ,rnaJ', une partie de concert composée de pièces d’auteurs canadiens.Ceux qu’elle a choisis lui seront reconnaissants d’associer leur nom à celui de son mari.D’autre part, une de nos meilleu-j res musiciennes organise pour le’ mois de novembre un concert d oeuvres canadiennes.C’est donc qu’il y a moyen d_en trouver et qu’elles valent la peine d’être produites., " .On me permettra bien de dire longtemps que je prêche * * * î.a Symphonie de Montréal est à s’organiser pour donner dix concerts pendant la saison.Une société comme celle-là ne s’improvise pas et il y a des tas de details à i régler avant qu’on puisse cbmmen- j '¦er, M.tiagnier est à grouper un ! orchestre dont les quarante musiciens qui ont joué aux concerts du | printemps formeront le noyc.u.Des répétitions nombreuses assureront le succès artistique.Quant au succès financier, nécessaire, pour assurer la vie de l’orchestre, il dépend du public et de la faveur qu’il accordera non seulement aux concerts mais aussi à la campagne de souscription qui sera lancée.Le comité qui s’est formé le printemps dernier doit se transformer en administration provisoire d’une compagnie selon la loi sur les sociétés, et cela assurera la bonne administration de 1 orchestre et de ses concerts.Fréd.PELLETIER.MUSICA Ces notes sont fournies par les P1 irnpresarii.Nous leur en laissons toute la responsabilité.MME SCHUMANN HEINK A L’QR-PHEUM DEMAIN APRES-MIDI qu’il y a —o - - .- , „.t ., nour que nos auteurs ne soient pas | Le programme suivant sera exe toujours laissés de côté, par nos in-jeuté par Mme Ernestine Schumann- terprètes.On ne peut raisonnante-ment exiger des artistes étrangers qu’ils découvrent cette contrée inconnue des compositions en cartons chez nous, mais nos chanteurs “t instrumentistes qui non» pas bie.i loin à aller pour trouver, pourraient peut-être -penser due, pour n’avoir pas été publiées, il^eut ex Hcink.la plus grande contralto de nos jours, à son concert au théâtre Orpheum demain oprès-midi.M «pre rime Schumann-Heink aura le concours d’une brillante jeune violoniste, Mademoiselle Hardeman.Son programme: 1— a) Mitrane (en italien) Rossi; b) Oh, rest in the Lord (Elijah), Mendelssohn ; ster des oeuvres et qu’il n y a qu a j c) Ah, mon fils (Le ProphèteT, les demander pour les avoir.i Meyerbeer, Mme Schumann-Heink.C’est de l’économie domestique; 2—a) Fug/ic, Tartlni-Kreisler; b) bien comprise que d’encourager i» Ro/nonce, Wieniawski; c) Dance production chez sol.I espagnole, Sarasale, Mlle Harde- * % * I man J’accuse réception d’un .exem- ditions n’auraient pas seulement plaire de la messe - organis- pour but d’intéresser, mais aussi de | te par M- Joseph-L - Hmtiste à donner une leçon de la musique la j te de 1 eghse Saint-J ¦- P ’ plus en honneur cnez elles.! New-York.;lrP rvst C’est en effet ee seul point de j Ainsi que 1 indique jion^ ^ vue qui, au regard des institutions i le tercet tcce pa d’enseignement, aurait assez de | grégorien qui e ¦poids pour entraîner leur adh.ésion i ^^^e niéres notes’, est Traité “en a une tournee dans leurs maisons.I]1'11 P,re!!“‘; mffprcnts et subsi- On v sent la nécessité d’interpré-1 ! d’aufrw fragments de la «lions autorisées et l’on sait que d.atrement d amrn * .sont forme le thème ta *, , i on 1 pralique j “ JS U- *> a»»' ""A -•*•?I» *ll“* Îî8£r ".SSSJS5: de Rome se sont trouvés aux 1 ^f^T’unité bfunche et de sa divi- ces memes de la veritable interpré-: ‘ ,ipl]X noires, imprime a talion.On en déduirait donc .9^ ^ une solennité un peu modes anuitions spéciales auraient j j oeu e ^ conserve aussi un pour résultat d enseigner comme de ' • religieux.L’oeuvre récréer et l’on s’empresserait peut- j a.Ue ' qua,re voix d’hom- curer des matinees ncromnasnement d’o l’on êA'e de se proen du chant (jue l’an y préfère et au quel on donne des soins tout particuliers.Il appartiendrait donc à l’orga-nisa’euc de la présente tournée de sc mes avec accompagnement d orgue.Entre autres parties, le Benedicms possède une allure très mystique.L’auteur ne recherche visiblement pas les combinaisons harmoniques compliquées.Il traite ses thèmes mettre en communication avec p^sque"continuellement en harmo-le.s maisons, pour leur représenter | n-e j:ons0nantp avec notes de pas les avantage d'une leçon de chant1 - • ’ —- Mitvé donnée dans oes conditions.) ej'module peu.sage, à la façon des vieux maîtres, 3— a) Ich liebe dich, Beethoven: b) When the roses bloom, Louise Reichardt; c) Erlkonig, Schubert; d) Haidersoslein, Schubert; c) Dreamland Gates.Charles Huerter, Mme Schuman-Heink.4— a) Chanson arabe, Rimsky-Korsakoff, b) Hills, Burleigh; c) Mosquito Dance, Bohm.5— a) There is no Death, O’Hara; b) Sweetheart, Humphrey Stewart; el Kerry Dance, Malloy; d) Baler e (Leggiore invisible), Arditi, Mile Hardeman.Le lait que l’ensemble ne comprend; que des voix d’hommes ne devrait! Le ton de la bémol majeur est constant, d’après une tradition, en Dans une étude publiée récemment par l’un des plus grands journaux de Londres, il est question des artistes slaves et de l’influence politique qu’ils subissent malgré eux, en raison de l’agitation extrême qui règne en Russie, depuis la guerre.Et, comme l’étude en question cite particulièrement le cas de Chaliapin, la célèbre basse, qui doit donner un concert au Saint-I Denis, le 21 octobre prochain, sous pas être un obstacle, car, a.Par)t„ le nu|Vi«ae d’ég’lise, dont j’aimerais à rc gis Ire particulier des voix, lin-'_____!„„',•.i„ „0icnn »t l’âne Je ne I oeuvre.rc , opéra-comique en un acte, sui j^e moyenne difficulté et fort un livret du compositeur et du Dr j bien écrit(, pour volx, la messe Ecce Panis, pourrait fort bien en- Honoré Thibault.Lavallée-Smith était un esprit dé- (rpr dans nos répertoires- Elle est r it e! distingue.Ses oeuvres.| par Fischer à New-York.* Je continue à rappeler aux lec-teurs de la Vie Musicale, que le Iirescpic toutes inédites, sont, je crois, assez nombreuses.Elles accu-j srni toutes une recherche contenue i;;'iriqUneb est8eonïnteLctYeTraU^ ' des Aveugles de Nazareth nu n?harmonique ou contrepointi-! aura Heu,en novembre.Je n ai pas que ne décèle guère de faiblesses et e[}p°J_e.d.nU.tref_ a>i‘ jamais de négligence.I! y a de bien jolis morceaux dans Gisèle: l’aveu, la prière de !'ônceliis, les trois chansons canadiennes dont Vive la Canadienne qui termine l’oeuvre.Le style est bien plutôt celui de l'onéra-comique que celui rie l’opé nette et qu bout.nir que celles de la semaine dernière, mais ce qui importe, à l’heure actuelle, c’est de retenir le fait; les détails viendront à leur hevre.Bien des choeurs, superbement; montés en excellentes voix, seraient! heureux de pouvoir donner aux! oeuvres une interprétation aussi! la direction de M.Louis-H.Bour don, il est intéressant de résumer l’article en question.Ce qui est essentiellement vrai, dit l’article du journal de Londres, c’est que Chaliapin est un patriote convaincu et ardent, un patriote aimant son pays de toutes ses forces et ne demandant que la paix et la prospérité pour ses compatriotes.Du reste, Chaliapin a prouvé à maintes reprises son patriotisme par des actes, en venant en aide de sa propre fortune, aux milliers d'affamés de son pays.Chaliapin est sincère dans ses opinions et ses actes, comme il l’est dans ses interprétations.C’est même cette sincérité chez l’artiste qui l’a placé au premier rang des chanteurs d’opéra et de concert.Son répertoire est immense et il chante ce que lui demandera le public, le tout choisi à même le livret contenant les traductions qu'auront les auditeurs.LE CARILLON DE ST-ARLON mu* „„ .- - - - - _ _______________ ______, Pour son deuxième spectacle, la pVéiquès'f'ois H s’élève plus | soignée que celle du choeur de Na- Société canadienne d’opérette don-v a plusieurs personnages I zareth avec ses moyens nécessaire-j nerai lc macai 4 et jeudi 6 noven.- i n* les dialogues sont fort bien! ment limités, ceci soit dit de façon! bre prochains, le Le Carillon de St-p-cnés rt clos choeurs étouffés.L’on-i très générale et sans la moindre in-j Ar/on, opérette, en trois actes de :re réunit les principaux thè tention de comparaison particuliè-1 Meynard.dont la douce chanson du lever! rr.La raison d’ailleurs en est bien eau et le duo d’amour, très J UN ?S FILLES! UNE MASSE DE CHE- v - EUX SUPERBES simple.Chez les Aveugles, on re-licat.çoit une instruction musicale très ! .vnltéc-Smith n’eut pas le temps avancée.Tous sont lecteurs, et la d" faire l’orchestration de son oeu- concentration de la pensée, condi- vco.11 l'avait à peine esquissée, ! tion indispensable, chez eux, de I :\st aux'aguets de ce que dira cette voix, il l’écoute si fiévreusement que parfois il s’expose à la mal comprendre, et si parfois elle tarde à retentir, il s’émeut.On a vu plusieurs diplomaties européennes, il y a quatre ans, se tourner vers le Saint-Siège pour qu’il assurât la loyauté et la sérénité du plébiscite siiésien.Dans cette haute vallée de l’Oder où.depuis le moyen fige, leur contact fut un heurt, Pologne et Allemagne étaient en présence, on se trouvait là, comme l’a dit plus tard M.Raymond Poincaré, devant “l’une des plus graves questions laissées en suspens par le» traités de paix.” L’ambassade de France à Home s’unit à la délégation de Pologne pour si uhaiter qu’au nom du Saint-Siège un commissaire apostolique survint.Le Saint-Siège consentit, et le prélat chargé de cet office invita le cardinal Bertram, prince-évêque de Breslau, à se tenir éloigné pendant toute la durée du plébiscite, et fit savoir aux prêtres des territoires contestés qu’ils étaient dispensés du serment prêté à l’Etat allemand.“Je ne iloute pas, déclarait alors le général Le Rond, que le souci d’empêcher le clergé de ce pays de se laisser détourner de ses occupations par les luttes politiques.souci qui correspond entièrement aux vues de la Commission interalliée, contribue à faciliter l’accomplissement des devoirs imposés à rette Commission par le traité de Versailles.” Et M.Poincaré témoignait à la tribune que “ces dispositions prises par le Saint-Siège n’avaient peut-être pas été étrangères à la solution pacifique du litige.” Bien qu’elle n’eût pas été conviée aux délibérations internationales d’où était résulté l’acte de Versailles, la Papauté, généreusement.acceptait de prêter ses bons offices pour aider à combler l’une des lacunes du traité.Quelles que soient les prétentions de !’“idér laïque” dans le cfo-maine de la politique intérieure, il suffit d’observer les échanges de vues qui, sans cesse, se produisent entre les chancelleries de l’Europe rt la secrétaircrie d’Etat du Saint-Siège, pour constater que sur le champ de la politique extérieure l’“idée laïque” est en recul.L’empirisme nolitimie.sous réserve du respect dû aux lois morales, est le meilleur maître que puissent élire les destinées humaines- cet empirisme a constaté, a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.que la Papauté peut jouer un rôle efficacement pacificateur.Au lendemain même de son giffanterque effort pour soustraire l’Allemagne ca-tholimie à ]a suprématie du Trè» Saint-P^re, Bismarck, qualifiant Léon XIH de “Sire”, lui présentait l’échiquier sur lequc’ s’agitait le «ort des Be* Carolines, et l’invitait à iucor.Plusieurs grandes démocraties arnyMcaines, vingt ans plus tarif reo’an* devant l’effusion du sang, venaient demander à la paternité pontificale, alors représentée car Pie X.d’émetlre le verdict, oui.«n le* récnnHlinr : • " -IA BTlIMitka'TTUlTlLirJTTl'TTTTTT 'l'I '! 31X3 XMXI S.ÎXXi~S XLX’’"; Attention ! Attention ! LA QUALITE CHEZ NOUS DOMINE Lorsque vous désirez du parfum "Faites-mcà-RéviM ’’, insistez et appuyez sur les mots et dites, sans gène, puisque c'est vous qui payez: JE VEUX DU “FAITES-MOI REVER", DE J.J U TR AS ET DU VERITABLE, S’IL VOUS PLAIT.Bouteille d’essai: 35 sous; $2.50 l’once LA PARFUMERIE J.JUTRAS MONTREAL t n; xn; :: m:: u; t,;;:; «sse»r i -î La pipe Cavité ne se bouche pas tout le monde le sait Elle est maintenant vendue avec la garantie que si le bouquin se brisait, en nous renvoyant les deux parties, tête et bouquin, nous lu réparerions gratuitement, la remettant coimne neuve.Formes et grandeurs vanùées Uhez les marchands ou par In poste.1.00 Lu cavité “CAVITE EXTRA” pipe de luxe $3.50 E.-N.CUSSON.688 SAINT-DENIS.MONTREAL Un Déjeuner apprêté avec le Bacon Tranché CONTANT Rien de plus exquis.Demandez-le ^^PËëîm!rsaî!vî"^( ié RIGA 9f SOULAGE LA CONSTIPATION ^Tfî^hogrüpWe da Saint laurent Limitée tCUfeem CAtUMn 9»! avait seulement 6,210 navires jaugeant 11,280,298 tonnes soit une aug mentation pour 1924 de 90 navires et de 1.086.934 tonnes.Le mois passé on pouvait inscrire l’entrée nu port du grand navire de guerre américain New-York calant près de 31 pieds.Ce mois-ci on a pu voir entrer et sortir avec satisfaction les grands paquebots de la lied Star Line Lapland et Relgen-land (plus de 30 pieds), qui, malgré leur grande calaison, ont traversé les passes de l’Escaut sans encombre* et à toute vapeur.L’état de l’Escaut est de nouveau tout à fait normal et une navigation sans encombres est assurée.% Un monument commémoratif des débuts de l’aviation La Sauvegarde ?Renseignements fournis gratuitement a votre domicile, par L#Agence Spéciale J.O.DUCHARMK Représentants : J.H.LANGEVIN.$65, rue Marie-Anne.Tél.Belair 8784-7521’W J.OSCAR DUCHARME, 1075, rue Brrr», Tel.Main 7676.Belair 4:UM .i D’accord avec la préfecture de la Seine, l'Aéro-Club de France a choisi l’emplacement où sera édifié le monument commémoratif des premières expériences d’aviation faites par Santos-Dumont.Le monument sera constitué par un bloc de deux mètres de hauteur sur lequel une inscription rappellera l'événement mémorable du 12 novembre 1906.où pour la première fois l’anpareil du glorieux aviateur décolla le sol, attestant la possibilité de s’élever avec un plus lourd que l’air.C’est sur le champ d’entrainement de Bagatelle, à l’endroit môme où s’accomplit cette prouesse, que sera édifié le monu-menl.La fin des gondoles Ces longs bateaux noirs à haute nroue que les bateliers vénitiens, debout à l’arrière, conduisaient avec tant d’adresse,’*vont disparaître.La municipalité de Venise a décidé -de les remplacer, dans un délai de dix mois, par des canots électriques.On ne verra plus le long des canaux de.s déménagements ni des convois mortuaires en gondoles.On ne verra plus la "gondole à s:i-Inde’’, car c’était en bateau qu’on transportait les prisonniers.Au rri d(% gondoliers succédera ia frépirfntion des moteurs qui semble, sur l’eau, partieulièrement bruyante.Peut-être sera-ce plus nratique, mais les amoureux du pittoresque regretteront les gondoles el les gondoliers.L’aviation siamoise Le général Mitchell, directeur de l’aviation militaire aux Etats-Unis, a fait la déclaration suivante sur l’aviation siamoise, au cours d’un séjour qu’il fit à Bangkok il y a quelque temps: “Ce n’est pas sans surnri.se qu’on apprendra la création d'une splendide force aérienne siamoise.Elle comprend actuellement près de 300 appareils, e.t 70 pilote.s actifs.200 pilotes de réserve sont en outre astreints à faire chaque année de.s vols d’entrainement.“La grosse majorité des app;: reils sont de construction siamoise d’après des plans français.Les moteurs sont français et parfaitement au point.Je suis en mesure de l'affirmer, car j’ai pu effectuer de nombreux vols sur un de res appareils durant mon séjour.” RIEN N’EST SUPERIEUR AU BACON à déjeuner JAMBON “Triomphe” BEURRE “Triomphe” Marque Contant S.L.CONTANT 565, rue Marquette, Montréal n® MUSIQUE » - FRANÇAISE RAOUL VENNAT 642, Saint-Denis - - - - Est 3065 J 340 ,Ste-Catherine Est - Est 5051 (coin NoIre-Daifie-de-IaOurdes) l>ans nos Anneaux rte FianraUler et de Mariage C’est la qualité qui prime J.A.EMOND 245.Ste-Catherine E.Montréal P A R F U M E R I E Demander, nos bavard* parfumé* «tj J “PARFAIT BONHEUR'’ de J.Jutra* i Adresse! à: La Parfumerie J.Jutras, MONTREAL ENCADREMENT* DORURE Tahleaar, jrravnreii, miroirs, console* et objets d'art MORENCY FRERES, L IMITEE' 34«, RUE STE-CATHERINE EST.Téléphone: K.’.t 3202 ERNEST MEUNIER! 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dans la grande industrie.On n’a pour s’en convaincre qu’à regarder dans les villes les splendides maisons qu’elle a fait surgir et qui se peuplent avant même que toutes les pièces en aient été aménagées.L’hôtellerie a édifié, en Amérique surtout, des architectures nouvelles et qui ne sont pas sans surprendre les etrangers.M.Louis Hourticq, l’e-minent critique d’art dont tout le monde se souvient, dans un article sur le Canada qu’il vient de publier dans Vllluslration, de Paris, conjointement avec M.Gabriel-Louis Jaray, écrit à propos de nos hôtels: “Ils sont vraiment, dans ces jeunes cités, ce que les hôtels de ville pouvaient être dans les vieilles civilisations municipales, ou même les cathédrales dans les communes du moyen âge.” L’hôtellerie et l’auberge sont certes d’établissement ancien.Depuis que l’homme a cessé d’être nomade, l’hospitalisation commercialisée a dû être de toutes les civilisations.Elle a longtemps consisté en tout cas en un minimum de confort pour un maximum de urix.L’aubergiste était d’autant plus indépendant que, le soir venu, le voyageur n’avait pas d’autre choix que d’accepter le gîte qui s’offrait.Aujourd’hui le voyageur trouve à l’hôtel tout le confort du chex-soi et même davantage.Sans avoir à sortir, il trouve à sa disposition le télégraphe, la poste, le barbier, le cireur, le marchand de tabac, le marchand do journaux, d’autres boutiquiers encore.L’hôtellerie est dev nue l’affaire de spécialistes qui ont su tout organiser, tout prévoir pour satisfaire un public de plus en plus difficile.* * * ^ A l’angle des rues Windsor et Saint-Jacques, à l’un des carrefours les plus passants de la ville, juste en face de la gare Bonavcnture, l’hôtel Queen dresse sa stature de grès rougeâtre.Que son nom ne ï’indiquerhit déjà, l’on soupçonnerait quand même que le premier immeuble date du temps de la reine Victoria.Le même grès rouge se retrouve dans plusieurs des vieilles maisons bourgeoises de la rue Sherbrooke et de la rue Dorchester, construites au siècle dernier, alors qu’à Montréal l’on ronstrui-sait encore de jolies maisons et que la mode n’en était pas aux appartements exigus autant que chers.I.e Queen n’a pas la prétention des Palaces extravagants.C’est un hôtel bourgeois, dans le meilleur sens du mot, où le faste et le clin-qua’-t le cèdent au confortable.Tout en suivant la marche du progrès et en se maintenant au rang des hôtels les plus modernes, il a su continuer toujours la tradition des bonnes hôtelleries d’autrefois.De cela le publie qui voyage et qui loge occasionnellement à l’hôtel est au fait puisque le Queen, d’agrandissement en agrandissement, peut loger aujourd’hui six cents voyageurs et servir quelques milliers de repas par jour._ Plusieurs des hôtels qui étaient réputés il y a quelque vin£t ans sont disparus.Les autres vivotent et finiront un jour sous le pic des démolisseurs.Le Queen et le Windsor sont probablement les deux seuls de leur génération qui non seulement aient survécu mais qui aient progressé.Ils étaient d’ailleurs admirablement situés pour réussir, commandant respectivement les abords des deux princi-paits gares de la ville.Riches d’une réputation qui n’a fait que grandir avec les années, ils peuvent maintenant soutenir sans danger les concurrences nouvelles.Les hôtels Queen et Windsor appartiennent à la famille Raymond.Ce sont cependant deux entreprises distinctes et nous avons choisi pour aujourd’hui de parler du Queen.Nous respectons ainsi l'ordre chronologique au point de vue canadien-français —- car le Queen a été le premier hôtel de M.Donat Raymond, l’entreprise où il n fuit ses preuves avant de passer au Windsor qu’il dirige aujourd’hui personnellement.Du Windsor nous aurons l’occasion de reparler.* * * Depuis deux ans.M.Adélard Raymond.frère de M.Donat Raymond, est devenu directeur-gérant du Queen.C’est donc lui que nous avons interviewé pour obtenir les '•enseignements qui suivent.Toutes les actions de la compagnie de VFfôlel Queen, limitée, appartiennent à la famille Raymond et le conseil d’administration est constitué comme suit: président, M.Donat Raymond; vice-président, M.J.-A, Raymond; directeurs, MM.Avila et Adélard Raymond.C’est en 1900 que M.Donat Raymond est devenu propriétaire de eette hôtellerie.A plusieurs repri- ses il a fait exécuter des travaux d’agrandissements.En 192Ü, alors qu’il sc portait acquéreur de la majorité des actions de l’hôtel Windsor, il abandonnait la gérance du Queen à son frère Adélard.C’est à eette époque que les derniers agrandissements ont été faits.L'édifice est maintenant de sept étages au-dessus du rez-de-chaussée et Thô-tel peut recevoir six cents voyageurs.Ce qui n’cmpèche pas que certains jours, Tête surtout quand les touristes américains arrivent à flot, on doive refuser du monde.L’an dernier, le Queen a héberge 123,000 personnes.Le personnel de Thôtel est de 22ü employés, hommes et femmes.y.* * Le Queen est très fréquenté par ies Canadiens français et cela se conçoit bien.C’est aussi la maison prétérée des voyageurs de commerce et ces gens habitués à voyager n’ont pas de difficulté à expliquer leur préférence.La réputatioiï de la cuisine du Queen n’est plus à faire.De tout temps sa table d’hôte a été prisée des gastronomes et aujourd’hui plus que jamais.Les Mont réalais eux-mêmes ont pris Thabi-tude d’aller manger au Queen, pour ie déjeuner du midi et le diner du soir.Le dimanche soir, il arrive souvent qu’on attende sa place tant l’affluence est grande.Il est vrai que le temps de l'attente se passe assez agréablement dans les coquets salons, tout tapissés de cretonnes claires, au rez-de-chaussée et au .rcmier.La musique de l’orchestre provient jusque-là.D’ailleurs le maître d’hôtel cérémonieux ne tarde jamais beaucoup à venir nous mander qu’une table est libre.La visite écrite d’’un hôtel n’offrirait rien de particulièrement intéressant; la salle à dîner, la salle à déjeuner avec la verrerie qui étincelle sur la blancheur des nap pes; les longs couloirs, pareils à tous les étages, où de lourds tapis étouffent le bruit des pas; l’ascenseur qui crisse et qui crépite à chaque montée et à chaque descente.Le hall d’entrée, où s’empressent fort civilement toute l’armée des portiers et des chasseurs, où passent et repassent les pensionnaires.Il nous semble plus intéressant de faire connaître cette partie d’un grand hôtel où le public n’est pas généralement admis, l’arriére scène c’est-à-dire les cuisines, les magasins, les lingeries et les autres services.Quand on dinc à Thôtel on serait toujours curieux de savoir ce qui se passe derrière cette porte, dissimulée encore par un écran, où vient de disparaître le garçon Pénétrons-y en curieux, p.iisque c'est notre métier de l’être.M.Raymond nous avait d’ailleurs de mandé spécialement de visiter les cuisines."Le public, nous a-t-il (lit, est d’ordinaire sous Timpresslon que la cuisine d’un hôtel est malpropre.Je veux que vous voyiez par vous-même afin nue vous puis-liiez témoigner du contraire.” De fait les cuisines du Queen sont propres, blanches, immacu l'ées, aérées, ensoleillées.C'est telle ment tout cela, il y a tellement de lumière, de blancheur de reflets métalliques, cuivres, nickels, etc que c'en est surprenant.On s’attendrait à un réduit où les mitrons et les marmitons sont gênés dans leurs mouvements — tout 1 espace étant réservé pour la salle à dîner, pour ce qui paraît.C’est au contraire très vaste.La salle est haute de trente pieds et plus peut être.Tout un pan est découpé de larges fenêtres.Les fourneaux de toutes sortes, au gaz, à l'électricité.au charbon, sont sur trous rangées.Ils étincellent à l’extérieur et IA PREVOYANCE 189, RUE ST-JACQUES MONTREAL Tel: Main 4310-4311-4312-4313 ASSURANCES INCENDIE, AUTOMOBILE,’ RESPONSABILITE, VIE, ACCIDENTS, MALADIES, GLACES, VOL, GARANTIE, CAUTIONNEMENT.(Etabli* en 1905) WÊmmÊmmmmmmmmmimmrmmt à l’intérieur.Pas la moindre odeur désagréables; les fumets divers s’en tremèlent sans se nuire.Chaudrons et lèchefrites ont quelque chose de géant.Chaque jour on emploie un millier de livres de boeuf, autant d’agneau, 500 ou 600 livres de volaille, des porcs entiers, huit ou neuf poches de pommes de terre.Dans la cuisine proprement dite on ne fait que cuire les aliments.D’autres salles semblables sont aménagées pour les autres préparations.Ainsi une machine pèle les pommes de terre; une autre les tranche au besoin de la grosseur qu’on veut Des machines tranchent les viandes; d’autres font de la saucisse.L’hôtel cuit son nain; la boulan gerie est installée à côté de la pâtisserie où se ffcariquent au moins 4,000 pièces par jour.Boulangers et pâtissiers ont des fourneaux voisins.La salle du nettoyage est immense et toute ruisselante.De puissants jets aspergent d’eau bouillante la vaisselle qui revient de la salle à dîner.L’argenterie et la coutellerie sont nettoyés mécaniquement.L'épicerie, avec ses tablettes garnies de boites de conserves, ses barils et ses sacs, ne diffère guère d’une épicerie ordinaire.Dans la cuisine proprement dite, sous la direction du chef, M.Auguste Bourdoyron et des sous-chefsj manoeuvrent tout un régiment de toques blanches: ce sont les rôtisseurs.les sauciers, les "entremet-tiers”.les “légumiers”, les bouchers, les poissonniers, les glaciers et les “sorhetiers”.Comme on voit, la cuisine hôtelière s’est spécialisée comme fout le reste.L’hôtel Queen fabrique la glace dont il a besoin et le même appareil réfrigère sept ou huit chambres où sont conservés les aliments.Chaque chambre reçoit une sorte de comestible.Il faut dire avant de l’oublier que ; Thôtel Queen est approvisionné de i lait, et partiellement de crème et 1 de légume par In ferme de M.Donat Raymond, Raymnndalc.à Vnu-drenil.On sait que M.Raymond eardr sur cettp ferme une fameuse Holstein elle se nomme Dixie qui détient le record du monde pour la production dû lait.A l’heure des repas.I»* garçons — leur nombre varie de 50 à 60, — font la navette entre la cuisine et j la salle à dîner.Leur manoeuvre! est dirigé par le maître d’hôtel.M.j Léopold Baulu, qui est au service j de MM.Raymond depuis 20 ans.I Trois assistants l’aident naturelle-j ment.Les sommeliers forment un i bataillon à part.¦L’an passe, le Queen a servi 400,-000 repas, ce qui fait une moyenne de plus de mille par jour.En terminant la visite, nous sommes passé par la buanderie, la chaufferie, et toute une série d’ateliers de peinture, de menuiserie, de machinerie, d'électricité, de plomberie.L’hôtel emploie constamment au moins une vingtaine d’ouvriers.Pour la peinture seulement, la cuisine et ses dépendances sont passées à Témail blanc deux fois chaque année.La buanderie est une entreprise à elle seule.Vraiment avant de l’avoir vu on ne se fait pas d’idée de la complexité d’un grand hôtel.Emile BENOIST.LE MARCHÉ DE MONTRÉAL LE 4 OCTOBRE 1924 Cours fournis pour les farines, par la maison Ogilvie Flour Mills; pour les produits de la ferme, par la maison Z.Limoges et Cie, limitée, 26, rue William; pour les fruits, par Hart and Tuckwell; pour les céréales, par Quintal et Lynch; pour le poisson, par Hatton et Cie et pour les viandes, par Noé Bourassa, Limité, 45, marché Bonsecours pour les volailles par P.Poulin et Cie, pour les pommes de terre, par la maison A.Lalonde, 22-24, place Jacques-Cartier.N.B.—• Les prix que nous publions sont les prix de gros, excepté pour le poisson, les volailles et les viandes, dont nous donnons les prix do détail.* * * Prix vendant aux épiciers.Prix de gros: FARINE-TYPE Au baril, 2 sacs: Royal Household .88.65 Glcnora .88.15 Spéciale .87.95 Manitoba .87.15 Canada’s Best .87.75 Son Man., au wagon, tonne $28.25 Farine d’avoine : Gru, la tonne, au wagon .$30.25 Avoine roulée, le sac de 90 livres .$3.80 le baril .$8.35 CEREALES ET FOURRAGES La maison Quintal et Lynch cote, prix vendant à Montréal: BLE No 1, Northern .$1.65 No 2, Northern .$1.62 No 3, Northern .$1.59 AVOINE No 3, Canada Ouest .;.75s.No 2, Canada Ouest .76s.No 1, d’alimentation .73s.Mais jaune no 2.$1.40 Mais argentin .$1.22 Blé à volaille, qualité moyenne par 100 livres .82.00 FOURRAGE Hosbli : Sirloin Tenderloin Lpaule Côte la ;v_?ak ; Ronde .la Sirloin F'hnc .la Cô’elettes Point du siriuin Filet Nous cotons, prix vendant à Montréal : Mil no 1 .$15.00 à $15.50 Mil no 2 .$14.50 à $15.00 MU no 3 .$13.50 à 814.00 OEUFS Oeufs Chanteclerc .53s.Extra frais .50s.Extra frais d’entrepôt .43s.Premiers frais .37s.Seconds frais .32s.BEURRE Crémerie no 1 .37s.Crémerie no 2 .36s, En bloc d’une livre: Crémerie no 1 .38s.Crémerie no 2 .37s.FROMAGE F'romage d’Oka, la livre .32s.Fort, au morceau.25s.A la meule .24s.Doux, au morceau .19s.A la meule.18s.SAINDOUX En tinette.18s, En seau.18s.Va En bloc d’une livre.20s, FEVES E’T POIS Fèves blanches, le minot .$3.60 Pois, le minot .$3.60 MIEL Blanc, en gâteau, No 1 .23s.Blanc, en gâteau, No 2 .20s.Miel coulé: Blanc, canistre de 5 ibs, la 1b Ils, Canistre de 2 Ibs 1-2, la Ib‘ .14s.Brun en seau de 60 livres, la livre .9s.Brun, seau de 5 Ibs, la 1b .10s.SUCRE D’ERABLE Le strop d’érable nouveau se vend $2.10 le gallon et le sucre cfé-rable, 20s.la livre.POMMES DE TERRE Les pommes de terre du bas de Québec font 75s.les 90 livres livrées à Montréal; elles se revendent 85s.par 80 livres.Les pommes de terre de Montréal font de 65 à 70s.le sac de 80 livres.VOLAILLES Dindons frais .40 et 44s.Poulets: 3 à 3 1-2 Ibs .35s.4 à 4 1-2 Ibs .40s.5 et 6 Ibs .44s.Poules: 3 à 3V6 irvre*.25s.4 a 4Vi Ibs.30s.5 livres et plus.32s.Poulets du printemps: La paire .$1.50 et $1.75 Oies du printemps.23s.Canards du lac de Brome la livre .38s.Cochon de tait, ta it>.30s.Faisan anglais, chacun $2.50 et $3 Perdrix, Sud-Américain, paire ¦ .82.50 Canards ordinaires, la 1b .30t.Canetons .35s.Pigeonneaux .75s.Pigeons, la paire .60s._ , Fourni» por U-Q.BjaubUi et Cl».V D, 1- Payfthifi U B ont.1924 Spanish Hiver Paper Milia .;.13 oet.1924 6 oct 1924 Spanish Hiver Paper .Mills Prf.iSJ'i 15 ott.1924 JB oct.1924 Howard Smith Paper M.Prf.2 % 20 oct.1924 le oct.1924 Imperial liank of Canada, (x) boni de 1% inclusivement.4 % 1 nov.1924 17 oct.1924 Standard Bank .J !.J.I !.! ! ! 3 *.1 novj 1924 21 oct.1924 Penmans i.td., Prf., 1U% 1 nov 1924 “hv '«.eu» est us-sUvIdende un samedi, elle le devient le jour p,«cedent> Sp\yAEn&V coM^ES^ltT!f^T es OIUDENDÜS.ceu-E3 (eanaidlan Cottons Ltd.;.q 32, 4 oct 1831 Canadian Cottons Ltd., Prf.1 4 oct! 1021 Cafiadian Cur and Foundry Prf.’ ’ ] gu % 10 ort- 1924 Shawimgan Water and Power .- 10 1924 ue^T r?.«28: m* lie id e 1 eleinhone .2 c' 1 ¦; içwi Canadian industrial Alcohol .15 ty't 1921 Monte Md (_9' "rle,1U
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