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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 24 septembre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-09-24, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 2'2b MONTREAL, MERCREDI, 24 SEPTEMBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la DO»te: Ldition quotidienne CANADA.$8.00 Ruts-Unia et Empira Britannique .$8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 |H| M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 H : ' Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 6151 FAIS CE QUE DOIS ! t Ce n’est pas tout le programme.La suppression de l’ambassade française au Vatican — La question d’Alsace et le coup d’Alençon — De quoi les croyaient-ils faits?règne dans la salle d’audience et propose de demander au juge qu’on ouvre les fenêtres.— Voyons, jeune homme, dit l’autre plus expérimenté, en souriant, ne vous illusionnez pas.Le savant juge va prendre votre cause en délibéré et il ne ren-\ dra sa decision qu’en décembre prochain, alors qu’il ne sera plus nécessaire de faire ouvrir les fenê- tres.Les dépêches mettent ce matin à l'affiche la question de l’ambassade l'rtyiçaise au Vatican.Le cabinet Herriot n’p pas inclus, dans son projet de budget, les crédits de l’ambassade et cela indique qu’il est bien disposé à exécuter son programmé de suppression.L’aventure ne surprendra que ceux qui veulent à j toute force être surpris; car M.Herriot fut de ceux qui, lors du rétablissement de l’ambassade, s’y opposèrent le plus vivement.11 est tout naturel que, maître du pouvoir, il traduise en actes son programme d'alors.Quel accueil recevra de la Chambre nouvelle le projet de suppression?On prête à l'un des collègues de M.Herriot cette opinion que ce pourrait bien être là la pelure d’orange sur laquelle glisserait le cabinet.Opinion fort discutable, mais qui s’appuie sans doute sur ce fait que, si l’ambassade plaît naturellement aux catholiques qui désirent que se maintiennent entre le Vatican et leur pays des relations officielles, elle compte des f(artisans dans des milieux étrangers ou même hostiles au catho-icismc.Ceux-ci jugent que la France, qui est diplomatiquement représentée auprès de son ennemie d'hier, l’Allemagne, n’a pas le droit d’être absente d’un observatoire, d’un centre de renseignements tel que le Vatican (où l’Angleterre, en grande majorité protestante, a bien le soin d’être toujours présente); ils jugent encore que la France a trop d’intérêts qui la mettent forcément en contact avec le catholicisme pour pouvoir couper toutes relations officielles avec le Saint-Siège.Ces politiques seront-ils assez forts pour arrêter dans sa course M.Herriot?C’est le secret de demain.:}c # Mais il faut bien se rappeler que la suppression de l’ambassade n’est que l’un des articles du programme de M.Herriot.Les autres visent l’application à l’Alsace-Lorraifie des lois dites l&icfiies et la rigoureuse mise en vigueur dans la France de l’intérieur de ces mêmes lois.On sait la levée de boucliers qu'a provoquée en Alsace-Lorraine la menace proférée du haut de la tribune parlementaire par M.Herriot.' On a pu lire ici même les protestations de la foule, les lettres de Mgr Ruch, évêque de Strasbourg, de Mgr Pelt, évêque de Metz, et les réponses qu’elles ont suscitées dans les milieux catholiques français de l’intérieur, On comprend que les mesures prises contre les Clarisses d’Alençon et d’Evian ne sont pas de nature à calmer l’émotion ou à atténuer l’indignation des Alsaciens et des Lorrains.“Après l’incident d’Alençon, écrivait récemment le président de la Ligue des catholiques d’Alsace, M.J.Weydemann, nous connaissons mieux ces lois fies lois dites laïques], toute l’Alsace les connaît, et nous savons mieux maintenant ce qui arriverait à l’Alsace si elle ne repoussait pas de toutes ces forces ces lois “républicaines".'Lhypocrisie des formules gouvernementales éclate au grand jour." Et, plus loin: “Ce nous est une immense douleur et le sujet d’une profonde indignation de constater qu’il y a dans le Code des lois françaises des articles spéciaux pour proscrire la vertu, la prie- ' re et le dévouement aux misères humaines.Nous sommes blessés dans notre àme de Français, et nous ressentons cruellement la honte qui rejaillil sur toute la France quand un gouvernement d’après-guerre, qui se dit pacifique au dehors, déchaîne la guerre religieuse au dedans, déchire comme un “chiffon de papier" le pacte d’union sacrée et se déshonore en dirigeant contre des Paul SAISI-YVES Bloc-notes Ce congrès Le Soleil s’évertue à dénoncer le congrès agricole annoncé à Québec pour le commencement d’octobre.Ce sera une machine “politico-agricole”, dit-il; il l’appe-lle "le congrès de M.Ponton”.Selon le Soleil, ce congrès aurait été “organisé et convoqué en marge de la fonction séculaire des autorités civiles et religieuses.” Le Soleil n’a pas encore eu, c’est certain, le temps de lire le Bulletin des Agriculteurs, édition de lundi dernier.Il y aurait vu aue les autorités religieuses de Québec ont eu connaissance de cette organisation et que les missionnaires d’oeuvres sociales et agricoles se feront un devoir d’y assister; quant aux auto-rif; civiles, on ne fera croire à personne que MM.Taschereau, Ga-lipeault et autres en ont le monopole.Vers la fin de son article, le Soleil parle ife l’attitude du groupe Ponton envers les agronomes officiels.Ce groupe pou irait peut-être, à son tour, parler de certaines fonctions que des politiciens veulent faire exercer à ces agronomes et qui ne sont pas très honorables.En tout cas, s’il v a eu bénédiction de cloches à Québec en l’absence (les ministres et que les cloches sonnent tout de même, pareillement, le congrès se passera de la présence des ministres, mais il marchera.Si la colère n’était si mauvaise conseillère, ceux qui dirigent la campagne du Soleil contre le congrès de ces jourS-ci se seraient dit 'tue, la meilleure façon ce faire réussir une affaire étant de l’attaquer, le mieux qu’ils pouvaient faire pour tenter de bloquer ce congrès ou d’en empêcher la réussite, c’était de n’en pas parler.Or ils en ont tant parle qu’ils lui assureront à tout le moins un vif succès de curiosité.nou- Paris dispil même qu’on était a constituer en Alsace un comité qui inviterait les religieux poursuivis dans la France de l'intérieur à se réfugier en Alsace où l’on s’occuperait de les recevoir et de les protéger.D’après certaines dépêches, on serait disposé, dans les milieux anticléricaux français, à reprocher au Vatican le mouve-meril d'opinion qui s’est produit en Alsace et en Lorraine.Mais ces messieurs, s’ils y voulaient regarder de plus près, verraient bien qu’ils sont les premiers artisans de cette colère et de ces protestations.Ils menacent directement d'abolir un régime scolaire qu’a respecté l’Allemand; ils ouvrent devant un peuple religieux la perspective de coups de force comme celui d’Alençon; ils font cela au mépris de promesses formelles faites au nom de la France par certains de ses représentants les plus illustres et les plus qualifiés,.Et ils s’étonnent des colères, de l’indignation populaire! , .„ n.umee ne- Mais de quoi donc croyaient-ils que sont faits Alsaciens et ! Passe toutes les bornes de la convc-'ains?Orner HER0UX.rcssait d’aller sauver de la cou- H en a conservé les geste larges flagration un parapluie tout neuf "mis empesés.Son air flegmatique, laissé au bureau la veille.i en réalité, n'est qu’un masque fui De tous les défauts dont on accu- ' servant à la fois à dissimuler une se les fonctionnaires, avec plus ou Indolence et une apathie caraclé-moins (Tà-propos et souvent à tort,.eistiques, tout en lui donnant figure le plus apparent el probablement.\ de savant juriste qui s’en tient dr le pins réel est leur lenteur.C'est \ I application de la loi.vraiment extraordinaire comme ces : Probablement pour se donner gens ne sont pas pressés.Aussi de-\ une importance outrée, il a acquis rons-nous avouer n'avoir été aucu- ht mauvaise habitude de retarder nement surpris du récent homnta- ; tous ses jugements.Pour se pro-ge de sir Hamar Greenmood envers 1 noncer sur ta moindre cause, il fail les fonctionnaires qnt assurent, a- attendre des semaines plaideurs et l-il dit la continuité d’une politi-i clients.C’est une habitude, chez que malgré les divers gouverne- lui, de ne rendre un jugement qu'a- goiwerne-inents qui sc succèdent et leurs principes parfois opposés.Us évoluent avec une telle lenteur qu’ils sont parfois, en Europe surtout, de trois on quatre minis-lères en arrière.Ils sont un lien presque immuable entre les vivants et les morts.politiques, ce qui ne signifie aucunement qu’ils soient près plusieurs mots.Aussi, chez ces messieurs du Barreau, s’est-il fail une réputation neu commune de traînard.Un jour de printemps, au cours d’une plaidoirie importante ayant attiré un grand nombre, d’auditeurs, un jeune avocat se plaint à son collègue de la chaleur torride qui df» .• • 1 il i j 111 interet que pour les gens à goût flepravé et de bas instincts”.En d autres termes, des publicistes s’en-endent nour berner lr public et W feuilles sensationnelles américaines leur aident.Jolies moeurs et beau journalisme! C’est cela Un hebdomadaire, l’Acfton Populaire, dp Joliette, souligne en ces ternies, à propos de vignettes qui ont paru dans un journal montréalais d il y a quelque temps, le caractère dangereux de certaine presse: “Le mal était déjà grand quand il n y avait que la littérature faisandée.Il s’est aggravé depuis qu’on a eu / heureuse idée de publier des revues illustrées où Ton voit pêle-mêle cardinaux, évêques, grands criminels, étoiles de cinéma, danseuses, prostituées, etc.Pour les propriétaires du jaunisme, tous ces Ppr.sonna^cs or>l ta même honorabilité.On les loue dans les mêmes termes, ou célèbre leur gloire avec la même emphase.Et pourtant, combien peu .parmi nous pensent à s émouvoir d’une telle aberration!” Après nvo'r fait allusion n la publication de gravures pour le moins risquées parues dans un de nos "grands" quotidiens, l’hebdomadaire de Joliette ajoute judicieusement : “On se croirait eu conscience, et qn le serait, — d’acheter de telles images pour les mettre entre les mains de nos enfants.La responsabilité n’est-r.le pas la même quand on achète les journaux qui en publient, non pas une fois en passant.mais dix fois, cent fois par an?” G.P* Le carnet d’un voyageur Du Coude à Shédiac Déjà Tombre du départ.— Une organisation d’une mécanique précision — Nous retrouvons M.H.-P.LeBlanc — 80 milles Pa-voisés •— L’accueil acadien — Les homar-deries — Shédiac.Nous sommes au 22 août, depuis College-Bridge.C’est l’avant-dernière journée de notre voyage, sur laquelle la mélancolie du retour projette son ombre.Nous repassons par un chemin connu.Les voyageurs devront se séparer demain, rompre des amitiés nouvelles mais déjà chères et, surtout, s’extraire, pour longtemps peut-être, de cette hospitalité acadienne si franche, si chaude, si prenante.Partout nous sommes reçus comme des fils de roi et, quoi qu’on en dise, le métier, ou le goût du métier, s’acquiert vite! Comme pour nous rendre le départ plus cruel, Moncton et les villes qui lui font couronne nous préparent un accueil conntie nous n’en avions jamais rêvé.Nous sommes dans Tun des centres acadiens les plus actifs, les plus vivants.C’est un foyer de vie rayonnante.Mais quel ordre dans l'enthousiasme, quelle vigilance et quelle ponctualité dans cette accolade collective, dans cette ultime étreinte! Tout est prévu.Dès College-Bridge, nous retrouvons à bord de notre convoi M.Henri-P.LeBlanc, l’homme à la voix de bronze, dont nous avons déjà parlé lors de notre premier passage au Coude (ancien nom de Moncton) et qui s’est chargé de l’organisation, de concert avec notre charmant compagnon de route.M.Rufin Arsenault, et MM, Auguste Daigle et Cé-lime Melanson.PRECISION MECANIQUE DE L’ORGANISATION 1 M.LeBlanc parcourt le convoi et distribue des cartes dont le recto est divisé en deux cadres.Dans Tun.on lit “Les Acadiens de Moncton souhaitent à leurs frères canadicns-français la plus cordiale bienvenue'’.Dans l’autre, ces simples mots: ‘'Numéro de votre auto: A'”.En dépit de notre nombre, en dépit de nos 280 voyageurs et de ceux qui les ont rejoints en route, on a prévu une place pour chacun afin que tous puissent accomplir dans les conditions de confort les plus absolues les 80 milles de chemin, bordés de belles terres acadiennes ou de beaux villages acadiens.Il y a 87 voitures à notre disposition et toutes les places sont numérotées.Sur un si long trajet il peut survenir des accidents.C’est prévu : trois voitures ferment le cortège pour exécuter les réparations d’urgence et pour recueillir les voyageurs en panne.Ainsi rien ne clochera — et rien n’a cloché.Pour nous mettre au courant du trajet, on nous distribue aussi un itinéraire dont voici le texte: V O Y A G E I) U D E V O / B EN ACADIE Tournée en Automobile organisée par les Acadiens de Moncton avec Taide bienveillante de leurs concitoyens de langue anglaise.VENDREDI LE 22 AOUT 1924 INSTRUCTIONS AU.V CONDUCTEURS D’AUTOMOBILES A cause du grand nombre d’automobiles et pour le confort des voyageurs, il est désirable que la vitesse ne dépasse pas 2ô milles à Thcurc.Afin d’éviter les accidents, toutes les automobiles devront garder la place qui leur aura été assignée et se tenir à une distance convenable les unes des autres.ITINERAIRE Rues Hijjhficld à Park; Park à Cameron; Cameron à John; John à Highfield; Highfield à Saint-George; Saint-George à King; King à Main; Main à Church; Church à Sunny Brae, Irishtown, Notre-Daane; descendre du côté nord de la rivière de Cocagne jusqu’au pont de Cocagne; à la petite rivière de Bouctouche par le chemin de la poste; et de là, par le chemin de la côte, «e rendre à Cocagne, Grand-Digue et Shédiac.Après la réception à Shédiac, se rendre au Cap Brulé pour le souper.Retour à Moncton en s'arrêtant à Scoudouc pour la bénédiction du Saint Sacrement.Le lecteur est ainsi familiarisé avec le trajet.Nous commençons par Moncton, dont nous visitons les principales rues et le beau parc, dont nous voyons, au sortir de la ville, les industries importantes, puis nous nous engageons sur une jolie route mais où sont rares les Acadiens.Nous franchissons Irishtown et Sunny Brae, deux localités dont le nom révèle la nationalité des habitants: Irlandais et Ecossais.TOUS DE MEME GRANDEUR Mais nous voilà évidemment en terre française.Ce sont moins les drapeaux, les banderoles, les oriflammes qui nous le font deviner que le nombre des enfants sur le pas des portes, des enfants “tous de même grandeur”, comme le faisait observer un voyageur.On en compte dix, douze et parfois plus.Contrairement à la pratique québécoise, les maisons, toutes bien construites et bien peintes, sont d’ordinaire en retrait, suivant la mode anglaise ou américaine; de sorte que nos amis acadiens sont un peu loin do la route.Mais nombre d’entre eux sont venus sc ranger tout près de la clôture et nous saluent en passant, nous poursuivent d’une agitation de main tant que les voitures n’ont pas disparu dans la poudre de la route.Quand on songe que nous défilons pendant tout près de 80 milles à travers une double rangée de maisons pavoisées, cela donne une idée de la peine que ces gens-là sc sont donnée pour nous honorer.Et cela nous va au coeur.Notre acte mérite-t-i! tant d'égards?N’est-cc point tout naturel d’aller voir des frères?On nous reçoit un peu comme des enfants prodigues et peut-être est-ce voulu en somme?Comme le dira tantôt un ecclésiastique en reprenant l’exclamation de la Princesse au bois dormant : “Comme vous vous êtes fait attendre!” LA FEERIE QUOTIDIENNE Le paysage change.Nous voilà au bord de la mer dans une roule qui longe presque Teau verte, où un vif vent du nord-est fait mousser des petites vagues, eburtes et vite dissoutes.Les pins gigantesques descendent hardiment jusqu’à la grève et des ponceaux de bois franchissent les bras de mer qui sc multiplient.Cette verdure sombre des pins, ce vert glauque de la mer et ce ciel bleu, sans nuage, font un ensemble de couleurs d’un nuancé admirable.Et la côte est capricieuse; elle est découpée, dirait-on, comme le papier que taille distraitement la main d’une enfant, heureuse de conduire les ciseaux interdits.Ixi-bas, tel un eé-tacé géant, un grand rocher gris et lisse enfonre son muffle dans la mer.C’est là la Grand’Digue, si nous avons bonne mémoire.Tout près, des goélettes aux grandes voiles éployées rythment leur marche sur le mouvement des lames.Et on saisit mieux à les voir la vérité, le cliché qui fait d’eux des frères des aînés goélands.C’est ravissant et, à la fois, pénible, car il est dur aux veux d’avaler toutes ces choses à une vitesse moyenne de 2â milles à Theure.On voudrait marcher, marcher à petits pas, muser, s’attarder juscu’è ce que le soleil couchant incendie ce bleu et cc vert et serve à nos regards émerveillés la féerie quotidienne.Mais nos voitures sont comme billes de bois de pulpe sur une rivière: les unes poussent les autres.LES HOMARDERIES Depuis quelque temps cependant sc succèdent des maisonnettes de bois proprettes et toutes pareilles qui exhalent par un long tuyau de tôle une fumée intense.Ce sont les homarderies.Nous rompons la chaîne des voitures pour en voir une très vite.Le patron en bras de chemise et coiffé d'une casquette nous accueille avec cette lenteur polie particulière aux Acadiens.Une douzaine de jeunes filles, dont les vêtements disparaissent sous un ample tablier de coton blanc et dont les cheveux sont retenus dans un serre-tête, l’entourent.Elles dépècent les homards qu’on extrait de leur bain bouillant où ils se débattent comme des beaux niables avant de troquer leur robe blcu-verdàtrc contre une belle pourpre.On vide les carapaces de la chair savoureuse et si prisée des gourmets avec une dextérité qui ne laisse rien perdre.On dispose la recette dans des boîtes de fer-blanc et on soude.Tout est dit.Le homard goûte ici un trépas rapide; on lui épargne la longue ago- ' nie, à demi congelée, de ceux expédiés vers la ville au milieu de la glace.1 Et cotte rapidité d’opératiOhs a son grand avantage la chair est ferme, délectable.Et la perte est éliminée.Autrefois on ne savait que faire; des petites pièces.On les utilise aujourd’hui tous comme les grandes de neuf pouces et plus, mais différemment, Les belles s’rn vont surtout, nous dit-on, vers les Etats-Unis où clics ornent la table de quelque diner somptueux.Ix:s petites entrent dans la consommation modeste transformée en conserves.VERS SHEDIAC Nous reprenons la route.De loin, les églises aux clochers blancs, toujours situées sur une éminence, nous font deviner les villages, La route capricieuse est bordée de villas modestes mais claires.Nous voilà en vue de Shédiac que nous avons rejoint pur le chemin des écoliers, puisque nous avons fai* près de soixante mûtes et que par la route la plus courte il n’es* guère a plus de dix-hui* milles de Moncton.(La suite vendredi) Louis DUPIRL.L’Allemagne formule ses désirs et ses conditions, dans un mémoire Le cabinet allemand rédige actuellement un document relatif à son entrée dans la Société des nations — Il veut savoir si l’Allemagne aura un représentant au Conseil de cette société — Son entrée ne comportera pas l’admission qu’elle est responsable de la guerre — A Genève, on discute le protocole sur l’arbitrage article par article.En Chine, l’armée de Kiang-Sou préparerait une forte attaque.Berlin, 24 (S.P.A.) Le gouvernement allemand a commencé à rédiger un mémoire contenant les conditions d’après lesquelles l’Allemagne demandera à devenir membre de li S.D.N.Ce mémoire qui renferme les désirs et les conditions de l’Allemagne sera envoyé à tous les Etats membres de la Société.Dans cc mémoire l’Allemagne de-mandera qu’on lui dise clairement si elle sera représentée au conseil de la Société et elle déclarera expressément que cela ne devra pas constituer une nouvelle affirmation de ses responsabilités de la guerre.LE PASSAGE DES TROUPES ETRANGERES Elle demandera aussi des informations sur ses obligations, surtout concernant te passage sur son territoire de troupes étrangères pour assister un Etat voisin qui serait attaqué jiar un autre Etat.Sur ee point, le gouvernement allemand soutient que cela cousti-luera une atteinte au principe de neutralité, particulièrement envers la Russie, et que cela pourra être une nouvelle cause de guerre.DEUX COMMISSIONS SIEGENT, A GENEVE Genève, 24 (S.P.A.) — Les deux commissions les plus importantes de la cinquième assemblée de la S.D.N.se sont réunies, aujourd’hui, pour étudier article par article le protocole sur l’arbitrage, la sécurité et le désarmement qu’a rédigé M.Bencs et le sous-comité des douze.La troisième commission, ou commission de désarmement, où les opinions contraires entre la France et la Grande-Bretagne s’affirmeront probablement de nouveau aujourd’hui, doit se réunir à 10 h.30 du matin tandis que la commission sur l’arbitrage commencera son travail à 3 h.30 du soir.ON ATTEND DES NOUVELLES D’ALLEMAGNE En attendant, rassemblée s’ocru pe de questions courantes.On attend avec impatience des nouvelles d’Allemagne annonçant sa demande définitive pour devenir membre de la S.D.N.Malgré la meilleure volonté de I tous pour que les commissions ter-i minent leurs discussions, on ne croit pas pouvoir procéder h la I prorogation avant le milieu de la semaine prochaine.Les délégués réalisent que Je travail concernant le protocole est trop important pour qu’on puisse adopter une solution inconsidérée.On préfère que l’assemblée siège jusqu’en octobre plutôt que de ne pas approfondir les points importants et ainsi compromettre le succès de la conféren» cc du désarmement.LES CANONS SONT SILENCIEUX Shanghai, 24.(S.P.A.1.15 p.m.) J.es canons des armées de Tché-Kiang et de Kiang-Sou sont silencieux aujourd’hui.Aux quartiers généraux de I.ungwha on croit que Tannée de Kiang-Sou fera un effort désespéré, cc soir et demain, sur le front, entre Liuho et Tsing-pu, sur la rivière Yangtse, de l'autre côté du chemin de fer Shanghaï-Nankin.On base cette prédiction sur le fait que les adversaires auraient massé sur ce front tous leurs hommes disponibles et qu’ils fortifient Anting.Les quartiers généraux de Tché-Kiang prétendent avoir 14,000 hommes pour s’opposer à cette attaque.On a fait venir ces troupes du secteur d’Ihing, à l’ouest du lac Tai.L’ARMEE DE MANDCHOURIE SUBIT DES PERTES SERIEUSES Pékin.24.(S.P.A.) — A six milles do Shanhaikwan, sur la frontière du Tchi-Li et de la Mandchourie, les troupes du gouvernement central ont employé des chars blindés, contre Tannée de Mandchourie et lui ont infligé des pertes sérieuses.On rapporte que les aviateurs de Mandchourie ont bombardé Ching-wuutao, le port près de Shanhaikwan.Ixs dommages ne seraient pas importants._ Uc rapide entre Pukoxv, ville du Kiang-Sou, et Pékin ne voyagera pas pour un temps indéfini.Lettre d’Ottawa La division chronique des conservateurs De même que celle des progressistes fait contraste avec l’union qui règne actuellement chez les libéraux — On mentionne M.Patenaude Par Léo-Paul ÜESRQSIEHS Ottawa, le 22.— Le parti libéra! n’a pas à sc plaindre de sa destinée, j Si les dernières élections nc lui lu ! rent pas aussi favorables qu'il Tau-! rait voulu, s’il perdit plusieurs de! scs meilleurs chefs, si sa Jégà c ma- i joritc disparut en moins de deux | ans, il profite aujourd’hui d'autre j part des circonstances et des évé- j nements politiques.Son avenir s’a-| méliore constamment.Et cette amélioration, il la doit en premier lieu a la division qui règne chez scs deux adversaires.Le parti conservateur et le parti progressiste offrent pour le moment un véritable chaos.Seuls les libéraux paraissent avoir atteint Tuni-té à travers des crises intérieures qui sc sont heureusement termi-1 nées.Pas n'est besoin de revenir sur les divisions qsii régnent dans le j camp progressiste.Est-re que les ; fermiers en faisant leurs recolles,1 ont trouvé le moyen d'effectuer j une entente?L’est ec que nous j verrons bientôt s'ils sc réunissent,; comme ils en avaient l'intention, j Mais l’unification définitive parait difficile, le parti libéral agissant: sur une partie des progressistes a la manure d'un aimant de plus en i plus intense cl de plus en plus ! fort.Quant aux conservateurs, ils ont ! toujours été les premiers à signaler celte incapacité fondamentale de s'entendre qu'on remarque chez le I parti progressiste.Pourtant ils sont aiiiourd'hui dans une position semblable sinon pire.La zizanie ; s'est mise dans leurs rangs et triomphe au grand jour.M, MLIGHEN GRAND DIVISEUR L’est TOntario qui v’ut garder! \t Mcighcn à la tète du parti.L’est Quebec mil veut le rempl i; er, c’est l'ouest qui n’en veut pus.Toute; cette histoire est pnrfaiî'Nnent eon-! nue.Mais re que Ton oublie de si-, gnoler et qui est une cause piimur-dirle de faiblesse et (Tmur l'snnee pmi" le narti conservateur fédéral e’esl que toux les journaux uni t jouent son jeu dans noire province mangent à ta i récl r du parti li-| Géra, québécois l.’Evéncmenti ta Gazette, la Patrie, pour tn> citer «vie les plus considérables ont toujours en réserve une abondante provision d’éloges pour M.Taschereau et ses ministres.S’ils accordent maintenant une proportion un peu plus équitable dp leurs colonnes à M, Sauvé et à l’opposition, c’est qu’ils ont failli marcher vers un grand succès et que la chance leur est un peu revenue.Mais tout de même, ils sont restés fidèles à l’administration provinciale malgré les nombreuses occasions de s’en détacher, et elle peut les compter parmi ses plus sûrs appuis.ETONNANTE FIDELITE Plusieurs ne croyaient cependant pas à une fidélité aussi constante, ils s’attendaient à voir tous CCS journaux se détacher-du parti libéral piovincial lorsque le parti libéral a osé toucher au tarif.Les manufacturiers, croyait-on, sauraient tourner ces journaux conlve tout ce qui est libéral afin de mener contre M.Mackenzie King une campagne plus agressive, plus effective et certainement capable d’amener un meilleur succès.Tourner contre les libéraux d’Ottawa et soutenir M.Taschereau paraîtra longtemps illogique à notre électorat partisan.Et lorsqu’on soupçonne en plus ces journaux d’agir ainsi pour des motifs de second ordre, on comprendra facilement que les lecteurs ne se laissent pas toujours convaincre.Ils trouvent que voilà dos gens qui ne tiennent que peu à leur parti, en général, et les laissent dire en souriant.Le n’est pas dire qu’une double attitude envers le même parti, au fédéral et au provincial, nc se justifie pas très souvent par d'excellentes raisons, loin do là.Elle s'im-P'ise aux esprits impartiaux dans plusieurs circonstances.Mais cette attitude chez les organes conservateurs sus-mentionnés n’a pas qu’un peu fait pour détruire, affaiblir et rendre impuissant le parti qu’ils soutenaient autrefois.Elle a détruit ce que l’on appelle leurs fortes lignes aux dénens des adversaires et empêché les contemporains de les reconstituer.Voilà qui paraît bien établi.F.l l’avenir ne différera nas beasi-eoup du nnssé sans doute.Les grands organes conservateurs étant ;t la dévotion de M.Taschc-ri au.les attaques qu’ils pourront lancer contre M.Mackenzie King nerdront beaucoup de leur effet.Voilà qui rend si difficile et presque impossible la conquête que les (Suite la 2ême page) L’opérette I lire en vaae 2.une crili-vue du Dr Eréd.Pelletier %ur la representation d'hier sotryiu Monument National. LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI, 24 SEPTEMBRE 1924 Volume XV — No 225.Pour les Clarisses Le Cardinal-Archevêque de Bordeaux écrit à l’aumônier de* Claris» es d’Alençon — Un vigou- CHÜSES MUNICIPALES Un million en , quelques jours reux plaidoyer en faveur de la vie religieuse, j i es taxes foncières ont hap-rcu* Himuirycr vn laveur mc i« « | poRTE m jysQU'ICI.Le courrier d’Europe nmi* apporte ia pièce suivante: LETTRE DE S.EM.LE CARDINAL ARCHEVEQUE DE BORDEAUX A M.L’AUMONIER DU MONASTERE DES CLARISSES A ALENÇON Bordeaux, le b septembre 1924 Çber Monsieur l’Aumônier, .l'applaudis de tout coeur à l'émouvante protestation que vous ave* bien voulu me communiquer.Les catholiques alençonnais ont mille fois raison de dénoncer à la France et au monde l’acte gouvernemental ou plutôt maçonnique qui vient de contraindre les Clarisses, précédemment réfugiées en Belgique, de reprendre le chemin de rcotil.Pourquoi la guerre aux religieuses?Serait-ce au nom de la justice?La loi qu’on leur applique est.au contraire, injuste à plusieurs titres.Elle est injuste, parce qu’elle outrage les droits du Christ, Dieu et Roi, qui, en vertu de son autorité suit de sa haine, et qui rêve leur ex- ; termination totale, va nous le dire.Dans les Instrnctiom trerites, don- i nées en 1820 à,la Haute-Vrnte.une des branches de la franc-maçonne-1 rie, il est recommandé avant tout de travailler à la corruption des i ALORS QUE LA COURSÉ DES HUIT DERNIERS JOURS DE SEPTEMBRE RECOLTERA AU DELA DE DIX MILLIONS - - LES DEVOIRS D’UN GERANT D’UNE VILLE moeurs.Et.quelles ««e».après, j .’ayualîmen;1 de'l’int j le 9 août 18.18.l’un ^.cs ^l,^.r.“l’ll'ipôt foncier est recommencée à Rhô-qm avaient reçu ces instructions .- Vindice.écrivait à bips : “Faites des coeu vous n'aurez plus de Mm.Nubiu, %.i.»» dnï'ïëum'dï'.so.r.Ainsi concluait il une d t | |es taxes foncières représentent, très par ces mots: I entendais de.- 1(, joli ot f|e g17i000)0'0o chaque mèrement un de nos amis rire de, , ^., .' .! nos projets et dire: “Pour, abattre pa#snter“une^seut* sernfe| Jusqu’à date la perception le catholicisme, il faudrait commencer par supprimer la femme.’’ i A cela.Vindice répond: "G’est vrai.| mais si nous ne pouvons la supprimer, corrompons-la.” Pour pouvoir arriver à corrompre la femme, la secie s'est dit qu’il failail, de toute nécessité, écarter le sel qui empêche la corruption de se produire, et le sel.c’est la reli- p*i-* plus éprises d’idéal et de perfec lion à pratiquer en commun, loin des bruits du siècle, les conseils évangéliques.Eüe est injuste, parce qu’elle on-tfage les droits de l’Eglise en attribuant au pouvoir civil un droit de vie et de mort sur les communautés religieuses, alors que, d’après les prérogatives dont elle a été investie par son divin Fondateur, l’Eglise seule est compétente pour leur permettre de se former et pour les ooliger à se dissoudre.Elle est injuste, parce qu’elle outrage les droits résultant de certai- nés ^*t,t^'®"s./rf'î,5raASe -n®fi2“!a lése-patrie?Pendant la guerre, on en vigueur, droits sacres, mahena- .* t.„ morts’” et la blés, imprescriptibles, qui sont an- cna üel,out les n,orts- et tprieurs et supérieurs aux lois posi- p repaie chez la jeune fille les vertus de l’épouse et de la mère.Ea franc-maçonnerie poursuit les comunautés de femmes, parce qu’elle veut en finir avec les femmes chrétiennes qui.sous la conduite des évêques et des prêtres, ont fait la France et sont toutes prêtes à la refaire.Or.la secte a inscrit en toutes lejtres dans le programme religieux d’après-guerre élaboré au GrandTJrient de Paris, en 1917: “fl ne faut plus qu’il y ait une France chrétienne." Comment l’empêcher de commettre ce crime de lèse-religion et de atteint près du million avec $947,806, recueillis depuis quelques jours; ta journée d’hier a récolté la somme de $192,830 avec 1136 comptes ae- J '"""11'"?’’’1.'.L'.quittés, ! M.P.Collins, trésorier-adjoint, j L opereffe recommande aux contribuables de 1.1 «e présenter avant les derniers jours de septembre, afin d’éviter l’encombrement des bureaux.Le délai expire le 1er octobre et passé celte date une charge de six pour cent est imposée à tous les comptes.LE GERANT D’UNE VILLE £ , LE > ^PAQUET/ fives, selon le mot des constituants de 1848 Pourquoi la guerre aux religieuses?Serait-ce narre qu’elles n’auraient aucun droit a la reconnaissance?La loi qu’on leur applique constitue au contraire, en même tenjos qu’une criante injustice, une ingratitude manifeste.Qui donc peut ignorer les inûpuréciables services rendus sur la terre française et.dans les missions lointaines par les Soeurs enseignantes et par les Soeurs hospitalières?En se dévouant dans les écoles et au chevet des malades, même atteints de maladies contagieuses, ne servent-elles pas.avec quelque mérite, surtout quand il faut quitter sa famille et sa natrie.l’intérêt et le prestige de la France?Les Soeurs rontemola-Hves comme les filles de sainte Claire participent dans une large Aresure à l’action bienfaisante de» atqtres épouses du Ghrisl, En temps eje paix, elles offrent leurs prières éf leurs pénitences pour assurer fidélité des uns et pour ramener la faiblesse des autres à l’accomplis sement des devoirs essentiels de n religion et du patriotisme.En te mus de «uerre.elles sont loin de se désintéressé’’ des causes pour lesquelles on se bat sur les champs de ba taille, et elles justifient une fois de nlijs.avec un incomparable amour de tout ce ou’il faut aimer, la na mie de Bossuet “Les mains levees vers le ciel enfoncent nlus de bataillons que celles qui frappent'’.Pourquoi la guerre aux religieuse*?La secte régnante, qui les pour France fut délivrée du 'joug germa- ; nique.Crions aujourd’hui: “De-! bout les vivants!” et la France sera1 L’Association des gérants de villes d’Amerique tient actuellement son seizième congrès annuel, à l’hôtel Mont-Royal, sous la présidence de M.Ear! y,.Elliott, gerant de Wichita, Kansas.Ee maire Charles Duquette, de Montréal, a souhaite la bienvenue aux délégués, ainsi que le maire Beaubien d'üutreniont et le maire McEagan, de Westmoum.A la séance d’ouverture, M.Elliott a présente son rapport des opérations de l'Association durant Tau née écoulée.Puis M.O.E.Carr a soumis une étude, sur les devoirs Amour Tzigane de Franz Lehar bout les vivants! et la hranre sera ; (l-un gérant d’une municipalité.Aoila pour le côté matériel.P délivrée du joug maçonnique.Mais Le gérant d’une ville, dit-il, doit | la partie musicale, le progrès il faut que tous les Français se lè- d’ahont se convaincre que la posi-: plus marqué se trouve à l’orches vent.Que pourraient nos ennemis si nous savions faire hlor?Us ne sont qu’une poignée et nous sommes la France, ta France qui, à l’exemple de l’Alsace et de la Lorraine, tient à conserver sa foi.parce qu’elle ne veut nas mourir dans les saturnales de l’athéisme et du bolchevisme.Je vous prie de transmettre ma bénédiction aux vénérables Clarisses restées au couvent et de leur dire combien je m’associe à la douleur que leur cause le départ forcé des nobles victimes de l’infoléran-ce maçonnique.La bienheureuse Thérèse de l’Enfant Jésus, dont la charité demeure fidèle à toutes ses oromesses, n’oubliera pas ce monastère qui.depuis quatre siècles, fait tant de bien et tant d’honneur i sa ville natale, et.dans un avenir veut-ètre plus prochain qu’on ne pense, nn verra la liberté religieu-c, la liberlé de servir Dieu comme il veut être servi, triompher de la tyrannie jacobine, non seulement à Aleneon.mais encore dans toutes les autres cités françaises.Veuillez agréer, cher Monsieur l’aumônier, et faire agréer aux signataires de ia protestation, avec la reconnaissance mêlée de fierté une leur geste m’inspire, i’homma-gr de m i respectueuse et cordiale sympathie en Notre-Seigneur.t PAULIN, card.ANDRIEU, archevêque de Bordeaux.La Société Canadienne d’Opéret-te a commencé hier soir sa deuxième saison sous les plus heureux auspices.Il y a amélioration visible partout.On a d’abord décidé de donner deux représentations de chaque oeuvre, ce qui, sans augmenter sensiblement les dépenses, décongestionne la salle, tout en la gardant à peu près remplie; avantage considérable pour le confort des auditeurs.Maigre la longueur de l’oeuvre et quoique Ton eût commencé après l’heure annoncée, on a fini avant minuit, les entr’actes interminables de l’an dernier étant cette fois raisonnablement courts.Voilà pour le côté matériel.Pour Je A ses côtés, un autre débutant, j j M.Paul Valade, dont on connais- .j sait la fort jolie voix, mais qu’on ignorait encore comme acteur d’o-i perette, a fait une excellente im-! pression.11 est solide, dit bien, chante encore mieux et se tient en scène comme s’il en avait une longue pratique.Mme Euza Gareau dans un rôle i qui n’est pas de scs habitudes a, montré une grande versatilité, a’a- ; daptant bien à son personnage et mettant à son service une voix qu’on associait plutôt naguère aux roles d’un fort lyrisme.Mlle Lucille Turner, en grand, progrès au point de vue vocal, n'a | rien perdu de sa gentillesse et de ! sa finesse.La scène du 2c acte avec ( son mari et les bébés a été exquise.M.Paul Trépanier, dans un rôle d’amoureux transi, a été très bien comme voix.MM.Lamarre, Noël et j Légaré et Mme P.Demers complé-j laient l’excellente distribution.J’ai déjà dit combien l’orchestre j m’avait semblé bon et la pratique | de l’accompagnement l’assouplira encore, au point de lui faire donner la douceur la plus fine, comme la puissance, qu’il possède d’ailleurs déjà.Enfin les choeurs ne méritent que des félicitations.M.Albert Roberval a préparé et conduit l’oeuvre avec son habileté coutumière.Cet «xcellent artiste nous a tellement hanitués à n’attendre de lui qu’un travail minutieux et des soins attentifs à tout ce qui se fait en scène et au puits de Tor-chestre, qu’on ne saurait trop reconnaître la part qui lui revient du succès général.Amour Tzigane sera repris demain soir.Fréd.PELLETIER.mm i if//, sd.SèeïUcw, 5iance/ 'à StlJfl* sJ orchestre.lion qu’il occupe en est une (te la j On a laissé de «Me les orchestres plus haute importance, et qu’il ne | unionistes, coûteux sans bonne rai-doit l’accepter que s’il est désireux j son cour une société purement ama-de travailler pour le bien général j leur et difficiles à manier à cause de la ville ou de la population de de l'impossibilité d’avoir de nom-cette ville.S'il ne croit pas dans ; breuses répétitions et on les a rem-le succès de ce mode d’admmistra-4j placés par un orchestre de non-tion, il lut est aussi inutile d accep- unionistes oui sera permanent.On i_ .i v a qUe yj Roberval peut donner le nombre de répétitions Lettre d'Ottawa (Suite de m première1 ons* I à un moment disposer, et la disci ! pii ne qu’il est plus habitué à sup-i porter.Dans certains milieux, on parlait dernièrement pour lui d’un conservateurs fédéraux voudraient, chef canadien-français, M.E.-L.Pa-fa ce d’une partie substantielle de ' teiiaude, qu’a mis en vedette le suc- l’électorat québécois pour remonter au pouvoir.TOU EST DISSOUS Les propriétaires de ces journaux ne doivent pas s'imaginer non plus que les vieux bleus aiment à lire dans les journaux les éloges d’un gouvernement libéral.Ueite défection leur donne du dépit, de la co t és des conservateurs aux dernières élections provinciales.Tout cela naturellement d’une manière bien vague, bien imprécise, nom jeté en passant que de faire réfléch les désirs, les velléités prendront nécessaîremen jour où les industriel riers et capitalistes ment et réellement alarmes des bml- ter la gérance d’une municipalité ou* d’une ville.De pins, le gerant ne doit jamais utiliser pour son propre avantage financier, les renseignements qu’il obtient en sa qualité de gérant.Du moment qu’un gérant entre en fonctions et est chargé par les autorités municipales de mettre les règlements municipaux en vigueur el de les faire respecter, il donnera Ixii-mème l’exemple et respectera ces mêmes règlements.Il se rappellera qu’aux veux du public il n’est qu’un fonctionnaire et que c’est le conseil municipal, composé des représentants directs du peuple, qui fait les réglements et qui doit seul récolter tout le bénéfice de la bonne administration.Le gérant d'une municipalité doit être un parlait exemple d’honnêteté.Dans ce but, il élimine tout ce qui, chez lui, pourrait laisser croire a la malhonnêteté.Le gérant est l’employé du conseil municipal composé des représentants du peuple et dans Tcxercice de ses fonctions, il ne doit pas se faire craindre ou accorder des faveurs injustement mais au contraire traiter tout le monde avec justice.Le gérant d’une municipalité tiendra sans cesse les contribuables au courant des projets des administrateurs, comme de ce qui a été accompli ou de ce que Ton se repose d’accomplir dans l’avenir, tous temps le gérant travaille pour l’avancement de la municipalité à l’emploi de laquelle il se trou ‘Une Limonade Gazeuse F* tJ fiO/VT « X/ F Eau de Vichy pure aromatisée au citron! Cest un purgatif effervescent dont le goût est absolument semblable a celui de la limonade—un verre X vin—plein chaque marin vous maintiendra en bonne santé.Reclamez-la chez votre pharmacien.ALFRED OUIMET, 23 est, rue st.paul MONTREAL DISTRIBUTEURS POURf'OTTAWA S.J.aMAJOR, Liée, 126-136 rue York, Ottawa, Ont i:j LETTRES AU :i •'DEVOIR” M Noua ne pabTIonti que des lettres signées, ou des communications accompagnées dune lettre signes, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas U responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Politique provinciale THE EVOLUTION OF FRENCH CANADA Par le professeur Jean Charlemagne Bracq, Litt.D., L.LD.Un éloquent exposé du rôle joué par les Canadiens français dans le développement du pays.Un fort volume in-8.VIII, 168 pages, relié en toile Prix (franco j>ar la poste) - - - ,$3.00 En vente chez tou* les libraires DISTRIBUTE!'RS : necessaire, que l’orchestre est fort complet comme timbres, que la section des cordes, nortée à un effectif proportionnel au reste, a plus de corns, de solidité.Or l’orchestre, — je ne cesserai de le répéter, — c’est la base de tout l'édifice musical et celui-ci, pas plus qu’une maison de pierre, ne se bâtit sur du sable.Quoi qu’on fasse, un orchestre de dix-huit, pour certaines musiques, même d’operéttes, est toujours maigrelet et incomplet; un orchestre de trente musiciens permet d’avoir tous les timbres voulus par l’auteur, sans di proportion dans .aucune famille et H n’est pas plus {?lxdre .* qui crou que difficile d’obtenir aue trente mu-1 emen}ble d?s ,ldée* ,de S011 l,arlt uiuiciie « oounir que ireme mu \ répond ailx intérêts de son pags et qui cherche à les faire triompher, avec le fanatique qui approuve Vuiisteiir le directe, « *«• Saint-Gabriel.30 MONTREAL J'ai lu avec beaucoup d’intérêt ! dans votre journal le résumé dui discours prononcé par M.Arthur Sauvé à Saint-Gabriel de Brandon, !HSiæ^fS|OANS NOS MAISONS D’ENSEIGNEMENT tes les classes de consacrer plus de i temps à l’étude et à la solution de nos problèmes, tl faut lui savoir gré d’avoir démontré la nécessité de la politique sur laquelle repose toute notre activité économique et d’avoir marqué la différence qui existe entre politiciens et politt-quenrs.“Les partis, dit M.Sauvé, sont nécessaires et préférables aux factions, qui, plus que les partis, font naître les combinaisons souterraines, les compromis inconnus du peuple et souvent le désordre et l’anarchie.” Il ne faut pas corn fondre le partisan qui croit que siciens jouent aussi doux que vingt, quand il le faut.Les choeurs ont été augmentés, et.à la Société d’Opérette, tous les choristes chantent avec la bonne aveuglément tout parti.ce que fait son C COURS DU SOIR ESPAGNOL — ITALIEN — ALLEMAND .,.faut un gouvernement et unes qualité de voix ou il est si facile de oppo'aition; et dans les deux il doits trouver chez nous.j y avoir une égale ambition de nié- j L’opérette de Franz Lehar, qu’on ; ri ter et d’espérer la confiance, la, pourrait pat endroit rehausser à reconnaissance populaires et.une ^ l'opéra-comique, est d’une musique epoie possibilité de pouvoir appli- y, fouillée, chantante, distinguée H quer leur politique.Les deux partis iur ]P ppo- redoublement d'action.Sa voix por-j r* À* c ries 1 is 11 •» \ • In Vs i ^ t .^ 12 .¦ 4.I ' ; te bien et se plie à toutes leurs offres de service pour cette situation.M.Desnos ers entrera en Quebec.24 (D.N.C.) - Mme Honoré Chassé, ex-administratrice de l’Evénement, vient de mourir.Mme Honoré Chassé, (née Emiles cx-||jenn(» Larocqué) est décédée à 10 .'pressions; Hic semble se composer j heures hier matin après une longue - i de deux timbres qui tantôt se me- maia(jie patiemment soufferte, a l’â- fonction ie le- octobre Ses émo-1 mahon.dï d.iv«‘rs comités qui feront Rangent et tantôt se juxtaposent.ce;ge de 59 ans.ic ociomc.Nés cl'>o rapport de leur travail au dernier nui donne une grande variété d’ex-s j7i|e |ajss< Les chances du parti libéral s'an-; noncent donc de plus en plus belles.Uni, solidt, fort au milieu de scs adversaires divisés, il possède sur; eux un avantage temporaire de pic* j mier ordre, qui, s’il se maintient, le conduira au succès définitif el complet qu’il espère.Se maintiendra-t-il cppendnni?Oui, sans aucun doute.si les libéraux ne modifient pas trop profondément encore le tarif.4,ar.dans le ras contraire, il faudrait s'attendre à voir l’unité se refaire rhpz le parti conservateu1- qui reste le plus dangereux, par son luements seront de S’i.ôOO par an née.L'engagement est pour une période d’un an.Le nouveau trésorier succède, avec M.Antonin Deslauriers comme secrétaire, à M.E.-C.Galien.Zaghioul-pacha à Londres jour.Le banquet annuel dp sociation aura lies) ce soir, à fi 30 heures, à l’hôtel MontôRovnl.sous ta présidence de M.Earl-C Elliott, !' \s.tériorisation.h.Londres.24.(S.P.A.) Zaghloul-paeha, premier ministre d’Egypte, est arrivé de Paris hier après-midi.Il vient de discuter la question de l’Egypte et du Soudan avec M.MacDonald.Des représentants du ministère des affaires étrangères) sont allés le saluer à la guerre.Un p and no-rtve d’étudiants égyptiens * N trouvaient et ont exprimé leur Grecs qui s'esquivaient Quatorze Grecs ont été traduits : hier «levant le commissaire Patti- ! son.à Ptattsburg.accusés «l’avoir voulu s'intrmiuire aux Etats-Unis en contravention avec les règlements d’immigration.Réglez A Leningrad passe, les ressources dont il peut ioic par dos Reclamations.Les enfams pleurent pour avoir “Castoria” Un succédané inoffensif de l’huile de ricin, du parégorique, des gouttes et sirops pour la dentition Pas de narcotiques.Leningrad.24.(S.P.A.) L’inondation diminue graduellement! et le trafic recommençait dans les quartiers do la ville les plus affectés.Mais à 11 heures, co matin, les services électrique et téléphonique' ne fonctionnaient pas encore.La Société Historique ce soir I a question d e voire approvisionnement d e lait en commandant le meilleur.Ue lait de Borden (satisfait tou-le» exigences.Mèr-s.on emploie le Casiori* de KltLIier depuis plus d« 30 ans pour soulafei'
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