Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 janvier 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1937-01-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montréal, samedi 16 Janvier 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOIRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE EElelr 33SI* SOIRS, DIMANCHES BT ESTES Administration BEIalr 3364 Mùvtion :.BEIalr 2984 .BEIalr 223» DEVOIR Dlractaur-Géraii» : Caorgas PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactavr an chaf i Omar HEROUX VOLUME XXVIII — No 11 .__ TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 0.00 (Sauf Montréal at banliauaî E.-Unis et Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 Mais il faut vouloir! Tous les jours, à toutes les heures, sur tous les terrains — D'Haïti en Ontario — La propagande de Mgr Camille Roy — Ce que nous attendons du Congrès de Québec, ce que donne déjà le travail d'approche —^ Il serait fou de se faire illusion sur la gravité du danger; mais, ce que nos pères ont fait, ne pouvons-nous le refaire?.A peine de retour d'Haiti, Mgr Camille Roy partira la semaine prochaine pour une tournée de l’Ontario française.Il débutera dans l’Est, tout près des frontières de notre province, il ira jusqu’à Windsor, sur la frontière américaine.Partout, il parlera du prochain Congrès de la Langue française.Partout aussi, des groupes l’attendent, déjà organisés et qui comptent sur si présence, sur son passage, pour donner au mouvement une impulsion nouvelle.Ainsi, avant même qu’il se soit tenu, le Congrès pro-voque-t-il un élan heureux.Il fait songer.Il incite à voir des choses auxquelles on ne pensait point.Il provoque le groupement, la mise en action de bonnes volontés qui, autrement, ne se seraient pas rencontrées.C’est le premier succès sur lequel nous comptions et qui ira s accentu mt.au fur et à mèsure que se développera le travail d’organisation.Si nous ie vouions, la suite, le lendemain du Congrès seront plus heureux encore.* ¥ * Car, il en faut toujours revenir là.Mgr Camille Roy et ses collègues ne travaillent point que pour grouper à Québec, pendant trois ou quatre jours, au mois de juin prochain, quelques milliers de Canadiens français, parmi lesquels certains, plus instruits, plus renseignés, présenteront d'intéressantes études.En même temps qu’un examen de notre situation d ensemble, le Congrès sera à la fois l'aboutissement d’un grand travail de réveil et le point de départ d’un autre, plus considérable encore.Pour préparer le Congrès, il faut secouer profondément les divers groupes français d’Amérique, leur faire prendre une nette conscience de leur situation réelle, de leurs relations avec les groupes voisins, des services qu’ils peuvent et doivent mutuellement se rendre.En même temps qu’il assurera le succès de la réunion de juin, ce travail- préliminaire fera voir à tous les esprits un peu lucides l’énorme importance et la pressante néc -site du grand effort qui devra suivre le Congrès, en prolonger l’effet bienfaisant.¥ ¥ ¥ Il serait, on en conviendra, absurde de se faire la moindre illusion sur la gravité du danger qui nous menace tous.Dans la province de Québec même, où nous sommes le plus fortement groupés, où, du point de vue de l’action politique, nous sommes libres de faire ce qui nouls plaît, où nous disposons d’un régime scolaire qui ne dépend que de nous, nous ne pouvons échapper à la pression des facteurs hostiles ou étrangers.Nous n'occupons, du point de vue économique, qu’une situation lamentablement inférieure à ce qu'elle devrait être.De là découlent pour nous des inconvénients dont la gravité saute aux yeux de tous ceux dont un bandeau ne couvre point la figure.Par ailleurs, la radio, le cinéma, les publications anglaises de toute sorte nous jettent quotidiennement les mots anglais, les façons de penser et de parler anglaises.Chez les Fran s-Américains, dans les groupes minoritaires du Canada, la situation est naturellement beaucoup plus difficile encore: toutes les pressions extérieures s’intensifient, le régime scolaire est beaucoup moins favorable, la modestie et la dispersion des groupes parfois rendent plus ardues la résistance et la lutte.¥ ¥ ¥ Mais nous avons choisi, nous avons décidé de vivre tels que nous firent nos pères.Nous avons pour cela les plus fortes et les plus vives raisons, qui tiennent au plus profond de nos intelligences, qui correspondent au plus intime de nos coeurs.Cette décision, héritée des aïeux, il importe de la traduire en actes, dans la vie quotidienne.Le Congrès de Québec nous invite à repenser, pour ainsi dire, tes raisons de vivre catholiques et français, à retrempe, nos volontés.Il nous invite en plus à descendre sur le terrain des applications pratiques, à voir ce qui peut être fait dans tel ou tel cas donné, ce qui peut être tiré de tel moyen d’action que le passé ne connaissait point, qui joue contre nous, mais qui peut travailler aussi en notre faveur.Le cinéma, le phonographe, par exemple, peuvent atteindre des Français qui ne savent pas ou qui ne peuvent qu’avec difficulté lire le français.La bataille rie sera pas gagnée dans une éclatante manifestation.Elle sera le résultat de milliards d’actes quotidiens, très humbles et très modestes souvent.Du reste, une pareille lutte n’est jamais terminée.Toujours les facteurs hostiles nous feront sentir leur lourd poids.Toujours nous devrons leur opposer une résistance muette et silencieuse la plupart du temps, mais sans cesse en éveil.,, ¥ ¥ ¥ Au fond, ce que nous attendons surtout du Congrès de Québec, c'est l’éveil des consciences, qui déterminera l’action énergique, tenace et méthodique, des volontés.Nous sommes quotidiennement pris par les soucis, par les distractions de la vie quotidienne, plus ou moins affectés par nos contacts avec les éléments étrangers.Le Congrès devra nous rappeler qu’il existe à côté, au-dessus de cela, des soucis d’ordre supérieur, qui ne doivent être étrangers à aucun de ceux qui ont l’honneur d’avoir dans les veines du sang français, — et qui commandent toute une façon de vivre.Nous constatons déjà que le Congrès suscite un peu partout des projets auxquels, peut-être, l’on n’avait d’abord pas pensé.Il en sera ainsi à mesure qu’on creusera, qu’on remuera ce terroir trop dédaigné.Si tragique que soit la partie, nous avons chance de la gagner, — si nous le voulons, à la condition de le vouloir intelligemment et énergiquement.Après tout, di-sons-le sans vaine rhétorique, nos pères ont vu de rudes jours aussi.Ils ont trouvé le moyen de survivre.Pourquoi n’en saurions-nous pas faire autant?Mais il faut vouloir — tous les jours, à toutes les heures, sur tous les terrains.Ne l’oublions jamais.Orner HEROUX Billet du soir Ce.concours d'enseignes Nous avons annoncé brièvement, samedi dernier, le concours d’enseignes artistiques que vient de lancer le Syndicat d'initiative de la Mauricie, sous le patronage officiel du Bureau provincial au Tourisme.L’initiative que l’on vient de prendre aux Trois-Hivières mérite d’être signalée plus longuement.L’on sait l’intérêt tout particulier que le nouveau ministre provincial du Commerce et de l’Industrie prend à la refrancisation et à la restauration artistique du Québec.Depuis longtemps le Devoir, par la plume de M.Dupire et d’autres de ses rédacteurs, fait campagne en faveur de l’usage du français, — et aussi du bon goût — dans les auberges, hôtelleries ou restaurants destinés à attirer le touriste.Que de fats n’avons-nous pas déploré la servile et stupide imitation des kiosques à "hot dogs” si en faveur chez les Américains! Que de fois n’avons-nous pas dénoncé cette manie étrange qu'ont certains de nos hôteliers — qui ne savent d’ailleurs pas un mot d’cui-ttlais —d’annoncer uniquement en tangue anglaise leur gîte et leur couvert.On commence à entrevoir Ves-potr que celte anomalie disparaîtra, pour peu que la campagne lancée par le ministre du Commerce récemment trouve écho chet les mbergistes et restaurateurs, les premiers intéressés à la restauration française et artistique de la province.Cette restauration devra — pour être efficace — s’exercer non seulement à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des auberges.Et, comme Tune des principales déformations artistiques extérieures vient du mauvais goût trop éclatant des enseignes publicitaires, le’ Syndicat d’initiative de la Mauricie a eu l’imagination heureuse, lorsqu’il a invité tous les artistes canadiens, professionnels ou amateurs, à participer à un concours de projets d’enseignes artistiques, Par ce que nous connaissons du travail déjà fait dans ce sens, par les élèves de nos écoles techniques et des Beaux-Arts, nous sommes assuré d’avance que les organisateurs de ce concours original et pratique recevront des projets des plus Intéressants.¥ ¥ ¥ Pour Tavanlage des artistes qat désirent participer au concours d’enseignes, donnons Ici les quel-Que* informations supplémentaires qui pourront leur être utiles.Les dessins soumis au jury se diviseront en deux classes: celle des projets d’enseignes en fer ouvré (dessins à l’encre de Chine) et celle des projets d’enseignes en bois peint ou découpé (dessins en couleurs).Les projets devront avoir Tune des deux grandeurs uniformes suivantes: S pouces et demi par 10, ou 8 pouces et demi par H.Chaque concurrent sera libre de soumettre, s’il le veut, cinq projets différents, mais il est entendu qu’un seul projet du même auteur pourra être couronné.Les juges apprécieront séparément les deux classes de projets et distribueront des prix égaux, dans les deux catégories.A chacune des deux classes, les organisateurs du concours ont attribué un prix de $50., un autre de $30., un de $20., et trois mentions de $10 chacune.Les juges du concours sont MM.Joseph Bilodeau, ministre provincial de l’Industrie et du Commerce, Jean-Marie Gau vreau, directeur de l'Ecole provinciale du meuble, et Me Louls-D.Durand, avocat des Trots-Bivlètes Les concurrents devront signer leurs projets d’un pseudonyme et faire connaître leur nom et leur adresse, dans une enveloppe séparée.Il reste juste un mots de travail aux artistes, car ie concours se terminera le 15 février prochain.Ceux qui ne se sont pas encore mis à l’oeuvre doivent le faire sans tarder, s’ils veulent arriver A temps.A chacun d’user de son ingéniosité et de sa personnalité propre: le jury attachera autant d’importance d l’originalité du projet qu'à la perfection technique du dessin.¥ ¥ ¥ Nous n’avons plus qu’à souhaiter maintenant que les projets que U jury du concours d’enseignes couronnera servent à quelque chose et que nos ^hôteliers s'inspirent de quelques-uns des dessins primés pour la réfection de leurs auberges.S'il en était autrement, le but du concours serait manqué; et ce serait dommage, Lucien DESBIENS Si vous voyagez.•drems-voiit sm SERVICE DES VOYAGES.LE "DEVOIR”.Billets émis peur tous les paye » tarif des compagnies de paguebete, chemina de far.autobus, aussi Mtels, assurances bagages et accidents, chèques da voyages, passeports.Ote.Téléphonée: BEIalr fl)Cl* Bloc-notes Liberté de la presse On a signalé dernièrement, ici même, que les prétendus tenants de la démocratie, au pouvoir en France, avec le ministère Blum, et qui vitupèrent contre le fascisme et l’autocratie, sont en train d’imposer à la presse française un régime tel qu’il n’y en aura pas de pire en Allemagne ou en Italie, s’ils réussissent à gagner à leurs théories les sénateurs du Luxembourg.En effet, la loi voté© au Palais-Bourbon institue "un ensemble de coercitions répressives et même de mesures préventives dont la France paraissait déshabituée depuis longtemps”, dit dans une étude sur la liberté de la presse et la doctrine catholique le R.P.de la Brière (Etudes, 5 janvier 1937).Evidemment, on ne sait quel sort l’avenir réserve au projet de loi Blum; voté par les députés, les sénateurs ne l’ont pas encore accepté.Le texte même de cette loi est confus, sa destinée est "indubitablement précaire”, note le directeur des Etudes.Que vaut au juste cette loi, du point de vue des principes d’ordre moral?Ainsi qiron le rappelle, “l’Eglise est bien loin de tenir pour normale et pour digne d’éloges la pleine et entière liberté de la presse”.Pie VI, Grégoire XVI, Pie IX.Léon XIII ont à tour de rôle fait sur cette théorie "dogme fonda-tnenfal de la cité moderne issue de la Révolution” des réserves explicites et démontré que “la liberté illimitée de la presse, érigée en principe, considérée comme un dogme absolu, n’est pas un droit.C’est, au contraire, une "erreur”.On le reconnaît si bien, en pratique, malgré toutes les thèses Idéologiques, que l’Etat lui-même ne consacre pas dans ses lois "la liberté illimitée de la presse ”.Un peu partout il lui impose des limitations légales, au nom du sens commun et de la nécessité de protéger les individus contre les abus de cette prétendue liberté, trop souvent dégénérant en licence.Kl, dit le R.P.de la Brière, “ce sera indubitablement une loi juste, en accord avec les requêtes de la doctrine catholimie sur les limitations nécessaires de la liberté de la presse, que toute loi civile qui réprimera les propagandes de presse contraires à la morale publique ou privée, à la famille et au foyer, au bien d’autrui, è la patrie et'à l’ordre social.Voilà un ensemble de problèmes sur lesquels peuvent se Concentrer aisément, même sang accord Intentionnel, les Juste» points de vue respectifs de la société spirituelle et de la société temporelle”.La loi de presse française, datant de juillet 1881, constitue le statut de la presse française depuis cinquante-cinq ans; elle ne "prohibe, presque rien de ce qu'elle pourrait utilement et raisonnablement prohiber, surtout en matière de délits contre la morale publique et la paix religieuse.et la répression des délits de presse touchant à la politique est rendue presque illusoire parla compétence alors exclusivement dévolue au jury”.Le R.P.de la Brière reconnaît volontiers qu’il y a nlace à de nombreux amendements “pour sanctionner équitablement les responsabilités encourues par la plume” et quant à ce qui regarde les propagandes immorales.Mais il n'a nulle confiance dans les législateurs du Front Populaire en tant que redresseurs de torts.Et il n’hésite pas à déclarer que leur principal but, en remaniant la loi de presse, c’est de s’assurer une arme redoutable de combat ou de vengeance contre leurs adversaires politiques.“Depuis le mois de juin, dit-il, ce gouvernement soumet notre pays à un véritable caporalisme démagogique et nul ne saurait prévoir quelles nouvelles mesures exorbitantes il pourra bien imposer demain, autant qu’il aura la force.Le monopole de T impunité pour la presse révolutionnaire et de la coercition éventuelle contre ses seuls adversaires est un mal plus grave, un dommage pire encore [par comparaison avec la loi de 1881].Voilà pourquoi il n’y aurait pas lieu d’invoquer étourdiment et indistinctement, en faveur des proiets du Front Populaire concernant la presse, l’autorité des principes de la morale catholique”, conclut le directeur des Etudes.En fait, la loi Blum sur la presse "laisserait carte blanche aux abominables excès de la presse révolutionnaire et n’aurdit d’application stricte qu’à d’encontre des seuls journaux et journalistes opposés au Front populaire”.Si cela ne dépasse pas les mesures prises à l’endroit de la presse en Allemagne et en Italie, on ne voit pas bien ce que ce seraiL » Ironie Un voyageur américain qui avait parcouru au-dessus de l’Afrique plus de 25,000 milles en avion, qui avait chassé Péléphant, le lion, le rhinocéros, l’hippopotame, qui avait pénétré et vécu dans des territoires considérables où 41 fut pendant des mois le seul blanc, avec sa femme, vient de trouver la mort à quelque quinze milles d’une des plus grandes villes américaines, dans un stupide accident d’aéroplane.Il avait dit quelques jours plus tôt: “Tout© la civilisation matérielle de l’Amérique la rend mille fois plus dangereuse que peut l’être l’Afrique”.U ne croyait pas dire si Juste.Avoir affronté la mort pendant des années, en territoire sauvage, pour venir mourir bêtement d’un accident d'avion en vue d’une grande agglomération humaine, c’est d’une ironie cruelle.L’accident où il est mort est le cinquième d’une série de sinistres qui ont frappé le régime des transports aériens aux Etats-Unis, depuis quatre semaines.Cela remue l’imagination; mais la United Air Unes a rappelé qu’en treize mois ses avions réguliers ont transporté des voyageurs qui ont fait ensemble un total de 125,000,000 de milles sans un seul accident; et le président de l'Air Transport As-sociation, aux Etats-Unis, vient de signaler que les avions de transport ont voituré en 1936 plus de 1,140,-000 voyageurs dont 45 seulement ont perdu la vie, tandis que, pour le même nombre de voyageurs en automobile, la mortalité par accident a été du double.G.P.Campagne de presse italienne contre l’influence communiste en France Des journaux affirment que des régions-frontières sont au pouvoir de communistes qui n'obéissent pas au gouvernement Même campagne commencée en Allemagne il y a quelques jours > ROME, 16 (S.P.A.) — Forte, tan» doute, de (‘appui du gouvernement, la preste italienne a commencé une campagne contre l'influence communiste en France.Elle dénonce cette influence comme un obstacle à une véritable politique de non-intervention en Espagne.Des journaux affirment que des régions frontières de la France sont au pouvoir de communistes qui n’obéissent pas au gouvernement.Par conséquent, continuent certains d’entre eux qui font autorité, tout accord que la France signerait pour ne pas se trouver mêlée à la guerre d’Espagne serait d’une application difficile, parce que les communistes français désirent continuer d’aider le gouvernement de Valence.La “Tribuna” affirme que les informations relatives i l’aspect international de la situation qui existe en France ns peuvent pas ne pas inquiéter les gouvernements qui se préparent è répondre au mémoire britannique sur la non-intervention.¥ ¥ ¥ Un personnage officiel a déclaré que le gouvernement Mussolini a reçu des rapports indiquant une grande activité communiste dans l«s régions de la France voisines de l'Espagne.¥ ¥ ¥ Une campagne de presse semblable e commencé en Allemagne II y a quelques Jours.Il so peut que Rome et Berlin finissent per exiger quo la Franco soumette sa frontière sud h la surveillance d’une commission internationale.Dans des cercles fascistes on dit que ritalie et l’Allemagne exigeraient, pour a’engager ) no pas intervenir en Espagne, l’adhésion de la Grande-Bretagne è un bloc anticommuniste.Bribes de grommoire Le carnet du grincheux Quand on vous Hurlera dans un aolo-tram: “Avancez en arrière!’’ ne pensez pas que c’est une allusion eu Journal le avant de M.Bouchard.* ?M.Godbout constate avec plaisir qu'aucun de ses amis "n’a manifesté le désir” de le voir quitter le chefferie du parti libéral.Il devra excuser le chef intérimaire de ne pas applaudir cette déclaration: Damien a besoin de ses deux mains pour se maintenir en place.St ?tt Simple question: si M.Trépanier était leader du conseil, aurait-il les loisirs voulus pour être leader de la lutte contre le trust?* Honnissons et flétrissons tous les massacres.Quand M.Godbout parle, cependant, de congédiements faits dans un Donnant donnant L’usage des étrennes, pour touchant qu’il soit, devient souvent onéreux puisqu’il repose sur la loi du donnant donnant.Aux yeux des économistes, il renouvelle une ancienne forme du commerce : le troc.Ce n’est pas en vain qu'on parle du commerce de l’amitié.Malheureusement, notre siècle a fait subir à l’antique moyen d’échange une modification peu sage: au lieu du troc pour troc, le snobisme exige aujourd’hui qu’on rende un boeuf pour un oeuf.Je subis les lourdes conséquences de cette loi inique.Aux nombreuses questions que j’ai reçues pour mes étrennes, je dois fournir des réponses, et chacun sait qu’à plusieurs points de vue il n’y a pas de commune mesure entre une question et une réponse.Mais calmons d’abord les alarmes de la lectrice qui m’écrit une longue lettre pour me démontrer l’utilité des Bribes.Cette aimable personne s’est laissé troubler par les propos mélancoliques que j’ai tenus dans mon dernier articule!.Non, madame, je n’ai plus l’intention de disparaître, car le Grincheux m’a fait trop bonne mine.Lui et moi, nous vivrons pourvu qu’il se trouve un juste parmi nos lecteurs communs et ce juste, il existe, madame, c’est vous.¥ ¥ ¥ Comment désigner les jumelles Dionne?me demande un consultant.Ma foi, voilà une question qui comporte sa réponse, puisque jumeau (ou jumelle) se dit de deux ou de plusieurs enfants nés d'un même accouchement”, d’après le Larousse.Vous m’objecterez ue jumeau venant de aemellum, iminutif de gentium, double, ne saurait désigner plus de deux enfants.Mais la loi de l’extension, si impérative dans le langage, joue même pour les nombres precis.Myriade, qui signifie étymologiquement dix mille, n’a plus de sens numérique exact.Notez la tendance de dizaine, vingtaine, etc., et même de couple (au féminin) à passer dans la catégorie des Indéterminés.A plus forte raison jumeau, où la notion de nombre défini n’apparait qu’aux étymologis-tes.Mais nous vivons au siècle de la précision, du moins on le dit.Mon consultant me prie donc de choisir entre quintuplées, comme écrivent les Français, dit-il, et quintuplettes devenu courant chez nous.Si l’usage français avait déjà consacré quintuplé, il serait un peu vain qu’une arrière-province de la France s’insurgeât contre cet usage- Je doute toutefois que le mot soit devenu officiel là-bas, et voilà pour- 7uoi Je préfère encore quintuplet qu’il faut prononcer Ku-intuplet), Car triplet a déjà reçu la sanction du Larousse et, ce qui vaut mieux, la reconnaissance de M.Abel Her-tnant.Donc, en bonne logique.Et tant pis si le mot est d’origine anglaise, puisqu’il prend si facilement une physionomie française.¥ ¥ ¥ Le mot sketch, qui a suscité tant de querelles, ne revient pas encore à un lecteur qui me prie de “trouver plusieurs raisons graves poulie condamner à la déportation”.C’est mon consultant qui me fournit 1e meilleure raison quand il af- “Le gouvernement canadien a Imité trop servilement le gouvernement de Londres'* (M.WoodsworthV Adoption d'une adresse de loyauté o George VI —* "Nous avons réalisé l'étonnant progrès politique de concilier la monarchie et la démocratie", (M.Lapointe) — M.Woodsworth critique la politique suivie par ie gouvernement canadien à l'occasion de l'abdication d'Edouard VIII et de l'avènement de George VI — "J'espère que le temps viendra où le premier ministre jugera les questions à leur propre mérite" ü I firme nue le terme est inutile.Par •'prit d étroite p.rm.na.ri.po .hque, | ^ ^ „ affirrnation me pa- cela ne s applique-t-il pas exactement 11 i* à l’esprit dans lequel l'ancien gouver-! r|n" nement faisait ses engagements?Com- ! 'lonr remplacer «àefcA par un mot bien a-t-il nommé d épendants et qui français.£ JZÏ TvÏÏL pouvaient le rester une fois en place?Tespondrait bien, je crois, à 1 idée P * * Paul Fort, lieutenant de Slum, se déclare en faveur de la paix religieuse en France.Les fourriers du communisme sont assez habiles pour varier leurs tactiques suivant le terrain à conquérir; mais une fois le terrain conquis: "A bas la calotte!".et souvent la tête qu’il y a dedans.* ?* ‘Mussolini brandit le sabre devant Gœrlng” (titre de la Pretia).Rassurez-vous: :Coerlng se porte bien.Il n’étalt que spectateur dans une telle d’armet.Malt II faut bien dremetlier, que diable! * * * SL lundi, dene telle élection muntet- que veulent exprimer les usagers de sketch.Mais allez donc proposer aux contemporains un mot français de cinq syllabes, quand les Français eux-mêmes préfèrent le monosyllabe anglais.D’autres emprunts, bien moins nécessaires que celui-là, trouvent des défenseurs.J’ai déjà donné une demi-douzaine d’équivalents du trop fameux quelque chose de dif- pal* d# campagne, tal atplrant-contelller triomphe de son adversaire Jéhovah, il sera en droit de s’écrier: Reconnaissez M,-eW"' M CH.*.Ottawa, 16.(D.N.C.) — Après un court débat qui n'a manque ni de vives répliques ni d’éclats da voix, la Chambre des Communes a adopté une adresse de loyauté au Roi George VI, adresse qui se lit comme suit: “Très gracieux Souverain, “Nous, membres de lu Chambre des Communes du Canada, réunis en parlement, désirons présenter nos hommages à Votre Majesté à l’occasion de son avènement au Trône et lui transmettre, ainsi qu’à Sa Majesté la Reine, l’assurance de notre loyauté et de notre appui étroitement unis.“Au Jour de l’An, les sujets de Votre Majesté au Canada, de concert avec ceux des autres parties de l’Empire Britannique, ont vivement apprécié le gracieux message de Votre Majesté, renfermant les voeux les plus ardents pour le bien-être et le bonheur de vos peu-les et vous consacrant, ainsi que Reine, à leur service.Nous croyons que, grâce aux bénédictions de la Divine Providence, Votre Majesté trouvera la direction et la force nécessaires pour faire face aux responsabilités de Son noble héritage et réaliser son dessein d’affermir les bases d’une confiance et d’une affection mutuelles entre le Souverain et Son peuple.“Nous prions Dieu qu’au inilieu de la confusion qui règne dans le monde et de l’incertitude des temps, le trône de Votre Majesté soit établi sur la justice; que les conseillers de Votre Majesté soient guidés par la sagesse- et que toutes les entreprises du régne de Votre Majesté conduisent au bon gouver- firent (something different).Aussi, ce n’est pas sans mélancolie que je vols un Paul Anger plaider cette mauvaise cause.Grands dieux! qui donc nous aidera, si les écrivains nous lâchent?.Mais Paul Anger veut rire.¥ ¥ ¥ "Dire des mauvaises paroles, fréquenter des mauvais compagnons, le curé du village, l’école du rang, toutes ces expressions sont-elles aussi grammaticales et de même sens que les suivantes: Dire de mauvaises paroles, fréquenter de mauvais compagnons, le curé de village, l'école de rang?” Aujourd’hui, ia grammaire s’accommode des deux formes, selon le sens.Dans les deux premiers exemples, si vous voulez insister sur l’adjectif, vous pouvez supprimer l’article et employer de.Telle était la seule forme correcte au XVlie siècle.Les contemporains se permettent d'employer l’article, quand ils veulent souligner l’idée de catégorie, de classe, plutôt que la caractéristique (l’adjectif, si vous préférez).Quant aux deux derniers exemples, ils appartiennent à un même cas, que j’ai déjà traité dans mie chronique intitulée Le curé de village.J’y reviendrai si vous y tenez, car ce serait trop long pour aujourd’hui.Il me reste à peine le temps de souhaiter à mes lecteurs une bonne année qui augmente, si c’est possible, leur ferveur pour le bien dire.Jeon-Moria LAURENCE nement de Vos Peuples, h la con* servation de la liberté, de même qu’à l’avancement de l’union et de la paix.” Discours fronçois de M.Lapointe iprès avoir elle M.Mackenzie King, ar fait l’éloge de la nouvelle famille royale, a proposé l’adoption de cette adresse, qui a été appuyée par sir George Perley, leader temporaire de l’opposition.M.Ernest La» pointe, ministre de la Justice, a ensuite prononcé en français le bref discours suivant: “J’apprécie à sa haute valeur lo privilège qui m’est donné d’appuyer la résolution du uremier ministre et d’offrir à Sa Majesté le Roi George VI, à la mémorable occasion de son avènement au Trône, les hommages et les voeux de mes compatrio» tes de langue française.“Selon le jugement d*un observateur étranger, l’association des nations du Commonwealth vient de donner au mqmic, qui a vu s'écrouler tant d’empires et s’effondrer tant d’institutions historiques, un grand et réconfortant spectacle: celui de tous ses peuples s’unissant dans un même sentiment de loyauté envers la Couronne et respectant en elle le symbole de leur unité et de leur passé glorieux.Un vivant emblème "Maintenant que nous avons réalisé l’étonnant progrès politique d« concilier la monarchie et la démocratie, le souverain n’exerce plu* directement le pouvoir, mais il continue d’en être l’emblème vivant* "Le Royaume-Uni et les Dominions, conscients de leur mission providentielle de travailler an maintien de la stabilité, de l'ordre et de la paix universelle, ont, aved un magnifique ensemble, reconnu dans Ja proclamation de leur noui* veau monarque, un gage de leur continuité et de la sauvegarde des meil* leures traditions britanniques."Depuis quelques années, on 36 plaisait à reconnaître que le duo d’York était le portrait physique et moral de son père.Formé comme lui à la rude et saine discipline de la vie du marin, il possède en outre les hautes qualités morale* et l'absolue dévotion au devoir qui ont mérité à George V la fidélité et l’affection de ses sujets.La formation du Monarque "Après avoir servi sa patrie dane la marine et l’aviation durant 1* guerre, notre monarque s’est cotv» sacré, dans la paix, à l’étude de» problèmes sociaux et industriels et au rapprochement des classes de ia société.Tous ceux qui ont «U l’avantage de connaître sa (personnalité distinguée, d’apprécier la dignité simple et virile de son caractère, savent qu’il se rend pleinement compte de scs responsabilités et qu’il se conformera scrupuleusement iwix règles et aux devoirs de la monarchie constitue tionnelle."Dans sa première déclaration officielle au Conseil privé, le Roi (Suite à la page 3) IN PAGE 8: Le premier d'une série d'articles de M.Léo-Paul DesnH- sien; "A travars notre histoire -—’Traite et lieu* da traita'^ LE DEVOIR, MONIKfcAL, SAMEDI 16 JANVIER 1937 VOLUME XXVIII No 11 RADIO-GAZETTE (N.B.— Ton» la» proframme» i onde» courte» «ont donné!, id, à l'heure de Montréal).Samedi, 16 janvier Radio-ondes courtes BOSTON — 4.30 p.m.— Revue des nou-TeUÎT-W1XAU as.4 m.11.79 m*g.GENEVE — 5.30 p.m.— Nouvelles de la Société des Nations — KBL, 31.2 m., 9.63 mLONDRES — 8.30 p.m.— 8ea Fruit, pièce de Robert Cromble — OSD, OSC, G6B.CARACAS — 8 p.na.— L’heure de la valse — YV2RC, 51.7 m., 5.8 még BERLIN — 6.13 p.m.— Contes des bols de Vienne — DJX>.25.4 m., 11.77 még.LONDRES — 9JO p.m.— JouM de rugby: Angleterre va Qahee — GSD, OSC.G8B.OTTAWA — 11 p.m.— Le messager de l’Extrême-nord — Messages personnels — CJRO, 48.7 m., 6.15 még.; CJRX.23.6 m., 11.72 még.PARIS —11.40 pjn, — Théâtre — TPA-4, 35.6 m., 11.72 még.PITTSBURG — Minuit — Message» à 1 Extrême-nord — 48.8 m., 6.14 még.Radio-France (sur 25 metres, 24) 1.30 p.m., Radio-Journal de France.1.50 p.m, La vie coloniale, par M.Paul Tétau.2.00 p.m., Concert de musique enregistrée.2.30 p.m., Informations en anglais, en Italien, en français et cours; relais.5.40 p.m., Informations en portugsls.Sur 25 mètres, 80.6.15 p.m., Concert: relais de radio-Paris; Informations en français et cours.7.50 p.m.Informations en espagnol, en anglais; musique ou théâtre.10.45 pjn., informations en français et cours.11.20 p.m.Informations en anglais, en espagnol; musique enregistrée lu théâtre.Radio-Italie Radio-Vatican (sur 19.83 mètres) 10 h.30 a.m.— Emission en français.«ration 2RO.Rome.— sur 25.4 mètres 6.43 p.m., Programme varié des stations Italienne».8.20 p.m., Nouvelles en italien; récital de violoncelle, par Masstmo Amfltheatrof; causerie; "Los journalistes dans la gusrre éthiopienne", par Alessandro Pavollni, membre du parlement.9.00 p.m., Revue de la semaine; nouvelles de l'Hindoustan; concert de violon et Îiiano; musique sur requête; nouvelles en taiien.11.30 p.m,, Nouvelles en italien: "Daphné", de Mulé (un acte), par l'Opéra Royal de Rome; sport; dernières nouvelles.(Sur 31.13 mètres) 12.30 am., Nouvelles en arabe: musique arabe; nouvelles en turc, en allemand, en anglais, en français; programme varié.6 20 a.m., Nouvelles en italien; "Tristan et Yseult”, de Wagner (un acte); "Attention”, revue mensuelle en eepagnol, en portugais et en Italien; folklore, de Naples; nouvelles en espagnol, an portugais.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 869 kilocycles 1.15 p.m., Causerie: L'Armée et l’éducation, par le col.U.S.Grant.2.30 p.m., Déjeuner du Club républicain féminin.3.30 p.m., Ministère américain du commerce — Progrès des chemins de fer amé-rlcfctn».4.30 p.m., Récital d'orgue, par Ann Leaf." 5.30 p.m., Drames de la voûte céleste, par le prof.Clyde Fisher.5.45 p.m., Quatuor Eton.6,30 p.m., Tito Gutzar, ténor mexicain.7.30 p.m.Fanfare Carborundum — Direction Edward d’Anna (de Niagara) — Le gladiateur, de Sousa; La Belle Gala-thée, de von Suppé; Le slffleur et son chien, de Pryor; Le coeur de l'Amérique, de Pryor; Rose-Marîe (Rose-Marie), de Prlxnl; King Cotton, de Sousa.8.00 p.m., Salle de concert Columbia — Les Maîtres modernes — Serge Prokofleff, êlanlste-compositeur: Andante, opus 29; lx visions fugitives, opus 22; Pièce» pour enfants; a) Marche, b) Soir, c) Sur les Décèt HIRBOUK.— A MarlevlUe.le 15 Janvier 1937, décédé & 86 ans, Orner Hlrbour.époux de Laura Jodotn.Funérailles le lundi.18 Janvier.Le convoi funèbre partira du domicile du défunt à 9 h.15 du matin, pour se rendre a l'église paroissiale, où le service sera célébré, et de lé au cimetière, lieu de sépulture.Parents el amis sont priés d'y assister sans autre invitation.NECROLOGIE AC HIM — A St-Lambert, le 14.a 82 ans.Louis-Arthur Achlm, époux de Maria Brousseau.BOUCHARD — A Montréal, le 14, à 9 mois.Lucille, enfant de Gustave Bou- | chard et de Juliette Maréchal.BR1SSON — A Montréal, le 15, â 15 ans, Roger, fils de J.-Herman Brlsson et d'Irène Drolet.CHAGNON — A Montréal, le 13.à 69 ans.Dora Galameau, épouse de feu Edmond Chagnon.CHARBONNEAU — A Montréal, le 12 à 77 ans.Eloïse Lacombe, épouse de Jean-Baptiste Charbonneau DEMERS — A Montréal, le 14, Mme Philippe Demers, née Cécile Fournier DUSSEAULT —A Montréal, le 13, â 49 ans.M.Adélard Dusse&ult, époux Oc Flore Guérin.FIOLA — A Verdun, le 13, â 76 ans, | Mme veuve Aimé-Victor Ptola, née Cathe- ; rlne St-Laurent.GENDRON — A Montréal, le 1?, A 71 ans, Joseph Oendron, époux de Luc Oau-dreau, autrefois de St-Romua!d.GAUTHIER — A Ste-KUsabeth de Jo-llette, le 15, â 7 mol», Micheline, enfant du Dr et de Mme Michel Gauthier.OROULX — A Côte de Liesse, le 13.à 76 ans, Oédéon Groulx, époux de feu Hermine Labelle.LABROS8E-LEOAULT — A Pte-Clttlre, le 13, accidentellement M.Napoléon La-brosse, A 55 ans et Mme Labrosse, née Alexlnu Legault, â 59 ans.LACROIX — A la Polnte-aux-Trembies, le 14, & 91 ans, Mlle Anna Lacroix LALONDE — A Montréal, le 13.A 69 ans, Jean-Baptlsté Lalonde, épicier, autrefois entrepreneur de Côte-des-Nelges, époux en 1ères noces d'Herméllne Manren-ger et en secondes noces de Rose-Anna Nadon.ONSLOW — A Montréal, le 14, Mme M.Onslow.RICARD — A Montréal, le 14, A un an, Pierre, enfant de Maurice Ricard et de Blanche Lartvlèra.prés, la Lune se promène; Etudes, opus 32; Suggestions diaboliques opus 4.(Toutes ces oeuvres sont de la composition de Prokofleff).9.00 p.n*., Concert Nash-Lafayette — Edith Loraad, violoniste de concert et Sophie Tucker.9.30 p.m., Salle de concert Columbia — Direction Howard Barlow — Soliste: Armand Tokatyan.10.30 p.m.Fiesta — Orchestre Lud Gluskln.WEAK — 454.3 mètres — 460 kllocDcIee 1.05 p.m.Ensemble Whitney.3.30 p.m.Revue de fin de semaine.6.35 p.m., Sonia Essln, contralto.6 45 p.m., La religion dans les nouvelles.7.13 p.m.Le» chanteurs de l'Institut Hampton.7.45 p.m.Parade du sport, 8 00 p.m , Saturday Night Party 9.30 p.m.Concert Shell-Chàteau.11.05 p.m., Sport-Eclairs.WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycles 12.15 p.m., Genla Fonarlova, soprano.1.30 p.m.Our Barn — Programme pour les enfants.1.40 p.m.Metropolitan Opera House: "La Valkyrie", de Wagner (CFCF-WJZ).6.35 p.m.Symphonie du foyer NBC — Direction Ernest LaPrade.8.00 p.m., The Perfect Fool.6.00 p.m., National Bam Dance.Radio-Canada La "Valkyrie", au Metropolitan Opera WJZ-CFCF — Radio-Canada diffusera le samedi, 16, de 1 h.40 p.m.A 5 h.30 p.m., par relais de la National Broadcasting Co."La Valkyrie”, de Wagner.Lotte Lenman, soprano, fera sa rentrée cette saison, au Metropolitan, dans le rôle de Sieglinde.Madame Lehman est l’Interprète par excellence des héroïne» de Wagner.Les autres principaux rôles seront tenus par LaurUz Melchior (Slegmund), Emmanuel List (Hundlng).Ludwig Hofmann (Wo-tan), Marjorie Lawrence (Brunhilde)', K, Thorborg (Frlcka), Ina Bourskaya (Ross-whvte), etc.Arthur Bodonsky dirigera.La Valkyrie est la première partie de la tétralogie de l’Anneau de Nlbelung; elle fait suite au prologue.l’Or du Rhin.Cette oeuvre a coûté cinq ans de travail a Wagner (1848-1852); elle est sous la forme d’un mythe, une protestation contre la tyrannie de l’or et des lois dans le monde.A Montréal, l’émission est diffusée par le poste CFCF."L'aspect féminin de la colonisation" Mme Françoise Gaudet-Smet donnera la causerie habituelle de l’U.C.c., à 1 h.13 p.m., au poste CKAC.Mme Smet parlera de "l’aspect féminin de la colonisation".M.Duranleou et le trio de concert Trudel M.Oérald Duranleau, ténor, et le trio de concert Trudel ont préparé pour leur concert du samedi, 18, â Radio-Canada, A 7 h.p.m., le programme suivant: Les feuilles sont mortes, Gustave Doret; Brown Bird Singing, Haydn Wood.M.Oérald Du-ranieau; Rêve d’amour, Liszt, le trio Edmond Trudel; San» toi.J’ai du chagrin, A.Parera, M.Gérald Duranleau, Mantilles et castagnettes Programme de remission du samedi, 18, à 9 h.p.m., par Radio-Canada: Paso Dotale: In Callente, Aille Wrubel, l’orchestre; Tango Appassionato, Eldo DI Lozzaro, l’orchestre; Lamenta Borlncano, R Hernandez, François Brunet, ténor; Rumba: El Maraquero, Eltseo Grenet, l’orchestre; Ve-netla.Zamecnlck, l’orchestre; Qui Siéra Yolvldar, Albentz, François Brunet, ténor; Suena Guarachlta, Moïse Simons, l’orchestre; Les deux sérénades, Leoncavallo, François Brunet, ténor; Paso Doble: More-riaa, B, Fray, l'orchestre.— chef d’orchestre: Raymond Denhez.L'oeuvre poétique de Pamphile LeMay M.Maurice Hébert vient de consacrer â Pamphile LeMay dont on célèbre le centenaire ce mols-cl, une série de causeries radiophoniques.A Radio-Canada.M Hébert a étudié l’oeuvre poétique de LeMay, en la reliant à notre milieu culturel, depuis 1885.C’était la meilleure façon de suivre révolution poétique de LeMay et celle de notre civilisation.Il est sûr que LeMay, comme tous nos écrivains a été une victime de son temps.Ses poèmes de première manière, pourtant agréés alors comme le nec plus ultra, témoignent de nos Insuffisances de Jadis.Mats, à mesure que l’ambiance s’améliore, la poésie de LeMay prend de la valeur.Les poèmes de la deuxième manière en sont la preuve.LeMay qu’on rattache à l'Ecole de Québec.de 1860.fut un pionnier de notre poésie canadienne, et même un précurseur de l'Ecole psychologique de Montréal.Certains de ses sonnets préparent les esprits eux, poèmes d'Albert Lozeau et d'Emile NelUgan.bien que les oeuvres de ces deux poetes-cl aient leur» résonances caractéristiques et constituent un épanouissement supérieur.Quelques pages des Gouttelettes assurent à LeMay une place de choix dans notre poésie.Coeur très noble, travailleur persévérant, Pamphile LeMay.après bien des efforts et des tâtonnements, a atteint sa perfection relative dans le sonnet Intitulé “A un vieil arbre" Ce poème mérite de figurer dans les anthologies françaises.“u P6.1),1 llre dans les dernières éditions cl Evangéllne et des Vengeances, la Gerbe, les Fables canadiennes et les Reflets d'An-tan; mais 11 faut préférer les Epi» et s’arrêter avec insistance aux Gouttelettes qui contiennent, A des degrés variables, le meilleur et le plus attachant de l'oeuvre de LeMay.Samedi prochain, 16 Janvier, à 8 heures moins quart, M Hébert commencera d'é-tudter "Notre Maître le Passé", l'ouvratre récent de M.l’abbé Lionel Groulx.Oeuvre de M.F.-J.Brassard Le Rondel du peut No*l, de M Pran-55, à** Brassard, oeuvre tout nouvellement éditée a Montréal, a été Inscrit à un programme Pémlna du lundi «olr aux postes ci© Radio-Canada.Le Rondel e.st Interprété par Mlle Anna Malenfant, notre populaire chanteuse, et notons que ce n'est pas la première fols qu'un artiste du Trio lyrique met A ses programmes une oeuvre de ce Jeune compositeur canadien récemment rentré au paya après un séjour prolongé en Europe.Dimanche, 17 janvier Radio-ondes courtes BERLIN — il 10 a.m.— Concert syjn phonique — DJD, 25.4 m., 11.77 még.PARIS — 1.30 p.m — Music-Halls, cirque* et cabarets —- TPA-3, 2,2 m., 11.88 még BOSTON — 5.30 p.m.— Science — W1XAL, 49.6 m , 6.04 még.MOSCOU — 7 p.m.— La vie et le tra vall en URS S.— Musique des Cosaques — Questions et réponses — RAN.31.2 m., I 9.6 még.i LONDRES — 7.20 p.m.— Concert de i ballades — GSD, OSC.GSB.! LONDRES 10 p.m.— This Is England — Causeries — GSD, G8C, GSB.BERLIN - 10.25 p.m.— 1* technique de la radio — DJD, 25.4 m., 11.77 még.Emission de la Société Saint-Jean-Baptiste 7.45 p m .CKAC — Causerie du R, F.Antoine Bernard.C.S V.professeur d'histoire A l'Université de Montréal.Sujet: "Le pays acadien de Moncton".Radio-hommage de la Société nationale des Canadiens français A Son Excellence Monseigneur Melauson, premier archevêque de Moncton.Radio-France (Station coloniale — sur 19 mètres 68) 7 15 a.m., Relais de Parla-P.T.T.— Concert; Information» en français; concert.9.00 a.m., Chronique du cinéma, par M.Henri Jeanson.9.10 a.m.Revues et périodiques, par M.François de Téramond.9.20 a.m.Cours coloniaux; relais.(S5 mètres, 24) 11.15 a.m.Informations en français et cours; Informations en arabe; concert-relals.1.30 p.m.Music-halls, cafés-concert et cirques, par M.Legrand-Chabrler.1.45 p.m., Radio-Journal de France.2,05 p.m., Concert de musique enregistrée.2.30 p.m.Informations en anglais, en italien, en français, cours; relais.5.30 p.m.Informations en portugais.(sur 25 mètres 60) p.m., Concert: relais de radio-Par,6.p.m.Informations en français et Informations en espagnol, en an-p.m.Théâtre ou musique enregts- p.m.Informations en anglais, en théâtre ou musique enregts- 6.15 7.15 cours; 8.15 glals.trée.10.45 p.m.Informations en français et cours.11.20 es; tri Radio-Italie (Station du Vatican — 16.83 mètres) 10 h.30 am.— Emission en français.(Station 2-RO, Rome — sur 25.4 mètres) 6.43 p.m.Programme varié des stations Italiennes.8.20 p.m.Sélections de l'opéra "Carmen", de Bizet.11.30 p.m.,.Nouvelles en Italien; variétés; sport; dernières nouvelles.TéL Wllbank 7119-7110 Siège Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Assurance Funéraire DEGEL DCDDGIE, LIMITEE Incorporée par Lettre» Patentes de la Province de Québec au capital de $150 000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances, sanctionné* par le Parlement de Québea le 22 décembre 1918.Dépôt de 823,000,00 au Gouvernement — Salon» mortuaires â la disposition du public.SERVICE JOUR ET NUIT.GEO.VANDELAC Fondée en 1890 Directeurs de funérailles Limité* SERVICE D AMBULANCi SALONS MORTUAIRES lir 1717 | 120 ree Récital lit, Montréal mam Tél.B Hair (31.13 mètres) 120 a.m., Programme varié des stations Italiennes.Radio-Etats-Unis WABC — 348.8 mètres — 860 kilocycle* 11.30 a m.Le théâtre du major Bowes.1.30 p.m., Echange de nouvelles avec CB8, par Pierre de Lanux, du “Courrier des Etate-Unls”.1.45 p.m., Grands faits historiques, par Bob Trout.2.00 p.m., La Musique au théâtre — Orchestre de concert Howard Barlow — Soliste: Ruby Elzy, soprano — Sélection (Pinafore), de Gilbert et Sullivan; Song of the Flame, de Gershwin; La veuve Joyeuse, de Lehar; Autres extraits d’opérette et de comédie musicale.2.45 p.m.Le Voyageur (Malcolm LaPrade) — L'Egypte et les Pyramides.La Philharmonique de New-York avec Beveridge Webster, planiste 3.00 p.m„ WABC-CKAC — La Philharmonique de New-York, dirigée par Igor Stravinsky: Ouverture (Russian and Ludmilla), de Gllnka; Sadko (poème symphonique), de Rimsky-Kofrsakoff: a) Feux d’artifice, b> Suite de concert (Ballet Pe-trouchka), de Stravinsky — M.Beveridge Webster, planiste américain: Concerto pour piano, en sol majeur, de Mozart.Caprice pour piano et orchestre, de Stravinsky — (Commentaires par Deems Taylor).5.30 p.m., Guy Lombardo et ses Royal Canadians.6.30 p.m., Rublnoff, violoniste: Jan Peeroe, ténor; Virginia Rea, soprano — (Concert Chevrolet).7.30 p.m., La Faune et la Flore â Hollywood, par Phll Baker.8.00 p.m.Vick’s Open House, avec Nelson Eddy, baryton; Nadine Conner, soprano, 8.30 p m., Eddie Cantor et ses artistes.Concert dominical Ford avec John-Charles Thomas, baryton 8 00 p.m.WABC-CKAC — Orchestre symphonique et choeur Ford, dirigés par Victor Kolar — Ouverture (Les Noces de Figaro), de Mozart: Deuxième mouvement (Symphonie en si bémol majeur), de Chausson; Finale (Troisième suite), de Tsehalkowsky — John-Charles Thomas, baryton du Metropolitan Opera: Vision fugitive (Hérodlade), de Massenet; Largo al Factotum, de Rossini; Nocturne, de Curran; Le dragon aux yeux verts, de Wolse-ley; Going Home, de Dvorak.10.00 p.m.Concert Gillette — Orchestre Sannella; artistes d'honneur.WEAK — 454.3 mètres — 660 kilocycles 12.30 p.m., La table ronde de l’Université de Chicago — Discussion d'actualité 100 p.m., Muriel Wilson, soprano; Fred Hufsmith, ténor.3 00 p.m., Auditions dominicales du Metropolitan Opera < WEAF-CFCF).4.00 p.m., Sérénades Penthouse, 4.30 p.m., La camera musicale.6.00 p.m., L'Heure catholique américaine — The Spirit and the Freedom.6.30 p.m., Un conte d'aujourd'hui.7.30 p m , Récital Fireside.7.45 p.m,, Rêves au coucher du soleil 800 p.m., Programme Chase and Sanborn.?-00 P «»., Manhattan Merry-Go-Round ( CrVlr ).9.30 p m.Album de musique familière.Concert General Motors avec Kerstin Thorborg, contralto 10 00 p.m., WEAF-CFCF — L'Orchestre symphonique General Motors, dirigé par Erno Rapee: Ouverture (Donna Diana), de Reznloek: Valse: Vie d'artiste, de Johann Strauss; Marche (La Reine de Saba), de 1 Goldmark; Danse slave, en sol mineur, de Dvorak; Caprice Italien, de Tsehalkowsky — Mlle Kerstin Thorborg.contralto suédois (débuts A la radio): Mon coeur «'ouvre A ta voix (Samson et Daltla).de Saint-Saëns; Morgenstlmmung, de Wolf; Amour, viens alder (Samson et DalUa), de Saint-Saëns, Springtide, de Grteg.11.00 p.m„ Récitation de poèmes.11.35 p.m., Revue espagnole WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycle* Midi, Musique russe.12.30 p.m , Concert, symphonique de Ra- I dlo-Clté — Soliste: Viola Phüo, Jan Peer- ! I ce.Jeanne Palmer, Edwtna Eustis, Francis I Row, Hudson Carmody.I 30 p,m„ Nos voisins — Intervloues.j 2.00 p.m , I* clé magique de RCA — Or- ' , chastre symphonique de Frank Black.300 p m.Votre auglats.3.15 p.m., Aventures du capitaine Diamond.3.45 p.m., Dorothy Dreslln, soprano.4 00 p.m., National Vespers — Programme religieux.! îüï P m., Helen Traubcl, soprano.8.00 p.m., Revue de comédie musicale.9 15 p.m., Revue Woodbury.10.30 p m., Romance» de 1876 — Au temps de la Révolution américaine, 11 00 p.m., Quatuor vocal.II 15 p.m., King's Jesters.Radio-Canada L'Heure dominicale L'Heure dominicale, le dimanche, 17, sera sous la direction artistique de M l'abbé Jules Rancourt, maître de chapelle â Notre-Dame du Chemin.Québec, d'oü le programme musical sera directement transmis.M Henri Valllères dirigera la chorale et M.Henri Gagnon, organiste titulaire â la basilique-cathédrale de Québec, accompagnera.Voici le programme de cette émission é*'*y*® par les poste» du réseau français de Radio-Canada, de 5 ta à 6 h.p.m., le 17: Pani» Angeilcua, J.Krb' Kyrie et Gloria, de la mease "Octavl Toni", Orlande de Lassus; Quem vldlstls.Pastors».Chas-sang, la chorale de l'Heure domlntcele; Causerie par M.l'abbé Roch Rochette.Sujet: La jeunesse étudlenta catholique; La nuit de Noël.Deboueset, la chorale; Chronique de l'actualité, par le Dr Jules Dorton, Journaliste; No«l.Dlertck; Ado-des bergers.Gevaert; Choral, ex de 1 Oratorio de Noei.Bach, la chorala.L'Heure catholique 5.00 p.m.CKAC — La causerie de l'Heure catholique du 17 Janvier, organisée par le Comité dea oeuvrea catholiques de Montréal, sous le distingué patronage de 8.K.Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur, sera donnée par M.Jean-Baptiste Dearoslers, P.8.S.professeur de théologie morale au Grand Séminaire de Montréal Les causeries de l'Heure catholique sont consacrée» cette année aux directives pon-tlflçales.Le conférencier exposera les directives pontificales sur le contrat de travail.Cette causerie irradiée par le poste CKAC.commence â 5 h.precises.A 5 h.20, programme musical exécuté par le choeur Pie X, sous la direction de M.Ethelbert Thibault, P.S.8.Programme musical.— Le nouveau choeur attitré de l’Heure catholique, le • Choeur Pie X, qui a euocédé à la Radlo-Schola du Grand Séminaire de Montréal, offrira un nouveau programme de chant grégorien et de polyphonie classique.M.Eugène Laplerre, D.M., directeur du Conservatoire national, accompagnera, et M Ethelbert Thibault.P.S.S., dirigera.Voici les pièces qui seront exécutées: Graduel Mislt Dominas, du 2e dimanche après l'Epiphanie; Alleluia Laudate Domlnum, du même dimanche; Hodle apparuit, d'Or-landus Lassus; Innocentes.Victoria; O re-gem coell, Victoria.Le Quatuor Alouette Le quatuor Alouette chantera, â son récital de folklore, à Radio-Canada, le dimanche, 17, de a h.45 p.m.à 7 h.p.m., les airs suivante: Gai, le rosier, O'Brien-Gautler; Les Filles de Saint-Constant, O’Brlen-Gautter; Nanette, O'Hara-Oautler; Papillon, tu es volage, OBrlen-Gautler; Le Merle.O’Brlen-Gautler.Lundi, 18 janvier Radio-ondes courtes PARIS — 8.30 ft.m.— Musique caractéristique de France — TPA-3, 25.2 m , 11.88 még./ ROME — 6 p.m.— Nouvelles en anglais — "Alceste” de Gluck (un acte) — L'Italie dans la littérature" (causerie) — Folklore — Courrier — 2RO, 31.1 m., 9.63 még.MOSCOU — 7 p.m.— Revue de la semaine — Leçon de russe — RAN, 31.2 m., 9.63 még, LONDRES — 7.20 p.m.— The Oui Besom Man from Country Tyrone — GSD, GSC, GSB.BOSTON — 7.30 p.m.— Cours de radiophonie moderne — W1XAL, 49.6 m., 6.04 még.CARACAS — 8.45 p.m.—Heure des amateurs — YV2RC, 51.7 m., 5.8 még BERLIN — 9.15 p.m.— Chansons d'autrefois — DJD, 25.4 m., 11.77 még.TORONTO — 10 p.m.— Strike up the band — Orchestre et solistes — CJRO, 48.7 m„ 6.15 még.; CJRX, 25.6 m., 11.72 még.LONDRES — 10.10 p.m.— Sea Fruit, pièce de Robert Crombie — GSD, GSC, GSB.Radio-Fronce Station coloniale, sur 19 métrés.68.7.15 a.m .Concert: relais de radio-Paris; Informations en français; concert, 9.00 a.m., Choses et gens d’autrefois.9.10 a.m., Chronique de la femme française.par Mme Magdeleine Paz.9.20 a.m., Cours coloniaux.9.30 a.m., Les atmosphères musicales de la France: "La Corse”, avec le concoure de Mlle Hélène Baudry et de M.Carol Bé-dard — Chansons corses, harmonisées par M.Henri Tomasi — Deux berceuses: a) Clnolarella, b) Ninlna; Sérénade-complainte: Chanson de la pipe; Vocero; Lamente; Fuzianella (chant funèbre).10.00 a.m.Récital avec le concours de Mme Cheiner.planiste, et de Mlle Laetitia Denult, cantatrice — Basse danse (ex.du recueil de Marte de Bourgogne — XVe siècle; Sonate en la majeur, de Scarlatti; O ciel, délivre mon âme, de Liszt; Après une lecture de Dante, de Liszt; Air d'Iolé (Héraclès), de Haendel; Air de Galathée (Acls et Ghlathée).de Haendel; Ronde de 4’lvrogne corrigé, de Gluck.10.55 a.m.Cours des changes, des métaux et des rente», (sur 25 mètres 24) 11.15 am., Information» en français et cours; Informations en arabe; concert-relais., 1.30 p.m., Radio-Journal de France.1.50 p.m.Chronique des Beaux-Arts, par M.Tabarant; reprise du concert.2.30 p.m.Informations en anglais, en Italien, en français, cours; relais ’>•40 p.m., Informations en portugais.(sur 25 mètres, 60) 6.15 7.15 cours; glals.8.15 p.m.Musique enregistrée ou théâtre.10.45 cours gnol.11.20 tre p.m., Concert: relais de radio-Paris, p.m,.Informations en français et Informations en espagnol, en an- p.m.Informations en français et Informations en anglais, en eapa- p.m.Musique enregistrée ou théâ- Radio-Italie Station du Vatican: sur 19.83 mètres 10.30 a.m., Emission en français.(Station 2RO, Rome, sur 25,4 mètres) 8.20 p.m., Nouvelles en italien; causerie: “Wolf-Ferrari", par Bruno Bartlll, Illustrée par la mimique de Wolf-Ferrarl.9 00 p.m.Nouvelles en anglais; concert symphonique dirigé par Fritz Reiner; revue du sport; concert vocal et Instrumental; nouvelles en italien.11.30 p.m., Nouvelles en Italien; concert vocal et orchestral; sport; dernières nouvelles.(sur 31.13 mètre*) 12 30 a.m., Nouvelles en arabe; musique arabe; nouvelles en allemand, en anglais.6.00 a.m , Nouvelles en anglais, en Italien."Alceste”, de Gluck (un actei, par l'Opéra Royal de Rome; causerie- L’Italie dans la littérature; folklore, de Venise.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 kllocyclee 11.45 a.m., Dr Allan Dafoe- — Programme musical (De New-York et de Corbeil).1.15 p.m., Clyde Barrie, baryton — Clo-rinda, de Morgan; Day Dreams, de Free-boni; Deep River, de Burleigh; Captain Stratton's Fancy, de Taylor.2.00 p.m., Les nouvelles, appréciée» par une femme.2.15 p.m .L Ecole américaine de l'air — Section d'histoire: "Shipping".3.30 p.m., Causerie en faveur des aveugles, par Mme Charles Murphy.3.45 p.m.Oor.cert-mlnlature.5 15 p.m .Le Coin des enfants — Direction Dorothy Gordon.6 00 p in .Tito Gulzar.ténor mexicain — Lamente Gltano; Summer Night; U mlo Tesero (Don Juan), de Mozart; El Penate; Comme Love with Me, de Camevall.6.15 p.m.Nouvelles de la Jeunesse.9.00 p m , Radto-thêfttre Lux — Edward .SL,, Robinson et Beverley Roberts dans The Criminal Code” — Intervlouo avec Mme Edward o Robinson sur «es collections de peinture.10.30 p.m., Discussion politique, relativement au Congrès américain.WEAF — 454.3 mètres — 660 kllocyclee 2 30 p.m , Jane Courtland.planiste.4 00 p.m., 1, Heure du charme.6.00 p.m.L'éducation dans les nouvelles.Il 20 p.m., John Gurney, basse.7.45 p.m.Quatuor Showmen.8.30 p.m .Richard Crooks, ténor du Me-Udpolltan Opera — Programme Firestone.O-cO p in , Programme Studebaker.10.00 p.m , Programme Contented.10.30 p.m., Programme Krueger WJZ — JM.;, mètres — 760 kilocycles LJ.15 p.m , Jack et Loretta Clemens, Vné0 p m 1 Heure du foyer et de la ferme, z oo p.m , L'Heure des souvenus — Fan-i ‘Afé d® 'a mariu» américaine.3.00 p.m., L'Orchestre municipal de Rochester ^ Direction Guy Fraser Harrison ".•êéhanale (Samson et Dalila), de! aaint-SaêiiK, Andante (Symphonie no 1).! ae Kalllnlaow, Symphonie espagnole, de1 7miL.,L*oil8tle leader du groupe du Crédit Social a fait mie profession de foi, “Après tout, a-t-il dit, Bunion des peuples britanniques est plus importante qu’un homme.Les hommes peuvent passer, mais la race britannique (The British Race) doit continuer à exister.” Là-dessus les députés se sont levés et ils ont chanté d’une façon recueillie, quasi religieuse, et en anglais uniquement, le God Save the King.La Chambre s’est ajournée à trois heures lundi.En Allemagne Le ton du débat .M.1.vS.Woodsworth, leader de la C.C.F., a pris la parole.M.Woods-worlh ne s’est pas opposé à l’adresse, mais il a protesté contre la procédure suivie.A son avis, le gouvernement eût dû présenter le bill touchant le changement à la succession au trône, avant de soumettre l’adresse de loyauté au pouveau souverain.Il a affirmé, en commentant le préambule et l’article 4 du Statut de Westminster, que le gouvernement canadien avait usurpé les privilèges du parlement en procédant par arrêté ministériel et en demandant au gouvernement de Londres que la loi du parlement anglais s’appliquât tout aussi bien au Canada.En refusant de déposer la correspondance échangée entre Ottawa et Londfes au sujet de la crise constitutionnelle, le premier ministre a révélé qu'il avait consulté les gouvernementv d’Angleterre et des Dominions.“J’espère que le temps viendra, a dit M.Woodsworth.où le premier ministre juçera les questions à leur propre mérité”.Il n’appartient ni au gouvernement ni au parti libéral de dire qui sera le Roi du Canada.M.Woods-worth a juré fidélité au Roi Edouard VÎ1I, l’an dernier: il tient donc à connaître les événements qui ont fltitralnfi gua «bdicatioo.Dans tou- Berlin.16 (S.P.C.Havas).— On croit qu’une expansion des pouvoirs du gouvernement central marquera, le 60, le quatrième anniversaire de l’avènement du Führcr-chancelier Hitler.Cela entraînerait l’abolition de tous les Etats allemands subordonnés sauf les trois principaux: ceux de la Prusse, de changé quand 1 |a Bavière et de la Saxonic.cice en territoire français de toute surveillance que le comité de la non-intervention approuvera.Il b souligné qu’il estime necessaire que la France montre sa détermination de coopérer le plus possible avec la Grande-Bretagne.Tl a pressé la Chambre de prouver que ta France veut la paix, la concorde, le respect des traités.Au cours d’un débat, un député a parlé, afin de justifier la présence de volontaires français chez les rouges d'Espagne, de la participation de LaFayette à la révolution des Etats-Unis.M.Blum a répondu, que le gouvernement de Valence et celui de Burgos se servent tous deux de volontaires étrangers < t que si dans le passé il y a eu LaFayette.aujourd’hui il s’agit de sauver l’Europe d’une nouvelle guerre.y Londres, 16 (S.P.C.-Havas) — L’unanimité de la Chambre française quant au projet de loi du gouvernement Blum pour empêcher le recrutement et le passage en France de volontaires destinés à l’Es-pegne a causé de la satisfaction dans cette capitale.La politique britannique et l'Espagne Londres, 16 (S.P.C-Havas)— Par suite d’une demande de l’opposition travailliste, le Parlement débattra.à la reprise de ses travaux, mardi, la politique du gouvernement quant à l’Espagne.Le commandant du contre-torpilleur “Vanoc” a annoncé à l'Amirauté, il y a quelques heures, qu’il n’a vu aucun Allemand dans deux ports du Maroc espagnol qu’il a visités: Ceuta et Mellila.Diocèse des Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 15.— M.l'abbé Georges Caron, premier vicaire de la paroisse de St-Philippe.a élé nommé par Mgr A.-O.Comtois, curé suppléant de cette paroisse en l’absence de M.le chanoine Louis Denoncourt.’à l'hôpital à la suite d’un accident.M.l'abbé Paul Char-her, vicaire à St-Paul de Grand’-Mère, a été nommé vicaire à Alma-ville.Tl a comme successeur h Grand’Mère AT.l’abbé F„-E.Garreau, vicaire à St-Justln.Notre destin français Avons-nous intérêt à rester français?— Y a-t-il des chances que nous puissions le rester?— Nous sommes et pouvons rester le seul groupe original d'Amérique du Nord — Réagir contre la déformation de notre milieu et de notre èsprit — Assimiler notre culture originale — Produire avec cette culture un type humain riche L'obbé Groulx au Cercle pédagogique Des Rosiers M.1 abbé Lionel Groulx élait hier soir le conférencier du Cercle Pédagogique DesRosiers, à TE-cole normale Jacques-Cartier, Il a parlé de noire destin français, M.David Proulx, président du Cercle, a présenté M.l’abbé Groulx, et M, Anatole Vanier l’a remercié.Nous en sommes au point, a dit le conférencier, que souvent chez nous on se demande si nous avons intérêt à restex français.Il y a lieu de s’affliger de cela car les peuples en santé ne se posent pas ces questions; mais d’autre part c’est un symptôme encourageant, car cela démontre que la génération actuelle veut s’engager sur des réalités solides.On pourrait se placer au point de vue catholique pour étudier le problème, mais j’entends répondre à la question du seul point de vue culturel, du point de vue humain.En considérant notre destin humain, les chances que nous avons de développer notre personnalité humaine, avons-nous intérêt à faire que cette personnalité et ce destin soient français?M.Groulx a divisé sa réponse en deux parties: y a-t-il intérêt pour nous à rester français, et y a-t-il des chances de pouvoir le rester?Le milieu joue dans la vie d’un homme ou d’une nationalité un rôle considérable, on est fils de son milieu.Le milieu culturel dépose en nous des dispositions psychologiques et morales, nous sommes prédisposés à certaines façons de penser, de sentir et d’agir.Si un peuple pouvait changer subitement son milieu ce serait un grand bouleversement, comme si l’on changeait un arbre de terrain.Un tel bouleversement serait-il sans danger pour nous?Le risque est grave pour un peuple de changer de milieu, et c’est pourquoi on considère la persécution nationale, même chez les petits peuples, comme le plus grand attentat qui se puisse accomplir, après la persécution religieuse, Nous sommes prédestinés à une culture française, et à la laisser s’éteindre nous pêcherions contre nous-mêmes et contre notre avenir.Nous formons en Amérique du Nord el au Canada un groupe original.En perdant notre culture française nous tomberions dans Sa grande foule anonyme.Nous avons une chance unique de constituer en Amérique du Nord un petit peuple français.L’Amé nque du Nord est destinée à être anglaise d’un bout à l’autre, il n’y a que notre petit peuple qui peui, s’il le veut, s’arracher à cette emprise formidable et constituer un groupe original sur le continent! H y a pour nous lout profit à le faire, et même profit matériel, comme on le voit par le tourisme.Quel destin sans pareil si on pouvait dire dans toutes les géographies: L’Amérique du Nord est anglaise, sauf un petit Etat qui a gardé son âme et s’entête à rester français sur un coin du continent.Mais y a-t-il des chances pour nous de rester français?II nous faut pour cela trois choses: réagir victorieusement contre les déformations de notre milieu et de notre esprit, nous assimiler en une mesure suffisante notre culture originale, produire par ce moyen un type humain riche et capable de faire oeuvre de civilisation.Ce problème est-il de solution chiméri- Le Pape est très faible Q P O 111 î Q U B « nsicca itna Mint cnn« i _ Sa Sainteté a passé une nuit sans sommeil — Sa pression de sang est très forte —- Respiration difficile Monnaie commémorative Washington, 16 (S.P.A.) — Un membre du Sénat des Etats-Unis, M.Nye (républicain du Dakota On répc-lç qiK M.Hillcr contier.,, „„ de |0j RîSS pour «tort*, Jr frappa,, rtc Goering et sera uniquement Reichs-führer._ Feu M.Orner Hirbour Nous apprenons la mort, survenue hier, de M.Omer Hirbour, à son domicile, à Marieville, à l’âge de 66 ans.Les funérailles auront lieu lundi matin; service à l’église paroissiale à 9 h.30.Le défunt laisse sa femme, née Jodohi (Laura); six filles: Mme Hector Hirbour (Cécile), Mlles Thérèse.Léonc, Alice et Pauline et trois fils: MM, Laurent, gérant chez J.-W.Jetté, Liée; Georges, voyageur de la maison Iroquois Fuel Importers, et Michel, de Marieville.Nous présentons nos sympathies à la famille en deuil.Conférence de M.Henri Bourasso, le 7 février L'Alliance, canadienne pour le le dixième anniversaire de sa fondation.La séance sera consacrée à la paix mondiale et le conférencier sera M.Henri Bourassa, qui 100,000 pièces de 50 cents destinées à commémorer le caractère amical des relations des Etats-Unis avec le Canada.Un ouvrier tué à Sorel, un outre blessé , « Sorel, 16.— Un grave accident s’est produit dans un haut-fourneau de brique des chantiers maritimes Manseau, à Sorel.Deux hommes ont été écrasés par un échafaudage qui s’est effondré.L’un a succombé à une fracture du crâne et l’autre est dans un étal grave.Le premier.M.Robert Gendron, 32 ans.de Sorel, est mort à l’hôpital général de la ville, peu de temps après l'accident.Son camarade, M.Gérard Roily, 35 ans, de Sorel, souffre de frac, hires de côtes et d’une fracture de la jambe droite.On a transporté ce dernier à Thôpita] Notre-Dame, à Montréal.^ ^ Elu maire de Richelieu Richelieu, 16.— M.Jean-Baptiste Moquin, qui a été longtemps que; La rcagfion nous apparaît aujourd’hui difficile, mais nous sommes à un bien mauvais moment pour faire un examen de conscience nationale, le plus mauvais moment dans notre histoire.Nous sommes à la merci de tous les vents, nous sommes comme cet adolescent qui n'a pas encoi*c pris possession de sa personnalité.II sciait injuste de nous juger d’aprè* cet état morbide parce que nous n’avons pas toujours été ainsi : il ne faut pas perdre l’espoir de ne pas rester toujours ainsi.Nous subissons des engouements, mais les peuples forts en subissent aussi : seulement ces peuples forts prennent dans ces engouements ce qu’il y a de sain et rejetient le reste- Si nous parvenons a donner aux jeunes une éducation nationale, nous aussi nous serons un peuple fort et nous traiterons les engouements de la même façon.Quant à l'assimilation de notre culture originale, M.Groulx dit que notre culture est entamée, mais que font de même le français reste la langue usuelle chez nous, à tous les degrés de l’enseignement, dans nos lois, devant nos tribunaux, etc.Et puis nous sommes vivants, nous avons survécu, et cette survivance atteste une extraordinaire vigueur.Pour acquérir la culture française, nousn 'avons qu’à puiser aux sources.Au point de vue de la culture intellectuelle, nous somm sociaux, nationaux commerciale au lendemain de la a cr«c la définitive grandeur”.grande guerre.Lucien Boussoutrot (î) et (2) — Ces livres sont en vente à la Librairie du Devoir, au prix de 50 sous chacun franco.comme s'exprime un journaliste français.Du livre de M.Mortane, on peut également dire qu’il est un puissant tonique moral.Alfred AYOTTE Table des matières: Un conte de fée.Des jeux et de la politique.La fausse espérance.Tout homme a deux patries.Le Prince Charmant.“Us vécurent heureux”.Brochure de 90 pages.Au comptoir ou par la poste, ,25s SERVICE DE LIBRAIRIE DKVOIR, 430 Notre-Dame Montréal.j Marie-Jeanne V.— Du bon sens, ! une franchise et une naïveté d’en-i fant.L'humeur est capricieuse ain-I si que la volonté: le caprice et la S fantaisie règlent la conduite.Elle ne manque ni de bonté ni de générosité, mais elle n’a pas été habituée à s’en servir pour rendre j service aux autres.Elle reçoit le dévouement comme lui étant dû et j ell ene pense pas à l’exercer au pro- j fit de son entourage.Certaines obstinations qui cèdent | .facilement.Contradictions et im- j DU patiences.Jolie simplicité écartant ; est, toute vanité.Pas de formation sé-1 I rieuse, peu de réflexion, pas de cune est sérieuse et contre lui.Le coeur, très aimant, a des dé- licatesses presque féminines.Facilement effrayé par les difficultés, souvent triste, et, il l’a dit lui-même, et c’est vrai, souvent inquiet.Il est sincère et honnête, timide et réservé.Maritza.— Impressionnable, nerveuse, d’humeur variable et parfois désagréable, c’est ce qui frappe à première vue.Elle est intelligente, c’est-à-dire qu’elle peut bien comprendre, mais jeune, sans expérience, pleine d’illusions, quoi qu’elle en pense.Sentimentale, aimante, et créant beaucoup de rêveries romanesques nuisibles.Elle aurait besoin d'activité et elle a un côté très positif qui a besoin d’aliment.Quelle se dépense donc utilement et pratiquement, elle ne s’en portera que mieux moralement.Elle est un peu égoïste et elle n’aime pas beaucoup à se déranger pour les autres.Sincère, naïve, fermée comme une boîte japonaise: c’est tout un mystère de gagner sa confiance.La volonté est vive, active, influençable, inconstante; en somme, une volonté plus impétueuse que forte.Elle est très jeune et deux ou trois années la modifieront, en bien ou en mal suivant les influences auxquelles elle se soumettra.Elle aurait besoin d’une direction sage et ferme.Jean DESHAYES Vient de paraître : par Jeannine Lavallée "KOSHAWIKA" Le livre que tout Canadien doit avoir lu, pour en dire du bien ou du mal.EXCURSION .80 Coupon graphologique ESQUISSE GQAPEIOLCGICUE de JEAN DESHAYES au Aller et retour TROIS RIVIERES de MONTRÉAL 23 et 24 JANVIER SAMEDI] Départ Gare Windaor 9.30 a.m., 1.20 p.tn., 11.30 p.m.; Gare Viger 11.55 p.m.DIMANCHE] Dép.Gare Windsor 9.20 a.m., Gare Viger 8.10 a.m.RETOUR — Par trains réguliers (Nos 349-351 exceptés) jusqu'au LUNDI soir, 25 janvier.Voitures ordinaires seulement.Aucun balaie enregistré.Pacifique Canadien ANTIKOHAURENCE dcvcbc** Sametfi, le 16 janvier 1937.Bon pour 2 semaines Un coupon valable et iS sous en timbres-poste doivent accompagner chaque envol.Tout manuscrit doit être à l’encre, rur papier non rayé.Ne pas envoyer de copie.Adresser: Jean Deshayes, le ‘‘Devoir”, Montréal.Les Missions des Pères Blancs en Afrique En Kabylie: Afrique du Nord — Fête de r'assass" le protecteur du village Simplicité bilingue La fête de l’“assass” ?e cé’èbre de façon à peu près identique dans tous nos villages Kabyles, et suivant une tradition très ancienne.La fête du “protecteur” du villa- ches du village ajoutent volontiers une offrande en argent, voire même un mouton.De toutes ces “aumônes” on fera deux parts: on conservera pour la fête tout oc qui peut servir à la préparation du couscous: fèves, pi- 1 avec leur économie l’empiète d’une boîte de bonbons, de gâteaux secs ou de quelques kilos de cacahuètes, Ils les détaillent à leurs camarades, avec bénéfice, naturellement, ce qui leur permettra de s’offrir le lendemain, une de ces mille bricoles, dont les enfants sont toujours friands: article de bazar.porte-monnaie.couteau.miroir.flûte.mirliton.* * * De,son côté la gent féminine fait montre de sa “science chorégra- la marmite émaillée, toute bosselée ou le pot ébréché.Lestement le récipient est tendu, en un tournemain il est rempli, et bravement le gosse reprend le chemin de la maison pour y régaler les siens.A défaut même d’ustensile, on sait glisser subrepticement un morceau de viande dans le capuchon bien ouvert du burnous du gamin.* * * Dans le courant de la matinée, les pèlerins arrtvent: des vieillards sont là pour les recevoir et recueil ge étant la fête de tous, tous doivent nu,nts- mR'mns, graisse, huile; mais être dan la joie.Mais depuis tou- 0!’ veil,,ra r' ll’s f,KU(-’s sé- jours, n’est-ce pas autour de la table I, hes oui.ordinairement, sont faede-que s’extériorise la joie?.aussi !mt‘o* rachetés, nos Kabyles, jeunes et vieux, riches /*' la viande ou la semoule desti-ou pauvres, se rassemblent à cette nées au couscous paraissent insuf-occasion autour de grands plats de fixantes pour faire face à l’appétit frêne remplis, à en déborder, d’un ; $^néf»l.on ne craindra pas de faire excellent couscous dc semoule, où 1 quelques dettes, que l'on espère cou-ehacun, accroupi à la mode indigè- j vr'r avec le montant des aumônes, ne, puisera à même le plat, avec * # èê une simplicité toute biblique et une! Dans certains villages, assez rares liberté vraiment démocratique, j toutefois, on ne mendie pas aux Quand il faudra solder la noie, chacun, c’est la coutume, participera phique”.Ces demoiselles dan- ) lir leurs aumônes.Ils se tiennent à sent, comme on danse dans le pays, j côté de la “taqoubets”, assis sur des tandis que leurs cadettes sc con-j nattes et devisent tranquillement.' tentent d’admirer, d’applaudir bat-j Ces offrandes sont obligatoires pour tant des mains en cadence, ou en ! quiconque veut manger du couscous chantant des vocalises nasillardes | en dehors du repas officiel du vil-et monotones.Les vieilles elles-i lage.Les enfants donnent cinq aux frais de la “temerera” en donnant de son abondance, ou en versant l’obole de l’indigence.-ê -è Les préparatifs porte pour P’assass”, mais on laisse ! au représentant de chaque famille le soin d’aller porter spontanément à la “taquoubets” ou à la salle de la “Djernà”, leurs offrandes en nature."La veille de la fête" Au j .“vu matin, les hommes désignés | s’en vont au marché pour chercher les balles de semoule et la viande | de boucherie dont on n besoin, i Dans la matinée, les "servantes” de la fêle se rendent au sanctuaire de C'assass" avec leurs ustensiles « ¦ cuisine, couscoussières, marmites, plat à couscous, sans oublier les “ivouidouienn” ou vases, de forme bouil-par net- Tous les détails de l’organisation de la fête sont fixés par la “Djernà” ou Conseil municipal du village, présidé par P'amine”, dans une séance tenue spécialement à cette fin.On fixe d’abord la date rie la “temerera”, puis on détermine le nombre de bêtes, moutons ou boeufs, à égorger, la quantité de se- moule à acheter.Cola fait, on pro- spéciale pour distribuer le cède à la désignation des “servi- |on.Elle commencent pi leurs et servantes de la fête”.La |oyer i,.sanctuaire et ses abords plupart du temps, les hommes dè- pendant ce temps, d’autres femmes signés sont des volontaires qui se vont chercher de l’eau n la fontaine mettent spontanément au service remplissent de grandes cruches de P’assass” pour assurer le succès ant pour la cuisson du couscous que de sa fête.Quant aux vieilles qui pour la soif des pèlerins, prépareront le couscous, elles sont ]>(.s hommes apportent du bois choisies par la “Djernà” parmi les pour alimenter les foyers, d'autres plus compétentes et les plus.je débitent: tous se dévouent pour consciencieuses.Selon l’importance l’honneur du saint protecteur, qui, de la fête, leur nombre variera de jis en sont persuadés, leur en saura huit à douze, gré.Quelques vieillards, membres •ie 4c 4e i de In “Djemâ", surveillent les grou- i t-L | pes et protègent les travailleurs con-Quelques jours avant la tete jrc ies bousculades des gamins qui .circulent, gambadent et tourbillon- Les membres les plus respecta- ncnj dans jcs environs, c’est-à-dire blés de l’assemblée municipale nu mj|jCu des tombes des cimetières passent dans les ruelles du village s‘éiève le Heu saint, pour recueillir les offrandes en na- •¥• Y- ture.Les gens disent qu'ils vont Evidemment en ces jours de fes-“mendier” pour T'assass”, Et de fvité, la "tnquoubets” est devenue, fait, les offrande* s'appellent “au- pour toute la Jeunesse du village, un mènes” (louds).Ils ramassent ainsi centre d’attraction.Tous sont rêu-des figues sèches, de l’orge, de la iis là, gamins et jeunes gens.(>r-semoule, des fèves, des oignons, des tains d'entre eux profitent de ces piments, de l’huile et de la graisse.A journées bruyantes pour s essayer res dons eu nature, les quelques tjfdans le pelil commerce.Us ont fait mêmes éprouvent le besoin d’ajou ter leur note au concert en poussant au milieu de leurs occupations, des youyous stridents, qui décla_n-chent immédiatement parmi les jeunes des cascades de cris.et de youyous.Tout ce monde, plein d’enthousiasme, crie, s’interpelle, rit, et dans ce brouhaha général la note perçante et aiguë des sifflets et trompettes, contribue à donner à un véritable aspect forain.Lorsque les hommes chargés dc provisions, sont revenus du marché, les vieilles s’emparent aussitôt des balles de semoule et s’apprêtent à rouler le couscous.Elles y passeront d’ailleurs la mût, car deux ou trois quintaux de semoule ne se roulent pas en une heure ou deux.A elles aussi le soin de débiter la viande et de la couper en portions, ces fameux "aftetb", que Ton distribuera le lendemain aux convives.Le soir venu - - hommes et vieillards, s'installent dans le sanctuaire pour y passer la nuit.Us veilleront sur les provisions, en racontant des histoires, ou en chantant des chants kabyles, chants de khou-anes (membres des confréries musulmanes) ou chants de “ziara” (pèlerinage), pendant que les vieilles “servantes", dans le vestibule, travailleront fébrilement.* * * sous, dix sous, voire même deux sous.Les femmes peuvent venir faire leurs dévotions, mais accompagnées de leur mart; celui-ci donne aux vieillards de garde une aumône.Il s’attire aussitôt une pluie de bénédictions toujours proportionnées cependant à sa générosité.Ces voeux de bonheur et de prospérité son! reçus avec satisfaction, car nos Kabyles leur attribuent une efficacité superstitieuse.I>e moins qu’on puisse dire c’est qu’ils leur font plaisir.Parmi ces voeux, il en est de communs, d’autres plus recherchés dans la forme, plus délicats dans le fond, mais appropriés toujours à la situation, aux besoins, à l'état de santé, à l’âge de la personne ainsi gratif'ée.Il en est quelquefois d’assez inattendus, dans la forme du moins, tel celui-ci se de semoule cuite à la vapeur et recouverte d’une appétissante garniture de fèves, d’oignons et de piments.Pour un rien, des disputes éclatent entre ces jeunes convives, toujours très affamés.Certains, impatients, réclament leur morceau de viande avec force gestes et paroles énergiques.Les vteux se précipitent et brandissent leur canne, mettent la paix et rétablissent Tordre dans ce monde turbulent.Ainsi donc tout le jour, sur les feux ardents, les marmites cuiront le couscous des pèlerins.* «r * I.e repas officiel, réservé aux membres des seuls villages qui font la fête de leur “gardien”, se prend vers les quatre heures.De ce banquet gratuit cette fois, les femmes sonl rigoureusement exclues! Quand chacun a mangé, et bien mangé, les restes sont recueillis et déposés dans le sanctuaire.I,es hommes veilleront encore la nuit, autour de ces restes, mais le lendemain, cultivateurs, ouvriers se rendant à leur travail, enfants s’en allant à l'école, se souviendront des reliefs de la veille, et “pieusement”, on fera un crochet pour passer à la "taqoubets”.if.* * La fête de Sidi Rabéa offre aussi quelques particularUés.On n’y distribue pas de viande, on n’y sert qu’un couscous de semoule aux fèves.Sidi Rabéa aurait manifesté lui-même, parait-il, que telle était sa volonté.Sans doute par esprit de modestie, n'a-t-il pas voulu qu’on fasse pour lui de frais considérables.Toujours est-il qu’une des qui est courant: “Que Dieu t’accor-j premières fois que les habhants de de ce qu’il accorde à l'abeille, dejTaourirt firent sa fête, ils s’imagi-trouver ton profit partout où tu (lièrent rie distribuer de la viande, iras" “ad-ak-igg, Rebbi am Pzi- j d'amener des tambours et des musi-zouit, sanga temerod, ad-daouid”.j ciens et de faire danser les fem-j L’aumône “payée”, on est con-i duit à l'intérieur du sanctuaire, afin Le jour de lo fête en Le couscous roulé, est mis tas sur une étoffe bien propre.Désormais te jour n’est plus loin.et dès les premières lueurs, les vieilles installent les foyers, huit, et parfois dix ne seront pas de trop.A mesure que grandit le jour, les abords du sanctuaire s’animent.Malgré toute la dévotion des vieilles pour "Tassass”, un homme leur est adjoint comme surveillant, car, pour se trouver à la source de l'abondance.elles risquent de succomber à la tentation d'en profiter et de ravitailler leur famille au détriment de la communauté.Que le gardien soit distrait, et aussitôt d’approvisionner quelqu'une de leur progéniture qui discrètement s’embusque dans les parages, avec, dissimulé dans l’ampleur du burnous, d'y manger le couscous.Sans plus de manière, on s’accroupit autour des plats et Ton savoure T“Af-ieht” qu’un vieillard vous apporte, et le bouillon qu’un autre vous verse.Le repas fini, on dépose sa cuiller en disant “hamdou Llah!” "Louange à Dieu!”, c'est notre “Deo gratins” liturgique.,, et lesté, on sort pour laisser la place aux suivants.* * * * Scène comique Aux Ouadhias, la sortie de la classe, à 11 heures, est l'occasion d’une scène assez comique.Tous nos élèves se précipitent comme une volée de moineaux au sanctuaire de “Tassass" pour goûter à leur tour au couscous parfumé de la fête.Dès qu'ils ont déposé leur petite obole, les gamins sont introduits par groupes de dix dans la "taqoubets’'.Un des vieux jette au milieu du plat dix morceaux île viande.Chacun en prend un, puis armé de sa cuiller, il creuse son trou dans la mas,- mes comme pour les fêtes profanes.Cela ne plut pas à leur saint protecteur, il le leur fit bien voir.Toute la nuit qiû suivit, le vent souffla en tempête, si bien que, le lendemain, la taqoubets avait perdu son toit et que tout était dévasté à l’intérieur.Les habitants sc le tinrent pour dit et depuis lors, la "temerera de Sidi Rabéa” se passe sans éclat.* * * L'offrande Dans plusieurs villages, à Taou-rirt, à Ait Chellala, la collecte des aumônes en argent se fait le sotr, après le repas officiel.Le marabout en personne, préside l’assemblée.entouré de l’Amine (chef du village) et des principaux Kabyles du lieu.Un à un les représentants des familles viennent mettre leur offrande entre les mains du marabout, lequel avant dc la déposer dans la chéchia aumônière, ou sur le foulard de soie étendu devant lui, le montre à ses voisins.Une rumeur d’admiradon, un chuchotement de satisfaction ou d’orgueil court Tas-semblée quand tombe un gros billet.A chaque offrande, le marabout se répand en louanges qui n’en finissent plus, à l’endroit du généreux donateur.Et tous de répondre “Amin” “Ainsi soit-il”, à chacun de ces souhaits.Quand la collecte est terminée, tous se lèvent et le marabout clôt la réunion en récitant une “fatsiha” (prière) d’action de grâces.La fête est terminée.Chacun s’en retourne chez soi, satisfait d’avoir passé une agréable journée, dans une atmosphère de joie exubérante, assuré de la bienveillante protection de Tassass du village sur son foyer.Les officiels, eux, rentrent dans la taqoubets et font le compte des recettes.1 Les frais de la fête sont toujours amplement couverts et en somme, la “temerera’’ du protecteur est pour le village une source de revenus intéressantes, car le surplus est versé à la caisse commune.* ¥ Ÿ Ces fêtes de villages sont d’inspiration religieuse évidemment, puisqu’elles se font en l’honneur de marabouts, personnages religieux, soi-disant amis de Dieu, et qu’on y fait des “aumônes” pour demander la protection de prétendus saints musulmans.A certains sanctuaires, comme on vient de le voir la “temerera” se termine par une prière dite par le marabout, A Bou-Hamid, la chose se fait encore plus solennellement.A cet endroit, la prière de T"âceur”, vers trois heures dc Taprès-midi, se fait en commun, en dehors de la “taqoubets”, dans une prairie voisine, et sous la présidence d’un marabout.Elle précède immédiatement le repas officiel du village.L’aspect religieux de ces fêtes est donc suffisamment accusé pour empêcher nos chrétiens indigènes d’y participer.On peut dire cependant que dans ces fêtes, le.côté religieux est accessoire, les réjouissances semblent bien la principale et même l’unique préoccupation de la plupart.D’ailleurs le mot lui-même, employé pour désigner ces fêtes, "temerera" éveille Tidée, non pas d’une fête religieuse mais d’une fête profane qui s’accompagne de danses et de tambours à l’occasion.D’autre part “ces aumônes” peuvent-elles être bien regardées comme oeuvres pies, alors qu’elles sont forcées.— quelle famille oserait jamais s’y soustraire?— et qu’en fait le grand mobile qui les inspire est l’orgueil de famille ou "nif” kabyle, et le désir de paraître, bien plus que le zèle de la gloire du saint protecteur et le souci dp gagner des mérites pour le ciel?D’ailleurs, cet argent donné par motif religieux, quel en sera nuage?.En principe il doit ser-vir à l’entretien des fontaines et des bâtiments communaux, mais surtout à fournir Tnppoint pour payer de la viande au village à mm mu ru ma.raor cowsroetm rroxw/o qu’à servir les intérêts communs?.Des sommes sérieuses^ sont ainsi dilapidées.— Les gens, du village s’en rendent bien comp-B te, aussi deviennent-ils moins généreux et moins enthousiastes de ces fêtes, ne voulant point que Targenl • de tous serve à faire la fortune det, quelques particuliers.N’etaient ces abus et aussi ce pharisaïsme, on pourrait louer cet-% te forme de bienfaisance, discrète et délicate, qui permet aux richesp de faire bénéficier les pauvres rie! leurs généreuses largesses tout en-flattant leur amour-propre, en par-' tageant avec eux au même plat, lai meme nourriture.La chose serait, très belle assurément, si Ton pouvait voir dans ces agapes fraternel-! les lp symbole d’une véritable union des coeurs entre tous les membres du même village car alors ces “timerriouine" .seraient imprégnées dè cette vertu qui doit être à la base de toute véritable civilisation: Tamour du prochain, la divine charité.Maurice MENARD, des Pères Blancs Un petit service, s.v.p.Nous venons de publier notre calendrier missionnaire pour 1937.' Vous pouvez nous rendre un véri- f| table service en invitant vos amis • à en acheter un au prix de 25 • cents.ou mieux encore en leur m suggérant de s’abonner à nos An- s nales, et pour 50 cents en lout jj avoir 1) —le calendrier des Missions d’Afrique; 2) —La revue Les Missions d’Afrique pendant un an; 3) —la participation aux avantages spirituels des abonnés.Ce calendrier des Missions d’A- ï fri que se vend (port compris) : Un calendrier .$0.25 Un calendrier et l’abonnement .0.50 Cinq calendriers 1.00 * Douze calendriers.2,00 Envoyez un calendrier missionnaire avec vos voeux de bonne an- ÿ née.vos voeux seront alors sûre- 1 ment bénis de Dieu] N, B.— La maison des Pères I Blancs est à 1626, rue St-Hubert.1 Montréal.Tél.HA.6320.ïl 11 Almanachs 1937 l’occasion des réjouissances tradi-tmnnclles ’Tforoh’’ de TAid Srir.En fait, il arrive souvent qu'une bonne partie dc cet urgent s’égare et est employée à tout autre chose ALMANACH DU PELERIN.15s franco.ALMANACH DE SAINT-FRANÇOIS, 25s franco.ALMANACH DU PEUPLE, au comptoir, 25s, par la poste 35s, ALMANACH DE L’ACTION SOCIALE CATHOLIQUE, au comptoir 50s, par la poste 60s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430 Notre-Dame eut.MontréeL VOLUME XXVIII — No 11 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 JANVIER 1937 J Foch et Clemenceau ! oints de vue L’économie soviétique Du Journal de Rouen, du 16 décembre 1936: Au moment où 1 Europe inquiète a les yeux tournés vers la Chine, véritable continent en ébullition et d’où peut sortir la guerre generale, U importe d’examiner l’économie russe, dont dépend en dernière analyse l’intervention de l’Union soviétique dans le conflit.L’intervention russe et —par ricochet — l’entrée en scène de la ReiChwehr reconstituée! Comme le remarquait récemment dans la Revhe des Sciences politiques M.Albert Rivaud, rien n’est plus difficile que de se faire une opinion sur le régime de la Russie nouvelle: “Ceux qui la visitent en reviennent d’ordinaire avec des impressions conformes à leurs croyances.11 y a des adversaires irréductibles et des partisans enthousiastes qu’il nous est impossible de départager”.Le petit ouvrage d’André Gide, Retour de VU.R.S.S., pourtant, semble faire exception: il chante les beautés de la doctrine et déplore les résultats obtenus, presque tous en dehors des principes.sinon contre les principes! A k< vérité, il y a conflit en Russie entre le souci de réaliser le marxisme et la nécessité de vivre et de ne pas méconnaître par trop les besoins vitaux d’un peuple immense.Il faut reconnaître aux dirigeants de l’U.R.S.S.une souplesse extraordinaire qui heurte les purs (fidèles à Trotsky), mais qui a permis à la nouvelle aristocratie rouge de se maintenir au pouvoir et de défendre les frontières de l’Union.L’oscillation entre la révolution et le “conservatisme”, nous la trouvons fort accusée en matière d’économie.Si cette économie reste dirigée et se caractérise par le “plan”, tout comme l’économie fasciste et l’économie nazie du dictateur Goer-ing (Dictateur de l’Economie), il est curieux de constater les concessions que le gouvernement soviétique est amené presque périodiquement à faire à l’ancienne économie libérale et bourgeoise.Le but de la Révolution de 1917 a été d’appliquer en Russie les principes du communisme, tels que Lénine les avait dégagés de l’oeuvre dè Karl Marx.Pendant une première période, de 1917 à 1921, sous le règne de “l’économie de guerre”, il a été procédé à la destruction du système existant.Mais en 1921, la Russie se trouvait dans un tel état d’anémie qu’il fallut en venir à une nouvelle politique, moins rigoureuse, moins radicale, la “Nep”.La Russie, vaste pays agricole, sans bourgeoisie et sans usines, ne présentait aucune des conditions prévues par Marx pour la socialisation.U convenait donc de la transformer en pays industriel.Le premier plan quinquennal visait à l'équiper en vue de la production (industrie lourde, électrification).Amorcé en 1928, il a pris fin — avec une avance d’un an — le 31 décembre 1932.Les résultats de ce» premier plan sont maintenant connus et il ne nous apparaît pas inutile de citer ici quelques chiffres relatifs à la production des biens de consommation puisque c’est d’elle que doit dépendre le niveau de vie du peuple russe.Au lieu de 3,600 millions de mètres de cotonnades, on n’en a produit que 2,720 millions, soit les trois quarts de ce qui avait été prévu.En ce qui concerne les chaussures, on avait prévu pour la dernière année du premier plan quinquennal une production de 0,74 paire par habitant, ce qui fait, pour une population de 165 millions, 122 millions de paires.La production effective ne fut que de 82 millions, soit les deux tiers des prévisions.On a produit 0,8 million de tonnes de sucre contre 2,6 millions prévus par le plan, soit moins du tiers.Le second plan quinquennal, dont l'application a commencé en 1933, doit se trouver complètement réalisé le 1er janvier prochain.La préparation du second plan avait été confiée à un organisme spécial, le Gosplan, dirigé par un conseil d’administration de 21 membres désignés par le gouvernement.Le Gosplan réalise donc un conseil supérieur de .l’économie, conseil consultatif, car la décision appartient finalement au gouvernement.Le travail est centralisé par un bureau spécial qui règne sur des sections: industrie, agronomie, bâtiment, transports, communications, etc.Ainsi se présente un corporatisme à rebours, toute activité économique dépendant du politique.On a coutume de nommer “totalitaires” les Etats qui subordonnent la vie de la nation aux nécessités d’une politique, aux exigences du parti unique.Sous le régime du second plan quinquennal, la production des matières premières- se développe favorablement, mais celle des biens de consommation continue à piétiner sur place.Malgré cela, l’incontestable accroissement de la production,à une époque où le reste du monde traverse une crise profonde, permet aux dirigeants communistes de prèsenter-ia Russie comme la terre promise.C'est le rôle de la presse.Depuis 1930 les publications techniques ont été supprimées.Grâce à cette mesure, les échecs économiques des Soviets sont cachés au peuple exactement comme avait été caché eaux Allemands jusqu'à la fin de la guerre la défaite de la Marne.Ainsi le 1er février 1932, les prix de toutes les denrées et ceux des logements ont été majorés de 65% sans qu’aucun journal ait pu le mentionner.D’ailleurs, les renseignements de cet ordre que publient les journaux sont sans valeur puisque tous les prix de revient de l’Industrie soviétique sont calculés en roubles-or, alors que le pays est sous le régime de l’inflation généralisée ! A leurs débuts, les bolcheviks avaient condamné rusage de la monnaie, qu’ils allaient remplacer par des bons de consommation.En 1917, la “banque populaire” remplaçait les anciennes banques.En 1921, elle était supprimée et remplacée par de véritables banques capitalistes.En 1922 étaient émis les “Tcher-venetz-papier”, billets de 10 rou- Comment les catholiques allemands défendent le crucifix De la Croix, de Paris, 27-28 décembre 1936: Les faits que nous allons raconter se sont passés dans le petit pays d’Oldenbourg, situé au nord-ouest de l’Allemagne, entre l’embouchure du Weser et la partie septentrionale du Hanovre, à la frontière hollandaise.Le gouvernement de l’Oldenbourg est composé de trois ministres soumis, depuis l’avènement du régime national-socialiste, à la direction d’un chef régional hitlérien, M.Roever, fervent néo-païen, qui a abandonné l’Eglise protestante il y a quelques semaines, avec éclat.Le 4 novembre dernier, le ministre de l’Instruction publique de l’Oldenbourg, avec l’assentiment de M.Roever, ordonna de faire disparaître de tous les bâtiments publics, y compris les écoles communales, les crucifix et les portraits de Luther.11 en donna pour raison que ces bâtiments appartiennent à la communauté nationale et non pas seulement “aux adhérents d’un seul mouvement de foi.” Une décision qui déchaîne une "véritable tempête de prières Une telle décision mit toute la population en effervescence, et notamment les catholiques, qui forment environ le tiers des habitants et dépendent de l’évêché de Münster, en Westphalie, donc de Mgr de Galen qui est devenu une sorte de héros de la résistance catholique aux brimades national-socialistes.Le 15 novembre, par ordre de ce dernier, une protestation vigoureuse contre l’ordonnance fut lue dans toutes les églises de la région.Des neuvaines, en hommage à la croix, furent partout organisées, auxquelles les fidèles prirent part en très grand nombre.Une véritable “tempête de prières” fut ainsi déchaînée.Dans les fermes éloignées des églises, les familles se rassemblèrent, le soir, autour du crucifix, pour réciter le chapelet en commun.Les Conseils municipaux, dont certains comprennent même des nationaux-socialistes, tinrent des séances de protestations; des maires, également nationaux-socialistes, parlèrent de démissionner.De toutes les communes du Munsterland oldenbourgeois, des délégations se rendirent chez les ministres pour demander la suppression du décret.On signala même, parmi les protestataires, un nazi qui porte la médaille d’or du parti.C’est alors que le ministre ainsi assailli tenta de s’en tirer par l’offre d’un compromis.Il proposa que le crucifix restât dans les écoles, mais caché, et qu’il fût remis en place aux heures de classe d’instruction religieuse.Cette concession n’eut aucun succès.VOUS PAYEZ CHEZ TOUSICNANT FRERES MOINS CHER meme a qualité égale BEURRE TOUSIGNANT FRERES LIMITEE de CREMERIE ère qualité Les plus grands détaillants au Canada, de beurre, fromage, oeufs et autres provisions.Maison 100% canadienne-fran$aise.U LIMITEE FRERES MAGASINS CR.2185 S3! 2 ST-HOBERT, 6920 St-Hubert 5195 St-Laurent 2929 Masson 1374 Ontario Est 2309 Ontario Est 3475 Ontario Est 1584 S te-Catherine Est 1127 Mont-Ri-al Est 2034 Mont-Royal Est 4835 Wellington Pas d’autres succursales.28c LA LIVRE Beurre de ^*7 2e qualité ¦ Beurre pour la cuisson e fcsj CETTE SEMAINE blés d’avant^guenre.gagés sur l’or.La couverture étant fixée à 25% des sommes en circulation.( La loi monétaire française fixe à 33% la couverture métallique minimum.) En 1924, continuant l’oscillation •que nous avons signalée, Staline ferme 245 banques par décret.La Banque d'Etat devient la dispensatrice unique des crédits.En 1931, cette banque n’arrive plus à remplir son office.On revient à un système de banques multiples spécialisées (Banque des corporations, Banque de crédits à long ternie pour l’industrie, Banque agricole, etc.).Le revenu principal de l’Etat soviétique est constitué par le rendement des monopoles.Les impôts ne jouent qu’un rôle accessoire dans l’économie russe.Libre de fixer à sa guise le prix des marchandises produites l’Etat assure l’équilibre budgétaire par des artifices de comptabilité.Ainsi un mécanisme énorme a été monté.En Russie, comme en Allemagne, une poignée d’hommes au pouvoir se démène, joue et triche non sans quelque mépris de l'Homme.Il se peut que les lois économiques aient un jour leur revanche.Mais il ne faut pas se dissimuler que les dictatures en viendront vite à accepter la guerre pour sauver leur domination.Mais la guerre, qui peut sauver un moment un personnel politique, n’est pas une recette pour enrayer les crises économiques.La guerre de 1914 a eofdé à la France 1,500,000 morts.Autant de producteurs de richesse nationale et internationale disparus.La guerre moderne, accumulant d’énormes dépenses improductives, détruisant la richesse, les populations, semant des haines tenaces, «’apporte aux peuples que la ruine matérielle, morale, intellectuelle, le chômage généralisé, la race amoindrie.Après cela, parlera-t-on encore de “tributs de guerre” et de “réparations”?Un paya vaincu et ruiné ne peut plus payer.D’un article du lieutenant-colonel Bugnet.ancien officier d’ordonnance de Foch, dans la Revue des Deux-Mondes du 15 décembre, sur les relations de Foch et de Clemenceau pendant l’été de 1918, et particulièrement sur les visites de Clemenceau au quartier général de Foch, au château de Bourbon: C’est un château de pur style Louis XIII.en briques, au milieu d’un parc splendide, aux environs de Melun.Le président, parti de Paris en auto, dans l’après-midi, y arrive vers quatre heures, et le général, prévenu, l’attend et le reçoit aussitôt dans le grand salon du __________ rez-de-chaussée.Là.les entrevues , „ Ti,,;-v se déroulent presque toujours de la J?., ‘c°„u„"ors à aoîSouï f; Lfm^“c:uul2 capitale du district catholique, une ^ d^c?he * j des assemIdée pa^Hfude sa,amecs- On aborde immédiate- laquelle il voulut justifier 1 attitude , ffran(ip.affaires” du gouvernement.La présence des poch, toujours bouiMonnant d’ar- r ùmL'i imia nàv.ln; ‘^r concentrée, s’exprime d’une re.Malgré ce a, 1 s /, paysans fa?on ramass^e parfois un peu con-présents ne se laissèrent pas con-jfu*e pt difficne suivrei mais avec vaincre.| (jes jmages saisissantes et pittores- M.Roever commença par parler] que» qui jettent des éclairs; il mande la communauté nationale du peu- ! télé ses phrases, les ponctue de ges-ple allemand et de sa conception tes énergiques, et la violence de du monde, puis des colonies, de la ses expressions, la puissance de son race.et des pommes de terre.La raisonnement, la sûreté de son juge-foule donnant des signes d’im- j ment ajoutent à leur force de per-patience ° le pria d’en venir à l’or- suasion.Clemenceau est de taille à dre du jour, c’est-à-dire à l’affaire | lui tenir tete; sa verve toujours fé-des crucifix.“Au fait! au fait!”|lineadesRracesdechatet desde-lui cria-t-on de tous côtés.Il vou- tentes de tigre, son esprit joue lut persister.Les interruptions re- avec des pointes tantôt subtiles, doublèrent.La police, à son tour, ! t«utot mordaiites; U leur arrive par-essaya de faire établir le silence.Elle n’y réussit pas et les explications de M.Roever sur la grande révolution de l’esprit ne furent pas écoutées.“Au fait! au fait!” continuait-on à réclamer.M.Roever s’en prit aux manquements du clergé à l’égard du parti national-socialiste.Il n’aboutit qu’à soulever de nou-velles protestations.“Cela ne nous intéresse pas”, lui fut-il répondu.Il dut se résigner à battre en retraite.“Un gouvernement sage, finit-il pas déclarer, peut aussi retirer une mesure qu’il a prise quand il voit qu’il a fait fausse route”.Après un moment de silence, il capitula: “Le décret du 4 novembre est annulé, s’écria-t-il, les crucifix resteront à l’école”.Quelques heures plus tard, la ville entière disparaissait sous une mer de drapeaux."Cétait là l'annonce d'un malheur incalculable" Cette première victoire de la croix a eu une répercussion profonde dans toute l’Allemagne.L’évêque de Munster l’a célébrée dans une lettre pastorale où il a dit notamment: “Il s’agissait de la première tentative de réaliser le de:;-' sein des néo-païens de détruire la croix.Dans le Munsterland oldenbourgeois, on a voulu faire une expérience et franchir une étape sur le chemin tracé par Rosenberg, ce chemin proclamé par le chef des Jeunesses allemandes comme devant être celui de toute la jeunesse du IHe Reich.Dans son livre, condamné- par l’Eglise, mais que les cours des chefs, dans les camps d’éducation, proclament indispensable à qui veut connaître la conception national-socialiste du monde, M.Rosenberg a réclamé que les crucifix soient remplacés, dans les églises et dans les rues, par d’autres insignes.Nous avons compris! On a voulu commencer, la croix devait être écartée d’abord des écoles, afin que les enfants cessent d’avoir sous les yeux l’image du Christ.Encore un peu de temps, et l’on aurait dit: la croix doit maintenant disparaître des rues des villages el des voies publiques.Et, finalement, comme l’eût voulu Rosenberg, la croix serait tombée même des églises, prises aux chrétiens et données à une soi-disant église allemande.Remercions Dieu, car il nous a fait comprendre que c’était là le commencement d’une marche vraiment dangereuse, l’annonce d’un malheur incalculable.” Et le-prélat d’écrire, en terminant: '‘Que l’attitude de ceux qui ont défendu courageusement et sans peur notre sainte croix serve d’exemple à tous les chrétiens, même hors de nos frontières, et notamment à la jeunesse.Remercions Dieu aussi, parce quil a éclairé l’homme qui nous dirige comme mandataire du Führer et lui a donné le courage de rapporter le décret du 4 novembre jugé par nous tous comme un sacrilège .” L’archevêque de Fribourg-en-Bnsgau, Mgr Groeber, a publié à son tour une déclaration dans laquelle il offre aux fidèles de son diocèse l’exempJe des catholiques duldenbourg el les exhorte à les imiter, le cas échéant.^Philippe Ikaubien&Grir ACCESSOIRES ELECTRIQUES en gros S6SZ, avo.du Parc MONTREAL CA.5731* fois de ne pas être du même avis.Un trait de Clemenceau achève plaisamment la discussion, à moins que ce ne soit Foch qui, à l’heure du thé venue, pousse du coude le minisire, en lui disant cavalièrement: “Allons! venez à l'abreuVoir!’* Un sourire amène un instant de détente.Car, malgré tout, ces deux hommes se comprennent: les mêmes préoccupations commandent leurs efforts, les mêmes intérêts lient leurs réflexions.Et surtout, le grand sujet dont il est uniquement question entre eux, sans qu’ils aient le besoin de l’exprimer, scelle leur communion d’esprit.Ainsi, au cours d’une de ces visites, un jour d’été, après un déjeuner pris ensemble, avant de se remettre au travail, ils s'installent, pour jouir de quelques instants de repos, sur Je perron du château, devant le merveilleux décor.L’un est assis, dans sa pose favorite, allongé sur sa chaise, les bras croisés, et tirant de sa pipe de grosses bouffées.L’autre, plus sensible à la beauté extérieure, tente d’accrocher une conversation.—-Qu’ils sont donc magnifiques ces parcs à la française! Un grognement lui fait écho: “Hein!.Oui!.” Mais l’échange en reste là.Ce n’est pas une considération esthétique qui peut les entraîner bien loin.Ils sont tous deux hors du présent.Un silence s’établit entre eux.Puis, soudain, d’une voix anxieuse, Clemenceau jette cette interrogation: —Six mois?—Moins., répond Foch, aussi laconique.Et le mutisme qui reprend unit leurs pensées.Entre eux .vient d’apparaître la victoire! R EN Un exemple lamentable Le ministre français de J’agricul tare a décidé qu’il n’y aura pas a église dans le village qui sera représenté à l’Exposition de Paris de 1937, dit la Liberté de Fribourg, Suisse, numéro du 23 décembre 1936.Le journal catholique de Grenoble.La République du Sud-Est, proteste contre la décision du ministre: On sacrifie l’église qui figurait dans le plan primitif.Point d’église.Il n'en faut plus.La présence intempestive de cet immeuble serait attentatoire au principe de la neu Marchands d'hommes Commentant la protestation de la Confédération des anciens co.ni-battants, M.Henry Cros, à Paris-Centre, s'élève contre le trafic d’hommes qui se fait, dit-il, au profit de l’Espagne rouge: On rougit d’indignation à la pensée que nos pacifistes les plus exaltés qui, hier encore prêchaient chez nous l’objection de conscience et la désertion devant l’envahisseur, puissent se faire aujourd’hui, impunément, les sergents recruteurs du massacre ibérique, voulu et entretenu par Moscou.C’est pur centaines et par milliers, que des Français en pleine force, dont beaucoup sont de tout jeunes hommes, sont expédiés à Barcelone par ces “marchands de mort rouge”.Les procédés employés sont particulièrement odieux: on arrache des mineurs à leur famille, on spécule sur la détresse et le désespoir des chômeurs.Au besoin, on menace, on brime, on grise.Aux malheureux qui s’en vont ainsi grossir les rangs de la “brigade internationale” commandée par les officiers soviétiques, et trouver peut-être la mort sur une terre étrangère pour une cause qui n’est pas la leur, on prend tous les papiers personnels: livrets militaires, pièces d’identité, etc.Cela servira pour constituer un état civil aux “militants” étrangers qui, eux, restent en sécurité dans notre pays.Ce trafic de chair à canon, sur lequel notre gouvernement de Front populaire a fermé les yeux jusqu’ici, est un véritable scandale.En le dénonçant, les anciens combattants n’ont fait que traduire l'émotion grandissante du public.Une personne qui ne connaîf pas ses ancêtres ne ressemble-t-elle pas un peu à un cadré sans image?Connaissez vos ancêtres.Faites faire votre généalogie par Joseph Drouin Avocat & Généalogiste membre de la Société historique de Montréal Ç40, rue Kelly est, Montréal.60, rue St-Louis, Québoc.Téléphone: DUpont 5123 VINGT ANS DI RECHERCHES PATIENTES.IMMENSE DOCUMENTATION METHODIQUEMENT ACCUMULEE.— GENEALOGIE COMPLETE DE TOUTE FAMILLE CANADIENNE-FRANÇAISE.FRANCO-AMERICAINE, ACADIENNE, DE 1608 A NOS (OURS.Ecrivez-nous pour renseignements Français et Belges; 9,000 Allemands, Autrichiens et Tchèques; 6,500 Polonais; 7,000 Espagnols et Yougoslaves.Huit escadrilles de neuf avions chacune, lui sont attachées.Le personnel de ces escadrilles — pilotes et mécaniciens — est composé de 30 p.100 de ressortissants soviétiques; 20 p.100 d’Allemands, Tchèques et Autrichiens; 10 p.100 d’Anglais; 10 p.100 de Français et Belges; 10 p.100 d’Italiens anli-fascistes ; 20 p.100 de Yougoslaves, Espagnols et autres.Sur le front de Madrid, le com-irrandcmenl est assuré, nous l’avons dit, par le général Fékété dif Kléber.A la tête de son «état-major sont placés: François Meert, ancien membre du Comité central des jeunesses communistes belges; le “hauptmann” écrivain pacifiste (sic!), Ludwig Renn, et le commandant de réserve, Louis Durand.Avez-vous besoin de bons livres Adressez-vous au Service de li brairie du "Devoir", 430 Notre-Do me est, Montréal.Pour assurer* les meilleurs soins à vos yeux : Instruments modernes d'examen, Service d’opticiens de confiance.Lunettes élégantes.PHANEUF & MESSIER Optométristes Opticiens 1767 ST-DENIS HA.5544 La brigade internationale de Madrid CHAPEAUX Le Matin donne d’intéressantes précisions sur la “brigade internationale” qui, à Madrid, lutte contre les forces blanches: Encadrée d’officiers soviétiques, la "brigade internationale” met entre les mains de Moscou la direc- 2461 RUB OF.S C4RH1KKKS nu POUR UN BON NETTOYAGE Fini da Lux* SIGNALEZ TOUT SIMPLEMENT : CR.2149 NOUS PASSERONS CHEZ VOUS LWraiion partout Robe unie HCn iï:;z $f .00 SïkvJSc m Complot bloqué * P.rdo.u.c#Bh.15* PRESSAGE SEULEMENT Complot ou pardoMut .Mouton- ou costuma .25* 35* tralité laïque.Le règne du Front ] *’on (*e défense de Madrid, populaire exclu! ce dernier asile des eüglobei 45,000 combattants vieilles superstitions, lats ordres de M.Georges Monnet sont formels, et l'architecte a éfé invité à modi- fier ses plans dans ce sens, ce dont, il faut le reconnaître à son honneur, l’assemblée permanente des présidents de Chambres d’agriculture a témoigné sa vive désapprobation.Ils sont heureux, les grossiers destructeurs.Ils ont remporté une grandte victoire sur la vieille France rurale.Il n’y aura pas de croix sur la termitière communiste qui s’élèvera sur les ruines de nos villages.La termitière ne comporte pas de | temple, ni de lien spirituel.j en fit une condition formelle de MM.Rhim et Monnet cfolt-ils ain-i l'aide de l’U.R.S.S., le commande-: si porler bonheur a l’Exposition ment de eette force fut donné aux ! universelle?Croient-ils surtout officiers soviétiques, avoir rendu ainsi le secret de la ; L’ensemble de ce "corps de yo soutenus par huit escadrilles d’aviation.Au début, on prévoyait la constitution de trois détachements de trois bataillons, puis, rapidement, le chiffre des détachements fut élevé à cinq, comprenant quinze bataillons de trois mille hommes chacun.Ils devaient être composés de 40 pour 100 d’étrangers et de 60 pour 100 d’Espagnols.Par la suite, on décida de n’y incorporer des Espagnols qu’à concurrence de 12 à 15 pour 100.A partir de ce moment, et sur exigence de Marcel Ilosenber^, qui prospérité et de la fécondité à ces villages qui se dépeuplent et qu’une doctrine de mort commence à stériliser?lontaires étrangers” comprend 45,* 000 combattants qui se décomposent ainsi: environ 4,500 soldats et sous-officiers soviétimies: 13.500 tmmr% '¦.’;Æ : Mi •!¦¦ /'t Mettant en vedette deux nou»eaux modèles, le Brooks "Hamburg" 'et le Brooks "Low Boy" à bord tyns®é-Tout homme soucieux de son apparen ce devait porter cea deux élégants modèles d’automrfe.Exigez-les de votre chapelier.Jo-S0 « et plu* tnv PRODUIT PE BUCKLEY — BROOKS MONTREAL.¦ssarai LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 JANVIER 193/ VOLUME XXVIII — No 11 A travers notre histoire Traite et lieux de traite — Les commencements I U c Lorsqu* Jacques Cartier circule dans le détroit de Belle-Isle, eu cours de son premier voyage, il aperçoit soudain "ung grant navire, qui estait de la Rochelle, qui avolt passé le nuyt le habl* de Brest, où II pensait aller faire sa pescherle; et ne sçavoint où Ils estoint.Nous allâmes à bort, avecques noi torques, et le mysmes deuans ung oiHtre hable, à un* lieue plus à oualst Plus tord, les premiers Indiens avec lesquels II prend contact, à Port-Daniel, poussent de grands cris, puis ils montrent des "peoulx ' sur des bostons"; et le lendemaln.ils reviennent, "nous faisant signes qu'ils estoint venus pour trafiquer avecques nous; et nous montrèrent des peoulx de peu de vol leur, de quoy Hz s'accoulsfrent"; Ils savent donc parfaitement ce,que ces européens attendent d'eux.Enfin, lorsque Jacques Cartier a décidé de retourner en France, Il abandonne l'ile d'Anticosti et remonte vers la C6te Nord; et là, il découvre un fronçais du nom de Thiennot qui a rempli des navires de poisson et qui appareillera bientôt., La vie économique, traite des fourrures et pêcheries, était donc commencée dons le golfe; eHe ne l'abandonnera plus.L'histoire officielle peut sauter d'une dote à l'autre, montrer des interruptions, ouvrir des hiatus, pêcheurs et trafiquants reviennent dans les eaux canadiennes; chaque année ils sont de plus en plus nombreux.Et c'est dans un pays connu à un degré que nous ne soupçonnons pas que Champlain se présentera en 1603.Deux observations, l'une de Champlain lui-même, I autre de Lescarbot, confirment ce fait.En 1610, Champlain accomplit un* traversée très rapide, et il arrive de bonne heure à I entrée du Saguenay; voici ce qu'il ajoute: ".le 26 du mois arri-vosmes à Tadoussac, où il y avait des vaisseaux qui estaient arrivez dès le 18, ce qui ne s'estoit veu II y avoit plus de 60 ans à ce que disoient les vieux mariniers qui voguent ordinairement audit pays".Cette seule phrase nous ramène à 1550; et l'historien Ferland qui la commente ajoute avec raison ce qui suit: "Cette remarque prouve que depuis le dernier voyage de M.de Roberval en 1549, les Basques, les Normands et les Bretons avaient continué de faire le trafic des pelleteries à Ta ¦ doussac".Quant à Lescarbot, Il rencontre, lui, dons un port situe près de Conseau, "où faisait sa pêcherie, un bon vieillart de Soint-Jean de Luz nommé le Capitaine Savalet .Ce bon personnage nous dit que ce voyage était le quarante-deuxième qu'il faisoit pardela, et toutefois les Terreneuviers n'en font tous les ans qu'un".Ce digne patriarche entouré des sauvages de la côte, avait donc commencé de fréquenter ie golfe en 1555.D'ailleurs, lorsque s'ouvre le dix-septième siècle, Tadous-éOC existe depuis longtemps déjà comme important lieu de traite.Pont-Gravé le sait bien, lui, ce vieux colonial qui possède sur le Canada des renseignements uniques; il porte le sieur Chauvin de Normandie à demander et à obtenir en 1599, une Commission du Roi "portant que le trafic de ceste rivière serait interdit à toutes personnes .à la charge qu'ils habiteraient le pays, et y feraient une demeure".Chauvin organise son expédition et Il part dans son navire "accompagnez d'autres vulsseaux jusques à Tadoussac, quatre vingts dix lieues à mont la rivière, lieu où ils faisaient trafic de pelleterie et de castors avec les sauvages du pays, qui s'y rendaient tous les printemps".Pour être plus explicite, Tadoussac, c'est depuis longtemps le "lieu de la traitte".Chauvin tente de construire une habitation dans cet endroit désert, froid, stérile, entouré de montagnes; Pont-Gravé n'est pas de même avis, et II lui remontre que le Saint-Laurent supérieur présente des situations plus commodes et plus tempérées, "ayant esté en un autre voyage jusques aux trois rivières, pour trouver les Sauvages, afin de traiter avec eux".Et il parle avec tant d'éloquence qu’il décide le sieur Chauvin à l'accompagner dans un voyage de reconnaissance jusqu'au même endroit sur le fleuve."Le sieur de Monts, dit Champlain, fit le mesm* voyage pour son plaisir avec ledit sieur Chauvin qui estait de la mesme opinion que Gravé, qui recognoissant ce lieu estre fort désagréable, eust bien voulu voir plus à mont ledit fleuve.Mais quoy que c'en soit, ou le temps ne le permettant pour lors, ou autres considérations .fut couse" que l'on construisit à Tadoussac une espèce de "maison de plaisance" dont Champlain nous donne une description fort exacte; et on y laisse une garnison.Froid, imprévoyance, indiscipline, paresse, maladie puis famine réduisent bientôt ces hommes à quitter leur abri et à s'incorporer oux tribus indigènes; lorsque les navires reviennent l'année suivante, plusieurs hommes sont déjà morts et l'on rapatrie les survivants.Chauvin, d'un autre côté, n'a ni obtenu, ni conservé son monopole sans avoir eu à combattre ou à intriguer; car "même en l'année 1600, dit le Révérend Père Louis Le Jeune, douze bâtiments normands; en 1601, vingt autres; en 1602 seize voiliers partirent pour le Canada, Cap-Breton, Gaspé, Canseau; en 1603, environ 80 vaisseaux ou barques appareillaient du Havre vers les bancs de Terre-Neuve".Et il en portait de beaucoup d'autres ports et villes de France.Après la mort de Chauvin, le commandeur de Chaste obtient à son tour le monopole de la traite, il organise une société et prépare une expédition; et "ledit Pont-Gravé .tut éleu pour aller à Tadoussac".Champlain tait bientôt partie du petit groupe.Les faits précédents aident à comprendre l'entrée du fondateur de Québec sur la scène canadienne.Il n'y a qu'à lire son récit du voyage de 1603 pour constater qu'en arrivant à Tadoussac, il ne tombe pas dans un pays inconnu; tout ou contraire A la Pointe-aux-Alouettes, un millier d'indiens sont campés: Etchemins, Montognais et Algonquins qui reviennent d'une expédition de guerre victorieuse contre les Iroquois.Les Français s'y rendent; ils amènent avec eux deux Sauvages conduits en Fronce au cours d'un précédent voyage; de grandes délibérations ont lieu;, Pont-Gravé et Champlain offrent à ces peuples l’alliance de leur pays contre les Iroquois: cette offre vient de Sa Majesté le Roi; de port et d'autre, on s'entend et l'on conclut un pacte verbal, d'assistonce mutuelle.Tous les détails de cette scène révèlent que les blancs sont au courant des guerres canadiennes; de la situation approximative des tribus; de leurs forces respectives; des arguments qu'il faut employer pour se mettre dans la bonne amitié des peuples qui habitent le long du Saint-Lourent et de l'Outaouais, et pour les - ttirer à la traite.Pendant que les navires mouillent à Tadoussac pour la traite: "Aussi que l'habitation des Trois-Rivières, dit-il, ferait un mine tout de suite l'emplacement de l'un des futurs lieux de traite; "Aussi que l'habitation des Trois-Rivières, dit-il, ferait un bien pour la liberté de quelques nations, qui n'osent venir par là, à cause desdicts Irocois leurs ennemis, qui tiennent toute ladite rivière de Canadas bordée; mais, étant habitée, on pourrait rendre lesdicts Irocois et outres sauvages omis, ou à tout le moins, sous la faveur de laditte habitation, lesdicts sauvages vendraient librement sans crainte et danger, d'autant que ledit lieu de Trois-Rivières est un passage".Leo-Paul DESROSIERS 'Tous droits réservés' LETTRES AU “DEVOIR” Noua ne publions que les lettre» signées ou des communication» accompagnées d’une lettre signée avec adretse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parai/ sous cetle rubrique: Avons-nous le droit de négliger Tanglais?Monsieur le directeur.Le Devoir, Montréal.Cher monsieur.Espérons qu’il n’est pas trop tard pour revenir sur les sujets étudiés au Congrès d’Education et sur les mesures adoptées a la suite des paroles qui y furent prononcées.U n’y a pas de doute que la mesure relative à l’enseignement de l’anglais sera approuvée par toute une catégorie des nôtres.C’est cette catégorie, habituée à négliger l’essentiel, qui ignora la partie la plus importante du mémorable discours de l’abbé Groulx: ses admirables et courageuses paroles de critique constructive, pour ne s’attacher qu’au mythe qui flatte ses préjugés et ses ambitions.Mettons de côté la possibilité de la création d’un Etat français, rêve naïf et attendrissant; pesons les conséquences qu’aura dans quelques années l’adoption du nouveau système dans nos écoles.Considérons d’abord ses effets sur la partie la plus importante (numériquement) de nos Canadiens français.Cette partie de la population dont le domaine, dans notre ville, s’étend de Montréal-Nord à la rue Notre-Dame, de la Pointe-aux-Trembles à la rue Papineau, ou à peu près, est éminemment canadienne-française; elle l’est absolument, inconsciemment sans avoir eu à lutter, à combattre l’étranger.Elle doit tout à ses ancêtres et elle s’apparente par certains côtés à ses cousins de France, au Français moyen.Elle a son esprit de routine, sa vie de quartier, ses cercles paroissiaux ou ouvriers, ses habitudes qui ne varient guère.Trois qualités la distinguent: l’honnêteté de moeurs, l’esprit de résignation, une intelligence réelle.Mais le développement de cette intelligence est entravé par la méfiance de l’innovation, l’hostilité envers l’étranger, le contentement de soi qui constituent ses principales caractéristiques.C’est à cette classe dépourvue d’initiative et inapte à développer et à appliquer les notions d’anglais apprises h l’école que s’applique le titre de "réserve canadienne-française’’.Car nul ne niera que cette partie de la population de nos villages, de nos campagnes, la presque-totalité de nos cultivateurs — tant soit peu éloignée des grands centres — se soucie aussi peu de nos compatriotes anglais que ceux-ci l’ignorent superbement.11 reste à examiner si le fait même de son unilinguisme, de son aux théories de M.l’abbé Groulx) o"e ci- soit là la classe la plus prospère, la plus avancée, la mieux constituée parmi tes noires, cene en qui se retrouvent en leur plénitude et leur force las qualités dominantes de la race française.Hélas! nous sommes forcés d’avouer qu’il n’en est rien, que cet isolement ne lui a pas servi, qu’elle a perdu infiniment à ne pas s’inspi-ler des qualités évidentes de ses concitoyens de langue anglaise: leur solidarité, leur exactitude, leur amour du travail et surtout leur sens des affaires joint à une stricte honnêteté.Passons à la classe, peut-être pas plus intelligente, mais pins éveillée, plus avisée si l’on veut, plus moderne, mieux disposée à profiter des leçons de l’expérience.Celle-là est bilingue, n’en doutons pas.FJle l’est et le restera.Parmi les nôtres qui sont arrivés au succès, rares sont ceux qui ignoraient l’anglais; et les qualités qui au début de leur carrière les ont servis: leur promptitude à saisir l’occasion, leur sens du progrès, leur coup d’oeil vif et pénétrant, ils les doivent à leur bilinguisme.Cette classe d’hommes sait que la raison de notre infériorité, celle pour laquelle ‘“nous ne tenons pas les leviers de commande” n’a pas pour cause notre bilinguisme, mais cet amour-propre stupide en vertu duquel nous voyons les nôtres, à quelque classe qu’ils appartiennent, refuser de porter “les salopettes de manoeuvres et de domestiques”, en d'autres mots, de commencer au bas de l’échelle.Cette déformation de l’esprit, ne la devons-nous pas à nos éducateurs nationaux, qui, en encourageant une fierté mal comprise, n’ont réussi qu'à l’accentuer?Il est donc raisonnable de croire que c’est notre jeunesse bilingue, rompue aux méthodes modernes qui nous apportera la suprématie économique, tout en conservant son intégrité nationale et morale, parce qu’elle saura rejeter ce qu’il y a de néfaste dans un américanisme ou-trancier.Mais celle-là même n’hésitera pas à aller demander aux écoles anglaises l’enseignement qu’on lui refuserait chez nous.Beau service, en vérité, qu’on nous aura rendu! Enfin en supposant que la mystique en question ait prévalu, qu’arrivera-t-il dans quelque quinze ans?H arrivera que les industriels, les commerçants, les financiers anglais, se refusant à payer double salaire mais trop avisés pour laisser éëhapper la clientèle française, exigeront de leur personnel anglais la connaissance des deux langues (et nous serons privés d’autant de situations rémunératives) ou que, ce personnel, ils le recruteront parmi les Juifs qui certes, ne l’auront pas volé! Car ce n’est pas en se limitant à la connaissance du Yiddish que ces derniers sont arrivés aux résultats financiers qu’on leur j reproche et leur envie.(Et cepen- impeiméabilité à l’influence an- i f'an’ '/'V .'Jir?qup ce glaise, a ajouté quelque chose à la ! ^ affa,bh chet eux- 1 espnt de la qualité du nationalisme de cette classe.En est-il résulté que pour s’être, depuis trois siècles, limité à une seule langue, ce groupement ait pris possession de la sienne, qu’il se soit constitué une langue maternelle claire, nette, précise, que ces centaines de mille Canadiens sachent seulement parler, "penser” français?Ce retranchement dans un canadianisme outré a-t-il favorisé le développement de nos qualités ethniques?Nous voudrions bien (pour donner raison race?) Et cette race d’arrivistes, dont le propre est de profiter des erreurs des autres et qui sait que la connaissance de plusieurs langues constitue une supériorité, se réjouit une fois de plus des bévues j principes: qu'à la suite de nos dirigeants nous j .1 ne cessons d’accumuler.Il serait donc inconcevable que ; l’on aille priver nos enfants de j l'avantage d’apprendre l’anglais à ; un âge où l’assimilation est plus fa- j me année.Et puisque i un des arguments en faveur de ce changement a porté sur une question d ordre physiologique, il est bien maladroit de choisir l’époque ou 1 en: fant subit des perturbations qui affectent souvent le moral et le rend moins ante à l’effort intellectuel, pour lui imposer un surcroît de travail.Ce serait donc l’effort considérable qu’exigerait le diglottis-me (à supposer qu’il fût imposé à proportions égales) qui pourrait provoquer le surmenage intellectuel, pour ne pas employer l’ahu-rissante expression de “crétinisme qu’on nous a très sérieusement servie.Vraiment, il faudrait que nous soyons d’une faiblesse d’esprit congénitale, dont nous nous défendons, pour que les quelques heures d’anglais par semaine inscrites au programme aillent constituer un fadeur d’épuisement chez nos enfants.dont la caractéristique n’est précisément pas de se tuer à la tache dans le domaine scolaire.Ne cherchons pas là la cause réelle de notre débilité.Cette débilité, ne l’attribuerons-nous pas plus justement (et sans pouvoir cette fois en accuser les Anglais.nenni, l’étranger, l’ennemi!) à l’alcoolisme, à ce chancre tenace, dont les ravages se répercutent chez un trop grand nombre de nos pauvres petits, au physique rachitique et à la compréhension lente?Car il est certes très beau de parler de fierté nationale; mais encore faut-il savoir de quoi nous sommes fiers! L'héritage le plus glorieux, les plus belles ressources naturelles périclitent aux mains d’êtres insouciants, indolents, inhabiles à les administrer.Et, en tant que peuple, sommes-nous consciencieux, brave, énergique?En tant qu’individus, sommes-nous chrétiens, travailleurs, polis, charitables surtout?Comparons et jugeons: Federated Charities: Objectif: $734,000; recettes $734,149.Federation of Catholic Charities: objectif $191,210; recettes: $191, Federation of Jewish Philanthropies: objectif $280,000; recettes, $282,000.Fédération des oeuvres de charité canadiennes - françaises: objectif, $371,000; recettes, $350,OÇO.Donc pour nous, déficit de $21,-000! Nos chefs sont-ils des hommes intègres, loyaux, perspicaces, impartiaux?Nous efforçons-nous de sortir de la paresse où nous nous enlisons, de l’ignorance où nous croupissons, de la satisfaction beate de nous-mêmes qui est le principal obstacle à tout progrès?Quand admettrons-nous notre invincible répugnance à l’effort, notre invariable susceptibilité en face des conseils, notre pitoyable indigence intellectuelle ?Avons-nous seulement le soupçon de ce qu’est la discipline mora' le, la force de caractère?Quelle formation les mères donnent-elles à leurs enfants?Les parents ne savent plus se faire obéir et ils leur donnent le plus souvent raison contre le maître ou l’institutrice.Mais il reste encore chez nous des êtres sincères vibrants et déterminés.Qu’en collaboration avec les parents, ils cherchent à éveiller l’esprit de nos enfants, qu’ils leur enseignent à chercher et à trouver leur âme/ Et lorsqu’ils leur auront inculqué ces grands discipline, réflexion, travail personnel, intégrité, détermination, et que ces principes se traduiront chez l’homme fait, alors nous pourrons relever la tête et parler de fierté nationale.Pas avant.PATRICIA JOSEPH Si vous souffrez d'indigestion acide” LA MERVEILLEUSE METHODE PHILLIPS VOUS ALCALISERA L'ESTOMAC PRESQUE INSTANTANEMENT! B.Le docteur Morin nous a dit que le véritable Lait de Macnésie Phillips alcalise presque immédiatement r acidité.Nous nous en trouvons fort bien! Tu sais quels ennuis m'a causés l'Indigestion acide.Je suis contente d'apprendre que je n’aurai plus à souffrir après chaque repas Partout, Von reconnaît de plus en avez eu recours, Jusqu'Ici, à quelqtm - -¦ - -¦ -C- autre moyen moins efficace denrayel l'acidité.Procurez-vous soit le liquid* Phillips, soit les nouveaux et remarquables Comprimés de Lait de Magnésie Phillips, dont chacun représente une cuillerée à thé de lait liquide.Le grand étui ne coûte que 25c à la pharmacie.______________________ p! plus l'Importance de l’alcalisation stomacale.par laquelle sont soulagés ces symptômes de "l'Indigestion acide ; nausées et dérangements d’estomac.La majorité des troubles gastriques découlent, en effet, d’un excès d'actdlté.On obtiendra une alcalisation rapide en prenant deux cuillerées & thé de LAIT DE MAGNESIE PHILLIPS une demi-heure après avoir mangé, OU deux des nouveaux Comprimés de Lait de Magnésie Phillips On est presque immédiatement soulagé — quelques minutes suffisent le plus souvent.Nausées, gaz, sensation de réplétton, douleurs Inséparables de l'indigestion acide.tout cela disparaît.L’on se sent tout revivifié I Cest & essayer — surtout si vous AUSSI EN COMPRIMES: Chaque petit comprimé est l'équivalent d’une cuillerée à thé de véritable I.alt de Magnésie Phillips.PAIT AU CANADA.Lait de Magnésie PHILLIPS Pour la censure du cinéma M.le directeur Le Devoir, Montréal.Monsieur, Vous m’obligeriez en insérant dans le Devoir de samedi, la lettre ouverte ci-jointe.Votre obligée, Noëlie RODIER-PÀQUIN.2069 St-Luc, Montréal.Ce 12 janvier 1937.* * * Westmount, 12 janvier 1937 Aux directeurs de la Censure Cinématographie de la Province de Québec, Montréal.Une session de la Cour du Banc du Roi r > il Messieurs, Je tiens à protester énergiquement contre le film intitulé: “The Garden of Allah” qui vient de passer dans un cinéma de Montréal.Je m’autorise de l'indignation générale de mon entourage pour vous prier de bien vouloir faire respecter en cette province le caractère sacerdotal dans tout ce qu’il a de Il est tout à fait de mau- ayant Juridiction criminelle dans et pour " le district de Montréal, se tiendra au palate de justice, en te cité de Montréal, le LUNDI, PREMIER JOUR DE FEVRIER PROCHAIN, A DIX HEURES DU MATIN.I En conséquence, je donne avis publia à tous ceux qui auront à poursuivre aucune personne maintenant détenue dans la prison commune de ce district et à toutes les autres personnes qu'elles y soient présentes.Je donne avis aussi à tous les luges d* pslx, coroners et agents de te paix pour j» le district susdit, qu'ils aient h s'y trou- " ver avec tous les records.Le Shérif, OMER LAPIKRRH Bureau du Shérif, Montréal, 12 Janvier 1937.® AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 339.332 Curt Rosenblad, de Sodertalje, Suède, accordé le 13 février 1934, pour "Machine de Cylindre pour Sécher” désirerait accorder des licences fe des industriels pouvant s’occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait a leur céder ses droits sur ce brevet.Pour autre renseignement, adressez-vous I.cile et le programme scolaire infi- .niment moins chargé qu’en septiè- Ce 14 janvier iJJ/ vàfs'goûtde donner en'spectacle les Rs^|dneblad8 >atenter‘ Bo* 118' 8o' diverses phases de la chute d un apostat; et cela dans une ville aux croyances diverses.J’ai remarqué d’ailleurs dans plusieurs autres productions cette tendance très soulignée de ridiculiser le prêtre: notamment dans Ramona où les bénédictions du moine rivalisent avec ses verres de vin, où sa tenue est d’un ridicule et d’une inconvenance tout à fait déplacés.S'il faut que le prêtre apparaisse sur l’écran, que ce soit, je vous prie, dans le rôle qui lui convient, avec le caractère qui est sien, non pas dans un travesti de bouffon ou encore durant le triste épisode d’une décadence morale, possible à toute âme jmmaine, mais pas du tout éducatrice pour la foi et les moeurs.J’ose espérer, Messieurs, que vous daignerez donner considération à ma requête en faisant respecter la foi et la morale.Votre obligée, Noëlie RODIER-PAQUIN.y Ca Journal est Imprimé au uo Notre-Dame est.k Montréal, par l'Imprimerie Populaire (A responsabilité limités).l B if rue ; ¦ Pères Blancs d'Afrique Haïti, P.Georges Lacroix, de St-Lambert.Sulpiciens De Montréal, pour Fukuoka.Japon: M.Jacques Trudel, de l'Abitibi.De Québec pour l'Afrique: FF.Lorenzo Carignan, de Bécancour; Hervé Asselin, de Saint-Gervais; Gaston, Audet, de Sherbrooke; Roland Tremblay, de Sherbrooke; Claude Taschereau, de Québec; Ha- Eu-7, 6-4, 6-1.Vines a réussi à battre Perry prés qu’il eût été défait deux fois bar "Anglais.Perry a triomphé de TfHes a New-York, Cleveland et Chicago, Les deux as en sont venus luix prises devant une foule de F*000 Personnes du Duquesne Gar-Jden ce soir, au quatrième match [le (a $erie de 40 dans ]es principales P es du pays.I A l’exception du second set, qui a He gagné par l’Anglais, Vines a été considérablement supérieur à son ¦adversaire et a amassé des points ¦sans s’efforcer à quelques ocia-Tuons.J Ceci est surtout survenu au troisième set alors que Vines a gagné trois nanties consécutives sans laisser compter un point.|Le Royal * a blanchi 1- McGill Les Royaux ont éliminé les étu-kliants de McGill de la course au Ichartipionnat du Groupe Junior hier Loir eu leur infligeant une défaite 13-0, Verdun y perdu presque tout ¦espoir de participer aux élimina-Boires lorsqu’il a succombé 2-1 de-¦yanl Victoria à la deuxième i-encon.-|lrr.lu ^'e*e ^l°r'n a mené l’attaque des «Royaux à la première partie en Icomplant deux buts en moins de (deux minutes au début de la pre-Imicre période.Phillips a compté Be troisième point des Royaux à la Itroisieme.A.Davis abonné les devants aux vies après 35 secondes de jeu à la Ideuxiènie joute.Il semblait que les Ideux rivaux allaient annuler, après Ique Ramsay eut égalé les chances •pour Verdun au début de la troisiè-Ime, mais Bessette a déjoué le gar-iriien des Leafs ô 41 secondes de la |fin.Première joute: Première période m—Royaux, Morin 3.02 [2—Royaux, Morin 4.4g Punition: Campbell.Deuxième période Pas de point.Punition: Birchfield majeuse).Troisième période 13—Royaux, Phillips 2.14 Punition: Phillips.Deuxième joute: .Première période il—Victoria, A.Davis .25 Punitions: White.Saint-Laurent, jlmmet, Durocher, Sheeran.Deuxième période Pas de point.Punition: Bessette.Troisième période [2—.Verdun, Ramsay 5 24 3 /Victoria, Bessette 14.19 Punitions: Cromble, White.Sheeran, Rowan, 5 min.Queens l’emporte sur Montréal Kingston, 16 (P.C.).— Queens a remporté sa deuxième victoire dans la Ligue Internationale Inter-eollégiale en battant l’Université de Montréal par un résultat de 6 à 4 ici hier soir.Queens n’a pas encore été battu cette année.Les Montréalais ont su y mettre! de la rapidité, mais ils ont manqué de précision autour des buts.Ils ne se sont améliorés qu’à la troisième période et là ils ont obtenu l’avantage du jeu.Queens a pris l’avantage au début, mais trois points à la deuixè-me période ont rendu la victoire certaine.Plus tard ils semblèrent comme désorganisés et ce fut grâce au beau travail de McEwan dans les buts qu’ils ont pu * remporter leur victoire.Catlin, Mundo et Poupore se sont signalés pour Queens.Leeavalier, Gagné et Armand furent les étoiles des Montréalais.La joute fut dénuée de toute brutalité.QUEENS — Buts: McEwan; défenses: Munro et Stollery; centre: Catlin; ailes; Poupore et Grey.Subs.: McGinnis, Kentry, Cawer, Hepburn.U.de M.— Buts: Barsalou; défenses: Migneault et Rivet; centre: R.Grignon; ailes: Armand et Le-cavalier.Subs.: Gagné, Léger, J.Grignon.Arbitres: Smith et Steen.Première période 1—Queens: Kentry .2.00 2—U.de M.: Léger .4.30 3—Queens : Munro.H.tiü 4—Queens: Gatlin (Poupore) Punition: Aucune.Deuxième période 5—Queens: Hepburn .5.00 6—Queens : Mc G in n is (Munro ) .il.00 7—Queens: Gawer .10.00 8—U.de M.: Gagné .11.0(1 Punitions: Catlin, J.Grignon.Troisième période 9—U.de M.: Gagné .3.00 10—U.de M.: Leeavalier .10.30 Punition: Grey.HOCKEY CE SOIR AU FORUM, 8.30 MONTREAL VS CANADIENS PU*: I2.M.*1.00.$1.75, 11.50, |1.*5.«1.00.tOe M Mo (Uu Induis).Le hockey professionnel et amateur Hier soir: LIGUE INTERCOLLEGIALE Queen’s 6, U.de M.4.Cet après-midi: LIGUE MONTREAL Concordia vs LCC Grads Saint-Lambert vs McGill Ce soir: LIGUE NATIONALE Maroons à Canadien Chicago à Toronto LIGUE INTERNATIONALE Philadelphie à Cleveland Syracuse à Pittsburgh Providence à Springfield GROUPE SENIOR McGill à Ottawa LIGUE INTER-CITE Mont-Royal vs Strathmore Verdun vs Sons of Ireland LIGUE INTERCOLLEGIALE U.de M.à Toronto Dartmouth à Yale Princeton à Harvard Demain après-midi: GROUPE SENIOR Royaux vs Verdun Canadien vs Victoria LIGUE MONT-ROYAL Snowdon vs Champêtre Rosemont vs Montefiore Verdun à Trois-Rivières Mont-Royal à Iberville LIGUE PROVINCIALE Sault à Granby St-François à St-Jérôme Verdun à Valleyficld Crémazie à Joliette Sherbrooke à Drummondville Demain soir: LIGUE NATIONALE Boston à Américain Détroit à Chicago LIGUE INTERNATIONALE Philadelphie à Syracuse Cleveland à New-Haven Pittsburgh à Providence LE CLASSEMENT LIOUE NATIONAL» Section canadienne J.O.P.N.P.O.Pte Canadien .25 14 9 2 69 58 30 Maroons .26 10 10 6 58 58 26 Toronto .22 8 12 S 50 55 18 Américain .25 7 i5 3 52 73 17 Section américaine J.a.p.N.P.O.Pt* Détroit .25 14 7 4 63 53 32 Rangers .24 12 8 4 63 47 28 Boston .23 U 9 3 58 58 25 Chicaa» .26 6 12 6 35 48 18 LIOUB INTERNATIONALE Philadelphie Sprlngflnld .Providence .New Haven .Pittsburg Cleveland x-McOUl Canadien Verdun x—McGill joua des matoba de quatre peints contre tous les clubs, excepté Québec ~~ ‘ Section est J.G.P.N.P.C.PTS .26 13 7 6 73 58 32 .22 10 fl 7 5* 53 27 .25 11 12 2 59 65 24 .22 9 10 3 53 49 21 Section ouest J.O.P.N.P C.Pt* 3 87 «3 29 22 8 12 2 57 70 18 .21 3 13 5 39 62 11 ROUPE SENIOR J.O.P.N.P.C.Pt» .11 a 2 1 43 22 24 2 49 29 22 1 47 39 1» 1 55 II 13 14 5 7 2 45 13 .14 4 9 1 31 44 9 .13 3 10 0 23 71 6 ec et Ottawa.UOÜ» MONT-ROT AL •ection ait J.O.P.N.P.T-Rlvléres .7 5 2 0 33 Champêtre .8 5 3 O 24 Montefiore .0 4 S O 22 Mont-Royal .0 3 6 O 23 section ouest J.O.P.N.P.Snowdon .i.10 8 2 0 44 Iberville .7 8 1 0 37 Rosemont .0 3 fl 0 28 Verdun .0 0 0 0 10 LIGUE INTEROOLUBOIALB Mellon canadienne J.O.P.».P.Mcom .3 3 0 0 30 Toronto .9 3 1 O 34 U.de H.4 2 3 0 13 Queena .2 3 0 O 13 sertion américaine J.G-.P.N.P.Harvard .3 3 0 0 7 Dartmouth .3 0 2 0 1 Tale .8 0 3 0 2 PrtHeeton « » 4 • » O.Pte 21 10 28 10 34 8 33 fl O.Pte 33 ifl 17 12 35 9 4fl 0 LIGUE PROVINCIAL» section nord J.O.p.N.P.C.Pt* St-Jérôme 9 7 1 1 47 14 15 Valleyfleld .Joliette 10 6 3 1 33 26 13 9 6 2 I 38 25 13 Verdun 5 1 4 0 16 33 3 Bt-Françola .0 0 5 1 16 33 J* section sud J.G.P.N P C.Pt* Sherbrooke 11 10 0 1 55 13 21 Drummond.7 2 2 3 21 21 7 Granby 10 1 7 2 23 40 4 Sault 6 1 s 0 15 51 3 Crémazle 5 0 s 0 5 30 0 LIGUE INTERCITE J.O.P.N.P.C.Pt» Sons of Ireland 1 I 0 0 3 0 2 V.Mont-Royal 1 1 0 0 3 2 0 Verdun 1 0 1 0 2 3 0 Strathmore .1 0 1 0 0 3 0 GROUPE J.JUNIOR G.P.N P C.PU Victoria 8 5 2 1 17 7 11 Canadien 8 4 2 2 3C To 10 Royaux 8 4 2 2 18 10 Verdun 8 3 5 0 20 33 6 McGill 8 1 6 1 26 35 3 McCarthy et Carpenter signent gvec les Giants New-York, 16 (P.A.) — Le premier but Jimmy McCarthy et le voltigeur Paul Carpenter ont signé des contrats avec les Giants hier.McCarthy, qui a terminé la saison dernière avec une moyenne de .274 à Newark dans l’Internationale, doit prendre la place de Bill Terry l’été prochain.Carpenter a obtenu une moyenne de .287 à Greenwood l’été dernier.Hartnett est nommé capitaine des Cubs Chicago, 16 (P- A.) — Gabby Hartnett, le vétéran receveur des Cubs de Chicago, a été nommé capitaine de l'équipe^ pour 1937.Pittsburg vend Hergert aux Falcons Pittsburgh, 16 (P.A.)—Les Hornets, de Pittsburgh, ont annoncé la vente do Freddie Hergert, défense, aux Falcons de Cleveland, pour une somme d’argent qui n’a pas été dévoilée.Les chemins de fer français LA FRANCE, EN TETE DES PAYS UTILISANT DES AUTORAILS.Paris, 16.(Havas).— Pour la première fois depuis 1928 les recettes annuelles des chemins de fer français augmentent.Une majoration de plus de 70 millions de francs sur les recettes de 1935 au cours de l’année 1936 vient de confirmer les autres indices de la reprise de l’activité économique enregistrés en fin d’année.Le pourcentage de la majoration des recettes ferroviaires par rapport aux résultats de 1935 atteint en effet 20.42 pour cent.En même temps, on enregistre les augmentations suivantes dans les différents postes particulièrement représentatifs de Tétât économique français: 47 pour cent sur les exportations en valeur et 9 pour cent en poids, 22 pour cent sur le chiffre d’affaires, 14 pour cent sur les virements postaux, 19 pour cent de la production de la fonte, 26 pour cent sur celle de Tacier, 32 pour cènt de celle des automobiles, tandis qu’au contraire l’indice des faillites diminuait de 38 pour cent par rapport à 1935.L’amélioration de la situation financière des chemins de fer français va de pair avec l'amélioration technique.L’année 1936 aura en effet vu dans ce domaine s’amplifier les initiatives dont les résultats ont été particulièrement favorables au point de vue commercial.Les réseaux ont fait preuve du plus grand esprit d’économie allié au désir de progrès et celui de modeler toujours plus étroitement les marchés des réseaux français sur les besoins exprimés ou pressentis de leur clientèle.Dans cet ordre d’idées le développement des autorails a été le fait principal.L© nombre de ces voitures est passé de 236 en 1935 à 354 en 1936.En même temps le nombre des kilomètres parcourus chaque jour par les nouveaux engins a atteint 75,559 kilomètres en 1936, contre seulement 42,499 l’année précédente.L’effort porté dans cette direction a permis de classer la France à la tête des pays utilisant cette nouvelle formule ferroviaire.Il faut également considérer, souligne-t-on dans les milieux des réseaux de chemins de fer, la soudaineté de la reprise du trafic depuis le mois d’août.Amorcée à cette époque de l’année, la reprise s’est manifestée avec une certaine prudence pour atteindre enfin le maximum des cours les toutes dernières semaines de Tannée.C’est ainsi que les recettes de la cinquante-deuxième semaine s’élevèrent à 206,163,000 francs, représentant une augmentation de 35,428,000 francs sur les recettes 'correspondantes de 1935.11 manque encore les résultats des deux dernières journées de Tannée, mais d’ores et déjà, déclarent les statisticiens, on peut affirmer que, alors qu’au rythme des recettes des sept premiers mois de Tannée, 1936 aurait ajouté une somme de 500 millions au déficit de 1935, au contraire, grâce à la majoration du trafic depuis août la perte fut rattrapée et au lieu de s,e terminer par une augmentation du déficit des chemins de fer, Tannée prend fin sur une substantielle augmentation des recettes.Feu M.Raoul Thibault Blanc, E.Laflamme, Emile Nadeau, Léon Lafrance, M.Æ.Crossey, (gérant de la Metropolitan), C.-Ù.Massé, E.-A.Diônne, E.Blain, Henri Groulx, J.-H.Girard, N.P., J.-P.Raymond, A.SUAmand, J.-A.Fortin, J.-Alb.Decelle, G.Guérin, Dr G.Talbot, J.-IL Parisien.J, Landry, A.N ose worthy, W.-A.Evans, M.Bur-neay, A.Richards, J.-Û.Gagné, François Valiquette, Dr JTN.Boisvert, A.Houle, Georges Laurier, .L-A.Ouellette, Dr Yvon Laurier, E.| Lévesque, Ubald Rose, W.Innis, j J.Mclssac, Armand Page, C.-B.Bu-j jold, William Poole, H.Mouette, O.j Myers, N.-E.Francis, G.Newell, A.| Paquin, E.Gagnon, J.Gagnon, F.i Decelles, Paul Chevrier, Jacques j Raymond et Gérard Grenier.La population de la région du Saguenoy Chicoutimi, 15.(C.P.) — Une sia- i tistique récente montre que la po- { pulation de la région du Saguenav j est approximativement de 177,157 habitants.Le comté de Charlevoix- ! Saguenay compte 47,157 âmes, celui de Chicoutimi, 68,000, celui du Lac Saint-Jean 22,000 et celui de Rober-val 40,000.AMELIOREZ.• Profit)» des svsntsges du Plsn d'Emprunt Fédéral pour fairo installer un foyur automatique VOLCANO, et rembourses capital et intérêt par les économies réaliaéoa.Tél.PL.8531 # Il y a un modèle VOLCANO pour convenir à toutes les grandeurs de fournaises.p H # La Maison "Chalifoux & Fils, Ltée” fabrique également des bouilloires industrielles de toutes capacités.Nos ingénieurs se feront un plaisir de faire l'examen de votre système de chauffage et de vous soumettre nos prix.’ Demande: notre circulaire descriptive.[Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires| ARPENTEURS ,PS dépôts qui capitaliste .je préfère, pour ma part, me servir du mot “individua-kisme” a falli à la tâche.Dans le passé, le système a su s'adapter aux modifications que le temps a apportées aux conditions économiques et aux concepts sociaux, cl je ne vois pas pourquoi relie adaptation ne serait plus possible.Au contraire, il faut que cette adaptation se fasse si l’on veut que le système puisse survivre.Pour soutenir la roneurrcncc du communisme, du fascisme et du nazisme, l'individualisme doit assurer à la so- Trovoil et secours de 1 Amérique Britannique du Nord c.jp|é des avantages plus considérables que ceux dont jouissent les cl sur les quelque cent cinquante décisions rendues par le Conseil privé, que l’on g chargé de l'interpréter.Cette interprétation a élé donnée par bribes, s’inspirant des exigences du moment plutôt que des grands principes d’un gouver-A 1 heure actuelle, les manufactu- nement efficace.Il est pratique-res emploient presque toute la nient impossible de savoir si c'est le main-d’oeuvre dont elles peuvent gouvernement fédéral ou l’autorité avoir normalement besoin.L'activité ; provinciale qui a juridiction sur un minière csl plus considérable qu’à | grand nombre de matières d’ordre n'importe quel autre moment de i économique.Les Pères de la Con-notre histoire.Les conditions du j fédération n’ont certainement pas travail dans te commerce sont as-j prévu jes difficultés que présenterez satisfaisantes.Dans les cir- raient les amendements à apporter constances, je ne saurais m’etupê- à l’Acte pour Padapler aux eondi-ehcr de croire que l'heure est venue > lions nouvelles, de scruter avec attention les listes! Que l'on charge une commission peuples qui vivent sous un autre régime.Si nous voulons donner l’exemple au inonde, nous devons faire preuve d’un sang froid extraordinaire qui nous permette d’éviter les accès de spéculai ion et les crises qui en résultent.A moins de nous imposer , , ,, volontairement un minimum de 8 °c^s «R* die.'btcnait contrôle (roiKMîiique, nous ne pour SonT; 'V T’" *,,)’100?,’000 rous évil.r w fautes du n iss, 0n 1 «'onstituail noire part de I emprunt ne sauràùr;tMendre^d'aueim ^pe'ti|de j ron'S(‘n 1 ' au ''arifique ^nadien qu’il demeure passif pendant 1 ne !1 ar banques a charte duCana-période indéfinie lorsqu’il doit suuf- ('a*0HS 8ura"‘*u du gouverne- ml M fir-jr S'éhïSÆ m «UH.pMr.cyH- portent intérêt ont diminué d’environ $45,000,000 et se chiffrent à l’heure actuelle à $416,164,055.Prêts couronts La demande de prêts au Canada a été de nouveau assez faible et nous avons été un peu déçus.Nous avons cependant relevé au cours des derniers mois des indices qifi permettent de croire que les besoins augraentent.Si les avances au chapitre des prêts courants ont diminué de $41,251,783 au cours de l’année, il ne s’ensiiil pas que les besoins de nos emprunteurs ordinaires sont moins grands.Cette réduction s’explique par le remboursement de deux emprunts d’une nature particulière, c’est-à-dire d’une somme de $33,000,000 que nous devait la Commission du blé et qu’elle a pu acquitter grâce à l'écoulement d'une partie des ci d’une Cathédrale.Dans le sanctuaire on remarquait j aussi les chanoines Harbour et P.j Drouin.La chorale sous la direc- I tion de M.Arthur Laurendeau, exécuta la messe de Pérosi et M.Arthur Létondal touchait l’orgue.Le deuil était conduit par son gendre: M.Victor Lynch-Slaunton, son beau-frère: Me H.-G.de Lori-inier, ses deux petits-fils: MM.Geoffroy et John Lynch-Slaunton; ses cousins: M.le Dr Philippe Hamel, M.Henri Gagnon, M.Paul, Amos, M.Louis Amos, l’hon.Louis Boyer, juge de la Cour Supérieure, M.Arthur Hamel.Dr Guy Hamel; ses neveux: MM.l’hon.Lucien Gendron, Pierre Gendron, Claude Gendron, Louis Gendron.Dans le collège on remarquait: M.Beaudry Leman, M.Charles St-Pierre, MM Gustave Leduc, J.-H.Labclle, J.-M.Cape, B.-C.Steven, Me Lawrence McFarlen, P.-R.Walter, G.-B.Parck, C.-E.Germain, W.Hamilton, Me Alexandre Gérin-Lajoie, L.-P.Pelletier, Armand et Emile Chaput, Charles Hudon, Charles Grave, Dr Ernest Charron, Louis Robert, J.-E.Mercille, J.-E.Généreux, Charles Tliiviergc, J.-L.Davignon, Guy Davies, J.-G.Belle-mare, Henri de Guise, F.L’Heureux, Louis Dcsro.sicrs, J.-H.Bé-lotirnay, Hon.Gustave Lemieux, A.Duludc, Victor Dufresne, J.-A.Gagnon, C.-E.Hurtcau, A.Leroux, E.Desbarats, Ernest Dautb, Charles Baby, Me G.-H.Montgomery, A.Lemieux.B.Courval, Dr S.Langevtn, R.-P.Adams, le vicomte de Roume-fort, Marcel Pasquicr et autres.ANNONCE MUNICIPALE AVIS] DEMANDE a été fait» ’ ft la CITE DE MONT V BEAI j, par META.lj BMELTINO & REFTN 3 ING COMPANY (S.-V.Rlcklerl, no 66.ruP Prince, pour permission d'occuper uni' cour pour l'achat, l’emmagasinage et Irg vente de vieux métaux, etc, sur le lot n51) boisseaux; Sud-Africain, 633,-Jl.SiS.OSf); Etats-Unis, 744 (2,355) ; graine de lin de l'Argon- AVIS AVIb PUBLIC est par les présentes donné que DAME Al,ICE AMYOT.épouse ?>wri',^’r.UKT- médecin.DAME C!A-Bltl ELLE AMYOT.épouse d'HENRI BRAY financier, tous quatre de la Cité de Qué^ kee.dlstrtct de Québec, et HORATIO-EU-CLIDB-JOSEPH AMYOT.Industriel, d" la cité de Montréal, district de Montréal, s'adresseront- A la Législature de la Province de Québec.A sa prochaine Session, aux fins de faire autoriser les exécuteurs testamentaires et fiduciaires de feu l'Hono-™bl,c ««urges Elle Amyot, A placer les deniers dépendant de la Succession de ce dernier, soit en conformité avec les dts-mt?nV°3 cIP , '’î 'l1»'1*'* dl!t-t>ult du teata-u?cel'i,-c!: 80lt 8n conformité des dispositions de 1 article 981-o Code Civil et pour toutes autres fins.MONTREAL, le 14 Janvier 1937 L-E BEAULIEU.Avocat des Pétitionnaires.tinc, 16,002 (néant); orge du Da-! à 249,857,000 boisseaux; celle de graine de lin, à 74.012.000; celle d'avoine, à 53,170,000; celle d’orge, à 31,232,000; celle de seigle, à 8,858,000 «d celle d’al piste, à 1,182,* Oüft.rendement estimatif du blé es! le plus fort qu’on connaisse dans nemark, 27,825 (néant).Exportations de blé au Royaume-Uni Les exportations tie blé en dé- i cembre au Royaume-Uni s’élèvent1 à 13,482,629 boisseaux d’une valeur de *15,036.316 contre 11.791.835; valant $9,897.250 l’an dernier.Les i exportations aux Etats-Unis se chiffrent à 1,922,096 boisseaux d’une valeur de $2,072,650 contre 3,595.032 valant $2,447,186 l’an dernier.Les exportations totales tie blé en décembre sont de 20.427,916 boisseaux d’une valeur de $22,893,-Ü86 contre 17,043,882 valant $13,-672,087 l’an dernier.Situation du grain en Argentine La première estimation officielle de la nouvelle récolte de céréales et de graine de lin en Argentine a été publiée par le ministère de l’Agriculture le 17 décembre.D’après le correspondant du Bureau fédéral de la Statistique à Buenos-Ayres, la récolte de blé est estimée ce pays.('.’est là une production de 15.8 boisseaux l’acre, qui dépasse de .0 de boisseau l’acre la nouvelle clin précédente, de 1933-34, L’estima tino de la graine de lin à U 1-boisseaux l’acre est à peu près 1 moyenne.La mine PLAIND0R Dans Cadillac Proche voisine de la Mine O'Brien En avril dernier, les actions O'Brien s'offraient à .35 En décembre elles touchent $14.00 Les actions PLAINDOR offrent une spéculation intéressante.PRIX APPROXIMATIF : Offre .20 — Demande .23 Dernier rapport et carte de Cadillac sur demande.J.PITBLADO Membre de la Bourse et du Curb de Montreal, du Canadian Commodity Exchange Inc.460.RUE ST-|EAN MONTREAL MA.6155 —Cette faveur àVindex?—C'est pour me rappeler, en arrivant au bureau, de reviser mon testament.—Excellente idée: c’est le temps des inventaires.—N’est-ce pas?.Dites donc! Vous avez encore des QUESTIONNAIRES DU TESTATEUR?.—Quelques exemplaires seulement.-Pou rriez-vous m'en envoyer un?Ca serait plus vite fait .et avec moins de répugnance.—Par le prochain courrier, Monsieur.SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE 55,0, S -Jscquss, Montréal - HA 4741 S a Vigilante S'OCCUPE UNIQUEMENT - DE L'ADMINISTRATION DE LA 57, rue St-Jacques - Montréal PROPRIETE BE.3808 WM/m COMPTOIR NATIONAL de PLACEMENT Limité* 112 ou*«t, Sr-|*cqu*« Tél.H Ait.8266* MONTREAL LEOPOLD-A.RENAUD, LMr «énérxl ELEMENT STABILISATEUR .Dans tout portefeuille bien équilibré, il convient, en premier heu, d’assurer la stabilité du placement en consacrant une forte proportion des capitaux à l'achat de valeurs de premier ordre.Nous recommandons comme ELEMENT STABILISATEUR de votre portefeuille les obligations "Syndics de la Paroisse St-Cermain d’Outremont": ces titres sont parfaitement garantis par une taxe de répartition (Loi I, Edouard VIII, Chapitre 16) ayant priorité sur les taxe* municipale* et scolaires.Par suite de la baisse graduelle du taux de l'Intérêt, en ce* dernier* mois, cette valeur constitue actuellement un placement attrayant.Détail» complets sur demande l: Canada Cement Company Limited Rapport Annuel du Conseil d’Administration AUX ACTIONNAIRES: Vos administrateurs ont l’honneur de vous présenter un état des affaires et de la situation financière de votre compagnie pour l’exercice fiscal arrêté le 80 novembre 1936.I,'amélioration générale des affaires au Canada en 1986 s’est reflétée jusqu’à un certain point sur l’industrie de la construction, ce qui a entraîné une augmentation dans la consommation de cime.it par rapport à 1935.On peut cependant affirmer que l'industrie de la construction est encore loin du niveau normal pour le pays.En 1986 les permis de construire et les travaux de génie civil n’ont atteint que 43%% du chiffre de 1926 et 28% de celui de 1929.Il est toutefois encourageant de constater une repris» dans la construction privée, le premier indice réel de relèvement depuis le début de la dépression.En ce qui a trait à la construction, le Canada est bien en arrière de presque tous les pays du inonde, mais il y a lieu de prévoir une amélioration graauelle.L’état généra! présenté ci-dessous est consolidé; il Inclut toute# les filiales.Les résultats de l’exercice se ressentent de l’accroissement qui a eu lieu dans la consommation de ciment.Lee bénéfices nets sé sont Faussés de $626,548.24.I>a réserve de dé-iréciation s’élève à $1,027,828.80; elle comprend un montant de 27,828.80 pour la dépréciation de l’édifice Canada Cernent, appartenant à la St.Lawrence Land Company, lequel montant est inclus pour la première fois dans l’état consolidé.Vous constateres aussi que la résene pour les rénarations et renouvellements extraordinaires a été portée de $176,000.00 l’an dernier, à $325,000.00.Cette augmentation provient aussi de la consolidation des comptes de la St.Lawrence land Company, Vu que le produit de la compaipiie est maintenant livre en sacs de papier, le montant apparaissant à la réserve pour les sacs de toife, soit $150,000.00, a été transféré à la réserve contre les imprévus, qui se chiffre maintenant par $400,000.00.* A une assemblée générale spéciale des actionnaire* tenue le 25 septembre 1936, vous avez autorisé une nouvelle émission d'obligations pour remplacer les $17,059,000.00 d’obligatiorts-or 6%% alors en cours.Cette opération a eu lieu.De la nouvelle émission autorisée de $20,000,000.00, une tranche de $16,600,000 a été vendue—83,000,000.00 portant in té ré- à 3%, $3,000,000.00 portant intérêt a 3%% et $10,500,000 portant intérêt à 4%%.La différence entre le montant des obligations auparavant en cours, $17,059,000.00 et le montant actuellement en circulation, $16,500,000.00, avec les dépenses de remboursement (comprenant la prime au rachat des vieilles obligations, la prime sur le change et l'escompte sur les nouvelles obligations) a été comblée par les ressources liquides de la compagnie.Les dépenses de remboursement n’ont cependant pas été effacées; elles ont été portées aux livres de la compagnie et elles seront amorties au cours des années à venir.L'émission de nouvelles obligations permettra à la compagnie de réduire sensiblement les frais fixes et la mettra à l’abri des variations du change, lesquelles étaient passablement onéreuses vu que les anciennes obligations étaient payables, principal et intérêt, en trois monnaies différentes au gré du détenteur.Le» nouvelles obligation* ne sont payables qu’en monnaie canadienne.Les dividendes *e sont accumulés durant l’année sur le stock privilégié.Grâce à l’amélioration qui s’est fait sentir dans le» affaires de la compagnie et aux perspective* d’avenir, vos administrateurs ont mis en paiement un dividende de $1.00 l’action sur le stock privilégié, dont la distribution aura lieu le 20 mars aux actionnaires inscrits le 28 février 1937.D’autres dividendes dé-ndront de l’état des affaires à l’époque où ils viendront à tude.Respectueusement soumis de la part du Conseil d’Adminis-tration.J.D.JOHNSON, Président.pe: fé BILAN CONSOUDE AU 30 NOVEMBRE 1938 ACTIF ACTIF LIQUIDE: Inverttslrsu.isls qu« déterminés *t certifiés p*r l'sd-onnistmlion «t évalués A ou so-dosaoug du prix de revient, ce qui est Inférieur su prix de vente.$1.MZ,0ÏI.I* Compte# é recevoir (moins le réserve contré le* msuveles* créances) I Comptes des cliente .$$11,06$.$» Autres comptes .»4,48*.*1 -.- —.#75i651*V8 Frète sux sntployée pour sehet d'actions de te Com- pannle .1,616.41 Dépét* avec soumissions .18,696.4$ Titre» déposés entre les mains de te Commission des accidente du travail .8,000.60 Fond» publies et obligation* de services publics, (valour marchands, *1.048,316.00) .MS-ZIS-.** '’•P*** C*i“* .$,$66.269.66 AUTRES PLACEMENTS: Placements divers, au prix eofltant moins l'amortissement .60.0Ï4.$0 ASSURANCES EN VIGUEUR, TAXES ET AUTRES DEPENSES ANTICIPEES .*1,802.51 DEPENSES DE REMBOURSEMENT DES OBLIGATIONS» Frime et charure au rachat de» obligation» et escompte sur nouvelles oblteation» émises.1,661,164.6$ ACTIF IMMOBILISE: Terrains, édifices, usines et outillnirc, etc,, (d'sprés l'évaluation d* MM.Ford, Bacon A Davis, Inc., sur la bss» de 1a valeur commerciale le 30 septembre 1927, $38,267,500.00) et l’édifice Canada Cernent au prix coûtant, avec le coût des additions et acquisitions subséquentes, moins les réserves de dépréciation de 112,809,702,81 .42,082,884.*» $47,771,64».64 PASSIF PASSIF EXIGIBLE! Comptes à payer .* $88,121.41 Intérêt couru sur obligations .68,437.80 Intérêt couru sur hypothèque .20,800.00 # Provision pour taxes fédérales, provinciale» et autres .247.264.88 —— -1-1 651.318.4* OBLIGATIONS PREMIERE HYPOTHEQUE! Autorisées .$20.000,000.00 Emises (le 1er novembre 1988) série "A”— Oblination» 8% en série de 1937 à 1940.t 8,000,000.00 Obligations 3%','o en série de 194i à 1944.8.000,000.00 Obligation» 4(4% A fonds d'amortissement.échéant en 1961 .10.600,000.00 - 1$, 100.000.00 HYPOTHEQUE SUR L'EDIFICE CANADA CEMENT: Solde portant intérêt à 6% par année, échéant en 1948.remboursable après le 1er juin 1988 au gré do la compagnie.820,000.00 RESERVES: Assurances contre l'Incendie .8 760.000 90 Réparation» et.renouvellement» extraordinaire».826,000.00 Accidente industriels .68,600.00 Réserve contre Imprévu* (après le transfert de la réserve pour les sac» d# toile de $160,000)., 400,000.00 .1,883,600.00 RESERVE DE RACHAT D'ACTIONS PRIVILEGIEES 56,900.00 ACTIONS PRIVILEGIEES CUMULATIF, A FONDS D'AMORTISSEMENT, DK *100.00 CHACUNE, RACHETABLES SUR PREAVIS DE SOIXANTE JOURS: Autorisées (dont $21,000,000.00 en cours).,.$25,000.000.00 Emise» .20,0*6,900.00 NOTE:- Aucun dividende n’a été payé depuis le SI mal 1932.ACTIONS ORDINAIRES: 600,000 actions sans nominal, sur un montant autorisé de 760,000 actions .6,403,904.71 EXCEDANT ACQUIS: Compte de» pertes et profit» de l'exercice arrêté le 30 novembre 1936: Bénéfice d'exploitation .I 2.680,908.87 Revenu» de» placements .82.968 41 Bénéfica à la vente de placement* .26,320.00 $ 2.940.180.2S A déduire: Intérêt et change »ur obligation*.* 929,438.24 Intérêt hypothécaire .41,250.00 Réserve de dépréciation .1,027,828,80 Rémunération d* l'exécutif.67,229.80 Honoraire* dea administrateur».,.9,870.00 Frais légaux .669.25 Dépenses légales et autres se rslte-chant à la conversion des oh II gâtions .64.605.64 Provision pour le» impèu fédéral et provinciaux sur le revenu .146,000.00 ÿ- 2.276,938.7* 6 663.24i.65 Excédant acquis au 80 nov.1985.,|1,086,646,85 Ajustements portant sur las exercice» antérieur! .16.188.98 - 1.081,788 68 - 1,718,027.4* 147,771,$46.$4 RAPPORT DES VERIFICATEURS AUX ACTIONNAIRES! Non» avons examiné le» livre» et le* comptes de te Canada Cernant Company Limited el d* ses compagnie* filiales pour l’exercice arrêté le 30 novembre i»*l, et svona obtenu tou* le* renseignement* et explication» dont, nous avon* eu besoin ; nous fslsons rapport qu'ê notre avis le bilan ci-dessus est établi de façon $ présenter un tableau exact et véridique des affaires de la Canada Cement Company Limited et de «es filiale» ê la date du 30 novembre 198* et que le compte des perles et profite donne exactement la résultat des opérations combinée* avant plaine et entière provision pour la dépréciation de* usine* at de l'outillage, d'après le* r*n*»ignemente et le» explication* qui nous ont été donné* «t fourni* par1 la# livre* de 1* Compagnie.PRICE, WATERHOUSE A CO.Vérificateur*.Montréal.I* 6 janviar 1117, APPROUVA POUR LE CONSUL D'ADMINISTRATION t J.D.JOHNSON, Administrateur.F.B, K1LBOURN.Adminlitrateur.- R. Montréal, samedi LE DEVOIR 16 Janvier 1937 h(^riR3 mé de son nom Thalictrum Corné-tl; la seconde est notre Cotonnier, comme nous l’appelons vulgairement.Linné lui avait donné le nom de Atclepias Syriaca, parce qu’il le croyait identique avec nne plante de même genre originaire de l’Asie mineure, mais M.Decaisne, ayant constaté que les deux plantes formaient deux espèces différentes, lui donna le nom de Aide-pias Cornuti.Cornuti.qui était fils d’un médecin de Lyon, n’est jamais venu M.J.-À.Murphy, v.-prés.de "Crane Limited", prend sa retraite Après plus de 51 ans de services continus dans l’organisation Crane, M.J.-Austin Murphy, vice-président de Crane Limited, se retire de la vie active.H entra au service de la compagnie à Chicago, alors qu’il était un tout jeune homme, le 25 octo-Son initiative et ses ta- Affiliés i la Soc Cm.«l’Histoire Naturelle et reconnus d'utilité publique par le Gouvernement de la Province de Québec COMMISSION DES C.N.• MEMBRES EX OFFICIO.— F.MARIE-VÎCTORIN.F.E.C.J.BRUNEL, J ROUSSEAU, R GAUTHIER, respectivement président, secrétaire général, trésorier et 'hef du secrétariat de la 6 O M M MEMBRES DESIGNES PAR LE CONSEIL DE LA SOCIETE.— P ADRIEN.CSC., directeur général des C.J.N.— Sr STE-ALPHONSINE.C N D.sous-dlrectrlce.— Les chefs de service su.vante: F.MARIE-VICTORIN (Botanique!; Dr Georges PRE- No 298 FONTAINE (Zoologie); Gustave CHAGNON (Entomologie): P.Léo MORIN, CSC.(Géologie-Minéralogie); Henry TEUSCHEB (Horticulture); Marcelle GAÜVREAU (Pédagogie et Bibliographie); F.NARCISSE-DENIS, F.E.C.(Publicité).1* siège social de la Société et des C.J.N.est fc '.’Université de Montréal.1265 rue Samt-Lenis.On est prié d’adresser tout* correspondance A cet «ndrolt.16 janvier 1937 Hommage au F.Narcisse-Denis Avec le present numéro se termine la période héroïque de notre chronique, de cet ordre du jour qui, par l’organe toujours écouté du Devoir, porta durant près de cinq années la croisade du retour à la nature dans tous les coins di pays.Depuis le début de juillet 1931, le F.Narcisse-Denis, de l’Institut des Frètes des Ecoles Chrétiennes, l’un des premiers à saisir toute la portée de l’oeuvre des C.J.N., avait réussi à maintenir la rubrique, assurant chaque semaine la liaison entre les Cercles devenus de plus en plus nombreux et 1 administration des C.J.N„ puis entre les mêmes cercles et le public sympathique qui s’intéresse si vivement à cette oeuvre d’éducation.Malgré la suggestion qui lui fut faite plusieurs fois d’espacer les chroniques, surtout durant la période des vacances, le vaillant chroniqueur ne voulut pas fléchir, si bien que cette rubrique n’a jamais manqué de paraître chaque semaine depuis la fondation des C.J.N.Est-il besoin de dire que, comme nous tous, le F.Narcisse-Denis accomplissait ce travail assujettissant par dessus une besogne journalière chargée et sans rémunération d'aucune sorte.C’est un bel exemple de désintéressement, de fidélité à une cause chère, et de continuité dans 1 action.Grâce à la libéralité du Gouvernement de la province de Québec, qui les a reconnus d'utilité publique, les C.J.N.ont aujourd hui but secrétariat permanent, et il n’est que juste que ce secrétariat assume maintenant la publication de la chronique du Devoir, chronique centrale de l’orginisation des C.J.N, Mais il n'est pas possible de ne pas souligner en cette occasion la valeur inestimable des services rendus à cette oeuvre pédagogique et nationale par le F.Narcisse-Denis durant cette longue période.Si l’on veut bien feuilleter l’un de ces albums in-folios devenus nombreux et où les Cercles conservent précieusement leurs chroniques du Devoir.on restera stupéfait devant l’abondance et la variété de la moisson «masste au jour le jour par les petites mains des enfants, d’une part, et, d autre part, par la collaboration bénévole de toutes nos compétences canadiennes-françaises dans le domaine des sciences naturelles.Le Chroniqueur, promoteur, glaneur et metteur en oeuvre de tout cela a joué ici un très grand rôle, on t'imagine C’est pourquoi, au nom de la Société Canadienne d Histoire Naturelle, au nom de l’armée charmante des Dix Mille, au nom aussi de tout le grand public qui suit avec attention cette irréversible évolution pédagogique, je suis heureux d’offrir au F.Narcisse-Denis, mon frère en tehgion et mon frere d’armes en maintes batailles, des remerciements très sincères et très émus.Dans la suite de sa carrière d’éducateur, dans cette grande maison, le Mont-Saint Louis, où il dirige des oeuvres multiples, notre ancien chroniqueur connaîtra encore bien des succès.Mais pour dire tout le fond de ma pensee.je ne crois pas qu’il puisse jamais réaliser chose plus belle, qu il puisse jamais exercer sur les esprits une influence plus profonde que celle qu'il exerça ici.dans cette dernière page du Deuoir.alors que chaque semaine, et sans se lasser jamais, il répétait i toute la jeunesse d'un pays la grande parole du Christ aux l,on™c,: "Voyez le, U, de, Champ,! ' ^ MARIE.vlcTORIN, président Société Canadienne d’Histoice Naturelle.Travail présenté par le R.F.Narcisse-Denis Au Congrès des instituteurs pour amorcer la discussion nui a suivi le rapport présenté par le F.Adrien, C.S.C., sur l'organisation des C.J.N.ses de la nature; enfin, le terrain est si bien conquis que ceux qui n’ont tes que sur celles que l’on cultivait dans le jardin de Vespasien à Paris.Il mourût assez tristement.Les disciples d’Esculape étaient alors partagés en deux camps, les uns pour et les autres contre l’émétique.Cornuti, qui comptait comme un des chefs parmi les premiers, en administra une dose dans une affection comateuse, à une dame d’Aligre; et elle mourut deux heures après l’avoir prise, dans d’horribles souffrances.Gui-Patin, qui était alors doyen de la faculté, assembla un comité pour y faire comparaître Cornuti, mais le malheureux, écrasé par la douleur et le dépit, mourut quelques jours avant le moment fixé pour la comparution.A Cornuti revient l’honneur d’avoir écrit la première Flore des environs de Paris: Enchiridion Botanicum Parisienne, Note du chroniqueur: Nous avons - , • .-, .i publié tel quel le texte de l'abbé pas encore ose marcher, après avoir protm#jc/ler Hélas! si 1e bon abb^ loue le mouvement et souhaite revenait parmi nous, il constate- tes les chances possibles aux plus j ro,7( ^ son grancj scandale, que audacieux, se bornent à dire que les 1 - .circonstances de temps, de lieux ou de programmes constituent pour le moment un obstacle qu’ils ne savent pas trop comment surmonter, et ils se hâtent d’ajouter qu’ils souhaitent les tout premiers qu’on leur indique bientôt le moyen de renverser les difficultés ou de les contourner.* * * (Suivent quelques considérations aestinées uniquement aux instituteurs.Les remarques se terminaient par la conclusion qui suit): Alors pourront venir les programmes.Quels qu’ils soient, il y aura place pour l’action catholique, pour la formation d’un esprit national, pour le développement des facultés esthétiques et, vous pensez Jden, pour les Cercles de Jeunes Naturalistes, — le dessin, l’enseignement ménager, seront autant de moyens qui ne paraissaient pas faits pour cela d’inculquer ou d’appliquer les mille et une notions qui permettront à nos enfants de voir et d’exprimer “tcanadien-français” au Canada français! Si jamais une telle atmosphère se développait dans nos écoles -tant des villes que des campagnes, —- il y aurait lieu de reprendre les vers incomparables de l’incofnpa-rable Baudelaire, et par lesquels je termine: ________^________ bre 1885.Son initiative et ses en Amérique, et n’a peint nos plan- lents ont été vote reconnus, et on Heureux celui qui peut d’une aUe vigoureuse S’élancer vers les champs lumineux et sereins; Celui dont les pensées comme des alouettes, Vers les deux le matin prennent un libre eisor, —- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort Le langage des fleurs et des choses mucitcs! Fr.NARCISSE-DENIS A Montréal, le 7 décembre 1936.* * * Naturalistes canadiens pour des raisons trop longues à expliquer ici, les plantes destinées à éterniser (!) chez les botanistes la mémoire de Cornuti s’appellent maintenant, la première, Thalictrum polygamum, la seconde As-clepias syriaca.Mais, jeunes naturalistes, pour qui les plantes sont des êtres et non pas simplement des noms, quand vous récolterez le grand Pigamon et VAscléplade, pensez à Jacques Cornuti, médecin de Louis XIII, auteur de ta première flore de VAmérique extratropicale.Note de service Le directeur général des C.J.N.nous prie d’annoncer que la publication de son rapport sur le concours de biologie organisé Tan passé chez les C.J.N.commencera la semaine prochaine.* * * BOITE AUX QUESTIONS Lors d’une récente conférence qui occupa deux séances du ccr-de pédagogique Desrosiers et qui Héritait bien ce traitement de privilège, M, Joseph Dansereau, (dont les vues nationales et religieuses ne surprennent plus ceux qui ont suivi le mouvement éducationnel chez nous depuis dix ans), disait en pariant de certaines situations embrouillées ou inquiétantes: "H n y a pas de cercle vicieux, mais parfois absence d’horizons, piétinement sur place, mesquinerie, arrêt.Un homme alors, ou quelques hommes surgissent, percent les apparences et les routines de leurs regards scrutateurs, dénoncent les traîtrises, les timidités ou les étroitesses qui cachaient tes vrais intérêts des leurs, déploient des formules neuves de discipline, dans 1 ordre de la pensée et dans celui de l’action, démontrent la nécessité d’une marche en avant, gagnent l’opinion publique et transfigurent l’école.” Je ne pouvais m’empêcher, en lisant ces lignes, de songer à un homme pour lequel elles semblent jvoir élé écrites tout exprès dans le domaine dont il s’agit présente-nent, et j’ai nommé le Frère Marie-Viclorin.C’est de lui en effet que M.Edouard Montpetit disait, lors d'une conférence restée célèbre dans nos annales: ”L’homme à la vision claire et nette qui sut se pencher sur la flore de notre pays, la comprendre et Taimer pour assumer ensuite presque seul la lourde tâche de nous la faire aimer.” Commentant ces paroles, j’écrivais — voilà maintenant trois ans — : “Parce qu’il a fait de ses chères études une mission, le Frère Marie-Victorin les a menées avec ce sens des réalités qui le caractérise.Pour faire oeuvre durable, il a commencé par grouper autour de lui des énergies qu’il a trempées à la sienne: des enthousiasmes qu’il a marqués de sa frappe; des désintéressements qu’il a alimentés au sien.Etendant son rayon d’action, il a entrepris un mouvement de persuasion qu'il a mené tantôt par des conversations intimes, tantôt par des conférences de vulgarisation et tantôt par des articles de presse.Ainsi sc trouvait prête cette opinion publique qui nous a si bien secondés; de la sorte se trouvait aguerri Tétqj-maior qu'il a lancé à la conquête de notre domaine national.Et parmi les membres de cet état-maior.laissez-moi vous inviter à saluer chapeau bas le brave des braves, l’enthousiaste des enthousiastes, -ion premier aide-de-camp, le Père des Cercles, le H.F.Adrien, de la Congrégation de Sainte-Croix.Directeur-fondateur des C.J.N., H en est à la fois zélateur et agent de liai-c’est notre commis-voyageur ! son, * * * Décidément, une porte neuve ! vient de s’ouvrir sur des sentiers j nouveaux qui permettent à notre petit peuple d’atteindre lui aussi aux carrefours où de toutes les parties du monde affluent les distributeurs du pain de l'esprit! Cette fois, c’en est fait; et selon une formule qui n’avait peut-être pas été faite pour cela, “Ton a ouvert les fenêtres.Ton a aéré nos écoles”.Ton a jeté à la figure de nos enfants tout un pan de la grande nature, pan pittoresque s’il en fût jamais, la Laurenlic! Pour un coup, ça y est; dans un domaine tout au moins des professeurs ont trouvé une application à la formule dite des méthodes nouvelles.Méthode du contact, d» l’observation, de la recherche personnelle.de la coordination des efforts, de la transmission des découvertes, du travail collectif.Et vous venez de l’entendre, la conquête dans ce domaine est complète; il ne s’agit plus de préparer l'opinion publique puisqu’elle est tout entière du côté des Cercles de Jeunes Naturalistes.Le clergé nous favorise de sa haute approbation, les gouvernants protestent de leur intention de favoriser, au provincial et nu municipal, les efforts que tenteront les maîtres de l’heure dans ce domaine, le Conseil de l’Instruction publique suit avec la plus bienveillante attention les progrès de notre mouvement, la Commission scolaire de Montréal y est allé de ses deniers, de ses encouragements et de toutes les permissions qui lui furent demandées, d’autres commissions scolaires ne demandent qu’à savoir comment elles pourraient aider le même mouvement, des Inspecteurs ruraux et des inspecteurs urbains pressent leurs instituteurs d’emboîter le pas, des visiteurs d’écoles suggèrent à leurs maîtres des premières classes de se prêter à une étude plus complète des «h— Le chroniqueur avait commencé, il g a quelque temps, la publication de courtes biographies de naturalistes qui méritent de retenir l'attention des Canadiens.Nous continuons cette intéressante série de biographies.Comme l'on sait, elles sont l’oeuvre de l’abbé Léon Provancher, qui les publiait dans le Naturaliste Canadien il y a plus d'un demi-siècle.CORNUTI (1806-1651) Jacques-Philippe Cornuti ou Cornut, médecin du roi, publia à Paris en 1635: Canadensium Plan-tarum, aliarumque nondum edita-ruin Historia, (fans laquelle il dorf-ne la description de 40 de nos plantes non encore décrites, accompagnant son texte de planches pour une plus facile intelligence.Charlevoix, qui vint après lui, n’a fait pour ainsi dire que copier Cornuti en le traduisant et en y ajoutant quelques espèces nouvelles.Deux de nos plantes sont destinées à éterniser la mémoire du botaniste médecin de Louis XIII, la première est un Pigamon, qu’il avait nommé Thalictrum canadense et que Linné, pour Thonorer, a nom- Q.—Quels sont ces petits insectes noirs brillants qui tournoient en tous sens sur la surface de l'eau?Ils sont particulièrement nombreux près du bord des lacs et des rivières où croissent des plantes aquatiques?— R.D., Saint-Placide, Qué.R.—Ce sont des Gyrins, petits Coléoptères merveilleusement organisés pour la natation.Leurs pattes, excepté les antérieures qui sont plutôt ravisseuses, sont*très aplaties et ciliées de façon à servir de véritables nageoires.Souvent, ils se groupent en grand nombre, se touchant presque les uns les autres, mais dès qu’un danger les menace, les petits nageurs se débandent et fuient de tous côtés en traçant sur Tenu des orbes et des spirales.La panique finie, ils se rassemblent de nouveau.La disposition des organes de la vision chez ces insectes est des plus remarquables.Les yeux sont complètement divisés par les côtés de la tète, de sorte que Tinsecte peut voir dans Pair et dans Peau simultanément.Les Gyrins émettent une sécrétion d’odeur très pénétrante, mais non désagréable.Les femelles déposent leurs oeufs sur les plantes aquatiques submergées.Les larves, minces et allongées, respirent au moyen de longs organes branchiaux disposés latéralement sur l’abdomen.Gustave CHAGNON Dictionnaire analogique Fort volume do prè* de 600 pages Reliure pleine toile.Répertoire moderne des mots per les idées et des idées per les mots, entièrement refondu et rédigé sur un plan nouveau, par Charles MAQUET, agrégé dé grammaire.Un véritable auxiliaire de la pensée: «rice à un mécanisme ingénieux, en groupant autour de “mots-centrea’’, auxquels renvoie un répertoire très pratiquement conçu, tous les mots qui ont entre eux un rapport de sens, ce dictionnaire permet de trouver immédiatement le terme propre qui répond i une Idée quelconque.Au comptoir $2.25, par la poite, $2.40.En vente au Service de Librairie du ’’Devoir'’, 430 Notre-Dame est, Montréal.lui confia des charges importantes, et jusqu’en 1897, il eut la direction du service des ventes à Chicago.Il fut élu au conseil d’administration en janvier 1918.M.Murphy fut aussi choisi pour représenter Crane Limited à Paris au cours de la grande guerre, où il fut gérant et vice-président de la filiale parisienne.Il revint aux Etats-Unis vers la fin de 1923.et en 1925, il fut élu vice-président de Crane Limited et mis à la tête de l’organisation Crane au Canada, avec Quartiers généraux à Montréal, qu’il a toujours habité depuis.Crane Limited a des usines à Montréal, Saint-Jean, P.Q., et Port-Hope, Ont., et dix-neuf succursales dans les tlivers villes du Canada.Son successeur comme vice-président de Crane Limited, est M.James-I.Robinson, qui était gérant général des ventes.L'accord canado-britannique Londres, 16 (S.P.C.-Havas).,— Le ministère du Commerce a annoncé il y a quelques heures que la Grande-Bretagne et le Canada ont conclu “en principe” un nouvel accord commercial.Le rédacteur politique du Morning Post écrit ceci, en résumé, au sujet du nouvel accord : Le Canada accorde aux industriels britanniques de “substantielles concessions douanières”, qui vont, dans certains cas, jusqu’à l’abrogation de droits; la Grande-Bretagne stabilise l’écart préférentiel relatif aux produits canadiens et aux produits étrangers, et s’engage à éviter que toute disposition de contingentement qu’eiJe pourrait prendre quant à des pays étrangers porte atteinte au commerce canadien.Il paraît que le Canada accorde la franchise notamment sur le meuble antique.Le contingentement protège l’agriculture britannique.Le nouveau tarif sera avantageux à la Grande-Bretagne pour ce qui est de la laine, du colon, des textiles.Conférence de M.Benoît Brouillette AU MONUMENT NATIONAL Le dimanche 17 janvier, à 8 h.du soir, M.le professeur Benoît Brouillette donnera sa cinquième conférence sur Thistoire et la géographie du Canada.Sujet; “Les cadres naturels du Canada.La végétation et la faune”.Cette conférence, donnée au Monument National, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste, sera illustrée à Taide de projections lumineuses.Les conférences de M.Brouillette Ont toujours lieu le 1er et le 3e dimanches du mois.L’entrée est libre.Le public est invité à suivre ces conférences.Partie de cartes et bingo Sous la présidence de M.le curé J.-C.Jetté, la chorale de Saint-Edouard, invite tous ses amis et le public à sa partie de cartes an-nueTe, qui sera tenue jeudi, le 28 janvier prochain, salle de l’Ecole De Lamennais, angle des rues St-Denis et Beaubitn.Prix de présence et un prix par table.Offices de l'Eglise LE DIMANCHE, 17 JANVIER Ile dim* après TEpiphanie, Semi-double (vert).Messe Omnis terra, avec Gl.et Cr.; 2e or.de saint Antoine, abbé, 3e m.; préface de la Trinité.— Aux Vêpres du dim., mérn.lo de la Chaire de saint Pierre à Rome (I Vp), 2o de saint Paul, 3o de saint Antoine, abbé (II Vp.), 4o de sainte Prisque V.M.(I Vp.), Conférence du Dr C.-N.Volin AU MONUMENT NATIONAL Le dimanche 17 Janvier 1937.à 3 heures de l’après-midi, le professeur C.-N.Valin, poursuivant sa série de conférences sur l'hygiène, ACHETE BIEN QUI ACHETE CHEZ DUPUIS 'ihnte' (diptë de TOILES et COTONS S'il vous est impossible de venir au magasin, commandez par téléphone: Plateau 5151 — local 20Z DRAPS de COTON BLANC Environ 78" x 86", chacun.Coton blanc tissé serré, durable, assurant des draps pratiques pour lit double.Une extrémité nnie d'un large ourlet ajouré | (hemstitched), l'autre d'un étroit ourlet ordinaire.C'est une aubaine de VENTE ECLIPSE.Ne la manquez pas.m COTON JAUNE Ouverts le samedi soir jusqu’à 10 heures.Pour draps ds lit.Largeur en-v i r o n 81 ”.Qualité médium et prix très bas.Convena-ble pour lit double.Lundi seulement, LA VERGE, .27 DUPUIS — fleuxlême (Ste-Catherlne) ALBERT DUPUIS, prtndni, A.J.DUGAL t^n.« (iir -fC ARMAND DUPUIS, m*.- i.«““zVioêSSÏ Iecottun*n,i t net{s ïS,«“ r1" “ ÏÏΫ.“ « “jjfb‘os.S’.“““'“Too ° B T * t?* R MV: UN •• voTRecÎu*es1 k m c,, ZYMOPHOS insomnie Si vous souffrez d’ faites usage des tablettes SIeepex.Les tablettes SIeepex — qui ne contiennent pas de narcotiques — constituent le meilleur sédatif nerveux et somnifère.Elles calment les nerfs, procurent un sommeil réparateur nullement différent du sommeil naturel.Les tablettes SIeepex se vendent dans toutes les bonnes pharmacies.SLEEP E X 703 Montréal REG’D Edifice Castle - LAncaster troilera le sujet suivant: "Règles d’hvgiène du système nerveux .Cette conférence, donnée au Monument National, sous les auspices de la Société de Saint-Jean-Baptiste, sera illustrée à l’aide de projections lumineuses.L’entrée est libre.Le invité à suivre ces cou publ rére; Timbres* poste VIENT D’ARRIVER Série complète EDOUARD VIII GRANDE-BRETAGNE.A valeurs 25c Bureaux au Maroc, 11 valeurs 55d PROFITEZ-EN A.H.VINCENT 294, $te-Catherine ouest, Montréal LAnc.939C nce.Are*-Touj besoin de boni UrresT Adressez-rona au Service de librairie •Devoir’’, 430 Notre-Dame est.Mont Les Anciens Canadiens Illustrateur; Jean-Maurice Massicotte, Montréal.Commentateur: Tterre Deléan, Cap-de-la-Madeletn*.Editeur: L’Ass.Cath.des Voyageurs de Commerça» Section des Trois-Rivières, » è « aVvVL’.’èV» Arché souffrait d’une soif intense, U se hasarda à demander: “S’il est un chrétien parmi vous, pour l'amour de Dieu, qu'il me donne boire!” — “Que veut le chien?dit la Grande Loutre.'' —"Le prisonnier demande à boire, répondit le coureur de bois, permettez que je lui en porte.” Le coureur de bois s’approcha du prisonnier: “Qui êtes-vous monsieur.votre voix ne m’est pa stneonnue.” —“Archibald de Locheill, lieutenant d’un détachement anglais.—Monsieur Arché! ne me reconnaissez-vous pas?Je suis Dumals que vous avez jadis sauvé de la mort.Ecoutez, Arché.quand même il me faudrait fendre la tête à ces deux "canouas”, dans une heure vous serez Dumals revint auprès des Indiens.“Le prisonnier dit qu’il ne craint pas la mort, fit-il en s'asseyant.—Houa! dit la Grande Loutre, le visage pâle pleurera comme une femme quand 11 sera au poteau de torture demnin.” Dumals ouvrit un sac et en sorit un flacon d’eau de vie.Les yeux de Talamousse s’allumèrent: “Donne, mon frère.c’est bon Teau de feul —Si Talamousse veut me vendre la part du prisonnier, Dumals lui donnera l’eau de feu.—Donne, «A prends ma part du chien d'Anglais!* Talamousse vida 1a bouteille à grandes gorgées et s'étendit ivre mort Et d’un, pensa Duxnaia.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.