Le devoir, 8 juillet 1924, mardi 8 juillet 1924
Volume XV — No 159.MONTREAL, MARDI, 8 JUILLET 1924 xROlS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: *^HPB Édition quotidienne ËH Ü| m * CANADA.$6 00 EtaU-Unis et Empire Britannique .$8.00 ¦S^ëî L'.VION POSTALE.$10.00 ¦¦ Édition hebdomadaire H M CANADA.$2 00 M Æ ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 ^ Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST montrsal TÊLÉPHONEi Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 4 FAIS CE QUE DOIS! grand ralliement des Canadiens français du Manitoba La nouvelle poussée anticléricale L’émoi produit par la déclaration Herriot — L’ambassade du Vatican, les lois sur les congrégations et la question alsacienne — Protestations alsaciennes, riposte de l’“Ere nouvelle” — Le plus grand danger — Un grave avertisse- ment.Pendant que les dépêches nous parlent politique étrangère et nous entretiennent de l’ancienne et de la prochaine rencontre de MM.Herriot et MacDonald, les journaux de France nous apportent à pleines colonnes les échos de la grande “déclaration ministérielle” de M.Herriot.Ces échos ne sont pas consolants.Amis et adversaires s’accordent à voir dans ce texte le prélude d’une nouvelle guerre religieuse.Si les feuilles catholiques le dénoncent avec énergie, les journaux anticléricaux s’en réjouissent avec un tapage qui n’est pas moins significatif.Lisez par exemple cet extrait de la Lanterne: “Nôus soupirions d’un soupir intense après certaines choses: Herriot éteint nos soupirs çn les réalisant.” Et, plus loin: "Avec un cabinet radical, nous devions en revenir à une application stricte des lois laïques, interprétées d'étrange manière ou faussées par des gouvernements contraints de chercher à droite l'appui que leur refusaient les gauches.Fort de la volonté des républicains, M.Herriot supprimera l’ambassade du Vatican, il appliquera aux congréganistes lès lois que ses prédécesseurs considéraient comme abrogées par le seul fait de la guerre.Notre espoir de voir bientôt un redressement dans l’ordre laïque ne sera pas déçu et par là même le péril dont l’enseignement public était menacé sera conjuré.Il ne saurait désormais être question de créer des centres de recrutement pour alimenter les associations religieuses, c’est-à-dire une armée antidémocratiqueEt si vous voulez un autre témoignage, prenez celui d’un libre penseur fameux, que l’expérience a renseigné sur les conséquences pratiques de l’anticléricalisme."M.Herriot, écrit Gustave Hervé, débute par une déclaration de guerre aux catholiques, que le père Combes n'aurait pas désavouée, mais qu’il aurait rédigée en termes moins hypocrites." Sur l’intention, sur lu portée des formules de M.Herriot il ne semble donc y avoir aucune discussion possible.* * * M.Herriot paraît vouloir s’attaquer à trois points principaux: la suppression de l’ambassade du Vatican, la rigoureuse application des loi contre les congrégations, la mise en vigueur en Alsace-Lorraine des lois laïques.Des trois, c’est ce dernier qui suscite les plus violentes protestations et cela est fort intelligible.La question de l’ani^assade est déjà vieille.Elle a été tournée cl retournée sous tous les sens.(Quelqu’un ne préten-daii-il pas l’autre jour que M.Herriot ne devait se resigner qu'avec regret à pratiquer une pareille politique?Mais c’est iui-mème qui, voici quelques années, lors du grand débat sur le rétablissement projeté de l'ambassade, prit la tète de l'opposition.) Elle provoque des opinions très contradictoires, mais elle ne peut susciter la commotion qui va nécessairement suivre l'intervention en Alsace du cabinet Herriot — si les circonstances lui permettent d’essayer de traduire en actes ses paroles.Du point de vue diplomatique, lu suppression de l’ambassade est considérée par de nombreux incroyants comme une erreur profonde, parce qu’elle privera lu France d’un poste d’écoute unique au monde, parce qu’elle interrompra ses relations officielles avec une puissance que ses gouvernants ne’ peuvent, en pratique, ignorer; du point de vue religieux, elle est surtout importante comme indication de l’état d’esprit qui s'affirme, par ailleurs, dans l’annonce de la rigoureuse mise en vigueur des lois contre les congrégations et de.l’intervention laïque en Alsace.Mais, encore une fois, quelle que soit son importance réelle, elle n’est pas, semble-t-il, de nature à remuer très violemment la population: il y a trop longtemps qu'on en parle et les intérêts supérieurs quelle lésera ne sont pas de nature à frapper beaucoup la foule, prise par le souci de la vie quotidienne, par la vie chère, et assez éloignée des grands soucis diplomatique ou religieux.Et nous craignons bien qu’il n’en soit de même des congrégations: on est tellement habitué à les voir brimeivet persécuter qu'il est peu probable que le nouveau combisrne remue très profondément les foules.Oh! il s'élèvera des protestations éloquentes et beaucoup de nobles âmes souffriront, mais quant à une vague d’indignation profonde, capable à elle seule (nous disons à elle seule, car cette juste colère peut s’allier à d’autres pour briser le gouvernement) de balayer les persécuteurs.Q’cst une chose que nous voudrions bien espérer, mais que nous n’osons pas croire probable.* * * En Alsace, la situation est toute différente.11 est difficile, au milieu de la formidable propagande menée autour de TAl-sace-Lorraine, tie démêler quel y était exactement, à la veille de la guerre, l’esprit de la population.Mais une chose, ce semble, peut-être considérée connue certaine.(Elle m’a été affirmée dès 1008 par un Alsacien non-pratiquant, qui avait fait scs études en France).C’est que l'anticléricalisme officiel a beaucoup nui en Alsace au prestige de la France cl qu’au moment de la rentrée de l’Alsace dans Ja vie française, un certain nombre d'Alsaciens n'étaient point sans inquiétude sur les conséquences religieuses de cette rentrée.Les chefs du gouvernement connaissaient si bien cet état d’esprit que, des 1 automne de 1914, à Thann, le futur maréchal Joffre, commandant en chef des troupes françaises, avait formellement promis le respect dos libertés et des traditions alsacienne».La parole avait été redite par d’autres hommes constitués en autorité.(De bonnes gens par trop simplistes, lisant le récit du conflit germano-alsacien, se sont candidement imaginé — et l’ont même écrit — que la lutle avait pris un caractère universel et que l’Allemagne avait supprimé en Alsace l'école confessionnelle.Or, c'est l'école confessionnelle qui était en Alsace, qui reste encore aujourd’hui l'éoole officielle.) On comprend dès lors la rumeur soulevée par la menace, si enveloppée qu’elle soit, du discours de M.Herriot.Pour les Alsaciens, l'application en Alsace de la loi de Sé-aration et de la loi scolaire qui régit l’ensemble du territoire rançais apparaîtrait, non seulement comme un attentat à leur esprit religieux, mais comme une violation de la parole donnée.L'Echo de Paris publie une série de déclarations, obtenues pour la plupart — sinon pour la totalité — de cens nul ont lutté pour la survivance on Alsace de l’esprit français, qui ne laissent aucun doute sur la profondeur de l’émotion que suscitent là-bas Us déclarations du cabinet Herriot.Certains députés alsaciens Se sont fait à la Chambre même l’écho de cette colère et de cette volonté de résistance.Et il faut ajouter que les catholiques paraissent fortement organisés.* * * Il est possible que cette levée de boucliers fasse hésiter le cabinet Herriot, il est possible aussi que le nouveau premier ministre soit massacré dans une embuscade parlementaire et que la gravité des circonstances intérieures et extérieures impose à son successeur de plus pressants soucis; mais ce qui est malheureusement inévitable, aûjourd’hui ou demain, c est l’offensive anticléricale contre l’Alsace., Voulez-vous un texte révélateur entre tous?Lisez cette réplique de l’un des principaux journaux de gauche, l'Ere nouvelle, aux protestations des Alsaciens: "C’est une nouvelle chouannerie qui s'annonce.La République pacifiera celle-ci comme elle a pacifié la Vendée et la Bretagne." Des gens qui, dans les circonstances actuelles, osent protérer de pareilles menaces, évoquer de pareils souvenirs, ne reculeront à peu près devant rien.Mais ce ne sont probablement pas ces ènergumènes qui sont les plus dangereux.Ce sont les habiles, amis des transitions, 3ui n’avanceront que par prudentes étapes, apaisant les colères, istrayant les vigilances, grignottant presque en silence, le bloc ennemi.Ce sont les sectaires cauteleux qui sauraient appliquer en Alsace la méthode qui a réussi en France.Les pacificateurs de la Vendée et de la Bretagne ont dû subir le Concordat; les praticiens modérés de l’école laïque et de la lutte anticongréganiste, avec leurs habiletés et leurs feintes, et leurs atermoiements voulus, ont su créer en France la situation actuelle.M.Jean Guiraud qui, dès 1918, avait eu la clairvoyance et le courage d’avertir les Alsaciens de la lutte inévitable, les met en garde aujourd’hui contre la moindre faiblesse, contre la moindre concession.—L’exemple français, leur dit-il en somme, doit vous instruire et vous montrer quel objectif réel poursuit, en définitive, l’ennemi.Orner HEROUX.Lettre de Varrière-petit-fils d’un exilé I .Son ancêtre fut transporté à Québec, dans lès bras de sa mère, à travers le bois-Notre représentant en Acadie-D’aimables invitations - Pressez-vous.% Tel qu’annoncé, un représentant de notre journal est parti hier en compagnie de M.Marion, gérant général du service de voyageurs nu Chemin de fer National, distinct de Montréal, pour l’Acadie.M.Marion doit reviser l'horaire, prendre toutes les dispositions pour que le voyage se déroule sans le moindre accroc.Notre représentant doit voir à l’élaboration du programme, aux arrêts; tache facile du reste.Hier matin, nous recevions, en effet, une très aimable communication du B.P.Guertin, supérieur du collège de Memramcook, qui invite nos pèlerins à faire la visite du colilège, après y avoir déjeuné, si l’heure uuus convient.Voilà bien ces Acadiens qui nous ouvrent non pas seulement leur maison, mais leur table.De Moncton, M.A.Roy, le vaillant directeur de YEvangéli-ne, nous annonce, hier aussi, une réception officielle.Nous rencontrerons jà le R.P.Cormier qui.nos lecteurs le savent, s'intéresse très vivement au succès de notre voyage.Nous réservons pour plus tard l’annonce d’un cicerone hautement compétent.Du reste notre délégué en Acadie nous donnera des nouvelles quotidiennes ou quasi.>K * * Le courrier d’hier nous a livré une lettre courte mais d’une éloquence hautement concentrée.Nous la reproduisons ci-dessous: Saint-Dénis-sur-Richelieu, 5 juillet 1924.Monsieur le Directeur du voyage en Acadie Le Devoir Montréal Monsieur, Au vibrant appel dp Mgr Richard, curé de Verdun, je réponds: présent, pour les nombreux descendants d’Aca-diens qui sont venus coloniser noire paroisse après le grand Dérangement.Vous trouverez inclus mon chèque de $80.00 sur la banque Provinciale pour billet et lit en bas.Votre tout dévoué, Dr J.-B.RICH A.D.P.S.—Chose assez extraordinaire : mon grand-père Michel Richard était fils de l'exilé Pierre Richard que sa mère apporta dans ses bras à travers b’s bois d'Acadie à Québec lors de la dispersion en 17ôr>.C’est là lu première réponse au pathétique appel de Mgr Richard; mais ce ne sera pas la dernière, on peut en être sûr.Les commandes nous arrivent tous les jours.Qu on se presse, encore une fois, afin de nous rendre service.Pour perfectionner l'organisation, pour ne rien laisser au hasard, pour tout disposer avec ordre, il faut le temps.Liez-vous en nous adressant votre chèque, c’est le meilleur moyen de nous donner à nous toute liberté de'mouvement.Nous ne comptons comme sûrs que ceux qui ont payé qq que ceux à qui nous avons omis volontairement, maigre leur autorisation, de réclamer le prix du billet.Le Devoir (voyage en Acadie), téléphone Main 7490.Case postale 4020.Billet du soir Simple calcul Quatre amis filent en auto.La conversation route sur les enfants, ce gui vaut bien mieux, on le confessera, gue si c’itait l’automo-bile ,.Mats il n'y a pas de danger.Le chauffeur a l'ànxe tendre.Il s'en voudrait d’écraser un poulet et comme U n'est pas anglo-saxon U aime mieux tes hommes que les animaux.et mieux les enfanta que tes hommes, même s’il est sans famille.Chacun énumère le nombre de ses enfants, le nombre de ses inquiétudes, le nombre des bouches à nourrir, des chaussures à acheter, des frais scolaires à couvrir.Soudain l'un d'eux fait le total effrayant.Savez-vous combien nous axions d’enfants à nous quatre?TUx-neuf! Les pères de famille restent aller-rés.C’est déjà le commencement d’une petite colonie.Puis en voilà un, moins distrait qu?ff, axxtres, qui s'exclame'."A nous quatre! il est bon, lut, axiec son à nous nua-tre!” Celui nul vient de parler ainsi n’a pas d enfants.Ce soixt ces gens- La session d’Ottawa Mauvais traitement pour l’un des nôtres-injustice pour tous les nôtres Le cüg o!e M.Saint-Denis, statisticien — Baisse de notre influence — Un bureau de poste pour le nord qui a un député — On vote un budget de $6,604,809 — Bonus à l’exportation du bois de pulpe — Détail des crédits de dernière heure.(Par Léo-Paul DESROSIERS) Ottawa, le 7.— Une journée calme, un petit lundi malgré la prorogation qui s’annonce de loin.Peu do hâte, peu de rapidité dans la procédure, un .petit train calme, des bills sans importance extraordinaire, une opposition peu agressive.Mais lorsque le parlement appareille pour le grand voyage des vacances, il faut toujours s’attendre à des grains, et tout indique qu’il s’en produira plusieurs dans les jours nui restent.Avant d ajourner à onze heures, cependant, le ministre des finances a déposé sur la table tfe la Chambre les subsides supplémentaires.Ils ne forment pas un montant considérable, $6,604,809 seulemnet.C’est une somme que l’on juge très raisonnable, car les subsides supplémentaires s’élèvent presque toujours à des sommes plus élevées que celle-ci.La fin de la session est, en effet, une occasion propice pour faire voter des dépenses d’intérêt douteux.Le gouvernement actuel n’en a pas profité et c’est tant mieux.D’ailleurs, les circonstances imposaient cette sagesse au goiminie-ment.Depuis le début rie l’année fiscale, c'est-à-dire trois mois, nos revenus baissent d’une manière alarmante.La diminution pour ce trimestre est de plus de quinze millions, et si elle continuait pendant toute l’année, M.Robb se trouverait dans l’impossibilité d’équilibrer son budget avec cotte moins-value dans les revenus de près de soixante-quinze millions.Mais en attendant que l’amélioration se fasse sentir, comme on l'espère fortement dans les milieux libéraux, il importe d’être sage et de ne pas s’engager dans des dépenses trop considérables, malgré les élections fédérales dont on parle.Dans la liste dos nouvelles cfé tion de traitement, et M.Gaboury ne l’avait pas reçue.Signalons encore $50,600 pour le nouvel inspecteur des banques et son personnel, $15,000 pour un bureau de poste dans la division St-Denis, $210,-700 pour les quais de Québec, $500.-000 pour ameliorations nu port de Québec, $350,000 pour le creusage du chenal entre Montréal et Québec, $100,000 pour l’étude du projet du creusage du St-Laurent par les Etats-Unis et le Canada, conjointement.En somme, peu de dépenses de nature à prêter le flanc à de longs débats ou à des récriminations de l’opposition.Aujourd’hui M.Garland, député de Bow-RivCr, a annoncé qu’il demanderait au parlement de réduire de $20,000 la somme que l’on destine à l’exposition de Wembley, II demandera cette réduction parce que le gouvernement destine cette somme de $20,000 aux dépenses de voyage de quelques députés et journalistes qui s’en iront nous représenter là-bas.Le premier ministre avait déclaré auparavant que MM.Kyte, Johnston, Papineau et Boys, les whips des partis étaient les députés qui se rendraient à Wembley.M.Boys, whip conservateur, a aussitôt annoncé qu’il ne pourrait faire le voyage pour des raisons personnelles.La loi de voté alternatif reste toujours h l'ordre du jour, a dit ensuite IM.MacKemtie King.Le gouvernement n'a pas encore jeté cette lot par-dessus bord.LES TRAITES Dans un traité conclu entre la Finlande et le Royaume-Uni, il y a une clause qui concerne notre pays.O 'traité est un traité commercial, et le Canada, n'a pas pris pari aux négociations qui l'ont procédé.(Mais le gouvernement britannique ayant informé le Une revue d’ensemble du président de l’Association d’Education penses, on remarque $2,000 pour ! gouvernement canadien, lors de la M.Gabour- , afin de réparer i'in.( dermere conférence impériale, de la justice dont il était victime depuis t 'ai,s.c dut te concernait, celui-ci de- queloue temps.Les autres sous-ministres avaient reçu une augmenta- maiïde au parlement canadien (Suite a la page 3.) de ht qui réduisent la moyenne des au- en J917.et qui, pour avoir aban-tres.Mais je vous assure que si dans donné M.Laurier en pleine crise politique, reçut de M.Borden le relie automobile on avait pris le vote sur l'exemption d'impôt tirs pères de famille, les trois quarts auraient voté pour.VIATOR.Bloc-notes Après un discours Un journal de Windsor, Ontario, le Border Ciliés Star, écrit en marge du discours de M.Bourassa au club LaSalle, il > a quelques jours: “Il s’en trouve chez nous qui pensent qu’il serait mieux que le Canada fût exclusivement anglais.D’autres seraient contents que tous les Canadiens fussent des Ecossais.Il se peut que des gens de sang français désirent que le pays soit enliè- poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, trouva le tour, en 1923, de rentrer en grâce auprès du cabinet libéral King; il se fit donc nommer enquêteur chargé d’entendre les réclamations des Canadiens lésés ou qui prétendent j avoir été lésés pur les Allemands, de 1914 à 1918.De mars 1923 a date, M.Pugsley a reçu du gouvernement canarfién une somme totale de $15.020, dont plus de $10,000 à titre de traitement.II a entendu 528 réclamations, mais il n’a encore adjugé sur aucune.Ainsi, en un an, il a touché près (le 8800 par mois.Et l’on ne commit pus encore quel sera le résultat pratique de sa mission.M.Pugsley, oui est un homme habile, a trouvé moyen de ménager la chèvre tory et le chou libéral.Et c’est pourquoi, aujour- Lf programme de la lutte pour la survivance Ce qui a été fait depuis deux ans — La situation actuelle Saint-Boniface, Manitoba, 7 juif let.—Le grand ralliement des Canadiens français du Manitoba s’est ouvert ici ce soir.Les délégués sont nombreux, venus de tous les points de la province.Au cours de In séance d’ouverture, fort intéressante, le président de l’Association d’Education, M, Hormisdas Béliveau, a prononcé un important discours, dont voici l’essentiel: M.BELIVEAU Et maintenant faisons notre revue accoutumée de nos activités depuis le dernier congrès et essayons de découvrir les données de nos activités futures.Vops vous rappellerez les conclusions de notre dernier congrès.Le fait brutal qui sc dégageait alors de nos études, de nos recherches et de nos méditations, c’était la menace de la baisse graduelle de l’enseignement français, chez nous, rendue imminente par la pénurie du personnel enseignant.N’ayant plus d'école normale à nous, rv*s normaliens étant astreints à l'en traînement pédagogique officiel, une autre menace aussi grave s'ajoutait à la première, celle de l'a-îmissement, chez nos instituteurs, du niveau de la pensée française et de l’habileté à dispenser l’enseignement français.PROGRAMME GENERAL Pour garder nos positions, maintenir l’enseignement français sait*s défaillance, l’exécutif a d’abord décidé qu'il fallait l'activer dans toutes nos écoles dirigées par des instituteurs bilingues, et faire en sorte aussi que toutes nos écoles fussent entre les mains d'un instituteur bilingue.C’était, en effet, la première condition nécessaire au maintien de l’enseignement français et c’était aussi poser le fondement du recrutement futur de notre personnel enseignant.Pour assurer un personnel enseignant, suffisant à nos besoins, l’exécutif a aussi décidé d’encourager davantage nos jeunes gens à entrer dans la carrière de l’enseignement et par là d’augmenter le nombre des recrues.Enfin, pour parer au défaut d'enseignement pédagogique français et à ses conséquences, l’exécutif a décidé de faire de la pédagogie française et de créer une emulation entre professeurs bilingues.Tel est le programme qui ressortait des conclusions du dernier congrès; tel est le programme qu'a suivi votre exécutif au cours des deux dernières années.Par quels moyens ce programme fut exécuté, on vous le dira en détail et avec minutie au cours du congrès.Per-mettez-moi seulement d’esquisser devant vous les grandes lignes du mécanisme que nous avons créé et que nous avons mis en action pour atteindre les fins que je viens de vous indiquer.COMITE DE SCOLAIRE FONCTIONNEMENT renient français.Mais il faut sel *1 hui, il peut brouter si à son aise rappeler que rien de tout cela ne ! h’ Pré des faveurs ministérielles, pourra jamais être vrai, ici.Cela! Dans tout cela, M.King et ses amis paraissent bien avoir oublié de quelle façon l'ancien ministre libéral, si souvent couvert contre ses .ennemis par M.Laurier, a témoigné sa reconnaissance et son amitié à celui-ci.Les politiciens n’ont lias toujours le coeur à la bonne place et ils ont souvent la mémoire courte.ne signifie pas que nous ne pourrons atteindre à l’unité nationale.Bien que nous avons différentes coutumes et différentes langues, il reste pour nous unir “cet intérêt commun et mutuel’’ dont l’orateur a parlé, dans son brillant discours d’hier, et que nous enseigne la nécessité d'une pensée et d'une action en commun.L'amitié, la tolérance, l’intelligence de la situation d'autrui.tout cela.apportera au Canada, la grandeur qui doit lui se-venir".Le Border Cities Star a publié, dans le coins de la semaine dernière, plusieurs comptes rendus élogietix des assemblées où M.Bmi-rassa a parlé, tantôt devant des auditoires mixtes, tantôt devant des assistance»; de langue française.Un danger L’Action catholique a signalé récemment quel facteur additionnel d’américanisation le radio peut constituer ici, surtout parmi l’élément anglo-canadien.Aux journaux’ et aux revues des Etats-Unis, le sans-fil ajoute son influence indiscutable.Musique, discours, mo.nologues, presque tout v est américain; et ainsi tout ce qiii est américain, souvent même, ce qu’il y a de moins bon chez nos voisins, — s’introduit dans des milliers de) 5." ¦¦¦ n^un no» i foyer» canadiens déjà entnmés par j a dans les alentours des sources d’énergie électrique, et que; dans tous les cas, la compagnie pourrait installer là une manufacture dans de bonnes conditions.Vf, Pelletier, député du romte.prétend que la compagnie ne sera pas seule à se servir du quai, et que les habitants de la region, au nombre de neuf à dix milles, en tireront de grands avantages.Quelques députés de notre province ont aussi parlé hriè-cnient en français pour défendre certains travaux publics de leur comté.LE CAS DE M.E.-H.ST-DEMS personnel des traducteurs, et qui viendrait tmil rie suite après M.finals dans l’administration.Mais enfin M.Durante! est un traducteur, de même que M.O.Ghaput qu’on mentionne après, que mademoiselle Drouin.M.Pelletier est assistant du directeur du recensement.Enfin on nomme quatre ou cinq autres fonctionnaires occupant des postes inférieurs.de sténographe, de commis, etc .dans tes diverses branches.C’est peu cependant, pour une division aussi nombreuse que la division des statistiques qui compte un grand nombre d’employés, plusieurs branches où aucun des nôtres, excepté dans la branche de traduction, $2‘) 0Ô01 n 0e Syndicat catholique et national des ouvriers en construction se réunit ce soir, à 8 h.p.ni.à la salie des syndicats catholiques de Lachine.Initiation de cinq nouveaux membres.Rapports des officiers.Tous les membres sont priés d’assister.Un bambin se fait couper la jambe Maurice Potvin, six ans.de Saint-Mathieu de Laprairie, s’est fait couper une jambe hier par une faucheuse mécanique.L’enfant a été conduit à l’hôpital Sainte-Justine où Ton a achevé de sectionner la jambe qui ne tenait que par quelques tendons.L’échelle était en bonne codition La Cour d’appel, division de cinq juge, a rejeté récemment un jugement de la cour supérieure qui con-dammnait Auguste d'Amour, cultivateur, à payer à J.-Arthur Renaud la somme de six mille dollars pour accident.Archambault s'était fracturé une jambe en tombant d'une échelle.La Cour supérieure a condamné d’Amour 1 employeur do Renaud, sous prétexte que l’échelle était mauvaise.L’affaire a été portée en appel et la cour a décidé (jue l’échelle était en excellente condition.UN HOMME DE TORONTO DONNE DES FAITS AU PUBLIC Freeland dit que Tanlac a redressé son indigestion qui durait depuis 5 ans.“La chose la plus sage que j’aie jamais faite a été de prendre Tan-lac''.Telle est la déclaration positive de .losias W.Freeland, un charpentier bien connu.275 avenue Pape, Toronto.Canada.“Avant de prendre ce remède, ma santé allait toujours s'affaiblissant depuis cinq ans.pur suite d’indigestion.Tout ce que je mangeais me faisait tort, et l'indigestion me causait des souffrances indescriptibles.J’avais perdu l'appétit, mes nerfs étaient détendus, et j’en étais rendu à être forcé de quitter l'ouvrage I presque chaque semaine, pour une* i journée ou deux.“J’étais sur le point d’avoir une prostration nerveuse, lorsque ma soeur me persuada d'essayer Tanlac.Tanlac m’a immédiatement sou-j lagé, et quelques bouteilles ont fait de moi un homme en santé.Non seulement cela, mais une bouteiile i de ce remède de temps x autre m'a maintenu en parfait état depuis trois i ans.Mon appréciation de Tanlac est illimitée;** Tanlac se vend chez tous les bons pharmaciens.N’acceptez pas de ! succédané.Il s’est vendu plus de 49 millions de bouteilles.Les pilules végétales de Tanlac pour la constipation faites et recommandées par les fabricants de TANLAC.^COUVERTURE ARTISTIQUE' QUI DURE TOUJOURS ASBESTOS MANUFACTURING CO.f LIMITED 18 CARRE VICTORIA MONTREAL Un des frameux Produits 'Victoria 4 mi Victoria Çaulliala bonnesaison ^seulement des , feuilles tendres é pleinesdarome/ çL,, r*v/OV sOpt LAPORTE-MARTIN Limitée _ Montréal - Ottawa Il aurait cambriolé à plusieurs endroits On vient d’arrêter à Jersev City, un individu nommé Roméo Goulet,! qui serait l’auteur d’une série de ! cambriolages, à Pointe-Claire, Valois, üearonsfield.La police a retrouvé chez lui une foule d’objets disparus des maisons d’été des places édites, en 1921.Goulet a déjà fait de la prison à plusieurs reprises.Le charbon La consommation lotalc de charbon des provinces d’Ontario et de Québec, ^qui toutes deux sont dépourvues de ce précieux combustible, s’est élevée en 1922 à 15,105,000 tonnes.Les forces hydrauliques exploitées dans ces mêmes pruvin- ees produisent une somme d’éner-8je égale à celle que fourniraient 21,3.i8.000 tonnes de charbon.On voit donc que sans l’aménagement de leurs chutes d’eau les provinces en question seraient forcées d’utiliser .30,763,000 tonnes de houille par année, soit plus de deux fois la quantité qu’elles consomment présentement.Arrêté pour parjure Le commissaire Latulippe a ordonne hier l’arrestation de Henri Lamarche, conducteur de tramwav, pour parjure.Il aurait déclaré au début d une enquête sur les causes d un incendie qu’il n’était assuré clin* flans une seule compagnie alors qu’en réalité il avait été remboursé par deux compagnies d’assurances.m éT ?tine-ne fatigue pas les nerfs- sis qui le canardent.Je voudrais plus d’effort, plus de difficultés dans la poursuite, mais voilà, il faut avoir deux ou trous cents pièces ou tableau.En petit, en très petit, nous singeons nos grands voisins, le duc de Forges et autres.Alors, cela enchante ma mère, et moi, je m’incline, niais je suis bien certafn que mon pauvre père aurait été de mon avis : iJ se plaisait tellement à la Goule aux fées, si retirée dans la campagne bretonne! Il n’eût pas goûté Thorigny.Germaine s’était retournée pour examiner la façade lu château; à travers les péristyles vitrés qui formaient arc de cercle de chaque côté du pavillon central, nn apercevait la roseraie ou frissonnaient quelques dernières roses.—Les Pradoulin ont raison, déclara Servan, c’est du pscudo-Trianon.Tout a été sacrifié aux pièces d’apparat.Les chambres du second, sous l’attique, sont de vnùs placards.On ne peut rien rêver de plus incommode.Ils pénétrèrent dans le vestibule, dallé de mosaïque: au bas do l’escalier à double volée «e dressait une figure de marbre, portant haut un lampadaire électrique.—.Faime mieux la Diane aux pieds verdis de la cousine Foy, affirma Servan en souriant comme un homme très heureux.Elle me rappelle de meilleurs souvenirs.Il introduisit sa femme dans un salon décoré de tapisseries bucoli-quc$ et d'attribut* galants.—Vous «avez peut-être froid?.dit-il.Vous désireriez vous chauffer les pieds.Mais ici, pas moyen! Germaine sourit: —Vous avez beau dire, dêclara-t-ello, «je trouve Thorigny charmant.Voyez plutôt ces meubles, ees bibelots, ils ont une harmonie, une grâce qui révèle le goût parfait de celle qui les a réunis, —Oh! pour cela, ma mère s'entend aux jolies choses.Mais elle ne s’occupe jamais que du cadre mondain.L'intimité, die n'y tient pas du tout! Ce n'est pas comme moi! En même temps, il attirait sa fem-me'xur un petit canapé auprès de lui.Depuis cinq jours qu'ils étaient imyiés et qu'en cours de route, ils faisaient l’école buissonnière, ils n'avaient pas eu encore, autant que ce soir-là, l'illusion de la solitude à deux que ne sauraient donner les grands hôtels, toujours bruyants de l’agitation des autres.' Mme Rochabey avait déconseillé le voyage de noces: la saison était défavorable; Germaine lui semblait fatiguée, et, du reste, par ù'oût, Ser-van n’aimait point la vie errante.Mieux valait donc, pour quelque temps, s isoler a Ihorigny, toujours i vide et silencieux en dehors tics sé-! nés de chasse et du mois des roses j)e la Goule aux fées, il n’avait pas de question.Et Germaine n’en avait poinl parlé, comprenant d’instinct que Servan répugnait à abriter >"s heures de bonheur sous le toit ou .son pere avait reposé, mort.De Fred, seulement, die s’étalt inquiétée.Que deviendrait-iFen son absence?Mme Rochabey avait promus de le ramener à Paris et de le presenter elle-même au directeur de la pension du quartier Monceau qui avait déjà l’honneur de posséder les jumeaux de Barbarens et qurlqucs autres fils de famille, j Germaine était donc partie, le roenr libre de sou-cis et, d’abord, un |ieu étourdie des choses nouvel-i les, elle n’avait pas arrêté sa pensée sur cette première séparation; minis, le soir de son arrivée ù Tho-rigny .après le dîner, lorsqu’ils fu-I rent de retour au salon, elle dit tout |à coup, en remettant sur une table / la souriante photographie de la maîtresse du lieu: M su fare) Ce Journal rst imprhn* aux Nos rur Notr*-l>«m« tvat.* Montréal, pm nMpnmmuii POPULAIRE (à r**pon»a.> butté limitée), GEORGES PELLETiEH i lulnitnlstrateur «t secrétair*- ^ * 6 LE DEVOIR, MONtpkat.MARDI, 8 JUILLET 1924 Volume XV — No 1 ¦ •(K*?* LE MARCHÉ DES VIVRES LES ARRIVAGES Lm arrivages de beurre hier ont été de 3,012 coiis comparativement à 1,355 colis pour le même |oilr la semaine dernière et à 3,407 pour la date correspondante de l’an dernier.Les prix ont baissé sur le marché de 3-8c par livre, ce qui indique qu’il y a eu un arrêt dans les demandes de toutes, parts.Les prix du marché étaient : no 1 pasteurisé, de 34 s 3-8 à 34 s.1-2 par livre.No 1 de crémerie : de 33 s.5-8 à 33 7-8 par livre.No 2 crémerie : de 32 s.1-8 à 32 s.3-8 par livre.Les arrivages de fromage hier ont été de 11.970 meules comparativement à 8,332 pour le même jour la semaine dernière et à 8,757 le même jour il y a un an.11 n’y a eu aucun changement dans les conditions du marché, les demandes étant d’un caractère plutôt in-v différent.Les prix étaient : no 1 blanc et de couleur, 16 s.3-4 la livre et le no 2, 15 s.3-4 la livre poulie fromage de l’ouest.Le fromage de l'est valait, no 1 blanc, 16 s.1-4 la livre; no 2, 15 s.1-4 la livre.- Les exportations du fromage d’ici la semaine dernière ont donné une augmentation de 4.026 meules comparativement è la semaine précédente.et une augmentation de 4.476 meules comparativeemnt à la même semaine l’année dernière.Les exportations totales depuis le 1er mai dernier ont été de 11,422 meules de plus que la même période l’an dernier.LES ENCHERES Il v a eu une vente de beurre à l’enchère hier à la société coopérative d’agriculture de Québec et il v a eu 250 meules de beurre de crémerie vendus à 34 s.la livre; 800 meules no 1 pasteurisé, à 33 s.3-4 la livre; 1,000 meules no 1 de crémerie à 33 s.et 1,000 meules no IA de crémerie à 33 s.lu livre.Ces prix comparativement à ta vente précédente montrent une baisse de 3-8 par livre.A la United Dairymen Coopcra-ti*e de Belleville, il y a eu aussi une vente de fromage à l’enchère.543 meules no IA blanc à 15 s.15-16 la livre: 580 bottes no IB blanc.15 s.15-16 la livre; 565 meules no 1C blanc à 15 s.15-16 la 1U vre: 500 meules no IA coloré à 15 s.7-8 la livre; 500 meules no IB coloré à 15 s.7-8 la livre- 500 meules no 1C coloré à 15 s.7-8 la livre; ces p-ix comparativement avec ceux de la semaine précédente montrent une baisse de 1 sou 5 1 sou 13-16 par livre, A 'a halle a .leurre de l’isle Verte.700 tneul' «s1 dent offertes et elles ont toute., tA .endties à Gunn Lan dois C,ie.d.> Montréal, an prix de 32 s.7-16 la livre.VIANDES SUR PIED LES ARRIVAGES AFFLUENT SUR NOTRE BLACK Les arrivages des bestiaux sur le marché local, hier, se sont chiffrés a 688.Un couple de jeune bouvillons pesant environ 1.1_65 livres, a été vendu à raison de 7 sms la livre.Des vaches grasses ont été vendues poa.ir 5 1-4 cls., pendant i *i d Augmentation 1924 69,070.11 Grand Total au 30 avril 1923 $373,903.98 1» *1 Tl %» *# Augmentation 1924 (79,008.04 Sociétaires 269 Augmentation 37 Déposants 1.678 Augmentation 64 Pertes 0000 1,220.81 8 11,848.62 8 13,533.73 3,744.40 561.32 781.65 40.70 2,685.55 $ 3.491.64 806.09 $ 14,293.12 $105,104.06 La France importe des denrées SOMMAIRE DES PRINCIPAUX PRODUITS ALIMENTAIRES DONT LA PRANCE A LE PLUS BESOIN L»U condensé — Avant la guerre la consommation de lait condense éitait à «su près nulle en France.Cependant, depuis 1914, les statistiques montrent qu'elle a assumé do fortes proportions.En 1923 les importa lions de lait condensé non sucré on Sur la recommandation du Conseil d’administration, l’assemblée générale a déclaré, comme l'année dernière, un boni de 6% sur les parts sociales et un intérêt de 4% sur les dépôts d'épargnes.Les élections ont donné le résultat suivant: Conseil d’administration: M.l'abbé E.Hébert, président; M, E.Ver-don, vice-président; M.H.Rlain, gérant et M.E.Poitras.assistant-gérant; MM.I.-P.Perrier, curé, I.-G.Therrien, N.Courville, F.Sarazin, J.-B.Simard et A.-O.Boismenu, directeurs.Commission du crédit: M.L.Simard, président, M.O, Berthiaume el M.A.Desjardins.Conseil de surveillance: M.J.-H.Morel, président, M.A.Goyer et M.E.Verdon.000.Le bois de chauffage figure pour $38,(100.000, les traverses cfe chemin de fer pour $13,000,000 et le bois à pulpe d’exoortation pour plus de $10,000,000.Le rendement total de ces produits en 1922 représentait un volume de 2,377,84a,182 pieds cubes de bois sur pied.Si.en outre, l’on tient compte des dommages causés par les incendies, les insectes, les maladies eryptogamiques et autres agents destructeurs, on peut fixer à plus de cinq millions de pieds cubes ht diminution annuelle.En ce qui concerne la consommation annueLe.c’est la production de bois de ehatiffage qui appauvrit le plus nos ressources forestières; en 1922 on en a coupé | près de neuf millions de rordes, soit l'équivalent de près de huit cent cinquante millions de pieds cubes de bois sur pied.Le bois à pulpe fourni aux fabriques canadiennes de pulpe et de papier s'est chiffré à environ trois millions de cordes, équivalant à neu près à trois een! cinquante millions de pieds cubes.Parmi les autres produits, mentionnons, dans l’ordre de leur importance quant à la quantité, les tra verses de chemin de fer.le bois à pulpe d'exportation, les grumes d’expor'ation.les matériaux pour clôtures, tes bois de mines, le bois de charpente équarri pour exportation.le bois pour distillation, les poteaux, etc.Le Québec se place nu premier rang, tant au point de vue de la quantité qu'à celui do la valeur des produits.Viennent ensuite l’Ontario, la Colombie britannique, la Nou veRe-Krosse et le Nouveau-Brunswick.Los exportations de produits bruts des forêts canadiennes se sont élevées m 1922 à *19.550.672 et ont représenté un total de 216.172,405 pieds cubes de bois sur pied.O bois exporté formait à peu près neuf pour rent de la production totale des forêts et comprenait surtout du bois à pulpe, avec des quantités moins fortes de grumes, de bois équarri.de traverses de chemins de fer.et de divers autres produits.LA MATINEE À LA BOURSE LA VEDETTE DU MARCHE RE-! VIENT ENCORE AU BRAZILIAN ET A L’lNDUSTRIAL ALCOHOL LE CHANGE REMONTE De nouveau, 1’lndustrial Alcohol et le Brazilian restent la vedette du _________________ ont été do 94.994'quintaux, valant 24,- 440.000 francs, et celles de lait condensé sucré, de 45,731 quintaux valant 20,301,000 francs.Les Etats-Uni» ont été le prmq-pal fournisseur de lait non sucre, les importations de ce pays ayant été do 67,482 quintaux (16,476,000 francs), les Pays-Bas venant ensuite avec 12,418 quintaux (4,228,000 fr.), et Tltaiie et la Suisse ayant fourni dos quantités £ peu près négligeables.Dans le luit condensé sucre, la Suisse est le principal fournisseur, ayant fourni 36,049 quintaux (16,- 188.000 francs): viennent ensuite : les Etats-Unis et les Pays-Bas avec des quantités comparativement faibles: 5,855 quintaux (2.590,000 fr.) et 2,173 quintaux (854,000 francs) respectivement.Les meilleures perspectives pour l’exportateur canadien se trouvent dans le lait non sucré.Les marques américaines qui ont la plus grande demande sont le Gloria et le Libby.La marque Borden est aussi favorablement connue.Le Nestlé est considéré le meilleur mais il coûte plus cher.Plusieurs firmes françaises fabriquent du lait condensé qui n'est pas très connu; la marque Salva est la mieux connue.Les fabriques françaises de lait condensé ne font pas de publicité.Le lait condensé des Etats-Unis se vend actuellement 75 frs, livré au Havre, mais ce prix exceptionnellement bas vient de la rivalité entre les marques Gloria et Libby pour la suprématie sur le marché français.Tant que cette petite guerre se continuera.il n’y a pas d’ouverture pour le produit canadien, mais aussitôt que le lait aura repris son prix normal.c’est-à-dire de 90 à 100 francs la caisse, il devrait y avoir un produit pour le fabricant et la France devrait être un excellent débouché pour le lait condensé non sucré.Poudre de lait — F^a France consomme comparativement peu de poudre de lait, la consommation des confiseurs et fabriques de biscuits n'absorbant que de 1.500 à 2,000 tonnes.Cette poudre est importée de Hollande et de Suisse.Une tentative a déjà été faite d'introduire les poudres de lait canadiennes et américaines en France, mais le prix coûtant était beaucoup | plus élevé que celui de la poudre de lait de Hollande, ou que celui du lait frais, et la tentative n'a pas eu de Pieces.La France a reconstitué ses troupeaux laitiers, et l'abondance du lait frais en temps normaux laisse peu nrèvoir aux manufacturiers é-trangers de poudre de lait qu'ils puis- marché comme Canadian Pacific, sent concurrencer le lait frais sur et 1 United States Steel dominent à Cp marché.Cependant, les qualités New-York, aujourd’hui.Les cour- j fjP préservation du lait en noudre et t: Nou—tU Emittimn t.' \ • Montréal Commission Métropolitaine Obligations 5% Echéance! 1er novembre 1949 ou 1er mai 1951; au choix Créée par statut provincial, cette Commission a pour objet de centraliser le contrôle financier des municipalités qui relèvent de sa juridiction.A cet effet, elle est autorisée à emprunter pour leur compte et à se porter garante de leurs dettes et obligations.L’autorité de la Commission s’étend aux seize municipalités suivantes:— Montréal, Westmount, Outremont, Verdun, Lachine, LaSalle, St-Pierre, Hampstead, Mont-Royal, St-Laurent, Montréal-Ouest, Montréal-Nord, Montréal-Est, St-Michel, Pointe-aux-Trembles, Laval-de-Montréal.L’emprunt est gagé sur la propriété imposable de chacune de ces municipalités, et toutes sont tenues de contribuer leur quote-part pour le service des intérêts et le remboursement du capital àTéchéance.Circulaire sur demande Prix: 98V4 et l’intérêt pour rapporter environ 5Vfc% Titre» définitif» ver» le 15 juillet RENÉ-T.LECLERC MONTRÉAL ISO, rua Saint-Jacques QUÉBEC 74, rua Saint-Pierre (Maim faaflée m IMt) mage canadien est connu seulement dans le nord de la France où on a appris à le connaître pendant la guerre alors que les soldats canadiens partageaient souvent leurs rations avec les familles où ils étaient cantonnés.La plus grande partie du fromage canadien est vendue en France comme cheddar anglais, et il est acheté des courtiers anglais.Quelques importateurs se plaignent que les fromages canadiens sont trop gros; comme les ventes de détail se font lentement, le fromage se dessèche et le détaillant fait une perte assez considérable.C'est pourquoi on suggère de fabriquer des fromages pesant de 15 à 20 livres pour le marché français.Le fromage français qui ressemble Ile plus au canadien est le cantal qui ANTIKOR-LAURENCE ENLèV£ -PROMPTEMENT (fiDsWmts u Durillons .[SÛR,EFFICACE,SAM DOULEUR- EH VENTE PARTOUT 25?Fi&°n 1 LA POSTE de préservation du lait en poudre et : se vend 5.50 francs livré à Paris tiers ont opéré bon nomhie de |a facilite avec laquelle on en peut transactions sur ces deux valeurs qui sont à 31 1-2 et à 50 respectivement.Le Cuban, parts préférentielles, a montré une certaine activité à 33.tandis que l’action commune s'est détaillée à 6.Le Canada Steamships faire du lait frais pourraient servir à trouver un débouché important dans le sud de la France et autres parties de la France où le lait frais est rare et cher.Beurre — I.a France produit beaucoup de beurre et pourrait a- Saumon — Le saumon est le produit en conserve le plus important au point de vue de la consommation française.L'an dernier, la France en a importé presqu’autant que le Royaume-Uni.[.es importations de France ont été de 246,982 caisses, principalement de rose et de churn.riBinois à^ 93^1-2.1 avo,r suffi à sa propre consom-!et s'il est possible de se baser sur Le franc’a remonté à .0516 1-2 ! u' poVr i les demandes de renseignements.ee sous e! la livre est à $4.36 3-4; le IJp,td.llon Lite n aurait pas besoin volume sera dépasse en 1924.dollar américain fait prime à 13.16 ', *:n ,rnPol'ter si son meilleur beur'-e | Le saumon de la Colombie Bri-pour cent.j-'e„.fî.ei^rr^_^P 1 t?nn‘c,ue ost hautement apprécié en La compagnie Union 0/7 de Cali fornie a déclaré un dividende trimestriel de $1.80 par action; elle a ferme de I-rance est de qualité infé- ; France à cause de sa qualité, de sa rieure, parce que les laiteries ou on couleur et de sa saveur; il est con- ic fait ne produisent pas assez de accumulé, les premiers six mois de i1 rème pour fabriquer tous les jours, l'année 1924 des profits nets de:*' .fau» accumuler la rreme $6.200.000.contre $4.200,000 pour p.P".rancit très souvent.D autre pan la même période de 1923.BOURSE HE MONTRE AI, ne Kl A U H.A M.Nation#! Brrwcrlfs, ail à MA» Asbrslos Prf„ 25 à fiO.tft A 52.Bourse de New-York , _ mouleurs lots.i Cour» fourni* t»»f U mai«on (iooffrjon et Cotations: Truies, de *3.a *6; | n0,1"* mmV agneaux de bonne qualité, rte *13 ; \m”Ac»n nret sugar JJ ^ *14; qu-alilé ordinaire, de *10 à vnirrUan Hosh M.gnrto .30 .«• — i vmiTioMn < «n ‘is.?\mrncun Inpr.l orp Hell Telephone, 21 de a 130.Brazilian Traction, 350 de .sC a 49V Brit.bnrp.Steel.2de prf.125 AS1-,, r.uban Can.Sugar, 95 a 5.Canada Cernent Prf., 1 à KlIV Canada Cement, 3 à 85V*.Cuban f an.Sugar Prf., 75 à S3.Canadian Cototns.35 A 97.Con».Smeitfng, a à 38V, Can.Indujt.Alcohol, 21o de SlVj A t».Dominion Textile Prf., 9 à (09 Canada Steamship Prf.10 à 47Cj, Howard Smith.fc> 0 401*.Laurentide C.o.5 » 85.Illinois Traction Prf.10 à 93>(,; 15 à 93.Montreal Power, 185 * 172 ; 2 • 171W Price Bros., 25 » 11'*.South.Can.Power.Il) à 59.looke Prf.10 à 10 Twin Ctt}, 10 t> 48, Canada Car Prf., 12 A 850» BANQtirS Montréal.45 à 240.Molsons, 10 A 148.OBLIGATIONS Tram Deb., 700 è 83.üuebec Ry.gllOOO à 87, DE 11 H.à 1! H.45 A.M.Brazilian Traction, 10 à 50; 3% 49**.A 4P*» ; 10 * 49 V le beurre frais de crémerie est fait avec soin, bien lavé, a un goût très fin et il est très apprécié.Cest h* beurre qui est en faveur à Paris e*.oui est exporté en Angleterre.La Normandie et les deux Charentes sont les principaux centres de la production du beurre de haute qualité.Une firme de Normandie expédie chaque année en Angleterre pour pins de 60 miUions de francs d'Isi-gny (beurre frais), une marque qui commande un prix très éievé sur le marché français parce que le chan-| ge permet aux acheteurs anglais di sidéré comme supérieur au saumon américain ou japonais qui tout en coûtant moins cher, n’est pas d'aussi belle qualité.Le prix actuel du saumoji_rose en boites d'une livre est de $5.55 c.a.1.Havre.Homard — la» homard canadien est tenu en haute faveur sur le marché.Malheureusement, il.en a été importé très peu en ces derniers temps à cause de la dépréciation du franc et de l'instabilité des changes.Pour remplacer le homard, on importe en grande quantité l’écrevisse du Cap.AVIS LEGAUX Province de Québec COUR SUPERIEURE District He Montréal.No 2079., , Hyacinthe CMé.demandeur, va Frank Connolly, defendeur.Le 17ème Jour de juillet 1924, à 1 heure de l’après-midi, au domicile dudit défem 4 0 ï I 1 1 1 fl fl E.Waterman, c.c.4 A fl fl fl fl Totaux ___ 39 4 7 24 9 6 DRUMMONDVILLE Poirier, 2b.Angstadl, r.| Tessier, ce.Scharmei, 1.Sawyer, c.g.Milot, a.c, .i Pepin, 1b.4 1 Gauthier, V.ed.3 1 Gauthier, A.1.3 1 ab.r.h.po.a.e.1 12 0 fl 2 fl n n t 1 1 4 10 2 0 0 4 11 12 2 1 10 fl 1 2 II fl 0 10 2 2 Totaux Island Pond.Drummondville 34 7 9 27 11 001120000—4 7 04011 Iftflx—7 9 SOMMAIRE Coups de circuit.Angstadt et A.mer.Gauthier.Coups de 3 buts, fessier tip, V et Scharmei.Double jeu: Poirier, Milot et Pepift.Buts sur balles, de Waterman, 2; de Scharmei, 1.Reti rés au bâlon.de le NVaterman, 3: e Scharmei 12.Coups de sacrifice: Milot, Gauthier, Y., Waterman.Buts volés: Milot et Waterman.Laissés sur les buts: Island Pond 7, Druni-mondyille, 3.Arbitres : N.Lemaièr el Tertnev.Temps de la partie.2 h.10, DeLorimier, M.Pierre Ledieu.M E.Godin, M.W.-A.Handfield et Mme Handfield.M.E.-L.Patrnaude et M.Alphonse-L.Patenaude.le juge Mignault et Mme Mignault.BEATTY M.Beatty, le président du Pacifique-Canadien.fera aussi la traversée sur le Montlaurier.M.Beatty se rend en Angleterre où il visitera l’exposition de Wembley et il assistera à une séance du congrès des Advertising Clubs, à Londres.M Beatty se rendra ensuite en Norvège’ où.parait-il, il discutera des moyens de développer les relations commerciales entre ce pays et le Canada.M.Beatty passera un mois en Europe.LE METAGAMA Il est maintenant décidé que c’est à Lauzon qu'on réparera le Melaga-ma qui s'est frappé avec le navire italien Clara Cadmus, au large du cap Rare.la’ Metagama arrivera au bassin de radoub, samedi prochain.LE MODJESKA SE HEURTE A UN F.JETEE Toronto.8 (S.P.C.(.— Le Mad-jeska, de la Canada Steamship Lines, qui revenait de Grimsby, a frappé la jetée qui se trouve en face du terrain de l’Exposition, à l’entrée1 du port de Joronto.hier soir.Aucun» des passagers n'a été blessé et tous ont pu se rendre à Toronto.On ne connait pas encore l’étendue ries dommages.MOUVEMENT DES NAVIRES H cuveau record aux olympiades Colombes, 8.A^old Abrahams, de l’Université de Cambridge, Angleterre, a remporté les honneurs de la journée aux jeux olympiques en gagnant la course de 100 mètres.Il a facilement défait le meilleur coureur américain.’ Scholz.Il a établi un record en couvrant la d:s-tance en 10 3-5 secondes.C’était la troisième fois en rioux jours mi’un athlète rie Cambridge établissait un record.F.Morgan Taylor, Etats-Unis, a établi un record mondial dans les 40(1 mètres avec obstacles, faisant la distance en 52 3-5 secondes.Robert Légendre, Etats-Unis, a fait un record en sautant 25 pieds 6 pouces.Osborne a couvert 6 pieds 6 ponces dans les sauts, égalant le record olympique.Ur “Montelare”, du Pacifique-Canadien.parti de Liverpool, arrivera à Québec vendredi et à Montréal samedi.Le "Marlnirn”.du Pacifique-Canadien, venant de Glasgow et de Belfast, arrivera à Québec vendredi el à Montréal samedi.L’“Empress of France”, du Pacifique-Canadien, venant de Hambourg.di‘ Southampton et de Cherbourg.arrivera à Québec samedi.Le “Saturnia”, de la ligne An-ehor-Donaldson.parti de Glasgow, arrivera à Québec dimanche el à Montréal lundi.de la ligne White Southampton et de arriver à New-York LA NAVIGATION A bord du “Montlaurier” L’"Homerie”.Star, venant de Cherbourg, doit demain matin.1.'“America”, ries lignes des Etats-Unis, parti de Brême, doit arriver à New-York demain malin.Le “Berrngaria", de la ligne Clinard.venant dr Southampton et de Cherbourg, arrivera à New-York jeudi matin.Le “Citv of Exeter”, de la ligne White Star-Dominion, parti de Montréal, es! arrivé à Liverpool dimanche.L’”Empress of Canada", fique-Canadien.venant rie ver et d'Yokohama, est Hong-Kong hier.Le “Mauretania”, rie la ligne Cu-nar d.parti rie New-Ver k et en route pour Southampton.rloH faire es-rale à Cherbourg aujourd'hui.du Paci-Vanrou-arrivé à COMMISSION SCOLAIRE TROIS CENTS AVOCATS S'EMBARQUERONT CE SOIR POUR ASSISTER AU CONGRES DU BARREAU AMERICAIN A LONDRES - LE METAGAMA SERA REPARE A LAUZON.Plus Washington New-York Détroit nom de l’écurie j L*pveland •i.W.J Irais Hoslv.é-L a f;.TTiiuntei )
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