Le devoir, 14 juin 1924, samedi 14 juin 1924
'olurae XV — No 139, MONTREAL, SAMEDI, 14 JUIN 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la noste: "WF11 «T ^DJMonr,Uier.moo I |j ¦ B BLi III S 8 g Jr ON POSTALU.*10.00 M ™ B S S & 1 HH B BHj H H ^Hb c^Êd:,*nh'bdomaMn #2 00 B 1B 1 B# Bj Bf B.Jr M fl Ej ETATS-UNIS ET UNION *3 00 gHHHB fllHBfll HIHB^ BB HBBI HBk BIP Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÊLÉPHONEt Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main *1*1 AdmisUtratioiL Mala *1** FAIS CE QUE DOIS! ur le discours de M.Taschereau La loi de l’Assistance publique — Simple mi»e au point On a pu lire hier dans le Devoir, tout au long —et tel que ommuniqué par le cabinet de M.Taschereau -—le discours pro-oncé par le premier ministre au banquet de jeudi soir.Lu pièce est matériellement trop considérable, elle touche à rop de choses pour ne pas appeler un certain nombre de com-lentaires.Nous ne relèverons aujourd’hui — quitte à revenir plus tard ur le reste — qu’un point : la loi de l'Assistance publique.* * * M Taschereau — on n’a qu’à revoir son texte et à le compa-ef aux critiques publiées ici même pour être fixé là-dessus — Va pas du tout répondu aux objections maîtresses qu’a soule-’ées, que soulève encore sa loi d’Assistance.Il se contente de proclamer, en gros et en détail, qu’au mois e septembre prochain, il aura donné aux hôpitaux, grâce à sa oi, une somme de trois millions, à se proclamer fier de cette loi t à assaisonner le tout de quelques plaisanteries — que nous ’avons point à discuter — sur le compte de ses adversaires con-ervateurs.Or là n’est pas du tout la question.* * * Personne n’aurait reproché au gouvernement d'augmenter es subventions dont chacun s’accordait à proclamer 1 insuffi-ance.Ce qu’on lui reproche, c'est d’avoir imposé aux institutions u’il voulait aider des "formalités très gênantes'’, de les avoir ises dans l’obligation de subir cette loi ou d’être acculées à de rès douloureuses situations.Là-dessus, il existe du reste un document dont l’authenticité ’a jamais été contestée, dont l’autorité dépasse infiniment tout ‘e que nous pouiTions écrire et que personne ne pourra soupçonner d’esprit partisan.C’est la lettre, si modérée de forme et si claire, qu’adres-,aient au premier ministre, le 13 janvier 1922, à propos précisément de cette loi d’Assistance, les évêques de la province civile 'e Québec.Nous la citons sans autre commentaire, en priant simple-ent qu’on en pèse avec soin tous les mots, qui ont été choisis avec l’évident souci de ne blesser personne et de ne point outrer a pensée des vénérables signataires: Notre troisième voeu concerne la loi de l’Assistance publique votée Van dernier, nous en sommes sûrs, avec les meilleures intentions du monde, mais qui n’est vas sans provoquer de vifs commentaires et sans produire de très graves appréhensions.Lq charité privée, dans notre province, a fait et continue dé faire chaque jour des merveilles.Avec des ressources très limitées, mais dont l’économie et le dévouement ont su tirer un admirable parti, nos institutions catholiques de bienfaisance ont accompli des oeuvres de toutes sortes, adaptées à tous les besoins, et que l’on ne saurait assez louer.Ce gouvernement ne pourrait-il pas venir en aide à ces institutions dont les charges vont croissant, sans leur imposer les formalités très gênantes de la loi de 1921?Pourquoi ne pas remplacer cette loi de.l’Assistance par une autre plus simple que nous pourrions agréer?Pourquoi, du moins, ne pas modifier la loi existante de telle sorte que l’on y ferait pleine confiance aux établissements catholiques de charité et l’on y tiendrait compte de la juste indépendance de ces institutions placées dans chaque diocèse sous le contrôle de l’évêque?Une législation qui, tout en respectant les autres croyances, s’harmonise avec la croyance et la discipline catholique de la très grande majorité des habitants d’une province, n’a rien qui puisse offusquer personne.* ^ * Tout l’argent que la loi nouvelle pourra faire tomber dans telle ou telle caisse, tous les états de compte que pourra publier le premier ministre, ne changeront rien à ce déplorable état de choses.- Et c’est contre cet état de choses que nous protestons d’abord.Orner tJEROUX» e ans, nous aurons fini d’énui-celles qui restent accessibles papier A journal.Et cela explique pourquoi nos forêts, mal défendues contre une exploitation insensée, s’en vont, au point que les techniciens affirment que d’ici trente scr „ ______ _________ aujourd’hui, — et peut-être plus tôt mémo.A l’heure présente, il se dépense 50 livres de papier à journal par an et par tête, aux Etats-Unis; cela pour une population moyenne de cent millions, fait un joli monceau de papier de rebut, au bout de chan Pr°-chain, a pratiquement terminé son organisation; voici le programme de lu journée: 8 heures 30 du matin—Ralliement de la procession au boulevard Gouin à la station Saint-Maurice.: Ont promis de prendre part à cette procession la section du Sault-au-Récollct de la société Saint-Jean-Baptiste dont M.A.Papillon est le £ resident, avec le char historique e Martyr du Père Récollet Xicolas Viel', la section no 39 avec le char Louis Hébert, la section centrale no 15 dont ,M.Hurtubise est le président et plusieurs autres sections.11 y aura aussi les gardes indépendantes de Montréal ainsi que plusieurs bataillons de zouaves pontificaux; également les Boy scouts de Saint-Paul-de-ia-Croix.Toutes personnes ou corps organisés qui désireraient prendre part à ta fête sont les bienvenus et sont priés de s’adresser au secrétaire du cercle, M.Henri Massé, 2085, blvd Gouin, Montréai-Nord.Le départ de la procession aura i lieu à 9 heures 30 du matin préci-! ses, pour se rendre au terrain des campagnards où ii y aura messe en pleine air avec sermon de circonstance.La musique religieuse durant la messe a été confiée à un groupe de chantres sous la direction de M.P.Auclair, soliste à l’église: Saint-Jacques.A midi, grande réception de tous! les invités au chalet du cerclé.A I h.p.m., partie de balle au camp; à 3 h.p.m., courses et jeux; de beaux prix seront distribués; à 8 h.p.m., discours patriotiques par des orateurs distingués; à 9 h.p.m., feu d’artifice, concert en plein air, illumination- des demeures.Feu Mme Hormidas Mathieu St-Roch, Richelieu, 13.— Nous apprenons la mort de Mme Hormis-das Mathieu, décédée mercredi à sa résidence, à l’àge de 77 a is et 7 mois, après une longue maladie.Elle laisse une fille et deux fils: Mme T.Dumas, St-Roch; le Dr J.A.Mathieu, de Régina, Rasaktche-wan, et le Dr C.-T.Mathieu, de Pawtucket, R.-l, I.es funérailles on; eu lieu ce matin.Préparatif* d’une exposition St-Hpacinthe, 14 (D.N.C.) -j I.’exposition annuelle de la Société j d’agriculture de Saint-Hyacinthe, | aura lieu en 'cette ville comme de: coutume, au terrain de l’exposition,! les 12 et 13 août.On est à faire | actuellement tous les préparatifs! nécessaires.Les programmes sont entre les mains des organisateurs depuis déjà quelques semaines.Mgr Deschamps au collège de St-Laurent DAim?* Honte Hntvdon-L'Assomption.— "-Jtî\13LlLvJ ivvU 1 IjC5j‘jg mUIrs.Le chemin est beau de rms! EMENT S f o r n m s D i.A - Jr .'T; MINE T ERE DE LA PIE ! bullet: n no ; d u ministère de "%y.vo .rte d< înne le renseignements Us $LL r l’état rit >s snmde.s rou- de Ma nlrèal- S/l erbrooke — 97 i iUu de St-Lam JCI t (pont Yietn ; i i a ) •i She rbrookt l.e chemin est ¦ - *C il D onne comüt d’un bout à tf*utr e.Pon traction au Pe- jU4,a c-Maa ¦ O t it ti rnporaire.P P S.c le ilét >ur.VI se maximuitj à ¦ CE t - C n droit .4 mt - ,i l’heure.Route 0 ontréa -Q né bec 189 s.• Ct lernin 30 n d’un bout à d’Rîttr e de 1 a route n peu rugueux .dmis Lava l-dr-M.ix\ réal Rugueux *ctan> le vill age de Sî AugUltin, rom- té de Port neuf i l.â nu lie),.Cette sectic )n scr a refai e au cours de la s also rt.Pont en mstruction dans Th p» roi f» st (le La U cl trie, a 2 milles .i i ouest d u villai le.Pas de‘ détour.!P«S.M ge pi tur un seule voiture à la fo laraisst in nt commencé * WJ p >7am< Tnt de Larhi v r ot 1ère (coin de ule L évis-St- La mbert 180 t ftliile s rie l.evi* au pont Victoria.Bon de Lé1 ,ris aux H mites est de St- Anto ne-de -Tilly.Cl e m i n en cons- Trartion' sur plusieurs ¦iections de St-Antoine a St e* An gèle.La route n’est nas recommandée do St-An- LAssomption au village de l’Epi phanie.Il est en mauvais état du nllage de l’Epiphanie à St-Esprit.H est passable de St-Esprit à Str-.lulit nne, et recommandé par temps sec seulement de Stc-Julienne à Raw don.Fi'ai le CharlemaqncStEustarhe.25 milles.T,a route est passable ’vir temps srr de Charlemagne à ‘'t-Louis-de-Terrebonne.Elle est en bonne condition de St-Louis-de-Ter-rebonne à St-Eustache.Honte nrummoiidville-AnnavlHe.— 2, milles.Le chemin est en bon-i rm ( ondition dp Druinmondville à St-Léonrrd.H est passable nar temps see de St-Léonard à Anna-ville.Route Waterloo-S e m port, 32 milles de Waterloo à la frontière des Etats-Unis.La route est en bonne condition sur toute sa longueur, excepté au' endroits suivants, en construction.Village de Foster.3 j milles, Bolton-Ouest, 1 mille, can- : ton Pottnn, *, de mille.Ces trois sections sont passables.Houle Marieville-Coiransville.| 29 millrs.Le chemin est beau par-1 tout .excepté à St-Grégoire-lc-Graml.i sur mille, et à Stc-Anpèlc-dc-Monnoir.où des travaux de cons- 1 (ruction sont encours.Ces deux sec- i tions sont passables.G milles rie chemin de terre dans Dunham.Granae-Haie-Jnnquière.22 mil- i L;' chemin est beau dans Grau-i de Baie, fl est passable dans Port- ' Mgr Deschamps, vicaire général de Montréal, est venu confirmer dimanche dernier dans la paroisse de ^ Saint-Laurent, dirigée par les Pères Les batailles d'idées de M.A~.Bonus- de Sainte-Croix.sonie.Henri Bremond, de l'Acadé- j Après la confirmation, monsei-mic française.i gneur a rendu visite au collège.V.La vallée à l’abri des vents, j C’est à la salle académique que le Bornait, III.Michel Amblairs.personnel du collège et les élèves VL Le forum américain et in reçurent le représentant de Mgr I ranee.Ernest Dimnet.! l’archevêque.Après quelques mor- 511.Les concerts symphoniques, ceaux d’orchestre.Je supérieur pré-Intenneius de MM.Picrné.Gerwoerf, i senta Mgr Deschamps et lui souh%i-Paray, Hhenebaton et Casadesus, ta la plus sincère bienvenue.Mon-Ifrne Dumesml.seigneur fit une allocution tout VI.ll.Le mouvement eennomique, émaillée d’excellents conseils aux Antoine rie tarie.élèves.Les élèves ont pris congé en • n, // aperçus.Les Phonncur de cette visite, saints st\ mes.Alexandre Masseron.X.Poésie.En Lorraine, Capi-Por | (aine G.Roliin.XL A travers la presse étrangère.de Hongrie.Traduction d Emile Horn.XIA’ Bulletin bibliographique Prix de l’abonnement: élran on an.70 fr.6 mois.36 fr Les abonnements partent du ter ., , de chaque mois.On s'abonne à Pa- dS CC JOUf lUSQU RU 1er rts aux bureaux du Correspondant, .rue Samt-Guillaume, 31.Septembre.(ranger.Emportez le DEVOIR en partant pour la campagne.L’abonnement est de UN DOLLAR VOUS SAVEZ N’EST-CE PAS?!.C.BARBEAU & CIE LIMITEE fait maintenant affaires sou* le nom corporatif de GAUTHIER ELECTRIC Ltée BUREAU-CHEF: Tel.Main 1040 •320, rue Saint-Jaeque* MONTREAL SUCCURSALE: Tel.Québec 2343 •il, Soii!» le Fort QUEBEC oîne à Ste-Angèie, ni rie Ste-Angè-I Alfred, Ragot'die village et Ragnt >n a Dv'vitvi 1 le.Boni pasablp par temps sci :6 .a Sorel.Bon de Sorel a St-Lam-i ¦ bert.¦C Honte yiontrèal- Malone—67 milles du pont Victoria à la frontière ries Etats-Unis.Chemin passable de •‘St-Lambert à Caughnawaga (route Edouard VIH).Passable de Caugh-aàyvag'; à Bryson Mauvais sur 9 optHes de Bry r.'e Dewftville à la frontière des • 'Flats-Unis."¦ Route Bcnnce-lonetton-Sherbroci-ke — 107 milles environ En bonne condition de Beàure-Jonction à Cookshire.excepté 1-2 mille dan» Black-Lake, qui est mauvais.Ré-tecliun en cours dans Robertson-,vil)e, Pontbriand.Thetforri-Sud et Amiante.Ces travaux n’affectent la circulation.Applications tile projetées pour le 9 juin dans itbriand et Robertsonville.et jour le 12 dans Thetford-Sud et Raccordement avec ta Ule canton.Il est beau a partir de Bagotville jusqu’à Jonquièrp Tour du lac St-Jean.— 145 mil les, Ron de St-Félicien à Alma.Mauvais entre Alma.Tallinn et St-Félicien, Honte Rimmiski- Ste - Anne • des -Monls.116 milles.La mute est Route Lévis Himouski.188 milles, Ron de Lévis à St-Valier villa ge Mauvais dans St-Valier paroisse partie est, et dans fWthier, Chemin alternatif par St François et St Pierre, Bon des limites ouest de St-Thomas jusqu’à rislet.Passable le village et la paroisse de I Islet.Bon de Flslet iuscju’à St-Philippc-de-Néri.Passable dans St Philippe-rîe-Néri.Bon de St-Philip-Pf à Notre-Dame-du-Portagp.Pas-sDlde de Notre-Dame-du-Portagc à Ste-Cécilc-du-Ric.Passable par temps see de Stp-Céeile à Rimouski.TOUR d’EUROPE PELERINAGE NATIONAL CANADIEN à ROME, à LOURDES et au MONT SAINT-MICHEL à 1 occasion du 27e CONGRES EUCHARISTIQUE INTERNATIONAL D’AMSTERDAM Visite des pays suivants: ANGLETERRE.HOLLANDE.BELGIQUE, SUISSE, ITALIE, FRANCE.12vrLI, l5KT P»rje magnifique paquebot MEGA2 Tf( de U Lie B Kite Slar.Retour îe 13 septembre.(Ne pèlerinage est le 21f organisé annuellemenet par notre agence Pour renseignements et adhésions, s’adresser à nos bureaux, Chaque fois que vous projetez quelque voyage, venez nous con-aulter pu écriveï-nous.Antre voyage sera un succès assuré, s» vous I entreprenez sous la direction dr notre agence la plus Importante du Canada et la seule cariai je nne-françaUV.1*11,0., .«'tLRTS roiKMR POUR 1,11 8 ,,, de navigation et de chemin d» fer ., ANSTALLATIONS RETPMTE9 A nu b tel hotel* de* cinq continent* du monde , RENSEIGNEMENTS GRATUITS SUR rm.tea voyages, voyage* de nocee.voyage* d’affaires, etc.Le* AGENCES de VOYAGES JULES HONE tiirt* Ni»ci»ti »5 rue Salnt-Jarqar .XurcurMle-: Stonlrral : HntM Wfnrtüor Uurhfr: ||, rUf du Kort Notre Grande Vente du Mois de Juin BAT SON PLEIN AVEC, TOUS LES JOURS, DES OCCASIONS REMARQUABLES A NOS RAYONS DES TAPIS.MOBILIERS de CHAMBRE à COUCHER, COUCHETTES, Etc., Etc.p peu d’espace à notre disposition nous empêche d’énumérer toutes les aubaines of-ierles actuellement à nos magasins.On aura, cependant, une assez juste idée de la va-çui des marchandises en vente en jetant un coup d’oeil sur les quelques spéciaux ci-dossous énumérés.Comme toujours, nous prions nos clients de ne jamais acheter sans taire la comparaison., et pour cela rien ne vaut une visile à nos.salles de ventes.Les futurs époux et les jeunes ménages trouveront avantage à se meubler chez I^oarde.Aos conditions spéciales leur seront toute une révélation.\ isitez notre deuxième plancher — Un accueil courtois est également reserve aux visiteurs comme aux acheteurs.CARPETTES WILTON nonrpnrHn0AVinnMt,-,epe'PUr liCi e7'garde r-0nt^e res déclare que la Grèce a offert à la Bulgarie un débouché commercial sur la mer Egée à condition que sa souveraineté soit respectée.La Bulgarie veut le contrôle absolu sur le pont qu’elle devra construire.Mercredi elle refuse cette offre parce qu’elle n’est pas aussi avantageuse que l’offre faite par les Alliés fi la conférence de Lausanne.DIVERS , Samedi dernier le gouvernement de la Yougoslavie était encore en pourparlers avec un consortium italien pour obtenir un emprunt en retour duquel il permettrait l’exploitation de certaines ressources nationales.Lundi, le souvernement nolonais, dans son budget, prévoyait un déficit de 160 millions de zlotps qu’il comblera avec des recettes extraordinaires.Sir Samuel Wilson, le gouverneur de Trinidad et dp Tabago, est nommé gouverneur de la Jamaïque, La chambre des députés du Danemark a ratifié la convention avec la Norvège concernant le Groenland.C.H.Le» conservateur» de Compton DES DELEGUES DE CE COMTE ONT TENU UNE CONVENTION HIER A COOKSHIRE Sherbrooke, 14 (D.N.C.).— L’Association libérale-conservatrice du comté de Compton s’est réorganisée pour les luttes futures au cours d’une convention des délégués de ce comté tenue à Cookshire hier Les délégués ont tenu trois réunions hier: l’avant-midi, l’après-midi et le soir pour le banquet.Les principaux orateurs à ce banquet ont été le sénateur Gillis, de la Saskatchewan, M.Doucet, récemment élu dans le comté do Kent, N.-E., le Dr Preston qui a gagné la dernière élection dans Lanark.Ont.M.Arthur Plante, député provincial de Beauharnois, et M.John Scott, de Montréal.Tous parlèrent plutôt de politique fédérale et np furent pas tendres pour le gouvernement King.On l’accuse surtout de n'ètro pas responsable, vu sa dépendance des progressistes, ce qui se trouve être ta cause de In taxation élevée, de l’émigration, du chômage, etc.Le gouvernement King s'est fait élire sur un programme, qu’il n’a point suivi, a-t-on déclaré à plusieurs reprises.Les rérentes réductions au tarif ont été blâmées, les divers orateurs se prononçant d’ailleurs en faveur d’une protection sans accroc.M.Plante s’est chargé de la politique provinciale et n parlé des routes, des liqueurs et des banques 4je façon peu favorable à M.Taschereau et è ses collègues.Ce banquet était présidé par le âénatcur Rufus Pope, de Cookshire.Durant la séance du matin cl celle de l’après-midi, on a élu les nouveaux officiers et le comté a été divisé en districts à la tête de chacun desquels fut placé un président.Pour réprimer le» excès de vitesse Québec, 14.(D.N.C.) — Le ministère de la voirie a maintenant la charge de voir à l’application des lois sur la circulation et la sécurité des chemins, qui auparavant relevaient du trésorier provincial.M.Perron, ministre de la voirie a annoncé un changement radical dans la politique qu’il entend suivre.A t’avenir dans les causes d’excès de vitesse, les chauffeurs véritablement imprudents perdront leurs permis.Je ne veux pas dire, y précise M.Perron, que le système de faire payer l’amende à ceux qui enfreignent la loi de la vitesse ne soit pas i»on, mais je crois qu’un changement est à souhaiter, et je crois qu’à l’avenir par la persuasion, nous pourrons arriver à des résultats auxquels il était impossible d’arriver par le moyen des amendes.Les chauffeurs imprudents perdront leurs permis et n’auront plus le droit de conduire d'auto.Au surplus, les agents chargés de la circulation ont été munis d’ordres séyères, "Je n’ai pas l'intention de percevoir des amendes de îlfl.tlO et de rester sans résultats pratiques.” On proteste toutefois en certains lieux contre les agissements des agents qui respectent religieusement les ramions ou auto* des compagnies puissant-s mais qui s'attaquent aux pauvres diables, le plus possible- L’armoire aux secrets LES DETECTIVES .WALSH, SA-VARD ET M.SNAIL RACONTENT COMMENT ILS ONT DECOUVERT LA FAMEUSE CACHETTE DE LA RUE DE COUH-SOL Le procès des six prévenus accusés du meurtre de Henri Cléroux, le 1er avril dernier marche assez rondement.Jusqu’ici, les séances ont été assez monotones.Les témoignages sont la répétition de ceux donnés au procès Serafinf.Les «Jétectives Walsh, Savard et M.Swail, propriétaire de la maison située au no 57 rue de Coursol, ont raconté hier comment ils avaient découvert une somme de $22,000 dans une cachette à cette maison.Le témoignage du détective Thibault à cette effet a été lu aux jurés; étant donné que le détective est actuellement malade.Le propriétaire de la maison était allé visiter.la maison afin de constater si de nouvelles divisions n’avaient lias été faites par Serafinl ou Nieri.Après un examen sommaire, Swail a averti le détective Savard qu’en effet, on avait un mur de brique qui jusqu’alors était resté nu, avec une cloison de planches ri poli nées.La nouvelle cloison était le prolongement normal du mur et ^offrait rien de particulier.Une simple corniche la traversait et au bas de cette corniche étaient quelques crochets à habits.Tout semblait solide et rien ne cédait à une pression quelconque ordinaire.Cependant, les coups, à un endroit, rendaient un écho sonore.Le détective Thibault a fait voler d’uu coup de marteau quelques planches dans le haut de la cloison et lec détectives ont alors aperçu en regardant à l’intérieur une armoire assez vaste au fond de laquelle était une valise.Par l’intérieur on pouvait aussi voir une petite porte à l’endroit où se trouvait la corniche et les crochets et on s’est aperçu que les crochets fléchissaient sur la corniche et sur les rebords.C'était là la porte.Elle mesurait une dizaine de pieds carrés en dimension et s’ouvrait par l’intérieur, quand on la poussait du dehors.Les crochets à habfts jouaient le rôle de serrure.II y en avait six, trois dans l’une des branches s’appuyait sur la corniche et trois dont les branches s’appuyaient à la fois sur la porte et sur la cloison.La corniche servait à masquer la rainure horizontale de la porte.Lorsque les crochets voisins de la corniche étaient en position verticale, une de leurs branches se trouvait apnuver sur la corniche et faire fonction de taquet.De même les crochets inférieurs qui avoisinaient la planche de la cloisin se trouvaient à faire fonction de taquets lorsqu’ils étaient en position horizontale.Dans la valise trouvée dans la cn-oette était une somme de $22,000.Congre» de commissaires d’écoles Roberval, 14.(D.N.C.) —- Le congrès des commissaires d’écoles du Lac St-Jean s’est terminé hier sous la présidence de M.Cvrille Delàge, surintendant de l'Instruction puibli-que.Environ deux cents congressistes ont pris part aux délibérations; on a signalé la présence d’un bon nombre d’inspecteurs et de secrétaires-trésoriers de commissions scolaires.Une des résolutions adontées a été celle de recommander l’emploi d’instituteurs dans les centres ruraux au lieu d’institutrices; on s’est plaint que ces dernières, jeunes et inexpérimentées, manquaient souvent d’autorité pour diriger- une classe.____ _ ____ La reconstruction de l’hôtel de ville Le 8 juillet, le comité exécutif ouvrira des soumissions pour les travaux de parachèvement du nouvel hôtel de ville; les entrepreneurs devront faire parvenir leurs offres au plus tard le 5 juillet.Les commissaires on ont décidé ainsi, hier, à la suite d’une longue séance qui a entamé la veillée; ils disposent d’une somme de $800,-000 pour terminer l’édifice, mais, nombre de travaux considérables restent h terminer, comme les lambris en marbre, les boiseries, les travaux métalliques et les décorations d’intérieur, peinture, dorure, etc.Les soumissionnaires doivent offrir un prix global pour le tout, quitte à donner eux-mêmes des sous-contrats par la suite.Le comité a récusé l’autre moyen, celui de demander des soumissions Séparées pour rhaque genre de travaux à exécuter.Où en sommes-nous?Si l’on veut se renseigner sur l’un des plus Importants aspects de la question sociale au Canada - lu Famille — on doit lire, nu mieux, on doit étudier l'admirable recueil des travaux présentés à la Semaine sociale de 1023.Ce fort in quarto qui contient des études très fouillées d’éminents sociologues, se vend $1.50 l'unité, franco: $1.75.C’est un prix de propagande.On peut joindre à la commande pour »5 suas par la poste, cette histoire résumée des congrégations d’hommes et des ordres religieux au Canada: Au Service de l’Eglise.$6.00 la douzaine.SERVICE DE LIURXRIE DV DEVOIR.LE FIACRE TEND A DISPARAÎTRE Le revenu des permis et privilèges a subi une légère diminution de $30,000 durant le mois de mai.comme l’indique M.Alfred Bienvenu, chef de ce service municipal.11 s’est élevé à la somme de $198,-274 contre $228,030, en mai 1923.Un des traits saillants du rapport c’est la diminution constante des voitures de place; cette année, 140 cochers seulement ont demandé leur permis contre 299 en 1923 et 660 en 1917.On assiste à la mort lente d’un service public très prisé avant l’arrivée de l'automobile.Le rapport donne 7,365 permis pour livreuses simples taxées de $2 chacune; 1,116 livreuses doubles sujettes à une taxe de $15 chacun e; 2,034 chiens à $3 chacun; 743 charretiers de voitures simples payant $8 chacun qj quelques charretiers de voitures doubles; 146 colporteurs qui paient une licence de $100 chacun.11 y a en outre 281 permis de bouchers et 376 permis de plombiers.De plus, M.Bienvenu énumère des statistiques qui révèlent l'augmentation constante du revenu des permis depuis quarante ans; le chiffre d’affaires a plus que décuplé depuis cette date.La comparaison suivante l’indique: En 1923 $606,436; en 1922 $584,-197; en 1921 $5.11.395; en 1920 $526,283;.en 1919 $498,724; en 1918 $435,070; en 1914 $457,761; en 1904 $179,706; en 1894 $60,823; en 1884 $54,077.Le congrès de» municipalités L’affaire du consul d’Espagne' Le juge Cusson a condamné hier I après-midi le consul d’Espagne'Mi-i gucl Maluqlier, Raymond Tev de Torrent* et A.Vincent accusés de onspiration pour frauder la doua-1 ne, à subir leur examen volontaire le 20 juin proehain.Mégis Bélanger qui était accusé de conspiration a été acquitté.Bélanger a donné son propre témoignage.Interrogé par Me Duran-leau, il a déclaré qu’il avait laissé, passer les caisses après avoir accepté qn reçu qui garantissait que tous tes droits de douane étaient acquittés.11 a fait mettre une caisse de côté pour examen.Le juge a déclaré que Bchfliger avait été le jouet des autres inculpés et qu’H était innocent.Le congrès de l’union îles municipalités a bord du Richelieu, qui voyagera jusqu’à Percé, est déjà assuré d’un plein succès; les organisateurs n’ont rien ménagé pour le préparer avec soin.Plusieurs personnages officiels, y compris M.Alexandre Taschereau, premier ministre de la province, quelques ministres et les maires de Montréal, de Québec et des principales municipalités de la province, prendront part aux délibérations.“L’événement a un double but.nous a dit M.Rosaire Prieur, secrétaire de l’Union; mais le principal objet que se sont proposé les membres de l’Union des municipalités est de vulgariser 'l’esprit civique au sein de la population en amenant en contact des hommes des différentes sphères de l’activité sociale pour leur permettre de se communiquer leurs vues et de les étudier, fît »e sera, nous le croyons, autant (Vapôtrès ruii aideront par la suite à obtenir la coopération entière du public en vue d’inaugurer un programme de bon aloi dans toutes les nemirinalités de la province de Québec.” M.Prieur souligne encore une caractéristique impartante du congrès: “Un concours sera ouvert aux secrétaires trésoriers de toutes lés municipalités rurales de la province, dit-il.afin de stimuler l’intérêt dans la recherche d’un moyen nui empêcherait l’exode vers es villes et vers les centres américains.Les détails de ce concours seront donnés au cours du voyage.Par la suite, un jury sera formé notir juger les travaux qui seront soumis rac les intéressés.” Le fameux vol du train-poste Ghleago, 14 (S.P.A,) On a arrêté ouatorze personnes comme ayant peut-être participé à l’attentat du train-poste Chicago-St-Paul.Ce sont des membres de groupes de i bandits bien connus des autorités; policières.D’après le chef Larry de j la police du chemin de fer, le montant total du vol s’élèvera probable-j ment autour de trois millions.On a trouvé les sacs de malle dis-i séminés par toute la région et à des! points si éloignés les uns des autres que l’on croit que les bandits ont employé un avion pour dépister la police.On croit qin> c’est peut-être le même avion qui a servi depuis quelque temps pour transporter des liqueurs de la frontière canadienne à Chicago.L'un des bandits fut blessé d’une halle à la main.11 est possible que cela puisse servir d'indice.Le succès du jour Le service de librairie du Devoir a.acheté une grosse quantité de An service de l'Eglise qu’il offre à un tiers du prix de l’ouvrage en librairie, pris à la douzaine, soit $6.00 pour douze volumes (port en plus), au lieu de $9.00.le prix normal.Avis aux libraires, maisons (l’enseignement et à tous ceux dont la liste des livres de récompense n’est t>as encore arrêtée.Ecrire au Service de librairie du Devoir, 330.rue Notre-Dame est, Montréal, ou téléphoner Main 7460 (livraison gratuite en ville).A l’Ecole technique LA DISTRIBUTION DES PRIX, HIER SOIR - DISCOURS DE MM.GOU1N, DAVID ET BELANGER Hier soir a eu lieu à l’Ecole Technique de Montréal la distribution des prix et des diplômes.On remarquait parmi les personnages officiels M.A.-U.Caron, président de la corporation de l’école, sir Lomer Gouin, M.Athatiasey David, secrétaire provincial, M.Auguste Fri-gon, directeur de l’enseignement technique de ta province, l’érhevin J.-O.Gareau, M.Alphonse Bélanger, le principal de l’école, le chanoine Harbour, le Rév.Dean Carlisle et MM.M.Quirk, J.-M.Fortier et T.-H.Wardleworth.Les orateurs de la soirée furent MM.A.-L.Caron, M.Alphonse Bélanger, M.Athunasc David et sir Lomer Gouin.M.Caron souhaite d'abord la bienvenue à tous et en particulier au secrétaire provincial, qui s’intéresse tellement à renseignement technique, et à sir Lomer Gouin.le vrai fondateur de l’école.Si sir I.n-mer Gouin n'avait pas, dit l’orateur, lorsqu’il était premier ministre, pris l’initiative de l’Ecole Technique, ie me demande si aujourd’hui cette belle école existerait.Puis il parla des bienfaits de l’enseignement de l’école, il remercia les personnes à qui l’école doit d’être un succès, le directeur de l’enseignement technique dans la province, le principal de l’école' et scs professeurs et contremaîtres.Après avoir donné quelques conseils aux finissants, il termine en parlant de la nécessité d'augmenter les subsides de l’école à cause du nombre grandissant des élèves et des dépenses plus grandes oui en découlent.M.Alphonse Bélanger fil un résumé des progrès accomplis par l’école.Cette année il y a eu 1330 é'èves répartis comme suit : 332 aux cours du jour.179 aux cours spéciaux et 829 aux cours du soir.Pour atteindre ie succès auquel elle a droit, l’école doit pouvoir compter non seulement sur des revenus plus étendus, mais aussi sur la coopération des élèves et des parents nui doivent encourager leurs enfants à bien travailler afin de profiter le plus possible de l’enseignement (in’ils reçoivent.M.Athanase David rappelle un mot do M.Beatty, le président du Pacifique* Canadien qui disait : Le temps est passé où la valeur de l'ouvrier dépendait entièrement de sa 'force physique; aujourd’hui, ce qui compte surtout est situé aux épaules en montant.Vous n’étiez pas obligés de venir ici, dit i’oraieur; I vous auriez ou entrer dans une usine et apprendre en voyant faire les autres.Mais vous auriez travaillé sans savoir pourquoi.Aujourd’hui lorsque vous faites quelque chose, vous savez pourquoi; c’est votre cerveau qui commande à vos muscles et non ces derniers qui travaillent seuls.Aussi le ministre est-il très confiant dans l’avenir.L’école est devenue pratiquement trop petite; ce qui démontre l’importance qu’elle a prise.Le secrétaire provincial termine en disant aux finissants que dans les usines i! y a beaucoup d’ouvriers ordinaires, mais que les premières places vacantes sont nombreuses et qu’il y a beaucoup de vide.11 s’agit d’employer son talent et sa,bonne volonté.Sir Lomer se dit heureux de venir revoir cette école qu’il a vue naître pour ainsi dire.Il rappelle les premières années de l’école et il rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son succès, en particulier l’ancien directeur, M.Mâcheras.le directeur actuel et les professeurs.M.le chanoine Harbour et le Rev.Carlisle donnèrent quelques conseils aux élèves.Durant la soirée M.Alphonse Relanger proclama les élèves suivants diplômés de l’année.F.Martineau, diplômé avec grande distinction, médaille d’or offerte par M.A.-L.Caron, président; A.Rnbitaillc, diplômé avec grande distinction, médaille d’argent; A.Mathieu, diplômé avec grande distinction.médailles d’argent.Over distinction: A.Dueharme, J.Curot, C.Beaudry, B.Prévost.Diplômes avec satisfaction, MM.: R.Mayer.R.Fontaine, T.Dugas, L.Lafleur, R- Leduc, H.Sauveur, R.Garhonneau.A.Rainville.SECTION ANGLAISE R.Berry, avec grande distinction, médaille d’or offerte par le président,1 M.A.-L.Caron; fl.Bail, diplômé avec grande distinction, médaille d’argent.Diplômés avec distinction : Frank Yates.Jack Beilby, C.Erh-lin.P.Adams, M, Murdock, T, Clarke.A.Hinton.La Quebec-New England accepte l’offre La Qaebec-Nem-England Hydro Electric Corporation a accepté d’etre partie à la nouvelle compagnie de contrôle qui est organisée dans le bul de réunir finalement toutes | les entreprises qui étaient autrefois dirigées par M.A.-E.Robert.Les ! actions de la Q.N.E.ILE.C.seront | livrées dés lundi, à re qu’on dit.j Le pas suivant dans In même di- j rection sera l’offre de $15 l’action i aux actionnaires du Trnm-Powcr, soit en especes sonnantes, soit en valeurs de la nouvelle compagnie, 50 ' pour cent en actions de préférence i et 50 pour cent en actions communes.L’action de préférence de In nouvelle compagnie portera intérêt à 6 pour cent à compter du premier juillet.Le nom de la nouvelle compa- LES PAROISSES LE DEUXIÈME CENTENAIRE DEJLA LONGUE-POINTE Demain bénédiction de quatre cloche», — Dimanche le 22 grund’mt r solennelle — Le» ancien» du collège de Montréal érigeront un monument commémoratif — Note» historique» Un opuscule à lire La paroisse Suint-François-d’As-sise de la Longue-Pointe célébrera, cette année, le deuxième centenaire de sa fondation.A cette occasion il y aura bénédiction de quatre cloches, le dimanche 15 juin; grand’niesse solennelle en présence de Mgr Gauthier et sermon de circonstance par M.Fauteux, le dimanche 22; ordination de M.Léopold Bazinet, enfant de lu paroisse, le dimanche 29.A une date non encore fixée, mais prochaine, les Anciens du collège dé Montréal éri-l geront un monument commémora-1 tif à l’endroit où M.Curattoan fonda son collège en 1767.* * * La Longue-Pointe eut un territoire distinct dès 1722, et en 1724 un registre lui fut accordé par la juridiction de l’Ile de Montréal.Le premier presbytère et la première église furent commencés cette année-là.Fondée par un Suipicien, M.Hourdé, elle resta entre les mains des prêtres du Séminaire jusqu’en 1774.Dix-sept sulpiciens y furent curés ou desservants.Après le départ de M.Curatteau, qui suivit a Montréal son collège, l’évêque de Québec chargea des prêtres séculiers de veiller aux besoins spirituels de la paroisse.Plusieurs de ces curés laissèrent un profond souvenir dans ce pays, entre autres M.Girouard, le fondateur du Collège de Saint-Hyacinthe; M.Drapeau qui aida efficacement à l’établissement de Saint-Jean-de-Dieu.Parmi les survivants, qui ne connaît Mgr LePallleur et M.Michel Beaudoin, le curé actuel?La vieille église de la Longue-Pointe, revêtue de ses belles boiseries et décorée de ses tableaux, fut un pèlerinage pour les archéologues, Jusqu'à l’Incendie qui la détruisit en 1893.On utilisa les murs encore debout, et l’on refit l’intérieur à la moderne, c’est-à-dire en plâtre.En 1907, nouvel incendie.On reconstruisit cette fols, non nos un bout de la Pointe, mais rue Notre-Dame.L’église actuelle est vaste et agréable; la façade surtout.Les deux clochers vont bientôt recevoir des cloches qui porteront les noms de Georges, Michel, Joseph, Roger, etc.* $ + Le territoire de la Longue-Pointe a été à plusieurs reprises morcelé, du point de vue civil comme du point de vue religieux.La ville de Saint-Léonard, Tétreaultville, Saint- Jean-de-Dieu (Gamelln), Beauriva-ge, y ont pris place à diverses époques.L’unique paroisse de 1724 en porte maintenant une dizaine, entre autres Saint-Léonard, Guy bourg Sainte-Claire, etc.L’aspect des lieux a aussi beaucoup changé.La campagne d’il y a un quart de siècle, avec ses belles fermes, ses somptueuses villas, ses arbres abondants et sa paix, est devenue une banlieue industrielic, où circulent les tramways, où s’élèvent les vastes usines voisinant avec des logements ouvriers.Mais le grand fleuve est toujours là, qui vivifie le quartier et lui donne sa large part de beauté.La Longue-Pointe, municipalité (ie 1845 à 1967, puis ville de 1907 à 1910, devint le quartier Mercier de Montréal] à cette date.Ses maires d’autrefois ont fait place à un éche-vin, qui est actuellement M.VaiHan-court, * >!« ?Peu d’événements historiques sc rattachent à la Longue-Pointe.En dehors de la fondation de l’asile St-Jean-de-Dieu et de, la retraite St* Benoit-Labre, il n’y‘ a guère à relever que la fondation du collèige de Montréal en 1767, On sait que le curé d’alors, M, J.-B.Curatteau, a-vait réuni chez lui quelques enfants, et que, aidé de deux ou trois professeurs, i] les préparait à l’état ecclésiastique.Cette fondation éveilla l’attention des marguilliers de Notre-Dame de Montréal.Ils offrirent à M.Curatteau de l'hospitaliser à Montréal.Le château Vaudreuil reçut donc ce collège en 1773.Après l'incendie de 1803, l'institution se transporta rue St-Paul, près McGill, en en 1862 à la Montagne.L'histoire civile et militaire rapporte de son côté qu’une bataille eut lieu, en 1775, entre les soldats d’Ei-kun Allen (îles Bostonnais), et des militaires de la garnison de Montréal, près du ruisseau des Soeurs (plus tard Molson), autour de 1s maison de M.Grece, encore debout, La victoire fut à nous, mais Guy Carlcton l'empêcha d’avoir une suite, en défendant de faire des prisonniers.* * * La publication d’un opuscule marquera ce deuxième centenaire et vulgarisera parmi les citoyens actuels de la Longue-Pointe les noms et les dates qu'il importe de ne pas oublier.Les monographies de paroisses se (multiplient et nous ne saurions trop féliciter les curés qui en encouragent la publication.gnie n’est pas encore connu et l’on n’a pas encore fini de rédiger les articles de sa charte.La réalisation du projet (pii s’élabore fera naturellement tomber toutes les poursuites (pii ont été instituées depuis que M.Robqt a été déposé de la présidence du Tram-Power.Dans le cas de la Q.N.E.ILE.C.les négociations ont été relativement faciles, la presque totalité des actions appartenant à quelques ne tionnalres dont les deux orinei-paux étaient MM.Lornc-C.Webster | et Oscar Dufresne.Les Anglais «ont désappointé» L’ELECTION DE DOUMERGUE LES SURPREND Londres, 14 (S.P.A.).• On exprime quelque désappointement : dans les milieux officiels à la suite de l'élection de M.Doumergue comme président de la France.On aurait préféré que M.Painlevé fût élu.car il appartient d’une façon plus étroite au bloc polUique dirigé par M.Herriot.On fait observer que ht présidence de M.Doumergue, fruit d’un apport de la droite, accusera une tendance à suivre le régime Millerand, même si le nouveau président revient à l’ancienne conception de tenir l’Elysée à l’écart de toute politique de parti.En tout cas, on croit que le peuple français s’intéressera pendant quelque temps encore plus à la politique intérieure qu’aux affaires étrangères et que la chose peut fort retarder les négociations pour l’application du rapport des experts.En France Paris, 14, (S.P.A.) Dans les milieux politiques, on affirmait hier soir qu'il est extrêmement probable que si M.Herriot forme un cabinet, il tiendra compte du fait que l'élection de M.Doumergue est un frein à ia nouvelle majorité.Les radicaux modérés expriment ouvernomont l'opinion que le bloc des gauches doit procéder pins lentement, qu’il ne peut régenter te parlement et administrer tous les départements avec Ta méthode du rouleau compresseur, que les événements de la semaine démontrent que leur majorité est précaire et leurs méthodes innrreptablos, en particulier pour une bonne majorité du Sénat.De.l’avis de quelques radicaux modérés, M.Herriot peut sauver son prestige et regagner In confiance de la majorité au parlcmenuon faisant preuve d’une plus grawle déférence envers la minorité en choisissant quelques ministres des groupes jusqu'ici exclus de toute participation aux affaires publiques.Certains députés croient qu’à moins que M.Herriot consente à agir de la sorte, sa majorité s'effritera et que la Chambre sc trouvera dans un tel chaos qu’il faudra tenir de nouvelles élections avant l’hiver.Nouvelle paroisse Les Trois-Rivières, 14 (D.N.C.) Le développement rapide du quartier St-Phllippe et les développements futurs que l’on y prévoit, pac l’ouverture de nouvelles rues dans un avenir rapproché viennent de faire décider la création d’une nouvelle paroisse dans ce quartier de la ville.La paroisse de St-Phllinoc s’agrandit tranquillement et les citoyens nu nord sc trouvent assez loin de l’église.C’est afin de répon-dres aux besoins religieux immédiats de cette population oue l’on va créer cette nouvelle paroisse.Son territoire sera séparé de l’est à l’ouest, de celui de la paroisse St-Philippe, par la rue de Rellcfeuille.II se trouvera borné sur l'est par la rue St-Roch et le chemin Ste-Mar* guérite.Emportez le DEVOIR en partant pour la campagne.L’abonnement est de UN DOLLAR de ce jour jusqu’au 1er septembre.Décès NO KL.A Sninf-Mnrc.sur Richelieu, le 12 Juin 1921, h I’Ak rie 70 an» et 10 moisi, rst décédée Albin h îbiclumne, éjtouse de .! IL No» l, Le* funérailles auront lieu lundi, le 10 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, pour se rendre à rèifn vf* où service sera célèbre A 9 heures et de là au cimetière» lieu de la sénulturc., Parents et «mis sont priés d*y assister sans autre invitation.î fmerv-coukrre.a rHAtcl-Dleu, le n juin 1921, A Pâge de M ans.est décédé* \nfolnette r.mrry-Loderre, fille de feu le docteur Emery-Coderre.Les funérailles auront lieu lundi, le 19 courant.Le convoi i funèbre partir» de Phôtel-Dleu à S h.*45 pour %e ternir'' U l’église Sf-lx)uls-«le-Fran- Messe de requiem BRVNELI.R.I.'Association des nn-clritnr, #Pvrs du couvent Sfllnl-I.nurmt fem rlinnlrr lumti le Ifi, A 9 heure», (heure nvnuc'1»).mie mrssç de requiem it«ni lu ehupeltr de l'Alm» Msler, nour le rrrçoi de rùme de M Théophile Prunelle, pen de lu (•(‘vr'rendr Mere ('.ctirnUe.I Bespcelueuse Invitation A toute* la* ut-rlcnnr» Cteve».• LE DEVOIR, MONTRE A T i, SAMEDI, 14 JUIN 1924 Volume XV — No 139.MONTRÉAL ETUDE.ACTION tLLH.kLlLt.i-i.i.i.i Li.Ll.L.Li.LLll.Li^.i-1-i^jijlJ JJJJ'.i tJTj Il y a 20 ans En fondant l'Association calholi-que de !a Jeunesse canadiennc-fran caise.les pionniers ont voulu grouper la jeunesse pour les préparer aux luttes religieuses et nationales, l/effort de cette jeunesse, pensait-on, sera centuplé par une union solide et réelle de toutes ses énergies.Et la jeunesse, l’avenir de la patrie, devait ainsi préparer une f'énération de Canadiens français filus unie et conséquemment 'dus orte dans les luttes que demain flous réservait.Les jeums dédiraient s'unir, ils én éprouvaient un besoin pour se mieux préparer aux grandes tâches.Avant que de se lancer dans la lut-io active les membres de cette Association voulaient se préparer, ils ne voulaient rien laisser à l’impro- j visation.Les moyens de préparation qu'ils choisirent furent la Pié-fé.l’Etude et l’Action.En tout (premier Heu, le jeune homme de cette Association, pensèrent les fondateurs de 1904, devra vaincre ses propres ennemis qu’il porte en lui-même.Il sera vainqueur en son |me avant que de se mêler à l’action extérieure.La première préparation est donc une préparation tttorale.Sans cette préparation, |ans cette première lutte et sans cette première victoire, il n’v a pas de vie militante possible.Éormor son âme et se vaincre soi-même évant de réformer les autres et do combattre les grands combats religieux ou nationaux, voilà bien de la bonne et saine logique.Voilà oourquoi aussi l’A.C.1.C.a pris comme premier moyen de formation r la piété qui est le premier article de son programme.Retrancher cet article, c’est ôter à (’Association tout espoir d'accomplir un fructueux apostolat.Car l’A.C.,1.C.étant une association qui tend à l'action, elle a un besoin de secours religieux proportionné à cette tendance.La formation morale d’un homme doit être d’autant plus forte qu’il se propose de mener une vie plus active.Cette formation s'obtient par la piété: la prière, la fréquentation des sacrements et la mortification.Logiquement donc, la piété devait être le premier moven de formation de l’A.C.J.C.En second lieu, ces jeunes de 19tM ont songé à la culture de leur intelligence.Ils ont cru que ce n’est pas avec la force des bras qu'on mène les luttes relimeuses ou nationales, mais plutôt avec des roeurs bien placés et des cerveaux biens meublés.Aussi la Jeunesse s’est-elle donné comme second moyen d’atteindre son but: l’Etude.C’était se donner la rude tâche de vaincre la paresse intellectuelle qui semblait bien de l’atavisme chez les Canadiens français.Mais les jeunes ne craignirent pas de s'assigner une semblable tâche.D’autant plus que ce moyen leur paraissait nécessaire.Il ne fallait rien épargner pour porter chaque individu à sa piu^ haute valeur possible.Kl pouvait-on songer à se préparer aux devoirs de l’avenir sans s’astreindre à la culture de son intelligence.sans acquérir des lumières plus ou moins suffisantes pour ju- i ger sainement des choses et des événements.Non il fallait ce travail de l'esprit formateur du jugement qui donnerait aux jeunes de cette Association une orientation sûre dans l'action qu'ils devraient ensuite en- ; (reprendre.Tout est là; l’action.I c’est le but ultime de l’A.C.J.C.Ses membres doivent se préparer à agir en cela en subordonnant leur j action aux intérêts de l’Eglise el de leur pas s.Certes voilà qui est énor- j me si on songe que de si beaux I mots pouvaient devenir d’écJntantes réalités.Ce fut toute l'ambition de notre Association en 1904.Telle est, raisonnée dans ses principes.l’Association que l'on a vou- j hi fonder il y a 20 ans.On voulait , qMe ses membres deviennent les j ouvriers de la cause religieuse et i patriotique.On voulait aussi que ces jeunes gens devenus plus tard hommes d'Ktat, soient soustraits a l'emprise du respect humain et sc montrent de plus en plus hardiment catholiques, On voulait, de plus, tuer la tradition des rouges ou Meus et abolir l'esclavage de l’esprit de parti.Ce programme n'eut pas l'heur de plâtre à tout le monde.Car.bien nue nous devions être catholiques d’abord.Canadiens français ensui-le.et après, mais après seulement rouges, bleus, noirs.11 \ a beau coup de gens qui n’observent p;ts cette hiérarchie dans la manière de conduire leur vie.Mais l’Association qui se fondait en 1904 n’avait pas pour but de plaire aux gens, elle était avant tout un mouvement de réaction, elle voulait changer de vieilles mentalités et d’antiques attitudes.Les reproches et les atta-' ques que l’on a dirigés contre no-1 Ire Association sont une preuve qu’elle est ce qu’elle voulait être et l’on doit s’en réjouir.Elle condamnait la conduite d’une grosse portion de scs concitoyens, elle heurtait des opinions et des sentiments profondément ancrés par une longue tradition.Comment n'au-rait-ellc pas ainsi soulevé des critiques et excité des mécontentements?(Il faut prendre les hommes tels qu'ils sont!) Au demeurant, nous devons être fiers de notre Association, parce qu’elle est née d’une pensée religieuse mêlée au plus pur sentiment patriotique.Faire naître l’amour de la patrie et le subordonner à celui de l’Eglise, c'est notre A.C.J.C, toute la genèse de Hector Lalondc.Appel aux jeunes p-es de que (1) Cet appel est la reproduction presque intégrale de celui qui fut lancé par le comité d’organisation à la veille du premier con l’A.C.J.C.en juin 1904.Camarades, L’avenir de notre race sera c< nom l’aurons fait.C’est notre devoir sacré de lui dévouer nos énergies, car son triomphe et sa gloire doivent être faits de nos efforts et de nos sacrifices.Pour que cette oeuvre de nos vies soit efficace et durable, il faut serrer nos rangs, briser la routine de nos vieilles divisions de partis, nous apouyer les uns sur les autres dans une franche camaraderie et une chrétienne fraternité: il faut nourrir ensemble nos esprits de la même étude des grands intérêts qui n.; réclament: puiser enfin à la même vie du Christ la même- in tense passion de dévouement et d’apostolat social, couronnement terrestre du vrai et complet catholicisme.C’est pour cela que s’est fondée, avec la bénédiction de l’Eglise, l’AssociO/fo/i catholique de ta Jeunesse canadienne-française.C'est elle qui convie les jeunes gens de bonne volonté à se liguer pour les saintes luttes de l'avenir.Dans une série de congrès, t> nus à Montréal, à Québec, à Ottawa, ii Sherbrooke, aux Trois Rivières, à Saint-Hyacinthe, à Chicoutimi, elle a exposé à la jeunesse, et elle continuera de lui exposer, son esnrit, ses méthodes, ses réalisations et ses espérances.Aujourd’hui, comme hier et comme demain, elle fait appel et ouvre ses rangs à ceux des jeunes Canadiens français qui croient au catholicisme et à son efficacité univer-s.He pour le bien d s individus et (tes sociétés, à la race canadienne française et à sa mission providentielle; à ceux qui ont conscience des dangers que courent et notre foi catholique et notre race oana-dienne-françaisc et qui se sentent en vente le courage de sc préparer à combattre pour le triomphe de l’une et de l’autre.Sachons prendre conscience des généreuses aspirations qui s'éveillent au fond de nos âmes.Ayant à coeur d’imprimer à nos vies une saine et vigoureuse poussée vers les hauteurs sereines où s’élabore; le triomphe de causes saintes de aà Patrie et de la Loi.dans la fraternité chrétienne et la vraie liberté.Le comité central.Au cercle Saint-Henri et les sujets prenaient avec l’âge des | membres de plus en plus d’ampleur.Tous s'appliquaient toujours à met- j ti e en pratique les principes j lumineux et fondamentaux de leur trilogie directrice: Piété, étude, ac-1 tion.La piété fut pratiquée avec | simplicité, sans pédantisme, ni forfanterie, mais avec fermeté.La communion mensuelle en groupe fut et est encore en honneur, tandis que le cercle s'efforçait d'avoir chaque j matin a uinoins un membre à la table sainte.Cette piété, mise au service de l'étude empêcha celle-ci de devenir pur dilettantisme.Elle la canalisa, la tonifiin.L'élude ne fut pas négligée, non plus.On n'en aura pas de meilleure preuve qu'en constatant le nombre de cours suivis par nos membres en ces dernières années.L'Action: elle fut avant tout paroissiale et religieuse, mais quelquefois aussi elle dépassa les frontières québécoises.Orientés comme nous l'étions, nous sommes restés dans les bornes de la justice, de l’équité et de la modération.Cette action s’amplifia avec le développement graduel du cercle.Parmi les faits saillants qui apparaissent dans le cours tic ces cinq années, mentionnons l’aide à Laval, au Devoir, aux petites Soeurs des pauvres, quêtes des journées de Dollard, Campagnes pour lees écoles bilingues, revendication française couronnée de succès auprès du ministère du Commerce.Toutefois l’action principale du cercle ne peut s’identifier à ces grandes campa-) gnes citées plus haut.Elle fut féconde par l’accomplissement de la tâche quotidienne, chacun dans sa sphère, dans son milieu profession ncj.Chacun se promettant chaque jour d’être plus catholique et français qu’hier.Elle fut effective parce qu'elle fut simule, méthodique, persévérante, logique et quotidienne.De sorte que les fondateurs peuvent aujourd’hui comme le laboureur au soir de la moisson, regarder les résultats de leurs peines et travaux avec joie, Car s’il est vrai que l’A.0 J.C.apporte des joies légitimes, elle comporte aussi dees sacrifices inhérents a sa nature d’oeuvre de formation.De grandes compétences ne sont pas encore sorties du cercle, mais ce n’était pas le but poursuivi.S'efforcer aujourd’hui de continuer l’oeuvre commencée, sans déchoir, maintenir les cadres, garder les vieux membres, tel est aujourd’hui lé devoir qui incombe aux membres présents.Dirigé par un homme de plus de vingt ans d'expérience dans ee domaine, |e cercle, nous osons 'l’espérer.ne déviera pas de la route dans laquelle ü s’est engagé.Et moi, aau-jourd’hui simple ouvrier de la dernière heure, j’ose formuler pour ce cercle des voeux de succès et de longévité.Rodolphe LA Ht.ANTE du cercle St-Henri de l'A.C.J.C.POUR LES DOULEliiiS AU DOS ET AUTRES Les femmes peuvent compter sur le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Minneapolis, Minn.—“J’avais tellement entendu narler du Composé “ jVegétal de Lydia É.Pinkham, que dès que j’ai réalisé que, pour soulager mes douleurs au dos et autres, et me fortifier, il fallait prendre quelque chose, j’ai commencé à en prendre.J’en ai reretiré de si bons résultats que je re- commande à toutes le Composé Végétal,”—Mme J.J.Bieber, 3939 18« avenue S., Minneapolis, Minn.Trouve un ami sincere "Toute femme qui apprécie sa santé, devrait être fière de prendre le Composé Végétal,” dit Mme W.E.Shaw, 3227 Walnut St, Chicago, 111."j’étais tellement affectée de faiblesse féminine que je pouvais à peine me tenir debout.Je passais la moitié du temps couchée, et j’avais des douleurs dans le dos qui étaient insupportables.J’ai essayé tout ce que je pouvais imaginer pour me soulager, et lorsqu’une amie me conseilla de prendre la Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, j’ai commencé à en prendra immédiatement.Je le recommanda aans hésitation." Premier Pèlerinage Canadien au Sanctuaire DE LA BIENHEUREUSE THERESE DE L’ENFANT-JESUS AU CAKMEL DE LISIEUX F A L’OCCASION DU XXVIIe CONGRES EUCHARISTIQUE INTERNATIONAL D’AMSTERDAM avec visite des principales villes de FRANCE, HOLLANDE, BELGIQUE, ALSACE, SUISSE, ITALIE, ANGLETERRE.sous la direction spirituelle de / Monsieur l’Abbé JOSEPH-N.DUPUIS, Docteur on théologie et en Droit canonique, curé de la paroisse Saint-Eusèbe-de-Verceil, à Montréal Départ de Montréal,9 juillet 1924, parle Melita.de la compagnie du Pacifique-Canadien Retour à Montréal, le 12 septembre 1924, par le Minncdosa, de la même compagnie.Pour le programme-itinéraire et le prix, s’adresser aux organisateurs THOS.COOK & FILS 526, OUEST, rue SAINTE-CATHERINE - MONTREAL Agence de voyages honorée par des brefs de LL.SS.Benoit XV et Pie XI.LIVRES DU TERROIR clin bon tabac Conadicri fort FOJtESTFIlfcJtESMr Le moment des distributions de prix approche — Le service de librairie du Devoir, bien qu’il ne fonctionne que depuis peu, a pu dresser une liste d’ouvrages canadiens qu’il offre à des conditions vraiment exceptionnelles.(Nous publions aussi de temps à autre une liste variée d’ouvrages français} — Les prix indiqués ci-dessous sont pour le détail seulement — Nous consentons une réduction de 10 pour cent sur toute commande de cinq dollars et de 20 pour cent sur toute commande de dix dollars — Faire chèques et mandats à l’ordre du “Service delibrairie du Devoir”, 336 rue Notre-Dame est — Livraison sans frais en ville.En dehors de la ville, les frais d’expédition sont à la charge de l’acheteur Pur Canadien Naturel FOftlsrmm, ou, Le cerecïc Saint-Henri fête demain | le einquième anniversaire de son ! entrée dans la famille de l’A.C.J.E.j U est bon, du moins, je le crois, de I jeter un regard en arrière, et de ! se demander quelles sont les causes j et les circonstances qui donnèrent naissance à ee cercle.De nombreux ! élèves du dévoué Frère Bénigne é-! taien sortis du collège avec une as-! sez bonne formation, mais faute d’orientation, de direction, ils s’étaient perdus dans la foule anonyme sans I faire bénéficier l’Eglise et la patrie | (les connaissances acquises.Le cer-: ''le devait s'efforcer d'y remédier j dans la mesure du possible.Après une retraite fermée (c’est de là que partent tous jes bons mouvements) j ;l U Villa Saint-Martin, les bases du j cercle furent jetées.Parmi les pion-j mers de la toute première heure, nous relevons les noms de L.Danis, N' Léger.L.Richard, A, Franche, M.(iauvreau.etc.Les premières assemblées il va sans dire (confiait a l'auteur de ces i lignes un membre fondateur) ,fu-M-ent quelque peu ternes; tout le tra-, (|Ut.tous u 'ml incombait au directeur du orr- j Montréal m PROGRAMME DI DIMANCHE, lü Messe à 7 heures dans la chapelle du collège, chantée par le R.P.Colclough, SJ.— H heures: déjeuner au collège.— 9 heures: assemblée du cercle.11 heures: grand' messe à l'église St-Henri.— Midi: banquet des membres actuels et anciens.Dans l'après-midi, excursion en automobile autour de File de Montréal.J.e soir; séance à laquelle les intimes du cercle sont invités.Propagande pour le Congrès de Montréal Voulons-nous que les fêtes du Xingtième anniversaire marquent une date dans la vie de l’A.C.J.C.?Eh! bien, à l’oeuvre, au travail! Quinze jours seulement nous séparent de ce grand ralliement que préparent depuis des mois les organisateurs de Montréal et nos amis des diverses unions régionales.Au lieu d’attendre qu’on vienne à nous, suscitons partout les adhésions.Au lieu d’appeler tout le monde à Montréal d'une façon générale, ee qui veut dire personne, adressons-nous aux individus, à des individus en chair et en os, parlons-leur personnellement.Montrons à nos membres, aux anciens, comment la vie de l’A.C.J.C, les intéresse encore; disons-leur pour-ijuoi ils doivent suivre les séances d'études et toutes les manifestations du congrès.L’heure du ralliement a sonné.10< .jPrdav des -VieuXliumeurS partout w Fortjn&isaqrtabk "à fumer-ne brûle pas ta bouche ni ria$$èchcla gorge romrsp $1.50 .75 1.25 1.00 2.00 ./o 1.50 2.00 1.50 1.50 i.00 1.25 ¦ / o 1.00 .90 $1.60 .85 1.35 1.10 2.15 .85 85 1.10 1.35 1.00 .90 i Montréal?Pour Montréal?mot d’ordre, c’est la con- Peu a peu furent fait' cependant, les tra-¦ par les membres.‘Pour Pour C’est le signe.Nous voulons avoir celle année, outre les habitués de nos congrès et de nos réunions des gens que nous n'avons pour ainsi dire jamais vus.Venir à Montréal sera un geste important, et surtout y venir pour le congrès de la jeunesse catholique.C’est un geste qui exigera quelques sacrifices de temps et d’argent.Mais qui refusera de le poser quand même?Il faut que tous nos membres, tous dos amis se retrouvent à ans un milieu sympathique, dans une Nous incitons d'une manière toute spéciale nos anciens -à prendre Port à ee banquet.En ce vingtiè-me anniversaire, l’occasion est unique de resserrer les liens qui les rattachent à une oeuvre à laquelle j ns ont donne le meilleur de leur ! ame.Ces anciens nous diront ce qu ils attendent de nous, ee qu'ils attendent de l’A.C.J.C, a no* anciens nos appels réitérés a atmosphère d’amitié.Conseil fédéral A [BAVE P Dites “Bayer” quand vous achetez.— Véritable Rreonnu sûr par des millions el prescrit par les médecin* contre Rhumes Douleurs Maux de tête Maux de denta Nephrite Névralgie •« f» N'accepte/, Veritable***- "?«•' qu.n emploi approprié.d'12 «c « .!• «turque oe fihriqur Lumbago Rhumatisme que le paquet contient le mode “Jucie'd r .mamiftehir» 4« !âjL°r.A*.l!>,|riJ-V‘ prpffun Bây*r, “¦ v»r * Ouoimj,|l soit blrn rtronnu au» T.a première séance du Conseil fédérai se tiendra à U niversité de Montréal, 185.rue Saint-Denis, à 8 | heures du soir, (Imiçe d’été), le samedi 28 juin.i Dès 2 heures de l’après-midi, un j secrétariat sera ouvert à ect endroit j pour donner tous les renscigne-| ments nécessaires aux congressistes .«lui arriveront de toutes les parties j du pass et aux amis de la région.C’est là que tous pourront s'inscrire dans le registre du congrès, re [cevoir les insignes et le programme des fêtes., - I Le président général souhaitera la ; bienvenue à tous.Ensuite il \ aura lecture des rapports du serré-' i taire général et du trésorier géné-j ! ral, puis élection des membres du j Comité central.[Tviesse solennelle et banquet Le dimanche, 29 juin, à la cha-! ; pelle Notre-Dame de Lourdes, rue j .Sainte-Catherine, à 8 heures, une.messe de communion générale réu-! nira_ Jc.s congressistes.Là grand’messe solennelle du j congrès sera chantée à l'église du Gesù a 10 heures du matin.Le sermon «le circonstance sera prononcé par un membre de l'épiscopat.; Cette messe sera suivie d'un grand banquet.Prix du billet.$2.-50.On tient s'en procurer immé-j diatenienl an Secrétariat général de I l’A.C.J.C., 90, rue Sl-Jacqucs.bureau 701, Appel En dépit dr tous les cercles et de nos recher-chcs actives, i| nous a été impossible de retrouver l'adresse de to;.s ceux qui, un jour, se sont enrôlés sosis le drapeau de l’A.C.J.C.Nous prions tous nos anciens qui ne recevraient pas notre carte d’in-vitation de se compter quand même comme invités.Nous serons heureux de les revoir et d'inscrire leur adresse dans nus registres pour la garder cette fois.r n nous faisant parvenir les listes d anciens, qu’on veuille bien donner 1 adresse actuelle.C’est ce qui est important.Condoléance* M.Lucien (ialameau, membre du cercle des Ormeaux, pleure la perte de son épousé hien aimée née Blanche Fortier, décédée à l'âge de 21 ans et 11 mois.Nous prions notre compagnon d accepter I expression de nos svm-o.ithics .es plus sincères.Le se-< oms de nos prière lui est assuré uans I» malheur qui vient de le ¦sapper si douloueeusement.Convocations Ptmanèhe i ^ comblée générale à 1 h.il) de 1 après midi.l-undi LcMovne : réunion d'études à 8 h.lo du soir.Pie \ : éunion d’éudes à 8 h.du soir, Sain-Victor : reunion d'études à 8 heures du soir.u*?Ormeaux ; réunion d'études a 8 h.15 du soir.Sujet : I.es oeuvres paroissiales par Joseph Beau-lieu.Saint-Louis : réunion d’études à 8 h.du soir.Sainte-Catherine: réunion d’études à 8 h.du soir, La Hase : réunie» d’études à 8 h.du soir.Stanislas : reu-.ion d’études à 8 h, du soir, De la Mennais réunion d’études Au comptoir Franco SEMAINE SOCIALE DU CANADA — LA FAMILLE.AU SERVICE DE L’EGLISE.SOUVENIRS DE MES SOIXANTE ANS D’APOSTOLAT par Mgr Grouard.AUX GLACES POLAIRES, R.P.Du- chaussois.LE PERE LACOMBE d’après ses mémoires et souvenirs par une Soeur de la Providence, volume relié.DEBUTS D’UN MISSIONNAIRE, R.P.Bonaventure Peloquin.PROPOS JAPONAIS.R.P.Urbain- Marie Cloutier, O.F.M.COURS D’HISTOIRE DU CANADA, Thomas Chapais.Tome I .Tome II .Tome III.Tome IV.NOTES HISTORIQUES SUR LA VALLEE DE LA MATAPEDIA, l’abbé J.-D.Michaud.RELATIONS DES VOYAGEURS FRANÇAIS en Nouvelle-France au XVUe siècle, Séraphin Marion NOTRE MAITRE, LE PASSE, l’abbé Lionel Groulx .VERS L’EMANCIPATION (même auteur) .LENDEMAINS DE CONQUETE (même auteur) .CHEZ NOS ANCETRES (même auteur) broché.cartonné.LES RAPAILLAGES (même auteur), broché .cartonné.L’APPEL DE LA RACE, roman, Alo- nié de Lestres.LES ENERGIES REDEMPTRICES, Hermas Bastien.NOS HISTORIENS, Henri d’Arles .! AU SERVICE DE LA TRADITION FRANÇAISE, Edouard Montpetit SILHOUETTES PAROISSIALES, R.P.Louis Lalande.CAUSONS (même auteur), volume relié toile.! ERABLES EN FLEURS, l’abbé Camille Rov.A L'OMBRE DES ERABLES (même auteur) .PAUL-EMILE LAMARCHE, oeuvres- hommages .HISTOIRE DU CANADA, Desrosiers- Bertrand .PERRINE ET CHARLOT, Marie-Claire Daveluy.LA MONTAGNE DE BOIS, l’abbé » Clovis Rondeau.NOS VOYAGEURS, R.P.Ed.Le- compte, S.1.AMES ET PAYSAGES, Léo-Paul Desrosiers .COULEUR DU TEMPS, Michelle Ue Normand.:.MIETTES, CROQUIS ET SOUVENIRS.l’abbé Albert Gravel .NUANCES, Yvonne Charette.COQUILLAGES, Marius.LETTRES DE FADETTE, Sème série.4ème série.5ème série.Les trois pour.BRINS D’HERBE.Monique.THEATRE (même auteur), brorhe.cartonné.LES HEROS DE QUEBEC, l’abbé !L-R.Casgrain, volume relié toile.50 .60 1.50 .90 .60 .40 1.60 90 65 .45 .55 .90 .90 .10 1.00 .90 1.00 1.00 1.50 .10 1.50 1.25 .90 .95 .85 1.10 .95 1.10 1.00 1.50 .85 1.60 135 Au comptoir Franco LES FRANÇAIS AU CANADA (même’ auteur).UNE MAITRISE D’ART EN CANADA, Emile Vaiilancourt.SELON L’VENT, Marie Lamoureux.CAUSERIE SUR L’HYGIENE, Dr Hector Palardy, volume relié toile .PLUS QU’ELLE-MEME (roman canadien), Luc Bérard et J.-Albert Foisy.VADE-MECUM de l’employé de bureau, Adjutor Fradette.LA LOI D’ADOPTION de 1924, Léo Pel land.HENRI BAZIRE, apôtrè social, préface Henri Bourassa .LA QUESTION OUVRIERE AU CANADA, Arthur Saint-Pierre • .LA CURE AU LAIT, traduction l’abbé Bois.QUESTIONS SCOLAIRES, Mgr Ross L’OUBLIE, Laure Conan .POUR QU’ON AIME LA GEOGRAPHIE, Emile Miller.MON VOYAGE AUTOUR DU MONDE (même auteur), broché.cartonné.L’IRIS BLEU, J.-E.Larivière (roman canadien) .GASTON CHAMBRUN, J.-F.Simon (roman canadien).LE MEDAILLON FATAL, Andrée Jarret (roman canadien).COMMENT ILS ONT GRANDI, Joy-herte Souianges, volume cartonné .DOLLARD (même auteur), broche.cartonné.FEUILLES EPARSES, Lise, volume cartonné.GLOIRE A DOLLARD, pièce à grand spectacle, R.P.Julien Perrin, P.S.S.CHEZ NOS GENS, Adjutor Rivard, broché .cartonné.CHEZ NOUS (même auteur), broché cartonné .NOTRE LEGENDE DOREE par un Frère Mariste, broche.cartonné .LES TROIS COMBATS ’DU LONG-SAULT, l’abbé Arthur Guindon, broebé.cartonné.LA MISSION DE LA MERE, Fadette L’EXPLOIT DE DOLLARD, l’abbé Fail Ion.,.SI DOLLARD REVENAIT, l’abbé Lionel Groulx.10 REFRAINS DE CHEZ NOUS.> -10 REFRAINS CANADIENS.10 Les deux réunis en un volume cartonné.25 ./o 1.25 .25 .25 1.35 .28 .28 .25 .75 .28 .10 .25 i POESIES CANADIENNES L’AME SOLITAIRE, Albert Lozeau.1.00 i.io i ntO ,85 CAMPANULES, Millicent .75 .85 ! LES TROIS LYRES, Blanche Lamon- .10 .80 tagne-Beauregard .75 .80 LA VIEILLE MAISON (même au- .90 .95 leur) .90 1.00 .60 -6i> ESSAI SUR LA POESIE RELIGIEU- .60 t)0 SE CANADIENNE, Alhcrtine Fer- land-Angers .50 .55 .50 COL PS DE SCALPEL, Dr J.-B.Ga- .50 gnon 1.00 1.10 ! • 40 “TU M’AS DONNE LE PLUS DOUX 1.50 REVE" Pauline Fréchette .- .75 .80 ; .75 .89 L'HUIS DU PASSE, Madame Boisson- 1.00 MO nault 1,00 1.10 1.25 1.35 PAPILLONS D’AMES, J.-A.Hurtenu.1.00 1.10 1 L’EMBALLEMENT, l’abbé Apollinai- .50 60 re Gingras 25 .25 I 8 h.30 du soir.Langevin : Réunion heures du soir.Saint-Viateur : réunion 8 h.du soir.Jeanne d’Arr : réunion 8 heures du soir.45 du soir.: réunion d’études à K Comité Mercredi regional I lière à 8 h.d’etudes à Landry i h.du soir.d’études | \endre5, environ 31)0 pp René Bazin — Contes de Perrette.9(i René Bazin — L’Enseigne de Vaisseau, Paul Henry.i b Georges de Lys — Où le grain tombe.d.ï E- R.Vaucelle — La Bienheureuse Jeanne d’Arc.•> E.M.Carpentier — La Dame Bleue.75 Volumes brochés, couverture couleur, 11 x 7yi, environ 300 pnge.s Marguerite Levray — L’Orphéline des Eaucbettcs.6j Abbé L.Jaud — Vie des Saints.tu F.Cooper — Le Dernier des Mohicans.ïo Frank Madel — Petite Patrie (12 x 9).h.> Bournand et de Grandmaison—Les Arts du Crayon (12 x 9) .6,» G.G, Toudouze — Paris sur l’Eau (10% x 7'/j ) .59 A.B.Roulhier — Le Centurion (7% x 5).i.» Abbé Monteuis — L’Ame d’un missionnaire.4 ) Gabriel Ferry — La Famille de Jeanne d’Arc.A.G.Morice — Histoire de l’Ouest canadien (papier glacé) (7% x 5'4).Alphonse Barneville — Ce que coûte un accès de mauvaise humeur (9x6).ni; Roger Dombre — A l'Hospice (9!4 x G'/j ).j .23 Mlle UIliac-Trémadeure — Le Gagne-Petit (!)% x 6!-).23V- Xavier de Maistre — Voyage autour de ma chambre (8% x 5 '4 ).22 Mme Julie LaVergne — Le Ménétrier de Sauleville (9 xïiVéj '’Ô Mme Sophie Amis — Travail et Génie (8!4 x 5).17 Gustave Vallat — I.es deux Soeurs de Lait (8 x 5).P»' .M.Dumeynieu — Le Petit Misère (7Vi x 4%)."{•} Marie-Ange de T— — La Jalousie d'une soeur (7!4 x 4%) !lô N (TU s n’avons énuméré ci-dessus ipie quelques-uns des Hires comme échantillon; la varié' i en est très grande.On peut aussi se procurer chacun de ees volume* soit brochés, soit cartonnes, soit reliés toile.(æ~ FEUILLETON DU “DEVOIR” *^1 Ssssiaassssssssssssi SOLANGE !i MORTHONE par Clément d’Othe 63 (Suite) — Et moi?— Vous, grand-père?Vous êtes vraiment trop bon de vous occuper ainsi de notre réveillon, attendu que Solange et mo inc sommes pas des “Gargantua”! Avez-vous l’intention de m'exclure de voire tète-à-tète, Mesdemoiselles?— Oh! pouvez-vous bien dire cela, grand-père?Mais vos douleurs?— “Les douleurs sont des folles et qui des écoute est encore plus fou.” C'est vous-même qui m'avez appris cela.Aussi je veux vous accompagner à la messe de minuit et imposer ma vieillesse à vos jeunes années.Nous ferons “réveillon" ensemble.Et le baron, devenu subitement très joyeux, se frotte les mains et rit malicieusement.Solange s’est assise de nouveau et Thérèse seule continue maintenant la conversation avec son grand-père.L’orpheline est rêveuse.Ah! c’est que cette messe de minuit lui en rappelle une autre.Et, son imagination l’emportant, elle refait, au bras de Patrice, la prome- nade dans la neige.Elle entend encore ses derniers mots, lorsque Ua-the, trop pressée, fermait ta porte: — Pour vous j'ai demandé le bonheur! Son voeu ne s'est pas accompli; que d'événements imprévus ont passe depuis! Patrice a-t-il enfin oublié?Depuis celle fatale soirée, ils ne se sont jamais revus! Mais si d’espérance est morte, du moins le souvenir reste fidèle au coeur de la jeune fille.Et, comme pour le mieux garder encore, elle ferme les yeux.Son gorand-père la contemple et subitement l’appelle: — Solange, vous ne parlez plus! à quoi songez-vous donc?Toute rougissante, craignant que sa rêverie n’ait été surprise, elle balbutie: — E’est ce soir la messe de mi-inuit.et jé songeais .— Mais à quoi?c'est ce que je vous demande.— A la naïve légende de Cathe.Les premiers arrivés à la Crèche obtiennent tout ce qu'ils demandent.— Et qu’avez-vous à demander si instamment?continua le grand-père, inquisiteur.De , nouveau Solange sc trouble, hésite, mais se ressaisissant aussitôt el souriant au vieillard.— Dieu est si riche que l'on peut demander beaucoup sans crainte d'être importun.( Et la tète se pose sur les genoux du baron comme pour cocher les pensées qui t’agitent.Mais ce soir, le grand-père est vraiment d'une humeur taquine, et, relevant le doux visage, il le caresse : LE “DEVOIR” commencera tout prochainement la publication d'un nouveau feuilleton très intéressant.— Solange, vous vous tirez d'affaire eu Normande.Cependant, votre pieux désir sera satisfait.Nous partirons de bonne heure afin d’être les premiers quémandeurs.Que Dieu exauce les voeux que vous formez, mes enfants!.Et qu’il accomplisse le mien, ajouta-t-il à voix fiasse.* * * Le baron, ses petites-filles et (lathe descendent de voiture sur ta place de l'église, et, d’une main impatiente, Solange ouvre la porte.() bonheur! Là-bas, la crèche est déserte! Ils arrivent les premiers et vont directement s’agenouiller, devant l’Enfant Jésus couché pauvrement sur la paille.Le vieux] Christian et Solange doivent beaucoup demander, car ils s’attardent, et Thérèse est obligée de leur toucher l'épaule pour les arracher à leur adoration.— La messe va commenrer, leur dit-olle, hâtez-vous.tls se lèvent et vont à leur place.L’orpheline, ta tête dans ses mains, continue la prière qu’elle n’a pu achever.— Mon Dieu, merci de vos bontés, de votre miraculeuse protection.Malgré clic, sa pensée se reporte sur Patrice, (le soir, c’est une ob- session.— Faites, A mon Dieu, qu’il oublie, qu’il soit heureux! Le moment de la communion approche, et Solange voit avec plaisir son grand-père se lever et venir prendre place à la Table Saintel en ] tre Thérèse et cite.Alors, de ses lèvres monte un hymne d’amour et (fc reconnaissance vers te ciel.—Oh! cette âme, elle est à vous maintenant, mon Dieu! Soyez béni jusque dans vos rigueurs, puisque mes souffrances ont enfin trouvé grâce devant vous et fait pencher la balance de votre justice.La messe est achevée.Cathe a i déjà enveloppé Thérèse de sa pe-! lisse et elle s’empresse autour de l’orpheline pour l’aider à mettre son manteau, lorsque celle-ci, le vant la tête, pâlit subitement.Est-ce une illusion ou l’effet d’u- j .ne imagination encore pleine de ; souvenirs?.Là-bas.à genoux) j pour une dernière prière, elle a vu, J ] elle voit un jeune homme en uni-1 forme.Cette pose, elle la reconnaît! mais non, ce n’est pas possible! La jeune tille passe Instinctivement la main sur ses yeux pour en chasser i le mirage.Elle fait quelques pas et l | arrive au bénitier.Là, plus de doute possible, Patrice est devant elle, lui offrant l’eau bénite comme jadis.Et.chose plus curieuse encore, le vieux Christian sembïc attendre le jeune homme.Il lui parle et le pousse doucement vers la voiture.Monsieur de Boiceney, vous è-tes aimable de répondre à mon invitation et de vouloir bien venir ce soir égaver un peu notre solitude! roule, roule toujours, i Morthone.Solange r de la gaieté de son La voiture Ils arrivent i,niait souffr grand-père.Il est ce matin d’une humeur charmante et fait avec joie les honneurs du réveillon.Palriee est là, poli, aimable, respectueux comme autrefois, et ne parait pus trop étonné lorsque, entre deux friandises, le vieux baron prenant la main de Solange et celle du lieutenant, ils les réunit sur son coeur.Mes enfants, aimez-vous, je vous en donne moi-même la permission.Solange, toute blanche, ne sait que répondre.Quant à Patrice, Germaine l’a si doucement bercé d'espérance que celle réalité le surprend à peine.(A suiv-:) O jouniiil est Imprimé mix Nos :U(1-.140, ru# Notrr-llanif I xt, i Montl'éul.|mu‘ l'IMPRIMKIUU PO PI I.A1UK (.• rcsumi»#-liijltr limité#), (i F.O R («K S l’ULLLTIUn, iiilminmrHtcur rt srcrétotri. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 14 JUIN 1924 Volume XV No 139.FÇfe*: Comparaisons — Un nouveau Paroissien Noté de ia maison Marne — Le Forum Musical America vient de "publier , tout ,^1 -naf i n lassable.pour ame Toronto, Windsor, ton Guide pour 1924, f.oinnie autres années, le journal a donne une grande importance à la nomenclature ties villes des Ktats américains et des provinces canadiennes avec tous les renseignements possibles.Les villes canadiennes mentionnées sont Calgary, Edmon-fon, Guelph.Hamilton, Kitchener, Lethbridge.London, Montreal, Ottawa, Québec, Régina.Sarnia, Sherbrooke, Saint*.Iean, N.-IL, Vancouver, Victoria, Winnipeg.Les renseignements fournis par es correspondants de chacune de res villes permettent d’établir des comparaisons intéressantes.Les villes suivantes possèdent un orchestre de concert régulier: Edmonton.Hamilton.London.Montréal (en formation), Ottawa.Quebec, Régina, Toronto (2), Victoria, Winnipeg., ., L-'s villes les plus riches en so riétés chorales sont Winnipeg («), Montréal et Toronto (5).Région (4).Québec, Edmonton, Victoria et Vancouver (3).Si l’on tient compte du fait (Rie Toronto a nue population d environ la moitié de celle de Montreal, nous n’avons certes pas a nous enorgueillir d’avoir le meme nombre de sociétés chorales et un seul orchestre, encore à fonder definitivement, et nous restons tout de même en arrière de Winnipeg qui, avec sa population de 180,000 Ames, possède près de deux fois notre nombre de sociétés chorales, dont son splendide Winnipeg Mole Chorus.Mais enfin, nous commençons lout de même à marcher et, si les Daughters of the Empire sont revenues pour tout de bon à la charge, ei surtout si elles réussissent V No 1 Fréd.PELLETIER.n'est-il nas le pavs rêvé de l’aisan-et du travail- lucratif, des places nombreuses, de “la chance pour de l’Association des patrons, r tout le monde”?La même illusion déclarait qu’il ne croyait pas à a pris naissance dans le cerveau de milliers de gens, et durant le mois de janvier 1924, d’après la Monthly I.abor Review, publié par le département de l’immigration à Washington, le nombre de Canadiens arrivés aux Etats-Unis, avec l’intention d’v demeurer, a été de 15,598, et de juillet 1923 à janvier 1924, de 119.214.Pour le Michigan seul le chiffre des immigrés était de 43,722 pendant la même période, l.e Massachusetts et New-York arrivaient ensuite.Des familles entières de Canadiens français sont établies à Détroit, depuis ces trois dernières années, et ie père, les fils, les filles, souvent la mère, sont entrés dans les manufactures et se sont embauchés dans diverses industries.Les emplois ont commencé à diminuer et ces gens qui restent sans amis, sans autre moyen d’existence que les besoins qu’ont les patrons de bons bras, songent maintenant à s’en revenir au Canada, le coeur sevré des songes creux inspirés par la prospérité factice de leur entourage.Outre que la qualité du travail dsitrihué à nos compatriotes laisse ô désirer, la quantité en est venue à manquer, car l’offre de main-d'oeuvre dépasse aujourd’hui la demande.Mgr Hallé, vicaire apostolique de l’Ontario-nord, apportait dernièrement des arguments tangibles en faveur du mandement du clergé mièbecois contre l'émigration aux Etats-Unis.Dans l’église .Saint-Joseph.rue Richmond, à Montréal, il déclarait, le 25 mai dernier; “D’une paroisse de l’Ontario.l’hiver dernier.100 familles sont parties pour Détroit.Elles voudraient bien revenir.Deux cent mille Canadiens sont sans ouvrage dans l’est des Etats-Unis.La cause de ce malaise est que la république voisine ne peut plus beaucoup exporter.Il en est de même au Canada.La guerre a ruiné les nations d’Furopp.Leur monnaie a baissé de telle ^orle que le commerce devient difficile avec elles.C’est pourquoi leurs produits ont envahi les marchés canadiens et américains.Ce que nous pouvons faire chez nous, "c’est économiser.Il n'\ a pas de comparaison nu oolnt de vue de l’économie entre tes Etats-Unis, le Canada et les contrées d’Europe”.On attribue deux causes à la chute des emplois dans le Michigan cl surtout a Détroit, qui contient 40 p.c.de la population de tout l'Etat.La premiere est l’affluence extraordinaire de gens nui viennent de tous les côtés prendre le dessus du panier et chercher du travail à , haut salaire dans les industries lo-I cales, et la seconde est le fait que ; les Etat.s-l ms entrent dans la pério-] de trouble des élections présiden-; ticlles.Les Républicains craignent i les Démocrates, comme tout parti au pouvoir redoute les couos de boutoir dr ceux qui veulent les en j déloger.De gros intérêts appuient I les candidatures républicaines el LE LANGELIER A LA VOIX HUMAINE N’est pas une simple boite à moudre de la musique, — telles les innombrables marques de machines parlantes, dont la vie sur le marché fut si éphémère, — c’est, au contraire, un véritable instrument de musique dans toute l’acception du mot, et qui fait les délices de ceux qui ont l’ânie musicale.l^es milliers d’instruments que nous avons vendus en font foi, nos clients satisfaits l’at-lestent hautement.Notre assortiment est immense.Visitez notre magasin et soyez du nombre de notre clientèle heureuse.CATALOGUE SUR DEMANDE 366, rue Sainte-Catherine Est, Montréal.LE PLUS GRAND MAGASIN DU GENRE AU CANADA Vente d'inauguration — Occasions sans Pre'cédent RAOUL VENNAT 340, Ste-Catherine Est, coin N\-D.de Lourdes.Tél.Est 5051 20% de Remise sur TOUTE la Musique.Rien n’est réservé.20% de Remise sur les Albums Français de Broderie, Dentelles et Coton M.F.A.50% de Remise sur surplus de stock de Musique Américaine et Française- Nouveaux | Phonographes et Disques Starr-Gennett.Rayons : Point d’ourlet, Plissage, Perles.Notre Magasin de Musique Gros et Deuil, reste i (42, Saint-Denis.Têt.Est 0822-3065, oà le» mêmes remises seront données.ECOLE POLYTECHNIQUE FONDEE EN 1873 Génie civil — Ghimie industrielle Les examens d’admission auront lieu le 26 juin, à 9 heures A.M.(heure avancée) On est prié de s’inscrire avant le 25 juin, à 4 heures P.M, 228, RUE SAINT DENIS.MONTREAL LES SYNDICATS CATHOLIQUES A LACHINE Les syndicats catholiques et na-tionaux de Lachine ont fait l’acquisition d’un magnifique drapeau qu’ils déploieront au cours de ours manifestations publiques.La bénédiction de ce drapeau se fera dimanche soir à 8 h.p.m., dans la salle de l’academie Ficher, lôème ivenue.Le comité d’organisation le cette fête a envoyé (les invita-:ions aux principaux officiers des syndicats catholiques de Montréal ¦t aux citoyens les plus éminents de la cité de Lachine.Il y aura après ia bénédiction du drapeau plusieurs allocutions.Cette fête sera certes l’une des plus belles de l’année pour le syndicalisme catholique et national à Lachine.I.a première sortie officielle de ce drapeau se fera à l’occasion de la célébration de la Fête-Dieu, le 22 juin.On verra ce beau spectacle d’un groupe d’ouvriers syndiqués suivre la procession de la Fête-Dieu.La chose ne s’est pas faite bien souvent dans l’histoire du mouvement ouvrier canadien.Les membres dos syndicats ca-iholiqucs de Lachine sont priés de prendre note de ces deux événements et le comité d’organisation les invite lotis à assister aux deux cérémonies.Le Conseil central, par son comité d’organisation, a décidé de faire fabriquer des boutons-insignes de luxe pour les membres des syndicats catholiques de Lachine.Le deuxième numéro du journal Le Syndicat a paru.SYNDICAT DES JOURNALIERS • Le syndicat catholique et national des journaliers se réunit dimanche après-midi, à 2 heures p.m., à ia salle no 1, édifice des syndicats, 655, de Montigny est.Rapport de l’agent d’affaires, M.A.Marcotte.Rapport des officiers, des délégués et des comités.Tl y aura initiation des nouveaux membres.Tous sont priés d’assister sans faute.SYNDICAT DES MAÇONS Lundi soir, à 8 heures 15 p.m., à la salle no 4.édifice des syndicats, 055, de Montigny est, réunion régulière du syndicat catholique et national des’maçons.Seuls, ies membres ayant dûment signé leur carte d’application, seront acceptés à cette assemblée très importante.M.R.Binette donnera un rapport sur la situation.Il y aura à cette assemblée initiation de plusieurs nouveaux membres.L’élection des officiers qui devait avoir lieu à l’assemblée de lundi dernier, se fera à la réunion de lundi soir.Les membres doivent en prendre note et être tous présents.Excursion à Gaspé et à Percé Photius disait un jour: “! »cca-sion a les cheveux longs a.i ’.ont.mais elle est chauve par derrièr quand elle est passée on ne pet plus la saisir”.Voulez-vous saisi une excellente occasion de vous n poser agréablement?Profitez aior de l’excursion organisée par l’Assi ciation chorale de St-'Louis-di France, car jamais plus pareille ai baine ne sera offerte à des voy; geurs.L’Association chorale de S Louis-de-FTance a réussi cette ai née un tosir de force: procurer h plaisirs d’une double excursion e une seule.En effet les excursion nistes auront l’avantage de conna tre la Rive sud du fleuve qu’i longeront ea descendant jusqu Gaspé et Percé, puis reviendror par la Rive nord, en passant oar Saguenay jusqu’aux caps Trinité c Eternité, avec arrêt de queiqm heures à Tadoussac et a la Malbai Aux attractions pittoresques du vlvd.Sain Laurent.Plateau 7201, et là ils ai' ronf tous les renseignements n ressaires.Le Richelieu quittera (mai Victoria le lundi 30 juin, 6 h.30 p.m, (heure avancée) et r viendra au même endroit Je veil dredi matin, 4 juillet, à 8 h.30.(Communiqué.)! Les enfants pleurent pour avoir “Castoria1 Un succédané inoffensif de Thui le de ricin, du parégorique, de gouttes et sirops pour la dentition — Pas de narcotiques.Mêr»s, on emploie 1» Castor!» (te Plrtcher .depuis plus de 30 ans pour souhnrr ies ' bébés et 1rs enfants de la constipation, «le i U flatuoüté, dea coliques musées par les vents et de la diarrhée; Il atténue 1 état Ci fièvre résultant de ces malaises et.en ré eularlsnnt l’estomac et les Intestins, facilite lassImUntlon des nllments.Il procura un lonimrll naturel sans l’aide d’oplares.l.e produit authentloue fort* 1s signature q—RWWOW1» *»("**'» WUM On fume pantout” Cigarettes (jr Paquets de 20 pot* 25^ Volume XV — No 139.LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 14 JUIN 1924 NOTRE PAGE LITTERAIRE LE CENTENAIIIE DE GEBIN-UJOIE par M.l’abbé Camille Roy (,) On parie avec raison de commémorer île centenaire d'Antoine fiérin-Lajoie.C'est le 4 août 1824 nue naissait à Vamachiche le futur auteur de "Jean Rivard" et de "Dix ans d'His-toire du Canada (1840-185(1)".Il descendait de ce (Jérin, venu de Tire-noble en 1750 pour soutenir ici les dernières luttes de la résistance française, et qui après 1760 se fixa à Vamachiche, y fonda la dynastie rurale des Gérin-hajoie.Antoine aima toujours son pays de Vamachiche, cette campagne plantureuse qui s'étale avec une prâce un peu nonchalante au bord du lac Si-Pierre.11 en a fixé le i souvenir dans "Jean Rivard".Son héros naît à Grandpré, justement en 1824, et Grandpré c'est le nom du fief où lut découpé Vamachiche.Monseigneur Denis Gérin, frère si distingué d’Antoine, m’assurait un jour que la maison blanchie a_ la chaux, où Gérin-Lajoie fit naître "Jean Rivard ., est bien la maison paternehe, encore aujourd'hui conservée, oii naquit l'auteur lui-même el où il vécut les tranquilles années de son enfance.De ce pays, de la terre nourricière, où racina la famille Gérin, Antoine Gérin-Lajoie devait tout aimer: le sal et la maison, les moeurs honnêtes, les coutumes, la piété, et surtout ce goût de l’agriculture qui était au foyer paternel une irrésistible tradition, et qui lui chez lui une passion inassouvie.Cette passion qu’il ne put ni réaliser ni contenir, il la répandit dans so nroman comme une flamme qu’il voulait allumer chez tous ses lecteurs.Il fut un apôtre, un prédicateur infatigable de la fidélité au sol.un missionnaire de la colonisation.Et à ce point de vue Gérin-Lajoie fut chez nous le plus pratique des idéalistes.L’idée qui ne pouvait prendre dans sa vie une forme tangible, il l’incarna dans un héros, il la transforma dans son roman en réalités si vraisemblables, et en si magnifiques bienfaits, qu'elle apparut alors comme l’idée essentielle qui devait orienter nos politiques et nos économistes.On était en 1860.L’émigration • aux Etats-Unis avait fait chez nous des vides désastreux.La jeunesse, qui est l’espoir d’une race, s'en allait mettre au service de nos voisins d’Amérique, ses belles énergies.L’agriculture était délaissée, ou pas assez encouragée- el nos forêts vierges couvraient sans profit dés terres qui ne demandaient qu’à produire.Et Gérin-Lajoie se désolait de toutes ces négligences officielles et de tous ces abandons déplorables; Patriote, H le fut à ce moment au meilleur sens du mot, et comrr.J peut l’être l’écrivain qui ne dispose que de sa plume, mais qui faîî de sa plume une arme de combat, l'instrument vigoureux de sa pensée, l’aiguillon des indolences coupables, Gérin-Lajoie a voulu résoudre, autant qu’il le pouvait, le problème toujours difficile chez nous de la colonisation.Et quelque part dans son roman, il a défini, avec une grande clairvoyance, les quatre facteurs essentiels de ce problème, le rôle nue doivent tenip, chacun à son heure et à sa place, le gouvernement, le colon, le missionnaire, et le conseil municipal des nouveaux centres organisés.Et l'on voit dans ces pages tout ce qu’il y a de positif, de sens rassis et pratique, dan» ce colon en ch m-bre, qui là-bas.au canton de Rris-•tol.se faisait appeler Jean Rivard.Et c’est pour cela que Gérin-Lajoie reste un romancier toujours actuel, et que son roman, de couleur un peu grise peut-être, mais si plein de vie rurale et d'actions exemplaires, devrait être répandu à profusion comme livre de prix dans nos écoles de campagne.Je ne connais guère de livre dont la lecture serait plus agréable et plus réconfortante pour .nos abatteurs de forêts, pour nos creuseurs de sillons, nos laboureurs de terre.* * Pauvre Gérin-Lajoie! qui n'a pu que méditer son livre, sans jamais pouvoir le vivre! Et pourtant, il garda longtemps l'espoir qui ne fut jamais réalisé.Dans des Mémoires manuscrits, à qui il confiait ses rêves de jeunesse, il écrivait : “11 me semble me voir sur les bords de la rivière Nicolet.ayant une coquette demeure, une jolie femme musicienne, des amis dignes de ce nom, une belle et bonne terre que je cultiverais avec succès,” Cette belle et bonne terre, il ne put racheter.Gérin-Lajoie connut fa misère après scs études classiques faites à Nicolet.Il voulut étudier le droit, et il n'avait même pas d'argent pour payer ses cours.11 alla battre inutilement pendant dix-sept jours les pavés des villes américaines, puis revint à Montréal et y courut de bureau en bureau pour trouver quetqu'emploi.Au bout de trois mois, il entra comme correcteurs d’épreuves et traducteur à la Minerve.On s'aperçut bientôt que le jeune Gérin pouvait faire beaucoup mieux, et il passa bien vite à la rédaction.Pendant ses heures libres, il donnait des leçons, et il faisait son droit.11 se fit recevoir avocat.Il sortit aussitôt du journalisme et de la politique qu'il n'aimait pas, et il entra au barreau où sa timidité devant l'empêcher de réussir.Ce*t à ce moment que Gérin-Lajoie aurait voulu quitter la ville pour la rampagne.les livres pour la charrue.Mais il fallait vi- (1) Les lecteurs de ce journal, ù l’on a lancé, croyons-nous, l'idée de la commémoration du centenaire de Gérin-Lajoie, liront avec intérêt ces pages que vient de consacrer au chantre do "Jean Rivard" .M.l'abbé I Camille Roy.I vrc; et il se réfugia dans les fonctions administratives qu’il ne devait plus quitter, où il allait, d'ailleurs.trouver pour ses remarquables dons de l’esprit, des voies nouvelles.Eu 1856, il devint biliothécaire du Parlement.En 1859.le Parlement vint siéger à Québec; et cette fois le chemin de Québec fut pour Gérin-Lajoie une sorte de chemin de Damas.Le coup de foudre l’y atlendail au cénacle de la rue de la Fabrique, où Crémazie groupa l’abbé Gasgrain, Hubert LaRue, Joseph-Charles Taché et Gérin-Lajoie lui-même.Ce fut le” coup de foudre du patriotisme littéraire dont devait s'illuminer tout Québec.Et le patriotisme littéraire nrit chez Gérin-Lajoie cette forme de l'apostolat agricole, rural, colonisateur qui déjà hantait sa pensée.Dans les Soirées canadien nés fondées par le cénacle, parut en 1862 Jean Rivard lé défricheur', deux ans plus tard, en 1864, parut dans le Foyer canadien, Jean Rivard, économiste.Gérin-Lajoie transposait ainsi dans un beau livre, et dan.s deux de ses personnages, ce qu’il pouvait appeler l’idéal de sa vie manquée.I.e colon Jean Rivard, c’est, en effet, Gérin-Lajoie tel qu’il voulait être et qu’il ne fut jamais; Gustave Charmenü, l'étudiant pauvre, morfondu, déclassé, porteur de hottes trouées et (Je pantalons rânés, c’est Gérin-Lajoie tel qu’il fut après la sortie du collège, et tel qu’il n’aurait jamais voulu être.Mais Gustave Charmonil, désabusé, rend tour à tour hommage à Jean Rivard, à tous ceux qu’il représente, à tous les colons, à tous les "habitants” de nos campagnes, et il traduit en souvenirs classiques la pensée, la thèse.toute l'ambition de Gérin-Lajoie: “O heureux, mille fois heureux le fils du laboureur nui, satisfait du peu que la Providence lui a départi.s'efforce de l’accroître par son travail et son industrie, se marie, se voit revivre dans ses enfants, et passe ainsi des jours paisibles, ¦exempts de tous les soucis de la vanité, sous les ailes de l’amour et de la religion.C’est une vieille pensée que celle-là.n’est-ee pas?Elle est toujours vraie rependant.Si tu savais, mon cher ami.combien de fois je rénète le vers de Virgile-Heureux l’homme des champs, s’il savait son bonheur.” (2) Le couplet de Gustave Gharmenil est un neu terne, mais il contient une vérité ou’il ne faut pas se lasser d’écrire ou de faire entendre.Gombien de jeunes qui aujourd’hui désertent nos campagnes, seraient plus attachés nu sol, s’ils comprenaient mieux sans d’ailleurs l’avoir jamais traduit, le vers de Virgile! A partir de 1862, l’auteur de lean Rivard, qui gardait la nostalgie des champs, put se rendre compte que sa vie.pour n’être nas vécue comme il l’aurait préféré, n’allait pas inutilement s’éteindre dans l’obscurité du fonctionnarisme.Le fonctionnarisme en tous pays est un refuge où lé talent, délivré des cruels soucis du lendemain, peut se développer et produire.Il arrive bien parfois qu’il absorbe toutes less énergies du fonctionnaire.En, réalité, il surchargea toujours Gérin-Lajoie, mais il lui fut aussi une occasion de s’adonner aux plus utiles labeurs.Après avoir écrit Jean Rivard, il tourna vers l’histoire ,ses études.Des amis, des députés au Parlement le prièrent de raconter la période de notre vie politique-qui commence avec 184(1.Gérin-Lajoie connaissait aussi bien et même mieux que d’aulres.cette époque assez mouvementée qui avait suivi l’Acte d’union des deux Ganadas.Gomme journaliste à la Minerve, il avait suivi de près les luttes politiques si vivres vers 1845, et il avait soutenu avec ardeur le parti de Lafontaine et Baldwin eontre celui de Draper et Viger.Plus tard, traducteur à la Chambre, puis bibliothécaire, il avait coudové tous les hommes, ministres ou députés, qui occupaient le premier plan de la scène parlementaire.Et, par surcroît, Gérin-Lajoie avait une âme plus haute que tous les partis politiques, affranchie depuis longtemps de tondes les lisières qui ôtent à l'écrivain sa pleine liberté.On le pressa donc de raconter lui-même l’évolution de la vie politique de cette époque, de décrire les premières nhnses du nouveau régime de IT’nion.Et il fil l’histoire de la oremière décade : Dix ans d’Hir.toire du Canada, 1840-1850.Ce livre est surtout une histoire politique : l’auteur y fait voir plus narticullèrement les péripéties de la conquête pour nous si précieuse du gouvernement responsable.Gérin-Lajoie n'a pas _ mis dans cette oeuvre Part des récits, des tableaux.des portraits, ni les couleurs.ni le mouvement qui font les grandes histoirr.s, mais il y a mis cette sincérité d’expression, et cette précision des faits ou des documents qui font de son livre un témoin irrécusable.« * * L’oeuvre de Gérin-Lajoie est à peu près tout entière dans ces deux livres: Jean Rii'ard et Dix ans d'Hisloire du Canada.Il a laissé en manuscrit, des Mémoires, où l’abbé Raymond Cas-grain n largement taillé pour établir la biographie de son ami, et aussi des notes de voyage.Les contemporains de Gérin-Lajoie, entre autres l'abbé Gasgrain lui-même, auraient souhaité une production plus abondante.I,’auteur de Jean Rivard avait si tôt, étant élève au Collège de Nicolet, donné des gages de brillantes promesses littéraires.Il y faisait des vers, où se répandait un fervent patriotisme.des vers qu’il rachait au fond de son pupitre, qu’il ne voulait lire à personne, et que te directeur fit copier une nuit par l’un de ses régents; il composait à dix-huit ans une tragédie, le jeune Latour, qui fut représentée au Collège.publiée dans le Répertoire national, qui eut une heure de gloire fragile, et fij connaître au public, avant qu’il eût fini ses études, l’écolier prodige dont s’enorgueillissait déjà VAIma Mater.Ce même jour de voir s’eu victimes de 1837-cette naïve balla-plus populaire de Vn Canadien er-Ferland, qui était à Nicolet.qui estimait à sa valeur l'excellent humaniste qu’était Gérin-Lajoie.l’cn- écolier, emu un aller en exil les 1838, composait de qui devint la nos chansons: rant.Et l’abbé alors professeur Dix ans d'Hisluire du Canada, 1840-1850.De combien de belles âmes est donc faite notre histoire ! Et combien de vu tus ces âmes, nobles et saines, ont versé dans l’ânie collective de la race! Gérin-Lajoie est l’une de ces forces latentes, qui ne cessent de travailler encore dans la conscience du peuple canadien.Son Jean Rivard, le seul livre considérable qu'il ait publié, son Jean ( Rivard n’eut pas d’abord tout le succès que pouvait espérer l’auteur.Mais le livre, comme tous les livres qui contiennent une pensée essentielle et la solution de l'avenir d’une race, le livre ne cessa de s’imposer de plus en plus à l’attention du peuple et des lecteurs instruits.Ce n’est pas le mérite du style qui Je recommande davanta- courageait de ses conseils et de son i gt- au public, puisque le style, qui affection, rommençait avec lui tes relations d’amitié qui devaient plus tard se renouer à Québec.Mais Gérin Lajoie, qui fut le plus modeste des hommes, s’ignora toujours lui-même.Ecolier à la fois timide et enthousiaste, il nç fut jamais plus tard que le moins osé.le moins confiant en soi, le plus discret.le plus réservé des écrivains.Il n’alia jamais jusqu’au bout de ses ressources et île son talent.Les épreuves de sa vie, les difficultés du début, la lutte pour l’existence firent se refermer trop tôt cette fleur de jeunesse où s’épanouissaient toutes les espérances, cette âme qui le plus souvent ne rêva plus que de bonheurs intimes et de rustique avenir.Il avait fait tant d’autres rêves ambitieux qui ne furent pas réalisés! Et il aimait tant son pays! “Fendant toutes mes études, je n’eus pas d’autre amante que ma patrie”, écrit-il assez ingénument dans ses Mémoires.Et voilà qu’au sortir du collège, l’amante se fait rebelle, la patrie n’offre que des déboires à son beau chevalier.La fatale nécessité do travailler pour vivre a complètement transformé le jeune enthousiaste.“Elle a ruiné ma santé, écrira-t-il plus tard, .et'tué mon imagination.Avec quelque fortune, j’eusse été hardi, actif, plein de gaieté et d^anibi-tion; sans argent, j’ai été timide, morose, n’osant rien entreprendre, craignant même de me montrer dans la société.” (3) Et s’il y a quelque exagération dans ces copfidences, i! y a aussi la révélation de ce tempérament naturellement bon, excellent, si généreux.mais trop impressionnable, inconstant, qui fit souvent osciller les projets et la vie de Gérin-Lajoie, et fit moins féconde sa carrière d’écrivain.Au reste, quelle vie fut quand même plus exemplaire, plus bienfaisante! Et de combien de joies paisibles, profondes, si doucement familiales elle fut remplie! Gerin-j Lajoie avait épousé, le 26 octobre 1858, une fille d’Etienne Parent, qui partageait ses goûts pour la poésie, les lettres, et pour les bonheurs intimes du foyer.Cette femme de si rare distinction fit a son mari l’existence calme, recueillie, élégante, affectueuse et discrete, qu’il avait souhaitée pour sa maison.Madame Gérin-Lajoie, que jeusj l’honneur de rencontrer un jour au soir de sa \ie, me disait que secret d’être heureux c est de chercher le bonheur dans les mule petites choses qui nous entourent, et de ne le poursuivre jamais dans des événements extraordinaires qui aiguisent l’ambition sans la satisfaire.Paroles de sagesse qui révélaient toute la bonté de son coeur, toute la haute spiritualité de sa vie, est surtout solide, sobre et sans couleur, n’offre aucune de ces qualités brillantes qui tirent l’oeil et créent de la popularité; ce n’est pas le style qui fait le mérite constant de Jean Rivard, c’est plutôt le dessein patriotique uni l’a inspiré, et c’est l’image qu’il contient de la vie la plus utile, la plus nécessaire, la plus heureuse aussi, et la plus canadienne que l’on ait racontée.Et quand s’ajoute à cette oeuvre première l’histoire de la conquête du gouvernement responsable, que l’on consulte toujours comme uni oeuvre unique et de singulière leur, l’on peut dire que l’homme qui a laissé à ses compatriotes un tel héritage est un bienfaiteur de son pays.Aussi le centenaire de Gérin-Lajoie ne peut passer inaperçu.La génération d'aujourd'hui, si inquiète et qui cherche avec tant de lai-son dans le passé des maîtres de l’heure, ne peut que profiter à reconsidérer.la figure et les actions littéraires de ce grand patriote.Elle apprendra de lui qu’il faut estimer toutes les forces de la race.el toutes les formes, même pacifiques, du patriotisme.Que l'on célèbre donc, le 4 août prochain, ce centenaire mémorable.Et, comme on l’a déjà projeté, que l'on X.assp â Yamaehiehe un fervent pèlerinage; et qu’en souvenir d'une vie qui fut si bienfaisante.l’on appose une plaque commémorative sur la maison ancienne.toujours discrete, où naquirent deux frères inséparables.Antoine Gérin-Lajoie et Jean Rivard.emmener de missionnaires.Son manque de ressources et le mauvais vouloir des compagnies l’en avaient toujours empêché.Aussi sa joie était grande d’en avoir à Québec, et passionnément heureux de se retrouver à son foyer, il se plaisait à regarder le feu, en causant avec le Père Jamay.supérieur de ‘(la nouvelle mission.Les flammes de i’âtre éclairaient souvent le crucifix, placé sur lu cheminée.Far instants les grandes lueurs faisaient briller les lis d’or du drapeau pendu à la poutre.Mais les murs de la salle disparaissaient dans l’ombre avec tous les détails mesquins, et la forêt environnante projetait sur le rude foyer une étrange et poétique grandeur.Est-ce le berceau d’un peuple?demanda tout à coup Ghamplain avec une émotion visible?Y aura-t-il sur les bords du Saint-Laurent une autre France?En doutez-vous?répondit te missionnaire qui leva sur lui un regard brillant.J’ai marché sur bien des feuilles mortes, dit le grand explora leur.sur bien des feuilles moi tes.et sur bien des espoirs anéantis.Mais aussi, répliqua le religieux.souriant, vous avez vu des noyaux devenir des arbres, vous avez vu des espoirs réalisés.— C’est un conflit toujours renaissant d'i.atérèts personnels.I n amas de petitesses écrase l'oeuvre de ma vie, Il était devenu triste, l'n mortel même héroïque — ne se défend pas toujours de la lassitude et du dégoût.Le Récollet le savait et il dit vivement : —Monsieur, il n'y a rien sur lee-re de plus grand que le travail obs-sur, que ie travuil ingrat; et en ce monde on ne construit, on n'édifie rien que par le sacrifice.Ghamplain ne répondant point, I le religieux reprit : ! -Une fois l'été fini l'isolement ^ est absolu à Québec?Oui, et l'on ( irait que les Fran | (;ais ne peuvent supporter d’être ; sans comunications avec le monde j civilisé.Jamais je n’oublierai le regard (fe mes hommes, quand le vaisseau de Fontgravé disparut à l'horizon le 8 septembre 1608.-Les missionnaires qui ont vécu dans les pays lointains disent que c’est surtout quand le soleil baisse qu’on se sent triste, effroyablement loin.—C’est vrai, et vous réprouverez; ruand il faut dormir dans les bois mouillés, on se sent pris parfois d’un besoin ii^ésistihle de s'abriter.de se chauffer à un fover.(Suite à la huitième page.' Emportez le DEVOIR ur partant pour la campagne.L'abonnement est de UN DOLLAR ue ce jour jusqu’au 1er septembre.Camille ROY.(Le Canada français) A L’HABITATION (5J mai 1615) Par LAURE CONAN de la mort de l’é-avec ^ine émotion Au lendemain crivain.on lira particulière cette évocation de Lau re Gonan, extraite des Silhouettes canadiennes : A l’Habitation—frêle berceau de la Nouvelle-France — la nuit avait ramené le calme.Les grands feux de joie, allumés à l’arrivée de Ghamplain et des missionnaires, éclairaient encore lé la rive sauvage, mais les acclamations, les coups de fusil, les bruyantes allées et venues avaient cessé.Avec un bruit de chaînes, on avait relevé le pont-levis jeté sur le fossé qui entourait et protégeait les trois corps de logis.Sur la pointe de Québec, l’on n’entendait plus que le roulis des eaux du Saint-Laurent, que les et qui contiennent tout le secret desl longs frémissements dont s’cmplis-joies intérieures dont s’inonda le sait l’espace, quand le vent passait foyer de Gérin-Lajoie.(2) Jean Rivard, I, 15.C’est dans celle atmosphère de tendresse que s’affina toujours la sensibilité exquise de l’auteur de Jean Rivard.La moindre émotion faisait à ses yeux monter des larmes.Un soir de printemps, Benjamin Suite (4), qui raconte le fait-, se promenait à Aylmer avec Gérin-Lajoie.Tout à coup une douce voix de femme se mit à chanter; et la douce voix féminine chantait la ballade du Canadien errant.Gérin-Lajoie, ému, troublé jusqu’au fond de rame, ne put écouter sans pleurer ce refrain qui avait jailli de ses dix-huit ans.Une autre fois, à Ottawa, Gérin-Lajoie et Benjamin Suite regardaient de la colline du Parlement, vers la baie où des hommes de cage formaient les radeaux qui, à cette époque, descendaient par l’Outaouais et le St-Laurenl jusqu’à Montréal ou Québec.Le travail venait de cesser, et les “voyageurs” se reposaient.\oi-ci que l’un d’eux, robuste ténor, entonna de sa belle voix dolente: Un Canadien errant.Et le chant montait comme une triste complainte dans le silence du soir.Cette fois encore Gérin-Lajoie suffoquait d’émotion; les larmes lui montèrent aux veux; et Benjamin Suite, qui fut lui-mèmp le plus original et ie plus sensible des hommes, pleurait à côté de son ami.Veut-on une autre preuve de la sensibilité et de la bonté de Gérin-Lajoie?Au moment où il achevait son ouvrage sur l’établissement du gouvernement responsable.Louis-Philippe Turcotte publiait, en 1871 et 1872, son livre Le Canada sous l'Union.Tureotle redoutait la concurrence de Gérin-Lajoie.et avec raison.Il supplia donc ce dernier de ne pas publier maintenant son travail afin de ne pas nuire à la vente du sien qui venait de paraître.Gérin-Lajoie, avec un désintéressement qui honore les gens de lettres, se laissa toucher par rette prière.Il jeta son manuscrit au fond d’un tiroir, et il ne l’acheva jamais, l/ouvrage, heureusement, était fort avancé, presque fini, et ce fut notre revue rie l’Université Laval.le Canada Français, nui en 1888, six ans après la mort dé Fauteur loi le publia sous le titre de (3) Mémoires inédits, cités par l’abbé Gasgrain.dans sa biographie de Gérin-Lajoie.Cf.p.448.des Oeuvres completes, 1F, de l’abbé Gasgrain.(4) Benjamin Suite avait lui-même épousé une fille d’F.tienne Parent.(5t Gél'in-Jaioie «a le 4 août 1882.sur la forêt virginale, aux limites inconnues.A l’Habitation, le silence s’était vit-; fait.Aucune lumière ne brillait plus aux fenêtres étroites et hautes; mais, de l’une des cheminées, la fumée s'échappait encore et montait distincte, dans la demi-obscurité.Malgré la fatigue du voyage, mal-rtré l’heure avancée, Ghamplain ne songeait pas au repos.Trop ri’espé- petitement rances, plaient ignoré.Jusque-là, trop de souvenirs pour lui ce coin de Ah! mon Père, s’écria douloureusement Ghamplain.que dites-vous!.c’est surtout aux rêves accomplis qu’il faut mourir.Le 3 juillet prochain, il y aura sept ans nue j arborais ici le drapeau de la Franci .sept ans que je donnais le premier couo de hache à un noyer de la forêt, et il n’y a encore d’ensemencé que le petit jardin nue vous avez vu tantôt au bord de l’eau.11 se leva brusquement et se mit à marcher de long en large dans la va- salle.Par les fenêtres ouvertes, avec les grands souffles frais, des rumeurs puissantes arrivaient du fond des solitudes.-Mon Père, écoutez, dit Champlain reprenant sa place, écoutez.c’est la respiration du désert.La Nouvelle-France n’est encore qu’une forêt.Ah! mon Dieu! le soir du 3 juillet 1608, les choses m’apparaissaient bien autrement.Ge soir-là, les beaux rêves que je fis, en regardant le feu qui flambait à travers les souches.il me semblait que je sentais la terre se réjouir.Ce rameau de France que je venais de planter, comme je le voyais grandir! Et ce n’est encore qu’un germe tout près de terre.Laissez faire.il grandira, dit fermement le religieux.— Laissez faire?Ah! oui.il ie faut bien.En faisant valoir les avantages de la traite avec les sauvages, j’ai réussi à former des compagnies.Mais ces marchands ne songent qu'à troquer leurs bibelots eontre les belles fourrures.Puis je serai bientôt usé de corps ptre.et d’âme.Sa souplesse vigoureuse, la flamme de ses yeux noirs disait éloquemment le contraire.Mais le Ré-eollet avait vu bien des forts tomber avant l’heure.Il fut ému et dit avec une douceur pénétrante: — Monsieur, pour qui se dévoue à une grande oeuvre, il est bien dur de n'ètre qu’un homme.C’est sùr .Mais vous n'avez pas regardé à la peine.Vous n’avez pas eu cil vue cette légère fumée qui s'appelle la gloire.Votre oeuvre esl une oeuvre de foi.Tout est là.Dieu fera le reste: "J’ai planté, disait saint Paul, j’ai arrose, mais c’est Dieu qui donnera l'accroissement.” Un sourire éclaira le visage bronzé de Ghamplain.— J’espère, dit-il, mais je n’en suis pas moins comme un père condamné à voir son enfant languir, chétif, souffreteux.et c’est si amer.Après la foi, la souffrance est la plus grande des forces.C’est la souffrance qui fait le travail généreux de la vie.D’ailleurs, vous le savez, l’oeuvre que vous avez entreprise entraîne des frais infinis et eonviendrait plus à une nation qu’à des particuliers.Oui, mais la France est fille de la guerre et de la gloire.Ses forces vives se dépensent sur les champs de bataille.Le Français n’émigre pas volontiers .Et à ceux qui sont en mal de colonisation le roi accorde tout au plus le privilège de la traite.Et vous êtes réduit à faire une grande oeuvre, à Bulletin du Service de Librairie du “Devoir” « ROMANS POPULAIRES La 3e Génération—J.DANEMAR1E Soldat et Paysan—CLEMENT D’OTHE Le Secret de Jolietle-U.-A.DOURLIAC Transplantée—H F N R Y F R A N Z.• Un Mystère—P.GOURDON Guillemetle—VICTOR D’ENSERUNE Par te Creuset—HELENE MARTIAL Coeurs chevaleresaues—O’NEVES La Reverdie—JEAN MAUCLEHE Un Terrien—G.DE WEEDE Sur In Brèche—DE BELCAYRE.An Pays des Soviets—ROGER DES FOURNIELS Vn Cri dans les Ténèbres—ANGEL-FLORY Le Drame de Maison D/fii—GOURAUD D’ABLANGOURT La Vierge, aux Ruines—ABE!.SIRRES L'Espion de ta Citadelle—MARCEL DE TANCOURT L’Eau qui Dorf—JEAN MAUCLEFE f.es Forces perdues—EDMOND COZ.L'Exil de Renedicte—J.DF.BALCAYRE La Bonne de mon Oncle—CH.DODEMAN C’est ta France—H.-A.DOURLIAC L Appel du Foyer—CH.PERONNET La fille de l’autre—ANGEL FLORY.Uns Fleur sur tes Ruines—P.BOURDON Le Braconnier de la Mer—J.MAUCLEHE Les prix indiqués ci-dessous comprennent les frais de porf: L’unité.17 Pour 25.3.00 Le prix normal avec les frais de port serait comme suit: Pour 25.$4.25 Par la réduction que nous offrons le client réalise donc un bénéfice de $1.25 pour 25.FOYER-ROMANS 25s.Funlté $2.25 pour la colleefion Mariage idéal—CLEMENT D’OTHE Enez tleussa—SALVA DU BEAI.Le Fils de Stenio Moretli—EDMOND COZ f.'Ancre au Port—JEAN GUY I.e Comte Rarnanès—ANTONY DREYER La Gardienne du Seuil—JEANNE DE COULOMB Pour Racheter—H EN R Y FRANZ Nadette—MARIE THIERY Ames fortes—O.DE FERENZY Pascalette—B.DE PUYBUSQUE Le Chemin de Longue-Etn de—F.O’NOLL Qui?—PIERRE GOURDON Le Coffret Byzantin—LIONEL DE MOVET peu-i vous associer des marchands qui terre vous entravent, qui ne comprennent rien à la beauté, à la noblesse Ghamplain n’avait pu de vos vues.i N'oubliez pas que le LAROUSSE est le livre utile par excellence mourut a QUa- i Si vous ne le possédez pas encore, ne vous prive* pas plus longtemps des service» que vous rendra cet ouvrage universellement célèbre.Vous aurez, grace à lui,sous la main, toute ta langue frii niaise et toutes les eonnaissanres humaines.Il existe des éditions de toutes dimensions et de tous prix.(Voir ri contre.) Elles «ont en vente dans toutes les librairies du Canada, où vous pouves les voir.Petits Diotionnaires Larousse, en un volume, à $2.00, $1 50.$1 20, 90 .T,es meilleurs des dictionnaires manuels.Larousse Uni verset, en deux volumes.!.a plus nouvelle des en eyclopédies.2t>no pages, iîOOO gr» sures, 1000 plan chrs et cartes en noir et en cou leurs.Kcliê demi chagrin.$ 19.50 Larousse en treize volumes, en deux psrtie» : .Vnureau l.aroumr illailrê, dictionnaire enev • clopédique en huit volumes,et Larousse mensuel illustré.en-cyctopêdio.rontem parai ne en cinq vo fumes.Près de 13000 pages.tiOOOO gravures.1000 cartes.Relié d.-chag.$ 125 COLLECTION NELSON 40s.au comptoir, 45*.par la poste (Reliés) Un Vaincu—JEAN DE LA BHETE Mon oncle et mon curé—JEAN DE LA BHETE Madame Corenline—RENE BAZIN La Main de Saint e-Modest ine—J F ANNE SCHULTZ De toute son âme—RENE BAZIN Jean de Kerdren—JEANNE SCHULTZ Coliection Familia Selon L’Vent, par Marie La- H’Assenoy, M.: Les Sabots de la ThzIfnmiX ’ »« .^ Reine-Anne Iheat.rf- par '«'‘nique.1.10 Champol: Les Points noirs Mari ‘,*M\ Par.RéV.’.^ w Ghandeneux, Claire: Les Ter- Gaston Chambrun, roman ca- reurs de Lady Suzanne nndien.par J.F.Simon.23 Cooper, Fenimore: Le Dernier L’Iris Bleu, roman canadien, des Mohicans I)ar «-«rivière.28 Fleuriot, Zénaïde; Yvonne d» do"1’* !* ?!us I00* Crtatmorvan ,\V^sles Par '«me Pau- t-oarmo ., , , «me Fréchette.80 Perrault.Pierre: Miguy; La let- A pombre des Erables, per Ire de Clnry l'abbé Camille Buy, au Maryan, M.: L'Hôtel St-Fran- comptoir.!.t.oi) çois .pur la poste.1,10 Drault, Jean: Le soldat Chapu- pays de l'Erable, contes de rot «a -Société S.J.B., franco.90 Maryan, M.: Chez les autres Collection la HseilSe l.achèse.M.: Maître Le Tianec Champol; Las de Conscience RraêmînfeV1*"’ Ch" ** Coz’ Edmo"d: « ««al orgeuil StTphane.Marie: A-t-il un soetlr^TTroT U ',emt coeur?x.,, Maryan, M.: Un legs; Les Tu- Crïl'in 'a*'' W leurs de Mérée Greville, Henri: Jolie pronne- teurs de Méree té à vendre: f.’héritaa?de .^énie Gouda veau et Greissac: Le ro* r man d’Allegrette ru|°- AJ"-*1 Kose Per Hr.Le Beaumont.Maurice: Gringa- Bordeaux, Henry: l,a jeûna Jette ''"e aux oiseaux Aynard.Gustave: Les l -i % Alciette, Pierre: Le Roman de de l’Arizona Maddva nombre, Roger: Couxi c Bas- Segonzac.Paul: Fleur de Lys ( oleman, Marguerite : Petite de N ai cry, Raoul: l.es Petit., ; Rose La Foi jurée Mchtenberger, A.: Notre Minnis Aigueperae, Mathilde: Lequel ?Schultz, Yvonne: Dzinn de Coulomb.Jeanne: Terrible prix! rnmco.35 imj, Enigme nies brochés).Maréchal, Marie : La Pupille .dHilarion Pour lus Fnfant* Sandol Jeanne: Le Puits qui OUF ICS IMliaiUS par|r Jeanne c.Are libératrice de la .’ , r„ , , France, 25s.franco.Prix: franco, 5.) sous (volu- ________ mes cartonnés).Volume cartonné de 173 pages, il- r -______lustrations h orofusion, papier Livres v^HnSdlCIlS glacé.Au complolr: 5Ôs.Par franco «n poste, 60s: Lettres de Fadelle, 3ème série Nouvelles et Conte» de Bêle», par Lettres de l adetle.4ème série '' r Boucher.Lettre» rie Fadette, Sème série .»>¦ , T”.Iles trois series pour 1.50) ''Li; C'li- fampanule».vers.•.80 .; nrn ’ •** Perrine et Chariot.85 P* Ht Paroi-*ieo Romain, capi- Ames e» paysage».80 tonné, franco.5a f.’hui» du passé, vers.1.10 Petit ParnGslen Romain, cuir Coups rie scalpel, vers.• .1.10 "ver éltjl, franco.55 He-rl Bazire, (édition cana- Petit PariC-sien Mignon, cuir dienno, preface par Henri nvfr étui, franco.65 Bournssa).• .28 Pet 1 Paroissien Romain, cuir Brin» d’herbe, par Monique.80 chagrin avec étui franco.130 ROMANS-BIJOU ^ ^l'P/ Wtwr- Mariech ¦ 30s au comptoir, 35s par la poi-te '(''"ôu /umfe -GauiHucI d A- Georges Tfiierr.- , J’ r Bernard de l'fée—Pierre Cour- .‘f Moiti e \tU>r I«li ^on f.c Muet qui parle -Jean \czCre Lr drame d'Orsaize —- Pierre Mathias Hcrnoude Florence Bourdon O'Ncll Four tout achat u un dollar la livraison est faite sans frais à Montréal contre recouvrement (C.O.D.) S’adresser au Service de librairie du Devoir, case postale 4020 TELEPHONE : MAIN 7460 Pricre d’accompagner toure commande d’un mandat, d’un bo« posta! ou d’un chèque payable au pair à Montréal * h LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.14 JUIN 1924 Volume XV — No 139.SITUATION A DETROIT} LETTRE PASTORALE L’enquête du “Droit” — Ceux qui ont fait fortune — Les autres — Le coût de la vie — Statistiques comparatives — La base du calcul dans les deux pays — Là-bas, ici Sur la bonne presse (Voir page 61 Oltawa, 12.— M.Fulgence Charpentier poursuit dans le Droit son intéressante étude sur la situation à Détroit.Disons d'abord, dit-il aujourd'hui, que si nos compatriotes se proposaient de devenir riches en venant s'établir a Détroit ils ont, en général, complètement failli à la tâche.Ceux qui ont émigré au cours des récentes années sont, neuf fois sur dix, des fils de fermiers déracinés et égarés dans quelque métier qu’ils n’ont jamais appris et pou1 lequel ils n’etaient point faits, ou des citadins qui glissent d’un poste à l’autre, sans sou-i ci de la spécialité, l’un des secrets} du succès, et sans préoccupation du lendemain, du moment qu’ils jouissent des plaisirs qui passent.Les seuls citoyens d’origine française qui soient à l’aise soni ou les descendants des vieilles ramilles de l’endroit, enrichis surtout du produit de la vente de leurs propriétés, lors de l’agrandissement de la ville, ou quelques rares exceptions parvenues, à force de persévérance et de travail, à s’amasser un pécule et à se créer un commerce,.Ces exceptions sont en nombre suffisant pour établir que I influence économique des 75,000 Canadiens français de Détroit est nulle, que le chiffre de ceux qui sont à l’aise est mince, et (pie celui des petites gens compose l’énorme majorité.Ce qui se produit dans de nopibreux cas, c’est que l’artisan caoadien-fntnçais obtient pour un mots et demi ou deux un emploi à gros salaire, mais sa mise a pied subséquente t’oblige à débourser tout son gain avant de trouver une nouvelle place.Cette fluctuation est constante et dans une période trpuiblée comme celle que les litats-Cnis traversent actuellement elle se produit fatalement.Un s’imagine la situation d’un père de famille live à cette escarpolette de hausses et de baisses, de flux et de reflux qui le fait vivre dans les transes perpétuelles pour l’avenir de ses enfants.Le jeune homme s’en tire, mais il ne s’enrichit pas.La moyenne des salaires, d’après les Detroit Statistical Records, publiés sous les soins de la Chamtore rie commerce de Détroit, par M.williani Stocking, est de $6.20 pa’’ jour.Des charpentiers experts, ou des mécaniciens entraînés gagnent souvent $0 ou $10 par jour.Lors de notre passage à Détroit, les plà-triers réclamaient #1.4# de l’heure.Mais res dernières positions sont intermittentes et ne peuvent servir de barème au reste des salaires.Comme question de fait, ces enveloppes rondelettes sont rapidement mangées par l’appétit vorace des propriétaires de maisons à louer qui exigent des sommes fabuleuses pomr abriter les gens.Il y a crise naturelle de logis dans cette ville, ainsi qu’on peut facilement le concevoir dans un endroit où les nouveaux venus débarquent à pleins bateaux.Il serait impossible, disent les revues commerciales, de trouver 2(H) maisons libres à Détroit, de ce temps-ci.On calcule, pour une famille de cinq personnes, que le coût du loyer est de $45 par mois, alors qu’au Canada, dans l’une quelconque de nos grandes villes, à Montréal, par exemple, on obtient un logis de six ou sept pièces pour $28 par mois.La liste suivante, qui est à date, et qui est publiée par la House-keepers' Association, donne une idée du prix des loyers: Maisons non chauffées: 3 pièces.#26; 4 pièces, $36; 5 pièces, #45; 6 pièces, #50.Maisons chauffées: 3 pièces, $58; 4 pièces, $62; 6 pièces, $67.Avec des échéances semblables à tous les mois et la surenchère des locataires pour obtenir les bonnes habitations, l’ouvrier sent le besoin de surveiller ses petites dépenses s il veut équilibrer son budget familial.Dans une atmosphère de tuxe, d’amusements, d’énervement causé par le travail intense au milieu des machines trépidantes, il est naturel que l’attrait des plaisir soit puis- sant.Ceux qui croient s’enrichir en venant à Détroit ne doivent pas perdre de vue deux facteurs : c’est que la ville-mère du Michigan est un des endroits des Etats-Unis où il est le plus facile de dépenser son argent, et c’est ensuite le coût de ta vie.Sans insister sur 1rs multiples occasions qui surgissent à tous les fias de la jeunesse pour lui soutirer le fruit de ses labeurs, le simple fait de vivre coûte là-bas très cher.D’après les statistiques du département du Travail, publiées à Washington, le coût de la vie.pour une (amille de 5, le père, la mère et trois enfantst, était comme suit: Déc.1923 Mars 1924 François Xavier Cloutier, par TS’grâ- porte quel parlement les ai ce de Dieu et la faveur du Saint- Ces journaux ne veulen Siège apostolique, évêque des Trois- Nourriture .$46.64 $49.40 Lover .45.00 45.00 Habits .30.97 29.69 Chauffage.12.94 12.36 Meubles ., 9.02 8.98 Extras .7.IM 7.01 Assurance .2.44 2.44 Santé .6.84 6.84 Epargnes , 10.00 10.00 $170.86 si 713” Pour répondre aux besoins de l’existence ii est nécessaire au travailleur de toucher un salaire de | et il Nous $2,060.64 par année, ce qui n’est pas coutumier pour tout Je monde.D’après la même source d’information, le coût de la vie a augmenté de 2 p.c.depuis mars 1923, et de 83 p.c.depuis 1914.Le chiffre index n’est pas une indication suffi-sanle pour juger du problème angoissant pour l’ouvrier américain rie joindre les deux bouts, e* nous allons expliquer pourquoi.barème est aux Etats-Unis de 149 pour le mois d’avril et de 151.1 au Canada.Dans notre pays, nous établissons ce chiffre index en calculant l’augmentation moyenne des prix de 236 Articles de première nécessitée, par rapport à 1914, alors que l’on a établi un point de départ de 100.Aux Etats-Unis, le nouübre des produits servant à déterminer la moyenne est de 404.Or, il n’y a qu’iti certain nombre d’effets dont la valeur ait monté par suite de la guerre.Ce sont surtout ceux qui nous servent à la consommation de tous les jours.Plus on étend le cercle du compas, plus on touche à diverses marchandises moins atteintes par la hausse, et l'on abaisse d'autant le barème du coût de la vie.C’est pourquoi il est inutile de chercher la comparaison entre les facilités d'existence des deux pays en se basant sur le chiffre index des différents gouvernements.Les bases de calcul n’étant plus les mêmes, il s’ensuit que les résultats ne peuvent aller de pair.Ces obligations pécuniaires accrues empêchent nos compatriotes de s'enrichir avec l'aisance qu’ils avaient entrevue dans leurs vains espoirs et l’on voit, tousses jours, revenir au pays, des jeunes garçons, partis avec la fanfaronnade de rouler aüto lorsqu’ils visiteraient les arriérés (!) de leur village, alors qu’ils sont bien heureux de trouver le montant suffisant pour leur passage en deuxième classe.Nous ne dirons pas qu'il est impossible pour un homme appliqué et habile au maniement de scs capitaux de réussir et de faire sa trouée à Détroit, mais cet homme réussira aussi bien au Canada s’il s'en donne la peine.Quant à ceux qui pensent tomber dans le Pactole, en traversant le détroit, ils commettent une erreur grossière s’ils ne tiennent compte (tue du salaire qu’ils recevront, s’ils ont de remploi, et non pas des dépenses qu’il en coûte pour vivoter là-bas.l^>s chiffres peuvent ne pas dire grand’chose à ceux qui sont mordus du mal de partir, mais ils auront pqur les gens sensés l’éloquence véritable qu’ils possèdent et qui nous forcent à toucher du doigt l’inanité de la poursuite de la fortune à cinq cent milles d'ici, en terre étrangère, alors que le bonheur et le succès sont souvent à notre porte.FnUjence CHARPEXT1ER.Rivières, Au Clergé "séculier et régulier, aux communautés religieuses et a tous les fidèles de Notre diocèse, Salut et Bénédiction en .v tre-Sei-neur.Nos très chers Frères, Notre sollicitude à l'égard du troupeau bien aimé dont la divine Providence nous a donné la garde, et le sentiment des lourdes responsabilités qui en découlent pour Nous, Nous incitent aujourd’hui à traiter une fois de plus avec vous tous, pasteurs et fidèles de Notre diocèse d’un sujet qui, entre mille.Nous tient à coeur.Nous voulons vous parler de la Bonne Presse, de son extrême importance, de ses besoins et des moyens que nous avons le devoir de prendre pour l’aider dans son oeuvre.A diverses reprises déjà, dans Nos mandements et circulaires et ailleurs, Nous avons tenté d’exprimer tout l’intérêt que Nous portons, a-vec les Evêques du monde entier et les Souverains Pontifes depuis Léon XIII, à cette oeuvre de la Bonne Presse franchement catholique et moralisatrice.Mais la question reste constamment à l’ordre vdu jour faut y revenir souvent.Précisément parce que les ennemis jurés de la Bonne Presse ne se lassent pas de la combattre "per fas et nefas”, par toutes les tactiques loyales ou non, il importe que nos it passées.________________ .^Jent pas accroître leur tirage et leur circulation en faisant primer le fait divers sur l’information solide et sérieuse.Ils ne sont .pas à l’affût des nouvelles à sensation, ne livrent pas en pâture à la curiosité malsaine du lecleur les détails révoltants d'un attentat A-ontre les moeurs ou d’un meurtre perpétré par exemple avec un raffinement inaccoutumé d’horreur et de cruauté, ne salissant ni le nom ni l’honneur des familles ou des individus en étalant des hontes et des misères cachées et qui voudraient rester secrètes.Ils ne se vautrent ni dans Ja boue ni dans le sang.Loin de servir le vice, ils le répriment sans merci; loin de honnir la vertu, ils l’exaltent s .s respect humain.Par Jà, et aussi parce qu iis ne publient ni feuilletons ni ladaises imbéciles capables de déformer l’esprit et le bon goût, nos bons journaux sont exempts d’un des pires torts de Ja presse jaune, celui de gâter précocement les enfants et d’enrayer l’heureuse influence; de leur édu'ation familiale et scolaire, La presse joue un rôle immense, qu’on Je veuille ou non, dans l’orientation de l’enfance vers le bien ou le mal.On a dit que les homni.es de demain seront ce que la presse d'aujourd’hui les aura faits, et, dans une certaine mesure, cela est vrai.A l’âge ou Pâme est encore comme un cire molle apte à recevoir et à conserver les moindres efforts à Nous pour la défendre se impressions, qu’un seul numéro d’u-poursuivent aussi sans trêve ni relâche.Sur ce terrain comme sur bien d’autres, s’arrêter, c’est reculer, et reculer, c’est être à l’avance vaincu.Un fait incontestable, c’est qu’il est impossible de s'exagérer Fin-fluence de la presse à notre époque, ‘.ih! la presse, disait un jour le saint Pape Pie X, on ne peut comprendre assez son importance.Ni les fidèles, ni le clergé ne s’y dévouent comme il faudrait.Les vieux prétendent quelquefois que c’est une oeuvre nouvelle et que nos devanciers sauvaient les âmes sans s’occuper des journaux.Au- A l’habitation (Suite de la page 7) L’homme civilisé qu il y a en nous ne peut longtemps supporter de n’avoir ni toit, ni murs.Je reviens toujours, avec grand plaisir, à l'Habitation, et pourtant plus qu’ailleurs j’y ai souftert.On dit que le premier hiver a été terrib'e â passer.—Plus Urrible que je ne saurais jamak dire.I, installation finie, les provisions de bois faites, j’essayai de donner aux hivernants le goût de la chasse.Tous mes efforts furent inutiles.Le premier svm-tôme du mal de terre, c’est l’horreur du mouvement, et je revis à Québec ce que j’avais vu à Port-Royal : des hommes passer des jours et des jours immobiles, la tète dans leurs mains.Puis le mal éclata dans toute sa force, dans toute son horreur.Le délire de plusieurs fut affreux.Us voyaient la forêt qui sc rapprochait, qui les près sait, qui les déchirait.et ils criaient à leurs mères.Pomme je rentrais après la première inhumation, le docteur Bonnerme justement là où vous êtes me dit en me montrant la porte : “Vous avez vu sortir le cercueil des uns.vous verre/ sortir le cercueil dos autres.’’ Pauvre garçon! Si jeune, si dévoué, h i aussi fut atteint.Comme je l'aidais à sc coucher "Pauvre lit, dit-il.en s’arrangeant sur ses oreillers, tu sens le tombeau!” A la fin de l’hiver, je restais seul debout.Sur mes vingt-huit compagnons, vingt étaient dans le cimetière.Je ne sais comment je ne perdis pas la raison.Rien de grand ne se fait sans beaucoup de souffrance, dit le religieux après quelques Instants de silence.La souffrance est la pierre Emportez le DEVOIR en partant pour la campagne.L’abonnement est de UN DOLLAR r’e ce jour jusqu’au 1er septembre.angulaire.Toute autre base serait ruineuse.Ce serait une base de nuages.Ah! monsieur de Chain-plain, je voudrais bien que nous missions voir le Canada dans deux ou trois cents ans! Et! qu'y verrions-nous?demanda le marin, ému et souriant.Ce qui nous y verrions?dit lentement le missionnaire.La Croix i jj'(j partout adorée, la forêt transformée en villes florissantes, en campagnes prospères, et, dans ce beau grand pays neuf, un peuple jeune, parlant la vieille langue française.LAURE CONAN.Retraites fermées Retraites fermées au couvent de Marie Réparatrice, du 28 au 1er juillet, 1025 Mont-Royal ouest, du 27 au 1er juillet, 117 rue Saint-Charles, les Trois-Rivières.Prière de s’inscrire d'avance.De Montréal à la cote du Maine A partir du 22 juin, le chemin de i fer National (tu Canada aura un service de nuit amélioré entre Montréal et Portland, avec départ de Montréal à 9.(10 p.m.tous tes jours et arrivée à Portland à 7 h.le lendemain matin.Au retour, départ de Portland à 8.45 p.m.tous les jours, et arrivée à Montréal à 7.10 a.m.Des wagons-lits-boudoirs sont attachés à ces trains.Jusqu'au 22 j juin, un train partira de Montréal à 9.00 p.m.arrivant à Portland à 11.40 a.m, I Ee service de jour demeurera le j même que présentement, savoir: i départ de Montréal tous les jours } à 9.25 a.m., avec wagons salon et i buffet direets.} A Portland, il y a raccordement j pour Old Orchard, Kennebunk et I autres points de la côte du Maine.On tient obtenir sur demande une | brochucelte décrivant Portland et i scs alentours, ainsi qu’un indien-j leur des hôtels.Pour autres renseignements, réserves, etc., s’adresser à n’importe quel agent ou au bureau des billets j de la ville du chemin de fer Natio-I nal du Canada, 23(1 rue Saint-Jac-} ques, télénhonc Main 3620.(réc.) j trefois.c’est bientôt dit : autrefois! Mais on ne fait pas attention ; qu'autrefois le poison de Ja mau-] valse presse n'était pas répandu partout et que, par conséquent, le } contre-pôison des lions journaux n'était nas également nécessaire.Il ne s’agit pas d autrefois; nous ne sommes pli s à autrefois; nous sommes à aujourd’hui!” Aujourd’hui, en effet, le journal s’impose partout.La masse du peuple ne lit presque seulement que les journaux.Et parce que la plupart des journaux, chez nous moins qu’en d’auUes pays peut-être, mais même chez nous, sont sujets à caution, s’il ne sont pas ouvertement pernu ieux.voici que notre peuple esl en voie d • perdre ses belles qualités des temns anciens.U i’exisle.jsera guère chez nous de journaux publiés en notre langue qûi soient hostiles.de façon ostensible et notoire, à Dieu, à la religion, à la morale chrétienne.Mais combien de journaux n’avons-nous pas, qui, sans cette hostilité, font peut-être encore plus de tort parce qu’ils sont nlus semblables aux hypocrites Pharisiens de l'Evangile, qui cachaient leurs turpitudes sous les dehors d'une rigoureuse observance de la loi mosaïque, mais que Notre-Seigneur fustigeait de son mépris en les np pelant (tes “sépulcres blanchis”.Ils pénètrent jusque dans nos meilleurs foyers, chez les pauvres comme chez les riches, à la camnagne comme à la ville, et graduellement, comme par un long travail d’infiltration, leur néfaste influence déchristianise les mentalités et fausse les consciences.Nous ne croyons pas trop dire en affirmant que la presse jaune, comme on la nomme, est plus funeste dans ses conséquences que la presse antireligieuse.De celle-ci on se détourne avec dégoût tant qu'on garde en son âme le sens catholique et le désir d’être fidèle à son baptême.De même, on aurait honte, à ses propres yeux, de se complaire à la lecture de feuilles immondes faisant étalage d'une immoralité flagrante et crue.Tandis qu’avec les journaux jaunes, dont la nocivité est moins patente, on ne se méfie pas, on se laisse aveugler, on ne veut pas se rendre compte du mal qu'ils font.Nos très chers Frères, il est temps que cesse de se réaliser, dans ce domaine, l’adage qui veut que les fils siècle soient plus prudents que les enfants de lumière.Il est opportun qu'on ne s'obstine pas davantage à refuser de reconnaître l'impérieuse nécessité de supplanter la mauvaise presse par la bonne.On ne détruit vraiment que ce que Ton remplace, Or, à côté des journaux qui méritent notre réprobation, avec ou sans reserve, il en est d’autres qui ont un droit strict à notre encouragement.Vous les connaissez et Nous n'avons besoin d'en désigner aucun par son nom.Vous savez que, Dieu merci! nous avons des Journaux catholiques avant tout et patriotes avant tout, des journaux qui se préoccupent plutôt de faire du bien à leurs lecteurs que de remplir leur caisse, des jouynnux qui opposent la lumière des principes de droiture et de vérité aux ténèbres des doctrines fausses ou tortueuses.Vous connaissez (tes journaux, quotidiens et non quotidiens, dans les colonnes desquels non seulement Dieu ni l’Eglise ni la sainte religion ne sont jamais bafoués ou attaqués, mais encore où l’on répugne à corrompre les coeurs et blcs-s(r la morale, des journaux qui oût conscience dp remplir un ministère.te plus noble après celui du prêtre chargé d'âmes.(les journaux ne mettent pas leur drapeau dans leur poche; ils n’ont pas peur de poursuivre un idéal.Ils ne sc vendent pas; ils ne flattent pas les gouvernants pour en obtenir telle ou telle concession; ils n’obéissent pas aux politiciens, pour les mesquine^ ambitions de nui tous les moyens sont admissibles; ils donnent à chacun son dû et renseignent ceux qui les lisent sans l'inquiéter si leur attitude sur une question de principes quelconque plaira ou déplaira à l’un ou l'autre des partis politiques; ils combattent les mauvaises lois cl préconisent le» bonnes, peu im- avec 'Ja conviction que soutenir cette oeuvre est nécessaire comme bâtir des églises ou des écoles, que Nous venons prescrire une quête diocésaine en sa faveur.Cette quête, désormais, se fera tous les ans, le jour de ia Pentecôte, dans chaque église paroissiale soumise à Notre juridiction.Nous espérons que, dès la présente année, et chaque fois par la suite, l’Esprit-Saint vous inspirera de vous montrer généreux au profit de la Bonne Presse, dont le rôle consiste précisément à réipandre la vérité et à diffuser la lumière, que Lui-même apporte au monde.Pour cette année, la collecte de la Presse, que Nous ordonnons ainsi, aura lieu le dimanche qui suivra la lecture de ta présente lettre, et le produit en sera envoyé à ia Procure de l’Evêché .dans (es huit jours.Sera Notre présente lettre pastorale lue et publiée au prône, dans toutes les églises de Notre diocèse où se fait Toffice public, et, en chapitre, dans les communautés religieuses, le premier ou le second dimanche après sa réception.Donné aux Trois-Rivières, en Notre palais épiscopal, sous Notre seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de Notre Chancelier, le jour de l’Ascension de Notre-Sei-gneur, vingt-neuvième jour de mai de l’an de grâce mil neuf cent vingt-quatre, FRANÇOIS-XAVIER, Evêque des Trois-Rivières.Par mandement de Monseigneur, , Philippe Normand, ptre, Chancelier.UNE CARTE DES.TROIS-RIVIERES cun des arbres du Boulevard qui longe le fleuve et Tombre que projette leur tronc et la voie ferrée.Il n’est pas une fenêtre dn monastère des Ursulines qui ne soit très nettement visible, et cependant tout le monastère lui-même ne couvre pas plus d’un pouce et demi sur la photographie.C’est aussi le cas du sé- j minaire St-Joseph, de sa chapelle, de legüse Notre-Dame.On devine très bien sur cette carte la statue de saint Joseph sur l’hôpital.La voie ferrée est très visible et Ton y dis-, tingue un convoi filant vers l’est, le panache de fumée de la locomotive sc détachant en blanc.A St-François d’Assise Les grandes fêtes du 200ème an niversaire de la paroisse Saint-François d’Assise de la Longue-Pointe s’ouvriront dimanche, Je 1» juin, par la bénédiction d’un carillon de quatre cloches.C’est Mgr Deschamps, vicaire général, qui "TnÈà!^Pi!rgât!v^ll,5 “RIGA” SOULAGE LA CONSTIPATION (“Tally’»'’ pour Euchra gratia aur demanda.( LESPRODUITS-RIGA' Ltée.2, Ste-Céc!!e, Montréal.présidera la cérémonie de bénédic-tion.Elie aura lieu dimanche soir à 7 h.30.Le sermon de circonstance sera donne par M.l'abbé Henri Gauthier, P.S.S., curé de Sîlint-Jacques.Le Carillon de Saint-François d’Assise est de la maison Wanly, Do-nai, France.Samedi soir, à l’occasion de ces lûtes, s'ouvrira une grande tombola sur le terrain de l’église.ne feuille ordurière tombe sous la main et soit lu en cachette, voici que l’innocence d’un enfant se trouve ternie et que peut-être, à cause de cela, seront déçues les espérances que l’on pouvait fonder sur lui.Au contraire, un journal honnête, édifiant en même temps qu’instructif, peut grandement contribuer à faire germer chez l'enfant des vertus qui s’épanouiront encore en lui quand il aura atteint l’âge d’homme.Par conséquent, Nos très chers Frères, en matière de journaux, que les parents prennent garde de ne pas donner, ainsi que s’exprime l’Évangile, un scorpion à leurs fils qui demandent du pain.Cette image s’applique ici : un père de famille qui permet à ses enfants de s’intoxiquer du venin des scorpions de la mauvaise presse ou de la presse jaune, au lieu de nourrir leur esprit du bon pain salutaire des journaux irréprochables, est en vérité bien coupable et il assume une responsabilité dont il devrait trembler.Il s’en repentira un jour, quand il sera trop tard.Puisque l’avenir est en jeu et qu'il dépend de nous, puisque notre race lestera saine et religieuse ou bien tombera dans Tindifféren-tisme en perdant ses traditions selon que la Bonne Presse chez nous jrospère ou bien végétera misérablement, il s’ensuit que nous avons tous le devoir et de réprouver les mauvais jburnaux et d’encourager les bons.Chacun dans sa sphère et chacun selon ses moyens doit concourir à la cause commune tout comme s’il s'agissait d’une affaire tout à fait personnelle.Ne l'oublions pas: c’est seulement lorsque chacun y met du sien que la propa-.gande du bien contre Je mal obtient des résultats.Aider les journaux foncièrement Catholiques et moraux, champions de l’autel et du foyer, les soutenir du superflu de ses deniers, s’y abonner, les lire et les faire lire, leur donner la préférence sur les autres à tous les points de vue et chaque fois qu'on en a d'occasion, leur accorder publiquement J’estime qu’ils méritent et les défendre quand leurs ennemis leur jettent la pierre, telles sont les lignes mai-tresses d’un programme d’action que Nous voudrions universel chez notre peuple, Car .plus nous ferons pour la presse, plus la presse à son tour se touvera en mesure de faire pour nous.Forcément, les bons journaux sont sur un pied d’infériorité en comparaison des autres .pour ce qui concerne les sources de revenus.Ils se privent, en effet, de puiser là où le sens de l’honneur et le respect de leur mission leur défendent de puiser.Ils refusent des contra.s d’annonces, celles des théâtres louches, celles des boissons fortement alcoolisées, et en outre toutes celles qu’on leur offre en prétendant les bâillonner.Ils ne consentent jamais à devenir les organes serviles de qui que ce soit, celui-là fût-il capable de leur prodiguer Tor, par exemple à même les fonds publics, comme il arrive si fréquemment.Non, les bons jour-nous servent la vérité par dévouement.par esprit d’apostolat et la conséquence, c’est qu’ils sont pauvres.souvent paralysés dans leur .iction à cause d’embarras finan- ciecs.\ nous dune, à nous tous de les aider.Songeons à tout l’argent que nous dépensons sans remords pour des futilités, quand ve n’est pas pour pire encore.Pic X, lui.alors qu’il était seulement Patriarche de Venise, si1 disait prêt à vendre jus-ou’à sa croix pectorale d’évèque plutôt que de voir disparaître un journal qu’il avait fondé.(l’est avec un sentiment semblable.Nos très chers Frères, que Nous venons aujourd’hui vous inviter à contribuer à l'oeuvre si lourde et si coûteuse, niais si indispen- rable.rit la Bonne Presse, (.est ON VIENT DE DRESSER UNE CARTE TOPOGRAPHIQUE DE CETTE VILLE A L’AIDE DE LA PHOTOGRAPHIE AERIENNE Les Trois-Rivières, 14 (D.N.C.) -•- Les Trois-Rivières est la première ville de notre province à avoir une carte topographique complète de son territoire basée sur des photographies aériennes.Le travail a été exécuté par la “Fairchild Aerial Surveys Co.of Canada, Ltd.”, qui a obtenu le contrat à cet effet du conseil, sur la recommandation de son ingénieur, M.C.-E.Gélinas.Deux au-¦tres villes seulement au Canada possèdent de pareilles cartes, La superficie de la ville des Trois-Rivières représente quatre milles carrés.En deux heures et demie, on photographia ce territoire en aéroplane d’une hauteur d’à peu près sept cents pieds.Le lendemain après-midi, on développait ces photographies et Ton commençait immédiatement le travail d’agencement pour en constituer une seule photographie.Il fallut d'abord faire un travail de contrôle sur les photographies de façon à pouvoir dresser une carte qui serait rigoureusement conforme à l’échelle, puis Ton a procédé ensuite à une vérification par des mcsurenxents de terrains.On a constaté une exactitude remarquable entré ces deux contrôles.Ce que Ton pourrait appeler le squelette de la carte fut fixé à un tableau spécial doué du minimum d'expansion et de contraction.Les photographies sont posées de façon à s’y bien agencer.On sera bientôt prêt à faire la livraison de la rarte.; Toutes ces photographies aériennes se trouveront réunies en une seule carte avec échelle de 500 pieds au pouce.Cette carte pourra etre appendue au mur ou reposer sur les bureaux des chefs de départements de la ville.Une autre carte basée sur une échelle de 150 pieds au pouce servira au travail des évaluateurs et permettra de se rendre compte par le détail (la l’état fles bâtisses, des rues, etc., et de faire une élude de la circulation.Les photographies laisseid très bien deviner l'intensité du trafic en auto et aussi les endroits où les autos sont parquées.Les photographies indiquent encore les arbres et même le linge que Ton pend aux cordes dans les cours, à l’arrière des maisons, pour Je faire sécher.Toutes les industries de la ville ressortent très bien sur ces photographies aériennes, de même que les lignes de trartrways.Le site de la gare et les cours du Pacifique Canadien sont très apparents également sur les photographies.Des agrandissements de la photographie aérienne de notre usine de pompage à l’aqueduc ont été faits et serviront aux entrepreneurs qui doivent .soumissionner pour la construction de Tusine de filtration.M Ellwood Wilson, de la “Fair-child Surveys (Go.” déclare au sujet de ces photographies: “Cela peut surprendre quelque peu.mais il n’en est pas moins vrai que la photographie aérienne est le moyen le plus economique de dresser cés cartes.Elle donne une carte absolument complète et où paraissent une foule de détails que Ton chercherait en vain à indiquer par un autre procédé.” La Commission du Havre a.elle aussi, fait photographier le port des Trois-Rivières de cette façon.La carte renferme tout le territoire compris entre deux lignes que Ton tirerait du nord au sud, la premiere à l’ouest du bureau de poste, et la seconde un peu à Test des usines de l’International Paper.Bien que la photographie ne mesure que six pouces par neuf, on y distingue très nettement les cheminées et les mâts de deux navires dans le port, cha- ON DEMANDE dans tous les endroits populeux de la province, des jeune# gens intelligents désireux d’employer une ou deux heures par jour à un travail facile et rémunérateur.Références exigées.Outre un paiement fixe, de magnifiques prime# seront donnée# aux plu# actifs.Ecrire au Service du Tirage, Le Devoir, 336, Notre-Dame Est, Montréal.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires Auditeur et Administration 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