Le devoir, 3 avril 1924, jeudi 3 avril 1924
Volume XV — No 80 MONTREAL, JEUDI, 3 AVRIL 1921 TROIS SOUS LE NUW1RO Abonnements par la posta t Édition quotidienne CANADA.ffOO ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$S.M MONTBEAL ET BANLIEUE.» 419.00 Édition hebdomadaire CANADA.02.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.93.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRKAL TÉLÉPHONE \ Main '/4&à SERVICE DE NUIT :Séd«etiu.Main 5121 Administration, Mtin 5153 Directeur : HENRI HOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS! Engagements impériaux Singapour — Lausanne — Constantinople 11 est à souhaiter que les questions de politique intérieure ne lassent pas oublier à nos représentants parlementaires les problèmes impériaux ou étrangers qui s’imposent à leur attention.Depuis l’inauguration du régime des Conférences impériales, et bien davantage du fait de notre participation à la guerre d’Europe et aux traités qui l’ont suivie, notre situation intérieure est de plus en plus dominée par la situation mondiale.Nos embarras économiques et sociaux résultent principalement de nos folies de guerre; et celles-ci sont la conséquence immédiate de notre adhésion à la politique anglo-française.Dette écrasante, impôts décuplés, désertion des campagnes, émigration aux par les engagements impériaux qu'on nous a fait souscrire, de 1897 à 1914.La guerre finie, on nous a liés, les yeux fermés, à une toule d’obligations dont il est encore impossible de mesurer la portée.Attendrons-nous, pour nous en dégager, que les échéances fondent sur nous?La situation internationale a, paraît-il, été scrutée à fond, à la dernière Conférence impériale.Le compte rendu, pour ce qu’il vaut, a paru à Londres depuis longtemps déjà.Pourquoi la réimpression canadienne n’a-t-elle pas encore vu le jour?La semaine dernière, — et ce n était iias la première fois — le parlemnet britannique a discuté la question de Singapour.A l’appui de la politique d’abstention du cabinet travailliste, le ministre des Colonies, M.Thomas, a invoqué l’opinion du Canada et celle de TAfrique-du-Sud.Il les a opposées aux prétentions du parti tory-unioniste anglais, soutenues par les gouvernements actuels de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Détail intéressant, les groupes travaillistes de ces deux Dominions ont condamné le projet et transmis à Londres l’expression collective de leur opposition.Tout cela est excellent; mais ne serait-il pas à propos que le parlement canadien se prononçât dans le même sens?SI M.King a pris l’attitude qu’on lui prête à Londres, il doit désirer que le parlement l’approuve.îH îp ^ Autre question, plus grave encore.Le parlement britannique s’apprête à ratifier le traité de Lausanne.De cet accord, (the Dominions and India were fully conversant with the treaty and agreeable to Us ratification).Quelques lecteurs du Devoir, parmi ceux qui ont le temps de lire et de réfléchir, se rappellent peut-être qu’au moment de la réunion du congrès de Lausanne, il fut question, à Londres, d'une “consultation” des hauts-commissaires des Dominions.Cette consultation ne devait porter, disait-on, que sur les intérêts de commerce.Sur quoi il nous parut opportun de faire observer qu’en cette grave et complexe matière, comme en toute autre, de nos jours, les grands intérêts commerciaux se rattachent à tout un enchaînement de problèmes politiques et’ militaires qu'on ne saurait envisager isolément1.Naturellement, personne ne fit attention à cela.Je ne sais quel vol, quel meurtre, quel film, ou quel match occupait, à cette heure, l’opinion publique, éclairée par la grande presse “d’information”.Maintenant que la solution est dans le domaine des réalités politiques et ayant qu’elle n’entre dans la sphère des réalités militaires, il serait peut-être utilç de savoir oil l’on nous mène.Est-il vrai que le gouvernement canadien connaît à fond le Traité de Lausanne et qu’il a consenti à sa ratification?Si oui.c’est donc que le Canada y est intéressé.A quel titre?de quelle manière?pour quel objet?à quelles conditions?Voilà quelques questions qu’il serait utile de poser à M.Mac-King.Ses i ‘ kenzie King.partisans québécois affirment qu’il ne s'est § amers de la politique tortueuse que leurs gouvernements ont poursuivie avant, pendant et après la guerre.L’une des clauses les plus importantes du traité, la plus Éjrave, moralement, c’est la suppression définitive des “Capitulations”, qui réglaient le sort juridique de toutes les chrétientés d’Orient.À cette suppression, les puissances chrétiennes semblent avoir consenti assez allègrement.La plus atteinte dans son honneur, c’est la France, qui inaugura ce régime dès le règne de François 1er.Au reste, le gouvernement rie la République ne peut uère s’objecter à cette abolition des derniers vestiges du vieux roit chrétien, non plus qu’à la mise en pratique, en Turquie ou ailleurs, des principes du laïcisme qui sont le fondement de la politique française.Jadis, on applaudissait niaisement l’absurde parole de Gambetta: "L’anticléricalisme n’est pas un article d’exportation." Les clients de la France ont appris, eux, à faire de l'anticléricalisme un article d'importation.Us se mettent à la mode de Paris.De quoi les bons Français se plaignent-ils?Le second point capital du Traité, c’est le rétablissement de la Turquie dans sa souveraineté sur Constantinople et les Détroits.A mesure que les intérêts mercantiles ont déplacé les préoccupations morales dans l’esprit des peuples et les calculs de la politique, la libre navigation du Bosphore et des Dardanelles est devenue lu cause principale de mésentente entre l’Empire ottoman et l’Europe, d’abord, puis entre les diverses nations européennes qui possèdent des intérêts ou ambitionnent d’en acquérir dans le bassin du Danube et tout autour de la mer Noire.C'est là, pour les grandes nations, presque toule la question des Balkans et, depuis un siècle, presque toute la question d’Orient.Ce fut, au fond, la* cause unique de la guerre de Crimée, la cause principale de la Grande Guerre.¥ * * Au cours des marchandages poursuivis tout au long de la guerre, la France et l’Angleterre garantirent à la Russie la possession de Constantinople et des Détroits, moyennant la promesse réciproque d’un libre accès à la mer Noire.On peut croire que cette immense concession à la Russie, objet constant des ambitions tzaristes, ne fut consentie qu’à contre-coeur, par l'Angleterre surtout, et avec l’arrière-pensée de n’y pas donner suite.La révolution russe libéra les nations libératrices de cet onéreux engagement.Après la guerre, elles s’installèrent à Constantinople, en tiers avec ITtahe.De ce protectorat tripartite, l’Angleterre s'adjugea la plus grosse part.Avec l’appui des Arabes et des Grecs, embauchés à son service, elle s’apprêtait à tout prendre.Pour se venger, les Français chaulèrent contre leurs anciens protégés, devenus ceux de l’Angleterre, leur nouvel ami, Moustapha Kémal.Maître de la situation, Moustapha décida de mettre tout le monde à la porte, ses amis les Français aussi bien que ses ennemis les Anglais.A Lausanne, Anglais et Français essayèrent de sc recoller afin de faire pièce aux vainqueurs de Smyrne.Il était trop tard.Et pour la centième fois, Vunspcakable Turk fit la barbe à l’Europe.Par une amusante coïncidence, le représentant de l’Angleterre à Lausanne était le plus orgueilleux, le plus huppé, le plus collet-monté îles diplomates contemporains, lord Curzon.Du haut de sa grandeur, il laissa tomber plusieurs paroles/ou-droyantes sur les délégués d’Angora.Tout de même, à la fin, il ploya l’échine et signa.C’est cette victoire diplomatique qu'il s’agit maintenant d'enregistrer à Londres, et peut-être à Ottawa.Afin de brusquer les choses, M.Ramsay MacDonald invoque la nécessité d’établir au plus tôt la frontière du royaume d’Irak, attribue à Fcyçal, protégé de l'Angleterre et prétendant au Califat.C’est évidemment par là que les Anglais comptent reprendre leur emprise au coeur du monde musulman et ramener la question d’Orient dans l’orbite de leur influence.Au reste, M.MacDonald ne paraît pas plus fier qu’il ne faut de cct accord péniblement bâclé dans une atmosphère d’intri-uc, mensonge et de lâcheté.Obligé de faire contre fortune on coeur, il y voit tout au plus “la base d’une entente pratique avec la Turquie” (the basis of a good working understanding with Turkey).nullement compromis, à Londres, qu’il a résisté victorieusement aux tentatives enveloppantes des impérialistes d’Angleterre.L’heure est venue de démontrer que c’est vrai.J^nn BOURASSA P.S.—Cet article était écrit et composé lorsque j’ai pu prendre connaissance d’une dépêche de nuit, de la Canadian Press, transmettant un résumé des déclarations faites à la Chambre, hier, par le premier ministre.M.King a lu, parait-il, quelques extraits de la correspondance échangée avec le gouvernement impérial.Il en ressort que le Canada n’ayant pas été représenté officiellement au congrès de Lausanne ne se croit pas tenu de ratifier le traité.Jusqu’ici, cela est satisfaisant.Par ailleurs, le gouvernement canadien aurait exprimé son entière confiance dans la sagesse des plénipotentiaires britanniques et aurait simplement réservé le droit du parlement canadien d’adhérer ou non au traité.N’y a-t-il pas là une sorte de mandat implicite et d’engagement indirect?Espérons que la correspondance sera bientôt publiée en entier et la question, discutée à fond.H.B.était plus noire et sans étoile, on j entendait un miaulement désespéré, des hurlements de chiens qu'on ! égorge; puis un silence pesant sel rétablissait: la carrière avait en-glouti ses victimes.Tous les locataires qui avaient une haine èi assouvir contre le chat ou le chien du voisin, trouvaient lèi endroits propices pour leurs méfaits.Grâce à M.Desroches, tout cela n’est plus.Les eaux perfides disparurent et cette fois, les bêles trépassées jouirent au moins du ciel Heu et reçurent les caresses du soleil.Quand venait le soir et que d’âcres volutes de fumée s'échappaient1 de la carrière pour s’étendre en nuage sur toute la région, il g avait’ bien quelques mécontents qui murmuraient et prétendaient que l'air était irrespirable, que les maladies se propageaient.Ces esprits bilieux et retardataires allaient même jusqu’à cffirmer que Ton voulait changer Test en un foyer de pestilence et s'étonnaient que sent l’est en fût gratifié.Heureusement la population fidèle éi M.Desroches, sut endurer ces petits inconvénients et elle entrevoit maintenant le jour encore un peu lointain où la carrière enfin remplie fera place èi un vert bosquet parsemé de fleurs au milieu duquel se I dressera une glorieuse statue en bedon armée du vaillant1 échevin.Aussi M.Desroches fait-il la superbe devant le Portugais qui lui, n’a pas le moindre petit fossé, le moindre marais rempli de détritus nauséabonds.Espérons que les électeurs sentiront leur situation à tous poiiits de vue et la renifleront au besoin pour témoigner à leur mandataire la reconnaissance qui lui n contre les moteurs a provo-que une perte de 3 points pour le Nash et la préférence Willvs Overland.Le General Electric a cédé de deux points; l’Unitod Cigar a perdu 10 points, touchant un non veau bas a 180.L0 prêt à vue s’est ouvert a t 1-2 pour cent.Les compensations Pour la semaine terminée aujour-«I hui comparativement à la semai-ne correspondante l’an dernier les compensations de banques à Mont-^ÎJI'rï'dueut l,nr«lre et a fait fonc-tionner involontairement le déclic de l'arme.La halle lui a traversé la main et est allée frapper Mme Trudeau à l’abdomen.La mère a succombé quelques minutes plus tard, en souriant doucement à son fil ujui sanglotait à ses genoux. 4 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 3 AVRIL 1924 Volume XV — No 80 NOTRE SYSTÈME!LA SESSION FERROVIAIRE D’OTTAWA TARIF DES PETITES! AFFICHES LE PRINCIPAL ASSISTANT DE SIR HENRY THORNTON EN EXPLIQUE L'ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT DANS UN DISCOURS TRANSMIS PAR RADIO HIER SOIR Parlant de C.K.C.H., le poste ra-üiotéléphonique du Chemin de fer national du Canada, à Ottawa, M.D.-E.Galloway, principal assistant de sir Henry Tnorntonr traita de notre problème ferroviaire.Il commença par communiquer à •ses auditeurs un message du président du réseau national se rapportant à une récente dépêche de presse qui voulait que sir Henry Thornton eût accepté la direction d’un grand réseau ferroviaire anglais.Le président dit : "J'ignore où cette rumeur a pu prendre naissance: pour ma part, je ne sais rien de tout cela et tant que mon équipage me sera fidèle, je n’ai nulle intention de "déserter le navire”.M.Galloway passa ensuite a notre problème ferroviaire "le résultat direct de l’expansion trop grande qui a marqué le commencement du 20e siècle en Canada." La devise était alors : “Le 19ème siècle fut le siècle des Etats-Unis, le 20ème sera celui du Canada.” L’orateur croit qu’en effet le 2üème siècle verra ce grand développement du pays que tout le monde désire, mais il fait remarquer qu’en même temps nous payons le tribut de lu grandeur de même que les Etats-Unis l’ont fait dans la seconde moitié du siècle dernier.L’expansion ferroviaire du Canada durant les deux premières décades du présent siècle”, dit M.Galloway, “fut vraiment phénoménale et hors de proportion avec l'augmentation de la population.En 1900, le Canada, dont la population était de 5,300,000, possédait 17,250 milles de voie ferrée représentant un capital d’un milliard.En 1922 le réseau ferroviaire du pays était de 39,500 milles et représentait une mise de fonds de $3,300,000,000.La pop ' Non n’était que de 8,800,000.H mé en (Suite de la lire page) loi, si elle est adoptée, sera satisfaisante pour les auteurs et leur accordera une protection efficace.•je îfj >f.Good, député de Brant, introduit ensuite une résolution deman- __ __.dant au gouvernement d’appliquer J1 &' 20 l,ou*’ 1 *ou lu représentation proportionnelle dans les comtés actuels du Canada qui élisent plus d'un député.Ces comtés sont au nombre de cinq, à l’heure présente.M.Good ne demande pas l’application de son système ailleurs, pour le moment, parce qu’il faut aller lentement afin d’éviter les dangers de réaction, parce qu’il n’y a pas encore assez d’officiers d’élections qui le connaissent et que la multitude n’est pas encore familiarisée avec la nouvelle manière de voter.Cependant il prononce une apologie générale du système d’après les arguments que l’on connaît bien.système actuel ne donne pas justice aux électeurs.Il n’a pas donné justice aux électeurs de la province j e DEMANDE D’EMPLOI : — Jiuqu’fc ii) mot», 20 sous, et 1 sou oar mot suppUmtn-tslrc.DEMANDE D’ELEVES: — Ju«(|u’A K mots.20 sous, et t sou par mot supplémentaire.TOTTES LES A CTO ES DEMANDES i — Jusifn’A 2S mots, 20 sous, 1 sou par mot supnlémenta're.CHAMBRES A LOCEll : — 15 «oua jusqu’à 20 mots, 1 sem pu mot supplémentaire.TBOCVEî — Jusqu’à 20 mots.20 sous, 1 sou par mot sunnMmentnlre.IDC: — Jusqu'à 20 mots, nnr mot supplément ifre.MAISONS.MAGASINS RTC., A LOCERt — Jusqu’à 20 mots, 2S so Us, 1 SOti par mot supplémentaire.A VENDRE: — Jusqu’à 2,1 mots.20 son» 1 sou Per mot smiplémeptatrr.CARTES PROFESSIONNELLES: — tari/: sur demapde.AVIS LEO AUX : — 15 sou» la Ubu» •«*- ! the.NAISSANCES.DECES, MESSES: — 50 «MM par Insertion.BpvrnmRMP'VTS: — KO sous.CARVET MONTI AIN, VOTES PERSON.NELLES.ETC.: — »1.00 par Insertion ALUANCE NATIONALE (SOCIETE D’ASSURANCE MUTUELLE) VIE, MALADIE, INVALIDITE, ACCIDENT, PENSION DE VIEILLESSE CAISSE DES MALADES Valeur présente des contributions futures .ACTIK: — r.vrédent des recettes sur les déheursée .$ ÔS2438.24 Port des Intérêts acquis .— Part surplus valeur d/bentures Co «2,500,378 31 uns___________ ____________ ________ ontrlbutlons perçues et non transmises 13,7*7.00 7,387.00 4,3â3.0ô Fondée en 1892, incorporée à Québec en 1893 et incorporée tu Parlement { du Dominion en 1917 PASSIF i — Valeur préaento de* bénéfices .Réclamations non ajustées .Contributions payées par anticipation .Surplus de réserve .Pourcentage tie réserve 101.31 pour cent.608.075.2» «sTlOM,653.66 $3.008,600.51 7 800 52 * 2,031.10 $3,068,444.43 .$ 40,209.23 Joseph-H.WOODWARD, actuaire OPERATIONS DE L’ANNEE 1923 *îî *u«corsaita rêpartlea dans tant 1s Canada «t la NaBTclIa-Aaglstart* Adultes Enfants EFFECTIF AIT St DECEMBRE 1*23.Nombre de Nombre d» membres certificat» .81,011 34.748 .1,707 1.713 Total .\.«5,718 30,461 Le rapport financier et le rapport de l'actun re font voir l’excellente position fl nanclere dans laquelle se trouve rôtie urande Institution et les garanties Incontesta Lies quelle oftrc pour tes nombreux avantages que comportent se» certificats KENEFICES QIC L'ALLIANCE NATIONALE ACCORDE A SES MEMBRES Elle émet des certificats de $250 à $5.01)0 .1.CERTIFICAT SYSTEME No 1.— Assurance-vie, pouvoir d’emprunt, certificat de par-I tlclputlou acquise, 2, CERTIFICAT SYSTEME No 2.— Assurance-vie, bénéfice d’invalidité, pouvoir d’«n-.prunt, certificat de participation acquise, pension à 70 ans: Assarancs 13, CERTIFICAT SYSTEME No 3.— AtfUrunce-vie, bénéfice d’invalidité, pouvoir d’em .mTLmÏIS.j prunt, certificat de participation acquise, pension à 60 ans; l4.CEBTll-TCAT SYSTEME No 4.- Asiurance-vle, bénéfice d’invalidité, pouvoir d’em ioi,.)3a.uu i prunt et valeur de rachat, certificat de participation acquise, prolongation d'assurance; •on im 7« 3- CERTIFICAT SYSTEME No 5.— Aseurunce-vie, à primes temporaires de 10, 15, |2».o/9,lJZ.70 j 29, 25 et 30 mis, au choix du nombre, bénéfice d’invalidité, pouvoir d’emprunt et valeur de rachat, certificat de pnrtlcijtatlon exquise prolongation d'assurance: it ri’VT » n- c r.' v „ c v».•.«i,.~ „.: ^ , e,a it or» d’Ontario durant la dernière élec lion provinciale, ni à ceux de l’Angleterre durant la dernière élection , A CIROltx irant générale, m a ceux du Dominion, .en 1921.L’existence de trois partis impose des changements pour que le parlement soit toujours un miroir fidèle des idées de l’électorat.De plus, en Irlande et ailleurs la R.P.aurait stabilisé les partis cd donné plus de continuité à la politique.M.Good reconnaît cependant les difficultés qui existent aujourd’hui, au Canada, parce que les comtés sont trop grands, et c’est la raison pour laquelle il ne veut pas aller trop loin tout d’abord.M.Ernest Lapointe lui a répondu pour le cabinet.Appliquer la R.P.dans les cinq comtés à plusieurs membres ne serait peut-être pas tout à fait juste, dit-il, parce que ces comtés comprennent presque tous une partie rurale importante.Si on essaie ce système, on devrait dans b DORURE.ARGENTURE fllTT» CALirE, riROIRE.etc VERNISSAGE A L’OR SUR ORNEMENTS n’EOMSE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE.REPARATIONS Cie ROYAL SILVER PLATE 4*.CRAIG OUEST ment.uu nous avions au per-1 ,.’es conservateurs, naturellement, mille de rail et en 1922, qui parlent ensuite, se déclarent -! contre la R.P.et le système du vote cumulatif que le gouvernement l’essayer dans les grandes villes comme Toronto, Montréal, Vancouver, Winnipeg.Mais il ne faut pas aller trop vite.Le gouvernement va présenter un bill, cette année, pour mettre en vigueur une résolution fonds de $3;300,000,000.La popuî*a-, “dpPtée Can passé, à l’effet que le n’était que de 8,800,000.Résu-1 Y°te, cumuiatif soit adopte partout, ¦n chiffres, le pourcentage la manoeuvre infâme qui avait divisé une !\i mille, causé le scandale d’un pays, éclaboussé de honte les fronts les plus purs.Ecarter sans retour les Le Yul lier, frapper un cerveau la pauvre ; jeune f**i*inte.,.fttir* •>* Rodievigxu I une île sauvage habitée par deux (lesesncres: n était-ce pas là le meilleur moyen de s’approprier la mine d or?Sa s doute, le plan d/> meurn longtemps à l’état vaguu dans I esprit du traître.Mais déjà I idée d une fausse nouvelle, d une fausse dépêche lui était v nue; et lorsque la coïncidence de :n Catastrophe de Lisieux avec Pab-senee de Martigue fit jaillir Pins piratio ; en sinistre lumière, Bré pay avait sous la main tout ce mit était nécessaire pour lui obéir™* Que risquait-il en cas d’échec?Qui s’aviserait de le soupçonner, lui, le régisseur dévoué, modeste, dont les comptes pouvaient s’éta 1er au grand jour?Oui, les tenta lions auxquelles eût cédé un fri !>on vulgaire, il les avait répons séis avec une sorte de dédain.(à suivrej Journal i 'l imprimé uu No 43.rue Saint-Vincent.It Montréal, pur riMPHlMKRlK POPULAUIK (à responsabilité limitée).S t^us.*J, Bouchard, #érant y 6 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI, 3 AVRIL 1924 Volume XV — No 80 COMMERCE ET FINANCE LA CONSOMMATION DU POISSON ÜVE INTERESSANTE CAUSERIE SUR CE SUJET PAR M.J.-A.PAULHUS DEVANT LA CHAMBRE DE COMMERCE M.J.-A.Paulhus, chef de la maison D.Hatton and Co., président de la Canadian Fisheries Association, a prononcé une intéressante causerie à l’assemblée trimestrielle de la Chambre de Commeree, hier après-midi.Il avait intitulé sa causerie: “Pourquoi nous devrions consommer plus de poisson”.Nous devons manger plus de poisson, car nos pêcheries sont vastes et indéfiniment productives.Si nous regardons sur la carte géographique, nous remarquons le 50“ degré latitude nord, c’est là que nous trouvons toutes les pêcheries importantes qui suffisent à la consommation de presque tout le monde entier.Le Canada possède les pêcheries les plus étendues de tout l’univers.En effet, sur la côte de l’Atlantique, il y a une étendue de 7,000 milles, qui forme un nombre infini de refuges et de lieux de nourriture pour les poissons.Sur la côte du Pacifique, c’est une étendue de 5,000 milles.Dans Jes grands lues nous re marquons une étendue de 225 milles et il reste de considérables et très nombreuses étendues d'eau poissonneuse à l’intérieur du pays.Nos poissons sont très riches par la variété et la qualité.Ainsi le saumon de l’Atlantique est l’un des meilleurs poissons du inonde, un mets royal; il en est de même de la morue, des harengs et des ma-queraux.Il y a une abondance de nourriture pour -les poissons dans les bancs de mer, qui sont les réceptacles des courants chauds et • arctiques, qui déposent sur ces bancs ce qui sert à l’alimentation des poissons.Maintenant, pourquoi devons-nous manger plus de poisson?Le poisson est une nourriture hygiénique, saine, économique et substantielle.11 est pour la nation un précieux bienfait et à ce propos répétons le proverbe: “Un esprit sain dans un corps sain”.Les abus qui sont fréquents aujourd'hui dans la nourriture sont causés par l’alimentation trop riche, trop abondante, la viande rouge est un producteur du cancer, les mauvaises viandes sont des facteurs de tuberculose, les aliments trop riches conduisent au diabète, mais, dans le poisson tous ces aliments sont éliminés.Un médecin de l’Ontario dit que c’est l’élément le plus approprié pour maintenir l’équilibre parfait de la santé.Tous savent quelle fonction l’iode joue dans la vie humaine.Tous savent aussi que l’iode est contenue en grande abondance dans la mer.Il y a un*ïiiitre avantage dans le poisson.C’est son assimilation rankle.Le poisson ne prend que deux heures et quarante minutes pour s’assimiler alors que la viande prend quatre heures.Maintenant il y a un certain préjugé erroné qui veut que le , poisson ne soit pas une nourriture Substantielle.L’analyse de tous les aliments prouve que le poisson est un aliment aussi substantiel que les viandes de boucherie.Il y a 16.7 de protéine dans le poisson.Si nous regardons dans le dernier rapport sur le coût de la vie nous remarquons que le poisson, depuis 1913 n'a augmenté de prix que de 6 p.c, alors que la viande de boucherie a augmenté de 23 p.c.Donc, il est une nourriture économique.Le commerce des pêcheries ne cessera jamais.La consommation est bien grande, mais pas encore assez pour faiblir.Neuf billions de harengs ont été capturés l'année dernière; cependant ils n’ont jamais établi de faiblesse dans leurs rendements.On pèche aux bancs de Terre-Neuve et les rendements soT continuellement bons et stables.Quand tout le sol bouleversé et tourné en tous sens aura donné son dernier morceau, miund le règne des forêts sera éteint, les pêcheries auront toujours leur même ex relient rendement.M.Raoul Grothé a remercié le conférencier.LES GRAINS LES VENTES AU COMPTANT BLE No 1 Northern.S LU No 2 Northern.$1.11 No 3 Northern.$1.06 AVOINE No 3 Canada ouest.IS'i-s.No 2 Canada ouest.51s.No t d'alimentation.47,.Js.No 2 d’alimentation.45V'j».Mais jaune no 2 .97s.Maïs faune no 3.95s.Pour le mais on cote en fonds américains et il faut donc tenir compte de la prime.EMPRUNT DU GOUVERNEMENT DU CANADA Les recettes de la Southern Can.Power Le tableau suivant indique les recettes brutes et pettes de la “Southern Canada Power” et de ses filiales, pour le mois de février, comparativement au mois correspondant de l’année dernière: 1B24 192J Aug._____ mou A3 $78.fi37.«l $15.406 95 .41,757,99 34,283.09 7.474.9U Brutes Dép.Nettes .$52,286.84 $44,354.79 $ 7,932.05 Voici les recettes pour la période de cinq mois, au 29 février 1924, avec comparaison: 1»24 1923 Aug Brutes .$144 127.35 $389,277.73 $51.849.02 Oép.195,101 68 172,208.45 23,193.23 Nettes .8248,725.67 $217,069.28 $31,666.39 Le franc français New-York, 3.— Après avoir touché de nouveaux hauts pour l’année, hier, les francs français et belge ont réagi sur des réalisations de profits.L’absence de confirmation officielle au sujet d’un crédit à la Belgique a agi comme facteur dans le même sens .A .0008, trente points au-dessus de la close précédente, le franc français a atteint un nouveau haut pour 1924.La devise française cependant n'a pu se maintenir contre le jeu de la spéculation et elle a du céder environ la moitié de son gain de lu journée.Il semble aussi que des banquiers français alarmés par la hausse rapide du franc audessus de 6 sous, ont contribué à le faire baisser en l’offrant en vente.Les banquiers internationaux ne rapportent aucun développement nouveau dans les négociations pour rétablissement d’un crédit à la Belgique; ils laissent entendre cependant que des capitalistes américains ont offert de fournir certains fonds pour stabiliser la devise.Après être monté à .0519 1-2 hier le franc s’est établi aux environs de 5 cents, trois points au-dessous de la fermeture de la veille.Le commerce français New-York, 3 — Le Bankers Trust vient de recevoir des chiffres intéressants sur le commerce extérieur de la France par l’intermédiaire de son bureau d’information française.Le tableau suivant en particulier donne les chiffres de l’importation et de l’exportation ainsi que la balance du commerce depuis quelques années : Balance Année Import.Export, défavo.1913 8,421 6,880 1,541 1919 35,799 11,879 23,920 1920 49,904 26,894 23,101 1921 22,067 19,772 2,295 1922 23,930 21,378 2,552 1923 32,608 30,431 2,177 Cours du change Cote des' devises étrangères de L.-U.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change, 50, Notre-Dame ouest, Montréal.Cours moyens le S.ayril 1924 Angleterre .France ., .Belgique , .LA MATINEE A LA BOURSE LE HOWARD SMITH PERD SIX POINTS — LA PREFERENCE DU MEME CEDE UN POINT — LE SPANISH BAISSE AUSSI — LE DETROIT EST FERME — LE TRAM POWER MONTE A 5 Avez-vous $100 à placer ?^ —La RENTE, guide de l’épargne et du placement, vous en indiquera l’emploi le plus profitable.—U RENTE vous renseignera sur les valeurs du marché, municipales.scolaires et autres ; notamment sur obligations 1ère hypothèque Baittargeon, Regant Knitting Mill», Compa- N .-Y.Mont.$4.30 1-8 $4.39*4 .0587 .0601 .0503 .0516 .0440 .0450 ,1750 .1789 .3690 .3764 .1280 .1306 .2638 .2691 .1361 .1398 .1645 .1658 .1110 .1133 Prime 2 1-4 p.c.Date, 3 avril, 19 24 Echéance Prix Rendement 1 déc.1925 100.75 4.61 1 oct.1931 101.40 4.77 ; t mars 1937 102.70 4.73 i déc.1927 102.85 4.70 1 nov.1933 104.85 4.88 i déc.1937 106.95 4.82 i I.OV.1924 100.60 4.63 i nov.1934 102.60 5.17 M nov.1927 101.80 4.99 * 1 nov.1932 102.30 5.18 * i; ’> ort.1928 100.10 4.97 : i.! > oct.1943 100.10 4.98 Des titres français » Le ministère des finances a fait ; grever des titres français pour le ; dernier emprunt fédéral.Nous ap-! prenons que le bureau de l’assis-; tant-receveur général à Montréal en a reçu.Les souscripteurs à cet em-'prunt de même que ceux qui achètent de ces effets ou qui en font transférer du nominatif au porteur ou vice-versa, pourront réclamer des titres en français.t' I Suède .Norvège .Danemark., Brésil .Permis de construction Voici les principaux permis de construction accordés hier à l'hô-tel de ville: Rue de Lanaudière, quartier St-Denis, une maison formant trois logements.25 x 43, à 2 étages; coût M.SOO.Propriétaire, C.Lépine, *>80, de Lanaudière.Rue Chambord, quartier Ville-ray, une maison formant deux logements, 23 x 45, à 2 étages; coût $.>,000.Propriétaire, O.Tranche-montagne, 18450, Chateaubriand.Hue Rerri, quartier Villeray, une maison formant 7 logements, 25 x 45.û 3 étages; coût $7,000.Pro-! nr jet a ire, s.Salvas et compagnie,) o*>>t>, Benoni.Rue Sacré-Coeur, quartier Abunt- j sic, une maison formant deux lo- * Rements, 23 à 30, à 2 étages, coût, $2.500.Propriétaire, O.Proulx, 2295, Chateauliriand.Rue Olborne quartier Ste-Anne, ! une fondation, 110 x 106; coût) $45,000.Propriétaire, National Breweries, company.36 Chaboillé.j Les permis pour modifications i représentent une valeur de $6,655.i Bourse de New-York Cour» fourni» p»r I» m»i»on tir, courtier», 101 ouc»t.rue Montré»! American Bon h Magurto .Amrrieon Chu ., Américain Inter.C.orp.American iAH-omotive .American Smelting .Am.Sumatra Tohaceo .American Tri.tutti Tel.American Woolen .Amiromia .[ , Atchison T unit s.K.Baldwin Locomotive .Baltimore and Ohio .Bethlehem Strrl .(ail fur nia Petroleum .Canadian Pacific .Chandler Motor .Chicago Rock Island .torn Products .Coadén OU .Crucible Sleel .Cen era I Motor .Ornerai Llectrlc .Prie lin.Inspiration tonner .Inter.Mere.Prr .International! Paper .Keystone Tire .Missouri Pacific .New-York Central .Northern Pacific .New-Haven .Pan-American Petrol .Pan-American H.Pennsylvania 11IÀ.Vanadium .Pierce Arrow .Bending .Republic t and S.Royal Dutch .Sinclair Oil Cons .Southern Pacific '.Ntudrbakrr .Texas Oil .Union Bag .Vnlon Pacific .I’.-.N.Indus).Alcohol .I’-S Rti biter .l\-S.Steel .Westinghouse .Willy.s Overland .Geoffrton #t Notr e-0»me.Out Midi 24% 106 2 20 h 73 Vj 61 % 13 127 69 Vj 33 99 % 118 54 "i 52 25 U 146 50 24 4 172 % 35 % 57»* U*î 222 ' , 26 24 4 29 'i 38 2 U 12 4 106 4 Ô2 % ;?$ 45 U 41 26 4 *% 54 4 47 4 r.6 x; 22 4 89 4 94 41 4 54 129 4 70 4 32 99 « 59 4 25 105 4 20 72% 61 4 13 % 127 69 V» 33 % too 4 146% 49 25 U 172 V Le fait marquant de la matinée en bourse locale a été une chute de six points du Howard Smith, passé de 62 à 54V4 pour clore à 56‘/i.La préférence Howard Smith est passée de 97 à 96.Les papiers en général ont été faibles.Les deux Spanish Hiver ont perdu chacun Mi point mais l’action commune seule a été active.L’autre n’a eu qu’une lourdeur sympathique car il s’en est vendu moins de cent actions.Le Brompton a perdu un demi-point.Cependant i’Abitibi a réalisé un ijain de % de point et le Lau-rentide et le Price se sont maintenus à leurs niveaux d’hier.Le Detroit était plus ferme ce matin malgré l’incertitude qui règne toujours quant à la déclaration du prochain dividende.On sait que le conseil iFadministration de la compagnie se réunira le 15 avril pour prendre une décision à ce sujet.Ce matin le Detroit a fait 55M., un gain de V* de point depuis hier.Les autres utilités étaient assez vi- Soureuses.LTlIinoi* s’est amélioré ’un jîoint.Le Bell Telephone et le Brazilian étaient légèrement en baisse.Les actions British Empire Steel sont rentrées dans l’ombre.La seconde préférence a cependant réalisé un gain d’un demi-point, à 10^.La préférence Steamship éiait en hausse également d’un demi-point.Le Canadian Industrial Alcohol est retombé à 27 1-2 après avoir fait 28 hier.De dix heure-s à midi il s’est ven-du_ 4,753 actions, dont 936 Abitibi.125 Canadian Industrial Alcohol, 252 Brazilian, 140 Brompton, 270 Canadian Car, 115 Laurentide, 145 Illinois, 195 British Empire Steel, 130 Steel of Canada, 321 Dominion Textile, 105 première préférence British Empire Steel, 235 préférence Spanish River, 456 seconde préférence Britisli Empire Steel.Chez les hors-cotes le Tram-Power reste la vadette du marché.Ce matin lé titre est monté à.5 après avoir ouvert à 4 1-2.Pour une seule vente le cours est tombé à 4 3-8.La demande était bonne en fermeture et il y avait jireneur pour tout ce qui s’offrait.Rien n’indique que la surenchère doive prendre fin._ Le franc français a réagi ce matin.C’est le premier mouvement de réaction depuis que la situation a changé de face par suite de l’établissement de credits sur les places de Londres et de New-York pour permettre à la Banque de France de contrôler la devise française.Le franc français a ouvert ce matin à .0604 et il est tombé ensuite jusqu’à .0588.Ce mouvement de reaction était attendu depuis longtemps par les spéculateurs.On se demande maintenant si ce mouvement de réaction va se poursuivre, „livre sterling fait à Montréal.$4.39 1-2, Le dollar américain fait prime a Montréal de 1 3-4 à 2 1-4 p.c.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie.) BOURSE DE MONTREAL De 19 à 11 heure».ï,*!ï.lv')f„Gana
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