Le devoir, 30 novembre 1923, vendredi 30 novembre 1923
Volume XIV — No 281.i.MONTREAL, VENDREDI, 30 NOVEMBRE 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.f«00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 .MONTREAL ET BANLIEUE.$80.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE, ftfatn SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 Administration, .Main 6153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Pour les Canadiens français d’Ontario t» L’appel de 1’ “Association de la Jeunesse Les Canadiennes françaises On trouvera en troisième page deux pièces d’une très grande importance: l’appel de l’Association catholique de la Jeunesse au Canada français, la lettre par laquelle M.le sénateur Bel-court, au nom de l'Association canadiehne-française d’Education d'Ontario, expose les pressantes raisons qui commandent cet appel.Nous prions qu’on lise avec soin ces deux documents.L’accueil fait à la souscription particulière de Pembroke a donné quelque idée des disponibilités de dévouement, des volontés de coopération qui existent chez nous.Mais le fait, si émouvant qu’il soit, de Pembroke, n’est qu’un incident dans la lutte générale.Nous nous sommes efforcé, ici, de ne le point laisser oublier.D’autres écoles libres ont dû être fondées, qui ont encore besoin d’aide, et la fondation des écoles libres n’est elle-même qu’une des modalités de la défense.D’autres moyens d’action, telle la propagande d’idées, s’imposent, qui tous, en dépit du dévouement et de l’extrême économie des chefs, exigeât des débours financiers.VAssociation de la Jeunesse a donc cru à propos de faire à tout le Canada français un appel qui permettra de mettre à la disposition de l'Association d’Education des ressources matérielles dont celle-ci disposera d’après les besoins particuliers qu’elle est mieux que personne en état de connaître.Il était logique que l'Association de la Jeunesse, promotrice du grand mouvement de 1914, prît cette nouvelle initiative; mais, elle le dit tout de suite, elle n’entend point s’en faire un monopole.Elle fait au contraire appel à toutes les bonnes volontés.Il est à espérer que celles-ci lui seront tout de suite acquises.C’est le temps, pour nous tous, de faire acte de solidarité pratique.Le mouvement, si généreux qu’il ait été, n’a encore atteint que des milieux assez restreints.Il faut qu’il se généralise, qu’il pénètre plus profondément, par exemple, dans le monde des affaires, dans celui des hommes de profession.Outre l’accroissement de ressources qui en pourra résulter, cette généralisation aura le grand avantage d’attester plus éloquemment encore la solidarité nationale, d’apporter à ceux qui luttent aux avant-postes un plus puissant témoignage de sympathie, un plus efficace appui moral.Pourquoi le grand mouvement qui, il v a quelques années, souleva toute la province, ne se répéterait-il point?C’est la même cause qui est en jeu.Et pourquoi les Canadiennes françaises ne prendraient-elles pas dans cette salutaire campagne une part de première importance?Elles savent quel rôle tiennent dans l’effort qui se poursuit là-bas les femmes et les jeunes filles de notre race.Au congrès des instituteurs, qui siégeait en même temps que celui de l'Association d’Education, le printemps dernier, M.le sénateur Belcourt déclarait aux chefs de la minorité, en montrant l’admirable groupe des instituteurs et institutrices où les femmes, naturellement, religieuses et laïques, tenaient la plus large place : Mais qu’aurions-nous pu faire sans elles?.L’occasion n’est-elle point excellente pour les Canadiennes françaises des autres provinces, pour celles de la province de Québec en particulier, d’apporter à cçs héroïnes modestes le témoignage de la plus efficace sÿmpathiè, le concours d’une bonne volonté mu le'» permettra de donner à leur oeuvre plus de rayonnement ?Et, si les femmes veulent s’en mêler, la cause est d’avance gagnée.Orner HEROÜX.gueil de la pureté de leur sang et de la vigueur de leur race, et regardent comme une corruption et une décadence l’influence du Sud, le rayonnement de la culture latine Les autres, au contraire, reconnak-soirH'âeureuse influence de la civilisation latine sur Teutons et Anglo-Saxons.C’est le coup de ciseau de l’ouvrier qui polit la pierre brute.En Grande-Bretagne, des historiens comme Macaulay, et à plus forte raison des écrivains moins humanistes que lui, déplorent comme un malheur la conquête de l’Angleterre par les Normands.Un nationalisme mal entendu fausse le jugement.La France, aussi, a ses détracteurs de la domination romante, partisans de Ver ungétorix con re César.M W -T.Waugh, professeur d’histoire à McGill, qui a donné hier, au Victoria College, la première d’une série de trois conférences sur les relations anglo-françaises au Moyen Age est libre de ces préjugé».II pratique la méthode objective de Fustel de Coulange.C’est ainsi que, regardant le passé avec les yeux d’un contemporain de Harold ou de Jeanne d’Àrc, il en arrive à cette conclusion : l’Angleterre n’a pas reçu de plus grand bienfait que ’a conquête normande, don de civilisation.Les relations de la France et de l’Angleterre sont à l’ordre du jour.Au vulgaire, elles pourraient sembler une chose qui possède une importance récente.Mais il n’est guère de question internationale qu’on puisse saisir sans des notions d’histoire.A plus forte raison, quand il s’agit de deux pays qui ont eu plus de rapports ensemble, soit à titre d’amis, soit à titre d’ennemis, que tout autre peuple européen.Et ces pays ont marché à la tête de la civilisation enropéenne.La politique actuelle s’éclaire des reflets d’hier.Le cours porte sur les premières relations entre Français et Anglais, quand les événements créèrent l’intimité entre eux.Il faut juger les Quel médecin achèvera le Canada agonisant?C’est le secret d’un roué et chenu politicien de Montréal qui croit à la mort du Canada — Le parti conservateur divisé — Le culot des transfuges de 1921.» M.Mackenzie King est débarqué cet avant-midi à Halifax Ottawa, le 29.— M.Meighen et, avec lui, l’opposition officielle, étaient décidément satisfaits de la tournure que prenaient les événements.M.Ferguson venait de monter au pouvoir en annihilant presque complètement le parti progressiste et le parti libéral, les libéraux de ITle-du-PrincC-Edouard venaient d’être défaits à plate couture par une opposition conservatrice et la réaction se dessinait un peu partout, trois ans à peine après la grande défaite.Dans le Nouveau-Brunswick, dans Québec même, dans la Nouvelle-Ecosse et surtout dans la Colombie anglaise, les conservateurs comptaient sur un raffermissement soudain de leur près tige et sur des gains certains, bien que partiels.En un mot les promesses d’avenir étaient satisfaisantes sans être magnifiques.Mais les conservateurs de Montréal viennent de jeièr à bas cet édifice de belles espérances.Sous la direction de lord Atholstan, ils ne veulent pas entendre parler de M.Meighen Tt ils intriguent pour le remplacer par un chef de leur choix.Ces gens qui se disent conservateurs sont précisément les gens qui ont rendu possible la victoire complète des libéraux, dans Québec, aux dernières élections fédérales.Sans leur concours actif, rusé et continu, M.Mackenzie King n’aqrait pas aujourd’hui en arrière de lui un bloc solide composé des soixante-cinq députés de notre province.Deux ou trois comtés auraient élu des conservateurs.Mais l’illogisme n’est pas un obstacle pour eux.Us ont combattu pour le premier ministre actuel en 1921, parce qu’ils pensaient y trouver leur avantage.Ils veulent aujourd’hui combattre pour le parti co$fcervateur parce que M.Mackenzie King ne leur a pas donné satisfaction.Alors ils veulent tout chambarder dans le parti qu’ils ont trahi et qu’ils ont été les premiers à conduire à la défaite; ils veulent même pays étaient étrangères ies lui donner un autre chef lorsqu’ils unes aux autres.L’habitant de l’An-,ont été incapables de faire élire, ou oieterre du sud considérait comme qu’ils n’ont pas voulu fgire nL -e un faits, non pas avec les yeux d’un moderne, mais dans l’esprit du temps.Le sentiment de la nationalité a été long à s’éveiller au Moyen Age.Il ne s’est épanoui qu’au dernier siècle (celui de Jeanne d’Arc).La passion de l’indépendance nationale est d’origine très moderne.Aux théorisions qui attribuent a ia self-determination des racines dans la nature humaine ellc-nicme, l'histoire inflige un démenti.Au Moyen Age les régions d’un étaient étrangères les Pillet du soir Trait de moeurs D’éducation, d’accent et même d'allure, mon , amie la Française, s'accusait aussi canadienne que nous et moi.C’est seulement par échappées que son sang criait: Vive la France.Un soir, nous causions plusieurs ensemble et c’était à qui rappellerait ses plus beaux souvenirs, Mon amie nous parla du temps où elle était jeune, c'est-à-dire de l'époque où elle était libre au lieu d’appartenir sept heures chaque jour à un patron qui lu salarie.Naturellement, c’était le bon temps.Ainsi, l’été, elle partait tôt, le matin avec sa vieille maman et, leur goûter sous le bras, elles allaient irnsser la journée dans la paix et Tair sain de la montagne.Auparavant, mon amie avait passé chez le libraire de ¦ ses préférences et, en échange de quelques pièces de monnaie, elle s’était procuré un livre qu'elles lisaient en musant, sa mère et elle.Ce détail eut un gros effet.On regarda mon amie avec des peux plus grands que nature, puis, on les voila à demi, par pitié pour elle.Enfin, aux lèvres qui faisaient la moup, quelques critiques effleurèrent.—Vous achetiez ainsi un livre, seulement pour passer le temps?—J’aurais compris que vous donniez votre argent pour une boite de chocolats, mais un livre.On en trouve gratis à toutes les bibliothèques et si on ne se trouve dans l’obligation d’en faire cadeau, pourquoi s’embarrasser d’un livre?—Souvent, fit en riant mon amie, nous ne le rapportions même pas.Nous l'oubliions quelque part dans la montagne: c'était suivant l’ouvrage.Alors, celle qui n'avait pas encore parlé éclata: —Très bien, dit-elle, et ensuite, les Français nous reprocheront notre manque d’économie.Us disent que nous mangeons trop richement et que nous nous habillons*avec extravagance! Telle fut l’étonnante aventure qui advint à mon amie la Française.J’ai pensé la nécessité de maintenir les grandes traditions Qu’ils nous ont léguées.Pour l’impôt On commence à parler de la session prochaine et, à cette occasion, on évoque la possibilité de dégrèvements d’impôt.Nous ne savons s’il y aura dégrèvement, mais il devrait sûrement y avoir remaniement.On devrait prendre le moyen d’alléger davantage le fardeau des pères dd famille qui ont charge de nombreux enfants, de rétablir l’équilibre entre les époux qui sont mariés sous le régime de la communauté de biens et ceux qui sont mariés sous le régime de la séparation, d’établir enfin une différence entre les contribuables qui ne possèdent que leur salaire et ceux qui jouissent de revenus réguliers.Mais, si l’on veut être bien sûr que cela se fera, il faut ne laisser passer aucune bonne occasion de rappeler aux hommes politiques l’urgence de cette réforme.Les méthodes nouvelles C’est la premième fois probablement qu’on aura employé sur une aussi grande échelle les méthodes de transmission de la voix humaine que la science a récemment mises au service des meneurs de campagnes électorales.Grâce à elles, aujourd’hui, un discours prononcé dans une salle quelconque peut être entendu à des centaines de milles et trente ou quarante mille auditeurs peuvent, sur un même terrain, écouter le même orateur.Les appareils sont d’une perfection telle qu’ils peuvent même jouer de mauvais tours aux orateurs, et l’aventure vient d’arriver à M.Lloyd George lui-même.Trente ou quarante mille personnes l’écoutaient hier à Bochdale, lorsqu’il s’écria: “La victoire de John Bright fut une victoire du Lancashire.” Songeant à jeter à la foule un autre nom retentissant, il demanda à mi-voix à ses voisins: "Et Cobden?était-il du Lancashire?” mais, jusqu’aux extrémités de la foule, l’appareil indiscret jeta tout de suite la question.On devine l’éclat de rire, auquel &Ulcze* —._ .un étranger celui 4u nord.Ce particularisme existe même aujourd’hui, et il est singulier d’entendre les gens de l’île de Man appeler foreigners ceux de la côte.A plus forte raison, les horizons étaient-lils limités au onzième siècle.La coutume locale était très forte.Il n’y avait pas de tradition nationale.La civilisation de l’Europe occidentale avait une trame et une teinte uniforme.Les institutions étaient internationales: l’Eglise, avec son pape choisi dans les rangs de n’importe quelle race, avec scs grands Ordres, établis en tous pays, la féodalité partout répandue, la chevalerie et son code reconnu en tous lieux, les écoles et les méthodes d’enseignement de nature semblable.Les lettrés avaient une langue internat!onale : le latin, une langue vivante, plus souple qu’à l’époque de Cicéron.Le baron et l’évêque se sentaient plus près d’un baron et d’un évêque lointains que des manants du voisinage.Cosmopolitisme en haut, âme amorphe en bas.En Angleterre, il n’y avait pas d’unité nationale.Les invasions saxonnes et danoises avaient créé au milieu des indigènes un fouillis de races.Le royaume était une agglomération de duchés jaloux les uns des autres.Il y avait encore moins d’unité en France.Deux pays distincts: le Nord et l’Est, pays de la langue d’oïl; le Sud-ouest, pays de langue d’oc.Des duchés féodaux presque indépendants dont Tu" la Normandie, avait ir- souverain ns puissant que le roi de France.En 108 un duc de Normandie, Guillaume 1er, conquiert l’Angleterre.Le peuple anglais, d’esprit lourd, peu dégourdi, est alors en arrière de l’Europe au point de vue culture morale et intellectuelle.La résistance au conquérant est locale.Le conquérant l’écrase sans merci.Les vainqueurs sont les gens les plus entreprenants de ï’Eurepe.A leur sang Scandinave, ils doivent une énergie et une vigueur particulières, et leur versatilité.Us sont imprégnés de civilisation française, ils sont francisés.Violentés dans leurs coutumes, spoliés souvent, secoués au milieu de la routine fami seul des députât qui le composent Les conservateurs ressentent vivement cette intrusion.Ceux de la province d’Ontario s’amusent fort aux dépens de ceux de Montréal.En mage d’une puissante noblesse.Guillaume le Conquérant prit soin d’assurer la réalités du pouvoir de la Couronne.11 n’y eut pas de souverains plus puissants que les rois normands d’outre-Manche au Moyen Age; il n’y eut pas de pays mieux gouverné que l’Angleterre.Le meilleur de la conquête normande venait des Français, mais les institutions greffées étaient la commune propriété de l’Europe occi dentale.Les relations sont constantes entre la France et l’Angleterre.L’aristocratie parle français.El'e possède des domaines en France.Au douzième siècle, elle en acquiert en Ecosse.Des barons se trouvent ainsi les féaux de trois souverains : ceux d’Angleterre, d’Ecosse et de France.Ces gens-là ignorent le pa- voilà des gens pour dicter au parti conservateur sa politique future et pour le doter d’un nouveau chef, disent-ils à qui veut les entendre.Us sont les premiers auteurs de notre défaite de 1921, ils n’ont pas encore voix àu chapitre et ils voudraient déjà qu’on leur abandonne toute la direction du parti.Et ils se gaussent de lord Atholstan qui, pour le moment, semble un malade qui ne sait plus sur quel côté se coucher, qui se tourne à droite, qui se tourne à gauche, qui chuchote son “murmure de mort” dans le Star, qui se mue en "murmure de vie” dans le Herald, qui n’est content ni de M.Mackenzie King, ni de M.Meighen, ni de M.Forkc, qui assaille les autres jour naux libéraux et les autres journaux conservateurs en compagnie de qui il faisait sa campagne fameuse de 1921, qui n’esl pas satisfait de la politique financière du gouvernement, de sa politique d’immigration, ni de celle de l’opposition sur tous ces points et sur d’autres, qui voudrait enfin tout tourner sans dessus dessous, au gré de sa fantaisie apparemment toujours changeante et de ses intérêts.Et celte allégeance qu’il retourne aujourd’hui au parti conservateur, il peut la reprendre demain et en gratifier ses amis d’hier qui sont ses ennemis d’aujourd’hui.Et il n’y a pas jusqu’aux journaux libéraux de l’Ontario qui se mettent de la partie pour reprocher au grand magnat de Montréal son attaque sauvage contre le chef de l’opposition à propos de quelques propos inoffensifs, tenus dans notre province.Si les libéraux étaient aussi sévères pour leur chef, il y a longtemps qu’ils l’auraient mis à la porte.Durant la dernière session, au cours d’un banquet qui lui était offert, M.Mackenzie King ne se plaignait-il pas, en effet, de l’isolement où l’exercice du pouvoir mettait un individu?Des gens mal disposés insinuèrent ce jour-là que notre premier ministre servait à ses auditeurs, sur une note triste, un discours prononcé peu de semaines auparavant, sur la note gaie, par le gouverneur général du Canada, au grand banquet annuel de la galerie de la presse?Et si les journaux libéraux avaient agi comme le Star, ils auraient pris à partie M.Mackenzie King et lui auraient dit de se démettre tout de suite de ses fonctions s’il trouvait trop lourd le faix du pouvoir.Mais les libéraux sont un peu plus indulgents que lord Atholstan et savent pardonner des vétilles, ou plutôt de petites incongruités qui n’ont pas beaucoup de conséquences.Mais voua des points secondaires.Le point important dans toute cette histoire, c’est que les conservateurs sont divisés, qu’ils étalent le spectacle de leur division, au lieu de le dérober habilement derrière des écrans, comme font ordinairement les partis politiques.Les conservateurs de Montréal, nul ne l’ignore, sont puissants et riches.Leur adhésion à un parti ou à l’autre est précieuse.S’ils s'étaient ralliés directe- Le premier ministre du Canada, de retour de la conférence impériale, a mis pied à terre vers neuf heures — Dans un communiqué remis à l’agence de presse canadienne il exprime son plaisir de rentrer au pays et trace un sombre tableau de la situation européenne.La Nouvelle-Ecosse lui a donné une réception ce midi — Il parlera ce soir dans une grande assemblée en faveur de George Redmond._., .ment et honnêtement nu parti con- triotisme.Si une tendance se nm-1 S(,rvateuI% i]s iui auraient donné, n if este chez eux, c’est à devenir pour ia prochain anglais.Au bout d’un sièçle, il est presque impossible de différencier parmi les nommes libres le Normand de l'Anglais.Il y a de nombreux mariages entre les deux éléments qui s’entendent très bien.Des barons tiennent des fiefs du roi d’Angleterre, d’autres du roi de France.Sous Henri 1er, pas de sentiment d’inimitié entre les deux royaumes.Henri II établit entre eux un rapprochement plus intime.Sa femme hii apporte en héritage la moitié de la France : la Normandie, l’Anjou, une partie de l’Aqui-taine.U fonde une administration unique.Si son oeuvre avait vécu, l’éveil du patriotisme anglais et français eût été fort différent.Au douzième siècle, il se produit une renaissance intellectuelle moins célèbre que celle des quinzième et seizième siècles, mais aussi féconde en résultats.L’Italie et la France sont les jardins de cette floraison philosophique et littéraire.Les plus grandes écoles sont en France.Les Anglais affluent à Paris autour des chaires où un Abé nés ont pu haïr lcsM«rd enseigne.Oxford n’a qu’un .» s-, s.« «v t I r\r* 'j I Hère, les indigène usurpateurs, mais surpateurs que d’étrangers.Le plusi usurpateurs, mais plutôt à titre û’u-1 ravonnt>men, ',>ra'' En résumé, l’Angleterre a profité important résultat de la conquête, i du siècle et demi qui a suivi la con-c’est de tirer le pays de la léthargie I quête.L’orgueil national est l’écuetl dans laquelle il était tombé à la fin | de l’his'torien.Tl serait fou de nie.' du régime anglo-saxon.La vie du! qu’aux onzième et douzième sièelar ses luttes pour défendre la foi et son zèle pour l’évangélisation des nouvelles terres qu’avaient découvertes le génie de Colomb.C’est Dieu qui confia à Ferdinand et Isabelle la mission d’éclairer de la lumière du Christ les peuples nouveaux et l’Espagne se glorifie, poursuivit le royal orateur, d’avoir donné la vie à vingt nations américaines qui, avec elle, forment une si grande partie du monde civilisé.Alphonse XIII formula le voeu que le peuple espagnol continuât toujours à contribuer largement à la gloire de Dieu et au bien de TEglise; il demanda que l’Eglise catholique coopérât toute à ce programme; il s’offrait au Pape avec toute la nation qui est prête même à une nouvelle croisaae, au besoin, car l’Espagne reste disposée à n’importe quel sacrifice pour suivre la voix du Pontife.Il termina en demandant la Bénédiction apostolique pour sa famille et son peuple.Après ce discours, Alphonse XIII monta au trône pontifical, Pie XI l’embrassa.Le roi baisa la main du Pape et alla s’asseoir au trône à côté de la reine, REPONSE DU SAINT-PERE Le Pape dit combien il était heureux de souhaiter au roi la bienvenue en cette ville de Rome, qui vient de célébrer les centenaires de saint Ignace de Loyola, de saint François Xavier, de sainte Thérèse de Jésus, ces géants de la sainteté.Il l’était aussi de pouvoir souhaiter la bienvenue à la reine à laquelle il avait offert la rose d’or en signe de sa bienveillance.Il avait entendu avec émotion le roi d’Espagne se glorifier de son titre de roi catholique et s’offrir avec son peuple à l’Eglise avec l’ardeur d’un croisé.Le Pontife est fier de compter dans l’universelle famille catholique un roi si profondément croyant et un peuple si magnifiquement chrétien.Pie XI fit alors à son tour un lumineux tableau des gloires chrétiennes de l’Espagne et déclara qu’en embrassant le roi ü avait exprimé de la façon la plus claire ses sentiments, car c’est toute l’Espagne qu’il avait voulu embrasser en même temps, et il avait senti que le roi portait en son coeur le coeur de son peuple, comme au jour où sur le sommet de Notre-Dame-des-An-ges, en 1919, Alphonse XIII a consacré l’Espagne au Sacré Coeur de Jésus, Dan* ce Coeur divin, le Pontife retrouverait chaque jour l’Espagne, en priant pour elle, il lui demanderait pour la noble nation les bienfaits de l’unité, et de la paix dans la prospérité et la gloire, en un mot, la paix du Christ dans le régne du Christ.L’Espagne — le Pape n’en doute point — marchera toujours dans la vole de l’Eglise catholique unique, expression complète du christianisme.En ce chemin, l'Espagne bénéficiera toujours de la collaboration du Pape et en même temps de celle de l’episcopat et du clergé espagnol qui sont une gloire de l’Eglise catholique.Pie XI termina en bénissant le roi, la reine, I leurs enfants si chers à l’Espagne, ' la reine mère et toute la famille royale, la magistrature, l’armée et la nation entière.Le Pape et le roi Alphonse XIII eurent ensuite un entretien privé dans lu bibliothèque particulière.Un congrès de voyageurs de commerce La “Dominion Commercial Travelers’ Association” tiendra ses assises annuelles A Thôtol Windsor, le 15 décembre, pour durer trois jours et se terminer par un banquet lundi soir le i7 décembre, (•’association compte un effectif de 12,000 membres dans tout le Canada et scs finances sont prospères.M.John Perry, de Montréal, en est le président; M.Pierre Rolland, vice-président et M.Max Murdock.trttfcfkrti»r.A st .:ien semblent être deux chez j aeeond cédant te pas au pre-ffüt est souvent exquis et dans lëf cas fort distingué et tpu-G’est un très beau b: music: lulTle mler tous iea jours vivant.mon qu’on ________________, en entend par exemple dans Mi ha Elman un merveilleu* vioh nlste, sans stque qu’il rtté, il y a de L’air V ‘ est un très beau bava entendre, comme is- ________________ .close préoccuper de la md-serL Non pas que Graveure n’eût nas urt excellent programme i Frank, paladlhle, Dupare, Saint-Saëns, Debussy, Massenet, du folklore hongrois et anglais, Moussorgski, Haen-del, Schubert.Au point de vue vocal et expressif, on ne peut rien désirer de mieux j A celui de la veil y a des réserves k faire.tslon fugitive et l’air du Toréador donné en rappel visaient plus k l’effet qu’à autre chose, Vln-vttation au voyage a été d’une mélancolie désespérante, mais d’un autre côté, deux mélodies de Saint-Saëns î Mal et Petite Main ont été délicieuses et le Nocturne de Gésar Franck, d'une grande délicatesse.Somme toute.Louis Graveure est un chanteur qu’on entend avec uloi-sir et dont l’Influence sur ses auditeurs ac comprend.Suprêmement à l’aise dans tout ce qui demande de l'élégance et de la distinction, il sait manier un organe très sympathique avec toutes les ressources d’une profonde science du méconisme de son organe.Il était accompagné avec une étonnante fidélité par M.Arpad San-dor qui joue fort bien du piano et sait ne pas rester dans un effacement trop humble.M.Sandor a joué la Polonaise de Liszt ovec un mécanisme Impeccable.Fréd.PELLETIER.MERVEILLEUSE OCCASION poor SAMEDI, LUNDI ET MARDI Examen scientifique de la VUE Verres et Montures de Première Qualité, $6.50 Complet TAH-FA VREAU, liée Opticien— L.FAVKEAC —Optométriste SPECIALITE Nona donnons nne garantie 197 Ste-Catherine Est.TEL.EST 1S71 Brodeur sera pendu vendredi Raout Brodeur, détenu actuellement à la prison de Bordeaux et reconnu coupable du meurtre de Henri Royer, »era pendu vendredi, prochain A moins d’événements imprévus.R devait monter à Téchafaud le 19 janvier dernier, mais sa cause avait été portée successivement en Cour d’appel et en Cour suprême.Brodeur a été jugé par le juge Joseph Demers, sur des preuves de circonstances.La Ligue de la sécurité publique AL Arthur Gahoury, ancien surintendant de la compagnie des tram-ways, est devenu gérant de la nouvelle ligue qui vient d’être créée dans la province pour prévenir les accidents.La Ligue recherchera tout spécialement les causes de ces accidents afin d’indiquer ensuite un remède efficace.C’est un problème.La circulation plus intense des automobiles et des camions dans les grands centres multiplie les dangers et les pertes de vie; la distraction des chauffeurs et leur imprudence aussh font craindre pour la vie des piétons.La Ligue s’appliquera à l’étude de toutes ces causes.Adoration nocturne Les adorateurs sont convoqués pour dimanche soir, le 2 décembre à la basilique, pour 8 heures, à “office des Quarante heures; que tous soient présents.Bordeaux à besoin d’un comptable A la demande du gouverneur de la prison de Bordeaux, le juge Monet a condamné le comptable Fr-X.Archambault, à trente-six mois de détention à la prison de Bordeaux au lieu du pénitencier.M.Napoléon Séguin a déclaré que la comptabilité de la prison exigeait les services du prévenu.Le Juge Lacroix a siégé pour la première fois hier à la Cour des T sessions.Me Philippe Brais lui a présenté une paire de gants blancs comme symbole de Tincorruptibili-té des magistrats et M.Joseph Cohen lui a offert les félicitations du barreau.Une belle tapisserie Paris, 30 (S.P.A.) — La grade tapisserie intitulée “Départ des troupes américaines de Philadelphie”, que le gouvernement français doit offrir aux Etats-Unis, sera bientôt achevée aux ateliers de Beauvais.Six tisserands spécialement choisis sont depuis trois ans attelés à l’ouvrage.La tapisserie sera exposée à l’Exposition internationale des Arts décoratifs de Paris et sen ensuite expédiée aux Etats-Unis.Une copie en sera gardée au musée de la guerre avec d’autres tapisseries qui sont actuellement en cours de fabrication aux Gobelins, La tapisserie destinée aux Etats-Unis a une surface de 38 mètres carrés.Elle représente des artilleurs défilant dans, une rue.Au premier plan se voit un porte-drapeau à cheval déployant les couleurs a-méricaines.Dans la large bordure H r A PARTIR DE DIMANCHE AU SAINT-DENIS PERSONNES de to il* in l.o i TunlfTere cent race sur cette pellicule intitulée 1 f Sa Sainteté le PIE XI Fellicaie* •utorteéee «pprra-rées per Se Sainteté SCENES MERVEILLEUSES DE ROME, LE VATICAN.LA BASILIQUE SAINT-PIERRE ET LE CONGRES EUCHARISTIQUE INTERNATIONAL PRIX POPULAIRES A Partir du Dimanche 2 Déc.ST-DENIS v'T'æ irs: Vous Pourriez Gagner $15.00 en bijouteries en a-chetant le BEURRE TRIOMPHE (le meilleur) Exiger-Ie de rotre faurnlueur.Reçu fret* teas les jours et garanti par S.L.CONTANT, sont illustrés les faits d’armes da Lafayette et de Pershing avec les deux dates : 1776 et 1917.L’élection d’Yamaska sera contestée Nous apprenons de bonne source e la dernière élection partielle ans Yamaska sera contestée.On sait que les deux candidats en présence, étaient M.Henri Niquet, conservateur, et M.David Laperrière, libéral, et que ce dernier a remporté la victoire par une faible majorité.iîWWMWiWl Cette extension installée à votre portée en haut vous épargne l’ascension de l'escalier Epargnez-lui la peine de courir d’une chambre a l’autre.OUEL est le Cadeau que votre femme ou votre mère appréciera davantage qu’im téléphone d’extension1# Elle a mieux à faire que de passer son temps ou dépenser ses forces à monter et descendre les escaliers en courant pour répondre au téléphone et faire ses appels.Les téléphones d’extension ne coûtent que $1.24 par mois! L’installation n’est que de $1.00.Ils sont d’qne commodité merveilleuse.Un équipement Jack-and-Plug est aussi très commode et excessivement bon marché.Il vous permet de vous servir de votre téléphone -de bureau en plusieurs endroits différents.Vous pouvez garder votre appareil dans le salon pendant la journée et le mettre le soir à la tète de votre lit! Si vous donnez immédiatement votre commande, nous pourrons installer votre extension de téléphone ou votre équipement Jack-and-Plug pour la Noël ou le Jour de Tan.THE BELL TELEPHONE CO.OF CANADA F.G.Webber, Gérant Chaque Téléphone Bell est une station de.longue distance Volume XIV — No 281 MONTREAL, VENDREDI, 30 NOVEMBRE 192Ï 3 CALENDRIER DEMAIN: «ataedi.1er décembre 1KI.De U B.V.Merle, simple.Lever du soleil, 7 h, 26 m.Coucher du soleil, 4 h.12 m.P.Q.le 14 à 9 h.44 m.du soir.P.E.le 23 à 2 h.39 m.du matin.N.L.le 7, à 8 h.36 ni.dusoir.I>.Q.le 30, à 4 b.13 m.du soir.D.u.le 1er, à S h.15 m.du matin.DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes les nomwUes per nos rédscteurs, nos correspondants pt les serriees de dépêches àa monde entis»' DEMAIN PLUIE MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum, 42.Même date l'an dernier, 41.Minimum aujourd'hui 2S.Même date l'an dernier, 29.BAROMETRE g heures a.m.29.64.11 heures a.m.29.72, 1 heure p.m.29.70.POUR LES CANADIENS FRANÇAIS DE L'ONTARIO L’Association catholique de la Jeunesse lance une nouvelle campagne de souscription — Appel à toutes les bonnes volontés.Les besoins urgents — Une lettre de M.le sénateur Belcourt au nom de l’Association canadienne française d’Education d’Ontario.Ou nous communique les pièces suivai tes, dornt nos lecteurs, saisiront tout de suite l'importance: POUR LES CANADIENS FRAN- ÇAIS DE L’ONTARIO.Bien des soucis nous réclament.Ils s’absorbent tous dans le plus profond : venir en aide aux écoles 'de l’Ontario.A neuf ans d'intervalle, VAssociation catholique de la Jeunese canadienne-française lance un nouvel appel en faveur de nos compatriotes ontariens.Depuis 1914 la lutte soutenue par les Canadiens français de l’Ontario pour la liberté de l’enseignement a revêtu diverses formes qu’il appartenait aux chefs de la résistance de choisir.Les espoirs de paix fondés sur le respect des droits de chacun demeurent irréalisési L’heure de la justice n’a pas encore sonné et l’épreuve qui se prolonge grandit ces âmes fortes.Devant l’agression s’est dressée une volonté indomptable que l’effort continue d’exalter.Le spectacle d’un aussi énergique courage n’a cessé de provoquer chez nous une profonde admiration.La situation récemment mise en plus vive lumière par les incidents de Green Valle’' de Windsor et de Pembroke, l’énormité des sacrifices que la résistance nécessaire impose à nos compatriotes de la province voisine commandent plus que la louange; elles nous tracent l’impérieux devoir de leur venir en aide d’une manière efficace.Soucieuse d’y mettre cette froide mais inébranlable détermination qui caractérise la lutte soutenue par nos compatriotes de l’Ontario, l’A.C.J.C.entreprend une nou-• velle souscription dont le produit sera versé à l'Association canadien-ne-française d’Education d’Ontario, organisme directeur compétent et autorisé, qui le distribuera suivant les meilleurs intérêts de la cause qu’elle a mission de défendre.En offrant son concours actif à la minorité ontarienne, l’A.C.J.C.a la conviction de servir les intérêts supérieurs de la foi et de la langue.Ce qu’elle offre à nos compatriotes éprouvés, c’est le gage d’un attachement vrai, le fruit d’une sympathie pratique, le témoignage d’une solidarité croissante.L’A.C.J.C.invite avec instance tontes les sociétés religieuses, nationales, d’assistance mutuelle et de bienfaisance toutes les organisations dont l’influence se fait sentir quelque part au Canada français, à lui accorder l’appui dont elle a besoin pour soutenir efficacement l’effort de ceux qui dans la lutte actuelle donent l’exemple du plus pur patriotisme.Rannelons-le.Leurs intérêts sont les nôtres; les droits en jeu sont communs à eux et à nous.Le Comité central de l’A.C.J.C.LA LETTRE DE M.BELCOURT Ottawa, le 14 novembre 1923 M.Joseph Blain, avocat, Président de PA.C.J.C, 90, rue Saint-Jacques Montréal, P.Q.Monsieur le président.Pour répondre au sursaut d’indignation soulevé par la révélation de l’état permanent d’oppression qui existe à Pembroke, at dont les dernières manifestations ne sont qu’un épisode, au sentiment d’admiration suscité, d’un bout à l’autre du pays et en particulier dans la province de Québec, par la fière conduite de nos compatriotes «t pour en même temps se rendre au désir, plusieurs fois déjà manifesté, d’alléger le fardeau si généreusement assumé ^par les pères de famille à Pembroke et ailleurs, votre Association a eu la généreuse idée de nous offrir ses services et son dévouement pour diriger et recevoir les souscriptions qui s’offrent de touiîes parts et en faciliter d’autres.Aux jours sombres de 1914, grâce au concours enthousiaste de votre Association qui s’est traduit dans l’organisation d’une souscription dont le succès fut merveilleux, notre Association a pu tenir tète à l’orage, assurer la subsistance à nos instituteurs privés de leur salaire, épuiser auprès des plus hautes autorités du pays et de l’Empire, non sans succès, tous les moyens d’obtenir justice.Depuis ont été érigées des écoles libres bilingues à Green-Valley, dans le diocèse d’Alcxandria, à Pembroke, dans le diocèse du même nom, et à Windsor, dans le diocèse de London.Toutes sont d’absolue nécessité et elles sont maintenues au prix d’un double impôt que doivent payer ceux qui les supportent.Elles ont été placées à ces endroits par les ehbfs de famille comme une revendication vivante du droit des narents sur l’éduca*ion de leurs enfants, un démenti constant à l’assertion que les Canadiens français s’accommodent au régime qu’on veut leur imposer, une protestation efficace contre le système de dénationalisation qu’un certain nombre de coreligionnaires de langue anglaise cherchent à imposer aux Canadiens français, mais surtout pour fournir aux enfants canadiens-français l’enseignement des deux langues officielles donné selon les véritables méthodes pédagogiques.Les écoles de Green Valley et de Windsor ont démontré encore une fois et d’une manière bien éloquente que les méthodes d’enseîgne-menit préconisées et demandées pour nos compatriotes d’Ontario Ï»ar notre Association sont les seu-es par lesquelles il est possible d’enseigner d’une manière convenable les deux langues officielles du pays.Ces écoles ont pleinement répondu à l’attente de ceux qui ont fait les sacrifices nécessaires pour les établir.Elles sont indispensables.Il faut qu’elles demeurent et fonctionnent.Toutes ont besoin d’une assistance financière que notre Association ne peut donner.Nous avons encore d’autres témoignages; en particulier l’école de pédagogie ouverte à l’Université d’Ottawa.Les écoles pédagogiques officielles ne répondent nullement à nos besoins et à nos aspirations légitimes et leur sont plutôt nuisibles.A ceci nous répondons en fondant une école de pédagogie qui nous fournira des instituteurs et des institutrices avec des brevets supérieurs que ne donnent pas les institutions neutres et unilingues.Voilà des raisons urgentes qui nous pressent à accepter l’offre de votre Association si généreuse et si Opportune de renouveler auprès de nos compatriotes la souscription de 1914.Il convient que ce soit l’Association de la Jeunesse qui se charge de cette souscription puisque c’est elle qui a pris l’initiative et a assuré le succès de celle qui fut faite il y a dix ans.Les autres sociétés nationales qui nous ont offert leurs services avec enthousiasme seront heureuses, nous n’en doutons pas, de coopérer avec les jeunes pour rendre cette souscription aussi abondante que possible.Une souscription dans laquelle tous seront -unis dans un même esprit de coopération dira bien haut aux compatriotes opprimés l’encouragement dont ils ont un si pressant besoin, et témoignera d’une solidarité que l’adversaire lui-même ne pourra s’empêcher d’admirer, et par-dessus tout assurera le maintien et la fonction de plus en plus fructueuse de ces écoles libres.Veuillez agréer, monsieur le président, l’expression de nos meilleurs sentiments.L’Association Canadienne-française d’Education d’Ontario, (Signé) N.-A.BELCOURT.M.Taschereau ne peut dire que M.Noël a cherché à supplanter M.Nicol _______ • Le premier ministre de la province, dans l’interro-aratoire qu’on lui a fait subir ce matin, déclare qu’il ne se souvient pas de la prétendue entrevue Taschereau, Lemay, Nicol et Simard — Le Dr Noël aurait dit au procureur général que M.Nicol faisait tort au parti dans les Cantons de l’Est — M.J.-E.Caron rend témoignage sur la demande d’octroi de la part du défendeur — La cause est ajournée à mardi.Sherbrooke, 30.(De notre envoyé spécial).— La séance de ce matin a débuté par le contre-interrogatoire de M.le juge Lemay.Auparavant l’ajournement de la cause a été décidée de vendredi midi à mardi prochain.M.Lemay repète que plusieurs personnes lui ont parlé de la rumeur, mais ajoute qu’il ne se rappelle pas de leurs noms, n’y ayant pas attaché beaucoup d'importance.M.Lemay a parlé à différentes personnes de l’Association libérale; il croyait de son devoir de le faire.Il ne croit pas que le docteur Noël lui ait parlé des affidavits, ni de faire une enquête.Il a dit seulement qu’il serait bon d’attirer l’attention du premier ministre sur ce point.Lors de la rencontre de MM.Le-may, Simard, Nicol et Taschereau, à Montréal, sur la question de savoir qui devait obtenir le permis, de Gagné ou de Benoit.M.Taschereau s’est ennuis du dossier de chacun des applicants.M.Lemay est resté sous l’impression qu’à l’assemblée de 1917, M.Noël s’était rallié à l’assentiment général.A propos de la visite de M.Noël auprès du premier ministre, soi-disant pour protester contre la nomination de M.Nicol suivant ce dernier, M.Lemay a dit que MM.Noël et McCabe se sont rendus simplement pour demander un portefeuille pour Sherbrooke, et non pour dégommer M.Nicol.M.Lemay parle aussi d’une autre rumeur relativement au commerce des boissons alcooliques et dans laquelle on mêlait le nom de M.Nicol.M.TASCHEREAU M.L.-A.Taschereau est appelé ensuite à témoigner.M.Taschereau a identifié tout des à M.Simard.Il est donc fort possible que l’entrevue ait lieu.M.Taschereau admet que la Commission des liqueurs relève plus particulièrement du trésorier provincial que des autres ministres.M.Taschereau reconnaît une lettre que M.Noël lui a envoyée sur la question des malaises de fa ville de Sherbrooke au sujet des liqueurs, et des rumeurs qui couraient sur M.Nicol.M.Taschereau admet que M.Noël hii a demandé d’intervenir.En 1917, M.Nicol n’avait pas le patronage exclusif à Sherbrooke.M.Nicol était alors uniquement subs titut du procureur général.Le témoin déclare que, comme chef de cabinet, il ne peut dire que M.Noël a fait des tentatives pour supplanter M.Nicol.M.Noël, déclare M.Taschereau, m’a dit que M.Nicol détruisait le prestige du parti dans les cantons de l’Est et qu’il devrait rentrer dans la vie privée.M.Taschereau connaît M.Nicol et l’a toujours trouvé très franc, très loyal et très dévoué et que le gouvernement l’a estimé et en est satisfait.M.Noël, dit le témoin, a eu plusieurs entrevues avec lui où il lui a exposé les buts de son projet.Le montant que M.Noël voulait avoir été environ de cent mille dollars, d’après l’ensemble des conversations.y M.Noël lui avait dit que cent mille dollars avaient été dépensés.En plus, $65,000 ont été dépensés pour l’entretien.M.Noël a déboursé $40,000 de son argent pour le développer.j Les difficultés ont surgi d’abord, au sujet de l’octroi de l’assistance publique.M.Noël trouvait que la loi ne lui donnait pas satisfaction.Il voulait une somme spéciale qui M.MACKENZIE KING A HALIFAX Le chef d’Etat canadien dit que l’Empire britannique est le modèle des ligues de nations — Il convient, dit-il, de ne pas s’immiscer dans les élections anglaises — Les bons offices de notre haut commissariat à Londres.a u rcaurf 3 u , 1 1 i pût compenser un peu les services d’abord divers documents relftusi* , * -Hno à l’hôpital Noël, a son programme, à ses moyens d’existence, etc.M.Noël expose dans une série de lettres oue son hôpital a pour but de fonder un institut d’enseignement et de recherches scientifiques.M.Taschereau ne se rappelle pas de la rencontre avec MM.Lemay, Nicol et Simard.Il lui serait bien difficile de s’en rappeler tant la chose est coutumière.Nombre de gens sont allés le trouver, mais ont dû retourner bredouille toujours.Jamais il n’a intercédé pour personne.11 se contentait de soumettre les deman- LES CHIFFRES DU BUDGET POUR L’ANNÉE 1924 Les commissaires municipaux en soumettent le détail au conseil, dans un rapport succinct — Les surplus sont absorbés par les dépenses d’administration et la commission métropolitaine., Selon les prescriptions de la charte, le comité exécutif a adopté définitivement, hier, les prévisions budgétaires de l’année 1924 pour les remettre au conseil avant le 1er décembre.Son rapport général contient les considérations et les statistiques suivantes: “En conformité avec les devoirs qui lui sont conférés par la charte de la ville, le comité exécutif a préparé les prévisions budgétaires mur l’exercice financier de l’année 1924 et a l’honneur de soumettre à ntre approbation la répartition uivante: » 1923 1924 Intérêts .$6,425.314 $6.444,233 Fonds d’amor.8.34,777 845,5,30 Taxe d’école.6,298,153 7,447,075 Fonds réserve 550,394 575,840 Rés.pour pertes 100,000 100,000 Pensions, annui- 95,000 150,000 115.000 300.000 tés .Comm.métrop.Contrats, obligations, etc.2,311,242.75 2,424,451.78 Salaires, gages et dép.gén.d’ad- minist.7,879,750.25 8.389,628.22 Total .$24,644,6,31 $26,242,358 “Pour fins de la comparaison, nous avons mis en regard les montants des prévisions budgétaires pour l’année 1923.“Le revenu probable pour l’exercice de 1924, tel qu’établi par le contrôleur des finances do la ville, s’élèvera à la somme de $26.242,358, en laissant la taxe immobilière à $1.35, telle qu’elle existe actuellement.Ce revenu probable sera comme suit: “Rôle de l’année 1923; cotisation, $17,926.997; taxe d’eau.$2,467,785; taxe d’affaires, $1.955,720; autres revenus: recettes au .31 octobre 192.3, $2,892,133; estimations des mois de novembre et décembre 1922, $499.742,3; oomnagnie des tramways (1924) $500,000.formant un grand total df $26,242,358.“Le comité executif sera heureux de fournir tous les autres renseignements que le conseil jugera à propos de demander.” A la suite de ce rapport, le comité a présenté quatre cédules pour donner les détails des intérêts, du fonds d’amortissement, des pensions et annuités et des dépenses obligatoires.L’Université à M.Naggiar L’Université de Montréal recevra à dîner au Cercle universitaire, le mercredi 5 décembre prochain, à 7 heures 30 du soir.M.Paul-Emile Naggiar, consul-général de France nu Canada, à l’occasion de son départ de notre pays.Deux notes de Berlin Berlin, 30 (S.P.A.) — Le gouvernement allemand vient de remettre à l’ambassade française deux notes concernant l’arrestation d’un officier français, le capitaine Dnrmont, près de la frontière germano-suisse.Les communications disent mie l’enquête a indiscutablement établi que l’arrestation a été opérée en territoire allemand, constatation corroborée, dit-on, par les percepteurs douaniers de la Suisse, Les notes soutiennent aussi qu’il existe maintes preuves démontrant que le capitaine Darmont a fait de l’espionnage économique et politique.Elles ajoutent que le procureur de l’Etat prend des procédures contre lui._ Chez les Frères des Ecoles chrétiennes Le Frère Théophanius-Léo,.directeur des novices à LavaJ-des-Bapides, est nommé visiteur général, pour les maisons de In formation de l’Amérique du Nord.Le Frère Herménégildc devient directeur des novices et U est remplacé à l’académie d’Ottawa par le Frère Réginald.LES FETES DU “DROIT” Deux grandes conférences Ottawa, 29.— Les fêtes du Droit se sont continuées cet après-midi par deux grandes séances à la salle paroissiale Notre-Dame et à la salle académique de l’Université.Au premier endroit le Père Marcotte a présenté les deux conférenciers, M.Au-rélien Bélanger, député de Russell à Toronto, et M.Hervé Roch, avocat au barreau de Montréal.Le P.Marcotte a rendu au Droit un éloquent témoignage.M.Aurélien Bélanger a p'arlé du bon journal qui aide les hommes à se développer lorsqu’ils sont au collège.11 y fait pénétrer la vie vécue, il fixe les niées nécessaires, et leur donne une vraie application.II apporte surtout son appoint à chaque période de la formation de la jeunesse, complète l’éducation des professeurs, et l’instruction du cours.Il donne enfin une bonne idée de la vie en donnant à chaque espèce de nouvelles la juste part qui lut revient, ne donnant pas le pas-à un événement sportif sur un fait international.National de fond et d’atmosphère, il équilibre la personnalité du jeune homme qui se forme, donne d’excellentes notions littéraires, met en pratique les principes et les théories que la jeunesse étudie dans les livres et les commente à la lumière des événements contemporains.C’est souvent une illustration de la leçon apprise.On peut done dire ici que le bon journal est un instrument de culture et de formation pour la jeunesse.Et le Droit accomplit à Ottawa, en plus de ce devoir, la tâche indispensable de l’enseignement patriotique.Il enseigne à ses lectsrfirs la portée des attaques contre la race française, indique les moyens de résistance, apprend à combattre avec vigueur pour la civilisation française et l’école religieuse.En un mot, il donne, comme tous les bons journaux catholiques, une excellente leçon morale et patriotique qui complétera toujours d’une manière utile les enseignements du professeur.M.Aurélien Bélanger a développé longuement tous ces points.M.Hervé Roch a aussi prononcé un vibrant discours à Déloge du Droit et M.Therrien.le maire de Hull, a aussi prononcé quelques mots.En même temps que cette séance se tenait à la salie Notre-Dame pour les élèves des collèges et des couvents d’Ottawa, M.le chanoine Campeau présidait une autre séance à la salle académique de l’université pour les étudiants en théologie d’Ottawa.M.l’abbé Léon Binet, élève du grand séminaire d’Ottawa fut le Conférencier et a parlé des directions pontificales et de la bonne presse.Demain soir, il y aura grande séance à la salle paroissiale Notre-Dame d’Ottawa sous la présidence de Mme Marchand.LES CONCESSIONS DE MANICOÜAGAN Québec, 30, (D.X.C.) — M.F.-W.Clarke de Clark-City, a acquis ce matin la vaste concession forestière de la rivière Mantcouaqan, comprenant une étendue de 2,500 milles carrés à raison de $2.80 par mille pieds de boi\ coupé.» sur ces limites et d’une pt Mie de $400 par mille carré, ce qn ï représente une prime totale de $1,000,000, M, Clarke a été le seul enchérisseur, avec la Ontario Paper Go.L’enchère portait sur le montant à payer en plus des droits ordinaires de coupc de bois qui sont actuellement de $2.70 par mille pieds.M.Clarke a offert 10 cents de plus, et ta Ontario Pa per Co., 5 cents.L'adjudicataire représentât la Gulf Pulp and Pa- per Company.Les limites de ta Malapédià ont été vendues à M.Octave.Gallant à raison d'une prime de $500 pur mille et de $6 par nulle pieds de bois, et celles etc ta Gaspésie à M.Moïse Gassé, pour une prime de $1,000 fHir mi fie et $2.95 par mille pieds de bois.Les bois bruns de l’Abitibi, de Charlevoix et du lac Saini-Jean oni été vendus à raison de 5 cents en plus des droits de coupe ordinaires de $1.50.Ordonné prêtre en Chine Le R.P.Gagnon, S.J., a été ordonné prêtre en Chine le 14 octobre.C’est le premier prêtre cana-dien-français, nous dit-on, qui ait reçu Ponction sacerdotale dans ce pays.».- , gratuits rendus.La première question et la principale qu’ont traitée le docteur Noël et lui a toujours été l’hôpital comme projet d’institut de recherches scientifiques.M.Taschereau répète que M.Noël se plaignait de M.Nicol dans la façon d’exercer le patronage, que la chose devenait funeste aux partis et qu’il fallait décapiter M.Nicol.N.Noël lui avait parlé d’affidavits reçus de licenciés et c’est à la suite de ces faits que M.Noël lui a demandé à ce que M.Nicol cesse sa façon d’agir et rentre dans la vie privée.M.Taschereau admet que M.Noël lui a montré les certificats d’universités qui approuvaient son projet d’hôpital pleinement et avec faveur.Le témoin dit que l’on n’a pas demandé officiellement la somme de cent mille dollars, mais epic l’on convenait qu’un tel montant serait nécessaire environ, M.J.-E.CARON M.J.-E.Caron, ministre de l’agriculture témoigne ensuite.Vt.Noël lui a parlé de son projet d’hôpital.Il a approuvé le programme et dit que l’exécution en serait désirable.M.Caron raconte que le docteur Noël avait déclaré qu’il faudrait $100,000.C’était une conversation privée.il n’a pas promis d’être le parrain du projet et a dit au docteur que la demande d’une subvention était exagérée.M.DESLAURIERS M.Wilfrid Deslnuriers, secrétaire de l’hôpital Noël, a déclaré qu’il avait pris en notes sténographiques les témoignages de Benoit, Theriault, ('barest et Breton.Il en garantit l’authenticité.Le témoin raconte nue le docteur Noël lui a demandé de prendre en note ce nue les témoins a-vaient à dire, fl a pris exactement les mots dits par les licenciés.Benoit a raconté l’histoire de sa licence sans y être sollicité.La cause est ensuite ajournée à mardi.______ _ Les agents n’ont qu’à s’exécuter LE COMITE ET LE CONSEIL SONT SOLIDAIRES AVEC LE CHEF DK POLICE POUR BRISER L’UNION DE LA POLICE.(Suite de la 1ère page) Les motifs qui induisent fortement le Canada à appuyer la Société des nations comme l’unique alternative de la violence pour maintenir la paix et la sécurité parmi les nations du monde lui donnent raison d’être davantage fiée et satisfait de sa position de Dominion le plus en vedette dans l’Empire britannique.Rien n’a été démontré plus cJairement à la conférence impériale que le fait que la conception de l'Empire britannique comme une association de nations libres est devenue la doctrine reconnue de nos relations interimpériales.La conférence s’est poursuivie avec l’entente que la portée avec laquelle l’expose de son point de vue et les principes qu’elle poserait pourrait s’appliquer aux diverses parties de l’Empire et les engager dépendrait de l’approbation des gouvernements représentés et de l’approbation de leurs parlements représentatifs.La coopération et les moyens de l’effectuer promptement et efficacement entre les multiples parties de l’Empire britannique dans toutes les affaires d’intérêt commun furent les motifs et les buts -fondamentaux des délibérations et conclusions.Je n’ai pas le moindre doute que les constatations de la conférence seront bien vues des nombreux parlements de l’Empire et par la voix des parlements des peuples intéressés.Il va sans dire que l'unité et le solidarité au sein de l'Empire seraient ainsi accrues au bénéfice de chacune des parties tout en acroissnnt la puissance et le prestige de l’Empire en général.LA LIGUE DES NATIONS LA PLUS EFFICACE.“L’Empire britannique constitue la Ligue de nations la plus efficace au monde à l’heure actuelle.Elle pourrait servir de modèle à ia grande Société des nations comme exemple de la façon dont les intérêts et les idéaux peuvent être promus en commun sans sacrifier l’indépendance d’aucun des membres et en procurant des avantages considérables au tout.La conférence» entre les représentants des gouvernements concernés s’est révélée l’instrument propre â réconcilier les divergences d’opinion et à favoriser le bien de tous.Comme illustration de ce que l’effort coopératif entre les gouvernements peut accomplir en tout ce qui touche à la paix et à la sécurité et au bon vouloir international, il n’existe dans le monde aucun parallèle à l’Empire britannique et aux méthodes qu’il adopte pour atteindre ses buts et ses aspirations.Pour tout ce qui concerne le bien-être général, c’est comme s’il était un dans plusieurs et plusieurs en un.RELATIONS INTERIMPERIALES “L’esprit de bonne volonté, d’entente réciproque, pinsi que de coopération qui a animé et caractérisé toutes les relations aux deux conférences est une preuve très agréable des relations qui existent aujourd’hui entre toutes les parties de l’Empire britannique.Je crois que les relations entre les nombreux gouvernement de l'Empire ont été plus nettement définis que jamais auparavant, à l’avantage de tous et de chacun, et que les accords et les ententes conclus ont favorisé les intérêts mutuels des di-verses parties et fortifie l’unitc de l’Empire.LES ELECTIONS ANGLAISES “Quant à la présente lutte électorale en Grande-Bretagne, je n’ai rien à dire sinon de répéter ce que j’ai dit au moment de mon départ du sol anglais et que nous comprenons si bien tous, à savoir l’impor: tance que chaque partie de l’Empire britannique détermine elle-même, dans son propre intérêt, ce qu’elle juge le meilleur dans les problèmes d’ordre domestique.“Ici au Canada, nous n’aimerions pas que la Grande-Bretagne ou un des Dominions britanniques cherchât à influencer les électeurs dans le choix de notre propre politique fiscale.Nous sommes prêts à accorder aux autres parties de l’Empire un contrôle pareil des affaires domestiques.Quel que soit le verdict du public anglais concerna it la politique fiscale actuelle, je n'hésite point à dire que sa décision n’affectera aucunement la cordialité des relations qui existent entre le Canada et le Royaume-Uni, lesquelles, à mon sens, ne fure it jamais plus satisfaisantes qu’à l’époque actuelle.BELLE TRAVERSEE “Le voyage de Liverpool à Halifax a été des plus agréables.Ce n'est pas tomber dans l’exagération que de dire que pendant au moins trois des jours de la traversée on se serait cru en pleine Méditerranée malgré rapproche de l’hiver.La température était douce, le soleil brillait la plupart du temps et la mer était calme’ “En Angleterre, il était aisé de voir que l'or, s’intéresse de tous c > dé au Canada et aux affaires can diennes.Le public britannique vite compris qu’au Canada comn e ailleurs les premières années (U* l’après-guerre virent naître r in.»-bre de problèmes compliqués.LA PROSPERITE RENAIT On reconnait toutefois que c s problèmes se résolvent rapidemeiu et que de toutes parts on voit re venir la prospérité.Le crédit du Canada est en haute estime dans l’esprit des placiers anglais et iT tait la condition défavorable d.t change beaucoup de capitalis e, anglais viendraient ici.Espéiôn .qu’ils feront comme b\s immigra.!.s anglais qui s’annoncent plus nombreux vers nos rivages.Il es.' bien entendu que dans sa politique d’im migration, le Canada entend ex:’r rer un sage contrôle dans le cho des catégories d’immigrants et < à protéger ses industries, niais est vrai de «lire que notre pays < regardé la-bas comme In terre .jiii offre les meilleures perspectives cl que les colons vont venir en i ombre toujours croissant."Partout, on m’a fait des éloges des grands services rendus au G ; nada par notre haut coinniissnirix M.P.-C.Larkin, qui surveille et favorise avec une ardeur infatigable les intérêts du Canada.En la pe • sonne de M.Lucien Pacaud, secrétaire du commissariat, le Canaria possède un autre représentant à Londres qui rend des services très anm-^ciables.L’utilité admirable des fonctions du haut commissaire se fera encore davantage sentir quand les bureaux canadiens y-ront groupés dans l’édifice du C ¦-nada, à Trafalgar Square.C'cs! -dire dans quelques mois selon toute probabilité.” Au sujet des ordres formels donnes aux policiers de quitter les rangs de l’union, M.Brodeur, nré-sident du comité exécutif, a fait ce matin la déclaration suivante : "Nous n'avons donné aucune nouvelle instruction au chef de ^olice.Les ordres qu’il a donnés hier à ses officiers sont tout simplement la conséquence de la décision prise par le conseil municipal le 15 septembre 1922.” Le 21 juillet 1922, une commission spéciale du conseil a pris en délibération une communication de 1» fédération des employés municipaux de Montréal, et a soumis le rapport suivant au conseil municipal : “Votre commission se déclare on-pnsép à l'union d» la police telle qu’elle existe actuellement.^‘Votre commission est d'opinion qu’aucune fédération des employés municipaux ne doit exister en ce qui conrcrne les membres du corps de police, des pompiers et les employés du département de l’aqueduc; la commission n’a cependant aucune objection à l’existence de Tassoriation de bienfaisance de la police, de celle des pompiers et cru ne autre scmbablo ilcins le de-partement de l’aoneduc.Le rapport est signé par les «ne-vins Brodeur.Carmel, Quintal.Ré-dard, DesRnrhes.Turret.O'Connell, Savard.Généreux et Riel.Le conseil, sur proposition de I e-, chevln Sansregrel, appmé par l’é-ehevîn Savard.a adopté le rapport ci-dessus à l’unanimité.Boisseau demande un appel L’ex-Juge Adolphe Bazin a présenté une motion ce matin en Cour d’appel pour faire reviser la décision du juge Martineau à Saint-Hy arinthe au sujet d’Armand Boisseau._ Une commission d’experts Paris, 30, (S.P.Â.) — t J corn mission des réparations décidé aujourd’hui de nommer i ; commission d’experts pour fawe l’examen des capacités de paiement de l’Allemagne, selon les grandes lignes de la proposition de M.Raymond Poincaré.La commission comprendra deux corps différents dont les pouvoirs respectifs seront définis plus tard.Les compensations du mois Pour le mois qui se termine au- !«-k«a vort'Vitvi I /> a /» r -rvs 1\ r» e a è i sv»» s ri o Ketto.ques à Montréal s’établissent $628,461,74(1 comparativement $467,425,324 en novembre UT soit une augmentation de $161,04 416.En novembre 1921 les corn pi-salions avaient été de $506,188,58.A Wall Street New-York, 30 (10 h.30) — Los cours étaient plutôt irréguliers ce matin en ouverture à la Bourse.Les tendances n’étaient pas très évidentes.Le Maxwell A s’offrait e -ore abondamment et son cours est tombé de 1 point 1-4 dès la première vente.Le Davison Chemical s’est avancé rie 1 point 1-4.Midi Plusieurs opérateurs son! absents cette semaine et cela explique la diminution du volume des opérations en même temps que la faiblesse de certaines valeurs.Le Gulf States Steel et le Maxwell Motors A étaient faibles; certains pétroles et des tabacs sont montes mais sans pouvoir entraîner les autres valeurs de leurs groupes.Le Tobacco Products et le Maracaibo Oil ont touché chacun un nouveau haut pour l'année.Les actions Market! Street Railway sont montées de I point 1-2 à 6 points 1-2; t’Unitcd Railway Investment de préférence, le Goodrich, l'Associated Dry Goods et le Central Leather étaient forts.Les sucres ont cédé du terrain constamment et le Davison Chemical est tombé de quatre points après sa hausse du début.Le prêt à vue s’est ouvert à 4 ,3-4 p m_ Cours du change N.-Y.Mont.Londres.$4.36 $L45 Paris.0546 .0531 Bruxelles.0466 .0476 Rome.0436 .0U5 Genève.1747 .17.32 Amsterdam.3795 .3870 Madrid., .1298 .132.3 Stockholm ., .?.2625 .2683 Christiania .1500 .1532 i % V/*.**» -iA k » | m*m.* ¦rnr+++~«* m 0* »»s/ t «-.là«>*»—< ?w'«w > %0M.UlnC ~*± * -So i6i.CHOSES MUNICIPALES Le cornu fait le coup de grâce IL ORDONNE AU CHEF DE POLICE D’AVERTIR TOUS LES POLICIERS DE SORTIR DES RANGS DE L’UNION DE LA POLICE.— L’ORDRE CAUSE UNE SURPRISE — LES ENSEIGNES LUMINEUSES.LA NAVIGATION LES ACTIVITÉS DE L’ANNEE Le chef de police a réuni, hier, tous les officiers supérieurs en charge des stations de police, pour leur transmettre l’ordre reçu du ç«-ipité exécutif que tous les agents doivent quitter les rangs de l’union de la police au plus tôt.Il a longuement conféré avec eux des moyens à prendre pour rétablir une plus stricte discipline chez les policiers.L’ordre est la conséquence d’une résolution du conseil municipal adoptée le 15 septembre 1922, par laquelle les échevins se prononçaient en grande majorité contre l’union de la police telle que constituée.Et depuis le comité exécutif a manoeuvré de manière à exécuter la condamnation portée contre l’union; il a frappé les chefs de l’union et les a destitués des cadres de la police, à cause de leur manque de discipline, puis il a enjoint aux officiers de se retirer des rangs de l’union.Aujourd’hui, les policiers sont laissés à leurs propres forces et les défections s’annoncent déjà.Les policiers ont reçu l’ordre de leurs supérieurs avec calme; ils tiendront une réunion sous peu pour décider leur ligne de conduite.L’union existe depuis l’automne de 1918; son premier geste a été de déclarer la grève le 12 décembre 1918, afin de forcer la main aux administrateurs.M.Décary a soumis l’affaire à une commission d’arbitrage qui ordonna un relèvement général des salaires et ne reconnut •mint l’union.Un deuxième arbitra- ¦ releva encore les salaires des po-ileiers, et se prononça catégoriquement contre l’union.Les policiers ont accepté les deux •rbitrages, mais ils ont toujours rc-fti é de se rendre à la condition de dissoudre l’union; c’est pourquoi M Brodeur a tenu bon du côté des irbitres pour rejeter l’union.LES ENSEIGNES LUMINEUSES Le comité exécutif a fait préparer une série d’amendements au régi-ment suranné des enseignes lumineuses.M, Alfred Bienvenu, surintendant des permis, en a étudié les modifications suggérées, de con-rert avec MM.Parent et Carmel.Leur rapport conjoint est maintenant devant le conseil sous forme d’amendements au règlement.Le projet de règlement pourvoit à un meilleur éclairage des trottoirs de la ville en obligeant les fabricants d’enseignes à se servir d’ampoules électriques d’un certain pouvoir et spécifie le pourcentage d’ampoules qui devront être de verre clair, c’est-à-dire non coloré.Le règlement proposé détermine de plus la distance des ampoules entre elles, le genre de peinturage permis sur le fond des enseignes électriques, etc.; il décrète que, dans tous les cas, il d vra y avoir quatre-vingt pour cent de l’ensei-gn • pour éclairer l’extérieur de l’é-üdd! ¦scmenl.La proportion de 20 peur cent qui reste peut être consacrée à du lettrage ou à un dessin éclairé par l’intérieur.Mais dans tous les cas encore, la partie d’une enseigne éclairée par l’intérieur ne devra pas excéder 20 pour cent.De plus, toutes les lampes devront être placées à une distance de pas plus de six pouces l’une de l’autre, quand elles feront partie du lettrage, et à une distance de pas plus de dix pouces, quand elles feront partie du dessin.Comme M.Bienvenu le fait remarquer dans son rapport, il ne s’agit pas de créer un nouveau genre d’enseigne, car il y a déjà eu un projet de règlement en ce sens soumis au conseil municipal qui l’a rejeté.Il s’agit d’assurer un meilleur éclairage des trottoirs de lu ville en obligeant les fabricants d’enseignes à se servir d’ampoules électriques d’un certain pouvoir éclairant et en déterminant aussi un pourcentage d’ampoules qui devront être faites en verre clair, c’est-à-dire non co-'oré.L’autre recommandation à l’effet de déterminer le genre de peinturage qui sera permis sur le fond des enseignes électriques cherche à mettre fin aux difficultés qui se ’ sont élevées jusqu’ici entre les fabricants d’enseignes et le département de l’inspection des bâtiments par suite de divergences d’opinions dans l’interprétation du règlement.inrayez un rhume en un jour Prenez les pastilles laxatives au BROMO QUININE.La boite porte la signature de E.W.Grove, SOc.Fabriquées au Canada.Le Dr J.-E.Colin Les Trois-Rivières, üü (D.N.C.)— M.le Dr J.-E.Colin, de cette ville, a été nommé inspecteur médical des écoles en remplacement de M.i le Dr J.-H.Leduc, décédé.Des femmes plus heureuses, mieux portantes par milliers, à notre connaissance, existent au pays, parce qu’elles ont été soulagées de leurs douleurs et souffrances en prenant le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.La science, en fait de chirurgie et d’électricité, a fait des progrès considérables, au cours des dernières cinquante années, mais on n'a jamais cru devoir améliorer le traitement des maladies par anciens remèdes de racines et herbages.Celui qui est en tête de la liste est le Composé Végétal de Lydia E.Pinkha.n qui, apres cinquante ans de succès, est aujourd’hui reconnu comme le remède type pour les maladies féminines, et vendu partout à cette fin.Nos réponses à un questionnaire envoyé dernièrement à 50.000 femmes par “The Lydia E.Pinkham Medicine Co.” de Cobourg.Ontario, ont prouvé que 98 femmes sur chaque 100 qui l’ont essayé en ont bénéficié.N’est-ce pas un merveilleux record au crédit d’un remède ?UN HAUT FONCTIONNAIRE DU PORT DE MONTREAL DIT QUE LA SAISON QUI S’ACHEVE A ETE TRES SATISFAISANTE ET QUE LA PROCHAINE SERA EN CORE PLUS ACTIVE.— ON TERMINE L’ENLEVEMENT DES BOUEES La saison de navigation qui s’a chève peut être considérée comme ayant été très satisfaisante pour Montréal, déclarait hier un haut fonctionnaire de la Commission du port.En ce qui concerne tout par ticulièrement l’exportation du grain, elle dépassera, à la fin de la saison, les 120,000,000 de boisseaux.Les quantités de grain exportées en 1921 et en 1922 avaient été un peu plus fortes, mais sous le rapport de nos autres produits ea général, le trafic effectué au cours de la présente année a été plus considérable que Curant les deux années précédentes.Vu les travaux de toutes sortes qui ont été accomplis, ces derniers mois, dans le port et ceux aussi en voie d’exécution, on prédit pour l’ouverture de la prochaine saison de navigation une activité plus grande que jamais, notamment sous le rapport des grains.Jusqu’à la date du 24 novembre courant, il nous est venu d’outremer et du bas du fleuve 1,056 navires (3,631,567 tonnes) contre 1,-184 (3,902,729 tonnes) pour la période correspondante de 1922.D’autre part, les navires ayant fait la navette constante entre les ports des grands lacs et Montréal étaient au nombre de 5,426 (7,960,464 tonnes) à la date du 24 novembre coura t 5,789 (9,157,062) pour tou te la saison précédente.De tous les navires qui nous sont venus des principaux ports d’Europe, les na vires battant pavillon anglais ont été les plus nombreux.Les navires norvégiens occupent la deuxième place; les navires hollandais, la troisième, et les navires italiens, la quatrième.Le (trafic par voies ferrées dans notre port a aussi augmenté de 10 pour cent au cours de cette année, bien que le transport du grain ait surtout été effectué par eau.Bref, la Commission du port estime que ses revenus de l’année seroné des plus satisfaisants.Si le trafic du grain dans notre port a été assez actif malgré tout, ceci est dû, dit-on, au développement normal du port de Montreal, lequel est appelé à devenir à brève échéance le pont le plus important, le mieux outillé du monde sous ce rapport.DEPARTS DE DECEMBRE On prévoit qu’il y aura affluence de passagers à bord des paquebots qui partiront pour 1’Europe au cours du mois prochain.Ceci s’expliquerait un peu par le fait que les moissonneurs anglais venus au Canada pour le temps des récoltes ont été plus nombreux que jamais cette année, et que ceux ci désirent maintenant retourner dans leurs foyers pour la Noël.Voici donc une liste des piincipaux na vires avec leur date respective de départ soit de Saint-Jean, suit d’Halifax.De Saint-Jean : "Montclare", 7 décembre à destination de Liverpool; “Melita”, 13, à destination de Cherbourg, Southampton et Anvers; “Montcalm”, i4, à destination de Liverpool; "Mar-loch”, 15, à destination de Glasgow et Belfast.D’Halifax: "Aasonfa” et "Doric", 9 décembre à destination de Liverpool; "Saturnia", 9, à destination de Glasgow; “Minneuxiska", 10, à destination de Londres; "Pittsburg," 14, à destination de Cherbourg, Southampton et Hambourg; "Canada”, yhji destination de Liverpool; "Andanfa", 18, à destination de Plymouth, Cherbourg et Londres.BOUEES ECLAIRANTES L'enlèvement des bouées éclairantes jalonnant le fleuve entre Montreal et Portneuf qui es* commencé depuis mardi, sera probablement terminé dès ce soir, déclarait hier M.R.-A.Willard, agent du département de la marine pour le district de Montréal, La navigation de nuit se trouve donc close, et les navires qui partiront désormais de Montréal l'après-midi, jetteront l'ancre à So* ! rel pour y passer la nuit.DEPART POUR SAINT JEAN Le personnel du département des passagers de la compagnie du Pacifique-Canadien est parti hier soir pour Saint-Jean, où il s’installera pour toute la durée de l’hiver.Ce personnel comprend M.Don.-J.Cable, récemment nommé assistant agent général, et MM.MacLeod, Downer, Armstrong et Mlle Hammond.MOUVEMENTS DES NAVIRES LM'A«*on/a”, de la ligne Cunard, est arrivé la nuit dernière à Halifax, venant de Southampton et Cherbourg avec 42 passagers de cabine et 444 de troisième classe, en route pour Boston, Le "Montclare”, de la compagnie du Pacifique-Canadien, était attendu à Halifax de très bonne heure ce matin, venant de Liverpool avec 110 passagers de cabine et 621 de troisième classe.Ce paquebot se rendra à Saint-Jean pour demain matin.Le "Saturnia”, de la ligne An-chor-Donaldson, était également attendu à Halifax ce matin vers les 7 heures, venant de Glasgow avec 28 passagers de cabine et 170 de troisième classe, en route pour Port-inad.Le "Minnedosa”.de la compagnie du Pacifique-Canadien, en route pour Southampton et Anvers.Le “Metagama", de la même compagnie, était attendu à Belfast vers les 9 heures de l’avant-midi aujourd’hui, venant de Montréal et en route pour Glasgow.NOS NAVIRES MARCHANDS Le ’’Canadian Skirmisher’’ est arrivé à Vancouver le 28 novembre, venant de Shanghai.Le “Canadian Explorer” est arrivé à Londres le 24 novembre, venant de Montréal.Le “Canadian Carrier” est parti | de Barbade le 28 novembre, ve-! nant d’Antigua.‘ Le “Canadiaq ' Challenger” est ! arrivé à Brisbane le 28 novembre venant d’Auckland.Le “Canadian Cruiser’* est arrivé à Sydney, N.-E., le 29 novembre, venant de Montréal.NAVIRES DANS LE PORT Les navires dans le port, hier soil* était au nombre de dix, seulement.Voici leurs noms: “Sedgepool”, Walford Shipping Co., hangar 8.“'Margaret Coughlan”, Thos.Har-ling and Son, hangar 45.‘Tienbane Head”.McLean, Kennedy 'Ltd., hangar 13.’-Labor”, Thos.Harling and Son, section 5.“Bothwcll”, iPacifkrue-Canadh-n, hangar 7.“Hoerda”, I.C.Transports Ltd., hangar 16.“Hastings County”, I.C.Transports, Ltd., hangar 17.“Grey County”, I.C.Transports, Ltd., hangar 18.“Canadian Ranger”, marine du gouvernement, hangar 14.“Ch-eniston , McLean, Kennedy Ltd., hangar 14.Un octroi de l’Argentine 'Buenos-Ayres, 30, (SjP.A.— Le gouvernement de l’Argentine s’est approprié 80,000 pesos pour payer les frais de l’envolée autour du monde que le major Pedro Zanni, de l’armée argentine, se propose de tenter vers le mois d’avril l’an prochain.Le hardi aviateur partirait de Londres ou de Rome et survolerait l’Asie jusqu’au Japon, puis passerait en Alaska, au-dessus du Canada, des Etats-Unis et de l’océan Atlantique pour arriver à son point de départ.Le major Zanni s’embarquera pour l’Europe vers la mi-décembre.En 1920, il a audacieusement franchi les Andes en aéroplane.Des immigrants bulgares au Canada Winnipeg, 30.M.Christoff, envoyé du gouvernement de Sofia, cherche à obtenir du gouvernement fédéral la permission de faire venir dans l’Ouest canadien, au printemps, mille paysans bulgares (fui ont quitté le territoire annexé à la Serbie par le traité de paix.Ce contingent d’émigrants serait l’avant-garde de milliers d’autres.“A remarquer”, dit M.Christoff qui est actuellement à Winnipeg, “que la Bulgarie ne s’efforce point dfübtenir des concessions de terrain du (gouvernement canadien.Elle demande simplement qu’on permette à ses sujets d’entrer au pays et qu’on en laisse venir d'autres du même genre si le premier groupe donne satisfaction.” UNE ENTREVUE Db M.GRAHAM LE MINISTRE DES CHEMINS DE FER ET CANAUX PARLE AUX JOURNAUX DES PRINCIPAUX SUJETS DE DISCUSSION TOUCHANT LE CANADA QUI ONT ETE DEBATTUS A LONDRES ET A GENEVE, Ottawa, 30 (S.P.C.) — M.Geor-ges-P.Graham, ministre des chemins de fer et canaux, est revenu à Ottawa après une absence de trois mois.Il a fait partie à Genève et à Londres des délégations cana.diennes au congrès de la Société des nations et à la conférence impériale.M.Graham a reçu hier un groupe de journalistes.Il leur a dit que dans les milieux officiels de Londres et parmi les groupes représentant les autres Dominions britanniques on regrette que le service de la transmission des nouvelles entre la Grande-Bretagne et les autres parties de l’Empire ne soit pas meilleur qu’il l’est actuellement.On fait des démarches pour améliorer cette situation.Le conférence impériale, dit-il, a reçu une délégation de la British Empire Press Association, présidée par lord Burnham pour étudier cetet question.On a décidé de prier ies autorité postales britanniques et la compagnie de radiographie Marconi de composer leurs différends pour pouvoir ensuite améliorer les communications par sans-fil dans tout l’Empire.M.Graham a aussi fait allusion aux réclamations des actionnaires du Grand-Tronc.Il a ajouté que le premier ministre King a dit à la délégation qui vint voir les délégués canadiens à Londres que s’ils estimaient avoir une revendication on ne s’objecterait point à leur accorder un fiat pour entendre leur cause devant les tribunaux canadiens.M.Graham est d’avis toutefois que pas un d’eux ne va probablement tenter cette démarche.Il ne pense pas que les actionnaires croient avoir une réclamation légale.On a attiré l’attention de M.Graham sur la déclaration récente du premier ministre Ferguson, de l’Ontario, qui a dit que si le gouvernement fédéral ne s’ocupe point immédiatement de développer les énergies hydraulioues du Saint-Laurent, le gouvernement ontarien se chargera de la besogne.Le ministre des chemins de fer croit que l'on ne pourrait exploiter beaucoup les ressources du grand fleuve en énergies hydrauliques sans le concours de tous les intéressés.C’est dire que la tâche devrait être entreprise par les gouvernements canadien et américain et celui de de la province d’Ontario.COURTESJWUVELLES i Québec, 30 (S.P.A.a — M.Geor-! ges Simard et M.Henry Miles pro-I poseront et seconderont” l’adresse en réponse au discours du Trône au Conseil législatif, à la prochaine session.* * * Rome, 30.— Le “Mattino” annonce, selon les déclarations du général Primo de Rivera, 4jue les souverains italiens feraient un voyage en Espagne en mai prochain.Riga, Lettonie, 30.— Une dépêche de Moscou mande que l’archimandrite Nicolai Grabiansky a été assassiné dans sa cellule, au monastère Peoherski à Kief.4* * * Paris, 30.— Le Shah de Perse qui est actuellement à Paris a l’in* ; tention de visiter la Riviera, en ! quittant la Vü'le-Lumière.* * * Paris, 30.—La Chambre a voté un oroiet de loi autorisant la ville de Paris à émettre un emprunt de trois cents millions de francs destinés à la construction de logements à bon marché.* * * Paris, 30.— Le prix Lasserre accordé par un comité sous la direction de la comtesse de Noailles et comprenant les représentants des académies ainsi que les notables de l’Université littéraire, a été décerné unanimement à M.Victor Giraud, disciple de Brunetière, auteur de plusieurs oeuvres et eriti- 3ues et secrétaire de la "Revue des eux Mondes”.__________ La vénérable Bernadette Soubirous LECTURE DU DECRET SUR I/HE- ROICITE DE SES VERTUS Le correspondant particulier de la “Croix”, à Rome, télégraphie à son journal, en date du 19 novembre, un récit de la lecture, devant un imposant auditoire, du décret sur l’héroïcité des vertus de la vénérable Bernadette Soubirous.“Après la lecture du décret, dit-il, Mgr Chàtcl'US lut une adresse de remerciements.Le Saint-Père prononça un très beau discours qu’il termina par des paroles émouvantes d’affection pour notre pays.“Nous Nous plaisons, dit-il en s’adressant à l évèuue de Severs, à partager la joie de ce décret avec vous, avec votre diocèse, avec la famille religieuse dont vous ressentez tint de fierté, avec toute la France qui, une fois de plus, se montre la mère des saints et qui se prépare à ajouter Bernadette à la glorieuse série des noms parmi lesquels vous avez vous-même cité sainte Jeanne d’Arc, sainte Marguerite-Marie et la bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus”.Ayant béni le diocèse de Nevers et le?Soeurs de la Charité et de l’Instruction chrétienne de Nevers, le Pontife poursuivit: “Que cette bénédiction s’étende à toute la France qui, aujourd’hui, s’associe si légiti-! mement à une si noble joie; qu’elle enveloppe votre chère patrie tout entière et appelle sur elle toutes les bénédictions du Seigneur, .___:____ !.rnnrix.- _je m membres de sa hierarchic, dans sa vie civile et politique même par 1 la personne de S.Exc.l’ambassadeur de France près de Rome, Nous voulons oue tout en votre pays reste embrassé par la bénédiction que Nous envoyons à la France entiè-1 re.” Tïtangezplus tl se digère fàeilcment I’UNE des raisons pour lesquelles le POISSON est un aliment i si nutritif et si sain, c’est parce qu’il se digère et s’assimile facilement.wjSM pour la cuissonl paitron pour la fri turc! poltron pour la A>lairon! Du poltron pour Epicure! Qpelquerott Te éoùt préféré.U e/t un paitron pour plaire.C’ert la nourriture révée.Dont l'effet ert salutaire.Mangez plu» «Sa Les comparaisons suivantes en font foi: Temps requis pour la digestion isdtqut en kturei et en minutes POISSON—moyenne ________ ___ ___ >ovem ü LdZt utu\ OIK, >iON iKij-i*-, v jo .\o » x.u£.*l£.SPORTIVE ,E TOURNOI DE BOXE DU STE-BRIGIDE Le tournoi pugilistique que prépare l’Association df unrlique Stc-Brigide à la salle de l’école Sle Bri-gide pour lundi prochain, le 3 décembre, crée un vif intérêt chez les cercles sportifs de la métropole.La valeur des pugiüstes inscrits au programme par le promoteur Ernest Métivier est indéniabie puisque presque tous les gros cercles de la ville seront représentes par leurs meilleurs athlètes.On peu* en juger par l’énoncé du programme que voici et qui ne subira pas beaucoup de modifications, si toutefois on y apportait des variantes: 1.— Johnson, Grenadier Guards.120 livres, vs Bryand, Verdun Athletic Club.2.— Dauphin, Franc-Rieur, vs Morand, Ste-Brigide.136 livres.3.— Desparois, Franc-Rieur, vs D.O’Connell, Grenadier Guards.118 livres.4.— Starke, Verdun Athletic Club, vs Guérin, National, 118 livres.5.— Chabot.National, vs Dett-ner, M.A.A.A., 135 livres.6.— L.Long, Ste-Brigide, vs A.Archambault, C.P.Lachine.135 livres.7.— M.McGowan, M.A.A.A.vs Volker.Grenadier Guards.118 livres.8.— Desjardins, Cercle lmp.Bar- salou, vs Brière, Ste-Brigide, 145 livres.z 9.— Blain, National, vs D.Spunt, University Settlement, 114 livres.10.— Geo.Smith.Royal Highlanders, vs A.Hotte.Ste Brigide, 135 livres.11.— (FINALE) N.Letosky, U iversity Settlement, vs A.Gagné, Ste-Brigide, 112 livres.La salle de l’école Ste-Brigide, si-•uée coin des rues Ste-Catherine e‘ Maisonneuve, peut accommoder treize cents personnes, assises confortablement.Le plan de la salle est ncliné, de sorte qu’il permettra a out le monde de voir à l’aise tou' ’omme au Saint-Denis.Vu l’impor-‘ance des athlètes au programme tp lundi prochain, on a demandé nx personnes suivantes d’agir omme arbitres, et elles ont ac uiescé avec empressement: Eugè-• Rrosseau, instructeur de boxe n National, Henrv Turner, qui re-résenta le Canada aux derniers ux 01\*mniques, e* Jack McGur-'v.Avec de tels officiers nour co ’¦lire les batailles de lundi, tout le «onde obtiendra justice et satis ¦ction.Une demande énorme de billets fait depuis quelques jours, et "s contingents d’amateurs de Lon-neuil, de St-Laurent, de Lachine autres municipalités ont réser-é de longues séries de sièges ’,’est dire l’intérêt que suscite ce •ournoi qui sera apparemment le loti de la saison chez les pugilistes tmateurs.BEAU SUCCES DES RAQUETTEURS DU NATIONAL La fête des raquetteurs, hier soir, à la palestre du National, a rem-norté un beau succès.L’assistance était très nombreuse et du commen-eement à la fin la soirée a été remarquable d’entrain.C’était d’ailleurs à prévoir pour une organisation de raquetteurs.La plupart des directeurs du National étaient présents et l’on remarquait aussi dans la salle plusieurs des anciens directeurs ainsi que l’administrateur général.Après un aussi brillant début, les raquetteurs du National vont maintenant terminer l’organl-mtion pour leur saison sportive moprement dite qui s’ouvrira dès me la neige sera venue pour de m.LA PROCHAINE SOIREE# .SOCIALE usau’à présent l’activité n’a pas it djîfaut à la palestre de la rue herrier et la saison d’automne et ’hiver promet de se continuer de i même façon.On vient d’inscrire u programme une nouvelle fête de amille.Cette seconde soirée soeia-e aura lieu le mercredi, 12 déeem >re, dans la grande salle de la pa estre sous le distingué patronage lu nouve président, M.F.-C.La-berge, o‘ Ttne Labcrge.Cette seconde so devra remporter autant de succès que la première.On peut retenir des billets maintenant au contrôle de la palestre.SOIREE DE BOXE Les organisations sociales ne iennent pourtant que complémen-ter les organisations sportives.On innonce une seconde séance de lut-'e et de boxe pour ie vendredi.14 lécembre.Les professeurs Bros-eau et Champagne mettront au programme quelques-uns des nouveaux élèves de cette année de même que plusieurs anciens.On sait que les prochaines olympiades auront lieu ;’an prochain et les séances de lutte ¦t de boxe du National serviront beaucoup à mettre en vedette les 'andidats possibles pour ces gran-les épreuves internationales.DEUX COURS AU LIEU D’UN Les hommes d’affaires n’ont plus naintenant aucune raison de ne >as faire partie du National.Tours les facilités leur sont données de suivre les cours de culture physique.Deux leçons ont lieu chaque soir, au gymnase, à leur Intention exclusive, la première à 5 h.45 et la seconde de 5 h.45 à 6 h.30.C’est 6 eux d’en profiter.LE TOURNOI DE BILLARD Voici quels ont été les résultats des dernières parties données dans le tournoi de billard qui se pour-, suit actuellement A palestre du National: Class# B: Léo, Blanchard, 130 points, moyenne; t 7-8; Antoine Lamothe, 103 points, moyenne: I 1- 4.Séries: Blanchard, 11, 10 et S; Lamothe, 7, 10 et 5.Classe B: H.Forget, 150 points, moyenne, 1.74; A.Lamothe, 116 points, moyenne, 1.35.H.Marois, 150 points, moyenne, 2.17; A.Lamothe, 90 points, moyenne, 1.30.Classe C: 1 — L.Goudron, 75 points, moyenne: 1.21; D.Lemieux, 42 points, 0.67* 2— H.Fortier, 75 points, moyenne: 1.21; D.Lemieux, 41 points, moyenne, 0.90.Des parties seront jouées ce soir dans la classe C, entre MM.Fortier c Davies; Goudron et- Matthieu; Lagadec et Brunelie; Lemieux et Latour; Favreau et Forget.__ Alex.ALEKHINE AU NATIONAL LE MAITRE DES ECHECS JOUERA CONTRE VINGT ET UN JOUEURS SANS VOIR LES PIECES — DEMAIN APRES-MIDI A LA PALESTRE DE LA RUE CHER- RIER __________ Demain après-midi, à 2 h.30, aura lieu, à la palestre du National, rue Cherrier, une séance comme il ne sera pas donné pour longtemps aux amateurs d’eehecs de Montréal d’en voir une semblable.Le grand maître international, Alexandre Alekhine, couronnera le succès de ses séances à Montréal par une grande séance dans laquelle U rencontrera les vingt et un plus forts joueurs de Montréal et les jouera sans voir ni l’échiquier ni les pièces, sans se servir de notes ou d’autres moyens mémotechni-ques.II sera assis dans un bon fauteuil, sur la plateforme au milieu de la grande salle de gymnase du National sous la surveillance des joueurs comme du public et 14, sans autre ressources que la puissance de ses facultés mentales et sa grande connaissance du jeu, il luttera contre chacun de ses vingt et un adversaires qui essaieront de lui faire mordre la poussière.Cela constituera le record des parties sans voir en Amérique.De plus, le maître Alekhine donnera un ou deux handicaps à ses adversaires.D’abord, il permettra à chacun d’eux de travailler en consultation, c’est-à-dire de s’aider entre eux, ou bien alors de se faire aider par quelque autre joueur, quekju’il soit, dit le maître Alekhine.Au surplus, si toutefois, maître Alekhine se.sent dans des conditions de première excellehce, il donnera un autre handicap et ce sera de permettre à chacun de ses adversaires de choisir le début de partie qui lui (au joueur) convient et qu’il connaît le mieux.Naturellement, Alekhine jouera les blancs à toutes les tables.Si les deux handicaps sont accordés, on peut dire sans crainte que cette seance mémorable battra tous les records du monde.Les dames seront admises et déjà le comité d’organisation a reçu de nombreuses demandes.Il y aura de la place pour tout le monde dans la spacieuse salle du gymnase.Quelques instants avant le commencement des hostilités, le président de la ligue, M.Lnrenzo Prince, souhaitera la bienvenue au maître russe, maintenant Français d’adoption, et expliquera brièvement les conditions de I LES SÉRIES DE LA LIGUE INTER ASS’N Les joutes disputées dans les séries de la ligue de quilles Inter-Association ont donné les résultats suivants: M.A.A.A.Rouge Vail.164 208 145— 517 Pearson .177 160 175— 512 Shaver .124 166 138— 428 McGillivray .137 156 130— 423 Totaux Paton .Meldrum Douglas .Maudsley Palmer .Totaux .773 871 81fr—2459 M.A.A.A.140 156 170— 466 .162 200 133— 485 .175 211 201— 587 .191 180 171— 542 .195 181 142— 518 863 928 817—2608 National Blanc Lefebvre .186 211 169— 546 Couillard .184 191 165— 540 Lefebvre.184 180 177— 541 Lecavalier .178 133 158— 474 Goudron.187 188 161— 536 Totaux 919 908 830—2637 National Violet Duhamel .160 141 125— 426 Carmel.158 149 166— 473 Berthiaume .199 170 167— 536 Cardinal.209 166 184— 559 Mireault.173 177 175— 525 la rencontre.Le carnaval des sports d’hiver Totaux .899 803 817—2519 Chevaliers de Colomb Auclair .181 165 190— 536 Oertz.156 172 166— 494 Constantineau .128 158 142— 428 Caron.157 130 174— 461 Charron.140 149 116— 405 Totaux Bennett .Stewart .Walton .Goodlet .Irons .Totaux Cole .Hooker .Peacock .Wright .Bavne .762 774 788—2324 Railroad .179 141 .120 154 .161 144 .169 146 .190 143 159— 479 173— 447 144— 449 189— 504 153— 486 819 72f 818—2365 SUN LIFE .144 146 184— 474 .138 157 164— 459 .150 140 150— 440 .149 141 123— 413 .156 161 134— 451 Totaux .737 745 755—2237 M.A.A.A.ROYALS LaFontaine .143 145 139— 427 Sabourin .104 91 121— 316 Oram .154 145 143— 442 Waish .209 154 179— 542 Smith .171 158 182— 511 Totaux .781.693 764—2238 LIGUE DES QUINCAILLIER S Starke, Seybold et de.Miller .Constantin .Anderson Hancock .Sennat, A.116 115 87— 318 .88 92 96— 276 .78 104 139— 321 .82 106 86— 274 .88 78 98— 264 Totaux • • J 452 495 506—1453 Lewis Bros.iPepin .92 91 85— 263 Trail .83 106 103— 292 Jean .105 111 11.3— 329 Barnett .89 98 125— 312 Anderson .115 81 92— 285 DANS LA LIGUE DES BANQUES LA BANQUE D’HOCHELAGA REM-PLACERA LE BIG FOUR L’HIVER PROCHAIN.— UN COMITE SPECIAL SERA FORME.L’entrée de la Banque d’Hocbe-laga dans la lique des Banques a été confirmée, hier, lorsque l’institution canadicnne-française a avisé le bureau de direction qu’elle avait accepté de remplacer le club dit “Big Four” dans ce circuit.Un bel enthousiasme règne non seulement chez les employés de ’a Banque d’Hocheiagua, mais aussi dans le bureau de direction de l’institution.En effet, les directeurs ont pigé dans leur propre poche pour aider au mouvement.Tous ont souscrit au fonds mi’il va falloir avoir pour voir à l'équipement du club, l’organisation préliminaire, enfin, tous les détails que nécessite une entreprise du genre.Les directeurs de la Banque d'Ho-chelaga ont endossé le mouvement dans le but de grouper tous les employés de ses nombreuses succursales.Ce sera une affaire de fami le, faite dans le but d’encourager l’athlétisme chez les employés.La Banque d’Hoehelaga compte de nombreux athlètes parmi ses employés et il est certain qu’elle n’aura pas de difficulté à former une équipe qui saura faire honneur à l’élément canadien-français.MM.Hart et Champoux sont en ce moment en tête du mouvement et une assemblée des employés aura lieu prochainement afin de nommer un comité spécial oui dirigera les destinées du club de hockey.La Banque d’Hocheiaga va s’y mettre nour de bon et elle va se lancer dans la mêlée avec l’espoir de faire, non seulement belle figure, mais de décrocher le championnat si c’est possible.On admet que l’équipe canadienne-française rencontrera une forte opposition dans les clubs des banques Canadienne du Commerce, de Montréal et Royal, mais les joueurs qu’on mettra sur la glace seront de taille à leur faire la vie dure.Il'n’y a pas de doute que l’entrée de* la Banque d’Hocheiaga dans la ligue des Banques va stimuler l’enthousiasme chez les amateurs.Il a toujours été reconnu qu’un club canadien-français constitue “une grosse attraction dans une ligue’’, et il est certain que les partisans des Hochelaga ne manqueront pas.DEUX PAYS TRÈS DESAPPOINTES CE SONT L’ITALIE ET L’ESPAGNE TOUCHANT L’ACCORD FRANCO-ANGLAIS SUR TANGER — LA CONVENTION PARAIT DEFINITIVE.TARIF L>tà PETITES AFFICHES DKMANDE D'EMPLOI t — tl meu, 1» mu.«I 1 mb pu uct Mpplénm-tetre.DEMANDES D'ELEVES I — Juqs'fc IS 2* Mat.«t 1 MB pat Biat tapplè- MCBtair«.TOUTES LES AUTRES DEMANDES l — fcitqa'è 21 mbU, X* mu.I mb pat Mat •eppUm«nUir«.CHAMBRES A LOUER ¦ — Il Mat Jap.«u’i 21 mot».1 mb pu mat aappUnta- TROUVE > — Jaaaa’k M mot*.N uat, t •on par mat aapplémantalra.PERDU t — Inaon'S It mata.2t toaa.I Son par met anpplamrntairr.MAISONS.MAGASINS, ETC.A LOUER t a- Juaqu’i tt mata.21 aana.t mb par aat 0" n-tV£ m ti» f r* llCartes Professionnelles et Canes tTAffaires DORURE, ARGENTURE SUR CALICE.CIBOIRE.ETC.VERNISSAGE A L'OR 8TTt ORNEMENTS D’EGLISE PLAUAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE.REPARATION Cie ROYAL SILVER PLATE A.GIKOUX.rirent, 48.CRAIG OUEST Femme demandée On demande femme d’âge moyen, pour ouvraga de maison occupée par deux personnes, à Montréal.Bon chez-soi.Recommandations exigées.Ecrire, indiquant âge et conditions, à Casier 29 Le Devoir.CLAVIGRAPHES CLAV1GRAPHES reconstruits de toutes les marques et prix, vendus, loués, réparés.Protecteurs de chèques, rubans, papier carbone.Main 2202, Canada Typewriter Exchange & Supply, 58, rue Saint-Jacques.AKCiUTECTE i *.GAUTHIER J.L.DEBRAIES.IUa.Tel.Huit.4M R4a.TéL Cal.SUIF Gauthier & Deshaies ARCHITECTES, AjLP.Q.402.EST.RUE SAINTE-CATHERINE Edifice Bauque d'Epargne.Ch.203 Tll.Etl 6226 — Montréal AVOCATS Archambault & Marcotte AVOCATS M.rat 8t-J«c«aes T 4L Mata 2JU Jaetph Arrham battit, CR.M.P., Emile Mucatta, LL.B, J-E««aa.Gaaaaa.LA.R.ALDLKIC BLAIN, B.A.,LLL AVOCAT Bureau du Jour t M, rua Notrt-Uainu ou aat ta meubla Uoluth.«bambrs U ML Main MIL Avtaaar Uni de rAeeatiatiea du M< mu d affair an de Moatrtal-NardU AUTOMOBILE POUR VOTRE TAXI Plateau 920 CimRD
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.