Le devoir, 2 novembre 1923, vendredi 2 novembre 1923
Volume .-J\ — No 257 MONTREAL, \£NDRED1, 2 NOVEMBRE 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : ration quotidienne CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.MONTREAL ET BANLIEUE.Édition hebdomadaire CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.*600 $6.00 $10.00 $2.00 $3.00 Directeur : HENRI BOUR ASS A Rédaction et administration 43.' aUE SAINT-VINCENT MONTftKAl» TÉLÉPHONE: Xain 7%9a SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 AdniBMUttiM.Mai» 6160 FAIS CE QUE DOIS ! U.,, « ce et la discipline catholiques”.Ces graves paroles ne s’harmo- la bonne Apouse &e prépare à la' jrj • 1 191 a , 1 •• I ini ri'9RÇktflnr.A Ui^ntgucrc avec l'éloge àéüranl dt Sl.Duté.SS,’S2rt1toSS>&*SSSSr^i•I'tSB UB I hotel mUMCtpal Borno„,.„oUS a ajouta- que, juaqu ta.le gouveruemeut n a I „ „„„„„„„„„ d AlX-lO- Chapelle CB matin Ode à la gloire .ministérielle Docteurs — Qui l’emportera?Evêques et La plupart des journaux ont signalé, la semaine derniere.publication du rapport du septième “Congrès de 1*Associant des médecins de îaneue française de l’Amerique du Nord”.C’e tholique; agricoles et industrielles dans un sens qui accuse nettement la progression des idées d’étatisme, des instincts d’accaparement et d’ingérence abusive, si justement dénoncé» par le Souverain Pontife comme l’un des pires maux de l’époque, en tout ce qui touche à l’éducation.\ En dépit de l’indifférence générale et des nuages d'encens prodigués aux ministres par leurs thuriféraires gagés ou leurs adorateurs bénévoles, la question n’en peut rester là.Le poème en prose de M.Dubé la remet au premier plan.S’il faut l’en croire, la “profession médîeak toute entière” parle par sa bouche.Mais alors, des évêques pu des médecins, ni l’emportera dans les conseils du “seul gouvernement catho- qu: hq ue” du continent?la ’Association des médecins de langue française de l’Amérique du Nord”.C’est un titre imposant.Le président du congrès, M.le docteur J-"®*.Dubé, a cru devoir empanacher ce rapport d’une pièce dithyrambique dans laquelle se déverse le trop plein de son admiration pour le Secrétaire provincial, M.Athanase David, et tout le ministère québécois.1 “L’honorable ministre”, proclame M.Dubé, “a môntre, une fois de plus, toute l’importance qu’il accorde aux choses de médecine”; — “il a prouvé, par la plus vigoureuse des campagnes antivénériennes, ce qu’il vaut comme organisateur.” — “Ce vaillant défenseur de la santé publique (?) organise en ce moment une campagne énergique contre la tuberculose et la mortalité infantile.” - .; ,Le bon docteur en se borne pas à faire du jeune ministre une réincarnation du fameux zouave, guérisseur de tous maux, qui florissait à Paris vers la fin du second empire.Son enthousiasme flue sur tout le ministère et bien au delà des frontières médicales: beaux-arts, enseignement technique.Ecole des hautes études, “belles routes sillonnant notre belle province dans tous les sens et qui font l’admiration des étrangers”.Emporté par son élan, notre Esculape se hisse “jusqu’aux domaines élevés de l’intellectualité” (?).C’est là qu’il loge à demeure ses héros, j’allais dire ses patients.Des goûts et des couleurs, il n’y a pas à discuter; des sympathies et des opinions politiques, pas cfavantage, surtout quand ¦ elles atteignent ce degré de lyrisme.Que M, Dubé voie en : M.David un Périclès agrandi, en M.Perron un Laurent de Mé-dicis surmagnifique, en M.Alexandre Taschereau, neveu de car- | dinal, un second Léon X illuminant son siècle, librp à lui.Mais i est-il bien vrai, comme il l’affirme, que 'la “profession médicale ; ;- toute entière” partage son culte?h'Association des médecins de \ Ottawa, le 1er.Dans la capitale laynue française de l’Amérique du Nord a-t-elle bien et dûmtmt | court, les résolu de se transformer en comité de propagande électorale au | nouvelles de l'Ouest.Est-ce que les fermiers sont satisfaits de leur récolte, cette année?Est-ce qu’ils sont contents des prix qu’ils reçoivent?Est-ce qu’ils se réconcilient un peu avec les conditions économiques de notre pays?La réponse à ces questions possède une grande importance, car selon qu'ils sont plus ou ! moins heureux en affaires, ils se* 1 ront plus ou moins violents en politique.Si les choses vont mal, ils s’en prendront au gouvernement, lui porteront de rudes .coups et ne le ménageront pas, tandis que si elles vont bien, ils se laisseront amadouer et, moins exaspérés par des échecs particuliers, pourront tendre de temps en temps une main Henri BOURASSA.Propos d'Ottawa La capital tend /oreille vers les prairies de l’Ouest Les cultivateurs sont-ils contents de leur sort?—-Leur agitation ou leur calme politique est fonction de leur situation financière — Une comparaison entre le sort de l’ouvrier et celui de l’agriculteur — Les vétérans-colons s’agitent.DESROSIERS.L’actualité Les hommes de Léo Deckers, renforcés des séparatistes de Coblence et de Duren, viennent de Trente Cdisses 3 |3 fois?s’emparer de cet édifice où la république rhénane a été proclamée voici deux jours — Les insurgés pillent les boutiques — Nombreux blessés parmi les sécessionnistes au cours de plusieurs combats dans les rues.La France exige, mande-t-on de source officieuse, que l’expertise internationale sur les réparations porte seulement sur la capacité le” de l’Allemagne à payer.propag; profit de MM.Taschereau, Perron et Cie?Il serait intéressant de le savoir au jiiste.D’autant plus intéressant, que M.Dubé, en sa qualité de “Président du Congrès” et au nom de “la profession médicale toute entière”, s’applique tout particulièrement à exalter le mérite de deux des initiatives les plus discutées et les plus discutables du gouvernement provincial: la Loi d’assistance publique et la Loi des liqueurs.* H» A “Nous tenons a affirmer hautement à l’honorable Athanase “David”, déclare M.Dubé, “que la profession médicale toute “entière apprécie l’oeuvre bienfaisante dont il a doté notre pro-“vince.N ous étions menacés de la banqueroute hospitalière (sic), “puisque la moitié des institutions de langue anglaise était occu-“pée par les nôtres.Nous n’avions pas de sanatorium à nous pour “tuberculeux curables et incurables.A ceux qui reprochent au 4k __ J 1 1 'Cl L __ li _ tï .4 V.VA.« .1 *k.#A 1 si 51 l l_J J V.v4.'V V Cl I L l XJ i V ,7 V.v.J11AV-U.JL (.1.* V.v7a *.m * I —'—‘m * _ * _ , • _ 1 sfÆVc.mfz se ‘faut dire tout le bien que P Assistance-Publique fart au sein des “pauvres hospitalisés et autres miséreux.”.Suit un autre paragraphe sur la Loi des liqueurs (nous y reviendrons) ; puis viennenties tirades sur les beaux-arts, les belles écoles, les belles routes, les “domaines élevés de l’intcllec-tualité”; et la pièce sc termine par une seconde strophe en l’honneur de la Loi d’assistance.“Pour nous, médecins, qui sommes chaque jour en contact “avec les miséreux et les malades hospitalisés, nous avons le “devoir de dire publiquement les bienfaits que réalise la loi de “l’Assistance publique au sem de notre population en venant au “secours des nombreuses institutions qui les hospitalisent.^’ S’il faut en croire M.Dubé.le gouvernement jirovincial, sous l'impulsion tutélaire de M.David a sauvé nos institutions de bienfaisance “menacées de la banqueroute hospifalière‘’ (q\icst-ce que cela veut dire?), “puisque la moitié des institutions de langue anglaise était occupée par les nôtres nlr moins ardents à supporter üï parti séparé, et alors libéraux et iphorter tin libéraux et conservateurs, les premiers surtout, ne perdraient pas L’occasion de faire quelques incursions sur leurs territoires.M.Lapointe, depuis quelques jours, tente tjc les convertir à une doetrino d'optimisme.Les libéraux retireraient un grand avantage de l'acceptation par les fermiers de la doctrine de M.Lapointe, des avantages parlementaires et des avantages électoraux.C’est peut-être la raison pour laquelle le ministre de la marine montre tant d’indignation contre toutes les rumeurs pessimistes, et r’esl neut-être une des raisons pour laquelle aussi les fermiers ne vou- w ’ drnnt pas se laisser convertir, e nous attardons pas à rechercher s’il est bien exact que lu | Car les sermons d’optimisme dans “moitié des institutions de langue anglaise était occupée par les ! l’Ouest sc heurtent, dans la eon nôtres”; ni à scruter la déduction plus extraordinaire encore j s?i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.