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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 août 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1923-08-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIV.—No 204 MONTREAL JEUDI 30 AOUT 102Î rpy ppn un f ROIS SOUS LE NUMÉRO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.$«0O ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$*00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 £ DEVOIR Rédaction et administration £ 43, RUE SAIN T-VINCENT MONTMAL TÉLÉPHONE: Main 7461 SERVICE DK NUIT : Rédaeti**.Mua 6121 Adttintitnüm, Mua SIS* Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! vivrt ce- ) pendant au bord d un trottoir ou dam une place pubtique! mobile en casse un bon nombre; mais les jeux d'enfants leur sont encore plus meurtriers.Ils les lacèrent, les secouent, les plient et La loterie de Cartierville M.Meighen, héritier de Macdonald — Où est Cartier?— Le mort qui ne parlera pas *1 ville donnant un exemple malheu -I reusement trop peu suivi par les cl- C’est après-demain que le grand parti tory-Iibéral-conserva- i tadins qui pourraient / imiter 'teur-nateonal-unioniste de la province de Québec lance sa loterie s 'et met à l’enchère la popularité de son chef, M.Meighen.Un groupe de jeunes gens qui se croient et se disent conservateurs, quelques hommes d'âge mùr, atteints d’une incurable jeunesse d’esprit, d’autres enfin, moins naïfs et tablant sur l’avenir, ont entrepris de raccommoder l’assiette québécoise de M-Meighen.Ils veulent à tout prix l'imposer aux Canadiens français comme l’héritier direct et authentique de sir John Macdonald.D’aucuns se risquent à dire que, depuis la guerre, son esprit a suhi une évolution analogue à celle qui fit du j^une lieutenant de sir Allan MacNab le leader de la coalition libérale-conservatrice, mère de la Confédératioti.M.Meighen, affirment-ils, n’est ni tory, ni impérialiste, mais vrai et franc conservateur, au meilleur sens du mot.Tout cela est commode à dire, mais ne répond guère à la .réalité des circonstances, ni, autant qu’on en peut juger, au caractère de l’homme et à sa tournure d’esprit.* A l'époque où Macdonald opéra sa conversion, tout, dans l’Empire britannique, évoluait dans le sens de la décentralisation et du nationalisme.La politique de Cobden venait de triompher avec l’appui de Peel.L’Angleterre ne demandait pas mieux que de voir les pays de self-government se détacher de l’Empire.Disraeli disait que les colonies étaient des meules au cou de la mère-patrie! Au Canada, l’application presque loyale du régime de gouvernement responsable avait convaincu les chefs politiques du Haut Canada, les libéraux d’abord, les tories ensuite, qu’aucun parti ne pouvait gouverner sans l’appui des Canadiens français.Enfin, dans la province française, il y avait un chef, un vrai, muni d'un clair cerveau et d’une poigne solide.Loyal dans l’exécution de l’entente, fort discutable en soi, d’où était sorti le parti libéral-conservateur, Cartier se tenait toujours prêt à rompre la coalition, dès que l’aile anglaise faisait mine de F entraîner en dehors de la voie.Macdonald devint aimable pour la province de Québec pour plusieurs motifs de coeur, d’esprit et j de circonstances: l’un des moindres ne fut pas la conviction que, | si Cartier le voulait, la province lui tournerait le dos sans céré-' monie.Rien d’analogue n’exisle à l’heure actueüle.L’ensemble des [pays britanniques est encore en plein courant impérialiste.Au [Canada, le parti tory, le groupe ontarien surtout, reste sous le [joug des passions anticatholiques, antifrançaises, antinationales ! que ses chefs et, davantage, ses sous-chefs ont systématiquement î fomentées depuis la mort de sir John Macdonald.Par contre, [dans le Québec, le parti conservateur fédéral est réduit a zéro: [chef, cadres, armée, principes, idées, prestige, tout lui manque.La fête de samedi va débuter, paraît-il, par un double hom-mage à la mémoire de Cartier.On conduira M.Meighen a la Presque tous les arbres que reside familles où Acadiens et Cana-bambins peuvent toucher sont d j diens français sy sont fondus.Nos eux, à leurs parents, à leurs voisins: \ ancêtres, eux-mêmes maltraités et Ils sont propriété municipale.Tout mis à la ration par les gouvernants i le monde a donc intérêt à les res- du temps, français d’abord, et puis i —-pecter, puisque tout le monde jouit ; anglais, avaient tout juste de quoi ., de leur verdure, du chant des of-l'ivre.Ils ont tout de même asset j connaissait mieux le sujet que ceux seaux qui sans eux déserteraient la bien reçu les Acadiens, puisque qui il avait voulu confier ce tra- • - - ceux-ci-ont fondé des colonies par-1'ail, et qu il ne manquait pas de rai les Canadiens français, ont vu fond, il a réussi à écrire un volume leurs fils ou leurs filles épouser des1 digne de l’intérêt public, enfants de Canadiens français et; l>e lecteur est toqt de suite trans-,Jtl „„ faire souche parmi les* nôtres.Les porté dans un milieu qu’il connaît l 'auto- persécutés ont accueilli les persé- mat- H n’a pas à remonter très loin i entés du mieux qu’ils ont pu et ont i dans l’histoire, car la fondation de partagé leur misère avec eux, ne‘la paroisse de Willow-Bunch ne pouvant leur donner que ce que remonte qu’à 1870; mais il vivra .r» ,c., n leurs exploiteurs leur laissaient, à avec des personnages attachants s'acharnent après eux tant que leur eux-mêmes.La vérité, c’est due ; «lans une période et tin milieu in- ri«*n ne peut dissimuler ou excuser | le debut 1 auteur nous tout l’odieux du grand dérangement \ raconte com ment les Métis fuyant dont on vient de célébrer l’anniver-; le »>ot envahisseur des colons de saire à Grand-Pré, à l’endroit même l(>ntario ou des autres parties du où il eut lieu et où.aujourd'hui, vi-j monde et a la poursuite des trouvent les descendants des persécu ! »>eaux «e bisons qui s’éloignaient de- Les Alliés demandent des explications à Athènes ' tombe de la Côte-des-Neiges, puis au pied du fastueux monu-* —; et si laidement — * autre t ; ment qui s’élève si haut sur l’autre flanc du sève ne s'est point figée * * * D’où provient ce manque de.respect pour Varbre?Des psychologues y verraient une trace tratavisme.L’arbre fut longtemps Vennemi.Il barrait Ut route au- défrichement et abritait le sanguinaire Iroquois.On l’immola sans pitié parce que cette magnifique toison de la terre èanadicnne s’opposait o cé qu’y germassent toutes les céréales nourricières.Mais ces temps sont plissés.L'arbre est devenu précieux, en devenant rare, suivant la règle commune.On le recherche, aujourd’hui que le feu en rase des milliers d’acres tous les étés.Mais cet amour, né de l’intérêt, ne possède pas encore le coeur de (’enfant des villes.Pourquoi?Parce qu'on n’aime que ce que l’on connaît.Or nos enfants ne savent pas Tutilité de l’arbre.On ne le leur enseigne pas assez à l’école et surtout, au moins dans bon nombre d’écoles, cet enseignement est forcément dépourvu de l’efficacité de la leçon de choses.La cour est chauve, sans herbes, sans fleurs et sans arbres.< Elle est sale et négligée autant que celles qui bordent les ruelles.Comment veut-on que l’enfant ait l’amour des fleurs et des arbres?On ne lui enseigne pas d les respecter à la maison, où il n'y en a pas; on ne le lui enseigne pas plus à l’école, instituée pourtant pour suppléer à l’enseignement qa’ü ne.peut puiser à la maison.La cour de l’école américaine moyenne fait contraste avec celle de nos propres institutions.On y cultive des fleurs, on y plante de* arbres.Et c'est là que l'enfant apprend les noms des plantes, les beautés spéciales qui les caractérisent, les espèces, leur utilité, les bienfaits dont nous leur sommes redevables, les fins que la Providence eut en les créant.Ils deviennent des amis que Ton connaît, que Ton estime et que Ton respecte.id, leurs, sur de magnifiques terres ouvertes et mises en valeur par les proscrits.Ça va bien I En juillet 1922, il n’était pas du tout question d’un embargo sur le bois à pplpe canadien.Il s’en est alors exporté 90,500 cordes, d’une valeur totale de $947,000.En juillet 1923, il en était assez question et l’on en avait parlé sérieusement, à Ottawa, bien que le ministère ne paraisse pas encore au juste savoir quoi faire.Les Américains qui coupent du bois chez nous et nos détenteurs de limites forestières qui eu exportent aux Etats-Unis en ont abattu pour les fabriques américaines 152,000 cordes, à peu près, — 61,500 de plus, — d’une valeur totale de $1.558,000.Du 1er avril au 1er août, l’an dernier, il s’en est exporté en tout, du Canada, 291,640 cordes.Cette année, pendant la même période, il s’en est expédié 537.305 cordes, — les quatre cin- vant la civilisation d’année en an née.allèrent s’établir à 400 milles environ à l’ouest de Winnipeg, sur “un terrain accidenté, vallonneux, flanqué de eollme.s boisées, bien arrosé de ruisseaux, de sources et de lacs”.Ces nouveaux venus, une quarantaine de familles en tout, venaient des paroisses de St-François-Xavier el de St-Joseph de Pembina, avec leur modeste avoir qui se composait pour chacun d’une loge, de quatre charrettes et d’une dizaine de chevaux, comme il convient à un peuple de chasseurs.Nous assistons aux randonnées de cette population flottante et mobile toujours partie en chasse, qui change souvent de résidence mais pour en revenir chaque fois à Willow-Bunch aussi pauvre, aussi éprise d’aventure qu’aupara-vant.Peu à peu de nouveaux colons arrivent, l’tfevage et la culture commencent, la stabilité se fait, on bâtit des écoles, un couvent, un presbytère et la paroisse existe.* * * La vie dans les prairies, à cette Le conseil des ambassadeurs décide d’adresser un message au gouvernement grec pour lui enjoindre de faire une enquête sur le récent assassinat des membres de la mission italienne.— La flotte de Tarante se tient prête.Le gouvernement de l’Etat libre a obtenu 33 sièges et les républicains 22, d’après les dernières dépêches.— Mlle Mary MacSwiney est élut dans Cork.(Dernière heure) Voilà dans notre éducation une bonne importation américaine que ' Æ ' ^ frniH H.m,, frtn.nnnne entre temps, de petits fruits, de mu NEMO.t mont RoyaL i>a part faite à l’épopée.î’églogue champêtre s’épanouira sous les ombrages qui portept le nom de Cartier.f Tout cela estrtrès ingénieux.C’est meme, a certains égards, respectable et touchant.Mais rien ne fera revivre Cartier.La tombe n’ouvrira pas ses flancs; la statue de bronze ne descendra pas de son socle; la voix âpre et cinglante du vieux chef ne fera pas vibrer les échos de Cartierville., , .^ Supposons un miracle : le mort quitte la tombe, la statue s’anime .Que dit Cartier?Quel accueil fait-il aux hommes et aux factions qui, tout en se réclamant de son nom et de sa mémoire, ont renié ses principes et détruit son oeuvre.Si Cartier apparaissait, samedi, a Cartierville, M.Meighen reprendrait, le soir même, sans tambour ni trompette, le tram de Toronto ou celui de Winnipeg; et jamais pim la jeunesse conservatrice-libérale ne commettrait l’impair d affubler ce malingre personnage de la défroque des grands morts.Cartier est mort, bien mort; Macdonald aussi; et rien ne fait prévoir qu’ils aient de sitôt des successeurs.Peut-être en couve-t-on dans le nid douillet du club Cartier-Macdonald; mais aucun n’a encore brisé sa coquille; et, pour tout d.ire’^ 2°^^ qui claironnent par là ne laissent guere prévoir la venue d un chantecler de grande race., , Il n'v a donc, dans l’état general du monde ou les conditions mrticiilières de notre pays, rien qui permette de croire a la concerto,, probable ou possible de M.Meighen.Jout auconh-aire, tend à le maintenir dans la voie ou il a débute et persever Voilà dix ans quo M.Meighen démontré, par ses paroles el par ses actes, qu’il est tory de tempérament et de procedes, impérialiste de dof.'rin*'j;» j to.-t ce., au fait de suba’te n,-s.vaincu du socialisme d Etat.Tel il était to , \ Selon Historiens, te gouvern-ment cabinet Borden, tel il a été à la tête du gouvernement, tel il rts britannique de l’époque n’a rien eu dans l’opposition, tel il serait au pouvoir, si le suit rage populaire ^voir à toute cette expulsion, ca- Fv portait de nouveau.' Pour s’en convaincre, il suffit de retracer son passe.Nous tâcherons, demain, d’aider les excursionnistes de Cartierville à faire ce petit examen rétrospectif.quer, — et nous en sommes, — qu’on se hâte de le faire, avant qu’on ait presque fini d’abattre nos bois tes plus accessibles.Détail à noter, tes chiffres que nous citons viennent de la Canadian Pulp A Paper Association (Gazette, 30 août, page financière).« Sur trois pattes Un journal américain mettait l’outre jour, cette légende, au-des sous de la photographie d’un bonhomme du Nebraska: “Afin de prouver sa théorie favorite, le doc leur J.-T.House, professeur à l’université du Nebraska, va tenter de faire cent milles sur les deux mains et un genou.Il se propose de vivre, paroisses.L’événement le plus lant était la chasse du bison qui Henri BOURASSA - L’actualité Importation négligée Endette dénonçai! Ires justement, mardi, l'éducation à /’américaine donnée à nos enfants.On juge ’ arbre ù ses fruits.L'arbre de I education n'en produit pus que il excellents.d'autant plus „ue nous avons la déplorable habitude de n’importer que ce qu’il y a de mauvais.On dirai! que le mauvais entre en frnnehise et que le bon /toie la douane.Ainsi dans l’éducation américaine U esl des traits que nous ne retrouvons pas ici-et que nous pourrions retrouver à quelques pas de nous, à Westmount par exemple, où Ton a fail une importation plus complète.Il s'agit d’un simple détail.mais qui compte tout de même puisque toute la collectivité pâ Ht.S’os enfants n'ont pas le respect de la propriété d'autrui, surtout dans les quartiers pauvres.Us n’ont pas non plus le respect et la fierte de leur propre propriété.je oll hiPn ies Indiens, à demi- flûtes de champagne, santés on y boira! Et que G.P.de Les livres de chez nous La Montagne-de-Bois par Fabbé CLOVIS RONDEAU policés et domptés, attaquaient tes camps et cherchaient à piller tout ce qu’ils trouvaient Les Indiens des Etats-Unis se réfugiaient au Canada après avoir commis leurs méfaits, ceux du Canada allaient aux Etats-Unis.une population louche vivait sur la frontière, toujours en maraude, toujours en quête d’aventures, inquiète, mourant de faim la plupart du temps et disposée au brigandage.1-égaré qui était habite traiteur, voyageur éprouvé, brave à toute épreuve, passe à travers tous Ceux qui aiment ft lire des livres ces pérife rtrts, devient diplomate, pour le plaisir de connaître des faits : se rend è Washington pour 0r‘fP\r nouveaux ou d’apprendre sur leur * une reserve pour une tribu nntéri-pays et leur race des choses origi- ! raine qui a détruit un corps d annales et savoureuses n’ouvriront i m*e américain et menaçait de sa pas sans intérêt 1e volume que vient présence , Willow- de publier un prêtre canadien, et qui Bunch.Il obtint $2,0(10 du gouver s’appelle “La montagne de bois’.C’est l'histoire d’uqe paroisse de la Saskatchewan méridionale dont le nom présent es! Willow-Bunch.L'abbé Clovis Rondeau.Fauteur, est un homme modeste.Après avoir cherché, pendant quelques mois, un écrivajn canadien qui se chargerait de la tâche d'écrire l'histoire de •rttf paroisse il a pris le parti de se nettre à la besogné.Et comme il nement canadien en reconnaissance de ses services.Cette biographie de J.-L.f-égaré qui es» mêlé intimement au récit général est attachante et rappelle ces pages où Mark Twain raconte rommer* il faillit devenir millionnaire.* * * On retrouve les Canadiens français è l’avant-garde de 1* colonisation de l’Ouest, à toutes tes pages j de ce livre.Comment ne pas dire un mot, en passant, de ce Pascal Bonneau qui prit et exécuta des sous-contrats pour la construction du C.P.H., entre Winnipeg et Re- Sina, établit le premier magasin ans cette dernière ville, nivela tes rues, fournit du capital à nombre dé ses compatriotes pour s'établir dans tes alentours, se ruina et refit sa fortune sur le* ranches et mourut, laissant sa famille dans la prospérité?Métis et Canadiens faisaient corn me Bonneau.Lorsque les bisons mangèrent, ils commencèrent à pratiquer l’élevage, de chasseurs devinrent cow-boys, xurveMlèrrnt des troupeaux de vaches et de chevaux, menèrent pendant longtemps une existence que le cinéma américain a rendue familière.Puis la culture du sol vint ensuite, telle qu’on la pratique depuis quelques année».Pendant ce temps-lé les prêtres, comme partout ailleurs, suivaient leurs ouailles an péril de leur vie.entretenaient la vie catholique, poussaient à la construction des é-criles, de l’église et du couvent, auc-combaicnt quelquefois ft 1* tâche.D’ailleurs, la vie était rude dans ce* parages.Le vol régnait alors sur line grande échelle, les agents du gouvernement 1e protégaient, et des sociétés chargées de le réprimer, pendaient haut et court, sans aucune forme de procès, sauvages ou blancs, pris en flagrant délit.Un livre qui raconte toutes ce* choses ne peut être banal.11 est dramatique, comme on pent s’v attendre.H offre’ presque partout l’tn-térêt passionnant du roman.Une oeuvre à lire et à propager "HENRI BAZIRE, APOTRE CI AL” SO- Nous recommandons particulièrement à l’attention de ceux Rtti suivent les travaux de la Semaine sociale la brochure où M.Jean Le* rodle a résumé l’oeuvre et la doctrine sociale d’Henri Bazire, son prédécesseur à la présidence de l’Aaao-dation catholique dt la Jeunesse française.(Te sont des pages pleines de faits et d’utiles enseignements.(L’édition canadienne, que nous offrons présentement au public, est précédée d’une préface de M.Henri Bourassa.Prix: 25 sous l’exemplaire, $2.50 la douzaine (Iranco).Conditions spéciales par grandes quantités.Adresser les commandes à l’administration du Devoir, 43, rue Léo-Paul DESROSILRS.barreau canadien.M.Taschereau à Shawinigan Québec, 30 (D.N.C.) — M.L.-À.Taschereau, premier ministre de la province, est parti ce matin pour Shawinigan ou il doit prononce!* un discours, ce soir, au banquet offert aux membres de FU ni on des Municipalités canadiennes.M.Taschereau ira â Montréal mardi et assistera à l’ouverture éu congres dm Y À Hjj t LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 30 AOUT 1923 VOLUME XIV.—No 204 M.H.-H.WARD SOUS-MINISTRE DU TRAVAIL II succède à M.E.-A.Ac land qui sera imprimeur du roi.LA NAVIGATION OTTAWA.30.— M.F.-A.Acland, sous-ministre du travail, qui faisait depuis quelque temps les fonctions d’imprimeur du Roi, vient d’être officiellement confirmé dans ces fonctions.Sa nomination entrera^ en vigueur le 31 août.M.H.-H.Ward, çraployé principal au bureau des j commissaires des chemins de fer, est nommé sous-ministre du travail.Une réception aux mathurins LE CONSUL DE FRANCE A MONTREAL A REÇU QUELQUES IN VTES HIER APRES-MIDI POUR LES OFFICIERS DU ' HEGl LUS” ET DU ‘MLLE D'Y S” Avoir de la Chance MAISONS D'EDUCATION A LA CONFÉRENCE IMPÉRIALE On prépare déjà à Londres un programme de réception» pour les premiers ministres britanni- ques.LONDRES.30 (S.P.A.).—Le roi George V donnera un banquet aux premiers ministres des Dominions réunis pour la conférence impériale.Le gouvernement anglais les recevra probablement à dîner.La conférence économique et la conférence impériale marcheront de pair.Elles dureront six semaines pour finir à la mi-novembre.La conférence impériale aura lieu à 10, Downing Street, tandi* que la conférence économique se tiendra au Board of Trade.M.RaldAin sera pré- 1 sident ex-officio de la conférence impériale qui s’ouvrira le premier octobre.L’ITALIE DEMANDE ^REPARATION Le gouvernement italien exige des excuses et une indemnité pour Tassassinat des cinq représentants italiens en Albanie lundi dernier.Rome.30 (SP.A) — Le gouvernement italien a demandé à la Grèce des excuses formelles, une indemnité de 50,000,000 de lires et que la flotte grecque rende les hon-la flotte italienne, dans le neurs a soir, pour l’assassinat de cinq Ita La réception donnée, hier après-midi à l’hote] Ritz-Car ton, par M.Paul-Emile Naggiar, consul de France à Montreal, aux états-majors des deux avisos français, le "Ville d’Ys” et le "Regulus", a été marquée au coin de la plus franche gaieté.La salie des conférences, où elle a eu lieu, avait été décorée pour la circonstance, et nombreux sont ceux qui y ont assisté.Le “Regulus", comme on le sait sans doute, mouille dans nos eaux pour la première fois.C’est un jo ii petit navire de guerre, mais dont le jaugeage est quelque peu inférieur à celui du ‘‘Ville d'Ys".Les deux avisos, toutefois, font partie de la même escadre chargée de surveiller la pèche faite dans les environs de Saint-Pierre et Miquelon, qui est une colonie française.Elle est commandée par le capitaine Nuau, commandant du "Ville d’Ys”.CONCERT D’HIER SOIR Un joli concert a été donné, hier soir, au club des marins catholiques, qui avait été organisé par la Northern Electric.11 a été présidé ! par M.J.-C.Bray, secrétaire de l’Association des marins catholiques.Les états majors des principaux navires actuellement dans notre port étaient représentés par quelques officiers.A l’issue de la soirée, on a rap n’est pas à dédaigner, mais il vaut bien mieux avoir du bon sens.L’emploi du Thé SALAD A1 est une preuve de bon sens.“Le Thé sur lequel on peut toujours compter »» liens faisant partie de la mission I 9U un c°nc,erl en français sera chargée d’établir la frontière gré- ‘J°nne vendredi soir en ! honneur co-italienne: il demande une som- de?mathurins_français du Ville co-itâlienne; il demande une som me de 50,000,000 de lires, que la flotte italienne soit saluée et que Pirée.à cause de l’assassinat de le* assassins soient punis Le premier ministre a fait savoir aux journalistes que les demandes de ritalie n’étaient pas acceptables en bloc, que quelques-unes seraient acceptées telles que proposées, mais 4 , ., .que pour d’autres le gouvernement Athènes, 30 (5.P.A.) — Le gou |grpr demanderait des modifica-vernement.italien a demandé uneitions.Le gouvernement grec répon-reponse dans les 24 heures à la no^drh dans le temps indiqué par la te qu il lui a f" P.Rémi Urevier et Ü revient au col’ège comme profes seur ci litli'iature en Belles-Lettres.Le P.Muidplaisir.dP retour d’Eu rope c->u il a étudié dans \e- uni versités.partira pour ’.'Université St-Joseph de Meniramcook.A l’académie Beaudet.le nouveau directeur est le F.Martin.Le F, Ernest, auquel il succède, s’en va à St-Césaire.Le P.Boileau est chargé des intérêts spiritues des élèves du juvénat.VEmpress of Britain, a-t-on déchue hier aux quartiers généraux de la eoin-pagnie c.u Pacifique Cu- \ nadien, ne se rendra plus désormais j | à Hambourg, où il avaif coutume de j .T faire escale pendant quelques heu-j institutrices res 4 Chacun de ses voyages.____ ! Ce paquebot, actuellement en rou i Québec, 30.(S.P.C.) — Une dé- ,p pour Cherbourg et Southampton, legation représentant VAssociationloù n pst attendu P°ur le premier catholique des institutrices de cette septembre, devait également se ren province s'est rendue chez le pro- ,*rp à Hambourg et en repartir le mier ministre et M.Athannse Da (*u t?0*5 prochain à destination ~ ~ il ein- vid, afin de réclamer une auginen l^r Québec.Or, on annonce qu talion du minimum des pensions qui quittera Southampton le 15 sept en bre pour le Canada.TRANSPORT DES LIQUEURS pensions qui sont maintenant accordées aux ins-Ütutrices après un certain nombre d années.Actuellement, le minimum est de S100 par année.On a suggère que le montant soit porté à JtloO.Les institutrices ont aussi deman Accident dans le canal Lachine Poussé par le poids de l’eau provenant d'une porte d'értuse rompue le John Ketchum de la corn pngnie George Hall s’est frappé sur une des portes de l’écluse no 1 Ottawa, 30.— M.Jacques Bureau, ! ministre des douanes, a -déclaré.______ hier soir, qu’un arrêté ministériel de d avoir $10.00 de plus par année avait été signé, qui interdit désor pour chaque année d’enseignement mais à tout navire de moins de 250 passant la période de 20 ans.tonnes d’effectuer le transport des Les suggestions ont été prises en liqueurs à destination de ports e moderation et In question sera é- Gangers.Get arrêté ministériel, a tudiée prochainement par le cabi- ajouté le ministre, ne concerne que nf,b les liqueurs en consignation.Sn ^***“*“ [ mise à exécution, dit-on, mettra fin à *,n c1 déjà des invitations et des projets en grand nombre, —Ce n’est pas surprenant, dit le Suisse, essayant de nouveau de s’introduire dans la conversation, Pascal lui jota un regard noir, et Rosel parut l’ignorer, —J’aime beaucoup mon oncle, reprit-elle.Il m’a déjà reçue bien des fols; mais tous mes projets dépendent de mon père; il est un peu «auvage, un peu misanthrope.Seulement, j’espère le rendre plus sociable, et surtout, Je compte bien ne pas retourner en pension I Quand elle parlait et tournait la tête, le» cerises suspendues à ses oreilles effleuraient ses joues, et donnaient à son visage un éclat charmant, Elle était encore coiffé comme une très Jeune fille, avec un catogan noué par un large ruban, et elle étijlf aussi dénuée de coquetterie qu’une enfant.L’étranger parla de nouveau.-Je n’al pas l’honneur de connaître le colonel Marvejois, dit-il de son ton posé et lourd| mais J’ai l’intention de me faire présenter à lui.J’ai découvert dans la correspondance de mon père, qui est mort lorsque j’étais enfant, qu’un de ses frères, mort aussi, a été l’un des c&- marades de promotion du colonel.Et, l’an dernier, des amis communs ont fait des démarches pour placer votre cousin dans l’établissement dont je fais partie.Cette fois, il éveilla l’intérêt de Rosel.—Et ces démarches ont-elles abouti?démanda-t-elle, curieuse.Je croyais qu’Adalbert.Elle s’interrompit tout à coup.Mais Georges Lérins avait deviné ce qu’elle allait dire, —Ce jeune homme avait évidemment des goûts et des aptitudes contraires à un travail de bureau; mais son père, soit parce que ces goûts et ces aspirations lui déplaisaient, soit perce qu’il voulait les éprouver, a désiré qu’il s’occupât d’abord d’une manière pratique.Oui„«H est entré dans notre maison, mal» il n’y est pas resté, Et, après un court silence, li ajouta: —Je connais aussi le nom et quelques-unes des inventions de monsieur votre père, qui ont été, chez nous, jugées dignes d’atlention, —Elles ne lui ont pas rapporté beaucoup d’argent, répondit Rosel avec un petit rire léger et insouciant.Mais je crois qu’en ce moment il ne travailla guère: sa santé est un peu affaiblie.—41 habite Gérardmer l’été?dit M.Lérins, qui semblait tout à fait au courant de ce qu: concernait la famille de Rosel.et dont le regard suivait le joli mouvement des rustiques pendants d’oreilles.—Oui, mais H réside surtout à Paris.Et, jugeant qu’elle avait été suffisamment polie, elle se retourna vers Pascal qui semblait tout à coup de méchante humeur.—Saviez-vous qu’Adalbert eût abandonné ses études musicales?demunda-t-fUc.baissant la voix.—Oui, si l’on peut qualifier du nom d’études le travail irrégulier, tantôt plein de frénésie, tantôt lâché et capricieux, auquel il prétend vouer sa vie.Son père ne se console pas de ne pas lui voir une 1 carrière.,, Et les événements lui ont donné raison, ajouta-t-il, assez1 bos pour n’être entendu que de Ro- j sel.Adaibert, si bien doué qu’il soit,' est Péprcuve suprême du colonel.; et 11 n’est pas resté longtemps là où la nécessité et le désir de son père l’avaient fait entrer.J’ai maintenant le souvenir d’avoir entendu le ; nom de cet homme ennuyeux .II! a, si Je ne me trompe, évité des dé- ; sagréments à Adalbert.—Pauvre oncle! Il méritait d’avoir un fils selon son coeur.Et cependant, il est difficile d’être sévère pour Adalbert: il a tant de charme! Et au fond, de la tendresse, je vous assure! Georges Lérins, séparé de Rosel par le petit garçon, s’efforçait vainement d’entendre: ils parlaient trop bas.Le goûter s’achevait.Les piles de gâteaux disparaissaient, cl aussi les flots de crème.Quant aux cerises, les enfants en avaient tan?mangé sous les arbres qu'ils en laissèrent dans les corbeilles tapissées de feuilles.La journée touchait à sa fin, et Rosel alla, toujours suivie du Soint-Cyrien, s’accouder sur le parapet de Ja terrasse, d'où l'on voyait une plaine riche et féconde, rayée de vert et de jaune, des bouquets de bois, et.au loin, la ligne bleue des Vosges rouvertes de sapins.Georges Lérins rejoignit Flort» Hamnann.—Puis-je demander quels sont vos projets, Flora?demanda-t-il à brûle-pourpoint Elle le regarda en face.—Mes projets?Gagner ma vie, naturellement.J’ai pensé à aller en Suisse; ici.ils sont défiants, et je me trompais en croyant qu'une Lor- raine rencontrerait des sympathies.Vous en avez trouvé, vous?Mon père était Français, et ; avait des parents dans cette région.' -Et votre mère était Berlinoise! j Comme la vôtre.Moi, je suis Suisse.-Reniez-vous vos origines?dc-; monda-t-elle sèchement.Je tic renie rien.Mais il y a I en moi le mélange, peut-être le corn ; flit, de deux races! Elle le regarda avec une sorte de mépris, —Cest pour résoudre ce conflit que vous n’avez ni gardé la natio*! nalité française ni adopté Talie mande.Vous prétendez être neu-: tre, et surtout vous songez à vos I intérêts., Cependant, le sang fran- j çais remporte quand vous êtes près i d'une de ces poupées! dit-elle d’un ton indéfinissable.-Quelle folie! Soyez pratique, | Flora; j'ai ma fortune à foire.Ou à accroître, car vous êtes : déjà presque riche! —Flora, je puis vous trouver une j situation (n Suisse.irh?dit-elle vivement, son neernt vibrant malgré elle.Non, répliqua-t-il froidement.J allais ajouter une condition: c’est que vous oublierez les folies rie no- tre*extrême jeunesse.Elle rougit de colère, et, lui tour* nant le dos sans répondre, elle rejoignit ses élèves.Le .soleil se couchait.Les montagnes lointaines devenaient noires, des nuages légers se reflétaient sur la plaine en ombres bizarres, et l’on entendait le bruit des autos et de» voitures qui se rangeaient devant rentré^ de la cour.Il v eut de chaleureux remerciements, de gais adieux et la solitude se fit soudain, Rosel restant seule avec ses hôtes.Vous, du moins, vous ne partez au'anrès-dernain.dit la bonne Mme Hédôuard, prenant la main dé la jeune fille pour la ramener, dans son beau grand salon tout en désordre.- Je vous aiderai à ranger tout cela, dit Rosel gaiement.Et à faire demain mes confitures! 1 I Quand Rosel.après un dîner un peu tardif, rentra dans la chambre vieillotte et jolie que lui avait attribuée la vieille amie de su mère, elle ne se sentait pas sommeil, malgré ranimation et leü fatigues de cette journée.amH 1923 °11* ('xé de $12,068,819 au lieu de $9,728,252 en juillet 1922.„ , 1 Des export,itiony de papiers de tou- D”‘ 'ram a : tes sortes ont été de $7,695,678 au immnbi .— Walter Kavanagh et Cie.sécurité», S0, rue Siint-Frantois-Xarler.Montréal.Ouvert un MONTREAL Argent: — off r»***.Argonaut GoAd .73 * 74 Beaver Consolidated 28 *1 &wi#ood .;;;;;;; «ij Ohaput Hughes .‘ ji u Cons.West Dome .21 * Crown Reserve Hattie Gold M.Ltd Ho1llng»r Cons.Lorrain .Moneta .,0 1 Montreal Ontario ! ij MeKhn Dur.Savage .1680 Mining Corp of Can.9 «.rn Pj-terson lake .u>\ | Ma'ch-wnrt .or m i Teck Hughes .i 99 i Vinomi tons .7.1'221 69 (Fournie* par L.-B.Beaubien et Ci* > Midi.Argonaut Gold Mining Co., .72 acb., 75 vendeur.British Controlled Ol! Fields, 31 ache.Canadian Industrial Alcohol, 16’,4 ache.Dryden Paper.PU;, vendeur.Eastern Engineering.20 vendeur.Hoi linger Cons.Gold Mines, 11.50 ach.; 11.60 vendeur; 2.00 à 11.55 ventes.Wn-opika Rrat+v Wettlaufer « HR .11 Ai 12 12+2B13 A VENDRE GREFFE DE FEU l.K NOTAIRE LOUIS CA1.1XTF GOYETTE.ayant pratiqué à St-Yinrent-de-Paul.et à Montréal, et qui «*t décédé à Mont-résl, le 4 juin 192S.Pour informations s’sdresser à RENE FARIBAULT, Notaire.90.rue Saint-Jarquo».Montréal.auJménir ôof .ron , 1 ,'Pl1 *6.038.475; 1rs exportations lion A l’a J nwi g ^ f,e ûnt *té rie .$4,371.141 au llï%J l r:nbJeiLrfu ™:\ .$3,689,777.La construe Outremont.L’ îière proportion sei! municipal, hier soir, on a soumis un rapport a ce sujet : Voici comment se repartit l’éva-fluation pour 1923-24 district nord.$2,919,808 de terrains et $7,536.300 de bâtisses: district ouest, S5.18.V Oâo de terrains et $4,904,261; dis-itrict sud, $3,830.856 de terrains et |$2,411,600 de bâtisses, formant un «rand total de $26,785.875 de va-îh’Ur imposable, moins une valeur de $859.750, propriété du ehentin de fer national, ce qui laisse une valeur imposable de $25,926,125.En .1922-23, la valeur imposable était de $24,429,608.ee qui donne une augmentation de $1.496.517.L’augmentation du revenu, la taxe générale étant de un pour eent.est de $14,965.17.Le revenu total prove-Bant de la taxe générale d’un pour i£25i’*£?*** année, sera donc de '$2n9,261.2ô._ Registraire de la loi contre les trusts Ottawa, 30.— M.Harry Hereford.IMonleur du ministère du travail, a été nommé réglstralre de la loi ,lcsJ ! New-York, 30.— Un dollar amé- Cette loi a été adoptée & la dernière ricatn achetait hier 10,000,000 fesstoB.i marks allemands.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 15446 Henri Gougron.marchand, des cité et district de Sfontréal.demandeur, vs B Le-; febvre, du même lieu, défendeur.• Le 8éme jour de septembre 1923.à 10 heures de l’avant^nJdf, au domfclle du-I dit défendeur, au no 208(1.rue St-J«e-! ques, en la cité de Montréal, seront ven-' dus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause consistant en un piano, meubles de ménage, etc Conditions: ARGENT COMPTANT Léon LAFRANCE, H.C.S.Montréal, 29 août 1929 Province de Qudbec COUR DE CIRCUIT District de Méntréét.No 4675.Henri Gougeon.marchand, des cité et district de Montréal, demandeur, vs R.Ford, menuisier du même lieu, défendeur.Le 8émr Jour de septembre 1923, k 10 heures de l’avant-midi, nu domicile dudit défendeur, au no 124, rue Prud’homme, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions ARGENT COMPTANT Léon LAFRANCE, H.C.S.Montréal, 25) août 1923.Les exportations, pulpe et pa-j nier, sont allées: aux Etats-Unis, $19,193.904: au Royaume-Uni.) $884.127: aux autres pays, $688,-i 788.Pour les quatre premiers mois) de l’année fiscale, les exportations! canadiennes de papier ont été d’u-j ne valeur de $39.011,190 au lieu de $23,267.731 pour la même période l’an dernier; les exportations de! pulpe, de $15,389,331 au lieu do; $12.008.586.Le marché des vivres Vqh.v offrons rn venir $215,000 d’obligations S1/^0 de la Le tableau suivant indique les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour la journée d’hier, le mercredi précédent et le jour correspondant l’an dernier : 1923 1922 29 août 22 août 39août Oeufs, caisses.2628 1150 2600 Beurre, colis 883 58 3789 Fromage, meules 5^7 4365 3888 Le mark allemand VILLE DE LEVIS en titres de $100, $500 et de $1,000 échéant de 1921 à 19fi.‘L Prix: 100r
de

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