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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 août 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1923-08-16, Collections de BAnQ.

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OLU.ME XIV.—No 192 MONTREAL, JEUDI 16 AOUT 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : t dit ion quotidienne CANADA.6600 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur : LE DEYOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE! Main 746Ô SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 5121 Administration, Main $15$ HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rupture de VEntente L'actualité Journalisme A quelle “patrie” restons-nous fidèles?— Pourquoi pas au Canada?Il y a des yens chanceux dans le ! inonde, sans excepter le gouverneur | général, not’ maire, les fils de mil-! liardaires, quelques centaines de 4 __ | créchards, les lecteurs de Bernard • , .Hose et les électeurs du beau comté La situation européenne se corse.La rupture entre \n < de .que représente un député si France et l’Angleterre, consommée en fait depuis longtemps, Iintelligent.s’affirme avec éclat.L’Allemagne s’achemine rapidement vers! , la banqueroute et la revolution.Le sort de toute 1 Eun^pe est de I [’hôtel Windsor, à un goûter du Ko-nouveau en jeu.itary Club.Je suppose que les mein- Oans ces conjonctures menaçantes, quelle attitude le Canada bres du Rotary Club se payent des va-t-il prendre?La posture de l’autruche n’est plus tenable; les phrases creuses sur l’Entente cordiale ne sont plus de mise; les hymnes a la gloire de l’Empire et les sérénades d’amitiés françaises ne donnent pas une ligne de conduite.D’ici peu, à la Conférence impériale certainement, et peut-être plus tôt, les Dominions seront forcés d’adhérer explicitement à la politique de Londres ou de la répudier, l^e Canada, pour sa part, devra opter entre ses deux “mères patries”.De l'opinion des autres “nations-soeurs” l’on ne saurait guère douter.Reste à connaître la sanction pratique de leur adhésion i * 'ŒTne NI.de Valera serait transféré à Mount Joy régals, [wur se mettre en état de mieux exercer la philanthropie, et que l’honneur de porter la parole en un lieu comme le Windsor est incomparable.Mais enfin ce n’est point pour cela que le sort de M.Henderson nous parait enviable.Dans les gazettes, le nom de ce monsieur aimé des dieux est accompagné, comme par deux serviteurs à la mine à la fois imposante et défé tie dépend des journuusies, et la j démocratie tes traite comme des j êtres dénués d’importance.Sans journaux, que deviendrait la multi- j tude privée de son /min intellectuel quotidien, que serait le parlement, \ que feraient les partis politiques?' —- Les journalistes forment et défor- mission a omis de nous donner des! ment l’opinion, ils sont les auxiliai- détails qui auraient pu être intéresses indispensables des gouverne- j sants.On y verrait où la compagnie meats, les amuseurs, les éclaireurs,, a le plus pratiqué la mise en boite ! les professeurs et les bouffons du] de sardines de ses clients, où elle a peuple, iis aident tous les metiers et plus pratiqué la compénétration.toutes les professions, ils encouru- j,es gens de l’est verraient que M.j gent leur organisation, et Us ne sont E.-A.Robert est en cela dans le I pas organisés eux-mêmes.Générale- ! mouvement,comme leur administra-me ni ils reçoivent un traitement de ' tion municipale, et que les lignes famine, tandis que les pitre de la les plus comprimées sont celles de démocratie, les Chaplin et consorts, du ]a rue Saint-Laurent au boule-! encaissent des millions, et Us sont yard Pie IX.L’amusant, c’est que la à la politique impériale.Mais ce qui nous concerne au premier chef, c’est la décision de notre propre gouvernement.Une dépêche “spéciale” de Londres à la Gazette d’h At parle des “dif-iicullés considérables” que la question de la Ruhr va susciter au ministère King, à cause de son “Quebec following”.Il y a quelques semaines, le même correspondant affirmait que, selon l’opinion dominante à Londres, la province de Québec est aussi “antigermunique que la France”.1 D’où viennent ces informations tendancieuses?A quoi visent-elles?Croyons, pour l’heure, qu’elles tiennent tout simplement à la méconnaissance, guère moins complète en Angleterre qu’en France, des sentiments réels du Canada français.En tout nuit jamais, cependant, nous nous contenterions du premier titre.Voir du pays vaut mieux que noircir du papier.Quand il n’est pas une corvée, le barbouillage de papier semble une fonction aristocratique, et les femmes et les jeunes gens échappent malaisément à cette attirance.Commandé, le voyage finit par ennuyer et horripiler.Ce pauvre M.Tulltver, l)éros de George Eliot, n’avait pas tort de trouver le monde bien complexe.Mais voyager et écrire pour son cas, sincère ou calculé, ce malentendu vaut d’être éclairci au plus | plaisir.de jüein gré, c€ cire «tôt.S’il subsiste, il ne peut aboutir qu’à de fort dangereuses consequences.* * * Qu’il y ait des Canadiens français, les uns en toute sincérité, les autres par snobisme, plus français que canadiens, voire plus du temps de Beaumarchais, on le français que les Français de Paris ou de Marseille, c’est indénia- dd publiquement.Ça ble.Ce groupe d’exotiques, infime autrefois, s’est accru pendant com- la propagande menee au nom du principe charmant.Conférencier par-dessus le marché, c’est ne se priver de rien.Ce qui n’est pas digne d’être écrit, on ne le chante pas comme la guerre, grace a la propagande arclii-faux de “l’obligation morale” des Canadiens français de reconnaître et de servir deux “mères patries”, au détriment de leur propre pays.Tel quel, le nombre de ces colons moraux de la France reste notablement inférieur à celui des Anglo-Canadiens qui soûl plus impérialistes ou plus britanniques que canadiens.Les causes de cette disproportion sont obvies.Les Canadiens d’origine britannique sont d’importation toute récente; et puis, somme toute, le Canada fait encore partie de l’Empire britannique.Servir l’Angleterre et l’Empire, pour les Canadiens d’origine anglaise ou écossaise, cela correspond à des réalités.Pour les Canadiens de descendance française, servir la France, l’Angleterre ou tout autre-pays étranger, c’est un non-sens.Evidemment, ici comme en Europe, mais à un moindre degré, il faut tenir compte des affinités de race.Dans tout conflit entre.lu France «t l’Allemagne, et bien davantage entre la France et l’Angleterre, les sympathies instinctives de la plupart des Canadiens français vont à Ta France.Pour être plus rigoureusement exact, il faudrait dire: entre la France et l’Allemagne, les sympathies vont à la France; entre l’Angleterre et la France, lès aininnihics militent contre l’Angleterre.; ic u de déguiser la vérité?Laissé a son pur eais déteste beaucoup plus l’Anglais i qu’il n’aime le Français.Au cours de ,.•» exprimait cela d’une façon topique: Allemands, c’est du ben méchant es me i hameçon, un poisson.) Les choses sensées passent encore mieux.M.Henderson a parlé du “Canada de demain’’.Il nous a donné d’ex-celicnts conseils.La connaissance des deux langues, a-t-il dit, accroîtrait dix fois la prospérité du Québec.Evidemment.Xotre province ne ressemble pas à ses voisines.Au cun visiteur renseigné n’irait faire' la même recommandation à l’Ontario, car on ne voit pas comment le bilinguisme augmenterait la clientèle canadienne-française des maisons ontariennes.M.Henderson a parlé aussi du journalisme canadien.Absent lors dti procès Delorme, il ne l’a point vu dans sa floraison suprême.Il ignore que des propriétaires de journaux ont dépensé des sommes folles, bravé la banqueroute, pour renseigner le lecteur, premier devoir du Villemessani consciencieux.Alors, l'institution ne l'éblouit pas.Faute d’ubiquité, le voyageur n'est pas un observateur parfait, M, Henderson opine que nous devrions mieux rémunérer nos publicistes originaux pour les empêcher de traverser la frontière.Par le temps qui court, est-ce une originalité d’émigrer aux Etats-Unis?Voilà pour les Anglo-Canadiens! Et les “Latins du Xouvcau-Monde”?A/i bien! eux, à titre de Latins, leurs penseurs pensent pour te plaisir de penser, leurs écrivains écrivent pour le plaisir d’écrire et ta souillure de l'argent les dégoûte.Comme Cyrano, ils prennent des repas d’oiseaux.L’inspiration ne les visite que dans ta misère, et Dieu sait si les visites doivent être drues.Faisant allusion aux Anglo-Canadiens, toujours, moins désintéressés que les “Latins”, M.Henderson déplore que trop de rédacteurs accomplissent un travail d'homme pour un salaire de garçon de bureau.Le service des annonces ne devrait pas dominer la politique du journal et les intérêts financiers ne devraient pas tenir les écrivains à la gorge.Mais est-ce que les journalistes ne màritent pas leur malchance?Il ne.* + -,)£ I faut pas plaindre les gens bêtes.Mais au-dessus de l’instinct, il y a le bon sens, la raison et la j BiuTLlai^HJcmps qu^Aca-conscience.Les Canadiens français en ont leui part.)déntie française comprend 5 auteurs l’ordre social et économique, on leur reconnaît même une dose i dramatiques, 2 critiques, 1 diplonm-supérieure de ces qualités directives.Croit-on qu’elles leur fe- t te, 2 ecclésiastiques, t essayiste, 4 ronl totalement défaut dans les circonstances épineuses où le.j x pM^phe 2pSs et Canada va se trouver de nouveau place, du triple tait de sa g romanciers* Pas un médecin, i>a$ les valets de plume des financiers ou les scribes mesquinement rétribués, les eunuques de politiciens qu’ils pourraient faire trembler.Sont-ils fidèles à leur rôle et désintéressés, ils végètent, entourés de la platonique estime d’un petit flroupe que leurs confrères n’ont pas encore aveuglé et abruti pour un peu d’or.C’est l’énigme du siècle.Heureusement, le radio supplantera bientôt le journal.VIL-MESSANT La meilleure façon de Si prolonger compagnie ne s’est pas contentée de pratiquer la compression ordonnée ou approuvée par la commission.La compagnie a dépassé cette densité prescrite.Elle a fait du zèle; au lieu d’atteindre 8.5, elle a atteint 8.67.Pour ce haut fait, elle mérite tous les encouragements et toutes les félicitations de la commission.Celle-ci lui accorde toutes les primes, le bénéfice d’exploitation et tous les autres bénéfices, tous les accessits et tous les prix, et elle passe une éponge attendrie sur les dépassements de crédits.C’est joli de s’entendre comme des frères! * A * Notre commission des tramways municipale a là, à la fin des vacances et au retour du temps frais, un vaste et passionnant sujet d’études C’est, pour nos échevins, la ré élection.— Ils l’obtiendraient, -Nous espérons que, contrairement à s’ils travaillaient, — Un beaujc,, t^u’(>n, ,fait le.urs, prédécesseurs, sujet d etude .le rapport d® 11-enseignor sur l’administration de la commission du tramway !ia commission, en savoir plus long —f——— Ique ne le dit le rapport.Nous le laissions prévoir avant-> La Commission des tramw ays a hier: conseillers, membres de 1 exe- trop de travail pour ne point ac- Le gouvernement de l’Etat libre va probablement le garder sous verrous d’ici quelque temps — Les journaux anglais inclinent à croire que les autorités ont commis un impair en s’emparant du “président”.On craint des représailles en Irlande — Les républicains mettent de nouveaux candidats sur les rangs.(Dernière heure) DUBLIN.16 (S.P.A.).—- Eamon de Valcra, arrêté a Ennis, hi?r.au moment où il commençait à prononcer un discours électoral, va probablement être ramené de la prison de Limerick à la prison de Mount Joy dans quelques jours.La loi de la sécurité publique donne au gouverné-jjaent le droit de le détenir et il est probable que ‘le chef républicain va demeurer dans un cachot jusqu’à ce que les conditions soient devenues paisibles en Irlande.Les événements qui se produiront d’ici quinze jours dans l’Etat libre exerceront probablement une influence sur la décision que prendra le gouvernement au sujet du chef républicain, dont l’arrestation a causé une pénible impression dans le comté de Clare et dans Munster.On déclare officiellement qu’il est faux de dire que les autorités auraient pu capturer M.de Valera en tout temps au cours des douze derniers mois.Il s’était caché et les troupes,ministérielles, qui le cherchaient sans cesse, ont profité de la première occasion qu’elles eurent de l’appréhender.L’OPINION DU FREEMAN'S JOURNAL DI BLIN, 16 (S.P.A.).- Voici ce que pense le Freeman's Journal de l’incarcération de M.de V^Jera: “L’arrestation n’a surpris ni de Valera ni ses partisans.Il savait cueillir de grand coeur la collabo-j très bien que le gouvernement devait agir comme il Ta fait, ration extérieure.Il s’agit, en soin-j “Plus d’une fois, l’amnistie lui fut offerte à des conditions plus que me de gérer un petit budget de Cf j magnanimes, millions, soit la moitié du budget! ___ .municipal total ct à trois! On ad-] II appartient au gouvernement soit de détenir le prisonnier sous Le précédent des.Trois-Rivières a |nicttra que c’est de la besogne.Il l’empire de la loi de la sûreté publique, soi! de soumettre son passé et ses instruit le ministère et m députa- serajt granq temps de savoir corn-i prétentions à la dictature au verdict d’un tribunal judiciaire.Personne iS!,»to?’?«firJr«SSS!Mb*SÎ ISS,' ÎÆ’S’ÆSS.mS "SKI "* p™' "rt,re *»•' '• «"M «h d'adopter ealU de «, uoué par les conséquences de lions au capital pour lesquels nous prolongement de terme.Si nos edi-!payons a )a compagnie.Bref, il les en touchent un.mot au premier |£stTerllpS de remettre au point l’éva-mimstre, celui-ci leur laissera en-j ]ulit;on h' rf.A la Vtille de comparaître devant j poids à la candidature de de Va'lera.bill n ira pas plus loin que la barre jes électeurs, nos échevins leur don-du comité des brils prives du con-1 erajent une preuve de dévouement s franchit le comité de|en se rendant compte de toutes ces la Chambre basse et renreinte de i chOSeS im*noSh£ C’eSt Un Nous ne doutons aucunement du steeplechase impossible.zèle, de la compétence, du dèsinté- Au reste, nos benoits administra-resscment de M.Saint-Cyr et de ses tears;ont_en leur* propres mains, coi]ègUès.mais ils sont vraiment cutif, maire songent à prolonger leur farniente.Us voudraient se laisser vivre vingt-quatre mois de plus que la charte ne les y autorise.Leur requête n’a rîen de dangereux.] münic'ipafTotaT t>tT trois f On"'ad- j •"-Rivières a| mettra que c’est de la besogne.Il i ri ¦ ai serait Srand temps de savoir corn- prétentions à la dictature au verdict d’un tribunal judiciaire.Enni !m/nl tou4es ces s?mm.es *°,nl dép,e,n' ne peut mettre en doute le droit du gouver nement d’adopter c s5l i sées, ce que représentent les add!- dcux llgnei> de condllile qui lui parnîtra la meilleure.’* LE “PRESIDENT” Y GAGNERA L’Irish Independent croit que cette arrestation va donner plus de “Nous présumons”, dit le journal, “que le gouvernement a considéré le problème sous toutes ses faces avant de décider d’opérer l’arrestation et que les motifs militaires, au sens de nos ministres, pesaient plus dans la balance que les conséquences politiques.” PEU SYMPATHIQUE A DE VALERA A quoi sert de instinel.le Coiut n.> que l’Allemand, ; : lu guerre, un brav; ü .“11 paraît, disait-il.qui monde.Mais, voyez-vous, ils sont loin: et pi, on les connaît pas; les Anglais, ils soul proches, et pi, on les connaît.” Pour comprendre cette réflexion peu cordiale et d’une philosophie rudimentaire.il faut tenir compte des faits.Ce brave homnte, canadien par huii ou dix générations, établi en Ontario depuis cinquante ans, se voyait alors, avec un bon nombre de ses compatriotes.mermeé de l’amende et de la prison, parce qu’il s’entêtait à vouloir faire enseigner le catéchisme à ses enfants dans leur langue maternelle, l’une des deux langues officielles du pays.Les tirades sur la barbarie allemande, en Europe, le péril de la liberté, en Europe, le martyre des petites nationalités, en Europe, les droits de la démocratie, en Europe, tout cela le touchait moins que les entraves mises à sa propre liberté, que les atteintes portées au droit, en Amérique.Ces entraves et ces atteintes, les Canadiens français n’ont cessé de les subir, tantôt plus, tantôt moins, depuis cent cinquante ans, dans la plupart des provinces anglaises du Canada; et ils les ont toujours subies du fait de la domination britannique ou anglo-canadienne.Il en est résulté ce que l'on peut appeler l’anglophobie instinctive de la foule.Ce sentiment augmente ou diminue d’intensité, selon le degré de malveillance des majorités anglaises.Il ne disparaîtra qu’avec! les causes qui l’ont fait naître et grandir sans ironie, ou du moins ils avaient en leurs propres mains, le moyen ]de prolonger leur existence: prouver leur utilité, Hs ont négligé de le faire.Si ingrat soit-il, l'électeur reconnaît d’ordinaire lès services rendus.Il ne punit même pas tou- trop peu nombreux.Prenons comme norme la règle établie par le gouvernement.Pour administrer un budget de 24 millions, le parlement a trouvé qu’il était nécessaire, sans que personne le lui demandât, de nous donner 35 échevins; pour un ingénieur, pas un avocat, pas un journaliste.“L’Académie ne compte pas un participation à la guerre el aux traités de paix, de son association avec les autres pays britanniques et de la mésentente des deux nations d’où il a tiré le meilleur de son sang ?Non.assuré- _ .ment; mais encore faut-il s’adresser à temps à ces facultés supc- i se,d journaliste.C’est désobligeant .- - - - • pour nous.C est d autant plus désobligeant que, sans la presse, l’Académie, on peut bien le dire, serait à peu près comme si elle n’existait pas."Démolir le prestige de l’Académie serait pour les journaux l'affaire de .mettons six mois."Voyez-vous les journaux se mettant d'accord pour ne plus parler de l'Académie, ou pour insérer dans les "nouvelles en trois lignes” que M.X., l'historien bien connu des révolutions de la république du val d'Andorre, a été reçu hier sous la Coupole selon le cérémonial habituel?Eb croyez-vous que beaucoup de lecteurs écriraient a leur journal pour demander qu’on leur en dise davantage?Non, n'est-ce pas?"Parions que si cede méthode était appliquée pour la prochaine réception académique, il ne se passerait pas vingt-quatre heures sans que l’Académie, s'apercevant lout ri coup qu'un bon journaliste peut être un parfait écrivain, et donc un parfait académicien, le fasse savoir officieusement à un ou deux de nos confrères.,.” Mais les journalistes français ne se sont pas mis en grève, et, pour des raisons politiques, Mourras a reçu un affront comme Drumont, et l’auteur tf’Anthinéa et de L’avenir de l’intelligence a été jugé indigne de se percher aux côtés des aigles Rrieux, Bordeaux et Préuotl, vost.Plus que l'Académie la démocra- rieures el ne pas avcuglfr l’opinion populaire par des appels à des sentiments légitimes mais absolument étrangers à la question actuelle.Il ne s’agil pas ici d’un conflit de races ou de langues, au Canada, d’un désaccord intérieur qui nous Oblige à défendre nos droits particuliers.Ce n’est pas davantage, comme on cherche à nous le faire croire, un heurt de principes sur lesquels la conscience et l’honneur défendent de transiger.Ce que le gouvernement canadien est appelé à décider, c’est l'attitude qu’il doit prendre afin de protéger le pays des atteintes de l’incendie qui se rallume en Europe, sous la poussée violente des haines, des rancunes et des cupidités rivales de deux grandes nations dont le Canada ne relève'à aucun titre.Là-dessus, la conscience, la raison, le bon sens et l’intérêt nous commandent également de faire taire la voix du sang.Tous les Canadiens devraient se mettre d’accord pour chercher le moyen le plus sûr «le tenir le Canada à l’écart du conflit, tout en apportant leur appui moral, «lans les limites de leur situation intêrnationalc, aux mesures les plus propres à rétablir la paix mondiale.Dans son discours du doux août, M.Baldwin a dit cette parole sensée : ‘7 deprecate from the bottom of my heart in discussions of this kind such phrases as pro-French or pro-German; but if we arc to be pro-anything, let us be pro-British." Pourquoi non ferions-nous pas autant?Au lieu de crier éperdument : a bas l’Allemagne! vive la France ou l’Angleterre! que ne disons-nous: vine le Canada! C’est dans col esprit que nous invitons nos lecteurs h examiner sans parti pris la situation qui résulte de la rupture entre la l rance ri l’.Wlrterre.Nous v reviendrons .demain.Henri PjOURASSA , J Gazelle «lu 1» juillet; Devoir du 20.jours les méfaits, éclatants.Nqsjun budget de 12 millions, il aurait échevins auraient donc pu bénéfi-jdù nommer au moins 17 commis-cier d’un renouvellement de man- saires.n n’v en a que trois.C’est dat en le demandant a qui de droit, bien le moins qu’on les aide.Pour une administration .somnolen te, incapable, piteuse, qui s’est surtout signalée par la création de nouveaux dépotoirs, un terme de deux ans est bien assez long.Or le terme de l’administration actuelle aura excédé dejix ans, puisqu’elle n’essuie le feu des électeurs qu’au j mois d’avril et qu’il y aura deux ; jjp Valera ans le premier novembre qu’elle est ' en fonctions.L'arrestation * * * Louis Dupire.Bloc-notes de Valera, hier, par un groupe de soldats du gouver Le maire est actuellement absent.C’est l’homnic du monde le plus facile à suppléer; aussi M.l’échevin Trépanier, qui remplit cette sinécure, aura-t-il tout le loisir voulu pour convoquer ses collègues de la Commission des tramways.C’est le moment.La commission vient en effet de présenter son rapport.Elle s’y couvre de fleurs.Le nement constitutionnel «le l’Irlande, est un des incidents les plus gros de conséquences de la lutte entre républicains et constitutionnels.Il aura d’autant plus d'importance qu’il surgit en pleine période d’élections.Le gouvernement de Dublin a, depuis le commencement de l’année, fait exécuter plus de 75 hommes du parti républicain, dont plusieurs étaient des gens en vedette.Il reste citer, c’est In louer.Mais il faut voir]- - .¦ , au fond «les chiffres et des faits.Le à voir comment il traitera «le sale conseil est notre seul protecteur.A ni, leur chef, lui de nous renseigner el de nous M x r „a défendre.D’abord, le rapport ne ! Kin£ a Londres nous apporte nas grands renseigne-j u Mail i.mpire en a contre M.ments.I] est beaucoup moins «nté- King>à (.HlIse d(, |a déclaration qu’il ressant de savoir ce que nous /' aurait faite à l’Evénement ces jours coûté 1 administration de l’annc«î derniers à savoir qU(, ««/
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