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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 décembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-12-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIII.—No 292 MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 1922 1ROIS SOUS LC NUMERO Abonnements par la poste ; Édition quotidienne tKRftftA.Btata-Unls «t Eaa^lra Brltaaalqo* .M.W UNION POSTALE.SlS «t Édition hebdomadaire CANADA.»«.00 ETATS-UNIS «T UNION POSTALE.«S00 TU TIU17TITD LEi l/JjVUliv Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRtAI.TÉLÉPHONE, Nain 74B0 SERVICE DE NUIT : RldaeftAB, Main flïl Administration, Mai» 51 SS Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! tacr-— ' .¦¦¦¦' ¦ 1 ¦ '.".rrr: Mgr Latulipe Notes et souvenirs Dès hier soir, le Droit disait du grand évêque qui vient de disparaître: "U appartenait à cette lignée de pionniers et.de fondateurs de l’Eglise canadienne implantant le catholicisme aux confins de la civilisation, au prix des plus héroïques sacrifices et y faisant surgir en quelques années des diocèses organisés et prospères.” ^inscrivons tout de suite, en marge de ce bref portrait, quelques chiffres qui pourront faire soupçonner tout à la fois la magnifique richesse et l’extraordinaire fécondité de cette vie.Le 30 novembre 1908, lorsque le nouvel évêque de Catena prit possession du vicariat apostolique, vaste comme un grand pays, que Rome venait de créer, celui-ci comptait dix-huit prêtres, cinq églises avec prêtres résidants, vingt dessertes, trois couvents de religieuses, un hôpital, un refuge, une population catholique de vingt mille âmes environ, en grande partie composée de coupeurs de bois dans la forêt et de manoeuvres survie chemin de fer qu’on était alors à construire.A la veille de l’incendie du 4 octobre, le diocèse d’Haileybury comptait soixante-six prêtres, quarante-six paroisses, une cinquantaine de dessertes, quinze couvents de religieuses, quatre hôpitaux, deux orphelinats, une académie de garçons, un noviciat, quatre pensionnats, une population catholique stable d’environ cinquante mille âmes (èlle était exactement, d’après les rapports des paroisses arrêtés au 31 décembre 1921, de quarante-sept mille sept cent cinquante et une âmes).Ce n’est pas tout: le vicariat apostolique de Mgr Halle, entièrement pris sur le diocèse d’Haileybury, compte autant de prêtres et plus de paroisses que n’en possédait, en 1908, le vicariat du Témiscamingue.Ces chiffres sont éloquents.Mais qui pourra dire ce qu’ils expriment de sacrifices, de dévouement, d’épuisante fatigue ?Car, il a fallu conquérir sur la forêt et la barbarie cette apostolique moisson, et l’evêque des terres neuves fut en même temps le'grand priant des Indiens.Il associait dans sa personne le type du héros colonisateur et celui du missionnaire en pays sauvage.Chaque année presque, l’ancien professeur de séminaire visitait quelque mission indienne.Il a fait deux fois le voyage de la Baie d’Hudson.En juillet 1914, il partait avec cent deux degrés de fièvre pour visiter les Sauvages du lac Long, près du lac Né-pigon.C’était un voyage de près de huit cents milles (six cents milles de chemin de fer et cent quarante milles de canot, avec dix-neuf portages).Les forces physiques ne furent point égales à l’extraordinaire volonté, au dévouement illimité qui animait le grand évêque: il tomba sous le fardeau, les Sauvages durent le porter sur un brancard et un prêtre soutenir son bras pendant qu’il administrait aux petits Indiens le sacrement de la confirmation.Il revint à Hafteybury mourant, fut plusieurs mois aux portes du tombeau et ne se remit jamais complètement de cette terrible nialadie.Mais il n’y avait point à vaincre que l’ignorance et les vastes espaces, et les passions qui sont le lot commun de notre< humanité.Ce missionnaire et ce colonisateur, qui se fût ai joyeusement consacré à l’exclusif apostolat des Sauvages qu’ft aimait tant et à la fondation de paroisses nouvelles, se heurta à une ordonnance inique.De ce heuft, et des douloureux problèmes qui en jaillirent, des divisions qu’il eut le chagrin de constater chez les catholiques, ce pasteur au coeur si tendre a probablement souffert plus que de tout le reste."J’ai tant souffert, s’écriait-il en une circonstance solennelle, que je suis allé à Rome déverser /non âme dans celle de notre Père commun, le Souverain Pontife.” Il en revint, sensible encore sans doute aux terribles duretés de la lutte, mais consolé, fortifié par un témoignage auguste."Je lui exposai, disait-il de Sa Sainteté Benoît W, telle que je la connais, aussi sincèrement que j’en fus capable, la question de nos écoles, je lui dis notre lutte dans tous ses détails, les raisons que nous croyons avoir de résister à l'anglicisation, et le Pape me répondit : "je pense exactement comme vous.” Les cardinaux que j'ai rencontrés m'ont dit la même chose cl fai senti qu’un poids immense cessait de peser sur mon Ame." (Discours au congrès eanadieu-français d’Ottawa, 15 février 1916.) * * il< De lui, comme de cet admirable sénateur Landry, sur la tombe duquel il vint porter l’une des plus émouvantes oraisons funèbres dont notre pays ait gardé le souvenir, on pourra dire, reprenant les paroles mêmes qu’il adressait au chef laïque de la résistance ontarienne: "Il emporte les regrets et la reconnaissance de tous, des pères de famille dont il a défendu les^ droits, des petits enfants qui béniront à jamais sa mémoire.” "De son lit de douleur, disait hier le Droit, il a béni une dernière fois la cause sacrée de nos écoles et pour le triomphe de cette cause il a offert à Dieu une partie de ses souffrances.” Sublime finale d’un héroïque effort.Ne rappelons qu’un incident de cette lutte qui, dans le coeur des hommes de notre race, inscrira à jamais, tout à côté de celui de Mgr Lnngevin, le nom de l’évêque d’Haileybury: ce discours d’Ottawa, auquel nous empruntions tout à Tneure un cri parti-sulicrement pathétique.C’était à l'une des phases les plus tragiques de la bataille.L’nc école avait dû être prise d’assaut pour installer dans leurs classes les institutrices choisies par les mandataires des pères de famille, les autres étaient nuit et jour gardées par un peuple déterminé, maîtres et maîtresses restaient privés de leurs légitimes ressources, certaines vivaient sous la menace de la prison.Les délégués des divers groupes franco-ontariens »c réunissaient à Ottawa, centre de la mêlée, pour décider des combats prochains.Les chefs religieux de la minorité voulurent être au milieu de leurs troupes, donner eux-mêmes les hautes directives, prendre publiquement les suprêmes responsabilités.( Ce fut un spectacle d’une souveraine grandeur.C’est alors que le jeune archevêque de Soint-Boniface, dans un discours où l’on sentait battre le coeur même, où l’on croyait entendre l'accent toujours vivant de son illustre prédécesseur, proclama: "Sous réclamons un droit.Et parce que le droit ne meurt /ms, nos réclamations ne cesseront que le imir où les autorités publiques auront enfin arboré au-dessus ae nos écoles le drapeau de la justice.” C’est alors aussi que Tévèque missionnaire du Kéwatin s’écriait : ".Je n’ai pas hésité à changer mon aramme, à contremander mes engagements, à parcourir deux ¦* milles pour venir vous exprimer ma sympathie et mon admiration.Continue:, persévérez; persévérez jusqu’au bout, coûte que coûte.” Grave, de cette voix un peu lente que tous se rappellent, révèque d’Haileybury, comble ses collègues (car les orateurs n’aviuent voulu courir ni les risques de l'improvisation, ni ceux d'un compte rendu quelconque) lut son discours.Ce que j’ai écrit, dit-il, je l'ai pesé devant Dieu et devant ma conscience, avec la plus entière sincérité, dans la balance de l’équité et de la justice.Frères, vous n’étes pas seuls dans la lutte de géants que vous avez entreprise pour conserver votre, langue et vos écoles.Là-bas, sur les bords du lac Témiscamingue, il y a un évêque qui pense comme, vous et qui vous admire.Depuis cinq uns, avec vous il veille, et aujourd'hui, après cinq ans de lutte et de fatigue, il vient vous dire qu’il n’est pas découragé, qu’il veut lutter encore, luiter toujours, jusqu'à ce qu’on nous rende justice .On nous dira que notre question scolaire n’est pas une ques- tion religieuse, mais nationale.Nous répondons que cette question nationale est intimement liée à la question religieuse et qu’elle intéresse nos consciences.Quoi qu’on puisse en dire ou penser, nous qui connaissons la mentalité de notre peuple, maintenons que la langue française est pour les Canadiens français qui vivent en Amérique la sauvegarde de leur foi.C’est une protection contre les infiltrations du protestantisme qui s’étale chez nous en anglais, et contre la plaie des mariages mixtes.D'ailleurs, notre question scolaire ne fût-elle qu’une question nationale, nous serions des incapables et des lâches si nous la laissions périr.Nous serions l’opprobre, non seulement de notre race, mais encore de tous les Anglais qui pensent et du monde entier."Quand on a l’honneur d’être Canadien français, disait le grand Langevin du Nord-Ouest, il faut savoir le dire et le dire tout haut.” On devine l’effet de pareilles paroles, tombant de la bouche de cet homme si calme, si posé."Nous le dénonçons comme un monument d’iniquité et d’injustice, disait-il de l’absurde et odieux règlement XVII, et nous refusons de nous y soumettre, parce qu'il tend à nous amoindrir, à nous mutiler, à nous absorber.Ce que nous voulons, spécifiquement, c’est le droit d’enseigner efficacement à nos enfants, dans nos écoles, avec notre argent, les deux langues officielles du Canada, le français et Eanalais.Si cette demande est exagérée, qu’on nous le prouve; si elle est raisonnable, qu’on y fasse droit.Nous écrivons actuellement la plus belle page de thistoire du Canada.” Notre race n’oubliera jamais de pareils accents.Devant la dépouille à peiné refroidie du grand athlète, elle voudra espérer aussi qu’un esprit prophétique l’animait ce soir-là, lorsqu’il s’écriait encore: "Frères, le droit ne meurt pas et c’est quelquefois sur les tombeaux que les palmes s'étalent et que les fleurs s’entr’ouvrent.” Puisse, sur cette tombé modeste et glorieuse, mûrir enfin la moisson de justice et de liberté! * v * Dieu n’a point ménagé à son fidèle serviteur les plus douloureuses épreuves.A toutes ses luttes, aux duretés de la vie quotidienne, se sont venues joindre d’effroyables catastrophes.Par deux fois, à six années de distance, l’incendie a ravagé son diocèse.La première, le feu a pris deux cents vies humaines, la deuxième, il a détruit tout ce qu’avait lentement et patiemment édifié, à Haileÿbury même, le vieil évêque.Il l’a chassé, pauvre comme les plus pauvres, avec à peine de quoi se vêtir, et l’on peut facilement imaginer qu’il a achevé de tarir chez lui les sources de la vie.En 1922 comme en 1916, ces désastres, qui le frappaient par ailleurs en pleine crise de santé, n'ont suscité chez l’héroïque pasteur que les accents d’une sublime résignation.A la mort même il a fait l’accueil le plus calme et le plus serein.Elle lui était depuis longtemps familière.Combien de fois, depuis dix anSj l’avait-il vue face à face?Et n’écrivait-il point, au lendemain de sa grande maladie de 1914-1915 : "Nous voulons d’abord exprimer publiquement notre gratitude envers Dieu, non seulement pour nous avoir ramené des portes de la mort, mais aussi pour nous y avoir conduit.Il fait bon, nos très chers frères, d’expérimenter en quelque sorte pendant sa vie ce qu’est la mort.Que de lumières se projettent alors sur l’âme! Que les choses de la terre paraissent petites, quand on se trouve m face de T éternité et combien lumineuse devient la parole du Divin Maître: "Il n’y a qu’une seule chose nécessaire.* * * Il faut clore ces notes hâtives, incomplètes.Nous ne nous pardonnerions point cependant de n’y pas ajouter l’hommage de l’extrême gratitude que, personnellement, nous devons au grand mort que bénit l’Eglise et qu’entoure la piété de tout un peuple.En une circonstance mémorable, le vénérable évêque d’Haileybury avait daigné, malgré les faiblesses de notre oeuvre, lui apporter un précieux témoignage.Une lettre qui ne nous est parvenue qu après le fatal télégramme nous apprend que mercredi même il voulait bien encore se souvenir de nous et "bénir l’oeuvre du Devoir”.De cette ultime pensée, tous ceux qui s’intéressent, en dépit de ses insuffisances, nu travail qui se poursuit ici, voudront le remercier à la chrétienne, par une prière.Orner HER0UX.L’actualité M.King déménageur Les premiers minisires sont des hommes heureux.Ils peuvent déterminer la Quantité de travail qu'ils ont à faire.Sul n'est au-dessus d’eux pour les accabler de tâches souvent triviales et» ingra-tes.Ht ils ont beaucoup de monde au-dessous d’eux à qui confier l’exécution de l’ouvrage qui leur incombe justement.La position de chef d’Etat est donc un endroit stratégique excellent.Cepeiurant les premiers ministres ne.profitent pas tous également de l’avantage qu’ils ont ainsi sur le commun des mortels.SI on lit notre histoire, on trouve que M.Mackenzie, gui tint le pouvoir sous un régime libéral, aux premiers Jours de la Confédération, après le fameux scandale du Pacifique, n’épargnait pas ses peines, fl était ministre des travaux publics en mime temps que premier ministre; il consacrait à son ministère plus de temps qu’à son parti ou au pays en général.Aussi n’est-ll resté au jmuvoir que cinq ans.C’était ourlant an homme intègre, de onne volonté, honnête, que cet Ecossais arrivé au Canada 'comme maltre-maçon et parenti en peu d’années au premier poste de notre Dominion.Il voulait tout faire lui-même, tout surveiller, tout exécuter; et il réussit à compromettre définitivement sa santé dans un court espace, de temps.Malgré tout, dans la galerie de nos grands hommes, il reste un des seuls dont la réputation soit pure de toute souillure.Son grand défaut ce fut d'itre trop consciencieux, trop méticuleux.Les autres premiers ministres mirent moins d'ardeur à la beso- ne.Ils se gardaient du temps lire pour méditer sur un bon tour à Jouer à l’adversaire, sur les ruses à employer contre les concurrents trop redoutables qui voulaient occuper leur place.Ils sur-wlllalent surtout l’état de leur parti dans te pays, l’efficacité de son organisation; ils cultivaient leur popularité personnelle et celle de leurs partisans, Ils se tenaient toujours prêts pour tinstant oà tl leur faudrait livrer une lutte rapide mais décisive.Diplomates excellents, ils soignaient leurs relations avec tons leurs amis et avec les électeurs.Avec M.Mackenzie King, nous revenons à la Iradtllon de M.Mac- kenzie et de M.Hlake.De ce dernier, qui fut longtemps chef d’opposition, et avait un grand talent, M.King eut d’abord le défaut de faire de.longs discours.Non pat de longs discours au point et justes, mais des discours filandreux, chargés de citations, encombrés de hors-d’oeuvre qui s’affaissaient eux-mêmes de leur propre poids et manqisaient ordinairement leur but.fl s’rst corrigé de ce défaut à son arrivée au pouvoir; mais il a conservé cet autre, de s’occuper d’une infinité de choses qu’il devrait laisser à ses subalternes ou devrait tout simplement mettre de côté.M.Mackenzie King perd son temps à se mêler de choses qui ne le regardent guère, à étudier avec une effarante minutie celles qui le regardent.* * ?Une anecdote intéressante court les couloirs, à ce sujet.M.King avait un employé.Celui-ci voulait mieux placer les meubles de son bureau, dont la porte aliénait à celui du premier ministre.La disposition primitive de la pièce ne le satisfait pas; et quant A se mettre dans ses meubles, il voulait s’y mettre confortablement.Il obtint donc l’aide d’un nuire employé du parlement.Celui-ci se rendit au bureau en question à une heure fixée d'avance.Comme l’occupant n'èiait pas encore arrivé, il prit le parti de s'asseoir, en attendant.U n'était pas là depuis cinq minutes, méditant sur les désavantages de sa vie, que le premier ministre, alors chef de l’opposition t'amène en couji de vent— “Qu’est-ce one vous faites ici?” —M.X.veut placer ses meubles d’une autre façon, et je l'attends avant de commencer.— “Je vais vous dire comment les placer, moi.’’ Et sans antres explications i! rommenaç à diriger le travail de l’employé.Mais comme un seul homme, fût-il un Louis Cyr, éprouve ordinairement quelque difficulté A changer de place aes meubles aussi lourds que des casiers pleins de documents, des fnutenlfs, un large bureau de chêne.M.King jugea bientôt qu’il devait mettre lui-même la main A la pâte.Il saisit aussitôt son bout, en suant et geignant, aida l'employé à changer l'aspect de la pièce.‘‘Je lui laissais le bout le pins pesant" raconte avec Jovialité fe héros de t’aventure, qui ne manquait pas de s’amuser pendant toute cette seève.I.nrsatte tout fut terminé, M.King réintégra son cabinet.L’occupant de .ta pièce arriva Un abonnement au “DEVOIR” Des étrennes utiles et agréables Voici le temps de Noël et du Nouvel An.Il y a, parmi les gens ri qui vous voulez offrir on cadeau en cette double circonstance, quelqu’un dont vous vous attireriez des remerciements si vous lui donniez un abonnement an Devoir.Vous êtes certain, en offrant de pareilles étrennes, de fournir à quiconque les recevra de la matière à lire instructive, intéressante, et bien présentée, trois cents jours par année, * * * Le Devoir ne vise ni au volume ni A la quantité; il donne de l’information soignée, des commentaires impartiaux, des articles de fonds écrits sans parti pris et du seul point de vue de l’intérêt public.Il a entre autres soucis celui de faire un journal respecta oie, où la nouvelle véritable trouve tout l’espace qu'il lai faut, d'où les potins et les Informations tapageuses sont proscrits, - un journal que tout le inonde pent lire sans y patauger dans la boue, le sang et le scandale, mais en y trouvant de la nourriture saine pour l’esprit et la raison.Il cherche d'abord le renseignement puisé aux meilleures sources, et de nature à éclairer le jugement du lecteur.Ce n’est ni un organe de parti politique, ni une feuille A imprimer quoi que ce soit, mats un journal honnête pour d’honnêtes gens qui veulent se former une opinion honnête.* * * Ceux à qui vous offrirez, à titre de cadeau de Noël ou du Nouvel An, un abonnement à l’édition quotidienne ou hebdomadaire du Devoir goûteront cette leclure, ils vous en sauront gré, chaque fois que le courrier leur apportera leur journal.En même temps que vous plairez à ce nouveau lecteur, vous contribuerez pour votre part au maintien et au développement de la presse libre et indépendante de la province.* * * Vn an d^abonnement au Devoir, édition quotidienne, par la poste, en dehors de Montréal et de la banlieues coûte, au Canada, H; six mois, $3; aux Etats-Unis et dans l’empire britannique, hors du Canada, an an, $8, six mois, 84; dans l’union postale, $10 pour un an, $5 pour six mois.L’abannemcnl A l’édition hebdomn-daire est de $2 par an an Canada, $3 A l'extérieur.Oit est prié d'adresser sa commande au plus tôt, avec /’adresse, exacte du destinataire, et paiement par chèque accepté, bon-poste on mandat-poste, d l’administration du Devoir, service des abonnements.Les abonnements dateront du jour fixé par le souscripteur.Nous préviendrons l’abonné de l’origine, du cadeau, à votre gré.bientôt: — "Pourquoi diable as-tu placé les meubles de cette manière/ Ce n’est pas ainsi que je les voulais, et je t’avais pourtant dit de m’attendre!" — “Si vous avez, des reproches à faire, vous les ferez A votre boss! C’est lui qui m’a (fit de les placer de cette façon et il m’a même aidé à les déplacer".Ebahissement du subalterne de M.King, bientôt suivi d'une interjection que nous ne transcrivons bas, pour ne pas scandaliser le lecteur sensible et peu an courant des moeurs et du vocabulaire parlementaires.* * * Le premier ministre, à ce que Von rapporte de temps en temps, agit encore avec la même désinvolture, à l’égard de ses employés.Il s’occupe très volontiers de choses qui les intéressent exclusivement, tl va promener sa personne là où elle n’a que faire., Tout dernièrement, il a fait tailler un uniforme à son huissier.L’uniforme ne manque pas de grâce; car le bleu marin, orné ça et là de passementerie rouge a de Vélégance.Sur le col droit et raide on peut lire/Cette inscription: “Prime Minister’s Office”.Comme ce collet n’a pas d’inscription de l’autre côté, quelques-uns veulent bien suggérer au premier ministre d’y reproduire les mêmes mots en français, afin de sauvegarder les principes an bilinguisme.Ce serait une mince consolation pour avoir remplacé son secrétaire ca-nadien-français par un secrétaire d’origine allemande.De même que M.King a appris à faire de courts discours après être arrivé au pouvoir, de même, espéronsde, il apprendra bientôt à laisser beaucoup de tâches de-, côté.C’est à souhaiter pour lui-même comme pour le pays.Z0ILE.Bloc-notes Journaliste Eloigné du pouvoir, écarté de la direction de l’opposition, à la Chambre des communes, à Westminster, M.Lloyd George s’est avisé que iie meilleur moyen de se tenir devant le public, c’est de se mettre au journalisme.Il s’y est donc lancé.Des syndicats de publicité lui versent, pour chacun de ses articles, reproduits dans des dizaines de quotidiens d’Europe et d’Amérique, à la même heure, la forte somme; et c’est pour lui une excellente aubaine en même temps que de la fort belle propagande.Certains journalistes de métier ne votent pas sans dépit, en Angleterre, l’entrée de cet ancien premier ministre dans les journaux, où on le paie bien plus que s’il était rédacteur ordinaire, fis ont tort.Le journalisme n’a rien à perdre, il a tout à gagner à ce que des hommes en vedette dans la politique, — nous ne parlons pas de petits politiciens, — y collaborent occasionnellement, même s’ils touchent plus d’argent, pour dix articles par nn, qu’un rédacteur assez bien rémunéré n’en reçoit pour une année.Pareille collaboration profite au public, aux journaux et même aux journalistes; car ceux-ci trouveront toujours de quoi apprendre ou relever dans ce que peuvent écrire d’anciens chefs d’Etat.Au surplus, le Journal contemporain est devenu une telle tribune que ceux-là même qui ignoraient la presse, avant-hier, sont obligés d’y monter, aujourd’hui, s’ils veulent se faire entendre du grand public.Il n’est pas de forum plus vaste et plus cosmopolite.Ou I lotie f Les correspondants d’Ottawa du Devoir et de la Presse ont tous deux signalé, hier après-midi, l’étrange propos de M.Albert Thomas à des Canadiens français, à Ottawa, au Canadian Club, où il a dit entre autres choses: "Il parait que votre langue a des expressions que moi-même je ne pourrai comprendre, et il parait que, parfois, vous ne jugez pas exactement les difficultés que la France rencontre." Qui a pu, aux Etats-Unis ou à Ottawa, dès son arrivée, renseigner ainsi M.Thomas sur le danger qu’il court de ne pas comprendre notre langue?M.Thomas, très discret, ne Pa nas dit; mais son "il parait que.’r autorise toutes sortes de suppositions.Sont-ce des François qui l’ont ainsi mis en garde, en Amérique, contre notre langage, — et alors, d’où sont-ils, qu’ils ne nous comprennent pas, si nous les comprenons très bien, nous, — ou sont-ce des Américains, ou des Anglo-Canadiens?Mystère.Quoi qu’il en soit, on a lé un nouvel exemple du soin qu'on met, en certains milieux d’Amérique, à ne perdre aucune occasion de laisser entendre à nos visiteur* français que nous parlons un idiome corrompu, et même incompréhensible, et que, pour le reste, nous sommes si peu renseignés que nous sommes Incapables de porter un Jugement sensé sur "les difficultés que la France ronentre".Certes, nous pouvons faire erreur, des fois, — mais qui n’en commet pas, de ces erreurs, même en France?Et celles qu’on y fait, par exemple, au sujet du Canada, sont-elles moindres, à tout prendre, ou plus grossières que celles qui peuvent se produire chez nous, quant à la France?C'est à voir.M.Thomas, même en passant rapidement dans notre province, a dû s’apercevoir que nous ne sommes pas les sauvages qu'on lui a presque laissé entendre que nous sommes, h Washington, h New-York nu dans certains milieux anglo-canadiens avec lesquels il a pris contact, en arrivant en terre canadienne.Souhaitons qu’il l’apprenne è nos détracteurs, — et aussi à certains de ses compatriotes exposés, pendant leurs missions en Amérique, à se faire empoisonner insi- dieusement par une propagande suivie contre tout ce qui est canndien-français, menée en très haut lieu, parfois.Ce télégramme Il ne serait pas mauvais que ic Soleil rééditât à l’intention des lecteur» de son journal à $126,000 par an tel télégramme à M.Norris, au lendemain de l'élection de celul-cl comme premier ministre du Manitoba, en juin 1920.Nous verrions alors, 4 lire le texte, s’il est vrai que M.Norris a reçu de Québec et d’hommes politiaues canadiens-français des compliments, quand il aurait dû recevoir de ceux-ci, à cause de sa persécution du français et des Canadiens français au Manitoba, une invite à la tolérance et à la justice.Si le Soleil demandait ce texte, peut-être l’auraH-il, lui qui veut paraître si bien informé, par ailleurs, sur des pièces qu’on dit être d’un tel caractère confidentiel que le chef de l’opposition ne peut pas obtenir qu’on les lui fusse voir.Petits profita?Un correspondant d’Amerlca, M.Eugène Weare, écrit à cette revue des Jésuites américains (2 décembre 1922) que les grands quotidiens de son pays ont, par une singulière coïncidence, omis, tous tant qu'ils sont, de parler des profits scandaleux que certains marchands de New-York font è même leurs importations d’Europe, par le temps qui court, et depuis assez longtemps.Il résulte, eh effet, d’une enquête officielle rendue publique par le secrétaire du trésor.— le ministre des finances américain, — il y n quelques mois, et dont les conclusions ont paru dans le Congressional Record, de même que, par la suite, dans une brochurette d’Etat, que ces profits varient de 300 A 2,500 pour cent.Tous droits de douanes et frais de transport payés, des gant* allemands, d’un prix de revient de 81.21, se vendaient à Chicago, en juin dernier, $6.95 ; une deml-douzainc de couteaux de table allemands, coûtant en tout 24 sous, se vendaient 4 New-York $1.80; un fer 4 repasser électrique, coûtant 77 sons, se vendait 4 New-York, en juin, $8.50; un coucou allemand, — prix de revient, 4 New-York, $1.26, —» se vend couramment 822; de la graine de chou, Importée de Copenhague, s’est vendue chez Stunipp & Walter, 4 New-York, 4 un profit de 1,567 pour cent.La maison Altman, de New-York, vendait $1 fl y a quelques semaines un collier de fausses perles.Importé de France au coût de revient de 818.25, la somme do $150; un magasin 4 rayons de New-York vend 4 un profit de 2,688 pour cent des boutons achetés en Allemagne, et des épingles allemandes, 4 un profit de 2,050 pour cent.“Avez-vous vu un mot de tout cela dans votre Journal favori?” demande M.Weare 4 ses lecteurs, après leur avoir expliqué qu’il y a 4 Washington, où l'on a fait connaître les résultats de cette enquête officielle, plus de cent correspondants de journaux et de syndicats de nouvelles importants.Le Journal américain, conclut-il, se vante de bien informer ses lecteurs.Et pourtant, pas un de ces cent quotidiens, pas une de ces agences de nouvelles n’a rien rapporté de ces chiffres effarants.Pourquoi?"SI vous voulez vous enrichir 4 exploiter les gens, faites-vous marchand 4 New-York et soignez votre publicité payée”, conclut M.Weare.6 P.De» livres du terroir Il ne manque n»*, parmi les livres du terrois, d’ouvrages de fantaisie agréables à lire et que vous pouvez offrir en toute securité à n’importe lequel de vos amis, 4 Foc-easion de la nouvelle année.C’est ainsi, par exemple, qu’il y a dans la collection des éditions du Devoir, Ames et Paysages, de laio-Faul Desrosiers, Autour de In Maison et Couleur du Temps, de Michelle Lc.N’or-nifind, et les trois dernières séries des Lettres de Fadeile.On peut se les procurer nu Devoir, rayon des livres, et dans tou-les les bonnes librairies de la province; Ames et Paysages.75 sous l’unité, Autour de la Maison, 5U sous, Couleur du Temps, 75 sous; Lettres de Fadeile, troisième et quatrième séries, ôfl sous chacune, cinquième série, 76 sous.Pur la poste, ajoutez 5 sous l’unité.Toute cette collection fait un joli commencement de bibliothèque came dienne, rayon de in fantaisie.Ajou tez-y l’Almanach de la langue française, 25 sous, et vous ferez plaisir au destinataire.POUR TERREBONNE Huit habitations temporaires de pauvres petites cabanes de planches — ont été construites jus-qu’ici 4 Terrebonne.Si la construction de ces habitations de fortune ne va pas très lentement, c’est, dit-on, que les matériaux manquent.Comme le combustible fait cpm-plètemcnt défaut, M, Alphonse Mfl-lette, secrétaire du comité de .secours général aux sinistrés de Terrebonne, doit avoir, au cours de la matinée, une entrevue avec MM.Taschereau, premier ministre, et David, secrétaire provincial, aux bureaux du gouvernement A Montréal, afin d'aviser aux moveos d’avoir du charbon ou du bois de chauffage tout au moins.En ce qui concerne le bois de chauffage, appel sera fait directement nu ministre des terres et forêts, M.Honor# Mercier.D’autre part, les deux ministre* auront la visite de MM.La belle, maire de Terrebonne, et Ewing, représentant de l’Institut d'embellissement des villes.Le projet de reconstruction de la ville de Terre-bonne soumis par ce dernier a été accepté par le conseil de Terre-bonne et sera mis à exécution au printemps prochain.Mlle Lnbelle remercie les maison Itnymond frères et Borrctl* (Cio du Tnrvia) pour le prêt de deux camions automobiles hier et nvant-hler.Il lui faudra un autre camion lundi et elle demande 4 une maison charitable de le lui fournir.L’Union Belge de Montréal donnera dimanche soir, le 17, un grand concert et bal dans sa salle nouvellement restaurée et les re-(i.-ttes iront toutes aux sinistré».Le concert aura lieu sous l'habile direction de M.Jean Goulet.Parmi ceux dont les noms figureront au programme, mentionnons Me Co-mcuu et Bureau et MM.Jean et E-mile Clossey et R.Aubertin.Les souscriptions reçues jusqu’à date par le comité de secours forment un total de près de $30,000 Anniversaire de M.King Ottawa, 17.(SJjC) — Dermrtn 17 décembre Hion.W.-L.Mackenzie King, premier ministre du Canaria, célébrera son quarant«4mHième aa nlvcrsatre, était né en 1174.» LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE IVZZ VOLUME XIII.—No 291 LE CONGRÈS DES INSPECTEURS LES INSPECTEURS D’ECOLES DE CETTE PROVINCE DISCUTENT L’APPLICATION DU NOUVEAU PROGRAMME D’ETUDE.LES PRIX D’UNE | GOUTTE DE LAIT 'LISTE DES RECOMPENSES DE-U CERNEES A LA SECTION DE 5! LTMMACULEE-CONCEPTION.' î* C’était glande fête, dimanche, 10 décembre dernier, à la salle des Mutualistes catholiques, rue Papineau.Lès bébés vainqueurs du concours de la “Goutte de Lait” au nombre de 88, étalent réunis pour recevoir (es prix qui avaient été off£“s' nour ce concours, par le R.Pere Chartraml, aumônier, le Bureau central des Gouttes de lait de Montréal, les Drs Venne et Arum, les jiames du comité; Mme S.Mathieu, Vésidente de la Goutte de lait de It-Eusèbe, Mme Jos Gauthier, etc.Les prix tirés furent adjugés comme suit: assiduité: Pauline Saint-lean.$10; Jean-Paul Trudel, $5; JàaurenVC Godin, $3; Alfred Ouellette, chaînette et médaille d or.Bonne santé: Roland Mireault, 15; Pauline Messier, $3; Marguerite Ramelin, $2; Marie-Claire Augur, chaînette et médaille d’or.- Enfants malades: Marcel Gravel, '**5; Louis-Jean Hébert, «3; Henriette Tardif, $2; Jacques Gauthier, ‘rbainette et médaille d’or.‘Lingerie et objets d’art offerts 'pour l’assiduité et la bonne santé :I: Lionel Benoit, Marcelle Dagesse, Epiik* Lussier, Madeleine Vermette, «Gérard Hébert.Pauline Simoneau.Jean-Paul BeaOchamp, Jean-Paul Dubreuii.Paul Loftus, Paul Leduc, ^cthcl Hervieux.Girard Patenau-de, Léo B rosse a u, Marie-Therese Renaud.Roger Gingras, Adrien .fiilbcrt, Jean-Robert Beaupré, Jean-Berchmans Bétiard.Cécile Mayer, «Rita Com eau, Dolorès Noël, Léonti-.ne Brûïeau, Paul-Emile Beaupré, *Paul Lnvlgne, Pau! Farand, Geor- tetté Longpré, Marie-Reine Guay, [adeleine Bériau.Claire Lamonta-tfbë, Rolland I.amontagnc, Lucille Charron, Jacqueline Sincennes, •’’Jfcan-Jacques Gauthier, Roger Si-•çotte, Pauline Boisseau, Marie-Mar-sÔie Dufresne, Maurice Trépanier, itabrielle St-Jean, Jean-Jacques Parquette, Alice Lamarche, Solange "’Germain, Léo Favreau, Pierre-Paul "Guy, Roger Cadieux, Madeleine Beauregard.Aurèle Dufort, Margue-raitc-Marie Dagcnais, Yvette Leduc, .Hélène Trartiblay, Roger Paquette, .François Favreau.Armand Pilon, * Guy Beaunegard.Claire Laurin, Si-siuonne Huotte, Françoise Lalande, iOlivier Sénécai.Thérèse Lefebvre, .fcucUe Brunet.Rolland Prairie, «Gaétan Ravniond, Madeleine Pagé, Anita Maihvilie, Thérèse Bourbon-«itiais, Madeleine Roy, Roger Gilbert, .Jfcan Humbliblie, Marie-Claire Mon- ., .» tenu.Holanil Levesque.Moreel lier- J""5.',c;"clï,° 0 Choux-fleurs, 1 douz.$4.50 Laitue Iceberg, 4 doux.$5.25 Pour les choux-fleurs, les fèves vertes et Jaunes, la laitue Boston, les piments verts et rouges, l'eu-divc, les épqinards, les pois verts, les concombres, l’aubergine, les prix varient constamment.Houx de décoration, le paquet, $2.25.Couronne de gui, 93.2a.POMMES B fi TERRE Le marché est à la baisse et inactif.Les prix n’ont pas varié depuis quelque temps.lytrs pomme* de terre nouvelles sc détaillent 95s.le sac de 80 livres, vres., , , Les pommes de terre du bas de Québec se vendent ici 85s.les 90 Ids, au wagon.Au détail elles fom $1.00 les 80 livres.Les pommes de terre du Nouveau-rlhmswick se vendent au même prix que celles du Québec.Les pommes de terre de l’Ontario font 90s.les 90 livres nu wagon et 90s.les 80 livres au détail.Les pommes de terre des montagnes Vertes se vendent $1.00 nu détail et 90s.les 90 livres au gros.VOl AILLES Dindes .50s.Poulets engraissés au lait, 3 à 3 livres 1-2.32s.Province de Québec, District de Montréal COUR SUPERIEURE No 716 E.COUSINS, demandeur, vi A.LA VIO-, LETTE, défendeur.Le 27èmc Jour de décembre 1022, k onze heure* de J’nv nt-midi, à ta place d’affaires dudit défendeur, au no 700-est, rue Notre-Dame, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de bureau, automobile Truck Ford, outils, bois usagé, etc.Conditions: argent comptant.I.-P tUBIN, H.C.S.Montréal, 16 décembre 1023.Province de Qurnec.District de Montréal COUR DE CIRCUIT No 16841 A.PRUD’HOMME vs F.COHBEIL.Le 27ème Jour de décembre 1922, à 2 . Même date l’on dernier ., .,, !?Minimum aujourd’hui.• Même date l’an dernier.• SêROMETHKl 8 heurte du matin, 24.11 ; H hearea, 29.911 1 heure de l’aprèe-midi, 29.9S.HOMMAGES A LA MEMOIRE DE MGR LATULIPE La “Ligue d’Action françaite”, la Société Saint-Jean-Baptiste, TA.C.J.C., le comité de l’Iits-truction publique, la Société du Parler français et l,uAction Catholique” font l’éloge du grand évêque patriote qui vient de mourir.Nous publions ci-dessous la résolution adoptée dès hier par la société Saint-Jean-Baptiste à l’occasion de la mort de Sa tirandeur Mgr LatuHpe: “A la nouvelle douloureuse de 4a mort de Mgr Latulipe, la société St-Jcan-Baptisto, société nationale des Canadiens français, tient à exprimer ses regrets et la vive douleur que lui cause la disparition de ce pasteur héroïque et de ce chef qui défendit si vaillamment notre cause., Elle offre au clergé et aux fidèles du diocèse de Haileybury ses plus profonde0 sympathies.Voici, d’autre part, le texte du télégramme envoyé par la ligue d’Ac-tion française à Mgr A.Dupuis, chancelier : LA LIGUE D’ACTION FRANÇAISE Mgr A.Dupuis, chancelier de l’évèché de Haileybury, Cobalt, Les directeurs de la Ligue d’Ac-tion Française expriment à Mgr le grand-vicaire, à Mgr le chancelier et à tous les collaborateurs intimes de l’évêque de Haileybury leurs vives sympathies., dans le deuil profond causé par la mort du grand évêque et du grand patriote que fut Sa Grandeur Mgr Latulipe.Le secrétaire général, Anatole VANIERJ MESSAGE DE L’A.CJ.C.L’Association catholique de la jeunesse canadiennc-française envoie le message de sympathie suivant au diocèse d'Haileybury.“Mgr A.Dupuis, “Le comité central de l’A.C.J.C.exprime au clergé et aux fidèles du diocèse d’Haileybury ses profondes sympathies.H offre scs prières pour le repos de l’aine du regretté défunt.Guy VANIER.président général.CE QU’ON DIT A QUEBEC Québec, 15 (D.N.C.) — La mort de S.G.Mgr LatuHpe a causé un deuil général dans la ville de Québec.Les autorités religieuses et toute la population sont affectées par cette mort qui prive l’épiscopat canadien de l’un de ses membres les plus avertis et les plus dévoués.M.Louis Létourneau.député, président de la société St-Jean-Baptiste, M.Edouard Coulombe, président de l’A.C.J.C.à Québec, M.Cyrille Delàgc, président de la Société du parler français, et quelques autres nous disaient hier soir le deuil qu’a causé chez eux la mort de ce prélat.M.Delâge disait : “L’illustre défunt était l’un des membres les plus assidus du comité catholique do conseil de l’instruction publique en même temps que le plus averti.Le conseil lui accordait toujours, avec la meilleure grâce, l’aide qu’il sollicitait, désolé de ne pouvoir lui octroyer d’avantage.” Ce décès constitue une perte nationale et un deuil considérable au sein de l’épiscopat canadien.Dans son diocèse, feu Mgr Latulipe se fit l’avocat convaincant et irréductible de la cause de l’éducation catholique et française.La Société du Parler français pouvait compter sur lui.Dans cette province d’Ontario, le saint évêque d’Haileybury fut constamment le champion de la culture française.Sentinelle toujours en éveil, il protégea et répandit chez les siens le verbe de France.CE QUE.DIT L’ACTION > CATHOLIQUE L’“Aiction catholique” d’aujourd’hui rend hoimnage à Mgr LatuHpe en ces termes : Québec, 16.(D.N,C.) — Mgr LatuHpe n’est plus.C’est une perte irréparable pour l’Eglise et pour la race.La province de Québec toute entière s’associe au deuil de d’Ontario et pleure en lui le hén»ut d’u ne cause chère à tous, le défenseur d’une minorité qui veut survivre, le Grand blessé de l’Ontario.La résistance ontarienne perd un chef, mais ses exemples, ses conseils, ses mérites continueront de da soutenir jusqu’à la victoire finale.“Quand les jours sombres de la lutte scolaire se levèrent sur l’Ontario, Mgr Latulippe, snontanément, avec toute l’ardeur d’un tempérament apostolique, se leva pour opposer à ceux qui voulaient s’emparer de l’âme des petits la barrière de sa poitrine.‘Mppesanti par l’âge, déjà miné par la maladie, accablé de travail, il n’épargna ni son temps ni ses peines.Que de fois il fit le voyage à Toronto pour éclairer les adver saires et les indifférents.Que de fois sa plume courut sur le papier pour réfuter des objections et exposer la saine doctrine à des personnes qui, plus que lui, auraient dû la connaître et la défendre."Chef des pères de famille, il le fut quand c’était un sacrifice et une source de délboircs, il le fut quand personne ne voulait l’être et il fut le chef qui trouva des appuis et des alliés.“Il fut le chef qui soutint le courage des combattants quand tout Semblait désespéré, et nous pouvons dire que l’âme de la résistance dans l’Ontario, fïTt Monseigneur de Haileybury.“A ceux qui condamnaient la résistance comme inutile il disait : “Mais, dira quelqu’un, qu’a-t-on gagné par la résistance?Frères, vous avez gagné votre langue”.Aussi, sous un tel chef, les défections, dans l'Ontario ont été rares, la résistance a été unanime et la victoire réelle."Modèle des patriotes, Mgr Latulipe le fut aussi à un degré égal.“Ayant tout donné à Dieu et à son pays, il ne craignait personne et personne ne pouvait l’induire à sacrifier les principes.“Quand la mort vint ravir à l’admiration de tous, le sénateur Landry, c’est Mgr Latulipe qui se chargea d’exprimer les sentiments de ceux à qui cet homme d’honneur avait consacré la fin de sa vie.“Et les paroles qui tombaient sur cette tombe grandissaient encore plus celui qui les prononçaiUque celui qu’elles glorifiaient.” Frais du shérif trop élevés LA COMMISSION METROPOLITAINE PRIE LE GOUVERNEMENT DE REDUIRE LES HONORAIRES DES AVOCATS ET DU SHERIF DANS LA VENTE D’IMMEUBLES APPARTENANT AUX MEMES PROPRIETAIRES L’éducation dans Québec La Chambre vote plusieurs crédits au département du secrétaire provincial — Discours de MM.Sauvé et Fortier NOTES MARITIMES L’“EMPRESS OF ASIA’’ FAIT DE LA VITESSE.— MOUVEMENTS DES NAVIRES U“Empress of Asia”, de la compagnie du Pacifique-Canadien, partie de Victoria, Colombie britannique, vingt et une heures après le ‘‘President Jefferson”, du United States Shipping Board, est arrivée à Yokohama le 11 décembre courant avec une avance sur ce dernier de sept heures et demie.Ce n’est pas la premier fois, dit-on, qu’un des ‘‘Empress” de la compagnie du Pacifique-Canadien sc signale^par sa vitesse.LE “CANADA” Le "Canada”, de la ligne White-Star Dominion, part aujourd’hui d'Halifax à destination de Liverpool.C’est te dernier océanique venant du Canada qui se rendra en Angleterre pour In Noël.MOUVEMENTS DES NAVIRES Le "Montclare”, de la compagnie du Pacifique Canadien, est attendu cet avant-midi à St-Jean, venant de Liverpool avec 160 passagers de cabine et 399 en troisième classe.L’"Antonia”, de la ligne Cunard, est arrivé à Halifax hier, à 4 heures 45 de l’après-midi, venant de Southampton et Charhourg, en Décès LABRRGE—A.Oulremont, le 18 dêxem-hrr 11)22, A l‘à«f df 45 nn*.dêcêdêr Ër-nrsllne ljkmonta«nr, êpoiixr du docteur J.-K.Ijiltcrgr.Lrs funérailles auront lieu mardi )r 19 courant Le convoi funèbre partira de *n demrurc, no 32, avenue Dunlop, k 8 heures 30, pour »e rendre k réalise tir Salnt-Vlateur, où le tervlre sera célébré à 9 heurét, et de 1* au cimetière du la .Cé'r-des-h'eiirr», Heu de la sépulture.Barents et nmla sont priés d> auiiter «ans autre Invitation.route pour New-York.Le “Melita", de la compagnie du Pacifique Canadien, est attendu à Cherbourg demain vers une heure de l’après-midi, venant de Saint-Jean et en route pour Southampton et Anvers.Le "Marburn”, de la même compagnie, est arrivé à Liverpool nu cours de la nuit de jeudi à vendredi, venant de Saint-Jean vin Glasgow.Le "Metagama”, de la même compagnie, est parti de Saint-Jean hier, à destination de Glasgow.V“Emprcs$ of Russia,” de la même compagnie, est attendu à Vancouver lundi prochain, venant de Hong-Kong et Yokohama.I "‘Empress of Australia”, de la même compagnie, est arrivée hier matin à Hong-Kong.Mossoul à la Turquie Lausanne, 16 (S.P.A.).— Ismet-pacha, chef de la délégation turque a la conférence du Levant, a eu, hier soir, une longue conversation avec le marquis Curzon de Kedlc-stone, le principal représentant anglais.Lord Curzon a répété la déclaration faite au cours de la journée dans une note envoyée A la délégation turque par les grandes puissances.à l’effet que le vilavet ne Mossoul, comprenant la ville de Mossoul et les terrains pétrolifères dont on a tant parlé, nt^pouvait pas être cédé à la Turquie, vu que la majorité de la population est arabe et que le district appartient naturellement au royaume arabe d’Irak.La délégation turque a insisté sur la cession de Mossoul à la Turquie et sur le refus du gouvernement d’Angora d’accorder un territoire pour l’établissement d’un foyer national pour les Arméniens.La délégation déclare que ce sont deux points sur lesquels personne ne pourra lui faire faire de concessions.,' Les commissaires métropolitains, réunis en séance spéciale hier après-midi, ont traité des frais légaux occasionnés par la vente au shérif de certains terrains des municipalités en tutelle.Ils ont résolu de s’adresser au gouvernement pour abaisser les honoraires des avocats, du shérif et du régistraire dans la vente d’immeubles appartenant pratiquement aux mêmes propriétaires.C’est la municipalité de Poin-te-aux-Trcmbles qui doit procéder sous peu à la vente de 3,000 lots par le shérif.Elle a déjà acquis le 30 novembre, 471 lots au shérif, et elle se propose d’en acheter encore aux deux prochaines ventes.Redoutant des frais aussi élevés que ceux encourus par la vente récente de 1700 lots dans la municipalité de St-Michel, M.Beaubien a proposé d’en appeler au gouvernement provincial pour abaisser les honoraires dus aux avocats pour frais d’assistance devant le shérif.On sait que ces honoraires, d’après le barème actuel, s’élèvent à $j0 par lot, quelqu’en soit le nombre.Dans le cas de St-Michel et des 1700 lots du boulevard Pie IX les honoraires des avocats se totalisaient à $17,000.Il est vrai que la commission a pu obtenir une réduction substantielle et n’a payé que Sl.1,000.Aujourd’hui M.Beau-bien recherche une modification du tarif qui, au lieu de consentir aux avocats $10 par lot, devrait leur accorder une somme déterminée.Et les commissaires décident d’en appeler au premier ministre.M.Ballantyne s’est enquis des intentions de Pointe-aux-Trembles en achetant chez elle les lots abandonnés au shérif par le liquidateur des compagnies déficitaires.D’autre part, M.Gaspard Deserres trouve exorbitant le prix qu’on a payé chaque lot à la vente du 30 novembre.L’acquisition de ces immeubles par la municipalité lui donnera un actif considérable, mais, a demandé M.DeSerres, Pointe-aux-Trembles est-elle capable d’assumer et de ren-, contrer de telles obligations?M.Prieur a répondu que Pointe-aux-Trembles s’en repose sur la Commission métropolitaine et il assure que la transaction .prodgira de beaux fruits.D’abord il y a danger que les taxes municipales soient prescrites.Pointe - aux - Trembles doit donc se protéger.Mais la municipalité veut liquider tout ce qu’il y a’d’immeubles improductifs chez elle et, après les avoir acquis, les offrir en vente aux ouvriers à des termes qui leur permettent de bâtir.Du coup les lots reprendront leur valeur et la municipalité attirant à elle un flot de population s’en portera beaucoup mieux.AU SECOURS DE HAMPSTEAD Après les affaires de Pointe-aux-Trembles, les commissaires ont étudié celles de la municipalité d’Hampstead.Ils avaient naguère approuvé en faveur d’Hampstead un règlement d’emprunt au montant de $185,000.Or, le secrétaire de la municipalité a dû avouer à la commission que l’émission n’a pas été transigée.Hampstead a bien demande des soumissions, mais elle n’en a reçu aucune, déclare M.Bailey.Voilà pourquoi il prie la Commission métropolitaine de bien vouloir elle-même prêter $150,000 à Hampstead.M.DeSerres ne soulève aucune objection du moment que la municipalité d’Hampstead pourvoit les sommes requises au service de l’intérêt et de l’amortissement.Néanmoins, M.Bailey est prié d’écrire à la commission une demande formelle.La commission envisagera ensuite Topportunité d’émettre des bons du trésor ou de lancer en son nom un emprunt de $150,000.Conférence sur Constantinople M.Albert Thébergc n parlé de Constantinople et des pays balkaniques, au club Canadien, hier soir; il a fait part aux membres de ses impressions de voyage, leur signalant les principales étapes qu’il a parcourues, les monuments aniticpics, les mausolées, les temples qu’il a visités et admirés, les coutumes, les moeurs qu’il a remarquées.Le conférencier a raconté fort simplement son voyage et noté à ses auditeurs les sentiments qu’i! a éprouvés en voyant Athènes, la ville antique avec ses monuments si célèbres, Constantinople, le Bosphore, les Dardanelles, Gallipoli, la mer de Marmara et Stamboul.Il a donné une peinture des moeurs musulmanes.M.Théherge a été surpris de constater l'influence de la France à Constantinople; on y enseigne le français et les noms de rues sont écrits en turc et en français.Le président du club, M.L.-A.Bé-dard, a présenté le conférencier et M.Fernand Rinfret l’a vivement félicité.Québec, 15.— On a discuté de | besoins du milieu.Il souhaite que >uveau hier après-midi, à l’As- la section agricole soit installée nouv _ , „ semblée législative la question de l’éducation dans notre province.La Chambre, en comité (les subsides, a voté plusieurs crédits pour le département du secrétaire provincial.Avant que ces crédits fussent soumis à l’attention de la Chambre, M.Hugues Fortier, député de la Beaiuce et M.Sauvé, le chef de l’opposition, ont fait quelques remarques au sujet du discours que M.David avait prononcé jeudi après-midi, et que nous avons rapporté hier.Les deux orateurs ont félicité le gouvernement, le premier sans restriction et le second en explicant que ses félicitations s’appuyaient sur le fait que le gouvernement avait adopté une partie du programme annoncé lors de la convention conservatrice à Montréal.M.Fortier fait une revue du travail accompli par le gouvernement depuis vingt-cinq ans.11 fait allusion à la création des écoles polytechniques, des hautes études commerciales et techniques.Il rappelle les dons aux universités et aux collèges classiques.Il félicite le gouvernement d’accorder un octroi de $125,000 aux municipalités pour “l’école du rang”.Le député de Beauce rappelle, qu’à la dernière session, une loi fut votée pourvoyant à l'établissement de cours dû sections agricoles, industrielles ou commerciales, selon le milieu, dans les écoles, à raison de l’aide gouvernemental de 50 p.c.du montant attribué par les commissions scolaires.Le député voudrait que cette loi s’applique aussi aux écoles élémentaires.Il croit »que la diffusion de la science agricole, même chez les petits, serait de nature à faire aimer la terre et à former pour l’avenir des cultivateurs solides et des colons convaincus.M.Fortier fait allusion au nouveau programme d’étude adopté par le comité catholique du conseil de 'l’instruction publique.Ce nouveau programme deviendra en force en septembre 1923.Il voit dans ce programme un progrès réel.Il suggère que la première institutrice devrait avoir une assistance afin d’accomplir sa tâche avec plus d’efficacité.Le nombre des écoles subventionnées a été aaigmenié et cette augmentation compensera en partie les sacrifices que les corporations scolaires ont dû s’imposer en vue du développement de l’éducation.M.Fortier est heureux de constater que le nouveau programme a transformé les academies actuelles.presque toutes commerciales, même dans les campagnes, en écoles complémentaires et pourvues de sections agricoles commerciales et industrielles, suivant les Principales clauses du traité de commerce franco-canadien Minimum de tarif sur 128 articles et sur 19 articles chimiques, sur les vins, les livres, les parfums, etc.dans toutes les écoles compJémen taires rurales.M.Fortier parle de notre système scolaire, des écoles professionnelles, et cite à ce sujet l’étude faite par M.C.-J.Magnan, dans son volume “Eclairons la route”.Le nombre des illettrés de 1901 à 1911 a diminué plus qu’ailleurs dans notre province.La tlazette de Mont-tréal affirme que la fréquentation scolaire est satisfaisante.M.Fortier affirme que le gouvernement libéral de Québec a fait preuve de traditionalisme en combattant l’Ecole neutre.L’instruction obligatoire et autres monoeu-vres qui avaient pour but d’enlever à la surveillance des parents nos écoles professionnelles.M.SAUVE Le chef de l’opposition approuve l’octroi aux écoles du rang.Il félicite le gouvernement d’avoir présenté cette mesure, il trouve cependant que c’est un acte de générosité tardive et fait remarquer que, lors de la convention conservatrice à Montréal, les délégués ont adopté, dans leur programme, une clause concernant l’encouragement à la petite école.M.Sauvé félicite le gouvernement d’avoir accepté une partie du programme de l’opposition et se dit bien vengé par le discours que M.David a prononcé jeudi.Il affirme que c'est un discours de franc conservateur lorsqu’il a dit qu'il ne fallait pas sabrer notre système scolaire qu’il a émis à cette occasion, une idée contraire à ceux qui, dans le passé, ont travaillé à nom du libéralisme de tout changer le régime scolaire de la province de Québec.Le chef de l’opposition demande quels sont ceux qui, dans le passé ont travaillé à organiser et à conserver le système éducationnel que nous ayons maintenant.M.Sauvé ne semble pas très en faveur des sections agricoles dans les écoles élémentaires.11 exoit que le programme de ces écoles est très charge.Selon lui, l’institutrice devrait s’exercer à développer chez l’enfant l’amour de la terre la connaissance du rôle , du cultivateur, elle devrait lui fai-1 re comprendre combien ce rôle est beau et important.1 De nouveau M.Sauvé demande) des salaires raisonnables .pour les institutrices, un plus grand nombre d’inspecteurs et un meilleur salaire pour ceux-ci.Le secrétaire provincial ajoute quelques remarques et la Chambre vote certains crédits pour son département.Ottawa, 16.(S.P.C.) '— (Le gou-' accordés à n’importe quel autre rapporte les principales clauses |ce accorde aux produits can ad* eus du nouveau traité commercial Jr.m-co-c^nadieu.Le câblogramme a été publié, lard, hier soir, à la suite d’une longue assemblée du Cabinet.Par ce traité la France accorde au Canada un minimum de tarif sur 128 articles de tarif et sur 14 autres articles chimiques.Ce minimum de tarif ne s’appliquera pas à la réduction de tarif accordée à aucun autre pays étranger sur 223 articles de tarif et sur 193 articles chimiques.D’autre part le Canada a été assuré par le traité qu’il bénéficierait des mêmes réductions du tarif français que les Etats-Unis.Le câblogramme officiel se lit comme suit: “Le Canada accorde à la France, à scs colonies, possessions et protectorats, le tarif intermédiaire canadien.De même que dans l’ancien traité, une clause spéciale accorde à ,1a France des taux fixes de droits pour une liste d’articles limitée.Le nombre des articles de tarif est de 30 dans cette es réductions du tarif général, èès réductions prenant la forme de certains pourcentages de différence emre le tarif minimum français et le tarif general français, et assure encore au Canada que sur tous les articles mentionnés, le Canada bénéficiera des mêmes réductions du taux français que les Etats-Unis.Les concessions que ferait à l'avenir la F’rance aux Etats- Unis sur ces articles seront faite» aussi au Canada.Les avantages accordés jusqu’aujourd'hui par la France aux Etats-Unis sur les ar-Hc.U'S stipulés dans k* décret français de mars 1921 sont aussi accordés aux produitls .semblables canadiens.Ces arrangements au sujet du tarif sont déjà faits entre lu France et les Etats-Unis.'La France accorde encore au Canada, sur les articles non mentiomiés '‘-dessus, 25 p.c.de réduction sur les différences entre le tarif minimum français et le tarif général1, “11 est aussi stipulé que les pn , , , - -.; •• —• .que les pro- clause.La clause au sujet des | dints canadiens bénéficieront des vins pourvoit a ce eue le .vins légers soient admis au Canada aux taux de l’ancien 'traité, mais aucune réduction n’est accordée sur les autres vins, Par une autre clause, le Canada accorde à la Franco, sur 90 articles, une réduction sous forme d'un escompte de dix pour cent sur le montant payable de droâts visés par le tarif intermédiaire.Une autre clause accorde sur trois articles un escompte de quinze pour cent.Assurance est donnée par le Canada à la France nue si le tarif vient à changer au Canada, il sera maintenu une différence proportionnée entre le tarif intermédiaire et le tarif général.“La France accorde au Canada, sur 128 articles de tarif et sur 14 articles chimiques.le minimum du tarif et les plus bas taux de droits réductions de tarif spéciales dans les colonies françaises Saint-IPier-re et Miquelon, la Guinée française et les Indes de l’Ouest françaises.Le présent traité peut être résilié par l’une ou l’autre des deux nations après expiration d’un avis de six mois.” *¦ Une déclaration officielle dit (pie les articles français qui bé-néfic'ent des réductions de tarif sont les vins sur lesquels il y a 70 pour cent de réduction, lés piàr-fuins, les livres, les dentelles, les soies, les fourrures, les caoutchoucs, les gants, les instruments de cinématographie, les automobiles e! les locomotives.Les trois articles bénéficiant d’un escompte de 15 p.c.sont des pen-duits d’Alsaoe-Lorraine.savoir: Jes cotons, les soies et les ladnes.Le commerce canado-australien Adélaïde, Australie, 16 (S.P.A.).— M.J.-A.Robb, ministre du commerce du Canada, qui oit encore ici pour négocier un trouvent! traité rfrommcrcial et douanier entre les deux pays, a démenti la nouvelle envoyée d'ici à Ottawa à l’effet que le traité serait limité à un tarif préférentiel sur les fruits, la pulpe, le papier à journal et le bois de pulpe M.Rohb a laissé entendre que le traité s’appliquera à plusieurs au- Conference sur Newman LE DK ATHERTON A PARLE HIER SOIR DE L’UNIVERSITAIRE ET DU “GENTLEMAN” CATHOLIQUE.__ M.W.-H.Atherton, professeur de littérature à l’Université d Montréal, a donné hier soir, à a salle Saint-Sulpfce, une belle conférence sur Newman, universitaire et “gentleman” catholique.La versatilité de ce génie a été telle qu’il faut limiter le sujet en parlant de lui.Historien, grand théologien, philosophe, prédicateur, prince de l’Eglise, théoricien de l’art, journaliste, romancier, dramaturge, grand prosateur et poète de valeur, il a touché à tous ces genres.Autant de causeries à faire.M.Atherton a donc considéré en Newman le produit du milieu universitaire, le modèle vivant de scs théories, l’universitaire en action, d’abord comme prédicateur anglican à Oxford, ensuite comme directeur de l’université catholique de Dublin et “gentleman”.Newman naquit en 1801, un an après Macaulay, 8 ans avant Tennyson.Il mourut en 1890.Sa vie remplit presque tout le dix-neuvième siècle, appelé parfois le siècle de Newman.Entré à Trinity College, en 1817, Newman prit en 1822, la qualité de “fellow” à Oriel, malgré un érhec relatif aux examens, causé par le surmenage.Qn connaissait sa valeur.Il avait intensément l'esprit universitaire.Dans l’esprit de Newman, l'Université est un centre de culture générale.L’enseignement technique, complément de l’éducation, nécessaire a la perfection individuelle, n’est pas essentiel à la vie universitaire.I,’université est une école de discipline intellectuelle.Son rôle intéresse plus l’esprit que la mémoire; il consiste moins à bourrer l’étudiant de faits qu’à illuminer son intelligence, qu’a lui donner des habitudes de raisonnement et de réflexion dont dépend l'uti-lisation des connaissances, qu'à lui communiquer une tournure d'esprit philosophique.Une éducation libérale, le contact avec les confrères, les échanges d’idées et les discussions.une atmosphère Intellectuelle, une tradition de culture, tout cela assouplit, élève l'esprit, engendre l’équilibre intellectuel, la sagesse.L’université est un lieu d’éducation avant d’étre un lieu d’instruction.Elle doit viser avant tout ï la formation du caractère et de 'esprit.Fille fournit une méthode, elle communique l’équilibre intel- lectuel et moral.Tel est l’idéal que Newman, grand-prêtre de l’éducation libérale, expose dans son “idée d’une université”.Parlant d’Athènes, il observe qu’une métropole commerciale et un grand port, es-p.e de carrefour humain, est un milieu universitaire plus propice qu’une petite ville.En ce cas, une haute destinée serait réservée à Monfréal.Newman, universitaire en action, on le voit d’abord à l’oeuvre à Oxford, dont il est pour ainsi dire le prédicateur reconnu.Ses sermons produisent une impression profonde.Disraeli a dit de lui que c’était la plus grande figure religieuse de l’Angleterre depuis plusieurs siècles.D’aucuns ont salué en lui la personnalité dominante de son temps après Carlyle.Anthony Fronde, l’historien, a tracé de lui un beau portrait.Il remarque que Newman ressemblait physiquement à César.Newman était le plus franc, le plus ouvert, le plus véridique des hommes.Il disait ce qu’il pensait.11 suivait la vérité telle qu’elle lui apparaissait, sans savoir où cela le menait, comme on suit un flambeau dans la nuit.Matthew Arnold, le grand critique, a rendu aussi un bel hommage à ce grand homme.Après quelques années de prédi-ication à St.Mary, Newman tomba malade.Il abandonna son préceptorat d’Oriel et fit un voyage en Italie en compagnie d’Hurrell Fronde.II faillit mourir là-bas, mais eut le pressentiment qu’il survivrait.“Je ne mourrai pas, dit-il, car je n’aï pas péché contre la lumière.” A son retour, commença le mouvement d’Oxford ou réforme anglicane dans le sens de l’Eglise primitive.Newman devint le centre de la réaction contre l’agnosticisme et le libéralisme.Mais l’attitude de ses contemporains et sa propre évolution le firent sortir de la “voie moyenne” où il voulait se cantonner, entre Borne et le matérialisme.Répudié par scs évêques, frappé par l’ombre romaine, il sc retira à Littlcmore.lit de mort de sa foi anglicane.En 1843 il résigne la cure de St.Mary.Il est isolé, tenu en suspicion.Il a laissé en arrière ses amis, même l’usey et Keble.Ee 9 octobre 1845, il devient catholique, trois jours après la rupture de Renan avec Rome.Durant 30 ans, Newman ne remettra pas les pieds à Oxford.Prêtre de l’Oratoire, Newman vivra dans une retraite relative de 1851 à 1870.En 1851, le difeetorat de l’Université de Dublin lui donne comme un regain de vie.L’expérience tourne mal.Les évêques irlandais ne sont pas unanimes à l'appuyer.Les élèves sont elgirseines.L’atmosphère n’est pas sympathique.Il était Anglais et d’Oxford.En 1858, il revient désillusionné.Son projet d’université est mort.La conception qu’il en donne dans son MUSSOLINI ET LA CONFÉRENCE DE LONDRES Le premier ministre italien déclare que cette réunion n’a pu réussir faute de préparation suffi-santé — Le projet italien.Rome, 16.(S.P.A.) — A une réunion du cabinet tenue hier après-midi, quelques heures après son retour de la conférence de Londres, le premier ministre Mussolini a déclaré que la conférence n’avait pas donné satisfaction faute de préparation suffisante.Il a annoncé qu’il n’assislerait pas aux pourparlers qui seront repris à Paris, à moins de préparation diplomatique convenable auparavant.Il a ajouté qu’il ne devait plus être question de revenir sur les décisions déjà prises, ni de tergiverser.II tient à ce que le plan italien soit suivi < Ce plan a été publié hier.Il ne mentionne pas les Etats-Unis.Om y lit.cependant, que pas même les pays riches, des deux côtés de l'Atlantique, ne pourront échapper aux effets de la déplorable situation des quatre dernières années.Il fait observer qu’il serait inique de rainer l’Italie, la France et la Belgique pour restaurer l’Allemagne et que la question des dettes interalliées ne peut être mise de cAté en étudiant le problème des réparations.Idée d'une université est immortelle.En 1861, c’est la polémique avec Kingsley, t,’Apologia pro vita sua est un chef-d’oeuvre de polémique et d’autobiographie.Elle renferme les pages de psychologie, d’introspection les plus émouvantes, les plus candides depuis les Confessions de saint Augustin.Formé à Oxford, Newman est toujours demeuré un homme d’Oxford.Ce fut sa force et sa faiblesse.Ses méthodes d’apologétique qui découlaient de sa formation universitaire, la place qu’il donnait aux raisons du coeur et à l’autonomie personnelle dans la conversion et la montée vers Dieu, le peu d’usage qu’il faisait des méthodes de la scolastique, tout cela le rendait suspect à ses confrères.On connaît l'inimitié de Manning qui, avec Ward, se montrait plus romain que Rome.Mais le temps vengea Newman qui n’a jamais fléchi dans sa fol, après sa conversion.Rome le nomma cardinal-diacre.Oxford l’hono-ra.Après beaucoup de luttes et de déboires, les derniers jours de ce grand gentilhomme chrétien, si affamé de sympathie, eurent la sérénité et la douceur d’un été de la Saint-Martin.Ses funérailles furent grandioses.Toute l’Angleterre le pleura, protestants comme catholiques._ _____ ALBERT THOMAS CHEZ LES OUVRIERS NOTRE LANGAGE EST BIEN F R A N Ç A I S, DEGI.ARE-T-IL, HIER SOIR LA DEl’RESSION DU CHANGE.AI.Albert Thomas, directeur du bureau international du travail de j la Ligue des nations, a parlé hier i soir, à une assemblée fort animée 1 A l'Assistance publique.M.THOMAS PARLE Une salve d'applaudissement a! salué M, Thomas lorsqu’il -s’est levé pour parler.Le grand social's te français n les allures les plus bourgeoise qui se puissent rêver.Un teint ro>e et frais colore des joues rubicondes qu’une sympathique recouvre en barbe Ues habits sont amples, commodes, insoucieux des mesquineries de la mode.Seuls les yeux enfoncés sous des sourcils broussailleurs et grisonnant.';, indiquent; la nature do lutteur qui se dissimule sous pareilles apparences de bonhomie.Leur éclat est vif, pénétrant.Ils resplendissent aux moments d’âpre eloquence.M.Th.un as a commencé par ren-dro un tribut d'hommages à J’ati-Ihenticité et à la pureté de la Inn* gue< que nous parlons.M.Thomas, apres avoir fait allusion à une dépêche du Devoir hier, dit ¦ “Le Devoir” s'est trompé ou ne m a pas compris.J’at assez parcouru les provinces de France pour en connaître les idiomes savoureux.et les comprendre.On m avait dit, avant mon arrivée Ici, due Je ne comprendrais peut-être pas les Canadiens français, mais je suis heureux de dire que je Ici comprends parfaitement bleu et, tout ce que je demande, c’est d’être aussi bien compris d’eux.Le De-voir peut être tranquille à ce sujet.Cos remarques faites, M.Thomas est entré dans le coeur de son sujet.La grande nouveauté du traité de Versailles, dit-il, est la part inattendue qu’y ont prise les revendications ouvrières.M.Thomas n’est pas enthousiaste de la situation actuelle, et en vient à la conclusion que l’Europe tourne à peu près dans un cercle Vicieux, avec la question du change, Son discours lemiiné, quelques assistants ont posé diverses questions.Elles ont été assez iiigevs-dottees.Les interpella leurs étaiebt des socialistes pars, ennemis Tlo tout compromît, qui veulent, enfin voir arriver “île grand soir”, A quelqu’un qui voudrait à toèit prix voir disparaître la classe A.±i4>+iâiÀ(s % sjj Fraternité St-Louis, rue Lagau chetière-est, no 777.Réunion des frères, dimanche, le 17 décembre à 2 h.p.m.Immédiatement après cetté assemblée, réunion du discrê-toire.Association professionnelle des employées de manufacture Dimanche, le 17 décembre, à 4 heures p.m.aura lieu, au Monument national, l’assemblée régulière de l’A.P.E.M.C’est à cette réunion que sera fait le tirage des objets mis en rafle au profit de la caisse de secours.Courrier de Nicolet Nicolet, 16 (D.N.C.), —Les Chevaliers de Colomb de Nicolet ont entrepris une série de conférences, rue Panel.Au mois d’octobre, le Dr Harry-P.Smith, grand chevalier, inaugura cette série par une étude sur l’hygiène.Au mois de novembre, la deuxième conférence a été donnée par M.Arthur Lalonde, avocat de Montréal, sur l’Appel de la race.Puis la récente conférence de dimanche dernier, le 10 décembre, a été faite par M.W.Camirand, c.r., grand chevalier de l’ordre.—Jeudi, le 28 novembre, une assemblée des agriculteurs de Nicolet a eu lieu sous la présidence de M.François Manseau, maire de la paroisse; agissait comme secrétaire, M.Georges-Henri Saint-Cyr, Les orateurs étaient MM.Mont-grain, de Saint-Stanislas de Cham-ilain; M.Pétrin, sous-agronome; M.l’abbé Courchesne et M.J.-G.Mer-•ier de l’Ecole Normale.—A La Visitation, il y aura bien-ôt un triduum prêché par MM.les abbés C.-E.Brassard, professeur de mathématiques, et A.Girard, professeur de philosophie au séminaire de Nicolet.—Le R.Frère Rufus, des Frères des Ecoles chrétiennes de La Visitation, accompagné du curé de la paroisse, a visité les écoles de la paroisse et donné aux élèves une conférence sur la vocation.Conférences gratuites au Monument national Dimanche, le 17, à 2.30 heures p.m., M.le docteur C.-N.Valin, dans sa conférence sur l’hygiène fera l’étude du sujet suivant: “La tuberculose, grande maladie sociale”.Le même jour, à 8 heures du soir, M.J.-B.Lagaeé poursuivant sa série de conférences sur l’histoire de l’Art, traitera du sujet suivant: “Ecole hollandaise: Rembrandt.” Ces conférences sont illustrées à l’aide de projections lumineuses.________(Communiqué) Anniversaire de Mgr Bernard Saint-Hyacinthe, 16 (D.N.C.) — Sa Grandeur Mgr Alexis-Xystc Bernard, sixième évêque du diocèse de St-Hyacinthe, fêtera aujourd’hui le seizième anniversaire de son élection comme évêque.Né à Beloeil, le 29 décembre 1847, Mgr Bernard a d’abord été ordonné prêtre le 1er octobre 1871; nommé protonotaire apostolique le 24 mai 1901; élu évêque le 16 décembre 1905, et enfin sacré à Saint-Hyacinthe, le 15 février 1906, par Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal.DELICIEUX APERITIF—DIGESTIF—TONIQUE LE VIN BOURDOU Mt le meilleur de* Vin» Tonique» A base de vieux vin Mal»**, le Vin B o u r 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Qui est-ce qui nous i aidés, avec une lionne volonté aussi continue que précieuse, à nous faire à cette vie nouvelle pour laquelle nous n’étions pas préparés?Les Forcereau, toujours les Force-eaul Et vous vous étonneriez que votre fils souhaitât de fonder un foyer chrétien avec l’exquise enfant dont tous les jours il peut, ainsi que nous, apprécier les qualités aimables autant que solides! Mais c’est le contraire qui serait.Tante Lydie ne peut achever sa phrase : Jean est sur son coeur, embrassant à l’étouffer la chère vieille à qui sa tendresse dicte al bien les paroles qu’il faut dire.De ses bras, le jeune homme passe dans ceux que sa mère lui ouvre, puis il baise pieusement l'infirme, dont la main tremblante esquisse le geste Auguste de la bénédiwiion paternelle.Et M.Ghaucier décide : — Allons, ma tante, et vous, Julia, partez toutes les deux à nia place pour *le Vieux-Fort, et parlez à Mme Forcereau! Jean me tiendra compagnie, en votre absence, mais ne tardez pas trop à revenir, car j’Lniagine que le gaillard va être sur le gril!.Quand Marise, revenue à l'instant des dunes, ouvre la porte aux deux visiteuses, c’est tout juste si la jeune fille a la force de les conduire dans la grand'salle où maman , Forcereau, seule avec la photographie de son défunt, tricote un chandail pour Désiré.La brune enfant se sauve dans sa chambrette aux rideaux bleus tendus sur le large _____ le large où quelque part le second de la Mutine croise, impatient de fuir des parages qui virent son coeur se creuser d'une blessure que seule la foi et l’éloignement sauront cicatriser.Et, à genoux devant sa Vierge de Lourdes, Marise prie de tout son coeur, de toute son âme, tandis qu’en bas se décide son destin.— Ma tante, avait dit Mme Chau-1 cier pendant le court trajet, c'cst vous qui parlerez.— Moi, ma chère petite! Y penses-tu?Il n’y a aucune raison pour cela.— 11 y a toutes les raisons.Vous saurez mieux que mol les mots qu'il faut dire.et vous tes direz mieux.Tante Lydie, qui volontiers se trouvait à la peine, difficilement sc résignait d’être h l’honneur.On tomba d’accord sur un compromis: - Mettons que nous parlerons tontes les deux, Julia, pour assurer le bonheur de notre petit Jean.Mme Forcereau, ayant offert des chaises, demande de cette voix chantante où lu mer qui baigne tes côtes vendéennes semble avoir placé un écho de scs harmonies: —Et qu’cst-ce que je peux faire pour votre service, Mesdames?Les yeux noirs de la pêcheuse sourient dans son visage franc.Il ne faut point ici de diplomatie ni de subtilités: il n'est que d’aller droit son chemin, entre honnêtes gens que l'on est.Tante Lydie entame l’action: —Nous venons vous demander, amicalement, si vous n’avez jamais pensé à marier Marise?Elle est charmante, cette enfant.Un nuage passe sur la Jargc face de la Chaumoise: Que si.dit-elle, nous y avions pensé.Il y a un camarade de Pierre, un second-maître de l’Etat, qui n’aurait sans doute pas demandé mieux.C’est un bon garçon sérieux et tout, et qui va rengager; nous en avions causé avec mon défunt; mais la petite n’a pas seulement voulu qu’il revienne.—Pourquoi cela?demande Mme Chancier.—Je le sais point.Peut-être qu’elle aurait des idées ailleurs.— Et vous ne savez pas de quel côté.—Ah! dame non! Marise est bien mignonne, niais pour ces choses-là elle est secrète comme un portrait! —En tout cas, madame Forcereau, nous venons vous parler d’elle: vous savez comme nous apprécions Marise, et comme nous l’aimons.— Vous êtes bien aimable, mademoiselle.—Voulez-vous nous la donner?.— Vous la donner?—Mon fils Jean m’a chargé de vous demander sa main.Maman Forcereau, devant cette attaque directe, pâlit, puis rougit.Elle se lève tout d’une pièce, ce qui jette le chandail de Désiré à terre, à la vive .satisfaction de lu chatte, en quête d’une couche moelleuse., Ln bonne femme balbutie: —Ce.ce n’est pas possible que i vous nie demandez Marise pour M.Jean! —Mais si, c’est très possible.Que répondrons-nous à mon neveu?L’embarras d’une Chaumoise, j c'est une chose dûment constatée,! n’est jamais de longue durée.Déjà ' Espérance s’est ressaisie; ses sabots ! claquent sur les dattes vétustes, elle ouvre une porte: —Marise! descend vite! Et Marise se trouve sans savoir comment dans la grande salle où L» véritable pâtisserie fran(Rl»e, lu véritable ruiaine parisienne ds ches KERHULU &GDIAU — LIMITEE — m-lSI.RITE ST-DENIS EST 2140 sent unique* à MONTREAL.sans doute son ange gardien l’a portée sur ses ailes, car la pauvrette n tout à fait perdu la notion des choses.Avec solennité, maman Forcereau commence: —Ces dames Chancier me font l’honneur de me demander ta main pour M.Jean.Bien sûr, que tu es libre; tu vas dire.eh bien! quoi donc?Voilà le restant! Marise chancelle, son sa.g reflue à son coeur, qui bat à coups précipités; défaillante de bonheur, elle s'abandonne.dans les bras ouverts de tante Lydie.XIII Le croiseur Amiral Rtmarc'h, débouchant du canal de Suez, était, ce matin-là, entré dans la mer Hou«j ge—à l’heure prestigieuse où le soleil levant teinte le massif aride du Slnai de reflets mauves merveilleusement fondus en de rouges dégra-l dés.Maintenant le navire prenait de la vitesse, à 'a sortie du long; couloir encombré; les arbres de; couche trépidaient à une cadencej accélérée, le tangage se faisait idus accentué: le vaisseau sc lançait de toute son ardeur dans la grande course qui devait no se tenni'ier que là-bas, aux pays merveilleux du bout du monde.A MM.LES MUSICIENS Vous trouverfz le plu» grnnrf choix î Jamais une vie ne fut plus pure devant Dieu que celle de Fécite, une humble servante de notre famille.Moi-même je ne l’ai connue que lorsqu'elle était vieille et courbée, ridée comme un raisin sec, qu’elle pouvait à peine se lever et circuler dans la maison.Mais je n’ai qu’à y penser pouf entendre encore sa voix fêlée et claire chanter en chevrotant pour me bercer ou m'endormir.Le reste, je l’ai appris de mon père et de ma mère qui auraient pu se mettre à genoux devant elle et la prier comme une sainte.Mon bisaïeul Louis l’avait eue le premier à son service.Il vivait alors sur une manière de vaste sei-neurie, à l’entrée du lac Saint-erre, au bord du Saint-Laurent.Les branches du fleuve large enserraient d’un réseau de lamelles d’ar-ent les Iles basses, plates, lourdes 'une végétation humide et grasse.Les aulnes, l’herbe d lien droite et fine comme une baguette, les liards énormes aux feuilles tremblantes, les saules qui forment des boules de feuillage gris pâle et finement découpé, croissaient sur les rivages, au milieu des herbes aquatiques et luxuriantes, dans un paysage lacustre.Mon grand-père possédait en arrière quatre à cinq cents arpents d’une terre miraculeusement riche.Les blés à hauteur d’homme s’écrasaient sous leur poids, le mil et le trèfle des vastes prairies étaient d un vert sombre et presque hoir.Le troupeau de vaches, dans un gras pacage, se couchait dès le commencement de l’avant-midi, repu, sous des chênes solides et sains.Et c’est dans sa maison longue, étroite, aux lucarnes hautes, bâtie de pierres et de cailloux einpfttés de mortier, que Fécite arriva un jour avec sa grande malle de bois recouverte de cuir fauve, aux crépines dorées.Orpheline baptisée on ne savait où ni pourquoi de son nom bizarre, elle était aussi fraîche et proprette qu’une jeune prune translucide encore pendue parmi les feuilles vertes, bien que sa figure fût grêlée des taches de la petite vérole.Ses jolis yeux bruns étaient pleins de vivacité.Elle n’était pas descendue de voiture que les cinq enfants de la maison, endiablés, sc bousculant et criant, grimpaient à ses jupes, lui sautaient aux mains, la câlinaient, tendaient des joues barbouillées et des frimousses expressives et tendres.Elle avait un don, un charme, disait-on.Elle faisait des petits co qu’elle voulait, calmait leurs agitations des jours d’orage, les décidait à l’accomplissement de leurs devoirs puérils.____ Levée dès cinq heures, couchée avec les derniers nboiemenis des chiens, elle travaillait dans la maison, dans les champs, elle mettait la main à tout; et le soir, souvent, lorsque le crépuscule des grandes campagnes plates et sereine?allongeait sur la terre des pans d’ombre noire comme la nuit, et des traînées d’or sur les blés, on voyait Fé* cite s’acharner à une dernière tâche ou milieu du repos universel.Que pourrais-je dire de scs années de service?Elle ne demandait rien pouf ne pas déranger les autres, mais obligeait tout le monde au moindre mot et se réservait les besognes les plus répugnantes.Elle était compatissante pour les misères, même Içs fautes, et les malheurs du prochain l’émouvaient autant que les siens.Il n’existait pour elle ni rancune, ni secrets: aucun soupçon ne, lui venait sur .les gens qu’elle acceptait toujours à leur façade, et jamais l’idée ne lui serait venue de ces petites ruses, de ces roueries, de tous les moyens subtils de sonder, de pénétrer et de découvrir les âmes qui ne sc défient pas.Dans la maison Fécite enveloppait tout le monde de sa tendresse comme d’un chaud manteau.Elie maintenait les liens de la famille dispersée., invitant les fils et les filles, donnant des nouvelles, pleurant sur les lettres, aux arrivées et aux départs.Que de fois elle attirait mes oncles dans un coin pour recommander l’observance des prn-tiqdes religieuses ou suggérer des attentions délicates pour leurs parents.Elle donnait gravement aux jeunes mères des conseils de patience, ravie d’entendre leurs longues et secrètes confidences sur les tracas et les soucis domestique*.Ellç était peu à peu devenue l’â* (1) Extrait d’d me* et paysages, 3ui vient de paraître aux Editions U Devoir (75 sous l’exemplaire, 80 sous par In poste).Aux bureaux du Devoir et dans les principales librairies.me de la maison, une espèce d'ange qui amollissait les coeurs afin d’y faire germer l’affection, l’amour, la douceur.Elle développait notre sensibilité, lui créait des besoins, rendait notre vie intense en faisant de nous des hommes qui veulent sentir autour d’eux le parfum des ami-tiées terrestres, pratiquer le commerce de l’intimité et de l’attachement.Et c’est pourquoi nous avons tous en nous comme un gouffre de pardon, de pitié et d’attendrissement où l’on peut éternellement puiser.Nos larmes sont plus prêtes et les choses nous touchent plus profondément.J’ai réfléchi souvent sur cette influence qu’elle eut sur nous.Fécite n’avait qu'une vertu, mais elle l’avait toute, elle en était la personnification et c’était la bpnté.Et la bonté, quand on y pense, ce n’est pas une vertu, c’est un composé, un résidu des essences le plus fines, de tout ce qu’il y a de meilleur dans l’homme.Il y a en elle de la douceur, de la patience, de la simplicité, du dévouement, de la charité et de l’altruisme, il y a de la générosité, de l’indulgence, de l’innocence, de la candeur, l’oubli de soi et une sensibilité très facile.On y trouve, et comme mêlées et fondues ensemble pour former une riche odeur, toutes les bonnes qualités humaines.Et Fécite était bonne comme la terre de Dieu dans ces campagnes neuves qui poussaient à profusion.et prodiguaient les récoltes, des Ti-chesscs inépuisables et profondes, les gaspillaient en forêts, en fleuves et en lacs, en une végétation puissante et vivace.Fécite ne se maria jamais.Elle eut une ou deux fois des amoureux, mais sa perfection morale mettait autour d’elle un halo et comme un cercle défendu aux passions trop charnelles, trop intenses ou trop humaines.Sa large sympathie excluait une préférence trop particulière.D’ailleurs elle répandait déjà abondamment sur toute notre famille, vaste clan aux ramifications étendues qui couvraient la province.Des malheurs ensuite l’attachèrent plus fortement.Mon bisaïeul Louis, important et riche dans la paroisse, devint le "cabaleur” de l’un des partis, au cours d’une élection fédérale.Son cheval attelé à un cabriolet crotté détalait du’matin au soir sur toutts les routes du comté.C’était alors un fort bel homme de quarante ans, au visage gras et blanc encadré de cheveux, d’une barbiche et d’une moustache crépe-lés et noirs.Il plaisait aux hommes par sa grosse jovialité, aux femmes par une galanterie inoffensive de joli garçon, aux enfants par sa familiarité avenante.Puis aussitôt tombées les claires nuits fraîches d’automne, les réunions animées et bruyantes commençaient dans le salon.Au milieu du choc des verres, des conversations à tue-tête, des discours pompeux et simplistes et des rires sonores et gras, on entendait la voix de basse du maître de la maison tonnant ses “Sata-Michette" et ses “Snta-Michon”, les deux jurons dont il appuyait ses phrases comme de deux béquilles.Le rhum, la bière y passaient par tonneaux et l’on s’empiffrait de ce bon pain de boulanger trempé dans la mélasse qui faisait les délices de nos ancêtres.La fumée des pipes estompait la lumière douce des lampes.Vers une heure, deux heures du matin, les hôtes partaient, titubants, colériques, abominablement gris, en se lançant des injures ou des quolibets.Plus d’un se trouvait incapable de remettre son cheval dans les brancards et même de se rendre à sa voiture.Lorsqu’il avait facilité et surveillé tous les départs, mon bisaïeul.qui avait bu comme dix hommes, remontait à sa chambre d’un pas automatique et roide, sans broncher d’une semelle, l’attitude rigide et la démarche posée.Fécite, durant ces ripailles et ces orgies, priait Dieu et tous ses saints, prise d’une épouvante sacrée devant les abominations qui se commettaient dans la maison.Elle accumulait les jeûnes, les neuvaines, lès communions et les pénitences pour éloigner la malédiction divine.Et 1s matin, lorsqu’elle balayait les restes de tabac et les cendres de pipe, dans la salle à l’atmosphère affadie par la fumée, elle avait des colères subites, des audaces terribles et sacrées, des révoltes de dégoût qui la faisaient se lever en face de son maître pour lui reprocher sa faute et les péchés qu’il faisait commettre.Elle trépignait, criait, suppliait, pleurait; elle parlait de sc mettre à genoux pour implorer un changement, elle tremblait de tous scs membres.l’être tendu dans une demande passionnée, tandis que mon aïeul, goguenard, avec son rire Sourd, détournait le coup: —Sata-Michette, tu en gagnerais des élections avec tes chemins de croix I Comme si on avait fait autrement la cabale depuis que le monde est monde! Laisse aux hommes le travail des hommes et tu seras tranquille.La pauvre Fécite vivait maintenant dans l’appréhension des châtiments du ciel.Elle vaticinait comme une prophétesse antique, maudissait les élections et la boissou.Elle ne décolérait plus de toute la journée et éclatait quelquefois en sanglots, tout à coup, vaquant à une besogne, lavant la vaisselle, disant le chapelet, Elle ne pouvait se résigner; elle s’offrait en holocauste, elle aurait accepté le renvoi, n’impqrte quelle pénitence, n’importe quel sacrifice, pour arriver à sa fin.Guêpe têtue obstinée à sortir à travers une vitre, elle revenait à la charge se heurter et se heurter sans cesse contre *le refus, et maudire son impuissance.Le malheur prévu par Fécite arriva cependant.Le candidat opposé à celui de mon grand-père tint une assemblée sous les ormes de l’église, après la messe.La foule divisée en deux camps sénvecti-vait dès le début.Mon bisaïeul Louis, avec cinq ou six de ses pairs à carrure herculéenne, en veston d’étoffe à manches de cuir, avait pris possession des marches de la tribune.L’orateur, un petit notaire barbu, aux gestes agiles et à la riposte prompte, attaquait avec brio sous l’oeil de ces singuliers ardes du corps.J1 parlait trop juen.A un moment donné mon ancêtre bondit sur les tréteaux avec sa troupe.On le vit aussitôt balancer au-dessus de sa tête le corps gigotant du petit notaire et le lancer parmi l’auditoire.Le curé accouru en toute hâte réussit à arrêter les rixes et ce moulinet formidable des poings déchaîné dans l’assistance par l’assaut de la plateforme.Un jour vint où il fallut solder cette victoire.Poursuivi pour fracture d’un bras mon bisaïeul Louis fut condamné à payer quatre mille dollars d’indemnité.Peu riche en numéraire, il dut vendre sa grande ferme fertile pour s’établir sur une terre plus petite, au quart défrichée, le long de la rivière Bayonne.Fécite et ma grand’mère passaient maintenant leur temps à pleurer.Un mot, un regard, une ensée, et les larmes jaillissaient _e leurs yeux, coulaient le long des joues.Dans la maison vide, lorsque les derniers meubles eurent été chargés, elles s’affaissèrent, sentant se briser une infinité de liens imperceptibles d’amour et d’amitié, des attaches à la vie, leurs racines dans le sol.Un désespoir secret habita longtemps leur ame, car on les vit regarder souvent, le soir, ce coin de l'horizon où s’élevait la vieille detneüre.Et de souffrir également pour la même chose, Fécite et ma grand’mère contractèrent tme amitié imiçtie et indestnïCtible ijiii éleva la servante au niveau de la maîtresse.Après cette déchéance matérielle Iles malheurs se multiplièrent dans la famille.Payant en un seul jour les excès de toute une vie, mon bi-saïeuj Louis fut atteint d’une paralysie des jambes; il ne marcha plus qu’avec des béquilles.La force de ses bras s’étant pourtant conservée intacte, et, habile à manier les rames, il passait des journées à la pêche, une gourde de rhum au fond de sa chaloupe.Charles, son fils aîné, pour s’être miné à défricher; a cultiver, afin de nourrir la famille nombreuse, se couchait à quarante ans dans son lit de souffrance, pour y vivoter longtemps, pâle et timide vieillard perclus, au sang anémié.Ma bisaïeul, les cheveux tout blancs, tricotait des heures entières près du poêle, douce et calme comme une sainte, en robe d’Indienne.Fécite s’effarait entre ces impotents et ces malades, entre les enfants tapageurs et excités, plus inquiète de chacun que s’il eût été la chair de sa chair.Petite et osseuse maintenant, ridée et sèche, elle fournissait des journées de travail à assommer un cheval.Il lui vint plus tard une autre épreuve.Louis, le premier enfant de Charles, était devenu son préféré; en vieillissant, elle s’était laissée aller à cette tendresse plus particulière.Beau gars de vingt ans, bien découplé, il avait tout le physique de son grand-père avec l’âme douce de sa fp-ahd’mère.On entendit parler un jour de l’invasion des Eéniens.Le gouvernement demandait des volontniçes.Héritier d’un sang audacieux et batailleur, Louis s'enrôla tmit de suite, fier de l’uniforme rouge qui lui seyait bien.Dès le moment du départ, Fèdte ne connut plus de repos.On la vit coudre des glands noirs aux rideaux de la maison, s’habiller de deuil et pratiquer des austérités qui l’émacialent.Une Intense inquiétude maternelle la consumait, étreignait son âme puérile et crnhi- tive.Torturée par l’angoisse et la lente souffrance, eüe dépérissait, ses yeux se cernaient., Mais le régiment de mon père, après des marches forcées jusqu’à Laprairie, s’immobilisait, était bientôt débandé.Fécite fut la Première à apercevoir au retour le eau soldat, è courir au devant de lui, à l’embrasser, suffoquée d’une je je qui faisait bondir son pauvre vieux coeur.Louis se maria bientôt à son tour et la quatrième génération commença à croître dans la maison.Fécite ne se rassasiait jamais de contempler les jeunes sourires, les chairs fraîches et potelées des bébés, l’épanouissement progressll de ta vie.Son affection grandissait avec l'augmentation de la famille, elle enveloppait chacun des liens subtils et fort» de son amour.Comme autrefois, la vieille servante soignait les fièvres, les rougeoles, les scarlatines et les croups, toutes ces maladies enfantines qui éclataient subitement, en épidémie, parmi ce petit monde grouillant et capricieux.C’est alors qu’elle se battait farouchement et sauvagement avec la mort, passant d’interminables nuits blanches à entendre gémir, à prier, à calmer, à offrir les médecines contre lesquelles se révoltait le goût des chers petits.Toute accablée et toute défaillante au-dedans d’elle-même, elle menait cependant le combat, comme un général, pleine d’héroïsme et de calme, arrachant jusqu’entre les riffes de la tueuse ces corps déjà ids et pantelants saisis des spasmes de l’agonie.Et il aurait fallu un bureau de statistiques pour enregistrer toutes les victoires qu’elle remportait.Songez-y donc! Une trentaine d’enfants au moins soignés et choyés par elle! C’est un peu plus tard que je l’ai connue.Elle n’etait plqs guère utile dans ïa maison.Ma mère et mes tantes suffisaient aux tâches du ménage.Et le soir, lorsque la famille était réunie autour du poêle, mon bisaïeul Louis encore vert et gai malgré ses quatre-vingt-dix ans et ses infirmités, la taquinait avec un air de pince-sans-rire: — Sata-Michette, disait-il, tu ne fais plus rien, Fécite! PeBses-tu que Ton pifisse te nourrir si tu ne gagnes pas ton pain?Tu serais mieux de partir sans qu’on te le commande, au lieu de compter sur notre bon coeur.Fécite regardait alors ma grand’mère et elles souriaient, d’un air entendu, en joignant les mains.Pauvre grand’mère, elle s’éteignit bientôt en langueur, résignée et heureuse.Mon bisaïeul la suivit de près, laissant dans la paroisse des souvenirs légendaires de son caractère terrible et brouillon.Pu!» mon grand-père Charles acheva de mourir.Ces trois deuils s’échelonnèrent dans les jours d’une année.Dépaysée maintenant par le décès de ses vieux maîtres, à demi-folle de regrets et de trislesse, hébétée par ccs douleurs renouvelées, Fécite tomba un soir, pour ne plus se relever, en disant les prières communes.On la conduisit au cimetière par un matin de janvier éclatant.Je revois le chariot noir s’en allant, là-bas, dans l’infinie pureté du paysage.La nature avait sa parure virginale et immaculée.La pluie congelée sur les arbres en.avait fait des lustres de cristal, partout scintillants et brillant sur fa plaine, au bout des troncs noirs.Le pâle soleil hivernal allumait des ru-tilements sur la neige dans cette atmosphère translucide.On aurait dit enfin une chambre mortuaire immense dressée par Dieu pour une vierge.Et s’espaçant en arrière du convoi, cinquante, cent, deux cents, trois cents voitures, toute la paroisse accourue aux funérailles comme à un pèlerinage, Lé«t-Patil OeSROSIERS.VOYAGES D’HIVER Ecrivez-nous pour vous renseigner sur les hôtels et les moyens de se rendre En FLORIDE, aux BERMUDES, aux ANTILLES, en CALIFORNIE en AMERIQUE DU SUD, à la Méditerranée, en EGYPTE, au NIL et AUTOUR du MONDE.THOS COOK & FILS 526, rue Sainte-Catherine Ouest, MONTREAL LES PHONOGRAPHES CASAVANT COLUMBIA i« trouvent ehe* ED.ARCHAMBAULT, Enr*., Ill-Mt, ru» 8t»-Cath»rin», S, pré» 8t-D*nli Le magasin par excellence BELLES ETRENNES Livres, éditions de luxe, beaux arts.Ouvrages illustrés pour la jeunesse.Livres et articles 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Taylor, $25; Luke Brothers Ltd., $25; Joseph Jenkins, $5; Mme Vve L.-J.Fortier, 8200; M.Adélard Desjardins, 810; Kahn Bros., $100; M.Chas.-M.Mcndell, $10; M.R.Mandate, 85; M.J.-J.Joubert, $500; Cas-grafn et Charbdnneau, $200: Lamontagne Limitée, $500; Anonyme, $300; M.J.-A.Bacon, $100; M.S.-D.Joubert, $100; M.Charles Langlois, (personnelle), 81.000.00; Pharmacies Goycr, $10; Joseph Versailles, $100; Dionne et Dionne $100; Ed.Marceau, 85; J.-H.Beau-dry.$5; Une amie âgée, $1; maison Rolland, $200; M.Joseph Daoust, 8100; M.J.-A.Pepin, $10; Joseph Meilleur, $50.JOURNEE DE MARDI A.et D.Boileau, $100; Dr C.-A.Daigle, $100; Frank-W.Horner, Ltd., $100; J.Barsalou et Cie, liée, $100; Crane Limited, $100; Turf House Co., Ltd., St.James Hotel, $50; St-Jacqucs, Fillon et Houle, $50; Edouard Leduc, $25; P.Na-vert, $25; V.'Guertin, $25; Norman Brown, $25;' Dr Amahle Archambault, $15; Ekcrs, Cushing & Co., .‘10; Chs-J.Béland, 85; un groupe de Chevaliers de Colomb, $100; So-f i dé Saint-Jean-Baptiste, $50; H.!V eron, $50; Mgr J.-A.Bélanger, abbés Ed.Dagcnais, $10; $1; Mercure, $1; Char-' $1; Roméo Caillé, $1; J.- I, ifrion, $1; Société St-Jean-.a dlsie, $50; The Laval Sales Co„ 10; F.-X.Boy, $10; Georges-T.Gilbert, $5; The Pizzaffalli Mfg., Co., $10; abbés Jos.-X.Dupuis, $25; Lionel Groulx, $5: L.Borrel, $5; Léon Verschelden.$5; Rosario PréVillb, $1; Philippe Perrier, $100; Mgr L.-À.Public, $100: Rév.V.Pelletier, 85; Un ami prêtre, $100; Dr J.-A.-ITenri Dufresne, $25; Andréa Le-beau, $1; .los.Bunhoinme, Réc, 8100: .1.-0.Mathieu, $50; F.Tremblay, $200.JOURNEE DE MERCREDI Sénateur J.-W.Vilson, $1,000; Banque d’Hochelaga, $1,000; J.-O Grave).$1,000; Daly et Morin, $100; l’abbé E.-A.Deschamps, curé de Ste-Drigide, $50; l’abbé Girard, Saint-Irénée, $5; l’abbé Joseph Hudon, St-Irénée, $5; l’abbé Maurice Roux, curé de St-Henri, $100; l’abbé F.-X.-E.Ecrément, curé de Sainte-Cunégon-.00; Dr H.-M.Cbolette $50.00; Holt Renfrew and Co.850.00: Pères Rèdernp-torlstes $100.00; Fafrique St-Al-phonse d’Youville 8100.00; le juge S.-F.Surveyor $200.00; Transcontinental Agencies $100.00; Hector Reaudin $25.00; J.-V.Gaucher $100.00; R.Dnndurand, sénateur, $200.00; le juge Archer 8100.00; Isaïe Préfontaine 810.00; Un ami 8100.00; R.P.Jos Bidet $25.00.JOURNEE DE VENDREDI J.-Rodrigue Bellcfleur, $5; Dr J.* P.Roux, $25; Mme V.-L.Lnrsencur, 815; Mme H.-F.Surveyer, $100; Uailwap Employees Club, $25; J.- M.Martin, $5; Succession Médard l’aquette, $50; H.-S.LnbeHe, $10; Bonin Frère Idée.$10; Montreal Custom Tailoring Co., $5; Mnuriec-H.Collard, $25; Jnrrv et Frère, $50; Banque d’Hochclaga, $1,000; Dr Arthur Jarry, $50; The Klotz Co, Ltd, $10; L.-H.Hébert et Cie.$50; Alfred Jeannotte, $25; L.Chaputet Fils, $250; Dominion Oilcloth and Linoleum.$500; Phlléas Vanier, $200; l’abbé Oscar-P.Gauthier, $50; J.-A.Vnillancourt, $100; N.-G.Valiquctte.$100; Maison Lctendre et Fils, $150; un ami de l'oeuvre, $100; Montreal Electric Co.Lid, $25; O.Balllargeon, $10; J.-T.Fontaine, $5; J.-L.Lafleur, $50; L.Brunei, $10; Office Equipment Co.of Canada, $5; P.Lamy et Frère, $100; Léopold Benoit, $1Ô; Ulrir Boileau, Idée, $200; l'abbé A.Proulx, $50; O.I.abrosse, $2; F.Tranquillini, $5; Bcsozzi Giuseppe, $2; Antonio Consiglio, 12.Conseil des Arts et Manufactures Les nombreux élèves et le public voudront bien prendre note'que le* cour» donnés par le Conseil des arts et manufactures à Montréal et dans les autres villes de la province seront fermés pour les vacances de Noël et du Jour de l’An.le 23 décembre, jusqu’au lundi, 8 janvier 1923.A Montréal la dernière leçon sera donnée le vendredi, 22 décembre.Le lundi, 8 janvier, toutes les écoles reprendront le travail de la deuxième partie du terme.Cette deuxième partie est très importante et très intéressante pour les élèves inscrits dès le commencement du terme.Ceci n’empêche pas ceux qui désirent bénéficier de ces cours, de se présenter duranj la vacance au bureau général, M.J.-P.-L.Bérubè, sera présent chaque jour pour les recevoir.PLUSIEURS TRAINS DE CINQ HEURES POUR QUEBEC VIA LE PACIFIQUE CANADIEN Wagons à compartiments sur les trains de nuit Avec les trains quittant Montréal, gare Viger, à 9.45 a.m., sauf le dimanche, à 2.30 (p.m.le dimanche seulement.5.00 p.m., sauf le dimanche, et 11.55 tous »les jours et ceux quittant la gare Windsor, à 9.00 a.m.et 11.30 p.m.tous les jours, le j Pacifique Canadien offre un service de trains des plus remarquables pour l’ancienne capitale.Vers l’est, le service du Pacifique Canadien offre quatre trains les jours de semaine et deuk te dimanche.Les trains du jour comportent des wagons de première et seconde classes, ainsi que des wagons-restaurant et salon, Les trains de nuit, en plus des wagons de première et seconde classes et des wagons-lits ordinaires, ont les populaires wagons à compartiments.Pour les hommes d'affaires et les touristes qui préfèrent le voyage de nuit comme une épargne de temps et pour la solitude additionnelle, les compartiments sont spécialement recommandables pour la commodité et te confort qu’Us ajoutent au voyage.On peut obtenir des bUlotS et réserver des lits en s’adressant au bureau des billets de ville, 141-145, rue St-Jacques, Main 8125, ou aux gares Windsor, Viger, Westmount et Mile-End.- Feu Henri Jodoin Le 30 novembre dernier ont eu Heu les funérailles de M.Henri Jodoin, décédé le 27 à sa résidence, 1204, rue Dorion, à l’âge de 38 ans et 8 mois.M.Jodoin était bien connu dans le inonde commercial, il était voyageur de commerce depuis douze ans pour la conjpagnie Mont-Royal.Il laisse, outre son épouse, (née Albertine Gendron) et un fils, sa mère, Mme Timothée Jodoin, ses soeurs: Mme C.Dubail, A.Laçasse èt Théodule Pigeon.Mme Jodoin et son fil» Laurent, remercient tous ceux qui leur ont témoigné des marques «le sympathie, clans le deuil qui les frappe si cruellement.M.Jodoin faisait partie du Cercle catholique des voyageurs «le commerce de Montréal dont il était un des membres les plus dévoués.Vulgari»ation des principes progressistes Saskatoon, Sask., 16 (S.P.A.) — Le comité provincial du parti progressiste de la Saskatchewan a approuvé la formation d’un corps national progressiste, dont la mission serait de vulgariser dans tout le pays les principes progressistes.Un comité de cinq membres al été nommé.Il rencontrera les co-1 mités analogues qui seront formés dans le* autres provinces et coopérera avec eux à la création d’un corps progressiste national.Verdict de mort accidentelle Sherbrooke, 16 - ** - 0% to ana 7% is ana JO »"» SW*, g et 10 ana 0*v .¦ to ana 7% JO ans vrail attirer l’attention de nos corps publics, chambres de commerce et autres, c’est celle de la nomination des commissaires à l’étranger.Il est inconcevable que sur vingt-quatre commissaires, il ne se trouve qu’un Canadien français.Il est des pays comme la Belgique, le français y est langue officielle, le Brésil et l’Argentine, le français y est langue seconde après l’espagnol ou le portugais et d’autres encore, où logiquement le commissariat commercial devrait aller à un Canadien français.En Belgique le commissaire actuel est anglais et ceci ne semble pas le qualifier outre-mesure au strict point de vue commercial puisque récemment il trouvait à propos de suggérer aux mar nufacturiers canadiens de papier-tenture d’offrir leurs produits en Belgique.Or on sait que la fabrication du papier-tenture est l’une des principales industries belges, l’une de celles que Ton né peut pratiquement concurrencer.M.Poussette peut être assuré qu’il n’aurait pas de peine à trouver un Canadien français pour remplir le même poste avec un peu plus de discernement.A propos de ces nominations, la Chambre de commerce de Montréal a déjà fait, à plusieurs reprises, des représentalons à Ottawa.Il ne faut pas laisser le travail en plan mais le continuer en faisant surgir de nouvelles énergies.Les hommes d’affaires de chez-nous — ils sont directement concernés •— devraient se faire un point d’honneur de protester contre un tel état de chose.Il faut multiplier les réclamations individuelles et collectives auprès du ministre du commerce, M.Robb, député du Québec et l’élu d’un comté à majorité française, qui n’a donc pas de raisons particulières de nous être antipathique.Il faudrait en même temps une action concertée des députés de notre province auprès de ce même ministre.Cette dernière chose sera facile à obtenir, car s’il faut en croire M.Archambault, député de Verchères, nos représentants n’ont même pas besoin qu’on les réveille.Il ne se plaindront tout de même pas giT'v" leur signale ce qu’il faut fai changer ou modifier?Emile BENOIST.on aire.87c garanti Nous avons en disponibilité quelques titres de $1,000 de l’émission d’obligations première hypothèque à 6% de la St.Lawrence Pulp and Lumber Corporation échéant en séries de 1924 à 1933, que nous offrons pour rapporter 8%.Ces obligations sont en plus garanties par la COMPAGNIE DE PULPE DE CHICOUTIMI, subsidiaire de la COMPAGNIE DE PULPE ET DE POUVOIRS D’EAU DU SAGUENAY, et nous les recommandons forte-menta.Nous recommandons comme un placement avantageux L’ACTION PRIVILEGIEE 8% CUMULATIF DUPUIS FRERES (LIÉE) remboursable à $110, par amortissement, le ou avant le 15 août 1936.1Î Cette maison, fondée en 1868, est un des plus grands magasins du paya.Il Sa situation financière est de premier ordre.II Avec son nouveau capital, elle doublera vite son chiffre de ventes, qui en 1921, malgré une forte baisse des grix, fut de $4,059,000 et lui donna $200,000 de bénéfice net- Il Elle ne peut émettre de dette obligataire sans le consentement des actionnaires privilégiés.H Ses propriétaires (actionnaires ordinaires) ne touchent de dividendes que si le service des actions privilégiées et du fonds d’amortissement est en règle.Il En plaçant de l’argent dans cette valeur, vous obtenez, sans risques, le rendement maximum, et vous contribuez au développement économique du Canada français.Tous autres renseignements sur demande.yersai Heffidri caire MONTREAL OTTAWA QUEBEC BUREAU-CHEF: Imm.Versailles, MONTREAL.T4I : M.7080 PROTEGEZ VOS HERITIERS en faisant aujourd’hui même votre testament et en nommant comme votre exécutrice-testamentaire LA SOCIETE D’ADMINISTRATION GENERALE Edifice Crédit Foncier Franco-Canadien, 35, rue St-Jacquee.Directeur-Général: J.-THEO.LECLERC Circulaire sur demande.(Jeu gicusol il & Ch Bmw - OMtgartfcma 112, rue St-J*cques, MONTREAL.JEUNES GENS: Assurez votre avenir par l’Epargne Quel que soit votre salaire, faites des économies.Avec de la bonne volonté, vous arriverez à accumuler en banque un bon fonds de réserve qui vous ouvrira la voie du succès.La Banque Nationale La plus vieille banque Canadienne-françai-sc, recevra vos dépôts à l’un de ses 339 bureaux, et vous paiera, tous les six mois, l’intérêt régulier des banques.$1.00 suffit pour ouvrir un compte d’épargne BUREAU DE DIRECTION: PRESIDENT: U’HON.GEO.-E.AMYOT Conseiller Lfaielatif, Préa.de 1a Dominion Corset Co.I.-H.FORTIER A.-N.DROLET NAP.DROUIN A.-B.DUPUIS ERNEST-R.DECART NAZ.FORTIER SIR GEO.GARN’EAU HON.J.NICOL.C.R.C.-E.TASCHEREAU VICE-PRESIDENT Vlco-PrOa.et Gérant-Genérel do P.T.l.igari, Lt4e.DIRECTEURS: de P.-G.Boeelères & Cio, QaJbee.Président de la Kork City Tobacco Co.Marchand de Groe, Québec.Notaire, direct, do "Detroit United Railway*'.Manufa-turicr de cnir, Québec.Président de Garnesu, Liée, Québec.Trésorier Provincial., Notaire.Prés, de Eastern Canada Steel * Iran Works.HENRI, DES RIVIERES, Gérant cénéral.O mrx Deux faits nsser notables, toutelols, au point de vue bancaire, sa sont produits.Tun accentué par l'autre.Nous parlerons d’abord de la pénurie de valeurs nul conO-noe i se manifester — d'où vient que le marché prend cette allure particulière à une troupe qui bat du pied, attendant l’ordre d’avancer l’Instant d’après.Cela nous amè n» tu second des deux faits constatés, qui aggrave, on peut le dire, les effets du premier.Las fortes échéances du 1er décembre, sans compter celles du mois précédent, eut tout l’air, qu’on le veuille ou non.de pouvoir, à elles seules, forcer bientôt la reprise de la marche en avant.I.a route n’est po» très large pour passer et II faut bien qu’une telle masse se fraye un chemin quelque part.Retenons que l’Ktat et Montréal, compte tenu de» arrérage» (c’est-A-dlae le coupon échu) servi» en même temps au porteur, ont décaissé 1100,000,000 pour leur part.l:t Ton «ait qu’il y a eu d’autres opérations de caisse qui ne sont ps» sans Importance.Tout comme l'ouvrier, l'argent qui vol» poindre le danger du chômage revient un peu de «es exigences et acceptera probablement de bonne grâce l'emploi «Or qui s’olfre «ou» la main, dût la rémunération ne pas être tout à fait è la hauteur de ses secrètes espérances.Four ceux qui présentement ont des capitaux sur les bras à ne rien faire, et qui ae seraient dit: attendons, la fermeté des cours de nos principales valeurs mobilières est là.bien en évidence, tel un poteau Indicateur en bordure de la chaussée, qui les engage à prendre garde.Il est fort possible que plus on tardera à ae décider, plus on aura chance par la suite d’ètre pressé.(Communiqué par la Maison Rcné-T.Leclerc.Inc.) JlmuutmJlufànuMià La Prévoyant* «Muro voir* aufonu>6tf« contre la perte ou lea dommages occasionnés par l’Incendie, l’Exploiion, lea Accidents, le Vol, etc.Elle vous offre une police simple, libérale et économique.DEMANDEZ NOS TAUX LA PREVOYANCE IW rue St-Jacquee, Montréal.Tél: Main 43I0-11-I2-13.J.C GAGNÉ.Directeur-Gérant.La Prévoyance super et excellente.Ca saveur çd adréabWent douce, et oomplStement satisfaisante.10 pour 15^ 25 » 354 mmmsmmk LA CLIENTELE DE PLACEMENT Trouvera dans cette Ijste de quoi répondra aux besoins du portefeuille sérieux—valeurs de bon aloi, prix et rendement conformes au marché.CITÉ DE MONTRÉAL 6%—102S 6.00 CITÉ DE QUÉBEC, 6 K %—1932 8.50 VILLE MONTRÉAL-SUD, Stf%—1M7 5.50 TROIS-RIVIÈRES—Écoles, 5^%—1033-47 5.50 MONTREAL PUBLIC SERVICE, 6K%—m* 6.50 MONTREAL PUBLIC SERVICE, 5%—1M2 6.10 MONTREAL TRAM-POWER, 6tf%—1924 5.80 7JSÔ WAYAGAMACK, 6%—1951 SAGUENAY-PULPE, 6*%—1029-34 7.00 Toute diligence apportée à l’exécution des commandes par la poste.Pour lots variés, demander notre liste quotidienne.RENE-T.LECLERC incorporCe MONTREAL QUEBEC 160, rue S.-Jacques 74, rue S.-Plerre .(maison roNoei «n isoi) IMPERIAL TOBACCO COMPANYo,CANADA.LIMITES Nous avons le plaisir d’annoncer à nos nombreux clients, l’entrée en fonction de M.EMILE GRAVEL Autrefois gérant général au Crédit Canadien, Inc.M.Gravel a débuté ses services avec notre Compagnie le premier décembre.Il est à l’entière disposition de tous ceux qui désirent faire quelques placements.Ip Corporation ^Obligations Municipales umitAu 2ÉNÉ DUPONT President 16 CÔTEdelaMONTAGNE.QUÉBEC Téléphone 0 93 2 JW.SIMARD Vice-Président -O MIH| \ 7PLACE0ARMES MONTRÉAL Téléphone Main 1024 Banque d’Hochelaga Quarante-huitième rapport annuel COMPTE PROFITS ET PERTES JS NOVEMBRE, I»» CREDIT Balance au crédit du compte de Profits et Pertes au je novembre iqai .J 184,706.*) Profit* de l'année finissant le 30 novembre igaa, déduction faite des fraia d’administration, intérêts sur dépôts, intérêts perçus d'avance sur escomptes, et ré- aervea pour créances douteuses et mauvaises 604,809.57 $ 7S9.5jb.44 DEBIT j Dividende no 104, payé le 1er mars 193a .$100,000.00 *’ " i»5, payé le 1er juin ipaa .100,000.00 “ " tao, payé le 1er septembre !9« .100,000.00 “ “ tay, payable itr décembre 193a .100,000.00$ 400,000.00 Montant porté au fonds de pension des employés .30,000.00 •Taxes fédérales .75,000.00 Réserve sur les immeubles de la Banque .100,000.00 Balance au crédit du compte de Profits et Pertes au 30 novembre 1933 .194,536.44 $ 789,530.44 A.COURTOIS, comptable an chef BEAUDRY LEMAN, géraitt-gén«raL BILAN 30 novembre, 191* PASSIF Billets de la Banque en circulation .,.$5,363,199.00 Dépôts ne portant pas intérêt .9.669.759-57 Dépôts portant intérêt (y compris l'intérêt accru jusqu'à la date de l'état) .43,900,370.76 Balances dues aux banques et aux correspondants de la Banque dans le Royaume-Uni et les pays étrangers 311,439.94 Balances dues à d’autres Banques au Canada .1,288.73 Acceptations sur lettres de crédit .90.018.38 $59,334.976.37 Capital veraé .$ 4.000,000.00 Fonds de réserve .4,000,000.00 Dividendes déclarés et non payés .^.1.540.59 Dividende payable le ter décembre 1923 ., 100,000.00 Balance du compte Profits et Pertes .194.536-44 $ 8,396,6)7.03 ' $67,331,053,30 ACTIF Or et autres espèces ‘ monnayées.$ S53.689.09 Billets du Dominion .5,379,838.00 $ 5,933,5»7 09 Dépôts aux Réserves centrale» d’or ,.3,000,000.(10 Billets des autres banques .863,191.75 Chèques sur d’autres banques .1,086,05x13 Balances due» par d’autrea banques au Canada .794.530 40 Balances due» par des banques et de» correspondant» étranger» .1,119,319.48 Dépôt entre les mslns du ministre des finances en garantie de la circulation .200,000.00 $(),893,««1.84 Valeurs 4r9 gouvernements fédéral et provinciaux du Canada, ne dépassant pas la valeur marchande .$ 3,560,479.37 Valeur! municipales canadiennes et valeurs publiques britanniques, étrangères et coloniales, autre» que le» valeur» publiques canadiennes .1,786,868.)» Obligations de chemins de fer et autres obligations et actions, ne dépassant pas la valeur marchande .939,210.99 $ 6,286,339.08 Prêt» à demande et prêts à courte échéance au Canada sur obligations et actions .5.3)6,705.83 , .$15.558.885.75 Prêts aux corporations municipales, paroissiales et scolaires, .1,359*1*1.1* Autres prêts courants et escompte» au Canada, (déduction faite des intérêts non-courus) .35,i37.)5J-U Créances en souffrance (déduction faite de» pertes prévues .103,875.*4 Propriété» autres que les immeubles de la Banque .309,959.61 Hypothèques sur de» immeuble» vendu» par la Banque 4)1,3*7.70 Immeubles et mobilier de la Banque au prix coûtant, déduction faite des amorticcements .*,535,787.47 déduction faite des amortissetnents .3,5*3.787.47 Autre actif non compris dans les articles qui précèdent 74.404.50 $«7.Mi «053.so A.COURTOIS, comptable en chef.BEAUDRY LEMAN, gêrant-gênêral J.-A.V Al LL ANC OU RT, président.CERTIFICAT DES VERIFICATEURS Nous avons l’honneur de faire rapport aux actionnaires de la Ranque que, conformément A la section “5fi” de la loi des banques, nous avons vérifié in caisse et les valeurs de la Banque, à son bureau principal, le 30 novembre 1922 et A une autre date durant l’année, et nous avons constaté qu’elles concordaient avec les écritures s’y rapportant.L’encaisse, les valeurs et les litres de queS(|ues-unes des principales succursales ont aussi été contrôlés, vérifiés et examinés dans le cours de l’année.Et nous avons examiné les livres et les comptes du bureau principal et comparé le bilan ci-dessus avec Je» livres terni qu’avec les rapports certifiés des succursales et, dans notre opinion et au meilleur de notre connaissance, le bilan est rédigé de façon à donner un aperçu vrai et exact de l’état des affaires de la Ranque, suivant les renseignements et les explications qui nous ont été donnés et tel qu’indiqué A ces livres.Tous les renseignements et les explications que nous avons demandés nous ont été fournis et, A notre avis, les transactions cfifcçtuées par la Banque, dont nous avons eu connaissance, étaient dans les limites de ses pouvoirs.Montréal, 14 décembre 1922 S.ROGER tflTCHEI-L, C.A., de la soeMt Marwick, Mitchell A Co, Geo.GONTHIHR, L.I.C.de la société tionthier A Mldgley.^ Vérificateur». VOLUME XIII.—No292 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 1922 11 LA VIE SPORTIVE Après la bataille ou le match Carpentier-Siki (haconte pab VICTOH HUGO) Buffalo.Buffalo.Buffalo.morne plaine.On bâtit une arène énorme et surhumaine, On lia chaque bloc avec des noeuds de fer, Et le stade semblait une ville d'enfer.Le granit remplaça la tente aux murs de toile Pour mieux faire admirer Carpentier notre étoile, Et quand on eut fini de clore et de murer, Sur la portepn grava-.“C’est ceik francs pour etitrerl" Le four dit, cent clairons sonnan: des tintamarres, Entrent tout harnachés d’ordres et de chamarres.Vicomtes et marquis et fils des anciens preux Côtopant le maraud sinistre et ténébreux, Le Tout-Paris doré regorgeant de richesses, Les catins côtoyant d’authentiques duchesses.Et tout en bas du ring, un vieux beau, tout flétri.Semblait ranger son crâne au pied du pilori.Enfin l’enfant parait.Le cercle de famille Applaudit à grands cris.Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérùleut soudain à voir Georges paraître, Innocent et joyeux.Car ses beaux yeux sont pleins de douceurs infinies.Et ses petites mains, joueuses et bénies, N’ont point fait mal encor, Ses genoux n’ont jamais touché la fange immonde, O Georges Carpentier, toujours champion du inonde, A l’auréole d’or! Et puis voilà Siki, le bon nègre tout noir, Qui tourne vers nous tous ses yeux si beaux à voir, Et ses lèvres, orgueil des noires créatures, Si ronges qu’on croirait y voir des confitures! Face à face, voilà nos deux fameux champions Commençant l’un à l’autre à se foutre des gnons, Tous les deux décidés à se bien battre, en somme, Oeil pour oeil, dent pour dent.Pan! Pan! homme contre homme.Après le second round, le gong a résonné.Hélas! trois fois hélas! Georges paraît sonné.Ahf n’însultez jamais une idole qui tombe, Pendant six mois peut-être il a trop fait la bombe! Ou de Ions ses efforts donne le maximum En vendant des chaudrons en pur aluminium.hmircuicment enrôlé et pour toufour», e*-péront-ie .fe dis à tous, dans ta plus cordiale des Invitations: “Allons, tous à l’ouvrage!" PRIX W.KURRLE Au joueur de la classe “C” du National qui aura gagné le plus grand nombre de parties dans les rencontres organisées par la Ligue d’Echecs du National, pour les éoui-pes de la classe “C”.M.Alexis Cartier, dépositaire de la bibliothèque échiquéenne du regretté W.Kurrle, ancien président de la section des échecs du National, offre un volume, dont le choix sera laissé au dit gagnant.CHAMPIONNAT DU WESTMOUNT Rencontre Dr McArthur vs A.Cartier.M.A* Cartier fut le vainqueur oc cette rencontre.PHILIDOR.Le National est défait à Boston Boston, 16.— Ijcs Victoria l’un des dux clubs de Boston dans las ligue de hockey des Etats-Unis a défait le National, de Montréal ici, hier soir, par le score de 3 à ü.Con-.ley le centre des Victoria, a enregistré deux des trois points, le troisième étant enregistré par l’aile droite Healy.Dans la seconde période de la partie, le club de Mont-réaii a donné beaucoup de peine aux Victoria, mais la défense de ces derniers repousse tous les assauts.LES QUILLES JvJ.JOUBERT LIMITEE VS H.PORTIER, LIMITEE Dans une joute de revanche, le club H.Portier, Limitée, a battu le .club J.-J.Joubert, Limitée, par 1)71 points; mais afin de s’assurer la victoire avant de commencer la joute, le club H ^Portier Limitée a demandé l’aide de M.Pelletier, du club Rosemont, classe B, qu’il a fait jouer sous le nom de Gareau.M.Pelletier ne fait nullement partie du personnel de la maison H.Portier Limitée.H.PORTIER, LIMITEE Gareau.171 161 160 492 Dupont .132 184 127 443 Micon .130 145 125 400 Lemieux .91 158 117 306 Duquette .208 171 153 532 Totaux .732 819 682 2233 J.-J.JOUBERT, LIMITEE.Tessier .139 Dorion .135 Excelsior vs Longueuil Le club de hockey Longueuil fera l’ouverture officielle de sa saison dimanche à 3 heures p.m.sur le terrain du collège.Cette joute quoique étant la première promet de réunir à Longueuil une foule de partisans des deux clubs.Le Longueuil est libre le dimanche 24 décembre et aimerait à recevoir un autre bon club.Pour informations, Georges Dai-gneault, gérant.Adresse 436 Chambord.Téf.St-Louis 6787, entre 6 et 7 p.m.La rencontre Siki-Carpentier Charest Guilbault Chevalier Totaux 145 134 129 144 115 143 149 162 124 100 190 166 161 407 350 478 449 452 Et Siki, ce héros au sourire si doux, Excité par Hellers, qu’il adore entre tous, Conscient de sa bravoure et de sa haute taille.Et certain maintenant de gagner la bataille, Ne se Herd plus de joie en voyant Carpentier Bûlant, brisé, livide et mort plus qu'à moitié.Descamps est affolé; cela tourne au scandale.“Je veux, dit Descamps bref, de la poudre et des balles.’’ Et l’organisateur, M.Victor Breyer, Trouve que Carpentier lui coûte un peu trop cher, Cependant, le bon nègre, redoublant de zèle, Envoie son fier rival rouler dans les ficelles.Et fait prendre la fasse à ce pauvre blessé.Tout à coup, an moment où Carpentier ba ssé Se relevait vers lui, Siki, se croyant mort.(o), Le cueille par son gant qu’il étreignait encan ! D'un crochet en godille en criant: “Bats-toi iù!‘ Le coup passa si près que Carpentier tomba Et que l’arbitre fit un écart en arrière! “Donn’lui tout d’même ses 300,000 bail’ ”t dit Breyer.LEON-MICHEL.[Echange) ,.682 713 741 2136 * * * La Ligue de quilles des compagnies d’assurance-vie a joué ses parties, hier soir, aux allées Roma et continuera, à l’avenir, de jouer sur ces.allées.La Sauvegarde, champion de l’an dernier, marche i de victoire en victoire et n’a pas i perdu, cette année, une seule par- I fie- v Ci-dessous les résultats détaillés: ROYAiL LIFE INS.Blanchard .114 109 Hately .95 142 Wadely .104 142 Moore .163 140 Thompson .114 145 CO.100 142 111 153 124 323 379 357 456 383 Paris, 16, (S.P.A.) — François Descamps, dans une lettre publiée par le “MATIN” aujourd’hui, déclare qu’il lui sera*impossible, & titre de président de la commission des gérants de la Fédération de boxe, de consentir à une rencontre entre Siki et Carpentier, b moins que la disqualification dont Siki a été frappé ne soit annulée ou que la rencontre ne soit autorisée par la Fédération.TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDE D’EMPLOT t — Jatqa’è 11 ¦nota, 20 aoaa.*t 1 aou par met anppUman-taira.DEMANDES D’ELEVES : — Jnaqa’à 25 mata, 20 aoua.et 1 ami par mot suppM-mentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES ; — Josqu’à 25 meta, 20 aoua.1 aou par mot aup-plémcntnlre.CHAMBRES A LOUER: — 15 aoaa Jua-qu’i 20 mnta.1 aou par mot aapplOmentalra.TROUVE: — Juaqu’i 20 mots, 20 aoaa.1 aou par mot aupplômentalra.PERDU: — Jasqu’i 20 mata, 2* aoua.1 aoa par mot aupplémantalre.MAISONS.MAGASINS.ETC., A LOUSKt Juaqu’i 20 mata, 25 aoua, 1 aoa par mot auppUmentairo.A VENDRE : — Joaqu’à 20 mata, 20 aoa».I aou par mot auppllmentalra.CARTES PROFE8SIONNELI.ES, tarif aur demanda.AVIS LEGAUX.* — 15 aoaa la llqna «vu**.NAISSANCES.DECES.HESSXJi — U •ou» par Inaertien.REMERCIEMENTS: - 5» aoua.CARNET MONDAIN.NOTES PERSON-NRLT.KS ETC.: — 51.00 par Inaertien.CLAVIGRAPHES CLAVIGRAPHES, de toutes les marques et prix, vendus, loués, ré-onrés.Protecteurs de chèques, rubans, papier carbone.Main 2202, Canada Typewriter Exchange, 58, rue Saint-Jacques.J.-A.NADEAU, notaire Prêts en 1ère hypothèque à 6% sur propriétés, bonne localité et modernes, $5000 à $100,000.— 97 St-Jac-ques.Main 2431.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandés.Suivra 1rs cours, Jour ou soir.Licence an-rnntir, position assurée.Cours privés pour damt2*.s’Hd* Coulombe, 700, Desnontlgny-est.Tél.: Est «*4.‘ COLLEGE DE BARBIERS Voulez-vous occuper une excellente position, avec le plus haut salaire pavé?Quelques semaines d’apprentissage suffisant : Sysytetne moderne, position assurée, pourcentage payé en apprenant.S’adresser Moler Barber College, 82.St-Lmireut Totaux .590 678 630 2098 MUTUAL LIFE de New-York H.Neumann .152 147 151 450 J.-N.Nenmann 144 170 138 452 L.-J.Neumann 151 138 146 435 Uhl .201 160 136 497 Howie .97 .97 Nenmann T.132 176 308 LES ECHECS (Sième chronique) AVIS La séance de parties simultanées, qui aura lieu, ce soir au National, sera donnée pat notre ami et contrère en échecs.Henri Hertrand.Que l’on y prenne garde; Il est plus que dangereux.et aime i jouer rapidement.ce qui est toujours un danger.pour les autres.i: * Nous devons féliciter M.Joseph Sawyer du beau succès qu’il remporta, samedi dernier.Il gagna to parties et en perdit 4.Ont gagné: MM.E.Brlsebols, A.Bourque, D.Leclalre et R.Duberger.Ont perdu: MM.A.Allard, A.Blsaltlon, J.Desjardins, C.Trudeau, W.ROmltlard, Q.Lefebvre, O.-L.Bourque.L.Olivier, J.-C.Poquln et Z.Barbeau.Le tournoi du championnat du National progresse rapidement; en voici le résultat par ronde: 1ère RONDE Lonxittje, 1-2 vs Winfrey, l-t.Blanchard, 0, vs Wilson, 1.tème RONDE Bcauchcmln l-t, vs Lamothe 1-2.Winfrey I, va Cartier 0.tème RONDE Cartier :, vs Besuchemin 0.Blanchard i-z vs Winfrey i-t.4ème RONDE Lamothe u, va Cartier 1.Beaucjicmln vs Blanchard, ajournée.Sème RONDE Wilson o/\s Bcauchcmln L Blanchard vs Lamothe, ajournée.Mme RONDE Lamothe I, vs Wilson O.Cartier vs Blanchard.CLASSEMENT A DATE Rr W.winrrey, A.Cartier .A.Lamothe .A.Bcauchcmln W.Wilson .L Blanchard .t 2 > ¦ Mi 1 Ml 1 1 2 IV» 2 iH Le tournoi de la classe B n’est pas encore en marche; quant au tournoi de la Classe C.en voici le classement t date: 1 W.Britlotte .4 2.J.-C.Poquln .I o j.Cè1 Brulotte .1 1 4.A.Maheu .I I 5.M.Rlsaonnette 1 t *.J.Chabot.t J 7.O.Touchet .• 4 * * % A la dernière assemblée de It ligue.M.S.Wilson, du Wcstmount, et A.-P.Beeuche-min, du Natlpnsl, ont été promus A la classe A.MM.R.Duberger, du McOIII et Antoine Lamothe, du National, ont été promus i Is classe B.Nous avons fait tant de bruit pour ré-• veiller de son trop lourd sommeil la Ligue é'Echeca de Montréal, qu’il n*y a plut moyen da l’arrêter dans son activité.Il est vrai qu’elle possède maintenant comme président et secrétaire deux personnes tris activas en MM.L.Prince et O.-L.Bourque.Tout est en marche, et nous sommes mauvais prop hit» en prédisant qua la ligue connaîtra peut-être, cette année, son plus Iclqtant succès.* >J( :|t Non seulement tes élections sont faites, les schédules des parties entre clubs sont rédigés, mala les parties sont déjà commencées, et la ligue sa prépare en plas A lancer un championnat pour le district de Montréal.Alloua, tant mieuxI * * * M.Antoine Lamothe a été premu capi- taine d» rSqulpe ce la classe B du National, en remplacement de M.A.Beau-chemin.promu dans la classe A.j * * Je remercie, tant en mon nom personnel qu’au nom des autres membres de ma la-mllle de» marques de sympathies qu’on a bien voulu m’adresser dans les circonstances douloureuses par lesquelles J’ai passé tout dernièrement.RESOLUTION DE CONDOLEANCES Extrait des délibérations de la sous-com-mlsslon des échecs du NatlonaL Séance du 10 décembre IÇ22.Sur proposition de Charles Manseau, appuyé par J.-C.Paquln, la sous-commlsslon, i l’unanimité, adopte la résolution suivante: "Les membres de cette section ont appris avec peine le décès de M, J.-Alfred Pelletier, des Trois-Rivières, qui fut pendant vingt ans président de l’ancien club d’échecs "Palamède”.Il est résolu qu’un vote de condoléances soit adressé A la famille, et que copie de cette résolution soit transmise aux journaux pour publication.” Copie conforme A l’original.Antoine Lamothe, secrétaire.* * * Capablanca, sur l’annonça Intempestive d’un probable conflit turco-greco-anglo-fran-çals, etc., — ce qui, entre nous, ne l’intéresse guère.— a quitté définitivement les parages peu harmonieux du Vieux-Monde, pour le Nouveau.oû II doit entreprendre, Incessamment, de nombreuses randonnées échlquéenncs.Mais, comme A l’Impossible nul n’est tenu, Il ne viendra pas A Montréal.Falsons-en notre sacrifice.pécuniaire.UN MOT D’EXPLICATION Bien qu’il me répugne considérablement de me mettre en évidence et de jouer des rôles de "m’as-tu vu?".Il me taut bien donner Ici quelques mots d’explications sur des événements récents auxquels Je tus quelque peu mêlé.J’ai reçu.Il y a déjA aaaex longtemps, «ne lettre de M.G.Maréchal, et l’ai pria connaissance, en même temps da deux grosses colonnes d’attaque — aux échecs on appelle cela des colonnes ouvertes — dans la Patrie; ce qui constituait, pour un ’’Weekend” une avalanche formidable.La lettre de M.O.Maréchal, plus que les deux colonnes de la Patrie — A cause de certaines allégations y contenues et dénuées, pour le moins, de tout fondement, — me tenait principalement A coeur, et je devais, en la publiant Intégralement, y répondre, en mettant, je ne m’en cache pas, las choses rudement i leur place.Mais comme un bon chef d’armée qui ne veut pas être débordé, je devais courir au plue pressé, et répondre Illico aux remarques dont la Patrie m’avait plus que comblé deux colonnes durant, ce que j’ai fait en temps requis.Sur réception de ma réponse, avec demande d’insérer, M.L.Prince m’a fait demander par lettre.ot je me suis rendu A sa pressants Invitation.Après nous être expliqué très loyalement et très cordialement, j’ai cru bien faire en relevant M.L.Prince de l’obligation da publier ma lettre dans sa chronique et j’en suspendis en même temps la publication tant dans le Devoir que dans la Presse.l’avoue sincèrement, et sans m’en cacher.qu’en ce faisant, co me fut un dur sacrifice, mais, je l’ai fait pour le meilleur des Intérêts de la famille échiquéenne dont je fais modestement partis.an peasant par-dessus mes Intérêts particuliers.Ja puis être rude, quelquefois, dans mas remarquas, la n’al malheureusement pas la langue dans m* poche — qui s’y frotte, s’y pique — mais II ne m’est pat encore arrivé d’écrire aclrmmrnt des choses fausses.Et quand ja me sans nu ma sais l’objet Immérité d’attaques sourdes, la vais rudement vers le but A atteindre, an m’axptlquant vertement.Ainsi donc.A bon entendeur.aolut.Et maintenant que et tout petit nuage qui menaçait de devenir une grosse tempêta dans un toat petit verra d’eau.l’est Totaux .745 749 747 2239 GREAT WEsTTiFE INS.CO.Gover .123 99 133 355 Poirier .117 95 140 352 Kinitin .104 136 169 409 Daoust .125 130 112 367 Houle .122 108 12o ^55 Totaux .591 568 679 1838 GROWN LIFE INS.CO.Plamondon .125 128 146 399 Carreau .84 102 94 280 Stelli .142 147 14o 434 Pelletier .106 107 146 359 Doré .* 156 178 182 516 PACIFIQUE CANADIEN Montréal-Toronto-Hamilton Le Pacifique Canadien est la route la plus agréable pour faire le voy-,iige entre Montréal et Hamilton, Ont.Service direct tous les jours sauf le samedi dans les deux directions.L’avantage le plus marquant de ce service c’est que les trains partent du centre des affaires dans les deux villes et y arrivent également.Vers l’ouest Départ de Monrtéal, gare Windsor, à 10.30 pmi.Arrive à Toronto, gare de la rue Yonge, à 8.00 a.m.Arrive à Hamilton, Ont., gare du T.H.and B.à 8.00 pjn.Vers l’est Départ de Hamilton, Ont., gare du T.H.et B.à 8.00 p.m.Départ de Toronto, gare de la rue Yonge, à 9.45 p.m.Arrive à Montréal, gare Windsor, à 7.20 a.m.Le service des wagons à compartiments qui circulent sur ces trains comporte un buffet qui permet de déjeuner avant d’arriver à destination.Bureau de billets à Montréal; 141-145 rue St-Jaoques, tel.Main 8125 ou aux gares Windsor, Viger, West-mount et Mile-End.(rec) ETUDE A VENDRE Etude légale à vendre dans une ville prospère de l’Alberta.Forte population canadiîenne-française.S’adresser à E.Beveridge, drawer D2, Pincher Creek.Alberta.AVIS DEMANDE a été faite A la COBFOBA-XION DF.LA CITE DK MONTREAL pour prrmlsslmi il» tenir un clos (te bols de cordf sur le lot numéro curiadr»! iSld, subdivisions no» P17 du quartier Saint-Georges, no 227.rue Saint-Antoine, entre la rue Mountain et ru- 'queilti-.WILLIAM-J4.SIMMS, eue Versailles.Montréal, II décembre 1922.Réseau du Grand Tronc SUPRESSION DE L’ARRET NO 51 A POINTE-CLAIRE, DECEMBRE 1922.DU 18 ON DEMANDE A ACHETER On demande ft acheter bons de la Victoire.Nous payons le plus haut prix.Ecrire fi casier 9, Le Devoir.Après le samedi 16 décembre 1922, le train no 51, partant» de Montréal ft 4h.p.m.tons les jours sauf le dimanche, cessera d’arrêter ft Pointe-Claire.Les voyageurs auront un service alternatif, avec départ de Montréal à 4h.15 p.m.tous les jours sauf le dimanche.(réc.L .Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ASSURANCE MEDECIN Normamlin & DesRosiers Courtiers en Assurances 232, RUE ST-JACQUES Tél.Main StSS-éS».Montréal.AVOCATS Archambault & Marcotte! 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C’est l’hiver de chez nous, aux doigts blancs et glacés, Qui cueille avide et dur les rayons dans la nue; Qui flagelle les fleurs, le brin d’herbe épuisés.Qui chasse les oiseaux, met tout le bois a nue! On grelotte en chemin, sitôt que l'astre d'or Furtif, se cache avant que la calme nuit tombe.(.'est ainsi qu'en décembre notre hiver endort La terre où lentement l’averse blanche tombe.Mais l'hiver a sa joie, et ses sports, et ses jeux; Four la jeunesse elle est la saison populaire! Quel attrait cette course à travers champs neigeux Alertes ruquetteurs quand la journée est claire; Ou, dans le toboganne étroit, long, élancé.Capitonné d’étoffe ou de rouge peluche.Enivré de plaisir, rapide s’élancer , Du mont éblouissant, tel un cerf qui s embûche; Ou, sillonner du rond le cristal éclatant.Le rayant finement de ses patins agiles, Et d'un caup de gourret, magistral,'épatant.Faire éclater la glace en étoiles fragiles; Passer et repasser sur son brillant miroir Cependant que la bise autour de soi se joue .Qu’elle emplit de rayons les yeux, sans le vouloir.Et qu’elle vous empourpre et le front et la joue.Les jours longs, radieux et sains de nos hivers Ont toujours, Dieu merci, mille biens en réserve; Et ton froid, mon pays, au lieu d’être pervers, Vivifie, on respire!.Air pur, santé conserve! Madame BOISSONNA U LT.I décembre 15)22 Hi»! '¦mm CAUStRifc D£ LA TANU Vous trouverez ci-après, chers enfants, à la suite des noms des lauréat» de notre concours qui, je dois le répéter, a donné lies résultats surpassant tous les précédentes joutes de notre •'coin'', ceux des non moins méritants travailleurs et travailleuse» au tableau d’honneur.A tous, à toutes, Tante adresse ses félicitations les plus cordiales et vous en Mage d continuer votre marche vers cette ascension littéraire dont vos professeurs et maîtresses dévouées vous indiquent avec tout le zèle les divers degrés.Quelle que soit plus tard votre position dnns le monde, il vous sera toujours utile de savoir vous exprimer avec clarté et précision: toujours vous éprouverez des charmes à goûter les délices de la littérature, chers enfants.* * * ?Les prix seront adressés aux heureux gagnants ver» la fin de ce mois.Soyez patients si le facteur ne Vous les apporte pas assez vite î votre gré.Tante a beaucoup A faire, et adresser soixante-cinq prix, les mettre sous enveloppe ne sc fait pas dnns quelques minutes.* * * Un dernier mot: Dans la plupart des devoirs littéraires, Tante a été heureuse de trouver des élans charitables.Mes neveux et mes nièces ont, pour la plupart, réservé en totalité ou en partie, leur beau billet bleu de cent dollars pour des oeuvres de charité, d’éducation ou de patriotisme.Bravo! aies amis.Si jamais vous devenez possesseur d’une fortune considérable, je sais que les malheureux, les souffrants auront large part.Vous n’ouhlieroi pas non* plus l’oeuvre belie, magnifique entre toutes, celle des missions lointaines.Mais, actuellement, vous uc disposez que de menues sommes, cependant, vous pouvez avec quelques pièces blanches faire épanouir bien des petits visages, mettre du rayonnement dans bien des roeurs.Noël et le Premier de l’An approchent.Vous recevrez ample provision de jouets, de bonbons, de pièces de monnaie, chers -nfants.N’en ferez-vous pas, comme quelques-uns et quelques-unes l’entre vous, l’an dernier, une part sux petits malades de l’hApital Sl-Paullv Us ne sont pas moins nombreux que par le passé, les pauvres petits atteints de maladies contagieuses, à la maison dirigée pur es Soeurs de la Charité, angle des rues Sherbrooke et Maisonneuve.Les bonnes religieuses font bien tout ce qui dépend d’elles pour alléger les ennuis de leurs chers patients, même, j’en ai vu une aux vacances dernières, qui.venant de recevoir d’une amie quelques ‘*cû-nes” de crème glacée, se hilta de les distribuer aux petits convalescents qui prenaient le frais dans le parterre de l’hôpital, — mais îllcs ne peuvent leur procurer a tous les gâteries qu’affectionnent es enfants à l’aube des fêtes.Donc, petits amis, qui n’ètes pas possesseurs de cent piastres, mais de quelques pièces blanches, de bonbons, de jouets, partagez-les.pour être agréables au petit Jésus, pour mériter d’etre plus aimés de Lui, de recevoir pour vous et ceux qui vous sont chers, ses faveurs de choix, partagez, dis-je, es belles choses qu’on vous don-sera à Noël, avec vos petits frères ; malheureux, les petits malades de ; ’hûpitai! Saint-Paul.Tante ANNETTE.N, B.— La longue liste de» lauréats du concours nous empêche de répondre aux nombreuses lettres reçues et de publier jes nu très rubriques ordinaires de la page.Ce sera pour samedi prochain.TRAVAUX PRIMES" 1ère classe, 15 ans et au dessus).T- “Graziella”, “Caton Lesage”, Sainî-Boniface, Soeurs de Sainte-Congrégation de Notre-Dame, Sle-Anne-de-Ia-Pérade; “Yolande d’Anjou”, Nnpierville: "Rolande de Landrecies”, SS.NN.de Jésus et Marie.Longueuil; “Gazelle”, Montreal; “Amie du Rêve”, Soeurs de Ste-Anne, Saint-Jacques-de-Mont-calm; ‘‘Abeille", Saint-Louis de Kent, Congrégation de Notre-Dame; “Charitas ”, Soeurs de Sainte-Anne.Salnt-Félix-de-Valois; “Doux Messidor”, S.S.N.N.de Jésus et Marie, Longueuil; J.-E.Bourgeault, Montréal; “Marguerite des Serres”, pensionnat du Bon-Pasteur, Montréal; “Hervé”, Montréal; "Geneviève U”, Soeurs de Sainte-Anne, Sainte-Anne-des-Plaines; “Luce”, Montréal; “Villageoise”, Congrégation de Notre-Dame, Sainte-Anne-de-la-Pérade; “Gaie Ecolière”, Soeurs de la Charité, Sainte-Anne de-la-Pocatière; J.-H.Racine, Montréal; "Brin d’Herbe”, Soeurs de Sainte-Anne, Saint-Gabriel de Brandon; “Fleur de Lys”, Congrégation de Notre-Dame, Académie Jeanne LeBer.Montréal; "Caroline”, Congrégation de Notre-Dame, Saint-Louis de Kent, N.-B.; Gérard Rivet, Montréal; “Coeur de Lion”, Congrégation de Notre-Dame, No-tre-Dame-de-Grâce, Montréal; “Y-sette”.Congrégation de Notre-Dame, Montréal; “Feuille d'automne”.Congrégation de Notre-Dame, St-Louis de Kent.N.-B.; “Marguerite des Champs”, Norwood, Manitoba; “Feuille d’érable”, Congrégation de Notre-Dame, Montréal.* * * 2é/ne classe (12, 13 et 14 ans).— “Marguerite des Champs”.Montréal; “Colibri”, Congrégation de Notre-Dame, Académie Saint-Paul, Montréal; “Yves Bus”, Collège Ste-Maric, Montréal; “Acadie”, Congrégation de Notre-Dame.Saint-Louis de Kent, N.-B.; “Hirondelle”, Congrégation de Notre-Dame, Académie Jeanne LeBer, Polntc-Saint-Charles, Montréal; "De qui ou de quoi?", Congrégation de Notre-Dame, Académie Sainte-Catherine, Montréal; "Josette”, Soeurs (le Ste-Anne, Saint-Félix-de-Valois; "Pierre Le Chasseur”, Ecole Saint-Jacques, Manville.R.-L; "Petite Lit**-rentienne”, Bois-Franc, ville Saint-Laurent, Montréal; “Souci", Cou grégation de Notre-Dame, Saint-Luuis-de-Kent, N.-B.; "Minmde”, j Académie Saint-Joseph, ' Saint-Bo- ; nifaee, Manitoba; “Alice aux grands veux b Km*”, Saint-Jean, Qué.; "Blette", Juliette; "Gaie Moissonneuse”, Congrégation de Notre-Dame, Académie Saint-Paul, Montréal; “Georgette’’, Longueuil; “Myosotis II”, école du village, St- ] Gérard-des-Laurentides; “Chariot- : te”, L’Acadie, Saint-Jean.Qué.; “Timide", Congrégation de Notre- | Dame, Académie Sainte-Catherine, ; Montréal; "Reine des bois”, Ecole Saint-Jacques, Manville, B.-L; Juliette D., Montréal; "Collégien” St-! Cèsaire, Qué.; "Myosotis l’1, Soeurs j de Sainte-Anne, NapierviHe; “He- , né”, Cartier ville; “Magalie II”, Ot- j tnwn; “Paul l’Ermite”.Côte-des- j Neiges.Montréal;."Petite Laure”, Congrégation de Notre-Dame, No- j tre-Damo-de-Gràce, Montréal; “Blé Manitobnin", Académie Suint-Ju- j seph, Saint-Boni face, Manitoba; I “Lndébattche”, Saint-Faustin, éco-1 ie du village, Terrebonne.* * * 3éme classe (Il ans et au-dessous).— "Moineau", “Rouge-Gorge", Congrégation de Notre-Dame, Saint-Louls-dc-Kcnt; “Un petit gas de Papineau”, école du village, Saint-Faustin, Terrebonne: “Cam- SagnardeU”.L’Acndle, Saint-Jean, \ ué.; "Lys de la Vallée”, Sainte-, Annc-dc-la-Pocatièrc: "Futur pré- ( tre”, S )int-F:m-.tin, école du villa-j ge; “Véronique”, Saint-Gérard-des-Laurentides; “Bruno des Bois-Francs”, Saint-Laurent Montréal.* * * AU TABLEAU D’HONNEUR 1ère c/osse.—“Blue Bell”, New-Liverpool, Lévis; “Coeur aimant”, Saint-Boniface, Mta; “Trop rieuse”, “Fleur des champs”, “Chnnteclai-re”, Montréal; "Fleur de lis”, Saint-Louis-de-Kcnt; “Marie-Paule”, Sainte-Anne-des-Plaines; “Fieurette des montagnes", Saint-Gabriel; “Muguet I”, "Muguet II”, Saint-Louis-de-Kent”; “Reinette”, “Iris Bleu”, Saint-Boniface; "Fernande de Ver-neuse”, Longueuil; “Reine des champs”, Montréal; “Cet Low”, “Brin de neige”, Sainte-Annc-de-lu-Pérade; “Pervenche”, Longueuil ; “Brunette”, Saint-Jacques-de-Mont-calm: “Blé manitobain II”, Saint-Boniface; “Myosotis III”, “Miette grise”, “Fleurette des bois”, Longueuil; “Marguerite”, “Céciliu”, “Jeanne-ie-Ber”, "Violette”, “Papillon”, Saint-Louis-dc-Kent; “Etoile filante”, Saint-Boniface; “Madawas-ka”, Saint-Louis-de-Kent ; “Fillette des prairies”, Saint-Boniface; “Bijou”, “Myosotis IV”, "Brunette II”, “Hirondelle II”, “Gabriel", “Myosotis V”, “Passagère”, “Acadienne”, Saint-Louis-de-Kent; “Diane, duchesse du sport”, “Brunette III”, “Heine des vallons”, “Brunette aux yeux bleus”, Notre-Dame-de-Grâce.* * * Mentions (2ème classe).—“Miette”, Westmount; “Petite Canadienne”, Sainte-Anne-de-la-Pérade; “Je chante", Montréal; “Zéphir du printemps”, “Fleur de mai”, Saint-Boniface; “Perle brune”, Sainte-Anne-de-la-Pérade; “Azur manitobnin’’ Saint-Boniface; “Rose des bois”, Notre-Dame-de-Grâce; “Encore jeune’’.Académie Sainte-Catherine, Montréal; “Française”, Saint-Louis-de-Kent; “Mignonnette", Manville, R.-L; “Madawaskaïenne”, “Fleurette II”, “Gabrielle”, "Fleur de mai”, “Bruyères”.Saint-Louis-de-Kent ; “Ursùlinette”, Westmount; “Paul”.Cartierville; “Oeillet”, Saint-Césai-re; “Magdala, “Violette des bois”, "Fleur d’azur”.Notre-Dame-de-Grâ-cc; "Une parente”, “Catherine”, académie Sainte-Catherine, Montréal ; “Petite Lauréntienne II”, Saint-Faustin; “Julienne blanche”, Saint-Gérard; “Oiseau de neige”, “Lis de Saint-Faustin”, Saint-Faustin; “Claire fontaine”, "Fleur printanière”, “Perlerctte”, Qiseau-m o u c h e”, Saint-Louis-de-Kent ; “Acadien”, L’Acadie, Saint-Jean ; “Pomponnette”, N o t r c-Dame-de-Grâce; “Petite Violette de Marie”, “Parfum du soir", Manville, R.-L; “Andrée”, Montréal; “Jeannette des Laurentidos”, Saint-Faustin; “Margot”.“Etincelle”.Xotre-Dainc-de-Grâce; “Ninon”, Westmount; “Julienne double”, Saint-Gérard; “Violette de Saint-Faustin”, Saint-Faustin; “Le serin".“Marguerite”, “Hirondelle III”, “Blanchette”, “L’Oeillet”, Saint-Louis-de-Kent; “Lilas”, “Petite capricieuse”, “Rose”.“Lilas II”, “Rose II”, “Réséda”, “Tulipe”, Saint-Gérard.Héme classe.—“Pierrette”, Notre-Dnme-do-Grftco ; “La Violette”, Saint-Louis de-Kcnt ; “Pauline”, Saint-Laurent; “Etudiant”, Saint-Faustin; “Oiseau bleu”, Saint-de-Kent; “Alice des Rochers”, Saint-Gérard; “Une rose de Saint-Faustin”, Saint-Faustin; “Myrte”, “Violette double”, “Simonne”, “Rose blanche”, Saint-Gérard.?* * (1) Pour ménager l’espace assez restreint qui nous est accordé, nous ne donnons que les pseudonymes des concurrents heureux, avec le nom de leur collège ou pensionnat de même que la ville ou le village où ils étudient.>|c * * (2) Toujours, faute d’espace, nous «’inscrivons que les pseudonymes et le lieu résidentiel.BANQUE DHOÜiELAGA FORCES ET STABILITE MANIFESTEES La Banque d’Hocheluga vieut de rendre public son étal financier pour l’année fiscale terminée le 31) novembre 1922.Le compte de “Profits et Pertes" indique des bénéfices nets de! lil)4,830.— soit une diminution de $20,072.— sur les chiffres de 1921.Les bénéfices sont répartis comme suit: $400,000 en dividendes aux actionnaires; $20,000 au fonds de pension des employés; $75,000 poui taxes fédérales; «100,000, réserve sur Jes immeubles de ia banque; le solde est latlssé au crédit on compte de “Profits et Pertes" qui s’élève à $194,536.Les chiffres du bilan indiquent les changements suivants: — Le total des dépôts a diminué de $1.-580,000, comparativement aux chiffres de 1921.Le tolal des dépôts s’élève à $53,570,000.L’actif liquide, dont le total s’élève A $13,895,620, comprend 85,-933,627 en or, argent et billets du Dominion; $2,000,000 déposés aux réserves centrales d’or; et $5,962,-092 représentant des billets d’autres banques, des chèques sur d’autres banques et des dépôts dans d’autres banques au Canada et à l’étranger.L’actif immédiatement réalisable s’élève au total de $25,558,885, auquel il y a lieu d’ajouter $2,259,121 représentant des prêt à courts termes à des corporations municipales et scolaires.Les prêts courants, dont le total s’élève à $35,137,753, indiquent une diminution de $4,516,749 sur les chiffres de l’an dernier.Les profits nets réalisés représentent 15.12% sur le capital versé, soit 7.38% sur le total du capital, de la réserve et de la balance des profits non distribués.Une diminution de- $1,144,370 dans la circulation des billets de la banque est un indice du ralentissement des affaires.Il est intéressant de noter que, malgré le retour rapide aux conditions normales d’avant-guerre, la position de la banque reste beaucoup plus forte et l’importance de ses affaires beaucoup plus grande qu’avant 1919.En 1917, les profits s’élevaient à $565,000; le total des dépôts, à $33,-700,000; le total des prêts courants, A $23,600,000.En 1918.les profits s’élevaient à $595,187, le total des dépôts, à $39,600,000 et le total des prêts courants, à $23,990,000.Si nous remontons plus loin et jusqu’à la période d’avant-guerre, nous constatons que l’actif total, qui s’élevait en 1913 à $31.890,000 et en 1914 à $33,323,000, a plus que doublé depuis cette époque, s’élevant en 1922 au chiffre imposant de $67,-531,053.Il suffit de comparer ees chiffres pour apprécier les progrès réalisés par la Banque d’Hochelaga dans ces dernières années.Cette institution prudente et progressive rçrend une part de plus en plus importante dans le développement économique de notre pays et particulièrement dans celui de la province de Québec, où se trouve centralisée la plus grande partie de ses opérations.Le capitaine Amundsen Nome, Alaska.16 (S.P.A.) — 1^* capitaine Roald Amundsen, chef de l’expédition qui est partie de Seattle au mois de juin, est arrivé à Nome, avec son train de chiens.11 venait de Wainwright, près Point Barrow, où il passe l’hiver avec l’aéroplane au moyen duquel il espère survoler le Pôle Nord, le printemps prochain.Coupon bon jusqu'au Samedi, le 23 déc.A inclure avec les réponses aux concours, et avec toutes les lettres à “Tante Annette”.Adressez : “Tante Annette”, le DEVOIR, Montréal.r.a.CIGARES Rien ne lui fera plus plaisir qu’une boite de CIGARES OVIDO 3 GRANDEURS t Congress - - 10c, Club Selection - 2 pour 25c Sportsman - • 15c Boites dé 10, 25, 50.'Telephone est hooo5 Aux Grands " , ‘ Dupuis it ’ pour HOMMES U:., c tuile précède les aubaines les plus avantageuses, celles aussi où les quantités sont limitées.Afin de ne .vous exposer à aucun désappointement, soyez i c i undi, à Fouverture des portes, à 9 heures.t MOUCOIRS en linon irlandais, pour homines; dimensions: 19 x 19 pouces; ave initiales au choix; bords ourles de 1-4 di pouce de largeur; très belle qualité.Valeur de .35 chacun, lundi, .Achetez vos mouchoirs pour cadeaux, chez Dupuis.Continuation de notre grande vente de cravates pour hommes ù ." 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