Le devoir, 6 novembre 1922, lundi 6 novembre 1922
VOLUME XIII.—No 258 MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnement» par la poste : Édition quotidienne ls9 - HH ¦ CJlNADA.*6 00 H Etats-Unis et Empira Britnnnlqus .18.00 HB UNION POSTALS.flO.M ¦ Édition hebdomadaire fl Bji fl CANADA.*20° fljfl JÊ Mm ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.SS.00 MÊÊÊÊÊÊÊMÊ Directeur: HENRI BOURASSA )EV0IR Rédaction et administratioiK 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRtAb TÉLÉPHONE* Main 7489 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Mata 91H Admiaiatratiaa, Main ilMl FAIS CE QUE DOIS! Les élections de demain Leur importance — La bataille de l’Orégon sort des écoles privées.Croquis Le don de Théodore Grande journée de branlé-bas électoral, demain, aux Êtats-UniA On y renouvellera en entier — sauf pour le Maine, où l'élection a eu lieu en septembre — la Chambre des représentants, on y élira trente-sept sénateurs (dans trente-quatre États) et une trentaine de gouverneurs, salis compter les législateurs locaux.On comprend qu’un pareil remue-ménage fasse beaucoup de bruit et intéresse vivement l’opinion.Dans certains cas l’intérêt, à raison de la personnalité des candidats et des problèmes soulevés, est d’ordre local surtout; mais l’on cherchera partout dans le résultat un témoignage de la faveur ou de la défaveur qu’a pu s’acquérir, depuis son arrivée aux affaires, le président Harding.A l’heure actuelle, la Chambre des représentants se compose de 296 républicains, de 130 démocrates et de 1 socialiste; (8 sièges sont vacants).On voit que les démocrates devraient, pour s’y assurer une majorité, gagner plus de 80 sièges.Au Sénat, il y a présentement 59 républicains, 1 républicain-progressiste et 36 démocrates.Comme le nombre des mandats à renouveler est à peu près également partagé entre républicains et démocrates, il faudrait, pour modifier la majorité sénatoriale, que les démocrates conservent tout leur terrain et s’emparent d’une grande partie des sièges républicains, C’est un résultat sur lequel les démocrates eux-mémes ne paraissent point compter.Les points gagnés, soit à la Chambre, soit au Sénat, révéleront tout de même le mouvement de l’opinion publique et jetteront quelque jour sur les chances que pourraient avoir les démocrates de reprendre le pouvoir, aux élections présidentielles de 1924.L’élection nous renseignera aussi sur le degré de popularité personnelle présente de tel ou tel grand chef.Détail intéressant, les deux vieux partis, républicain et démocrate, sont à peu près seuls à compter dans la lutte actuelle, encore que figurent sur les bulletins les noms de groupements divers, tels que prohibition-nistes, socialistes, etc.Mais il est remarquable aussi que l’un des hommes les plus en vue du parti républicain, le sénateur Borah, ait déclaré l’autre jour, à Spokane, que, si son parti ne remédie point au malaise dont la foule se plaint, un nouveau parti pourra, aux élections de 1924, balayer le pays.“Cc< homme-là est totalement aveugle, disait Ml Borah, qui.ne voit pas que nous sommes virtuellement au milieu d’une révolution politique.Le peuple veut être soulagé et, s’il n'obtient pas ce soulagement par le moyen des vieux partis, il l’obtiendra par un nouveau parti”.La prédiction, quelles que soient ses chances de succès, est intéressante; elle l’est d’autant plus que des feuilles américaines ont déjà désigné, comme chef possible d'un parti nouveau, le même M.Borah.Sur les élections proprement dites, peuvent, on le sait, se greffer de fort intendants débats supplémentaires.C’est ainsi, qu’en Orégon, par exemple, les électeurs auront à se prononcer, non seulement sur le choix de tel ou tel candidat, mais sur in projet de loi qui aboutirait à la suppression de tout enseignement primaire privé, à la création, au bénéfice de l’école dite publique, d’un îionopole de fait, Voici, au reste, l’essentiel de ce projet de loi : "Tout parent, ou autre personne qui, dans VÊtat de l’Orégon, aura la charge, la garde ou ta maHrise d’un enfant de moins de seize ans et de huit ans et plus, au commencement d'un terme de l’école publique du district dans lequel réside ledit enfant, qui omettra, négligera ou refusera d’envoyer cet enfant à l'école publique pendant la période de temps durant laquelle cette école publique fonctionnera dans ledit district au cours de Vannée courante, sera coupable d’un délit et chaque jour pendant lequel on n’aura pas envoyé Venfant à Vécole publique -onstituera un délit distinct.” .Il n’y a d’exception prévue que pour les enfants, 1.qui sont physiquement ou mentalement inaptes à suivre les cours ; 2 qui ont complété le huitième cours (eight grade), conformément au programme scolaire de l’État; 3.qui sont trop éloignés de l’école; 4, qui suivent les cours de leurs parents ou d’un professeur privé.Pour le troisième cas, l’exemption disparaît si le district scolaire fournit des moyens de transport; pour le quatrième (qui ne peut viser qu’une fraction du peuple et particulièrement les gens à l’aise), il est stipulé qu’avant de pouvoir donner à un enfant des leçons qui comptent au regard de la loi, le père ou l’institeur privé devra obtenir du surintendant du comté une permission écrite, renouvelable tous les ans, et que l’enfant lui-même devra, au moins tous les trois mois, subir un examen officiel.Si l’inspecteur de l’État n’est pas satisfait du résultat de oet examen, l’enfant sera immédiatement envoyé à l’école publique.On voit que les précautions paraissent bien prises et les filets soigneusement tendus.Quant aux sanctions maintenant, voici : pour chaque délit (on a vu plus haut que tout jour d’absence constitue un délit spécial) une amende de pas moins de $5 et de pas plus de $100, un emprisonnement de pas moins de 2 et de pas plus de 30 jours — l’un ou l’autre, ou l’un et l’autre, à la discrétion du tribunaj.La loi, si elle est adoptée, entrera en vigueur, en septembre 1926.Autour de ce texte odieux qui vise particulièrement, on le devine, les écoles catholiques, une bataille acharnée s’est engagée.Les partisans actifs de l’école privée — nous entendons par là, particulièrement, les parents des quelque trente mille enfants qui fréquentent présentement des écoles indépendantes, ont naturellement pris part contre le projet de loi, avec ceux des citoyens qui pensent comme eux.Ils ont reçu le concours de gens qui, partisans pour leur compte de l’école publique non-confessionnelle, trouvent tout de même excessif qu’on veuille interdire à des pères de famille qui paient déjà l’impôt pour l’école publique, de maintenir à leurs frais des écoles indépendantes.Cola devrait former un bloc considérable.Contre lui se dressent les Francs-Maçons du Rite Écossais qui ont collectivement pris la responsabilité du projet encore que bon nombre d’entre eux, paraît-il, s’y montrent personnellement opposés, ainsi que les membres de maintes autres sociétés plus ou moins secrètes.Nous avons récemment publié des textes d’où il ressort que l’assaut était depuis quelque temps déjà préparé.Nous n’osons — du reste, à quoi cela servirait-il?— essayer de prédire l’issue de la lutte.On peut cependant noter qu’un argument d’ordre essentiellement matériel paraît avoir un peu gêné les partisans du projet: c’est l’évocation des frais considérables qu’entraînerait, pour l’ensemble des contribuables, la suppression des écoles privées.Cost un point auquel ces gens-là ne réfléchissent guère d habitude, mais qui ne peut manquer de frapper des contribuables, assez indifférents peut-être aux questions de principe, mais très soucieux de ne pae voir grossir leur feuille d’impôt.8t 1» lutte eontre l'école privée se généraline, comme nombre d’in-.iiree permettent malheureusement de Te prévoir, cet argument d’ordre uiférieur sera peut-être l’un des plus efficaces défenseurs du minimum de liberté que conaervent encore les parents.Orner HER0UX.Théodore porte bien son nom.On peut dire qu’il a reçu un don de Dieu.On ne peut dire qu’il en oit reçu plusieurs, ce qui est en meme temps un honneur et une indignité, un avantage et un inconvénient.Tout marcherait à merveille pour Théodore, s’il ne l’ignorait pas lui-nicnie et s’il ne s'imaginait pas que le ciel Va pourvu de foules les qualités en lui donnant le talent qu’il possède.Cette ignorance est pour lui la source de bien des ridicules et de bien des ennuis.C’est «lie qui gâte sa vie et l’empêche d’être pour ses contemporains un joyeux et bienveillant compagnon.Ce don qu’il a reçu sans plus, c’est le talent oratoire.Théodore ne peut ouvrir les lèvres sans que les mots s’agencent dans sa bouche en longues périodes oratoires et les périodes oratoires en longs discours.C’est plus fort que lui.Tout jeune, il pérorait sur les bancs du collège, en face d’auditoires enfantins.Il n’avait pas encore de moustache, qu’il montait snr les tréteaux, prenait part aux assemblées populaires et convertissait les attentifs électeurs de Sa Majesté.Il mettait à ses tirades une certaine flamme et une certaine chaleur qui les faisait entraînantes.Il avait naturellement l’élégance du geste, l’ampleur de la voix, l’éloquence des intonations et des inflexions.Il devint alors le favori des multitudes.Sa présence dans les comtés où se livraient des luttes électorales assurait le triomphe du parti.Il ralliait facilement la victoire en déroute et les destinées hargneuses lui souriaient.De ces débuts qui promettaient un avenir brillant découlèrent bientôt deux sortes d'erreurs: les premières, commises par les chefs politiques sur le compte de Théodore et les secondes, commises par Théodore sur son propre compte.Les premières conduisirent à de» im-l)utrs et les secondes, au ridicule: et toutes ensemble, elles lui composèrent une figure légendaire.Comme la foule, les chefs de parti crurent vite qu'un héros de si belle prestance était une valeur inestimable pour le parti.Ils le poussèrent à T envi dans la voie des honneurs et lui décernèrent de vifs compliments dans leurs journaux.Ce fut une contagion de l’éloge autour d’un même homme, ce qui est rare et difficile à obtenir.Aussi devint-il rapidement député d’opposition.Au parlement, Il accomplit des raids dans le camp de l’adversaire, A faut propos, il se levait et lançait contre le gouvernement scs diatribes furibondes et emportées.Que lui importait l’opportunité, le moment.l’utilité, le résultat?Il parlait toujours avec véhémence, fougue, entrain, à l’emporte-pièce.Le concert des louanges se déploya alors dans toute sa vigueur et les quotidiens amis réservèrent leurs pins belles manchettes à ses discours.Ses paroles avaient du poids.* * * Plus tard, avec l'arrivée de son parti au pouvoir, il fut ministre.Son parti ne pouvait plus décemment le reléguer dans l’ombre, tant il en avait fait dans Topinioù publique un personnage important.Sa réputation le poussait à ce poste.C’est alors qu'on s'aperçut qu’il n’avait reçu du ciel aucun autre don que celui de l’éloquence.Il compromit le ministère par des déclarations intempestives, il manqua de discernement, il n’avait aucun tact, aucune prudence.Il ne songeait gu’à parler, à faire de l’effet Il fallut alors louvoyer, le circon venir, l’empêcher de se lever, en lui donnant des conseils amicaux, sons de fausses représentations, Tentrai-ncr hors de la Chambre, dans les circonstances difficiles, lui faire alors recevoir des délégations, l’influencer adroitement dans un sens ou dans Vautre, le conduire comme un enfant susceptible, mais un peu imbécile et aveugle.On l’expédia aux quatre coins du monde pour s'en débarrasser le plus longtemps possible, priver le gouvernement de sa présence, se délivrer du fardeau qu’il était devenu.Mais en même temps la foule tenait à son héros, au héros qu’on en avajt fait ; et les journaux de parti continuaient avec violence à bâtir à Théodore une gloire factice et sans fondement.On ne peut avouer en effet qu’on s’est trompé, ni qu’il faut briser une idole.Aussi Théodore, gras et bedonnant, confiant en sot, le visage grave et aussi sérieux que celui d'un homme d'Etat, ne manquait-il aucune occasion de faire des impairs qu’il fallait pallier ensuite avec adroltesse.énorme et immense.Jamais outre remplie à forte pression ne fut plus | gonflée que lui.Kl c'est grâce a ce défaut que ses tuteurs ont pu le conduire.Lorsqu’on voulait lui faire accomplir quelque chose, il n’g avait qu’à lui dire le regain de popularité qui en rejaillirait sur lui.La cause était alors entendue.C’est avec cet argument qu’on réussit à le sortir du domaine politique.On lui représenta quelle nouvelle admiration monterait aussitôt vers lui, dès qu’il occuperait le poste qu’on lui offrait.H hésita longtemps; il devinait un piège, sentait confusément qu’on le trompait.On dut alors lui donner un coup d’épaule an lieu rude pour l’écarter du chemin.Il s’est aperçu du coup d’épaule un peu rude, mais il ne veut pas en convenir avec lui-même, tant il se juge au-dessus d'un tel procédé.Il ;c pipe, pour ne pas s’avouer son in dignité.Aujourd’hui, il vit avec pompe, comme les plus grands de la terre Il a fait mettre ses armoiries et son blason sur ses cartes de visite.O.y voit une couronne de comte Ira versée d’un glaive, des étoiles sas champ d'azur, un cygne, avec la dt vise: Spes mea supra stellas.La de vise est une bonne chose pour sti nmler quelquefois les énergies dé (aillantes, placer un objectif bie: défini en vue du regard.Mais dan le cas de Théodore, il est si vra que son espérance orgueilleuse es' au-dessus des étoiles, que le délai en devient amusant, par le contras te avec ses qualités réelles.On dirai' u/ie grenouille au bord d’un marais et qui saute vers le ciel avec ses quatre pattes écarquillèes, dans un bond dérisoire et vain, pour attein dre la voûte azurée.Théodore santt sans cesse vers les étoiles, non d’ur.talent puissant et certain, éprouvé, reconnu, mais par petits élans ridi cales.Il veut paraître grand pai l’extérieur uniquement, par le geste l’apparence, la tenue, les paroles grandiloquentes, il veut paraître no ble par son blason, important par sa pose; mais il ne pense jamais à l’effrayante pauvreté de son Ame, au vide de son intelligence, à son indigence intérieure, à sa nullité absolue et proverbiale.Un jour, Théodore se couchera dans sa tombe.On lui rendra les honneurs de l’Etat, il aura des apologies et des biographies prolixes, il aura sa mention honorable dans l'histoire et personne ne voudra croire dans t’avenir qu’il n’avait reçu qu’un seul don du ciel.ZOILE.Bloc-notes LES DELITS DE PRESSE ET LA NECESSITEmE REFORME Ce qufen dit l’honorable juge Lemieux, de Québec, dans une cause récente de M.L.-A.Taschereau contre la “Chronicle Printing Co.” de Québec, en marge de l’affaire Blanche Carneau — Il faudrait une loi concernant le libelle “plus en harmonie avec notre mentalité particulière et les autres conditions actuelles.” — La nécessité d’un tribunal d’honneu.particulier.Une sur mille La Gazette disait samedi que s’il faut, pour voir ce que sait au juste Roberts, fariner la commission parlementaire à laquelle il a promis de parler, on doit l’accorder.C’est juste.Si Roberts ne sait rien, l’Assemblée législative, la presse et le public le verront alors tout de suite.Et s’il sait quoi que ce soit, il ne saura, devant cette commission, refuser plus longtemps de parler.Même s’il n’y a qu’une chance sur mille qu'il indique une bonne piste aux policiers du gouvernement en quête des assassins de Blanche Carneau, on ne doit pas passer outre.Et si Roberts ne sait rien de rien, In commission aura disposé de tout le bruit qu’il a fait avec cette affaire, — et que son arrestation a démesurément grossi.Des lueurs Parmi les journaux qui prêchent une immigration à outrance, il s’en trouve qui, parfois, ont des lueurs de bon sens.C’est le cas du Mail & Empire, de Toronto, qui écrit, dans un de ses récents articles eh tète: “Parce qu’il faut à tout prix augmenter la population du pays, s'ensuit-il que nous devions nous hftter d’aller au plus court en ouvrant nos ports à un flux ininterrompu d’immigrants?Non pas.Le pays peut encore mieux essayer de tirer au clair ses problèmes, avec sa population présente et insuffisante, que s'il allait se changer en refuge pour des millions de gens improductifs et indésirables, de toutes façons, qui cherchent à fuir l’Europe.Si petite que soit notre population, elle compte encore trop de parasites et de gens viçicux.Voyons le nombre de crimes commis par des étrangers venus s'abriter ici.Voyons le grand nombre d’immigrés qui vivent ici d’expédients, n’ont pas de encur pour travailler à des oeuvres productives, ni pour se battre pour le pays, en temps de péril.Voyons à quel nom- Québec, 4, (D.N.C.) — Sir Fran-•ois Lemieux vient de rendre juge-nent en faveur de M.L.-A.Taschc-( au, premier ministre, dans deux auses contre la Chronicle Prilling Co, de Québec, et Siméon iatté, en marge de l’affaire (le Hanche Garneau.Chacun des dé endeurs a été condamné à $1,000 t les frais, tel que le demandait e demandeur.Si les défendeurs se étractent, ils paieront chacun les rais, et $250 dans le premier cas, '200 dans le second cas.En reniant ce jugement, la cour a tenu ¦ompte que le Devoir a déjà été condamné à $1,000 et les frais ou a publication du jugement, $500 et es frais, ce qui, dit le jugement, a léjà vengé l’honneur et la réputa-Mon du demandeur des accusa-ions portées contre lui sur le mène sujet.On remarquera, en cette affaire, lue la Chronicle Printing Company n’a rien imprimé de libel leux lans le Chronicle, mais qu’elle a inprimé des circulaires déclarées a fielleuses par le tribunal et que Ratté les a distribuées pendant la dernière élection dans le comté de Montmorency et ailleurs, dans le district de Québec.Voici maintenant comment k Soleil, journal du ministère, résu me le jugement de sir François Lemieux dans cette double affaire; JUGEMENT DU TRIBUNAL L’hon.juge en chef sir François Lemieux a rendu jugement, ce matin, à 11 heures, dans la cause de t’hon.L.-A.Taschereau contre “The Chronide Printing Company” et dans celle de l’hon.L.-A.Taschereau vs Siméon Ratté.L’honorable premier ministre a eu gain de cause dans les deux cas et ks défendeurs ont été condamnés à $1,000 tel que rédamé.Dans la première de ces causes, Thon, premier ministre réclamait $1,000 de dommages-intérêts de la défenderesse, nropriétaire à Québec, d’une imprimerie, pour avoir, entre le 1er octobre et le 19 novembre 1921, imprimé et remis à certaines personnes pour en faire la de Mont-certaine sont de trop dans leur seraient doublement de sont.S’ils pays, ils trop ici.Toilettes et théâtre einqu veille branle, les chefs du parti réussirent à le caser dans une fort belle sinécure; Il y trône, aujourd'hui, avec i br7il nous‘faut donner à’manger.Nos villes continuent de se peupler aux dépens des campagnes, Pour ré- majesté, avec une shffimnee bôùf.l ^ir 'TqUï'rJL"T S/ÎSi fonne, avec un port royal, mais sans\^)accl slir °(s > i r V 10' m , prs danger pour le parti.Dans la foule -l'"s ftis< nd>blea «l y trouver lemon s'étonne encore de sa disparition ] '1 11 danger que le pays sencom-vres dans un sourire.^ bre de gens qui ne feront t jetée aux quatre coins du inntique et de la propagande Intel- relies soit si peu développé?Corn-j (-ici?Un jour, une pauvre mère de lecUiçlle que dp la piiqlieitc coin- ment sc fait-il en particulier qu'une i fgnijih, me demandait les larmes nierc’alc.La publicit é corn mer- j)0rtion considérable de su popu-jaux veux de prier pour elle; elle riale a son prix, mais il sciait vrai- surtout jeunes gens, Jeunes I faisait revenir à prix d’or, -et elle ment fâcheux quo I cl'te aménea - soit comme forcée de délais-|n'en avait pus des monceaux à sa ne put croire ou en rninte le der-j S(>r j(.toi, paternel et les charmes disposition, — des provinces de n cr mot de 1 art tient • P* de ectte petite patrie dans la gran-1 quar.inte-çimi toilet tes de Mlle (,é- j ,HHIr (11jX Etats-Unis ou dans cilc Sorel.Proclamons bien haut | qu’il n’en est rien." Un peu plus Richesses inexploitées — Les conséquences de l’inertie publique — L’absence des transports paralyse le développe n.ent général — Ce que le gouvernement de Québec pourrait faire —* L’avenir.' U i" Haut, André Billv avait écrit: “Mlle Sorel obtiendra là-bas les plus beaux succès de sa carrière.Succès de mode, s’entend.Ge sera tout bénéfice pour son couturier, Ge sera même tout bénéfice pour la couture parisienne en général.Mais l’art dramatique français, (Ui’est-cc mi’il v gagnera, je vous le demande?” En fait, iri, le premier eri de trop de «cris, quand la comédienne entre en scène, il n’est pus pour elle, il est pour le couturier.Et c’est aussi, trop souvent, le dernier cri.celui qui résume toute l’impression.On pense aux interprètes ensuite, à Mo Hère plus tard, — quand on y pense.G P.cette petite pour, aux Etats-Unis ou nos grands rentres canadiens, même de l’Ontario, aller parfois grossir le nombre des déclassés et des indifférents au point de vue religieux?Tout le monde sait, à Montréal cl surtout à Québec, que les familles en quête de servantes surveillent l’arrivée tics bateaux ou des convois qui font je service de la Gaspésie, pour prendre à gages les Jeunes Gnspésicnnes, parfois forcées de venir chercher dans les grands centres In subsistance que le sol gnspésien leur refuse.Voici des détails que je tiens d’un enfant d’une des paroisses les plus aisées de la cède:,la famille.Dieu merci, fut nombreuse: 18 enfants; mais de ces enfants, B y en l’Ouest une de ses grandes filles, qui était partie avec l’intention do s’y établir et s’ennuyait à mourir, A cette occasion elle me disait: “la maison est remplie de grands garçons; notre bien,—terre défrichée, —est bien petit; nous y vivons à peine; nos garçons devront s’éloigner les uns après les autres, cette pensée me fend le coeur;” et pourtant tous sont unanimes à dire nu’i-ci avec des voles de communication, des débouchés faciles pour les produits, de l’aide de nos gouvernants pour les industries locales, il v aurait place pour un grand nom* lire de paroisses agricoles et do rentres d’industrie; les familles nombreuses n’auraient que l’em-i barras dti choix pour établir leursl (suite k Ta deuxième page.) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1922 * * LETTRES AU\ “DEVOIR 93 Nous ne publions que du& àeurc* siguecK, ou des communication» «< 'nmnacndes il’uno !#ttre sirnee.in adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait vous cette rubrique.Corrigeons-nous La clasée instruite dans le Québec .vossidant également bien les deux tangues officielles, se trouve quelquefois embarrassée pour écrire correcte-jnent le français.L’écrivain anglais emploie généralement des majuscules pour beaucoup de mots que l'on écrit en français avec des minuscules, tels les noms des maie, les jours de la semaine, les ‘.lires d’un fonctionnaire, etc.Prenons un exemple au hasard.En anglais on écrira ; “The Honourable the Minister of Colonisation, Mines and Fisheries of the Province of Quebec”, tandis qn’en français on écrira simplement : L'honorable ministre de la Colonisation, des mines et pêcheries de la province de Québec”.Ainsi S majuscules en anglais au lieu de trois en français.Même quelques-uns feraient disparaître la majuscule du mot “Colonisation”.En général les écrivains de France sont très particuliers sur l’emploi des majuscules, cependant, là comme ici, uelques-uns d’entre eux subissent influence de l’anglais.* * * } De grâce évitons donc autant yue possible rcs formules banales que l on trouve si souvent à la fin des lettres.Tous les jours vous voyez dans les journaux, des correspondances qui se terminent invariablement : “J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre obéissant serviteur.” Remplaçons donc cette malheureuse formule par quelque phrase qui aura nu moins le mérite de dire ce que ressent réellement l’écrivain.Personne je crois, ne tient à s'appeler le serviteur obéissant d’une autre at je bis la moue que vous feriez si.dans la conversation ordinaire, on vous gratifiait de cette épithète.Même dans cette formule citée plus haut, on ne manque pas de mettre ¦les majuscules à Monsieur et à Votre.A'e croyez- rou.t pas que la ponctuation exige des minuscules à es deux mots?Je sais que M.Adjidor Fradette, dans son volume “Vanieertn de ! employé du bureau” dit bien que le mot mens eu, madame, [paragraphe 16,) dans orps d'une lettre, doit s'écrire avt\ une majuscule, mais la majorité des auteurs v.rivent ce mot avec une minuscule.Je viens de citer la plaquette de M.Fradette.Vend un petit traité qui devrait se trouver entre les main* de toiiK les employés de bureau, uni mis, etc.Sous une forme, von-< ise-, il donne les principales règles ' è la correspondance ainsi que le mot propre français d employer.Il l'a tien nommé le “vade-mecum”.S'ous devons Ions nous efforcer 11 conserver pure notre belle lan-ftte française non seulement dans nos écrits mais encore dans nos conversations journalières.Sur-vcilions notre langage et n'ayons ras honte de jHirler le plus correctement possible.Québec, le SG octobre îftîS.M.Raymond.S’.-B.— Vn de mes amis m’assure que que*que* lexiques français préconisent T emploi de la formule “Vain obéissant serviteur, etc., pour terminer une içttre.Je suis sous l’impression que l’on veut parler d’une lettre d'affaire et non d’une correspondant journalière.Ai-je misant M.R.(!) Adjutor Fradette.110, thi Massue, Québec.Vade-mecum d< l'employé de bureau”, Québec, 1920.Chez T auteur.d'- une victime des narcotiques WORM WHILE YOU SLEEP d’Ontario qui, pour favoriser la colonisation a construit et exploité des tronçons de voies ferrées?Pourquoi ce qui est louable là-bas, serait-il ici rêve fou, quand la nécessité est beaucoup plus impérieuse?Ce n’est pas ia seule chose que notre gouvernement pourrait et devrait faire pour la Gaspéàie; il devrait faire pour les pêcheries de la Gaspésie ce qu'il fait pour l’agriculture: former les pêcheurs en as Dans la péninsule de Gaspé (suite de lu première page.) enfants.Au lieu de cela à peu près toutes les familles voient plusieurs, parfois ia majorité de leurs enfants, déserter le foyer, parfois la patrie; , .-, .dans tous ces cas avec grand détri-1 sociation; protéger^leurs intérêts; ment au point de vue religieux etl"',s “ *.national.Aux Ebats-Unis et dans les Provinces Maritimes, quand ces gens fondent un foyer, ils sont en face de l’école publique pour les enfants; s’ils veulent l’école séparée, force leur est de payer double taxe; l’on sait que maigre cela, une odieuse persécution contre l’école séparée vient d’être déclanchée aux Etats-Unis.De plus, les milieux des Provinces Maritimes comme des Etats-Unis ne sont pas sans danger pour la foi comme pour la langue de nos gens.seph-Romuald Léonard, évêque de Rimouski et administrateur du diocèse de Gaspé, à son futur évêque, a ses prêtres et à leurs ouailles, que J’ai appris à aimer pendant deux mois de mission en Gaspésie, je dédie ce modeste travail.J.W.1er septembre 1022.La police est à faire des recherches relativement à la mort de Mme Lulu St rang, 38 ans, de Saint-Jean N.-1S., morte, la semaine dernière, A.î nopita! Notrc«Dnnu\ empoisonnée J par les narcotiques.La Cour du eo roner tiendra une enquête, demain matin, sur l’affaire.NETfOYEZ LE FOIE ET LES INTESTINS 'Case a rets” sont le meilleur remède pour homines, femmes et enfants.10s.boite.“Cascurets" activent le foie et relâchent Jes intestins sans vous rendre malade.Quand vous vous éveilles, la cons-ipntion, l’état bilieux, le mal de tête, le délabrement de l’estomac et le frisson sont disparus.“Cascarets” ne donnent jamais la colique ni ne vous incommodent toute la Journée du lendemain comme le calomel.I huile de ricin, les sels et les pilule».Les bois de la Gaspésie Comment se fait-il encore que même le commerce de bois de la Gaspésie passe en grande partie nu Nouveau-Brunswick?Comment se fait-il que nos gouvernants de la province de Québec ne puissent lias trouver moyen d’empêcher ce drainage d’une des principales industries de la Gaspésie dans notre province-soeur?A ce propos je vous citerai ia réponse d’un prêtre franco-américain à cette question: “Le courant d’émigration de la province de Québec aux Etats-Unis est-il aussi considérable qu’au-trefois?” —“Non, il est devenu à peu près nul, parce qu’aujourd’hui vous v avez les industries voulue/ pour faire vivre vos "ens.” Ce qui est vrai de la province en général, ne pourrait-il pas l’être facilement de lu Gaspésie?Le manque de transports Comme je le disais au début de cette étude, les causes de ces anomalies sont multiples.L’une des principales date de bien loin et tend ù diminuer.La puissante compagnie des Robin et une autre de moindre importance firent longtemps sur Ja cète la pluie et le beau temps et tinrent les pauvres pêcheurs dans une espèce de servitude.Dieu soit loué! depuis vingt-cinq ans, sur ce point, un grand progrès s'est fait, et dans le bon sens.Des nôtres ont pris leur part du commerce, ont aidé nos .gens à secouer le joug; néanmoins dans certains quartiers l’emprise de la première compagnie, à mentalité huguenote étroite, pourrait encore diminuer sans que cela nuise à la Gaspésie, — au contraire.Ce qui a puissamment aidé ces maisons à exercer une influence arbitraire et prépondérante sur le commerce de la région au détriment de ses habitants, de leur prospérité et de leur développement normal, c’est l’absence de voies de communication com enables, Des compagnies de bateaux se sont succédées faisant un m i vice hebdomadaire entre Montréal et la baie; ce service a toujours été assez irrégulier.Toute la Gaspésie n’a pratiquement à l'année que la voie ferrée du littoral de la baie des Chaleurs pour la desservir: Québec Oriental Co.and Atlantic Quebec and Western Hg.Co.Cette voie est insuffisante.D’abord, elle ne dessert que le littoral de lu baie; de plus, elle doit contourner toutes des anses depuis St-()mer jusqu’à Gaspé.Une voie ferrée qui passerait au centre de la Gaspésie, dans une vallée fertile et faite toute exprès, couperait juste en deux la longueur du parcours, et au moins en quatre, ios douze longues heures qu’il faut actuellement pour aller de Matapé- j dia à Gaspé; elle diminuerait d'au ; moins les trois quarts les taux ex orbitunts qu'il faut payer actuel,< ment pour le transport et ouvrirai à,la colonisation et à l'industri* 'immense territoire du centre d la ^ Gasnosie, enrayant par le fa' même Vin contrôlable, pour le mo 'lient, fléau de l'émigration des lin bitnnts d la liaspésie.Comme je l'ai (h à dit, ce pro jet déjà soumis à Ire législature fédérale y fut bloque; la comp «nie qui demandait ses franchise 'lirait promis, avec l'aide du gou vernement provincial de construe re quand meme la voie ferrée, mais elle ne l’a pas encore fait.Notia gouvernement provincial comme» ce cette année une route de colo nisation.Pourquoi pas une voie ferrée?Une compagnie privée ne lient le faire; l’exploitation donne rnit des déficits pendant quelques années; pourquoi notre gouverne ment provincial ne ferait-il pas l’entreprise?11 n'a pas, que je sache, de voie ferrée; n’a-t-u pas les ressources voulues pour favoriser une exploitation de ce genre?Et s'il n’est pas pour aider nos bon nés populations à ne pas se laisser couper l’herbe sous le pied par les Provinces Maritimes et à vivre sin un territoire capable de les fair* vivre et avec le temps de les enrichir, pourquoi existe-t-il donc?Tout ce qu’il faut faire Savez vous ce qu’ont répondu les compagnies qui font le commerce du bois sur le littoral de la (luspé-sie?On leur reprochait, surtout les paroisses de Uonaventurc, Stonier, St-Jean-l’Evangéiiste, les Saints-Anges de New-Richmond et Maria d’avoir fermé leurs scieries et de transporter le bois de lu Gus-pésie au Nouveau-Brunswick pour V être scié et expédié, “Que voulez-vous répondirent-elles, que nous fussions?La voie ferrée de la Gaspésie ne peut pas transporter notre bois.” Nos gouvernants à leur lour répondaient à nos pauvres gens en détresse: “Nous ne pouvons pas forcer les compagnies à préparer leur bois en Gaspésie plutôt qu'au Nouveau-Brunswick.' Oui! mais si.à ees compagnies, ils fournissaient un service de voie ferrée convenable, nous garderions chez nous nos richesses forestières et surtout nos gens.Si le rôle d’un gouvernement n’est pas.comme le dit Léon XIII, dons l’encyclique: “Rerum Novarum”, d’ni «1er, de protéger les classes les plus dénuées de ressources dans la société”, quel est-il donc?et quel es! le but du rouage gouvernemental?L’on trouvera peut-être que lu suggestion d’une vole ferrée exploitée par notre gouvernement provincial n’est qu’une utopie de rêveur.Mais en quoi, je vous le de mamie?N’nvonx-nous pas l’exem pie du gouvernement urovinciui les instruire des méthodes les plus pratiques pour la pèche, la préparation du poisson, les aider à se créer des marchés à l’étranger, les arracher au besoin à l’étrcintc des exploiteurs, qui prennent l’huître jiour eux et laissent l’écaille à l’homme de peine qu’est le pêcheur; voir si les permis de pêche vendus aux Américains ou aux sports canadiens ne le sont pas parfois au détriment des pauvres familles de la Gaspésie, auxquelles on arrache le pain de la bouche pour le plaisir des “snobs”.On dit que notre gouvernement va enfin agir.Ce ne sera pas trop tôt.Les déchets, les bancs de harengs que jette parfois la baie des Chaleurs sur ses rives, et qui infectent l’atmosphère pendant des semaines, pourraient avec l’aide du gouvernement être utilisés, avec profit pour les pauvres gens d'ici, comme engrais chimique.Pourquoi après au delà de cent ans, rien de cela n’a-t-il été fait pour la Gaspésie?Pourquoi l’action de notre gouvernement pour les pêcheries s’est-elle à peu près bornée jusqu’ici à un substantiel discours du député actuel de Gaspé au provincial?Autant de questions opportunes, à l’occasion de rétablissement du diocèse de Gaspé.“Vaut mieux tard que jamais".La cir-eonstanee est favorable pour les âmes de bonne volonté qui voudraient enfin découvrir la Gaspésie pour de bon.L'avenir J’ai mis au programme de ces articles un dernier mot.Quel est l’avenir de ce pays?Après les détails qui précèdent, donnés au fil de la plume, la réponse se présentera facilement à tout esprit droit et non préjugé.L’avenir de la Gaspésie est brillant; les Anglais l’avaient compris et ils ont voulu s’en emparer; à côté des pêcheurs gaspé-siens et des Acadiens réfugiés, ils ont placé les loyalistes américains.Plus tard une compagnie anglaise a construit la première voie ferrée du haut de la Gaspésie.Les deux compagnies actuelles sont anglaises et favorisent l’industrie et le commerce anglais.Notre vigoureuse organisation religieuse, nos familles nombreuses ont su déjouer ees calculs; le beau coin de terre de notre jirovince qu’est la Gaspésie est resté surtout français et catholique.La création du diocèse n’est pas faite pour ralentir ce mouvement.Espérons que nies humbles sug-estions après bien d’autres seront bienvenues de nos gouvernants et que, grâce au concours d’entente harmonieuse entre l’Eglise et l’E-fat, la Gaspésie a vu ses plus mauvais jours, qu’elle va prendre la Place et le rôle qui lui reviennent dans notre province catholique et française; les générations actuelles recueilleront dans la joie et la prospérité la moisson si péniblement jetée en terre par leurs devanciers; de plus la Gaspésie sera le poste avancé, qui à une heure qui ne saurait tarder, aidera nos frères catholiques du Nouveau-Brunswick à reconquérir une situation scolaire qu’une loi arbitraire et inique leur ravissait en 1871.(L'Action française, nov., 1921, page 573).A Sa Grandeur monseigneur Jo- Mort du T.R.P.Robert de* Clerc* St-Viateur •Le Très Révérend Père Pierre Robert, supérieur général des Glercs de Saint-Viateur, est décédé hier soir, à la maison provinciale de l’ccdre, à Outremont.Il a succombé à une attaque de paralysie dont il souffrait depuis plusieurs années, après deux jours de maladie seulement.Le Père Robert était de passage à Montréal et devait s’embarquer pour la Belgique mercredi prochain.IJ revenait d’une tournée de visite dans les divers établissements de l’ordre aux Etats-Unis et au Canada.Agé de GO uns seulement, le B.P.Robert avait élé choisi en mai 1919, pour remplacer le R.P.lai-ioie, ancien supérieur.Ecrivain Facile, il était l'auteur de diverses bruchures et d’une “Vie du R.P, Louis Querbes", fondateur de l’ordre des Clercs de Snint-Viatcur.Le Très Révérend Père Robert est né à Va] Méroux en France, et entra chez les Clercs de St-Viateur en 1873.Il fut ordonné prêtre en 1886.I! pu/blia son livre en Belgique au mois d’août l'an dernier.Une seule soeur lui survit à Val Méroux.Faculté de philosophie HORAIRE DE LA SEMAINE 6 NOVEMBRE Le Tanlac fait le travail, déclare un vendeur “Je devais nie raisonner pour me décider à manger, mais depuis que je prends du lanlac, j’ai un appétit d’ogre et tout ce que je mange nie réussit parfaitement.’’ Telle est la déclaration caractéristique formulée par M.Raoul Pépin, vendeur bien connu demeurant à St-Vin-ceni-de Paul, (Prov.de Québec.) “U y a environ un an, l’estomac commença à nie causer des ennuis.Je perdis l'appétit et je me sentais déprimé et mal en train.Le peu que je prenais me fermentait dans 1 estomac et souvent me causait des douleurs qui ressemblaient à des crampes et qui duraient des heures.La nuit, je m'écaillais à chaque instant et lorsque je me levais le matin, je nie sentais aussi fatigué que la veille au moment de me mettre au lit."Ayant lu dans un journal qu’un homme qui souffrait comme je souffrais moi-même avait été sou-lagé en prenant du Taralac, je décidai d’en faire l’essai.Je suis heureux de déclarer que ce merveilleux médicament m’a soulagé exactement de la même •manière que 1 homme dont j’avais lu l’attes-tation dans le journal.J'ajoute que le Tanlac a fait de moi un au-tre homme, Mon appétit est formidable et jamais je n’ai la moindre trace de mal d’estomac.Je dors très bien la nuit et je commence toujours ma journée dans les me il! leur es conditions, c’est-à-1-re- aYpc Ja sensalion d’être repo-se.frais et dispos, plein de vie et d énergie.J’estime nue je dois ma be’Je santé au Tnnlac”.Le Tanlac es» vendu par tous les Dons pharmaciens.Le mariage de Guillaume LA CEREMONIE A EU LIEU SA-MEDI A DOORN.—VINGT-HUIT INVITES SEULEMENT.I.—Cours régulier Lundi, jour de l’action de grâce, congé universitaire.Mardi, 1er cours.7 h.30 p.m.— Ethique.Prof.Gauthier.La morale, 2e cours, 8 h.30 p.m.Théodicée.Prof.Lamarche.Notre connaissance de la nature et des attributs divins.Vendredi, 1er cours, 7 h.30 p.m.Hume.Miracle (2e).—Cosmologie.Prof.Perrin.2ème cours, 8 h.30 p.m.—Histoire.Prof.Forest.II.—Cours spécial Samedi, 1er cours.8 h.30 a.m.— Pritériologie.Véracité de nos facultés cognitives (2e).2c cours, 9 h.30 a.m.Anthropologie.L’intelligence humaine (1ère).Prof.Pincault.-*- Des pompier* expéditifs Un incendie a éclaté, hier après-midi.à l’édifice de la Canadian Pa-nerboard Company, rue du Bassin.Heureusement, l’édifice était muni d'un système d’arroseuses automatiques.A l’arrivée des pompiers, le feu était complètement éteint.-*- RHUMES GRIPPE Fortifiez l'organisme contre rhumes, grippe et inflsenza en prenant les COMPRIMES LAXATIFS DE Vous un nomme ae parti?.nez le Devoir bout savoir ce qu’on pense des jwrfî*, en dehors des parfis, pour connaître •c nui se oasse dans votre parti.Vous êtes un esprit indépen riant?Lisez le Devoir pour savoir ce quf se passe chez les '•ms indépendants.Un mois, 5(1 *nvs: un an, W.Brom Quinine qui détruisent les germes, agissent comme laxatif tonique et maintiennent l’organisme en état de résister aux attaques des rhumes, de la grippe et de l’in-fluenza.Assurez-vous que Ton vous donne BROMO L« produit authentique perte cette signature.Prix 30c, Fabriqué au Canada Doorn, Hollande, fi.—(S.P.A.).— L’cx-empcreur d’Allemagne et la princesse Hermine de Reuss se sont mariés, hier, au château de Doorn, où l’ancien potentat est exilé.Ces secondes noces contrastent avec le jour où, en 1881, alors qu'il n’était que prince héritier, il épousait Augusta-Victoria, fille du grand-duc Frédéric dé Schleswig-Holstein.Plusieurs rejetons de cette première union étaient présents au second mariage pour signifier leur approbation à lu nouvelle alliance.J] y eut deux cérémonies: un contrat civil rédigé et signé par “Guillaume II” et “Hermine Reuss ”; une cérémonie religieuse dirigée par l ancien chepelain de la cour impériale, le Dr Vogel, suivant le rite luthérien.L’air mystérieux entourant toute l’aÇfaire a été bien maintenu.Le couple occupait des chaises dorées et sculptées.Les hôtes étaient assis en rangées derrière eux.Après une allocution du Dr Vogel, les anneaux furent échangés et des cantiques, chantés.Un communiqué publié après la ceremonie relatait ce qui s’était passé et faisait savoir que le nombre des hôtes était de vingt-huit.Le prince Henri de Prusse, à titre de membre le plus âgé de la famille, prononça quelques paroles.Il n’y eut pas de réponse suivant la coutume allemande.La journée avait bien commencé, mais une pluie froide tombait lorsque l’automobile noire de Pex-em-pereur partit du château pour le pied-à-terre situé à l’entrée de la propriété.Les observateurs perchés sur le toit des automobiles pouvaient discerner quelques notables, l ex - kronprinz Frédérick - Guillaume en uniforme d’uhlan, von der Goltz et autres anciens seigneurs en grand costume.La procession fut accueillie par des acclamations ironiques.11 y eut quelques sifflets.Après le retour au château, les stores furent baissés.A part du drapeau noir et blanc des Hohenzollern qui flottait sur le château et le pied-à-terre, aucune manifestntien populaire, pas même le son des cloches, n’a marqué l'événement.Hier soir, Doorn était enseveli dans le calme habituel du dimanche.Guillaume a fait cadeau à son épouse d’un nécessaire de toilette contenu dans un grand coffre en acajou.Les objets sont incrustés d’argent.La majorité des cadeaux consistait de fleurs.On en remarquait un de la reine Wilhelminc, de Hollande.VOLUME XIII.—No 258 ETONNANTE LA MANIERE DONT IL L’ARETABLIE Ainsi s’exprime Mme.Lemery de Brockyille, Ontario, au sqjet du Composé Végétal do Lydia E.Pinkham Brockville.Ontario.—‘‘J’ai pris I« Composé Végétal de Lydia E.Fink-ham pour la faiblesse et les maladies féminines.J’étais si faible parfois que je ne ma tenais pas debout.Cela dura près de trois ans, n’obtenant aucun effet des divers remèdes •que je prenais.Trouvant un de A*** J vos petits livres à ur, j’ai pensé à l’es-is a ma cinquième ma porte, un jour, sayer.J’en suis h ma cinquième bouteille, et c’est étonnant la manière dont il m’a rétablie.Je suis bien mieux, je n’ai plus de faiblesses et fais tout mon travail.Je recommande votre Composé Végétal à toutes celles que je connais, et vous pouvez utiliser mon témoignage pour le bénéfice d’autres femmes.” —Mme Casey Lemery, 176 rue Abbott, Brockville, Ontario.Le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham est un remède pour les maladies féminines, et est soutenu par une réputation de près de 50 ans.En songeant à vos yeux, rappelez-vous que Bon-Optr> fortifie la vue, soulage IMn* Uammation dus yeux et des paupières, nettoie, apaise et repose les yeux fatigués, reinpiis de poussière et surmenés et e«t un auxiliaire pour l’amélioration de ln vue.pharmaciens recommandent et vendent Hon-Opto sous garantie de remise d’argent.LES CAMPAGNES DU “DEVOIR” fl (J./el journal appuie le plus fermement, ô Montréal, la doctrine et l’en* seiflnement catholiques ?fl Quel journal défend toujours et partout la langue et l’idéal du Canada français ?fl Quel journal dénonce le Plus haut le mauvais cinéma et le thé&tre immoral, à Montréal ?| Quel journal fait la »utîe la plus vive à l'impérialisme, au Canada 7 f Quel journal signale avec plus de constance et un plus vif souci des faits l’immigration mal triée et mal surveillée, au Canada ?Propagande! Propagande! Profitez ce notre abonnement spécial de deux mois (une piastre pour le Canada, en dehors de Montréal et de sa banlieue, une piastre et demie pour les Etats-lJnis) pour faire connaître le “Devoir”.Abonnez, faites abonner vos amis.UN VERITABLE HAVANE PELICAN —C’est reconnu par le connaisseur en tabac.Faites-en l’essai et exigez-le de votre tabaconniste.Pour le faire connaître, sur réception d( ?2.O0,- nous vous expédierons franco une boite de 25 cigares PELICAN — format Mtnerva.Legault, Thompson & Cie, Ltée 122, St-Paul Est, Montréal.ANTIKORdRJRlNCE IN VINTf PURfoUT HS4 rWANCP PAH cA Posrt A.J IAURENCI M0WTAEU.Le Jambon‘Triomphe’ —porte bien son nom.C’est le triomphe de U charcuterie moderne.Voir votre épicier ou boucher.S.L.CONTANT \ Quel journal a poussé d’avant, dans la région de Montréal, la cause de fhygiène publique et des logements sains, mené la campagne de presse fc plus suivie contre la mortalité infantile et la tuberculose ?fl Quel journal a le plus courageusement travaillé, depuis sa fondation, à l’émancipation finwièrc.commerciale, industrielle, économique des Canadiens français V fl Quel journal a mis le plus de temps, d’espace, de persistance à la libération des Canadiens français des étroites passions politiques 7 C’ïiST LE “DEVOIR” Directeur : HENRI BOURASSA TROIS SOUS UE NUMERO ABONNEMENTS PAR IJV POSTE Canada, SS par an.Etata-Unia et union postale, *8.Montréal et banlieue, $10.On s’abonne à 43, rue Saint* Vin cent, Montréal.“Foot-Eazer” du Dr Scholl CET appareil est particulièrement léger et «e porte facilement.11 procure positive-meivt du repos aux pieds, au corps et aux nerfs; soulage les pieds fatigués, endoloris, les chevilles faibles, les callosités, la •sensation de crampes dans les orteils, et prévient l'affaissement des voûtes plantaires ou pied plat.S’ajuste à n’importe quel pied pour l’arche haute ou basse, égalise le poids du corps, du talon aux orteils.Il donne la pression exactement là où il la faut.Confortable et facile à porter pour tous ceux qui sont constamment sur leurs pieds, U aide a conserver la forme originale de la chaussure en procurant une courbe gracieuse à la.voûte.Inutile de porter des chaussures plus grandes.Prix: $3.30 la paire.Toutes grandeurs pour hommes, femmes et fillettes.Sous les mellUuro marchknds de ehnuesureo Tendent et ajustent le» appareil» du r Scholl.Allei le» Tolr et expliquer to» malalnee.Urrct aur le traitement et U» aoine dee piedt "Treatment and eure •/ the feet” p«r Dr Scholl, en Toy.gratuitement sur demande.THE SCHOLL MFC.CO., LIMITED, Ui'partcment L.D.112, RUE ADELAIDE EAST TORONTO Aussi CHICAGO, NEW-YORK, LONDON.PARW •—m—mm—mmmmmm .sidmiii .PREMIERE DB Contre le Flot Comédie canadienne de Mngali Michelet 1er prix du Concours de l’Action française Salle du Gesu (rue Bleury) Mardi 7 novembre 1922 Prix des billets (tous réserves); 50 et 75 sons Prix de faveur aux collégien* et aux abonnés de l”‘Aclion française”.S’adresser à 1”'Action française”, 3(5!), rue St-Dehis, Montréal, Billtt» an **nta au "PaTair'^ ekaa Grantor, h pharmfccit UtalWto.Tel.: Est 13(53 le llbrairta Diom, V ULLMfc XIII.—No 25o MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1922 3 vLENDRIER LUNDI.« NOVEMBRE 1»2Z DE L’OCTAVE L«r*r du »»Uil, * h*«ire« SC C*Bïher du ••leil, I henre» ï*.Dernier gunrtier.le lï, » 2 heure» S» du matin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles pu nos rédacteurs, nos correspondants et las services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET DOUX Aujourd'hui maximum ,, Mime date l'an dernier .Minimum aujourd'hui .Même date l'an dernier .BAROMETRE: 4: Sb CS 29 9 heures du matin.30.22; 11 heures.30.24; 1 heure de l'aprés-midi, 30.20.CINQUANTE-SEPT CANDIDATS ! ÉLUS PAR ACCLAMATION Lloyd George a abandon ner l’espoir de reprendre le pouvoir — Il n’a pa s ses 150 candidats — Le parti conservateur est déjà assuré de trente-deux sièges — Bonar Law à Leeds.Londres, 6, (,S.P.A.) .La nomi- nation des candidats aux élec^ tions générales du 15 noveinbre a eu lieu, samedi.On compte 57 acclamations.Lloyd George, pour la premiere fois dans sa longue carrière parlementaire, n’a pas eu d’opposition, j Sir George Paish et un ouvrier font de l’opposition à Bonar Law dans Glasgow.Joe Devlin n été mis en nomination à la dernière minute dans la division de Liverpool.H fera une bonne lutte.Le bulletin de nomination de Lloyd George a été signé par dix hommes qui furent ses condisciples dans l’école de son pl*re.Les candidats élus sans opposition sc répartissent connue, suit: Conservateurs, 32.Libéraux nationaux, 5.Libéraux indépendants, 0.Ouvriers, 1.Nationaliste, 1.Unionistes irlandais, 10.Plusieurs conservateurs disent qu’en multipliant ces chiffres par dix un peut obtenir une bonne idée de ce que la Chambre sera lorsque les élections auront eu lieu.L'ATTITUDE DE LLOYD GEORGE Londres, 0, (S.P.A.i — David Lloyd George semble avoir abandonné toute tentative de reprendre le pouvoir aux prochaines éelctions.Il n’a pas nommé ses lot) candidats comme il avait menacé de le faire clans les comtés conservateurs.Il a dit à un énorme^ auditoire, à l’ancienne salle d’opéra Hammerstein, que ce dont on avait besoin c’était d’un corps puissant d’hommes indépendants qüi insisteront pour que de gouvernement suive un chemin sur ci ne s’engage ni à la révolution ni à la réaction.Cette conduite semble lui avoir été dictée par la faveur apparente qui a tourné du côté des candidats de Bonar Law et de M.Asquith à la suite des défaites travaillistes aux élections municipales.Il semble maintenant être d’opinion générale que Lloyd George aurait une chaude lutte a faire pour reunir à la prochaine Chambre des communes assez d’hommes pour eons; tituer un équilibre du pouvoir.L est de plus en plus probable que Bonar Law obtiendra une majorité absolue, mais faible, cl une rumeur intéressante veut qu’il y ait eu des conversations entre sir George Younger et Asquith sur la possibilité d’obtenir une coopération nécessaire de la part des libéraux indépendants plutôt que des libéraux de Lloyd George.Ses amis déclarent qm il cherchera à créer une minorité tout a fait efficace à la prochaine Chambre.Il projette une tournee en train spécial, avec discours à chaque station, mais le Lloyd George qui a parlé à 'Londres, nier, n est plus fancien champion._ 11^ est vrai, comme il l’a dit lui-inenie, qu’il venait de sortir de 1 hôpital, mais pour la première fois depuis longtemps, «1 toussa txsaucoup, donna l'impression de malaise en parlant.Ce furent ie froid Chamberlain et lord Birkenhead qui empoignèrent l’auditoire.Us se bornèrent à de vives attaques personnelles contre leurs anciens collègues conservateurs.(Mais la situation est à peu près la même de l’autre côté de la clôture.Le discours de Bonar Law à Leeds n‘a pas produit l’cnthousias-mc que celui de M.Lloyd George a suscité la semaine dernière.Il s’est borné à réitérer qu’il croyait à la nécessité de la tranquillité et fit de fines réparties aux saillies de Lloyd George.En fait, ij n’est pas un seul côté qui défende ferme- 5lent des propositions concrètes, ’outc la campagne menace de dé-«énérer en échange de personna-fités, amusantes ou amères, selon ie cas.Même les travaillistes s’éloignent parfois de leur propre programme avec gaieté de coeur.“Il y a des fols 6ù il faut aller vite ei des fois, et c’est le cas de le dire, où il faut aller lentement".Telle est l’idée qu’a développée Hour Law dans son discours qui ne contient rien qu’il n’nit déjà dit.Il s renouvelé sa promesse de donner nu traité irlandais un essai loyal.Il a dit qu’en général la direction des Affaires étrangères serait laissée à lord Curzon et que lui aussi fiourrait assister aux conférences nternationales, peut-être à relie de Lausanne, mais qu’il tiendrait toujours lord Curzon «près de lui.Il a promis que le gouvernement ne négligerait pas les palliatifs au Chômage et au manque de logements mais il a insisté sur de réels remèdes tels que la restauration de la prospérité à l’intérieur et (tu eommçrcc étranger.Le discours d’Austen Chamberlain h causé une surprise.Il a prononcé ie discours combatif de la journée.I s’est élevé à de réelles hauteurs f’éloquence lorsqu’il déploya un feuillet électoral conservateur accusant Lloyd George d’avoir fait des promesses aux Turcs pour qu’il» retournent chez eux et d’avoir ensuite encouragé les Grecs à les attaquer.'' “J’invite Bonar Law dès mnintc-tiant à répudier le feuillet, dit-il.Ronnr Law était membre du gouvernement lorsqu’une entente fut conclue avec les Grecs.S’il y a eu cr-•eur dans ce qui a été fait, mais il n’y en a pas eu, il en est responsable, lui aussi.” M.Chamberlain est venu près d’employer les gros mots contre sir Arthur Grifith-Boscawen.Lord Birkenhead accusa sir George Younger de mauvaise foi comme M.Chamberlain l’avait fait.Dans l’intervalle, le comte de Derby, parlant à Manchester, en est venu presque aux gros mots au sujet de lord Birkenhead.Lady Grey, assise aux côtés de son mari à l’assemblée de Londres, saisit une affiche conservatrice qui disait que si son mari, alors secrétaire des affaires étrangères, avait été plus ferme en 1914.la guerre n’aurait jamais eu lieu.Après avoir répondu à l’accusation, lord Grey déchira violemment l’affiche en morceaux.LE PROGRAMME DE BONAR LAW Leeds, Angleterre.6 (S.P.A.) — De nouveaux détails sur la politique de “tranquillité” du nouveau gouvernement britannique ont été donnés par le premier ministre Bonar Law dans un discours prononcé devant un auditoire de 3,MÛ personnes, ici, samedi.Bien que la principale partie de son discours eût trait à la politique intérieure, il profita de l’occasion pour réitérer avec énergie que le traité anglo-irlandais subirait un essai lovai et que le fondement de sa politique étrangère serait de travailler de concert avec la France et l’Italie.M.Bonar I-aw a dit qu’il avait été bombardé de questions pour savoir si les Anglais abandonneraient la Mésopotamie et la Palestine.“Tout ce que je puis dire, c’est que nous étudierons la question très attentivement: dit-il; mais nous ne pouvons, avec notre passé, considérer simplement ce qu’il nous plairait de faire; nous devons étudier dans quelle mesure nous sommes liés par nos obligations.” Le premier ministre a ajouté qu’il avait déclaré dans un discours antérieur que la marine britannique devait être tenue intacte mais qu’il croyait que tout le centre de gravité changerait dans la question de la défense nationale et était transféré de la mer à l’air.Au sujet de son prédécesseur, il a dit: j “M.Lloyd George est un homme i d’une énergie étonnante et d’une j vitalité surprenante.Il a entrepris j de trancher toutes les questions dif-1 ficiles intérieures ou étrangères de lui-même.Je ne puis faire cela et si j’avais la force d’Hercule et ja sagesse de Salomon je n’essaierais pas de les régler de cette manière”.M.Bonar Law a déclaré que le programme du parti ouvrier etn’d “étonnant”.S’il eût été question de politique, les travaillistes n’auraient pas eu l’ombre d’une chance, fût-ce dans un seul comté du pays.Il a confiance que le parti unioniste aura la majorité parce que la populatioai sait que les promesses faites par le parti ouvrier ne sont que contresens et ne peuvent être exécutées.“Mais maintenant, comme nous sommes un parti uni, il me semble que déjà une tendance inévitable se montre, et je ne le regrette pas, c’est la tendance des libéraux de toutes les nuances à se rapprocher.“Chercher à tenir sur pied un parti représentant tout ce qui est opposé au travail contre le parti ouvrier et rien autre chose était le bon moyen de rendre le parti ouvrier fort, parce que c’eût été le seul gouvemement alternatif.Mais les ouvriers qui ne sont pas socialistes ont maintenant un choix à choix à faire entre les deux partis au lieu d’avoir à choisir entre lia parti qui leur est opposé et ceux qui sont supposé les représenter.Quant au problème du logement le premier ministre déclara que le projet inachevé de l’ancien gouvernement serait mis à exécution mais qu’il était inadéquat et qu’une nouvelle étude du problème serait né; cessnire.Il insista sur la nécessité d’encourager l’entreprise privée pour aider à résoudre ce problème.Au sujet du chômage.L’orateur a dit que le gouvernement ne négli-gérait pas les mesures palliatives mais il ajouta que l’amélioration du commerce peut seule réniedier à la situation.Il espère que le résultat de l'élection permettra au gouvernement de créer une atmosphère de tranquillize qui restaurera la confiance parmi les industries.Au sujet de sa propre proposition de convoquer une conférence de représentants des Dominions pour discuter le développement économique de l’empire, le premier ministre déclara que les invitations à cette réunion ne pouvaient pas être envoyées avant l’élection.Au sujet de l’impôt sur le capital tant discuté, M.Bonar Law a dit que les rapports quotidiens de la presse à ce sujet étaient absolument faux.Il expliqua que durant la guerre une délégation ouvrière lui avait rendu visite pour discuter avec lui les méthodes de prélever les res-souross de l’Etat.En ce temps-là, il exprima l’opinion qu’un impôt sur le capital serait peut-être la meilleure solution du problème de réduire la dette nationale, niais ajouta qu’il ne s’agissait pas des classes ouvrières mais de ceux qui ont de l’argent et qui auraient à choisir en- Les problèmes du parti libéral M.ÜOUIN PASSE FA’ REVUE LES FAITS ET GESTES DE L’ADMINISTRATION KING DEPUIS UN AN, AU BANQUET QUE LUI ONT OFFERT SES AMIS, AU GLIB DE REFORME, SAMEDI SOIR _____ M.Lorner Gouin, ministre de la justice, a sonné, samedi, au club de Réforme, le premier coup de clairon de la campagne électorale qui se prépare dans les comtés, où il y a des sièges vacants à remplir.Il a parlé avec optimisme do l’administration dont il fait partie, lui prédisant quinze années de règne, et a énuméré les problèmes nouveaux qu’elle s’est efforcée de résoudre après une année seulement d’exercice.L’hôte du club de Réforme a réclamé une immigration saine et nombreuse pour nous aider à exploiter nos ressources naturelles et a amortir notre dette nationale.Quelques orateurs ont insisté après lui sur le même sujet.Le docteur Jean Décaric a présidé le banquet, exprimant la plus cordiaOe bienvenue à M.Gouin.M.Joseph Archambault, député de Chambly-Verchères, a prononcé une courte allocution, au début, comparant le cabinet King-Gouin à celui de Lafontaine^Baldwin.Al.Gouin se lève ensuite, au milieu des applaudissements des convives.“La tâche du gouvernement libérai, dit-iil en substance, n’est pas facile à remplir; nous avons plusieurs gros problèmes à résoudre, ceux des chemins de fer, du chômage, de l’immigration, de notre commerce, de notre production.Mais par-dessus tous ces problèmes, Il en est un qu’on ne peut oublier: celui de la dette énorme que nous avons et qui pèse si lourdement sur les épaules du peuple.Pour ce qui est des chemins de fer, le problème n’est pas encore réglé, mais le gouvernement s’efforce de le résoudre.Suivant la déclaration du chef du parti libéral, lie gouvernement veut donner un essai loyal, à la politique de nationalisation des chemins de fer.Et c’est dans ce but que le gouvernement a nommé la commission que nous connaissons.Sir Henry Thornton, le président de cette commission, possède un passé intègre; il a bien explicitement déclaré qu’il ne voulait aucunement être assujetti aux influences politiques, il entend bien exécuter sa tache en tqute liberté.Nous avons donc raison d’espérer en son administration.Pour ce qui est du chômage, on est témoin qu’il disparaît graduellement.grâce à l’accroissement du travail distribué partout.Nous avons eu une diminution de notre commerce, mais nous a-vons raison de croire qu’il augmente constamment et que notre production augmente.Nous savons qu’actuellcment M.Fielding s’en préoccupe particulièrement dans son voyage en Europe où, avec Aï.Lapointe, il renrésente le Canada à la Ligue des Nations.Il est à négocier un traité de commerce avec iln France; il y réussira.Il a réussi à faire lever l’embargo sur notre bétail en Angleterre.D’un autre côté, nous savons que M.Robb est actuellement en Australie où il cherche d’autres marchés pour les produits canadiens.En 1914, nous avions une dette de $340,000.000 environ; au 1er mars dernier, suivant le discours du budget prononcé par M.Fielding, elle était montée à $2,500,000,000.Elle a (pigmenté sans cesse : la dernière augmentation a été de $80,000,000.Le meilleur moyen de diminuer cette dette est de pratiquer l’économie, d’augmenter notre production, d’augmenter le volume de notre commerce; surtout d’augmenter le chiffre de notre population.Il nous faut produire davantage; et nous ne le pourrons qu’en augmentant notre population.Nous avons un pays immense, dos richesses illimitées, des millions d’acres de terre que nous pouvons offrir aux colons; nous avons des forêts très vastes qui nous placent au troisième rang parmi les pays forestiers du monde; nos mines offrent aussi des avantages considérables et elles sont parmi les plus riches du monde.Ce qui nous manque, c’est la population nécessaire pour développer ces ressources.Nous sommes avant ' tout des agriculteurs, mais nous sommes aussi industriels.Nous sommes agriculteurs par la vocation des découvreurs de ce pays, mais nous sommes également manufacturiers.Je m'intéresse beaucoup à l’agriculture, dit sir Lorner Gouin; je reconnais que c’est la première industrie de ce pays.Mais je ne puis m’empêcher de reconnaître que nous ne devons pas non plus négliger l’industrie.En 1921.l’agriculture a produit une valeur de $1,000,-000,000; mais l'industrie dans laquelle nous avons placé nne valeur de $3,000,000,000 a rapporté au pays Une conférence à Bruxelles ELLE AURA TRAIT AUX RÉPARATIONS ET BONAR LAW INFORME LE GOUVERNK-M ENT B E LGE QU’UN E DÉLÉGATION BRITANNIQUE SERA PRETE A Y ASSISTER EN DÉCEMBRE Paris, 6.— (S.P.A.)—D'après le Matin, le premier ministre Bonar Law, de Grande-Bretagne, a informé le gouvernement belge qu’une délégation britannique serait prête à assister à une conrérenee de réparations, à Bruxelles, en décembre.La question d’une conférence interalliée à Bruxelles pour régler définitivement la question des réparations allemandes et chercher à ajuster les dettes interalliées semble avoir repris vie, depuis que la Grande-Bretagne s’est dite prête, ses délégués à cette conférence.M.Poincaré garde l’intention de présenter son plan de règlement des réparations à la conférence.Son plan se relie au rajustement des dettes interalliées.* * * Berlin, 6, (S.P.A.) — En proposant formellement à la Commission des Réparations alliée la négociation d’un prêt international de 500,000,000 de marks, le Dr Hermes, ministre des finances allemand, a fait le premier pas pour faire passer les pourparlers courants avec les représentants de l’Entente du stage des discussions préliminaires à une base de négociations concrètes.Aucune partie n’a jusqu’ici dévoilé ses plans, le gouvernement allemand s'étant borné à présenter sa cause, sous forme d’une liste de causes et d’effets de la dépréciation de la monnaie sur les finances de la nation.Bien que M.Barthou et ses collègues de la commission se soient conduits en auditeurs polis de la déposition documentaire présentée par le Dr Hermes et ses aides, ils auraient laissé entendre que le temps n’est pas opportun pour recevoir des fonctionnaires allemands des propositions tangibles et formulées d’une façon précise.Le premier de ces documents a été remis à M.Barthou, hier, sous forme d’un mémoire comprenant deux pages écrites à la machine, stipulant ou’un emprunt étranger de 500,00(1,000 de marks sera lancé avec la coopération .active de la Reichsbank.Bien que l'emprunt constitue la plus grande difficulté de sa première proposition aux représentations de l’Entente le gouvernement allemand indiquera spécifiquement comme mesures supplémentaires nécessaires un répit dans les paiements des réparations en or, la réduction des livraisons en nature et en charbon.Les détails seront communiqués à la commission par le Dr Hermès au cours de la discussion de cette semaine.Le mémoire d’hier insiste sur la nécessité d’un prêt international comme condition indispensable pour effectuer la coordination des finances intérieures de l’Allemagne spécialement la correction de l'équilibre budgétaire, la limitation de la dette flottante et la stabilisation de la monnaie.L’exemption temporaire de paiements en or et des levées en nature et en charbon est citée comme complément nécessaire de l’aide financière étrangère.-«- La célébration de l’ariY-istice Paris, 6.— Une dépêche de Coblence annonce qu’une garde d’honneur de dix hommes du 8e d’infanterie, se rendra à Cheppy, près de Varennes, (Meuse), le jour de l'armistice, pour assister à î’in-auguration d'un monument érigé par d’Etat du Missouri à ses enfants morts au champ d’honneur.tre payer un impôt ou la taxe sur 1 le revenu.U fit remarquer à la delegation que la position du travail était tout à fait différente, car les travaillistes préconisent un impôt sur le capital, une augmentation de la taxe sur le revenu, deux augmentations en tout.La considération qui lui a fait rêver à un impôt sur le capital en 1017, ajouta M.Bonar Law, lui fait dire aujourd’hui que c’est presque une folie de le faire aujourd’hui.I^i réduction des dépenses du gouvernement et des taxes est plus importante pour aider au commerce.11 y a lieu à de considérables économies dan-s l’administration.Il entreprendra de les réaliser, mais elles ne toucheront pas aux terribles sommes du budget.De retour de l'Amérique du Sud Paris, 6.—Le capitaine René Fonck, député des Vosges, le fameux “as” français qui a abattu “officiellement”, pendant la guerre, plus de soixante avions allemands, vient de rentrer de l’Amérique du Sud où il a assisté à l’exposition du centenaire du Brésil.Il était accompagné, pendant son voyage, par Mgr BaudrHlart, membre de l’Académie française, recteur de l’Institut catholique de Paris.Le capitaine Fonck a prédit que l’aviation serait bientôt le facteur le plus important de la vie économique en Argentine.Interviewé par le “Petit Parisien”, il a déclaré que le vol en avion était entré dans les habitudes journalières en Argentine et qu’en raison du manque de routes, de la nature du pays et de l’immensité des propriétés agricoles, l’aviation deviendrait probablement bientôt le mode habituel de locomotion dans ce pays.^ MgrBaudrlllart et le capitaine F’onck ont été enchantés de leur réception dans l’Amérique du Sud.Mgr Baudrillart a remarque que les Allemands faisaient une propagande puissante dans cette région, particulièrement dans les journaux de langue, espagnole.-«- Elections aux Etats-Unis Washington, 6, (S.P.A.) — Quelque soit le résultat des élections de demain aux Etats-Unis, il y aura certainement un changement considérable du personnel dans les deux Chambres du Congrès.Adve-nant une victoire républicaine, les changements seront certes moins sensibles que si les démocrates triomphent, mais il y aura toujours quand même infusion do sang nouveau.On discute déjà sur la composition des commissions dans le 68c Congrès et on cherche à deviner quels seront les présidents de ces commissions.Le vote féminin reste difficile à pronostiquer.Les partisans de la prohibition espèrent le capter, mais d’autres disent que toutes les femmes ne voteront pas en bloc pour le maintien de la suppression des spiritueux.~ ir 1 i Juges en retraite Québec, fi, (S.P.C.) — Le dernier numéro de la Gazette officielle de Québec contient des lettres patentes accordant des pensions au juge Husmer Lanctôt, au juge Adolphe Bazin, au juge F.-X.Choquet, et au juge Seth P.Leet, des Sessions de la Paix du district de Montréal, et au juge Philéas- Corriveau, de Québec, magistrat de district.Les quatre juges montréalais recevront des pensions annuelles de 15,000 pendant le reste de leur vie, à dater du 1er de mai 1922'.Le juge Corriveau recevra $3,(KM) par année, à dater du 16 septembre 1922.Ces juges ont tpus donné leur démission pour cause de santé.-#- F rance-Canada Paris, 6, (S.P.C.) —M.W.S.Fielding et M.Ernest Lapointe ont repris samedi leurs entretiens avec des membres du gouvernement fran-1 çais pour conclure un traité commer ciale entre le Canada et la France, lies pourparlers se font confidentiellement dans le moment et on dit qu’ils se poursuivent rondement.Le jour de la Toussaint, M.Fielding est allé déposer des couronnes de fleurs sur les tombes des soldats canadiens à la crête de Vimy.Il était accompagné de M.Philippe Roy, commissaire général du Canada à Paris.*r~- Mgr John Forbes à Toronto une valeur de t$4,OOOJOOO,OQO.Nous devons donc aider l’agriculture tout aussi bien que l’industrie : les deux aideront le pays à régler les difficultés qu’il doit envisager.Nous devons aussi augmenter notre population afin de nous aider à solder nos obligations.Mais j’envisage l’avenir sans crainte.Je n’ai qu’à regarder cette ville de Montréal, l'accroissement graduel de sa papulation pour me donner bon espoir.La population de Montréal se double tous les dix ans.Et quand la Législature fera son recensement qu’elle est autorisée de faire, ce n’est pas cent mille âmes que nous aurons, mais bien un million et au-delà.Pour réaliser toute l’étendue des progrès de Montréal, à l’heure actuelle, ce que ses progrès futurs seront,, nohs n’avons qu’à visiter son port, visite que j’ai faite la semaine dernière.On y verra une activité très grande, dont on n'a aucune idée.Dans cc port, nous voyons en oc moment les vaisseaux cordés comme nous tic le voyons dans aucun port de l’Amérique du Nord.Nous avons reçu, depuis l’ouverture de la navigation, tout près de 1,100 navires représentant un tonnage approximatif de 3,300,000 tonnes.Nous avons expédié à l'heure actuelle 150.000.000 de boisseaux de blé et d’ici la fin de la navigation, nous aurons certainement atteint un chiffre de 175,000.00(1 de boisseaux.C’est plus considérable que cc que fail aucun port de l'Ameri-que du nord- ¦ F.n face de ces progrès, de cc même développement se poursuit dans tout le Dominion, nous jkhi-vons envisager l’avenir avec confiance.Toronto.6.Mgr John Forbes, ! évêque de la mission catholique de i l’Ouganda, Afrique équatoriale, a | parlé hier matin, dans la chaire de i l'église Saint-Michael.Il a déclaré ; qu’on compte actuellement 250,000 j catholiques dans cette région.A ; la fin des messes, une collecte n été i faite pour venir en aide aux missions des Pères Blancs.Deux bûcherons se noient Sudbury, Ont., 6, — (S.P.C.) — Mercredi dernier, deux bûcherons.Édouard Boucher et Bruno Leolair, se sont noyés dans la rivière Tôma-gami en faisant du canotage.On a transporté leurs cadavres à, Sturgeon Falls, hier soir.On pense que Ijeclair est originaire du Québec et Boucher, des Etats-Unis.-*- M.William Pugsley garderait son poste Fredericton, fi, (S.P.C.) Le terme d’office du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick cxplrern le 8 novembre.PersoqM n’a encore été nommé pour remplacer M.William Pugsley.On croit que celui-ci va continuer scs fonctions jusqu'à ce qu’il y ait une vacance au Sénat.On dit que M.George-G.King, un des sénateurs du Nouveau-Brunswick, qui va avoir 8fi ans au mois de décembre, va probablement donner sa démis-don avant la session fédérale Les nationalistes à Constantinople HAMID-BEY, REPRESENTANT DU GOUVERNEMENT D’ANGORA, A DONNE ORDRE AUX TROUPES ALLIEES DE SORTIR DE U\ VILLE.— UNE AVANCE DANS ILES ZONES NEUTRES.Constantinople, fi.(S.P.A.) — Le gouvernement nationaliste a la haute main sur Constantinople.Hafct-pacha en est le nouveau gouverneur et Hmnid-Oey, représentant du gou-verpement d'Ânigora, a donné ordre aux troupes alliées de sortir de la ville.Dans une note à l’Entente, il demande l’évacuation des troupes alliées.Les Toircs ont foulé aux pieds la convention d’armistice de Moudania et avancent dans la région de Tchanak occupée par les Anglais, ainsi que d’autres zones neutres.Constantinople, 6.(S.P-A.) — Le ministère du sultan a donné sa démission, samedi soiir.Rafét-p-a-cha, représentant du gouvernement kémaliste, a pris le pouvoir, 11 a publié, hier, un manifeste déclarant que depuis midi, le 4 novembre, 1 administration de la Grande Assemblée nationale de Turquie est établie à Constantinople.Le manifeste annonce que la position du sultan a été clairement définie par la décision de d’As-scmblée nationale et que les droits des citoyens sont absolument sauvegardés par les lois de la Grande Assemblée nationale de Turquie.La haute commission alliée a accepté le nouveau régime.Ceci ne laisse aucun choix nu sultan.Tous les tribunaux turcs sont suspendus et Rafet-nacha, le nouveau gouverneur de Constantinople, a ordonné au procureur général d administrer la justice sous la juridiction du gouvernement d’Angora.Ceci met de plus en plus Ja position du .sultan en péril.Vu la suppression des ministères, tous les employés du gouvernement, excepté ceux identifiés avec la municipalité, qui continuent de rester an travail, ont été priés d’attendre des instructions ou gouvernement d'Angora.Hier, les employés du gouvernement ont -déclaré la grève.Un message a été envoyé à Angora pour faire savoir qu’ils l'avaient fait en protestation contre le refus de la Sublime Porte de se conformer à l’Ultimatum d’Angora.Avant d’accepter la proclamation de Rafet-paeha que la loi organique fondamentale promulguée par le gouvernement d’Angora serait appliquée à Constantinople diman* one, les hauts commissaires alliés et les généraux sc sont réunis, samedi soir à l'ambassade britannique pour étudier les propositions de Hafet-pacha, visant l’établissement de l’administration civile turque à Constantinople et dans la zone neutre.Rafet-paeha a pris part à la réunion qui n discuté dans tous ses détails l’opportunité do transférer le pouvoir civil au gouPeu après, le nouveau gouverneur nationaliste a définitivement pris contrôle de la capitale et donné ordre au directeur de police et au chef de la gendarmerie de faire leur devoir et de voir à ce que l’ordre public ne soit pas troublé.Il parla ensuite d’un balcon à une foule d'* plusieurs milliers de personnes.Il déclara que l’heure de la libération de la capitale captive avait sonné.Il rendit hommage à Moustapha Kéraal et parla en termes élogieux du sens commun dont la population de Constantinople avait fait preuve en appuyant en tout le gouvernement d’Angora, qui a rendu possible une révolution sans effusion de sang.Il demanda à la population de se conduire avec dignité et de ne pas blesser les susceptibilités du sultan, qui reste encore calife.Toute attaque contre sa'personne sera considérée comme une insulte à la religion musulmane.IjC conseil municipal a fait savoir à Angora qu’il acceptait la résolution de l’Assemblée Nationale touchant le sultan et le transfert des droits souverains à l’Assemblée.Un maire fut alors choisi et en présence de Rafet pacha et d’autres kémnlistes il prêta serment d’allégeance à l’As-semWIée d’Angora, Depuis midi, samedi, l’administration nationaliste a été établie et en célébration de cet événement, des masses de Turcs excités sc sont livrées à quelques désordres.Les étudiants ont marché contre le palais et des cohues ont fait de telles manifestations qu’il fallût que la police alliée fit feu sur elles.Plusieurs Turcs ont été tués ou blessés.Les chrétiens du quartier de Stamboul ont cherché abri et protection durant toute la soiré • de samedi.Ils craignaient un massacre.) Hier, cependant, les autorités ont donné ordre de réprimer rigoureu-scnicnt tout désordre.Tioufik-pachu, grand vizir, comprenant que son pouvoir était disparu, envoya des messages aux représentants de la Sublime Porte dans les diverses capitales pour leur dire de remettre leurs archives aux représentants du gouvernement d’Angora.Il sembla y avoir danger un moment que les radicaux prissent la haute main.Le sultan fut dénoncé ainsi que la monarchie et Moustapha Kémal fut acclamé comme “président”.Il fallut établir un cordon de troupes autour à l’intérieur d maintenant rien que calife, passe des heures remplies d’effroi.Jusqu’ici Mahomet VI n’a donné aucune preuve qu'il se conformerait à la décision du nouveau gouvernement de débarrasser la Turquie du haut office de sultan, mais le mouvement populaire uui se développe rapidement peut bientôt le forcer, avec la perte de ses chefs, à accepter l'kiévi tutoie.Rafet-pncha a annonce la nouvelle du changement de gouverne- L’impôt foncier sera-t-il réduit LES ADMINISTRATEURS SE FLATTENT DES RESULTATS OBTENUS, CE1TE ANNEE ET PROMETTENT DES MERVE1L-I.ES POUR L'AN PROCHAIN — L’LMPOT POURRAIT PITRE REDUIT A $1.20 Durant ce mais-ci, après le souci de préparer les amendements à la charte de Montréal, les administrateurs vont se préoccuper du prochain budget; déjà ils ont prié les chefs de services de leur soumettre pour les premiers jours de novembre, le détail de leurs dépenses probables pour l’année 1923, et plusieurs ont fourni ainsi des renseignements très utiles.Le comité exécutif aura trois longues semaines et plus pour compiler les chiffres des dépenses des différents services, pour couper, retrancher, ajouter à leur guise, afin de présenter un budget bien équilibré, dès le 1er décembre, comme la charte l’exige.Et ce sera le rôle (lu conseil de l’adopter de l’amender ou de le rejter, avant le 1er janvier prochain.Après un an d’essai, la nouvelle administration est heureuse de ses succès, car elle a pu gérer les affaires do la ville sans recourir à une taxe spéciale en octobre, comme elle le prévoyait en janvier dernier; elle a accompli cet exploit, grâce à une politique d’économie pratiquée ici et là dans tous les services.Elle compte faire (les prodiges l’an prochain, grâce an budget supplémentaire qu’elle n’a pas eu cette année, grâce à l’augmentation des revenus, par suite des constructions nouvelles et grâce à l'accroissement constant de la population, Et l’on chuchote même qu’elle a l’intention de réduire l’impôt foncier de $1,35 à $1.20, si elle obtient de la législature une part de ce qui revient à Montréal des permis d’automobiles et des revenus de la Cour du recorder.UNE MESURE RADICALE U'est mercredi que se réunit, pour la première fois, la commission écheyinalc chargée de l’étude de l’a-bolition de la commission métropolitaine de l’ile de Montréal.La création de cette commission a fait sensation.Bien des échevins n’ont jamais caché leur ressentiment contre l'aide procurée à certaines munici-nalités principalement aux frais de la ville de Montréal.Et, tout en admettant l'urgence de secourir quelques municipalités déficitaires, on opinait plutôt en faveur de l’annexion non seulement de celles-là, niais de toutes les autres municipalités.Aujourd’hui, les échevins ont l’occasion d’établir l'efficacité de la Commission avant de recommander à la Législature la suppression de cette importante corporation.Prié de formuler le sentiment actuel des membres de la commission échevinale qu’il préside, M.Sansregret se récuse et il n'en veut rien préjuger avant d'être éclairé, lui-même et ses collègues, sur les résultats tangibles do la Commission métropolitaine depuis un an et demi qu'elle existe.Notre sentiment, dit-il, dépend naturellement lies renseignements que nous obtiendrons de la Commission.Ils auront ces renseignements à In séance de mercredi; il s’agit d’une requête sur l’état financier des municipalités soumises au contrôle de lia commission métropolitaine et de tous les autres renseignements permettant de recommander au conseil municipal que ces municipalité soient ou non annexées à Montréal, s’il y a lieu.Les échevins Sansregret, Ga-reau, Turcot, Quintal, Drummond, Trépanier et Carmel composent la commission échevinale.-«- Un monument à Chaumont Paris, 6.— Le président de la République a reçu, aujourd’hui, une députation du département de la Haute-Marne, dont le maire de Chaumont, qui a invité M.Millernnd à présider, au printemps prochain, l’inauguration d’un monument élevé à Chaumont, commémorant l’aide des Etats-Unis et son amitié pour la France.Le général Pershing, dont le quartier général a été longtemps à Chaumont pondant la guerre, a prçmis, dit-on, d’assister à la cérémonie.• ment d'une manière dramatique aux généraux alliés.Les généraux avaient mandé Rafet pour discuter la question de l’admission des gendarmes kémalistes dans les zones de Gallipoli et de Tchanak.A In fin de la discussion, Refet pacha, à brûle-pourpoint, jeta l'étonnante nouvelle : “Je dois informer Votre Excellence, dit-il, que depuis midi le gouvernement de Constantinople n'existe plus et que J*oi pris le gouverne-J ment.” i * * * Moscou, 6.— La Russie .soviétique insiste sur une entière participation à la conférence de paix de Lausanne sans limitation et sur la même hase que les autres pratici-pants.C’est ce que M.TchMchertne, ministre des Affaires étrangères, fait savoir dans une note qu’il a envoyée à la Grande-Bretagne, à la France et à l'Italie en réponse à l'Invitation de l'Entente que la Russie prenne part seulement aux discussions relatives aux détroits.La note demande aussi que IT-kraine et la Géorgie prennent part à 1» conférence.98362 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1922 VOLUME Xin^-No 258 LE MARCHE DESVIVRES les PRIX du gros Voici quelques pri* de gros que ious avons obtenus ce matin: FARINE 1ère qualité, le baril .Deuxieme qualité, le baril .Forte, à boulanger, le baril .$6.80 .$6.30 .$6.10 OEUFS Choisis \o i Vo 2 .40s.36s.32s.BEURRE Crémerie, choix no 1 V'rt 0 .38s.37s.(in u'oc d’une livre: Crémerie, chblx no 1 Crémerie, choix no 2 .39s.38s.FROMAGE Fort, au morceau .27s.25s.Doux, au morceau >1^., .23s.33s.\ la meule .22s.MIE).Le miel cou.e se verni lt>s.la livre.|;ni' 5 livres et 15s.la livre, i»ar lin livres.SAINDOUX .» tinelte .«i-4 Un seau.18s.1-4 l es prix des oeufs, du beurre, du .nuise, du miel, du saindoux sont u nis par la maison L.Limoges .Lie, Limitée, 26, rue William.POMMES DE TERRE t i s pommes de terre se détail-!.i >'1.(10 les 80 livres.Les pom-s de, terre du bas de Québec oui *1.par 90 livres an wagon et u .é.'nil de $1 les 80 livres.1 e i,mes de tern du Nouveau- î’.¦ , ick se délailient au meme Les pommes de terre d’On-' io sont auparues sur le marché.'.Mes font 90s.nar 90 livres au wa-!>(»o et 90s.par 80 livres au détail.VIANDES FUMEES i.ônljons de ô A 12 livres font de 24 à 25s.et les autres plus lourds, du 22 à 23s.Le jambon nit fait 37s.et le bacon fait 32s.Ls marché monétaire il SS F, SENSIBLE DU TAUX DE INTERET SUR LES OBL1GA- *1 IONS.La province d’Ontario emprunte 20,000,000 aux Etats-Unis nu taux de 5.19%, courtage compris.La ville de Hamilton emprunte 9500,006 au Canada au taux de 5.37%, courtage compris.La petite municipalité de la Pointe-Claire vend des obligations 5% au-dessus du pair.Le gouvernement des Etats-Unis offre nu pair 9500.000,000 d’obligations imposables 4’ “Le mieux c’est d’essayer" 'N)’ FEUILLETON DU “DEVOIR’’ il i L w CHOIX DE GISELE Par Mme A.D’ARVOR & & « I _______ pttamment, mon jeune frère est blessé, mortelle mont peut-être." — Oh! mon Dieu!.«’exclamé-] rent plusieurs des infirmières.Et l’une d’elles ajouta : — Qui sait si ce n’est pas de lui qu’il était question dans le communique de ce matin?Un ienne aviateur mis d l’ordre du tour pour avoir lutlt seul contre deux avions ennemis et, brûlé sur diverses parties du corps, avoir pu atterrir dans nos Hunes avec ton avion en flammes, pour ne pas laisser tomber entre les mains de l'ennemi l'officier observateur gravement atteint à son bord.Pauvre Mme Dathret, fit une voix.pauvres ’’princesses”, si durement éjirouvées! Il était l’heure de se séparer.r.hncune plia son ouvrage pour le j retrouver le lendemain.Mais Gisè- ; le, blanche jusqu'aux lèvres, n’avait pas bougé de sa place; il fallut lui toucher l'épaule pour la rappeler A la réalité.Elle sursautai s’excusa, et d’un geste machinal roula la serviette qu’elle était en train de réparer.Lorsqu'elle re-1 prit sa besogne, le Jour suivant, la ] jeune fille ne put jamais so rendre compte comment il sc trouvait duffe) (lui, expliqua-t-elle, Mine Le iclle ’ st partie depuis quelques : iu'ent- déjà, dés qu’on lui eut re-té!ég anime qu'un domesti-t f eh elle lui apportait.Ur ‘ (ranime?interrompit u u des i Frmières.Ce n’était pas p i mauvaise nouvelle, au moins?Four sûr que si, continua la rvante, à preuve qu’elle trem-1 ait très fort en remettant son < apenu dans le vestiaire, et elle *¦ (Ht ".le laisse un mot pour ne l’infirmière-major, Je ne mis • 'and il me sera possible de re-i nd 'e mon service.Ayez lu eom-anee de reporter nui blouse A a aile 8.,Vou» direz à ces dame i ‘’•»e i.suis obligée de partir préci- que sa reprise de la veille te à d’envers.vu Marie-Antoinette avait était fai Pourtant, un télégramme de Mme Le Huellec était venu relever un peu le courage le celles qui restaient au logis, la réalité n’étalt pas tout à fait aussi douloureuse qu’on l’avait craint; la situation demeurait dangereuse, mais non désespérée.Le jeune pilote, brûlé aux mains d’une façon plutôt superficielle, avait, en outre, une blessure profonde A la tête et une jambe broyée sous le choc de son appareil.On venait de procéder A l’am- ! putation; le blessé se débattait *" ls ,t! i dans un violent délire; il n’avait premier train pour X où agon - j ,)ns rm>nnu sa soour.Toutefois, sait sans doute Philippe, s’il n’était mort déjà.Elle avait confié A Marie-Mie pas reconnu sa soeur lies majors espéraient que sa saine.I constitution aiderait peut-être A le j leur mère épuisée d’angoisses et de j ! nuits d’insomnie, A qui pourtant il n’était pas possible de cacher la vérité.Si elle l’avait jiu, Mme Dal-( bret eût volé elle-même au chevet de son fits mourant.Mais sa santé, i si chancelante déjà en ecs années j de guerre qui comptèrent double ! pour tant de coeurs de mères, ne ] !ui permettait pas un tel déptace-! ment, une fièvre ardente la clou-i ait sur son lit, pour la laisser bicn-I tôt déprimée, abattue, saur force et sans voix.sauver.Quelles prières ferventes ne s’élevèrent-elles pas de ces Ames en détresse vers Celui qui peut tout, vers le Maître souverain de la vie et de la mort! Mme Dalbrot offrit scs souffrances, Marie-Amélie ses fatigues, et Marie-Caroline écrivit des lettres réconfortantes pour dire que Dieu n’éprouve pas au-dessus des forces de ses créatures, qu’il aurait peut-être pitié, après tant d'inquiétudes et tant de larmes.Elle ajoutait qu'il fallait prier beaucoup, implorer la toute-puissante intercession de celle qui est la mère des affligés.N’était-ce pas , la Vierge bénie qui, si longtemps, ; avait environné d’une visible protection le cher soldat qu’on lui confiait chaque jour, et ne pouvait-on croire que sa main avait mystérieusement éteint les flammes jaillissantes prêtes à le dévorer?Par les officiers et les autres pilotes de l’escadrille, on avait A peu près reconstitué la scène du drame.L’avion de Philippe patrouil- .lait A 4,000 mètres d'altitude quand attaqué soudain par deux adversaires A la fois, il lui fallut faire ] des prodiges d'acrobatie pour tenter de leur échapper.Il allait y parvenir, lorsque le lieutenant qui raccompagnait en qualité d’observateur fut blessé gravement A l’épaule et s’écroula inerte, sanglant, au fond de la carlingue.En môme temps, un éclat d’obus brisait le moteur, un autre perçait le réservoir A essence.C’était la chute, la chute imminente, fatale, affreuse; l’avion allait s’écraser sur le sol, ensevelissant sous ses débris fumants les deux hommes qui le montaient et sur lesquels le* Gothas allemands fondaient déjà comme sur une proie facile.Philippe Dalbret voulut du moins vendre chèrement sa vie.Sans quitter les commandes, de sa main restée libre il actionna sa mitrailleuse, et deux décharges successives le débarrassèrent — par un miracle qu’il ne put s’expliquer par la suite — des pirates qui l’encerclaient.Puis il accéléra la descente en vol plané, l’hélice ne tournant plus et avec un imperturbable sang-froid il tenta par une brusque pousséê verticale — sa seule chance de salut — d’arrêter peut-être les petites flammes menaçantes, bleu faites pour le glacer d’horreur.Quand 11 put atterrir, A 400 mètres seulement des lignes ennemies, il n’eut que le temps de saisir A bras-le-corps l’officier toujours inanimé et de le faire glisser le long de la machine, jetant en même temps pardessus bord scs cartes, sa boussole, scs papiers; Il chargeait sa mitrailleuse sur ses épaules quand un dernier choc, d’une rare violence, le cloua soudain au sol, le front ouvert, la jambe gauche engagée sous les ailes brisées de son grand oiseau.Cependant, par un prodige tout providentiel, les petites flammes ne léchaient plu* les débris de l’avion, elle* semblaient étouf-! fée* comme tous la pression d’une invisible main, pour sauver le pilo te de la mort la plus affreuse.Quand on vint au secours de Philippe, il était sans connaissance auprès de l’officier toujours évanoui, et on les transporta tous deux au poste de secours le plus proche, puis, de là, sans retard, A l’hôpital de X., où Marie-Antoinette devait le retrouver.Gildus, averti par dépêche, avait pu obtenir une permission pour r« joindre sa femme au chevet du blés sé, et c’était lui maintenant qu adressait ohinpif jour A Ker tirette un bulletin de santé, décidément di plus en plus rassurant.La fièvre était tombée.Philippe les avail reconnus.La plaie de la tête se cicatrisait rapidement.Le membre amputé ne semblait desmir présenter aucune fâcheuse complication.Il n'y aurait bientôt plus que les forces A revenir, ce serait l’affaire de quelques semaines, et !* rher blessé reviendrait A Bols-Doullcns, muni d’une permission de convalescence qui se pourrait prolonger jusqu’à la réforme a’il ie désirait.Et cotte heure de retour, si impatiemment, si douloureusement attendue, vint A sonner enfin.(à iulvre) VOLUME XIII.—No 251 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1922 I IF.DOSAGE DE L’EFFORT LA VIE SPORTIVE DANS LE TOUR DE FRANCE TARIF DES PETITES AFFICHES LE CAS DE LALANDE A ETE REGLE SAMEDI L’ancien capitaine du Canadien a été échangé pour Arèle Joliat — La saison de la N.H.L.sera inaugurée le 16 décembre à Hamilton et Toronto.L’H-SBembice annuelle de la “Na-Jional Hockey League” a eu lieu, sained! après-midi, à l’hôtel Windsor H des questions importantes, entre autres le cas de Newsy Lalonde, ont léte débattues.Au début on s’occupa des affaires de routine et on adopta les rapports tinnuels.On proposa ensuite un amendement à la constitution de la îiguc en rapport avec la clause de üu renonciation sur les joueurs et il •a été unanimement décidé qu’à l’avenir, le prix de la renonciation serait de $1,500 au lieu de $500.Puis, commença la discussion relative à Lalonde.Les délégués des - clubs étrangers ne se cachaient pas pour ilire que la transaction au sujet de ce joueur n’était pas juste et, «niilgré la formelle assurance des délégués du Canadien, que tout avait été légalement conduit, il sembla rester un doute dans l’esprit des visiteurs.M.Athanase David, qui est un des directeurs du Canadien, fut le principal “debater” en faveur de la transaction et il démontra aux représentants des autres clubs que toute la transaction s’était passée équitablement.Le secrétaire provin-riül défendit avec chaleur Aurèle .loliat, du club Saskatoon, qui, dit-il, est parfaitement éligible dans la 11.L.La discussion en resta là (îuelqucs instants pour permettre ,aix assistants de prendre un lunch.Quand ils revinrent, la discussion ¦prit encore avec animation, mais lalemeiït on réussit à faire accep-•r le marché et Joliat fut regardé mime eligible dans le circuit Calice.m u décidé que l’ouverture de la ligue aura lieu le 10 décembre.Les premières joutes auront lieu à Hamilton et Toronto.L’Ottawa visitera les Tigers et le Canadien ira jouer dans la Ville Reine.Une cédule avait aussi été préparée par le président Frank Cuiller, mais il va falloir y faire plusieurs changements de sorte qu’elle n’a pu être remise à la presse.Elle sera publiée prochainement.Comme l’an dernier, le championnat aura lieu entre les deux premières équines de la ligue.Le total de points de deux parties disputées sur le terrain de chaque club aux prises, décidera du championnat, Au cas d’égalité une troisième partie aura lieu sur un terrain neutre.Il a été décidé que les séries de fin de saison devront être terminées le 10 mars afin de permettre au champion de partir pour l’ouest et d’y être le 15, date de la première joute entre le vainqueur de l’est et celui de l’ouest.Frank Calder a encore été réélu président et secrétaire de la Ligue.Les autres directeurs sont M.M.Querrie, Gorman, Thompson et Léo Dandurand, M.Calder commence son deuxième terme comme président de la Ligue.Les clubs étaient représentés comme suit: L’hon.A.David, Léon Dandurand, Joe Cattarmich, Nap.Dorval, Cecil Hart, Louis 1.étourneau, du Canadien; “Ted Dey”, Tommy Gorman, de l’Ottawa; Percy Hambly, Charlie Querrie, du Toronto; Percy Thompson, du Hamilton.Le président de la N.H, L.Frank Cald or, occupait le fauteuil présidentiel.LEO DANDURAND EST FÊTÉ AR SES AMIS SAMEDI SOIR i' res de deux cents sportsmen ont assisté au banquet offert en l’honneur du gérant du club .e Lockey Canadien — La présentation d’un -lagnilïque cadeau-souvenir.-U.I.':o IL.ndurpnd, gérant du ( iub de hockey Cnnpd’en, a été le héros d’une belle manifestation samedi soir lorsque scs amis lui ont offert uu banquet à l’hotol Windsor et disons de suite que ces agapes ont été des mieux réussies.Près île doux cents convives assistaient à celle fête et la nlus franche gai-té n’a cessé de régner.A la table d’honneur, on remarquait à la gauche du héros, Art.Loss, qui présida le banquet, et à sa droite, le Rév, Père Louis Lalande, S.J,, un des amis intimes de Léo.On y voyait aussi le juge Anié-dée Monet, MM.E.C.St-Père, Iré-néc Vautrin, A.-L.Caron, Hector Racine, Raoul Grothé, Joe Cattari-lich, Ls.Letourneau, Raoul Dumouchel, Geo.Richer, etc.Quand vint le temps dos santés le président Arthur Ross demanda à M, E.C.St-Père, M.P., de proposer la santé des hôtes.Le déoutê d’Hocheloga parla dans les deux, langues et ses remarques furent fort appréciées.M.St-Père, qui se lit le parrain sportif de M.Dandurand, raconta comment il avait fait sa connaissance il y a déjà longtemps, et ce fut lui qui le proposa comme directeur au National.M.St-Père a toujours suivi les progrès de son ami intime dans le sport et aujourd’hui il est orgueilleux de lui voir occuper une si belle place non seulement dans le hockey, mais dans tous les sports.La santé de “notre hôte” fut proposée par M.A L.Caron et Léo Dandurant y répondit par une allocution pleine de bons mots, qui furent soulignés par de chaleureux applaudissements.w Frank Calder répondit ensuite à la santé de la National Hochev League, et Joe Cattarinich à celle du club de hockey Canadien.La sanlé des rédacteurs du sport fut ensuite proposée et M.Peter Spanjaardt, du "Star”, sut y répondre en termes exquis.D’autres brefs discours furent prononcés par M.Irénée Vau trin, Hector Racine et le Rév.Père Louis Lalande, s.j., Joe Cattarinich, l’hon, juge Monette, Tommy Gorman, Percy Thompson, Tom Duggan, Alex Moore, Cecil Hart et Albert Laberge.Le Rév.Père Lalande, qui parle en français et en raglais, a aussi fait un bel éloge de M.Dandurand.Il l’a vu grandir.Il le connut à Kankakee, Ils., il y a vingt ans, puis l’eut sous sa direction au Collège Ste-Marie.Depuis sa sortie du collège.M.Dandurand a continué de visiter l’institution plusieurs fois à tous les ans et il est toujours de la famille du collège de la rue Blcury.Le Père Lalande a aussi parlé du sport en général, déclarant qu’il était indispensable à la société.Les organisateurs de la fête, MM.Cecil Hart et Alex Moore, ont droit à toutes nos félicitations nour le beau succès qui a couronné cette fête.Un magnifique cadeau, sous forme d’une riche montre on or.fut présenté au héros de la fête par le juge Amédée Mon et et Léo Dandurand remercia en termes émus.Pondant le banquet, un quatuor de musiciens et chanteurs sut se Le Tour de France ne demande pas seulement un effort physique, U exige une forte dépense cérébrale.Contrairement à ce que suppose le profane, l’esprit est sans cesse aux aguets.Je vais essayer en ces quelques lignes de donner une idée du travail imposé par ce mois vraiment dur, où la chance, après m’avoir souri, vient de m’accabler une fois de plus.Dans la première étape, nu départ de Paris, il faut avant tout faire attention aux pavés: ce sont les pires adversaires.Aucun lâchage n’est à redouter, on se retrouve toujours.Jusqu’aux environs d’Abbeville, de Fécamp, tous ceux qui ont crevé parviennent à rejoindre le peloton sans trop de difficulté.A partir de là, la route devient difficile, avec scs virages et ses descentes multiples qui provoquent de nombreuses crevaisons, sans oublier le vent qui souffle presque toujours avec violence.Tous s’attendent à voir leurs pneumatiques rendre l’âme.Quand on augmente l’allure, le silex adhère plus facilement et les boyaux ne résistent pas.En 1920 et en 1921, j’ai crevé huit fois chaque année dans cette étape et me suis trouvé sans pneus de rechange.Cette année, j’ai été à peine [dus heureux: 7 crevaisons dont 5, hélas! dans les 100 derniers kilomètres, ce qui me supprim* tout espoir.Je perdis une heure sur les premiers.Cette étape est celle où l’on se réserve et où l’on se met en jambes.Elle est cependant l’une des plus dures à cause de sa longueur.Elle sc court dans les 100 derniers kilomètres.Jusqu’à Rayonne, il n’y a pas à tenter un effort sérieux pour distancer ses adversaires.Ce qu’il faut, c’est conserver toutes scs forces pour l’assaut des Pyrénées.Si, tu classement, on a une place d’honneur, les autres coureurs se méfient de vous et s’efforceront de vous faire la partie dure.Aussi ne pas se dépenser dès le départ, ce serait trop long; attendre les derniers kilomètres pour tâcher de s’attribuer la victoire.Ces étapes, s’il fait mauvais temps, provoquent un déchet considérable: comme un fait exprès, nous avons presque toujours la pluie et le vent.S’il pleut, c’est un calvaire.Au départ, il fait très froid et l’après-midi la chaleur est incommodante.Le mal aux genoux et aux reins vous guette.Pour éviter dans la mesure du possible ces inconvénients qui vous torturent, il faut mettre des genouillères jusqu’à 9 ou 10 heures du matin.Avoir les genoux et les chevilles échauffées est la base du bien-être.Dès que vous souffrez des tendons, mettez des emplâtres et une bande Velpeau pour vous donner de la chaleur.Si vous êtes atteint par le mal au cours de l’étape, il vaut mieux ralentir et risquer de perdre un quart d’heure qu’insister et voir l’état empirer.La course est faite de multiples riens qui peuvent vous handicaper: pleut-il?Votre selle s’avachit, vous oblige à pédaler avec les genoux, parce que, sans vous en rendre compte, vous vous trouvez trop bas.Si vous ne relevez pas votre selle aussitôt, vous vous en ressentirez pendant deux ou trois étapes.A un millimètre près, votre position peut vous causer de terribles difficultés par la suite: c’est ainsi que si vous avez des souliers avec des semelles plus ou moins épaisses, il faut régler votre selle, la remonter ou la baisser.Cette précaution peut faire sourire, mais elle est capitale pour la souplesse et le travail des muscles.On ne s’en aperçoit pas soi-même souvent, mais on en ressent les conséquences.De même, lorsque je roule sur de mauvaises routes je mets des cales, comme les sprinters, en arrière de la pédale, pour empêcher les orteils ne toucher au fond du cale-pied, ce qui blesse et provoque des pinçons, des houles de sang au bout des pieds.C’est ce qui me causa un préjudice terrible de Paris à Rayonne en 1912, m’obligeant à monter les cols sans cale-pieds.Dès que nous arrivons aux Pyrénées, c’est l’attaque à fond.Celui qui a une chance de gagner le tour doit donner son maximum dès le col d’Aubisquc, après avoir observé l’état de ses concurrents dans les premières ascensions.A partir de cet endroit, c’est la lutte à la mort.Le premier à Luchon a, pour ainsi dire, course gagnée, sauf accident, tant par l’influence que le succès a sur son moral et sur celui de ses adversaires, que par l’entente qui peut se faire entre coureurs de la même maison pour faciliter la tâche du champion.Ce ne fut pas le cas pour moi cette année où mes rivaux, ne pouvant pas arriver à DEMANDE D’EMPLOI [ — J«*q« »• M ' mata, 20 sou*, at I *ou pur met •uppléman- i taira.Turbie.L’étape se gagne au col de j demandes D’Elevks -.— Jo*qu’A « Brausse.Ceux qu| y sont ensemble * 1 ,on p,r rn0‘ *np,,u- TOUTES LES AUTRES DEMANDES : — jusqu'à 20 mata, 20 «ou*, 1 «ou par mot aup-plàmentairc.CHAMBRES A LOUER: — 10 «ou* Ju«-qu’à 20 mot*, 1 aou par mot «uppUmcntatre.TROUVE: —— Ju«qu'à 20 mot*, 20 sou*.1 «ou por mot *uppÙmentaira.PERDU: — Jusqu’à 20 mot*.20 «ou*.1 sou par mot aupplémtuitair*.MAISONS.MAGASINS, ETC., A IXÎUEH: — JutQu’à 20 mot*, 25 sou*.1 sou pur mot aupplémantalre.A VENDRE: — Ju*qu’à 20 mots.20 aou*.1 sou par mot aupplémentutro.CARTES PROFESSIONNELLES, tsrif sar demand*.AVIS LEGAUX: — 15 sou* 1* Mené a*ate.NAISSANCES.DECES.MESSES: — 50 sou» pur Insertion.REMERCIEMENTS: — 50 «ou*.CARNET MONDAIN, NOTES PERSONNELLES.ETC.: — 11.00 por Insertion.terminent généralement à l’emballage à Nice.Dans les parcours des Alpes, s’il pleut, les descentes sont tellement dures que la dislocation se produit d'ellc-inêmc.S’il fait beau, l’effort étant considérable, on se réserve pour le dernier effort.On ne cherche jamais à partir à fond pour prendre une demi-heure d’avance, on sc contente de 7 ou H minutes si possible, d'autant plus que les adversaires, aguerris par les Pyrénées, sont moins faciles à lâcher.La machine humaine s'est faite aux côtes: les reins, les poignets, le cou sont plus dociles.L’effort est toujours aussi dur, mais le résultat est bien moindre: on ne compte plus que des écarts de quelques minutes, alors que dans les Pyrénées on obtient des avances de 15 ou 30 minutes.Et toujours la crainte de coalition en cas de crevaison poursuit le leader: dans les montagnes elle n’est pas terrible, car on court d’homme à homme et qu’on est séparé parfois de 100 à 200 mètres les uns des autres.Tandis que sur le plat, le groupe s’échappe dès qu’il vous voit obligé de descendre pour réparer.C’est ainsi qu’avant Belfort ayant crevé, j’ai dû chasser le peloton se relayant, pendant 150 kilomètres.J’étais seul contre eux tous et j’avais 5 mètres 35 de développement, alors qu’ils avaient 6 mètres 60 et qu’ils étaient favorisés par la tempête dans le dos.Je faisais 36 à 38 de moyenne avec ma multiplication, et eux 40 à 42 grâce à leur grand braquet.De plus, quand vous êtes en peloton, pour manger et boire vous ralentissez en faisant de la roue libre, vous profitez tous du même instant, tandis ijué' seul vous perdez un temps précieux pour vous alimenter.C’est là une question très importante: par grand froid et dans les étapes de pluie, il faut manger plus que quand il fait chaud.D’ailleurs, par temps froid on digère mieux et on a plus d’appétit.Boire peu.Quand on a l’habitude, on arrive à faire de 100 à 150 kilomètres avec un seul bidon de thé léger bien sucré.Ne pas négliger d’avoir dans une petite boite quelques pastilles de Vichy permettant, si Testomae ne fonctionne pas, d’enrayer le mal.Dans les étapes de montagnes courues par la pluie, les descentes sont horriblement dures à cause du froid: on fonce en roue libre à 60 à l’heure, sans faire un mouvement, l’oeil aux aguets, car d’un côté c’est le rocher, de l'autre le précipice, et on peut à peine actionner les freins, tant les mains et les pieds sont engourdis.Aussi pour ces étapes faut-il emporter un peu de cognac qu’on prend par petites gorgées quand le froid vous saisit •trop.Si ce froid provoque des coliques, frictionnez-vous avec cet alcool qui donne une réaction momentanée.Mais ne prenez jamais de cognac pour une arrivée, sauf s’il fait vraiment trop froid.Ce doit être une précaution et non un stimulant.Les dernières étapes sont celles des pavés.L’homme de tête a tout intérêt à ce que tout se passe normalement.Il se contente d’observer.Au contraire, celui qui est handicapé risque son va-tout, joue sa chance.Celui-là doit pouvoir perdre dix minutes plutôt que risquer l’accident, celui-ci va au danger délibérément.Il faut toujours savoir doser l’effort: par exemple, si, au col (les Arcs, l’un de vos concurrents démarre prématurément, laisscz-le faire.Il y a 60 kilomètres de plat après, vous avez largement le temps de rattraper le fuyard.D’autre part, voici la côte de Picardie et je ne me sens pas très bien.Te l’aborde en tête et me laisse passer, je prends la roue qui me précède et ainsi de suite jusqu’au dernier: de cette façon mes adversaires ont fait du 25 et moi je me suis contenté d’un honnête 15 à l'heure, sans être décollé.Ne jamais fournir une dépense de forces inutile.A la fin de la course, le leader règle sa position sur son temps et son avance.Il fait les étapes au chronomètre, pour ainsi dire.Si l’arrivée se fait sur un terrain facile, il se livre à l’emballage.Sinon, s’il y a des rails ou un peloton trop compact, il laisse les autres sc débrouiller.Jean ALAVOINE.(Très Sport).LES RESULTATS DU RUGBY Nos forêts Il y a au Canad?plus de cen ________ trente essences ou.atteignent h”-I sont converties en bois de sciage ; dimensiions d’arbres; elles reprè-j sentent au delà de quarante genres.Parmi ces essences, environ soixante ou soixante-dix seulemenl r CARTES PROFESSIONNELLES et CARTES D’AFFAIRES ASSURANCB Normandin & DesRosiers Courtier» en Aaauranees 232 RUE ST-JACQUES T4I Mat» IMl-4Ua.MEDECIN M*n«ré*l AVOCATS AUTOMOBILES CHAUFFEURS MRCANiriF.NS demandé» Sulvi-r.le* cour».Jour ou soir.Licence sa- I rantle, position assurée.Cours privés pour ! dnmes.S'ad Cnnlomhe, 708, bemontlgny Est.Tél.; Est 4144.COLLEGE DE BARBIERS Archambault & Marcotte AVOCAT».M rm* fc-jMqaM.Tél.Main Vl.JtMHsph ArpbambaulL C il.M.P., Eonll* vUrontt* f.iürJ Kdm.âagnon, UU».ALDERIC BLAIN, bTllÏ.Dr J.M.E.PREVOST 0«* hAptum d* Farl*-Londrt»-N«w-Y*rk Clinique privée pour 1* traitement 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