Le devoir, 19 octobre 1922, jeudi 19 octobre 1922
VOLUME Ai»*.- » % k* A.* MONTREAL, JEUDI iy OCTOBRE 1922 TROIS SOUS LE NUMERÔ Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.MOO Etatn-UnU «t Emptr* BrlUnnique .*8.00 UNION POSTALE.910.00 Édition hebdomadaire CANADA.1800 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.9800 DEVOIR Rédaction et administration - A 43, RUE SAINT-VINCENT ^ t montrcal ^ TÉLÉPHONE} Main 7489 SERVICE DI NUIT i RMMtlim, ftUln SI 21 AdBialalrattM» Mai» S1SS Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! La coalition J ' à bas, Lloyd George Une requête Une commission d’em bellissement viable.Le premier ministre s’indigne de ce qu’on accuse son gouvernement de traiter Montréal comme une vache à lait.Tant que nous aurons une administration municipale comme l’actuelle, animée de si peu d’esprit civique, si peu soucieuse de l’hygiène et de la dignité de la ville qu’elle installe des dépotoirs au coeur des quartiers populeux de l’est, nous ne pouvons souhaiter ardemment qu’on lui laisse plus de revenus.Pour l’usage qu’elle en ferait!.Mais nous croyons, et nous l’avons maintes fois écrit ici même, que le premier ministre et ses collègues, s’ils témoignent, comme ils l’affirment, un vif intérêt à Montréal, devraient le traduire autrement que sir Lomer Gouin qui, ainsi qu’on le sait, nomma M.Médéric Martin conseiller législatif, sans doute pour consacrer l’importance de notre port, le développement de notre commerce, la hausse de Timmeuble et la hauteur du mont Royal.Il fut un temps où les affaires municipales ne fonctionnaient pas comme aujourd’hui.Les taxes étaient moins lourdes, les dépenses moins élevées, les travaux moins coûteux, plus durables.Pourquoi n’avons-nous pas, aujourd’hui, un régime équivalent?Uniquement parce qu'on a supprimé toutes les garanties qui à ce moment assuraient le recrutement d’échevins capables, doués d’esprit civique, de vues larges et justes.Reviendrons-nous à ce temps où l’on considérait un honneur de siéger au conseil, tandis qu’aujourd’hui, il faut un véritable courage, tant le poste est déprécié, aux honnêtes gens et aux gens sérieux qui sont là, pour affronter une élection ?Ce ne sera sûrement pas cette année; car le gouvernement, à la veille d’une élection, doit s’interdire toute régression antidémagogique, dût te salut de la ville en dépendre.L’organisation libérale serait la première à s’y opposer.Mais celle-ci a, par hasard, à sa tête un architecte, M.Vautrin, jui est en même temps député de Saint-Jacques.Nous sommes sûr que M.Vautrin sera tout le premier, en sa double qualité d’architecte et de représentant de l’une des plus belles circonscriptions électorales de Montréal, à appuyer la requête que nous adressons au gouvernement et à la législature de Québec.Lors de la session de 1920, l’assemblée législative, à la suggestion du gouvernement, offrit à Montréal le choix entre deux chartes.Elle avait eu soin d’insérer dans l’une comme dans l’autre la création d’une commission d’embellissement.Mais elle eut trop confiance en l’esprit civique de l’administration oui naquit de cetle des deux chartes que ratifia la population.La création de cette commission était facultative.Le conseil est en fonction depuis plus d’un an, il ne l’a pas encore créée.Le gouvernement et le parlement ne peuvent pas douter de la nécessité de cette commission; autrement, auraient-ils, dans le projet de chrate, pourvu à sa création, à la création d’un orga nisme inutile?Au reste, que s’est-il passé à la dernière session?Le secrétaire de la province a déposé et fait adopter une proposition de loi instituant une commission de beaux-arts et une commission pour la conservation des monuments historiques.Le gouvernement indiquait par là toute l’importance qu’il accorde à l’esthétique.Est-il logique qu’il ne prenne point les dispositions voulues pour doter Montréal, — a plus grande ville du Canada, mais aussi, à raison de la.rapidité de sa croissance, l’une des plus mal bâties, l’une des plus désordonnées, — des services d’une commission d’esthétique ou d’embellissement?Nous ne demandons pas de brûler des étapes.La commission devait avoir, aux termes de la charte, des fonctions très modestes, disposer d’un mince budget dont le chiffre était laissé à la parcimonie du conseil; mais c’était déjà un 'début.Ce que nous voulons, c’est que le parlement définisse nettement les pouvoirs de cette commission, de même que les qualifications de ceux qui en doivent faire partie, qu’il lui assure, à même les ressources de la ville, un petit budget, mais sur lequel elle puisse compter de façon absolue et, enfin, qu’on lui garantisse la durée, en ordonnant que ses membres soient nommes pour une période minima de dix ans.Tousles députés de Montréal, nous en sommes sûr, voudront s’associer à une telle requête.Ils savent que, pour organiser le développement rationnel d’une ville de l'importance de la métropole, en pleine période de croissance, il faut un corps qui réunisse certaines qualités essentielles.La première de ces qualités, c’est la compétence, la seconde, l’énergie et l’esprit d’initiative et la troisième, la parfaite indépendance, la permanence.La commission, à son premier stage, n’aura pas de fortes dépenses à faire.Elle devra surveiller la confection d’un plan de l’île de Montréal, étudier les projets de constructions municipales, les approuver ou les désapprouvei%suivant le cas, se hâter d’arrêter un plan général de construction qui impose un minimum de res-tructions et pridège la ville contre les laideurs trop criantes.Elle devra, enfin, étudier l’opportunité d’ouvrir deux ou trois boulevards pour faciliter le roulage êt la circulation qui, de l’avis du chef de police, deviennent do plus en plus compliques, de plus en plus dangereux.* * * Veut-on que nous donnions un exemple concret de la néces-dlé de cette commission?On parle à l’heure actuelle d’ouvrir dans toute sa longueur la rue Sherbrooke.Une largeur de cent pieds serait plus qué suffisante.Mais la spéculation montre les dents; et voilà qu’on parle d’élargir la rue de vingt-cinq pieds de chaque côté, dans les endroits où elle est peu ou pas cons-Iruite II ne restait que trois ou quatre lots à exproprier, à l’est, pour terminer l’ouverture.Cette recrudescence l’appétit menace de tout gâter.Une commission d’hommes compétents et honnêtes pourrait dire à l’hôtel de ri lie : Nous n’approuverons pas un propjct d'agrandissement de cent cinquante pieds, parce que nous savons que, dans toutes les villes m on a voulu faire des boulevards de cette largeur, on l’a ensuite regretté.Autre exemple de la désolante incurie municipale : la rue Sherbrooke est l'une des mieux construites de la ville, à l’est de In rue Saint-Laurent.Elle doit constituer, après l’ouverture, un boulevard traversant l’Ile de Montréal dans toute son étendue.H était naturel d’espérer que l’on amenderait les règlements de construction de façon à ce que les maisons de l’est, dont un certain nombre, construites depuis longtemps laissent fort à désirer, fussent aussi convenables que celles de l’ouest.Mais qu'nr-rive-t-il?Le conseil rétablit la tolérance des escaliers extérieurs qui, après avoir été penni^ avaient été enfin proscrits.A quoi aboutirait pareille incohérence, si on lui permettait de continuer?„ Louir DUPIRE.Mademoiselle Héroux La nuit dernière, aux Trois-Rivières, à l’hôpital Saint-Joseph, est morte à l’âge de seize ans, après plusieurs mois de maladie, mademoiselle Lucie Héroux, fille de notre camarade et ami, M.Orner Héroux.Les funérailles auront lieu aux Trois-Rivières, à huit heures, samedi matin, en la chapelle de l’hôpital Saint-Joseph.D’ici là, la dépouille sera exposée chez M.Héroux, père, 164, rue Bonaventure.On est prié de ne pas envoyer de fleurs.Les restes seront inhumés à Québec, à l’arrivée du convoi du Pacifique, samedi après-midi, après libéra à Notre-Dame-du-Chemi n.Le personnel du Devoir offre à M.Héroux ses plus vives condoléances, auxquelles voudront s’associer nos lecteurs et amis.Propos d'Ottawa Pourquoi lord Byng s’attarde dans l’Ouest L’avenir de la Confédération canadienne inquiète Londres — Comment la situation économique tend à séparer l’Est de l’Ouest — Indépendance ou annexion?—Vaut-il la peine de tenir l’union debout?, élections jirochaines Le cabinet Lloyd George a donné sa démission cet après-midi — Les conservateurs ont voté contre la coalition au “Carlton Club” — Un parti conservateur distinct.Chronique Au cours de littérature Fi donc! Ahl les frileux! Le sexe fort fuit devant la première bise et grelotte autant que les frissonnantes étoiles au fond du ciel bleu.Parce que le mois d’octobre poudré de frimas ne veut plus jouer l’été de la Saint-Martin el, de mauvaise humeur, prépare sa démission et la venue de novembre, messieurs deviennent des modèles de douillet-teux et d’amour conjugal.Adieu, club! Cercle, pas ce soir! Vive le foyer où, malgré la crise du charbon et les propos alarmistes des spéculateurs, on ne manque pas de combustible pour se chauffer! Et à cause des rafales qui assènent leurs coups de fouet aux passants, on reste à côté de sa femme qui nous décoche des regards d’amoureuse reconnaissance et de joyeuse surprise.(Il n’est pas invraisemblable non plus de supposer un regard d’ennui.Enfin, ne dissipons pas les illusions de la jeunesse et glissons sur les désunions familiales.) Les jeunes gens de leur côté, je présume, ne se montrent pas moins lâches.Ils mettent le confort de Bibi ai>ant l’amour de Mimi.Pour une fols, le cinéma violemment éclairé à sa façade ne les fascine plus comme une lampe, un lèpidop tère.Les peiits-maitres aident la maman à laver la vaisselle et les chenapans, faute d’autre distrac tion, condescendent peut-être à réciter le chapelet avec la famille, en ce mois du rosaire.Que ce tableau soit chargé ou non, les rues étaient passablement désertes, hier soir, et la marche des piétons; précipitée.Mais je ne jurerais pas qu’il n’y eût personne aux salles de spectacles et de danse.A l'ouverture dq cours de littérature' française, les retardataires trouvaient sans embarras un siège pour s'asseoir, mais un sergent recruteur eût été en peine de constituer une section avec les hommes présents.Est-ce bien le froid qui explique cetle abstention du sexe fort, laid el philistin?Il est une température qui fait le vide autour des chaires universitaires autant que la mauvaise: c’est la très bonne, l’idéale.Et puis, de nombreuses jeunes filles y étaient bien, elles, de Imites petites jouvencelles emmitouflées dans leurs fourrures et les joues rosies par le vent frisquet.Une brusque incursion de l’hiver en avait sans doute retenu beaucoup à la maison.A quoi bon le celer?En dehors des éludes purement professionnelles, on voit aux cours surtout les robes noires des religieux et les au-1res robes .dont le froufrou produit de si étranges perturbations atmosphériques dans le.monde.Quant aux étudiants, ils ont la discrétion et le bon esprit de se montrer le moins possible.Il faudrait avoir mauvais caractère pour ne pas reconnaître que la lecture assidue de la Revue Moderne suffit amplement à leur éducation littéraire et leur fournit l’aliment voulu pour briller dans noire société hypercultivce.M.Dombrawski, le professeur, a l'air tout jeune.Petit et brun, épaisse chevelure noire, moustache noire, geiix noirs ardents, voix agréable, il a le débit plaisant, s’il multiplie les pauses.Il semble goûter les observations psychologiques et rechercher dans la littérature In peinture.d’une société, le diagnostic d’une mentalité.Peut-être le sujet imposait-il celte méthode.I.a correspondance de Uacine, ah! ce n’est pas palpitant comme un feuilleton.P/en de moins romanes-que que la vie de Racine.Pourtant, les femmes aiment bien le grand poêle tragique dont le style brille d’une grâce toute féminine.C’est le poète de l'amour, mais de l’amour-passion, c’est le créateur d’hérolnes immortelles.Queluiics-iines sont des types d’une élévation Incomparable, des modèles de tendresse, des anges de 611 reté et de vertu: Andramaque, oui me, Bérénice, Iphigénie; mats U ne faut pas oubiter Iterndone, (Par LEO-PAUL PESROSIERS) Ottawa, 18.—On débat le problème et tes conséquences d'une entente libérale-progressiste, mais sans souligner comme il le faudrait l’aspect canadien de la question et les résultats qu’elle peut avoir pour l’unité nationale.Peu de journaux ont exposé ce point de vue: le Globe est à peu près le seul à l’avoir fait.Cependant 11 est très important.Le gouverneur général l'aurait signalé à l’attention de M.King et de M.Crerar après le scrutin du six décembre.Des rumeurs à ce sujet ont eu cours dans le temps.On croit encore qu’elles sont fondées.Depuis plusieurs semaines déià lord Byng est dans l’Ouest.Au dire de quelques-uns, sa visite prolongée dans cette partie du pays ne serait pas étrangère au projet d’union politique qui hante les cerveaux depuis quelques mois.Dans sa sphère d’activité sociale le représentant du roi au Canada peut influer sur beaucoup de volontés el tente de calmer un pieu l’antagonisme des deux parties du pays.Les mêmes réflexions s’imposent à tout le mondé.Au train don! nous allons aujourd’hui, la Confédération ne subsistera pas longtemps.Chaque élection amène el amènera une recrudescence de propagande contre l’est dans l’ouest, et contre l'ouest dans l’est.La dernière campagne électorale et les articles de rédaction des journaux le prouvent encore aujourd’hui à satiété.Pour empêcher le mouvement progressiste de naître et de se développer dans le Québec les politiciens du Québec, conservateurs et libéraux, attaquent avec violence les provinces des prairies pour leur politique.Ils peuvent avoir de justes motifs ou en man JRter.l’effet est le même.Dan* I Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba, c’est la même chose.Pour retenir les progressistes dans la bonne croyance on fait les élections sur le dos de l’est du Canada, Ontariens et autres citoyens des diverses provinces canadiennes imitent toutes ces tactiques.Il y a d’autres causes plus graves (1 antagonisme.Ainsi les chemins de fer.L’Est paie pour l’Ouest.Nous venons d assumer encore près d’un million d’obligations par année pour les provinces des prairies, sans compter les dépenses en capital.Lorsque le conseil d’administration des chemins de fer dépense quelques millions en réparations et achats de matériaux dans l’Est, alors qu’il er ^fha/le, Agrippine, Phèdre, diaboliques ou possédées.Ce peintre génial de l’amour ne nJJh ]in dit M.Auguste nïïÛeanrda?* r°n 0U.\\r,lHc surCorneille.C est Corneille le omnd amoureux, le romanesque constant arMA riA l vers !ait ‘an thé A fl?2e de *a reno"clation nUls %n,; dn T jansé- tè d* J?r do"n!1 '"Peccable unite de vie, Corneille la possède.Toujours noble, il n’a rien d réparer èt n.nàIemer S(,n arl- U conti- nuait à composer des tragédies nu TrTn JÏ’r* 0à r, en con/ri/rJ Î'T, Chez Hccine, nu lie, n , ° CJ! e ^9age a;y£ r>t ur e, Gsmtpe, kt nia ne, WmmaÊd, Ténu se outil a, Kamoams-ha 1.Jsiét.Mortimagny.BeHechaesr.Lè»î&, îforchester lÀObinièrt, Mé-fWd/r.Heoucr.E ronteme.Kiootei, Arthabmka, Walfm, Oumptim, Ye-maska, Drnmnioad, Richmond.Ri-rheiieti.Ragot.Shefford.Sherbrooke.Stamtrad H Saint-fi pari nthr.dam In province de Québec, et de manufocturer, acheter, vendre et distribuer, des pouvoirs de gm, eau et électricité et autres pouvoirs dam ia cité de Québec, on dans n'impvrte quel desdits comtes ; d'acquérir, construire et opérer des lignes de téléphone ou de télégraphe avec on sans fil, qui pourront être requises pour tes besoins de In Compagnie; d'acquérir, en entier nu en partie, par achat, location ou de queiqu'antre manière que ce soit, le stock, capital, les parts, sécurités, entreprises et propriétés du Quebec Railway.Light.Heat d Power Company.Quebec Railway Light d Power Company.Quebec jacques-Cnrlicr Electric Company, Quebec County Railway Company, Quebec tins Company, Frontenac (la* Company.Canadian Electric Ughl Corn- ai f i Nicalet, Arthabaska, Wolfe, Compton, Yamaska, Drummond, Richmond, Richelieu, Ragot, Shefford, Sherbrooke, Siansfead et Saint-Hyacinthe, dans in province de Québec; pour acheter, louer ou acquérir de quelque manière que ce soit, et de construire, développer et opérer des pouvoirs hydrauliques, électriques ou autres usines de pouvoir, usines à gaz ou pouvoir d'eau dans la cité de Québec ou n’importe lequel des dits comtés pouvant être utilisés dans le but de fournir le pouvoir à ou pouvant être opérés conjointement avec les tramways ou chemins de fer de ta compagnie, et de vendre et distribuer dans la cité de Québec ou duns n'importe lequel des dits comtés une partie quelconque du pouvoir ou gaz produits par lesdites usines; d'acheter, construire et opérer telles lignes de télét/ho-ne ou télégraphe avec ou sans fil qui pourraient être requises pour les besoins des affaires de ia compagnie; d'acquérir en entier ou en partie, par achat ou de tout autre manière, le stock, capital, paris, sé curités, entreprises et propriétés du Quebec Railway, Light, Heat & Power Company, Limited, Quebec Railway, Light & Power Company, Quebec Jacques-Cartier Electric Company, Quebec County Railway Company, Quebec tins Company, Frontenac (las Company, Canadian Electric Light Company, on n’im-partc laquelle de ces compagnies, ou n’importe quelle autre compagnie on compagnies dont les propriétés ou entreprises ou une partie quelconque de ces propriétés ou entre prise de ta compagnie, comprenant en entier ou en partie leurs chartes, contrats, franchises, droits, pouvoirs.privileges, immunités et exemptions de toute nature et description; et de les vendre ou d'en dispo-l rue Turgeou en la nié hi • tr (a 1 .* C r O n t vendus par autorité de '¦«“tail en,’eettens H rttf,n défemleur saisis m VsT VOLUME XIII.—No 244 MONTREAL, JEUDI 19 OCTOBRE 1922 a CALENDRIER DEMAIN, VENDREDI W OCTOBRE im SAINT IRAN DE CONTI 4« nlna- Lerer du »®letl.( heure* II.Coueher du «uleil, 9 heure* *.Nouvelle lune, le 26, h 9 heure* et te* du aatln.Dernier quertier, 1* 11, à 9 heure* et l nute du aeir.DERNIERE HEURE Toute* 1m nouvelle» par no» rédacteurs, no» correspondants et 1m tervioe» de dépêches du monde entier DEMAIN —, TRES BEAU Aajonrd'hsl maximum 24 Mims dais ran dernier f.1*.r.2 Minimum aujourd'hui ., ,, Mfm édité l’an dtrnitr 14 47 B-AROMKTRSi * heure* du matin, 90.22; 11 heure*, M.lt| i 1 heure de l’aprèa-midl, 30.17.I , 1 LE PLAIDOYER DE BONAR LAW [1 désire que le parti con servateur anglais reste indépendant et distinct.LONDRES, 19 (S.P.A.).— A la réunion unioniste du Carlton Club, aujourd'hui, M.Bonar Law s*est exprimé ainsi en plaidant "pour empêcher la désagrégation du parti conservateur: M-.Chamberlain prétend tpio le meilleur moyen de parer la menace ^ravailliste est de continuer la coalition avec les libéraux.Je ne partage joint c-et avis.Je crois que le meilleur procédé serait de maintenir le jarti conservateur absolument indépendant.Ainsi vous auriez raison de |!a menace travailliste.Autrement, vous diviseriez les conservateurs en Jeux camps tout comme les libéraux le sont actuellement.’* L’assemblée a duré deux heures.La ville est bien représentée UN COMITÉ SPÉCIAL DÉTERMINE AUJOURD’HUI LE CHOIX DES DIRECTEURS DE L’ASSOCIATION DE L’EXPOSITION INDUSTRIELLE DE MONTREAL LE ROI REVIENT A LONDRES roi Georges, qui était en^promenade à Sandringham, est rentré à •s, aujourd’hui.Le premier ministre Lloyd George est allé le Le Londres, Sroi r.Austen Chamberlain et quelques autres membres du cabinet ont conféré avec le premier ministre aussitôt après la réunion unioniste.DUR INTERDIRE LES NARCOTIQUES ^ M.Taschereau annonce qu’une législation draconienne sera adoptée à la prochaine session, à cette fin — L’apologie de la régie des alcools.QUEBEC, 19 (I).N.C.).— En répons- aux déclarations faites à Québec par le Dr Saleoby et M.Johnston, le premier ministre, M.Taschereau, fait une déclaration, ce matin.Il affirme, entre autres choses, qu’une ¦législation draconienne sera présentée au cours de la session afin d’em-jiècher le commerce des narcotiques.M.Taschereau répond surtout à IM.Johnston et donne des statistiques, il dit que les rapports du gouver-Inement fédéral montrent une diminution des arrestations pour ivresses |dans la province de Québec.Le premier ministre dit qu’il y a eu une forte diminution dans la dlle de Québec pour ce qui concerne les arrestations pour ivressé dc-Ipuis le règne de la loi des liqueurs.ILE BARRAGE DU SAINT-wiAURICE IM.OLIVIER LEFEBVRE, INGE-N I K U R, DEMONTRE LES GRANDS AVANTAGES DU BARRAGE GOL1N QUI A REGULARISE LE COURS DE LA RIVIERE Sous les auspices de l’association Ides anciens élèves du Mont-Saint-Louis, M.Olivier Lefebvre, ingénieur en chef de la Commission des eaux courantes, a fait, hier soir, [une causerie sur le barrage Gouln, i la rivière Saint-Maurice.Il a démontré les difficultés de l’entreprl-le et les avantages incalculables qui (en dérivent.Dans une province comme la nôtre, a-t-il dit, où le charbon manque, la houille blanche est une force extrêmement précieuse.I.e combustible peut s’énuiser, jamais les forces hydrauliques.Au contraire, les développer et les exercer, c*est les renouveler.En 1921, le nombre |de chevaux-vapeur exploités dans lotrc province, s’élevait à 875,000 environ.Nous l’avons porté cette Iannée à 1,000,000 de chevaux-vapeur et, à” supposer un progrès aussi constant dans l’avenir, nous pos- Iiéderions en 1930, environ 2,000,000 de chevaux-vapeur.En régularisant la rivière Saint-Maurice l’énergie hydraulique en a été triplée, Au lieu de 400,000 che- Ivaux-vapeur qu’elle produisait A son état naturel, la rivière, une fois harnachée et dominée, offre maintenant 1,200,000 chevaux-vapeur.Mais la régularisation du débit était principalement l’objet du barrage Gouin.Los usines employant l’èner-|gic du Saint-Maurice ne pouvaient [•ompter à coeur d’année sur une somme de force motrice permanente.C’est A leur suggestion, que le gouvernement de Québec a entrepris le barrage qui passe aujourd’hui pour être le plus grand du monde.Le barrage se trouve A 200 milles ;n amont de Shawinigan et A 1,800 pieds en longueur, lundis qu’il s’élève A une hauteur de 70 pieds.L’eau’’dont il suspend le cours forme un immense lac de 360 milles carrés.Rempli ce réservoir contient assez d’eau poor produire un milliard de kilownts-neure, soit l’équivalent des forces motrices que les chutes Shawinigan captent en JUne année.L’eau des lacs a été haussée de 47 pieds.Enfin, ils inondent un territoire de 100 milles carrés.des terres en grande partie marécageuses et boisées, impropres à la culture.Des canaux sont pourtant prévus à l’intérieur pour le flottage éventuel du bois.M.Lefebvre s’est principalement attaché A mettre en lumière la régularisation du débit du Saint-Maurice.Avant le barrage le débit, aux chutes Shawinigan, tombait aussi bas qu’A 6,000 pieds cubes A la seconde, mais depuis il se maintient toujours au-dessus de 18,000 pieds cubes.C’est le grand bienfait du mi rage d’avoir ainsi, non seulement augmenté la quantité du débit, mais surtout assuré aux usines une quan- !ilé suffisante de force motrice per-nnnente.Elles étalent auparavant ujettes aux aléas de la rhute des rnux.Elles pouvaient parfois mê- tne compter un superflu.Le hnrrn-te en a désormais fixé le débit.Après la causerie de M.Lefebvre, Iu’li a agrémentée de quelques pr ( ertimu lumineuses, les anciens ont iris le goûter en compagnie des rèrea de la maison.DEUX NOUVEAUX REGLEMENT.ON PROHIBE LA VENTE DES PRODUITS SUR LES QUAIS ET DANS LES COURS DE CHEMIN DE E’ER Deux nouveaux projets de règlements municipaux sont soumis à la considération du conseil municipal.L’un concerne les marchés, l’autre les soupapes de sûfeté automatiques, pour égouts.Le premier stipule ce qui suit : “La section 14 du règlement des marchés, No 296, est amendée en remplaçant le deuxième paragraphe par le suivant : Pourvu aussi que rien de ce qui précède n’empèche les commerçants de produits de laiterie ou de ferme, ou les fermiers arrivant en ville avec leur marchandise par bateau ou par chemin de fer, de vendre leur dite marchandise (à l’exception, cependant, des bestiaux, qui doivent être vendus sur les marchés à bestiaux seulement), sur les quais, sur les bateaux de marché ou dans les cours de chemin de fer, mais A la condition que cette vente soit faite en gros seulement.Pour les fins du présent paragraphe, les mots "en gros" signifient que, si la marchandise est apportée par bateau, elle devra être vendue^ en un seul lot et que, si elle est apportée par chemin de fer, le contenu entier d’un nu de plusieurs wagons devra être vendu a la fois.” Le deuxième impose ce qui suit : ^ lies frais à encourir pour la fabrication et la pose des soupapes de sûreté seront supportés et payés par les propriétaires de terrains”.Les oeufs, le beurre et le fromage Le tableau suivant indique les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs à Montréal, pour la journée d’hier, le mercredi précédent et le jour correspondant l’an dernier: 1922 1921 18 oct.11 oct.19 oct.Beurre, colis .778 271 214 Fromage, baltes 6,000 4,346 4,287 Oeufs, caisses.4,654 6,787, 2,116 Tué en travaillant Québec, 19 (ILN.C.)— M.Jiouis Letebvre, un employé de la Dominion Paving Co, qui travaillait à la démolition de l’édifice du Palais des Industries, au l’arc de l’Exposition, s’est fait tuer hier alors qu'une pièèce de bois venant du toit de l’édifice, est tombée et l’a frappé A la tète.Les compagnons de travail du malheureux ouvrier se sont portés à son secours.On a fait transporter le blessé A l’hôp*-tal St-François d’Assises où les premiers soins lui furent donnés.I.e-febvre a succombé A scs blessures hier vers cinq heures, il était Agé de 65 ans.Les compensations Pouf la semaine terminée aujourd'hui les compensations de banques A Montréal, se sont établies à 8100.352,169, comparativement A 898,953,881 la semaine correspondante l'an dernier soit une augmentation de 81,398,288.Pour la semaine correspondante en 1920 les cor'-pensations avalent été de fl33,310,* 418* Un comité spécial des membres de l’Association de l’exposition industrielle de Montréal se réunit aujourd'hui, A l’hôtel de ville, pour fixer le choix des directeurs de l’Association, au comité des finances et au bureau de direction.Les élus seront ensuite présentés A l’assemblée générale de l’association, laquelle est convoquée A l’hôtel de ville le 2 novembre.Ce comité se compose des personnes suivantes : M.le sénateur F.-L.Bêiq«e, président de l’Association; MM.Hormisdas Laporte, jtobert Bickerdike, Alfred Lambert, J.-H.Stewart; J.-S.Cook, F,-L.Wanklyn, et les échevins Napoléon Turcot, J.-H.Bêdard, J.-E.Sansregret, J.-Allan Bray et J.-N.Drummond.On choisira les membres parmi les représentants des corps publics de Montréal et diverses associations, compagnies de transport et de chemins de fer et autres, dont voici la listé : Conseil municipal de Montréal, 21 membres; Chambre de Commerce, 5 membres; Board of Trade, 5 membres; Real Estate Board, 1 membre; association des marchands de provisions, 1 membre; Canada Steamship Unes, 1 membre: Pacifique Canadien, 1 membre; les chemins de fer nationaux, 1 membre; compagnie des tramways do Montréal, 1 membre; chemin de fer New-York Central, 1 membre; commission du Ha-^c de Montréal, 1 membre; ville di «Vestmount, 2 membres conseil des Arts et Manufactures, 2 membres; association d'exposition hippique.2 membres; association des manufacturiers canadiens, 6 membres; Builders’ Exchange, 2 membres; chemin do fer Delaware and Hudson, 1 membre; chemin de fer Central Vermont, 1 membre ligue des propriltaires, 1 membre; Motorists League, 1 membre; Automobile Club, 1 membre; société d’agriculture de Chumbly, 2 membres; société d'agriculture d'Hochelaga, 2 membres; société d’agriculture de l’Assomption, 2 membres; société d’agriculture de Laprairle, 2 membres; société d’agriculture de Laval, •2 membres; société d'agrieulture de I Terrebonne, 2 membres; soeiétl I d’agriculture de Vaudrouir, 2 membres; société d’agriculture de Ver-1 chères, 2 membr s; Société d'agriculture de Soulang s, 2 membres; société d’agriculture des Deux-Montagnes, 2 membres.La ville a droit de représentation à l'association, comme suit : quatre membres au comité des finances, qui se compose de sept membres; huit, au bureau de direction, qui comptera trente membres; et vingt et un comme membres de l’association.A l’heure actuelle, la ville a choisi ses représentants qui sont les messieurs suivants: Le maire, les échevins Jarry, Émond, Vandelac, Brodeur, Gnreau, Rubenstein, Riel, Rochon, Bray, Hushion, Turcot, Eansregret, La-londe.Quintal, Carmel, Trépanier, Bédard, Drummond, DesRoches, et Généreux; Commission des finances : les échevins Turcot, Sansregret, Gareau et Drummond; Bureau de direction : le maire, les échevins Riel, Généreux, Quintal Trépanier, Lalonde, Carmel et £-mond.Parmi les principaux représentants des corps publics et des associations diverses qui aonaraissaient sur la première liste des membres de l’association, on remarque les suivants : Arthur Vaillancourt, R.-M.Bal-lantyne, F.Robertson, D.-A.Campbell, Joseph Éthier.Ludger Gravel, F.-E.Fontaine, Joseph Ainey, sir Montagu Allan, M.J.-V.-R.Cas-grain, Charles Chaput, Gaspard I)e-Sorrcs, M.Raoul Dandurnnd, M.L.-O.David, Huntlv Drummond, lord Atheist,an, !.N.Dupuis, sir Alexandre Lacoste, docteur L.de L.Harwood, James Morgan, sir William MacKenzie, de Toronto; lord Shaughnessy, M.J.-M, Wilson, M.H.-B.'Rainville, Joseph Beaubien, Paul-E.Joubert, T.Gauthier.-4- L’agrandissement du marché Bonsecours Du livre des délibérations du conseil municipal dé la paroisse Salnt-Remi dans le comté de Na-plerville, la résolution suivante passée et adoptée par ledit conseil, a sa session générale du neuf octobre courant a été textuellement 'transcrite comme suit: Le conseiller Joseph Poissant propose appuyé par le conseiller Wilfrid Pigeon oue !c conseil de In paroisse St-Rcmi , comté de Na-pierville, adhère entièrement au mouvement d’organisation ayant pour but d’obtoqjr l’agrandissement du marché Bonsecours, Montréal, et ledit conseil prie monsieur le mAlre, messieurs les membres du comité exécutif et messieurs les échevins de la ville de Montréal d’agrandir le marché Bonsecours dans le plus court délai possible, vu le besoin urgent existant.Je certifie que ce qui précède est un extrait véritable du livre des délibérations du conseil municipal susdit dont Je suis secrétaire-trésorier.P.-G.COUPA’., àecvtrés.du conseil municipal dp , Ib rte SaluHtèmi.Les ravages de l’alcool LE DR SAl.EEBY, DE LONDRES, EXPOSE AU PUBLIC QUEBECOIS TOUTES LES MISERES PRODUITES PAR L’ABUS DES LIQUEURS ALCOOLIQUES.Québec, 19 (D.N.C.).— Le Dr C.-W.Saleeby, de Londres, Angleterre, au cours d’une conférence faite, hier soir, a posé les questions suivantes: “Est-il mieux de vendre des liciueurs et, avec l’argent qu’on obtient, construire ou acheter des sanatoriums pour les tuberculeux, est-il mieux «le faire disparaître les Hqbeurs et faire disparaître en même temps une «les principales causes «le cette maladie ou, encore, employer l’argent que l’on dépense dans le commerce «les liqueurs pour faire efficacement la lutte contre la tuberculose?” Le Dr C.-W.Saleebv, médecin de Londres, qui vient «le faire une tournée au Canada, a parlé «les ravages que l’alcool a causés chez les peuples.En Angleterre, la démoralisation causée par l’alcool est.désolante.L’argent dépensé pour la bière est sept fois plus considérable que celui employé pour l’achat du lait.Le Dr Saleebv insiste sur le fait que les lois de prohibition no concernent pas spécialement les générations actuelles, niais que ce sont les générations futures qui ressentiront les bons effets de la prohibition ou les désastreux résultats de l’alcoolisme.Le soin des parents pour leurs enfants a diminué.Les parents songent moins à l’avenir de leurs enfants.Ils ne travaillent plus pour faire de ceux-ci «les enfants forts, supérieurs, capables de faire une bonne vie, tant au point «le vue matériel, intellectuel et moral.Le Dr Galceby en faisant l’histoire des peuples, affirme que les Grecs et les Romains si puissants, un jour, sont tombés et furent réduits par suite de l’abus qu’ils ont fait des liqueurs «le toutes sortes.M.Johnston de la Dominion Alliance.fit une comparaison entre Québec et les autres provinces, “Dans la province de Québec, «lit-il, il y a 11,000 municipalités «mi ont gardé des règlements de prohibition sur un total de 14,000.” Plaidant dos drogues, du bootlegging et de la criminaMté, M.Johnston fait remarquer que certains politiciens et intéressés voudraient prouver «lue le bootlegging et le trafic clandestin des liqueurs sont des résultats de la prohibition.Us n’ont pas raison.Le bootlegging et le trafHc clandestin ont toujours existé et la prohibition avait eu pour résultat de les mieux faire paraître aux yeux des autorités qui auraient dû les faire cesser.M.Johnston dit qu’en 1921, il y eut 199 arrestations de personnes ayant des drogues en leur possession alors «jue depuis la loi «les liqueurs, «iepuis janvier à la fin d’août, il y a eu dans la même ville 632 arrestations pour les mêmes offenses.Dans le reste du Canada, où la prohibition existe, dans le même temps, il n’y eut que 232 arrestations pour «le semblables offenses.En 1921 dans Ontario avec le régime de la prohibition, il y a eu 10,-000 arrestations de moins qu’eh 1916.-*-— Marconi Wireless T elegraph L’assemibléc générale annuelle «les actionnaires de la Marconi Wireless Telegraph a eu Irbu ce matin.M.G.-G.Greenshlelds, avocat de Montréal, a été élu président en remplacement de M.A.-E.Dyment qui devi^pt vice-président.,Sont aussi vice-président, MM.G.Marconi et Robert Bickerdykè.M.A.-H.Morse a été réélu directeur-gérant et MM.Henry AV.Allen, G.AI.Bos-worth et Godfrey-G.Isacas, dirce-teurs.M.Henry AV.Allen est le représentant de la compagnie anglaise auprès de la compagnie canadienne.Le rapport financier i onr l'exercice clos le 31 décembre 1921, indi-j que des profits pour l’année, ayant les déductions, de ?12,253.Celle somme ajoutée à la balance reportée de l'année précédente, donne un total de $422,029.Toutes déductions faites, il reste au compte de_ profits et pertes une balance de 8257,013 à reporter A l’année prochaine.Transports contestés Qnélbec 19 (D.N.G.)— Une action très importante s’instruit présentement en Cour Supérieure.>1.H.-O.Scott conteste la validate de certains transport consentis A la Lie Prier Brothers par les compagnies Orlande Wider Pinner and Quebec Development.On aurait i vendu «les biens fonds ainsi que le lit et l’énergie _ hydrnulujue d'une partie de la rivière Slrip-shaw.\I, Scott «évalue A $2,500,000 les biens dont le priverait la Lie Orlando.Tous ces biens litigieux sont situés dans le Lac St-Jean.Me’ Aimé Gcoffrion de Montréal.Louis St-Laurent et J.-P.-A.Grave! de Québec occupent respectivement pour les parties en couse.L- “Concord”1 en flammes Providence, R.I.(S.P.A.) — Le vapeur Concord, qui allait de New-York A Providence, a pris feu ce,matin au large de watch Hill.On n trnnsborté les passagers à bord «lu cargo ilohepan, qui les a transportés A Providence.Les maielots ont réussi A éteindre les flammes sur le Concord, I______________ que l’on fait de ce que l’on appelle la bonne ou la mauvaise fortune.L’homme bon ne se laisse pas exalter par l’une ni briser par l’autre.Saint AUGUSTIN.* * * Je ne sais rien de consolant comme la prière, rien de grand comme les cérémonies de l’Eglise, rien de beau comme la liturgie.Je n'ai jamais trouvé les offices assez longs et j'ai toujours quitté l’église avec peine.Général de SONIS, * * * Si chacun balayait devant sa porte, les rues seraient propres.{Proverbe oriental.) —.*- Le cercle St-Céaaire L'assemblée mensuelle du cercle StJCésaire mira Hell le 25 octobre, au collège de la Cûte-des-Neiues.Le cercle a organisé une soirée à l’occasion de ^anniversaire du ré- vérend Père iRoy, supérieur provin-oinl.On jouera deux petites comédies, etc.Ceux qui peuvent chanter, voudront bien communiquer avec M.iPoJ Phancuf, Est 2451), qui organise un choeur parmi les anciens élèves.Tous les anciens élèves sont invités.Ce soir, au Monument National "DURAND ET DURAND” C’est ce soir qu’a lieu, au Monument national, la soirée artistique au bénéfice de lu colonie de vacances des “Grèves".Le icicle I.a-pierre est nu programme et Jouera “Durand et Durand", comédie en trois actes.Il y aura d’intéressants Intermèdes, dont un fourni par Mlle Mathilde Dolron, pianiste.— Il y aura des bfcUcts en vente ô In porle.Là PûUêëMM Française SA CUISINE, SES VINS FINS, SES PRODUITS LE RENDEZ-VOUS IDEAL RESTAURANT SALLE DE THE SALLE DE BANQUET PRIVEE Kerhulu&Odiau LIMITEE 172-184, RUE ST-DENIS Pria Ste-Catherlu».COMMANDES; TEL.EST 2IM.M $ Z FEUILLETON DU “DEVOIR” L’Orgueil de Bérengère Par Mme A.D'ARVOR râ 5» $1 28 (.suite) Où allait-elle diriger ses pas?La pensée de Carmen lui traversa l'esprit.Avant de s’on retourner, plus triste et plus meurtrie que jamais dans son méJancoHiiue castel, elle irait à Trégor-sur-Ille embrasser Carmen.Si l'accueil de sa soeur endette fut tendre et affectueux, si elles mêlèrent leurs larmes au souvenir de la petite Térèsc enlevée en plein tHinheur, il sembla pourtant à Bé-.rengère que Carmen avait, dans lu voix et dans le regard, comme une nuance de sévérité.Et quand elle, eut parlé d'André, malade â Pont-rallec, la jeune Carmélite se redressa.très ferme.— Bérengère! Ne me dis pas que tu vas abandonner de nouveau ton mari souffrant, très gravement at- teint peut-être?Ton devoir, ton strict devoir est d’aller vite le soigner.Bérengère secoua la tête avec nmortirtne — Il ne me désire pus, Carmen, il ne m’a pas appelée.Sa mère doit être arrivée.Ma présence serait inutile.Je repars à Lenhao.Mais toi, je t’en prie, écris à Mme Rochc-Kcrguen, et donne-mol de suite des nouvelles! Non!.ce serait t'aider à persévérer dans une voie mauvaise.Crois-moi, n’écoute pas ton orgueil, cours à Pontcnllec, humilie-toi s’il le faut, et ton mari te pardonnera.Bérengère se raidit soudain.—Mc pardonner?Tu renverses les rôles, Carmen.Je n’ai de pardon à demander ni à obtenir, et si quelqu'un a eu des torts, je ne crois pas que ce soit mol! D'ailleurs, que peux-tu savoir?Il faudrait donc que M.Roche-Kcrguen se soit plaint à toi?Carmen eut un geste de dénégation.- Jamais André ne t'a accusée, crois-le bien, et dans ses rares lettres il prend à tâche de me convaincre—comme les autres—qu’une question de réparations nu château (le Pontcnllec est seule cause de ton éloignement.Mais je lisais une navrante tristesse entre ces lignes tracées à la hâte, et ce qu’il ne me disait pas j’ai fini par le deviner! D’ailleurs, personne ne s’y trompe plus dans ton entourage, trop de semaines se sont écoulées sans vous réunir.Térèsc elle-même, notre insouciante petite Té-rèse, s’inquiétait de votre avenir.D/ins sa dernière missive — deux jours avant sa mort clic me ronflait que Claude et elle cherchaient en vain le motif de votre rupture, dont il n’était plus possible de douter .Bérengère durcit encore son noir regard.—De quel droit sc permet-on de Juger nia conduite et de scruter mes, actes?.Eh bien! oui, si tu veux le savoir, nous nous sommes séparés d’un commun accord, M.Roche-Kcrguen et moil.Et s’il n’a tenté, depuis, aucune tentative de rapprochement, c’est qu'il a compris sans nul doute quelle avait été son erreur: Bérengère de Tré-zeneuc n’était pas faite pour devenir la femme d’un régisseur! Une émotion violente, quoique contenue, avait fait pâlir Carmen.Son regard à elle se durcissait à son tour, elle se dressa, raide et glacée, derrière la grille qui les séparait de ses barreaux de fer.- Bérengère! tu blasphèmes un amour dont tu n’étais pas digne.Et tu me forces à parler, alors que je me serais peut-être tue encore.Claude et Térèse avaient juré à ton mari de ne te rien dire, mais il a oublié de m'arracher le môme serinent, et n’ayant rien promis, je dirai tout!.Ne m'accuse pas de cruauté.J’agis pour le salut de ton âme que tu mets en danger par ta révolte, j’agis pour ton bonheur et pour celui d'André; notre chère maman, du haut du ciel, me le pardonnera.Bérengère, relui que tu accuses de vues présomptueuses et intéressées t’a épousée sons dot, sans famille, et presque sans nom!.Sncho-le, pas une goutte du sang des Trèxencuc ne coule dans nos veines, c’est par pitié et par Charité qu’on nous a élevées toutes les trois au château; rien ne nous y appartient, les héritiers du marquis se sont chargés de nous le prouver! Et André savait tout, et André t’a donné son nom, sa protection, son travail, sa tendresse, parce qu’il t’aimait sans l'avoir avoué jamais, parce que tn lui fus confiée par celle que nous nommions notre mère, et qui ne l’était pas.La foudre tombant près de Hé-rengère ne l’eût pas frappée do plus d’épouvante.Carmen eût pu continuer encore, la jeune femme ne semblait plus entendre.Blanche jusqu’aux lèvres, Immobile, le regard fixe, les mains agitées d’un tremblement nerveux, elle se retenait de toutes scs forces A la grille du cloître pour ne pas tomber, et pas un mot ne pouvait sortir de sa «orge contractée.Enfin, vaincue par la souffrance, elle s'abattit sur les genoux avec un cri rauque, et Carmen eut pitié.-Pauvre chérie, flt-olle, pnrdon-ne-mol de te norter un si terrible coup.Il le fallait, vois-tu, et Je me serais crue coupable de me taire plus longtemps! Tu ns méconnu le coeur si noble et si généreux de ton mari, mais ton excuse, c’est qtfc "tu ne savais pas”.A présent, "tu sais".Va vile le retrouver.—Dis-moi tout.Interrompit d’une voix sourde Bérengère qui n’n-valt pas paru l’entendre et plongeait des yeux fous dans le regard attristé de sa soeur.Et la jeune novice raconta l’histoire touhante de leur adoption sur une route d’Espagne, près de wagons brisés, de cadavres déchiquetés et de mares sanglantes.Cette adoption, hélas! n’avnlt pu être officiellement reconnue, les dix-huit années légales n’étaient pas écou- lées, et la mort avait frappé In marquise sans qu’elle ait pu assurer le sort de ses filles en leur léguant su fortune.Carmen et Térèse, établies déjà, n’avaient pas en A en souffrir; Bérengère seule était frustrée par cette disparition soudaine, elle restait isolée, sans appui.sans ressources.Et c’était le moment qu’avait choisi André pour obtenir le droit de travailler pour elle et de la protéger dans le chemin rie la vie.Un flot de larmes inondait maintenant le visage de Bérengère toujours agenouillée, et sur ses lèvres exsangues deux noms passaient comme un refrain plaintif: - Maman!.André!.Alors Carmen redit avec une douceur nuancée d’autorité: Pars vite pour Pontcallecl La Jeune femme releva la tète, el d’une voix sans timbre, avec une rigidité de *iorte: • -Moins que jamais, maintenant! .Me croyant riche, j’ai fui André, Me sachant pauvre, je retournerais vers lui?Non!.Je l’ai d'ailleurs trop gravement offensé.Et puis, il a arrangé sa vie sans moi., Je ne veux pas lui devenir une charge.Je retourne A Lenhao.Nos.cousines voudront bien inc continuer leur hospitalité dans “leur” château!.Leur (%âtcnu.que je croyais nôtre!.Je travaillerai pour ne pas peser sur le budget.- Travailler! Et que peux-tu fai- re?-De la broderie, de la tapisserie, des écritures, que sais-je?Je verrai, je chercherai, il me faudra peu pour vivre.Je vieillirai là, comme nos cousines de Plancoët, et peut-être deviendrai-je comme elles une petite ombre falote, momifiée et inutile.Une telle amertume passait dans cos mots empreints d'un inorne désespoir, que Carmen se prit à pleurer, et tendant à travers la grille ses mains qui tremblaient : Bérengère, ma petite Bérengère, je t'en supplie, ne consomme lias une telle folle! C’est Dieu qui te parle par ma bouche, c’est notre chère qui te parle par ma bouche, c'est notre chère mère qui te le crie du haut du ciel : répare une faute dont tu n’avais pas compris l'Injul-tire, ne l’aggrave pas par un nouvel excès d’orgueilI Quand tu ignorais tout, tu ne commettais qu’une erreur! Aujourd'hui que tu n’ignores plus rien, tu commettrais un crime!.Va, prends le premier train pour Vgnnes et cours te jeter dans les bras de top njaril Bérengère fit un geste de violente dénégation, — Ce que tu me demandes est Impossible! impossible, entends-tu.Après avoir fui mon mari quand l« me croyais au-dessus de lui, je suif trop fière pour accepter maintenant son aumône I ft swvrc) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 19 OCTOBRE 1922 VOLUME XIII.—No 244 COMMERCE ET FINANCE OBOI D IO0OE locaoi IO0O1 (0001 IO0O1 LES PRODUITS DE LA FERME La Coopérative centrale iK's> agriculteurs fie Québec nous (iuit tenir les notes suivantes sur l'étal du marché pour divers produits de la ferme, au cours de la semaine dernière: Beurre T’eu de changements à rapporter dans les prix du beurre.La demande est Absolument limitée au commerce local dont les besoins paraissent suffisants pour absorber tous les arrivages, et l’on prévoit qu’il en sera ainsi pour la ba lance des beurres d’herbe.Le marché d’exportation offre peu d activité.De fortes expéditions ont ete faites la semaine dernière pour des achats faits, il y a quelmics semaines.L’on ne rapporte aucune vente pour l’exportation.Fromaoe la?marché au fromage qui montré une assez grande activité la semaine dernière ainsi que les premiers jours de cette semaine, i quelque peu ralenti, ces derniers jours et îles ventes ont dû être laite* A 1-2 sou de moins que ce que l'on demandait, il y a quelques jours.On croit que le marché se tiendra ferme et l'on ne prévoit aucune baisse dans les prix, étant donné la faible quantité des arri vages et les stocks disponibles, soit ici, soit à l’étranger, qui sont moins considérables que l'an dernier à la même époque.Oeufs Le marché aux oeufs est dans un état stationnaire et cela, surtout pour les oeufs d’entrepôt.Les prix se sont quelque peu raffermis, mais la quantité disponible étant considérable l’on croit qu’en élevant les prix, la consommation serait sujette à une dépression, ce (jtü £nipêcherait l'écoulement de la quantité considérable en entrepôt.Quelques expéditions ont été faites pour le commerce anglais niais res expéditions sont peu importantes comparées A celles de l’an dernier, A la même date.Miel Les arrivages de miel ont été plus considérables celte semaine.Les prix réalisés sont toujours les mêmes, soit environ 12 A 13 sous pour le miel blanc et 7 à 'e 5t.Ctifh”- qui en outre a sur moi l’avantage d’une cinquante de livres, ce qui justifie amplement le handicap.Espérant que vous voudrez bien publier cette lettre, Je demure, Monsieur le rédacteur, Votre tout dévou, Emile MAUPAS.pour CIGARETTE GE QUALITE IMPERIAL.TOBACCO COMPANYofCANADA,LIMITEE.Ml LUtÀm MONTREAL, JEUJJ1 UE DEVOIR iy OCTOBRE 1922 Les conservateurs anglais sont mécontents La limitation du caucus d’aujourd’hui aux seuls députés des Communes indispose un grand nombre de partisans — Victoire conservatrice dans Newport.On parle des élections pour le 11 novembre.Londres, 19.(SPA.) — La révolte contre ta limitation de la réunion unioniste d'aujourd’hui aux membres de la Chambre des communes et l’exclusion des pairs conservateurs va grandissant.On prétend que cette réunion ne sera pas représentative du tout.De plus on considère que la réunion a pour but de faire avorter la conférence annuelle du parti conservateur au milieu de novembre.C’est pourquoi la commission exécutive de la "National Unionist Association" a convoqué une réunion spéciale, hier, sous la présidence de sir George Younger, président du parti, et a adopté à l’unanimité Une résolution instruisant la commission de convoquer d’urgence une conférence du parti.Cette réunion va révéler l’importance de la division du parti conservateur au sujet de la direction de M.Lloyd George plus que la réunion du Cari-ton Club.L’activité politique ne connaît pas de trêve et les points roulent sur la possibilité en cas de dissolution du parlement de tenir les élections générales le 1 novembre, jour de l'armistice.VICTOIRE CONSERVATRICE Londres, 19.— Le candidat conservateur du nom de Clarry a obtenu 13,515 votes, le travailliste, Rovv-en, 11.425 et le libéral Moore, 8,841 é l’élection partielle dans Newport, hier.Comme on le voit, la coalition n’avait pas mis de candidat sur les rangs.L’ElMBAROO SUR LE BETAIL CANADIEN Londres, 19.(S.P.C.) — A l’assemblée annuelle de l’Association des fermiers-laitiers à Islington, hier, lord Strachie a soulevé la question de l’embargo sur le bétail canadien.Il regrette que la Chambre des communes ait jugé bon d’accorder la libre entrée en ce pays des bestiaux du Canada.Le gouvernement a l’in- tention de présenter un bill à la session d’automne à ce sujet, mais il semble qu’il rfy aura pas de session, mais plutét dissolution du parlement.Dans ce cas, dit lord Strachie, les membres de l’Association devraient avoir grand soin de ne pas appuyer de candidat qui ne se proposai point de préconiser 3u’on laisse dans les statuts la loi e 1890 relative à l'embargo.UNE EXPLICATION Londres, 19.(S,P;C.) — Une dépêche Reuter de Johannesburg, Afrique-Sud, mande que le premier ministre Smuts a déclaré, en réponse au général Hertzog, chef nationaliste, que le gouvernement britannique état tenu de notifier les Dominions de ce qui se passait au Levant et qu’il l'a fait avec politesse."Le gouvernement de Londres, dit M.Smuts, n’a pas invité les Dominions à prendre action, mais leur a simplement demandé s’ils désiraient s’associer avec l'Angleterre en cas de guerre avec la Turquie.Il n’y a pas matière fl se formaliser.De plus, le gouvernement anglais s'est plutôt adressé à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande qu’aux autres Dominions parce que depuis la grande guerre les deux premiers pays sont particulièrement intéressés aux événements du Levant, vu qu'ils ont fait de grands sacrifices d’hommes dans ces régions.La communication adressée au gouvernement de l’Afrique-Sud n'était que pour la forme.” A LAUSANNE LE 30 OCTOBRE M.Poincaré suggère de tenir la conférence de paix à cette date et à cet endroit — La France est prête à y envoyer ses délégués —,Ve® An" glads préféreraient une réunion préliminaire pour demain.Paris, 19 (S.P.A.)—M.Poincaré, en réponse à lord Curzon, secrétaire des affaires étrangères d’An-glct erre, qui a proposé la convocation de la conférence de paix du Proche Orient au commencement de novembre, aurait suggéré le 30 octobre et déclaré être prêt à envoyer des délégués à Lausanne, si les Turcs acceptent cette ville.Le gouvernement anglais n’a pas encore répondu, au dire du Times.mais il a suggéré par l’intermédiaire de scs ambassadeurs de Paris et de Rome une réunion préliminaire d’experts économiques et financiers à Londres vers le 20 or-obre.Le Temps pèse les avantages et les désavantages de cette reunion et prétend que le gouvernement anglais en tout développement économique et financier so-•ait presque inévitablement inspi-'è par l’idée d’une domination miliaire et politique.EVACUATION DIFFICILE Rodosto, Thrace, 19 (S.P.A.) — '.’armée grecque a fini d’évacuer a région assignée au bataillon ita-ien.Les Italiens ont été priés de surveiller un territoire plus étendu.L’évacuation des autres districts se fait avec ordre, mais te problème de transporter la population civile devient tous les jours plus sérieux.Il a été impossible jusqu’ici d’obtenir assez tic vaisseaux pour embarquer les dizaines le milliers de réfugiés qui encombrent tous les ports de la Thrace.De longues théories d’hommes, de bestiaux et de voitures bloquent tous les chemins et débordent dans les champs.Des pluies torrentielles ont multiplié la misère des exilés.La majeure partie de l’armée grecque part paisiblement niais une partie considérable des officiers et soldats vénizélistes manifestent une tendance à résister.Le général Nider et son état-major aident aux exilés de toutes manières dissuadant les partisans de la guerre de se livrer à des actes d’agression.Presque tous les chrétiens sont partis d’Andrinople pour Karagnteh.Les Grecs ont saisi toutes les voitures, le bétail et les ins- truments agricoles appartenant aux paysans turcs.t'n bn’ dllon français qui est arrivé, hier, A Andrinople a commencé par prendre des mesures pour protéger la population musulmane contre les Grecs, qui menacent d’incendier Andrinople pour se venger de la destruction de Smyrne.Le gouvernement grec a réquisitionné tous les stocks de blé et de grain, qu’il transporte de l’autre côté de la rivière Mnritza pour les besoins de la population et des réfugiés.KEMALISTES A STAMBOUL' Constantinople, 19 (S.P.A.)—Nonobstant la décision unanime des commissaires alliés d’interdire l’entrée de Constantinople à la gendarmerie kétnnliste, un contingent de la gendarmerie comptant environ 200 hommes est arrivé à l’impro-viste sur la rive de Stamboul, hier Eventuellement les autorités alliées ont annoncé que la gendarmerie recevrait la permission de camper près de la station mais qu’elle devait prendre immédiatement le train pour Tehataldja.On s’attend A ce que le contingent parte aux petites heares du matin.Une grandiose réception sera faite, aujourd’hui, par les Turcs de toutes les classes au général Itafot-pnrhn lorsqu'il arrivera ici de Moir du 19 octobre 1912) Profitez de l'heure.Premier-Montréal de M.Orner Hérons, à propos de l’exposition de l’hygiène infantile.Lo crise du recrutement dons la marine hritanniijue» par Georges Pelletier.« » s L'envers du journalisme.Billet du soir par Marc Sorel.M.Monk aurait remis hier à M.Borden sa lettre de démission comme ministre des travaux publics.J.es Turcs, ne pouvant vaincre, envoient des médecins de l’année répandre des microbes du choléra et du typhus sur les frontières grecque et monténégrine.Dom Antoine Oger, supérieur des trappistes, est gravement malade A l’abbaye de Beliefontaine, France.La conférence des réparations aurait lieu en janvier On considère que le 1er décembre n’est pas une date commode — Deux raisons invoquées — La France motive son refus au moratorium al lemand.Elections générales en Australie EBERT DE NOUVEAU PRESIDENT On prolongera le terme d’office du chef d’Etat allemand jusqu’en juin 1925.- i Londres, 19, (SJP.C.) — Le premier ministre Hughes, d’Austnalie, a décidé de faire Jes élections générales le Iti décembre.Le Melbourne Herald déclare qu’il est presque certains que les partis des paysans et des ouvriers vont se coaliser pour Luire la lutte aux nationalistes.M.Hughes, qui représente actuellement le comté de Bendigo, a résolu de se présenter dans North Sydney, ill craint h vote agraire de Bendigo, Paris, 19.(S.P.A.) On prévoit dans les milieux bien informés ici, crue la conference sur les réparations et des dettes interalliées qui doit avoir lieu A Bruxelles, ne pourra être tenue le 1er décembre, comme on le projetait.Le gouvernement anglais conseille un délai pour deux raisons: d’abord parce que la réunion serait prématuréet et courrait le risque d’échouer, deuxièmement parce que la situation politique en Angleterre rend de plus en plus difficile d’étudier dans le moment des questions comme l’annulation des dettes et la réduction de l’indemnité allemande.La France n’a pas encore fait Connaître ses vues lA-dessus, im\is on croit qu’elle ne s’opposera pas à la fixation d’une autre date A la condition qu’il soit bien entendu ([lie la conférence n’est pas abandonnée.REPONSE DE l-A FRANCE Paris, 18, (S.P.A.) — La réponse du gouvernement français aux propositions de réparations faites par l’Angleterre en vue d’accorder un moratorium dp deux A quatre ans A l’Allemagne a été rédigée par M.BorMiou et présentée au premier ministre Poincaré pmir être approuvée.Bien que les détails en soient gardés secrets, d’tei A ce que le projet soit présenté A la commission A la fin de la semaine, son trait caractéristique est une ferme insistance sur un contrôle plus rigide des finances allemandes avant que la commission n’accorde des faveurs.M, Barthou, en rédigeant la réponse, a été aidé par les meilleurs experts français et le premier ministre repassera les suggestions avec les ministres des finances et des régions libérées.La réponse rejette virtuellement la proposition anglaise telle qu’annoncée par sir John Bradbury et offre une alternative qui traite l’Allemagne moins doucement.Elle insiste sur la nécessiité de tenir une conférence à Bruxelles et d’une entente générale au sujet des dettes interalliées et toute la question des réparations avant je 1er janvier.On croit que le gouvernement français réserve son plan général pour le règlement des dettes et des indemnités pour la réunion de Bruxelles, bornant la commission simplement A ,l’application du contrôle futur des finances en Allemagne.Une controverse aminée s’est entamée entre Paris et Londres sur la question de tenir la réunion de Bruxelles.Les Anglais y sont franchement opposés, tandis que la France demande avec instance la conférence.On est fort mécontent dans les milieux officiels des prétendues déclarations faites dans les milieux anglais que la France en offrant de réduire l’indemniité allemande en retour de l’annulation de sa dette cede quelque chose qu’elle ne recevra jamais.Les Français déclarent que les Anglais en s'opposant A la conférence de Bruxelles ne veulent pas le règlement général dos réparations en refusant d’annuler une dette qui ne peut pas être payée.ON PARLE DE PAIX EN IRLANDE — — t Les représentants des deux groupes opposés se seraient réunis près de Cork pour discuter la trêve.Cork, 19 (S.P.A.)—Des nouvelles de paix circulent depuis quelques jours.On rapporte que des représentants éminents des deux partis en conflit ont conféré dans un petit village à environ douze milles do Cork.Des sources officielles professent ignorer tout mouvement de cette nature, mais d’après des personnes bien informées un accord serait sur le point d’être conclu.PLUSIEURS CLAUSES ADOPTEES Londres, 19 (S.P.A.) — Le Dail Eircann a adopté, hier, quarante des soixante-dix-neuf clauses de la constitution, qui sera prête* A être présentée au parlement britannique avant la fin du mois.Gavan Duffy, A l’ajournement, s’est plaint de ce que le conseil de l’armée avait publié une proclamation par laquelle il s’arrogeait le pouvoir d’imposer la sentence de mort, bien que le parlement en conférant le pouvoir eût stipule pie les règlements devaient être déposés sur la table pendant quare jours, ee qui n’a pas été fait.Richard Mulcahy a répondu que l’autorité du Dail était parfaitement claire et que M.Duffy était victime d’un malentendu.Le président Cosgrave appuya M.Mulcahy.Il déclara que lorsqu’il avait fait accorder A l’armée le pouvoir d’imposer la sentence de mort, il voulait aller rapidement, qu’il fallait conserver la vie des soldats irlandais, la liberté du parlement et l’ordre de la société.Si tous les députés étaient tous assassinés, excepté un, comme l’ont été de vaillants hommes, même ce dernier député devrait insister sur les mêmes résolutions châtiant les crimes contre le pays.Le discours de M.Cosgrave a été bruyamment applaudi.-¦«?- ¦l—"" Visite de l’aqueduc Les membres de la Chambre de commerce du district de Montréal son cordialement invités à aller vi-stiter l’aqueduc de Montréal le vendredi 20.Prière de se rendre à 3 heures sur le Champ de Mars.Berlin, 19.(S.P.A.) — Il est maintenant presque certain que le tenue d’office du président Ebert sera prolongé jusqu'au 30 juin 1925.Tous Jes partis politiques ont accepté la présentation au reichstag d’un bill amendant la constitution en ce sens.Le bill est assuré de la majorité des deux-tiers nécessaires pour son adoption.La décisoîn a été prise après une conférence entre le chancelier NVirth et les chefs de la coalition avec les membres des autres partis, aujourd’hui.’ Le premier scrutin populaire pour la présidence de in république aura par conséquent Heu au printemps de 1925.Le compromis arrêté aujourd’hui sur lu question représente une victoire pour le nouveau parti socialiste unifié, qui a j donné aux partis de la bourgeoisie I le choix entre une élection prêsi-| dentielle en décembre prochain et ! le prolongation du président Ebert | en fonctions jusqu'en 1921).ce qui j lui donne le terme de sept ans sti-j pulé par la constitution.Après quelque discussion, les rn-! dicaux ont finalement consenti A la I suggestion du parti clérical que I l’élection soit renvoyée A 1925.Avis des postes Une dépêche de lettres seulement pour être expédiée par le paquebot “AQUIiANlA” quittant New-York le 2*1 courant, .sera fermée au bureau de poste central A 7.t)(l p.m.le 23 courant.Une dépêche de lettres seulement pour être expédiée par le paquebot “PRESIDENT HaRDING" quit-'.«nt New-York le samedi 21 courant, sera fermée au bureau de poste central A 7.00 p.m.le 2(1 courant.Une dépêche complète, devant être expédiée par le paouebot MONTGALM quittant Montréal pour Liverpool, le 20 courant, sera fermée au bureau de poste central à 6.00 «.m.le 20 courant.Une dépêche de journaux et co-lis postaux, devant être expédiée par le paquebot “CANADA" inwt-tant Montréal pm»- Liverpool le matin du 21 courant, sera fermée au bureau de poste central A 8.00 p.m.le 20 courant.•- - -Jkr—.«I ¦H.I.II— Churchill subit une opération Londres.19 (S.P.A.) — Winston Spencer Churchill, secrétaire pour les colonies, a subi une opération pour l’appendicite hier toi».L’opération aurait réussi.I.e secrétaire du Colonial Office souffrait depuis quelques Jours d’une maladie que l’on déclara être d’abord une gastro-entirtte puis une gastrite.ire GRANDEURS Congress I0Ç Club Selection 2IU-25* Sportsman 15* es experts en tabac de Havane choisissent le tabac pource Ciqare Le Cigare Ovido, reconnu comme le meilleur des cigare», est le résultat d’une sélection méticuleuse des meilleurs Tabacs de Havane et de quarante années d’expérience dans la fabrication des cigares.Nous ne vous demandons pas de nous croire sur parole, mai» simplement d’essayer notre Cigare.A vous d'en juger t OVIDO 0 49) s 1 clGAPfc CONGRESS avane enta TELEPHONE EST 8000 Aux Grands Magasins Dupuis Notiïe Plus Grande de Paletots Si vous avez Vintention de vous acheter un paletot d'hiver, cette vente vous offrira l'occasion d'économiser.Chaque paletot est d'une grande valeur.Modèles à votre choix.à 24.95 PALETOTS en étoffe douce et souple à envers quadrillé, mélanges écossais et Herringbone; modèle ulster d’une coupe ample ou ulste-rette avec collet transformable; nouvelles manches kimono et raglan ; ceinture tout le tour; doublure % en drap polo; grand choix de 24.95 nuances à 29.95 PALETOTS en frise tout laine très épaisse à envers 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