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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 octobre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1922-10-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME Xili.-Xu 211 MONTREAL, LUNDI 16 OCTORRE 1V22 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : a^HFl Édition quotidienne H9 HH w CANADA.- *6 00 Igj gP|LJl Etats-Unis et Empire Britannique .98.00 UNION POSTALB.*10.00 BH H» fl Édition hebdomadaire H M CANADA.*200 IUll M JÊ ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 flpflj^glÆli Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 4).RUE SAINT-VINCENT '’tr.MONTItKAk TÉLÉPHONE! Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main *121 Admlmiatratfea, Main SIS* FAIS CE QUE DOISl il faut protester et tout de suite \ Le ministère des Fin ances et le français.Lloyd George n’est pas sûr des conservateurs Nos lecteurs connaissent l’essentiel de la question.M.White, ministre des Finances du cabinet Borden, eut, en 1917, à faire appel au crédit public.Il s’adressait, dans un pays où le français et l’anglais sont langues officielles, à des contribuables des deux langues.Il sollicitait et il acceptait avec un égal plaisir l’argent des Canadiens français et celui des Anglo-Canadiens.Il eut le bon sens d’offrir à ses créanciers des titres dans leur propre langue.C’est pourquoi bon nombre de Canadiens français détenaient, ces années dernières, des titres fédéraux libelles en français.Le ministre des Finances du cabinet King, M.Fielding, propose aux détenteurs des titres de l’emprunt de 1917 d’échanger ces valeurs contre des titres nouveaux échéant à une date plus éloignée.La proposition est acceptée par la plupart, dit-on, des créanciers du gouvernement.Mais, dans les banques qui font l’échange des valeurs, il est impossible d’obtenir des titres français.Au ministère des Finances, on déclare catégoriquemenfà notre représentant qu’il n’en a pas été imprimé.C/est donc le vieux régime d’ostracisme du français qui se poursuit.Cette fois-ci, il y a même rétrogression sur un progrès récent.On nous retire ce que nous avait accordé le cabinet Borden.Il y aura ev chercher si le fait relève d’un ordre positif du ministre responsable ou de son remplaçant, ou s’il a été posé par un subalterne.Mais la première chose à faire, aujourd’hui, c'est d’élever contre cet acte une vigoureuse et méthodique protestation.Si nous le laissons passer sans une énergique riposte, nous pouvons nous attendre a de nouveaux empiètements.Nous savons, par une expérience longue et abondante, qu’il est à Ottawa tout un lot de gens qui ne demandent pas mieux que de faire de pkis en plus petite la place du français.H faut que ces gens apprennent tout de suite que nous n’entendons ni les laisser faire, ni nous laisser faire.Il va de soi que les sociétés nationales qui ont pour objet spécial la défense des droits de notre langue ne manqueront point de prendre position dans le débat.Elles n’ont pas encore eu le temps d’agir, niais nous avons lieu de croire que les révélations faites vendredi et samedi par le Devoir ont déjà vivement ému certains de leurs chefs.Mais il ne faut point cependant que les sociétés natipnales soient seules à agir.Nous avons à Ottawa des députés qui font profession de défendre les droits des nôtres.Ils sont nombreux, leur influence devrait être d’autant plus considérable, elle devrait s’exercer avec d’autant plus de rapidité qu’ils sont presque tous des amis du gouvernement.Leurs principes, leurs sentiments leur commandent une intervention immédiate.Il n’est pas sûr que leur intérêt ne leur ordonne pas’également de prendre les devants.Mais c’est une corde à laquelle nous ne voulons point toucher aujourd’hui.Nous préférons faire simplement appel à la fierté nationale, au sentiment du droit.Il est possible qu’on n’ait affaire qu’à un subalterne qui a fait passer avant l’équité son insouciance ou son fanatisme de race.Mais, quel que soit le coupable, il importe qu’il reçoive immédiatement sa leçon.— et ne soit plus tenté de recommencer.Il faut protester — et tout de suite.Orner HEROUX.le ne sais quel gulf stream s'est ’iisimié lions le Saint-Laurent ; mais ’mus venons d'avoir deux ou trois tournées importées des plages où régne un printemps annuel.Les feuilles ont ralenti, dans l’air mol, ’eur chute; celles qui tiennent encore à l’arbre se sont déridées et redressées comme des convalescentes que baigne, par la baie entr ouverte, une blonde et chaude lumière.Comment résister à l'invite d’un temps pareil?Comment ne pas fuir l'atmosphère artificiellement surchauffée des maisons?Comment ne pas jouir en avare, comment ne pas respirer par tous les pores ces derniers beaux jours?Par une sorte de besoin d’harmonie, on cherche pour ce temps inusité des promenades nouvelles, inconnues.J'ai tourné le dos éi la montagne, j'ai tourné le dos à Westmount, ville des jardins, ville aux mille terrasses, ville suspendue au-dessus de Montréal comme un jardin babylonien.J’ai été droit vers l'Est.L’Est n’est pas, éi pied, facilement accessible.Il est relié par trois grandes artères au reste de la ville, mais il est impossible de trouver une rue paisible bordée des calmes façades d’hôtels particuliers ou de maisons de rapport exemptes de toute commercialisation, pour s’y rendre.C’est sans doute ce gui le fait si lointain et si déserté.Il est pourtant tout proche du centre.Sher- Dans quelques mois, la rue brooke, courant sur la crête des cô- .- , leaux, franchissant par un pont de Mnnlréal et il n’est pas l’immense ravin oit%rouillent com- ' .y' • offrir a l avenue des Pt ns ou peu prétentieuses avec leurs balcons proéminents, suivant le goût du jour, mais non moins belles, Pour la plupart, que celes qui font Largue il de la rue Saint-Hubert, casse la rue Ontario, ces maisons s espacent, elles cèdent la place à des fabriques de bonne tenue et de belle allure; puis elles reprennent, se groupant autour d’une église en construction, comme les moutons autour du berge.De spacieuse^ écoles élevent leur front hautain, puis, comme lasse, la théorie des maisons s'arrête au bas du côteau.Une seule l’a franchi.Il est impossible au visiteur rendu à ce point de ne pas tenter la montée pour la voir.Elle est vaste comme une banque, entourée d’une impressionnante grille de fer forgé, haute de douze pieds.Au-dessous d’elle, s’étagent de vastes terrasses dont le vert tapis est ici et là brodé de fleurs rouges ou jaunes, même à ce temps de b année.Des peupliers jeunets, mais déjà hauts et fiers, semouent le feuillage argentin et persistant.Que peut être cela?Eue institution?Une maison de banque?C'est trop riche, trop somptueux pour un hôpital?Une banque serait là perchée loin de sa clientèle; et pourtant l’imposante colonnade semble annoncer quelque opulente maison ne finance, La pierre de construe-bon est superbe, bellement taillée, les fûts des colonnes, hardis et le style, de cette aimable renaissance italienne qui joint à la majesté la grâce.Je me sms renseigné dans le quartier.On parle avec estime et respect du maître de cette prtn-ciére demeure.Ailleurs, U pourrait passer pour un original.Il est possesseur de ce qui est probablement la plus somptiieu- mount, ni à Outremont.Il s’est établi, comme on disait autrefois, "au milieu de ses gens”.Il a prêché, une leçon durable, durable comme la pierre infrangible qui forme les murs de sa maison.Songe-t-on au mal étrange dont souffrent nos vieilles paroisses ?Pour bien des causes, certaines incontrôlables, elles subissent en petit l'immigration de 1760.La ville est dans un état de perpétuelle mutation.Les quartiers se transforment et personne ne semble plus attaché au clocher aui l'a vu grandir, qui l'a vu prospérer, de l’église où il fut baptise, où il se maria et où furent baptisés les aînés de ses enfants.Le flux et le reflux du commerce et de l’industrie aéferlcnt sur les vieilles paroisses, en transforment la population.Notre-Dame souffre d’une émigration chronique, Saint-Jacques subit le même sort; il en est de même, à un moindre degré, de Salnt-Louis-de-France et de Saint-Jean-Raptlste, de l’Immaculée-Con-ception et de la Basilique.Mais ce n'est que dans les quartiers tout neufs que l'effet de cette transplantation est vraiment pernicieux.L'Est a besoin de toutes ses forces, de toutes ses ressources pour se développer.Il a besoin pour sa protection de toutes les influences dont II peut disposer.N'est-cc pas l’évidence même, par exemple, que l’Est de la ville souffre à l’hôtel de ville d'une négligence qui semble incurable?Si on veut ouvrir un dépotoir, on songe à l’Est.Si on veut ouvrir un boulevard, on songe ii l’Ouest.Si on veut pratiquer une économie, on l’impose à l’Est; si on veut prodiguer des largesses, on pense à l’Ouest.Si on essaie des nouvelles machines perfectionnées, pour le balayage et l’arrosage, on les conduit vers l’Ouest.Si, faute de ressources, on veut espacer le balayage et l’arrosage, on les diminue dans VEst.L'Est eut longtemps des abattoirs qui l’embaumaient nuit et jour, y dépréciaient la propriété, en paralysaient le développement.Il souffre encore seul, avec l'extrême sud, tous les inconvénients, dans l’intérêt général.D’est lui dont les rues sont barrées de traverses à niveau; c'est lui qui contient les gazomètres, sombres dômes de.fer qui endeuillent son horizon.Mais cette perpétuelle négligence ne s’explique-t-elle pas par cette migration, par la désertion de ceux qui seraient le plus en état de les défendre?Je le crois.Et cette superbe maison que j’ai vue est comme une protestation de pierre, comme une sorte de forteresse dressée là pour la défense de la localité, qui a valu à son maître partie de sa fortune, de cette localité où se sont écoulées les premières heures de sa jeunesse laborieuse.NEMO.Un train-école 11ri(f,icfi«,cE iuiMii uüqjrouillent ~—- —— « *«.» me des chevilles les wagons dii \ a.l.9 .rt,e Dprchester-est; il n’est pas C.P.H., mettra la frontière de Mai- u,11'’ ,(J Por'er à \\ estmount, ni meme sonneave à trois iiuarts d’heure de\" Dut remont.Il la plantée là forte-marche du parc LaFontaine et la ] m^nt, en plein sol de l’Est, en plein me de là sera belle, par les espaces c_?.eJLrjttei.a Si e.Maisonneuve, encore Inoccupés, sur le ruban d'argent dn fleuve et sur les quand le développement normal aura couvert tes côfeaux de maisons monts Saint-Bruno et Beloetl estom- ia*r/u messieurs Ellis des jardins.Il n’y a pas seulement les arbres qu’on ampute pour qu’ils se portent bien; il y a les mauvaises herbes auxquelles on coupe le cou pour en débarrasser la société, sans que jamais un monsieur Kirckcrdike, horticulteur, ait protesté.Plus loin, on fait la démonstration de la mise en conserve.Une collection intéressante mais très incomplète, c’est celle des (leurs, ornement presque inconnu de nos campagnes.Et nous sommes des Latins! Le mot ornement ne rend pas l’idée dans toute sa force.Les fleurs sont plus qu’une parure, elles constituent une nécessité sociale.Un étalage de 42 variétés de pommes, celles de la province, tente la main du gourmand.On fait un petit signe d’amitié et une risette à la Fameuse et, en se retournant, on se trouve face à face avec les légumes au milieu desquels trônent des potirons et des citrouilles.Les citrouilles sont plaisantes à regarder.Avec leur bedon de forme fantastique, elles ont l’air de grosses réjouies qui trouvent la vie bonne.Ah! voici la voiture aimée des citadins, paraît-il.L’aviculture est chose connue à Montréal.Quelle est la personne qui, à force de déménager, n’a pas eu un voisin dont le coq servait de réveille-matin gratuit et obligatoire?Un employé donne à manger aux poules hébergées dans un poulailler d'une propreté! Ne faisons pas de comparaisons humiliantes pour certaines maisons montréalaises.Un puits d’air, de nombreuses fenêtres, des fondations pour écarter l'humidité, c’est un petit chef-d’oeuvre de confort.Oh! les belles poules Wyandotte, Plymouth Bock barrées, Bhndc Island rouges, et la Chnnteclerc nationale, blanche comme une Ame d’échcvln qui n'a pas encore siégé.Des oeufs en conserve, des trémies, divers incubateurs, les types des caisses d’oeufs suivant qu'ils sont destinés A la consommation ou à l'incubation, autant de choses intéressantes.Mais volet re wagon des gourmets, le wagon do l’industrie sucrière, et de l’apiculture.En entrant, le chaudron des aïeux nous transmet le salut d’une époque presque abolie.Les procédés modernes de l’industrie sucrière sont étonnamment perfectionnés.Rien ne manque, du thermomètre aux filtres et aux svphons, M.J.-A.Dupuis, de Snint-floch-des-Aulnnies (ITsleO expose du bon miel blanc en bouteille et du sirop d’érable.Des ruchers de diverses dimensions, un cérificateur solaire, des costumes d’apicultrices, des nour-risseurs piquent, c’ext bien le cas de le dire, la curiosité.Le septième wagon, c’est le wagon du terroir, le wagon défi in-I dnstrics domestiques et VÎT' rch* ques.Tout le monde s’est arrêté devant un amour de vieux lit en érable, venant de Pile d’Orléans.(Il n’a pas servi depuis 50 ans).La courtepointe, l’oreiller garni de falbalas, la couverture de laine, le ciel de lit, tout est archaïque.Le plancher est couvert de catalopne.Dans la même voiture, on a réuni les diverses parties du métier.Une horloge 1832, un fusil de 1837, thème a déclamation pour des rhéteurs et farceurs, de la vieille vaisselle, des mouchettes, le fanal des sorciers de Pile d’Orléans complètent ce petit musée.On expose aussi des lainages canadiens.Les autres wagons contiennent des bestiaux: trois catégories de vaches, des taureaux, cinq catégories de porcs et des moutons.Des dames, fort nombreuses, ont paru s’intéresser à tout, même aux pourceaux, — beau sujet de dessin pour les caricaturistes.E.S.Bloc-notes Les ministres conservateurs veulent une réunion générale et secrète de leur parti — Le sort de Lloyd George est dans la balance — La grande presse anglaise contre le premier ministre.Le “Daily Mail” croit savoir que les élections auront lieu le 18 novembre.(Dernière heure.) Quel ragout Prenez, au hasard, ce journal, volumineux comme un sac de charbon; examinez-le.Tout d’abord, voici le Souverain Pontife dans son jardin, devant une automobile, le cap Trinité surmonté d’une statue de Ja Vierge, un clocher d’église surgissant entre des arbres, un groupe de dignes prêtres, la photographie d’un excellent curé montréalais.Belle façade.Tournez, allez plus loin.Voici une chapelle, un christ au mur d’une salle d'hospitaîisés, et, pêle-mêle, tout à côté, ta photographie d’un bélier Hampshire de $950, juxtaposant celles des deux recorders montréalais et de matelots français de la Ville d’Ys.Tournez encore: voici la page des actrices, allez plus loin : encore des prêtres et des églises.Puis, dans un encadrement, ces lignes, sous le titré du journal: “Institution irrévocablement dévouée aux intérêts ca-nadiens-français et catholiques”.Allez, allez toujours; et sous la rubrique des théâtres et des cinémas, lisez, dans l’annonce d’une maison de vaudeville, tout à côté de l’image d’une actrice aux trois-quarts dévêtue, ne portant qu’un pagne et soutien-gorge.” Pièce dont le héros est une danseuse qui connaissait les endroits les plus dangereux du monde mieux que son propre coeur.Toilettes superbes, danses osées”.Et vous tenez là, en quelques pages, toute la formule du grand journal populaire contemporain, avec son mélange d’étalage pieux, d’exploitation du sentiment religieux, de la curiosité morbide, ses illustrations où prêtres et prélats coudoient les demi-mondaines, les recorders, les animaux reproducteurs, où les clochers des églises paroissiales avoisinent les images de femmes aux trois quarts nues, et les professions de catholicisme, les annonces de danses osées.Tout cola, c’est le grand journalisme, — le seul vrai journalisme, paraît-il.— S’étonnera-t-on, après cela, que les observateurs soucieux de Pin-’ fluence de mireils journaux sur la masse estiment qu’ils l’abrutissent et la démoralisent tout ensemble, à la nourrir six fois la semaine de cet infect ragoût?“Soleil” et “Globe” Le Soleil dit vertement son fait au Globe de Toronto, bien que ces deux journaux soient d’anciens compagnons de lutte, aux temps du cabinet Laurier et jusqu’en 1914, et «ussi pendant toute Ja dernière campagne fédérale, quand il s’est agi de déboulonner M.Meighen et ses jamis.“Le Globe, déchu de sa grandeur passée, a cessé d’être un journal libéral pour devenir un journal 1 d’affaires et une entreprise com-jmereiaie.(’.’est pourquoi il s’est fait j l’apôtre du jiarti progressiste dans l’Ontario, afin de garder sa circulation.Au fond, nous nous demandons si ce journal n’est pas totalement hypocrite et fourbe.” écrit entre autres choses le Soleil de vendredi dernier.Ainsi, le parts libéral serait en train de perdre, dans l’Ontario, les journaux qui y luttèrent jadis vivement pour lui?L’esprit de parti subit des défaites jusque dans les journaux.Journaux d’affaires, journaux mêlant les affaires à la politique, ou la politique aux affaires, cela ne fait pas toujours l’affaire des partis politiques.Pas de signatures canadiennes Il y aura bientôt trois semaines (jeudi, 21 septembre), le Devoir j écrivait, en marge des affaires d’Asie Mineure et du fameux traité de Sèyres, déclaré périmé: “Ce traité non ratifié ira «lune au rancart, il y sera mis par toutes les nations.Pourvu qu’on n’en fasse pas un nouveau encore pire, (tardons nous de le ratifier, cet autre, quel qu’il soit!” Il y aura doux semaines, demain (mardi, 2(1 septembre), nous écrivions encore, suits ce titre: N'y pas aller!, ceci, sur le même sujet: "Il serait excellent, semble-t-il, que notre gouvernement s’abstînt tout inet d’envoyer des délégués à lu pro-ehnine conférence avec les Turcs, à Rome ou A Venise.Notre abstention nous éviterait à lout le moins une série d’embarras possibles, pour l’avenir.Nous nous sommer assez compromis, depuis 1918.pour ne pua continuer, .Abst«- LONDRES, 16 (S.P.A.).— Les membres de l’aile conservatrice du gouvernement se réunissent, aujourd’hui, pour décider s’ils doivent continuer à appuyer la coalition dirigée par le premier ministre Lloyd George.L’assemblée est convoquée par Austen Chamberlain, lord du seing privé et porte-parole du gouvernement à la Chambre des communes.Les ministres conservateurs y assisteront, ainsi que les sous-secrétaires qui se réclament de ce parti.On croit que lord Balfour, lord Birkenhead et sir Robert Horne, à l’instar de M.Chamberlain, appuieront la coalition; mais l’attitude des autres conservateurs est pour le moins douteuse.Dans les milieux bien renseignés, on dit que les ministres conservateurs vont exiger une réunion générale secrète de leur parti avant de prendre une décision quelconque.Si ou la leur refuse, plusieurs membres du ministère donneraient leur démission au risque d’en provoquer la chute.La réunion d’aujourd’hui est pour avoir, pense-t-on, une grande portée sur In politique future, bien qu'il se peuve qu’on prenne quelque arrangement pour empêcher temporairement la dislocation du parti.T ous les journaux du matin déclarent que les élections sont prochaines, mais ne s’accordent point quant à la date où elles auraient lieu.Certains organes comptent être fixés sur ce point dans quelques jours.La plupart des journaux réprouvent le discours que M.Lloyd George a prononcé, samedi, à Manchester.Seuls le Daily Chronicle et le Daily Telegraph prennent parti pour le premier ministre.Le Chronicle déclare que le premier ministre conserve toujours de l'emprise sur les masses, malgré la campagne de dénigrement dont il a été l’objet depuis quatre ans.Le Telegraph parle dans le même sens.CE QUE DISENT LES JOURNAUX AMERICAINS NEW-YORK, 16 (S.P.A.).—- Sous la manchette Un discours combatif, le New-York Times déclarait, ce matin, en article de fond, que le premier ministre Lloyd George, Angleterre, a prononcé un discours plein de bon sens en défendant, comme il l’a fait samedi, sa politique relativement au Levant.Ce magnifique plaidoyer, ajoute le journal, fera taire ses critiques.Le Times spécifie que M.Lloyd George a porté de rudes coups à ses adversaires.Rarement un homme d’Etat a fait autant d’exécutions politiques en un seul discours.“Le pregiicr ministre anglais a déclaré qu’il était prêt à démissionner, continue le journal, mais il a vite indiqué à quoi il consacrerait son temps et ses énergies après avoir abandonné le pouvoir.Il attaquerait et réduirait on miettes la politique de son successeur.Piètre perspective en réalité pour le futur’chcf du gouvernement,” Le Herald se borne à commenter l’effet du discours sur la situation politique en Angleterre, situation compliquée et difficile à comprendre de ce côté-ci de l’Atlantique.Le même journal entrevoit dans l’influence grandissante du parti travailliste un facteur que les hommes d’Etat anglais devront nécessairement finir par prendre en sérieuse considération.“La grande question, ajoute le Herald, consiste à savoir quel est l’homme le plus qualifié pour guider les forces libérales-conservatrices.Si David-Lloyd George, malgré son habileté reconnue et sa longue expérience des affaires politiques, n'est point l’homme auquel on se groupe pour faire obstacle à l’élément radical, vers qui les libéraux-conservateurs se tourneront-ils?” La Tribune déclare que le discours de M.Lloyd George a causé du désappointement en Angleterre, parce qu'il éludait les deux questions principales du moment: les vrais mobiles de la récente politique ministérielle au Levant et les perspectives des élections générales précédées d’une dislocation de la coalition parlementaire.Après avoir énuméré les motifs invoqués par M.Lloyd George pour* justifier l’attitude du gouvernement britannique en face des Turcs, le même organe ajoute: “Il appert qu’en faisant appel aux Dominions, à la Yougo-Slavie et à la Roumanie pour protéger les Dardanelles, le gouvernement de Londres avait dessein d’empêcher l’année ottomane de pénétrer en Europe et d’éviter d’être responsable des atrocités auxquelles les Turcs auraient pu se livrer en ierritoirc européen.” La Tribune n’est pas enchantée de l’accord de Moudania.Elle prétend que les Turcs, prenant ainsi pied en Europe, bien que leur armée soit arrêtée, les chrétiens de la Thrace sont encore en danger.LES ELECTIONS, LE 18 NOVEMBRE ?LONDRES, 16 (S.P.A.).—Le Manchester Guardian dit, aujourd’hui, qu’en prononçant son grand discours, le premier ministre Lloyd George a plutôt à se justifier qu’à élaborer un programme de campagne politique.Fl a remporté un succès personnel, mais le gouvernement se meurt, non parce qu’il existe des divergences d’opinion parmi les chefs, mais parce qu’il a vécu son temps et que de nouvelles forces politiques débordantes de vie cherchent à l’abattre.Le Daily Mail déclare que la chute du gouvernement n’est peut-être qu’une question de quelques heures.Ce journal prétend que les élections auront lieu, le 18 novembre.11 croit que le premier ministre prononcera bientôt d’autres discours dans les campagnes.nons-nous de ces congrès où, souvent, se posent les préliminaires de nouvelles guerres." Depuis, à main* t s reprises, le Devoir est revenu sur le sujet, en se déclarant toujours opposé à l’envoi de délégués canadiens à toute nouvelle conférence européenne, où nous prendrions des engagements pour l’avenir.Voir d’autres journaux qui ont d’abord marché sur les oeufs, dansé a la corde, grimpé dans des balançoires, pris le maquis, se prononce*!- enfin contre toute pnrtie inatlon nu congrès où doit se régler l’imbroglio anglo-turc, voilà qui n’est certes pas pour nous déplaire.Félicitons-les d’être sortis du bois et de s’être déclarés tout net, ces jours-ci, en faveur d’une abstention que les fous du Devoir préconisent depuis trois semaines.G.P.des derniers Incendies de la région de Haileybury et du Témiscarnin-gue québecquois.En attendant qu’il s’organise A Montréal une oeuvre spéciale de secours, noua rappelons que les secours peuvent, sur l’indication de Mgr Dupuis, chancelier de Haileybury, être adressés à M.l’abbé Albert Pelletier, curé de New-Lis-keard, Ontario.New-Liskeard es! actuellement, dit Mgr Dupuis, le meilleur endroit de distribution.C’est aux soins de M.l’abbé Pelletier (pour le comité de Nédolce) que M.l’abbé L.-Z.Moreau, curé de Nétlelec, dans noire province, demande aussi qu’on envoie les secours en nature destinés à sa paroisse.Pour les victimes de l'incendie LES APPELS AU SECOURS Nous avons publié d’émouvants appela a; secours pour 1«* victimes Lire en page 2, la lettre d’Ottawa de Léo-Paul Deiroiiçra* JLlj î>Ev(JaH, I»1C.HRw V J JL« -ak % dlk# •» «- k?r r * 1 : ^ *, N> •*••»—«i—w JL %/ ém mtê vz: uns ri::.-No 241 LE JUBILÉ DE LA PAROISSEJT-PATRICE La messe pontificale célébrée par S.E.le délégué apostolique couronne dimanche les fêtes du 75e anniversaire de la fondation de la paroisse — Sermon de S.G.Mgr Gauthier.il.cs Irlandais cathoWtpic* fie ln ville ont donné un caractère d'imposante solennité à in célébration du jubilé de diamant de In paroisse Saint-Patrr.ce, leur paroisse-mère a.Montréal, fondée le 17 mars 1847.La messe pontificale, célébrée dimanche par Son Excellence le délégué apostolique, entouré d’une vingtaine de prélats et de dignitaires ecclésiastiques, a marqué ce glorieux événement.Sa Grandeur Msr l’administrateur du diocèse a rappelé, dans son allocution de circonstance, les étape- de cet anniversaire pour en souligner les témoignages de survivance.grâce à leur attachement à la foi catholique et à l'autorité pontificale.S.E.Mgr Piatro di Maria a félicité les fidèles irlandais de la métropole de la conservation de leurs pratiques religieuses et du -progrès de leurs associations pa-.^oissiafes.L’église, décorée à profusion de guirlande de verdure et de trèfles, avait peine à contenir l’immense foule des fidèles; les pliées des bas côtés et du porche débordaient de tous ceux qui n’avaient pu trouver de siège et qui ont suivi debout la longue cérémonie.Son Exellence a célébré la grand’-messe solennelle, assisté do M.l’abbé Labcllc, supérieur de Saint-Sul-pice, comme chapelain d’honneur, et comme diacres d'honneur, du H.I\ Hingston, S.J., recteur du collège Loyola, de M.r«>bbé Luke-I.Èal-Jnghan, curé de Saint-Michel; comme diacre et sotts-d’acre d’office, MM.les abbés John-L.O’Rourke, chancelier, et F.-M.Elliott, vicaire à Saint-Michel.L'important cortège a fait son ventrée dans 1 "église par une des portes de la sacristie, à droite de •la nef.pour contourner l’allée transversale et gagner le choeur par la grande allée.On a remarqué Xos Seigneurs iXeil McNeil, archevêque de Toronto: James-.!.Keane, archevêque de Dubuque; Mi-churl-J.Snratt, archevêque de Kingston; Fatriok-J.Hâves, arche-vèqHe de Nevr-York; Josèph-M.Em-ard, archevêque d’Ottawa; Paul Larocque, évèouc de Sherbrooke; J.-S.-H.Briuiauit.évêque de Nécolet; John-F.Carroll, évèmie de Helena; Lon's-S.Walsh, évêque de Fort-lund; Josroh-J.Rice, évèmie de Bu hnc'on; J .-H.Conroy, evèque d’Ogdensburg; Junes Morrison, ovèque tî’Àntrgotiis-M; M.-J.O’Brien, évêque de Fêler! .uuuigh; J.-G.Forbes.évêouc de Jolictlc: Félix Cou-t'-rier, évêque d’Alcxandria; Eugène Limoges, évèqttc-êm de Moat-Laurier; les JpuRlats dninesti-(UU-; I.-L.Grivetti, secrétaire du délégué anostolique: J.-T.Ivdd, du séinimnre de Saint-Augustin de Toronto; J .-A.Bélanger, curé de St: 1 ^hiIs-de-France: L.-A.J>ubuc, curé de St-Jean-RftiJtisfc; A.-V.-J.Ficttc, ndcaire-généml; George Corbett, de CornwaR; les chanoines J.Mousseau.J,-S.McC.rorv, curé de St-CmEriel; J -H.Auhin, du collège de VeHevfield et F.Deschanqw.curé de SÀe-Frÿfide; les RR.FF.V.-S.Lnult, S S.S.supérieur de la communauté des Pères du Très Saint-Sr.rcmçnt; J.-'M.E’i'lon, S.J., pro-vinc'at de la société de Jésus: Ls.Lalande.S.J.recterr du collège S i ntc-Mar e; ê'M.les abbés J.Pn-n'n^nai.du coMc,,c St J"nn: J.-C.Chomnnnt.du collège Stc-Thérèsc.Cl nôtres.S.G.Mé~ Gauthier, administrateur du diocèse, 'xréçédait le célébrant et son escorte.Aux premiers rangs de la nef.avaient nris nlarç, sur des fauteuils d’honneur, sir Charles Fitznatrick, lieutenant gouverneur de la pro-vi'sco.sir 1.orner Gouin.MM.II.-S.Réland, Jacques Bureau, représentant le gouvernement fédéral; Walter Mitchell, député; MM.J.-L.Perron et J.-L.Perrault.Cyrille Pelage, représentant le gouvernement provincial; sir Thomas Shaughnessv.Thomas O’Connell, renrésentant le maire de Montréal; MM.C.-C.Doherty.les juges Guerin, Lafontaine, Purcell, M.J.-C.Walsh, député.MGR GAUTHIER Sa Grandeur adresse ses hommages respectueux à Son Excellence le délégué apostolique et remercie archevêques, évêques et prê 1res étrangers d’être venus en si grnnd nombre rehausser l’éclat des cérémonies.Puis après avoir rendu grâces au Tout-Puissont de la piété et du îièlc qu’U a mis au coeur des Irlandais catholiques de Montréal.monseigneur raopclle l’histoire de la colonie nu Canada.L’histoire du Canada montre qu’entre H>û8 et 17â8 des 140 citoyens que se sont faits Canadiens 1ST étalent des Irlandais.Des soldats irlandais arrivèrent ensuite qui combattirent avec Wolfe; ils se sont établis et multipliés sur les rives du Saint-Laurent, De 1778 A 1797 le registre (les naissances mentionne des noms tels que Kennedy, Maloney, Ogden, Ryan et O’Brien.Mais c4cst surtout l'immigration qui a amené en terre canadienne le gros des Irlandais.O’Donnell, de Tipperary, fonda une colonie irlandaise â Terre-Neuve.et il en devint l’évêque.Fuis à partir de 1817 affluent au pays des milliers d’hommes et de femmes d’Irlande, chassés par des lois vvxntoires.Ils laissaient une terre fertile, des ports admirablement situés pour le commerce et l’industrie, Et ils étaient condamnés à l’exil.Que de souvenirs et d’affec-ttons ils perdaient.Triste et douloureuse histoire, étrnuge destinée.“Je connais Phistoire.a confessé Macaulay, mais je ne m’explique nas la survivance de ITrlamle.Si !e pouvais lire cependant avec la foi d’un catholique romain l’inscription qui couronne le dôme de Saint-Pierre de Rome: "tu es PJer* ¦e et sur cette pierre je bâtirai mon église et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle’’, alors je pourrais m'expliquer l’his-toirc d’Jrlande.” En effet, l’Irlande s’étant donnée à la foi catholique elle en a reçu le gage de l’immortalité.Au reste que trouve-t-on nu fond des oeuvres qui ajoutent aujour- /4’hlil JWJt d’admiraitloo et de r*- Lecotnpte a réussi à ramener la connaissance à St-Patrice?En Europe des paroisses sont plus anciennes, couvrent un plus grand territoire, comptent un plus grand nombre de fidèles, qui cependant n’ont pas la prospérité de St-Patrice.Pourquoi?C'est parce que leurs plus légitimes aspirations sont battues en brèche et tenues en échec par toutes sortes de lois hargneuses et attentatoires à la liberté.Aussi, est-ce l’honneur de la province de Québec de poss< der une législation paroissiale et une loi scolaire reconnaissant les droits de l’Etdise catholique, l’autorité ê*Rseoeale et celle des parents.L’Etat dans ce domaine si connexe à la morale et à la relr gion, se contente d’apporter un généreux appui.Il se garde de substituer son autorité à celle qu existe et grâce à cette liberté d’action, notre nrovince peut seule présenter en Amérique un glorieux exemple de paix, d’ordre et de prospérité.Les éléments délétères qui agitent les temps actuels sont impuissants à entamer les traditions de notre peuple et son amour pour ses institutions religieuses et civiles.La paroisse et i’ècole sont du reste les deux grands facteurs du bien-être social.En trouve-t-on à l’étranger un -’lus bel épanouissement que dans cette province?Voilà la caue du progrès moral et religieux que St-Patrice offre maintenant à nos yeux.Rappelons-nous cependant les prêtres qui ont dir! avec tant de ïèle cette paroisse.Au début la jeune colonie irlandaise a été desservie par kxs jésuites, t.e sont tes Messieurs de Kt-Sulpice qui ensui te ont pris su destinée en mains.Des prêtres de Saint-Sulpice ont été à la tète de la paroisse depur trois quarts de siècle.Les bienfaits de Saint-Sulpice tissent l’histoire de Montréal.Et les irlandais lui doivent toute gratitude, car ils n’ont pas eu de meilleurs amis.Les prêtres de Saint-Sulpice, par leurs vertus et leur dévouement, sont au coeur des fidèles, lis étaient savants ces lévites humbles, et sages, prudents, habiles, toujours à la tête des oeuvres destinées à la sanctification des âmes.Citons l’abbé Phelan, fait évêque de Kingston, et l’abbé O’Farrell, orateur sacré qui a été évêque de Trenton.L’épiscopat n’n pas été dévolu au curé Dowd parce qu’il Ta refusé.L’abbé Dowd est au nombre de cette phalanae de pionniers qui 'ont noms Connoly.McCullough, O'Brien, Hogan, Brown, Toupin et Leclair.Deux d'entre eux brillent d’un éclat tout particulier : c’est le curé Do^d et l'abbé Jackson.Leur figure rayonne particuliérement en ce,s jours de ressouvenan-ce.Des prêtres comme eux appartiennent A l’Eglise et ils en font la gloire et la joie.Et c’est Thonneur d’une paroisse de les avoir comptés comme serviteurs et celui des fidèles de leur garder une éternelle vénération.Après ia cérémonie qui s’est terminée à Ih.30, M.l’abbé McShane a conduit les distingués hôte de Saint-Patrice à un diner d’honneur au Windsor, dans la salle du Prince de Galles.S.G.Mgr Hayes, archevêque de New-York a adressé lu parole ainsi que sir Charles Fitzpatrick, lieutenant gouverneur de la province.police Saint-Jean s’on est tiré avec j des contusions au genou gauche, et l’agent L’Heureux a eu quelques contusions de peu de gravité.ACCIDENT DE CHASSE F , Jude Lccomptc, 17 ans.de Contrecoeur.s’est fait amputer un bras hier soir à l’hôpital Notre-Da me, à la suite d’un accident de chasse.Lccomptc était allé à lu chasse aux canards à Contrecoeur.En poussant son embarcation sur les bords de la rivière, il a déclanché le chien du fusil et a reçu ia charge dans le bras.:xni barque dans les herbes et a regagné la rive.Quelque temps après, des femmes l’ont trouvé évanoui.FRAPPE PAR UNE AUTO Un vieillard de 72 ans, William Tranayne, 174, rue Selby, s’est fait fracturer la jambe droite et le brus gauche, hier, lorsqu’il a été frappé par une automobile au coin des avenues des Pins et du Parc.Tre-mayne a été transporté à l’hûpita; Royal Victoria.L’AUTO QUI BLESSE W.-H.Lewis, ltriue.Uon contre toute douleur provenant de In congestion.Gurdez-le à la main.Le liniment ds Sloan ittet fin à la douleur! lu session afin do mettre ses adversaires en face d’une dissolution probable et possible, dans un court délai.H a besoin de suspendre cette menace sur la tête des conservateurs et des progressistes, disent ses omis, pour les forcer ù marcher s’ils se montrent trop récalcitrants.On lit tout d’abord le préambule de cette loi en Chambre, on l'adopte et on réfère ensuite le bill â un comité.Ce comité fait tout le tra vail.Il a devant lui les cartes électorales, les renseignements fournis an dernier recensement et les autres informations dont il peut avoir besoin.Il décide lui-même à quel endroit on doit établir des comtés nouveaux, quels sont ceux qui conserveront leurs anciennes limites, quels sont ceux qu’il faut remanier.La formation d’un nouveau comté nécessite un changement de bornes i de ceux qui l’entourent et toute i cette tâche est très délicate et très.: difficile.Lorsque ce comité a terminé son travail, il fait son rapport à la Chambre et le projet qui expose tous les changements et les nouvelles subdivisions finit par devenir loi, après un débat,au cours duquel il peut sc faire encoée des retouches de détail.Léo-Paul DESROSIERS.La Coopérative Centrale, dans son annonce: "Voyons et agissons" (Voir Bulletin des Agriculteurs, du 1 oct.), affirme qu'elle s’aperçoit, depuis longtemps, que du développement et de ta réussite des Coopératives locales dépendent l'importance et le succès de la grande coopérative centrale, et qu'elle se propose de travailler u l'extension et du développement des Coopératives locales et de Seconder la tâche des gérants.Très bien, mais son désir de "Toujours plus grand!’’, dont la réalisation est pleine d'obstacles, son désir, dis-je, parfaitement légitime d'ailleurs, ne semble-t-il pas pousser la dite Coopérative dans une voie dangereuse et firatiquement opposée à la véritable organisation coopérative?.En d’autres termes, après avoir favorisé l'organisation des coopératives locates, la Coopérative Centrale n'est-elle pas en train de paralyser leur développement et de favoriser indirectement leur désorganisation?.U semble que Tan des principes de la Coo-nérative Centrale, c'était de ne faire affaire qu’avec la coopérative locale de chaque paroisse, là où existait semblable organisation.Aujourd’hui, n'est-il pas vrai que Ton fait affaire avec des particuliers on commerçants de paroisses où fonctionnent des coopératives locales?.La Coopérative Centrale aura beau continuer à proclamer qu elle veut le développement des coopératives locales, et qu’elle entend seconder la tâche des gérants, si elle persévère dans la nouvelle voie, c’est-à-dire: à faire du commerce, plutôt que de la coopération, dans les paroisses où existent des coo-1 pératives focales, le résultat le plus j certain, c’est que graduellement les j coopératives locales diaparaitremt \ et le succès réel du mouvement i coopératif sera à jamais compromis .C’est facile d’accuser les directeurs des coojtératives locales de mesquinerie à l'égard de leurs gérants; mais comment pourront-ils payer raisonnablement leurs gérants, si Ton travaille indirectement ti diminuer les revenus des dites coopératives, en favorisant les commercants?.Attendons la réponse de ta Coopérative Centrale, COOPERAT EUR, Tareme Quesnel vous donnera plaisir et satisfaction «R m SL — Les secours aux sinistrés | Toronto, 16.(S.P.C.) — Depuis une quinzaine de jours, des trains ' de secours sont ailes quotidiennement porter des secours aux gens de la région du nord de la provin- ! ce dévastée par le feu.dépendant, ! les besoins de la population sont ; encore grands.Mlle Holland, qui ' a charge des infirmière» qui se | dévouent dans ia région ravagée,! est revenue à Toronto, hier, et a j déclaré que l'oeuvre de secours de- ' vra sc continuer encore phiwcurs semaines.Mlle Holland dit ou,.Porgnnisr».lion pour distribuer !» approvj.I (vonnements dan* le nord e été ra- j pidement mise sur pied.Elle ajou- j te que la police prr vinciale a beaucoup aidé aux sinistré».Les\eux Bandes i vous en reconnaîtrez l’arome Parce que cet arôme captivant est unique et propre au ROSE QUESNEL.C’est sa caractéristique! Et 1*arôme révèle & Pamateisr d’une bonne pipe, toute la richesse du tabac que nos spécialistes ont choisi pour notre “marque particulière.” Les fumeurs invétérés du ROSE QUESNEL apprécient surtout le charme de son arôme.Et l’arome, c’est ce qui compte le plus dans un tabac ! Riche en saveur, il plaît au goût; doux, parce que le paquet scellé le conserve frais, il occupe une place à part (jîûci’' J^IF^^Ïci^OUCCfeCoJiitmtcJ EN VENTE PARTOUT lOcts LE PAQUET Propagande! Propagande! Profit*/, do nutr* abonnement apéciai de deux moi* (une piastre pour le ( anad:i, en de hors de Montréal et de «a bnn lieue, une piaatre et demie pour le» Et ata*Inis) pout faire rnn naître le "Devoir”.Abonnez, faite» abonner vo» amis.QUESNEL Le Tabac à 1 arôme sans Eçfal .ULLMt Xlii.—iNO Z41 MONTREAL, LUNDI 16 OCTOBRE 1»Z2 « CALENDRIER DEMA1K, MARDI IT OCTOBRE I»» STE HEDWIDGE DERNIERE HEURE L«r«r du * heure* 24.Coucher du loleil, S heure* 7.Nouvelle lune, le 2«, à 8 heure* et 41 minute* du matin.Dernier quartier, le 1S.i s heure* et 1 minute du •eir.DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN AVERSES BT PLUS FRAIS Aujourd'hui maximum.(8 Même date l'an dernier.44 Minimum aujourd’hui.,, ,, jg Même date l’an dernier ,,3, BAROMETRE: 1 heure de l’apria-midi, 29.88.8 heure* du matin, 29,92; Il heurea, 29.90; FRANKLIN-BOUILLON EST CONFIANT L envoyé spécial de la F rance dans le Levant se dit certain que la paix est dans ces pays.F ARIS, 16 (S.P.A.).— M.Henri Franklin-Bouillon, délégué spécial de la France auprès des nationalistes turcs, est revenu à Paris, hier soir, vers les neufs heures, et s'est rendu tout de suite au ministère des affaires étrangères où M.Poincaré l’attendait.Interviewé par le correspondant, M.Franklin-Bouillon a déclaré avoir la certitude que la paix va régner au Levant.J ai été obligé de mettre en oeuvre toute mon influence personnelle auprès de Moustapha Kémal-pacha, dit-il.Les Anglais sc sont montrés lort tenaces, bien que polis, mais la France a cependant joué un rôle prépondérant dans le rétablissement de la paix nu Levant.” M.Franklin-Bouillon a ajouté que l'intervention de la France sur les rives du Bosphore a suscité un vif enthousiasme chez les Turcs, qui sont réellement en cordiales relations avec les Français.En Turquie, on sc souviendra longtemps de la part prise par la France pour faire conclure la paix.L’envoyé français était tout souriant quand il racontait comment ia France a contribué au règlement du problème turc, mais son visage changea d’aspect quand on lui cita des passages du discours du premier ministre d’Angleterre, à Manchester.“J’aurai quelque chose à dire à ce sujet", a déclaré M.Franklin-Bouillon.“Les renforts qu’a envoyés l’Angleterre n’ont été pour rien dans la conclusion de la paix.Le discours de M.Lloyd George serait de nature à mettre la paix en danger si celle-ci ne reposait maintenant sur des fondements solides.” L’EVACUATION DE LA THRACE ANDR1NOPLE, 16 (S.P.A.).— Les chefs militaires grecs ont annoncé que l’évacuation de la Thrace se fera graduellement.L'armée grecque quittera d’abord le district d’Andrinople, puis celui de Rodosto et enfin la région de lu rivière Maritza.L’évacuation de chacune de ces frois sections devra se faire en cinq jours.Les officiers alliés ont reçu l’ordre de se montrer intransigeants et de ne prolonger, pour aucune considération, la période des cinq jours.Le quartier général hellénique demeurera à Rodosto jusqu’au 20 octobre.On le transportera ensuite à Dedeagatch.Le premier détachement qui prendra charge de l’administration provisoire de la Thrace sera composé d’Italiens.ON RECHERCHE L’AUTEUR DE L’ATTENTAT -f Les agents de la sûreté irlandaise veulent trouver celui qui a tenté de faire périr le lord-maire de Belfast, samedi.La mode produit des pleurésies LE DOCTEURÜOÜCHBR AVERTIT LES CITOYENS D’EVITER CERTAINS EXCES DANS L’HA-BILLEMMNT QUI TROUBLENT LE SYSTEME DES VOIES RESPIRATOIRES AUPRES DE M.TASCHEREAU! UNE DELEGATION DEMANDE QUE L’I/LE JESUS FORME SEULE LE COMTE DE LAVAL BELFAST, 16 (S.P.C.).- La Sûreté fait en ce moment des recherches minutieuses pour découvrir l’individu qui a tenté, samedi soir, de faire périr le maire de Belfast, sir William Coates, en plaçant une bombe dans la résidence de ce dernier.N’eùt été la vigilance de la police, l’assassin aurait probablement atteint son but.Le lord-maire habite Carrickfergus, maison ancestrale de Stonewall Jackson, à Belfast Lough, à neuf milles au nord-est de la ville.Les policiers montent sans cesse la garde pour le protéger.Vers minuit, samedi soir, les gardes aperçurent une silhouette en mouvement près de la demeure du maire.Ils sommèrent immédiatement l'intrus de s’arrêter.L’homme ne répondit pas et, après un deuxième avertissement, les constables tirèrent.L’homme disparut.On trouva ensuite près du vestibule un colis renfermant une machine infernale remplie de poudre noire et de balles.Une fusée était attachée à la bombe.L’INDEMNITE DES ACCIDENTS LA U.G.T.C.DEM AN DERA AU GOUVERNEMENT DE PORTER DE $3,000 A $4,000 LES COMPENSATIONS DES ACCIDENTS DU TRAVAIL.Québec, 16.(D.N.U.) — Une délégation des unions nationales catholiques se présentera, demain matin, devant le conseil des ministres, afin de soumettre au gouvernement provincial plusieurs résolutions adoptées lors du congrès de la fédération des travailleurs catholiques.Parmi ces résoutions.il y en a une qui demande de porter à $4,000 le maximum de l'indemnité payée dans les accidents du travail,_ ce maximum était de $3,000 autrefois.La délégation comprendra M.P.Beauté, président de la fédération.M.Ls Morin .président du conseil central de Quebec et M.Pelletier, secrétaire de Québec et MM.A.Morin, de Hull; A.Charpentier et Mayramt de Montréal.%» .-1- - AÜ PALAIS LE JUGE BRUNEAU MAINTIENT UNE INJONCTION CONTRE LA VILLE DE VERDUN tisfait, on le comprend, de voir les pronriétés mi’on Pavait forcé de vendre, sous couvert de bien public, employées à lui faire du dommage, a protesté et a demandé l’émission d’un bref d’injonction in* terlocutoire contre M.Raymond pour l’empêcher de continuer ses constructions en même temps qu’il a pris une action contre la ville pour faire annuler la vente de ses propriétés.Il a soutenu que la ville ne pouvait employer ces propriétés à autre chose qu’à l’ouvenure de la rue Troy et qu’elle n’avait aucunement le droit de les revendre pour d’autres fins.Le juge Bruneau a décidé qu’en effet la chose constituait un véritable déni de justice et que la ville n’avait pas le droit de forcer un propriétaire à se dessaisir de ses biens, sous un prétexte d’ordre publie, pour revendre ces biens à une tierce personne pour motifs absolument privés.Il a donc ordonné à Raymond de suspendre les travaux commencés.Scion son habitude, le docteur Boucher nous a remis en un communiqué, les conseils de la saison sur les bronchites, les pneumonies et les pleurésies.Le directeur du service d’hygiène déclare que suivre les exigences d’une certaine mode c’est s’exposer à courir de grands dangers.Les saisons froides et humides, dit le docteur Boucher, exposent la population spécialement aux maladies Inflammatoires des poumons, de la imurueuse nasale et ne la gor ge, et nous voyons dès le commencement de l’automne un très grand nombre de personnes qui sont prises de coryza, de bronchite ou de maux de gorge divers; le nombre des cas de pneumonie et de pleurésie augmente, et ces maladies sévissent jusqu’au printemps pour diminuer graduellement à l'époque des chaleurs.Elles sont graves et font mourir les malades dans des proportions très considérables, il est donc très important de les prévenir et de prendre toutes les précautions voulues pour ne pas les contracter.'L’hygiène corporelle, la vie régulière et l’habitation dans un logement sain, bien entretenu, permettent aux organes de fonctionner normalement et portent à son maximum la résistance individuelle.Il faut éviter les excès de toutes sortes, la fatigue excessive, l'exposition au froid humide; les habitations mal chauffées, mal ventilées; les vêtements insuffisants exposent aux refroidissements.La maison mal ventilée durant l’hiver se chauffe plus difficilement cpie si elle est bien ventilée, elle est plus généralement humide et Tair confiné qu’elle contient empoisonne les occupants dont la ré-vstance aux maladies se trouve ainsi considérablement diminuée.L’état de l’asmosphère doit guider pour l’habillement; la mode porte souvent certaines personnes à s’habiller insuffisamment et à se chausser durant l’hiver comme durant les grandes chaleurs de Tété; la suivre c’est s’exposer inconsidè-rablement à la maladie et à la mort.H ne faut pas oublier que ces maladies sont communécables et , qu’elles se transmettent d’une per-1 sonne à l’autre par des germes; il est donc nécessaire de s’abstenir de visiter ceux qui en sont atteints et d’éviter leur contact; la promis-.cuite dans les foules expose parti-culièrement à la contagion.Les personnes atteintes de bronchites, de cor-za (rhume de cerveau).de mal de gorge même léger, doivent se traiter immédiatement à la maison, sinon elles s’exposent à des complications dangereuses tout en exposant aussi celles avec lesquelles elles viennent en contact, à contracter leurs maladies.Beaucoup ont des habitudes peu soigneuses, et sans se soucier de ce qu’il y a de désagréable et de dangereux pour leur entourage, toussent sans protéger leur bouche avec leur mouchoir, éternuent de même ou crachent par terre.On constate des faits semblables journellement dans les édifices publics et dans les tramways; dans l’intérêt de la santé publique chacun doit faire sa part pour prévenir ces pratiques insalubres et peu convenables.En 1021 le nombre des décès par maladies de l’appareil respiratoire s’est élevé à 16% du total des décès, elles sont donc très meurtrières et le public doit prendre tendes les précutions possibles pour se protéger.ministres, savon ; .«.u.n.-j.rer- l’on, ministre de la voirie; Antonin Galipeault.ministre des travaux publies; Athanase David, socrétai- Le juge Bruneau, a maintenu ce mutin en Cour de pratique un bref d'injonction demandé par M.David Rochon contre la ville de Verdun, intimée, et M.Joseph-Arthur Raymond, mis-cn-cause.La ville avait acheté il y a quelques années des prov^’^s de M.Huchon pour ouvrir la rue Troy.La ville alors s’était prévalue de l'article 5794, des statuts refon-dus de 1909, pour forcer M.Ko-ohon à lui vendre les propriétés susdites.Il était d’ailleurs entendu qu’elles étaient destinées uniquement à l’ouverture de In rue Troy.et qu’elles n’étnient acquises que pour cette raison.[.es terrains acquis n’oht pas été employés nu dessein projeté, mais nu eontrnire la ville les a reven-lus à M.Josrnh-Arihur Raymond.Celui-ci s'est mis à construire diverses propriétés qui nuisent beau-^ Rochon.Celui-ci peu sa- lin carillon de dix-sept cloches La paroisse de Saint-Edouard vient d’acheter pour son église de M.Z.-O.Tourangeau, représentant de la fonderie Paccard, F'rnnce, un carillon de dix-sept cloches.Ce carillon comporte un clavier jouant certains cantiques et est le plus complet que Ton ait encore jamais vu à Montréal et même dans la province de Québec.La plus grosse de ses cloches pèse 5.000 livres et la plus petite 75.Il sera installé dans les clochers de l’église nu cours de Tété prochain.Feu Arthur Davidson Londres, 16 (S.P.A.)—Le colonel sir Arthur Davidson, K.C.B., est décédé aujourd’hui à l’ftge de 65 ans, De bonne heure, M.Davidson avait embrassé la carrière des armes.Il s’est signalé pendant la guerre de l’Afghanistan en 1878-60, dans le campagne d’Egypte de 1882 et lors de la guerre des Boers.Le roj l’a vait créé chevalier en 1910.UVi garçonnet tue son camarade Les Trois-Rivières, 16 (S.P.C.)—: Une tragédie s’est déroulée, hier après-midi, dans les bois des alentours de Ste-Anne-de-la-Pérade, à vingt-six milles environ de^rois-Rivlères.Des garçons d’une' quinzaine d’années faisaient la chasse quand une altercation s’éleva, rap-porte-t-on, entre Gérard DuTrem-blav, de Montréal, et un fie ses amis nommé Antonio Ricard.La discussion portait, dit-on.sur l’efficacité du fusil et des cartouches du jeune Ricard.Irrité des remarqués de Ricard, le jeune DuTrcmblay lui aurait rrlé : “Essaie des cartouches sur moi.Tire, je n’ai pas peur, tes cartouches ne sont bonnes a rien." Les autres jeunes gens se rassemblèrent en se moquant de Ricard et auraient incité ce dernier à faire feu.Enervé par les taquineries de ses camarades, Ricard pointa son fusil vers DuTreniblay.On entendit soudain une détonation et DuTrern-blay tomba mortellement blessé.Il mourut quelques moments plus tard, la balle Payant atteint à Tes-tomac.Une enquête doit sc tenir cet après-midi et jettera sans doute de la lumière sur ce triste événement.Le séminaire des Missions étrangères Aujourd’hui, à troia heures, S, K.Br .le délégué apostolique bénira la pierre angulaire du nouveau séminaire des Missions Etrangères, en voie d’érection à Pont-vluu.S» Grandeur Mgr P.-K.Roy, archevê-lue de Québec, prononcera le sermon de circonstance.M.le premier ministre l.-A.Taschereau a passé la matinée au bureau du gouvernement provincial, à Montréal, ainsi que quatre de ses ministres, savoir: MM.L.-J.Per-C C pu re provincial et Aurèlc Lacombe, ministre sans portefeuille.M.Jacob NicoJ, trésorier provincial, était attendu un peu après-midi.Ce fut un long défilé de délégations de toutes sortes auorès des ministres pendant toute la matinée.Parmi celles qu’a reçues notre premier ministre, il convient de mentionner celle des maires, une dizaine environ, du comté de Laval, laquelle était pilotée par M.Wilfrid Laurin, maire de PAbord-àJPlouffe, et Longpré, maire de la ville de Ste-Rose.Cette délégation est venue représenter au premier ministre que Pile Jésus devrait seule constituer le comté de Laval.Les besoins de Pile Jésus proprement dite, prétexte-t-on, ne sont guère les mêmes que ceux des électeurs habitant la partie de Pile de Montréal comprise dans le comté tel que constitué actuellement, et c’est la raison pourquoi le remaniement de ce comté s’imposerait.Le premier ministre a aussi reçu, entre autres, une délégation de l’Assistance maternelle, qui était pilotée par le docteur Ernest Poulin, député de Laurier.Pour les sinistrés de la guerre M.E.-H.Scammeli, assistant sous-ministre du ministère du rétablissement civil des soldats, recommande, dans une lettre au conseil municipal, J’assoedation Disabled Ex-Seridce Men’s News Agencies, qui s’occupe de la vente des journaux et des périodiques à Montréal.“J’ai fait récemment, dit M.Scammeli, une enquête sérieuse de l’organisation, et je suis assuré qu’il v a de l'avenir pour elle, et que si elle est administrée sagement elle Tjourra donner de Temples à un nombre considérable de soldats invalides, qui, autrement, ne pourraient pas trouver de moyens de subsistance.Bien que Passociation ait établi scs affaires, grâce aux facilités que vous lui avez ofiertes, sur une base d’affaires privée, cependant, les profits sont partagés entre les membres eux-mêmes.“Ainsi les kiosques qui sont situés aux endroits les plus achalandés de la ville, peuvent contribuer aux autres Kiosques moins bien situés.IJ.’association emploie de 25 à 30 vétérans qui, sans ce moven de subsistance, seraient à la charge de la charité publiaue.“Le ministère espère que 1 asso-edation atteindra un entier succès, et j’ose vous demander que les propositions au’ils vous ont soumises reçoivent de votre part un accueil favorable.” Accusé qui vient de loin Ludger Gagnon, 17, rue Claude, a été arrêté hier sous l’accusation d’avoir refusé de pourvoir aux besoins de sa famille.I^s agents de la police provinciale se sont chargés d’aller chercher le prévenu à cent vingt-six milles dans les bois.Le -seul voyage aurait coûté, parait-il, $100.Quoi qu’il en soit, I prévenu aurait montré une indifférence vraiment féroce envers sa famille, car, sa femme a quatre enfants en bas âge, et elle a eu un nouveau-né il y a huit jours.Le cautionnement a été fixé à mille dollars.-é - Un malappris Mme Dina Forget, 1351, rue Montsabré, Maisonneuve, a été grièvement blessée samedi après-midi, par un gamin.Ce dernier est entré et a demandé un verre d’eau.Comme l’enfant venait fré quemment, Mme Forget l’a servi sans défiance.A ce moment le gamin s’est emparé d'un coutelas et en a frappé la dame au cou et aux bras.Son mari est accouru alors et tous deux ont lié le malappris.Ce dernier a avoué qu'il voulait voler.On croit que le garçon est grn veinent dérangé dans son équilibre mental.Ses parents sont des Belges qui ont émigré en 1914, d’Anvers.Us ont déclaré que le spectacle de l'invasion avait troublé l’enfant et que ce dernier ne s’en était jamais complètement remis.M.Lavigueur proteste Québec, 16.(D.N.C.) — M.H.-F.Lavigueur h écrit de nouveau à -M.King et bien que le Soleil dit, samedi, qu’il n’y avait pas quatre représentants d'Ontario dans la Commission des chemins de fer nationaux, M.Lavigueur prétend qu'il y en a quatre et demande au gouvernement de traiter Québec sur un pied d’égalité avec Ontario.Chinois traduits en Cour Six Chinois on’ été traduits, ci matin, devant le Juge Perrault pour avoir eu de l’opium sur eux ou d’en avoir fumé.I^e ittumlnrlu de la bande n été mis en liberté sour un enuttonnemrnt de $500 et les comparseen ont éié nultt'-P< ur tta, cauüpnncuiejnt de Grand banquet dans le port CES AGAPES AURONT i.lEU, DEMAIN SOIR, A BORD DU “SIR HUGH ALLAN”.— INVITES DE MARQUE.— CONSTRUCTION D’UN HANGAR EN BETON ARME.Les membres de la Commission du port donneront à 7 heures 45 demain soir, à bord du “Sir Hugh Allan,” remorqueur du gouvernement, un grand banquet auquel ont été invités quelques sénateurs, quelques ministres fédéraux, les députés de la région de Montréal et de quelques comtés riverains ainsi que quelques autres personnalités.Immédiatement après le banquet, les hôtes de la Commission du port visiteront le port, ce qui leur permettra de se rendre compte du travail qui s'y accomplit la nuit et do l’éclairage qui, dit-on, est vraiment merveilleux sous tous rapports.Parmi ceux qui ont promis d’assister au banquet, mentionnons sir Lomer Gouin, ministre de la justice; MM.les sénateurs J.-P.-R.Cas-grain, Smith-White, George-D.F'os-ter, Raoul Dandurand, Charles Beaubien, L.-O.David; MM.Walter Mitchell, député de Saint-Antoine; S.-W.Jacob, député de sir Georgcs-F.tienne-Cartier; Dr Arthur Denis, député de St-Denis; Joseph Archambault, député de Chambly-Verehè-res; Clément Robitaille, député de Maisonneuve; Paul Mercier, député de Westmount; Fernand Rinfret.député de Saint-Jacques; M.Andrew McMaster, etc.CONTRAT SANS SOUMISSION La Commission du port de Montréal, apprenons-nous, vient de donner le contrat pour l'érection d’un hangar en béton armé sur le quai Bickerdike.Ce contrat, dont le prix s'élèverait à plus de $400,000 a été accordé, dit-on, sans qu’aucune soumission publique n’ait été demandée au préalable, et aurait, de ce fait, commencé de soulever quelque critique.Un club politique de Montréal aurait résolu de protester énergiquement contre un tel procédé et exigerait sous peu qu’une enquête soit ouverte à ce sujet.Ile aux Grues—Montant à 8 h.20 du matin, le Hartfield: à 9 h.05, le Parkhaven; descendant à 5 h.«lu matin, le Manon; à 6 h.30, l'Eglantier.Pointe au Père—Montant à 5 b.30 du matin, le Canadian Miller; à 10 h.la nuit dernière, le Canadian Warrior; descendant à minuit, le Canadian Volunteer.Pointe Renommée—Montant h 8 h.du matin, le Watnka; à 8 h.également, à 95 milles à l’est, le Manchester Corporation; à 8 h, 10 hier soir, à 85 milles à l’est.le Swainby; à 3 h.hier après-midi, le Kurdistan.à 35 milles à l’est.Pointe Plate- Montant à minuit et demi, le Wabana: et le Karnou-raska; à 3 h.du matin.VHochedaga; à 6 h., le Dallmoor; à 9 h.hier soir, PA/sfer/i.Cape Race- Montant à 7 h.30 du matin, le Montegrappa, h 140 milles à l’est; à 8 h., VArlano, à 240 milles à l’est.ARRIVES A QUEBEC A minuit, le Gracia; à 3 h.30 du matin, le Melmore Head; à 8 h.hier soir, le Cairngowan.Le* obsèques de M.Ernest Lavisse Paris, 5 (par courrier) — M.Ernest Lavisse, de l’Académie française, ancien directeur de l’Ecole normale supérieure, a eu des funérailles religieuses, célébrées au Nouvion-en-Thiérache (Aisne).M.Lavisse, éiirit la Semaine lies-ligiense de Solssons, avait toujours gardé de secrètes attaches avec la religion de ses pères; ses mémoires d’enfance témoignent que la religion catholique et son culte avaient fait sur lui une impression profonde et durable.Quand il revenait nu Nouvion, il se faisait un devoir d’assister à la messe des morts du lendemain de la fête; il professait une véritable admiration [jour tout l’office liturgique «les défunts, surtout le Dies irae.Il voulut recevoir un prêtre avant de mourir, et c’est lui-même qui régla minutieusement les détails de ses funérailles religieuses, dans l’église de Nouvion.- Dan* le quartier Champlain Québec, 16 (R.N.C.) — La votation a eu lieu aujourd’hui pour l’élection de l’échcvin du siège no 2, dans le quartier Champlain.Deux candidats sont sur les rangs, le Dr Thibodeau et M.F.Bourret.Il y a treize bureaux de votation dans le quartier.Krassine a démissionné LES FASCISTES SONT DE PLUS EN PLUS PUISSANTS Le ministère F acta eit sur le point de démissionner sous la pression de ce groupe politique — Gto-litti deviendrait premi er ministre.ROME, 16 (S.I .A.).—- Le parti «tes fascistes ou extrêmes nationalistes devient de plus en plus puissant .Il est à la veille de faire sentir son action dans Ja politique du pays.On prédit «pie le cabinet Facta va s’ef-acer et qu on le remplacera par un ministère composé presque exclusi* veulent de fascistes.A 1 origine, les fascistes n’avaient pour but que de combattre le mouvement communiste.Depuis, ils se sont organisés sur une base nationale e comptent maintenant dans leurs rangs 450,000 hommes armés et aguerris, munis des engins de guerre les plus modernes tels que mitrailleuses, autos blindées, canons de campagne et chasseurs de sous-marins.En certains milieux, on dit que le premier ministre Facta va donner sa démission dès que le roi Victor-Emmanuel sera de retour de su visite en Belgique.On dissoudrait alors les Chambres et on tiendrait «les élections générales nu grand contentement des fascistes.Le prochain premier ministre serait, si l’on en croit la rumeur, M.Giolitti.qui u déjà occupé ce poste.CONTRE LES EXPLOITEURS 1 Le gouvernement fran-ais désire sévir contre les spéculateurs sans conscience par un projet de loi qu’il vient d’inscrire au feuilleton de la Chambre.PARIS, 16 (S.P.À.).Désireux de continuer à sévir contre les profiteurs de guerre et les spéculateurs sans conscience.Je gmivernernerft français vient d’inscrire au feuilleton du jour à la Chambre «les députés un projet de loi qui donnerait au département de la justice les pouvoir La Chambre se lire voulus pour intenter des poursuites aux exploiteurs, noncera sur cette loi dès demain, à son ouverture.En 1920, une loi temporaire avait été adoptée contre les profiteurs elle expirera le 23 octobre.Si on la laissait tomber sans la rempl '.c r, I gouvernement n’aurait point d’autre recours contre les a f fa meurs.L’étude du budget commencera jeudi.Le débat marchera ronde ment, car le moment des interpellations a été fixé au vendredi après-midi M.AUGUSTE TESSIER NOMME JUGE Le député de Rimouski au parlement provincial succédé à son père à la Cour supérieure c.z Québec.OTTAWA, 16 (S.P.C.).M.Auguste-M.Tessier, e.r., député «le Ri-mouski au parlement provincial, vient d’être nommé juge de la Cour supérieure de Québec, en remplacement de son père, ie juge Auguste Te;;-sier, de Québec, qui a donné sa démission.Le nouveau juge est né à Rimouski, en 1879.il a étudié à l'Université Laval et a été admis au Barreau eu juillet 1901.Il a fait sa cléricature à l’étude de sir Charles Fitzpatrick, à Québec, puis est allé pratiquer sa profession a Richmond.De 1909 à 1913, M.Tessier fut procureur de .i Couronne dans le district de Rimouski.Il fut maire de la ville de i:: mouski.M.Tessier a été élu député «le Rimouski en 1912, puis réélu en 1916 et en 1919.Son père, le juge Auguste Tessier, a été nommé juge le I ! octob e 1907.Il a aussi représenté le comté de Rimouski au parlement «le la province.Accusé de contrebande Riga, Letonie, 16 (S.P.A.) — On annonce ici, aujourfy» orf»*-c er du régiment de Carignan pour servir de défense contre les Iroquois.H fut rébMl en P^re", en 1771, pour faire obstacle a avance des troupes anglaises.Le fort (duim-blv est actuellement confié aux soins de la Commission des parcs nationaux.», u P M.Louis Jaray et M.r .-E.Naggiar, consul général de France, accompagné de M.le Dr Paul Ostiguy, se rendirent au fort Chambly vendredi après-midi.Guidés par M.L.-N.Manchet, le conservateur du fort, les visiteurs examinèrent le musée, les vestiges qui marquent encore remplacement où se trouvaient In chapelle, l’hôpital et la maison du chapelain, le bastion nord-est avec son magasin et ses cellules, le bastion nord-ouest avec son vieux donjon, reconnaissable à sa maçonnerie cintrée.-«- Liai or marron potUique inédite, l’article poUUaue indépendant, te commentaire fondé sur les faits, texamen de tantes choses ou point de vue de l’intérêt public: tel est te programme.telles sont les principales préoccupations du I ) avoir LE JAMBON CONTANT N't p», d’èj.»! sur I* mtreht K,uy«s U marque CONTANT EN VENTE TARTOUT ANTIKQR-lAURtNCE C**t 0*Dfe*Lt ors Cons sow.,tmcs« sau» Muituns CN VENTt PARTOUT 2S’> PAB POêrt S J 1 AURtNCL MONTRUl FEUILLETON DU “DEVOIR” L’Orgueil de Bérengère Par Mmn A.D’ARVOR gÿ îq! lÿj^ 1^ ^ (suite) Elle y eût vu André error comme une Ame en poine dans les corridors déserts où son pas résonnait, lugubre.Elle l’eût vu s’adonner à un travail nebarné pour essayer de s’étourdir et d’oublier.Elle l’eût vu, chaque soir, poser les lèvres sur une photographie de B(rengère à quinze ans — seul souvenir resté par hasard entre scs mains.Elle l’eût vu, le dimanche, agenovii'Hé dans l’église du hameau, ta tète dans ses mains, lais-lant souvent filtrer des lamies entre ses doigts croisés.Elle l’eût vu revenir sans hAtc, s’asseoir d'un air distrait devant le rustique repas servi par la paysanne qui venait prendre soin de son intérieur, puis, sur sa bicyclette, s'en aller vers Quiberon pour achever l'après-midi près de sa mère.Celle-ci l’accueillait avec un plie sourire et cette question, toujours la même : — Rien encore?Rien d’elle?André secouait négativement la tète : - Non, rien.C’est fini, bien fini.Elle me l'a d«| d’ailleurs, elle se refuse ù partager la vie d’un obscur régisseur.— Mais si tu lui écrivais, André?avançait parfois Mme Roche-Ker-guen.Lui écrire?A quoi bon! Que lui dirais-je?Faire appel à son affection?Hélas! elle ne m'aime pas, elle ne m’a jamais aimé.User de mon droit et l’obliger à revenir?Elle me haïrait encore davantage; je ne veux pas de sa soumission à ce prix! F.t puis, maman, si elle est heureuse lé-bas, comment avoir la cruauté de Fen arracher?l'aime mieux souffrir seul, voyez-vous, que la voir souffrir auprès de moi.— Ah! mon pauvre enfant, tu en souffres, et tu en meurs.Tu dépéris de semaine en semaine, tu n'es plus que Tombre de toi-même.Et là, sur les tempes, tes cheveux qui s’argentent de fils blancs! Mon petit, mon pauvre petit, ne retourne pas à Pontcailec, reste ici près de moi, nous vivrons de mon modeste avoir, et je te soignerai si bien que Je te ferai un peu oublier ton chagrin.C’est impossible, maman, ne me tentez pas! Mes occupations me retiennent là-bas, je ne puis m’y soustraire.Et puis, voyez-vous, c’est en travaillant que j’échappe Un peu à nies tristes pensées.Venez plutôt avec moi, ne me laissez pas repartir seul, il y a des moments où je ne puis plus supporter cette pénible solitude! Non, mon petit, fit Mme Ro-che-Kerguen avec autorité.Je puis t’offrir l’hospitalité chez moi, Je ne puis accepter la tienne.Mais pourquoi?—* l’urce que, lorsque ta loin me reviendra, elle ne devra pas trouver sa place prise, même par ta mère.Ah! fit-il douloureusement, elle ne reviendra pas! Ht ce soir-là, «1 repartit, plus sombre encore que d'habitude, dans In nuit étoilée et sous la bise aigre de décembre.11 allait, la tête basse, les épaules courbées, le regard morne, lointain, avec un peu de fièvre au fond de ses prunelles trop brillantes.Oui, si Hérengère avait vu! Si Bérengère avatit entendu! Elle qui se penchait volontiers sur les misères humaines pour tenter de les soulager, elle qui pansait les plaies, consolait les infortunes, essayait de tarir les pleurs, serait-elle donc restée insensible devant la douleur d'André?Mais Bérengère était loin.Bérengère ne savait pas.tt le fossé allait s’élargissant entre eux, à mesure que le temps écoulé rendait plus profonde la désunion et plus inguérissable la blessure.XV On était à la veille do Noël.la neige enrapuchonnalt de blanc les cheminées et les girouettes du château, la bise soufflait âpre et mor- dante et c’était à se demander si Ton aurait 1« courage de descendre jusqu'au bourg pour assister à la messe de minuit.Néanmoins, on faisait la veillée au manoir, avec l’espoir que la tempête s’apaiserait à la fin, et que la température un peu adoucie permettrait fie faire le chemin sans encombre.Dans la vasle cuisine.Rose-Marie filait près de Tâtre.Elle écoutait avec patience, bien qu'il se répétât souvent, lo-s ténébreuses légendes que le vieil Yvon aimait fort à narrer, pendant que Mnryvonne finissait de fourbir les lourd* chaudrons de cuivre sur lesquels se reflétait la flamme brillante du foyer.Dans le petit salon bien clos où la “bûche du Noël” entretenait une douce et bienfaiionte chaleur, Mlle Angélique et Mlle Victoire s'étuienl endormie», l’une en face de l'autre» dans leur confortable bergère; le journal de j’ntnée avait glissé à terre, prè.s du peloton de laine de la cadette, et leurs deux têtes oscillaient de droite et de gauche, avec des mouvements inquiétants pour l'équilibre des lunettes qui chevau ch aient sur leur nez aminci.üérengère veillait seule el lu sen- timent de cette solitude l’écrasait comme un manteau de plomb.Lu nuque appuyée contre le haut dossier de sa chaise sculptée, les pieds allongés vers le feu, les mains abandonnées sur les genoux et les doigts entre-croisés, elle prêtait une oreille distraite nu vent qui soufflait dehors et faisait gémir la toiture dont quelques ardoises se détachaient et roulaient à terre avec un bruit lamentable.Etait-ce donc ce temps déplorable qui agissait sur ses nerfs et la rendait plus Impressionnable de jour en jour?Pourquoi n'arrivait-eile plus à s'intéresser à rien?Pourquoi écour-tait-ell« ses stations à l’église et ne retrouvait-elle plus sur «es lèvres les douces et confiantes prières de sa jeunesse heureuse?Pourquoi ses courses charitables a travers le village ne lui donnaient-elles pas la paix et lu satixfurtiou aceautuinces?Pourquoi lu couvcrsutiin un peu banale de ses vieilles cousines lui semblait-elle plus fastidieuse qu’au* tielois?Pourquoi n'entruit-eUe plus que par hasard, et n de rare» intervalles, dans la galerie des portraits où elle aimait tant, jadis, à contempler xe* ancêtres, et surtut»» le Ih'üu mousquetaire auquel ou prr- tendait qu’elle ressemblait?Pc quoi sa démarche se faisait-elle santé et lasse?Pourquoi, sans i son, eût-elle voulu parfois se mel à pleurer?Rien ne manquait, pourtant, ê 1 rengère! Elle était reine et maitr se de ces Weux, elle dépensait à guise et sans contrôle un argent < sc trouvait toujours à sa portée, < vivait comme elle l’avait souhi dans cet historique manoir où t lui rappelait la grandeur des sien Elle était riche, elle étati belle, < était libre.Comment donc, en sans doute, qui ce soir faisait c 1er des larmes silencieuses le h de scs joues pâlies?.cadre choisi par elle, n'eùt-etle été heureuse?Et c’était l’excès de ce bonhe D’un geste fébrile, elle les suya.Allons donc! Elle, la fière rengère, allait-elle .se laisser en fur par un ridicule chagrin, s cause ipparente et tangible?fie qui la remuait si étrangemi c'était peut-être une lettre de Tér qui se réjouissait à l’approche Tévénenu'nt si impatiemment ntt du et décrivait avec amour le d cieux berceau capitonné de sü blanc, où Claude avait dormi et dormirait le fils de Claude.ce serait un fils, à n’en pas don et il serait beau et fort comme : père! I* swuâ) 1 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 OCTOBRE 1922 VOLUME XIII.—No 241 LE MARCHE DES VIVRES Le tableau simaut indique les «rrivugcs de beurre, de fromage et i’ocut.v à Montréal, pour la jour- née de samedi» le samedi précèdent et le jour correspondant 1 an dernier.1922 1921 LES MINES (Cours de Montreal) Apex Beurre, colis - •'romage, boites .4787 o731 7287 leufs, caisses 1843 20L9 1/bl Le tableau suivant indique les arrivages des mêmes produits, oour iji semaine dernière et la semaine correspondante l’an dernier: 1922 1921 Beurre, colis 14552 17781 9,620 Fromage, btes 40386 39219 43815 "teufs, caisses .26864 21875 19197 Le tableau suivant indique les arrivages des mêmes produits, du premier mai au 14 octobre, cette année et l’an dernier: Atlas.Bailey.-.Baldwin.Beaver Cons.Castle Trethewey 3238 6375 2784 t Chaput Hughes _ Clifton.Coniagas.Crown Reserve.Davidson Cons.1922 1921 Beurre, co.is .538,170 377,673 Fromage boîtes 1,012,931 1,369,326 deufs, caisses .355,225 320,456 ENCHERES RURALES Earnham, 16.- A l’enchère des Cantons de l’Est, samedi, neuf fabriques ont offert 231 coMs de beurre, vendus à 34s.Mi la livre.Saint-Hvacinthe, 16 — A l’en- •htve tenue ici samedi, on a vendu 100 colis de beurre à 33s.*i la évre, et 200 bottes de fromage à 17s.^ la livre.LES PRIX DU GROS i Voici quelques prix de gros que avons ob Dominion Kirk Hattie.Kerr Lake.Kirkland «Lake La Rose McKinley.Nipissing.New ray .Peterson Lake Pore Crown.Vipond Cons.¦tous denus ce malm: FARINE 1ère qualité, da baril .$6-o0 Deuxieme qualité, le baril .86.00 Forte, à boulanger, le baril 85.30 OEUFS Choisis No 1 Xp 2 Frais Frais, 40s.36s.32s.48s.55s.spéciaux .BEURRE Crémerie choix no 1 .36s.N,.2 .35s.En bioc d’un?livre: Crémerie, choix ne 1 .37s, Crénnrie choix no 2 .36s.FROMAGE Fort .Doux Oka 23s.18s.30s.Teck Hughes.Thompson Krist.Wasapika., %.West Dome.Wakenda.,, West Dome Lake .Wright Hargraves Offre Dem.12 1-2 14 3 1-2 3 3-4 .43 46 43 46 1 1-2 2 1-2 .13 13 1-2 .33 35 .29 1-2 30 11 1-2 13 .38 1-2 39 .UO 1.85 .27 28 .27 1-2 30 .18 18 1-2 .38.50 39.50 .9 9 1-2 .21-2 3 59 .32 1-2 33 1-2 .12.95 13.00 .10 1-2 1) v 10 1-2 11 1-2 4.00 .42 44 .2.85 2.90 .25 1-4 26 17.25 18.25 16 .26 28 .6.00 6.25 v 24 25 2 1-2 3 .14 1-2 15 1-2 w 23 1-2 24 1-2 > 69 71 11 12 56 1-2 57 37 v 89 1-2 90 5 5 1-2 .17 3-4 18 1-4 .19 1-2 20 .111-2 12 1-2 15 15 1-2 .39 41 .3.30 3.40 LA MATINÉE À LA BOURSE LES ACTIONS OGILVIE FLOUR ONT REALISE, CE MATIN, UNE AVANCE DE DIX POINTS ET LES ACTIONS DOMINION TEX TÎLES.UN DE DEUX POINTS -LE TUCKHTT TOBACCO PERD TROIS POINTS La Marconi'» Wirele*» MM.Henry-W, Allen et Sldney-St-J.Steadman, directeurs de la Marconi’s Wireless Telegraph Co., Limited, de Londres, Angleterre, sont actuellement à Montréal.L'assemblée annuelle de la compagnie canadienne aura lieu prochainement, le 19 octobre, et la présence des directeurs anglais laisse prévoir des développements nouveaux dans le champ d’action de la compagnie.LES GRAINS tOOUIkS FOURNIS P Ait IJt MAISON QUINTAL &l LYNOH 59, RI E SAINT-PI EiRFŒ.) MIEL A WINNIPEG Le mîei coulé sc vend 16s.la ii-vre, par 5 livres et 15s.la livre, par 30 livres.Les prix des oeufs, du beurre, du tcomuge.du miel sont fournis par ta maison Z.Limoges et Cie, Limitée.26, rue William.SAINDOUX BLE : Décembre Mai .POMMES DE TERRE MAIS : Les pommes de terre se détail-1 Décembre •ent $1.00 les 8b livres.Les pom-1 Mai .'aes de terre du bas de Québec 1 AVOINE fout *1 par 90 livres au wagon et ; Décembre au detail de ?1 les 80 livres.| Mal .».x pommes de terre du Nouveau- — Rmnswick se détaillent au même prix.Oov BLE : Octobre 103 Décembre .98 1-2 AVOINE : Octobre .43 3-8 Décembre .40 1-8 tinette -seau .17 Vis.18 s.A GHKJAGO .113 .113 3-4 .66 5-8 .677-8 ’ .42 3-4 .42 3-4 Midi 102 5-8 98 3-8 43 t-4 40 1-4 112 3-4 112 1-2 661-2 671-2 42 1-4 42 3-8 Au cours de la séance de matinée à la Bourse de Montréal, il s’est vendu 5,040 actions dont 268 Abitibi, 365 Breweries, 240 Brazilian, 150 Laurentide, 420 Price, 110 Smelting, 105 Spanish River, 200 Steel of Canada, 616 Toronto Railway, 135 Tuckett, lOO Canada Steamships, 175 Hilcrest Collieries, 370 British Empire Steel, 120 Converters et 440 Steamships de préférence.Le Toronto était en assez bonne demande et son cours s'est haussé d’un point et une fraction, à 90.Le Ogilvie, sur un petit nombre de transactions est monté jusqu'à 258, soit une augmentation de dix points depuis vendredi dernier.Cette hausse est duc sans doute à la forte demande qui commence à se faire sentir pour l’exportation des farines et dont on prévoit comme résultat une hausse .probable des prix.Il s’est fait une assez forte liquidation de Price Bros., et le cours de cette valeur est tombé d’un point, à 46; une liquidation moins considérable de Tuckett Tobacco a alourdi cette valeur de trois points.Le Steel of Canada et le Asbestos ont avancé chacun d’un point.Le Dominion Glass était en hausse d'un demi-point de même que la préférence du Spanish River, la préférence du Car, le Penmans, le Howard-Smith, le Canadian General Electric, le Converters.Aucun stock n’a été très faible à l’exception du Tuckett et du Price.Les fonds américains s’oscomn-tent à Montréal au cours de 3-32 de 1 pour cent; le franc français fait à Montréal .07555 et à New-York.07565: la livre sterling fait à Montréal, 84.445 et à New-York, ?4.45.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie).Tranaaetivn» da It h.à U h.a.m Steel of Canada—*5 k 6S^4, 33 fc 09, 10 a 0SH, 10 à «9, 30 à 06M,.National Breweries—40 & 5i%.AJUtibi—10 à (Uk.YsUestoj Corp.3 0 71J4, 140 k n.lîraslltau Tftectlon—10 » 44, 96 à 44>4.43 0 444é.Brltlcii Kmp Steel pref 1st.—3* à 751*.do 2nd pfd.—'IB à 37.Brofnpton V.et P.—5 à 37.30 A 30^, 10 à 37, 10 A 3044.Cons.Smelters—24 4 27, 26 a 50 à 27 Detroit United Railway—2 4 72.Canada S.S.ptd.—IÛO A 58(4.Canada S.S.common—-23 à 21^> 10 A aiM- laurentide—15 k 96U, 135 A Peter load Cons.—25 A 43 Montreal Power—20 à 90.Prioe Brothers—15 k 47J4, 100 A 47, 175 a 4044, 26 à 4044.Quebec RAUVay—20 k 20V*.Spanish River common—2o k 904 * .- — ¦ ,97^ 71V4, 50 k 72, 50 k 25 A 68ty.15 A 68.Can.Cement—1 a 97V4, 4 a 07%.Can.Steamship Une»—30 à 57^4, 45 A ¦"•7V*.10 à 58, 10 A 57%, 25 à Ü0, 25 a 3754, 110 a 58, 1 à 5814, 25 k Ô8V4, 13 à 58'*, 25 à 58)4, 100 à 58, 35 A 58(4, 10 a 58, 175 A 58%.5 A 58%.Howard Smith Paper—5 k 101%, 55 à 102 (•oodwln’s Ud—50 k 70 RJordon Paper—25 à 10 Provincial Paper—95 a 87.Spanish Hiver—50 A 107 Winnipeg Up,— 25 à SC .•—- Cours du change Ck>urs moyens, le 16 octobre 1922 NEW-YORK Londres, (Louis) .$4.45 Paris, (Franc) .07505 Bruxelles, (Franc) .0702 Rome.(Lire) .0419 Genève, (Franc) .1847 Amsterdam, (Florin) .3894 Madrid, (Peseta) .1520 Berlin, ( Mark) .:.OOU43 Stockholm (Couronne) .2674 Christiana, (Couronne) .1823 Copenhague, (Couronne) .1922 Vienne, (Couronne! .000015 Buenos-Ayres, (Miireis) .1151 A MONTREAL Londres.$4.445 Paris, .07555 Bruxelles , i.9701 Rome .04185 Genève .1845 Amsterdam .;.3891 Madrid .1524 Berlin .00043 Stockholm .2671 Christiana .1821 Copenhague .1990 Vienne .000015 Buenos-Ayres .1149 New-York, (dollar) .3-32 EMPRUNT DU *GO U V F.UN EM ONT tete du groupe des huiles, gagnant chacun environ deux points.Les rails étaient aussi en bonne demande, la pins forte valeur étant le Atlantic Coast Line et le Nickel Plate de seconde préférence.Le Coca-Cola est tombé d'un point et demi; le Allis Chalmers subissait encore une pression.—m- DU CANADA 16 oct 1022 1 déc 1923 98.30 3.Ô4 1 oct 1931 98.25 6.23 1 mars 1937 100.00 5.00 1 déc 1922 100.00 5.50 1 nov 1923 100.00 3.50 1 déc 1927 101.00 3.28 1 nov 1933 102.85 5.18 1 déc 1937 105.00 5.03 1 nov 1924 99.45 3.73 1 nov 1934 100.45 3.44 Tableau des cours fournis par L.-O.Beaubieii et Cie, agents de change, 50, Notre-Dame-ouest, Montréal.Prix sujets A Intérêt scoru.l'x'hé- lier.Cote Ventes ance Offre ITeim De 10 h.A 11 h.30 a m.Exempts de l’impôt Intérêt 5 p.o.1025 08.23 1931 98.25 2000 A 98.30.1037* 100 Exempts de l’Impôt 1922 1000 1923 99.25 1933 102.85 * 1937 105.10 1937 1 05.10 Sujets A l’impôt 1934 100.45 4000 A 100.45 * Payable en fonds A New-York, Intérêt 5)4 p.o.A 100.18.Intérêt 5V* Bourse de New-York Cotations hor.-liste VIANDES FUMEES jambons ae 5 à 12 livres font de 25 à 26s.et les autres plus ourds.de ^3 a 24s.Le jambon fait 37s.et ie bacon fait 32s.il La Russell Motor Toronto, 16.— Le rapport financier de ;a Russell Motor Car Co„ | couvrant les opérations de l'année terminée le 31 juillet dernier, indique une autre diminution des profits comparativement à l’année precedente.Les profits nets sont de $117,499 au lieu de $158,124.la proportion est de 4.18 p.c.du stock commun au lieu de 9.2 p.c.l’an dernier et de 38.8 p.c.Tannée précédente.Les dividendes réguliers ont été payés au cours de Tannée sur le stock de préférence et des dividendes se totali-•ant à 4 p.c., sur le stock commun, j compris la balance reportée précédemment, Sl.071.618 et déductions faites pour les dividendes et pour une charge extraordinaire de $600,-000.somme qui a été tranportée à la réserve de placement, il reste une balance de $473,118.Voici un état comparatif des recettes pour les deux dernières années : 1922 1921 Profits nets $ 117,499 8 158,124 Bal.reportée 1,071,618 1,053,494 Manitoba Power: Offre, 19; .Anaconda Copper .Baldwin Coco .Baltimore and Ohio .Bethlecm Steel (B).Canadian Pacific .Central LMthrr .Chicago Hock Island .Columbia lias et i£l«c.».Colorado Fuel and Iroo .C.hlno Clipper.Com Products .Crucible SteeJ .General Motors.General Electric.Erie RR.Inspiration Copper.Internat.Nickel.Internat.Paper .Mexican Petroleum.Midvale Steal.Missouri Pacific.New-York Central.Northern Pacific.New-Haven.Han Amer Petrol .Pennsylvania RR.Pierce Arrow ,., Reading .Republic I.et S.Royal Dutch Sinclair Oil Cons.Southern Pacific .94.32*V Union Pacific.V.S.Indust Alcohol l .V Rubber.U.S.Steel .Westinghouse .Wlilys-Overland ., Nolrc-Damt.Onv MM' 73% 73% 10l8i 195 37% 37% 130 135 7i y» 71% 38% 38% 124% 124 102% 103 51% 32% 140% 139% 56% 56% 77% 77% 148% 149% 41 42 44% 44% 110 109% 33 3.1% 28% 28- 120 126% 89 89% 15% 15% IHfl 10 180% 16% 39 no- 16% te* 03% 63 203 201% 35 34% 21% 22 99 99% 87% 87% 31% 32 91 89% 4«% 49 4«% 40% 14 14 81% .82 01 60% 50% 58% 35% 35% 90% 95% 139 137% 61U 51 151% 152 71% 72 57% 57% 110 111 63% 63 0% «% GRANDES FÊTES EN ROUMANIE LE ROI ET LA REINE ONT ETE COURONNES, HIER, EN PRESENCE DE MILLIERS DE PERSONNES.Albajulia, Roumanie, 15 (S.P.A.) —Le roi Ferdinand et la reine Marie ont été couronnés solennellement hier en présence de plusieurs milliers de leurs nationaux.La cérémonie s’est déroulée sans incident.Immédiatement après la cérémonie religieuse, une procession s’est formée et les souverains escortés par le duc d’York, le prince Paul de Y’ugo-Slavie, le duc de Gênes, l’infante Alphonse, le maréchal Foeh et plusieurs délégations étrangères, etc., se sont rendus dans un grand parc public.Ausitôt que les souverains eurent pris place sur l’estrade qui leur était destinée, le président du sénat a reçu ia couronne des mains du president de la Chambre et la déposa sur la tête du roi.Celui-ci.à son tour, couronna lui-même la reine.Le roi et la reine étaient revêtus de leurs habits royaux.Ceux qui participaient à la procession ont été chaleureusement applaudis.et le maréchal Foch en particulier.Grosse» pertes pour un chemin de fer Bons de la Victoire à ?% Il Une compagnie d’assurance qui a son siège à Winnipeg écrivait à ses assurés à l'occasion du Jour de l’An: “A la fin de l'année 1920.nouâavions en tout, y compris les Bons de la Victoire, onze millions de dollars placés en obligations et en debentures, dont le rapport on Intérêt s’améliore d'une manière satisfaisan-te à mesure que les Bons de In Victoire sont échangés—nous avons déjà échangé pour un million de dollars de Bons de la Victoire portant Intérêt à contre d’autres obligations portant intérêt à fl Vos Bons de la Victoire échéant en décembre prochain port ent 5Mi % d’intérêt.Vous pouvez leur faire rendre 7(4 jusqu’en 1934 en les échangeant pour nos obligations industrielles PREMIERE HYPOTHEQUE, qu’il ne faut pas confondre avec des ACTIONS ou même des obligations non garanties.H En achetant de nos valeurs, vous faites un placement shr, profitable, et vous contribuez au développement économique du Canada français à un moment où celui-ci a plus besoin que jamais de ses capitaux.Demandez en particulier tous renseignements touchant obligations Caron Frères (Inc.).Versaill * BP idricaire aïs MONTftCAL OTTAWA QUEBEC BUREAU-CHEF» Imm.VersalÜM, MONTREAL.Té! s M.7080 Ottawa, IB.(S.P.C.) — Le chemin de fer Temtskaming and Northern Ontario a subi lors des récents incendies de ia région d’Hal-leybury et de Cobalt des dégâts évalués à $500,000.C’est l’opinion du lieutenant-colonel L.-T.Martin, un des commissaires de ce chemin de fer.M.Martin est arrivé dans la capitale, hier.S| déclare que ces pertes sont pratiquement couverte» par les assurances, mais que la reconstruction et le remplacement du matériel va grandement affecter les recettes nettes de la compagnie, cette année.Des offres de charbon LE COMITE EXECUTIF ET LE CONSEIL ONT REÇU DE M.E.-C.WHITEWORTH, DE LA COMPAGNIE STEAMSHIPS LIMITED, L’OFFRE SUIVANTE; “Je suis en mesure de vous offrir de 20,900 à 60,000 tonnes de charbon gallois semi-anthracite à $8 la tonne, C.I.F., Montréal.Je puis aussi vous fournir la même quantité du meilleur charbon anthracite, sans fumée, à $15.75 la tonne.La livraison sera faite dans les quinze jours qui suivront la signature du contrat, et sera terminée Je 15 novembre.Je suis prête à vous donner les références nécessaires et toutes les garanties, si vous êtes disposés à considérer mon offre.” Par ailleurs une compagnie offre de fournir à la ville du charbon anthracite américain, mélangé, au prix de-$12.06 la tonne.Aux Imprimeurs Dtpt.4st ImpraMtau Nous sommes en mesure de faire de la composition sur machine monotype pour imprimeries à des prix raisonnables.L’IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITEE 43, rue St-Vincent - - MONTRÉAL Une mise au point M.T.-L.Wanklyn, assistant-général de l’exécutif du Pacifique Canadien, détruit la proposition de M.Vaillancourt au sujet des usines Angus par la communication suivante: “On m’a communioué une motion de l’échevin Vaillancourt, appuyée par l’échcvin Lalonde, présentée a la dernière séance du conseil municipal.L'allusion qui en est faite semble prêter à cette compagnie, l’intention de ne pas s’en tenir à l’entente convenue d’employer un minimum de 2,500 hommes aux usines Angus, en tout temps durant les prochains cinq ans.“Je dois déclarer aux autorités municipales que le nombre d’hommes employés aux usines Angus, à l’heure actuelle est de 4,15t.” ESSAYEZ LA SAUCISSE de BOULOGNE CONTANT C’est un produit supériaur £N VENTE PARTOUT Propagande! -Propagande! Profitez de notre abonnement spécial de deux mois (une piastre pour le Canada, en dehors de Montréal et de sa banlieue, une piastre et demie pour les Etats-Unis) pour faire connaître le “Devoir”.Abonnez, faites abonner vos amis.$473,117 $1.071,618 Une réclamation contre Norris-P.Bryant Toronto, 16.— Dans une requête pour bref émise samedi à Osgoode Hall, M.John-E.Thorne, fiduciaire des biens de Bryant-Isard & Co., en faillite, réclame $121,050 de Norris-P.Bryant, de Montréal, en vertu d'une convention qui existerait.M.Thorne demande aussi que le jugement déclare que M.N.-F.Bryant sst partenaire de la maison Bryant-Isard et qu’il est responsable, comme partenaire, des dettes de cette maison qui s’élèvent à $504,000.Les recettes de la Duluth- Superior Les recettes de la Duluth Supe-ior Traction Co., pour la première semaine d’octobre se sont totalisées h $32.637 au lieu de «31,108 pour la semaine correspondante en 1921.C’est une augmentation de 11,528 équivalant à 4.9 pour cent.sorte d’empêcher les immigrants d’entrer aux Etats-Unis.Ajoutons que les mesures prises par le président Harding sous la dictée du prolétariat ont eu le plein effet attendu: les imitons ouvrières sont enfin débarrassées de la concurrence étrangère redoutée.Leur mise à effet a concordé avec la reprise d’activité industrielle: non seulement le chômage a disparu, mais partout on constate la rareté de la main-d’oeuvre.C’est ainsi qu'il n’est phis question du rajustement ou plutôt de la diminution des salaires, mais plutôt de leur augmentation.C’est une autre victoire de ceux qui gagnent leur vie au jour le jour.Comme le salaire représente une grosse part du prix de revient de 1 objet ouvré on peut prévoir une hausse générale du prix de tout ce qui se fabrique, hausse que viendra encore accentuer la reprise généralisée et très vive de la demande.Mais lorsque l’ouvrier gagne gros, nous l’avons bien vu pendant la guerre, il ne regarde guère à la dépense, il achète sans trop regarder au prix.De même pour le cultivateur, exceptionnellement favorisé, cette année.N’oublions pas que le cultivateur et l’ouvrier avant les poches pleines, achètent ce dont Ils ont besoin et même volontiers un peu de luxe, cela suffit à accélérer la marche de tous les rouages de la machine économique, ('Par Paul de Martigny, de la maison Bryant Brothers ) Comme on fait son lit, on se BrompR»»—145 a 36%, m a 37.sô a 36% couche Pour protéger leurs »n,1 Fournir, 125 A 32, 25 A 'Tiers, les Américains ont fait en j31 û, ao k 32, 150 A 31, 25 a am 40 A 3t% 25 A 314».150 A 32.35 k 32%.Cad.Cément—10 à 73, 5 A 74 t an.Converters- 50 A 92%, 15 a 92%, 75 A «2.Coin.Forging—15 k 34, 25 A 35, 25 A 39.Can.Gen.Elect.—40 A 81.35 A 81%, Can.Steamdiip Unes-—00 A 20, 10 A 30%, 110 A 20%.200 A 21.Detroit United—255 A 73, 10 A 72%.Dom.Glass—5 A 74, 10 A 74%, Dom.Textile 50 A 181.Howard Smith l*aper-25 A 81.I.yall Cons.—50 A 48.I Muckay—10 A 100.Mont.!.H.and P.Co.— 195 A 99, 112 A ' 99.193 k 9, 5 A 99.> National Breweries—80 A 55%, 20 A 55%, 100 A 56.25 A 55.%.! Ogilvie Milling.50 A 243.Penmans Ud,—10 A 121.Price Bros- 125 A 44%, 350 A 43, 25 à 45%, 100 k 45%, 50 A 45%, 25 A 45%, 45 à 45%.80 A 454i, 10 A 45%.3 A 45%, 85 A 45%.25 A 45%, 35 A 46%, 398 A 46, 45 A 46%, 25 A 468».5 A 40%, 10 à 40%, 1.10 à 47.Provincial Paper—95 A 80.Quebec Ry-15 A 200».I0O A 26%.Rlorduu Paper—I à 7%, 15 A 7%, 15 A 7%.Shawinlgan-35 A 113%.Spanish River- 75 A 93.35 k 98V, 40 à 98, 2 A 97%, 23 A 97%.10 A 98, 2 A 97%.75 A 98.25 A 97%.40 A 98.Steel Co.of Canada -114 A 68%.M.Lawrence Flour -50 A 77%.Toronto Hy.24 à 90, 10 A 39%, 1 A 90, 5fl A 90, 13 A 89%, 100 A 88%.4 fc 8».10 A 90.15 A 80%, U à 89.Tuckett Tobacco -50 A 58, 55 A 57 20 A 50V,.63 A Ml, 40 A 55.Twin City—15 A 01%.Wayagamack—50 A 04, 3 k 02.Action» 4e priorité— Asbestos Corp.—6 k H.British Kny>.1er plu.—15 k 75%, 50 A 57%, 10 A ~ L'argent en barre Londres, 16.— L’argent en barre fait 34 pence 1-16 l’once.-m—- A Wall Street New-York, 16.(10 h.30.) - L’amélioration de la situation commerciale et lu nouvelle augmentation dans les chargements de wa gons, ont suscité de fortes commandes d’achat, en ouverture, ce matin, à Wall Street Le Ü.S.Steel commun était particulièrement fort.4,500 actions changeant de mains au cours de 110 un nouveau haul.Plus tard, le cours s’est hissé jusqu’il 111 %.Les autres aciers agissaient par sympathie.Le Crucible et le Bethlehèm ont avancé chacun de plus d’un point et demi.Le Southern Railway de préférence, le National Biscuit, le Wells-Fargo, le International Paper.je Texas Guf Suinhur.le Manhattan Shirt et le U.-S.Alcohol ont aussi touchés de nouveaux hauts.Los Mexican Petroleum et le Standard OU of New-Jersey étaient en Brooklyn Rapid Transit Vous demandez-vous si le B.R.T, va remonter ou continuer à descendre.Cette valeur est très intéres saute à étudier.Nous tenons è votre disposition des renseignements qui pourraient vous être utiles pour vous former une opinion sur la situation et les perspectives de la Compagnie.S’adresser à M.Paul de Martigny, TAlêphnn* MAIN 490» ri British Emp.2nd.—35 A 34)%, 75 A 37%.a A 37, I k S?, 1 A 37.20 A 37?25 A 3(1%, t C’est ce que semblent escompter i «7.' to- a 68.25 a 67%.^k 00% 1 kH66%, 10 ! par la hausse les gens de Bourse.I k es, 25 k ôt, 25 k 67%, so k 68, 10Too, N» BRYANT BROTHERS LIMITED 84-IA.ru* Ralnt-FrantoD-Xi'Ur, MantrAal LES CAMPAGNES DU “DEVOIR” U CJjel journal appuie le plu» fermement, à Montréal, Ta doctrine et l’enseignement catholiques ?5 Quel journal défend toujours et partout ia langue et l’idéal du Canada français ?1î Quel journal dénonce le plus haut le mauvais cinéma et le théâtre immoral, à Montréal ?J Quel journal fait la lutte la plus vive h l’impérialisme, au Canada ?f Quel journal signale avec plus de constance et un plus vif souci des faits l’immigration mal triée et mal surveillée, au Canada ?| Quel journal a poussé d’avant, dans la région de Montréal, la cause de fhygiène publique et des logements sains, mené la campagne de presse ii plus suivie contre la mortalité infantile et la tuberculose ?Quel journal a le plus courageusement travaillé, depuis sa fondation, à l’émancipation fim^cière, commerciale, industrielle, économique des Canadiens français V aoa par mot aap-pUmt-nlatra - ClIAMtlKES A LOUERl — I* «wi J«a.qu'à 20 mot*.I aau par mut auppÜincntalra.TROUVE: — Jurqu'à 20 mate.2t »am», I »«rt par mot rapvlttarntaira.l'EHDUî— Jurça'a 20 mata, it I «au (Mf tuai «uppltmentairu.MAISON*.MAGASINS.RTC., A LOITER « — Jtiaqa'è .a mol.25 «oua.1 •«« par mat «tippltmratai.a.A VENOPR, — jgwqa'n It mot», St I aan pat mot aappDmaDtalra.caUtks rnofFHBioNNsixes, tarif »»r.drmandr AVIS LfcOAOXi — 15 ««•* la nm« a*at«.NAISSANCE.DECES M CSH BS.— » jou» tar tna.rflou REMEPC1EMRNT8: — *« «a««.________ CAVVET MONDAIN.WOTKP PERSONNE! IVS ETC.: — «I I» uar Inarrtiaa.AUTOMOBILES f.HrtUIT'Htm-, MKCAMCtXKS demandts «tilvrj l»« *.Jour ou *«ir.Ucenoa Ri-untle.jwwttlon Omit* prl*A» (tour lantf* «—l Om-wm.> ¦?«»* iw-, .-Mirny Hrt.V tf.> ISA* COLLEGE UE BARBIERS Voit te»:oci'utit-r uinr ïXf-üUfLte ÜH, «Mr*r p4«l* haut ftüUtl* pêj* ?niât d'itupreivtirawgt r Arft'tat m-y Portion Jsstirée.pouroflA- «w nfrprtimn* Viâtetter Ftarbir 25.00.-Carie» postale* en couleur» naturelu », 10 »ous pièce, collection «le 12 51.0(1.— Brochure lllu»-!r# de 29 gravure» de* rare» de volaille» le* plu* avantageusement connue» au pay*, 25 »mis par poste.E.crlve* vo» besoins et inchiei toujour* timbre» pour réponse vite ct assurée.—L« Ferme Avicole Yamaska, Salnt-Hyaetnthe, Qug.CHAMBRE A LOUER Rue Cbcrrier, grande chambre très confortable, balcon, téléphone, etc.Ecrire casier 16, le Devoir.Province de Québec, District de Montreal COVH SUPERIEURE No ms.Dame MILDRED MARY FORA V, de» elff et district de Montréal, Opouse de par#* de bien» de Walter L.Ooode et dûment autorisée à Intenter la présente action en vertu d'un Jugement de la Cour supérieure, remlu par Sn Seigneurie, M.le Juge Bruneflu, le SOfrtir- Jour de juin 1922, demanderesse, v, WALTER L.«OCDE, autrefois des cité et dlslrlct de Montréal, défendeur.Il est ordonne nu défendeur de comparaîtra dans le mois.T.DEPATHIE., neputii-protoïKdalre.Montrai»!, 1S octobre 1922.Henry Ford gagne course la Gloucester, 16.— La "Henry Ford” a remporté samedi, *n deuxième victoire dans In course d’élimination.Elle mira donc le droit de concourir contre la goélette canadienne "Rluonosr’’ pour le championnat d’Amérique, Propagande! Propagande! Profitez de notre abonnement spécial de deux mots (une Kiaatre pour le Canada, en doom de Montréal et de aa banlieue, une piastre et demie pour lea Etattrlinift) pour faire connaître le “Devoir'*.Abonnez, faite* abonner vos amis.CIGARETTES PLAYER'S NAVY CUT '?\ \ ;5 hperfection même/ fhquct ale JO” Boite méittHique • , êy*" * » • lOU“*l.t MONTREAL',' LUNDI JLE DEVOIR iu OCTOBRE 19^2 LLOYD GEORGE SE JETTE DANS LA MELEE ELECTORALE IL LAISSE ENTENDRE A MANCHESTER, SAMEDI, QU’IL DEMANDERA ENCORE UN NOUVEAU MANDAT AU PEUPLE ANGLAIS - IL COMPTE SUR L’APPUI DE LA FOULE — APOLOGIE DE LA POLITIQUE ANGLAISE DANS LE LEVANT.LA DATE DES ELECTIONS EST ENCORE INCONNUE.Loudres, 16.(S.P.A.) — Le discours du premier ministre à Manchester, samedi laisse les milieux politkjues complètement perdus pour pronostiquer le prochain mouvement politique.On suppose en général qu’il y aura une prochaine dissolution, bien que cette supposition ne ressorte de rien de ce qu’a dit le premier ministre à Manchester, mais d’une revue générale de tous les facteurs de la situation actuelle, et par-dessus tout de la conviction que les discours du premier ministre et du secrétaire des colonies, dont on attendait tant, ont laissé les choses telles qu’elles étaient auparavant et n’ont rien fait pour arrêter le progrès de la révolte dans les rangs conservateurs contre la direction de Lloyd George.Si le premire ministre a des plans définis, il a réussi à les cacher a son auditoire de Manchester.Son apologie.comme plusieurs qualifient son discours, n’a pas servi à détourner le sabre de la critique récemment levé contre sa politique du Proche-Orient.M.J.-L.Garvin dans le Sunday Observer, a écrit l'une des plus vigoureuses diatribes contre cette politiques.I! fait remarquer comment, par suite de l’existence dans le cabinet de deux politiques diamétralement opposées, il a été impossible ' % de suivre une politique favorable à comme le désirait M.la Russie - - Uoyd George, ou une politique fa-worable à la Turquie.Il déclare que e gouvernement a couru deux lièvres à la fols.Il affirme que le gouvernement 3 dépensé de vingt à trente millions de livres sterling en préparatifs de guerre seulement pour ramener la Turquie en Europe, dans une position plus forte qu’avant 1914.*"!>e tout ce que nous sommes supposés avoir remporté dans le Proche-Orient, durant la grande guerre, dit-il, pas un seul actif ne reste, tandis que la perte de notre prestige est sans parallèle dans nos relations avec le monde musulman.Aliéner simultanément la Russie, la Turquie et tout l’Islam, c’est pure folie.” Oa affirme avec nersistance que ;es conservateurs en révolte, à fear congrès de novembre, adop-îeroef des resolutions dépensant pratiquement Lloyd Geore*» de la àïrecîion et mettant le parti con-,c—«ateur.nour l’avenir, sous la tirectam d’un chef conservateur.rdefMWt ML Lloyd George, s'il tcccpî- cette position, à la direc- m 4e ta Chambre des communes .eus un premier ministre conser-an cas où les conservateurs 1 la prochaine élection générale -1— eidraufct assez forts pour forcer an souvemeinent.La question non encore résolue ssl de savoir si M.Lloyd George r -vhera à entraver ce dèvelo*'-r.ement par sa démission imm ' f:iT' ou la dissolution du Parle- v jeune réunion du cabinet n’a dé convoquée *'our aujourd’hui, ¦ "j que 1« -remier ministre ^ décide de prendre une journée de Manchester, 16.— Le discours tiü oremier ministre Lloyd George dont on attendait un éclaircissement et l’indication de la tendance des prochains événements politicoes a *,-aRc presque exclusivement de la politique du gouvernement touchant le Proche-f'rj^nt, laissant ’’avenir de la coalition dans l’obscurité.On vit assez clairement, cependant.qm> le premier ministre n’avait pas l’intention (t'accepter l’invitation de quelques-uns de ses critiques et de donner sa démission P a défendu sa politique du Proche-Orient avec toute l’énerg'c de son éloquence traitant avec un sarcasme mordant ceux du parti libéral indépendant qui ont été les plus forts à attaquer la récente manifestation de guerre.Il a fait uni prudente allusion à la réunion d’unionistes qui aura lieu le mois prochain et à laquelle sera présentée une certaine résolution, allusion sans doute à la rumeur qu’un groupe de conservateurs abandonnerait la coalition.11 aurait mieux valu, dit-il, que la résolution fût adoptée en 1918.M.Lloyd George a déclaré qu’il n’avait jamais cherché le poste de premier ministre et qu’il avait plusieurs fois depuis qu’il a pris le pouvoir plaidé avec d’autres hommes pour leur faire porter le fardeau, notamment avec Balfom Bonar Law et Chamberlain.Il est encore •'rêt à se retirer mais avec des conditions.Lu politique du nouveau gouvernement devra être de pacification et dépourvue de législation réactionnaire.Finalement, il déclara dans une éloquente péroraison qu’il Cen remet au bon vouloir de la jonulution qu’il n’a jamais trahie.M.Lloyd George n’a fait aucune -•xcusc nu nom de son «ouvorne-nent pour sa politique de guerre vrientale.C'était une politique qui iculc pouvait faire impression sur es Turcs et les arrêter.Ce ne sont pas des animaux qu’effrayent de amples paroles.L’arrêt des Turcs “tait essentiel, non seulement pour Garantir la liberté des détroits nais pour protéger les chrétiens le Constantinople et de la Thrace tans défense devant les kémalistes victorieux et assoiffés de sang.Il a fait l’élooc de l’Australie et de la .Vouveille-Zélande pour la prompte réponse qu’elles ont faite 6 l’appel d’envoyer des contingenta en cas de guerre avec les 0 dessus de tout reoroehe.“La population de ce pays ne croit pas, dit-U, que le gouverne ment ait délibérément chercher à le lancer dans une guerre.Au con traire, elle considère cette accusation infème comme un outragt au fair-play anglais.Nous avons assuré la naix.Nous n’avons pas été militariste; nous avons été des pacificateurs.Nous avons pris l u nique chemin sûr vers la paix t\ nous l’avons obtenue.“Ce succès a été considérable ment dû au tact, au jugement et au courage de notre représentant à Constantinonle, sir Charles Harrington'et à notre sagace conseiller, sir Horace Humbold, et aussi considérablement attribuable à la patience et au zèle de lord Curzon “Il y a un écrivain dans la presse qui s’est rendu notoire par la constance et la malignité avec laquelle il a poursuivi le gouvernement depuis des années.Du moment qu’il , a entendu dire que M.Chamberlain et moi allions Uéfen dre le gouvernement, il a dit : “Quelle meilleure preuve voulez-vous de leur culpabilité?” C’est une nouvelle doctrine.Voici un pauvre diable accusé de tous les délits imaginables.Du mo ments qu'il nie sa culpabilité et commence à se défendre l’avocat de la poursuite s’écrie avec joie: n’est-ce pas une preuve et une aggravation de sa culpabilité.” “Messieurs, il y a de curieuses gens laissées libres dans le journalisme de nos jours.“Ma tâche d’expliquer l'action du gouvernement a été rendue beaucoup plus facile par le discours que M.Chamberlain, parlant avec sa vigueur habituelle, a prononcé hier.Mais il y a certaines choses que je me crois obligé de dire."Quels étaient nos buts.Us étaient triples: D’abord, obtenir la liberté des détroits pour le commerce de toutes les nations; deuxièmement, emi/oher la guerre de se répandre en Europe avec toutes les possibilités inconcevables d’une conflagration et troisièmement, empêcher la répétition à Constantinople et en Grèce des scènes d’horreur qui se sont produites en Asie Mineure depuis six mi sept ans.” Au sujel des détroits, le premier ministre a fait remarquer que ce sont eux qui ont prolongé la guerre de deux ans et qu’ils constituent l’unique chemin à la mer Noire.‘Qui aurait empêché les Turcs d’entrer dans la Thrace occidentale et de passer à Salonique?a ajouté le premier ministre.Vous savez ce que cela aurait voulu dire: la guerre.Or, la guerre de 1914 a pratiquement commencé dans les Balkans.” M.Lloyd George rappelle que les Turcs ont massacré un million et dénié d'Arméniens et 500,000 Grecs sans provocation.L’Angleterre se devait de protéger ces minorités.“On m’a*dit, s'écria M.Lloyd George, que ce n’était pas notre affaire.Je regrette de dire que des libéraux aient affirmé que ce n’était pas notre affaire d’intervenir entre les Turcs ot leurs victimes.“Ce n’est pas la vieille doctrine libérale.Ce ne fut pas non plus la politique d’un Gladstone.“On m'a dit de ne pas invoquer le nom de Gladstone.Je com ce en Cilicie, la dépression de santé du président Wilson, la chute de Venizelos, la débâcle russe.Le traité de Sèvres a été préparé Sar M.Berthelet et lord Curzon.liant aux politiciens qui approuvèrent cette politique, ce furent Grey, Asquith, Curzon, Balfour, Lansdowne, Bonar Law, Lloyd George; en France: Clémenceau, nal d'arbitrage composé d’un mem mi! Atai# rlonc 1a 4 a » « ( tx c l .w J .1.« Les indiens se disent indépendants de la couronne britannique Leur conseil ne veut pas accepter l’offre du gouvernement fédéral — Il propose un tribunal d’arbitrage pour régler son status politique.Brantford, Ont.16.(S.P.C.) — Le conseil des Six Nations a rcjéf la proposition de M.Charles St< wait, ministre de l’Intérieur, de 11 férer la question du status des in diens des Six Nations et de leur différentes revendications à troi juges de la Cour supérieure d’On tario.Ils offrent, par contre, y wy Ifl c.completer notre offre en vous donnant l'opportunité *•/* vt / y» ** „ —— 1-1 ' e •# * * • «• * * .-, V , II’'' *¦ vtws Clivent t KJ y lU.Ul a acheter un ht complet à uu véritable prix d’occasion.24 LITS SIMMONS en acier pressé fini bois ou émaillé; cadre tubulaire de forme carrée; coins à écru ^ Oif\ de sûreté .63 LITS en bois fini doré ; côtés à panneaux; dimensions: simple, double et 94.I OC Votre choix à .iiîlîJ 40 COUCHETTES D’ENFANTS en bois franc, fini doré; dimensions: 32 x 50 pou- 2.90 18 LITS en cuivre fini brillant ou satin; poteaux de 2 pces; toutes les dimen- Ifl (Kl dons ordinaires .¦ ViOll 3 LITS émaillés blanc; poteaux carrés de 2 pces, avec ornements en cuivre; cadre de 1 pce %; intercallaires carrés ; dimensions doubles IA ^fC seulement.MATELAS en pur Kapok de Java, 100%; 4 pds de largeur seulement .15.75 MATELAS en feutre de coton, bords ourlés .6.45 19 LITS en cuivre, modèle massif; fini satin ruban ; boules dans les coins; poteaux de 2 pces; toutes les dimensions ordinaires .14.75 —Au deuxième.age en de fs.oo comptant 15.00 par mois Au deuxième.iSKftTB i\ Carpettes en Linoleum CARPETTES en linoléum de qualité parfaite; dessins appropriés pour boudoirs, salles à manger et chambres à coucher ; dimensions : 2 x 3 verges Prix .8.05 2V4 x 3 verges Prix .11.75 2 x 3 verges Prix .'.13.75 3 x 3% verges Prix .15.95 3 x 4 verges Prix .17.95 CARPETTES Bruxelles; di- 1 mansions: > Prix .23.50 234 x 3 3 x 3 3 x 33i 3 x 4 3 x 4Vt» Prix Prix Prix Prix 33.00 38.00 42.00 48.00 CARPETTES en tapisserie de belle qualité; dessins orientaux; dimensions: 3x3 Rég.17.00 pour 10.00 3 à 3W Rég.20.00 pour 12.00 3 x 4 Rég.23.50 pour 13.00 Cretonne à .39 MARQUISETTE de couleur; dessins fieu ris, finie avec bordure; 36 pces de lar- AQ gcur; la verge.CRETONNE de 29 pces de largeur; QQ la verge.*** CRETONNE reversible, appropriée pour rideaux, couvertures de meubles ; OQ choix de dessins; la verge.mSW 'lEmwis'Srëres H ÆTlJ7.7Tjnr3ÊÊtÊÊÊÊÊÊItÊÊIÊÊÊlHÊÊÊÊÊKÊmmKmmm—mm^^ LE MAGASIN DU PEUPLE Mf.Savate.*»te.*¦« »¦»•«•.n«.r,4.A.-l.D««.J.D1r*t.r-G!r«afc ra* B.int.Aadi 4 .t ¦•Int-Chrlat.pkk FAITES VOTRE LESSIVE A LA MAISON Quand vous faites votre lavage à la maison, à l’aide d’une machine à laver “Laun-dry-ette”, vous économisez de l’argent.Vous jjouvez acheter cette machine à laver électrique à termes faciles et il ne vous en coûte pratiquement jins plus que pour faire faire votre blanchissage en dehors.
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